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Ouest-France

Plougasnou. Première réunion du conseil municipal des jeunes

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Le conseil municipal des jeunes nouvellement élu.

Le conseil municipal des jeunes nouvellement élu. | OUEST-FRANCE

Le conseil municipal des jeunes (CMJ), élu pour la période 2022-2024, a tenu sa première réunion jeudi, en mairie, avec Jean-Luc André, conseiller municipal chargé du CMJ, Françoise Reguer, adjointe au maire pour les affaires scolaires, et Isabelle Guilbault, animatrice.

Les jeunes élus étaient tous présents et ont débattu à propos de l‘organisation des réunions, de la préparation de la journée Octobre Rose le 16 octobre, au profit de la lutte contre le cancer du sein. Cette réunion était une première pour la plupart des participants.

Leur intronisation officielle aura lieu lors du prochain conseil municipal le 13 octobre

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/premiere-reunion-du-conseil-municipal-des-jeunes-3236c396-c592-435b-b689-d2bc157c1f4d

Comment se fait-il que nous n'avons plus de compte rendu du conseil municipal sur le site de la municipalité ?

Conseils municipaux et PV des conseils

Liste des délibérations du conseil municipal du 5 juillet 2022.

Ce n'est pas un PV de conseil municipal !!!

 

Ouest-France

Salarié décédé d’un cancer : l’hôpital de Morlaix condamné à verser près de 85 000 € à son épouse

Publié le Sarah HUMBERT

Le centre hospitalier du pays de Morlaix (Finistère) a été condamné à verser près de 85 000 € à l’épouse d’un de ses anciens salariés. Celui-ci est décédé en 2018 d’un cancer, pour lequel un lien a été établi avec son activité professionnelle.

Le centre hospitalier des pays de Morlaix a été condamné à verser plus de 80000€ à l’épouse d’un ancien salarié.

Le centre hospitalier des pays de Morlaix a été condamné à verser plus de 80000€ à l’épouse d’un ancien salarié. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le centre hospitalier des pays de Morlaix (Finistère), a été condamné à verser plus de 80 000 €, lors d’une audience du tribunal administratif de Rennes, le 16 septembre 2022. La décision a été rendue publique le 30 septembre 2022.

Un lien entre le cancer et une exposition a un produit

C’est l’épouse d’un ancien salarié de l’hôpital qui avait fait une réclamation. En 2018, ce dernier, ouvrier professionnel buandier, est décédé d’un cancer de l’œsophage. En 2014, il avait été placé en congé longue maladie, puis en congé de longue durée, dont il avait sollicité, en 2015, « la reconnaissance de l’imputabilité au service ».

En 2021, le tribunal avait reconnu, après une expertise médicale, « l’existence d’un lien entre la pathologie cancéreuse [dont monsieur] est décédé, et son exposition au perchloroéthylène dans le cadre de son activité professionnelle […] ». Ce produit était notamment utilisé avec une machine de lavage.

L’expertise reconnaît également que « de 2001 à 2009 », l’homme avait été exposé de manière indirecte mais régulière aux vapeurs de ce produit, puis, « jusqu’en 2014 », de manière irrégulière. Il avait d’ailleurs fait savoir qu’il « était incommodé par les odeurs de cette machine », ce qui a été confirmé par un mail, en 2015.

D’après le tribunal, « le CH de Morlaix n’a produit aucun élément permettant d’établir qu’il aurait pris les mesures préventives nécessaires à la protection de la santé et de la sécurité de son agent […] ».

Plus de 50 000 € en réparation des préjudices

Le tribunal a donc condamné le CHPM à verser à l’épouse du salarié 30 886,09 € au titre de la succession, 52 367,52 €, en réparation de ses préjudices et 1 500 € sur les fondements des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Contacté, le centre hospitalier n’a pas souhaité s’exprimer.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/salarie-decede-d-un-cancer-l-hopital-de-morlaix-condamne-a-verser-pres-de-85-000-a-son-epouse-036a7f5e-4300-11ed-beb6-555db4e87ef8

 

Ouest-France

Sizun. Marie Moreau est la nouvelle correspondante de Ouest-France

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Marie Moreau est la nouvelle correspondante de Ouest-France pour Sizun (Finistère). Elle remplace Frédéric Jacq, qui arrête son activité après vingt ans de correspondance. Marie Moreau rendra compte de l’actualité de cette commune dans nos colonnes.

Marie Moreau, 41 ans, est la nouvelle correspondante locale de Ouest-France pour la commune de Sizun.

Marie Moreau, 41 ans, est la nouvelle correspondante locale de Ouest-France pour la commune de Sizun. | OUEST-FRANCE

Marie Moreau remplace Frédéric Jacq, qui arrête la correspondance après vingt ans à noircir les colonnes de Ouest-France. Âgée de 41 ans, elle rendra compte des actualités de Sizun (Finistère) à la fois dans le journal papier et sur le site internet. Maman de cinq enfants, elle est arrivée il y a près de six ans dans la commune. Elle connaît le Finistère depuis 2004.

« Aujourd’hui, je suis assistante administrative d’une association qui s’occupe de l’environnement, l’Association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique de l’Élorn », précise-t-elle.

« Participer à la vie locale »

La correspondance est donc un monde qu’elle découvre depuis peu. Marie Moreau souhaite en effet « faire connaître le dynamisme de Sizun, montrer qu’il s’y passe des choses très intéressantes. J’aime l’idée de participer d’une manière ou d’une autre à la vie locale et de rencontrer des gens ».

Amatrice de vélo – le sien est notamment doté d’un cargo à l’avant –, la Sizunienne apprécie de « pouvoir tout faire dans la commune. Elle est bien dotée. On peut faire ses courses localement, avec des producteurs bio et locaux. Il y a beaucoup de solidarité ici ».

Marie Moreau relaiera ainsi tout ce qui porte à la vie de Sizun : conseil municipal, vie culturelle et associative, portraits des femmes et des hommes qui font le territoire. Les correspondants de presse vont à la rencontre des acteurs locaux et des habitants. Ils sont en relation directe avec la rédaction de Morlaix.

Pour contacter Marie Moreau : 2mariemoreau@gmail.com ; tél. 06 74 33 13 09.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/sizun-29450/sizun-marie-moreau-est-la-nouvelle-correspondante-de-ouest-france-b3792eaa-4273-11ed-9fec-b3708b1f58fa

 

Ouest-France

À ​Locquirec, elle est décorée pour avoir servi la cause des marins

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Sauveteur en mer, est un engagement à part, a fortiori au féminin. Pendant plusieurs années, seule femme à bord de la SNSM, Jocelyne Courat a été nommée chevalière de l’ordre du Mérite, à Locquirec (Finistère).

Jocelyne Courat a été récompensée pour son engagement à la SNSM mais également pour ses années en tant que professeur de math et physique.

Jocelyne Courat a été récompensée pour son engagement à la SNSM mais également pour ses années en tant que professeur de math et physique. | OUEST-FRANCE

« C’est une blague », s’est dit Jocelyne Courat en apprenant qu’elle allait recevoir la médaille de chevalière du Mérite national. Elle considère n’avoir « rien fait d’extraordinaire, si ce n’est d’avoir donné du temps à une association solidaire. » C’est Jean-Yves Pontailler, président de la SNSM qui a constitué un dossier auprès de la chancellerie, aidé par Pierre Bichard, inspecteur général de la zone Atlantique nord. Seul le Président de la République peut nommer une personne au grade de chevalier.

Sauveteur en mer est un engagement majoritairement exercé par des hommes. Pour autant, Jocelyne y a fait sa place pendant seize ans : « D’abord comme canotière, j’étais membre d’équipage et j’embarquais. » Ensuite, elle s’est occupé de la trésorerie de la station puis a été nommée trésorière référente du Finistère et enfin, admise au conseil d’administration de la SNSM à Paris.

Être une femme dans une association considérée comme un bastion masculin ne lui a jamais posé de problème : « Je m’y suis toujours sentie à l’aise. »

Vendredi 30 septembre, Jocelyne Courat a reçu la médaille de chevalière du mérite national des mains du contre-amiral Pierre Le Duc ancien délégué départemental du Finistère pour la SNSM. | OUEST-FRANCE

Garde à cheval dans le parc de Sceaux

Née dans la région parisienne, Jocelyne n’a pas toujours baigné dans un milieu marin. Maman de trois enfants, elle a mené de front sa vie de famille et sa carrière d’enseignante de math et physique au sein du lycée Jean-Moulin à La Queue-en-Brie dans le Val-de-Marne. La navigation, elle la découvre avec Marc, son mari, lors des vacances passées à Locquirec. Elle pratique alors la pêche en mer à bord de la Craquette, un bateau pêche-promenade de neuf mètres, bien connu dans le port. « C’est comme ça que j’ai rencontré les gens de la SNSM », sourit celle qui voue aussi une passion pour les chevaux. Pas pour les monter lors de concours.

« Elle les recueille en fin de parcours lorsqu’ils sont destinés à la boucherie dans sa propriété à Guimaëc, raconte son ami Jean-Yves Pontailler. Déjà, dans le Val-de-Marne, elle avait monté une écurie près de sa maison, et elle assurait la garde à cheval du parc de Sceaux. »

Vendredi 30 septembre, Jocelyne qui a reçu la médaille de chevalière du Mérite national des mains du contre-amiral Pierre Le Duc, ancien délégué départemental du Finistère pour la SNSM, a ajouté : « J’ai fait ce que je devais faire, rien d’exceptionnel ! »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/locquirec-29241/locquirec-elle-est-decoree-pour-avoir-servi-la-cause-des-marins-888a77e2-4176-11ed-904a-8c8e7c4a38c5

 

Ouest-France

Plougasnou. Une journée « parcours du cœur »

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Gestes de secours aux victimes d’arrêt cardiaque, enseignés lors de la journée « parcours du cœur ».

Gestes de secours aux victimes d’arrêt cardiaque, enseignés lors de la journée « parcours du cœur ». | OUEST-FRANCE

 Le but recherché par la commission des affaires sociales, qui a organisé cette journée, samedi, est de répandre les bons gestes et les bonnes pratiques pour entretenir, et au besoin, sauver son cœur, en premier lieu pour les personnes âgées, mais pas seulement , déclare Muriel Foulon, maire adjointe en charge des affaires sociales, elle-même infirmière.

Des initiations aux gestes de premiers secours étaient dispensées par l’association française Global Heart Watch, qui lutte contre la mort subite par arrêt cardiaque. Les démonstrations de massages cardiaques, pratique indispensable, et d’usage des défibrillateurs ont été prodiguées pour les adultes, mais aussi pour les enfants et les nourrissons.

La journée « parcours du cœur » s’est poursuivie avec des séances d’initiation au Qi Gong (prononcer chi kung), gymnastique traditionnelle chinoise, au yoga et au tennis de table dispensées par des animateurs des associations plougasnistes. Les animations de la journée étaient complétées par un atelier de nutrition équilibrée, des présentations de documents sur l’entretien de la mémoire et une animation musicale à la guitare par Bernard Tanguy.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/une-journee-parcours-du-cur-731cb75a-4246-11ed-8c7c-9c3737cae14f

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
2 octobre 2022

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2022/10/elements-de-langage.html

 

Ouest-France

Finistère : la gestion de l’eau, un enjeu pour toute la Cornouaille

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Les intercommunalités de Cornouaille (Finistère) souhaitent mutualiser certains aspects de leur gestion des eaux. Au cœur des problématiques, on retrouve les algues vertes, la ressource en eau potable et les pesticides.

Jean-Paul Cozien, président de la Commission locale de l’eau (CLE) du Sage Odet ; Roger Le Goff, président de la CLE du Sage Sud-Cornouaille ; et Eric Jousseaume, président de la CLE du Sage Ouest Cornouaille.

Jean-Paul Cozien, président de la Commission locale de l’eau (CLE) du Sage Odet ; Roger Le Goff, président de la CLE du Sage Sud-Cornouaille ; et Eric Jousseaume, président de la CLE du Sage Ouest Cornouaille. | OUEST-FRANCE

La gestion des eaux est un sujet de plus en plus sensible dans le Finistère-Sud. Pour mieux répondre aux enjeux actuels, les intercommunalités souhaitent travailler conjointement.

Le Finistère-Sud est couvert par trois Schémas d’aménagement et de gestion des eaux (Sage) : celui de l’Ouest Cornouaille, celui de l’Odet et celui de Sud-Cornouaille. Les trois Sage partagent deux masses d’eau côtières : la baie de Concarneau et Concarneau large. Les trois structures s’engagent dans une réflexion de mutualisation des problématiques littorales : l’interSage.

Lire aussi : Quimper. L’eau en régie, c’est pour bientôt ?

« Nous avons regardé quels sont nos problèmes communs, explique Roger Le Goff, représentant du Sage Sud-Cornouaille. Il y a les questions de la qualité de l’eau, liée en particulier à l’agriculture, ainsi que du changement climatique et des algues vertes. Il y a aussi le sujet des pesticides. Les dernières analyses de la qualité de l’eau potable montrent qu’on les retrouve parfois vingt ou trente ans après leur interdiction. »

« Relever le pari de la proximité »

Lundi 26 septembre, l’interSAGE organisait sa première réunion à Fouesnant. Plusieurs points étaient à l’ordre du jour, notamment les algues vertes et le projet de mutualisation d’un schéma de carénage à l’échelle des trois territoires. Le carénage est une révision des navires, en particulier des coques.

« L’idée est de lutter contre le carénage sauvage, en collaboration avec les services de l’État, précise Éric Jousseaume, représentant du Sage Ouest Cornouaille. Ce type de carénage est interdit sur tout le littoral. À côté des principaux points où le carénage est autorisé, nous allons chercher d’autres endroits, avec une complémentarité des solutions. C’est plus efficace de travailler ensemble, sans avoir besoin de créer de nouvelles structures. »

Lire aussi : Quimper. Une société publique locale de l’eau, pour quoi faire ?

Les trois territoires annoncent des projets communs. Parmi ceux-ci, il y a l’organisation d’une réunion de la commission « Estuaire et littoral » interSAGE au moins une fois par an et une mutualisation de communication à l’échelle des trois Sage.

« Nous voulons montrer que nous pouvons travailler ensemble et relever le pari de la proximité, conclut Jean-Paul Cozien, représentant du Sage Odet. Les problèmes que nous rencontrons sont essentiels. Il y a l’approvisionnement en eau, ainsi que la question des pesticides, où nous en sommes encore qu’au tout début. Tout n’est pas établi scientifiquement et il y a encore beaucoup d’incertitudes, sachant que les critères ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre. Mais réfléchir à trois, c’est mieux que chacun de son côté. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/fouesnant-29170/fouesnant-la-gestion-de-l-eau-un-enjeu-pour-toute-la-cornouaille-bc64e43c-40ac-11ed-9016-06bad725d739

 

Ouest-France

Roscoff. Une nouvelle gouvernance pour le centre nautique

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Après la démission collective du bureau, le centre nautique ne comptait plus que trois membres. Une assemblée générale extraordinaire a permis de retrouver la sérénité, avec une nouvelle gouvernance.

L’assemblée a réuni 28 votants.

L’assemblée a réuni 28 votants. | OUEST-FRANCE

Bernard de Kerdrel, l’un des trois membres du conseil d’administration encore en place après les démissions du bureau du centre nautique de Roscoff (CNR) (Finistère), avait convoqué une assemblée générale extraordinaire, vendredi 30 septembre. C’était un pari risqué au vu des statuts associatifs datant de 1996, et avec des interrogations sur la venue ou non de licenciés pour élire un nouveau conseil d’administration. Vingt-huit votants ont validé une continuité de l’association.

C’était là notre principal l’objectif pour assurer les emplois des salariés et permettre d’honorer les contrats de voile scolaire avec les écoles de la commune. ​Le « président par intérim démissionnaire » ​comme il s’est présenté, s’est dit satisfait de la tournure de cette soirée d’élection.

Nous ne pouvons cacher le rapprochement qui était en cours avec le centre nautique de Saint-Pol-de-Léon (CNSP) au moment de l’implosion du conseil d’administration, a indiqué le directeur adjoint, Mathieu Lechaplais, en l’absence du directeur Alex Le Gall.

Un plan de développement pluriannuel toujours en marche

Pour mémoire, le CNSP a perdu la délégation de service public pour ses activités saint-politaine et se trouve ainsi avec des salariés, un actif (bateaux, matériels) et sans fonctionnement. Un rapprochement entre les structures voisines a été envisagé pour former des marins à la navigation sans esprit de clocher.

Les discussions vont reprendre. Des places ont été laissées vacantes au conseil d’administration pour valider des entrées éventuelles de membres du CNSP au CNR.

Le plan de développement pluriannuel à 5 ans n’est pas remis en cause, sauf si la mairie et la Région, qui l’ont validé, retiraient leur soutien. La cohésion retrouvée à 100 % au niveau roscovite apporte une réponse aux doutes qui auraient pu exister.

La mairie se voit inviter aux discussions du CNR selon les statuts. La pratique s’était perdue au fil du temps. Les directeurs auront aussi une place dans les lignes de conduite à déterminer.

Des liens sont aussi possibles avec le yacht-club de Roscoff dont le rôle est d’organiser des rencontres sur l’eau, comme des régates ou des rallyes. Une adhésion du CNR à l’office municipal des sports est également sollicitée.

Le conseil d’administration : Boris Louedec, Dorothée Bolotin, Erwan Tanguy, Jean-Pierre Alanore, Laurence Morvan, Bernard de Kerdrel, Léon Stéphan, Nathalie Simon, Cécile Cabresin.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/roscoff-29680/roscoff-une-nouvelle-gouvernance-pour-le-centre-nautique-ecb35dc6-422d-11ed-8c7c-9c3737cae14f

 

Ouest-France

En Normandie, l’inflation s’invite chez les pêcheurs qui vont draguer les coquilles Saint-Jacques

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Alors que la saison de pêche à la coquille Saint-Jacques débute ce dimanche 2 octobre 2022 à minuit, les armements subissent de plein fouet la hausse du prix des matières premières et du carburant.

Les apparaux de pêche aux coquilles Saint-Jacques nécessitent un investissement d’environ 28 000 €.

Les apparaux de pêche aux coquilles Saint-Jacques nécessitent un investissement d’environ 28 000 €. | OUEST-FRANCE

À minuit, ce dimanche soir, les pêcheurs normands vont mettre à l’eau les premières dragues à coquille Saint-Jacques pour débuter la saison de pêche. Une saison qui va se poursuivre jusqu’en mai 2023. Pour le moment, la pêche est ouverte au-delà des 20 milles (32 km) des côtes du Calvados. Les pêcheurs devraient pouvoir pêcher dans la bande des 12-20 milles à partir du 17 octobre​, explique-t-on au comité régional des pêches. Avant de partir en pêche, il a fallu œuvrer une semaine sur les quais pour armer les chalutiers à cette pêche qui engendre des frais en apparaux.

L'armateur Philippe Lemesle espère que les prix de vente des coquilles sera correcte pour pallier à l'investissement indispensable tout au long de la campagne de pêche. | OUEST-FRANCE

Une nouvelle campagne de pêche que les pêcheurs vont devoir amortir par des prix de vente des coquilles assez élevés. Pour Philippe Lemesle, 51 ans, c’est la 56e saison et le prix du carburant ne cesse d’augmenter depuis de nombreux mois. Il faut faire 20 milles de route pour aller sur les lieux de pêche et, au large, il faut chercher le produit. Pour cette ouverture, le prix du litre de gas-oil est autour des 0, 80 €. ​Un carburant qui était à 0,60 € l’an dernier. Pour son chalutier de 16 m, le Sextant, Philippe doit prévoir plus de 6 tonnes de gas-oil par semaine pour pêcher la coquille. C’est facile de faire le compte, ça représente autour de 5 000 €. Pour amortir ce prix du carburant, il ne faudrait pas que la coquille nous soit achetée moins de 3 € à 3,50 € le kg.

Les matières premières aussi

Si les pêcheurs attendent l’ouverture, elle a un coût plus élevé. Pour un navire de 16 m, le matériel de pêche est 35 % plus cher qu’il y a deux ans​, poursuit Philippe Lemesle. Les apparaux de pêche à la coquille n’ont cessé d’augmenter.Pour deux bâtons en ferraille avec seize dragues, les filets avec anneaux métalliques, les ressorts, les couteaux pour gratter les fonds et le gréement, il faut compter autour de 28 000 € selon le matériel. En deux ans, les couteaux en fer qui grattent le fond pour lever les coquilles, sont passés de 15 € à 25 € la pièce.

Avec les hausses de prix des matières premières, sur les quais, ont préserve le matériel. | OUEST-FRANCE

Une inflation que les pêcheurs subissent. Il ne faudrait pas que le carburant et le matériel continuent d’augmenter pour que la pêche reste viable​, déclarent d’autres pêcheurs de la côte Est de la Manche. Avec des équipages de trois à cinq matelots, la campagne de pêche à la coquille Saint-Jacques va faire vivre plus de 1 000 familles de pêcheurs et générer des centaines d’emplois indirects à terre. Une pêche autorisée quatre jours par semaine dans un premier temps.

https://www.ouest-france.fr/normandie/saint-vaast-la-hougue-50550/normandie-l-inflation-s-invite-chez-les-pecheurs-qui-vont-draguer-les-coquilles-9aa4a176-415a-11ed-904a-8c8e7c4a38c5

 

Ouest-France

«Les solutions viendront des territoires» : comment François Braun veut soigner les déserts médicaux

Publié le Recueilli par Philippe RICHARD et Stéphane VERNAY

Le nouveau ministre de la Santé et de la Prévention, « médecin de terrain », est persuadé que les territoires savent ce qu’il faut faire pour résoudre leurs problèmes en matière de santé. Il propose de les écouter et de les aider à mettre leurs solutions en œuvre. Et vite.

François Braun, ministre de la Santé et de la Prévention, devant l’Élysée, le 4 juillet.

François Braun, ministre de la Santé et de la Prévention, devant l’Élysée, le 4 juillet. | BENOIT TESSIER, REUTERS

François Braun organise la première réunion du Conseil national de la refondation (CNR) sur le thème de la santé ce lundi 3 octobre, au Mans (Sarthe). Il s’y est rendu vendredi, pour une réunion préparatoire. Le ministre-docteur est convaincu que les professionnels de santé de chaque territoire ont déjà fait leur diagnostic et ont des propositions pour améliorer les situations locales. Il est prêt à expérimenter, évaluer et reproduire tout ce qui apportera des solutions aux problématiques des déserts médicaux.

Pourquoi avoir choisi Le Mans pour organiser la première réunion du CNR santé ?

Parce que les solutions viendront des territoires. J’ai choisi un territoire où les problèmes d’accès à la santé sont importants, mais où l’intelligence locale collective parvient à trouver des solutions. C’est qui m’intéresse, c’est d’aller voir comment ils font. Les problèmes sont dans les territoires, les solutions aussi. Elles ne viendront pas de décisions verticales et qui irrigueraient uniformément l’ensemble de l’Hexagone.

La participation sera bonne ?

Je suis très confiant. Les représentants de nos « parties prenantes » nationales ont compris la démarche. Il y a une vraie volonté de participer. Des concitoyens, qui veulent qu’on prenne en compte leurs problèmes, des professionnels de santé, des élus, qui ont leur rôle à jouer… Je pense qu’on a besoin de ce choc. On se met au boulot, on n’est plus dans la recherche de diagnostic, on est dans l’action.

Dans l’action, mais après un long processus de discussions ?

Ah non, ce ne sera pas long. La première partie territoriale du CNR sera conclue d’ici la fin de cette année. Quatre sujets seront débattus : un médecin traitant pour tous (avec priorité donnée aux plus fragiles), assurer la permanence des soins partout (le soir, la nuit et les week-ends compris), améliorer l’attractivité des territoires et organiser la prévention pour tous, dans une nouvelle alliance entre tous les acteurs du territoire. Chaque territoire pourra en complément travailler à résoudre des défis spécifiques locaux. Trois mois pour concevoir collectivement des solutions opérationnelles à toutes ces questions, c’est rapide !

« Une solution unique, qui réglerait tout, ça n’existe pas »

Tous les sujets du CNR ne seront pas tranchés aussi vite ?

Il y aura une partie nationale, avec interrogation des Français par voie numérique et discussion autour de questions transversales, qui va prendre un peu plus de temps. La quatrième année d’internat en médecine générale, le « mieux vivre à l’hôpital », ou la transition écologique du système de santé doivent être discutées dans un cadre national par exemple. Mais à horizon de la fin du premier trimestre 2023.

Les premières mises en œuvre se feraient donc à partir du printemps, dans six mois ?

Des décisions pourront même être prises avant, au fil de l’eau. C’est tout l’intérêt du CNR, tel que l’a voulu le Président de la République. À chaque fois qu’il nous permettra d’identifier une solution locale ou nationale qui répond aux besoins de nos concitoyens, on la mettra en œuvre tout de suite. On proposera à d’autres territoires de s’en emparer. Ma ligne est claire et elle reste la même que la mission flash de cet été : on identifie une initiative intéressante, on favorise l’expérimentation et on l’évalue. Ça marche, on garde. Ça ne répond pas aux besoins, on arrête.

Lire aussi : Santé : le ministre François Braun lance la grande concertation nationale au Mans

Il y aura donc une forte « différenciation » entre les territoires ?

Oui, parce que chaque territoire est différent. Les problématiques d’accès à la santé dans l’Est mosellan, en secteur minier, n’ont rien à voir avec celles d’Aubervilliers. On ne peut pas apporter les mêmes réponses. Quand on parle de déserts médicaux, c’est en fait d’inégalité d’accès territoriale à la santé dont il est question. Le problème peut concerner toutes sortes de professionnels de santé, pas que les médecins. Imaginer une solution unique, qui réglerait tous les problèmes, partout, moi qui viens du terrain, je sais que ce n’est pas possible.

Est-ce qu’il faudra une nouvelle loi, à la fin du CNR ?

Peut-être. Je ne me l’interdis pas. On a quelques pistes qui ont déjà été mises dans le projet de loi de finances de la sécurité sociale (PLFSS) 2023, mais le ministère de la Santé peut agir par d’autres voies que la loi. On peut faire changer les choses par arrêté, par instruction… et aussi par l’intelligence collective, sans changer le droit ! Nous avons différents moyens pour agir.

« Il faut libérer du temps de soins aux jeunes médecins »

Pourquoi la création d’une quatrième année d’internat en médecine générale est critiquée par certains syndicats ?

Elle a été interprétée comme la volonté d’imposer aux étudiants une année d’études en territoire sous-dense. Je n’ai jamais dit cela et ce n’est pas dans le texte. Ce que j’impose, c’est que cette année de docteur junior se fasse en ambulatoire, auprès de médecins généralistes maîtres de stage universitaires, et non pas sous forme de stage en hôpital. Cette année de professionnalisation est demandée par les étudiants eux-mêmes. Les trois ans actuels ne leur permettent pas d’acquérir toutes les compétences dont ils ont besoin pour s’installer, que ce soit en pédiatrie, en gynéco obstétrique mais aussi pour apprendre la meilleure manière de gérer un cabinet. Beaucoup commencent par un remplacement parce qu’ils ne se sentent pas prêts à s’installer. On va repenser leur formation, la co-construire avec toutes les personnes concernées grâce à la mission que nous avons confiée, Sylvie Retailleau et moi, à quatre professionnels. Ils ont commencé à travailler, notamment en allant à la rencontre des internes et des étudiants.

Lire aussi : Les internes en médecine appellent à la grève pour protester contre une année d’étude supplémentaire

Il est également question de créer un « guichet unique » pour attirer des médecins dans des zones en manque. Pour mettre fin à la surenchère entre les communes ?

Toute surenchère est forcément contre-productive. Je connais bien le sujet, j’étais médecin près de la frontière avec le Luxembourg. Les jeunes que je rencontre sont dans une tout autre logique. Ils raisonnent en termes de qualité de travail et de qualité de vie. C’est ça qu’il faut leur apporter. Leur libérer du temps de soins, d’où la création des assistants médicaux. Leur simplifier les choses au moment de l’installation, d’où l’idée du guichet unique. Entre aides de l’État, aides de la région, aides de la commune ou de la communauté de communes, ils n’y comprennent plus rien. Un point d’entrée, une personne capable de répondre à toutes leurs questions de vie quotidienne, du prix du mètre carré à la présence de commerces et services dans la commune qui les intéresse, est une vraie aide.

« L’installation obligatoire en zone sous-dotée ne marche pas »

Une étude dit qu’il manque 6 000 médecins dans les communes rurales. Des parlementaires plaident pour une installation régulée. Pourquoi ne pas suivre cette voie ?

L’obligation n’est pas une solution, pas parce que je ne voudrais pas contraindre mes confrères mais parce que ça ne marche pas. Arrêtons les postures : qui parmi les défenseurs de cette obligation va concrètement identifier les médecins qu’il faudrait installer ailleurs ? Dans le meilleur des cas, l’obligation d’installation en zone sous-dotée apporte des jeunes qui s’installent trois ans, bénéficient des aides, puis vont ailleurs faire la même chose. On en a déjà qui commencent à faire ça. Ce n’est pas ça que je veux. Je veux des médecins traitants, pas des mercenaires. Les jeunes me disent : on veut nous forcer à nous installer si on fait médecine générale ? Je ne ferai pas médecine générale. On va faire chuter le nombre de nouveaux médecins généralistes : 3 500 cette année à peu près, on va en perdre 10 %. Et si on veut me forcer à m’installer au Mans alors que j’ai fait ma fac à Paris, je vais prendre un poste de médecin salarié à Paris. S’il y en a aussi au Mans, je le prendrai quand même à Paris parce qu’il y a de la demande partout.

Lire aussi : ENQUÊTE. Il manque plus de 6 000 médecins généralistes à la campagne

Dire que le problème est insoluble n’est pas tenable…

Il faut construire une vraie politique de couverture des territoires, en disant la vérité aux Français : voilà ce qu’on peut faire tout de suite, voilà ce qui va demander quatre à cinq ans et voilà ce qui va demander dix ans. On ne peut pas voir ce sujet seulement sous l’angle des ressources médicales. Aux professionnels qui sont déjà là, il faut parvenir à libérer plus de temps de soin. Pour favoriser la venue sur les territoires, il faut un guichet unique d’aides, lisible. Et aussi cette quatrième année en ambulatoire avec mesures d’incitation qui vont être fortes si elle est passée en territoires sous-dotés.

Et à moyen terme ?

Il faut des stages le plus tôt possible dans ces territoires, dès la troisième année d’études de médecine. C’est là que les élus peuvent aider. Les étudiants en troisième année ont souvent un petit appart dans leur ville de fac. Ils n’ont pas les moyens financiers de partir trois mois à l’autre bout du département. Ces stages précoces, c’est pourtant essentiel. Si on attend l’internat c’est trop tard. Ils ont acheté un appartement, ils sont déjà en couple. À long terme, je crois aux parcours d’excellence : favoriser l’accès aux études de santé aux jeunes issus des zones sous-dotées. C’est la meilleure chance pour qu’ils y reviennent. Sept sur dix le font mais ils sont très peu représentés dans les facs. Il faut repérer ces jeunes dès la première ou la terminale, leur expliquer que les études de médecine, sont accessibles à tous les bons élèves, pour peu qu’ils disposent d’une bonne méthode de travail.

« Revenir aux services pour redonner du sens à l’hôpital »

Il est également prévu de limiter l’intérim. Il existe une loi sur le sujet. Elle n’est pas appliquée ?

Elle va l’être. L’intérim, c’est de la morphine. Vous avez très mal, vous en prenez, ça vous fait du bien. Si on ne soigne pas votre maladie, vous allez devoir augmenter les doses, jusqu’à devenir dépendant. Vous ne pourrez pas arrêter du jour au lendemain. L’intérim, c’est pareil. Je veux mettre en application les dispositions de la loi Rist, mais je dois prévenir le patient que je vais lui couper la morphine avant de le faire. Il ne s’agit pas d’interdire l’intérim comme solution de remplacement, loin de là, mais de mettre fin aux dérives. Certains profitent du manque de médecins pour faire monter les enchères au-delà de toute éthique. Qu’un médecin intérimaire gagne en une nuit plus que l’infirmière avec laquelle il travaille ne gagne en un mois, ce n’est pas acceptable.

La régulation médicale expérimentée cet été sera-t-elle généralisée ?

Oui, je souhaite en effet que l’on conserve cette solution, qui a montré ce qu’elle pouvait apporter. La meilleure réponse à l’appel d’urgence, ce n’est pas toujours les urgences de l’hôpital, loin de là. La régulation médicale permet de proposer le parcours de soins le plus adapté au problème. La plupart du temps, c’est orienter le patient vers un médecin généraliste, ce qui fonctionne très bien à la condition d’en avoir à disposition. C’est ça le véritable enjeu. Pour y arriver, il faudra d’abord que les gens pensent à appeler la régulation avant de venir aux urgences. Ensuite, il faudra développer toute la gamme des réponses possibles à l’échelle de chaque territoire. Le conseil médical, avec prescription d’une ordonnance à distance envoyée à un pharmacien, l’orientation vers un généraliste, éventuellement en visite à domicile, l’envoi d’une ambulance simple, des pompiers ou du Samu en dernier recours.

Le problème d’attractivité l’hôpital public est-il encore une histoire d’argent ?

De l’argent a été mis sur la table avec le Ségur, beaucoup, qui a permis d’augmenter de manière conséquente les rémunérations. Mais quand je discute avec les professionnels, ils disent tous que c’est avant tout une question de qualité de vie au travail. Pour redonner de l’envie de travailler à l’hôpital, il faut redonner du sens au travail, revenir à des unités raisonnables de soin, cela s’appelle le service. Il faut que l’hôpital soit plus efficient, c’est sûr, mais ce n’est pas l’objet de l’hôpital. On l’a fait durant le Covid. Et ça a marché.

« Je ne sais pas quelle sera l’intensité de la 8e vague de Covid »

« Seulement » un milliard pour le Covid est prévu dans le projet de financement de la sécurité sociale ? Est-ce crédible ?

Un milliard, c’est déjà une somme significative ! Mais c’est ce que l’on appelle une provision, une première estimation des dépenses supplémentaires, liées aux tests, aux vaccins. Je l’ai dit à plusieurs reprises, nous devons apprendre à vivre avec le Covid. Je ne sais pas quelle sera l’intensité de la huitième vague. Il faut commencer à reprendre les bons réflexes, les gestes barrières. Mais on n’a pas de nouveau variant, ce qui est plutôt rassurant.

Est-il prévu une limitation de remboursement des tests ?

Le système actuel fonctionne bien, et répond aux besoins de nos concitoyens. Ce qui m’importe, contre le Covid, comme pour la grippe, c’est lutter contre les formes graves. Parce qu’elles tuent et que les malades vont dans notre système hospitalier. Pour lutter contre les formes graves, il y a la vaccination des plus vulnérables, les traitements, l’attention de l’entourage.

Leur est-elle exclusivement réservée ?

Non, mais elles sont prioritaires. Nous avons un public cible tel que défini par les autorités scientifiques : les personnes vulnérables et leur entourage, toutes les personnes de plus de 60 ans, et les soignants.

« Se faire vacciner simultanément contre la grippe et le Covid »

Doit-on craindre une forte épidémie de grippe ?

Ce qui est important n’est pas d’être inquiet mais d’être vigilant. On sait que notre système de santé est sous tension et il ne faudrait pas une autre pandémie. C’est pour cela qu’il faut se faire vacciner quand on est une personne fragile et cela tombe bien : on pourra très prochainement se faire vacciner simultanément contre la grippe et le Covid. J’en appelle vraiment aux personnes âgées, ou à risque face à la maladie : il est important de se faire vacciner.

À quoi va servir le Comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires, qui a pris la suite du Conseil scientifique Covid-19 ?

Sa mise en place est le fruit des enseignements du Covid qui a démontré l’importance d’un conseil scientifique pérenne pour les crises mais avec une approche « One Health », donc plus large. Évidemment, le Covid en fait partie, pour envisager l’avenir de l’épidémie. Mais on a récemment parlé de la polio aux États-Unis, de la dengue dans le sud de la France, j’ai besoin d’avoir des scientifiques qui me disent quel est le risque réel. Si telle maladie émergente apparaît dans un bassin africain, quel est le risque qu’il en sorte et vienne nous impacter, et comment anticiper la réponse. C’est cela le boulot du COVARS et c’est un travail énorme, car l’objectif est de prendre en compte la santé environnementale, végétale, animale et humaine. On sait que les problématiques climatiques vont avoir des conséquences sur la santé humaine. Leurs débats seront conduits à huis clos mais leurs avis seront publics. Ce sont des scientifiques de très haut niveau, et je leur fais toute confiance pour nous aider à relever ce nouveau défi !

Quelle sera votre participation dans à la convention citoyenne sur la fin de vie et les soins palliatifs ?

Le chantier sera porté conjointement par Olivier Véran, au titre du renouveau démocratique, et par Agnès Firmin Le Bodo, ministre déléguée auprès de moi. Pour ma part, je vois deux défis majeurs : celui des soins palliatifs. Car je ne veux pas qu’on envisage une fin de vie parce qu’il n’y a pas de réponse adaptée en soins palliatifs. Oui, il y a des manques. J’ai demandé un diagnostic pour identifier précisément les trous dans la raquette. Ma deuxième préoccupation essentielle, ce sont les soignants, car in fine c’est toujours un soignant qui est près de la personne à la fin. Je ne veux pas les placer face à des dilemmes insolubles.

https://www.ouest-france.fr/sante/les-solutions-viendront-des-territoires-comment-francois-braun-veut-soigner-les-deserts-medicaux-8545cc3a-41b2-11ed-9a97-748b0508a691

 

Saint-Michel-en-Grève. En désaccord sur les algues vertes, Lia Aussere démissionne du conseil

Dénonçant un déni des élus sur fond de tournage du film sur les algues vertes, Lia Aussere a démissionné du conseil municipal de Saint-Michel-en-Grève.

Sur fond d'algues vertes, la démission d'une conseillère municipale.

Sur fond d'algues vertes, la conseillère municipale Lia Ausserec a démissionné. ©Jean-Paul Leclercq

Par Rédaction Lannion Publié le  

Le tournage à Saint-Michel-en-Grève du film Algues Vertes : l’histoire interdite, réalisé par Pierre Jolivet, adapté de la bande dessinée d’Inès Léraud, fait des vagues jusqu’au sein du conseil municipal.

Lia Aussere a fait part de sa décision de quitter le conseil par une lettre au maire et conseillers, lettre qu’elle a rendue publique. 

« Je considère, en tant qu’élue, que la position de la mairie (interdire le tournage) est bien regrettable, et relève d’un mécanisme que je condamne : celui du déni politique pour protéger des personnes influentes qui empoisonnent délibérément ce monde pour mieux satisfaire leurs intérêts. Même si l’intention de la mairie n’est pas celle-là, après avoir lu Inès Leraud, ainsi que d’autres documents sur le sujet, la position de la mairie peut être interprétée de cette manière. Je ne veux pas y être associée. Inès Leraud a un courage fou pour avoir mené cette enquête qui met au grand jour les masques politiques et la toute-puissance des lobbyistes. » 

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Soutien au tournage du film

Lia Aussere entend ainsi « apporter son soutien au tournage de ce film ».

Jointe par le Trégor, elle précise les motivations de sa décision : « La décision du conseil a été prise fin juin, en bureau municipal ou en commission, sans passer au conseil » rappelle-t-elle.

Les deux raisons invoquées par la mairie étaient que, dans le film, on nuisait à l’image de Saint-Michel, et qu’il n’était pas mentionné dans le scénario les efforts et des progrès réalisés depuis 10 ans.

Lia Aussere

« Un déni des élus »

Elle défend le fait que Saint-Michel soit choisi par l’équipe de tournage : « C’est ici qu’a commencé la première marée verte en 1971, depuis il y a eu la mort d’un joggeur, d’un cheval, l’hospitalisation d’un cavalier et un ramasseur d’algues dans le coma plusieurs jours… : ceci appartient à l’histoire de la baie de Saint-Michel, cette triste réalité est pourtant bien là, on ne peut continuer à la nier indéfiniment. Le déni des élus a conduit à un retard important sur les actions à mettre en place ».

La conseillère municipale a pris un mois de réflexion entre l’écriture de sa lettre et son envoi :

Si un contexte antérieur a pu influer, c’est pourtant le fait de ne pas vouloir « accueillir » comme il se doit l’équipe de tournage, qui a été l’effet déclencheur de ma démission.

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« On n’a pas refusé le tournage »

De son côté, le maire François Ponchon précise : « On n’a pas refusé le tournage, on a dit qu’on ne souhaitait pas aider le tournage. Ce n’est pas du tout la même chose ».

Lia Ausserre estime quant à elle qu’accueillir l’équipe, c’était, comme l’ont fait certaines autres communes, mettre à disposition un local, un point de restauration, voire d’hébergement… d’une quarantaine de personnes.

En quittant le conseil municipal où elle espérait apporter sa contribution à la lutte contre les algues vertes, elle n’entend pas pour autant abandonner son combat pour la défense de l’environnement : « Je n’ai pas pu sensibiliser les élus sur ces problèmes : la revalorisation des tailles de haies, l’accompagnement à la gestion des déchets des enrubannés plastiques, ou encore les toitures en amiante… : il y a là un réel travail à faire ». 

https://actu.fr/bretagne/saint-michel-en-greve_22319/saint-michel-en-greve-en-desaccord-sur-les-algues-vertes-lia-aussere-demissionne-du-conseil_54204073.html

 

Ouest-France

Finistère. Trois villages d’enfants placés vont être créés d’ici 2025

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Ils se situeront à Treffiagat, Pleyben et Plouzévédé (Finistère). À terme, ces trois villages d’enfants comporteront chacun trente places. L’objectif du conseil départemental : rassembler les fratries relevant d’une mesure de placement.

Maël de Calan, président du conseil départemental, Jean-Philippe Duffort, maire de Plouzévédé qui va accueillir un futur village d’enfants, et Véronique Bourbigot, vice-présidente chargée à l’enfance au Département.

Maël de Calan, président du conseil départemental, Jean-Philippe Duffort, maire de Plouzévédé qui va accueillir un futur village d’enfants, et Véronique Bourbigot, vice-présidente chargée à l’enfance au Département. | OUEST-FRANCE

« 1049 enfants ont été confiés à l’aide sociale à l’enfance en 2021, énumère Maël de Calan, président du conseil départemental. Parmi eux, 66 % des fratries sont aujourd’hui séparées. Normalement, la décision du placement se fait en fonction de l’intérêt de l’enfant, mais avec le manque de place que nous connaissons, ce n’est malheureusement plus le cas. »

Pour contrer cela, trois communes du Finistère ont été retenues pour accueillir des structures inexistantes dans le département : des villages d’enfants qui ont été placés sous protection par décision de justice. Treffiagat pour le sud, Pleyben pour le centre et Plouzévédé pour le nord.

90 places dans ces foyers

Ces villages seront composés de petits foyers, ouvrant ainsi 90 places en tout. Objectif : rassembler les fratries pour que l’intérêt des enfants prime de nouveau.

Des éducateurs, un ou une maîtresse de foyer et un agent d’entretien assureront le cadre de ces foyers. Pour les communes hôtes, cela permet aussi « de stabiliser le fonctionnement de nos deux écoles. Nous avons la volonté de nous développer avec des idées innovantes », complète Jean-Philippe Duffort, maire de Plouzévédé.

Reste maintenant à trouver les opérateurs de chacun des villages : soit des associations, soit des structures privées. « Nous pouvons miser sur une ouverture des villages d’ici 2025 », détaille Maël de Calan.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouzevede-29440/finistere-trois-villages-d-enfants-places-vont-etre-crees-d-ici-2025-9229ed82-4171-11ed-9e76-0f8a26c6af68

 

Ouest-France

À la librairie Gwalarn de Lannion, une page se tourne, une autre s’ouvre

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Le départ de Laurent Dinsenmeyer, ce vendredi 30 septembre 2022, clôt un chapitre. En lui succédant, Marie-Laure Dudoux en ouvre un nouveau pour cette librairie indépendante de Lannion (Côtes-d’Armor) qu’elle a d’abord fréquentée comme cliente.

Après vingt années passées à la librairie Gwalarn comme cogérant aux côtés de Philippe Saget, Laurent Dinsenmeyer passe la main à Marie-Laure Dudoux.

Après vingt années passées à la librairie Gwalarn comme cogérant aux côtés de Philippe Saget, Laurent Dinsenmeyer passe la main à Marie-Laure Dudoux. | OUEST-FRANCE

Sélection de livres en référence à l’intéressé, montage photo surmonté de messages tel ce « Laurent, le libraire le plus coucoule du moment »… Pour son départ à la retraite, les collègues de Laurent Dinsenmeyer n’ont pas lésiné sur les clins d’œil en vitrine pour annoncer la couleur à la clientèle : ce vendredi 30 septembre 2022, le libraire a mis un point final à vingt années d’aventures livresques à Gwalarn.

Ses collègues ont donné des couleurs particulières à la vitrine de la librairie avec leurs clins d’œil à Laurent Dinsenmeyer. | OUEST-FRANCE

Son associé, Philippe Saget, reste à la barre de l’unique librairie indépendante de Lannion (Côtes-d’Armor). Mais le Trégorrois n’est pas seul capitaine à bord de ce navire aux huit salariés : il fera désormais équipe avec Marie-Laure Dudoux, la première à décliner au féminin la fonction de gérante de Gwalarn, créée en 1981 par Bernard Loriou et Alain Bougeant. Un défi qui répond aux envies de renouvellement de cette libraire de 32 ans.

« Cliente régulière »

« Après six ans chez Cultura, j’aspirais à changer de cap », explique la jeune femme, originaire de Picardie et tentée par la succession de Laurent Dinsenmeyer à la tête de cette librairie bien identifiée. « Étudiant à l’Enssat à Lannion, mon frère m’avait fait connaître les lieux. Et depuis, j’en étais une cliente régulière ! », poursuit cette titulaire d’un master en Métiers de la littérature jeunesse. C’est donc tout naturellement que les jeunes lecteurs la trouveront dans le rayon qui leur est dédié.

Les plus assidus auront déjà aperçu Marie-Laure Dudoux slalomer entre les piles de livres : voilà un mois qu’elle officie aux côtés de Laurent Dinsenmeyer, « heureux de cette transition », comme la décrit celui qui attendait « la bonne rencontre ».

Après vingt années passées à la librairie Gwalarn comme cogérant aux côtés de Philippe Saget, Laurent Dinsenmeyer passe la main à Marie-Laure Dudoux. | OUEST-FRANCE

Des changements liés au Covid

Dur, de vendre ses parts d’une librairie au sortir du Covid ? « On aurait pu le croire mais le contexte sanitaire a amené vers les librairies indépendantes différents profils : des gens se sont (re)mis à lire à cette occasion, d’autres à délaisser Amazon pour leurs commandes de livres, sans compter les nouveaux arrivants… » Autant de « changements de comportements » qui ont conforté nombre de librairies, notamment à l’Ouest, comme Gwalarn.

L’esprit des lieux n’y est pas étranger. Marqué par le « professionnalisme des équipes », Gwalarn (« qui tire son nom du vent de Noroît en breton mais aussi du mouvement littéraire ») sait insuffler la passion du livre. Quel que soit son genre ou son format. Les dédicaces (nombreuses) contribuant à entretenir ce lien étroit avec les auteurs.

« L’ADN de la librairie, c’est aussi l’autonomie de nos équipes. Elle découle de leur forte implication. » Une philosophie qui a achevé de convaincre Marie-Laure Dudoux. Et même si elle se dit « encore en apprentissage », il lui tarde d’écrire ce nouveau chapitre quand Laurent Dinsenmeyer, lui, ne semble pas mécontent de tourner la page de sa vie de librairie. « Il y avait eu celle d’ingénieur à France Télécom-Orange avant. » Il y aura celle de la lecture à loisir, maintenant.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/a-la-librairie-gwalarn-de-lannion-une-page-se-tourne-une-autre-s-ouvre-1a8c152c-40e3-11ed-a769-ebc8e84c83b8

 

Ouest-France

Morlaix. AS Domicile acquiert 200 voitures électriques

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L’association AS Domicile accompagne les personnes âgées depuis 1961. Elle a fait l’acquisition de 200 véhicules électriques pour ses salariés.

Louis Fagot, président d’AS Domicile, Hervé Le Gall, directeur général, et Gérald Sauvageot responsable des ressources humaines et de la communication.

Louis Fagot, président d’AS Domicile, Hervé Le Gall, directeur général, et Gérald Sauvageot responsable des ressources humaines et de la communication. | OUEST-FRANCE

Créée en 1961, l’association AS Domicile accompagne les personnes âgées. En perte d’autonomie, en situation de handicap ou à domicile, l’association propose des solutions adaptées selon leurs besoins et leur situation afin d’améliorer leur vie quotidienne.

L’association compte 300 salariés qui accompagnent au quotidien sur l’année 2 500 personnes sur les territoires de Morlaix Communauté, Haut Léon communauté et la communauté de communes du pays de Landivisiau.

 Nous allons proposer un projet innovant et ambitieux qui participe à l’amélioration de la qualité de vie au travail, à domicile et à la transition écologique du département , explique Hervé Le Gall, le directeur général d’AS Domicile. Il souhaite acquérir, pour 2023, deux cents véhicules de fonction 100 % électriques. Ces véhicules serviront à 170 aides à domicile, 15 aides soignants et 15 agents de maîtrise et cadres.  Tous nos salariés utilisent encore actuellement leur véhicule personnel pour effectuer leurs missions de travail auprès des usagers de l’association. 

Aujourd’hui, seuls quarante véhicules sont déjà en service. Le prix moyen des véhicules électriques est de 29 000 €, soit un budget complet de 1 165 200 € par an ou 9 321 600 € sur huit ans. Le financement est divisé entre autres par l’apport d’AS Domicile à hauteur de 150 000 € par an, à budget constant, la prime à la conversion de l’État de 1 700 000 € pour l’acquisition des véhicules, l’investissement de la Région et des communes pour l’installation des bornes électriques. L’association recherche 4 100 000 € de sponsoring et de mécénat  auprès de financements privés des fondations et sociétés engagées dans la transition écologique. 

Les véhicules acquis seront adaptés aux usagers et aux besoins des salariés,  ce qui sera une attractivité de nos métiers, et une diminution du stress au travail. Elle permettra la disparition des contraintes liées à l’utilisation des véhicules personnels. 

Contacts : 02 98 68 10 36 ou contact@asdomicile.com

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/as-domicile-acquiert-200-voitures-electriques-11a04d92-4008-11ed-aba6-6b998c946d24

 

Ouest-France

Plouezoc'h. La mairie souhaite louer un local commercial

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Fin 2021, la mairie a acquis la maison située 2, bis place du bourg, avec le projet d’y installer un commerce. « L’emplacement est idéal, près de l’église, bien visible par les automobilistes qui traversent le bourg, avec des places de parking, explique Brigitte Mel, maire. C’est aussi l’opportunité d’étayer l’offre de services à la population. »

Lors du dernier conseil municipal, à l’unanimité, un appel à candidature a été lancé. Le local, situé au rez-de-chaussée, se compose d’une pièce de 42 m², les 2 autres font respectivement 5,67 m² et 3,2 m2. Des réparations et des aménagements sont à prévoir.

À l’étage, le F2, pourra devenir un logement temporaire.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouezoch-29252/la-mairie-souhaite-louer-un-local-commercial-0d06e069-f3bb-410b-903f-43b8c80ef898

 

Ouest-France

Saint-Michel-en-Grève. Film sur les algues vertes : une conseillère démissionne

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La semaine dernière, l’équipe de Pierre Jolivet a investi la plage, durant quelques heures.

La semaine dernière, l’équipe de Pierre Jolivet a investi la plage, durant quelques heures. | OUEST-FRANCE

Le tournage du film Algues vertes, l’histoire interdite, réalisé par Pierre Jolivet, adapté de la bande dessinée d’Inès Léraud, laissera des traces dans la vie municipale puisque la conseillère, Lia Ausserré, vient de donner sa démission, considérant celle-ci comme son soutien au film.

Le maire de Saint-Michel et l’ancien président de Lannion-Trégor communauté n’avaient pas caché leur frilosité vis-à-vis de ce tournage qu’ils n’ont pas souhaité faciliter.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-michel-en-greve-22300/film-sur-les-algues-vertes-une-conseillere-demissionne-a18a6635-9056-481c-ae05-4a48c763ad49

Lire aussi : Saint-Michel-en-Grève. En désaccord sur les algues vertes, Lia Aussere démissionne du conseil

Photos : Tapis vert à Saint-Michel-en-Grève Lundi 17 avril 2017

Souvenirs 09 août 2009

André Ollvro plage de saint-Michel en Grève le 09 août 2009. Photo pyb29 René Ropars, ancien maire de Saint-Michel en Grève le 09 août 2009. Photo pyb29 Erwan Chotard, plage de Saint-Michel en Grève le 09 août 2009. Photos pyb29

 

Ouest-France

Sobriété énergétique. À Morlaix, des conseils faciles pour faire 25 % d’économies avant l’hiver

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On le sait, les prix de l’énergie explosent ou vont exploser. Tout le monde n’a pas les moyens d’entamer des travaux de rénovation titanesques pour rendre son habitation passive avant l’hiver. À Morlaix (Finistère), l’agence locale de l’énergie Héol nous coache pour mettre en place des écogestes simples et faciles pour consommer moins d’électricité et d’eau.

Nolwenn Ragel est chargée de mission de lutte contre la précarité énergétique au sein de l’agence locale de l’énergie Héol du pays de Morlaix. Elle distille tous les écogestes pour faire des économies d’électricité et d’eau : comme ici l’installation d’un thermomètre/hygromètre ou un rideau isolant thermique. | OUEST-FRANCE

Les factures d’électricité et de gaz s’annoncent salées pour cet hiver. Tout n’est pas perdu : des écogestes existent pour faire des économies. « Entre 25 et 35 % si on est radical », promet Nolwenn Ragel, chargée de mission de lutte contre la précarité énergétique au sein d’Héol à Morlaix (Finistère).

Installer un thermostat d’ambiance

Le chauffage pèse 66 % des consommations. Première étape : « Installer un thermostat d’ambiance. Il se place dans le salon ou une pièce de vie et doit être facile d’accès. Il permet de contrôler et programmer la température, pour l’adapter à nos besoins », propose Nolwenn Ragel. Connaître la température permet aussi de connaître ses besoins.

Ces thermostats sont reliés à une prise électrique ou fonctionnent à pile. Coût : entre 35 € et plus de 200 € en fonction des modèles.

7 % d’économie si l’on baisse la température d’un degré

« En baissant d’un degré la température de la maison, on peut faire 7 % d’économie. L’idéal, c’est 16 °C, voire 15 °C la nuit. Pas en dessous pour ne pas dégrader le logement. Pour ceux qui ont peur, il faut y aller progressivement, descendre de 0,5 °C par 0,5 °C, pour que le corps s’habitue. Et porter des pulls », sourit-elle. Si l’on quitte son logement plus d’une journée, on peut mettre le chauffage en mode hors gel et couper son ballon d’eau chaude.

Un ballon d’eau chaude à 50 °C

« La température du ballon doit être réglée à 50 °C, mais il vaut mieux qu’un plombier chauffagiste le fasse. Si le ballon se trouve dans une pièce froide, comme le garage ou les combles, il faut l’isoler. L’enrubanner dans des couvertures avec du ruban adhésif, ça fonctionne. » Gain estimé par mois : 20 €.

Dégivrer son frigo/congélateur

L’électroménager s’entretient, notamment en nettoyant les grilles arrière. « Un centimètre de givre augmente de 30 % la consommation d’électricité, estime Nolwenn Ragel. La température des frigos doit être en 5 et 7 °C et le congélateur à -18 °C. »

Éteindre ses plaques de cuisson quand l’eau boue

Quand on met à bouillir de l’eau dans une casserole, l’idée est de la couvrir, pour gagner 25 % d’économies. Autre astuce : « J’éteins mes plaques quand l’eau frémit et je mets mes pâtes ou le riz à cuire. Ça met autant de temps. »

La multiprise avec interrupteur, nouvelle meilleure amie

« En les installant de manière à ce qu’elles soient accessibles. On les éteint dès qu’on ne se sert pas du matériel. Sinon il faut tout débrancher, y compris les machines à laver, les lave-vaisselle. » Car oui, tout consomme quand c’est branché, même sans fonctionner.

Des mousseurs pour les robinets

Il est également possible d’installer des mousseurs (pour moins de 10 €) sur son robinet. « Il existe des modèles à 5 litres/minutes. Même chose pour les douchettes, entre 25 € et 45 € : je recommande de poser celle à 8,5 litres par minute. Pendant la douche, il faudrait l’éteindre quand on se savonne. »

Récupérer l’eau froide

L’eau froide que l’on n’utilise pas pour se doucher ou quand on fait la vaisselle peut être récupérée dans une bassine. Et ensuite réutilisée pour les plantes, remplir les toilettes, pour faire tremper du linge ou rincer la vaisselle.

Isoler facilement

Il existe des isolants à 5 € à installer derrière les radiateurs. « Ils réfléchissent la chaleur et la renvoient dans le logement plutôt que dehors », rappelle Nolwenn Ragel. Valable aussi pour des boudins de porte, des tapis de sol, etc.

Renseignements : 02 98 15 18 08.

https://www.ouest-france.fr/economie/energie/sobriete-energetique-a-morlaix-des-conseils-faciles-pour-faire-25-d-economies-avant-l-hiver-e10474c4-3f53-11ed-b695-eda89e95acac

 

Ouest-France

Finistère. « Les zones humides sont une chance » : pourquoi le Département s’y intéresse ?

Publié le Rose-Marie DUGUEN

De 2022 à 2028, le Département du Finistère va consacrer 2,5 millions d’euros aux zones humides. Il veut notamment acquérir 100 hectares supplémentaires. Et sensibiliser collectivités et habitants.

Les paluds et dunes de Tréguennec, dans le pays bigouden (Finistère).

Les paluds et dunes de Tréguennec, dans le pays bigouden (Finistère). | PHOTO CCPBS

Les zones humides sont des lieux gorgés d’eau pendant au moins une partie de l’année. Cela peut-être une tourbière, un marais, des roselières… La biodiversité, végétale et animale, y est riche. Les zones humides représentent 10 % du territoire finistérien, ce qui correspond à environ 650 km².

Quel choix financier fait le Département ?

Il va consacrer 2,5 millions d’euros, entre 2022 et 2028, aux zones humides. « Ce sont à la fois des puits de carbone, des écrins de biodiversité, un cadre de vie et de balade de grande qualité, et un atout touristique à développer » , apprécie Maël de Calan, président du Département, qui a dévoilé les grandes lignes du Plan zones humides vendredi 30 septembre 2022.

Maël de Calan, président du Département du Finistère, aux côtés de Jérôme Bignon, président de Ramsar France, vendredi 30 septembre 2022, à Quimper. | OUEST-FRANCE

Quels sont ses objectifs en termes de foncier ?

Préserver, étendre, restaurer. « Le Département est le premier propriétaire de zones humides dans le Finistère : nous avons un peu plus de 700 hectares. Nous voulons en acquérir au moins 100 de plus d’ici 2028 » , détaille Maël de Calan.

Si la volonté politique est là, il sait aussi combien le foncier dans le Finistère est morcelé et peut, parfois, être difficile à acheter. Toutefois, dès cet automne, des négociations seront, par exemple, lancées dans le secteur de la Haute Vallée de l’Elorn (Commana-Sizun). 

Et au niveau des collectivités et des habitants ?

Accompagner et sensibiliser. Le Département veut aussi « restaurer au moins une zone humide majeure » pour des raisons environnementales et « pour créer une dynamique avec la population ».

Troisième objectif : « Développer notre activité de conseils aux collectivités. Les zones humides sont parfois perçues comme des contraintes, qui empêchent, ici, de construire un parking, là une maison de santé. À nous de transformer la contrainte car ces zones humides sont une chance pour notre territoire », argumente Maël de Calan.

Il entend, par exemple, développer les randonnées pédagogiques, et mettre les zones humides au menu des activités éducatives et pédagogiques dans les collèges…

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/finistere-les-zones-humides-sont-une-chance-pourquoi-le-departement-s-y-interesse-18ee6a14-40c3-11ed-89be-3116781a5058

 

Ouest-France

Morlaix. L’immeuble au vieux marin acheté 22 000 €

Publié le

La Ville poursuit ses acquisitions immobilières dans le cadre du projet d’aménagement de l’îlot du Dossen. Cette fois-ci, c’est l’achat de l’immeuble situé face à la MJC qui va être signé.

Le projet d’aménagement de la place du Dossen, qui devrait coûter près de 15 millions d’euros, se poursuit.

Le projet d’aménagement de la place du Dossen, qui devrait coûter près de 15 millions d’euros, se poursuit. | OUEST-FRANCE

8 000 € et deux fois 7 000 €. Ce sont les montants que devra débourser la Ville pour acquérir les trois appartements de l’immeuble en état d’abandon manifeste, sis au 5, place du Dossen. Cette nouvelle acquisition votée lors du conseil municipal du jeudi 29 septembre fait partie de programme de réhabilitation de l’îlot du Dossen. Ce projet présenté en février dernier comprend la démolition de bâtiments, la rénovation de deux immeubles, au 38, rue du Mur et 4, place du Dossen, qui devraient accueillir une maison des associations, sur 650 m², et la construction d’un bâtiment public d’environ 1 450 m² pour accueillir la MJC. Le bâtiment de la MJC actuelle accueillera des logements.

Serge Moullec, conseiller de l’opposition, s’étonne du montant, 22 000 € pour l’ensemble de l’immeuble. « Il est difficile de lutter contre l’estimation des Domaines, lui répond le maire, Jean-Paul Vermot, On ne peut pas le laisser s’écrouler. Plus on aura la maîtrise du foncier, plus on avancera. »

Immeuble du 4, Grand-rue

Cet immeuble qui donne sur les deux rues : Grand-rue et rue des Lavoirs, a été déclaré en état d’abandon manifeste. « Une cheminée s’est écroulée, et le pignon donnant sur la cour présente une importante déformation », expose Jérôme Plouzen. L’adjoint en charge de l’urbanisme envisage d’y réhabiliter le commerce existant ainsi que les deux logements en étages. Le bien a été estimé à 100 000 € en juillet dernier.

Aménagement du quartier de la gare

Dans le cade de l’aménagement du quartier de la gare, la ville cède deux terrains (597 et 2 553 m²) au groupe Arkadea au prix de 200 000 €, un prix fixé en 2020. Depuis, la valeur vénale des deux parcelles a été estimée à 378 000 € par les Domaines, un écart de prix se justifiant par l’évolution du marché immobilier. Le projet d’Arkadea est à vocation d’activités tertiaires (commerces, restaurant/café…) et services communautaires.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-l-immeuble-au-vieux-marin-achete-22-000-87d5ad7a-40b4-11ed-9016-06bad725d739

Une petite remarque

Les "Viviers de la Méloine" anciennement "Les Grands Viviers de Primel" à Plougasnou ont été cédés pour UN franc symbolique à Intermarché.

 

Ouest-France

Plounérin. Les habitants privés d’Internet au moins jusqu’au 11 octobre

Publié le Mathilde LOEUILLE

600 m de câbles en cuivre ont été volés à Plounérin (Côtes-d’Armor), la semaine dernière. En conséquence, la liaison Internet est coupée dans une grande partie de la commune.

Plounérin n’est pas la seule commune touchée par les vols de câbles en cuivre. Orange évoque « un fléau ».

Plounérin n’est pas la seule commune touchée par les vols de câbles en cuivre. Orange évoque « un fléau ». | PHOTO D’ILLUSTRATION OUEST-FRANCE

C’est au moins la deuxième ou troisième fois que cela nous arrive, en deux ans ​, déplore Patrick L’Héréec, le maire de Plounérin (Côtes-d’Armor). Dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 septembre, 300 m de câbles en cuivre ont été volés sur la portion de départementale qui relie le restaurant de Beg Ar C’hra (Plounévez-Moëdec) au bourg de Plounérin. Rebelote la nuit suivante : au total, ce sont donc 600 m de câbles qui ont été dérobés.

