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Le Diben vendredi 16 avril 2021

Cet après-midi, socialistes et communistes ont conclu un accord pour le 1er tour des élections départementales dans le Finistère

Cet après-midi, socialistes et communistes ont conclu un accord pour le 1er tour des élections départementales dans le Finistère de manière à garder le département a gauche (il l'est depuis 1998) dans un contexte de crise ou cette collectivité au coeur des solidarités est si importante. Cet accord devrait permettre de gagner des élus communistes au département et de faciliter la réélection d'une majorité a gauche. Il est basé sur plusieurs grandes orientations: 1. Répondre à l'urgence sociale 2. Engager la transition écologique 3. Être plus encore la collectivité des solidarités 4. Renforcer l'accueil des mineurs non accompagnés 5. Défendre les services publics, notamment pour les EHPAD 6. Contribuer à un renouveau démocratique. Le PCF présentera avec le PS, et des citoyens de gauche s'inscrivant dans cette dynamique majoritaire, des candidats dans les cantons de Brest-1 (Bellevue-Lambezellec), Morlaix, Pont-de-Buis, Pont l'Abbe, et peut-être dans un cinquième canton encore a déterminer.

Ismaël Dupont

 

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16 avril 2021

Un vieux dessin toujours d'actualité

Un vieux dessin toujours d'actualité  Alain Goutal

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Ouest-France

Morlaix. Ils viennent du sud-ouest pour vendre leurs produits

Privés du traditionnel salon de la gastronomie de Morlaix (Finistère), treize producteurs du sud-ouest ou encore d’Alsace, proposent un drive fermier ces samedi 17 et dimanche 18 avril 2021 à Morlaix et Saint-Martin-des-Champs.

La famille Uchan qui produit des fromages et des charcuteries des Pyrénées vient, samedi et dimanche, à la rencontre des Morlaisiens.

La famille Uchan qui produit des fromages et des charcuteries des Pyrénées vient, samedi et dimanche, à la rencontre des Morlaisiens. | OUEST-FRANCE

Passer commandes en amont

Avec douze autres producteurs, il a imaginé un « drive fermier » tenu sur deux sites : le parking de l’hôtel Fontaine, zone de La Boissière et chez un artisan solidaire, Jean-François Lemière, Trohoat à Saint-Martin-des-Champs.

« Un fléchage sera mis en place et toutes les mesures sanitaires exigées seront prises. Il faut se munir d’une attestation dérogatoire en cochant la case retrait de commande. » Il précise que pour parcourir la distance entre les deux drives, il faut sept minutes en voiture ou dix-sept minutes à vélo pour les plus sportifs.

Les producteurs demandent aux clients de passer commande, si possible, pour une meilleure organisation du drive. « Mais ils ont prévu un surplus pour les retardataires. »

Les producteurs

Parking de l’hôtel Fontaine : Ferme de la Patte d’oie (foies gras) ; Lou Lombres (fromage et charcuterie des Pyrénées) ; Domaine Gaudard (vins d’Anjou) ; Jean-Daniel Gallineau (Côtes de Castillon) ; Maison Antoine Ehrhart (vins d’Alsace et crémants) et Famille Bodart (pineau des Charentes, cognac) sont joignables sur leur site internet. On peut contacter Isabelle et Joel Le Grand (miels et confitures des Pyrénées) par mail : legrand.isabellem@wanadoo.fr.

Rue Trohoat : Joël Coche (champagne) ; Domaine Otter (vins d’Alsace) ; Domaine Heimbourger (vins de Bourgogne) ; Domaine Au pied des 2 clochers (vins du Beaujolais) ; Domaine de la Poissonnière (vins du Vouvray) et enfin Château de la Grave Pradot (vins de Bordeaux)

Samedi 17 et dimanche 18 avril 2021, de 10 h à 18 h, parking hôtel Fontaine et à Trohoat à Saint-Martin-des-Champs.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-span-id-u203758691777psd-ils-viennent-du-sud-ouest-pour-vendre-leurs-produits-span-c1bf2668-9e0a-11eb-80e4-39079062300e

 

Ouest-France

Morlaix. Des débats sur le territoire de demain

Publié le

Thierry Seguin, coprésident ; Aëla Lecointre, directrice ; Gaëlle Labat, assistante administrative et Marie-Anne Fajeau, coprésidente du conseil de développement du Pays de Morlaix.

Thierry Seguin, coprésident ; Aëla Lecointre, directrice ; Gaëlle Labat, assistante administrative et Marie-Anne Fajeau, coprésidente du conseil de développement du Pays de Morlaix. | OUEST-FRANCE

« Nous sommes dans une période où l’on essaye de préparer l’avenir », résume Thierry Seguin, coprésident du conseil de développement du Pays de Morlaix. Pour cela, l’association composée de membres issus de la société civile, travaille et réfléchit à différentes pistes pour l’avenir. Lors de leur assemblée générale du 31 mars, ils ont voté pour l’organisation de débats autour de la thématique : Notre territoire de demain. Quatre tables rondes seront retransmises sur la chaîne YouTube du conseil de développement. Jeudi 22 avril, à 19 h, les défis économiques, l’emploi et l’industrie de demain, comment assurer un travail pour tous ? Le 20 mai, à 19 h, le rayonnement scientifique et culturel, les formations, les créations, etc. Le 17 juin, à 19 h, les infrastructures présentes sur le territoire, la logistique et les transports. Enfin, le 8 juillet, à 19 h, le cadre de vie au niveau environnemental, la préservation des terrains agricoles, etc.

Pour participer à ces échanges, il faut adhérer au conseil de développement du pays de Morlaix. Contact : 02 98 62 39 57.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/des-debats-sur-le-territoire-de-demain-7d8cb4f4-6db8-481b-8119-b3a6d97680cb

Conseil de développement

https://www.paysdemorlaix.com/sujet/le-pays-en-action/conseil-de-developpement/

Avis du Conseil de Développement du Pays de Morlaix sur le projet de PLUI-H de Morlaix Communauté

 

Ouest-France

Morlaix. À la clinique de la Baie, une nouvelle technique pour soulager l’arthrose du genou

C’est la deuxième de Bretagne à proposer cette nouvelle technique : la clinique de la Baie, à Morlaix (Finistère) propose désormais à ses patients de soigner leur arthrose du genou, via une injection de plasma enrichi en plaquette. Une trentaine de personnes ont essayé, depuis le début de l’année.

Le docteur Erwan Simon et Guillaume Thomas, directeur de la clinique de la Baie, devant la centrifugeuse permettant de récupérer le plasma à injecter dans le genou qui a de l’arthrose.

Le docteur Erwan Simon et Guillaume Thomas, directeur de la clinique de la Baie, devant la centrifugeuse permettant de récupérer le plasma à injecter dans le genou qui a de l’arthrose. | OUEST-FRANCE

Depuis le début de l’année 2021, la clinique de la Baie, à Morlaix (Finistère), s’est dotée d’une nouvelle technique pour soigner ses patients atteints d’arthrose au genou. Elle est communément appelée PRP (plasma riche en plaquettes).

Comment fonctionne cette nouvelle technique ?

L’arthrose du genou peut être soignée de différentes manières en fonction des cas. Soit par traitement médicamenteux, chirurgical ou par infiltrations. Jusqu’ici pour cette dernière, existaient deux techniques : une injection de corticoïdes, ou une injection de gel hyaluronique.

Désormais, la troisième proposition est le PRP (plasma riche en plaquettes) : « Nous commençons par un prélèvement sanguin du patient, avec une seringue à deux pistons. On la place dans une centrifugeuse qui sépare le plasma des globules blancs et rouges. Et réinjecte le plasma dans l’articulation ou le tendon », développe le docteur Erwan Simon, chirurgien orthopédiste de la clinique.

Quel est son intérêt ?

« Elle permet une prise en charge supplémentaire pour traiter l’orthopédie des membres inférieurs », souligne Guillaume Thomas, directeur de la clinique de la Baie. Cela peut également présenter une éventuelle alternative à l’installation de prothèse pour certains patients. « C’est un séjour de deux jours à la clinique dans ce cas », rappelle docteur Erwan Simon. C’est le deuxième établissement privé de Bretagne à proposer cette technique de soin, après Saint-Grégoire, à Rennes. Le CHU de Brest utilise le PRP pour traiter les tendons.

« Le seul inconvénient est qu’on ignore, pour l’instant, combien d’injections il faut pour soulager durablement la douleur. Cela dépend de chacun et de l’avancée de l’arthrose. »

Quels sont les retours ?

Une trentaine de patients de la clinique morlaisienne ont reçu ce soin. « Ça s’est bien passé pour tous », affirme le chirurgien. Aujourd’hui, l’arthrose touche six millions de personnes en France et ce chiffre devrait gonfler à l’avenir.

Combien cela va-t-il coûter au patient ?

Le PRP est un acte hors nomenclature et une injection vaut 150 €. « L’Assurance maladie prend en charge environ 30 €, et il faut se renseigner auprès de sa mutuelle. »

Comment en bénéficier ?

Il faut tout d’abord se soumettre à une évaluation clinique et radiologique. Là, en fonction du cas précis, le praticien pourra éventuellement proposer d’avoir recours au PRP.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-a-la-clinique-de-la-baie-une-nouvelle-technique-pour-soulager-l-arthrose-du-genou-6dc94ede-9dcf-11eb-bdb9-ce8e92ef2801

 

Ouest-France

Carantec. Après la pollution de la Penzé, une association demande aux élus de porter plainte

L’association Carantec pour tous (CPT) relate son indignation après l’épisode de pollution au lisier de porc de la Penzé, à Taulé (Finistère), le 2 avril 2021. Elle demande aux élus locaux de porter plainte.

Carantec pour tous demande aux élus locaux de porter plainte à la suite de la pollution au lisier de porc survenue dans un affluent de la Penzé, à Taulé le 2 avril 2021.

Carantec pour tous demande aux élus locaux de porter plainte à la suite de la pollution au lisier de porc survenue dans un affluent de la Penzé, à Taulé le 2 avril 2021. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

La pollution au lisier de porc dans la Penzé, à Taulé, fait encore des remous. À la suite de l’incident survenu vendredi 2 avril 2021, l’association de protection de l’environnement Carantec pour tous (CPT) relaye à son tour son indignation. « La dégradation des espaces naturels de notre territoire du fait de la négligence de quelques-uns n’est plus supportable ! »

Et de poursuivre, dans son communiqué : « Face à ce qu’il convient d’appeler délinquance environnementale, il paraît nécessaire de rappeler l’obligation pour tous de respecter les règles de bonne gestion du bien commun que sont l’eau, la terre et les paysages. »

Un rassemblement pour dénoncer les pollutions répétées

CPT reconnaît les efforts mobilisés par les élus locaux pour accompagner la transition du modèle agricole et leur demande « de se montrer à la hauteur de l’indignation suscitée par cette pollution de la Penzé en déposant plainte ». L’association annonce qu’un rassemblement est en préparation pour dénoncer ces pollutions à répétition.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/carantec-apres-la-pollution-de-la-penze-une-association-demande-aux-elus-de-porter-plainte-d24ed256-9e02-11eb-bdb9-ce8e92ef2801

 

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15 avril 2021

Conflit d'intérêt

Conflit d'intérêt Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/04/conflit-d-interet.html

 

Ouest-France

Départementales. Pour le canton de Saint-Pol, Maël de Calan repart avec Aline Chevaucher

Le binôme sortant est prêt à repartir pour un tour dans le canton de Saint-Pol-de-Léon (Finistère), pour les prochaines élections départementales. Maël de Calan et Aline Chevaucher se présentent de nouveau sous les couleurs de la droite et du centre.

Maël de Calan et Aline Chevaucher, conseillers départementaux, se représentent ensemble aux élections départementales pour le canton de Saint-Pol-de-Léon.

Maël de Calan et Aline Chevaucher, conseillers départementaux, se représentent ensemble aux élections départementales pour le canton de Saint-Pol-de-Léon. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le binôme existe déjà au Département. Maël de Calan et Aline Chevaucher repartent en campagne pour conserver leurs sièges au canton de Saint-Pol-de-Léon aux élections départementales. Ils représenteront les couleurs de la droite et du centre.

Candidature confirmée

Cette candidature confirmée, ils ne font pas de déclaration officielle pour le moment. Maël de Calan, cadre dans le secteur privé de 40 ans, est élu d’opposition à Roscoff. Il est également président du groupe Alliance pour le Finistère au conseil départemental. Aline Chevaucher, âgée de 73 ans, est la maire de Plouénan depuis 2007, et retraitée de l’Éducation nationale.

https://www.ouest-france.fr/elections/departementales/departementales-pour-le-canton-de-saint-pol-mael-de-calan-repart-avec-aline-chevaucher-d250e78e-9d31-11eb-82d3-d8df6bfbf051

 

Ouest-France

Bretagne. La chambre régionale des comptes fait le bilan

La chambre régionale des comptes de Bretagne a rendu, hier, son rapport annuel. Deux thématiques principales retiennent son attention : la gestion des déchets et l’habitat social.

La gestion des déchets est l’un des points du bilan annuel de la chambre régionale des comptes en Bretagne.

La gestion des déchets est l’un des points du bilan annuel de la chambre régionale des comptes en Bretagne. | ARCHIVES

16 milliards d’euros à contrôler

La chambre régionale des comptes de Bretagne peut potentiellement contrôler les finances de 795 organismes dans la région, soumis aux règles de la comptabilité publique. Cela représente un total de 16,2 milliards d’euros de recettes de fonctionnement. La part la plus importante est gérée par les hôpitaux, les intercommunalités et les départements.

Féminisation de la juridiction

Sept nouveaux recrutements sont intervenus en 2020 à la chambre, dont six femmes. Une féminisation de la juridiction qui plaît beaucoup à Sophie Bergogne, la présidente. « C’était sur ma feuille de route » , rappelle-t-elle. Sur les 14 magistrats, la juridiction compte désormais 4 femmes.

Des déchets à ne plus enfouir

Pour son bilan annuel, la chambre a fait le choix de s’arrêter sur la gestion des déchets dans la région. En Bretagne, 700 000 tonnes sont encore enfouies chaque année. Le conseil régional s’est donné pour objectif de ne plus enfouir d’ici à 2030. Selon les territoires, cette pratique varie. Sotraval, qui gère les déchets du Nord Finistère, enfouit seulement 1 % des déchets collectés, quand ce taux atteint 28 % dans l’agglomération de Lorient. La chambre rappelle qu’une nouvelle taxe, levée dès cette année, va inciter les territoires à se détourner de l’enfouissement en faveur d’une valorisation des déchets.

L’habitat social déséquilibré

Autre sujet soulevé par la chambre : les risques d’inégalité de traitement des territoires face au logement social. Exemple pris dans les Côtes-d’Armor où le bailleur social départemental semble moins intéressé pour construire à Loudéac que dans le nord du département. Pour compenser ce manque d’investissement, Loudéac Communauté doit s’organiser seule pour contourner le bailleur social et faire construire des logements sociaux. « C’est un investissement en personnel qui coûte cher » , explique Nicolas Billebaud, magistrat. Pour s’assurer de ne pas être délaissé, la chambre conseille de signer des « engagements de constructions » avec les bailleurs.

Lire : https://www.ccomptes.fr/

https://www.ouest-france.fr/bretagne/bretagne-la-chambre-regionale-des-comptes-fait-le-bilan-0f02f050-9d37-11eb-82d3-d8df6bfbf051

 

Ouest-France

Lannion. Une centaine de Trégorrois venus écouter la journaliste Morgan Large au Carré Magique

Une centaine de personnes se sont rassemblées, à Lannion (Côtes-d’Armor), ce mercredi 14 avril 2021 devant le Carré Magique, occupé depuis plusieurs semaines, pour écouter la journaliste Morgan Large. Connue pour ses travaux sur l’agroalimentaire, elle est la cible d’attaques et pressions.

La journaliste Morgan Large est venue ce mercredi 14 avril 2021 raconter son histoire et son travail au Carré Magique.

La journaliste Morgan Large est venue ce mercredi 14 avril 2021 raconter son histoire et son travail au Carré Magique. | OUEST-FRANCE

Depuis une semaine, l’histoire de Morgan Large revient sur tous les médias, locaux et nationaux. Journaliste à Radio Kreiz Breizh, radio associative installée à Rostrenen (Côtes-d’Armor), elle anime l’émission quotidienne La petite lanterne et est notamment connue pour ses travaux et enquêtes sur l’agroalimentaire breton. Elle était l’invitée du Carré Magique occupé, ce mercredi 14 avril 2021, à Lannion (Côtes-d’Armor). Une centaine de Trégorrois étaient au rendez-vous et qui ont pu poser différentes questions à la journaliste, comme les spectateurs qui suivent l’échange en direct sur les réseaux sociaux.

Une parole qui dérange certains

L’occasion de raconter son métier, son histoire et de faire la rétrospective de toutes les entraves à la « liberté d’informer » qu’elle a connu en 20 ans de travail. Cible de différentes pressions depuis plusieurs années, la situation s’aggrave lorsqu’elle témoigne au micro de France 5 pour le documentaire Bretagne : une terre sacrifiée portant sur les dégâts de l’agriculture productiviste. Fin mars, le sabotage de sa voiture est l’acte de trop : elle porte plainte avec l’appui de Reporters sans frontières et plus de 850 personnes se rassemblent, pour la soutenir, le 6 avril dernier.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-une-centaine-de-tregorrois-venus-ecouter-la-journaliste-morgan-large-au-carre-magique-e8fb6466-9d39-11eb-a9c5-320bc750e309

 

Ouest-France

Morlaix. « La saison estivale des festivals est de plus en plus compromise »

Le directeur de Wart et du festival morlaisien Panoramas, Eddy Pierres, a participé à la réunion entre les organisateurs d’événement et le ministère de la Culture, ce mercredi 14 avril 2021. L’horizon n’est pas si clair…

Le festival Panoramas a été décalé en septembre 2021. Mais les organisateurs sont de plus en plus pessimistes pour la tenue de manifestations pour cet été.

Le festival Panoramas a été décalé en septembre 2021. Mais les organisateurs sont de plus en plus pessimistes pour la tenue de manifestations pour cet été. | ARCHIVES YVES-MARIE QUEMENEUR/OUEST FRANCE

« La saison estivale des festivals est de plus en plus compromise », résume Eddy Pierres. Le directeur de Wart et du festival Panoramas, qui se déroule à Morlaix (Finistère), s’inquiète. Il faisait partie des organisateurs de manifestations conviés à une réunion avec le ministère de la Culture, ce mercredi 14 avril 2021. Aucune échéance de réouverture des lieux culturels en est ressortie, ce qui ne fait qu’accroître le pessimisme des festivals.

« Cela risque d’être trop tard… »

En effet, sans date, pas moyen de se projeter, ni de s’organiser. Déjà, Panoramas, qui se tient habituellement en avril, a été décalé en septembre 2021, ce qui laisse un peu d’air aux organisateurs. Mais pour les autres qui se déroulent en juillet ou en août, il faut absolument confirmer cette potentielle échéance de mai rapidement. Sans ça, le délai à tenir est trop juste. À terme, de la casse financière pourrait être à prévoir.

« Même sous forme réduite et adaptée, nous attendons une semaine pour avoir des retours du ministère et du gouvernement, mais après cela risque d’être trop tard ! », soulève Eddy Pierres.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-la-saison-estivale-des-festivals-est-de-plus-en-plus-compromise-9c38883a-9d42-11eb-82d3-d8df6bfbf051

 

Ouest-France

Morlaix. Un projet de résidence d’artiste et des visites du parc au château de Suscinio

Il n’y a plus que trois projets en lice pour le rachat du château de Suscinio et son parc à la Région Bretagne. Un couple souhaite y installer des résidences d’artistes et ouvrir l’extérieur au public, en partenariat avec des associations du pays de Morlaix (Finistère).

Parmi les projets que la Région doit sélectionner, celui de ce couple qui souhaite créer des résidences d’artiste et ouvrir le parc du château de Suscinio au public.

Parmi les projets que la Région doit sélectionner, celui de ce couple qui souhaite créer des résidences d’artiste et ouvrir le parc du château de Suscinio au public. | DR

Ils ne sont plus que trois à défendre leur projet face à la Région Bretagne. Leur but : être sélectionné pour racheter le château de Suscinio de Morlaix (Finistère) et son parc botanique. Ils seront fixés dans quelques semaines. Après le projet du collectif d’anciens étudiants du lycée, Kastell Laouen, voici celui mené par Anaïs et Michaël.

1- Des résidences d’artistes et une salle d’exposition dans le château

« Cela nous tient particulièrement à cœur, soulignent Anaïs et Michaël. Quand on voit un bâtiment comme ça laissé à l’abandon, ça prend aux tripes. » À l’intérieur du château, les deux imaginent y installer une résidence d’artiste, avec séjour plus ou moins long. « Pour tous les horizons. »

Outre cet hébergement, une salle d’exposition et de conférence y sera installée. « L’IUT de Brest-Morlaix s’associerait à notre démarche, pour sa section Gaco Macast (Management des activités culturelles, artistiques, sportives et tourisme). Les étudiants pourraient organiser eux-mêmes des expositions et créer des événements culturels au château. »

2- Le parc à disposition des associations locales

Des animations organisées par l’Ulamir-CPIE et Bretagne vivante prendraient place dans le parc du château. « C’est un lieu qu’il faut partager pour le rendre accessible au plus grand nombre de gens. » La première proposera des événements et visites guidées autour des papillons, des chouettes, des arbres. « Les scolaires comme le grand public y seront conviés », poursuit le couple.

Quant à Bretagne vivante, elle animera sans doute des actions de sensibilisation à la protection de la nature. Les lycées agricoles de Morlaix, Châteaulin et Kerliver à Hanvec pourraient y étudier les écosystèmes ou apprendre à entretenir le parc.

3- Des événements saisonniers

Pour faire vivre le lieu à l’année, le couple a pensé à plusieurs choses. Notamment pour les Journées du patrimoine, où le Lions club aimerait organiser des actions caritatives.

Mais aussi avec quatre temps forts saisonniers : une foire aux plantes au printemps, une fête médiévale l’été, une foire aux produits de la ferme pour l’automne et un marché de Noël avec illuminations, l’hiver.

4-Une restauration entamée dès que possible

Si leur projet est sélectionné pour le rachat, les travaux commenceraient dans la foulée. Aucune subvention publique ne sera sollicitée. « Il faut remettre en état les fenêtres, la charpente, la couverture. Nous souhaitons restaurer le château dans le plus grand respect de son architecture. »

Le parc sera également sécurisé avec un élagage des arbres. Objectif : « Qu’il soit accessible au public dès 2022, avec des visites guidées. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-un-projet-de-residence-d-artiste-et-des-visites-du-parc-au-chateau-de-suscinio-88861d60-9c58-11eb-b7e2-0359b912bcff

 

Ouest-France

Morlaix. Après les négociations du Ségur, ça coince toujours pour les syndicats de l’hôpital

Après les nouvelles négociations entamées pour le Ségur de la santé, lundi 12 avril 2021, les agents du paramédical auront également une revalorisation salariale à partir du 1er octobre 2021. Ce qui ne suffit pas pour les syndicats de l’hôpital de Morlaix (Finistère)…

L’hôpital de Morlaix.

L’hôpital de Morlaix. | ARCHIVES OUEST FRANCE

La députée de Morlaix, Sandrine Le Feur (LREM), s’en réjouissait à travers un communiqué, ce mardi 13 avril 2021 : les agents du paramédical auront aussi une revalorisation salariale à compter du 1er octobre 2021. « Une victoire », pour l’élue, puisque cette mesure concerne les quarante agents de l’hôpital morlaisien qui en étaient exclus jusqu’ici : ceux du foyer d’accueil médicalisé (FAM) Triskel ; du service de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et du centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA).

« Encore plus d’exclus »

Pour les syndicats Sud et CGT, ça coince toujours. « Il y a encore plus d’exclus que lors de la première vague de ce Ségur », peste le premier. Hausse des salaires sauf pour « les ASH (agent de service hospitalier) ; les techniques ; les administratifs ; les contractuels », tonne le second.

Cette revalorisation représente bel et bien le nerf de la guerre pour les revendications syndicales : « Remplacer les nombreux arrêts de travail actuels, le respect de nos congés annuels, la titularisation de nos plus 300 agents contractuels et bien sûr, une augmentation de 400 € nets pour l’ensemble des agents hospitalier. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-apres-les-negociations-du-segur-ca-coince-toujours-pour-les-syndicats-de-l-hopital-3e56d266-9cfd-11eb-82d3-d8df6bfbf051

 

Ouest-France

À Saint-Brieuc, Chesnais-Girard vient écouter les occupants de la Passerelle et le monde culturel

 Publié le 13/04/2021 à 20h18

Le président du conseil régional était à Saint-Brieuc, mardi, pour entendre le monde de la culture qui souffre.

Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne, devant la Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc le mardi 13 avril 2021.

Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne, devant la Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc le mardi 13 avril 2021. | OUEST-FRANCE

« Je ne suis pas venu faire des promesses, je suis venu les écouter respectueusement en tant que président de Région. » À Bonjour Minuit puis à La Passerelle, ce mardi 13 avril, Loïg Chesnais-Girard est venu rencontrer les acteurs du monde culturel à Saint-Brieuc. « J’ai fait la même chose à Redon, il y a une quinzaine de jours, et avec les filières du cinéma et des festivals ces dernières semaines. Cette crise, elle est sanitaire et économique. Mais il y a aussi la vie sociale, et à travers ça, il y a la culture qui est heurtée. »

À La Passerelle, le successeur de Jean-Yves Le Drian est venu discuter avec ceux qui occupent la scène nationale, « comprendre leurs interpellations pour pouvoir mieux parler du sujet avec le gouvernement et les parlementaires ».

« On a parlé plan de relance, emploi, liberté de la presse, énumère l’un des occupants de La Passerelle. L’échange était cordial, mais on s’attendait à plus de fermeté et des annonces. » Les manifestants lui ont proposé de signer leurs revendications, l’élu a décliné.

Loïg Chesnais-Girard a également échangé sur son idée de « laboratoire du déconfinement » : « profiter qu’on ait un taux de circulation plus faible pour mettre en œuvre des méthodes et préparer le déconfinement général ». « J’ai rencontré des gens qui souhaitent participer à l’écriture des cahiers des charges, des protocoles. On peut le faire tous ensemble en Bretagne. »

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMTA0NzcwZDdjZDljN2RjZTUzNTc4OTI2ZjU2NmVhZTI0MmM?width=630&focuspoint=50%2C50&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=69e3bf42e72756d8914ad54c32207afb24b747c452d94d983a3c5c9cf405d772

La conseillère régionale Gaëlle Nique, Loïg Chesnais-Girard et l’adjoint Thibaut Le Hingrat au centre de vaccination de Robien. | OUEST-FRANCE

Avant de rentrer à Rennes, le président de région a fait un détour par le centre de vaccination de Robien, qui déménagera à Brézillet dans quelques jours, pour prendre le pouls.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/a-saint-brieuc-chesnais-girard-vient-ecouter-les-occupants-de-la-passerelle-et-le-monde-culturel-32359bfc-9c76-11eb-b7e2-0359b912bcff

Panorama : Assemblée Générale "COOP des MASQUES" Guingamp le 10 octobre 2020

Loïg Chesnais-Girard. Photo pyb29

Loïg Chesnais-Girard à l'AG 2020 de la Coop des Masques à Guingamp en compagnie de Guy Hascoet

 

Ouest-France

Morlaix communauté. Un budget de transition qui n’a pas suscité de débat

Morlaix communauté se réunissait lundi 12 avril 2021. Principal point à l’ordre du jour, le budget primitif pour l’année 2021. « Un budget de transition pour un début de mandature », comme l’a sobrement résumé Solange Creignou, vice-présidente chargée de l’économie.

Le budget primitif de 2021 était le principal point à l’ordre du jour du conseil de Morlaix communauté.

Le budget primitif de 2021 était le principal point à l’ordre du jour du conseil de Morlaix communauté. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le principal point à l’ordre du jour de Morlaix communauté n’a pas suscité de débat, ce lundi 12 avril 2021. Le budget primitif et ses annexes ont tous été votés à l’unanimité.

1 - Plus de dépenses et moins de recettes

42,42 millions d’euros : c’est le montant des recettes générées par Morlaix communauté. Les taux d’imposition seront maintenus, « avec toutefois un contexte de réforme de la fiscalité locale dont les conséquences restent incertaines », précise François Girotto, vice-président chargé des finances.

Cela, ajouté à la suppression progressive de la taxe d’habitation, aura pour conséquence « la réduction de l’autonomie financière des collectivités ». Soit de plus en plus de dépenses et de moins en moins de recettes, à terme.

2- Hausse de deux taxes

Par rapport au débat d’orientations budgétaires (voir Ouest-France du 24 février 2021), il n’y a pas de changement : les taxes de l’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) passeront à 9,5 % et celles de la Gemapi, de 4,53 € à 7, 60 € par habitant. Concernant la première, elle est justifiée par la hausse des coûts de la collecte et le traitement des déchets (+ 825 000 €). La seconde est justifiée par une « politique volontariste : l’environnement est l’enjeu majeur de demain ».

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMTA0Y2UyZjg0MWI4Y2RiOTc0OTUwYzU5ZmUyYzUyNDIzYWY?width=630&focuspoint=50%2C50&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=ea6b8b501f304a215003ea165c140819cb0b54f7590fd80c688e9814fe21971a

Les principaux investissements menés par la communauté de communes pour 2021. | OUEST-FRANCE

3- 14,2 millions d’euros d’investissements principaux…

Morlaix communauté a prévu 14, 2 millions d’euros dans son investissement principal. Pas de surprise non plus, on retrouve 3,7 millions d’euros pour les travaux récurrents pour la collecte des déchets, les déchetteries, les eaux pluviales, la Gemapi ; 2,7 millions d’euros pour l’acquisition des bâtiments actuels du siège communautaire. « Cet achat nous fera une économie de 200 000 € par an de loyer », rappelle Jean-Paul Vermot, président.

Le reste de ces investissements est consacré au soutien des acteurs de l’économie (1,4 million d’euros) ; pour la Manu (1,1 million d’euros) ; le programme Action cœur de ville (1,2 million) et des opérations menées sur l’habitat (1 million d’euros).

4- 13,4 millions investis pour l’eau

En budget annexe, Morlaix communauté prévoit 13,4 millions d’euros pour son budget eau et assainissements. « Les travaux sur le réseau sont très lourds », rappelle François Girotto.

5- Une dette de 47,81 millions d’euros

Concernant la dette, son encours baisse de 0,47 million d’euros par rapport à 2020. Elle s’élèvera à 47,81 millions d’euros au 31 décembre 2021.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-communaute-un-budget-de-transition-qui-n-a-pas-suscite-de-debat-7d3beb40-955c-11eb-86f2-205af1d9b1c1

 

Ouest-France

RSF demande une protection policière pour la journaliste bretonne Morgan Large

Reporter sans frontières (RSF) souligne qu’il est rare pour l’association de demander une protection policière pour des journalistes en France.

La journaliste Morgan Large, lors d’une manifestation de soutien à Rostrenen, dans les Côtes-d’Armor, le 6 avril.

La journaliste Morgan Large, lors d’une manifestation de soutien à Rostrenen, dans les Côtes-d’Armor, le 6 avril. | DAMIEN MEYER/AFP

L’association Reporters sans frontières (RSF) a annoncé ce mardi 13 avril avoir déposé une plainte et envoyé une demande de protection policière pour la journaliste Morgan Large, spécialisée dans l’agro-industrie bretonne, à la suite du « sabotage » de sa voiture fin mars.

La journaliste de Radio Kreiz Breizh (RKB), une radio associative bilingue français-breton installée à Rostrenen (Côtes-d’Armor), s’était aperçue le 31 mars que l’une des roues arrière de sa voiture avait été déboulonnée.

« Selon le témoignage du garagiste de Morgan Large, dont la plainte fait état, cela ne pouvait pas être accidentel. Il s’agit bien d’un sabotage qui relève donc d’une volonté délibérée de porter atteinte à l’intégrité physique de la journaliste et qui a mis en danger de mort la journaliste et l’ensemble des usagers de son véhicule, dont sa fille », écrit RSF, dans un communiqué de presse.

« Un seuil a été franchi dans la malveillance »

« Cet acte de sabotage n’est que le dernier d’une longue série, mais il montre qu’un seuil a été franchi dans la malveillance, ce qui justifie l’ouverture d’une enquête pénale et, comme RSF le demande au procureur, que la journaliste bénéficie également d’une protection policière et d’un numéro d’appel d’urgence afin de permettre une intervention rapide en cas de danger imminent », poursuit l’association.

« Pour RSF, il est assez exceptionnel de demander une protection policière pour des journalistes en France », a souligné une porte-parole.

RSF demande en outre qu’un autre service que la gendarmerie locale soit saisi du dossier, en raison du « climat social tendu à Rostrenen et ses environs ». Entre 500 et 1 000 personnes ont manifesté la semaine dernière à Rostrenen pour défendre la liberté d’informer et en soutien à Morgan Large.

Par ailleurs, RSF et Morgan Large ont adressé une plainte par lettre recommandée au procureur de la République de Saint-Brieuc pour qu’une enquête soit ouverte.

La plainte contre X, dont l’AFP a obtenu copie, dénonce des faits de « destruction, dégradation ou détérioration d’un bien appartenant à autrui par l’effet de tout moyen de nature à créer un danger pour les personnes » et d’« entrave concertée à la liberté d’expression ».

La plainte détaille les pressions et intimidations dont la journaliste et sa radio ont fait l’objet ces derniers mois, notamment l’intoxication de son chien, les coups de téléphone la nuit à son domicile, l’ouverture de l’enclos de ses animaux et la dégradation des portes des locaux de RKB.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/rsf-demande-une-protection-policiere-pour-la-journaliste-bretonne-morgan-large-f371be8c-9c7f-11eb-b7e2-0359b912bcff

 

Ouest-France

Pays de Morlaix. Les Rues en Scène sont maintenues pour cet été 2021

Le festival avait été annulé en 2020 à cause du contexte sanitaire. Le report a été acté lors du conseil de Morlaix communauté, lundi 12 avril 2021 : Guerlesquin, Saint-Thégonnec et Guimaëc accueilleront Les Rues en scène.

La compagnie 100 Racines dans son spectacle « De chair et d’acier », en septembre 2018 à Sainte-Sève, lors des Rues en scène.

La compagnie 100 Racines dans son spectacle « De chair et d’acier », en septembre 2018 à Sainte-Sève, lors des Rues en scène. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le festival qui met à l’honneur les arts de la rue n’a pas pu se tenir en 2020, à cause du Covid-19. Ses dates de report sont connues, à condition que le contexte sanitaire soit meilleur : le 28 août 2021 à Guerlesquin ; le 5 septembre à Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner et le 12 septembre à Guimaëc.

1 € par habitant de chaque commune

« Le choix du site prend en compte l’environnement patrimonial de la commune, qu’il soit bâti ou naturel », prévient la collectivité.

La participation financière des communes accueillant Les Rues en Scène s’élève à 1 € par habitant, comme d’habitude.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/pays-de-morlaix-les-rues-en-scene-sont-maintenues-pour-cet-ete-2021-e17c7e38-9c39-11eb-b7e2-0359b912bcff

 

Ouest-France

Morlaix. Une étude pour dessiner le futur de l’aéroport

Des études vont être menées par Morlaix communauté pour dessiner le futur de l’aéroport, dans la mesure où Hop ! va fermer son site à l’aube 2022. La collectivité a établi un contact avec une entreprise qui développe de l’aviation hybride.

Morlaix communauté va financer des études pour affiner et sécuriser l’avenir de la plateforme aéroportuaire.

Morlaix communauté va financer des études pour affiner et sécuriser l’avenir de la plateforme aéroportuaire. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Morlaix communauté gère l’aéroport et la CCI l’exploite via une Délégation de service public (DSP). Celle-ci arrive à son terme le 30 avril 2021. Avec la suppression de Hop !, « quasiment décidée par Air France » et l’impact du Covid-19 sur le secteur de l’aéronautique, Morlaix communauté se veut prudente quant à l’avenir de la plateforme.

Avant de proposer une nouvelle DSP, la collectivité souhaite mener un état des lieux, une étude de marché et une définition des prospectives pour dessiner le futur de ce site. « Quand on voit l’aéroport de Châteauroux qui a réussi à trouver son équilibre, nous pensons qu’il y a des potentiels et il faut s’en saisir », souligne Solange Creignou, vice-présidente chargée de l’économie.

L’avenir se trouve dans les transports ?

Le but ? Conforter les activités existantes, favoriser le développement des activités de maintenance, de formation, de bureau d’études en aéronautique ; accueillir un nouveau secteur d’activité comme les transports intelligents, etc.

« Le prestataire de l’étude est en cours de recrutement et est spécialisé dans l’aéroportuaire », précise Morlaix communauté. L’étude devrait être rendue pour le second semestre de 2021. En attendant, un contact est en cours avec une société qui développe l’aviation hybride.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-une-etude-pour-dessiner-le-futur-de-l-aeroport-d317f7de-9bc4-11eb-ad81-37cde232b8a1

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
13 avril 2021

Uniformité nationale

Uniformité nationale Alainj Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/04/uniformite-nationale.html

 

Ouest-France

Morlaix. De plus en plus de masques usagés trouvés dans les rues

Les agents de la Ville de Morlaix (Finistère) trouvent de plus en plus de masques usagés laissés sur la voie publique. La mairie rappelle qu’il est impératif de les jeter dans l’une des poubelles.

Les masques jonchent de plus en plus le sol de Morlaix. Ici, photo d’illustration.

Les masques jonchent de plus en plus le sol de Morlaix. Ici, photo d’illustration. | MARC OLLIVIER/ARCHIVES OUEST-FRANCE

Ils jonchent le sol, polluent et représentent un risque pour celles et ceux qui les ramassent. Qui ?

Les masques chirurgicaux, qui sont obligatoires depuis le 16 mars pour toutes personnes de plus de 11 ans sur l’ensemble des communes de Morlaix communauté.

Dans les poubelles, pas dans la nature

La mairie de Morlaix (Finistère) rappelle qu’ils bouchent « les canalisations et, en finissant dans la mer, peuvent être avalés par les animaux marins ». La municipalité invite à les jeter dans l’une des 216 poubelles publiques de la ville ou à les mettre dans les sacs mis à disposition par les propriétaires de chiens. Pour rappel, « il y a 51 distributeurs à Morlaix ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-de-plus-en-plus-de-masques-usages-trouves-dans-les-rues-598c43c2-9bbd-11eb-ad81-37cde232b8a1

 

https://victimepesticide-ouest.ecosolidaire.fr/non-a-lhypocrisie-du-moins-polluer-sans-labour-avec-pesticides/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=compte-rendu-mensuel-du-collectif-soutien-victimes-pesticides-21-janvier-2020_1

 

Ouest-France

EN IMAGES. Le chantier de l’Espace des sciences de Morlaix en six questions

Le chantier suit son cours dans l’ancienne manufacture des tabacs. L’Espace des sciences de Morlaix (Finistère) devrait ouvrir ses portes pour Pâques 2022. Avec quelques pépites à la clé, dans cette vaste réalisation de 9,4 millions d’euros.

Marie-Laure Brandily, responsable de l’Espace des sciences de Morlaix, devant l’une des huit machines qui servait à la fabrique des cigarettes ou cigares dans la Manufacture des tabacs de Morlaix.

Marie-Laure Brandily, responsable de l’Espace des sciences de Morlaix, devant l’une des huit machines qui servait à la fabrique des cigarettes ou cigares dans la Manufacture des tabacs de Morlaix. | OUEST-FRANCE

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMTA0YzM1NGI5NjcwZWZjYmM2MzcwZjM1ZTkwYjNiMzQ0Yjg?width=1260&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=087ea064dcde35d5a329d648b591eafd07c3b91c208d7db826673d9216a20d76

Le fameux pendule de Foucault, qui démontre que la Terre tourne sur elle-même. | OUEST-FRANCE

Le chantier de l’Espace des Sciences de Morlaix a démarré en septembre 2018 dans l’ancienne manufacture royale des tabacs. Alors qu’il aurait dû ouvrir ses portes au printemps 2021, des retards se sont fait sentir à cause de la crise sanitaire. Le point sur ces vastes travaux à 9,4 millions d’euros, où 40 000 visiteurs seront attendus par an.

Quand est-ce que l’Espace des sciences de Morlaix va ouvrir ?

L’ouverture avait été annoncée au printemps 2021. Mais le Covid-19 est passé par là, et même si « le chantier avance bien », selon Morlaix communauté, l’Espace des sciences de Morlaix n’ouvrira pas dans les prochains jours. Cette fois-ci, on table sur Pâques 2022 pour découvrir la réhabilitation de ces 3 600 m² dans l’ancienne manufacture des tabacs.

Où en est le chantier actuellement ?

Dix-huit lots et la scénographie ont été attribués. « Vingt-six entreprises, dont vingt-cinq françaises travaillent sur le chantier, énumère le président de Morlaix communauté. Et sur ces vingt-cinq, dix-huit sont bretonnes. » La seule entreprise internationale est italienne, et se chargera de la scénographie.

« On est sur la phase finale : on va pouvoir réceptionner les bâtiments en septembre 2021. On va démarrer l’installation des expositions des dix salles », expose Marie-Laure Brandily, responsable de l’Espace des sciences de Morlaix.

Que va-t-on trouver au rez-de-chaussée ?

Sur la droite après l’entrée, on retrouve un espace boutique, qui était la salle de pause des ouvriers auparavant. En traversant, le visiteur tombera sur une grande carte du territoire, qui permettra de resituer la manufacture des tabacs. Ensuite, on accède à la première salle, entièrement gratuite et libre d’accès. Elle doit donner envie d’en savoir plus, et rappelle le pourquoi du comment de cette manufacture.

Au-dessus, la salle des moulins. « On y trouve les machines à râper, qui ont été en fonction jusqu’en 1982, car les Bretons étaient très amateurs du tabac à priser, celui que l’on sniffe », poursuit Marie-Laure Brandily. Le tabac arrive par le haut et une « noix » vient le broyer finement. « La restauration a permis de retrouver leur couleur de fonte grise originelle. »

Le plafond de cette salle a dû être redescendu de 10 cm pour les besoins de l’exposition. Ce qui a nécessité un an de travaux et six corps de métiers différents.

Juste à côté, l’on trouve l’Atelier, espace ludique dédié aux enfants, pour simuler des expériences scientifiques.

Quid des autres étages ?

Au premier étage, à droite, c’est la salle des tabacs. De sa culture à sa commercialisation et son impact sur la santé sera développé. « On espère avoir notre serre pour en faire pousser d’agrément », souligne Marie-Laure Brandily.

Ensuite, la salle des machines et des hommes. D’un côté, huit machines d’époque utilisées par les ouvriers ; de l’autre quatre théâtres relayant l’aspect sociologique de la Manu : le travail à la main (1775) ; la mécanisation (1871), le temps des femmes (début XXe siècle) et la fermeture de la Manu en 2004. « Nous voulons faire revivre cette mémoire ouvrière. »

Au deuxième et dernier étage, la salle des roches, qui retrace tout l’historique du massif armoricain avec ses volcans, ses fossiles.

Quelles pépites s’y trouvent ?

Il y en a trois : le pendule de Foucault, qui démontre que la Terre tourne bien sur elle-même. « En quinze minutes, on pourra observer le phénomène de rotation. » Mais aussi le globe numérique, « le premier de France, se félicite Julien Kerguillec, en charge de la culture à Morlaix communauté. Avec des données en temps réel, il s’agit d’un hologramme qui montre les phénomènes, comme le réchauffement climatique. »

Enfin, cerise sur le gâteau, dans le Jardin des planètes. Un artiste costarmoricain, Patrick Michel, se charge de reproduire les planètes du système solaire, en polystyrène. Soit un « soleil de 7 m de diamètre, une Terre de 11 cm, une Jupiter et une Saturne d’1,20 m et 1,10 m », décrit Marie-Laure Brandily. Elles seront suspendues au plafond, avec un ciel étoilé de leds.

Combien de personnes y travailleront ?

Entre sept et dix personnes. Elles seront salariées de l’Espace des sciences de Morlaix. En tout, le chantier coûte un peu plus de 9,4 millions d’euros. Somme cofinancée à 67,8 %, les trois millions restant sont à la charge de Morlaix communauté.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/en-images-le-chantier-de-l-espace-des-sciences-de-morlaix-en-six-questions-c1fa6184-9b70-11eb-ad81-37cde232b8a1

 

Ouest-France

Morlaix. « C’est moi qui ai le plus à apprendre »

Qui sont nos élus ? Eugène Davillers-Caradec, le conseiller municipal délégué à l’urbanisme est, à 22 ans, le benjamin de nos élus.

Eugène Davillers-Caradec dans la salle des mariages.

Eugène Davillers-Caradec dans la salle des mariages. | OUEST-FRANCE

Profil

1er mai 1998 : naissance à Nogent-sur-Marne ;

Juin 2016 : Rencontre avec Ismaël Dupont ;

2020 : Élu conseiller délégué à l’urbanisme.

Bien que né à Nogent-sur-Marne, Eugène Davillers-Caradec est très lié à Morlaix. « Ma mère est née rue des Vieilles-Murailles », explique le jeune homme qui, à partir de ses 10 ans, a grandi proche du collège du Château, où il a ensuite étudié avant d’y être aujourd’hui surveillant.

« Être un bon représentant des citoyens »

Pour Eugène Davillers-Caradec, faire partie de la liste Morlaix ensemble était une évidence. « Je me demande comment j’aurais pu ne pas arriver à Morlaix ensemble. »

Intéressé par la politique depuis son adolescence, il le doit en partie à sa mère.

« Elle est extrêmement politisée, toujours tournée vers le bien commun, elle m’a toujours donné les ressources pour la réflexion politique, explique-t-il avant d’ajouter, on ne fait pas carrière pour le pouvoir, on fait carrière pour être un bon représentant des citoyens. »

Marqué par ses années d’études littéraires à Tristan-Corbière, il remercie encore son professeur de philosophie, une matière qu’il affectionne toujours aujourd’hui.

Un autre personnage l’a marqué, et c’est celui-ci qui l’a fait entrer en politique : Ismaël Dupont. C’est lui qui lui a redonné le goût des romans. Que ce soit durant la campagne municipale ou pendant l’année qu’ils ont passée à travailler ensemble. « C’est comme ça que j’ai repris le fil des romans, et notamment ceux de Zola », affirme le jeune élu.

Passionné de musique

Il est aussi passionné de musique, que ce soit de la guitare, de la basse ou du clavier. « C’est un besoin, j’en joue de trente minutes à trois heures par jour. »

Pour le moment de son expérience, il regrette de ne pas avoir le temps d’être partout, de ne pas toujours se rendre autant qu’il l’aurait voulu dans les services techniques. Mais, au sein de cette équipe dont il est satisfait, il sait et le dit que « c’est moi qui ai le plus à apprendre ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/cest-moi-qui-ai-le-plus-a-apprendre-e6098547-335a-47df-945c-86d2003c83b4

 

Ouest-France

« Où sont les valeurs du mutualisme ? »

Économie. « N’oublions pas les engagements historiques, sociaux, éthiques et la devise « unir, servir, défendre ». »

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMTA0ODU5MzZiYTQxMjRkZmNjMTU1OTY4ODgxYWFjODNjMTA?width=1260&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=e185f721dc0d516bc7bdca51f987fb93edc0b4d8110f9ec908ae189d63957dee

Le siège du Crédit Mutuel Arkéa au Relecq-Kerhuon, près de Brest. | ARCHIVES OF

Claude de Langle (courriel) :

En tant que membre des familles fondatrices du mouvement mutualiste régional et national, je ne peux que regarder, avec effarement et inquiétude, l’évolution du mouvement mutualiste.

Tout d’abord, un peu d’histoire régionale : des hommes, messieurs de Boisanger et de Guébriant, ont initié et développé pour les agriculteurs le concept de mutualité pour la Bretagne et la France. Ce concept a pour base le principe de subsidiarité. Celui-ci donna naissance à ce que nous connaissons aujourd’hui : Office central de Landerneau, Triskalia, Eureden, CMB Arkéa, Groupama.

À ce stade, il est important de rappeler quelques définitions de « mutualité », « mutualiste », « mutualisme » : système d’entraide et de solidarité ; organisme de droit privé sans but lucratif, géré par ses adhérents, et qui a pour objet la protection de ceux-ci contre diverses éventualités ; symbiose, co-évolution et protection.

Après ce rappel, je pose une seule question à nos dirigeants actuels : pensez-vous respecter vos engagements historiques, sociaux, éthiques ? Respectez-vous votre devise : unir, servir, défendre ?

Nous apprenons que le démissionnaire du poste de président du Crédit Mutuel, Jean-Pierre Denis, propose au conseil d’administration son successeur Julien Carmona. Après une investigation rapide, on se rend compte que les deux hommes se connaissent, ont une formation identique, des parcours et des intérêts professionnels complémentaires. Cela interroge.

Cette proposition vaut-elle validation ? Où sont les autres candidats ? Ne sommes-nous pas face à un abus de pouvoir ou de position dominante caractérisée, un esprit de caste, une volonté de cooptation délibérée de pouvoir ? Et dans le même temps, on nous parle de démocratie, de transparence, et de management vertueux. Comment accepter une telle situation ? Devons-nous sacrifier ce qui a fait notre région et notre pays à la volonté de personnes attachées à leur pouvoir […].

https://www.ouest-france.fr/medias/ouest-france/courrier-des-lecteurs/ou-sont-les-valeurs-du-mutualisme-eeb808e0-c765-40a6-b547-463be1144289

 

Ouest-France

Rennes. « Je n’ai pas tiré de mortier sur les forces de l’ordre, je portais mon canard »

Publié le Romain LECOMPTE

Deux hommes et une femme étaient jugés, ce lundi 12 avril, par le tribunal correctionnel de Rennes, pour des violences sur les forces de l’ordre. Lors de deux manifestations, ils sont suspectés d’avoir tiré des mortiers d’artifice sur les forces de l’ordre. Des faits qu’ils contestent. Le délibéré sera rendu le 11 mai 2021.

Des heurts avaient éclaté avec les forces de l’ordre lors de la manifestation du 5 décembre 2020 à Rennes, contre la loi sécurité globale. | OUEST-FRANCE/THOMAS BRÉGARDIS

À l’audience, ce lundi 12 avril 2021, les trois prévenus sont peu diserts. En garde à vue, après leur interpellation le 11 février, ils avaient exercé leur droit au silence.

L’un d’entre eux – un homme sans emploi d’une trentaine d’années – est présenté par les enquêteurs comme l’un des leaders de l’ultra-gauche rennaise. « Mais le tribunal n’est pas saisi pour savoir si mon client est un membre de l’ultra-gauche ou même s’il a un profil contestataire, mais bien s’il a ou non participé à des tirs de mortier qui ont visé les forces de l’ordre », rappelle Olivier Pacheu, son avocat.

Il ne compte pas de condamnation à son casier judiciaire, même s’il reconnaît : « Ce n’est pas la première procédure dans laquelle je suis impliqué, ce qui n’est pas très étonnant pour un militant présent depuis dix ans à Rennes. »

Son ancien colocataire, un étudiant de 24 ans, est également jugé ce lundi. Lui a déjà été condamné pour violences en 2016. Le dernier membre du trio à comparaître se présente comme une « connaissance » des deux hommes, elle est aussi étudiante à Rennes.

Les faits qui leur sont reprochés se sont déroulés au cours de deux rassemblements à Rennes, le 5 décembre 2020 et le 23 janvier 2021. Lors de ces manifestations, les forces de l’ordre ont essuyé les tirs de mortiers d’artifice. Le 23 janvier, trois gendarmes mobiles ont été blessés par ces tirs avec des ITT comprises entre un et trois jours.

« Manuel de survie en garde à vue »

Des images montrées à l’audience - dont la défense a contesté la légalité - permettent de voir des individus dissimulés derrière des poubelles ou des parapluies et portant des bonnets, ainsi que des masques et des lunettes, faire feu à plusieurs reprises sur les forces de l’ordre. Pour les enquêteurs, qui ont recoupé ces images avec d’autres photos prises lors des manifestations, il s’agit des trois personnes jugées ce lundi.

Les deux hommes confirment avoir participé aux rassemblements. Mais contestent être mêlés aux tirs. La jeune femme, qui est seulement mise en cause pour la première manifestation, assure ne pas s’y être rendue, car elle était « cas contact ».

Interrogé par la présidente d’audience, l’un des prévenus explique : « Je n’ai pas tiré de mortier sur les forces de l’ordre, je portais mon canard. » Une référence aux imposants canards jaunes gonflables que l’on voit régulièrement lors des manifestations.

Lors des perquisitions, aux domiciles des trois prévenus, les enquêteurs ont trouvé « pas mal de parapluies, des gants, de nombreuses paires de lunettes de plongée, des boîtes de café qui selon la police peuvent servir comme projectiles pour viser les forces de l’ordre… », détaille la présidente. Chez la jeune femme, ils ont aussi saisi un « manuel de survie en garde à vue ». Selon elle, il s’agit « d’un tract trouvé en manifestation ». Olivier Chauvel, avocat des gendarmes blessés, révèle « qu’un fichier avec des noms et des photos de magistrats rennais » a également été découvert.

Trois demandes de relaxe

Pour la substitut du procureur, il existe « un faisceau d’indices très sérieux » pour démontrer que les trois personnes jugées aujourd’hui sont bien les auteurs des tirs : « Les photos prises lors des manifestations coïncident avec les éléments d’exploitation des vidéos. »

Pour les faits de violences, elle requiert six mois de prison avec sursis pour la jeune femme, dix mois de prison pour le trentenaire et douze mois de prison pour son ancien colocataire. Elle demande également des interdictions de manifester entre deux et trois ans pour les trois prévenus. Des peines complémentaires ont également été requises, notamment pour avoir refusé de donner leurs empreintes digitales et palmaires.

Olivier Pacheu, l’avocat du trentenaire, estime que « la procédure a été construite à l’envers. Mon client est grand, barbu et contestataire, donc on se dit que c’est lui l’auteur des violences ». Selon lui, les images présentées à l’audience « sont assez légères pour démontrer sa culpabilité ». Pour Delphine Caro, avocate d’un autre prévenu, son client était « une cible dès le départ, alors on a essayé de faire coller les photos aux faits qui lui sont imputés. Sauf que l’on peut faire dire ce que l’on veut à ces images ». Les trois avocats demandent la relaxe pour leurs clients.

Le tribunal rendra son délibéré le 11 mai.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/rennes-je-n-ai-pas-tire-de-mortier-sur-les-forces-de-l-ordre-je-portais-mon-canard-1e02fede-9bb5-11eb-ad81-37cde232b8a1

 

Ouest-France

Plouézoc’h. Dernière étape pour le gros chantier du bourg : les espaces verts

Une entreprise et les services techniques de la commune de Plouézoc’h (Finistère) préparent les espaces verts autour de la maison des assistantes maternelles et de la maison de santé, en ce printemps 2021.

Préparation des espaces verts autour de la MAM, à droite, et de la MSP, au fond à gauche.

Préparation des espaces verts autour de la MAM, à droite, et de la MSP, au fond à gauche. | OUEST-FRANCE

Avec l’arrivée du printemps 2021, il est possible de réaliser dans de bonnes conditions, l’aménagement des espaces verts autour des nouveaux bâtiments du bourg de Plouézoc’h (Finistère) : la maison médicale et la maison de santé. L’entreprise adaptée Sevel prépare actuellement le terrain pour semer les pelouses. Les services techniques se chargeront de la mise en place des arbustes et fleurs.

Enfance et santé

Ces travaux sont l’aboutissement d’un vaste chantier. Yves Moisan, maire de 2008 à 2020, souhaitait installer une maison médicale pour diversifier l’offre de soins. Rapidement, les élus du conseil municipal se sont aperçus qu’une maison des assistantes maternelles (Mam) pourrait aussi être intéressante.

L’écologie était déjà une priorité pour eux et des mesures avaient été prises : obtention du label éco-école, arrêt des produits phytosanitaires pour les services techniques et limitation du papier pour le secrétariat de la mairie. La nécessité de chauffer deux nouveaux bâtiments et le désir de diminuer l’emprunte carbone de la commune a conduit à l’installation d’un réseau de chaleur qui utilise des granulés bois.

Chauffer plusieurs bâtiments

Dans un bâtiment construit dans le prolongement de la Maison de santé pluridisciplinaire, deux chaudières de 50 kW alimentent un ballon de 2 000 litres et des pompes pour la circulation. Ceci sert à chauffer, avec un confort optimum pour les usagers, les deux nouveaux bâtiments, la mairie et la bibliothèque. Plus tard, après des travaux de rénovation, il chauffera aussi l’ancienne école.

Les bâtiments sont déjà tous entrés en fonction : quatre assistants maternels peuvent accueillir douze enfants dans la Mam depuis novembre et la maison de santé pluridisciplinaire compte deux médecins, trois infirmières libérales, un psychothérapeute et une orthophoniste, depuis décembre

D’importantes subventions

Tous ces travaux n’ont pu être entrepris que grâce à l’obtention de subventions. Dans ce domaine, disait Yves Moisan, « pas de secret, il faut déposer de nombreux dossiers et les préparer avec un soin tout particulier ». Le projet qui a été élaboré avec une collaboration active des futurs utilisateurs, assistantes maternelles et professionnels de santé, représente une dépense importante. Maison des assistantes maternelles : coût 494 000 €, subventions 437 000 € ; maison de santé : coût 570 000 €, subventions 250 000 € ; et réseau de chaleur : coût 240 000 €, subventions 100 000 €.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouezoch-29252/plouezoc-h-derniere-etape-pour-le-gros-chantier-du-bourg-les-espaces-verts-6a7a5d46-9ba3-11eb-b958-0d464031d513

 

Ouest-France

POINT DE VUE. L’Ena s’en va, l’État reste à réformer

Publié le Jean-François BOUTHORS

« Que de fantasmes autour de l’État et de son Ena, l’École nationale d’administration », écrit Jean-François Bouthors, journaliste et écrivain, au lendemain de l’annonce de sa suppression. Pourtant, à ses yeux, « réconcilier l’État et les Français demande de partager un projet. Pas seulement de secouer les élites. »

Emmanuel Macron a annoncé la suppression de l’École nationale d’administration jeudi 8 avril 2021.

Emmanuel Macron a annoncé la suppression de l’École nationale d’administration jeudi 8 avril 2021. ©YOAN VALAT/EPA/MAXPPP | EPA/MAXPPP

Emmanuel Macron l’avait promis en février 2019, comme un geste d’apaisement en direction des Gilets jaunes : l’Ena serait supprimée. Fondée en 1945, l’École nationale d’administration était devenue le symbole de la principale des contradictions françaises : notre amour/haine de l’État. Nous attendons tout de lui, mais il peine à répondre à nos attentes. Il doit garantir notre sécurité, mais nous n’en supportons pas les contraintes. Il est en principe « pour le peuple », mais il est conduit « par une élite ». Celle que forme justement l’Ena – l’école de la « noblesse d’État » – celle d’une méritocratie apparemment indéboulonnable…

Être « publiquement servis »

Que de fantasmes autour de l’État et de son école ! En réalité plusieurs écoles, diverses. Mais celle-là, dont sont issus de Giscard à Macron, à l’exception de Sarkozy, tous nos derniers présidents et une pléiade de Premiers ministres, était la cible de toutes les critiques. Elle va donc disparaître.

