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Ouest-Franc

Coronavirus. À Brest, l’attestation de déplacement d’un homme manquait de case « Sortie de prison »

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Un jeune homme qui attendait la sortie de prison d’un ami a été sanctionné devant la maison d’arrêt de Brest (Finistère).

Il attendait son ami devant la prison, mais avec une attestation de déplacement dérogatoire incomplète faute de case « Sortie de prison ». | ARCHIVES FRANCK DUBRAY OUEST-FRANCE

Ce vendredi 3 avril 2020, un jeune homme en scooter attendait la sortie de prison d’un ami devant la maison d’arrêt de Brest (Finistère).

Il avait sur lui son attestation de déplacement dérogatoire dûment remplie, mais non cochée faute de case « Sortie de prison ».

Les forces de l’ordre ont essayé de trouver sur le document un motif pouvant se rapprocher du cas de ce jeune homme. Mais aucune des raisons de déplacement dérogatoire évoquées dans l’attestation n’abordait de près ou de loin sa situation.

Ils l’ont finalement sanctionné d’une amende de 135 euros.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/confinement/coronavirus-pas-de-case-sortie-de-prison-sur-l-attestation-de-deplacement-6800343

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Dans le pays de Morlaix, « il y a très peu d’infractions »

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Des opérations de contrôles par les gendarmes sont organisées tout le week-end dans les secteurs de Morlaix, Landivisiau et Saint-Pol-de-Léon (Finistère). Globalement, les habitants respectent les mesures imposées par le confinement.

Samedi 4 avril 2020, dans la matinée, les gendarmes ont contrôlé environ 200 voitures sur le rond-point de Saint-Fiacre, à Plourin-lès-Morlaix. | OUEST-FRANCE

Constatant un relâchement pendant la période de confinement imposée dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, et alors qu’une partie de la France entrait en vacances scolaires, la gendarmerie a procédé, dès l’après-midi du vendredi 3 avril 2020, à de nombreuses opérations de contrôle sur l’arrondissement de Morlaix.

Le lendemain, à Saint-Pol-de-Léon, à l’heure d’ouverture d’une grande surface, les automobilistes circulant rue de Brest étaient systématiquement invités à présenter leur attestation de déplacement. Du côté de l’entrée nord de la ville, en provenance de Roscoff, les contrôleurs étaient aussi actifs à proximité d’un autre établissement commercial ouvert au public. Si la plus grande partie des personnes était en règle, certains automobilistes ont été verbalisés.

Contrôle des gendarmes à Saint-Pol-de-Léon, samedi 4 avril 2020. | OUEST-FRANCE

« Ici, c’est plutôt réglo »

Même constat à Plourin-lès-Morlaix, ce samedi 4 avril 2020. « Ici c’est plutôt réglo, les gens respectent les règles, il y a très peu d’infractions », souligne le commandant de la communauté de brigades de Plourin. Il était posté avec ses collègues sur le rond-point de Saint-Fiacre à partir de 9 h 50. Ils attendront 10 h 25 pour verbaliser une première personne conduisant sans attestation.

Une autre a rempli la sienne au crayon à papier. Elle en sera quitte pour un rappel de la part d’un gendarme, alors qu’une encre indélébile doit normalement être utilisée sur l’attestation. « Il faut faire preuve de souplesse et de compréhension », souligne le commandant.

Des questions quotidiennes au téléphone

Il précise que les appels téléphoniques à la gendarmerie pour des questions de droits sont nombreux. Un tel veut savoir s’il peut aller récupérer une commande de graines sur le trottoir situé devant un magasin. Un autre demande s’il peut rentrer chez lui, dans le Loir-et-Cher, en indiquant qu’il s’était installé dans une maison familiale du secteur bien avant l’entrée en vigueur du confinement. « On essaye de leur répondre. Les directives évoluent sans cesse, c’est aussi à nous de nous adapter. »

En début d’après-midi, les contrôles ont repris dans le secteur pour vérifier les éventuelles récidives. « Il en sera ainsi tout le week-end et dans les jours à venir », a indiqué le capitaine Pierre-Éric Buanic, commandant en second de la compagnie de gendarmerie de Plourin-lès-Morlaix, venu inspecter le bon déroulement de cette opération menée dans l’ensemble des communautés de brigades (Morlaix, Landivisiau et Saint-Pol).

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-dans-le-pays-de-morlaix-il-y-tres-peu-d-infractions-6800324

 

Ouest-Franc

REPORTAGE. Coronavirus : l’île de Bréhat fait l’objet d’une vigilance accrue pendant les vacances

Publié le Charles DROUILLY

La population sur l’île de Bréhat (Côtes-d’Armor) a triplé depuis l’annonce du confinement. Un exode que les autorités entendent stopper à l’aube des vacances de Pâques.

Samedi 4 avril 2020, des gendarmes étaient présents, pointe de l’Arcouest à Ploubazlanec (Côtes-d’Armor) pour contrôler l’accès à l’île de Bréhat. | OUEST-FRANCE

11 h 30. Au bout de la route départementale 789, à Ploubazlanec (Côtes-d’Armor), surgit la pointe de l’Arcouest au détour d’un dernier virage. La mer et l’île de Bréhat en toile de fond, le paysage est magnifique. Dans le ciel pas l’ombre d’un nuage. Du soleil, une température agréable… L’année dernière à la même période, il y avait foule. Très touristique, l’île aux fleurs est particulièrement belle au printemps. Seulement voilà, pandémie de coronavirus oblige, l’accès à Bréhat est limité.

« Il n’y a que ceux qui habitent sur l’île qui ont le droit d’y aller », lâche un gendarme. Ce samedi 4 avril 2020, quatre militaires de la brigade de Paimpol sont présents sur l’unique cale qui permet de grimper dans la vedette qui assure la traversée.

La gendarmerie réalise des contrôles réguliers à la pointe de l’Arcouest. | OUEST-FRANCE

Des personnes arrivent au compte-gouttes. « Bonjour madame, pouvez-vous me montrer votre attestation et votre pièce d’identité, s’il vous plaît. » La plupart des habitants s’exécutent sans rechigner. « Je comprends qu’il y ait des mesures qui soient prises pour limiter l’épidémie. Certains ne s’en rendent pas compte mais nous traversons une crise grave, il faut faire attention à ses déplacements et respecter les consignes », confie Martine, traînant deux cabas chargés de marchandises.

À quelques mètres de là, les contrôles s’enchaînent. L’objectif des militaires est d’empêcher des vacanciers de mettre pied à terre à Bréhat. Le préfet des Côtes-d’Armor a pris un arrêté pour interdire « les locations saisonnières et les mises à disposition gracieuses de logements et hébergements de tous types sur le territoire de l’île ». « Au niveau national, les déplacements sont interdits. Si quelqu’un se présente ici sous prétexte qu’il vient en vacances, il sera renvoyé chez lui », ajoute un gendarme.

Des habitants de l’île de Bréhat viennent encore régulièrement sur le continent pour faire le plein de courses. Un phénomène qui inquiète le médecin de l’île qui encourage tout un chacun à réduire ses déplacements. | OUEST-FRANCE

Ce samedi midi, rien à signaler. La vedette Kehops largue les amarres avec une dizaine de passagers à son bord. « Depuis plusieurs jours, c’est comme ça », assure Didier Corlouer, patron des Vedettes de Bréhat, la compagnie qui assure la liaison avec le continent. « 180 personnes ont fait la traversée cette semaine. »

1 500 habitants, soit trois fois plus que d’habitude

C’est très peu. Mais il faut dire que beaucoup ont pris les devants. Dans la foulée du discours du président de la République, lundi 16 mars, annonçant « renforcer les mesures pour réduire nos déplacements et nos contacts au strict nécessaire », des personnes ayant une résidence secondaire sur l’île ont plié bagages pour venir s’y réfugier.

L’accès à l’île de Bréhat est limité et placé sous haute surveillance en raison de la pandémie de coronavirus. | OUEST-FRANCE

« Nous avons constaté une augmentation importante de la population sur l’île, venue pour l’élection municipale le 15 mars 2020 », précise Patrick Huet, maire de l’île. « Dans leur grande majorité, ces personnes sont restées à Bréhat en raison des ordres de confinement décidés le lendemain. D’autres résidents sont alors venus rapidement. Nous estimons la population autour de 1 500, soit trois fois le niveau habituel hors vacances. »

Au moins deux personnes ont été testées positives au Covid-19 sur l’île de Bréhat. Confinées chez elles, elles n’ont pas été hospitalisées. | OUEST-FRANCE

Une arrivée qui a suscité des tensions. « La consigne était claire : il fallait rester chez soi. Les personnes qui viennent ici risquent d’amener avec eux le virus », angoissent plusieurs Bréhatins.

Pour le médecin de l’île, Yves Trimaille, la problématique est réelle. « Il faut réduire les mouvements. À la fois la venue de nouvelles personnes, mais aussi les allers-retours que font les habitants avec le continent », encourage-t-il.

Des cas de Covid-19 détectés sur l’île

Pour l’heure, quelques cas de Covid-19 ont été détectés sur l’île. « Des mesures d’isolement ont été prises, cela suffit pour le moment, mais nous devons tous rester vigilants », martèle le médecin. Pour sensibiliser les habitants, la gendarmerie a effectué plusieurs contrôles sur l’île. « Il y a eu des amendes, cela a vite fait le tour de l’île, confie un habitant. Au début, c’était un peu n’importe quoi, la plupart des gens se croyaient en vacances. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Tout le monde respecte les consignes. »

La compagnie Les Vedettes de Bréhat accuse une perte de chiffre d’affaires de 73 % en mars 2020. En avril, la baisse pourrait atteindre 98 %. | OUEST-FRANCE

Mais la situation reste compliquée néanmoins. Dans une lettre adressée au préfet des Côtes-d’Armor, le maire de Bréhat rappelle que « la population résidente à l’année, composée à 43 % de personnes âgées de plus de 65 ans, est considérée comme plus fragile face au virus. Ainsi je vous demande de limiter l’arrivée des personnes aux seuls résidents permanents ».

Car certains dénoncent l’usage de bateaux privés pour se rendre sur l’île. « C’est interdit, mais il y en a, assure Didier Corlouer. Parfois, ils viennent même en pleine journée. » Les Affaires maritimes et une brigade nautique de la gendarmerie sont mobilisés pour stopper le phénomène. Les contrôles devraient se multiplier les prochains jours.

https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/crise-du-coronavirus/reportage-coronavirus-l-ile-de-brehat-fait-l-objet-d-une-vigilance-accrue-pendant-les-vacances-6800284

 

Ouest-Franc

Coronavirus. À Morlaix, Hemarina va tester sa solution issue d’un ver marin sur des patients

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La société de Morlaix (Finistère) vient de recevoir le feu vert pour son essai clinique. Hemarina va pouvoir administrer à dix malades du Covid-19 sa solution provenant à du sang de ver marin aux propriétés oxygénantes.

Le protocole d’oxygénation créé par Hemarina (basée à Morlaix) a été validé par les autorités sanitaires et va être testé sur dix patients atteints du Covid-19. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le feu est au vert. Hemarina, société basée à Morlaix (Finistère), a mis au point un protocole d’oxygénation grâce à l’hémoglobine d’un ver marin. Celui-ci avait été soumis aux autorités sanitaires pour traiter des cas de coronavirus, le 17 mars 2020.

La société a reçu l’accord du Comité de protection des personnes (CPP) et de l’Agence nationale du médicament et des produits de santé, pour démarrer son essai clinique. Hemarina va pouvoir administrer à dix malades du Covid-19 sa solution. L’essai doit avoir lieu dans l’un des deux hôpitaux de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), la Pitié-Salpêtrière ou Georges-Pompidou, qui disposera de ces produits.

« L’accord du CPP a été obtenu dans la nuit (de vendredi à samedi). On a les deux feux verts administratifs pour pouvoir commencer », a annoncé à l’AFP Franck Zal, à la tête de la société Hemarina.

Un ver marin connu pour ses tortillons sur les plages

Cette molécule pourrait être efficace sur des patients atteints du coronavirus, aux syndromes respiratoires aigus placés en oxygénation par membrane extracorporelle (ECMO). « Elle peut aller dans des endroits où un globule rouge ne peut pas aller », nous assurait Franck Zal, le 17 mars. Et elle a l’avantage d’avoir déjà été testée, notamment pour des greffes.

Voici à quoi ressemble l’arénicole, le ver marin qui est élevé par Hemarina sur l’île de Noirmoutier, en Vendée. | ARCHIVES OUEST FRANCE

Ce ver marin est l’arénicole. Mesurant entre 10 et 15 cm, il est surtout connu pour ses petits tortillons visibles sur les plages.

« Dans un premier temps, on aura un test de safety (sécurité) et d’efficacité pour pouvoir voir un signe d’oxygénation pour des personnes qui vont tomber vers la réa », a précisé Franck Zal à l’AFP. Il s’agit « d’éviter, de tenter d’éviter, que les patients arrivent trop vite en réanimation. On voudrait que la recherche soit open source, que les data (données) soient publiées et ouvertes à la communauté internationale ».

Une ferme d’élevage de vers marins en Vendée

Hemarina possède sa propre ferme d’élevage de vers marins à Noirmoutier, en Vendée, et disposait fin mars de 5 000 doses immédiatement disponibles avec une capacité d’en produire « assez rapidement » 15 000 autres.

Il n’existe actuellement aucun traitement contre le Covid-19. Plusieurs études ont été lancées sur l’hydroxychloroquine, dont l’usage continue de faire débat.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-morlaix-hemarina-va-tester-sa-solution-issue-d-un-ver-marin-sur-des-patients-6800275

 

4 avril 2020

Crise de l'hôpital, nouveau plan de réorganisation néo-libéral: Pierre Laurent, sénateur communiste de Paris, président du Conseil National du PCF, écrit au Président Macron

Lettre de Pierre Laurent à Emmanuel Macron

Monsieur le Président, Emmanuel Macron

En contact quotidien comme sénateur de Paris avec des médecins et des personnels soignants de l'AP-HP, je tiens à vous alerter sur la grave rupture démocratique ressentie sur le terrain et dans toute la population. Tout le monde fait face. Les acteurs de la santé publique sont exemplaires. Ils se donnent corps et âme pour sauver des vies, mais ils attendent clairement que la suite ne ressemble en rien à ce qu'ils vivent en réalité depuis des années, et encore plus durement ces dernières semaines. Demain, les mots ne pourront pas rester lettre morte, sinon la colère sera immense.Le 12 mars dernier, lors de votre première intervention télévisée sur la lutte contre le coronavirus, vous déclariez notamment: « ce que révèle déjà cette pandémie, c'est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe [...]. Il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché ».

Inutile de vous dire combien je partage cette pétition de principe, qui fonde depuis la création de la Sécurité sociale, la ligne de conduite des communistes en matière d'accès à la santé et à la protection sociale.

La pandémie met aujourd'hui à nu les choix politiques contraires faits depuis des années, choix que notre pays et sa population paient en ce moment très cher. Durant les premières années de votre quinquennat, je n'ai cessé d'alerter avec les parlementaires de mon groupe, sans jamais être entendu. J'ai rencontré les personnels et médecins, notamment de l'AP-HP, à de multiples reprises à l’occasion des débats parlementaires comme du tour de France des hôpitaux que nous avons initié de 2018 à 2019. Afin de relayer l'ampleur des exigences exprimées, qui disaient déjà tout des risques encourus face à une grave crise sanitaire, nous avons élaboré une proposition de loi d'urgence pour l'hôpital et la santé, dont le fil conducteur est précisément de placer la santé au dessus des lois du marché.

Le 25 mars, vous avez enfin affirmé à l'hôpital de Mulhouse, un établissement au premier rang du désastre, qu' "à l'issue de cette crise, un plan massif d'investissement et de revalorisation de l'ensemble des carrières sera conduit pour notre hôpital".

De telles paroles en pareilles circonstances ne peuvent être prononcées à la légère. Or, le premier avril, un article de Mediapart révèle qu'à la demande de l’Élysée une note de travail rédigée par deux hauts fonctionnaires de la Caisse des Dépôts esquisserait un plan pour l'hôpital prenant la direction exactement contraire à tout ce qu'exige la population et la très grande majorité des médecins et soignants de France, et en l'occurrence au principe même que vous évoquiez le 12 mars. Ce plan consisterait en une accélération massive des processus de privatisation rampante et de marchandisation des hôpitaux qui prévalent depuis des années et nous ont conduit à la dramatique situation actuelle. Pour le moins, des éclaircissements rapides sont nécessaires.Monsieur le Président, êtes-vous en mesure de démentir sans ambiguïté cette direction de travail et existe-t-il d'autres notes de travail du même type déjà en circulation auprès de vos services ? Au-delà, pouvez-vous garantir que le plan pour l'avenir de l'hôpital que tout le pays attend ne sera pas élaboré dans le secret de notes confidentielles sans y associer avant publication les médecins et les personnels, sans y associer la représentation nationale? Un processus transparent, national, doté de moyens publics, à l'image du grand débat national, ne serait-il pas plus approprié à construire le plan pour l'hôpital et le système de santé publique dont notre pays a besoin demain?

C'est en tout cas la proposition que je vous fais. Avec mes collègues parlementaires, nous sommes disposés à nous investir pleinement dans unetelle élaboration citoyenne. Nous misons résolument sur l'intelligence collective de toutes les composantes de la Nation pour construire un plan d'avenir pour nos hôpitaux, nos Ehpad et notre système de santé. Seule la démocratie peut reconstruire la confiance.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées.

Pierre Laurent

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2020/04/crise-de-l-hopital-nouveau-plan-de-reorganisation-neo-liberal-pierre-laurent-senateur-communiste-de-paris-president-du-conseil-natio

 

Ouest-Franc

Finistère. Le militant syndicaliste Jean-Paul Sénéchal est décédé

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Militant syndicaliste et auteur, le Quimpérois est décédé à l’âge de 64 ans des suites d’une longue maladie. Jean-Paul Sénéchal était connu pour son engagement syndical au centre hospitalier de Cornouaille.

Jean-Paul Sénéchal a notamment contribué à la création du comité de défense de l’hôpital de Concarneau en 2008. | OUEST-FRANCE

Jean-Paul Sénéchal est décédé, mercredi 1er avril 2020, à l’âge de 64 ans, des suites d’une longue maladie. Le Quimpérois était connu par son engagement syndical au centre hospitalier de Cornouaille (Chic), d’abord à la CGT, puis à Sud Santé Sociaux, dont il a créé la section au sein du Chic. Durant de nombreuses années, il a multiplié les combats, notamment pour le maintien de la maternité à Carhaix ou encore pour le maintien des urgences de nuit à Concarneau.

« Engagé au service de la santé »

Avec Danielle Coden, Yvon Guillou et Marcel Tilly, il fut notamment à l’origine de la création du comité de défense de l’hôpital de Concarneau en 2008. « À l’époque, son expérience syndicale et sa capacité d’analyse avaient contribué à l’importante mobilisation de la population, se souvient son ami, Yvon Guillou. Jean-Paul avait le souci de rassembler au-delà des opinions politiques. Il était très apprécié de tous car il savait, à certains moments, prendre de la distance. Il était, avant tout, engagé au service de la santé. »

Jean-Paul Sénéchal, qui travaillait au service des archives de l’hôpital de Quimper, avait repris des études universitaires alors qu’il approchait de la retraite, décrochant un doctorat. Dans la foulée, il avait écrit un livre, Finistère du Front Populaire, paru en 2018. Ces dernières années, il vivait à Douarnenez. « Il voulait profiter de sa retraite pour se consacrer pleinement à l’écriture », souligne Yvon Guillou.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/finistere-le-militant-syndicaliste-jean-paul-senechal-est-decede-6800257

 

Ouest-Franc

Coronavirus. En Islande, un malade sur deux s’ignore

Publié le Cécile RÉTO

La petite île ne vit pas confinée mais propose à tous ses habitants de se faire tester. Les premiers résultats sont troublants : un malade sur deux ne s’est pas rendu compte qu’il était contaminé.

Pas de confinement généralisé pour les Islandais qui peuvent continuer à… se baigner. | HALLDOR KOLBEINS, AFP

L’Islande compte quatre morts du coronavirus et 1 364 cas, pour 364 000 habitants. Si l’île n’a pas imposé de confinement général, elle n’a pas attendu pour agir. Dès février, les autorités ont proposé à tous ceux qui le souhaitaient de se faire tester. Jeudi, 22 195 personnes avaient déjà sauté le pas. Parmi elles, 1 % se sont révélées positives.

Sur dix personnes infectées, neuf passées inaperçues

Plus troublant : la moitié des contaminés assurent n’avoir ressenti aucun symptôme. Ou seulement des troubles bénins,  comme un léger rhume , relate le Dr Kari Stefansson, dirigeant de la société DeCode Genetics, spécialiste du génome humain et chargée de mener l’essentiel des tests. Pour la Direction de la Santé, cela prouve qu’il est primordial, pour les bien-portants, de  prendre toutes les mesures pour éviter de contaminer les autres . À commencer par porter un masque.

C’est aussi la conclusion d’une étude menée dans le Hubei, en Chine, par des chercheurs américains de l’université de Columbia, avec l’Imperial College de Londres. Leurs savants calculs – une modélisation de l’épidémie – montrent que, sur dix personnes infectées, neuf sont  passées inaperçues . Elles n’ont pas été détectées, parce qu’elles ne présentaient aucun symptôme.

Deux fois moins contagieux

Ces malades qui s’ignorent seraient  deux fois moins contagieux  que les autres. Mais s’ils s’avèrent aussi nombreux, ils peuvent contaminer un nombre considérable de personnes. Cela expliquerait la propagation fulgurante du virus sur la planète.

Même avis de l’Académie française de médecine :  Il est établi que des personnes en période d’incubation ou en état de portage asymptomatique excrètent le virus et entretiennent la transmission de l’infection.  Elle recommande donc au gouvernement de rendre le port du masque obligatoire  pour les sorties nécessaires en période de confinement .

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-en-islande-un-malade-sur-deux-s-ignore-6800115

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
3 avril 2020

Dessin pas drôle

 

RENNES, le 3 avril 2020

Communiqué de presse

LE COVID-19 utilisé pour remettre en cause les zones de non-traitement des pesticides

Le 26 décembre 2019, un arrêté du gouvernement a défini de nouvelles distances de non-traitement des pesticides par rapport aux habitations: 5 m pour les cultures basses (céréales), 10 m pour les cultures hautes (vigne, arboriculture).Le 1 avril, c’est la FNSEA elle-même qui l’annonce: dans 25 départements (dont tous ceux du grand Ouest), ces distances sont réduites à partir de maintenant: à 3 mètres en cultures basses (au lieu de 5 mètres) et à 5 mètres en cultures hautes (au lieu de 10).

De quel droit? la FNSEA prétexte que le Covid-19 retarderait le lancement de la consultation pour la mise en place de chartes de bon voisinage; aussi a-t-elle obtenu du gouvernement qu’il lui suffit d’avoir lancé par département, une consultation publique, ou déposé cette charte en préfecture, pour que le préfet autorise immédiatement les agriculteurs de ce département à réduire les distances de traitement à proximité des habitations.                                                                                                                    Seule condition: avoir inscrit dans ces projets de chartes, l’usage de buses anti-dérives!

Cette soumission du gouvernement aux exigences de l’agro-industrie représentée par la FNSEA, est un SCANDALE:

      - Déjà, ces soi-disant «chartes de bon voisinage» étaient une mascarade puisqu’elles ne réunissent que les acteurs de l’agro-industrie, aucune association ne représentant dans celles-ci, les riverains. Mais au moins, elles obligeaient la FNSEA à respecter une pseudo-concertation.

      - Aujourd’hui, la FNSEA, avec la complicité du gouvernement, utilise le Covid-19 pour accélérer l’annulation des petits progrès qui avaient été obtenus par le décret du 26 décembre 2019.

Pourtant, dans une note diffusée vendredi 27mars, ATMO FRANCE, qui regroupe l’ensemble des organismes de surveillance de la qualité de l’air, conclut qu’«une exposition chronique à la pollution de l’air est un facteur aggravant des impacts sanitaires lors de la contagion par le Covid-19».  

Le 21 mars, le collectif de scientifiques Air-Santé-Climat interpellait l’Etat sur «la nécessité de limiter drastiquement les épandages agricoles, afin de tout mettre en œuvre pour limiter la propagation du virus».

Aujourd’hui, au plus fort de la crise sanitaire, nous sommes confinés dans nos appartements, nos maisons, nos jardins; la météo est favorable à la propagation des molécules chimiques; c’est ce moment que choisit le gouvernement pour donner les clés de notre santé, à la FNSEA, porte-drapeau d’une l’agro-industrie mortifère pour la santé humaine, la biodiversité, l’environnement.

Utiliser la crise sanitaire actuelle pour annihiler les petits progrès obtenus ces derniers mois, révèle le cynisme de notre gouvernement et de ces dirigeants agricoles. Cela augure mal de leur volonté et de leurs capacités à tirer les leçons de la crise actuelle.

Nous demandons l’annulation immédiate de cette décision. Le groupe de coordination du Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest Tél: 06 73 19 56 07

https://victimepesticide-ouest.ecosolidaire.fr/

https://www.facebook.com/victimepesticide.ouest/

victime.pesticide.ouest@ecosolidaire.fr

 

Vendredi 03 avril 2020

Plougasnou. Mise en ligne du dernier Plougasnou-Infos d'avril 2020

 

Ouest-Franc

Guingamp. Abdoul s’engage pour les plus démunis

Publié le Fabrice BERNAY

Au centre d’aide alimentaire de Guingamp (Côtes-d’Armor), les bénévoles à la santé fragile restent chez eux. Abdoul, étudiant de 22 ans, a pris le relais, pour continuer d’aider des centaines de familles.

À cinq, les bénévoles du centre d’aide alimentaire, Claudie, Hervé, Abdoul, Annick et Simone, donnent à manger à des centaines de personnes dans le besoin. | OUEST-FRANCE

Jour de distribution du centre d’aide alimentaire de Guingamp, à l’heure du confinement : une longue file de bénéficiaires – bien espacés – qui attend sagement son tour, à l’extérieur du bâtiment. Toute l’année, le centre vient en aide à 1 500 personnes de 53 communes du Pays de Guingamp, en leur donnant des colis alimentaires.

Études, travail et bénévolat

À l’intérieur, en revanche, c’est le coup de feu. Avec le confinement, le nombre de bénévoles a été largement divisé. Ils ne sont plus que cinq à prendre en charge la distribution du jour. Parmi eux, Abdoul Soumana, étudiant de 22 ans en BTS production animale au lycée agricole de Kernilien. Depuis la crise sanitaire, il multiplie ses heures de bénévolat : « Cela m’occupe ! D’habitude, je viens une fois par semaine, mais là, je n’ai plus de cours mais du télétravail, alors pour aider je viens trois jours par semaine ». Arrivé du Niger (Sargadji, près de Niamey) en 2018, il cumule habituellement ses études, l’intérim en industrie agroalimentaire et le bénévolat.

Avec le confinement, le centre d’aide alimentaire doit continuer à fonctionner, avec moins de bénévoles. Ici, Abdoul et Simone préparent un colis. | OUEST-FRANCE

« Ils ont besoin de nous »

« Et tant qu’il y aura le confinement, je viendrais aussi souvent », assure-t-il, derrière son masque de protection. Pour limiter au maximum les risques sanitaires, il porte également des gants et désinfecte régulièrement la table sur laquelle sont déposés les colis. Lui seul s’adresse aux bénéficiaires. Comme les autres bénévoles, il assume : « Je préfère prendre ce risque de venir que de rester à ne rien faire. Vous savez, ici, il y a des centaines de familles qui ont besoin de nous ».

« Un rayon de soleil »

Tandis que Simone, secrétaire de l’association, vérifie les noms des bénéficiaires sur les listings, elle formule un regret : « C’est dommage, avec ce masque, vous ne pouvez pas voir le grand sourire qu’il arbore en permanence. Avoir un jeune, bosseur, volontaire, courageux, pour nous c’est un rayon de soleil ». Les bénévoles les plus anciens, qui constituent le gros des troupes, ont été invités à rester chez eux.

Si lors des premiers jours du confinement le centre a craint de manquer de denrées, des donateurs se sont mobilisés, des entreprises agroalimentaires ont pris le relais des magasins, pour permettre de fournir environ 300 colis chaque semaine, dans la bonne humeur.

Toute la journée, Abdoul Soumana charge et décharge des colis de denrées alimentaires, qu’il donne aux bénéficiaires. | OUEST-FRANCE

Fromages, crêpes, pain, conserves… Abdoul continue la valse des colis, qu’il dépose sur un lot de palettes donnant sur l’extérieur, accueillant chaleureusement les démunis, qui n’entrent pas dans le bâtiment : « J’ai besoin de voir des gens, de rendre service. Et puis, plus tard, je voudrais créer ma ferme au Niger et monter une association d’aide alimentaire. Quand on veut devenir entrepreneur, on ne peut pas rester à ne rien faire. Alors j’essaie de toujours être actif, de m’éduquer à ma manière. » Grâce à son engagement et à celui des autres bénévoles, des centaines de personnes continuent de manger à leur faim, malgré la crise sanitaire.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guingamp-22200/guingamp-abdoul-s-engage-pour-les-plus-demunis-6799803

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Une pétition pour soutenir l’infirmière de Brest congédiée en pleine pandémie

Publié le

La jeune contractuelle a répondu à un appel à volontaires des hôpitaux de Paris, débordés par l’épidémie de coronavirus. Ce qui lui vaut de perdre son poste à Brest. La CGT demande sa réintégration à l’hôpital de Brest ainsi que la prolongation de son contrat.

Le syndicat demande la réintégration de l’infirmière à l’hôpital de Brest ainsi que la prolongation de son contrat. archives Ouest-France | ARCHIVES

« Personne ne devrait être sanctionnée pour avoir répondu à la solidarité nationale demandée par le Président de la République face à la plus grave crise sanitaire du siècle. » Jeudi 2 avril 2020,la CGT du CHU de Brest a lancé une pétition en ligne, sur Change.org , pour soutenir Mona, une jeune infirmière contractuelle de l’hôpital de Brest. Elle est congédiée après s’être spontanément portée volontaire pour aider les hôpitaux de Paris à faire face à l’épidémie de covid-19.

Le syndicat demande la réintégration de l’infirmière à l’hôpital de Brest ainsi que la prolongation de son contrat. Ce vendredi après-midi, près de 1 000 personnes l’ont signé (http://chng.it/nJFbpQzf ).

De son côté, la direction du CHU de Brest affirme que l’établissement n’avait pas prévu de renouveler son contrat. Et que c’est un « non-sujet ».

Ce que conteste la jeune femme, qui dispose des mails indiquant que son contrat était renouvelé. Le syndicat confirme aussi que « la direction du CHU lui avait bien proposé un renouvellement de contrat de 3 mois le 17 mars, avant de se rétracter le 26 mars suite à son départ à Paris ».

Ce vendredi soir, dans un communiqué, la direction du CHRU de Brest affirme « avoir réuni désormais l’ensemble des pièces de ce dossier extrêmement confus ». Elle « estime que l’engagement pris auprès de l’infirmière le 17 mars de prolonger son contrat de trois mois devait être impérativement respecté. Il en va du respect de la parole donnée et des engagements pris ».

Les jours précédents, la jeune femme a travaillé une soixantaine d’heures dans les hôpitaux parisiens débordés. Ce week-end, elle termine ses trois dernières nuits. Avant de se retrouver au chômage.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-une-petition-pour-soutenir-l-infirmiere-de-brest-congediee-en-pleine-pandemie-6799632

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Il n’y a plus de congés forcés au CHRU de Brest-Carhaix

Publié le

Avec la réorganisation de l’hôpital pour lutter contre l’épidémie, mais paradoxalement peu d’activité, beaucoup d’agents se retrouvent contraints de rester chez eux. La direction de l’hôpital a finalement requalifié ces repos forcés en « autorisations spéciales d’absence ».

La direction du CHRU a finalement accepté de requalifier les congés ou jours de repos forcés en « autorisations spéciales d’absence » (photo d’archives). | ARCHIVES

C’est une victoire pour les syndicats, qui sont montés au créneau. Ce vendredi 3 avril 2020, la direction du CHRU a finalement accepté de requalifier les congés ou jours de repos forcés en « autorisations spéciales d’absence » sans incidence sur les droits à congés et repos des agents. La CGT est « satisfaite ».

Cette question agitait le personnel du CHRU depuis deux semaines. Avec l’épidémie du coronavirus, l’hôpital s’est entièrement réorganisé pour faire face à un éventuel afflux de patients. Services fermés, activités non urgentes déprogrammées… Mais paradoxalement, faute d’activité, et alors que la « vague » de l’épidémie tarde à atteindre l’ouest de la France, de nombreux personnels se retrouvent chez eux, en position d’être mobilisable si besoin en une heure et demie.

Par ailleurs, les congés annuels d’avril sont maintenus. Les agents dans ce cas ne seront pas en position d’être rappelé, ni a disposition de l’employeur.

Le CHRU de Brest-Carhaix fonctionne avec 7 000 salariés.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/cornavirus-il-n-y-plus-de-conges-forces-au-chru-de-brest-carhaix-6799542

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Ils sont confinés sur leurs bateaux dans le port

Publié le Marie JOUSSEAUME

Le confinement ne change pas grand-chose à la vie quotidienne des résidents du port de Morlaix (Finistère). Comme pour les terriens, ce sont les activités extérieures qui manquent, et la solidarité se met en place.

Comme David, Arne et Patrice, ils sont une bonne vingtaine à résider sur leur bateau à Morlaix | OUEST-FRANCE

 Il y a assez peu de différences entre d’habitude et ce que qu’on vit depuis une dizaine de jours, de toute façon on est confiné dans un espace restreint. Nous, on vit à trois sur le bateau avec le chat , résume Patrice. Comme une bonne vingtaine de personnes, il est résident du port, et habite sur son bateau.

Mais le coronavirus a quand même changé quelque chose : les relations avec les voisins.  On s’est rapproché, tout en gardant nos distances, il y a une solidarité qui s’est mise en place. Quand quelqu’un se déplace, il demande aux autres s’il a besoin de quelque chose, par exemple , continue Patrice.  Les voisins sont sympas, on n’est pas complètement isolé , confirme Arne, à quelques encablures. Le responsable du port, qui vient régulièrement, fait aussi office de lien avec l’extérieur.

Suédois, il devait reprendre la mer, et se retrouve confiné à Morlaix.  C’est un bon endroit où être confiné, on ne prend pas de risque. Il n’y a pas grand-chose qu’on puisse faire, je m’adapte. Le plus difficile, c’est de ne pas pouvoir faire de l’exercice , estime-t-il. En Suède, le gouvernement a fait le choix de ne pas confiner la population.  C’est un gros pari, si ça marche, ce sera un bon exemple. La population est divisée : la moitié est d’accord, l’autre trouve que c’est fou  raconte-t-il.

Comme tous les autres, il passe son temps à nettoyer et à travailler sur son bateau. À la fin du confinement, les navires seront rutilants ! David, lui, travaille. Agent territorial, il est d’astreinte.  Ça permet de voir autre chose , explique-t-il. Sur son bateau, ils sont trois : lui, et ses deux enfants, de 15 et bientôt 11 ans. C’est pour eux que le confinement est plus difficile.  L’école, ça va. Mais par exemple pour mon fils, faire un seul tour dehors, ce n’est pas suffisant. C’est frustrant d’être sur un bateau et de ne pas pouvoir en profiter. Mais pour que ça aille le plus vite possible, il faut que tout le monde joue le jeu ! 

Retour à l’essentiel

Arne, lui, profite d’Internet.  Je joue au sudoku en ligne. Je suis en train de devenir un expert ! , s’amuse-t-il. Patrice, lui regrette ses tours en vélo, car  la sédentarité sur un bateau, ça a un impact … Quelques kilos en plus.  J’écrivais déjà avant, mais là je tiens un journal de bord, je note des idées, des réflexions. On échange des lectures avec les voisins, et je découvre aussi de nouvelles choses en musique. C’est aussi l’occasion de prendre contact avec des amis ou la grande famille qu’on perd un peu de vue parfois. Avant on recevait beaucoup de monde, là plus du tout , précise-t-il.

 On revient à l’essentiel et on apprécie les choses simples. On s’accorde du temps pour soi et son corps. J’ai aussi l’impression qu’il y a une nouvelle conscience qui apparaît : la situation fait réfléchir sur notre façon de vivre, de consommer et de travailler , conclut-il.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-ils-sont-confines-sur-leurs-bateaux-dans-le-port-6799378

 

Vendredi 03 avril 2020

Communiqué unitaire du 2 avril 2020

La situation sanitaire de la France est grave, chacun l’éprouve en ce moment en supportant le confinement, puisque face au coronavirus, c’est la seule option pour pallier les carences de notre système de santé, lui qui fut le plus performant du monde en l’an 2000 d’après l’OMS.

L’ensemble des organisations signataires rappellent qu’elles ont alerté inlassablement depuis de longues années sur cette dégradation continue, et en particulier tout au long de l’année 2019, lors de manifestations particulièrement populaires parmi tous les habitants de notre pays.

Notre constat depuis un an est dramatiquement validé par la situation actuelle : on manque de lits d’hôpitaux, en particulier de réanimation, on manque de personnel pour faire tourner les établissements, les EHPAD sont en grande tension, les professionnels fuient désormais l’Hôpital Public où les salaires bloqués malgré l’inflation du prix de la vie et de la charge de travail font fuir autant que la perte de sens engendrée par l’indifférence des pouvoirs publics.

Cette crise qui nous absorbe tous intensément dans une course contre la montre épuisante mais indispensable, où trop de soignants meurent pour sauver des vies au péril de la leur, tant les conditions de sécurité sont délabrées. A l’issue de cette crise, il faudra déterminer les responsabilités dans les politiques de rationnement de notre système de santé qui coûte aujourd’hui des vies aux patients comme aux professionnels. Il n’est pas acceptable que le désengagement de l’État soit pallié par des cagnottes en ligne financées par des gens qui cotisent déjà sur leur salaire !

Chaque crise sanitaire démontre le dévouement extraordinaire des médecins et paramédicaux, administratifs et ouvriers au sein des établissements du sanitaire, du médico-social et du social, mais entraîne aussi leur départ en nombre après les crises devant l’absence de reconnaissance durable, passé les félicitations dans le feu de l’action. Nous ne surmonterons cette épreuve qu’unis !

Nous ne pouvons pas nous contenter de ce sombre constat, nous avons des solutions pour remettre notre système de santé au niveau qu’il n’aurait jamais dû quitter. Des mesures doivent et peuvent être prises immédiatement.

Certaines auront un effet dans un temps long, mais elles peuvent être décidées rapidement ! Il faut rouvrir des lits d’hôpitaux là où c’est nécessaire, reconstituer les troupes en réembauchant du personnel médical et non-médical, administratif et ouvrier, et le payer décemment pour qu’il revienne notamment dans le service public, qui soigne chacun d’entre nous sans considération de fortune et sans trier les malades sur leur « rentabilité ». La gouvernance des hôpitaux doit être partagée avec tous les personnels et être à l’écoute des usagers.

D’autres mesures peuvent être prises rapidement et avoir un effet quasiment immédiat mais pour longtemps ! Les organisations syndicales de personnels médicaux et paramédicaux, collectifs et associations d’usagers du secteur de la Santé et de l’Action Sociale que nous représentons appellent solennellement le gouvernement à réquisitionner l’ensemble des forces industrielles de notre pays afin de produire les médicaments et dispositifs nécessaires pour vaincre cette épidémie mortelle.

Cette épidémie n’est pas la première qui apparaît depuis une vingtaine d’années, même si son ampleur est sans équivalent. La mondialisation et la déforestation nous ont mis en contact avec des agents pathogènes inconnus et l’épidémie actuelle n’est qu’une parmi une longue série à venir : cet effort national pour restaurer nos capacités à nous soigner, et définir une autre politique de santé et de protection sociale n’est pas qu’une riposte au coronavirus, c’est aussi un investissement pour l’avenir. Il serait insensé de l’esquiver plus longtemps.

Le 7 avril est la journée mondiale de la Santé : nous invitons toutes les personnes qui nous soutiennent chaque soir à leur balcon à afficher clairement ce jour-là qu’ils tiennent à l’Hôpital Public et à notre système de Santé et de protection sociale qui doit avoir les moyens humains et matériels de fonctionner !

Tous les personnels hospitaliers et des établissements de Santé et d’Action Sociale comptent sur vous, et vous savez que l’inverse n’est plus à prouver !

 

Le Diben vendredi 03 avril 2020

A MÉDITER ET A RETENIR . . . .

Je me présente, mon surnom est Corona virus, mais mon vrai nom est Covid 19, je vous expliquerai à la fin, pourquoi je porte ce nom-là.

Je suis né en Chine, je ne sais pas trop comment, je le saurai plus tard.

J’ai commencé à imposer mon autorité dans mon pays d’origine.

Pour tout vous dire, je suis destiné à prouver à l’humain, qui se croyait l’être vivant le plus intelligent de la planète, qu’il s’était trompé de route pour tracer sa vie.

A moi seul, j’ai prouvé que l’Europe n’existait pas, Bruxelles n’a pas réagi à mes attaques, seuls les états se sont affolés. J’ai prouvé aussi que le Royaume-Uni n’avait pas de frontières, je suis arrivé là-bas sans encombre.

Je suis en France pour mettre les pendules à l’heure

A moi seul j’ai fait arrêter les ventilateurs à paroles que sont Marlène Schiappa et Aurore Bergé, je ferai autant de dégâts chez les femmes que chez les hommes, chez les riches, que chez les pauvres.

A moi seul, je fais fermer les lieux de cultes, de toutes les religions, je fais mettre du gel hydro alcoolique sur les mains aussi des musulmans.

A moi seul, je fais mettre les professions de santé à l’honneur, alors que récemment, les flics les tabassaient, les gazaient, les éborgnaient. Attention...

A moi seul, j’aide à soutenir les agriculteurs, les routiers, pris auparavant pour des moins que rien.

A moi seul, je règle le problème des retraites, en soumettant les insoumis, mettant fin aux débats interminables, je m’attaque aux plus anciens.

