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Ouest-France

ENTRETIEN. Le sénateur du Finistère Jean-Luc Fichet défend un conventionnement sélectif des médecins

Publié le

Le sénateur du Finistère, Jean-Luc Fichet, va défendre l’idée d’un conventionnement sélectif des médecins généralistes, lors de la niche parlementaire de jeudi 8 décembre 2022. Une piste pour faire face à l’enjeu de la désertification médicale, comme peut le vivre son secteur, le pays de Morlaix.

Jean-Luc Fichet, sénateur du Finistère, dans sa permanence située place Charles-de-Gaulle, à Morlaix.

Jean-Luc Fichet, sénateur du Finistère, dans sa permanence située place Charles-de-Gaulle, à Morlaix. | OUEST-FRANCE

Jean-Luc Fichet, sénateur du Finistère basé à Morlaix, appartient à la commission Affaires sociales. Désertification médicale, finances des communes rurales, violences sexistes et sexuelles faites aux femmes… Il surveille chacun de ces dossiers à forts enjeux. Entretien.

Le 18 octobre, le Sénat a adopté la proposition de loi visant à la professionnalisation de la formation des internes en médecine générale afin de lutter contre « les déserts médicaux ». Un dossier que vous suivez depuis longtemps ?

Oui, j’avais déposé un amendement qui proposait d’instaurer l’obligation d’installation de médecins en zones sous denses, gérée par les agences régionales de santé. Mais il n’a pas été retenu. Cette loi vise à créer une quatrième année d’internat afin qu’ils puissent combler, pendant un an, l’absence de médecin dans les « déserts ». Je m’y oppose, cela relève plutôt de la responsabilité des universités : les internes veulent se professionnaliser plutôt que de boucher les trous.

C’est pourquoi vous défendez plutôt un conventionnement sélectif ?

Oui, je vais l’évoquer à la niche parlementaire de jeudi 8 décembre. Il y a des zones plus attractives que d’autres en France pour les médecins, comme l’île de France ou les Provence-Alpes Côte d’Azur. Si un médecin veut s’installer là-bas mais qu’il ne remplace pas un autre qui quitte la zone ou part en retraite, il ne pourra pas obtenir sa convention avec l’Assurance maladie. Mais le souci, c’est qu’avec les 49.3, ça sanctionne tous nos débats ; tout passe à la trappe.

Lire aussi : Finistère en 2050. Quelle sera l’offre de soin dans le département ?

Autre inquiétude qui pèse localement, ce sont les finances des communes rurales.

Oui, j’ai de nombreux retours de la part des maires du Finistère nord concernant leurs factures d’énergies, qui pour certains vont quadrupler. J’ai contacté le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, pour la création d’un bouclier tarifaire pour toutes les collectivités. Or, dans sa réponse, il rappelle que seules quelques collectivités feront l’objet d’aides limitées.

Lire aussi : Finistère. Les médecins libéraux ont manifesté

Enfin, vous avez posé une question d’actualité récemment ?

J’ai demandé à la ministre Isabelle Rome si des moyens significatifs allaient être dégagés pour mener une vraie politique de fonds pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes. J’aimerais aussi que le droit à l’IVG soit inscrit dans la Constitution. La ministre a répondu que les subventions au 3919 (1) seront augmentées en passant à 5,9 millions d’euros en 2023.

(1) Numéro national de référence pour les femmes victimes de violences.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/entretien-le-senateur-du-finistere-jean-luc-fichet-defend-un-conventionnement-selectif-des-medecins-66030a90-7484-11ed-b4b8-b174713e5917

 

Ouest-France

Fabien Roussel finistérien, retraite à 65 ans… Le carnet politique de ce dimanche

Publié le Yves-Marie ROBIN.

Le député du Nord et patron des communistes, Fabien Roussel, se rend ce lundi 5 décembre 2022 dans le Finistère, à Roscoff et Saint-Martin-des-Champs, dans le cadre de son Tour de France, à la rencontre des habitants.

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste.

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste. | OUEST-FRANCE DANIEL FOURAY.

En Finistère

Fabien Roussel, le patron du Parti communiste, poursuit son tour de France. Il est ce lundi dans le Finistère, sixième étape de son périple après le Pas-de-Calais, l’Isère, le Mayenne, le Loiret et la Gironde. Au programme : visite du port de Roscoff à 15 h ; débat sur les mobilités (gratuité des transports, zones à faible émission…) à 15 h 30 toujours à Roscoff ; réunion publique à Saint-Martin-des Champs à 19 h.

Plutôt 65 ans

Présidente des députés Renaissance, Aurore Bergé plaide pour un report de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 65 ans. « Ce que je veux, c’est qu’on n’ait plus besoin de parler d’une nouvelle reforme des retraites à chaque quinquennat. 65 ans, c’est la solution pour qu’on ait enfin une réforme simple, juste, lisible. »

Indispensable

Gérard Larcher, le président LR du Sénat, juge la réforme des retraites indispensable. « On votera le texte du gouvernement, dit-il, s’il reprend les propositions du Sénat » : emploi et formation des seniors, pénibilité, carrières longues, fin des régimes spéciaux à terme…

Pas favorable

Gérard Larcher n’est pas favorable à la constitutionnalisation de l’IVG. « C’est un droit fondamental pour les femmes. Mais Simone Veil n’était pas favorable à la constitutionnalisation des droits sociaux. Moi non plus ! Attention à tout vouloir constitutionnaliser. »

Il y pense

Bernard Cazeneuve sera-t-il candidat à la présidentielle de 2027 ? L’ancien Premier ministre PS de François Hollande y réfléchit. « S’il fallait faire son devoir, je ne suis pas de ceux qui se dérobent. S’il faut prendre ses responsabilités, je les prendrai », explique-t-il. Fermement opposé à la Nupes, il dénonce « la stratégie démagogue et de confrontation » de la France insoumise.

Pas de changement

Eric Zemmour était en meeting, dimanche après-midi, à Paris, à l’occasion du premier anniversaire de Reconquête ! Pas de changement dans les thèmes choisis : grand remplacement, insécurité, impôts et taxes, lobby LGBT à l’école, France éternelle… Eric Zemmour a fait huer Emmanuel Macron. Sandrine Rousseau et Jean-Luc Mélenchon ont aussi été ses cibles.

https://www.ouest-france.fr/politique/fabien-roussel-finisterien-retraite-a-65-ans-le-carnet-politique-de-ce-dimanche-029ffe3e-73af-11ed-9402-c361be74b85c

Diaporama : Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
4 décembre 2022

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2022/12/l-autre-version-d-un-dessin-precedent.html

 

Ouest-France

Les élus bretons comptent sur la diaspora pour faire rayonner la Bretagne

Publié le Christel MARTEEL

En déplacement au Japon, une délégation d’élus bretons a rencontré des expatriés pour les mobiliser autour du rayonnement de la Bretagne dans le monde. La création d’une plateforme numérique devrait les y aider.

Loïg Chesnais-Girard, le président du conseil régional de Bretagne, et Jean-Yves le Drian, ancien ministre des Affaires étrangères, avec les élus régionaux Stéphane Perrin-Sarzier et Laurence Fortin, entourés de Bretons expatriés à Tokyo.

Loïg Chesnais-Girard, le président du conseil régional de Bretagne, et Jean-Yves le Drian, ancien ministre des Affaires étrangères, avec les élus régionaux Stéphane Perrin-Sarzier et Laurence Fortin, entourés de Bretons expatriés à Tokyo. | OUEST-FRANCE

Ils s’appellent Stéphane, Gildas, Erwan. Tels de bons Japonais ponctuels, ils arrivent à 17 h pétantes, ce samedi 3 décembre 2022, à l’hôtel où est logée la délégation d’élus de la Région Bretagne, à Tokyo (Japon). Ils ont rendez-vous avec Stéphane Perrin-Sarzier, vice-président en charge de l’international.

L’élu veut leur présenter un projet soumis au vote de l’assemblée régionale à la prochaine session, mi-décembre.On veut créer une plateforme numérique pour mettre en réseau la diaspora bretonne du monde entier. ​Potentiellement, environ 300 000 personnes sont concernées « C’est un moyen de faire rayonner la Bretagne », explique l’élu, au-delà « des Gwen ha Du qu’on voit dans les stades ou les concerts ».

Lire aussi : « Breizh-expat » : la diaspora bretonne sur la toile

L’Association des Bretons du Japon créée en 2006

Stéphane Péan, fondateur du réseau BZH Network, connaît le sujet par cœur. Quand je suis arrivé au Japon en 2005, je voulais justement permettre aux Bretons de se connecter et monter éventuellement des projets ensemble​. Entre 2005 et 2011, son réseau a permis à 10 000 Bretons expatriés dans le monde de se connecter.

C’est aussi lui qui a créé l’association des Bretons du Japon en 2006, sous l’impulsion de l’ambassadeur de France d’alors (un Breton), Gildas le Lidec. L’association, qui a regroupé jusqu’à 130 bénévoles, avait à cœur de faire vivre la culture bretonne dans la capitale nippone, entre une fête de la Bretagne par-ci et une Saint-Patrick ou une Saint-Yves par là.

Lire aussi : Saint-Yves : Tokyo va fêter la Bretagne

La société a changé

Mais les années ont passé. Le tremblement de terre de 2011 et la catastrophe de Fukushima ont précipité le départ de nombreux expatriés. Et le Covid est passé par là. Depuis, la vivacité de la diaspora bretonne n’est plus vraiment au rendez-vous. Les Bretons qui viennent sont de passage et n’ont pas vraiment le temps de s’investir dans le bénévolat »,regrette Gildas Cherruel, trésorier de l’association qui ne compte plus qu’une quarantaine de membres.

Et puis la société a changé. Stéphane Péan remarque que vouloir faire rayonner la Bretagne en sortant des crêpes et de la musique, ce n’est pas toujours bien vu. Il y a une espèce de discours populiste qui s’est développé. C’est inquiétant ».

Dîner entre Bretons au Breizh Café de Tokyo. | OUEST-FRANCE

Pas de vision identitaire

Pourtant, c’est bien ce que souhaitent les élus de la Région : faire rayonner la Bretagne. En prenant exemple sur les Irlandais et en intégrant bien l’idée que le tourisme et l’économie sont aussi un atout majeur. La diaspora est évidemment la mieux placée pour les y aider. Ainsi, sur une plateforme numérique qui pourrait voir le jour courant 2023, moyennant un budget de 30 000 € au départ et 70 000 € de fonctionnement annuel, les Bretons expatriés aux quatre coins du monde pourront partager leurs idées et leurs projets. Mais Stéphane Perrin-Sarzier prévient d’emblée : Il n’est pas question d’avoir une vision identitaire. Notre idée est bien d’ouvrir la Bretagne aux amis de la Bretagne ».

Si l’on en croit les échanges lors du dîner qui a conclu la réunion au Breizh Café de Tokyo, en présence de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian, la diaspora bretonne a de l’énergie et de l’envie pour faire rayonner la Bretagne.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/les-elus-bretons-comptent-sur-la-diaspora-pour-faire-rayonner-la-bretagne-a87a77d0-7314-11ed-92fa-74885fd94854

 

Ouest-France

Sophie, ex-AESH : « Si je pouvais avoir ne serait-ce qu’un Smic, je reviendrais sans hésiter »

Modifié le Publié le Morgane DÉVÉRIN

Pendant huit ans, Sophie Millet, 41 ans, a accompagné des élèves en situation de handicap. Un métier qui la passionne toujours, mais qu’elle a quitté à la fin de l’année scolaire 2021-2022, épuisée par les conditions de travail et le manque de reconnaissance.

Les conditions de travail des AESH ont poussé Sophie Millet à quitter le métier.

Les conditions de travail des AESH ont poussé Sophie Millet à quitter le métier. | OUEST-FRANCE

À l’entendre utiliser le « nous », Sophie Millet, 41 ans, est encore accompagnante des élèves en situation de handicap. Seulement, lorsque la rentrée 2022 approche, elle décide de ne pas renouveler son contrat à durée déterminée (CDD), dans un collège de Brest (Finistère). C’est pourtant le sourire aux yeux qu’elle décrit les huit années passées auprès des enfants.

On est un peu maman, un peu infirmière, un peu psychologue…, énumère-t-elle. Un accompagnement au fil duquel se tisse un lien : Une élève dyslexique que j’ai accompagnée pendant le collège m’a écrit une lettre, où elle me remerciait. Je la relis quand j’ai des coups de mou​, sourit Sophie Millet. Elle s’est aussi retrouvée dans la position de personne ressource pour d’autres élèves. Certains se sont tournés vers moi pour savoir quoi faire lorsqu’un autre leur a confié quelque chose de lourd, comme de la maltraitance ou du harcèlement…

« Du côté de l’Éducation nationale, on n’espère plus rien »

Des liens qui donnent, selon elle, toute sa saveur au métier d’AESH, malgré les difficultés inhérentes à la mission. On passe d’un cours de cinquième en maths à un contrôle de troisième en français… On aide un élève à formuler sa pensée, puis on écrit celle que son camarade qu’on a laissé réfléchir juste avant nous dicte…

Et, en filigrane, la satisfaction de se savoir utile : « Les enfants qu’on accompagne, ou leur famille, nous montrent de la reconnaissance et nous permettent de tenir. ​Du côté de l’Éducation nationale, par contre, on n’espère plus rien. »

Malgré une expérience de cinq ans, dont deux en contrat aidé, j’ai dû suivre une formation lorsque j’ai eu mon CDD. C’était comme si je n’avais aucune expérience​.

« Ça reste mon combat »

Amère, elle décrit les galères du temps partiel, et de ce qu’elle vit comme un manque de considération. Pourtant, j’avais de la chance : l’établissement où je travaillais était à l’écoute. Mais on ne vit pas avec 800 € par mois…Pour poursuivre avec sa vocation et toucher un Smic, elle prend un second métier d’auxiliaire de vie en 2020. Mais j’étais épuisée, mon corps me lâchait.

Alors que l’impression de mal faire son travail grandit, la décision d’arrêter s’impose à elle. Sachant qu’elle allait quitter le métier, elle participe tout de même à toutes les grèves, et donc à perdre une journée de salaire sur un salaire de misère​, et autant que possible à manifester. Aujourd’hui encore, je le ferai. Ça reste mon combat : si je pouvais avoir ne serait-ce qu’un Smic, je reviendrais sans hésiter.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/temoignage-ex-aesh-si-je-pouvais-avoir-ne-serait-ce-qu-un-smic-je-reviendrais-sans-hesiter-2a962bde-6e32-11ed-8a4c-ae62722f8615

 

Ouest-France

Israël va expulser le juriste franco-palestinien Salah Hamouri

Publié le Nicolas ROUGER, à Jérusalem

Né et résident à Jérusalem depuis toujours, l’avocat militant Salah Hamouri devrait être bientôt expulsé vers la France. Son permis de résidence dans la partie occupée de la ville est révoqué. Un dangereux précédent pour les Palestiniens.

Emprisonné en Israël, Salah Hamouri est désormais expulsable vers la France. 

Emprisonné en Israël, Salah Hamouri est désormais expulsable vers la France.  | ABBAS MOMANI, AFP

Le gouvernement israélien a tranché. Le permis de résident permanent à Jérusalem de Salah Hamouri est définitivement révoqué. Le juriste franco-palestinien de 37 ans pourra donc être expulsé vers la France, à partir de dimanche. Son tort ? Selon une loi votée en 2018, « défaut d’allégeance à l’État d’Israël », dont il n’est même pas citoyen.

Né à Jérusalem d’un père palestinien et d’une mère française, cela fait plus de vingt ans que l’avocat et militant en découd avec les autorités israéliennes. Sa liberté de mouvement est contrôlée, ses communications surveillées. Sa femme, Elsa Lefort, et leurs deux enfants de 6 ans et 18 mois sont interdits de territoire israélien.

Les charges, s’il y en a, sont secrètes

Considéré comme un « terroriste »​, détenu pendant six ans pour complicité de tentative d’assassinat sur l’ancien grand rabbin séfarade Ovadia Yosef, ce qu’il a toujours nié, Salah Hamouri est embastillé sous le régime de la détention administrative, sans procès, depuis mars dernier. Les éléments retenus contre lui, s’il y en a, sont secrets.

Au-delà de son cas particulier, notamment en raison de sa binationalité, la révocation de son permis de résidence inquiète les partisans de la cause palestinienne. Car elle crée un précédent : c’est la première fois qu’elle a lieu sur la base d’un dossier secret.

« Cela fait partie d’une politique plus large de transfert de population », ​assure Munir Nusseibeh, professeur de droit international à l’université Al-Quds.

Depuis l’occupation de la partie est de Jérusalem en 1967 et son annexion en 1980, l’État hébreu a fait des 350 000 Palestiniens de la ville des immigrés dans leur propre pays. Ils ne sont pas citoyens d’Israël, au contraire du 1,9 million de Palestiniens nés dans les frontières de 1948 (sur 9,4 millions de citoyens israéliens).

La France, son autre pays, réagit très mollement

Les Palestiniens de Jérusalem ne conservent que le droit de séjourner dans la partie annexée de la ville et c’est peu dire qu’Israël ne leur rend pas la vie facile. Le plan d’urbanisme bloquant toute extension des quartiers arabes, beaucoup d’entre eux sont contraints de quitter la ville pour se loger et prennent le risque de perdre leur statut de résident. Chaque année, ils sont ainsi des dizaines à se voir retirer leur permis de résidence au motif qu’ils n’habitent plus la ville.

Officiellement libre à partir de dimanche, Salah Hamouri restera en détention en attendant son expulsion. Pas sûr que Paris s’en émeuve outre mesure. Le Quai d’Orsay, qui se contente de régulières et molles déclarations, semble privilégier sa relation avec l’État hébreu.

https://www.ouest-france.fr/monde/israel/israel-va-expulser-le-juriste-franco-palestinien-salah-hamouri-f26593f2-7260-11ed-bd92-7d4ffff8f3b8

 

Ouest-France

Plestin-les-Grèves. Le 14e Prix Armoricourt visible en libre accès

Publié le

Les quatre personnages d’« A la légère » ont en charge le transport d’un piano en héritage.

Les quatre personnages d’« A la légère » ont en charge le transport d’un piano en héritage. |

Celles et ceux qui n’ont pas pu assister aux projections de films lors du 14e festival Armoricourt au cinéma le Douron peuvent découvrir, depuis mercredi en libre accès sur Internet, le prix du comité Armoricourt décerné au film À la légère.

En forme de comédie musicale, ce film réalisé en 2020 par Bertrand Latouche relate le périple de quatre quinquagénaires chargés de livrer un piano dans le sud de la France. Chemin faisant, ils s’interrogent sur : qu’est-ce qu’être père ? Entre humour et poésie, intelligence et esprit fusent, et l’harmonie des propos se mêle aux délicieux paysages traversés.

Le réalisateur et auteur Bertrand Latouche reste seul avec ses questions de paternité. Comment sa fille va-t-elle se débrouiller dans la vie ? Que lui a-t-il transmis ? Au prétexte d’un piano à lui livrer, il appelle trois vieux copains, pères eux aussi, parce qu’il se dit qu’ils ne seront pas trop de quatre pour dire quelque chose qui compte. À la légère est un film de voyage, un partage d’expérience. Un film comme un héritage, pour livrer un peu plus qu’un piano. Pour transmettre une partition.

À la légère, de Bertrand Latouche, Prix du comité Armoricourt 2022, est disponible en libre accès sur www.kubweb.media

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plestin-les-greves-22310/le-14e-prix-armoricourt-visible-en-libre-acces-8f5d7ddc-cc0d-4d39-9559-8f7ac33ea307

 

Ouest-France

Ce que l’on sait de la villa de l’ex ministre Caroline Cayeux à Dinard, louée 1 150 € la nuit

Publié le Marie LENGLET

Cette villa bretonne défraie la chronique malgré elle, depuis que la Haute autorité pour la transparence de la vie publique en a fait l’un des éléments intrigants de la déclaration de patrimoine de Caroline Cayeux.

La villa dinardaise de l’ex ministre Caroline Cayeux a défrayé la chronique bien malgré elle, depuis quelques jours. Elle fait partie de l’histoire de la station balnéaire.

La villa dinardaise de l’ex ministre Caroline Cayeux a défrayé la chronique bien malgré elle, depuis quelques jours. Elle fait partie de l’histoire de la station balnéaire. | OUEST-FRANCE

Des volets clos sous un ciel gris, la villa Le Penhoët semble assoupie, depuis le sable de la plage de l’Écluse, à Dinard. C’est de là qu’on en distingue le mieux les balcons en bois, les pignons en façades et cette toiture débordante qui lui donne des allures de chalet – un grand chalet de plus de 400 m2, répartis sur trois niveaux, et disposant d’un accès privatif à la plage la plus huppée de la station balnéaire –. Du moins, l’été.

Car à l’approche de l’hiver, il n’y a guère que quelques irréductibles joueurs de pétanque à s’attarder sur le sable. Et ce n’est pas eux qui vont lever les yeux vers cette maison de villégiature, tant elle fait partie du paysage, pour les Dinardais.

Propriété familiale

À vrai dire, ces derniers jours, cette villa fait surtout partie du paysage médiatique, depuis que la Haute autorité pour la transparence de la vie publique a jugé l’estimation qu’en a faite Caroline Cayeux, désormais ex-ministre déléguée aux collectivités locales, était minorée, tout comme celle de son immeuble parisien. La HATPVP indique que la minoration, concernant la villa bretonne, pourrait s’élever à 1,5 million d’euros… Le procureur de la République a été avisé, la ministre conteste.

Lire aussi : Caroline Cayeux conteste le chiffrage de son patrimoine par la HATVP, annonce son avocat

Une tempête de plus dans la longue existence de cette maison érigée au début des années 1890, sur un flanc escarpé, en front de mer d’une station balnéaire en pleine expansion (1). Louis Duflocq en était alors le commanditaire. À son décès, en 1916, il est décrit dans les colonnes de l’Ouest-Eclair comme un rentier.

Un grand industriel présidera bientôt à son tour aux destinées de la villa. En 1925, Robert Lefranc, propriétaire des établissements Lefranc – fabricant de couleurs et de vernis, entreprise qui deviendra, bien plus tard, Lefranc-Bourgeois – et qui dirigera aussi Ripolin, finance la destruction de l’aile des communs. La maison double de largeur, une autre bâtisse est construite pour le gardien.

Fortuné, le nouveau propriétaire de la villa ne l’est cependant sans doute pas autant que la famille dont est issue son épouse, Geneviève Panhard, héritière du célèbre constructeur automobile. Leur fille, Solange Lefranc, épouse Pierre Fournier. Ils auront eux-mêmes deux filles, dont Caroline Fournier (aujourd’hui Caroline Cayeux), en 1948.

Un début de carrière auprès d’Yvon Bourges

Caroline Fournier est d’ailleurs le nom de l’hôtesse qui loue la villa le Penhoët sur le site Abritel, pour quelque 1 150 € (en moyenne) la nuit : la maison y est décrite comme comportant neuf chambres, six salles de bains ou encore un grand salon et une salle à manger, « avec double exposition vue mer ».

La villa n’est pas le seul lien que l’ex ministre des Collectivités territoriales a avec Dinard. Son riche parcours professionnel comporte un passage, entre 1969 et 1973, au cabinet du secrétaire d’État puis ministre gaulliste Yvon Bourges, en tant que chargée de mission. Yvon Bourges, maire de Dinard, de 1962 à 1967 puis de 1971 à 1989.

(1) L’emblématique villa Les Roches Brunes, sur la pointe de la Malouine, date de la même époque, par exemple.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/ce-que-l-on-sait-de-la-villa-de-l-ex-ministre-caroline-cayeux-a-dinard-louee-1-150-la-nuit-e3936ac4-7270-11ed-bd92-7d4ffff8f3b8

 

Ouest-France

Feux, orage, secours… Pour les 2 800 pompiers des Côtes-d’Armor, l’année 2022 restera mémorable

Publié le Thibaud GRASLAND

L’année a été difficile mais aussi riche d’enseignements pour les pompiers des Côtes-d’Armor. À l’occasion de la Sainte-Barbe départementale, vendredi à Saint-Brieuc, leur chef a salué une baisse des secours à personne depuis un mois, grâce au nouveau système de garde des ambulances privées.

La cérémonie départementale de la Sainte-Barbe s’est déroulée ce vendredi 2 décembre 2022 à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).

La cérémonie départementale de la Sainte-Barbe s’est déroulée ce vendredi 2 décembre 2022 à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). | OUEST-FRANCE

« Notre modèle de sécurité civile est souvent cité en exemple. Cet été, il n’a pas cassé… mais c’était pas loin », admet le préfet Stéphane Rouvé. Pour le colonel Jean Moine, « cet été exceptionnel nous a fait tangenter nos limites capacitaires, mais nous avons su faire face ». Pour les deux hommes, la cérémonie de Sainte-Barbe départementale, vendredi soir à Saint-Brieuc, était l’occasion de retracer leur première année dans le département des Côtes-d’Armor. Ils ont été rapidement mis dans le bain. La météo a mis à l’épreuve le service départemental d’incendie et de secours, et ses quelque 2 800 sapeurs-pompiers.

320 pompiers envoyés en renfort

Si les Côtes-d’Armor ont été relativement épargnées par les feux de forêt, 320 pompiers costarmoricains ont été dispersés dans les trois autres départements bretons et en Gironde pour prêter main-forte à leurs collègues. Mais pendant ces 538 journées de mobilisation extra-départementale, il a fallu assurer le tout-venant dans le territoire avec de nombreux petits feux un peu partout. « Si les feux ont occupé le haut de l’affiche, il ne faut pas oublier le secours à personne qui atteint des sommets. Certaines journées, on a dépassé les 200 interventions », rembobine Jean Moine, le directeur du Sdis.

Orages et gros incendie à Plouagat

Le début du mois de juin restera dans les annales avec les caprices du ciel qui ont fait couler des torrents dans les rues de Saint-Brieuc et Paimpol. Quelques jours plus tard, à Plouagat, la future plateforme logistique de Lidl à Plouagat s’est embrasée. Un très gros feu qui a mobilisé plus de 120 pompiers pendant plusieurs jours. « Grâce à l’intervention et aux mesures de prévention – un mur coupe-feu efficace -, les deux tiers du bâtiment ont été sauvés. »

L’année 2022 restera aussi historique pour ce qui est du secours à personne, qui représente 82 % de l’activité. Sa « hausse incontrôlée », dixit le colonel Moine, risque de faire exploser le nombre d’interventions au-delà des 40 000 à la fin de l’année. Un vrai problème pour les pompiers qui s’éloignent de leur cœur de métier. Ils ont beaucoup été sollicités pour du transport médical qui, en théorie, n’est pas de leur ressort.

Les ambulanciers viennent soulager les pompiers

L’État a pris la mesure du problème en mettant autour de la table les hôpitaux et les ambulanciers. Depuis un mois, il y a du changement ! Un nouveau « référentiel » est appliqué, avec la mise en place d’un système de garde des ambulanciers privés en journée, « qui a permis une réduction significative de l’activité de secours à personne », se réjouit le directeur, qui veut « revenir à des niveaux d’activité durablement supportables ».

L’État et le Sdis poursuivent leurs efforts pour rebooster le volontariat. Le département affiche désormais un effectif de 2 550 volontaires et 294 professionnels. Avec les personnels administratifs, techniques et médicaux, on flirte avec les 3 000 personnes ! Chaque jour, ce sont 370 pompiers qui sont disponibles. La nuit et le week-end, on atteint les 500. Côté projets, 2023 sera marquée, entre autres, par la construction de nouvelles casernes à Minihy-Tréguier et à Pleudihen-sur-Rance.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/feux-orage-secours-pour-les-2-800-pompiers-des-cotes-d-armor-l-annee-2022-restera-memorable-9494e610-7274-11ed-bd92-7d4ffff8f3b8

 

Ouest-France

Une plainte et une main courante ont été déposées par une ancienne salariée. La direction du syndicat est mise en cause.

Publié le

Photo d’illustration d’un rassemblement du syndicat Force Ouvrière.

Photo d’illustration d’un rassemblement du syndicat Force Ouvrière. | OUEST FRANCE

Ça sent le soufre du côté de l’UD (Union départementale) de Force Ouvrière, basée à Brest. Dans l’entourage du syndicat, on n’hésite pas à parler de « chaos ». Et tous les ingrédients semblent désormais réunis pour une bataille rangée entre deux camps.

Il faut remonter quelques temps en arrière pour comprendre le conflit. Il y a un peu plus d’un an, la Morlaisienne Catherine Créac’h est élue secrétaire générale de l’UD, succédant à Jacques Arnal. Intérimaire au poste, celui-ci était venu, sans que cela ne soit jamais franchement dit, faire le ménage au sein de la structure, qui connaissait déjà quelques déboires, judiciaires notamment.

« Violences psychologiques »

Entre ancienne et nouvelle équipe, le courant ne passera jamais. « Ce sont des gens de la même sensibilité que Marc Hébert qui ont repris le bureau », se désole une source proche de FO. Marc Hébert ? Celui qui a tenu les rênes du syndicat pendant 25 ans. Un personnage haut en couleur et décrié, se réclamant, dans nos colonnes en 2010, de « l’anarcho-syndicalisme ». Une vision du syndicalisme qui n’était pas prônée par Jacques Arnal.

C’est une juriste, embauchée peu de temps avant le dernier changement de direction, qui va faire les frais des tensions entre ces deux courants. La nouvelle équipe aurait essayé de la mettre à pied, puis de la licencier. Elle conteste aujourd’hui la régularité des procédures.

Surtout, elle a profité d’une réunion des membres de la Commission exécutive de l’UDFO, le 30 novembre, pour alerter sur d’autres points de sa situation. Le 8 novembre, des membres de l’équipe dirigeante du syndicat auraient fait venir la police pour la sortir des locaux de FO. Elle aurait été prise à partie, avant l’arrivée des forces de l’ordre, et s’est vue délivrer une ITT (Interruption temporaire de travail) de trente jours. Dans son rapport, le médecin qui l’a consultée parle de « psycho-traumatisme sur son lieu de travail, à la suite de violences psychologiques graves ». (1)

Ses données personnelles auraient aussi été divulguées, par courriel, à d’autres membres de l’UD, ainsi qu’à des membres du tribunal des Prud’hommes, où elle plaide. Par qui ? Dans une lettre ouverte, lue devant les membres de la Commission exécutive du syndicat, elle pointe des responsables de l’organisation.

Pour l’ensemble de ces faits, elle a déposé une plainte et une main courante. Ce sera désormais à la police et à la justice, de tirer cette affaire au clair.

200 dossiers non suivis

La fameuse Commission exécutive du 30 novembre aurait pu, par ailleurs, conduire à l’élection d’un nouveau bureau. Mais là-encore, les opposants à l’actuelle direction s’indignent : leurs candidatures auraient été refusées, car arrivées hors des clous.

En attendant un hypothétique déblocage du conflit, l’UDFO fonctionne sans juriste. « Ça veut dire que 200 dossiers ne sont actuellement plus suivis, déplore une source syndicale. Ils ont été abandonnés. »

(1) Contactée par téléphone et interrogée sur la possibilité de réagir, la direction de l’UD n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/finistere-situation-tres-tendue-au-sein-du-syndicat-force-ouvriere-4a18ca18-719b-11ed-8d7c-fc31769d4d38

 

Ouest-France

Plougasnou. « Nous avons montré l’image d’une culture bretonne vivante »

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À l’occasion de la clôture de l’édition 2022 du festival Tan Miz Du, l’association KLT Ti an Vro Montroulez a salué la vitalité de la culture bretonne en pays de Morlaix.

Discours de clôture du Festival Tan Miz Du à Plougasnou : Hervé Lautrou, président de KLT Ti ar Vro Montroulez et Jean-Michel Bellec, maire adjoint à la culture.

Discours de clôture du Festival Tan Miz Du à Plougasnou : Hervé Lautrou, président de KLT Ti ar Vro Montroulez et Jean-Michel Bellec, maire adjoint à la culture. | OUEST-FRANCE

La cérémonie de clôture de l’édition 2022 du festival Tan Miz Du (littéralement mois du feu noir, novembre en breton), consacré à la langue et la culture bretonnes, a eu lieu, mercredi, où une classe de maternelle bilingue a ouvert à la rentrée de septembre.

Les discours ont été prononcés en breton et en français par Hervé Lautrou, président de KLT (Kerne Leon Treger) Ti ar Vro Montroulez, fédération d’associations qui a organisé le festival, et Jean-Michel Bellec, adjoint au maire chargé de la culture et du patrimoine.

Une édition 2022 réussie

Le festival s’est déroulé du 21 octobre au 30 novembre, avec quelque 50 événements dans tout le pays de Morlaix. « Nous avons retrouvé le niveau de participation d’avant la crise sanitaire, déclare Hervé Lautrou. Près de 3 500 personnes ont assisté aux événements organisés par KLT et les associations membres de la fédération. »

Parmi les temps forts du festival, on peut citer le spectacle de danse et musique celtique Stagan au Roudour, à Saint-Martin des Champs, ou les repas chantés lors desquels on pouvait déguster un kig ha farz ou des galettes en écoutant des gwerzioù. Il y avait également des stages et concours de danses bretonnes, des expositions, un salon du livre, des cours de breton et de nombreuses autres manifestations.

« Nous avons montré l’image d’une culture bretonne vivante, qui préserve le patrimoine mais est aussi capable d’innover et de créer en introduisant des formes d’art plus contemporaines. »

Au service de la langue et de la culture bretonnes

KLT Ti ar Vro Montroulez est la fédération des associations bretonnes du pays de Morlaix, qui a pour objectif le développement de la langue et de la culture bretonnes sur l’ensemble du territoire. Elle regroupe 28 associations, dont des cercles celtiques, des bagadou et 180 adhérents à titre individuel.

Outre le festival Tan Miz Du, elle organise en particulier le mois de la langue bretonne en mars et prépare, avec le soutien de Morlaix Communauté, la création d’un Ti ar Vro, maison du pays de Morlaix, pour 2024. Elle a aussi soutenu pendant l’été l’ouverture de la classe de maternelle bilingue de Plougasnou, un moment menacée.

« Nous œuvrons pour le développement de la langue bretonne, et nous dispensons chaque semaine soixante heures d’apprentissage dans les écoles du pays de Morlaix, conclut Hervé Lautrou. Ici, à Plougasnou, quinze personnes étaient réunies juste avant notre cérémonie de clôture pour parler breton. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-nous-avons-montre-l-image-d-une-culture-bretonne-vivante-b97f3db8-717a-11ed-9c54-efe3e37c878e

 

Ouest-France

Ce Breton tapisse les murs de son salon avec plusieurs centaines de vinyles

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À Châteaulin (Finistère), Hervé Urien, passionné de musique, a collé près de 500 vinyles sur les murs du salon de sa maison. Un collage éphémère qui a nécessité huit heures de travail dans un ordre précis : tout d’abord les chanteurs français en partant de la gauche, par ordre alphabétique puis les rois du rock anglais, le coin blues…

De gauche à droite : Hervé Urien, avec Gildas et Matthieu, deux de ses amis qui l’ont aidé à coller ses centaines de vinyles au mur du salon de sa maison à Châteaulin.

De gauche à droite : Hervé Urien, avec Gildas et Matthieu, deux de ses amis qui l’ont aidé à coller ses centaines de vinyles au mur du salon de sa maison à Châteaulin. | OUEST-FRANCE

À peine a-t-on passé le pas de la porte de sa maison, située à Châteaulin (Finistère), qu’on a l’effet waouh​, à la vue de ces centaines de vinyles soigneusement positionnés sur les murs.

L’habitant des lieux, Hervé Urien, nous accueille, pas peu fier de sa décoration du moment : Un jour, je me suis dit : « J’aimerais bien voir tous mes vinyles ensemble, là je ne peux pas quand ils sont rangés sur les étagères ».

Des vinyles collés au mur mais pas n’importe comment

Avec l’objectif de tapisser les murs de son salon de 40 m2 de ses vinyles, le Châteaulinois mélomane – qui est aussi poète – appelle à la rescousse ses amis. Pour joindre l’utile à l’agréable : Nous avons mis huit heures à coller les pochettes sur les murs, avec de la Patafix. Puis, début octobre, j’ai invité mes amis, pour se retrouver autour de la musique. Les pochettes rappellent des souvenirs !

En tout, ce ne sont pas moins de 500 vinyles qui sont collés au mur. Et pas n’importe comment : on trouve tout d’abord les chanteurs français en partant de la gauche, par ordre alphabétique. Georges Brassens et Serge Gainsbourg y trouvent une bonne place, tout comme Francis Cabrel ou Bernard Lavilliers. Puis viennent les rois du rock anglais et américain, avec David Bowie et Iggy Pop.

Une passion transmise par son père

Avec un père lui-même passionné de musique, Hervé aime l’objet vinyle depuis longtemps : J’ai commencé à acheter des 33 tours à 15 ans, mon argent de poche y passait ! Parfois, je n’achetais rien que les pochettes intérieures et des posters qui se trouvaient à l’intérieur. Mon père avait 2 000 disques de blues jazz. Quand j’ai quitté la maison, il s’est fait faire une discothèque dans ma chambre. C’était sa salle de musique, il pouvait y passer des journées entières à écouter des disques ! Ici, il y a bien évidemment le coin blues.

Incollable, Hervé a une anecdote sur chaque artiste : Avec cette exposition personnelle, j’ai redécouvert des musiques que j’écoutais à une autre époque : qui se souvient de la chanteuse française Lucid Beausonge, révélée au grand public avec le titre Lettre à un rêveur ? Elle a marqué son temps, dans les années 1980. J’ai confectionné une petite carte d’identité de chaque chanteur français qui a un vinyle accroché au mur, avec sa date de naissance, son style musical, ses tubes.

« Dans quinze jours, j’enlève tout »

Pour autant, le sexagénaire n’est pas nostalgique : Dans quinze jours, j’enlève tout ! C’est l’envie du moment, le plaisir de partager avec mes amis !

https://www.ouest-france.fr/bretagne/chateaulin-29150/ce-breton-tapisse-les-murs-de-son-salon-avec-plusieurs-centaines-de-vinyles-b870ef5c-627f-11ed-988e-462e4b8b6d96

 

Perros-Guirec. Une nouvelle porte de 12 mètres de large pour le bassin à flot

À Perros-Guirec, l'idée d'une nouvelle porte de 12 m de largeur, pour un montant des travaux annoncé de 2,7 millions d'euros, a été validée lors du dernier conseil municipal.

La première ébauche du projet d'élargissement et d'automatisation de la porte du bassin à flot se chiffre à 2,7 millions d'euros HT.

La première ébauche du projet d'élargissement et d'automatisation de la porte du bassin à flot se chiffre à 2,7 millions d'euros HT. ©Archives Le Trégor

Par Jérémy Nédélec Publié le  

À Perros-Guirec, le dernier conseil municipal du 17 novembre avait à débattre concernant l’avant-projet d’une nouvelle porte pour le bassin à flot.

Porte plus grande et automatique

Deux objectifs structurent cet avant-projet : agrandir la porte, et l’automatiser. L’incident qui s’était produit début janvier, et la taille (5,85 m) jugée trop étroite pour accueillir certains bateaux motivent le projet de repenser la porte, qui est aussi en « bien mauvais état », souligne Yannick Cuvillier, l’adjoint aux ports et aux activités maritimes, avec des problèmes d’étanchéité.

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« On fait ça pour 50 ans »

L’idée est donc de travailler sur une nouvelle porte de 12 mètres de largeur, de sorte à faciliter aussi les manœuvres. Le montant des travaux, études et aléas est estimé à 2 786 529 € HT.

« On fait ça pour 50 ans », dit Erven Léon, le maire. Les échanges se sont attardés sur la largeur pertinente de cette porte : 12 ? 10 ?

« Faire une porte de 10 mètres au lieu de 12 mètres représenterait une économie de 70 000 €. Je ne suis pas sûr que cela soit pertinent »

Yannick Cuvillier, adjoint au port et aux activités maritimes

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L’idée d’une porte de 12 m a été approuvée au conseil portuaire. La minorité a émis le souhait d’une commission d’étude avec les personnes compétentes à ce sujet. « Cet organe de consultation existe, c’est le conseil portuaire », a répondu Erven Léon.

Le projet a été validé, avec 6 voix contre et une abstention.

https://actu.fr/bretagne/perros-guirec_22168/perros-guirec-une-nouvelle-porte-de-12-metres-de-large-pour-le-bassin-a-flot_55624876.html

 

Ouest-France

Laurence, commerçante à Morlaix depuis 38 ans, cesse son activité

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Toute petite, Laurence Jaffré jouait déjà à l’épicière dans la boutique de ses parents. Des années plus tard, son sourire est devenu légendaire à Morlaix (Finistère). Le 31 décembre 2022, elle raccrochera son tablier.

Laurence Jaffré, épicière pendant 38 ans à Morlaix a toujours su conserver le sourire, sourire devenu légendaire !

Laurence Jaffré, épicière pendant 38 ans à Morlaix a toujours su conserver le sourire, sourire devenu légendaire ! | OUEST-FRANCE

Laurence Jaffré a découvert le métier d’épicière dans les années 1980 chez ses parents avec qui elle travaillait comme salariée, rue Carnot, en face de la Maison de la presse de l’époque. Elle s’installe ensuite à son propre compte au 1, place des Jacobins, et ce, jusqu’au mois d’août 2006. Après quelques recherches, elle investit alors sa boutique actuelle au 7, rue d’Aiguillon, en novembre 2006. Elle y restera jusqu’au 31 décembre 2022

Une vocation

Le magasin propose de l’épicerie bio, des produits diététiques et de bien être. J’avais déjà développé la vente de compléments alimentaires depuis quelque temps. Considérant les attentes de la clientèle, j’ai poursuivi dans ce sens », ​se souvient-elle. La boutique se nomme Votre santé. Mais elle est plus connue sous l’appellation : Chez Laurence, personnage central du lieu !

Épicerie de proximité, en plein centre-ville, ce commerce répond parfaitement aux attentes de la clientèle. Au début, j’étais complètement à contre-courant : le bio était balbutiant, et la tendance générale entraînait les commerces vers la périphérie des villes sous forme de grandes surfaces. J’ai cependant persisté dans cette voie et je n’ai aucun regret ! J’ai toujours fait mon métier avec plaisir. Le contact avec les clients, le relationnel sont importants, de même que participer à la qualité de vie, le bien-être, le bien manger…

Une période qui s’achève

Laurence cesse son activité pour cause de retraite. Son commerce va fermer le 31 décembre 2022. Malheureusement, je n’ai pas trouvé de repreneur ! »,​déplore-t-elle. La disparition de cette boutique est une véritable perte pour le centre-ville ! », ​renchérit Hélène, une cliente fidèle.

D’autant que, au-delà de son activité d’épicière, Laurence s’investit dans la vie locale. Actuellement, par exemple, ses locaux servent aussi de dépôt de vêtements dans le cadre de l’opération de solidarité Vamos Magali, en soutien à cette jeune Morlaisienne, Magali Château, récemment accidentée.

Elle nous confie : « J’ai été très émue de recevoir ce petit mot de la part de mon représentant : “ Il ne faut pas pleurer parce que c’est terminé, mais sourire parce que c’est arrivé”. » Et sourire, Laurence elle connaît !

Pratique : Votre Santé, 7, rue d’Aiguillon, Morlaix. Liquidation totale à partir du 1er décembre 2022, jusqu’au 31.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/laurence-commercante-a-morlaix-depuis-38-ans-cesse-son-activite-460c7b22-7191-11ed-9c54-efe3e37c878e

 

Ouest-France

À Guimaëc, une taxe sur les logements vacants sera appliquée en janvier

Publié le 01/12/2022 à 19h56

Les élus de Guimaëc, en Finistère, ont adopté la taxe d’habitation sur les logements vacants pour fluidifier un marché en forte tension. Ils ont aussi signé un nouvel avenant pour futur restaurant.

En plein centre-bourg, le chantier du futur restaurant de la Maison rose, avance.

En plein centre-bourg, le chantier du futur restaurant de la Maison rose, avance. | OUEST-FRANCE

Le mercredi 30 novembre 2022, une délibération concernant les logements vacants a été votée et validée lors du conseil municipal de Guimaëc (Finistère). Elle sera appliquée à partir du 1er janvier 2023. « Avant le premier confinement en 2020, nous avions recensé 70 maisons vacantes dans la commune, détaille Pierre Le Goff, maire. Dont 10 % étaient des bâtiments communaux. Il y en avait peu dans le bourg, cela concernait plutôt des maisons dans d’anciens corps de ferme ou appartenant à de personnes qui sont en Ehpad. Depuis, plusieurs ont été vendues. »

Lire aussi : CARTE. En Finistère, voici où se trouvent les logements vacants

12,5 % pour la première année

Cette taxe qui vise à optimiser l’offre de logements sur un marché en tension, ne concerne pas les résidences secondaires, précise l’édile. Leurs propriétaires payent déjà la taxe d’habitation. Cette nouvelle taxation sur les logements vacants va concerner les logements non meublés, pour lesquels les propriétaires ne paient pas la taxe d’habitation, ils déclarent d’ailleurs leur logement vacant.

À combien s’élève cette taxe ? Le site Internet du gouvernement explique qu’elle est basée sur la valeur locative du logement (comme la taxe d’habitation). Le taux appliqué est de 12,5 % pour la première année et de 25 % les années suivantes.

Un avenant de 12 000 € pour la Maison rose

Dans le cadre des travaux de création d’un restaurant et d’un appartement dans la Maison rose, il est nécessaire de refaire la charpente du bâtiment annexe pour 12 053 €. De l’avis des artisans, la précédente était en mauvais état. Toujours au niveau du futur restaurant, une convention de mise à disposition des bâtiments aux futurs gérants, Yoann Le Puil et Dylan Simon.

Nouveaux horaires à la mairie

La loi impose aux agents des communes et communautés d’avoir un temps de travail de 1 607 heures par an, soit 35 heures hebdomadaires, alors qu’auparavant, celui-ci pouvait être moindre. Guimaëc a donc dû se mettre en conformité. En découle une nouvelle organisation, au niveau de la mairie, qui sera ouverte sur une plus grande amplitude horaire : du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 12 h, et de 13 h 30 à 17 h, ainsi que le samedi matin.

Panneaux solaires

Les élus sollicitent une aide de 50 000 € auprès de l’État pour l’ensemble des travaux liés aux économies d’énergie : l’installation de 150 panneaux photovoltaïques sur les toits de l’école maternelle, de la salle des fêtes et de la salle des sports, la pose d’horloges et de LED dans les salles municipales, et le changement des convecteurs à la cantine.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guimaec-29620/a-guimaec-une-taxe-sur-les-logements-vacants-sera-appliquee-en-janvier-339f1ce0-7175-11ed-9c54-efe3e37c878e

 

Ouest-France

INFO OUEST-FRANCE. « Ça m’a brisé » : suspecté de tuer des patients, un médecin du Mans innocenté

Modifié le Publié le Josué JEAN-BART

Mis en examen pour avoir abrégé les souffrances de six patients, cet urgentiste d’origine rouennaise, spécialisé dans les soins palliatifs au Pôle santé sud du Mans, vient de sortir de prison. Une nouvelle expertise médico-légale le met hors de cause. Elle considère qu’il a agi dans « les règles de l’art ».

Les accusations visant un ancien médecin urgentiste de la clinique du Pôle santé sud du Mans se sont quelque peu émoussées. Un rapport réalisé par un collège de médecins experts conclut à un traitement adapté à des patients en fin de vie, sas aucune volonté de donner la mort. 

Les accusations visant un ancien médecin urgentiste de la clinique du Pôle santé sud du Mans se sont quelque peu émoussées. Un rapport réalisé par un collège de médecins experts conclut à un traitement adapté à des patients en fin de vie, sas aucune volonté de donner la mort.  | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« La prise en charge diagnostique et thérapeutique de l’affection pour laquelle les six patients étaient hospitalisés était conforme aux règles de l’art. » Les conclusions du rapport de contre-expertise médico-légale ordonnée par le juge d’instruction Sébastien Colombet sont limpides. Selon les trois experts missionnés, Jérôme Talbot, ancien médecin urgentiste au Pôle santé sud du Mans, âgé de 40 ans, n’a accéléré aucun décès. « Le collège d’experts considère que le Dr Talbot n’a pas provoqué délibérément la mort des cinq patients décédés dont il avait la responsabilité. L’acte d’euthanasie ou de provocation volontaire de la mort est écarté dans tous les cas. »

Libéré immédiatement

Daté du lundi 28 novembre 2022, le document a aussitôt été transmis au magistrat instructeur, qui en a tiré les conséquences : le praticien a été libéré de la maison d’arrêt des Croisettes au Mans. « J’étais tranquillement dans ma cellule. Un gardien est venu me voir pour me prévenir que j’étais libéré. » Il est désormais placé sous contrôle judiciaire, avec des interdictions de paraître en Sarthe et de pratiquer la médecine. Il est radié par l’ordre des médecins.

« Pas possible »

Un véritable soulagement pour celui qui, de la prison où il était enfermé depuis janvier 2022, ne cessait de clamer son innocence. « J’ai toujours dit que ça n’était pas possible. Que je ne voulais pas tuer ces patients. Une expertise m’accablait complètement. À partir d’un dossier papier, on a conclu à des actes volontaires d’abréger des souffrances et des vies. Ces conclusions étaient complètement délirantes, avec de grosses incohérences. » Ce que relèvent trois médecins experts auprès de la cour d’appel de Bordeaux.

« Une injustice »

Son interpellation et son placement sous écrous, Jérôme Talbot les a vécus comme « une injustice ». « J’étais en état de sidération. J’ai quitté mon domicile avec les menottes. Je me suis retrouvé en prison 48 heures après. On me disait que j’étais un meurtrier. C’était extrêmement violent. » Il a passé « onze mois aux Croisettes. J’ai découvert le monde carcéral, quand même très particulier. » Surtout, il s’est senti « considéré comme un moins que rien et un criminel ».

« Brisé dans tous les sens »

Mercredi 30 novembre, il est rentré chez lui, à Rouen, où il a grandi et fait toutes ses études de médecine. Fragilisé. « Ça m’a brisé dans tous les sens. Humainement, sur le plan professionnel, j’ai perdu confiance en moi. Je me suis demandé s’ils n’avaient pas raison. Je me suis ressaisi. Ces allégations sont fausses. L’anesthésiant a été administré à des doses très faibles. Il y a très probablement une erreur dans le logiciel de prescription. »

Vers un non-lieu ?

Il espère désormais bénéficier d’une ordonnance de non-lieu. Un rendez-vous est fixé le vendredi 9 décembre prochain. Néanmoins, le quadragénaire, qui s’était spécialisé dans les soins palliatifs, a subi le désaveu de ses pairs, en contradiction avec ses convictions profondes. « J’ai toujours eu des positions claires : j’ai toujours été contre l’euthanasie. »

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/le-mans-72000/info-ouest-france-suspecte-de-tuer-des-patients-un-medecin-du-mans-innocente-1e2cb334-7186-11ed-8d7c-fc31769d4d38

 

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1 décembre 2022

Alain Goutal  Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2022/12/clemence-le-goff-vient-de-publier-ches-l-harmattan-les-deux-premiers-volets-de-son-magnifique-roman-d-anticipation-les-ours-de-la-foret-bretonne.en-voici-les-visuels-de-couvertures.html

 

Ouest-France

Anthénéa à Lannion. La justice rejette la demande des opposants à l’abbatage des arbres

Publié le

Deux associations pour l’environnement ont demandé la suspension de l’exécution de l’arrêté par lequel le préfet des Côtes-d’Armor a autorisé l’abattage de trois arbres devant l’usine Anthénéa à Lannion (Côtes-d’Armor). Leur demande a été rejetée par le tribunal administratif de Rennes, le vendredi 25 novembre 2022.

Pour l’instant aucune soucoupe flottante de la société Anthénéa n’est sortie de l’usine. Si le recours au pourvoi en cassation des associations échoue, ce ne seront pas les arbres qui l’en empêcheront.

Pour l’instant aucune soucoupe flottante de la société Anthénéa n’est sortie de l’usine. Si le recours au pourvoi en cassation des associations échoue, ce ne seront pas les arbres qui l’en empêcheront. | ARCHIVES

Le vendredi 25 novembre 2022, le tribunal administratif de Rennes a rejeté le référé des associations Sauvegarde du Trégor-Goëlo et Plestin environnement concernant l’abattage des arbres devant l’usine Anthénéa, à Lannion (Côtes-d’Armor). Les arguments des opposants n’ont pas fait pencher la balance de leur côté. Ils avançaient notamment que, les allées d’arbres et alignements d’arbres qui bordent les voies ouvertes à la circulation publique constituent un patrimoine culturel en plus de leur rôle pour la préservation de la biodiversité et, à ce titre, font l’objet d’une protection.

Les associations vont se pourvoir en cassation

Devant les arguments des différentes parties, le tribunal a tranché. Le nombre d’arbres concernés est particulièrement faible et il n’existe aucune alternative moins impactante pour l’environnement ; l’urgence réside surtout dans la nécessité de permettre à l’entreprise Anthénéa de poursuivre son activité en plein développement et d’assurer le transport pour l’écoulement de sa production dans les meilleurs délais en ayant un accès au fleuve Le Léguer. L’arrêté en litige a en outre prévu, comme mesure compensatoire, la plantation de dix nouveaux arbres aux abords immédiats de l’entreprise Anthénéa, par la reconstitution notamment d’un alignement de quatre arbres le long de la façade du bâtiment dans l’espace public.

Contestant cette ordonnance, les associations ont décidé de se pourvoir en cassation.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/anthenea-a-lannion-la-justice-rejette-la-demande-des-opposants-a-l-abbatage-des-arbres-dbb619b6-70d4-11ed-b658-d40122929dc2

 

Ouest-France

Reprise de la ligne Brest-Orly : pour la jeune compagnie morlaisienne Celeste, cela semble compromis

Publié le Delphine VAN HAUWAERT

Chalair vient de mettre des billets en vente pour cette ligne abandonnée par Air France. La compagnie Celeste, à Morlaix (Finistère), n’a, pour l’heure, pas montré les garanties financières suffisantes.

Arnaud de Noray, directeur de la compagnie d’aviation Celeste et Bruno Besnehard, président directeur général.

Arnaud de Noray, directeur de la compagnie d’aviation Celeste et Bruno Besnehard, président directeur général. | OUEST FRANCE

Alors que la compagnie normande Chalair a officialisé, mercredi 30 novembre, sa reprise de la ligne Brest-Paris Orly, dévoilant même les horaires, Celeste, l’autre concurrent sur les rangs, se veut moins affirmatif. « Nous tenons à préciser que le « pool » de slots à Orly n’a pas été attribué à ce jour. La compagnie Celeste est toujours candidate aux slots (les créneaux de décollage, N.D.L.R.) pour opérer cette ligne », déclaraient dans un communiqué, mardi 29 novembre, Bruno Besnehard et Arnaud de Noray, les dirigeants de cette nouvelle compagnie basée à Morlaix (Finistère).

« Dupliquer le modèle Brit Air »

« Chalair communique sur les slots, mais c’est Air France (la compagnie exploitant jusque-là la ligne, via sa filiale Transavia, N.D.L.R.) qui leur attribue ses slots précédents, rien n’est déterminé », abonde Claude Ravalec, président de la chambre de commerce et d’industrie métropolitaine Bretagne Ouest (CCIMBO). L’attribution définitive, par la Cohor, l’association pour la coordination des horaires, est en effet censée intervenir en décembre.

Reste que cela semble assez mal engagé pour la compagnie morlaisienne. « Force est de constater que ce dossier n’a pas abouti financièrement », reconnaît Claude Ravalec.

Pour aider à la création de cette nouvelle entreprise, la CCI avait lancé une souscription, début octobre, en invitant les chefs d’entreprise du Finistère à soutenir Celeste et « l’emploi local » . Avec l’espoir affiché « de dupliquer le modèle Brit Air ».

Le compte n’y est pas

En plus de l’aide des collectivités (2 millions pour la région et 1,5 million pour Morlaix communauté), trois millions étaient en effet nécessaires pour permettre à Celeste « de présenter des garanties financières vis-à-vis de l’autorité de certification ». Mais la souscription, prolongée jusqu’au vendredi 2 décembre, n’a pour le moment permis d’en réunir que 700 000 €, auxquels s’ajoutent 1,5 million d’euros qui seraient versés par la CCI au lancement de la Société financière de participations.

En cas d’échec, il n’est pas question, pour la CCI, de mettre la main à la poche pour compléter, comme elle a pu le faire lors de la reprise, en 2014, de Tilly-Sabco, entreprise agroalimentaire historique de Guerlesquin. « Il y avait le feu à l’époque. Là, ça ne fait pas partie de notre stratégie. Nous avons joué notre rôle de soutien à l’emploi, mais n’allons pas monter une compagnie d’aviation. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/reprise-de-la-ligne-brest-orly-pour-la-jeune-compagnie-morlaisienne-celeste-cela-semble-compromis-a189644c-70c9-11ed-b658-d40122929dc2

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
30 novembre 2022

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2022/11/les-nantis.html

 

Ouest-France

Algues vertes : l’État n’est pas responsable du décès d’un joggeur, selon la justice

Publié le

En septembre 2016, Jean-René Auffray décédait pendant un footing à Hillion, dans la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Sa famille avait porté l’affaire devant le tribunal administratif, estimant que les algues vertes étaient responsables du décès. La justice vient de rendre sa décision, et rejette les demandes.

Un ramassage d’algues vertes sur une plage à Hillion, en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), en décembre 2020.

Un ramassage d’algues vertes sur une plage à Hillion, en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), en décembre 2020. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine) rejette les demandes d’indemnisation de la famille de Jean-René Auffray, décédé en septembre 2016 dans une vasière envahie d’algues vertes à Hillion, en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), alors qu’il faisait son jogging.

Par cette décision en date du vendredi 25 novembre 2022, le tribunal administratif suit les conclusions du rapporteur public. Lors de l’audience du 27 octobre, ce dernier avait dénoncé la « carence de l’État » dans la prolifération des algues vertes en Bretagne, mais avait estimé que le « lien de causalité » entre leur présence et le décès du joggeur ne pouvait être établi, et qu’il en allait « de même pour la responsabilité de l’État ».

Le rapporteur public avait précisé que Jean-René Auffray était « décédé d’une insuffisance respiratoire brutale qui aurait pu être due à une exposition aux algues vertes ou à un arrêt cardiaque ». Pour le magistrat, en l’absence d’autopsie réalisée à temps, « on ne saura sans doute jamais » si le quinquagénaire est mort d’une intoxication ou « d’un arrêt cardiaque ».

« La présence avérée d’hydrogène sulfuré »

La famille de Jean-René Auffray avait saisi la justice administrative en juillet 2019, pour demander réparation auprès de la commune d’Hillion, de l’agglomération de Saint-Brieuc et de l’État, réclamant près de 600 000 € d’indemnisation des préjudices subis.

Lors de l’audience, l’avocat de la famille, Me François Lafforgue avait notamment pointé la « présence avérée d’hydrogène sulfuré sur le lieu » du décès. Il avait aussi rappelé que le lendemain des faits, deux pompiers sur les quatre intervenus à Hillion avaient dit ressentir « des malaises, des maux de tête et des problèmes gastriques ». Me Lafforgue a également évoqué les précédents « accidents » au même endroit : « En 2011, 36 cadavres de sangliers y ont été retrouvés […] Les analyses ont montré la présence d’hydrogène sulfuré, liée aux algues vertes. »

Lire aussi : ENQUÊTE. Histoire, témoignages, décryptages… Notre dossier sur les algues vertes

Un classement sans suite en 2017

L’enquête ouverte par le parquet de Saint-Brieuc s’était conclue en 2017 par un classement sans suite. Les médecins légistes avaient estimé qu’il était impossible d’identifier la cause du décès. Le délai entre la mort et l’autopsie avait rendu impossible de nombreuses analyses, notamment toxicologiques.

https://www.ouest-france.fr/environnement/algues-vertes/algues-vertes-deces-d-un-joggeur-en-cotes-d-armor-l-etat-n-est-pas-responsable-selon-la-justice-e8a7b9a4-70b1-11ed-b509-5fa4f7ebc15c

Lire aussi : Un nouveau plan de lutte contre les algues vertes en cours de finalisation (La préfecture et les services de l’État en région Bretagne)

 

Ouest-France

Immigration : en manque de bras, l’Allemagne naturalise plus vite

Publié le À Berlin, Sébastien VANNIER

Dans une Allemagne vieillissante, le chancelier social-démocrate Olaf Scholz veut simplifier l’accès à la nationalité allemande. Ses alliés libéraux et l’opposition de droite sont vent debout.

Prise d’empreintes d’un réfugié venu déposer sa demande de nationalité allemande, à Heidelberg, en janvier 2016.

Prise d’empreintes d’un réfugié venu déposer sa demande de nationalité allemande, à Heidelberg, en janvier 2016. | ARCHIVES RALPH ORLOWSKI, REUTERS

Une fois n’est pas coutume, l’émotion était palpable quand Olaf Scholz a lancé sa réforme de la nationalité, le week-end dernier. Pour beaucoup, l’Allemagne est devenue le pays de l’espoir, explique le chancelier allemand, dans un court message en ligne. Les hommes, les femmes et les enfants qui sont venus en Allemagne, ont fortement contribué à ce que notre économie soit aussi forte aujourd’hui.

D’où l’idée d’aller plus loin. Dans son projet de réforme de la naturalisation, la ministre de l’Intérieur Nancy Faeser (sociale-démocrate) propose de raccourcir les délais : il suffirait de séjourner sur le sol allemand cinq ans au lieu de huit, avant de pouvoir déposer sa demande. Voire seulement trois ans en cas d’intégration particulièrement réussie.