L’État, bien entendu, demeure, et la question de sa réforme avec ! L’un des instruments sera le nouvel outil de formation de ses grands cadres (on ne peut pas s’en passer), l’Institut du service public. Le changement de nom est significatif : les Français ne veulent pas être administrés, mais publiquement servis !

Le Président veut que la haute fonction publique soit plus représentative de la sociologie du pays. Il répond ainsi à une demande « populaire », mais la question de la représentation concerne plutôt les assemblées. Ce dont on voudrait être sûr, c’est que la machine de l’État mette en œuvre les politiques décidées par ceux que nous avons élus. La crise sanitaire, entre autres, laisse penser qu’il y a de sérieux ratés.

Le terrain d’abord

Le président veut en finir avec la « protection à vie » des hauts fonctionnaires : leur carrière est déterminée, jusqu’à aujourd’hui, par le classement de sortie de l’école, qui leur permet de choisir le corps d’État dans lequel ils vont servir. Là aussi, il répond à la demande « populaire ». Dorénavant, il faudra avoir fait du terrain avant d’être affecté dans tel ou tel corps. On s’en réjouit.

Surtout, le chef de l’État installe une gestion managériale de la fonction publique, ce qui est une manière de la placer sous le contrôle des politiques. Lui-même et ses prédécesseurs à l’Élysée ont souvent eu le sentiment d’être corsetés par l’administration. On a parlé d’« État profond ». Mais l’État doit-il être géré comme une entreprise ? Et quid des échelons inférieurs de la fonction publique ?

Trouver un cap clair

La réforme prévoit la création d’un tronc commun aux treize écoles qui forment les serviteurs de l’État, afin qu’ils partagent une culture commune. Il faudrait pouvoir en débattre, car c’est là que se dessinera « l’idéologie » (sans connotation péjorative) de l’État français. C’est là que se trouvera la matrice de son action. Que voulons-nous pour l’avenir ? Quel rêve (au sens noble du terme) souhaitons-nous que la France poursuive ?

La France n’a pas seulement besoin d’une « noblesse » excellente. Il lui faut un projet collectif. C’est ce qui lui manque le plus et ce pour quoi l’État et son administration trop souvent semblent patiner, faute de hiérarchiser les enjeux. Emmanuel Macron voudrait que la « révolution » dont la fin de l’ENA doit être le symbole (quelque peu préélectoral) ouvre à une plus grande prise de risque. Mais c’est toujours lorsque le cap n’est pas clair que l’on s’empresse d’ouvrir les parapluies. Au cas où… Réconcilier l’État et les Français demande de partager un projet. Pas seulement de secouer les élites.

https://www.ouest-france.fr/reflexion/point-de-vue/point-de-vue-l-ena-s-en-va-l-etat-reste-a-reformer-113262ca-9aa8-11eb-8367-843431873797

 

Ouest-France

Saint-Martin-des-Champs. Lancement du budget participatif de 30 000 €

Vendredi, en fin d’après-midi, les élus ont accroché un panneau près de l’aire de jeu du Gouelou pour lancer officiellement l’appel à projets du budget participatif.

Vendredi, en fin d’après-midi, les élus ont accroché un panneau près de l’aire de jeu du Gouelou pour lancer officiellement l’appel à projets du budget participatif. | OUEST-FRANCE

Du 12 avril au 21 mai, tout habitant Saint-Martinois peut contribuer de façon active à l’amélioration de son cadre de vie, en faisant des propositions d’aménagement et d’investissements.

À cet effet, la commune met à disposition un fonds budgétaire de 30 000 € et invite les habitants à proposer des projets. « Ceux-ci peuvent concerner un bâtiment, un site, une rue, un quartier ou l’ensemble du territoire de la commune, explique François Hamon, le maire. Ils peuvent porter sur tous les domaines, loisirs, écoles, sport, espace public, culture, solidarité… » Tout habitant de la commune de plus de 16 ans, une association saint-martinoise ou un collectif d’habitants peut présenter un projet. Ceux-ci peuvent être déposés en mairie, aux horaires d’ouverture ou transmis par courriel (mairie@ville-stmartin29.fr).

La fiche de candidature est disponible en mairie et en ligne (ville-st-martin29.fr). Vendredi, en fin d’après-midi, les élus ont installé un panneau près de l’aire de jeux du Gouelou, pour lancer officiellement l’opération.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-martin-des-champs-29600/lancement-du-budget-participatif-de-30-000-48472be4-3bd5-4368-a893-d0d412eb51e2

 

Ouest-France

Tréduder. Le conseil municipal en bref

 

Ouest-France

Bretagne. Riverains gênés par la LGV : « On a travaillé toute notre vie pour cette maison »

Marie-Annick et Jean-Claude Gérard habitent à quelques pas de la ligne LGV reliant Rennes à Paris. Nostalgiques de la campagne qu’ils pouvaient admirer depuis leur terrasse, ils se sont résolus à quitter la maison. Mais pas à n’importe quel prix et avec l’espoir qu’elle ne soit pas détruite.

Jean-Claude et Marie-Annick Gérard habitent en face de la LGV, à Louvigné-de-Bais (Ille-et-Vilaine).

Jean-Claude et Marie-Annick Gérard habitent en face de la LGV, à Louvigné-de-Bais (Ille-et-Vilaine). | OUEST-FRANCE

Marie-Annick Gérard interrompt la discussion et se précipite à la porte-fenêtre. « En voilà un qui arrive ! » Quelques longues secondes plus tard, un TGV traverse la campagne de Louvigné-de-Bais (Ille-et-Vilaine) à vive allure. Marie-Annick et son mari Jean-Claude ont appris, malgré eux, à entendre arriver les trains de loin. Cette scène peut se produire « jusqu’à 80 fois par jour », selon elle. « Au début, on faisait des petits bâtons pour les compter , se souvient cette ancienne salariée du secteur notarial. Mais, en fait, il vaut mieux essayer de les oublier, sinon on devient fous. »

« On ne sort plus la table de jardin »

Ils reconnaissent être surtout dérangés l’été. Malgré la chaleur, ils doivent garder les fenêtres fermées. Leur grande terrasse surélevée qui donne sur la ligne est bien vide.

Le couple a fait construire cette maison à la fin des années 1970. « À cette époque, on ne parlait pas de LGV. On ne se serait pas installés ici sinon » , regrette Marie-Annick. « Avant, on avait des prairies, des chevreuils qui traversaient le paysage », se souvient Jean-Claude. Ce paysage, il le connaît bien : son père habitait le même hameau, il est décédé en 2003 et sa maison a été vendue. Mais, déjà à l’époque, la perte de valeur était importante. « Elle a été vendue tout juste 50 000 € », peste Marie-Annick.

Pour protéger du bruit, il y a bien ces « merlons », d’imposants tas de terre entre la maison et les voies. « Mais ils ne longent pas toute la ligne » , affirme Jean-Luc, pointant du doigt une large portion de rails totalement dégagée et visible depuis la maison. Photos à l’appui, le couple constate que ces tas de terre se sont tassés depuis leur installation.

Marie-Annick et Jean-Claude s’interrogent sur l’avenir de leur maison. Le collectif de riverains de la LGV qui les accompagne leur assure qu’ils sont éligibles à un rachat de leur maison. Ils seraient prêts à s’y résoudre, mais pas à n’importe quel prix. « On a quand même travaillé toute notre vie pour cette maison », tient à rappeler Marie-Annick. Un notaire qu’ils ont missionné a évalué la perte de valeur entre 25 et 30 %. Et s’ils acceptent de vendre, ce n’est pas pour que la maison soit détruite. « Peut-être qu’elle peut plaire à certaines personnes qui ne seraient pas dérangées par le bruit » , veut croire Marie-Annick.

En attendant, le couple a laissé la maison en l’état. « On avait envisagé des travaux, mais ce n’est pas la peine si c’est pour revendre la maison », explique Jean-Claude. Tous deux espèrent pouvoir couler une retraite au calme. Loin du bruit de la LGV.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/bretagne-riverains-genes-par-la-lgv-on-a-travaille-toute-notre-vie-pour-cette-maison-fbec5010-8314-11eb-bce8-b9853132e76e

 

Ouest-France

Ligne à grande vitesse. En Bretagne, des riverains excédés par le bruit et l’attente

Depuis le lancement de la LGV entre Rennes et Paris, en 2017, des riverains se plaignent de nuisances sonores. Les services de l’État envisagent de racheter les maisons pour les démolir. Mais certains habitants préféreraient des aménagements.

Le long de la LGV, 55 habitations pourraient être rachetées. Les services de l’État envisagent, pour le moment, de les démolir. | ARCHIVES

« Je ne suis pas contre le train, mais il faut nous protéger ! » Didier Martin est excédé. La ligne LGV, qui permet de relier Rennes à Paris en moins d’une heure et demie, passe à quelques dizaines de mètres de sa maison, à Étrelles (Ille-et-Vilaine). Chaque jour, une cinquantaine de trains, minimum, traversent bruyamment le paysage à toute vitesse. Depuis le lancement de la ligne, en 2017, il fait partie des dizaines de riverains qui demandent réparation.

Un rapport, commandé par le gouvernement dès 2018, a confirmé ces désagréments : malgré le respect de la réglementation en vigueur, la ligne provoque des vibrations sur certaines habitations et des pics de bruits importants pour les riverains. Les experts préconisaient un budget de 11 millions d’euros pour réparer ce préjudice ; soit en rachetant les maisons aux propriétaires, soit en réalisant des travaux d’aménagements le long des voies (murs antibruit, rehausse des buttes de terre, etc.).

Détruire ou aménager ?

Le budget a été trouvé, mais le choix méthodologique divise. Selon nos informations, le scénario validé en octobre 2020 par le comité des financeurs – présidé par la préfecture de Bretagne – est celui d’une acquisition de la plupart de ces habitations avec, pour le moment, le projet de les démolir. Sur les 63 habitations qui pourraient bénéficier d’un accompagnement, 55 propositions d’acquisition seraient en projet. Les premières négociations sont en cours.

« Sur les 55, il y en a 47 ou 48 qui pourraient bénéficier d’aménagements et, ainsi, éviter la démolition » , assure Didier Martin, qui reconnaît cependant que, à certains endroits, la situation est trop dégradée pour envisager des travaux. « Et on nous dit que, si nous refusons de vendre, on ne nous financera que du double vitrage », peste Edgard Blot, co-responsable d’un collectif de riverains, le CRI 35. En Ille-et-Vilaine, ce sont dix maisons qui pourraient ainsi être rachetées, et cinq qui pourraient bénéficier d’aménagements.

Le comité des financeurs justifie le choix de racheter lorsque « les protections phoniques à la source présentent un coût supérieur à la valeur des biens ».

Débat sur la valeur des maisons

Et la valeur des habitations est justement un autre sujet de division. Dans le rapport remis au gouvernement, il était indiqué que les maisons qui se situaient sur le tracé de la ligne avaient été rachetées pour 300 000 € en moyenne. Or les offres proposées seraient plus faibles.

« Bon nombre de maisons n’atteignent pas ce montant-là en valeur vénale, y compris frais de notaires et frais de démolitions extérieures », affirme une source proche du dossier. Les riverains, eux, réclament que soit prise en compte une valeur sentimentale. « Ce n’est pas des ruines que l’on veut détruire, c’est de l’histoire familiale », plaide Edgard Blot.

Pour connaître le coût des aménagements, des devis sont réalisés par Eiffage Rail Express. Des estimations que les riverains aimeraient bien recevoir. « Nos demandes restent sans réponse », s’agace Edgard Blot.

Des expérimentations en projet

Une piste pourrait cependant se dégager. Plusieurs associations de riverains ont soumis la proposition d’installation de murs végétaux. « C’est utilisé en Allemagne et ça fonctionne très bien », assure Didier Martin. Selon nos informations, un site par département devrait faire l’objet de tests de cette alternative aux très coûteux murs antibruit en béton.

Reste qu’aucune échéance n’a pour le moment été fixée. Les riverains espèrent surtout que leurs revendications ne tomberont pas dans l’oubli.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/ligne-a-grande-vitesse-en-bretagne-des-riverains-excedes-par-le-bruit-et-l-attente-887d53b6-8e24-11eb-bb59-2a2c3333128c

 

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11 avril 2021

Le dessin du dernier Symbiose

Le dessin du dernier Symbiose Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/04/le-dessin-du-dernier-symbiose.html

 

Ouest-France

RETRO 2014. Quand des parachutistes « à l'ancienne » sautaient sur Morlaix !

Cela ne s'était pas reproduit depuis mai 1944... Mais hier, l'exercice était pacifique : un galop d'entraînement avec du matériel d'époque. Avant de participer aux commémorations du Débarquement en Normandie.

Archives Ouest-France

Archives Ouest-France |

Vous souvenez-vous ? C’était il y a quelques années. Plusieurs fois par semaine, Ouest-France vous propose des contenus issus de son fonds d’archives, autour de votre commune. Pour que l’actualité d’hier aide à comprendre celle d’aujourd’hui.

Cet article a été publié le 11 avril 2014.

« J'ai évité les arbres comme j'ai pu. Ça a été chaud », confesse l'un. « Je me suis fait une petite peur. J'étais au-dessus de la route et je voyais deux poids lourds. Mais le vent m'a repoussé vers le champ. Ouf ! », souffle ce jeune homme de 23 ans. Il est la « mascotte » des neuf parachutistes qui ont sauté, hier matin, au-dessus de l'aéroport de Morlaix. Un troisième a été « récupéré dans un champ, de l'autre côté de la route de Lannion, après avoir survolé lignes électriques moyenne tension et ligne téléphonique », rapporte Bernard Puil, le directeur de l'aéroport.

Impossible à diriger

Suspendus à leur coupole de toile de 82 m2, ces trois hommes avaient été largués quelques minutes plus tôt, à 150 m, en ouverture automatique, n'ayant aucune possibilité de manoeuvrer.

« Avec ce type de voile, le parachute n'est absolument pas dirigeable. On subit la bonne volonté du vent qui est faible ce matin », confirme Hubert Achten, le président de l'antenne française de la Round Canopy Parachuting Team (la RCPT). Cette association américaine basée dans le Maryland est présente dans dix-huit pays. En France, elle possède une antenne dans la Manche.

À 20 km près

À Morlaix, pour ce premier saut de repérage, les trois hommes se sont retrouvés éparpillés à quelques centaines de mètres de la cible. « C'est un peu disparate, admet le responsable. Mais en temps de guerre ça aurait été presque parfait. Certains paras se sont retrouvés jusqu'à 20 km de leur objectif, une certaine nuit du 5 au 6 juin 1944 ! »

Quelques jours plus tôt, en mai 1944, des commandos SAS de parachutistes avaient été largués, de nuit, au-dessus de Morlaix. Ils devaient rejoindre les maquis et préparer la logistique en vue du Débarquement. « C'est la première fois depuis que l'on revoit des hémisphériques ici », observe Hubert Achten.

Uniformes d'époque

Les sauts qui se sont enchaînés hier dans la journée doivent se poursuivre. « Il n'y a pas eu d'incident, se félicite Hubert Achten, tout le monde est tombé sur l'herbe sans blessure. C'est l'essentiel. » Car si la précision des atterrissages s'est améliorée au fil des sauts, le contact avec le sol reste rude avec un matériel aussi simple. « On a un peu de maîtrise sur la vitesse de descente. Mais le contact avec le sol est physique, comme si vous sautiez du premier étage d'une maison. D'où la nécessité d'assimiler les gestes pour amortir le choc », poursuit-il.

À Morlaix, neuf parachutistes des clubs de Brest et Quimper affiliés au RCPT vont poursuivre l'entraînement en vue de la célébration du 70e anniversaire du Débarquement en Normandie. « Nous serons 308 paras de la RCTP sur les 900 parachutistes qui doivent sauter lors des commémorations. Quelque 280 d'entre nous seront en uniforme de l'époque avec tout le barda qui pouvait atteindre les 70 kg ! » Hier, on n'avait pas encore atteint ce point de véracité historique !

Cet article provient des archives Ouest-France

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/retro-2014-quand-des-parachutistes-a-l-ancienne-sautaient-sur-morlaix-1c3fbe9c-6fc1-427d-a4c3-17989025e2e4

Plougasnou. Voeux Morlaix Communauté le 09 janvier 2015

Gilles Alliaume au premier plan à droite. Gilles Alliaume au premier plan à droite. Photo pyb29

 

Ouest-France

Les députés votent la suppression de certaines lignes aériennes intérieures

Modifié le Publié le Avec AFP

C’est voté, en première lecture : en cas d’alternatives en train de moins de 2 h 30, il ne pourra plus y avoir de vol entre deux villes. Sauf exception, notamment pour les correspondances.

Un avion embarque des passagers à l’aéroport de Rennes-Saint-Jacques, le 15 juin 2020.

Un avion embarque des passagers à l’aéroport de Rennes-Saint-Jacques, le 15 juin 2020. | OUEST-FRANCE / LUCIE WEEGER

L’Assemblée nationale a voté samedi 10 avril au soir, en première lecture, la suppression de certaines lignes aériennes intérieures, en cas d’alternatives en train de moins de 2 h 30, après un débat animé et des divergences jusque dans la majorité.

Cette mesure emblématique du projet de loi climat vise à supprimer des liaisons entre Paris (Orly) et Nantes, Lyon ou Bordeaux, mais prévoit des exceptions pour les trajets en correspondance. La Convention citoyenne pour le climat avait réclamé de renoncer aux lignes intérieures en cas d’alternatives de moins de 4 h en train, et non 2 h 30.

Soutien financier déjà accordé à Air France

Le projet de loi gouvernemental entérine surtout l’existant, puisque le gouvernement avait contraint Air France à renoncer aux liaisons concernées en contrepartie d’un soutien financier en mai 2020. Il interdira aux concurrents de s’engouffrer dans la brèche.

Nous avons choisi 2 h 30 car 4 h ça vient assécher des territoires souvent enclavés comme le grand Massif central… Ce serait inique sur le plan de l’équité des territoires, a argumenté le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari.

Levée de boucliers de parlementaires du Sud-Ouest

Mais la mesure a suscité une levée de boucliers de parlementaires de différents bords, souvent élus du Sud Ouest, territoire d’implantation d’Airbus, à Toulouse, et de nombre de ses sous-traitants.

Le PS Joël Aviragnet (Haute-Garonne) a fustigé le coût humain disproportionné du dispositif et mis en garde contre les pertes d’emplois dans l’aéronautique. Son collègue David Habib a critiqué une mesure de décroissance et de chômage.

À droite, Jean-Marie Sermier et Martial Saddier (LR) ont dénoncé une mesure qui vient casser une filière d’exception.

Pas suffisant pour les écologistes

À l’inverse, écologistes et insoumis ont plaidé pour revenir à la proposition initiale de la Convention citoyenne pour le climat, avec le seuil de 4 h.

Mathilde Panot (LFI) a critiqué l’article vide du projet de loi actuel. « Un seuil de 4 h permettrait de supprimer les lignes les plus émettrices de gaz à effet de serre comme Paris-Nice, Paris-Toulouse et Paris-Marseille, a insisté Danièle Obono (LFI).

En attendant le décret…

Un décret devra préciser la mesure et les éventuelles autres lignes susceptibles d’être concernées comme Paris-Rennes ou Lyon-Marseille.

Le projet de loi prévoit également une compensation carbone graduelle des vols intérieurs – Air France l’applique déjà – et l’interdiction de l’agrandissement des installations aéroportuaires par expropriation si elles entraînent une hausse des émissions.

https://www.ouest-france.fr/economie/transports/avion/les-deputes-votent-la-suppression-de-certaines-lignes-aeriennes-interieures-76b3dd84-9a3c-11eb-9223-e02ac72f0be8

 

Ouest-France

Finistère. Une soirée festive avec près de 100 invités déjouée par les gendarmes

L’intervention des gendarmes ce vendredi 9 avril 2021 à Clohars-Carnoët (Finistère) a permis de stopper une soirée avec près de 100 invités. Dix jeunes de la région rennaise ont été verbalisés.

La fête devait se tenir dans une villa des hauteurs de la rive gauche du port de Doëlan.

La fête devait se tenir dans une villa des hauteurs de la rive gauche du port de Doëlan. | ARCHIVES OUEST FRANCE

Sous prétexte du tournage d’un clip rap-RNB, une dizaine de jeunes Rennais âgés de 20 à 25 ans avaient loué une grande villa avec piscine près du port de Doëlan, à Clohars-Carnoët (Finistère). À leur arrivée sur place, ce vendredi 9 avril 2021 vers 19 h, rue des Hauts-de-Keruster, les jeunes organisateurs ont été accueillis par les gendarmes. Dix personnes ont été verbalisées et ont écopé d’une amende de 135 € pour avoir enfreint les règles du confinement liées à la pandémie de Covid-19.

L’information d’une possible soirée circulait depuis le matin. Commandée par le chef d’escadron Olivier Tourangin, une vingtaine de militaires de la gendarmerie départementale de Quimperlé a sillonné le secteur entre Moëlan-sur-Mer et Clohars-Carnoët, toute la journée. Et finalement trouvé le lieu de rendez-vous où une centaine de personnes était attendue.

Ce sont des voisins, inquiets de voir plusieurs jeunes s’arrêter chez eux pour demander où se trouvait le gîte, qui ont alerté les autorités.

Fête annulée

Les organisateurs de la soirée avaient lancé des invitations via les réseaux sociaux et prévu un tarif d’entrée : 10 € pour les filles, 30 € pour les garçons. La fête devait durer tout le week-end. Une fois verbalisés, les organisateurs ont tenté, via les réseaux sociaux, de reporter leur soirée à Vignoc, en Ille-et-Vilaine, avant de l’annuler à 23 h.

Quant à la villa située sur les hauteurs de la rive gauche de Doëlan, elle avait été louée sur le site Leboncoin, à l’insu des propriétaires. Ils ne la louent pas sur ce site. Leur identité est usurpée depuis quelque temps sur Leboncoin​, précise le chef d’escadron Olivier Tourangin. Pour être certains qu’aucun invité de la fête ne vienne chez eux, les propriétaires ont dormi sur place.

Selon les enquêteurs, les jeunes organisateurs auraient déjà programmé de telles fêtes en passant par une location Airbnb, à Ménéac, en février dans le Morbihan.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/clohars-carnoet-une-soiree-festive-dejouee-a-doelan-edb624d4-9a12-11eb-9051-bb8bfe74212d

 

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10 avril 2021

Brutus?

Brutus? Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/04/brutus.html

 

Ouest-France

Châteaulin. Des affiches inédites au profit des sauveteurs en mer

L’artiste peintre Jean-François Chaussepied dans son atelier châteaulinois.

L’artiste peintre Jean-François Chaussepied dans son atelier châteaulinois. | OUEST-FRANCE

À grand renfort de communication, Jean-François Chaussepied avait annoncé, fin mars, exposer ses toiles dans le phare d’Ar-Men en avril. Sauf que le lieu, situé 10 km au large de l’île de Sein, en pleine mer, est l’un des pires endroits pour la profession de gardiens. On le surnomme « l’enfer des enfers ».

Mais tout le monde n’a pas la connaissance maritime de l’artiste châteaulinois. Devant la demande de renseignements et les réservations auprès de la compagnie maritime Pen ar Bed pour s’y rendre, le facétieux peintre avoue sa blague, préparée pour le 1er avril.

« Depuis un an, mes peintures sont confinées, cinq expositions annulées. J’ai eu envie de leur faire prendre l’air. »

Pour se racheter, Jean-François Chaussepied envisage de tirer quelques affiches de cette exposition inédite (10 €) dont l’argent sera reversé à la station SNSM l’île de Sein. Les affiches seront tirées et expédiées fin avril. Contact : jf@chaussepied.com

https://www.ouest-france.fr/bretagne/chateaulin-29150/des-affiches-inedites-au-profit-des-sauveteurs-en-mer-5b2db80f-bb57-4120-b04b-9a2db3bdbfe0

 

Ouest-France

À Trébeurden, le centre Philippe-Joppé devient le Nautica

L’ancienne municipalité de Trébeurden (Côtes-d’Armor) espérait en faire un fleuron du tourisme social. Le centre Philippe-Joppé sera finalement transformé en appartements : 18 logements y seront créés.

Le bâtiment actuel du centre Philippe Joppé, sur la plage de Tresmeur.

Le bâtiment actuel du centre Philippe Joppé, sur la plage de Tresmeur. | OUEST-FRANCE

Installé face à la plage de Tresmeur, le centre Philippe Joppé, véritable institution du milieu associatif trébeurdinais, avait pendant des décennies abrité le club de plongée, avant de laisser la place à des organismes de tourisme. Après la défection du dernier exploitant, le centre Okaya, le bâtiment était fermé depuis trois ans.

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMTA0OGI5MWM0ZTkwMGIwMDNlZDMzZDJkNDUwYTg1NDJmNjA?width=630&focuspoint=57%2C58&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=978e1a744e09f7a86fd2c65160461605de9cad0a51e923a5e32c31cb7908ac59

La façade avant du bâtiment tel qu’elle s’esquisse. | CHAMBAUD ARCHITECTES

Après avoir toujours affirmé dans l’opposition ne pas croire en la viabilité du projet d’Alain Faivre, Bénédicte Boiron et son équipe, une fois aux affaires de la commune, ont rapidement abandonné, sans surprise, la piste du tourisme social. L’édile n’a pas fait valoir son droit de préemption, lorsque le groupe brestois, Barraine Promotion, s’est porté acquéreur.

« Notre projet est de réaliser une réhabilitation sur ce bâtiment, très bien placé au demeurant », souligne Mathieu Barraine. Pas question de détruire pour laisser place à un immeuble béton : « Nous tenions à conserver au maximum le bâtiment actuel, et y intégrer dix-huit logements entre 70 et 100 m². »

La façade arrière du bâtiment tel qu’elle s’esquisse. | CHAMBAUD ARCHITECTES

« Attirer des résidences principales »

Claire Borgo, qui a instruit le dossier au service urbanisme de la commune, souligne « la volonté de conserver l’architecture balnéaire, notamment en conservant le toit en croupe de l’immeuble. » Chacun des dix-huit logements aura vue sur mer et exposition traversante, avec création de balcons, un parking, une cave : « Notre espoir est d’attirer au maximum des résidences principales », affirme le promoteur, qui a confié la conception du projet au cabinet Chambaud Architecte, de Macon. « Nous avons bien sûr suivi les recommandations en matière énergétique et d’accueil des personnes à mobilité réduite, grâce à deux cages à ascenseurs. »

À l’arrière du bâtiment, les anciennes cuisines seront rasées et transformées, en partie en parking, en partie en espace vert. L’ancienne salle de spectacles sera réhabilitée en garage, avec un toit plat et végétalisé. « L’ensemble du projet présentera moins de surfaces imperméables qu’auparavant : nous avons d’ailleurs réalisé une étude sur la gestion des eaux de pluie, pour prendre en compte les enjeux en matière environnementale. »

Mathieu Barraine en est persuadé, le Nautica s’insérera parfaitement dans l’environnement du secteur. « Nous voulons que chacun s’y sente bien, face au cadre magnifique de la baie de Tresmeur. » S’il estime encore « difficile de prévoir une date pour la livraison des appartements », le promoteur espère lancer la commercialisation d’ici l’été.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/trebeurden-22560/a-trebeurden-le-centre-philippe-joppe-devient-le-nautica-7f7c4c1a-9949-11eb-9a6f-78d2651024e7

 

Ouest-France

Finistère. L’amendement de Sandrine Le Feur sur le suivi des projets miniers a été adopté

Pouvoir s’informer et participer publiquement aux projets miniers tout au long de leur existence va être inscrit dans la loi. La députée de Morlaix (Finistère), Sandrine Le Feur, avait proposé un amendement au projet de loi Climat et Résilience. Il a été adopté.

Sandrine Le Feur, députée La République en Marche (LREM ) dans la circonscription de Morlaix.

Sandrine Le Feur, députée La République en Marche (LREM ) dans la circonscription de Morlaix. | ARCHIVES OUEST FRANCE

Les collectivités territoriales et le public vont pouvoir désormais s’informer et participer aux projets miniers, de leur naissance à leur fin. C’est ce que visait l’amendement de la députée de Morlaix (Finistère), Sandrine Le Feur, dans le projet de loi Climat et Résilience. Ce dernier vient d’être adopté. « Les projets miniers, bien que centraux dans nombre de nos filières industrielles, entraînent des impacts sociaux et environnementaux préoccupants sur nos territoires. »

Des expertises de terrain

L’élue proposait ainsi d’aller plus loin, car c’est tout « au long de la vie de la mine que l’information et la participation citoyenne doivent être sécurisées […] Les collectivités et le public possèdent une véritable expertise de terrain, et font preuve d’une vigilance accrue du fait de leur proximité géographique aux projets ».

Et de prendre, dans sa démonstration, l’exemple phare du projet d’extraction de sables en baie de Lannion. Sans la vigilance mentionnée ci-dessus, ce dernier « se serait poursuivi sans entraves ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/finistere-l-amendement-de-sandrine-le-feur-sur-le-suivi-des-projets-miniers-a-ete-adopte-499cf0a8-993b-11eb-ba58-9c36148e3626

La montée des marches, il manque le tapis rouge.

 

Ouest-France

Plounéour-Ménez. Investissements records pour le budget primitif 2021

Parmi les gros investissements de l’année 2021, la poursuite du réaménagement du bourg.

Parmi les gros investissements de l’année 2021, la poursuite du réaménagement du bourg. | OUEST-FRANCE

Le conseil municipal a adopté mercredi le budget primitif 2021. En dépenses d’investissement, un montant record de 2 662 266 € a été voté, dont 1 904 628 € pour la réhabilitation du centre bourg qui se poursuit. 187 409 € proviennent de l’excédent du budget 2020. Les travaux sont prévus rue de la Libération, carrefour de la Caserne, place de la Mairie et sur l’enclos paroissial. L’ancienne poste sera aménagée en pôle culturel et associatif. Des avenants d’un montant de 12 376 € ont été votés pour des travaux supplémentaires.

Un emprunt de 1 215 000 € a été contracté sur trente ans, dont un prêt relais de 315 000 € sur deux ans. « Jamais la commune n’a investi autant d’argent sans augmenter les taxes locales, » se félicite le maire, Sébastien Marie. La taxe foncière sur le bâti reste inchangée, avec un taux de 33,28 %, de même que la taxe foncière non bâtie au taux de 29,04 %.

En recette d’investissement, la commune attend 80 % de subventions pour les travaux de réhabilitation du centre bourg, soit 760 898 €.

Les dépenses de fonctionnement du budget 2021 se montent à 1 085 475 €, dont 220 803 € d’excédent reversé du budget 2020.

23 000 € sont consacrés à la réhabilitation du gymnase devenu inutilisable car trop dégradé. 13 000 € iront à l’école pour la sécurisation des clôtures et de l’entrée. 15 000 € seront consacrés à la rénovation des locaux des services techniques, dont 10 000 € pour les ateliers et le bureau.

Le budget voirie sera doté de 66 100 €, dont 35 600 € pour rénover la chaussée de la route du Penouat sur trois ans.

Damien Le Cornec rentre aux services techniques en CDD de trois mois avec spécialisation espaces verts. Des astreintes les samedis et dimanches sont instaurées pour les services techniques, de 8 h à 18 h.

Annick Quéméner, employée de mairie, part à la retraite le 1er juillet prochain.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouneour-menez-29410/investissements-records-pour-le-budget-primitif-2021-b06e79b8-dd46-4e72-8448-650efc6b4d90

 

Ouest-France

Tréduder. Une association dresse un inventaire communal de l’eau

Claude Fustier visite les propriétaires de puits, afin d’établir une cartographique des points d’eau communaux.

Claude Fustier visite les propriétaires de puits, afin d’établir une cartographique des points d’eau communaux. | OUEST-FRANCE

L’association Tréduder nature et patrimoine (TNP) se lance dans un inventaire des points d’eau de la commune. Pour Claude Fustier, son président, il s’agit d’un travail collectif, dans lequel les habitants doivent être impliqués : « Notre commune possède de nombreux points d’eau, puits et sources, avec différentes techniques de puisage et de stockage. Nous en avons répertorié un certain nombre, mais il y en a encore bien d’autres à recenser. »

Face au changement climatique et à la consommation de ce bien public, TNP souhaite faire de la pédagogie : « Pour une meilleure compréhension, nous envisageons des actions, notamment en invitant celles et ceux qui le souhaitent, à participer à un inventaire communal d’actes notariés sur le droit au puits, de factures d’entretien, d’archives de presse de périodes de sécheresse, d’arrêtés municipaux concernant les adductions, de documents photographiques autour de l’eau, etc. » Cet inventaire donnera lieu à une exposition, confirme Claude Fustier.

Contact : pour participer à l’inventaire, par mail : treduder-natpat@orange.fr, par tél. 06 37 27 26 48, par courrier : Tréduder nature patrimoine, mairie de Tréduder.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/treduder-22310/une-association-dresse-un-inventaire-communal-de-leau-6e303643-0b4b-4b5f-a221-e92aa61d34a7

 

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9 avril 2021

Soutien à Morgan (suite)...

Soutien à Morgan (suite)... Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/04/soutien-a-morgan-suite.html

Yves Pouchard et Claude Porcher le 13 mai 2012. Photo Pyb29 Réalisé par Claude Porcher

Sur cette photo, Yves Pouchard ( Le Parisien ) en compagnie de Claude Porcher qui a réalisé le dernier logo de la Sauvegarde du Trégor. Claude Porcher nous a quitté fin décembre 2020.

 

Ouest-France

Saint-Brieuc. Malgré le refus de la Cdac, Lidl obtient le droit de construire aux Plaines-Villes

L’enseigne a contourné l’avis négatif de la commission d’aménagement commercial (Cdac), en diminuant un peu la surface du magasin. Le maire de Ploufragan (Côtes-d’Armor) a signé le permis de construire. Des recours en justice ne sont pas exclus.

Lidl veut construire un magasin aux portes de Saint-Brieuc, sur un terrain de 10 600 m², appartenant à la Chambre de commerce et d’industrie (CCI).

Lidl veut construire un magasin aux portes de Saint-Brieuc, sur un terrain de 10 600 m², appartenant à la Chambre de commerce et d’industrie (CCI). | OUEST-FRANCE

Le grand panneau est apparu à l’entrée du chemin, qui mène à l’ancien aérodrome des Plaines-Villes, face à la Caisse d’allocations familiales. Rémy Moulin, le maire de Ploufragan (Côtes-d’Armor), a accordé mardi dernier, à Lidl, le droit de construire un magasin d’une surface de 990 m². Ce chiffre n’est pas anodin. Il permet à l’enseigne de contourner l’avis négatif, rendu par la commission départementale d’aménagement commercial (Cdac), le 18 novembre 2020.

Pour la construction de nouveaux magasins, la loi prévoit un passage obligatoire devant la Cdac, pour les surfaces supérieures à 1 000 m². Cette commission doit valider une autorisation d’exploitation commerciale, indispensable dans le cadre du permis de construire. Le premier projet, retoqué en novembre, faisait 1 417 m².

En catimini avec les élus

Lidl a choisi de ne pas faire appel devant la commission nationale d’aménagement commercial, la procédure habituelle. L’enseigne sait le maire de Ploufragan acquis à sa cause. En présentant un nouveau projet un poil inférieur à 1 000 m², Lidl évite de passer par la case Cdac. Un simple permis de construire signé par le maire suffit et celui-ci ne prend plus en compte les questions d’équilibre commercial à l’échelle de l’agglo, simplement l’aspect urbanistique.

Les élus ont tout fait pour que cette demande de permis de construire, déposée à la mairie de Ploufragan, le 8 janvier 2021, ne s’ébruite pas. Questionné début mars par téléphone, le maire de Ploufragan nous a répondu, un peu gêné, ne pas savoir si une telle demande avait été faite.

« On risque d’y laisser des plumes »

La ville de Ploufragan et Saint-Brieuc Armor agglomération avaient la possibilité de saisir la Cdac de façon facultative, après cette deuxième demande. Ils ont choisi de ne pas le faire dans les délais impartis. Ce qui agace les salariés de Géant, aux Villages, qui craignent la nouvelle concurrence. « La densité commerciale, dans l’agglo, est déjà supérieure de 30 % à la moyenne nationale. On risque d’y laisser des plumes, s’inquiète Muriel Cottret, déléguée syndicale FO, à Géant. Ça sert à quoi de faire un schéma de cohérence territoriale (Scot), si on se permet toujours ce genre de petits arrangements ? »

Le premier projet « ne respectait pas le Scot »

Pour retoquer le premier projet de Lidl, en novembre, la Cdac avait en effet soulevé qu’il ne « respectait pas les dispositions du Schéma de cohérence territoriale (Scot) en matière de centralités ». « Cette création va à l’encontre des politiques publiques de revitalisation des territoires, avait aussi dit la commission préfectorale. Elle est de nature à déstabiliser le commerce des centres-villes limitrophes, le centre-ville de Saint-Brieuc étant engagé dans l’opération de revitalisation de territoire (ORT), portée par Saint-Brieuc Armor agglomération. »

Le Scot, « pas du ressort de l’agglo »

« Le Scot, ce n’est pas du ressort de l’agglo mais du Pays de Saint-Brieuc », botte en touche Ronan Kerdraon. Cette institution réunit les agglomérations briochine et lamballaise, Saint-Brieuc Armor agglomération a d’ailleurs décidé de la dissoudre, d’ici à la fin de l’année. « Je veux bien qu’on interroge le président de l’agglomération sur Lidl, mais je veux bien aussi que les gens de Géant se posent la question sur les raisons pour lesquelles leur magasin n’a pas été modernisé depuis trente ans. »

« Moi, je porte le vote de l’agglo »

Le président de Saint-Brieuc Armor agglomération répond aussi aux critiques, après le changement de vote de plusieurs membres de la Cdac sur le projet de Lidl, à Langueux, entre novembre 2020 et mars 2021 : « Je ne soutiens pas Lidl, j’ai toujours tout mis en transparence au bureau de l’agglomération. Ce n’est pas Ronan Kerdraon qui influe ou pas, ce sont les seize membres du bureau de l’agglo qui se sont prononcés, en toute transparence. Moi, je porte les votes. »

Le président avait, en effet, voté contre le projet de Lidl aux Plaines-Villes, lors de la Cdac du 18 novembre 2020, conformément au souhait de la majorité des vice-présidents de l’agglo et pour le projet de Langueux, à deux reprises.

« On soutient les maires dans les décisions qu’ils prennent »

Pourquoi l’agglo n’a-t-elle pas saisi elle-même la Cdac, après le dépôt du permis de construire, début janvier ? « Ce n’est pas à moi de le faire, estime Ronan Kerdraon. Si on m’avait demandé, j’aurais posé la question au bureau de l’agglo. Et je rappelle que, tout comme l’Association des maires de France (AMF), nous soutenons plutôt les maires dans les projets qu’ils portent ou les décisions qu’ils prennent. »

« En 2015, personne ne s’est ému quand la galerie Carrefour a créé près de 5 000 m², à Langueux (l’extension de la galerie, NDLR) », tacle encore le président de l’agglo. L’affaire pourrait ne pas s’arrêter-là. Il n’est pas exclu que le groupe Casino, propriétaire de Géant, porte un recours contre ce permis de construire, devant le tribunal administratif de Rennes.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/saint-brieuc-malgre-le-refus-de-la-cdac-lidl-obtient-le-droit-de-construire-aux-plaines-villes-662999a0-986a-11eb-b44f-3293a4348be5

 

Ouest-France

Île-de-Batz. Un collectif critique les projets de la municipalité

Ils sont une quinzaine d’îliens à se poser diverses questions quant à la politique menée sur l’Île-de-Batz (Finistère). Débarcadère, attractivité, sentiment d’être muselés : la mairie répond sur chaque point.

Un collectif informel s’est saisi de plusieurs dossiers municipaux, dont le projet de travaux du débarcadère.

Un collectif informel s’est saisi de plusieurs dossiers municipaux, dont le projet de travaux du débarcadère. | OUEST-FRANCE

Une quinzaine d’habitants de l’île se manifestent pour apporter leur pierre à l’édifice à la politique de l’Île-de-Batz (Finistère). La municipalité, à travers la voix de Guy Cabioch, maire, répond à chaque problématique soulevée. Une pétition contre le projet de débarcadère est d’ailleurs en ligne sur le site change.org, signée par plus de 150 personnes.

Ce que propose le collectif des îliens

1 : « Pourquoi refaire une chaussée en bon état au débarcadère ? »

Premier point de crispation : les travaux du débarcadère de l’île. Une barrière de sécurité, dangereuse et vétuste, doit être changée. La mairie prévoit de refaire la route. « Nous sommes d’accord sur le principe pour la barrière. Mais nous nous demandons comment le conseil justifie les travaux de la chaussée. Pourquoi la refaire alors qu’elle est en bon état ? L’argent prévu pour ce projet, 460 000 €, ne pouvait-il pas être investi autrement, notamment pour la boulangerie ? C’est une somme très importante », interroge ce collectif, informel et qui préfère s’exprimer anonymement.

2 : « On se sent muselés »

Ce collectif d’insulaires se demande comment apporter sa pierre à l’édifice dans la construction du projet politique. « Le problème c’est que, si nous ne sommes pas élus, nous sommes persona non grata. Dans les projets, il n’y a aucune consultation des riverains. On se sent muselés, on ne peut rien proposer. » Depuis les dernières élections municipales, il n’y a plus de conseiller d’opposition.

3 : « Quelle vision pour l’île dans dix ans ? »

Ces opposants s’inquiètent également du devenir de l’île : « Il y a déjà 79 % de résidences secondaires. Comment faire pour attirer de nouveaux actifs, les faire rester ? » En ligne de mire, trois propositions émergent : s’intéresser à la question des logements, créer de l’activité économique sur l’île et proposer une garde d’enfants pour les parents actifs. « Il manque des réponses à ces trois éléments. »

Ce que la mairie leur répond

1 : « Nous n’avons pas le choix de refaire la route du débarcadère »

Le projet du débarcadère a été validé avec l’accord de l’architecte des Bâtiments de France. « On va élaborer un mur en pierres apparentes. Pour cela, il faut faire des ancrages dans la route, tout détruire et tout refaire. Nous n’avons pas eu le choix », se défend Guy Cabioch, le maire. La somme totale de ces travaux est subventionnée par la Région et le Département. « Nous avons les autorisations du conseil régional, car le port appartient à la Région. Le conseil a voté à l’unanimité pour ce projet. »

2 : « Toutes nos réunions sont publiques »

« Les réunions du conseil municipal sont publiques », avance le maire. Or, la précédente se déroulait à 20 h 30, alors que le couvre-feu était en place, à 18 h. « Ce n’est arrivé qu’une fois. On a présenté le projet de débarcadère au public : personne n’est venu. »

3 : Douze locatifs, un avenir pour la boulangerie mais pas de garde d’enfants

La municipalité prévoit d’acheter un terrain de 1 400 m². « Nous allons faire une étude de faisabilité pour y construire des logements. Avec ceux acquis aux Phares et balises et les trois du bourg, nous avons douze logements locatifs », rappelle le maire. Concernant l’économie, le maire répond sur l’activité de la boulangerie : « Un repreneur sérieux va faire une offre d’acquisition pour reprendre les murs. Il devrait faire des travaux en septembre pour une ouverture au printemps 2022. » Enfin, pour la garde d’enfants, le maire ne souhaite pas créer de garderie au vu des naissances, « trop faibles sur l’île ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/ile-de-batz-29253/ile-de-batz-un-collectif-critique-les-projets-de-la-municipalite-912ddcae-9880-11eb-b44f-3293a4348be5

 

Ouest-France

Morlaix. « Nos pratiques artistiques sont en danger »

Les occupants du théâtre de Morlaix (Finistère) ont invité mercredi des enseignantes en danse et yoga. Elles ont animé des séances dans leurs disciplines sur la place de l’Avant-Scène et font part de leur désarroi.

« Ceci n’est pas un cours de danse mais une manifestation de soutien aux artistes et enseignants, » déclare Denise, occupante du théâtre.

« Ceci n’est pas un cours de danse mais une manifestation de soutien aux artistes et enseignants, » déclare Denise, occupante du théâtre. | OUEST-FRANCE

Mercredi 7 avril 2021, les occupants du théâtre de Morlaix (Finistère) ont accueilli des enseignantes en danse et yoga ainsi que quelques dizaines de sympathisants. Cette manifestation a débuté par des séances d’initiation suivies d’un échange sur le manque et le besoin de pratique physique et artistique en lien avec l’actualité sanitaire.

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMTA0YzJkMWU3YWIyZjY1ODkyZDFkNWE1MDRmOTIyM2U5Zjg?width=630&focuspoint=50%2C50&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=5ce5202dbccaa36390db1dfcbe9671da171323b044b4cdd9d0f1b8f15d0ccd5c

Isabelle, Béatrice et Marie-pierre, respectivement enseignantes de dance et de yoga, inquiètes pour l’avenir de leurs activités. | OUEST-FRANCE

« Vu le contexte, nos pratiques artistiques, voire nos emplois, sont mis en danger, s’inquiète Béatrice, enseignante en danse classique et contemporaine. Nous sommes venues pour informer sur nos situations et alerter sur les risques majeurs que nous réserve l’avenir. »

« L’incertitude nous mine »

Ces activités, extrascolaires ou pour les adultes, ont disparu ou ont été largement mises à mal depuis un an. Yoga et danse ne sont pas les seuls concernés. De nombreuses pratiques sont dans la même situation.

« Si nous ne pouvons pas reprendre en mai, le bilan de fin de saison de nombreuses associations sera catastrophique », déplore Isabelle, directrice artistique et enseignante en danse. La situation est la même pour Marie-Pierre, professeure de yoga. « Les salles sont fermées et, même en groupe restreint, on ne peut pas toujours pratiquer en extérieur. L’incertitude nous mine ».

L’expérience sera reconduite tous les mercredis. | OUEST-FRANCE

« Ces cours sont source d’équilibre pour les enfants, les parents et par conséquent la famille, lance une personne présente. Ils sont essentiels à notre vie sociale, à notre santé physique et mentale, en particulier en cette période. »

« Nous souhaitons reconduire cette expérience tous les mercredis après-midi en invitant des encadrants d’autres activités empêchées par le contexte de pandémie. Je pense aux professionnels ou amateurs de concerts, de cirque, de chorales… »

« Les associations ou structures concernées peuvent se manifester auprès des occupants du théâtre », propose Colin Destombe, un des organisateurs et danseur amateur.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-nos-pratiques-artistiques-sont-en-danger-b8ca86ba-9879-11eb-9342-310c99a8dcfb

 

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8 avril 2021

En marche...

En marche... Aalin Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/04/en-marche.html

 

Jeudi 08 avril 2021

Communiqué commun d'organisations de gauche et écologistes

Il souffle un vent mauvais sur La France. L’idéologie de l’extrême-droite, son vocabulaire, ses attaques discriminatoires et racistes, son obsession identitaire sont toujours plus relayées par le gouvernement et la droite. Le cours suivi par le gouvernement établit un climat dangereux, dans lequel certains groupes d’extrême-droite se pensent autorisés à agir en toute impunité

Cela se fait au moyen de lois liberticides et discriminatoires qui organisent une société de surveillance généralisée, de privation de liberté d’informer, de restrictions des libertés associatives.
A ces lois s’ajoutent des campagnes odieuses. C’est le cas de la chasse aux sorcières déclenchée par la ministre Frédérique Vidal dans universités au nom d’un soit-disant islamo-gauchisme.

C’est pour réagir à ces attaques, qu’en mars, nous avions lancé un premier appel.
Depuis, la situation n’a pas cessé de s’aggraver. Le syndicat UNEF a notamment été attaqué par plusieurs ministres au prétexte de groupes de paroles internes. La droite a réclamé sa dissolution sans que le gouvernement n’y trouve vraiment à redire.

Comme on pouvait s’y attendre, la majorité de droite du Sénat s’est engouffrée dans la brèche ouverte en durcissant encore les lois « sécurité globale » et « séparatisme ».
Dans ce climat, de groupuscules violents d’extreme-droite transforment ces paroles en actes : des identitaires néo-nazis ont attaqué la librairie « la plume noire « à Lyon ; des militants d’Action Française ont pénétré dans l’hémicycle du Conseil régional d’Occitane pour s’en prendre à des élus de gauche avec une banderole « islamo-gauchistes, traîtres à la France ».

Dans ce contexte, aucune organisation ne peut se croire à l’abri.

C’est la raison pour laquelle nous avions lancé un nouvel appel ce soir à toutes les organisations de gauche et écologiques afin de réagir et agir dans l’unité.

Malgré les invitations, EELV, le PCF et le PS n’ont pas voulu participer à ces échanges unitaires. Cette absence n’est pas à la hauteur de la situation.

Pour autant, notre objectif reste plus que jamais d’aider à la construction d’un front des libertés le plus large possible, pour la levée de toutes les mesures liberticides prises par le gouvernement . Nous appelons à toutes les initiatives proposées sur ce terrain par les associations et syndicats dont le rassemblement ce jeudi de 12 à 14h devant le Sénat et les préfectures.

En conclusion, nous avons décidé de proposer de rencontrer ces associations, syndicats, collectifs dans le but d’une réunion large avant le mois de mai et en vue d’un printemps des libertés qui est toujours plus nécessaire.

ENSEMBLE!, GDS,Generations, LFI, NPA,PEPS, POiD, UCL

 

Ouest-France

ENTRETIEN. Dix patients du CHU de Brest vont tester le cannabis médical contre la douleur

Modifié le Publié le Laurence GUILMO

Le 31 mars 2021, en France, l’expérimentation du chanvre comme médicament a débuté. Durant deux ans, une dizaine de patients du CHU de Brest qui souffrent de douleurs résistant aux traitements habituels vont tester le cannabis comme thérapie. Entretien avec le Dr Bertrand Quinio, responsable du centre d’évaluation et de traitement de la douleur du CHRU de Brest-Carhaix.

Le Dr Bertrand Quinio, responsable du centre antidouleur du CHRU de Brest-Carhaix.

Le Dr Bertrand Quinio, responsable du centre antidouleur du CHRU de Brest-Carhaix. | OUEST-FRANCE

Le gouvernement a lancé fin mars une expérimentation du cannabis médical pour 3 000 patients en France. Un test grandeur nature auquel participe le CHRU de Brest-Carhaix. Entretien avec le Dr Bertrand Quinio, responsable du centre d’évaluation et de traitement de la douleur.

Le cannabis médical ou thérapeutique va être expérimenté auprès de 3 000 patients suivis dans 215 structures en France. Comment se présente la situation pour le CHU de Brest ?

Ce n’est pas une étude clinique mais un test grandeur nature de l’utilisation d’un médicament en « vie réelle ». Comment le prescrire, le surveiller, etc. Au CHU de Brest, trois services ont été retenus. En ce qui concerne ma partie, c’est pour soulager les douleurs.

Combien de vos patients participent au test ?

Sur les 750 traités en France pour la douleur, nous avons autour de 13 patients sur deux ans. Soit une dizaine de Brestois car je partage cette expérimentation avec deux autres centres : l’un à Lorient qui va inclure un patient et l’autre à Saint-Brieuc pour deux patients. Les trois premiers patients, qui commenceront le 23 avril, ne seront donc pas brestois.

Sur quels critères ont-ils été choisis ?

Il s’agit de personnes volontaires, qui souffrent de douleurs neurologiques depuis plus de six mois, en échec par rapport aux traitements habituels. Des douleurs chroniques et intenses.

Quelles contraintes peuvent freiner cette expérimentation ?

Les patients n’auront pas le droit de conduire durant toute l’expérimentation. Car le cannabis peut entraîner des effets de somnolence et une mauvaise appréciation de l’environnement qui augmentent le risque d’accident.  Par ailleurs, les patients devront suivre plusieurs visites dont six importantes. Et renouveler leur ordonnance tous les 28 jours. Les visites simples pourront être réalisées par les médecins traitants s’ils sont volontaires et ont été formés. Idem pour les pharmaciens. Pas sûr qu’il y ait beaucoup de volontaires en cette période de crise sanitaire !

Comment se présentent les traitements ?

Tout d’abord, sous forme d’huile de cannabis, extraite de la plante de chanvre Stevia. Les doses seront augmentées progressivement et ajustées selon chaque personne. Puis, à partir de juin, si besoin, pour des douleurs récalcitrantes, une fleur pourra aussi être utilisée en vaporisation.

Quels sont types de médicaments ?

Trois types de médicaments pourront être proposés avec des teneurs différentes en CBD (cannabidiol) et THC (tétrahydrocannabinol). Dans l’un, c’est le CBD qui prédomine ; dans le deuxième, il y a quantité égale des deux principes actifs ; dans le troisième, c’est le THC. Ce dernier est le responsable des effets psychotropes du cannabis et provoque les principaux effets secondaires, mais il présente parfois une efficacité plus directe. Le CBD a plus un rôle de régulateur. Entre les effets positifs et négatifs, la marge est étroite. Il faut être prudent.

Quels sont les effets secondaires possibles ?

La consommation du cannabis sera quotidienne, deux fois par jour. Il peut y avoir des phénomènes de dépendance, de consommation difficile à contrôler, de syndrome de sevrage si arrêt brutal. Il y a des risques sur le plan cardiaque et vasculaire cérébral.

Quels résultats sont attendus ?

Nous allons vérifier si la douleur a diminué. Nous allons aussi prendre en compte le ressenti général, la qualité de vie. L’objectif est de trouver la bonne dose sans effets secondaires.

Est-ce un traitement révolutionnaire ?

Il est déjà utilisé au Canada et Israël. Mais les études réalisées ne sont pas forcément de bonne qualité. A priori, le cannabis médical n’est pas du tout révolutionnaire pour traiter la douleur chronique. Mais dans ce domaine, la question individuelle a beaucoup d’importance. Cette expérimentation va permettre de clarifier les choses.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-dix-patients-du-chu-vont-tester-le-cannabis-medical-contre-la-douleur-6a313fb4-97af-11eb-88fe-d7588d2aa6f7

 

Ouest-France

À Morlaix, la « vélorution » commence par le centre-ville

Zone à 30 km/h élargie, nouvelles bandes cyclables, voies partagées, rond-point sécurisé… Grâce aux aménagements de la Ville de Morlaix (Finistère), on peut se rendre à vélo dans le centre sans prendre des risques.

Nathalie Barnet-Tanzilli, adjointe à la transition écologique, teste les nouveaux aménagements, entre le viaduc et l’hôtel de ville.

Nathalie Barnet-Tanzilli, adjointe à la transition écologique, teste les nouveaux aménagements, entre le viaduc et l’hôtel de ville. | OUEST-FRANCE

Les élus morlaisiens ont cherché à répondre à cette question en proposant, depuis le début de l’année, de nouveaux aménagements pour encourager la pratique du vélo et de la marche, tout en assurant une cohabitation harmonieuse avec les autres usagers de la route. « Avec comme objectifs, la réduction de la vitesse et de la pollution de l’air et du bruit de la circulation automobile », indiquent Valérie Scattolin et Nathalie Barnet-Tanzilli, respectivement adjointes au tourisme et commerce et à la transition écologique. « Il n’y a plus de voie traversante à deux voies en centre-ville », ajoutent les deux élues, qui visent le quatrième niveau du label Ville prudente.

La zone à 30 km/h élargie

Les automobilistes roulent moins vite dans le centre où la vitesse maximale autorisée est de 30 km/h. Cette limitation va rapidement être étendue sur les plateaux est et ouest de la ville et dans le bourg de Ploujean. « Il s’agit de sécuriser les piétons à proximité des zones commerçantes et des établissements scolaires, précise Nathalie Barnet-Tanzilli. Nous rééquilibrons l’usage de la route qui, depuis les années 1990, était voué au tout voiture. »

Chaucidou, voirie partagée, bande de rive…

Le chaucidou, procédé en vigueur en Suisse depuis trente ans et rue de Brest à Morlaix depuis deux ans, est étendu des quais de Léon et de Tréguier au rond-point Charles-de-Gaulle. La route n’étant pas assez large pour une piste cyclable, automobilistes et cyclistes se partagent l’espace. Puis entre le rond-point Charles-de-Gaulle et le viaduc, c’est une voirie partagée où, lorsque les vélos roulent sur la bande cyclable, les voitures patientent derrière les cyclistes sans chercher à les doubler.

Enfin, une bande cyclable du viaduc à l’hôtel de ville remplace une des deux voies empruntées par les voitures. Ce couloir réservé aux cyclistes est marqué par des bandes de peinture au sol. À noter que les trois aménagements comprennent une bande de rive de 80 cm pour permettre aux automobilistes d’éviter de percuter les cyclistes lorsqu’ils ouvrent leur portière.

Des marquages au sol sécurisent le rond-point du Général-de-Gaulle, mais attention, les cyclistes ne sont pas prioritaires. | OUEST-FRANCE

Cédez-le-passage, places de parking neutralisées…

C’est l’autre grande nouveauté. Sous le viaduc côté Léon, les voitures doivent laisser la priorité aux véhicules venant de la gauche avec un cédez-le-passage. De plus, les stationnements qui gênaient jusqu’alors la bonne visibilité des passages piétons ont été neutralisés. « La municipalité s’y était engagée en signant le manifeste Vélo », ajoute Nathalie Barnet-Tanzilli. Par ailleurs, plusieurs passages piétons ont été refaits avec un revêtement antidérapant et des sas vélos matérialisés par des bandes vertes ont été renforcés entre les lignes d’arrêt des véhicules et les passages piétons.

Et pour garer son vélo

Pour attacher son vélo, des arceaux, environ une cinquantaine, sont en cours d’installation place de Viarme, rue de Paris, bas de la rue de Villeneuve, Cours Beaumont, ou encore place des Jacobins. Des abris à vélos sécurisés verront le jour, d’ici l’été.

Une commission du piéton et du vélo

La municipalité va créer une nouvelle instance de concertation extra-municipale composée de membres des associations d’usagers, de personnes en situation de handicap, de représentants de Kéolis et des commerçants. Elle aura pour vocation de mobiliser les acteurs du territoire autour des questions des mobilités actives et de l’accessibilité des aménagements pour tous. Les personnes qui souhaitent en faire partie peuvent contacter la mairie via le mail commissionpietonvelo@villedemorlaix.org

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-la-velorution-commence-par-le-centre-ville-04151a82-97d9-11eb-8374-1727af899502

 

Ouest-France

Régionales en Bretagne. Débats vifs mais assumés chez les écologistes

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La liste écologiste Bretagne d’avenir est traversée par d’intenses débats en interne, allant jusqu’à suspendre la tenue du comité de campagne. Pour les têtes de listes, ces échanges illustrent le dynamisme du mouvement.