A moi seul, je mets fin au réchauffement climatique, les avions ne volent plus, les voitures ne sortent plus, je suis plus fort que le Forum de Davos qui réunit 1500 jets privés, sans résultat.

A moi seul, je fais fermer les écoles, pour que les familles profitent de leurs jeunes enfants.

A moi seul, je veux prouver qu’une poignée de députés suffit pour tenter de régler les problèmes.

A moi seul, j’ai fait baisser, d’un coup de baguette magique le cour du pétrole, quand je reviendrai, je m’occuperai des taxes sur les carburants.

A moi seul, j’ai fait perdre plusieurs milliards aux plus riches, la bourse s’étant écroulée, l’argent n’étant pas fictif.

A moi seul, j’ai prouvé que les médicaments n’étaient plus fabriqués en France, mais dans mon pays de naissance.

A moi seul, pourtant invisible, j’ai fait débloquer par l’état 45 milliards en quelques instants, alors que les gilets jaune ont lutté plus d’un an pour obtenir, soi-disant 17 milliards.

A moi seul, j’ai réussi à retisser des liens entre les individus, qui s’appellent juste comme pour les vœux.

J’allais oublier, j’ai un complice, le Président Hollande, je l’ai autorisé à faire le prélèvement à la source, pour que les politiques continuent à jouer avec le pognon en échange il a fermé plus de 15 000 lits d’hôpitaux pour que mon action soit plus efficace.

Je vais vous expliquer pourquoi je m’appelle Covid 19 : les lettres C, O, V, I se retrouvent dans le mot civilisation, le D indiquant départ et 19 mon année de naissance.

En résumé, j’ai ouvert, en 2019, l’ère d’une nouvelle civilisation, vous comprenez maintenant pourquoi les gens s’appellent comme pour les vœux.

J’espère que cette fois l’être humain a bien compris, sinon, j’ai bien un petit copain, qui viendra vous confiner définitivement.

Bon courage à tous

Un(e) anonyme

 

Ouest-Franc

Morlaix. Coronavirus : « C’est angoissant pour les personnes en situation de handicap »

Publié le

À Ploujean, le personnel des Genêts d’or maintient du lien au moment où on demande à chacun de le rompre pour se protéger du coronavirus. Le contact avec les familles se fait en visio.

Le personnel du foyer de vie de Ploujean fait tout pour préserver le lien entre les personnes en situation de handicap et les familles. | OUEST-FRANCE

« Rester chez soi en confinement pendant l’épidémie de coronavirus n’est pas toujours facile et cela demande un peu d’organisation. » C’est ainsi que résume Anita Lucas, directrice de la Maisons d’accueil spécialisée, le défi des salariés des foyers de vie et d’accueil médicalisé.

Ici, la situation est plus complexe : « C’est angoissant pour les personnes en situation de handicap. Ils ne comprennent pas forcément ce qu’il se passe. »

Pour les personnes demeurant en établissement, les activités ont été suspendues, et les sorties de week-end interdites. De plus, les visites extérieures et les visites des familles sont interdites. Les personnes accompagnées sont confinées sur leur unité, voire en chambre depuis trois semaines.

Une organisation bouleversée

« Car même si tout le monde est mobilisé et que nos résidents vont bien, l’organisation est bouleversée en ce moment, poursuit Anita Lucas. Avec l’interdiction des visites, on prend beaucoup de précautions pour que la vie reste sereine sur les unités. »

La situation est lourde, « alors on essaye de divertir », précise la directrice.

Les professionnels se mobilisent dans l’ombre et font face. « Nous n’avons pas ou peu de masques. On espère qu’on va tenir. Nous expliquons la situation aux résidents, mais c’est très compliqué. On avance au jour le jour. » Les professionnels contiennent leur stress, « car si le virus arrive chez nous, ça va être compliqué », explique une soignante.

Pour pallier le manque de contacts avec les familles, des appels téléphoniques ou en visio ont été mis en place. « Ainsi le lien est préservé, ajoute Anita Lucas. Nous avons de la chance d’avoir une équipe de professionnels mobilisée et remarquable. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-coronavirus-c-est-angoissant-pour-les-personnes-en-situation-de-handicap-6798487

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Au Pouliguen, un patron double les salaires des vendeurs de sa supérette

Publié le Michel ORIOT

Stéphane Huchet gère une supérette au Pouliguen. Les affaires tournent à plein régime mais les difficultés d’ordre sanitaire sont aussi au rendez-vous, en cette période de confinement liée à l’épidémie de coronavirus. Le patron a décidé de doubler les salaires à partir de ce mois d’avril pour tout le personnel.

Stéphane Huchet, le patron de la supérette. | DR

Les salaires qui font la culbute par les temps qui courent, c’est rare ! Votre marché, la supérette installée dans la Grande rue du Pouliguen, connaît une activité exceptionnelle. Stéphane Huchet, le patron, a décidé d’intéresser directement ses six employé-e-s pour les motiver et les remercier de poursuivre le travail malgré des conditions difficiles du fait du coronavirus.

Pour la dernière quinzaine de confinement, une prime de 500 € a été allouée avec le salaire  et, à partir de ce mois, je double les salaires ».

« Jusqu’à 800 passages par jour »

Il faut dire que rien n’est évident, dans ce contexte très particulier. Il faut se laver sans cesse les mains dans une bassine, nettoyer le terminal de carte bleue, les caisses, les paniers, tout le magasin à la fin de la journée, gérer les approvisionnements très supérieurs à la normale, avec le nombre de Pouliguennais confinés et l’afflux des résidents secondaires.

Au début, la supérette a vu  jusqu’à 800 passages par jour , c’était intenable pour la petite équipe. Le patron a alors décrété un minimum de 20 € d’achats par client.  C’était pour désengorger le magasin car des gens revenaient trois fois pour de tout petits achats, juste pour le plaisir de sortir. Quand ce n’était pas pour acheter une bière et revenir une heure après pour en reprendre une autre. 

Un employé supplémentaire

La majorité des clients a bien compris l’enjeu et accepte.  Il faut faire des achats pour plusieurs jours, mais nous ne sommes pas sourds. Quand on voit une personne âgée, on ne chipote pas sur le montant. 

La pression a diminué :  On est à 200 passages par jour environ, c’est supportable.  Pour ce gros travail de vente, les salariés apprécient le doublement du salaire : il ne manque pas un vendeur et un employé supplémentaire a été recruté.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-au-pouliguen-un-patron-double-les-salaires-des-vendeurs-de-sa-superette-6798441

 

LA PRESSE BRETONNE DANS LA TOURMENTE

- Le contenu du Télégramme avait ces derniers temps perdu pas mal de son intérêt. En raison notamment d'un contenu appauvri, banalisé, souvent conventionnel, moralisateur... Multipliant les commentaires subjectifs... faute de moyens mis en oeuvre, peut-être, pour assurer une véritable information, diversifiée, complète, réactive, notamment en matière d'actualité locale et régionale.

- Le contenu du Télégramme s'enrichit à nouveau d'une diversité perdue depuis quelque temps. Il paraît aussi s'être étoffé et humanisé depuis que s'est installée la crise sanitaire mondiale très grave qui touche notre pays. Il paraît salutaire qu'un rapprochement avec sa clientèle-lectorat se réinstalle depuis quelques jours dans les colonnes du journal, comme ailleurs. Solidarité, adaptation aux malheurs du temps.

- Il faut donc saluer la renaissance d'une compassion délaissée ou oubliée dans le " quotidien " finistérien pour le quotidien de la population, notamment celle qui est la plus exposée au virus, qu'ils soient malades, soignants, confinés, vieux et jeunes.

Ces liens avec le " pays " et ses habitants s'étaient largement estompés progressivement au fil du temps. Constituant probablement un danger pour l'avenir de la publication qui ne refléterait plus l'identité diverse de la population. Cette distanciation sociale, sociologique, culturelle est regrettable aux yeux de beaucoup de lecteurs, éloignement mental, idéologique, humain que la nouvelle formule présentée en novembre avait accentué.

- La crise, qui dévaste le pays et le monde, semble donc avoir conduit certains esprits dogmatiques, dominateurs ( ?), sûrs d'eux, à procéder à un examen de la situation et des comportements ayant cours jusque là et à réajuster la perception des choses. Dans la presse régionale comme dans toutes les formes d'activité d'un pays désormais ralenti, enlisé dans le risque mortel et la plus grande incertitude pour son avenir. Les hommes, les activités de toutes sortes sont suspendus à la plus grande incertitude.

- Ce qui a amené beaucoup de "responsables", qui étaient finalement bien peu responsables ou cliniquement cyniques, à la prise de conscience d'une forme nécessaire de solidarité pour survivre. Et à une humilité qu'ils avaient probablement oubliée... à force de certitudes oiseuses ou d'un défaut d'observation ou d'un manque d' implication sociale réelle.

- Sur le plan formel, la formule choisie de réduire le nombre d'éditions, quatre pour Le Télégramme, ( 175 000 exemplaires sur le Finistère et une partie des Côtes-d'Armor et du Morbihan)   à des éditions départementales pour Ouest-France, ( 592 000 exemplaires sur le Grand Ouest), semble être une concentration-réduction logique de moyens, conforme aux attentes de la population en cette période délicate pour toutes les activités humaines, celles qui se poursuivent par absolue nécessité, celles qui sont menacées dans leur existence et pérennité.

- Pour la première fois dans la mémoire humaine actuelle, l'humanité subit une telle déflagration existentielle à l'échelle universelle. Les citoyens attendent donc une information étoffée et réactive, et des renseignements pratiques. La population attend l'actualité de la vie régionale, nationale, internationale dans sa totalité et sa réalité. Et Il sera difficile de remettre en cause cette " distribution " de l'information.

- Et cette approche pourrait aider à réagir une presse locale plutôt en danger d'ailleurs, notamment à cause d'un confinement mental, qui lui pour le coup, ne passe plus. A condition de s'affranchir, -en même temps-, des préjugés socio-économiques, et des connivences trop souvent relevées entre les " dispensateurs " de l'information et les khalifs du milieu.

- Ceux qui étaient les héraults d'un monde économique, financier, politique. Aujourd'hui malmenés. Et demain peut-être des accusés.

- Ils sont disqualifiés sans retour pour beaucoup d'entre eux et en sursis. Car le monde doit changer pour le faire revivre.

- L'ère salutaire qui vient, nourrie du doute et de l'humilité, n'est plus très loin. On ne revient pas en arrière.

* La presse Bretonne dans la Tourmente ( 1940-1945 ) Henri Fréville,  éditions Plon, 1979

https://blogs.mediapart.fr/michel-kerninon/blog/020420/la-presse-bretonne-dans-la-tourmente

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Sexualité et confinement : le regard d’une sexologue

Publié le

Évelyne Schreier, sexologue à Angers, nous explique en quoi l’activité sexuelle en temps de confinement peut être bénéfique.

Le confinement peut avoir des bénéfices sur notre sexualité. Évelyne Schreier, sexologue à Angers, explique pourquoi (photo d’illustration). | FOTOLIA

Mis en place pour endiguer la propagation du Covid-19, le confinement peut créer du stress. Évelyne Schreier, sexologue angevine disponible en télé consultation, nous donne trois effets positifs de la sexualité sur notre mental et nos pratiques.

Des « effets tranquillisants »

La période de confinement dû au Covid-19 est source d’anxiété. Faire l’amour provoque la libération de deux hormones du plaisir. « Au moment de la satisfaction sexuelle, le corps dégage des endorphines et de la sérotonine, des substances qui ont des effets calmants et tranquillisants », souligne Évelyne Schreier.

Ressoude les couples

« Pour les couples qui s’entendent bien, le confinement leur permettra de se rapprocher, s’explorer, de se redécouvrir », rappelle la sexologue. Le contexte de promiscuité sera propice pour créer des moments de complicité.

Dans certaines familles, les enfants ne sont jamais très loin. Il faut donc pouvoir planifier des temps rien qu’à deux. « Se garder un dîner en tête à tête, par exemple, en couchant les enfants avant, peut être une solution pour se retrouver en intimité », soumet la spécialiste.

Renouvelle les pratiques sexuelles

Et pour les couples séparés pendant la période de confinement ? « Avec les appels vidéo et le téléphone, on peut garder un contact sexuel virtuellement. Cela peut passer aussi par des pratiques masturbatoires », complète la sexologue. Avant de rappeler : « La santé sexuelle ne doit pas être dissociée de la santé en général. C’est un cercle vertueux. »

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-sexualite-et-confinement-le-regard-d-une-sexologue-angevine-6798225

 

Ouest-Franc

Morlaix. Infirmière en renfort à Paris : « C’était une évidence »

Publié le Marie Jousseaume

Cynthia Dutent est infirmière hygiéniste à la clinique de la Baie à Morlaix. Samedi, elle est partie prêter main-forte aux soignants en région parisienne. Elle raconte.

Laëtitia, Anna, Nathalie, Enora, Cynthia, Quentin et Aurélie font partie des renforts à Paris | DR

Témoignage

Tout s’est enchaîné très vite pour Cynthia Dutent. Infirmière hygiéniste et responsable adjointe des unités de soins à la clinique de la Baie, c’est elle qui a fait la fiche de service pour l’appel aux volontaires, jeudi dernier.

L’Agence régionale de santé (ARS) de l’Ile-de-France venait de demander à tous les acteurs hospitaliers publics et privés d’ouvrir de nouveaux lits de réanimation pour faire face au coronavirus. Impossible sans des soignants et du matériel en plus.  J’y pensais depuis un petit moment. J’ai réfléchi avec mon conjoint et mes enfants, et je me suis portée volontaire , se souvient-elle. Le samedi, elle était dans le seul train qui partait de Morlaix pour rejoindre Paris, et commencer à travailler dimanche à la clinique de l’Europe à Port-Marly, elle aussi membre du groupe Vivalto santé, dans les Yvelines.

Être utile

 Pour moi, c’était une évidence. Je trouvais ça frustrant de ne rien faire en tant qu’infirmière, quand on voit que c’est la guerre ailleurs. Je me sens à ma place ici, j’ai l’impression d’être utile , raconte-t-elle.

À Paris, elle a vite trouvé ses marques. Pendant quinze ans, elle avait été infirmière en réanimation au CHU de Reims.  J’appréhendais, car ça faisait trois ans que je n’avais pas travaillé en réanimation, mais tout est revenu, les réflexes reviennent vite. 

L’adaptation au nouvel établissement s’est bien passée.  Ils sont à 72 heures de travail par semaine depuis deux semaines, mais on a été accueilli avec le sourire et ils ont pris le temps de nous montrer les choses alors qu’ils sont épuisés , souligne-t-elle. Sa première journée, elle l’a fait en doublure avec une autre infirmière, le temps de se familiariser avec la prise en charge des patients atteints du Covid-19, qui exigent une vigilance et une thérapeutique particulière.

Beaucoup de soutien

Puis elle a enchaîné les nuits, en binôme avec une aide-soignante pour des services de douze heures.  Je me suis sentie vite à l’aise, même s’il faut s’adapter au matériel, qui est différent. Mais on retrouve aussi le nôtre, qu’on avait envoyé, et on est jamais lâché, on est toujours en binôme. Pour l’instant, nous sommes en nombre normal pour faire tourner le service, et on a ce qu’il faut en protection, pour l’instant. 

Pas trop dur de laisser sa famille et ses collègues ?  Tous les jours, j’ai mon conjoint et mes deux fils de 12 et 17 ans au téléphone, en visio : je vois qu’ils vont bien, alors je suis sereine pour aller travailler. Je reçois aussi beaucoup de messages des collègues. En kilomètres, je suis peut-être loin, mais je suis loin de me sentir seule , assure-t-elle.

D’autant qu’avec les autres soignants venus en renfort de Bretagne, une vingtaine, ils sont logés ensemble à l’hôtel, non loin de la clinique. Une façon de se retrouver et de ne pas être complètement isolés non plus.  J’avais peur du bruit, à Paris, mais c’est calme, on peut se reposer .

Cynthia est partie pour une semaine. Comme la plupart des autres renforts, elle va rempiler pour huit jours de plus.  Dès qu’il le faut, s’il y a des besoins et que les patients arrivent en nombre en Bretagne, je redescends. 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-infirmiere-en-renfort-paris-c-etait-une-evidence-6797929

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
1 avril 2020

Service public

 

Ouest-Franc

Coronavirus et confinement. Que s’est-il passé dans le Finistère, ce mercredi 1er avril ?

Publié le

Le nombre de malades du coronavirus a encore augmenté, ce mercredi 1er avril 2020, dans le Finistère. Le confinement et l’épidémie rythment la vie des habitants. Aujourd’hui, un deuxième train amenant des malades est arrivé à Brest. Et, comme tous, les lycéens, les chauffeurs routiers et services sociaux s’adaptent.

Un train sanitaire avec 16 patients est arrivé en gare de Brest, où des ambulances les attendaient pour les emmener dans les hôpitaux de la ville. | YVES-MARIE QUEMENER / OUEST-FRANCE

En ce 1er avril 2020, la Bretagne compte désormais 1 109 malades du coronavirus, selon l’Agence régionale de santé. Parmi eux, 260 malades résident dans le Finistère, où onze cas supplémentaires ont été détectés depuis la veille. Depuis le début de l’épidémie, 49 personnes ont été hospitalisées dans le département, dont douze en réanimation. Entre épidémie et confinement, la vie des Finistériens est bouleversée. Cela s’est encore ressenti, ce mercredi 1er avril 2020.

Seize patients de région parisienne arrivés à Brest

C’est à 16 h 25 qu’un TGV médicalisé est arrivé en gare de Brest. Il amenait seize malades du coronavirus, auparavant hospitalisés à Paris, où les services de santé sont saturés. En Île-de-France, 3 523 personnes sont décédées du virus. Dès 16 h 50, six ambulances ont emmené de premiers malades vers le CHU et l’hôpital des Armées. « La Bretagne est pour le moment moins impactée que d’autres régions par le coronavirus », constate Philippe El Saïr, directeur général de l’hôpital de Brest. Ce transfert a mobilisé 150 personnes depuis dimanche.

Des lycéens qui se préparent quand même pour le bac

Vivront-ils les épreuves du baccalauréat en juin ? Les rangées de tables alignées, les sujets à retourner au dernier moment, le regard qui scrute l’horloge ? Comme tous les lycéens de terminale de France, Mathilde, Juliette, Agathe et Killian, élèves au lycée Auguste-Brizeux, à Quimper, attendent la décision du ministre de l’Éducation nationale. En attendant, Juliette ne se pose pas de question : « Je bosse. »

Depuis le début du confinement, la circulation est moindre sur les routes. (Photo d’illustration) | FRANCK DUBRAY / OUEST FRANCE

Des chauffeurs-routiers qui continuent malgré tout

« On ne donne plus un coup de frein. C’est fluide partout et à toutes les heures. C’est bizarre », témoigne Laurent, chauffeur routier pour une entreprise du pays de Quimperlé. Après la mise en place du confinement, « les deux premiers jours ont été très compliqués. Il n’y avait plus de restauration et plus de douche. Le mardi, j’ai vraiment hésité à repartir. On ne pouvait plus manger et puis il y a les questions d’hygiène. Prendre une douche, c’est quand même le minimum. » Mais comme l’ensemble de ses collègues, Laurent a conscience que son rôle est essentiel et indispensable en cette période troublée. « On travaille pour vous. »

Des jeunes en difficulté mais pas lâchés

Comment continuer à venir en aide aux jeunes en difficultés, livrés à eux-mêmes dans leurs appartements ? Pas facile, selon ces éducatrices de l’association le Répis, à Quimper. « Chez certains, les angoisses ressortent avec le confinement. Ils sont livrés à eux-mêmes, n’ont plus vraiment de rythme de vie. Ils se retrouvent complètement décalés. » Alors, elles discutent avec eux depuis le seuil de leur appartement et déposent sur le palier les courses, le linge, les photocopies…

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-et-confinement-que-s-est-il-passe-dans-le-finistere-ce-mercredi-1er-avril-6797767

 

Ouest-Franc

ENTRETIEN. Coronavirus : « Qui souriait à sa caissière au moment de payer ses courses ? »

Modifié le Publié le Thierry RICHARD.

Souvent déconsidérés avant la crise, les travailleurs du soin, infirmières ou caissières, sont désormais en première ligne pour lutter contre l’épidémie. « Ce que nous révèle la crise, c’est que la vie en tant que telle est un enjeu politique », explique Fanny Lederlin.

Une femme de ménage au travail pendant le confinement. | REUTERS

Après quinze ans de vie professionnelle dans le domaine de la communication, Fanny Lederlin s’est reconvertie dans l’étude de la philosophie. Elle prépare un doctorat à la Sorbonne, à Paris. Observatrice scrupuleuse des évolutions dans le monde du travail, elle vient d’écrire une « critique écologique du travail » : « Les Dépossédés de l’open space » (PUF, 255 pages, 19,90 €).

Qui sont les « travailleurs du soin » que la crise a mis en lumière ?

Les « travailleurs soin » sont les personnels soignants, bien sûr, mais plus largement tous ceux qui prennent en charge de la vie : les enseignants, les agents d’entretien, les caissières de supermarché, les manutentionnaires Tous ces gens qui font un travail répétitif, qui s’efface au moment même où il est produit, et qui revient de façon cyclique – comme la vie, qui est cyclique. Ce qui est fascinant, c’est que, avant la crise, ces métiers étaient invisibles, ils étaient passés sous les radars. Qui souriait à sa caissière au moment de payer ses courses ?

Reportage au CHU de Nantes de la prise en charge de patients pour le dépistage du coronavirus Covid-19, au service de réanimation, ainsi qu’au laboratoire de virologie. | FRANCK DUBRAY, OUEST-FRANCE

Pourquoi ces métiers sont-ils déconsidérés ?

Pour le comprendre, Il faut se pencher sur le discours dominant construit autour du travail au cours des dernières années, et qui valorise l’indépendance, l’innovation ou encore la créativité. L’essor des technologies (digitalisation, robotisation) s’accompagne de ces valeurs. Ce qui était valorisé avant la crise, c’était le startuper ou l’autoentrepreneur qui se mettait à son compte. Le discours à la mode, c’était plutôt de casser du sucre sur les services publics, on l’a encore vu lors des grèves. Ce que nous révèle la crise, c’est que la vie en tant que telle est un enjeu politique. Quand tout le monde est en bonne santé, on n’y pense pas. Mais dès qu’il y a un problème, ce sont ceux qui sont en charge de la vie qui se retrouvent en première ligne.

Et ce n’est pas un hasard s’il s’agit surtout des femmes…

Non, puisqu’elles constituent le gros des travailleurs du soin. Elles étaient d’autant plus invisibles qu’elles sont souvent racisées, parfois migrantes et sans droits. Depuis le début de la crise, on a vu les médecins, un peu les infirmières, mais beaucoup moins les femmes de ménage des hôpitaux par exemple. La visibilité a du mal à se faire totalement.

À l’Intermarché de Louvigny dans l’agglomération caennaise, les caissières portent gants et masques. | OUEST-FRANCE

Pensez-vous, comme la sociologue Dominique Méda, que cette crise sera l’occasion de réévaluer l’utilité sociale des métiers invisibles ?

J’étais dans le même esprit qu’elle, il y a encore quelques jours, quand j’ai vu cette lumière portée sur les travailleurs du soin. Mais, j’ai peur que cela retombe. Beaucoup de gens sont sincèrement en train de réfléchir à la manière dont nous travaillons et nous vivons. Mais il y a une force d’inertie individuelle et collective qui nous empêche de sortir du modèle dans lequel nous sommes enfermés.

Vous n’entrevoyez aucun changement ?

Je crains que nos questionnements soient temporaires. La philosophe Hannah Arendt considérait que toute catastrophe historique ouvrait une « brèche » à l’intérieure de laquelle on pouvait faire l’expérience de la liberté – refaire le monde, disons. Mais elle a bien vu que cette brèche, qui s’était ouverte pendant la Seconde Guerre mondiale, s’était vite refermée à la Libération. Je vois notre catastrophe sanitaire de la même manière. C’est une brèche. Nous promettons tous de penser autrement, de revaloriser certains métiers ou les services publics. Mais je vois aussi que, dans le même temps, nos gouvernants sont train de légiférer sur le droit du travail et de revenir sur certains acquis.

Ces mesures ne sont-elles pas censées être provisoires ?

On sait ce qu’il en est des mesures provisoires prises pour lutter contre le terrorisme sous Hollande. Je ne pense pas que nos dirigeants soient en train de se frotter les mains en se disant qu’ils vont profiter de cette catastrophe pour grignoter les libertés publiques. En revanche, je redoute la docilité avec laquelle nous nous accommodons de tout ça. Je redoute l’inertie de nos modes de vie, notre conservatisme.

Fanny Lederlin, auteur de « Les Dépossédés de l’open space, une critique écologique du travail » (PUF). | DR

Vous craignez une forme de servitude volontaire ?

Exactement. Depuis quelques dizaines d’années, nous avons accepté les uns après les autres les changements liés aux nouvelles technologies et aux nouveaux modes de management. Et maintenant, on nous demande de rester chez nous : on reste chez nous. Je m’étonne de notre docilité collective. On a beau dire qu’on va en profiter pour réfléchir au monde que l’on veut construire, à la société d’après… ce que je constate c’est qu’on est tous en train de bosser comme des fous, de télétravailler du matin au soir. Tout le monde est connecté 24 heures/24 sur les portables et les ordinateurs. On continue à s’affairer servilement.

Il faut bien continuer à travailler, du moins pour ceux qui le peuvent ?

Bien sûr, mais dans quelles conditions ? Je sais que c’est difficile. Il faut bien manger et il est plus simple de nous atteler à notre tâche que de nous confronter à l’angoisse de ce qui nous arrive. Toutes les raisons sont bonnes pour continuer à travailler comme avant. Je suis juste un peu désolée que cette crise, dont beaucoup de gens disent qu’elle est un peu comme un avant-goût de la crise écologique qui va nous tomber sur le coin de la figure, ne soit pas l’occasion pour nous de lever le stylo.

Rien que ça ? Mais ce n’est pas sans risque pour le salarié…

Bien sûr, mais nous sommes entrés dans une ère du risque. Nous n’avons plus le temps. On va se prendre une crise écologique majeure dans la figure. On fait comme avant ou on essaie de faire autrement ?

Le télétravail que la crise nous force à pratiquer ne va-t-il pas nous libérer ?

À part le fait de pouvoir travailler en bas de pyjama, je ne vois pas où sont les libertés dans le télétravail. Nous n’avons jamais eu des journées aussi remplies qu’en ce moment. Ce qui me fascine, c’est notre manque d’imagination, notre « domestication » dans tous les sens du terme. Non seulement nous acceptons docilement de rester dans nos domiciles, mais aussi d’y travailler avec discipline. Comme si, non contents de renoncer à certaines de nos libertés pour sauver nos vies, nous avions d’ores et déjà admis que l’essentiel de notre temps continuerait, comme avant, d’être consacré au travail sous sa forme dégradée de « néotravail ».

https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/crise-du-coronavirus/coronavirus-les-travailleurs-invisibles-en-premiere-ligne-6797503

 

Ouest-Franc

Plougasnou. « Homo détritus », encore et toujours…

Publié le

Après le temps du ramassage des déchets (le dernier ayant eu lieu le 15 février, un mois avant le confinement), voici le temps de l’analyse et de la compréhension.

Coquillages et crustacés ? Non. Triste récolte sur les plages de Térenez et de Saint-Samson… | OUEST-FRANCE

Ramasser les déchets sur les plages est une bonne action en soi et la collecte organisée le 15 février – bien avant les consignes de confinement liées à l’épidémie de coronavirus – par l’association Citoyens pour le climat du Pays de Morlaix etl’ONG Surfrider, rassemblant une cinquantaine de personnes autour de Térénez, fut un en ce sens un vrai succès.

Mais analyser ce que l’on ramasse, comprendre ce que cela nous dit sur notre société et en tirer des leçons pour l’avenir est une meilleure chose encore. Ce travail ingrat de tri, de comptage, de recherche parfois, c’est celui qu’a effectué William Vacher.

Plus qu’une baignade en mer, un décompte qui fait froid dans le dos.

5 462 déchets triés, parmi plus de 11 000 ramassés. 1 554 morceaux de polystyrène, 986 fragments de plastique, 857 bouts de filet et cordage… Les déchets proviennent du tourisme et du nautisme, des activités professionnelles de la pêche et de l’ostréiculture, mais aussi du grand large. « Nous avons trouvé une bouée provenant de Floride, servant pour la pêche au homard. C’est grâce à un numéro d’identification gravé dessus et au soutien de l’association Seamer, que nous avons pu l’identifier. »

Toutes les informations issues de ce tri iront enrichir des bases de données comme Wiki déchets ou Ocean Plastic Tracker de l’association ANSEL.

Des petites négligences qui ont un impact sur le long terme

Si certains déchets peuvent sembler inévitables ( filets accrochés, poches d’huîtres arrachées, etc. ), l’immense majorité provient de la négligence, à l’image des innombrables sacs plastiques, mégots et emballages divers.

Et ces détritus ne disparaissent pour ainsi dire jamais. Ils coulent un temps, s’enfouissent dans le sable ou s’enrochent dans les digues. Mais, à la faveur des courants et des tempêtes, ils finissent toujours par réémerger. Parfois d’un seul tenant, comme ce sac euromarché retrouvé lors de la collecte et qui a plus de 40 ans. Mais plus souvent de manière insidieuse, sous forme de microparticules, qui ne forment pas, quelque part, un sixième continent de plastique, comme on l’entend parfois, mais qui transforment l’océan tout entier en un continent de plastique.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-homo-detritus-encore-et-toujours-6797135

 

Le Diben mercredi 01 avril 2020

https://www.lecanardenchaine.fr/la-une-du-1er-avril-2020/

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Une infirmière du CHRU de Brest « virée » pour avoir aidé Paris

Modifié le Publié le Laurence GUILMO

Plutôt que de rester chez elle, en congés forcés, elle a décidé d’être volontaire pour renforcer les hôpitaux parisiens, débordés par le Coronavirus. Mais il semble que son initiative n’a pas plu à tous.

La jeune infirmière est partie à Paris renforcer les hôpitaux Bichat et Lariboisière, avec l’assurance que sa situation administrative était régularisée. Archives Ouest-France | ARCHIVES

« Lundi 30 mars 2020, quand j’ai lu dans Ouest-France que le CHRU de Brest lance un appel à volontaires pour aider les hôpitaux parisiens, mon sang n’a fait qu’un tour ! C’est ce que j’ai fait mais on me le reproche. Mon contrat avec l’hôpital de Brest n’est pas renouvelé à partir du 5 avril. Pour abandon de poste ! C’est odieux ! » Cette jeune femme de 25 ans est amère et en colère, dégoûtée par ce qu’elle considère comme une injustice en pleine épidémie de coronavirus. Et un manque de gratitude.

Infirmière contractuelle au CHRU de Brest depuis juillet 2019, elle est mère d’un enfant de dix-huit mois et son mari est malade. Pourtant, elle n’a pas hésité à répondre à l’appel urgent de l’AP-HP (assistance publique-hôpitaux de Paris), le 20 mars 2020, en manque de soignants pour lutter contre le coronavirus.

« Depuis mi-mars, l’hôpital de Brest a fermé des services pour se préparer à l’épidémie. Et des personnels se retrouvent en congés forcés, chez eux, faute d’activité. J’étais dans ce cas pour deux semaines, du 16 au 29 mars », explique l’infirmière.

Le 21 mars, elle se porte volontaire. « sous condition d’acceptation du CHRU ». L’hôpital Bichat lui répond le jour même. « Par mail, la directrice de garde, Hélène Gendreau, m’a assuré : « Je vais contacter la direction des ressources humaines du CHU de Brest et nous allons sécuriser cette situation ». Mardi 31 mars, au téléphone, nous avons eu Hélène Gendreau mais elle était débordée et n’a pas voulu aborder la situation de l’infirmière brestoise.

« Je me sens utile »

La jeune femme est partie le dimanche 22 mars après avoir organisé la garde de sa fille. Elle a travaillé d’abord à l’hôpital Bichat puis à Lariboisière. « J’ai enquillé six nuits exténuantes en une semaine ! » Elle précise : « À Paris, je suis seule, et confinée. Je m’expose et j’expose ma famille à des risques, mais je me sens utile ! »

Ce mardi 31 mars, elle est revenue à Brest pour une journée, pour voir sa fille. Mercredi, elle repart à Paris, pour trois nouvelles nuits d’enfer, d’affilée… Tout en sachant que c’est le chômage qui l’attend au bout. Le 26 mars en effet, elle a reçu un mail de la direction du CHRU, l’informant que son contrat n’est pas renouvelé « pour le moment » et que sa mise à disposition pour l’AP-HP ne va pas au-delà du 5 avril (alors qu’initialement, c’était jusqu’au 22 avril ! ) : « Au regard de la situation sanitaire et des mesures de confinement prises par le gouvernement, vous vous devez de rester en région parisienne. » Et l’invitant à se rapprocher de l’hôpital Bichat…

Sauf qu’elle habite Brest, ainsi que sa famille ! L’infirmière reconnaît qu’elle a parfois eu des soucis avec sa hiérarchie concernant les jours de repos, qu’elle doit planifier pour la garde de sa fille. Mais pas de conflit. « Le 16 mars, le CHRU s’était engagé à renouveler mon contrat ». Selon elle : « Je me fais virer parce que je suis partie prêter main-forte à l’AP-HP alors que j’aurai dû rester confinée, à Brest, à une heure et demie de mon hôpital. Pourtant le président de la République a déclaré « la guerre ». La situation en Ile-de-France est très grave. »

Thomas Bourhis, responsable de la CGT, lui apporte son soutien : « C’est une excellente professionnelle. Le problème est qu’elle est contractuelle et que la direction n’a pas apprécié son initiative d’aller à Paris. » Nous avons contacté la direction du CHRU, en vain.

https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/crise-du-coronavirus/coronavirus-une-infirmiere-du-chru-de-brest-viree-pour-avoir-aide-paris-6796850

 

Le Diben mardi 31 mars 2020

Demain c'est le 1er avril

photo pyb29 Photo pyb29

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Mangez du poisson !

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
31 mars 2020

Ah ça, si la logorrhée était un médicament...

 

Ouest-Franc

Morlaix. Tchatch le clown reprend du service sur Facebook

Publié le

Tchatch le clown a déambulé pendant cinq ans entre les étals du marché de Morlaix (Finistère). Il fait son retour sur Facebook !

Les petites phrases de Tchatch le clown sont maintenant sur Facebook | DOMINIC KERRIOU

C’est en 2012 que Tchatch le clown, aussi connu sous le nom de Dominic Kerriou, a fait son apparition sur le marché de Morlaix, place Allende. Pendant cinq ans, avec son tableau blanc, il a déambulé avec ses petites phrases humoristiques pour dérider la population.

Malgré le confinement, le clown a repris du service… Sur la page Facebook de Dominic Kerriou, où il publie chaque jour une petite phrase. Un peu d’humour… On ne va pas se priver !

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-tchatch-le-clown-reprend-du-service-sur-facebook-6796780

 

Mardi 31 mars 2020

Communiqué signé par

- Ensemble Finistère !

- NPA Finistère

- POID Finistère

- Gauche indépendantiste bretonne – Breizhistance

31 Mars 2020

Capitalisme et santé publique ne font pas bon ménage

La situation catastrophique que nous subissons est le résultat de choix politiques mis en œuvre par le gouvernement actuel et les gouvernements précédents, dictés par les intérêts privés.

Casse des services publics, du Code du Travail, de l'équilibre écologique de notre planète, misère et souffrance pour une grande partie de la population sont les terribles conséquences de la crise du système capitaliste.

C'est dans ce monde à la dérive que survient le coronavirus

Derrière les paroles « éloquentes »d'un président qui semble découvrir l'irresponsabilité des choix antérieurs (il était aux finances sous Hollande !), on s'aperçoit qu'en fin de compte, il va faire payer la note aux plus faibles pour préserver les profits des ses amis les milliardaires.

La crise sanitaire est aggravée par les suppressions de lits et de postes dans les hôpitaux, les délocalisations de productions de médicaments et de matériel sanitaire. Elle appelle des mesures à la hauteur :

Dans l'urgence,

- dans les hôpitaux, la priorité doit être donnée à la satisfaction des revendications des personnels.

Il faut aussi décider la réquisition des établissements privés de santé, annuler la dette des hôpitaux et débloquer immédiatement les moyens financiers nécessaires.

- protéger efficacement les personnels exposés au virus, et en premier lieu les personnels de santé, mais aussi toutes celles et tous ceux qui doivent rester à un poste de travail, en lançant la production de millions de masques, de respirateurs, de bouteilles d'oxygène et de matériel de test du virus.

Et si nécessaire passer par la réquisition de ces moyens de production.

- il faut réquisitionner des logements  et locaux vacants pour tous les sans-logis, fermer les centres de rétention administrative, régulariser tous les travailleurs sans papiers et, d'une façon plus générale, tous les sans-papiers, libérer les prisonniers à courte peine et donner à chacun un minimum de ressources pour vivre pendant et après la crise.

- il faut étendre le chômage partiel rémunéré à 100% aux salariés de tous les secteurs de production, définir les secteurs essentiels qui seuls doivent être actifs, (nos vies doivent passer avant leurs profits), protéger les salariés se mettant en retrait,  assurer la liberté de circulation des militants syndicaux dans les entreprises et écouter leur parole pour faire respecter le droit du travail

La crise que notre pays traverse aujourd'hui ne doit pas se traduire par de nouvelles remises en cause des acquis sociaux et des libertés fondamentales !

Pour éviter de nouveaux drames, il faut en particulier:

- donner aux services publics les moyens de garantir les droits humains essentiels

- nationaliser, socialiser sous contrôle citoyen et sans indemnités les laboratoires pharmaceutiques, les banques et toute grande entreprise essentielle à la vie du pays.

- mettre en place une commission d’enquête pour comprendre comment notre pays a pu se retrouver si démuni face à une catastrophe prévisible.

- réaliser un audit citoyen et annuler les dettes publiques illégitimes...

- arrêter les activités et le  travail dans toutes les entreprises non indispensables et essentielles dans le contexte actuel

- Abrogation de la loi du 19 mars 2020 afin de restituer les 300 milliards
d'euros attribués aux banques pour les besoins de la population.

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Miossec : « Les bras n’arrêtent pas de m’en tomber ! »

Publié le Frédérique GUIZIOU.

À Locmaria-Plouzané, l’artiste brestois évoque sa vie de confiné, « pareille à celle de tout le monde ». Son état de sidération. Et son prochain concert : au Vauban, évidemment !

Christophe Miossec. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« Vous faites du (re)portage à domicile ? (rires) Alors, bienvenue chez moi, à Locmaria-Plouzané, sous le soleil du Finistère nord. Bienvenue dans ma vie d’artiste ! Une vie d’artiste qui s’avère, au temps du Covid-19, ressembler exactement à celle de tout le monde !

Les gens pénètrent ma réalité, celle du télétravail, activité solitaire que je pratique personnellement depuis… quelque temps… Je dis souvent que j’ai une profession « délirante ». Mais là, le monde entier est devenu délirant !

C’est inouï et tragique ! Le virus grandeur nature ! À l’échelle planétaire ! L’humanité entière dans le même bateau, ça change tout ! Notre perception est aiguisée : que penser des prisons quand on subit, tous, un emprisonnement volontaire ? Quelles injustices sont dévoilées, quand la qualité – ou pas – de son habitat, pèse sur la santé, physique et morale, des familles ? Quel degré de solitude peut-on supporter ? Et pourquoi, bon sang, avoir maintenu le premier tour des élections ?

J’avoue, je reste scotché devant les images, les témoignages, les bavardages… Tout est amplifié. Cet état de sidération ne me quitte pas : « New York, ville fantôme » ! « L’Organisation mondiale de la santé qui prédit d’autres crises ». Les bras n’arrêtent pas de m’en tomber ! Ne comptez pas sur moi pour écrire, sur le vif, une chanson virale. Oui, le coronavirus amplifie, aussi, la connerie !

Moi, 55 ans sonnés, je découvre, étonné, que ma chanson La Quarantaine, parue sur l’album 1964, circule sur les réseaux : c’est de l’humour ? Alors que mon dernier album s’appelle Les Rescapés ? (rires). Je veux rester optimiste. Un jour, nous n’aurons plus peur de nous aventurer dans des salles noires, tous ensemble. Ce sera, pour moi, évidemment, au Vauban, à Brest. »

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/confinement/coronavirus-miossec-les-bras-n-arretent-pas-de-m-en-tomber-6795978

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Les policiers de Brest applaudissent les soignants devant le CHU

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Ce lundi 30 mars, à 20 h, des policiers du commissariat de Brest sont venus applaudir les soignants devant l’hôpital de la Cavale-Blanche, à Brest.

Les policiers du commissariat de Brest appaudissent les soignants devant l’hôpital de la Cavale-Blanche. | OUEST-FRANCE

Comme partout en France, les policiers du commissariat de Brest se sont rendus devant l’hôpital de la Cavale-Blanche, ce lundi 30 mars 2020, à 20 h, pour témoigner de leur soutien au personnel soignant. Un groupe d’infirmiers est sorti pour les remercier de leur geste.

Des soignants sont sortis pour remercier les policiers de leur geste et les applaudir également. | OUEST-FRANCE

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-les-policiers-de-brest-applaudissent-les-soignants-devant-le-chu-6795962

 

Ouest-Franc

Paimpol. Fanny Chappé et Jean-Yves de Chaisemartin, irréconciliables, même en temps de guerre

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Face à la crise sanitaire, les deux élus, adversaires aux dernières élections municipales, s’étaient montrés soudés pour gérer la commune. Mais les divergences sont revenues au galop et l’union a volé en éclat, lundi 30 mars.

Fanny Chappé et Jean-Yves de Chaisemartin défendaient, vendredi 20 mars, l’idée d’une « organisation conjointe » au sein de la mairie. Dix jours plus tard, les divergences sont revenues au galop. | OUEST-FRANCE

À Paimpol, la pandémie du coronavirus n’épargne pas la vie politique. Au lendemain d’une campagne municipale rythmée par les coups bas et les éléments de langage, la crise sanitaire semble avoir dessiné les contours d’un nouveau ring sur lequel les deux têtes de listes ont croisé le fer, lundi 30 mars.