Ils font ça pour l’argent, car ces derniers mois, le prix du cuivre a été multiplié par 2,5. Voler les câbles prend du temps, ils les coupent par morceaux de trois mètres, mais comme il y a peu d’habitations dans cette zone, ils peuvent le faire de nuit sans être repérés.

La gendarmerie de Plouaret va faire des rondes, mais elle ne peut pas laisser une équipe sur place toute la nuit​. ​L’enquête est quant à elle menée par la compagnie de Lannion, qui ne souhaite pas s’exprimer à ce stade.

183 habitants sans Internet

Selon Orange, qui a porté plainte, la rupture de la ligne prive 183 habitants d’accès Internet et de téléphone fixe. Restent les téléphones portables : Les clients qui n’en possèdent pas peuvent joindre le 3900 pour qu’on leur prête un équipement​, souligne l’opérateur.

Selon Patrick L’Héréec, la ligne ne sera pas rétablie avant le 11 octobre, ce qui nous fait plus de deux semaines sans Internet, c’est scandaleux ! Il ne faut quand même pas autant de temps pour trouver un câble​. Du côté d’Orange, on explique au contraire que le 11 octobre est une prévision optimiste, car le délai moyen de commande, réception et installation des câbles est de quatre semaines.

Plounérin n’est pas la seule commune touchée par le vol de câbles : C’est un fléau », ​conclut Orange.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plounerin-22780/plounerin-les-habitants-prives-d-internet-au-moins-jusqu-au-11-octobre-48a0f53a-4099-11ed-a769-ebc8e84c83b8

 

Sujet sensible

En Bretagne, le tournage d’un film sur les algues vertes fait face à une défiance locale

L'équipe de tournage du long métrage de Pierre Jolivet, une adaptation de la BD d'Inès Léraud, « Algues vertes, l'histoire interdite », a dû se confronter aux réticences de certains élus locaux. 

Une marée verte dans la baie de Saint-Brieuc, en juillet 2021. (Baptiste Roman /Hans Lucas. AFP)

par Elodie Auffray, Correspondante en Bretagne

publié le 30 septembre 2022 à 15h23

C'est une fiction qui touche à une réalité encore sensible en Bretagne. Adapté de la bande dessinée Algues vertes, l'histoire interdite, le nouveau long métrage de Pierre Jolivet, auteur de films sociaux comme Ma petite entreprise, se heurte à des réticences locales. « Il y a partout cette tension. Les gens sont pour ou contre le film, pour ou contre poser le problème de cette façon... On sent qu'on met le doigt sur quelque chose de compliqué et tabou, c'est tout à fait passionnant », a relaté le réalisateur, lors d'une conférence de presse organisée mercredi dans le village de Maël-Pestivien, l'un des camps de base du tournage, entamé le 5 septembre et prévu pour durer un mois et demi. « Il y a ceux qui refusent d'en être et ceux qui, au contraire, nous ouvrent grand leur porte », rapporte de son côté Inès Léraud, autrice de la BD et coscénariste du film.

Dans l'ouvrage, succès d'édition, elle retrace son enquête sur le fléau des algues vertes qui prolifèrent dans certaines baies bretonnes, symptômes des dérives de l'agriculture intensive. Elle y raconte les victimes des algues, les multiples tentatives d'alerte, les appels à changer de modèle agricole et dépeint le manque de réaction des pouvoirs publics et le poids de l'agro-industrie dans la région. Pierre Jolivet a cherché à « en faire une histoire de cinéma », avec « une héroïne » et « de l'émotion », mais « sans trahir la réalité ». Le thriller « pose les problèmes, mais certainement pas de façon manichéenne. Il interpelle le système », défend le réalisateur.

Complicité des habitants

Mais le tournage, en grande partie dans les Côtes-d'Armor, a rencontré plusieurs obstacles. Des élus de la région de Lannion ont refusé d'y concourir. Notamment François Ponchon, le maire de Saint-Michel-en-Grève, où sont morts un joggeur en 1989 et un cheval en 2009, dans des amas d'algues en putréfaction. « On ne souhaitait pas apporter une aide sur ce film qui est très à charge. Depuis dix ans, des efforts ont été faits, avec une baisse des taux de nitrates et de la quantité d'algues. Le synopsis n'en tenait pas compte », reproche l'édile, considérant que « ce n'est pas la peine de ressasser le passé ».

Il a donc fallu s'adapter : si rien n'interdisait de tourner sur la plage, « on ne pouvait pas bloquer une route ou des places de parking », relate Inès Léraud. Il a fallu filmer caméra à l'épaule et se débrouiller pour réserver, avec la complicité d'habitants, les stationnements nécessaires à la logistique. D'autres scènes ont été tournées dans la commune voisine de Plestin-les-Grèves, qui a accueilli la production « sans sourciller », tout en demandant « d'insérer un texte à la fin pour expliquer tout ce qu'on a fait depuis trente ans », souligne le directeur des services municipaux, Gildas Lamandé.

Reportage

Algues vertes : le long combat des proches de victimes

Agriculture

3 juil. 2021

Autre moment clé, autre encombre : la mort de Thierry Morfoisse, un ramasseur d'algues vertes décédé d'un malaise cardiaque au volant de son camion-benne en 2009, entre la plage de Binic et la décharge de Lantic, près de Saint-Brieuc. Le président du syndicat mixte qui gère cette déchetterie a d'abord fait savoir qu'il n'y était « pas favorable », avant d'indiquer, face aux réactions, que la question serait tranchée par l'ensemble des élus du syndicat : ils ont donné leur feu vert, par 26 voix sur 31. Député (Modem) des Côtes-d'Armor et jusqu'à tout récemment maire d'Hillion, commune la plus touchée par les algues vertes, Mickaël Cosson est de ceux qui ont voté pour, tout comme il a autorisé le tournage. « On n'a rien à cacher, contrairement à ce qu'ils font croire. C'est très vendeur, mais aujourd'hui, on est plutôt à essayer de trouver des solutions qu'à mettre les choses sous le tapis », attaque-t-il.

« Rapport de force »

Également pointée du doigt pour son absence de soutien financier, la région Bretagne a annoncé qu'elle accorderait une aide et assure que « le projet a suivi le processus habituel d'étude de dossier ». La collectivité a recours pour ces subventions à un comité indépendant composé de professionnels du cinéma. « Il y a eu un refus pour l'aide à l'écriture, puis un ajournement pour l'aide à la production », précise encore la région, qui parle de « procédure fréquente ». « Peut-être que la mobilisation en faveur du film a guidé leur choix, elle a montré qu'il y avait une demande populaire en Bretagne et que ce serait un peu étrange qu'un film aussi attendu et nécessaire ne soit pas soutenu », analyse de son côté Inès Léraud.

« On a réussi à sauter toutes les haies. Certaines qui sont tombées toutes seules, d'autres qu'on a dû faire tomber. On a bataillé, avec les associations, on a instauré un rapport de force », résume Pierre Jolivet, qui entend bien organiser des avant-premières dans la région quand le film sera prêt, «au printemps ».

https://www.liberation.fr/environnement/en-bretagne-le-tournage-dun-film-sur-les-algues-vertes-fait-face-a-une-defiance-locale-20220930_J4BM5WWR2RDUNFOQX2QXZBTN6Y/

 

Ouest-France

Finistère. Le Département va consacrer 2,5 millions d’euros pour préserver les zones humides

Publié le Rose-Marie DUGUEN

Ce vendredi 30 septembre 2022, le Département du Finistère a annoncé mettre 2,5 millions d’euros sur la table, entre 2022 et 2028, pour préserver et mettre en valeur les zones humides.

Maël de Calan, président du Département du Finistère, aux côtés de Jérôme Bignon, président de Ramsar France, vendredi 30 septembre 2022 à Quimper.

Le 14e séminaire national des sites Ramsar s’est tenu les 29 et 30 septembre 2022 dans le Finistère. Un site Ramsar est « une zone humide reconnue d’importance internationale pour son caractère représentatif, rare ou unique et pour sa richesse biologique », décrit Eau France, le service public d’information sur l’eau.

Une seule zone Ramsar, bientôt d’autres ?

À l’échelle de la planète, il existe 2 400 zones Ramsar, réparties dans 170 pays. Cinquante-deux de ces zones sont situées en France, métropolitaine et d’Outre-mer. Une seule est dans le Finistère : les dunes et paluds bigoudènes. Deux autres sites pourraient, peut-être un jour, obtenir le même label si les collectivités locales œuvrent en ce sens : les monts d’Arrée (pour ses tourbières notamment) et la baie de Morlaix.

Acquérir 100 hectares de zones humides en plus

À cette occasion, Maël de Calan, président du Conseil départemental du Finistère, a dévoilé un plan d’actions pour les zones humides. Montant du budget alloué : 2,5 millions d’euros pour la période 2022-2028. Avec plusieurs objectifs : « Acquérir 100 hectares de zones humides supplémentaires » (le Département est actuellement propriétaire d’un peu plus de 700 hectares de zones humides) ; « restaurer au moins une zone humide majeure » ; « développer notre activité de conseils aux collectivités dans leurs projets locaux », projette Maël de Calan.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/finistere-le-departement-va-consacrer-2-5-millions-d-euros-pour-preserver-les-zones-humides-95c32da2-40b1-11ed-89be-3116781a5058

C'est bon pour l'Anse de Primel, on ne va quand même pas nous mettre une aire de carénage en pleine zone humide au fond de l'Anse.

 

Ouest-France

Finistère. Le château de Suscinio pourrait devenir des hébergements touristiques

Publié le Sarah HUMBERT

C’est fait. Depuis deux ans, le château de Suscinio, à Morlaix, était en vente. Jeudi 29 septembre 2022, la ville a voté son achat à la région, pour 1 € symbolique.

Le château de Suscinio, à Morlaix (Finistère) date du XVIIe siècle.

Le château de Suscinio, à Morlaix (Finistère) date du XVIIe siècle. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

C’est fait. L’écriture d’un nouveau chapitre de l’histoire du château de Suscinio (à Morlaix, en Finistère) a commencé. Jeudi 29 septembre 2022, lors du conseil municipal, les élus ont voté l’acquisition du monument à la Région, pour 1 € symbolique.

Une opération rentable

L’édifice, qui date du XVIIe siècle, avait été mis en vente en juin 2020, au prix de 200 000 €. La délibération votée précise qu’en cas « de revente onéreuse du site par la Ville de Morlaix dans les trois ans qui suivent la date d’acquisition du bien, la recette financière, déduction faite des frais pris en charge par la Ville », sera à partager, à égalité, entre la municipalité et la Région. Le prix de revente envisagée n’a pas été dévoilé.

En mai 2022, un potentiel porteur de projet s’était fait connaître. Il souhaitait installer des hébergements touristiques. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Vers des hébergements touristiques ?

L’opération s’annonce donc rentable, d’autant que la municipalité avait déjà, il y a quelques mois, des pistes pour un porteur de projet, à qui elle pourrait revendre le bien.

Si les élus n’annoncent pas encore de nom, en mai 2022, celui de l’entrepreneur Franck Jaclin, avait circulé. Créateur de La route des pingouins , un réseau d’opérateurs du tourisme comprenant des gîtes et hôtels-restaurants répartis sur une partie du littoral finistérien, il avait évoqué un projet d’hébergement « à des prix de chambres d’hôte et de gîtes d’étape ». Il indiquait également que son souhait que le jardin « reste ouvert toute l’année au public ». Il se montrait cependant prudent, en indiquant que « rien n’était acté pour le moment ».

Mais avec l’achat du château par la mairie, son projet, s’il est toujours d’actualité, pourrait voir le jour. Contacté jeudi 29 septembre, l’entrepreneur n’a pas pour le moment pas donné suite à nos demandes.

Questionné lors du conseil municipal, le maire de la commune Jean-Paul Vermot, indique : « Il ne m’appartient pas de donner plus d’informations sur le futur acquéreur, qui a déjà été identifié ». Il confirme cependant que le château pourrait accueillir « un projet de gîte d’étape, accessible ». La commune prévoit d’inclure dans les conditions suspensives de l’acte de vente « l’ouverture du parc au public ». Serge Moullec, élu d’opposition, lui, dit « douter que cela soit une opération financière positive ».

29 691 m2 de parc

Pour rappel, le château seul, occupe un espace de 641 m2. La superficie de son parc, elle, est de 29 691 m2. Il est inoccupé depuis une douzaine d’années, et servait auparavant aux étudiants du lycée Suscinio.

Depuis, désaffecté et déclassé, le bâtiment aura besoin d’importants travaux, avant de pouvoir à nouveau accueillir du public, qui seront à la charge de l’acheteur.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/finistere-le-chateau-de-suscinio-pourrait-devenir-des-hebergements-touristiques-fbb028b6-3ff5-11ed-b588-0a3420c1a9bd

 

Ouest-France

Plounéour-Ménez. Captages privés : Erwan Belbeoch nouveau président

Publié le

Pierre Yvin laisse sa place en tant que président de l’association des captages privés à Erwan Belbeoch.

Pierre Yvin laisse sa place en tant que président de l’association des captages privés à Erwan Belbeoch. | OUEST-FRANCE

L’association des captages privés d’eau, crée en 1989, rassemble 43 captages qui alimentent 23 villages de la commune qui ne sont pas reliés au réseau d’eau publique. L’association compte 73 membres.

Erwan Belbeoch élu président

Lors de l’assemblée générale vendredi soir, l’ancien président Pierre Yvin a laissé sa place à Erwan Belbeoch du village de Nesnay.  Je suis installé ici depuis 8 ans. Le puits du village alimente aussi le village de Baillou à côté. Cette particularité de la commune, avec son nombre important de captages privés et ses usagers, se fait entendre à travers l’association , dit-il.

Les membres de l’association veulent créer une cagnotte afin de répondre aux futurs travaux d’importance sur les captages et le réseau dans l’avenir. En effet, le réseau est en place depuis 1963 et des améliorations devront être apportées notamment concernant la qualité de l’eau et la sécurité de l’approvisionnement.

La sécheresse de l’été dernier qui se poursuit, a fait baisser les niveaux d’eau de manière inquiétante même si les membres de l’association disent ne pas manquer d’eau.  Pour le moment, ça tient !  déclare un participant.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouneour-menez-29410/captages-prives-erwan-belbeoch-nouveau-president-ae646a88-eca0-499c-b64b-ba94ece7159c

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
29 septembre 2022

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2022/09/le-monde-du-silence.html

 

Ouest-France

Morlaix. Get Open instille le jazz en ville

Publié le

Pour sa deuxième année, l’association Get Open invite des pointures du jazz à Morlaix (Finistère). Voici le programme.

Bertrand Crispils, Mathieu Cardyn, Maële Crispils et Franck Chanu de Get Open.

Bertrand Crispils, Mathieu Cardyn, Maële Crispils et Franck Chanu de Get Open. | OUEST-FRANCE

L’association Get Open, c’est la passion de la musique et du partage à petits prix avec un tarif à 12 €. C’est tout le sel de cette deuxième programmation concoctée par Bertrand Crispils, Franck Chanu, Maële Crispils et Mathieu Cardyn autour de la découverte, et de la créativité. Une musique itinérante, à Morlaix (Finistère), de La Barge à La Virgule en passant par la MJC et La Salamandre.

Tarzan Tarzan en déambulatoire

Le duo voix/violon constitué de Sarah Brault et Marion Jo, joue sur l’improvisation. « Nous aimons être surpris, ce premier concert est emblématique de notre état d’esprit », formule l’équipe de Get Open qui organise ce concert en partenariat avec L’Atlantique Jazz Festival. Le duo Tarzan Tarzan est attendu le 8 octobre à 17 h, pour une déambulation musicale, acoustique et libre d’accès. Un second sera donné à 20 h 30 dans la salle bleue de la Salamandre au Sew.

Le 26 novembre à La Barge, Get Open accueille le trio du tromboniste Samuel Blaser. « Un trio de virtuoses. Samuel Blaser est déjà venu pour un premier concert avec notre parrain, le guitariste Marc Ducret. Il avait adoré l’ambiance, il y revient, toujours avec Marc Ducret, mais dans une formule très différente. »

Le concert du 14 janvier, est prévu dans l’auditorium de la MJC, un autre lieu privilégié des groupes de jazz et de blues. Le guitariste David Chevalier viendra y présenter son nouveau projet Curiosity.

C’est Baptiste Boiron qui clôturera la saison, le 6 mai à la Barge. En trio avec Frédérik Gastard et Bruno Chevillon. « Ce sont des musiciens exceptionnels et c’est aussi une histoire de rencontre. Baptiste qui vit en Centre-Bretagne est venu à notre premier concert l’an dernier… Puis finalement à tous les autres ! Baptiste Boiron revendique une histoire du jazz créative et généreuse. »

Renseignements sur le site internet getopen.fr. 12 € ; 9 € pour les adhérents ; 36 € pour un abonnement quatre concerts.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-get-open-instille-le-jazz-en-ville-0a4393f6-3e50-11ed-91cc-1c8b00fd22eb

 

Ouest-France

Brest. Éric Guellec (PCF) : « Tant qu’on n’a pas de chiffres pour le stade… »

Publié le Recueilli par Mickaël LOUÉDEC

Éric Guellec préside le groupe des élus communistes, à la Ville et à la Métropole. En cette rentrée, il fait le point sur les dossiers d’actualité : crise financière, crise énergétique, BHNS et futur stade.

Éric Guellec préside le groupe des élus communistes au conseil municipal de Brest.

Éric Guellec préside le groupe des élus communistes au conseil municipal de Brest. | OUEST FRANCE

Sur quels sujets va-t-on entendre les élus communistes de Brest en cette rentrée ?

La question qui nous interpelle tous, c’est celle du pouvoir d’achat, qui est liée à la question de la crise énergétique. Il y a un besoin de hausse des salaires, des retraites et des pensions. Actuellement en France, il y a des dizaines de millions de personnes qui tirent la langue pour payer leurs factures, et qui hésitent à remettre le chauffage en marche. Au niveau national, il faut sortir des griffes de la spéculation les biens communs que sont les biens énergétiques comme le gaz et l’électricité et en faire un service public national, ce qui impliquera des tarifs réglementés.

Et à l’échelle locale ? Comment agir ?

Il faut favoriser les dispositifs d’aide qu’on met en place sur le territoire pour ceux qui ont du mal à payer leurs factures. Il faut aussi continuer à proposer nos grilles tarifaires, de façon plus sociale. Sur les transports, notamment. Il faut aussi continuer notre investissement dans le réseau de chaleur. Ça concourt, au moins partiellement à notre indépendance énergétique. Il faut poursuivre également la rénovation énergétique des bâtiments publics.

Êtes-vous toujours favorable à la gratuité dans les transports en commun ?

On ne la veut pas de façon brutale, ce ne serait pas raisonnable. Mais, pourquoi pas, ne pas tenter une expérimentation sur les week-ends, pendant une année. On fait le point après et on voit si on poursuit.

Quid du BHNS (bus à haut niveau de service) ? François Cuillandre n’exclut pas que le projet soit retardé…

On reste très attachés au programme de 2020. Pour nous, il faut faire le tram et le BHNS. On souhaite mener les deux projets de front. François Cuillandre, d’ailleurs, n’y a pas renoncé.

Quelle est votre position sur le projet de stade au Froutven ?

Tant qu’on n’a pas de chiffres pour le projet de stade, on restera favorables à la solution la moins coûteuse pour le portefeuille du contribuable. Maintenant, si différents scenarii sont proposés, il faut qu’on nous montre ce que ça coûte… Il ne faut pas oublier que, sur la ligne de départ, c’était un projet 100 % privé. Donc, l’accompagnement se faisait sur les infrastructures de mobilité aux alentours. Maintenant, les Le Saint demandent à la collectivité de mettre la main au pot, sans plus de précisions. Donc, on dit non, car on travaille à partir de chiffres.

Et sur la ligne Orly-Brest ?

On est évidemment pour le développement du train, qui est un moyen de transport moins polluant. Mais le train à 3 h de Paris. En attendant, on ne va pas se priver de quelque mode de connexion que ce soit.

Si une dissolution de l’Assemblée nationale devait intervenir, quelle serait votre position vis-à-vis de la Nupes ?

Les accords de la Nupes ont permis que toutes les forces de gauche aient un groupe parlementaire. Les gens aspirent à une gauche unie. Il y aurait donc une nouvelle discussion entre toutes les formations.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-eric-guellec-pcf-tant-qu-on-n-a-pas-de-chiffres-pour-le-stade-6c9775de-400a-11ed-b588-0a3420c1a9bd

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor. « Les choses se sont arrangées » pour le film « Algues vertes, l’histoire interdite »

Publié le

Après des oppositions au début du tournage, les blocages se lèvent pour l’adaptation au cinéma de la BD d’Inès Léraud sur les algues vertes. Les caméras pourront se poser dans la déchetterie de Lantic (Côtes-d’Armor) notamment.

Le réalisateur Pierre Jolivet, entouré de Céline Salette, qui incarne Inès Léraud (à droite) à l’écran, peut poursuivre « sans obstacles », le tournage de l’adaptation de la BD « Algues vertes, l’histoire interdite ».

Le réalisateur Pierre Jolivet, entouré de Céline Salette, qui incarne Inès Léraud (à droite) à l’écran, peut poursuivre « sans obstacles », le tournage de l’adaptation de la BD « Algues vertes, l’histoire interdite ». | OUEST-FRANCE

Tous les obstacles rencontrés au début du tournage sont, aujourd’hui, de l’histoire ancienne. Pierre Jolivet, le réalisateur du film Algues vertes, l’histoire interdite, l’a affirmé lors d’une conférence de presse, mercredi 28 septembre 2022, à Maël-Pestivien (Côtes-d’Armor), camp de basedes scènes filmées dans le Centre-Bretagne, plus de trois semaines après le début du tournage du film à Lannion, le 5 septembre 2022.

+++ Lire aussi : Algues vertes : un tournage entamé dans la discrétion à Lannion

Des tensions, il y en a eues, dans le Trégor notamment, où les élus se sont montrés frileux. On a été surpris, on pensait que la BD avait essuyé les plâtres et que le terrain était défriché, que les gens n’auraient pas manifesté d’oppositions​, indique Inès Léraud, qui cosigne l’adaptation de sa BD avec le réalisateur. Ce dernier se souvient : J’ai entendu de la part de plusieurs opposants : Arrêtez de parler des algues vertes.​ »

+++ Lire aussi : Côtes-d’Armor. Algues vertes : le film tiré de la BD fait des remous

Des blocages levés

Face à ces blocages, l’équipe s’est adaptée. Pour filmer la plage de Saint-Michel-en-Grève, par exemple. On ne nous autorisait pas vraiment de tourner mais on ne nous l’interdisait pas non plus. Alors, on a pris la caméra à l’épaule pour filmer​, raconte Pierre Jolivet.

Si la mairie d’Hillion a donné son feu vert, la zone concernée est interdite d’accès. On a reconstitué l’estuaire du Gouessant au Douron, poursuit Inès Léraud.

Après un refus, les portes de la déchetterie de Lantic se sont ouvertes. Le 21 septembre 2022, les élus du comité syndical de Kerval, en charge du traitement des déchets, notamment de l’unité de traitement algues vertes de Lantic, ont autorisé le tournage. Une bonne nouvelle pour l’équipe : C’était indispensable de pouvoir y tourner car c’est là que ça s’est passé. Il n’y a pas d’autres décors équivalents ailleurs. ​ Les caméras se poseront, le 11 octobre 2022, dans ce lieu où Thierry Morfoisse, décédé en 2009 des suites d’un arrêt cardiaque, déposait régulièrement des algues vertes.

Le soutien de la Région

Alors qu’une information laissait entendre que la Région ne subventionnerait pas ce film, la collectivité a annoncé son soutien le 15 septembre 2022. Le montant n’est pas encore connu et sera fixé prochainement. Il aurait été étrange que la Région ne nous suive pas, commente l’équipe. C’est un film avec et pour la Bretagne​, rappelle Xavier Rigault, producteur. Qui indique par ailleurs que 25 comédiens sur 40 sont bretons, comme 18 des 44 techniciens mobilisés.

Au final, les choses se sont arrangées, avec le soutien d’élus et d’associations ».​ Le tournage va se poursuivre, entre autres, au tribunal de Saint-Brieuc et dans un café de Kergrist-Moëlou, avant de mettre le cap sur la région parisienne où le clap de fin sera donné le 19 octobre 2022.

La sortie du film Algues vertes, l’histoire interdite est prévue au printemps 2023.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guingamp-22200/cotes-d-armor-les-choses-se-sont-arrangees-pour-le-film-algues-vertes-l-histoire-interdite-e669cc72-3f47-11ed-b659-5fb02baf9630

 

Ouest-France

ENTRETIEN. Dans le pays de Morlaix, « les violences intrafamiliales ont légèrement baissé »

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La compagnie de gendarmerie de Plourin-lès-Morlaix (Finistère), accueille, trois jours par semaine une assistante sociale pour les épauler dans l’accueil des victimes de violences intrafamiliales. Concernant la lutte contre les stupéfiants, deux grandes enquêtes sont en cours dans le haut Léon et le Trégor.

Le commandant Boris Martin est à la tête de la compagnie de gendarmerie de Plourin-lès-Morlaix.

Le commandant Boris Martin est à la tête de la compagnie de gendarmerie de Plourin-lès-Morlaix. | OUEST-FRANCE

Le commandant Boris Martin est à la tête de la compagnie de gendarmerie de Plourin-lès-Morlaix (Finistère). Une assistante sociale pour les victimes de violences conjugales, bilan des interventions de l’année, lutte contre les stupéfiants… Il fait le point sur les importants dossiers suivis par les forces de l’ordre.

Le préfet du Finistère a annoncé un renfort d’assistants sociaux pour l’accueil des victimes de violences intrafamiliales. Qu’en est-il pour la gendarmerie ?

Pour la compagnie de Plourin-lès-Morlaix, une intervenante sociale assure une permanence en gendarmerie trois jours par semaine, les lundis, mercredis et vendredis. Le mardi et le jeudi, elle sera au commissariat de Morlaix. Il y a désormais une assistante sociale par compagnie dans le département.

Les violences intrafamiliales sont-elles en hausse dans le secteur ?

Les chiffres sont stables, voire en légère diminution. Le profil type de la victime que nous pouvons recevoir est une femme, âgée entre 30 et 39 ans, qui a en grande majorité un lien conjugal avec l’auteur des violences (à 47 %). 75 % des victimes sont des femmes, 25 % des hommes. Plus de la moitié des gendarmes de la compagnie, 67, sont formés à l’écoute et l’accueil de ces victimes. Une réponse pénale est systématiquement faite dans ce cadre, avec une audition. Nous allons également reprendre les permanences dans les mairies (notamment Cléder, Landivisiau et Plouigneau) pour les personnes qui n’osent pas franchir la porte de la gendarmerie.

Autre priorité annoncée par le préfet : la lutte contre le trafic de stupéfiants. Où en est-on ?

Nous menons deux enquêtes importantes à ce sujet : dans le haut Léon et une autre dans le Trégor. Il n’y a pas de point de deal ici.

Quelle nouveauté mettez-vous en place dans vos équipes ?

À la brigade de Saint-Pol-de-Léon, je détache un groupement de six militaires qui ne s’occupera que des affaires de police judiciaire, à partir du 1er octobre 2022. Ainsi, ils déchargeront les autres de manière pour que ces derniers soient sur le terrain. D’ailleurs, le dispositif de brigade territoriale de contact a rencontré un franc succès, il est donc reconduit. L’objectif reste le même : avoir le plus de gendarmes possible à l’extérieur, à la rencontre de la population, des entreprises, des élus ou encore des agriculteurs.

Pour les autres interventions plus classiques comme les contrôles routiers, comment voyez-vous l’année ?

Nous continuons bien sûr les opérations de sécurité routière. La première cause des accidents est la vitesse, ensuite l’alcool et les stupéfiants au volant. Même chose pour les contrôles du travail illégal dans les exploitations agricoles. Dans nos missions, il y a aussi tout un volet environnemental, comme notre intervention dans une entreprise de récupération des déchets à Plouigneau, en mars 2022.

Enfin, quelle a été l’intervention la plus marquante de cette année pour vous ?

Sans aucun doute, les incendies dans les monts d’Arrée de cet été. Nous avons été amenés à évacuer les hameaux de Commana et Botmeur, suivre les prises en charge de ces personnes à la salle omnisports de Sizun, sécuriser les axes. À ce jour d’ailleurs, l’enquête se poursuit pour identifier les auteurs.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plourin-les-morlaix-29600/entretien-dans-le-pays-de-morlaix-les-violences-intrafamiliales-ont-legerement-baisse-12b02234-3e87-11ed-8aab-3274d8312c34

 

Ouest-France

Saint-Brieuc. Mécontents des discussions, les agents de l’Agglo reprendront la grève lundi

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Quatre-vingts agents de Saint-Brieuc Armor agglomération (Côtes-d’Armor) se sont mobilisés devant le siège de l’intercommunalité, ce jeudi 29 septembre, à 9 h 30, pour porter plusieurs revendications. Après des négociations insatisfaisantes pour la CGT, la grève reprendra lundi.

À l’appel de la CGT, de nombreux agents se sont rassemblés devant le siège de Saint-Brieuc Armor agglomération, ce jeudi 29 septembre.

À l’appel de la CGT, de nombreux agents se sont rassemblés devant le siège de Saint-Brieuc Armor agglomération, ce jeudi 29 septembre. | OUEST-FRANCE

Un préavis de grève illimitée avait été déposé la semaine dernière, dans le cadre d’une journée nationale. À l’appel de la CGT, quatre-vingts agents sont réunis, ce jeudi 29 septembre, à 9 h, devant le siège de Saint-Brieuc Armor agglomération (Côtes-d’Armor).

« Ce rassemblement et cette grève ne sont pas le fruit du hasard, c’est la suite logique d’un cahier revendicatif présenté au président de l’agglomération en avril 2022. Nous demandons aux élus des gestes forts pour éviter la perte de compétences et maintenir un service public de qualité avec des agents ayant une juste rémunération », a martelé Jean-Stéphane Le Fèvre, secrétaire général CGT.

Salaires, effectifs et moyens

Parmi les revendications des agents, entre autres, une augmentation des salaires pour tous les titulaires, contractuels et les agents de droit privé à hauteur de 300 € nets par mois ; le versement d’un 13e mois ; davantage d’effectifs et de moyens : le remplacement des agents absents ; la prise en compte de la mutuelle, de l’ancienneté des contractuels et un régime indemnitaire équivalent à celui des titulaires.

Lors d’une rencontre prévue à 10 h, Vincent Alleno, vice-président en charge des ressources humaines, a consenti au versement d’une prime d’année aux agents de catégorie C qui n’en bénéficiaient pas. En effet, ceux qui ont été embauchés après 2017 étaient exclus de cette prime d’environ 600 €. Il a également annoncé l’ouverture de négociations salariales le 6 octobre. Des avancées loin d’être suffisantes pour la CGT, attachée à l’attractivité des métiers de l’Agglo. « La grève va s’intensifier à partir de lundi », promet le syndicat. Ce jeudi 29 septembre, elle a déjà perturbé le fonctionnement de plusieurs services dont celui de la collecte des déchets et de l’eau.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/saint-brieuc-les-agents-cgt-de-l-agglomeration-manifestent-et-veulent-etre-entendus-844241a8-3fd0-11ed-ba73-6636a9f64449

 

Ouest-France

Glomel. Le Conseil d’État confirme l’annulation du projet de parc éolien

Publié le Frédérique JOURDAA

Le Conseil d’État a confirmé, dans une décision du mercredi 28 septembre 2022, l’annulation de l’autorisation accordée en 2018 à la société Botsay Énergie pour quatre éoliennes visibles depuis ce paysage préservé du cœur de l’Argoat, à Glomel (Côtes-d’Armor).

Il n’y aura pas de parc éolien près des Montagnes noires à Glomel (Photo d’illustration).

Il n’y aura pas de parc éolien près des Montagnes noires à Glomel (Photo d’illustration). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

L’association Vents de folie et la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France ont bataillé ferme contre l’autorisation de construction et d’exploitation d’un parc éolien composé de quatre aérogénérateurs et d’un poste de livraison à Glomel accordée, le 26 avril 2018, par le préfet des Côtes-d’Armor à la société Botsay Énergie.

Le tribunal administratif de Rennes avait d’abord rejeté leur demande le 5 novembre 2020, mais les associations sont revenues devant la cour administrative d’appel de Nantes. Les requérants étaient soutenus par l’avis du Directeur des territoires et de la mer (DDTM) des Côtes-d’Armor qui avait souligné que « le paysage du plateau de Plouray constituait l’un des rares paysages des Côtes-d’Armor préservé d’implantation industrielle ».

Chiffres à l’appui, ils ont démontré que le site choisi, placé sur une crête, aurait concurrencé visuellement les sites remarquables des Montagnes noires formés par la calotte Saint-Joseph, le Minez Du et le massif de Mellionnec. Par un arrêté du 8 mars 2022, les juges avaient reconnu « l’intérêt patrimonial national […] de ce paysage emblématique fort » et annulé l’autorisation préfectorale.

Une atteinte aux paysages environnants

La société Botsay Énergie revenait le jeudi 30 août devant le Conseil d’État afin de demander l’annulation de cet arrêté et la mise à la charge des associations de 4 500 € au titre des frais de justice. Elle invoquait l’imprévisibilité des décisions administratives et l’insécurité qui en découlait pour les entreprises. Par une décision rendue le mercredi 28 septembre, le Conseil d’État confirme le jugement de la cour administrative d’appel de Nantes. Selon lui, « le parc éolien porterait bien atteinte aux sites et aux paysages environnants en méconnaissance des articles L.511-1 du Code de l’environnement et R.11-27 du Code de l’urbanisme qui réglemente les installations qui peuvent présenter des dangers ou des inconvénients… notamment pour la protection de la nature, de l’environnement, des paysages, des monuments ou encore des éléments du patrimoine archéologique ». Il n’y aura donc pas d’éolienne à Glomel.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/glomel-22110/glomel-le-projet-de-parc-eolien-non-autorise-par-le-conseil-d-etat-9feea43a-3fd2-11ed-8169-ab6dbbf97d76

 

Ouest-France

Carantec. La Mini Transat 2021 par Jean-Marie Jézéquel

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Le Carantécois va conter l’aventure inédite qu’il a vécue il y a un an, à travers l’Atlantique. Il donnera une conférence qui s’intitule « Bonheur et épreuves d’un skipper carantécois ».

Le bonheur de Jean-Marie Jézéquel à l’arrivée de « sa » Transat. Il le partagera avec les personnes assistant à sa conférence le 1er octobre prochain.

Le bonheur de Jean-Marie Jézéquel à l’arrivée de « sa » Transat. Il le partagera avec les personnes assistant à sa conférence le 1er octobre prochain. | VINCENT OLIVAUD

Peut-être est-il utile de rappeler que la Mini Transat 6.50, dont c’était la 23e édition en 2021, est organisée chaque année impaire. C’est une course sans assistance, sans routage météo par satellite, ni aucun contact avec la terre, disputée sur une distance de 4 050 miles nautiques (7 500 km), en solitaire sur des bateaux de 6,50 m de long. La première étape mène les marins des Sables-d’Olonne à Santa Cruz de la Palma aux Canaries et la seconde à Saint-François en Guadeloupe.

La première transatlantique pour J.M. Jézéquel

À bord de son maxi 6.50 de série baptisé FondApro 951, Jean-Marie, à 35 ans, a décroché une belle quatrième place de sa série à l’issue de la première étape, soit une septième place sur 65 skippers au classement général à l’arrivée à Saint-François en Guadeloupe.  Le fait de pouvoir disputer l’épreuve et de bien la terminer a été pour moi un aboutissement. Ce fut une aventure incroyable , racontait-il à l’arrivée. Son objectif initial,  arriver au bout et me faire plaisir  était donc bien atteint.

Le bonheur et les épreuves

Au chapitre du bonheur, il y a l’émerveillement du quotidien en mer  grâce aux couleurs, aux nuages, aux étoiles  se souvient Jean-Marie. Mais les épreuves ont aussi été nombreuses au cours de la traversée. Lors de son intervention, organisée par l’association Carantec Culture et son responsable des conférences, Gérard Guillerm, le jeune skipper décrira, film de 28 minutes à l’appui, les différents aspects de cette aventure qui a nécessité une longue préparation et la recherche de soutiens mais qui a aussi engendré des grands et petits tracas, que Jean-Marie a su dominer grâce à sa technicité et à son sens de la rigueur. Des qualités qui permettent de prédire un bel avenir à ce marin qui, après l’arrivée de la Mini Transat 2021, déclarait au sujet de la future Mini Transat 2025 :  Peut-être la disputerai-je ? Je ne veux rien m’interdire .

Samedi, à 17h, au cinéma Étoile de Carantec. 7 € (5 € adhérents de Carantec Culture, gratuit pour les moins de 18 ans). Réservations sur le site Hello Asso ou achat des billets sur place.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/la-mini-transat-2021-par-jean-marie-jezequel-f2ede6ca-3a85-11ed-be96-29c6f32ce2b1

 

Ouest-France

Qui peut prétendre à la Légion d’honneur dans le pays de Morlaix ?

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Pour obtenir la Légion d’honneur, la plus haute distinction française, pas besoin d’être militaire. Le comité de Morlaix/Saint-Pol-de-Léon compte en tout soixante membres. Hommes, femmes, chefs d’entreprise, anciens militaires, enseignants… Qui sont-ils et quelles sont leurs actions ?

Joseph Le Mer, président directeur de la Sermeta à Morlaix, Robert Thomas, général de brigade, France Blanchet, qui a été professeure puis cheffe d’établissement en Normandie, vit à Guimaëc. Leur point commun ? Ils sont tous médaillés de la Légion d’honneur.

Joseph Le Mer, président directeur de la Sermeta à Morlaix, Robert Thomas, général de brigade, France Blanchet, qui a été professeure puis cheffe d’établissement en Normandie, vit à Guimaëc. Leur point commun ? Ils sont tous médaillés de la Légion d’honneur. | OUEST-FRANCE

Ils et elles sont chefs d’entreprise, enseignants, anciens militaires, ou encore retraités. Ils n’ont pas le même âge ni le même parcours. Leur point commun ? Ils sont tous décorés de la Légion d’honneur et vivent autour de Morlaix ou de Saint-Pol-de-Léon.

Il n’y a que des gens connus qui ont la Légion

Faux. Ce n’est pas forcément le cas. La Société des membres de la légion d’honneur du Finistère nord compte entre 370 et 380 membres, dont 60 pour le comité Morlaix/Saint-Pol-de-Léon. Certes, l’on retrouve des visages familiers, à l’image de Joseph Le Mer, patron emblématique de la Sermeta, qui a produit quatre millions d’échangeurs en acier inoxydable pour des chaudières gaz cette année. 

Ou bien Marie-Thérèse Duronsoy. « J’ai été infirmière en Algérie, lors de la guerre, en 1958. Je suis revenue le 13 mai 1962 en France. On m’avait dit à l’époque : si tu veux partir à l’étranger, va en Suisse. Sauf qu’il n’y avait pas la guerre, là-bas », raconte cette dernière, lors de la réunion du comité de section de mercredi 28 septembre 2022.

Les médaillés sont tous de près ou de loin des gradés militaires

Faux. « La légion est un ordre national créé par Napoléon Ier, c’est la plus haute distinction française, détaille Jean-Michel Ogès, président du comité local. Tout le monde peut l’avoir, à partir du moment où il y a un engagement au profit de la nation. Il n’est pas forcément militaire. »

Comme France Blanchet, ancienne cheffe d’établissement en Normandie et qui vit désormais à Guimaëc. Cette dernière a reçu son précieux grade de chevalier en 2000.

La procédure n’est pas simple pour obtenir cette distinction

Vrai. « La légion ne se demande pas. C’est quelqu’un qui propose pour vous auprès de l’institution. Un mémoire est rédigé et doit passer par la grande chancellerie. C’est elle qui décide des attributions. Ensuite, c’est une autre personne qui a la légion qui doit la remettre officiellement », poursuit Gisèle Pays, secrétaire de la section Finistère Nord.

Il n’y a pas d’âge pour recevoir les honneurs

Vrai. Marcel Le Jeune, originaire de Plourin-lès-Morlaix, a été un « Résistant actif pour la région. Mais il n’avait pas la légion, un dossier a été monté et il l’a reçu finalement à 90 ans. Il a eu la reconnaissance de la nation pour ses actions, son investissement dans la vie locale », souligne Jean-Michel Ogès. Depuis, Marcel Le Jeune est décédé.

Une fois qu’on est récipiendaire, il ne se passe plus rien

Faux. Les sociétés des membres des Légions d’honneur (SMLH) ont plusieurs causes nationales à décliner localement. Soit l’éducation à la citoyenneté, via les cadets de la gendarmerie du Finistère ; le soutien aux apprentis, dont le Finistère présentera un candidat pour le Prix national en décembre ; le parrainage de jeunes lycéens jusqu’à la vie adulte, méritants et boursiers et la formation à la nation. Par exemple, en Finistère, seize étrangers demandant la nationalité française suivent des cours d’histoire, ou encore les valeurs et institutions françaises, via la SMLH.

Renseignements : www.smlh29n.fr

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/qui-peut-pretendre-a-la-legion-d-honneur-dans-le-pays-de-morlaix-093ae934-3f39-11ed-b695-eda89e95acac

 

Ouest-France

L’Abeille Flandre attendue à Brest vendredi 30 septembre

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Le mythique remorqueur accostera quai Malbert à Brest (Finistère) vers 9 h, vendredi 30 septembre 2022. Il sera ensuite déconstruit par l’entreprise Navaleo.

L’Abeille Flandre est attendue à Brest (Finistère), vendredi 30 septembre 2022.

L’Abeille Flandre est attendue à Brest (Finistère), vendredi 30 septembre 2022. | OUEST-FRANCE

Le dernier voyage de l’Abeille Flandre se termine. Parti le 20 septembre 2022 de Toulon, le mythique remorqueur est attendu à Brest ce vendredi 30 septembre. Il devrait accoster vers 9 h au quai Malbert, là où 26 années durant, le navire a été en station.

Une ouverture au public est prévue les 1er et 2 octobre. Ensuite, il sera déconstruit par l’entreprise locale Navaleo.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/l-abeille-flandre-attendue-a-brest-vendredi-30-septembre-27986e10-3f57-11ed-b695-eda89e95acac

 

Ouest-France

Lannion. Dans le Trégor, la redevance spéciale sur les déchets inquiète

Publié le Renée-Laure EUZEN

Lannion-Trégor communauté s’apprête à mettre en place une redevance spéciale pour les professionnels, gros producteurs de déchets. Sans remettre en cause le principe, certains élus craignent son impact sur le budget des Ehpad, notamment.

Les Ehpad vont-ils être très impactés par l’application de la redevance spéciale sur les déchets ? C’est la crainte de certains élus.

Les Ehpad vont-ils être très impactés par l’application de la redevance spéciale sur les déchets ? C’est la crainte de certains élus. | OUEST-FRANCE

Les élus de Lannion-Trégor communauté (Côtes-d’Armor) étaient réunis ce mardi 27 septembre 2022 pour une séance plénière du conseil communautaire. L’occasion de balayer une trentaine de questions d’ordre technique. Parmi elles, l’instauration d’une redevance spéciale pour les professionnels (privés et publics) qui produisent plus de 750 litres de déchets par semaine.

Faire payer le juste prix aux professionnels

Cette redevance spéciale qui existe déjà dans les secteurs de Plestin-les-Grèves, Lannion, Tréguier, (pour les collèges et lycées, notamment) doit être mise en place sur l’ensemble du territoire de LTC au 1er janvier 2023. Le but : Faire payer le juste prix aux professionnels​, indique François Prigent, conseiller permanent en charge des déchets. Concrètement, « 80 % d’entre eux produisent moins de 750 litres et resteront à la taxe enlèvement des ordures ménagères », poursuit l’élu. Le reste passera à la redevance spéciale.

L’idée qui consiste à faire payer celui qui produit des déchets n’appelle pas de débat. Mais dans l’hémicycle, plusieurs élus ont émis des inquiétudes. Je ne remets pas en cause le principe, mais je resterai très vigilant sur les tarifs appliqués. Je pense notamment aux conséquences sur les Ehpad communaux. J’aurais besoin d’avoir des simulations de chiffrage​, indique Paul Le Bihan.

Peu de marges de manœuvre

Le maire de Lannion est rejoint dans son propos par Annie Bras-Denis, maire de Plouaret et Guirec Arhant, maire de Tréguier, dont les communes gèrent également des établissements pour personnes âgées. Il est plus que probable que cette redevance spéciale fasse augmenter fortement les charges de fonctionnement de nos Ehpad publics. Or, le prix de journée est fixé par les autorités de tutelle et déjà aujourd’hui, il ne couvre pas les augmentations de coût de fonctionnement, malgré des gestions très serrées. ​Pour la maire de Plouaret, un travail spécifique est à mener par rapport aux Ehpad, afin que le passage à la redevance spéciale soit la plus indolore possible​.

Du côté de Perros-Guirec, également, les élus craignent de lourdes conséquences sur les finances de l’Ehpad. Ils décident de s’abstenir lors du vote concernant le règlement et la convention de la redevance spéciale.

Xavier Martin, maire de Trégastel, redoute quant à lui que la redevance spéciale rebute les professionnels du secteur privé à rester sur le territoire. Il faut aussi penser à eux​.

Signe que la question interpelle : 50 conseillers ont voté pour, tandis que 25 se sont abstenus et 4 ont voté contre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-dans-le-tregor-la-redevance-speciale-sur-les-dechets-inquiete-f5ad1378-3f0c-11ed-b659-5fb02baf9630

 

Ouest-France

La grippe aviaire décime les oiseaux marins en Bretagne, les spécialistes sont « démunis »

Publié le Laetitia JACQ-GALDEANO

Depuis début juillet, la grippe aviaire touche les quatre départements de Bretagne. C’est l’hécatombe parmi les oiseaux marins. 2 875 volatiles morts ont été ramassés sur le littoral breton, « une estimation bien inférieure à la réalité », précise l’office français de la biodiversité qui n’observe aucune « décrue » de l’épizootie.

2022, une année noire pour la colonie des Fous de Bassan, installée dans la réserve naturelle nationale des Sept-Îles, sur l’Île Rouzic, au large de Perros-Guirec (Côtes-d’Armor).

2022, une année noire pour la colonie des Fous de Bassan, installée dans la réserve naturelle nationale des Sept-Îles, sur l’Île Rouzic, au large de Perros-Guirec (Côtes-d’Armor). | ARCHIVES THIERRY CREUX / OUEST-FRANCE

Depuis le 1er juillet 2022, la grippe aviaire sévit dans les quatre départements bretons. Les oiseaux marins, particulièrement les Fous de Bassan et les goélands argentés, sont touchés. Dans les communes du littoral, surtout dans le Finistère, on ramasse des oiseaux sauvages morts quasiment chaque jour. Pourquoi sont-ils particulièrement touchés cette année ? Hervé Duvallet, technicien de l’environnement au service régional police de l’Office français de la biodiversité, explique comment la souche H5N1 qui a frappé les élevages a évolué.

Lire aussi : « On fait les croque-morts pour les oiseaux sauvages » : le littoral breton face à la grippe aviaire

Dans les quatre départements bretons, la grippe aviaire fait une hécatombe parmi les oiseaux sauvages, particulièrement dans le Finistère, le département français le plus maritime. Combien sont morts des suites du virus à ce jour ?

Depuis la mi-juillet, et au 23 septembre 2022, nous avons ramassé 2 875 oiseaux morts sur l’ensemble du littoral breton. Ce chiffre est une estimation inférieure à la réalité car nous ne sommes pas en capacité de voir tous les oiseaux qui meurent. Il est mis à jour chaque semaine en fonction des chiffres que nous font remonter les mairies et il va forcément évoluer dans les prochains jours. Il n’inclut pas la mortalité des Fous de Bassan. 70 à 80 % de la colonie de 20 à 25 000 couples de l’île Rouzic, au large de Perros-Guirec, ont été décimés.

Une vision de ce qu’était l’île Rouzic à Perros-Guirec (Côtes-d’Armor) ) avant que la grippe aviaire ne décime « à 70, 80 % » la colonie de Fous de Bassan qui y est installée. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Lire aussi : « Des milliers d’oiseaux sont morts » : la Bretagne face à une crise inédite de grippe aviaire

Avez-vous fait analyser tous les oiseaux morts trouvés ?

Au début de l’épidémie, tout oiseau récolté était analysé. On s’est aperçu que cela ne servait à rien d’analyser des Fous de Bassan qui étaient en totalité infectés et des goélands argentés qui l’étaient aussi dans la quasi-majorité. Aujourd’hui, on analyse dès que l’on a un élevage dans un rayon de 2 à 3 km à proximité. La souche H5N1 qui a frappé les élevages a évolué en touchant spécifiquement les goélands et les Fous de Bassan avec une virulence extrêmement importante. À l’automne 2021, on comptait 20 à 30 % des goélands atteints. Aujourd’hui, ils sont plus de 50 %. De plus, de nouvelles espèces comme les hérons cendrés et gardes-bœufs sont atteintes.

La gravité de la crise est-elle inédite ?

En trente ans d’expérience, je n’ai jamais vu une telle situation sur la faune sauvage à une période estivale, avec une telle virulence et une telle mortalité sur les Fous de Bassan. L’hiver dernier, nous avons eu un cluster (foyer) en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) avec quelques dizaines d’oiseaux morts récoltés. On était très, très loin des chiffres actuels. C’est sans commune mesure avec ce que l’on constate sur le terrain aujourd’hui.

Lire aussi : REPORTAGE. Dans les Côtes-d’Armor, la grippe aviaire décime aussi les oiseaux marins

L’épizootie a-t-elle tendance à refluer ? Y a-t-il des indicateurs qui montrent une sortie de crise ?

Nous nous demandons quand l’épidémie va s’arrêter mais nous n’avons aucune réponse. Pour l’instant, les indicateurs ne sont pas au vert. Il n’y a pas de décrue observée. Nous sommes toujours en crise. Nous nous demandons aussi comment vont réagir les oiseaux sauvages, quelle dynamique de population on va avoir ensuite. Nous sommes dans la gestion de crise et totalement démunis.

https://www.ouest-france.fr/sante/grippe-aviaire/la-grippe-aviaire-decime-les-oiseaux-marins-en-bretagne-les-specialistes-sont-demunis-b6e87bc4-3e75-11ed-8aab-3274d8312c34

 

Ouest-France

Lannion. Nouveaux commerces en centre-ville : « On a arrêté de compter »

Publié le Recueilli par Renée-Laure EUZEN

Depuis trois ans, le centre-ville de Lannion a vu fleurir entre 30 et 40 commerces. Un symbole de l’attractivité retrouvée. Pour Paul Le Bihan, maire de Lannion (Côtes-d’Armor), le programme Action cœur de ville a été un « signal ».

À Lannion, depuis deux ans, la rue Savidan a repris des couleurs au niveau commercial.

À Lannion, depuis deux ans, la rue Savidan a repris des couleurs au niveau commercial. | OUEST-FRANCE

À l’occasion d’un entretien de rentrée qu’il a accordé à Ouest France, Paul Le Bihan, le maire de Lannion (Côtes-d’Armor) revient sur les sujets du moment : crise du logement, attractivité du centre-ville, l’avenir de l’hôpital…

Paul Le Bihan, maire de Lannion. | OUEST-FRANCE

Vous avez évoqué récemment l’ouverture de trente à quarante commerces en centre-ville. C’est le résultat du programme Action cœur de ville ?

Action cœur de ville a agi comme un signal, notamment auprès des investisseurs qui peuvent bénéficier d’aides assez importantes, mais ce n’est sans doute pas la seule raison qui explique ces implantations. Depuis la crise du Covid, les villes moyennes sont jugées plus attractives et on ne va pas s’en plaindre. Concrètement, cela se vérifie que ce soit dans la rue Savidan, ou la rue Emile-Le Taillandier, où la vacance était importante il y a quelques années. Elle a fortement diminué. Il y a une appétence pour le centre-ville.

Cette attractivité passe aussi par l’arrivée de nouveaux habitants qui peinent à se loger. Le placement en zone tendue, tel que le demande le collectif Trégor Argoat Goëlo, est-il une solution selon vous ?

Je reste assez dubitatif. Ce dispositif est encadré par la loi. Il faudrait des aménagements législatifs et cela ne pourrait pas se faire du jour au lendemain. Quant à la majoration de la taxe sur les logements vacants, elle est déjà instaurée ici. Pour les résidences secondaires, là encore, le Covid est passé par là et on parle de bi-résidentialité… c’est assez compliqué.

Où en sont les projets de lotissement ?

Kervouric est quasiment plein, on va démarrer l’opération à Saint-Hugeon, près de la future caserne de gendarmerie. Il y a des opérations encore à Servel. Il y aura aussi l’éco-quartier, au niveau de l’ancien collège Le Goffic, une opération de 130 à 150 logements, mais c’est une opération sur du plus long terme. On est toujours contraint pour les opérations d’envergure par la question de l’assainissement. Les permis individuels ne sont pas concernés.

L’attractivité s’est vue dans les effectifs scolaires en cette rentrée ?

Effectivement, c’est une bonne nouvelle. Je pense notamment à l’école Morand Savidan, qui avait échappé de peu à une fermeture l’an passé. Là, les effectifs sont en hausse. Avec les projets de lotissement, on espère que cela attirera des familles qui auront des enfants à scolariser, mais le problème, c’est qu’on ne peut pas savoir sous combien de temps…

La question de regroupements d’école est toujours à l’ordre du jour ?

On est en train de l’étudier dans le cadre du Schéma directeur immobilier. Là où il y aurait sûrement quelque chose à faire, c’est du côté de Ker Uhel, entre Woas Wen, Keriaden et Saint-Roch.

Ker Uhel et Ar santé-Les fontaines figuraient jusqu’ici dans la géographie des quartiers prioritaires. Ce statut est menacé aujourd’hui ?

Effectivement, le dispositif est censé concerner des quartiers de 1000 habitants. Il sera réexaminé en 2023. Les deux quartiers sont légèrement en dessous aujourd’hui. Mais pour nous, c’est primordial qu’ils conservent ce statut qui a apporté beaucoup depuis qu’il est mis en place. Les financements directs en entraînent d’autres. Il y a un effet boule de neige.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-nouveaux-commerces-en-centre-ville-on-a-arrete-de-compter-0eba8bca-3e4a-11ed-9f7c-ecf25acc20c7

 

Ouest-France

Plougasnou. Mission hérisson pour l’Atlas communal

Publié le

Hérisson commun (Erinaceus europaeus).

Hérisson commun (Erinaceus europaeus). | OUEST-FRANCE

L’Atlas de la biodiversité communale (ABC) a pour objectif d’étudier la faune et la flore de Plougasnou et de faire participer le public à la protection de l’environnement. Les animations des mois à venir ont été annoncées et la première, baptisée Mission hérisson, aura lieu samedi.

Le hérisson, animal familier mais menacé

Le hérisson, animal protégé depuis 1981 après avoir longtemps été classé nuisible, est nocturne et insectivore. Il parcourt environ 5 km par nuit pour se nourrir. Il est utile aux jardins en mangeant les limaces et vit dans les tas de végétaux, les haies, les souches ou les vides sanitaires. Il hiberne de la fin de l’automne au début du printemps.

Contrairement à une idée répandue, les parasites dont il peut être porteur ne sont pas transmissibles à l’homme.

Ses plus grands prédateurs sont le blaireau et la chouette. Il est menacé par la circulation sur les routes et par les pesticides, mais aussi par tous les obstacles qu’il ne peut franchir, comme les clôtures métalliques.

L’association Au fil du Queffleuth et de la Penzé, partenaire du projet ABC, propose une animation permettant de favoriser la présence des hérissons dans les jardins, de connaître les bonnes pratiques pour les protéger et de porter secours à un hérisson en détresse.

Les animations à venir

Les prochaines animations prévues sont la découverte du Ponplaincoat et de ses richesses environnementales (23 novembre), la présentation par les étudiantes en BTS de Suscinio des résultats du recensement des loutres et des campagnols amphibies effectuée ce printemps (27 novembre), la construction des nichoirs pour les oiseaux et les bonnes pratiques pour les nourrir en hiver (10 décembre), et enfin le comptage des oiseaux des jardins (21 janvier 2023).

Réservation à l’office de tourisme plougasnou@tourisme-morlaix.bzh ou 02 98 67 35 46

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/mission-herisson-pour-latlas-communal-8e59b5c2-3bd9-11ed-a1e2-06223ccf9308

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
27 septembre 2022

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2022/09/annexion.html

 

Ouest-France

Finistère. Les marins cégétistes en « ordre de bataille » contre le « dumping social »

Publié le Frédérique GUIZIOU

Parmi « une longue liste de revendications à défendre », les militants du syndicat CGT des marins du Grand Ouest s’annoncent « prêts à combattre le fléau » qui met à mal leur condition sociale.

Les militants du syndicat CGT des marins du grand ouest, le « premier syndicat maritime du littoral français », réunis, ce mardi 27 septembre 2022, en assemblée générale à Brest. | OUEST-FRANCE

« Dans le temps, c’était intéressant d’être marin. Aujourd’hui, c’est terminé. Nous demandons simplement d’être payés à notre juste valeur. On en est loin, alors que la première puissance mondiale reste le transport maritime. »

Réunis en assemblée générale ce mardi 27 septembre 2022 à Brest, les militants du syndicat CGT des marins du Grand Ouest, le « premier syndicat maritime du littoral français », ont présenté une longue liste de « revendications à défendre. »

« Marqués » par l’affaire P & O Ferries

Entre la revalorisation de leurs pensions de retraite, l’égalité de traitement pour les veuves de marins ou la réparation des préjudices liés à l’amiante, l’une de leurs nombreuses préoccupations reste le « dumping social », cette pratique qui vise à abaisser les coûts de production en abaissant le coût de la main-d’œuvre.

L’affaire P & O Ferries les a « beaucoup marqués » : en mars 2022, cette compagnie maritime, qui opère en Manche entre Calais et Douvres, licenciait 786 marins britanniques, sans préavis ni consultation. « Leurs affaires jetées par-dessus bord », ils étaient « brutalement remplacés par des navigants étrangers, embauchés à moindre coût et qui attendaient sur le quai. »

Sur cet « enjeu majeur » de la condition sociale des marins, « nous avons saisi les élus, sans réponse pour l’instant », regrette Stéphane Leverger, secrétaire général sortant : « Aucun navire ne devrait être armé avec des marins traités comme des esclaves ».

Pour « survivre face à cette concurrence déloyale », d’autres compagnies risquent d’y avoir recours, « c’est alarmant », comme la compagnie de ferries danoise DFDS qui emploie des marins français. « Le président de la Brittany Ferries, Jean-Marc Roué, a lui, appelé à l’union sacrée, c’est positif ».

Le « controversé » Didier Lallement

« Prêts à nous retrouver autour de la même table avec les politiques et les chefs d’entreprises, nous sommes en ordre de bataille pour contrer ce fléau qui menace des centaines d’emplois de marins nationaux, revendique le porte-parole Jean-Paul Hellequin. Des actions, avec les marins bretons, pourraient être bientôt menées à Calais. »

La récente nomination, ce lundi 26 septembre, de l’ancien préfet de police de Paris, Didier Lallement, à la tête du secrétariat général de la mer, ne rassure pas les marins syndicalistes « Confier la mission de coordonner la politique maritime du gouvernement à un personnage aussi controversé, et qui n’a jamais manifesté d’intérêt pour la mer, n’est pas le meilleur des signes ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/finistere-les-marins-cegetistes-en-ordre-de-bataille-contre-le-dumping-social-2bed6472-3e7e-11ed-8aab-3274d8312c34

 

Ouest-France

Carantec. Un projet de 99 logements derrière le collège, dont la moitié serait à prix abordable

Publié le

La commune de Carantec (Finistère) a reçu une offre d’un promoteur immobilier proposant de racheter des parcelles « deux fois plus cher » que le marché. Pour lutter contre la spéculation financière, Morlaix communauté a décidé de déléguer le droit de préemption urbain à l’Établissement public foncier de Bretagne pour faire une offre aux propriétaires de ces terrains. À terme, un projet d’une centaine de logements pourrait émerger.

L’Établissement public foncier va tenter de racheter des parcelles non urbanisées, situées derrière le collège des Deux-Baies de Carantec. Potentiellement, une centaine de logements pourraient y être construits.

L’Établissement public foncier va tenter de racheter des parcelles non urbanisées, situées derrière le collège des Deux-Baies de Carantec. Potentiellement, une centaine de logements pourraient y être construits. | OUEST-FRANCE

Les élus de Carantec (Finistère) ont appris que des parcelles privées et jusqu’ici cultivées par des agriculteurs, situées derrière le collège des Deux-Baies, avaient été mises en vente.

Un promoteur immobilier leur a envoyé une offre d’achat « deux fois plus élevée que les prix du marché », en plein mois de juillet. Le sujet a été évoqué lors du conseil communautaire de ce lundi 26 septembre 2022.

Pourquoi la commune s’intéresse de près à ces parcelles ?

Parce qu’elle ne dispose pas d’une grande réserve foncière – moins d’une dizaine d’hectares. Et aussi parce que les élus veulent « lutter contre la spéculation foncière », comme l’a rappelé Alban Le Roux, premier adjoint de Carantec. « Nous ne sommes pas pour l’urbanisation à outrance. Il nous faut réagir vite et nous ne pouvons pas, à l’échelle de la municipalité, racheter les terrains seuls. Cela représente une année d’investissement. »

Qu’a proposé Morlaix communauté ?

Les élus ont voté à l’unanimité pour déléguer le droit de préemption urbain de la commune à l’Établissement public foncier de Bretagne. Ce dernier a davantage de moyens pour pouvoir faire une autre proposition aux deux propriétaires.

Que va-t-il se passer maintenant ?

« Les deux propriétaires ont trois solutions : soit ils acceptent l’offre de l’EPF, soit ce dernier passera par le juge des expropriations, soit les biens ne seront plus à vendre », détaille Alban Le Roux. Si les terrains sont rachetés via l’EPF, Carantec s’engage à installer 99 logements, dont au moins 20 % de locatifs sociaux et 20 % de logements en accession sociale ou abordable. « Le but est de rester attractif pour les jeunes ménages. On peut aussi imaginer la création d’une résidence senior. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/carantec-un-projet-de-99-logements-derriere-le-college-dont-la-moitie-serait-a-prix-abordable-d4498094-3e40-11ed-8aab-3274d8312c34

 

Ouest-France

Finistère. Pour cette association, le plan algues vertes 3 est « un échec inévitable »

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Locquirec. Pour Sauvegarde du Trégor, aucune des mesures du plan gouvernemental de lutte contre les algues vertes ne sort du cadre de l’agriculture conventionnelle. « Bref, la routine, on continue comme avant. »

Au Moulin de la rive ou comme ici au fond de la baie à Locquirec, les algues vertes ont été présentes tout l’été et sont encore là en cette fin du mois de septembre.

Au Moulin de la rive ou comme ici au fond de la baie à Locquirec, les algues vertes ont été présentes tout l’été et sont encore là en cette fin du mois de septembre. | OUEST-FRANCE

Le nouveau Plan Algues Vertes 3 - programme d’actions volontaires visant à diminuer les flux de nitrates et les risques de fuite d’azote dans la Lieue de grève et dans l’estuaire du Douron, à Locquirec – « se réduit à un empilement de mesures agro-environnementales bien timides et pourtant censés limiter la croissance exponentielle des algues ».

L’association Sauvegarde du Trégor est en colère : « Aucune de ces mesures ne sort du cadre de l’agriculture conventionnelle avec force engrais azotés et élevages hors sols. »

« Les recommandations de la Cour des Comptes n’ont servi à rien »

Son président, Yves-Marie Le Lay, se demande ce qu’il reste « alors pour prétendre lutter contre les algues vertes quand on ne s’attaque pas à la production de ces excédents d’azote directement à l’origine de leur prolifération en initiant des cultures moins polluantes ? »

Selon lui, les recommandations de la Cour des Comptes et du Sénat n’ont servi à rien, il ajoute qu’aucune d’entre elles n’a été suivie d’effets et ne figure dans ces plans.