Gaël Briand, Claire Desmares-Poirrier et Yannick Jadot en campagne pour les Régionales à Lorient

Gaël Briand, Claire Desmares-Poirrier et Yannick Jadot en campagne pour les Régionales à Lorient | OUEST-FRANCE

« Les aléas normaux d’une campagne politique. » C’est ainsi que Claire Desmares-Poirrier décrit les débats houleux au sein de la liste de rassemblement Bretagne d’avenir(1), qu’elle mène pour les élections régionales, fixées les 13 et 20 juin prochains. Récemment, les réunions du comité de campagne électoral ont même été suspendues « jusqu’au retour à un niveau de convivialité correct et de fonctionnement normal » , peut-on lire dans un document interne.

Des débats sur la stratégie

Car, dans l’équipe de campagne, certains grognent. Notamment sur la mise en avant d’une tête de liste, plutôt que de l’ensemble des candidats. « On est très clairs sur le fait que Claire Desmares-Poirrier, qui est la tête de liste aux élections régionales, est mise en avant, avant tout, répond Valérie Tabart, tête de liste dans les Côtes-d’Armor. Mais il est important pour nous de dire qu’il y a une liste et de faire remonter encore plus de collectif. »

Ronan Pichon, tête de liste dans le Finistère, reconnaît l’existence de ces débats internes, « sur la stratégie à mener, sur le type de campagne que l’on veut mener ». Mais selon lui, c’est bon signe : « Toutes les logiques collectives veulent ça. C’est sûr que, quand on a un chef et qu’on le suit, il n’y a pas de débats à avoir… »

Les tensions apparaissent d’autant plus facilement que certains membres de l’alliance politique se connaissent à peine et échangent majoritairement par écran interposé. « Moi, les visios, j’en peux plus, reconnaît Gael Briand, tête de liste dans le Morbihan. Pour la campagne, on fait deux réunions par semaine. Mais au conseil municipal [il est élu à Lorient, N.D.L.R] c’est la même chose, je suis dans un parti politique et c’est la même chose… »

Autre sujet de débat : la posture vis-à-vis de Daniel Cueff, l’autre candidat écologiste qui profite d’une notoriété déjà acquise. « Un non-sujet » , pour les Verts qui, à demi-mot, se demandent même si Daniel Cueff trouvera les financements nécessaires pour se présenter.

(1)Bretagne d’avenir rassemble Europe Écologie Les Verts, l’Union démocratique bretonne et Ensemble sur nos territoires

https://www.ouest-france.fr/elections/regionales/regionales-en-bretagne-debats-vifs-mais-assumes-chez-les-ecologistes-80d12f94-97bf-11eb-88fe-d7588d2aa6f7

 

Ouest-France

Loi sur la fin de vie : cinq députés LR, cibles de nombreuses critiques

Pour ralentir l’examen de la proposition de loi sur la fin de vie, ce jeudi 8 avril 2021 à l’Assemblée nationale, cinq députés LR ont déposé 2 352 amendements. Parmi eux : le Costarmoricain Marc Le Fur. Une manière d’agir qui irrite…

La proposition de loi sur la fin de vie doit être examinée ce jeudi 8 avril 2021 à l’Assemblée nationale. Mais les amendements déposés vont ralentir le processus.

La proposition de loi sur la fin de vie doit être examinée ce jeudi 8 avril 2021 à l’Assemblée nationale. Mais les amendements déposés vont ralentir le processus. | ARCHIVES CHARLES PLATIAU, REUTERS

Bis repetita. Deux mois après avoir bloqué, à l’Assemblée, le débat sur l’extension du délai légal d’accès à l’Interruption volontaire de grossesse (IVG), de nouveaux députés Les Républicains (LR) vont récidiver ce jeudi. Cette fois, à propos de l’évolution de la législation sur la fin de vie. Et toujours avec la même manière d’agir : un dépôt massif d’amendements, empêchant l’examen de la proposition de loi et le vote dans la journée.

Cinq parlementaires LR ont été particulièrement actifs ici : Xavier Breton (Ain), Patrick Hetzel (Bas-Rhin), Frédéric Reiss (Bas-Rhin), Julien Ravier (Bouches-du-Rhône) et Marc Le Fur (Côtes-d’Armor). À eux seuls, ils ont déposé 2 352 amendements, dont 394 pour le Costarmoricain. « Il s’agit là d’un quarteron de députés voulant empêcher la discussion sur un sujet de société majeur » , déplore Olivier Falorni (député de Charente-Maritime, groupe Libertés et Territoires) à l’origine du texte.

« Liberté de vote »

Une façon de faire qui irrite fortement les parlementaires de tous bords (hors RN). Près de 272 d’entre eux viennent de l’écrire dans une tribune publiée par le Journal du dimanche. De Clémentine Autain (LFI) à Yaël Braun-Pivet (La République en marche), d’Olivier Faure (PS) à Maxime Minot (Les Républicains), tous dénoncent cette obstruction, « négation du travail parlementaire. Oui, il est temps de débattre du sujet au Parlement, de façon digne et apaisée ».

Mis en cause, Damien Abad plaide non coupable. Le patron des députés LR écarte toute stratégie d’obstruction de la part de sa formation de 105 hommes et femmes. « C’est un débat important. Nous ne déposerons d’ailleurs aucun amendement de groupe afin de montrer qu’il y a chez nous une liberté de vote. » Tout en précisant aussi que le droit d’amendement est libre et individuel. « Il faut le respecter. »

Un débat et des divisions

Plusieurs fois sollicité, Marc Le Fur n’a pas souhaité réagir aux reproches d’obstruction qui lui sont faits. Comme l’indique Olivier Falorni, le débat aura quand même lieu ce jeudi. Roland Lescure (LREM) s’en réjouit. Même s’il aimerait aller encore plus loin qu’une discussion de quelques heures. Il plaide pour une « Convention citoyenne sur la fin de vie » .

Pour Aurore Bergé (présidente déléguée du groupe LREM à l’Assemblée), en revanche, programmer maintenant ce débat sur la fin de vie « n’est pas le bon moment, alors que nous nous battons pour la vie depuis un an. Quand vous avez des gens aussi différents que Michel Houellebecq et Robert Badinter qui considèrent que notre droit ne devrait pas changer en la matière, cela mérite qu’on les écoute ». Une ligne partagée par plusieurs parlementaires de la majorité… et décriée par d’autres. Le parti présidentiel se divise sur l’euthanasie.

https://www.ouest-france.fr/europe/france/loi-sur-la-fin-de-vie-cinq-deputes-lr-cibles-de-nombreuses-critiques-0d71fae6-96df-11eb-8638-69c56106f3d4

 

Ouest-France

Selon le député Éric Bothorel, « il n’y aura plus d’extraction de sable en baie de Lannion »

Le projet de loi concernant la lutte contre le dérèglement climatique est à l’examen à l’Assemblée nationale. Le groupe La France insoumise avait déposé un amendement demandant un « moratoire sur l’extraction de sable en baie de Lannion ». Celui-ci a été rejeté. Éric Bothorel, député de la circonscription, l’a affirmé : « Il n’y aura plus d’extraction de sable en baie de Lannion », en rappelant le combat mené localement.

Éric Bothorel, député de la 5e circonscription des Côtes-d’Armor.

Éric Bothorel, député de la 5e circonscription des Côtes-d’Armor. | DR

Le groupe La France insoumise (LFI) par la voix de la députée Mathilde Panot a déposé un amendement à l’article 19 du projet de loi sur la lutte contre le réchauffement climatique, dont l’examen se poursuivait à l’Assemblée nationale ce mercredi 7 avril 2021.

« Cet amendement vise à imposer un moratoire sur l’extraction de sable en baie de Lannion ». Surtout, « l’amendement vise spécifiquement à contrer l’amnésie de l’ex-candidat à la présidentielle devenu Président, déjà en campagne de réélection. En effet, il avait nié avoir autorisé l’extraction en baie de Lannion indiquant que seuls des permis de recherche avaient été autorisés. Pourtant, en avril 2015, c’est bien Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie qui avait signé le décret attribuant une autorisation d’exploitation de quinze ans à la Compagnie armoricaine de navigation. » Le texte rappelle également les procédures toujours en cours devant la justice.

Le combat de Corinne Ehrel

Éric Bothorel, député LREM de la circonscription de Lannion, a répondu à Mathilde Panot, en rappelant que « l’ensemble de la population trégorroise est opposé à ce projet, qu’elle l’a dit haut et très fort » mais aussi que c’était le combat mené par la députée trégorroise Corinne Erhel, décédée en 2017.

« Elle n’aura pas eu le loisir d’entendre le président de la République, en 2018, décréter ce que vous demandez, c’est-à-dire une suspension. […] Depuis trois ans, il n’y a pas eu d’extraction de sable en baie de Lannion, et il n’y aura plus d’extraction de sable en baie de Lannion. » Une suspension qui sonne comme un point final dans la bouche de l’élu costarmoricain. L’amendement a été rejeté.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/selon-le-depute-eric-bothorel-il-n-y-aura-plus-d-extraction-de-sable-en-baie-de-lannion-29447e2e-97c5-11eb-88fe-d7588d2aa6f7

 

Ouest-France

Covid-19. Une cagnotte pour l’hôpital des Armées

La famille d’un patient des Alpes-Maritimes, transféré en réanimation à Clermont-Tonnerre, est reconnaissante des soins prodigués. Elle a lancé une cagnotte sur internet. Les fonds récoltés aideront à embellir des locaux ou acheter du matériel.

L’hôpital d’instruction des armées a accueilli des patients transférés d’autres régions, où les hôpitaux sont saturés d’admissions liées au Covid.

L’hôpital d’instruction des armées a accueilli des patients transférés d’autres régions, où les hôpitaux sont saturés d’admissions liées au Covid. | OUEST-FRANCE

Atteint du Covid-19, leur père de 68 ans est toujours hospitalisé en réanimation à̀ hôpital des Armées Clermont-Tonnerre de Brest. Il y a six semaines, il a été transféré de Cagnes-sur-Mer, près de Nice, dans les Alpes-Maritimes. Une région très touchée par l’épidémie, où les hôpitaux sont débordés.

Reconnaissante, touchée par le travail effectué à l’hôpital d’Instruction des armées (HIA), la famille de ce patient a décidé de créer une cagnotte solidaire sur Leetchi, avec l’autorisation de l’établissement, le 1er avril. C’est ce que révèle France Bleu Breizh Izel.

Françoise, Laurence, Magali et Marion écrivent : « Chaque jour, le personnel soignant se bat pour lui sauver la vie et sauver celle des autres patients. »

Marion Bertomeu, l’une des filles, est venue à Brest à plusieurs reprises pour voir son père. Elle indique : « J’ai fait la rencontre de personnes formidables et j’ai également pu voir leur quotidien. »

Plus de temps pour les malades

Selon Marion Bertomeu, citée par France Bleu Breizh Izel : si son père n’avait pas été évacué, il « ne serait peut-être plus là aujourd’hui. Parce qu’à Nice, ils sont tellement débordés qu’à un moment donné, les soins ne peuvent pas être les mêmes que dans un service hospitalier de réanimation comme Brest, où ils ont moins de monde, et donc plus de temps pour s’occuper des patients. »

Elle ajoute : « Chaque jour, chaque minute, ils travaillent sans relâche pour apporter les soins nécessaires à chacun dans des conditions extrêmement difficiles liées à la crise sanitaire. » Elle évoque les « gestes barrières, la fatigue, l’habillage, déshabillage, la chaleur extrême sous la tenue de protection, le manque de personnel, etc. »

La famille veut « venir en aide » aux personnels « afin d’améliorer leur quotidien ainsi que celle des familles dans ces moments si difficiles ». « Nous sommes tous touchés de près ou de loin par le Covid, c’est pour cela que nous lançons un cri du cœur et un élan solidaire. »

Hier, près de 1 300 € ont été récoltés. La cagnotte servira à embellir les locaux ou acheter du matériel. Nous avons sollicité la direction du HIA, sans retour.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/covid-19-une-cagnotte-pour-l-hopital-des-armees-0e043b0c-978b-11eb-88fe-d7588d2aa6f7

 

6 avril 2021

850 personnes à la manif de soutien à Morgan Large ce midi, 6 avril, à Rostronen

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Manifestation de soutien à la journaliste Morgan Large ce midi a Rostrenen. 850 personnes mobilisés pour la liberté de la presse et contre des pressions insupportables sur cette journaliste comme sur Inès Leraud.
 
Photos de notre camarade Daniel Laporte
 
Article Ouest France du 6 avril 2021
Rostrenen. Environ 850 personnes rassemblées en soutien à la journaliste Morgan Large
Ce mardi 6 avril 2021, à Rostrenen (Côtes-d’Armor), un rassemblement de soutien à Morgan Large, journaliste à RKB, ainsi qu’à une consœur allemande, agressée à Glomel, s’est tenu ce midi. Ces deux journalistes enquêtent sur les pratiques de la filière agroalimentaire bretonne.
Morgan Large, journaliste à la radio RKB, basée à Rostrenen et qui enquête sur la filière agroalimentaire en Bretagne, aurait été la cible « d’un acte de malveillance grave », comme le dénonçait Reporters sans frontières (RSF) dans un communiqué le 2 avril 2021.
Les journalistes de Radio Breizh font grève ce mardi 6 avril et appelaient à un rassemblement de soutien aux deux journalistes et pour la liberté d’informer, à Rostrenen, place du marché, à midi.
Le rassemblement a duré une heure et a réuni près de 850 personnes selon les gendarmes. Serge Le Quéau, pour le syndicat Solidaires, Sylvain Ernault, au nom du SNJ (Syndicat national des journalistes), notamment, ont pris la parole pour exprimer leur solidarité à l’égard de Morgan Large dont l’intervention a clos le rassemblement.
Acte de malveillance
D’après RSF, « elle était sur le point de prendre le volant », le 31 mars, « quand soudain, elle s’est rendu compte que les boulons fixant une des roues arrière de son véhicule avaient disparu. Cet acte de malveillance n’est pas le premier. Depuis qu’elle enquête sur les subventions accordées à l’agro-industrie en Bretagne, elle et son média ont fait l’objet de pressions et d’actes d’intimidation à plusieurs reprises ».

Journalistes menacées en Bretagne : l’alarme de trop

Vendredi 2 Avril 2021 - L'Humanité

Marie-Noëlle Bertrand

Morgan Large, reporter basée dans les Côtes d’Armor, dénonce l’acte de malveillance dont elle aurait été victime. Depuis la diffusion d’un reportage sur l’agroalimentaire en Bretagne régional, elle et la radio pour laquelle elle travaille ont essuyé plusieurs menaces. Un appel à la grève est lancé pour le mardi 6 avril.

Fait-il mauvais vouloir tout dire dans les Côtes d’Armor ? Morgan Large, journaliste à Radio Kreiz-Breizh (RKB) dénonce un acte de malveillance dont elle aurait été victime ce mercredi 31 mars à Glomel, la commune où elle habite, a priori en lien avec l’exercice de son métier.

Sur le point de prendre sa voiture, la reporter s’est rendu compte qu’il manquait des boulons à l’une de ses roues. Un acte grave, dénonce aujourd’hui Reporter sans frontière (RSF) et qui ne serait pas le premier, en outre, que subit Morgan Large. « Depuis qu’elle enquête sur les subventions accordées à l’agro-industrie en Bretagne, elle et son média ont déjà fait l’objet de pressions et d’actes d’intimidation à plusieurs reprises », avance RSF. À Glomel, toujours, et cette même semaine, une autre journaliste, « a été insultée, bousculée et suivie jusque chez elle par un agriculteur », explique dans un communiqué l’équipe de RKB. Tous les salariés de la radio appellent, en protestation, à une grève ce mardi 6 avril ainsi qu’à un rassemblement de soutien à Rostrenen. À midi, ce jour-là, il y aura un blanc sur les ondes du média, dont les trois émetteurs ne diffuseront, le reste du temps, rien d’autre que de la musique.

« Les appels anonymes ont commencé peu après… »

« Ce n’est tout simplement pas possible de se voir menacés, en tant que journalistes, simplement parce que nous faisons notre métier », explique à l’Humanité Virginie Bauterel, coordinatrice de la radio. « Les pressions existent depuis longtemps, mais cette fois, on franchit un cap qui n’est pas admissible. »

Elles se sont intensifiées, singulièrement, depuis novembre dernier et la diffusion d’un documentaire sur France 5. Réalisé par Aude Rouaux et Marie Garreau de Labarre, Bretagne, une terre sacrifiée décrypte le poids économique que représente le secteur agroalimentaire dans la région, mais aussi son impact environnemental et sanitaire et la pression politique qu’il y exerce.

Morgan Large, correspondante installée dans les Côtes d’Armor depuis plus de vingt ans et qui a longuement enquêté sur la filière volaille, y témoigne d’une politique agricole offrant matière à questions. « Les appels anonymes ont commencé peu après », raconte-t-elle aujourd’hui à l’Humanité. Des coups de fil la nuit, sans rien d’autre que le silence au bout, et qui se poursuivent encore actuellement.

« Cette fois, je compte porter plainte »

Sur les réseaux sociaux et le messenger (messagerie instantanée de Facebook) de la radio, les propos ont dans le même temps commencé à se faire plus virulents, menaçants pour certains. « Conasse, il ne faudra pas s’étonner si l’on vient chez toi !», cite la journaliste en exemple . En décembre, RKB constate pour sa part une tentative d’effraction dans deux de ses locaux. « Nous avons également reçu plusieurs commentaires pas très agréables », reprend Virginie Bauterel. Là encore, le ton est à la menace : «  Continuez avec votre agribashing, mais il ne faudra pas venir pleurer quand certains agriculteurs viendront s’en prendre à des gens comme vous », cite la coordinatrice de la radio .

En décembre toujours, Morgan Large retrouve ouverte la clôture du champ où paissent d’ordinaire ses deux chevaux, les animaux errant dehors. Plus tard dans l’hiver, sa chienne est victime une intoxication. « Je ne veux pas être paranoïaque, peut-être avait-elle mangé quelque chose qu’il ne fallait pas… Mais tout cela mis bout à bout, je ne peux pas m’empêcher d’envisager un empoisonnement. »

Morgan Large s’était jusqu’à présent contentée de déposer une main courante. Le déboulonnage du pneu est le geste de trop. « Je ne suis pas procédurière, mais cette fois, je compte porter plainte. » Le geste, cette fois, touche son intimité et sa famille, explique-t-elle, remontant le fil des évènements. « Mercredi, j’étais rentrée chez moi pour déjeuner avec mes enfants. C’est en repartant que j’ai vu un boulon dans l’allée. » Elle ne pense pas immédiatement qu’il vient de sa voiture, mais finit par y jeter un œil, et constate qu’il en manque deux à l’une des roues. « C’est un voisin à moi qui a trouvé le second, plus tard, en dehors de chez moi », reprend-elle. « Cela signifie que j’ai roulé avec des boulons desserrés. J’ai pris la départementale, j’ai eu ma fille avec moi… je ne comprends pas que l’on puisse mettre des personnes en danger à ce point. »

RSF demande aux élus de dénoncer les pressions de l’agro-industrie

N’étant pas encore saisie par une plainte, ni la gendarmerie de Glomel et ni celle des Côtes d’Armor ne sont, pour l’heure, en mesure de commenter l’affaire.

RSF, pour sa part, dit étudier «  avec la journaliste les suites judiciaires qui pourront être apportées ». L’organisation prend les choses très au sérieux, et « demande d’ores et déjà aux élus locaux de dénoncer ce fait et de se mobiliser contre la tentation d’imposer une omerta médiatique sur les questions liées à l’agriculture intensive en Bretagne.» Le cas de Morgan Large n’est pas une première, rappelle RSF. « La journaliste indépendante Inès Léraud qui a enquêté sur les retombées négatives de l’agriculture intensive dans la région a également fait l’objet de pressions. » Elle et Morgan Large ont d’ailleurs travaillé ensemble.

Le syndicat national de Journaliste (SNJ) a également réagi, et tâcle au passage l’inaction politique face aux menaces répétées que subissent les journalistes – toujours des femmes – en Bretagne. «  Malgré les discours lénifiants des autorités, enquêter sur l’agroalimentaire, en 2021, en Bretagne, c’est s’exposer à des représailles qui n’ont pas grand-chose à envier aux méthodes des organisations criminelles. »

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2021/04/850-personnes-a-la-manif-de-soutien-a-morgan-large-ce-midi-6-avril-a-rostronen.html

 

Ouest-France

Une association de défense des consommateurs porte plainte après la pollution de la Penzé, à Taulé

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L’association ​Consommation logement cadre de vie annonce porter plainte contre X suite à la pollution constatée vendredi 2 avril 2021, à Taulé (Finistère).

< I > Depuis lundi, la baignade et le ramassage des coquillages sont interdits au port de Carantec. Une mesure de précaution après un incident sur le réseau d’assainissement. < /I >

Depuis lundi, la baignade et le ramassage des coquillages sont interdits au port de Carantec. Une mesure de précaution après un incident sur le réseau d’assainissement. | ARCHIVES

Vendredi 2 avril 2021, une pollution était constatée dans un affluent de la Penzé, à Taulé (Finistère). Elle a entraîné une forte mortalité chez les saumons, truites et anguilles, ainsi qu’une interdiction de baignade et pêche à pied dans les communes environnantes.

« Cette deuxième pollution de rivière dans le Finistère en 2021 survient au début de la grande consultation publique sur l’eau (1er mars – 1er septembre 2021) lancée par l’Agence Loire Bretagne pour reconquérir la qualité de l’eau, à laquelle la CLCV du Finistère s’associe pour sensibiliser les consommateurs et les inviter notamment à boire l’eau du robinet », souligne cette association dans un communiqué, mardi 6 avril 2021. « C’est pourquoi la CLCV, association agréée pour la défense des consommateurs, a porté plainte contre X. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/taule-29670/taule-la-clcv-porte-plainte-apres-la-pollution-de-la-penze-b136c3c0-96fb-11eb-8638-69c56106f3d4

 

Ouest-France

Taulé. Pollution au lisier : les Verts demandent des sanctions financières à la hauteur des dommages

À propos de la pollution ayant décimé truites et saumons dans la Penzé, à Taulé (Finistère), vendredi 2 avril 2021, le parti politique dénonce notamment « une nette diminution des moyens officiels de contrôle des installations ».

De nombreux saumons et truites ont été tués par la pollution au lisier survenue dans un affluent de la Penzé, à Taulé, vendredi après-midi. | DR/AAPPMA

Europe Écologie Les Verts (EELV) du pays de Morlaix revient, dans un communiqué, sur la pollution au lisier ayant décimé saumons et truites dans la Penzé, à Taulé (Finistère), vendredi 2 avril 2021. « De moins en moins d’exigences réglementaires pour les élevages, une nette diminution des moyens officiels de contrôle des installations, des agriculteurs dans la dénonciation d’un pseudo-acharnement administratif, la priorité donnée à l’emploi et à la croissance… Tous ces éléments concourent à la répétition accélérée des atteintes massives aux cours d’eau avec des conséquences qui s’étendent jusqu’au littoral. Aujourd’hui, après huit évènements similaires récents, c’est la Penzé qui fait les frais de cette incurie. »

EELV demande « que les sanctions financières soient à la hauteur des dommages causés et que l’argent public soit désormais dirigé exclusivement vers les projets de transition agricole durable ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/taule-29670/taule-pollution-au-lisier-les-verts-demandent-des-sanctions-financieres-a-la-hauteur-des-dommages-ef1d5c74-96f8-11eb-8638-69c56106f3d4

 

Ouest-France

Brittany Ferries. « Pas de licenciements secs ces trois prochaines années » selon la CGT

Le syndicat indique avoir signé l’accord d’activité partielle de longue durée, censé aider la compagnie bretonne à traverser cette période difficile. Selon la CGT, il devrait préserver l’emploi en CDI.

La Brittany Ferries est dans la tourmente à cause de la crise sanitaire.

La Brittany Ferries est dans la tourmente à cause de la crise sanitaire. | AFP / FRED TANNEAU

Mardi 6 avril 2021, la CGT des marins du Grand Ouest indique, dans un communiqué, avoir signé l’accord d’activité partielle de longue durée (APLD) et les avenants aux accords temps de travail de Brittany Ferries.

« La conclusion d’un accord APLD était nécessaire car bien qu’il n’évitera pas la diminution des effectifs décidée par la direction au travers de son plan de relance, cet accord devrait empêcher tout licenciement sec pour les trois prochaines années, et permettra également de garantir un maintien des rémunérations en activité partielle. »

Près de 2500 salariés

La direction a également « souscrit aux demandes » du syndicat, concernant une nouvelle répartition des congés, les accords temps de travail étant suspendus le temps de l’accord d’activité partielle.

Premier employeur de marins français, la Brittany Ferries fait travailler 2 474 salariés, dont 1 600 navigants (en équivalents plein-temps).

https://www.ouest-france.fr/bretagne/roscoff-29680/brittany-ferries-pas-de-licenciements-secs-ces-trois-prochaines-annees-selon-la-cgt-8b9f5574-96f5-11eb-8638-69c56106f3d4

 

 

Soutien à Matthieu Guillemot : une centaine de personnes devant la gendarmerie de Carhaix

Ce mercredi 7 avril 2021, près d’une centaine de personnes s’est rassemblée devant la gendarmerie de Carhaix (Finistère) en soutien à Matthieu Guillemot, militant NPA, convoqué par les gendarmes comme témoin dans une affaire.

Matthieu Guillemot a pris la parole lors du rassemblement de soutien mercredi devant la gendarmerie de Carhaix

Matthieu Guillemot a pris la parole lors du rassemblement de soutien mercredi devant la gendarmerie de Carhaix | OUEST-FRANCE

« C’est une première victoire, ma convocation a été reportée ! » a expliqué Matthieu Guillemot, militant NPA (Nouveau parti anticapitaliste) et restaurateur, devant les grilles de la gendarmerie de Carhaix (Finistère) où près d’une centaine de personnes s’est rassemblée mercredi.

Tous étaient venus lui apporter leur soutien après sa convocation à la gendarmerie, survenue au lendemain de la venue du préfet du Finistère, Philippe Mahé, à Carhaix, vendredi 2 avril 2021. Le militant avait alors adressé au préfet une fausse amende de 135 €, car sa délégation faisait plus de six personnes.

Samedi, Matthieu Guillemot a été contacté par la gendarmerie « comme témoin dans l’affaire de la dégradation de la maison de Richard-Ferrand, à Motreff », relate-t-il. Affaire qui remonte à 2019. Rapidement des appels à manifester ont été lancés par le NPA, le PCF, La France insoumise ou encore l’UDB Kreiz-Breizh. La convocation prévue ce mercredi, à 14 h 30, a depuis été annulée.

« On a remporté la première manche »

« Le but est de me salir, explique le militant NPA. Aujourd’hui, on a remporté la première manche, mais le match n’est pas fini. »

Pierre-Yves Thomas, élu de l’opposition et membre du Parti communiste français a rappelé son soutien « sans équivoque concernant cette affaire, qui n’est pas le fait d’un hasard, mais un prétexte d’intimidation ». Enfin, le maire de Carhaix, Christian Troadec, venu aussi participer à cette manifestation de soutien, a rappelé que, malgré les divergences, « on a toujours été ensemble pour dire non à ce qui est nocif. La dernière fois que l’on s’est réuni devant les grilles de la gendarmerie, c’était en 2008, pour défendre l’hôpital ».

Convoqué comme témoin libre

Le parquet de Brest ne communique pas sur la raison de la convocation de Matthieu Guillemot devant les gendarmes. Il assure toutefois que le militant NPA est convoqué « en tant que témoin dans le cadre d’une audition libre » et que cette convocation n’a « rien à voir » avec l’incendie du domicile de Richard Ferrand en 2019. Rien à voir non plus avec l’échange qu’ont eu Matthieu Guillemot et Philippe Mahé, préfet du Finistère, vendredi 2 avril 2021.

Déplorant cet « amalgame », le procureur de la République, Camille Miansoni, détaille : « Ce n’est ni le président de l’Assemblée nationale, ni le préfet qui ont demandé de convoquer ce monsieur. Ce serait bien dommage d’en arriver là ! » Ce serait bien, toutefois, dans le cadre d’une autre affaire de dégradation que Matthieu Guillemot serait entendu en tant que témoin. Sans que le procureur ne précise de laquelle il s’agit.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/soutien-a-matthieu-guillemot-une-centaine-de-personnes-devant-la-gendarmerie-de-carhaix-85b81358-97a4-11eb-88fe-d7588d2aa6f7

 

 

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6 avril 2021

En marge de la grosse manifestation en faveur de la journaliste Morgan Large...

En marge de la grosse manifestation en faveur de la journaliste Morgan Large... Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/04/en-marge-de-la-grosse-manifestation-en-faveur-de-la-journaliste-morgan-large.html

 

Ouest-France

PORTRAIT. Dr L’Her a transformé le masque de plongée de Decathlon en protection pour soignants

Depuis un an, Erwan L’Her, chef de la réanimation au CHU de Brest, multiplie les expérimentations pour faire face au Covid. Mais à l’enthousiasme des débuts succède une certaine déception.

Erwan L’Her, chef du service de réanimation médicale au CHRU de Brest, a notamment imaginé de nouveaux respirateurs artificiels et testé les masques Decathlon.

Erwan L’Her, chef du service de réanimation médicale au CHRU de Brest, a notamment imaginé de nouveaux respirateurs artificiels et testé les masques Decathlon. | VINCENT MOUCHEL, OUEST-FRANCE.

« À Brest, on n’a pas vraiment été touché par les vagues du Covid, même si on a accueilli une cinquantaine de patients transférés d’autres régions. Mais on n’est pas resté sans rien faire ! On s’était préparé… » Au CHU de Brest, le professeur Erwan L’Her, 53 ans, chef du service de réanimation, est un médecin original. Il est aussi chercheur et passionné de technologies : un « geek ».

Ses objectifs : faire face à la pénurie, mais façon « pas cher et recyclable » . « Il y a un an, on manquait de masques, de respirateurs artificiels, de médicaments, etc. Il a fallu improviser », rappelle-t-il, dans son bureau rempli des innovations testées dans son service depuis un an.

Il y a même un « simulateur patient », bourré d’électronique, qui rappelle qu’Erwan L’Her a été l’initiateur et directeur du centre de simulation en santé (Cesim) de la faculté de médecine de Brest, l’un des premiers en France.

« On n’a rien inventé mais on a toujours testé ! » Une activité qui est le fruit de « collaborations improbables » pour ce chercheur dont le réseau est international. Il a aussi été chercheur à l’université de Montréal, au Québec, où il a co-inventé un système d’automatisation de l’oxygène commercialisé, utilisé au CHU de Lille et dans son service à Brest.

Transformé en dix-sept jours

En mars 2020, l’enseigne d’articles de sport Decathlon avait mis à disposition des soignants son masque de plongée Easybreath. Un consortium éphémère s’est mis en place, rassemblant des chercheurs, médecins et industriels. Un travail collaboratif entre San Francisco, Paris, le Finistère et l’Ille-et-Vilaine. Un ingénieur de l’université de Stanford a créé l’adaptateur qui relie le masque à un filtre antiviral et antibactérien. L’embout a été fabriqué par Bic, à Redon. En dix-sept jours, le masque loisirs a été transformé en protection efficace pour les soignants ! Avec une autorisation de mise sur le marché par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Dans ce service de réanimation médicale qui n’a connu qu’un seul soignant « Covidé » en un an, « on a eu le souci d’en faire un équipement totalement sécurisé pour les soignants ». Le CHU de Brest a été le premier à expérimenter le dispositif. « Au total, on a testé vingt-cinq adaptations du masque ! » Le 12 janvier, le consortium Pneumask a reçu le premier prix Or’Normes Afnor. « C’est le meilleur ! Il est complètement étanche. Plus efficace qu’un masque FFP2 avec une visière. »

Mais, si plus de 25 000 masques de ce type ont été distribués en France et dans le monde, ils servent peu, regrette le médecin. Ils n’ont pas forcément séduit les soignants. Le côté hermétique peut gêner, admet Erwan L’Her.

« Quand ce n’est pas cher, c’est regardé avec suspicion »

Lui a l’habitude de ce genre de masques car il est plongeur professionnel. Il utilise une version adaptée à ses lunettes, grâce à un système d’aimants mis au point par le Fablab de l’université brestoise. L’aventure MaKair, à laquelle a aussi participé le médecin brestois, a du plomb dans l’aile malgré d’excellents résultats. Elle est née à Nantes, où il a effectué son internat en pneumologie. Un consortium « improbable » d’entrepreneurs, médecins, ingénieurs, etc. a créé un respirateur artificiel à bas coût en un temps record.

« À Brest, dans le cadre d’un essai clinique, un patient a été ventilé. Ça s’est bien passé, précise Erwan L’Her. On est prêt à en tester d’autres. » Le MaKair en est à sa cinquième version. Mais l’enthousiasme fait désormais défaut tant du côté médical qu’industriel.

Le côté « garage » gêne certains. Paradoxalement, son faible coût
– entre 3 000 et 4 000 € – aussi. « Quand ce n’est pas cher, c’est toujours regardé avec suspicion… » Dix appareils sont tout de même utilisés à Madagascar.

Les dispositifs ingénieux ne sont pas toujours récompensés. Un autre exemple, d’après une idée d’Erwan L’Her. « J’ai imaginé un dispositif simple pour adapter trois ou quatre tuyaux d’oxygène sur un même respirateur et alimenter plusieurs patients. Pour certains, c’était un délire, trop dangereux. »

« Toutes ces collaborations serviront un jour »

La pièce a été « designée » avec l’école d’ingénieurs Ensta Bretagne, puis produite par Michelin. Mais « finalement, il n’y a pas eu de pénuries de respirateurs artificiels et il n’a pas été nécessaire d’utiliser cet adaptateur ». Qui est resté dans les tiroirs. Erwan L’Her a cependant partagé l’idée avec le professeur Claude Guérin, au CHU de Lyon. Une étude vient d’être publiée, validant l’hypothèse de départ. « Si un jour il y a besoin, on est prêt ! »

Après un an de Covid, Erwan L’Her est un peu dépité. « Tout le monde a donné de son temps et de son inventivité. Mais des actions improbables, totalement réussies, sont devenues transparentes car pas réellement utilisées. » Il le reconnaît : « Toutes ces collaborations serviront un jour. Peut-être lors d’une prochaine crise ou dans des pays en voie de développement. » Au final, « une année riche d’une formidable aventure humaine ».

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/portrait-dr-l-her-a-transforme-le-masque-de-plongee-de-decathlon-en-protection-pour-soignants-423e6670-8aef-11eb-8ed5-8eddbb5539e5

 

Ouest-France

Guerlesquin. L’hôtel d’entreprises Red Eo a des atouts pour séduire les entrepreneurs

L’hôtel d’entreprises Red Eo est installé dans la Zac du Roudour. Les espaces sont ouverts à la location. « Venez vous installer à Guerlesquin », invitent mairie et Morlaix communauté.

L’hôtel d’entreprises Red Eo attend ses entrepreneurs à la Zac du Roudour.

L’hôtel d’entreprises Red Eo attend ses entrepreneurs à la Zac du Roudour. | OUEST-FRANCE

L’équipement a été réalisé sous l’égide de Morlaix communauté il y a huit ans. Lors de son inauguration en 2013, Yvon Hervé, président communautaire à l’époque, avait fixé l’objectif de cette implantation. Celui de « rééquilibrer le territoire communautaire, en conservant un tissu économique sur le territoire rural pour relancer la croissance ».

Nouveaux espaces disponibles

Plusieurs entreprises y avaient trouvé un pied-à-terre temporaire depuis. Et de nouveau ses espaces sont ouverts à la location. Un équipement qui est une belle opportunité pour la commune de retrouver un dynamisme économique, mis au ralenti avec la fermeture de l’abattoir il y a trois ans.

Le nom de baptême du bâtiment Red Eo « Il faut » ne peut qu’inciter à reprendre le collier économique, aussi bien au niveau de la commune que des entrepreneurs qui peuvent y créer ou développer leur activité.

900 m² de surface

L’hôtel d’entreprises a tous les atouts pour séduire et réussir. Sur 900 m2 de surface, sont répartis quatre niveaux dont une surface de bureaux de 550 m2 sur trois niveaux. Une surface divisible en plusieurs espaces de 20 à 100 m2 ou en plateau de 210 m2. Le tout est complété par des espaces communs entre hall d’accueil, salles de réunion, cafétéria, sanitaires, box d’archivage ou des stockages et des parkings. Les conditions de location ? « Bail précaire ou commercial, indique la mairie. Et le loyer annuel, hors charges, s’élève à 90 € par m2, HT, par an ».

À proximité de la voie express

Quant à la localisation, bien qu’en milieu rural, ses atouts sont la proximité avec la voie express RN 12, seulement éloignée de 5 minutes et celle de Morlaix à 20 minutes de Guerlesquin. Sans oublier les transports en commun qui relie tous les jours Morlaix à Guerlesquin.

Renseignement : Morlaix communauté, service zone d’activités économiques et immobilières d’entreprise. Tél. au 02 98 15 31 78 ou zae@agglo.morlaix.fr

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guerlesquin-29650/guerlesquin-l-hotel-d-entreprises-red-eo-a-des-atouts-pour-seduire-les-entrepreneurs-27338dc0-9624-11eb-9368-19e2710bde2e

 

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5 avril 2021

135€

135 € Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/04/135.html

 

Lundi 05 avril 2021

Solidaires Côtes d'Armor - 22

 

Ouest-France

Des coûteux consultants privés de la Commission Européenne font grincer des dents les eurodéputés

Deloitte, EY, PwC, KPMG… En deux décennies, ces cabinets de conseil anglo-saxons se sont taillé une place de choix auprès de la Commission européenne.

Soixante-treize eurodéputés réclament à Ursula Von der Leyen des éclaircissements sur les relations de la Commission avec les sociétés de conseil privé.

Soixante-treize eurodéputés réclament à Ursula Von der Leyen des éclaircissements sur les relations de la Commission avec les sociétés de conseil privé. | VIRGINIA MAYO/POOL-AFP

Chaque année, les géants du conseil, surnommés les Big 4 ​, facturent des millions d’euros à la Commission européenne en marchés publics. Plus de 462 millions entre 2016 et 2019, calculait récemment le média Euractiv. Je suis tombé de ma chaise en apprenant le montant​, s’indigne Philippe Lamberts, chef de file des Verts européens, qui avec 73 eurodéputés a écrit à Ursula Von der Leyen, la présidente de la Commission, pour demander des éclaircissements. Ce serait bien moins cher à réaliser en interne​.

Des chiffres qu’aucun des Big 4 (Deloitte, EY, PwC et KPMG) ne souhaite commenter. Tous invoquent la sacro-sainte confidentialité des contrats. Pour sa part, la Commission se défend en disant recourir simplement à la meilleure expertise mondiale​.

Coup d’accélérateur à ce recours au privé en 2017

Ce recours au privé a connu un sérieux coup d’accélérateur avec le lancement, en 2017, du Programme d’appui aux réformes structurelles (TSI)​, cette assistance technique proposée aux États pour les aider à mener les réformes préconisées par la Commission. Il se traduit souvent par le recrutement d’experts extérieurs financés par Bruxelles.

Pour Olivier Costa, professeur au Collège d’Europe, à Bruges, la dépendance de l’UE au conseil privé n’est pas pire que celle des gouvernements nationaux​. D’autant que ces millions sont à rapporter aux quelque 4 milliards annuels de budget de fonctionnement de la Commission.

Mais les ONG et certains élus pointent un emballement du phénomène. Seuls 2 % des fonds du TSI étaient allés aux Big 4 en 2017. Mais près d’un tiers en 2019 – soit 24 millions sur les 79 du programme.

Et le nouveau budget, pour la période 2021-2027, augmentera encore les fonds du TSI. En outre, les géants du conseil participent à d’autres marchés publics et d’autres programmes sur lesquels on manque de transparence​, souligne Philippe Lamberts.

« Lorsqu’une crise survient, les autorités publiques sont sous-équipées »

Comment en est-on arrivé là ? Depuis plus de vingt ans, les institutions de l’UE externalisent des tâches pour diminuer les coûts de fonctionnement. Une réforme du personnel, en 2014, a réduit le staff de 5 %. Résultat ? L’exécutif européen emploie 32 000 personnes quand Bercy en compte 140 000. Lorsqu’une crise survient, les autorités publiques sont sous-équipées​, déplore Olivier Hoedeman, de l’ONG Corporate Europe Observatory.

Lui brandit la menace du conflit d’intérêts​. Les clients privés des « Big 4 » ont souvent des objectifs contraires à ceux de Bruxelles. Ainsi PwC est payé par des multinationales pour faire de l’optimisation fiscale tout en conseillant, par le truchement des programmes européens, les réformes des politiques nationales de fiscalité.

Pour Olivier Costa, le problème est aussi démocratique. Quelle est la légitimité d’un consultant de boîte privée anglo-saxonne pour décider l’avenir des quotas laitiers ?Un porte-parole de la Commission balaie l’argument : Le contractant privé n’est pas responsable du travail politique.

https://www.ouest-france.fr/europe/ue/des-couteux-consultants-prives-de-la-commission-europeenne-font-grincer-des-dents-les-eurodeputes-f35a0a84-90af-11eb-b897-94949e987855

 

Ouest-France

Glomel. Liberté de la presse : l’indignation de la majorité municipale

 

Ouest-France

Rostrenen. Liberté de la presse : un appel à la mobilisation mardi

Reporters sans frontières dénonçait « un acte de malveillance grave » ciblant Morgan Large, une journaliste de RKB (Radio Kreiz Breizh) qui a constaté que « les boulons fixant une roue arrière de son véhicule avaient disparu. […] Elle et son média ont fait l’objet de pressions et d’actes d’intimidation à plusieurs reprises. » (Ouest-France du 3 avril). L’organisation non gouvernementale dénonçait également l’agression d’une journaliste, à Glomel.

Pour « défendre la liberté de la presse et condamner ces actes », un appel à se mobiliser le mardi 6 avril, à 12 h, au square de la Fontaine, à Rostrenen, a été lancé par l’union départementale Solidaires. Un appel relayé, notamment par RKB.

« Nous nous inquiétons des attaques répétées à la liberté d’informer et demandons une réaction forte des autorités et un travail d’enquête approfondi afin de permettre à tous les journalistes de travailler sereinement », déclare le conseil d’administration.

Cet appel est également relayé par l’union locale Solidaires Trégor Argoat, l’UDB Kreiz-Breizh, la France Insoumise en Bretagne, le groupe local Kerne-Uhel d’Europe Écologie les Verts, le NPA Kreiz-Breizh et la Gauche indépendantiste War-Sav.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/rostrenen-22110/liberte-de-la-presse-un-appel-a-la-mobilisation-mardi-585bebc1-eb28-45a3-b5ec-cc4a2f974798

 

Dimanche 04 avril 2021

Pas touche à Matthieu Guillemot !

Matthieu Guillemot, ses proches et ses camarades du NPA Kreiz-Breizh sont bien connus pour leurs engagements divers en faveur des plus démunis, des travailleurs licenciés par les patrons de l'agro-alimentaire, des services publics notamment hospitaliers, des prisonniers politiques bretons.

Pendant 12 ans dans le cadre de son mandat municipal, il a continué à défendre ces engagements.

Désormais commerçant de son état il a naturellement pris des initiatives visant à attirer l'attention sur les difficultés auxquels doivent faire face les professions des commerces fermés en temps de pandémie.

Dans ce cadre il a interpellé à plusieurs reprises le préfet, le sous-préfet et le président de l'assemblée nationale et député Macroniste Richard Ferrand avec ténacité, humour et franc parler.

Au lendemain d'un accueil revendicatif en musique d'une délégation préfectorale en Mairie de Carhaix pour rappeler les demandes des intermittents en lutte, action au cours de laquelle Mathieu a dressé un faux PV au préfet dont la délégation était composée de plus de 6 personnes, il a été convoqué à la gendarmerie.

Il doit être entendu le 7 avril dans le cadre de l'enquête sur les dégradations intervenues sur le domicile de Mr Richard Ferrand à Mottreff pendant le mouvement de Gilets Jaunes et ce en tant que témoin, action dans laquelle il n'a évidemment rien à voir.

Face à cette nouvelle tentative d'intimidation d'un militant connu pour son irrévérence et son impertinence à l'endroit des puissants nous tenons à adresser un salut fraternel à Matthieu , ses proches et camarades.

Un salut du type de ceux que les Communards s'adressaient il y a 150 ans quand ils devaient faire face aux Versaillais de Thiers dont Mr Ferrand est l'héritier politique tant son engagement incarnant un pouvoir lointain, incompétent et autoritaire au service des plus riches est de plus en plus flagrant.

La poursuite des pressions exercées sur Mathieu entraînera les mobilisations nécessaires au-delà des limites du Poher.

Pour l'Organisation de la Gauche Indépendantiste ( War-Sav ) : Gael Roblin 

 

Ouest-France

Bretagne. La CGT menace de bloquer l’approvisionnement des magasins Carrefour

Les salariés des entrepôts Carrefour de Ploufragan (Côtes-d’Armor) et du Rheu (Ille-et-Vilaine), qui approvisionnent les magasins de l’enseigne en Bretagne et Loire-Atlantique, menacent de bloquer les dépôts si les négociations salariales avec la direction n’aboutissent pas.

Les salariés du magasin Carrefour de Langueux, près de Saint-Brieuc, étaient en grève samedi 3 avril. | OUEST-FRANCE

Le climat social est tendu ces derniers jours au sein de l’enseigne de la grande distribution Carrefour. Dans les Côtes-d’Armor, cette tension qui existe au niveau national a touché les magasins de Langueux et Grâces, samedi 3 avril, et l’entrepôt de Ploufragan depuis le 31 mars.

C’est dans cet entrepôt qu’est gérée toute la partie brasserie, c’est-à-dire les boissons, tout ce qui est liquide en alimentaire. De Ploufragan, sont livrés tous les magasins Carrefour, de l’hyper à l’enseigne de proximité, en Bretagne et en Loire-Atlantique.

Tous les produits alimentaires touchés

L’autre entrepôt de Carrefour en Bretagne, situé au Rheu près de Rennes, est également « très fortement » touché par le mouvement de grève, selon la CGT. Il approvisionne tous les magasins Carrefour de Bretagne et Loire-Atlantique en produits frais et en épicerie.

À eux deux, les entrepôts de Ploufragan et du Rheu concentrent tous les produits alimentaires en vente dans les enseignes Carrefour de la région.

Une augmentation de 16 euros bruts par mois

Les salariés protestent contre des augmentations salariales qu’ils jugent « pas du tout au niveau. » « On a obtenu 1 %, ce qui correspond à une moyenne de 16 euros bruts par mois pour les salariés des entrepôts », s’insurge la CGT.

Ils réclament également la prime Macron. « L’an dernier, on avait eu 1 000 €, et notre PDG, Alexandre Bompard, avait été le premier à se vanter d’accorder cette prime à ses salariés dans les médias, rappelle la CGT. Cette année, rien... et il est aux abonnés absents. »

+++ Lire aussi

VIDÉO. Les salariés de Carrefour dans les Côtes-d’Armor ont suivi le mouvement de grève nationale

« On se prononcera pour une grève illimitée »

Les salariés des deux entrepôts ont débrayé entre deux et trois heures mercredi 31 mars, jeudi 1er et vendredi 2 avril. Jeudi et vendredi, certains ont fait grève toute la journée.

La CGT a d’ores et déjà appelé à intensifier le mouvement, à partir du jeudi 8 avril. « On appelle à une grève totale, avec le blocage des entrepôts. Selon l’ampleur que ça prendra, on se prononcera pour une grève illimitée. L ’approvisionnement risque d’être fortement réduit. Déjà la semaine dernière, certains produits n’ont pas été livrés. »

Le groupe Carrefour se défend

Une réunion de négociations salariales avec la direction est prévue, mercredi 7 avril. « On nous a déjà annoncé qu’on ne devait pas en attendre grand-chose, avance la CGT, qui prévient : Cette réunion peut surtout amplifier le mouvement du 8 avril. »

Contacté, le groupe Carrefour souligne que les accords majoritaires, portant notamment sur l’augmentation des salaires, ont été signés par les syndicats FO, CGC et CFTC. « La hausse de 0,9 % sur l’année représente un gain de 530 € bruts annuels pour un employé de caisse, met-il en avant. Au vu des bons résultats 2020, les primes d’intéressement et de participation seront en moyenne à 1 350 € bruts. »

Dans les magasins Carrefour, le projet Top fait un flop

Samedi 3 avril, une partie des salariés des magasins Carrefour de Langueux et Grâces, près de Guingamp, étaient en grève. Outre les revendications salariales et la prime Macron, ils protestaient contre le projet Top.

Jusqu’à présent, chaque salarié gérait un rayon dans sa totalité. Avec le projet Top, ils sont affectés à une fonction bien précise, la réception des marchandises, le remplissage des rayons ou l’étiquetage et la gestion des stocks. Un changement qui ne passe du tout auprès du personnel, qui dénoncent « un taylorisme des temps modernes ».

Le groupe Carrefour estime que le projet Top « évite les déplacements et les manipulations des marchandises par les salariés. Cette nouvelle organisation permet une prise de poste à 5 h, contre 1 h 30 ou 2 h auparavant. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/cotes-d-armor/bretagne-la-cgt-menace-de-bloquer-l-approvisionnement-des-magasins-carrefour-f4b3e3f0-955a-11eb-86f2-205af1d9b1c1

 

Ouest-France

ENTRETIEN. Vaccination des marins contre le Covid : « Il faut qu’on accélère les choses »

Publié le Recueilli par Catherine GENTRIC

En février 2021, Yves L’Helgouac’h, secrétaire général du syndicat CGT des marins, réclamait auprès de L’Organisation maritime internationale que les gens de mer soient vaccinés prioritairement contre le coronavirus, afin d’éviter des clusters à bord. Depuis, deux marins sont décédés sur un thonier de l’armement Sapmer, implanté à Concarneau (Finistère).

Yves L’Helgouac’h, secrétaire général du syndicat CGT des marins appelle le gouvernement à vacciner urgemment les gens de mer.

Yves L’Helgouac’h, secrétaire général du syndicat CGT des marins appelle le gouvernement à vacciner urgemment les gens de mer. | ARCHIVES

Trois questions à Yves L’Helgouac’h, secrétaire général du syndicat CGT des marins, à Concarneau (Finistère), au sujet du décès de deux marins, fin mars 2021. Ils avaient ressenti les premiers symptômes du coronavirus alors qu’ils se trouvaient à bord du Belle Isle , thonier de l’armement réunionnais Sapmer, également implanté à Concarneau.

L’Organisation maritime internationale (OMI) vient d’éditer une circulaire commune (1) demandant aux gouvernements de vacciner prioritairement les gens de mer. Votre demande a-t-elle été entendue ?

Je suis intervenu auprès de l’OMI au mois de février 2021 pour demander qu’on mette en place un service de vaccination internationale pour les marins de la marine marchande ou de la grande pêche comme le thon tropical. Ces gens de mer sont appelés à se déplacer pour rejoindre leur bateau ou à faire escale dans différents ports du monde. L’intervention de Brice Martin-Castex, basé à l’OMI à Londres et ancien administrateur des affaires maritimes du quartier de Concarneau, a débouché sur cette circulaire capitale, signée par les grandes organisations internationales.

Les marins sont-ils les seuls concernés ?

Cette circulaire s’adresse au personnel maritime, les marins mais aussi les personnels portuaires avec lesquels ils sont en contact et le personnel de la navigation aérienne. Elle a été adressée à tous les États. À eux, maintenant, de la mettre en œuvre. On insiste auprès de notre gouvernement pour qu’il accélère les choses.

Le drame des deux marins d’un thonier de la Sapmer décédés du Covid donne-t-il encore plus de poids à cette revendication ?

Ce qui s’est passé à bord de ce thonier était malheureusement à craindre. Une personne contaminée à bord, cela peut avoir des conséquences dramatiques si des mesures rapides et efficaces ne sont pas prises dans les plus brefs délais. Au-delà, de la préservation de la vie et de la santé des gens de mer, prioritaire pour nous, tous les échanges maritimes risquent aussi d’être bloqués. Une catastrophe quand on sait que 80 % des transports de marchandises au niveau mondial se font par voie maritime.

(1) L’OMI, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), l’Organisation internationale du travail (OIT) l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) demandent conjointement dans une circulaire datée du 25 mars 2021 que « tous les États membres de l’Organisation des Nations Unies accordent la priorité aux gens de mer et aux équipages d’aéronefs dans leur programme de vaccination nationale contre le Covid 19 ».

https://www.ouest-france.fr/sante/vaccin/entretien-vaccination-des-marins-contre-le-covid-il-faut-qu-on-accelere-les-choses-6c0e6b18-951b-11eb-86f2-205af1d9b1c1

 

Ouest-France

Pays de Morlaix. Un confinement qui rend si proche et si loin de la mer

Quand on vit à Morlaix ou dans les communes plus au sud, la côte devient inaccessible avec les nouvelles restrictions sanitaires. Les déplacements sont autorisés dans un rayon de dix kilomètres. Samedi 3 avril 2021, les gens profitaient d’un dernier bol d’air.

Sous le soleil mais un vent très froid, les plages n’ont pas attiré la foule, en ce samedi 3 avril 2021, dernier jour avant le confinement. Ici devant Callot, à Carantec.

Sous le soleil mais un vent très froid, les plages n’ont pas attiré la foule, en ce samedi 3 avril 2021, dernier jour avant le confinement. Ici devant Callot, à Carantec. | OUEST-FRANCE

« C’est dommage car ici on respire bien »

Le soleil donne des couleurs printanières aux plages du pays de Morlaix, ce samedi 3 avril 2021. Si c’est le dernier jour pour réellement profiter avant l’application stricte du confinement, ce n’est pas la foule au Dossen, à Santec (Finistère). Sonia et ses enfants ont sorti les vélos et s’extasient : « On a la plage pour nous tout seul, c’est un luxe ! Avec le vent, je comprends que ça refroidisse les plus frileux. Je voulais en profiter une dernière fois avant les quatre semaines à venir. »

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMTA0MjE3NzdmZjZkNmY3ZmQ1MGRmYjkyYjhlNjY1MGY5Y2Q?width=630&focuspoint=50%2C50&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=e9976abc16c60425b7522cd8acbfb6129f44b26c5cb10c1ec9595c851bfe596b

Le Dossen, à Santec, était quasiment vide, ce samedi 3 avril 2021. | OUEST-FRANCE

Cette jeune maman habite à Landivisiau. Dès la fin de ce week-end, le couperet des 10 kilomètres va l’amputer de la côte. « C’est dommage car ici on respire bien, il y a de l’espace. Mais j’imagine que c’est comme ça », philosophe la trentenaire, en repartant à la conquête à bicyclette de l’île de Sieck.

« C’est mieux ici, on ne va pas se mentir »

À Carantec, du côté de l’île Callot, il y a un peu plus de monde. Notamment quelques Parisiens, venus se confiner en famille. « C’est mieux ici, on ne va pas se mentir », souffle Martin, qui vit dans un 20 m² de la région parisienne. Il sait qu’ici, il pourra se promener quotidiennement sur la plage.

« Les Parisiens peuvent aller à Locquirec, et moi, Morlaisien, je ne peux pas »

Ce qui est loin d’être le cas de tout le monde, même pour les locaux. Quand on habite au sud de Morlaix, par exemple, le seul bout de mer que l’on peut admirer, dans la limite des 10 km, c’est… le Dourduff, à Plouézoch. « On est très contents qu’il y ait des mesures fermes, qui ont tardé à venir. Dix kilomètres, c’est déjà mieux que le un kilomètre imposé au premier confinement, exposent Jean-Marc et Florence, habitants au sud-est de Morlaix. Mais on ne responsabilise pas assez les gens, on se sent infantilisés. »

Un sentiment d’inégalité se fait également sentir. « On doit se priver, alors que les Parisiens peuvent aller à Locquirec par exemple, et moi, Morlaisien, je ne peux pas. Alors que j’en suis originaire. J’ai ma famille là-bas », souffle Jean-Marc.

« Un élève qu’on punit mais qui n’a pas fauté »

À un pâté de maison plus loin, le ressentiment est similaire chez Thierry Le Pennec. « C’est une question de principe : le gouvernement n’a pas à nous interdire quoi que ce soit. Pourquoi dix kilomètres ? Pourquoi pas confiner mais à l’échelle de la région ? J’ai l’impression d’être un élève qu’on punit mais qui n’a pas fauté. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/pays-de-morlaix-un-confinement-qui-rend-si-proche-et-si-loin-de-la-mer-46ce85ae-951b-11eb-86f2-205af1d9b1c1

 

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4 avril 2021

Bravo aux organisateurs d'avoir tenté, malgré tout, jusqu'au bout!!!

Bravo aux organisateurs d'avoir tenté, malgré tout, jusqu'au bout!!! Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/04/bravo-aux-organisateurs-d-avoir-tente-malgre-tout-jusqu-au-bout.html

 

Ouest-France

Saint-Martin-des-Champs. La station biogaz pour véhicules est opérationnelle

Trois bornes permettent de ravitailler trente poids lourds et jusqu’à neuf véhicules aux heures de pointe, à Saint-Martin-des-Champs (Finistère).

Située près du rond-point du Puits à droite en direction en direction de Saint-Pol-de-Léon la station gaz est ouverte et opérationnelle.

Située près du rond-point du Puits à droite en direction en direction de Saint-Pol-de-Léon la station gaz est ouverte et opérationnelle. | OUEST-FRANCE

La première station bio gaz naturel pour véhicules (GNV) du Finistère est située en contrebas du rond-point du Puits, à Saint-Martin-des-Champs (Finistère), sur la droite en direction de la voie express vers Saint-Pol-de-Léon. Elle est désormais opérationnelle pour faire son plein de biogaz.

« Cette station s’inscrit dans un maillage départemental et régional porté par les sociétés d’économie mixte des quatre syndicats d’énergie bretons pour accroître la mobilité décarbonée sur le territoire », explique Antoine Guillaume, chargé de communication à la société d’économie mixte (SEM) Énergies en Finistère.

1,5 million d’euros d’investissement

Après six mois de travaux et 1,5 million d’euros d’investissement, la première station bio GNV est en service au croisement de la RN12 et de la RD19. « Cet emplacement stratégique est emprunté par de nombreux automobilistes et transporteurs. »

Jusqu’à trente poids lourds par jour

Prévue pour ravitailler l’équivalent de trente poids lourds par jour et jusqu’à neuf véhicules aux heures de pointe, la station est ouverte 7 jours sur sept et 24 heures sur 24. « Elle comprend trois bornes de distribution permettant de faire le plein en quelques minutes. »

Pour s’approvisionner, les propriétaires de flotte de véhicules peuvent signer un contrat d’avitaillement avec Bretagne Mobilité GNV. Les cartes bancaires ou les cartes réseau sont également acceptées.

Sept stations dans le Finistère

Afin d’apporter une solution de mobilité durable pour l’ensemble du territoire, la SEM Énergies en Finistère, créée par le syndicat départemental d’énergie et d’équipement du Finistère (SDEF), a décidé de porter à sept la construction de stations bio GNV sur l’ensemble du département.