À droite, Jean-Yves de Chaisemartin. Maire depuis 2008, l’édile a pris une douche froide le 15 mars en accusant 21 voix de retard sur son adversaire lors du premier tour des élections municipales. Criant au « hold-up », il a déposé un recours pour « contester la légitimité de l’élection ».

Une situation inédite

À gauche, Fanny Chappé, élue de l’opposition depuis 2014, a mené la liste « J’aime Paimpol » jusqu’à la victoire. Dans la foulée, elle accusait son adversaire de « manquer de fair-play » et dénonçait des « pressions » subies pendant la campagne.

Au centre, une crise sanitaire grave nommée Covid-19. Face au coronavirus, Paimpol s’est retrouvée dans une situation inédite. Le dernier conseil municipal, devant permettre à la nouvelle équipe, fraîchement élue, de prendre les commandes, a été reporté. Le confinement a été décrété, le Plan communal de sauvegarde déclenché.

Face à la situation, Jean-Yves de Chaisemartin et Fanny Chappé ont défendu l’idée d’une « une organisation conjointe et exceptionnelle » . L’ambition était noble : l’équipe censée coordonner l’action municipale pour lutter, à son échelle, contre la crise sanitaire, était composée de trois élus de la majorité et trois élus de minorité.

« Une union sacrée de façade »

Lundi 30 mars, les six élus devaient échanger via visioconférence pour évoquer, notamment, la question du marché. « Moins de 30 minutes avant le début de la réunion, j’ai reçu un mail annonçant la démission des élus de l’opposition », retrace Jean-Yves de Chaisemartin.

Dans un communiqué, Fanny Chappé, Jacky Gouault, Ghislaine Ameline de Cadeville expliquent leur démarche. « La loi d’urgence du 23 mars prolonge de près de trois mois le mandat de l’ancien conseil municipal et du maire de Paimpol », retracent-ils. « Nous avons alors souhaité nous engager au sein d’une cellule de coordination de la crise sanitaire placée sous la responsabilité de Jean-Yves de Chaisemartin. Malheureusement, le manque de confiance, de partage des informations et de prise en compte de nos avis, par le maire peu coutumier du travail collectif, ne nous permet pas de poursuivre notre action dans de telles conditions. Nous n’entendons pas être l’alibi d’une « Union sacrée » de façade dans laquelle nous n’avons en réalité aucun moyen d’agir. »

« Un abandon pur et simple »

En face, Jean-Yves de Chaisemartin, maire de Paimpol, ne décolère pas. « Ce n’est pas une polémique, ce n’est pas du rififi. C’est un abandon pur et simple de l’organisation de la commune. Devant la difficulté, et les décisions sensibles à prendre au quotidien, Fanny Chappé a choisi de démissionner. Avec ses élus, ils représentent pourtant la moitié de la population, ce qui leur confère devoirs et responsabilités qu’ils ne sont visiblement pas capables d’assumer. »

Concernant les critiques sur le fonctionnement de la cellule de crise, l’édile parle de « mensonges » et assure que « nous leur avons ouvert les portes, les fenêtres et donné accès à tous les dossiers. Nous avons participé à trois réunions en visioconférence, cela se passait très bien. »

D’un côté comme de l’autre, l’affaire semble susciter l’agacement. Jean-Yves de Chaisemartin et Fanny Chappé n’hésitent pas à dire haut et fort que l’heure n’est pas aux querelles politiques. Mais il semblerait bien que même le Covid-19 n’arrive pas à mettre KO la discorde qui sépare les élus paimpolais.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/paimpol-22500/paimpol-fanny-chappe-et-jean-yves-de-chaisemartin-irreconciliables-meme-en-temps-de-guerre-6795903

 

Ouest-Franc

Coronavirus. La molécule d’Hemarina attend le feu vert pour être testée à Paris

Publié le Marie JOUSSEAUME

La molécule de la société morlaisienne Hemarina attend l’avis de la Commission de protection des personnes pour être à l’essai dans deux hôpitaux parisiens. Ses propriétés pourraient aider les patients Covid-19 qui souffrent de syndrome de détresse respiratoire aiguë.

Les capacités d’oxygénation de la molécule pourraient aider des patients atteints du Covid-19 | ARCHIVES

Le protocole d’essai de la molécule créé par la société morlaisienne Hemarina, Hemo2life, a été validé par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) dans la nuit de vendredi à samedi. Il ne manque plus que l’aval de la Commission de protection des personnes (CPP), et les essais seront lancés dans deux hôpitaux à Paris : la Pitié-Salpêtrière et Georges-Pompidou.

Cette molécule utilise les propriétés d’oxygénation de l’hémoglobine de ver marin, et a déjà été utilisée pour des transplantations. Un véritable  respirateur moléculaire , comme le qualifie le chercheur Franck Zal, à l’origine de la découverte.

 La molécule ne guérit pas le coronavirus, rappelle le directeur d’Hemarina, mais elle peut être utilisée en cas de syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA). L’idée serait d’utiliser la molécule avant que le patient ne bascule en réanimation lourde.  Ce qui permettrait notamment de libérer des respirateurs.

 On était prêt à lancer un nouvel essai pour la transplantation rénale. On a 5 000 doses qui sont prêtes à être utilisées .

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-la-molecule-d-hemarina-attend-le-feu-vert-pour-etre-testee-paris-6795864

 

Ouest-Franc

Coronavirus en Finistère. La pêche de loisir temporairement interdite

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La préfecture du Finistère a publié un arrêté interdisant la pêche de loisir, en eau douce et en mer, durant la période du confinement lié à l’épidémie de coronavirus.

Le préfet du Finistère interdit temporairement la pêche dans le département. | ARCHIVES OUEST FRANCE/VINCENT MOUCHEL

Le préfet du Finistère a pris, à la date du 27 mars 2020, un arrêté interdisant la pratique de la pêche de loisir, en eau douce et en mer depuis le rivage, dans tout le département pour la durée du confinement lié à l’épidémie de coronavirus.

« Je fais appel au sens civique et à la responsabilité de tous les membres de nos structures associatives de la pêche de loisir pour respecter et relayer les mesures prises par l’État », écrit Pierre Peron, président de la Fédération du Finistère pour la pêche et la protection du milieu aquatique, qui dit avoir constaté des « interprétations erronées voire parfois des non-respect des décrets » parmi les pêcheurs.

Il relaie également le message du président de la fédération nationale, qui rend hommage aux soignants et au personnel hospitalier et qui appelle chacun à rester chez soi, « et attendre de meilleurs jours pour pratiquer notre activité favorite ».

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-en-finistere-la-peche-de-loisir-temporairement-interdite-6795676

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
29 mars 2020

Masques en rade...

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Jusqu’où peut-on aller faire ses courses ?

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Plutôt qu’à l’épicerie du village, peut-on aller au supermarché de la ville d’à côté malgré les restrictions de déplacement ? Ouest-France vous répond.

Pour faire ses courses, il est indispensable de se munir d’une attestation de déplacement. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Pour faire les courses, comme il est dit à proximité, est-ce qu’on peut faire ses courses aux supermarchés de la ville à côté et non dans l’épicerie du village ? se demande, à juste titre, Nathalie Derian sur l’espace abonnés LaPlace. Même interrogation de la part de Xavier Jac : Est-il possible d’aller faire ses achats dans un magasin plus éloigné de notre domicile si l’on ne trouve pas les produits dans celui situé à proximité de ce dernier ? Et la règle limitant les sorties à une heure est-elle applicable pour aller faire ses courses ?écrit-il sur La Place. Vous pouvez nous poser vos questions sur tous les sujets, par mail à ouest-france.vous.repond@ouest-france.fr, sur notre page Facebook, ou sur LaPlace. Toutes les réponses de la rédaction sont à retrouver sur ouest-france.fr/vous-repond/.

Pas de limite explicite

Concernant les achats de première nécessité, le décret restreignant les déplacements n’impose pas de limite de temps ni de distance. Pour rappel, les sorties limitées à une heure par jour et un kilomètre autour du domicile sont celles liées à l’activité physique individuelle, à la promenade et aux besoins des animaux de compagnie.

La consigne reste toujours néanmoins de limiter au maximum ses déplacements et de toujours se munir de son attestation. Les Français sont appelés à faire preuve de bon sens : il est conseillé de concentrer ses achats au même endroit, le moins souvent possible, et dans un supermarché qui reste à proximité, même si ce n’est pas forcément le plus proche.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-jusqu-ou-peut-aller-faire-ses-courses-6795412

 

Lettres d'interieur

lundi 30 mars 2020

par Augustin Trapenard

"Sachez, Monsieur le Président, que nous ne laisserons plus nous voler notre vie..." : Annie Ernaux

Annie Ernaux est écrivain. Elle vit à Cergy, en région parisienne. Son oeuvre oscille entre l'autobiographie et la sociologie, l'intime et le collectif. Dans cette lettre adressée à Emmanuel Macron, elle interroge la rhétorique martiale du Président.

"Monsieur le Président, je vous écris une lettre..."
"Monsieur le Président, je vous écris une lettre..." © Getty / AnthiaCumming

Cergy, le 30 mars 2020

Monsieur le Président,

« Je vous fais une lettre/ Que vous lirez peut-être/ Si vous avez le temps ». À vous qui êtes féru de littérature, cette entrée en matière évoque sans doute quelque chose. C’est le début de la chanson de Boris Vian Le déserteur, écrite en 1954, entre la guerre d’Indochine et celle d’Algérie. Aujourd’hui, quoique vous le proclamiez, nous ne sommes pas en guerre, l’ennemi ici n’est pas humain, pas notre semblable, il n’a ni pensée ni volonté de nuire, ignore les frontières et les différences sociales, se reproduit à l’aveugle en sautant d’un individu à un autre. Les armes, puisque vous tenez à ce lexique guerrier, ce sont les lits d’hôpital, les respirateurs, les masques et les tests, c’est le nombre de médecins, de scientifiques, de soignants. Or, depuis que vous dirigez la France, vous êtes resté sourd aux cris d’alarme du monde de la santé et  ce qu’on pouvait lire sur la  banderole  d’une manif  en novembre dernier -L’état compte ses sous, on comptera les morts - résonne tragiquement aujourd’hui. Mais vous avez préféré écouter ceux qui prônent le désengagement de l’Etat, préconisant l’optimisation des ressources, la régulation des flux,  tout ce jargon technocratique dépourvu de  chair qui noie le poisson de la réalité. Mais regardez, ce sont les services publics qui, en ce moment, assurent majoritairement le fonctionnement du pays :  les hôpitaux, l’Éducation nationale et ses milliers de professeurs, d’instituteurs si mal payés, EDF, la Poste, le métro et la SNCF. Et ceux dont, naguère, vous avez dit qu’ils n’étaient rien, sont maintenant tout, eux qui continuent de vider les poubelles, de taper les produits aux caisses, de  livrer des pizzas, de garantir  cette vie aussi indispensable que l’intellectuelle,  la vie matérielle.  

Choix étrange que le mot « résilience », signifiant reconstruction après un traumatisme. Nous n’en sommes pas  là. Prenez garde, Monsieur le Président, aux effets de ce temps de confinement, de bouleversement du cours des choses. C’est un temps propice aux remises en cause. Un temps   pour désirer un nouveau monde. Pas le vôtre ! Pas celui où les décideurs et financiers reprennent  déjà  sans pudeur l’antienne du « travailler plus », jusqu’à 60 heures par semaine. Nous sommes nombreux à ne plus vouloir d’un monde  dont l’épidémie révèle les inégalités criantes, Nombreux à vouloir au contraire un monde  où les besoins essentiels, se nourrir sainement, se soigner, se loger, s’éduquer, se cultiver, soient garantis à tous, un monde dont les solidarités actuelles montrent, justement, la possibilité. Sachez, Monsieur le Président, que nous ne laisserons plus nous voler notre vie,  nous n’avons qu’elle, et  « rien ne vaut la vie » -  chanson, encore, d’Alain  Souchon. Ni bâillonner durablement nos libertés démocratiques, aujourd’hui restreintes, liberté qui  permet à ma lettre – contrairement à celle de Boris Vian, interdite de radio – d’être lue ce matin sur les ondes d’une radio nationale.

Annie Ernaux

https://www.franceinter.fr/emissions/lettres-d-interieur/lettres-d-interieur-30-mars-2020

 

Ouest-Franc

Morlaix. « On passe toute la journée devant les écrans ! »

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Pour assurer la continuité pédagogique durant le confinement, les enseignants du lycée de Suscinio, à Morlaix (Finistère), ont recours à des solutions originales. Ils apprennent aussi beaucoup de leurs élèves.

Le lycée de Suscinio, à Morlaix (Finistère), est fermé, mais toute l’équipe pédagogique et les élèves restent motivés. | OUEST-FRANCE

Au lycée agricole de Suscinio, à Morlaix (Finistère), René Cuinet, le proviseur, confie son « étrange sensation » dans un lycée désert. Une situation inédite. Dans l’établissement qui accueille habituellement 270 élèves, « nous ne sommes que deux avec la gestionnaire, en plus des personnes qui s’occupent de l’exploitation de légumes. Mais on a du boulot. »

Comme dans tous les établissements scolaires, tout le monde est passé au télétravail. René Cuinet reste en relation permanente avec les professeurs par téléphone, mail et visioconférence, pour les conseils de classe du deuxième trimestre. « Presque tout le monde est au rendez-vous. C’est plus compliqué, mais ça fonctionne. »

Discuter avec ses élèves sur WhatsApp et autres applications ? Ils n’y auraient jamais pensé il y a trois semaines, mais c’est désormais une habitude quotidienne pour plusieurs enseignants du lycée. Depuis la fermeture de l’établissement scolaire, ils assurent leurs cours à distance.

Un drive sur Google

Karine Voogden, enseignante en aménagement, a été incitée par ses élèves à télécharger Discord, un logiciel de discussion vocale ou textuelle conçu pour les communautés de joueurs en ligne. Mis en place par ceux qui connaissaient déjà l’outil, cet espace permet à l’enseignante d’y croiser ses élèves.

« Je fais mes cours aux heures habituelles, je leur montre mon écran, des diaporamas et des tableaux. Cela se passe bien quand les élèves interagissent, et c’est plus difficile lorsque les élèves ne participent pas. Là, c’est le grand vide. » Les élèves de BTS ont aussi créé un drive sur Google pour stocker les documents. « On découvre de nouveaux outils, souligne Karine Voogden. J’ai même installé le Wi-Fi sur mon téléphone. »

 Est-ce qu’on leur donne trop de travail ? », s’interroge, quant à elle, Laurence Oudin, professeure d’économie.  C’est difficile à doser. Mais je viens d’avoir un retour d’un élève qui dit ne plus pouvoir suivre le rythme », poursuit-elle, qui a fait le choix de communiquer par mail et de travailler en visioconférence par groupe de quinze élèves. 4/5e des élèves suivent le parcours. « Je croule sous les mails, on passe toute la journée devant les écrans. »

Pédagogie inversée

Le confinement, c’est aussi l’arrêt des stages, des projets qui tombent à l’eau. « Pas tous, relève Laurence Mermet, professeure d’éducation socioculturelle. Les élèves cherchent à rebondir. Le marché artisanal, prévu le 11 avril (2020), s’est transformé en “Comment valoriser les producteurs et artisans locaux sur les réseaux”. »

Deux autres projets – l’impact des chiens en promenade sur le littoral et les conséquences de la pratique du surf sur l’environnement – deviennent deux projets numériques. « Ils connaissent plein d’outils informatiques, on apprend mutuellement. C’est la pédagogie inversée ! »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-passe-toute-la-journee-devant-les-ecrans-6795230

 

Ouest-Franc

Plougasnou. Disparition de Marie-Louise Creignou

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Marie-Louise Creignou. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Nécrologie

Mercredi, à l’âge de 50 ans, nous quittait Marie-Louise Creignou, directrice générale des services (DGS) de la commune depuis mai 2018. Elle avait occupé le même poste à Saint-Pol-de-Léon et à Plougonven, avant de prendre ses fonctions à Plougasnou, localité qu’elle connaissait bien pour y avoir des attaches amicales.

La maire, Nathalie Bernard, écrit à son sujet : « Sa connaissance de l’administration des collectivités territoriales et sa maîtrise des dossiers municipaux étaient précieuses pour notre commune. Je suis particulièrement bouleversée de perdre une collaboratrice, mais aussi une personne avec de grandes qualités professionnelles et humaines, et surtout une amie. Tous les élus et les agents que j’ai pu contacter se joignent à moi pour saluer sa mémoire, et présenter à sa famille nos plus sincères condoléances. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-disparition-de-marie-louise-creignou-6795111

 

Ouest-Franc

Brest. Au-dessus du port, des vigies dénoncent « des fumées noires »

Publié le Gaël HAUTEMULLE

Plusieurs médecins, qui habitent au-dessus du port de commerce de Brest (Finistère), s’indignent des gaz d’échappement régulièrement relâchés, en plein confinement, par des cargos.

Les fumées noires filmées samedi 21 et dimanche 22 mars 2020, depuis son jardin, par le docteur Yves Le Ru. | DR/YVES LE RU

La polémique

« Vingt ans que nous entendons la même chose ! De la part du service sanitaire de la ville : que cela n’est pas de son ressort. De la chambre de commerce et d’industrie, gestionnaire du port de commerce : que ce bateau est propre, qu’il a sans doute eu un problème, et que, de toute façon, il part le lendemain. »

Agaçant, forcément… Alors, dans son courriel ironiquement intitulé « L’air pur du Forestou/Guelmeur, COVID-ALERTE POLLUTION », le médecin libéral Yves Le Ru prévient qui veut bien l’entendre, ou regarder sa « vidéo consternante d’un bateau à quai depuis quelques jours », filmée depuis son jardin, samedi 21 et dimanche 22 mars 2020, en fin d’après-midi.

Le jour et aussi la nuit

À peine trois minutes pendant lesquelles on voit « de belles volutes de poussières noires » trouer le magnifique bleu du ciel brestois. Et où l’on entend le médecin s’indigner. « Cela aurait pu être hier, avant-hier, le jour, la nuit. »

Ce qui, pour certains, mécanos de leur état, n’est que « le signe d’un redémarrage des moteurs diesels d’un cargo, après son passage aux chantiers navals », est selon lui le résultat évident « d’un maintien allumé et en toute impunité, 24 heures sur 24, des moteurs du supertanker de cet armateur délinquant. Nous sommes inondés de ses vapeurs toxiques, merci aux vents d’est ! »

Le médecin se défend bien d’être « un intégriste écolo » : « Avec le professeur Olivier Pradier, chef de pôle de cancérologie du CHRU, lui-même spectateur béat de ce spectacle et tout aussi révolté, nous sommes des sentinelles bienveillantes. »

« Brest doit se développer, bien sûr, mais pas sans garde-fous contre cette ineptie écologique et ce mépris des individus qui vivent près du port, alors que la ville se dit verte. »

Les fumées noires filmées samedi 21 et dimanche 22 mars 2020, depuis son jardin, par le docteur Yves Le Ru. | DR/YVES LE RU

Alors, que faire ? « Brest a connu autrefois un excellent procureur de la République, François Nicot, qui traquait ces voyous dans le globe entier. Et le ministère public suivait ses impeccables réquisitions en les condamnant lourdement à des amendes. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-au-dessus-du-port-des-vigies-denoncent-des-fumees-noires-6795002

 

Ouest-Franc

Coronavirus. La gendarmerie de Ploudalmézeau fermée après un cas confirmé

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Plusieurs gendarmes de Ploudalmézeau (Finistère) étant malades de la grippe, des tests au coronavirus Covid-19 ont été réalisés. L’un d’eux est positif. La brigade a été fermée pour une désinfection complète. Elle rouvrira lundi 30 mars 2020 ou mardi 31 mars 2020.

La brigade de gendarmerie de Ploudalmézeau (Finistère) est actuellement fermée, après que l’un de ses militaires a été testé positif au coronavirus Covid-19. | OUEST-FRANCE

La brigade de gendarmerie de Ploudalmézeau (Finistère) est actuellement fermée après que plusieurs de ses dix militaires sont tombés malades.

La brigade de gendarmerie de Ploudalmézeau (Finistère) est actuellement fermée, après que l’un de ses militaires a été testé positif au coronavirus Covid-19. | OUEST-FRANCE

Dans le contexte actuel, le coronavirus Covid-19 a été immédiatement suspecté et des tests ont donc été effectués. L’un d’entre eux a confirmé le diagnostic de Covid-19. Deux autres tests sont revenus négatifs.

Désinfection complète

C’est pourquoi la brigade a été immédiatement fermée pour procéder à une désinfection complète en règle. Le bâtiment, qui fait partie de la communauté de brigades de Saint-Renan (Finistère), et compte onze militaires (dix actuellement en raison du détachement de l’un d’eux à Mayotte), pourra rouvrir 24 ou 48 heures plus tard, soit lundi 30 mars ou mardi 31 mars 2020.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/coronavirus-la-gendarmerie-de-ploudalmezeau-fermee-apres-un-cas-confirme-6794907

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Fondation Massé-Trévidy : « Éviter la détresse psychologique dans les Ehpad »

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Depuis le vendredi 20 mars 2020, six employés et un résident d’un Ehpad de la Fondation Massé-Trévidy, à Combrit (Finistère), ont été contaminés. Stéven Tréguer, directeur général, explique comment la fondation fait face.

La résidence Kerborc’his de Combrit (Finistère), un des six Ehpad de la Fondation Massé-Trévidy où six soignants et un résident ont contracté le coronavirus depuis le vendredi 20 mars 2020. Photo prise début mars, avant que chaque personne âgée ne soit confinée dans sa chambre. | DR

Entretien

Stéven Tréguer, 39 ans, directeur de la Fondation Massé-Trévidy (Finistère) depuis janvier 2020.

Stéven Tréguer, directeur de la Fondation Massé-Trévidy. | DR

Sept cas de coronavirus ont été détectés dans un de vos Ehpad à Combrit. Comment faites-vous face ?

Nous avons effectivement un résident et six salariés de l’Ehpad Kerborc’his, à Combrit, qui ont contracté le virus depuis le vendredi 20 mars. Le résident est confiné dans sa chambre, comme tous nos autres pensionnaires, et les six employés sont en arrêt de travail. Le dépistage est systématique à partir du moment où un soignant ou un résident présente les symptômes de la maladie.

Pouvez-vous présenter la Fondation Massé-Trévidy ?

Nous employons 1 200 personnes sur vingt-deux sites en Cornouaille et dans le pays de Morlaix. Nous œuvrons dans trois domaines. L’insertion, avec un centre d’hébergement et d’insertion sociale, un foyer de jeunes travailleurs et un centre d’accueil pour les demandeurs d’asile. Nous gérons aussi le lycée de l’horticulture et du paysage de Kerbernez, à Plomelin, fermé pour l’instant. Le médico-social, avec des instituts médico-éducatifs (IME), des établissements de protection de l’enfance. L’accueil des personnes âgées et handicapées, avec 524 places dans nos six Ehpad : les résidences Kerborc’his, à Combrit ; Prat Maria et Missilien, à Quimper ; Ty Gwenn, à Plomelin ; Pen Allé, à Loctudy et Penanros, à Pont-Aven.

Quelles mesures avez-vous mises en place pour le confinement des personnes âgées ?

Notre but est de leur permettre de communiquer le plus facilement possible avec leurs proches. Il y a le téléphone, mais aussi un dispositif quotidien de visioconférence comme à la résidence du Missilien, à Quimper. Les résidents ont aussi accès à des tablettes même s’il nous en manque, des gazettes d’information pour pallier le manque de lien social, des messages audio sur la radio Océane FM (des grandes surfaces ont offert des postes de radio aux résidents), un bulletin d’informations pour les proches comme à la résidence de Prat Maria à Quimper…

Et pour les soignants ?

Il existe des cellules psychologiques pour les soignants et nous les généralisons aux résidents grâce au travail mené par les psychologues de chaque Ehpad et dans les établissements médico-sociaux. Nous organisons aussi le soutien à distance des enfants et restons ouverts aux demandeurs d’asile.

La situation est donc pour l’instant sous contrôle ?

Oui, car les ressources humaines restent disponibles, notamment grâce à des infirmiers qui se sont portés volontaires. L’Agence régionale de santé nous a envoyé 2 900 masques pour cette semaine, soit cinq par lit dans chaque Ehpad. Nous ne sommes pas encore confrontés à un vague d’épidémie comme dans le Grand Est et la région parisienne, on peut donc anticiper. Notre principal objectif est de rompre l’isolement : on ne peut pas se permettre de laisser s’installer une détresse psychologique. Le plus important, c’est l’humain.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/coronavirus-fondation-masse-trevidy-eviter-la-detresse-psychologique-dans-les-ehpad-6794858

 

29 mars 2020

Coronavirus : Une crise qui exacerbe les inégalités - secteur International du PCF

Non, nous ne sommes pas égaux face à la maladie. Nous ne sommes pas égaux face à la pandémie de Covid19 en France, en Europe et dans le monde.

Alors que les inégalités socio-économiques explosent(1), la mondialisation dominée par les logiques capitalistes prive 2,1 milliards de personnes d'accès à l'eau potable et pour 3 milliards d'êtres humains le seul accès à l'eau demeure une lutte quotidienne, harassante et perpétuelle. Dans certains pays, comme le Mexique ou l'Inde, les habitants sont confrontés à des pouvoirs locaux corrompus et des mafias qui tirent un maximum de profits et rançonnent les populations. Dans certains bidonvilles, les familles doivent consacrer jusqu'à 30% de leurs maigres revenus pour acheter de l'eau. L'assassinat est devenu une règle d'airain pour les syndicalistes et les militants des droits humains qui se révoltent. L'exploitation et le pillage des ressources naturelles constituent en 2018(2) la première source de revenus des mafias et groupes armés non-étatiques, soit 31,5 milliards de dollars annuels dans les seules zones de conflits. Cela résulte également des stratégies de grands groupes de l'agroalimentaire qui sabotent les politiques de développement d'infrastructures sanitaires et d'adduction d'eau, une ressource naturelle qui fait de plus en plus l'objet de spéculations financières: «Réchauffement climatique, pollution, pression démographique, extension des surfaces agricole: partout dans le monde, la demande en eau explose et l’offre se raréfie. En 2050, une personne sur quatre vivra dans un pays affecté par des pénuries. Après l’or et le pétrole, l’"or bleu", ressource la plus convoitée de la planète, attise les appétits des géants de la finance, qui parient sur sa valeur en hausse, source de profits mirobolants. Aujourd’hui, des banques et fonds de placements – Goldman Sachs, HSBC, UBS, Allianz, la Deutsche Bank ou la BNP – s’emploient à créer des marchés porteurs dans ce secteur et à spéculer, avec, étrangement, l’appui d’ONG écologistes. Lesquelles achètent de l’eau "pour la restituer à la nature", voyant dans ce nouvel ordre libéral un moyen de protéger l’environnement»(3). Au total, selon l'Unesco, près des deux tiers de l'humanité ont été confrontés à de graves pénuries d'eau au cours de l'année 2018 et, début 2020, l'ONU recensait près d'un milliard de personnes dans le monde privée de sécurité alimentaire qui constitue pourtant un droit humain fondamental et un facteur de sécurité humaine. La malnutrition, la sous-alimentation et la famine atteignent à nouveau des taux records et touchent, selon l'ONU, 820 millions de personnes à travers le monde, soit 10,8 % de la population mondiale.

Alors non, vraiment, nous ne sommes pas égaux devant la maladie. Alors que la pandémie fait rage, des milliards de femmes et d'hommes ne peuvent même pas se laver les mains pour éviter les contaminations. C'est dire si, au sortir de la crise sanitaire, il s'agira par l'action des puissances publiques et la solidarité et la coopération internationales de «sanctuariser» l'eau qui constitue l'un des biens communs de l'humanité dont l'accès doit être garanti à tous et dont l'exploitation, le traitement et la distribution doivent être extraits du domaine marchand.

Qu'en est-il dans les grands pays développés? Pas plus égaux que ça, non plus! Les États-Unis, première puissance mondiale, vont prendre sous peu la tête du classement des foyers infectieux par pays. Nombreux sont ceux qui mourront, là-bas aussi, faute d'accès aux soins puisque 20% de la population ne bénéficient d'aucune couverture médicale alors que les plus aisés auront seuls accès aux traitements les plus performants. Le taux national de chômage, selon les estimations, pourrait atteindre 30% puisqu'il n'existe pas dans ce pays, de système de prise en charge du chômage «technique», ni de congés payés pour tous(4), ni d'allocations-chômage sauf si le salarié a cotisé spécifiquement pour cela à une assurance privée... De ce fait, des millions de salariés en incapacité de travailler ne toucheront plus de salaire ou seront tout simplement licenciés...

Pas plus égaux en France, en dépit du fait que le préambule de la Constitution fait référence au droit à la santé. Le 24 mars, au plus fort de la crise sanitaire, Martin Hirsch, président de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), l'un des architectes du démantèlement de ce service public, rend compte de cette faillite en appelant à la mobilisation de «réservistes» médicaux, retraités, bénévoles, alors que le Grand Est évacue par train, avion ou route certains de ses malades vers les Pays de la Loire... Généreusement, le président des lucratifs hôpitaux et cliniques privés vient seulement de proposer une aide: «Nous avons des places disponibles», a-t-il rappelé toute honte bue. Alors que l'inquiétude est à son comble et que les personnels soignants sont sur la brèche, ces propos corroborent le refus du gouvernement de réquisitionner le secteur privé hospitalier afin de désengorger le secteur public fragilisé par des décennies de cure d'austérité drastique. «Solidarité», «efforts», proclame Emmanuel Macron... Les salariés ont déjà été échaudés par de telles promesses. La solidarité et les efforts sont le tribut des forces du travail comme toujours en temps de crise tandis que les forces de l'argent se protègent. Aux États-Unis, la connivence entre force du capital et pouvoir est telle que bon nombre de sénateurs ont d'abord empoché les juteux bénéfices de leurs portefeuilles boursiers avant que les premières mesures contre le coronavirus ne soient annoncées... Force est de constater que, dans ces conditions, la responsabilité du gouvernement et du président E. Macron serait de renoncer aux violentes politiques d'austérité qu'ils entendent déployer dès la fin de la crise.

L'urgence est aussi à la coopération. Accueillons avec bienveillance et respect la main tendue de l'aide internationale formulée notamment par Cuba dont la qualité des personnels médicaux n'est plus à démontrer. Leur expertise dans les crises épidémiques les plus graves ont fait leur preuve dans plusieurs pays d'Afrique, et maintenant, et aujourd'hui, face au Covid19 de la Jamaïque à l'Italie. Le groupe d'amitié France-Cuba de l'Assemblée nationale a publiquement enjoint le chef de l’État de solliciter cette aide. Le temps presse, il n'est plus question d'attendre. Les Français sauront aussi se souvenir de ces atermoiements.

La crise sanitaire face à la pandémie du coronavirus dévoile crûment les inégalités et les exacerbe durablement. Les actions de solidarité et les mobilisations actuelles posent les jalons des exigences des changements fondamentaux pour extraire notre économie et notre société des logiques actuelles qui conduisent l'humanité et la planète dans une impasse.

Le secrétariat d'animation du secteur International

1Voir notamment le dernier rapport d'Oxfam.
2D'après L'Atlas mondial des flux financiers illicites (Interpol)
3ARTE : https://www.arte.tv/fr/videos/082810-000-A/main-basse-sur-l-eau/
4Les congés dépendant des conventions négociées dans les grandes entreprises par les syndicats.

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2020/03/coronavirus-une-crise-qui-exacerbe-les-inegalites-secteur-international-du-pcf.html

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Le maire de Molène demande « le confinement total » sur l’île

Publié le Gaël HAUTEMULLE

La suspicion de plusieurs cas de coronavirus Covid-19 pousse le maire de l’île Molène (Finistère), Daniel Masson, à demander « le confinement total » à ses concitoyens. Un arrêté en ce sens a été pris ce samedi 28 mars 2020.

Molène est une île du Ponant située entre Ouessant et le Continent. | MARC OLLIVIER, ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le message, lapidaire, est affiché à la Une du site internet de la mairie de Molène (Finistère) : à la suite « de cas de suspicions de Covid-19, nous demandons à toutes et à tous de pratiquer un confinement total. »

« TOUTES LES SORTIES NON JUSTIFIÉES SONT DÉSORMAIS INTERDITES. RESTEZ CHEZ VOUS ! », ajoute le maire, Daniel Masson, qui a signé un arrêté municipal ce samedi 28 mars 2020.

La mairie de Molène, en février 2020. | GAËL HAUTEMULLE, ARCHIVES OUEST-FRANCE

Face à l’épidémie de coronavirus Covid-19, des mesures avaient déjà été prises pour limiter les trajets vers les îles de Molène et Ouessant.

Sur les sentiers de Molène, en février 2020. | GAËL HAUTEMULLE, ARCHIVES OUEST-FRANCE

« J’en appelle à votre civisme »

Molène est l’une des plus petites îles du Ponant, où, à titre d’indication, 184 personnes ont voté, dimanche 15 mars 2020, pour élire le successeur du maire Daniel Masson, qui ne se représentait pas.

Molène est l’une des plus petites îles du Ponant. | GAËL HAUTEMULLE, ARCHIVES OUEST-FRANCE

« L’infirmière, seule représentante du corps médical sur notre île, ne pourra faire face aux nombreuses interventions si le virus se propage… s’inquiète d’ailleurs celui-ci. J’en appelle à votre bon sens et à votre civisme. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/coronavirus-le-maire-de-molene-demande-le-confinement-total-sur-l-ile-6794502

 

Daniel Marcelin Hirel le 28 mars 2020

Point de vue d'un lanceur d’alerte sur le monde actuel. 

Daniel Marcelin le 25 juin 2016 à Saint-Malo. Photo pyb29

Daniel Marcelin le 25 juin 2016 à Saint-Malo. Photo pyb29

                 A ma famille, mes amis, ceux qui partagent mes idées.

Et si Hubert  Reeves avait raison sur la 6eme extinction de l'humanité ?

                 Tous les jours et partout dans les journaux, les magazines, les revues, les cinémas, les avions, les bateaux......, c'est l’éternelle rengaine, l'obsédante, l'insolente publicité mensongère.

                 Chaque année, dans chaque pays, ce sont des milliards et des milliards qui sont dépensés à cette fin  pour le monde industriel intensif sans pitié. Et le pire est arrivé: le Coronavirus.

                 Des scientifiques indépendants, des géobiologues l'avaient prédit dès 1973. Mais nos politiques zélés et irresponsables ne voulaient pas y croire. Les milliers de morts avec l'amiante, le cancer, le médiator, le levothyrox, les pesticides, l'abus des médicaments ...... etc n'ont pas suffi. Et les déchets radioactifs qu'en faisons-nous ?

                D'un autre côté, des milliers d'animaux d’élevage meurent sous les méfaits de la 3g, de la 4 g, de certaines éoliennes. Encore là, nos dirigeants politiques s'en moquent. Et l'effroyable est à venir avec la 5G. Ce sera l'apocalypse!!

                En ce moment, privés de se déplacer librement, confinés, sans doute nécessaire, une forme de dictature s'est installée; pour les 100000 décès de la grippe asiatique, les 18000 de la grippe saison 2015, il n’y a eu aucune restriction.

                Les ordinateurs du Massachusetts, Of Tecnology (MIT) ont répondu qu'il fallait arrêter la croissance folle et rechercher un état d'équilibre nouveau.

Sicco Mansholt expliquait qu'il faudra trouver et créer un nouvel environnement qui ne soit pas fait pour notre commodité mais pour que survive l'humanité.

Renverser la vapeur expansionniste, sacrifier le profit, deviendra une idée insupportable.

                Les augures électroniques vont être contestés. On verra des ordinateurs de complaisance pour donner d'autres chiffres avec la fatalité d'un krach inéluctable si la croissance persiste.

                Bertrand Russel savait ce qu'il en coûte de braver la nature et le club de Rome a pressé le Professeur Meadows d'explorer le futur pour éviter une immense catastrophe écologique.

                La nature ne tolère aucune ignorance. Selon Alexis Carrel aucun homme moderne n'a assez de courage et d'intelligence pour attaquer les grands problèmes de notre civilisation. L'homme naît naturellement bon mais le progrès le corrompt et la société le rend mauvais. Par la faute des hommes les déserts de notre planète vont continuer à s'étendre.

                 Ceux qui voient dans notre civilisation de machines, de robots une étape de l'humanité en marche vers son inéluctable destin, devraient réfléchir au caractère suspect d'un monde qui s'est développé avec une rapidité EFFRAYANTE.

                 Notre système n'évolue plus. Il s'organise pour survivre. La déshumanisation subsiste. Le R P Lebret a constaté qu'aucune force en présence n'est prête a y répondre.

                 Dernière minute: Malgré le confinement, je viens d’apprendre que ma  petite cousine de Bourgogne vient d’être déclarée positive au virus.

                 Qui pourra me l'expliquer???

Victime et meurtri à vie par la politique du Président Macron je l'invite à parcourir le livre de P Rabhi : La sobriété heureuse.

                 Le jour où je disparaîtrai, je ne regretterai rien. Toute ma vie j'ai voulu œuvrer au respect de la nature et de l'homme.

Marcelin DANIEL 15 rue des alleux  35120 HIREL

Envoi au 1er Ministre, Ministres de la Justice, de l'agriculture, de la  santé.

A certains Députés et Maires courageux.

Stop aux prélèvements de sable Saint-Malo Timac Agro Groupe Roullier

 

Ouest-Franc

Il projette en ligne son documentaire prévu pour le festival Aventure du bout du monde de Morlaix

Publié le Cyrille CRESPY

Ce samedi 28 mars 2020, Baptiste Régné, alias L’aventurier viking, réalisateur de Récits d’un voyageur heureux (Finistère), organise une projection en petit comité. L’œuvre était programmée dans le cadre du festival Aventure du bout du monde, à Morlaix (Finistère).

Le film adopte un ton introspectif, marqué notamment par une voix off. | BAPTISTE RÉGNÉ

Annulé, comme de nombreux événements culturels, le festival Aventure du bout du monde de Morlaix devait avoir lieu ce samedi 28 mars 2020.

Baptiste Régné, qui avait prévu d’y projeter son long-métrage Récits d’un voyageur heureux, a décidé de proposer tout de même son visionnage, avec une diffusion en ligne prévue une première fois à 17 h ce 28 mars, puis – si tout va bien – les jours des autres séances perturbées par le confinement.

Un système de réservation à l’avance a été mis en place par le réalisateur via Facebook. Néanmoins, pour cette première diffusion en ligne, Baptiste Régné souhaite limiter le nombre de personnes présentes, afin d’assurer la diffusion la plus fiable possible. Et, en cas d’affluence trop importante, il invite les personnes qui auraient raté le coche à patienter jusqu’au samedi 4 et mercredi 15 avril.

D'autres projections en ligne auront lieu en avril. | BAPTISTE RÉGNÉ

Le film se veut résolument « introspectif » et revient sur trois voyages à moto réalisés aux quatre coins du globe : en Amérique du Nord, de la France à la Mongolie et en Amérique du Sud. « L’objectif de mes voyages était de partir et de découvrir », explique Baptiste Régné, qui ajoute que certains proches voulaient avoir un retour plus poussé que de simples photos ou messages. Mais, explique celui qui a réalisé là son premier film, « j’essaie de philosopher à mon niveau ».

« Ce film c’est un peu un carnet bord, mais c’est surtout un récit intimiste d’un apprentissage rythmé par les aléas du voyage. J’ai appris à trouver des solutions, à sourire, à parler russe anglais ou espagnol. Et avec mes mots, j’essaye de vous transmettre ce que la vie d’aventurier m’a appris. »

Des projections ont eu lieu Nice, le 22 février 2020, ainsi qu’à Rennes, le 8 mars 2020, avant le confinement.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/il-projette-en-ligne-son-documentaire-prevu-pour-le-festival-aventure-du-bout-du-monde-de-morlaix-6794467

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
27 mars 2020

Miss Boulette

 

Samedi 28 mars 2020

Les confinés et les somnambules.
Anticiper la refondation politique d’après-coronavirus

Ah la belle équipe !

Macron, Philippe, Castaner, Ndiaye, Pénicaud, Buzyn…

Ah la belle équipe !

Jamais un gouvernement français n’avait réuni en son sein autant d’hommes et de femmes aussi inconséquents, imprévoyants et incohérents.

Dommage qu’il ait fallu que le pays soit frappé par un conoravirus et une crise sanitaire sans précédent pour qu’il s’en aperçoive et se demande : par quel aveuglement collectif un pareil équipage a pu arriver à la barre du navire étatique ?

Chaque jour qui passe nous apporte la démonstration que le Gouvernement gère la crise sanitaire d’une façon improvisée, irresponsable, presque infantile (et ce n’est pas gentil pour les enfants).

Passant du déni au mensonge avant d’agir, toujours à contretemps, ils disent n’importe quoi et, le lendemain, ils jurent sur leur mère qu’ils ne l’ont jamais dit.

Nous pourrions en rire si le bilan humain qui s’annonce n’était pas aussi tragique.

Mais au-delà de leurs ridicules personnes, ces protagonistes somnambules et leurs coupables aveuglements sont les révélateurs d’un système devenu insensé.

Ils sont les symptômes d’une crise probablement plus grave encore que celle générée par le virus.

Les symptômes ?

Nous découvrons que, depuis des mois et alors que la crise se préparait et se rapprochait peu à peu, le Gouvernement passait son temps à compter ses sous, en demandant de nouvelles économies aux services publics (personnels, équipements, salaires) sans savoir ni vouloir anticiper que le peuple allait, au bout du compte, compter ses morts.

Il ne fallait pas surtout pas effrayer les marchés !

Des millions d’euros ont été largués sur les marchés boursiers pour enrayer la panique.

« Ce n’est qu’une grippette, bonnes gens. Dormez tranquille ! Mais surtout : investissez en bourse, c’est le moment ! La situation est sous contrôle, nous sommes des pros. Bien sûr que nous avons des millions de masques en stock. Tout se passera très bien ! ».