Berlin veut aussi élargir l’accès à la double nationalité. Un droit actuellement restreint : de nombreux étrangers, non-européens, doivent renoncer à leur nationalité d’origine. Les enfants nés en Allemagne de parents présents dans le pays depuis cinq ans seraient également automatiquement allemands.

Besoin de main-d’œuvre

Parmi ses 84 millions d’habitants, l’Allemagne compte 11,8 millions d’étrangers. Un chiffre en augmentation constante depuis 2009. La Turquie figure en tête des pays d’origine les plus représentés (1,4 million), suivent la Pologne, la Syrie et la Roumanie. « Nous sommes un pays avec une immigration diverse, nous voulons nous adapter à cette réalité en modernisant notre droit de la nationalité », justifie Nancy Faeser.

Ces débats autour de la nationalisation ne sont pas dénués d’arrière-pensées économiques, car le pays vieillit sacrément, avec un taux de fécondité tombé à 1,53 enfant par femme, loin du seuil de renouvellement des générations (2,05). Deux Allemands sur trois considèrent d’ailleurs l’immigration comme un moyen pour aider à résoudre les problèmes démographiques et économiques » du pays, selon une étude menée en février par la Fondation Bertelsmann. Et plus de la moitié y voient l’opportunité de combler le manque de main-d’œuvre dans de nombreux secteurs sous tension (transports, vente, milieu médical, etc.).

Cette pénurie plaide pour « une plus grande ouverture aux travailleurs étrangers », soutient le ministre écologiste de l’Économie, Robert Habeck.

La droite voit cela d’un autre œil. Alors qu’ils s’étaient engagés, dans le contrat de coalition avec la gauche, à faciliter l’accès à la nationalité, les libéraux du FDP estiment désormais que ce n’est pas le bon moment », selon leur secrétaire général Bijan Djir-Sarai. Pour le conservateur Alexander Dobrindt, chef du groupe parlementaire CSU (union chrétienne-sociale), brader la nationalité allemande ne favorise pas l’intégration, mais conduit à son contraire et va encore attirer de la migration illégale.

https://www.ouest-france.fr/europe/allemagne/allemagne-en-manque-de-bras-berlin-naturalise-plus-vite-b14eb072-6f3d-11ed-a2a4-28e0450c61da

 

Ouest-France

À Lanmeur, feu vert pour le parc éolien

Publié le Frédérique JOURDAA

Le Conseil d’État rejette le recours de l’association Bien vivre à Lanmeur et dix riverains contre les trois éoliennes projetées.

L’exploitation de trois éoliennes de 110 m de haut, au sud de Lanmeur, est autorisée.

L’exploitation de trois éoliennes de 110 m de haut, au sud de Lanmeur, est autorisée. | ILLUSTRATIONS, ARCHIVES OUEST-FRANCE

Ni le menhir de Castel ar Jolu, ni la Zone de présomption de prescription archéologique (ZPPA), ni même l’impact visuel redouté sur les monts d’Arrée, n’auront retenu l’attention des juges. Cinq semaines après l’audience qui avait amené, devant le Conseil d’État, l’association Bien vivre à Lanmeur et dix riverains, la plus haute juridiction donne finalement son feu vert à la Société d’exploitation éolienne (SEE) Lanmeur, pour l’exploitation de trois éoliennes de 110 m de haut, au sud de Lanmeur.

« Favorable au développement éolien »

Le 11 décembre 2017, le préfet avait délivré cette autorisation, que les opposants avaient cherchée, en vain, devant la justice. Leurs précédentes requêtes avaient été rejetées, le 30 juillet 2020 et le 8 mars.

Le rapporteur public n’avait pas laissé beaucoup d’espoir, le 20 octobre, en relevant notamment que « le site retenu figure dans une zone identifiée comme favorable au développement éolien » et que « les menhirs ne font pas l’objet d’une protection réglementaire ».

Les requérants rappelaient encore que « l’étude d’impact était entachée d’insuffisances sur les descriptions de l’état initial du site et des effets acoustiques » et qu’« une solution alternative destinée à éviter la destruction d’une zone humide » aurait pu être recherchée.

Par une décision rendue hier, le conseil d’État ne retient aucun de leurs arguments. Il confirme que « les modifications autorisées par le dernier arrêté préfectoral n’auront pas pour effet d’aggraver l’impact sonore et visuel du projet initial et ses impacts sur l’environnement ».

Le pourvoi de Bien Vivre à Lanmeur et des riverains n’est donc pas admis.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/a-lanmeur-feu-vert-pour-le-parc-eolien-2a76d0f6-7029-11ed-82c6-f4ebf0ab42a7

 

Ouest-France

« Nous avons des travailleurs pauvres aux Genêts d’or » : 308 salariés oubliés du Ségur en Finistère

Publié le

Plus d’une centaine de salariés des Genêts d’or ont fait grève devant le siège de l’association, à Saint-Martin-des-Champs (Finistère), ce mardi 29 novembre 2022. 20 % des employés sont exclus de la fameuse prime Ségur, soit 183 € mensuels. La direction, qui soutient le mouvement social, appelle les pouvoirs publics à mieux considérer et reconnaître les métiers du médico-social.

Nathalie Pape, de la CFDT, Gilles Méar, de Sud et Fabien Huguet de la CGT des Genêts d’or. C’est à l’appel des trois syndicats qu’une grève a été organisée pour demander que la totalité des salariés de l’association touche la prime mensuelle de 183 € du Ségur.

Nathalie Pape, de la CFDT, Gilles Méar, de Sud et Fabien Huguet de la CGT des Genêts d’or. C’est à l’appel des trois syndicats qu’une grève a été organisée pour demander que la totalité des salariés de l’association touche la prime mensuelle de 183 € du Ségur. | OUEST-FRANCE

Ils et elles sont secrétaires, cuisiniers, agents administratifs… Encore 308 salariés sur les 1 407 CDI que comptent les Genêts d’or ne bénéficient pas de la prime mensuelle de 183 € accordée par le Ségur. « On demande que notre employeur nous défende auprès des financeurs. Il faut agir. Le syndicat d’employeurs Nexem demande d’inscrire la dépense du Ségur pour tous dans tous les documents budgétaires 2023 », rappelle Fabien Huguet, de la CGT, Nathalie Pape de la CFDT et Gilles Méar de Sud. Ils ont planté le piquet de grève entre 12 h et 14 h, devant le siège de l’association, à Saint-Martin-des-Champs (Finistère), ce mardi 29 novembre 2022.

Plus d’une centaine de personnes, provenant de différents établissements du Nord-Finistère ont répondu à leur appel, pour aussi dénoncer « le gros manque de reconnaissance. Le handicap fait moins parler que l’hôpital public. Il y a des centaines de départs non remplacés, faute de personnel ».

Des services fermés faute de personnel

Les conséquences sont très importantes, puisque les Genêts d’or gèrent des structures recevant un public de personnes en situation de handicap. « Par exemple, la maison d’accueil spécialisée de Ploudalmézeau a augmenté son nombre de places. Mais faute de personnel, elle ne peut pas ouvrir. On se retrouve avec des jeunes de parfois 27 ans, en institut médico-éducatif », poursuit Fabien Huguet.

La situation piétine, après plusieurs manifestations et grève pour soutenir les Oubliés du Ségur dans le médico-social. Les cadres de l’association en ont pleinement conscience. Yannick Arzel, directeur général, est allé rencontrer et discuter avec certains grévistes. Une délégation de représentants des trois syndicats a été accueillie également à 13 h. Problème : les décisions finales ne sont pas pleinement du ressort de la direction.

Yannick Arzel, directeur général des Genêts d’or. | OUEST-FRANCE

Pour rappel, les Genêts d’or sont financés par le conseil départemental et l’Agence régionale de santé. « Cela fait des mois que l’on demande que cette injustice entre le versement des primes soit réparée. Un amendement au niveau de l’Assemblée nationale avait été déposé, mais n’est pas passé à cause du 49.3. Il nous manque un vrai projet politique : c’est tout le secteur qui est malmené », souligne Yannick Arzel.

Un budget déficitaire pour 2022

Qui plus est, la situation financière reste délicate. Le versement de la prime pour ces 308 salariés représenterait une enveloppe de « 1,2 million d’euros en tout pour l’association. Et notre budget était déficitaire en 2021, il le sera en 2022 et certainement aussi en 2023, poursuit le directeur général. L’alimentation et l’énergie nous revenaient à 1,5 million d’euros, avant le Covid. Avec l’inflation, c’est inquiétant. Nous avons des rencontres prochainement avec nos financeurs, où nous rappellerons encore la situation. »

Fait notable, enfin, c’est que la direction soutient le mouvement de ces salariés. « Les demandes sont légitimes. Nous avons des travailleurs pauvres dans nos structures. Un aide-soignant touche à peine le Smic chez nous. Dans la fonction publique, il pourrait avoir 300 € de plus par mois », conclut Yannick Arzel.

https://www.ouest-france.fr/sante/handicaps/nous-avons-des-travailleurs-pauvres-aux-genets-d-or-308-salaries-oublies-du-segur-en-finistere-825e63f8-6ff0-11ed-9a8e-7d0229dcff58

 

Ouest-France

Morlaix. Ces chansons qui font l’actu de la peine de mort

Publié le 29/11/2022 à 19h34

Comme chaque 30 novembre désormais, la Ville de Morlaix (Finistère) s’engage contre la peine de mort. Rendez-vous à 17 h au kiosque, et à 18 h à l’hôtel de ville, ce mercredi 30 novembre 2022, pour le spectacle de chansons « Monte a r’gret et clap de fin ».

Ce mercredi 30 novembre 2022, retrouvez les élus morlaisiens, les associations Acat, Amnesty- International et Ligue des droits de l’homme, ainsi que le Théâtre de la Corniche au kiosque et salle Cornic à la mairie.

Ce mercredi 30 novembre 2022, retrouvez les élus morlaisiens, les associations Acat, Amnesty- International et Ligue des droits de l’homme, ainsi que le Théâtre de la Corniche au kiosque et salle Cornic à la mairie. | OUEST-FRANCE

Cette année encore, « Morlaix est fière d’y participer », indique la Ville. Comme chaque 30 novembre désormais (en référence au 30 novembre 1786, jour de la première abolition de la peine capitale réalisée par un État), Morlaix : Ville engagée contre la peine de mort, se mobilise… en chansons.

Cela peut paraître curieux de chanter sur le thème de la peine de mort. « Pourtant, il est inscrit dans la tradition orale et populaire de la chanson et chansonnette française qui, de cette manière, donnait des informations », souligne Claude Bonnard, du Théâtre de la Corniche, qui a fait des recherches sur le sujet.

Supplices avant la montée à l’échafaud

« J’ai trouvé des complaintes dans le bouquin de Jean-François Maxou Heintzen, dont le titre est Chanter le crime. Canards sanglants et complaintes tragiques . À l’époque, la vox populi demandait plus de châtiments, plus de supplices avant la montée à l’échafaud. »

Sur des airs connus comme La Paimpolaise, ces chansons seront faciles à reprendre en chœur.

Cette journée est la principale mobilisation, à l’échelle planétaire, en faveur d’une justice plus humaine et de l’abolition de la peine de mort, abolie dans notre pays en 1981, grâce au ministre de la Justice, Robert Badinter.

Des pétitions en mairie

L’Acat, l’Association des chrétiens pour l’abolition de la torture, Amnesty International, la Ligue des droits de l’homme et la Ville de Morlaix, ont choisi le kiosque pour monument symbole de cette lutte.

Rendez-vous est donc donné aux habitants, ce mercredi 30 novembre 2022, à 17 h 30, sur la place des Otages, pour des prises de parole et le chemin de lumière.

La cérémonie se poursuivra en chanson, à 18 h, salle Cornic, à l’hôtel de ville. Amnesty International présentera des signatures de pétitions pour empêcher l’exécution de prisonniers dans le monde.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-ces-chansons-qui-font-l-actu-de-la-peine-de-mort-76cfa2e0-6feb-11ed-801e-b0c94e0e7552

 

Ouest-France

TÉMOIGNAGE. Burn-out, huissier… Agressé il y a six ans, ce Breton peine à retrouver sa vie

Modifié le 29/11/2022 à 17h43 Publié le 29/11/2022 à 17h03 Sylvie RIBOT

Sébastien avait été séquestré et sa voiture endommagée, il y a six ans, dans le Morbihan. Il a tardé à recevoir une partie de l’indemnisation et s’est endetté. « Je pensais rebondir vite… Je n’arrive toujours pas complètement à évacuer depuis. »

Sébastien pensait refaire surface rapidement après son agression. Depuis six ans, il se débat et ses dettes de l’époque le bloquent encore dans ses projets professionnels.

Sébastien pensait refaire surface rapidement après son agression. Depuis six ans, il se débat et ses dettes de l’époque le bloquent encore dans ses projets professionnels. | OUEST-FRANCE

Quand il s’est fait agresser, en novembre 2016, par deux personnes, Sébastien (prénom d’emprunt), ancien livreur de journaux, ne pensait pas qu’il mettrait autant de temps à se relever, même sans blessure physique.

Ce matin-là, de nuit, il prend en stop un homme et une femme. L’individu, ivre et ayant consommé de la drogue, le menace pour prendre le volant et le séquestre dans le coffre. « J’ai cru que j’étais foutu, surtout qu’il conduisait comme un fou. »

Pour ne pas faire de bruit, Sébastien envoie des SMS à un collègue livreur qui prévient la police. Il informe en temps réel de sa position, jusqu’à l’interpellation. Au tribunal, l’agresseur écopera, en juin 2017, de 3 ans de prison, son amie à 6 mois avec sursis, et le binôme est condamné à verser 7 059 € pour les réparations de la voiture et le préjudice. Sauf qu’ils ne sont pas solvables et que c’est la Civi (Commission d’indemnisation des victimes d’infraction) qui prend le relais et versera finalement « environ la moitié, deux ans après l’agression ».

Burn-out, dépression, huissier

Entre-temps, Sébastien boit le bouillon : arrêt maladie, voiture « nécessitant finalement 3 500 € de réparations » , reprise du portage de journaux mais sur une tournée plus petite, chômage, RSA, burn-out lors d’une formation qui lui fait faire trop de route, dépression, l’huissier qui débarque chez lui au nord de l’agglo de Vannes… « A ce moment-là, j’avais accumulé des dettes EDF, d’assurance, de loyer, de téléphonie », reconnaît Sébastien, 41 ans. Il se fait aider par les Restos du cœur, le CCAS, Saint-Vincent-de-Paul

Il lance un premier dossier de surendettement en 2020 mais qui n’aboutit pas. « Car à ce moment-là je devais rentrer à la RATP et avoir un boulot », donc la Banque de France pense que Sébastien va pouvoir se remettre à flot. « Sauf qu’en 2021, avec la crise Covid qui était passée par là, la RATP n’a pas gardé les personnes qui étaient dans mon cursus. Au bout d’un an, ça s’est arrêté. »

Depuis 2019, « je paye toutes mes factures, mais j’ai toujours ces anciennes dettes de 5 074 € qui me poursuivent ». Sébastien a relancé le dossier de surendettement, jugé recevable en octobre 2022. La commission propose l’effacement de la dette. « Mais maintenant, il y a trois mois de délais, et tout dépend si les organismes à qui je dois de l’argent sont d’accord. »

Il espère reprendre une épicerie

Cette attente le bloque maintenant dans son nouveau projet professionnel. Avec un associé, Sébastien, qui a longtemps travaillé en grandes surfaces et supérettes, espère reprendre l’épicerie d’Arzal. Ils ont prévu qu’il faudrait y investir 108 000 €. « La capitainerie du port cherche un repreneur et a lancé un appel à projet. On doit répondre pour le 21 décembre, mais moi je ne saurai toujours pas pour l’effacement de mes dettes. Or, tant que je suis bloqué par la Banque de France, cela m’empêche d’obtenir le prêt de l’Adie, d’Initiative Bretagne, l’aide de la Région… Mon associé, lui, n’a pas de souci financier mais la banque lui demande aussi des garanties à mon sujet. » Ne sachant plus comment donner confiance à ses interlocuteurs, il a même lancé une cagnotte en ligne sur OKpal. « Évidemment si on n’arrive pas à reprendre l’épicerie d’Arzal, on remboursera ! »

« Je n’arrive toujours pas à évacuer ce qui m’est arrivé »

« Ces dettes continuent à me fermer des portes, se désole Sébastien, actuellement au chômage, à environ 630 €/mois. Le commerce de proximité, c’est ce qui me plaît. Et au port d’Arzal, ça vit, et aux beaux jours, ça dépote ! » Ce projet le concentre enfin sur quelque chose de positif, alors que « depuis mon agression, j’ai fait quatre tentatives de suicide, finit-il par lâcher. Je suis toujours sous antidépresseurs et des fois j’ai les nerfs qui craquent. Je n’arrive toujours pas complètement à évacuer ce qui m’est arrivé ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/arzal-56190/temoignage-agresse-il-y-a-six-ans-les-dettes-poursuivent-encore-ce-morbihannais-16bf3332-6f11-11ed-a2a4-28e0450c61da

 

Ouest-France

Brest. Aux Capucins, une exposition pour se souvenir du long chemin menant à la laïcité

Publié le Recueilli par Delphine VAN HAUWAERT

À Brest (Finistère), le Comité laïcité citoyenneté 29 sensibilise les jeunes à ce fondement de la République française. L’exposition, présentée habituellement dans les lycées, est visible jusqu’au 15 décembre 2022 aux Ateliers des Capucins.

Jean-Pierre Hue, président du Comité laïcité citoyenneté 29, devant l’un des panneaux de l’exposition sur la laïcité, à voir à Brest (Finistère).

Jean-Pierre Hue, président du Comité laïcité citoyenneté 29, devant l’un des panneaux de l’exposition sur la laïcité, à voir à Brest (Finistère). | OUEST-FRANCE

Jean-Pierre Hue, le président du Comité laïcité citoyenneté 29, présente les actions de ce comité, qui expose des panneaux au sujet de la laïcité, jusqu’au 15 décembre 2022, aux Ateliers des Capucins, à Brest (Finistère).

Pouvez-vous présenter votre association ?

Le Comité laïcité citoyenneté 29 compte une trentaine d’adhérents et 500 sympathisants et a pour but de promouvoir la laïcité, de l’expliquer dans son contenu. Pour ce faire, on intervient notamment dans les lycées. À Vauban, récemment, on a rencontré près de 300 élèves en vingt groupes, pour leur présenter la laïcité sous la forme d’un quiz, suivi d’un débat.

Quel rapport ont-ils avec la laïcité ?

Plein de sondages ont montré que les jeunes n’étaient pas trop intéressés par la laïcité, qu’ils étaient plutôt sur une base multiculturelle. On leur explique que c’est également notre cas, mais qu’en revanche, on refuse le communautarisme, notamment le fait de donner des droits différents à différentes communautés. C’est pour cela qu’en France, on est opposé à la polygamie, à l’excision…

Les lycéens que l’on rencontre ne comprennent pas forcément tous les aspects positifs de cette loi (N.D.L.R. : la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État). Pourtant, la laïcité offre également une grande liberté, celle d’avoir ou de ne pas avoir de religion, mais aussi d’en changer ou de la quitter. À la différence du modèle anglo-saxon, où l’on observe des conflits parfois violents entre communautés, la France a une longue tradition de tolérance. C’est tout cela que l’on veut mettre en avant.

De quoi parle votre exposition ?

Cette trentaine de panneaux a déjà beaucoup voyagé dans les établissements scolaires, mais c’est la première fois qu’on les montre au grand public. L’exposition revient aux racines de la laïcité, à l’Antiquité, période où les philosophes ont été les premières victimes de l’intolérance, et chemine jusqu’à aujourd’hui. Cela dans le cadre formidable des Capucins !

Jusqu’au 15 décembre 2022, passage des Arpètes, au 1er étage des Ateliers de Capucins. Entrée libre. Vernissage le 10 décembre 2022, à 11 h.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-aux-capucins-une-exposition-pour-se-souvenir-du-long-chemin-menant-a-la-laicite-d6940780-6d7e-11ed-a158-c55305e444bb

 

Ouest-France

Cette entreprise du Finistère organise un concours de soudure

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Samedi 10 décembre 2022, entre 8 h 30 et 12 h, l’entreprise Samson Agro, qui a repris la société Pichon en 2019, organise un concours de soudure sur son site du boulevard André-Malraux, à Landivisiau (Finistère). Une épreuve ouverte aux professionnels et aux étudiants.

L’épreuve sera ouverte aux professionnels et aux étudiants.

L’épreuve sera ouverte aux professionnels et aux étudiants. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Samedi 10 décembre 2022, l’entreprise Samson Agro organise, sur son site de production, à Landivisiau (Finistère), un concours de soudure, ouvert à tous les professionnels et étudiants travaillant le procédé 135.

Antoine Le Pajolec, directeur de production, fait remarquer qu’à l’origine, la société voulait réaliser ce concours avec les seuls salariés de l’entreprise, mais qu’elle l’a finalement ouvert aux personnes extérieures…

L’épreuve pourrait ainsi attirer quelque 150 concurrents, qu’ils soient soudeurs professionnels ou étudiants.

Soudeur : un métier délaissé

Le contenu de l’épreuve ne sera dévoilé que le jour du concours. Les passionnés de soudure pourront venir se confronter aux meilleurs, le temps d’un exercice de chaudronnerie-soudure conçu sur-mesure, qui se déroulera au sein des ateliers de l’entreprise, samedi 10 décembre 2022, de 8 h 30 à 12 h.

Cette première est une belle opportunité pour l’entreprise de montrer ses ateliers et les superbes produits dont les salariés sont particulièrement fiers,souligne encore le directeur de production. Mais ce sera également un grand coup de projecteur sur une profession qui, comme plusieurs autres dans l’industrie, peine à recruter du fait du manque d’intérêt aujourd’hui, pour un métier délaissé par les jeunes…

Comment participer ?

Une grille d’évaluation permettra aux membres du jury de déterminer les meilleurs soudeurs. Les lauréats pourront ainsi prétendre aux lots suivants : postes à souder semi-automatique ou à l’arc Opsial®, servante d’atelier complète King Tony®, caisse d’outils complète King Tony®, visseuses Milwaukee®, cagoules…

Les participants peuvent dès à présent s’inscrire via le formulaire de pré-inscription qu’ils pourront trouver sur la page internet de la société à l’adresse www.pichonindustries.fr/concours-soudure.

Le nombre de places étant limité, la société Samson Agro enverra une confirmation par courriel, aux personnes retenues.

L’entreprise du groupe danois Samson Agro est le spécialiste des machines agricoles, notamment des épandeurs. | OUEST-FRANCE

Chaque inscrit devra apporter une tenue de travail adaptée, des chaussures de sécurité et une cagoule de soudure. Un justificatif sera demandé sur place aux étudiants. Les participants sont invités à se rendre sur place sans accompagnateur.

Des visites d’usine seront organisées et un casse-croûte sera proposé sur place. Outre l’aspect de compétition, ce sera avant tout l’occasion de partager un moment convivial autour de ce métier qui pour beaucoup est aussi une passion.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/landivisiau-29400/cette-entreprise-du-finistere-organise-un-concours-de-soudure-b0bb64d0-6e2e-11ed-a8d3-bfd142f24408

 

Ouest-France

Trébeurden. Un incendie à bord d’un voilier se déclare en pleine mer

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Un incendie s’est déclaré ce mardi matin 29 novembre 2022, sur un voilier, au large de Trébeurden (Côtes-d’Armor). Grâce aux moyens déclenchés par le Cross Corsen, la SNSM de l’Île-Grande et Ploumanac’h, les pompiers de Perros-Guirec, tout s’est bien terminé. Le bateau a été ramené au port de Trébeurden.

Les SNSM de Ploumanac’h et de l’Île-Grande ont ramené le voilier au port de Trébeurden, sous les yeux des propriétaires, sains et saufs.

Les SNSM de Ploumanac’h et de l’Île-Grande ont ramené le voilier au port de Trébeurden, sous les yeux des propriétaires, sains et saufs. | OUEST-FRANCE

Annick et André Rivière ne garderont pas forcément un bon souvenir de leur passage à Trébeurden (Côtes-d’Armor). Navigateurs chevronnés, les deux époux y ont acheté un superbe voilier de douze mètres, l’Evnig. Après quelques sorties de prise en main, le couple paimpolais a décidé, vendredi 25 novembre, de prendre la mer pour Lézardrieux, qui sera le port d’attache de notre voilier.

À peine arrivés en pleine mer, Annick et André sont tombés en panne de moteur. Nous avons dû rebrousser chemin et retourner au port, avec seulement notre génois comme moyen de navigation. Le chantier naval, qui avait assuré l’entretien du moteur avant la vente, est venu rapidement les dépanner.

Mer houleuse

Nouveau départ mardi matin, sous un beau soleil, mais dans une mer pour le moins houleuse. C’est entre les Peignes et l’archipel des Triagoz que la nouvelle mésaventure a démarré : Nous avons d’abord senti cette odeur forte de brûlé, qui nous a alertés. Puis la fumée est apparue. Nous avons juste eu le temps de rentrer dans la cabine pour prendre les gilets de sauvetage. Après, c’était impossible de s’en approcher.

Relayée par la capitainerie du port de plaisance de Trébeurden, l’alerte a été donnée au Cross Corsen, qui a déclenché sur zone la SNS 718 de l’Île-Grande, qui naviguait à proximité de Trébeurden pour des relèvements d’eau avec Ifremer.

Le semi-rigide a ramené les occupants du voilier à terre, avant de retourner sécuriser le bateau à la dérive, en coupant la vanne d’alimentation du gasoil et constater que l’incendie s’était arrêté. L’équipe de Yann Chevalier a été rejointe par la vedette Président Toutain, de Ploumanac’h, pilotée par Ronan Le Gonidec, patron.

La SNS 098 a pris le voilier en remorque et l’a convoyé dans l’enceinte du port de plaisance de Trébeurden. Les pompiers de Perros-Guirec, dirigés par le lieutenant Anthony Leuranguer, ont ensuite investi le bord pour constater qu’il n’y avait plus de danger. Restera maintenant à comprendre ce qui s’est passé et à réparer, pour qu’Anick et André Rivière puissent enfin profiter de l’Evnig, au large de Lézardrieux.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/trebeurden-22560/trebeurden-un-incendie-a-bord-d-un-voilier-en-pleine-mer-7e5d63d6-6fea-11ed-801e-b0c94e0e7552

 

Ouest-France

Finistère. Prime Ségur : une centaine de personnes en grève devant le siège des Genêts D’or

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La CGT, SUD et CFDT ont appelé à manifester devant le siège des Genêts d’or, à Saint-Martin-des-Champs (Finistère), ce mardi 29 novembre 2022. L’idée ? Que les derniers oubliés de la prime Ségur de l’association puissent enfin la toucher.

Plus d’une centaine de salariés de plusieurs établissements du Nord Finistère mobilisés devant le siège des Genêts D’or, à Saint-Martin-des-Champs (Finistère), ce mardi 29 novembre 2022.

Plus d’une centaine de salariés de plusieurs établissements du Nord Finistère mobilisés devant le siège des Genêts D’or, à Saint-Martin-des-Champs (Finistère), ce mardi 29 novembre 2022. | OUEST-FRANCE

La prime Ségur fait encore couler de l’encre. Au niveau de l’association des Genêts d’or, les syndicats estiment qu’il y a encore 20 % des employés qui ne perçoivent pas cette augmentation de 183 € mensuels. Aujourd’hui, 308 salariés des fonctions supports (administration, cuisine, directeurs d’établissements) sont exclus. « Cela représenterait la somme de 1,2 million d’euros en tout pour l’association. Or, notre budget est déficitaire, rappelle Yannick Arzel, directeur général des Genêts D’or. On soutient le mouvement, car les demandes sont légitimes. Actuellement, un aide-soignant touche à peine le Smic chez nous. Dans la fonction publique, il pourrait avoir 300 € de plus par mois. De manière globale, cela pose la question de l’attractivité de nos métiers. »

La CGT, Sud et la CFDT soulignent que « le syndicat d’employeur Nexem demande aux employeurs d’inscrire la dépense du Ségur pour tous dans tous les documents budgétaires 2023 ».

« Tout le secteur est malmené »

De plus, l’intersyndicale alerte sur les « conditions de travail, le manque de moyen et le manque de reconnaissance », des métiers du médico-social. C’est pourquoi elle appelait à manifester devant le siège des Genêts d’Or, qui se trouve à Saint-Martin-des-Champs (Finistère), ce mardi 29 novembre 2022. Ils étaient plus d’une centaine à répondre à l’appel.

Le conseil départemental et l’Agence régionale de santé sont les deux financiers de la structure qui accompagne des personnes en situation de handicap. « Cela fait des mois que l’on demande à ce que cette injustice soit réparée. Un amendement au niveau de l’assemblée avait été déposé mais n’est pas passé à cause du 49.3. Il nous manque un vrai projet politique : c’est tout le secteur qui est malmené », poursuit le directeur général.

À 13 h, il recevait les délégués des trois syndicats qui ont lancé l’appel à manifester. « Nous allons leur redemander de se positionner auprès des financeurs pour appuyer la demande des Oubliés du Ségur. Il faut agir », alertent Fabien Huguet, de la CGT, Nathalie Pape de la CFDT et Gilles Méar de Sud.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-martin-des-champs-29600/finistere-prime-segur-une-centaine-de-personnes-en-greve-devant-le-siege-des-genets-d-or-1232460c-6fc4-11ed-9a8e-7d0229dcff58

 

Ouest-France

Locquirec. À cause des vents d’est, les algues vertes ont été plus nombreuses

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La facture du ramassage des algues des vertes au fond de la baie de Locquirec (Finistère) augmente de 65 000 € par rapport à 2021. « C’est à cause des vents d’est », a expliqué le maire, samedi 26 novembre 2022 en conseil municipal.

Cet été, les vents d’est ont poussé les algues vertes au fond de la baie de Locquirec. Les rotations des engins ont été plus importantes.

Cet été, les vents d’est ont poussé les algues vertes au fond de la baie de Locquirec. Les rotations des engins ont été plus importantes. | THOMAS BREGARDIS / OUEST-FRANCE

La baie de Lannion subit toujours les fuites d’azote : ammoniac ou nitrate, provoquant le redoutable phénomène, récurrent, des algues vertes. Cette année, c’est la plage du fond de la baie à Locquirec qui a été la plus touchée.

Si les habitants et touristes ont bien constaté, en plein cœur de l’été, les dépôts d’algues vertes toujours plus ombreux, cela s’est vu aussi au niveau de la facture de leur ramassage, avec une augmentation de 65 000 € par rapport aux prévisions budgétaires de la commune. Une explication à cela : « Le tonnage d’algues vertes ramassé dans la baie de Lannion, est stable depuis trois ans, mais le vent d’est les a poussées vers le fond de la baie au lieu de les déposer en baie de Plestin-les-Grèves », explique le maire, Gwénolé Guyomarc’h, lors de conseil municipal du 26 novembre. II ajoute, qu’il ne s’agit pas d’un coût supplémentaire pour la commune : « Cette somme dépensée au budget 2022 sera intégralement remboursée par l’État en début 2023. »

Dans le cadre des ajustements budgétaires de fin d’année, les élus ont inscrit l’achat du nouveau tracteur pour remplacer l’ancien, tombé en panne, et des frais d’études liées aux analyses de la qualité de l’eau de baignade sont compensés par une recette supplémentaire de 35 000 € de taxe d’aménagement. Au niveau du camping, les 58 200 € de frais supplémentaires liés au coût de l’énergie, l’eau et l’entretien sont compensés par une hausse des fréquentations.

Des tarifs communaux en hausse

La commune doit faire face à l’augmentation du coût de l’énergie. Seule l’augmentation de la facture d’électricité est connue : 220 000 € en 2023 au lieu de 80 000 €. En conséquence, les élus décident une hausse des tarifs de location des salles, tout en gardant un tarif préférentiel pour des habitants de la commune.

La location de la salle Bilzic pour un repas passe à 430 € au lieu de 408 € ; celle de la salle Ti ar Vark, 325 € au lieu de 306 €. Le repas à la cantine augmente de cinq centimes d’euro.

Lotissement privé

Une étude d’aménagement du futur lotissement Ty Lann Parc Bras, entre l’impasse Parc Creiz et l’impasse du Corbeau, est en cours par la société Haliotis Finance. En fin de travaux, les équipements de voirie seront rétrocédés à la commune. Ce document est une pièce obligatoire du dossier d’étude, alors que les détails du projet ne sont pas encore connus. Ce que regrette Réjane Louin qui s’est abstenue.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/locquirec-29241/locquirec-a-cause-des-vents-d-est-les-algues-vertes-ont-ete-plus-nombreuses-1d108bde-6f14-11ed-be70-4b181471649a

 

Ouest-France

Saint-Jean-du-Doigt. Le marché de Noël du comité des fêtes, dimanche

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Le marché de Noël du comité des fêtes a eu lieu dimanche, salle Kasino. Il a réuni une quarantaine d’exposants, qui proposaient des décorations de Noël, des objets d’artisanat et des produits alimentaires, pour de nombreux visiteurs, qui ont bravé une météo difficile.

Le marché de Noël du comité des fêtes a eu lieu dimanche, salle Kasino. Il a réuni une quarantaine d’exposants, qui proposaient des décorations de Noël, des objets d’artisanat et des produits alimentaires, pour de nombreux visiteurs, qui ont bravé une météo difficile. | OUEST-FRANCE

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jean-du-doigt-29630/le-marche-de-noel-du-comite-des-fetes-dimanche-3c58d4c4-ade9-42e1-b808-282556033eae

 

Ouest-France

Carantec. Le Club nautique est le 26e au niveau national

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Chantal Jourdren, Jean-Baptiste Patault et Dominique Appéré, vice-président, lors de l'assemblée générale, samedi.

Chantal Jourdren, Jean-Baptiste Patault et Dominique Appéré, vice-président, lors de l'assemblée générale, samedi. | OUEST-FRANCE

Révélé, samedi, lors de l’assemblée générale à la base nautique du Kélenn, le classement du Club nautique de Carantec (CNC), au niveau national, est flatteur : 26e ! Il est aussi le deuxième club du Finistère en voile légère.

Le président, Jean-Baptiste Patault, et la secrétaire, Chantal Jourdren, se sont félicités de l’effectif de 217 adhérents, dont 126 licenciés à l’année, un chiffre en augmentation.

 Pour l’année 2023, le gros dossier va être l’organisation de l’Interligues Optimist, qui se déroulera les samedi 27, dimanche 28 et lundi 29 mai à Carantec, pour lequel nous attendons 250 bateaux , a souligné le président.

Autre dossier qui lui tient à cœur, la création d’une  École de sport CNC  au niveau départementale 3 et dont l’ouverture est souhaitée pour septembre 2023, en partenariat avec Carantec Nautisme (école de voile).

Par ailleurs, Marc Jégou, membre du comité départemental de voile 29 et président du yacht-club de Morlaix, a annoncé que la coupe de Bretagne de voile, avec ses 1 000 participants, se déroulerait dans le Finistère en 2023-2024-2025.  Pour 2025, ce devrait être la baie de Morlaix », a-t-il précisé.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/le-club-nautique-est-le-26e-au-niveau-national-2190b7f0-2cf8-4ad1-8500-7e66882f5a04

 

Ouest-France

Morlaix. À Carré d’As, le Ti Resto régale 55 convives

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Vendredi, dans les salles du centre social Carré d’As, les personnes de l’atelier cuisine ont dressé la table et élaboré le menu, avant de le servir aux 55 convives d’un jour.

« C’est un repas végétarien, des lasagnes aux légumes, lentilles et chapelure de chanvre pour les protéines, explique le chef cuisinier, Loïc Digaire (ici, à droite, aux côtés de Régis et Françoise, qui ont assuré le service). La plupart des légumes nous ont été offerts par Roul’panier, du centre communal d’action sociale de Morlaix. »

« Ti Resto, nom de notre restaurant éphémère, fait référence à l’île de La Réunion, où beaucoup de restaurants portent ce nom, souligne Vanessa Chiron, directrice de Carré d’As. C’est une formule que nous proposerons une fois par trimestre. Les personnes qui suivent les ateliers, ont pris du plaisir à réaliser un grand repas à plusieurs. »

Samedi 17 décembre, prochain rendez-vous, pour le réveillon de Noël.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-carre-das-le-ti-resto-regale-55-convives-8627f96c-a913-4cca-ae8b-fb83421a2b20

 

Ouest-France

En Finistère, les deux boutiques Les Rapporteurs, qui vendaient des produits en vrac, ont fermé

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Les boutiques Les Rapporteurs, à Saint-Martin-des-Champs, près de Morlaix, et au Relecq-Kerhuon, vers Brest, ont fermé leurs portes. Le concept de la vente de produits en vrac, dans des contenants consignés, n’a pas duré.

Thé, café, ou encore confiture et miel, le choix était large dans la boutique Les Rapporteurs. Les deux enseignes en Finistère ont pourtant fermé leurs portes, fin novembre 2022.

Thé, café, ou encore confiture et miel, le choix était large dans la boutique Les Rapporteurs. Les deux enseignes en Finistère ont pourtant fermé leurs portes, fin novembre 2022. | OUEST-FRANCE

Un message, sur leur site, annonce la nouvelle.

Au Relecq-Kerhuon et à Saint-Martin-des-Champs (Finistère), les deux boutiques Les Rapporteurs, qui avaient respectivement ouvert en mai et août, ont fermé leurs portes, définitivement, en novembre 2022.

Des produits en vracs, dans des contenants consignés

Gabrielle Bescond et Florent Massé proposaient de nombreux produits, déjà conditionnés, dans des contenants consignés, au sein de leur boutique Les Rapporteurs. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Sur le site, Gabrielle Bescond et Florent Massé, les fondateurs de ces boutiques qui vendaient des produits en vrac dans des contenus consignés, expliquent : « Il n’y a eu assez de rapporteurs et rapporteuses pour rendre le concept viable sur le long terme. Nous vous remercions pour vos encouragements et votre fidélité. »

https://www.ouest-france.fr/economie/commerce/en-finistere-les-deux-boutiques-les-rapporteurs-qui-vendaient-des-produits-en-vrac-ont-ferme-d8b121ce-6f3b-11ed-a2a4-28e0450c61da

 

Le Diben lundi 28 novembre 2022

Plestin-les-Grèves. Appel citoyen à soutenir Marie-Christine & Etienne de Saint-Laurent

Photo pyb29  Marie-Christine & Etienne de Saint-Laurent. Photo pyb29

  Photo pyb29  Photo pyb29 

Photos pyb29

L'appel citoyen à soutenir Marie-Christine & Etienne de Saint-Laurent a bien été entendu, en effet près d'une trentaine de personnes y a répondu.

 

Le Diben lundi 28 novembre 2022

Etienne de Saint Laurent. Il faut sauver l’usine d’Anthénéa (Lannion)

Etienne de Saint-Laurent. Photo Pyb29.

Loin de moi l‘idée de dénigrer les entrepreneurs entreprenants et créateurs d’emplois mais il faut tout de même reconnaître que certaines têtes pensantes haut placées succombent parfois à de bien curieux fantasmes.

Le premier fantasme est celui de la rotondité. Depuis que l’on sait que la terre est ronde et pas plate, tout ce qui est bien rond est valorisé et doté de vertus intrinsèques indiscutables. D’ailleurs ce rond est à l’origine même de la vie. C’est l’utérus primordial source même de toute vitalité. Et donc la rotondité de la soucoupe flottante est un atout primordial à connotation sexuelle ! On imagine sans mal le plaisir particulier d’un couple d’amoureux à se lover quelques nuits dans ce bas-fond marin…

Le deuxième fantasme est plus difficile à cerner car il est en général inconscient : c’est la peur suscitée par la montée inéluctable des eaux. De là tout ce qui flotte a le vent en poupe. On comprendrait donc qu’un industriel envisage de construire de confortables péniches habitables pour les zones inondables. Mais, malheureusement, si la « soucoupe » flottante cherche à utiliser cette idée pour sa publicité, elle ne correspond à aucun besoin réel.

      En effet les riches ou très riches touristes ont à leur disposition pléthore d’hôtels de luxe dotés d’employés zélés aux petits soins dans des paysages de rêve. Lequel aurait l’idée incongrue d’aller s’enfermer dans cet espace réduit, confortable certes, mais dépourvu de tout personnel ? Imaginons cependant quelques rares clients attirés par un séjour cocasse obligés de regarnir eux-mêmes leur réfrigérateur en allant, pédibus cum jambis, faire leurs courses dans un supermarché du coin. Car, ne l’oublions pas, si la fameuse soucoupe flotte, elle ne navigue pas. Elle doit donc obligatoirement être arrimée dans un lieu facilement accessible, un port probablement, et en aucun cas dans un lieu féérique comme la publicité le suggère !

      Par conséquent le concept même de résidence hôtelière flottante tombe, pour ainsi dire, à l’eau ! Mais, fort opportunément, le patron d’Anthénéa a à sa disposition un projet bis que je lui offre gracieusement. Car il est temps que ce grand patron prenne enfin son envol en créant un OVI c’est-à-dire un Objet Volant Identifié, plus précisément une nacelle volante autonome, une résidence hôtelière volante capable, elle, d’aller se poser dans des sites enchanteurs, bref un engin diablement plus attractif que sa soucoupe flottante ! De plus l’évacuation de cet engin ne nécessitera aucun abattage d’arbres, aucun renforcement de quai ni aucun désenvasage du Léguer !

            Bonne chance, Monsieur Cesbrond ! 

            Etienne de Saint Laurent

NOTE : TRIBUNE ENVOYÉE AU TRÉGOR et non publiée le jeudi 10 novembre 2022

Rappelons que le projet du patron d’Anthénéa est la construction de suites hôtelières de luxe flottantes. Or à la réflexion ce concept n’a vraiment aucun intérêt. L’usine construite à Lannion a été financée par La Communauté d’Agglomération pour 4millions et demi d’euros.

De plus l’évacuation de ces soucoupes de 9 mètres de diamètre par le Léguer risque d’être très problématique. Enfin à ce jour il ne semble pas qu’il y ait la moindre commande ferme. Et la première soucoupe est encore dans les limbes !

 

Ouest-France

Brittany Ferries. « On demande de la reconnaissance » : le service de réservation fret en grève

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Des salariées du service de réservation fret de Brittany Ferries, travaillant au centre de Cherbourg dans la Manche, ont planté leur piquet de grève pour la première fois devant le siège de la compagnie de transports maritime de Roscoff (Finistère), ce lundi 28 novembre 2022. Elles demandent une augmentation de 250 euros brut pour les sept employés du service sédentaire.

Isabelle Bunoust, Marisoll Piard et Pauline Petit (assises au milieu), Mélissa Dieul debout avec un drapeau à la main (Marie-Laure Cacquerel absente de la photo) sont toutes salariées au service de réservation fret de Brittany Ferries. Entourées des représentants syndicaux de la CFDT, elles ont fait grève devant le siège de la compagnie à Roscoff.

Isabelle Bunoust, Marisoll Piard et Pauline Petit (assises au milieu), Mélissa Dieul debout avec un drapeau à la main (Marie-Laure Cacquerel absente de la photo) sont toutes salariées au service de réservation fret de Brittany Ferries. Entourées des représentants syndicaux de la CFDT, elles ont fait grève devant le siège de la compagnie à Roscoff. | OUEST-FRANCE

En plus de quinze ans d’entreprise, elles n’avaient jamais fait grève devant le siège de Brittany Ferries, à Roscoff (Finistère). Ces salariées du service de réservation fret de la compagnie de transports maritime officient habituellement dans leurs bureaux de Cherbourg, dans la Manche.

Elles ont entamé un bras de fer avec la direction pour une revalorisation salariale. Depuis juin 2022, plusieurs grèves ont été effectuées dans leur centre pour dénoncer la situation.

Ce lundi 28 novembre 2022, elles ont décidé de frapper plus fort. « Nous n’avons eu aucune augmentation de salaire depuis des années, alors que nous avons des compétences très spécifiques », soulignent Pauline Petit, Marisoll Piard, Melissa Dieul, et Isabelle Bunoust, pancartes revendicatives à la main, devant l’entrée des bureaux de Brittany Ferries.

Leurs missions ? Des tâches délicates et incontournables. « Nous traitons des dossiers sensibles, comme le transport de marchandises, de matières explosives ou encore d’animaux vivants. On doit gérer le trafic des onze bateaux de la compagnie qui tournent entre la France, l’Irlande, l’Angleterre et l’Espagne. On est responsables de nos dossiers et nous sommes dans l’obligation de maîtriser l’anglais et l’espagnol. »

22 ans d’ancienneté, 1650 euros net mensuel

Même si la direction a annoncé augmenter les salaires de 4,2 % dans le cadre des négociations annuelles obligatoires, « on demande de la reconnaissance pour notre service ».

Soit très concrètement 250 euros brut pour les sept employés du centre. « Jusqu’ici, la direction ne nous l’accorde pas car elle estime qu’on se trouve dans la fourchette des salaires », poursuivent les quatre femmes présentes sur place.

Pour ces compétences et avec quatre à vingt-deux ans d’ancienneté, leurs salaires plafonnent entre 1350 euros et 1650 euros net par mois.

Le préavis de grève reconduit

Aujourd’hui, leur centre est donc en fonctionnement très restreint, alors que la période est charnière. « Les commandes sont en plein boom juste avant Noël et les fêtes de fin d’année. Nous allons reconduire le préavis de grève mais nous espérons aussi rencontrer la direction. Personne n’est venu nous voir, pour le moment. »

Le service du fret avait déjà débrayé en juin à Cherbourg, dans la Manche. Soit le principal centre, gérant l’ensemble des lignes desservies par Brittany Ferries. La grève est reconduite, mais cette-fois ci à Cherbourg, ce mardi 29 novembre 2022.

Contactée à ce sujet, la direction de la compagnie n’a pas souhaité communiquer.

https://www.ouest-france.fr/economie/transports/transport-maritime/brittany-ferries/brittany-ferries-on-demande-de-la-reconnaissance-le-service-de-reservation-fret-en-greve-01ef1e50-6f01-11ed-a3b1-6519d8a0f33b

 

Ouest-France

« Je repars en campagne contre la vie chère » : Fabien Roussel sera à Morlaix, le 5 décembre

Publié le Sarah HUMBERT

Depuis septembre 2022, Fabien Roussel, député et secrétaire national du Parti communiste français (PCF), réalise un tour de France, pour aller à la rencontre des Françaises et des Français. En Bretagne, il fait étape à Morlaix (Finistère). Il explique sa venue.

Fabien Roussel est le secrétaire national du Parti communiste français et député du Nord (59).

Fabien Roussel est le secrétaire national du Parti communiste français et député du Nord (59). | DANIEL FOURAY / ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le secrétaire national du Parti communiste français et député, Fabien Roussel, sera à Morlaix (Finistère), le 5 décembre 2022, durant une journée, dans le cadre de son tour de France, pour des échanges « sans tabou », avec des habitants.

Qu’est-ce qui vous amène dans le Finistère, à Morlaix ?

Je ne viens pas dans une ville en fonction de la couleur politique. Je fais le choix de venir dans des communes de taille moyenne, parce que je veux parler aux Français qui se sentent parfois abandonnés, car les regards se portent beaucoup sur les métropoles. Je l’ai senti pendant la campagne présidentielle et c’est pour ça que je reviens. À Morlaix, un point particulier sera fait sur les transports.

Justement, face aux problématiques de mobilité (la ligne de train Morlaix-Roscoff ne fonctionne plus depuis 2018), que pouvez-vous faire ?

Je vais aller sur place, voir cette ligne. Nous, nous demandons qu’un plan de développement des transports à l’échelle nationale soit porté par l’État, qui se traduirait par un investissement de 100 milliards d’euros sur dix ans, pour développer le nombre de lignes de transport ferroviaire, en étant en lien avec notre façade maritime.

Nous aborderons aussi la gratuité des transports en bus au sein de Morlaix communauté, qui est un exemple de ce qu’il est possible de mettre en œuvre pour favoriser l’usage des transports collectifs. Nous parlerons également des ZFE (zones à faibles émissions), par lesquelles Brest est concernée.

Pourquoi avoir choisi un échange avec les habitants, et pas un meeting ?

Je repars en campagne contre la vie chère, mais en écoutant, en parlant, en échangeant, avec des rencontres, des débats, des questions-réponses, avec les Français. Ça me permet d’illustrer ce qui vit la France aujourd’hui et de répondre qu’à gauche, nous portons des propositions qui répondent à leur colère, à leurs attentes.

Lundi 5 décembre 2022, à 19 h, au Roudour, à Saint-Martin-des-Champs.

https://www.ouest-france.fr/politique/fabien-roussel/je-repars-en-campagne-contre-la-vie-chere-fabien-roussel-sera-a-morlaix-le-5-decembre-800af272-6e2b-11ed-8a4c-ae62722f8615

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
28 novembre 2022

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2022/11/faf-un-jour.html

 

Ouest-France

Au golf de Carantec, Louison Le Bail bat en brèche les idées reçues

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Le beau parcours golfique du jeune Louison Le Bail permet de chasser quelques idées reçues sur la pratique et les pratiquants de ce beau sport. Et, c’est très rafraîchissant !

Samedi 26 septembre, malgré une météo maussade, Louison Le Bail (au centre) est venu s’entraîner et se faire plaisir. Le président de l’association sportive, Jean-Luc Raimbaud (à gauche) et Pierre Kerbastard (à droite) l’ont rejoint.

Samedi 26 septembre, malgré une météo maussade, Louison Le Bail (au centre) est venu s’entraîner et se faire plaisir. Le président de l’association sportive, Jean-Luc Raimbaud (à gauche) et Pierre Kerbastard (à droite) l’ont rejoint. | OUEST-FRANCE

Pour les licenciés de l’association sportive de golf, Louison Le Bail, 25 ans, peut être considéré comme un modèle. Lauréat du championnat 2022 du club, le jeune Carantécois (Finistère) étonne par son remarquable parcours entamé, il y a déjà 13 ans, sur le superbe terrain 9 trous qui surplombe la plage du Clouët.

J’ai découvert, avec deux copains de ma classe, le golf dans le cadre des sports proposés par le collège des Deux-Baies lorsque j’y étais élève. Et, j’ai aussitôt accroché. Je me suis alors inscrit aux cours du professionnel Stéphane Cassenac jusqu’à mes 18 ans. Et je pratique très sérieusement depuis cinq ans », relate Louison.

Il est aujourd’hui classé 560e joueur amateur français, avec un handicap 0, sachant que le handicap officiel va de 0 (excellent joueur) à 54 (joueur débutant). Il a aussi gagné tous ses matches lors des championnats de France par équipes 4e division, disputés en mai à Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine).

« Au golf, on peut jouer avec tout le monde »

C’est un sport dans lequel la progression peut se manifester très rapidement, en une journée ou même une heure. En ce qui me concerne, j’ai intégré l’équipe jeunes du club en 2010 et j’y ai beaucoup apprécié l’ambiance. Car, contrairement à certaines idées reçues, au golf on peut jouer avec tout le monde. Actuellement, je viens m’entraîner tous les week-ends, ma profession de coffreur bancheur à la société Eiffage au Relecq-Kerhuon ne me permettant pas de jouer en semaine. Je viens souvent le matin au lever du jour et je prends des photos du site, tout en m’entraînant », poursuit-il.

Sur ce superbe 9 trous de Carantec, petit mais très technique, j’aime les petites approches. Car il faut y être créatif et maîtriser tous les coups. Le golf, ça change tout le temps et j’y éprouve toujours autant de plaisir, s’enthousiasme Louison, qui souligne aussi la qualité de l’entretien du terrain par les green-keepers.

Un responsable heureux

Pierre Kerbastard, responsable des équipes hommes du club, ne cache pas sa satisfaction. Avec Louison et d’autres jeunes joueurs, comme Benjamin Allioux et Alexandre Belin, nous allons entamer les entraînements hivernaux d’équipes au golf de Brest-Iroise, le 11 décembre. Les joueurs sont très impatients de reprendre la saison de championnat, fin mars, en Nationale 4.

Et, comme le clament avec conviction Louison et Pierre : Venez essayer le golf.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/au-golf-de-carantec-louison-le-bail-bat-en-breche-les-idees-recues-5ab6b622-6d87-11ed-ac90-3d6fb46a2d1a

Lire aussi : Morlaix communauté au secours du golf de Carantec mais sous conditions (Le Télégramme)

 

Ouest-France

Morlaix. Une fresque géante rendant hommage aux pompiers s’étale sur les murs de la caserne

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Le street-artiste ZAG a entamé en sept jours une fresque rendant hommage aux soldats du feu, qui se trouve dans la caserne des pompiers de Morlaix (Finistère). On y trouve des clins d’œil, à la ville mais aussi à l’action des pompiers.

La fresque de 21 m a été réalisée par ZAG dans la caserne des pompiers de Morlaix. Idéal avant la cérémonie de la Sainte-Barbe.

La fresque de 21 m a été réalisée par ZAG dans la caserne des pompiers de Morlaix. Idéal avant la cérémonie de la Sainte-Barbe. | OUEST-FRANCE

« Je suis ultra-fier, c’est une œuvre pour nous, et qui se trouve dans un endroit privilégié », sourit le capitaine des pompiers de Morlaix (Finistère), Jean-Raphaël Leclère. Devant lui, une fresque de 21 m s’étalant sur deux murs intérieurs de la caserne.

Un clin d'oeil aux incendies dans les monts d'Arrée qui ont mobilisé les pompiers de Morlaix, cet 2022. | OUEST-FRANCE

On y voit, dans plusieurs cases, un pompier armé de sa lance à eau, luttant à la fois contre les incendies, comme ceux dans les monts d’Arrée de cet été 2022, ou en train d’héliporter une victime. De l’autre côté, des anamorphoses symbolisant la ville de Morlaix : le viaduc, sa rivière, ou encore le château du Taureau voisin.

Financée par l’amicale des pompiers

Il a fallu sept jours complet pour que l’auteur, Zag, l’achève avant la cérémonie de la Sainte-Barbe, samedi 3 décembre 2022. « Elle a été financée à 100 % par l’amicale des pompiers et tout le monde a pu donner son avis », glisse Alain Rivoalen, cheville ouvrière du projet et pompiers professionnel.

Sur la fresque géante, on y retrouve des éléments phares de Morlaix ou de sa baie, comme son viaduc, la rivière, ou le Château du Taureau. | OUEST-FRANCE

Pour l’artiste, « c’était un superbe terrain de jeu. Je l’ai construit comme un jeu vidéo, car j’avais remarqué pas mal de manettes dans les salles de détente », sourit Zag.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-une-fresque-geante-rendant-hommage-aux-pompiers-s-etale-sur-les-murs-de-la-caserne-b3f603e0-6cf7-11ed-b8cb-853622caf17b

Pompiers en intervention aux Cheminées Philippe à Morlaix 28.02.14

 

Ouest-France

À Morlaix, le Taï-Chi-Chuan est une source de bien-être

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La présidente de Taï-Chi-Chuan de Morlaix (Finistère) présente les différentes facettes de cet art martial chinois, né au XIIIe siècle, facteur d’équilibre, d’harmonie et de contrôle de soi.

Les pratiquants de Taï-Chi-Chuan de Morlaix.

Les pratiquants de Taï-Chi-Chuan de Morlaix. | OUEST-FRANCE

Le Taï-Chi-Chuan existe depuis le XIIIe siècle. L’association Taï-Chi Morlaix (Finistère) permet d’apprendre la pratique. Lisa Collet, présidente de l’association, en parle.

D’où vient le Taï-Chi-Chuan ?

Le Taï-Chi-Chuan est un art martial chinois qui remonterait au XIIIe siècle, créé par un moine taoïste, Zang Sanfeng, qui observait les animaux. Il assista un jour au combat entre un oiseau et un serpent. L‘oiseau attaquait sauvagement avec ses griffes, son bec pendant que le serpent restait calme, sur la défensive tout en zigzaguant et se tortillant. L’oiseau, lassé, s’envola et le serpent reprit son chemin. Le moine perçut l’importance du calme et de la douceur. Il vit comment le doux peut vaincre le fort et utilisa les mouvements circulaires du serpent en suivant les principes du Yin et du Yang. Le Taï-Chi-Chuan était né.

Depuis quand l’association existe-t-elle ?

Elle existe depuis 2001. Nous aurions dû fêter l’anniversaire de nos 20 ans l’an passé. Les contraintes sanitaires en ont décidé autrement. Le nombre de pratiquants cette année est de 24.

L’éventail des séances est plutôt large : lundi, mercredi et samedi au gymnase du Château. La pratique est ouverte à tous les adultes. L’association organise des stages et échanges avec d’autres clubs.

Par ailleurs, nous sommes affiliées à la Fédération française des arts énergétiques et martiaux chinois (FFAEMC).

Comment se pratique le Taï-Chi-Chuan ?

L’exercice de base du Taï-Chi-Chuan est la forme lente : enchaînement de mouvements lents, circulaires et continus. Le but est d’apprendre à être calme et détendu dans l’action. Avec la pratique, le tonus musculaire devient plus harmonieux. C’est aussi un très bon moyen de développer l’équilibre.

Une fois que le pratiquant s’est familiarisé avec la forme lente, il aborde la forme rapide. Il apprend alors à faire la différence entre vitesse et précipitation. Il peut se mouvoir rapidement sans s’essouffler ni se crisper.

Les exercices avec partenaire représentent le troisième pilier de la pratique. Ce sont des enchaînements codifiés d’attaques et de parades, dont le but est de développer l’enracinement et l’équilibre. Le principe est de ne jamais s’opposer, mais d’absorber, dévier et restituer l’énergie de l’attaque. La sensation pour le partenaire est de glisser, de ne rencontrer que du vide. C’est un peu comme essayer d’attraper un savon mouillé. Plus on agit avec force, plus on est déstabilisé. Nous pratiquons aussi les armes (sabre, épée, éventail) qui font partie de la tradition.

Contact : Lisa Collet, 06 78 13 86 86, Jean-Louis Arbeille, 06 62 28 59 39. https://www.facebook.com/taichi.morlaix/

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-le-tai-chi-chuan-est-une-source-de-bien-etre-9fb3c750-64e1-11ed-a483-8dee2b125fb3

 

Le Diben dimanche 27 novembre 2022

Appel citoyen à soutenir Marie-Christine & Etienne de Saint-Laurent

Marie-Christine & Etienne de Saint-Laurent à Saint-Michel en Grève le 17 avril 2017. Photo Pyb29.jpg

Marie-Christine & Etienne de Saint-Laurent à Saint-Michel-en-Grève le 17 avril 2017. Photo Pyb29

Étienne de Saint-Laurent président de Plestin Environnement a il y une dizaine de jours a été prendre une photo avec le correspondant de presse d'Ouest France pour un article pour ce quotidien au GAEC KERBOURIOU à Plestin les GRÈVES qui vient de faire l'objet d'une enquête publique pour un agrandissement : restructuration de son poulailler 'Erb, Plestin Environnement, Sauvegarde du Trégor Goëllo Penthièvre et Tréduder Nature et Patrimoine ont demandé au commissaire enquêteur de donner un avis défavorable'

Étaient présent Étienne, son épouse Marie-Christine et le correspondant ils seraient rentré dans la propriété privée (cela reste à prouver qu'ils étaient dans un domaine privé) du gaec et ont été bloqués pendant une heure par une poignée d'agriculteurs et ont été copieusement insultés, le gérant du gaec a appelé les gendarmes ; il n'y a bien sur pas eu de dégradation, Étienne et Marie Christine n'ont même pas laissé traîner un papier suite à cela  Étienne et Marie Christine sont convoqués lundi à la gendarmerie on ne peut pas tolérer que des agris se fassent justice eux même et séquestrent et menacent des personnes et ensuite portent plainte, en fait ce sont les pollueurs qui portent plainte contre ceux qui dénoncent l’agriculture intensive et la gendarmerie  à soutenir ÉTIENNE et MARIE CHRISTINE DE SAINT LAURENT en les accompagnant LUNDI 28 novembre à 9h à la gendarmerie de PLESTIN (la gendarmerie est située non loin du super U) qui se met au service des agris intensifs c'est quand même étonnant (la cellule DEMETER se réactiverait-elle ?) suite à des discussion à la fin de la manif contre le méthaniseur et à Plufur et ensuite à une réunion à la Dérive il y a un appel de citoyens à soutenir ÉTIENNE et MARIE-CHRISTINE DE SAINT LAURENT en les accompagnant LUNDI 28 novembre à 9h à la gendarmerie de PLESTIN (la gendarmerie est située non loin du Super U).

 

Ouest-France

À Morlaix, des coups de feu près de l’aire d’accueil des gens du voyage

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Des coups de feu ont été tirés, entre samedi 26 novembre au soir et dimanche 27 novembre, du côté de l’aire d’accueil des gens du voyage de Morlaix (Finistère). La police s’est rendue sur place. Aucun blessé n’est à déplorer, les balles ont atteint des caravanes.

La police était présente sur l’aire d’accueil des gens du voyage de Morlaix (Finistère), dimanche 27 novembre 2022, alors que des coups de feu ont été tirés au petit matin.

La police était présente sur l’aire d’accueil des gens du voyage de Morlaix (Finistère), dimanche 27 novembre 2022, alors que des coups de feu ont été tirés au petit matin. | OUEST-FRANCE

Des coups de feu ont été tirés près de l’aire d’accueil des gens du voyage, à Morlaix (Finistère), dimanche 27 novembre 2022, vers 8 h 30. La police s’est rendue sur place.