« D’abord, à la différence des autres plans, aucun objectif chiffré n’est donné pour les trois ans à venir. Fini le but d’atteindre dans les rivières des baies à algues vertes 5 à 10 mg/l de nitrates. »

En l’état, Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre qui prévoit pour ce nouveau plan « un échec inévitable en 2027 », juge tous ces plans inopérants et inadaptés.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/locquirec-29241/finistere-pour-cette-association-le-plan-algues-vertes-3-est-un-echec-inevitable-ee3596b8-3e5f-11ed-91cc-1c8b00fd22eb

 

Ouest-France

Morlaix. Retardée, l’ouverture de l’Espace des sciences est finalement prévue pour l’été 2023

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Pénurie de main-d’œuvre et retard de livraison de certains matériaux… L’ouverture du futur Espace des sciences de Morlaix est retardée. L’Agglo table plutôt pour un accueil du public d’ici juin juillet 2023.

L’Espace des sciences de Morlaix investira notamment la salle des moulins de l’ancienne Manufacture des tabacs. Son ouverture est nouvellement prévue pour cet été 2023. 

L’Espace des sciences de Morlaix investira notamment la salle des moulins de l’ancienne Manufacture des tabacs. Son ouverture est nouvellement prévue pour cet été 2023.  | DR

Initialement annoncée en 2022, l’ouverture du futur Espace des sciences de Morlaix (Finistère) a dû être retardée. « En raison de la crise sanitaire ayant entraîné une pénurie de main-d’œuvre et du retard des fournitures de certaines matières premières comme les métaux, dont les prix ont considérablement augmenté, le chantier a connu un déphasage », détaille Julien Kerguillec, vice-président chargé de la culture à Morlaix communauté.

Les travaux de scénographie commenceront début janvier 2023

Finalement, le calendrier prévoit un accueil du public d’ici juin-juillet 2023. Avec une amorce des travaux de scénographie-muséographie en janvier 2023.

Pour rappel, l’Espace des sciences de Morlaix s’établira au sein de l’ancienne manufacture royale des tabacs. Un chantier qui coûte 9,4 millions d’euros.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-retardee-l-ouverture-de-l-espace-des-sciences-est-finalement-prevue-pour-l-ete-2023-15628dda-3e52-11ed-8aab-3274d8312c34

 

Trégastel. Le projet de rénovation du club nautique fait des vagues

Au conseil municipal de Trégastel, les élus de l'opposition se sont interrogés sur la pertinence des projets en cours, notamment sur le projet de rénovation du club nautique.

Le projet de rénovation jugé

Par Rédaction Lannion Publié le

Lors du conseil municipal du 21 septembre, à Trégastel, la pertinence des projets menés par l’équipe en place, notamment sur le projet de rénovation du club nautique, a été au cœur des débats.

Projet nautisme intégré

Pour ce chantier, a la commune pourrait bénéficier d’une subvention de 200 000 € de la part de la Région dans le cadre du « projet nautisme intégré ».

Un projet global de réhabilitation qui porterait sur trois axes de développement, dont la rénovation du bâtiment pour un montant de 2 M€ de travaux pour la mise aux normes des locaux,, les rendre plus accueillants, adaptés à l’activité et répondant aux normes environnementales.

Création d’une capitainerie

Le deuxième axe concernerait la mise en valeur du front de mer, pour 1 M€, incluant la rénovation des cabines de bains et la construction d’une capitainerie. Le troisième volet concernerait l’aménagement et le développement des mobilités, pour un montant estimé à 100 000 € de travaux, afin de faciliter l’accès au domaine maritime et aux activités nautiques.

Un projet opportuniste ?

Marc Demelin, élu de l’opposition, s’interroge sur la pertinence d’un tel investissement par la commune considérant le projet de réhabilitation du club nautique « opportuniste » et pas forcément en adéquation avec les besoins des Trégastellois.

Il dénonce un projet mis sur la table suite aux subventions proposées par la région.

« Le club nautique fonctionne deux mois par an alors qu’à Trégastel le reste de l’année ce sont des retraités. Le projet de réhabilitation du centre-ville ne semble plus être une priorité de la municipalité ? Et la rénovation des routes ? »

Marc Demelin, élu de l’opposition

« Je rappelle que nous sommes la première façade maritime avec les spots les moins bien entretenus » rétorque le maire.

Projet du centre-ville

« Le bâtiment du club nautique est en mauvais état. Si nous n’avançons pas, le club disparaîtra au profit des communes voisines. Je rappelle également que l’activité touristique est la première activité économique de la commune. Trégastel est l’un des plus beaux sites, mais le moins bien mis en valeur. Par ailleurs, je confirme que le projet du centre-ville est toujours d’actualité, il n’est pas à l’abandon et reste le point central de nos projets ».

Xavier Martin, maire

La rénovation ou non du centre nautique de Trégastel promet d’être sujet à d’autres débats.

https://actu.fr/bretagne/tregastel_22353/tregastel-le-projet-de-renovation-du-club-nautique-fait-des-vagues_54085052.html

 

Ouest-France

Plougasnou. Le recteur d’académie à Kérenot et en bilingue

Publié le 27/09/2022 à 09h14

Emmanuel Ethis lançait le projet finistérien Tempo Focus et venait rencontrer des élèves de filière bilingue.

Un public attentif pour les enfants de la classe bilingue de Plougasnou : Sandrine Le Feur, députée, Nathalie Bernard, maire de Plougasnou, et Emmanuel Ethis, recteur d’académie.

Un public attentif pour les enfants de la classe bilingue de Plougasnou : Sandrine Le Feur, députée, Nathalie Bernard, maire de Plougasnou, et Emmanuel Ethis, recteur d’académie. | OUEST-FRANCE

Emmanuel Ethis, recteur d’académie, a rendu visite hier aux écoles de Kerenot et Marie-Thérèse Prigent de Plougasnou, en compagnie de la députée Sandrine Le Feur et de Nathalie Bernard, maire de Plougasnou.

À Kérenot, le recteur a échangé avec les enfants, les enseignants et les animateurs à l’occasion du lancement du projet Tempo Focus. Y participeront 300 écoliers finistériens de 14 établissements, dont l’école primaire de Kérenot, qui accueille 17 enfants de toutes les classes. Mené en partenariat avec entre autres la compagnie Arscom et l’association culturelle Très Tôt Théâtre, ce projet pluridisciplinaire invitera les élèves à mener une enquête sur la notion du temps en mêlant danse, philosophie, observation de la nature et astronomie. Il se conclura le 10 juin 2023 par un grand événement au château de Trévarez qui comportera un spectacle et la restitution filmée des étapes du projet par les élèves du BTS audiovisuel de Lesneven.

Second temps fort de cette visite : la découverte de la filière bilingue ouverte cette rentrée à l’école Marie-Thérèse Prigent à Plougasnou, qui regroupe dix élèves de maternelle. Ces derniers bénéficient de cours spécifiques mais également de temps de travail mutualisés avec les élèves de la filière monolingue. Les écoliers et leur maîtresse ont donné un petit spectacle de danse aux visiteurs avant d’échanger avec le recteur dans leur salle de classe.

« L’éducation culturelle et artistique et l’enseignement bilingue sont des priorités académiques depuis plusieurs années », a déclaré le recteur. « Il est important pour moi de rencontrer les élèves et de saluer l’engagement des enseignants ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/le-recteur-dacademie-a-kerenot-et-en-bilingue-aa8315f0-3db8-11ed-a21b-2b3ea6432a2a

 

Ouest-France

Manque de médecin dans le pays de Morlaix : retrouvez ici le dossier de la rédaction

Publié le Gaëlle COLIN et Sarah HUMBERT

Morlaix communauté n’est pas classée comme un désert médical. Mais de nombreux patients témoignent de la galère pour trouver un médecin spécialiste ou généraliste. Certaines communes, comme Plougasnou et Morlaix, creusent certaines pistes pour trouver de nouveaux professionnels de santé. La téléconsultation peut également être un levier pour réduire les délais des rendez-vous, mais a ses limites… Retrouvez ici l’ensemble du dossier de la rédaction Ouest-France, consacré à cette thématique.

Onze communes sur les vingt-six de Morlaix communauté n’ont pas de médecin.

Onze communes sur les vingt-six de Morlaix communauté n’ont pas de médecin. | JOEL LE GALL / OUEST-FRANCE

Onze communes sont sans médecins généralistes, parmi les vingt-six que compte Morlaix communauté. Ce même territoire a moins de cinq dentistes pour 10 000 habitants. L’accès à la santé et les éventuelles difficultés qui en découlent posent question.

Point de départ du dossier de la rédaction Ouest-France, un appel à témoignages proposé sur notre site internet pour mieux appréhender ce phénomène auprès des habitants du territoire.

++ LIRE AUSSI : TÉMOIGNAGES. « J’ai fini par laisser tomber » : la galère pour trouver un médecin autour de Morlaix

Traverser le département pour dégoter un rendez-vous

Comment faire en cas d’urgences et que le seul créneau proposé est dans huit mois ? Certains de nos lecteurs ont déclaré s’asseoir sur les soins, par manque d’alternatives.

D’autres ont la possibilité de traverser le département : « Je préfère faire 130 km pour de la prévention que de terminer aux urgences », nous explique Jeanne Luquet, une sexagénaire de Plougasnou.

Les chiffres qui montrent la situation

Ces éléments ne sortent évidemment pas de nulle part. En 2020, l’Agence régionale de santé de Bretagne a réalisé une cartographie du paysage médical dans le territoire. À noter que plus d’un quart des médecins ont plus de 60 ans. Comment s’envisage l’avenir ?

++ LIRE AUSSI : En cinq chiffres, voilà pourquoi c’est compliqué d’avoir rendez-vous chez un docteur

Les solutions recherchées par les communes…

Pour contrecarrer ces faits, certaines communes prennent le taureau par les cornes. C’est le cas de Morlaix, qui a lancé un chantier pour créer son centre communal de santé. À terme, il devrait employer entre trois et cinq généralistes.

Une piste qui est creusée aussi du côté de Plougasnou. Une cellule de la maison de santé de la commune reste vide.

++ LIRE AUSSI : Comment attirer les médecins ? Libéral, salarié… À Plougasnou, la commune cherche des solutions

…Mais aussi par les médecins

Enfin, du côté des généralistes, des dispositifs ont été mis en place pour tenter de réduire les délais des rendez-vous. C’est le cas de la téléconsultation. Un système qui a ses limites.

++LIRE AUSSI : Près de Morlaix. La téléconsultation est efficace « que pour les patients déjà suivis »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/manque-de-medecin-dans-le-pays-de-morlaix-retrouvez-ici-le-dossier-de-la-redaction-3ac0f0f0-3dba-11ed-8fdd-0c50a46087ee

 

Ouest-France

Comment attirer les médecins ? Libéral, salarié… À Plougasnou, la commune cherche des solutions

Publié le Sarah HUMBERT

Commune littorale du Finistère dont la population triple l’été, Plougasnou recherche un troisième médecin, pour compléter l’équipe déjà présente au sein de la maison de santé. Mais la commune peine à trouver des candidats, alors, elle réfléchit à plusieurs options, pour attirer.

Nathalie Bernard est maire de Plougasnou (Finistère) depuis 2014. Aujourd’hui, face à la difficulté à recruter des médecins, elle envisage plusieurs possibilités. 

Nathalie Bernard est maire de Plougasnou (Finistère) depuis 2014. Aujourd’hui, face à la difficulté à recruter des médecins, elle envisage plusieurs possibilités.  | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Plougasnou, commune littorale du Finistère, possède une maison de santé depuis le printemps 2021. Malheureusement, l’une des cellules censée accueillir un médecin généraliste reste vide. Face à cela, la municipalité envisage plusieurs solutions.

Que se passe-t-il au sein de la maison de santé de Plougasnou ?

Depuis le printemps 2021, la commune de Plougasnou possède une maison de santé, dans laquelle elle accueille notamment « deux cabinets infirmiers, un podologue et trois cellules pour des médecins généralistes », détaille Nathalie Bernard, maire. Mais pour le moment, seules deux cellules sont occupées par des généralistes, la troisième est vacante. « On a vraiment besoin d’une troisième médecin pour la commune, mais pour le moment, on ne trouve pas », regrette l’édile. Mais elle ne baisse pas les bras.

Quelles sont les options envisagées par la municipalité ?

« Nous sommes en train de répondre à un appel à manifestation d’intérêt de l’ARS Bretagne (Agence régionale de santé), en lien avec des acteurs locaux, comme d’autres communes et la Clinique de la baie, pour voir quelle réponse on peut apporter. L’idée, c’est de poser tous les éléments », explique-t-elle.

Parmi les options envisagées, « on pourrait trouver un médecin qui souhaite s’installer en libéral, voire avec d’autres partenaires, ou alors que la municipalité salarie un médecin ». Cette dernière solution va d’ailleurs être mise en place à Morlaix, lors de l’ouverture d’un centre communal de santé. À terme, entre trois et cinq docteurs y seraient employés par la mairie.

Qu’est-ce que ça pourrait changer ?

« On a beaucoup de questions juridiques et financières, c’est pour cela qu’on a besoin d’être accompagné. C’est une démarche de longue haleine », glisse Nathalie Bernard. Concrètement, salarier un médecin a évidemment un coût, pour une commune, « conséquent », souligne l’élue. Mais cela rend le poste attractif. Souvent, être salarié permet aux professionnels de santé d’avoir des horaires fixes, et plus de stabilité dans l’exercice du métier, par exemple.

Pourquoi est-ce si compliqué de trouver des médecins aujourd’hui ?

Nathalie Bernard a plusieurs hypothèses : « Il n’y a pas assez de médecins de formés, et ils ne veulent plus travailler comme avant, parfois 10 ou 12 h par jour, sept jours sur sept, et on peut les comprendre », dit-elle. Certains, pour privilégier leur qualité de vie « veulent des temps partiels, ou alors, travailler à plusieurs ».

Pourquoi est-ce que c’est important pour la commune, d’avoir un troisième médecin ?

« C’est un service essentiel pour une commune, que d’avoir des professionnels de santé, appuie la maire. En période estivale, la population triple, ici ». À l’année, environ 2 750 personnes résident dans la commune. Entre les petits bobos du quotidien et les suivis plus réguliers, la patientèle est large.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/comment-attirer-les-medecins-liberal-salarie-a-plougasnou-la-commune-cherche-des-solutions-d4e415b8-3bee-11ed-96be-e8064f8bb07a

 

Ouest-France

« Un coup de massue » : les tarifs d’énergies vont grever les budgets des communes autour de Morlaix

Publié le

Les communes de l’agglomération de Morlaix ont reçu une facture bien salée : celles des nouveaux tarifs d’électricité et de gaz pour 2023. Avec des hausses explosives, variant entre 200 et 400 %. Les élus de Morlaix communauté ont voté une motion pour demander la mise en place de mesures d’urgence financières au gouvernement pour les aider à traverser la tempête. Sans quoi, des investissements seront simplement et purement rayés de la carte l’année prochaine.

Morlaix avait commencé à réduire son éclairage public. Malgré ses économies, cela ne suffira pas à éponger les deux millions d’euros de hausse prévus sur les tarifs de l’énergie en 2023.

Morlaix avait commencé à réduire son éclairage public. Malgré ses économies, cela ne suffira pas à éponger les deux millions d’euros de hausse prévus sur les tarifs de l’énergie en 2023. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« C’est un coup de massue », introduit Jean-Paul Vermot, président de Morlaix communauté, lors du conseil communautaire de ce lundi 26 septembre 2022. Les élus de l’Agglo ont « passé un mauvais week-end » : ils ont reçu les nouveaux tarifs d’électricité et de gaz pour leurs collectivités respectives. La facture s’annonce extrêmement salée.

Fermer des salles, réduire l’éclairage public…

Parmi les exemples cités : Morlaix, où l’électricité va passer de 652 000 € à 2 560 000 €. À Saint-Martin-des-Champs, la hausse est calculée à plus de 470 %. À Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner, ce chiffre est établi à 350 %. « Si rien n’est fait, je pense que je n’inscrirais pas d’investissements pour l’année prochaine. Ces hausses grèvent nos budgets », souligne Solange Creignou, maire et vice-présidente chargée de l’économie à l’Agglo.

Les conséquences seraient donc directes : « On pourrait ouvrir le Roudour que d’octobre à mars, pour ne pas le chauffer. Ou encore d’éteindre totalement l’éclairage public la nuit. Mais même avec ça, on ne pourrait pas rassembler la somme suffisante pour compenser les hausses », alerte François Hamon, maire de Saint-Martin-des-Champs.

Baisser les températures des salles de classe dans les écoles à 19 °C n’est pas forcément le plus efficace : « Le gain gagné est minime. Il reste un espoir : que des mesures viennent contrecarrer les effets d’augmentation. Sinon, il faudra se mobiliser », complète Jean-Paul Vermot.

Militer pour un bouclier tarifaire

L’ordre du jour du conseil a donc été bouleversé pour voter une motion sur ces tarifs explosifs. Cette dernière demande au gouvernement, entre autres, la « mise en place d’un bouclier tarifaire semblable à celui qui a été mis en place pour les petites collectivités ou entreprises et particuliers, dans l’hypothèse où aucune autre solution n’aurait été trouvée pour réduire les prix ».

En effet, les communes employant moins de dix agents et ayant un budget de fonctionnement inférieur à deux millions d’euros seraient exemptes de ces hausses. Or, localement, cela ne concernerait que Garlan, Sainte-Sève, Botsorhel ou encore Lannéanou.

« Un jour, il y aura des comptes à rendre »

Votée à l’unanimité, la motion a fait réagir. Sébastien Marie, maire de Plounéour-Ménez, accuse « l’extrême violence » de ces nouvelles. « Je ne suis pourtant pas le pire : j’ai seulement 225 % d’augmentation pour la commune. Un jour, il y aura des comptes à rendre. Le niveau de notre éducation s’est effondré ; nos hôpitaux, quand ils sont ouverts, manquent de soignants. Nous étions autosuffisants en électricité ; aujourd’hui, la moitié des centrales sont à l’arrêt, et nous sommes les derniers de la classe en Europe en termes d’énergies renouvelables. Depuis le Moyen-Âge, les gens descendent dans la rue quand ils ont faim et froid : je pense que le chaos social n’est pas loin. »

La motion sera donc envoyée au gouvernement.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/un-coup-de-massue-les-tarifs-d-energies-vont-grever-les-budgets-des-communes-autour-de-morlaix-28f2e520-3dbc-11ed-8fdd-0c50a46087ee

 

Ouest-France

Carantec. Après sa liquidation, le matériel du chantier naval Sibiril Technologies mis aux enchères

Publié le 26/09/2022 à 19h18

C’est une page qui se tourne. Après avoir été placé en liquidation judiciaire, en février 2022, le matériel du chantier naval Sibiril Technologies va être vendu aux enchères, jeudi 29 septembre 2022 à Carantec (Finistère).

Un canot tous temps de l’entreprise, en route vers la station SNSM de Saint-Tropez.

Un canot tous temps de l’entreprise, en route vers la station SNSM de Saint-Tropez. | ARCHIVES OUEST FRANCE

En février 2022, le chantier naval Sibiril Technologies, basé à Carantec (Finistère), était placé en liquidation judiciaire. Jeudi 29 septembre 2022, une vente aux enchères publique « de l’entier contenu du chantier de l’électroportatif aux moules de bateau en résine » aura lieu, 21, rue Lamotte-Piquet, à Carantec, à 11 h et 14 h, indiquent les commissaires-priseurs judiciaires Dupont & associés.

Une vingtaine de salariés

Au total, 350 lots seront à vendre, comme des machines-outils en métallerie et en menuiserie, des chariots élévateurs ou encore des maquettes de bateaux, cartes marines et jumelles.

Pour rappel, l’entreprise avait été créée en 2011, et avait repris et développé l’activité de constructions navales neuves précédemment exercée par les chantiers Ernest Sibiril. Son principal client était la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer), pour laquelle elle réalisait notamment des canots tout temps. Cependant, en 2019, la SNSM avait accordé l’exclusivité du renouvellement de sa flotte à un autre chantier en Gironde, fragilisant le chantier naval.

L’entreprise employait une vingtaine de salariés.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/apres-sa-liquidation-judiciaire-le-materiel-du-chantier-naval-sibiril-technologies-mis-aux-encheres-c7dae2b8-3db8-11ed-847a-3c5a9f575a1b

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
26 septembre 2022

http://goutal.over-blog.com/2022/09/aux-fous.html

 

Ouest-France

TÉMOIGNAGES. « J’ai fini par laisser tomber » : la galère pour trouver un médecin autour de Morlaix

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Cardiologue, rhumatologue, pneumologue, dentiste, gynécologue et même généraliste : trouver un médecin revient presque à chercher une aiguille dans une meule de foin, dans le pays de Morlaix (Finistère). La patience est de mise et certains n’hésitent pas à parcourir plus de 100 km pour dégoter un rendez-vous pas trop « lointain ».

Parmi les spécialistes où il est le plus compliqué d’obtenir un rendez-vous dans le pays de Morlaix : les dentistes. Certains se découragent et ne se soignent plus correctement. Photo d’illustration.

Parmi les spécialistes où il est le plus compliqué d’obtenir un rendez-vous dans le pays de Morlaix : les dentistes. Certains se découragent et ne se soignent plus correctement. Photo d’illustration. | ARCHIVES DAVID ADEMAS/OUEST-FRANCE

Après quelques sonneries dans le vide, le couperet tombe. « Notre cabinet n’est pas en mesure de prendre de nouveaux patients, face à l’affluence importante de demandes », déroule une voix robotisée.

« À chaque fois c’est pareil, souffle Dominique (1) . Impossible de tomber sur le secrétariat d’un dentiste. Ou alors ils répètent tous la même chose : on ne peut plus prendre rendez-vous. J’ai fini par laisser tomber. Dans ces cas-là, vaut mieux ne pas avoir mal… » Comme cette jeune retraitée habitant Morlaix (Finistère), les patients sont nombreux à jeter l’éponge, par dépit mais surtout par manque de disponibilité des médecins spécialistes en ville et dans les communes alentour.

Un an et demi avant de trouver un nouveau dentiste

Selon l’Agence régionale de santé, il n’y a que cinq dentistes pour 10 000 habitants dans l’agglomération morlaisienne. Il faut donc s’armer de patience. « Après le départ en retraite de mon dentiste, j’en ai eu un autre à Morlaix, mais du jour au lendemain, il a quitté son cabinet sans avoir prévenu personne. Tous ceux de Morlaix avaient déjà leurs quotas de patients. J’ai mis un an et demi à en retrouver un, à Lanmeur », raconte Sandrine Doffenies.

Marie Dequerrec vit à Plouezoc’h, et a choisi de prendre son mal en patience. « J’ai des dents de sagesse qu’il faudrait me faire retirer. Or, mon dentiste actuel ne fait pas ce genre d’intervention. J’ai réussi à avoir un rendez-vous à l’hôpital de Morlaix… dans six mois. Heureusement, je n’ai pas encore mal. »

« Je préfère faire 130 km pour de la prévention »

Les dentistes ne sont pas les seuls spécialistes compliqués à dégoter. Jeanne Luquet, la soixantaine, a quitté la région parisienne il y a trois ans pour s’ancrer à Plougasnou. C’est en écumant Doctolib, la plateforme qui permet de trouver un médecin qu’elle a pu trouver sa nouvelle gynécologue. Le hic : celle-ci se trouve… à Concarneau. « Je préfère faire 130 km pour de la prévention que de terminer aux urgences. J’ai de la chance, je suis active et je peux me déplacer. Ça va si on n’a pas de problème. J’ai gardé aussi l’ophtalmo qui me suivait à Paris, car c’est plus facile comme ça. »

Mais parfois, justement, il y a urgence. Marion Le Bihan cherchait un ORL pour son enfant de 12 mois qui « a fait des otites à répétition. L’hôpital de Morlaix me proposait un rendez-vous dans huit mois au plus tôt. J’ai trouvé un créneau à Brest avant, grâce à Doctolib ». Même chose quand elle a eu besoin de consulter un pneumologue allergologue. Pas de rendez-vous possible au Centre hospitalier des pays de Morlaix. « Ils m’ont expliqué qu’il y avait un manque de moyens financier et humain. »

La problématique n’est évidemment pas propre à Morlaix. Interrogé sur les délais de prise en charge, l’hôpital n’a pas été en mesure de répondre à nos questions. La situation reste éminemment délicate : deux ORL et un ophtalmologiste sont sur le départ entre la fin d’année et 2023.

(1) Tous les témoignages ont été recueillis dans le cadre de l’appel lancé sur internet par la rédaction. Cardiologue, rhumatologue, dermatologue, dentiste et même généraliste : les personnes interrogées racontent toutes leurs difficultés à trouver ces spécialistes.

https://www.ouest-france.fr/sante/temoignages-j-ai-fini-par-laisser-tomber-la-galere-pour-trouver-un-medecin-autour-de-morlaix-be01b134-38f1-11ed-8b3d-3215396223a4

 

Ouest-France

Morlaix. « Les légumiers bio s’intéressent à l’arboriculture »

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Hébergée au lycée de Suscinio, à Morlaix (Finistère), la plateforme d’expérimentation a été inaugurée le 23 septembre 2022. Source d’inspiration pour les agriculteurs bio, elle n’a de cesse d’innover en fruits et légumes.

Selon Andrea Adamko, ingénieur expérimentation à la plateforme Awen Bio, de plus en plus de producteurs souhaitent implanter des fruitiers, afin de compléter leurs revenus et aussi de répondre à la demande des consommateurs sur les marchés locaux.

Selon Andrea Adamko, ingénieur expérimentation à la plateforme Awen Bio, de plus en plus de producteurs souhaitent implanter des fruitiers, afin de compléter leurs revenus et aussi de répondre à la demande des consommateurs sur les marchés locaux. | OUEST-FRANCE

Quand est née cette plateforme d’expérimentation au lycée de Suscinio ?

Si elle existe depuis le début des années 2000, c’est sa renaissance qui a été fêtée vendredi 23 septembre. L’ex-plateforme agrobiologique d’Initiative bio du lycée de Suscinio revit depuis 2021, sous le nom d’Awen Bio. Elle poursuit le travail de recherche de variétés originales et gustatives de tomates ou dans la diversification des gammes de choux. Ce travail est complété par l’évaluation de nombreuses ressources génétiques. « Ce qui permet de constituer une collection d’environ 700 accessions qui a enrichi la collection gérée sur la station », confie Lætitia Fourrié, du Grab, Groupe de recherche en agriculture biologique, dont le siège est basé en Avignon, et qui pilote la station depuis un an.

Trois partenaires ont rejoint le Grab, qui sont-ils ?

Agrosemens, une maison semencière militante, spécialisée dans les semences maraîchères certifiées 100 % biologiques, biodynamiques et bio cohérente, la Frab Bretagne (Fédération régionale des agrobiologistes de Bretagne) et l’Itab, organisme national de recherche-expérimentation qui travaille depuis 40 ans de manière transversale sur toutes les filières. Le conseil de territoire est présidé par Nolwen Virot, paysan légumier de La Roche-Maurice et président du Gab 29.

Quels sont les domaines de recherche ?

Andea Adamka, ingénieure responsable de la plateforme Awen Bio explique : « Le travail de conservation d’une variété ne peut pas être un simple processus de stockage ou de congélation. Les variétés sont cultivées dans les champs et évoluent avec le temps. Notre travail est de veiller à maintenir les ressources génétiques, mais aussi de créer la plus grande diversité cultivée et la rendre possible, pour les producteurs. » Une coopération fructueuse grâce à l’apport d’Agrosemens et ses gammes de variétés patrimoniales.

Pour quelles innovations ?

La plateforme est impliquée dans une demi-douzaine de projets nationaux et régionaux, sur des thématiques répondant aux besoins des producteurs bios de la région, au nombre de 1 100 dans le Finistère dont une petite moitié est installée en légumes. « Pour notamment obtenir des légumes adaptés à la Bretagne, au changement climatique, et qu’ils soient reproductibles », précise Lætitia Fourrié. Une belle vitrine de douze cultures pour 85 variétés sur trois hectares.

Quelles sont les demandes des producteurs ?

Tout ce qui concerne l’arboriculture « Pour compléter leurs revenus, les producteurs s’intéressent aux fruits et à l’agroforesterie », souligne Andrea Adamka. « On a la chance de bénéficier d’un verger à Suscinio et des compétences du Grab installé dans le sud de la France. À nous de voir ce qui possible ici. Le climat va déterminer ce qu’on peut cultiver en Bretagne, il faut trouver les bonnes variétés. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/les-legumiers-bio-sinteressent-a-larboriculture-3b7f4dfa-3beb-11ed-a1e2-06223ccf9308

 

Ouest-France

Rappel massif de voitures Peugeot, Opel et Citroën en raison de dysfonctionnements dangereux

Publié le 26/09/2022 à 12h13

Plusieurs modèles de voitures de marque Peugeot, Citroën, Opel ont fait l’objet d’un rappel au niveau européen vendredi 23 septembre 2022. Les véhicules présentent tous des dangers à cause de dysfonctionnements ou d’équipements défectueux au niveau des freins, du câblage ou de la réserve de carburant.

Les logos des marques automobiles Citroën, Peugeot et Opel. Photo d’illustration.

Les logos des marques automobiles Citroën, Peugeot et Opel. Photo d’illustration. | DADO RUVIC / ARCHIVES REUTERS

De nombreux véhicules Citroën, Opel et Peugeot font depuis vendredi 23 septembre 2022 l’objet d’un rappel en France et dans toute l’Europe. Plusieurs modèles de voitures présentent des risques d’incendie ou d’accident en raison de câbles ou de freins défectueux ou de problèmes au niveau du carburant, indique le site officiel Rappel Conso.

Trois gammes de voitures Peugeot sont concernées. Le premier rappel est dû à un frein arrière défectueux sur les modèles Expert et Traveller, produits entre le 20 et 28 janvier 2022. Sont également rappelés des Expert, Traveller, 208 et 2008 produits entre le 17 mars et le 30 avril 2022 en raison d’un faisceau de câblage défectueux pouvant causer un incendie. Des Peugeot 208 produites entre août et novembre 2021 sont également rappelées à cause d’un problème de conduite de carburant.

Un rappel à l’échelle européenne

Du côté de Citroën, les autorités procèdent au rappel de modèles Jumpy et Spacetourer conçus entre le 20 et le 28 janvier 2022 en raison d’un frein arrière potentiellement défectueux augmentant le risque d’accident. Les propriétaires d’Opel Vivaro C, Zafira Life (KO) sortis au même moment des chaînes de montage sont eux aussi concernés par un frein arrière défectueux, note Actu.fr .

Il est recommandé aux automobilistes concernés de contacter leur concessionnaire. Pour tous ces véhicules, un numéro d’identification ainsi qu’un numéro d’alerte Rapex, le système européen communautaire d’échange rapide d’informations sur les dangers découlant de l’utilisation des produits, est consultable sur le site Rappel Conso.

https://www.ouest-france.fr/economie/automobile/rappel-massif-de-voitures-peugeot-open-et-citroen-en-raison-de-dysfonctionnements-dangereux-340374aa-3d82-11ed-a21b-2b3ea6432a2a

 

Ouest-France

Saint-Jean-du-Doigt. Des Finistériens ont été distingués

Publié le 26/09/2022 à 05h05

L’association départementale de l’ordre national du mérite du Finistère a tenu son assemblée générale à Saint-Jean-du-Doigt et remis ses prix du civisme et du mérite sportif.

Ils sont cinq à avoir été récompensé par l’association départementale de l’Ordre National du Mérite.

Ils sont cinq à avoir été récompensé par l’association départementale de l’Ordre National du Mérite. | OUEST-FRANCE

La salle Kasino accueillait samedi l’assemblée générale de l’association départementale de l’Ordre national du mérite (ONM), créé en 1963 par le Général de Gaulle pour récompenser les mérites distingués civils ou militaires rendus à la nation.

Après les allocutions de Maël de Calan, président du conseil départemental, et de Monique Nedellec, première adjointe à la mairie, l’assemblée a approuvé les rapports moral et financier présentés, puis a voté pour renouveler le bureau. Laurent Baron, vice-président de l’association, a ensuite procédé à la remise des prix annuels décernés par l’association.

Prix du civisme et du Mérite sportif

Le prix du civisme, destiné à des jeunes de moins de 18 ans, a été attribué à Garance Huon, 16 ans, Tristan Huon et Pierre Floch, 12 ans. Alertés par des bruits dans une maison sur le chemin de leur école à Plouigneau, ils ont alerté leurs parents qui ont pu dialoguer avec la personne dans la maison, une octogénaire clouée au sol après une chute survenue cinq jours plus tôt. Elle a pu être transportée à l’hôpital et a été tirée d’affaire. C’est normal de faire ça , déclare Garance avec naturel.

Bertrand Delhom, 58 ans, atteint de la maladie de Parkinson, prépare sa participation en 2023 à l’Ocean Globe Race, course autour du monde en équipage sans GPS, sur le voilier Le Neptune. Il est aussi moniteur de voile bénévole pour des personnes handicapées.  La mixité est essentielle, déclare-t-il. Les handicapés doivent pouvoir vivre au milieu des valides .

Jason Grandy, 35 ans, est aveugle et pratique le judo en compétition à haut niveau. Champion de France vétérans, il a été privé de Jeux olympiques en 2020 à la suite d’une blessure et prépare sa qualification pour les jeux de 2024. Il enseigne également à des jeunes et des adultes aveugles ou malvoyants.  Le judo m’a permis de transformer mon handicap en opportunité. 

L’association leur a rendu hommage pour leur courage et leurs actions bénévoles.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jean-du-doigt-29630/des-finisteriens-ont-ete-distingues-9c4b2854-3c2a-11ed-a1e2-06223ccf9308

 

Ouest-France

Morlaix. Les mercredis de la science sont de retour

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Ce trimestre, l’Espace des sciences propose une plongée passionnante dans les abysses des grandes profondeurs, au cœur de la chirurgie cardiaque ou dans le devenir de la Manufacture.

Le programme de l’Espace des sciences, est proposé par la Ville de Morlaix et Morlaix communauté. | OUEST-FRANCE

Les mercredis de l’espace des sciences reprennent le mercredi 28 septembre, à l’IUT de Morlaix. Paul Smith, historien et archéologue spécialiste du patrimoine industriel, évoquera le devenir du site industriel majeur que fut la Manufacture des tabacs et de plusieurs exemples de sites de production de tabac, en France et à l’étranger.

Plongée dans les abysses

Le 19 octobre, dans l’amphithéâtre de la Chambre de commerce et de l’industrie, Yvon Maday, professeur de mathématiques à l’université de la Sorbonne s’intéressera aux mathématiques appliquées qui permettent le suivi de la pandémie par l’analyse des eaux usées. Le 23 novembre, au théâtre de Morlaix, Pierre-Marie Sarradin, directeur de recherches à l’Ifremer, proposera un voyage dans les abysses à 1 700 mètres de profondeur, un univers dépourvu de lumière où pourtant la vie foisonne.

Le dernier temps fort de ce trimestre, aura lieu le 14 décembre, dans l’amphithéâtre de la CCI. Erwan Flécher, chirurgien thoracique et cardio-vasculaire au CHU de Rennes, pionnier de l’implantation de cœurs artificiels, remontera au début de l’histoire de la chirurgie à cœur ouvert, en 1896 à Francfort, lorsque le docteur Ludwig Rehn suture avec succès une plaie au cœur d’un patient, victime d’un coup de couteau.

Une Fête de la science réservée aux enfants

Rendez-vous du lundi 10 au mercredi 12 octobre, où plusieurs animations se dérouleront dans les classes d’établissements scolaires, du collège du Château au lycée agricole de Suscinio, et à l’hôtel de ville de Morlaix. Ces ateliers, destinés aux élèves et aux enfants des centres de loisirs, abordent de façon ludique, la voix, l’Espace et les fusées, la robotique ou encore le cosmos.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/les-mercredis-de-la-science-sont-de-retour-1e4e27fe-3a71-11ed-be96-29c6f32ce2b1

 

Ouest-France

Parc éolien de Saint-Brieuc, « un triste exemple » selon l’élue bretonne Isabelle Le Calennec

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La conseillère régionale de Bretagne, Isabelle Le Calennec, présidente du groupe Droite, centre et régionalistes, rappelle, ce dimanche 25 septembre 2022, combien son groupe est en phase avec la déclaration du secrétaire d’État à la mer, lors des Assises de la mer à La Rochelle (Charente-Maritime). Hervé Berville a affirmé, jeudi 22 septembre : « Le parc éolien de Saint-Brieuc n’est ni fait, ni à refaire ».

Début juillet 2021, 65 bateaux de pêche se sont rassemblés autour de l’Aeolus de la société Van Oord pour protester contre le début du chantier du parc éolien en baie de Saint-Brieuc.

Début juillet 2021, 65 bateaux de pêche se sont rassemblés autour de l’Aeolus de la société Van Oord pour protester contre le début du chantier du parc éolien en baie de Saint-Brieuc. | ARCHIVES VINCENT MOUCHEL / OUEST-FRANCE

« Le parc éolien de Saint-Brieuc n’est ni fait, ni à refaire ».

Quatre jours après cette déclaration du secrétaire d’État à la mer, Hervé Berville, lors des Assises de la mer à La Rochelle (Charente-Maritime), la conseillère régionale de Bretagne, Isabelle Le Calennec, présidente du groupe Droite, centre et régionalistes, rappelle, dans un communiqué ce dimanche 25 septembre 2022, combien son groupe est en phase avec ce commentaire.

« À l’heure où le gouvernement engage le débat sur l’accélération du déploiement des énergies renouvelables et évoque l’acceptabilité des projets, indique l’élue, qu’il considère bien que le parc de la baie de Saint-Brieuc est le parfait et triste exemple de ce qu’il ne faut surtout pas reproduire. »

Lire aussi : « Le parc éolien de Saint-Brieuc n’est ni fait, ni à refaire », lâche le secrétaire d’État à la mer

« Du béton et des déchets de sellerie en mer »

Selon Isabelle Le Calennec, « les pêcheurs ont écrit au Président de la République et attendent toujours une réponse. Ils dénoncent l’absence de concertation pour le phasage des travaux, regrettent le manque du suivi des études scientifiques ».

Lire aussi : Éoliennes en baie de Saint-Brieuc : de l’électricité produite dès le printemps 2023

Pour l’élue bretonne, l’insuffisance des mesures sur le bruit et la turbidité, l’atteinte à la biodiversité ou à la ressource halieutique et la gestion des déchets poseraient problème. « Un engagement avait été pris pour les ramener à terre. Dans les faits, on retrouverait du béton et des déchets de sellerie en mer sans parler des rejets de l’Aeolus ( N.D.L.R., le navire de forage) et des fuites qui ont fait l’objet de plaintes sans retour à ce jour. »

Enfin, Isabelle Le Calennec rappelle que son groupe avait demandé une mission d’information. « À ce jour, nous n’avons toujours pas auditionné les élus locaux et les pouvoirs publics ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/parc-eolien-en-baie-de-saint-brieuc/parc-eolien-de-saint-brieuc-un-triste-exemple-selon-l-elue-bretonne-isabelle-le-calennec-aab06292-3ce3-11ed-abc8-4779451cdf06

 

Ouest-France

Finistère. Cheminez sur l’histoire du sentier des douaniers

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Découvrez le Finistère autrement. Aujourd’hui devenu le fameux GR 34, le sentier côtier a longtemps été arpenté par les gardiens des frontières. Des douaniers aux randonneurs, retour sur l’histoire du chemin littoral.

Le corps de garde d’Argenton à Landunvez et ses douaniers.

Le corps de garde d’Argenton à Landunvez et ses douaniers. | ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DU FINISTÈRE/ 2 FI 109/49.

Sous l’Ancien Régime, les garde-côtes surveillaient les frontières maritimes du royaume. « Chaque paroisse située dans un rayon de deux lieues du rivage était astreinte à la fourniture d’un certain nombre d’hommes chargés d’assurer le guet, jour et nuit » écrit Albert Laot dans son ouvrage Contrebande et surveillance des côtes bretonnes (Coop breizh, 2009).

Des corps de garde au confort très sommaire sont construits le long du littoral. Aujourd’hui, ce sont les vestiges les plus visibles de cette histoire. Comme à Meneham à Kerlouan, la célèbre maison coincée entre deux énormes rochers, mais aussi à Lanildut, à Landunvez, à Cléder… « En 1734, on dénombrait 50 de ces bâtisses du Couesnon à Morlaix », note Albert Laot.

Révolution

« Lorsque le service garde-côtes sera supprimé, le 4 mars 1791, les douaniers […] vont s’approprier ces abris au cours de la première moitié du XIXe siècle », continue l’historien passionné. Car la Révolution rebat les cartes. L’ancien système de collecte des impôts, la ferme générale, est aboli. La douane nouvellement créée sera chargée de collecter les taxes aux frontières extérieures du pays. Pour Albert Laot, le début du XIXe siècle protectionniste sera « le siècle d’or de la douane ».

D’Angleterre débarquent frauduleusement des tissus ou du tabac. Mais les douaniers ne s’occupent pas uniquement des marchandises de contrebande. Ils s’impliquent aussi dans la gestion des naufrages ou veillent à l’application des règles de la récolte du goémon. À Meneham, six maisons identiques sont construites dans les années 1840 pour abriter les douaniers et leurs familles. Ils n’y resteront qu’une vingtaine d’années.

Après les garde-côtes puis les douaniers, ce sont aujourd’hui les curieux qui se glissent dans ce corps de garde emblématique à Meneham, construit en 1756. | AURORE TOULON

En 1860, le Second empire signe un accord de libre-échange avec l’Angleterre et le rôle des douaniers décline. Après la Première Guerre mondiale, « lorsque les échanges commerciaux reprirent, personne ne pensait qu’ils pouvaient être contrôlés par les patrouilles pédestres qui arpentaient le sentier du douanier au siècle précédent », indique Albert Laot. La surveillance se fera désormais depuis la mer. Les sentiers côtiers sont parfois laissés à l’abandon, envahis par la végétation. Jusqu’à…

« Historiquement, l’aventure du GR34 a commencé en 1968 avec quelques passionnés du Comité national des sentiers de grande randonnée », raconte Jean-Yves Jaouen, président du comité finistérien de la Fédération française de randonnée. Les premiers tronçons sont balisés autour de Lannion. « Il a fallu 50 ans de travail acharné de nos bénévoles pour que le GR 34 devienne ce qu’il est actuellement. Il y a eu énormément de débroussaillement », rappelle Jean-Yves Jaouen. L’ancien sentier des douaniers ne formait pas un ruban continu le long du littoral. Le GR 34 actuel non plus. « Le GR34 ne passe pas toujours sur le littoral, comme dans la commune de Plougastel, précise le président du comité finistérien de randonnée. Il contourne aussi des propriétés privées. Il y a encore du travail, ce n’est pas complètement figé. »

Régulièrement, la falaise est grignotée et le chemin doit reculer. Comme au Conquet récemment ou à Plozévet en juillet.

Comment se balader le long du GR34

C’est quoi le GR 34 ?

C’est un chemin de grande randonnée, balisé avec des traits rouges et blancs, qui suit essentiellement les côtes de Bretagne, du mont Saint-Michel au pont de Saint-Nazaire. Un itinéraire de 2 000 km traversant six départements au total. Il fait même partie du sentier européen E9 : 5 000 km de randonnée, du Portugal à la frontière russe.

Quelle est la meilleure période pour le découvrir ?

En ce moment ! Pour le président du comité finistérien de la Fédération française de randonnée, Jean-Yves Jaouen, il vaut mieux éviter la surfréquentation des mois de juillet et août. « Le mieux pour l’itinérant c’est de partir en mai ou septembre. Les jours sont encore relativement longs et les tarifs sont moins élevés. Quand il y a trop de monde c’est compliqué de trouver un hébergement à la nuitée. »

Quelle partie du GR34 finistérien faire ?

Il y en a pour tous les goûts. Certains passages sont même accessibles aux personnes à mobilité réduite comme à Kerlouan, à la pointe Saint-Mathieu ou à la pointe du Raz. Jean-Yves Jaouen décrit ses coups de cœur du parcours : « il y a une partie très sauvage mais très sportive à l’est de, entre Plougasnou et Saint-Jean-du-Doigt. Puis on arrive à la pointe Saint-Mathieu avec des vues exceptionnelles sur les phares, après avoir passé les Abers. On passe par les pointes emblématiques de la presqu’île de Crozon, et la pointe du Raz évidemment. La côte sud est plus sablonneuse et plus facile à pratiquer. C’est très changeant suivant l’heure de la journée, la marée, la saison. Également selon le sens du parcours : on n’a pas la même vision. »

Ce dimanche 25 juillet, la 10e Rando presqu’île propose des boucles de marche qui emprunteront en partie le GR 34 autour de Lanvéoc. Les adhérents de la fédération de randonnée finistérienne s’y retrouveront. Le président espère une belle fête.

Quelles précautions prendre ?

Penser à partir avec des gourdes pleines. « Il faut regarder les points d’eau, conseille le randonneur chevronné, il y a un peu de déficit de ce côté. » Et puis « il faut avoir une bonne condition physique. Autour de Plogoff, Beuzec… dans le Cap Sizun, on ne se lance pas sur le GR34 sans préparation. »

Attention aux bâtons de marche dont les pointes métalliques peuvent abîmer le sentier à certains endroits. Et bien sûr, respectez la faune et la flore des lieux en ramassant tous vos déchets, en restant sur les sentiers et en tenant vos animaux en laisse.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/finistere-cheminez-sur-l-histoire-du-sentier-des-douaniers-9a877f16-3b41-11ed-b96e-96e9620a0085

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor : « Il faut continuer d’agir » : Dérivages 2, une fête militante sur les algues vertes

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Lier fête et militantisme ? C’est possible. La deuxième édition de Dérivages 2, organisée par l’association Halte aux marées vertes, a eu lieu ce samedi 24 septembre 2022, à la plage de Jospinet, à Lamballe-Armor (Côtes-d’Armor).

Une centaine de dessins sur « l’agrobizness » étaient exposés en plein air, lors de Dérivages 2, à la plage de la Jospinet, à Planguenoual.

Une centaine de dessins sur « l’agrobizness » étaient exposés en plein air, lors de Dérivages 2, à la plage de la Jospinet, à Planguenoual. | OUEST-FRANCE

Plusieurs centaines de personnes étaient réunies vers 15 h 30, ce samedi 24 septembre 2022, à la plage de Jospinet, à Planguenoual, une commune déléguée de Lamballe-Armor (Côtes-d’Armor).

Comme un symbole, c’est la mer qui a servi de décor à Dérivages 2. Un événement « festif et militant » ​organisé par l’association Halte aux marées vertes (HAMV).

« Pour soutenir ceux qui agissent »

Au programme, conférences, expositions de 101 dessins autour du thème intitulé l’agrobizness​, dédicaces d’auteurs, ventes aux enchères d’objets artistiques ou encore fest-noz. Sur une affiche, l’association a souligné que la baie de Saint-Brieuc représente 48,5 % des surfaces d’échouages d’algues vertes ».

Une scène et des barnums ont été installés pour accueillir les visiteurs et les différentes animations de Dérivages 2, à Planguenoual. | OUEST-FRANCE

Malgré l’absence d’Inès Léraud, autrice de la bande dessinée Algues vertes, l’histoire interdite, qui « était souffrante », précisent les organisateurs, la fête a eu lieu. Dans le public, se trouvait Sibylle, 24 ans, originaire de Saint-Brieuc. Les algues vertes, j’en voyais lorsque j’étais petite. Plus tard, on a découvert que c’était véritablement dangereux​, raconte-t-elle. Cette étudiante aimerait, plus tard, réaliser une exposition et travailler autour de cette thématique.

Françoise Perducat, 65 ans, architecte, habite juste à côté de la plage de Jospinet. La bande dessinée d’Inès Léraud m’avait touchée​, avoue-t-elle. Et de poursuivre : Je travaille beaucoup, alors aujourd’hui, je prends le temps de venir soutenir ceux qui agissent.

Les visiteurs de Dérivages 2 pouvaient acheter les livres des auteurs dont les dessins étaient exposés. | OUEST-FRANCE

Autour des visiteurs, une soixantaine de bénévoles orchestraient, avec le sourire, l’événement épargné par la pluie. Parmi eux, Pierre-Yvon, 66 ans, investi dans l’association HAMV depuis 2009, lance avec énergie : À nos âges, on ne verra peut-être pas la fin, mais il faut continuer d’agir.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lamballe-armor-22400/cotes-d-armor-il-faut-continuer-d-agir-derivages-2-une-fete-militante-sur-les-algues-vertes-57160972-3c19-11ed-aedd-505ee6f85a72

Diaporama : Planguenoual Dérivages II Halte aux marées vertes

Vidéo : Conférence de Splann sur méthanisation Dérivages N°2 Planguenoual 2022

 

Ouest-France

Ille-et-Vilaine. Usine Bridor à Liffré : 300 marcheurs contre « ce projet d’un autre âge »

Publié le Laurent LE GOFF

300 personnes ont manifesté, samedi 24 septembre 2022, contre l’usine Bridor à Liffré, un projet jugé « écocide, obsolète et inutile ». Dans les rangs de ces opposants, des élus, des militants écolo et pas mal de gens du coin inquiets pour leur environnement.

300 personnes ont manifesté samedi contre l’usine Bridor.

300 personnes ont manifesté samedi contre l’usine Bridor. | MARC OLLIVIER/OUEST-FRANCE

« On n’est pas que 20, monsieur le maire ! » Le maire de Liffré (Ille-et-Vilaine), Guillaume Bégué, avait affirmé dans une interview à Ouest-France, cet été : « Je rappelle quand même qu’ils sont 20 et que nous sommes 26 000 sur le territoire de Liffré communauté. » La petite phrase a eu le don d’énerver les opposants au projet d’usine de viennoiseries Bridor, du groupe Le Duff.

« Décroissant plutôt que des croissants ! » Ils étaient 300 devant la mairie de Liffré, à l’appel d’une bonne quinzaine d’associations et de Colère comme « Comité local pour l’environnement et la résilience écologique », le collectif créé par des citoyens du secteur de Liffré-Cormier.

Ils dénoncent un projet industriel « d’un autre âge, inutile et obsolète, qui va détruire des hectares de zone humide et consommer 200 000 m³ d’eau par an, soit la moitié de la consommation actuelle de Liffré ». Une « aberration » après l’été que l’on vient de vivre, « où les restrictions s’imposent à tous, sauf à Bridor ».

Au début, elle était pour…

Beaucoup d’élus parmi les manifestants et au micro, dont le sénateur écologiste Daniel Salmon, le paysan des Côtes-d’Armor René Louail, ancien président du groupe EELV au conseil régional. Des insoumis aussi, des militants du NPA, de Solidaires… Et puis des gens du coin.

Comme Isabelle, paysagiste, venue à vélo « manifester pour la première fois de sa vie ». Au début elle soutenait le projet d’usine, « pour les emplois créés, pour l’activité économique ». Avant d’y regarder de plus près : « Je me suis informée, documentée et je me suis rendu compte que c’était une aberration, d’un point de vue écologique. » Elle pense qu’il faut « créer des emplois bien sûr » mais dans une toute autre direction. « Dans l’agriculture bio ou encore la fabrication de récupérateurs d’eau, tout ce qui peut contribuer à la défense de l’environnement. »

Le dossier Bridor divise dans la commune | MARC OLLIVIER/OUEST-FRANCE

Pourtant le dossier Bridor divise dans la commune. Isabelle peut en témoigner : « C’est un sujet de discussion avec les voisins, on n’est pas d’accord. » Sonemany, venue avec son fils dans la poussette, pense qu’une majorité de gens, à Liffré, trouve ce projet d’usine « insensé mais ils ne viennent pas manifester pour autant ».

C’est pourquoi Colère avait proposé de soumettre la question au référendum. « Les élus l’ont refusé », regrette Frédéric Paul, membre du collectif. « Pourtant ils l’ont déjà fait par le passé, par exemple lorsqu’il s’est agi de rejoindre la communauté de communes. »

Au-delà des manifestations, trois recours ont été déposés par les opposants (des riverains et l’association la Nature en ville) contre la modification du plan local l’urbanisme (Plu), contre le permis de construire et enfin contre l’arrêté préfectoral autorisant le projet.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/usine-bridor-a-liffre-300-marcheurs-contre-ce-projet-d-un-autre-age-53cc28b4-3c14-11ed-96be-e8064f8bb07a

 

Ouest-France

TÉMOIGNAGE. Privé de compteur électrique, un habitant d’une commune finistérienne raconte ses ennuis

Publié le

En septembre 2022, des habitants attendent toujours le branchement électrique de la maison qu’ils ont fait construire, route de la Corniche à Plougasnou (Finistère). Leur demande avait été déposée auprès d’Enedis en novembre 2021.

Une armoire électrique a été installée à l’entrée du terrain, mais toujours pas de compteur électrique à l’horizon, sur le terrain de cette maison de Plougasnou (Finistère).

Une armoire électrique a été installée à l’entrée du terrain, mais toujours pas de compteur électrique à l’horizon, sur le terrain de cette maison de Plougasnou (Finistère). | OUEST-FRANCE

« Les mois passent, tout va de travers. Aujourd’hui, c’est le compteur électrique que nous n’arrivons pas à avoir. » En achetant, en 2019, ce terrain pour ses deux fils, François Moguérou ne s’attendait pas à vivre un tel cauchemar pour faire aboutir son projet de construction d’une maison en bois, route de la Corniche, à la sortie du Diben à Plougasnou (Finistère). « D’abord, un énorme retard au niveau de l’instruction du permis de construire que nous avons fini par obtenir en novembre 2020. Puis, il y a eu de gros délais à cause de la crise de Covid-19, ce qui a repoussé la date de la livraison de la maison. »

Une promesse de branchement en mars 2022

La maison est enfin terminée, cela fait plusieurs mois. Mais il n’y a toujours pas d’électricité. « Cela nous empêche de terminer les finitions à l’intérieur, comme l’aménagement d’une cuisine. Sur les conseils de la société Enedis, nous en avions pourtant fait la demande le 16 novembre 2021, avec la promesse d’un branchement en mars 2022. » D’après le gestionnaire de réseau d’électricité, « on était largement dans les temps ».

En dépit des coups de téléphone et des mails, François Moguérou et Meven, l’un de ses fils, n’ont plus de nouvelles. « Finalement, une personne du SDEF (Syndicat départemental d’électrification du Finistère) nous apprend qu’il faut renforcer le réseau public et que des travaux seront confiés à la

Step, (une station de transfert d’énergie par pompage.) »

Nouvelle déception

Mais depuis, s’ensuivent des devis de 2 229 €, de 1 080 € et 1 427 € de la part du SDEF et de la Step, « sans jamais nous donner d’explication. Ces travaux se sont finalement exécutés sur la voie publique, courant juin 2022. En passant, des monticules de terre ont été déposés sur notre terrain sans notre accord ».

Depuis, les propriétaires se démènent pour obtenir un compteur électrique. L’espoir est revenu il y a quelques jours, après la réception d’un mail d’Enedis leur demandant de contacter l’entreprise Le Du pour des travaux fin octobre. Nouvelle déception, ce chantier ne concerne que la mise en puissance de l’extension. « Toujours pas de compteur, ni de date pour un branchement. C’est une constante de notre dossier, nous n’avons jamais eu de dates », se désespère François Moguérou, qui aimerait bien voir le bout de cette affaire. « Pendant ce temps, mes fils doivent honorer la banque qui leur a fait le prêt. Je sais qu’il y a des situations pires que la nôtre, mais ce n’est pas une raison. »

Enedis : doit « attendre la première procédure »

Enedis répond que cette attente s’explique par la double zone de raccordement sur laquelle se trouve la maison : une zone rurale, gérée par le Sdef et l’autre, par Enedis. « Nous devions attendre la première procédure avant de lancer la nôtre. Nous avons le feu vert seulement à la mi-septembre. De plus, la proximité avec la mer et d’autres contraintes se sont ajoutées. Nous prêtons une attention particulière aux délais, justement. » Dans ce cadre précis, le gestionnaire du réseau affirme que la fin des travaux serait prochaine, sans préciser davantage.

Pour rappel, une demande de raccordement se fait auprès d’Enedis, et le client est ensuite amené à choisir son fournisseur d’énergie.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/temoignage-prive-de-compteur-electrique-un-habitant-d-une-commune-finisterienne-raconte-ses-ennuis-69bc65f6-3a63-11ed-be96-29c6f32ce2b1

 

Ouest-France

Plufur. Un méthaniseur mutualisé fait débat

Publié le

Organisé par Hervé Guélou, le maire de Plufur (Côtes-d’Armor), une réunion publique a permis à deux exploitants agricoles de présenter, en toute transparence, leur projet.

Élus communaux, responsables de l’intercommunalité, et habitants se sont retrouvés dans la salle des fêtes face aux deux agriculteurs.

Élus communaux, responsables de l’intercommunalité, et habitants se sont retrouvés dans la salle des fêtes face aux deux agriculteurs. | OUEST-FRANCE

Mardi 20 septembre 2022, la salle des fêtes de Plufur (Côtes-d’Armor), s’est vite trouvée petite pour accueillir une centaine de personnes venue assister à la présentation du projet d’un méthaniseur.

Deux agriculteurs, Laurent Meuric, producteur de lait, de viande et de céréales et Fabien Le Briquer, producteur bio de viande et de cultures, se sont associés pour développer une unité d’énergie pour le séchage des céréales et la production d’électricité.

Devenir autonome

Ces deux agriculteurs souhaitent devenir autonomes en énergie, réduire l’achat d’engrais chimiques et valoriser les déchets de leurs productions.

Face aux inquiétudes du public, Fabien Le Briquer se veut rassurant : « L’entreprise qui installe ces équipements, qui n’est pas aidée financièrement, ainsi que notre banque qui assure le prêt, souhaitaient que nous mettions en place une unité plus importante. »

Les deux agriculteurs visent l’autonomie énergétique et non devenir des industriels de la production d’énergie : « Cette unité de méthanisation doit uniquement répondre à nos besoins de chauffage et d’électricité. Lorsque nous consommons peu d’énergie, notre surplus est revendu au réseau électrique aux heures de pointe pour deux cents foyers. Nous voulons rester à taille humaine et équilibrer financièrement nos entreprises familiales, rien de plus. »

Dans la salle des mains se lèvent de la part d’un public bien informé. La remarque principale porte sur la dévalorisation des habitats à proximité de l’exploitation et du méthaniseur. Celui de Plouaret, de très grande taille, est donné en exemple d’une pollution visuelle, olfactive et environnementale. Fabien Le Briquer, concernant son projet, présente un plan de masse faisant apparaître des équipements en partie enterrés et des talus haies encadrant le site.

Une taille raisonnable

Du côté des représentants d’associations environnementales, l’inquiétude porte sur l’éventuelle dérive et l’agrandissement incontrôlé de ce type d’équipement. Pour Claude Fustier, de Tréduder Nature et Patrimoine : « Tant que cela reste de petites unités locales mettant à l’équilibre la production et le besoin de la ferme, cela semble raisonnable. Le risque pour l’agriculteur et l’environnement, c’est de ne plus avoir pour but que la production d’énergie. Il perdra son métier d’agriculteur et sera happé par celui d’industriel de l’énergie, secteur en crise constante, dont il ne pourra pas se défaire. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plufur-22310/plufur-un-methaniseur-mutualise-fait-debat-522d70b2-3a6b-11ed-be96-29c6f32ce2b1

 

Ouest-France

« Le Parc éolien de Saint-Brieuc n’est ni fait, ni à refaire », lâche le secrétaire d’État à la mer

Publié le Joël BIGORGNE

Lors des Assises de la mer qui se tenaient jeudi 22 septembre 2022 à La Rochelle, Hervé Berville, secrétaire d’État à la mer, a regretté le manque de dialogue autour de la construction du parc éolien de Saint-Brieuc. Et proposé une autre méthode de concertation pour la construction des futurs parcs offshore.

Le secrétaire d’État à la mer, Hervé Berville, lors des Assises de la mer à La Rochelle.

Le secrétaire d’État à la mer, Hervé Berville, lors des Assises de la mer à La Rochelle. | OUEST-FRANCE

« Le parc éolien de Saint-Brieuc n’est ni fait, ni à refaire ». La petite phrase d’Hervé Berville, prononcée jeudi lors des Assises de la mer à La Rochelle (Charente-Maritime) a suscité quelques remous, voire quelques espoirs chez les opposants au projet.

Lire aussi : Éoliennes en baie de Saint-Brieuc : de l’électricité produite dès le printemps 2023

« C’est vrai que sortie de son contexte, cette phrase peut porter à confusion », reconnaît-on dans l’entourage du secrétaire d’État à la mer. Pas question en tout cas de renoncer au parc : le chantier suit son cours. Et à la fin de l’année 2023, les 62 éoliennes initialement prévues tourneront bien au large des caps Fréhel et d’Erquy.

Vent de fronde

L’expression « ni à refaire » employée par Hervé Berville est une allusion à « l’absence totale » de concertation autour de cette construction. « Ce qui s’est passé à Saint-Brieuc n’est pas un exemple à suivre pour les futurs champs éoliens », poursuit l’entourage d’Hervé Berville. Allusion au vent de fronde qui souffle toujours en baie de Saint-Brieuc. Pêcheurs, riverains et beaucoup d’élus locaux persistent à être vent debout contre ce projet censé produire l’équivalent de la consommation annuelle de 835 000 habitants.

« Un cahier des charges »

À La Rochelle, Hervé Berville a voulu rassurer les pêcheurs en évoquant la construction du parc d’Oléron : « Nous allons définir un cahier des charges précis avec les élus, les pêcheurs, le Département pour travailler sur la meilleure cohabitation possible, a-t-il précisé. Cela prendra deux ans. »

Ce n’est pas la première fois que le secrétaire d’État pointe du doigt le manque de dialogue dans le dossier briochin. Peu de temps avant sa nomination au gouvernement, celui qui était encore député des Côtes-d’Armor affirmait que « sur ce dossier, on se doit d’avoir une exigence. Pêcheurs, collectivités locales, associations… C’est par le dialogue qu’on parviendra à trouver des solutions. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/parc-eolien-en-baie-de-saint-brieuc/le-parc-eolien-de-saint-brieuc-n-est-ni-fait-ni-a-refaire-selon-le-secretaire-d-etat-a-la-mer-cc1090d6-3b5a-11ed-a6d4-69a981b2a43f

 

Ouest-France

Centre de santé, navettes et impôts : l’opposition municipale de Morlaix « appelle à la vigilance »

Publié le

L’opposition municipale et ses élus font, eux aussi, leur rentrée à Morlaix (Finistère). En septembre 2022, en attendant le prochain conseil à venir, l’équipe évoque les différents dossiers et points de vigilance dans sa ligne de mire. Entretien.

Jean-Charles Pouliquen, Sabine Duval-Arnould et Georges Aurégan, trois des six élus de l’opposition municipale de Morlaix.

Tout comme le maire et président de Morlaix Communauté (Finistère), Jean-Paul Vermot, l’opposition municipale s’est pliée au jeu de l’entretien de rentrée, en septembre 2022. Les six conseillers municipaux ont ainsi évoqué les différents points d’attention et dossiers sur lesquels ils vont veiller cette année. Entretien avec trois d’entre eux : Jean-Charles Pouliquen, Sabine Duval-Arnould et Georges Aurégan.

Comment voyez-vous l’année écoulée ?

Nous arrivons à mi-mandat. Même si une nouvelle équipe, surtout au début, prend ses marques, nous avons l’impression que c’est un mandat par procuration : tous les projets sortis ont été lancés par la précédente équipe. Comme le skate park, le stade de Coatserho, les travaux du parking de la Caf (Caisse d’allocations familiales) et de Léon-Blum, la Virgule, l’arrivée des 41 agents des Finances publiques. Pour la suite, nous serons vigilants.