Alors que le brillant hémisphère droit du cerveau de l’Etat (notamment la fameuse « zone de Bercy ») se lançait dans un déni de réalité des plus onéreux pour l’argent public, le cerveau gauche, congénitalement rabougri et peu alerte dans ce gouvernement, regardait, incrédule et passif, la catastrophe se rapprocher sans activer aucun plan, aucune réponse structurée.

La farce sinistre de l’anticipation des stocks des fameux masques FFP2 est emblématique.

Et puis, l’essentiel, pour les deux hémisphères réunis, c’était quand même de faire passer en force la réforme des retraites.

Et que le premier tour des municipales ait bien lieu…

Le principe de réalité

Aujourd’hui, le gouvernement est rattrapé par le principe de réalité.

Il vient de heurter le mur, en pleine face, et cela fait mal.

Mais on ne les plaindra pas.

On ne peut pas organiser la pénurie de façon méthodique et s’étonner ensuite que les choses tournent mal.

On ne peut pas se désintéresser des choses concrètes et fragiles qui font la vie quotidienne d’une société, être obnubilé par les indicateurs de productivité et découvrir, par un beau jour triste presque printanier, qu’il y a des gens derrières les chiffres.

On a même entendu, dans un vibrato présidentiel ému et vespéral, jurer que « rien ne sera plus pareil », que « maintenant, on est pour la solidarité et les services publics » et même, divine et tardive révélation, que « le tout-marché, ce n’est pas la solution finalement ».

C’est trop facile.

C’est bien tenté, monsieur, mais on connaît le truc.

La ficelle est trop grosse.

Ce qui se passe maintenant découle mécaniquement des choix qui ont été systématiquement opérés depuis l’entrée en fonction dudit équipage : moins d’argent public pour les services publics, plus d’argent au profit des grandes entreprises et des citoyens les plus fortunés.

Comble de l’hypocrisie, ce gouvernement se pose aujourd’hui en protecteur des personnels soignants alors qu’il n’a cessé (comme ces prédécesseurs) de supprimer massivement des lits (100 000 en 20 ans) et des emplois dans les hôpitaux publics et dans la recherche médicale, alors que les agents hospitaliers, épuisés, tirent toutes les sonnette d’alarme qu’ils peuvent, en vain.

Ils ont même solennellement alerté le gouvernement au mois de décembre dernier sur la fragilité humaine de l’hôpital français.

Seule réponse : le mépris.

Personne ne les a écouté.

Un autre symptôme ?

Nous découvrons ces jours-ci avec stupeur que, si nous disposons d’un fier arsenal nucléaire de défense et que nous dépensons chaque année 36 milliards pour notre belle armée, nous ne fabriquons plus aucun antibiotique en France !

Délocalisations obligent...

Nous ne disposons pratiquement plus de stocks d’équipements de protection sanitaire élémentaire (masques, gants, etc.).

On apprend que « l’établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires » a tout bonnement disparu à la faveur d’une restructuration visant à faire des économies.

Et l’on en en vient à frémir d’angoisse sur la capacité de l’Etat à faire face à une crise plus grave, comme un accident dans une centrale nucléaire.

Pour brasser de l’air...

Pour brasser de l’air, servir leurs amis businessmen qui les ont aidés à accéder au pouvoir, accabler les pauvres, démanteler et privatiser ce qui reste des services publics et de l’Etat social, restreindre nos libertés, violenter ceux qui ont encore osé résister dans la rue, cette fine équipe gouvernementale a démontré un réel savoir-faire.

C’est incontestable.

Avec quel enthousiasme n’a-t-elle pas, en moins de deux ans, saccagé le code du travail et le droit syndical ?

Comment n’a-t-elle joliment pas dynamité le système d’assurance chômage ?

Comment n’a-t-elle pas adroitement programmé un plan de destruction de nos régimes de retraite et mis en œuvre bien d’autres contre-réformes, toutes aussi mauvaises les unes que les autres pour l’immense majorité d’entre nous ?

Du grand art.

L'Heure des comptes ...

Après s’être fait le chantre de la guerre économique et de la compétition de tous contre tous, voilà maintenant que le capitaine du navire (celui qui vient découvrir le mot « solidarité » et s’en enivre joyeusement et frénétiquement devant le public captif des confinés) se prend pour Churchill.

Il nous intime l’ordre « d’entrer en guerre » contre un virus, alors qu’évidemment, en cette période critique, il faudrait d’abord faire appel à la coopération et à l’intelligence collective et cesser d’utiliser une terminologie belliqueuse mortifère.

Cette comparaison hasardeuse ne tourne d’ailleurs pas à l’avantage de l’intéressé : que penser d’un général qui se lance dans une bataille après s’être ostensiblement soucié comme d’une guigne de le la parole et du bien-être de ses soldats ?

Comment peut-il décemment envoyer les médecins et les soignants « au front » sans l’équipement minimal pour se protéger eux-mêmes ?

La société française lutte aujourd’hui contre l’épidémie mais elle sait, au fond, l’insincérité de ces postures d’union nationale jouées par des comédiens somnambules qui n’y croient pas.

Quand le temps du confinement sera terminé, viendra le temps du bilan de cette crise sanitaire et des autres crises qu’elle aura généré : crises sociales, économiques et financières.

Il nous faudra alors solennellement demander des comptes à ce Gouvernement et à ceux qui les ont précédés.

Avoir des idées et de l’imagination, mais cela ne suffira pas...

Il apparaitra que, finalement, l’équipe Macron & Cie a amplifié et accéléré les contre-réformes qui ont mis le pays dans la situation déplorable que nous connaissons aujourd’hui.

Pour en sortir, il nous faudra bien sûr proposer des orientations économiques et sociales alternatives aux politiques néolibérales qui ont fait naitre ce monde absurde, où les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus laissés à leur sort.

Ce monde où les vies humaines sont mises au service de l’économie, et non l’inverse.

Ce monde où l’essentiel de l’appareil et des ressources d’Etat sont mobilisés pour faciliter les activités financières, et non pour protéger et aider la vie en société.

Ce monde où des dirigeants sans vergogne ne cessent de donner au bas peuple d’impudentes leçons de solidarité et de civisme, sans toutefois se les appliquer à eux-mêmes, bien sûr.

Il nous faudra assurément avoir des idées et de l’imagination, mais cela ne suffira pas.

Pour vraiment changer de logiciel et pas simplement les bobines des ministres, il nous faudra surtout créer un rapport de force social et politique, sur les lieux de production et dans la rue, à la hauteur des enjeux.

Car ceux qui profitent du système actuel sont voraces.

Ils ne sont pas prêts à lâcher leurs prébendes, ni leurs privilèges.

Et puis, la crise du coronavirus va générer des dépenses publiques considérables.

Il y aura de belles affaires à faire !

On peut parier que les banques et les entreprises du CAC40 sont déjà prêtes à récolter l’essentiel du pactole, alors que les nombreux commerçants, artisans, indépendants et salariés devront se contenter de miettes (qui opportunément serviront d’alibi à la générosité publique).

Ce scénario est hélas celui qui risque de se dérouler si les citoyens ne reprennent pas la parole pour remettre les choses à l’endroit.

Souvenons-nous de la façon dont est morte la promesse d’un nouveau monde, après la crise financière de 2008 !

Souvenons-nous des serments mensongers qui s’engageaient à en finir avec l’hyper-financiarisation de l’économie !

La tâche de reconstruction sociale et politique qui nous attendait alors est aujourd’hui encore plus vaste, avec la dégradation de la situation écologique globale.

Il n’y a pas de temps à perdre : confinés ou pas, il nous incombe de préparer le monde d’après.

Plaintel le 25 mars 2020.

Serge Le Quéau

 

Ouest-Franc

ENTRETIEN. Et si on comptait les oiseaux pendant le confinement ?

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Confinés mais aux aguets : c’est le nom de l’opération lancée par la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Explications avec Dominique Weill-Hébert, de la LPO du Finistère.

Confinés, nous pouvons nous consoler en prenant le temps d’observerles oiseaux. | THIERRY CREUX / OUEST-FRANCE

Entretien avec Dominique Weill-Hébert, vice-présidente de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) du Finistère.

Quelle relation entre la LPO et le confinement ?

Les gens sont à peu près tous surpris du silence depuis que les voitures ne circulent plus. Et les volatiles en profitent aussi. Ils sont plus proches de nous. On les réentend et on les voit d’autant plus qu’ils sont en pleine période de nidification. La LPO a mis en place un certain nombre d’événements participatifs depuis le début du confinement.

Lesquels ?

La LPO lance un comptage des espèces spécial confinement, que l’on peut faire en ville depuis sa fenêtre, ou assis tranquillement dans son jardin. On note le nombre d’oiseaux vus à un moment donné. Il faut faire ça pendant dix minutes, chaque jour. Ensuite, on transmet les chiffres sur notre site. On a aussi mis en ligne de quoi permettre aux gens de se familiariser avec les chants des oiseaux.

À quoi sert ce comptage ?

Il nous permet de surveiller l’évolution des espèces. On voit, par exemple, que les moineaux disparaissent depuis quelques années. C’est dû au fait que les gens isolent leurs maisons, les calfeutrent, bouchent les trous à cause de la déperdition, installent des cache-moineaux qui portent bien leur nom. Les moineaux, les mésanges, les hirondelles, les martinets ne peuvent plus se nicher sous les toits. Pour cette raison, la LPO multiplie les nichoirs.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/confinement/entretien-et-si-comptait-les-oiseaux-pendant-le-confinement-6794321

 

Ouest-Franc

Morlaix. On fait son marché à la ferme de Saint-Laurent

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La boucherie de la ferme de Saint-Laurent est désormais ouverte le vendredi et le samedi, de 9 h à 18 h. | OUEST-FRANCE

« Je découvre et je viendrai chaque semaine », se réjouit un client venu faire ses emplettes à la boucherie de la famille Bourven, à Saint-Laurent, en Plouégat-Guerrand. En sortant de la boutique, il s’arrête devant l’étal coloré de Najem et achète plusieurs bottes d’asperges. « J’ai perdu mes plus gros marchés à Morlaix et Saint-Martin-des-Champs, seuls ceux de Plougasnou et Saint-Jean-du-Doigt restent ouverts, explique le marchand de fruits et légumes, dont une partie est en bio. Pascal Bourven, qui est un collègue de marché, m’a ouvert sa cour pour que je puisse au moins écouler mon stock. »

« Il faut s’entraider »

À l’intérieur de sa boucherie, Pascal approvisionne le cabas de Nelly en volaille, saucisses et bacon. « Sans cette possibilité, Najem aurait perdu tous ses produits. Il faut s’entraider, et puis cela donne la possibilité aux clients de faire tous leurs achats en un seul lieu. Nous sommes désormais ouverts vendredi et samedi, de 9 h à 18 h, au lieu du samedi matin, ce qui évite aux gens de venir tous en même temps. »

À la ferme de Saint-Laurent, c’est toute l’organisation qui a été revue.  Avec la fermeture des classes, les achats ont été d’abord plus conséquents, car il faut que les gens puissent nourrir leurs enfants à la maison, poursuit Pascal. Mais ils n’ont pas fait de réserves. »

Pour faire face à la fermeture de plusieurs de ses marchés, le producteur a trouvé une solution pour effectuer des livraisons chez ses clients les plus vulnérables. « Nous allons lancer la vente en ligne de nos produits. Ils sont déjà proposés à la boulangerie du bourg et à la ferme du Podeur. » Une autre idée : la vente sur rendez-vous, pour faciliter la vie des personnels soignants, pompiers, gendarmes…  Le confinement a du bon, il permet de développer d’autres circuits. 

Contact : Facebook Ferme Saint Laurent.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-fait-son-marche-la-ferme-de-saint-laurent-6794231

 

Ouest-Franc

Arzal. La maire d’Arzal demande l’annulation des élections

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Comme plusieurs maires non réélus de justesse, Marie-Odile Jarligant et son équipe décident de contester l’élection municipale du 15 mars remportée par Arzal en transition.

Marie-Odile Jarligant a décidé de déposer un recours auprès du tribunal administratif au vu du climat particulier des élections municipales. | OUEST-FRANCE

« Nous avons décidé de faire un recours en annulation du Tribunal administratif de Rennes, eu égard au peu de voix d’écart (huit) et compte tenu du contexte dans lequel les électeurs ont été appelés à venir voter. Au total, 49,48 % de la population qui s’est déplacée a voté pour nous, liste sortante : Arzal avec vous, construisons demain ». Marie-Odile Jarligant et son équipe estiment que toutes les conditions n’étaient pas réunies pour le bon déroulement du premier tour des élections municipales, « le climat étant anxiogène, d’autant plus que deux cas de coronavirus étaient déclarés par la préfecture à Arzal, le 12 mars, le jeudi précédant les élections. Certains n’ont pas pu venir voter, le Covid-19 a été le motif d’empêchement exceptionnel et le confinement était vivement recommandé pour les personnes âgées ou de santé fragile ».

Dans ce contexte, la liste Arzal avec vous, construisons demain a décidé de faire valoir ses droits au recours. « Nous avons déposé une requête auprès du Tribunal administratif de Rennes qui rendra sa décision prochainement. »

D’autre part, la maire s’insurge contre certaines pratiques. « Actuellement, des messages circulent sur Facebook mettant en cause notre intégrité. Nous respectons l’opinion de chacun, mais nous ne pouvons accepter les commentaires diffamatoires. Durant notre mandat, nous avons œuvré pour servir les intérêts de la commune et de ses habitants tout en respectant les règles qui s’imposent à nous. Nous continuons d’être au service de la population en cette période de pandémie. »

Contacté, Samuel Féret, tête de la liste Arzal en transition, décide de réagir : « Nous avons retourné nos observations au Tribunal administratif de Rennes. Nous nous satisfaisons que notre avocat ait pu apporter toutes les démonstrations et jurisprudences nécessaires contre cette requête. Notre commune peut être particulièrement fière du taux de participation relativement élevé (61,76 %) comparé à celui des communes alentour et à la moyenne nationale (44,66 %). Le recul significatif du vote blanc parmi les suffrages exprimés entre 2014 (33,66 %) et 2020 (0,63 %), traduit une forte expression citoyenne et de nouvelles attentes au sein de la population arzalaise. »

« L’enjeu de ce moment inédit est ailleurs »

Samuel Féret en appelle à la modération des propos sur les réseaux sociaux. « Si nous nous félicitons que notre page Facebook puisse favoriser les relations sociales en ligne, ce dont nous avons tous besoin en cette période de confinement, il est nécessaire de respecter ces quelques gestes barrière qui facilitent la modération de cette page : pas de propos à caractère diffamatoire à l’encontre des personnes ou des institutions. »

Il tient également à recadrer les urgences. « Toutefois en cette période sanitaire critique, nous estimons que l’enjeu de ce moment inédit est ailleurs. Les victimes de la situation actuelle depuis deux semaines ne sont pas à chercher du côté des perdants d’un scrutin municipal. Scrutin qui s’est d’ailleurs déroulé dans le bon respect des règles sanitaires exigées par les autorités ».

La décision de valider ou non l’élection appartient désormais à la justice qui devra se prononcer sur le recours déposé.

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/arzal-la-maire-d-arzal-demande-l-annulation-des-elections-6794249

 

Ouest-Franc

Particules fines dans l’air : alerte activée dans le Finistère

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Une pollution de l’air par des particules fines est annoncée dans le Finistère à compter de ce vendredi 27 mars 2020 et jusqu’au samedi 28 mars, minuit.

Jusqu’à samedi 28 mars 2020, la vitesse sur les 2X2 voies du Finistère est abaissée de 20 km/h. | PHILIPPE RENAULT/OUEST-FRANCE

Un niveau élevé de particules fines PM10 dans l’air est annoncé dans le Finistère à compter de ce vendredi 27 mars 2020 et jusqu’au samedi 28 mars, minuit. La préfecture annonce que la procédure d’alerte est activée pour tout le département du Finistère pendant cette période.

Cet épisode de pollution est imputable à la combinaison de conditions météorologiques favorables à l’accumulation de polluants dans l’atmosphère.

Vitesse abaissée de 20 km/h sur la quatre voies

La préfecture du Finistère détaille les consignes à suivre. Elle invite les personnes vulnérables ou sensibles à être vigilantes. Il convient par ailleurs de maintenir les pratiques habituelles de ventilation et d’aération et de ne pas aggraver les effets de cette pollution en s’exposant à des facteurs irritants supplémentaires : fumée de tabac, utilisation de solvants en intérieur, chauffage au bois, exposition aux pollens…

Il est en outre recommandé de suspendre l’utilisation d’appareils de combustion de biomasse non-performants ou groupes électrogènes, d’éviter l’utilisation, en chauffage d’agrément, des cheminées à foyers ouverts ou des poêles et inserts anciens, de reporter les travaux d’entretien ou de nettoyage effectué avec des outils non électriques (tondeuses, taille-haie…) ; de maîtriser la température du logement ou du lieu de travail.

Jusqu’à samedi 28 mars minuit, la vitesse maximale autorisée sur les 2 × 2 voies est abaissée de 20 km/h ( de 110 à km/h à 90 km/h).

Déchets verts

Le préfet rappelle qu’il est interdit de brûler à l’air libre ses déchets verts, comme l’ensemble de ses déchets ménagers. La personne qui brûle des déchets verts à l’air libre peut être punie d’une contravention pouvant aller jusqu’à 450 €. Si ses voisins sont incommodés par les odeurs, ils peuvent par ailleurs engager sa responsabilité pour nuisances olfactives.

De la même manière, déposer des déchets de façon sauvage (devant une déchetterie, sur un chemin, à l’entrée d’un bois, etc.) est également puni d’une contravention pouvant aller jusqu’à 450 €.

https://www.ouest-france.fr/sante/particules-fines-dans-l-air-alerte-activee-dans-le-finistere-6794049

 

Ouest-Franc

Coronavirus. À Plourin, des visières « fabriquées maison » pour les soignants

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Depuis jeudi matin, les cinq membres du Fab’lab du Cyberespace sont sur les dents. Avec un objectif : fabriquer avec leurs imprimantes 3D des visières de protection pour les soignants.

Ce vendredi, après 5 h d’impression, Christophe Méasson, responsable du Cyberespace, n’a eu besoin que de quelques minutes pour assembler les éléments de la visière. | OUEST-FRANCE

Jeudi matin, après avoir pris connaissance dans Ouest-France de l’initiative de l’école d’ingénieurs ENSTA Bretagne à Brest, les membres du Fab’lab du Cyberespace se sont vite mobilisés.

Ce sont ainsi cinq imprimantes 3D supplémentaires qui allaient être disponibles pour confectionner des visières de protection pour les personnels médicaux. En à peine 24 h, Christophe, Marc, Pierre, Serge et Gilbert avaient fait le tour des tutos disponibles sur Internet, puis échangé avec les autres fablab de la région brestoise ou encore un ingénieur du CHU de Bordeaux. Ce vendredi après-midi, deux premières visières étaient prêtes à être distribuées : chez Marc à Portsall, au Cyberespace.

Si se lancer dans la fabrication n’a rien de compliqué, il faut toutefois s’armer de patience. Cinq heures environ sont nécessaires pour achever l’impression d’une seule armature de visière.

Possesseurs d’imprimantes 3D, à vous de jouer !

Or, même en ces temps de pandémie, les journées ne durent que 24 h. Ainsi, les membres du Cyberespaces « invitent toutes les personnes ayant en leur possession une imprimante 3D à rejoindre le mouvement en créant des pièces destinées au montage de masques à écran facial pour le personnel médical ». C’est ce que fait depuis déjà quelques jours le Fablab Iroise de Saint-Renan.

« Ces écrans ont été validés par le CHRU de Brest », précise Christophe Méasson, responsable du Cyberespace. Ils doivent être fabriqués en PLA, ABS ou PETG. Les productions pourront être envoyées à l’école d’ingénieurs ENSTA de Brest qui finalisera la fabrication et livrera le CHU de Brest et, au fur et à mesure, d’autres hôpitaux du département.

Le tout premier masque « made in Plourin »

« De notre côté, nous essayons de finaliser certaines productions au Cyberespace pour un soutien plus local », précise Christophe Méasson. Pour cela, le Cyberespace est à la recherche d’élastique boutonnière.

« Si vous pouvez aider, merci de vous faire connaître », termine Christophe Méasson, tout en arborant le premier tout premier masque « made in Plourin » !

Contact : cyber@plourin.fr

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-plourin-des-visieres-fabriquees-maison-pour-les-soignants-6793921

 

Ouest-Franc

Finistère. En 1921, le Dr Amédée Le Meur prôna le confinement… L’épidémie s’arrêta

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Pour enrayer l’épidémie de coronavirus, « Restez confinés ! » nous dit-on. En 1921, c’est pour contrer la grippe espagnole que le Dr Le Meur avait su imposer cela à la population locale…

Le docteur Amédée Le Meur et son épouse Marie-Thérèse vers 1928. | DR/ARCHIVES FAMILIALES

« Je vais vous raconter une histoire vraie, vieille de bientôt 99 ans. Même s’il est terrible et angoissant, ce récit n’a pour but que de faire comprendre aux gens l’importance du confinement. L’Histoire, comme les hommes et femmes qui l’ont faite, est souvent un puits de bon sens… », prévient Armelle Jaouen.

Cette histoire a été vécue par des membres de sa famille pendant l’été 1921. Une famille en partie décimée par la grippe espagnole. « Quatre sont morts, les cinq autres n’ont survécu que grâce aux mesures prises par le docteur Amédée Le Meur, de Ploudalmézeau, qui ont permis d’éviter une épidémie. »

Trois décès en onze jours

C’est en recherchant l’acte de décès de son arrière-arrière-grand-mère, un jour, dans les registres d’état-civil de Plourin, qu’Armelle Jaouen découvre cet incroyable pan de l’histoire familiale.

En cet été de l’année 1921, au même endroit et en seulement onze jours, en effet, trois autres membres de la famille sont décédés ! « Ce fut un choc, confie-t-elle. J’ai d’abord cru à un empoisonnement… » Débute alors une enquête auprès de cousins éloignés de son père, qui lui permet de reconstituer l’histoire.

Retour à ce funeste été de l’année 1921. « Dans une ferme de la campagne plourinoise, vit alors une famille originaire de Saint-Pabu. Elle se compose de la grand-mère, de sa fille, de son gendre et de leurs six derniers enfants », raconte Armelle Jaouen.

Le fils de 20 ans effectue justement son service militaire. Cet été-là, il rentre en permission. Il ignore qu’il est porteur sain de la grippe espagnole. Très vite, plusieurs membres de sa famille tombent malades.

Pour le docteur Amédée Le Meur, l’urgence est de les confiner tous, strictement : les malades restent donc dans la maison. Pour préserver les autres, le médecin les installe « dans une grange. Il leur a apporté des draps, des édredons et de la nourriture ».

Les voisins ont alors interdiction absolue de s’approcher. Plus que le confinement, le plus terrible pour cette famille est l’interdiction d’aller au chevet des mourants, restés dans la maison.

Inhumés sans cérémonie

Seul Amédée Le Meur va accompagner les malades. Le petit-fils de 13 ans meurt le 9 août. La grand-mère de 75 ans, le 12 août. « Il s’agissait de mon arrière-arrière-grand-mère », précise Armelle Jaouen. La petite-fille de presque 16 ans, le 13 août. Le père, âgé de 65 ans, rend son dernier souffle le 20 août. « Tous ont été inhumés sans cérémonie ni témoins ! »

Grâce au respect des recommandations du médecin, l’épidémie s’arrête là. « Il a sans doute sauvé tous les voisins. Dans cette branche familiale, les yeux des anciens brillent aujourd’hui d’admiration quand ils évoquent la mémoire du Dr Le Meur ! »

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/finistere-en-1921-le-dr-amedee-le-meur-prona-le-confinement-l-epidemie-s-arreta-6793698

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Des gendarmes du Finistère s’invitent à l’apéro entre voisins : 945 € d’amendes

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À Saint-Pol-de-Léon (Finistère), un groupe de sept adultes ont organisé un apéritif sur la voie publique, mercredi 25 mars. La gendarmerie est passée pour les verbaliser.

Sept Finistériens ont organisé un apéritif sur la voie publique, mercredi 25 mars. Photo d’illustration. | REUTERS ARCHIVES

Alors que le pays est placé en période de confinement, sept Saint-Politains ont cru bon de se réunir pour prendre un apéritif ensemble, dans la rue, mercredi. Ils avaient tout prévu : tables, chaises…

> Suivez notre direct sur le coronavirus

« Allons-y gaiement », note Nicolas Floch, le maire, en colère, de Saint-Pol-de-Léon, qui a relayé l’histoire, sur sa page Facebook. « C’est de l’inconscience », insiste le maire très remonté contre ces comportements qu’il « qualifie de dangereux dans la période ».

Sept amendes à 135 €

Alors que l’apéro entre voisins n’était pas terminé, la gendarmerie a été alertée de cette entorse aux règles du confinement et s’est rendue sur place où elle a distribué sept amendes à 135 € aux Saint-Politains, soit 945 € au total. « Avec ces 945 € d’amendes, ces personnes auraient pu faire une belle fête de quartier à l’issue de cette crise sanitaire!? », rajoute Nicolas Floch, le maire.

Jeudi 26 mars, l’Agence régionale de santé (ARS) et les services de l’État faisaient état, de 171 cas de coronavirus Covid-19 dans le Finistère.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-des-gendarmes-du-finistere-s-invitent-l-apero-entre-voisins-945-eu-d-amendes-6793424

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Cette infirmière de Lannion priée par ses voisins de se garer plus loin

Modifié le Publié le Céline MARTIN

Dimanche 22 mars 2020, un message désobligeant attendait une infirmière de Lannion (Côtes-d’Armor), sur le pare-brise de sa voiture. Il lui enjoignait de se garer plus loin, à l’avenir. Une mise à l’écart qui donne à cette professionnelle de santé la désagréable impression de passer pour « une pestiférée » aux yeux de ses voisins.

C’est en partant au travail au centre hospitalier de Lannion-Trestel que l’aide-soignante a découvert ce message. | DR

En cette période de confinement, la peur du coronavirus fait perdre à certains leur sang-froid. Mais aussi toute lucidité. Une infirmière du centre hospitalier de Lannion-Trestel (Côtes-d’Armor) en a fait les frais tout récemment, comme elle l’a relaté à nos confrères de la Dépêche du Midi.

Cette professionnelle de santé fait le récit de ce petit mot désobligeant, découvert sur le pare-brise de sa voiture, dimanche 22 mars 2020, au moment de partir de sa résidence pour se rendre au travail.

« Merci de ne pas vous garer proche des autres »

Quelques lignes manuscrites lui enjoignaient de rester désormais à distance : « Vous êtes infirmière, vous avez plus de risques d’être contaminée par le virus, donc merci de ne pas vous garer proche des autres mais plutôt dans un garage ».

Une mise à l’écart que l’intéressée vit manifestement comme un bannissement : « J’ai l’impression d’être une pestiférée alors que des personnes ne respectent pas les règles du confinement, c’est inacceptable », a-t-elle confié, en colère, à La Dépêche du Midi.

Jusqu’où, l’idiotie ?

Cette mise au ban est surtout l’expression de la bêtise… « J’espère que la personne à l’origine de ce message s’est désinfectée les mains après avoir déposé ce message sur mon pare-brise car la pestiférée que je suis, vient de changer ses essuie-glaces », raille l’infirmière avec ironie. « Quelle est la prochaine étape de ces idioties ? », s’interroge-t-elle sur son compte Facebook.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-cette-aide-soignante-de-lannion-priee-par-ses-voisins-de-se-garer-plus-loin-6792202

 

http://ekladata.com/gchL-IRyNo7LfP2lBhuzdaAC-SY.jpg Ensemble Finistère 29!

Vendredi 27 mars 2020

"Plus jamais ça !"

 
En mettant le pilotage de nos sociétés dans les mains des forces économiques, le néolibéralisme a réduit à peau de chagrin la capacité de nos États à répondre à des crises comme celle du Covid.
La crise du coronavirus qui touche toute la planète révèle les profondes carences des politiques néolibérales.
Elle est une étincelle sur un baril de poudre qui était prêt à exploser. Emmanuel Macron, dans ses dernières allocutions, appelle à des "décisions de rupture" et à placer "des services (…) en dehors des lois du marché".
Nos organisations, conscientes de l’urgence sociale et écologique et donnant l'alerte depuis des années, n’attendent pas des discours mais de profonds changements de politiques, pour répondre aux besoins immédiats et se donner l'opportunité historique d'une remise à plat du système, en France et dans le monde.
 
Dès à présent, toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé des populations celle des personnels de la santé et des soignant·e·s parmi lesquels une grande majorité de femmes, doivent être mises en œuvre, et ceci doit largement prévaloir sur les considérations économiques.
Il s'agit de pallier en urgence à la baisse continue, depuis de trop nombreuses années, des moyens alloués à tous les établissements de santé, dont les hôpitaux publics et les Ehpad.
De disposer du matériel, des lits et des personnels qui manquent : réouverture de lits, revalorisation des salaires et embauche massive, mise à disposition de tenues de protection efficaces et de tests, achat du matériel nécessaire, réquisition des établissements médicaux privés et des entreprises qui peuvent produire les biens essentiels à la santé, annulation des dettes des hôpitaux pour restaurer leurs marges de manœuvre budgétaires...
Pour freiner la pandémie, le monde du travail doit être mobilisé uniquement pour la production de biens et de services répondant aux besoins essentiels de la population, les autres doivent être sans délai stoppées.
La protection de la santé et de la sécurité des personnels doivent être assurées et le droit de retrait des salarié·e·s respecté.
 
Des mesures au nom de la justice sociale nécessaires
La réponse financière de l’État doit être d'abord orientée vers tou·te·s les salarié·e·s qui en ont besoin, quel que soit le secteur d'activité, et discutée avec les syndicats et représentant·e·s du personnel, au lieu de gonfler les salaires des dirigeant·e·s ou de servir des intérêts particuliers.
Pour éviter une très grave crise sociale qui toucherait de plein fouet chômeurs·euses et travailleurs·euses, il faut interdire tous les licenciements dans la période.
Les politiques néolibérales ont affaibli considérablement les droits sociaux et le gouvernement ne doit pas profiter de cette crise pour aller encore plus loin, ainsi que le fait craindre le texte de loi d’urgence sanitaire.
 
Le néolibéralisme, en France et dans le monde, a approfondi les inégalités sociales et la crise du coronavirus s’abattra notamment sur les plus précaires.
 
Selon que l’on est plus ou moins pauvre, déjà malade ou non, plus ou moins âgé, les conditions de confinement, les risques de contagion, la possibilité d’être bien soigné ne sont pas les mêmes.
Des mesures supplémentaires au nom de la justice sociale sont donc nécessaires : réquisition des logements vacants pour les sans-abris et les très mal logés, y compris les demandeurs·euses d’asile en attente de réponse, rétablissement intégral des aides au logement, moratoire sur les factures impayées d'énergie, d'eau, de téléphone et d'internet pour les plus démunis.
Des moyens d’urgence doivent être débloqués pour protéger les femmes et enfants victimes de violences familiales.
 
Les moyens dégagés par le gouvernement pour aider les entreprises doivent être dirigés en priorité vers les entreprises réellement en difficulté et notamment les indépendants, autoentrepreneurs, TPE et PME, dont les trésoreries sont les plus faibles.
Et pour éviter que les salarié·e·s soient la variable d’ajustement, le versement des dividendes et le rachat d’actions dans les entreprises, qui ont atteint des niveaux record récemment, doivent être immédiatement suspendus et encadrés à moyen terme.
 
Trop peu de leçons ont été tirées de la crise économique de 2008.
Des mesures fortes peuvent permettre, avant qu’il ne soit trop tard, de désarmer les marchés financiers : contrôle des capitaux et interdiction des opérations les plus spéculatives, taxe sur les transactions financières…
De même sont nécessaires un contrôle social des banques, un encadrement beaucoup plus strict de leurs pratiques ou encore une séparation de leurs activités de dépôt et d’affaires.
 
Des aides de la BCE conditionnées à la reconversion sociale et écologique
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé une nouvelle injection de 750 milliards d’euros sur les marchés financiers.
Ce qui risque d’être à nouveau inefficace.
La BCE et les banques publiques doivent prêter directement et dès à présent aux États et collectivités locales pour financer leurs déficits, en appliquant les taux d’intérêt actuels proches de zéro, ce qui limitera la spéculation sur les dettes publiques.
Celles-ci vont fortement augmenter à la suite de la "crise du coronavirus".
Elles ne doivent pas être à l’origine de spéculations sur les marchés financiers et de futures politiques d’austérité budgétaire, comme ce fut le cas après 2008.
 
Cette crise ne peut une nouvelle fois être payée par les plus vulnérables.
 
Une réelle remise à plat des règles fiscales internationales afin de lutter efficacement contre l'évasion fiscale est nécessaire et les plus aisés devront être mis davantage à contribution, via une fiscalité du patrimoine et des revenus, ambitieuse et progressive.
 
Par ces interventions massives dans l’économie, l’occasion nous est donnée de réorienter très profondément les systèmes productifs, agricoles, industriels et de services, pour les rendre plus justes socialement, en mesure de satisfaire les besoins essentiels des populations et axés sur le rétablissement des grands équilibres écologiques.
Les aides de la Banque centrale et celles aux entreprises doivent être conditionnées à leur reconversion sociale et écologique : maintien de l'emploi, réduction des écarts de salaire, mise en place d'un plan contraignant de respect des accords de Paris...
Car l'enjeu n'est pas la relance d'une économie profondément insoutenable.
Il s’agit de soutenir les investissements et la création massive d’emplois dans la transition écologique et énergétique, de désinvestir des activités les plus polluantes et climaticides, d’opérer un vaste partage des richesses et de mener des politiques bien plus ambitieuses de formation et de reconversion professionnelles pour éviter que les travailleurs·euses et les populations précaires n’en fassent les frais.
De même, des soutiens financiers massifs devront être réorientés vers les services publics, dont la crise du coronavirus révèle de façon cruelle leur état désastreux : santé publique, éducation et recherche publique, services aux personnes dépendantes…
 
Relocalisation de la production
La "crise du coronavirus" révèle notre vulnérabilité face à des chaînes de production mondialisée et un commerce international en flux tendu, qui nous empêchent de disposer en cas de choc de biens de première nécessité : masques, médicaments indispensables, etc.
Des crises comme celle-ci se reproduiront.
La relocalisation des activités, dans l’industrie, dans l’agriculture et les services, doit permettre d’instaurer une meilleure autonomie face aux marchés internationaux, de reprendre le contrôle sur les modes de production et d'enclencher une transition écologique et sociale des activités.
 
La relocalisation n’est pas synonyme de repli sur soi et d’un nationalisme égoïste.
Nous avons besoin d’une régulation internationale refondée sur la coopération et la réponse à la crise écologique, dans le cadre d'instances multilatérales et démocratiques, en rupture avec la mondialisation néolibérale et les tentatives hégémoniques des États les plus puissants.
De ce point de vue, la "crise du coronavirus" dévoile à quel point la solidarité internationale et la coopération sont en panne : les pays européens ont été incapables de conduire une stratégie commune face à la pandémie.
Au sein de l’Union européenne doit être mis en place à cet effet un budget européen bien plus conséquent que celui annoncé, pour aider les régions les plus touchées sur son territoire comme ailleurs dans le monde, dans les pays dont les systèmes de santé sont les plus vulnérables, notamment en Afrique.
 
Tout en respectant le plus strictement possible les mesures de confinement, les mobilisations citoyennes doivent dès à présent déployer des solidarités locales avec les plus touché·e·s, empêcher la tentation de ce gouvernement d’imposer des mesures de régression sociale et pousser les pouvoirs publics à une réponse démocratique, sociale et écologique à la crise.
 
Plus jamais ça !
Lorsque la fin de la pandémie le permettra, nous nous donnons rendez-vous pour réinvestir les lieux publics et construire notre "jour d’après".
Nous en appelons à toutes les forces progressistes et humanistes, et plus largement à toute la société, pour reconstruire ensemble un futur, écologique, féministe et social, en rupture avec les politiques menées jusque-là et le désordre néolibéral.
 
Liste des signataires :
Khaled Gaiji, président des Amis de la Terre France
Aurélie Trouvé, porte-parole d'Attac France
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT
Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne
Benoit Teste, secrétaire général de la FSU
Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France
Cécile Duflot, directrice générale d'Oxfam France
Eric Beynel, porte-parole de l'Union syndicale Solidaires
Clémence Dubois, responsable France de 350.org
Pauline Boyer, porte-parole d'Action Non-Violente COP21
Léa Vavasseur, porte-parole d'Alternatiba
Sylvie Bukhari-de Pontual, présidente du CCFD-Terre Solidaire
Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au Logement
Lisa Badet, vice-présidente de la FIDL, Le syndicat lycéen
Jeanette Habel, co-présidente de la Fondation Copernic
Katia Dubreuil, présidente du Syndicat de la magistrature
Mélanie Luce, présidente de l'UNEF
Héloïse Moreau, présidente de l'UNL

http://ensemble-finistere.eklablog.com/vendredi-27-mars-2020-actualites-politiques-a184035758

 

Jean-Jacques Razafindranazy, premier soignant français tué par le Covid-19

vendredi 27 mars 2020 par Frédéric Pommier

Frédéric Pommier le samedi 03 novembre 2018 chez Dialogues Morlaix

Frédéric Pommier le samedi 03 novembre 2018 à la Librairie Dialogues.

https://www.franceinter.fr/emissions/le-quart-d-heure-de-celebrite/le-quart-d-heure-de-celebrite-27-mars-2020

 

Ouest-Franc

Morlaix. Une députée confinée, mais pas désœuvrée

Publié le

Sandrine Le Feur, députée de la 4e circonscription du Finistère. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Depuis la suspension des travaux parlementaires, une semaine avant le premier tour des élections municipales, je suis à Pleyber-Christ. L’activité est très ralentie à l’Assemblée, mais je suis beaucoup sollicitée par les entreprises de la circonscription. Beaucoup se demandent si elles peuvent rester ouvertes ou pas. On essaye de leur répondre. Je reçois entre cinq et dix demandes par jour. Certaines arrivent par Facebook mais je demande toujours de passer par un courrier électronique sur mon adresse. Cela permet de centraliser. Je suis loin d’être désœuvrée ! Et j’ai aussi mon travail à la ferme… Comme ce sont des légumes, au moins je n’ai pas d’horaires contraignants et je m’organise comme je veux. Bien sûr, il n’y a plus de rendez-vous physique. On fonctionne uniquement par mail et par téléphone. Nous avons aussi des points réguliers avec les ministres. Mardi 24 mars, par exemple, une dizaine de mes collègues députés LREM était en visioconférence avec Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur. D’autres rendez-vous de ce type seront organisés dans les jours à venir. Personnellement je vais bien. J’ai la chance de pouvoir travailler en extérieur. Je me mets à la place des personnes confinées en appartement, cela doit être compliqué. Je pense aussi au personnel soignant qui est sur le qui-vive… On sait que le pic va arriver en Bretagne, ce n’est pas fini.

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/morlaix-une-deputee-confinee-mais-pas-desoeuvree-6793156

 

Ouest-Franc

Morlaix. Confinés, ces élus du Finistère ne chôment pas

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Jean-Luc Fichet, sénateur socialiste du Finistère, est confiné chez lui, à Lanmeur. Chaque jour, il tente de répondre (à distance) aux diverses questions de ses interlocuteurs liés au confinement.

Jean-Luc Fichet, ici à Morlaix où il a sa permanence, à l’automne 2019. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Les séances au Sénat se sont interrompues une semaine avant le dimanche 15 mars, date du premier tour des élections municipales. Depuis, Jean-Luc Fichet n’a plus remis les pieds à Paris. « On aurait eu des problèmes de train et d’hôtels. Et puis, nous, les élus, nous devons être exemplaires. »

Confiné chez lui à Lanmeur « dans de bonnes conditions », le sénateur socialiste n’est pas au repos pour autant. Ce mercredi, par exemple, sa journée a commencé à 8 h 30, par un contact avec l’hôpital. Place ensuite à une discussion avec des laboratoires d’analyse du département, inquiet par la pénurie de masques.

Où sont les masques ?

Un sujet très présent lors des deux heures de visioconférence qui sont suivies, en compagnie du préfet et des autres parlementaires du Finistère. « On nous annonce l’arrivée de masques, mais personne ne les voit sur le terrain », regrette Jean-Luc Fichet.

Plusieurs de ses interlocuteurs l’ont contacté car ils souhaiteraient en acheter eux-mêmes directement à la Chine. « J’en ai parlé au préfet qui est plutôt méfiant. Il faut éviter les charlatans. J’ai donc rappelé mes interlocuteurs en leur demandant encore un peu de patience… »

Sa journée de travail s’est poursuivie en lisant les rapports transmis aux membres du groupe socialiste à propos des 25 ordonnances prises par le conseil des ministres, le matin même. « D’ailleurs, comme les décisions seront prises par ordonnances, notre activité parlementaire va baisser. La situation l’impose, même si nous souhaitons être vigilants sur les choix qui vont être faits. »

Une grande souffrance

S’il est en lien quasi-permanent avec ses collègues sénateurs via des réseaux de messagerie instantanée, Jean-Luc Fichet reçoit aussi énormément de sollicitations de la part de maires, d’entreprises, d’agriculteurs… « Je dois être à 20-25 appels par jour, sans compter les mails et les SMS. C’est là que mes collaborateurs parlementaires jouent un rôle essentiel pour faire le tri. »

Lors de ses trois ou quatre contacts quotidiens avec le préfet, il fait remonter demandes et questions. « Je veux vraiment plaider la cause des PME (Petites et moyennes entreprises). Il va falloir qu’elles soient aidées, car le fait de travailler, ou pas, ne dépend pas de leur volonté. »

Et de citer celle-ci qui ne peut plus aller chez ses clients car ils ont peur, ou cette autre qui pourrait travailler mais n’est plus approvisionnée…

En dehors de ces inquiétudes économiques, Jean-Luc Fichet perçoit également une « grande souffrance » chez les personnes qui l’appellent. « Comment faire pour que les gens aient un horizon ? Pour le moment, je n’ai pas la réponse. Je ne peux que tenter de les rassurer et leur donner les indications dont je dispose… »

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/morlaix-confines-ces-elus-du-finistere-ne-choment-pas-6793135

 

Ouest-Franc

Locquirec. Un service d’aide pour faire les courses

Publié le

La commune œuvre, depuis plusieurs jours, pour faire face à la pandémie de coronavirus. Cela passe notamment par des fermetures des salles, du camping et l’arrêt des activités des associations, en cette période de confinement. En revanche, les plus vulnérables et isolés pourront respirer un peu. La mairie a mis en place un accueil téléphonique au 02 98 67 42 20 et par courriel à : contact@locquirec.bzh.  Une assistance est mise en place pour les courses alimentaires et la livraison de médicaments. Les personnes seules et vulnérables sont donc invitées à se faire connaître.