Sur place, un dispositif policier

D’après les premiers éléments, des tirs ont tout d’abord eu lieu samedi 26 novembre au soir, vers 19 h 30, sur un autre site du secteur, à quelques minutes seulement, accueillant une autre communauté de gens du voyage.

Dimanche matin, un ou plusieurs individus sont venus près de l’aire de Ploujean, à Morlaix, et ont eux aussi tiré des coups de feu.

Après des coups de feu près de l’aire des gens du voyage de Morlaix (Finistère), des auditions ont été menées (photo d’illustration). | JOËL LE GALL / ARCHIVES OUEST-FRANCE

Sur les lieux, la police a été mobilisée, à l’entrée de l’aire de Ploujean, durant plusieurs heures. Elle a été présente une grande partie de la journée, ce dimanche.

Les raisons qui auraient pu motiver ces tirs ne sont pas encore connues. L’astreinte de la sûreté départementale et la police techniques ont été saisies de l’affaire. Une enquête est en cours, des personnes ont été auditionnées, mais aucune interpellation n’a été menée.

D’après les premiers éléments, aucun blessé n’est à déplorer, les balles ont atteint des caravanes.

Contacté, Stéphane Lozdowski, conseiller délégué à l’habitat et aux gens du voyage pour Morlaix communauté indique que « c’est une communauté avec qui nous avons en général de bonnes relations ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-des-coups-de-feu-pres-de-l-aire-d-accueil-des-gens-du-voyage-0e0f10a4-6e49-11ed-8a4c-ae62722f8615

 

Ouest-France

« Je me suis retrouvée avec un fusil sur la tempe » : elle a vécu 30 ans de violences conjugales

Modifié le Publié le Charles DROUILLY

Originaire des Côtes-d’Armor, Soizic a été victime de violences conjugales. Des insultes, des menaces, des coups ont marqué son quotidien pendant plus de 30 ans. Elle témoigne aujourd’hui pour libérer la parole et pour faire passer un message aux autres victimes : « Ne gâchez pas vos plus belles années, osez parler, osez partir ».

Vendredi 25 novembre 2022, Soizic, victime de violences conjugales dans les Côtes-d’Armor, a raconté son histoire à Plouézec.

Vendredi 25 novembre 2022, Soizic, victime de violences conjugales dans les Côtes-d’Armor, a raconté son histoire à Plouézec. | OUEST-FRANCE

« J’ai vécu des violences physiques et psychologiques. » Ce vendredi 25 novembre 2022, dans la salle communale de Plouézec (Côtes-d’Armor), une cinquantaine de personnes participent à une rencontre organisée par une association locale, l’Image qui parle, dans le cadre d’un projet artistique baptisé Huis Clos, qui veut « mettre au jour la parole des femmes ». Soizic, originaire des Côtes-d’Armor, a accepté de venir témoigner. Pendant plus de trente ans, elle a vécu l’enfer.

Lire aussi : REPORTAGE. Pour sortir des violences conjugales, « il faut davantage qu’un toit »

Son premier mari, avec qui elle a eu deux enfants, était violent. « Il buvait, se souvient Soizic. Je me suis retrouvée avec un fusil sur la tempe, il m’a bousculée dans l’escalier alors que j’étais enceinte. Un jour, j’ai pris mes filles et je suis partie. »

« On s’est disputé et il m’a attrapée par le cou »

Soizic rencontre un autre homme. Elle lui raconte son parcours et les violences. Elle espère refaire sa vie avec lui. « Les premières années se sont déroulées normalement. » Un troisième enfant naît de cette union mais le conte de fées commence à se briser. Soizic découvre que son mari est particulièrement jaloux. Il guette ses moindres faits et gestes, se met en colère quand le boucher d’une grande surface lui dit simplement : « bonjour ».

« On se disputait souvent. En 2010, j’ai décidé de le quitter. » Mais ce n’est pas simple de tourner la page. Et son ex ne lâche pas l’affaire. « Il est redevenu gentil et m’a promis qu’il allait se faire suivre. » Le couple se reforme. Une décision que ses deux filles n’arrivent pas à accepter. « À cette époque, je ne les voyais plus » , pleure-t-elle encore.

Ses amis, sa famille, petit à petit, Soizic se retrouve isolée. « Un matin, alors que je m’apprêtais à aller travailler, mon mari est rentré chez nous complètement saoul. Je me souviens qu’il était torse nu. On s’est disputé et il m’a attrapée par le cou. Il m’a dit : si tu parles, je te tue. »

Effrayée, la Costarmoricaine se mure dans le silence. Elle encaisse alors les humiliations et les menaces qui vont rythmer son quotidien. Dans les rayons d’une grande surface, à la plage, son mari l’insulte, la rabaisse. « Cela a duré huit ans. Tous les soirs, il y avait des scènes. J’espérais que les voisins nous entendent, mais non. Il me disait : “Moi je suis un lion et quand le lion rugit, cela fait mal”. »

« J’ai quitté mon mari, aidez-moi »

Il faudra plusieurs intentions, plusieurs tentatives, pour qu’un jour, Soizic décide de partir. Peu après son soixantième anniversaire, elle trouve refuge chez son fils. Le lendemain, elle se rend à la gendarmerie : « J’ai quitté mon mari, aidez-moi. »

L’enquête commence mais le calvaire continue. « Il me suivait, m’insultait en pleine rue. Tous les jours, je trimballais mon sac d’un endroit à un autre. J’étais toujours sur le qui-vive. » Soizic a un boulot qu’elle aime, une famille, des attaches. Elle refuse de s’enfuir loin. « Mais nuit et jour, il était là. »

Après la vente de la maison que le couple avait achetée, Soizic accepte de porter plainte. Son mari est rapidement interpellé et la justice l’oblige à porter un bracelet anti-rapprochement. « Cela ne l’a pas arrêté. Il est venu sur mon lieu de travail me menacer. » Les militaires interviennent. Nouvelle interpellation et nouveau jugement. Sauf que cette fois, son mari se retrouve en prison.

« Je n’avais plus peur, j’étais heureuse »

« J’ai pu revivre, confie Soizic. Je n’avais plus peur, j’étais heureuse. » Cela étant dit, même à l’écart de la société, son mari parvient, à l’insulter et à la menacer. Par téléphone, il dit à son propre fils que sa mère « va aller au ciel ».

Soizic, épaulée par ses proches ainsi que par Nathalie Caër, intervenante sociale de gendarmerie, résiste et se bat pour obtenir le divorce. « Il le refusait et cela n’a pas été facile de l’obtenir. Cette situation est terrible pour les victimes de violences. »

Ce n’est que récemment que le lien conjugal a enfin été brisé officiellement entre Soizic et son ex-mari. Ce dernier, sorti de prison quelques semaines plus tôt, n’a pas apprécié la situation. « Il m’a appelé, menacé », raconte Soizic qui a immédiatement alerté la gendarmerie. « Il y a eu une nouvelle audience. Il est retourné en prison. J’espère qu’il va y rester car je pense qu’il ne s’arrêtera jamais. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/cotes-d-armor/temoignage-dans-les-cotes-d-armor-soizic-a-vecu-pendant-plus-de-30-ans-dans-l-enfer-des-violences-ea7b2454-6d6a-11ed-a158-c55305e444bb

 

Ouest-France

« Block Friday » : Extinction Rebellion bloque un accès d’un centre commercial à Brest

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Une vingtaine de militants d’Extinction Rebellion ont bloqué, ce samedi 26 novembre 2022, l’accès principal à l’espace Jaurès de Brest (Finistère), pour dénoncer la surconsommation.

Des militants d’Extinction Rebellion bloquent l’entrée principale de l’espace Jaurès, à Brest, le 26 novembre 2022.

Des militants d’Extinction Rebellion bloquent l’entrée principale de l’espace Jaurès, à Brest, le 26 novembre 2022. | OUEST-FRANCE

Une vingtaine de membres du mouvement écologiste Extinction Rebellion ont bloqué l’entrée principale de l’espace Jaurès, à Brest (Finistère), ce samedi 26 novembre 2022 en fin d’après-midi. Les deux militants qui ont tagué «réduction sur les émissions» sur la façade ont été interpellés pour dégradation. Les deux personnes identifiées par la police comme les meneurs de l’action ont également été emmenés au poste de police pour une vérification d’identité.

« Blocage symbolique »

L’action « Block Friday », en référence aux promotions du « Black Friday », était menée pour dénoncer l’incitation à la surconsommation. « Pour faire ce genre de promotions, les marques font de la surproduction, dans des conditions sociales et environnementales insoutenables.  Hors le Giec et tous les experts nous disent que ce n’est plus possible. Nous devons arrêter de chercher une croissance infinie dans un monde aux ressources finies », dénonce sous pseudonyme Navica, en charge des relations avec la presse pendant l’évènement.

D’autres membres du groupe présent pour l’action expliquaient la démarche aux passants, et leur signalaient les autres entrées, toujours accessibles. C’est un blocage symbolique, détaille Navica. On sait que nous n’allons pas changer le monde ici, nous voulons juste sensibiliser les gens, et les encourager à se tourner vers la seconde main, par exemple. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-block-friday-des-militants-d-extinction-rebellion-bloquent-un-acces-d-un-centre-commercial-1e63dd7c-6da4-11ed-a158-c55305e444bb

 

Ouest-France

Pays de Douarnenez. Débat autour d’une subvention à une asso humanitaire : la gauche s’indigne

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À Douarnenez (Finistère), des formations de gauche montent au créneau après les propos tenus par des élus communautaires lors du vote d’une subvention à l’association Un puits, une école à Madagascar, jeudi 17 novembre 2022.

L’association Un puits, une école à Madagascar a aidé à la construction de dizaines de puits. | ARCHIVES

Jeudi 17 novembre 2022, le conseil communautaire de Douarnenez Communauté (Finistère) s’était déchiré sur le renouvellement d’une subvention à l’association humanitaire poullanaise Un puits, une école à Madagascar. Françoise Laouéan-Le Lec, Christine Tanguy, Dominique Boucheron (tous les trois élus de Douarnenez) et Henri Savina (maire de Pouldergat) avaient voté contre. « J’estime que ce n’est pas à nous de payer des puits à Madagascar », avait expliqué Françoise Laouenan-Le Lec.

Henri Savina, lui, s’était justifié ainsi : « Cela fait des années que la France envoie dans ses anciennes colonies énormément d’argent. C’est souvent de l’argent jeté par les fenêtres. Je ne suis plus favorable à ce type d’opération. Il est temps que ces pays s’assument ».

« Un travail remarquable et nécessaire »

Un débat jugé « indigne » par plusieurs formations de gauche (1). Dans un communiqué commun diffusé vendredi 25 novembre, elles déplorent « qu’à cette occasion se soit manifestée, par l’expression de plusieurs élus, une vision étroite de l’action sociale et humanitaire, par définition universelle et solidaire. »

Lire aussi : Le torchon brûle à Douarnenez Communauté

Et de rappeler : « Le bouleversement climatique aggrave l’insécurité alimentaire de nombreuses populations à travers le monde et Madagascar en paie actuellement un lourd tribut. Le pays affronte une crise sans précédent, une famine qui touche 1,5 million de personnes. Dans certaines régions de l’île, il n’a pas plu depuis presque quatre ans et il devient impossible d’accéder à l’eau tellement la terre est dure. »

La gauche salue le travail « remarquable » et « nécessaire » de l’association « pour permettre aux Malgaches de continuer à vivre sur leur territoire ».

(1) EELV, Ensemble !, LFI, PCF, PS, UDB, l’association Douarnenez Terre Citoyenne.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/douarnenez-29100/pays-de-douarnenez-debat-autour-d-une-subvention-a-une-asso-humanitaire-la-gauche-s-indigne-1f5fb120-6d62-11ed-a158-c55305e444bb

 

Le Diben samedi 26 novembre 2022

Saint-Martin-des-champs.Le Salon du livre jeunesse c'est ce week-end au Roudour

Montage photos Pyb29.

Le Salon du livre jeunesse c'est ce week-end au Roudour, à Saint-Martin-des-Champs, de 10 h à 18 h. Gratuit.

 

Ouest-France

EN IMAGES. À quoi ressemblaient les bains de mer dans la baie de Morlaix au XIXe siècle ?

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Essor des bains de mer, recherche de l’exotisme… Depuis le milieu du XIXe siècle, le littoral de Roscoff à Locquirec (Finistère) a été le théâtre de nombreuses mutations architecturales et sociales. Patrick Virion, historien de l’art, et Christian Millet, architecte, ont coécrit l’ouvrage Baie de Morlaix – Bains de mer et villégiatures de la Belle époque à nos jours, édité par Skol Vreizh.

Plage de Roch' Kroum à Roscoff.

Plage de Roch' Kroum à Roscoff. | CARTE POSTALE, COLL. PAT.

Un ouvrage vient de paraître aux éditions de Skol Vreizh, qui relate l’histoire des plages et des bains de mer en baie de Morlaix (Finistère). Voici cinq raisons d’aller l’acheter en librairie.

1. Pour comprendre l’engouement des bains de mer dans le nord de la Bretagne

Difficile de l’imaginer aujourd’hui, mais au milieu du XIXe siècle, il n’y a rien, ou presque, sur le littoral. « Il y avait la grève, un lieu peu attractif, d’ailleurs, la plupart des bourgs sont situés à quelques kilomètres de la mer , souligne Christian Millet, coauteur avec Patrick Virion, de l’ouvrage sur les bains de mer et villégiatures en baie de Morlaix, paru chez Skol Vreizh.

Scène de bain avant 1940. | COLLECTION MUSÉE VILLA MONTEBELLO, TROUVILLE-SUR-MER

Les préoccupations hygiénistes donnent au littoral breton une autre dimension pour accueillir et satisfaire la haute société parisienne avide de plaisirs iodés, de divertissements et d’exotisme. « La création d’une station de thérapie balnéaire à Roscoff est prémices d’un essor touristique qui se développe avec les premières pensions de familles et les hôtels de grand confort. »

2. Pour la grande richesse iconographique

Infatigables, professionnels et passionnés, les auteurs ont eu un plaisir fou à dénicher les perles rares, souvent méconnues, mais méritant d’être publiées.

Baigneurs et cabines à Saint-Jean-du-Doigt. | COLLECTION PATRIMOINE DE PLOUGASNOU

Des scènes de bain pittoresques à Roscoff ou de familles en balade à Carantec et Plougasnou, de séminaristes en goguette sur la passerelle de la pointe de Primel, de baigneurs devant les cabines à Saint-Jean-du-Doigt, ou encore montrant l’arrivée du courrier à Locquirec Et aussi plein de reproductions de peintures et dessins comme celui représentant le petit Charles Le Goffic (poète mort en 1932), sur les genoux de l’écrivain Alexandre Dumas.

3. Pour découvrir l’architecture

La recherche de la vue est à l’origine de la conquête du littoral. « Elle se fait parcelle par parcelle, maison par maison, non pas par l’intermédiaire de plans d’urbanisation comme ce fut le cas à La Baule, détaille Patrick Virion. Les gens y font construire des maisons de ville, généralement déformées pour profiter du paysage. Les familles s’y déplacent avec leurs domestiques. »

Peintre à Primel en 1897. | COLLECTION PATRIMOINE DE PLOUGASNOU

Les premières maisons comportent des éléments de toutes sortes, « On observe ensuite un glissement vers le régionalisme. »

4. Pour en savoir plus sur la baie de Morlaix, refuge des femmes libres

Dans cet ouvrage, on apprend que Liane de Pougy, une courtisane de la Belle Époque, et célèbre pour sa beauté, séjourna au Clos-Marie à Roscoff. La célèbre couturière, Nina Ricci, surnommée la Dame blanche, remodèle la villa Kerjannic sur la rivière de Morlaix. Dans les années 1930, Mélanie de Vilmorin, richissime et excentrique veuve, loue le château du Taureau qui devient alors le théâtre de parties fines.

5. Pour marcher sur les traces de personnages illustres

Venir à Roscoff, Carantec, Plougasnou ou Locquirec, c’est mettre ses pas dans ceux d’illustres personnages qui séjournèrent ici.

Patrick Virion, historien de l’art, et Christian Millet, architecte, coauteurs de l’ouvrage « Baie de Morlaix – Bains de mer et villégiatures de la belle époque à nos jours », édité par Skol Vreizh. | OUEST-FRANCE

Riches industriels, hommes politiques, écrivains et peintres, les auteurs ont dressé une liste non exhaustive de près de 250 personnalités. « Georges Méliès réalisa des croquis de Primel qui servirent de décors dans ses films », raconte Christian Millet.

Baie de Morlaix – Bains de mer et villégiature, de la Belle Époque à aujourd’hui, éditions Skol Vreizh. 20 € chez skolvreizh.com

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/en-images-a-quoi-ressemblaient-les-bains-de-mer-dans-la-baie-de-morlaix-au-xixe-siecle-9b5d95e0-6c9e-11ed-bb24-fc75ae20c224

 

Ouest-France

À Morlaix, pour que les féminicides ne soient pas « invisibilisés », des femmes se mobilisent

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Des bougies, en hommages à toutes les femmes décédées sous les coups d’un homme. Vendredi 25 novembre 2022, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, une cinquantaine de personnes se sont mobilisées à Morlaix (Finistère).

Une cinquantaine de personnes se sont mobilisées contre les violences faites aux femmes à Morlaix, vendredi 25 novembre 2022. Des bougies ont été allumées en hommage aux femmes mortes sous les coups d’un homme.

Une cinquantaine de personnes se sont mobilisées contre les violences faites aux femmes à Morlaix, vendredi 25 novembre 2022. Des bougies ont été allumées en hommage aux femmes mortes sous les coups d’un homme. | OUEST-FRANCE

« Nous sommes là pour que leur mort ne soit pas invisibilisée ». Sur le parvis de la mairie de Morlaix (Finistère), une cinquantaine de personnes se sont mobilisées, vendredi 25 novembre 2022, à l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre les violences faites aux femmes.

En la mémoire de celles mortes sous les coups d’un homme, des bougies

Des femmes, pour la majorité, s’étaient réunies pour rendre un « femmage » (un hommage rendu à une femme), à toutes celles qui sont décédées sous les coups d’un homme, en 2022. D’après l’association La Lanterne, à l’origine du rassemblement, elles seraient 122, depuis le début de l’année.

Les militantes estiment « qu’une femme meurt tous les deux jours sous les coups d’un homme ». En leur mémoire, des bougies ont été allumées.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-pour-que-les-feminicides-ne-soient-pas-invisibilises-des-femmes-se-mobilisent-a50e2f20-6ce7-11ed-b8cb-853622caf17b

 

Ouest-France

Brest. Les syndicats de police jugent « inacceptables » les déclarations de la CFDT Bibus

Publié le Frédérique GUIZIOU

Les syndicats de police Unité SGP Police FO et Alliance ont tout deux fortement réagi aux « déclarations inacceptables » de la CFDT de Bibus, qui dénonce « l’accueil déplorable » réservé à la veuve venue déposer plainte après le suicide de son mari. Une enquête administrative est lancée en interne pour en éclaircir les circonstances.

« Consternés »  par les déclarations de la CFDT de Bibus, les syndicats de police, l’Unité SGP Police FO et Alliance ont rappelé que « leurs collègues traitent de nombreuses plaintes pour les agents de Bibus ».

« Consternés » par les déclarations de la CFDT de Bibus, les syndicats de police, l’Unité SGP Police FO et Alliance ont rappelé que « leurs collègues traitent de nombreuses plaintes pour les agents de Bibus ». | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Que s’est-il passé exactement le jeudi 24 novembre 2022, au commissariat de Lambézellec quand la veuve du salarié de Bibus a voulu déposer plainte pour des faits de harcèlement, qui, selon elle, auraient conduit au suicide de son mari ?

Enquête interne

Les investigations pour en connaître les circonstances ont commencé : dans les heures qui ont suivi le communiqué de la CFDT dénonçant un « accueil déplorable » de la part des fonctionnaires de police, le patron des près de 700 policiers finistériens, Thierry Cholet, directeur départemental de la sécurité publique du Finistère, a lancé une enquête administrative en interne.

« Il s’agit avant tout de déterminer exactement ce qu’il s’est passé, commente le brigadier-chef Giroux. Et, si cette enquête établit des dysfonctionnements de la part des policiers, elle sera suivie de sanctions disciplinaires. »

Selon la CFDT de Bibus, les fonctionnaires de police auraient « refusé à deux reprises », de prendre la plainte de la veuve, « sous prétexte qu’il n’y avait pas d’enquête ni d’élément constitutif ».

Ce qui aurait provoqué des tensions avec les policiers et une vive émotion chez la femme du salarié, en larmes. Celle-ci a finalement déposé plainte un peu plus tard, mais au commissariat de Brest, auprès d’un officier de police judiciaire, « doué de l’expertise adéquate », a précisé le commissaire Nicolas Hoarau.

« Surenchère » inacceptable

« Les déclarations du délégué CFDT Bibus ne sont pas acceptables, réagit le syndicat Unité SGP Police FO qui pointe « la surenchère du syndicaliste de la CFDT et sa volonté d’opposer les policiers du bureau de police de Lambézellec à la victime. »

Après « ce dramatique suicide », le syndicat Unité SGP Police FO « comprend l’émoi des salariés de Bibus, d’autant plus que les policiers brestois travaillent aux côtés des chauffeurs également confrontés aux incivilités et aux violences ».

« Amalgame » « hasardeux »

Le syndicat Unité SGP Police FO regrette particulièrement « l’amalgame que le délégué CFDT fait avec les violences faites aux femmes, sujets très sensibles, traités prioritairement au sein de la Police Nationale ».

Réagissant dans la soirée du jeudi 25 novembre, aux déclarations de la CFDT Bibus, le commissaire Nicolas Hoarau a lui aussi estimé « hasardeux » ce parallèle avec les violences faites aux femmes.

Surtout quand au commissariat central « pionnier dans ce domaine », « un accueil et des suivis particulièrement adaptés ont été mis en place », accompagnant « la montée en puissance, à Brest, de l’attention portée aux affaires de violences faites aux femmes. »

« Ne pas confondre émotion et droit »

Même réaction de « consternation » pour le syndicat de police Alliance qui rajoute qu’il « ne faut pas confondre émotion et droit » : « Particulièrement touchés par les suicides, les policiers savent à quel point ces procédures sont sensibles, commente Stéphane Andry, secrétaire départemental d’Alliance. La croisade de ce syndicaliste contre sa hiérarchie ne l’autorise pas à jeter le discrédit sur ceux qui ont fait leur boulot avec sérieux. »

Les deux syndicats de police, qui adressent leurs condoléances à la veuve du salarié et l’assurent de leur soutien, affirment « leur solidarité » avec leurs collègues « qui ne doivent pas être instrumentalisés. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-les-syndicats-de-police-jugent-inacceptables-les-declarations-de-la-cfdt-bibus-b29b42dc-6ccd-11ed-a961-e46de8a30dc6

 

Ouest-France

À Morlaix, une nouvelle association citoyenne pour « valoriser l’éducation populaire »

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Des citoyens du Finistère Nord, regroupés au sein de l’association Éclairage public, vont proposer des conférences et des ciné-débats, à la rencontre des habitants dans les quartiers et communes rurales.

André Smolarz (Plourin), Gérard Vansteenbrugge (Morlaix) et Ali Azzala (Morlaix), trois des onze administrateurs de cette nouvelle association Éclairage public.

André Smolarz (Plourin), Gérard Vansteenbrugge (Morlaix) et Ali Azzala (Morlaix), trois des onze administrateurs de cette nouvelle association Éclairage public. | OUEST-FRANCE

Trois questions à André Smolarz, Gérard Vansteenbrugge et Ali Azzala, trois des onze administrateurs de L’Éclairage Public, la nouvelle association citoyenne de Morlaix (Finistère) pour « valoriser l’éducation populaire ».

Qui animent cette nouvelle association d’éducation populaire ?

Nous sommes quelques citoyens soucieux de défendre et promouvoir l’intérêt général et les biens communs directement impactés par la libéralisation de notre économie. En sous-titre, nous avons inscrit les mots Fini d’se taire pour Finistère, parce que quelques-uns des administrateurs habitent à Landerneau et Plouguerneau. L’association est pilotée de façon collégiale par un conseil d’administration composé actuellement de onze membres.

Quel est l’objectif de l’association ?

Nous voulons faire face à la désaffection électorale en passant par l’éducation populaire, une approche et des outils permettant de porter un regard alternatif, documenté, culturel, critique et éminemment politique sur les sujets qui concernent l’ensemble des habitants dans leur quotidien. Nous ne voulons exclure personne et nous ne sommes pas là pour dire pour qui voter. Il s’agit donc en résumé de redonner naissance au goût, à la force et aux moyens de l’émancipation à celles et ceux qui s’en trouvent privés. Qu’ils gagnent en autonomie.

Quels genres d’événements allez-vous proposer ?

C’est par la découverte de films, de documentaires, de conférences, de spectacles et d’auditions publiques sur le mode des agoras que nous avons l’ambition de rapprocher les citoyens de la chose publique. Nous essaierons autant que possible de réaliser nos actions en partenariat avec des structures locales partageant nos valeurs, dans les quartiers et en milieu rural. Jeudi 24 novembre, au Bar des 2 Rivières, une première conférence gesticulée de la coopérative L’Étincelle, a abordé la réalité du travail, la santé et les risques psychologiques. Le programme pour 2023, sera dévoilé en janvier.

Contact : leclairagepublic29@gmail.com

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-une-nouvelle-association-citoyenne-pour-valoriser-l-education-populaire-e5e6b544-6cbf-11ed-bb24-fc75ae20c224

 

Ouest-France

Morlaix. Albert Pennec expose ses gitans à Penanault

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Les photos du Landivisien Albert Pennec sont à découvrir à la maison Penanault de Morlaix (Finistère). La plupart d’entre elles sont accompagnées par des textes du poète morlaisien Jean-Albert Guénégan.

Saintes-Maries-de-la-Mer.

Saintes-Maries-de-la-Mer. | OUEST-FRANCE

La découverte du travail d’Albert Pennec est un choc d’humanité. Tout commence en 1976, lorsqu’il participe pour la première fois, à la convention que les gitans tenaient à Plounéour-Trez (Finistère). Une rencontre qui débouche sur de nombreuses autres, jusqu’aux pèlerinages aux Saintes-Maries-de-la-Mer (Bouches-du-Rhône).

Avec le temps, le photographe landivisien s’est attaché aux trajectoires familiales et aux destins personnels pour capter l’identité jugée insaisissable des gens du voyage. Loin des clichés réducteurs, les images irradiantes reflètent une rencontre entre un photographe et son sujet, elles laissent passer en filigrane une autre histoire : des scènes surgissent de leur vie quotidienne.

Il a vécu en leur compagnie une expérience qui dépasse celle de la photographie : J’ai été saisi par la beauté des gens, la danse et leur musique »,explique-t-il.

Au-delà de l’objectif

Albert Pennec multiplie les techniques, de l’argentique au numérique, en passant par les photos en noir et blanc ou en couleur, les scans et les montages. De la procession aux scènes de rue, égayées par les guitares et les danses, en passant par la vie dans les roulottes et de superbes portraits, Albert Pennec montre tout l’amour qu’il porte à cette communauté. Il y a rencontré Pauline, une jeune gitane landivisienne, saisie dans une danse photographiée lors d’un pèlerinage aux Saintes-Maries.

Albert Pennec expose Les Gitans à la maison Penanault de Morlaix. Plusieurs photos sont accompagnées des mots du poète morlaisien Jean-Albert Guénégan, « qui a saisi l’émotion que je ressentais. » Cette photogénie, fière, à fleur de peau, qui reflète une façon de regarder au-delà de l’objectif, est à découvrir dans les locaux de l’office de tourisme.

Jusqu’au 31 décembre, à la maison Penanault de Morlaix. Une lecture publique est programmée samedi 26 novembre de 11 h à 12 h.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-albert-pennec-expose-ses-gitans-a-penanault-a20b0dce-6a4a-11ed-a74f-ee6627507710

 

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25 novembre 2022

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2022/11/il-suffit-juste-de-changer-le-n.html

 

Ouest-France

« Tu vas la fermer ! » : sanction demandée contre le député centriste Olivier Serva

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Les députés Renaissance vont réclamer une sanction contre un député du groupe centriste Liot après une fin de séance chaotique et sous forte tension jeudi 24 novembre. Ce dernier avait intimé à un autre député de « la fermer ».

Le député Liot de Guadeloupe Olivier Serva.

Le député Liot de Guadeloupe Olivier Serva. | JULIEN DE ROSA/AFP

La journée consacrée aux propositions de la France insoumise a été électrique, jeudi 24 novembre, à l’Assemblée nationale.

Après que les députés ont voté en faveur d’une inscription du droit à l’IVG dans la Constitution, ils se sont attaqués à une proposition de loi pour la réintégration des soignants non-vaccinés contre le Covid-19 afin de pallier les pénuries d’effectifs – une question sensible partout en France, et particulièrement en Outre-mer.

Colère des oppositions et des élus ultra-marins

Avec le soutien de députés LR et RN, la proposition LFI semblait pouvoir être adoptée. Mais à coups de suspensions de séances et d’amendements, le camp présidentiel a compromis la tenue du vote, déclenchant la colère des oppositions et des élus ultra-marins. « Tu vas la fermer », a lancé le député Liot de Guadeloupe Olivier Serva à l’adresse de députés Renaissance qui l’interpellaient pendant son intervention.

La présidente du groupe Aurore Bergé va demander mardi prochain en conférence des présidents de l’Assemblée une sanction contre le député, a indiqué son groupe, confirmant une information du Figaro.

L’élu ultramarin, qui dénonçait les techniques employées pour ralentir les débats, avait ensuite dénoncé des « subterfuges petits ». «Vous salissez la démocratie avec vos bassesses, vous êtes minoritaires, acceptez-le », avait lancé Olivier Serva.

Des invectives rares avec les centristes

Les invectives entre la majorité et le petit groupe centriste ne sont pas courantes, Emmanuel Macron ayant même tendu la main au groupe ainsi qu’aux LR en octobre en souhaitant une « alliance ».

Le règlement de l’Assemblée prévoit que ses membres peuvent faire l’objet de sanctions disciplinaires en cas de manifestations troublant l’ordre ou en cas d’« injures, provocations ou menaces ». Les sanctions vont du rappel à l’ordre à la censure avec exclusion temporaire.

https://www.ouest-france.fr/politique/institutions/assemblee-nationale/tu-vas-la-fermer-sanction-demandee-contre-le-depute-centriste-olivier-serva-32af20c2-6cda-11ed-b8cb-853622caf17b

 

Ouest-France

À Morlaix, ce centre dispose de 85 places d’accueil pour donner un toit aux demandeurs d’asiles

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Le centre d’accueil de demandeurs d’asile (Cada) a ouvert en juillet 2021, rue Gambetta, à Morlaix (Finistère). Il dispose de 85 places soit 21 logements pour les personnes en procédure de régularisation, dans l’espoir d’obtenir le statut de réfugiés ou de bénéficier de la protection subsidiaire. 28 personnes passées par le Cada sont depuis statutaires.

Mélanie Carrasco, cheffe des services à Coallia Morlaix, Ronan Le Gall, intervenant social au centre d’accueil de demandeurs d’asile et Maëla Burlot, coordinatrice des services de Coallia.

Mélanie Carrasco, cheffe des services à Coallia Morlaix, Ronan Le Gall, intervenant social au centre d’accueil de demandeurs d’asile et Maëla Burlot, coordinatrice des services de Coallia. | OUEST-FRANCE

Le centre d’accueil de demandeurs d’asile a ouvert officiellement ses portes en juillet 2021, rue Gambetta, à Morlaix (Finistère). La structure, gérée par l’association Coallia a des missions bien spécifiques.

Les migrants accueillis au Cada doivent payer leur hébergement

Faux. Les logements sont tous gratuits. Le centre d’accueil de demandeurs d’asile dispose de 85 places, soit 21 logements. « On en a un à Plouigneau, deux à Saint-Martin-des-Champs et le reste à Morlaix, énumère Mélanie Carrasco, cheffe des services de Coallia. Nous accueillons 17 hommes isolés, 13 femmes isolées, trois couples sans enfant et vingt-cinq enfants. Les personnes arrivent au Cada de Morlaix via l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), en fonction des places vacantes. »

En 2021, la durée moyenne d’un séjour en Cada était de 40 jours.

Les personnes accueillies ont toutes la même nationalité

Faux. Les parcours sont multiples et variés. « Ici, nous avons essentiellement des personnes venant d’Afrique de l’Est, de la Corne d’Afrique, de Syrie, de Géorgiens, d’Afghanistan. Leurs récits sont souvent ponctués de choses très douloureuses. Pour obtenir des titres de séjour, il faut les aider à mettre des mots sur ce qu’ils ont vécu. C’est très délicat », détaille Romain Le Gall, intervenant social. La majeure partie n’est pas francophone.

C’est le Cada qui octroie le statut de réfugié

Faux. La mission du Cada porte sur l’accompagnement des demandeurs d’asile. « Nous les suivons tout au long de la procédure, sur la partie administrative. On les prépare par exemple à leur entretien avec un agent de l’OFII », poursuit Romain Le Gall. L’instruction de la demande d’asile est assurée par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

Parmi les personnes accompagnées à Morlaix, il y a eu moins de personnes déboutées que statutaires

Faux. Depuis juillet 2021, 32 personnes ont été déboutées et vingt-huit statutaires. Sur ce dernier chiffre, 25 ont obtenu le titre de réfugié, valable dix ans (quand l’ethnie, l’orientation sexuelle ou les prises de position politiques constituent un danger pour la vie dans le pays de d’origine). Les trois derniers ont bénéficié de protection subsidiaire, valable quatre ans (situation sécuritaire du pays).

Une personne en transit au Cada n’obtient pas forcément de titre de séjour

Vrai. Si l’Ofpra a validé la demande ou dans le cadre d’un recours, le centre d’accueil de Morlaix peut poursuivre l’accompagnement pendant trois mois renouvelable une fois. « Notamment pour des démarches d’insertion, de formation, de logement ou de travail. »

Si même le statut de protection subsidiaire est refusé, « les migrants doivent quitter le Cada dans le mois en cours. Techniquement, ils n’ont plus légalement la possibilité de travailler, de payer de loyer. Juste de scolariser les enfants. Cela crée systématiquement des situations parallèles », commente Mélanie Carrasco.

L’accompagnement du Cada ne s’arrête pas là

Vrai. Pendant trois mois qui suit l’entrée sur le territoire, les étrangers n’ont pas accès à la sécurité sociale. Le Cada les aide pour accéder à l’ouverture de leur droit par la suite. Mais aussi pour se rapprocher des associations d’aide alimentaire, ou pour des cours de français, faire découvrir les offres socioculturelles du territoire.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-ce-centre-dispose-de-85-places-d-accueil-pour-donner-un-toit-aux-demandeurs-d-asiles-8070ff80-6729-11ed-8d02-f374de6baa45

 

Ouest-France

Brest. Tram : À quoi ressemblera le terminus de la Cavale-Blanche en 2026 ?

Publié le Mickaël LOUÉDEC

On le sait désormais : c’est un système d’ascenseur incliné qui permettra de relier le terminus de la ligne de tram à l’hôpital, à Brest (Finistère). Il s’agira de deux cabines de vingt personnes, positionnées sur des rails.

Un système d’ascenseur oblique permettra aux usagers du tramway de se rendre à la Cavale-Blanche.

Un système d’ascenseur oblique permettra aux usagers du tramway de se rendre à la Cavale-Blanche. | DR

En 2026, le terminus de la deuxième ligne de tram de Brest sera situé sur le boulevard Tanguy-Prigent, à proximité de l’hôpital. C’est cette solution qui a été préférée, notamment pour des questions budgétaires, à celle amenant les tramways jusqu’au Questel. Mais entre l’hôpital et l’arrêt de tram, il restera encore du chemin à parcourir. C’est pourquoi la Métropole planchait sur deux méthodes permettant de faciliter l’accès à l’établissement pour les usagers.

Quelle est l’option retenue ?

L’hypothèse d’un ascenseur vertical, doublé d’une passerelle piétonne avait, un temps, été envisagée. C’est finalement une autre option qui est choisie : celle d’un ascenseur incliné, qui empruntera des rails. Ceci afin de parcourir les soixante mètres qui séparent les deux points, également séparés par un important dénivelé de 12 mètres. « L’important était que l’échange soit fluide », souligne Philippe Cou, directeur opérationnel à BMA (Brest Métropole Aménagament), à la manœuvre sur ce projet.

Concrètement, ça donne quoi ?

Une fois sortis du tramway, les usagers appelleront l’ascenseur à l’aide d’un bouton, comme ils le font dans un immeuble. Celui-ci sera à disposition quelques secondes plus tard. Le temps de trajet vers l’hôpital sera « de l’ordre de la minute », précise Philippe Cou.

À quoi ressembleront les cabines ?

Il y en aura deux. D’abord pour permettre une rotation plus efficace, mais aussi pour permettre une continuité du service, en cas de dysfonctionnement de l’une ou l’autre. Philippe Cou détaille : « Ce sont deux cabines indépendantes, assez larges, qui pourront accueillir des poussettes et des fauteuils roulants. » Ce système a d’ailleurs été préféré à celui d’un escalator, pour faciliter l’accès des personnes à mobilité réduite. Les deux cabines pourront accueillir une vingtaine de personnes.

Quelle sera la durée des travaux ?

C’est une information qui n’est pas encore connue. La plupart des pièces seront livrées « clés en main », précise Philippe Cou, puisque « beaucoup de choses se font en usine et pas sur place ».

Couvert ou pas ?

Un toit, au-dessus des cabines permettrait-il de mieux les protéger de la pluie et donc de l’oxydation ? Pas forcément, selon le spécialiste, puisque les ascenseurs seraient en inox et pas en acier. La question, toutefois, reste à trancher. S’il n’est pas intégré au projet pour le moment, la présence d’un toit n’est pas à exclure.

Combien ça coûte ?

Le montant des travaux n’est pas communiqué mais ils seront intégrés à l’enveloppe globale du projet « Mon réseau grandit », chiffré actuellement à 202 millions d’euros. Les usagers, en revanche, n’auront rien à débourser pour emprunter ces ascenseurs, qui circuleront « a minima » dans les horaires de fonctionnement du tramway.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-tram-a-quoi-ressemblera-le-terminus-de-la-cavale-blanche-en-2026-37f03910-6c0b-11ed-a71f-f4b3de284f96

 

Ouest-France

Brest. Mémoire et Citoyenneté : une cérémonie unique en France

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Le cimetière de Kerfautras accueillera la 3e cérémonie Mémoire et Citoyenneté. Mis en place par l’office national des anciens combattants et victimes de guerre du Finistère, ce rendez-vous est destiné à construire les jeunes citoyens.

Éric Guellec, 2e adjoint à la mairie de Brest, s’est entouré des associations qui œuvrent au quotidien pour la mémoire ainsi que des enseignants de l’éducation nationale et catholique pour préparer ce 3e rendez-vous de Mémoire et Citoyenneté

Éric Guellec, 2e adjoint à la mairie de Brest, s’est entouré des associations qui œuvrent au quotidien pour la mémoire ainsi que des enseignants de l’éducation nationale et catholique pour préparer ce 3e rendez-vous de Mémoire et Citoyenneté | OUEST-FRANCE

Après Fouesnant et Lesneven, c’est au tour de la ville de Brest (Finistère) d’organiser la cérémonie Mémoire et citoyenneté du Finistère. Un rendez-vous unique en France, organisé par l’ONACVG, le ministère des Armées et les associations patriotiques du territoire sous la présidence de Philippe Mahé, préfet du Finistère. « Un événement éducatif dynamique initié par notre département, dont on peut se féliciter collectivement », souligne Éric Guellec, adjoint à la mairie de Brest.

Temps forts au cimetière de Kerfautras

Les rendez-vous mémoire et citoyenneté sont résolument tournés vers la jeunesse. Depuis quelques semaines, des centaines d’écoliers brestois, mais aussi de tout le Finistère, travaillent sur différents thèmes : la vie du soldat, l’arrivée des Américains… « Mardi, ils vont se retrouver au cimetière de Kerfautras pour aller à la rencontre des personnes porteuses d’Histoire », précise Alain Meleard, président du concours national de la Résistance et de la déportation.

Des tables rondes

La première table ronde présentera les lieux de mémoire du territoire brestois avec notamment l’abri Sadi Carnot ou encore le Fort Montbarrey. La seconde table ronde mettra en avant la nouvelle génération où quatre élèves donneront leurs ressentis sur les lieux mémoriaux. La troisième et dernière table ronde a pour titre « Les élus face à la Mémoire »​.

Mardi 29 novembre, cérémonie commémorative, au cimetière de Kerfautras, à 11 h, ouverte à tous. Tables rondes, mardi 29 novembre, à la mairie de Brest, à partir de 14 h, ouvertes à tous.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-memoire-et-citoyennete-une-ceremonie-unique-en-france-a7f3518c-6730-11ed-bd6c-e16dcc8e6e00

 

Ouest-France

Brest. Bientôt davantage de policiers dans les trams et bus

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Le ministère de l’Intérieur promet la création de plusieurs brigades de policiers, dans les transports en commun. L’une d’entre-elles sera créée à Brest.

Dix à vingt policiers vont être déployés dans les transports en commun brestois.

Dix à vingt policiers vont être déployés dans les transports en commun brestois. | ARCHIVES

Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a indiqué, ce jeudi, qu’il souhaitait « renforcer significativement la lutte contre l’insécurité dans les transports en commun ». Dans cette optique, sur l’ensemble du territoire français, 77 unités vont être dédiées à la sécurisation des transports. Soit un total, selon le ministère, de « près de 2 000 policiers et gendarmes supplémentaires ».

Brest fait partie des villes concernées par ces annonces. Le ministère indique qu’une brigade de sécurisation des transports en commun (BSTC) va y être créée. Celle-ci pourra compter sur un effectif de dix à vingt policiers. Dans leur mission, « les patrouilles prendront notamment en compte les horaires où la délinquance est la plus forte pour plus d’efficacité, mais également les pics d’affluence, pour rassurer et dissuader », explique le ministère.

La satisfaction de François Cuillandre

Brest est la seule ville concernée par cette mesure dans tout le Finistère. Pour le maire de Brest, François Cuillandre, qui a toujours soutenu que la sécurité était l’affaire de l’État et non celle de la Métropole (en s’opposant, par exemple, à la création d’une police municipale), c’est une bonne nouvelle.

« Le gouvernement confirme et affirme la responsabilité de l’État en terme de sécurité, réagit-il. Je me félicite qu’il reconnaisse ainsi le besoin de renforcer (s)es moyens. »

Ces nouveaux policiers travailleront en plus des médiateurs, déjà présents dans les bus et tramways depuis plusieurs années.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-bientot-davantage-de-policiers-dans-les-trams-et-bus-b7fcdf8a-6c12-11ed-a71f-f4b3de284f96

 

Ouest-France

Prime du Ségur, salaires… les syndicats des Genêts d’Or appellent à manifester près de Morlaix

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Les syndicats CGT, Sud et CFDT des Genêts d’Or appellent à la grève, mardi 29 novembre 2022, de 12 h à 14 h, devant le siège de l’association, à Saint-Martin-des-Champs, près de Morlaix (Finistère).

Une manifestation est prévue devant le siège des Genêts d’Or, à Saint-Martin-des-Champs (Finistère).

Une manifestation est prévue devant le siège des Genêts d’Or, à Saint-Martin-des-Champs (Finistère). | GOOGLE STREET VIEW

Les syndicats CGT, Sud et CFDT des Genêts d’Or appellent à la mobilisation, devant le siège social de l’association, à Saint-Martin-des-Champs (Finistère), mardi 29 novembre 2022, pour une grève, de 12 h à 14 h.

20 % des salariés encore exclus de la prime de 183 €

Ils revendiquent notamment la prime Ségur pour tous et une hausse des salaires. L’intersyndicale souligne que « le syndicat d’employeur Nexem demande aux employeurs d’inscrire la dépense du Ségur (N.D.L.R. : 183 € par personne) pour tous dans tous les documents budgétaires 2 023 ».

Elle estime que 20 % des salariés de Genêts d’or sont encore exclus de cette prime.

Elle alerte également sur les « conditions de travail, le manque de moyen et le manque de reconnaissance », des métiers du médico-social.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/prime-du-segur-salaires-les-genets-d-or-appellent-a-manifester-pres-de-morlaix-le-29-novembre-fa30444c-6bfd-11ed-a71f-f4b3de284f96

 

Ouest-France

À Morlaix, ces enseignants se mobilisent contre « la mort du lycée professionnel »

Publié le Sarah HUMBERT

Face à la réforme des lycées professionnels menée par le gouvernement, qui pourrait impliquer plus de stages et moins de cours pour les jeunes, des enseignants du lycée Tristan-Corbière, à Morlaix (Finistère), s’inquiètent. Ils se sont mobilisés, jeudi 24 novembre 2022.

Plus de stages, moins de cours… Au lycée Tristan-Corbière, à Morlaix (Finistère), les enseignements s’inquiètent de la réforme des lycées professionnels qui est en train d’être menée.

Plus de stages, moins de cours… Au lycée Tristan-Corbière, à Morlaix (Finistère), les enseignements s’inquiètent de la réforme des lycées professionnels qui est en train d’être menée. | OUEST-FRANCE

« On irait vers des suppressions de postes, des mutations, et à terme, la mort du lycée professionnel », s’alarme Marine Racapé, enseignante de lettres et d’histoire au sein du lycée Tristan-Corbière, à Morlaix (Finistère). Jeudi 24 novembre 2022, environ 35 enseignants se sont mobilisés au sein de l’établissement, pour manifester contre la réforme des lycées professionnels menée par le gouvernement, qui pourrait être mise en place à partir de septembre 2023.

En signe de protestation, les enseignants du lycée professionnel Tristan Corbière à Morlaix étaient invités à porter un brassard noir. | OUEST-FRANCE

Plus de stages, moins de cours

Cette réforme pourrait impliquer, notamment, une augmentation importante de la durée des stages pour les élèves, « de 22 à 33 semaines » et donc, la diminution, du temps passé en cours.

Avec l’arrivée d’une nouvelle réforme, les professeurs du lycée Tristan-Corbière, à Morlaix, craignent que l’enseignement se dégrade, pour les jeunes. | OUEST-FRANCE

Au-delà des incertitudes pour leur poste, les enseignants s’inquiètent surtout pour leurs élèves. Moins d’heures au lycée, cela signifie moins de matières générales, comme le français ou l’histoire, mais aussi, moins de matières professionnelles. « Si les jeunes sont formés uniquement par les entreprises, il y aura moins de diversité dans leurs apprentissages. On craint aussi un appauvrissement des compétences techniques. En cours, on voit des choses qu’ils n’abordent pas en stage », poursuit l’enseignante. Par exemple, l’éco-droit, pour apprendre à lire une fiche de paye, ou encore, de prévention sécurité environnement. Avec ces modifications dans le cursus, des professeurs ont peur que l’accès aux études supérieures ne soit rendu plus difficile pour les lycéens.

Autre interrogation : les entreprises seront-elles disposées à accueillir plus longtemps des stagiaires ?

Environ 35 enseignants du lycée Tristan-Corbière, à Morlaix (Finistère), se sont mobilisés contre la réforme des lycées professionnels, qui est en train d’être élaborée. | OUEST-FRANCE

« On veut former des citoyens »

Marine Racapé ajoute : « On veut garder les lycéens au lycée, on veut former des citoyens, pas uniquement des travailleurs ». Les contours de la réforme sont encore flous, mais des groupes de travail sont déjà à l’œuvre. En décembre 2022, une consultation devrait être organisée auprès de l’ensemble des organisations syndicales des personnels, des chefs d’établissement, des branches interprofessionnelles, des représentants d’élèves, des présidents de région, des représentants des parents d’élèves.

Pour rappel, le lycée Tristan-Corbière compte environ 440 élèves en lycée professionnel, formés par une soixantaine d’enseignants.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-ces-enseignants-se-mobilisent-contre-la-mort-du-lycee-professionnel-6cf50eda-6be6-11ed-a71f-f4b3de284f96

 

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24 novembre 2022

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2022/11/theocratie.html

 

Ouest-France

Plounéour-Ménez. De la prévention sur les risques liés à internet

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Les maréchaux chefs des logis Joseph Derbal et Laurence Salier, en compagnie de Caroline Tanguy, conseillère principale d’éducation.

Les maréchaux chefs des logis Joseph Derbal et Laurence Salier, en compagnie de Caroline Tanguy, conseillère principale d’éducation. | OUEST-FRANCE

À l’initiative de la conseillère principale d’éducation, Caroline Tanguy, et dans le cadre de la prévention des risques liés à l’utilisation d’internet, les maréchaux des logis Joseph Derbal et Laurence Salier, de la Maison de la prévention et de la protection des familles pour le Finistère, sont intervenus, lundi matin, auprès des élèves du collège des monts d’Arrée.

« On laisse des traces sur Internet »

Laurence Salier explique :  Internet, les réseaux sociaux font partis de la vie des adolescents aujourd’hui. Certains usages sont dangereux et réprimés par la loi. Beaucoup de jeunes ne se rendent pas forcément compte de ce qu’ils font car ils sont dans l’immédiateté, les traces que l’on laisse sur internet sont indélébiles et restent dans le temps. Cela peut nuire considérablement dans la vie, dégrader l’image de la personne de manière durable. Par un rappel à la loi, nous expliquons les règles de prudence nécessaire dans l’usage que l’on fait d’internet et des réseaux sociaux. 

Une attestation d’ambassadeur d’internet a été délivrée aux 24 délégués de classe et leurs suppléants afin qu’ils en discutent avec leurs camarades en classe.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouneour-menez-29410/de-la-prevention-sur-les-risques-lies-a-internet-cf5ffbdd-85db-41e2-aacf-cc7eee3bac07

 

Ouest-France

Morlaix. Un village féminin créé à la Manufacture contre les violences faites aux femmes

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Plusieurs actions sont proposées en ville, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Notamment du côté de la Manufacture des tabacs, à Morlaix (Finistère). Ça se passe vendredi 25 novembre.

Marion Plumet dessine des œuvres totalement imprégnées de féminisme. Un collage participatif de ses œuvres est organisé à Morlaix à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Plusieurs actions vont être menées à Morlaix (Finistère), à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Les regards vont se tourner vers la Manufacture des tabacs. Un « village féminin pluri.elles » sera installé dans la galerie du Léon, organisé par Morlaix communauté, de 11 h à 16 h. L’idée ? Fédérer les acteurs associatifs et institutionnels œuvrant dans cette lutte, pour sensibiliser le grand public, faire connaître les associations et l’accompagnement possible.

Un collage et une veillée aux chandelles

Aussi, pour « libérer la parole », l’association la Lanterne propose un grand collage participatif de 140 dessins de l’artiste Marion Plumet. Intitulées Nos femmes, les œuvres représentent chacune une femme, avec son corps barré par des mots rouges, des qualificatifs utilisés par des hommes. À partir de 15 h, entrée libre, à la Manufacture.

Enfin, à 18 h, une veillée aux chandelles est organisée devant la mairie de Morlaix, pour rendre hommage aux 121 femmes tuées par leur mari, leur conjoint, leur compagnie ou ex à ce jour.

https://www.ouest-france.fr/societe/droits/droits-des-femmes/morlaix-un-village-feminin-cree-a-la-manufacture-contre-les-violences-faites-aux-femmes-eda93316-6b2e-11ed-a4bc-1fa2e638806c

 

Ouest-France

Finistère. La compagnie d’aviation Céleste cherche 700 000 € pour compléter sa souscription

Publié le

La compagnie d’aviation régionale Céleste, dont le siège est installé à Morlaix (Finistère), a lancé une souscription. La date limite pour acheter des parts dans la société a été repoussée au vendredi 2 décembre 2022. Elle a atteint jusqu’ici 2,35 millions d’euros. Objectif : obtenir trois millions d’euros.

Arnaud de Noray, directeur de la compagnie d’aviation Céleste et Bruno Besnehard, président directeur général.

Arnaud de Noray, directeur de la compagnie d’aviation Céleste et Bruno Besnehard, président directeur général. | ARCHIVES OUEST FRANCE

Les porteurs de projet de Céleste poursuivent leurs efforts pour que leur compagnie d’aviation régionale prenne son envol. Une souscription a été lancée pour que des acteurs économiques du Finistère achètent des parts dans la société.

Jusqu’ici, une trentaine d’entreprises ont participé, pour un montant de 650 000 €, « auxquels s’ajoutent 200 000 € de promesses supplémentaires », précise Céleste. Pour compléter, la Chambre de commerce et d’industrie métropolitaine Bretagne ouest Morlaix a injecté 1,5 million d’euros, pour arriver au montant total de 2,35 millions.

« Urgent d’améliorer la desserte d’Orly en avion »

Mais voilà, Céleste, dont le siège est installé à Morlaix, ambitionne de gonfler ce chiffre à trois millions d’euros. C’est pourquoi l’action est prolongée jusqu’au vendredi 2 décembre 2022. Le ticket de souscription a d’ailleurs été abaissé à 500 €.

Les porteurs de projet rappellent qu’il est « urgent d’améliorer la desserte d’Orly en avion » en proposant « une à deux rotations par jour au lieu de sept par le passé ». Céleste candidate en effet à la reprise des créneaux laissés vacant par Transavia sur la ligne Brest-Orly.

https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/finistere-la-compagnie-d-aviation-celeste-cherche-700-000-pour-completer-sa-souscription-3c148efc-6b51-11ed-a4bc-1fa2e638806c

 

Ouest-France

Autour de Lannion. Trois réfugiés Ukrainiens cherchent du travail pour commencer leur nouvelle vie

Publié le Victor GUILLAUD-LUCET avec le correspondant local

Michel Quéméner, instituteur à la retraite et correspondant pour Ouest-France à Pleumeur-Bodou (Côtes-d’Armor), accueille chez lui quatre Ukrainiens ayant fui la guerre. Pour subvenir à leurs besoins, les trois adultes cherchent à travailler.

Depuis le mois d’août 2022, Michel Quéméner accueille des réfugiés ukrainiens dans le chalet au fond de son jardin. De gauche à droite : Natalia Petrenko, Michel Quéméner, Igor et Inesa Yurin.

Depuis le mois d’août 2022, Michel Quéméner accueille des réfugiés ukrainiens dans le chalet au fond de son jardin. De gauche à droite : Natalia Petrenko, Michel Quéméner, Igor et Inesa Yurin. | OUEST-FRANCE

Dans sa maison de Servel, petite bourgade à quelques kilomètres du centre-ville de Lannion (Côtes-d’Armor), Michel Quéméner est un retraité bien occupé. Quand il n’est pas à la recherche de sujet pour Ouest-France à Pleumeur-Bodou, ou en répétition avec le groupe de chant de marin Sous le vent des Îles, l’ancien instituteur se démène pour aider les quatre réfugiés ukrainiens qu’il accueille chez lui depuis le mois d’août 2022.

Trop étroit pour quatre personnes

Au fond du jardin, Natalia, Inesa, Igor et Dasha partagent les 25 m² de ce petit chalet aménagé en appartement. « Au début du conflit, je m’étais inscrit sur les listes préfectorales en déclarant que je pouvais accueillir des réfugiés chez moi », se rappelle Michel. Un geste « normal » pour l’ancien instituteur et son épouse, qui veulent aider leur prochain dans ces moments difficiles. Mais ce n’est que cinq mois plus tard que la préfecture des Côtes-d’Armor contacte le couple pour leur demander d’héberger deux femmes et une enfant.

Originaires de Kiev, Inesa Yurina, sa fille Dasha et Natalia Petrenko sont arrivées en France en mars, quelques jours après le début de la guerre en Ukraine. Après un passage de plusieurs mois chez une autre famille de Servel, Inesa et Natalia arrivent finalement chez Michel en août 2022.

La cohabitation se passe bien pendant les premiers mois, mais depuis le retour d’Inesa, repartie en Ukraine chercher son mari Igor début novembre, l’étroitesse du chalet se fait ressentir : « Ce n’est plus possible de loger quatre personnes dans ce petit chalet, regrette Michel. J’ai donc trouvé un appartement grâce à la mairie de Pleumeur-Bodou et Michel Letanoux, adjoint en charge des affaires sociales, pour loger Inesa et sa famille. »

L’appartement communal en question, situé au centre de l’Île-Grande, est un logement d’urgence pour les femmes en détresse, rappelle Pierre Terrien, maire de Pleumeur-Bodou. « Il est inoccupé depuis longtemps et nous avons décidé de le mettre à disposition de cette famille car leur situation relève aussi de l’urgence », ponctue l’édile.

À la recherche d’un emploi

Igor, Inesa et Dasha devraient intégrer leur nouveau logement d’ici quelques jours. Le début d’une nouvelle vie française pour la famille, qui compte s’installer dans la région définitivement : « Avec la guerre en Ukraine, c’est difficile de se projeter là-bas, souffle Igor. Ici au moins, on pourra vivre en paix. »

Mais pour financer leurs besoins, les trois adultes cherchent du travail : Igor, ancien cadre commercial dans une entreprise de tourisme de Kiev, est prêt à accepter n’importe quel emploi. Son épouse Inesa cherche quant à elle « des ménages ou de la garde d’enfants. J’ai travaillé dans des garderies quand j’étais plus jeune », précise la maman. De son côté, Natalia, mathématicienne et scientifique informatique expérimentée, cherche un emploi dans l’informatique.

Toutefois, et malgré les efforts qu’ils fournissent, aucun d’entre eux ne parle encore véritablement français. Les emplois en lien avec le public sont donc peu adaptés à leurs profils. Les chefs d’entreprises intéressés par leurs profils peuvent contacter Michel Quéméner au 06 45 74 07 99, afin qu’il puisse transmettre les CV de chacun, et servir d’intermédiaire aux discussions.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/autour-de-lannion-trois-refugies-ukrainiens-cherchent-du-travail-pour-commencer-leur-nouvelle-vie-7e0d305e-6a82-11ed-9372-84fe68898a5a

 

Ouest-France

Morbihan. Aux Jardins de mémoire à Pluneret, les cendres de défunts au cœur d’un imbroglio juridique

Publié le Loïc TISSOT

Les cendres d’environ 2 000 personnes reposent au pied d’arbres sépultures à Pluneret (Morbihan). La quiétude des lieux tranche avec la bataille juridique qui fait rage pour la sauvegarde et l’entretien des Jardins de mémoire.

Aux jardins de mémoire à Pluneret, non entretenus depuis 2018, avec trois membres de l’association de propriétaires des arbres. Celle-ci se réunit en assemblée générale ce samedi à Grand-Champ et attend de grandes avancées sur ce dossier aussi sensible que complexe.

Aux jardins de mémoire à Pluneret, non entretenus depuis 2018, avec trois membres de l’association de propriétaires des arbres. Celle-ci se réunit en assemblée générale ce samedi à Grand-Champ et attend de grandes avancées sur ce dossier aussi sensible que complexe. | OUEST-FRANCE

« Le seul choix, c’est d’y arriver, de trouver une solution. » Jean-Luc Gicquel, Luc Chantal et Christian sont des chevilles ouvrières de l’association des propriétaires d’arbres Les jardins de mémoire de Pluneret (Morbihan). Depuis février 2020, ils ont décidé de se regrouper pour sauvegarder et défendre le lieu où reposent leurs proches.

Dans cet écrin verdoyant, protégé en bordure de la rivière du Bono, « établi dans une zone à protéger dans le plan local d’urbanisme local », une activité cinéraire s’est mise en place en 1998. Sur ce terrain privé, propriété d’une famille du coin, une société y a géré les emplacements où des familles ont placé les cendres de leurs défunts au pied d’arbres de leur choix.

Lire aussi : Pluneret. Jardins de mémoire : l’association s’inquiète de l’état du site

L’idée séduit. Elle est lucrative. Jusqu’à ce que de profondes discordes au sein de la SARL aient raison de la gestion du site de cinq hectares. Dès 2018, le jardin n’est plus entretenu. Plongeant les familles dans les doutes et la perplexité. Les défaillances entraînent la liquidation judiciaire de la société en octobre 2021.

Ainsi, la quiétude du jardin, planté de plus de 900 arbres au pied desquels reposent les cendres de plus de 2 000 personnes, tranche avec le combat juridique qui est désormais mené. « Il n’est pas normal que, face aux multiples irrégularités existantes, rien ne soit fait de la part des pouvoirs publics. »

Aux jardins de mémoire à Pluneret, non entretenus depuis 2018, avec trois membres de l’association de propriétaires des arbres. | OUEST-FRANCE

« Tout le monde se défausse »

« Depuis 2008, tout ce qui a été planté est illégal », plaident ainsi les trois hommes, s’appuyant sur la loi Sueur, nom du sénateur qu’ils ont approché pour sortir, la tête haute, de cet imbroglio. Une loi offrant aux cendres issues de la crémation d’un corps, un statut et une protection comparables aux corps inhumés.

Quarante-neuf plaintes ont été ainsi déposées devant le tribunal judiciaire de Lorient. Sont assignés le mandataire liquidateur, la SARL, les propriétaires du terrain. Sont demandés la reconnaissance des sépultures, l’annulation de tous contrats et l’entretien des arbres et du parc, défaillant depuis 2018.

Au tribunal administratif de Rennes, une procédure court à l’encontre de la mairie de Pluneret, afin que la loi soit appliquée et que les jardins de mémoire tombent dans le giron communal. « Nous avons même proposé à la mairie de garantir l’entretien des arbres sépultures et de prendre en charge la mise en ordre administrative du site », apportent-ils.

