La réalité du monde agricole est là, loin du salon de l’agriculture qui bat son plein à Paris et qui voit défiler les candidats à la présidentielle.

À moins de 30 minutes de Vannes (Morbihan), une belle ferme, du beau matériel, 140 hectares de terres, une salle de traite et des bâtiments. Bref, de quoi assouvir sa passion d’agriculteur.

Et puis un jour, tout s’effondre. « Mon père était associé avec un autre agriculteur. Il a mis fin à ses jours il y a quelques années. J’ai repris la suite de la ferme. Mais trois mois après, c’est l’associé de mon père qui décède dans un accident de voiture. Son fils travaille alors avec moi mais il est encore mineur. Je décide donc de m’associer, en 2012, avec mon frère », explique ce jeune producteur de lait de 28 ans.

Un prêt et des dettes

Ils font un prêt à la banque de 1,3 million d’euros, construisent un bâtiment de 1 200 m² pour produire 900 000 litres de lait. Coût total de la construction : 650 000 € à rembourser sur 25 ans...............................................