De son côté, la pharmacie a reçu une autorisation pour renouveler les ordonnances sans visite au médecin, jusqu’au 31 mai.

La Poste est ouverte les mardis et vendredis de 9 h à 12 h. Le marché du mercredi est maintenu. Le Petit Marché et la boucherie Quéré sont ouverts et approvisionnés.

Les services techniques n’interviennent que sur les tâches urgentes et nécessaires à la continuité du service public. L’éclairage public est interrompu.

Collecte du tri sélectif : le ramassage des sacs jaunes n’est plus assuré par Morlaix Communauté pour cause de limitation des déplacements, les habitants sont invités à les stocker chez eux en attendant.

Le marché hebdomadaire du mercredi matin, quant à lui, est suspendu jusqu’à nouvel ordre.

Enfin, la commune demande à chacun de se soucier de ses voisins… en respectant une certaine distance.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/locquirec-29241/locquirec-un-service-d-aide-pour-faire-les-courses-6793025

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Pour sauver ses poules de l’abattoir, un éleveur les livre dans toute la région

Publié le Clémentine MERCIER

À Saint-Denoual (Côtes-d’Armor), Dominique Destribos, gérant de l’élevage de volailles de L’hôtel d’air, ne sait plus quoi faire de ses poules pondeuses. Pour leur éviter l’abattoir, il propose de les livrer gratuitement dans toute la Bretagne.

L’éleveur de Saint-Denoual (Côtes-d’Armor) propose de livrer des lots de quatre poules : deux rousses, une noire et une cendrée. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« Depuis le début du confinement, tout s’est arrêté, d’un coup. Nos clients ont annulé leurs commandes, nous nous retrouvons donc avec des volailles sur les bras et, notamment, des poules pondeuses », regrette Dominique Destribos, gérant de l’élevage de L’hôtel d’air à Saint-Denoual (Côtes-d’Armor). Habituellement, ces poules sont vendues aux professionnels qui les commercialisent, ensuite, sur les marchés en plein air ou en jardineries.

« Âgées de 18 semaines, les poules sont prêtes à pondre et elles doivent quitter notre élevage. Si nous attendons la fin du confinement, elles seront trop âgées pour être vendues à nos clients. Que faire donc de ces poules ? », poursuit l’éleveur. Ce dernier a ainsi eu l’idée d’ouvrir son marché aux particuliers. « Nous avons 6 000 poules pondeuses à sauver, sinon, elles partiront malheureusement à l’abattoir », déplore-t-il.

Jusqu’au début de la semaine prochaine

Dominique Destribos propose ainsi de vendre des lots de quatre poules à 48 €. Chaque lot est constitué de deux poules rousses, d’une noire et d’une cendrée. Quant à la livraison, elle est gratuite et sera assurée par « nous-même ou bien par nos clients distributeurs. Nous avons des demandes hors Bretagne, mais nous avons décidé de nous cantonner à notre région ». Les commandes sont à passer jusqu’au début de la semaine prochaine en appelant directement l’élevage costarmoricain.

« Nous savons bien que, vu le contexte, nous ne sommes pas une priorité et c’est normal. Mais, avec cette crise sanitaire, c’est inévitable, de nombreuses volailles vont partir à l’abattoir alors que ce n’était pas leur destinée, surtout dans des élevages plus importants que le nôtre, poursuit Dominique Destribos. Le confinement est indispensable et il faut absolument qu’on le respecte. Mais l’activité va en prendre un coup. J’espère que l’on pourra repartir… »

« La première année, environ 250 œufs »

L’éleveur à l’accent du Sud-Ouest reste tout de même confiant. « Commençons déjà par sauver ces poules pondeuses. Dans ce contexte, c’est sympa pour les enfants en plus. La poule est un animal facile à vivre et elle peut faire, la première année, environ 250 œufs », ajoute-t-il.

Dominique Destribos conseille d’installer les poules dans un espace clos et avec un poulailler. « Il faut bien leur donner à boire et à manger tous les jours. On peut même leur mettre des petits cailloux ou des coquilles d’huîtres. Les poules aiment picorer, ça les occupe. Et, la nuit, il faut bien veiller à les rentrer dans leur poulailler pour qu’elles ne se fassent pas chasser par des renards. »

Contact : élevage de L’hôtel d’air à Saint-Denoual, tél : 02 96 31 50 31. Ouvert de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-pour-sauver-ses-poules-de-l-abattoir-un-eleveur-les-livre-dans-toute-la-region-6792841

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Près de Brest, la gendarmerie lance les contrôles par drone

Modifié le Publié le

Ils servent à vérifier que des promeneurs n’enfreignent pas les règles du confinement sur le littoral. Les premiers contrôles ont eu lieu sur le pont Albert-Louppe, entre Plougastel et Le Relecq-Kerhuon, près de Brest.

Un drone a été testé ce jeudi 26 mars 2020. | FACEBOOK

Depuis ce jeudi 26 mars, la compagnie de gendarmerie de Brest lance des contrôles par drone dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus. Les premiers essais ont eu lieu cet après-midi depuis le pont Albert-Louppe, entre Plougastel-Daoulas et Le Relecq-Kerhuon (près de Brest). En quelques minutes, deux promeneurs qui étaient sur les rochers du côté du Relecq-Kerhuon ont été repérés et informés qu’ils étaient en infraction.

La compagnie de gendarmerie de Brest effectue ses premiers contrôles par drone ce jeudi 26 mars, en présence du maire du Relecq-Kerhuon, Yohann Nédélec (à droite). | FACEBOOK

« Nous avons demandé l’appui de la brigade de gendarmerie des transports aériens, basée à l’aéroport de Brest Bretagne, explique le lieutenant-colonel Milliasseau, commandant de la compagnie de gendarmerie de Brest. Elle possède un drone, qu’elle nous prête pour l’occasion (1). » L’utilisation de cet engin servira dans un premier temps à vérifier que l’arrêté du préfet du Finistère interdisant l’accès aux plages et au littoral est bien respecté. « Ensuite, nous l’utiliserons aussi pour inspecter les plans d’eau intérieurs », prévient Fabien Milliasseau.

(1) La gendarmerie du Finistère possède un autre drone, basé à Landerneau.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-pres-de-brest-la-gendarmerie-lance-les-controles-par-drone-6792426

 

Jeudi 26 mars 2020

Le billet d'humeur du jour de Christophe Prudhomme membre de la direction fédérale CGT santé action sociale et médecin urgentiste :

Osez dire que le gouvernement actuel n'est pas responsable de la pénurie de masques et autres matériels dans les hôpitaux est un énorme mensonge !

En effet qui a décidé de ne pas débloquer les crédits pour maintenir la réserve datant de la grippe H1N1 : Bercy. Et qui était à Bercy à l'époque : Emmanuel Macron !

Ils sont pitoyables à ce jeu du "c'est pas moi qui suis responsable mais c'est mon prédécesseur".

Mon constat est simple : la dégradation des services publics et des hôpitaux a débuté avec le tournant libéral initié par Thatcher et Reagan aux Etats-Unis et en France avec Bérégovoy relayés par les guignols médiatiques Tapie et Montand. Depuis, que les gouvernements aient été de "droite" ou de "gauche", la même politique libérale nous a été imposée avec la fermeture massive de lits et d'hôpitaux. Aujourd'hui nous manquons de lits de réanimation mais qui a validé par exemple le Projet régional de santé de la région PACA qui prévoit la fermeture de 13 réanimations ! Qui a fermé, il y a un an, la réanimation de l'hôpital Jean Verdier à Bondy dans mon département, que nous avons pu rouvrir heureusement la semaine dernière car le matériel et le personnels était encore présent ? Les ministres de la santé qui se sont succédés, servilement assistés par une partie des directeurs et des médecins en postes de responsabilité.

Et aujourd'hui, ils viennent pleurer dans les médias, comme le premier de la classe, Martin Hirsch, pour faire appel à la générosité publique pour acheter du matériel et aux retraités pour venir aider le personnel en nombre insuffisant.

Manque de lits et de personnels, ce sont les revendications qui motivent notre grève depuis plus d'un an. Un de ceux qui nous a envoyé paître lorsqu'il était rapporteur du budget de la Sécurité sociale, c'est Olivier Véran qui aujourd'hui essaye de se dédouaner dans ses interventions en tant que Ministre de la santé.

Aujourd'hui nous faisons notre boulot pour assister au mieux nos patients avec des moyens insuffisants. Mais après la crise, il faudra que ces "braves" gens passent à la caisse pour payer car leur responsabilité est clairement établie.

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
26 mars 2020

Aux abris!

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Comment votre journal reste-t-il « propre » ?

Publié le Mickaël LOUÉDEC

La dépositaire qui travaille pour Ouest-France dans le Finistère l’explique : toutes les précautions sont prises pour assurer une livraison sécurisée. Ce qui n’est pas sans compliquer son travail…

Une fois imprimé, le journal ne fait pas un aller-simple vers votre boîte aux lettres ou votre bureau de tabac. | OUEST-FRANCE

Un dépositaire, c’est quoi ?

Une fois imprimé, votre Ouest-France ne fait pas un aller-simple vers votre boîte aux lettres ou votre bureau de tabac. Il passe d’abord par un dépôt, qui stocke d’importantes quantités de journaux, avant de les confier aux porteurs ou de les livrer aux professionnels. Pour la région brestoise, ce dépôt est situé rue Maupertuis, à proximité du quartier de l’Europe.

Comment s’organise un dépôt ?

Hélène Quimerc’h est la responsable du dépôt brestois. « Je gère toutes les tournées qui partent d’ici. Et il y en a cinq qui partent toutes les nuits, explique-t-elle. C’est moi qu’on appelle quand il y a un souci. Par exemple, quand il faut remplacer un porteur qui est en panne. » Les porteurs ? Ils sont treize à venir chercher les journaux directement au dépôt, pour les amener jusque dans votre boîte aux lettres. D’autres salariés se chargent d’approvisionner les bureaux de tabac ou autres Maisons de la presse, ainsi qu’une vingtaine d’autres porteurs.

Que change le coronavirus ?

L’épidémie bouleverse le quotidien d’Hélène Quimerc’h. « D’habitude, j’arrive au boulot tous les matins à 3 h 10. Ces temps-ci, c’est plutôt 2 h 15… », sourit-elle. Certains points de vente sont désormais fermés, en réaction aux mesures de confinement. « On doit changer les livraisons au jour le jour, détaille Hélène Quimerc’h. Avant, on connaissait les jours de fermeture des commerces une semaine à l’avance. Maintenant, on s’adapte… » Certains bureaux de tabac, par exemple, ont choisi de fermer un jour sur deux, en alternance avec un tabac voisin… Mais sans forcément prévenir le dépôt ! « Quand on voit que les journaux ne sont pas pris, on essaye d’appeler. Et on comprend que ce n’est pas facile pour eux. Ils font comme nous : ils s’organisent aussi comme ils peuvent ! » La logistique n’est pas simple à mettre en place : « Il y a 350 points de vente à Brest. On ne peut pas appeler tout le monde pour savoir s’ils vont ouvrir ou pas ! »

Quelles mesures sanitaires ?

« Quand les journaux nous arrivent, ils sont nickels. Ils sont propres, ils n’ont pas été touchés par la main humaine », indique Hélène Quimerc’h. Mais au dépôt, il faut bien manipuler tous les Ouest-France qui arrivent… « On travaille avec des gants, du gel hydroalcoolique, des lingettes désinfectantes… On a réussi à avoir des masques en tissu, mais c’est compliqué d’avoir autre chose ! »

Autre mesure prise : « Quand les porteurs viennent, ils entrent dans le dépôt un par un. Avant, ils étaient là tous ensemble ! »

Quels contacts avec les clients ?

Pour ça, la pandémie n’apporte pas grand-chose de neuf. « Aux heures où on travaille, on ne les voit pas, lance Hélène Quimerc’h. Les seuls qu’on croise, ce sont les boulangers. »

Quid des invendus ?

Les dépositaires doivent aussi traiter ces journaux qui n’ont pas trouvé preneur, et qu’ils doivent retourner chercher le lendemain de leur parution. Là aussi, ils s’arment de gants et de gel hydroalcoolique. « On ne peut pas faire mieux, on fait le maximum. »

À noter que Ouest-France offre actuellement deux mois d’abonnement numérique. Lire ici.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/coronavirus-comment-votre-journal-reste-t-il-propre-6792102

 

Ouest-Franc

Coronavirus. À Brest, 91 passagers contrôlés à la sortie de la gare par la police

Modifié le Publié le

La police avait ciblé l’arrivée du TGV en provenance de Paris, mercredi 25 mars. La grande majorité des passagers étaient en règle avec les mesures de confinement et leurs exceptions. Deux PV ont été dressés.

À Brest, mercredi 25 mars, la police nationale a mené des contrôles liés au respect des règles de confinement à la gare. | POLICE NATIONALE

À Brest, la police continue à contrôler les déplacements, individuels (voitures, piétons, cyclistes…) ou collectifs dans les transports en commun. Ces opérations se déroulent dans le cadre du confinement décidé par l’État pour lutter contre la propagation du coronavirus.

Une opération ciblée en gare de Brest a ainsi été menée mercredi 25 mars à l’arrivée du TGV du jour en provenance de Paris. Les 91 passagers, en très grande majorité des personnes de retour de vacances ou des militaires regagnant leur base, ont fait l’objet d’une vérification de la régularité du motif de leur déplacement.

Deux procès-verbaux pour absence d’attestation de déplacement à titre dérogatoire ont toutefois été dressés par les policiers.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-brest-91-passagers-controles-la-sortie-de-la-gare-par-la-police-6792067

 

Communiqué de presse

Que se cache-t-il derrière la fermeture de l’usine Honeywell de Plaintel ?

Un scandale d’État !

Fin 2018 le groupe multinational américain Honeywell  fermait son site de production industriel  de Plaintel pour le délocaliser en Tunisie licenciant en même temps 38 salarié(es). Cette  entreprise, créée il y a une cinquantaine d’années et  qui compta jusqu’à 300 salarié(es) avant son rachat en 2010 par Honeywell, au groupe Spirian fabriquait des masques respiratoires jetables et des vêtements de protections sanitaires en quantité considérable. Sa production était de 200 millions de masques par an, soit près de 20 millions par mois, fabriqués sur des  machines ultras-modernes pouvant produire chacune 4000 masques à l’heure.

Non contente de faire appel aux aides de l’Etat pour financer les huit plans sociaux que la multinationale Honeywell  à mis en œuvre pour se débarrasser de ses salariés, Honeywell a pris la décision irresponsable en novembre 2018 de détruire ses huit machines en les faisant  concasser par  la déchetterie située sur la zone industrielle des Châtelet à Ploufragan.

Les sections syndicales Cgt et Cfdt de l’usine de Plaintel avaient  à l’époque, lancé un cri d’alarme pour empêcher la fermeture du site et la destruction de leur outil de production. Elles avaient multiplié les actions et les démarches pour éviter le pire. Elles s’étaient même adressées au Président de la République Emmanuel Macron et au Ministre de l’Economie Bruno Le Maire. Mais ces derniers ce sont contentés d’accuser réception de leurs courriers mais se sont bien gardés d’intervenir. Ils pensaient sans doute en bon libéraux, qu’une intervention de l’Etat ne servirait à rien, puisque que dans un monde mondialisé et heureux,  la main invisible du marché finirait par montrer son efficience pour préserver l’intérêt général.

Aujourd’hui, le retour au réel est brutal et c’est avec  stupeur que le pays tout entier découvre avec la catastrophe sanitaire du coronavirus qu’il ne possède  pratiquement pas de stocks de masques, pourtant indispensables pour protéger les personnels soignants, l’entourage des malades et tous les salarié(es) obligé(es) de  travailler pour éviter que le pays tout entier ne s’écroule. Pour l’union syndicale Solidaires des Côtes d’Armor, la fermeture de l’usine Honeywell de Plaintel et la destruction de ses outils de production, comme l’inaction des autorités publiques représentent un scandale qui doit être dénoncé. La chaine des responsabilités dans cette affaire doit aussi être mise en lumière. Les Dirigeants  d’Honeywell et les autorités de l’Etat doivent aujourd’hui rendre des comptes au pays. D’ores et déjà Solidaires a demandé à plusieurs Parlementaires de la Région d’interpeller le Gouvernement sur ce scandale. Solidaires propose également que le site industriel de fabrication de masques de protection  sanitaire de Plaintel soit récréé en urgence sous un statut d’Etablissement Public Industriel et Commercial  (EPIC) ou sous la forme d’une Société Coopérative Ouvrière de Production (SCOOP). Le personnel compétent et disponible existe et ne demande que cela. De l’argent il y en a. La Banque Centrale Européenne vient de débloquer 750 milliards de liquidités. Que cet argent soit mis en priorité au service de l’urgence sanitaire et de l’intérêt général, plutôt que de laisser aux seules banques privées le privilège de le prêter ou pas.

Saint Brieuc le 26 mars 2020.

Le Bureau Départemental de

Solidaires des Côtes d’Armor

 

Union syndicale Solidaires des Côtes d’Armor -  1 rue Zénaïde Fleuriot 22000 St Brieuc : 02 96 33 50 89 – solidaires22@orange.fr https://www.facebook.com/Solidaires22-1819449424988379/

 

http://coordination-defense-sante.org/wp-content/uploads/2018/04/essai_bandeau.jpg

Lure le 25 mars 2020

QUI PLANTE L’HÔPITAL SÈME LA MORT.

L'épidémie de Covid19 survient dans un contexte de grandes difficultés du système de santé français, de nos hôpitaux publics, des difficultés que la Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité dénonce depuis des années.
Elle apporte tout son soutien aux personnels soignants : elle ne se contente pas d'applaudir leur travail, mais surtout prend l'engagement de continuer et d'amplifier la défense et la promotion de la protection sociale, d’un service public de santé de premier recours autour des centres de santé, d’un service public hospitalier jouant la carte de la proximité, pour des soins accessibles à toutes et tous partout et cela passe par une amélioration durable des conditions de travail et de rémunération des personnels hospitaliers.
Le manque scandaleux de moyens, de masques, de solutions hydroalcooliques, les hésitations et contradictions du gouvernement sur la politique à suivre, sont les signes les plus voyants de l'impréparation de notre pays.
La liste des difficultés actuelles, comme la limitation des tests de diagnostic malgré les recommandations de l'OMS, est beaucoup plus longue : l’urgence sanitaire nécessite que l’État français se donne les moyens d’y répondre.
Qu'ils meurent infectés par le COVID ou non, des résidents d’EHPAD vont vivre dans la solitude, des malades en attente de soins non urgents vont voir leur santé s’aggraver … Le confinement, actuellement nécessaire en raison de l'absence d'autres moyens adaptés, de l'état de dénuement des hôpitaux publics, doit durer le moins longtemps possible. Il sera d’autant mieux supporté qu’il sera expliqué et non l’objet de mesures autoritaires. Il sera d’autant mieux supporté que toutes et tous auront l’impression que tout est fait pour sortir de la crise, en donnant les moyens des équipements nécessaires, en donnant les moyens de limiter la contagiosité par le développement des tests de diagnostic permettant des mesures de confinement sélectives, en donnant les moyens à la recherche, virologique, pharmacologique, clinique et épidémiologique ! La santé doit passer avant les équilibres financiers.

http://coordination-defense-sante.org/

 

Ouest-Franc

Finistère. Fermeture des marchés : la Confédération paysanne est « inquiète »

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Les agriculteurs de la Confédération paysanne demandent la réouverture des marchés et réfléchissent à des plans B pour que les producteurs du Finistère puissent vendre leur production.

Au marché de Quimper, lorsqu’il était encore autorisé, samedi 28 mars 2020. | ARCHIVES YVES-MARIE QUEMENER/OUEST-FRANCE

Le syndicat de la Confédération paysanne du Finistère réagit à l’annonce de la fermeture des marchés, décidée pour enrayer l’épidémie de coronavirus Covid-19.

« Les marchés sont souvent un axe unique de vente pour les petits producteurs locaux, indique le syndicat dans un communiqué. Afin de garantir les capacités d’approvisionnement en nourriture de l’ensemble de la population finistérienne, il convient de favoriser la production locale, ce qui passe par le maintien des producteurs en vente directe et donc de leurs points de vente. »

Des marchés à accès régulé

Le syndicat plaide donc pour la réouverture des marchés, uniquement pour les commerces alimentaires, à l’accès régulé et aux stands espacés. Il invite les personnes désireuses de soutenir la réouverture des marchés à adresser un courrier à leur maire, pour que celui-ci fasse une demande de dérogation à la préfecture.

Le syndicat travaille déjà à des plans B pour écouler le stock : vente directe sur les fermes, plateformes de vente en ligne, groupements d’achats, etc.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/finistere-fermeture-des-marches-la-confederation-paysanne-est-inquiete-6791577

 

Ouest-Franc

Bretagne. Donatien Laurent, grand spécialiste de la littérature orale du breton, est décédé

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L’ethnologue Donatien Laurent est décédé dans la nuit du mardi 24 mars 2020 au mercredi 25 mars 2020. Il avait donné un élan majeur à la recherche sur la culture bretonne.

L’ethnologue était venu à Mellac (Finistère). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Né en 1935, Donatien Laurent, l’un des grands spécialistes de la littérature orale du breton, s’est éteint dans la nuit du mardi 24 mars 2020 au mercredi 25 mars 2020. Son père était brestois et sa mère nantaise.

Il était bien connu en Bretagne. Membre du CRBC (Centre de recherche bretonne et celtique) au tout début de sa création et dont il a été le directeur de 1987 à 1999, il a donné un élan majeur à la recherche sur la culture bretonne. Ses recherches sur le Barzaz Breiz ont éclairé les connaissances sur la littérature orale en Bretagne et en Europe.

« Ses intuitions fulgurantes et déroutantes »

Donatien Laurent a également été directeur de recherche au CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et ethnologue. Il fut à l’initiative de la création du département d’ethnologie à l’Université de Brest.

Toutes celles et tous ceux qui l’ont connu et qui l’ont côtoyé garderont le souvenir d’un personnage affable, précise Ronan Calvez, directeur du CRBC. Toutes celles et tous ceux qui ont suivi son enseignement garderont le souvenir de ses intuitions fulgurantes et déroutantes.

En 2014, le maire de Locronan (Finistère), Antoine Gabriele, avait baptisé l’un des jardins de la commune en son nom.

Bretagne. Donatien Laurent, grand spécialiste de la littérature orale du breton, est décédé

https://www.ouest-france.fr/bretagne/bretagne-donatien-laurent-grand-specialiste-de-la-litterature-orale-du-breton-est-decede-6791223

 

Ouest-Franc

Coronavirus. L’économie du Finistère tourne au ralenti

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Ports de commerce et certaines criées continuent de fonctionner mais les aéroports arrêtent tous leurs vols commerciaux.

Le port de Brest maintien ses activités d’accueil des navires de commerce. | JEAN-MICHEL NIESTER / ARCHIVES OUEST-FRANCE

Avec l’épidémie de coronavirus, l’économie du Finistère tourne au ralenti. Petit état des lieux, dans les ports et les aéroports.

Port de commerce

Les ports de commerce de Brest et de Roscoff continuent d’assurer la prise en charge des flux de marchandises. Les services portuaires, capitainerie, lamanage, pilotage, remorquage, manutention, maintiennent leurs activités pour les escales des navires.

Ports de pêche

Les ports de Douarnenez, Audierne, Saint-Guénolé Penmarch, Le Guilvinec, Loctudy, et Concarneau continuent les activités de ventes en criée pour la pêche côtière.

À Brest et Roscoff les ventes sont suspendues faute de débarquements, mais les criées sont maintenues en condition opérationnelle pour être en capacité de reprendre les ventes dès le retour à la normale.

Réparation navale

Le slipway de Douarnenez a suspendu son activité. L’élévateur du Guilvinec a peu de mouvements. Les engins de carénage de Concarneau sont arrêtés.

Aéroports

À Brest et Quimper le trafic de vols commerciaux est suspendu à compter de ce mercredi 25 mars 2020, jusqu’à nouvel ordre. La piste reste ouverte notamment pour les vols sanitaires.

À Morlaix la continuité des activités est assurée.

Numéro vert

La Chambre de commerce et d’industrie métropolitaine Bretagne ouest (CCIMBO) a mis en place un numéro vert 0800 74 09 29. Ce numéro fonctionne comme une cellule d’information et d’accompagnement des entreprises sur les différentes aides mises à leurs dispositions.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/coronavirus-l-economie-du-finistere-tourne-au-ralenti-6791132

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Aide soignante à domicile de Morlaix : « La situation est anxiogène pour nos patients »

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Sandra Olivier travaille comme aide-soignante pour l’association As Domicile, basée dans le pays de Morlaix (Finistère). Malgré le manque de moyens de protection, elle veut poursuivre sa mission de soins auprès de ses patients.

Pour Sandra Olivier, c'est un "devoir" de continuer à s'occuper de ses patients. | DR

Sandra Olivier, aide-soignante salariée d’As Domicile (secteur de Morlaix communauté), raconte son expérience, depuis la crise sanitaire liée au Covid-19 :

« Depuis le début du confinement, nous pouvons aménager nos plannings selon nos contraintes familiales. Ayant un enfant de 7 ans, je pourrais me mettre en arrêt mais je ne le souhaite pas, car je veux rester disponible pour les patients.

Ce qui nous manque, ce sont des masques. Pourtant, la direction avait anticipé en passant une grosse commande de matériel deux semaines avant le discours d’Emmanuel Macron annonçant le confinement. Seuls les gants sont arrivés… La durée de vie d’un masque est de trois heures. Moi, j’en utilise seulement un à deux par jour pour les économiser. En tout cas, c’est clair que ça rassure les patients que l’on en porte.

Des annulations d’interventions à domicile

Parfois quand on arrive chez eux, ils regardent les infos… C’est dur d’échapper au thème du confinement, mais on essaye de relativiser et de les rassurer. Certains ne veulent plus que l’on intervienne à domicile, ils ont sans doute peur de la contagion. Ce mardi matin par exemple, j’ai eu deux annulations sur ma tournée.

La situation est très anxiogène pour eux. Quelques-uns ne se rendent pas compte de la situation, comme ce monsieur qui avait cassé ses lunettes et qui m’a dit qu’il irait chez l’opticien dans l’après-midi…

Pour le moment, nous n’avons pas de cas avérés de Covid-19 chez nos patients. Si c’était le cas, ce serait problématique. Ce qui me préoccupe le plus, c’est ma famille. Je ne veux pas leur transmettre le virus si je venais à être contaminée. Mais je fais tout ce qu’il faut pour me protéger, avec les moyens disponibles. »

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-aide-soignante-domicile-de-morlaix-la-situation-est-anxiogene-pour-nos-patients-6790998

 

https://www.ch-morlaix.fr/sites/default/files/logo.png Appel aux dons de masques, lunettes, charlottes et surblouses pour les professionnels du CHPM
Le CH des pays de Morlaix fait appel à la solidarité et à la générosité de tous pour permettre à ses professionnels de prendre en charge les patients en toute sécurité dans le cadre de la situation sanitaire exceptionnelle que nous connaissons. L’établissement a besoin de masques, lunettes, charlottes et surblouses. Merci à tous les généraux donateurs : toute personne, toute entreprise, institution ou association ayant un stock petit ou grand.

Merci à tous !

Contacts:
Madame MESSAGER Anne-Sophie
asmessager@ch-morlaix.fr
(merci de bien vouloir indiquer vos coordonnées)
Équipe Opérationnelle d'Hygiène Hospitalière

Une liste des généreux donateurs sera diffusée sur le site.

https://www.ch-morlaix.fr/actualite/appel-aux-dons-de-masques-lunettes-charlottes-et-surblouses-pour-les-professionnels-du

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
24 mars 2020

Il y a deux ans, Yannick Bonnant, le rédac chef de Tonnerre de Bulles, avait eu la formidable idée d'éditer un album hommage pour les 90 balais d'Albert Uderzo... Nous mesurons aujourd'hui l'immense privilège d'avoir été de cette aventure...

 

Ouest-Franc

Municipales. Morlaix alternative citoyenne suspend sa campagne

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Dans un communiqué envoyé ce mardi 24 mars 2020, Morlaix alternative citoyenne, arrivé en troisième position au soir du premier tour des élections municipales, annonce suspendre sa campagne.

Un rassemblement, le 11 janvier 2020, devant le local de Morlaix alternative citoyenne. | HERVÉ RONNÉ

Face aux conditions sanitaires actuelles, l’équipe de Morlaix alternative citoyenne (MAC) annonce « suspendre sa campagne électorale, y compris sur les réseaux sociaux », dans un communiqué transmis ce mardi 24 mars 2020.

La liste menée par Didier Allain a obtenu 19,64 % des suffrages au premier tour de l’élection municipale, arrivant en troisième position derrière la liste d’Agnès Le Brun (35,96 %) et celle de Jean-Paul Vermot (36,90 %).

 Nous prendrons le temps de consulter nos sympathisants pour envisager le second tour, lorsque le confinement aura pris fin et que l’heure sera à nouveau aux réunions, discussions, projets et décisions collectives pour Morlaix », précise MAC, qui a construit son programme et sa liste grâce à des assemblées générales citoyennes.

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/municipales-morlaix-alternative-citoyenne-suspend-sa-campagne-6790774

 

Ouest-Franc

Coronavirus. À Morlaix, les commerces alimentaires du centre-ville tentent de survivre

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Après une semaine de confinement, les commerces alimentaires du centre-ville de Morlaix (Finistère) avancent « un peu à l’aveuglette », face à une situation mouvante.

L’Épicerie d’Agnès Baron, place Charles-de-Gaulle, a conservé les mêmes horaires d’ouverture malgré le confinement. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« En ce moment, on avance un peu à l’aveuglette, sans savoir ce que nous réserve le lendemain », annoncent Les Jeannettes dans un post Facebook daté du jeudi 19 mars 2020. L’épicerie en vrac n’est plus ouverte l’après-midi, mais assure des préparations de commande pour ses clients.

À quelques pas de là, rue d’Aiguillon, Laurence Jaffré se dit « bien obligée de garder le moral, dans sa boutique La Vie claire. Et puis, il faut qu’on réussisse à le combattre, ce virus… » Elle aussi a réduit ses horaires d’ouverture dans la journée et ferme boutique le jeudi après-midi.

Ce mardi 24 mars, elle a vu passer ses clients habituels dans la matinée, qui cherchaient « du frais ». L’après-midi a été plus creuse… « Ça me permet aussi de remettre mon magasin à niveau en faisant des choses que je laissais traîner depuis longtemps. »

Les Fistons ont fermé

Place Charles-de-Gaulle, Les Fistons sont fermés depuis dix jours. « On avait pris trois jours de repos juste avant l’annonce du confinement… On n’a pas rouvert ensuite », explique Émilie Roye, qui tient cette alimentation avec son compagnon David Diocles depuis juin 2018.

Enceinte de plus de huit mois, elle ne veut prendre aucun risque jusqu’à son accouchement. « Ensuite, on verra… David pourra peut-être rouvrir le magasin. »

De l’autre côté de la place, Agnès Baron a conservé les mêmes horaires d’ouverture dans son épicerie fine. « Dans l’ensemble, c’est calme, même s’il y a encore quelques habitants fidèles à leur petite boutique. » Les clients se déplacent surtout le matin, et elle réceptionne les livraisons le soir. « Les gens cherchent surtout des produits qui tiennent : des œufs, des boîtes de sardines… Mais on sent une certaine angoisse. »

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-morlaix-les-commerces-alimentaires-du-centre-ville-tentent-de-survivre-6790688

 

Ouest-Franc

Coronavirus. À Brest, le ras-le-bol d’une ambulancière face au manque de protections

Publié le Mickaël LOUÉDEC

Elle déplore notamment la pénurie de masques, qui touche sa profession. Elle aimerait que les ambulanciers soient reconnus comme prioritaires.

Emma, ambulancière, déplore l’absence de masques pour elle et ses collègues. Pourtant, elle a en contact permanent avec des patients. | DR

« Un soldat qui n’a pas d’arme, il n’ira pas à la guerre. Nous, on continue… » Emma, 28 ans, est ambulancière dans le secteur privé, à Brest (Finistère). Alors que démarre la deuxième semaine de confinement, liée au coronavirus, elle dresse un état des lieux alarmant de ses conditions de travail.

Car, pour les ambulanciers, le travail continue. Il y a les urgences à gérer et les transports programmés à effectuer. À chaque fois, le risque d’être confronté au virus est présent. Pourtant, les masques de protection n’arrivent que trop lentement pour la jeune femme.

« Des contacts permanents »

« Quand on est en intervention, notre visage est vraiment proche de celui de la personne à qui on vient prêter assistance, détaille-t-il. On a des contacts physiques permanents, notamment quand on doit porter un patient sur un brancard. »

Son employeur dispose bien de masques, mais ceux-ci ne seraient pas en nombre suffisant. Emma préfère donc rationner leur utilisation et ne s’en servir que lorsqu’elle doit intervenir sur des cas avérés de coronavirus, ou lorsqu’il y a de fortes suspicions.

Selon elle, c’est insuffisant. Des patients pouvant être porteurs du virus, sans le savoir. « Le ministère semble estimer qu’un kit de protection par véhicule, c’est suffisant », déplore-t-elle. Deux ambulanciers sont mobilisés sur chaque intervention.

« En début de semaine, on est intervenus pour une fracture du col du fémur. On est arrivés avec des gants, mais sans masque, illustre-t-elle. Pourtant, si je suis contaminé, mon binôme le sera aussi. Et ce sera peut-être le cas du prochain patient. On fait tellement de va-et-vient dans les domiciles qu’on peut facilement être contaminés et on peut le transmettre.

« Affligeant »

Elle est aussi confrontée aux cas avérés de Covis-19. Mais là, elle le sait à l’avance et peut s’équiper. « Le cas s’est présenté lundi. Le protocole a été scrupuleusement respecté et, quand on est arrivée, le patient avait déjà un masque », se félicite-t-elle. Il n’empêche : une fois le patient déposé à l’hôpital, « il a fallu nettoyer l’ambulance pendant plus d’une heure ».

Emma espère maintenant que les ambulanciers soient reconnus comme prioritaires « au même titre que les médecins ou le personnel soignant. » Ou comme les préparateurs en pharmacie. « Ils portent des masques mais ils n’ont pas le droit de nous en donner, déplore-t-elle. Tant mieux pour eux, c’est bien de les soutenir, mais qu’ils soient prioritaires sur nous, c’est affligeant ! »

En attendant l’hypothétique arrivée de matériel de protection, elle poursuit son travail. « Pourtant, ma famille n’est pas trop d’accord, sourit-elle. Pour l’instant, je n’ai vu aucun collègue utiliser son droit de retrait, mais c’est vrai que c’est dans nos têtes. »

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/confinement/coronavirus-brest-le-ras-le-bol-d-une-ambulanciere-face-au-manque-de-protections-6790456

 

Ouest-Franc

Coronavirus. À Brest, la mairie ferme les marchés après les annonces du Premier ministre

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La Ville de Brest se conforme aux nouvelles consignes de l’État en ce qui concerne les marchés. Elle ne demandera pas de dérogation pour les rouvrir tant que durera la crise du coronavirus.

A Brest, le marché Saint-Louis qui s’était tenu dimanche 22 mars, ne pourra pas rouvrir jusqu’à nouvel ordre. | YVES-MARIE QUEMENER

Lundi 23 mars, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé, lors de son allocution télévisée consacrée à la crise du coronavirus, la fermeture des marchés ouverts. Conformément au décret publié ce mardi 24 mars au Journal officiel, la Ville de Brest n’organisera plus de marchés à compter de ce jour. C’est ce qu’elle annonce dans un communiqué de presse rédigé ce mardi 24 mars. « Aucune demande de dérogation à la mise en place de marché ne sera formulée à l’État. »

Des critiques sur la tenue du marché Saint-Louis, dimanche

Autorisé par le préfet du Finistère, le maintien du marché Saint-Louis dimanche 22 mars avait entraîné un certain nombre de critiques, notamment sur les réseaux sociaux. La Ville avait pourtant pris les mesures préconisées, notamment en ce qui concernait l’espacement des étals. Le marché était par ailleurs réservé aux commerçants alimentaires.

Dans son communiqué, la Ville de Brest souligne « le travail remarquable réalisé par les médiateurs, les régisseurs, les services de propreté, les commerçants bien sûr, et tous les acteurs qui sont intervenus sur les différents marchés autorisés par l’État jusqu’à présent. Ils ont veillé pour que chacun, dans le respect des règles, soit en sécurité sanitaire, commerçants, visiteurs, agents de la collectivité. »

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-brest-la-mairie-ferme-les-marches-apres-les-annonces-du-premier-ministre-6790313

 

Ouest-Franc

Coronavirus. La CGT métallurgie du Finistère « exige l’arrêt immédiat des activités non vitales »

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La CGT métallurgie du Finistère a écrit à l’Union des industries et métiers de la métallurgie du Finistère. Elle l’interpelle sur les conditions de travail et de sécurité sanitaires dans les entreprises.

La CGT métallurgie du Finistère interpelle sur les conditions de travail et de sécurité sanitaires dans les entreprises. (Photo d’illustration) | JEAN-MICHEL NIESTER/ARCHIVES OUEST-FRANCE

Lundi 23 mars 2020, la CGT métallurgie du Finistère a envoyé une lettre à l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) du Finistère. Est-ce absolument nécessaire de produire des boîtes de vitesses, des filtres, des roulements, des moteurs, de l’outillage dans une telle période ? En effet, de nombreux pays, et notamment la France, sont confrontés à l’épidémie de coronavirus Covid-19.

Le syndicat pointe les risques de contagion en se rendant physiquement sur les lieux de travail, la forte promiscuité (bureaux, ateliers, vestiaires, cabines, lieux de vie…), les risques de contamination de l’entourage, confiné, des salariés.

« Favoriser le télétravail »

Il demande de favoriser le télétravail dans les entreprises où c’est possible, mais, surtout, d’identifier les activités qui sont vitales à la continuité des filières et intra -filières indispensables et, pour les autres, d’exiger l’arrêt immédiat .

Il souhaite aussi la mise en place de moyens individuels et collectifs pour assurer la sécurité sanitaire de tous les salariés et intérimaires : distances de sécurité, gestes barrières, équipements individuels ».

Elle milite pour que, durant ce processus, aucune sanction ne puisse être prise envers les salariés qui auront fait valoir leur droit de retrait et de grève. La mise en place du chômage partiel devra être indemnisée à 100 % en mettant à contribution les capitaux privés. Certains grands groupes financiers ont les moyens de contribuer à cette solidarité nationale.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-la-cgt-metallurgie-du-finistere-exige-l-arret-immediat-des-activites-non-vitales-6790183

 

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24 mars 2020

L'arme fatale

 

Le Diben mardi 24 mars 2020

Plougasnou. Surprise il y avait un marché ouvert ce matin

 Denise Moreau, Nathalie Bernard, Laurence Mermet, Alain Bidal. Photo pyb29 Où en est la section PS de Plougasnou depuis ?

Sur la photo : Denise Moreau, Nathalie Bernard, Laurence Mermet, Alain Bidal. Photo pyb29

Marché de Plougasnou le 17 avril 2012. Où en est la section PS de Plougasnou depuis juin 2012 ?

Cap Finistère n° 961 du 15 juin 2012

 

Albert Uderzo, le dessinateur d'"Astérix", est mort à l'âge de 92 ans

publié le 24/03/2020 | 10:05

Le dessinateur d'"Astérix" était âgé de 92 ans.

Albert Uderzo, le 22 octobre 2015 à Paris.
Albert Uderzo, le 22 octobre 2015 à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)

Albert Uderzo est mort. La famille du dessinateur d'"Astérix" a annoncé, mardi 24 mars, son décès à l'âge de 92 ans. "Albert Uderzo est mort dans son sommeil à son domicile à Neuilly d'une crise cardiaque sans lien avec le coronavirus. Il était très fatigué depuis plusieurs semaines", a indiqué son gendre Bernard de Choisy à l'AFP.

Avec René Goscinny, Albert Uderzo avait imaginé en octobre 1959 les aventures du Gaulois à la moustache blonde, personnage culte de la bande dessinée. Depuis sa création, les albums d'"Astérix" se sont écoulés à 380 millions d'exemplaires en 111 langues. Le dernier opus, La fille de Vercingétorix réalisé par Jean-Yves Ferri et Didier Conrad, est sorti en octobre 2019, pour le 60e anniversaire du premier numéro.

https://www.francetvinfo.fr/culture/bd/albert-uderzo-le-dessinateur-d-asterix-est-mort-a-l-age-de-92-ans_3882261.html

Alain Goutal : Il y a deux ans, Yannick Bonnant, le rédac chef de Tonnerre de Bulles, avait eu la formidable idée d'éditer un album hommage pour les 90 balais d'Albert Uderzo... Nous mesurons aujourd'hui l'immense privilège d'avoir été de cette aventure...

 

Coronavirus : le saxophoniste Manu Dibango est mort des suites du Covid-19

publié le 24/03/2020 | 08:37

Le "Papy Groove" était âgé de 86 ans. Il est mort mardi 24 mars des suites du Covid-19, la maladie provoquée par le nouveau coronavirus.