Aux jardins de mémoire à Pluneret, non entretenus depuis 2018, avec trois membres de l’association de propriétaires des arbres. | OUEST-FRANCE

Cette situation, « où tout le monde se défausse », estime l’association des propriétaires d’arbres, pourrait avoir une issue honorable si la préfecture « entérinait par décret ou arrêté qu’il s’agit d’un site cinéraire privé. » Et mettrait tout le monde en face de ses responsabilités. La complexité du dossier perd plus d’une famille craignant pour l’avenir du site.

« J’estime avoir été trompé, abusé »

Que reste-t-il alors d’un endroit qui ne ressemble à aucun autre, « avec ses couleurs, ses odeurs, sa liberté, son côté non-confessionnel » ?

En venant ici, en faisant le choix d’y honorer la mémoire de leurs proches, les propriétaires d’arbres sépulture ne pensaient aucunement avoir à découvrir, au fil des mois, des infractions à la loi, des anomalies au Code d’urbanisme, au Code général des collectivités territoriales : « La reconnaissance du site est fondamentale. Nos sépultures deviendraient des concessions perpétuelles ». Jean-Luc Gicquel continue : « J’estime avoir été trompé, escroqué. »

Joint, le maire de Pluneret, Franck Vallein, commente : « Nous sommes tous d’accord, il faut trouver une solution ». Vendredi 18 novembre, il était en rendez-vous avec le secrétaire général de la préfecture du Morbihan : « Nous sommes dans l’échange ».

Des autorisations toujours délivrées par la préfecture

Par ailleurs, depuis l’été 2021, les services préfectoraux délivrent des autorisations d’inhumer en terrain privé lorsque les familles sont en capacité de produire les pièces nécessaires dont la copie d’un contrat conclu avec la SARL Les Jardins de Mémoire.

Si les lieux tombent sous gestion communale, la question du coût de l’entretien, est au cœur des préoccupations. « Cela engage l’édification d’un enclos grillagé, la gestion de l’apport et le dépôt d’urnes. La partie administrative incomberait à nos services. Il faut que nous soyons aidés », explique le maire. Dans une question orale, posée début novembre au ministre de l’Intérieur, le sénateur Jean-Pierre Sueur va dans ce sens : que l’État fasse appliquer la loi et aide Pluneret face aux charges qui lui incomberait le cas échéant.

Contactés, les propriétaires du terrain n’ont pas répondu aux sollicitations d’Ouest-France.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morbihan-aux-jardins-de-memoire-a-pluneret-les-cendres-de-defunts-au-coeur-d-un-imbroglio-juridique-8fc7a490-5b8d-11ed-bb56-71161c1798f2

 

Ouest-France

Concarneau. « Le maire avait le pouvoir de refuser l’installation de l’antenne »

Publié le Stéphane BACRO

Le club du Beffroi réagit au communiqué de la municipalité relatif à l’installation d’une antenne 5G à Lanriec, à Concarneau (Finistère). Contrairement à ce que dit la collectivité, « le maire avait le pouvoir de refuser l’installation » estime l’association. De son côté, le collectif de riverains réclamant le démantèlement de l’antenne annonce s’être entouré d’un avocat.

L’antenne 5G de Lanriec a été installée le 20 octobre 2022, sur un terrain privé.

L’antenne 5G de Lanriec a été installée le 20 octobre 2022, sur un terrain privé. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Après Cornouaille Sud Environnement, une autre association monte, à son tour, au créneau pour dénoncer l’installation d’une antenne 5G à Lanriec. Par la voix de son secrétaire, Philippe Le Coz, le club du Beffroi réagit, notamment, au communiqué publié, vendredi 18 novembre 2022, par la municipalité.

Dans le document, la collectivité écrit que l’implantation de l’antenne ne « peut être contestée par le maire, le conseil d’État ayant rejeté de nombreuses décisions municipales contraires aux autorisations d’urbanisme ».

« Faux » rétorque Philippe Le Coz. « Même si l’instruction technique a été validée par Concarneau Cornouaille Agglomération (CCA), le maire de Concarneau aurait pu rentrer dans un rapport de force avec l’opérateur (Free). »

Comment ? « En s’appuyant sur l’article 11 du PLU (plan local d’urbanisme). » Celui-ci stipule que « le permis de construire peut être refusé […] si les constructions […] sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ».

« Que la municipalité reconnaisse son erreur »

« Or, l’antenne a un impact paysager indéniable. C’est un grand truc moche que tout le monde voit, juge Philippe Le Coz. Le maire avait le pouvoir de refuser cette installation sur le fondement de l’article 11, quitte à s’exposer à un recours. Cela aurait pu permettre de revoir le projet et de trouver un consensus. »

Qu’attend désormais le club du Beffroi ? « Que la municipalité reconnaisse son erreur, et qu’elle rentre en négociations avec l’opérateur afin de trouver une autre solution. Maintenant que l’antenne est installée, son démantèlement s’annonce compliqué mais il n’est pas impossible. »

De son côté, le collectif de riverains, qui s’est créé dans la foulée de l’implantation de l’antenne, continue d’explorer les différents recours possibles. « Nous avons pris un avocat qui va déposer un recours grâcieux auprès de la commune afin de réclamer que l’antenne ne soit pas mise en service » explique Gaëlle Istin.

Parallèlement, les riverains ont également demandé un entretien au maire, Marc Bigot. « Il s’est déjà engagé à ce que des mesures d’ondes soient effectuées dans le quartier de Toulmengleuz (où se trouvent les habitations les plus proches). »

« utualiser les antennes déjà en place »

En attendant, le collectif continue de pointer un « défaut d’affichage ». « On a tout fait pour nous cacher des choses » ajoute Gaëlle Istin. Cette dernière en veut pour preuve la non-communication du projet sur le site de la Ville. « On nous a expliqué qu’il s’agit d’un oubli. Pour moi, c’est un oubli volontaire. »

Et Gaëlle Istin d’embrayer en dénonçant le choix d’installer une nouvelle antenne alors que la commune en compte déjà plusieurs. « La loi dit que l’on doit, dans la mesure du possible, mutualiser les antennes déjà en place. Or, il reste une place pour Free sur l’antenne située près du château d’eau à Croissant-Bouillet, et deux places pour Free et Bouygues Telecom sur celle de l’hôpital . »

« La mairie envoie un message catastrophique, conclut Philippe Le Coz. Les opérateurs peuvent penser qu’à Concarneau, c’est « open bar ». Si le but du jeu pour eux est d’avoir un maillage de plus en plus serré, on risque de se retrouver dans un décor de science-fiction avec des antennes partout ! »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/concarneau-29900/concarneau-le-maire-avait-le-pouvoir-de-refuser-l-installation-de-l-antenne-c2e727ba-6a74-11ed-91aa-42061f36b05f

 

Ouest-France

Plougasnou. L’atlas de la biodiversité communale continue

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La restitution du projet de l’ABC sur les loutres de rivière et les campagnols amphibies de Plougasnou (Finistère) aura lieu dimanche 27 novembre, après la restitution du projet sur la faune et la flore des zones humides, mercredi 23 novembre.

Marion, Éléonore et Annabelle, étudiantes au lycée de Suscinio, préparent la restitution du projet avec Françoise Genevois-Crozafon, adjointe au maire pour l’environnement.

Marion, Éléonore et Annabelle, étudiantes au lycée de Suscinio, préparent la restitution du projet avec Françoise Genevois-Crozafon, adjointe au maire pour l’environnement. | OUEST-FRANCE

Le projet ABC (Atlas de la biodiversité communale) de Plougasnou (Finistère) suit son cours : les projets tutorés par la mairie avec les élèves de BTS au lycée de Suscinio ont prévu une restitution auprès du public cette semaine. La première a lieu mercredi 23 novembre, à 14 h 30, au parking de l’Abbesse au Diben et portera sur la découverte de la biodiversité du Ponplaincoat dans la vallée de Tromelin et à l’estuaire du Diben.

La seconde aura lieu dimanche 27 novembre, à 14 h, à l’ancienne école rue de Primel, et portera sur les loutres de rivière et les campagnols amphibies à Plougasnou.

Un projet de recensement

Ce projet a été réalisé en mai et en septembre par Annaëlle Mercereau, Éléonore Higonnet, Marion Orsaz et Anna Tisserand, étudiantes en 2e année de BTS protection de l’environnement. Elles ont utilisé un protocole établi par le GMB (groupement mammalogique breton), qui observe la faune à Plougasnou depuis les années 60. Le recensement sur le terrain le long du Ponplaincoat et du Corniou, qui s’est heurté à des difficultés pratiques comme l’inaccessibilité des bords de rivière ou le franchissement de clôtures, a permis de déterminer les zones de présence des loutres d’Europe et des campagnols amphibies.

Ces données, corrélées avec celles déjà disponibles auprès du GMB, vont permettre de dresser un état des lieux de la biodiversité dans la commune, qui servira de référence pour les années à venir.

Cette référence est d’autant plus importante que la commune a entrepris depuis 2021 plusieurs chantiers pour restaurer le cours ancien du Ponplaincoat et améliorer la circulation des eaux, prenant en compte en particulier la création de passages pour les loutres. Il sera donc possible d’évaluer l’effet de ces actions sur la faune sauvage et, à court terme, d’élaborer des préconisations de gestion pour les techniciens qui surveillent les rivières.

La restitution du projet comportera un diaporama et une expo photo sur les loutres d’Europe et les campagnols de rivière, donnant des informations sur leurs mœurs et leur habitat. Un jeu de l’oie géant complétera la présentation.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-l-atlas-de-la-biodiversite-communale-continue-c4ecd9de-6983-11ed-ad3b-da4d42b46486

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
22 novembre 2022

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2022/11/eco-terrorisme-dans-le-prochain-symbiose.html

 

Ouest-France

Trébeurden. La vedette SNSM Pors Trozoul à l’arrêt pour quatre mois

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En raison de problèmes techniques et afin d’être repeinte, la vedette des sauveteurs en mer de Trébeurden (Côtes-d’Armor) est dans un chantier naval.

Inaugurée en 2016, la vedette SN218, de la station de Trébeurden, va passer quatre mois en chantier naval, pour régler quelques problèmes techniques et être entièrement repeinte.

Inaugurée en 2016, la vedette SN218, de la station de Trébeurden, va passer quatre mois en chantier naval, pour régler quelques problèmes techniques et être entièrement repeinte. | OUEST-FRANCE

Pour un temps, la station SNSM de Trébeurden va être quelque peu démunie. Après quelques problèmes techniques, notre vedette Pors Trozoul, va subir quelques travaux, explique Rudy Coulon, président de la station.

La vedette SNS218 a rejoint Roscoff pour être prise en charge par un chantier local : Ce sera aussi l’occasion de refaire une peinture complète de notre canot, positive le président. Budget total de l’opération : 80 000 €, financés au trois-quarts par Paris, et le reste à notre charge. L’occasion pour les responsables de la station de faire une nouvelle fois appel aux soutiens des donateurs, si importants pour garder les moyens opérationnels.

Une vedette de remplacement attendue

Parmi les actions pour récupérer des moyens financiers, une vente de calendriers, à prix libre, d’ores et déjà disponibles à la boulangerie Trébeurdine, à l’Intermarché, et à l’échoppe d’Amélie, à Tresmeur.

Avant de retrouver leur vedette flambant neuve, dans quatre mois environ, précise le président, les sauveteurs trébeurdinais attendent un moyen de remplacement provisoire, qui devrait leur être fourni par la SNSM.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/trebeurden-22560/trebeurden-la-vedette-snsm-pors-trozoul-a-l-arret-pour-quatre-mois-08b931a4-6a55-11ed-99ea-51dc13d0ac01

 

Ouest-France

Guerlesquin. Sauvegarde et valorisation au programme pour le patrimoine

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Avec la création d’une association de sauvegarde du patrimoine et l’élaboration d’un site patrimonial remarquable, la commune de Guerlesquin (Finistère) affiche une belle dynamique sur le plan culturel.

Hervé Tilly, conseiller délégué au patrimoine, ici à la chapelle Saint-Jean.

Hervé Tilly, conseiller délégué au patrimoine, ici à la chapelle Saint-Jean. | OUEST-FRANCE

« Notre patrimoine prend l’eau ». Hervé Tilly, conseiller délégué au patrimoine, tire la sonnette d’alarme. Car l’eau a effectivement pris les commandes sur plusieurs bâtiments. La toiture de la chapelle Saint-Jean, au centre-bourg de Guerlesquin (Finistère) est en train de devenir une passoire. L’eau stagne à l’intérieur sur le sol. Le présidial, la prison seigneuriale, voit ses échauguettes dégouliner les jours de forte pluie.

L’église ne va pas mieux. Rappelons les vitraux, victimes récemment de vandalisme, ou encore un clocher qui branle et empêche les cloches de sonner. La chapelle Maudez n’est pas en meilleur état avec la croix qui est tombée et le vitrail abîmé.

« Nous faisons appel à toutes les bonnes volontés »

Pour Hervé Tilly, il est temps d’agir. Et sauver un patrimoine historique, qui a aussi une valeur touristique et donc un impact sur l’économie locale. Et face à une situation financière plus que fragilisée de la commune, le seul moyen de financer les travaux, c’est la création d’une association de sauvegarde du patrimoine. « Nous faisons appel à toutes les bonnes volontés, afin de collecter des dons pour pouvoir entreprendre des travaux de restauration. » Une assemblée constitutive de création de cette association est ainsi programmée le mercredi 23 novembre, à 18 h 30, à Porz-ar-Gozh-Ker.

Site patrimonial remarquable

Labellisée « Petite cité de caractère », la commune a l’obligation de répondre aux critères d’homologation, définis dans une charte en juin 2016, ce qui implique la création d’un Site patrimonial remarquable (SPR). Une démarche menée en partenariat avec Morlaix communauté.

Les objectifs sont la protection et la mise en valeur du patrimoine bâti au centre historique de la commune, et d’établir des règles et prescription en matière architecturale. « Un périmètre de 500 mètres sera ainsi défini. En cas de travaux sur des bâtiments, il est possible d’établir un diagnostic en cas de travaux, restauration ou réhabilitation », renseigne Hervé Tilly. Une procédure menée avec la collaboration de l’architecte des Bâtiments de France. Le bureau d’études B.E.-A.U.A. est chargé de l’élaboration du SPR. L’étude a débuté en septembre et devrait se poursuivre sur près de deux ans.

Les habitants seront étroitement associés à la démarche. Un premier questionnaire a été distribué pour guider le bureau d’études dans sa compréhension de l’environnement culturel et architectural par le regard des habitants. Une première réunion de sensibilisation est prévue vendredi 2 décembre, à 18 h 30, à Porz-ar-Gozh-Ker.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guerlesquin-29650/guerlesquin-sauvegarde-et-valorisation-au-programme-pour-le-patrimoine-48cb495e-68c9-11ed-906c-e03ece684c73

 

Ouest-France

Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner. Une nouvelle cheffe de projet pour Droit à l’emploi

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Charlotte Hull est la nouvelle cheffe de projet de l’association Droit à l’emploi Nevez Amzer.

Charlotte Hull est la nouvelle cheffe de projet de l’association Droit à l’emploi Nevez Amzer. | OUEST-FRANCE

L’association Droit à l’emploi Nevez Amzer, pilote du projet Territoire zéro chômeur de longue durée dans la commune, vient d’embaucher une nouvelle cheffe de projet en la personne de Charlotte Hull. Celle-ci doit remplacer Marion Le Saout qui deviendra directrice de la future Entreprise à but d’emploi qui sera créée dans les prochains mois afin d’employer les chômeurs à temps choisi.

« J’ai 25 ans, et je viens d’être embauchée par l’association Droit à l’Emploi en tant que cheffe de projet Territoires zéro chômeur de longue durée. J’ai été récemment diplômée de l’Université de Montréal d’un master en santé publique spécialisé en prévention et en promotion de la santé des populations. Je souhaitais grandement m’impliquer dans un projet qui a du sens et qui peut avoir un impact mesurable à l’échelle d’une commune. Je suis donc très contente d’intégrer l’association », explique la jeune femme.

Ses missions seront axées « autour de la mobilisation des personnes privées durablement d’emploi, leur accompagnement et leur redirection selon leur situation ainsi que sur l’animation du projet et la continuité des expérimentations de diverses activités. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-thegonnec-loc-eguiner-29410/une-nouvelle-cheffe-de-projet-pour-droit-a-lemploi-43b0d06c-1e8e-4878-b454-fd7cae942cee

 

Ouest-France

Algues vertes : en rade de Brest, un fléau moins visible mais tout aussi destructeur

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La rade de Brest ne fait pas partie des huit baies concernées par le plan de lutte contre la prolifération des algues vertes (Plav). Les blooms s’y accumulent pourtant en masse, tapis dans le fond, asphyxiant l’écosystème de ce joyau de biodiversité. L’Office français de la biodiversité tire la sonnette d’alarme.

« Le souci c’est que personne ne met la tête sous l’eau ici », déplore Alain Pibot, chef de projet LIFE IP Marha à l’Office français de la biodiversité

« Le souci c’est que personne ne met la tête sous l’eau ici », déplore Alain Pibot, chef de projet LIFE IP Marha à l’Office français de la biodiversité | OUEST-FRANCE

C’est un angle mort du traitement médiatique et politique des algues vertes. La rade de Brest, petite mer fermée à la valeur écologique inestimable, est envahie par ces blooms toxiques qui s’accumulent dans le fond, créant un tamis pouvant atteindre un mètre d’épaisseur. Ce bassin n’est pourtant pas classé « zones soumises à contraintes environnementales (ZSCE) » par le plan de lutte contre la prolifération des algues vertes (Plav). La troisième version de ce plan a été adoptée par le conseil régional de Bretagne le 14 octobre 2022. Huit baies bretonnes sont considérées comme hautement menacées. Mais pas la rade de Brest.

Une plaie invisible

À cela, Alain Pibot voit une explication : « Ici le phénomène est presque invisible, car les algues restent au fond de l’eau. Il y a trop peu de houle pour qu’elles se déposent sur les plages », détaille l’agent de l’Office français pour la biodiversité (OFB), en observant la baie de Daoulas. Les risques sanitaires pour l’homme sont donc limités, de même que la gêne olfactive engendrée par la décomposition des végétaux marins.

Mais pour la biodiversité, ça reste un désastre. Les algues vertes qui sédimentent le fond de la rade meurent, puis entrent en fermentation, et privent le milieu de lumière mais aussi d’oxygène.

Les espèces emmêlées dans cet épais tamis d’algues résistent rarement | ALAIN PIBOT (OFB)

« On fait des suivis depuis trois ans et la mortalité des espèces ne cesse d’augmenter », alerte Alain Pibot en mettant l’accent sur la disparition des bancs de maërl. Comparable aux récifs coralliens, cet habitat naturel accueille une richesse biologique estimée à plus de 1 000 espèces. Un écosystème qui occupait initialement la moitié de la rade de Brest, et aujourd’hui plus que le dixième.

Les coquillages qui font la richesse écologique et économique de ce bassin – Saint-Jacques, pétoncles noirs, huîtres, etc. – sont aussi menacés par la dégradation de la qualité de l’eau. À cela s’ajoutent les espèces qui s’emmêlent et s’asphyxient dans cet épais tamis d’algues, hippocampes, crabes, poissons…

Les algues vertes asphyxient le milieu naturel, à commencer par les bancs de maërl qui servent d’habitats à de nombreuses espèces | ALAIN PIBOT (OFB)

Un site vulnérable

L’origine du problème est bien connue, ici comme ailleurs en Bretagne. La rade de Brest est alimentée par des cours d’eau, l’Elorn et l’Aulne principalement, qui charrient des polluants d’origine urbaine et agricole. Les rejets du bassin-versant de 2 645 km² atterrissent dans ce bassin de 184 km², où l’eau est peu renouvelée (une goutte d’eau y séjourne trois mois en moyenne). Pour ne rien arranger, la rade de Brest est peu profonde : 58 % de sa surface fait moins de 10 mètres, ce qui en fait un site particulièrement vulnérable.

« Les solutions existent »

« Les solutions existent pour limiter l’apport de nitrates dans l’eau », positive Alain Pibot, en insistant sur l’accompagnement nécessaire des exploitants agricoles plutôt que sur la contrainte.

Un « contrat de rade » présenté le 19 octobre 2022 à Brest doit aboutir à un plan d’action pour limiter les intrants agricoles et améliorer la qualité de l’eau sur cinq ans. Un premier pas vers des actions concrètes, mais « le temps presse ». Contactée à plusieurs reprises, la préfecture de Région en charge du Plav n’a pas donné suite à nos sollicitations.

https://www.ouest-france.fr/environnement/algues-vertes/algues-vertes-en-rade-de-brest-un-fleau-moins-visible-mais-tout-aussi-destructeur-976d2a9c-4ee2-11ed-b832-30b1043f3243

 

Ouest-France

Quatre questions sur le rôle de l’Office français de la biodiversité dans les Côtes-d’Armor

Publié le Soizic QUÉRO

Né de la fusion de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), l’Office français de la biodiversité (OFB) fait partie du paysage français depuis début 2020. Dans les Côtes-d’Armor, dix-huit agents incarnent la structure. Quel est leur rôle ? Explications.

Stéphane Vighetti est le nouveau responsable de l’Office français de la biodiversité dans les Côtes-d’Armor.

Stéphane Vighetti est le nouveau responsable de l’Office français de la biodiversité dans les Côtes-d’Armor. | OUEST-FRANCE

Derrière l’acronyme OFB, se dissimule une structure encore méconnue du grand public. Il s’agit de l’Office français de la biodiversité né en 2020, un nouvel opérateur né de la fusion de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) afin de protéger et restaurer la biodiversité. À Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), la structure, dont le siège se trouve boulevard Édouard-Prigent, emploie 18 agents, divisés entre l’ouest et l’est du département.

Dans nos rangs, nous comptons deux référents thématiques : police judiciaire et mobilisation citoyenne​, expose Stéphane Vighetti, nouveau responsable de l’organe depuis début septembre 2002, venant de la Haute-Vienne. Les Côtes-d’Armor, c’est un territoire entre terre et mer avec des enjeux forts​.

Dans leurs bureaux, la diversité des missions est visible avec un crâne d’éléphant et plusieurs autres spécimens… Nous n’en saurons pas plus, une enquête est en cours​.

Qui sont-ils ?

La mission de police est au centre (environ 60 % de l’activité​) : police judiciaire (sous l’autorité du procureur) et police administrative (sous l’autorité du préfet). Ces agents apportent une assistance aux services de l’État, un appui à la police administrative…. Ils peuvent donc intervenir sur les milieux aquatiques et sauvages, ainsi que sur les espaces protégés. Ils exercent notamment les missions qui leur sont prescrites par la loi en matière de police de l’eau, de la pêche, de la nature et de la chasse. À cet effet, ils recherchent et constatent les infractions aux réglementationspour lesquelles ils sont commissionnés et assermentés.

On gère aussi des problèmes plus ponctuels, comme un rejet suspect, une mortalité piscicole… On traite tout de suite. ll faut figer la scène. On fait des perquisitions, on est des inspecteurs. Nous avons le même pouvoir que les officiers de police judiciaire, sans faire de coercition, et pas de garde à vue. On peut arrêter les personnes pour une durée de quatre heures. »

Que font-ils ?

Ils mènent et coordonnent également des actions de surveillance, de gestion, d’aménagement et de mise en valeur du patrimoine naturel. Ils sont chargés d’assurer la collecte des données et la réalisation d’études sur l’état des espèces et des milieux naturels. Ils organisent et participent à des actions d’accueil et d’information auprès du public. La mobilisation citoyenne se développe. ​

Les agents travaillent tous les jours, parfois de nuit sur des opérations très ciblées, comme le braconnage ou la pêche​. Ils collaborent avec plusieurs partenaires : les fédérations pêche et nature, les associations de protection de l’environnement etc. 

Quel est leur rôle par rapport à l’eau ?

En Bretagne et dans les Côtes-d’Armor, la qualité de l’eau est le principal cheval de bataille, insiste Stéphane Vighetti. Cet été, s’est ajouté le problème de la quantité d’eau de façon brusque. Nous n’avons jamais connu un tel arrêté préfectoral à cette période, en août, en passant de l’état de vigilance à celui de crise sécheresse. Nous avons été en lien quotidien avec la préfecture sur l’eau. C’est un combat de tous les jours.Dans le cadre du dispositif Onde (Observatoire national des étiages), 34 points d’étiage ont été suivis dans le département dès le 25 mai, avec un relevé tous les quinze jours au plus fort de la crise.

Quels sont les chiffres-clés de 2021 ?

Le travail ne faiblit pas. Tout le département est concerné », note Stéphane Vighetti. ​En 2021, environ 500 contrôles ont été réalisés, la majorité concernant la qualité de l’eau et la pêche. 161 procédures judiciaires ont été menées, aboutissant à 26 timbres-amendes, 24 avertissements judiciaires et deux procédures administratives. En 2022, nous devrions nous établir sur le même ratio. La Bretagne « est dans le haut du panier par rapport aux procédures. C’est une région avec une forte activité humaine en termes de ressources alimentaires ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/quatre-questions-sur-le-role-de-l-office-francais-de-la-biodiversite-dans-les-cotes-d-armor-92c8367e-43c7-11ed-9f8f-3a4ea2d19641

 

Ouest-France

À Trébeurden, la saga judiciaire autour de la réhabilitation de la villa La Potinière se poursuit

Publié le Frédérique JOURDAA

Quinze ans après le début du projet, la société Eolarmor ne désespère pas de mener à bien la rénovation de la Villa La Potinière, à Trébeurden (Côtes-d’Armor). Le Conseil d’État examinait, ce lundi 21 novembre 2022, la demande de permis de construire datant du 20 avril 2018.

Sur le port de Trébeurden, la ruine de la Potinière est devenue une « verrue » pour les habitants.

Sur le port de Trébeurden, la ruine de la Potinière est devenue une « verrue » pour les habitants. | DR

Le toit de la Villa La Potinière, à Trébeurden (Côtes-d’Armor) tiendra-t-il jusqu’à ce que le Conseil d’État ait achevé de l’examiner ? Peut-être, si les tempêtes de novembre n’achèvent pas l’ancien bar-restaurant, que les Trégorrois surnomment désormais la « verrue ».

Pour mémoire, la société Eolarmor avait obtenu, en 1998, un permis de construire afin de transformer ce bâtiment de 608 m2, qui surplombe le port de Tresmeur, en un ensemble de plus de 2 000 m2. En novembre 2000, les travaux avaient débuté mais, depuis, le sort s’acharne sur ce projet : transfert de permis, désordres sur les travaux, adoption d’un nouveau Plan Local d’Urbanisme, incendies, tempêtes…

Pour finir, après de multiples allers-retours devant les tribunaux, le 20 octobre 2020, la cour administrative d’appel de Nantes a annulé, à la demande des associations Avenir du Littoral et Trébeurden Patrimoine et environnement, le permis de construire, accordé le 20 avril 2018, au motif que « le projet était de nature à porter significativement atteinte au caractère et à l’intérêt du site classé des Roches Blanches ».

Une erreur de droit ?

Toujours combative, la société Eolarmor se présentait, ce lundi 21 novembre 2022, devant la plus haute juridiction, à Paris. Et cette fois, le rapporteur public en charge de l’examen du dossier s’est montré sensible à ses arguments.

La mairie et la société pétitionnaire « ont trouvé un accord formalisé par un protocole transactionnel par lequel Eolarmor s’engageait à modifier son projet et la commune à l’examiner. Grâce à quoi, ils se sont entendus autour du permis accordé le 20 avril 2018 », a-t-il rappelé.

Certes, ce permis comportait des différences par rapport au précédent (réduction des surfaces, modification de la hauteur et de la longueur des étages) mais la cour a, selon lui, commis une erreur de droit, en considérant qu’il s’agissait d’un « nouveau projet ». Il poursuit : « Une telle rigidité serait contre-productive, car le projet peut être modifié dans l’intérêt de tous… La société pétitionnaire peut modifier son projet dans la mesure où ces évolutions ne portent pas d’atteinte supplémentaire aux nouvelles règles d’urbanisme. »

Le rapporteur public propose donc d’annuler l’arrêt attaqué et de renvoyer l’affaire devant la cour administrative d’appel de Nantes, afin qu’elle lui trouve une issue favorable. Le Conseil d’État rendra sa décision dans les prochaines semaines.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/trebeurden-22560/a-trebeurden-la-saga-judiciaire-autour-de-la-rehabilitation-de-la-villa-la-potiniere-se-poursuit-9589758c-69c7-11ed-9caa-be61a9331e9a

 

Ouest-France

Brest. Cinquième jour de grève pour les agents de sécurité de Naval Group

Publié le Enora HEURTEBIZE

Sans dialogue avec la direction, une douzaine d’agents de sécurité de Naval Group, salariés de Securitas, sont en grève depuis mercredi 16 novembre.

Le 17 novembre 2022, vers 7 h, les agents d’un des PC sécurité de Securitas, sous-traitant de Naval Group, ont manifesté près de la porte Cafarelli.

Le 17 novembre 2022, vers 7 h, les agents d’un des PC sécurité de Securitas, sous-traitant de Naval Group, ont manifesté près de la porte Cafarelli. | OUEST-FRANCE

Dans leur grève illimitée qui a débuté mercredi 16 novembre 2022 au soir, la dizaine d’agents de sécurité de Naval Group, salariés de Securitas, a été rejointe, jeudi, par quelques membres du PC du Froutven. Ils demandent la résolution impérative de tous leurs problèmes de salaires. Mais aussi la prise en compte des différents manquements au niveau des tenues.

Sanction disciplinaire

Selon eux, aucune discussion n’a été ouverte. « La seule réponse de la direction a été de nous convoquer ce mardi pour un entretien préalable à une sanction disciplinaire, indique un des grévistes. Ça montre bien qu’on n’est pas dans le dialogue. Beaucoup sont interloqués par leurs méthodes. » Malgré plusieurs tentatives, nous n’avons pas réussi à avoir le point de vue de Securitas.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-cinquieme-jour-de-greve-pour-les-agents-de-securite-de-naval-group-608dc41c-69b5-11ed-bd29-7d31c7eef0da

 

Ouest-France

Finistère. Naissance d’un collectif pour rouvrir la ligne Morlaix-Roscoff

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Sans clivage politique, au-delà des mobilisations déjà existantes, un collectif pour la réouverture de la ligne Morlaix-Roscoff (Finistère) vient d’être créé pour mieux exprimer son avis. Selon, lui, le ferroviaire correspond aux nécessités futures de mobilité propre.

Les membres du collectif ont emprunté la voie ferrée.

Les membres du collectif ont emprunté la voie ferrée. | OUEST-FRANCE

Lundi 21 novembre, en fin de matinée, rue Alexis-Gourvennec, près du port en eau profonde de Roscoff (Finistère), plusieurs personnes se sont retrouvées près du passage à niveau… Qui va être démantelé dans le courant de semaine, quand celui de Kerlaudy, dans la commune de Plouénan, est en chantier de déconstruction, dans le même temps.

Ces manifestantssont membres du collectif unitaire d’initiative et d’action pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff, créé le mercredi 9 novembre 2022 à Morlaix. Des citoyens et des représentants de nombreuses organisations sont intégrés à ce collectif : Association de promotion de la ligne ferroviaire Morlaix/Saint-Pol-de-Léon/Roscoff (APMR), CGT Cheminots, Solidaires, EELV, FI, PS, PCF, UDB, Génération.s, Ensemble, gauche indépendantiste.

Fermée depuis juin 2018

Ismaël Dupont, élu municipal morlaisien, chef de file des communistes dans le Finistère, devient porte-parole. La décision de la SNCF de supprimer ce passage à niveau nous apparaît comme un mauvais signe en cette période où une étude socio-économique sur l’opportunité de réouverture de la ligne Morlaix-Roscoff est relancée. On peut s’interroger sur ma saisie de la Région Bretagne à ce sujet.Et de rappeler un précédent sur Saint-Pol-de-Léon, tout en évoquant les travaux en cours ce même lundi à Plouénan. N’est-ce une manière d’entretenir une forme de résignation dans la population ? »

Pour mémoire, la ligne est fermée depuis juin 2018, à la suite d’un effondrement d’une partie de la voie. Voilà pour le contexte, sachant que l’arrêt de la circulation des trains était acté au 1er janvier 2019.

Le collectif exprime la nécessité et le besoin social, économique et écologique d’une réouverture de la ligne ferroviaire pour les passagers et le fret ferroviaire, avec une exigence que Roscoff, porte d’entrée des îles britanniques, revienne dans le réseau transeuropéen des ports d’intérêt majeur.

Une réunion publique

Ce collectif ne remplace aucunement les initiatives des organisations existantes. Notre collectif se réunira le mercredi 14 décembre en réunion publique, à Morlaix ou Saint-Martin-des-Champs, en vue, notamment, de l’organisation d’une grande manifestation à Roscoff le 21 janvier.

Les questions qui seront abordées : Qui se demande ce que cela coûte d’abandonner la ligne en termes d’impact énergétique ? Combien cela coûte de ne pas le faire ?Le débat dépasse le seul enjeu des 25 km de la ligne. Ce sont les derniers kilomètres qui peuvent relier notre zone légumière de Saint-Pol-de-Léon à Rungis !

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/finistere-naissance-d-un-collectif-pour-rouvrir-la-ligne-morlaix-roscoff-3c244dba-69a3-11ed-ad3b-da4d42b46486

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
21 novembre 2022

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2022/11/un-ane-dans-l-arene.html

 

Ouest-France

Morlaix. Pour la première fois, la journée du souvenir transgenre a été commémorée

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Un petit rassemblement d’une vingtaine de personnes a été organisé par Queers Uni.e.s de Bretagne, ce dimanche 20 novembre 2022, à Morlaix (Finistère). Il s’agissait de commémorer les personnes transgenres décédées cette année du fait de leur condition.

L’association Queers Uni.e.s de Bretagne a commémoré pour la première fois à Morlaix la journée du souvenir transgenre, ce dimanche 20 novembre 2022.

L’association Queers Uni.e.s de Bretagne a commémoré pour la première fois à Morlaix la journée du souvenir transgenre, ce dimanche 20 novembre 2022. | OUEST-FRANCE

390 personnes ont été assassinées dans le monde du fait de leur identité transgenre, ce dimanche 20 novembre 2022, à midi. C’est ce qu’a tenu à rappeler l’association Queers Uni.e.s de Bretagne, qui vient de se créer à Morlaix (Finistère).

Des bougies allumées en hommage

Cette journée du souvenir trans a été marquée par la lecture d’un hommage ainsi que par une cinquantaine de bougies allumées, sur les marches du parvis de l’Hôtel de ville. Les noms des victimes, leur âge, ainsi que leur origine étaient notés sur une longue liste que le public pouvait découvrir.

Une vingtaine de personnes a participé au rassemblement, à la tombée du jour.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-pour-la-premiere-fois-la-journee-du-souvenir-transgenre-a-ete-commemoree-07489b4e-68fb-11ed-8d55-eae8f9b87768

 

Ouest-France

Morlaix. La boulangerie de la rue Carnot a baissé définitivement le rideau

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Le Plaisir Gourmand, boulangerie qui formait l’angle de la rue Carnot, à Morlaix (Finistère), a été liquidée judiciairement, le 18 octobre 2022. Dans le même temps, l’enseigne Marie-Blachère devrait ouvrir dans la zone du Binigou, à Saint-Martin-des-Champs, d’ici le 30 novembre 2022.

​Le Plaisir Gourmand, boulangerie qui formait l’angle de la rue Carnot, a été liquidée judiciairement le 18 octobre 2022.

Le Plaisir Gourmand, boulangerie qui formait l’angle de la rue Carnot, a été liquidée judiciairement le 18 octobre 2022. | OUEST-FRANCE

Le rideau est fermé, l’intérieur n’indique pas d’activité. Aucun mot n’a été laissé sur la porte pour prévenir d’une quelconque fermeture. Et pourtant, la boulangerie Le Plaisir Gourmand, qui se trouve rue Carnot, à Morlaix (Finistère), a été liquidée judiciairement, le 18 octobre 2022.

Le centre-ville compte donc un établissement du genre en moins. Pour l’instant, aucune information sur un éventuel repreneur n’a été confirmée.

Une nouvelle boulangerie dans la zone du Binigou

Dans le même temps, l’enseigne de boulangerie-sandwicherie-tarterie, Marie-Blachère, devrait ouvrir juste à côté du futur magasin Grand Frais, dans la zone du Binigou, à Saint-Martin-des-Champs. La date est officiellement fixée pour le 30 novembre 2022.

https://www.ouest-france.fr/economie/commerce/morlaix-la-boulangerie-de-la-rue-carnot-a-baisse-definitivement-le-rideau-d1d711e4-6773-11ed-8d02-f374de6baa45

Ce n'était pas une boulangerie, ce n'était qu'un point chaud. Pauvre centre ville !

 

Ouest-France

Morlaix. Un ouvrage historique remis aux descendants de déportés

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Un mémorial de papier de 2 600 pages répertorie 9 000 destins de déportés français à Dora. Samedi 19 novembre 2022, au théâtre de Morlaix, cet ouvrage a été offert à une trentaine de familles de déportés du Finistère.

Lors de la remise du livre du mémorial sur le camp de Dora aux familles des déportés, ici accompagnée par Bojana, collégienne de Lanmeur.

Lors de la remise du livre du mémorial sur le camp de Dora aux familles des déportés, ici accompagnée par Bojana, collégienne de Lanmeur. | OUEST-FRANCE

Moment émouvant. Samedi 19 novembre 2022, au théâtre de Morlaix, un exemplaire du Livre des 9 000 déportés de France à Mittelbau-Dora, a été remis aux descendants des familles de déportés du Finistère.

Sur un grand écran sont apparus les noms et visages de déportés dans ce camp. Un membre de leur famille est alors venu recevoir un exemplaire de l’ouvrage à l’évocation de leur vie, désormais écrite.

Cet ouvrage biographique contient l’histoire complète de chacun des 9 000 déportés de France, enregistrés au camp de concentration nazi de Mittelbau-Dora. Dix-huit déportés morlaisiens y sont passés, au moins cinq y sont morts.

« Lancé en 1998 à La Coupole, Centre d’histoire du Nord-Pas-de-Calais, ce projet avait pour objectif de redonner une place dans l’Histoire aux hommes qui sont morts pour assembler des missiles », présente Laurent Thiery, docteur en histoire et directeur de publication de l’ouvrage, lors de cette cérémonie organisée à l’initiative des Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation du Finistère. « Quinze ans de recherches ont été nécessaires. » Les données collectées et les milliers de documents accumulés ont été confiés à un collectif de 70 auteurs bénévoles, dont plusieurs enseignants et élèves du pays de Morlaix.

Une chape de plomb

Créé en août 1943, le camp de Dora était une usine souterraine destinée à la fabrication des missiles V2 lancés sur les populations civiles du Royaume-Uni.

« L’histoire de ce camp est très peu connue, il y avait une chape de plomb, poursuit Laurent Thiery. Pourquoi ? Plusieurs des scientifiques ayant travaillé dans ce camp ont par la suite, été recrutés par les Alliés dans le cadre de la recherche pour l’exploration spatiale aux États-Unis et en France, notamment pour la fusée Ariane. Ces scientifiques étaient des meurtriers, mais on a tout fait pour effacer leurs liens avec le nazisme. »

L’historien rappelle que quelque 60 000 prisonniers y sont passés. « On estime que plus de 20 000 y sont morts. Il n’y avait pas de bâtiment, pas d’infirmerie. Les détenus dormaient par terre, dans des galeries désaffectées et humides. Ce fut l’un des camps les plus meurtriers. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-un-ouvrage-historique-remis-aux-descendants-de-deportes-fd14f5e2-68cc-11ed-906c-e03ece684c73

 

Ouest-France

Ports de Trébeurden : Un important déficit pour la partie communale

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Les responsables des ports communal et concédé de Trébeurden (Côtes-d’Armor) ont rencontré les plaisanciers, mercredi 16 novembre 2022, à l’occasion du CLUP (Comité local des usagers du port). L’occasion de présenter les bilans, perspectives et d’annoncer les futurs tarifs. Une trentaine de personnes ont assisté à la séance.

Guillaume Le Guen et Dominique Bernabé ont présenté les bilans des ports, communal et concédé.

Guillaume Le Guen et Dominique Bernabé ont présenté les bilans des ports, communal et concédé. | OUEST-FRANCE

Au niveau du port communal de Trébeurden, la situation ne s’arrange pas. Nous avons encore enregistré une baisse des effectifs, déplore Guillaume Le Guen, conseiller délégué en charge des ports, qui tente d’expliquer cette érosion à l’occasion du CLUP (Comité local des usagers du port), qui se tenait jeudi. Notre clientèle vieillit : certains arrêtent, d’autres rejoignent le port concédé pour plus de sécurité. La présence des cales fait aussi que beaucoup de petits bateaux sont mis à l’eau sur remorque.

Encore un déficit de 10 000 € cette année

Toujours est-il que le déficit financier se creuse, cette année encore, de 10 000 €. Nous avons réussi à le limiter grâce à la subvention Covid en 2021, et en faisant basculer, en 2022, 60 % du salaire du maître de port sur le budget communal. La suppression de plusieurs mouillages a permis aussi de limiter les frais de maintenance. Cette année, Guillaume Le Guen, malgré l’inflation, s’en tiendra au plan prévu, et proposera au conseil portuaire d’appliquer une hausse de 7 % des tarifs.

Port concédé : un ressenti satisfaisant

Du côté du port concédé, le discours est plus optimiste : nous avons enregistré une nouvelle augmentation. Près de 600 bateaux sont désormais amarrés sur les pontons à l’année, et 130 en saison, comptabilise Dominique Bernabé, directrice du port. Avec toutefois une déception récurrente : Le manque de grosses unités. La grande majorité des locations concerne des bateaux de mois de 7 mètres. Après avoir proposé une augmentation de 4 % des tarifs, la directrice revient sur l’enquête de satisfaction réalisée auprès de l’ensemble de nos clients. Elle fait part d’un résultat positif : Le ressenti de tous est satisfaisant, concernant l’accueil et le travail de l’équipe portuaire.

Quelques remarques plus négatives sont toutefois adressées par les plaisanciers : problématique récurrente au niveau du stationnement des automobiles, le procédé actuel ne donne pas satisfaction. Rayonnement du wifi, vétusté des sanitaires, vitesse excessive des bateaux dans le bassin, comme dans le chenal, absence ou presque d’activités commerciales à proximité du port, sont aussi montrés du doigt.

Dominique Bernabé conclut en présentant les projets en cours ou futurs prévus par les responsables du port : Remplacement de la cuve de la station d’avitaillement, dragage des fonds près des pontons F et G, et à la cale sud, acquisition d’une pompe d’aspiration des eaux usées des navires, sans oublier un sujet qui lui tient à cœur : progresser concernant la gestion environnementale.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/trebeurden-22560/ports-de-trebeurden-un-important-deficit-pour-la-partie-communale-cbce5d96-676b-11ed-bd6c-e16dcc8e6e00

 

Ouest-France

TÉMOIGNAGE. Lassés de la vie urbaine, ils ont créé un espace de coworking… avec vue sur mer

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CocoLéon, c’est un tout nouvel espace de coworking et de coliving à Carantec (Finistère). Un lieu de travail et de vie créé par Valérie Le Tarnec et Pierre Cheminant tout près du bourg, au 28, rue Guichen. L’open space offre jusqu’à vingt postes de travail très modulables avec, en bonus, la vue sur mer !

Valérie Le Tarnec et Pierre Cheminant sont prêts à accueillir leurs hôtes dans l’espace chaleureux et fonctionnel de CocoLéon.

Valérie Le Tarnec et Pierre Cheminant sont prêts à accueillir leurs hôtes dans l’espace chaleureux et fonctionnel de CocoLéon. | OUEST-FRANCE

« Nous souhaitons faire venir des urbains dans ce lieu que nous aimons beaucoup », souligne Pierre Cheminant. Las de la vie en ville et de ses contraintes, ce dernier et Valérie Le Tarnec, ont décidé de quitter Rennes pour revenir vivre en bord de mer, à Carantec (Finistère).

Lui est directeur conseil associé de la société de services web Versio et elle, Carantécoise de naissance, a créé en 2017 une agence de recrutement essentiellement destinée aux cadres et basée à Rennes, Tarnouk Recrute. Ils poursuivent ensemble leurs activités professionnelles, à distance.

Une maison rénovée

Dans ce but, nous avons acquis, en octobre 2020, une maison proche du bourg de Carantec et de la mer et nous nous y sommes installés. Après réflexion, nous avons décidé de rénover l’ensemble de la maison pour y réaliser des bureaux partagés et ouvrir un espace de travail et de vie – coworking et coliving – que nous avons baptisé CocoLéon. Comme coworking (travailler ensemble) et coliving (vivre ensemble) avec, bien sûr, notre région, le Léon​, expliquent les deux associés.

Open space, salle de réunion, cuisine…

L’open space offre jusqu’à vingt postes de travail très modulables avec, en bonus, la vue sur mer ! Une salle de réunion de 50 m² prévue pour accueillir de 6 à 8 personnes, peut se louer à l’heure, la demi-journée ou la soirée. Une cuisine équipée et un espace détente complètent l’ensemble. À l’extérieur, la terrasse et le grand jardin exposé plein sud sont, eux aussi, dédiés à la détente.

Pour la partie logement, Valérie Le Tarnec et Pierre Cheminant ont transformé l’ancien garage de la maison en studio tout confort et entièrement équipé. C’est un espace de vie de 30 m² idéal pour abriter deux personnes, voire quatre avec le canapé-lit. Il est indépendant de l’espace de coworking et peut être loué aussi bien aux télétravailleurs qu’à des touristes de passage », ​soulignent-ils.

« Un lieu de brassage et de rencontres »

Les valeurs propres de CocoLéon s’articulent autour de quatre thèmes : la convivialité et la simplicité, la Bretagne et son littoral, le travail et la productivité, le respect de l’environnement. Nous voulons voir des gens et nous impliquer sur le territoire tout en faisant profiter de l’espace de vie que nous proposons. Ce doit être un lieu de brassage et de rencontres​, fait valoir Pierre Cheminant.

CocoLéon. 28, rue Guichen, à Carantec. Tél. 09 77 35 47 78 ; hello@cocoleon.bzh. Portes ouvertes le vendredi 2 décembre 2022, à partir de 12 h 30.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/temoignage-lasses-de-la-vie-urbaine-ils-ont-cree-un-espace-de-coworking-avec-vue-sur-mer-181baeea-6651-11ed-a0f1-14d507de2988

 

Ouest-France

Un nombre d’interventions en hausse pour les sauveteurs en mer du Finistère

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Lors de son assemblée départementale, qui s’est déroulée à Fouesnant (Finistère) samedi 19 novembre 2022, la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) a dressé un bilan complet de l’année précédente. Un point a aussi été effectué sur les nouveaux bateaux et les nouvelles infrastructures.

L’assemblée départementale de la SNSM a réuni les représentants des trente stations et des deux centres de formation et d’intervention.

L’assemblée départementale de la SNSM a réuni les représentants des trente stations et des deux centres de formation et d’intervention. | OUEST-FRANCE

L’assemblée départementale de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) s’est déroulée samedi 19 novembre 2022, à Fouesnant (Finistère). Les présidents, patrons titulaires et trésoriers des trente stations du département, ainsi que des deux centres de formations et d’intervention (CFI), se sont réunis à la salle de l’Archipel.

Un dixième de l’effectif national

« La SNSM du Finistère représente un dixième de l’effectif national, rappelle Éric Polaillon, vice-président de la station de Beg Meil. Cela comprend 1 000 bénévoles, sur les 9 000 en France, et 550 marins embarqués. En tout, on compte 240 personnes en poste de responsabilités. »

En 2021, les équipes du département ont effectué 477 sauvetages contre 420 en 2019, soit une hausse d’environ 13,6 %. 124 transports sanitaires ont été assurés, ainsi que 223 missions de service, comme des dépôts de cendres ou des liaisons maritimes.

Hausse du nombre d’entraînements

« L’augmentation la plus notable est celle des entraînements, poursuit Éric Polaillon. Ils étaient au nombre de 609 en 2021, soit une hausse de 20 %. Au total, la SNSM du Finistère a secouru 665 personnes, pour environ 840 heures d’intervention. »

L’assemblée départementale a évoqué la livraison de quatre nouveaux bateaux semi-rigides pour ses antennes locales. La nouvelle flotte a pris du retard, la livraison d’un nouveau canot est repoussée pour la fin de l’année 2023.

Un nouveau centre de formation

« De nouvelles infrastructures vont voir le jour à Ouessant et à Trévignon, ajoute le vice-président. La principale est le nouveau centre de formation et d’intervention de Quimper, qui devrait être inauguré en février ou mars 2023. »

Au niveau du soutien à la formation, la SNSM du Finistère peut compter sur deux salariés. Le pôle technique de la SNSM est basé à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Mais un poste de salarié dédié à la technique vient d’être créé dans le département, avec l’arrivée de Sébastien Robert.

« Notre point faible est que nous avons des bateaux assez anciens avec des moteurs assez anciens qui ne tournent pas assez souvent, conclut Éric Polaillon. Nous avons aussi évoqué la situation de la station d’Audierne, qui avait connu une tempête interne en septembre. Il était important de crever cet abcès tous ensemble pour repartir sur de nouvelles bases. »

Contact : dd-finistere.snsm.org

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/le-nombre-de-missions-en-hausse-pour-les-sauveteurs-en-mer-du-finistere-5da796fe-6813-11ed-b377-9c609730496d

 

Ouest-France

TÉMOIGNAGE. « Un gâchis » : ce Breton a vu son élevage entier abattu, touché par la grippe aviaire

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En une journée entière, François Kerscaven a perdu ses 10 500 dindes. La grippe aviaire a été détectée sur son exploitation de Taulé, la seconde dans le Finistère. Un protocole extrêmement rigoureux a été mis en place, pour limiter au maximum la progression du virus.

Pour la première fois, François Kerscaven, agriculteur et éleveur de dindes de chair à Taulé, dans le Finistère, a vu son cheptel de 10 500 volailles être abattu, à cause de la grippe aviaire. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« Le temps de l’abattage, on n’est plus chez nous. Comme si on était dans un théâtre de guerre », souffle François Kerscaven. L’agriculteur élève des dindes de chair sur sa petite exploitation de Taulé, près de Morlaix (Finistère). Il a perdu ses 10 500 volailles, victimes de grippe aviaire. Une première exploitation voisine a détecté des cas, le 12 novembre 2022. La seule du Finistère, jusqu’ici.

« Lundi soir, tout allait bien. Le lendemain, j’avais quelques mortalités. Avec les vents dominants, j’ai vite compris ce qui se passait. Malgré le confinement, l’air passe dans les bâtiments. On n’est pas dans un bloc opératoire », poursuit-il. Sa vétérinaire constate des lésions caractéristiques du virus sur les bêtes.

Contamination par la faune sauvage et l’air

Deux autres vétérinaires de la Direction départementale de la protection des populations viennent alors pour les études épidémiologiques. « On est sous forte pression, avec le premier cas détecté et les flux migratoires descendants d’oiseaux. C’est la faune sauvage qui contamine les élevages », soutient François Kerscaven. Son exploitation est proche de la côte, des cas d’oiseaux marins décimés ont été relevés.

Devant François Kerscaven, la carte délimitant la zone réglementée de protection mise en place. | OUEST-FRANCE

Les prélèvements envoyés au laboratoire confirment le pire, le mardi soir. « C’était bien le H5N1. J’ai passé une très mauvaise nuit. » Au petit matin, un ballet de camions et de blouses blanches débarque sur l’exploitation de 1 500 m². « On était trente personnes. Il fallait franchir deux sas, avec pédiluve, s’équiper de doubles cottes. Impressionnant, mais les gens étaient bienveillants avec moi. Parler me permet de désenvoûter. »

Après, le vide et le silence

Pendant l’intervention millimétrée, même le bien-être animal est contrôlé. Les dindes sont placées dans des caissons fermés, puis gazées. Avant d’être incinérées à l’équarrissage. L’opération prend une journée et demie. Puis, tout se « vide, est silencieux ».

Deux jours après, c’est un grand sentiment de « gâchis. J’ai tout fait pour que ça n’arrive pas ». La plupart de ses femelles auraient dû aller à l’abattoir pour leur viande cette même semaine. « Je vais solliciter des aides de l’État, mais ça va être long. Les animaux ne m’appartiennent pas. Le plus impacté, c’est mon groupement. » Reprendre l’élevage, ce n’est pas pour tout de suite. « Pas avant février-mars 2023, car il y a un délai à respecter avant de lever la zone réglementée de protection », avance François Kerscaven. 

Maintenant, l’agriculteur doit entamer lui-même un nouveau protocole de nettoyage et désinfection. « Un lavage de fond en comble, à la chaux vive. Après validation, il faudra attendre sept jours avant d’en effectuer un autre, plus léger. » La vigilance est à son apogée. Dans la commune de 2 898 habitants, les propriétaires privés de volailles doivent aussi se déclarer en mairie.

En attendant, il faut bien s’occuper. L’élu à la chambre d’agriculture, porteur de journaux et aussi conseiller municipal ne s’inquiète pas. Il espère juste ne jamais revivre ces scènes. « En Pays de la Loire, plus touchés, 20 % des éleveurs ont mis la clé sous la porte. »

https://www.ouest-france.fr/sante/grippe-aviaire/temoignage-un-gachis-ce-breton-a-vu-son-elevage-entier-abattu-touche-par-la-grippe-aviaire-f74f3df2-682c-11ed-a11c-1f747d2ddd79

 

Le Diben samedi 19 novembre 2022

Bretagne 5. André Ollivro président d'honneur de l'association Halte aux Marées Vertes, consultant algues vertes.

André Ollivro.

Tout est dit : https://youtu.be/IHqk0qGSZ9A

Belle prestation, tout est dit.

 

Le Diben samedi 19 novembre 2022

Morlaix. Une mort annoncée.

Photo pyb29.

Le pauvre il va bientôt casser sa pipe !

 

Ouest-France

Lanmeur. Le prix des terrains du lotissement Castel Dour sera plus cher que prévu

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Face à l’augmentation du prix des matériaux, la maire de Lanmeur (Finistère), Cathy Lucas a annoncé, jeudi 17 novembre 2022, lors du conseil, une augmentation du prix de vente des terrains du lotissement de Castel Dour.

Au pied du château d’eau, les premières maisons de la première tranche de Castel Dour sortent de terre.

Au pied du château d’eau, les premières maisons de la première tranche de Castel Dour sortent de terre. | OUEST-FRANCE

Pendant le conseil municipal de Lanmeur (Finistère), qui a eu lieu jeudi 17 novembre 2022, la maire a informé l’auditoire de l’avancée des travaux du nouveau lotissement.

Les premières maisons sortent de terre au Castel Dour

Parmi les 46 lots constructibles, les 19 lots de la première tranche du lotissement Castel Dour, situés sur la route de Plouezoc’h, dont cinq lots pour des logements sociaux, ont été livrés. Les premières maisons sortent de terre. Les tranches 2 et 3 sont en cours de viabilisation : « Elles seront prêtes en même temps, les gens n’auront pas à attendre pour déposer leur permis de construire », a annoncé la maire, Cathy Lucas, lors du conseil municipal de Lanmeur (Finistère), du jeudi 17 novembre 2022.

Dans le cadre de la réalisation des travaux de la pose de la ligne basse tension de l’éclairage public et du réseau France Télécom, les élus ont approuvé les dépenses. Soit : 59 150 € (pour la tranche 2) et 26 650 € (pour la tranche 3). La part communale s’élève à 31 150 €.

« Le coût des matériaux a augmenté, les conditions ne sont plus les mêmes par rapport au début du chantier de la première tranche, explique la maire. Ce qui nous va nous amener à augmenter le prix du m², qui est actuellement de 49 €. La commune n’a pas vocation à faire du bénéfice sur un lotissement communal, mais elle ne doit pas perdre d’argent. » Actuellement, tous les lots ont été réservés.

Toujours concernant le lotissement de Castel Dour, Jean-Marc Le Berr, adjoint, indique que toute l’argile extraite lors des travaux, est réemployée sur place. Elle est « mélangée avec de la chaux vive. Elle sert de fond pour stabiliser les voies de circulation. Ce qui évite d’y mettre des cailloux que l’on aurait dû aller chercher à la carrière ».

Rue de Poul-an-Od

La réfection de la rue très passante de Rue de Poul-an-Od n’est plus à l’ordre du jour : « Morlaix Communauté ayant programmé d’importants travaux sur le réseau d’eau », informe la maire. Les riverains se plaignent de la vitesse des véhicules sur cette voie qui est limitée à 50 km/heure. « Or les résultats enregistrés du 18 au 25 septembre 2022 par le radar, font apparaître que seulement 15 % des automobilistes roulent au-dessus des 50 km/heure. »

Bâtiment de la MAM

Le chantier de rénovation et d’isolation par l’extérieur du bâtiment de la Maison des assistantes maternelles est en cours. La maire propose d’exonérer d’un loyer les trois locataires pour les dédommager des nuisances (bruit et poussières) causées par le chantier.

Incivilités devant les établissements scolaires

« Il y a beaucoup d’incivilités de la part des automobilistes venant chercher leurs enfants à l’école (Quatre-Vents et Kernitron) et au collège, rapporte Anne Quénéa, adjointe aux affaires scolaires. Les personnes ne respectent pas les aménagements qui ont été faits, ils se garent au plus près, créant ainsi des risques pour les piétons. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/lanmeur-le-prix-des-terrains-du-lotissement-castel-dour-sera-plus-cher-que-prevu-378a1910-673c-11ed-bd6c-e16dcc8e6e00

 

Ouest-France

Pénurie de logements à Brest : la faute aux locations saisonnières ?

Publié le Enora HEURTEBIZE

Alors que le marché de la location longue durée fonctionne à flux tendu à Brest, on trouve des centaines de logements saisonniers disponibles toute l’année. De quoi s’interroger sur l’équilibre du marché. Troisième volet de notre dossier à l’immobilier à Brest.

Près de la rue de Siam, à Brest (Finistère), les prix connaissent une hausse, voire flambent durant l'été.

Près de la rue de Siam, à Brest (Finistère), les prix connaissent une hausse, voire flambent durant l'été. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Aujourd’hui, à Brest (Finistère), les locations saisonnières type Airbnb, Abritel ou Homaway se sont largement implantées dans le marché de la location. Un basculement pour certains propriétaires qui proposaient jusque-là des locations à l’année. « J’ai eu de nombreux soucis d’impayés et de dégradation, explique l’un d’entre eux qui louent depuis plusieurs années de nombreux logements sur Brest. C’est pour ça que je suis parti sur la location saisonnière. »

Comme il n’est pas obligatoire de les déclarer, il est aujourd’hui très difficile de dénombrer le nombre de logements de courte durée. Si l’on prend le cas d’Airbnb, sur une période flexible d’un mois, de mi-novembre à mi-décembre, on compte près de 1 000 logements disponibles à Brest. Majoritairement des petites surfaces. Les réservations se font la plupart du temps à la dernière minute.

Lire aussi : « Aujourd’hui, sans CDI, c’est très difficile de trouver une location à Brest »

De quoi se poser la question de l’équilibre du marché de la location quand l’on sait qu’il est très difficile, notamment pour une personne qui est dans une situation de précarité, de trouver un logement à l’année.

Lire aussi : Locations saisonnières. À Saint-Malo, des boîtes à clés retirées du mobilier urbain par la Ville

Le T2, trois fois plus cher

Au mois, les prix vont de 500 € une chambre dans une maison aux Quatre moulins ou un studio à Saint-Marc, à 1 500 € le T2 proche de la rue de Siam. Des prix qui peuvent largement grimper l’été. Des loyers beaucoup plus intéressants que s’ils étaient loués en location longue durée (pour un T2, selon l’Agence d’urbanisme de Brest-Bretagne, les prix avoisineraient alors les 400-500 €).

Selon les retours que nous avons eus de professionnels de la location de logements saisonniers, ce choix est une question de rentabilité, mais pas que. Le fait d’avoir un turn-over régulier permet aussi de garder un œil sur son logement et donc d’éviter les dégradations. Pour d’autres, comme c’est souvent le cas des militaires régulièrement en mission, ça permet aussi d’avoir un pied à terre quand il n’est pas loué. « J’ai choisi de le louer en LMNP de manière à en accroître la rentabilité par rapport à une location à l’année, explique une propriétaire brestoise. Je souhaitais également pouvoir le mettre à disposition à des membres de ma famille qui n’habitent pas en Bretagne pour qu’ils puissent en disposer lors de leurs séjours brestois ». A Brest, les logements saisonniers se louent souvent au dernier moment, par des touristes pendant les vacances et par des travailleurs sur des périodes de plusieurs semaines ou mois l’année.

Un déséquilibre qui ne devrait pas aller en s’améliorant

Dans les mois à venir, le nombre de logements passants de location à l’année pourrait encore augmenter. La raison ? L’interdiction de louer à l’année des passoires énergétiques qui débutera pour les appartements en G en janvier 2023, puis ce sera le tour des appartements en F et E en 2034. Le risque ? Que les propriétaires qui ne souhaitent pas faire les travaux de rénovation thermique se réfugient dans la location saisonnière qui n’est pas soumise aux mêmes contraintes. Une règle qui pourrait toutefois changer comme l’a fait entendre en octobre le ministre du Logement Olivier Klein.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/penurie-de-logements-a-brest-la-faute-aux-locations-saisonnieres-27ab17d6-5c26-11ed-8a84-7b3ff80ec797

 

Ouest-France

Plounéour-Ménez. Les tarifs des services liés à la scolarité des enfants augmenteront en 2023

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Jeudi 17 novembre 2022, lors du conseil municipal de Plounéour-Ménez (Finistère), les élus ont dû revoir à la hausse certains tarifs, notamment ceux de la garderie, du restaurant scolaire et de l’accueil de loisirs, dont les tarifs facturés aux familles évolueront, au 1er janvier 2023.