Sur quels dossiers ?

Sur le centre communal de santé. On se demande quelle va être l’offre médicale : les médecins employés seront-ils des nouveaux praticiens ou ceux qui sont déjà en poste en ville ? La moyenne d’âge des professionnels de santé actuelle est élevée. Nous nous interrogeons aussi sur les transports : nous regrettons l’abandon de notre projet de funiculaire. Les navettes électriques gratuites sont annoncées pour le remplacer : celle qui relie la route de Callac au port nous semble pourtant bien vide. Nous aimerions avoir un bilan de sa fréquentation, et une réflexion autour de ses horaires et dessertes. Enfin, nous nous inquiétons pour les impôts. Il n’y a pas eu les baisses promises. Mécaniquement, il y a même eu des hausses, comme avec la nouvelle taxe foncière et la hausse de la Gemapi. On se demande comment va se présenter 2023. Le transfert des équipements culturels vers l’agglomération n’est pas une solution miracle, il y aura toujours des charges.

Y a-t-il des choses entreprises par la majorité que vous trouvez intéressantes ?

Le jardin éphémère est une idée intéressante, à voir comment il peut être prolongé. Les tests sur l’éclairage public éteint la nuit aussi, avec des ajustements à faire, notamment pour les axes fréquentés par les scolaires.

Enfin, que dire sur le projet de réouverture de la rivière ?

Le premier est une idée qui existe depuis très longtemps. Il faudra veiller aux modalités techniques de sa réalisation, car des bâtiments médiévaux se trouvent à proximité, ainsi que l’impact sur la vie des Morlaisiens et des commerçants pendant la durée du chantier et son financement.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/centre-de-sante-navettes-et-impots-l-opposition-municipale-de-morlaix-appelle-a-la-vigilance-0f537236-3b5c-11ed-a64e-162cc23a7f46

 

Ouest-France

Finistère. Après l’accident mortel de Saint-Pol-de-Léon, la route D58 sécurisée avant des travaux

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Le conseil départemental du Finistère et la commune de Saint-Pol-de-Léon ont sécurisé les intersections situées le long de la D58, entre les ronds-points de Pen-ar-Prat et Lesvestric. Des travaux de sécurisation seront entrepris dans un second temps. En août 2022, un accident entre deux poids lourds et un tracteur avait coûté la vie d’un jeune chauffeur routier.

Les intersections de la D58 vont être sécurisées avant des travaux de la part du conseil départemental, à Saint-Pol-de-Léon.

Les intersections de la D58 vont être sécurisées avant des travaux de la part du conseil départemental, à Saint-Pol-de-Léon. | GOOGLE STREET VIEW

« Les conditions actuelles ne permettent pas aux usagers de la RD 58 de rouler en toute sécurité », écrivent Maël de Calan et Aline Chevaucher. Les deux conseillers départementaux du canton de Saint-Pol-de-Léon ont annoncé que le Département avait pris des mesures de sécurité sur cette route.

Ce même axe avait coûté la vie à un jeune chauffeur routier dans un accident impliquant deux camions et un tracteur, en août 2022.

Des modifications de circulation

Concrètement, des changements sont opérés entre les ronds-points de Pen-ar-Prat et Lesvestric. « ​L’arrêté de police interdira dans les prochains jours aux usagers de traverser la RD 58 depuis la route de Mespaul pour accéder à la zone activité de Kerannou. Des panneaux de police interdiront aux usagers de tourner sur la gauche sur la route départementale 58 depuis les voies communales 45 et 46. En conséquence, l’accès à la zone d’activités de Kerrannou depuis la RD 58 sera supprimé. Les usagers en provenance des voies communales devront dorénavant faire demi-tour au carrefour giratoire de Pen-ar-Prat (RD 58/RD 75). L’accès à la zone d’activités de Kerrannou s’effectuera depuis le carrefour giratoire de Lesvestric (RD 58/RD 788). »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-pol-de-leon-29250/finistere-apres-l-accident-mortel-de-saint-pol-de-leon-la-route-d58-securisee-avant-des-travaux-b3b08b34-3b61-11ed-a64e-162cc23a7f46

 

Ouest-France

Atteint d’un cancer incurable, le Dr Thomas Fossier est décédé jeudi, après une profonde sédation

Samuel NOHRA

Plongé en sédation profonde dimanche soir, le Dr Thomas Fossier est décédé dans une clinique de Ploemeur hier, jeudi 22 septembre. Il était atteint d’un cancer incurable et voulait quitter ce monde sans souffrances.

Thomas Fossier, 62 ans, et son épouse Nicole. La photo avait été prise le lundi 2 septembre dernier.

Thomas Fossier, 62 ans, et son épouse Nicole. La photo avait été prise le lundi 2 septembre dernier. | OUEST-FRANCE

Nous avions rencontré le Dr Thomas Fossier le lundi 5 septembre dernier à l’hôpital de Vannes où il subissait un examen. Un homme, de 62 ans, qui se savait condamné par un cancer très avancé et sans plus aucun espoir de guérison. Il avait décidé, l’été dernier, d’arrêter ses traitements. Les effets secondaires pouvant être pires que les bénéfices avec, de toute façon, une fin prochaine inéluctable.

Lire aussi : TÉMOIGNAGE. Ancien médecin, Thomas ne veut pas être « dépossédé » de sa fin de vie

« Qui peut juger du niveau de douleur que je peux accepter avant de me laisser partir ? De vivre avec une perte d’autonomie qui s’aggrave chaque jour ? » nous confiait-il. « Je suis le seul à savoir ce qui peut être acceptable ou pas pour moi. » Pas question pour lui de se voir agoniser et perdre, jour après jour, ses facultés physiques et mentales.

Il est décédé sans souffrir, comme il le souhaitait

Depuis cette entrevue, son état n’a pas cessé de se détériorer et, dimanche soir dernier, il a été plongé en sédation profonde dans une clinique de Ploemeur. « C’est une forme de coma très profond, explique le professeur Vincent Morel, chef du service de soins palliatifs du CHU de Rennes. Comme le prévoit la loi Leonetti sur la fin de vie, le patient a le droit de dormir pour ne pas souffrir alors même qu’il va mourir. Mais on ne le laisse ni mourir de faim ni de soif et la sédation profonde peut être associée à l’administration d’analgésiques supplémentaires pour vraiment éviter toutes douleurs. »

Le Dr Thomas Fossier est donc décédé hier jeudi 22 septembre en début d’après-midi. Sans souffrir, comme il le souhaitait.

https://www.ouest-france.fr/societe/fin-de-vie/atteint-d-un-cancer-incurable-le-dr-thomas-fossier-est-decede-jeudi-apres-une-profonde-sedation-883fef10-3b13-11ed-a64e-162cc23a7f46

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor. Sécheresse : « La nature nous envoie un signal fort », explique Jean-Luc Barbo

Publié le Recueilli par Anne-Lyse RENAUT

La sécheresse, les usages de l’eau, ou encore les algues vertes, Jean-Luc Barbo, président de la Commission locale de l’eau du pays de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), évoque de nombreux sujets au cœur de cette rentrée 2022.

Jean-Luc Barbo, président de la Commission locale de l’eau du pays de Saint-Brieuc.

Jean-Luc Barbo, président de la Commission locale de l’eau du pays de Saint-Brieuc. | OUEST-FRANCE

Jean-Luc Barbo est le président de la Commission locale de l’eau (CLE) du pays de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), qui pilote le Schéma d’aménagement et de gestion des eaux du bassin-versant de Saint-Brieuc. Il est également vice-président au sein Lamballe Terre et Mer (LTM), en charge de la transition énergétique. Pour cette rentrée de septembre 2022, l’élu évoque la sécheresse, les usages de l’eau, ou encore les algues vertes.

L’été 2022 a été définitivement marqué par la chaleur et la sécheresse…

Je crois qu’aujourd’hui la nature nous envoie un signal fort. C’est vrai qu’on a peu connu d’épisodes de sécheresse de cette ampleur. Dans les cours d’eau, ce sont parfois deux à trois générations d’espèces qui disparaissent. On parle beaucoup de la ressource en eau d’un point de vue qualitatif, mais aujourd’hui, se pointe aussi le problème de la quantité.

Comment vous, les élus, ou les citoyens peuvent-ils agir ?

Les commissions locales de l’eau vont devoir travailler sur cette thématique et sur le partage de la ressource en eau au niveau des usages : que ce soit l’hydrologie, les milieux naturels, et aussi l’adaptation nécessaire face au changement climatique.

Que faire ?

Il va falloir discuter du partage de cette ressource en termes d’usage. Mais j’ai aussi en tête quelques exemples qui m’ont prouvé que beaucoup de mes concitoyens ne savent d’où vient l’eau qui coule dans leur robinet. Donc en termes de communication, on n’a peut-être pas fait tout ce qu’il fallait.

Quelles sont les actions de la Commission locale de l’eau concernant la sécheresse ?

On travaille sur le lancement d’études HMUC (Hydrologie milieux usages climat). On va faire des états des lieux. Il y aura aussi la mise en place de la concertation autour des usages de l’eau, qui fait partie de nos missions. En tant que président de la CLE, je souhaite mettre cette ressource en eau au centre de toutes les réflexions.

Quant aux algues vertes ?

Sur les algues vertes, on a dit tout ce qu’il fallait faire, on ne va pas perdre de temps à redire ce qu’on a dit il y a plusieurs années. Aujourd’hui, de toute façon, il y a plein de discours et peu d’actes sur ces thématiques. C’est la conjonction de réponses trop partielles de l’État, des politiques et du système économique.

Depuis mai, le volume d’algues vertes ramassées a été divisé par deux par rapport à 2021…

On ne peut pas se satisfaire du fait qu’il y a eu moins d’algues vertes cette année. Avec la sécheresse, les rivières et les ruisseaux n’ont pas amené la charge azotée, car il y a peu d’eau qui coule. Cette baisse est en réalité liée à une catastrophe écologique sur les bassins-versants.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lamballe-armor-22400/cotes-d-armor-secheresse-la-nature-nous-envoie-un-signal-fort-explique-jean-luc-barbo-3444e766-3358-11ed-8dd8-fdb9fa809eb1

 

Tribune. Il faudra retrouver notre autonomie en énergie, mais aussi en protéines, selon André Pochon

Publié le
Écrit par André Pochon / SG

André Pochon, en 2007

André Pochon est un expert dans le développement durable, infatigable défenseur d'une agriculture "paysanne" et respectueuse de l'environnement. A 91 ans, cet ancien agriculteur nous livre une vision pleine d'acuité sur ce que nous enseignent les impacts de la crise sanitaire mais aussi de la guerre en Ukraine. Tout autant que pour l'énergie, notre autonomie en matière de protéine, pour l'alimentation animale notamment, est primordiale.

La France, et encore plus l'Europe, est en manque de gaz et de pétrole. Nous dépendons en particulier de la Russie qui nous dicte sa politique et déclare la guerre à l'Ukraine.

Cependant, il est un autre produit, le soja, dont nous dépendons à 50% d’un autre pays. Que le Brésil mette un embargo sur le soja, comme l'ont fait les États-Unis en 1974, adieu veaux, vaches, cochons, couvées !

Tout cela est le fruit de la mondialisation. Il est plus intéressant d'importer du soja à bas prix provenant du tiers monde que de le produire nous-mêmes ; plus intéressant s’entend : pour le pouvoir d'achat des pays développés.

Aujourd'hui, cette mondialisation est remise en cause. Le virus de la COVID nous a ouvert les yeux avant même la guerre en Ukraine. Il faudra bien retrouver notre autonomie en énergie et en protéines si nous voulons rester un pays libre et indépendant.

En ce qui concerne l'énergie, ce sera long. Il faudra agir sur la sobriété et les énergies renouvelables, et nous avons perdu beaucoup de temps.

C’est à portée de main

En revanche, pour retrouver notre autonomie en protéines, c'est à portée de main. Encore faut-il que les politiques prennent les bonnes décisions. Or, nous disposons de la politique agricole commune (PAC) des 27 pays européens créée en 1962.

La PAC dispose actuellement d’un budget de 50 milliards € consacré à l'agriculture, dont plus de 9 milliards pour la France. Ces 9 milliards d’euros sont distribués chaque année aux 400.000 exploitations françaises : 22.500 € par exploitation en moyenne, mais plus de 100.000 € pour les plus grandes et presque rien pour les petites.

Malheureusement, depuis 1992 cet argent a été distribué aux agriculteurs sans dégressivité ni plafonnement, et sans condition en rapport à l'environnement. De plus, l'importation de soja au prix mondial a bloqué tout développement des oléo-protéagineux en Europe.

D’où notre dépendance actuelle : 13.800.000 tonnes de protéines de soja importées en Europe en 2019, soit l’équivalent d’environ 13 millions d’hectares, ce qui représente la moitié de la superficie agricole de la France. Il est plus que temps que la France et l'Europe retrouvent leur autonomie en protéines !

La PAC, un levier extraordinaire

La nouvelle PAC sera opérationnelle en 2023 ; c’eût été une opportunité à saisir dans le Plan Stratégique National. En effet, les 50 milliards distribués chaque année aux agriculteurs européens constituent un levier extraordinaire pour inciter les agriculteurs à produire à nouveau du soja, des pois, de la féverole, du tournesol … et nourrir leurs bovins et leurs ovins à l’herbe et à la luzerne.

Celles-ci sont riches en protéines, contrairement au maïs-fourrage. Soulignons que la complémentation du maïs-fourrage en protéines est responsable de 50% de notre importation de soja. Il suffit donc de privilégier les aides (ou primes) pour les surfaces en oléo-protéagineux et pour les prairies et la luzerne.

En dépit de la finalisation du Plan Stratégique National (PSN), déclinaison française de la PAC, le besoin de réforme de celle-ci reste entier et indispensable pour notre autonomie protéique.

Tous les dirigeants politiques, et en particulier français, devraient en prendre conscience. Retrouver notre autonomie en protéines passe par la PAC. Les primes devraient être réservées aux seules surfaces en prairies, luzerne et oléo-protéagineux.

Une prime à la surface d'intérêt écologique

Les primes actuelles aux autres surfaces, principalement en céréales, sont à remplacer d'une part par une prime à l’actif présent sur l'exploitation (cette prime doit être dégressive et plafonnée), d'autre part, par une prime à la surface d'intérêt écologique (s.i.e.) telle que définie par Bruxelles : talus, haies, bosquets, landes, mares ... Bien entendu ces deux primes, comme les primes actuelles aux productions animales, devront être rigoureusement conditionnées à la préservation de l'environnement et à la lutte contre le réchauffement climatique.

Voilà ce que la France aurait dû proposer à Bruxelles dans son PSN. On en est loin ! Les investissements prévus dans le PSN paraissent bien peu utiles et insuffisants pour un résultat loin de l’objectif d’être autonomes en protéines. En effet, la filière des oléo-protéagineux est déjà bien organisée et les techniques d’augmentation des rendements parfaitement au point.

La priorité est d’en augmenter la production et de stopper nos importations de soja. Pour y parvenir, il faut augmenter nos surfaces en oléo-protéagineux aux dépens des surfaces en céréales et substituer l’herbe et la luzerne au maïs-fourrage pour nourrir nos bovins et nos ovins. Les 9 milliards de primes PAC versées chaque année aux agriculteurs sont le levier décisif et suffisant pour atteindre notre autonomie en protéines, et même pour produire des excédents.

André Pochon

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ille-et-vilaine/tribune-il-faudra-retrouver-notre-autonomie-en-energie-mais-aussi-en-proteines-selon-andre-pochon-2620400.html

Vidéo : André Pochon Hillion plage de la Granville le 24 janvier 2013

 

Ouest-France

Finistère. Des moyens supplémentaires pour la lutte contre les violences intrafamiliales

Publié le Rosemary BERTHOLOM

Ce jeudi 22 septembre 2022, le préfet du Finistère, Philippe Mahé, a présenté les actions réalisées sur le volet sécurité : lutte contre les trafics de stupéfiants ou encore contre les violences intrafamiliales, une charte pour mieux protéger les enseignants…

Au volet sécurité, Philippe Mahé, préfet du Finistère, a présenté des résultats quant à l’action de l’État.

Au volet sécurité, Philippe Mahé, préfet du Finistère, a présenté des résultats quant à l’action de l’État. | YVES-MARIE QUEMENER / ARCHIVES OUEST-FRANCE

Ce jeudi 22 septembre 2022, le préfet du Finistère, Philippe Mahé, a réalisé un point de situation en cette rentrée 2022. Il a notamment détaillé le volet sécurité.

« Sept points de trafic ont été démantelés »

« On n’a jamais eu autant de policiers et de gendarmes depuis 20 ans, en Finistère. Et la population n’a pas cru de manière concordante », note le préfet du Finistère. Une des priorités du représentant de l’État en Finistère : la lutte contre les trafics de stupéfiants. « On a des résultats en termes de saisis, de suppressions de points de trafic. Depuis quelques mois, sept points de trafic ont été démantelés… Et ce n’est pas fini. »

Philippe Mahé souligne « une action interservices avec des services locaux, nationaux voire internationaux. C’est une action de longue haleine par les brigades, les enquêteurs. »

Des effectifs supplémentaires

À date, sur les routes finistériennes, « on a moins de tués que l’an dernier même si ce n’est jamais satisfaisant ». Le préfet du Finistère rappelle que « plus de la moitié des accidents mortels sont sous stupéfiants ou produits addictifs autres (alcool) ».

Dernièrement, une action forte contre les rodéos. « Il y a eu 431 opérations de contrôles, 1 935 personnes contrôlées, 243 personnes verbalisées en un mois. »

Des assistants sociaux à côté des gendarmes

Philippe Mahé annonce des effectifs supplémentaires à Quimper et à Brest. « Ils serviront à faire plus de terrain, partout, pas seulement en centre-ville. » Autre priorité du préfet : la lutte contre les violences intrafamiliales. « Ces violences sont en augmentation. On fait le travail de prévention, d’accueil de victimes. On a des moyens supplémentaires nationaux. »

« Il faut une écoute particulière lors du dépôt de plainte. La résilience commence à ce moment-là. » Ainsi, des assistants sociaux vont épauler des gendarmes et des policiers « pour les former et, le cas échéant, les recevoir pour les cas les plus difficiles et venir en appui. »

Le préfet indique : « D’ici la fin de l’année, on en aura six (bassin de Morlaix, bassin de Brest, Brest, Centre-Bretagne, la Cornouaille Sud et le Haut Pays Bigouden). Ce qui va permettre un déploiement sur l’ensemble du territoire de cet accueil aux victimes et d’être en appui des forces de police et de gendarmerie pour la compréhension et l’action. »

« Une initiative pour mieux protéger les enseignants »

Philippe Mahé veut également agir en soutien aux enseignants. « J’ai été très frappé, l’an dernier, par quelques faits de violence à l’égard des enseignants, parfois, des violences qui émanent de parents d’élève. Au regard de cela, on prend une initiative pour mieux protéger les enseignants et les directeurs d’école. » Il s’agit d’une charte de bonne conduite. Une nouveauté.

« Sur le volet sécurité, il y a plein de choses, il ne faut pas cesser d’innover sur les actions. C’est la raison pour laquelle le travail fait avec les collectivités est très important », insiste le préfet. « Je suis très à l’écoute de ce qu’on peut me faire remonter. Le vivre ensemble, c’est l’unité républicaine. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/finistere-des-moyens-supplementaires-pour-la-lutte-contre-les-violences-intrafamiliales-011f3018-3a7d-11ed-b21b-a9a4fa94aa00

 

Ouest-France

FINISTÈRE. Ils abriteront leurs futures tablettes de chocolat dans une ancienne imprimerie à Morlaix

Publié le

Petit à petit, le projet de Sunshine chocolats prend forme. Après un été de tests, son torréfacteur solaire devrait traverser l’Atlantique d’ici le premier semestre 2023. Les bureaux et la chocolaterie se sont établis à l’entrée de Morlaix (Finistère), dans les anciens locaux de l’Imprimerie du Viaduc.

À gauche, François Liron, porteur du projet de torréfacteur solaire et de Sunshine chocolats, avec l’équipe qui assure les travaux de la future chocolaterie, à l’entrée de Morlaix (Finistère).

À gauche, François Liron, porteur du projet de torréfacteur solaire et de Sunshine chocolats, avec l’équipe qui assure les travaux de la future chocolaterie, à l’entrée de Morlaix (Finistère). | OUEST-FRANCE

L’été a été productif pour l’équipe de Sunshine chocolats. Au point de s’épanouir dans les anciens locaux de l’Imprimerie du viaduc, située à l’entrée de Morlaix (Finistère). Les travaux ont déjà commencé, afin d’accueillir la future chocolaterie, mais aussi les bureaux, ateliers, ou autre zone de dégustation.

« On espère lancer la production entre janvier et février 2023 », sourit François Liron, porteur du projet. Les premières tablettes, dont les emballages seront 100 % recyclables, pourront donc être dégustées dans la foulée. Les lignes seront installées au rez-de-chaussée des locaux, les premières machines arriveront cet automne.

Convertir les lieux pour la partie agroalimentaire

Pour l’instant, l’heure est à la reconversion du bâtiment, afin qu’il puisse recevoir cette nouvelle occupation agroalimentaire. À l’étage, une ancienne pièce qui accueillait des machines industrielles deviendra le laboratoire d’expérimentation de Sunshine.

Les futurs bureaux et la ligne de production des futures tablettes de Sunshine chocolats se trouvent dans les anciens locaux de l’Imprimerie du viaduc, à Plourin-lès-Morlaix. | OUEST-FRANCE

Au même niveau, se trouvera le bureau d’études mécaniques. Car la marque ne se cantonnera au seul marché alimentaire. Elle joue également sur le volet d’ingénierie industrielle, avec le développement de ses propres torréfacteurs solaires. Un premier prototype était en test cet été pour profiter du soleil du pays de Morlaix. Et affiner les réglages.

Des torréfacteurs solaires et solidaires

« La machine a été agrandie, et dispose de 70 m² de miroirs, qui captent la lumière et la chaleur du soleil. Elle produit 60 kW. » Cette énergie permet ensuite de déclencher le torréfacteur de cacao. « On peut l’utiliser manuellement, elle n’est pas tout à fait encore opérationnelle en automatique. Comme c’est une vraie innovation, nous n’avons pas de modèle de référence. À nous de bricoler pour avancer », poursuit François Liron.

Le prototype de torréfacteur solaire a été en test tout l’été sous le soleil du pays de Morlaix. Il devrait rejoindre sa prochaine destination, sans doute la République dominicaine, au premier semestre 2023. | SUNSHINE CHOCOLATS

La prochaine destination de la machine ? Probablement la République dominicaine, après un voyage en container d’ici le premier semestre 2023. Quand il sera efficient, le torréfacteur devrait pouvoir traiter 50 à 100 tonnes de fèves par an, en fonctionnant tous les jours pendant les trois mois d’été. Avec cela, les producteurs seraient maîtres de cette étape clé de la transformation, en bord de champs. « Ils pourront améliorer considérablement leur revenu, alors que jusqu’ici, les pays producteurs sont les parents pauvres de l’industrie du chocolat. »

Le projet séduit. La levée de fonds a permis de générer 250 000 €, par 166 investisseurs privés. De quoi consolider les reins de la jeune entreprise, qui base son modèle économique sur la vente des chocolats pour financer d’autres torréfacteurs solaires. Et ainsi boucler la boucle…

https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/morlaix-les-locaux-d-une-ancienne-imprimerie-abritent-les-futures-tablettes-de-chocolat-sunshine-bbc66856-3a9a-11ed-b21b-a9a4fa94aa00

 

Ouest-France

Pesticides dans l’eau du robinet : faut-il avoir peur de la consommer ?

Modifié le Publié le Solène AGNÈS

Dévoilées ce jeudi 22 septembre 2022, des données montrent la présence de pesticides dans l’eau du robinet en France. Ces chiffres sont « probablement sous-estimés », évalue Mickaël Derangeon, expert de l’eau potable. Pour autant, cela doit-il nous empêcher de la consommer ? Voici ce que l’on sait.

L’analyse de l’eau du robinet a été renforcée fin 2020, notamment sur la recherche de pesticides. Photo d’illustration

L’analyse de l’eau du robinet a été renforcée fin 2020, notamment sur la recherche de pesticides. Photo d’illustration | FRANCK DUBRAY / ARCHIVES OUEST-FRANCE

Douze millions de Français de métropole, soit près d’un quart, ont reçu au moins une fois en 2021 de l’eau non conforme dans leur robinet à cause d’un dépassement des seuils de qualité fixés pour les pesticides, révèlent Franceinfo et Le Monde ce jeudi 22 septembre 2022, jour de diffusion sur France 2 d’un numéro de Complément d’enquête consacré au sujet.

Faut-il s’inquiéter de cette nouvelle ? Boire une eau présentant des traces, même minimes, de pesticides est-il dangereux pour la santé ? Deux experts de l’eau nous éclairent.

Des chiffres « probablement » sous-estimés

Pour Julie Mendret, maîtresse de conférence à l’université de Montpellier et spécialiste du traitement de l’eau, les résultats rendus publics ce jeudi sont « un pavé dans la mare ». « Les méthodes d’analyse progressent. Plus on va chercher, plus on va trouver [des pesticides dans l’eau]. On retrouve même des pesticides interdits… », se désole-t-elle.

En décembre 2020, la Direction générale de la Santé a fait étendre les champs de recherche de pesticides dans l’eau potable. Résultat : les 6 % de Français concernés en 2020 sont passés à 20 % en 2021. C’était « prévisible », estime Mickaël Derangeon, vice-président d’Atlantic’eau, service public de distribution de l’eau potable en Loire-Atlantique, et maître de conférence à Nantes Université en physiologie, l’étude du fonctionnement des organismes vivants. Ces nouveaux résultats sont « probablement en dessous de la réalité », ajoute-t-il.

Lire aussi : Pesticides. L’eau du robinet sous surveillance renforcée dans 105 communes des Hauts-de-France

Il existe deux types de contrôle de l’eau potable. D’abord, celui des Agences régionales de Santé (ARS), qui déterminent chacune une liste de molécules à rechercher. « Cette liste est déterminée en fonction des pesticides utilisés localement », précise Julie Mendret. En Corse, on recherche ainsi 30 molécules, selon Franceinfo, contre 386 en Île-de-France, par exemple. Les gestionnaires des réseaux d’eau potable réalisent également des autocontrôles.

"On a l’impression d’un flou artistique."

— Julie Mendret

Partout en France, les pesticides jugés potentiellement dangereux ne doivent pas dépasser le seuil de 0,1 microgramme par litre (ou 0,3 microgramme pour certains) et leur somme ne doit pas dépasser les 0,5 microgramme/litre. Des seuils fixés en 2007, sans certitude sur la réalité des risques. « On a l’impression d’un flou artistique », commente Julie Mendret.

Pour fixer des normes sanitaires, explique Le Monde, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a besoin d’études. Celles-ci n’existent pas encore pour tous les pesticides.

Les pesticides bien plus présents dans l’alimentation

« En Loire-Atlantique, on va plus loin [que les contrôles obligatoires] », explique le vice-président d’Atlantic’eau. Des empreintes chimiques sont réalisées pour avoir une vue sur toutes les molécules présentes dans l’eau. « Et, – on est les seuls à notre connaissance, en tout cas à publier les résultats -, on fait des bio-essais. On prend de l’eau et on la met sur des bactéries, des cellules humaines, des champignons… pour voir l’effet sur le vivant », explique-t-il. « Jusqu’à maintenant, on n’a pas constaté d’impact sur le vivant. C’est rassurant. Mais on ne peut pas certifier qu’il n’y a pas de risque pour les femmes enceintes ou les bébés. »

« Les effets à long terme sur la santé d’une exposition à de faibles doses de pesticides sont difficiles à évaluer », écrit le ministère de la Santé sur son site.

Faut-il donc avoir peur de boire l’eau du robinet ? « Oui et non », répond Mickaël Derangeon. « L’eau, c’est la base du vivant. Ce n’est pas normal d’y trouver des pesticides. Les pesticides, c’est fait pour tuer des insectes, des végétaux… », rappelle-t-il.

"On a les preuves scientifiques, mais il n’y a aucune réponse de santé publique."

— Mickaël Derangeon

Les quantités de pesticides présentes dans l’eau du robinet sont toutefois à relativiser, explique Mickaël Derangeon. « L’échelle est différente dans l’alimentation. Les aliments conventionnels [non issus de l’agriculture biologique] peuvent légalement contenir dans 1kg jusqu’à 500 000 fois plus de pesticides qu’un litre d’eau. Dans 1kg de céleri, vous pouvez légalement avoir autant de pesticides que dans 500 000 litres d’eau. »

« Mais même dans des quantités faibles, les pesticides peuvent avoir des conséquences. Le risque, avec l’eau, c’est l’exposition sur le long terme ou à certains moments de la vie, par exemple quand on est bébé ou enceinte », ajoute Mickaël Derangeon, évoquant notamment des effets sur le développement du cerveau de certains bébés. « On a les preuves scientifiques, mais il n’y a aucune réponse de santé publique », déplore-t-il.

Pour mieux traiter, des répercussions sur le coût de l’eau attendues

Alors que faire ? Il faut d’abord comprendre comment les pesticides se retrouvent dans notre robinet. L’épandage est la première cause d’infiltration des pesticides dans les sols. Ces molécules se retrouvent aussi dans la pluie et, enfin, dans nos stations d’épuration par notre alimentation. « Je suis élu à Saint-Mars-de-Coutais (Loire-Atlantique) et on a retrouvé dans l’entrée de la station d’épuration des molécules interdites en France. Mais elles sont vendues au Brésil, par exemple. On peut donc en retrouver dans l’urine après avoir mangé du soja, par exemple », explique Mickaël Derangeon.

Une fois dans l’environnement, la molécule du pesticide peut se modifier au contact de l’humidité ou avec le changement de température, par exemple. Cette molécule modifiée s’appelle le métabolite. C’est lui qu’on retrouve dans l’eau du robinet.

Pour avoir la certitude qu’il n’y ait plus aucun impact de la consommation d’eau du robinet sur l’être humain, « il faut protéger les aires de captage », estime Mickaël Derangeon. Julie Mendret défend aussi deux solutions : « Le préventif, ne plus utiliser de pesticides, et le curatif, améliorer la filière de traitement en éliminant ces métabolites. On sait le faire, mais cela aura une répercussion sur le coût de l’eau », prévient-elle.

L’eau en bouteille, la solution ?

Et attendant, faut-il boire de l’eau en bouteille ? « Moi, je bois de l’eau du robinet. Quand j’achète de l’eau en bouteille, je ne sais pas combien de temps elle a passé là, peut-être au soleil ! », témoigne le vice-président d’Atlantic’eau. Plusieurs études ont également démontré la présence de microplastiques dans ces eaux en bouteille. « Ce n’est donc pas une solution », évacue Mickaël Derangeon.

Julie Mendret souligne aussi l’impact environnemental des bouteilles d’eau. « Ce serait une catastrophe si tout le monde se mettait à boire de l’eau en bouteille », explique celle qui publiait cet été un article dans The Conversation défendant la consommation de l’eau du robinet, « plus sûre que l’eau en bouteille ».

Lire aussi : L’eau du robinet est potable en France, et plus sûre que l’eau en bouteille, voici pourquoi

« Ma position est inchangée mais, localement, dans des régions agricoles intensives, il faut arrêter temporairement de boire l’eau du robinet », estime-t-elle. Elle cite l’exemple du village du Castellet (Var), où la présence d’un métabolite de pesticide a été mesurée à hauteur de 0,7 microgramme/litre. Les habitants ne peuvent plus y consommer l’eau du robinet.

« L’eau est l’élément le plus contrôlé en France », tente encore de rassurer Mickaël Derangeon, suggérant aux plus frileux de se tourner vers les bouteilles en verre.

https://www.ouest-france.fr/environnement/pesticides/pesticides-dans-l-eau-du-robinet-faut-il-avoir-peur-de-la-consommer-c9b8e5a6-3a45-11ed-b21b-a9a4fa94aa00 

 

Ouest-France

La pêche des Saint-Jacques est de nouveau autorisée dans les gisements côtiers de la baie de Morlaix

Publié le

L’interdiction de pêcher et consommer des coquilles Saint-Jacques provenant des gisements côtiers de la baie de Morlaix avait été prise depuis quasiment un an. Elle vient d’être levée par la préfecture du Finistère. En revanche, la pêche de ces coquillages reste interdite pour les gisements au large.

La pêche à la coquille Saint-Jacques est de nouveau autorisée dans les gisements côtiers de la baie de Morlaix. Cela faisait quasiment un an qu’elle était interdite, mais elle le reste encore dans les gisements situés au large.

La pêche à la coquille Saint-Jacques est de nouveau autorisée dans les gisements côtiers de la baie de Morlaix. Cela faisait quasiment un an qu’elle était interdite, mais elle le reste encore dans les gisements situés au large. | ARCHIVES THOMAS BRÉGARDIS / OUEST-FRANCE

Cela faisait un an que les pêcheurs ne pouvaient plus du tout aller récupérer les coquilles Saint-Jacques dans les gisements côtiers et au large de la baie de Morlaix (Finistère). La raison ? Des taux bien trop élevés de toxines amnésiantes, produites par l’algue planctonique Pseudonitzchia, avaient été relevés sur les coquillages, les rendant impropres à la consommation.

Derniers prélèvements encourageants

Les derniers prélèvements côtiers effectués les 6 et 20 septembre 2022 révèlent donc des chiffres inférieurs à 20 mg par kilo de chair. Le préfet du Finistère vient de lever cette interdiction mise en place le 30 septembre 2021, mais cela ne concerne que les gisements côtiers.

La pêche, le ramassage, le transfert, l’expédition et la commercialisation des pectinidés dans les gisements situés au large restent prohibés.

Quatorze communes concernées

C’est la première fois que la zone a été si durement et durablement touchée par ces toxines. Cela avait contraint des bateaux à rester à quai, générant des pertes de chiffre d’affaires avoisinant les 30 000 € pour une saison, du côté du Bloscon, à Roscoff.

La pêche de coquilles des gisements côtiers de nouveau autorisée concerne ainsi quatorze communes : Locquirec, Guimaëc, Saint-Jean-du-Doigt, Roscoff, Plouezoc’h, Morlaix, Saint-Martin-des-Champs, Taulé, Locquénolé, Plougasnou, Carantec, Saint-Pol-de-Léon, Plouénan et Henvic.

https://www.ouest-france.fr/mer/la-peche-des-saint-jacques-est-de-nouveau-autorisee-dans-les-gisements-cotiers-de-la-baie-de-morlaix-23e901ae-3a88-11ed-b21b-a9a4fa94aa00

 

Ouest-France

Finistère. À Carhaix, ces salariés du social et de la santé exigent une hausse durable des salaires

Publié le Victoria GEFFARD

À Carhaix (Finistère), lors de la mobilisation pour le monde de la santé et du médico-social, jeudi 22 septembre 2022, des centaines de salariés ont insisté sur une revendication principale : l’augmentation durable des salaires. Venus des quatre coins du Finistère, ils témoignent.

Des salariées de l’association Appui santé Finistère sud, inclues dans le dispositif d’appui à la coordination (Dac) créé par l’Agence régionale de santé, ont aussi des revendications.

Des salariées de l’association Appui santé Finistère sud, inclues dans le dispositif d’appui à la coordination (Dac) créé par l’Agence régionale de santé, ont aussi des revendications. | OUEST-FRANCE

Ils sont tous réunis pour une revendication. Du public au privé, du médico-social ou de la santé, ces soignants, venus de tout le Finistère, veulent une augmentation durable de leurs salaires.

La mobilisation « festive » à Carhaix (Finistère) organisée par la CGT (Confédération générale du travail) leur a permis de s’exprimer jeudi 22 septembre 2022. Certains pour la première fois. Car leur « métier passion », comme dit Emmanuelle, qui préfère rester discrète sur son vrai prénom, leur permet difficilement de s’extirper, le temps de quelques heures, pour manifester. En tout, ils étaient près de 400 personnes, selon les gendarmes et la CGT.

Un salaire bloqué à 1 500 €

Elle est éducatrice spécialisée pour l’association des Papillons blancs, basée au Relecq-Kerhuon (Finistère). Après dix ans d’expérience, son salaire atteint 1 500 € nets par mois. « Je demande une revalorisation de salaire. Comme tout le monde, notre pouvoir d’achat baisse, mais nos salaires n’augmentent pas. Malgré tout, je ne changerais pas de métier », souligne-t-elle.

Des métiers moins attractifs

Elle n’est donc pas au point de jeter l’éponge, mais d’autres ont déjà franchi le pas. « J’ai vu beaucoup de jeunes collègues partir et se reconvertir car le métier n’est plus aussi attractif qu’avant. J’ai un collègue aide médico-psychologique qui s’est reconverti récemment comme serrurier », regrette Pierre-Yves Caudal, infirmier en psychiatrie à la retraite de l’établissement public de santé mentale situé à Saint-Avé (Morbihan). « Les cas d’épuisements professionnels sont beaucoup plus fréquents qu’avant. Aujourd’hui, dans le service où j’étais, ils sont trois soignants pour trente patients chaque jour. C’est intenable ».

« Nous donnons beaucoup de notre personne »

De son côté, Hélène, éducatrice spécialisée à la maison d’accueil spécialisée à Carhaix (Finistère) et non syndiquée, a 35 ans de métier. Elle travaille au contact d’adultes en situation de grande dépendance. Pour cette soignante aussi, sa rémunération n’est pas à la hauteur de sa mission.

À quelques pas, derrière elle, Julie Hamon, aide-soignante aux urgences de l’hôpital de Morlaix (Finistère) et membre de la CGT, ne dit pas autre chose. « Nous donnons beaucoup de notre personne avec des horaires atypiques. On fait face aussi à la violence verbale des patients qui râlent. Et je peux les comprendre quand on arrive à 20 heures d’attente parfois », réagit-elle.

Julie Hamon et Pascal Kerboriou, aides-soignants au centre hospitalier de Morlaix (Finistère) demandent de travailler « dans des conditions acceptables ». | OUEST-FRANCE

D’autres ont surtout besoin de reconnaissance. Comme Priscilla, Audrey et Hélène : elles sont toutes « coordinatrices de parcours », un nouveau métier du sanitaire, social. « Nous sommes des salariés qui compensent les failles du système de santé. Notre profession ne figure pas dans celles reconnues dans le médico-social. Tout comme nos collègues de l’administratif et de la direction », affirme Aurélie Bonnard, qui exerce entre Châteaulin et Concarneau.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/finistere-a-carhaix-ces-salaries-du-social-et-de-la-sante-exigent-une-hausse-durable-des-salaires-8efcaea2-3a81-11ed-b21b-a9a4fa94aa00

 

Ouest-France

Lannion. Hôpital : le comité de défense sur ses gardes

Publié le Céline MARTIN

Même avec la remise à neuf du centre de rééducation de Trestel, les préconisations du « rapport Rossetti » ne rassurent pas le comité de défense de l’hôpital de Lannion (Côtes-d’Armor), qui se tient sur ses gardes.

Composé de plus de 70 adhérents, le comité de défense et de promotion du centre hospitalier de Lannion-Trestel a organisé une réunion publique, mardi, pour restituer les différents scénarios envisagés par le « rapport Rossetti ».

Composé de plus de 70 adhérents, le comité de défense et de promotion du centre hospitalier de Lannion-Trestel a organisé une réunion publique, mardi, pour restituer les différents scénarios envisagés par le « rapport Rossetti ». | OUEST-FRANCE

Hôpitaux : Guingamp dans le dur, Lannion à peu près préservé

Si l’été s’est ouvert sur de mauvaises nouvelles pour l’hôpital de Guingamp (Côtes-d’Armor), appelé à perdre sa maternité d’après les préconisations de Bruno Rossetti, celui de Lannion-Trestel semblait relativement épargné. Avec notamment ses urgences, sa chirurgie, sa maternité, sa réadaptation préservées par les trois scénarios envisagés par l’expert missionné par l’Agence régionale de santé (ARS) sur la réorganisation de l’offre de soins dans l’ouest du département.

Des atteintes « insidieuses » ?

Mais après deux mois de « digestion » de ce document de 95 pages, des Trégorrois évoquent le goût amer qu’il leur inspire : « Autant l’hôpital de Guingamp y est attaqué de face, autant la situation de celui de Lannion-Trestel est plus insidieuse », ont campé mardi 20 septembre 2022 les membres du comité de défense et de promotion de l’hôpital de Lannion-Trestel, à l’initiative d’une réunion publique visant à restituer auprès de la population les différents scénarios sur la table. 

Pour l’occasion, le président du comité de défense de l’hôpital de Lannion-Trestel a accueilli ses homologues du comité guingampais. | OUEST-FRANCE

Une coopération avec le privé qui passe mal

Soixante-dix personnes sont venues entendre la satisfaction du comité face à « la remise à neuf envisagée dans tous les cas de figure au centre de rééducation et de réadaptation de Trestel ». Mais surtout les critiques que lui inspirent d’autres orientations telles que le rapprochement de la polyclinique du Trégor avec le centre hospitalier de Lannion, sur le site de l’hôpital. « Comment peut-on envisager de construire sur des fonds publics un bâtiment destiné à la clinique ? tiquent certains, en soulevant les questions inhérentes à une telle coopération entre public et privé. Et puis, qui paiera pour le rachat (puis les travaux nécessaires) de son bâtiment actuel, visiblement destiné à devenir un Ehpad ? » insiste-t-on dans les rangs du comité qui se dit plus que jamais « vigilant face aux orientations inquiétantes qui sont données au service public de santé ». Les arbitrages de l’ARS, eux, étaient attendus pour ce mois de septembre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-hopital-le-comite-de-defense-sur-ses-gardes-30256016-3a74-11ed-9b76-9edc71c5adb1

 

Ouest-France

Plan algues vertes 3 : une association bretonne prédit « un échec inévitable »

Publié le

L’association Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre, dans les Côtes-d’Armor, fustige le Plan algues vertes 3 de l’État, qu’elle juge « complètement inadapté pour lutter contre les algues vertes et leur toxicité. »

Des algues vertes à Saint-Michel-en-Grève, dans les Côtes-d’Armor.

Des algues vertes à Saint-Michel-en-Grève, dans les Côtes-d’Armor. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Dans un communiqué, l’association Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre, dans les Côtes-d’Armor, porte un « jugement sévère » sur le Plan algues vertes 3 de l’État pour lutter contre les algues vertes en Bretagne.

« Ce plan se réduit à un empilement de mesures agro-environnementales bien timides et pourtant censées limiter la croissance exponentielle des algues. Aucune de ces mesures ne sort du cadre de l’agriculture conventionnelle avec beaucoup d’engrais azotés et des élevages hors sols. »

« Aucun objectif précis et chiffré »

L’association s’en prend au « parti pris de ne rien changer au système polluant, pour complaire aux intérêts d’une kyrielle d’entreprises plus soucieuses de leurs intérêts à court terme que de ceux de la collectivité et de l’environnement. »

L’association regrette « qu’à la différence des autres plans, aucun objectif précis et chiffré ne soit donné pour les trois ans à venir. Fini le but d’atteindre dans les rivières des baies à algues vertes 5 à 10 mg/l de nitrates. »

Lire aussi : Algues vertes : les agriculteurs payés pour réduire les quantités de nitrates

Sa conclusion est sans appel : « Comment ne pas prédire une fois encore un échec patent de ces Plans en 2027 ? Les recommandations de la Cour des comptes et du Sénat n’ont servi à rien. Aucune d’entre elles n’a été suivie d’effets et ne figure dans ces plans. En l’état, ces plans sont inopérants et inadaptés. On s’y opposera résolument. »

https://www.ouest-france.fr/environnement/algues-vertes/plan-algues-vertes-3-une-association-bretonne-predit-un-echec-inevitable-00976b08-3a80-11ed-9b76-9edc71c5adb1

 

Ouest-France

Maël-Pestivien. Une chapelle entièrement rénovée accueillera le pardon per

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Après deux années de mise en sommeil, en raison de la crise sanitaire et surtout d’importants travaux de rénovation à la chapelle de Coat-Maël, à Maël-Pestivien (Côtes-d’Armor), le pardon per fera son retour ces samedi 24 et dimanche 25 septembre 2022.

Depuis plusieurs jours, les membres du comité du quartier de Coat-Maël se sont mobilisés pour préparer le pardon per, notamment pour monter les allées de boules qui serviront pour les concours. L’entretien extérieur de l’édifice a été effectué par les services de la commune.

Depuis plusieurs jours, les membres du comité du quartier de Coat-Maël se sont mobilisés pour préparer le pardon per, notamment pour monter les allées de boules qui serviront pour les concours. L’entretien extérieur de l’édifice a été effectué par les services de la commune. | OUEST-FRANCE

Ce week-end des 24 et 25 septembre 2022, la chapelle de Coat-Maël, à Maël-Pestivien (Côtes-d’Armor), accueillera de nouveau les fidèles pour le pardon per (pardon des poires).

Les traditionnelles animations, organisées en marge de la manifestation religieuse par le comité de quartier de Coat-Maël, feront aussi leur retour. Une satisfaction pour les membres de l’association qui, après deux années d’interruption marquées par les restrictions sanitaires et la rénovation de l’édifice religieux, retrouveront le public venu pour les fêtes.

C’est une chapelle entièrement rénovée qui accueillera les paroissiens présents pour le pardon​, se réjouit René Leray, le président du comité. Le chantier, qui a coûté près de 50 000 €, a consisté en l’entière réfection de la charpente et de la toiture du bâtiment. Comme pour chaque édition, les bénéfices obtenus lors des fêtes serviront à la restauration de l’édifice et de ses alentours.

Le programme des festivités

Samedi 24 : à 15 h, concours de boules en doublettes (prix et paniers garnis) ; à partir de 19 h, repas bourguignon – frites à la salle des fêtes (dans le bourg). Entrée : adulte, 12 € ; 5-12 ans, 6 €.

Dimanche 25 : à 10 h 30, messe à la chapelle suivie d’une procession en musique, de la bénédiction de l’édifice par le père Gaétan Lormel et de la découverte des plaques installées en mémoire d’aviateurs anglais de la Seconde Guerre mondiale ; à 12 h, vin d’honneur et vente de gâteaux ; à 15 h, concert d’Anne Auffret dans la chapelle (participation au chapeau), concours de boules en doublettes (prix et paniers garnis).

Samedi 24 et dimanche 25 septembre 2022, pardon per de Coat-Maël, à Maël-Pestivien. Renseignements au tél. 06 65 48 72 52 ou au tél. 06 80 84 08 33.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/mael-pestivien-22160/une-chapelle-entierement-renovee-accueillera-le-pardon-per-748c646a-3994-11ed-9888-057b49850fb3

 

Ouest-France

Lamballe-Armor. Du festif, du militant, du culturel pour la 2e édition de Dérivages

Publié le Sonia TREMBLAIS

Organisée pour la seconde fois par l’association Halte aux marées vertes d’Hillion (Côtes-d’Armor), la manifestation Dérivages se veut festive, militante et culturelle. Elle est ouverte à tout public et se déroulera à Planguenoual.

Des membres de l’association Halte aux marées vertes avec Alain Goutal, auteur de BD (4e à partir de la gauche). Entre 50 et 60 bénévoles vont officier samedi.

Des membres de l’association Halte aux marées vertes avec Alain Goutal, auteur de BD (4e à partir de la gauche). Entre 50 et 60 bénévoles vont officier samedi. | OUEST-FRANCE

L’association Halte aux marées vertes (HAMV) d’Hillion (Côtes-d’Armor) organise Dérivages n° 2, une manifestation festive, militante et culturelle, le samedi 24 septembre 2022, à Jospinet, en Planguenoual (Lamballe-Armor).

Une deuxième édition

Une première édition avait déjà eu lieu en 2019. « L’association organise régulièrement des rassemblements, explique Annie Le Guilloux, coprésidente. Cette année, nous avons décidé de dédier une journée entière avec en plus un côté festif. Et c’est bien sûr ouvert à tout public. » Et comme le rappelle association Halte aux marées vertes (HAMV) : « Nous ne sommes pas contre l’agriculture. Mais nous sommes pour une agriculture paysanne, une agriculture raisonnée. »

Deux conférences

Deux journalistes de Splann (Limpide en Français) viendront donner deux conférences. La première, à 11 h, évoquera l’ammoniac, « un gaz qui produit des particules fines dommageables pour la santé ». À 15 h, c’est le thème de la méthanisation qui sera abordée. « Un sujet très préoccupant sur tout le territoire français… »

Un hommage à Jean Kergrist

Humoriste, homme de théâtre, romancier et historien, Jean Kergrist est décédé en novembre 2019. Les membres de l’association ont souhaité lui rendre hommage. « Il répondait toujours à nos sollicitations. Il était venu à Dérivages n° 1, se rappelle la coprésidente de l’association. Selon les souhaits de sa veuve, Madeleine, l’hommage sera sobre. Lui qui raillait les grands discoureurs de ce monde n’aurait pas aimé que l’on fasse de longs discours sur lui. »

Des auteurs et une exposition

Le salon des auteurs bretons de dessins de presse et de BD ouvrira sur site à midi. Alain Goutal, auteur de bandes dessinées, a sollicité de nombreux auteurs. 22 ont répondu à l’appel et seront exposés à l’extérieur. Une quinzaine d’auteurs seront présents : Gildas Chasseboeuf, Guy Delaunay, Manu…

Inès Léraud exposera aussi les difficultés rencontrées pour tourner son film « Algues vertes l’histoire interdite ». Une exposition de 101 dessins, déjà existants ou spécialement conçus, pour le salon, est prévue sur le thème de la Bretagne et de l’agrobizness.

Une grande exposition avec des dessins sur la thématique de la Bretagne et de l’agrobizness sera présentée à Jospinet. | OUEST-FRANCE

Et aussi

Une vente aux enchères se déroulera, à 16 h 30, avec 14 objets offerts par des artistes régionaux, sculpture, céramiques, photographies, dessins originaux… Une autre vente de 148 beaux livres de photos aura également lieu. À 17 h 30, remise des prix du concours photo amateurs « Les algues vertes dans tous leurs états ». Côté musical, des sonneurs animeront la journée. Le soir, à partir de 18 h 30, place au rock puis au fest-noz.

Samedi 24 septembre 2022, à partir de 11 h, plage de Jospinet à Planguenoual (Lamballe-Armor). Entrée gratuite. Boîte participative « soutien du public » sur place. Restauration : déjeuner moules frites et crêpes sucrées : le soir, galettes saucisses et galettes végétariennes et buvette.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lamballe-armor-22400/lamballe-armor-du-festif-du-militant-du-culturel-pour-la-2e-edition-de-derivages-ec2013bc-38e2-11ed-8b3d-3215396223a4

 

Ouest-France

Plouénan. Un parent d’élève dépose une requête devant le tribunal après la fermeture de l’école

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Un parent d’élève a déposé une requête auprès du tribunal administratif de Rennes. Il réclame l’annulation de l’arrêté municipal ordonnant la fermeture de l’école de Penzé, à Plouénan (Finistère). Les élus ont abordé cette question, mercredi 21 septembre 2022, lors du conseil municipal.

L’école de Penzé, à Plouénan, en août 2022.

L’école de Penzé, à Plouénan, en août 2022. | GOOGLE STREET VIEW

Lors du conseil municipal du mercredi 21 septembre 2022, les élus de Plouénan (Finistère) ont évoqué la requête déposée par une maman d’élève, devant le tribunal administratif de Rennes, demandant l’annulation de l’arrêté municipal du 20 juin 2022, qui est à l’origine de la fermeture de l’établissement. La municipalité va se rapprocher du service juridique de Groupama, qui a désigné un avocat pour défendre la collectivité.

À l’époque, la maire, Aline Chevaucher, avait pris la décision de fermer l’école publique de Penzé « pour des raisons de sécurité » , avait alors indiqué la préfecture dans un communiqué.

Mouvements de la structure murale

Un cabinet avait été mandaté pour suivre l’évolution du mur de soutènement de l’école. La structure avait fait l’objet d’un suivi régulier depuis quatre ans. Durant l’hiver 2021-2022, des capteurs de déplacement, positionnés dans les fissures du mur, avaient fait apparaître des mouvements de la structure murale.

Les enfants avaient achevé l’année scolaire dans les locaux de l’école publique Jean-Monnet, à Taulé. Vendredi 8 juillet 2022, des parents d’élèves s’étaient invités au conseil municipal pour signifier leur surprise et leur désarroi aux élus.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouenan-29420/plouenan-un-parent-d-eleve-depose-une-requete-devant-le-tribunal-apres-la-fermeture-de-l-ecole-5c4f5942-3a5d-11ed-9b76-9edc71c5adb1

 

Ouest-France

Léa Poplin, sous-préfète de Lannion, arrive à la direction générale de la CCIMBO

Publié le Sarah HUMBERT

Léa Poplin va quitter ses fonctions de sous-préfète de Lannion pour devenir directrice générale de la CCIMBO, basée à Brest. Elle était dans les Côtes-d’Armor depuis le début de l’année.

Léa Poplin arrive à la direction générale de la CCIMBO.

Léa Poplin arrive à la direction générale de la CCIMBO. | OUEST FRANCE

Il y a du neuf du côté de la CCIMBO (Chambre de commerce et d’Industrie Métropolitaine Bretagne Ouest). Le directeur général de l’institution, Mériadec Le Mouilloir, va quitter ses fonctions.

Selon nos informations, c’est Léa Poplin qui va être nommée pour la remplacer. Âgée de 39 ans, elle a, à son actif, une solide carrière dans la préfectorale. Originaire de Normandie, mariée et mère de trois enfants, elle a effet occupé un poste de sous-préfète à trois reprises.

Après avoir été en poste à Vendôme, dans le Loir-et-Cher, elle avait été affectée à Châteaulin, dans le Finistère, en 2020. En février 2022, elle avait rejoint Lannion, dans les Côtes-d’Armor, pour occuper les mêmes fonctions.

Un passé dans l’administration pénitentiaire

Avant de se lancer dans le corps préfectoral, Léa Poplin a passé treize années dans l’administration pénitentiaire. « J’ai dirigé le centre de Seine-Saint-Denis avec près de 1 200 détenus », ​indiquait-elle à Ouest France en mars dernier. Un rôle qui lui a beaucoup appris pour son actuelle carrière. « Outre le côté managérial, c’est aussi trouver des solutions à des problèmes, travailler dans l’urgence de la situation. »

La CCIMBO, qu’elle va désormais diriger, est basée à Brest. Elle compte trois délégations : Brest, Quimper et Morlaix.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/lea-poplin-sous-prefete-de-lannion-arrive-a-la-direction-generale-de-la-ccimbo-f111521c-336c-11ed-bff5-ea974729952d

 

Ouest-France

Plougasnou. Élection du conseil municipal des jeunes

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Les jeunes scolarisés dans la commune, du CM1 à la 3e, ont été appelés à élire leurs représentants au conseil municipal des jeunes, mardi. C’est donc successivement dans les écoles de Kerenot et Marie-Thérèse Prigent, puis au collège François- Charles que les bureaux de vote ont été installés par la commune avec le soutien des équipes scolaires.

Dans une ambiance détendue mais appliquée, les 98 électrices et électeurs ont désigné leurs représentants pour un mandat de deux ans jusqu’en 2024.

Le nouveau conseil municipal des jeunes qui sera installé par la maire le 13 octobre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/election-du-conseil-municipal-des-jeunes-30d206a3-821d-47c7-a933-a7940edf961d

 

Ouest-France

Algues vertes. Kerval autorise finalement le tournage à Lantic du film adapté de la BD d’Inès Léraud

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La société de production, qui tourne un film adamté de la BD d’Inès Léraud et Pierre Van Hove, pourra avoir accès à l’unité qui traite les algues vertes, à Lantic (Côtes-d’Armor). Le syndicat Kerval, qui le gère, a dit oui ce mercredi.

L’adaptation au cinéma de la BD d’Inès Léraud et Pierre Van Hove donnera lieu à un tournage qui débutera en septembre en Bretagne.

L’adaptation au cinéma de la BD d’Inès Léraud et Pierre Van Hove donnera lieu à un tournage qui débutera en septembre en Bretagne. | OUEST FRANCE

Ce mercredi 21 septembre, les élus du comité syndical de Kerval, en charge du traitement des déchets, ont finalement dit oui au tournage du film tiré de la BD Algues vertes, l’histoire interdite au sein de l’unité de traitement algues vertes de Lantic. Après un refus, le président du syndicat, Rémy Moulin, avait annoncé que ce serait à l’assemblée de se prononcer ce mercredi soir. Le vote s’est déroulé à bulletins secrets : 26 élus ont dit oui, 4 ont dit non et un s’est abstenu.

La société de production 2.4.7 Films avait réclamé l’accès au site, ainsi qu’à une route à proximité et à un camion avec un personnel de Kerval le conduisant. C’est là que Thierry Morfoisse, décédé en 2009 des suites d’un arrêt cardiaque, transportait régulièrement des algues vertes.

Des militants de l’association Halte aux marées vertes étaient présents lors de la réunion où la question a été tranchée ce mercredi soir. Sa présidente, Annie Le Guilloux, est intervenue devant les élus pour défendre la société de production. Plusieurs élus ont ensuite pris la parole, comme Christian Le Maitre (Lantic) ou Laurent Bertho (Saint-Gilles-Vieux-Marché), demandant d’arrêter de jeter le discrédit sur les agriculteurs. Mais il faut dire oui sinon on va nous dire qu’on a quelque chose à cacher »,ajoute ce dernier.

La transparence est une question de démocratie, a dit l’écologiste Chloé Génin (Saint-Brieuc). Présent également, le député Mickaël Cosson, ex-maire d’Hillion, était favorable, comme sur les plages de sa commune.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lantic-22410/algues-vertes-kerval-autorise-finalement-le-tournage-a-lantic-du-film-adapte-de-la-bd-d-ines-leraud-1ddde050-39dd-11ed-87b5-bf51d5035fec

 

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21 septembre 2022

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2022/09/rubis-con.html

Con et fier de l'être !

 

Ouest-France

Contre la perte d’autonomie des seniors hospitalisés, une chambre connectée au CHU de Brest

Publié le Laurence GUILMO.

Désorientation, chute… Entre 30 % à 60 % des personnes âgées ressortiraient diminuées de leur hospitalisation. Grâce à un environnement adapté, ces complications peuvent réduire de 80 %. Exemple au CHU de Brest (Finistère).

Dans la chambre connectée inaugurée dans le service de gériatrie du CHU de Brest, on y trouve une grande tablette avec des pictogrammes au bout d’un bras articulé.

Dans la chambre connectée inaugurée dans le service de gériatrie du CHU de Brest, on y trouve une grande tablette avec des pictogrammes au bout d’un bras articulé. | OUEST-FRANCE

Contre la perte d’autonomie des seniors hospitalisés, le CHU de Brest (Finistère) inaugure sa première chambre connectée.

Pourquoi une chambre connectée ?

Mercredi 21 septembre 2022, au CHU de Brest (Finistère), une innovante chambre connectée a été inaugurée en gériatrie. « Elle est la poursuite d’un projet de longue date : celui de réduire la perte d’autonomie de la personne âgée hospitalisée, explique la professeure Armelle Gentric, gériatre. On veut éviter toutes les complications liées à l’hospitalisation. » Confusion mentale, chute, etc. Elles peuvent concerner de 30 à 60 % des seniors hospitalisés, de plus en plus âgés, dépendants et avec des troubles cognitifs. « En adaptant leur environnement, on peut réduire ce risque de 80 % ! »

De quoi est-elle constituée ?

Près du lit, sur un bras articulé, repose une tablette numérique avec des pictogrammes. « Pour se connecter facilement à la radio, à la TV ou à internet », explique Thomas Bouly, aide-soignant. Ou varier la température de la chambre, etc. En face du lit, un grand écran indique la date, l’heure, la météo, etc. « A l’hôpital, les personnes âgées sont souvent perdues, ajoute Armelle Gentric. On améliore leurs capacités à rester orientées dans le temps et l’espace. » Pour éviter les chutes, des capteurs de présence permettent d’allumer une rampe lumineuse, la nuit. Des radars volumétriques repèrent si la personne tombe et déclenchent une alarme dans le bureau des soignants. 

Pourquoi une étude dans cinq hôpitaux ?

Cette chambre connectée HospiSenior a été initiée par Hugo, le réseau des cinq Hôpitaux universitaires du Grand Ouest. Angers (Maine-et-Loire), Nantes (Loire-Atlantique), Rennes (Ille-et-Vilaine), Tours (Indre-et-Loire) et Brest… Chacun possède désormais une telle chambre. Particularité : c’est un travail collaboratif avec les soignants, des entreprises, et des étudiants de l’école Care design lab de Nantes. Durant deux ans, une étude sera réalisée afin d’évaluer le retour d’expérience.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/contre-la-perte-d-autonomie-des-seniors-hospitalises-une-chambre-connectee-au-chu-de-brest-b3ce0070-39bc-11ed-a939-a7e1706647a0

 

Ouest-France

Morlaix. Une nouvelle exposition collective, rue Au-Fil

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Une nouvelle exposition est proposée à la galerie Couleurs des arts, à Morlaix.

Une nouvelle exposition est proposée à la galerie Couleurs des arts, à Morlaix. | OUEST-FRANCE

Après leur exposition d’été à Plougasnou, les artistes du collectif Penn Arts Bed investissent les trois salles de la galerie Aux couleurs des arts.

Une exposition harmonieuse qui met en valeur différents univers de quinze artistes autour de la peinture, des arts graphiques, de la sculpture et la photographie. Comme celui de So Rad, un jeune artiste passionné de surf qui continue de découvrir l’Ouest avec audace, ou encore celui du peintre de Locquénolé, Pierre Quentel. Deux nouveaux photographes ont rejoint le collectif : Maurice Madec, pour ses photos ombre et lumière de la Vallée des saints, mais aussi ses prises de vues en ICM (Intentional camera movement), où l’appareil photographique est déplacé pendant l’exposition afin de créer un effet artistique.

Originaire de Saint-Goazec, Guillemette Clément, photographe professionnelle, partage sa passion pour l’eau et ses reflets au travers de quelques clichés abstraits.

Jusqu’au 30 septembre, galerie Aux couleurs des arts, rue Au-Fil.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/une-nouvelle-exposition-collective-rue-au-fil-ad7be192-db1a-47c2-b762-c0c02d6b538f

 

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20 septembre 2022

DERIVAGES 2
Algues vertes en mots et en images
Samedi 24 septembre, plage de Jospinet à Planguenoual, de 11h à 22h30

 

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20 septembre 2022

Alain Goutal

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Ouest-France

Morlaix. Dans les souvenirs de la salle de cinéma La salamandre, qui fête ses 40 ans cette année

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Cette année, La Salamandre fête ses 40 ans à partir de vendredi 23 septembre 2022. Véronique L’Allain, directrice, et Thierry Stéphan, projectionniste, reviennent sur l’histoire de ce cinéma créé à La Boissière à Morlaix (Finistère) avant de s’installer à la Manu en 2021.

Véronique L’Allain, directrice, et Thierry Stéphan, projectionniste, évoquent leurs souvenirs à l’occasion des 40 ans du cinéma La Salamandre, après 39 ans à La Boissière et depuis un an à la Manu.

Véronique L’Allain, directrice, et Thierry Stéphan, projectionniste, évoquent leurs souvenirs à l’occasion des 40 ans du cinéma La Salamandre, après 39 ans à La Boissière et depuis un an à la Manu. | OUEST-FRANCE

Atypique et créative, cette salle de cinéma art et d’essai qui fête ses 40 ans en 2022, tient une belle place dans le paysage du septième art à Morlaix (Finistère). Mais ça n’a pas toujours été le cas.