Le saxophoniste Manu Dibango, le 3 août 2019 à Marciac (Gers).
Le saxophoniste Manu Dibango, le 3 août 2019 à Marciac (Gers). (SEBASTIEN LAPEYRERE / HANS LUCAS / AFP)

Manu Dibango est mort. La famille du chanteur et saxophoniste a annoncé, mardi 24 mars, son décès des suites du Covid-19, la maladie provoquée par le coronavirus. "Chers parents, chers amis, chers fans, une voix s’élève au lointain… C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Manu Dibango, notre 'Papy Groove', survenue le 24 mars 2020 à l'âge de 86 ans, des suites du Covid-19", a-t-elle déclaré.

>> Retrouvez les dernières informations sur le coronavirus dans notre direct

Arrivé à Marseille en 1949 alors qu'il était adolescent, fait Chevalier de la Légion d'honneur en 2010, l'artiste camerounais était encore en pleine forme et en tournée l'an passé pour ses 60 ans de carrière avec son Safari Symphonique mêlant jazz et musique classique, un programme dont il nous avait parlé en juillet 2019 avec sa bonne humeur et son dynamisme inaltérables. Manu Dibango était un géant par sa taille et son talent, mais aussi par sa gentillesse et son enthousiasme communicatif.

Le 18 mars, la contamination de l'artiste avait
été annoncée sur sa page Facebook. Mais ce communiqué nous donnait alors l'espoir que le solide colosse, qui avait traversé plus de 86 années en conservant cette pêche inoxydable, surmonterait ce terrible coup dur. Cela n'aura pas été le cas. "Les obsèques auront lieu dans la stricte intimité familiale, et un hommage lui sera rendu ultérieurement dès que possible", indique la famille dans son communiqué.

Au cours de sa longue et dense carrière, Manu Dibango a traîné sa haute silhouette et son sourire reconnaissables entre mille sur les cinq continents. Il a abordé de multiples styles musicaux, collaboré avec les musiciens africains, les rock stars comme Peter Gabriel, les chanteurs français comme Serge Gainsbourg, les gens du jazz comme le bassiste Jérôme Regard...

L'un de ses grands tubes, l'irrésistible Soul Makossa, inspiré d'un rythme du mouvement éponyme, sorti en 1972, a séduit un certain Michael Jackson qui l'a clairement cité à la toute fin de son électrisant Wanna Be Startin' Somethin, sans le créditer dans Thriller, son album de 1982 au triomphe planétaire. Un procès et un accord financier suivront. Rebelote quelques années plus tard avec la chanteuse Rihanna.

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-le-saxophoniste-manu-dibango-est-mort-du-covid-19-annonce-sa-famille_3882165.html

France Inter : La discothèque de Manu Dibango

 

Ouest-Franc

Coronavirus. À Morlaix, la clinique de la Baie prêtera main-forte à l’hôpital

Publié le Marie JOUSSEAUME

À Morlaix (Finistère), la clinique de la Baie se tient prête pour intervenir en soutien du Centre hospitalier des pays de Morlaix le cas échéant.

Le directeur de la clinique de la Baie, Guillaume Thomas (à gauche), et le docteur Dominique Framery, président de la Commission médicale d’établissement | OUEST-FRANCE

Trois questions à… Guillaume Thomas, directeur de la clinique de la Baie à Morlaix

Face à la situation sanitaire, quel est le rôle de la clinique ?

Nous sommes un établissement en troisième ligne, nous n’avons pas vocation à accueillir spontanément des patients Covid-19, comme c’est le cas au Centre hospitalier des pays de Morlaix (CHPM). Tout le personnel soignant se tient prêt pour trois types de prises en charge : d’abord, les urgences chirurgicales que le CHPM ne pourrait plus assurer dans la phase de pandémie. Ensuite, nous pourrons prendre en charge des patients actuels hospitalisés au CHPM, notamment pour les soins palliatifs. Nous pourrons aussi prendre en charge les patients en post-réanimation. L’objectif est de se tenir à disposition et de pouvoir libérer des lits à l’hôpital.

Comment vous êtes vous organisé ?

Nous avons déprogrammé toutes les interventions de chirurgies et d’endoscopie, sauf les actes en cancérologie et les interventions qui impliquent une perte de chance pour le patient : nous avons conservé 15 % de notre activité, et fermé un étage complet. On maintient notre unité de soins non programmés, mais il est recommandé aux patients et aux professionnels de téléphoner plutôt que de s’y présenter. Tous les praticiens sont mobilisés pour être à disposition des médecins de ville pour des avis spécialisés. Le personnel est également formé pour la prise en charge de patients Covid-19, si cela doit arriver.

Vous collaborez avec l’hôpital ?

On échange entre directions mais aussi entre praticiens. On travaille ensemble et on suit les indicateurs pour être prêt le jour J. Nous avons mis à disposition des ressources inutilisées en matériel, par exemple des masques, mais aussi des moyens humains : des infirmiers en réanimation et anesthésistes peuvent prêter main-forte.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-morlaix-la-clinique-de-la-baie-pretera-main-forte-l-hopital-6790007

 

Ouest-Franc

Journal d’un confiné à Morlaix. « On peut cultiver un mini-jardin avec trois fois rien »

Publié le

À Morlaix (Finistère), Étienne, 28 ans, nous raconte comment il s’organise et s’occupe pendant le confinement. Ce deuxième volet est consacré à ses expériences de jardinage.

Étienne a utilisé des boîtes à œufs pour ses plantations. Ici, des radis blancs. | DR

Savez-vous planter les choux ?

« En bon apprenti survivaliste, j’aimerais faire pousser mes propres légumes, sait-on jamais. Des graines traînaient dans un placard. Pour la terre, il m’en reste un peu dans un sac et je décide de sacrifier une vieille plante qui pousse mal et qui ne sert qu’à décorer.

“Tu mets plusieurs graines par trou, après c’est la nature qui décide”, m’explique mamie. Comme je n’ai pas de récipient adéquat, j’utilise des boîtes à œuf. Et hop, le tour est joué ! Ça ressemble plus ou moins à ce que j’imagine d’un début de plantation.

« Le miracle se produit »

Après un arrosage régulier et de l’amour au quotidien, le miracle se produit : incroyable mais vrai, ça pousse déjà ! Les radis japonais sont en tête, je crois, suivi des choux chinois ou de la coriandre. Je ne sais pas lequel des deux fait bouger la terre. Gros malin que je suis, je n’ai rien noté. Les tomates, elles, ne sont pas encore sorties. Ça attendra l’été et j’espère surtout que d’ici là, je pourrais en prendre au marché.

J’anticipe sur la prochaine étape : le repiquage. J’utiliserai des bouteilles plastiques et des briques à lait coupées en deux. J’avais vu ça dans un reportage sur des citadins débrouillards en Inde. Ma voisine s’est portée volontaire pour accueillir mes pousses dans son jardin, quand il faudra les mettre en terre. Échange de bons procédés. Comme quoi, on peut cultiver un mini-jardin avec trois fois rien. »

Retrouvez ici le premier volet du Journal d’un confiné morlaisien.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/journal-d-un-confine-morlaix-peut-cultiver-un-mini-jardin-avec-trois-fois-rien-6789958

 

Ouest-Franc

TÉMOIGNAGE. Partis en voyage humanitaire, ils sont coincés à Dakar en raison du coronavirus

Publié le 24/03/2020 à 06h00 Marie JOUSSEAUME

Originaires du pays de Morlaix, Sandrine Corre et Gilbert Apamon étaient en voyage humanitaire au Sénégal. Ils dénoncent le prix des billets de retour et racontent une situation très confuse sur place.

Pour essayer de repartir en France, les voyageurs font le pied de grue à l’agence Air France, en ville. | DR

Compliqué de repartir du Sénégal quand les vols ont été suspendus à cause du coronavirus : Sandrine Corre, originaire du Cloître-Saint-Thégonnec (Finistère), et Gilbert Apamon, de Morlaix, sont coincés à Dakar. Tous deux étaient en voyage humanitaire pour le compte de l’association Afrika Mandela Ranch, et devaient être rejoints par des élèves du lycée Tristan-Corbière de Morlaix, pour monter des pompes à eau solaires.  Nous étions partis en avance, il y a un mois, pour préparer leur arrivée. On a appris qu’ils ne pouvaient pas venir. Malgré tout, nous avons décidé de mener l’action à bien », raconte Sandrine Corre.

5 000 € pour rentrer

Sauf qu’au moment de repartir, leurs billets de la compagnie Royal Air Maroc ont été suspendus. C’est là que la situation se gâte.  On se rend tous les jours à l’agence Air France de Dakar, et à l’aéroport, pour tenter d’avoir des billets », poursuit-elle. Sauf que les prix sont prohibitifs :  À deux, pour rentrer en France, on en avait pour 5 000 € ! Les prix sont lamentables. Ce n’est pas du rapatriement, on est juste obligés de payer les billets aux prix forts. Ceux qui peuvent payer réussissent à partir », s’indigne-t-elle.

Les deux Bretons déplorent la confusion qui règne sur place.  On n’a aucune information, ou alors ce sont des renseignements contradictoires dans tous les sens. À l’ambassade, on nous a demandé de nous inscrire sur Ariane (N.D.L.R. : site internet gouvernemental qui recense les Français à l’étranger), mais on n’a pas eu plus d’informations. C’est un capharnaüm complet. On a l’impression que la France et le Sénégal se renvoient la balle. Avec un petit groupe de dix ou quinze personnes, on essaye d’échanger des informations, quand on en a. 

« On se sent abandonnés »

Et sur place, ils ne sont pas les seuls Français à vouloir rentrer au pays. La situation se tend.  Il n’y a pas de file d’attente mise en place, tout le monde se pousse, c’est chacun pour soi, sans aucune mesure de protection sanitaire. On n’est pas rassuré du tout. Il y a des personnes âgées et des enfants qui auraient dû prendre l’avion. Le confinement est impossible ici », ajoute Sandrine Corre. Quelques cas de coronavirus commencent à être comptabilisés aux environs.

À Dakar, les hôtels ferment les uns après les autres, dit-elle. Ils ont eu la chance de se faire héberger par une famille sénégalaise, avec laquelle ils étaient en contact via le projet humanitaire.  On a de la chance », précise la Finistérienne, même si la famille et les amis qui se mobilisent pour eux en France sont  très inquiets. On communique par Messenger ou WhatsApp. Ici aussi, on est inquiets et on a peur. On a le sentiment qu’à un moment, tout va se fermer. On se sent abandonnés », résume-t-elle.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/temoignage-partis-en-voyage-humanitaire-ils-sont-coinces-dakar-en-raison-du-coronavirus-6789938

 

Ouest-Franc

Coronavirus. À Brest, « l’écoute et l’empathie lors des contrôles, c’est terminé »

Publié le Mickaël LOUÉDEC

Les gendarmes verbalisent ceux qui n’ont pas une bonne raison d’être dehors. Sur les plages, en revanche, l’arrêté préfectoral est bien respecté.

Au Relecq-Kerhuon, comme ailleurs, les plages sont surveillées par les gendarmes. Un arrêté préfectoral interdit de s’y rendre. | OUEST FRANCE

« C’est compliqué d’avoir affaire à des personnes comme vous, qui ne comprennent pas… » Aux abords de la plage du Moulin-Blanc, au Relecq-Kerhuon (Finistère), lundi après-midi, le ton monte entre un cycliste et le lieutenant-colonel Fabien Milliasseau.

Ce dernier reproche au sportif sexagénaire de faire plusieurs kilomètres pour s’acheter « deux baguettes et une pizza à congeler ». Une attitude à proscrire en cette période de confinement, liée au coronavirus . « Je vais vous verbaliser parce que je ne suis pas d’accord avec ça, lance le gendarme. Il y a une boulangerie juste derrière vous, ça veut dire que vous n’avez pas compris les mesures de confinement. »

L’imprudent cycliste tente d’argumenter mais la décision est d’ores et déjà prise : pour lui, ce sera 135 € d’amende.

« Il faut des règles »

« Toute la semaine, on a fait preuve d’écoute et d’empathie. Là, c’est terminé », confie Fabien Milliasseau. La notion de tolérance appartient à une époque désormais lointaine. Et si les contrôles de gendarmerie ont du mal à passer auprès de certains, ils sont globalement bien acceptés de ceux qui circulent avec leur attestation de déplacement dérogatoire.

« C’est normal, il n’y a rien à dire, témoigne un automobiliste. S’ils font ça, ce n’est pas pour le plaisir. De toute façon, si on veut s’en sortir, il faut des règles. Donc ils ont raison : il faut les faire respecter. »

« Je trouve ça très bien, réagit un autre conducteur. C’est quand même hallucinant de voir tous les gens qui continuent de courir ! » En effet, si les automobilistes sont en généralement en règle, on ne peut pas en dire autant des sportifs !

Un autre cycliste, septuagénaire, est contrôlé à quelques kilomètres de chez lui. Son argument – « Une balade » – ne convainc évidemment pas les gendarmes. « C’est une course de vélo qui va vous coûter 135 € », prévient Fabien Milliasseau. Il enchaîne : « Si tout le monde fait comme vous, on n’en sortira pas et on part pour des mois de confinement. Vous voulez terminer à la Cavale-Blanche ? »

Pas grand monde sur les plages

Certains cyclistes, ceux qui vont au travail, sont en règle, mais les gendarmes leur demandent tout de même de privilégier les déplacements en voiture. Ils donneraient « de mauvaises idées » à ceux qui ne travaillent pas.

Les militaires se félicitent tout de même d’une chose : l’arrêté préfectoral interdisant l’accès aux plages est plutôt bien respecté. « On a dû faire mal sur les jours précédents, analysent les gendarmes. Mais il a fallu du temps ! » Seul un couple sera surpris en train de se balader sur le sable. Deux gendarmes iront à leur rencontre…

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/confinement/coronavirus-brest-l-ecoute-et-l-empathie-lors-des-controles-c-est-termine-6789542

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
23 mars 2020

Comme il va nous en falloir beaucoup... Voici "Patience"...

 

Ouest-Franc

Coronavirus. La ligue des droits de l’homme alerte le préfet sur la situation des plus précaires

Publié le

Dans une lettre ouverte au préfet du Finistère, la fédération des ligues des Droits de l’Homme du Finistère souhaite « faire part des inquiétudes relayées par les associations partenaires de la LDH : Abri Côtier du pays de Quimperlé, Abri Côtier urgence femmes, Abri Côtier Quimper, le planning familial de Morlaix, le planning familial de Douarnenez, Cent pour un toit du pays de Quimperlé, etc.. »

La Ligue des droits de l’homme alerte le préfet sur la situation des plus précaires, entra autres, les femmes battues.

La ligue des droits de l’homme alerte le préfet sur la situation des plus précaires, entre autres, les femmes battues. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Ces associations se trouvent confrontées à la nécessité de faire face à la fermeture des associations caritatives et de solidarité qui se trouvent dans l’incapacité d’assurer la distribution alimentaire dans des conditions suffisamment sécurisées. Ainsi, des femmes victimes de violences conjugales se retrouvent-elles isolées à Douarnenez, Quimperlé, etc.

Certaines sont avec leurs enfants dans une ville qu’elles ne connaissent pas. Elles ne peuvent faire face à leurs besoins alimentaires quotidiens sans intervention des bénévoles. Il demeure également nécessaire d’assurer un accompagnement social et psychologique pour ces personnes particulièrement vulnérables.

Autre exemple : les familles accompagnées par Cent pour un toit n’ont plus accès aux distributions alimentaires, comme toutes les personnes démunies. Des solutions de fortune ont jusqu’à présent été mises en place, mais elles ne pourront pas perdurer sans un relais institutionnel. Les bénévoles de ces associations, sont eux-mêmes confinés et, pour la plupart, âgés.

Et les sans-abri ?

Le besoin de coordination apparaît vital. Aussi, quelles mesures urgentes comptez-vous prendre pour mettre en place et animer ces coordinations ? Quels sont les relais de proximité qui vont être sollicités ? Vous savez pouvoir compter sur le soutien et la coopération de ces associations ainsi que sur celui de la ligue des Droits de l’Homme. De quelle manière comptez-vous maintenir le lien avec les publics isolés ? Comment leur faire connaître les informations nécessaires à leurs besoins alimentaires et les moyens d’y accéder ?

La question de l’hébergement, du confinement, des personnes à la rue se pose également. Nous comprenons difficilement que les mêmes règles administratives, liées à la régularité du séjour, s’appliquent en cette période épidémique. C’est le cas à Brest et Douarnenez.

Autre question : Quelles solutions d’hébergement pour tous les sans-abri allez-vous mettre en place ?

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimperle-29300/coronavirus-la-ligue-des-droits-de-l-homme-alerte-le-prefet-sur-la-situation-des-plus-precaires-6789424

 

Ouest-Franc

Pays de Quimperlé. Sans téléphone, c’est dur quand on est âgé

Publié le

Lucie Maréchal, 91 ans, n’avait plus de téléphone depuis le 27 janvier. Une chaîne de solidarité a conduit à sa réparation, juste avant la période de confinement.

Pendant huit semaines, son téléphone était en panne et Lucie commençait sérieusement à déprimer. La voilà enfin reliée au reste du monde. | OUEST-FRANCE

L’histoire

Lucie Maréchal, 91 ans, habite seule rue de la Fontaine, à quelques centaines de mètres du centre bourg. Autonome, elle s’occupe de sa maison et de son petit jardin. Comme beaucoup de personnes âgées, elle n’a pas internet. Son seul lien avec l’extérieur, c’est le téléphone pour appeler sa famille, ses amis et recevoir de leurs nouvelles.

Or, le 27 janvier, le téléphone reste muet. Le lendemain, Lucie va chez ses voisins qui contactent son opérateur téléphonique. Celui-ci programme un passage le 5 février. « Un gars est venu, il a regardé, il n’a rien fait », résume Lucie Maréchal. Ses voisins rappellent à nouveau l’opérateur. « Deux gars sont venus, ils ont dit qu’un fil était cassé, mais ils n’ont rien réparé. »

Quelques coups de fil et passages de techniciens plus tard, le téléphone de la Querriennoise n’est toujours pas réparé. « Jean-Pierre, mon voisin, je ne sais pas combien de coups de fil il a passés pour cette histoire  , se désole-t-elle. Son quotidien a été très compliqué pendant un mois et demi : « Je ne conduis pas. Si je voulais consulter le docteur, je devais aller à pied prendre rendez-vous », témoigne-t-elle.

Un isolement difficile à vivre

Mais c’est surtout cet isolement imposé qui a beaucoup pesé : « Je ne pouvais pas appeler mes enfants et petits-enfants. Ils sont loin, en Vendée et en Belgique. Difficile d’avoir des nouvelles des amis. Heureusement que j’ai mes voisins. Ils ont fait leur possible pour m’aider et sont venus régulièrement prendre de mes nouvelles. Maintenant, on parle de confinement. Sans téléphone, qu’est-ce que je vais devenir ? s’inquiétait Lucie Maréchal, il y a encore quelques jours. J’ai maigri. Parfois je pleurais, j’avais l’impression d’être abandonnée. »

Devant cette situation qui s’éternise, les voisins ont contacté la presse, vendredi 13 mars. Le temps n’était pas encore au confinement. Un article, publié en ligne deux jours plus tard, fait réagir le maire, Jean-Paul Lafitte. Il contacte l’opérateur téléphonique et l’appareil est réparé deux jours après, juste avant la période de confinement. « Je suis sauvée, lance Lucie Maréchal. Le téléphone, quand on est âgée, sans voiture et dans cette drôle de période, ça fait vraiment du bien quand ça marche. 

Si aujourd’hui et depuis plusieurs jours, elle est confinée chez elle comme tout un chacun, elle peut au moins téléphoner à ses proches et amis.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/querrien-29310/pays-de-quimperle-sans-telephone-c-est-dur-quand-est-age-6789159

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Lannion : la banque alimentaire contrainte de fermer son entrepôt

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Suite à une suspicion de coronavirus chez l’un de ses membres, la banque alimentaire se voit contrainte de fermer son entrepôt de Lannion pour une durée d’au moins deux semaines. Elle doit cesser ses distributions auprès des centres communaux d’action sociale (CCAS) et des associations partenaires.

L’entrepôt sera fermé pour deux semaines minimum. | ARCHIVES

Mercredi 18 mars 2020, la banque alimentaire indiquait poursuivre son activité en dépit de la situation difficile, à Lannion (Côtes-d’Armor). Finalement, elle a dû revoir sa décision : « Un membre du service administratif de la banque alimentaire de Lannion a été en contact avec une personne suspectée de coronavirus, indiquent ses membres. En conséquence et en vertu du principe de précaution pour la protection des bénévoles et personnels de l’association, le bureau de la banque alimentaire des Côtes-d’Armor a décidé de fermer son entrepôt de Lannion pour deux semaines minimum. » Elle cesse ainsi ses distributions auprès des centres communaux d’action sociale (CCAS) et des associations partenaires.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-lannion-la-banque-alimentaire-contrainte-de-fermer-son-entrepot-6788722

 

Ouest-Franc

Coronavirus. L’AS Domicile continue d’assurer ses missions

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L’association maintient ses activités d’aide et d’accompagnement ainsi que de soins à domicile dans le pays de Morlaix.

L’AS domicile continue d’assurer ses missions d’aide et de soins à domicile. | ARCHIVES

La continuité des services ne concerne pas que les municipalités : l’association AS Domicile, qui intervient sur tout le pays de Morlaix, s’est aussi organisée pour assurer ses missions de Service d’aide et d’accompagnement à domicile (Saad) et Service de soins infirmiers à domicile (SSIAD).

Les services sont opérationnels sept jours sur sept pour maintenir les interventions des usagers dépendants et les bénéficiaires de l’aide publique (Apa, PCH, aide sociale), ainsi que les soins des usagers vulnérables. Le portage des repas est lui aussi toujours effectif sur le territoire de Morlaix communauté et Haut-Léon communauté : pour le déploiement de repas supplémentaire, c’est la cuisine centrale de Morlaix qui fait office de coordinateur.

L’accueil de nouveaux usagers concerne les personnes dépendantes et fragiles qui sont orientées par le CHU de Brest, le Centre hospitalier du pays de Morlaix, les usagers des établissements de la fondation Ildys ou encore toutes les personnes isolées sur le secteur de l’association dans le Pays de Morlaix. Une écoute téléphonique est disponible pour les aidants qui le souhaitent, avec le psychologue de la structure. Les courses alimentaires des usagers sont aussi maintenues.

Les missions se concentrent sur les actions essentielles comme le portage des repas ou les soins mais sont susceptibles de s’adapter aux besoins suivant l’évolution de la pandémie.

Plus d’informations et contact : 02 92 68 10 36.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-l-domicile-continue-d-assurer-ses-missions-6788656

 

Ouest-Franc

Pays de Morlaix. Les drives surchargés dans les grandes surfaces

Publié le Marie JOUSSEAUME et notre correspondante.

Faute de personnel, le Super-U de Lanmeur a dû réduire ses heures d’ouverture. À l’instar des grandes surfaces morlaisiennes, il consacre du temps pour préparer les commandes du drive.

Des plexiglas ont été installés aux caisses. | PHOTO DR

L’ombre du confinement plane et les consommateurs prennent les devants. Les rayons, notamment ceux concernant l’alimentation de première nécessité, ont été dévalisés dans les grandes surfaces qui, elles aussi, fonctionnent avec un personnel restreint.

Une situation très tendue qui a obligé le Super U de Lanmeur, à réduire ses horaires d’ouverture au public. « Depuis vendredi, nous sommes ouverts seulement le matin, afin de faire souffler les équipes », souligne son directeur. Conformément aux directives gouvernementales, Jean-Michel Posier a, en effet, dû mettre une partie de son personnel à l’arrêt, « des personnes à risques pour des raisons médicales. On ne met pas dans le rouge son personnel, je n’ai pas à prendre de risque. » Ce qui représente 34 % des effectifs de l’entreprise qui emploie 55 personnes. « À partir de lundi, nous serons ouverts toute la journée en dépit de peu de propositions en intérim. » Avec des adaptations. Sur sa page Facebook, le magasin indique que les rayons comme la boucherie et la poissonnerie ne seront ouverts que le matin, du lundi au jeudi, et fonctionneront toute la journée, vendredi et samedi.

Après le grand rush des premiers jours du confinement, tout semble rentrer dans l’ordre au niveau des rayons. « Tout doucement, les équipes font ce qu’elles peuvent, on demande juste un peu d’indulgence de la part de nos clients. Le personnel est mis à rude épreuve. »

À Lanmeur, comme ailleurs, le drive – un système qui permet de réserver une plage horaire pour récupérer les courses faites au préalable sur internet -, a été pris d’assaut. « Le drive fonctionne toute la journée jusqu’à 18 h, il a augmenté de 500 à 600 %, nous réalisons les commandes d’une semaine en un jour. On a bien des ruptures au niveau de l’approvisionnement mais on fait face. »

Au Leclerc de Morlaix, les commandes au drive ont aussi augmenté.  On se fixe un nombre de commandes, sinon on ne s’arrêterait pas. Il faut préserver les équipes », explique-t-on à la direction.

Masques offerts par des clients

En centre-ville, l’Intermarché de la rue de Brest fait environ 110 à 120 livraisons à domicile par semaine, et commence à remplir à nouveau ses rayons. Quatre personnes ont été embauchées,  pour fluidifier les passages en caisses et préparer les commandes, sans compter le nettoyage. Trois caisses sont ouvertes en permanence. Les salariés sont motivés », raconte le patron, Laurent Stekke.

Marquage au sol pour respecter les distances de sécurités, affichages des consignes, plexiglas aux caisses… L’enseigne de proximité s’est adaptée. Les hôtesses de caisse portent gants et masques.  Nous avons des clients qui nous ont donné des masques qu’ils avaient confectionnés ! », poursuit-il. Il faut dire que le magasin attire plutôt une clientèle d’habitués.  On a des connaisseurs… Et de nouveaux clients qui viennent par le bouche-à-oreille .

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/pays-de-morlaix-les-drives-surcharges-dans-les-grandes-surfaces-6788552

 

Ouest-Franc

Coronavirus. À Brest, pourquoi le marché Saint-Louis est-il maintenu ce dimanche 22 mars ?

Publié le

Le traditionnel marché Saint-Louis reste ouvert ce dimanche 22 mars, malgré les mesures de confinement liées à la pandémie de coronavirus.

À Brest, le marché Saint-Louis est maintenu ce dimanche 22 mars. Une décision de l’État. | OUEST-FRANCE

Le marché Saint-Louis, à Brest, est ouvert ce dimanche 22 mars, malgré les mesures de confinement décidées dans le cadre de la lutte contre la pandémie de coronavirus. Une décision qui peut surprendre et qui a entraîné un début de polémique sur certains réseaux sociaux.

Quelle est l’ambiance ce dimanche 22 mars sur le marché Saint-Louis, à Brest ?

Étrange. Le marché, habituellement bondé, est clairsemé. Les étals sont largement espacés puisque seuls les commerces alimentaires sont autorisés à ouvrir. Les clients respectent pour le moment la distance d’un mètre entre eux, avec de longues files d’attente. Certains commerçants ont entouré leur stand de rubalise pour guider le flux de chalands. Par ailleurs, les commerces alimentaires installés dans les halles Saint-Louis ou autour sont presque tous ouverts. Mais attention, pour se rendre sur le marché Saint-Louis, il est indispensable de remplir son attestation obligatoire de déplacement (à télécharger ici). Il est d’ailleurs possible que des patrouilles de police sillonnent le marché Saint-Louis pour vérifier que tout est en ordre.

À Brest, le marché Saint-Louis est maintenu ce dimanche 22 mars. Mais avec des allées clairsemées. | OUEST-FRANCE

Qui a autorisé les commerces ambulants à ouvrir ce dimanche 22 mars à Brest ?

C’est l’État et non la mairie de Brest qui a décidé que les marchés alimentaires de Brest pouvaient être maintenus. Cette mesure a été prise dans le cadre d’un arrêté du préfet du Finistère, Pascal Lelarge. Daté du 14 mars, il prévoit que « les rassemblements, réunions et activités suivants […] sont maintenus dans le département Finistère ». Le texte liste ensuite les marchés alimentaires de Brest, dont celui de Saint-Louis, le plus important de la ville. Le 15 mars, un arrêté du ministère de la Santé précisait d’ailleurs que « le commerce de détail alimentaire sur éventaires et marchés » restait bien autorisé.

S’agit-il d’une entorse à l’interdiction de rassembler plus de 100 personnes dans un même lieu ?

Il faut plutôt parler de dérogation. L’arrêté préfectoral explique que ces autorisations d’ouverture sont accordées sous réserve que l’organisateur aménage « l’espace pour permettre une évolution aisée sans effets locaux de confinement [NDLR. Il faut comprendre en respectant la distance d’un mètre entre chaque passant] et de disposer d’un dispositif permanent de sensibilisation des usagers ».

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-brest-pourquoi-le-marche-saint-louis-est-il-maintenu-ce-dimanche-22-mars-6788294

 

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21 mars 2020

L'État providence

 

Ouest-Franc

Confinement. Une assistante maternelle de Quimper fait part de son désarroi

Publié le

« Je ne suis qu’une « nounou », après tout » : dans un texte, une professionnelle d’une maison d’assistantes maternelles de Quimper (Finistère) fait part de son désarroi en cette période de confinement liée au coronavirus.

Trois assistantes maternelles réunies au sein d’une maison d’assistantes maternelles (Mam) de Quimper (Finistère) souhaitent alerter « à notre petite échelle » les pouvoirs publics : « On souhaite de la cohérence ». | ARCHIVES

« Je ne suis qu’une « nounou »» après tout. » Le long texte débute et termine par cette phrase. Rédigé par une professionnelle de la maison d’assistantes maternelles « Comme trois pommes », située dans le quartier de Ty Bos à Quimper (Finistère), ce texte témoigne du désarroi d’une profession confrontée à des directives « qui changent tous les deux jours » en ce cinquième jour de confinement liée à l’épidémie du coronavirus : les assistantes maternelles.

« Changes de couches de loin, qui a essayé ? »

Contactée par téléphone, l’autrice de ces lignes témoigne : « lundi 16 mars, nous avons reçu la directive que les accueils de plus de dix enfants devaient fermer. Pour nous, c’était un soulagement car nous avions décidé de fermer la Mam. Nous accueillons douze enfants issus de douze familles. Les parents, prévenus, avaient pris leurs dispositions », explique-t-elle.

Trois jours plus tard, jeudi 16 mars, elles recevaient une information que l’ouverture des structures comme la leur est permise à condition de limiter le nombre d’enfants accueilli à dix et de respecter les règles sanitaires. « Et ce, alors que les mesures de confinement vont probablement être durcies et prolongées, relève la professionnelle. Demain, si j’accueille un enfant, je dois accueillir les parents dans une situation idéale en dehors de mon lieu de travail, je dois garder mes distances avec les enfants, porter un masque et me laver les mains… Avez-vous déjà pris soin d’un enfant de 6, 18 ou même 36 mois avec 1,50 m de distance ? Les biberons, changes de couches, câlins de loin quelqu’un a déjà essayé ? »

Elle reprend : « Ces directives qui changent perturbent tout le monde : nous, les parents. Tous nous voulons protéger les familles, les enfants accueillis, nos enfants. Nous regrettons ce manque de cohérence. » Des injonctions paradoxales ont aussi perturbé le secteur du BTP et de l’artisanat.

Par ce texte, elle souhaite, « à notre petite échelle, interpeller les pouvoirs publics. Si nous pouvons toutes relayer ce message, peut-être que cela servira à quelque chose… »

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/confinement-une-assistante-maternelle-de-quimper-fait-part-de-son-desarroi-6788003

 

Ouest-Franc

Municipales à Saint-Jean-du-Doigt. Victoire nette et sans partage de Maryse Tocquer

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C’est un véritable plébiscite pour la politique de Maryse Tocquer, maire sortante, qui obtient à titre personnel plus de 76 % des suffrages.

Maryse Tocquer et Serge Debergue ont veillé au bon déroulement du dépouillement. | OUEST-FRANCE

La participation a été très bonne à Saint-Jean-du-Doigt. 386 votants sur 549 inscrits, soit plus de 70 % de participation. Moins bien qu’en 2014 où la participation avait été de 83 %, mais toujours mieux que la moyenne nationale ( à peu près 45 % ).

L’ensemble des candidats de la liste de Maryse Tocquer a obtenu un siège au conseil municipal dès le premier tour. Ils ont en effet tous obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés et recueilli au moins un quart des voix des électeurs inscrits.

C’est un véritable plébiscite pour la politique de Maryse Tocquer, qui obtient à titre personnel plus de 76 % des suffrages. Isabelle Bideau, Yves-Marie Dayot et Denis Seité, les trois conseillers municipaux qui se représentaient dans la liste Saint-Jean-du-Doigt, Aujourd’hui et Demain, ont également été élus à une grande majorité.

À l’annonce des résultats dans la salle municipale Kasino, la liste d’opposition, menée par Serge Debergue, a longuement applaudi la victoire sans conteste de Maryse Tocquer et de son équipe.

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/municipales-saint-jean-du-doigt-victoire-nette-et-sans-partage-de-maryse-tocquer-6787905

 

Ouest-Franc

Journal d’un confiné à Morlaix. Pour les provisions, « Pense aux œufs, ça sert à tout ! »

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À Morlaix (Finistère), Étienne, 28 ans, raconte comment il s’organise. « La santé, c’est dans l’assiette ! » L’important est de donner la priorité aux produits frais pour faire le plein de vitamines.

L’idée est de faire le plein une fois par semaine. | PHOTO DR

Tous les trois jours, Étienne, Morlaisien de 28 ans, nous donne ses impressions et nous raconte comment il s’organise.

Comment faire ses provisions ?

« La santé, c’est dans l’assiette ! Pour éviter de vider les rayons des magasins, je commence par un état des lieux de mes placards. Féculents en tout genre, pâtes au blé complet, riz, semoule, OK. À hauteur de 100 g par repas, j’ai déjà de quoi tenir quinze jours. N’oublions pas les légumineuses, une bonne alternative pour varier les plaisirs : lentilles vertes ou corail, pois chiches ou cassés, haricots secs. Manger équilibré avec des assiettes au contenu coloré participera à renforcer mes défenses immunitaires et à garder le moral.

L’idée, pour limiter les déplacements, sera de faire le plein une fois par semaine et de manière raisonnable, solidarité oblige. Je donne la priorité aux produits frais pour faire le plein de vitamines : épinards, brocolis, et aux légumes qui durent dans le temps : carotte, chou vert, panais et navet. Je demande conseil à ma grand-mère qui, elle, a connu une époque sans frigo où l’on se débrouillait avec les produits de la ferme. ‘Pense aux œufs, ça sert à tout’ me dit-elle. Bien vu !

Je vais me limiter viande et poisson, même si, en Bretagne, il ne faut pas se priver de sardine, foie de morue et maquereau en boîte, pleins d’oméga 3. Pour les fromages, les pâtes dures auront la cote. Quant aux fruits de saison, les privilégiés seront les oranges, clémentines, kiwi, et pommes bretonnes. Comme l’écureuil, faites vos provisions ! »

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/journal-d-un-confine-morlaix-pour-les-provisions-pense-aux-oeufs-ca-sert-tout-6787657

 

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20 mars 2020

Celui qui a compris explique aux autres, hein?

 

Ouest-Franc

Coronavirus. À Morlaix, un arrêté municipal pour que les soignants de nuit puissent dormir

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Un arrêté municipal a été pris par la maire de Morlaix pour réglementer les nuisances sonores le jour pour que les soignants qui travaillent la nuit puissent se reposer.

Un arrêté municipal a été pris à Morlaix (Finistère) pour réglementer les nuisances sonores diurnes sur le territoire de la commune. | ARCHIVES

Pour que les soignants qui travaillent de nuit bénéficient  de conditions optimales de tranquillité publique pour se reposer , la maire de Morlaix Agnès Le Brun a décidé de prendre un arrêté municipal pour réglementer les nuisances sonores diurnes, sur le territoire de la commune.

Ainsi, jusqu’à la fin du confinement,  les travaux bruyants de toute nature (débroussaillage, tonte, travaux de bricolage intérieur) sont interdits entre 9 et 15 heures, tous les jours . Les contrevenants s’exposent à une amende de 68 €.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-morlaix-un-arrete-municipal-pour-que-les-soignants-de-nuit-puissent-dormir-6787286

"Les contrevenants s’exposent à une amende de 68 €", et peut-être auront-ils droit à un masque gratuit ?

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Manque de masques : le message des soignants en cancérologie à Nantes et Angers

Publié le Philippe GAMBERT

À l’Institut de cancérologie de l’ouest (Nantes et Angers), les soignants ont fait des photos décalées pour exprimer leur incompréhension face aux difficultés d’approvisionnement en matériels de protection. Certains n’ont pas hésité à remplacer les masques… par des slips.

Pénurie de masque ? Le message de soignants de l’institut de cancérologie de l’ouest (Nantes et Angers) au président de la République. | D. R.

Pour faire passer un message, quelques photos valent mieux que de longs discours. Les soignants de l’Institut de cancérologie de l’ouest, à Nantes et Angers, ont diffusé des images un peu décalées à l’intention du président de la République.

Message des soignants de l’ICO au président de la République : « Oui monsieur le président, vous pouvez compter sur nous… Le contraire reste à prouver ! » | D. R.

Le manque de masques, pour les soignants, les inquiète. Ils ne comprennent pas cette pénurie de matériel de protection à l’heure où le pays mène une bataille contre l’épidémie du Sras Cov 2, nom du virus de la famille des Coronavirus qui donne la maladie Covid 19.

Sans masque, ils portent des slips sur la tête

Alors ils ont pris des photos et les ont diffusées. Infirmiers et aides-soignants, comme le note Didier Lanoé, l’un d’entre eux, « se rient du corona sans être dupe de la gravité de la situation. » Ils soulignent par l’ironie « leur incompréhension face aux difficultés de s’approvisionner en masques de protection. »

Pénurie de masque ? La solution par l’humour des soignants de l’institut de cancérologie de l’ouest. | D. R.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-manque-de-masques-le-message-des-soignants-en-cancerologie-6786966

 

Ouest-Franc

Coronavirus. « C’est une hécatombe » : le quotidien difficile des policiers, interdits de masque

Modifié le Publié le OUEST-FRANCE /AFP

Sans masque ni gants, et parfois menacés de postillons intentionnels, les policiers, en première ligne pour faire respecter le confinement, se sentent plus que vulnérables face à la menace du coronavirus.

Un contrôle de police pendant le confinement à Saint-Malo. | PIERRICK CONTIN / OUEST-FRANCE

Au commissariat de Guyancourt (Yvelines), Francis (*) ne décolère pas : Depuis le début des événements, on ne nous a donné qu’un seul masque mais mardi soir, une directive interne est tombée, en interdisant le port du masque sur la voie publique ou à l’accueil du public.

Motif invoqué par la hiérarchie, selon Francis : ça va causer de la panique lors des contrôles. Mais il n’y a aucune légitimité sanitaire à cela !, s’emporte le policier trentenaire. Et les gens ne sont pas contents quand on les contrôle sans masque !

« C’est intolérable »

Jennifer, 32 ans, contrôlée mercredi à Chambourcy (Yvelines) par trois policiers non masqués, abonde : Je me suis posée des questions sur ma sécurité et sur la leur. Ils sont en contact avec beaucoup de gens par la force des choses, c’est intolérable qu’ils ne soient pas protégés, indique cette agente immobilière qui se dit choquée par la situation.

Un autre policier, Stéphane (*), souvent en poste au tribunal de Versailles, au contact de détenus, pointe le sentiment accru de vulnérabilité des fonctionnaires en cette période : On travaille au contact de gens qui connaissent très bien nos points faibles alors maintenant, c’est « si tu t’approches, je te tousse dessus » ou « me touche pas, je suis infecté », témoigne ce fonctionnaire de 38 ans.

Dans son unité, qui compte 12 agents, on nous a donné deux masques périmés depuis 2000 mais quand on les a mis, l’élastique a lâché, dit-il. Et on nous a donné une fiole de 10 cl de gel hydroalcoolique pour 12… Le soir même y’en avait plus.

L’interdiction de nous protéger est un scandale !, s’est insurgé le syndicat de policiers Unsa dans un communiqué. Nous ne sommes pas des supers héros […] Aller à la guerre sans arme, c’est une hécatombe, estime-t-il, en référence au terme martelé par le président Emmanuel Macron dans son adresse aux Français.

« S’égosiller pour rien »

Les inquiétudes sanitaires se doublent sur le terrain d’une incompréhension face au non-respect des consignes de confinement.

Il y a énormément de gens dans les parcs qui font des pétanques, qui se retrouvent en groupe, même en zone résidentielle où les gens ont pourtant des jardins, réprouve Francis.

Dans le département, limitrophe du Val-d’Oise, c’est une cause perdue de faire rentrer les gens chez eux s’il n’y a pas de confinement total instauré, estime une policière qui préfère rester anonyme.

Cette fonctionnaire a le sentiment de s’égosiller pour rien : Des gens qu’on a vus hier, avant-hier, on les revoit aujourd’hui. « On n’est pas en prison ! », voilà ce qu’on nous sort.

Droit de retrait envisagé

Au Val-Fourré, quartier densément peuplé de Mantes-la-Jolie (Yvelines) et plaque tournante notoire du trafic de drogue, même refrain. Sophie (*), policière qui y patrouille régulièrement, se dit abasourdie de voir tous ces gamins en train de faire des matchs de foot, les familles qui font des barbecues… et le « drive » de stups qui marche très, très bien au bas des immeubles.

Résultat, l’idée d’un droit de retrait, peu usité en sécurité publique, est désormais avancée par certains syndicats de policiers, bien que le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner ait précisé jeudi que les policiers n’étaient pas en risque et donc ne pouvaient s’en prévaloir.

Sophie faisait pourtant vendredi matin des démarches pour (se) mettre en arrêt de travail. Car pour elle, pas de masque, pas de contrôle.

Et ça ne va pas aller en s’arrangeant, prédit-elle. Tous les jours, on a des collègues qui abandonnent. À la fin du mois, il n’y aura plus personne.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-c-est-une-hecatombe-le-difficile-quotidien-des-policiers-interdits-de-masque-6786778

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Artisanat dans le Finistère : « Rester disponible pour les urgences »

Publié le Rose-Marie DUGUEN

Pilier de l’économie dans le Finistère (19 000 entreprises, 55 000 emplois, 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires), l’artisanat s’adapte au coronavirus.