Le conseil municipal a eu lieu à la mairie jeudi 17 novembre 2022.

Le conseil municipal a eu lieu à la mairie jeudi 17 novembre 2022. | GOOGLE STREET MAP

Les élus de Plounéour-Ménez (Finistère) se sont réunis jeudi 17 novembre 2022 pou le conseil municipal.

Scolarité : une hausse des tarifs est à prévoir

À compter du 1er janvier 2023, les tarifs applicables aux familles pour la garderie, le restaurant scolaire et l’accueil de loisirs vont changer. Les tarifs sont basés sur leur coefficient familial. Une hausse modérée pour faire face à l’augmentation des coûts globaux de 15 000 € pour la commune. Nous gardons une politique sociale forte », dit le maire, Sébastien Marie. Les deux tiers de ces augmentations seront supportées par le budget communal. Les dernières augmentations de tarifs remontent à 2016.

Le tarif de garderie du matin passe de 1,30 € par enfant à 1,50 €. La garderie du soir passe de 3,05 € à 3,60 €. Cela représente une augmentation de 10 € par mois pour une famille », indique l’adjointe de Plounéour-Ménez, Pauline Lachiver-Kergoat.

Pour le restaurant scolaire, les tarifs augmentent de 7 %. Le repas pour un enfant est actuellement de 3,06 €, il passe à 3,27 €, alors que les repas pris occasionnellement passent de 3,60 € à 3,85 €.

Aux tarifs de l’accueil de loisirs s’appliquera une augmentation de 2 % sur les prix actuels, tous les deux ans. La facturation des camps d’été reste inchangée. On garde les tarifs actuels pour permettre aux enfants de partir en vacances », ​précise le maire.

Voirie

Le marché de voirie pour 2022 concernant la section Dividou-Saint Divy est attribué à Eurovia pour un montant de 38 705 €.

Demandes de subventions

Pour l’achat du nouveau matériel informatique de l’école Jules-Ferry, une demande de subvention sera déposée auprès du conseil départemental pour 7 000 €.

Dans le cadre du Pacte Finistère 2030, une demande de subvention sera déposée auprès du conseil départemental pour les travaux de voirie prévus au lieu-dit Pouleïs pour un montant de 35 000 €.

Morlaix Communauté

Dans le cadre du fond de coopération avec Morlaix Communauté pour aider à la réalisation des projets communaux, une enveloppe fixe de 100 000 € est attribuée à toutes les communes. La part variable, calculée selon la population et le nombre de logements sociaux, sera de 9 675 €.

Éclairage public

La zone d’activité plassart sera éclairée de 6 h 30 à 21 h.

Divers

Le cabinet infirmier aura de nouveaux locaux au Foyer, près de la salle polyvalente à compter du 1er janvier 2023.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouneour-menez-29410/plouneour-menez-les-tarifs-des-services-lies-a-la-scolarite-des-enfants-augmenteront-en-2023-5f85e820-6716-11ed-bd6c-e16dcc8e6e00

 

Ouest-France

Morlaix. Dans le quartier du Verger, le projet de lotissement avance

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Lors du conseil municipal du jeudi 17 novembre 2022 à Morlaix (Finistère), la mairie a vendu plusieurs parcelles, dans le quartier du Verger. Elles étaient occupées par des habitants. Ces ventes permettent de régulariser la situation, et l’avancée du projet.

À l’angle de l’avenue de Würselen et Bellevue de la Madeleine, à Morlaix, un lotissement avec environ 50 habitations verra le jour dans les prochaines années.

À l’angle de l’avenue de Würselen et Bellevue de la Madeleine, à Morlaix, un lotissement avec environ 50 habitations verra le jour dans les prochaines années. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le projet de lotissement dans le quartier du Verger, à Morlaix (Finistère), avance. Jeudi 17 novembre 2022, le conseil municipal a voté plusieurs délibérations en lien avec l’aménagement à venir du secteur.

L’objectif de ce projet immobilier est de construire au minimum 56 logements, dans la zone appelée du Verger. | OUEST-FRANCE

Pas de « coup de canif dans l’intérêt général »

Autour de la parcelle concernée, certains riverains avaient investi des terrains appartenant à la municipalité, sur des surfaces de 28 ; 236 et 436 m². Pour régulariser la situation, ces terrains ont été cédés aux riverains, moyennant finances, qui sont respectivement de 200 €, 4 428 € et 7 428 €. Les délibérations permettant la vente ont été votées à l’unanimité.

Pour le maire, Jean-Paul Vermot, l’occupation de ces terrains n’était pas « un coup de canif dans l’intérêt général. Le projet de lotissement n’est pas mis à mal », ce qui explique la régularisation à l’amiable. L’élu d’opposition, Georges Aurégan, a tout de même réagi : « Je trouve que ce type de comportement n’est pas à encourager. »

Pour rappel, c’est un lotissement de plus de 50 habitations qui devrait sortir de terre dans ce quartier, dans les années à venir.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-dans-le-quartier-du-verger-le-projet-de-lotissement-avance-e9633acc-6719-11ed-8d02-f374de6baa45

 

Ouest-France

Plougasnou. Le plan de sobriété énergétique communal est établi

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Pour faire face à l’augmentation des factures d’énergie, la commune de Plougasnou (Finistère) met en place un plan de sobriété pour l’éclairage public et la consommation des bâtiments communaux, en novembre 2022.

La mairie de Plougasnou. | OUEST-FRANCE

Les commissions municipales « urbanisme, travaux » et « environnement, biodiversité », accompagnés par l’agence locale de l’énergie du pays de Morlaix Heol, ont planché, en novembre 2022, sur le plan de sobriété énergétique de la commune pour faire face aux 227 % d’augmentation des coûts de l’énergie annoncés pour 2023.

Les mesures retenues concernent en premier lieu l’éclairage public et le chauffage des bâtiments communaux.

Éclairage public et illuminations de Noël

L’extinction de l’éclairage public se déroulera à partir du lundi 21 novembre 2022, ce qui représente 700 points lumineux répartis sur 46 postes. Les exceptions : ceux sur la place du Général-Leclerc et les rues attenantes : extinction de 21 h à 6 h 30, au lieu de 23 h en semaine et 1 h du matin le week-end ; dans l’impasse de Coubertin et rues attenantes, école de Kérenot, zone d’activités de Kervescontou : extinction de 19 h à 6 h 30. L’idée est de maintenir l’éclairage aux horaires d’arrivée et de départ des écoles.

Les illuminations de Noël, qui sont équipées de Led à basse consommation, seront limitées à la place du Général-Leclerc et aux rues attenantes du 15 décembre au 3 janvier 2023 et seront éteintes, comme l’éclairage, de 21 h à 6 h 30.

La réduction de la consommation d’électricité de la commune résultant de ces mesures est estimée à 20 %. Le cas du port du Diben est encore en cours d’étude.

Chauffage des bâtiments communaux

Des travaux d’amélioration énergétique ont été menés depuis plusieurs années sur les bâtiments des écoles, de la mairie et de la salle omnisports. Le remplacement des chaudières au fuel par des chaudières à pellets de bois et rénovation thermique a été effectué. Ces travaux sont en cours pour la salle municipale et la résidence autonomie et seront bientôt programmés pour la Maison de la mer. Des investissements seront programmés en 2023 pour généraliser l’éclairage Led et la gestion centralisée des installations électriques.

Tous les bâtiments ont fait l’objet d’un diagnostic détaillé et des actions de sobriété ont été listées pour la mise en œuvre prévue dans les prochaines semaines. Parminelles, la réduction de la température de l’eau à 55 degrés, sauf à la cantine scolaire, l’installation de thermostats et de dispositifs de coupure, la baisse des températures de consigne.

La commune invite les usagers des bâtiments publics à veiller à l’extinction des éclairages après utilisation.

Pour associer le public à la démarche, l’association Heol tiendra, le 29 novembre à 18 h, à la salle Steredenn de Lanmeur, une réunion publique pour donner des conseils de sobriété énergétique.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-le-plan-de-sobriete-energetique-communal-est-etabli-95b946ec-6457-11ed-b9b2-4ec06c82bb98

 

Route du Rhum. Des huîtres de Plougrescant pour Guirec Soudée

Guirec Soudée a repris du vent sur la Route du rhum. Le skipper aventurier en a profité pour déguster des huîtres de Plougrescant à bord. 

Au sud des Açores, Guirec Soudée a dégusté quelques huîtres de Plougrescant.

Au sud des Açores, Guirec Soudée a dégusté quelques huîtres de Plougrescant. ©Guirec Soudée adventure

Par Christophe Ganne Publié le  

Avec un vent de face, des tempêtes et des manoeuvres musclées, à bord de Freelance.com, Guirec Soudée n’a pas chômé ces derniers jours.

Pas d’escale

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https://actu.fr/bretagne/plougrescant_22218/route-du-rhum-des-huitres-de-plougrescant-pour-guirec-soudee_55287479.html

 

Ouest-France

Lanmeur. Heol donnera des astuces pour passer l’hiver

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Mettre un couvercle sur ses casseroles participe à réduire sa facture de gaz ou d’électricité.

Mettre un couvercle sur ses casseroles participe à réduire sa facture de gaz ou d’électricité. | OUEST-FRANCE

Les habitants doivent désormais mettre la main à la pâte pour réduire leur consommation d’énergie, notamment en « multipliant les petits gestes du quotidien ». Mais ces « écogestes » ont-ils un impact réel sur la facture des ménages ?

C’est ce que tenteront d’expliquer, Gaëtan Le Bretton, chargé de mission énergie-climat, et Nolwen Ragel, chargée de mission énergie et précarité chez Heol, l’agence locale de l’énergie du pays de Morlaix. Ils évoqueront des solutions sur comment faire des économies d’énergie dans son logement.

Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, le coût moyen de l’énergie pour un ménage chaque année ne représente pas moins de 2 690 € (carburant compris), soit près de 8,3 % de son budget annuel. À lui seul, le logement compte pour 59 % de ces dépenses.

« La température à 19 °C est complexe en Bretagne »

De nombreux gaspillages alourdissent la facture. Selon Heol, « La température à 19 °C dans un logement est complexe en Bretagne, où le taux d’humidité est important. Il faut a minima une bonne ventilation », conseillent-ils. Gaëtan Le Bretton cite aussi le congélateur « qui, avec 1 cm de givre, entraîne 25 % de consommation de plus ».

Régler son ballon d’eau chaude à 55 °C et éteindre le wifi, sont autant de petits gestes qui contribueront à alléger sa facture.

Mardi 29 novembre, à 18 h 30, à la salle Steredenn. Ouvert à tous.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/heol-donnera-des-astuces-pour-passer-lhiver-a78d1b40-6688-11ed-a0f1-14d507de2988

 

Ouest-France

Morlaix. Le surcoût énergétique impacte d’ores et déjà le budget 2022 de la mairie

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Le conseil municipal de Morlaix (Finistère) s’est réuni ce jeudi 17 novembre 2022. Au menu du jour, des modifications budgétaires, notamment pour faire face aux surcoûts énergétiques. 516 600 € ont notamment été inscrits spécifiquement pour les prix du gaz, pour le centre communal d’action sociale, le foyer jeune travailleur ou encore la cuisine centrale.

226 600 € ont été octroyés pour combler les déficits attendus de l’Ehpad de Morlaix (Finistère) ainsi que pour le foyer des jeunes travailleurs.

226 600 € ont été octroyés pour combler les déficits attendus de l’Ehpad de Morlaix (Finistère) ainsi que pour le foyer des jeunes travailleurs. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« Les surcoûts énergétiques sont notables », a annoncé le maire, Jean-Paul Vermot, lors du conseil municipal de Morlaix (Finistère) de ce jeudi 17 novembre 2022. Et ils marquent d’ores et déjà le budget de l’année 2022.

Quelle enveloppe globale a été votée pour les dépenses de fonctionnement ?

919 300 €. La cause ? La facture du gaz et de l’électricité qui a sacrément gonflé.

Les surcoûts énergétiques marquent déjà le budget 2022 de la Ville de Morlaix. En 2023, la situation devrait s’aggraver. | OUEST-FRANCE

Qu’est-ce qui est directement lié aux hausses des prix de l’énergie ?

200 000 €, rajoutés pour faire face à l’augmentation globale du prix du gaz, en fin d’année. Une subvention supplémentaire de 226 600 € a été octroyée pour combler les déficits attendus de l’Ehpad, dont la facture de gaz est passée de 25 000 à 85 000 €, ainsi que pour le foyer des jeunes travailleurs.

Enfin, une subvention de 90 000 € a été inscrite pour la cuisine centrale pour les mêmes raisons, additionnées à l’augmentation des prix pour l’achat des produits alimentaires et de maintenance des installations frigorifiques. « La facture risque d’être encore plus lourde pour 2023 », prévient Ismaël Dupont, le premier adjoint et adjoint aux finances.

De quels leviers dispose la mairie ?

« Nous avons inscrit des nouvelles recettes de fonctionnement pour assurer l’équilibre », poursuit Ismaël Dupont. Parmi cela, une potentielle aide venant de l’État, qui a mis en place un « filet de sécurité inflation ».

La Ville serait éligible à une enveloppe de 647 563 €. Mais il y a un hic : « On ignore comment le calcul a été fait. Nous échangeons avec Bercy, qui est incapable de nous fournir une réponse à l’heure actuelle. On ne sait pas encore si on peut inscrire cette somme en l’état dans notre budget. C’est trop risqué tant que nous ne sommes pas sûrs, car nous ne pourrons pas rembourser cette somme si elle a été mal dimensionnée », justifie Jean-Paul Vermot.

La mairie prévoit-elle des économies ?

C’est déjà le cas, avec une réduction de l’éclairage public, qui permet de gagner 60 %. La température des bassins de la piscine municipale a été baissée à 26 °C au lieu des 27 °C habituels.

Catherine Tréanton, adjointe aux affaires sociales, a précisé qu’il n’y aurait pas de changement notable au sein de l’Ehpad de La Boissière. « L’Agence régionale de santé rappelle que la température intérieure doit rester autour des 23 °C. »

Sur quoi l’opposition a-t-elle réagi ?

Georges Aurégan a tiqué sur la décision du déplacement à l’étranger de quatre élus en Cisjordanie. « En période de sobriété, je ne suis pas sûr que ce type de déplacement soit justifié. » Morlaix Communauté a été sélectionnée dans le cadre de l’appel à projets franco-palestinien du ministère des Affaires étrangères, sur la thématique de l’eau au camp de Jalazone. Pas de problème pour Jean-Paul Vermot : « Aucun frais n’est supporté par la Ville de Morlaix. Le ministère prend en charge la moitié du prix des billets d’avion et les dépenses liées sur place sont également payées. La mission globale ne revient qu’à 1 075 € à l’intercommunalité. »

Pas assez convaincant pour l’autre élu de l’opposition, Serge Moullec, qui s’est abstenu lors du vote.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-le-surcout-energetique-impacte-d-ores-et-deja-le-budget-2022-de-la-mairie-a4874768-6697-11ed-9c6a-75ffb43b0cc7

 

Ouest-France

Saint-Thégonnec. « La confiance est rompue , la maire retire les délégations de son premier adjoint

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Lors du conseil municipal du mercredi 16 novembre 2022, la maire de Saint-Thégonnec Loc-Eguiner (Finistère) Solange Creignou a retiré toutes ses délégations à Stéphane Lozdowski.

Solange Creignou a retiré toutes ses délégations à Stéphane Lozdowski​ lors du conseil municipal du mercredi 16 novembre 2022.

Solange Creignou a retiré toutes ses délégations à Stéphane Lozdowski​ lors du conseil municipal du mercredi 16 novembre 2022. | GOOGLE STREET MAP

Par décision collective et la perte de confiance, la décision de retrait de ses délégations au premier adjoint Stéphane Lozdowski, a été décidée par arrêté du 4 novembre 2022 après des propos inadmissibles envers un autre adjoint. Je ne remets pas en cause la qualité de ton travail mais je n’admets pas que l’on puisse parler de manière diffamatoire d’un autre élu. Je me sens trahie, c’est un énorme gâchis. De plus, j’estime que le maire doit être mis au courant des décisions qui peuvent impacter la vie des agents de la commune. La confiance est rompue.

« Cette décision est un choc terrible pour moi »

C’est avec ces arguments que la maire de Saint-Thégonnec Loc-Eguiner, Solange Creignou, a motivé sa décision de retirer mercredi 16 novembre 2022 au soir, lors du conseil municipal, ses délégations au premier adjoint Stéphane Lozdowski.

Celui-ci a déclaré : Cette décision est un choc terrible pour moi. Je tiens à exprimer mon incompréhension face à cette décision. J’ai donné 15 ans de ma vie à la commune au détriment de ma vie personnelle et professionnelle.

Le dossier de renouvellement de délégation de service publique du centre de jeunesse Ti Glas aurait pu être à l’origine de l’incident. Ce dossier est classé sans suite pour éviter tout risque juridique et la procédure est relancée de zéro en raison de liens de proximité de certains élus avec la structure », ​déclare Solange Creignou.

La maire a sollicité un vote de confiance de son conseil municipal qui a été adopté à l’unanimité, moins une voix.

Contactée après la séance, Solange Creignou maintient sa position. Stéphane Lozdowski, lui, indique : « Je n’envisage pas de démissionner. » Il estime qu’il n’a « rien à se reprocher ». Stéphane Lozdowski est démis de ses fonctions de premier adjoint. Mais il reste conseiller municipal à Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner et conseiller délégué pour l’habitat et les gens du voyage auprès de Morlaix Communauté.

Un nouveau premier adjoint

L’ancien adjoint à la voirie, Yvon Pouliquen, a été désigné premier adjoint et le conseiller Hervé Guevel a été, lui, désigné pour le remplacer.

Financement projets communaux

Fond de coopération pour l’investissement des communes auprès de Morlaix Communauté, une part fixe de 100 000 € et 129 000 € sont alloués à la commune pour l’accompagnement de ses projets.

Subventions

Une subvention de 1 400 € est allouée à l’association Sauvegarde du patrimoine religieux en vie (Sprev) pour la présence des guides dans l’enclos paroissial durant l’été.

Une subvention de 500 € sera débloquée pour la participation de l’association des Trotteurs de la Penzé aux animations du pardon de la commune.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-thegonnec-loc-eguiner-29410/saint-thegonnec-la-confiance-est-rompue-la-maire-retire-les-delegations-de-son-premier-adjoint-7540df06-6655-11ed-a0f1-14d507de2988

 

Ouest-France

À Saint-Pol-de-Léon, les pompiers maîtrisent un incendie dans la cathédrale

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Un incendie s’est déclaré dans la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon (Finistère), jeudi 17 novembre 2022. Des chaises ont été incendiées. Sur place, treize sapeurs-pompiers ont été mobilisés.

Un début d’incendie s’est déclaré dans la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon (Finistère), jeudi 17 novembre 2022.

Un début d’incendie s’est déclaré dans la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon (Finistère), jeudi 17 novembre 2022. | OUEST-FRANCE

Les pompiers ont maîtrisé un début d’incendie dans la cathédrale Saint-Paul-Aurélien de Saint-Pol-de-Léon (Finistère), jeudi 17 novembre 2022, vers 17 h 30.

Des chaises incendiées avec des cierges

D’après les premiers éléments, une dizaine de chaises auraient été incendiées, avec des cierges, provoquant d’importantes fumées. Selon le maire de la commune, Stéphane Cloarec, l’incident semblerait « volontaire ». Aucun blessé n’est à déplorer.

La cathédrale n’a pas été dégradée dans l’incendie, et sera rouverte au public « dès demain, vendredi 18 novembre », indique l’édile.

Sur place, les flammes ont été éteintes par treize sapeurs pompiers. La gendarmerie a également été mobilisée.

Stéphane Cloarec annonce qu’il va « porter plainte, la cathédrale appartenant à la commune ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-pol-de-leon-29250/a-saint-pol-de-leon-les-pompiers-maitrisent-un-incendie-dans-la-cathedrale-5b883f3e-669e-11ed-9c6a-75ffb43b0cc7

 

Ouest-France

Landunvez. Les élus écologistes du Conseil départemental contre la décision du préfet

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Pauline Louis-Joseph-Dogué et Barthélémy Gonella ont fait savoir leur opposition à la validation, par le préfet, de l’extension de la porcherie Avel-Vor de Landunvez (Finistère).

La « mégaporcherie » Avel Vor est située dans la commune de Landunvez (Finistère).

La « mégaporcherie » Avel Vor est située dans la commune de Landunvez (Finistère). | OUEST FRANCE

Pauline Louis-Joseph-Dogué et Barthélémy Gonella, élus écologistes au Conseil départemental sous la bannière « Finistère d’Avenir » réagissent à la validation, par la préfecture, de l’extension de la méga-porcherie de Landunvez (Finistère). Décision prise après consultation du Coderst (Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques), au sein duquel siègent des élus de l’assemblée départementale.

« Une fois de plus, les intérêts économiques des géants de l’industrie agroalimentaire priment sur l’impact environnemental et sanitaire de ces installations, les scientifiques ayant établi le lien de causalité avec les invasions d’algues vertes », écrivent-ils.

Ils ajoutent : « Il est temps de prendre la mesure des décisions politiques qui sont prises et qui impactent l’environnement sur notre territoire et au-delà. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/landunvez-29840/landunvez-les-elus-ecologistes-du-conseil-departemental-contre-la-decision-du-prefet-50c3a7a2-6697-11ed-9c6a-75ffb43b0cc7

 

Ouest-France

La maire de Tréflez perd ses délégations au conseil de Haut-Léon Communauté

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Suite au vote concernant le retrait ou non de Tréflez de l’intercommunalité, auquel les habitants avaient majoritairement opté pour le « non », le président de Haut-Léon Communauté (Finistère) a pris la décision, mercredi 16 novembre 2022, de supprimer les délégations de la maire de Tréflez, qui reste donc vice-présidente.

Une consultation citoyenne était organisée à Tréflez (Finistère) dimanche 23 octobre 2022, pour recueillir l’avis des habitants sur une potentielle sortie du Haut-Léon Communauté.

Une consultation citoyenne était organisée à Tréflez (Finistère) dimanche 23 octobre 2022, pour recueillir l’avis des habitants sur une potentielle sortie du Haut-Léon Communauté. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le 3 juin 2022, Anne Bescond, maire de Tréflez (Finistère), avait annoncé, en conseil municipal, son souhait de voir sa commune quitter Haut-Léon Communauté au profit de celle de Lesneven Côte des Légendes. Le sujet avait été remis sur la table lors du conseil communautaire du 29 juin, sans ambiguïté.

À lire aussi : Tréflez. Pour ou contre la sortie du Haut-Léon communauté ? Les habitants votent « non »

Tréflez reste dans l’intercommunalité du Haut-Léon

Lors de la consultation de la population, le samedi 22 octobre 2022, la maire de Tréflez a pris note du refus de ses concitoyens à changer de cap. Retour donc à la situation initiale.

En préambule du conseil communautaire du 16 novembre 2022, le président Jacques Edern a notifié son positionnement. J’ai pris la décision de retirer ses délégations à Anne Bescond, comme je peux le faire. La maire de Tréflez n’a pas présenté sa démission de la vice-présidence, comme il lui était demandé. Je suis dans l’acceptation de la décision prise. Ne pas oser, c’est perdre son âme. Si je devais recommencer, je le ferais.Il lui reste une voix au bureau des maires et comme vice-présidente.

Des changements dans les Plans locaux d’urbanisme

Les conseillers communautaires d’Haut-Léon Communauté ont voté, mercredi 16 novembre 2022, plusieurs résolutions ayant trait à des modifications du Plan local d’urbanisme. Cela est le cas dans la commune de Saint-Pol-de-Léon, dans le secteur de Mézarc’hant, pour permettre l’accueil de la brigade Finistère Nord de la gendarmerie maritime (logements et bureaux) et d’un ou deux équipements d’intérêt général et collectif, ainsi qu’une opération d’habitat locatif social et d’accession à la propriété.

Une modification est aussi apportée à l’île de Batz et son projet d’implantation d’un terrain multisport et pour l’agrandissement des installations de la station d’épuration. Mais aussi pour la commune de Roscoff et son projet de construction à la gare, dans le quartier nord.

Le conseil en bref

L’expérimentation de télétravail sur six mois a donné des résultats. La poursuite du dispositif est adoptée pour certains employés. Lesquels seront aussi indemnisés au titre du plan solidarité énergie.

Dans le cadre du déploiement de territoire d’excellence nautique, le directeur du centre nautique de Plouescat est retenu pour tenir un rôle auprès des communes, à raison de 200 heures de délégation sur l’ensemble du territoire, pour l’année. Une charge de 50 % pour HLC et de 50 % pour les communes.

Environ 500 000 € sont alloués au développement de la lecture publique pour l’ensemble du territoire, dont 75 % subventionnés.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/cleder-29233/les-elus-de-haut-leon-communaute-se-penchent-sur-le-statut-de-la-maire-de-treflez-960429ee-6661-11ed-a0f1-14d507de2988

 

Ouest-France

Au Forum Blue Cluster à Roscoff, « c’est le futur des algues qui sera présenté »

Publié le Sarah HUMBERT

Faire des emballages avec, les manger… Le 29 novembre à Roscoff (Finistère), la station biologique accueille le Forum Blue Cluster, qui est cette année dédié à l’utilisation des algues dans l’industrie agroalimentaire. Explications.

Ici, une algue Alaria esculenta que l’on trouve à Ouessant (Finistère).

Ici, une algue Alaria esculenta que l’on trouve à Ouessant (Finistère). | AURÉLIEN BAUD

« L’idée, c’est de mettre tous les acteurs autour de la table et valoriser toutes les initiatives qui existent », explique Pauline Bénéat, responsable communication pour le Pôle Mer Bretagne Atlantique (PMBA).

Mardi 29 novembre 2022, la station biologique de Roscoff (Finistère), va accueillir le Forum Blue Cluster, organisé par le PMBA, dédié aux biotechnologies bleues, avec pour thème Les biotechnologies bleues au service d’une industrie agro alimentaire durable, de l’alimentation à l’emballage. Il s’agit de la 13e édition de l’événement et il fera cette année la belle part aux algues.

« Une solution pour nourrir la planète »

Lors du forum, « c’est un peu le futur des algues qui sera présenté », affirme la responsable communication. Et si, dans quelques années, les algues étaient plus présentes dans notre alimentation ? Et dans celle des animaux ? « On les voit comme une solution pour nourrir la planète, mais aussi, éviter le plastique dans les emballages, confirme Pauline Bénéat. On se demande aussi comment la faire accepter, car il y a une question culturelle autour de la consommation des algues. »

Tout au long de la journée, des conférences et tables rondes seront organisées, avec des chercheurs mais aussi des entreprises, de toute la France. La question des « opportunités de financement pour l’innovation bleue », sera également évoquée. « On va aussi échanger sur l’aspect juridique et économique de l’utilisation des algues. »

https://www.ouest-france.fr/mer/au-forum-blue-cluster-a-roscoff-c-est-le-futur-des-algues-qui-sera-presente-c4718f00-659f-11ed-99f7-ff635cefa28e

 

Le Diben jeudi 17 novembre 2022

Le livre « Baie de Morlaix. Bains de mer et villégiature, de la belle époque à nos jours » vient de paraître.

L’éditeur Skol Vreizh organise dans ses locaux, à la manufacture de Morlaix, 41 quai de Léon, une présentation de l’ouvrage, le mercredi 23 novembre à 10h00.

Baie de Morlaix – Bains de mer et villégiature de la Belle Époque à nos jours

Skol Vreizh était présent au 26eme salon du livre de Plesti-les-Grèves : Plestin Les Grèves 26eme Salon du Livre Dimanche 13 novembre 2022

 

Ouest-France

Tilleuls abattus à Trébeurden : la colère et les arguments des opposants

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Fallait-il couper l’allée de tilleuls à l’entrée du bourg route de Lannion à Trébeurden (Côtes-d’Armor) ? « Certainement pas », s’insurgent les défenseurs des arbres. « On ne pouvait pas faire autrement », répondent les représentants de la municipalité. Débat autour d’un abattage.

Claire Touzé et Yves-Marie Le Lay sur le site ou étaient plantés les tilleuls. Ils dénoncent « un véritable carnage ».

Claire Touzé et Yves-Marie Le Lay sur le site ou étaient plantés les tilleuls. Ils dénoncent « un véritable carnage ». | OUEST-FRANCE

Alors que 16 tilleuls ont été abattus fin octobre, route de Lannion, à Trébeurden (Côtes-d’Armor), l’amertume et la colère des défenseurs des arbres ne faiblissent pas.

Sur le site, Claire Touzé, du collectif qui s’est créé après l’abattage, et Yves-Marie Le Lay, président de l’association Sauvegarde du Trégor, ne mâchent pas leurs mots. Cet abattage est un véritable carnage et une atteinte à l’environnement, martèle Yves Marie Le Lay, qui n’a pas apprécié les prises de paroles de Bénédicte Boiron, maire de Trébeurden, estimant que l’émotion ne peut pas guider les travaux.

Le président de Sauvegarde du Trégor argumente : Nous sommes très contents d’avoir du cœur pour les arbres, surtout en ville : et cela n’empêche pas la raison.

Il y a quelques jours, Claire Touzé a été reçue en mairie, par Vincent Caous et Yannick Halna, respectivement employé municipal responsable de l’urbanisme et adjoint aux travaux. Elle assure que, quand elle a évoqué l’alignement des arbres, censé les protéger », ils lui ont répondu que cet alignement n’apparaissait pas au plan local d’urbanisme ».

Y avait-il moyen de faire autrement ?

Pour Yves-Marie Le Lay, la réponse n’est pas justifiée : il y a une hiérarchie des lois. L’article L350 du code de l’Environnement interdit l’abattage des arbres placés en alignement, sans arrêté préfectoral. La seule dérogation est dans le cadre d’un projet officiel, s’il n’y a pas moyen de faire autrement. Ce n’est pas le cas ici.

Autre reproche des opposants : L’abattage a été fait rapidement, en catimini. Personne n’a été prévenu, cela a empêché toute tentative pour arrêter le massacre. La raison des arbres malades est également rejetée. Une expertise a montré qu’il n’y en avait qu’un de malade. Et un arbre malade peut être soigné. Ce sont les travaux qui ont porté atteinte aux racines.

Lire aussi : La municipalité répond qu’elle n’a pas abattu les arbres pour le plaisir

Sur le fond, les deux défenseurs ne comprennent pas la volonté de certains élus d’abattre des arbres à une époque où, justement, on en a besoin, pour créer de l’ombre et réduire l’empreinte carbone.

Faisant référence à l’ouvrage de Francis Hallé, Du bon usage des arbres, ils reprennent le slogan en matière d’abattage : Éviter, réduire, compenser, ajoutant dix arbres de six mois replantés ne remplaceront jamais un arbre de 60 ans.

Conscients d’arriver trop tard pour cette fois, ils entendent agir pour l’avenir : Nous voulons faire comprendre aux élus que les arbres des villes ne sont pas leur propriété, mais celle des citoyens.Yves-Marie Le Lay annonce que son association va saisir le préfet, pour qu’il interpelle la maire de Trébeurden sur ce qui s’est passé.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/trebeurden-22560/tilleuls-abattus-a-trebeurden-la-colere-et-les-arguments-des-opposants-4a6793ae-65b7-11ed-8fed-8729a6fdeab0

 

Ouest-France

Le magasin Grand Frais ouvrira ses portes le 30 novembre près de Morlaix

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L’annonce de l’ouverture a été officialisée sur le site de la chaîne de produits alimentaires. Grand Frais ouvrira les portes de son enseigne de Saint-Martin-des-Champs (Finistère), le 30 novembre 2022. Un premier projet avait été retoqué en 2018, près de Decathlon.

Grand frais va finalement ouvrir son magasin route de Sainte-Sève, à Saint-Martin-des-Champs le 30 novembre 2022. Photo d’illustration.

Grand frais va finalement ouvrir son magasin route de Sainte-Sève, à Saint-Martin-des-Champs le 30 novembre 2022. Photo d’illustration. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

La date d’ouverture vient d’être officialisée par l’enseigne : le magasin Grand Frais de Saint-Martin-des-Champs (Finistère) accueillera ses premiers clients le 30 novembre 2022. La boutique sera route de Sainte-Sève, près de Conforama ou Noz, dans la zone du Binigou.

L’enseigne alimentaire avait fait parler d’elle en août 2018 quand, en commission départementale d’aménagement commercial (CDAC), un premier projet, près de Decathlon cette fois-ci, avait été massivement rejeté, par six voix contre et une abstention sur sept votants.

960 m² de surface alimentaire

François Hamon, maire de la commune, faisait partie des élus votants contre. Selon lui, ce commerce entre en concurrence directe avec les autres des centres-villes de Morlaix et de Saint-Martin-des-Champs. Sauf que cette fois-ci, on ne lui a pas demandé de s’exprimer. En effet, Grand Frais s’établit sur une surface d’environ 960 m². En dessous de 1 000 m², il n’y a pas eu besoin de CDAC.

https://www.ouest-france.fr/economie/commerce/le-magasin-grand-frais-ouvrira-ses-portes-le-30-novembre-pres-de-morlaix-2a7762bc-65d6-11ed-99f7-ff635cefa28e

 

Ouest-France

Guerlesquin. Plus de 300 œuvres sont à voir au Salon de la sculpture

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L’une des œuvres aquatiques de Sylvain Perouze exposée au salon de la sculpture.

L’une des œuvres aquatiques de Sylvain Perouze exposée au salon de la sculpture. | OUEST-FRANCE

Le 7e Salon de la sculpture a ouvert ses portes début octobre. Installé sous les halles, il accueille le public jusqu’au 3 décembre.

Cette exposition, créée en 2016 sous l’impulsion du peintre botsorhélois, Gilbert Jullien, vise « à réunir ensemble artistes professionnels et amateurs ». Pour cette 7e édition, ils sont 89 artistes venant de toute la Bretagne et d’ailleurs venus pour exposer au total 344 œuvres.

Un espace est spécialement réservé aux artistes amateurs des clubs de Brest et Henvic. La palette artistique, très riche, n’exclut aucun mode d’expression et d’emploi de matériau : bois, métal, pierre, fils de fer, céramique, l’œil du visiteur capte une multitude de formes, qui se disputant une belle originalité.

Le salon est ouvert tous les jours de 14 h à 18 h. L’exposition est gratuite. Et avant de franchir le seuil, la sculpture monumentale de 3,50 m de Jacques Beydon, est installée devant les halles.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guerlesquin-29650/plus-de-300-uvres-sont-a-voir-au-salon-de-la-sculpture-a9136371-24fb-49a4-b20d-6e19d71ed085

 

Ouest-France

Morlaix. Les calligraphies de Mohammed Idali à La Virgule

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Mohammed Idali, peintre calligraphe.

Mohammed Idali, peintre calligraphe. | OUEST-FRANCE

Peintre, poète et amateur de théâtre, illustrateur, Mohammed Idali expose ses tableaux à La Virgule dans le cadre d’une exposition intitulée « Traces ». Passionné par la calligraphie depuis son enfance, l’artiste d’origine marocaine et installé à Ploujean, pose l’écriture arabe sur des supports divers comme le carton, la céramique, le papyrus, l’écorce, le bois. « C’est un travail sur les textes d’anciens auteurs comme le poète Kawali qui décrit la beauté. Il y a aussi le poète marocain contemporain Azrikaji, dont la poésie est une forme de peinture. »

Mohhamed Idali recherche la perfection du geste et du tracé de chaque lettre dans l’espoir d’atteindre une belle harmonie. Ainsi, son vocabulaire graphique explose dans une abstraction généreuse, colorée et, vivante.

L’exposition est visible jusqu’au 23 décembre, à La Virgule, au 9, rue de Paris. Mardi 20 décembre, à 18 h 30, Mohammed Idali et le musicien Samir Aouad présenteront un concert calligraphié. Tél. 02 98 19 19 09.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/les-calligraphies-de-mohammed-idali-a-la-virgule-ebd54fa8-b977-469f-ac0c-9e091511193e

 

Ouest-France

Locquénolé. Le chantier de l’ancien presbytère va être lancé

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L’avancée du chantier de l’ancien presbytère

Le principal sujet à l’ordre du jour du conseil municipal de mardi, concernait l’attribution du marché du presbytère, qui comprend neuf lots. Après un appel d’offres, les propositions reçues pour les lots se chiffrent à 390 034 €.

Comme l’a indiqué Pascal Lecomte, le premier adjoint qui présidait la séance, le chantier consiste en  la rénovation et extension de l’ancien presbytère pour le transformer en deux logements sociaux, un T4/T5 et un T3 accessible pour les personnes à mobilité réduite .

Idéalement placé au centre bourg, non loin de l’école, le projet a pour objet de répondre à la demande de familles avec enfants. La mairie a été autorisée à signer les marchés de travaux.

Lors du conseil municipal du 12 octobre, la commune a sollicité, pour son financement, le fond de concours 2022-2026 de Morlaix Communauté qui pourrait atteindre au maximum, en l’espèce, la somme de 105 055 €.

Délestage automatique de l’éclairage public

Le conseil municipal, considérant que  la consommation d’électricité s’annonce tendue cet hiver et qu’à certaines heures, l’éclairage public ne constitue pas une nécessité absolue , a décidé, à l’unanimité, d’accepter les éventuels délestages automatiques des armoires de commande de l’éclairage public.  Ces extinctions automatiques ne seront appliquées qu’en cas de pic de consommation, principalement entre 18 h et 20 h, et uniquement dans les endroits de la commune où la réduction de l’éclairage public ne porte pas atteinte à la sécurité sur le domaine public , a précisé le premier adjoint.

Le système EcoWatt fonctionne comme une météo de l’électricité, en temps réel, sur le niveau de consommation des Français, qu’ils soient particuliers, entreprises ou collectivités.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/locquenole-29670/le-chantier-de-lancien-presbytere-va-etre-lance-7d4547be-658d-11ed-8fed-8729a6fdeab0

 

Ouest-France

Morlaix aura sa toute première Marche des fiertés en mai 2023

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Après Brest et Quimper, Morlaix (Finistère) aussi va accueillir sa toute première Marche des fiertés, le 27 mai 2023. Elle est en cours de préparation par la jeune association Queers uni.e.s de Bretagne (QUB). Une manifestation qui sera avant tout revendicative pour les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres ou intersexes. Avant cela, QUB prévoit plusieurs animations avant la fin de l’année.

La toute première Marche des fiertés de Quimper avait accueilli environ 2 500 personnes, en 2022. Morlaix devrait accueillir la sienne le 27 mai 2023.

La toute première Marche des fiertés de Quimper avait accueilli environ 2 500 personnes, en 2022. Morlaix devrait accueillir la sienne le 27 mai 2023. | ARCHIVES VINCENT MOUCHEL/OUEST-FRANCE

« Nous avons arrêté la date et nous sommes en cours de conception de notre première marche des fiertés », annonce Laurane, secrétaire de la toute jeune association Queers uni.e.s de Bretagne (QUB).

Après celles de Brest et Quimper, qui avaient réuni environ 5 500 personnes en 2022, Morlaix (Finistère) accueillera son propre événement le 27 mai 2023. « La clé de son bon déroulé, c’est la sécurité : nous nous concentrons vraiment sur cet aspect, poursuit la secrétaire. Et ce n’est pas l’ouverture des festivités estivales mais bien un moment de revendications. Nous allons rappeler les discriminations que vivent les personnes LGBTQIA + [Lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, queers, intersexes, asexuelles] du pays de Morlaix. »

Parmi les revendications, les difficultés administratives, ou encore demander « l’arrêt immédiat des opérations chirurgicales sur les enfants intersexes ». D’autres surprises seront au rendez-vous. « Nous sommes en contact avec tous nos partenaires et nous invitons les syndicats, les associations, les services de police ou la mairie à participer à nos réunions d’organisation. »

Une toute nouvelle association

La QUB est donc est née du collectif morlaisien LGBTQIA +. « Nous avions une demande assez forte de sensibilisation et d’accueil de personnes LGBTQIA + et en particulier transgenre. C’est ce qui est ressorti de nos groupes de parole », ajoute Laurane.

L’association travaille ainsi avec des structures de jeunesse, sociales ou médico-sociales. Les bénévoles se chargent d’écouter les personnes et leur vécu, de les informer et de les orienter vers les structures adaptées à leurs besoins ou leurs démarches.

La QUB a prévu plusieurs événements dans le cadre du Festisol. Dont une exposition en quatre parties consacrée aux genres, du 18 novembre au 4 décembre 2022 au Carré d’As, puis les 6 et 7 décembre à la salle Cornic, à la mairie.

Contact : 06 14 82 23 97 ; ou par mail à : lgbtqi.mx@gmail.com

https://www.ouest-france.fr/societe/lgbt/morlaix-aura-sa-toute-premiere-marche-des-fiertes-en-mai-2023-d581cf78-65b6-11ed-99f7-ff635cefa28e

 

Ouest-France

Grippe aviaire. Un deuxième foyer a été détecté dans un nouvel élevage de Taulé

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Un premier élevage de poules pondeuses a été abattu à Taulé (Finistère), samedi 12 novembre 2022. Mardi 15 novembre, un second éleveur de la commune a constaté de la mortalité parmi ses bêtes. La population sera totalement abattue d’ici jeudi 17 novembre 2022.

Un second élevage de volailles de Taulé a détecté de la grippe aviaire, ce mardi 15 novembre 2022. 

Un second élevage de volailles de Taulé a détecté de la grippe aviaire, ce mardi 15 novembre 2022.  | ARCHIVES OUEST FRANCE

Un deuxième foyer de grippe aviaire a été constaté dans un élevage de volailles de Taulé, près de Morlaix (Finistère). Une information du Télégramme confirmée par le maire de Taulé, Gilles Créach.

« L’éleveur a constaté de la mortalité chez ses bêtes mardi 15 novembre au matin, précise l’édile. C’était bien la grippe aviaire, véhiculée par l’air. Je remercie d’ailleurs son efficacité exemplaire car il a prévenu les autres éleveurs qui se trouvaient dans un périmètre de trois kilomètres ainsi que les services de la DDTM [Direction départementale des territoires et de la mer]. »

Transmise par l’air

Quelques milliers de volailles devraient être abattues entre ce mercredi 16 et jeudi 17 novembre 2022. La mairie a pris un arrêté pour fermer l’exploitation et restreindre son accès uniquement aux services vétérinaires pour limiter au maximum la propagation du virus.

« Ça dépend aussi beaucoup des sens du vent, s’il avait été en direction de la mer, ça aurait pu se contenir. » Le temps d’incubation de la grippe aviaire est de 48 heures.

Un premier foyer découvert ce week-end

Un premier foyer, avec des poules pondeuses, avait été découvert samedi 12 novembre 2022, dans la même commune. Cela avait également mené à « l’abattage préventif de l’élevage concerné dans la journée », explique la préfecture du Finistère sur son site internet. Après cela, une zone réglementée de protection, avec mesures de biosécurité renforcées et des restrictions de mouvement dans les élevages avicoles, a été mise en place.

Au 11 novembre, le département comptait « 52 foyers en élevage ont été confirmés depuis le 1er août dernier. »

https://www.ouest-france.fr/sante/grippe-aviaire/grippe-aviaire-un-deuxieme-foyer-a-ete-detecte-dans-un-nouvel-elevage-de-taule-d50cbdee-65c7-11ed-99f7-ff635cefa28e

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor. André Ollivro et Yves-Marie Le Lay veulent être reconnus « experts en algues vertes »

Publié le Anne-Lyse RENAUT

Ils sont tous les deux des piliers de la lutte contre les algues vertes en Bretagne. Désormais, André Ollivro et Yves-Marie Le Lay souhaitent devenir « citoyens experts » en algues et marées vertes.

André Ollivro et Yves-Marie Le Lay souhaitent devenir experts en algues et marées vertes pour qu’ils puissent, par exemple, être convoqués par le tribunal et « apporter leurs compétences » lors d’une action en justice.

André Ollivro et Yves-Marie Le Lay souhaitent devenir experts en algues et marées vertes pour qu’ils puissent, par exemple, être convoqués par le tribunal et « apporter leurs compétences » lors d’une action en justice. | OUEST-FRANCE

Vingt ans de combats incessants. André Ollivro et Yves-Marie Le Lay sont deux figures de proue de la lutte contre les algues vertes en Bretagne, et plus particulièrement dans les Côtes-d’Armor.

Ce mercredi 16 novembre 2022, lors d’un point presse organisé à la salle des associations de Pommeret (Côtes-d’Armor), les deux Bretons, connus pour leurs associations (Sauvegarde du Trégor-Goëlo Penthièvre et Haltes aux marées vertes) ont présenté la lettre qu’ils ont envoyée, le 9 novembre 2022, au président du tribunal administratif de Rennes pour être reconnus experts en algues et marées vertes. Et ainsi, être sollicités par le tribunal pour toute affaire instruite concernant les algues vertes ».

Lire aussi : André Ollivro, le « Che des Grèves » en lutte contre les algues vertes

« Nos expertises ne sont pas prises en compte »

Une impuissance ​face à la justice qu’ils ont vécue en se rendant à Rennes, le 27 octobre 2022 à l’occasion de l’audience au tribunal administratif demandée par la famille de Jean-René Auffray, un joggeur retrouvé mort dans des algues en putréfaction, à Hillion, en 2016.

Lors de l’audience, le rapporteur public a considéré qu’il fallait la présence d’algues vertes pour qu’il y ait un danger d’intoxication. Mais ce n’est pas vrai, indique Yves-Marie Le Lay. Il poursuit en expliquant que quelques jours (même plusieurs mois) après les échouages d’algues vertes, des résidus toxiques noirâtrespeuvent rester enfouis dans la vase.

Lire aussi : À Guingamp, Yves-Marie Le Lay présente son nouveau livre contre les algues vertes

Ainsi, l’absence d’algues vertes n’est pas la preuve de l’absence d’hydrogène sulfuré​. Et de poursuivre : D’ailleurs ce gaz toxique avait déjà été identifié par nous-même deux jours après le décès ​de Jean-René Auffray. Nous sommes sur le terrain et nos expertises ne sont pas prises en compte , se désolent les deux hommes.

En parallèle, André Ollivro et Yves-Marie Le Lay vont également créer une nouvelle association baptisée Défense des victimes des marées vertes. L’idée est de se centrer sur les victimes des marées vertes et d’avoir du poids juridique. ​Leur premier travail va être de recueillir des plaintes, expliquent-ils.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/hillion-22120/cotes-d-armor-andre-ollivro-et-yves-marie-le-lay-veulent-etre-reconnus-experts-en-algues-vertes-a94f2226-65ab-11ed-9023-3db2565e335c

 

Ouest-France

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF sera à Morlaix le 5 décembre

Publié le

Fabien Roussel est le secrétaire national du Parti communiste français et député du Nord (59).

Fabien Roussel est le secrétaire national du Parti communiste français et député du Nord (59). | DANIEL FOURAY / ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel sera à Morlaix (Finistère), lundi 5 décembre 2022. Son programme définitif n’est pas encore connu, mais une rencontre avec des militants devrait avoir lieu, ainsi qu’une table ronde sur les questions de mobilités et de transports en Bretagne et en Finistère.

Une réunion publique prévue

Enfin, une réunion publique se tiendra, de 19 h à 21 h au Roudour, à Saint-Martin-des-Champs, avec des échanges sous forme de questions-réponses.

Il s’agit de la seule étape bretonne du député et candidat à l’élection présidentielle en 2022, dans le cadre de son tour de France du moment, entre octobre 2022 et avril 2023.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/fabien-roussel-secretaire-national-du-pcf-sera-a-morlaix-le-5-decembre-7b15ce7c-6584-11ed-99f7-ff635cefa28e

 

Ouest-France

Maraîchers bios, ils sont installés depuis un an et cultivent 50 sortes de légumes à Plougasnou

Publié le

Charlotte Tisserand et Victor Bouvard sont installés en 2021, depuis un an, et produisent 50 sortes de légumes en circuit court dans leur ferme bio, à Plougasnou (Finistère).

Charlotte Tisserand et Victor Bouvard devant leurs tunnels avec leur grelinette, un des outils de base du maraîcher.

Charlotte Tisserand et Victor Bouvard devant leurs tunnels avec leur grelinette, un des outils de base du maraîcher. | OUEST-FRANCE

Après des études d’ingénieur agronome et une première expérience professionnelle, Charlotte Tisserand et Victor Bouvard ont acheté en 2021 la ferme des Champs Perchés route de Kersaint à Plougasnou (Finistère) et se sont lancés dans le maraîchage bio.

Je voulais être en contact avec la nature et être mon propre patron, dit Victor Bouvard. La création d’une exploitation maraîchère bio à taille humaine, un hectare produisant des légumes pour cent familles et faisant vivre deux personnes avec des ventes en circuit court, correspond à la contribution que nous souhaitons apporter à la société.

À lire aussi : En plein cœur des monts d’Arrée, ils ont relevé le défi de produire des fraises dans leur micro-ferme bio

Un modèle d’agriculture exigeant

Nous suivons le modèle de maraîchage bio intensif du québécois Jean-Martin Fortier, qui a remis d’actualité les pratiques en vigueur au XIXe siècle en Ile-de-France », confirme Charlotte Tisserand. Le sol n’est pas retourné mais amendé par compostage, recouvert de copeaux de bois et la parcelle est divisée en « planches » qui ont toujours la même taille. Aucun pesticide n’est utilisé.Nous n’avons pas besoin de tracteur et nous nous déplaçons à pied sur l’exploitation », continue Victor.

Le modèle requiert une planification et une organisation strictes pour semer, faire pousser et récolter les 50 sortes de légumes avec les meilleurs rendements possible et produire à chaque saison.Nous utilisons des logiciels d’aide disponibles Open Source, dit Charlotte. Il n’y a pas d’improvisation.

Une première saison positive

Nous avons installé nos six tunnels et fait nos premiers semis fin 2021 »,poursuit Victor. Pour arriver à produire avec la canicule de cet été, nous avons dû utiliser l’eau du réseau mais nous sommes en train d’installer des canalisations et une réserve pour recueillir l’eau de pluie et être autonomes dès l’année prochaine, annonce-t-il. Nous faisons nous-mêmes nos plants pour les prochains semis et notre certification bio est en cours.

La visite des tunnels commence par d’impressionnants pieds de haricots verts de plus de deux mètres, qui côtoient les dernières tomates et aubergines de la saison. À l’extérieur, des rangées de salades et de fenouil attendent la récolte. Charlotte et Victor montrent leur grelinette, une fourche à dents qu’ils ont fabriquée pour les semis, et les brouettes électriques qui transportent les charges.

Pratique : les produits de Charlotte et Victor sont disponibles sur place le samedi matin, au Panier d’Oanez à Plougasnou, à la ferme du Troglo à Plouezoc’h et en paniers, à la librairie café Les Déferlantes, place de Viarmes à Morlaix.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/maraichers-bios-ils-sont-installes-depuis-un-an-et-cultivent-50-sortes-de-legumes-a-plougasnou-eddbb96a-6464-11ed-b9b2-4ec06c82bb98

 

Ouest-France

Lannion. Des questions sur Anthénéa au conseil d’agglo : « L’entreprise paie ses loyers »

Publié le Renée-Laure EUZEN

Ce mardi 15 novembre, à l’occasion du conseil d’agglomération de Lannion-Trégor communauté, ​Françoise Le Men, élue de Lannion (Côtes-d’Armor) a questionné l’exécutif concernant Anthénéa, l’entreprise qui fabrique des maisons flottantes, et les dispositions qui lient l’entreprise à la collectivité.

Le démonstrateur d’Anthénéa, à Trébeurden. 

Le démonstrateur d’Anthénéa, à Trébeurden.  | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Annoncée pour l’ouverture de la coupe du monde au Qatar, la sortie de la première soucoupe flottante construite par la société Anthénéa dans l’usine de Nod-Huel à Lannion (Côtes-d’Armor), se fait attendre.

Dans les rangs de certains élus, réunis ce mardi à l’occasion du conseil communautaire, on s’interroge, d’autant que l’Agglo a financé les locaux pour la somme de 3,5 millions d’euros. Françoise Le Men, élue à Lannion, a profité d’une question en lien indirectement avec l’hôtel d’entreprises de Nod-Huel pour poser des questions très précises. « Y a-t-il un bail entre LTC (Lannion-Trégor communauté) et Anthénéa ? Depuis quand ? Pour quelle durée ? Y a-t-il un loyer fixé ? Est-il acquitté, ou y a-t-il eu exonération, et si oui, depuis quand et jusqu’à quand ? »

« Un produit nouveau »

Une salve qui n’a pas reçu beaucoup de réponses. Erven Léon, vice-président en charge de l’économie, a rappelé : Ce n’est pas la première fois que l’Agglo fait une telle opération dans le cadre du développement économique du territoire. Il y a un bail. Et jusqu’à aujourd’hui, l’entreprise paie ses loyers.

L’élu a défendu l’entreprise qui a un produit nouveau. Il lui faut du temps pour le mettre au point. Elle a un carnet de commandes qui va se renforcer ».Les réponses précises aux questions de Françoise Le Men, lui seront apportées, a-t-il assuré, par ailleurs.

Anthénéa, la société de Jacques-Antoine Cesbron, produit des maisons flottantes destinées à l’hôtellerie de luxe. Deux unités devaient sortir cette année, l’une pour le Qatar, l’autre pour Oman. Pour sortir les soucoupes, il sera nécessaire de couper trois arbres le long du quai Foch. Deux associations ont porté l’affaire en justice. Aucune date pour un transfert depuis le Léguer n’a été avancée à ce jour.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-des-questions-sur-anthenea-au-conseil-d-agglo-l-entreprise-paie-ses-loyers-44394aea-6594-11ed-99f7-ff635cefa28e

 

Ouest-France

Sur la base d’aéronautique navale de Landivisiau, les zones humides accueillent faune et flore

Publié le Sarah HUMBERT

Un inventaire des zones humides a été mené sur la base d’aéronautique navale de Landivisiau (Finistère). Ces zones abritent biodiversité, et fournissent également à quelques agriculteurs du secteur du fourrage pour leurs bêtes. Explications.

Des membres des syndicats de bassin de l’Elorn, et des eaux du Bas Léon étaient sur la base d’aéronautique navale de Landivisiau, avec le commandant de la BAN, Marc Moreau.

Des membres des syndicats de bassin de l’Elorn, et des eaux du Bas Léon étaient sur la base d’aéronautique navale de Landivisiau, avec le commandant de la BAN, Marc Moreau. | OUEST-FRANCE
Soudain, un lapin sautille dans l’herbe, fait gicler de l’eau. Cette scène n’a pas lieu dans une forêt, mais bien au sein de la base d’aéronautique navale (BAN) de Landivisiau (Finistère), depuis laquelle des avions de la Marine nationale s’envolent très régulièrement. Sur ses 370 hectares, environ, la BAN possède de grands espaces verts, qui accueillent une faune et une flore variées, mais aussi, « des zones humides », explique Nolwenn Le Gac, chargée de mission agriculture et zones humides pour le syndicat de bassin de l’Elorn.

La base d’aéronautique navale de Landivisiau compte près de 11 % de zones humides. | OUEST-FRANCE

41 hectares de zones humides sur la BAN

En 2019, pendant six jours, « entre fin avril et début juillet » des relevés ont été effectués sur le site par le syndicat de bassin de l’Elorn, en collaboration avec le Conservatoire national botanique de Brest et le Forum des marais atlantiques, pour réaliser un inventaire des zones humides sur place. Un travail qui n’avait jusqu’alors jamais été mené.

Les résultats ont été partagés, mardi 15 novembre 2022. Sur la BAN, on compte « 41 hectares de zones humides », détaille la chargée de mission. Sur ces zones, on retrouve « une biodiversité exceptionnelle », avec par exemple, des « prairies landicoles, qu’il y a aussi dans les monts d’Arrée, des orchidées tachetées… Ça présage d’une biodiversité intéressante au niveau des insectes pollinisateurs », relève la spécialiste.

Pour le syndicat de bassin de l’Elorn, il est important de savoir où sont les zones humides, car en plus d’être une réserve de biodiversité, elles facilitent le remplissage des nappes d’eau souterraine, soutiennent l’étiage, mais aussi, piègent le carbone.

Des agriculteurs, qui viennent faucher

Sur la BAN, ces zones permettent également à des agriculteurs, « de faucher, pour avoir un fourrage pauvre, qui convient bien aux génisses », décrit Patrick Picart, agriculteur à Bodilis, qui fait du lait et du porc. Sur place, il coupe, en général en juillet, une parcelle de 12 hectares, soit 10 % de la surface totale de son exploitation, qui fait 120 hectares. Ainsi, il participe à la préservation la zone humide. Avant de faucher, « j’échange avec la BAN, pour savoir quand venir », détaille-t-il.

Sur la base, il arrive donc que non loin des Rafale Marine, des tracteurs s’activent.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/landivisiau-29400/sur-la-base-d-aeronautique-navale-de-landivisiau-les-zones-humides-accueillent-faune-et-flore-33a50cb0-6507-11ed-921e-4ba615c3f69c

 

Ouest-France

« Notre budget énergie est stable », avec l’énergie verte, Guimaëc espère être autonome d’ici 2026

Publié le

Le coût de la facture d’énergie de Guimaëc (Finistère) ne dépassera pas les 15 %, malgré l’augmentation des tarifs, à l’automne 2022. Avec les importants travaux d’isolation, l’installation de pompes à chaleur et surtout du solaire, les élus visent l’autoconsommation en 2026. Entretien.

Pierre Le Goff, maire, et ses adjoints en charge des bâtiments et de leur utilisation, André Nédelec et Jérémy Lainé, espèrent être autonomes en énergie, à la fin de leur mandat.

Pierre Le Goff, maire, et ses adjoints en charge des bâtiments et de leur utilisation, André Nédelec et Jérémy Lainé, espèrent être autonomes en énergie, à la fin de leur mandat. | OUEST-FRANCE

La commune de Guimaëc (Finistère) a déjà bien amorcé sa transition énergétique. En novembre 2022, les élus se projettent dans l’avenir et espèrent que Guimaëc sera autonome énergétiquement d’ici 2026. Pierre Le Goff, le maire, et ses adjoints en charge des bâtiments et de leur utilisation, André Nédelec et Jérémy Lainé, expliquent la particularité de la commune, qui lui permet de stabiliser son budget énergie.

Pourquoi la crise énergétique affecte-t-elle moins la commune de Guimaëc ?

Le maire du Parti socialiste, Pierre Le Goff, et ses adjoints, n’ont pas attendu les récents discours du gouvernement pour lancer Guimaëc sur la voie de la « sobriété énergétique ». Ils veulent même aller plus loin en faisant devenir leur commune indépendante grâce à sa propre production. « Déjà, nous bénéficions du bouclier énergétique plafonnant les hausses à 15 % pour les petites communes, les travaux réalisés depuis six ans comme l’arrêt du chauffage au gaz et au fioul dans les bâtiments et remplacé par des pompes à chaleur à la mairie, à la Maison des assistantes maternelles et à l’école, mais aussi les travaux d’isolation, la limitation de l’éclairage public avec une baisse de 60 %, nous ont permis de faire face à ces hausses », détaille Pierre Le Goff.

Quelles économies ont déjà été réalisées ?

Une baisse de 20 % a été enregistrée entre 2012 et 2020, estime Heol, l’agence locale de l’énergie qui accompagne la commune dans la réduction de ses consommations énergétiques et son impact carbone, depuis 2016. « On a fait des économies. Actuellement, nous consommons 86 000 kWh pour les bâtiments du bourg, en dépit des différentes augmentations, notre budget énergie est stable. » Il reste bien sûr des améliorations à apporter « comme la pose d’horloges pour contrôler le chauffage dans les salles de réunion, d’ampoules LED et le remplacement des radiateurs électriques à la cantine ».

La commune innove grâce au système d’autoconsommation collective…

Il s’agit d’un dispositif encadré par les textes législatifs et réglementaires. Il permet de partager de l’électricité produite localement, entre producteur(s) et consommateur(s) raccordés au réseau public de distribution. « Et ce dans un rayon de deux kilomètres, poursuit Pierre Le Goff. En 2023, cent cinquante panneaux solaires vont être posés sur les toitures de l’école maternelle, de la salle des fêtes et de la salle de sport. L’énergie produite servira en premier lieu pour la consommation des bâtiments. Nous serons alors autonomes à 40 %. Le projet, dont le budget s’élève à 65 000 €, peut bénéficier de subventions. L’installation est amortissable sur cinq ou six ans. »

À quand les 100 % d’autoconsommation ?

Les élus espèrent atteindre les 100 % d’autoconsommation en 2026, grâce aux énergies renouvelables. « Notre projet est de poursuivre avec l’installation d’une centrale photovoltaïque sur le terrain situé près de la salle de sport », précise l’élu, qui se réjouit, avec son équipe, d’avoir pu anticiper les hausses de l’énergie.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guimaec-29620/notre-budget-energie-est-stable-avec-l-energie-verte-guimaec-espere-etre-autonome-d-ici-2026-f265d0ec-64dc-11ed-a483-8dee2b125fb3

 

Ouest-France

Le ferry avait talonné près de Lorient : le licenciement du capitaine du Breizh Nevez annulé

Publié le

En février 2019, le navire à passagers qui assure la liaison Groix-Lorient avait talonné devant Port-Louis (Morbihan). Son capitaine avait été licencié par la Compagnie maritime Océane. Saisie, la justice a annulé ce licenciement, mardi 15 novembre.

Le Breizh Nevez 1, de la Compagnie Océane, a été mis en service en 2018.