D’abord un ciné-club pour animer le quartier

« En 1982, c’était un ciné-club qui proposait des projections dans les villages alentour, Annik Herriou en était la programmatrice », souligne Véronique L’Allain, directrice depuis dix ans de La Salamandre. « Il existe peu d’archives, pourtant, je croise beaucoup de gens qui ont été administrateurs et qui se revendiquent de son histoire. » Thierry Stéphan, qui y travaille depuis 29 ans, conserve le souvenir de la première configuration de la salle de La Boissière, qui faisait alors partie de la Maison pour tous (aujourd’hui, la MAJ), qui était « à proximité du terrain de jeux jeunesse et sport, là où s’est implanté le McDonald’s. La rue passait juste devant, c’était une salle destinée à animer le quartier. Il n’y a jamais eu vraiment de signalétique, les gens avaient des difficultés pour la trouver. »

À lire aussi : Morlaix. Comment va La Salamandre depuis son arrivée au Sew ?

Le premier ciné classé « Art et essai » de Bretagne

Des traces écrites sur l’histoire de La Salamandre, il ne reste que les deux pages des premiers statuts pour la création du ciné « Art et essai » en 1994. « C’est alors la première salle en Bretagne. Pendant longtemps, Morlaix a été la plus petite ville de France à avoir un cinéma classé », raconte Véronique L’Allain. Elle ajoute que la ligne éditoriale du cinéma est restée constante durant toutes ces années.

Une salle restée dans son jus

Dans son jus et devenue vétuste au fil des années. « Les cinéastes invités étaient toujours ébahis par son état, et en même temps charmés. Ils étaient souvent inquiets au début de la projection avant d’être rassurés par la qualité du son », poursuit la directrice. Il n’était pas rare que des spectateurs se demandent s’il y avait des toilettes : « Je me souviens d’une dame vêtue d’un épais manteau de fourrure à qui j’ai indiqué qu’elles étaient dehors dans une cabane de jardin », sourit Thierry Stephan.

De bons souvenirs

Comme celle de Jacques Nolot, un cinéaste « marrant et séducteur ». L’anecdote remonte à 1997, année de la sortie de L’Arrière pays, un film de Jacques Nolot qui raconte le retour d’un comédien homosexuel dans son village natal, au chevet de sa mère gravement malade. « J’étais le seul à avoir le permis de conduire, c’est donc moi qui suis allé chercher Jacques Nolot à la gare, se souvient Thierry Stéphan. Nous avons déjeuné à L’Europe, c’est un homme marrant, agréable et séducteur, il voulait m’emmener à un festival gay à Londres. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-dans-les-souvenirs-de-la-salle-de-cinema-la-salamandre-qui-fete-ses-40-ans-cette-annee-04e9710a-38e2-11ed-9f6e-162e1c428ed6

 

Ouest-France

Le port de Camaret-sur-Mer, lieu d’innovations maritimes

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Les élus de la commune ont présenté les nouvelles entreprises que compte le port de Camaret-sur-Mer (Finistère) à la sénatrice Nadège Havet, en visite lundi 19 septembre 2022.

Au premier plan, second à partir de la droite, Joseph Le Mérour, maire, avec Nadège Havet, sénatrice du Finistère, à sa droite. Ils sont entourés de membres du conseil municipal et de Boris Dumont, directeur général des Services.

Au premier plan, second à partir de la droite, Joseph Le Mérour, maire, avec Nadège Havet, sénatrice du Finistère, à sa droite. Ils sont entourés de membres du conseil municipal et de Boris Dumont, directeur général des Services. | OUEST-FRANCE

Les élus de Camaret-sur-Mer (Finistère) ainsi que Boris Dumont, le directeur des services de la commune ; le maître de port, Mathieu Leroy, et Nicolas Royal, directeur de la société Arvorig Solutions, ont présenté les nouvelles entreprises que compte le port de la commune, à la sénatrice Nadège Havet, en visite lundi 19 septembre 2022.

Culture d’algues

Parmi les projets présentés, il y a eu celui d’Arvorig Solutions. La société, installée à la criée du port de pêche, a été créée en 2021 et fait de la culture d’algues ainsi que du conseil.

Son directeur, Nicolas Royal, et ses deux apprentis travaillent à une exploitation durable des ressources marines, « par l’innovation et des synergies entre professionnels de la mer ». Deux autres personnes pourraient, à terme, rejoindre l’équipe.

Production en 2023

« Nous avons obtenu les autorisations pour la culture des algues à l’intérieur de la criée, en 2021. Début 2023, nous passerons à la production. Les algues poussent très vite. Ici, en intérieur, la température est stable, ce qui est bon pour leur croissance. Nous allons commencer par les algues vertes. En deux ou trois jours, elles atteignent leur croissance maximale. Nous produirons de 7 à 8 tonnes par mois », a indiqué Nicolas Royal.

Joseph Le Mérour, maire, a mis en avant la qualité de l’eau de mer à Camaret. Et Nicolas Royal de renchérir : « L’eau rejetée par notre structure est encore plus propre à sa sortie qu’a son entrée. Les algues sont particulièrement utiles pour la lutte contre les nitrates. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/camaret-sur-mer-29570/le-port-de-camaret-sur-mer-lieu-d-innovations-maritimes-ddaec7e0-380d-11ed-b6f2-3ef967ad4f27

 

Ouest-France

Le groupe EELV de Saint-Brieuc apporte son soutien au tournage du film sur les algues vertes

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Les Verts demandent aux élus du syndicat mixte Kerval d’autoriser le tournage du film dans l’unité de compostage et de traitement des algues vertes, à Lantic (Côtes-d’Armor). La décision est attendue ce mercredi 21 septembre 2022.

Centre de traitement des algues vertes, à Lantic (Côtes-d’Armor), où sont traitées des algues vertes ramassées sur les plages du littoral.

Centre de traitement des algues vertes, à Lantic (Côtes-d’Armor), où sont traitées des algues vertes ramassées sur les plages du littoral. | ARCHIVES

Dans un communiqué publié ce mardi 20 septembre 2022, le groupe EELV de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) lance un appel aux élus(e)s du syndicat mixte Kerval Centre Armor, au sujet du tournage du film sur les algues vertes, adapté de la bande dessinée, Algues vertes, l’histoire interdite .

« Montrer que l’omerta est derrière nous »

Mercredi 21 septembre, les élus du syndicat doivent voter pour ou contre l’autorisation de tournage dans l’unité de compostage et de traitement des algues vertes, à Lantic. « C’est un lieu essentiel pour raconter cette histoire, puisqu’il est lié au décès de Thierry Morfoisse, à la suite de plusieurs tournées de ramassage d’algues », rappellent les Verts.

En août, Rémy Moulin, président du syndicat, n’avait pas donné son accord à ce tournage, avant de se rétracter et de décider de mettre cette décision au vote.

Le groupe EELV de Saint-Brieuc insiste : « Pour montrer que la période de l’omerta sur tous les problèmes sanitaires en lien avec l’agrobusiness est réellement derrière nous, nous encourageons tous les élus siégeant au syndicat mixte à autoriser l’accès à cette usine, lors de leur vote du 21 septembre. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/le-groupe-eelv-de-saint-brieuc-apporte-son-soutien-au-tournage-du-film-sur-les-algues-vertes-eb2791e2-38e2-11ed-8b3d-3215396223a4

 

Ouest-France

Écoles, hôpital, langue bretonne… Ce qu’il faut retenir du conseil municipal de Carhaix

Publié le Anthony RIO

Les élus de Carhaix (Finistère) se sont réunis lundi 19 septembre 2022, lors du conseil municipal. Il a été question de langue bretonne, d’hôpital, du réseau d’eau potable, d’écoles… Voici les principaux points à retenir.

Un avocat a été engagé pour des missions de conseil d’assistance, et le cas échéant de contentieux au civil comme au pénal, en cas de litiges sur l’avenir de l’hôpital de Carhaix.

Un avocat a été engagé pour des missions de conseil d’assistance, et le cas échéant de contentieux au civil comme au pénal, en cas de litiges sur l’avenir de l’hôpital de Carhaix. | OUEST-FRANCE

Le conseil municipal s’est réuni en mairie de Carhaix (Finistère), le 19 septembre 2022. Il a été question d’école, de l’hôpital et du réseau d’eau, entre autres. Voici les principaux points à retenir.

Des soins pour les plus vulnérables

Dix places d’appartements de coordination thérapeutique vont être créées à Carhaix. La Ville a été sollicitée par la fondation Massé-Trévidy pour la mise à disposition de locaux, au 8, rue de la Tour-d’Auvergne. « Un médecin, une psychologue, deux infirmiers et un travailleur social s’y trouveront, à destination des usagers les plus éloignés de l’offre de soin », explique Hélène Guillemot, adjointe aux actions sociales.

Recensement de la langue bretonne

« Une demande a été formulée auprès du Conseil national de l’information statistique, pour joindre un questionnaire relatif à l’usage de la langue bretonne par la population, en même temps que le recensement », explique Catherine Boulanger, conseillère municipale déléguée. Une opération déjà menée en 2012 et 2017.

Des statistiques encourageantes en étaient ressorties. « En 2012, il y a eu 3 000 répondants et 2 392 locuteurs actifs. Ils étaient 2 165 en 2017, explique Christian Troadec, le maire. On arrive à stopper l’érosion de manière conséquente. Une dynamique se met en place. 27 % des enfants sont scolarisés en bilingue à Carhaix. Nous sommes la seule commune de France à avoir un questionnaire sur les langues régionales. »

Réseau d’eau potable

Le rapport annuel 2021 sur le prix et la qualité du service de l’eau a été présenté. Le service public d’eau potable comptait 4 526 abonnés. 1 405 000 m³ ont été achetés au syndicat du Stanger. La consommation a baissé de 8,2 %, soit 65 000 m³ en 2021.

Écoles

La Ville candidate au plan bibliothèque de l’Éducation nationale. Si elle est acceptée, une subvention de 1 900 € sera allouée pour aider à renouveler le fond de livres disponibles.

Par ailleurs, le prix unitaire d’un repas dans les cantines va augmenter de 0,13 €, passant de 3,50 € à 3,63 € pour la Ville. La commune ne répercutera pas cette augmentation sur le prix facturé aux familles.

Hôpital

Après les incertitudes qui pèsent sur l’hôpital de Carhaix, « les élus estiment nécessaire de s’attacher les services de maître Philippe Herrmann, avocat au barreau de Toulouse, qui avait accompagné avec succès la commune lors de la suspension des services en juin 2008, pour une mission de conseil, d’assistance, et le cas échéant de contentieux au civil comme au pénal, explique Christian Troadec. Nous avons reçu, avec Alain Guéguen et Jean-Pierre Hémon, l’inspection de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales). Avant qu’ils ne rédigent le rapport, nous nous préparons à leur répondre. »

Olivier Faucheux, adjoint, en a profité pour s’étonner que seule une étudiante sur les quarante de la dernière promo de l’Ifas (Institut de formation d’aides-soignants) ait choisi de travailler dans le Poher. « C’est notamment à cause du salaire, trop faible », déplore-t-il.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/ecoles-hopital-langue-bretonne-ce-qu-il-faut-retenir-du-conseil-municipal-de-carhaix-8733feca-3840-11ed-8ce0-a7ed58f597f6

 

Ouest-France

À 21 ans, une Saint-Politaine travaille la photo en argentique et a exposé à son université

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Lauréate en 2016 du prix de la Ville aux scolaires, lors de l’exposition de Fin d’année avec les arts (FAAA), Anna Paugam poursuit actuellement une formation en arts plastiques à l’université Rennes-2. La Saint-Politaine a exposé du 4 avril au 13 septembre 2022 ses travaux photographiques à la galerie La Mezzanine, au sein de son université.

Anna Paugam est heureux du legs familial pour prendre ses photos en argentique.

Anna Paugam est heureux du legs familial pour prendre ses photos en argentique. | OUEST-FRANCE

Collégienne à Sainte-Ursule, lycéenne à Notre-Dame-du-Kreisker à Saint-Pol-de-Leon (Finistère), Anna Paugam a toujours excellé en arts plastiques. En 2016, pour la Fin d’année avec les Arts, la Saint-Politaine de 15 ans avait reçu le prix d’honneur de la Ville pour une œuvre proposée. John Bars, professeur d’arts plastiques à l’ensemble du Kreisker, l’a encouragée à poursuivre des études en art plastique… Puisqu’elle se destine à devenir professeure dans ce domaine. Elle est actuellement en master 2, à l’université Rennes-2, pour se former aux arts plastiques. Elle a choisi l’option photographie pour mieux s’exprimer.

Âge identique

Je ne travaille que les photos en argentique. Ce travail permet de mieux posséder le sujet que le numérique.À 21 ans, le choix peut paraître étrange, mais Anna a le plaisir de photographier avec un appareil Nikon F60, en bis-tons champagne noir. Un matériel qui a son âge. C’est l’appareil que ma famille utilisait avant le passage au numérique. Le plus compliqué actuellement est de trouver les pellicules en noir et blanc. Pour le reste, le laboratoire de l’université est particulièrement pratique.Anna le fréquente à sa guise, dès qu’elle rentre avec ses prises de vues. Le développement ouvre des champs importants pour le rendu souhaité.

Projet d’études

« Je joue sur les textures, le grain, les ombres. » Pour l’exposition, l’étudiante, avant d’être retenue, avait présenté un projet d’étude. Mon travail s’appuie sur un protocole. Je prends le modèle en photo à son domicile, de dos, regardant au dehors, fenêtre ouverte, visage du modèle visible dans le reflet de la fenêtre.

​Intitulée Nitescence (le reflet de l’âme), l’exposition a été appréciée. Avec ce choix de prise de vue à domicile, on entre dans une relation de l’ordre de l’intime. Le spectateur est introduit dans l’univers du modèle.

Donner vie à ces clichés

Obtenir une visibilité sur six mois avec des appréciations notifiées ouvre pour Anna un autre défi. Celui d’exposer ces travaux en dehors du contexte étudiant. Je suis prête à accrocher en n’importe quel lieu d’accueil si mes travaux intéressent. ​À défaut d’avoir du temps pour démarcher quand elle rentre dans sa famille, Anna accepte toute proposition pour donner vie à ses clichés. Elle ne redoute pas les nouveaux regards. Contact : anna.paugam29@gmail.com

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-pol-de-leon-29250/a-21-ans-une-saint-politaine-travaille-la-photo-en-argentique-et-a-expose-a-son-universite-1c23de22-3690-11ed-bcf9-5c1322e76cac

 

Ouest-France

L’hôpital de Morlaix aura un nouveau directeur à partir du 17 octobre

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Le centre hospitalier des pays de Morlaix aura officiellement un nouveau directeur, à partir du 17 octobre 2022. Il s’agit de Fabrice Liszak de Maszary. Il prend la suite d’Arnaud Corvaisier, qui a quitté l’hôpital le 1er août. Entre-temps, l’intérim avait été assuré en interne.

Le centre hospitalier des pays de Morlaix aura un nouveau directeur à partir du 17 octobre 2022. Il s’agit de Fabrice Liszak de Maszary.

Le centre hospitalier des pays de Morlaix aura un nouveau directeur à partir du 17 octobre 2022. Il s’agit de Fabrice Liszak de Maszary. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le centre hospitalier des pays de Morlaix connaît enfin le nom de son nouveau directeur, qui prendra ses fonctions le 17 octobre 2022.

Selon nos informations, il s’agit de Fabrice Liszak de Maszary. Depuis 2015, il occupait le poste de directeur de l’hôpital de Sainte-Foy-lès-Lyon (Auvergne-Rhône-Alpes). Il a également été secrétaire général de l’EFS Rhône-Alpes. Sa nomination devrait être prochainement officialisée.

Depuis 2015, plusieurs changements à la tête de l’hôpital

Depuis quelques années, les changements sont réguliers à la tête du centre hospitalier. Entre janvier 2015 et décembre 2019, la direction de l’établissement a été assurée par Ariane Bénard. Puis, de décembre 2019 à mars 2021, en intérim, par Ronan Sanquer, directeur adjoint du Centre hospitalier régional universitaire de Brest (CHRU).

Enfin, Fabrice Liszak de Maszary prend la suite d’Arnaud Corvaisier, qui a assuré la direction de l’hôpital entre mai 2021 et août 2022.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/l-hopital-de-morlaix-aura-un-nouveau-directeur-a-partir-du-17-octobre-507f6dfc-38c1-11ed-bf0e-79042fcc07f9

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor. Des traces de pesticides relevées dans toutes les rivières

Publié le David DÉSILLE

Chaque mois, le conseil départemental des Côtes-d’Armor publie un état des lieux de la présence de produits phytosanitaires dans les rivières. Nous avons épluché les différents bilans, mois par mois, sur un cycle d’une année. Et nous les avons croisés avec d’autres données.

Comme de nombreux fleuves et rivières en Bretagne, le Gouët est perturbé par les pesticides et nitrates.

Comme de nombreux fleuves et rivières en Bretagne, le Gouët est perturbé par les pesticides et nitrates. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

L’Observatoire de l’environnement en Bretagne a collecté des données sur la présence de pesticides dans les cours d’eau à partir de prélèvements effectués dans les stations avec des résultats publiés entre 1995 et 2020. Résultat : 99 % des rivières bretonnes contiennent des résidus de pesticides… Dans le département, les cours d’eau les plus « contaminés » sont : Le Hac à Tréfumel (78 substances actives), l’Évron à Coëtmieux (54), le Leff à Yvias (50), le Frémur à Hénanbihen (49), le Dourdu à Louannec (46)…

Les quatre saisons des pesticides

Par ailleurs, chaque mois, le conseil départemental publie en ligne Inf’eaux , qui comme son nom l’indique, livre des données sur les teneurs en pesticides dans les rivières du département, assorties de quelques commentaires. Nous les avons épluchées, de mai 2021 à avril 2022 (derniers relevés disponibles), de façon à avoir une vision globale sur une année. Petit résumé.

Le mois de mai 2021 a été particulièrement pluvieux, ce qui fait que les molécules ruissellent dans les rivières. « 29 produits ont été détectés dans les 19 cours d’eau analysés contre 19 le mois précédent », note le site du conseil départemental. Le métolachlore, « désherbant très employé dans la culture du maïs, se retrouve dans cinq cours d’eau ». On détecte aussi l’AMPA, produit de dégradation du glyphosate, dans 50 % des rivières.

Voilà une capture d’écran des relevés effectués chaque mois dans les rivières des Côtes-d’Armor. Comme ici, pour le mois de juin 2022. | CAPTURE D’ÉCRAN INF’EAUX/CONSEIL DÉPARTEMENTAL DES CÔTES-D’ARMOR

Pour juin et juillet 2021, la lettre titre : « Deux mois chargés en pesticides ». Les substances sont « en grande majorité des herbicides et leur produit de dégradation ». Elle cite les molécules les plus fréquentes, « beaucoup utilisées sur maïs et colza ». Pour septembre, Inf’eaux parle encore de « nombreux pesticides décelés dans les eaux ». Sur les vingt rivières observées, « 47 pesticides ont été décelés ». Notamment le controversé glyphosate, qui doit être interdit en 2023, « retrouvé dans sept cours d’eau à des doses élevées pour quatre d’entre eux ».

Des traces de désherbants interdits

Le bilan d’octobre « laisse apparaître 39 substances phytosanitaires recensées sur les vingt cours d’eau prélevés. […] Les produits sont principalement des herbicides » et « le glyphosate, utilisé en interculture, est le plus présent ». Plus étonnant, les relevés font état de « trois autres désherbants interdits de longue date ».

Au cœur de l’hiver, les terres sont laissées au repos et c’est flagrant dans les rivières : les teneurs chutent…

En avril, retour du printemps, les pesticides refleurissent avec « 27 substances dénombrées dans 22 rivières observées ». Mai 2022 est un mois sec donc le ruissellement est limité. Malgré tout, le glyphosate est « détecté dans quatre cours d’eau. Son produit de dégradation est, quant à lui, mesuré dans seize sur les 22 rivières prélevées ».

+++ Lire aussi : Côtes-d’Armor. Des résidus de pesticide dans l’eau de source à Saint-Mayeux

Le Metolachlor, cet herbicide omniprésent

En 2020, l’Observatoire de l’environnement en Bretagne a également classé les molécules les plus fréquemment identifiées dans les cours d’eau. Le Metolachlor ESA est détecté dans 99,4 % des cours d’eau. Son cousin, le Metolachlor OXA, est également très répandu (83,4 % des cours d’eau). En automne 2021, des taux extrêmement élevés ont été constatés à Saint-Mayeux. Toujours en 2021, l’association Eau et rivières de Bretagne a lancé une campagne pour réclamer son interdiction.

Sur cette capture d’écran de l’observatoire de l’environnement en Bretagne, on voit la liste des molécules et métabolites détectés dans les rivières bretonnes. | CAPTURE D’ÉCRAN DE L’OBSERVATOIRE DE L’ENVIRONNEMENT EN BRETAGNE

D’après la fiche de l’Agence nationale de sécurité sanitaire alimentation, environnement, travail (Anses), il s’agit de désherbants épandus sur diverses cultures, mais surtout le maïs. Tout comme le deuxième du classement, le ESA Metazachlore, présent dans 94 % des cours d’eau. Lors d’une conférence en 2021 dans le Calvados, l’association Alerte médecins pesticides indiquait qu’« après une longue période où c’étaient l’atrazine et ses métabolites (molécules de dégradation d’une matière active) ​qui étaient le plus souvent retrouvées dans les eaux distribuées, actuellement, ce sont les chloracétamides (Metolachlore, metazachlore) et le glyphosate qui ont pris le relais étant donné que le metolachlore est actuellement et de loin l’herbicide le plus employé dans la culture du maïs ». En quatrième position figure l’AMPA (64,7 %), principal produit de dégradation du célèbre glyphosate, dont l’interdiction est cœur des débats.

Des pesticides dans l’eau du robinet

En 2019, le syndicat départemental d’adduction en eau potable (SDAEP) tirait un bilan sur seize points d’observation dans les rivières des Côtes-d’Armor. Résultat : « sur 350 molécules recherchées, 65 ont été détectées : 58 % sont des herbicides (principalement utilisés sur cultures de maïs et céréales), 8 % des fongicides, 5 % des insecticides, 4 % des molluscicides et 27 % des métabolites (produits de dégradations) ».

Dans une publication d’octobre 2021, l’association Eau et rivières notait que dans les Côtes-d’Armor, « aujourd’hui, 37 % de la production totale d’eau potable du département est touchée par la présence de métabolites en eau traitée. Ce chiffre monte à 43 % pour la production d’eau souterraine, et, pour cette dernière, aucune des stations de production d’eau potable concernées n’est en capacité de traiter les métabolites ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/cotes-d-armor/cotes-d-armor-des-traces-de-pesticides-relevees-dans-toutes-les-rivieres-e27652ca-2c50-11ed-85a2-af40cc529d27

 

Ouest-France

Plougasnou. Dans l’histoire des manoirs Tromelin et de Goasvel, qui étaient ouverts aux visites

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Les manoirs de Tromelin et de Goasvel de Plougasnou (Finistère) étaient ouverts au public pour les Journées européennes du patrimoine, le week-end du samedi 17 et dimanche 18 septembre 2022.

Le manoir de Tromelin à Plougasnou. | OUEST-FRANCE

Plougasnou dans le Finistère, compte une quarantaine de manoirs construits entre le Moyen Âge et le XVIIIe siècle par des nobles terriens ou des officiers de marine.

En 1543, près de 170 maisons nobles étaient déjà recensées par les enquêtes fiscales (« actes de réformation »). La multiplication des fiefs de petite noblesse bretonne, en particulier le long de la côte de la Manche, s’explique par la riche activité économique du XVIe siècle, la division des familles et le droit accordé par les rois de France à leurs officiers de marine de construire un manoir. Mais Plougasnou reste un cas d’espèce.

Beaucoup de ces demeures ont subi les ravages du temps et des revers de fortune, mais certaines gardent encore leur superbe. Les propriétaires de deux d’entre elles les ont ouvertes à la visite pour les Journées européennes du patrimoine.

Le manoir de Tromelin

L’ancien manoir de Tromelin, édifié en 1530 par René de Coetanscour, est inscrit à l’inventaire de monuments historiques. Il est bâti en granit rose avec une toiture en ardoise pesant une tonne par mètre carré. Sa restauration est complète et il est entouré d’un parc clos de murs situé au fond de l’anse du Diben.

Son nom est associé à la famille Boudin de Tromelin, dont le plus célèbre représentant, Jacques Marie, né à Ploujean en 1751, a laissé son nom à l’île Tromelin, une des îles Éparses que la France possède dans l’océan Indien. Il y avait secouru en 1776 les derniers survivants malgaches qu’un bateau négrier naufragé avait abandonnés là quinze ans auparavant.

Le manoir de Goasvel

Ce manoir érigé à la fin du XVe siècle par la famille de La Forest a gardé son organisation initiale.

Les travaux de restauration du logis entrepris depuis 2005 par les propriétaires actuels avec le concours de la Fondation du patrimoine ont permis la reconstitution de la tour hexagonale d’escalier et de l’échauguette attenante. Les bâtiments annexes, transformés pour un usage agricole, ont également été restaurés à l’ancienne. Le chantier est encore en cours.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-dans-l-histoire-des-manoirs-tromelin-et-de-goasvel-qui-etaient-ouverts-aux-visites-c8c4d0b4-373f-11ed-9b2e-d8a78265620b

 

Ouest-France

Plestin-les-Grèves. Le bureau de poste bientôt fermé pour deux mois

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Pour cause de travaux, le bureau de poste de Plestin-les-Grèves sera fermé pour deux mois, à compter du lundi 26 septembre. La continuité des services sera assurée par les communes alentour.

Le bureau de poste de Plestin-les-Grèves sera fermé à compter du lundi 26 septembre 2022.

Le bureau de poste de Plestin-les-Grèves sera fermé à compter du lundi 26 septembre 2022. | OUEST-FRANCE ARCHIVE / JM NIESTER

Le bureau de poste de Plestin-les-Grèves (Côtes-d’Armor) va fermer « en raison d’importants travaux de rénovation », explique La Poste dans un communiqué de presse. Il fermera ses portes pour une durée de deux mois, du lundi 26 septembre au vendredi 25 novembre, à 14 h.

En attendant, la continuité des services sera assurée. Pour les retraits de courriers et de colis, les clients pourront se présenter au bureau de poste de Saint-Michel-en-Grève, rue de la Côte-des-Bruyères. Il est ouvert du lundi au vendredi, de 9 h 30 à 12 h, puis de 14 h à 15 h 45. Le samedi, il sera accessible de 9 h 30 à 12 h. Également, l’agence communale de Trémel, située à la mairie, dans le bourg, sera ouverte le mardi, jeudi et vendredi, de 9 h à 11 h 30, le mercredi de 9 h à 12 h, ainsi que le samedi de 8 h 30 à 12 h.

En ce qui concerne les opérations courrier-colis ou bancaires, les habitants de Plestin-les-Grèves pourront se rendre à Plouaret, au bureau situé au 149, rue Jean-Jaurès. Ce dernier sera ouvert le mardi, de 9 h à 12 h, puis de 14 h à 16 h. Le mercredi, vendredi et samedi de 9 h à 12 h. Et le jeudi de 9 h à 12 h et de 14 h à 16 h 30.

Les tournées de facteurs ne seront pas impactées

Au cours de leur tournée, les facteurs peuvent fournir aux personnes ayant des difficultés à se déplacer, des carnets de timbres, des enveloppes préaffranchies et des emballages de colis. Pour ce faire, il faut contacter le 36 31 et demander le service « contact facteur ».

Enfin, La Poste rassure : les tournées des facteurs « ne sont pas impactées par cette période de travaux ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plestin-les-greves-22310/plestin-les-greves-le-bureau-de-poste-ferme-pour-deux-mois-f5fbfc5c-3824-11ed-984f-02eb6ba41f02

 

Ouest-France

Saint-Martin-des-Champs. La résidence Ty Nevez, qui date de 1978, va être réhabilitée

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Le coût de l’opération est estimé à 3,7 millions d’euros. Construit en 1978, ce collectif de 79 logements va connaître une opération de réhabilitation énergétique des logements et des bâtiments, ainsi qu’une requalification des parties communes, à Saint-Martin-des-Champs (Finistère).

Les immeubles de Ty Nevez vont être réhabilités, à Saint-Martin-des-Champs.

Les immeubles de Ty Nevez vont être réhabilités, à Saint-Martin-des-Champs. | OUEST-FRANCE

Avec plus de 150 logements, Finistère habitat est le 1er bailleur social à Saint-Martin-des-Champs (Finistère). Il mène des projets de réhabilitation afin d’améliorer le confort de vie des habitants et de participer à l’attractivité et au dynamisme de la ville », ​explique Lénaïck Lancelot, responsable de la communication.

Dans ce cadre, Finistère habitat lancera, au premier trimestre 2023, la réhabilitation de la résidence Ty Nevez, le plus grand groupe de ce bailleur dans la commune. Construit en 1978, ce collectif de 79 logements va connaître une opération de réhabilitation énergétique des logements et des bâtiments, ainsi qu’une requalification des parties communes avec à la clé plusieurs objectifs.

Améliorer la performance énergétique

Soit l’amélioration énergétique des logements, la réduction des charges des locataires, l’amélioration de leur cadre de vie et de leur confort, la valorisation des façades et l’attractivité des logements, l’amélioration de leur accessibilité. Des travaux seront réalisés sur l’extérieur des bâtiments, dans les parties communes, mais également au sein des logements.

À l’extérieur, seront effectués la pose d’une Isolation thermique par l’extérieur (ITE), « afin d’optimiser la performance énergétique » et la réfection des balcons et des entrées des bâtiments. ​

Dans les parties communes : installation d’ascenseurs pour une meilleure accessibilité, embellissement des peintures, des sols, remplacement des boîtes aux lettres, amélioration de l’acoustique et de l’éclairage pour un meilleur confort, mise en place d’un contrôle d’accès à l’entrée des bâtiments, avec interphone, afin d’améliorer la sécurité ; ​création de locaux dédiés aux deux roues pour un stationnement sécurisé ».

Les loyers ne seront pas augmentés

Enfin, dans les logements : remplacement des portes d’entrées des logements, amélioration de divers équipements pour un meilleur confort (système de ventilation, extracteur d’air), interventions sur le système de chauffage. Le budget de l’opération de réhabilitation de la résidence est estimé à 3,7 millions d’euros.

Le projet bénéficie du soutien de Morlaix Communauté, à hauteur de 250 000 €. L’ensemble des travaux réalisés n’aura aucun impact sur les loyers, qui ne seront pas augmentés.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-martin-des-champs-29600/saint-martin-des-champs-la-residence-ty-nevez-qui-date-de-1978-va-etre-rehabilitee-a1dd31ac-37f9-11ed-b6f2-3ef967ad4f27

 

Ouest-France

Hausse du coût de l’énergie. « Il faut mettre en place un mécanisme dédié à l’industrie laitière »

Publié le Rosemary BERTHOLOM

Vendredi 16 septembre 2022, Sill Entreprises a inauguré son usine à Landivisiau. Le groupe qui célèbre cette année ses 60 ans a également attiré l’attention sur la filière laitière. « Nous sommes comme tous nos confrères laitiers, très inquiets, notamment sur l’évolution du prix de l’énergie », a interpellé Gilles Falc’hun, président.

Sébastien Floc’h, directeur général de Sill Entreprises, Gilles Falc’hun, président de Sill Entreprises, Tristan Falc’hun, directeur général nutrition et ingrédients de Sill Entreprises, Yannick Fallord, directeur du site.

Sébastien Floc’h, directeur général de Sill Entreprises, Gilles Falc’hun, président de Sill Entreprises, Tristan Falc’hun, directeur général nutrition et ingrédients de Sill Entreprises, Yannick Fallord, directeur du site. | OUEST-FRANCE

C’est un enjeu pour Sill entreprises. Et plus largement, la filière agroalimentaire. Vendredi 16 septembre 2022, une nouvelle usine a été inaugurée à Landivisiau. À cette occasion, le président de Sill Entreprises, Gilles Falc’hun, a remis une note aux parlementaires, à la Région Bretagne et au préfet. Un texte signé avec Laïta et Even.

« Les perspectives 2023 sont très inquiétantes »

« Nous sommes comme tous nos confrères laitiers, très inquiets, notamment sur l’évolution du prix de l’énergie, déclare le Finistérien. Les perspectives 2023 sont très inquiétantes. Non seulement pour l’industrie en général mais pour l’industrie laitière en particulier. Notre facture, selon nos estimations, pourrait exploser de 23 millions d’euros par rapport à 2022 et de 27 millions d’euros par rapport à 2021. »

Le groupe Sill Entreprise est inquiet, comme d’autres entrprises de l’industrie laitière, concernant la hausse des prix de l’énergie. | OUEST-FRANCE

Augmentation de 800 %

« À ce stade, les dispositifs d’aides qui existent ne concernent en rien l’industrie laitière. Nous ne sommes éligibles à aucun dispositif de soutien. Sur la période 2021-2022, les charges en énergie à l’échelle du groupe ont augmenté de 800 %. Cela représente un coût d’environ 4,5 millions d’euros. O n n’est pas habitué à demander des aides. Mais il faut mettre en place un mécanisme dédié à l’industrie laitière. Il y a cet enjeu spécifique », interpelle le directeur général de Sill entreprises, Sébastien Floc’h.

« Cela peut être dramatique »

Gilles Falc’hun, le président de Sill Entreprises, donne un exemple. « Les outils de séchage sont très énergivores. La situation est telle que la question se pose pour un certain nombre d’entreprises qui sont fromagères – nous ne le sommes pas – de savoir si on pourra même sécher le lactosérum puisqu’aujourd’hui le coût de séchage est quasiment équivalent à la valeur du produit ».

Selon l’entrepreneur breton, la problématique doit être considérée. « Il y va, non seulement, de la vie de l’entreprise mais aussi du monde agricole. Cela peut être dramatique. »

https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/lait/hausse-du-cout-de-l-energie-il-faut-mettre-en-place-un-mecanisme-dedie-a-l-industrie-laitiere-279caffc-3755-11ed-b79f-0de98afd3970

 

Ouest-France

Plounéour-Ménez. Le centre-bourg a été inauguré, samedi

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Le maire Sébastien Marie et ses invités, devant la mairie, lors de l’inauguration des travaux de revitalisation du centre-bourg, samedi.

Le maire Sébastien Marie et ses invités, devant la mairie, lors de l’inauguration des travaux de revitalisation du centre-bourg, samedi. | OUEST-FRANCE

L’événement

Samedi, la commune a salué les travaux de revitalisation du centre-bourg. Lancé en 2015 après les travaux d’étudiants en architecture, ce chantier a été colossal : il a nécessité un budget d’environ 2,5 millions d’euros, subventionné à hauteur d’un million et demi. Le carrefour de la Caserne, la rue de la Libération, les places de la Mairie et de l’Église, des cheminements doux et un pôle culturel, sont les principales réalisations.

Pour fêter cela, le maire avait invité le président du Département, Maël de Calan, la sous-préfète de Morlaix, Élisabeth Sevenier-Muller, le président de Morlaix-Communauté, Jean-Paul Vermot, la députée Sandrine Le Feur, le conseiller régional Olivier Le Bras, et le président du Syndicat départemental d’énergie et d’équipement du Finistère (Sdef) et maire de Saint-Martin-des-Champs, François Hamon, samedi, à la cérémonie officielle qui clôturait officiellement ces travaux.

Et maintenant, un gymnase rénové et une médiathèque

Le chantier a été salué par tous pour la qualité des réalisations, l’implication des citoyens dans le processus d’élaboration et le souci de l’environnement.

De nouveaux gros chantiers se profilent pour la commune : la rénovation du gymnase, l’implantation d’un centre de santé communautaire, la nouvelle station d’épuration et la future médiathèque.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouneour-menez-29410/le-centre-bourg-a-ete-inaugure-samedi-1070579a-31bf-4bd5-80dc-96c5b8a93a49

 

Ouest-France

Landéda. Les sauveteurs mettent à jour leurs savoirs

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Les exercices ont réuni 78 sauveteurs.

C’est par une journée ensoleillée que les sauveteurs des neuf stations du Nord-Finistère de la SNSM (Société nationale des sauveteurs en mer) – Roscoff, Primel Plougasnou, Plouguerneau, Cléder, Locquirec, Plouescat, Portsall, l’Aber Wrac’h et Brest – se sont réunis, samedi.

Au total, 78 sauveteurs étaient présents dont 42 stagiaires, dix formateurs, quinze « victimes », accompagnées de bénévoles de la réserve communale de sauvegarde pour effectuer la mise à jour des brevets de premier secours en équipe (PSE 1 et PSE 2), permettant aux équipiers de pouvoir prendre en charge les victimes d’un accident.

« Une première pour la commune de Landéda »

Au programme, les contrôles des traumatismes, noyades, accidents de plongée, arrêts cardiaques, respiration artificielle, position latérale de sécurité, utilisation du défibrillateur, cellule psychologique, etc.

Il s’agit surtout d’une mise à niveau car le brevet de premier secours en équipe est indispensable à chaque volontaire.  Il faut savoir quoi faire avant d’arriver au port, même s’il y a une prise en charge hélitreuillée, ce qui n’est pas toujours possible. Même si nous avons une ligne téléphonique avec les régulateurs, il faut connaître les gestes », a indiqué un secouriste.

Répartis sur le port en sept ateliers distincts, les participants étaient disséminés d’un bout à l’autre du port, avec des tenues de couleur orange visibles de loin.

Cette journée essentielle au bon fonctionnement du secourisme en mer a lieu chaque année dans une commune différente.

« Une première pour Landéda, a souligné Louis Le Gall, président de la station de l’Aber Wrac’h. Ces journées se passent toujours bien. Elles nous permettent de nous rencontrer entre secouristes de différentes stations, d’échanger sur nos méthodes de travail qui diffèrent d’une station à une autre. »

Le tout s’est passé sous l’œil de Frédéric Damlaincourt, délégué départemental du Finistère.

Il a été mentionné que les équipages peinent à se renouveler et un appel aux volontaires a été lancé.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/landeda-29870/les-sauveteurs-mettent-a-jour-leurs-savoirs-a0643d66-374a-11ed-9b2e-d8a78265620b

 

Ouest-France

Plourin-lès-Morlaix. Deux militants palestiniens en conférence

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L’association France Palestine solidarité (AFPS) du Pays de Morlaix a reçu Amal Khader et Munther Amira, deux porte-parole de la résistance palestinienne. Ils sont intervenus lors d’une conférence à Plourin-lès-Morlaix où ils ont apporté un témoignage sur la résistance à l’occupation de leur pays.

Munther Amira et Amal Khader, militants de la cause palestinienne, avant leur conférence, jeudi 15 septembre.

Munther Amira et Amal Khader, militants de la cause palestinienne, avant leur conférence, jeudi 15 septembre. | OUEST-FRANCE

Ces deux intervenants, sur l’invitation de l’AFPS, parcourent un périple d’une douzaine de villes en France. Ils sont reconnus en Palestine comme des symboles et des porte-parole de la résistance populaire palestinienne. Plus de 70 personnes étaient présentes à cette conférence-débat à Plourin-Les-Morlaix, jeudi 15 septembre.

Amal Khader habite le village de Beita, en Cisjordanie. Très active, elle est au cœur de la mobilisation pacifique des habitants de son village contre l’installation d’une nouvelle colonie israélienne illégale qui vise à les expulser de leurs terres. Amal Khader a présenté en particulier l’implication des femmes dans cette résistance où 14 jeunes palestiniens ont déjà perdu la vie en moins d’un an. Notre mouvement réunit toutes les générations et les femmes y participent activement… a-t-elle expliqué. En 1987, à l’âge de 6 ans, elle a vécu la première intifada (soulèvement général) mobilisant l’ensemble de la population. Source de son engagement aujourd’hui.

« Notre combat est non-violent »

Munther Amira est un réfugié palestinien qui vit au camp d’Aida, à Bethléem. Il est membre du comité de coordination de la lutte populaire en Palestine (PSCC). Acteur de terrain, il est de tous les combats contre la colonisation en Cisjordanie. Emprisonné à de nombreuses reprises, Il est particulièrement ciblé par l’armée d’occupation et les colons. Notre combat est non-violent, précise-t-il. Dans l’espoir d’une vie digne et libre, nous nous battons pour la vie et non la mort ! En tant que Palestiniens, nous nous sentons isolés et déplorons le manque de soutien de la communauté internationale.

Lors de cette soirée, les conférenciers ont également rappelé la situation dramatique de Salah Hamouri et Hafez Huraini, tous deux emprisonnés arbitrairement par les autorités israéliennes.

Contact : association France Palestine solidarité du Pays de Morlaix. 19, rue Waldeck-Rousseau. Mail : fpspaysdemorlaix@yahaoo.fr

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plourin-les-morlaix-29600/plourin-les-morlaix-deux-militants-palestiniens-en-conference-fd1c6b22-36b0-11ed-bcf9-5c1322e76cac

 

Ouest-France

À Plougasnou, elle réalise des reconstructions de l’aréole mammaire après un cancer du sein

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Charlotte Giguel a ouvert son salon de tatouages à Plougasnou (Finistère). Elle pratique en particulier la dermographie réparatrice et peut ainsi tatouer des cicatrices, les recouvrir ou les cacher. Elle reconstitue aussi les aréoles mammaires qui ont pu disparaître ou être abîmées lors d’un cancer du sein.

Charlotte Giguel, tatoueuse à Plougasnou.

Charlotte Giguel, tatoueuse à Plougasnou. | OUEST-FRANCE

« Le tatouage thérapeutique permet à des personnes qui ont subi de lourds traumatismes, très souvent des femmes, de clore un épisode douloureux et de mettre fin à un long parcours du combattant », sourit Charlotte Giguel. Saint-Jeannaise, elle a ouvert son salon, baptisé « Lilith et ses amazones », au centre Poul Braou, à Plougasnou (Finistère).

Si elle propose toute la gamme des tatouages artistiques « mainstream », cette graphiste a reçu une formation spécifique pour pratiquer le tatouage thérapeutique, tout comme un autre salon qui existe à Carantec.

« Couturée de cicatrices »

« Il s’agit de recouvrir des cicatrices résultant d’accidents, de chirurgie ou de scarifications, ou alors de taches sur la peau comme des angiomes, continue-t-elle. En particulier, je réalise des reconstructions de l’aréole mammaire après un cancer du sein. Cela permet aux femmes de s’accepter à nouveau. »

Elle cite le cas de cette femme qui avait subi, après une mastectomie à un sein due à un cancer, une infection nosocomiale à l’autre sein.

« Elle était couturée de cicatrices, raconte Charlotte. Après discussion, elle a choisi un motif de branches de cerisier en fleur pour les recouvrir. Elle peut désormais se regarder dans son miroir. »

Interventions simples pour résultat permanent

« Avec les pigments et nos aiguilles de tatoueurs, on peut recréer l’aspect des aréoles en 3D. On joue avec les ombres, les lumières, en copiant précisément l’autre mamelon et en utilisant la symétrie. »

L’intervention ne peut avoir lieu qu’après accord du chirurgien ou du médecin traitant et, si elle nécessite une rigoureuse préparation, elle est rapide, indolore et, surtout définitive : il n’y a pas besoin de refaire le tatouage après quelques années, contrairement aux techniques de micro-dermopigmentation utilisées en esthétique, qui utilisent des pigments qui s’estompent progressivement.

Hygiène et traçabilité rigoureuses

La salle où Charlotte réalise ses tatouages est l’objet de mesures d’hygiène médicale et les encres qu’elle utilise sont tracées.

« Le tatouage thérapeutique ne peut pas à ce jour être prescrit ou remboursé, mais des expériences pilotes sont en cours pour évaluer cette possibilité, dit Charlotte. En tout état de cause, j’échange déjà avec des soignants pour faire connaître le tatouage thérapeutique et comment il peut transformer la vie des patients. »

Lilith et ses Amazones, 8 espace Poul-Braou, à Plougasnou. Tél. 06 68 55 67 90.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-un-salon-de-tatouages-artistiques-et-therapeutiques-8a5d20fe-351b-11ed-be7a-2c8e3ee418cf

 

Ouest-France

Finistère. Pourquoi les soignants de l’hôpital et de l’action sociale manifestent bientôt à Carhaix

Publié le Victoria GEFFARD

Plusieurs sections du syndicat CGT (Confédération générale du travail) de Douarnenez, Morlaix et Carhaix (Finistère) proposent à chacun de venir soutenir les professionnels de la santé et de l’action sociale le jeudi 22 septembre 2022 à Carhaix. La mobilisation s’annonce festive mais aussi pleine de revendications. Notamment en matière de conditions de travail, de pénurie de bras ou encore de reconnaissance au travail.

Plusieurs sections locales du syndicat CGT (Confédération générale du travail) du Finistère veulent dénoncer les conditions de travail des soignants de l’hôpital et des professionnels de l’action sociale, lors d’une manifestation à Carhaix (Finistère).

Plusieurs sections locales du syndicat CGT (Confédération générale du travail) du Finistère veulent dénoncer les conditions de travail des soignants de l’hôpital et des professionnels de l’action sociale, lors d’une manifestation à Carhaix (Finistère). | OUEST-FRANCE

Ensemble, ils veulent se battre pour les conditions de travail des soignants, et pour améliorer le soin offert aux patients. Plusieurs sections locales de Douarnenez, Morlaix, Carhaix du syndicat CGT (Confédération générale du travail) veulent alerter sur les conditions de travail à l’hôpital et au sein de l’action sociale.

De la musique et des prises de parole

Une mobilisation « festive » est programmée à Carhaix (Finistère) le jeudi 22 septembre 2022, la seule du département ce jour-là. À partir de 12 h, plusieurs groupes de musique viendront place du champ de foire pour la journée. Parmi eux, le duo de rock Revers, le groupe Natrix de Plouguernével (Côtes-d’Armor) et Noisy Thursday, de Quimperlé (Finistère).

Les moments de fête laisseront aussi la place aux revendications. En haut de liste : la pénurie de soignants. « En octobre, nous allons manquer de 20 infirmiers tous services confondus dans l’hôpital. Nous voulons du temps et des moyens car toutes les prises en charge sont dégradées », souligne Caroline Tromeur, déléguée syndicale CGT à Carhaix.

« Nous sommes dévalorisés »

Fabien Huguet, éducateur spécialisé aux Genêts d’or qui accueille des personnes en situation de handicap et délégué CGT, ne dit pas autre chose. « Le manque de personnel ne nous permet pas d’offrir l’accompagnement que l’on promet au départ aux parents. On en vient à remettre en cause la vision de notre métier. Nous sommes dévalorisés », déplore-t-il.

Autre problème pointé par les syndicats : un manque de considération des responsables politiques. « Nos urgences n’ont pas fermé à l’hôpital de Douarnenez car les salariés ont consenti à faire des journées de 12 heures. Il est impossible de travailler comme ça. Le gouvernement et les responsables politiques localement doivent se pencher réellement sur notre situation », développe Gildas Jaouen, aide-soignant à l’hôpital de Douarnenez et délégué CGT.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/finistere-pourquoi-les-soignants-de-l-hopital-et-de-l-action-sociale-manifestent-bientot-a-carhaix-6a2181c8-2de5-11ed-9660-f2bdd620667f

 

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18 septembre 2022

Aalin Goutal

http://goutal.over-blog.com/2022/09/tres-beau-succes-de-la-manif-antifa-hier-a-callac-22-ca-rechauffe-le-coeur.html

 

Ouest-France

En pleine crise climatique, peut-on encore organiser des meetings aériens comme à Morlaix ?

Publié le

Le meeting aérien de Morlaix (Finistère) réunit environ 10 000 spectateurs ces samedi 17 et dimanche 18 septembre 2022. De nombreuses démonstrations aériennes étaient au programme, dont la très attendue Patrouille de France. Taclée par Bretagne vivante en début de semaine sur le côté polluant de la manifestation, l’organisation veut montrer qu’elle a fait sa part pour la rendre la plus vertueuse possible.

Jean-Michel Laporte, ancien pilote de chasse dans la Marine, et pilote chez Brit Air, à Morlaix, préside Armor Aéro Passion, qui organise le meeting aérien.

Jean-Michel Laporte, ancien pilote de chasse dans la Marine, et pilote chez Brit Air, à Morlaix, préside Armor Aéro Passion, qui organise le meeting aérien. | OUEST-FRANCE

« Entre la sécheresse, la guerre en Ukraine, la hausse des prix, on a le droit de rêver un peu et penser à autre chose », lance Élodie, qui a planté sa chaise de camping dans l’herbe de l’aéroport de Morlaix (Finistère). Jumelles autour du cou, elle ne rate aucune miette du ballet qui se trame dans le ciel, au meeting aérien.

La jeune trentenaire, « pas plus passionnée que ça par les avions », est venue en « curieuse » découvrir la manifestation. « On ne voit pas ça tous les jours et j’attends la Patrouille de France. Bon, c’est vrai que ce n’est pas forcément écolo, mais il n’y a pas de rassemblement de ce genre tous les week-ends. »

Une manifestation trop polluante ?

Le débat a d’ailleurs été ouvert en début de semaine : l’association Bretagne vivante s’est fendue d’un communiqué appelant à « ne pas soutenir » ce rendez-vous. La raison invoquée ? « Les canicules et les incendies de l’été devraient suffire à montrer que nous ne devons plus gaspiller le kérosène détaxé pour des distractions. » L’association estimait en effet que ces démonstrations réalisées devant 10 000 spectateurs attendus produiraient « un minimum de 25 tonnes de CO2 (sur la base minimale d’une moyenne de 20 km A-R et cinq litres aux 100 km). »

Plus de 10 000 personnes sont attendues tout le week-end au meeting aérien de Morlaix. | OUEST-FRANCE

Ce qui n’a pas empêché les pétaradants Rafale, Boeing Stearman ou autre Caïman de la Marine nationale d’enchaîner les démonstrations, sous les applaudissements et sifflets admiratifs du public.

« Nous sommes dans un changement d’ère »

Point d’anachronisme pour Jean-Michel Laporte, président d’Armor aéro passion, qui organise le meeting. « Pour bien appréhender son futur, il faut connaître son passé. Ici, on raconte les histoires des appareils mais aussi des hommes. Nous sommes dans un changement d’ère concernant les énergies. Je pense que l’aéronautique peut contribuer à ces nouveautés », souligne-t-il, en pointant le ciel.

Selon lui, l’aéronautique pèse « 3 % des émissions de CO2 dans le monde. Ce milieu a toujours beaucoup innové et ça passe aussi dans ce domaine ». Avant de rappeler que le meeting aérien a mis en place des choses pour que la manifestation soit « zéro déchet et amener les gens à changer leur mode de consommation sur ces divertissements ».

Les huit avions de la Patrouille de France ont exécuté des figures de haut vol. C’était la première fois qu’ils venaient au meeting aérien de Morlaix. | OUEST-FRANCE

Soit l’utilisation de vaisselles de seconde main pour la restauration, des gobelets consignés, et la mise en place de navettes gratuites de la gare et de Langolvas. Malgré ces dernières, le parking affichait sa saturation à 16 h et un bouchon de 200 m a même été créé aux abords de l’aéroport.

Du rêve

Qu’importe, le futur de l’aviation cohabitait avec l’ancien monde. Le Vélis Electro, avion 100 % électrique était à admirer, par exemple, aux côtés de. Mais pour rêver, c’est bien ce qui se tramait là-haut qui faisait lever le nez du public. Surtout au moment du passage des huit aéronefs de la Patrouille de France. « C’est la première fois qu’on les a pour le meeting », sourit Jean-Michel Laporte.

En hommage aux militaires envoyés en mission, la Patrouille de France a dessiné un cœur dans le ciel de Morlaix cet après-midi. | OUEST-FRANCE

Ils ont décollé de la base aéronautique de Landivisiau avant d’enchaîner sur leurs pirouettes, vols en diamant ou tête à l’envers. En fin de spectacle, un cœur a même été dessiné dans le ciel avec les fumées, pour rendre hommage aux militaires partis en mission.

À découvrir dimanche 18 septembre 2022, de 9 h à 18 h, aéroport de Morlaix. Tarifs : 10 € pour les adultes ; 5 € de 12 à 18 ans et gratuit pour les moins de 12 ans.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/en-pleine-crise-climatique-peut-on-encore-organiser-des-meetings-aeriens-comme-a-morlaix-7e92e85a-3677-11ed-8373-78c8db13cb42

 

Le Diben samedi 17 septembre 2022

Algues vertes : l'histoire interdite au cinéma ?

Capture d'écran "Le Télégramme"

Capture d'écran "Le Télégramme"

https://youtu.be/cB25Ev0zfLk

 

Ouest-France

À Crozon, « le travail de l’office du tourisme a changé »

Publié le Carole TYMEN

Face à l’augmentation de la fréquentation touristique et à l’évolution des comportements de visiteurs, depuis quelques années, l’office du tourisme de Crozon (Finistère) a adapté ses missions. La promotion a laissé la place au conseil et à la prévention.

Parmi les missions de l’office du tourisme de Crozon, il y a l’augmentation des messages de prévention. Un fascicule indiquant les zones autorisées aux camping-cars et véhicules aménagés est édité à 5 000 exemplaires.

Parmi les missions de l’office du tourisme de Crozon, il y a l’augmentation des messages de prévention. Un fascicule indiquant les zones autorisées aux camping-cars et véhicules aménagés est édité à 5 000 exemplaires. | OUEST-FRANCE

Les mesures prises par l’office du tourisme de Crozon (Finistère) depuis plusieurs années, pour tenter de réguler le tourisme et ses dérives, sont plurielles.

Sur le site Internet ainsi que dans les fascicules de promotion à destination des touristes, plusieurs pages ou onglets sont consacrés à la gestion des déchets. Kenavo les photos de criques paradisiaques qui laissent progressivement la place à des photos de forêt et de vieilles pierres.

Sur le terrain, une cinquantaine de panneaux incitant à ramener ses déchets avec soi ont été disposés dans plusieurs sites, très fréquentés. Un QR code permet d’accéder aux consignes de tri.

Plus de salon, plus de promotion

« La promotion du territoire a évolué, assure Sabine Kerdomarrec, responsable Promotion à Crozon tourisme. Le GR34 n’a pas besoin de l’office du tourisme de Crozon pour vivre. »

En poste depuis plusieurs années, elle l’assure : le travail de l’office du tourisme a changé. Nous ne participons plus à des salons. Si nous devons le faire en 2023, ce sera en lien avec des professionnels et pour une thématique bien spécifique.

Veille sur les réseaux sociaux

La veille sur les réseaux sociaux et toute publication papier prend aussi une part très importante du travail de l’organisme. On a, un moment, contacté tous les sites internet qui affichaient des vues de l’île Vierge. Beaucoup nous ont dit qu’ils ne savaient pas que le lieu était interdit et ont fait enlever les clichés.

Récemment, l’équipe a aussi écrit au magazine Géo qui avait publié un article ventant le site comme paradis du VTT. Quant à l’appli Park-4-Night, pour les camping-cars et véhicules aménagés, « ils ont été très réactifs sur les remarques que nous avons eues à leur apporter »​.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/roscanvel-29570/a-crozon-le-travail-de-l-office-du-tourisme-a-change-4c0513dc-353b-11ed-919d-c96701fa2e2f

 

Ouest-France

Plougasnou. Reprise du café des aidants, ce samedi

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La maison de la mer au Diben, où se réunit le café des aidants.

La maison de la mer au Diben, où se réunit le café des aidants. | OUEST-FRANCE

La commission solidarité de la commune de Plougasnou propose, pour la reprise de la petite pause des aidants, qui a lieu les troisièmes samedis de chaque mois, de découvrir cette initiative autour d’un café ce samedi, de 14 h à 16 h, à la maison de la mer du Diben, avec une animation musicale par Louis Lavabre et Bernard Tanguy.

La petite pause des aidants a pour but de créer un espace d’échange pour les aidants des personnes en difficulté, handicapées ou vieillissantes.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/reprise-du-cafe-des-aidants-ce-samedi-3d8958c0-5390-421c-a28d-24293c5c78b1

 

Le Diben vendredi 16 septembre 2022

Plourin-les-Morlaix. Témoignages de Munther Amira et Amal Khader sur l’apartheid en Palestine occupée

Montage photos pyb29

Photos pyb29

Plus de 70 personnes étaient présentes à Plourin-les-Morlaix jeudi 15 septembre à la conférence débat organisée par l’AFPS du Pays de Morlaix. Un public touché au cœur par les témoignages de Munther Amira et Amal Khader lors d’une soirée particulièrement dédiée à Salah Hamouri et Hafez Huraini, tous deux emprisonnés arbitrairement par les autorités israéliennes.
Une soirée placée sous le signe de la solidarité avec les Palestiniens et leur combat contre l'occupation, la colonisation, leur cortège d'humiliations, de violences, d'exécutions, d'emprisonnements arbitraires. Contre le système d’apartheid israélien qui renforce son niveau d'oppression et de spoliation quotidiennement avec le silence complice des gouvernements européens, dont la France. Des états qui auraient la capacité d'exercer une pression plus forte sur Israël pour le respect du droit international et des droits humains fondamentaux des Palestiniens.
Munther Amira et Amal Khader, sont tous deux des représentant-s de la résistance populaire pacifique du peuple palestinien contre les violences de l'armée israélienne, de l'état israélien et des colons. Leur témoignage a permis au public de saisir l'ampleur de ce que subit le peuple palestinien et en même temps sa volonté inébranlable de résister et de refuser la soumission. Une soirée pleine d’émotions et d’informations qui devrait amener les ami-es de l’AFPS locale à renforcer leur soutien au peuple palestinien.

AFPS Pays de Morlaix

Diaporama : Plourin les Morlaix Témoignages de Munther Amira & Amal Khader sur l’apartheid en Palestine occupée.

Lire aussi : Emmanuel Macron doit exiger la libération de Salah Hamouri

Salah Hamouri à Plourin lès Morlaix le 30 novembre 2018

 

Ouest-France

Finistère. À Morlaix, les précieux jardins de la Manu sont toilettés avec soin par un artiste

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Véritables écrins de verdure mais bien à l’abri des regards, les jardins de l’ancienne Manufacture royale des tabacs de Morlaix (Finistère) se dévoilent pour la première fois aux Journées du patrimoine samedi 17 et dimanche 18 septembre 2022. Depuis 2019, ils sont entretenus par un artiste-jardinier.

Tiphaine Hameau, artiste jardinier qui entretient et restaure les jardins de la Manu de Morlaix. Ils se dévoilent à l’occasion des Journées du patrimoine.

Tiphaine Hameau, artiste jardinier qui entretient et restaure les jardins de la Manu de Morlaix. Ils se dévoilent à l’occasion des Journées du patrimoine. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Cette visite ne pouvait pas mieux coller avec le thème 2022 des Journées du patrimoine. Les jardins de l’ancienne Manufacture royale des tabacs de Morlaix (Finistère) se dévoilent pour la première fois dans ce cadre pour illustrer le « patrimoine durable ». « Ça va être l’une des animations les plus demandées », se félicite Julien Kerguillec, vice-président chargé de la culture à Morlaix communauté.

La raison de ce succès ? Ces jardins ont été créés il y a plusieurs siècles, et sont restaurés par un artiste jardinier, Tiphaine Hameau, depuis 2019. Son métier : sublimer des jardins pour en faire un chef-d’œuvre. « C’est comme un dessin grandeur nature », racontait-il, tout en poésie.

La preuve avec ce qui aurait pu être de simples branches d’if de plus de 300 ans ou de tilleuls entassées. L’artiste les a agencées de manière à ce qu’elles forment une vague, qui guide les pas des curieux jusqu’à un terre-plein. Jadis, c’était un terrain de tennis en terre battue…

Des plants de tabacs y poussent

La force de ces jardins, c’est de rappeler constamment le passé foisonnant de l’édifice auquel ils sont rattachés. Avec une foule de clins d’œil très actuels. Tiphaine Hameau y fait pousser, avec l’Espace des Sciences qui ouvrira en 2023, des plants de tabacs. Les mêmes qui servaient ensuite de matière première à la fabrique des cigares, quelques mètres plus loin.

Pendant la visite, il faudra aussi… tendre l’oreille. Rouge-gorge, pinson, verdier, troglodyte mignon : tous sont de passage ou ont élu domicile dans ce véritable « trésor ».

Samedi 17 septembre 2022, visite à 10 h 30, 14 h 30 et 17 h et dimanche 18 septembre, à 9 h, 11 h, 14 h 30 et 17 h. Gratuit, mais inscription obligatoire car les créneaux sont réservés pour 14 personnes maximum : 02 98 15 31 80.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/finistere-a-morlaix-les-precieux-jardins-de-la-manu-sont-toilettes-avec-soin-par-un-artiste-606f39de-34d1-11ed-919d-c96701fa2e2f

 

Ouest-France

Poudre de lait infantile : en Bretagne, Sill entreprises inaugure son usine à 95 millions d’euros

Publié le Sarah HUMBERT

C’est un projet aux chiffres vertigineux. Vendredi 16 septembre 2022, Sill Entreprises a inauguré son usine de poudre de lait infantile, à Landivisiau (Finistère). Près de 95 millions d’euros de budget, 18 000 tonnes de lait en poudre par an, 70 emplois créés… Voici ce qu’il faut retenir.

Sébastien Floc’h, directeur général, Gilles Falc’hun, président du groupe, Tristan Falc’hun, directeur général nutrition et ingrédients et Yannick Fallord, directeur du site.

Sébastien Floc’h, directeur général, Gilles Falc’hun, président du groupe, Tristan Falc’hun, directeur général nutrition et ingrédients et Yannick Fallord, directeur du site. | OUEST-FRANCE

Sa grande tour rouge et grise de 48 mètres domine la zone du Vern, à Landivisiau (Finistère), depuis plusieurs mois maintenant.

Vendredi 16 septembre 2022, Sill entreprises a inauguré son usine de production de lait infantile en poudre, l’une des seules en France.

L’entreprise a lancé la production en septembre 2021 et produit « 18 000 tonnes de poudre par an », détaille le président du groupe, Gilles Falc’hun. Pour cela, elle a besoin d’environ « 50 à 60 millions de litre de lait par an », qui viennent « quasiment uniquement du Nord-Finistère ». Pour le moment, l’entreprise n’est pas touchée par la baisse de la production au niveau national. En revanche, « on voit que les cours du lait sont plutôt élevés ».

« Une grosse inquiétude pour nous »

Avec sa poudre de lait infantile, Sill Entreprises vise en majorité le marché étranger et exporte déjà, sous sa marque Vitalaé ou sous d’autres noms, « en Irak, au Soudan, au Yémen ou encore au Kurdistan, explique Tristan Falc’hun, directeur général nutrition et ingrédients. Nous avons déjà une quinzaine d’accords avec des distributeurs du Moyen-Orient. » La fermeture du marché chinois a obligé le groupe à repenser ses exportations. « Cela nous a pénalisé », reconnaît le président. Malgré tout, à terme, « on espère y revenir ». Le groupe pourrait également produire de la poudre de lait à destination du marché français. Au total, 70 personnes travaillent sur le site de Landivisiau sur ce produit.

Pour Gilles Falc’hun, « nous fêtons cette année nos 60 ans et nous nous sommes équipés pour les 50 ans à venir d’un outil très performant ». Un outil performant, mais qui fonctionne au gaz. « Le coût de l’énergie est une grosse inquiétude pour nous, le séchage du lait est très énergivore », indique le président. Sébastien Floc’h, directeur général, ajoute : « Sur la période 2021-2022, les charges en énergies pour l’entreprise ont augmenté de 800 %. Cela représenté un coût d’environ 4,5 millions d’euros. » Avec d’autres acteurs de la filière, l’entreprise a adressé un courrier au préfet, au président de la Région et à la députée, afin d’alerter sur leur situation. « Il faut des dispositifs ambitieux, à la hauteurs des enjeux ».

Pour 2022, Sill entreprises prévoit un chiffre d’affaires de 600 millions d’euros. En 2021, ce dernier était de 500 millions d’euros.

https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/poudre-de-lait-infantile-en-bretagne-sill-entreprises-inaugure-son-usine-a-95-millions-d-euros-931044a2-3592-11ed-a858-f7410f1f4331

 

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16 septembre 2022

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2022/09/passage-en-force.html

 

Ouest-France

Plouezoc'h. Le conseil vote des travaux à l’école de Kéristin

Publié le

Le conseil municipal a longuement débattu du projet d’aménagement et de sécurisation aux abords de l’école.