Dans le Finistère, les métiers du bâtiment représentent 40 % des entreprises artisanales. | ARCHIVES

Parmi les mesures phare prises par le gouvernement pour soutenir les entreprises : le fonds de solidarité. « Cela représente une aide forfaitaire de 1 500 €, pour les entreprises qui ont perdu au moins 70 % de leur chiffre d’affaires entre mars 2019 et mars 2020 (moins d’un million d’euros de chiffre d’affaires). Cette aide durera aussi longtemps que la crise. Et les entreprises artisanales créées il y a moins d’un an peuvent aussi y prétendre », souligne Philippe Portal, secrétaire général de la Chambre de métiers et de l’artisanat 29.

Des mesures fortes

Reports des échéances bancaires, prise en charge du chômage partiel, suspension des factures d’énergie et des loyers… Le gouvernement a plutôt bien réagi car les entreprises ont été prises de court, professionnellement et psychologiquement. Actuellement, les trois quarts de leurs interrogations portent sur les problèmes de trésorerie, relaie Philippe Portal.

Il observe d’ailleurs aussi que pour l’instant, aucune ne pose la question de réduire ses effectifs. À la reprise, elles auront besoin de collaborateurs formés. Or, dans le Finistère, l’artisanat manque déjà de 7 000 à 10 000 personnes formées pour occuper des emplois qui aujourd’hui ne trouvent pas preneurs.

Disponibles pour les urgences

Par rapport aux mesures de confinement prises pour endiguer la propagation du coronavirus, les services (20 % des métiers de l’artisanat dans le Finistère) sont les plus impactés.

Se pose aussi la question pour le bâtiment (40 % de l’artisanat ici) : Il faut faire preuve de bon sens et de lucidité en reportant les chantiers qui ne sont pas à un mois près mais en restant disponible pour les urgences. La nécessité absolue est de respecter les consignes de confinement. Mais on ne peut pas non plus laisser une famille sans chauffage ou avec une fuite d’eau…, conclut Philippe Portal.

Contacts : la CMA 29 télétravaille. Elle a trois adresses mails : accueil.quimper@cma29.fr ; accueil.brest@cma29.fr ; accueil.morlaix@cma29.fr.  Le courrier (notamment les lettres recommandées) est aussi traité. Site web : www.cma29.bzh

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-artisanat-dans-le-finistere-rester-disponible-pour-les-urgences-6786767

 

Le Diben vendredi 20 mars 2020 11h14

Plougasnou. Rappel au bon sens

Le déplacement pour les courses, c'est une personne par foyer et pas en couple comme on a pu le constater ce matin.

Lire aussi : Témoignage face au coronavirus : "Je suis choqué par l’inconscience des gens." (France3 Bretagne)

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Morlaix co donne 12 800 masques à l’hôpital

Publié le

Les élus communautaires ont fait un don de masques au Centre hospitalier du pays de Morlaix.

À gauche, un masque de type FFP2, à droite un masque chirurgical | ARCHIVES

Des masques pour le Centre hospitalier du pays de Morlaix : c’est le don que vient de faire Morlaix communauté. En effet, les élus ont fait un don de 12 000 masques haute filtration et 800 masques de type FFP2, dont la collectivité disposait, afin de permettre aux soignants, qui sont en premières lignes face à cette pandémie, de se protéger correctement pour mieux nous soigner à l’occasion des hospitalisations.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-morlaix-co-donne-12-800-masques-l-hopital-6786615

Ils ont mis le temps !

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Pour les musulmans de Morlaix, « le confinement est en accord avec notre religion »

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À Morlaix (Finistère), la mosquée Ti Salam a fermé pour respecter les mesures sanitaires. Une décision bien acceptée par les fidèles.

Meryeme Postic, aumônière musulmane bénévole et membre du conseil d’administration de Ti-Salam. Ici dans l’une des salles de la mosquée de Morlaix. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Dès le 13 mars 2020, au lendemain dès les premières annonces d’Emmanuel Macron, la mosquée Ti Salam de Morlaix (Finistère) a annulé le traditionnel sermon du vendredi. Avant une fermeture totale trois jours après. « Pour certains fidèles, c’est une habitude quotidienne de venir à la mosquée, ils y sont très attachés. Au début, ils ont vécu ça un peu comme une frustration. On a pris le temps de leur expliquer les choses, et ça s’est bien passé », explique Omar Safouane, président de l’association Ti Salam Montroulez.

D’autant que tous les musulmans bretons sont logés à la même enseigne, la consigne ayant été relayée par le Conseil régional du culte musulman. « Nous avons rappelé aux fidèles que nous n’étions pas des adorateurs de la mosquée », poursuit Meryeme Postic, membre du conseil d’administration de l’association.

« Notre réseau d’entraide fonctionne toujours »

Elle rappelle que, selon la tradition islamique, « s’il y a une épidémie, c’est de notre devoir de ne pas la diffuser. On ne doit pas atteindre à l’intégrité physique d’autres personnes. Ce confinement est donc en accord total avec notre religion. »

Les musulmans du pays de Morlaix prient donc désormais uniquement chez eux. « Notre réseau d’entraide fonctionne toujours », précise Omar Safouane. Le service d’aumônerie à l’hôpital, lui, reste actif mais uniquement pour les personnes en grande difficulté.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-pour-les-musulmans-de-morlaix-le-confinement-est-en-accord-avec-notre-religion-6786513

 

Ouest-Franc

Plouégat-Guerrand. Yves Manach et Janine Adde laissent la place

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Les têtes de liste d’Écouter, agir, innover à Plouégat-Guerrand (Finistère) ont renoncé à exercer leur mandat de conseillers municipaux.

Janine Adde et Yves Manach, têtes de liste d’Écouter, agir, innover. | OUEST-FRANCE

Seuls élus, dimanche sur la liste Écouter, agir, innover, Yves Manach et Janine Adde renoncent à exercer leur mandat de conseillers municipaux, face à la liste majoritaire conduite par Renaud de Clermont-Tonnerre. Ils s’en expliquent : « Déjà en 2O14, nous voulions apporter un nouveau souffle à la commune. Ces six dernières années, nous avons consacré toute notre énergie à défendre nos projets au sein du conseil municipal dont nous représentions l’opposition. »

« Nous seront vigilants »

Pour les dernières élections, le défi des deux candidats était le même : « Nous avions pris la décision, si notre liste ne remportait pas les élections, de permettre à d’autres membres de l’équipe de s’investir à leur tour. Ils ont été très réactifs dès le début de la crise sanitaire, en créant le jour même de la fermeture des écoles, un réseau solidaire sur Facebook Entraide à Plouégat-Guerrand… »

Yves Manach et Janine Adde ajoutent : « Nous seront vigilants à ce que les voix de Sophie Bellec et Hervé Loussaut soient entendues et souhaitons vivement que leurs initiatives innovantes trouvent une place dans le débat public. »

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/plouegat-guerrand-yves-manach-et-janine-adde-laissent-la-place-6786510

 

Ouest-Franc

Plouigneau. Deuxième essai transformé pour Joëlle Huon

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Ici le bureau de vote n° 3, salle Éric Tabarly. | OUEST-FRANCE

Pour l’équipe sortante, après 40 ans de gestion municipale, c’est un échec cuisant. C’est Joseph Urien qui avait raflé la mairie à la gauche, en 1980. Et depuis, c’était la continuité. Les conseillers avaient certes changé, au fil du temps et de la vie, mais certains, comme Bernard Le Vaillant, premier adjoint, étaient là depuis le début. D’autres depuis vingt ou trente ans.

En 2014, deux listes de gauche se présentaient devant les électeurs. Cette fois-ci, le mot d’ordre était au rassemblement dès le premier tour. Stratégie qui était visiblement la bonne au regard du résultat, avec 1 124 voix et 26 sièges d’élus pour la liste de Joëlle Huon, contre 990 voix et 7 élus pour la liste Plouigneau en mouvement d’avenir, menée par Johny Delépine, conseiller sortant.

Un fort taux d’abstention a pu avoir une incidence sur le résultat pour l’équipe sortante. 43,03 % des électeurs sont restés chez eux. 3 814 votants et 2 114 voix exprimées ont ainsi été enregistrés au total. Le coronavirus aurait-il joué les trouble-fêtes ? Ce n’est pas impossible, au regard des chiffres analogues dans de nombreuses communes et au plan national.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouigneau-29610/plouigneau-deuxieme-essai-transforme-pour-joelle-huon-6786498

 

Ouest-Franc

Plougasnou. Confinement : les candidats se confient

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La réaction des trois candidats après le premier tour

La maire sortante Nathalie Bernard, qui est arrivée en tête, dimanche, avec 47,44 % des voix, est satisfaite de ce premier tour, même si, selon elle, « le vrai vainqueur est l’abstention ». Abstention logique, selon Yvon Tanguy, qui juge que le maintien du premier tour était très risqué : « L’ensemble des municipales aurait dû être reporté. » Point de vue partagé par le candidat Jean Rouve (12,95 % des suffrages exprimés), qui se dit toutefois satisfait de pouvoir se maintenir au second tour.

Comment vont-ils occuper leur temps de confinement ?

En tant qu’élue, Nathalie Bernard affirme : « Je suis confiante pour le second tour, mais la santé des habitants et l’organisation de la continuité du service public sont mes missions prioritaires pour le moment. » Yvon Tanguy (39,61 %) a, dans le même esprit, envoyé un message pour remercier ses électeurs et rappeler les consignes de sécurité. Il rappelle toutefois l’extrême motivation de sa liste : « Nous avons une équipe très compétente et un programme pour redynamiser Plougasnou. Nous réfléchissons aux actions à mettre en place pour convaincre les électeurs dès la sortie du confinement. » Même projet chez Jean Rouve : « Nous allons occuper notre temps à améliorer notre argumentaire et notre communication. Il faudra essayer de convaincre encore. »

Des alliances possibles ?

Quasiment synonyme de victoire, l’idée d’une alliance semble pour le moment écartée par tous les candidats. Yvon Tanguy nous confie : « Chat échaudé craint l’eau froide : la fusion de 2014 s’étant transformée en confusion, il n’est pas question aujourd’hui de fusionner avec la troisème liste. » Jean Rouve, de son côté, estime « qu’aucune des deux autres listes n’a une démarche suffisamment citoyenne et écologique. Par respect pour ceux qui ont adhéré à nos idées, nous avons donc décidé de nous maintenir au second tour, en refusant les alliances ».

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/plougasnou-confinement-les-candidats-se-confient-6786322

 

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19 mars 2020

Devant la maison, tout cet hiver...

 

Ouest-Franc

Côtes d’Armor. Avec une carabine, un enfant de 10 ans tue accidentellement sa sœur de 7 ans

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Ce jeudi 19 mars 2020, peu après 16 h, une fillette, âgée de 7 ans, a été tuée accidentellement par son frère de 10 ans dans le Centre-Bretagne.

Ce jeudi 19 mars 2020, peu après 16 h, un enfant d’une dizaine d’années a tué accidentellement sa petite sœur de sept ans, dans le Centre-Bretagne. | OUEST-FRANCE

Dans une commune des Côtes-d’Armor, située dans le Centre-Bretagne, un enfant, âgé de 10 ans, a accidentellement tiré avec une carabine sur sa petite sœur, âgée de 7 ans, peu après 16 h, ce jeudi 19 mars 2020. La fillette n’a pas survécu à sa blessure.

À cet âge, la responsabilité pénale d’un enfant n’est pas engagée. Le procureur de la République a demandé une autopsie du corps de la jeune victime. Le commandant de la gendarmerie de Saint-Brieuc était sur place.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/loudeac-22600/centre-bretagne-avec-une-carabine-un-enfant-de-10-ans-tue-accidentellement-sa-soeur-de-7-ans-6786112

 

Jeudi 19 mars 2020

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Publié le 17 mars 2020

Le monde du travail doit être mobilisé uniquement pour les besoins essentiels

Le monde, notre pays, traversent une crise sans précédent.

L’urgence est aujourd’hui à protéger la santé de toutes et tous et à assurer la satisfaction des besoins essentiels de la population.

Le monde du travail est pleinement mobilisé en ce sens. La CGT oeuvre, à tous les niveaux, pour lui permettre de faire face à la situation.

Dans tous les secteurs assurant la satisfaction des besoins vitaux, travailleuses et travailleurs sont à leur poste dans des conditions de difficulté croissante. C’est notamment le cas des personnels de santé, de ceux des services de l’État, des transports, de l’énergie, des sapeurs-pompiers, des salariés du commerce, de la logistique, de l’agroalimentaire, de l’eau, des agents de propreté, des éboueurs, des personnels de crèche qui assurent la garde des enfants de celles et ceux qui sont au travail.

La CGT salue leur dévouement et, dans bien des cas, leur héroïsme. Elle agit avec elles, avec eux, pour faire respecter leurs droits et garantir leurs conditions de travail. Elle apporte son soutien à tous, celles et ceux qui, par l’action collective, par l’usage du droit de retrait, luttent pour défendre leurs droits à la santé et à la sécurité. Le gouvernement et les employeurs doivent tout faire pour fournir, sans délai, les équipements de protection indispensables à celles et ceux qui travaillent.

La crise en cours confirme la profonde dangerosité des coupes budgétaires de notre système de santé, de protection sociale et la casse des garanties collectives. Elle montre le rôle indispensable et solidaire de nos services et entreprises publics. Il n’est pas concevable que ces politiques dites de réduction de dépenses publiques, puissent être poursuivies.

Parce que la recherche du profit a encore moins de sens qu’à l’accoutumée, la CGT demande l’arrêt immédiat de toutes les activités ne participant à la production de biens et de services répondant aux besoins essentiels de la population. Il en va de la santé des salariés et de leurs familles. Il en va aussi de l’impérieuse nécessité de ne pas engorger davantage les services de secours et les établissements de santé.

Le gouvernement doit garantir le maintien plein et entier de la rémunération de tous les salariés quelle que soit leur situation. Si nécessaire, il doit, pour cela, mettre à contribution les capitaux privés, notamment ceux du secteur assurantiel.

Notre modèle social est un atout, il doit être renforcé. De ce point de vue, la CGT considère que les annonces, hier, de suspension des réformes, dont celle des retraites, sont un premier pas qui devra conduire à des décisions plus radicales. Quand le temps sera venu, elle agira en ce sens dans l’unité la plus large possible.

Montreuil, le 17 mars 2020

https://www.cgt.fr/

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Entreprises dans le Finistère : un numéro vert pour connaître les aides

Publié le

En raison des mesures prises par le gouvernement pour endiguer la propagation du coronavirus, la Chambre de commerce et d’industrie métropolitaine Bretagne ouest (CCIMBO) a mis en place un plan de continuité depuis mardi 17 mars 2020.

Les entreprises finistériennes peuvent joindre un numéro vert pour se renseigner sur les aides existantes en raison du coronavirus, indique la Chambre de commerce et d’industrie métropolitaine Bretagne ouest (CCIMBO). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

 Les trois hôtels consulaires (Brest, Morlaix et Quimper) ne reçoivent plus de public et ferment leurs portes pour une durée indéterminée. Ils sont néanmoins opérationnels pour permettre le traitement des demandes des entreprises notamment les formalités (CFE) et les formalités à l’international , détaille la Chambre de commerce et d’industrie métropolitaine Bretagne ouest (CCIMBO).

Ils sont joignables par mail ou téléphone. Pour Brest (02 98 00 38 00 et accueil@bretagne-ouest.cci.bzh) ; pour Morlaix (02 98 62 39 39 et accueil.morlaix@bretagne-ouest.cci.bzh) ; et pour Quimper (02 98 98 29 29 et accueil.quimper@bretagne-ouest.cci.bzh)

En cas de formalité urgente ?

 Le dépôt de documents urgents est précédé d’un coup de fil pour organiser la réception du pli, sans contact physique avec des agents. Ce dépôt se fera à l’entrée du site, dans un sas. 

Un numéro vert pour les aides

 Le 0 800 74 09 29 est à disposition comme cellule d’information et d’accompagnement des entreprises sur les différentes aides, en raison du Covid-19 , ajoute la chambre consulaire.

Dans les ports, criées et aéroports

Au port de Brest,  la continuité des activités est assurée (concessions réparation navale, commerce et pêche) . Tout comme au port de commerce de Roscoff et dans les ports de Cornouaille.

À l’inverse, dans les ports de l’Aber-Ildut, de l’Aberwrac’h, du Conquet, ainsi que dans les ports de plaisance de Morlaix et de Roscoff,  les accueils des bureaux du port sont fermés jusqu’à nouvel ordre .

Aux criées de Brest et Roscoff,  la continuité des activités est assurée . Tout comme à l’aéroport de Morlaix.

Du côté des formations

L’Ifac Campus des métiers à Guipavas est lui aussi fermé jusqu’à nouvel ordre. En ce qui concerne la formation professionnelle continue, les centres sont fermés au public jusqu’au 15 avril  mais l’accueil téléphonique est maintenu (02 98 98 29 88) ou en contactant son centre de formation habituel .

Tous les contacts, mails et téléphones, sur : bretagne-ouest.cci.bzh

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/coronavirus-entreprises-dans-le-finistere-un-numero-vert-pour-connaitre-les-aides-6785028

 

Ouest-Franc

Finistère. Les campings ferment, de nombreuses personnes sur le retour

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Ce mercredi 18 mars, plusieurs campings de la côte nord du Finistère semblent avoir reçu des directives de fermeture du gouvernement. Des citadins sont, de fait, sur le retour.

En raison de la pandémie de Covid-19, les campings de la côte nord du Finistère sont en train de fermer. | ARCHIVES

Combien seront-ils pour cette nouvelle transhumance ? Cinq cents, deux mille ? Plus… ? Alors que les mouvements de la population se sont enfin sérieusement apaisés ce mercredi 18 mars en raison du confinement pour lutter contre la pandémie du Covid-19, va-t-on faire face à un reflux d’une partie de la population ? Selon nos informations, les campings et hôtelleries de plein air autour de Brest ont reçu des directives pour fermer au public.

Ainsi, le camping du Goulet, où résident à l’année environ deux cents personnes, doit fermer ses portes au plus vite. Les résidents sont pour la plupart des chercheurs, étudiants, travailleurs du Technopole de Plouzané qui se trouve à deux pas.

Idem, au camping des Blancs-Sablons, au Conquet, où plusieurs résidents de la région de Brest et du nord de la France sont arrivés dimanche 15 mars. Ils devront être partis d’ici jeudi soir.

Quid des locations saisonnières, sont-elles touchées également par ces nouvelles directives ?

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/finistere-les-campings-ferment-de-nombreuses-personnes-sur-le-retour-6785025

 

Ouest-Franc

La collecte de sang de Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner est maintenue lundi

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Les besoins en sang et en plaquettes restent toujours aussi élevés, et malgré les mesures de confinement, les dons restent possibles. Une collecte aura lieu lundi 23 mars 2020, à Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner.

Malgré le confinement, les dons de sang et de plaquettes restent autorisés. Les besoins médicaux sont toujours présents. | DR

La collecte de sang est maintenue lundi 23 mars 2020, de 8 h 15 à 12 h 30 dans la salle des fêtes. Le Finistère a besoin de 180 dons de sang par jour. Les déplacements des citoyens se rendant sur une collecte de sang sous réserve d’une attestation officielle ou une déclaration sur l’honneur, sont autorisés par les autorités étatiques, car les dons sont vitaux et indispensables pour soigner les patients. Les réserves en globules rouges sont de moins de quinze jours et en plaquette de moins de trois jours.

Toutes les mesures de précautions sont mises en œuvre pour protéger les uns et les autres lors des transfusions. Le Covid-19 ne se transmet pas par le sang. Cependant, aucun don n’est autorisé en cas de présence de symptômes.

En outre, l’Établissement français du sang met en œuvre toutes les règles d’hygiène et de sécurité pour que les donneurs puissent continuer à donner leur sang pendant la période de confinement.

Les dons sont possibles de 18 ans à 70 ans révolus. Une collation sera servie aux donneurs à l’issue du don.

Contact : 02 98 44 50 77.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-thegonnec-loc-eguiner-29410/la-collecte-de-sang-de-saint-thegonnec-loc-eguiner-est-maintenue-lundi-6785020

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Pour la pêche, « ça va être une catastrophe économique »

Modifié le Publié le Quentin BURBAN,Marion GONIDEC et Gaël HAUTEMULLE

Malgré la tempête économique annoncée, le directeur de la criée de Douarnenez (Finistère) est convaincu que la filière « saura se relever » de la crise du coronavirus. Mais sur les quais et à bord des bateaux, l’inquiétude est réelle.

Un départ de pêche dans le port de Douarnenez (photo d’illustration). | YVES-MARIE QUEMENEUR / ARCHIVES OUEST FRANCE

« Si un hauturier arrive après vendredi, il prend le risque de voir ses 15 ou 20 tonnes de poisson partir directement à la poubelle, moyennant zéro euro », s’inquiète Bruno Claquin, membre douarneniste du comité départemental des pêches du Finistère, en pleine crise du coronavirus.

Le groupement de pêcheurs dont il est adhérent, Pêcheurs de Bretagne, a indiqué à ses bateaux que, jusqu’à vendredi matin, les pêches hauturières débarquées seraient payées. Pour la pêche côtière, l’échéance est encore plus courte, jusqu’à demain jeudi 19 mars, midi.

Les bateaux pressés de rentrer

Et après ? Plus rien ! Un bateau qui prendrait du retard et arriverait à son port de débarquement en début de semaine prochaine prend donc le risque de ne rien toucher. Les armements pressent donc leurs bateaux de rentrer.

Mardi après-midi, au comité départemental des pêches, joint par téléphone au lendemain de l’allocution télévisée du Président de la République indiquant « un confinement général pour au moins quinze jours », on perçoit un certain flottement… Ici, la prudence reste de mise, dans l’attente, dans l’espoir aussi, d’annonces à venir en faveur de la filière, à terre comme en mer.

« Le grand flou »

Parfois, comme sur les quais, un vent de panique s’invite au milieu de ce « grand flou ».Par exemple, vendredi 13 mars, en pleine réunion du comité départemental. Le trouble a gagné les membres présents quand ils ont appris d’un confrère irlandais que les bateaux de pêche, Outre-Manche, allaient être assignés à quai pendant trois mois au moins. Voire six mois. Depuis, l’information n’a été ni confirmée, ni démentie.

« Dans le port d’Audierne, depuis trois ans, cinq ou six jeunes se sont installés comme ligneurs après avoir racheté des bateaux, confie Bruno Claquin, patron pêcheur du fileyeur Sainte-Anne 2 . C’est un signal encourageant pour le métier et pour le port. Seulement, certains d’entre eux n’ont pas encore mis un filet ou une ligne à la mer. Sans aucune trésorerie, cela leur sera impossible de tenir si leurs charges ne sont que reportées et pas effacées ! »

Cinq mois de météo pourrie et pas de trésorerie

L’inquiétude vaut pour tous les bateaux, sachant que les indemnités de chômage partiel ne concernent que les matelots et ne valent pas pour les patrons pêcheurs artisans. Surtout, la météo, pourrie depuis cinq mois, a privé de sorties, et donc de trésorerie, une bonne partie de la flottille.

Si elle s’améliore enfin ces derniers jours, l’impatience des pêcheurs était grande de pouvoir enfin sortir du port. « Et maintenant, c’est le confinement… » « Comme tout le monde, nous rentrons dans une période compliquée, témoigne Yann Dufresnoy, directeur de la criée de Douarnenez (Finistère). On vit au jour le jour. Les situations évoluent d’heure en heure. Certains bateaux qui devaient décharger décommandent à la dernière minute. »

« On va prendre une méchante claque »

« À Douarnenez, nous avons beaucoup de pêche côtière et donc de navires sardiniers, poursuit le responsable. Ce mercredi 18 mars, dans la soirée, tous seront à l’arrêt. Nous accueillons le Pedra Blanca II cet après-midi et on adopte toutes les mesures de précautions : gants, masques, etc. »

Le constat est simple : « Pour la plupart de ces navires qui font 15-16 m, les membres des équipages se marchent presque dessus, donc l’arrêt des activités devient quasi obligatoire. »

Une fermeture de la criée lui semble-t-elle inéluctable ? «  On travaille encore un peu mais je pense sincèrement que ça va s’arrêter très rapidement. Quelques navires hauturiers, qui viennent de la côte basque ou d’Espagne, vont décharger, puis on va se retrouver au chômage partiel . La vente en criée s’estompe petit à petit. »

« Ça va être une catastrophe économique pour tout le monde, appréhende Yann Dufresnoy. On va prendre une méchante claque. Mais je reste optimiste, on saura se relever de cette épreuve. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/coronavirus-pour-la-peche-ca-va-etre-une-catastrophe-economique-6784890

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Les locations d’hébergements « interdites sur les îles » du Finistère

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La préfecture du Finistère a décidé, depuis le mardi 17 mars 2020 et jusqu’à nouvel ordre, d’interdire les locations d’hébergement dans les îles de Sein, Ouessant et Batz, afin de lutter contre la propagation du coronavirus. Le préfet, Pascal Lelarge, s’explique.

Pascal Lelarge, préfet du Finistère, ce mercredi 18 mars 2020. | OUEST-FRANCE

Sur le nombre de cas dans le Finistère

On ne cache rien. Le nombre de cas (43, selon l’Agence régionale de santé), c’est vraiment ce qui est recensé. La quasi-totalité de ces personnes touchées sont âgées et reviennent de quelque part : d’Égypte ou de Savoie, bien souvent. J’ai été très en colère quand j’ai appris que ce week-end, des personnes âgées sont revenues d’une goguette en Savoie, en bus. Si dans le lot, il n’y en a pas un certain nombre qui a ramené le Covid-19… Des gens sont encore inconscients.

Dans le Finistère, nous avons la chance de ne pas avoir été percuté par le Covid-19 comme cela peut être le cas dans l’Est ou dans le Morbihan. Pour autant, le virus est bien présent.

Sur les accès aux îles

Sur les îles de Sein, Ouessant ou Batz, on ne peut pas trouver satisfaisant que la population double ou triple en situation de Covid-19 parce que c’est plus sympa de se confiner là-bas. S’il doit y avoir évacuation d’une personne, il faut tout de suite l’hélicoptère, les gros moyens. […] La desserte sur les îles a été réduite à deux rotations par semaine. Et depuis mardi midi, il ne peut plus y avoir de location saisonnière sur les îles du Finistère. Les résidences secondaires ne peuvent être occupées que par leurs propriétaires.

Sur la vie économique

Je suis satisfait de voir que dans les marchés et les grandes surfaces, les clients répondent bien et respectent les consignes. Ce qui m’inquiète davantage, c’est de voir que dans certains secteurs de l’artisanat, notamment dans le bâtiment, c’est allé trop loin. Il y a eu une trouille générale. Certains entrepreneurs ont fermé purement et simplement. Ce n’est pas raisonnable. Ça ne veut pas dire qu’on fait comme avant. Mais ce n’est pas on/off. […] Avec les gestes barrières, il est encore possible de travailler pour certaines professions, dans certaines conditions. Ce n’est pas Covid-19, panique générale, tout le monde aux abris.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-les-locations-d-hebergements-interdites-sur-les-iles-du-finistere-6784875

 

Mercredi 18 mars 2020

Plougasnou. Info mairie. Arrêt des activités nautiques

Les mesures décidées et annoncées le 16 mars par le Président de la République ont été juridiquement traduites par le décret n° 2020-260 du 16 mars 2020 "portant réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19.

Afin de prévenir la propagation du virus et de protéger la population, ce décret interdit jusqu’au 31 mars 2020 le déplacement de toute personne hors de son domicile à l’exception de 5 motifs limitativement énumérés et en évitant tout regroupement de personnes.

En mer, la problématique n’est pas différente et le champ d’application de ce texte à portée générale doit être compris comme couvrant également les activités maritimes et littorales de plaisance et de loisirs nautiques dans leur acception large, qu’elles soient pratiquées en groupes ou en isolé, encadrées ou non.

Aucune de cinq exceptions figurant dans le corps du texte ne justifie la pratique de quelque activité nautique que ce soit ; aucune de ces activités ne peut constituer un déplacement bref en dehors du domicile.

Certaines de ces activités nautiques font par ailleurs peser sur les services de secours et les structures médicales une charge incompatible avec leur situation actuelle.
Ainsi et sans êtres exhaustives, les pratiques liées au nautisme, aux sports de glisse, à la plongée sous toutes ses formes sont à proscrire particulièrement tant que la situation prévue par le décret sera en vigueur.

D’une manière générale, toutes les balades sur le littoral (sentier côtier, ports) mais aussi dans les Monts d’Arrée ne font pas parties des 5 motifs de déplacement.

Les contrevenants s’exposent aux sanctions prévues par le décret (verbalisation des contrevenants).

https://www.mairie-plougasnou.fr/actus/arret-des-activites-nautiques 

 

http://coordination-defense-sante.org/wp-content/uploads/2018/04/essai_bandeau.jpg

Communiqué de la Coordination Nationale du 17 Mars 2020 – Coronavirus : Des effets imprévus ?

Le communiqué

https://www.youtube.com/watch?v=-rMhq7S0G6g

 

Ouest-Franc

Coronavirus. « Rester chez soi, c’est sauver des vies : ne sortez pas en mer ! »

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Toutes les activités nautiques, quelles qu’elles soient, sont interdites, rappelle la préfecture maritime de l’Atlantique, ce mercredi 18 mars dans un communiqué. « Les contrevenants seront sanctionnés. Des contrôles seront réalisés par les services de l’État […] Soyez responsables, soyez citoyens, restez chez vous ! »

Un agent des affaires maritimes (photo d’illustration). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Face à la crise du coronavirus imposant le confinement, le message de la préfecture maritime de l’Atlantique est clair : « Rester chez soi, c’est sauver des vies. Ne sortez pas en mer. » Et le rappel, visiblement, est tout aussi nécessaire : « Afin de prévenir la propagation du coronavirus Covid-19 et de protéger la population, le Président de la République a décrété des mesures de confinement qui sont entrées en vigueur mardi 17 mars 2020, à 12 h, pour au moins quinze jours (décret n° 2020-260 du 16 mars 2020). »

Dans un communiqué, ce mercredi 18 mars 2020, la préfecture maritime emploie donc un ton insistant. À la mesure de la gravité de la situation sanitaire du pays : « Rester chez soi, c’est sauver des vies. La sienne, celle de ses proches, celle des hommes et des femmes qui luttent H24 contre ce virus. »

Le message est clair : NE SORTEZ PAS, MÊME EN MER ! | DR

« Préserver sa santé et celle des autres »

« Le confinement est une mesure clef pour limiter la propagation de l’épidémie et préserver ainsi sa santé et celle des autres, rappelle la préfecture maritime de l’Atlantique. Par conséquent, toutes les activités nautiques, quelles qu’elles soient, sont interdites. »

« Le mot d’ordre est simple : Il faut rester chez soi ! Reportez vos sorties en mer afin de vous protéger et de ne pas exposer davantage les personnels de secours et de santé qui interviennent déjà, souvent, dans des conditions difficiles. »

La préfecture maritime en appelle au civisme de chacun : « Les vecteurs de sauvetage en mer sont comptés et leur mobilisation intempestive peut avoir un impact pour porter assistance à une victime de l’épidémie de Covid-19. Chaque opération de secours en mer peut en effet représenter une victime en plus à prendre en charge par des services hospitaliers déjà très sollicités. »

« Les contrevenants seront sanctionnés »

« Les contrevenants seront sanctionnés. Des contrôles seront réalisés par les services de l’État pour veiller à la bonne application de ces règles en mer. Soyez responsables, soyez citoyens, restez chez vous ! »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/coronavirus-restez-chez-soi-c-est-sauver-des-vies-ne-sortez-pas-en-mer-6784453

 

Ouest-Franc

Plougonven. L’épandage des boues d’épuration n’est pas jugé polluant

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Ils faisaient valoir que, depuis plusieurs années, les épandages n’étaient pas réalisés dans les règles sanitaires exigées par un décret de décembre 1997 et un arrêté du préfet de février 2009.

Trois arguments principaux conduisaient Yvon et Marie-Laure Kerharo à demander la résiliation du bail de David Layour pour avoir « compromis la bonne exploitation du fonds », selon les termes utilisés par le code rural. D’abord, les boues issues de la station d’épuration communale ont créé, disaient-ils, une pollution par des métaux lourds et agents pathogènes. Ils précisaient qu’un contrôle en novembre 2014 avait révélé un taux de magnésium allant jusqu’à 466 mg/kg alors qu’il ne devrait pas dépasser 150. Ensuite, ils faisaient valoir que les terrains situés à Troyellou, près de Saint-Eutrope, étaient en pente de 7 à 17 %, que l’épandage pouvait atteindre une source d’ailleurs non repérée et s’écouler hors des 7 hectares concernés, ce qui est interdit, notamment par l’arrêté préfectoral de 2009. Enfin, ils ajoutaient que 0,6 hectare de la zone impactée étant une zone humide, c’est-à-dire une zone à protéger, cette surface était inapte à recevoir des boues.

Pourtant, la cour d’appel a rejeté leurs demandes le 23 novembre 2018 en jugeant que ces arguments ne soulevaient pas d’inconvénients graves. Elle ajoutait que la commune s’était engagée à fournir des boues conformes aux normes, que l’agriculteur n’avait jamais été poursuivi pour une infraction à la police de l’eau ou de l’environnement et qu’aucun manquement grave ne compromettait la bonne culture des terres.

La Cour de cassation vient de rejeter, le 12 mars, les contestations présentées contre cette décision par les propriétaires, en jugeant que la cour d’appel avait suffisamment justifié sa décision.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougonven-29640/plougonven-l-epandage-des-boues-d-epuration-n-est-pas-juge-polluant-6784172

 

Le Diben mercredi 18 mars 2020

Plougasnou. Le Jour se lève

Lever du soleil mercredi 18 mars 2020. Pyb29

Pour le coucher c'est foutu, le confinement ne le permet pas.

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
17 mars 2020

J'rigole, mais c'est nerveux...

 

Ouest-Franc

Finistère. Coronavirus : des promeneurs verbalisés sur les plages

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Mardi 17 mars, à la suite des annonces du président de la République pour lutter contre le Covid-19, les gendarmes ont observé « une très grande fréquentation des plages finistériennes ». Or, ces balades sur la plage ou activités nautiques n’entrent pas dans le champ des exceptions au confinement, énoncées par le gouvernement. Les promeneurs ont été sanctionnés d’une contravention.

Les gendarmes ont verbalisé, mardi 17 mars 2020. | ARCHIVES

Face à l’épidémie de coronavirus Covid-19, un dispositif de confinement est mis en place sur l’ensemble du territoire depuis mardi 17 mars à 12 h, pour quinze jours minimum. « Les déplacements sont interdits sauf dans les cas suivants et uniquement à condition d’être munis d’une attestation pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail dès lors que le télétravail n’est pas possible ; faire ses achats de première nécessité dans les commerces de proximité autorisés ; se rendre auprès d’un professionnel de santé ; se déplacer pour la garde de ses enfants ou pour aider les personnes vulnérables à la stricte condition de respecter les gestes barrières ; faire de l’exercice physique uniquement à titre individuel, autour du domicile et sans aucun rassemblement », rappelle la préfecture du Finistère.

En dépit de ces mesures sanitaires « visant à protéger la population dans son ensemble », des contrôles effectués mardi 17 mars ont permis de relever « une très grande fréquentation des plages finistériennes (tout le littoral a été concerné). Ces balades sur la plage ou activités nautiques (plaisance, etc.) n’entrent bien sûr dans aucun champ des exceptions ci-dessus ; les forces de l’ordre les ont sanctionnées d’une contravention », déplore le préfet.

Pascal Lelarge précise : « Une promenade à pied ou une sortie en bateau ne sauraient constituer une exception au confinement au motif de la pratique de l’exercice physique. Ces comportements mettent en danger tout le monde : ceux qui s’exposent ainsi, leur entourage et plus largement le reste de la population. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/finistere-coronavirus-des-promeneurs-verbalises-sur-les-plages-6784064

 

Ouest-Franc

Coronavirus : continuité pédagogique assurée par le Webinaire

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À partir de l’Espace de coworking landivisien, Corentin Biette vient d’assurer 3 h de continuité pédagogique avec 24 étudiants.

Corentin Biette est en contact avec quelque 189 pays, dont il fait témoigner les enseignants ou centres d’apprentissage en français dans le monde.

Corentin Biette est en contact avec quelque 189 pays, dont il fait témoigner les enseignants ou centres d’apprentissage en français dans le monde. | OUEST-FRANCE

À partir de l’Espace de coworking landivisien, Corentin Biette vient d’assurer 3 h de continuité pédagogique avec 24 étudiants.

« Si le président de la République a annoncé la fermeture des établissements scolaires pendant au moins 15 jours, cela ne signifie pas l’absence de la continuité pédagogique car c’est dans la tempête que l’on voit le marin ! », fait remarquer Corentin Biette, qui vient d’assurer hier après-midi, un cours ponctuel de 3 heures par Webinaire avec 24 étudiants de BTS Commerce international du lycée du Kreisker à Saint-Pol-de-Léon. Mot-valise associant Web et séminaire, Webinaire a été créé pour désigner toutes les formes de réunions, interactives de type séminaires, faites via Internet, généralement dans un but de travail collaboratif ou d’enseignement à distance. Il sied particulièrement bien au sujet traité par le spécialiste landivisien, devant ces étudiants saint-politains qui vont devoir améliorer leur visibilité professionnelle et maîtriser toutes les ressources de l’Internet pour se faire une place au soleil et se créer des réseaux. D’où l’obligation de se mettre en valeur de diverses façons, notamment par un CV bien construit.

Dans 189 pays

C’est depuis son bureau de La Sphère, l’espace de coworking landivisien situé rue Clemenceau, à proximité immédiate du Centre de secours des sapeurs-pompiers qu’il a donné ce cours. Corentin Biette signale non sans humour, « qu’il est quasiment confiné puisqu’étant désormais le seul utilisateur du lieu », la plupart des anciens locataires ayant préféré déménager durant la construction de la future MSAP. Un espace désormais devenu silencieux après la fin des travaux avec quelques améliorations apportées par la CCPL notamment au niveau de la connexion Internet et de la mise en place d’un tableau numérique…

Pas une nouveauté pour cet ingénieur de 39 ans, enseignant et adepte du numérique, entrepreneur dans ce domaine depuis une dizaine d’années. Il anime depuis plusieurs années, « Le Café du FLE » (le café du Français Langue Étrangère), au niveau mondial puisque quelque 36 000 professionnels de quelque 189 pays du monde sont abonnés à son compte. Notamment pour des tests de français en ligne.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-continuite-pedagogique-assuree-par-le-webinaire-6784060

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Les mesures prises par la CCI métropolitaine Bretagne ouest

Publié le 17/03/2020 à 18h42

En raison des mesures de confinement prises par le gouvernement, la CCI métropolitaine Bretagne ouest a pris des décisions restrictives pour limiter la propagation du coronavirus.

L’accueil des bureaux du port de plaisance de Morlaix est fermé jusqu’à nouvel ordre. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

La CCI métropolitaine Bretagne ouest (CCIMBO) a mis en place un plan de continuité depuis ce mardi 17 mars, 12 h, pour limiter la pandémie de coronavirus.

Ainsi, les trois hôtels consulaires de Brest, Morlaix et Quimper ne reçoivent plus de public et ferment leurs portes pour une durée indéterminée. « Ils sont néanmoins opérationnels pour permettre le traitement des demandes des entreprises notamment les formalités (CFE) et les formalités à l’international », communique la CCIMBO.

Voici comment les contacter :

Brest : 02 98 00 38 00 ; accueil@bretagne-ouest.cci.bzh

Morlaix : 02 98 62 39 39 ; accueil.morlaix@bretagne-ouest.cci.bzh

Quimper : 02 98 98 29 29 ; accueil.quimper@bretagne-ouest.cci.bzh

La situation des ports et à l’aéroport de Morlaix

Au port et à la criée de Brest, la continuité des activités est assurée. Aux ports de l’Aber-Ildut, de l’Aberwrac’h, du Conquet et aux ports de plaisance de Morlaix et Roscoff, les accueils des bureaux du port sont fermés jusqu’à nouvel ordre.

Au port de commerce et à la criée de Roscoff, ainsi qu’à l’aéroport de Morlaix, la continuité des activités est assurée.

La formation professionnelle interrompue

Le campus des métiers, à Guipavas est fermé jusqu’à nouvel ordre et toutes les manifestations prévues sont annulées. Le contact se fait exclusivement par mail à ifac@ifac-brest.fr.

Les centres de formation sont fermés jusqu’au 15 avril 2020 mais l’accueil téléphonique est maintenu via le numéro de téléphone 02 98 98 29 88.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/coronavirus-les-mesures-prises-par-la-cci-metropolitaine-bretagne-ouest-6783863

 

Ouest-Franc

Coronavirus. L’association Terre d’espoir arrête sa collecte de papier dans le pays de Morlaix

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Épidémie de Covid-19 oblige, Terre d’espoir demande aux habitants du pays de Morlaix (Finistère) de ne plus déposer de papier dans ses points de collecte.

Tous les mercredis, le local de Terre d’espoir accueille des bénévoles pour trier les kilos de papier récoltés. Cette activité est suspendue afin de respecter les mesures de confinement. | OUEST-FRANCE

En raison de la crise sanitaire, l’association Terre d’Espoir suspend provisoirement ses activités dans le pays de Morlaix (Finistère).

Elle invite donc la population à ne plus déposer ses papiers dans les points de collectes de Morlaix, Lanmeur, Le Ponthou, Pleyber-Christ, Plougasnou, Plougonven, Plourin-lès-Morlaix et Saint-Thégonnec.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-l-association-terre-d-espoir-arrete-sa-collecte-de-papier-dans-le-pays-de-morlaix-6783694

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Des facteurs refusent de distribuer le courrier, faute d’équipements de protection

Modifié le Publié le AFP

La distribution du courrier se poursuit en France mais des facteurs ont fait valoir leur droit de retrait partout sur le territoire, estimant que les mesures prises par La Poste sont insuffisantes pour protéger leur santé et celle du public face au coronavirus.