Le Breizh Nevez 1, de la Compagnie Océane, a été mis en service en 2018. | THIERRY CREUX / ARCHIVES OUEST-FRANCE

Il en allait de l’honneur d’un capitaine. La cour administrative d’appel de Nantes l’a réhabilité. Mardi 15 novembre 2022, elle a annulé le licenciement d’Achille Martin-Gousset prononcé par la compagnie de transport maritime Océane, quelques semaines après le talonnage du navire à passagers Breizh Nevez I sur un rocher au sud de la citadelle de Port-Louis (Morbihan), le 19 février 2019, lors d’une rotation entre Lorient et Groix.

Lire aussi : Groix-Lorient. Le Breizh Nevez talonne une roche, 38 personnes évacuées

Pas de faute grave

La juridiction administrative d’appel écarte toute faute grave du marin, le « seul manquement établi avec certitude tenant à la présence d’un passager sur la passerelle en condition de nuit et par temps de brume, qui n’a pas eu de rôle contributif dans l’accident », lit-on dans la décision rendue hier.

Un accident probablement imputable à une avarie de barre, mais, selon la cour, pas au « courant traversier » que la compagnie reprochait à son salarié d’avoir ignoré ou à « l’impréparation » de la traversée. La décision pourrait ouvrir droit à une réintégration du capitaine, ou plus probablement à une indemnisation devant les Prud’Hommes.

Mais Achille Martin-Gousset se félicite surtout de la « reconnaissance de l’absence de faute dans la survenue de cet événement. […] Les passagers sont arrivés à destination avant même que la direction n’ait eu le temps d’activer sa cellule de crise ! », souligne-t-il.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lorient-56100/le-ferry-avait-talonne-pres-de-lorient-le-licenciement-du-capitaine-du-breizh-nevez-annule-9c93dffa-651e-11ed-aba0-e15ec39bff25

 

Ouest-France

Éolien flottant à Groix. Shell abandonne, pas la Bretagne

Publié le Charles JOSSE

La région Bretagne souhaite que le projet de trois éoliennes flottantes pilotes se transforme en un centre d’essais pour la production d’hydrogène vert.

Le projet Eolfi au large de Groix, repris par Shell en 2019, devait permettre d’expérimenter l’éolien flottant en France.

Le projet Eolfi au large de Groix, repris par Shell en 2019, devait permettre d’expérimenter l’éolien flottant en France. | EFGBI / NAVAL ENERGIES / MHI VESTAS

Les éoliennes flottantes ne doivent pas couler. C’est en tout cas le souhait de la région Bretagne après la confirmation, hier, de l’abandon du projet de ferme pilote au large de l’île de Groix (Morbihan) par son titulaire. Dans un communiqué, le groupe Shell et ses partenaires, CGN Energy et Banque des territoires, ont motivé leur retrait par le fait que « les conditions économiques ont été significativement modifiées » ​depuis leur reprise du projet en 2019, « remettant en cause sa viabilité économique »​.

D’autre part, sa valeur de pilote (trois turbines pour 28 mégawatts) est largement diminuée par l’attribution prochaine, dans les mêmes parages, d’un grand parc flottant de 250 MW, suivi bientôt de 500 MW supplémentaires (soixante éoliennes au total).

Mais abandon ne veut pas dire fin définitive, estime Daniel Cueff, vice-président de la région Bretagne en charge de la mer et du littoral. Il y voit même l’opportunité d’un nouveau départ, « pour produire de l’électricité qui produira de l’hydrogène. Lorient Agglomération a des projets pour ses Batobus dans la rade. La Région travaille à la décarbonation des navires de pêche. Tout cela a un sens. »

Avec quel repreneur ? « On incite les dix candidats au parc flottant de Bretagne Sud à faire des propositions. Ça deviendrait un centre d’essais », imagine l’élu. C’est pourquoi la Région va s’assurer de « maintenir les autorisations d’implantation ». Afin, notamment, de ne pas perdre les bénéfices des études techniques et environnementales financées par l’Ademe : 10 millions d’euros d’argent public, pour un projet estimé à près de 200 millions.

https://www.ouest-france.fr/economie/eolien-flottant-a-groix-shell-abandonne-pas-la-bretagne-ff0fcc10-6501-11ed-921e-4ba615c3f69c

 

Ouest-France

Pour l’eau potable et l’assainissement, Morlaix Communauté met 250 millions d’euros sur la table

Publié le Sarah HUMBERT

La somme dédiée est énorme : 250 millions d’euros. Et les chantiers qui l’attendent tout autant. Lundi 14 novembre 2022, les élus de Morlaix Communauté ont voté deux schémas directeurs, l’un pour l’eau potable, l’autre pour l’assainissement. On vous explique ce que ça implique.

Fournir de l’eau potable à tous et préserver la qualité de l’eau de la baie de Morlaix sont deux des enjeux des nouveaux schémas directeurs votés lundi 14 novembre 2022 lors du conseil communautaire de Morlaix Communauté.

Fournir de l’eau potable à tous et préserver la qualité de l’eau de la baie de Morlaix sont deux des enjeux des nouveaux schémas directeurs votés lundi 14 novembre 2022 lors du conseil communautaire de Morlaix Communauté. | OUEST-FRANCE

Lors du conseil de Morlaix Communauté, lundi 14 novembre 2022, les élus ont adopté à l’unanimité un schéma directeur pour l’eau potable et pour l’assainissement. Au total, près de 250 millions d’euros vont être investis, sur 20 ans. Pourquoi autant d’argent ? À quoi ça va servir ? On fait le point.

À quoi vont servir ces deux schémas directeurs ?

À l’échelle de Morlaix Communauté, pour l’eau potable, on compte 1 860 km de réseaux, dont 70 % datent des années 1970 à 1980. « Nous avons des matériaux qui on fait leur temps », glisse Guy Pennec, vice-président en charge du grand et petit cycle de l’eau. Concernant l’assainissement, c’est 672 km de réseaux, avec 21 stations d’épuration. Afin de garantir un accès « pour tous à une eau de qualité », explique le vice-président, il est essentiel d’entretenir les réseaux d’eau potable, de les moderniser. C’est également vrai pour les structures assurant l’assainissement, car des fuites peuvent dégrader le milieu naturel.

L’investissement voté le 14 novembre 2022 par le conseil communautaire sur l’eau potable et l’assainissement va s’étaler sur 20 ans. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Pourquoi est-ce que c’est important, maintenant ?

Pour plusieurs raisons. Au sein de l’intercommunalité, « huit communes » sont déjà frappées par des interdictions temporaires d’urbanisation sur certaines zones, justement en raison de l’état du réseau d’assainissement. Il est donc impératif d’effectuer des travaux, pour pouvoir accueillir de nouveaux habitants et éventuellement de nouveaux acteurs industriels. Pour cela, il faut s’assurer que leau soit consommable et protéger le milieu naturel. Guy Pennec ajoute : « Si on a un usage parcimonieux de l’eau, on l’aura aussi sur les eaux usées. »

Comment ça va se traduire pour les habitants du secteur ?

Les tarifs de l’eau potable et de l’assainissement vont changer, mais pas de la même façon pour tout le monde. L’idée est d’égaliser le prix à l’échelle de la collectivité, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, puisqu’on « compte une vingtaine de tarifs sur le territoire, actuellement », précise Jean-Paul Vermot, président de Morlaix Communauté. En moyenne, l’augmentation sera de 2,4 % par an sur la facture d’eau potable, sur la période 2022-2041. « La facture moyenne de 75 m3 d’eau passera de 195 € TTC en 2022 à 299 € TTC en 2041, hors inflation », détaille Guy Pennec. Pour l’assainissement, cette augmentation sera de 2,8 % par an. Les habitants verront les premiers changements à partir de janvier 2023. Idéalement, d’ici 12 ans, tous les citoyens de la communauté de communes paieront le même prix pour ces services. 

Face à cette augmentation à venir, que peuvent faire les particuliers ?

Pour accompagner et amortir une partie des effets de la convergence tarifaire, Morlaix Communauté a décidé de doubler le budget alloué à l’aide au paiement des factures. Une enveloppe de 60 000 € est désormais dédiée.

Quels sont les principaux postes de dépenses ?

Pour le schéma directeur concernant l’eau potable, d’ici 2041, 148 560 674 € vont être investis, soit plus de 7 millions d’euros par an. Le principal poste de dépense sera le renouvellement et l’extension des réseaux (79,3 millions d’euros), puis, la sécurisation des réseaux (21,2 millions d’euros)

Concernant le schéma directeur pour l’assainissement, c’est 101 307 480 € qui vont être dépensés en 20 ans, environ. Là aussi, le renouvellement et l’extension des réseaux arrivent en tête, avec 52,4 millions d’euros. Le deuxième poste de dépense (22,7 millions d’euros), sera consacré à la lutte contre les déversements. Pour financer le tout, Morlaix Communauté a contracté un emprunt sur 50 ans.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/pour-l-eau-potable-et-l-assainissement-morlaix-communaute-met-250-millions-d-euros-sur-la-table-cbc0fa2a-6441-11ed-9eef-273910f6f2a4

 

Ouest-France

Route du Rhum. « Je n’avais jamais vu ça de ma vie »

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Carnet de bord. Le skipper concarnois Martin Le Pape, qui s’entraîne à Port-la-Forêt a pris le départ de la Route du Rhum. Le navigateur raconte sa course. Actuellement, ce mardi 15 novembre 2022, il est en 10e position dans la catégorie Class 40. Nouveau volet de son carnet de bord pour Ouest-France.

Martin Le Pape effectue sa première Route du Rhum. Ce mardi 15 novembre 2022, il partage son carnet de bord.

Martin Le Pape effectue sa première Route du Rhum. Ce mardi 15 novembre 2022, il partage son carnet de bord. | MARTIN VIEZZER

Le skipper concarnois Martin Le Pape, qui s’entraîne à Port-la-Forêt, a pris le départ de la Route du Rhum. Actuellement, ce mardi 15 novembre 2022, il est en 10e position dans la catégorie Class 40.

« C’est reparti et ça n’a rien à voir. C’est fabuleux ! Il n’y a pas beaucoup de vent, mais il reste encore une grosse houle. Depuis le départ, c’était l’enfer, je n’avais jamais vu ça de ma vie. Ça a été hyper dur avec une mer cassante, un vent irrégulier et surtout c’était interminable. Je ne sais même pas où j’en suis. Ça a débuté juste après le départ, il y a six jours, et depuis, je n’ai même pas enlevé mes bottes, je ne me suis pas changé.

« Je me suis fait surprendre par l’état de la mer »

Je dors quelques minutes par-ci par-là. Comme les autres, je me suis fait surprendre par l’état de la mer. Le vent, ça allait mais la mer était déchaînée, il n’y avait aucune règle. Dans la nuit de samedi à dimanche, il y a eu trois avaries juste autour de moi.

En Class 40, Aurélien Ducroz et Amélie Grassi ont démâté et, en multicoque, Brieuc Maisonneuve s’est retourné. J’étais en communication avec Brieuc un peu avant qu’il chavire car il me disait d’éviter Amélie qui était sur ma route. Ça fait froid dans le dos. Je pense qu’ils n’ont pas fait de bêtise, ça n’est pas parce qu’ils ont trop tiré sur le bateau. Il y a aussi eu beaucoup de problèmes sur le reste de la flotte et je sais que j’ai eu de la chance de passer. Je me suis cogné le genou en début de course.

« Le bateau a souffert et j’ai une cloison fissurée »

J’avais mal les premiers jours mais ça commence à passer. Le bateau a souffert et j’ai une cloison fissurée. Je profite de ce répit pour réparer avant le prochain front que l’on va rencontrer cette nuit au passage des Açores. Jusqu’à maintenant, j’ai souffert en matière de performances. Le bateau n’est pas fait pour ces conditions et j’ai hâte d’avoir du portant. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/route-du-rhum-je-n-avais-jamais-vu-ca-de-ma-vie-ba7a2272-6500-11ed-921e-4ba615c3f69c

 

Ouest-France

À Carantec, le projet de transfert du musée maritime est définitivement abandonné

Publié le Sarah HUMBERT

Il n’y aura pas de transfert du musée maritime à Carantec (Finistère). La nouvelle est tombée mardi 15 novembre 2022, lors d’une conférence de presse.

Les travaux pour le musée maritime avaient commencé au premier semestre 2020.

Les travaux pour le musée maritime avaient commencé au premier semestre 2020. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

C’est fini. À Carantec (Finistère), le projet de transfert du musée maritime, actuellement situé dans le centre de la commune et fermé depuis plusieurs mois, est définitivement abandonné. Nicole Ségalen-Hamon, maire de la commune, l’a annoncé mardi 15 novembre 2022.

C’est une longue histoire qui prend fin.

Début des travaux, arrêt des travaux…

Les travaux avaient commencé au premier semestre 2020, mais avaient été stoppés en raison du Covid-19. Le chantier avait repris en septembre 2021 mais, à l’initiative de la commune, avait été brutalement stoppé en novembre. En mars 2022, Antoine Morvan, responsable des services techniques de la commune déclarait : « Nous avons constaté d’importantes malfaçons sur le chantier, à savoir un problème de planimétrie des poutres et de longueur de certaines poutrelles. De plus, la sécurité des travailleurs sur le chantier n’était pas assurée. »

Les difficultés se poursuivent, pour le musée. Alors qu’une reprise des travaux était programmée pour janvier 2022, puis février, l’entreprise ne revient pas. La municipalité a alors décidé d’établir, le 11 avril, un constat d’abandon de chantier par un huissier.

En juin 2022, les élus du conseil municipal ont décidé de résilier tous les marchés de travaux passés en 2019, et annoncent lancer une nouvelle consultation pour tous les lots. À ce stade, la municipalité a déjà investi de l’argent dans la réalisation du projet.

Novembre 2022 marque donc l’arrêt définitif du projet de transfert. Pour expliquer cette décision, Nicole Ségolène Hamon estime également que le fonctionnement du musée, au sein de ce nouveau bâtiment, avec des expositions temporaires « aurait conduit à un déficit annuel d’exploitation du musée de l’ordre de 80 000€, pesant lourdement sur le budget de fonctionnement ».

Cela, alors même que la commune doit faire face à l’augmentation des coûts de l’énergie.

Malgré le non transfert du musée, le bâtiment en travaux ne restera pas vide. Il est toujours projeté d’y accueillir un bureau d’information touristique, et s’ouvrir les salles pour des activités locales, comme la poterie ou l’informatique.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/a-carantec-le-projet-de-transfert-du-musee-maritime-est-definitivement-abandonne-a077fc1e-64c9-11ed-8bba-48f8e6d55971

 

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15 novembre 2022

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2022/11/au-loup.html

 

Ouest-France

Plougasnou. Harpe et chants traditionnels à l’église Saint-Pierre

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Anne Auffret et Gwenola Ropars à l’église Saint-Pierre de Plougasnou.

Anne Auffret et Gwenola Ropars à l’église Saint-Pierre de Plougasnou. | OUEST-FRANCE

Plus de 120 spectateurs sont venus dimanche à l’église Saint-Pierre écouter le concert de harpe et chants traditionnels de Bretagne. L’événement était proposé par l’association des Amis de l’orgue de Plougasnou. Anne Auffret et Gwenola Ropars étaient invitées à jouer.

Les deux harpistes ont interprété une quinzaine de chants traditionnels issus des différents pays de Bretagne. Elles ont proposé une sélection variée de gavottes, plinns, mélodies et danses chantées ou jouées à une ou deux harpes celtiques, tant d’inspiration religieuse que profane.

La harpe celtique, qui était auparavant généralement destinée aux jeunes filles des milieux culturels bretons, accompagne le chant, créant un cadre harmonique et coloré dialoguant avec la voix.

Anne Auffret découvre et apprend la harpe dans les années 1970 au moment du renouveau culturel breton pour ensuite l’enseigner.

Gwenola Ropars, issue d’une famille de chanteurs et musiciens, acquiert une formation de grande harpe, puis étudie au département de musique traditionnelle de l’école de musique de Pontivy.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/harpe-et-chants-traditionnels-a-leglise-saint-pierre-d46260a2-5900-11ed-b128-19aea868b1ac

 

Ouest-France

Morlaix. François Hollande dédicaçait son nouveau livre, hier

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L’ancien Président François Hollande après la séance de dédicaces.

L’ancien Président François Hollande après la séance de dédicaces. | OUEST-FRANCE

L’ancien président François Hollande était en dédicace à la librairie Dialogues, hier, de 17 h à 18 h.

Il est venu avec son nouvel ouvrage Bouleversements, dans lequel il parle notamment du contexte géopolitique actuel. Sans surprise dans cette ville qui a élu un maire encarté au Parti socialiste, Jean-Paul Vermot, le public est venu nombreux pour rencontrer l’ancien chef d’État. Il avait déjà attiré la foule, quelques jours plus tôt, lors d’une séance de dédicaces à Brest.

Dans la file d’attente, deux lycéens sont enthousiastes :  En plus du livre, je vais lui demander de signer ma trousse , s’exclame le premier.  Et moi mon carnet de correspondance ! rétorque son ami.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/francois-hollande-dedicacait-son-nouveau-livre-hier-113c9054-6407-11ed-9eef-273910f6f2a4

La presse n'en fait pas tout un fromage.

 

Ouest-France

Fermeture de l’école de Penzé à Plouénan : des parents déposent un recours au tribunal administratif

Publié le Sarah HUMBERT

Des parents d’élèves de l’école de Penzé à Plouénan (Finistère) se sont réunis dimanche 13 novembre 2022 devant l’école, qui est fermée depuis juin par arrêté municipal pour « des raisons de sécurité ». Ils s’opposent à cette fermeture et ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Rennes.

Des parents d’élèves de l’école de Penzé, à Plouénan (Finistère), ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Rennes, afin de s’opposer à l’arrêté pris pour ferme l’école, pour des raisons de sécurité, en juin 2022.

Des parents d’élèves de l’école de Penzé, à Plouénan (Finistère), ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Rennes, afin de s’opposer à l’arrêté pris pour ferme l’école, pour des raisons de sécurité, en juin 2022. | DR

Des parents d’élèves de l’école de Penzé indiquent avoir déposé un recours au tribunal administratif de Rennes, en opposition à l’arrêté municipal du 20 juin 2022 pris par la maire de Plouénan (Finistère), conduisant à la fermeture de l’école de Penzé, « pour des raisons de sécurité ». Ils se sont réunis le 13 novembre 2022 devant l’école. Au 27 octobre, le recours avait recueilli 44 signatures de parents.

« D’autres solutions peuvent être mises en place »

Pour les parents, la décision de la fermeture « a été prise alors que d’autres solutions simples, accessibles et peu coûteuses pouvaient être mises en place pour garder l’école ouverte ».

Courant 2022, un audit avait été mené dans l’école, à la demande de la mairie. Les problèmes portent notamment sur la solidité du mur de soutènement. D’après les parents, « le rapport d’expertise recommandait de fermer l’accès à la cour en attendant la sécurisation du mur, mais ne recommandait en aucun cas la fermeture du bâtiment principal de l’école ».

Depuis la fermeture, les enfants ont été répartis dans d’autres écoles du secteur, notamment à Taulé. En effet, si l’école dépend administrativement de Plouénan, des enfants de Taulé, Plouénan et Guiclan s’y rendent. Ils sont une quarantaine au total. Les trois communes se partagent les investissements à réaliser au sein de l’établissement scolaire.

Les parents souhaitent donc que « que l’école rouvre », mais demande également « à ce que les travaux qui auraient dû être réalisés progressivement depuis bien longtemps le soient enfin ».

Contactée, la maire de Plouénan n’a pour le moment pas souhaité s’exprimer.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouenan-29420/fermeture-de-l-ecole-de-penze-a-plouenan-des-parents-deposent-un-recours-au-tribunal-administratif-37e99d50-63f3-11ed-9eef-273910f6f2a4

 

Ouest-France

Black Friday. Soucis de livraisons, commandes annulées… Posez vos questions sur vos achats en ligne

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Dans quels cas pouvez-vous annuler votre commande effectuée sur Internet ? Que faire en cas de problème de livraison ? Comment vérifier la fiabilité d’un vendeur ? Posez vos questions sur vos achats en ligne, le Centre européen des consommateurs (CEC) y répond

Un homme fait un achat sur Internet avec sa carte de crédit. Photo d’illustration.

Un homme fait un achat sur Internet avec sa carte de crédit. Photo d’illustration. | ITCHAZNONG – STOCK.ADOBE.COM

Vous l’attendiez avant de vous lancer dans la course aux cadeaux à quelques semaines des fêtes de fin d’année ? Le Black Friday, ou vendredi noir, approche. Vendredi 25 novembre 2022, vous serez probablement nombreuses et nombreux à effectuer des achats en ligne, comme dans les magasins, pour profiter d’importantes remises.

Commande retardée ou annulée, problèmes de livraison, litiges avec un vendeur… Si cette journée de promotions, qui existe depuis de nombreuses années, est appréciée des consommateurs pour trouver des prix réduits, vous n’êtes pas à l’abri de rencontrer quelques difficultés une fois votre achat effectué sur Internet.

Posez vos questions ci-dessous

Dans quels cas pouvez-vous annuler votre commande effectuée sur Internet ? Que faire en cas de problème de livraison ? Comment vérifier la fiabilité d’un vendeur ? Quelles sont vos garanties en cas de défaut sur le produit ? Comment éviter les arnaques en ligne ? Quels sont vos droits en cas de litige ?….

Autant de questions que nous vous proposons de poser au Centre européen des consommateurs (CEC) France afin de vous aider à y voir plus clair. Le CEC est l’interlocuteur des Français qui ont une question sur leurs droits en Europe, ou un litige avec un professionnel situé dans un autre pays de l’Union européenne.

On vous donne rendez-vous jeudi 24 novembre, de 12 h à 14 h, sur notre site internet, ouest-france.fr, pour poser vos questions à Maxime Lager et Lion-Joed Char, deux juristes du Centre européen des consommateurs, ainsi qu’à Elphège Tignel, responsable communication du CEC. Ils vous répondront en direct.

En attendant, vous pouvez d’ores et déjà nous envoyer vos questions dans le formulaire ci-dessus.

https://www.ouest-france.fr/economie/commerce/black-friday-soucis-de-livraisons-commandes-annulees-posez-vos-questions-sur-vos-achats-en-ligne-2d048d0c-641e-11ed-9eef-273910f6f2a4

 

Ouest-France

À Morlaix, des animations au Festisol pour les jeunes et leurs projets jusqu’au 4 décembre

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Jusqu’au 4 décembre 2022, les associations regroupées au sein de La Maison du monde à Morlaix (Finistère) proposent de donner l’espace et la parole à tous les jeunes pour transformer l’indignation en action. Voici les temps forts.

Le collectif d’associations du pays de Morlaix La Maison du monde et le Résam (Réseaux, échange, service, associations du pays de Morlaix) proposent des animations autour de la jeunesse et les interculturalités.

Le collectif d’associations du pays de Morlaix La Maison du monde et le Résam (Réseaux, échange, service, associations du pays de Morlaix) proposent des animations autour de la jeunesse et les interculturalités. | OUEST-FRANCE

Le collectif d’associations du pays de Morlaix La Maison du monde et le Résam (Réseaux, échange, service, associations du pays de Morlaix) ont prévu tout un programme d’animation pour les jeunes, jusqu’au 4 décembre 2022.

Un apéro-langues pour lancer le festival

Échanger en anglais, allemand, espagnol, espéranto, tunisien ou russe lors d’un apéro-langues, le 16 novembre 2022, à 18 h, à la Maisons des jeunes et de la culture (MJC). C’est ce que propose Festisol (ou Festival des solidarités), un temps fort bien ancré à Morlaix (Finistère). C’est le fruit d’un travail collectif mené par plusieurs associations qui se sont réunies au sein de La Maison du monde. Elles se retrouvent, cette année, autour du thème des jeunesses et interculturalités, le vivre-ensemble et l’engagement. Le programme est dense jusqu’au 4 décembre 2022.

Débat autour du film Priscilla folle du désert

Dans ce road movie, Felicia et Mitzi, deux travestis australiens, et Bernadette, une transsexuelle, achètent un bus, qu’ils baptisent « Priscilla », et foncent sur les pistes du désert. À travers ce film, le tout nouveau collectif LGBTQIA + (terme utilisé pour désigner les personnes qui ne sont pas hétérosexuelles – lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queers, intersexes et asexuelles – ou qui ne se retrouvent pas dans le genre qui leur a été attribué à la naissance) morlaisien propose un ciné-débat sur les genres, vendredi 18 novembre, à la Salamandre, à 14 h, avec les scolaires, et à 20 h 30. Tout public.

Les jeunes et les droits humains

À partir de plusieurs témoignages de jeunes engagés, mais aussi du club d’escrime de Morlaix intéressé par la reconstruction des victimes de violences, le groupe Amnesty International animera des échanges sur la prise de conscience de l’engagement des jeunes du pays de Morlaix. Samedi 19 novembre, de 15 h à 17 h 30, Espace 2D, voie d’accès au port.

Rencontre au skatepark

Mercredi 25 novembre, de 14 h à 17 h, le Point accueil écoute jeunes (PAEJ) le Service information jeunesse et le Planning familial iront à la rencontre des adolescents du skatepark de La Boissière, autour des discriminations, de la vie affective et de la sexualité.

Village féminin pluri… elles

Les associations La Lanterne, Planning familial et Astennadur qui fait de l’équithérapie, seront présentes vendredi 25 novembre, à partir de 11 h, dans la cour de la Manu. Il ne faudra pas manquer le collage participatif Nos femmes , de l’artiste Marion Plumet, dans la Galerie du Léon, la veillée aux chandelles en « femmage » aux femmes tuées par leur conjoint, à 18 h, devant l’hôtel de ville ou encore l’exposition de dessins au Ty Coz.

On a chanté la peine de mort

Le 30 novembre, dans le cadre de l’événement « Villes pour la vie, villes contre la peine de mort » organisé par l’Acat (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture), la Ligue des droits de l’homme et Amnesty, le théâtre de la Corniche convoque la chanson à 18 h, dans la salle Cornic à la mairie. Ce même jour, de 14 h à 17 h, à l’Espace 2D, rencontre en visio entre L’Appache et une association d’éducation populaire ukrainienne.

Événement du 18 au 4 décembre. Informations complémentaires sur le site internet du Résam (Réseaux, échange, service, associations du pays de Morlaix) : www.resam.net

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-des-animations-au-festisol-pour-les-jeunes-et-leurs-projets-jusqu-au-4-decembre-7917afa2-60f0-11ed-84c4-84370a36fe34

 

Ouest-France

Plestin-les-Grèves. Un salon du livre sous le signe de la création et du sourire

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Dimanche, en clôture de Gouel Bro Plistin et pour sa 26e édition, la plus grande librairie éphémère du Trégor a retrouvé son flot de visiteurs, de créateurs et d’éditeurs, à Plestin-les-Grèves (Côtes-d’Armor).

L’auteur Erwan Morère et la dessinatrice Lola Oberson, ont présenté leurs dernières créations « locales » pour la jeunesse.

L’auteur Erwan Morère et la dessinatrice Lola Oberson, ont présenté leurs dernières créations « locales » pour la jeunesse. | OUEST-FRANCE

Après deux années dans la crainte et les distances physiques, dimanche 13 novembre 2022, le salon du Livre a affiché des sourires et une bonne humeur, enfin, retrouvés, à Plestin-les-Grèves (Côtes-d’Armor).

Pascal Lintanf, l’un des responsables de l’organisation, a été surpris de l’affluence des visiteurs bien avant l’ouverture de l’espace An Dour Meur : Cette édition restera dans les mémoires, par une fréquentation retrouvée — près d’un millier de visiteurs et quatre-vingts exposants — et par la venue de toute la Bretagne de nouveaux créateurs et éditeurs.

Un renouveau de la création

Ici aussi, l’obligation passée du confinement a rivé les créateurs à leurs tables de travail, et de ce fait, apparaît cette année une foule de nouveaux écrivains, dessinateurs, et chercheurs en culture bretonne, et ce, pour les jeunes et moins jeunes publics.

Fidèle du salon plestinais, le dessinateur de presse, Alain Goutal, a attiré sur son stand ses fidèles lecteurs. Face à lui, la dessinatrice nouvellement installée dans la commune, Gaëlle Grizzly, initiait les plus jeunes à l’art des couleurs et du dessin.

Le salon du Livre a été également le miroir d’une création et d’une culture trégorroise. Ainsi, la dessinatrice Lola Oberson, et le photographe et auteur, Erwan Morère, ont présenté leur nouvelle création Jean-Jacques le fermier, une bande dessinée jeunesse qui retrace les souvenirs du jeune Erwan et ses premiers pas à Tréduder aux côtés de ses parents : «J’avais envie de transmettre à mes enfants, Sacha et Romane, les histoires qui ont fait mon enfance. Mon fils en avait assez des contes transitionnels et nous demandait d’être plus inventifs. J’ai fait appel à ma mémoire et aux histoires que me racontaient mes parents, Véronique et Guy. Ainsi, ce livre évoque un ami paysan tréduderois Jean-Jacques Le Guen, son tracteur rouge et sa ferme.

Plusieurs stands dédiés à la culture et à la langue bretonnes ont été particulièrement fréquentés, en atteste Michel Priziac avec ses Chroniques du quotidien, radiophoniques et bilingues : Cette année, le salon reçoit de nouveaux visiteurs, dont de nombreux Parisiens, qui, intéressés par notre langue, dont ils apprécient la poésie, s’approprient dictionnaires et manuels de conversations.

Pour Serge, qui découvre le salon, le temps d’un dimanche pour cette grande librairie est bien trop court :Chaque stand a particularité : musique, chant, dessin, romans, études, patrimoine, comment saisir toute cette richesse ? C’est promis, l’année prochaine, Serge viendra dès l’ouverture.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plestin-les-greves-22310/plestin-les-greves-un-salon-du-livre-sous-le-signe-de-la-creation-et-du-sourire-12757248-635c-11ed-bb6f-891bdbc05d12

Diaporama : Plestin Les Grèves 26eme Salon du Livre Dimanche 13 novembre 2022

 

Ouest-France

« Roulade à vélo » entre le bourg de Plougasnou et Térenez pour évaluer la mobilité

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La « Roulade à vélo » est un parcours collectif pour réaliser un diagnostic des conditions de mobilité cyclable à Plougasnou (Finistère). La 2e édition s’est déroulée mercredi 9 novembre 2022.

Départ de la 2e roulade à vélo devant l’église Saint Pierre

Départ de la 2e roulade à vélo devant l’église Saint Pierre | OUEST-FRANCE

La commune de Plougasnou (Finistère) a organisé pour la deuxième fois cette année une « Roulade à Vélo », en partenariat avec le collectif Pacte pour la transition et l’association Apav du Pays de Morlaix, mercredi 9 novembre 2022.

Il s’agit d’un parcours collectif à vélo pour réaliser un diagnostic des conditions de mobilité cyclable à Plougasnou. Le parcours allait du centre bourg vers Saint-Samson et Térénez en passant par Kérenot pour tester l’utilisation, par des usagers, des liaisons entre les différents points de la commune. Pour mémoire, la première Roulade avait évalué les routes entre le bourg, Primel et le Diben.

« Un groupe de travail se réunira avant Noël »

Cette activité s’inscrit dans la réflexion de la commune sur un plan d’action pour favoriser la pratique quotidienne du vélo par les habitants. « Les retours de ces roulades seront des entrées pour un groupe de travail qui se réunira avant Noël, explique Françoise Genevois-Crozafon, adjointe au maire pour l’environnement. Les actions qui en résulteront seront programmées dans le budget municipal 2023. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/roulade-a-velo-entre-le-bourg-de-plougasnou-et-terenez-pour-evaluer-la-mobilite-b81309ea-6370-11ed-9a87-1c368b2917c9

 

Ouest-France

L’aménagement de l’entrée sud de Plougasnou va reprendre

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Les travaux prévus du 14 novembre 2022 à début mars 2023, à Plougasnou (Finistère) porteront sur la réfection du réseau d’eau potable et de la voirie pour la rue Pierre-Mendés-France et le rond-point de la Croix-Neuve.

La reprise des travaux est prévue pour ce lundi 14 novembre 2022.

La reprise des travaux est prévue pour ce lundi 14 novembre 2022. | OUEST-FRANCE

Les travaux d’aménagement de l’entrée sud du bourg de Plougasnou (Finistère) vont reprendre lundi 14 novembre 2022, mais avec un périmètre plus important que celui annoncé début septembre. Une réunion publique s’est tenue mercredi 9 novembre, en présence de Nathalie Bernard, maire, et de Guy Pennec, vice-président de Morlaix communauté en charge des travaux sur les réseaux d’eau potable.

« L’interconnexion des réseaux d’eau potable sur la communauté a permis de pallier en septembre l’arrêt de l’usine d’eau du Dourduff qui était à sec pour continuer à alimenter Plougasnou », a déclaré Nathalie Bernard.

Réfection des canalisations d’eau potable à l’entrée du bourg

« Morlaix communauté n’avait pas projeté de refaire le réseau d’eau potable du rond-point de la Croix-Neuve et de la rue Pierre-Mendés-France cette année, explique Guy Pennec. Il fallait profiter de l’ouverture des rues que la commune devait entreprendre en 2022 pour anticiper la réfection des canalisations d’eau potable. » Ces canalisations en fonte datant des années 1960 seront remplacées par des tuyaux en PVC.

Les travaux sur le réseau d’eau potable commenceront le lundi 14 novembre pour trois semaines sur le rond-point de la Croix-Neuve, puis se poursuivront rue Pierre-Mendès-France jusqu’à mi-Janvier. Les riverains seront contactés directement par les entreprises et, hormis au moment de la pose des enrobés, l’accès aux véhicules des riverains sera maintenu.

« Tous les travaux seront interrompus pour les fêtes de fin d’année entre le 16 décembre et le 3 janvier 2023, avec un accès au bourg sans déviation sur des voies rétrécies », confirme David Colcanap, directeur des services techniques de la commune.

Réfection de la voirie de début janvier à début mars

Les travaux reprendront après les fêtes avec la réfection de la voirie, qui se poursuivra jusqu’à début mars. Les trottoirs seront élargis d’un côté sur le modèle de la rue François-Charles, et deux zones de rétrécissement seront aménagées rue Mendès-France. Des déviations seront mises en place pour accéder au centre bourg par la rue de Primel pendant les travaux.

Un cahier de doléances sera disponible en mairie, et les usagers pourront obtenir des informations et poser des questions sur l’application Hello Travaux de l’entreprise, téléchargeable sur smartphone.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/l-amenagement-de-l-entree-sud-de-plougasnou-va-reprendre-ec812b1a-60e8-11ed-84c4-84370a36fe34

 

Ouest-France

Ces Bretons créent une baguette au vin pour fêter le beaujolais nouveau 2022

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Pour l’arrivée du beaujolais nouveau 2022, le 17 novembre, le boulanger Cyrille Nochez et le caviste Michel Menotti vont s’associer afin de produire un pain au beaujolais. Un pari audacieux pour ces deux professionnels des métiers de bouche, adoptés par la commune de Carantec (Finistère) il y a quelques années.

Cyrille Nochez (à droite) s’est déjà entraîné à la préparation de son pain au beaujolais avec, à ses côtés, Michel Menotti et l’équipe de la boulangerie.

Cyrille Nochez (à droite) s’est déjà entraîné à la préparation de son pain au beaujolais avec, à ses côtés, Michel Menotti et l’équipe de la boulangerie. | OUEST-FRANCE

« Du seigle, de la farine tradition française, du levain naturel, du sel, de la levure, des noisettes, de la rosette et du vin. » Les ingrédients, à leur seule évocation, peuvent donner l’eau à la bouche. Et pourtant, pas évident de les imaginer comme composants principaux d’une baguette de pain.

+++ Lire aussi : En Finistère, ces boulangers ont créé une baguette aux algues, l’Algu’ette

C’est pourtant le projet fou de l’Axonais d’origine Cyrille Nochez, installé à Carantec (Finistère) depuis 2015, à la tête de la boulangerie-pâtisserie du même nom.

Le boulanger, qui ne craint pas les défis gastronomiques, s’est lancé dans la confection d’un pain au beaujolais, pour célébrer le beaujolais nouveau 2022, le 17 novembre.

« Mon pain à la bière locale avait fait un tabac »

Le caviste, d’origine ardennaise, Michel Menotti, à la tête de son commerce Un vin, des vins depuis plus de cinq ans, est aussi dans le coup. Il a proposé à son collègue commerçant d’utiliser un vin de producteur, récolté à la main, et baptisé « Plaisir » pour la fabrication de cette baguette.

Le boulanger n’en est pas à son coup d’essai : le 17 mars 2022, jour de la Saint-Patrick, il avait décidé de créer un pain à la bière brune de Carantec. « Mon pain à la bière locale avait fait un tabac. J’en avais vendu 172 pièces en une journée », se remémore le boulanger.

Les baguettes de 250 g seront en vente, dès 8 h, jeudi 17 novembre 2022. Un bon plan original, à partager à l’apéritif, avec modération, évidemment.

https://www.ouest-france.fr/economie/commerce/ces-bretons-creent-une-baguette-au-vin-pour-feter-le-beaujolais-nouveau-2022-886ee5ca-60e5-11ed-84c4-84370a36fe34

 

Le Diben samedi 12 novembre 2022

Plougasgasnou. Commémoration de l'armistice de la Première Guerre mondiale.

Photo pyb29 Photo pyb29

Diaporama : Plougasnou 11 Novembre 2022

Lire aussi : VIDÉO. L’armistice de la Première Guerre mondiale commémorée à Morlaix

Lire aussi : À Lannion, la cérémonie du 11 Novembre a rassemblé

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
11 novembre 2022

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2022/11/castex-bizute.html

 

Ouest-France

Minihy-Tréguier. Eau et rivières se prononce contre l’agrandissement de l’élevage Kerfos

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Eau et rivières demande au commissaire-enquêteur d’émettre un avis défavorable à la demande d’extension de l’élevage de la SCEA Kerfos à Minihy-Tréguier (Côtes-d’Armor). L’association pointe du doigt notamment l’augmentation des prélèvements d’eau dans la nappe souterraine, et la hausse des épandages de lisier.

La SCEA Kerfos a demandé une extension de son élevage porcin.

La SCEA Kerfos a demandé une extension de son élevage porcin. | OUEST FRANCE ARCHIVES

L’enquête publique concernant la demande d’extension de l’élevage porcin de la SCEA Kerfos à Minihy-Tréguier (Côtes-d’Armor) est close depuis le 7 novembre 2022. L’association Eau et rivières a déposé ses conclusions, dans lesquelles elle demande au commissaire-enquêteur d’émettre un avis défavorable.

Le projet prévoit un cheptel de 5 909 animaux-équivalents, avec 3 776 emplacements d’engraissement. Le niveau de production visé est de 13 000 porcelets et de 10 660 porcs charcutiers chaque année.

Selon Eau et rivières, celui-ci entraînerait l’augmentation des prélèvements d’eau dans la nappe souterraine dont les incidences ne sont pas évaluées​ […]. L’association estime par ailleurs que « l’augmentation des épandages de lisier et notamment d’azote sur le bassin versant du Guindy » va à l’encontre de la nécessaire « restauration de la qualité des eaux du Guindy indispensable aux activités ostréicoles présentes dans son estuaire et à son embouchure. […] ».

La précédente demande d’autorisation a été annulée par la Cour administrative d’appel de Nantes.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/minihy-treguier-eau-et-rivieres-se-prononce-contre-l-agrandissement-de-l-elevage-kerfos-4d1e5f0c-604d-11ed-8153-075575826619

 

Ouest-France

Montée des eaux. Un an après, le chantier de sécurisation de la dune de Cléder « est un succès »

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Les travaux du GR34 et de renforcement du cordon dunaire au Roguennic, à Cléder (Finistère), se sont terminés en décembre 2021. La mairie se félicite de la réalisation, qui n’a pas bougé d’un poil depuis, et donc remplit pleinement sa mission. En décembre 2022, elle devrait planter 15 000 nouveaux oyats pour donner un coup de pouce supplémentaire à la dune.

À Cléder, les travaux se sont achevés en décembre 2021, plus de 25 000 oyats ont été plantés pour maintenir la dune et éviter son recul face à la montée des eaux.

À Cléder, les travaux se sont achevés en décembre 2021, plus de 25 000 oyats ont été plantés pour maintenir la dune et éviter son recul face à la montée des eaux. | OUEST-FRANCE

« Depuis un an, on peut dire que c’est un vrai succès », se félicite Gérard Daniélou, maire de Cléder (Finistère). Il y a quasiment 12 mois, ce dernier concrétisait un vieux dossier présent sur sa table depuis 2008 : le chantier pour consolider un cordon dunaire. La dune, située entre Ode an Denved et Roguennic, était sacrément fragilisée à cause des piétinements du GR34.

Les rochers ont été stabilisés et repositionnés au niveau du Roguennic, à Cléder. Ici pendant le chantier, fin 2021. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Pendant quatre mois, des enrochements ont été repositionnés sur 600 m et 25 000 oyats ont été plantés derrière la dune. Les racines de ces derniers permettent de maintenir la dune en place. Enfin, le sentier côtier, a été reculé de trois mètres. Des travaux qui pressaient, aussi, face à l’enjeu de la montée des eaux.

Sans travaux, « un Xynthia bis »

« Sur un fort coefficient de marée, il y a ce qu’on appelle un phénomène de surcote atmosphérique. On peut gagner un mètre sur la dune. Et un mètre supplémentaire à cause du réchauffement climatique. Dans ce cas-là, la mer passe au-delà et parvient aux habitations. Sans travaux, on pourrait se trouver avec un Xynthia bis », insistait alors Christophe Stewart, d’A & T Ouest, maître d’œuvre du chantier.

15 000 nouveaux oyats bientôt plantés

Les enrochements n’ont pourtant pas toujours la cote. Mais pour la municipalité, « c’était indispensable, rappelle Jean-Noël Edern, adjoint à l’urbanisme. Tout a été validé en préfecture, il fallait trouver une solution pour limiter l’érosion de la dune. Les rochers n’ont pas bougé depuis. C’est vrai que nous n’avons pas connu depuis d’épisode de tempête couplé à des grandes marées. On espère que les enracinements des oyats seront suffisamment profonds pour que, quand cela survient, ils fassent leur effet et maintiennent la dune. »

Concernant ces fameuses plantes, la mairie ne compte pas s’arrêter là. Elle prévoit d’en planter 15 000 nouveaux, courant décembre. En tout, il y en aura donc 40 000.

https://www.ouest-france.fr/environnement/environnement-en-finistere/montee-des-eaux-un-an-apres-le-chantier-de-securisation-de-la-dune-de-cleder-est-un-succes-467a07e4-600e-11ed-8153-075575826619

 

Ouest-France

Densifier, reloger… comment les communes près de Morlaix anticipent l’érosion et la montée de l’eau

Publié le Gaëlle COLIN et Sarah HUMBERT

On le sait, l’eau grignote la côte et monte. Dans le pays de Morlaix (Finistère), plusieurs communes sont concernées, à plus ou moins long terme. Face à cela, les élus tentent de s’adapter.

La route du port, à Plouezoc’h (Finistère) fait partie des points sensibles face à la montée des eaux.

La route du port, à Plouezoc’h (Finistère) fait partie des points sensibles face à la montée des eaux. | OUEST-FRANCE

« Dans cinquante ans, certaines projections montrent que Barnenez deviendrait une île », souffle Daniel Guézennec. Des scénarios qui semblent inimaginables pour l’adjoint chargé du littoral de Plouezoc’h (Finistère). Pourtant, l’enjeu de la montée des eaux touche aussi sa commune, qui a la particularité de n’avoir que des grèves, pas de plages. « La falaise a déjà reculé, ça se voit. Les anciens habitants nous le font remarquer. On est très exposés à l’érosion », enchérit Brigitte Mel, la maire. 

« C’est un sujet qui nous intéresse, avec tout le flou que cela comporte »

Comment anticiper ce futur proche, où les contours d’une ville ou d’un village peuvent complètement évoluer ? « C’est un sujet qui nous intéresse évidemment, avec tout le flou que cela comporte, poursuit l’édile. Nous sommes une commune littorale et le plan local d’urbanisme intercommunal nous pousse à configurer l’habitat dans le centre. Des habitats disséminés sur la côte, c’est passé. » La priorité du mandat, c’est donc la redynamisation du bourg. « On a acheté du foncier pour créer le lotissement du Stérec et ses 37 maisons. On projette de continuer ainsi. »

Brigitte Mel, maire de Plouezoc’h, avec son premier adjoint chargé du littoral, Daniel Guézennec. | OUEST-FRANCE

Certains points noirs ont déjà été identifiés, comme la route du port, au Dourduff, où les maisons sont près de la mer. Une installation avec enrochements a été choisie, « mais lorsqu’elle a été réhabilitée, on a ouvert des portes pour laisser passer l’eau et éviter l’effet de choc », continue la maire. D’autres travaux y sont envisagés, mais la partie portuaire appartient au Domaine public maritime.

Autre endroit sensible : Kerarmel et la Palud du même nom, où se trouvent quelques habitations. Sur la question du relogement des habitants côtiers lésés, les deux élus misent, peut-être, sur « la réhabilitation ou le rachat des maisons du bourg ».

Dans le Léon aussi, des communes concernées

Du côté du Léon, la commune de Carantec est elle aussi concernée par ces problématiques. Elle fait même partie, tout comme Plougasnou, Saint-Martin-des-Champs et Locquirec, des 126 communes désignée par le gouvernement, en avril 2022, « dont l’action en matière d’urbanisme et la politique d’aménagement doivent être adaptées aux phénomènes hydrosédimentaires entraînant l’érosion du littoral ».

Communes devant s'adapter en priorité à l'érosion du littoral

Pour ces communes, des études sur les risques à 30 ans, puis à 100 ans vont être menées. Nathalie Bernard, maire de Plougasnou, indique : « ça m’intéresse, avant d’entreprendre des travaux. J’attends beaucoup de cette étude ». Pour Alban Le Roux, 1er adjoint à Carantec, « cela va permettre d’identifier avec plus de précisions les endroits qui seront concernés. On en connaît déjà certains, il y en a peut-être d’autres ».

Au niveau de la Chaise du curé, à Carantec (Finistère), le paysage pourrait se modifier dans les prochaines années. | OUEST-FRANCE

À Carantec, c’est notamment « l’île Callot et la Chaise du curé », explique-t-il. Pour ces deux zones, l’action de l’eau est clairement établie : « en dessous de la Chaise du curé, l’eau grignote la roche, et pour Callot, on sait qu’un jour, l’île sera certainement coupée en deux ». Alors, la municipalité active différents leviers, même si tout ne dépend pas d’elle. Sur l’île par exemple, « on essaie de canaliser les cheminements, de sanctuariser certaines zones. L’isthme, au bas de la chapelle, a été sécurisé avec de petits poteaux. On sait que c’est un endroit très sensible à l’érosion et à l’augmentation du niveau de la mer », détaille-t-il.

Alban Le Roux, 1er adjoint à Carantec (Finistère), fait le point sur les actions de la commune face à l’érosion du littoral et à la montée des eaux. | OUEST-FRANCE

En raison de l’érosion et de la montée de l’eau, à Carantec (Finistère), l’île Callot pourrait un jour être séparée en deux. | OUEST-FRANCE

Au niveau de l’immobilier, sur l’île, il est désormais impossible de construire, ni même de faire des extensions. Sur le continent, la commune est « sur une politique de préemption, en faisant appel à l’établissement public foncier, pour nous accompagner », explique Alban Le Roux.

Tout l’enjeu, pour ces villes et les différents acteurs impliqués, est de prendre les bonnes décisions aujourd’hui, pour vivre sereinement demain.

https://www.ouest-france.fr/environnement/environnement-en-finistere/densifier-reloger-comment-les-communes-pres-de-morlaix-anticipent-l-erosion-et-la-montee-de-l-eau-f31f7b34-6034-11ed-8153-075575826619

 

Ouest-France

À Morlaix, l’opposition veut des éclaircissements quant au projet de réouverture de la rivière

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Le projet de réouverture de la rivière, à Morlaix (Finistère), se précise. Un avenant au Programme d’actions de prévention des inondations (Papi) de Morlaix Communauté a été signé en ce sens. Mais du côté de l’opposition municipale, les élus demandent plus de précisions.

À Morlaix, le projet de réouverture de la rivière se précise… mais l’opposition pointe des zones « floues » dans le projet et veut des éclaircissements.

À Morlaix, le projet de réouverture de la rivière se précise… mais l’opposition pointe des zones « floues » dans le projet et veut des éclaircissements. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

À Morlaix (Finistère), l’opposition au conseil municipal s’agace de ne pas avoir eu plus d’informations quant au projet de réouverture de la rivière de la cité du viaduc. En effet, dans ce cadre, un avenant au Programme d’actions de prévention des inondations (Papi) de Morlaix Communauté a été signé par le préfet du Finistère, Philippe Mahé, mercredi 9 novembre 2022.

« Quels impacts pour le stationnement ? »

Les élus de la minorité (Charlotte Julie, Sabine Duval-Arnould, Jean-Charles Pouliquen, Georges Aurégan, Christophe Stewart et Serge Moullec) indiquent, dans un communiqué de presse, que « lors du dernier conseil municipal, le maire s’était engagé à la tenue rapide d’une réunion exceptionnelle d’information sur le dossier du Papi. […] Cette réunion n’a pas eu lieu et nous remercions la presse grâce à laquelle nous avons plus d’informations sur ce dossier (et d’autres !) qu’en participant aux commissions municipales. »

Le projet de réouverture de la rivière de Morlaix, afin de prévenir les inondations, avance pas à pas. À moyen-long terme, l’eau pourrait à nouveau passer sous le viaduc. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Pour le groupe, de nombreuses questions restent en suspens par rapport au projet de réouverture : « Quels impacts pour le stationnement ? […] Quelles propositions pour la circulation ? […] Quelles conséquences sur le commerce en centre-ville quand de longs mois de travaux sont à prévoir ? […] Quel coût pour les contribuables ? ».

« C’est très flou, y a-t-il un loup ? »

Les élus précisent qu’ils n’ont « pas d’opposition a priori sur ce dossier, mais exigent transparence et clarté. Pour l’instant, c’est très flou : y a-t-il un loup ? ».

On imagine déjà l’ambiance, lors du prochain conseil municipal, prévu le 17 novembre 2022.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-l-opposition-veut-des-eclaircissements-quant-au-projet-de-reouverture-de-la-riviere-38bb0bdc-611f-11ed-bd7d-093981143012

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor. Pas d’extensions de porcheries, la Confédération paysanne se réjouit

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Le syndicat agricole se félicite que le projet de porcherie, à Treffrin, soit abandonné, et que l’extension de celle de Minihy-Tréguier ait été retoquée par la justice.

La Confédération Paysanne, opposée au projet d’élevage porcin de Treffrin et à l’extension de celui de Minihy-Tréguier, se réjouit des revers subis par les deux projets.

La Confédération Paysanne, opposée au projet d’élevage porcin de Treffrin et à l’extension de celui de Minihy-Tréguier, se réjouit des revers subis par les deux projets. | ARCHIVES OUEST-FRANCE/MARC OLLIVIER

En l’espace de quelques semaines, deux victoires sont à fêter, se réjouit l’antenne costarmoricaine de la Confédération paysanne dans un communiqué publié ce mercredi 9 novembre. Le syndicat pour une agriculture paysanne et la défense de ses travailleurs ​se félicite d’abord de l’abandon, par le porteur du projet, du projet d’élevage porcin à Treffrin. Il salue ensuite la décision de la cour administrative d’appel de Nantes, qui a annulé fin octobre l’arrêté préfectoral autorisant l’extension d’un autre élevage porcin, à Minihy-Tréguier.

Lire aussi : Minihy-Tréguier. L’agrandissement de l’élevage porcin retoqué par la justice

Ces succès nous confirment que notre mobilisation n’est pas veine, poursuit la Confédération paysanne, rappelant que selon elle le modèle de l’agriculture industrielle n’est ni viable, ni vivable […] il mise sur le volume pour baisser les coûts de production au détriment de la santé humaine, de l’emploi, de l’environnement et du bien-être animal​. Le syndicat appelle à poursuivre la lutte, d’autres projets sont en cours et d’autres viendront encore​.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/cotes-d-armor/cotes-d-armor-pas-d-extensions-de-porcheries-la-confederation-paysanne-se-rejouit-143f86cc-604b-11ed-8153-075575826619

 

Ouest-France

À Morlaix, une cinquantaine de personnes manifestent pour la hausse des salaires

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Environ 50 manifestants ont répondu à l’appel de l’intersyndicale de Morlaix, jeudi 10 novembre 2022. Au centre des revendications : une hausse des salaires.

Une cinquantaine de personnes ont manifesté place des Otages à Morlaix, jeudi 10 novembre 2022.

Une cinquantaine de personnes ont manifesté place des Otages à Morlaix, jeudi 10 novembre 2022. | OUEST-FRANCE

Environ 50 personnes se sont réunies vers 17 h 30 place des Otages à Morlaix, jeudi 10 novembre 2022. Ils ont répondu à l’appel à lancée par l’intersyndicale Morlaisienne (CGT/FSU/Solidaires).

Au cœur des revendications, « la hausse des salaires, mais aussi l’indexation des salaires et pensions sur l’inflation, la retraite à taux plein pour une carrière compète dès 60 ans, et l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes pour les salaires et les retraites », explique l’intersyndicale.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-une-cinquantaine-de-personnes-manifestent-pour-la-hausse-des-salaires-6ba3b89c-6114-11ed-bd7d-093981143012

 

Ouest-France

Lannion. Après la fermeture de sa cafet’, comment le campus s’adapte-t-il ?

Publié le Margaux HUCHON

Depuis la fermeture de la cafétéria de l’IUT de Lannion (Côtes-d’Armor) par le Crous Bretagne, début septembre, les étudiants se sont repliés sur le restaurant universitaire Branly pour déjeuner. Mais cette situation impose une adaptation de tous : étudiants, IUT et personnels du Crous.

Entre 12 h 15 et 12 h 30, c’est l’heure de pointe au restaurant universitaire du Crous, à l’IUT de Lannion.

Entre 12 h 15 et 12 h 30, c’est l’heure de pointe au restaurant universitaire du Crous, à l’IUT de Lannion. | OUEST-FRANCE

À la rentrée, juste après la fermeture de la cafétéria des étudiants par le Crous Bretagne, l’Inter-asso de l’IUT de Lannion (Côtes-d’Armor) a mis en place une vente de viennoiseries, pendant la pause du matin, à 10 h 15. Les étudiants avaient quinze minutes pour écouler leur stock d’une centaine de pains au chocolat, acheté à prix réduit dans la boulangerie d’à côté. Pour cela, l’Inter-asso déboursait entre 60 et 70 €. « En dix minutes, tout partait ! », raconte Loïc Harrang, de l’association étudiante.

Mais, faute de temps, cette vente n’a été renouvelée que deux fois. « Au moins, ça créait un peu de liens entre les étudiants », confie-t-il. À défaut d’avoir leur cafétéria, « Le Kawa », fermée jusqu’à nouvel ordre sur décision de la direction régionale du Crous.

De la cafet’au restaurant universitaire

« Le Kawa » était un lieu de rencontre, comme un foyer où se côtoyaient étudiants, personnels et professeurs. Mais surtout, avec son offre de snacks et de sandwichs, la cafet’ permettait de désengorger le restaurant universitaire (RU), tenu également par le Crous Bretagne.

Depuis la fermeture, tous les étudiants se sont rabattus vers ce RU. Ouvert de 11 h 30 à 13 h 45, il assure un service de restauration tous les midis en semaine, avec un repas à 3,30 € (1 € pour les boursiers). Le lieu peut accueillir 360 personnes en même temps. Chaque midi, il brasse à peu près 500 étudiants sur les 870 de l’IUT.

Seulement, certains se plaignent de files d’attente trop longues et d’une offre de restauration qu’ils jugent « réduite ». Thomas (1), étudiant en informatique, affirme : « Il faut arriver à 11 h 30, limite, si on veut avoir le choix, sauf que nos horaires de cours ne collent pas toujours. Surtout quand on finit à 13 h. Et l’après-midi, on a souvent encore faim, j’ai l’impression que les quantités sont réduites depuis l’année dernière… »

Sur une autre table du restaurant universitaire, Pierre-Louis, Alicia et leurs amis parlent d’une même voix : « Disons que tous les 3,30 € ne se valent pas toujours. L’un va avoir son dessert s’il arrive à la bonne heure, l’autre pas, s’il arrive trop tard. Pourtant, ils payeront le même prix. » L’heure de pointe est entre 12 h 15 et 12 h 30.

Le restaurant universitaire Branly, à l’IUT de Lannion peut accueillir 360 personnes. | OUEST-FRANCE

Si certains profitent tout de même de ces repas, d’autres rebroussent chemin face à la file d’attente. Trois options s’offrent alors à eux : manger à la boulangerie pour le double du prix proposé au RU, acheter une collation dans un supermarché à côté de l’IUT, ou tout simplement ne pas manger. « On nous a souvent dit d’aller dans le centre-ville, sauf que c’est au moins à 45 minutes de marche pour un aller simple, on n’a pas le temps. Et les bus, il y en a peu », remarque Loïc Harrang, de l’Inter-asso.

Que répond le Crous ?

De son côté, le Crous Bretagne répond que « si les étudiants arrivaient de manière plus échelonnée entre 11 h 30 et 13 h 30, le Crous saurait servir plus de repas ». Ce à quoi Arnaud Martin, directeur de l’IUT, ajoute que ces aménagements sont déjà en cours d’étude. Également, le Crous tient à ajouter que sur la période de septembre à octobre 2022, ils ont servi « près de 18 000 repas sur le campus Branly, soit une augmentation de 15 % par rapport à 2019 – année de référence -, et ce malgré la fermeture de la cafet’».

1. Le prénom a été changé à la demande de l’interlocuteur.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-apres-la-fermeture-de-sa-cafet-comment-le-campus-s-adapte-t-il-7086a7fe-603b-11ed-8153-075575826619

 

Ouest-France

Ferme aux 12 000 cochons en Finistère : le préfet justifie sa décision

Publié le Pierre FONTANIER avec Mickaël LOUEDEC

Après avoir validé, mercredi 9 novembre 2022, le projet d’extension de la porcherie Avel Vor à Landunvez, qui fait polémique dans le Nord-Finistère, le préfet Philippe Mahé s’est montré rassurant, ce jeudi.

La porcherie Avel Vor à Landunvez, dans le Nord-Finistère, suscite une polémique auprès des associations environnementales.

La porcherie Avel Vor à Landunvez, dans le Nord-Finistère, suscite une polémique auprès des associations environnementales. | OUEST-FRANCE

Mercredi 9 novembre 2022, le préfet du Finistère, Philippe Mahé, a validé l’extension de la porcherie Avel Vor, une ferme de 12 000 cochons à Landunvez, près de Brest (Finistère). Un mouvement de fronde contre ce projet avait rassemblé cinq cents personnes sur le site, le samedi 27 août 2022.

Un contre-rassemblement, en soutien à l’éleveur Philippe Bizien, également président du comité régional porcin, d’Evalor, premier constructeur breton d’unités de méthanisation et d’Evel’Up, seconde coopérative porcine française, avait regroupé 350 partisans de cette gigantesque ferme qui inquiète les écologistes, le même jour à Landunvez.

La décision préfectorale était attendue depuis l’avis favorable, le 4 novembre, du conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (15 votes pour, 3 contre). Au même moment, une dizaine de membres du collectif Stoppons l’extension s’étaient mobilisés devant la préfecture à Quimper (Finistère).

« Cet élevage n’est pas hors-la-loi »

« Cet élevage n’est pas hors-la-loi, a martelé le préfet Philippe Mahé, ce jeudi 10 novembre 2022. Après une annulation de l’arrêté préfectoral par le tribunal administratif, il fonctionne avec une autorisation provisoire depuis le 1er août 2019. Sa pérennisation était subordonnée à plusieurs conditions. » L’exploitant a réalisé les travaux exigés avec la création d’un talus, d’une lagune, la couverture des fosses à lisier et la mise en œuvre de capteurs d’air pour lutter contre les mauvaises odeurs.

Une enquête publique a émis un avis favorable en recommandant un suivi de la qualité des eaux de baignade et des cours d’eau. « L’autorité environnementale a émis des incertitudes, poursuit Philippe Mahé : des risques de pollution, de nuisances sonores, olfactives et sur l’environnement paysager. J’ai demandé 150 audits et diagnostics par an pour les réduire, et ce dans tous les élevages du Finistère. » La porcherie Avel Vor « fera l’objet d’un contrôle resserré tous les six mois ».

« Un arrêté inédit »

« En créant un comité local de suivi de l’eau historique, je crée du droit positif. Un socle de travail. C’est la première fois qu’un arrêté contient une telle prescription dans le Finistère . S’il y a des pollutions sur les plages du Château ou de Penfoul à Landunvez, on déterminera, enfin et de manière scientifique et décisive, quelles en sont les origines. J’ai associé les associations environnementales et j’espère qu’elles ne me fermeront pas la porte au nez par principe ! Je suis transparent, l’éleveur est transparent », assure le préfet.

Il présidera ce comité qui se réunira dans le mois et sera composé de représentants de l’agence régionale de santé, des directions départementales des territoires et de la mer et des protections des populations, des élus et des représentants d’associations comme Eaux et rivières.