Dans le but d’améliorer l’isolation thermique, des travaux de rénovation des bâtiments de l’école publique de Kéristin ont déjà été programmés. Cette fois il s’agit d’assurer l’aménagement et la sécurisation des abords. « Il est important de différencier les deux, explique Bernard Lachiver, car les subventions que nous pouvons obtenir ne sont pas les mêmes. » Pour assurer la sécurité des enfants dans l’enceinte de l’école, il est nécessaire de remplacer la clôture. Depuis les mesures prises durant la crise sanitaire du Covid, il y avait 3 entrées. Il n’y en aura plus qu’une et elle sera déplacée pour favoriser la fluidité du passage.

Le stationnement des véhicules des parents et du personnel sera entièrement revu. « Il est difficile de trouver une place et certains roulent trop vite. »

Des questions au sujet d’un parking en épis, qui oblige à se garer en marche arrière. « Il s’agit des préconisations de la sécurité routière, » dit Jérôme Calmels, « Nous veillerons à ce que cette opération reste dans le budget prévu. Nous ferons appel aussi souvent que possible, aux services techniques de la mairie et au syndicat de voirie. »

Acquisitions foncières

À l’unanimité, le conseil vote pour 303 000 € l’achat des terrains appartenant à la famille Saizieu, dispersés dans la commune, en 15 parcelles de taille et de nature différente : bois, près, landes, terre. Il est prévu que certaines zones sensibles seront rachetées par le département.

Réaménagement budgétaire

Dans le cadre de la mise en place dans la commune d’un service d’Accueil Loisirs Sans Hébergement, ALSH, il est voté en fonctionnement 16 500 € supplémentaires. Compensés en recettes par un supplément du Fonds départemental des DMTO (transactions foncières).

Travaux voirie à Kérarmel

En fonction de 3 critères, : prix, humain et matériel, c’est l’entreprise Colas qui est choisie pour 65 800 € TTC. Il s’agit de la partie qui descend vers la mer à partir du carrefour.

Éclairage public

Allée de Coat en Lem, 2 lanternes ne fonctionnent plus suite à des chocs, elles seront remplacées par des leds. Le syndicat d’électrification accorde une subvention. Coût pour la commune 600 € chaque.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouezoch-29252/le-conseil-vote-des-travaux-a-lecole-de-keristin-24598c6c-34e8-11ed-be7a-2c8e3ee418cf

 

Ouest-France

Plougasnou. Le manoir de Goasven ouvre ses portes

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Le Manoir de Goasven, à Plougasnou, sera ouvert ce week-end, de 14 h 30 à 17 h 30. Érigé à la fin du XVe siècle, l’édifice connaît des travaux de restauration depuis 2005, le chantier est encore en cours. La visite sera commentée par Pol Vendeville, historien. Une animation musicale sera assurée les deux jours par le duo de jazz Yann-Ar-Biz, en plus d’une démonstration du savoir-faire de l’artisan vannier Jean-Pierre Bobin.

Le Manoir de Goasven, à Plougasnou, sera ouvert ce week-end, de 14 h 30 à 17 h 30. Érigé à la fin du XVe siècle, l’édifice connaît des travaux de restauration depuis 2005, le chantier est encore en cours. La visite sera commentée par Pol Vendeville, historien. Une animation musicale sera assurée les deux jours par le duo de jazz Yann-Ar-Biz, en plus d’une démonstration du savoir-faire de l’artisan vannier Jean-Pierre Bobin. | OUEST-FRANCE

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/le-manoir-de-goasven-ouvre-ses-portes-1619654b-6107-416a-a6d8-005b2cd48a65

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor. Le sénateur Gérard Lahellec demande une loi pour remédier aux inégalités du Ségur

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Le sénateur communiste des Côtes-d’Armor a interpellé François Braun, le ministre de la santé, au sujet des inégalités provoquées par la prime Ségur.

Gérard Lahellec a été élu sénateur des Côtes-d’Armor en 2020.

Gérard Lahellec a été élu sénateur des Côtes-d’Armor en 2020. | ARCHIVES OUEST FRANCE

Dans une question écrite adressée cet été à François Braun, Gérard Lahellec interpelle le ministre de la santé sur les inégalités provoquées par la prime de 183 € issue du Ségur de la santé. « De nombreuses catégories de personnels restent privées de cette revalorisation salariale, comme les personnels techniques, sociaux-éducatifs et administratifs des hôpitaux, les sages-femmes, les psychologues et les accompagnants », dénonce le sénateur communiste des Côtes-d’Armor, qui évoque aussi le cas des établissements inter-associatifs et du privé non-lucratif.

« Le désarroi et l’exaspération des personnels sont accrus, alors que ces secteurs ont besoin de recruter pour reprendre leur souffle. Ces personnels se voient souvent opposer l’argument des incompatibilités juridiques de leur cadre d’emploi entraînant le rejet de leur revendication dont la légitimité ne semble contestée par personne. » Gérard Lahellec, qui réclame « une loi-cadre qui créerait une obligation afin de remédier à ces situations inégalitaires », n’avait pas encore obtenu de réponse début septembre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/cotes-d-armor/cotes-d-armor-le-senateur-gerard-lahellec-demande-une-loi-pour-remedier-aux-inegalites-du-segur-89803abe-34f2-11ed-919d-c96701fa2e2f

 

Ouest-France

Algues vertes. La Région subventionnera le film tourné en Bretagne

Publié le Tanguy HOMERY

Le tournage d’un film adapté de la BD Algues vertes, l’histoire interdite, sera subventionné par le conseil régional de Bretagne, annonce la Région ce jeudi 15 septembre 2022. Une aide qui intervient après une polémique, qui laissait à entendre que la Région avait refusé de subventionner un tournage sur ce sujet polémique.

L’adaptation au cinéma de la BD d’Inès Léraud et Pierre Van Hove donnera lieu à un tournage qui débutera en septembre en Bretagne.

L’adaptation au cinéma de la BD d’Inès Léraud et Pierre Van Hove donnera lieu à un tournage qui débutera en septembre en Bretagne. | OUEST FRANCE

Après plusieurs semaines d’attente, la production du film adapté de la BD Algues vertes, l’histoire interdite, aura le soutien financier du conseil régional de Bretagne. La Région l’a annoncé dans un communiqué, jeudi 15 septembre 2022, alors que le tournage de long-métrage a débuté le 5 septembre dans les Côtes-d’Armor.

« Le comité d’experts indépendants, mis en place par la Région dans le cadre de ses dispositifs de soutien à la filière cinéma, a rendu ce jour un avis favorable concernant l’aide à la production sollicitée », indique la Région. Le montant, qui n’est pas encore connu, sera fixé « dans les semaines qui viennent ».

Lire aussi : Algues vertes. Dans les Côtes-d’Armor, le tournage du film adapté de la BD indispose les élus…

Le dossier d’abord refusé, puis ajourné

Au début du mois de septembre, une information laissait entendre que la Région avait refusé à trois reprises de subventionner le film, qui traite d’un sujet polémique en Bretagne. Ce que dément le conseil régional, aujourd’hui. Une première subvention, sollicitée pour l’aide à l’écriture du film, avait effectivement été refusée en octobre 2021. Une autre demande avait été ajournée en mars 2021, avant d’être de nouveau étudiée ce 15 septembre. « Une procédure fréquente », assure la Région.

En Bretagne, pour bénéficier du Fonds d’aide à la création cinématographique et audiovisuelle, le dossier doit passer entre les mains d’experts du monde audiovisuel : scénaristes, réalisateurs, producteurs ou diffuseurs. « Dans ce cadre, ce sont différents comités de lecture – et non la Région Bretagne – qui émettent des avis », précise donc le conseil régional.

https://www.ouest-france.fr/environnement/algues-vertes/algues-vertes-la-region-subventionnera-le-film-tourne-en-bretagne-8d1f0ab0-3506-11ed-919d-c96701fa2e2f

 

Ouest-France

Handicap : dans le Finistère, cette association innove et offre une aide aux parents vieillissants

Publié le Nelly CLOAREC

Vieillir alors qu’on s’occupe d’un enfant en situation de handicap est source d’angoisse : et après moi ? L’Adapei du Finistère innove en cette rentrée 2022 : elle va créer un réseau d’assistantes sociales pour écouter, accompagner, soutenir ces parents vieillissants.

Jean-François Quillien, coordonnateur du projet « Après parents », Sindy Quéré, coordinatrice Tag29, Jean-François Marandola, vice-président de l’Adapei 29, et Lucie Moreau, secrétaire administrative de l’Adapei 29.

Jean-François Quillien, coordonnateur du projet « Après parents », Sindy Quéré, coordinatrice Tag29, Jean-François Marandola, vice-président de l’Adapei 29, et Lucie Moreau, secrétaire administrative de l’Adapei 29. | OUEST-FRANCE

Pour tout parent d’un enfant handicapé, l’angoisse grandit à mesure que l’âge avance : qui va s’occuper de mon enfant, vieillissant lui aussi, lorsque je ne serai plus en capacité de le faire, quand je serai décédé ? « Beaucoup d’enfants atteignent l’âge de 60 ans et plus, et l’on s’en réjouit, relate l’un d’eux, Jean-François Quillien. Mais cette situation, relativement nouvelle et qui va s’accentuer, entraîne son lot de questions sans réponse. »

Lauréate d’un appel à projets national

Après avoir lancé une réflexion dès 2018, l’Adapei29 (associations de parents et amis de personnes handicapées mentales du Finistère) innove en cette rentrée 2022. Elle s’apprête à créer un réseau d’assistantes sociales formées à l’écoute et à l’accompagnement de ces parents. Et ce, grâce au financement de 190 000 € issu d’un appel à projets national qu’elle vient de remporter.

Garantir la qualité de vie des enfants

L’association, qui réunit près de 850 familles, s’inspire d’un dispositif belge né il y a vingt ans. Depuis, dix assistantes sociales accompagnent les familles de la partie francophone du pays. Le service, gratuit, « garantit le suivi de la qualité de vie des enfants après le décès des parents », précise Jean-François Quillien, coordonnateur du projet finistérien nommé « Après parents ».

L’Adapei, aidée par Tag29, cabinet spécialisé dans la conduite de projets innovants, a adapté le dispositif belge aux réalités françaises. Elle a, par exemple, décidé de s’appuyer sur les compétences d’assistantes sociales déjà en exercice.

Entretiens confidentiels

Son objectif ? Former, au cours de ces prochaines semaines, au moins six ou sept professionnelles aux questions spécifiques du handicap. Celles-ci recevront les premières familles début 2023. « Elles seront à l’écoute, en toute confidentialité, détaille Jean-François Quillien. Selon le diagnostic, elles orienteront, proposeront des mesures de tutelle, inviteront les familles à discuter avec les autres enfants… Elles seront en lien avec l’établissement d’accueil de l’enfant, avec les tutelles, les juges… »

Vers un modèle pérenne

L’expérimentation, qui se déploiera sur deux ans et demi, reçoit le soutien du conseil départemental, qui a lancé son plan handicap en mars 2022, de la MDPH (maison départementale des personnes handicapées), de l’Udaf (Union des associations familiales), de l’Association tutélaire du Ponant, ainsi que du Clic (centre local d’information et de coordination) de la communauté de communes de Concarneau.

Quand l’expérimentation abordera son dernier trimestre, viendra le temps de l’évaluation, menée en lien avec le Laboratoire d’études et de recherche en sociologie (Labers) de l’Université de Bretagne occidentale (UBO). Jean-François Quillien conclut : « Notre souhait est de transformer cette expérimentation en modèle pérenne, accessible partout en France. »

Contact : Adapei 29, 1 B, rue Joseph-Halléguen, BP 1656, 29106 Quimper cedex, tél. 02 98 55 51 43, www.adapei29.fr

https://www.ouest-france.fr/sante/handicaps/handicap-dans-le-finistere-cette-association-innove-et-offre-une-aide-aux-parents-vieillissants-fee980e8-34f3-11ed-919d-c96701fa2e2f

 

Ouest-France

Baie de Morlaix. Quatre chiffres à retenir sur le bilan de l’office de tourisme

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Avec une fréquentation et des demandes à la hausse, l’office de tourisme Baie de Morlaix (Finistère) renoue avec les chiffres de 2019 pré-Covid. Voici quatre chiffres à retenir.

La fréquentation et les demandes des offices de tourisme Baie de Morlaix sont à la hausse.

La fréquentation et les demandes des offices de tourisme Baie de Morlaix sont à la hausse. | OUEST-FRANCE

Après deux années difficiles en raison de la crise sanitaire, la guerre en Ukraine, la hausse des prix de l’énergie, le changement climatique et les difficultés de recrutement, les résultats de la saison 2022 sont très bons », se réjouissent Nathalie Bernard, présidente de l’Office de tourisme Baie de Morlaix (Finistère), et le directeur Bruno Le Lan. Quatre chiffres sont à retenir.

27 530

C’est le nombre de demandes enregistrées en juillet et en août, contre 28 330 sur la même période en 2019. Morlaix a recueilli 30 % de l’ensemble des contacts, Plougasnou 15 %, Carantec 14 %, Locquirec 12 %, Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner 6 % et Guerlesquin 5 %. La satisfaction des professionnels avoisine 82 % en juillet et 93 % en août.

3 076

C’est le nombre d’appel au service de Centre d’appels téléphoniques enregistrés en juillet et août, avec de 70 à 80 appels par jour. Ce qui a permis de soulager les offices de tourismes. Les conseillers en séjour ont pu consacrer plus de temps à l’accueil des visiteurs et apporter un accueil de plus en plus personnalisé et plus long.

15 068

C’est le nombre d’actions réalisées sur les six bornes interactives où les visiteurs trouvent de l’information pratique (transports, commerces, plans, météo…) et utile à leur séjour (hébergements, restaurants, incontournables, agenda des animations, cartes postales digitales…) Trois bornes tactiles sont installées à la gare de Morlaix. En 2021, trois nouvelles bornes ont été installées aux abords des offices de tourisme de Morlaix, Carantec et Locquirec. Une nouvelle sera installée à Plougasnou.

35 447

C’est le nombre de personnes, d’abonnés, qui forment la communauté des fans sur les sept pages Facebook de la Baie de Morlaix. Le site Internet baiedemorlaix.bzh a fortement progressé avec +47 % en avril et +23 % en août par rapport à 2021. En juillet et août on dénombre 150 500 sessions pour plus de 300 900 pages vues. Le site s’est avéré être un outil indispensable de promotion de la destination et d’information au public. Les utilisateurs sont français à 90 % et plus de 70 % des visites se font via un mobile.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/baie-de-morlaix-quatre-chiffres-a-retenir-sur-le-bilan-de-l-office-de-tourisme-fc39b524-3341-11ed-bc2c-5cc23df4e655

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
15 septembre 2022

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2022/09/le-17-a-callac-les-fafs-seront-la.mais-pas-que.html

 

Ouest-France

Morlaix. Le plan du financement du musée des Jacobins n’est toujours pas bouclé

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On le sait désormais, le musée de Morlaix (Finistère) ne rouvrira pas avant, au moins, 2027. La deuxième phase des travaux va bientôt démarrer et le plan du financement est en cours de bouclage.

La deuxième phase de travaux du musée des Jacobins de Morlaix va bientôt démarrer et concerne la chapelle, en très mauvais état.

La deuxième phase de travaux du musée des Jacobins de Morlaix va bientôt démarrer et concerne la chapelle, en très mauvais état. | OUEST-FRANCE

« Il est toujours clair que si on avait maintenu le projet de la précédente équipe, nous n’aurions rien fait d’autre jusqu’en 2026 », glisse Jean-Paul Vermot, le maire de Morlaix. Aujourd’hui, les travaux se poursuivent : la deuxième phase va bientôt commencer et concerne la chapelle, en « très mauvais état ».

Or, le plan de financement n’est toujours pas bouclé. La Ville cherche en effet à compléter avec des subventions de l’État et de la Région. L’établissement ne devrait pas rouvrir avant au moins 2027.

Retour du sarcophage polychromé

En attendant, les œuvres seront à redécouvrir à la Manu, dans une salle d’exposition « d’ici 2023 ou 2024, confirme le maire. Nous imaginons des billets communs qui fonctionneraient entre l’Espace des sciences, la salle des beaux-arts de la Manu, le musée des Jacobins, etc. » Autre actualité : la municipalité attend avec impatience le retour du sarcophage polychrome de sa collection, qui a été restauré. 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-le-plan-du-financement-du-musee-des-jacobins-n-est-toujours-pas-boucle-12fd56f4-344f-11ed-9c1b-e0562d5df803

 

Ouest-France

Bretagne. Les poursuites contre le maire de Carhaix sont-elles prescrites ?

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Christian Troadec devait être jugé en appel, à Rennes, mercredi 14 septembre 2022, pour injures publiques. Mais son avocat a soulevé un point de procédure.

Christian Troadec, le maire de Carhaix, a été condamné en première instance par le tribunal correctionnel de Brest.

Christian Troadec, le maire de Carhaix, a été condamné en première instance par le tribunal correctionnel de Brest. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Et si tout se terminait sur un point de procédure ? Mercredi 14 septembre 2022, Christian Troadec, le maire de Carhaix, devait être jugé en appel à Rennes pour « injures publiques ». En première instance, le tribunal correctionnel de Brest l’avait condamné à une amende de 1 500 €.

Les faits remontent au 16 juillet 2021, en plein festival des Vieilles Charrues. Au cours d’une conversation houleuse, sur fond de passe sanitaire, le maire aurait dit à un bénévole de l’organisation : « Toi tu es un collabo. Si tu étais né en 40, tu aurais été derrière le fusil. »

Des propos qu’il nie en bloc. Raison pour laquelle il avait fait appel. L’audience qui s’est tenue, ce mercredi, n’a pourtant pas abordé le fond du dossier.

Prescription ou pas ?

Me Jean-Claude Gourves, l’avocat de Christian Troadec, a plaidé la prescription de l’action publique. En matière d’injures publiques, elle est de trois mois, si aucun acte judiciaire n’intervient dans cet intervalle. Selon l’avocat de la défense, la dernière audition d’un témoin s’est déroulée le 6 octobre 2021 et l’ordonnance pénale qui a visé son client le 17 janvier 2022. Soit « onze jours après le délai de la prescription », argumente-t-il.

Il est pourtant question d’un réquisitoire du parquet de Brest en date du 18 novembre 2021. Mais l’avocat dit n’en avoir trouvé aucune trace au dossier. Quand bien même, selon le parquet général, il n’est pas suffisamment « articulé » pour interrompre la prescription.

Un rebondissement d’audience qui a surpris Me Patrick Larvor. L’avocat du bénévole s’est étonné que ce point n’ait pas été soulevé en première instance. Il assure par ailleurs avoir bien trouvé trace du réquisitoire dans son dossier et considère qu’il est suffisant pour interrompre la prescription.

La cour d’appel a choisi de délibérer sur ce point de droit avant de s’attaquer au fond du dossier. La décision sera rendue jeudi 22 septembre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/bretagne-les-poursuites-contre-le-maire-de-carhaix-sont-elles-prescrites-567d5224-344c-11ed-9c1b-e0562d5df803

 

Ouest-France

Morlaix. Cette nouvelle année de mandat du maire coïncide avec le départ de HOP ! de l’aéroport

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HOP ! doit quitter définitivement le site de l’aéroport de Morlaix d’ici la fin de l’année 2022, début 2023. Tout le secteur d’activité n’a pas encore été repris, notamment du côté de la maintenance. Des pistes sont en réflexion.

La filiale d’Air France, Hop !, à Morlaix fermera ses portes d’ici fin 2022-début 2023.

La filiale d’Air France, Hop !, à Morlaix fermera ses portes d’ici fin 2022-début 2023. | ARCHIVES OUEST FRANCE

C’est l’actualité sociale incontournable de 2022-2023 à Morlaix (Finistère). HOP ! fermera définitivement son site de l’aéroport. La filiale d’Air France y employait 276 salariés. Il n’en reste plus beaucoup à encore officier sur place. Désormais, l’avenir se tourne vers plusieurs acteurs : HOP ! Training a été repris par Icare, et la nouvelle compagnie régionale est en cours de création, Céleste. Elle s’est positionnée pour récupérer les slots (autorisation d’une compagnie de faire décoller ou atterrir un avion à une heure donnée d’un aéroport) de la ligne Brest-Orly, récemment abandonnée par Transavia.

De la maintenance d’avions électriques ?

Céleste fait face à la compagnie normande Chalair, déjà bien établie. « J’ai une préférence pour les Bretons », admet Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix, interrogé à ce sujet.

Pour lui, l’ambition est de faire de l’aéroport de Morlaix, une plateforme aéro-industrielle « de l’avion décarboné ». Comme la maintenance d’avions électriques. Des discussions avec des porteurs de projets, secrets pour le moment, sont en cours.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-cette-nouvelle-annee-de-mandat-du-maire-coincide-avec-le-depart-de-hop-de-l-aeroport-1d54954e-3455-11ed-9c1b-e0562d5df803

 

Ouest-France

Morlaix. « Entre trois et cinq médecins généralistes » seront rattachés au centre communal de santé

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Le chantier du centre communal de santé de Morlaix est totalement paralysé depuis l’effondrement d’un mur de soutènement, en décembre 2021. L’expert judiciaire n’est toujours pas passé. En attendant, la situation se durcit pour trouver un médecin en ville.

Le centre communal de santé de Morlaix se trouvera au 59-61 rue de Brest. Après l’effondrement d’un mur, le chantier n’a toujours pas repris.

Le centre communal de santé de Morlaix se trouvera au 59-61 rue de Brest. Après l’effondrement d’un mur, le chantier n’a toujours pas repris. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« On va vraiment accélérer sur le dossier du centre communal de santé. On a pris beaucoup de retard à cause de l’effondrement du mur. Le chantier est toujours interrompu car l’expert judiciaire n’est toujours pas passé », informe Jean-Paul Vermot, le maire de Morlaix.

Trouver des solutions transitoires

Tout est donc à l’arrêt depuis début décembre 2021. Le surplus engendré par l’incident est déjà chiffré à 200 000 €. Et deux médecins généralistes vont « quitter le centre-ville. Nous allons passer à 2 500 patients pour un médecin, c’est critique. Nous devons trouver des solutions transitoires, sans attendre que le centre ouvre. »

Pourquoi pas trouver un espace déjà disponible en ville et y installer les médecins, qui seront employés par la mairie. Selon Jean-Paul Vermot, à part cela, le projet avance bien dans ses contours : « Entre trois et cinq médecins généralistes y seront rattachés ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-entre-trois-et-cinq-medecins-generalistes-seront-rattaches-au-centre-communal-de-sante-13a54ea0-3453-11ed-9c1b-e0562d5df803

 

Ouest-France

Les ajustements de la carte scolaire dans le Finistère

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Quinze jours après la rentrée 2022, onze postes ont été créés, onze postes ont été fermés dans les écoles publiques du Finistère.

Les ajustements de la rentrée 2022 de la carte scolaire du Finistère ont été rendus publics ce mercredi 14 septembre 2022 (photo d’illustration).

Les ajustements de la rentrée 2022 de la carte scolaire du Finistère ont été rendus publics ce mercredi 14 septembre 2022 (photo d’illustration). | STÉPHANE GEUFROI, ARCHIVES OUEST-FRANCE

Quinze jours après la rentrée scolaire de septembre 2022, les services départementaux de l’Éducation nationale du Finistère ont ajusté la carte scolaire établie en mars. Ces ajustements de rentrée, dans les écoles publiques du premier degré, ont été rendus publics ce mercredi 14 septembre 2022, à l’issue d’un comité technique qui s’est réuni à Quimper.

Onze postes

« Les ouvertures de classes arrêtées répondent à une importante augmentation des effectifs inscrits, font savoir les services de l’Éducation nationale. À l’inverse, les fermetures de classes se justifient par une baisse avérée constatée par rapport aux prévisions. »

Ainsi, onze postes ont été créés et onze postes ont été fermés, dont deux postes de remplaçants.

L’ensemble des organisations syndicales ont voté contre cette carte, comme elles l’avaient fait lors de la première réunion, le 5 septembre. Le syndicat Sud avait alors dénoncé « le manque de dialogue social puisque les organisations syndicales avaient découvert en direct les propositions de la directrice académique », écrivait Olivier Cuzon. Ce mercredi, le syndicaliste constate « que les propositions n’ont pas bougé d’un iota. […] Le dialogue social est un combat dans l’Éducation nationale ! »

Ouvertures

Filière monolingue : Pleyber-Christ (Jules-Ferry), Brest (Jacques-Kerhoas) ; Collorec (école du Bourg) ; Coray (Leurgadoret) ; Pleuven (René-Tressard) ; Ploudalmézeau (Keribin) ; Plougonvelin (Roz-Avel) ; Pont-Aven (Nizon).

Filière bilingue : Guipavas (Louis-Pergaud) ; Pleyben (Per-Jakez-Hélias) ; Plourin-lès-Morlaix (Martin-Luther-King).

Fermetures

Filière monolingue : Brest (Kerangoff ; un demi-poste) ; Guilers (Châteaubriand) ; Brest (Vauban, demi-poste) ; Guimaëc (école du Bourg) ; Nevez (école du Bourg) ; Ploudalmézeau (François-Mitterrand) ; Plouzané (école du Bourg).

Filière bilingue : Saint-Ivy (école du Bourg) ; Audierne (Pierre-Le-Lec) ; Carantec (Les Cormorans).

Deux postes de titulaires remplaçants ont été fermés, l’un rattaché à l’école Quizac à Brest, l’autre rattaché à l’école du Bourg à Saint-Hernin.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/les-ajustements-de-la-carte-scolaire-dans-le-finistere-0f73d146-3438-11ed-9c1b-e0562d5df803

 

Ouest-France

ENTRETIEN. Hôpital, gestion de l’eau, logements… Le maire de Morlaix détaille son plan pour 2023

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De nombreux dossiers sont sur le bureau du maire et président de Morlaix communauté, Jean-Paul Vermot. Il annonce qu’un candidat pour la direction de l’hôpital a été trouvé, la mise en place d’une nouvelle ligne de navette pour aller à la gare d’ici la fin de l’année, l’aménagement à venir en ville, avec de moins en moins de voiture. On fait le point.

Jean-Paul Vermot, dans son bureau de la mairie de Morlaix.

Jean-Paul Vermot, dans son bureau de la mairie de Morlaix. | CRÉDIT : OUEST-FRANCE

Réouverture de la rivière jusqu’au kiosque en ville, gestion de l’eau, hôpital… Tout autant de dossiers qui attendent Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix et président de l’Agglo, pour sa troisième année de mandat à venir. Entretien.

Que retenez-vous de l’année écoulée ?

La fréquentation touristique a été très bonne. Le jardin éphémère a beaucoup plu et nous le laissons jusqu’au 2 octobre 2022. Nous allons discuter avec les commerces ambulants pour aller au-delà. En revanche, nous avons tiré sur nos rivières par dérogation à tel point que nous avons dépassé les seuils minimums. Cela pose question autour de notre gestion de l’eau. Je n’ai aucun regret que la compétence soit gérée par Morlaix communauté.

Justement, quelle est la prochaine étape dans cette politique de l’eau ?

Nous allons être amenés à délibérer sur la création d’une régie publique de l’eau, d’ici la fin de l’année au conseil communautaire. Nous avons besoin d’investir et de construire à long terme : 250 millions d’euros y seront consacrés sur vingt ans. Soit pour refaire les réseaux d’eau potable, les eaux pluviales et usées. Nos stations de traitements doivent être refaites, pour éviter les débordements et donc les pollutions quand il pleut trop.

Sur l’eau, toujours, le projet de réouverture de la rivière. Comment répondre aux inquiétudes des habitants ?

Les travaux, au plus tôt, pourraient commencer à l’horizon 2025-2026. Ils fonctionneront par tranches, ce qui nous laisse le temps de redimensionner nos parkings [N.D.L.R. : pour compenser la perte de ceux des places des Otages, Cornic et Charles-de-Gaulle]. Celui de la rampe Saint-Nicolas commencera cette année, tout comme celui de l’Intermarché. Une réflexion sera entamée pour un stationnement, quai du Léon. Surtout avec l’ouverture de l’Espace des Sciences dans la Manu en 2023 et celle d’un troisième département à l’IUT l’année prochaine. Nous avons la volonté de faire participer les citoyens dans ce projet au maximum, de faire de ce chantier un facteur d’attractivité.

En 50 ans, c’est la première fois que nous avons une hypothèse validée scientifiquement et crédible financièrement : en rouvrant le bassin jusqu’au kiosque d’une largeur de 6,40 m, en reprofilant les galeries, notamment celle du Queffleuth, rue de Brest, nous obtiendrons un écrêtage des niveaux de crue d’1,20 m. Nous avons le devoir de protéger les habitants envers les inondations. Les épisodes comme ceux de 2018 vont revenir.

Avec les bus gratuits, les navettes électriques, ces nouveaux parkings… La volonté est d’avoir moins de voitures en ville ?

Les premiers retours des transports gratuits sont positifs. Nous sommes sur une bascule : on voit que nos 150 vélos électriques sont tous loués. Entre décembre et janvier 2023, nous devrions déployer une nouvelle ligne de navette électrique, qui montera à la gare. Nous allons remettre à plat le circuit des bus, pour avoir les meilleures liaisons possible.

L’aménagement va de pair avec le logement. Avez-vous des pistes de réflexion concernant les logements insalubres ?

Cela concerne notre centre-ville ancien, effectivement. Nous avons des efforts à faire. Pourquoi pas la création d’un permis de louer : Morlaix communauté pourrait apposer des conditions de salubrité avant la mise en location d’un bien. C’est en cours de réflexion. Enfin, en 2023, l’Agglo va devenir actionnaire de sa Sempi (Société d’économie mixte de portage immobilier). Nous pourrons acheter, réhabiliter et revendre.

Vous êtes également président du conseil de surveillance de l’hôpital. Des nouvelles concernant le recrutement d’un nouveau directeur ?

Nous sommes tombés d’accord sur un candidat avec l’Agence régionale de santé. Maintenant, il doit être nommé et validé par les instances nationales, avant qu’il puisse prendre les rênes de son poste rapidement.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/entretien-hopital-gestion-de-l-eau-logements-le-maire-de-morlaix-detaille-son-plan-pour-2023-05d0c3ea-3444-11ed-9c1b-e0562d5df803

 

Ouest-France

À Morlaix, le festival ICE démarre par des regards croisés sur l’Algérie

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Le festival ICE est une tribune pour défendre les minorités linguistiques, politiques et de genre. Du 16 au 18 septembre 2022, il se déroule entre Morlaix, au Sew, et Saint-Jean-du-Doigt, dans le Finistère. Il esquisse, à sa manière, des réponses.

Dans « Autoportrait aux acteurices », dimanche 18 septembre 2022, à Saint-Jean-du-Doigt (Finistère), Pierre Maillet, mis en scène par Émilie Capliez, explore l’ambivalence et la nécessité de jouer.

Dans « Autoportrait aux acteurices », dimanche 18 septembre 2022, à Saint-Jean-du-Doigt (Finistère), Pierre Maillet, mis en scène par Émilie Capliez, explore l’ambivalence et la nécessité de jouer. | JEAN-LOUIS FERNANDEZ

Le festival ICE, qui se déroule cette année entre Morlaix et Saint-Jean-du-Doigt (Finistère), montre, fait entendre des voix, embrase les espaces d’expressions pour les minorités politiques, linguistique et de genre… Il interroge aussi les peuples, les langues qui nous relient aujourd’hui à des luttes passées ou à venir.

« C’est l’un des enjeux de “l’autoportrait croisé à l’Algérie”, qui sera proposé en ouverture du festival, vendredi 16 septembre 2022, au Sew (à Morlaix) », présente Patricia Allio, directrice de la programmation.

L’Algérie au cœur des représentations au Sew

Alors que la commémoration ravive la mémoire des traumatismes et des résurgences coloniales, Quelque part entre le silence et les parlers, l’exposition de Florian Gaité ranime, elle, le souvenir d’un voyage en Algérie, un pays dont elle cherche à faire entendre les voix et apprécier le silence. Ce corpus d’œuvres plastiques, poétiques et politiques, présenté dans la galerie La forêt, sera inauguré vendredi 16 septembre 2022, à 18 h.

Ce même jour, à 20 h 30, toujours au Sew, Algeria Algeria, de David Wampach, avec la danseuse et comédienne Dalila Khatir. Le chorégraphe puise matière à une confrontation émotionnelle et festive dans les origines algériennes partagées avec sa complice.

Au jardin public de Saint-Jean-du-Doigt

Samedi 17 septembre 2022, le parcours du festival ICE se poursuit, de 17 h à 20 h, au jardin public de Saint-Jean-du-Doigt. Ce sera avec la chorégraphe franco-chilienne Marcela Santander, autour des figures de la culture précolombienne, avec son solo Disparue.

Deen Atg traversera la Manche pour partager l’histoire de la scène underground londonienne. « Leurs performances s’inscriront dans Autoportrait aux transmutations, qui commencera par l’inauguration de l’installation Longue-vue, de Chloé Dugit-Gros, nous invitant à habiter le paysage », précise la directrice de la programmation.

Pour fêter le lien avec la nouvelle promotion de l’école du Théâtre national de Bretagne (TBN), associée à ICE pour trois ans, Patricia Allio mettra fin à cette édition, dimanche 18 septembre, de 18 h à 21 h, à la salle Kasino, avec un Autoportrait aux acteurices. Deux performances qui explorent les ambivalences et la nécessité du désir de jouer.

Du 16 au 18 septembre 2022, festival ICE, à Morlaix et Saint-Jean-du-Doigt. Tarifs : de 5 à 10 €, selon les propositions. Site : ice-festival.com

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-le-festival-ice-demarre-par-des-regards-croises-sur-l-algerie-5639771e-3354-11ed-bc2c-5cc23df4e655

 

Ouest-France

Finistère. Vingt-sept ex-salariés sans papiers seront confrontés à leurs anciens patrons à Morlaix

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Aviland, entreprise de ramassage de volailles située à Landivisiau (Finistère), est soupçonnée d’avoir fait travailler irrégulièrement vingt-sept personnes, sans papiers. La société a été liquidée le 18 mai 2021. Le conseil des prud’hommes de Morlaix (Finistère) doit requalifier, ce jeudi 15 septembre 2022, les contrats de travail.

Des salariés sans-papiers d’Aviland, exploitation spécialisée dans le ramassage de volailles, à Landivisiau. Ici lors de la manifestation à Morlaix du 19 janvier 2021, pour inciter la préfecture à les régulariser. 

Des salariés sans-papiers d’Aviland, exploitation spécialisée dans le ramassage de volailles, à Landivisiau. Ici lors de la manifestation à Morlaix du 19 janvier 2021, pour inciter la préfecture à les régulariser.  | ARCHIVES OUEST-FRANCE

L’affaire a connu de multiples rebondissements. Vingt-sept personnes sans papiers ont travaillé pour une entreprise de ramassage de volailles de Landivisiau (Finistère), Aviland. La société est soupçonnée de les avoir employés de manière irrégulière.

Qu’est-ce qui va être jugé aux Prud’hommes de Morlaix ?

L’affaire a été scindée en deux volets : un pénal, qui suit son cours, pour traite d’êtres humains. L’autre concerne le conseil des prud’hommes morlaisien. Il doit requalifier ou non les contrats de travail de vingt-sept anciens salariés d’Aviland, entreprise de ramassage de volailles, ce jeudi 15 septembre 2022.

L’audience aurait dû avoir lieu plus tôt, mais a été renvoyée une première fois, car douze entreprises et éleveurs de poulets et dindes du Finistère sont également convoqués dans cette affaire. Ils sont soupçonnés, eux aussi, d’avoir eu recours à cette main-d’œuvre sans les avoir déclarés auprès de la préfecture, pour des opérations ponctuelles.

Combien d’anciens salariés seront présents à l’audience ?

Sur les vingt-sept, douze seront confrontés à leur ancien employeur, selon la CGT de Morlaix. Le syndicat les soutient et suit leurs dossiers depuis le début, en les aidant à trouver des avocats, entre autres.

Quel est l’enjeu dans cette affaire ?

Si chacun des contrats de travail est requalifié et reconnu, les anciens employés pourront potentiellement bénéficier d’indemnités de licenciements et pour certains, de salaires non versés. Cela pourrait aussi donner du poids aux demandes de renouvellement de leur titre de séjour provisoire. De quoi leur permettre de tourner la page d’un chapitre difficile.

Certains avaient témoigné de conditions de travail particulièrement compliquées, avec leurs anciens patrons. Ces derniers ont liquidé Aviland, le 18 mai 2021, mais ont depuis rouvert une nouvelle société de la même spécialité à Landivisiau, Landiprestations. Si ces derniers et les autres entreprises sont condamnés, ils devront se partager les frais à débourser pour les anciens salariés.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/landivisiau-29400/finistere-vingt-sept-ex-salaries-sans-papiers-seront-confrontes-a-leurs-anciens-patrons-a-morlaix-419e04d8-340c-11ed-9c1b-e0562d5df803

 

Ouest-France

Contrôle technique des deux-roues. Les usagers s’y perdent, où en est-on aujourd’hui ?

Modifié le Publié le François GRÉGOIRE

Les ordres et contre-ordres se succèdent dans ce dossier. Alors que le gouvernement traîne encore les pieds pour appliquer les directives européennes demandant la mise en œuvre du contrôle technique des deux-roues, la justice l’y enjoint. On fait le point.

La question du contrôle technique des deux roues tourne au ping-pong. Et les usagers ne savent plus à quel saint se vouer…

La question du contrôle technique des deux roues tourne au ping-pong. Et les usagers ne savent plus à quel saint se vouer… | ARCHIVES PHILIPPE RENAULT, OUES-FRANCE

« Est-ce que le scooter a besoin d’un contrôle technique et aussi les 50 cm3 ? » La question nous est posée par Kylian. Jean-Louis, lui, nous transmet cette interrogation : « Comment lutter contre les nuisances sonores des deux roues débridées ? Comment faire respecter les règles en la matière ? »
Qui ? Quand ? Ça pétarade sévère côté contrôle technique des deux roues et nous recevons régulièrement
des questions sur le sujet. Et on peut le comprendre, tant le dossier ressemble désormais à une partie de ping-pong, avec d’un côté l’exécutif et les lobbies des deux deux-roues motorisés, de l’autre les associations environnementalistes, sans oublier la justice. Et autant dire que la partie dure, et que chaque camp reprend régulièrement l’avantage. Le public, lui, finit par s’y perdre… Alors d’où en est-on exactement ? Ouest-France vous répond.

Lire aussi. Contrôle technique des deux-roues. Que risque la France en n’appliquant pas la mesure européenne ?

La justice a le dernier mot… pour le moment

La dernière partie s’est jouée à la fin juillet. On savait que le gouvernement n’avait que peu goûté la décision du Conseil d’État rendu le 17 mai dernier demandant à la France de se conformer aux exigences de l’Union européenne. Mais le 26 juillet, le gouvernement envoyait un service appuyé en publiant un nouveau décret au Journal Officiel. Ce dernier abrogeait l’obligation faite à la France de mettre en œuvre ce contrôle technique prévu pour début 2023.

Satisfaction de courte durée pour les « anti-contrôles ». Dès le lendemain, le Conseil d’État, encore lui, renvoyait la balle. Il désavouait une deuxième fois le gouvernement en considérant comme illégal le décret paru la veille. « La décision du Conseil d’État est limpide : le gouvernement doit mettre en œuvre le contrôle technique immédiatement pour se conformer au droit européen. Les atermoiements et revirements du gouvernement ne sont plus de mise », se réjouissait ce jour-là Me Camille Mialot, l’avocat des associations Respire, Ras le Scoot et Paris sans voiture, qui attendent avec impatience la mise en place du contrôle technique.

Voilà pour l’état des lieux, Kylian. Au moment où nous vous répondons, l’obligation faite à la France de se mettre en conformité avec les directives européennes, et donc de mettre en place ce contrôle technique au plus vite, reste de mise. Mais comme nous l’expliquions dans un précédent article, les professionnels qui auraient la charge de ces inspections ne sont pas prêts. Et n’ont reçu aucunes directives précises pour le moment. Vous ne risquez donc aucunement une contravention pour non conformité pour le moment.

Quels seront les deux-roues concernés ?

Là encore, c’est encore un peu flou. Il s’agit de tous les deux-roues, voire trois ou quatre roues, de 50 cm³ et plus. On vous détaille tout ça dans cet article.

Quant à votre question Jean-Louis, vous l’avez compris, il va falloir encore patienter, même si la dernière décision donne raison aux associations demandant la mise en œuvre du contrôle. Un contrôle, qui comme vous semblez l’attendre, se penchera entre autres sur les émissions sonores. Une inspection qui devrait épingler les deux-roues débridés, souvent bruyants. Autant d’éléments qui permettront également aux policiers et gendarmes de verbaliser plus facilement en cas de non-conformité.

De son côté, le Gouvernement qui préférerait la mise en place de mesures alternatives plutôt que le contrôle plaide pour le déploiement de radars antibruit ou une prime à la conversion.

https://www.ouest-france.fr/economie/transports/scooter-moto-deux-roues/controle-technique-des-deux-roues-les-usagers-s-y-perdent-ou-en-est-on-aujourd-hui-59407c54-327e-11ed-a817-fca930f80cf5

 

Ouest-France

Pleyber-Christ. Inquiets, ils veulent alerter sur le projet d’extension de la carrière de Ruvernison

Modifié le Publié le Gaëlle COLIN

C’est un projet d’extension qui pose beaucoup de questions aux riverains de Pleyber-Christ, Saint-Thégonnec ou encore Plounéour-Ménez. Une enquête publique est en cours et plusieurs associations organisent une réunion d’information sur la carrière de Ruvernison, afin que les citoyens participent à l’enquête. L’occasion de rappeler l’épisode de pollution de l’eau survenue en juillet 2022.

Philippe Bras, président de l’association agréée de pêche et de protection des milieux aquatiques du pays de Morlaix, Anne Calvel-Maïga et Patricia Irvoas, du collectif de riverains Non à la carrière de Ruvernison, et Marie-Catherine Le Cocq, d’Eau et rivières, organisent la réunion d’information de ce vendredi 16 septembre 2022.

Philippe Bras, président de l’association agréée de pêche et de protection des milieux aquatiques du pays de Morlaix, Anne Calvel-Maïga et Patricia Irvoas, du collectif de riverains Non à la carrière de Ruvernison, et Marie-Catherine Le Cocq, d’Eau et rivières, organisent la réunion d’information de ce vendredi 16 septembre 2022. | OUEST-FRANCE

« Il faut que les gens comprennent les enjeux », souligne Philippe Bras. Le président de l’association agréée de pêche et de protection des milieux aquatiques du pays de Morlaix (AAPPMA) connaît le sujet par cœur. Le projet d’extension de la carrière de Ruvernison, à Pleyber-Christ (Finistère) fait grincer les dents des riverains depuis son annonce. Avec d’autres associations, l’AAPPMA organise une réunion d’information ouverte à tous, vendredi 16 septembre 2022.

Pourquoi cette réunion d’information ?

Une nouvelle enquête publique pour mise en conformité du projet au plan local d’urbanisme intercommunal (PLUIH)est en cours, jusqu’au 5 octobre 2022. En effet, « l’extension de la carrière nécessite de consommer des terres agricoles protégées, ce qui n’était pas prévu dans le PLUIH, il faut donc le mettre en comptabilité », notent Philippe Bras, de l’AAPPMA, Anne Calvel-Maïga et Patricia Irvoas, riveraines et membres du collectif de riverains Non à la carrière de Ruvernison, et Marie-Catherine Le Cocq, d’Eau et rivières de Bretagne.

Les citoyens sont invités à donner leur avis sur le projet. Les associations et riverains veulent donc informer le public pour qu’ils participent à l’enquête.

En quoi consiste le projet d’extension de la carrière de Ruvernison ?

Couvrir une surface de 33 ha, soit plus du double qu’actuellement et avoir un approfondissement de 20 m. La production maximale annuelle serait de 450 000 tonnes extraites contre 200 000 tonnes aujourd’hui. Le site est actuellement géré par une filiale de Colas, Carrières et matériaux du grand Ouest (CMGO), et dont l’autorisation d’exploiter a expiré récemment.

Une première enquête publique a été ouverte en octobre 2021, malgré les réserves de la Mission régionale d’autorité environnementale, des associations ou encore du comité local de l’eau.

Quelles sont les inquiétudes soulevées ?

Elles touchent essentiellement la biodiversité et l’impact sur la qualité de l’eau. Une quinzaine d’habitations vivent proche du lieu et un collectif, Non à la carrière de Ruvernison, s’est monté en octobre 2021. La commission locale de l’eau a émis un avis favorable en janvier 2022 au dossier, sous réserve du respect des préconisations pour le porteur de projet.

Sa liste est longue et comprend notamment toute une batterie d’analyses à mener sur les eaux souterraines et superficielles du ruisseau Traon Stang et de la Penzé. Mais ça, c’était avant la pollution du 14 juillet.

De quelle pollution parle-t-on ?

Pour rappel, des riverains avaient constaté des « signaux alarmants sur le ruisseau du Traon Stang, le 14 juillet ». Depuis, la pollution a été avérée grâce aux analyses, et est conséquente à la suite d’un « incident » sur le site de la carrière. L’AAPPMA a d’ailleurs porté plainte. L’eau était « trouble, avec des bactéries de couleur rose », témoigne Philippe Bras.

Or, tout s’est déroulé à proximité du pompage du Coatoulzac’h. Là où s’approvisionne le syndicat mixte de l’Horn pour l’eau potable. Il a été stoppé pendant quelques heures, en pleine sécheresse « La carrière n’avait même pas encore repris ses activités. Cela démontre la nécessité d’alerter sur les risques que fait peser ce projet d’exploitation sur notre territoire », conclut le collectif.

Ce vendredi 16 septembre 2022, réunion d’information à 20 h, à la salle du Rouallou, à Pleyber-Christ. Entrée libre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pleyber-christ-29410/ils-alertent-sur-le-projet-dextension-de-la-carriere-bdb17cb4-336a-11ed-8dd8-fdb9fa809eb1

 

Ouest-France

Morlaix. Il ouvre en grand les portes de son atelier

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Jean-Michel Kerdilès attend les visiteurs dans son atelier, samedi  et dimanche. L’artiste céramiste y présente ses créations.

Jean-Michel Kerdilès dans son atelier, rue des Prés à Saint-Martin.

Jean-Michel Kerdilès dans son atelier, rue des Prés à Saint-Martin. | OUEST-FRANCE

« Je suis monté sur un tour, je n’en suis pas descendu », sourit Jean-Michel Kerdilès qui a découvert le travail de la poterie lors de ses études d’éducateur spécialisé à Rennes, au début des années 70.

Il faut se le figurer dans son atelier de la rue des Prés à Saint-Martin, les mains sur son tour, en prise avec l’argile. Il y a quelque chose d’intime et de sensuel dans ses bols et coupelles que l’on porte aux lèvres : « Elles ont toutes un lien avec le corps », précise le potier céramiste en présentant l’ensemble de son travail dans la petite salle d’exposition construite au cœur de son jardin et qu’il nomme La Hutte.

Légèreté et finesse

Il aime à penser qu’en prenant un bol entre ses mains, on en prenne conscience. Ses coupes en grès et porcelaine étonnent par leur légèreté et leur finesse. Leur couleur aussi. Céladon, rouge de cuivre et noir de fer : « Avec chaque fois, un protocole différent et très ancien, le céladon qui désigne à la fois un coloris et un type de céramique propre à la Chine, est obtenu dans un four à haute température jusqu’à 1 200 °. Je réduis la flamme, le four s’enfume, le gaz qui a besoin d’oxygène pour brûler, va le chercher là où il est dans l’oxyde de fer des émaux.  » C’est ce qui donne cette couleur vert d’eau.

Ce sont tous ces processus, mais aussi la filiation avec Bernard Leach, un céramiste britannique, célèbre dans le monde de la céramique pour avoir fait un pont entre Orient et Occident, « que j’ai envie d’échanger avec les visiteurs ». Jean-Michel Kerdilès, quand il ne tourne pas, fait de la sculpture. Une de ses pièces a d’ailleurs été primée au Salon d’automne à Paris en 2021.

Le jour de ces portes ouvertes, il présentera aussi toute une bibliographie sur la céramique.

Situé au 22, rue des Prés à Saint-Martin, l’atelier de Jean-Michel Kerdilès sera ouvert au public, samedi 17 et dimanche 18 septembre de 11 h à 18 h, puis sur rendez-vous : 06 76 25 89 03.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/il-ouvre-en-grand-les-portes-de-son-atelier-384598e4-31c1-11ed-a467-0293d89b1bf6

 

Ouest-France

Morlaix. L’actualité s’affiche sur les murs

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Vu sur les murs de Morlaix (Impasse Saint-Laurent).

Vu sur les murs de Morlaix (Impasse Saint-Laurent). | OUEST-FRANCE

« Ta résidence secondaire, ton Airbnb. Ma ville morte, mes difficultés à me loger ». La tension immobilière se fait sentir jusque sur les murs, à Morlaix, comme l’illustre une affiche collée impasse Saint-Laurent, dans la cité du viaduc.

Quelques mots qui font écho à l’actualité, alors qu’un collectif s’est créé fin août, et milite pour que le secteur soit classé « zone tendue », ce qui impliquerait, par exemple, des mesures pour encadrer les loyers, ou encore, la possibilité aux communes concernées d’appliquer une majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, pouvant aller jusqu’à 60 %.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/lactualite-saffiche-sur-les-murs-c39063d3-bb07-4f36-96a7-c85cc602ddc2

 

Ouest-France

Finistère. Les parents d’élèves de Guimaëc n’arrêteront pas la mobilisation si la classe ferme

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Une rencontre est organisée avec la  directrice académique des services de l’Éducation nationale du Finistère, à Quimper, ce mercredi 14 septembre 2022. Sera évoqué le devenir de la classe de grande section et CP de l’école publique de Guimaëc, menacée de fermeture.

Sur la musique de La Mano Negra et d’autres groupes engagés, les parents d’élèves de l’école de Guimaëc ont manifesté dans les rues de Morlaix, lundi 12 septembre 2022.

Sur la musique de La Mano Negra et d’autres groupes engagés, les parents d’élèves de l’école de Guimaëc ont manifesté dans les rues de Morlaix, lundi 12 septembre 2022. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« Nous avons une audience, ce mercredi 14 septembre 2022, à 9 h à Quimper, avec la directrice académique », lance Gwenn Jouin, l’une des parents d’élèves mobilisées depuis l’annonce d’une potentielle fermeture d’une des quatre classes de l’école publique de Guimaëc. Elle sera notamment accompagnée de Pierre Le Goff, maire de la commune et du délégué départemental de l’Éducation nationale.

Blocage de l’école le jeudi ?

Depuis, la mobilisation prend racine, chaque jour, pour convaincre les services de l’Éducation nationale du bien-fondé de cette classe, « de la brutalité de l’annonce, après la rentrée », « de prendre en compte le côté humain plutôt que comptable ». Après cette audience, les parents d’élèves se réuniront à l’école, en fin d’après-midi, pour jauger des actions à mener en fonction de la situation.

« Nous sommes prêts à continuer le combat, même si cela ne nous amuse pas. Nous réfléchissons à la possibilité de bloquer l’école dès jeudi s’il le faut. Nous avons les moyens d’être actifs », préviennent les parents d’élèves.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guimaec-29620/finistere-les-parents-d-eleves-de-guimaec-n-arreteront-pas-la-mobilisation-si-la-classe-ferme-51528670-336b-11ed-8dd8-fdb9fa809eb1

 

Ouest-France

Marie Le Lay est décédée à 102 ans

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La doyenne de Plouezoc’h (Finistère) s’est éteinte à l’âge de 102 ans. Appréciée par tous, elle était connue pour son sourire et sa générosité.

Marie Le Lay participait chaque année au « repas des anciens ». Ici avec l’ancien maire Yves Moisan et Monique Le Gourrier, adjointe.

Marie Le Lay participait chaque année au « repas des anciens ». Ici avec l’ancien maire Yves Moisan et Monique Le Gourrier, adjointe. | OUEST-FRANCE

La doyenne de Plouezoc’h (Finistère), Marie Le Lay, s’est éteinte à l’âge de 102 ans. Elle était née à Plougasnou le 30 octobre 1919. Mariée en 1940, elle était mère de 4 enfants, et était très heureuse d’annoncer qu’elle serait arrière arrière grand mère pour la deuxième fois d’ici la fin du mois de septembre.

En 1942, elle quitte la Bretagne pour vivre avec sa famille sur une péniche dans laquelle elle occupait le poste de matelot, son mari étant le capitaine. Lors de son retour en Bretagne, elle travaille à la cantine de l’école publique, pour le plus grand plaisir des enfants et de leurs parents.

Lundi, lors des obsèques à l’église communale, la phrase la plus entendue pour la définir était « quelle belle personne ». Sur la commune, beaucoup connaissaient Marie pour sa bonne humeur, son sourire et sa générosité. L’une de ses passions était le jardinage. Elle distribuait volontiers ses légumes et ses fruits : kiwis, salades, betteraves rouges. Très ouverte, elle participait aux animations et était toujours volontaire pour faire des crêpes.

Elle expliquait le fait d’être resté en forme pour son âge « grâce à la gym douce » qu’elle a pratiqué jusqu’à l’âge de 95 ans. Elle n’aura passé que 2 jours à l’hôpital. Elle vivait seule dans sa maison, au centre du bourg, et cet été encore elle cuisinait pour ses petits enfants qui étaient venus la voir.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouezoch-29252/marie-le-lay-est-decedee-a-102-ans-296d2f54-3369-11ed-bc2c-5cc23df4e655

 

Ouest-France

Morlaix. Avec la barrière cassée de leur parking réservé à la gare, les abonnés manquent leur train

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Le parking de la gare de Morlaix (Finistère), réservé aux abonnés Korrigo, propose 71 places pour les véhicules. Mais la barrière d’accès est cassée depuis juin 2022, ce qui permet de fait un accès libre pour tous, saturant les stationnements… Et fait louper le train aux usagers, parfois.

La barrière d’accès du parking réservé aux abonnés KorriGo de la gare de Morlaix est cassée. Tout le monde peut ainsi profiter du stationnement gratuitement, en attendant, ce qui cause des désagréments.

La barrière d’accès du parking réservé aux abonnés KorriGo de la gare de Morlaix est cassée. Tout le monde peut ainsi profiter du stationnement gratuitement, en attendant, ce qui cause des désagréments. | OUEST-FRANCE

« Notre fils, qui travaille à Brest, a loupé son train deux fois à cause du parking plein », souffle un habitant Saint-Martin-des-Champs (Finistère), qui préfère rester anonyme. Il s’exaspère de voir la situation s’enliser.

Les abonnés de la carte KorriGo, qui permet entre autres de prendre des TER, ont leur stationnement spécifique, au nord de la rue Général-le-Flo, à Morlaix. 71 places précisément, qui ne sont pas nominatives. Deux simples barrières d’entrée et de sortie leur garantie l’accès, pour une durée maximale de 24 heures.

Or, depuis juin 2022, celle de l’entrée a été cassée, permettant à tous les véhicules de profiter des places libres, à côté de la gare. Un privilège, alors que la plupart des zones de stationnement situées aux alentours des voies ferrées sont payantes ou limitées en temps.

Une partie de barrière complexe à remettre en état

Ce petit parking est donc régulièrement saturé, au grand dam de ses usagers, qui perdent de fait leur place. Jusqu’à parfois manquer leur train. En guise d’explications, une affichette de la SNCF a été accolée sur la barrière mal en point, indiquant un laconique : « Intervention en cours, merci de votre compréhension ».

Contacté, le service communication breton de la SCNF confirme connaître la situation. « SNCF Gares & Connexions a validé le 24 août 2022 le devis de la société « Clôture de l’Ouest » (située à Guipavas) pour les travaux. Le 3 septembre, il s’avère que la partie mécanique du poteau de la barrière a été vandalisée. Cette partie est plus complexe à remettre en état. Nous en avons été informés mardi 13 septembre au matin et un nouveau devis a été demandé à la société. Nous sommes navrés de la situation rencontrée par les usagers KorriGo qui peinent à stationner. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-avec-la-barriere-cassee-de-leur-parking-reserve-a-la-gare-les-abonnes-manquent-leur-train-cf45c962-3347-11ed-8dd8-fdb9fa809eb1

 

Le Courrier de l'Ouest

Saumur. L’enquête d’Inès Léraud sur les algues vertes adaptée au cinéma : le tournage a débuté

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Originaire de Saumur, la journaliste Inès Léraud a co-écrit avec Pierre Jolivet le scénario de l’adaptation cinématographie de son enquête BD « Algues vertes, l’histoire interdite ». Le tournage vient de débuter en Bretagne.

Co-auteure de l’enquête BD « Algues vertes, l’histoire interdite », la Saumuroise Inès Léraud a aussi co-écrit le scénario de l’adaptation cinématographique réalisée par Pierre Jolivet.

Co-auteure de l’enquête BD « Algues vertes, l’histoire interdite », la Saumuroise Inès Léraud a aussi co-écrit le scénario de l’adaptation cinématographique réalisée par Pierre Jolivet. | DR

Tout part d’une enquête sortie en 2019 sous la forme d’une bande dessinée intitulée « Algues vertes, l’histoire interdite ». Signé de la journaliste Inès Léraud, originaire de Saumur, et du dessinateur Pierre Van Hove, l’ouvrage choc sur l’agriculture intensive en Bretagne et le tabou persistant autour des algues vertes avait fait grand bruit. Au point qu’en 2020, l’idée est née d’adapter au cinéma le fruit de ce travail richement documenté et subtilement illustré et mis en scène.

C’est le réalisateur Pierre Jolivet qui s’y est collé en s’adjoignant les services d’Inès Léraud pour écrire le scénario, avec le parti pris de faire un film de fiction inspiré de faits réels, à la manière des films « Erin Brockovich, seule contre tous » ou encore « Dark waters », avec une envergure sociale, nous expliquait la journaliste alors qu’elle en était au stade de l’écriture en mai 2021.

Long-métrage engagé

Un an et demi plus tard, le projet est en excellente voie puisque le tournage vient de débuter en Bretagne. Le synopsis nous explique que le film met en scène une jeune journaliste, qui, animée par une conscience écologique, décide d’aller s’installer en Bretagne pour enquêter sur le phénomène des algues vertes, désastre environnemental aux conséquences mortelles touchant certaines côtes bretonnes. Au gré de ses rencontres avec des lanceurs d’alerte, des scientifiques, des agriculteurs et des élus, elle élucide non sans difficultés et avec acharnement un demi-siècle de fabrique du silence​. Les comédiens Céline Sallette, Nina Meurisse, Pascquale d’Inca, Julie Ferrier, Adrien Jolivet et Jonathan Lambert servent la cause de ce long-métrage engagé.

Alerte écologique

Les investigations que j’ai menées sur l’agro-industrie en Bretagne durant huit ans m’ont donné envie de faire exister au cinéma des personnages d’agriculteurs réalistes. Nous avons voulu, avec Pierre Jolivet, déconstruire l’idée reçue selon laquelle ils seraient responsables des marées vertes et mettre au jour les responsabilités politiques de ce drame environnemental et social​, explique Inès Léraud par le biais d’un communiqué annonçant le début du tournage.Le cinéma de fiction en France, jusque très récemment, a totalement ignoré l’agriculture, notre ambition était non seulement d’écrire une dramaturgie autour d’une alerte écologique mais aussi de répondre à ce manque de façon exigeante.

Soutiens et refus

De façon logique, c’est principalement en Bretagne, dans les Côtes-d’Armor, que les images seront tournées jusqu’au 19 octobre 2022. Si de nombreux élus, citoyens et associations ont apporté leur soutien au film pour que le tournage se passe dans les meilleures conditions, la production a aussi essuyé quelques refus d’autorisation de tournage de la part de certaines collectivités qui estiment que le sujet du film est de nature à nuire à l’image de la Bretagne.

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saumur-49400/saumur-l-enquete-d-ines-leraud-sur-les-algues-vertes-adaptee-au-cinema-le-tournage-a-debute-5ade6e7a-2eac-11ed-adcf-708cd760dd51

 

Ouest-France

Les associations de Plougasnou ont tenu leur forum annuel

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27 associations étaient représentées à la salle omnisports samedi

Nathalie Bernard, maire de Plougasnou, récompensant Claudine Côme pour 35 ans de dévouement bénévole

Nathalie Bernard, maire de Plougasnou, récompensant Claudine Côme pour 35 ans de dévouement bénévole | OUEST-FRANCE

Le forum des associations de Plougasnou s’est tenu samedi à la salle omnisports, regroupant 27 associations. Parmi toutes les activités proposées, voici une brève sélection pour illustrer la richesse et la qualité de l’offre associative dans la commune.

La chorale cherche des ténors

« Nous avons 50 inscrits, et nous sommes à la recherche de ténors », déclare Jean-Claude Binet, président de la chorale Musika. « Nous sommes bien sûr intéressés par toutes les voix masculines et féminines, et nous avons un répertoire très varié qui va de l’époque renaissance aux chansons contemporaines en passant par le gospel, le folklore français ou étranger et les comédies musicales. »

L’association Projets Échanges Développement ouvre une activité Yoga dynamique

« Notre association a pour but de renforcer la vie sociale à Plougasnou, nous sommes soutenus pour cela par la caisse d’allocations familiales, Morlaix Communauté et la commune et nous employons deux animateurs », indique Pascal Poindron, trésorier de l’association. Les activités proposées s’adressent à tous les âges et comprennent en particulier la musique celtique, un club lecture, du soutien informatique, un labo créatif pour les enfants et, en cours d’ouverture, un cours de Ashtanga vinyasa yoga, une forme très active de hatha-yoga.

Élection du Conseil Municipal des jeunes le 20 septembre

Jean-Claude André, conseiller municipal en charge du conseil municipal des jeunes (CMJ), rappelle que l’élection du conseil, où les jeunes du CM1 à la 3e sont représentés et participent ensuite à la vie de la commune, aura lieu le 20 septembre et que la date limite de dépôt des candidatures est le 17 septembre. « En particulier, le CMJ animera dès le mois prochain les actions du mouvement Octobre Rose contre le cancer du sein », précise-t-il.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/les-associations-de-plougasnou-ont-tenu-leur-forum-annuel-64978b54-31db-11ed-a467-0293d89b1bf6

 

Ouest-France

Plougasnou. L’association Force 5 a fêté ses 20 ans à Saint Samson

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Fête de l’association Force 5 au bord de la plage de Saint Samson.

Fête de l’association Force 5 au bord de la plage de Saint Samson. | OUEST-FRANCE

L’association de protection de l’environnement Force 5 a fêté ses 20 ans dimanche au bord de la plage de Saint Samson, devant les paysages magnifiques révélés par la grande marée.

 Nous sommes très mobilisés en ce moment , déclare Jean-Yves Quémeneur, président de l’association.  Nous interpellons les pouvoirs publics pour dénoncer la subvention publique à la centrale à gaz de Landivisiau, qui selon nous n’a plus de raison d’être, et nous attendons les résultats de l’enquête de gendarmerie sur la décharge sauvage près de Lanmeur constatée en juin dernier pour envisager ou non une action .

L’association, qui s’est spécialisée dans les questions de santé publique, a vu ses adhérents progresser en 2022.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/lassociation-force-5-a-fete-ses-20-ans-a-saint-samson-01d5d94f-a590-4d79-ad2f-6810032eca6b

 

Ouest-France

Saint-Jean-du-Doigt. Clap de fin pour Rues en scène

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Porté acrobatique par le collectif Kaboum, pour la dernière de Rues en Scène. Une balade contée et quatre compagnies se sont succédé dimanche pour animer le bourg.