Après la station de Saint-Martin-des-Champs, puis de Guipavas qui sera opérationnelle en septembre 2021, quatre autres stations seront construites d’ici la fin de l’année 2023 à Saint-Evarzec, Carhaix, Landivisiau, Châteaulin et Quimperlé. « Elles se situeront sur les principaux axes de circulation et à proximité de centres urbains et logistiques. » Toute demande commerciale peut être faite auprès de David Dorman, responsable de la commercialisation du bio GNV à Énergies en Finistère.

Contact : 02 98 10 36 36 ou par courriel : david.dorman@sdef.fr

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-martin-des-champs-29600/saint-martin-des-champs-la-station-biogaz-pour-vehicules-est-operationnelle-60fc5176-9526-11eb-a04e-2de902f19fc2

 

Ouest-France

Morlaix. Un concert devant le théâtre occupé juste avant le confinement

Les intermittents du spectacle continuent leur occupation du théâtre du pays de Morlaix (Finistère). Le groupe Helgä a organisé une « manifestation revendicative », pour ne pas dire concert, ce samedi 3 avril 2021, à 17 h.

Le groupe Helgä a fait un « non-spectacle » devant le théâtre de Morlaix, toujours occupé par les intermittents, ce samedi 3 avril 2021.

Le groupe Helgä a fait un « non-spectacle » devant le théâtre de Morlaix, toujours occupé par les intermittents, ce samedi 3 avril 2021. | OUEST-FRANCE

« Nous organisons une manifestation revendicative, samedi 3 avril 2021 », annonce Dorian Creignou, musicien du groupe Helgä. Une cinquantaine de personnes masquées et à bonne distance, des notes de musiques, des hanches qui se trémoussent… Cette manifestation était surtout un concert qui ne disait pas son nom.

Pour couronner le tout, un bandeau précisait explicitement qu’il ne s’agissait pas d’un spectacle : les intermittents qui occupent le théâtre de Morlaix (Finistère) depuis deux semaines poursuivent leurs actions marquantes pour faire vivre la culture localement et rendre visible leurs revendications.

Poursuite de l’occupation

Après avoir fait quelques actions de collages lors du marché du samedi, les intermittents ont fait savoir que l’occupation était toujours d’actualité, malgré le confinement. « Pour ceux résident à plus de 10 km du théâtre, vous pouvez venir en cochant la case déplacement professionnel de l’attestation de dérogation et en vous munissant du mail dans lequel figure le programme de la journée », précisent-ils sur la page Facebook Théâtre Morlaix Occupé.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-un-concert-devant-le-theatre-occupe-juste-avant-le-confinement-0d5f5672-94a3-11eb-bfbc-c57044685a77

 

Ouest-France

Taulé. Une pollution au lisier décime saumons et truites de la Penzé

La pollution au lisier est survenue vendredi 2 avril 2021, au niveau d’un cours d’eau du Moulin du Roy, à Taulé (Finistère). Il s’agit d’un affluent de la rive droite de la Penzé, en aval. Les dégâts sont considérables, selon les pêcheurs.

Des saumons ou encore des truites sont les premières victimes de cette pollution au lisier survenue à Taulé ce vendredi 2 avril 2021, dans la Penzé. | DR

Une pollution au lisier est survenue ce vendredi 2 avril 2021. Un pêcheur a donné l’alerte, dans la foulée, mais les dégâts semblent considérables.

Quelle est l’origine de cette pollution ?

Un affluent de la rive droite de la Penzé, au niveau du lieu-dit du Moulin du Roy, à Taulé (Finistère) a été touché par de la pollution au lisier. « C’est un débordement accidentel d’un stockage de lisier, à 1 500 m de l’embouchure de la rivière », estime Gilles Creach, maire de Taulé. Cette infrastructure, appartenant à la société anonyme Kerjean, traite le lisier de porc. Pour Eau et Rivières de Bretagne, il s’agirait plutôt d’une « opération de débouchage de canalisation mal maîtrisée ».

Survenu dans la journée de vendredi 2 avril 2021, l’accident a été signalé par un pêcheur vers 15 h. « Mais cela devait couler depuis un bon moment à plein débit dans le ruisseau », juge Philippe Bras, président de l’AAPPMA (Association agréée pour la pêche et la protection du milieu aquatique) de Morlaix. Le maire de Taulé parle, lui, d’un incident produit vers 16 h 30.

Quels sont les dégâts estimés de cette pollution ?

Entre 50 m², selon l’exploitant, et au moins 100 m² selon les pêcheurs. L’ampleur a été mesurée par la mortalité des poissons : des bénévoles de l’AAPPMA se sont rendus ce samedi 3 avril 2021 au matin pour compter les carcasses, avec l’office de la biodiversité français. Soit des saumons, des smolts qui redescendaient vers la mer, des truites, ou encore des anguilles, sur plus de trois kilomètres. « Des dommages majeurs sans précédent pour le bassin-versant de la basse Penzé. »

L’AAPMA estime que le « nettoyage de la rivière se fera par la nature, mais cela va prendre au minimum entre cinq et dix ans. Il nous faut nous mettre autour d’une table et trouver des solutions ».

Quels autres éléments sont à prendre en compte ?

« La pollution est principalement marine, même s’il ne faut pas occulter la pollution de la rivière de la Penzé. La pollution de la rivière aurait été plus importante si l’incident s’était produit en amont », rappelle le maire de Taulé. Les autres élus concernés par le littoral de cette rivière, soit Plouénan, Henvic, Carantec et Saint-Pol-de-Léon ont été avisés. Ainsi que les associations et les ostréiculteurs, puisque cet endroit se situe non loin de zones conchylicoles, dans l’estuaire. La préfecture décidera d’ailleurs si leur zone doit être fermée ou non, en fonction de la gravité de la situation.

Quelles suites à cet événement ?

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMTA0YjgyOWFjYTZhNTE0ODdmODVkMDdmNDdhZTA1NzUzNDM?width=630&focuspoint=50%2C50&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=f3763dace7e9540d11b96fd775073e1e13ebe2d183a6f7ecdbfc9d713040a83b

Un ballot de paille a été installé par les pompiers pour filtrer l’eau. | OUEST-FRANCE

« Des analyses sont en cours », souligne le maire de Taulé. Un ballot de paille fraîche a été disposé dans l’eau par les pompiers, de manière à agir comme filtre. « Mais c’était trop tard, le mal était fait », pestent les pêcheurs. Ces derniers comptent déposer plainte auprès de la gendarmerie de Taulé avec la Fédération du Finistère de pêche et Eau et Rivières de Bretagne. « Il ne faut pas minimiser un tel fait avec les lourdes conséquences que cela va avoir sur la biodiversité de cette rivière. » La pêche à pied et la baignade au niveau du littoral de la Penzé sont interdites à Carantec, entre autres.

Quelle solution pour anticiper ces pollutions ?

Pour Eau et Rivières, il faudrait créer de « de réelles enceintes de confinements aux abords de chaque fosse à lisier et que leur bon état de fonctionnement soit contrôlé dans les plus brefs délais par les services de l’État ». Un plan d’action a été présenté au Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) en juillet 2018, selon l’association. Vingt exploitations sont dans le viseur : celles ayant des fosses avec un indice de risque élevé combinant un grand volume, la proximité d’un cours d’eau et un positionnement en surplomb prononcé.

Est-ce la première fois qu’un incident du genre se produit localement ?

Non, le préfet de Région le reconnaît. Ce type de pollution au lisier est « élevé dans le Finistère ». En 2019, 40 000 litres de lisier avaient été déversés dans la rivière Le Stang au niveau de Plougar ou encore dans la Mignonne, qui prend sa source à Sizun mais dont la pollution avait été constatée dans le pays de Daoulas.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/taule-29670/taule-une-pollution-au-lisier-decime-saumons-et-truites-de-la-penze-542d013c-947e-11eb-bfbc-c57044685a77

 

Ouest-France

Orne. Sur le marché, des Parisiens bienvenus à l’aube du troisième confinement

Samedi 3 avril 2021, le marché de Mortagne-au-Perche (Orne) fourmille de clients venus de la région parisienne. La plupart revient dans la région à l’occasion du week-end de Pâques et du nouveau confinement.

Sur le marché de Mortagne-au-Perche (Orne), on croise beaucoup de Parisiens venus se confiner dans la région.

Sur le marché de Mortagne-au-Perche (Orne), on croise beaucoup de Parisiens venus se confiner dans la région. | OUEST-FRANCE

Ce samedi 3 avril 2021 marque le début du week-end de Pâques, mais aussi celui du troisième confinement, depuis les annonces du gouvernement mercredi 31 mars. Sur le marché de Mortagne-au-Perche (Orne), « il y a toujours plus de monde à Pâques , témoigne un commerçant. Mais c’est plus marqué cette année » .

Il n’y a qu’à voir les plaques d’immatriculation des voitures qui peinent à se garer : Paris, Seine-et-Marne ou encore Essonne. Pas de doute, plusieurs habitants de la région Ile-de-France sont venus se mettre au vert.

« Je me sens de moins en moins Parisien »

À commencer par toute la famille d’Anatole, jeune lycéen. « On vient juste d’arriver de Paris ! On s’arrête au marché avant d’aller se confiner dans une résidence secondaire, près d’ici, raconte-t-il pendant que les autres partent chercher légumes et fromages. La fermeture des établissements scolaires nous a poussés à partir. Moi, je suis un peu déçu car j’avais prévu des vacances avec des copains, mais c’est quand même bien d’être à la campagne » .

Pour Fanny, c’est aussi la fermeture de l’école de son fils qui l’a amenée à revenir se confiner dans le Perche. « Je suis arrivée hier , se réjouit-elle. J’avais déjà passé le premier confinement ici, mais pas le deuxième. Je peux être en télétravail, c’est une chance. D’autres amis ont prévu de venir à partir de ce week-end » .

Des Franciliens bienvenus

À l’entrée du marché, elle retrouve un de ses amis, Béranger, lui aussi originaire de la capitale. « Mais je me sens de moins en moins Parisien , s’amuse ce dernier. Je suis dans le Perche depuis le premier confinement et je ne suis retourné que ponctuellement à Paris » .

Pour Philippe, fleuriste sur le marché, ce défilé est presque devenu habituel. « Aujourd’hui, c’est encore calme, mais il y a quinze jours c’était blindé ! » Du côté des locaux, on ne s’étonne plus de la venue des Franciliens. « C’est sûr que la première fois, ça nous a faits bizarre , se souvient Roselyne, une Mortagnaise. Ils arrivaient en masse ! Mais tant mieux. Ça dynamise la vie locale » . Un discours partagé par Pascal et Virginie. « Ils font vivre le commerce , souligne-t-elle. Ils achètent même de plus en plus de biens immobiliers » . Il semblerait alors que les Parisiens aient adopté la région, ses habitants… Et réciproquement !

https://www.ouest-france.fr/normandie/mortagne-au-perche-61400/orne-sur-le-marche-des-parisiens-bienvenus-a-l-aube-du-troisieme-confinement-6bea98dc-9471-11eb-a683-52ba90afa670

 

Ouest-France

Morlaix. « Le Covid ne supprime pas les violations des droits »

Le groupe d’Amnesty International de Morlaix (Finistère) pose son stand à côté de la mairie, ce samedi 3 avril 2021, de 10 h à 15 h 30. Ils font signer des pétitions sur dix personnes dont l’histoire est mise en lumière pour tenter d’améliorer leur situation.

Michel Péron, Christine Bernas, Elyane Guiho et Jean Faliu, du groupe Amnesty International de Morlaix.

Michel Péron, Christine Bernas, Elyane Guiho et Jean Faliu, du groupe Amnesty International de Morlaix. | DR

Ces pétitions auraient dû être signées pendant le fest-noz de décembre de Saint-Thégonnec (Finistère). À cause du contexte sanitaire, ce dernier avait été annulé. « Mais le Covid ne supprime pas la violation des droits », rappelle Elyane Guiho, présidente du groupe Amnesty International de Morlaix.

Un stand de l’association a été installé à côté de la mairie de Morlaix (Finistère), ce samedi 3 avril 2021, de 10 h à 15 h 30, pour l’opération 10 jours pour signer. « Nous avons reçu une cinquantaine de signatures par pétition à la mi-journée, c’est pas mal ! »

Défense des opposants politiques, LGBTI…

Onze portraits ont été affichés pour mettre des visages sur les différentes violations de droits commises dans le monde. À l’image de Ian Sidorov et Vladislav Mordasov, deux jeunes russes qui ont planté le piquet pacifiquement dans leur pays et ont été jetés en prison depuis.

Ou encore les défenseurs pour les droits LGBTI + (Lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexes) en Turquie. Ces pétitions signées permettent à l’association d’avoir plus de poids et peuvent, à terme, améliorer la situation de ces personnes.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-le-covid-ne-supprime-pas-les-violations-des-droits-2e1f8b1a-946d-11eb-bfbc-c57044685a77

 

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3 avril 2021

Planche 21 (extraite d'ANNEZADENN, chronique de l'habitat populaire en Bretagne, 1994 Arohlm, scénario: Roger Henri Guerrand et Daniel Le Couedic), mise en vente aux enchères sur le site d'Opale BD, au profit de l'auteur Jaap de Boer et de sa famille qu viennent de tout perdre dans un incendie dévastateur... (couleurs directes sur Schoeller, encre, aquarelles et gouaches, 32,5 X 41,5)

Planche 21 (extraite d'ANNEZADENN, chronique de l'habitat populaire en Bretagne, 1994 Arohlm, scénario: Roger Henri Guerrand et Daniel Le Couedic), mise en vente aux enchères sur le site d'Opale BD, au profit de l'auteur Jaap de Boer et de sa famille qu viennent de tout perdre dans un incendie dévastateur... Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/04/rassemblement-mardi-a-12h-a-rostrenen-22-en-soutien-a-la-journaliste-morgan-large-et-a-une-journaliste-allemande-agressees-la-meme-s

 

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3 avril 2021

Rassemblement mardi à 12h à Rostrenen (22) en soutien à la journaliste Morgan Large et à une journaliste allemande, agressées la même semaine à Glomel par les Bas du Front de l'Agrobizness!!!

Rassemblement mardi à 12h à Rostrenen (22) en soutien à la journaliste Morgan Large et à une journaliste allemande, agressées la même semaine à Glomel par les Bas du Front de l'Agrobizness!!! Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/04/rassemblement-mardi-a-12h-a-rostrenen-22-en-soutien-a-la-journaliste-morgan-large-et-a-une-journaliste-allemande-agressees-la-meme-s

 

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Ma consoeur Morgan Large avait témoigné dans le film "Bretagne, une terre sacrifiée" sur France 5. Elle est depuis victime d'une série d'attaques anonymes : ouverture de ses clôtures entraînant la divagation de ses animaux, empoisonnement de son chien, tentative d'effraction de la radio où elle travaille.

Il y a quelques jours, elle a découvert qu'une de ses roues de voiture avait été déboulonnée : un acte de malveillance "extrêmement grave" selon Reporters sans frontières "qui étudie les suites judiciaires qui pourront être apportées et demande d’ores et déjà aux élus locaux de dénoncer ce fait."
Mardi, c'est une journaliste allemande travaillant sur l'agriculture en Bretagne qui a été insultée et agressée à Glomel par un important agriculteur conventionnel, jusque dans le gîte où elle résidait.
En soutien à Morgan Large et aux journalistes violentés lorsqu'ils enquêtent sur l'agroalimentaire, le collectif breton pour la liberté d'informer "Kelaouiñ" organise le mardi 6 avril à midi un rassemblement à Rostrenen (Côtes d’Armor).

https://rsf.org/.../une-journaliste-enquetant-sur-lagro..

Regarder aussi : Guingamp 28 janvier 2021 rassemblement de soutien à la journaliste Inès Léraud

 

Ouest-France

Carantec. Sur la route des compagnons du tour de France

Après avoir été lui-même compagnon du Tour de France, Jean-Baptiste Viti, à la tête de JBV Menuiserie à Carantec (Finistère) veut continuer à transmettre des valeurs d’entraide.

Le maître (à droite) et l’élève, mercredi 31 mars 2021, dans l’atelier de JBV Menuiserie à Carantec.

Le maître (à droite) et l’élève, mercredi 31 mars 2021, dans l’atelier de JBV Menuiserie à Carantec. | OUEST-FRANCE

Après avoir effectué son apprentissage en alternance à Brest en 2000, avec des stages dans une entreprise de menuiserie à Rennes, Jean-Baptiste Viti a pris la route, celle des compagnons du tour de France, qui l’a mené à Quimper, Angers, Reims, La Rochelle, avec, même, quelques petites incursions en Suisse et en Angleterre.

À l’issue de ce fécond périple, Jean-Baptiste a pu reprendre, en septembre 2008, la menuiserie Guidou à Carantec. Les valeurs portées par l’association des compagnons du Devoir et du tour de France avaient, pendant ses années de formation, marqué le jeune apprenti.

Les traditions du compagnonnage

L’ouverture et l’attention aux autres sont des valeurs essentielles, les Compagnons s’engageant à partager leur savoir-faire et l’amour du travail bien fait avec les jeunes générations. L’entraide et la fraternité dominent tout au long du parcours suivi par les futurs Compagnons, de l’apprentissage en entreprise au perfectionnement lors du tour de France pour finir par la création du chef-d’œuvre de réception, étape ultime avant d’acquérir le statut de compagnon sédentaire.

L’envol d’Hermann Biard

Le jeune homme (17 ans), originaire de Normandie, a été accepté en apprentissage par Jean-Baptiste Viti en septembre 2018. « Je suis en deuxième année au CFA de Rennes avec une alternance de six semaines en entreprise ici et deux semaines au CFA. Je suis logé à la Maison des Compagnons de Ploujean, avec une dizaine d’autres jeunes. J’ai déjà réalisé chez M. Viti ce que l’on appelle le travail d’adoption, une œuvre librement choisie, en l’occurrence un grand H en chêne qui a nécessité 40 heures de travail. Actuellement, dans le but de tenter d’obtenir la distinction de Meilleur Apprenti de France (MAF), je réalise un sujet imposé, un portemanteau mural en chêne et châtaignier qui va me demander trois mois de travail ». Et le goût du voyage et de l’échange a déjà saisi le jeune Hermann puisqu’il partira en septembre prochain, et pour plusieurs années, pour un tour de France qui devrait débuter à Saumur, Angoulême ou Auxerre.

« Avant l’arrivée d’Hermann, j’avais eu un autre apprenti. Et après son départ en septembre, je vais accueillir un jeune (16 ans) originaire de Taulé qui suivra également ses études au CFA de Rennes. Les entreprises accueillant des jeunes apprentis en alternance sont trop rares et je crois être la seule menuiserie du secteur à le faire ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/carantec-sur-la-route-des-compagnons-du-tour-de-france-b9072868-93e7-11eb-b1c0-60185f0d301e

 

Ouest-France

Plougasnou. Un bol d’air pour le collège François-Charles

Le collège François-Charles a été menacé de fermeture. Une association,les élus et les habitants se mobilisent pour le conserver. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

L’horizon s’éclaircit pour le collège, qui a été menacé de fermeture. « La rentrée 2021 s’annonce très bien au collège, après les efforts conjoints des personnels de l’établissement, des élus et des associations », explique Lucie Rey, coprésidente de l’Association pour le collège de Plougasnou (APCP).

105 élèves en 2020

En exemple, la double sectorisation de Plouezoc’h, mais aussi la ligne 21, qui dessert le collège. Elle passe par Plouezoc’h, Saint-Jean-du-Doigt et Plougasnou depuis septembre 2020 et peut évoluer en cas de besoin, selon l’association. « Les familles doivent faire leurs demandes sur le site de Linéotim (contact@lineotim.com) et peuvent solliciter l’aide de l’association. »

L’APCP salue également l’investissement du nouveau principal, arrivé en septembre, qui a lancé de nombreux projets pédagogiques, mais aussi celui de la municipalité. Le Covid a également joué son rôle. « Le protocole sanitaire est plus facile à mettre en œuvre avec quatre classes et un effectif relativement réduit que dans les plus gros établissements », rappelle l’association.

À la rentrée 2020, le collège compte 105 élèves. La classe de 6e compte 30 élèves avec un système de demi-groupe pour alléger certaines matières. Un essai que l’association espère bien se voir transformer pour la rentrée 2021.

Contact : apcp29630@gmail.com

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/un-bol-dair-pour-le-college-francois-charles-2c6abb84-9fe2-444f-b44c-00c207263830

 

Ouest-France

Pleyber-Christ. Les élèves de Jules-Ferry ont pris la direction de l’estran

Les élèves de l’école publique Jules-Ferry ont arpenté, lundi et mardi, l’estran de la pointe de Primel.

Les élèves de l’école publique Jules-Ferry ont arpenté, lundi et mardi, l’estran de la pointe de Primel. | OUEST-FRANCE

Lundi et mardi, les élèves des classes de CM2 monolingue, CE2, CM bilingue, CM1 monolingue et CP-CE1 bilingue de l’école publique Jules-Ferry se sont rendus à la pointe de Primel, à Plougasnou.

« Le matin, les enfants ont repéré les éléments clé du paysage, comme la hauteur de la marée, les balises, la forme de l’anse du Diben, l’emplacement du port, explique Antoine Gauchard, le directeur de l’école. Ils ont observé ensuite l’évolution impressionnante de la marée descendante dans la journée en période de grande marée. » Après la découverte des traces anciennes d’occupation par l’homme de la pointe de Primel, ils ont pris la direction de l’estran. « Les enfants ont pratiqué la pêche à pied et ramené des êtres vivants en classe qui seront étudiés grâce à un aquarium d’eau de mer », ajoute le directeur.

Grâce aux animateurs du centre de Keravel, les bases de l’observation des êtres vivants ont été posées. « Elles serviront à classer les algues et les animaux selon leurs caractères. »

Après un pique-nique, les groupes ont traversé l’anse du Diben à pied pour une étude des bateaux et des techniques de pêche comme les chaluts, les filets, les dragues, les casiers.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pleyber-christ-29410/les-eleves-de-jules-ferry-ont-pris-la-direction-de-lestran-b87b8eaf-251b-421c-b7cb-6d4a32eb3db1

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor. Covid : avec le « variant breton », fini le test rapide en pharmacie

Pour les habitants des cinq intercommunalités sous surveillance du « variant breton » (Lannion, Guingamp, Lanvollon, Saint-Brieuc et Morlaix), fini le dépistage rapide du Covid-19 au moyen des tests antigéniques en pharmacie. Le test PCR doit être privilégié. Plus long mais plus fiable, estiment les autorités de santé.

Difficilement détectable, le « variant breton » change la donne en matière de dépistage du Covid-19 dans la zone de surveillance (les intercommunalités de Lannion, Guingamp, Lanvollon, Saint-Brieuc et Morlaix) où il est demandé aux pharmacies de ne plus pratiquer les tests antigéniques. Les habitants doivent leur préférer les tests PCR pour plus de fiabilité.

Difficilement détectable, le « variant breton » change la donne en matière de dépistage du Covid-19 dans la zone de surveillance (les intercommunalités de Lannion, Guingamp, Lanvollon, Saint-Brieuc et Morlaix) où il est demandé aux pharmacies de ne plus pratiquer les tests antigéniques. Les habitants doivent leur préférer les tests PCR pour plus de fiabilité. | OUEST-FRANCE

Dans le contexte du rebond épidémique, ce n’est pas la demande en dépistage qui manque dans les Côtes-d’Armor : « Au moins une vingtaine de personnes nous appelle chaque jour pour réaliser le test, seulement dans notre secteur, on ne le fait plus », témoigne une pharmacienne de Lannion (Côtes-d’Armor), où a été décelé le mois dernier le « variant breton ».

Car difficilement détectable, ce variant a fait varier la stratégie de dépistage dans la moitié du département : depuis le 22 mars, pour bon nombre de Costarmoricains, fini le dépistage rapide du Covid-19 dans les officines au moyen de tests antigéniques (prélèvements nasaux avec résultat sur place en moins de trente minutes).

Le test RT-PCR, seule référence

Pour plus de fiabilité, les autorités de santé recommandent aux pharmacies de ne plus pratiquer ces tests sur les habitants et personnes provenant des cinq intercommunalités (Lannion, Saint-Brieuc, Guingamp, Lanvollon et Morlaix) placées sous surveillance depuis l’apparition du variant. Le test RT-PCR (prélèvement nasal dont le résultat est disponible entre 24 et 48 heures) s’imposant comme la (seule) référence.

« Une précaution supplémentaire »

« C’est une précaution supplémentaire », indique l’Agence régionale de santé. Pour autant, « les pharmacies peuvent procéder aux prélèvements PCR en se mettant en relation avec un laboratoire qui leur fournira le matériel et réalisera ensuite les analyses », ajoute l’ordre des pharmaciens des Côtes-d’Armor.

Dans les faits, beaucoup préfèrent orienter directement le public vers un centre de dépistage, un infirmier libéral ou un laboratoire. « Pour des questions de facilité. »

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/cotes-d-armor-covid-avec-le-variant-breton-fini-le-test-rapide-en-pharmacie-eb951dee-938d-11eb-ab2c-7cf36a02870a

 

Ouest-France

Finistère. La Cooperl reprend l’ancien abattoir Gad et annonce des créations d’emplois

Le leader français de la production porcine va devenir propriétaire du site de Lampaul-Guimiliau (Finistère). Dans un premier temps, l’implantation d’une unité de congélation est annoncée.

Une vue des abattoirs Gad après leur fermeture. Le site couvrait à l’origine 60 000 m2. Face au risque de friche industrielle, une partie des bâtiments, d’une superficie de 20 000 m2, ont été démolis en 2020.

Une vue des abattoirs Gad après leur fermeture. Le site couvrait à l’origine 60 000 m2. Face au risque de friche industrielle, une partie des bâtiments, d’une superficie de 20 000 m2, ont été démolis en 2020. | DAVID ADÉMAS/OUEST-FRANCE

Hier soir, la Cooperl Arc Atlantique, leader français de la filière porcine, a annoncé la signature d’un accord de cession du site de l’ancien abattoir Gad, situé à Lampaul-Guimiliau (Finistère). Au terme de cet accord, la coopérative basée à Lamballe (Côtes-d’Armor) va devenir propriétaire du site qui appartient depuis 2019 à l’Établissement public foncier régional.

Cette reprise est très symbolique. La fin de Gad, en 2013, avait fait les gros titres de la presse nationale. Elle avait laissé 771 salariés sur le carreau. Elle illustrait les difficultés de la filière porcine française face à la concurrence d’autres pays européens. Notamment l’Allemagne, où les industriels tiraient les prix vers le bas grâce au recours à une main-d’œuvre de travailleurs détachés venus de pays comme la Roumanie.

La Cooperl est déjà présente sur l’ancien site Gad. Elle a acquis en 2017 les actifs de la Lampaulaise de salaisons dans le cadre de la liquidation de la Financière Turenne Lafayette.

500 emplois à terme ?

La Cooperl projette d’investir progressivement sur le site de Lampaul-Guimiliau. Dans un premier temps, elle évoque l’installation d’une unité de congélation employant une cinquantaine de salariés. Marché visé : l’exportation vers la Chine. La marchandise conteneurisée transitera par le port de Brest.

Puis, « si des accords structurants sont trouvés avec les groupements de producteurs finistériens », il est envisagé de relancer une activité d’abattage et de découpe. « L’étude d’un projet industriel très automatisé est d’ores et déjà engagée, ainsi que d’une unité environnementale faisant appel aux dernières technologies disponibles, indique la Cooperl. À terme, 500 emplois directs pourraient être créés. »

Cela suppose d’élargir les débouchés et de développer la production. La Cooperl mise sur de nouveaux marchés. En Chine, bien sûr, mais aussi en Europe et en France. Pour Emmanuel Commault, le directeur général de la Cooperl, il faut que la production porcine bretonne monte en gamme, notamment par une meilleure prise en charge du bien-être animal. « Si la filière peut se moderniser, alors elle peut se développer », dit-il. Un élément de contexte important est la fin du recours au travail détaché par les abatteurs allemands du fait de l’épidémie de Covid.

3 millions de porcs dans un rayon de 80 km

Tout est à reconstruire à Lampaul-Guimiliau. Mais la Cooperl voit plusieurs atouts au site. En premier lieu, la présence d’un important bassin de production. « Nous avons trois millions de porcs dans un rayon de 80 km », souligne Patrice Drillet, le président de la Cooperl.

Faute de repreneur, l’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau avait définitivement fermé ses portes en octobre 2013. Il ne tournait plus alors qu’à la moitié de sa capacité totale d’abattage de 3 millions de porcs par an. Il était la propriété de Gad SAS, une société détenue à 65 % par la coopérative morbihannaise Cecab et à 35 % par le groupement de producteurs de porcs Prestor.

À l’origine, le site couvrait 60 000 m2. Une partie des bâtiments, d’une superficie de 20 000 m², ont été démolis. Certains locaux ont retrouvé de l’activité en 2020 avec l’installation sur 4 400 m2 du transformateur de saumon norvégien Mowi (ex-Marine Harvest), dont l’usine de Landivisiau, victime d’un grave incendie en 2018, est en cours de reconstruction. Mais aucun projet de rachat ou de reconversion durable du site n’avait à ce jour abouti, jusqu’à l’annonce faite, hier, par la Cooperl.

Les chiffres clefs de la Cooperl. La Cooperl, c’est 7 200 salariés, 2 950 éleveurs, 5,7 millions de porcs élevés par an pour un chiffre d’affaires de 2,4 milliards d’euros en 2019.

https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/elevage/finistere-la-cooperl-reprend-l-ancien-abattoir-gad-et-annonce-des-creations-d-emplois-05f255d0-93de-11eb-ab2c-7cf36a02870a

Lire aussi : Côtes-d’Armor. Cartel du jambon : la Cooperl, condamnée à une amende salée, va faire appel

 

Ouest-France

À Morlaix et dans son agglomération, les services s’organisent

Publié le

À Morlaix et dans le territoire de l’Agglo, la continuité des services est assurée tant que possible. Dans les écoles, les enfants des publics prioritaires seront accueillis, et les transports publics continueront à circuler.

Le territoire de Morlaix communauté s’adapte aux nouvelles restrictions. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Dans le cadre des nouvelles mesures sanitaires pour freiner l’épidémie de Covid-19, les collectivités tentent d’assurer la continuité des services. À Morlaix (Finistère), les guichets municipaux restent ouverts, sur rendez-vous (02 98 63 10 45), mais « le recours aux services dématérialisés est à privilégier » (site internet de la Ville, rubrique « en 1 clic »).

Les enfants des publics prioritaires seront accueillis, dès mardi 6 avril, par des enseignants sur les temps scolaires et des agents de la ville sur les temps périscolaires.

Direction l’école Jean-Jaurès pour les élèves des écoles Jean-Jaurès, Poan-Ben et Gambetta, et l’école Jean-Piaget pour les élèves de Jean-Piaget, Corentin-Caër et Émile-Cloarec. Un service minimum sera également assuré en cas de non-ouverture du centre de loisirs le mercredi, et la restauration scolaire se poursuivra.

Inscriptions (sur justificatif) auprès du service enseignement par téléphone au 02 98 63 10 41 ou par mail : scolaire@villedemorlaix.org.

Bibliothèques ouvertes et marché maintenu

Par ailleurs, la piscine municipale sera accessible aux personnes détenant une prescription médicale d’activité physique adaptée, suivant une formation au BNSSA, ou aux éducateurs sportifs ayant besoin de s’entraîner et aux pompiers. La crèche collective sera réservée aux enfants des professionnels prioritaires

Enfin, les bibliothèques de la ville sont ouvertes normalement, et le marché du samedi matin est maintenu.

Les transports en mode vacances

Dans Morlaix communauté aussi, des mesures ont été prises. L’accueil du public est maintenu sur l’ensemble des sites. La collecte des déchets se poursuivra au rythme habituel, et les déchetteries restent ouvertes.

Le réseau de transport Linéotim (urbain et interurbain) passe en horaires de vacances scolaires à compter du mardi 6 avril au matin, et jusqu’au dimanche 2 mai au soir (du samedi 10 au dimanche 25 avril pour la ligne 30 Morlaix – Lannion).

L’auberge de jeunesse reste fermée au public toute la période, tout comme l’espace aquatique. La Maison

Penanault et les offices de tourisme communautaires seront également fermés au public.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-et-dans-son-agglomeration-les-services-s-organisent-e209e1f0-93d9-11eb-ab2c-7cf36a02870a

 

Ouest-France

Covid-19. Dans le Finistère, les activités nautiques autorisées sous conditions

De nouvelles mesures sanitaires, liées à la pandémie de Covid-19, s’appliquent à l’ensemble du territoire à compter du samedi 3 avril 2021, minuit. Dans l’attente de la déclinaison précise de ces mesures par cadre réglementaire, la préfecture maritime de l’Atlantique donner quelques lignes directrices aux usagers de la mer en ce long week-end pascal.

De nouvelles mesures sanitaires, liées à la pandémie de Covid-19, s’appliquent à l’ensemble du territoire à compter du samedi 3 avril 2021, minuit. | ARCHIVES OUEST-FRANCE/YVES-MARIE QUEMENER

De nouvelles mesures sanitaires, liées à la pandémie de Covid-19, s’appliquent à l’ensemble du territoire à compter du samedi 3 avril 2021, minuit. Dans l’attente de la déclinaison précise de ces mesures par cadre réglementaire, la préfecture maritime de l’Atlantique donner quelques lignes directrices aux usagers de la mer en ce long week-end pascal.

Dans les 10 km

La pratique de loisir des activités nautiques, de plaisance et de plongée demeure autorisée, à condition de respecter les mesures barrières habituelles et les dispositions suivantes.

Les points de départ et d’arrivée des activités doivent être compris dans le rayon maximal de 10 km du domicile. Une fois à bord, aucune limite de distance en mer n’est imposée.

Pas de sortie après 19 h

Dans le cadre du respect du couvre-feu, il est interdit de naviguer entre 19 h et 6 h dans les eaux territoriales.

Des dérogations à ces restrictions pour les activités de loisir ne peuvent être accordées que pour un motif personnel impérieux, qui doit être validé au préalable par la Délégation à la mer et au littoral (DML) du département de départ ou d’arrivée ou pour participer à une mission d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative.

Grande prudence

Pour la sécurité des usagers et pour éviter de solliciter davantage les services de secours, la préfecture maritime de l’Atlantique rappelle que la pratique des activités en mer et en bord de mer doit s’exercer avec une extrême prudence.

Les bonnes pratiques demeurent les suivantes : vérifier les horaires de marées et observez régulièrement le niveau des eaux, vérifier sone matériel, les équipements de sécurité et le bon état du navire, prévenir son entourage de ses intentions, consulter la météo du jour, même par beau temps, emporter toujours un moyen de communication avec soi, rester joignable et à vue, pêcher sur des endroits connus et fréquentés.

En cas d’urgence en mer, il faut composer le 196 (ou VF16 via la VHF).

Gare aux coquillages

Et pour ceux qui seraient tentés par une partie de pêche à pied, vigilance également. Depuis vendredi, la pêche et consommation de coquillages dans le secteur de Camaret-sur-Mer (Finistère) est interdite. Idem, en baie de Douarnenez, depuis le 25 mars 2021. Et ce, jusqu’à nouvel ordre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/crozon-29160/covid-19-dans-le-finistere-les-activites-nautiques-autorisees-sous-conditions-b379d5fc-93d9-11eb-ab2c-7cf36a02870a

 

Ouest-France

Finistère. Il décède aux urgences, sa famille demande réparation

Admis aux urgences de l’hôpital de Carhaix (Finistère), en 2014, un homme avait trouvé la mort quelques heures plus tard. La responsabilité du centre hospitalier de Brest a été proposée par le rapporteur public lors de l’audience du 1er avril 2021, au tribunal administratif de Rennes.

Un homme était décédé aux urgences de l’hôpital de Carhaix (Finistère), le 28 décembre 2014.

Un homme était décédé aux urgences de l’hôpital de Carhaix (Finistère), le 28 décembre 2014. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Il avait 49 ans quand il a été admis aux urgences de l’hôpital de Carhaix (Finistère), dans la soirée du 27 décembre 2014. L’homme souffre de douleurs thoraciques très importantes. Des examens sont pratiqués sans qu’un diagnostic ne soit posé. On lui donne des antalgiques puissants.

Vers 23 h 45, il perd la sensibilité du membre inférieur droit puis, vers minuit, il fait l’objet d’un malaise. Son décès sera constaté à 0 h 55. Il était atteint d’une dissection aortique, qui est une déchirure de la paroi interne de l’aorte, pouvant conduire à une déchirure externe.

Le centre hospitalier de Brest, dont dépend l’hôpital de Carhaix, qui a refusé d’indemniser la famille, s’en remet à la sagesse du tribunal sur le fait de savoir s’il est responsable de ce décès. Il demande de réduire le montant des sommes sollicitées.

70 % de chances d’être sauvé

La magistrate, rapporteure public, est catégorique : il y a une faute dans l’établissement du diagnostic. Les conclusions de l’expert mandaté par le tribunal conduisent à reconnaître la responsabilité de l’hôpital.

De nombreux examens médicaux ont été réalisés mais pas celui qui était nécessaire pour établir le bon diagnostic. L’expert insiste sur le fait que l’hypothèse d’une dissection aortique n’a jamais été évoquée.

Pour évaluer le préjudice, le juge va constater que si le bon diagnostic avait été effectué, le patient avait 70 % de chance d’être sauvé. Si l’on enlève le risque dû à son transport à l’hôpital de Brest (10 %) et celui inhérent à l’opération chirurgicale (20 %).

Quelques dizaines de milliers d’euros proposées à la famille

Me Dupont, l’avocate de la famille, insiste sur la nécessaire prise en compte des souffrances morales et physiques qu’a subi le patient : « Si le diagnostic avait été le bon il aurait eu de la morphine et aurait pu être transporté au CHU de Brest. » Elle souligne « la souffrance morale d’avoir été délaissé ».

Outre le remboursement des nombreux frais engagés par la famille, la juge propose d’indemniser l’épouse et le fils du patient à hauteur de 10 500 € chacun, 10 500 € pour chacune de ses sœurs et 4 900 € pour son frère.

Le jugement sera rendu d’ici la fin du mois d’avril 2021.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/finistere-decede-aux-urgences-sa-famille-demande-reparation-0886ea10-93dc-11eb-b1c0-60185f0d301e

 

Ouest-France

L’ancien abattoir Gad repris par la Cooperl, 500 emplois pourraient être créés à terme

Fermé fin 2013, l’abattoir de Lampaul-Guimiliau (Finistère) vient d’être repris par le groupe agroalimentaire breton, qui pourrait y relancer une activité d’abattage. Dans un premier temps, un atelier de congélation fera travailler une cinquantaine de personnes.

L’abattoir a fermé fin 2013, laissant près de 900 salariés sur le carreau.

L’abattoir a fermé fin 2013, laissant près de 900 salariés sur le carreau. | OUEST-FRANCE

La nouvelle est tombée vendredi 2 avril 2021. Un accord a été noué entre la communauté de communes du pays de Landivisiau, la SemBreizh et Cooperl Arc Atlantique : le groupe agroalimentaire breton devient propriétaire de l’ancien abattoir Gad, à Lampaul-Guimiliau (Finistère), fermé fin 2013, laissant près de 900 salariés sur le carreau.

Montée en gamme

Déjà présente dans la commune depuis 2017 et la reprise de la Lampaulaise de Salaison, la Cooperl créera dans un premier temps un atelier de congélation faisant travailler une cinquantaine de personnes.

Dans un second temps, en fonction de la demande, il est cette fois-ci question de relancer une activité d’abattage-découpe. En attendant, l’étude d’un projet industriel très automatisé est d’ores et déjà engagée », selon un communiqué​. À terme, 500 emplois directs ​pourraient être créés.

Cet accord est censé permettre la relance de la filière porcine finistérienne, sa montée en gamme (notamment par une meilleure prise en charge du bien être animal) et le décarbonisation de ses process

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lampaul-guimiliau-29400/l-ancien-abattoir-gad-repris-par-la-cooperl-500-emplois-pourraient-etre-crees-a-terme-bf88bf44-93ce-11eb-ab2c-7cf36a02870a

Diaporama : La Matinale de France Inter à La Tannerie à Lampaul-Guimiliau le 03.02.2017

 

Ouest-France

Baie de Lannion. Extraction de sable : la justice une nouvelle fois saisie

À l’audience du 18 mars 2021 du tribunal administratif de Rennes, les refus d’exploitation opposés par le préfet des Côtes-d’Armor, à la Compagnie armoricaine de navigation (Can) sont en passe d’être confirmés.

Le sable coquillier devait être extrait en vue d’amender les sols agricoles, selon les arguments de la Can.                                                                       

Le sable coquillier devait être extrait en vue d’amender les sols agricoles, selon les arguments de la Can.  | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Malgré les oppositions, Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie et des finances, accordait par décret du 14 septembre 2015 à la Can la concession de sables calcaires coquilliers, dite « concession de la Pointe d’Armor », portant sur les fonds marins du domaine public maritime, au large des côtes des départements du Finistère et des Côtes-d’Armor pour 15 ans. Devant l’opposition de Ségolène Royal, alors ministre de l’Environnement, les modalités de l’autorisation étaient revues à la baisse et l’extraction soumise annuellement à l’accord du préfet.

En 2015, un premier arrêté préfectoral autorise l’exploitation pour une année. Mais l’extraction de sable ne sera effective que pendant deux nuits. En effet, face aux nombreuses contestations et après une inspection diligentée par la ministre de l’environnement, la Can suspendra les extractions. Il est alors demandé au préfet de ne pas renouveler l’autorisation qui est soumise à la production d’une étude environnementale.

Recours en justice de la Can

L’État oppose donc, chaque année, des refus d’exploitation à la Can… qui a donc introduit, à son tour, des recours en justice pour annuler ces refus. Ici, sont en cause les refus opposés pour les années 2017, 2018 et 2019.

Le juge, rapporteur public, ne revient pas sur tous les arguments avancés par la Can, qui ont déjà été écartés lors des précédents jugements. Contrairement à ce que soutient l’avocate de la société, il estime que les documents produits ne répondent à l’exigence réglementaire de produire un protocole d’extraction.

Il propose donc le rejet de la requête de la Can.

Si le jugement, qui doit intervenir dans le mois, confirme cette position, l’extraction de sable restera interdite.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/extraction-de-sable/baie-de-lannion-extraction-de-sable-la-justice-une-nouvelle-fois-saisie-f216652c-93c1-11eb-b1c0-60185f0d301e

 

Ouest-France

À Camaret-sur-Mer. Des travaux de rénovation au mémorial de Pen-Hir

À la pointe de Penh-Hir, à Camaret-sur-Mer (Finistère), un blockhaus datant de la Seconde Guerre mondiale abrite les collections qui relatent la bataille de l’Atlantique. Des travaux de réfection sont en cours, en attendant l’ouverture au public.

Des membres des entreprises Tanguy Matériaux, de Brest, et Le Breton-Gendron, de Camaret, avec Samuel Huchet, conseiller technique chez Prefa France, et Jean-Luc Person, président de l’association du musée.

Des membres des entreprises Tanguy Matériaux, de Brest, et Le Breton-Gendron, de Camaret, avec Samuel Huchet, conseiller technique chez Prefa France, et Jean-Luc Person, président de l’association du musée. | OUEST-FRANCE

À la pointe de Penh-Hir, à Camaret-sur-Mer (Finistère), un blockhaus datant de la Seconde Guerre mondiale abrite les collections qui relatent la bataille de l’Atlantique. Le président de l’association du musée mémorial de Pen-Hir, Jean-Luc Person, tient à entretenir ce patrimoine et cette mémoire. C’est pourquoi, après la réfection du plafond de l’entrée du musée en 2019, c’est au tour de celui de la grande salle ronde, où se trouvait la batterie de tir, d’être revu.

L’entreprise camarétoise Le Breton-Gendron s’est associée à Tanguy matériaux, de Brest, et à l’entreprise Prefa Aluminium pour installer des plaques en aluminium recyclé. Samuel Huchet, conseiller technique chez Prefa France, explique : « l’entreprise est autrichienne, implantée en France depuis 2013. Le produit est de l’aluminium recyclé et recyclable à l’infini, la résistance à la corrosion est adaptée aux conditions climatiques de la montagne comme à celles des bords de mer. »

Une journée de préparation a été nécessaire, la découpe minutieuse et la pose des plaques prendra deux jours de plus.

En raison de la situation sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, le musée mémorial de la bataille de l’Atlantique et fermé jusqu’à nouvel ordre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/camaret-sur-mer-29570/a-camaret-sur-mer-des-travaux-de-renovation-au-memorial-de-pen-hir-1ea6397c-93be-11eb-ab2c-7cf36a02870a

 

Ouest-France

Morlaix. Il y aura une 3e édition du Graffiti Tour à l’été 2021

L’été 2021 aura son parcours de fresques, à travers toute la ville de Morlaix (Finistère), mais aussi sans doute dans les autres communes de l’agglomération. En hyper-centre, les œuvres pourront finalement rester trois ans.

En un peu moins de quatre jours, l’été 2020, l’artiste Rast a réalisé sa fresque « Itinéraire », place du Dossen.

En un peu moins de quatre jours, l’été 2020, l’artiste Rast a réalisé sa fresque « Itinéraire », place du Dossen. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Les équipes changent mais certains projets restent, à l’image du Graffiti Tour, lancé sous le mandat d’Agnès Le Brun en 2019. Dans l’esprit des deux premières éditions, il s’agira de poursuivre cette écriture avec neuf nouvelles œuvres​, annonce André Laurent, adjoint à la culture à Morlaix (Finistère), lors du conseil municipal qui s’est tenu jeudi 1er avril 2021.

Réalisées en juin, elles pourront avoir pour cadre différents quartiers de Morlaix, dont Ploujean. Nouveauté cette année, des artistes devraient également intervenir dans d’autres communes de l’agglomération.

Pour 3 ans ou « beaucoup plus longtemps »

Dans le centre historique de Morlaix, les œuvres devaient théoriquement rester un an maximum, mais un accord avec l’architecte des bâtiments de France a permis de porter cette durée à trois ans. Concernant les autres secteurs en revanche, les fresques pourraient rester beaucoup plus longtemps​, précise André Laurent.

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMTA0NjU5MWE0MmQ4ZDc3NmQ4NDFmMWZiNjllNjkxNTE4Nzk?width=630&focuspoint=50%2C50&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=18b3d7fe42c9845bb5c590df8804b9c2d49b0bcfde6b694f2510db8effebd101

La première œuvre qui sera effacée, en 2022, sera celle située au 48, rue de Brest. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Lors du conseil, une convention tripartite a formalisé le partenariat entre la Ville, les Ateliers du Graff et l’association Takad Grafañ/zone à graffer, dont est membre Georges Zannol, connu sous le nom d’artiste Zag, directeur artistique de l’événement.

La convention indique notamment que les artistes sont invités à s’exprimer librementdès lors qu’ils sont en conformité avec la loi et n’enfreignent pas l’ordre public. Des graffeurs de renommée internationalesont annoncés par le maire.

Cette signature de convention a, une fois n’est pas coutume, fait l’unanimité en conseil, Agnès Le Brun saluant une très bonne nouvelle pour la ville​, rendant possible une offre culturelle quel que soit le contexte sanitaire.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-il-y-aura-une-3e-edition-du-graffiti-tour-a-l-ete-2021-fac88942-939a-11eb-8160-b8e1983487e6

 

Ouest-France

Bretagne. Reporters sans frontières dénonce « un acte de malveillance » envers une journaliste

Selon l’ONG, la journaliste de radio Kreiz-Breizh, basée à Rostrenen (Côtes-d’Armor), Morgan Large, a découvert que les boulons de la roue arrière de sa voiture avaient été enlevés. RSF dénonce les pressions subies par la journaliste dans le cadre de son travail autour de l’agro-industrie.

Le 28 janvier, lors d’une manifestation de soutien à la journaliste Ines Léraud, à Guingamp, une centaine de personnes s’étaient mobilisées contre les pressions subies par les journalistes enquêtant sur l’agro-industrie en Bretagne.

Le 28 janvier, lors d’une manifestation de soutien à la journaliste Ines Léraud, à Guingamp, une centaine de personnes s’étaient mobilisées contre les pressions subies par les journalistes enquêtant sur l’agro-industrie en Bretagne. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

L’organisation non gouvernementale Reporters sans frontières dénonce « un acte de malveillance grave » qui a ciblé la journaliste de Radio Kreiz-Breizh (Rostrenen), Morgan Large, mercredi 31 mars : « Elle était sur le point de prendre le volant quand soudain, elle s’est rendu compte que les boulons fixant une des roues arrière de son véhicule avaient disparu. Cet acte de malveillance n’est pas le premier. Depuis qu’elle enquête sur les subventions accordées à l’agro-industrie en Bretagne, elle et son média ont fait l’objet de pressions et d’actes d’intimidation à plusieurs reprises. »

Une autre journaliste bousculée

« Cet acte de malveillance est extrêmement grave, dénonce le responsable du bureau UE/Balkans à RSF, Pavol Szalai. RSF étudie avec la journaliste les suites judiciaires qui pourront être apportées et demande d’ores et déjà aux élus locaux de dénoncer ce fait et de se mobiliser contre la tentation d’imposer une omerta médiatique sur les questions liées à l’agriculture intensive en Bretagne. »

Selon les journalistes du collectif de radios en langue bretonne, Radio Breizh, « ce n’est pas la première fois que des personnes s’introduisent chez elle, à Glomel, pour l’intimider », avant de rappeler que les portes de la radio avaient été forcées, les 2 et 9 décembre derniers.

Ils dénoncent également l’agression d’une journaliste allemande, cette semaine, à Glomel : « Elle a été insultée, bousculée et suivie chez elle par un agriculteur ».

Grève et appel à la mobilisation

Les journalistes de Radio Breizh feront grève mardi 6 avril, et appellent à un rassemblement de soutien aux deux journalistes et pour la liberté d’informer, à Rostrenen, place du marché, à midi.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/bretagne-reporters-sans-frontieres-denonce-un-acte-de-malveillance-envers-une-journaliste-35d96be8-938f-11eb-ab2c-7cf36a02870a

Regarder aussi : Guingamp 28 janvier 2021 rassemblement de soutien à la journaliste Inès Léraud

 

Ouest-France

Morlaix. La municipalité a voté son premier budget

La nouvelle équipe, menée par Jean-Paul Vermot, a voté un budget marqué par de gros investissements et un soutien affirmé aux associations. La séance a été particulièrement animée.

Le chantier du musée est le plus gros poste de dépenses.

Le chantier du musée est le plus gros poste de dépenses. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le vote du budget, jeudi 1er avril 2021, n’a pas réservé de surprises particulières par rapport au débat d’orientation budgétaire, qui s’est tenu le 25 février. ​On retiendra « un montant d’investissement élevé (plus de 12 millions, 10 en comptant les équipements) », dixit Jean-Paul Vermot, maire, et une continuité « assumée » sur un certain nombre de projets. « On nous reproche de vivre sur la bête, mais nous n’allons pas arrêter des projets entamés », une allusion aux propos récents d’Agnès Le Brun ​, ancienne maire aujourd’hui dans l’opposition. Mais les années suivantes ne seront pas aussi fastes, puisqu’il sera plutôt question « de 6 à 6,5 millions d’investissement par an », prévient Ismaël Dupont, adjoint aux finances.

Comment sera dépensé cet argent ?

Parmi les investissements majeurs, 2,8 millions iront au chantier du musée, pour « mettre en sécurité les œuvres, toujours stockées à l’étage de la chapelle, avec un risque avéré d’effondrement », souligne Jean-Paul Vermot. Il s’agira de les déménager dans des réserves, en partie finalisées ou transitoires. 1,2 million est aussi affecté au complexe de football de Coatserho​, et 400 000 € pour des travaux dans les écoles, « permettant de rentrer dans des objectifs de transition écologique », apprécie Ismaël Dupont. À noter, enfin, une enveloppe de 50 000 € prévue pour un budget participatif.

Quid des subventions aux associations ?

Au global, la Ville annonce un montant en légère hausse (1 375 000 €, soit 14 900 € en plus). Certaines voient leurs subventions baisser, comme le théâtre, dont l’activité a été fortement amputée par la crise. D’autres associations font leur apparition, telles les Utopistes en action, l’Association culturelle comorienne, Morlaix libertés, l’Association France Palestine solidarité, ou encore Get Open ​(concerts de jazz).

Quelles critiques ?

De nombreux débats ont animé ce conseil. Agnès Le Brun a notamment déploré « une dégradation des services à la population », citant « des budgets de fonctionnement des services directement au bénéfice de la population à la baisse, notamment la propreté urbaine (-7,5 %), la police municipale ( -26,8 %), le sport (-7,6 %) » « On n’a pas rogné sur les dépenses, réagit Ismaël Dupont. Oui, on fait de l’économie de fonctionnement, mais en ciblant les actions prioritaires, en lien avec les services. » Il s’agirait en réalité de « réaffectations » de budgets, précise Jean-Paul Vermot.

Annie Piriou s’est également étonnée d’une hausse de « 122 % » de la subvention au Resam (de 1800 à 4000 €), « un choix partisan, une politique du petit copain » selon Agnès Le Brun. Pour Jean-Paul Vermot, l’ancienne maire est « à la limite de la diffamation ». Il précise en revanche que le Resam, désormais conventionné, « est notre partenaire particulier dans la création d’une maison des associations ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/la-municipalite-a-vote-son-premier-budget-df7254e8-05a1-4303-b1c6-db8ed98c9472

 

Ouest-France

Locquirec. Vaccin anti-Covid : une aide à la prise de RDV

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Le Centre communal d’action sociale (CCAS) de Locquirec a mis en place une aide à l’inscription dans les centres de vaccination anti-covid pour les personnes âgées de plus de 70 ans de sa commune.

Ce dispositif s’adresse uniquement aux personnes qui n’ont pas internet ou qui ne savent pas utiliser la plateforme de réservation Doctolib ou Keldoc. Ces dernières sont invitées à se rendre directement en mairie, les lundis 12 et 26 avril de 11 h à 12 h et de 14h à 16h. Et sur rendez-vous uniquement, le mercredi 21 avril 2021 de 14h à 16h.

Contacts : tél. 02 98 67 42 20 ou par courriel contact@locquirec.bzh. Le CCAS invite également les habitants à lui signaler toutes personnes de leur entourage qui seraient éligibles à ce dispositif.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/locquirec-29241/vaccin-anti-covid-une-aide-a-la-prise-de-rdv-f7ff3028-4e5e-4067-aacb-127b628ab104

 

Ouest-France

Morlaix. Marie Simon-Gallouedec, élue d’opposition, rejoint la majorité

Celle qui a été adjointe à Morlaix (Finistère) durant deux mandats, dans l’équipe d’Agnès Le Brun, a décidé de rejoindre la majorité installée depuis l’été 2020. Un choix dont s’étonne son ancienne équipe, lors du conseil municipal du jeudi 1er avril 2021.

Marie Simon Gallouedec vient de rejoindre le groupe majoritaire à la ville de Morlaix.

Marie Simon Gallouedec vient de rejoindre le groupe majoritaire à la ville de Morlaix. | OUEST-FRANCE

Dans le milieu politique local, c’est un petit coup de tonnerre. Marie Simon-Gallouedec, adjointe de 2008 à 2020, dans l’équipe d’Agnès Le Brun, et aujourd’hui dans le groupe d’opposition, vient de changer de camp. Elle a rejoint la majorité, emmenée par l’actuel maire de Morlaix, Jean-Paul Vermot.

En conseil municipal, jeudi 1er avril 2021, cette décision a été évidemment commentée. La charge est venue de Jean-Charles Pouliquen, appartenant à sa désormais ex-équipe. Remarquant que le vote du budget est le moment pour chaque élu de se situer, il prend acte du choix de Marie Simon-Gallouedec de ne pas s’y opposer. Mais nous nous en étonnons, après qu’elle a défendu nos valeurs et notre projet politique en 2001, 2008, 2014 et 2020, et soutenu le projet de Bernadette Malgorn lors d’élections régionales.

« Plutôt que m’interroger, interrogez-vous »

Et de s’étonner au moins autant que Jean-Paul Vermot s’inscrive dans ces pratiques politiques qu’on espérait disparues, consistant à faire alliance à tout va : avec le PCF, contre lui, encore avec, et puis les Verts, la Coopérative citoyenne, d’autres formations, et aujourd’hui la droite. L’élu conclut en invitant la majorité à respecter le scrutin, et donc la volonté exprimée par les habitants, c’est-à-dire 26 élus d’un côté et sept de l’autre.

Plutôt que m’interroger, je vous invite à vous interroger, rétorque l’intéressé, ne cachant cependant pas sa satisfaction de voir que le projet que nous portons convainc, au-delà même de notre propre liste, attirant de nouvelles forces vives.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-marie-simon-gallouedec-elue-d-opposition-rejoint-la-majorite-1644ed3e-92ef-11eb-b7ad-118f2f0ec24d

 

Ouest-France

Brest. Augmenter les lits en réanimation ? « Il faut du personnel ! »

Au CHU de Brest (Finistère), depuis dix jours, le nombre de lits en réanimation est passé de 15 à 25. Mais il faut aussi du personnel formé, ce qui n’est pas gagné, selon le pr Erwan L’Her, chef du service de réanimation. Si les capacités augmentent de nouveau pour accueillir des malades Covid-19, il faudra déprogrammer des opérations classiques…

Ce jeudi 1er avril 2021, le service de réanimation du pr Erwan L’Her compte 21 patients, dont 8 malades Covid (dont quatre transferts d’autres régions). Ouest-France

Ce jeudi 1er avril 2021, le service de réanimation du pr Erwan L’Her compte 21 patients, dont 8 malades Covid (dont quatre transferts d’autres régions). Ouest-France | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« Doubler le nombre de lits en réanimation ? On peut toujours rêver ! Ce n’est pas magique ! s’exclame le professeur Erwan L’Her, chef du service de réanimation médicale au CHRU de Brest-Carhaix qui réagit suite à l’annonce d’Emmanuel Macron, mercredi, de doubler les capacités en France (jusqu’à 10 000 lits). Le problème n’est pas l’immobilier ou le matériel dans lequel les hôpitaux ont beaucoup investi. Il faut que les gens soient formés car la réanimation nécessite des techniques particulières »

À l’hôpital brestois, depuis dix jours, le nombre de lits en réanimation est passé de 15 à 25. Et dix lits supplémentaires peuvent être ajoutés via la réanimation chirurgicale. « Déjà, parfois, on manque de personnels formés. Certaines infirmières sortent tout juste de l’école. » Erwan L’Her poursuit : « Si on augmente encore le nombre de lits en réanimation, il faudra solliciter les anesthésistes. Mais dans, ce cas, il faudra déprogrammer des opérations comme cela a notamment été le cas, à Brest, lors de la deuxième vague. Ce qui veut dire qu’il faudra faire des choix ! »

Ce jeudi 1er avril 2021, son service compte 21 patients, dont 8 malades Covid (dont quatre transferts d’autres régions).