André Talarmin en fera partie. Maire de Plouarzel et président de la communauté de communes du pays d’Iroise, il apparaît comme une figure rassurante auprès de la population : « Tous les trois mois, on ira voir si l’arrêté du préfet est respecté », explique-t-il. On va regarder par exemple si l’eau est bien traitée, si la station d’épuration fonctionne, si le personnel est compétent. Les industriels ne font pas n’importe quoi. On a affaire à des gars sérieux. Les élus ont voté pour, parce qu’ils font confiance à l’exploitant. »

Le comité vérifiera s’il y a des effets cumulés de la concentration d’élevages porcins sur la qualité des eaux du Nord-Finistère. Si oui, créations et extensions pourraient être freinées.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/ferme-aux-12-000-cochons-en-finistere-le-prefet-promet-un-controle-resserre-tous-les-six-mois-61687984-60de-11ed-bd7d-093981143012

 

Ouest-France

Lannion. Un samedi autour de la photo et des luthiers

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À l’occasion de la venue de l’autrice du livre Luthiers en Bretagne, croisant photos et témoignages, la librairie Gwalarn à Lannion (Côtes-d’Armor) invite, samedi 12 novembre 2022, le public à rencontrer également deux Trégorroises : la violiste Nathalie Le Gaouyat ainsi que la luthière Justine Belot.

L’autrice du livre « Luthiers en Bretagne », sera en dédicace à Gwalarn, en présence de deux Trégorroises, samedi.

L’autrice du livre « Luthiers en Bretagne », sera en dédicace à Gwalarn, en présence de deux Trégorroises, samedi. | DR

Au-delà d’une dédicace, c’est à une rencontre que la librairie Gwalarn, à Lannion (Côtes-d’Armor) invite, samedi 12 novembre 2022 : la venue de Michèle Misan sera l’occasion de découvrir son livre Luthiers en Bretagne , « magnifique ouvrage présentant le travail de treize luthiers. Les photographies en noir et blanc mettent en lumière la finesse des mouvements et le geste minutieux, décrivent les libraires. La parole est donnée à chaque artiste afin de partager avec le lecteur leur amour pour le bois et leur métier ».

Michèle Misan sera accompagnée de la violiste, Nathalie Le Gaouyat, ainsi que de la luthière, Justine Belot, qui pourront éclairer ses photos de leurs témoignages.

Samedi 12 novembre 2022, de 15 h à 17 h, à la librairie Gwalarn, à Lannion.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-un-samedi-autour-de-la-photo-et-des-luthiers-cac5eda2-60e9-11ed-bee7-098315387626

 

Mercredi 9 novembre - Lancement d'un collectif unitaire dédié à l'action et à la mobilisation rassemblée pour la réouverture de la ligne Morlaix-Roscoff

Photos Pierre-Yvon Boisnard et Ismaël Dupont

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Lancement d'un collectif unitaire pour la relance de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff ce mercredi 9 novembre afin de converger et d'être plus forts et efficaces pour sensibiliser et mobiliser les citoyens sur cette question d'intérêt général. Une très bonne réunion avec plusieurs représentants de l'APMR, et sa présidente Sylvie Fillon, de la CGT Cheminots et Marins, de Solidaires, du PCF, de FI de EELV, de l'UDB, du PS, d'élus régionaux (Gladys Grelaud et Christine Prigent), départementaux, communautaires (le président de Morlaix communauté et maire de Morlaix, Jean-Paul Vermot, était présent, comme son vice président aux transports mobilités, Roger Heré), des citoyens, d'autres étant excusés (gauche indépendantiste, Ensemble, Génération.s, etc). De très bons échanges à une trentaine de personnes. On est partis sur l'idée d'une conférence de presse commune le lundi 21 novembre à 11h à Roscoff au passage à niveau devant le port en eau profonde et d'une grande manifestation à Roscoff le 21 janvier 2023 pour dire la nécessité et le besoin social, économique et écologique d'une réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff pour les passagers et le fret ferroviaire, avec une exigence que Roscoff, porte d'entrée des îles britanniques, revienne dans le réseau trans-européen des ports d'intérêt majeur. Ce collectif se veut ouvert et rassembleur, ne remplaçant aucunement l'action et les initiatives des organisations existantes, et se centrant sur le travail pour construire des actions et sensibilisations unitaires et rassembleuses. Notre collectif se réunira de nouveau le mercredi 14 décembre en réunion publique ouverte à tous, à 18h30, à Saint-Martin des Champs, dans une salle publique, ou de nouveau, à défaut, au local du PCF Morlaix. Merci à tous les participants pour leur présence et à tous ceux aussi qui se sont excusés! C'est ensemble et unis qu'on va gagner!

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/tag/la%20vie%20locale/

Vidéo : https://www.facebook.com/pierreyvon.boisnard/videos/899226234816861

 

Ouest-France

Plounévez-Moëdec. À Beg-ar-C’hra, l’abattoir devrait drainer de l’activité

Publié le Renée-Laure EUZEN

L’abattoir communautaire ouvert il y a un an à Plounévez-Moëdec (Côtes-d’Armor) devrait bientôt avoir pour voisins deux ateliers de découpe. À l’Agglo, on n’y voit pas de concurrence mais plutôt une complémentarité.

La Cuma Prat Friko espère voir son projet d’atelier de transformation collectif se concrétiser.

La Cuma Prat Friko espère voir son projet d’atelier de transformation collectif se concrétiser. | DR

Le projet est sur les rails depuis plusieurs mois. En mars 2022, vingt-deux éleveurs bios l’avaient présenté à la presse ils venaient de se regrouper en Cuma (coopérative d’utilisation de matériels agricoles) (1) en vue de créer un atelier de découpe non loin de l’abattoir de Lannion-Trégor communauté, fraîchement construit dans la zone d’activités de Beg-ar-C’hra, à Plounévez-Moëdec (Côtes-d’Armor).

Depuis, la donne a quelque peu changé, avec le départ de certains d’entre eux, mais le projet reste plus que jamais d’actualité. On est une quinzaine maintenant, et on souhaiterait recruter de nouvelles personnes afin d’atteindre un tonnage satisfaisant​, indique Goulven Le Troadec, éleveur à Plounévez-Moëdec, et membre de la jeune Cuma Prat Friko. Le projet prévoit ainsi la transformation de 70 tonnes de viande par an.

Produits cuits et plats préparés

À cela est venue s’ajouter une autre donnée : Le contexte inflationniste. Pour autant, pas question de renoncer. C’est pourquoi une réunion d’information est prévue lundi 14 novembre, à 20 h, à la salle omnisports de Plounévez-Moëdec, afin de présenter cet outil collectif pour la découpe et la transformation​.

L’atelier à destination des éleveurs bios du département est pensé pour « assurer la transformation jusqu’à la cuisson pour les pâtés, les boudins pour le porc, des plats préparés, mais aussi du séchage pour le saucisson ou la coppa ».

Si un nombre suffisant d’éleveurs adhère au projet, il pourrait se concrétiser début 2024. 

Ce projet n’est pas le seul qui pourrait voir le jour à proximité de l’équipement communautaire puisqu’un agriculteur de Trémel a l’intention d’installer son propre atelier. Les élus ont donné un avis favorable à la vente du terrain lors du dernier conseil d’agglo.

Ces deux projets viennent-ils concurrencer l’activité de l’abattoir ? Interrogé alors, Éric Le Creurer, élu en charge de l’économie agricole à Lannion-Trégor communauté, avait évoqué la complémentarité entre les équipements plutôt que de la concurrence, indiquant que l’activité découpe de l’abattoir connaît une forte progression​.

Pour Goulven Le Troadec, non seulement le projet porté par la Cuma Prat Frisko n’est pas concurrent, mais le département manque cruellement de ce type d’outils​. Sans compter que les bêtes issues des élevages de la coopérative termineront leur vie à l’abattoir communautaire. De quoi redonner des couleurs à cette activité qui, selon les mots d’Éric Le Creurer, reste à développer ».​.

(1) Le territoire de la Cuma couvre les communautés de communes suivantes : Lannion-Trégor communauté, Guingamp-Paimpol agglomération, Morlaix communauté, Leff-Armor communauté, CC Kreiz-Breizh, Leff Armor communauté, Saint Brieuc agglomération et Lamballe Terre et Mer

Lundi 14 novembre, à 20 h, à la salle omnisports de Plounévez-Moëdec, réunion d’information et présentation du projet d’outil collectif pour la découpe et la transformation aux producteurs en agriculture biologique souhaitant mieux valoriser les viandes issues de leur ferme.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/plounevez-moedec-a-beg-ar-c-hra-l-abattoir-devrait-drainer-de-l-activite-542aeb24-6036-11ed-8153-075575826619

 

Ouest-France

À Morlaix, une nouvelle étape de franchie dans le projet de réouverture de la rivière

Publié le

Le préfet du Finistère, Philippe Mahé, est venu signer un avenant au Programme d’actions de prévention des inondations de Morlaix communauté, mercredi 9 novembre 2022. Une étape incontournable pour avancer sur l’avant-projet détaillé de réouverture de la rivière à Morlaix.

Le projet de réouverture de la rivière de Morlaix, afin de prévenir les inondations, avance pas à pas. À moyen-long terme, l’eau pourrait à nouveau passer sous le viaduc.

Le projet de réouverture de la rivière de Morlaix, afin de prévenir les inondations, avance pas à pas. À moyen-long terme, l’eau pourrait à nouveau passer sous le viaduc. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« C’est un jour historique », s’est félicité Jean-Paul Vermot, président de Morlaix communauté. Le préfet du Finistère, Philippe Mahé, est venu signer un avenant au Programme d’actions de prévention des inondations (Papi), mercredi 9 novembre 2022.

Une signature qui a pour effet de gonfler le budget de 10 % de ce programme, le passant de 2 589 978 € à 2 857 978 €.

Cette convention financière, prolongée de deux ans, permet de réaliser des études techniques et financières de l’avant-projet détaillé de la réouverture de la rivière de Morlaix.

« C’est un moment important, souligne Philippe Mahé. L’État montre son accord sur les conditions de mise en œuvre de ce projet. »

En quoi consiste la réouverture de la rivière ?

Derrière la réouverture se cache une des clés pour lutter efficacement contre les inondations en centre-ville de Morlaix.

Depuis 2016, des moyens de modélisation 3D ont été mobilisés, afin d’identifier clairement où ça coince, pour l’écoulement de l’eau dans la cité du viaduc. Grâce à cela, « un projet d’aménagement des galeries a pu être dimensionné », rappelle Guy Pennec, vice-président chargé du grand et petit cycle de l’eau à Morlaix communauté.

Ce dernier permettrait de protéger « le secteur compris entre le théâtre, la rue de Brest et le bassin à flot, qui comprend la place des Otages, Cornic et Charles-de-Gaulle », décrit-il.

Pour diminuer le risque d’inondation, l’idée serait donc « de rouvrir une partie de la galerie principale », notamment dans la zone qui va du kiosque jusqu’au rond-point du commissariat, mais aussi de légèrement modifier le tracé de la galerie du Queffleuth.

Au total, 1 200 m de galerie traversent le centre-ville de Morlaix. La réouverture, même partielle de la galerie principale, pourrait « limiter la saturation ».

Philippe Mahé, préfet du Finistère, est venu signer un avenant au programme d’actions de prévention des inondations (PAPI) de Morlaix communauté. Une nouvelle étape qui s’annonce dans le projet de réouverture de la rivière de Morlaix. | OUEST-FRANCE

Quelles sont les prochaines étapes ?

Elles arrivent vite : « Dès le début d’année 2023, on aura recruté un chef de projet pour la partie opérationnelle, ainsi qu’un médiateur », complète Jean-Paul Vermot. Ce médiateur sera à l’écoute des commerçants, des habitants, des riverains pour sensibiliser et informer autour du projet. « Notamment sur la question des parkings, qui est sensible. Nous préparons le terrain, avec une quarantaine de places supplémentaires rampe Saint-Nicolas, et quatre-vingt environ rue de Brest », poursuit le président.

En 2023, sont donc prévues plusieurs études, à savoir la réalisation des sondages géotechniques, un diagnostic de génie civil pour la galerie du Jarlot et celle du Queffleuth, la réalisation de levés topographies au sol pour préciser les conditions de franchissement des tronçons maintenus à couvert.

Quel financement ?

Le coût total de l’opération n’est pas encore connu, même si un premier chiffre de 20 millions d’euros est avancé. L’Etat y participerait de moitié. Les 2 857 978 € du Papi d’intention se répartissent ainsi : 39,1 % pour Morlaix communauté ; 32,7 % pour l’État, 22,2 % pour le Département et 6 % pour la Ville de Morlaix.

À partir de quand démarreront les travaux ?

« Dans dix-huit mois, nous reviendrons signer l’avenant n° 3 pour les travaux », lance le préfet. Cela signifie qu’un programme de travaux pourra être validé dans la foulée, à partir de janvier 2024. La labélisation est espérée en juin 2024. Enfin, les premiers coups de pioche ne sont donc pas prévus avant 2025.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-une-nouvelle-etape-de-franchie-dans-le-projet-de-reouverture-de-la-riviere-850ee68e-6052-11ed-8153-075575826619

 

Ouest-France

ENQUÊTE. Covid-19 : la réindustrialisation de la production de masques en France tourne au fiasco

Publié le Marion DUBOIS

En 2020, de nouvelles usines de production de masques tricolores étaient inaugurées. Plus de deux ans après, la filière chancelle. Dans le grand ouest, la Coop des Masques a fermé ses portes quand d’autres placent leurs salariés en chômage partiel. Les industriels français viennent d’adresser un courrier au Président pour lui demander de sévir auprès des acheteurs. En parallèle, le ministère de l’Industrie communique pourtant largement sur sa volonté de réindustrialiser « ce secteur critique ».

La Coop des masques, à Grâces, près de Guingamp, a été placée en liquidation judiciaire le 12 octobre 2022.

La Coop des masques, à Grâces, près de Guingamp, a été placée en liquidation judiciaire le 12 octobre 2022. | OUEST-FRANCE

Les belles promesses au-dessus du berceau de la Coop des masques ont été nombreuses. Mais au moment de ses premiers pas débuts 2021, ceux qui avaient promis des commandes semblaient avoir perdu l’adresse de l’usine créée de toutes pièces dans les Cotes d’Armor. Un financeur privé a même choisi des masques d’importation plutôt que ceux fabriqués par l’usine qu’il avait lui-même cofinancée ! Ubuesque.

Le tribunal de commerce de Saint-Brieuc a placé en liquidation judiciaire mercredi 12 octobre, la Coop des masques deux ans après son ouverture. 13 personnes ont perdu leur emploi. Un investissement de 5,6 millions par terre.

Pas très loin, à Ploufragan (Côtes-d’Armor), une autre usine fait face à une baisse des commandes de masques FFP2. Klap a demandé une demande d’activité partielle auprès de la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités.

En 2020, Emmanuel Macron voulait « réduire la dépendance » de la France

Le fabricant de masques Kolmi-Hopen ferme un site de fabrication à Beaucouzé (Maine-et-Loire), ouvert en juillet 2021 près d’Angers. Les fabricants de l’Ouest ne sont pas les seuls en difficulté. Dräger licencie les salariés de son site alsacien, situé à Obernai. Sans parler des autres sites industriels qui ont réduit la voilure.

Il y a bientôt trois ans, la France découvrait sa dépendance vis-à-vis de la Chine pour s’approvisionner en masques. Face à ce constat, le gouvernement a poussé les industriels à s’organiser pour produire en France. « Produire plus sur le sol national pour réduire notre dépendance et donc nous équiper dans la durée », déclarait Emmanuel Macron le 31 mars 2020. Deux ans et huit mois plus tard, l’appareil productif relancé en France se grippe.

Lire aussi : Près de Guingamp, la liquidation de la Coop des masques : « un scandale », pour la CGT

Depuis le Covid, rien n’a changé

La raison principale ? Le manque d’acheteurs des masques tricolores. « Avant la crise du Covid, les achats publics de masques se portaient à 95 % sur des masques d’importation, moins chers. Entre l’été 2020 et 2021, 97 % des appels d’offres publics attribués étaient attribués à des importateurs », dénonce le syndicat des fabricants français de masques (F2M).

Les masques tricolores ont beau respecter toutes les règles de sécurité et être produits parfois à seulement quelques kilomètres du commanditaire, les acheteurs ne raisonnent encore qu’en termes de prix. « Le poste de dépenses « masque » représente pour certains 1/50 000e de leur budget. Ce n’est pas forcément un problème de gestion mais des acheteurs sont dans une habitude d’aller vers le moins-disant », analyse Guy Hascoët, ex-président de la Coop des masques qui vient de baisser le rideau.

Un masque chirurgical importé est vendu 2 centimes quand un masque tricolore est vendu 5 centimes. Les exemples d’entreprises de la santé mais aussi de collectivités ou de départements qui choisissent des masques d’importation s’accumulent. « Récemment, le SDIS 62 (Pas-de-Calais) a choisi cinq importateurs pour ses cinq approvisionnements. Aucun français », enrage Christian Curel, président du F2M. Sollicité, le SDIS 62 n’a pas répondu à Ouest-France.

La liste des mauvais élèves est longue : la CPAM des Bouches-du-Rhône, la région des Hauts-de-France, le groupement hospitalier d’Agen, la ville de Bourges, la préfecture de Police de Paris, la ville de Calais, le département des Pyrénées-Orientales…

Des aberrations en cascade

Selon le syndicat, 86 % des appels d’offres hors du secteur de la santé n’incluent pas la clause de préférence européenne. Depuis une circulaire publiée en décembre 2021, les établissements de santé publiant leur appel d’offres sont censés l’inclure. Mais rien ne les y contraint. Autre aberration, c’est au donneur d’ordre de lister ses critères prioritaires censés déterminer son choix : le poids de l’écologie, le poids du prix et le poids du délai de livraison. « Mais le choix se fait toujours par le prix. Et les acheteurs s’arrangent pour attribuer les notes qui les arrangent pour qu’à la fin, le moins cher l’emporte », estime Christian Curel.

Donnant parfois lieu à des situations ubuesques. « Un importateur se retrouve avec une meilleure note que nous dans la consommation carbone, alors que les commandes traversent la planète tandis que nous produisons à quelques kilomètres. »

« Tous les acheteurs vous diront qu’entre un achat chinois ou français, ils préféreront acheter français. Mais ce qui joue, c’est le critère prix », reconnaît Stéphanie Rochereau, acheteuse pour le Groupement Hospitalier de Territoire de Loire-Atlantique (GHT 44) dont dépend notamment le CHU de Nantes. Chaque année, le groupement achète 705 960 masques FFP2 et 4 410 000 masques chirurgicaux.

« On subit une hausse de prix sur l’ensemble de nos achats »

Depuis le Covid, Stéphanie Rochereau a décidé de prendre davantage en compte les qualités des masques (60 %) par rapport au prix (40 %). « Même si nous sommes très fiers de notre choix, nos budgets sont difficilement tenables. On subit une hausse sur l’ensemble de nos achats », confie l’acheteuse. Néanmoins, « je n’ai plus de retours indésirables par rapport à nos achats chinois : inconfort, allergie… C’est aussi plus facile d’échanger et d’ajuster nos commandes avec des fabricants français », reconnaît-elle. À court terme, les achats chinois sont peut-être plus économiques « mais il faut prendre en compte l’intégralité de la vie d’un produit », ajoute Stéphanie Rochereau.

Ils sont très peu nombreux à être aussi vertueux que le GHT 44. Face à cette « grande désillusion », les fabricants français montent encore au créneau. Visiblement, les règles mises en place comme la circulaire santé en décembre 2021 ou le guide des achats publié en janvier ne sont pas respectés. Pire, pas connus. « C’est un fournisseur qui m’en a informée et depuis nous l’appliquons », reconnaît Stéphanie Rochereau. 

Un appel d’offre de Santé Public France en sauveur ?

« Si certains établissements de soins mettent en œuvre ce guide, d’autres ne l’appliquent toujours pas. On en est bien conscient », confie à Ouest-France, le ministère de l’Industrie, qui considère la filière du dispositif médical comme « critique » et souhaite sécuriser notamment la production d’équipements de protection individuels, dont les masques font partie.

Le ministère de Roland Lescure voudrait assurer du travail à la filière en expliquant que « Santé Publique France vient d’ouvrir un appel d’offre pour l’achat de 200 millions de masques (commande unique pour 2023) suivant le guide d’achat. Cet appel d’offre a été alloti de sorte que neuf producteurs de masques puissent être retenus. »

Mais Christian Curel, président du F2M, s’inquiète d’ores et déjà du dumping social pratiqué par les fabricants français pour remporter à tout prix ce marché crucial. Car la concurrence n’est pas seulement féroce avec les importateurs mais aussi entre les fabricants tricolores. « Certains n’hésitent pas à baisser leur prix en vendant à perte ou sans marge. Cette politique de dumping ne tiendra pas longtemps. » C’est pourquoi le F2M demande que cet appel d’offre vital pour la filière intègre un prix cible, « à savoir 6 centimes pour un maques chirurgical et 25 centimes pour un masque FFP2 ».

Prévenir et sanctionner

Les fabricants français réclament aussi, dans un courrier adressé au Président Macron, à ses ministres ainsi qu’aux députés à « faire appliquer les instructions et recommandations édictées par les ministères. »

Le F2M demande même de « sanctionner les établissements de santé qui ne suivent pas les instructions en ne leur accordant que les dotations « obligatoires », en ne leur accordant que les dotations « obligatoires » : toute dotation « optionnelle » doit être supprimée pour les établissements ne suivant pas les instructions du ministère ». Pour les commanditaires en dehors de la santé, comme la Police, les villes, les départements… Le syndicat veut que l’État informe « sans relâche les différentes organisations ; et sanctionne de manière identique (non-allocation de budgets) les structures qui ne suivent pas les recommandations ».

À l’heure où les États-Unis privilégient leur production nationale, les fabricants français demandent de « faire appliquer la réciprocité ». « Si des pays comme la Chine ou les États-Unis interdisent à leurs établissements publics d’acquérir des produits non fabriqués sur leur territoire, ce qui est le cas des masques, alors appliquer la même règle en Europe serait la moindre des choses. »

À peine née, la filière française semble déjà s’éteindre à petit feu. « C’est compliqué de réindustrialiser en France un produit à faible valeur ajoutée face à une concurrence internationale féroce. Quand les acheteurs ne changent pas leurs comportements et que vous êtes dix fabricants français à vous battre pour 5 % du marché… Une filière se construit dans le calme et non pas dans une crise. Ensuite, cela suppose de la protéger », conclut Guy Hascoët, l’ex-président de la Coop des masques.

https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/enquete-la-reindustrialisation-de-la-production-francaise-de-masques-tourne-au-fiasco-e45723d2-6033-11ed-81fe-30b170697b40

 

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8 novembre 2022

Alain Goutal

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Le Diben mardi 08 novembre 2022

Morlaix communauté. Réunion du comité de pilotage du port de Primel-Diben

Morlaix Communauté a invité cet après-midi les associations parties prenantes (limités à une personne par association) à participer à un comité de pilotage pour la réalisation du volet les "infrastructures portuaires". Malgré les avertissements des associations (l'APPBS, l'ARAP, Force5), le service littoral de MX CO propose de réaliser une cale au fond de l'Anse de Primel en pleine zone humide reconnue en appel au Tribunal de Nantes. C'est du foutage de gueule ! N'y aurait-il pas là conflit d’intérêt ?

Économisons l'argent du contribuable, il y a une aire de carénage sur le port de Roscoff où certains bateaux de Primel se refont déjà une beauté : Port de plaisance de Roscoff Bloscon Aire de carénage

 RAPPEL 

Ouest-France

Plougasnou. Des associations toujours contre une aire de carénage au fond de l’anse de Primel

Nouveauté, dans l’aménagement du site portuaire de Primel-Le Diben, à Plougasnou (Finistère) : le poste de ravitaillement en carburant doit être installé au sud des ex-établissements Lequertier. Ce qui donnerait un indice sur l’implantation de la future aire de carénage. Deux associations protestent.

Le port du Diben va faire l’objet d’un lifting à 15 millions d’euros. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

L’aménagement du site portuaire de Primel-Le Diben continue de faire des remous, à Plougasnou (Finistère). Un comité de pilotage va être créé, avec la commune, les professionnels, les financeurs, les riverains ou encore les associations.

Marc Rousic, conseiller chargé du littoral pour Morlaix communauté, a rencontré les associations pour un petit port breton sympa (APPBS) et les Amis et riverains de l’anse de Primel (ARAP).

Une zone humide très riche

Or, celles-ci ont appris que le poste de ravitaillement en carburant serait positionné au sud des ex-établissements Lequertier. Ce qui indiquerait le potentiel endroit de la future aire de carénage. Les deux associations y sont formellement opposées, puisqu’il s’agit d’une « zone humide très riche en biodiversité, et répertoriée. L’utilisation mutualisée d’une nouvelle aire de carénage par les clients du chantier naval et d’autres utilisateurs, ne doit pas dicter l’emplacement de l’aire au détriment de l’environnement ».

Les associations demandent à Morlaix communauté de « surseoir au déplacement du poste de distribution des carburants, le temps de débattre démocratiquement au sein du Comité de pilotage du lieu d’implantation de l’aire de carénage ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-des-associations-toujours-contre-une-aire-de-carenage-au-fond-de-l-anse-de-primel-20a8a4ee-e08f-11eb-9be0-01246e2ebe9b

 

Ouest-France

Morlaix. À pied, à vélo, il voyage dans la sobriété

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Parti le 16 août de Banyuls dans les Pyrénées-Orientales, François Hellot, va à la rencontre des alternatives au capitalisme. Jeudi 3 novembre, il a laissé son vélo à Morlaix (Finistère) pour marcher sur le GR 34 jusqu’à Cancale.

« Même si je vis en Guadeloupe depuis 20 ans, je suis Breton, j’adore cette côte, surtout en ce moment où la lumière est douce », s’enthousiasme François Hellot à l’issue de sa première étape sur le GR 34, entre Morlaix et Le Diben à Plougasnou.

« Même si je vis en Guadeloupe depuis 20 ans, je suis Breton, j’adore cette côte, surtout en ce moment où la lumière est douce », s’enthousiasme François Hellot à l’issue de sa première étape sur le GR 34, entre Morlaix et Le Diben à Plougasnou. | OUEST-FRANCE

« Je me suis réveillé un matin avec l’idée qu’à 52 ans, il est encore temps de se faire une “nouvelle vie” dans sa vie », confie François Hellot rencontré à l’issue de sa première étape sur le GR 34 au Diben (Finistère). Cette idée lui est venue après une sale bronchite qui lui faisait craindre une échéance fatale, et qui heureusement guérit très vite.

L’idée d’un tour de France à pied et à vélo du skipper rennais, habitué à naviguer dans les eaux turquoise des Antilles, a pu paraître incongrue. « Je veux montrer que l’on peut voyager autrement dans la sobriété, marcher est accessible à tout le monde… J’ai le luxe d’être libre, je suis travailleur indépendant, je n’ai pas d’enfant et pas de crédit ! »

Un périple de près de 1 000 km dans les Pyrénées

Il s’est donné presque un an pour réaliser ce chemin, parsemé d’étoiles. Car pendant cette longue boucle, il fait étape auprès de personnes et de communautés qui montent des projets autour de l’éducation, à Tarnos dans les Landes, où il visite une école alternative, ou de la transition écologique, à Plouray (Morbihan), où des personnes, au sein de La Bascule, expérimentent une façon de vire autrement.

C’est à pied que François Hellot, commence son tour de France le 16 août à Banyuls-sur-Mer, dans les Pyrénées-Orientales : « Un périple de près de 1 000 kilomètres à pied dans les Pyrénées, par le GR 10, avec 50 000 mètres de dénivelé. À Hendaye, j’ai remis en état un vélo dans une recyclerie pour 60 €. » Un vélo qui lui a permis de faire un détour par la ZAD (Zone à défendre) à Notre-Dame-des-Landes « où j’ai découvert des gens très actifs, mais sans organisation, sauf celle de ne pas en avoir. »

Sortir de sa zone de confort

Dans ce périple,il reconnaît se mettre en difficulté « alors que je pourrais être en maillot de bain sur un voilier, mais cela fait du bien de sortir de sa zone de confort. On me dit souvent, c’est super ce que tu fais, mais je m’interroge sur leur niveau de conscientisation », formule celui dont le premier acte militant est d’avoir arrêté de manger de la viande il y a sept ans.

Après avoir laissé son vélo à Morlaix, François Hellot est reparti à pied, sur le GR 34, en direction de Cancale, où il va expérimenter le logement solidaire. Il prévoit ensuite de rallier Dunkerque, Metz, puis Colmar, à vélo cette fois. Puis, il s’engagera dans la grande traversée de la France, l’Hexatrek, un sentier qui le mènera jusque dans les Cévennes.

On peut le suivre dans son périple sur sa chaîne Altertour2022 sur YouTube et Instagram, ainsi que sur le site onavance-onreflechit.fr

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-a-pied-a-velo-il-voyage-dans-la-sobriete-80fb1dce-5e13-11ed-9336-4415ab5cbad8

 

Ouest-France

« Les bénéfices de Petit Navire restent en haut », cinquante salariés débrayent en Finistère

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Ce mardi 8 novembre 2022, une cinquantaine de salariés de Petit Navire a débrayé devant le site de Douarnenez (Finistère). Dans un contexte inflationniste et de très bons résultats pour la multinationale Thaï Union, propriétaire de Petit Navire, ils demandent une revalorisation des salaires et des primes pour l’année 2022 dans le cadre des Négociations annuelles obligatoires (NAO). 

Une cinquantaine de salariés, soit « 90 % de l’équipe de jour » expliquent les représentants syndicaux, a débrayé, ce mardi 8 novembre 2022, devant chez Paulet, sur le site Petit Navire de Douarnenez (Finistère).

Une cinquantaine de salariés, soit « 90 % de l’équipe de jour » expliquent les représentants syndicaux, a débrayé, ce mardi 8 novembre 2022, devant chez Paulet, sur le site Petit Navire de Douarnenez (Finistère). | OUEST-FRANCE

Ce mardi 8 novembre 2022, ils sont une cinquantaine de salariés devant le site de Douarnenez Petit Navire Paul-Paulet. « 90 % de l’équipe de jour a débrayé, les intérimaires sont restés travailler, ce qu’on comprend », indiquent les représentants de l’intersyndicale CFDT, CGT et CFE-CGC.

Dans un contexte inflationniste, les salariés et leurs représentants se sentent « désabusés » par les propositions de la direction dans le cadre des Négociations annuelles obligatoires (NAO). Six réunions ont déjà eu lieu depuis le 29 septembre. « Tout ce que demande l’intersyndicale a été refusé. On demande la prime partage valeur (PPV, anciennement prime Macron) de 3 000 €, ça a été refusé. Nous sommes descendus à 1 500 €, ça a été refusé aussi. Les 10 % d’augmentation des salaires, ça a été refusé, on est descendus à 7 %, ça a été refusé. Donc, pour 2022, ils ne donnent rien de plus que ce qu’ils ont donné en 2022, 2,4 % en début d’année. Mais c’était dans le contexte normal, sans l’inflation », résument le secrétaire du Comité social et économique (CSE), David Gueguen, vingt-trois ans dans l’entreprise, et Thierry Longuet, délégué CGT, présent depuis trente-huit ans dans l’entreprise.

D’excellents résultats pour Thaï Union

La conserverie Paul-Paulet est l’un des deux sites industriels (avec Quimper) et le berceau historique de la marque Petit Navire, leader de la conserve de poissons en France. Petit Navire emploie deux cents personnes en CDI à Douarnenez (Finistère), 800 en Bretagne et 1 000 sur l’ensemble de ses sites. La marque bretonne, fondée en 1932, a été rachetée, en 2010, au fonds Trilantic Capital Partners (anciennement Lehman Brothers) par la multinationale thaïlandaise Thaï Union (elle regroupe par exemple les marques Petit Navire, John West, King Oscar, Sardinerie Hyacinthe Parmentier etc.)

« Thaï Union réalise des dividendes records depuis plusieurs années et la multinationale enregistre de très bons résultats au troisième trimestre 2022 », indique David Gueguen, secrétaire du CSE, presse économique à la main. « Mais ça reste en haut. Nous, on n’a rien », lâche-t-il. Début novembre, le groupe Thaï Union communiquait sur les « sommets historiques pour ses ventes trimestrielles et son bénéfice net », grâce, notamment, à des prix de vente plus élevés, une croissance des volumes et des taux de changes favorables. « Les ventes de Thaï Union, entre juillet et septembre, ont bondi de 14,7 % en glissement annuel pour atteindre 1,09 milliard d’euros », précise le groupe.

« Ils annoncent un tsunami »

Toutefois, les salariés présents ce mardi matin expliquent que les ressources humaines leur annoncent un « tsunami » qui vient. « C’est cela que l’on entend à chaque réunion depuis le 29 septembre : que le prix de l’énergie va augmenter, le prix des matières premières, le prix du métal. On comprend tout ça, bien sûr. Ils disent : “Si on accède à ce que vous demandez, on ferme la baraque” », indiquent les délégués syndicaux et le secrétaire du CSE.

La prochaine réunion est prévue le 17 novembre, un accord doit être trouvé avant le 24 novembre.

À ce stade, la direction de Petit Navire ne souhaite pas communiquer.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/les-benefices-de-petit-navire-restent-en-haut-cinquante-salaries-debrayent-en-finistere-11b0cd6c-5f42-11ed-a35d-20354ea697f9

 

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8 novembre 2022

Alain Goutal

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Ouest-France

Morlaix. Une nouvelle manifestation organisée par l’intersyndicale, le 10 novembre

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La CGT, FSU et Solidaires appellent la population à rejoindre la manifestation organisée ce jeudi 10 novembre 2022, à 17 h 30, place des Otages, à Morlaix (Finistère). L’intersyndicale réclame de nouveau des augmentations de salaires pour tout le monde, face au contexte d’inflation.

220 personnes avaient battu le pavé à l’occasion de la grève du 18 octobre, à Morlaix.

220 personnes avaient battu le pavé à l’occasion de la grève du 18 octobre, à Morlaix. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« Il n’est pas question de laisser faire ! », écrit, dans un communiqué l’intersyndicale de Morlaix (CGT, FSU, Solidaires). Après le 29 septembre, les 18 et 27 octobre 2022, les trois organisations appellent de nouveau à un rassemblement, ce jeudi 10 novembre 2022.

Le rendez-vous est donné à 17 h 30, sur la place des Otages.

Des pancartes avec la perte de revenu liée à l’inflation

Face au contexte inflationniste, « le gouvernement se contente de mesures parcellaires et insuffisantes. Il s’obstine à ne pas procéder à une juste revalorisation du Smic et n’envisage pas le blocage des prix pour les produits de première nécessité », poursuit l’intersyndicale.

C’est pourquoi elle demande des augmentations de salaires, des minima sociaux. « Nous invitons les salariés/retraités à venir avec un bulletin de salaire/pension anonymisé avec mention de la perte de revenu liée à l’inflation, liée à la crise actuelle et/ou plus ancienne. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-une-manifestation-organisee-par-l-intersyndicale-aura-lieu-en-fin-de-journee-jeudi-2786fed6-5f42-11ed-a4ba-ea24473a13d1

 

Ouest-France

Malgré la polémique, la Région Bretagne financera le film « Algues vertes »

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Lundi 7 novembre, le conseil régional de Bretagne a accordé une subvention de 250 000 € au tournage du film « Les Algues vertes » du réalisateur Pierre Jolivet. Un choix qui n’a pas fait l’unanimité parmi les élus

Sur le tournage du film «  Les algues vertes », le réalisateur Pierre Jolivet, entouré par Inès Léraud (à droite) et l’actrice Céline Salette, qui incarne le rôle d’Inès Léraud à l’écran.

Sur le tournage du film « Les algues vertes », le réalisateur Pierre Jolivet, entouré par Inès Léraud (à droite) et l’actrice Céline Salette, qui incarne le rôle d’Inès Léraud à l’écran. | OUEST-FRANCE

Avant même sa sortie, c’est un film qui fait déjà beaucoup parler de lui. Ce lundi 7 novembre, la commission permanente du conseil régional de Bretagne a accordé une subvention de 250 000 €, soit 7 % du budget total, à la société 2.4.7 films qui produit le long-métrage de fiction Les Algues vertes du réalisateur Pierre Jolivet. Le scénario de ce film est basé sur la BD Algues vertes : l’histoire interdite, de la journaliste Inès Léraud et du dessinateur Pierre Van Hove.

Cette enquête, sous forme de BD, avait fait grand bruit au moment de sortie en 2019. Il s’agit d’un violent réquisitoire contre le modèle agricole breton, et en particulier l’élevage porcin intensif, pointé comme le grand responsable du phénomène des algues vertes. Les auteurs présentent la prolifération des algues vertes comme un scandale sanitaire. Au passage, ils dénoncent la collusion supposée des milieux agricoles, de l’industrie agro-alimentaire et des élus, évoquant « un demi-siècle de fabrique du silence »​.

Défense de la liberté d’expression

Fallait-il subventionner le film tiré d’un pareil brûlot ? « Oui »​, ont répondu les groupes de la majorité régionale, les Écologistes de Bretagne et Breizh a gleiz (régionalistes). « Non », a estimé le groupe Hissons haut la Bretagne, c’est-à-dire principalement Les Républicains. Les macronistes de Nous la Bretagne ont préféré s’abstenir. Quant au Rassemblement national, il était absent lors du vote.

« Le principe que nous défendons, c’est celui de la protection de la liberté d’expression, dont dépend la liberté de création », explique Béatrice Macé, la vice-présidente de la Région, chargée de la culture. Les élus s’en sont donc remis à l’avis d’un comité de lecture, « formé de professionnels issus de la filière »​. La Région rappelle qu’elle a toujours suivi les avis de ses comités de lecture, « et ce depuis leur mise en place en 2004 ». Et que le montant de l’aide est calculé sur des « critères objectifs ».

« Un film à charge »

Autant d’arguments qui ne convainquent pas Isabelle Le Callennec, cheffe de file du groupe Hissons haut la Bretagne. « Nous craignons que de l’argent public ne vienne financer un film à charge très préjudiciable à l’image de la Bretagne. Refuser de financer, ce n’est pas censurer. Tout cet argent serait beaucoup mieux employé à soutenir les agriculteurs volontaires pour faire évoluer leurs pratiques. »

Isabelle Le Callennec s’étonne aussi du fait que les élus régionaux votent une aide sans avoir préalablement connaissance du scénario de l’œuvre subventionnée. Réponse de Béatrice Macé : « Moi-même, en tant qu’élue régionale en charge de la culture, je ne demande pas à avoir accès au scénario du film pour ne pas interférer. »

https://www.ouest-france.fr/environnement/algues-vertes/malgre-la-polemique-la-region-bretagne-financera-le-film-algues-vertes-ec7a9072-5eca-11ed-b542-4d790b33384b

 

Ouest-France

Lannion. Recours lancés contre l’abattage des arbres, quai Foch

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Plestin environnement et Sauvegarde du Trégor ont saisi le tribunal administratif de Rennes contre l’arrêté préfectoral qui autorise l’abattage de trois arbres, quai Foch à Lannion (Côtes-d’Armor). Cet abattage est censé permettre la sortie des capsules flottantes d’Anthénéa.

Le mardi 4 octobre 2022, quelques militants et représentants associatifs s’étaient rassemblés contre l’abattage d’arbres, quai Foch, à Lannion (Côtes-d’Armor).

Le mardi 4 octobre 2022, quelques militants et représentants associatifs s’étaient rassemblés contre l’abattage d’arbres, quai Foch, à Lannion (Côtes-d’Armor). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Les associations Plestin environnement et Sauvegarde du Trégor ont saisi le tribunal administratif de Rennes pour contrer l’arrêté préfectoral qui autorise l’abattage de trois arbres, quai Foch, à Lannion (Côtes-d’Armor), considérant qu’il est rendu nécessaire pour l’évacuation par la mer des unités flottantes fabriquées par l’usine Anthénea qui ne peuvent emprunter le réseau routier au regard de leur dimension (9 m de diamètre)​.

Dès l’annonce de cet abattage, un rassemblement s’était tenu quai Foch. Dans la continuité de cette mobilisation, deux procédures sont lancées, l’une au fond en date du 2 novembre 2022 et l’autre en référé, en date du 4 novembre 2022.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-recours-lances-contre-l-abattage-des-arbres-quai-foch-8a83686c-5ec5-11ed-be29-537312e67f82

Lire aussi : Lannion. Soucoupes flottantes d'Anthénea : référé contre l'abattage d'arbres (Le Trégor)

 

Ouest-France

Un nouveau sous-préfet pour l’arrondissement de Lannion

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Officiellement investi dans ses nouvelles fonctions ce lundi 7 novembre 2022, Thomas Odinot devient le sous-préfet de Lannion (Côtes-d’Armor). Énarque, normalien et russophone, le représentant de l’État aura à cœur d’« accompagner les élus et citoyens du Trégor pour les aider à transformer le territoire ».

Le dépôt de gerbe au monument aux morts de Lannion a marqué l’entrée en fonction de Thomas Odinot à la tête de la sous-préfecture, ce lundi 7 novembre 2022.

Le dépôt de gerbe au monument aux morts de Lannion a marqué l’entrée en fonction de Thomas Odinot à la tête de la sous-préfecture, ce lundi 7 novembre 2022. | OUEST-FRANCE

« Je souhaitais être sur le terrain, au contact des élus et des citoyens porteurs de projets, pour les aider à transformer le territoire. » C’est avec cette envie de terrain que Thomas Odinot a quitté ses fonctions de secrétaire général de la préfecture de Mende (Lozère), le mois dernier, pour prendre celles de sous-préfet de Lannion (Côtes-d’Armor), ce lundi 7 novembre 2022. La cérémonie officialisant son arrivée dans la capitale du Trégor a été l’occasion pour le nouveau représentant de l’État de faire la rencontre de plusieurs des 57 maires de l’arrondissement. Et d’avoir, à leur contact, un avant-goût des dossiers qui l’attendent.

Un sous-préfet énarque, normalien et russophone

Tourisme, économie numérique et télécoms mais aussi algues vertes, défis agricoles et environnementaux… Les enjeux locaux s’imposeront rapidement au regard averti de ce jeune sous-préfet de 35 ans, normalien, énarque et russophone.

Juriste et membre des requêtes du Conseil d’État, Thomas Odinot se trouve actuellement détaché dans le corps des sous-préfets. « En tant que nouvel arrivant sur ce territoire qui m’est encore inconnu mais décrit comme très dynamique » comme il le dit lui-même, le trentenaire entend se montrer « à l’écoute » de ceux qui participent à la vitalité du Trégor pour mieux le « servir ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/un-nouveau-sous-prefet-pour-l-arrondissement-de-lannion-f4f7a596-5eb1-11ed-be29-537312e67f82

 

Ouest-France

De la Normandie à la Bretagne, cet Américain suit les traces de son père soldat durant 1939-1945

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Al Sims est venu de Woodstock, au Texas (États-Unis), pour marcher sur les pas de son père, John G. Sims, qui a débarqué à Utah Beach, le 18 juillet 1944. Il appartenait à la 6e division blindée américaine. Al Sims a fait une halte à Gourin (Morbihan), le 5 novembre 2022, où son père est passé le 5 août 1944, lors de la libération de la ville.

Al Sims (au centre) est passé le samedi 5 novembre à Gourin, sur les traces de son père, qui faisait partie de la sixième division blindée libératrice de Gourin, le 6 août 1944.

Al Sims (au centre) est passé le samedi 5 novembre à Gourin, sur les traces de son père, qui faisait partie de la sixième division blindée libératrice de Gourin, le 6 août 1944. | OUEST-FRANCE

John G. Sims faisait partie de la 6e division blindée américaine, commandée par le général Robert W. Grow, leader de l’opération Cobra, conçue par le général George J. Patton, qui a percé le front d’Avranches le 31 juillet 1944.

« C’est très émouvant pour moi de venir à Gourin (Morbihan), où mon père est passé le 5 août 1944. Il était technicien chirurgical dans le 76e bataillon médical armé (76 th Armored Medical Bataillon), qui faisait partie de la 6e division blindée, appelée également Super Sixth, raconte Al Sims, âgé aujourd’hui de 76 ans, qui est également vétéran du Vietnam. J’ai déjà publié un livre, intitulé Medics of the sixth armored division 1942-1945, sur l’histoire de mon père au sein du 76e bataillon médical armé. »

« Aujourd’hui, je refais son parcours car je projette de rédiger un nouveau livre sur cette période de l’histoire qui a profondément marqué ma famille, explique Al Sims. Mon idée est de reprendre les photographies prises en 1944 des lieux de leur passage, pour un comparatif avant, après.

De la Normandie à la Bretagne

À Gourin, Al Sims a été accueilli par les représentants du Souvenir français du pays du Roi Morvan, de Gourin historique, de Bretagne TransAmerica, de Kreiz Breizh 1944, et de l’Association de reconstitution de la Poche de Lorient. « Al est arrivé avec des documents historiques, notamment une lettre écrite d’un colonel de la Super Sixth​, à sa femme. Il y raconte l’avancée des troupes américaines », informe Pierre-Marie Quesseveur, président de Gourin historique.

« A près Gourin, la division est entrée dans le Finistère en passant par Poullaouen et Locmaria-Berrien, où des accrochages avec des poches de résistance allemande coûtèrent la vie à plusieurs de leurs soldats, précise-t-il. Après la libération de Huelgoat, la 6e division a poursuivi son avancée vers l’ouest, pour arriver devant Brest, le lundi 7 août 1944.

Mémorial de Lormeau

« Une plaque commémorative, dite Mémorial de Lormeau​​, à Plabennec, évoque la mémoire de 75 soldats de la division tués dans la région de Plabennec et Plouvien les 8 et 9 août 1944 », ajoute Pierre-Marie Quesseveur. Elle porte l’inscription : À la mémoire des 75 soldats de la 6e division blindée morts au combat les 8 et 9 août 1944 pour libérer cette terre – Sur la pierre et dans notre cœur à jamais.

Du 18 juillet 1944 au 8 mai 1945, 1 275 hommes de la 6e division blindée américaine sont morts au combat.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/gourin-56110/de-la-normandie-a-la-bretagne-cet-americain-suit-les-traces-de-son-pere-soldat-durant-1939-1945-e66ceb4e-5e98-11ed-8d80-050a372ce233

 

Ouest-France

À Carantec, le réaménagement de la rue de Lolory va être bientôt inauguré

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Validé en conseil municipal le 17 décembre 2020, le réaménagement de la rue de Lolory, à Carantec (Finistère) a récemment trouvé son terme. La sous-préfète de Morlaix, Élizabeth Sevenier-Muller, et les élus vont procéder à son inauguration prochainement.

La « nouvelle » rue de Lolory (photo), à Carantec, va être inaugurée officiellement dans les jours à venir.

La « nouvelle » rue de Lolory (photo), à Carantec, va être inaugurée officiellement dans les jours à venir. | OUEST-FRANCE

Le projet de réaménagement de la rue de Lolory et des rues annexes (Duquesne, Lefebvre et Rhu Bian), à Carantec (Finistère) a été validé à l’unanimité lors du conseil municipal du 17 décembre 2020.

C’est notre premier aménagement urbain, ​avait alors commenté la maire, Nicole Ségalen-Hamon, aux commandes depuis mai de la même année. L’édile indiquait aussi que les travaux seront réalisés en 2021. Le chantier se chiffre à 233 000 € HT ( maîtrise d’œuvre comprise)​.

Quels ont été les travaux ?

Il s’agissait de l’effacement des réseaux et de la réfection de la voirie. La volonté est de valoriser le caractère paysager de cet ensemble situé sur le coteau entre le centre-ville et la plage du Kélenn, ​soulignait-on dans le n° 1 du premier journal municipal de la mandature, paru en juillet 2021. La première tranche des travaux se terminait alors, avant interruption pendant la période estivale. Jean-Baptiste Patault, adjoint à l’aménagement et au littoral y parlait de lieu emblématique de Carantec. Pourquoi ?

Une liaison importante

La rue de Lolory est un axe qui permet la liaison automobile et piétonne entre le bourg et le Kélenn et qui sert de déviation les jours de marché. L’objectif affiché du projet de réaménagement étant bien d’y permettre une meilleure cohabitation entre les véhicules et les piétons et de former une véritable promenade bucolique…​.

Une fâcheuse erreur d’estimation

Si, au milieu de l’année 2021, la première tranche des travaux s’achevait, une mauvaise surprise attendait les élus à l’automne. En effet, lors du conseil municipal du 4 novembre 2021, la maire annonçait une erreur d’estimation du maître d’œuvre. Il prévoyait un coût de 280 127 € mais les offres les moins disantes sont à 410 000 € HT. Soit une différence de 130 000 €. Les élus décidaient alors de lancer une nouvelle consultation.

Une subvention bienvenue

Le bulletin municipal « En bref » ​d’avril 2022 a révélé le coût final du dossier. Il est de 456 000 € HT, dont une subvention de 60 000 €. Cette subvention d’État est obtenue au titre de la Dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR), rubrique « Travaux d’aménagement de centre bourg intégrant l’amélioration de la sécurité et de l’accessibilité »​.

Comme l’indiquait la maire, Nicole Ségalen-Hamon, en juillet 2021 : Les travaux de la rue de Lolory et des rues annexes participent au cadre de vie des habitants. C’est également la proposition d’une belle expérience à ceux qui aiment la flânerie.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/a-carantec-le-reamenagement-de-la-rue-de-lolory-va-etre-inaugure-mardi-8-novembre-905469c0-5c19-11ed-93e0-20520e360365

 

Ouest-France

À quoi ressemblera le Finistère en 2050 ? « La côte sera bétonnée et ressemblera à la Côte d’Azur »

Publié le Eloïse LEVESQUE

Changement climatique, accès aux soins, place des femmes en politique, avenir de la pêche, crise de l’eau potable… Quel visage aura le Finistère en 2050 ? Nous vous avons posé la question et les témoignages que nous avons recueillis auprès des internautes laissent poindre une forte inquiétude sur l’avenir de notre littoral, jusqu’ici préservé. Neuvième volet de notre dossier Finistère en 2050.

Le site de Prat ar Hastel, à Tréguennec (Finistère).

Le site de Prat ar Hastel, à Tréguennec (Finistère). | ARCHIVES THIERRY CREUX / OUEST-FRANCE

« Selon vous, à quoi ressemblera le Finistère en 2050 ? ». C’est la question que nous avons posée à nos internautes à travers un appel à témoignages, lancé dans le cadre d’un dossier spécial consacré à cette thématique.

Les conséquences du réchauffement climatique semblent préoccuper de nombreux lecteurs, qui se veulent pessimistes sur l’avenir du littoral finistérien.

Karine, de Combrit, anticipe une « surconstruction en bord de mer et des embouteillages en été ». Servane, de Morlaix, renchérit : « Je pense que la côte du Finistère sera totalement bétonnée et ressemblera à la Côte d’Azur ou une banlieue quelconque, au rythme où on va. En bordure de plages, il est possible que les maisons les plus proches de la mer se soient transformées en épaves abandonnées. Je crains que le Finistère ne soit hyperpeuplé à cause du réchauffement et ne perde beaucoup son caractère. »

Lire aussi : Finistère en 2050. Climat : quand l’exceptionnel deviendra la norme

Tensions sur le logement, moins de pêche, plus d’incendies

Même discours du côté de Jérôme, qui réside à l’ouest de Brest. Selon lui, le changement climatique à l’œuvre dans le reste de la France « aura augmenté significativement l’attractivité géographique et économique du Finistère ». Il y voit lui aussi une « nouvelle Côte d’Azur. Les populations aisées âgées seront incapables de supporter un climat torride de type Afrique du Nord qui s’installera de façon pérenne sur la façade méditerranéenne, d’où une migration interne prévisible ».

Lire aussi : Montée des eaux, érosion du littoral… En Finistère, quels risques pour quelles solutions ?

Pour quelles conséquences ? « Des tensions accrues sur le logement », prévoit Jérôme. « Ce sera un grand parc d’attractions pour Parisiens, il y aura d’énormes problèmes d’eau potable… La pêche à pied sera interdite… La pêche professionnelle aura pratiquement disparu… », ajoute Gérard, de Loquénolé. « Le Finistère deviendra la Corse de l’Ouest, avec un risque d’incendies des espaces verts de plus en plus élevé », craint Patrick, de Cast.

Lire aussi : Finistère en 2050. « L’avenir de la pêche passera par les femmes ! »

« Mettre en place des mesures »

Jérôme estime qu’« i l conviendrait, dès à présent, de mettre en œuvre des mesures anti-résidences secondaires afin de permettre aux populations locales, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui viendront en Finistère pour y vivre et travailler, de continuer à se loger correctement. À défaut, la spéculation emportera tout ».

Lire aussi : En 2050, cap sur le million d’habitants dans le Finistère

À Quimper, Jennifer appelle elle aussi à agir rapidement : « Il est urgent que les communes cessent d’encourager la création de lotissements et autres grosses infrastructures, la préservation des terres agricoles et des zones non bâties doit être une priorité. Si on ne met pas un coup d’arrêt à la bétonisation galopante, notre qualité de vie à tous va en pâtir… »

Karine, de Milizac, est plus optimiste. Elle craint que « l es locaux aient de plus en plus de mal à se loger », mais pense que « notre littoral sera préservé au vu de la mobilisation des maires et députés investis dans l’écologie. Les Bretons resteront tous soudés face au réchauffement climatique ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/a-quoi-ressemblera-le-finistere-en-2050-la-cote-sera-betonnee-et-ressemblera-a-la-cote-d-azur-4baec074-5dc5-11ed-9cf9-ac215ad008b8

 

Ouest-France

Morlaix. Stagañ, le nouveau spectacle des Korriged Is

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Korriged Is présente son nouveau spectacle, « Stagañ ».

Korriged Is présente son nouveau spectacle, « Stagañ ». | ERIC LAIGRET

Le nouveau spectacle de Korriged Is fait surgir une forme contemporaine où s’enlacent mémoire et imaginaire. Il prend appui sur la danse bretonne, qui constitue le socle de Korriged Is, et développe une vision créative de notre héritage. Le spectacle mêle danse, chant, slam. Il a déjà été primé à Nantes, début février.

Stagañ décline les solidarités, enjeu nécessaire à la vie d’une communauté en mouvement. De toutes les différences, émerge un spectacle qui interroge nos liens avec les autres. Entre rythmiques terriennes, chants scandés, gavotte agglomérant les joies, clarinette endiablée, pas martelés...

Jeudi, à 20 h 30, à la salle du Roudour. Tarifs : de 7 à 17 €. Contact : 02 98 15 20 90.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/stagan-le-nouveau-spectacle-des-korriged-is-4adfb4ad-306f-4d6c-a2ed-2f9e2a4ebb98?mgo_eu=d41d8cd98f00b204e9800998ecf8427e&mgo_l=MR-69IgPTS6bHvKgJuaLLg.7.0

 

Ouest-France

Morlaix. Les chèques-cadeaux enfin disponibles

Morlaix communauté (Finistère) double la mise des chèques-cadeaux pour doper le pouvoir d’achat et soutenir le commerce de proximité. Chacun pourra en faire la demande, dès ce lundi à partir de 19 h.

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Morlaix communauté, en partenariat avec CCIMBO Morlaix et La Poste, se mobilise avec une enveloppe de 150 000 €.

Morlaix communauté, en partenariat avec CCIMBO Morlaix et La Poste, se mobilise avec une enveloppe de 150 000 €. | OUEST-FRANCE

Alors que les fêtes de fin d’année approchent, Morlaix communauté (Finistère), en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie métropolitaine Bretagne ouest (CCIMBO) qui fut, en 2013, à l’initiative du dispositif « Chèques cadeaux 100 % Haut Finistère », renouvelle l’opération des chèques-cadeaux.

Pourquoi cette opération chèques-cadeaux 100 % Haut Finistère ?

« Celle de décembre 2020 pour inciter l’achat local avait remporté un grand succès, souligne Solange Creignou, vice-présidente en charge du développement économique. Nous avons trois objectifs : augmenter le pouvoir d’achat, privilégier la consommation locale dans les surfaces de moins de 500 m² et promouvoir les commerces locaux. » Cette année, l’Agglo mobilise une enveloppe de 150 000 €.

Qui peut en bénéficier ?

Tous les foyers des 26 communes du territoire de Morlaix communauté, dans la limite de l’enveloppe. Pour l’achat de 20 € de chèques-cadeaux, l’Agglo double la mise. Si on achète pour 40 €, on recevra 80 €. Les ménages les plus défavorisés auront accès au dispositif par le biais des Centres sociaux communaux d’action sociale (CCAS) communaux et du Centre départemental d’action sociale (CDAS). « Pas question de spéculer, c’est un chèque par foyer », prévient Solange Creignou.

Combien de temps ces chèques sont-ils valables ?

Jusqu’au 31 mai, dans 400 commerces du territoire, « dans les secteurs de la mode, de la déco, du bien-être ou encore de la culture et du sport, détaille Isabelle Tanguy, vice-présidente de la Chambre de commerce. La liste des commerces sera jointe à la commande. »

Où passer sa commande ?

Les commandes ne pourront être passées qu’à partir d’aujourd’hui, à 19 h, en se connectant sur le site internet. La Poste met en place un dispositif exceptionnel pour la distribution des chèques à partir de mercredi. Les facteurs les distribueront en mains propres. En cas d’absence, il déposera le courrier dans la boîte aux lettres et enverra, depuis son smartphone, une notification de distribution.

Site internet : www.100pour100-hautfinistere.bzh/morlaixco/

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-les-cheques-cadeaux-enfin-disponibles-e2dd9572-5d40-11ed-aeb1-22b190090478

 

Ouest-France

Projet de méthaniseur à Plufur : vers un dialogue constructif ?

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Des riverains, inquiets du projet de méthaniseur à Plufur (Côtes-d’Armor), se sont réunis vendredi. Ils sont prêts à rencontrer les agriculteurs pour discuter.

Le maire de Plufur, Hervé Guélou, et le militant, Yves-Marie Le Lay, s’entretiennent avant la réunion citoyenne.

Le maire de Plufur, Hervé Guélou, et le militant, Yves-Marie Le Lay, s’entretiennent avant la réunion citoyenne. | OUEST-FRANCE

Ils étaient une cinquantaine d’habitants, vendredi 4 novembre 2022, à la salle des fêtes de Plufur (Côtes-d’Armor). Au programme, les actions à mettre en œuvre pour bloquer le projet d‘un méthaniseur installé par deux agriculteurs à 100 m des premières habitations.

Le maire, Hervé Guélou, était présent avant la réunion. Ayant donné son accord sur le projet, l’élu a échangé avec le président de Sauvegarde du Trégor, Yves-Marie Le Lay : Je ne sais si ma place est parmi vous, je constate qu’il n’y a que des personnes contre ce projet…

Si nous rencontrions les agriculteurs ?

Pour Yves-Marie Le Lay, non opposé à la méthanisation, le risque est que ce projet échappe à ses créateurs et mette en péril l’environnement. Hervé Guélou le rassure : Je suis contre les grosses unités de méthanisation qui ont le but de fabriquer de l’énergie et non de s’inscrire dans un processus de traitement des résidus locaux. Ce projet est familial. Pour se développer plus ; il faudrait tout reconstruire avec des moyens financiers colossaux.

La semaine dernière, le quotidien Le Monde a publié une étude peu rassurante. Elle estime qu’à la suite de l’augmentation du coût des matériaux, les méthaniseurs, au-delà des dimensions familiales, deviennent impossibles à amortir.

Le maire, agriculteur bio, en appelle à la confiance : Il est important que la population ait confiance en nous. Nous connaissons la terre et la respectons, et nous savons, aussi, compter.

Alors que la situation s’annonce conflictuelle, Yves-Marie Le Lay précise : «Nous ne sommes pas sûrs d’arrêter ce projet validé par la préfecture.. Une voie de dialogue s’ouvre grâce à un habitant : Si nous rencontrions les agriculteurs pour échanger ? Ils pourront nous assurer que leur projet est vertueux, et non un engagement de façade ? La transparence et le contrôle du projet, grâce à un comité de suivi, permettra le retour de la confiance.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plufur-22310/projet-de-methaniseur-a-plufur-vers-un-dialogue-constructif-af2fba4e-5dc6-11ed-9336-4415ab5cbad8

 

Ouest-France

Brest. Suicide d’un salarié de Bibus, pas de bus ni de tramway ce lundi

Publié le Sabine NICLOT-BARON

Le suicide d’un conducteur dédié à des tâches polyvalentes, samedi 5 novembre 2022, a provoqué la tristesse et l’indignation des salariés de Bibus à Brest (Finistère). Aucun bus ni tram ne devraient circuler ce lundi 7 novembre 2022.

Bus et tramway ne circuleront pas ce lundi 7 novembre 2022 à Brest à la suite du suicide d’un conducteur de 52 ans.

Bus et tramway ne circuleront pas ce lundi 7 novembre 2022 à Brest à la suite du suicide d’un conducteur de 52 ans. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

La nouvelle du suicide d’un conducteur de 52 ans, père de famille de deux enfants et récemment grand-père, samedi 5 novembre 2022, à son domicile, a créé un séisme dans l’entreprise. Les 480 salariés du réseau de transport public de la métropole brestoise, dont 345 conducteurs, « se connaissent tous » souligne Luc Daniel, délégué syndical CFDT Bibus à Brest.

« Choc psychologique »

Ce conducteur en CDI, détaché à la maintenance technique polyvalente de petites réparations urgentes, était reconduit à ce poste tous les ans par avenant. Il aurait été prévenu « entre deux portes » il y a une semaine qu’il ne serait pas reconduit dans son poste à partir du mois de janvier. Il était en arrêt de travail pour choc psychologique depuis.

Minute de silence à Kergonan

C’est le deuxième suicide en deux ans d’un salarié de Bibus à Brest.