Porté acrobatique par le collectif Kaboum, pour la dernière de Rues en Scène. Une balade contée et quatre compagnies se sont succédé dimanche pour animer le bourg. | OUEST-FRANCE

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jean-du-doigt-29630/clap-de-fin-pour-rues-en-scene-da5ff11e-bd1f-4e22-8cdd-e976f816b093

Diaporama : Rues en Scène 2022 Saint Jean du Doigt

 

Ouest-France

À Morlaix, ils poursuivent la lutte pour conserver la 4e classe de l’école de Guimaëc

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Une cinquantaine de parents d’élèves et d’élus étaient décidés à se faire entendre, ce lundi 12 septembre 2022 à Morlaix, pour lutter contre la fermeture d’une classe à l’école de Guimaëc (Finistère). La décision sera rendue mercredi 14 septembre 2022.

Sur la musique de La Mano Negra et d’autres groupes engagés, les parents d’élèves de l’école de Guimaëc ont manifesté devant l’inspection d’académie, rue Poulfanc, avant de descendre dans les rues de Morlaix.

Sur la musique de La Mano Negra et d’autres groupes engagés, les parents d’élèves de l’école de Guimaëc ont manifesté devant l’inspection d’académie, rue Poulfanc, avant de descendre dans les rues de Morlaix. | OUEST-FRANCE

« Encore une fois l’académie a choisi sans nous consulter. Encore une fois le rectorat, de nos enfants, ne s’est pas soucié. » Les paroles de la chanson reprises ce lundi matin par les parents d’élèves de Guimaëc, donnent le ton.

Ils sont venus en cortège de la petite commune, derrière un tracteur et encadrés par les forces de l’ordre, pour se retrouver à 11 h devant l’inspection d’académie de Morlaix.

Les parents d’élèves allient la lutte à la musique et à la danse. | OUEST-FRANCE

Décidés à poursuivre leur lutte engagée le 6 septembre,après l’annonce par les syndicats de la fermeture de l’une des quatre classes de leur école, ils ont manifesté leur colère, soutenus par de nombreux élus du pays de Morlaix : Christine Prigent conseillère régionale ou encore Joëlle Huon, conseillère départementale.

En première ligne, Pierre Le Goff, maire de Guimaëc qui sera reçu en audience par la directrice académique, Guylène Esnault, mercredi matin, jour de l’annonce de la décision.

« On ne peut pas défendre la ruralité et fermer des classes »

Dans son courrier, l’édile dénonce un arbitrage qui va nuire aux enfants, et à sa commune : « On ne peut pas défendre la ruralité et fermer des classes. Avec 70 élèves, cette rentrée, nos effectifs sont bas, mais c’est une baisse temporaire. »

Il annonce, en effet, 82 élèves à la rentrée 2023. « Des chiffres qui ne sont pas une vue de l’esprit, mais qui résultent d’une bonne connaissance du terrain », appuie Jean-Paul Vermot, président de Morlaix communauté.

Dans l’inspection d’académie à Morlaix, parents et élus ont manifesté contre les fermetures de classes. | OUEST-FRANCE

Pour les élus, fermer une classe pour en ouvrir une autre l’année suivante, est un non-sens, à l’instar de ce que vit aujourd’hui, l’école de Pleyber-Christ qui récupère un poste. Ils appellent l’Éducation nationale à ne pas perdre de temps.

De leur côté, les parents d’élèves espèrent beaucoup de la rencontre prévue ce lundi après-midi avec la députée Sandrine Le Feur, à qui ils comptent bien demander de prendre position sur le dossier.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guimaec-29620/a-morlaix-ils-poursuivent-la-lutte-pour-conserver-la-4e-classe-de-l-ecole-de-guimaec-f8de0678-329c-11ed-b4ab-0e8c7f24bd55

 

Ouest-France

Morlaix. Bretagne Vivante appelle à « ne pas soutenir » le meeting aérien de ce week-end

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Le meeting aérien Breizh Air Show propose deux jours de spectacles aériens, avec la participation de la Patrouille de France à l’aéroport de Morlaix (Finistère), ce samedi 17 et dimanche 18 septembre 2022. L’association environnementale Bretagne Vivante demande à ce « que chacun prenne ses responsabilités », dans un communiqué.

La Patrouille de France est invitée à faire des démonstrations, au meeting aérien de Morlaix, les 17 et 18 septembre 2022. L’association Bretagne vivante invite le public à « prendre ses responsabilités » devant cet événement.

La Patrouille de France est invitée à faire des démonstrations, au meeting aérien de Morlaix, les 17 et 18 septembre 2022. L’association Bretagne vivante invite le public à « prendre ses responsabilités » devant cet événement. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Sur le papier, Breizh Air Show promet du grand spectacle : la Patrouille de France participera à ce meeting aérien qui se déroule à l’aéroport de Morlaix (Finistère), ce samedi 17 et dimanche 18 septembre 2022.

Ne « plus gaspiller le kérosène détaxé pour des distractions »

En pratique, la manifestation fait tiquer Bretagne Vivante. Dans un communiqué, l’association « invite tous ceux qui pensent que les économies d’énergie c’est aujourd’hui qu’il faut les faire, à ne pas soutenir par leur présence le meeting aérien […] Les canicules et les incendies de l’été devraient suffire à montrer que nous ne devons plus gaspiller le kérosène détaxé pour des distractions. […] S’il s’agit de promouvoir des activités économiques ou des formations, il y a bien d’autres moyens économes en énergie pour les faire connaître. »

Et d’inviter « les collectivités à ne plus subventionner les spectacles aériens ». L’association estime que ces démonstrations réalisées devant 10 000 spectateurs attendus produiraient « un minimum de 25 tonnes de CO2 (sur la base minimale d’une moyenne de 20 km A-R et 5 l aux 100 km). »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-bretagne-vivante-appelle-a-ne-pas-soutenir-le-meeting-aerien-de-ce-week-end-6850f2b8-327a-11ed-9149-0e37b7ad9def

 

Ouest-France

Locmiquélic. Radio Balises Rive gauche fête ses un an avec des projets en tête

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Imaginée il y a un an, l’antenne de la Rive gauche de Radio Balises, à Locmiquélic (Morbihan), prend de l’ampleur. Micros Salés, leur émission deviendra hebdomadaire. Et un studio est attendu pour la fin de l’année du côté de Riantec.

Bénévoles et salariés de Radio Balises, avec au premier plan essentiellement, les bénévoles réalisant vos émissions sur la Rive gauche.

Bénévoles et salariés de Radio Balises, avec au premier plan essentiellement, les bénévoles réalisant vos émissions sur la Rive gauche. | OUEST-FRANCE

Sur les ondes, les stations ont également fait leur rentrée. Et Radio Balises ne fait pas exception. À Locmiquélic (Morbihan), l’antenne de la rive gauche de la radio basée à Lanester entame sa première année complète. Pour l’occasion, les bénévoles et les salariés étaient, vendredi 9 septembre 2022, au campement littoral, enregistrant Micros Salés, l’émission de Radio Balises Rive gauche.

Les problèmes du logement dans l’agenda

Car, comme il a pu se monter à Groix, la Rive gauche – jusqu’à Kervignac – imaginait il y a un an environ, une nouvelle antenne. En avril 2022 arrivaient les premières émissions. Et c’est Dominique Colas, bénévole depuis les premières heures de la radio et désormais coordinatrice sur la Rive gauche, qui est à l’initiative de ce projet. Aujourd’hui, une dizaine de bénévoles l’accompagnent. Nous aimons la radio et Radio Balises. Nous aimons notre territoire, parler de ce qu’il s’y passe, réaliser des reportages, des chroniques, raconte Raphaël Baldos.

Six émissions ont été enregistrées avant les vacances et trois pendant le campement artistique pour littoral. Des sujets d’actualité concernant l’outre-rade, mais aussi de la poésie, du yoga… C’est varié, chacun amène ce qu’il veut, un reportage, un poème, un morceau de musique et l’on s’arrange pour tout agencer ​indique Marité.

L’actualité peut également être abordée sur les ondes, mais toujours avec une implication locale, l’idée étant de recueillir l’avis de la population sur des sujets comme l’éclairage public avec ses conséquences sur la consommation d’énergie et le respect de la biodiversité ou les algues vertes. Pour nos prochaines émissions, nous avons plein d’idées. Nous souhaitons, par exemple, aborder le problème du logement sur la rive gauche, poursuit-elle.

Un nouveau studio à Riantec

Radio Balises est une radio associative de proximité. Une radio sans publicité. Nous avons 120 adhérents et environ 90 bénévoles qui selon leurs envies réalisent une chronique toutes les deux semaines ou des émissions en direct », ​explique Damien Tillard, salarié sur Lanester. Des radios associatives, il en existe trente-quatre en Bretagne. Radio Balises appartient au lieu d’échange, de coopération et de concertation entre les radios Corlab​, avec dix-sept autres autres stations. Elles partagent des programmes, des compétences, des savoir-faire et des outils.

De son côté, Radio Balises continue de grandir. Attendu pour la fin de l’année, le nouveau studio à Riantec offrira un confort de travail pour les bénévoles. Les locaux, refaits à neuf par la municipalité, se trouveront dans le parc de Kerdurand.

Radio Balises installera le matériel. L’aide de l’Union européenne a été, pour ce faire, très précieuse. Tout bénévole est le bienvenu, d’autant plus qu’il va falloir du monde pour permettre la réalisation de leur émission hebdomadaire et ce, tout au long de l’année.

Radio Balises, 99.8 FM ou sur radiobalises. Contact sur contact@radiobalises.com (pour un témoignage ou pour du bénévolat).

https://www.ouest-france.fr/bretagne/locmiquelic-56570/locmiquelic-radio-balises-rive-gauche-fete-ses-un-an-avec-des-projets-en-tete-4f2430cc-318d-11ed-a467-0293d89b1bf6

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
11 septembre 2022

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2022/09/tetes-couronnees.html

 

Ouest-France

Morlaix. L’association du remorquage en mer s’est réunie dans la cité du viaduc et garde son cap

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L’association du remorquage en mer s’était donné rendez-vous, début septembre 2022, à Morlaix. Ses membres ont fait le point sur les projets à venir.

L’association du remorquage en mer s’est réunie à Morlaix, début septembre 2022.

L’association du remorquage en mer s’est réunie à Morlaix, début septembre 2022. | OUEST-FRANCE

L’association du remorquage en mer s’est retrouvée à Morlaix, début septembre 2022, à l’occasion de son assemblée générale annuelle.

L’association est composée d’anciens salariés sédentaires et navigants de la société de remorquage et de sauvetage de haute mer, et a pour mission l’organisation de manifestations permettant de faire connaître les métiers du remorquage, de l’assistance et du sauvetage en mer.

« Solidarité et fraternité guident toutes ces actions »

Elle organise, par exemple « l’ouverture et la visite des remorqueurs de haute mer […] pour faire mesurer au grand public les conditions de vie et de travail des équipages qui ont en charge, 24 heures sur 24, la protection et le sauvetage des marins et des navires en difficultés sous l’autorité des trois préfets maritimes ».

Jean-Paul Hellequin, le président indique que « solidarité et fraternité guident toutes ces actions, dont la totalité des sommes perçues permettent d’aider d’autres associations œuvrant, par exemple, à la prise en charge d’enfants malades ».

L’association du remorquage en mer est composée de 170 adhérents.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-l-association-du-remorquage-en-mer-s-est-reunie-dans-la-cite-du-viaduc-et-garde-son-cap-1f69291a-31c8-11ed-88ab-ab7e0f1107bf

 

Ouest-France

Plounéour-Ménez. L’Éphémère Galerie, un lieu qui attire un vaste public dans les monts d’Arrée

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François Rommens a ouvert sa galerie de photographie à Plounéour-Ménez (Finistère) en début d’année 2022. Un pari réussi qui suscite de l’intérêt pour ce lieu insolite.

François Rommens, propriétaire de l’Éphémère Galerie, au milieu des photographies de l’exposition actuelle de l’artiste Angélique Boissière.

François Rommens, propriétaire de l’Éphémère Galerie, au milieu des photographies de l’exposition actuelle de l’artiste Angélique Boissière. | OUEST-FRANCE

Rien ne prédestinait François Rommens, le propriétaire de la petite galerie d’art Éphémère Galerie, rue de la Libération à Plounéour-Ménez (Finistère), qui propose des expositions photographiques depuis son ouverture en début d’année 2022, à ouvrir ce lieu atypique au milieu des monts d’Arrée.

Un lieu insolite, intime et chaleureux où les visiteurs découvrent des artistes d’ici et d’ailleurs. Un lieu aménagé par son propriétaire lors de son arrivée par amour ! dans la commune, en mai 2021. Il attire des personnes de tout le territoire et de plus loin, en quête de découverte, curieux de voir ces photographies parfois décalées, en noir et blanc.

Une passion née à l’adolescence

Je suis né près de Lille. À 13 ans, au collège, le proviseur a demandé à un élève de prendre les photos de classe et il a ajouté : “Celui qui sera choisi sera exempté de faire ses devoirs à la maison”. J’ai aussitôt levé le doigt ! », se souvient François. Depuis, il a fait du chemin.

En 1991, il lance l’association Caméra Obscura à Brest, et commence à organiser des expositions de photographie pour le musée des Beaux-Arts de la Ville. J’ai fait la connaissance de beaucoup de photographes à l’époque. Depuis, ils constituent un carnet d’adresses pour ma galerie », sourit-il.

J’aime avoir les retours des gens

La galerie est ouverte à tous les publics. Ce que j’aime, c’est avoir les retours des gens qui rentrent voir les expositions. Certains n’osent pas franchir le seuil mais une fois que c’est fait, je laisse la personne découvrir, prendre le temps et souvent la discussion s’engage », ​dit-il.

Les expositions de François attirent des personnes de loin. Les visiteurs viennent de Paris, Nantes et d’ailleurs, mais il y a aussi des gens du coin, curieux de découvrir le lieu. François raconte : Je me souviens d’une très vieille dame, timide, qui s’était mise sur son trente-et-un pour venir voir l’exposition. Elle a pris le temps de regarder chaque photo dans le détail, et à la fin de sa visite, elle est venue me voir pour me dire que non, ce n’était vraiment pas le style de photographies qu’elle préférait ! Ce sont des moments de partage d’opinions ou d’émotion que j’aime vivre.

Plusieurs centaines de personnes ont déjà visité le lieu et cela va se poursuivre. Ma programmation est déjà complète pour l’année prochaine. L’exposition suivante sera celle du photographe Nicola Hourcq. Intitulée « Marmaille », elle sera visible à partir du mois d’octobre. Ce sont des photos d’enfants, de l’insouciance, de la gaieté !

Pratique : la galerie est ouverte tous les jours, de 10 h à 12 h, et de 14 h à 18 h. Site internet : éphémère-galerie.fr

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouneour-menez-29410/plouneour-menez-l-ephemere-galerie-un-lieu-qui-attire-un-vaste-public-dans-les-monts-d-arree-56192882-2ea0-11ed-8a81-6f6adc27db27

 

Ouest-France

ENTRETIEN. Procès « Charlie Hebdo » : « La peur gagne du terrain », selon l’avocat Richard Malka

Publié le Propos recueillis par Pierrick BAUDAIS

Ce lundi 12 septembre 2022 s’ouvre le procès en appel des attentats de janvier 2015 qui avaient tué dix-sept personnes, dont des membres de Charlie Hebdo. Pour l’avocat de l’hebdomadaire satirique, depuis ce drame, la liberté d’expression a continué de régresser.

Richard Malka est l’avocat de « Charlie Hebdo », scénariste de bandes dessinées et romancier.

Richard Malka est l’avocat de « Charlie Hebdo », scénariste de bandes dessinées et romancier. | MATHIEU PATTIER, OUEST-FRANCE

Le procès en appel des attentats de janvier 2015 s’ouvre ce lundi 12 septembre 2022 et durera jusqu’au vendredi 21 octobre. Deux des quatorze accusés ont fait appel de leur condamnation. Ali Riza Polat, proche du tueur de l’Hyper Cacher, Amedy Coulibaly, a été reconnu coupable de complicité et condamné à trente ans de réclusion.

Rôle actif

Selon les premiers juges, il a eu un rôle actif​. Notamment en vendant une voiture du terroriste, l’argent servant ensuite à l’achat d’armes. Amar Ramdani a, lui, été condamné à vingt ans de prison pour association de malfaiteurs à caractère terroriste. La cour d’assises, en première instance, s’est dite convaincue que celui-ci s’est rendu dans la région lilloise pour aider Coulibaly à trouver des armes.

Les attentats de janvier 2015 avaient entraîné la mort de dix-sept personnes : le 7 janvier, onze victimes dans les locaux de Charlie Hebdo et un policier à proximité ; le 8 janvier, une policière municipale à Montrouge ; le 9 janvier : quatre personnes à l’Hyper Cacher, porte de Vincennes à Paris.

L’avocat de Charlie Hebdo, Me Richard Malka qui a publié il y a peu Le droit d’emmerder Dieu (Grasset), une version écrite de sa plaidoirie au premier procès qui s’est déroulé en 2020, livre ses impressions avant le procès en appel.

« Endurer cette nouvelle épreuve »

Deux des accusés du premier procès, proches du tueur de l’Hyper Cacher, Amedy Coulibaly, ont fait appel de leur condamnation à 30 et 20 ans de prison. Comment appréhendez-vous ce nouveau procès ?

C’est extrêmement lourd à supporter pour les parties civiles. Les victimes vont devoir revenir à la barre, témoigner à nouveau, remettre des mots sur leurs souffrances, avoir l’impression de se répéter… C’est formidablement douloureux et c’est une page judiciaire qui ne peut pas se tourner. Mais les accusés ont le droit de faire appel. On n’a pas d’autre choix que de faire avec et d’endurer cette nouvelle épreuve.

Ces accusés, eux, vont continuer à soutenir qu’ils n’ont pas participé à la préparation des attentats et qu’ils ignoraient les projets terroristes de Coulibaly…

Je suis l’avocat de Charlie Hebdo, la personne morale. Et j’avais déclaré, avant même le premier procès, que ce n’était pas les accusés qui m’intéressaient. Mon rôle c’était de m’attaquer à la cause du mal, à l’origine de ces atrocités et d’interroger les mobiles de ces crimes. Je n’ai pas changé d’attitude. Ce ne sont toujours pas ces deux-là qui retiennent mon attention. Je vais continuer à analyser les causes de ces attentats en creusant un peu plus profond.

« Comment être optimiste ? »

Depuis ce premier procès, d’autres procès terroristes ont eu lieu ou sont en cours : le 13-Novembre, Saint-Etienne-du-Rouvray, Nice… Diriez-vous que la lutte pour la liberté d’expression a progressé ?

Concernant la liberté d’expression, j’aimerais bien vous dire oui, mais ce n’est pas le cas. Au moment du premier procès Charlie Hebdo, il y a eu, je crois, une prise de conscience. La liberté d’expression était au cœur du sujet. Mais comment être optimiste, trois semaines après la tentative d’assassinat contre l’écrivain Salman Rushdie ? Comment pourrais-je l’être alors qu’il n’y a plus une université qui ose entreprendre des recherches anthropologiques ou historiques sur l’islam en particulier. Il y a une crispation autour du sujet religieux.

Regardez ce qui s’est passé en Angleterre : un film en rien polémique, simplement historique, scénarisé et produit par des musulmans, sur la fille du prophète Mahomet, a été déprogrammé par une chaîne de cinémas à la suite de manifestations. Non, la liberté d’expression ne progresse pas du tout et c’est dramatique. Car quand elle régresse c’est immanquablement d’autres libertés qui seront touchées ensuite.

Comment faire progresser cette liberté d’expression ?

Pour qu’elle progresse, il faut l’exercer. C’est aussi simple que ça. Je repense toujours à cette phrase forte de la philosophe Élisabeth Badinter, au procès des caricatures en 2016, où elle témoignait. Elle avait dit : « Si Charlie Hebdo perd, nous, philosophes, écrivains, créateurs, aurons des ciseaux dans la tête. » On a gagné, mais on a quand même des ciseaux dans la tête. C’est la peur qui gagne du terrain…

https://www.ouest-france.fr/charlie-hebdo/entretien-proces-charlie-hebdo-la-peur-gagne-du-terrain-selon-l-avocat-richard-malka-bc756d00-2dfd-11ed-82ab-ca288831284e

 

Ouest-France

Concarneau. 120 personnes manifestent pour l’accès au logement

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L’appel du collectif citoyen pour alerter les élus locaux sur la difficulté à se loger dans la commune de Concarneau (Finistère) a été suivi par plus d’une centaine de personnes dont de nombreux jeunes en galère de logements.

A Concarneau, ce samedi 10 septembre, 120 personnes ont manifesté dans le centre-ville pour alerter les élus locaux sur la difficulté de trouver un logement. Un mouvement initié par un collectif citoyen, soutenu par des associations comme Concarneau solidaire et durable ou l’UDB Bro Konk.

A Concarneau, ce samedi 10 septembre, 120 personnes ont manifesté dans le centre-ville pour alerter les élus locaux sur la difficulté de trouver un logement. Un mouvement initié par un collectif citoyen, soutenu par des associations comme Concarneau solidaire et durable ou l’UDB Bro Konk. | OUEST-FRANCE

Plus de 120 personnes se sont réunies à l’appel d’un collectif citoyen soutenu par de nombreuses associations, ce samedi 10 septembre, devant la Ville close avant d’entamer une marche à travers la ville, pour alerter les élus locaux sur les difficultés d’accès au logement dans la commune. Une manière aussi de dénoncer l’explosion de l’investissement locatif courte durée et du système Airbnb qui finissent par empêcher l’enracinement des jeunes et moins jeunes sur la bande littorale, faute de logements.

Parmi les manifestants, des jeunes et des moins jeunes, parents ou non, ont évoqué leur galère pour se loger. A l’instar d’Édouard 37 ans. Divorcé depuis neuf mois, il a laissé la maison à son ex-épouse et à ses deux enfants à Trégunc. « Je travaille en CDI dans la course au large à Port-la-Forêt et depuis 9 mois, je ne parviens pas à trouver une maison dans le secteur pour accueillir mes enfants en garde partagée. Les prix de l’immobilier ont explosé. Côté location, avec 1 800 € de salaire, les loyers des rares maisons disponibles sont trop chers, déplore-t-il. Il nous reste les locations saisonnières. Mais on nous demande de quitter la maison en juin. C’est bien qu’il y ait des touristes pour faire vivre le territoire. Mais il faut permettre aux gens qui y travaillent de se loger. Les maires doivent réguler le système Airbnb qui se développe massivement sur le littoral et même dans les terres. »

Plus loin Manu Poisson, qui travaille pour la Fondation Explore du navigateur Roland Jourdain, abonde : « Clairement, depuis trois ans, se loger devient de plus en plus difficile. Cela s’est accéléré avec la crise du Covid. Nous avons toujours eu chez Explore, une vingtaine de bénévoles, de services civiques, de stagiaires à partir du printemps. Ce n’était déjà pas facile auparavant. Là, pour louer, c’est très dur pour eux. Et à l’année, quasiment impossible. De nombreux investisseurs arrivent sur le territoire pour de l’immobilier locatif courte durée. C’est un problème pour beaucoup de gens. Pour les notaires et les mairies aussi. Il faut ouvrir la discussion. »

Plus loin, Lina, une Concarnoise de 72 ans est venue soutenir son fils de 35 ans qui, avec sa compagne et son enfant âgé de 2 ans, doivent quitter un logement insalubre en centre-ville. Et cherchent à se reloger depuis deux ans. « Ils ont fait une demande de logement social auprès de la mairie. Je suis presque gênée d’avoir une maison, dit-elle. Sa compagne est en CDI, mon fils en CDD d’un an. Cela ne suffit pas. Même avec ma caution, c’est impossible aussi de trouver une location via les agences immobilières. Les propriétaires veulent une assurance en cas d’impayés. »

Devant la Ville close Mathilde Régnier, à l’initiative du collectif citoyen, a lancé la marche après une brève allocution. | OUEST-FRANCE

A partir de la Ville close, la centaine de manifestants a successivement emprunté la place du Général-de-Gaulle, la rue Dumont-d’Urville, la rue Bayard et le quai de la Croix. | OUEST-FRANCE

https://www.ouest-france.fr/bretagne/concarneau-29900/concarneau-120-personnes-manifestent-pour-l-acces-au-logement-b4072916-30f4-11ed-a0fd-0784ea8a3e42

 

Ouest-France

Finistère. Elle a vécu neuf mois d’errance pour trouver un logement

Publié le Anaëlle BERRE

Samedi 10 septembre 2022, une manifestation était organisée à Douarnenez (Finistère) face à la crise du logement. Parmi les 500 manifestants, on témoigne de la galère pour trouver un toit.

Hélène Adelin et son fils ont attendu neuf mois pour trouver un logement. Une situation « inadmissible » pour cette maman, qui a manifesté aux côtés de 500 personnes, à Douarnenez, samedi 10 septembre 2022.

Hélène Adelin et son fils ont attendu neuf mois pour trouver un logement. Une situation « inadmissible » pour cette maman, qui a manifesté aux côtés de 500 personnes, à Douarnenez, samedi 10 septembre 2022. | OUEST-FRANCE

Trouver un emploi quand on n’a pas de logement n’est pas chose facile. Et trouver un logement quand on n’a pas d’emploi est tout aussi difficile. C’est la délicate situation qu’a connue Hélène Adelin, avec son fils de trois ans. « J’ai erré pendant neuf mois dans toute la Bretagne, au gré de la famille et des amis qui acceptait de nous héberger, mon fils et moi », raconte-t-elle. Elle a vécu au rythme des déménagements fréquents, « parfois tous les quinze jours ».

Deux ans sur liste d’attente

« Partout, on demande aux gens d’avoir un CDI et de gagner au moins trois fois le loyer pour pouvoir louer. Quand on est en arrêt maladie ou sans emploi, c’est impossible. » Hélène a trouvé, il y a cinq mois, un logement social, près de Châteaulin. « Cela faisait deux ans que j’étais inscrite sur des listes d’attente ! » Là, elle va pouvoir, enfin, lancer son activité à son compte. Une chose rendue possible seulement parce qu’elle a trouvé ce toit.

Un parcours et une situation « inadmissible » pour cette maman, qui a rejoint, samedi 10 septembre 2022, la manifestation de Douarnenez (Finistère) pour alerter sur la crise du logement en Bretagne. « Quand on voit tous les logements vides… C’est vraiment écœurant. »

Logements vacants et résidences secondaires

À Douarnenez, les organisateurs de la manifestation, qui a rassemblé 500 personnes, ont dressé un état des lieux de la situation dans un courrier qu’ils ont remis aux élus. Associations et groupes politiques y pointent, chiffres de l’Insee à l’appui, 1 275 logements vacants en pays de Douarnenez, 11 929 résidences secondaires dans le Pays bigouden… La missive dénonce aussi les difficultés des entreprises à recruter, et des fermetures de classes, faute d’enfants scolarisés.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/douarnenez-29100/finistere-elle-a-vecu-neuf-mois-d-errance-pour-trouver-un-logement-a4367234-30f0-11ed-9bd0-67b4d68dca61

 

Ouest-France

À Lannion, 300 manifestants demandent « des logements accessibles aux locaux en Bretagne »

Publié le Céline MARTIN

Flambée des prix des maisons, raréfaction des locations à l’année et hausse des loyers… En réaction à un marché de l’immobilier de plus en plus difficile d’accès, des manifestants ont battu le pavé ce samedi 10 septembre 2022, à Lannion (Côtes-d’Armor). Une manif en faveur d’une régulation de l’immobilier et, pour ce faire, du classement du Trégor, du Goëlo et de l’Argoat en « zone tendue ».

Plafonner les loyers, limiter les résidences secondaires, encadrer les meublés touristiques et les locations de courte durée… Voilà quelques-unes des revendications des manifestants, ce samedi 10 septembre, qui en appellent à des mesures de régulation du marché de l’immobilier.

Plafonner les loyers, limiter les résidences secondaires, encadrer les meublés touristiques et les locations de courte durée… Voilà quelques-unes des revendications des manifestants, ce samedi 10 septembre, qui en appellent à des mesures de régulation du marché de l’immobilier. | OUEST-FRANCE

Simultanément, quatre manifestations sont organisées ce samedi 10 septembre 2022 en Bretagne pour réclamer que des mesures soient prises pour réguler un marché de l’immobilier devenu très tendu. Ils étaient 300 à Lannion (Côtes-d’Armor). Avec ce constat : « Ce marché exclut aujourd’hui les jeunes et les plus modestes de l’accès au logement. L’engouement pour le secteur s’amplifie avec des biens qui sont acquis en nombre comme maisons secondaires. Avec, aussi, l’arrivée de candidats à l’achat qui ont un fort pouvoir d’achat. Les prix s’envolent, y compris ceux des locations à l’année. Et on ne parle même pas du tort causé par l’essor de la location de courte durée… », campe Gael Roblin.

Face à ce constat, le Guingampais et son nouveau collectif Trégor Argoat Goëlo « zone tendue » joignent leur voix à d’autres organisations et partis pour demander une régulation du marché sur les secteurs de Paimpol, de Lannion mais aussi de Guingamp (Côtes-d’Armor). « Car quand la bande littorale est inaccessible, l’effet domino est inévitable : la demande se reporte sur l’intérieur des terres. ».

Taxer les résidences secondaires pour une politique forte de l’habitat ?

Leur appel à manifester à Lannion ce samedi 10 septembre 2022 a été suivi par 270 personnes, dont la revendication porte pour beaucoup d’entre eux sur le classement en « zone tendue » du Trégor, du Goëlo et de l’Argoat. Ce que cela changerait ? « Ça permettrait notamment de plafonner les loyers et de pouvoir appliquer sur les résidences secondaires une majoration de la taxe d’habitation pouvant aller jusqu’à 60 % », détaille Gael Roblin.

Avec l’idée d’attribuer les fruits de cette taxe à « une politique forte en matière d’habitat en réhabilitant massivement et en densifiant le logement social. D’autant plus indispensable qu’ici, on a un gros problème avec l’habitat indigne ». Avec cette ambition partagée par tous les manifestants : « Retrouver des logements accessibles aux locaux en Bretagne. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/a-lannion-300-manifestants-demandent-des-logements-accessibles-aux-locaux-en-bretagne-8654873e-30db-11ed-9bd0-67b4d68dca61

Diaporama : Vivre et loger ici !!!

 

Ouest-France

Finistère. Face aux bouchons aux urgences, des pompiers en colère

Publié le

Cet été 2022, il n’a pas été rare de voir des ambulances faire la queue aux urgences de l’hôpital de Quimper. Un temps d’attente qui exaspère des pompiers sur le terrain.

Photo prise cet été au centre hospitalier de Quimper, ces véhicules font la queue aux urgences.

Photo prise cet été au centre hospitalier de Quimper, ces véhicules font la queue aux urgences. | DR

Sur la rampe d’accès qui mènent aux urgences du centre hospitalier de Quimper (Finistère), des véhicules à l’arrêt. Rouges comme ceux des pompiers et blancs pour les privés. Une image récurrente, notamment cet été. À tel point que certains Quimpérois se demandaient s’il ne s’agissait pas d’une manifestation. Pas du tout. Comme partout en France, les urgences saturent. Alors, on fait la queue à l’intérieur et aussi à l’extérieur dans les véhicules de secours à la personne.

Cet engorgement aux urgences n’est, certes, pas un cas isolé. Dans certaines villes, des manifestations ont eu lieu. Pas à Quimper.

« Les secours viennent de plus en plus loin »

« Pourtant, on a tous été concernés par ce problème, soulignent deux pompiers professionnels, qui souhaitent conserver l’anonymat. Il n’est pas rare d’avoir un temps d’attente de trois heures et demie. Pendant la période de Covid, les délais ont été rallongés par principe de précaution, cela on le comprend. Mais il faut comprendre aussi que pendant que nous sommes coincés, nous ne pouvons pas être en intervention. Du coup, les secours sont organisés différemment. »

D’où un ballet de véhicules de secours et d’assistance aux victimes (VSAV) qui ne sont pas issus de la commune du centre de secours où un fait s’est produit. « Les secours viennent de plus en plus loin. »

Les pompiers ne peuvent que déplorer l’effet vase communicant entre hôpitaux. « Les urgences de Concarneau sont fermées la nuit, donc c’est à Laennec, à Quimper, de prendre. Même en fin de journée, si une personne nécessite plus de soins, elle sera dirigée vers Quimper. Douarnenez et Pont-l’Abbé n’ont pas le plateau technique suffisant. Du coup, pour tout ce qui n’est pas courant, même chose, direction Quimper. »

« Des box d’attente »

Les pompiers parlent de leur métier mais savent bien que pour les patients et usagers, « l’humain est au cœur de notre mission ». S’ils attendent, les personnes qui sont dans leur ambulance le font aussi. « Nos véhicules sont devenus des box d’attente, ce n’est pas normal. »

Les pompiers ne jettent pas la pierre aux blouses blanches de l’hôpital. Au contraire. « Il y a une carence de médecins urgentistes, l’infirmière remédie à ce manque. C’est une chaîne. Et qui pallie l’absence de l’infirmière ? L’aide-soignante. La salle d’attente des urgences à Quimper est surnommée la “cour des miracles”. Il manque des postes, certains craquent, il y a des burn-out (épuisement professionnel). Ce n’est sans doute pas spécifique à Quimper, mais il faut donner plus de moyens, recruter plus. »

Ils souhaitent également une meilleure concertation entre les acteurs, de la prise en charge d’une personne à son « tri », le mot est malheureux mais il s’agit bien de tri en fonction de la pathologie, des symptômes, de l’urgence.

La réalité de terrain

Et le renfort des volontaires ? La mise en disponibilité dans certaines entreprises ? Les pompiers soupirent : « Nos dirigeants s’inspirent encore d’un modèle révolu, du temps de nos grands-parents. Avec un volontaire au village, dispo 24 heures sur 24 pendant trente ans… Les jeunes volontaires ne sont plus mobiles, ne restent pas, ne sont pas disponibles en journée dans la semaine mais plutôt le week-end et la nuit. Maintenant, on contractualise en CDD des volontaires… »

Si des réunions ont eu lieu pour trouver des solutions (lire par ailleurs), le sentiment des pompiers rencontrés est celui d’un écart qui se creuse entre la réalité de terrain et les décisions prises en bureau.

Des ambulanciers vigilants, mais confiants

Pour Yannick Janeiro, ambulancier, un travail en commun devrait permettre de trouver une solution au problème. | ARCHIVES

Yannick Janeiro est cogérant des ambulances Urgences 29 (Crozon, Douarnenez), président du Groupement des transports sanitaires urgents du Finistère et président de la Fédération nationale des techniciens ambulanciers urgentistes. Inutile de préciser qu’il connaît bien le métier et ses contraintes.

Les ambulances blanches des privés ne sont pas mieux loties que les véhicules de secours rouges des pompiers. « C’est vrai que l’attente impacte toute notre organisation. Deux heures d’attente, c’est trop. Cela a des répercussions sur le travail des ambulanciers et sur les patients. »

Mais pas question, pour autant, de pointer du doigt l’hôpital. « Il y a certainement un manque de personnel, mais nous ne voulons pas ajouter de l’huile sur le feu. Je souligne la bonne volonté de l’hôpital, on se voit régulièrement en réunion de travail. C’est dans l’intérêt de tous de trouver une solution à ce problème. »

« L’ensemble du système de soins doit être revu »

Marguerite Lamour, maire de Ploudalmézeau, est présidente du service départemental d’incendie et de secours. Elle a cœur d’être sur le terrain aux côtés des pompiers. Pour elle, la question de l’attente aux urgences « n’est pas propre à Quimper. Pour avoir partagé le quotidien des pompiers à Brest, je peux dire qu’au CHU la situation est la même. »

Selon elle, « il faut travailler avec le Samu dans de bonnes conditions pour optimiser le service de secours à la personne. C’est vrai que c’est difficile, les urgences sont submergées. Ces “embouteillages” sont dommageables pour tous, les usagers comme nos pompiers. Pour un véhicule, il faut trois personnes, il faut faire admettre le patient jusqu’à sa prise en charge. Ensuite on doit composer avec le jeu des VSAV (véhicules de secours et d’assistance aux victimes) pour aller d’un point A à un point B. L’afflux aux urgences et l’attente impactent évidemment l’organisation et crée de la frustration dans les équipages. »

Elle ajoute : « C’est l’ensemble du système de soins qui doit être revu, j’en appelle aussi à nos concitoyens, de ne pas se précipiter aux urgences… » Marguerite Lamour souligne que tout le monde travaille, la préfecture en tête, pour trouver des solutions. Elle salue enfin l’engagement au quotidien des pompiers et loue « les efforts des collectivités » qui permettent aux volontaires de partir en renfort sur le terrain.

https://www.ouest-france.fr/sante/hopital/finistere-face-aux-bouchons-aux-urgences-des-pompiers-en-colere-d27e40d8-2e0f-11ed-82ab-ca288831284e

 

Ouest-France

Lannion. À l’IUT, vent debout contre la fermeture de la cafet’

Publié le Renée-Laure EUZEN

À l’IUT de Lannion (Côtes-d’Armor) la rentrée a un goût amer : la cafétéria est fermée. Étudiants comme personnel se mobilisent. Deux pétitions circulent.

Étudiants comme personnel de l’IUT ne digèrent pas la fermeture de leur cafet'.

Étudiants comme personnel de l’IUT ne digèrent pas la fermeture de leur cafet'. | OUEST-FRANCE

C’est la mauvaise nouvelle de la rentrée pour l’IUT de Lannion (Côtes-d’Armor). La cafétéria Le Kawa, ​a été fermée jusqu’à nouvel ordre, sur décision du directeur régional du Crous. Une fermeture provisoire était annoncée depuis juin, en raison de travaux, mais là, il n’est plus question de réouverture, déplore Loïc Harrang, membre de l’inter-asso étudiante de l’IUT qui a lancé une pétition.

La fin de la cafet’mobilise aussi le personnel. Anne-Isabelle Llanta, professeur d’anglais, a lancé également une pétition demandant la réouverture du lieu. Cet endroit est plus qu’un site de restauration, c’est un point de rendez-vous où profs comme étudiants pouvaient se rencontrer, travailler… C’est un maillon essentiel qui contribue au lien social.

Pas un cas isolé

Désormais privés de restauration rapide, les étudiants doivent se tourner vers le restaurant universitaire. Cela ne va pas sans déconvenue. Certains cours terminent à 12 h 45… quand on arrive, il n’y a parfois plus rien à manger, déplorent des étudiants de deuxième année. Ils sont nombreux à se tourner, en désespoir de cause, vers les sandwicheries des alentours. Alors qu’avant, à la cafet’, ils pouvaient bénéficier du repas à 1 €, à l’extérieur, cela leur coûte plutôt 4 ou 5 €​, dénonce Loïc Harrang.

Le directeur de l’IUT, Arnaud Martin, le concède. On a été mis devant le fait accompli. Mais on n’est pas les seuls. D’autres cafétérias ont été fermées. C’est le cas à Rennes, notamment, explique-t-il.

La cafétéria est devenue une coquille vide. | OUEST-FRANCE

Les étudiants sont prêts à retrousser leurs manches bénévolement pour rouvrir le Kawa​… mais cela ne pourra pas être en assurant le même service. Pour les viennoiseries, c’est possible. Mais faire plus, avec leurs emplois du temps, serait compliqué. Ils ont leur parcours universitaire à assurer, estime le directeur. Sans compter que l’IUT est lié par convention avec le Crous jusqu’en août 2023. On peut la dénoncer six mois avant.

Ceci étant, étudiants, personnel et directeur sont tous d’accord pour dire que le Crous ne respecte pas ses engagements. Les distributeurs automatiques de nourriture qui devaient suppléer à la restauration de la cafet’, se sont transformés en simples distributeurs de boissons. On semble bien loin de la vocation sociale du Crous.

Le sujet est loin d’être clos. Il sera mis sur la table du prochain comité technique paritaire. Au niveau syndical, déjà FO est monté au créneau par la voix d’Hervé Chuberre. Il porte la même revendication : la réouverture de la cafétéria au plus vite.

Le projet d’agrandissement du lieu et son évolution en tiers lieu n’est pas remis en cause quant à lui.

Contacté, le Crous n’a pas répondu à nos sollicitations pour l’heure.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-a-l-iut-vent-debout-contre-la-fermeture-de-la-cafet-423e0ca2-3043-11ed-9e46-e8e99a9e99a0

 

Ouest-France

Plougasnou. Un bel été pour les boules plombées à Primel

Publié le

En moyenne 30 participants par soirée ont fait la démonstration de leur adresse devant de nombreux spectateurs

En moyenne 30 participants par soirée ont fait la démonstration de leur adresse devant de nombreux spectateurs | OUEST-FRANCE

Outre les séances d’initiation proposées les mercredis matin pendant l’été, l’Amicale Plougasniste des Boules Plombées a eu le plaisir de faire découvrir aux visiteurs un jeu traditionnel du Pays de Morlaix : la cocarde.

Ces parties ont été jouées durant les sept marchés animés par l’association Primel Amitiés les vendredis soir. La cocarde est un jeu d’adresse avec une cible et huit boules plombées, le but étant de se rapprocher du centre de la cible.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/un-bel-ete-pour-les-boules-plombees-a-primel-96c6a260-ba86-4ed5-a194-d1aa9468d286

 

Ouest-France

Un policier de 24 ans se jette à l’eau et sauve une femme de la noyade à Morlaix

Modifié le Publié le Gaëlle COLIN

Un policier adjoint du commissariat de Morlaix (Finistère) a plongé dans le bassin à flot du port, ce jeudi 8 septembre 2022, à 23 h. Il a pu ramener saine et sauve une femme sur la cale, qui a été ensuite prise en charge par les pompiers.

Un policier adjoint de 24 ans s’est jeté à l’eau dans le bassin à flot de Morlaix pour secourir une femme qui y avait plongé volontairement. (Photo d’illustration).

Un policier adjoint de 24 ans s’est jeté à l’eau dans le bassin à flot de Morlaix pour secourir une femme qui y avait plongé volontairement. (Photo d’illustration). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Il est environ 23 h quand des riverains du port de Morlaix (Finistère) appellent le commissariat, ce jeudi 8 septembre 2022. Ils ont aperçu une personne qui se serait jetée volontairement dans les eaux du bassin à flot.

Quatre policiers se déplacent tout de suite sur les lieux. Problème : il n’y avait pas d’éclairage à cet endroit-là, côté du quai de Tréguier. Les forces de l’ordre ont tout de même observé que la femme, âgée d’une soixantaine d’années, avait du mal à s’accrocher aux pierres du mur du bassin, sur le côté.

Les pompiers ont ensuite pris le relais

L’un des policiers adjoint de l’équipe de nuit, Paul Le Gac, a alors retiré son équipement et a plongé d’une hauteur d’environ deux mètres pour aller sauver la victime de la noyade. Elle se serait débattue au départ, mais le jeune contractuel de 24 ans lui a parlé et a réussi à la ramener vers la cale, quelques mètres plus loin. Les trois autres policiers, restés au sec, ont éclairé leur collègue à l’aide de leur téléphone portable, pour les guider.

Les pompiers ont pu alors prendre le relais et ont transporté la femme, non blessée, à l’hôpital pour des examens complémentaires. Le policier qui s’est jeté à l’eau a été également hospitalisé, se sentant vaseux après avoir ingurgité l’eau du port.

En juin 2021, une senior avait également chuté accidentellement dans le port. Deux policiers s’étaient alors mis à l’eau pour la secourir.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-un-policier-de-24-ans-se-jette-a-l-eau-et-sauve-une-femme-de-la-noyade-ab3d7b16-3039-11ed-9e46-e8e99a9e99a0

 

Ouest-France

Les élus de Saint-Jean-du-doigt ont validé le lancement de l’aménagement du lotissement du bourg

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Le conseil municipal de Saint-Jean-du-doigt (Finistère) a également lancé l’aménagement du lotissement du bourg.

La mairie de Saint-Jean-du-doigt (Finistère).

La mairie de Saint-Jean-du-doigt (Finistère). | OUEST-FRANCE

Le conseil municipal de Saint-Jean-du-Doigt (Finistère), s’est réuni jeudi 8 septembre 2022.

Lotissement du bourg

Le projet, commencé en 2019 par l’achat du terrain, a été confirmé par délibération du conseil municipal. Il comprendra un équipement d’intérêt collectif en cours de définition, des places de stationnement, sept lots constructibles destinés à l’achat de particuliers et deux lots plus importants réservés à des logements pour personnes âgées et à un jardin partagé.

Des demandes de subvention ont été déposées auprès de l’État, de la Région et de Morlaix Communauté, avec l’objectif de couvrir 50 % des dépenses envisagées pour l’opération d’aménagement du lotissement. Le cabinet de géomètre-expert qui assurera la maîtrise d’œuvre et l’architecte ont été identifiés.

Bilan très positif pendant la saison estivale

Les élus ont dressé un premier bilan très positif de la saison estivale dans la commune. Le camping municipal a été complet pendant les deux mois de juillet et août et les six expositions organisées à la Maison des Peintres entre mi-juin et fin août ont attiré 15 % de visiteurs en plus qu’en 2021, avec plus de 1 000 visites par semaine en août. La nouvelle aire pour camping-cars a été constamment occupée.

Les plantations et jardinières de la commune ont fortement souffert de la sécheresse, l’arrosage n’ayant pas été possible du fait de l’arrêté préfectoral. Une étude est en cours par les services techniques pour constituer une réserve d’eau pluviale.

Salle Kasino

La salle Kasino a été louée à des particuliers quasiment tous les week-ends de l’été et, dans un cas, des nuisances sonores importantes ont nécessité l’intervention directe de la maire. Le conseil municipal entreprend une réflexion sur des mesures préventives ou punitives pour inciter les utilisateurs à respecter davantage le voisinage.

L’enquête publique sur le PLUIh est en cours

Le conseil municipal s’est félicité de la prise en compte de ses demandes par Morlaix Communauté dans le projet de modification du PLUIh (Plan d’urbanisme de la communauté de communes) soumis à enquête publique jusqu’au 29 septembre.

Ce dossier est disponible en mairie et téléchargeable sur le site de Morlaix Communauté. Il précise également les modalités d’expression des observations du public.

La commune va par ailleurs procéder à la mise à jour des logiciels utilisés pour les fonctions administratives de la mairie. Cette évolution permet de prendre en compte les évolutions réglementaires et technologiques, et devrait également être mise en place dans d’autres communes.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jean-du-doigt-29630/les-elus-de-saint-jean-du-doigt-ont-valide-le-lancement-de-l-amenagement-du-lotissement-du-bourg-601fcce2-300c-11ed-9d38-c08fabec5482

 

Ouest-France

Climat. La conférence de Valérie Masson-Delmotte à Perros-Guirec désormais visible en ligne

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La paléo-climatologue et coprésidente du groupe 1 du GIEC avait donné une conférence sur le changement climatique à Perros-Guirec (Côtes-d’Armor), le 22 août 2022. La captation est désormais disponible sur le site d’Armor Science.

Valérie Masson-Delmotte, lors de ses vacances sur la côte de Granit rose.

Valérie Masson-Delmotte, lors de ses vacances sur la côte de Granit rose. | VINCENT MICHEL / ARCHIVES OUEST-FRANCE

Elle avait profité de ses vacances dans sa maison familiale de Trégastel (Côtes-d’Armor) pour tenir une conférence dans le palais des congrès de Perros-Guirec, lundi 22 août 2022.

Valérie Masson-Delmotte, éminente paléo-climatologue et coprésidente du groupe 1 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), avait donné une conférence d’un peu moins de deux heures permettant de revenir sur l’état des connaissances sur le changement climatique, et sur les risques à moyen et long terme de ce processus mondial.

Lire aussi : ENTRETIEN. Climat : « Si on n’agit pas, on ne va faire que subir », alerte Valérie Masson-Delmotte

Un événement qui avait suscité l’engouement, puisque l’accès au palais des congrès, déjà bondé, avait été refusé à de nombreuses personnes.

Mais Armor Science, l’association à l’origine de la conférence, a prévu une séance de rattrapage. La captation de la prestation de Valérie Masson-Delmotte est désormais disponible sur leur site internet, armorscience.org. Son propos technique mais limpide est ainsi accessible au plus grand nombre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/perros-guirec-22700/climat-la-conference-de-valerie-masson-delmotte-a-perros-guirec-desormais-visible-en-ligne-494b0f70-3036-11ed-9e46-e8e99a9e99a0

 

Ouest-France

Locquirec. Handicapés, ils font du surf au Moulin de la rive

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| CÉLESTE DIAZ

« Peu importe son handicap, il est possible de surfer ! » Début septembre, l’école de surf du Moulin de la rive a accueilli des personnes atteintes de handicap (autisme, trisomie et autres) pour une séance d’initiation au surf.

Cette initiation s’inscrit dans le cadre d’un partenariat datant de 2015 entre les instituts médico-éducatifs (IME) de Plabennec et de L’Élorn au Relecq-Kerhuon et l’institut d’éducation motrice de Kerdelune à Landerneau, avec le cabinet Wavestone de Nantes. « Cette journée riche en émotions, sensations, rencontres et découvertes, a de nouveau remporté un franc succès, témoigne Anne- Lise de l’IME de Landerneau. Yoann Chardonnet et son équipe nous ont accompagnés avec professionnalisme. »

À noter que les cours de surf au trimestre ont redémarré. Surfing Locquirec propose différents forfaits avec des séances à partir de 19 € qui comprennent l’encadrement, le prêt du matériel, l’assurance et l’accès aux douches chaudes.

Informations : tél. 06 27 07 48 87 / surfing.locquirec@gmail.com

https://www.ouest-france.fr/bretagne/locquirec-29241/handicapes-ils-font-du-surf-au-moulin-de-la-rive-94781269-0c8a-443b-b188-a4a55a1998d3

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
8 septembre 2022

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2022/09/bye-zab.html

 

Ouest-France

« Il n’aurait pas dû partir si tôt » : veuve d’un électricien de l’Île-Longue, elle veut réparation

Publié le Julia TOUSSAINT

Jeudi 8 septembre 2022, le tribunal judiciaire de Brest a examiné le dossier de Jean-François Gueguen, ancien électricien de la Direction des constructions navales décédé en 2021. Sa femme réclame la reconnaissance d’une faute de la part de l’État, dans la non-protection face aux rayons ionisants des têtes nucléaires.

Les membres de l’association des Irradiés des armes nucléaires accompagnent la femme et la fille de Jean-François Gueguen dans leur action en justice.

Les membres de l’association des Irradiés des armes nucléaires accompagnent la femme et la fille de Jean-François Gueguen dans leur action en justice. | OUEST-FRANCE

Les audiences se multiplient au pôle social du tribunal judiciaire de Brest, pour faire reconnaître la responsabilité de l’État dans les pathologies développées par les « irradiés de l’Île-Longue ». Jean-François Gueguen était l’un d’eux. Électricien au service de pyrotechnie de la base des sous-marins nucléaire lanceur d’engins (SNLE), il a perdu la vie en 2021, à l’âge de 70 ans, des suites d’une asbestose (maladie pulmonaire).

« Il savait qu’il mourrait à cause de l’amiante, il me le disait. Mais il n’aurait pas dû partir si tôt », s’émeut Josiane Gueguen, sa femme, qui « se bat désormais pour lui ». À la mort de son mari, elle a entamé une action en justice, avec l’aide de l’association Henri-Pézerat. Les bénévoles de l’antenne brestoise militent activement pour l’indemnisation des anciens employés de la Direction des constructions navales (DCN) et de leurs proches.

« Première forme de leucémie »

Jeudi 8 septembre 2022, les juges du tribunal judiciaire ont examiné le dossier de Jean-François Gueguen. Son asbestose avait été reconnue comme maladie professionnelle en avril 2019. Mais l’État n’a pas reconnu sa responsabilité dans l’exposition de l’électricien aux rayons ionisants, et la myélodysplasie que cela a provoqué. Cette maladie est « une première forme de leucémie », précise maître Hermine Baron, qui défend Josiane Gueguen.

À la barre, l’avocate a insisté sur « les moyens de protection totalement insuffisants » pour protéger les employés travaillant à proximité des têtes nucléaires. « C’est une injustice collective, de la littérature médicale existait à ce sujet et ils ont été exposés malgré tout ».

Elle plaide la « faute inexcusable » de l’État et réclame une indemnisation au titre du préjudice moral et physique. La décision sera rendue le 17 novembre 2022.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/il-n-aurait-pas-du-partir-si-tot-veuve-d-un-electricien-de-l-ile-longue-elle-veut-reparation-a7bb901e-2f7f-11ed-bd84-c332a9af669a

 

Ouest-France

REPORTAGE. En Finistère, ils dorment dans une classe menacée de fermeture, pour essayer de la sauver

Publié le Gaëlle COLIN avec notre correspondante locale

Depuis l’annonce de la potentielle fermeture de la classe de grande section-CP, la résistance s’organise à l’école publique de Guimaëc (Finistère). Plus d’une vingtaine de parents d’élèves et leurs enfants ont installé matelas et sacs de couchage dans la salle pour y dormir. La décision de l’académie sera rendue le 14 septembre 2022.

Plus d’une vingtaine de parents et leurs enfants s’apprêtent à passer la nuit dans la salle de la classe de Guimaëc, qui pourrait être fermée par l’académie de Rennes.

Plus d’une vingtaine de parents et leurs enfants s’apprêtent à passer la nuit dans la salle de la classe de Guimaëc, qui pourrait être fermée par l’académie de Rennes. | OUEST-FRANCE

Une odeur épicée de soupe aux légumes envahit le préau de l’école de Guimaëc (Finistère), ce jeudi 8 septembre 2022. La cour est emplie de cris joyeux des bambins, leurs parents les couvant du regard. Pourtant, la sonnerie a annoncé la fin de journée depuis longtemps.

Qu’importe, les parents d’élèves et leurs enfants passent la nuit dans la salle de classe de grande section-CP, qui est menacée de fermeture.

« C’est vraiment symbolique »

Des tapis de sol et sacs de couchage ont poussé les tables et les chaises. « Tout le monde enlève ses chaussures pour aller sur les matelas », lance un papa. « Je suis trop contente de dormir ici. Demain matin, on n’aura pas besoin de se lever trop tôt », sourit une des écolières de 8 ans. « C’est vraiment symbolique de camper là. On vit à 50 m », précise un autre père, en ordonnant le dortoir improvisé. Juste avant, parents et enfants ont préparé ensemble le dîner pour tout le monde.

Devant l’action a priori ludique, le message à passer est très clair : « L’annonce de la potentielle fermeture s’est faite après la rentrée. C’est très brutal, l’école pourrait passer de quatre à trois classes, réparties sur trois niveaux. Avec jusqu’à 26 élèves par classe. Ce n’est bon ni pour les enfants ni pour l’enseignante, qui est en poste ici depuis une dizaine d’années. On déplore l’aspect comptable qui prend le dessus sur l’humain », dénonce le groupe des parents campeurs.

La décision de l’académie de Rennes sera rendue le 14 septembre. D’ici là, les actions se multiplient pour montrer « la solidarité de toute la commune, des commerçants et agriculteurs pour notre école ». Ce vendredi 9 septembre 2022, à 16 h 30, deux concerts seront donnés à la fin des cours.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guimaec-29620/reportage-en-finistere-ils-dorment-dans-une-classe-menacee-de-fermeture-pour-essayer-de-la-sauver-9a354462-2f8e-11ed-9e2e-941646c9f304

 

Ouest-France

Une femme était morte à l’hôpital de Brest après une intubation, quatre soignants devant le tribunal

Publié le Frédérique GUIZIOU

Au tribunal de Brest, ce jeudi 8 septembre 2022 : un accident lors d’une opération bénigne à l’hôpital. Quatre prévenus, un infirmier et une médecin anesthésistes, un interne et le CHRU comparaissaient pour homicide involontaire sur une femme de 70 ans.

« Privée d’années de vie avec sa famille, ses amis », une femme en bonne santé de 70 ans est décédée à cause d’une intubation ratée pendant son anesthésie pour une opération bégnine au CHRU de Brest. 

« Privée d’années de vie avec sa famille, ses amis », une femme en bonne santé de 70 ans est décédée à cause d’une intubation ratée pendant son anesthésie pour une opération bégnine au CHRU de Brest.  | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Cette « charmante patiente » de 70 ans, active et sportive, est arrivée à 7 h 30, le 20 juin 2016, au CHRU (Centre hospitalier régional universitaire) de Brest (Finistère). Elle doit subir une intervention mineure pour laquelle elle avait préféré une anesthésie générale. À 9 h, elle fait un arrêt cardiaque. À 12 h 30, tombée dans un coma irrémédiable, elle est déclarée morte. Devant le tribunal de Brest, ce jeudi 8 septembre 2022, comparaissent quatre prévenus dont le travail est, pourtant, de sauver des vies.

« Comment aujourd’hui en France une femme en bonne santé peut-elle mourir au cours d’une opération bénigne ? questionne maître Marthe Le Guirriec, l’avocate de l’époux et des deux fils de la victime. C’est l’aboutissement d’une chaîne de manquements, de mauvaises décisions et de fautes techniques. »

« À côté de la plaque »

En première ligne, l’infirmier anesthésiste : il rate l’intubation, il place la sonde dans l’œsophage au lieu de la trachée, il envoie de l’oxygène dans l’estomac plutôt que dans les poumons. Selon l’expert, « l’infirmier anesthésiste n’admet pas son échec. Il décide de résoudre le problème d’intubation lui-même. Sans prévenir la médecin anesthésiste senior ».

« À aucun moment vous n’imaginez que l’arrêt cardiaque arrive à cause de l’intubation ratée ? » interroge le président Xavier Jublin. « Non, répond l’infirmier, on était partis sur un bronchospasme, il y a une espèce de sidération dans ces moments-là. C’est l’effet tunnel. Des actions réflexes. » « Que s’est-il passé ce jour-là ? insiste le président. C’est impressionnant ! Tout ce que vous avez fait est à côté de la plaque ! » « Je n’ai pas les faits en mémoire vive, répond après un long silence l’infirmier. Désolé. »

Au tour de l’interne, un médecin généraliste militaire en formation. Au moindre doute, il lui appartient de prévenir la médecin senior. Il a « tous les signes d’une fausse route » mais il ne voit rien, il ne dit rien. Son explication : « J’ai été influencé par l’expérience que l’infirmier disait avoir. »

« Le moment critique c’est l’intubation »

En charge de quatre salles d’anesthésie en même temps, la médecin senior est enfin appelée quand les signaux deviennent « très péjoratifs » : « Que faisiez-vous pendant ce temps ? », interroge le président. « Des prescriptions. » « Pourquoi ne pas jeter un œil ? », insiste-t-il « Rien ne m’indiquait qu’il y avait des problèmes. Mais c’est vrai, en temps normal, je passe toutes les demi-heures ».

L’avocate de la famille attaque : « La médecin senior le dit elle-même : « Le moment critique dans l’anesthésie, c’est l’intubation. » Et pourtant, elle suit un diagnostic erroné, ne s’interroge pas sur le problème d’oxygène. Une intervention appropriée de sa part aurait permis de la sauver. »

Et le CHRU ? L’accident tragique a abouti sur « douze mesures correctives » et « un manque de clarté sur les protocoles corrigés depuis. » À l’origine du décès aussi selon l’expertise : « Une absence de respect mutuel, un climat de stress et de tensions. »

« Elle me manque beaucoup »

Le témoignage de l’époux de la défunte est bouleversant : « Elle y est allée en toute confiance. Ma vie a changé, 50 ans de mariage, on partageait tout. Elle me manque beaucoup. »

La procureur requiert la relaxe pour la médecin senior et le CHRU, une amende de 1 000 € avec sursis pour l’interne, et 10 mois de prison avec sursis pour l’infirmier anesthésiste. Le jugement est mis en délibéré. La décision sera rendue le 10 novembre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/bretagne-une-femme-meurt-a-l-hopital-apres-une-intubation-ratee-quatre-prevenus-devant-le-tribunal-8a394de4-2f96-11ed-bd84-c332a9af669a

 

Ouest-France

Morlaix. Deux enseignes de vêtements de la rue d’Aiguillon ont baissé définitivement le rideau

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Dresskod’Family by Paul & Chloé a été liquidé judiciairement par le tribunal de Brest le 30 août 2022. Un peu plus loin dans la rue d’Aiguillon, à Morlaix (Finistère), un autre magasin de prêt-à-porter a fermé : Koco Concept Store.

Paul & Chloé, qui s’était installée sous le nom de Deskodd au 2, rue d’Aiguillon à Morlaix, a été placé en liquidation judiciaire par le tribunal de Brest.

Paul & Chloé, qui s’était installée sous le nom de Deskodd au 2, rue d’Aiguillon à Morlaix, a été placé en liquidation judiciaire par le tribunal de Brest. | OUEST-FRANCE

« Les deux années de Covid qui ont touché le monde ont eu raison de ma boutique », écrit l’ancienne gérante de Dresskod’Family by Paul & Chloé, sur la page Facebook du commerce. Son magasin de vêtement avait changé de local, passant de la place des Otages à la rue d’Aiguillon, à Morlaix (Finistère), en 2021.

Finalement, le tribunal de commerce de Brest a prononcé sa liquidation judiciaire, le 30 août 2022. « Je tiens à vous remercier toutes et tous pour ces presque deux ans et demi à vos côtés. J’ai rencontré de très belles personnes, de très belles princesses et de très beaux petits princes sans oublier tous les ados », poursuit la commerçante.

Une deuxième boutique ferme dans la même rue

Un peu plus loin, toujours dans la rue d’Aiguillon, c’est une autre enseigne de vêtements laisse un local vide. Koco Concept Store du centre-ville n’est plus depuis août.

Le magasin de prêt-à-porter Koco du centre-ville de Morlaix a fermé depuis août ses portes. | OUEST-FRANCE

Un mot laissé sur la vitrine indique cependant que les trois autres boutiques de la même chaîne existent encore : Victorie à Morlaix, et Urban Store et Koco, dans la zone du Launay, à Saint-Martin-des-Champs.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-deux-enseignes-de-vetements-de-la-rue-d-aiguillon-ont-baisse-definitivement-le-rideau-399acdaa-2f77-11ed-9e2e-941646c9f304

 

Le Diben jeudi 08 septembre 2022

Plougasnou. Vente aux enchères publiques.

  Photo pyb29

1h30 aura suffit pour liquider l'entreprise de mareyage Lobster Hub Marketing SARL sur le port de Primel-Diben.

https://www.thierry-lannon.com/ventes/materiels-de-mareyeur-1

 

Ouest-France

Rennes. La BD sur les algues vertes mise en musique à l’Antipode, vendredi 9 septembre

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Pour ses portes ouvertes, vendredi 9 septembre, l’Antipode, à Rennes, propose un BD concert sur l’album Algues vertes, l’histoire interdite, d’Inès Léraud.

Un ciné-concert mettre en musique la BD d’Inès Léraud sur les algues vertes.

Un ciné-concert mettre en musique la BD d’Inès Léraud sur les algues vertes. | DR

Les équipes de l’association Antipode MJC Rennes et de la Bibliothèque Antipode ouvrent (très grandes) les portes vendredi 9 septembre 2022, en fin d’après-midi, à Rennes, pour s’inscrire, découvrir, discuter ou se rencontrer autour d’une proposition d’animations et d’activités.

La programmation de concerts et d’expo sera dévoilée à 18 h 30. C’est aussi l’occasion de devenir bénévole. À la tombée de la nuit, dans le cadre du cycle « arts et environnement » une projection en musique du bd-concert militant « Algues Vertes » sera mise en scène par Mnemotechnic & Poing.

À partir de 17 h, portes ouvertes. BD concert de 21 h 30 à 23 h. Gratuit

https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/rennes-la-bd-sur-les-algues-vertes-mise-en-musique-a-l-antipode-ea95d106-2f89-11ed-bd84-c332a9af669a

 

Ouest-France

Île-de-Batz. Fermée depuis plus d’un an, la boulangerie va être enfin réhabilitée

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Le commerce avait tiré le rideau, en mars 2021. Depuis, le pain arrive tous les matins par bateau du continent. Des travaux de réhabilitation vont être entrepris sur la boulangerie de l’île de Batz, pour une réouverture espérée en mai 2023. Des logements vont également naître de ce projet immobilier.