Il y a un an, lors du premier confinement, un total de 80 lits auraient pu être mobilisés au CHRU, mais cela n’avait pas été nécessaire. Il n’a pas été vraiment touché par les deux premières vagues. La troisième n’a pas encore atteint la région brestoise. « On l’attend… »

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/brest-augmenter-les-lits-en-reanimation-il-faut-du-personnel-e920f96a-9307-11eb-acd5-9322c40ace42

 

Ouest-France

Pesticides : un conseil pas vraiment indépendant

Promesse du candidat Macron en 2017, l’indépendance du conseil à l’utilisation des pesticides est en vigueur depuis le 1er janvier 2021. Mais sur le terrain, son application n’est pas encore aboutie.

Les textes sont clairs : le vendeur a interdiction de délivrer à l’agriculteur des préconisations sur les pesticides.

Les textes sont clairs : le vendeur a interdiction de délivrer à l’agriculteur des préconisations sur les pesticides. | ARCHIVES THIERRY CREUX, OUEST-FRANCE

C’est une mesure phare de la loi Agriculture et alimentation de 2018. Les coopératives et les négoces ont désormais interdiction de pratiquer à la fois le conseil et la vente de pesticides. En voulant prévenir le risque de conflit d’intérêts, l’État cherche à faire baisser l’utilisation de produits. Vente ou conseil, les entreprises ont dû trancher au 1er janvier et leur choix s’est massivement porté vers la distribution.

Mais sur le terrain, les vieilles habitudes ont-elles complètement changé ? Frédéric (prénom d’emprunt), cultivateur dans l’Aisne (Hauts-de-France), raconte : Avant, mon technicien de coopérative envoyait un compte-rendu de sa visite dans le champ, avec une préconisation de traitement. Maintenant, il n’a plus le droit de l’écrire, alors ça se passe à l’oral. Dès que je pense utiliser un insecticide, un herbicide, un fongicide… j’appelle, il se déplace et me dit quoi faire.

Risque de sanctions

Autrement dit, ce qu’ils n’ont plus le droit d’écrire, nombreux techniciens continuent de le dire à l’oral. Sous couvert d’anonymat, plusieurs agriculteurs et techniciens l’ont confirmé à l’agence Agra presse. Est-ce légal ? Non, les textes sont clairs : le vendeur a interdiction de délivrer à l’agriculteur des préconisations sur les pesticides, quelle que soit la façon de faire.

Cette préco, c’est ce que la loi appelle le conseil spécifique. Elle répond à un besoin ponctuel de recommandation sur l’emploi de produits et ne peut être réalisée que par une entreprise indépendante de la vente.

Des technico-commerciaux ont bien conscience de ne pas être en règle. On contourne la loi​, explique l’un d’eux, employé d’un négoce dans l’Ouest avec vingt-cinq ans de métier. Il est hors de question de laisser le client sans conseil ou alors mon téléphone sonne toutes les deux minutes. ​La consigne vient de sa direction, qui lui assure que sa pratique n’entre pas dans le cadre du conseil spécifique.

Le son de cloche est évidemment tout autre à la Fédération du négoce agricole (FNA). Une petite musique a traîné, disant que la loi Egalim ne change rien : il suffit de ne pas faire ci et ça, reconnaît le délégué général François Gibon. ​Non, il faut se mettre en conformité avec les agréments.

Et gare aux infractions. Un premier négociant a été contrôlé par le Sral (service régional de l’alimentation) dans la moitié nord de la France, indiquait-il mi-février. Examen réussi, d’après lui. La FNA met en garde contre le risque de sanction pénale, pouvant aller jusqu’à six mois d’emprisonnement, plus une amende. La sanction administrative est quant à elle un retrait d’agrément phyto.

Mise en place progressive

Pour nombre de professionnels, l’indépendance du conseil va mettre du temps à se mettre en œuvre. Cela va être progressif sur le terrain, considère Christian Durlin, vice-président de la commission environnement à la FNSEA. ​Beaucoup d’agriculteurs disposent d’une stratégie phytosanitaire 2021 travaillée dans l’ancien système : leurs techniciens ont pu venir jusqu’au 31 décembre pour en discuter avec eux. Cela en est maintenant au peaufinage.

Le syndicat agricole majoritaire est davantage inquiet d’un appauvrissement du conseilà moyen terme.

Une situation à laquelle est confronté Marc (prénom d’emprunt), en polyculture-élevage dans l’Eure. Mon technico-commercial donne toujours du conseil. Jusqu’ici, je faisais quelques fois appel à lui, sans forcément suivre ses conseils car son métier, c’est de me vendre des phytos. À l’avenir, j’envisage de me passer de conseil, ou alors de faire partie d’un groupe via le Ceta (centre d’études techniques agricoles)​, la chambre d’agriculture, mais ça me paraît trop coûteux.

https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/pesticides-un-conseil-pas-vraiment-independant-dddbd8f6-8667-11eb-bc3c-353fb8518503

 

Ouest-France

Lannion. L’Agglo va racheter quatre maisons impactées par le pont-aval

Lannion-Trégor communauté poursuit les négociations avec des propriétaires dont les maisons risquent d’être impactées par le futur pont-aval.

Lannion-Trégor communauté est en train de négocier avec des propriétaires dont les maisons seront impactées par le pont-aval.

Lannion-Trégor communauté est en train de négocier avec des propriétaires dont les maisons seront impactées par le pont-aval. | ARCHITECTURE ET OUVRAGES D’ART (AOA / LAVIGNE & CHÉRON)

Les élus de Lannion-Trégor communauté ont eu à se prononcer ce mardi 30 mars 2021 sur des acquisitions foncières liées à la création du pont-aval. La question avait déjà été abordée en décembre 2020. Interrogé, Joël Le Jeune, le président a indiqué que quatre propriétés seraient concernées, en plus de la maison Le Traon, acquise depuis plusieurs années par la communauté d’agglomération. Ces achats sont comptabilisés dans le budget prévisionnel du pont. Quant à la date de concertation publique, demandée par Alain Stéphan, il a indiqué qu’elle aurait lieu, « ce qui n’empêche pas auparavant qu’on crée les conditions de la réalisation du pont », étant entendu qu’« on veut faire le pont, et qu’il est normal d’associer les personnes les plus concernées ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-l-agglo-va-racheter-quatre-maisons-impactees-par-le-pont-aval-4c9436a6-92e5-11eb-acd5-9322c40ace42

 

Le Diben jeudi 01 avril 2021

Plougasnou. Toilettage de Printemps de la vedette SNSM Notre Dame du Trégor

Vedette SNSM Notre Dame du Trégor. Photo pyb29

Diaporama : Plougasnou le 13.09.2008 Baptême de la vedette SNSM «Notre-Dame-du-Trégor-MAIF» par Maud Fontenoy

 

Ouest-France

Finistère. La Fondation Ildys recrute une centaine d’étudiants pour l’été 2021

La Fondation Ildys, qui intervient dans de nombreux domaines de la santé (soins et rééducation, handicap, accueil des personnes âgées, protection de l’enfance…) propose cent jobs d’été à Brest, Roscoff et Landivisiau, dans le Finistère.

Parmi les établissements de la Fondation Ildys, Ty Yann à Brest.

Parmi les établissements de la Fondation Ildys, Ty Yann à Brest. | FONDATION ILDYS

Accueil, logistique, services techniques, restauration, aide-soignant(e), infirmier(ère)… Pour l’été 2021, pas moins de cent jobs sont proposés à des étudiants, sur les sites de Brest (Ty Yann et Ehpad), Roscoff (Perharidy), Landivisiau (Ehpad) et Guiclan (Ehpad).

« Soutenir les jeunes »

Un volume de postes habituel, mais une communication spécifique cette année, « afin de soutenir les jeunes, particulièrement touchés par la crise actuelle », indique l’acteur de santé breton dans un communiqué, citant « un sondage Ipsos révélant que plus d’un tiers des 18-24 ans craint de ne pouvoir faire face à ses dépenses de logement cette année ».

Pour candidater, rendez-vous sur ildys.org, rubrique « nous rejoindre », puis « candidature spontanée ». Contact : ressources.humaines@ildys.org

https://www.ouest-france.fr/bretagne/roscoff-29680/finistere-la-fondation-ildys-recrute-des-etudiants-pour-l-ete-2021-90e7dee4-92c6-11eb-b7ad-118f2f0ec24d?

 

Ouest-France

Brest. La prise illégale d’intérêts, nouvelle hantise des élus

Lundi 29 mars, sept élus de Brest métropole ont refusé de prendre part à un vote, et même de rester présents dans la salle. Ils marquaient ainsi leur inquiétude de se voir ensuite reprocher une quelconque prise illégale d’intérêts. Ce délit interdit à un élu de tirer le moindre bénéfice de son mandat. Mais les règles en la matières sont à la fois floues et dures.

De plus en plus d’élus sont inquiets de la facilité avec laquelle ils pourraient être inquiétés pour une prise illégale d’intérêt (photo d’illustration).

De plus en plus d’élus sont inquiets de la facilité avec laquelle ils pourraient être inquiétés pour une prise illégale d’intérêt (photo d’illustration). | OUEST FRANCE ARCHIVES ARCHIVES

Un ; puis deux ; puis trois… Finalement, lundi 29 mars, sept élu(e)s quittent momentanément la salle du conseil de Brest métropole. Sept élu(e)s de tout bord, majorité comme opposition, dont leur président François Cuillandre. Sept élu(e)s qui craignent de se voir reprocher une quelconque prise illégale d’intérêts s’ils participent à un vote concernant une société d’économie mixte, Brest’aim, dont ils sont administrateurs… Justement parce qu’ils sont élu(e)s.

Cinq ans de prison et un risque d’inéligibilité

La prise illégale d’intérêt ? La nouvelle hantise des élus, notamment ceux des collectivités locales. Surtout pour ses potentielles retombées pénales, puisqu’elle est passible de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. Peines auxquelles peuvent s’ajouter des sanctions complémentaires, comme l’inéligibilité.

Trois ministres concernés en début d’année

Pour faire simple, avec la prise illégale d’intérêts, le Code pénal interdit qu’un élu tire un quelconque parti de son mandat. Pour lui ou pour un proche. Plusieurs condamnations sont déjà intervenues un peu partout en France, notamment dans des affaires d’urbanisme. La Cour de cassation a ainsi pu établir une jurisprudence abondante sur le sujet. Mais on n’est plus là…

En début d’année, la prise illégale d’intérêts est revenue sur le devant de la scène. Trois ministres, dont le Garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti, sont mis en cause par la Justice pour ce motif. À peu près au même moment, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique a publié son guide déontologique sur le sujet.

Les élus ne rient plus du tout

Ce texte interpelle François Cuillandre : « La Haute autorité écrit qu’il incombe aux élus locaux de se « déporter » de toute décision relative aux associations où ils exercent des fonctions, même à titre bénévole en tant que représentant de la collectivité, notamment les décisions leur octroyant des subventions », relève-t-il.

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMTA0NDg2ZWQxYTJjZTdiMzUxMTIyOGVmMWU2MjQ1MjgyMjY?width=630&focuspoint=50%2C50&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=597609b9aaf2fcf5c6af6fa932338162fad264b82f8023499d336dd7ded9d1c0

Maire de Brest et président de Brest métropole, François Cuillandre ne cache pas son inquiétude, ni son agacement, face à des règles trop floues. | FRANCK BETERMIN/VILLE DE BREST

Comme beaucoup de maires ou de président d’intercommunalités, François Cuillandre préside la Mission locale pour l’emploi des jeunes. « À mon âge (NDLR. Il a 66 ans), il est peu probable que je sois un jour bénéficiaire de ses services, ironise-t-il. Et pourtant, je m’expose à des risques déontologiques mais surtout pénaux. » Et là, il ne plaisante plus. En 2008, par exemple, la Cour de cassation a confirmé la condamnation d’un maire qui avait voté une subvention à la Mission locale dont il assurait la présidence.

« Nous ne faisons qu’exercer un mandat »

« Il y a un flou, soupire l’un des élus brestois qui a préféré ne prendre aucun risque lundi. Et pire, un soupçon, qui peut survenir très vite, de vouloir tirer bénéfice d’une situation. Alors que nous ne faisons qu’exercer un mandat qui nous a été confié par le suffrage universel. » D’autant que les juges peuvent aller très loin sur le poids qu’ils prêtent à un élu sur tel ou tel dossier.

L’association des maires de France sollicitée

« Le simple fait d’être présent physiquement au moment du vote, sans même y prendre part, peut-être considéré comme une façon de l’influencer, explique Dominique Cap. Mais donner une procuration peut aussi être répréhensible aux yeux des juges. « Les cas se multiplient, prévient le président de l’association des maires bretons. Mercredi matin, un maire du Nord Finistère m’a encore sollicité… » Il a d’ailleurs alerté François Baroin, président de l’association des maires de France.

« On est dans le même registre qu’à la fin des années 1990, quand un maire pouvait être poursuivi et condamné pour un accident survenant dans sa commune », soupire Dominique Cap. Jusqu’à ce que la loi sur la responsabilité pénale des élus évolue en la matière. Mais en ce qui concerne la prise illégale d’intérêts, il n’y a pas grand-chose à faire, hormis observer d’une prudence de Sioux.

Des votes sans élus impliqués ?

C’est ce que fera François Cuillandre. « En février, nous avons eu un petit conseil, avec 23 délibérations seulement, explique le président de Brest métropole. La moitié d’entre elles étaient dans le viseur de la Haute autorité. Désormais, nous appliquerons strictement son concept de déportation et j’inviterai donc les élus à sortir quand une délibération les mettra en situation de prise illégale d’intérêts. » Peu importe si durant le débat démocratique, des questions restent sans réponse…

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-la-prise-illegale-d-interets-nouvelle-hantise-des-elus-ea9d45a6-92bb-11eb-acd5-9322c40ace42

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
1 avril 2021

Mes chers compatriotes, etc...

Mes chers compatriotes, etc...  Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/04/mes-chers-compatriotes-etc.html

 

Ouest-France

Trébeurden. La minorité réclame l’annulation d’une délibération

Après le conseil municipal, vendredi, les élus du groupe minoritaire réclament, dans une lettre ouverte au maire, l’annulation d’une décision concernant le SDE pour « vice de forme ».

« À l’occasion du premier point à l’ordre du jour intitulé “modalités d’organisation de la séance”, nous avons convenu, à l’unanimité, que le vote s’effectuerait par appel nominatif de chaque élu, selon l’ordre des listes et non pas selon l’ordre alphabétique », souligne Olivier Muller, l’un des conseillers minoritaires du groupe « Vivons Trébeurden », dans une lettre ouverte.

Il apostrophe Bénédicte Boiron, maire : « Pour le vote d’un point précis, il n’y a pas eu respect de cet ordre et cela a influé le résultat obtenu. » Pour rappel, il s’agissait, samedi, d’un vote concernant le Syndicat départemental d’énergie (SDE), et plus particulièrement un avenant relatif aux frais d’adhésion de la convention de groupement d’achat énergie, permettant de procéder aux mises en concurrence pour les contrats de fourniture d’électricité.

Six votes contre dans la majorité

À l’issue de la procédure, la délibération avait été adoptée, malgré six votes contre dans les rangs de la majorité, dont celui du maire.

La minorité interroge : « Pourquoi avez-vous changé l’ordre des votants juste pour ce vote et choisi de voter en dernier ? »

Le groupe minoritaire avait, quant à lui, voté pour. « Compte tenu de ces éléments, on peut raisonnablement penser que le vote contre du maire aurait été largement suivi par sa majorité. Souhaitiez-vous, au fond, que cette délibération soit approuvée malgré votre désaccord ? »

La minorité s’insurge : « Nous dénonçons ce procédé, cette pratiqui nous semble indigne au sein de cette assemblée. Votre rôle est d’instruire les dossiers et d’en assurer une présentation complète auprès des conseillers municipaux et de la population, sans chercher à en écarter les points litigieux. Les modalités de vote que vous avez énoncées et fait voter en début de séance ont été sciemment détournées. Le non-respect de ces modalités amène la suspicion sur l’objectif visé ». Et de conclure : « Ces pratiques ne sont pas tolérables et brisent la confiance envers cette assemblée. »

Contactée, Bénédicte Boiron, maire, prend acte et annonce qu’elle répondra dans les prochains jours.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/trebeurden-22560/la-minorite-reclame-lannulation-dune-deliberation-0abd03aa-2f25-4623-93f3-a1e2d16f8349

 

Ouest-France

Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner. Le territoire mobilisé pour Droit à l’emploi

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Les représentants nationaux du dispositif Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée ont été reçus dans la commune par les différents représentants des institutions concernées pour une journée de découverte sur le terrain

Les représentants nationaux du dispositif Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée ont été reçus dans la commune par les différents représentants des institutions concernées pour une journée de découverte sur le terrain | OUEST-FRANCE

Les représentants du dispositif Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée (TZCLD) de la commune ont reçu l’initiateur du projet Patrick Valentin qui dirige aussi le fond d’expérimentation national. La maire Solange Creignou, le sénateur Jean-Luc Fichet, les représentants du Département, de la Région et de Morlaix Communauté étaient présents pour la réunion de présentation du projet et de ses avancées vendredi matin dans la salle des associations. L’entreprise Enedis est partenaire du projet.

La journée s’est poursuivie par des visites dans les locaux de l’association et sur le terrain de maraîchage près de l’école FM-Luzel où se déroule l’une des activités des membres afin de cultiver des légumes pour fournir dans le futur les cantines de l’école et de la maison de retraite. L’une des actions nouvelles qui seront mises en place pour la création de nouvelles activités non concurrentielles dans le but d’employer les chômeurs de longue durée par la future Entreprise à but d’emploi qui sera créée.

Cette expérimentation d’emploi passe devant l’Assemblée Nationale pour le choix de 50 nouveaux territoires dont la commune qui met toutes ses chances de son côté pour en faire partie.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-thegonnec-loc-eguiner-29410/le-territoire-mobilise-pour-droit-a-lemploi-9c3e4728-d1ac-4d63-bc0d-ac601ee16d61

 

Ouest-France

Morlaix. Déménagement, directeur… Du neuf chez Tildé

Depuis 22 ans, cette entreprise adaptée accompagne des personnes handicapées dans le monde du travail. Désormais, elle œuvre aussi dans le champ de l’économie circulaire.

Gabriel, Jacques et Ronan trient le papier collecté dans les entreprises, avant qu’il ne soit recyclé.

Gabriel, Jacques et Ronan trient le papier collecté dans les entreprises, avant qu’il ne soit recyclé. | OUEST-FRANCE

Pourquoi ? Comment ?

Quelle est l’activité de Tildé ?

Créée en 1998, l’association Tildé est une entreprise adaptée, c’est-à-dire une entreprise dont l’objet est la promotion et le maintien de l’emploi de personnes en situation de handicap. « Notre activité première, et qui est encore aujourd’hui l’activité principale, c’est le travail en pépinière », indique Jean-Marie Minart, nouveau directeur depuis février 2021. Vingt travailleurs handicapés, répartis en quatre équipes dans le nord et le sud du département – chacune encadrée par un autre salarié Tildé – travaillent dans une quinzaine de pépinières. S’y ajoutent les cinq salariés aux espaces verts dans une dizaine de collectivités, et le même effectif au sein de la dernière activité née, le collectage et le tri de déchets tertiaires – ou déchets de bureaux – recyclables. Soit un total de 35 salariés, en incluant l’effectif du siège.

Où est située l’entreprise ?

Historiquement installé à Pleyber-Christ, le siège social a déménagé à Saint-Martin-des-Champs à la rentrée 2020. Un déménagement qui correspond aussi à un regroupement d’activités, puisque le centre de tri de déchets de bureaux a quitté Plouvorn (après un démarrage à Landivisiau) pour ces vastes locaux rue Edouard-Branly, zone de Keriven.

Le recyclage des déchets de bureau, c’est porteur ?

À l’origine, quand ce nouvel atelier (affilié au réseau français Élise) a été créé en 2016, « il s’agissait de diversifier l’activité, quasi exclusivement tournée vers le travail en pépinière, un peu à la peine à cette époque », comme l’explique Philippe Salaün, le président de Tildé. Au même moment, un décret dit « cinq flux » obligeait les producteurs et détenteurs de déchets (entreprises, commerces, administrations…) à trier à la source cinq flux de déchets (papier/carton, métal, plastique, verre et bois).

Tildé-Elise va au-delà, en collectant et triant une quinzaine de types de déchets, incluant, outre les classiques gobelets et pochettes cartonnées, les cartouches d’encre, mégots, le mobilier… Évitant ainsi leur enfouissement ou incinération. Actuellement, les entreprises de moins de 20 salariées ne sont pas contraintes à cette obligation de recyclage, mais nombre d’entre elles font tout de même appel à l’association. Sur les trois départements bretons desservis (la Bretagne hors Ille-et-Vilaine), cela représente quelque 200 clients, et 400 tonnes collectées chaque année (avec un objectif de 1 000 tonnes sous deux ans). « À côté des gros, comme Veolia ou Guyot, ce n’est rien, mais on ne fait pas le même travail », rappelle le directeur.

Quel est le profil du nouveau directeur ?

Avant de rejoindre l’économie sociale et solidaire, Jean-Marie Minart était déjà dans le recyclage, mais chez le géant Suez. Désormais, la recherche du profit est reléguée au second plan, au bénéfice de « l’objet social. Ma pression aujourd’hui, c’est de tout faire pour que ces personnes gardent leur emploi », sourit le directeur, qui met également en avant l’accompagnement dont bénéficient les salariés. « Tildé, c’est un peu comme une famille pour eux. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/demenagement-directeur-du-neuf-chez-tilde-cb1fd7cc-d883-4d06-aa21-a8d26bbb8e08

 

Le Diben le 31 mars 2021

Morlaix. La Bretonne en escale au Chantier Jézéquel à Morlaix

La Bretonne en escale au Chantier Jézéquel à Morlaix. Photo pyb29

Chantier Naval Jézéquel

Facebook :  Chantier Naval Jézéquel

 

Ouest-France

Brest. Ils disent « non à l’expulsion de Miléna »

Ce mercredi 31 mars 2021, à la sous-préfecture de Brest (Finistère), une centaine de personnes sont venues manifester leur soutien à Miléna, dont la famille est menacée d’expulsion.

Miléna (à droite sur la photo), pose avec ses camarades du collège de l’Hertloire, à Brest (Finistère), venus la soutenir ce mercredi 31 mars 2021.

Miléna (à droite sur la photo), pose avec ses camarades du collège de l’Hertloire, à Brest (Finistère), venus la soutenir ce mercredi 31 mars 2021. | OUEST-FRANCE

Une centaine de personnes se sont réunies à la sous-préfecture de Brest (Finistère), pour manifester leur soutien à Miléna, dont la famille est menacée d’expulsion. Plusieurs associations en sont à l’origine, dont l’Association des parents d’élèves (APE) du collège de l’Harteloire, la Cimade…

Ce mercredi 31 mars après-midi, ses camarades n’ont pas cours : les trois quarts de sa classe sont là, d’autres 6e aussi. Sa mère, Naïra, explique en français la situation qui s’est dégradée le jour-même : « Mon mari était au centre de rétention de Rennes, mais il est parti ce matin… ». Le prononcer la peine, mais elle tient bon.

Retourner en Arménie serait un pas en arrière face à la maladie

Les parents et leurs deux enfants sont arrivés il y a sept ans, un petit frère est né en septembre 2020. « Ma fille a le syndrome de Goldenhar, on ne pouvait pas la soigner en Arménie. » Une maladie rare, qui la prive d’une oreille. Depuis, elle est suivie en France et s’est fait poser un dispositif de pointe. Grâce au travail de l’équipe soignante, sa situation s’améliore. « Mais si elle devait retourner dans son pays, on devrait lui enlever son appareillage et l’espoir de retrouver l’audition serait réduit à néant », complète Marion Richard, sa professeure principale.

« C’est très violent »

Miléna est à côté, c’est une enfant discrète. Raphaël, 11 ans, est dans sa classe. Pour lui, « c’est une enfant comme nous, on ne veut pas qu’elle parte ». Les élèves, très investis, sont allés faire signer des pétitions en ville avant d’arriver au rassemblement. Une professeur d’anglais relève : « Expulser le père de cette façon, c’est très violent, ça n’arrive pas souvent. C’est une famille qui ne demande qu’à vivre ici. »

Privés de l’autorisation de travailler, les parents étaient bénévoles au Secours catholique depuis plusieurs années. « On ne voulait pas rester sans rien faire », souligne la maman. Désormais, ils sont aussi menacés de perdre leur logement.

Une pétition en ligne a été créée pour les soutenir : http://chng.it/6kCLP6JBYv.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-ils-disent-non-a-l-expulsion-de-milena-5e288e48-9246-11eb-8afa-f261c91e71a1

Lire aussi : mercredi 31 mars à 14h, rassemblement devant la sous-préfecture en soutien à Miléna ( Le Chiffon Rouge )

 

Ouest-France

En Normandie, l’ancienne sucrerie Saint-Louis de Cagny ferme définitivement

Saint-Louis a annoncé la fermeture du centre de stockage qui employait encore neuf salariés. Il y a un an, la sucrerie de l’agglomération caennaise vivait sa dernière campagne betteravière.

L’usine Saint-Louis qui employait 81 salariés et 70 saisonniers dans l’agglomération caennaise, a achevé début 2020 sa 68e et dernière campagne betteravière. Aujourd’hui, neuf salariés sont chargés du stockage du sucre.

L’usine Saint-Louis qui employait 81 salariés et 70 saisonniers dans l’agglomération caennaise, a achevé début 2020 sa 68e et dernière campagne betteravière. Aujourd’hui, neuf salariés sont chargés du stockage du sucre. | OUEST-FRANCE

« Quand je passe devant l’usine, je tourne la tête… » Patrick Dechaufour ne décolère toujours pas contre l’arrêt de la sucrerie de Cagny (Calvados). Une véritable hérésie dans cette plaine de Caen aux terres si fertiles. Le président du syndicat betteravier Calvados-Sarthe-Orne (CSOB) a perdu espoir de voir redémarrer, un jour, cette usine qui a bouclé début 2020, sa 68e et dernière campagne betteravière. « Nous, les betteraviers, étions prêts à investir 30 millions d’euros , mais Saint-Louis Sucre a toujours refusé notre offre de reprise, répondant qu’il ne fermait pas l’usine… »

Confrontée à des surcapacités, la maison-mère de Saint-Louis Sucre, l’Allemand Südzucker, avait préféré transformer son site industriel calvadosien, qui produisait 180 000 tonnes de sucre tous les ans, en un simple centre de stockage employant neuf salariés contre 150 (dont 70 saisonniers) auparavant. Une solution qui maintenait l’illusion d’une absence de fermeture.

Mais patatras. Dans un communiqué du 31 mars, faisant suite à un comité central d’entreprise tenu deux jours plus tôt, Saint-Louis Sucre annonce la fermeture définitive de son site de… Cagny. « L’objectif de Saint-Louis Sucre, qui reste confronté à des difficultés économiques importantes, dans un contexte de dérégulation des marchés et de concurrence accrue, est d’optimiser les flux logistiques en utilisant les capacités de ses autres sites », indique le communiqué qui précise que les neuf salariés pourront être reclassés dans le groupe.

L’usine démantelée

La situation n’est pas sans rappeler celle de Nassandres (Eure), une sucrerie « de 900 salariés, il y a trente ans », transformée en centre de conditionnement et dont Saint-Louis Sucre a annoncé la fermeture en octobre 2020. « Les trente derniers salariés ont été licenciés en février 2021 », souligne Loïc Touzé, délégué syndical central FO Saint-Louis Sucre.

« Ils sabordent Cagny », s’indigne Patrick Dechaufour. « Aujourd’hui, le site est en plein délabrement, couverts de fientes de pigeons, déclare Loïc Touzé. I ls sont en train de démanteler l’usine. Cinq presses à pulpe ont été transférées. Les câbles électriques ont été coupés. Tout est fait pour que la production ne puisse y redémarrer un jour… »

Les élus locaux, les betteraviers et les salariés de Cagny avaient pourtant dénoncé un contournement de la loi Florange qui oblige les entreprises de plus de 1 000 salariés à trouver un repreneur en cas de fermeture de site. En mars 2019, le ministre de l’Agriculture avait affirmé « qu’il demanderait des comptes à l’industriel… » et le remboursement d’aides publiques. Sans suite. Car, entre-temps, Saint-Louis Sucre s’est engagé dans un plan social « généreux » allouant une indemnisation moyenne de 80 000 € par salarié.

En fermant deux de ses quatre sucreries en France (Eppeville dans la Somme aussi), Saint-Louis Sucre aura supprimé 130 postes de travail dont 70 à Cagny. « La direction proposait vingt-quatre postes de reclassement à Étrépagny (Eure). Mais seuls cinq salariés ont accepté, indique le syndicaliste. Sur les quarante-quatre départs volontaires, quarante et un ont retrouvé du travail, trois sont partis en préretraite. Une quinzaine de salariés se retrouvent en difficulté. Le Covid-19 a gêné des embauches. »

Des terrains à vendre et à… dépolluer

À Cagny, le site fantôme respire l’abandon. La friche s’étend sur 25 hectares « mais l’ensemble des terrains couvre 80 hectares… » De quoi attiser les appétits. « Saint-Louis compte vendre une partie du foncier. Même si le repreneur (trois candidats seraient en lice) devra démanteler et dépolluer le site, ça restera ensuite une bonne affaire immobilière aux portes de Caen… »

Le millier de betteraviers qui livraient la sucrerie n’apprécieront pas forcément cette reconversion… Seuls 288 d’entre eux continuent de cultiver la betterave pour la sucrerie d’Étrépagny. Les autres cherchent des cultures de remplacement. Comme du lin, du maïs grain, des légumineuses. « Je me suis mis aux semences potagères, aux carottes, il faut bien se réinventer… » confie Patrick Dechaufour.

https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/en-normandie-l-ancienne-sucrerie-saint-louis-de-cagny-ferme-definitivement-5187e7de-8e53-11eb-a1bb-f434af1b4244

 

Ouest-France

Morlaix. L’Espace des sciences cherche des anciens salariés de la Manu

L’Espace des sciences de Morlaix (Finistère), qui va ouvrir prochainement, recueille le témoignage d’anciens salariés de la manufacture des tabacs. Une salle d’exposition sera totalement dédiée à ce patrimoine industriel et social.

L’une des anciennes machines de la manufacture des tabacs, qui sera en exposition dans le futur Espace des sciences de Morlaix.

L’une des anciennes machines de la manufacture des tabacs, qui sera en exposition dans le futur Espace des sciences de Morlaix. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Vous avez travaillé à la manufacture des tabacs de Morlaix (Finistère) ? L’Espace des sciences a besoin de vous et cherche à récolter cette précieuse parole pour l’une de ses futures salles d’exposition. Les témoignages recueillis permettront d’enrichir l’exposition.

De quoi « nous permettre de comprendre la Manufacture, qui est d’abord un lieu de production industrielle. Ce sont les mieux placés pour nous parler des machines, de l’organisation des ateliers, des activités qui abondaient à la Manu », explique Tiphaine Lastennet, médiatrice scientifique et culturelle pour l’Espace des sciences Morlaix.

Dix salles d’expositions

Le chantier de ce dernier a débuté en décembre 2018 et prévoit dix salles d’exposition. Le projet est porté par Morlaix communauté. L’une de ces salles, « Des machines et des hommes » exposera des anciennes machines restaurées et évoquera l’histoire ouvrière depuis le XVIIIe siècle jusqu’à 2004, date de fermeture du site.

Contact : contact.morlaix@espace-sciences.org ; 02 98 15 31 88

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-l-espace-des-sciences-cherche-des-anciens-salaries-de-la-manu-f0676204-9208-11eb-8153-111acea7321d

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
31 mars 2021

Commémoration...

Commémoration...  Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/03/commemoration.html

 

Ouest-France

Aide aux migrants. Cédric Herrou définitivement relaxé

La Cour de cassation a rejeté ce mercredi 31 mars un pourvoi du parquet général de Lyon et ainsi rendu définitive la relaxe du militant Cédric Herrou. Il était poursuivi pour avoir convoyé des migrants venus d’Italie et organisé un camp d’accueil en 2016 dans les Alpes-Maritimes.

Cédric Herrou ici à son arrivée au palais de justice de Lyon le 11 mars 2020.

Cédric Herrou ici à son arrivée au palais de justice de Lyon le 11 mars 2020. | PHILIPPE DESMAZES/AFP

C’est l’aboutissement d’une longue procédure jalonnée de trois procès et d’une saisine du Conseil constitutionnel, qui avait consacré en 2018 le « principe de fraternité ».

Ce mercredi 31 mars, la Cour de cassation a rejeté un pourvoi du parquet général de Lyon, rendant ainsi définitive la relaxe du militant Cédric Herrou. Il était poursuivi pour avoir convoyé des migrants venus d’Italie et organisé un camp d’accueil en 2016 dans les Alpes-Maritimes.

https://www.ouest-france.fr/monde/migrants/aide-aux-migrants-cedric-herrou-definitivement-relaxe-8cf27292-921a-11eb-8153-111acea7321d

 

Ouest-France

Morlaix. « Dans un climat de culpabilisation », les retraités dans la rue

À l’appel des collectifs CGT, FO, FSU, CFE/CGC et Solidaires, des retraités se sont réunis à Morlaix (Finistère) pour réclamer une hausse de leur pouvoir d’achat, mais aussi dénoncer la gestion de la crise sanitaire.

À la fin du rassemblement, il restait une vingtaine de personnes.

À la fin du rassemblement, il restait une vingtaine de personnes. | OUEST-FRANCE

Mercredi 31 mars 2021, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées, place des Otages à Morlaix (Finistère). Dans un climat de culpabilisation des retraités qui seraient protégés de la pandémie au détriment des jeunes, neuf organisations les ont appelés à se mobiliser dans toutes les villes de France​, pouvait-on entendre lors des prises de paroles. À Morlaix, la CGT, FO, FSU, CFE/CGC et Solidaires étaient à la manœuvre.

S’ils déplorent toujours la baisse continue du niveau de vie depuis trop d’années, les syndicats sont également revenus sur le contexte actuel : La campagne de vaccination souffre des mêmes tares que les précédentes périodes de la crise sanitaire : aujourd’hui, le manque de vaccins est dans la continuité du manque de lits, de respirateurs, de masques, de tests.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-dans-un-climat-de-culpabilisation-les-retraites-dans-la-rue-142bd036-9203-11eb-b8aa-fc72068957c4

 

Ouest-France

Plouezoc'h. Le conseil vote 1 618 000 € en investissement

Avant que le percepteur ne présente les comptes administratifs de l’année 2020, Brigitte Mel, maire, déclare : « Nous déplorons que l’an prochain les budgets soient gérés par Morlaix Communauté, nous perdons un service de proximité dont nous apprécions les conseils. » Pour 2020, au niveau des différents budgets des comptes administratifs, seul l’investissement du budget général est déficitaire : en fonctionnement, 570 800 € et, en investissement, -275 000 €, soit un total de 295 775 €. « Une situation positive qui témoigne de la bonne santé des finances », explique le percepteur.

Budget primitif

Il est présenté par Arnaud Favé, adjoint aux finances : « Nous avons repris les fondamentaux, en tablant sur une année que l’on espère normale et en s’efforçant d’être au plus proche de la réalité. » Pour un total de 1 357 000 € : en fonctionnement, le poste principal de dépenses sont les charges de personnel, 623 600 € et 119 500 € pour la section investissement, soit 94 000 € pour le remboursement des emprunts et 25 500 € pour investissement.

En recettes, dotations, subventions et participations, 220 000,00 € ; impôts et taxes, 920 000 €. Les bases évoluent très peu et les taux d’impositions sont inchangés avec une taxe habitation à 15,90 %. Elle ne sera pas payée par le contribuable mais remboursée au centime près par l’État ; foncier bâti, 19,90 % et foncier non bâti, 44,77 %.

En investissement : 1 618 600 €. Pour le remboursement d’emprunts, 293 000 €. « Deux emprunts arrivent à échéance, avec des sommes conséquentes, la capacité d’autofinancement sera augmentée », explique l’adjoint. Bâtiments 294 000 € ; terrains, 85 000 € et installations, travaux et réseaux, 833 000 € dont dynamisation du bourg 375 000 € (une subvention de 300 000 € a été reçue) ; travaux voirie, rue de Kervénalen, 200 000 € ; sécurisation école, 50-000 € ; allée pétanque (hangar), 15 000 € ; jeux école, 20 000 € ; travaux église, 35-000 €. « Pour certains travaux, nous agirons rapidement pour que les activités puissent reprendre dès que la situation sanitaire s’améliorera. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouezoch-29252/le-conseil-vote-1-618-000-en-investissement-c64a8d02-d63d-4ce3-bfff-55abba198738

 

Ouest-France

Locquirec. Le comité d’animation quitte le presbytère

Le comité d’animation déménage et offre ses chocolats aux enfants de l’école.

Le comité d’animation déménage et offre ses chocolats aux enfants de l’école. | OUEST-FRANCE

La pandémie a bouleversé le programme des activités du comité d’animation, mais cela ne l’empêche pas de rester actif. Jeudi 25 mars, soutenu par les services techniques communaux, ses membres ont quitté le presbytère, siège historique de l’association. Les travaux de rénovation du presbytère et de ses dépendances doivent commencer en avril, la municipalité leur a attribué, temporairement, deux salles attenantes à la bibliothèque pour tous. Le comité d’animation a ainsi pu aménager ces espaces, avec la satisfaction de conserver la proximité du port, emplacement où se déroule la majorité des événements festifs.

En parallèle de ce déménagement, à défaut de pouvoir organiser sa traditionnelle chasse à l’œuf au camping du Fond de la baie, le comité a souhaité régaler tout de même les petits Locquirécois en proposant une alternative à cette escapade pascale. Des friandises en chocolat ont été offertes aux enseignants de l’école primaire pour une distribution à leurs élèves.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/locquirec-29241/le-comite-danimation-quitte-le-presbytere-c811a1f9-e9d8-459e-83b6-24ee4649e51f

 

Ouest-France

Brest. Ils se sont rassemblés pour un adieu à Salah Eddine Mehrazi

Une marche blanche était organisée, mardi 30 mars 2021, à la mémoire de Salah Eddine Mehrazi, fauché par un chauffard, le 26 février 2021, alors qu’il travaillait. Amis, professeurs et anonymes lui ont rendu hommage.

Entre 250 et 300 personnes se sont réunis pour dire adieu à Salah Eddine Mehrazi, lors de la marche blanche, organisée, mardi 30 mars 2021, à Brest (Finistère).

Entre 250 et 300 personnes se sont réunis pour dire adieu à Salah Eddine Mehrazi, lors de la marche blanche, organisée, mardi 30 mars 2021, à Brest (Finistère). | OUEST-FRANCE

C’est une belle journée ensoleillée. Ce même genre de journée agréable, dont avait profité pour la dernière fois, le 26 février 2021, Salah Eddine Mehrazi. « Nous avions révisé à la bibliothèque universitaire ensemble et puis le soir, il était parti travailler, comme d’habitude », explique Younes, son ami intime. C’est ce soir-là, qu’un chauffard le fauche après avoir grillé un feu rouge, alors qu’il était au guidon d’un scooter pour le service de Domino’s Pizza. Les deux s’étaient rencontrés sur les bancs de la fac, dans la même promo. Il se destinait à être ingénieur en génie industriel. « Ça a été un choc pour nous, surtout les premiers jours… C’est dur à supporter moralement », souffle celui qui passait toutes ses journées avec lui.

« Ça aurait pu être moi »

Le jeune homme a le regard grave, mais le ton de sa voix, digne, témoigne d’un courage édifiant. « Au début, il s’est occupé de tout », confie Abdenbi Karfaoui, responsable de la mobilité internationale au Crous. Il souligne l’élan de fraternité exemplaire qui a suivi le drame. « L’UBO et l’employeur ont déployé des moyens pour accueillir sa famille. L’équipe médicale du CHU a été irréprochable. Les étudiants ont fait une cagnotte pour aider… »

C’est à la demande de cet ami et de la famille que la Fédé B a été sollicitée pour organiser la marche blanche de ce jour. Entre 250 et 300 personnes sont venus se recueillir. Quelques t-shirts blancs floqués dans la foule, « à la mémoire de Salah Eddine Mehrazi », avec un selfie du jeune homme : lunettes rondes, l’allure sérieuse et sympathique. Un gars de 23 ans, « très gentil et très calme ». Dans les rangs, des collègues. Tous ne le connaissaient pas, mais ils sont là pour lui rendre hommage. Maria et Kévin, présents le soir des faits, ont du mal à trouver les mots. « C’est émouvant, c’est toujours compliqué dans l’équipe… Mais on veut montrer la solidarité du groupe. »

J’ai perdu mon fils, mon être cher

Des gens de tous âges sont venus ce mercredi : les copains, certains professeurs, des anonymes, mais surtout des étudiants. Builo, 22 ans rapporte : « Ça aurait pu être moi, j’ai été livreur aussi. C’est un des seuls métiers que peuvent envisager les étudiants ici. C’est difficile, parfois on prend des risques. Qu’il repose en paix. » Sandrine est remuée, mère d’une fille à l’université, elle ne peut s’empêcher de penser, elle aussi que « ça aurait pu être ma fille. Vous imaginez, mourir pour une pizza ? »

De la fac de sciences à la place de la Liberté, le cortège affronte le douloureux souvenir de l’accident, au carrefour de la rue Camille-Desmoulin et de Glasgow. Younès dépose un bouquet de fleurs blanches et prend la parole : Aujourd’hui on se retrouve tous pour lui dire adieu. Une minute de silence est respectée. Une jeune fille filme avec son smartphone, M. Karfaoui commente : C’est pour la famille, ils regardent en direct. Ils ont dû partir le matin même en catastrophe, à cause du Covid, le Maroc ferme ses frontières ce soir à minuit.

Mais la mère est présente par les mots. Élodie Miossec, l’une des organisatrices de l’évènement, lit sa lettre manuscrite : «Un grand merci pour tout de ce que vous avez fait pour nous. J’ai perdu mon fils, mon être cher… En tant que croyante, il est mort au mauvais moment, mais nous sommes à Dieu et à lui nous retournons. Ses paroles résonnent au moment du lâcher de ballons blancs. Les escaliers de la mairie sont remplis, mais on entend seulement le bruit des fontaines de la place. Un au revoir solennel.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-ils-se-sont-rassembles-pour-un-adieu-a-salah-eddine-mehrazi-a5e47420-9194-11eb-a977-df19f648e403

 

Ouest-France

Perros-Guirec. Le festival de BD se réinvente pour souffler ses bulles d’art dans le Trégor

« Tu me fends le cœur » trichait César dans Marius, de Pagnol… Loin de se lamenter sur la situation, le festival de BD de Perros-Guirec (Côtes-d’Armor) se réinvente pour souffler ses bulles d’art en différents lieux du Trégor.

Erwan Moison, directeur de la résidence Domitys de perros-Guirec, devant l’exposition « Marius ».

Erwan Moison, directeur de la résidence Domitys de perros-Guirec, devant l’exposition « Marius ». | OUEST-FRANCE

« Parce que les auteurs ont des planches et des ouvrages à montrer, parce que les amateurs aimeraient rencontrer les auteurs en dédicaces », le festival de BD de perros-Guirec (Côtes-d’Armor) trouve différents espaces pour faire vivre le 9e art, en ce printemps 2021.

La crise sanitaire ayant contraint d’annuler le festival BD dans sa forme classique, les organisateurs, et notamment le bureau, composé de Jérémy Senabre, Nicolas de Montbel et Barbara Roche-Hingant, proposent d’autres moyens d’aller à la rencontre du public.

« Pour que la culture nous donne de l’air »

Expositions en plein air à Trestraou, avec Vanikoro, du 10 avril au 9 mai ; à la Maison du littoral, avec Ama Le Souffle des Femmes, du 26 avril au 28 mai ; des miniatures d’Astérix et les illustrations Pas un jour sans soleil, à l’office de tourisme, du 24 avril au 22 mai ; Simone Veil l’immortelle, à la bibliothèque, du 24 avril au 29 mai ; Vélosophie, au Port du Linkin, du 24 mai au 15 septembre ; Les Voyages de Gulliver, le 24 avril, à la plage de Trestignel, « une programmation printanière pour que nous prenions tous l’air et que la culture nous donne de l’air », se réjouissent les organisateurs.

Simone Veil à l’honneur

Simone Veil l’Immortelle sera à l’honneur au lycée Félix-Le-Dantec. En association avec la médiathèque de Lannion, la BD de Pascal Bresson et Hervé Duphot, donnera lieu à des interventions auprès les lycéens en avril.

Pour ouvrir le bal, le festival s’est associé à la résidence Domitys, qui expose Marius, l’ouvrage de Serge Scotto, Éric Stoffel et Sébastien Morice revisitant Marcel Pagnol. Pour Erwan Moison, directeur de la résidence qui accueille l’exposition, c’est la seconde participation au festival. « Nous voulons être en phase avec la ville et la vie culturelle ». Il reconnaît que ses résidents sont demandeurs de culture, dans un sens large, la bande dessinée succédant à une exposition sur les algues et une autre d’œuvres des résidents eux-mêmes.

Dédicaces et concours

Ponctuellement, le festival portera des dédicaces chez Gwalarn et Tom Librairie, en commençant avec Pascal Bresson, respectivement les 23 et 24 avril.

Les résultats des concours Jeunes Talents et Scolaires seront annoncés en ligne. Les idées ne manquent pas et la programmation pourra évoluer, les réseaux sociaux et le site du festival s’en feront le relais.

Marius, jusqu’au 30 avril, Domitys, 55, boulevard Aristide-Briand, entrée libre, accessible tous les jours de 10 h à 18 h, avec respect strict des gestes barrières. http://www.bdperros.com

https://www.ouest-france.fr/bretagne/perros-guirec-22700/perros-guirec-le-festival-de-bd-se-reinvente-pour-souffler-ses-bulles-d-art-dans-le-tregor-1b007a86-9192-11eb-a977-df19f648e403

 

Ouest-France

Plérin. Le dossier plan algues vertes sera traité par Saint-Brieuc Armor agglomération

Au moment du renouvellement de la convention du ramassage des algues vertes, Ronan Kerdraon, maire de Plérin (Côtes-d’Armor), a indiqué que les décisions seront prises au niveau de l’Agglomération.

La ville vient de renouveler la convention de ramassage des algues vertes avec l’agglomération, avant la période traditionnelle d’échouage.

La ville vient de renouveler la convention de ramassage des algues vertes avec l’agglomération, avant la période traditionnelle d’échouage. | OUEST-FRANCE

Lundi soir, le conseil municipal a voté le renouvellement de la convention de ramassage des algues vertes, avec l’Agglomération.

Avec l’idée de remettre à plat la convention, Julie Morvan, de la liste Plérin citoyenne, a longuement analysé le texte, « en regrettant le manque de réorientation du modèle agro industriel vers une agriculture paysanne et agroécologique ».

Michel Caingnard, adjoint à la transition écologique, a effectivement présenté la convention qui ne contient pas de modifications. « Depuis 2010, le ramassage des algues vertes est effectué dans le cadre d’une convention, par Saint-Brieuc Armor agglomération, dès que les échouages ont une épaisseur de plus de 5 cm sur une surface de plus de 300 m2 », indique-t-il.

L’avis de l’Agglomération

Plus largement, cette convention précise toutes les procédures de l’organisation des chantiers, jusqu’à l’équipement spécifique des cabines de tracteurs. Trois communes sont signataires de cette convention, en plus de Plérin : Pordic, Saint-Brieuc et Hillion.

Dans sa réponse à Julie Morvan, Michel Caingnard a précisé que « l’Agglomération a un accompagnement des pratiques agricoles depuis longtemps ».

Il a également indiqué que l’épandage des algues sur des parcelles agricoles est intégré dans un cahier de fumure. « Les agriculteurs sont soumis à des contrôles et les sanctions sont très dissuasives ». Autre évolution, « le taux d’azote dans les rivières a baissé de 41 % en 25 ans. »

S’il rappelle « que les flux d’azote ont diminué de 50 % ces dernières années, Pascal Laporte, adjoint à la transition écologique, remarque toutefois « les limites du système. L’agriculture devra se tourner vers l’agroécologie. »

Mis en cause pour « le non-respect de son engagement concernant la tenue d’un grand débat sur les problèmes de la baie », selon Isabelle Castillo, du groupe Mieux vivre à Plérin, Ronan Kerdraon, en tant que président de l’Agglomération, a présenté la mise en place d’outils, à travers le conseil de développement, composé d’élus et d’autres représentants de différents organismes.

« Ce conseil de développement sera le donneur d’avis pour tous les sujets structurant l’Agglomération. »

Selon lui, il s’agit là « de la mise en place d’outils de concertation. Le sujet des algues vertes a toute sa place et plus largement la transition agricole et le plan alimentaire de l’Agglomération ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plerin-22190/plerin-le-dossier-plan-algues-vertes-sera-traite-par-saint-brieuc-armor-agglomeration-a42b8f66-918e-11eb-a977-df19f648e403

 

Ouest-France

Morlaix. L’ancien vainqueur d’étape du Tour de France, Jean Bourlès, nous a quittés

Jean Bourlès, à droite, accompagné de René Silliau, qui a consacré un chapitre au « sportif morlaisien du siècle », dans son livre « L’Âge d’or du cyclisme morlaisien ».

Jean Bourlès, à droite, accompagné de René Silliau, qui a consacré un chapitre au « sportif morlaisien du siècle », dans son livre « L’Âge d’or du cyclisme morlaisien ». | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« C’était un baroudeur. Parti sur une longue distance, c’était compliqué de le rattraper. Un teigneux ! », décrit, avec le sourire, Jean-Jacques Guillerm, président du Club cycliste morlaisien. Club qui a compté Jean Bourlès dans ses rangs pendant vingt ans. Ce grand nom du vélo morlaisien s’est éteint dans la nuit de lundi à mardi 30 mars 2021. Il était âgé de 90 ans.

Jean Bourlès. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Jean Bourlès est né le 20 août 1930, à Pleyber-Christ. Contraint d’arrêter l’école jeune, à cause de la Seconde Guerre mondiale, il devient ouvrier agricole et faucheur. Le deux-roues, il le découvre lors de la course du Pardon. « Ce qui le frappe, c’est le montant des sommes gagnées par les participants à l’épreuve des licenciés : 10 000 francs en deux heures de travail. C’est ce qu’il gagne en une semaine comme faucheur », écrivent Michel Le Bourhis et René Siliiau dans 1890-1970 – L’Âge d’or du cyclisme morlaisien.

L’homme aux 247 victoires

Sa carrière brillante mais restée locale « car il y avait de l’argent régionalement », ne peut se résumer en quelques lignes : 247 victoires, près de 1 000 podiums en vingt ans. « C’était un homme exceptionnel pour sa force et son caractère de gagneur. C’était mon idole », souligne René Silliau.

La révélation nationale se fait le 14 juillet 1957, lorsqu’il remporte l’étape du Tour de France à Ax-les-Thermes (Ariège). Le Finistérien a même été sacré « sportif morlaisien du siècle », en 1999.

Loin d’avoir uniquement des succès sur les routes, Jean Bourlès a su transformer l’essai dans sa vie privée. Devenu promoteur immobilier, il est à l’origine de deux lotissements morlaisiens, dont celui des Trois-Chênes. Enfin, il a été élu à Plourin-lès-Morlaix.

À 89 ans, il disait supporter d’autres grands noms actuels du cyclisme : Warren Barguil, le Landivisien David Gaudu ou le Brestois Valentin Madouas.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-l-ancien-vainqueur-d-etape-du-tour-de-france-jean-bourles-nous-a-quittes-f2936cca-915f-11eb-b651-13d6a91b11d1

 

Ouest-France

Île-de-Batz. L’unique boulangerie va fermer définitivement ses portes

La boutique Les Délices de Batz avait été reprise par un couple en 2017. La seule et unique boulangerie de l’île de Batz (Finistère) tire le rideau ce mercredi 31 mars 2021.

La seule boulangerie de l’île de Batz va fermer ses portes définitivement à partir de mercredi 31 mars 2021.

La seule boulangerie de l’île de Batz va fermer ses portes définitivement à partir de mercredi 31 mars 2021. | OUEST-FRANCE

Clé sous la porte

« Avis de fermeture : la boulangerie sera fermée à compter du 31 mars 2021. » C’est par cette simple affichette, collée derrière la vitrine rouge et jaune des Délices de Batz, se trouvant en hauteur du port de l’île, que les clients ont été informés. Le couple de gérants avait repris la boutique, seule du genre sur Batz, en 2017. Conséquences du Covid, de la surcharge de travail en saison et du manque d’activités l’hiver ? Pas de réponse précise à cela.

Une affichette indique la fermeture sur la vitrine. | OUEST-FRANCE

Désertification de l’île ?

Les solutions pour trouver du pain localement ne sont pas multiples et se résumeront sûrement à rallier le continent, vers Roscoff. Une nouvelle qui désole une partie des îliens, sur les réseaux sociaux mais aussi sur place. « C’est triste », résume Chantal Cabioch, qui gère la page Facebook Vivre en île de Batz et résister. Celle-ci connaît bien l’ancien gérant pour avoir présenté une liste aux dernières municipales à ses côtés. « C’est dommage, car la mairie n’a jamais fait un geste pour les aider, ou du moins pour faire des travaux. Ça touche de nouveau l’économie et contribue à la désertification de l’île », poursuit-elle.

Des messages de soutien

D’autres affiches de soutien de la boulangerie et un point d’interrogation, fait à partir d’algues, étaient visibles dès la sortie de l’embarcadère de l’île, ce dimanche 28 mars 2021.

« Plusieurs hypothèses quant à l’avenir de la boulangerie »

De son côté, Guy Cabioch, le maire, temporise. « Nous partons sur plusieurs hypothèses quant à l’avenir de la boulangerie. Mais je ne peux en dire plus tant qu’il n’y aura pas le jugement au tribunal de commerce de Brest. » Verdict qui sera normalement donné ce mercredi 31 mars 2021, quant à la cessation et à la liquidation de l’affaire. Il s’agit des deuxièmes repreneurs de la boulangerie après les propriétaires historiques de l’établissement.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/ile-de-batz-29253/ile-de-batz-l-unique-boulangerie-va-fermer-definitivement-ses-portes-d4397b80-9168-11eb-b651-13d6a91b11d1

 

Ouest-France

Cyclisme. Jean Bourlès a dit au revoir au peloton

Sa victoire sur l’étape du Tour de France 1957 (Barcelone – Aix-les-Bains) reste le fleuron de la carrière de Jean Bourlès qui nous quitte à l’âge de 90 ans.

Jean Bourlès (à droite) avec la gagnante de l’épreuve féminine de la troisième étape du Tour de France entre Morlaix et Saint-Malo en 1974.

Jean Bourlès (à droite) avec la gagnante de l’épreuve féminine de la troisième étape du Tour de France entre Morlaix et Saint-Malo en 1974. | OUEST FRANCE ARCHIVES

« Jean Bourlès avait ce côté abordable qui faisait que chacun voulait être son ami. » Eric Le Balch, le speaker bien connu emploie une phrase que répétait également le regretté Louis Bihannic, organisateur de la Mi-Août Bretonne. C’est dire que le Morlaisien, natif de Pleyber-Christ aura marqué toutes les générations.

Professionnel de 1954 à 1966

Débutant chez les professionnels en 1954 sous les couleurs de Peugeot, il portera notamment celles de Saint-Raphaël Geminiani (1956-1957), Mercier BP Hutchison (1960-1962).

Outre sa victoire sur l’étape du Tour de France 1957, Jean Bourlès compte également à son palmarès les critériums de Callac (1957 et 1958) et de Camors (961-1962). « Sans oublier le Grand Prix de Plouay 1964 qui avait pour lui plus qu’un succès d’estime. »

Dans sa carrière, le Finistérien avait su insuffler son goût de la victoire à ses amis morlaisiens François Hamon et Jacques Simon. « Le succès de Jean sur la Grande Boucle en 1957 va entraîner dans son sillage ses 2 compères. Ils vont, de 1958 à 1961, faire connaître le label « Morlaix » dans toute l’Europe », écrivait René Silliau, dans son livre « Tous dans le coup » qui relate la carrière du champion Trégorrois.

Le spécialiste des critériums

« J’ai vécu une période de rêve », reconnaissait celui qui a disputé 1 500 critériums dans sa carrière. Régulièrement au palmarès de chacun d’entre eux, Jean Bourlès avait cet humour pour expliquer ses résultats en définissant le vainqueur, en cas de défaite, comme étant une star « Ou un bon copain… » Il faut dire qu’avec 100 victoires de 1949 à 1960, Jean et ses amis Francis Mel, Jo Thomin, Fernand Picot et Félix le Buihotel étaient les chouchous des courses. Le public les réclamait sur toutes les épreuves.

Une autre victoire, sa reconversion

Si sa dernière victoire cycliste se situe à Plourin-lès-Morlaix en 1969, devant Henry Le Gall et André Pinchon, Jean Bourlès avait déjà en tête sa reconversion. Pendant que Simone, sa charmante épouse gère le café « Chez Jean Bourlès », il s’en va créer trois lotissements, bâtissant de ses propres mains sept maisons, « qu’il faut ajouter aux autres victoires », disait avec humour le grand champion, l’ami de tous.

https://www.ouest-france.fr/sport/cyclisme/cyclisme-jean-bourles-a-dit-au-revoir-au-peloton-0f166d04-9154-11eb-954a-acefbc765f05

 

Ouest-France

Dans le Trégor, les trois petits bourgs de Plouaret, Tréguier et Plestin-les-Grèves voient grand

Plouaret, Tréguier et Plestin-les-Grèves font partie des 26 communes sélectionnées dans les Côtes-d’Armor pour devenir des Petites villes de demain. Leurs maires en attendent beaucoup.

Christian Jeffroy, Annie Bras-Denis et Guirec Arhant, respectivement maire de Plestin, Plouaret et Tréguier ont signé la convention, première étape d’une nouvelle aventure pour leur commune.

Christian Jeffroy, Annie Bras-Denis et Guirec Arhant, respectivement maire de Plestin, Plouaret et Tréguier ont signé la convention, première étape d’une nouvelle aventure pour leur commune. | OUEST-FRANCE

ous les trois sont arrivés tout sourire à la sous-préfecture de Lannion (Côtes-d’Armor), impatients de signer cette convention d’adhésion au dispositif « Petites villes de demain »​.

Annie Bras-Denis, Guirec Arhant et Christian Jeffroy, respectivement maire de Plouaret, de Tréguier et de Plestin-les-Grèves étaient attendus par Laurent Alaton, le sous-préfet, et Joël Le jeune, président de Lannion-Trégor communauté.

Mercredi 24 mars 2021, ils ont officialisé leur entrée dans le dispositif, qui compte 1 600 villages en France et vise à améliorer les conditions de vie des habitants, en aidant à la concrétisation des projets. 

Passer de bourg à petite ville

Plouaret, 2 150 habitants, s’est lancé dans la compétition sans trop y croire. Plouaret, le petit Poucet de cette aventure, n’a jamais eu la prétention d’être une ville, mais elle joue un vrai rôle de centralité.