L’ensemble des salariés est invité à venir se recueillir pour une minute de silence au dépôt de bus de Kergonan, ce lundi à 11 h. Luc Daniel prévient déjà : « il n’y aura pas de bus ni de tramway à circuler ce lundi. Et nous bloquerons leur sortie, même si ce n’est pas légal. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-suicide-d-un-salarie-de-bibus-pas-de-bus-ni-de-tramway-ce-lundi-894f18f4-5dd2-11ed-9cf9-ac215ad008b8

 

Ouest-France

À Saint-Pol-de-Léon, un « trésor botanique » pourrait devenir le plus bel arbre de France

Publié le Étienne LANNUZEL

Dans le parc du manoir de Gourveau, à Saint-Pol-de-Léon (Finistère), trône un remarquable robinier faux-acacia. Singulier par sa taille et sa longévité, ce « monument végétal » participe au concours de l’arbre de l’année 2022, organisé par le magazine Terre Sauvage et l’Office national des forêts (ONF). Il figure parmi les mieux placés pour l’emporter.

Le robinier faux-acacia du manoir de Gourveau, à Saint-Pol-de-Léon (Finistère), représente la région Bretagne au concours de l’arbre de l’année 2022.

Le robinier faux-acacia du manoir de Gourveau, à Saint-Pol-de-Léon (Finistère), représente la région Bretagne au concours de l’arbre de l’année 2022. | E.BOITIER – TERRE SAUVAGE MAGAZINE

Il y a de ça quelques semaines, Béatrice et Michel de Sagazan s’inquiètent pour la santé d’un arbre situé dans le parc de leur manoir de Gourveau, à Saint-Pol-de-Léon (Finistère). Un champignon s’y développe, de petites branches s’assèchent à ses extrémités.

Le couple contacte David Happe, un ingénieur écologue de l’Hôpital-Camfrout. Arrivé sur place, ce « médecin des arbres » rassure : aucune maladie ne le met en péril. Mais le chemin valait le détour : l’homme a devant lui un « monument végétal exceptionnel ».

Le deuxième robinier le plus haut de France

« L’arbre m’avait tout de suite touché lorsque l’on est arrivé », reconnaît Béatrice de Sagazan, qui a acheté le domaine avec son mari il y a six ans. Cet arbre, c’est un robinier faux-acacia. Exceptionnel, il l’est par sa taille.

David Happe, ingénieur écologue, Béatrice et Michel de Sagazan, propriétaires du manoir de Gourveau, devant le robinier de Saint-Pol-de-Léon (Finistère). | OUEST-FRANCE

Une hauteur de vingt mètres, qui fait de lui le deuxième robinier le plus grand de France, mais surtout un tronc de cinq mètres de diamètre et une couronne (aire recouverte des premières branches à la cime, N.D.L.R.) de 900 m2. À la base du tronc, plusieurs excroissances, des broussins, ajoutent à son originalité.

Un arbre qui daterait du XVIIe siècle

David Happe l’atteste : l’arbre a au moins 250 ans. Mais peut-être bien plus : « Il était de tradition au XVIIe siècle de planter un arbre au moment de la construction d’une demeure, raconte le technicien forestier. Celle-ci date de 1638. Le robinier pourrait avoir le même âge, 384 ans. »

Cette variété, originaire de la côte est américaine, a par ailleurs été importée en France en 1601 par Jean Robin, botaniste du roi Henri IV. Un repère historique qui renforce la thèse d’un arbre quadricentenaire.

Le Gourveau n’était alors « qu’un » manoir rural abritant une ferme : « C’est encore plus unique, note David Happe. Les propriétaires n’avaient sans doute aucun lien avec le milieu botaniste de l’époque. »

Un concours pour valoriser le « patrimoine végétal »

Au hasard de cette rencontre, David Happe et les de Sagazan décident de porter la candidature de ce « trésor botanique » au concours de l’arbre de l’année 2022, organisé par le magazine Terre Sauvage et l’Office national des forêts (ONF). Une compétition qui n’offre aucune dotation et n’impose pas d’obligation de préservation, mais permet de valoriser le « patrimoine végétal comme élément historique ».

Le mercredi 2 novembre 2022, le robinier de Saint-Pol est désigné pour représenter la région Bretagne. Il s’oppose à quatorze concurrents dans un vote en ligne, ouvert pendant deux mois. Le candidat breton cumule déjà 735 soutiens et se place en seconde position.

L’arbre qui obtiendra le prix du public représentera la France au concours européen. Résultats des courses le mercredi 4 janvier 2023, à Paris.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/a-saint-pol-de-leon-un-tresor-botanique-pourrait-devenir-le-plus-bel-arbre-de-france-ff273f00-5d1b-11ed-9237-2f662ec48046

 

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6 novembre 2022

Alain Goutal

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Ouest-France

ENTRETIEN. Guirec Arhant : « La zone tendue n’est pas l’alpha et l’oméga » de la crise du logement

Publié le Recueilli par Victor GUILLAUD-LUCET

Dans les Côtes-d’Armor, la tension sur le logement se fait de plus en plus ressentir. Logements vacants, meublés touristiques, classement en zone tendue… Guirec Arhant, vice-président de l’Agglo lannionnaise en charge de l’habitat, fait le point sur le rôle des collectivités dans cette crise.

Guirec Arhant, vice-président de l’Agglo de Lannion en charge de l’habitat, voit le classement en zone tendue comme « un élément de réponse », mais pas comme une solution magique.

Guirec Arhant, vice-président de l’Agglo de Lannion en charge de l’habitat, voit le classement en zone tendue comme « un élément de réponse », mais pas comme une solution magique. | OUEST-FRANCE

La question de l’accès au logement dans les Côtes-d’Armor mobilise de plus en plus. Certains voudraient par exemple classer le Trégor en zone tendue : cela permettrait-il de résoudre le problème ?

Il est vrai que nous sommes dans une période de tension aiguë, telle que nous ne l’avons pas connue depuis de nombreuses années. Ce dispositif peut être l’un des éléments de réponses, mais considérer que le classement en zone tendue serait l’alpha et l’oméga pour résoudre la question du logement, c’est un peu trop simple. Et quoi qu’on en pense, les critères aujourd’hui ne sont pas réunis pour classer certains territoires en zone tendue : même si nous le voulions, nous ne pourrions pas définir cette zone tendue.

Qui pourrait prendre la décision de classer le Trégor en zone tendue ?

La réponse est du côté de l’État. Aujourd’hui, nous n’aurons pas de sortie durable de cette crise du logement sans la mobilisation de tous les acteurs à l’échelle locale – les intercommunalités, les communes, la Région – assistés par l’État. Si l’une ou l’autre de ces parties fait défaut, nous n’arriverons pas à trouver des solutions à cette crise. Le conseil régional doit demander à l’État de revoir son jugement sur la situation en Bretagne. Il faut qu’on invente collectivement un modèle breton du logement. C’est un défi complexe, mais qui pourrait donner des résultats significatifs.

Ce dispositif de zone tendue pourrait aussi aider à lutter contre les logements vacants, et participer à réduire la tension du marché locatif…

Effectivement, mais l’Agglo de Lannion est déjà mobilisée sur ce sujet. Aujourd’hui, sur le territoire, nous avons un taux de vacances de 7,4 %. Un taux en baisse, depuis que nous avons invité les communes à mettre en place la taxe d’habitation sur les logements vacants. Sur les 57 communes de LTC, 40 l’ont d’ores et déjà appliquée, faisant baisser d’un point la vacance sur le territoire. Mais il ne faut pas uniquement compter sur le coercitif, il faut aussi accompagner les propriétaires de logements vétustes dans leurs démarches de rénovation pour remettre des biens sur le marché relativement rapidement. C’est ce qu’on fait Lannion et Tréguier, en proposant une prime communale de 3 000 € pour les logements qui sortent de leur vacance.

Autre sujet de préoccupation, le développement des locations courte durée, comme les Air BnB : faudrait-il encadrer davantage cette pratique ?

C’est une question complexe, mais oui, dans un premier temps, nous avons besoin de réguler les locations courte durée. Pour cela, il va falloir que l’État prenne les dispositions nécessaires pour nous aider, car nous avons finalement peu d’outils. La zone tendue permettrait aux communes de mettre en place quelques dispositifs réservés aux grandes agglomérations, comme un meilleur contrôle des meublés touristiques. Mais d’un autre côté, il faut comprendre que ces locations courte durée répondent aussi à d’autres besoins, comme les saisonniers, intérimaires ou stagiaires de passage sur notre territoire. Ces logements peuvent permettre à l’économie locale de se développer. Il n’y a pas de réponse facile à cette question : il faut trouver un juste équilibre entre une offre de logements courte durée et celle du logement à l’année.

Si l’État a toutes les clefs en main, quel rôle une Agglo peut-elle jouer dans le développement des locations à l’année ?

Le plus évident, c’est l’accompagnement des communes dans la construction de logements sociaux, dont nous avons cruellement besoin sur notre territoire. D’autant plus que ces logements deviennent de facto des habitations à l’année. L’offre de logements sociaux est saturée, parce qu’avant, le passage par un logement social était une étape dans le parcours résidentiel. Aujourd’hui, ceux qui ont un logement dans le parc social n’en sortent plus, donc il y a un engorgement. Il est donc d’autant plus important d’en construire de nouveaux.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/entretien-guirec-arhant-la-zone-tendue-n-est-pas-l-alpha-et-l-omega-de-la-crise-du-logement-21b55f5a-5c1a-11ed-9f04-eb216ceb8636

 

Ouest-France

Carantec. Le Jazz Manouche dans tous ses états samedi 12 au domaine Ar Bant

Publié le

L’association Carantec Culture sait varier les plaisirs. Après la comédie Le prénom jouée sur la scène du cinéma Étoile de Carantec, samedi 22 octobre 2022, par la troupe Bons jours ensemble, elle propose une soirée « Le swing dans tous ses états » le samedi 12 novembre, à 20 h 30, au domaine Ar Bant d’Henvic.

Avec sa virtuosité au violon, Dimitri Artemenko va mettre le swing dans tous ses états.

Avec sa virtuosité au violon, Dimitri Artemenko va mettre le swing dans tous ses états. | CARANTEC CULTURE

Ce sera un concert de jazz manouche dont les amateurs devraient se souvenir ! Le quartet qui occupera les planches d’Ar Bant ne peut laisser indifférent. Le groupe Julian Texier and Co a invité le néotrégorrois Dimitri Artemenko, originaire d’Estonie. C’est un véritable virtuose du violon qui avait été repéré à 19 ans en violon classique par la Fondation Yehudi Menuhin.

Depuis, son chemin musical est exceptionnel puisqu’il s’aventure, aussi bien et avec autant de bonheur, sur les terrains de la musique médiévale, des musiques du monde, ou du rock que sur ceux du jazz. Il a d’ailleurs enthousiasmé les nombreux auditeurs amassés sur la place de Saint-Jean-du-Doigt lors de l’édition 2022 de la Fête du violon.

Des partenaires de haut niveau

Dimitri Artemenko aura à ses côtés Julian Texier à la guitare solo, Julien Bataille à la guitare rythmique et Cyril Le Penven à la contrebasse. Julien Bataille, qui se produit aussi avec la chanteuse locquénolésienne de bossa-nova Dany Quentel, se distingue par son fingerstyle. Il ne joue pas sur les cordes avec un médiator mais avec les doigts. Ainsi obtient-il une acoustique comparable à celle des guitares flamenco ou folk. Cyril Le Penven, à la contrebasse et au chant, a, lui, l’habitude de se produire avec des musiciens d’Afrique de l’Ouest et d’Inde dans des répertoires des plus éclectiques, où la Bretagne est aussi présente.

Pratique. Le swing dans tous ses états. Samedi 12 novembre à 20 h 30. Domaine Ar Bant à Henvic. Réservation des billets d’entrée sur Helloasso ou sur place dans la limite des places disponibles. Pas de terminal carte bancaire. Prix des places : 15 € (12 € pour les adhérents de Carantec Culture et des associations culturelles partenaires, gratuit moins de 18 ans).

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/carantec-le-jazz-manouche-dans-tous-ses-etats-samedi-12-au-domaine-ar-bant-a3226956-5c2a-11ed-93e0-20520e360365

 

Ouest-France

Le poète ferrailleur de Lizio présente son deuxième film

Publié le Pauline DECKER

Heureux les fêlés, deuxième long-métrage du Breton Robert Coudray, installé dans le pays de Ploërmel (Morbihan), est une ode à la vie, à l’espoir. À voir au cinéma dès le 9 novembre 2022.

« Heureux les fêlés » sort en salle mercredi 9 novembre 2022.

« Heureux les fêlés » sort en salle mercredi 9 novembre 2022. | BERTRAND COUSSEAU

Il faut avoir la foi pour faire du cinéma. Après son premier long-métrage J’demande pas la lune, juste quelques étoiles, sorti en 2013, Robert Coudray a bien cru ne jamais se remettre de son chemin de croix pour réaliser son film.

L’épreuve sans le soutien financier d’un producteur, l’avait épuisé, vidé. À y regarder de plus près, le poète ferrailleur s’est dit que cette vie d’artisan, la sienne, passée à accomplir sa vie malgré les obstacles, ferait un bon scénario.

La lumière s’est rallumée et l’artiste a remis une pièce dans la machine, convaincu que le cinéma a tous les pouvoirs, y compris celui de montrer sa vie. Heureux les fêlés, tourné dès 2018, est ce récit intime, une ode à la vie qu’il romance avec la poésie qu’on lui connaît. Robert Coudray reste fidèle à ses passions et tant pis s’il doit encore composer avec des bouts de ficelle.

Il aime le cinéma, la Bretagne et le pays de Ploërmel (Morbihan), qui sert de décor à son film. Une carte postale nostalgique assurément, mais son univers est peuplé de copains, d’artisans qui, comme lui, n’ont jamais tourné le dos à leurs illusions. Et à ce cinéma de province à qui l’enfant de Lizio (Morbihan) rend hommage.

Dans la distribution, on retrouve d’ailleurs – avec bonheur – le regretté Jean Kergrist, pour l’un des derniers tours de piste du clown atomique. « Un film réussi, c’est celui qui touche et émeut » , estime Robert Coudray, qui livre, avec ce long-métrage, une grande part de lui-même, d’espoir et d’utopie.

Sortie en salle d’Heureux les fêlés, mercredi 9 novembre 2022. Rens. www.heureuxlesfeles-lefilm.com

https://www.ouest-france.fr/bretagne/ploermel-56800/le-poete-ferrailleur-de-lizio-presente-son-deuxieme-film-4a6f9af2-5114-11ed-ae8d-dd3e997481a9

 

Ouest-France

Brest. Les ambulances Jussieu Secours en grève reconductible

Publié le 04/11/2022 à 18h49

Les salariés de Jussieu secours dépendant de Kéolis santé nord-Finistère se sont mis majoritairement en grève depuis ce vendredi 4 novembre 2022. Ils dénoncent des conditions de travail dégradées.

Les salariés de Jussieu secours, dépendant de Kéolis santé Nord-Finistère en grève reconductible, ce vendredi 4 novembre 2022, devant le site de Brest.

Les salariés de Jussieu secours, dépendant de Kéolis santé Nord-Finistère en grève reconductible, ce vendredi 4 novembre 2022, devant le site de Brest. | OUEST-FRANCE

Une grève reconductible mobilise actuellement la majeure partie des salariés de Keolis santé Nord Finistère.

Ce vendredi 4 novembre, plus de 90 % des effectifs des sites de Brest et Saint-Renan des ambulances Jussieu secours ont décidé de ne plus travailler. La remise en cause « d’acquis de longue date qui permettent de compenser des salaires au Smic et de fortes contraintes d’horaires de travail, le soir, les week-ends et les jours fériés » a mis le feu aux poudres, selon Claire Vannier, secrétaire du cse.

De nouvelles contraintes

Les salariés dénoncent la modification de leurs temps de pause, avec la contrainte de déjeuner en extérieur, hors de leur véhicule. Ils reprochent aussi « les arrangements pour ne pas payer les heures supplémentaires », un climat social dégradé qui a abouti « à trois démissions de régulateurs depuis l’été, à la suite de fortes pressions de la direction ».

Contactée, la direction de Keolis santé n’a pas encore donné sa version des faits. La grève est reconductible dès lundi, hors tours de garde et d’urgence.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-les-ambulances-jussieu-secours-en-greve-reconductible-54200ad6-5c50-11ed-8a84-7b3ff80ec797

 

Ouest-France

À Morlaix, une parcelle du Jardin solidaire dégradée, sa propriétaire est désemparée

Publié le

Les faits auraient eu lieu entre le 31 octobre et le 1er novembre 2022. À Morlaix (Finistère). La parcelle occupée par Sylvie, au sein des Jardins solidaires, a été dégradée.

Les dégradations ont été commises entre lundi 31 octobre et mardi 1er novembre, à Morlaix (Finistère).

Les dégradations ont été commises entre lundi 31 octobre et mardi 1er novembre, à Morlaix (Finistère). | OUEST-FRANCE

« Je suis choquée, désemparée », raconte Sylvie, qui occupe une parcelle au sein des Jardins solidaires de Morlaix (Finistère).

Mardi 1er novembre, lorsqu’elle s’est rendue sur place, comme à son habitude, elle a découvert la parcelle, qu’elle avait aménagée à son goût avec « un très bon parasol, des bâches, du bois que j’avais traité plusieurs fois, de petits outils », complètement retournée et dégradée. Il ne reste plus rien ou presque.

Le coin aménagé de Sylvie, avant sa dégradation. | DR

« Je m’étais énormément investie »

Les faits auraient eu lieu dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre.

Sylvie a porté plainte auprès de la police et ajoute : « Je m’étais énormément investie. » Pour rappel, les Jardins solidaires existent à Morlaix depuis 2008 et appartiennent au Comité des chômeurs et solidaires, dont une partie est gérée collectivement, et l’autre, découpée en parcelle individuelle. Sylvie occupe l’une de ces dernières.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-une-parcelle-du-jardin-solidaire-degradee-sa-proprietaire-est-desemparee-fab77ae2-5c2c-11ed-9f04-eb216ceb8636

 

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4 novembre 2022

Aklain Goutal

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Ouest-France

Accueil de réfugiés à Callac. Nombre de familles, référendum local… Le préfet fait une mise au point

Publié le GOUGEON

À la veille d’une nouvelle double-manifestation à Callac, autour de l’accueil de réfugiés, le préfet des Côtes-d’Armor, Stéphane Rouvé, a souhaité faire une mise au point. Et contrer quelques affirmations.

Stéphane Rouvé, préfet des Côtes-d’Armor, a fait une mise au point sur le projet d’accueil de réfugiés à Callac.

Stéphane Rouvé, préfet des Côtes-d’Armor, a fait une mise au point sur le projet d’accueil de réfugiés à Callac. | OUEST-FRANCE

Alors qu’une double manifestation, entre partisans et opposants à l’accueil de réfugiés, est attendue à Callac, samedi 5 novembre 2022, le préfet des Côtes-d’Armor Stéphane Rouvé a souhaité faire une mise au point. Et revenir sur quelques affirmations.

« Ce chiffre de 70 familles sort de nulle part »

70 familles accueillies. C’est le chiffre avancé en bloc par les opposants au projet Horizon, porté par le fonds de dotation Merci à Callac.

Le préfet le réfute totalement. « Ce chiffre sort de nulle part. Il n’est pas question non plus de mobiliser des millions d’euros sur ce projet. » Il avance que deux familles « venant d’Afrique » seront accueillies d’ici à la fin de l’année dans la commune. Elles sont orientées par l’État, via l’association Viltaïs, qui a remporté un appel à projets, et non pas par Horizon.

« J’ai demandé que soit réorienté le projet Horizon »

Un flou existe depuis plusieurs semaines entre le projet Horizon, lancé avant l’été et porté par un fonds de dotation privé parisien, et Viltaïs, qui est l’association chargée par l’État de loger des réfugiés réinstallés dans les Côtes-d’Armor. Il y a un mois, le préfet a ainsi réuni tout le monde autour de la table, en visioconférence.

« L’accueil de réfugiés est de la responsabilité de l’État. J’ai donc demandé au fonds de dotation qui porte Horizon de réorienter son projet (vers l’accompagnement et l’insertion) et de se coordonner avec les actions conduites par l’État. Pour favoriser l’intégration de réfugiés dans le pays, il n’y a pas que l’accueil et le logement. Horizon peut déjà œuvrer pour les 38 réfugiés (cinq familles orientées par l’État ces dernières années) présents dans la commune de Callac, depuis près de trois ans pour certains. »

« Un référendum local serait illégal »

Un référendum, c’est ce qui est réclamé corps et âme par les opposants à l’accueil de réfugiés. « C’est illégal, pointe Stéphane Rouvé. Un référendum local ne peut s’organiser que sur les compétences de la commune. Les réfugiés, c’est une compétence de l’État. Dès lors, ce serait illégal. »

« Près de 200 gendarmes mobilisés ce samedi »

Les manifestations s’annoncent tendues, samedi à Callac, entre opposants et partisans à l’accueil de réfugiés. Et contrairement la première, le 17 septembre, où la contre-manifestation n’avait pas été déclarée, « les deux manifestations ont cette fois bien été déclarées auprès du maire ». Pour rappel, en zone gendarmerie, c’est bien auprès du maire, et non du préfet, que les manifestations doivent être déclarées.

Plus de 100 gendarmes du groupement départemental seront présents, appuyés par un escadron de gendarmes mobiles d’une autre région française. « Près de 200 gendarmes seront mobilisés », appuie Stéphane Rouvé, qui appelle une nouvelle fois à l’apaisement. « La polémique a dépassé Callac, cela va trop loin dans les propos, les menaces. Ce n’est pas acceptable. » Et de conclure : « Il y a en France et dans les Côtes-d’Armor une tradition d’accueil de réfugiés. Comme d’autres communes, Callac a accueilli ces dernières années des réfugiés et leur intégration s’est faite sans difficultés. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/callac-22160/accueil-de-refugies-a-callac-nombre-de-familles-referendum-local-le-prefet-fait-une-mise-au-point-2dd7d5ac-5c50-11ed-8a84-7b3ff80ec797

 

Ouest-France

Algues vertes. Le député Mickaël Cosson demande la mise en place d’une commission d’enquête

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Mickaël Cosson, député MoDem de la circonscription de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), a interpellé le gouvernement sur la problématique de la prolifération des algues vertes, jeudi 3 novembre 2022.

Mickaël Cosson, député MoDem de la circonscription de Saint-Brieuc, a interpellé la ministre de la Cohésion sociale, jeudi 3 novembre 2022.

Mickaël Cosson, député MoDem de la circonscription de Saint-Brieuc, a interpellé la ministre de la Cohésion sociale, jeudi 3 novembre 2022. | CAPTURE D’ÉCRAN

Lors de la séance des questions au gouvernement, qui s’est tenue exceptionnellement jeudi 3 novembre 2022, le député MoDem de la circonscription de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), Mickaël Cosson, a interrogé Caroline Cayeux, ministre déléguée chargée des collectivités territoriales sur la problématique de la prolifération des algues vertes.

« Des plans de lutte contre les algues vertes se sont succédé »

« Ces deux mots résonnent en Bretagne depuis soixante ans, commence le parlementaire costarmoricain, membre de la commission Développement durable et aménagement du territoire. Les gouvernements se sont succédé sans pour autant résoudre totalement ce fléau. Depuis les années 2000, des plans de lutte contre les algues vertes associant le milieu agricole se sont succédé mais n’ont pas évité des fermetures de plages ou des accidents parfois dramatiques. […] L’absence de résultats tangents sur la quantité d’algues vertes a de graves conséquences en termes environnemental, économique ou de santé. »

Et de poursuivre : Nous devons accompagner la profession agricole vers un modèle vertueux au regard de l’étendue du problème qui ne se limite plus à la Bretagne, vers un modèle économiquement durable avec lequel nos agriculteurs pourront vivre dignement. […] ​Enfin, Mickaël Cosson demande la mise en place d’une commission d’enquête pour que le problème soit résolu de manière durable et qu’il devienne une cause nationale​.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/algues-vertes-le-depute-mickael-cosson-demande-la-mise-en-place-d-une-commission-d-enquete-6a73d214-5c45-11ed-9f04-eb216ceb8636

 

Ouest-France

L’ancien Président François Hollande va présenter ses « Bouleversements » à ses lecteurs de Morlaix

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L’ancien président de la République, François Hollande, viendra rencontrer ses lecteurs à la librairie Dialogues, à Morlaix (Finistère), lundi 14 novembre 2022. Il présentera son dernier ouvrage, « Bouleversements », où il livre son diagnostic, dans ce nouveau contexte géopolitique.

François Hollande, président de la République entre 2012 et 2017, viendra rencontrer ses lecteurs à Morlaix, le 14 novembre 2022.

François Hollande, président de la République entre 2012 et 2017, viendra rencontrer ses lecteurs à Morlaix, le 14 novembre 2022. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Dialogues lui réserve sans doute un accueil présidentiel. François Hollande est l’invité de la librairie de Morlaix (Finistère), lundi 14 novembre 2022, à 17 h. L’ancien président de la République, de 2012 à 2017 viendra présenter son dernier ouvrage, Bouleversements.

Il y parle notamment du contexte géopolitique actuel et comment il a été, lui aussi, chef de guerre pendant un temps.

« Les démocraties sont mises à l’épreuve »

« En 2022, la guerre est de retour en Europe. L’invasion de l’Ukraine par la Russie révèle que le monde, depuis une décennie, connaît une mutation qui a bouleversé les équilibres, renversé les hiérarchies et mis au jour des dangers majeurs pour la planète : sanitaires, climatiques, sécuritaires, politiques. Les démocraties sont mises à l’épreuve. À l’intérieur par les populistes, à l’extérieur par le retour des empires. L’Europe est désormais devant son destin : être une puissance ou une nostalgie », écrit François Hollande.

https://www.ouest-france.fr/politique/francois-hollande/l-ancien-president-francois-hollande-va-presenter-ses-bouleversements-a-ses-lecteurs-de-morlaix-42d412e6-5c1d-11ed-9f04-eb216ceb8636

 

Ouest-France

Finistère en 2050. Un dossier spécial par les journalistes d’Ouest-France

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Quel sera le visage du Finistère en 2050 ? Au sein de nos sept rédactions, les 56 journalistes d’Ouest-France en Finistère se sont penchés sur cette question. Aussi, à l’occasion de la sortie de ce dossier, nous vous proposons de bénéficier d’un abonnement numérique d’une durée de 2 ans, au tarif très réduit de 30 €. Cette offre est limitée aux 300 premiers souscripteurs.

Quel sera le visage du Finistère en 2050 ? Quelles seront les conditions climatiques ? Le Finistère passera-t-il le cap du million d’habitants ? Quels seront les impacts de la montée des eaux ? Dans un dossier spécial, les journalistes d’Ouest-France en Finistère répondent à ces questions. Ici, le Port Rhu à Douarnenez

Quel sera le visage du Finistère en 2050 ? Quelles seront les conditions climatiques ? Le Finistère passera-t-il le cap du million d’habitants ? Quels seront les impacts de la montée des eaux ? Dans un dossier spécial, les journalistes d’Ouest-France en Finistère répondent à ces questions. Ici, le Port Rhu à Douarnenez | ARCHIVES OUEST-FRANCE/VINCENT MOUCHEL

Quel sera le visage du Finistère en 2050 ? Les enjeux de demain sont mis en perspective dans le cadre de ce dossier spécial réalisé par les 56 journalistes d’ Ouest-France en Finistère.

Quelles seront les conditions climatiques ? L’exceptionnel deviendra-t-il la norme ? Le Finistère passera-t-il le cap du million d’habitants ? Quelle sera la pratique de la langue bretonne ? Quelle sera la place des femmes dans la pêche en 2050 ? À quoi ressemblera notre biodiversité marine ? Quels seront les impacts de la montée des eaux ?

Scientifiques, experts, linguistes… Répondent à nos questions et permettent de nous projeter. Le tout, avec une vision globale et factuelle. Des acteurs finistériens livrent également leur vision du département à horizon 2050. Exemple avec la Dr Irène Frachon ou encore l’artiste Renan Luce. Ils ont carte blanche. Finistère en 2050, un dossier Ouest-France à découvrir.

Deux ans d’abonnement à Ouest-France à prix réduit pour les 300 premiers souscripteurs

À l’occasion de la sortie de ce dossier, nous vous proposons de bénéficier d’un abonnement numérique d’une durée de 2 ans, au tarif très réduit de 30 €. Cet abonnement numérique vous permettra de lire l’ensemble des articles sur le site et l’application Ouest-France. Cette offre est limitée aux 300 premiers souscripteurs.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/finistere-en-2050-un-dossier-special-par-les-journalistes-d-ouest-france-db2e9794-5b57-11ed-b6e6-f63b47634c9e

 

Ouest-France

Sciences. L’histoire étonnante de la création de la Station biologique de Roscoff, il y a 150 ans

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Des laboratoires de ce type, il n’en existe pas beaucoup. Pourtant, c’est à Roscoff (Finistère), dans un petit village de pêche et rural que le professeur Henri de Lacaze-Duthiers décide d’y installer une base de zoologie expérimentale, en 1872. Il serait tombé en émoi devant l’aire de jeu d’études incroyable qui se déployait à ses pieds, sans avoir besoin de courir les routes.

Henri de Lacaze-Duthiers a fondé le Laboratoire de zoologie expérimentale, à Roscoff, en 1872. En 150 ans, la station biologique a bien évolué et marqué de son sceau la cité corsaire.

Henri de Lacaze-Duthiers a fondé le Laboratoire de zoologie expérimentale, à Roscoff, en 1872. En 150 ans, la station biologique a bien évolué et marqué de son sceau la cité corsaire. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Rien ne prédestinait Roscoff, petit port breton rural, à accueillir une station biologique de renommée internationale. C’est pourtant ce qu’il s’est passé, il y a 150 ans…

C’est avant tout pour se reposer qu’Henri de Lacaze-Duthiers arrive dans le village, à l’été 1868. Le quinquagénaire, qui vient de parcourir les côtes algériennes, est au sommet de sa carrière.

Ce bout du monde finistérien plonge en émoi le professeur titulaire de la chaire de zoologie (étude des animaux) de la Sorbonne. Inutile de courir les routes pour étudier les espèces marines. Tout est propice à la science « de terrain ».

Des conditions d’accueil uniques

Il aménage sa chambre en laboratoire de fortune et revient trois étés. Le 20 août 1872, il « y crée le Laboratoire de zoologie expérimentale », raconte André Toulmond, directeur de la station biologique de 1994 à 2003.

Le professeur loue alors une maison dans le bourg, « pour 1 200 francs l’année », avec des aquariums et des tables pour poser des instruments d’optique. Henri de Lacaze-Duthiers y fait venir ses plus proches collègues et doctorants. Le lieu se fait remarquer grâce aux conditions d’accueils « uniques pour l’époque ». Le tout a été aussi possible grâce à la ligne de train Paris-Brest, achevée en 1865. Morlaix-Paris ne prenait « que » quatorze heures…

https://www.ouest-france.fr/sciences/sciences-l-histoire-etonnante-de-la-creation-de-la-station-biologique-de-roscoff-il-y-a-150-ans-a91e7440-4d79-11ed-9778-cbb66cd3b8d3

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
3 novembre 2022

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2022/11/une-fois-n-etant-pas-coutume-je-vous-recommande-vivement-le-bouquin-qu-yvon-boelle-et-miche-toutous-viennent-de-consacrer-a-gilles-servat-au-titre-eponyme.une-merveille-de-machine-a-remonter-le-temps.html

Gilles Servat

La Blanche Hermine

 

Ouest-France

Marie-Pierre Tréguier, ancienne secrétaire de la rédaction de Morlaix, nous a quittés

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Secrétaire de l’agence Ouest-France de Morlaix de 1976 à 2014, Marie-Pierre Tréguier est décédée mardi 1er novembre 2022. Pilier du journal pendant trente-huit ans, elle a marqué la vie de la rédaction de son caractère bien trempé, de son humour et de sa bonne humeur.

Marie-Pierre Tréguier a assuré le secrétariat d’Ouest-France Morlaix pendant trente-huit ans. Retraitée depuis 2014, elle est décédée des suites d’une maladie, mardi 1er novembre.

Marie-Pierre Tréguier a assuré le secrétariat d’Ouest-France Morlaix pendant trente-huit ans. Retraitée depuis 2014, elle est décédée des suites d’une maladie, mardi 1er novembre. | ARCHIVE

« C’était une figure de Ouest-France », résume sobrement Dominique Kerriou, correspondant local de Morlaix (Finistère). Il fait référence à celle qui était l’incontournable occupante du secrétariat de la rédaction, quand elle était encore située rampe Saint-Mélaine. Marie-Pierre Tréguier, qui a été à ce poste de 1976 à 2014, est décédée mardi 1er novembre 2022. Malade, elle était âgée de 68 ans.

Pilier de la rédaction, « Marie » a vu défiler les journalistes et travaillé avec une douzaine de chefs de rédaction. « C’était une vraie camarade, qui avait toujours le mot pour rigoler tout en restant sérieuse au travail. Elle aimait beaucoup aller se baigner à la plage de Saint-Jean-du-Doigt », poursuit Dominique Kerriou.

« Une oreille et un regard fin »

En trente-huit ans de carrière, cette mère de jumeaux et mamie de deux petits-enfants, a connu un grand nombre d’évolutions techniques au sein du journal. De la machine à écrire à l’ordinateur, du « hors sac » pour transmettre les photos à Rennes à la photo numérique instantanée…

Derrière son bureau, nombreux sont les lecteurs et les anonymes à s’être arrêtés discuter. « Tout le monde l’appréciait, c’était une oreille et un regard fin. Elle était très psychologue et très empathique », salue Françoise Le Borgne, journaliste à la rédaction jusqu’en 2011.

Pour chacun, Marie s’est montrée attentive, patiente et concernée. « C’était une femme épatante, qui prenait toujours le bon côté de la vie, décrit Aude Kerdraon, secrétaire de 1994 à 2010, aujourd’hui reporter d’édition du secteur de Landerneau. Marie-Pierre avait un profond respect pour les gens. Elle distribuait ses conseils d’une manière directe, aidait toujours à prendre du recul. Et toujours avec la banane. Une vraie battante, quoi. »

D’un naturel rieur et protecteur, dotée d’un caractère bien trempé, Marie-Pierre Tréguier était un moteur, une référence, pour les journalistes comme pour les correspondants locaux. Beaucoup sont devenus des amis. Ouest-France exprime à sa famille et ses proches ses plus sincères condoléances.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/marie-pierre-treguier-ancienne-secretaire-de-la-redaction-de-morlaix-nous-a-quittes-4f8a569e-5abf-11ed-8bfd-8dba71fb0669

Marie-Pierre Tréguier au 11e voyages des plantes à Plougasnou. Photo pyb29

Marie-Pierre Tréguier au 11e voyages des plantes à Plougasnou. Photo pyb29

 

Ouest-France

Finistère. Le PCF milite pour que le port de Roscoff intègre le réseau transeuropéen de transport

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Le port de Roscoff (Finistère) n’a pas été retenu dans le réseau central européen de transport, le 20 octobre 2022. Le Parti communiste français demande au ministre délégué chargé des Transports, Clément Beaune, aille insister auprès de la Commission européenne pour la faire changer d’avis.

La candidature du port de Roscoff pour intégrer le réseau transeuropéen de transport n’a pas abouti. Le Parti communiste français demande au ministre des Transports de retourner plaider sa cause auprès de la Commission européenne.

La candidature du port de Roscoff pour intégrer le réseau transeuropéen de transport n’a pas abouti. Le Parti communiste français demande au ministre des Transports de retourner plaider sa cause auprès de la Commission européenne. | ARCHIVES VINCENT MOUCHEL/ OUEST-FRANCE

Clément Beaune, ministre délégué chargé des Transports, a annoncé que le port de Roscoff n’avait pas été retenu dans le réseau central européen, le 20 octobre 2022. « Il n’en satisferait pas les critères », détaille le Parti communiste français du Finistère, dans un communiqué.

Ce dernier rappelle cependant que le port roscovite a une place de stratégie depuis le Brexit : « Il devient la première porte d’entrée de l’Irlande vers l’Union européenne. »

Une candidature justifiée

Aussi, « l’activité portuaire importante déployée à Roscoff, le potentiel agroéconomique du territoire et l’intensité du transport voyageurs maritimes, dans laquelle elle se situe, justifient son inscription dans le réseau de transport transeuropéen ».

Si Roscoff est maintenu dans le réseau global, cela ne suffit pas pour, le PCF. Le parti demande à Clément Beaune « d’insister auprès de la Commission européenne afin que le port de Roscoff soit associé au port de Brest, et inscrit au réseau central RTE-T ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/roscoff-29680/finistere-le-pcf-milite-pour-que-le-port-de-roscoff-integre-le-reseau-transeuropeen-de-transport-2c3fdd84-55ed-11ed-bbe9-bfd039db4594

 

Ouest-France

Immobilier. À Morlaix, un programme pour aider les particuliers à densifier la ville

Publié le Sarah HUMBERT

Réhabiliter, réorganiser ou encore, ajouter. En Finistère, Morlaix communauté a lancé un programme nommé Bimby-Bunti, pour accompagner les particuliers dans leurs projets d’habitat. Qu’est-ce que c’est ? Comment ça fonctionne ? On vous explique.

Gilles Barnet, chef du service habitat-logement pour Morlaix communauté, et Denis Caraire, associé au sein de Villes Vivantes, expliquent ce qu’est le Bimby-Bunti.

Gilles Barnet, chef du service habitat-logement pour Morlaix communauté, et Denis Caraire, associé au sein de Villes Vivantes, expliquent ce qu’est le Bimby-Bunti. | OUEST-FRANCE

Depuis octobre 2022, Morlaix communauté – qui regroupe 26 communes en Finistère – a lancé le programme Bimby-Bunti, qui concerne l’habitat. De quoi s’agit-il ? Comment ça se passe ? Voici ce qu’il faut retenir.

Qu’est-ce que c’est Bimby Bunti ?

C’est un programme d’accompagnement innovant pour des projets d’habitat, porté par la start-up Villes Vivantes, à la demande de Morlaix communauté. « Bimby » est l’acronyme de Build in my back yard, soit Construire dans mon jardin . Concrètement, cela peut se traduire, par exemple, par la construction d’un studio dans un grand terrain, ou encore l’installation d’un habitat réversible. « Ça permet de loger des personnes au sein de la ville, dans un environnement agréable », explique Denis Caraire, associé chez Villes Vivantes.

En quoi consiste la partie Bunti ?

C’est un autre versant de l’opération. La partie Bunti, elle vise plutôt « à réhabiliter de l’existant. Imaginons, des propriétaires qui veulent acheter un immeuble ancien, pour y faire des logements et qui se demandent comment l’agencer », détaille Gilles Barnet, chef du service habitat et logement pour Morlaix communauté.

À qui s’adresse ce dispositif ?

À tous les habitants de Morlaix co, pendant cinq ans, depuis octobre 2022. Aucune aide financière n’est à la clef, mais « l’idée, c’est d’accompagner les projets et d’aider à hiérarchiser les besoins des gens », indique Denis Caraire. Dans un premier temps, un entretien d’une heure est proposé, avec une modélisation 3D du projet.

Pourquoi est-ce que Morlaix communauté a lancé cela ?

C’est la première fois qu’un projet comme celui-ci, associant le neuf et l’ancien, est déployé à l’échelle d’un territoire. Jean-Paul Vermot, président de Morlaix communauté, indique : « Nous sommes dans un objectif de densification urbaine. On veut éviter l’artificialisation des sols et permettre aux gens d’être à proximité des services. Ces questions-là concernent la ville centre, Morlaix, mais aussi les communes alentour ».

https://www.ouest-france.fr/economie/immobilier/immobilier-a-morlaix-un-programme-pour-aider-les-particuliers-a-densifier-la-ville-85a688c6-57ac-11ed-8e6d-812af0084cfe

 

Ouest-France

Qui veut investir dans la Maison du lac, à côté de l’ancienne centrale nucléaire de Brennilis ?

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Les services de l’État, l’exploitant de la centrale nucléaire en déconstruction et les collectivités locales des monts d’Arrée lancent un appel à propositions pour donner un avenir à ce site qui fut la cantine pour des centaines d’ouvriers. La démarche est rigoureusement encadrée pour ce site placé au carrefour de nombreux enjeux.

La « Maison du lac » à Loqueffret est actuellement un centre d’information sur l’histoire de la centrale nucléaire des monts d’Arrée, située à quelques centaines de mètres de là.

La « Maison du lac » à Loqueffret est actuellement un centre d’information sur l’histoire de la centrale nucléaire des monts d’Arrée, située à quelques centaines de mètres de là. | ARCHIVES

Les services de l’État, l’exploitant de la centrale nucléaire des monts d’Arrée (en déconstruction) et les collectivités locales lancent un Appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour l’acquisition et la reconversion du site de la « maison du lac » située dans la commune de Loqueffret (Finistère) et à quelques centaines de mètres du cœur du réacteur.

Un euro… plus deux millions

Proposée à la vente pour un euro symbolique, la « Maison du lac » a servi de lieu de repos et de réfectoire aux salariés de la centrale lorsqu’elle était en service. Mais comme la centrale, ce bâtiment à l’architecture remarquable, de 1300m² répartis sur deux étages, a 60 ans. Il faudrait y investir deux millions d’euros, entre les travaux de rénovation et un projet.

+++ Lire aussi : Quel avenir pour la Maison du lac et la totalité du site industriel de Brennilis ?

Mais pas question d’y faire n’importe quoi ! C’est pourquoi le propriétaire (EDF) a mandaté l’État pour l’accompagner dans ce projet de cession et de reconversion.

Candidature jusqu’en mars 2023

Ouvert mercredi 2 novembre 2022, l’appel à manifestation d’intérêt vise à choisir un porteur de projet qui permettra à ce site d’accéder à une nouvelle vie. Les candidats ont jusqu’au 3 mars 2023 pour déposer leur dossier. Le ​lauréat devrait être connu en mai 2023 pour une signature du compromis de vente en juillet 2023.

EDF cède le bâtiment pour un euro symbolique. Mais il faut y investir deux millions d’euros pour sa rénovation. | ARCHIVES OUEST FRANCE

Économie et environnement à la loupe

La viabilité du projet, son montage financier, la pérennité de l’action et la qualité de la proposition architecturale et environnementale pour ce site exceptionnel, situé​ dans le parc naturel régional d’Armorique, au cœur des monts d’Arrée, avec un panorama sur un environnement naturel riche et protégé que sont les terres de légende du Yeun Elez, seront sévèrement regardés.

Occupation des berges, oui mais…

L’arasement total du bâtiment est exclu. Les berges du lac appartiennent au domaine public de l’État, concédé à la Société hydraulique d’études et de missions d’assistance (Shema, filiale d’EDF). Mais une occupation temporaire de la dépendance du domaine public pourra être demandée.

Le règlement de cet appel est disponible sur le site internet de la préfecture du Finistère.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brennilis-29690/qui-veut-investir-dans-la-maison-du-lac-a-cote-de-l-ancienne-centrale-nucleaire-de-brennilis-0c018f8c-5aba-11ed-ab17-88802795587e

 

Ouest-France

De plus en plus sollicités, les pompiers volontaires du Faou demandent le renfort des professionnels

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Le centre de secours du Faou (Finistère) est uniquement composé de sapeurs-pompiers volontaires. Après la très forte activité de l’été 2022 et une hausse du nombre d’interventions, ils demandent le soutien de sapeurs-pompiers professionnels.

Le discours de Marguerite Lamour, présidente du conseil d’administration du Sdis (service départemental d’incendie et de secours), à la cérémonie de la Sainte-Barbe 2022 des pompiers du Faou.

Le discours de Marguerite Lamour, présidente du conseil d’administration du Sdis (service départemental d’incendie et de secours), à la cérémonie de la Sainte-Barbe 2022 des pompiers du Faou. | OUEST-FRANCE

Les sapeurs-pompiers du centre de secours du Faou ont fêté la Sainte-Barbe samedi 29 octobre 2022, à Rosnoën. Ce rendez-vous n’avait pu avoir lieu en 2020 et 2021. « Que de bouleversement depuis 2019 », s’exclame l’adjudant Yann Gourvennec, chef de corps, au début de son discours.

Il y a la crise sanitaire, « que nous subissons depuis bientôt trois ans et qui a chamboulé notre fonctionnement » mais aussi « les conditions climatiques de cet été qui nous ont sollicités à un degré jamais atteint depuis l’été 1976, année référence de nos anciens ». Ainsi que « l’augmentation fulgurante de notre sollicitation depuis l’été 2021 »

Interventions en forte hausse

Les pompiers du Faou ont effectué 603 interventions en 2020, soit une baisse d’environ 6 % par rapport à 2019, qui s’explique par la faible activité pendant les périodes de confinement. Mais il s’en est suivi une augmentation de 23 % des interventions avec un chiffre record de 730 en 2021.

Cette croissance se poursuit, puisqu’au 15 octobre 2022, sur les douze derniers mois, ils sont intervenus à 975 reprises. « Non pas qu’il soit plus risqué de vivre dans le secteur, rassure Yann Gourvennec, mais la bonne disponibilité en journée/semaine des sapeurs-pompiers du Faou a permis d’honorer les demandes de secours et même, dans 35 % des cas, d’intervenir hors de notre secteur de premier appel. »

La menace de l’épuisement

Mais l’effort des 33 hommes et femmes qui forment l’effectif du centre de secours n’est pas illimité et leur responsable s’alarme. « Avec près de 1 000 interventions annuelles, je crains que nos limites ne soient atteintes, dans un centre de secours et une compagnie composés exclusivement de sapeurs-pompiers volontaires. »

Le pompier craint « l’épuisement et la lassitude de l’effectif si cette cadence devait continuer ». Le renfort de sapeurs-pompiers professionnels et d’une garde postée en semaine dans le secteur pourraient « soulager cette forte sollicitation, afin de revenir à une activité opérationnelle plus acceptable. »

Un discours prononcé devant la présidente du Sdis, Marguerite Lamour.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/rosnoen-29590/de-plus-en-plus-sollicites-les-pompiers-volontaires-du-faou-demandent-le-renfort-des-professionnels-e2b0e6d0-5a2a-11ed-9181-d9f3623affbb

 

Ouest-France

Film sur les algues vertes : 250 000 € de la Région Bretagne ?

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La commission permanente du Conseil régional se prononcera le 7 novembre sur l’attribution de 791 000 € d’aides à la création audiovisuelle. Sur 26 projets, le film « Les Algues vertes » arrive en tête.

Pierre Jolivet entouré d’Inès Léraud et de la comédienne Céline Salette qui tient son rôle dans le film « Les algues vertes ».

Pierre Jolivet entouré d’Inès Léraud et de la comédienne Céline Salette qui tient son rôle dans le film « Les algues vertes ». | OUEST-FRANCE

Élue du groupe « Droite, centre et régionaliste » au conseil régional de Bretagne, Isabelle Le Callennec, n’aura pas d’hésitation. Dans un communiqué, elle annonce qu’elle ne votera pas la subvention de 250 000 € proposée par la majorité régionale pour le film Les algues vertes , tourné depuis le 5 septembre dans les Côtes-d’Armor, par le réalisateur Pierre Jolivet et tiré de la bande dessinée d’Inès Léraud, Algues vertes, l’histoire interdite.

Lire aussi : « Je me sentais à ma place » : le jour où la journaliste Inès Léraud s’est sentie Bretonne

Une subvention « pour amplifier l’agri-bashing »

« Voter cette subvention alors que le film sortira au printemps prochain, avant la saison touristique et au moment du lancement du troisième programme de lutte contre les algues vertes, n’est pas responsable. C’est verser 250 000 € d’argent public pour amplifier l’agri-bashing qui fait tant de mal à l’agriculture bretonne », affirme l’élue LR, également maire de Vitré (Ille-et-Vilaine). Elle estime que « cet argent serait beaucoup mieux employé à soutenir les agriculteurs volontaires dans l’évolution de leurs pratiques ».

La proposition doit être examinée le 7 novembre par la commission permanente du Conseil régional. Elle se prononcera sur l’attribution d’une enveloppe de 791 000 € à 26 projets, dans le cadre de la politique régionale d’aide à la création audiovisuelle. Le film de Pierre Jolivet arrive nettement en tête des subventions proposées. Un autre seulement dépasse les 100 000 €.

Accusé, en septembre, de ne pas vouloir subventionner ce tournage, le Conseil régional, présidé par le socialiste Loïg Chesnais-Girard, avait rappelé que l’attribution des aides est soumise à l’avis d’un comité d’experts, comprenant des professionnels de l’audiovisuel.

https://www.ouest-france.fr/environnement/algues-vertes/film-sur-les-algues-vertes-250-000-de-la-region-bretagne-a301bee2-59f8-11ed-ba10-e6c7f81789ae

 

Ouest-France

Morlaix. La Clinique de la baie renforce son service de médecine et de soins palliatifs

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Trois nouveaux médecins ont été recrutés par la Clinique de la baie, à Morlaix (Finistère). Ils viennent renforcer le service de médecine polyvalente et de soins palliatifs. À terme, celui-ci sera doté d’une vingtaine de lits.

L’équipe de soins du service de médecine polyvalente de la Clinique de la baie. Ce dernier fonctionne à nouveau depuis septembre, après avoir été mis en sommeil pendant la crise sanitaire.

L’équipe de soins du service de médecine polyvalente de la Clinique de la baie. Ce dernier fonctionne à nouveau depuis septembre, après avoir été mis en sommeil pendant la crise sanitaire. | OUEST-FRANCE

« C’est un service qui avait été mis en sommeil pendant la crise sanitaire. On vient de le relancer depuis septembre », souligne Guillaume Thomas, le directeur de la Clinique de la baie, à Morlaix (Finistère).

Pour une prise en charge plus rapide

Le service en question ? La médecine polyvalente, qui comprend l’oncologie, les soins palliatifs, la fin de vie, les bilans altération de l’état général, les douleurs ou encore les admissions pour pathologie aiguë. Il se trouve au premier étage de la clinique et comprend, pour le moment, une douzaine de lits sur les 82 en tout.

« À terme, notre capacité passera à une vingtaine de lits, assure le directeur. Ce renfort permet une prise en charge plus rapide des patients dont les soins n’étaient pas programmés mais aussi pour les autres, pour le territoire. »

Trois nouveaux médecins

Il a donc fallu recruter trois nouveaux médecins, tous salariés de la clinique. Le docteur Fabien Huiban est arrivé dans l’établissement privé il y a un an, après huit en libéral dans une maison de santé de Lanmeur. Ses compétences sont « polyvalentes ».

Ensuite, la docteure Gaëlle Bilhant a fait son entrée à la clinique en juin. Son profil est anglé sur « les urgences, la traumatologie et les soins non programmés ».

La dernière arrivée est la docteure Céline Le Goff, après cinq ans en service d’oncologie médicale et trois ans en hospitalisation à domicile.

Le renfort de la médecine polyvalente s’est fait sans agrandir la clinique. L’occupation moyenne des lits par les patients est de plus en plus courte : un séjour moyen en chirurgie dure 2,8 jours. « En libérant ces lits, on a pu les recentrer sur le service de médecine polyvalente », ajoute Guillaume Thomas.

Une solution complémentaire

En 2021, la Clinique de la baie a compté 5 325 passages dans son unité de soins non programmées. Ce « nombre augmente, aujourd’hui nous sommes à une trentaine de passages par jour. Nous sommes une vraie solution complémentaire des urgences du centre hospitalier des pays de Morlaix », continue le directeur. Cette nouvelle offre renforce les liens entre la médecine généraliste de ville et la clinique.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-la-clinique-de-la-baie-renforce-son-service-de-medecine-et-de-soins-palliatifs-8cd146b2-57a3-11ed-8e6d-812af0084cfe

 

Ouest-France

Route du Rhum. Eugène Riguidel, parrain du bateau de Guirec Soudée

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Connu pour ses aventures en mer avec sa poule Monique qui ne fera cette fois pas partie du voyage, Guirec Soudée a demandé au vieil ami morbihannais de son père, figure de la course au large, de baptiser son bateau. Et la bouteille s’est cassée du premier coup. De bon augure…

Connu pour ses aventures en mer avec sa poule Monique qui ne fera, cette fois, pas partie du voyage, Guirec Soudée a demandé au vieil ami morbihannais de son père, figure de la course au large, de baptiser son bateau. Et la bouteille s’est cassée du premier coup. De bon augure…

Connu pour ses aventures en mer avec sa poule Monique qui ne fera, cette fois, pas partie du voyage, Guirec Soudée a demandé au vieil ami morbihannais de son père, figure de la course au large, de baptiser son bateau. Et la bouteille s’est cassée du premier coup. De bon augure… | BERNARD GERGAUD

« Un parrain d’exception ! » Voilà comment Guirec Soudée, qui participe à la Route du Rhum 2022, à bord de son Imoca Freelance.com définit l’Arradonnais Eugène Riguidel, qui a baptisé son bateau à Saint-Malo, ce week-end des 29 et 30 octobre 2022. « Eugène, en plus d’être un marin qui a marqué l’histoire de la course au large, en remportant notamment la Transat en double en 1979, était aussi un bon ami de mon père et le personnage central des histoires qui ont bercé mon enfance », raconte le jeune navigateur, également connu pour ses aventures en mer avec sa poule Monique, qui ne fera pas partie du voyage cette fois-ci. « C’est donc en partie grâce à lui que je me suis embarqué vers le grand large, dès que j’en ai eu l’occasion ! La bouteille a bien cassé du premier coup et c’est très bon signe les amis. Merci Eugène, merci pour tout », s’est-il exprimé sur sa page Facebook.

Guirec Soudée Adventure

dimanche

🇫🇷 🍾un Parrain d’exception 🍾
Quel honneur pour moi Qu’Eugène Riguidel ait accepté d’être le parrain de mon imoca Freelance.com .
Eugène, en plus d’être un marin qui a marqué l’histoire de la course au large, était aussi un bon ami de mon père et le personnage central des histoires qui ont bercé mon enfance.
C’est donc en partie grâce à lui que je me suis embarqué vers le grand large dès que j’en ai eu l’occasion !
La bouteille a bien cassé du premier coup et c’est très bon s

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https://www.ouest-france.fr/bretagne/vannes-56000/route-du-rhum-eugene-riguidel-parrain-du-bateau-de-guirec-soudee-35173aa6-5908-11ed-bdef-1ab9c6d3e6a2

 

Ouest-France

Route du Rhum. Les quotas de femmes, pour ou contre ? L’avis des navigatrices

Publié le Juliette MICHENAUD

Aujourd’hui, de plus en plus d’organisateurs imposent des équipages mixtes pour participer à leurs courses. L’avis des navigatrices.

SCA, un équipage 100 % féminin sur la Volvo Ocean Race 2015.

SCA, un équipage 100 % féminin sur la Volvo Ocean Race 2015. | TEAM SCA

POUR. Amélie Grassi, 28 ans, navigatrice en Class40.

« J’aime bien l’idée des quotas. Certains disent que c’est hyper vexant d’être invitée juste parce qu’il faut une femme à bord. Je ne suis pas d’accord. Personnellement, je n’accepterai jamais de naviguer avec un arriéré qui fait appel à une femme en étant hyper frustré, car il y est obligé. Mais la plupart du temps, ça ne se passe pas comme ça : quand j’ai embarqué pour des quotas, je n’ai jamais eu l’impression que les gens faisaient des concessions de performance. Et si on le voit comme ça, c’est qu’on est dans un mauvais état d’esprit. Les quotas, ça fait des rencontres et des opportunités et ça forme des femmes, à qui on donne juste moins d’opportunités. Si on les fait naviguer, il n’y a pas de raison qu’elles ne progressent pas. Grâce aux quotas, on permet l’entrée sur les circuits à pas mal de femmes. »

A LIRE AUSSI. La Route du Rhum attend sa nouvelle « Flo »

POUR. Isabelle Joschke, 45 ans, navigatrice en Imoca.

« Si on ouvre en grand la porte aux femmes pour qu’elles essaient, on va avoir un vivier de femmes avec de l’expérience. Sinon, c’est le serpent qui se mord la queue : comme il n’y a pas beaucoup de femmes qui font de la compétition de haut niveau, pas beaucoup ont les capacités pour participer à de grandes courses au large, et après, on dit que les femmes ne sont pas faites pour ça… »

A LIRE AUSSI. Entretien avec la navigatrice Catherine Chabaud : « Cette jeune génération a tout pour elle »

POUR. Justine Mettraux, 36 ans, navigatrice en Imoca.

« Je suis pour les quotas dans la course au large. Et dans la société en général. À un moment donné, pour que les choses changent, il faut vraiment qu’une incitation soit faite. On pourrait attendre que les choses se fassent toutes seules mais… Il faut ça pour faire changer les choses. Ce qui se fait sur The Ocean Race est un bon exemple. Ça permet aux femmes de gagner en expérience et de devenir ensuite légitimes, d’avoir leur poste à bord. C’est important pour montrer que c’est possible. »

https://www.ouest-france.fr/route-du-rhum/route-du-rhum-les-quotas-de-femmes-pour-ou-contre-l-avis-des-navigatrices-8e2cf8b4-59b8-11ed-ba10-e6c7f81789ae

Il manque l'avis des navigateurs.

 

Ouest-France

« Je me sentais à ma place » : le jour où la journaliste Inès Léraud s’est sentie Bretonne

Publié le Propos recueillis par Alexandre Le Drollec pour Bretons

Infatigable combattante pour dénoncer la prolifération des algues vertes en Bretagne, la journaliste Inès Léraud raconte au magazine « Bretons » son installation en Centre-Bretagne.

Inès Léraud est venue vivre en Bretagne en 2015 pour enquêter sur l’industrie agroalimentaire.

Inès Léraud est venue vivre en Bretagne en 2015 pour enquêter sur l’industrie agroalimentaire. | EMMANUEL PAIN / BRETONS

La journaliste Inès Léraud, connue notamment pour ses enquêtes sur les algues vertes en Bretagne, raconte au magazine « Bretons » son installation en Centre-Bretagne, en 2015.

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« Mon grand-père maternel a grandi à Saint-Nazaire auprès d’un père docker ; mon grand-père paternel vient de Belle-Île-en-Mer (Morbihan) où ses parents étaient gardiens de la colonie pénitentiaire, avant d’être employés par la prison de Nantes. J’ai grandi à quelques encablures de là, dans le Maine-et-Loire. La Bretagne était la destination de toutes les vacances passées avec mes grands-parents. Bretonne de fait, je ne m’étais pourtant jamais sentie appartenir à un pays en particulier.

Reportrice depuis 2008 pour France Culture, je suis venue habiter en Bretagne en 2015 pour mener des investigations sur l’agro-industrie et l’environnement. Je rêvais de vivre à Lamballe (Côtes-d’Armor), à mes yeux « la capitale du cochon », pour être au cœur de mon terrain d’enquête. Mais c’est dans un coin isolé du Centre-Bretagne, en pays Fañch, que j’ai atterri : des amis m’ont prêté une maison à Maël-Pestivien, dans les Côtes-d’Armor.

"Le café-garage du village, c’était quatre tables en Formica dans le salon d’une maison."

Le café-garage du village, c’était quatre tables en Formica dans le salon d’une maison. La patronne n’avait pas de percolateur, elle faisait le café dans sa cuisine et le servait dans une cafetière électrique. Dans le bâtiment attenant, son mari réparait voitures et engins agricoles. Tous les habitants fréquentaient ce café : chasseurs, agriculteurs les plus modernisés du secteur, retraités ou esquintés des chaînes agroalimentaires vivant d’une allocation adulte handicapé. Les conversations étaient passionnantes, riches, et la langue bretonne, aux accents de Callac ou de Kergrist-Moëlou, y faisait régulièrement des incursions.

Au milieu de tout cela, mon « Journal breton », série de reportages diffusés dans l’émission Les Pieds sur terre sur France Culture, est devenu un sujet régulier de conversations et de débats. Les habitants m’ont proposé spontanément de témoigner, et m’ont mise en relation avec des sources qu’ils jugeaient importantes pour mon travail.

"Je me sentais pour la première fois de ma vie à ma place, aussi utile que les agriculteurs, les ouvriers, les artisans, les enseignants et soignants."

Quelques mois plus tard, j’étais irrémédiablement reliée à ce territoire. Je me sentais pour la première fois de ma vie à ma place, aussi utile que les agriculteurs, les ouvriers, les artisans, les enseignants et soignants qui vivent autour de chez moi. L’importance que les habitants ont accordée à mes enquêtes, et la coopération qui s’est nouée entre nous ont donné du sens à mon activité. Cette immersion m’a, en quelque sorte, fait naître journaliste.

Cela m’a aussi amenée à découvrir les langues historiques, et toujours vivantes, de ce pays. Avec des consœurs et confrères, nous avons fondé un média bilingue breton-français : Splann ! , et défendu une édition en langue bretonne de la BD dont je suis coautrice avec Pierre Van Hove, Algues vertes, l’histoire interdite . Elle paraîtra très prochainement aux éditions An Amzer, traduite par Tugdual Karluer. J’espère qu’elle le sera un jour aussi en gallo !

Ici, j’ai compris concrètement que ma profession, exercée dans la confiance avec les citoyennes et citoyens, pouvait être nécessaire, voire vitale pour une communauté. Ce sentiment a pris racine en Bretagne. Quitter ce territoire reviendrait à briser mon identité ! »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/je-me-sentais-a-ma-place-le-jour-ou-la-journaliste-ines-leraud-s-est-sentie-bretonne-bd71aa7a-55d0-11ed-bbe9-bfd039db4594

 

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1 novembre 2022

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2022/11/enfumage-suite.html

Le poids des mots le choc des dessins