Les travaux de réhabilitation de la boulangerie de l’île de Batz devraient commencer d’ici le 15 septembre 2022, pour une réouverture envisagée en mai 2023. Soit un an après la fermeture du commerce.

Les travaux de réhabilitation de la boulangerie de l’île de Batz devraient commencer d’ici le 15 septembre 2022, pour une réouverture envisagée en mai 2023. Soit un an après la fermeture du commerce. | OUEST-FRANCE

Depuis plus d’un an, trois dépôts de pain assurent la relève, sur l’île de Batz : Le Petit Vénoc, 8 à huit et l’épicerie Chez Thérèse. Les produits arrivent par bateau, chaque jour, la seule et unique boulangerie ayant fermé ses portes en mars 2021, sans trouver de repreneurs.

Mais ce chapitre sera bientôt tourné : l’établissement a été racheté par une Société civile immobilière (SCI) de Plabennec. « Elle s’appelle aussi Le Petit Vénoc, mais n’a rien à voir avec le bar-tabac de l’île », précise le maire, Éric Grall. Elle a également acquis la maison attenante au commerce, les deux bâtiments étant « imbriqués, c’est plus facile ainsi ».

Cinq logements seraient créés

La réhabilitation consiste à tout reprendre à l’intérieur, la façade et le toit seront conservés. « Au rez-de-chaussée, on devrait retrouver la boulangerie et l’atelier du boulanger, poursuit l’élu. Peut-être qu’il y aura un autre commerce additionnel à côté, mais cela n’est pas confirmé. »

Deux logements seront aménagés au-dessus. À l’arrière, se trouveraient trois autres habitations, dont un locatif réservé au boulanger et sa famille. « L’idée, c’est que les travaux commencent à partir du 15 septembre 2022. La réouverture, sera, a minima pour mai 2023, avant la saison. »

Un professionnel serait d’ores et déjà intéressé par la reprise de l’activité. De quoi répondre aux attentes des îliens, qui s’étaient particulièrement émus de voir le commerce fermé. Mais aussi sur la question cruciale des logements…

https://www.ouest-france.fr/bretagne/ile-de-batz-29253/ile-de-batz-fermee-depuis-plus-d-un-an-la-boulangerie-va-etre-enfin-rehabilitee-1fb3ff56-2f72-11ed-9e2e-941646c9f304

 

Ouest-France

Roscoff. Implosion au sein du centre nautique, avec la démission de quatre membres

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La belle image qui se dessinait au centre nautique de Roscoff (Finistère), sous l’impulsion d’une nouvelle gouvernance, est écornée. Quatre membres, principaux acteurs, donnent leur démission. Ils dressent un constat amer d’une situation ancrée.

Le président, le vice-président, le trésorier, le secrétaire de l’association ont démissionné en bloc du centre nautique de Roscoff, mercredi 7 septembre 2022.

Le président, le vice-président, le trésorier, le secrétaire de l’association ont démissionné en bloc du centre nautique de Roscoff, mercredi 7 septembre 2022. | ARCHIVES VINCENT MOUCHEL/OUEST-FRANCE

Coup de tonnerre au centre nautique de Roscoff (Finistère). Le président, le vice-président, le trésorier, le secrétaire de l’association ont démissionné en bloc, mercredi 7 septembre 2022.

Aux administrateurs, ils disent : « Inutile de prendre la peine démissionner car c’est nous qui quittons le club dès ce jour. Il vous appartient désormais de faire vivre l’association. Pour notre part, nous avons dénoncé : la caisse noire existante au CNR, qui a entraîné la démission de quatre administrateurs en mai 2022, les demandes de subvention non fondées, les petits arrangements entre amis.

Le plan 2022-2027 validé

En décembre 2021, le bureau avait présenté son plan de développement 2022-2027, voté par le conseil d’administration et présenté à la mairie comme seule et dernière solution pour arriver dans les nouveaux locaux municipaux en 2024 avec un vrai projet​. Il s’agissait d’accroître le chiffre d’affaires par le développement des activités contribuant aux équilibres financiers.

L’acquisition de matériel avait été actée également. Achat d’un bateau motorisé de 4,5 mètres, pour le transport des enfants ou encore celui d’un First 24 Bénéteau, voilier de croisière côtière et de régates très performant. Dernièrement, l’acquisition du dériveur de type 420, optimisé pour la compétition, est mise à disposition de deux licenciés du club intégrant le pôle Voile Espoir de Brest.

Nous avons jeté les bases d’un vrai développement qui a généré l’adhésion des instances du nautisme régional, ​notent les démissionnaires. Vous êtes hostiles à toute forme de management et vous n’êtes pas favorables à la rigueur dans la gestion. C’est pourtant la seule voie qui existe pour faire gagner le modèle associatif. Le développement du chiffre d’affaires et la consolidation du résultat à terme sont indispensables pour un club employeur. »

« Personne ne sera surpris de notre départ »

Toujours selon les membres partants, la mairie et Nautique en Bretagne ont été prévenus de nos interrogations sur les résistances au changement, en interne et en externe. ​Ils concluent : Personne ne sera surpris de notre départ. S’agissant des trois personnes salariées sous contrat à durée indéterminée, il vous appartient désormais de leur présenter votre projet et d’échanger avec eux ».

Selon nos sources, le centre nautique de Roscoff était sur le point de trouver un accord avec les membres du centre nautique de Saint-Pol-de-Léon. Pour mémoire, la Ville de Saint-Pol-de-Léon a confié, après appel d’offres, la gestion du centre nautique à un nouveau prestataire, à compter de ce mois de septembre. L’association CNSP devait valider la cession de son matériel au CNR. Dans l’état actuel des démissions roscovites, le CNSP devra attendre ou trouver une autre solution.

Les nouveaux bâtiments pas remis en cause

La construction de bâtiments nouveaux pour abriter les activités nautiques de la commune n’est pas remise en cause par la situation de crise nouvelle. « Nous apportons notre soutien à cette finalisation, comme nous l’avons apporté dans le dossier. Une association comme le CNR n’est pas faite pour servir les intérêts de ses membres, elle est faite pour faire rayonner le Nautisme à Roscoff », concluent les démissionnaires.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/roscoff-29680/roscoff-implosion-au-sein-du-centre-nautique-avec-la-demission-de-quatre-membres-bcf8449e-2f49-11ed-aa67-63c8af4e7980

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
8 septembre 2022

http://goutal.over-blog.com/2022/09/resistance.html

 

Ouest-France

Morlaix. François Scouarnec expose au bar des Deux rivières

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Le peintre François Scouarnec expose au bar des Deux rivières.

Le peintre François Scouarnec expose au bar des Deux rivières. | OUEST-FRANCE

François Scouarnec réside à Plourin-lès-Morlaix depuis 1974. Très jeune, il se découvre une véritable passion pour la peinture.  Je n’ai développé cette passion qu’à l’heure de la retraite, en 2005.  Peintre autodidacte, il travaille sur toile à la peinture à l’huile, au couteau, et pratique aussi le pastel.  Je m’inspire de la beauté de nos paysages, la campagne, les rivières et les monts d’Arrée. 

François Scouarnec se tourne aussi vers le rivage,  la mer si changeante qui m’oblige à avoir une grande palette de couleurs.  Le peintre fait sa première exposition en 2011 et continue à exposer régulièrement. Actuellement, il a accroché ses œuvres au bar Les Deux Rivières, place de la Madeleine. L’exposition est déjà visible et restera en place pour un temps interdéterminé.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/francois-scouarnec-expose-au-bar-des-deux-rivieres-986bc809-139e-4c18-8401-6f291119183a

 

Ouest-France

Brest – Orly supprimée. Les parlementaires de la majorité dénoncent « une décision inacceptable »

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Les dix parlementaires de la majorité dans le Finistère (Nadège Haver, Michel Canevet, Pierre Karleskind, Annaïg Le Meur, Jean-Charles Larsonneur, Didier Le Gac, Sandrine Le Feur, Graziella Melchior, Liliana Tanguy et Erwan Balanant) réagissent à la suppression de la ligne Brest – Orly. Ils dénoncent « une décision inacceptable ».

Des passagers montent dans un avion Boeing de la compagnie Transavia.

Des passagers montent dans un avion Boeing de la compagnie Transavia. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

C’est un communiqué à dix signatures. Ce mercredi 7 septembre 2022, les parlementaires de la majorité dans le Finistère ont publié un texte pointant du doigt « une décision inacceptable ». Ils écrivent : « Dès le 30 octobre prochain seuls les vols vers Paris-Charles de Gaulle seraient maintenus. Les parlementaires rappellent que cet aéroport n’est pas adapté aux allers-retours rapides à la journée, et notamment professionnels, vers le centre de Paris, comme seul Orly le permet ».

« Il s’agit d’une décision inacceptable en l’état »

Les dix élus dénoncent la méthode. « Outre la forme irrespectueuse d’un simple mail, il s’agit d’une décision inacceptable en l’état : les parlementaires sont donc mobilisés aux côtés de l’ensemble des collectivités et acteurs économiques bretons qui œuvrent au maintien d’une accessibilité efficace de la Bretagne occidentale. D’autant plus que l’objectif de ligne à grande vitesse vers l’ouest breton n’est toujours pas réalisé et reste supérieur à 3 h 30 dans le meilleur des cas. »

« Laisser le temps à tous les acteurs locaux de trouver une solution »

Mardi soir, les parlementaires de la majorité en Finistère ont rencontré le ministre des Transports, Clément Beaune. Ils lui ont demandé d’intervenir auprès d’Air France KLM « pour revoir les délais de cette décision, et laisser le temps à tous les acteurs locaux de trouver une solution alternative » . Ils annoncent vouloir aussi interpeller la Première Ministre, Élisabeth Borne.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-orly-supprimee-les-parlementaires-de-la-majorite-denoncent-une-decision-inacceptable-3d3d39a4-2eda-11ed-adcf-708cd760dd51

 

Ouest-France

Le Faou dit « non » au projet d’enfouissement de déchets inertes à Rosnoën

Publié le Carole TYMEN

Invitée à donner son avis par les services préfectoraux, la commune du Faou (Finistère) s’est prononcée contre le projet de création d’un site d’enfouissement de déchets inertes dans la commune voisine de Rosnoën, mardi 6 septembre 2022, lors du conseil municipal.

La commune du Faou (Finistère) est située au fond de la rade de Brest.

La commune du Faou (Finistère) est située au fond de la rade de Brest. | ARCHIVES OUEST-FRANCE, THIERRY CREUX

« On a besoin de telles installations de stockage car, avant, ces matières inertes finissaient dans les zones humides. Mais il est impératif de les maîtriser et tout ce qui va avec. » Le maire de la commune du Faou (Finistère), Marc Pasqualini, a redit, mardi 6 septembre 2022, lors d’une séance du conseil municipal, son opposition au projet de création d’une zone de stockage de déchets inertes dans la commune voisine de Rosnoën.

253 000 tonnes de déchets en six ans

Le projet, présenté à Rosnoën en mars 2022, est porté par la société Ouest Inerte et consiste à aménager une zone de 33 000 m² au lieu-dit Maner ar C’Hoat, près de la zone de Quiella et de son échangeur, en bordure de la RN165.

Là pourraient être stockés, sur une période de six ans, quelque 158 000 m3 équivalant à 253 000 tonnes de déchets qui ne se décomposent pas, ne sont pas biodégradables ou ne brûlent pas. Des déchets issus des entreprises de travaux publics, de terrassement ou de collectivités territoriales, essentiellement du Finistère.

Effets indésirables mais compensés

Dans le détail, il s’agit de tuiles, béton, briques, verre (non alimentaire), terre et pierres. « Les déchets pourront contenir, en faible quantité, d’autres types de matériaux, tels que des métaux, des matières plastiques, du plâtre ou du bois », dit le dossier mais « tout autre déchet, notamment ceux contenant de l’amiante, du goudron ou les terres susceptibles d’être polluées ne seront pas admis. » Au bout de six ans d’exploitation, selon le projet, la plateforme pourrait s’étendre sur une surface de 2 ha.

L’étude des incidences du projet sur l’environnement a mis en avant « deux effets indésirables majeurs » potentiels : l’entraînement de matières en suspension dans les eaux de ruissellement, qui pourrait nuire à la qualité de l’eau du milieu superficiel, et la modification de la topographie, qui pourrait conduire à une augmentation significative des débits d’eaux de ruissellement en période de pluie intense.

Sept camions bennes, chaque jour

Des mesures compensatoires sont prévues par le porteur du projet, qui a fait l’objet d’une enquête publique entre le 26 juillet et le 22 août 2022. Le maire du Faou, en tant que représentant de sa commune, a apporté sa contribution. « Avis défavorable. »

L’élu a expliqué son choix lors de la séance du conseil. Le principal argument avancé est celui de la voirie, qui ne serait « pas en capacité de supporter le trafic routier généré ». Selon le projet, sept camions bennes viendraient, chaque jour, du lundi au vendredi, déposer les déchets sur le site.

Sous la route, les tuyaux

Car sous les routes, il y a les réseaux d’eaux pluviales et d’assainissement déjà mal en point. En mars 2021, la commune en a fait les frais avec la rupture d’une canalisation d’eaux usées, non loin de là. Les passages répétés des camions dans cette zone industrielle auraient fragilisé le tuyau qui aurait fini par lâcher à la faveur d’une grosse pluie.

Conséquence, entre 700 et 800 m³ de matières organiques dont des myriades d’E. Coli se sont retrouvées dans le fond de la rade de Brest. Les activités aquacoles et nautiques ont été interdites pendant plusieurs jours. « Qui va faire les travaux nécessaires ? Qui sera responsable en cas d’accident ? », questionne le maire du Faou.

Invité à se prononcer, le conseil a voté contre le projet de Rosnoën, à l’unanimité. Le conseiller Xavier Borel n’a pas pris part au vote estimant que l’avis uniquement consultatif ne serait pas entendu.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/le-faou-29590/le-faou-dit-non-au-projet-d-enfouissement-de-dechets-inertes-a-rosnoen-69c6bdcc-2e82-11ed-a9d3-c56f0c2d178b

 

Ouest-France

Baie de Saint-Brieuc. Combien de tonnes d’algues vertes ont été collectées depuis le printemps ?

Publié le Soizic QUÉRO

Les années se suivent et ne se ressemblent pas dans la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Depuis fin mai 2022, 5 800 tonnes d’algues vertes ont été ramassées sur les plages. Un volume divisé par deux par rapport à 2021. Premier bilan avant la fin de l’été.

« Au début de la saison, il y a eu plus de ramassages, avant un ralentissement fin juin »​, fait remarquer Mark Briand, directeur technique de Kerval Centre Armor.

« Au début de la saison, il y a eu plus de ramassages, avant un ralentissement fin juin »​, fait remarquer Mark Briand, directeur technique de Kerval Centre Armor. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« Il n’y a quasiment plus de ramassages d’algues vertes sur les plages de la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) », lâche, en ces premiers jours de septembre 2022, Mark Briand, directeur technique de Kerval Centre Armor, syndicat de valorisation des déchets, qui gère la plateforme de compostage de Lantic, où sont récupérées et traitées les ulves s’échouant sur l’estran de la baie. Les derniers ramassages se sont déroulés sur les plages de Binic. L’épicentre des échouages est localisé à Hillion. La saison se termine​, note Mark Briand. Une fin de saison qui s’annonce beaucoup moins tardive qu’en 2021. L’an dernier, les ramassages ont eu lieu jusqu’en novembre.

« Une année moyenne »

À ce jour, 5 800 tonnes d’algues vertes ont été collectées, contre 12 000 tonnes en 2021 et près de 2 000 tonnes en 2020 (l’année la plus faible en tonnage depuis l’ouverture de l’usine de tri compostage en 2010). C’est une année moyenne​, commente Christian Le Maître, vice-président de Kerval et maire de Lantic. « D’une année sur l’autre, il y a des variations importantes », ponctue Mark Briand. Un régime en dents de scie dû aux conditions météorologiques.

Une prolifération d’algues limitée

Au début de la saison, il y a eu plus de ramassages, avant un ralentissement fin juin, fait remarquer Mark Briand. Avec un été sec, sans pluie, et donc des débits beaucoup moins importants dans les cours d’eau qui charrient moins de nutriments (les nitrates), la prolifération des algues a été limitée. Le syndicat Keval intervient essentiellement pour les agglomérations de Saint-Brieuc et Lamballe Terre et Mer. Nous avons aussi traité des algues venant de la baie de La Fresnaye pour le compte de l’agglomération de Dinan. Cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé, indique le directeur technique.

« On apporte des améliorations en continu »

Sur le site de Lantic, on fait tout pour qu’il y ait le moins de nuisances olfactives possible. On apporte des améliorations en continu. Une réunion a eu lieu avec les riverains de l’usine avant l’été. On traite les jus d’algues stockés dans un bassin à l’ozone pour oxyder le soufre et éviter qu’il ne se transforme en hydrogène sulfuré (H2S), ce gaz potentiellement mortel.

Un film qui met mal à l’aise

Des aménagements sont projetés : Prolonger la toiture pour éviter la chute des eaux de pluie sur la plateforme.Aucune date n’est arrêtée à ce stade. Une étude sera présentée aux élus fin septembre, annonce Jean-Benoît Orveillon, directeur chargé de l’économie circulaire à Kerval Centre Armor. En outre, une réflexion est engagée pour travailler sur l’étanchéité de la zone de stockage », précise Mark Briand, évoquant des microfuites​. Un bilan dressé alors que le tournage du film Algues vertes, l’histoire interdite, tiré de la bande dessinée du même nom, met mal à l’aise la gouvernance du syndicat. Les élus devront voter le 21 septembre pour autoriser ou refuser les caméras sur le site.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/baie-de-saint-brieuc-combien-de-tonnes-d-algues-ont-ete-collectees-depuis-le-debut-du-printemps-fb20c00e-2e89-11ed-adcf-708cd760dd51

 

Ouest-France

Découvrez l’affiche de l’édition 2022 du festival du livre en Bretagne à Carhaix

Publié le Victoria GEFFARD

Le festival du livre en Bretagne, qui se déroule à Carhaix (Finistère) les 29 et 30 octobre 2022, dévoile, ce mercredi 7 septembre 2022, leur nouvelle affiche. Elle est l’œuvre de la maquettiste Olwenn Manac’h, installée à Spézet (Finistère).

Le dernier festival du livre en Bretagne avait mis à l’honneur la poétesse Anjela Duval.

Le dernier festival du livre en Bretagne avait mis à l’honneur la poétesse Anjela Duval. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le festival du livre en Bretagne, qui se tient à Carhaix (Finistère) les 29 et 30 octobre 2022, vient de dévoiler, ce mercredi 7 septembre 2022, la nouvelle affiche de l’édition 2022. Elle est l’œuvre de la maquettiste Olwenn Manac’h, installée à Spézet (Finistère). Cette année, l’événement met la Catalogne à l’honneur.

La nouvelle affiche 2022 du festival du livre en Bretagne à Carhaix met à l’honneur la Catalogne. | FESTIVAL DU LIVRE EN BRETAGNE OLWENN MANAC’H

« J’ai repris les emblèmes de la Catalogne. J’ai fait référence à l’artiste et architecte Gaudi par la mosaïque. Le dragon, la rose et le livre sont aussi liés à Saint-Georges (Sant-Jordi, en catalan) qui est le saint patron de ce pays », explique Olwenn Manac’h, maquettiste basée à Spézet (Finistère) qui est à l’origine de l’affiche.

Le drapeau à la signification politique

Un clin d’œil politique se cache aussi sur l’affiche. « Le drapeau que j’ai représenté est souvent celui utilisé par les associations et les militants pour réclamer l’indépendance de la Catalogne », ajoute-t-elle.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/decouvrez-l-affiche-de-l-edition-2022-du-festival-du-livre-en-bretagne-a-carhaix-834de6f8-2e96-11ed-adcf-708cd760dd51

 

Ouest-France

Affaire des Mutuelles de Bretagne : la Cour de cassation rend sa décision ce mercredi

Publié le Victoria GEFFARD

La Cour de cassation de Paris est sur le point de rendre une décision ce mercredi 7 septembre 2022 dans le cadre de l’affaire des mutuelles de Bretagne. Richard Ferrand, ancien président de l’Assemblée nationale et député du Finistère, a été mis en examen pour prise illégale d’intérêts en septembre 2019.

Richard Ferrand, ancien député et ancien président de l’Assemblée, est soupçonné d’avoir financé l’achat de biens immobiliers à Brest, pour le compte de sa compagne, lorsqu’il était encore directeur des Mutuelles de Bretagne.

Richard Ferrand, ancien député et ancien président de l’Assemblée, est soupçonné d’avoir financé l’achat de biens immobiliers à Brest, pour le compte de sa compagne, lorsqu’il était encore directeur des Mutuelles de Bretagne. | ARCHIVES THOMAS BRÉGARDIS, OUEST-FRANCE

La Cour de cassation de Paris doit rendre sa décision dans le cadre du dossier de l’affaire des Mutuelles de Bretagne, qui a été rendue publique par la presse en 2017. La plus haute juridiction française doit en fait répondre à une question de procédure : les faits reprochés à Richard Ferrand, directeur des Mutuelles de Bretagne jusqu’en 2012, sont-ils prescrits ou non ?

Quelles sont les grandes lignes de l’affaire ?

L’ancien député du Centre Finistère et président de l’Assemblée nationale a été mis en examen en 2019 pour « prise illégale d’intérêts ». Il est soupçonné d’avoir financé l’achat de locaux à Brest (Finistère), en juillet 2011, impliquant les Mutuelles de Bretagne, dont il était à la tête, pour le compte de sa compagne.

Comment l’affaire s’est-elle retrouvée devant la Cour de cassation ?

Le parquet de Brest, saisi en premier lieu, avait classé sans suite l’affaire en octobre 2017 après une plainte de l’association anticorruption Anticor déposée en juin 2017.

L’association a porté plainte à nouveau en 2018, avec constitution de partie civile. L’information judiciaire avait alors été ouverte à Paris, puis dépaysée à Lille car un magistrat lié à Anticor était à l’origine du lancement de la procédure judiciaire.

La cour d’appel de Douai (Nord) a jugé fin mars 2021 que l’action publique menée à l’encontre de Richard Ferrand était prescrite. L’association Anticor a alors formé un pourvoi en cassation dans le délai imposé des cinq jours après la décision de la cour d’appel de Douai.

C’est pourquoi la Cour de cassation de Paris, plus haute juridiction française, s’est mise à étudier le dossier. Les magistrats saisis doivent trancher pour confirmer ou infirmer la décision de Douai, sur l’élément de la prescription des faits. Autrement dit, ils doivent vérifier si la loi a bien été appliquée par la cour d’appel, mais ne reviennent pas sur le fond de l’affaire.

Si la Cour de cassation confirme la décision rendue à Douai, cela pourrait mettre fin aux poursuites engagées contre Richard Ferrand.

Et si la Cour de cassation constate que le droit n’a pas été bien respecté ?

C’est une éventualité. Si la Cour de cassation juge que le droit n’a pas été respecté, elle prononce une « cassation ». C’est-à-dire que l’affaire des Mutuelles de Bretagne pourrait, dans ce cas, être rejugée.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/affaire-des-mutuelles-de-bretagne-la-cour-de-cassation-rend-sa-decision-ce-mercredi-c98ccc48-2db9-11ed-9660-f2bdd620667f

 

Ouest-France

À Guimaëc, une classe risque de fermer dans l’école, élus et parents se mobilisent

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Avec 70 élèves inscrits à cette rentrée, une classe de l’école publique de Guimaëc est pourtant inscrite sur la liste des propositions de fermetures. Parents d’élève et élus se mobilisent pour exprimer leur désaccord.

Le maire, Pierre Le Goff, explique aux parents les arguments qu’il va développer dans son courrier à l’inspection d’académie.

Le maire, Pierre Le Goff, explique aux parents les arguments qu’il va développer dans son courrier à l’inspection d’académie. | OUEST-FRANCE

« On déstructure une école, du jour au lendemain, alors que la rentrée est faite. » Les parents d’élèves, l’équipe pédagogique et les élus sont abasourdis par la menace de fermeture de l’une des quatre classes de leur école.

Une menace, car la décision ne sera entérinée que le 14 septembre prochain par la direction de l’académie. « Nous l’avons appris cet après-midi par les syndicats », souligne le maire, Pierre Le Goff, venu rejoindre les parents d’élèves, réunis, mardi, à 16 h 30, juste après la fin des cours.

Un chamboulement pour les enseignants

Le jour de la rentrée, l’école comptait 70 élèves inscrits, « mais il n’y en avait que 65 de présents lors du passage de l’inspecteur. Les cinq autres entreront à l’école, après les vacances de la Toussaint, détaille l’élu. Cette situation génère des tensions au niveau des enseignants, des enfants qui ont fait leur rentrée dans des conditions qui vont changer, et du personnel. Nous venions de recruter une Atsem (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles). »

Au niveau des perspectives pour l’année suivante, Pierre Le Goff espère atteindre, « sans trop pousser, 75 élèves, avec les six naissances en 2021 et les cinq départs en 6e. Je ne compte pas les enfants de la MAM qui viennent déjeuner à la cantine, et qui pourraient poursuivre ensuite à l’école, ni les familles qui arriveront sur les terrains ouverts à la construction. Si ça tient cette année, on est bon pour l’année prochaine. Ce serait du sabotage que de fermer une classe ! »

Ces arguments et les noms des futurs élèves seront transmis dans un courrier qui sera remis à l’Inspection d’académie.

Du mouvement dans d’autres écoles

Dans le pays de Morlaix, d’autres écoles sont concernées par ces changements de dernières minutes, qui seront, ou pas, validés dans les prochains jours.

À Carantec par exemple, à l’école Les Cormorans, avec 12 élèves, il n’y aurait pas d’ouverture de classe. À Pleyber-Christ et Plourin-lès-Morlaix en revanche, les écoles Jules Ferry (137 élèves) et Martin Luther King (22 élèves) devraient chacune accueillir une classe supplémentaire

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guimaec-29620/a-guimaec-une-classe-risque-de-fermer-dans-l-ecole-elus-et-parents-se-mobilisent-d26958b2-2e00-11ed-b0d7-451cd651c04c

 

Ouest-France

Le commissariat de Brest renforce ses moyens

Publié le Enora HEURTEBISE

Dix-huit fonctionnaires viennent d’être affectés au commissariat de Brest, qui comprend désormais 325 personnes. Ils rejoignent notamment les brigades anticriminalité (Bac), le renseignement territorial et le service des affaires de violences conjugales.

Le préfet, Philippe Mahé, a accueilli, ce mardi 6 septembre, les 18 agents qui intègrent le commissariat de Brest.

Le préfet, Philippe Mahé, a accueilli, ce mardi 6 septembre, les 18 agents qui intègrent le commissariat de Brest. | OUEST-FRANCE

Dix-huit fonctionnaires viennent d’être affectés au commissariat de Brest. Ils rejoignent notamment les brigades anticriminalité (Bac), le renseignement territorial et le service des affaires de violences conjugales. « Ils viennent compenser les départs et répondre aux besoins, notamment en confortant la création de la Brigade anticriminalité de jour créée en janvier », a expliqué Thierry Chollet, directeur départemental de la Sécurité publique du Finistère, lors de la présentation des nouveaux arrivants, mardi 6 septembre, au commissariat.

Plus de cent caméras-piétons

En cinq ans, l’effectif du commissariat de Brest est passé de 294 à 325 fonctionnaires quand il est passé de 628 à 680 au niveau du Finistère. « Au-delà de cet accroissement nécessaire, les conditions de travail ont été améliorées, a ajouté le préfet du Finistère, Philippe Mahé. En un an, 20 véhicules neufs ont été achetés, plus de cent caméras-piétons acquises et de nouveaux téléphones attribués. »

Le préfet a aussi tenu à rappeler l’avancement des engagements pris lors de la signature de la convention de sécurité entre l’État et la Ville de Brest en novembre. Le 1er octobre, la brigade de tranquillité urbaine verra le jour. Composée à la base de dix agents, huit autres personnes viendront la renforcer au 1er janvier.

Début 2023, le dispositif de video-protection devrait aussi être opérationnel. Enfin, le nouveau chenil de la brigade cynophile de la police devrait être livré en avril.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/le-commissariat-de-brest-renforce-ses-moyens-c4a2b55c-2e00-11ed-82ab-ca288831284e

 

Ouest-France

À Guerlesquin, les Journées des plantes, c’est ce week-end

Modifié le Publié le

La septième édition des Journées des plantes est de retour à l’espace de Pors-Ar-Gozh-Ker, à Guerlesquin (Finistère), samedi 10 et dimanche 11 septembre 2022.

Les Journées des plantes de Guerlesquin (Finistère) sont un rendez-vous incontournable pour de très nombreux amateurs de plantes de collection.

Les Journées des plantes de Guerlesquin (Finistère) sont un rendez-vous incontournable pour de très nombreux amateurs de plantes de collection. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Samedi 10 et dimanche 11 septembre 2022, l’espace de Pors-Ar-Gozh-Ker, à Guerlesquin (Finistère), se transformera, une nouvelle fois, en éden végétal. La septième édition des Journées des plantes devrait faire le bonheur des jardiniers de tout crin.

Ce rendez-vous est orchestré par les pépiniéristes de Kervocu et de Sous un arbre perché, spécialistes des plantes d’ombres et mi-ombres, avec le soutien de la mairie.

Des pépiniéristes français, belges et espagnols

Trente-cinq pépiniéristes, producteurs, collectionneurs ont annoncé leur venue. Ils n’hésitent pas à faire des kilomètres, venant de toute la France, mais aussi de Belgique et même d’Espagne. « Nous aurons ainsi la pépinière Viveros Ortel, originaire de Galice, qui viendra avec une collection incroyable de camélias et magnolias, annonce Fabrice Gautier, de la pépinière Sous un arbre perché. Il y aura toujours des plantes rares ou peu courantes, pour tous les types de jardins et des expositions ».

Conférence et dédicaces

Samedi, Christian Allaert tiendra une conférence, « Balade dans les jardins coups de cœur à travers le monde ». Hervé Guirrec, lui, dédicacera ses livres sur les fleurs, légumes et aromatiques.

Samedi 10 et dimanche 11 septembre 2022, de 10 h à 18 h, à l’espace de Pors-Ar-Gozh-Ker, à Guerlesquin. Entrée : 3 €, gratuit moins de 12 ans.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guerlesquin-29650/aguerlesquin-les-journees-des-plantes-c-est-ce-week-end-23e539dc-2de7-11ed-a1ac-6cbcc8232d38

 

Ouest-France

Plougasnou. Orgue et bombarde à l’église Saint-Pierre

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L’organiste Laurent le Bot et le sonneur Gildas Moal.

L’organiste Laurent le Bot et le sonneur Gildas Moal. | OUEST-FRANCE

La saison estivale des Amis de l’orgue de Plougasnou s’est achevée avec un concert en duo « bombarde et orgue » qui a réuni environ 130 personnes.

Les deux musiciens trégorrois, le sonneur Gildas Moal et l’organiste Laurent Le Bot, ont transmis leur passion de la musique bretonne à un public enthousiaste dans l’église Saint-Pierre, dont l’acoustique se prête très bien au son puissant de la bombarde.

Le concert était composé de cantiques traditionnels de Bretagne, ainsi que d’une série d’airs à écouter et d’airs à danser, dont plusieurs composés par Gildas Moal, lui-même.

Après une conférence musicale en juin, et trois concerts d’été, l’association des Amis de l’orgue de Plougasnou fêtait cette année le 150e anniversaire de l’installation de l’orgue, conçu par le facteur d’orgues Jules Heyer, dans l’église Saint-Pierre, ainsi que le 30e anniversaire de la restauration de cet instrument. Pour clôturer l’année, l’association prévoit un concert de harpe celtique juste avant la Toussaint.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/orgue-et-bombarde-a-leglise-saint-pierre-25ac5e37-911f-4fde-9873-2c42d44a5171

 

Ouest-France

Morlaix. En cette rentrée, on s’initie au mandarin, à la MJC

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Les animateurs et animatrices prêts pour la reprise des activités à la MJC.

Les animateurs et animatrices prêts pour la reprise des activités à la MJC. | OUEST-FRANCE

Tout nouveau à la MJC, l’atelier de découverte de la langue et de la culture chinoise (le mandarin) animé par Yan Nicolassong. Prévu le lundi, cet atelier permettra une découverte des rudiments de la langue par un apprentissage ludique de la calligraphie, de la cuisine, le découpage de papier…

Pour les enfants et ados, l’ouverture d’un second créneau skateboard est prévue le mercredi après-midi, et pour l’école de cirque, des horaires ont été modifiés pour une pratique d’activité plus longue en fonction des tranches d’âge. Parmi les propositions pour la jeunesse, les arts plastiques pour les 8-12 ans, le mercredi, le hip-hop, le mardi et le jeudi, le chant Pop Music Club, le mercredi, le théâtre, le mercredi, le vendredi et le samedi. Les adultes profiteront d’un créneau gym douce le mercredi, à 11 h, avec Renaud Cudennec et d’un autre de gym dynamique renforcée avec Nathalie Kowalczyk le vendredi, à 12 h 15. On retrouve aussi le taï-chi chua, le postural ball, l’apprentissage de l’anglais, l’atelier philo, l’atelier photo et le club radio. Inscriptions du lundi au vendredi, de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h.

Contact : 02 98 88 09 94.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/en-cette-rentree-on-sinitie-au-mandarin-a-la-mjc-ce0b6333-18cd-4a2a-a46e-c1200b7bbc8f

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
5 septembre 2022

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2022/09/vaseline.html

 

Ouest-France

Baie de Morlaix. Comme les humains, les phoques et les oiseaux ont été perturbés cet été

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La baie de Morlaix (Finistère) n’a pas été épargnée par les pics de chaleur des mois de juillet et août. Tout comme nous, les mammifères marins et autres volatiles ont probablement été impactés par ces changements. Exemple avec les phoques observés par l’école de plongée de Plougasnou, qui ne se reposent plus aux mêmes endroits qu’habituellement. Les oiseaux, eux, sont particulièrement touchés par la grippe aviaire.

Trente-trois phoques gris ont été comptés par Bretagne vivante, dans la baie de Morlaix. Ils viennent se reposer et sécher leurs poils sur les rochers à marée basse avant de retourner chasser. Leur comportement a différé cet été, selon leurs observateurs. La faute aux trop fortes chaleurs ?

Trente-trois phoques gris ont été comptés par Bretagne vivante, dans la baie de Morlaix. Ils viennent se reposer et sécher leurs poils sur les rochers à marée basse avant de retourner chasser. Leur comportement a différé cet été, selon leurs observateurs. La faute aux trop fortes chaleurs ? | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Souvenez-vous. Le 18 juillet 2022, la température de Morlaix (Finistère) atteignait 39 °C, l’un des chiffres les plus élevés du département. Tout comme nous, les animaux domestiques, comme sauvages, ont été impactés par cette chaleur inhabituelle et le manque d’eau qui en découle.

Depuis vingt ans, le club Plougasnou Plongée propose une excursion atypique, où le public peut observer les phoques gris qui sèchent leurs poils sur les rochers de la Méloine, au large du Diben. Pendant ces sorties, qui s’effectuent deux ou trois fois par mois entre mai et septembre 2022, les plongeurs ont pu observer des comportements différents cet été.

Les phoques ne se reposent plus aux mêmes endroits

« C’est vraiment la première année ou nous pouvons constater une modification, souligne Dominique Le Strat, dirigeant du club. Les phoques sont plus éparpillés sur les rochers et ne se reposent plus aux mêmes endroits qu’habituellement. Nous avons l’impression qu’ils sont plus fatigués, aujourd’hui ils dorment ou se reposent plus facilement dans l’eau. » La baie de Morlaix est en effet un lieu de digestion et non de reproduction des phoques : les rochers leur permettent de sécher à marée basse, avant de retourner chasser.

Le premier phoque commun aperçu

Des faits différents ont été notés par les bénévoles de Bretagne vivante, qui assurent le suivi des populations sur les îlots de la réserve naturelle de la baie, au large de Carantec. Trente-trois phoques ont d’ailleurs été recensés. Un chiffre en hausse continue et régulière depuis quelques années.

Mais parmi eux… un phoque commun (1) et non gris, a été vu. « C’est un fait unique et donc exceptionnel », tempère Pierre-Henri Jézéquel, de Bretagne vivante. Il est donc trop tôt pour lier la présence de cette espèce avec les chaudes températures.

Ceci dit, le comportement général des mammifères marins a évolué. L’association note une « certaine nervosité de quelques phoques sur leurs reposoirs, avec des déplacements fréquents, des départs à l’eau, des repositionnements sur d’autres emplacements proches, qui ont compliqué les comptages ».

L’ennemi actuel des oiseaux : la grippe aviaire

Lors de ses suivis, Bretagne vivante garde un œil très attentif aux oiseaux. « La saison de reproduction a été bonne pour eux car il n’y a pas eu d’événement climatique extrême comme des tempêtes », souligne Yvon Créau, conservateur de la réserve de la baie de Morlaix. Les volatiles terrestres ont plus souffert en raison des assèchements des mares. « Les hirondelles fabriquent leur nid avec de la boue… Ça n’a pas été facile pour elles. »

Finalement, chez les animaux à plume, ce n’est pas la chaleur qui a été le pire ennemi, cet été. Mais bien la grippe aviaire. Le premier cas local avait été observé en juillet, par un goéland argenté au Château du taureau. Bruno Querné, autre bénévole de Bretagne vivante, affirme avoir observé une vingtaine d’oiseaux morts dans la baie. Et qui peuvent transmettre la maladie… aux phoques.

Est-ce que ces évolutions vont s’inscrire dans la durée ? En attendant, l’inquiétude porte sur l’arrivée prochaine des bernaches. « Leur quantité cette année nous donnera une idée sur l’état de l’espèce. »

(1) Les phoques communs sont surtout visibles au nord de la France, comme en Normandie ou en baie de Somme.

https://www.ouest-france.fr/sciences/animaux/baie-de-morlaix-comme-les-humains-les-phoques-et-les-oiseaux-ont-ete-perturbes-cet-ete-304dc610-2d03-11ed-b51f-5704b8d091a6

 

Ouest-France

Bretagne. Un enfant mordu par un chien sur une plage interdite aux animaux domestiques

Publié le Pierre MOMBOISSE

Un enfant de 6 ans a été attaqué par un chien sur une plage de Saint-Coulomb (Ille-et-Vilaine), dimanche 4 septembre après-midi. Un arrêté municipal interdit pourtant la présence d’animaux de compagnie à cette période. Le garçon a été blessé mais surtout choqué. Sa mère en appelle au respect des règles et à davantage de rigueur sur la tenue en laisse.

Photo d’illustration de chiens sur la plage.

Photo d’illustration de chiens sur la plage. | SILVIA OTTAVIANO - FOTOLIA ARCH

« Tout le monde est d’accord sur le terme. Mon fils a été victime d’une attaque », assure cette mère de famille. Dimanche après-midi, elle profite de la plage dans le havre du Lupin à Saint-Coulomb, à côté de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) avec son fils de six ans qui s’amuse.

« Il était en train de courir quand un chien a fait deux ou trois bonds vers lui et lui a sauté dessus. Mon fils a un peu peur des chiens, il ne s’en approche jamais. Il n’était donc pas à côté », raconte la mère de famille. « L’animal, très imposant, était en laisse mais ça n’a pas empêché l’attaque. Un deuxième chien est arrivé en trombe. La propriétaire a tiré sur la laisse. Ça a calmé les deux chiens qui se connaissaient. »

Une grosse frayeur

L’enfant s’en sort avec une grosse frayeur et une plaie aux fesses. « Heureusement, il n’a pas été touché au visage ou aux membres. Il aurait dû avoir deux ou trois points de sutures mais par précaution, contre la rage, les plaies ne doivent pas être refermées, m’a-t-on dit à l’hôpital. Ce lundi, je ne sais toujours pas si le chien est porteur d’une maladie », regrette la mère de famille.

Elle n’en revient toujours pas de voir que « dimanche après-midi, la plage était remplie de chiens alors qu’en cette saison c’est interdit entre 10 h et 20 h. Beaucoup n’étaient pas en laisse ». Cela aussi, c’est interdit.

L’attaque s’est produite sur la plage du havre du Lupin à Saint-Coulomb. | ARCHIVES

Sensibiliser les propriétaires de chiens

La mère de famille s’est entretenue avec la propriétaire du chien, a informé le maire de Saint-Coulomb et envisage de déposer plainte. « Ce n’est pas contre la propriétaire qui est sympathique mais on m’a conseillé de le faire au cas où il arrive un problème à mon fils, peut-être pour que des décisions soient prises et pour sensibiliser. »

Elle aimerait évidemment que les arrêtés municipaux soient respectés. Mais aussi que des réglementations évoluent. « Il serait bon que des textes de loi soient plus précis sur les longueurs de laisse. Tout propriétaire de chien va dire que le sien est gentil. Mais une attaque comme celle-ci peut arriver à n’importe qui », explique-t-elle, tout en évoquant ses craintes de retourner sur la plage.

Des règles différentes selon les communes

La question de l’interdiction des chiens sur les plages est un serpent de mer qui, chaque année au moment de la belle saison, fait des mécontents sur la côte d’Emeraude.

À Saint-Coulomb, la municipalité a opté pour un entre-deux. Les animaux domestiques et chevaux sont interdits entre 10 h et 20 h du 15 juin au 15 septembre. Une règle ne change pas : ils doivent être tenus en laisse toute l’année.

Saint-Coulomb attire possiblement des voisins qui savent. Car les communes alentour appliquent une stricte interdiction. À Saint-Malo, elle court par exemple du 1er avril au 30 septembre. Cancale applique cette règle tout l’été. 

« Cela n’aurait jamais dû se produire »

Pour le maire colombanais, cela n’aurait de toute façon « jamais dû se produire puisque les plages sont interdites aux chiens à cette heure-ci », regrette Jean-Michel Fredou. « Nous avons opté pour une certaine ouverture, un compromis avec une possibilité de promener son chien à des heures où il y a moins d’affluence. Ce n’est pas simple. Des gens disent qu’on n’aime pas les animaux, d’autres ne comprennent pas pourquoi on ne fait pas comme les autres communes. Certains voudraient aussi que des plages soient réservées aux chiens. Mais sur nos sept plages, pourquoi on en privilégierait une par l’autre ? À force, on va finir par tout interdire. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-coulomb-35350/bretagne-un-enfant-mordu-par-un-chien-sur-une-plage-interdite-aux-animaux-domestiques-8686919e-2d38-11ed-b51f-5704b8d091a6

 

Ouest-France

Algues vertes : le tournage du film a débuté à Lannion

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Le tournage de l’adaptation de la BD « Algues vertes, l’histoire interdite », signée de la journaliste d’investigation Inès Léraud et de l’illustrateur Pierre Van Hove, a commencée ce lundi 5 septembre 2022, à Lannion (Côtes-d’Armor).

Premier jour de tournage, hier, dans le centre-ville et sur la plage de Beg Léguer.

Premier jour de tournage, hier, dans le centre-ville et sur la plage de Beg Léguer. | OUEST-FRANCE

Succès de librairie et pavé dans la mare, la BD Algues vertes, l’histoire interdite, signée de la journaliste d’investigation Inès Léraud et de l’illustrateur Pierre Van Hove, aura bientôt son adaptation au cinéma. Le tournage du film a débuté ce lundi 5 septembre 2022 sur la plage de Beg Léguer, à Lannion (Côtes-d’Armor).

Un film de Pierre Jolivet

Réalisé par Pierre Jolivet (Ma petite entreprise, Fred…), ce film comptera parmi ses acteurs Céline Sallette, dans le rôle d’Inès Léraud.

Sorti en 2019 à l’issue d’un travail au long cours, son roman graphique retraçait plus de quarante ans de présence d’algues vertes, en remontant aux racines de ce mal breton, qu’il disséquait en pointant notamment les dérives de l’agriculture intensive et la puissance de l’agro-industrie.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/algues-vertes-le-tournage-du-film-a-debute-a-lannion-7ab6f3a6-2d3b-11ed-b51f-5704b8d091a6

 

Ouest-France

Saint-Jean-du-Doigt. Interdiction de dormir dans la cabane de la Corniche

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La cabane « Longue-vue », de Chloé Dugit-Gros, route de la Corniche est visitable gratuitement.

La cabane « Longue-vue », de Chloé Dugit-Gros, route de la Corniche est visitable gratuitement. | OUEST-FRANCE

L’équipe de la 7e édition du Festival ICE programmé du 16 au 18 septembre apporte des précisions sur l’installation de la sculpture Longue-vue de Chloé Dugit-Gros, le long de la D79A entre Saint-Jean-du-Doigt et Guimaëc. « Cette sculpture est accessible gratuitement jusqu’au 18 septembre. »

Cependant, étant donné qu’elle est installée sur des propriétés privées, en concertation avec la mairie de Saint-Jean-du-Doigt, « il a été décidé qu’il était formellement interdit de s’y installer pour y dormir. Cette sculpture-cabane est donc seulement visitable, mais pas habitable. Par ailleurs, étant donné le risque élevé d’incendie lié à la canicule et à la sécheresse des sols, il est aussi interdit de faire du feu à proximité. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jean-du-doigt-29630/interdiction-de-dormir-dans-la-cabane-de-la-corniche-72a34a3d-937d-4457-8522-e2db495e3f6c

 

Ouest-France

Dans la baie de Morlaix, les zones de quiétude pour les oiseaux d’eau ne sont pas respectées

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Emma Quintard a mené une étude à la Maison des Dunes à Tréflez (Finistère) sur le dérangement provoqué par les activités anthropiques sur les oiseaux. Sur les cinq sites d’études mesurés, son expertise montre, en septembre 2022, que les zones de quiétude ne sont pas respectées.

Anne Bescond (à gauche) maire de Tréflez et vice-présidente ; Emma Quintard, en service civique qui a mené l’étude sur le dérangement ; Juliette Davoust, stagiaire qui a fait le suivi des oiseaux et Nicole Chapalain (à droite), responsable de la Maison des dunes.

Anne Bescond (à gauche) maire de Tréflez et vice-présidente ; Emma Quintard, en service civique qui a mené l’étude sur le dérangement ; Juliette Davoust, stagiaire qui a fait le suivi des oiseaux et Nicole Chapalain (à droite), responsable de la Maison des dunes. | OUEST-FRANCE

Son étude de terrain a été menée d’octobre 2021 à mai 2022. Emma Quintard, 25 ans, est en service civique à la Maison des Dunes, à Tréflez (Finistère). Elle souhaitait mesurer le dérangement provoqué par les activités humaines sur les oiseaux d’eau, toutes espèces confondues.

Pendant cette période, les oiseaux migrateurs hivernent et ils viennent faire une halte sur le site afin de se nourrir et de se reposer. D’après les scientifiques, s’ils sont dérangés, cela peut avoir un effet sur le court terme sur l’individu et à plus long terme sur les populations. Ils peuvent ne plus s’alimenter et par conséquent cela peut avoir des répercussions sur leur migration.

À lire aussi : Une étude menée dans le Finistère pour comprendre le comportement des oiseaux en présence humaine

Cinq sites pour mesurer le dérangement des oiseaux

Cinq sites ont été sélectionnés (l’Anse de Goulven, l’Anse du Kernic qui sont toutes deux des zones de quiétude, l’Aber de Roscoff, Trégondern à Saint-Pol-de-Léon, et Carantec). Le but : avoir le plus de situations possibles suivant la marée et l’heure de la journée. Les données ont été recueillies par rapport à quinze activités humaines observées (promenade avec ou sans chien, activités nautiques, pêcheurs, etc.) à l’aide d’une longue-vue et d’une fiche terrain afin de faire un recensement de toutes les espèces d’oiseaux et de leur nombre pour obtenir la fréquentation et l’effet du dérangement », explique Emma Quintard.

Les anses de Roscoff et de Goulven sont les plus fréquentées​

Résultat : « on constate que les zones de quiétude où il ne devrait pas y avoir d’activités humaines ne sont pas respectées. Notamment par des promeneurs avec des chiens sans laisse, ce qui provoque un envol considérable. Les lieux les plus fréquentés sont l’Aber de Roscoff et l’Anse de Goulven. À Trégondern, le site observé où il y a le moins d’activités humaines, l’envol est important car il y a beaucoup d’oiseaux ».

Les chiens qui ne sont pas tenus en laisse provoquent des dégâts importants. Ils écrasent les nids ou tuent des bernaches (espèce migratrice et protégée) par exemple. Les zones de quiétude sont les seuls espaces protégés et préservés pour les oiseaux. On impose plus de limites aux oiseaux qu’à l’être humain mais le non-respect est malgré tout observable alors que des arrêtés municipaux sont présents.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/treflez-29430/dans-la-baie-de-morlaix-les-zones-de-quietude-pour-les-oiseaux-d-eau-ne-sont-pas-respectees-f73d4dc4-29cd-11ed-a692-8d95a7e6cd33

 

Ouest-France

Brest. Handi model : premier défilé réussi pour ces mannequins en situation de handicap

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Samedi après-midi, 3 septembre 2022, le centre commercial Iroise à Brest accueillait un défilé Handi-model, organisé par Joey Angol, mister Handi France 2020. Une première qui a ravi le public venu nombreux.

Abel, 20 ans, réalise un rêve en défilant pour la première fois. Ce passionné de mode a pris énormément de plaisir à préparer cette journée.

Abel, 20 ans, réalise un rêve en défilant pour la première fois. Ce passionné de mode a pris énormément de plaisir à préparer cette journée. | OUEST-FRANCE

Coiffure, maquillage, essayage… Les mannequins vedettes de la journée profitent de cette journée exceptionnelle pour se faire chouchouter. Beaucoup d’entre eux viennent du foyer de Kerlivet, à Brest, où ils ont été recrutés par Joey Angol, un résident, élu Mister Handi France 2020. SI les hommes ont tout de suite répondu favorablement à l’invitation, les jeunes femmes étaient plus frileuses. « Moi, j’ai dit oui tout de suite. J’avais très envie de défilé. Et ce ne sera pas la dernière fois, confie Florence, 53 ans. Et j’espère que je vais être bien maquillée ! »

À quelques minutes du défilé, le stress monte parmi les résidents du foyer de Kerlivet. | OUEST-FRANCE

Un projet empreint de valeurs

Après plusieurs refus, Joey Angol est ravi de recevoir un accueil favorable du centre commercial de l’Iroise. « Les commerçants ont été très gentils et très réceptifs au projet », confie le jeune homme. De l’avis de tous, cette animation reflète les valeurs de leurs enseignes. Pour Abel, étudiant de 20 ans, ce défilé est l’occasion de réaliser un rêve. « J’ai toujours aimé le monde de la mode. C’était un honneur pour moi d’être chargé de la communication de cet évènement, explique-t-il. Et soyons clairs, il n’y a pas besoin de faire 1,70 m et d’avoir une taille de guêpe pour être mannequin. »

Miss Modèle égalité Bretagne 2021 est venue soutenir cette belle initiative. Avec son écharpe, elle soutient la cause du harcèlement scolaire. | OUEST-FRANCE

Un public réceptif

Aux côtés des résidents de Kerlivet, les écharpes de miss ne passent pas inaperçues. « Nous avons invité les Miss Modèle de l’égalité Bretagne 2021 et 2022. Il y a aussi la 3e dauphine de Miss handi Bretagne et Miss Handi France 2016, liste Joey. Sans oublier Miss Modèle de l’égalité Nouvelle Aquitaine 2022. »

Dès 16 h, le public se masse autour du tapis rouge installé pour l’occasion. Des amis, de la famille et des visiteurs qui découvrent l’animation. Aux côtés des résidents de Kerlivet, les écharpes de miss ne passent pas inaperçues.

Élodie, 3e dauphine Miss Handi Bretagne 2022 est venue participer au défilé. | OUEST-FRANCE

Une initiative saluée qui fera plaisir à Joey Angol dont l’objectif était de sensibiliser autour du handicap. Nous ne sommes pas réduits à vivre dans notre fauteuil sans sortir de chez nous. Nous avons la possibilité de vivre des choses extraordinaires.Et visiblement les mannequins du jour ont pris énormément de plaisir à défiler et souhaitent revenir sur les devants de la scène rapidement.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-handi-model-premier-defile-reussi-pour-ces-mannequins-en-situation-de-handicap-ee5846b6-2b9c-11ed-a34d-c91995ede258

 

Ouest-France

Tréflez. À la Maison des dunes, la reproduction des oiseaux est suivie de près

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Lors de son stage de fin d’études à la Maison des dunes de Tréflez (Finistère), Juliette Davoust a réalisé un suivi de la saison de reproduction des oiseaux en 2022.

Gravelot à collier interrompu.

Gravelot à collier interrompu. | ARCHIVES THIERRY CREUX/OUEST-FRANCE

Juliette Davoust, 21 ans, a réalisé son stage de fin d’étude à la Maison des dunes sur le suivi de la saison de reproduction de trois espèces d’oiseaux, en 2022. Étudiante en 3e année à Intechmer situé à Cherbourg en Normandie, elle a pu observer le gravelot à collier interrompu, l’échasse blanche ainsi que l’hirondelle de rivage.

La première est en voie de disparition, la seconde a toujours essayé de nicher ici, à Keremma, sans grand succès et cette année il y a eu beaucoup de couples et de nids enregistrés. Et enfin la troisième, car c’est un suivi qui avait déjà été effectué localement en 2017. Le but était de récolter de nouvelles données pour avoir un suivi régulier afin de voir l’évolution​.

À lire aussi : En Finistère, ouvrez les yeux pour sauver les gravelots

Plus de nids, moins d’envols des jeunes

Les trois espèces nichent « à des endroits différents hauts de la plage, prés-salés et falaises d’érosion, et elles sont soumises aux pressions anthropiques du littoral »​.

Pour Juliette Davoust, l’intérêt était de savoir où sont ces espèces et comment elles évoluent. En conclusion : Il y a moins de couples, mais en parallèle on constate plus de nids et au final moins d’envols des jeunes. Elle explique que le fait qu’il y ait un plus grand nombre de nids peut s’expliquer par les pontes de remplacement effectuées par les oiseaux​. En outre, le grand nombre d’échasses blanches peut s’interpréter par l’effet de groupe qui accroît la surveillance des nids par exemple​.

Le fort impact des activités humaines et de la prédation sur les nids

Néanmoins, le constat reste que les activités développées sur le littoral provoquent un dérangement sur ces espèces et les actions de prévention mises en place ne fonctionnent pas toujours. J’ai réalisé des affiches de prévention au niveau des zones de quiétude et effectué de la sensibilisation quand des couples d’oiseaux s’installaient mais cela ne suffit pas toujours. L’échec des nids est également dû à la prédation​.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/treflez-29430/treflez-a-la-maison-des-dunes-la-reproduction-des-oiseaux-est-suivie-de-pres-3ac8ce34-29cd-11ed-a692-8d95a7e6cd33

 

Ouest-France

Finistère. L’école alternative des monts d’Arrée recherche des profs bénévoles

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L’école, qui enseigne à des jeunes migrants à Pleyber-Christ (Finistère), a besoin de professeurs bénévoles pour donner des cours de français ou encore de mathématiques à partir du 12 septembre. Pas besoin d’expérience particulière, juste l’envie de transmettre ses connaissances.

L’école alternative des monts d'Arrée est basée à Pleyber-Christ et enseigneà des jeunes migrants. Elle recherche des bénévoles.

L’école alternative des monts d'Arrée est basée à Pleyber-Christ et enseigneà des jeunes migrants. Elle recherche des bénévoles. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

L’école alternative des monts d’Arrée recherche des bénévoles afin d’assurer des cours, dès le lundi 12 septembre. Ils se déroulent du lundi au jeudi, de 10 h à 12 h et de 14 h à 16 h.

Les missions de bénévolat sont celles d’assurer un cours par semaine d’une durée de deux heures : français, langues étrangères, alphabétisation, remise à niveau, mathématiques de niveau primaire et secondaire, aide à l’intégration de jeunes exilés sur le territoire.

Une réunion d’information

Une réunion d’information, ouverte à tous, aura lieu vendredi 9 septembre, à 14 h, à l’école situé au 25, cité du Rouallou, à Pleyber-Christ (Finistère).

Pas besoin d’expérience particulière, juste l’envie de transmettre ses connaissances et d’aider ces jeunes à s’intégrer. Nous avons entre dix et quinze élèves et une douzaine de professeurs qui tournent dans la semaine. Un repas est servi pour ceux qui désirent rester manger sur place, expliquent les responsables de l’école. Nous recherchons aussi des volontaires disposant d’une heure le matin ou le soir, afin d’assurer les transports des élèves avec le fourgon de l’association.

Contact : 06 04 13 11 47.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pleyber-christ-29410/finistere-l-ecole-alternative-des-monts-d-arree-recherche-des-profs-benevoles-ced81f6a-2c59-11ed-a77d-aa117d7cf3d1

 

Ouest-France

Finistère. Une vingtaine de personnes a revêtu ses plus belles rayures pour le pique-nique marinière

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Le dresscode était clair : pour participer à ce pique-nique à Saint-Jean-du-Doigt (Finistère), il fallait revêtir ses plus belles rayures. Une vingtaine de personnes a joué le jeu, ce dimanche 4 septembre 2022. C’était la troisième édition de cet événement, qui ambitionne de « prendre de l’ampleur ».

Une vingtaine de personnes ont participé à la troisième édition du pique-nique marinière, sur le sable de la plage de Saint-Jean-du-Doigt, dimanche 4 septembre 2022.

Une vingtaine de personnes ont participé à la troisième édition du pique-nique marinière, sur le sable de la plage de Saint-Jean-du-Doigt, dimanche 4 septembre 2022. | OUEST-FRANCE

« L’esprit est bon enfant : cela doit aider les gens à se rencontrer », sourit Fabienne Thébault. Avec son mari Hubert Taillard, elle a lancé le tout premier pique-nique marinière sur la plage de Saint-Jean-du-Doigt, en 2018.

Après deux ans de pause à cause de la crise sanitaire, l’événement a fait son retour, dimanche 4 septembre. Le but : que les gens arborent un vêtement rayé, pour un effet visuel. Un vrai « signe de ralliement ».

« Un emblème breton »

« Nous souhaitons que l’événement prenne de l’ampleur, que cela attire davantage de personnes. Si toute la plage était remplie de personnes portant des marinières, ça serait super sympa, non ? », pose Hubert Taillard.

Une vingtaine de personnes ont donc revêtu leurs plus belles rayures bretonnes, un peu dans l’esprit du Dîner en blanc parisien. « Mais les marinières, c’est un emblème breton », glisse Fabienne Thébault.

Chacun apportait son casse-dalle, et des jeux sur le sable étaient organisés, pour animer l’après-midi.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jean-du-doigt-29630/finistere-une-vingtaine-de-personnes-a-revetu-ses-plus-belles-rayures-pour-le-pique-nique-mariniere-8fcbe984-2c5c-11ed-9123-d2f04c78d9da

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Ouest-France

Locquirec. La vedette SNSM est enfin de retour, après dix mois d’arrêt

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Immobilisée depuis la fin de l’automne 2021, la vedette « Enez Glaz » est de retour à Locquirec (Finistère). Tout a été inspecté et changé si besoin, la coque a été repeinte et équipée de nouvelles technologies.

La vedette « Enez Glaz » a retrouvé son port, à Locquirec. | JEAN-YVES PONTAILLER

La vedette Enez Glaz a retrouvé son port d’attache. Elle revient du chantier naval Pors Moro à Pont-l’Abbé, où elle a subi un check-up de « demi-vie » pour ses seize ans. Une révision nécessaire pour garantir la sécurité. Elle aura été immobilisée tout juste dix mois.

Le bateau remis à neuf

Le bateau a été remis à neuf : « Si les deux moteurs ont été conservés, plusieurs pièces ont été changées, détaille Jean-Yves Pontailler, président de la station SNSM de Locquirec. La coque a été repeinte et équipée de nouvelles technologies comme une caméra thermique capable de détecter un corps à un mille nautique (1,6 km), un guideau électrique pour relever l’ancre ou un anémomètre sonique pour mesurer le vent. »

Le chantier qui devait durer six mois, a finalement été plus long à cause des délais de livraison.

Former l’équipage au nouveau matériel

Selon le responsable de la station, le travail a été très bien fait : « Il nous faut maintenant former les seize navigants de la station à l’utilisation du nouveau matériel. L’utilisation de la caméra thermique qui permet une recherche, surtout de nuit, va nécessiter de nombreuses heures d’entraînement. Il faudra aussi rattraper les heures qui n’ont pas pu être réalisées cet été, faute de bateau. »

En juillet et août, la station n’a en effet pu réaliser les interventions qu’avec Bilou, le canot pneumatique et Gouliat, le petit bateau rapide qui ne permet ni l’entraînement en équipage, ni les secours au large. « Heureusement, il n’y a pas eu d’interventions critiques nécessitant la grosse vedette. »

Pour ces travaux, la station avait budgété 190 000 € de financement, une somme évaluée grâce à une expertise sur place des techniciens du pôle de soutien de la flotte de la SNSM de Saint-Malo. Aujourd’hui, on ne connaît pas encore le montant total : « Il sera probablement inférieur, le financement reste assuré au quart par le Département, la Région, la SNSM nationale et la station locale. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/locquirec-29241/locquirec-la-vedette-snsm-est-enfin-de-retour-apres-dix-mois-d-arret-e0a4f406-2b6f-11ed-a34d-c91995ede258

 

Ouest-France

Finistère. La remontée de la rivière de Morlaix est annulée

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Elle aurait dû avoir lieu samedi 10 septembre 2022. Le président du club nautique de Carantec a décidé d’annuler la traditionnelle remontée de la rivière de Morlaix, car l’horaire de la pleine mer, 19 h 13, ne permet pas un retour tôt à Carantec.

Une belle remontée de rivière également, celle de la Penzé, ici le 10 juillet 2021.

Une belle remontée de rivière également, celle de la Penzé, ici le 10 juillet 2021. | CLUB NAUTIQUE DE CARANTEC

Jean-Baptiste Patault, président du club nautique de Carantec (CNC), et son comité directeur viennent de prendre une difficile décision. Celle de ne pas organiser la traditionnelle remontée de la rivière de Morlaix, programmée samedi 10 septembre 2022.

« Nous partageons la déception des régatiers fidèles »

« L’horaire de la pleine mer à 19 h 13 ne nous permet pas un retour très tôt à Carantec et n’offre pas l’assurance d’une bonne participation, explique le président pour justifier cette annulation. Une décision difficile à prendre. Nous allons nous priver des superbes images des bateaux maîtrisant les calmes et les risées après Locquénolé et nous partageons la déception des régatiers fidèles qui nous accompagnent chaque année ».

Les Caravelle, Cormoran, Cat-Boat et autres dériveurs ne seront donc pas de sortie ce 10 septembre.

Deux journées de régates

Mais la consolation est déjà là. Le CNC va accueillir les Wasp (petit dériveur à foil) pour deux journées de régates les 17 et 18 septembre.

Une quinzaine de bateaux, dont cinq Carantécois, sont attendus pour cet évènement. Ne pas oublier que le Carantécois Nathan Sassy est le champion de France 2022 de Wasp.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/finistere-la-remontee-de-la-riviere-de-morlaix-est-annulee-cd4521d4-2b5a-11ed-a380-e83b6ca97431

 

Ouest-France

« Entre 2000 et 3 000 personnes vivront à Fontaine Margot » : à Brest, un quartier sort de terre

Publié le Delphine VAN HAUWAERT

Prévu pour s’étaler sur une vingtaine d’années, l’aménagement de ce nouveau quartier à l’ouest de Brest entre dans une nouvelle phase. Elle verra la création de 150 logements et de plusieurs commerces.

Olivier Duigou, chargé d’opération, devant la future zone aménagée, au Vern. 150 logements et des commerces sortiront de terre.

Olivier Duigou, chargé d’opération, devant la future zone aménagée, au Vern. 150 logements et des commerces sortiront de terre. | OUEST-FRANCE

1 100 logements