Grâce un ancien dispositif, « dynamisme des bourgs ruraux », la maire, Annie Bras-Denis, estime déjà avoir passé un cap important. Il n’y a plus un terrain à vendre dans la commune où 99 maisons ont été achetées en 2020…

Mais elle est bien décidée à continuer sur cette lancée et, dans bien des domaines, en s’appuyant notamment sur les conseils du chef de projet, embauché avec l’aide de l’État et dont le travail sera exclusivement dédié à l’accompagnement des dossiers des trois communes, précise Laurent Alaton.

Des axes de travail souvent identiques

Du côté de Tréguier, 2 500 habitants, Guirec Arhant veut transformer l’essai, par rapport au travail déjà engagé autour de l’habitat, de la culture et des services à la population. L’autre projet qui lui tient à cœur est tourné vers la mer. Nous voulons réconcilier la ville avec son port.

À Plestin-les-Grèves, 3 660 habitants, Christian Jeffroy a également des ambitions, notamment celle de rendre le bourg plus visible. À l’écart de l’axe Lannion-Morlaix, il peut facilement passer inaperçu. Nous voulons créer une entrée de ville digne de ce nom, attirer les gens vers le centre en cassant cette logique de traversée. Les autres axes de travail concernent la dynamique commerciale, le logement et les services à la population.

Financement du dispositif

À l’échelle de la France, une enveloppe de trois milliards d’euros accompagne ce programme pluriannuel de six ans, mais les communes ne recevront pas une somme définie au départ.

Une fois d’accord sur les objectifs, l’État, à côté des collectivités, se donnera les moyens de financer, assure le sous-préfet. Plouaret, Plestin et Tréguier ont maintenant dix-huit mois pour peaufiner les projets qui feront d’elles les petites villes de demain.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/dans-le-tregor-les-trois-petits-bourgs-de-plouaret-treguier-et-plestin-les-greves-voient-grand-5dd2117c-8d72-11eb-9743-bd7a58eda4bc

 

Ouest-France

Finistère. « La pêche à pied doit respecter l’écosystème »

Lors des grandes marées (112 de coefficient ce mardi 30 mars 2021) les champs de blocs se découvrent et deviennent des lieux prisés des pêcheurs à pied, pas tous vigilants concernant les règles pour protéger ce milieu. Le Parc naturel régional d’Armorique (Finistère) et ses partenaires suivent de près l’évolution de ces écosystèmes. Entretien avec Nazaré Das Neves Bicho, chargée de mission Biodiversité et du projet Life Marha, un programme européen dédié à cet environnement.

Un suivi d’un champ de blocs

Un suivi d’un champ de blocs | DR

Les champs de blocs sont composés de blocs rocheux mobiles qui se découvrent à marée basse lors des grands coefficients. Ces blocs sont de tailles variables et recouverts d’algues brunes et rouges principalement. De quoi créer un milieu tout à fait particulier sous les blocs. En Bretagne, il y a de nombreux champs de blocs. Des lieux essentiels à préserver auxquels les pêcheurs à pied doivent faire attention, comme lors de ces grandes marées.

Dans la rade de Brest, le champ de blocs du Roz est suivi par le Parc naturel régional d’Armorique, dans le cadre du programme Life Marha. Entretien avec Nazaré Das Neves Bicho, chargée de mission Biodiversité et du projet Life Marha.

Pourquoi est-ce important de les protéger ?

C’est un écosystème extrêmement riche. On a à la fois, sur le dessus, un support pour les algues et invertébrés et, en dessous, un milieu qui va rester bien humide lorsque la marée va se retirer. C’est une cachette pour pas mal de petits poissons, mollusques et crustacés. Cela permet aux espèces de rester à l’abri.

Pourquoi s’intéresser à ces écosystèmes ?

Le Parc naturel régional d’Armorique effectue des suivis sur les champs de blocs dans le cadre du projet européen Life Marha, qui vise à améliorer l’état de conservation des habitats marins, et de l’Observatoire de la pêche à pied de loisirs – Manche mer du nord. On avait déjà travaillé sur les champs de blocs dans le cadre d’un précédent programme. On travaille avec le Cesco à Concarneau, pour le protocole et l’analyse des données.

Nazaré Das Neves Bicho, chargée de mission Biodiversité et projet Life Marha. | DR

Quels sont les risques que fait peser la pêche à pied sur ces habitats ?

Ces zones sont très pêchées lors des grandes marées. Il faut impérativement remettre les blocs que l’on soulève en place, et ça, ce n’est pas forcément fait. On inverse du coup le milieu : les algues se retrouvent en dessous et la surface qui normalement est la zone humide se retrouve à l’air libre. L’écosystème perd complètement sa fonctionnalité. Un bloc retourné qui n’est pas remis en place perd jusqu’à 70 % de sa biodiversité et met trois ans à se reconstituer !

Les champs de blocs, un environnement à préserver. | YANN SOUCHE / OFFICE FRANÇAIS DE LA BIODIVERSITÉ / LIFE MARHA

Face à ce constat, comment protéger ces habitats ?

Il y a une réglementation qui encadre la pêche à pied et qu’il faut connaître. Il est obligatoire de remettre les blocs en place. Il y a des panneaux qui ont été posés, qui présentent les tailles de capture, la réglementation sur les outils… Mais aussi celle sur les habitats, les champs de blocs et les herbiers. Mais il y a encore un travail de sensibilisation à faire. Les bonnes pratiques n’ont pas pour vocation de sanctionner, le but c’est que l’écosystème reste productif.

Si un rocher retourné n’est pas remis en place, comme ici, c’est 70 % de sa biodiversité qui est menacée | DR

Comment se passe ce suivi ?

On évalue le pourcentage de blocs retournés. Pour évaluer l’état de conservation d’un champ de blocs, on suit et compte des espèces qui vont être représentatives de l’état de santé. Par exemple, sur la face supérieure les algues brunes ou rouges, les mollusques brouteurs vont plutôt indiquer un bon état santé, contrairement aux roches nues et algues vertes. On fait aussi des suivis comportementaux. On a déjà pu noter qu’il y avait pas mal de blocs retournés, d’algues vertes. Mais on ne peut pas établir pour le moment si c’est en lien avec la pêche à pied ou si c’est l’action de la houle. Le suivi va se faire sur le long terme. Cela va permettre d’affiner les mesures qu’on va prendre.

Quelques points de la réglementation

Du sel pour attraper les couteaux

Le couteau, c’est le classique de la pêche à pied. Mais attention : la taille minimum est de 10 cm, la pêche est limitée à 60 pièces dans la limite de 3 kg et il ne faut pas en prendre plus que ce qui sera consommé. | ARCHIVES

À vos mains pour les étrilles !

Les étrilles se cachent sous les rochers à marée basse. Elles doivent mesurer 6,5 cm minimum et, dans l’esprit d’une pêche à pied durable, le rocher soulevé pour les attraper doit être remis en place. | OUEST FRANCE ARCHIVES

L’ormeau, une prise bien réglementée

L’ormeau est accroché sous les cailloux, notamment dans les champs de blocs. Côté taille, il doit mesurer au minimum 9 cm. Le prélèvement autorisé est de 20 ormeaux maximum. Leur pêche est interdite du 15 juin au 31 août inclus. | ARCHIVES

Ramasser des coquillages, ce n’est pas possible partout

La préfecture a interdit ou déconseillé de ramasser des coquillages sur certaines plages du Finistère, sur recommandation de l’Agence régionale de santé et de l’Ifremer.

Ces interdictions peuvent être temporaires. Comme à Douarnenez : la pêche récréative et professionnelle, le ramassage, le transfert, la purification, l’expédition, la distribution et la commercialisation de tous les coquillages sont interdits jusqu’à nouvel ordre. La cause ? Les taux de toxines amnésiantes sont supérieurs à la norme autorisée.

Dans le pays de Quimperlé , actuellement, une forte pollution de la Laïta aval, du site de Saint-Maurice à l’anse de Stervilin à Clohars-Carnoët, empêche aussi la pratique de la pêche à pied. La pollution est due à une contamination bactériologique sur la Laïta aval où le taux de bactérie E. coli relevé était le double de la norme d’acceptabilité.

Sur d’autres sites, les interdictions sont permanentes, à cause de « risques élevés pour la santé », souligne l’Ifremer. Notamment sur la plage du Douron, à Locquirec, car elle est « située en fond de baie », où se jette la rivière Douron, dans laquelle « se déversent des stations d’épuration ». Ou encore sur la plage de la Mer blanche, à Fouesnant, etc.

Par ailleurs, il est déconseillé de ramasser des coquillages sur certains sites. Par exemple, au port et sur la plage de Diben à Plougasnou, à Keremma à Tréflez et Goulven…

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/finistere-la-peche-a-pied-doit-respecter-l-ecosysteme-70751b12-8ed5-11eb-a3dd-c268e58a9335

 

Ouest-France

Locquirec. Avec Gwig, la commune améliore son flux d’infos

Gwig comprend un site internet et une application smartphone. Il permettra aux habitants des communes du Trégor et aux touristes d’accéder à un ensemble d’informations et un agenda des événements du territoire.

Pour Locquirec, la plateforme Gwig.fr sera prête dans un délai de six semaines.

Pour Locquirec, la plateforme Gwig.fr sera prête dans un délai de six semaines. | OUEST-FRANCE

Le projet d’un site où les Locquirécois mais aussi les habitants du territoire et les touristes pourront retrouver leurs commerçants, artisans, et producteurs de légumes ainsi que plein d’autres informations séduit les élus. « Gwig (N.D.L.R. village en breton) est un dispositif conçu par un Plougasniste », explique Nicolas Botros, adjoint au maire.

Gwig comprend un site internet et une application pour smartphone. Il fera l’interface entre le site E-lokireg – place de marché en ligne de Locquirec – la commune et l’office de tourisme. « Il permettra une compilation des événements dans les communes du Trégor – Plougasnou et Lanmeur y adhèrent – et améliorera le flux des informations. Par exemple, un touriste aura une vision complète des concerts proposés durant son séjour. »

Son coût ? « 810 € pour l’installation, l’abonnement est de 1 € par habitant. » L’application Gwig.fr sera prête dans un délai de six semaines.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/locquirec-29241/locquirec-avec-gwig-la-commune-ameliore-son-flux-d-infos-90e2f480-908f-11eb-b34e-8c7df2900c50

C'est un hold-up dans la poche des habitants de ces communes qui avaient déjà tout ce qu'il fallait. La municipalité de Plougasnou a laissé mourir "Wiki Plougasnou" pourtant crée à sa demande et aussi subventionné par celle-ci, ce qui a occasionné le départ de Sonia et Tristan vers Rennes.

  Sonia Pascal. Photo pyb29 Sonia Pascal. Photo pyb29

Ouest-France

La mairie soutient la création d'un forum local

L'Union des commerçants artisans de Plougasnou (Ucap) a initié le développement du réseau social de proximité sur la commune.

L'association mettra en place trois projets : un magazine, une étude d'image et un forum permettant de se tourner vers la communication numérique de façon collaborative. Sur le site www.plougasnou.commune.wiki, tous les adhérents de l'Ucap pourront poster des annonces didactiques et commerciales sur leurs actualités, produits, services, plats du jour...

Afin d'animer la plateforme internet, les associations sont aussi invitées à communiquer sur leurs évènements- actions, et les particuliers sur leurs passions, leurs expériences, leurs idées...

Le forum devient le point de rendez-vous des commerçants, artisans, associations et de tous les habitants... Toute l'information locale sur un seul site.

La mairie soutient l'Ucap sur la partie communication grand public du forum, fortement intéressée pour rapprocher les acteurs du tissu économique et associatif local.

Contact. Sonia Pascal, tél. 06 68 01 00 21.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/la-mairie-soutient-la-creation-dun-forum-local-3582515

 

Ouest-France

Pays de Morlaix. Pêche au fond de la baie : attention au courant !

Le drame de 2010 au fond de la baie est toujours dans les esprits. L‘occasion pour le président de la SNSM de donner des conseils aux pêcheurs à pied en quête de coques.

Les grandes marées se prolongent ce mardi 30 mars 2021, avec un coefficient de 112et mercredi, 111/107.

Les grandes marées se prolongent ce mardi 30 mars 2021, avec un coefficient de 112et mercredi, 111/107. | OUEST-FRANCE

Jean-Yves Pontailler, président de la station SNSM de Locquirec, donne quelques conseils pour profiter des grandes marées sans risque.

Quels conseils donnez-vous avant de partir à la pêche aux coques au fond de la baie ?

Le pêcheur à pied doit d’abord consulter la météo, noter l’heure de la marée et rentrer au plus tard une heure après la basse mer. Il faut aussi porter un vêtement de couleur vive afin d’être repéré plus vite, avoir un téléphone portable et un sifflet qui a l’avantage de porter très loin.

Enfin, il ne faut pas s’aventurer seul ou et au moins, avertir un proche de l’endroit où on va pêcher, ainsi que de l’heure approximative de son retour. Sur place, il faut éviter de pêcher sur une rive du Douron à l’opposé de celle où vous avez garé votre véhicule !

Le 9 septembre 2010, trois personnes s’étaient noyées lors d’une grande marée, que faut-il faire si on se retrouve entraîné par le courant ?

Il faut avoir à l’esprit que la mer monte très lentement au début, puis au bout d’une heure, de plus en plus vite. Le courant peut atteindre six nœuds, soit 11 km/h, cela peut être violent.

Si vous êtes embarqué par le courant, ne luttez pas, abandonnez votre pêche et laissez-vous porter jusqu’à l’endroit où vous pourrez reprendre la rive. Il faut savoir que le courant ne vous emportera pas vers le large. Un accident comme celui du 9 septembre 2010 se passe très vite, il est souvent conséquent à une multitude d’erreurs. Le temps que les sauveteurs arrivent, il est malheureusement trop tard.

Quels moyens de vigilance sont mis en place ?

Il y a d’abord un n° d’appel gratuit, le 196, c’est le n° d’urgence pour les secours en mer du Cross. L’hélicoptère Dragon 29 effectue régulièrement des vols au-dessus du littoral finistérien, au moment des grandes marées.

Du côté de la station SNSM, c’est aussi la grande vigilance, j’observe la baie au moment de la remontée de l’eau. La vie d’une personne est plus précieuse qu’un sac de coques !

https://www.ouest-france.fr/bretagne/locquirec-29241/pays-de-morlaix-peche-au-fond-de-la-baie-attention-au-courant-16d52f68-90a4-11eb-b34e-8c7df2900c50

 

Ouest-France

Pays de Morlaix. Le conseil communautaire reporté à cause d’un problème de connexion

Le conseil communautaire de Morlaix communauté aurait dû avoir lieu ce lundi 29 mars 2021, à 18 h. Retransmis en direct sur YouTube, il n’a pas pu avoir lieu, à cause d’un problème de connexion.

Le conseil de Morlaix communauté aurait dû avoir lieu ce lundi 29 mars 2021. À cause d’un problème de connexion, il est reporté.

Le conseil de Morlaix communauté aurait dû avoir lieu ce lundi 29 mars 2021. À cause d’un problème de connexion, il est reporté. | CAPTURE ECRAN MORLAIX COMMUNAUTE

Avec le Covid-19, on s’était habitué aux séances de conseil communautaire ou municipal à distance, en visioconférence. Celle de Morlaix communauté aurait dû avoir lieu ce lundi 29 mars 2021, à 18 h.

Retransmise habituellement en direct sur la chaîne YouTube de l’intercommunalité, celle-ci n’a jamais pu démarrer…à cause de la connexion. Plusieurs réunions importantes auraient eu lieu en même temps et auraient saturé les ressources de la plateforme sur laquelle la réunion se déroulait, Mégalis. Certains élus pouvaient suivre la réunion par téléphone, mais les conditions n’étaient pas idéales. Ce qui n’a pas manqué d’en faire râler certains...

Budget primitif et aéroport

Sur la table des décisions de ce lundi soir, le budget primitif 2021, un coup de pouce pour le domaine de Treuscoat de Pleyber-Christ (Finistère), ou encore une étude menée pour le futur de l’aéroport de Morlaix. Le conseil est reporté dans les cinq à six jours à venir.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/pays-de-morlaix-le-conseil-communautaire-reporte-a-cause-d-un-probleme-de-connexion-627c7990-90ad-11eb-a3b0-806fb89f3cc4

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
29 mars 2021

On s'en doutait un peu

On s'en doutait un peu Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/03/on-s-en-doutait-un-peu.html

 

Ouest-France

Carantec. L’interdiction des voitures à Callot bien acceptée

L’interdiction d’accès à l’île Callot en voiture pour les amateurs de pêche restera en application jusqu’au jeudi1er avril.

À poste, ce lundi midi, Nicole Ségalen-Hamon, maire, et Johanna, en charge du filtrage des voitures désirant se rendre à Callot. L’accès est réservé aux propriétaires, résidents, professionnels et personnes en situation de handicap.

À poste, ce lundi midi, Nicole Ségalen-Hamon, maire, et Johanna, en charge du filtrage des voitures désirant se rendre à Callot. L’accès est réservé aux propriétaires, résidents, professionnels et personnes en situation de handicap. | OUEST-FRANCE

Aux dires du policier municipal, de la maire de Carantec (Finistère), Nicole Ségalen-Hamon, et de Johanna, de permanence ce lundi 29 mars 2021 au point de passage du port, l’opération « Callot à pied » se passe bien depuis le début de la grande marée, samedi.

L’interdiction d’accès à l’île Callot en voiture pour les amateurs de pêche restera en application jusqu’au jeudi 1er avril. « Les personnes qui se rendent à pied vers Callot sont presque unanimement en faveur de l’interdiction. Pour l’instant, nous n’avons pas d’incident particulier à relever », a expliqué la maire devant les caméras de FR3, présentes lundi midi. L’édile a ajouté : « Grâce à notre présence sur le terrain, nous allons identifier les éventuelles difficultés. »

Johanna, la gardienne du passage, relevait, elle, que « les gens qui passent me disent apprécier Callot sans voiture et être satisfaits de ne pas à avoir à surveiller les petits enfants en permanence ». Nombreux étaient donc les pêcheurs ou promeneurs à se rendre à pied ou à bicyclette à Callot, lundi midi. Un adulte en trottinette, chargé de matériel de pêche, s’est même fait remarquer… Les bonnes habitudes commencent à se prendre.

https://www.ouest-france.fr/sport/golf/golf-carantec/carantec-l-interdiction-des-voitures-a-callot-bien-acceptee-05f42322-90a7-11eb-b34e-8c7df2900c50

 

Ouest-France

Régionales, ministère de l’Éducation, opposition municipale : Agnès Le Brun sur plusieurs fronts

Publié le Recueilli par Delphine VAN HAUWAERT

Agnès Le Brun a perdu la ville mais reste conseillère régionale. Un mandat qu’elle briguera une nouvelle fois en juin 2021. L’ancienne maire a également rejoint le cabinet de Jean-Michel Blanquer.

Agnès Le Brun.

Agnès Le Brun. | OUEST-FRANCE

Battue aux municipales de 2020, l’ancienne maire de Morlaix (Finistère) conserve un emploi du temps bien rempli. Elle a intégré le cabinet du ministre de l’Éducation et se représente aux élections régionales. Mais Agnès Le Brun ne perd pas de vue sa ville de cœur, observant avec attention l’action de la nouvelle équipe en place.

Vous n’avez pas encore officialisé votre candidature aux régionales, mais sur les réseaux sociaux, vous ne cachez pas votre soutien à Isabelle Le Callennec, qui mène une liste de droite

Effectivement, je soutiens Isabelle Le Callennec, qui a toutes les qualités que j’aime chez un chef de file : elle est pragmatique, elle a un projet et un excellent mental. Me concernant, je suis conseillère régionale sortante en charge des questions d’éducation, fonction à laquelle j’ai été active, c’est donc assez naturellement que je repars pour cette nouvelle mandature, à une position éligible.

Votre autre actualité, c’est que vous avez rejoint le cabinet de Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation. Qu’y faites-vous ?

Je suis fonctionnaire, et mon ministère de rattachement, c’est l’Éducation nationale (N.D.L.R. : Agnès Le Brun est professeure de lettres classiques). À l’issue de mon détachement, je l’ai réintégré et je suis aujourd’hui en charge des relations avec les collectivités. C’est un travail passionnant, à la fois technique et diplomatique. Ce n’est pas un poste politique, mais un pont entre les uns et les autres.

Morlaix ne vous manque pas trop ?

Non car je fais comme de plus en plus de Morlaisiens ayant une activité ailleurs tout en vivant ici. Je prends le TGV qui relie Paris en 3 h 03. Et quand je vois la catastrophe du très haut débit à la région (N.D.L.R. : d’importants retards ont été constatés dans le déploiement par le syndicat mixte Mégalis), je me dis qu’on avait vraiment fait le bon choix de se battre pour la fibre (installée à Saint-Martin-des-Champs et Morlaix avec Orange puis SFR), car ça rend la ville tout à fait attractive.

Et d’être à la tête de la ville ?

Physiquement, j’ai changé de rythme. J’ai pu récupérer de la fatigue accumulée. Je me suis aussi occupée de l’équipe, c’était important. C’est une élection qui a été très étrange, et dont le résultat a été celui qu’il a été. On ne pleure pas sur le lait versé, il faut aller de l’avant. J’ai tourné la page. On n’est pas titulaire d’une fonction, c’est la vie démocratique. Aujourd’hui c’est très différent, c’est une vie professionnelle. Je n’ai jamais pensé que maire était un métier.

Quel regard portez-vous sur la nouvelle mandature ?

J’aimerais me réjouir de cette nouvelle équipe, avec cette nouvelle énergie, malheureusement ce premier bilan d’étape est sans surprise. On retrouve exactement les mauvaises habitudes de la gauche, c’est-à-dire vivre sur la bête, ce qui signifie qu’on reste sur les acquis des autres, sans produire soi-même ce qui permettra d’avoir des ressources. Le budget dont ils disposent aujourd’hui, qui leur permet de faire des emprunts à bon intérêt, qui leur permet d’investir, ce sont les économies que nous avons faites. Et l’essentiel des actions qu’ils mènent sont nos réalisations.

C’est pourtant logique qu’ils poursuivent les chantiers entamés ?

Ce que je trouve dommage, c’est qu’ils s’approprient quelque chose qui n’est pas le fait de leur travail, comme le skate-park. Ça s’appelle de la récupération. À l’époque, ils critiquaient Action cœur de ville, aujourd’hui ils signent un avenant. Ces contradictions ne me semblent pas de très bon augure. La politique qu’ils mènent est une politique de gribouille : on commence mais on ne continue pas. Elle n’est pas en phase avec les valeurs qu’ils ont revendiquées durant la campagne, comme la solidarité – on verra lors du prochain conseil que certaines subventions vont être réduites -, la transition écologique – le funiculaire qu’on portait, c’était pourtant zéro carbone -, etc.

Vous n’êtes plus maire, mais vous êtes toujours à l’Association des maires de France (AMF). Comment expliquer cela ?

Le renouvellement des instances, c’est novembre 2021. Statutairement, et je ne suis pas seule dans ce cas, je reste en fonction jusqu’à cette date. Mais j’ai quitté la présidence de la commission éducation de mon propre chef, car c’est quand même plus logique comme ça. Et je ne m’exprime plus au nom des maires sur ces questions, parce que si je porte une parole, ce sera celle de mon employeur et pas celle de l’AMF.

À ce propos, les écoles vont à nouveau devoir faire face à un protocole renforcé…

On est en effet en train d’y travailler. Mais sur cette question, je pense – et c’était également la position de l’AMF -, que jusqu’au bout, il faut essayer de garder les enfants à l’école, parce qu’il faut toujours avoir à l’idée le ratio bénéfice-risque. On voit bien que les violences intrafamiliales ont explosé, tout comme la malnutrition, que la santé psychologique des enfants s’est dégradée, alors si en plus on leur enlève l’école…

Un sentiment sur cette crise sanitaire inédite ?

L’une de ses particularités, c’est qu’elle est durable. En cela, elle me fait beaucoup penser aux inondations de l’hiver 2013-2014, qui avaient commencé le 24 décembre et s’étaient terminées le 7 février. Ce n’étaient pas les plus fortes qu’ait connu Morlaix, mais les plus longues. Une dame m’avait alors dit : « Je n’ai pas peur de l’eau, pas peur des inondations, ce qui m’angoisse, c’est que je ne peux pas faire une croix sur le calendrier pour en marquer la fin. » Et ça aujourd’hui non plus, on ne sait pas le faire.

Son autre caractéristique, c’est que l’objet de la crise n’est pas stable. Il faut une adaptation permanente à l’incertitude de ce qu’on va apprendre le lendemain. Ce variant anglais, personne ne l’avait vu venir, idem pour le sud-africain.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/regionales-ministere-de-l-education-opposition-municipale-agnes-le-brun-sur-plusieurs-fronts-ab2d1262-8edc-11eb-a3dd-c268e58a9335

 

Ouest-France

Grands faits divers du Finistère. En 1858, l’arme du crime est un soc de charrue

Le 6 décembre 1858, un agriculteur finistérien est tué et délesté des 600 francs qu’il avait en possession. Le meurtrier sera arrêté et condamné.

La rue Casse-cou, au Conquet, était voisine de la rue Marie-Lagadec (aujourd’hui rue Aristide-Briand) ou vivait la victime, Jacques-François Thomas.

La rue Casse-cou, au Conquet, était voisine de la rue Marie-Lagadec (aujourd’hui rue Aristide-Briand) ou vivait la victime, Jacques-François Thomas. | DR

Tué à coups de soc de charrue. C’est le triste sort, barbare, réservé à Jacques François Thomas, 38 ans, journalier agricole du Conquet, (Finistère), au beau milieu du XIXe siècle. Jean-Pierre Clochon, dans un hors-série des Cahiers de l’Iroise, daté de septembre 2014 (1), raconte cette histoire avec méticulosité.

Pour 600 francs

Nous sommes le 6 décembre 1858. Au petit matin, un agriculteur circulant à cheval découvre un cadavre dans un petit chemin creux, près du hameau du Trémeur, en Plougonvelin. « Ses cris alertent des paysans dans les champs voisins. Ils accourent et découvrent un cadavre ensanglanté », raconte Jean-Pierre Clochon. Tous reconnaissent Jacques-François Thomas.

L’un d’eux court jusqu’au bourg pour prévenir les autorités. Un médecin se rend également sur place et ne peut que constater le décès de l’agriculteur, « frappé par derrière à l’aide d’un objet pointu », selon son rapport.

Les gendarmes démarrent leur enquête. Ils ne connaissent pas d’ennemis à la victime mais savent qu’il avait l’habitude de garder sur lui ses économies. Une somme de 600 francs, devant servir à un prochain règlement pour l’achat de sa maison. En fouillant ses vêtements, ils ne retrouvent pas un seul centime.

Le fils de Jacques-François Thomas est également interrogé. Il s’appelle Étienne, il a sept ans. Il vivait seul avec son père au Conquet. Il dit avoir entendu ce dernier parler avec un certain Goulven, le matin du drame. Goulven ? Les enquêteurs font le lien avec Goulven Hélégoët, qui avait cambriolé une habitante de la commune quatre ans plus tôt pour lui voler ses économies.

Celui-ci nie farouchement, mais est dénoncé par sa femme. Il finit par avouer le meurtre. « Je me suis levé vers 3 h et je me suis rendu chez Thomas, explique-t-il aux enquêteurs. À 4 h, nous sommes partis pour chercher des porcs à Plougonvelin. » En route, profitant de voir sa future victime escalader un fossé, il l’aurait attaqué par derrière pour lui voler son argent. Une version qui ne tient pas la route pour les enquêteurs.

Le corps dans la charrette

Ils insistent et le meurtrier finit par reconnaître l’horreur. « Digne d’un film d’épouvante », commente Jean-Pierre Clochon. Il a fait entrer Jacques-François Thomas chez lui pour lui prêter 300 francs, qui devaient compléter les 600 que possédait déjà la victime, pour finaliser l’achat de la maison.

« Hélégoët a ramassé sur le sol un soc de charrue et maniant avec une violence inouïe cette arme peu commune, a fracassé le crâne de son comparse. Puis, après l’avoir délesté de ses 600 francs, il l’a transporté la nuit suivante, avec sa charrette, dans le chemin de Trémeur. »

Hélégoët est condamné à mort en avril 1859, par la cour d’assises, réunie à Quimper. Le 4 juin de la même année, ce cultivateur de 44 ans, est conduit à la guillotine, place Mesgloaguen, à Quimper.

(1) Scènes de crimes à Brest. Disponible chez Dialogues.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/grands-faits-divers-du-finistere-en-1858-l-arme-du-crime-est-un-soc-de-charrue-00d69424-8bc5-11eb-af9c-978fef3a9111

 

Ouest-France

Locquirec. Les élus valident des investissements records

Le conseil municipal a inscrit 3 276 901 € d’investissements pour 2021. Un montant important qui s’explique par le report des chantiers de 2020 non réalisés à cause du Covid.

Les élus espèrent débuter la première tranche de sécurisation de la RD 64 en octobre prochain. Actuellement, les travaux lancés par Morlaix communauté concernent le changement des canalisations du réseau d’assainissement fuyard à 50 %.

Les élus espèrent débuter la première tranche de sécurisation de la RD 64 en octobre prochain. Actuellement, les travaux lancés par Morlaix communauté concernent le changement des canalisations du réseau d’assainissement fuyard à 50 %. | OUEST-FRANCE

Les élus de Locquirec ont inscrit 1 895 930 € pour faire fonctionner leur commune : 702 000 € pour les charges de personnel et 485 000 € pour les charges à caractère général tels les combustibles et fournitures. À noter que les droits de mutation correspondants à la taxe sur les ventes immobilières, s’élèvent à 52 326 € en 2020 contre 35 000 €, l’année précédente.

Au niveau des impôts, la proposition de ne pas augmenter les taxes du foncier bâti et non bâti, a été votée à l’unanimité. « L’État compense à l’euro près, la disparition de la taxe d’habitation sur les résidences principales, par le transfert de la part départementale de la taxe foncière, explique le maire, Gwénolé Guyomarc’h. Cet effet mécanique fera paraître sur la prochaine feuille d’impôt, une augmentation de 15,97 % qui correspondra à ce qui était appliqué au département et qui est aujourd’hui affecté à la commune. »

Un emprunt de 1 000 000 €

Les investissements s’élèvent à 3 276 901 €. Le maire précise qu’à cause de la situation liée au Covid-19, plusieurs chantiers budgétés en 2020, n’ont pas pu être réalisés. « C’est vrai pour le presbytère et le chantier de la route départementale 64. Nous nous retrouvons avec un reste à réaliser important de 1 633 000 €, que nous sommes obligés de reporter sur l’exercice suivant. Pour le presbytère, ce n’est plus 878 000 €, mais 1 885 000 € qui ont été inscrits après avoir pris connaissance des résultats des appels d’offres. »

Les autres investissements concernent l’aménagement de la RD 64 pour 500 000 €, et l’aménagement des liaisons vertes pour 45 372 €.

La commune doit faire appel à l’emprunt : « Un prêt de 1 000 000 € sur vingt ans à 0,66 % et à échéance constante. La commune n’avait pas eu recours à l’emprunt depuis 2017. »

Au niveau du camping, la charge d’emprunt est absorbée par le chiffre d’affaires 2020 pourtant en baisse de 63 000 € à cause de la crise sanitaire. Pour 2021, les élus espèrent atteindre 452 000 € : « Tout le monde pousse pour y arriver. » L’ensemble des budgets ont été votés à l’unanimité.

En bref

Voies vertes. Accord sur deux devis : 13 058 € pour les travaux de finition et d’accessibilité en haut du Varq et 6 370 € pour l’accessibilité à la plage de Traon ar Velin.

Place du port. Deux bornes escamotables avec accès par télécommande et d’un montant de 16 945 €, remplaceront les barrières et permettront aux riverains d’accéder à leur domicile.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/locquirec-29241/les-elus-valident-des-investissements-records-24fe9942-6050-4c72-85c4-03d2821d04ce

 

Ouest-France

Plouégat-Guérand. La circulation passe à 30 km/h au bourg

Le radar pédagogique permet aux automobilistes de prendre conscience de leur vitesse.

Le radar pédagogique permet aux automobilistes de prendre conscience de leur vitesse. | OUEST-FRANCE

Le passage du bourg en zone 30 sera une réalité « Dès que les panneaux auront tous été posés », explique le maire, Renaud de Clermont-Tonnerre. De plus, les lotissements Convenant Parc ar Feunteun, Le Fouennou, Pen Mez Riou, et Convenant Yvinen, deviennent des zones partagées à 20 km/h, avec priorité aux piétons et aux cyclistes.

Bertrand Régnault, adjoint, explique : « Ce sont des voies où il y a beaucoup d’enfants qui circulent à pied ou à vélo, il faut les sécuriser. On y va étape par étape, certains lotissements sont prioritaires, car ils sont empruntés par des véhicules qui les utilisent comme des raccourcis pour éviter de passer par le centre-bourg. »

Le premier adjoint rappelle que l’étude de la sécurité était « une promesse de campagne d’avoir une réflexion sur la circulation des habitants dans le bourg mais aussi dans les lotissements ». La commission y travaille depuis presque un an, en lien avec les techniciens de Morlaix communauté. « Durant la campagne municipale, la population était en demande. Il y a en effet une impression de vitesse excessive sur certains axes. »

Pour vérifier cette impression, un radar prêté par la sous-préfecture et posé à certains endroits stratégiques du bourg, apportera des réponses. Les données seront analysées, des choix seront faits, l’idée étant de casser la vitesse. Le maire ajoute : « Là où il y aura des problèmes, nous réfléchirons sur l’achat d’un radar pédagogique, qui me paraît plus efficace que les dos-d’âne qui ne font bon ménage avec les engins agricoles. »

Il conclut : « Il y a des gens qui ne manqueront pas de râler, mais c’est la sécurité avant tout. C’est un combat sans fin, on essaie d’améliorer les choses. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouegat-guerand-29620/la-circulation-passe-a-30-km-h-au-bourg-ad2dd09f-0cdc-49da-ba73-7b32f571c859

 

Ouest-France

Sainte-Hélène. Férus de bande dessinée, ils préparent un festival

Des passionnés de la BD de reportage et d’enquête ont créé La Petite asso culturelle hélénoise, LaPACH. Objectif ? Organiser un festival… en février 2022.

Les membres fondateurs de LaPACH. De gauche à droite : Nancie Renaut, Sylvie Fillon, Corinne Piers, Pascale Pons, Joël Prado, Émilie Hégaret et Vincent Broutin.

Les membres fondateurs de LaPACH. De gauche à droite : Nancie Renaut, Sylvie Fillon, Corinne Piers, Pascale Pons, Joël Prado, Émilie Hégaret et Vincent Broutin. | OUEST-FRANCE

L’initiative

L’association est toute récente, née en janvier 2021. Et elle a déjà au fourneau l’organisation d’un festival de la bande dessinée de société, de reportage et d’enquête. Elle ? C’est la Petite asso culturelle hélénoise, LaPACH, créée par une poignée de passionnés de ce style de BD.

« Donner envie de lire »

« Nous aimons la bande dessinée, et en particulier la bande dessinée non-fictionnelle, explique Joël Prado, le président de LaPACH. Cette bande dessinée qui parle de la société, sous la forme d’une enquête, d’un reportage, d’un documentaire. Elle peut être actuelle, historique, biographique. Il y a aussi le roman graphique. »

La BD enquête d’Inès Léraud et Pierre Van Hove sur les algues vertes en Bretagne (Algues Vertes, l’histoire inédite, éditions La revue Dessinée / Delcourt) est un bon exemple du style de récit prisé par LaPACH. On pourrait aussi citer L’histoire dessinée de la guerre d’Algérie par Benjamin Stora et Sébastien Vassant (Éditions du Seuil) ou L’arabe du futur (Allary Éditions) par Riad Sattouff, ou encore le magnifique travail d’Emmanuel Lepage.

LaPACH travaille d’arrache-pied à monter son festival. Un nom a été trouvé : la Vie en Bulles. Et les dates sont fixées : ce sera les 5 et 6 février 2022. Le festival sera ancré à Sainte-Hélène mais il se donne vocation à rayonner dans les cinq communes de la communauté Blavet Bellevue Océan, à travers des expos, des ateliers, des tables rondes, etc.

« Nous imaginons créer des partenariats avec les communes, avec les bibliothèques, les médiathèques, les écoles, les librairies, etc. », esquisse Pascale Pons, trésorière de LaPACH. La venue d’auteurs et d’illustrateurs est au programme mais rien n’est encore calé.

Sur son blog, LaPACH publie des résumés et commentaires sur l’actualité des bandes dessinées. « Pour donner envie de lire ces ouvrages à ceux qui n’en ont pas l’habitude, explique Joël Prado. Certains sujets sont parfois ardus, ces BD offrent un accès plus facile que le fait un livre traditionnel. » Une manière de nourrir l’esprit tout en se divertissant.

LaPACH. Internet : lapach.over-blog.com. Email : lapach.56@gmail.com. Tél. 07 63 71 56 10.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/sainte-helene-56700/ferus-de-bande-dessinee-ils-preparent-un-festival-16d1d209-dc20-4d5d-af3f-065dd20b78d2

 

Ouest-France

Les associations refont le plein d’adhérents à Tréduder

Contrecoup du confinement, plusieurs associations font le plein d’adhérents qui ont soif de solidarité et de collectif, comme en témoigne l’association Tréduder (Côtes-d’Armor) Nature et patrimoine.

Le bureau de TNP s’est réuni pour parler projet et accueillir de nouveaux adhérents.

Le bureau de TNP s’est réuni pour parler projet et accueillir de nouveaux adhérents. | OUEST-FRANCE

Le président de Tréduder Nature et patrimoine (TNP), Claude Fustier, ne s’y attendait pas. Mardi, lors de la tenue de la 24e assemblée générale à la salle des fêtes, en comité restreint, il a eu le plaisir d’accueillir le double d’adhérents comparé aux années précédentes. « Nos communes accueillent de nouveaux habitants curieux de la Bretagne et de son patrimoine et il y a une demande de se retrouver en petit groupe et d’échanger. C’est un contrecoup du confinement et des distances physiques. »

De plus, ajoute Claude Fustier, il y a un regain d’intérêt pour l’environnement : « Depuis un an, la santé et la conservation de celle-ci sont au cœur de l’actualité. Ainsi les adhérents ou même des habitants nous questionnent sur l’impact des produits chimiques sur les écosystèmes. Ainsi que sur la 5G, le compteur Linky, l’extraction de sable, etc. Le lien étant fait entre santé et environnement. »

Des interrogations sur l’environnement

Une des missions de TNP est le recensement et la sauvegarde du petit patrimoine rural. La petite commune de Tréduder étant en cela un cas d’école, avec puits, sources, lavoirs et la fontaine Saint-Théodore. Celle-ci fut restaurée il y a une dizaine d’années, grâce à l’association, aux habitants et à la municipalité.

Depuis trois ans, Claude Fustier s’attache à cartographier tout ce qui touche de près ou de loin à l’eau : « C’est une denrée de plus en plus précieuse, qui structure le paysage et l’activité humaine. Il s’agit d’un bien commun. Il y a quelques décennies, plusieurs fermes se partageaient une même source. L’eau était une denrée déjà précieuse. »

De nombreuses sources et nappes phréatiques sont polluées par la chimie épandue dans les champs : « Les stations d’eau, dites potables, sont les premières à le dire, les métaldéhydes, produits anti-limace, par exemple, ne peuvent être filtrées, et leur pourcentage ne cesse d’augmenter. » Les métaldéhydes peuvent provoquer chez l’homme une atteinte rénale.

À la fin de l’assemblée générale, qui voit reconduire Claude Fustier, président, et Véronique Forgeau, trésorière, l’annonce d’une exposition sur l’eau et son petit patrimoine est faite. Le président espère recevoir des témoignages et photographies d’habitants de la commune.

Contact : par mail, à claude.fustier@orange.fr

https://www.ouest-france.fr/bretagne/treduder-22310/les-associations-refont-le-plein-d-adherents-a-treduder-a4a084a6-8ffe-11eb-8b93-f8709be0492b

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor. Des catholiques s’offusquent du dépistage au Covid mené à la cathédrale de Tréguier

Catholiques, ils se disent heurtés par le choix de la cathédrale de Tréguier (Côtes-d’Armor) comme centre éphémère de dépistage, mercredi 31 mars 2021. Une cinquantaine de membres du collectif Chrétiens d’Armor se sont réunis devant l’édifice religieux, ce dimanche 28 mars, pour dénoncer ce qu’ils perçoivent comme une « profanation ».

Une cinquantaine de catholiques du département se sont élevés contre le choix de la cathédrale de Tréguier comme lieu de dépistage, mercredi dernier. N’hésitant pas à parler de « profanation ».

Une cinquantaine de catholiques du département se sont élevés contre le choix de la cathédrale de Tréguier comme lieu de dépistage, mercredi dernier. N’hésitant pas à parler de « profanation ». | OUEST-FRANCE

La pilule n’est pas passée. Le choix de la cathédrale de Tréguier comme lieu éphémère de vaccination, mercredi 24 mars, a heurté des catholiques. Du moins ceux réunis au sein du collectif Chrétiens d’Armor, qui ont tenu à marquer leur « mécontentement » devant l’édifice religieux, ce dimanche 28 mars 2021.

Une cinquantaine de catholiques du département se sont élevés contre le choix de la cathédrale de Tréguier comme lieu de dépistage, mercredi dernier. N’hésitant pas à parler de « profanation ». | OUEST-FRANCE

« Scandale » et « profanation »

Ces 50 catholiques des Côtes-d’Armor n’ont pas hésité à parler de « profanation » qu’ils entendaient « réparer » par la prière. Ce à quoi ils se sont adonnés durant une heure, derrière l’abbé Gaudray (Guingamp), sur l’esplanade située devant la cathédrale.

« Ceci est un site cultuel. Il n’a aucunement vocation à servir de lieu de dépistage du Covid-19, évoque l’un des organisateurs de ce rassemblement. C’est un scandale. »

En ce dimanche des Rameaux, le rassemblement n’a pas manqué d’interpeller plus d’un catholique se rendant dans cette cathédrale qui a permis à 105 personnes de s’y faire dépister, mercredi matin.

Un dépistage avec l’accord du curé

Le clergé n’avait rien trouvé à redire à cette initiative, bien au contraire. Saluant « la tradition très forte d’hospitalité de l’Église », Mgr Denis Moutel, l’évêque de Saint-Brieuc et de Tréguier, engageait même à se « rappeler que saint Yves, en son temps, a soigné des malades ».

L’initiative avait également reçu l’assentiment du curé de la paroisse, Guillaume Caous, qui avait pour sa part jugé cette opération cohérente d’un point de vue spirituel, évoquant « la cathédrale comme lieu de salut ».

Sans l’ombre d’un bémol, le prêtre avait ainsi donné son accord à la mairie qui, à la demande de l’Agence régionale de santé (ARS) était à la recherche d’un lieu suffisamment vaste et accessible, au cœur du marché, pour accueillir les Trégorrois. Lesquels ne se feront sans doute pas prier pour s’y rendre à nouveau, dans le contexte épidémique actuel, si l’opération devait être reconduite comme cela a été évoqué.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/treguier-22220/cotes-d-armor-des-catholiques-s-offusquent-du-depistage-au-covid-mene-a-la-cathedrale-de-treguier-60182a58-8fab-11eb-bac9-8d9abd12196f

 

Ouest-France

EN IMAGES. 350 Trégorrois ont marché pour le climat à Lannion

Ce dimanche 28 mars 2021, des Trégorrois ont battu le pavé à la veille du débat du projet de loi Climat et résilience. « Un texte qui, en l’état, est très loin de l’ambition requise pour répondre à l’urgence écologique » selon ​le collectif Climat Trégor, à l’initiative de ce rassemblement à Lannion (Côtes-d’Armor).

Dimanche matin, cette nouvelle Marche pour le climat a rassemblé 350 personnes le long des quais à Lannion. Les lycéens, eux aussi mobilisés pour le climat le 19 mars dernier, avaient à eux seuls mobilisé 320 manifestants.

Dimanche matin, cette nouvelle Marche pour le climat a rassemblé 350 personnes le long des quais à Lannion. Les lycéens, eux aussi mobilisés pour le climat le 19 mars dernier, avaient à eux seuls mobilisé 320 manifestants. | OUEST-FRANCE

« Ne restons plus dans des paroles d’intentions et agissons sans attendre ! » Cette injonction faite au micro devant 350 manifestants, ce dimanche matin, c’est Yona qui la prononce, une collégienne parmi d’autres jeunes Trégorrois, venus rejoindre les rangs de ce rassemblement initié par ​le collectif Climat Trégor.

Yona, collégienne, a pris la parole avec cette injonction : « Ne restons plus dans des paroles d’intentions et agissons sans attendre ! Rien qu’à Lannion, plus de 300 lycéens, mobilisés pour le climat, sont descendus dans la rue le 19 mars. Nous avons le devoir et la responsabilité d’être engagés auprès d’eux sans plus de délai. » | OUEST-FRANCE
Le collectif Climat Trégor porte les revendications de plusieurs associations du Trégor. | OUEST-FRANCE
Les manifestants ne sont pas tous venus les mains vides, ce dimanche matin : certains s’étaient munis de slogans et revendications. | OUEST-FRANCE
Les manifestants ne sont pas tous venus les mains vides, ce dimanche matin : certains s’étaient munis de slogans, de revendications… et d’humour ! | OUEST-FRANCE

« À Lannion comme dans 170 autres manifestations en France aujourd’hui, nos Marches ont pour but de dénoncer, à la veille de son examen, le manque d’ambition du projet de loi Climat et résilience », explique le collectif, qui pointe des « enjeux nationaux indissociables des problématiques locales, comme celles que peuvent soulever des projets comme le pont aval et l’usine de maisons flottantes Anthénéa à Lannion, en cours de construction le long du Léguer. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/en-images-350-tregorrois-ont-marche-pour-le-climat-a-lannion-82a970a4-8fab-11eb-bac9-8d9abd12196f

 

Ouest-France

À Morlaix, une centaine de personnes pour dénoncer un projet de Loi climat « raboté »

Dimanche 28 mars 2021, veille de l’examen du projet de Loi climat à l’Assemblée nationale, des rassemblements se sont tenus partout en France. À Morlaix, Bretagne vivante était à l’organisation.

« Réchauffez les cœurs, pas la planète », peut-on lire sur cette pancarte accrochée au dos d’Élisabeth Le Rumeur, de Bretagne vivante Morlaix.

« Réchauffez les cœurs, pas la planète », peut-on lire sur cette pancarte accrochée au dos d’Élisabeth Le Rumeur, de Bretagne vivante Morlaix. | OUEST-FRANCE

Dimanche 28 mars 2021, plus d’une centaine de personnes ont pris part au rassemblement organisé place des Otages, à Morlaix (Finistère), par Bretagne vivante Morlaix, avec l’appui des Citoyens pour le climat, du Pacte pour la transition et de la Ligue des droits de l’homme.

Plus d’une centaine de personnes avaient pris part à ce rassemblement organisé par Bretagne vivante Morlaix. | OUEST-FRANCE

Il s’agissait de répondre localement à l’appel national de plusieurs dizaines d’associations, ONG ou syndicats, alors que le lendemain, lundi 29 mars, débutera l’examen du projet de Loi climat à l’Assemblée nationale. Une mouture sérieusement rabotée par rapport aux 150 propositions émises par la Convention citoyenne pour le climat​, dénonce Élisabeth Le Rumeur, de Bretagne vivante.

Sur le masque de cette manifestante, « Prendre soin de la planète, respecter toutes les espèces ». | OUEST-FRANCE

Elle cite notamment la demande d’un moratoire pour la 5G, épouvantable pour le climat, mais cette technologie est au contraire saluée par le chef de l’État. Les Citoyens pour le climat ont également déploré que « l’écocide soit devenu un délit, au lieu d’un crime » ​.

Ce rassemblement se voulait aussi festif, pour réchauffer les cœurs au lieu de la planète​. Une chorale, Ral’ko à l’Ouest, était ainsi présente.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-une-centaine-de-personnes-pour-denoncer-un-projet-de-loi-climat-rabote-5e5ed962-8fad-11eb-bac9-8d9abd12196f

 

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27 mars 2021

Comment dire?

Comment dire? Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/03/comment-dire.html

 

Ouest-France

Rennes. Près de 400 Tchétchènes défilent pour défendre leur communauté

Ce samedi 27 mars, à Rennes, des Tchétchènes venus de tout l’Ouest de la France se sont retrouvés dans le quartier de Cleunay. Ils sont descendus dans la rue pour dénoncer les amalgames qu’ils subissent

Près de 400 Tchétchènes se sont recueillis au pied du magasin où un jeune homme a été tué à Rennes.

Près de 400 Tchétchènes se sont recueillis au pied du magasin où un jeune homme a été tué à Rennes. | AFP/JEAN-FRANÇOIS MONIER

Plusieurs centaines de Tchétchènes ont manifesté samedi 27 mars à Rennes, dans le quartier de Cleunay. Ils se sont réunis près de l’immeuble où habitait Hamzat Labazanov, un Tchétchène de 23 ans, tué d’une balle dans la tête, le 17 mars en pleine journée, dans ce quartier.

« On tire sur nous deux fois : la première fois pour nous tuer, la deuxième fois pour nous salir », a dénoncé à l’AFP Magomed, 30 ans, voisin d’Hamzat Labazanov.

Le tireur et son complice, deux hommes d’une vingtaine d’années ont été mis en examen pour meurtre en bande organisée et incarcérés. Le jour des faits, le procureur de Rennes Philippe Astruc a évoqué un « possible règlement de comptes sur fond de trafic de stupéfiants ».

La famille appelle au calme

« Dès qu’il se passe quelque chose avec un Tchétchène, on nous colle cette étiquette, a regretté Magomed. Les membres de notre communauté meurent et c’est nous qui sommes accusés. »

C’est la deuxième marche qui est organisée à Cleunay. Une première avait réuni des habitants le 19 mars. | AFP

Près de 400 Tchétchènes, venus de toute la Bretagne, du Mans ou de Rouen ont observé un temps de prière puis ont marché jusqu’au Carrefour City devant lequel Hamzat a été tué.

« C’était quelqu’un de bien, tout le monde l’aimait, avait confiance en lui », a décrit un jeune Tchétchène de 23 ans à la fine barbe. « Un petit gars en or, qui n’a jamais été mêlé à quoi que ce soit d’illégal », a approuvé Magomed, 31 ans, ingénieur logisticien, qui habite le même immeuble.

Selon ses proches, Hamzat a été tué parce qu’il a voulu chasser des dealeurs du hall de son immeuble. Lue pendant le rassemblement, une résolution de l’association Paix et droits de l’homme a dénoncé les « informations erronées » et « accusations tendancieuses à l’encontre des réfugiés tchétchènes ».

Le père de la victime a appelé au calme et demandé aux plus jeunes de se tenir à distance des points de deal.

Un autre défilé à Strasbourg

À Strasbourg, environ 150 Tchétchènes se sont également rassemblés dont certains venus de Paris, Nice ou Reims, précise l’AFP. « Nous sommes des réfugiés politiques qui avons laissé notre patrie pour vivre EN PAIX », proclamait une pancarte.

« Ce n’est pas parce que nous vivons dans des quartiers populaires que nous pouvons être dénigrés, ou que des jeunes peuvent être tués », a dénoncé Chamil Albakov, porte-parole de l’Assemblée des Tchétchènes d’Europe.

Plusieurs associations ont adressé samedi une lettre ouverte au ministre de l’Intérieur. « Notre origine ne cesse d’être traînée dans la boue […] Nous n’aurons de cesse de nous battre pour nos droits pour réfuter ces préjugés », écrivent-elles notamment.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/rennes-pres-de-400-tchetchenes-defilent-pour-defendre-leur-communaute-7e322456-8f35-11eb-a3dd-c268e58a9335

 

Le Diben samedi 27 mars 2021

Morlaix ne dort pas le samedi !

Photo pyb29

Panorama : Morlaix ne dort pas ! Samedi 27 mars 2021   

 

Ouest-France

Morlaix. Une sculpture et un buste recouverts de plastique

Ce samedi 27 mars, deux œuvres du paysage de Morlaix (Finistère) sont en partie masquées sous une couche de plastique.

À la gare, la sculpture de Guillaume Castel a été recouverte d’un drap et de plastique.

À la gare, la sculpture de Guillaume Castel a été recouverte d’un drap et de plastique. | OUEST-FRANCE

Faut-il y voir une revendication en lien avec la culture ? Samedi 27 mars 2021, le mot « sommeil » apparaît en tout cas sous le plastique et le ruban de signalisation entourant le buste de Charles Cornic, rond-point du commissariat, à Morlaix (Finistère).

À la gare, la sculpture de Guillaume Castel a été recouverte d’un drap et de plastique. | OUEST-FRANCE
Charles Cornic entouré de plastique et ruban de signalisation au rond-point du commissariat. | OUEST-FRANCE

Plus loin, à la gare, c’est la sculpture Samare de Guillaume Castel qui a été recouverte de ce qui semble être un drap-housse, sous une autre couche de plastique.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-une-sculpture-et-un-buste-recouverts-de-plastique-c184ee46-8f17-11eb-a3dd-c268e58a9335

 

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27 mars 2021

C'est pourtant clair!

C'est pourtant clair! Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/03/c-est-pourtant-clair.html

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor. Le groupement de gendarmerie lance une application pour se rapprocher des citoyens

Grâce à l’application mobile PanneauPocket, les habitants des Côtes-d’Armor peuvent recevoir les informations et les alertes du groupement de gendarmerie. Il suffit de télécharger l’application sur son smartphone.

La gendarmerie des Côtes-d’Armor fait suite au partenariat national conclu le 17 février 2021 entre PanneauPocket, la Gendarmerie nationale et l’AMRF (Association des maires ruraux de France).

La gendarmerie des Côtes-d’Armor fait suite au partenariat national conclu le 17 février 2021 entre PanneauPocket, la Gendarmerie nationale et l’AMRF (Association des maires ruraux de France). | CAPTURE D’ÉCRAN

L’actualité du groupement de gendarmerie des Côtes-d’Armor est désormais disponible sur l’application mobile PanneauPocket.

La gendarmerie des Côtes-d’Armor fait suite au partenariat national conclu le 17 février 2021 entre PanneauPocket, la Gendarmerie nationale et l’AMRF (Association des maires ruraux de France). « Un compte est ouvert au niveau départemental, tandis que chaque brigade, ou communauté de brigades, anime localement son compte PanneauPocket, informe le groupement. C’est déjà le cas à Dinan, Guingamp, Quintin, Matignon, Bégard, Callac, Châtelaudren, Guerlédan, Merdrignac, Moncontour, Saint-Nicolas-du-Pélem, Tréguier, Jugon-les-Lacs et Plancoët. »

Pour « renforcer la sécurité des habitants »

Cette action vise « à renforcer la sécurité des habitants des territoires ruraux grâce à la diffusion de messages d’information et de prévention de la délinquance, ainsi que des conseils pour limiter les risques d’atteintes aux personnes et aux biens ».

Ces messages seront accessibles en temps réel sur tous les supports digitaux des administrés : téléphones et tablettes en téléchargeant gratuitement et anonymement l’application PanneauPocket, ordinateur en se connectant au site app.panneaupocket.com

https://www.ouest-france.fr/bretagne/cotes-d-armor/cotes-d-armor-le-groupement-de-gendarmerie-lance-une-application-pour-se-rapprocher-des-citoyens-583eb0b8-8e20-11eb-a1bb-f434af1b4244

 

Ouest-France

Monts d’Arrée. Quand les commerces ouvrent, les écoles ferment

Entre ouverture de commerces, création d’activités et fermetures d’écoles, les communes de Collorec et de Brasparts sont en proie à une certaine effervescence depuis quelques semaines. Billet.

L’école Sainte-Thérèse, à Brasparts (Finistère), devrait fermer définitivement ses portes en juillet 2021, après 148 ans d’enseignement catholique.

L’école Sainte-Thérèse, à Brasparts (Finistère), devrait fermer définitivement ses portes en juillet 2021, après 148 ans d’enseignement catholique. | OUEST-FRANCE

Lovées au pied du massif armoricain depuis des siècles, les petites communes tranquilles de Collorec (611 habitants), et de Brasparts (1 024 habitants) vivent une certaine effervescence. Il y a bien l’installation de nouveaux habitants, activités et commerces, qui a de quoi réjouir les maires et les familles.

Mais, il y a aussi la fermeture de plusieurs classes dans l’enseignement privé qui se traduit, à de si petites échelles, par la fermeture d’établissements. L’enseignement catholique explique sa décision par des données chiffrées.

C’est le cas de l’école Sainte-Thérèse, à Brasparts, qui fermera définitivement ses portes en juillet 2021, après 148 ans d’enseignement catholique. Cela concerne 24 élèves. À Collorec, si l’école Saint-Yves ferme, ce sont 19 élèves qui sont concernés. C’est peu à l’échelle d’un rectorat. Et puis, on n’est qu’à dix minutes de l’école catholique la plus proche.

Un avenir plus solidaire

Sauf qu’ici, dans les nuits froides de l’hiver et sans transport en commun ou ramassage scolaire, chaque kilomètre compte. Prendre sa voiture implique un budget essence. Le maire de Collorec, qui a demandé le soutien de Richard Ferrand, souligne combien la commune s’engage : 2 000 € par élève par an. Sa commune est prête à encore faire des efforts. Mais une école qui ferme, vous vous rendez compte !

À l’heure où certains croient au commerce de proximité, font le pari de créer de la ressource à très petite échelle, imaginent un avenir solidaire, recentré sur le vivre-ensemble, il faudrait renoncer à un enseignement suivi depuis plusieurs générations (et par conviction) ? Prendre la route ? Déménager ?

En centre Finistère, même si les familles espèrent un bel avenir pour leurs bambins dans un cadre de vie préservé, l’école qui ferme provoque un sentiment d’abandon. Une cour d’école qui résonne des bruits d’enfants, c’est la vie qui va. Une porte qui se ferme et le silence s’installe.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brasparts-29190/monts-d-arree-quand-les-commerces-ouvrent-les-ecoles-ferment-031f7818-8e18-11eb-a1bb-f434af1b4244

 

Ouest-France

Lannion. Les impôts fonciers augmentent, le maire assume

Les élus de Lannion (Côtes-d’Armor) ont acté la hausse de 5 % des impôts locaux, lors du vote du budget, vendredi 26 mars 2021. La seule augmentation envisagée pour tout le mandat « sauf catastrophe », indique le maire, Paul Le Bihan.

Les travaux de l’Allée verte ont débuté rue Ernest-Renan à Lannion.

Les travaux de l’Allée verte ont débuté rue Ernest-Renan à Lannion. | OUEST-FRANCE

Les élus de Lannion se sont retrouvés pour le conseil municipal de vendredi 26 mars 2021 avec, à l’ordre du jour, notamment, le vote du budget primitif 2021.

Celui-ci est marqué par une hausse des taux d’imposition de 5 %, mais aussi le recours à l’emprunt, tandis que la petite enfance, qui avait jusqu’ici un budget autonome, revient dans le budget principal de la commune.

La ville de Lannion prévoit 6, 4 d’investissements à son budget 2021. | OUEST-FRANCE

Une hausse des impôts de 5 %…

Comme elle l’avait annoncé lors du débat d’orientation budgétaire, la municipalité de Lannion a décidé d’augmenter les taux des impôts locaux, afin de se donner un peu d’air, notamment en termes d’auto-financement. « Sans cette hausse de 5 %, celui-ci aurait été négatif », indique Cédric Seureau, adjoint aux finances.

Pas question pour autant d’activer ce levier plus que de raison. C’est en tout cas l’annonce faite par le maire, pour ce premier budget du mandat. « On a calculé cette hausse de 5 % pour qu’on puisse tenir sur les six ans… sauf catastrophe », assure Paul Le Bihan. « Un engagement fort » que le maire assume.

… en pleine réforme fiscale

Avec la réforme de la taxe d’habitation décidée par l’État, 80 % des Lannionnais ne paient plus cet impôt. Reste la taxe foncière sur le bâti qui, elle aussi, subit un changement de taille, puisque jusqu’en 2020, une part était perçue par le Département.

En 2021, toutes les recettes seront perçues par la commune. Le taux d’imposition de la taxe pour le foncier bâti passera donc, en 2021, à 43, 05 % et pour le foncier non-bâti, à 67, 01 %. Ce qui permettra à la Ville de gagner 584 330 euros. Cette hausse concerne les propriétaires, particuliers et entreprises. L’augmentation devrait être comprise entre 25 et 55 euros.

Le recours à l’emprunt

Le levier fiscal permet de compenser la stabilité des recettes, voire « leur absence de dynamisme », selon Paul Le Bihan, qui assène : « la dotation globale de fonctionnement reste quasiment stable, après avoir fortement baissé dans le mandat précédent, l’attribution de compensation provenant de l’agglomération reste figée à son niveau de 2002 ».

Pour autant, il ne suffit pas. La Ville a donc choisi d’emprunter. « Lannion n’est pas une ville très endettée et les taux d’emprunt sont plutôt favorables », estime Cédric Seureau. La dette par habitant passera ainsi à 746 euros, soit 23 euros de plus qu’en 2020. L’an passé, la moyenne nationale était de 1 032 euros.

6,4 millions d’investissement

La Ville va investir 6, 4 millions d’euros, « mais plus de la moitié est dédiée à des travaux d’entretien des bâtiments communaux et de voirie ». Dans les années à venir, beaucoup d’argent devrait ainsi être investi dans la rénovation thermique du bâti.

Pour autant, dans ce budget primitif 2021, les lignes dédiées aux grands projets figurent en bonne place. Ainsi, l’aménagement de Nod Huel va entrer dans sa phase opérationnelle (814 000 euros), tandis que l’allée verte est concernée pour différents programmes. Quant au projet d’’aménagement du quai d’Aiguillon, sous le feu des critiques, notamment des commerçants, il va être concerné par des études.

Des efforts sur le fonctionnement

Malgré l’impact de la crise sanitaire, la Ville tente de contenir ses dépenses de fonctionnement, tout en maintenant son offre de service public. « À structure constante, elles augmentent de 2,46 % », indique Cédric Seureau.

Les charges de personnel augmentent de 1,3 %. La ville de Lannion emploie actuellement 450 personnes. « Une création de poste ne signifie pas pour autant une personne en plus. Lors des départs en retraite, on réinterroge les contours des postes », précise le maire, Paul Le Bihan. Les charges de personnel représentent plus de 68 % des dépenses de fonctionnement.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-les-impots-fonciers-augmentent-le-maire-assume-9f39828a-8e3f-11eb-a1bb-f434af1b4244

 

Ouest-France

Morlaix. La barbière change de rue et de nom

Laurie Solin.

Laurie Solin. | OUEST-FRANCE

Le local occupé depuis dix ans par Po Rouge, en haut de la rue du Mur, ne sera pas resté vide longtemps. « Une opportunité et une envie de changement », sourit Laurie Solin qui a transporté son authentique fauteuil de barbière, du 3, rue de Callac, au 29, rue du Mur. « Le local est lumineux et surtout, le quartier historique est beaucoup plus animé, je vois du monde. » L’installation s’est faite assez vite. Une raison à cela : « Toute la plomberie était en place, il y a dix ans, c’était un salon de coiffure ! » Son déménagement n’est pas la seule nouveauté, Lady Barber s’appelle désormais Lady June Barbershop, « June parce que c’est mon mois de naissance et que j’aime beaucoup ce prénom ! »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/la-barbiere-change-de-rue-et-de-nom-5e3f0fdf-ed6b-4100-a747-19b2962fc4f9

 

Ouest-France

ENTRETIEN. Coronavirus en Finistère : « Nous allons doubler la capacité de vaccination »

Le préfet du Finistère, Philippe Mahé, explique comment les pouvoirs publics mettent en œuvre la mobilisation « générale ». Objectif : vacciner 20 000 personnes par semaine dans les centres.

La campagne de vaccination lancée dans le Cap Sizun : le 13 mars, à Plogoff, le préfet du Finistère, Philippe Mahé, et une infirmière.

La campagne de vaccination lancée dans le Cap Sizun : le 13 mars, à Plogoff, le préfet du Finistère, Philippe Mahé, et une infirmière. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

La campagne de vaccination contre le coronavirus va s’accélérer, notamment dans le Finistère. Le préfet du Finistère, Philippe Mahé, explique comment va s’organiser cette « mobilisation générale ». Avec un objectif : « Doubler la capacité de vaccination ».

Vous parlez de mobilisation générale ?

Nous avons une programmation qui nous permet de dire que nous allons doubler le nombre de vaccinations. En Finistère, nous avons un socle territorial de 12 centres de vaccination, sans parler de la médecine de ville. Pour exemple, dans la semaine du 22 mars 2021, nous avons fait 10 410 vaccinations dans ces 12 centres. Nous passerons à 20 000 vaccins par semaine à compter de début avril dans les centres, sans parler des personnes vaccinées par leur médecin. Nous avons le nombre de doses. Il faut donc les lieux et le personnel pour vacciner.

Allez-vous ouvrir un ou deux nouveaux grands centres de vaccination en Finistère ?

Les 12 centres existent et fonctionnent bien. Il y a un bon travail collectif. Nous allons augmenter le nombre de lignes dans ces centres, afin de recevoir plus de personnes qui auront pris rendez-vous. Par exemple, nous allons élargir le centre de l’Arena à Brest dès aujourd’hui et jusqu’à la fin de l’été. C’est à l’Arena que se trouvera le centre de grande capacité. À Quimper, on garde le centre de la MPT d’Ergué-Armel durant le mois d’avril, mais nous sommes en discussion avec la maire de Quimper qui va proposer un nouveau lieu. À Quimper aussi, nous allons accroître le nombre de lignes afin d’en faire un centre de taille intermédiaire.

Vous parlez d’agilité et d’horaires qui bougeraient ?

Bien sûr. Nous allons élargir les plages horaires et les jours d’ouverture, avec de la vaccination le samedi et le dimanche. Nous pouvons aussi ouvrir des centres dits « éphémères » afin d’aller vers la population. Exemples, à Ergué-Gabéric ou Châteauneuf-du-Faou où nous ouvrons de façon temporaire, en lien avec Quimper et Châteaulin. À Morlaix aussi, nous allons augmenter le nombre de lignes de vaccination.

Avez-vous le personnel pour vacciner ?

Les pompiers qui le souhaitent se forment à la vaccination et viennent en appui dans les centres de vaccination. Tout cela se fait bien sûr pendant que la médecine de ville se déploie aussi. Il y a une mobilisation générale.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/entretien-coronavirus-en-finistere-nous-allons-doubler-la-capacite-de-vaccination-0e9bf88e-8e62-11eb-bb59-2a2c3333128c

 

Ouest-France

À cause du changement climatique, l’océan se mélange beaucoup moins que prévu !

Les travaux de chercheurs français, et notamment brestois, viennent de mettre en évidence les conséquences du changement climatique et des activités de l’homme sur l’océan et la vie marine. Ainsi que la capacité future de l’océan à jouer son rôle de thermostat global.

Et pourtant, ça bouge dans l’océan indien Austral ! Cette photographie a été prise du navire océanographique « Marion Dufresne », à la fin du mois de janvier 2021, lors de la récente campagne Swings.

Et pourtant, ça bouge dans l’océan indien Austral ! Cette photographie a été prise du navire océanographique « Marion Dufresne », à la fin du mois de janvier 2021, lors de la récente campagne Swings. | DR/STÉPHANE BLAIN

Des chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), de Sorbonne Université et de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), viennent de mettre en évidence les conséquences du changement climatique et des activités de l’homme (dits « anthropiques ») sur l’océan et la vie marine, ainsi que la capacité future de l’océan à jouer son rôle de thermostat global.

Dans la revue « Nature »

D’une importance capitale, ces travaux ont été publiés, mercredi 24 mars 2021, dans la revue de référence Nature , détaillés par l’article « Summertime increases in upper ocean stratification and mixed layer depth ».

Ils sont le résultat d’une collaboration internationale, réunissant les scientifiques de deux laboratoires français : d’une part, le Laboratoire d’océanographie et du climat (Locean)/expérimentations et approches numériques, unité mixte de recherche réunissant CNRS, Institut de recherche pour le développement (IRD), Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et Sorbonne Université.

Et, d’autre part, le Laboratoire d’océanographie physique et spatiale (Lops), unité mixte de recherche regroupant CNRS, Ifremer, IRD et Université de Bretagne occidentale (UBO).

Le navire océanographique « Marion Dufresne », naviguant dans l’océan indien Austral. | FRED PLANCHON / UBO-LEMAR

La nature dynamique de l’océan

Rappelons que l’océan « est de nature dynamique, ce qui lui confère un rôle fondamental de thermostat planétaire atténuant le réchauffement climatique ».

Or, comme l’explique la publication, « en réponse au changement climatique, l’océan tend à se stabiliser de plus en plus depuis 50 ans, à un rythme six fois supérieur aux estimations passées. »

Comme de l’eau sur de l’huile

La raison de cette tendance ? « Le réchauffement des eaux, la fonte des glaciers et le dérèglement des précipitations forment une couche à la surface de l’océan qui se découple des profondeurs : comme de l’eau sur de l’huile, cette séparation limite le mélange océanique et rend l’atténuation du changement climatique par l’océan plus difficile. »

Par ailleurs, « le changement du climat entraîne une intensification des vents qui a épaissi la couche de surface de l’océan de 5 à 10 m par décennie depuis 50 ans, rendant plus ardu l’accès vital à la lumière pour la majorité de la biodiversité marine vivant dans cette couche ».

Sur ce schéma idéalisé de l’océan mondial, on observe la nouvelle barrière entre océan de surface et océan profond, du fait du changement climatique. Or, cette barrière est de plus en plus difficile à franchir. | JEAN-BAPTISTE SALLÉE/LOCEAN (CNRS/MNHN/IRD/SORBONNE UNIVERSITÉ)

Pour illustrer son propos, Jean-Baptiste Sallée présente un schéma idéalisé (et édifiant) de la structure verticale de l’océan mondial.

« Mélangée par les vents, la couche de surface absorbe de la chaleur atmosphérique qui augmente en réponse au changement climatique. »

Or, pour que l’océan joue un rôle d’atténuation du changement climatique, il faut que cette chaleur soit transmise dans l’océan profond, loin de l’atmosphère.

Seulement, « l’océan se stabilise depuis 50 ans, avec une barrière entre océan de surface et océan profond de plus en plus difficile à franchir. En parallèle, l’intensification des vents approfondit la couche de surface. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/a-cause-du-changement-climatique-l-ocean-se-melange-beaucoup-moins-que-prevu-a1998a96-8d92-11eb-9743-bd7a58eda4bc

 

Ouest-France

Hôpital de Morlaix. La CGT et Sud demandent des remplacements systématiques

Ces deux syndicats dénoncent une surcharge de travail dans les services, en raison « d’un niveau de remplacement totalement insuffisant , avec un impact sur la prise en charge des patients.

L’hôpital de Morlaix.

L’hôpital de Morlaix. | OUEST FRANCE

Vendredi 26 mars 2021, les syndicats CGT et SUD du centre hospitalier des pays de Morlaix (CHPM) ont interpellé les membres du conseil de surveillance lors d’un débrayage.

Ils dénoncent « un manque d’effectif permanent en raison d’un niveau de remplacement totalement insuffisant et inadapté à la charge de travail confiée aux agents, générant une maltraitance institutionnelle dont les personnels et les patients/résidents sont les victimes ». Avec pour autre conséquence « une perte de motivation, avec fatigue, stress… ».

Les syndicats réclament « des remplacements systématiques pour toutes les absences de courte et longue durée et surtout structurés avec la mise en place de pools de remplacement ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/hopital-de-morlaix-la-cgt-et-sud-demandent-des-remplacements-systematiques-b4cf1f38-8e5d-11eb-a1bb-f434af1b4244

 

Ouest-France

Morlaix. Une marche pour le climat dimanche, veille de l’examen du projet de loi

Le rassemblement est prévu dimanche 28 mars 2021, à 10 h 30 place des Otages à Morlaix (Finistère). Les Verts du pays de Morlaix dénoncent le manque d’ambition du projet de loi issu de la Convention citoyenne.

Lors d’une précédente marche pour le climat à Nantes.

Lors d’une précédente marche pour le climat à Nantes. | FRANCK DUBRAY / OUEST FRANCE

Une nouvelle marche pour le climat est prévue dimanche 28 mars 2021. Europe Écologie les Verts (EELV) du pays de Morlaix appelle à participer au rassemblement qui se tiendra à 10 h 30 place des Otages à Morlaix (Finistère).

« Le 28 mars, veille de l’examen du projet de loi, nous nous mobiliserons ensemble pour dénoncer son manque d’ambition et les manœuvres qui tentent de l’affaiblir, exiger une vraie Loi climat à la hauteur de l’urgence écologique et défendre les mesures des 150 membres de la Convention citoyenne pour le Climat », indique le parti politique dans un communiqué. L’UDB, Union démocratique bretonne, appelle également à se joindre à la manifestation.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-une-marche-pour-le-climat-dimanche-veille-de-l-examen-du-projet-de-loi-89ebe0a6-8e1e-11eb-a1bb-f434af1b4244

 

Ouest-France

REPORTAGE. À Brest, les occupants du Quartz goûtent la solidarité

Intermittents du spectacle, mais aussi précaires et chômeurs, ils occupent le Quartz pour porter et partager les inquiétudes et revendications du monde de la culture. D’autant plus motivés par de nombreux gestes de solidarité.

Depuis le 11 mars 2021, elles et ils occupent le Quartz, la Scène nationale de Brest. Tous les jours à 13 h, sur le parvis du Quartz, ils accueillent ceux qui souhaitent échanger, pour mieux comprendre la situation.

Depuis le 11 mars 2021, elles et ils occupent le Quartz, la Scène nationale de Brest. Tous les jours à 13 h, sur le parvis du Quartz, ils accueillent ceux qui souhaitent échanger, pour mieux comprendre la situation. | DR

« Les premiers jours d’occupation, j’aurais carrément pu ouvrir une boulangerie, on croulait sous les pains au chocolat ! » plaisante, « pour cacher son émotion », Lylian Danten, 50 ans, intermittent depuis 18 ans, « 750 heures de travail en 2019, 18 heures en 2020 ».

« Rigger » de profession, Lylian représente ces pros du spectacle peu connus, ceux qui grimpent en haut des structures pour y accrocher des tonnes de matériel, lumières et sons, au-dessus du public.

Ampoulistes et pousse-caisses

Avec ses collègues Max, Alexis, Lolo ou Sam, « lighteux » ou « ampoulistes », « roadies » ou « pousse caisses », Lylian occupe, depuis le 11 mars 2021, le Quartz, la Scène nationale de Brest. Dans le respect des consignes sanitaires et dans le sillage du théâtre de l’Odéon, à Paris, qui a lancé cette mobilisation qui touche désormais près de 80 théâtres en France.

« On ne va pas mentir : ce n’est pas du tout confort ! confie Micka. Mais on ne lâche rien, on restera aussi longtemps qu’il le faudra. Et l’on est d’autant plus motivé quand on voit tous ces gestes de solidarité, tous ces gens qui viennent nous dire leur soutien. »

En plus de la réouverture des lieux culturels, ils réclament une prolongation de l’année blanche pour les intermittents et son élargissement à tous les travailleurs précaires et saisonniers. Ainsi qu’un « budget ambitieux pour relancer l’emploi dans tout le secteur du spectacle vivant ».

30 occupants le jour, 10 la nuit

Les occupants s’organisent par roulements : 30 personnes maximum le jour, 10 personnes la nuit. La journée commence à 9 h, par le passage en revue des différentes commissions qui organisent la mobilisation.

On trouve des commissions dévolues à la gestion des repas, à l’entretien mais aussi aux relations avec les médias, les élus locaux ou les organisations syndicales. « Qui a dit que les artistes n’étaient pas organisés ? plaisantent-ils. On en devient presque des militaires ! »

Après avoir partagé leurs infos et leurs décisions, « ce qui prend beaucoup de temps, vu la diversité des sensibilités et des aspirations », les occupants préparent leur assemblée générale quotidienne. Ils mettent à jour leur site internet. Ils répartissent les repas apportés gracieusement par Charlie, autorisé, par le lycée de la Croix Rouge, à disposer des surplus de la cantine scolaire. « Un ami cuistot nous a préparé une paella géante ! »

Entre 13 h et 14 h, les occupants accueillent ceux qui veulent bien les rencontrer : « Ça fait un bien fou de sentir ces encouragements ; ça nous conforte dans notre lutte, ça nous rend encore plus légitimes. »

Au restaurant Monsieur Madame, les Cookids on the floor, solidaires, préparent des plats à emporter. Les bénéfices vont à la cagnotte de soutien aux occupants du Quartz. | OUEST-FRANCE

Le parvis du Quartz s’anime, le temps d’une agora. Un micro est mis à la disposition des passants. Certains interviennent pour un court discours, d’autres proposent des performances. On croise des personnalités emblématiques des festivals finistériens, venus « soutenir les copains ».

Mercredi dernier, surprise, le groupe Merzhin a donné un petit live engagé. « Là, avec les duos acoustiques et le slam, explique la commission événements, on est calés jusqu’au lundi 29 mars. » Impressionnant ! « Oui, enfin, c’est un peu notre taff ! sourit Lylian. C’est ça la technique ! »

Vente solidaire à emporter

À 21 h, extinction des feux, « dodo sur nos petits matelas tout minces ». Pour les douches, interdites pour les raisons sanitaires habituelles, les occupants du Quartz peuvent compter sur l’hospitalité de leur voisin, Charles Muzy, du Vauban. Il leur met à disposition deux chambres et leurs salles de bains.

Et il y a, aussi, les potes, toujours « prêts à dépanner ». Tous ceux pour lesquels la culture compte. Ainsi, au restaurant Monsieur Madame, l’asso Cookids on the floor s’active à la fabrication de samoussas, 5 € les 6. La matière première provient de dons. Les bénéfices iront à la cagnotte des occupants du Quartz.

« J’ai mis mon outil de travail et mon matériel à disposition », confie la propriétaire Manue Dilasser. « Un geste de solidarité qui a du sens, confirment les Cookies. Nous ne sommes pas seulement des consommateurs de culture. Nous voulons contribuer activement à la reprise du spectacle vivant. »

Rendez-vous à 13 h tous les jours, sur le parvis du Quartz, 60, rue du Château à Brest. Vendredi 26 mars, de 16 h 30 à 18 h 30, vente solidaire à emporter au restaurant Monsieur Madame, rue Algésiras à Brest. Samedi 27, de 14 h à 18 h, vente au food truck Listo Papito à Plougastel-Daoulas.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/reportage-brest-les-occupants-du-quartz-goutent-la-solidarite-c648a672-8d8a-11eb-9743-bd7a58eda4bc

 

Ouest-France

Bretagne. Ils veillent sur les sentiers de randonnées

Une partie de l’entretien et le balisage des sentiers de randonnées sont réalisés par des bénévoles. Une mission méconnue, prises très au sérieux à Ploubazlanec, dans les Côtes-d’Armor.

Jean-Paul Even est l’un des quatre baliseurs officiels chargés de l’entretien du GR34 à Ploubazlanec (Côtes-d’Armor).

Jean-Paul Even est l’un des quatre baliseurs officiels chargés de l’entretien du GR34 à Ploubazlanec (Côtes-d’Armor). | OUEST-FRANCE

Du Mont-Saint-Michel (Manche) à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), en passant par Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), Brest (Finistère) ou encore Vannes (Morbihan), le GR34 s’étend sur 1 700 km. Ce sentier de grande randonnée est une véritable locomotive touristique. Selon une étude réalisée en 2018, le nombre d’usagers serait estimé à 9,1 millions.

Tout au long du GR, des panneaux d’information et des pictogrammes guident les touristes et les locaux. Pour les maintenir en état, une poignée de bénévoles sont sur le pont tout au long de l’année. La plupart du temps, il s’agit de membres d’associations locales.

Six mille volontaires en France

À Ploubazlanec (Côtes-d’Armor), près de Paimpol, ils sont quatre en charge des 30 kilomètres de GR34 que possède la commune. « Les baliseurs sont formés par les comités départementaux de la Fédération française de randonnée, expliquent Françoise Attard et Dominique Delaire coprésidents de l’association Rando Ploubaz. Plus de six mille volontaires participent au balisage des sentiers de grandes randonnées au plan national sous l’égide d’une commission « sentier et itinéraire » implantée dans chaque département. Dans les Côtes-d’Armor, il y a 182 baliseurs opérant dans 64 clubs. »

Les baliseurs gèrent l’entretien des sentiers de grandes randonnées, comme ici à Ploubazlanec. | OUEST-FRANCE

Retouche de peinture, réparation ou changement des panneaux d’information, les baliseurs peuvent également être amenés pour entretenir ponctuellement une partie du GR34. « Si un arbre est en travers du chemin et que nous pouvons intervenir, nous le faisons », indique Dominique Delaire. « L’enjeu est d’avoir un circuit praticable, propre et où l’on peut facilement se repérer », résume Jean-Paul Even, baliseur.

Une application pour signaler un problème

À Ploubazlanec, l’association travaille main dans la main avec la municipalité. Plusieurs fois par an, des interventions de débroussaillage sont réalisées avec l’aide des services techniques. « Tout le monde peut participer. Cela demande en moyenne 330 heures par an chez nous », confie Dominique Delaire.

Régulièrement sur les sentiers, tous les membres de l’association jouent un rôle de veilleur du GR34. « Signaler un problème sur le sentier permet de préserver et sécuriser le site, encourage Françoise Attard. Randonneurs, promeneurs, sportifs, tout le monde peut le faire via l’application Suricate ou en alertant la mairie. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/ploubazlanec-22620/bretagne-ils-veillent-sur-les-sentiers-de-randonnees-83a80452-8d8a-11eb-b4f4-a825bc036020

 

Ouest-France

REPORTAGE. À Lesbos, dans le plus grand bidonville d’Europe, les réfugiés vivent dans la misère

Un an après la destruction par le feu de l’ancien camp de Moria, ils sont toujours 7 000 réfugiés à vivre sur l’île grecque dans des conditions indignes. Comme s’ils devaient servir de repoussoir…

Un jeune Afghan part sous la pluie récupérer des repas pour sa famille à une distribution, dans le camp de Mavrovouni.

Un jeune Afghan part sous la pluie récupérer des repas pour sa famille à une distribution, dans le camp de Mavrovouni. | MORTAZA BEHBOUDI

Des cris d’enfants s’échappent de la tente dans laquelle l’eau de pluie vient de brutalement s’infiltrer. Dehors, la boue rend la marche périlleuse, au point que les femmes enceintes renoncent à sortir. « Il pleut depuis la semaine dernière et il n’y a aucun moyen de se chauffer correctement »​, déplore Gulnaz, à l’intérieur d’une des centaines de tentes militaires, qui abritent jusqu’à deux familles et seize personnes. La maman de deux enfants, qui a quitté l’Afghanistan pour leur offrir un avenir meilleur, avoue perdre chaque jour un peu plus l’espoir : « Nous sommes abandonnés avec nos enfants dans une prison à ciel ouvert, au bord de la mer… »

Le camp de Mavrovouni abrite près de 6 880 réfugiés au dernier recensement de l’Onu. | MORTAZA BEHBOUDI

Le camp de Mavrovouni a été établi près de la ville de Kara Tape, sur l’île de Lesbos, en Grèce, après l’incendie qui a détruit, il y a un an, le précédent camp de toile de Moria. Ce dernier abritait à l’époque 20 000 réfugiés dans une oliveraie de la petite île grecque, si proche de la côte turque. Si une partie des réfugiés ont pu rejoindre la Grèce continentale, près de 7 000 s’entassent toujours à Mavrovouni, sur un ancien terrain d’entraînement de l’armée. Les deux tiers sont Afghans ; plus de la moitié des femmes et des enfants, selon l’Onu.

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Officiellement, la zone a été nettoyée et sécurisée. Des munitions, mais aussi une grenade à main et des obus de mortiers intacts, y ont pourtant été déterrés par les nouveaux occupants… Mais ce n’est pas pour cela que la plupart des réfugiés considèrent que « le nouveau camp est pire que l’ancien »​.

Manque de nourriture

« C’est ça l’Europe ? Il y a plus de 600 bébés et les autorités grecques ne leur donnent pas de lait »​, s’indignent Tahereh, une Afghane de 20 ans et Khatereh, maman de trois enfants. Les deux amies assurent bénévolement la distribution du précieux lait, fourni par une ONG néerlandaise qui travaille sur place.

Tahereh et son amie Khatereh. Les deux réfugiées afghanes travaillent bénévolement pour une ONG qui vient en aide aux femmes enceinte et aux mamans de bébés. | MORTAZA BEHBOUDI

Dans le camp sous supervision de l’Onu mais géré par l’armée grecque, la nourriture est chiche (« un œuf et des pommes de terre pour un repas »), quand elle n’est pas inadaptée : « Du porc que les musulmans, nombreux, ne mangent pas ». Les enfants n’ont droit à rien ou presque, il n’y a pas d’école…

Pas de tests PCR de dépistage

La pandémie de Covid-19 n’a fait qu’empirer les choses ; les réfugiés sont enfermés dans le camp. Ils ne peuvent en sortir qu’une fois par semaine pendant seulement trois heures. « En tant que Grecque et en tant que médecin, j’ai honte »​, confie Afrodiri Zafiriou, une gynécologue qui travaille bénévolement pour Médecins du Monde dans le camp, de 14 h à 23 h, depuis décembre.

Afrodiri Zafiriou, la gynécologue grecque travaille bénévolement dans le camp pour Médecins du Monde. | MORTAZA BEHBOUDI

« Ce qu’on sait et ce qu’on dit du camp à l’extérieur est très loin de la réalité. » La médecin estime que « c’est un miracle qu’il n’y ait pas eu de flambée de Covid-19 » ​et déplore l’absence totale de vaccination : « Les réfugiés n’ont même pas accès aux tests PCR de dépistage… »

Le plus ahurissant, c’est qu’environ 2 000 des 7 000 résidents du camp ont obtenu l’asile, que ce soit à titre politique ou humanitaire, au bout d’une procédure qui prend entre six mois et deux ans. En théorie, ils sont libres de quitter le camp. Mais, quitte à s’arranger avec la légalité, les autorités grecques imposent d’avoir un logement et le certificat qui va avec. Mais sans travail, impossible d’obtenir un logement dans une ville de l’île ou sur le continent…

« Les réfugiés doivent avoir le choix »

Clairement, la volonté est de parquer les réfugiés et d’éviter les contacts et de potentiels incidents avec la population de Lesbos, dont une partie est exaspérée par la présence des migrants, quand une autre comme Afrodiri Zafiriou affiche sa solidarité. « Ils veulent quitter Lesbos. Certains ont de la famille ailleurs en Europe, qu’ils veulent rejoindre et qui peut les aider. Les réfugiés doivent avoir le choix »​, plaide la gynécologue.

Dehors, la boue rend la marche périlleuse, au point que les femmes enceintes renoncent à sortir. | MORTAZA BEHBOUDI

À moins que l’effet repoussoir du camp de Mavrovouni ne soit une stratégie de dissuasion. Le gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis n’a cessé de durcir depuis 2019 la politique envers les migrants. La Marine grecque est ainsi accusée de multiples refoulements d’embarcations de fortune vers la Turquie, non seulement illégaux mais qui mettent en péril la vie des naufragés.

Lire aussi : PORTRAIT. Mortaza Behboudi, le reporter des sans-voix

https://www.ouest-france.fr/europe/grece/a-lesbos-dans-le-plus-grand-bidonville-d-europe-les-refugies-vivent-dans-la-misere-f7c466e4-8bfc-11eb-b672-612e66e80ead

 

Brest. Un rond-point Céférina Cordoba en hommage aux victimes du Mediator

Ce lundi 29 mars, le tribunal de Paris rendra son jugement sur l’affaire Mediator. Cette semaine, le nom d’une de ses victimes a été donné au rond-point à l’entrée de l’hôpital de Brest. Céférina Cordoba, une Brestoise engagée.

La plaque Céférina Cordoba a été dévoilée ce mardi 23 mars par la pneumologue Irène Frachon.
La plaque Céférina Cordoba a été dévoilée ce mardi 23 mars par la pneumologue Irène Frachon. © France Télévision

Décédée le 5 mars 2020 des suites d'une valvulopathie provoquée par le Mediator, Céférina Cordoba était une des patientes d’Irène Frachon. Elle avait 65 ans. C'était aussi une des premières à avoir rejoint la pneumologue brestoise dans son combat contre le laboratoire Servier. 

Dans une interview réalisée en 2011, Céférina Cordoba déclarait, déterminée : "Même pour 500 000 €, il ne me fera pas fermer mon bec. Je serai indemnisée ce que je serai indemnisée, par le tribunal, mais cela ne me fera pas enlever ma plainte. Certainement pas." 

Pour qu’on ne l’oublie pas, le rond-point menant à l’hôpital de la Cavale Blanche à Brest porte aujourd’hui son nom. Sur une plaque, on peut lire : "Céférina Cordoba, Brestoise engagée – victime du mediator". 

Pour toutes les victimes du Mediator

Le maire de Brest, François Cuillandre était présent ce mardi 23 mars, jour d’inauguration, aux côtés d’Irène Frachon et des enfants et petits-enfants de la victime. Au fil des ans, Céférina Cordoba et son médecin étaient devenus très proches. 

L’histoire de Céférina résume à elle seule la totalité de la tragédie vécue par les innombrables victimes du Mediator. La pire menace pour que ce type de drame ne serve à rien, c’est l’oubli.

Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest.

Ce sentiment, Laetitia Corfa, petite-fille de Céférina Cordoba, le partage : "En fait, ma grand-mère était quelqu’un de très discret. C’est son nom qui est sur sa plaque, mais ça représente surtout toutes les victimes."

Ce lundi 29 mars, le tribunal de Paris rendra son jugement sur l’affaire Médiator. Céférina Cordoba aurait voulu y assister. Elle, qui se sera battue pendant plus de 10 ans contre la maladie et le laboratoire Servier. 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/brest/brest-un-rond-point-cerefina-cordoba-en-hommage-aux-victimes-du-mediator-2016526.html

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
25 mars 2021

Le covid a bon dos

http://goutal.over-blog.com/2021/03/le-covid-a-bon-dos.html

 

Ouest-France

Finistère. Le patron des policiers s’en va déjà

Thierry Courtecuisse, le directeur départemental de la sécurité publique du Finistère depuis septembre 2020, quittera prochainement son poste. Il occupera les mêmes fonctions, mais dans le Nord.

Le directeur départemental de la sécurité publique du Finistère, Thierry Courtecuisse, va bientôt quitter son poste. 

Le directeur départemental de la sécurité publique du Finistère, Thierry Courtecuisse, va bientôt quitter son poste.  | ARCHIVES YVES-MARIE QUEMENER / OUEST-FRANCE

Thierry Courtecuisse, actuellement à la tête de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Finistère, va quitter le département. Le patron des 650 policiers finistériens quittera prochainement la Bretagne pour rejoindre le Nord, où il occupera les mêmes fonctions.

Dans le Nord, Thierry Courtecuisse, 60 ans, retrouvera une région qu’il connaît déjà bien. Avant de débarquer dans le Finistère en septembre 2020, il occupait le poste de commissaire à Valenciennes.

Avant cela, il avait décroché un DESS (diplôme d’études supérieures spécialisées) de droit et sécurité et commencé le métier de policier au début des années 1980 à la préfecture de police de Paris, comme officier en brigade de nuit et anticriminalité (Bac).

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/finistere-le-patron-des-policiers-s-en-va-deja-a2491382-8d9f-11eb-9743-bd7a58eda4bc

 

Ouest-France

Morlaix. Bientôt cinq jours d’occupation au théâtre

Les intermittents du spectacle continuent leur occupation du théâtre de Morlaix (Finistère). Ils envisagent des actions et proposent chaque jour une animation.

Le théâtre de Morlaix est occupé depuis lundi 22 mars 2021.

Le théâtre de Morlaix est occupé depuis lundi 22 mars 2021. | OUEST-FRANCE

Cela va faire cinq jours que le théâtre de Morlaix (Finistère) est occupé par des intermittents du spectacle. Prolongation de l’année blanche, réouverture des lieux culturels : leurs revendications sont denses.

Chaque jour, le groupe et leur soutien se réunissent en assemblée générale pour voter le programme de la journée. Vers 17 h 30, des animations, concerts, danses ont lieu sur le parvis devant l’établissement.

Une action sur le marché de Morlaix

Ce jeudi 25 mars 2021, c’était lecture des mots de la boîte à cri : « La culture, c’est comme la confiture, on en veut tous les matins ! » Ensuite, chacun était invité à s’exprimer devant le micro ouvert. Des artistes ont d’ailleurs annoncé qu’ils feront une action au marché de Morlaix, ce samedi 27 mars. Ils devraient déambuler en pyjama, pour dénoncer « la culture en sommeil ».

Enfin, le mouvement reçoit des soutiens de partis politiques locaux, comme l’UDB, ou encore Ensemble !, le mouvement pour une alternative de gauche écologique et solidaire.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-bientot-cinq-jours-d-occupation-au-theatre-ed4e8556-8d72-11eb-9743-bd7a58eda4bc

 

Ouest-France

Lannion. Un « die-in » pour dénoncer « l’omerta de la France sur ses ventes d’armes »

Devant la mairie, jeudi 25 mars, des militants du groupe 113 d’Amnesty International à Lannion (Côtes-d’Armor) se sont allongés de longues minutes afin de symboliser les morts du conflit au Yémen dont la France est partie prenante selon l’organisation non gouvernementale.

Une dizaine de militants sont restés allongés un long moment avec leurs pancartes aux slogans évocateurs comme celui à l’image.

Une dizaine de militants sont restés allongés un long moment avec leurs pancartes aux slogans évocateurs comme celui à l’image. | OUEST-FRANCE

À Lannion (Côtes-d’Armor), le groupe local de l’organisation non gouvernementale (ONG), Amnesty international, a organisé un « die-in » – une forme de manifestation dans laquelle les participants simulent la mort – afin de marquer leur opposition aux ventes d’armes françaises à l’Arabie Saoudite et aux Émirats Arabes Unis. Pendant près d’un quart d’heure, une dizaine de militants se sont mis à plat ventre devant le parvis de la mairie.

Michèle Landhauser, responsable du groupe 113 d’Amnesty International France donne plus de détails : « En vendant des armes aux pays membre de la coalition militaire dirigée par l’Arabie Saoudite responsable des crimes de guerre au Yémen, la France se rend responsable de ces derniers. Notre organisation appelle à l’arrêt des ventes d’armes vers ces pays et un contrôle efficient du Parlement sur les vents sur les ventes d’armes. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-un-die-in-pour-denoncer-l-omerta-de-la-france-sur-ses-ventes-d-armes-67c0f756-8d5f-11eb-9743-bd7a58eda4bc

 

Ouest-France

Commana. Une solution trouvée pour le futur méthaniseur

Le conseil municipal de Commana (Finistère a voté, mercredi 24 mars 2021, l’autorisation au maire de signer un protocole avec le Gaec Tourmel, autorisant l’installation des conduites de gaz sur le domaine communal.

Philippe Gueguen, maire de Commana.

Philippe Gueguen, maire de Commana. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

C’est par dix voix contre quatre et un nul que les conseillers municipaux de Commana (Finistère) ont voté, à bulletins secrets, l’autorisation au maire, Philippe Gueguen, de signer un protocole avec le Gaec (Groupement agricole d’exploitation en commun) Tourmel pour le passage de sa conduite de gaz sur le domaine public, reliant son méthaniseur avec le réseau à Lampaul-Guimiliau.

Le protocole sera signé entre les deux parties et l’entreprise GRDF lancera les travaux. Le conseil municipal s’était prononcé contre cette installation il y a quelques mois, toujours à bulletins secrets.

« Après notre refus d’installer sa conduite de gaz sur le domaine public, Yvon Tourmel a mené une série d’actions afin de répondre, en partie, à nos exigences de sécurisation du site, sensible en raison de la proximité du méthaniseur avec le lac du Drennec, réservoir d’eau potable de tout le Nord Finistère », explique le maire.

« La solution la moins mauvaise pour tous »

« La mairie et différents partenaires, dont le Parc naturel régional d’Armorique, le Syndicat de bassin de l’Elorn et la chambre d’agriculture, ont mené ces négociations qui aboutissent aujourd’hui à cet accord, qui est la solution la moins mauvaise pour tous. »

Ce projet d’installation d’un méthaniseur par l’éleveur laitier Yvon Tourmel, situé au lieu-dit Mougau, à proximité du barrage du lac du Drennec, a divisé les habitants et soulevé des protestations de la part des associations environnementales.

« Ce projet nous a été imposé et nous a fortement inquiétés, surtout après l’accident majeur survenu l’été dernier sur le même type d’installation, à Châteaulin, qui a entraîné une pollution très importante de l’eau », poursuit Philippe Gueguen.

« Après l’accord du préfet, il ne restait à la commune que l’installation de la conduite de gaz pour garder la main. Cependant, le méthaniseur est là et nous devons faire avec. Yvon Tourmel a réalisé entre-temps une grande partie des préconisations de Breizh Bocage, en plantant une série de talus autour de sa propriété et en optant pour des plantations pérennes. »

« De plus, l’État s’engage à procéder à des visites de sécurité régulièrement sur le site. La demande de subvention demandée au syndicat des eaux de la commune pour sa ferme, d’un montant déraisonnable de 106 000 €, a été ramenée à l’euro symbolique. »

Ce protocole transactionnel entre les deux parties sera signé courant avril.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/commana-29450/commana-une-solution-trouvee-pour-le-futur-methaniseur-d6eb2e1a-8d75-11eb-b46d-36cfa7bc1278

 

Ouest-France

Pays de Morlaix. Ouest-France recherche un(e) correspondant(e)

La rédaction de Ouest-France Morlaix est à la recherche d’un ou d’une correspondant(e) pour les communes de Plougasnou, Saint-Jean-du-Doigt et l’île de Batz (Finistère).

La rédaction recherche plusieurs correspondants pour les communes de Plougasnou, Saint-Jean-du-Doigt et l’île de Batz.

La rédaction recherche plusieurs correspondants pour les communes de Plougasnou, Saint-Jean-du-Doigt et l’île de Batz. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

La rédaction Ouest-France recherche un(e) correspondant(e) pour suivre l’actualité de la commune de Plougasnou, Saint-Jean-du-Doigt et l’île de Batz (Finistère). Cette activité peut convenir à toute personne curieuse et disponible, aimant écrire et prendre des photos.

Activité complémentaire

Il s’agit d’une activité rémunérée non salariée, en complément de revenus. Les personnes intéressées peuvent envoyer CV et lettre de motivation à : Ouest-France, 26 bis, rue d’Aiguillon, 29600 Morlaix, par courriel, à redaction.morlaix@ouest-france.fr, ou contacter la rédaction par téléphone, au 02 98 63 88 20.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/pays-de-morlaix-em-ouest-france-em-recherche-un-e-correspondant-e-3d000aba-8d51-11eb-9743-bd7a58eda4bc

 

ENSEMBLE PAYS DE MORLAIX

jeudi 25 mars 2021

COMMUNIQUE OCCUPATION THEATRE DE MORLAIX

Depuis le lundi 22 mars 2021, un collectif d'intermittent.e.s de Morlaix se mobilise pour occuper le théâtre.

Les revendications du Collectif sont clairement annoncées :

- La réouverture des théâtres et lieu de diffusion artistique dans le respect des règles sanitaires, considérant que le droit à l'accès à l'art est essentiel.
- La prolongation de l'année blanche, sans rabais, ainsi que son extension à tous les intermittent.e.s de l'emploi. Considérant que le gouvernement, prenant des décisions de façon unilatérale pour empêcher certains secteurs de l'emploi de fonctionner, a comme devoir d'indemniser les travailleurs concernés.
- L'abandon de la réforme de l'assurance chômage.
- Le théâtre comme Agora

Le Mouvement Ensemble ! sur le Pays de Morlaix appuie les revendications du Collectif, exprime son soutien aux initiatives prises par le Collectif.

Ensemble ! est solidaire de cette action qui montre que la culture est un bien commun essentiel.

 

Ouest-France

Morlaix. Mickaël Mingam lance Mik Music 'N Vape

Les activités artistiques étant à la baisse, le magasin Mik Music, à Morlaix (Finistère) vend désormais des cigarettes électroniques.

Mickaël Mingam propose tout le matériel de vapotage dans son magasin Mik Music.

Mickaël Mingam propose tout le matériel de vapotage dans son magasin Mik Music. | OUEST-FRANCE

Situé 24, route de Brest, à Morlaix (Finistère), le magasin Mik Musik propose des instruments de musique, tout ce qui touche à la sonorisation et à l’événementiel depuis des années.

Avec le Covid-19, les activités artistiques sont à la baisse. Le gérant, Mickaël Mingam, a décidé d’élargir son champ d’action en proposant tout ce qui touche aux cigarettes électroniques. « La période est difficile. L’événementiel représente d’ordinaire la moitié de mon chiffre d’affaires. Si j’ai obtenu des aides pour mon magasin, je n’ai rien perçu pour l’événementiel. »

Des produits fruités bio

D’où l’idée, dès le deuxième confinement, de proposer la vente de cigarettes électroniques et leur matériel sous le titre Mik Music 'N Vape. « J’ai fait une sélection de produits liquides qui sont quasiment tous fabriqués en France. Cerise, cassis, fraise, menthe ou noix de coco… chaque utilisateur trouvera des produits fruités bio. »

Mickaël Mingam propose de nombreux modèles de vapoteuses à partir de 20 € et jusqu’à 150 € ainsi que différents formats de piles, de chargeurs.

Le magasin est ouvert de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, tous les jours, sauf le lundi. « Si les gens sont en panne, ils peuvent m’appeler, même le dimanche. »

Contact : tél. 06 15 03 03 88.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-mickael-mingam-lance-mik-music-n-vape-e9bd0da8-8cdd-11eb-89fb-a21dad2358c6

 

Ouest-France

Morlaix. Une radio prend ses quartiers dans l’unité psy de l’hôpital

Cela fait une dizaine d’années que des patients de l’unité de psychiatrie de l’hôpital de Morlaix (Finistère) font des ateliers radio. Cette année, une convention a été passée avec Radio France et une journaliste encadre le projet, pour les rendre autonomes, de l’enregistrement au montage.

À gauche, Marie Dalquié, journaliste de France Culture, qui encadre l’atelier radio de l’unité psychiatrie de l’hôpital de Morlaix (Finistère).

À gauche, Marie Dalquié, journaliste de France Culture, qui encadre l’atelier radio de l’unité psychiatrie de l’hôpital de Morlaix (Finistère). | OUEST-FRANCE

Les applaudissements résonnent à l’étage de l’unité psychiatrique de l’hôpital de Morlaix (Finistère). Ce mercredi 24 mars 2021, la 44e émission de radio vient d’être enregistrée par les patients eux-mêmes. Cela fait une dizaine d’années que cet atelier thérapeutique existe, proposé par Stand’arts.

Nouveauté cette année : le centre hospitalier a passé une convention avec Radio France. Marie Dalquié, journaliste à France Culture, passe la moitié de son temps avec le groupe morlaisien, « pour les encadrer et les rendre, à terme, autonomes dans leur émission ».

« Ils sont hyper créatifs »

De l’enregistrement au montage des sons, à l’installation du studio nomade, l’apprentissage s’étalera pendant trente séances. « Je n’ai aucun objectif, l’essentiel c’est qu’ils restent eux-mêmes. Ils sont hyper créatifs et ce n’est que du bonheur de travailler avec eux », souligne la journaliste.

Pour cette première émission enregistrée avec elle, le thème se concentre sur les médias et la presse locale. Autour de la table ronde et derrière les micros colorés, se succèdent les patients mais aussi les invités du jour, dont une journaliste de France Bleu Breizh Izel, Valérie Le Nigen.

Une bulle pour oublier ses soucis

On y décrypte les fakes news, entend des micros-trottoirs enregistrés dans les rues de Morlaix par les patients, des jingles, des bulles humoristiques, etc. Le tout est coordonné par Marie Dalquié. Elle n’hésite pas à rassurer quand on bute sur les mots, manque un lancement. Le tout est de leur faire prendre confiance en eux pour cet enregistrement dans les conditions du direct.

« J’avais du mal à m’exprimer en public, à lâcher mes émotions. C’est plus facile depuis que je participe », confie Romain. « Ça nous permet de nous évader de nos soucis, ça fait du bien », complète Jean-Michel, à côté de lui. Chaque semaine, les patients construisent et préparent leur émission. « On apprend à s’écouter et à communiquer entre nous », poursuit Xavier.

Un don reçu il y a deux ans a permis à l’association de s’équiper en matériel. Un atelier qui a tout d’un grand : chaque émission est diffusée sur Radio Nord Bretagne, Radio Pays de Léon et Radio Émeraude, le premier samedi de chaque mois, entre 19 h 10 et 20 h.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-une-radio-prend-ses-quartiers-dans-l-unite-psy-de-l-hopital-cd7023d2-8cb1-11eb-a0de-d759575a1cbf

 

Ouest-France

Plouigneau. Au Hang’art studio, on peut réaliser photo et vidéo

A Plouigneau (Finistère), cette association accompagne de A à Z des projets d’audiovisuel et photos de professionnels et particuliers dans un hangar studio. Unique dans le pays de Morlaix !

Jonathan Delaplace et Kévin Delgado sur le plateau de tournage, attendent les porteurs de projets. | OUEST-FRANCE

Le hangar est situé à quelques jetées de pierre des champs, à Toulzabren. Avant de franchir son seuil de 300 m², on s’attend à y trouver bottes de foin et pailles. En y pénétrant, surprise : un vrai studio digne d’un plateau de télévision, cinéma ou théâtre. Bienvenue au Hang’art Studio !

Une association créée pendant le confinement

L’équipement bénéficie d’un accès facile avec un grand espace aménagé en parking pour les futurs clients créateurs. À la tête de l’association, Jonathan Delaplace et Kévin Delgado. Avec six autres membres et une trentaine de bénévoles, ils ont mis sur pied l’association au début du confinement. La décoration est soignée et chaleureuse.

Un plateau de tournage

Un plateau de tournage de 120 m2, neutre, tout en blanc, attend les futurs réalisateurs. En face, un coin maquillage et habillage, un salon cosy pour parler projet et un coin café « Notre objectif est d’offrir un espace et un accompagnement aux professionnels pour réaliser leurs projets de pub, clip teaser, interview, making-off. Nous assistons les personnes à tous les niveaux , explique Jonathan Delaplace. Et nous avons choisi la structure associative pour offrir des prix low cost. » Entreprises, professionnels de tout bord, particuliers ou jeunes qui ont un projet sont les bienvenus.

Réalisation, logistique, l’équipe de Hang’art studio s’occupe de tout. « Nous pouvons tout encadrer, déclaration d’identité, logo, internet, web design, spot publicitaire, présence sur les réseaux sociaux » , indique Kévin Delgado, spécialiste de communication et marketing.

Maître Gims

Jonathan Delaplace a un long parcours dans la création à son actif. À Paris, il a travaillé pour « MasterCard, le musée Grévin encore avec Maître Gims. À Morlaix, j’ai collaboré avec Troc son, MAJ ou encore la MJC. » Le duo ne cache pas que « son moteur, c’est la passion ».

Renseignements : tél. 06 61 38 80 10 ou contact@lehangarstudiobyvdes.com et le hangarstudiobyvdes.com

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouigneau-29610/plouigneau-au-hang-art-studio-on-peut-realiser-photo-et-video-93e47b9c-8cdc-11eb-89fb-a21dad2358c6?

 

Ouest-France

ENTRETIEN. À Lorient, pourquoi le CMB a fermé trois agences de quartier

Le Crédit Mutuel de Bretagne n’est plus présent ni à Carnel, ni à Lanveur, ni à Merville. Le transfert à La Base, à Lorient (Morbihan), que justifie ici son directeur départemental, ne convainc pas tout le monde.

Alain Poupon : « Notre logique est aujourd’hui de nous implanter dans les zones de flux mais nous restons aussi en cœur de ville, place de la Libération (photo), ainsi que rue de Belgique ».

Alain Poupon : « Notre logique est aujourd’hui de nous implanter dans les zones de flux mais nous restons aussi en cœur de ville, place de la Libération (photo), ainsi que rue de Belgique ». | OUEST-FRANCE

Le Crédit Mutuel de Bretagne n’est plus présent ni à Carnel, ni à Lanveur, ni à Merville. Le transfert à La Base, à Lorient (Morbihan), que justifie ici son directeur départemental, Alain Poupon, ne convainc pas tout le monde. Entretien

Pourquoi avoir fermé vos trois agences de Carnel, Lanveur et Merville ?

Voici 40 ou 50 années, nous avions une logique d’implantation dans les quartiers. Mais nous constatons, dans les grandes villes ou de taille intermédiaire comme Lorient ou Vannes, que nos activités bancaires ont beaucoup moins de sens en proximité de quartier.

Il y a plein d’explications sociétales à cela. Notre logique est aujourd’hui de nous implanter dans les zones de flux, en entrée et en sortie de ville. Mais nous restons en cœur de ville, place de la Libération, ainsi que rue de Belgique.

Pourquoi avoir choisi ces trois-là ?

Nous nous adaptons à la configuration des villes, relocalisons les agences de quartier pour mieux coller à la réalité, pour bien mailler le territoire. Et à Lorient, il y avait une trop forte proximité géographique entre l’agence de Merville et celle de la place de la Libération. Quant à Carnel et Lanveur, c’étaient de petits bureaux plutôt sur le déclin, comptant peu d’employés.

Cette décision en a surpris plus d’un…

Tous nos clients ont été informés bien en amont, par courrier courant février 2021, et tous les commerçants de proximité ont été visités. Ils n’ont pas découvert, le 16 mars, que nous fermions pour aller à La Base. Mais leur réaction est normale, humaine, raison pour laquelle nous sommes allés nous expliquer.

Clients, commerçants : tous y perdent en termes de proximité…

Le mode de consommation des particuliers a changé : le déplacement physique à l’agence est beaucoup moins vrai qu’à une certaine époque. Les opérations du quotidien sont désormais principalement gérées à distance. En allant à La Base, nous restons à proximité des Lorientais.

Directeur départemental du CMB dans le Morbihan, Alain Poupon est Lorientais. | OUEST-FRANCE

Notre volonté est de leur donner des conseils à valeur ajoutée, aux particuliers mais aussi aux professionnels et à l’entreprise. Nous avons cherché le bon dénominateur en termes d’implantation, avec une bonne visibilité. Car Lorient est un pôle fort, qui prend plus de place grâce au marché des professionnels et de l’entreprise, et cela, c’est un bon signal.

Pensez-vous que les plus âgés de vos clients adhèrent à cette stratégie ?

Parce que nous les accompagnons depuis une bonne dizaine d’années, beaucoup d’entre eux sont aujourd’hui à l’aise avec les outils à distance. Même si ce n’est pas toujours une question d’âge… Et puis dans la relation à la banque, ce qui nous conforte, c’est que tout ne sera pas digital, il faut un complément physique, en présentiel.

N’auriez-vous pas pu maintenir des distributeurs dans ces trois quartiers ? Proposer des Points bleus ?

On a installé des distributeurs à La Base mais il nous a semblé que l’offre globale, à Lorient et dans ses quartiers, ne posait pas de problème. Quant aux Points bleus, qui consistent à équiper un commerçant d’un terminal de paiement pour permettre des retraits, c’est une offre de substitution plus adaptée au secteur rural.

Cela signifie-t-il, enfin, que vous ne croyez plus aux espèces ?

C’est une transformation dans le temps : sur nos gros sites, nous comptions jusqu’à quatre automates qui tournaient plein pot. Ils sont aujourd’hui moins sollicités car la carte permet de faire pas mal de choses. La réduction des espèces est un phénomène qui marque des paliers, et prend des coups d’accélérateur comme le déplafonnement à 50 € du paiement sans contact. Mais finalement, ça ne va pas très vite.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lorient-56100/entretien-a-lorient-pourquoi-le-cmb-a-ferme-trois-agences-de-quartier-abfb02d8-8cae-11eb-9110-2125e71d23e4

 

Ouest-France

La construction bloquée de cinq sites Côtes-d’Armor Habitat devant le juge administratif

À la suite de la liquidation judiciaire d’un entrepreneur, la construction de cinq projets immobiliers de Côtes-d’Armor Habitat est interrompue depuis 2015. L’office public espère que le juge administratif rendra une décision dans l’année.

À Binic-Étables-sur-Mer, comme à Lannion, Erquy, Plédran et Yffiniac, Côtes-d’Armor Habitat a placardé un avis devant son chantier bloqué, afin d’expliquer les délais de la procédure judiciaire en cours.

À Binic-Étables-sur-Mer, comme à Lannion, Erquy, Plédran et Yffiniac, Côtes-d’Armor Habitat a placardé un avis devant son chantier bloqué, afin d’expliquer les délais de la procédure judiciaire en cours. | OUEST-FRANCE

À la suite du placement en liquidation judiciaire d’une entreprise de gros œuvre, en décembre 2015, les chantiers de cinq programmes de l’office public Côtes-d’Armor Habitat sont bloqués, depuis plus de cinq ans, dans le département : la Vigie à Binic-Étables-sur-Mer, Ar-Santé à Lannion, le Domaine du Grand-Chêne à Plédran, à Yffiniac et Saint-Pabu à Erquy. Soit un total de 57 logements en suspens.

« L’enjeu financier est de trois millions d’euros »

Côtes-d’Armor Habitat a saisi le tribunal administratif, en juillet 2016, pour que soit ordonnée une expertise judiciaire, dans le cadre d’une procédure pour vice de construction. Les expertises sont rendues et confirment des malfaçons. Le juge administratif pourrait rendre sa décision dans l’année.

A priori, nous sommes dans la dernière ligne droite, à moins que la compagnie d’assurance adverse fasse appel​, estime le directeur général, Eric Cojon. ​À Lannion et Binic, il faudra sans doute démolir ce qui a déjà été construit. Concernant le surcoût de travaux et le préjudice, Eric Cojon précise également : L’enjeu financier est de trois millions d’euros.

Un déficit de recettes et un déficit d’image

Ces derniers jours, l’office public a fait apposer un avis devant chacun de ses chantiers interrompus, afin d’expliquer où en est la procédure. Les constructions à l’arrêt entraînent pour nous un déficit de recettes et un déficit d’image. Elles peuvent donner l’impression que Côtes-d’Armor Habitat laisse en plan ses chantiers. Il n’en est rien, nous sommes tributaires des délais de la procédure.

Ceci intervient dans le contexte de la crise sanitaire, qui a pour effet de ralentir le taux de rotation des locataires. Les demandes de logement HLM sont donc plus difficiles à satisfaire.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/binic-etables-sur-mer-22680/la-construction-bloquee-de-cinq-sites-cotes-d-armor-habitat-devant-le-juge-administratif-42b7ee6c-8cb8-11eb-a0de-d759575a1cbf

 

Ouest-France

Brest. Pour son prochain spectacle, la compagnie Dérézo nous servira l’apéro !

« Apérotomanie », c’est la nouvelle création de la compagnie Dérézo, prévue pour septembre 2021, à Brest (Finistère). Sous couvert d’humour, un rituel « théâtralo-apéritif » de 40 mn pour 40 convives qui invite au « voyage théâtral mine de rien ».

La compagnie Dérézo sur le plateau de « Apérotomanie » : le metteur en scène Charlie Windelschmidt et les deux comédiennes Véronique Héliès et Anne-Sophie Erhel.

La compagnie Dérézo sur le plateau de « Apérotomanie » : le metteur en scène Charlie Windelschmidt et les deux comédiennes Véronique Héliès et Anne-Sophie Erhel. | OUEST-FRANCE

« Ces longs mois loin des théâtres, des bars et du public nous donnent plus que jamais envie de réaffirmer cette nécessité d’inventer, de critiquer et d’être ensemble. » Pendant cette crise du Covid qui n’en finit pas, entre confinement puis couvre-feu, la compagnie brestoise Dérézo pose donc deux questions fondamentales : « Qu’est-ce qui nous manque le plus ? » Réponse : « L’apéro ! » D’accord, mais l’apéro, au fond, c’est quoi ? Réponse : « Un réseau social ! »

« Ce moment un peu foutraque »

Bref, Dérézo nous sert l’apéro, ce moment festif et spécial au cours duquel boire, manger et parler prennent une couleur particulière : « On met en scène ce moment un peu foutraque où l’on aborde une foule de sujets hétéroclites et dont on en sort, l’esprit léger, voire euphorique, décrit la comédienne Anne-Sophie Erhel. Cette mise en scène englobe, à la fois, la langue, la rencontre. Cette conversation qui évolue, évidemment, selon le nombre de verres, jusqu’à la nuit. »

Un voyage théâtral « mine de rien »

Avec, comme souvent chez Dérézo, ce pouvoir d’interaction si particulière avec le public, exercice délicat mais dans lequel la compagnie excelle. Au point de faire semblant d’improviser : « Notre truc reste, justement, de ne pas montrer à quel point nos spectacles sont écrits ! intervient le metteur en scène Charlie Windelschmidt. On invite au voyage théâtral mine de rien. »

Sous couvert d’humour, le spectacle se veut très structuré. « Le public lui-même ne se sent pas autorisé à intervenir, précise la comédienne Véronique Héliès. Il peut glisser un commentaire discret à son voisin mais ça s’arrête là. »

Pour Apérotomanie, bien rodées après plus de 300 représentations déjà données du Petit Déjeuner, ce précédent succès de Dérézo, les deux comédiennes – « des actrices augmentées » sourit Charlie Windelschmidt – vont, l’œil complice et la réplique facile, servir du bon vin et même des planchas sur le joli comptoir en bois. Autour duquel les spectateurs prendront place sur des tabourets. Exactement comme au troquet !

Ce rapport grisant au public

Chaleureux, le décor comprend une dose de kitch et une touche cabane. L’idéal pour faire tomber le quatrième mur, symbolique et transparent, qui sépare d’habitude les comédiens et les spectateurs : « Ce rapport particulier, si proche, avec le spectateur a quelque chose de grisant, continue Véronique Héliès. On joue, on va chercher le public, on sort des rails. »

Recueillie auprès d’un spectateur après une représentation du Petit Déjeuner à Avignon, l’anecdote est parlante : « Je suis rentré prendre un petit déjeuner et je suis ressorti d’un théâtre ! » Le même principe devrait s’appliquer à l’Apérotomanie.

« Ce moment où tout peut basculer »

Le spectacle mélange subtilement les textes littéraires et la partition maison. Il navigue entre de grandes figures littéraires comme Anaïs Nin, Marguerite Duras et Colette. Ou des ouvrages plus drôles et légers, comme les Miscellanées du sexe de Francesca Twinn. « On ne sent pas forcément quand on voyage d’une écriture à l’autre, décrit Charlie Windelschmidt. Les gens s’interrogent, s’efforcent de repérer le texte en question. »

Mot valise inventé, contraction rigolote entre les mots « apéro » et « érotique », l’Apéromanie laisse, aussi, entendre qu’un apéro serait le rituel d’une possible ouverture vers l’érotique : « On parlera d’amour. D’érotisme. De ce moment de la soirée où l’attraction et l’alcool aidant, tout peut basculer entre deux personnes. Mais notre sujet reste et restera l’apéro ! »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-pour-son-prochain-spectacle-la-compagnie-derezo-nous-servira-l-apero-652207f4-8ca8-11eb-9110-2125e71d23e4

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
24 mars 2021

Surf approximatif

Surf approximatif  Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/03/surf-approximatif.html

 

Le Diben mercredi 24 mars 2021

Plougasnou. Vivant, on peut choisir ses voisins les plus proches !

Photo pyb29

Photo pyb29 Photo pyb29

Photos prises mardi matin

 

Ouest-France

Tréduder. Les élagueurs préparent l’arrivée de la fibre

L’ébranchage sur les grands arbres nécessite une nacelle élévatrice.

L’ébranchage sur les grands arbres nécessite une nacelle élévatrice. | OUEST-FRANCE

C’est sur la voie Romaine que les services techniques de Plestin-les-Grèves ont déployé personnel et engins, lundi après-midi, afin de rappeler à l’ordre branches et branchages s’opposant au déploiement de la fibre optique. Celle-ci sera installée sur une potence fixée sur le poteau au-dessus des points de fixations actuelles de la ligne de cuivre.

Avant de commencer cette opération délicate et qui doit être confiée à des professionnels, Hervé Le Bolc’h, responsable des services techniques de Plestin, a fait le tour des propriétés pour donner ses directives à son élagueur.

Le travail sera exécuté, durant trois jours, en concertation avec les propriétaires, précise Hervé : « L’idée est de préserver la qualité esthétique et environnementale des haies et des talus sur lesquels la fibre devrait passer. Pour cela, nous travaillons en bonne entente avec l’équipe municipale et avec les propriétaires. »

Ainsi rares seront les abattages, les services techniques privilégiant un ébranchage de qualité. Ces travaux devront être effectués avant la fin du mois pour ne pas empêcher la nidification des oiseaux qui trouvent dans les haies un habitat nécessaire.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/treduder-22310/les-elagueurs-preparent-larrivee-de-la-fibre-1492332e-c82b-46c6-8a03-70210a97af04

 

Ouest-France

Roscoff. Le camping municipal en tête d’un classement des meilleurs campings dans le Finistère

Eric Merlen, gérant du camping Aux quatre saisons, à Roscoff (Finistère), savoure cette reconnaissance. Gage d’une gestion en adéquation avec les souhaits des clients.

Eric Merlen est le gérant du camping depuis 2003.

Eric Merlen est le gérant du camping depuis 2003. | OUEST-FRANCE

Le magazine Ça m’intéresse, associé à l’institut d’études Statista, vient de publier la première édition du palmarès des meilleurs campings de France. Dans le Finistère, le camping Aux quatre saisons est en tête du classement.

« Je suis heureux de cette distinction qui marque l’intérêt des usagers pour notre offre multiple », réagit Eric Merlen, le gérant en place depuis 2003, dans le cadre d’une délégation de service public à une société.

À l’échelle de la Bretagne, l’établissement se trouve en 4e position sur 98 campings. Il occupe le 25e rang national, sur 750. Le magazine précise que l’enquête en ligne, totalement anonyme, a été réalisée entre le 24 septembre et le 29 octobre 2020, auprès de 3 500 adeptes du camping (Français, Anglais et Allemands).

Des investissements

Les sondés ont noté les campings fréquentés au cours des trois dernières années selon plusieurs critères : leur volonté de recommander le camping, la localisation, l’infrastructure, le service, l’environnement et le rapport qualité prix. Ce dernier critère a été le point fort du camping. Il a obtenu la note finale de 9,09/10, quand la moyenne régionale est de 7,84/10.

« Nos clients remarquent surtout les divers modes d’accueil assurés : terrain nu pour l’installation de toiles de tente, de caravanes ou de camping-cars, location de cabanes de pêcheurs et location de mobile-homes. Par ailleurs, les installations augmentent chaque année, au titre des investissements nécessaires à l’exploitation »

En 2003, à l’arrivée d’Eric Merlen, les caravaniers étaient particulièrement nombreux, le terrain de pétanque était un lieu de rencontre. Le camping a depuis évolué, en proposant désormais des locations, un espace aquatique éphémère et une zone de restauration. « Cette année, un sauna et un spa s’additionnent aux lieux de détente et loisirs. »

Le gérant travaille aussi pour l’avenir. Envisageant une retraite dans quelques années, il peut compter sur ses enfants pour prendre la suite. Continuant à investir, il attend la suite qui va être donnée à un point abordé lors du conseil municipal du 11 mars (Ouest-France du 15 mars), relatif à la délégation de service public qui est en cours avec sa société et dont l’échéance est au 31 décembre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/roscoff-29680/roscoff-le-camping-municipal-en-tete-d-un-classement-des-meilleurs-campings-dans-le-finistere-f7c69ecc-8c16-11eb-8abf-cb0f606ff1f3

 

Ouest-France

Lanmeur. Sauvegarde du Trégor écrit au préfet pour le centre de tir

Après l’interpellation de la maire de Lanmeur (Finistère) à propos du stand de tir et au « simple accusé de réception » qu’elle a renvoyé, Sauvegarde du Trégor demande les permis de construire au préfet.

Les rebondissements se poursuivent concernant le centre de tir de Lanmeur. | ARCHIVES PIERRE-YVON BOISNARD

Le 27 février 2021, Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre écrivait à la maire de Lanmeur à propos d’atteintes persistantes et durables à l’environnement et au cadre de vie des riverains d’un stand de tir. Cette fois-ci une nouvelle lettre à ce sujet a été adressée au préfet, en date du 17 mars.

Pas de permis de construire ?

L’association n’a reçu aucune réponse, « mais de surcroît nous apprenons […] que des travaux seront réalisés, manifestement sans permis de construire ou même simple déclaration préalable et ce, après réunion de concertation avec la mairie. Ainsi, loin de mettre fin à toutes les violations, Madame la maire poursuivrait la démarche illégale entreprise depuis des dizaines d’années par elle et ses prédécesseurs. »

« Existence illégale »

Par ailleurs, l’association s’étonne que les services de la préfecture aient accordé une homologation à cette activité de tir alors qu’elle s’exerce « dans des bâtiments dont nous ne pouvons que penser qu’ils ont une existence illégale ».

Sauvegarde du Trégor poursuit « La maire n’ayant apporté aucune réponse aux attentes de l’association, nous vous saurions gré de nous fournir les permis de construire des bâtiments existants, hormis celui du blockhaus […] ; nous demandons les autorisations que vos services auraient pu accorder à l’installation de la décharge incluse dans le site lui-même géré par l’association de tir. »

La suite en justice ?

Enfin, l’association « se réserve le droit de demander aux tribunaux réparation des préjudices subis dans son action de préservation de l’environnement et du cadre de vie de ses habitants ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/lanmeur-sauvegarde-du-tregor-ecrit-au-prefet-pour-le-centre-de-tir-80f557e6-8c04-11eb-8abf-cb0f606ff1f3

C'est tout simplement de la diffamation !!!
« nous demandons les autorisations que vos services auraient pu accorder à l’installation de la décharge incluse dans le site lui-même géré par l’association de tir. »

 

Ouest-France

Brest. Un partenariat entre le Technopôle Brest-Iroise et le CHRU pour accompagner l’innovation

Pour que l’innovation réponde mieux aux besoins des professionnels de santé, un partenariat vient d’être signé entre le Technopôle Brest-Iroise et le CHRU de Brest. Plusieurs start-up seront co-accompagnées en 2021.

Florence Favrel-Feuillade, directrice du CHRU, aux côtés de Michel Gourtay et Françoise Duprat, respectivement président et directrice du Technopôle Brest-Iroise.

Florence Favrel-Feuillade, directrice du CHRU, aux côtés de Michel Gourtay et Françoise Duprat, respectivement président et directrice du Technopôle Brest-Iroise. | OUEST-FRANCE

Faire dialoguer le monde de l’entreprise et le monde médical. C’est tout l’enjeu du partenariat inédit qui a été signé ce mardi 23 mars 2021 entre le CHRU de Brest et le Technopôle Brest-Iroise, à l’occasion de l’assemblée générale de ce dernier. « Le CHRU était dans une démarche d’innovation volontariste depuis deux ans. De notre côté, on a vu de plus en plus de cas où on avait besoin de médecin mais nous n’avions pas de porte d’entrée. Les planètes étaient alignées », estime Françoise Duprat, directrice du Technopôle.

C’est désormais chose faite : avec ce partenariat, un interlocuteur sera désormais en charge de cette collaboration au CHRU. Concrètement, il sera amené à mettre en relation des entrepreneurs travaillant sur une innovation médicale et des praticiens référents dans leur domaine. Cet échange permettra de mieux cerner si le projet correspond aux besoins des professionnels de santé, et pourra éventuellement déboucher sur une collaboration plus poussée : utilisation de données, conseils juridiques et réglementaires…

Des projets déjà accompagnés

Le partenariat sera aussi une ressource clé pour l’équipe du CHRU. « Il arrive que nos médecins-chercheurs créent des dispositifs médicaux. Le Technopôle pourra les accompagner pour aller vers un projet entrepreneurial. Par exemple, déterminer s’il existe un marché » résume Florence Favrel-Feuillade, la directrice générale du centre hospitalier.

Le Technopôle et l’hôpital n’avaient toutefois pas attendu ce partenariat formel pour entamer leur collaboration. Des start-up ont déjà été co-accompagnées, comme Oso-AI, qui a mis au point un boîtier permettant de détecter des signaux sonores inquiétants grâce à l’intelligence artificielle.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-un-partenariat-entre-le-technopole-brest-iroise-et-le-chru-pour-accompagner-l-innovation-4b9fdf60-8c01-11eb-b672-612e66e80ead

 

Ouest-France

Carantec. Pas de voitures à Callot pour les grandes marées

Habituellement réservé à l’été, le protocole « Callot à pied » sera en vigueur du 27 mars au 1er avril 2021, à Carantec (Finistère). Mais aussi à chaque grande marée et long week-end de mai.

Des voitures sur la route de Callot, une scène que l’on ne verra plus les jours de grandes marées et lors des longs week-ends. « Nous voulons protéger l’île Callot, un site intouchable » a souligné Nicole Ségalen-Hamon.

Des voitures sur la route de Callot, une scène que l’on ne verra plus les jours de grandes marées et lors des longs week-ends. « Nous voulons protéger l’île Callot, un site intouchable » a souligné Nicole Ségalen-Hamon. | OUEST-FRANCE

Pour la prochaine grande marée, qui débute ce samedi 27 mars 2021, la commune a décidé de mettre en place le protocole habituellement appliqué en été, baptisé « Opération Callot à pied ». Il devra être respecté jusqu’au jeudi 1er avril 2021. Dès samedi matin, deux agents saisonniers filtreront les demandes de passage automobile vers Callot, réservé aux propriétaires, aux résidents, aux professionnels et aux personnes en situation de handicap. Seront également présents sur place le policier municipal, des agents des services techniques ainsi que des élus.

Les week-ends prolongés aussi

Le dispositif sera opérationnel lors de chaque grande marée de l’année ainsi que lors des longs week-ends (Ascension et Pentecôte). « Pour la commune, le coût annuel de ce dispositif sera de 10 000 €. Mais nous cherchons à trouver une solution mécanique fiable », a expliqué la maire, Nicole Ségalen-Hamon, lors d’une réunion en mairie, lundi 22 mars, à laquelle participaient Alban Le Roux, premier adjoint, et Estelle Fouré, employée aux services administratifs de la mairie. « Pour l’instant, nous aurons, au port, une présence préventive et pédagogique », a conclu Nicole Ségalen-Hamon.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/carantec-pas-de-voitures-a-callot-pour-les-grandes-marees-2b65b63e-8bca-11eb-b672-612e66e80ead

 

Ouest-France

Morlaix. Des étudiantes du Suscinio s’unissent contre la précarité alimentaire

Trois étudiantes de Suscinio à Morlaix (Finistère) ont décidé d’apporter leur contribution à la lutte contre la précarité alimentaire. Trois collectes auront lieu à Lidl, la Biocoop et Intermarché.

Ces trois étudiantes en BTS à Suscinio vont aider les Restos du cœur et Roul’Paniers à collecter davantage de produits alimentaires et d’hygiène pour leurs bénéficiaires.

Ces trois étudiantes en BTS à Suscinio vont aider les Restos du cœur et Roul’Paniers à collecter davantage de produits alimentaires et d’hygiène pour leurs bénéficiaires. | DR

Avec la crise sanitaire et les confinements successifs, la précarité alimentaire a augmenté, notamment dans le pays de Morlaix (Finistère). Trois étudiantes en BTS à Suscinio ont décidé d’apporter leur pierre à l’édifice. Elles vont ainsi aider Les Restos du cœur et Roul’Paniers à récolter davantage de produits alimentaires et d’hygiènes.

Collecte et dons

Trois collectes et appels aux dons auront donc prochainement lieu, à Morlaix : au Lidl, vendredi 2 avril, de 13 h 30 à 17 h ; à la Biocoop, samedi 3 avril, de 9 h à 17 h ; et Intermarché de la rue de Brest, dimanche 4 avril, de 9 h à 12 h.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-des-etudiantes-du-suscinio-s-unissent-contre-la-precarite-alimentaire-0f31a46e-8afd-11eb-be07-a782e4049e5a

 

Ouest-France

Pleyber-Christ. Des lectures de livres en vidéo à la médiathèque

Publié le

Malgré le contexte sanitaire, les bibliothécaires proposent des possibilités de lectures filmées ou audio à destination des enfants.

Carole Cotten, Manu Boisnard et Aurélie Jégou préparent des vidéos sur des albums visibles sur le site de la médiathèque.

Carole Cotten, Manu Boisnard et Aurélie Jégou préparent des vidéos sur des albums visibles sur le site de la médiathèque. | OUEST-FRANCE

À défaut de recevoir des groupes d’enfants après les décisions gouvernementales dans le cadre de la crise sanitaire, la médiathèque du Porz-Ruz a fait preuve d’imagination en proposant des lectures filmées de livres « coups de cœur ». « Afin de garder le contact avec nos jeunes lecteurs, Carole Cotten et moi proposons de lire des albums que nous aimons, nos dernières acquisitions, explique Aurélie Jégou, la responsable de la médiathèque. De manière un peu artisanale, nous lisons l’histoire tout en faisant découvrir les illustrations au public. Notre choix se porte sur les contes, des albums ou des lectures pour les tout-petits. »

Possible aussi en audio

Manu Boisnard, animateur du local des jeunes et de la cybercommune, gère le montage des vidéos. Dans la première, Carole et Aurélie présentent l’album ; dans la seconde, elles lisent le livre et la dernière vidéo est celle des remerciements. « Nous travaillons au préalable avec les maisons d’éditions qui nous autorisent à diffuser les films sous certaines conditions comme la durée de mise en ligne, la nécessité de citer les auteurs, les illustrateurs et les maisons d’édition. » Aujourd’hui, la médiathèque travaille avec L’école des loisirs, Didier jeunesse, Kaléidoscope, Fleurus. Pour découvrir ces vidéos, les usagers peuvent se rendre sur le site internet de la médiathèque : http://www.mediatheque-pleyber-christ.fr/ où ils trouveront au bas de la page d’accueil un lien vers la chaîne YouTube de la médiathèque. « Nous alimenterons chaque semaine cette chaîne jusqu’à ce que nous puissions de nouveau recevoir des groupes à la médiathèque. Nous sommes conscientes que ces films ne remplaceront jamais une vraie lecture, que les écrans ne sont pas toujours la meilleure solution surtout auprès des enfants. »

Autre possibilité pour les parents, celle de proposer la découverte de l’histoire sans voir la vidéo, simplement en audio. « Aux enfants d’imaginer, de dessiner les personnages, d’inventer la suite d’une histoire avant de découvrir l’album en réel à la médiathèque car toutes les histoires mises en vidéos y sont disponibles. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pleyber-christ-29410/des-lectures-de-livres-en-video-a-la-mediatheque-82816438-2d93-4fd6-ba79-be219571d348

 

Ouest-France

Régionales en Bretagne. Thierry Burlot, candidat, démis de ses délégations

Thierry Burlot, vice-président du Conseil régional de Bretagne, s’est vu retirer ses délégations ce 22 mars 2021 au moment d’annoncer sa candidature à Loïg Chesnais-Girard, président de la Région et lui aussi candidat.

Thierry Burlot (à gauche) et Loïg Chesnais-Girard

Thierry Burlot (à gauche) et Loïg Chesnais-Girard | OUEST-FRANCE

Thierry Burlot a annoncé sa candidature aux élections régionales de Bretagne à Loïg Chesnais-Girard, président du conseil régional de Bretagne et aussi candidat à sa succession. Réaction immédiate du président PS de la Région, ce lundi 22 mars : « Thierry Burlot vient de m’annoncer sa candidature aux élections régionales. J’ai pris la décision de lui retirer ses délégations. Les Bretonnes et les Bretons méritent de la clarté et de la franchise ».

Jusque-là Thierry Burlot était vice-président du Conseil régional de Bretagne, chargé de l’environnement, eau, biodiversité et climat.

> LIRE AUSSI. Thierry Burlot annoncera sa candidature vendredi

Selon nos informations, Thierry Burlot, actuel vice-président du conseil régional de Bretagne, se déclarera officiellement candidat aux prochaines élections régionales ce vendredi 26 mars. Il le fera depuis Le Mené, commune des Côtes-d’Armor particulièrement engagée dans la transition écologique.

Une candidature attendue

Cette déclaration devait initialement intervenir vendredi 19 mars, à l’occasion d’une émission politique organisée par TV Rennes et Ouest-France. Finalement, Thierry Burlot avait annulé sa participation au dernier moment. La raison officielle invoquée était celle de la crise sanitaire. La raison officieuse était tout autre : selon nos informations, Jean-Yves Le Drian et Richard Ferrand auraient tenté d’orchestrer une ultime alliance entre le président de la Région Loïg Chesnais-Girard et Thierry Burlot. Il semblerait que cette tentative ait donc échoué.

Les deux hommes appartenait jusqu’à ce lundi 22 mars, à la même majorité au sein de l’assemblée régionale. Mais la campagne électorale qui démarre conduit le président et son vice-président à prendre des chemins différents. Thierry Burlot le confirme : « J’ai poursuivi mon chemin vers le rassemblement qui est aujourd’hui en place. Notre projet avance. Ensuite nous parlerons de l’équipe ».

> Suivez l’actualité des élections régionales 2021

Reste un doute, qui sera levé le 1er avril, sur la tenue ou non des élections les 13 et 20 juin prochains. En raison de la situation sanitaire, le report des élections à l’automne est encore évoqué. Une hypothèse qui semble toute fois peu probable et qui suscite une vive opposition dans les régions.

https://www.ouest-france.fr/elections/regionales/regionales-en-bretagne-thierry-burlot-candidat-demis-de-ses-delegations-b8cc9f3a-8b46-11eb-be07-a782e4049e5a

 

Le Diben lundi 22 mars 2021

Taulé. Téléphone à fil Orange dans le rouge

Publié à 20h58 Michel Kerninon

On parle beaucoup de la 5 G en ville, et de ses faiblesses, et on nous bassine avec le câble et les tranchées cheminent depuis des mois le long de nos routes... et de nos rues en ville... Mais la 3 G est déjà loin d'être en forme, et la côte plougasniste en sait quelque chose. Quant au téléphone à fil... Orange met des semaines, voire des mois pour remettre en état un réseau téléphonique aérien rompu ou en sale état, avec des fils qui traînent sur les talus à la campagne et dans des lotissements. Des villages entiers sont privés de communication, on l'a vu dans la presse... Des arbres se balancent dans la campagne au-dessus des fils et n'attendent que la prochaine tempête pour s'abattre sur eux et les rompre. Il me semble que plusieurs communes bretonnes sont touchées par des pannes tél. dont récemment Lanmeur dont le cas a été évoqué dans la presse locale. Quand un particulier a un souci de branchement par exemple suite à des travaux communaux de voirie, il peut attendre près de deux mois et toujours rien, pas d'Orange en vue. Cette fois c'est sur la commune de Taulé où cela est arrivé. Qu'est-ce qu'il faut faire pour re-normaliser le service public de branchement téléphonique personnel, avec Internet et TV y étant assujettis ? Déposer une plainte contre Orange ? Envoyer une lettre recommandée de mise en demeure avec AR à la direction d'Orange ? Y-a-t-il d'autres témoignages de ce genre, pour information et solution ?

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor. Privée du RSA, elle poursuit le Département en justice

Avec une enfant à charge, Stéphanie Bultel, 45 ans, a été privée du RSA, sa principale ressource. Cette habitante de Penvénan (Côtes-d’Armor) estime que ses droits n’ont pas été respectés dans la procédure menée par le Conseil départemental.

Stéphanie Bultel est désormais expulsable de son pavillon de Penvénan.

Stéphanie Bultel est désormais expulsable de son pavillon de Penvénan. | OUEST-FRANCE

Stéphanie Bultel ira jusqu’au bout. Selon cette quadragénaire de Penvénan (Côtes-d’Armor), ses droits n’ont pas été respectés par le Département.

Depuis plusieurs mois, elle conteste la procédure qui l’a conduit à être privée du RSA, dont elle était bénéficiaire depuis 2009. Déboutée devant le tribunal administratif à l’issue d’une procédure de référé-suspension, en décembre, elle cherche aujourd’hui à se pourvoir en cassation auprès du Conseil d’État.
 

Une absence de communication

L’histoire débute en 2018, avec une première convocation, à l’initiative du Département, devant une commission pluridisciplinaire, réunissant élus, travailleurs sociaux et représentants des allocataires, en vue d’éventuelles pénalités sur son allocation.

Finalement, un nouveau projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE) est conclu. Ce contrat permet à Stéphanie Bultel de bénéficier du RSA et l’engage à rechercher un emploi. Un engagement « non tenu », selon son conseiller Pôle emploi. Elle rétorque : « Le problème, c’est que l’accompagnement est complètement déconnecté. Ici, le travail, je le trouve par le bouche-à-oreille, pas avec des entretiens et des CV. »

Au début de l’année 2020, un contrôle est ordonné par Pôle emploi et son dossier est à nouveau transféré, en mars, à une première commission : « Je n’ai pas été mise au courant mais il n’y a pas eu d’effet sur le montant de mon allocation », précise-t-elle. Quelques mois plus tard, une deuxième commission se réunit et décide, cette fois, la suppression de l’allocation de Stéphanie Bultel. Une décision exécutée le 23 septembre 2020 par le président du Conseil départemental, instance chargée de piloter et financer le RSA depuis 2003.

Le recommandé en cause

Pour Me Delacharlerie, l’avocat de Stéphanie Bultel, la faute de l’administration ne fait pas de doute : « En matière de sanction, les droits de la défense doivent être respectés. Ce n’est pas le cas ici. »

Le Département a indiqué avoir envoyé une lettre pour la convoquer à la deuxième commission mais Stéphanie argue ne l’avoir jamais reçue, ce qui ne change rien à l’affaire selon son avocat : « La charge de la preuve repose sur l’administration et s’il n’y a pas de recommandé alors la faute lui incombe. »

Avec la réduction drastique des revenus – Stéphanie Bultel et sa fille âgée de 11 ans disposent depuis septembre d’environ 200 € par mois -, l’avocat estime également que cette décision porte atteinte à l’intérêt supérieur de l’enfant et avance l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Sur ces deux arguments, le tribunal administratif avait estimé qu’ils n’étaient « pas propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision » du Conseil départemental.

Si le dossier de Stéphanie Bultel passe l’étape de la procédure préalable d’admission, le juge de cassation devra examiner si la loi a été bien appliquée par le tribunal administratif. Si ce n’est pas le cas, le Conseil d’État renverra alors l’affaire devant le tribunal administratif de Rennes ou devant une autre juridiction de même nature.

Le Département n’a pas souhaité communiquer sur l’utilisation, ou non, de recommandé, ni évoqué de « cas personnels » comme celui de Stéphanie Bultel.

+++ Lire aussi :

Pour Sylvie Guignard, vice-présidente du Conseil départemental des Côtes-d’Armor : « La fraude au RSA est à la marge »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/penvenan-22710/cotes-d-armor-privee-du-rsa-elle-poursuit-le-departement-en-justice-e0789902-76a7-11eb-a5cb-a36217237571

 

Ouest-France

Plouguerneau. Le centre culturel Armorica occupé !

Depuis ce lundi 22 mars 2021, à 10 h, un collectif pluriel « libère » l’Armorica. Une occupation qui s’inscrit dans un mouvement national, et pour une durée indéterminée, que les membres du collectif souhaitent ponctuer d’activités artistiques et culturelles.

Une partie du collectif présent à l’espace Armorica depuis le lundi 22 mars.

Une partie du collectif présent à l’espace Armorica depuis le lundi 22 mars. | ARMORICA LIBÉRÉ

Depuis ce lundi 22 mars 2021, 10 h, l’espace Armorica de Plouguerneau (Finistère) est occupé par un collectif pluriel. « Nous, intermittentes et intermittents du travail : saisonnier.e.s, étudiant.e.s travailleur.euse.s, services civiques, chômeur.euse.s, employé.e.s dans le secteur d’aide à la personne, intérimaires, stagiaires, auto-entrepreneur.euse.s, artistes, technicien.ne.s du spectacle. »

Par ce geste, ce collectif revendique le droit à reprendre possession de l’espace public. « Aujourd’hui, par cette action collective, nous sortons de nos isolements et reprenons en main notre outil de travail pour faire preuve de solidarité. Nous décidons de faire entendre nos situations fragilisées par les mesures sanitaires et sécuritaires globalisées. Nous dénonçons le fait qu’en ces temps de troubles, le gouvernement ne sache pas prendre soin de son peuple. »

Que vont-ils faire à l’espace Armorica ?

Cette occupation sera ponctuée de diverses activités culturelles et artistiques, en phase avec le lieu et de manière populaire. « C’est à inventer ensemble. Il y a des possibles : de la danse et du chant, de la musique, des lectures de textes, un couvre-feu avec Jean-Luc La Police spécialement venu de Lampaul-Plouarzel, de la location d’œuvres d’art, du chant avec les chorales locales, des livraisons d’art à domicile (poésie, peintures, dessins…), des projections extérieures, des conférences sur l’histoire et l’actualité des acquis sociaux, des agoras à 17 h 30 : prises de paroles publiques, des assemblées générales à 11 h durant lesquelles nous déciderons des actions à mener et de notre organisation (logistique, communication…) »

Les traces visibles de la présence des intermittents sur les murs de l’espace Armorica. Nul ne sait quand ce mouvement prendra fin dans la mesure où il s’inscrit dans un mouvement national. | ARMORICA LIBÉRÉ

Une rencontre avec la population souhaitée

Lors de cette occupation, le collectif qui ne sait pas encore combien de temps il restera dans l’espace Armorica, souhaite un rapprochement avec la population, tous horizons confondus. « Parce que nous souhaitons vous rencontrer, vous les usagers.ères du Skatepark, les habitant.e.s, les élu.e.s, la médiathèque, le centre aéré, les écoles, le foyer des jeunes, l’Ehpad, les commerçants et les associations, pour imaginer des choses ensemble. »

Rappelons que ce mouvement n’est pas unique en France, de nombreux lieux de culture sont déjà occupés depuis quelques jours. « Investir l’Armorica où nous y sommes régulièrement accueilli.e.s, c’est aussi nous relier au mouvement national historique des occupations des théâtres (plus de 67 lieux au 19 mars). »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouguerneau-29880/plouguerneau-le-centre-culturel-armorica-occupe-9df7b244-8b37-11eb-af10-738c7fb2693a

 

Ouest-France

À Morlaix, le théâtre est occupé en solidarité pour les intermittents

Les intermittents du théâtre de Morlaix (Finistère) rejoignent le mouvement national et occupent l’édifice culturel, symboliquement, depuis ce lundi 22 mars 2021. Ils devraient y passer la nuit et vont s’organiser pour le faire vivre.

Sarah, Vincent, Maud Raymond et Oriane, intermittents du spectacle, ont lancé le mouvement d’occupation du théâtre de Morlaix, ce lundi 22 mars 2021.

Sarah, Vincent, Maud Raymond et Oriane, intermittents du spectacle, ont lancé le mouvement d’occupation du théâtre de Morlaix, ce lundi 22 mars 2021. | OUEST-FRANCE

« Qui est pour l’occupation de jour comme de nuit du théâtre ? », questionne Oriane, intermittente. Dix-sept mains levées émergent du cercle formé autour de la jeune femme. La décision est prise : l’établissement culturel de Morlaix (Finistère) rejoint le mouvement national lancé par le théâtre de l’Odéon. Ses portes sont donc ouvertes et quelques personnes font revivre le hall, à partir de ce lundi 22 mars 2021. Des bannières « Occupé » et des pancartes détaillant les revendications ont été accrochées juste devant l’accueil.

Morlaix devient ainsi le 73e théâtre de France occupé, pour une prolongation de l’année blanche pour les intermittents, contre la réforme de l’assurance chômage, et pour la réouverture des lieux culturels. | OUEST-FRANCE

« Dans la Grèce antique, le théâtre et l’agora étaient des lieux de réflexion et de discussion pour faire avancer la démocratie. On veut retrouver cette énergie ici », expose Oriane, en amont du vote à main levée. Le théâtre de Morlaix n’a pu accueillir que trois spectacles durant sa saison 2020-2021, étant contraint de fermer à cause de la crise sanitaire.

La voix de son directeur, Jean-Yves Gourvès, s’était déjà élevée pour demander la réouverture express des lieux culturels. Là, ce sont les intermittents qui prennent le relais, pour aller encore plus loin. « Je soutiens leur cause, bien évidemment, mais je les laisse parler et prendre des décisions entre eux », relate le directeur, dans l’encadrement de la porte d’entrée du théâtre.

« Je vais me retrouver au RSA dans trois mois »

« Prolongation de l’année blanche et son extension pour tous les intermittents de l’emploi », « réouverture des lieux culturels », « abandon total de la réforme de l’assurance chômage », sont les revendications du groupe.

« On a aucune nouvelle du gouvernement concernant la prolongation de l’année blanche. Si ce n’est pas le cas, je vais me retrouver au RSA dans trois mois », poursuit l’intermittente, qui alterne activités de danse et travail en régie lumière au théâtre.

« Rester respectueux » des lieux

Deux heures plus tard, une petite vingtaine de personnes, artistes, musiciens ou simple citoyens ont fait le déplacement, pour poser le cadre de cette « occupation ». Mais faut-il la rendre nocturne ? La question soulève des interrogations, notamment autour de la sécurité du monument, classé. « Notre mouvement doit s’inscrire dans la durée, aujourd’hui nous sommes dans la prise de possession des lieux, justifie Maud Raymond, régisseuse depuis plus de seize ans au théâtre. On va passer une première nuit et on verra demain comment ça se passe. »

D’autres réunions sont prévues mardi 23 mars 2021, afin d’organiser l’occupation. « Il faut faire vivre les locaux, avec de la joie, de la musique, des actions. Le soir, on respectera le couvre-feu. Le but n’est pas de faire des soirées dans le théâtre, mais bien de rester respectueux. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-le-theatre-est-occupe-en-solidarite-pour-les-intermittents-0428973c-8b1e-11eb-be07-a782e4049e5a

 

Ouest-France

La nouvelle maire de Tréduder met l’accent sur le lien social

Après avoir été adjointe de Jean-Claude Paris, puis de René Piolot, Patricia Le Guéziec accède à la fonction de maire pour défendre la vie sociale de Tréduder (Côtes-d’Armor), l’une des plus petites communes du Trégor.

Patricia Le Guéziec, élue depuis 2014, vient de revêtir l’écharpe tricolore de maire.

Patricia Le Guéziec, élue depuis 2014, vient de revêtir l’écharpe tricolore de maire. | OUEST-FRANCE

Après une formation administrative, Patricia Le Guéziec, native de Longueville, petite commune du Pas-de-Calais, est entrée dans l’armée au service du recrutement.

Dans les années 1990, après plusieurs déplacements à l’étranger aux côtés de son époux, Jean-Claude, elle s’installe à Plestin-les-Grèves (Côtes-d’Armor) pour assurer la fonction d’adjointe au village vacances de Kerallic.

Dès ses premiers pas dans sa carrière professionnelle, elle participe activement à la vie d’associations. Le contact social la passionne. Un pas de plus sera franchi lorsque, après une formation de secrétaire de mairie, elle assurera des remplacements dans plusieurs municipalités.

Adjointe depuis 2014

Elle décide, en 2014, de rejoindre l’équipe de Jean-Claude Paris, lors des élections municipales de Tréduder. Elle sera élue 3e adjointe. Pour Patricia Le Guéziec c’est un pas de plus dans son souhait d’œuvrer pour le bien collectif.

« Le contact social m’intéresse au plus au point. Il y a dix ans je suis devenu responsable de la Croix-Rouge de Plestin. Pour moi, ce contact avec les autres est primordial. Nous avons réussi à mettre en place le principe d’une banque alimentaire, qui permet de venir en aide à tous. »

Maire d’une petite commune

Si la fonction de maire n’est assurément pas de tout repos, elle l’est encore moins dans une commune de 196 habitants. À Tréduder, pas de service technique. L’équipe municipale remonte ses manches de jour comme de nuit pour intervenir auprès des habitants.

Heureusement, confie Patricia Le Guéziec, « j’ai à mes côtés deux adjoints volontaires, Gildas Morvan et Jean-Pierre Tanguy. Je peux compter, aussi, sur Jean-Jacques Le Guen, conseiller municipal, qui peut intervenir lors d’une chute d’arbre sur la voie, par exemple. Les autres conseillers s’occupant de l’aide aux habitants. »

Penser à l’avenir

Être maire, c’est aussi avoir une vision sur l’avenir de la commune. Si celle-ci ne se développe pas d’une façon raisonnée et sociale, elle perd de son autonomie et de sa qualité de village.

La maire énoncer ses projets en ce sens : « Le futur lotissement va être notre priorité. Nous allons étudier les meilleures propositions pour l’avenir de notre commune. Nous envisageons la restauration du boulodrome, de l’église Saint-Tuder et de ses statues. Nous souhaitons, pour le lien social et la solidarité, nous rapprocher du comité d’animation pour organiser des repas collectifs lors du pardon et inciter les habitants à participer aux après-midi de partage. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/treduder-22310/la-nouvelle-maire-de-treduder-met-l-accent-sur-le-lien-social-381c550a-8b29-11eb-af10-738c7fb2693a

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor. Le Parti communiste soutient les actions du monde culturel

La fédération des Côtes-d’Armor du Parti de gauche appelle les citoyens, associations culturelles et leurs bénévoles, à se mobiliser.

La banderole placardée sur la façade de La Passerelle, à Saint-Brieuc, par le collectif citoyen qui l’occupe depuis mardi.

La banderole placardée sur la façade de La Passerelle, à Saint-Brieuc, par le collectif citoyen qui l’occupe depuis mardi. | OUEST-FRANCE

Dans un communiqué, la fédération des Côtes-d’Armor du Parti communiste assure de son soutien le milieu culturel.

« Un mouvement d’occupation de lieux de culture voit le jour et s’étend dans toute la France. C’est le cas à La Passerelle, à Saint-Brieuc, et au Carré magique, à Lannion. Les acteurs de la culture, souvent précaires – contrairement à l’image faussée qu’en donnent les tenants de la culture « marchandisée » – y défendent leurs revendications professionnelles. »

Les communistes estiment que cette protestation est « bien légitime contre la politique de mépris du gouvernement à leur égard et que met en lumière la crise sanitaire ».

Ils appellent ainsi les citoyens, les associations culturelles et leurs bénévoles à se joindre aux initiatives publiques qu’organisent les acteurs du monde de la culture.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/cotes-d-armor/cotes-d-armor-le-parti-communiste-soutient-les-actions-du-monde-culturel-76f31c60-88b7-11eb-aeb0-2899185b2cf8

 

Le Diben lundi 22 mars 2021

Quimper. Village des droits et des libertés

Photo Ensemble29! Photo Ensemble29!

Photo Ensemble29! Photo Ensemble29! Photo Ensemble29!

Petite affluence hier samedi au village des droits et libertés qui s'est tenu sur la place de la mairie à Quimper dans un froid glacial. Malgré tout, l'initiative était intéressante et les 4 débats de qualité, surtout le dernier sur la loi "séparatisme" avec l'intervention de  Julien Salingue. Un gros regret quand même, le matin a eu lieu devant le Théatre de Quimper, à quelques centaines de mètres, une manif pour la culture qui a réuni 800 personnes. Malgré les appels faits à la fin de ce rassemblement, peu de participant-es sont venus jusqu'au village (dont la tenue était prévue depuis plus d'un mois). Il y a encore du boulot pour la convergence des luttes !!!. Un encouragement pour Ensemble!

Le Télégramme : La place Saint-Corentin consacrée aux droits et libertés

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
22 mars 2021

Un peu jaloux?

Un peu jaloux? Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/03/un-peu-jaloux.html

 

Ouest-France

REPORTAGE. Des journalistes aident les collégiens à détecter le vrai du faux sur Internet

La 32e édition de la Semaine de la presse démarre lundi 22 mars, dans plus de 20 000 établissements, avec l’implication d’un grand nombre de médias (dont Ouest-France). L’éducation aux médias aide les jeunes (et moins jeunes) à ne pas tomber dans le piège des fake news.

16 mars 2021, Sevran (93), FRANCE. L association Fake Off realise une seance d education aux media aupres  d une classe de 4eme dans le college Paul Painleve de Sevran.

16 mars 2021, Sevran (93), FRANCE. L association Fake Off realise une seance d education aux media aupres d une classe de 4eme dans le college Paul Painleve de Sevran. | YANN CASTANIER / OUEST FRANCE

Les enfants consultent de moins en moins les médias « classiques » et fréquentent de plus en plus jeunes les réseaux sociaux, où pullulent fausses informations, images trafiquées, détournées. Le Clemi est chargé depuis presque quarante ans de l’éducation aux médias auprès des scolaires. Depuis les attentats, des associations de journalistes se mobilisent aussi pour sensibiliser les jeunes à repérer les fake news et les aider à aiguiser leur esprit critique. Comme Sandro Lutyens, journaliste indépendant, qui intervenait mardi 16 mars 2021 devant une classe de 4e du collège Paul-Painlevé à Sevran, en Seine-Saint-Denis.

 Vous connaissez des journalistes ?  ​Hésitation du groupe d’adolescents :  Heu, y’en a un qui est parti y’a pas longtemps ?   Jean-Pierre Pernaut ? Et Cyril Hanouna, vous connaissez ? Quelle est la différence entre les deux ?  ​Sandro Lutyens, journaliste indépendant, longtemps correspondant en Tunisie de France 24 , se trouve devant la classe de 4e3 du collège Paul-Painlevé à Sevran, en Seine-Saint-Denis.  À la différence d’un journaliste, Cyril Hanouna est animateur, il peut donner son opinion. Qui est sur TikTok ? Sur Instagram ? Sur Snapchat ?  ​Toutes les mains se lèvent.  Et sur Facebook ?  ​poursuit-il innocemment. Rires de la classe :  Oh non… 

Rumeurs d’enlèvements

Sandro Lutyens fait partie de Fake Off, une association de journalistes qui intervient dans ce collège depuis un an, à l’initiative des deux professeures-documentalistes, Noémie Michel et Fleur Saez. Objectif : donner aux élèves des clés pour débusquer les fake news et aiguiser leur esprit critique.

 L’éducation aux médias fait partie de nos missions, rappelle Noémie Michel. ​On entend des théories complotistes chez nos collégiens. Il y a deux ans, l’histoire de la camionnette blanche et des enlèvements d’enfants a beaucoup circulé. Avec ma collègue, on a voulu faire intervenir des journalistes professionnels, des gens dont c’est le travail de vérifier les informations. Certains élèves se sont braqués, mais ces échanges permettent de déconstruire les rumeurs. 

C’est parti pour un jeu autour de photos projetées devant la classe : lion noir réapparu en Tanzanie, homme déguisé en chien pendant le confinement, tornade aux États-Unis, fauve déambulant en ville… Vrai ou faux ? Les collégiens ont vite fait d’évoquer Photoshop (pour modifier un visuel) mais aussi Google Images, pour retrouver son origine.

Qu’en est-il de cette scène avec un motard pointant son pistolet sur un policier dans une voiture de patrouille ?  Cette photo a été prise pendant le tournage de la série Les Lascars, à Champigny-sur-Marne, explique Sandro Lutyens. ​Elle est vraie mais elle a été détournée.  ​Et a énormément circulé sur les réseaux sociaux, prétendue « preuve » ​de banlieues hors de contrôle, pour intenter  à la réputation de Champigny » ​, souligne le professionnel, qui intervenait le matin même dans un collège de cette ville.

« Je ferai plus attention »

 Pourquoi diffuse-t-on de fausses interventions ?  ​interroge-t-il encore.  Pour faire le buzz avec du pute-à-clic !  s’exclament dans un bel ensemble nos collégiens.  Lama faché a presque huit millions d’abonnés à sa chaîne YouTube, il gagne des dizaines et des dizaines de milliers d’euros en diffusant de fausses informations, principalement destinées aux enfants » ​, souligne l’intervenant.

 J’ai bien aimé cette séance parce qu’on échange, confie Kadiatou, 14 ans. ​Des fois, ce qu’on voit sur Internet, on pense que c’est vrai, mais c’est faux. Je ferai plus attention maintenant. 

 Pas sûr que cela entraîne de gros changements dans leurs pratiques mais ça les fait réfléchir , apprécie Mme Hernandez, la prof d’espagnol, une Rennaise.

La sonnerie vient de retentir, les élèves se précipitent dans le couloir.  C’est aussi un moyen de renouer le lien et la confiance envers notre profession », affirme Sandro. Qui ressort de là «​ blindé de bonnes ondes, ça m’éclate ».

https://www.ouest-france.fr/education/reportage-des-journalistes-aident-les-collegiens-a-detecter-le-vrai-du-faux-sur-internet-7195889

 

Ouest-France

Plouigneau. La commune sélectionnée « Petite ville de demain »

Le préfet, Philippe Mahé, et la sous-préfète, Élisabeth Sevenier-Muller, ont rencontré maire et adjoints. Le programme « Petite ville de demain » fut le fil rouge de la visite.

Le directeur de l’écomusée, Jean-Yves Teurnier (à gauche), a présenté au préfet et la sous-préfète le projet de restructuration du site.

Le directeur de l’écomusée, Jean-Yves Teurnier (à gauche), a présenté au préfet et la sous-préfète le projet de restructuration du site. | OUEST-FRANCE

Lors de la réunion de travail avec la maire, Joëlle Huon, et les adjoints, Roger Héré et Jean-Yves Le Comte, le préfet a abordé le programme gouvernemental « Petite ville de demain ». Il a ainsi souligné qu’il s’agit d’« une véritable opportunité pour la commune. Et, au niveau de l’État, c’est une véritable reconnaissance du rôle joué par les petites communes ».

Des aides à venir pour de nouveaux aménagements

La commune est ainsi l’une des 109 communes en Bretagne et des 30 au Finistère à avoir été sélectionnées pour bénéficier des divers soutiens financiers et logistiques pour mener à bien leurs projets de territoire. Le préfet a ainsi assuré « qu’il ne s’agit pas d’un contrat comme les autres. L’ensemble de nos services sera à la disposition de la municipalité pour leurs projets ».

Les critères retenus par l’Agence nationale de la cohésion des territoires mettent principalement l’accent sur le respect de l’environnement, la rénovation du patrimoine ou encore le retour des services publics. La maire a présenté ensuite les grandes lignes du projet de revitalisation du centre bourg, notamment « le projet d’aménagement des rues entre celle du 8-Août et Tanguy-Prigent pour des logements, et une maison France service ». Des chantiers déjà voqués lors de la présentation des vœux.

Un autre projet s’inscrit dans la promotion du patrimoine : la rénovation et refonte de l’écomusée. « Comme d’autres, il a vu le jour il y a plusieurs dizaines d’années et il apparaît aujourd’hui nécessaire de la révover en profondeur, en proposant entre autres un nouvel accès et une nouvelle muséographie », annonce Joëlle Huon.

Autre point abordé, la rénovation de l’école de la Chapelle-du-Mur. « Son état est très dégradé », regrette la maire. « Cela nous a obligés à revoir le projet initial d’un coût de 500 000 € et de programmer des travaux non prévus au départ. Pour ce faire, nous avons fait une demande de dotation de soutien à l’investissement local d’un montant de 250 000 €. Montant qui a été accordé ».

Tous les projets se feront en partenariat avec Morlaix communauté, le conseil départemental, la Région et différents organismes. Une visite sur les divers sites évoqués a été effectuée, ainsi que sur le chantier de la salle An Amzer Vad, qui a également bénéficié en octobre d’une dotation à l’investissement local.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouigneau-29610/plouigneau-la-commune-selectionnee-petite-ville-de-demain-7195826

 

Ouest-France

Trébeurden. Budget : le comité de réflexion donne son opinion

Après l’adoption du premier budget de sa mandature, le nouveau comité de réflexion (CRDT) intervient pour une « analyse citoyenne ».

« Avec une relance de l’investissement à hauteur de 5 millions d’euros, la nouvelle majorité entend poser sa marque, et donner son tempo à sa nouvelle conduite des affaires municipales », estime Jacques Duglué, rapporteur désigné du CRDT.

Pour le comité, « le budget proposé témoigne d’une politique volontairement en rupture avec celle conduite par l’équipe précédente. » Il cite un certain nombre de projets abandonnés, « le centre Philippe Joppe », suspendus, « le nouveau cimetière paysager », remis en cause « la semaine des 4,5 jours à l’école », « alors que d’autres sont relancés, comme la station d’épuration, la voirie communale, la Potinière. »

Dans ce budget 2021, le CRDT se réjouit de « l’attention particulière allouée à la voirie, de piètre qualité. » En espérant aussi « qu’une réelle prise en compte des enjeux de propreté et d’entretien sera tout aussi nécessaire pour combler le triste retard ».

Le comité salue également « l’effort porté aux circulations douces. » Sur cette question, le CRDT attire l’attention sur « la nécessité avant tout de prioriser la création de ces voies douces en premier lieu au sein de la commune, afin de rallier les différents pôles d’attractivité de Trébeurden ». Il invite la municipalité à « élaborer en concertation avec les habitants un véritable plan de circulation qui puisse répondre à leurs réelles attentes ».

Après les satisfactions, les interrogations sur « ce budget audacieux. » Le comité pointe « une relance des investissements qui fait appel à de nouveaux emprunts dans un contexte de crise sanitaire, économique et sociale dont on ne sait pas quand il prendra fin. Le choix de la municipalité a été clair et est défendable. »

Pourtant, pour le comité, le recours à nouveau à l’emprunt, « après ceux souscrits en 2019 et 2017, et une dette actuelle déjà à hauteur de 5,7 millions d’euros », interpelle et interroge sur « le degré de solvabilité à moyen terme de la commune et sur sa capacité ensuite à mettre en œuvre les autres projets de son programme ».

« Manque de concertation »

Pour autant, le CRDT estime que « le budget, axé pour l’essentiel sur les travaux, les aménagements et les équipements, présente en réalité assez peu d’originalité avec les budgets précédents d’avant la crise du Covid. Cette dernière a pourtant bouleversé le quotidien de nos concitoyens, déstructuré les relations sociales et désagrégé de nombreux liens entre les habitants. »

Le comité regrette que « le budget aborde peu les réponses à cette situation », et évoque : « Quelle politique de relance pour la jeunesse ? Quel projet pédagogique pour les enfants de l’école ? Quels accompagnements pour les structures associatives et soutiens aux activités économiques locales » ?

Pour conclure, Jacques Duglué et le CRDT regrettent aussi la préparation du budget, « comme toujours en vase clos, sans concertation en amont de la société civile, pour répondre à cette véritable démocratie participative promise pendant la campagne des élections ».

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/trebeurden-budget-le-comite-de-reflexion-donne-son-opinion-7195829

 

Ouest-France

Lanmeur. Le centre des impôts fermera en janvier 2023

Le centre des finances publiques fermera dans deux ans. | OUEST-FRANCE

La perception de Lanmeur fermera le 1er janvier 2023, elle sera la dernière à fermer dans le territoire du pays de Morlaix, après celles de Saint-Pol-de-Léon, en septembre 2021 et de Landivisiau, en janvier 2022. L’annonce a été faite dans les différents conseils municipaux réunis pour le vote du budget, par l’inspecteur des finances publiques de Lanmeur, Gilbert Chapalain.

Après son départ en retraite prévu dans un an, il n’y aura plus de nomination de percepteur, mais une gestion intérimaire avant la mise en place d’un nouveau réseau de proximité à partir du centre des impôts de Morlaix.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/lanmeur-le-centre-des-impots-fermera-en-janvier-2023-7195590

 

Ouest-France

Lanmeur. Les finances de la Ville affectées par la crise

Malgré un budget amputé, le conseil municipal investira cette année à hauteur de 1 889 455 €. La taxe sur le foncier bâti augmentera de 2 % « afin de maintenir la force fiscale ».

De gros travaux sont prévus à la chapelle de Kernitron.

De gros travaux sont prévus à la chapelle de Kernitron. | OUEST-FRANCE

Moins de recettes

Le budget de la commune, et particulièrement le compte administratif 2020, présentent des résultats plutôt bons, malgré les conséquences inévitables de la pandémie. « Entre le matériel pour le personnel, les produits d’hygiène, et surtout l’augmentation de la masse salariale pour l’école et la cantine, cela représente environ 45 000 €, ce qui affecte le budget, d’autant plus qu’il y a eu beaucoup moins de rentrées », commentait la maire, Cathy Lucas, lors du conseil municipal réuni vendredi. Elle cite notamment l’absence de locations de la salle Steredenn. « Mais nous réussissons à dégager 320 000 € de capacité d’autofinancement. »

La taxe d’habitation doit disparaître en 2023, sauf pour les résidences secondaires. Le manque à gagner sera compensé par l’État.

« Maintenir la force fiscale »

Quant à la taxe foncière, le conseil maintient le taux du foncier non bâti. « Concernant le foncier bâti, le taux sera augmenté de 2 % afin de maintenir la force fiscale, nous sommes une ville de centralité avec de nombreux services, sans forcément bénéficier d’aides de l’État. »

Une chaufferie bois en chantier

2021 verra la poursuite des investissements à hauteur de 1 889 455 €. Le chantier de la chaufferie bois entre le collège, l’école et Steredenn, vient de débuter : 545 000 € pour la construction + 149 500 € pour les équipements : « Un projet bien financé par des subventions à hauteur de 65 à 68 %. C’est une chance pour l’environnement, avec un équipement sans rejet de gaz carbonique. »

Près de 300 000 € pour la chapelle de Kernitron

Le deuxième gros chantier concerne la chapelle de Kernitron « que nous sommes dans l’obligation de restaurer. » Un investissement de 287 000 € avec en face plusieurs subventions pour 173 000 €.

Les autres investissements concernent les travaux de voirie pour 141 339 €, la salle omnisports pour 50 000 €, la construction d’un local à l’atelier communal pour 70 000 €.

En bref

Station d’épuration. Un changement de canalisation – l’ancienne est devenue poreuse et risque de polluer le Lapic – sera effectué par Morlaix communauté.

Bibliothèque. Une panne informatique a occasionné la perte des données, il est nécessaire d’acheter un ordinateur et un logiciel.

Salle de sport. La salle et les vestiaires sont de nouveau ouverts, mais aux scolaires, uniquement.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/lanmeur-les-finances-de-la-ville-affectees-par-la-crise-7195431

 

Ouest-France

L’accueil des victimes de violences familiales, priorité des gendarmes du Finistère

Publié le

Pour répondre efficacement aux situations de violences intrafamiliales pour lesquelles ils sont appelés, l​es gendarmes du Finistère se forment. Six cent cinquante militaires sont concernés.

Pour répondre efficacement aux situations de violences intrafamiliales pour lesquelles ils sont appelés, l​es gendarmes du Finistère se forment. Six cent cinquante militaires sont concernés. | OUEST-FRANCE

Ils le reconnaissent, ce n’était pas parfait jusqu’ici. Alors, depuis que le gouvernement en fait une « grande cause du quinquennat » doublée d’un « Grenelle des violences conjugales », en 2019, les gendarmes du Finistère ont mis les bouchées doubles pour mieux prendre en charge les victimes de violences intrafamiliales.

Derrière ce terme policé, il y a les violences physiques envers un conjoint, bien souvent portées par des hommes envers des femmes. Il peut aussi s’agir de violences sur un parent âgé ou sur un enfant qui vit sous le même toit. Les « vif », comme on les appelle dans le jargon, englobe également le harcèlement psychologique, verbal, la cyber-violence et les violences sexuelles.

Le déclic #MeToo

« Le mouvement #MeToo et ses déclinaisons ont libéré la parole, explique le lieutenant-colonel Pascal Hedan, adjoint au commandant de groupement, à la gendarmerie départementale du Finistère. Il nous faut désormais l’entendre. »

Les 650 gendarmes du département susceptibles d’être en contact avec des victimes, en gendarmerie, sur le terrain ou au téléphone, vont ainsi suivre une formation spécifique dans les prochains mois. Deux cents personnels ont déjà été formés dont ceux de la compagnie de Châteaulin. Le reste des unités doit suivre, pour que 100 % des effectifs soient sensibilisés d’ici à la fin septembre 2021.

Améliorer l’accueil

Après une première approche faite à distance, une journée permet de rappeler les notions fondamentales, d’affiner la gestion d’une intervention au domicile, d’améliorer l’accueil en brigade et d’accompagner les victimes. Plusieurs organismes et spécialistes des « vif » y exposent leurs missions : des médecins légistes, des avocats, la protection de l’enfance, des associations d’aide aux victimes, etc. Pour les gendarmes volontaires, il est possible d’approfondir la formation par un stage d’une semaine à Paris.

« C’est un travail très particulier qui demande une autre approche de l’enquête, avec encore plus d’humain, reconnaît le chef d’escadron Xavier Bonnevie, commandant de la compagnie de Châteaulin. On touche à la cellule familiale et à l’intime, on ne raconte pas des années voire une vie de violences comme ça. »

Isolement accentué dans les campagnes

Le Finistère ne fait pas exception au phénomène et, selon un appel publié par plusieurs militantes des droits des femmes, la ruralité accentuerait les difficultés d’appels à l’aide des victimes. Parmi les freins supplémentaires, il y a l’isolement géographique, des fréquentations sociales réduites et la moindre présence de structures d’accompagnement. Reste alors la gendarmerie et son numéro « 17 ».

« On n’irait pas organiser des transports entre les domiciles et les structures d’accompagnement, recadre le lieutenant-colonel. C’est le même accueil pour tout le monde sur le territoire national. Mais dans les territoires ruraux, encore plus qu’ailleurs, les gendarmes doivent déceler certains signaux dès qu’ils sont appelés. C’est par ce biais que la majorité des cas de vif nous sont rapportés, pas en brigade. C’est ce sur quoi nous travaillons. »

Depuis le 1er janvier 2021, la compagnie de Châteaulin est intervenue une centaine de fois sur son secteur géographique. Mais « attention aux chiffres, tempère le militaire. Tout ne débouche pas sur du pénal et il y a aussi ce qu’on ne voit pas. Ça ne se passe pas que chez les autres. Tout comme il n’y a pas de violences conjugales des villes ou des champs. C’est juste qu’on en parle moins chez monsieur-et-madame-tout-le-monde. »

Le 3919 « Violences Femmes info » est, depuis le 1er janvier 2014, le numéro national de référence d’écoute téléphonique à destination des femmes victimes de violences. Anonyme, accessible, gratuit depuis un poste fixe ou mobile. Le 17 de la gendarmerie reste le numéro pour les urgences.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/l-accueil-des-victimes-de-violences-familiales-priorite-des-gendarmes-du-finistere-7195242

 

Ouest-France

Reconfinement en Île-de-France : pas d’afflux de Parisiens à Morlaix, ce week-end

Après l’annonce du troisième confinement pour l’Île-de-France et une partie du nord de la France à compter de ce samedi 20 mars 2021, on s’attendait à voir un afflux de l’extérieur. À Morlaix et sur l’île de Batz (Finistère), ce n’est pas ce que l’on observe pour le moment.

Gare de Morlaix. Photo d’illustration.

Gare de Morlaix. Photo d’illustration. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Guy Cabioch, maire de l’île de Batz (Finistère), peut pousser un ouf de soulagement. Il craignait, avec la mise en place du confinement, de voir un afflux massif de personnes en provenance de région parisienne et du nord de la France. « Ce fut le cas lors du premier confinement, mais cette fois-ci j’ai bien fait attention, je suis allé sur le quai, et je n’ai vu aucune nouvelle tête débarquer sur l’île. L’affluence des bateaux était tout à fait normale », se satisfait-il.

Même son de cloche du côté du commissariat de police de Morlaix. Lors d’une opération « stupéfiants » menée ponctuellement sur la RN12 vendredi 19 mars 2021, de 20 h à 23 h, les effectifs de police n’ont croisé aucune personne arrivant de région parisienne. Tous avaient des attestations dérogatoires en règle. La vague présumée de nouveaux arrivants en raison du confinement d’une partie de la France était-elle un mirage ?

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/reconfinement-en-ile-de-france-pas-d-afflux-de-parisiens-a-morlaix-ce-week-end-7195125

 

Ouest-France

Lanildut. Ils manifestent contre le rejet des eaux d’assainissement dans l’anse Saint-Gildas

Environ 150 personnes de Lanildut et des communes voisines ont répondu à l’appel lancé par plusieurs associations de défense de l’environnement samedi 19 mars 2021.

Une partie des manifestants samedi 19 mars.

Une partie des manifestants samedi 19 mars. | OUEST-FRANCE

La station d’épuration de Saint-Dénec, à Porspoder (Finistère), a été mise en service au début des années 2000 par le Syndicat intercommunal d’assainissement de Landunvez,