Des facteurs ont fait valoir leur droit de retrait dans plusieurs départements selon Sud-PTT (illustration). | ÉRIC GAILLARD / REUTERS

Une bouteille d’eau, un paquet de mouchoirs jetables et un sac-poubelle : c’est tout ce que la Poste a fourni aux facteurs au lendemain de l’allocution du président de la République annonçant le confinement des Français, dénonce François Marchive, responsable de Sud PTT Isère-Savoie.

Chargé de la distribution du courrier, il s’insurge : Des mesures ont été prises dans les bureaux de poste, mais du côté des facteurs, rien n’est fait ! Les agents mettent leur vie en danger.

On va demander à être reçu par le préfet et à avoir un contact avec le cabinet du ministre de la Santé Olivier Véran, ancien député de l’Isère, a-t-il ajouté.

80 % des facteurs au travail selon La Poste

Interrogée mardi matin, la direction de La Poste a indiqué être en train de faire le point de la situation. Elle a précisé que 1 600 bureaux de poste étaient ouverts mardi sur 7 740, assurant les opérations prioritaires : retrait/dépôts d’espèces, mandat cash, retraits de courriers/colis en instance.

80 % des factrices et des facteurs, soient environ 55 000, assurent leurs tournées ce jour. L’appareil industriel de La Poste fonctionne normalement (centre de tri pour les courriers et les colis), a-t-elle ajouté.

Sud-PTT dénonce « des pressions »

Des postiers ont exercé leur droit de retrait à Marseille, Lille, Lorient, Toulouse, Caen, Vitrolles, Paris, Chambéry, Le Mans, Bayonne, Bergerac, Montpellier, Sarlat, en Seine-Saint-Denis, dans le Puy-de-Dôme, l’Aube, la Haute-Normandie, en Gironde, dans le Finistère, le Val-de-Marne, la Sarthe et les Hauts-de-Seine, et la colère monte un peu partout sur le territoire pour les mêmes raisons, certains directeurs locaux tentant de s’y opposer, a affirmé de son côté SudUD-PTT, qui dénonce un manque de protection élémentaire.

À Paris, l’ensemble des fédérations syndicales (CGT, CFDT, FO, Sud-PTT, Unsa, CFTC, CGC) ont dénoncé les pressions exercées sur les salariés dans l’exercice de leur droit de retrait, a indiqué Eddy Talbot (Sud-PTT).

Lors d’une réunion avec la direction des ressources humaines du groupe, elles ont aussi demandé que les missions indispensables soient redéfinies avant toute chose mais la direction a estimé que toute l’activité devait être assurée, a-t-il déploré, évoquant un silence au sujet des personnes contaminées.

Dans les Hauts-de-Seine, 200 postières et postiers exercent depuis lundi leur droit de retrait, majoritaire dans les établissements courrier d’Asnières, Gennevilliers, Levallois, Villeneuve-La-Garenne, Clichy, Fontenay-aux-Roses, Malakoff, Courbevoie et de nombreux facteurs ont aussi cessé le travail à Boulogne, Nanterre et Neuilly, précise Sud-PTT 92 dans un communiqué.

Certificats médicaux

À Rennes, une partie des postiers est restée chez elle, mais beaucoup se sont déplacés sur leur lieu de travail. Le bureau de tri de Rennes-la Criée, a exercé en totalité son droit de retrait avec 25-30 salariés, a précisé Serge Bourgin, secrétaire départemental Sud-PTT 35 qui appelle tous les postiers à faire valoir ce droit dans les plus brefs délais.

Selon lui, le mécontentement est fort à la plateforme industrielle courrier (PIC) de Rennes, un établissement qui compte 410 salariés, maintenus au travail sur les machines de tri, malgré les demandes de droit de retrait et alors qu’il y a des cas de contamination avérés.

La direction de La Poste veut maintenir l’activité. Hier, il y avait un peu plus de 350 bureaux de poste ouverts, aujourd’hui 69, il y a eu 4 bureaux avec des gens malades, fermés en catastrophe, a ajouté ce syndicaliste.

À Montpellier, la direction conteste le droit (de retrait) mais un certain nombre de postiers ont cessé le travail via des certificats médicaux, a déclaré Emeric Bazalgette, du syndicat départemental de la fédération CGT des activités postales et des télécommunications de l’Hérault.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-des-facteurs-refusent-de-distribuer-le-courrier-faute-de-masques-de-protection-6783518

 

Ouest-Franc

Coronavirus. À Morlaix, Hemarina a proposé un protocole aux autorités sanitaires

Publié le

La société morlaisienne a mis au point un protocole d’oxygénation grâce à l’hémoglobine d’un ver marin qui pourrait être utilisé pour des cas de coronavirus.

Le protocole d’oxygénation créé par Hemarina a été proposé aux autorités sanitaires. | ARCHIVES

Nous avons proposé notre protocole d’oxygénation au ministère de la santé, déclare Franck Zal, le créateur d’une molécule aux fortes capacités d’oxygénation développée par sa société Hemarina à Morlaix.

En effet, pour des patients atteints du coronavirus aux syndromes respiratoires aigus placés en oxygénation par membrane extracorporelle (ECMO), sa molécule pourrait aider : Elle peut aller dans des endroits où un globule rouge ne peut pas aller, assure-t-il. Et elle a l’avantage d’avoir déjà été testée, notamment pour des greffes.

Nous sommes prêts : nous avons pour l’instant de quoi traiter 5 000 patients. Nous sommes en train de nous mettre en ordre de marche si on nous demande d’en produire plus.

La décision revient au ministère de la Santé.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-morlaix-hemarina-propose-un-protocole-aux-autorites-sanitaires-6783510

 

Le Diben mardi 17 mars 2020

Plougasnou. "Port Blanc" le Diben en Plougasnou mardi 17 mars 2020

Port Blan Le Diben. Photo pyb29

Un grand bol d'air avant le confinement après un marché au pas de course

Vidéo : "Port Blanc" Le Diben, un grand bol d'air avant le confinement  

 

Le Diben mardi 17 mars 2020

Plougasnou. Un marché au pas de course

Photo pyb29 Photo pyb29 Photo pyb29

Un marché au pas de course, les travaux en cours vont certainement être réalisés plus rapidement, la circulation devrait pour ainsi dire être inexistante avec le confinement de la population. Un Office du tourisme qui lui aussi est en repos forcé.

Ici :  ATTESTATION DE DÉPLACEMENT DÉROGATOIRE (attestation officielle)

Toutes les réponses aux questions que vous vous posez sur le Coronavirus COVID-19 

 

Le Diben mardi 17 mars 2020 à 09h36

Communiqué de la liste "Ploug à vous 2020"

La liste "PLOUG A VOUS 2020" s’est constituée autour de femmes et d’hommes d’opinions différentes ayant comme seule volonté d’engager la commune de PLOUGASNOU vers une démarche plus citoyenne et plus écologique.

Dimanche 15 mars 12,95% des électeurs lui ont fait confiance en lui accordant leur suffrage.

Forte de leur identité les différentes personnalités constituant la liste ont décidé ensemble de se maintenir au second tour, préservant ainsi leur authenticité.

 

Lundi 16 mars 2020 à 23h55

Plougasnou. Fermeture mairie - Salles municipales - Marché du mardi....

L’accueil de la mairie sera fermé au public à compter de demain, mardi 17 mars 2020.

L’accueil téléphonique sera assuré aux horaires d’ouverture habituels.

Les usagers sont invités à communiquer et à effectuer leur demande par courrier (la boite au lettre est relevé quotidiennement), par mail ou par téléphone.

Au cas par cas, des usagers pourront être accueillis sur rendez-vous uniquement (pour les actes d’état-civil, notamment).

Ces dispositions sont bien sur évolutive.

Merci de votre compréhension.

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Le marché se tiendra demain matin (mardi 17 mars 2020) (vente alimentaire uniquement) , l’application des gestes barrières est à respecter et plus particulièrement le respect des distances entre les personnes.

Le Policier municipal sera sur place pendant toute la durée du marché afin de veiller à la sécurité des personnes et au respect des consignes.

https://www.mairie-plougasnou.fr/sites/default/files/upload/arrete_fermeture_salles_municipales.jpg

https://www.mairie-plougasnou.fr/actus/fermeture-mairie-salles-municipales-marche-du-mardi

 

Ouest-Franc

Coronavirus. À Morlaix, les candidats aux municipales réagissent au report

Publié le Recueillis par Lola CLOUTOUR et Marie JOUSSEAUME

Les prétendants au second tour des élections municipales à Morlaix (Finistère) réagissent au report annoncé par Emmanuel Macron, ce lundi 16 mars.

Les trois candidats potentiels au second tour réagissent au report du scrutin | OUEST-FRANCE

Jean-Paul Vermot (36,90 %)

« A priori, nous sommes partis pour un second tour en juin. Nous allons nous mobiliser dans le respect des consignes du Président. Là, c’est clair, il faut se conformer à toutes les préconisations. Il faut faire confiance à la science. Dans ces moments-là, il faut être extrêmement vigilant et se conformer aux consignes données. Nous allons nous mettre à la disposition de la mairie pour aider s’il y en a besoin. »

Agnès Le Brun (35,96 %)

« C’est évidemment une bonne décision. Sous réserve qu’elle soit tenable selon l’évaluation de la situation. Le Premier ministre a évoqué une date (21 juin), mais pas le président de la République. Au terme du confinement, il y aura une nouvelle évaluation scientifique afin de définir si le deuxième tour peut se tenir, et quand. L’annulation du premier tour est une option à envisager.

Bien sûr, je suis encore maire de Morlaix mais la campagne est suspendue, elle est incompatible avec un confinement. Je vais me consacrer entièrement au plan de continuité des services de la Ville. »

Didier Allain (19,64 %)

« C’est une bonne décision, mais ça aurait été plus simple si ça avait été reporté dès le début, on aurait pu avoir un taux de participation digne d’un pays démocratique. On attend les informations pour savoir si les dépôts de listes sont reportés, et comment faire pour pouvoir rencontrer les autres listes. C’est compliqué de décider collectivement sans pouvoir se réunir. »

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-morlaix-les-candidats-aux-municipales-reagissent-au-report-6782791

 

Ouest-Franc

Municipales. À Roscoff, Daniel Hyrien a la défaite amère…

Publié le

Basculement historique à Roscoff (Finistère) : suite à la victoire de la liste sans étiquette menée par Odile Thubert-Montagne, la commune passe à une autre gouvernance. Son adversaire, Daniel Hyrien, ne mâche pas ses mots à l’heure de commenter sa défaite.

Daniel Hyrien était le premier adjoint de Joseph Seite, le maire sortant de la commune. | OUEST-FRANCE

Au lendemain des élections municipales qui l’ont vu perdre, Daniel Hyrien, premier adjoint sortant de Roscoff (Finistère), analyse sa défaite. Il briguait les suffrages de Roscovites, dans la suite des deux mandats passés aux côtés de Joseph Seité, alors que ce dernier élu maire en 1995, ne se représentait pas.

« Cette défaite est amère certes mais la vie continue, assure-t-il. Je retiendrai le taux d’abstention relatif dans la commune (44,85 %). Notamment de la part d’un électorat âgé qui ne s’est pas déplacé pour voter en raison des contingences sanitaires. Pour les avoir rencontrés en campagne, nous savons que beaucoup auraient voté pour notre liste « Roscoff nouveaux horizons ». Roscoff a toujours été un bastion d’un électorat de droite. »

« Une trahison »

Daniel Hyrien explique également cette défaite par « la campagne de dénigrement qui a été menée contre nous. Beaucoup de concitoyens nous ont avisés d’une trahison qui se faisait jour. Nous ne pensions pas que les arguments développés pouvaient être aussi nocifs. Tout un quartier de la commune a reçu un courrier, dans lequel j’étais pris à partie. Je suis écœuré, mais finalement pas surpris. »

Odile Thubert-Montagne a conduit la liste « Réussir Roscoff ensemble ». | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Odile Thubert-Montagne, tête de liste de « Réussir Roscoff ensemble », ne crie pas victoire haut et fort. Elle note que « le scrutin est serré » avec seulement 46 voix de différence. « Je ne parlerai pas d’échec pour la liste adverse, mais peut-être d’un besoin de renouveau chez les électeurs. »

Une femme maire, une première

Dans les réunions menées pendant la campagne, la tête de liste estime que « les Roscovites disaient leur confiance au fait qu’une femme puisse devenir maire de la ville ». L’événement serait inédit dans la cité corsaire.

Tout en restant lucide sur les conditions particulières de l’élection : « J’ai bien conscience qu’un quart de la population nous a confié l’avenir de la commune. Nous conduirons une gestion au profit de tous les Roscovites. Aujourd’hui, et avant toute préoccupation pour les six ans de mandature, je reste attentive aux recommandations gouvernementales pour l’installation du conseil municipal. »

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/municipales-roscoff-daniel-hyrien-la-defaite-amere-6782376

 

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16 mars 2020

On est sauvés!!!

 

Ouest-Franc

EN IMAGES. Municipales à Morlaix : le premier tour à l’heure du coronavirus

Publié le Lola CLOUTOUR

Gants bleus, masques, odeur d’hôpital, proclamation des résultats dans une salle déserte… Les images fortes n’ont pas manqué, lors de ce premier tour des élections municipales à Morlaix (Finistère).

Au bureau numéro 2 de la mairie de Morlaix, les gants bleus étaient sortis à l’heure du dépouillement. | OUEST-FRANCE

« Entrer dans un bureau de vote qui sent comme l’hôpital, c’est quand même un truc », glisse une électrice au moment d’aller voter, à la mairie de Morlaix (Finistère). Une autre soupire lorsqu’on lui conseille de s’enduire les mains de gel hydroalcoolique avant de prendre les bulletins. Plusieurs votants ou assesseurs portaient des masques. Bref, le coronavirus était bien dans tous les esprits lors de ce premier tour des élections municipales dans la Cité du viaduc.

Au Mille club de la Madeleine, Jean-Paul Vermot a voté face à une assesseure bien protégée. | OUEST-FRANCE

À la mi-journée, dans les escaliers de la mairie, une électrice s’inquiète et interpelle un agent municipal. « Ce soir, on pourra venir ? » Négatif, lui répond-on, afin d’éviter les rassemblements. « Mais alors, comment faire pour connaître les résultats ? », demande-t-elle, un gâteau empaqueté à la main. « Sur le compte Facebook de la mairie, ou via la presse. »

Un policier municipal, dans le hall de l’hôtel de ville, était chargé de filtrer les entrées au moment du dépouillement et de la proclamation des résultats. | OUEST-FRANCE

Le soir, à partir de 18 h, des policiers municipaux étaient en effet postés dans le hall de l’hôtel de ville afin de filtrer les entrées. Cathy se voit ainsi poliment refoulée. « Je pensais que ce serait retransmis sur un écran… Mais bon, je regarderai ça chez moi », glisse-t-elle en faisant demi-tour. « Globalement, les gens sont compréhensifs et respectent les consignes », assurent les policiers.

Non, ce ne sont pas des Schtroumpfs qui ont dépouillé au bureau numéro 2, à Morlaix… Mais les gants bleus étaient utilisés par plusieurs volontaires pour respecter les consignes sanitaires. | OUEST-FRANCE

Au dépouillement, certains utilisaient des gants, d’autres non. Une fois le résultat du bureau numéro 2 proclamé, une femme apprêtée gronde en se désinfectant les mains : « Ah j’en ai marre. J’ai hâte… Mais même pas de connaître les résultats ! C’est cette pandémie là… Cela me crée beaucoup d’angoisses. »

Les résultats ont été proclamés dans une salle quasiment vide, à l’hôtel de ville de Morlaix. | OUEST-FRANCE

À l’étage, un barbu grogne lui aussi après avoir terminé de dépouiller. « Rien à manger, même pas un coup à boire… Y a des traditions qui se perdent ! » En face, drôle d’ambiance dans la salle Ange-de-Guernisac, déserte quelques minutes avant la proclamation officielle des résultats.

Pour cette dernière, Agnès Le Brun, la maire sortante, a convié les trois autres têtes de liste à la rejoindre « pour exprimer notre solidarité avec la cohésion nationale, et pour montrer que nous faisions front républicain ». Une nouvelle image inédite lors de ce scrutin hors norme.

Didier Allain, Jean-Philippe Bapceres, Agnès Le Brun et Jean-Paul Vermot, à l’heure de la proclamation des résultats. Unis face à la crise sanitaire liée au coronavirus. | OUEST-FRANCE

À 20 h 30, la mairie était déjà quasiment vide. Auparavant, les têtes de liste avaient commenté les résultats… Sans avoir aucune certitude sur la tenue du second tour, dimanche 22 mars.

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/en-images-municipales-morlaix-le-premier-tour-l-heure-du-coronavirus-6781844

 

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16 mars 2020

Dans ces moments particulièrement mortifères, je ne peux que vous recommander cette merveille de film: LA VALLÉE DES LOUPS de Jean-Michel Bertrand. De bout en bout cette quête extraordinaire vous remplit l'âme, le cœur et les yeux...

 

Ouest-Franc

ANALYSE. Municipales. Et si Morlaix repassait à gauche ?

Publié le

En totalisant le score obtenu par les deux listes de gauche au premier tour des élections municipales à Morlaix (Finistère), on obtient 55,54 %… Réussiront-elles à construire une alliance stratégique pour battre Agnès Le Brun ?

Les figures de la gauche aux élections municipales de Morlaix : à gauche, le socialiste Jean-Paul Vermot ; au centre, le communiste Ismaël Dupont, numéro 3 sur la liste du premier cité ; à droite, Didier Allain, tête de liste de Morlaix alternative citoyenne. | OUEST-FRANCE

Dans la Cité du viaduc, la gauche tient peut-être sa chance de reprendre la mairie. Jean-Paul Vermot (PS, PC, Génération. s) est arrivé en tête du premier tour avec 36,90 % des voix. Sa liste devance d’une courte tête celle de la maire sortante, Agnès Le Brun (divers droite), qui a obtenu 35,96 % des suffrages.

Mais surtout, l’autre liste de gauche, conduite par Didier Allain (citoyenne, soutenue par les Verts, les Insoumis et l’UDB), arrive en troisième position. Si l’on additionne ses 19,64 % au score de Jean-Paul Vermot, on obtient 55,54 %… Alors, file-t-on tout droit vers une alliance ? Didier Allain, qui pourrait se maintenir au deuxième tour, va-t-il se retirer et appeler à soutenir le candidat socialiste ?

Décisions collectives

Dimanche 15 mars, dans la soirée, les deux têtes de liste se réunissaient avec leurs colistiers. « On va discuter avec tous ceux qui ont pu s’opposer au projet de la maire sortante et avec qui nous pourrions avoir des connivences politiques… À gauche, tout naturellement », assure Jean-Paul Vermot.

Même réflexion collective pour Morlaix alternative citoyenne. Plusieurs semaines avant le premier tour, la liste de Didier Allain assurait déjà : « Nous ne voulons pas de négociations le soir du premier tour, c’est ce qui nous avait fait perdre la dernière fois. »

« Ce qui a gagné, c’est l’épidémie »

De son côté, Agnès Le Brun dispose d’une réserve de voix faible. Une fois les résultats connus, dimanche, elle assurait que l’interprétation des 41 voix d’écart la séparant de Jean-Paul Vermot était difficile dans le contexte actuel. « Forcément, c’est mieux d’avoir 41 voix devant, que 41 voix derrière… Mais le deuxième tour est vraiment en suspens. Ce qui a gagné ce soir c’est la maladie, c’est l’épidémie. »

Enfin, un point d’interrogation plane une éventuelle prise de position de Jean-Philippe Bapceres. Sa liste LREM n’a obtenu que 324 bulletins, soit 7,5 % des suffrages exprimés. « Il est beaucoup trop tôt pour donner une consigne de vote, a-t-il assuré dimanche 15 mars. On va se réunir, comme on l’a toujours fait jusqu’à maintenant, pour travailler de manière démocratique. On va voir ce qu’on fait pour le deuxième tour. »

Dimanche, au moment de quitter la mairie, lui-même semblait dans l’incertitude la plus totale.

Retrouvez aussi les réactions des quatre têtes de liste en vidéo.

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/analyse-municipales-et-si-morlaix-repassait-gauche-6781753

 

Ouest-Franc

Municipales. Dans le pays de Morlaix, Carantec et Plouigneau passent à gauche

Publié le Marie JOUSSEAUME

Dans le pays de Morlaix (Finistère), la gauche a obtenu de très bons résultats au premier tour des élections municipales. La droite perd deux communes, et à Morlaix, c’est une liste de gauche qui est arrivée en tête.

Dépouillement à Morlaix lors du premier tour des élections municipales, dimanche 15 mars. | OUEST-FRANCE

Au soir du premier tour des élections municipales, la gauche se porte plutôt bien dans le pays de Morlaix. Parmi les élus au premier tour, Yvon Hervé à Sainte-Sève, maire sortant, mais aussi Anne-Catherine Lucas à Lanmeur, et Solange Creignou à Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner. À Plourin-Lès-Morlaix et à Saint-Martin-des-Champs, Guy Pennec et François Hamon sont eux aussi réélus.

Deux communes passent à gauche

Du côté des nouveaux élus, on retrouve Renaud De Clermont-Tonnerre à Plouégat-Guerand, dont ce sera le premier mandat. Plusieurs élus de l’équipe de Christian Le Manach, ancien maire, figurent sur sa liste.

Deux communes basculent à gauche : Carantec et Plouigneau. À Carantec, la conseillère sortante Nicole Segalen-Hamon est élue avec 51,24 % des voix face à François De Goësbriand.

Elle aussi conseillère sortante, Joëlle Huon rafle la mairie de Plouigneau avec 53,17 % des voix devant Johny Delepine.

Nathalie Bernard et Jean-Paul Vermot passent en tête

À Plougasnou, la maire sortante Nathalie Bernard est passée en tête, avec 47,44 % des voix, devant Yvon Tanguy (qui a été maire par le passé pendant deux mandats). Et à Morlaix, Jean-Paul Vermot a pris la première place avec 36,90 % des voix contre 35,96 % pour Agnès Le Brun, maire sortante.

Suivez notre direct municipales dans le Finistère.

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/municipales-dans-le-pays-de-morlaix-carantec-et-plouigneau-passent-gauche-6781460

 

Ouest-Franc

Municipales à Morlaix. 41 voix d’avance pour la gauche de Jean-Paul Vermot

Publié le Marie JOUSSEAUME et Lola CLOUTOUR

Ce dimanche 15 mars 2020, à Morlaix (Finistère), la liste d’union PS-PC-Génération.s a obtenu 36,90 %, devant la liste de la maire sortante, Agnès Le Brun (divers droite).

Jean-Paul Vermot, ce dimanche 15 mars 2020. | OUEST FRANCE

Dans la Cité du viaduc, la gauche tient peut-être sa chance de reprendre la mairie. Jean-Paul Vermot (PS, PC, Génération.s) est arrivé en tête du premier tour avec 36,90 % des voix. Sa liste devance d’une courte tête celle de la maire sortante, Agnès Le Brun (divers droite), qui a obtenu 35,96 % des suffrages.

Mais surtout, l’autre liste de gauche, conduite par Didier Allain (citoyenne, soutenue par les Verts, les Insoumis et l’UDB), arrive en troisième position. Si l’on additionne ses 19,64 % au score de Jean-Paul Vermot, on obtient 55,3 %…

Hier, les deux têtes de liste se réunissaient avec leurs colistiers.  On va discuter avec tous ceux qui ont pu s’opposer au projet de la maire sortante et avec qui nous pourrions avoir des connivences politiques… À gauche, tout naturellement », assure Jean-Paul Vermot. Plusieurs semaines avant le premier tour, la liste de Didier Allain assurait déjà : « Nous ne voulons pas de négociations le soir du premier tour, c’est ce qui nous avait fait perdre la dernière fois. »

Agnès Le Brun assurait que l’interprétation de ces 41 voix d’écart était difficile dans le contexte actuel. Forcément, c’est mieux d’avoir 41 voix devant, que 41 voix derrière… Mais le deuxième tour est vraiment en suspens. Ce qui a gagné ce soir c’est la maladie, c’est l’épidémie. 

Enfin, grosse déception pour Jean-Philippe Bapceres. Sa liste LREM n’obtient que 7,5 % des voix. L’abstention a été de 56,2 %.

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/municipales-morlaix-41-voix-d-avance-pour-jean-paul-vermot-6781352

 

Ouest-Franc

Municipale à Brest. François Cuillandre (PS) en tête mais doit décider de sa stratégie de 2e tour

Publié le Olivier PAULY

Le maire sortant de Brest est le seul à réaliser un score probant, mais il aurait pu rêver mieux. Sa stratégie de second tour tournera autour de l’opportunité de fusionner avec les Verts.

François Cuillandre vire en tête au premier tour de l’élection municipale à Brest. Mais quelle stratégie adoptera-t-il maintenant ? | OUEST-FRANCE

« On ne s’occupe pas des autres, on fait tout pour être le plus haut possible au soir du premier tour et après on verra. » En substance, c’était le message délivré à ses équipes par François Cuillandre avant le premier tour de l’élection municipale de Brest. Dimanche soir, le maire sortant pouvait se dire « objectif atteint » : avec 26,54 % il termine en tête. Même si, il le reconnaît d’emblée, le score aurait pu être meilleur.

Fusionner ou pas fusionner ?

Mais la question du second tour reste totalement ouverte : fusion ou pas fusion avec les Verts de Ronan Pichon (15,7 %) ? Membres des majorités plurielles municipales depuis 1995, les écologistes avaient décidé de monter leur propre liste. Convaincus d’arriver en tête au premier tour et de prendre le leadership d’une Gauche qu’ils souhaitaient recomposer autour de leurs idées. Malgré un bon score, leur stratégie tombe à l’eau.

François Cuillandre ne ferme pas la porte à une fusion des deux listes, mais ses conditions sont claires : « Si nous sommes élus, nous devons assurer le développement économique de la Ville et de la Métropole, pas les mettre sous cloche. » Et dans son équipe, beaucoup sont vent debout contre l’idée d’un accord d’entre deux tours avec les écologistes.

L’échec de LREM

Le jeu est ouvert pour François Cuillandre parce que personne d’autre n’émerge du scrutin. Son opposante depuis 2014, Bernadette Malgorn n’atteint pas la barre des 20 %. Ayant fait de la sécurité sa priorité, elle a sans doute contribué à maintenir le Rassemblement national sous les 10 % (6,7 %). Mais de quelles options dispose-t-elle maintenant ?

Elle n’a jamais écarté la possibilité de fusionner avec Marc Coatanéa. Mais le candidat de la République en marche a vécude son propre aveu « un échec ». Avec 12,6 %, il a compris qu’il ne pourrait pas gagner cette élection. Sans pour autant dévoiler ses cartes pour le second tour.

Mais y aura-t-il un second tour ?

Les autres listes sont d’ores et déjà dans l’impossibilité de se maintenir La France insoumise essuie un revers à 7,13 %. En revanche, l’ancien président de l’université de Bretagne occidentale, Pascal Olivard, réussit un score flatteur avec 9 %. Sans fusion, ses voix pourraient se répartir entre Marc Coatanéa et François Cuillandre lors du second tour. Si second tour il y a, car bien avant les résultats, c’est bien cette question qui revient sur toutes les lèvres.

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/municipale-brest-francois-cuillandre-ps-en-tete-mais-doit-decider-de-sa-strategie-de-2e-tour-6781219

 

Ouest-Franc

Résultats du 1er tour des municipales à Morlaix

https://www.ouest-france.fr/sites/default/files/styles/image-640x360/public/2020/03/15/resultats-du-1er-tour-des-municipales-morlaix.jpg?itok=MzvWrp-D

Jean-Paul Vermot est en tête au premier tour | OUEST-FRANCE

Au premier tour des élections municipales à Morlaix (Finistère), Jean-Paul Vermot est arrivé en tête avec 36,90 % des voix.

À l’issue du premier tour des élections municipales à Morlaix (Finistère), Jean-Paul Vermot (Morlaix ensemble, PS-PC-Générations. s) est arrivé en tête avec 36,90 % des voix. D’une très courte avance, il passe devant Agnès Le Brun, (Vivons Morlaix ! Divers droite), 35,96 %.

En troisième position, Didier Allain (Morlaix alternative citoyenne, Divers gauche) obtient 19,64 % des voix. Enfin, Jean-Philippe Bapceres (Morlaix avec vous ! LREM) obtient 7,5 % des voix.

La participation à Morlaix pour ce premier tour des élections municipales est de 43,68 %.

Dans la soirée du dimanche 15 mars 2020, vous pourrez retrouver les résultats du premier tour des élections municipales à Morlaix et alentours, en cliquant ici.

Suivez ici la soirée électorale dans le Finistère.

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/resultats-du-1er-tour-des-municipales-morlaix-6781037

 

Le Diben dimanche 15 mars 2020

Plougasnou. Résultats 1er tour des élections municipales

Résultats 1er tour des élections municipales

Résultats des élections municipales 2020 de Carantec

Résultats des élections municipales 2020 du Cloître-Saint-Thégonnec 

Résultats des élections municipales 2020 de Garlan

Résultats des élections municipales 2020 de Guerlesquin 

Résultats des élections municipales 2020 de Guimaëc

Résultats des élections municipales 2020 d'Ile-de-Batz

Résultats des élections municipales 2020 de Lanmeur

Résultats des élections municipales 2020 de Loc-Eguiner

Résultats des élections municipales 2020 de Locquénolé 

Résultats des élections municipales 2020 de Locquirec

Résultats des élections municipales 2020 de Morlaix

Résultats des élections municipales 2020 de Pleyber-Christ

Résultats des élections municipales 2020 de Plouégat-Guérand

Résultats des élections municipales 2020 de Plouégat-Moysan

Résultats des élections municipales 2020 de Plouézoc'h

Résultats des élections municipales 2020 de Plougasnou

Résultats des élections municipales 2020 de Plouigneau

Résultats des élections municipales 2020 de Plougonven

Résultats des élections municipales 2020 de Plounéour-Ménez

Résultats des élections municipales 2020 de Plourin-lès-Morlaix

Résultats des élections municipales 2020 de Saint-Jean-du-Doigt

Résultats des élections municipales 2020 de Sainte-Sève 

Résultats des élections municipales 2020 de Saint-Thégonnec Loc-Eguiner

Résultats des élections municipales 2020 de Taulé 

 

 

Ouest-Franc

Plougasnou. Face au coronavirus, deux commerçants livreront gratuitement

Publié le 15/03/2020 à 15h59

À Plougasnou (Finistère), une épicière et un boucher-charcutier ont eu la même idée au même moment. À partir du mardi 17 mars, les deux commerçants proposeront un service gratuit de livraison à domicile.

Agnès Postic et Joël Craveur, unis pour faire front face à la crise du coronavirus. | OUEST-FRANCE

Il n’était pas 8 h, ce vendredi 13 mars, quand Agnès Postic s’est saisie de son téléphone. La gérante de l’épicerie fine Le Panier d’Oanez téléphone à Joël Craveur, qui tient la boucherie-charcuterie située de l’autre côté de la place du bourg.

« Joël, une idée m’est venu en écoutant le discours du président hier soir », explique-t-elle à son homologue. «   Tiens, moi aussi », répond le boucher-charcutier. « Il faudrait que nous mettions en place un service de livraison gratuite pendant le temps de l’épidémie… » Et Joël Craveur de s’exclamer : « Incroyable ! J’ai eu la même idée ! »

Un service rendu à une clientèle fidèle

Le projet se met en place alors rapidement. La boucherie-charcuterie possède un camion frigorifique : il servira pour les livraisons. Les commandes se feront par téléphone. Elles seront préparées avec soin en utilisant des gants à usage unique pour éviter toute contamination, puis livrées dans la journée (ou au plus tard le lendemain) dans toute la commune de Plougasnou. Les tournées seront mutualisées pour gagner en efficacité. Et les colis seront déposés devant les portes pour limiter les contacts au maximum.

« Cela nous a paru être une réponse évidente à la situation, racontent les deux commerçants. Nous avons une clientèle très fidèle et plutôt âgée, donc fragile. Il nous a semblé tout à fait normal de leur proposer gratuitement ce service.

Un futur plein d’incertitudes

Le service sera mis en place à partir du mardi 17 mars. « Mais il y a beaucoup d’inconnus encore car nous ne savons pas combien de commandes nous aurons, précise Agnès Postic. En même temps, j’ai toujours voulu mettre en place un service de livraison, mais mon comptable m’a bien fait comprendre que ce n’était pas financièrement jouable. Eh bien cette crise m’oblige à le faire de manière bénévole ! ».

Pour les commandes : Le Panier D’Oanez : 02 98 67 89 03 ; Postic-Craveur : 02 98 67 31 83.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/plouganou-face-au-coronavirus-deux-commercants-livreront-gratuitement-6780726

Il y a quelques années, la population n'avait pas besoin de se déplacer au bourg pour faire les courses, c'était les commerçants qui venaient vers eux, à méditer.

 

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15 mars 2020

Si même les Goels...

 

Ouest-Franc

EN IMAGES. Municipales. Les quatre têtes de liste ont voté à Morlaix

Publié le

Jean-Philippe Bapceres, Agnès Le Brun, Jean-Paul Vermot puis Didier Allain : les quatre candidats à la mairie de Morlaix (Finistère) ont glissé leur bulletin dans l’urne, ce dimanche 15 mars, pour le premier tour des élections municipales.

Panneaux électoraux présentant les listes candidates à la mairie de Morlaix. | OUEST-FRANCE

Pour le premier tour des élections municipales à Morlaix (Finistère), Jean-Philippe Bapceres (Morlaix avec vous ! – LREM) a été le premier des têtes de listes à voter, ce dimanche 15 mars, à l’école Gambetta.

Agnès Le Brun (Vivons Morlaix ! – Divers droite) l’a suivi de peu, à l’hôtel de ville. Jean-Paul Vermot (Morlaix ensemble – PS-PC-Génération. s) a ensuite glissé son bulletin dans l’urne au Mille club de la Madeleine. Et enfin, Didier Allain (Morlaix alternative citoyenne – Divers gauche) a voté à l’hôtel de ville, lui aussi.

Dans la soirée du dimanche 15 mars 2020, vous pourrez retrouver les résultats du premier tour des élections municipales à Morlaix et alentours, en cliquant ici.

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/en-images-municipales-les-quatre-tetes-de-liste-ont-vote-morlaix-6780649

 

Ouest-Franc

Municipales. À 12 h, participation en baisse à Morlaix par rapport à 2014

Pour ce premier tour des élections municipales à Morlaix (Finistère), la participation est de 21,73 % à 12 h.

Un électeur en train de voter, ce dimanche 15 mars dans la matinée, au 9e bureau (Mille club de la Madeleine). | OUEST-FRANCE

L’effet coronavirus a (logiquement) frappé la Cité du viaduc en ce premier tour des élections municipales. À 12 h, ce dimanche 15 mars, la participation est de 21,73 %. Un chiffre en baisse par rapport à 2014 (27,18 % à la même heure, au premier tour) et 2008 (24,89 %).

Les électeurs morlaisiens ont jusqu’à 18 h pour voter.

Dans la soirée du dimanche 15 mars 2020, vous pourrez retrouver les résultats du premier tour des élections municipales à Morlaix et alentours, en cliquant ici.

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/municipales-12-h-participation-en-baisse-morlaix-par-rapport-2014-6780629

 

Le Diben dimanche 15 mars 2020 à 11h

Plougasnou. Municipales 1er tour

Photo pyb29 Photo pyb29

Contrairement à ce que les photos laissent à penser, la participation doit être bonne. Pour info, le dépouillement se fera à huit clos selon les consignes préfectorales.

A 12 h ce 15 mars, le taux de participation de ce premier tour des élections municipales est le suivant dans les départements bretons :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/municipales-taux-participation-departements-bretons-1800216.html

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Les messes et célébrations catholiques annulées jusqu’à nouvel ordre dans le Finistère

Publié le Basile CAILLAUD

Après les déclarations du Premier ministre samedi 14 mars 2020, l’évêque de Quimper a décidé d’annuler l’ensemble des messes et célébrations dans le diocèse du Finistère, à compter de ce dimanche 15 mars, minuit.

Après les déclarations du Premier ministre samedi 14 mars 2020, l’évêque de Quimper a décidé d’annuler l’ensemble des messes et célébrations dans le diocèse du Finistère, à compter de ce dimanche 15 mars, minuit. | BÉATRICE LE GRAND / OUEST-FRANCE

Après les déclarations du Premier ministre samedi 14 mars 2020, l’évêque de Quimper Mgr Dognin a décidé d’annuler l’ensemble des messes et des célébrations prévues sur le diocèse à compter de ce dimanche 15 mars, minuit, en raison du coronavirus.

Les églises et chapelles pourront rester ouvertes, afin que les fidèles puissent venir prier ou se recueillir, mais plus aucune messe ne se tiendra jusqu’à nouvelle consigne de notre gouvernement, indique l’évêque.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-les-messes-et-celebrations-catholiques-annulees-jusqu-nouvel-ordre-dans-le-finistere-6780451

 

Coronavirus : Edouard Philippe annonce la fermeture de tous les lieux publics « non indispensables », la France passe au stade 3

Les bars, les restaurants, les cafés, les cinémas ou encore les discothèques seront notamment fermés à partir de ce soir minuit. Magasins alimentaires, pharmacies, banques, bureau de tabac ou encore stations-essence peuvent rester ouverts.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 19h53, mis à jour à 20h34

Dans une allocution solennelle, le premier ministre Edouard Philippe a annoncé samedi 14 mars au soir la fermeture dès minuit et « jusqu’à nouvel ordre » de tous les « lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays », appelant les Français à « plus de discipline » face à la pandémie de coronavirus.

Lire aussi Coronavirus en direct : fermeture ce soir de tous les lieux publics « non indispensables », la France passe au stade 3 de l’épidémie

Restaurants, bars, discothèques, cinémas sont appelés à fermer leurs portes. Les commerces sont aussi touchés, à l’exception des magasins alimentaires, pharmacies, banques, bureau de tabac ou encore stations-essence, a précisé le premier ministre.

Le premier ministre a dressé le constat que les « premières mesures prises de limitation des rassemblements [étaient] imparfaitement appliquées » et que « la meilleure façon de freiner l’épidémie [était] la distanciation sociale ».

Lire aussi Coronavirus : la secrétaire d’Etat Brune Poirson testée positive ; un premier cas en prison

Le premier tour des municipales maintenu

En revanche, le premier tour des élections municipales se déroulera dimanche « comme prévu », à condition de « respecter strictement les consignes de distanciation et de priorisation des personnes âgées et fragiles », a ajouté M. Philippe, en demandant « calme » et « civisme » aux Français.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Récit d’une folle campagne municipale perturbée par le coronavirus et le 49.3

« Tous les services essentiels à la vie de nos concitoyens resteront évidemment ouverts », a précisé le premier ministre. Si « les transports urbains continueront de fonctionner », le gouvernement exhorte les Français à limiter « leurs déplacements et en particulier à éviter les déplacements inter-urbains ».

« Je le dis avec gravité : nous devons tous ensemble montrer plus de discipline dans l’application de ces mesures », a insisté M. Philippe, qui a consulté samedi le Conseil scientifique composé de dix experts. Et d’égréner :

« Ce que nous devons faire en ce moment, c’est tout simplement d’éviter au maximum de se rassembler, limiter les réunions amicales et familiales, n’utiliser les transports en commun que pour aller au travail et seulement si la présence physique au travail est indispensable, ne sortir de chez soi que pour faire ses courses essentielles, faire un peu d’exercice ou voter »

Le télétravail encouragé

Le premier ministre a ainsi appelé les entreprises et les administrations à développer « massivement » le télétravail pour permettre à un maximum de gens de rester à leur domicile, et ce dès lundi.

M. Philippe a notamment déploré avoir « vu trop de gens dans les cafés, les restaurants ». « Cela me réjouirait en temps normal, mais pour quelques semaines ce n’est pas ce que nous devons faire », a-t-il renchéri, notant que « les premières mesures prises de limitation des rassemblements étaient imparfaitement appliquées ».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Coronavirus : pourquoi la stratégie sanitaire française pose question

Passage au stade 3 de l’épidémie

Dans la foulée de l’allocution ministérielle, le directeur général de la santé Jérôme Salomon a annoncé que 830 nouveaux cas de patients infectés par le nouveau coronavirus avaient été détectés en France, pour un total de 4 500 depuis le début de l’épidémie qui a fait pour l’heure 91 morts dans le pays. Dans ce contexte, la France est passée samedi au « stade 3 » de l’épidémie, signifiant que le virus circule désormais sur tout le territoire.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Coronavirus : Des formes plus graves chez les plus de 60 ans, mais les plus jeunes ne sont pas à l’abri

« Les gens ne respectent pas l’esprit de ce qui a été suggéré par le président jeudi, c’est un facteur d’accélération important du virus », a commenté au Monde l’entourage d’Emmanuel Macron. Selon l’Elysée, le président de la République a été en contact ces derniers jours avec ses homologues européens dans une logique de « coordination ». Cette décision de monter au stade 3 équivaut à « harmoniser les positions, notamment avec l’Allemagne », où deux Lander ont pris des mesures similaires à celles annoncées ce soir par Edouard Philippe.

Sur les municipales, « on ne peut plus reculer »

Concernant l’organisation du premier tour des élections municipales, dimanche, un proche d’Emmanuel Macron reconnaît l’impossibilité d’y renoncer, à quelques heures de l’ouverture des bureaux de vote : « On ne peut plus reculer. Les scientifiques nous ont dit qu’elles pourraient se tenir. »

Quid du second tour, qui doit se dérouler en théorie dimanche 23 mars ? « Nous verrons pour le second tour », élude-t-on à l’Elysée. Un interlocuteur régulier du chef de l’Etat, de son côté, souligne « la pression des pour et des contre » dont Emmanuel Macron a été l’objet ces derniers jours quant à la possibilité d’une annulation. L’opposition dans son ensemble s’était émue, jeudi, de cette hypothèse, envisagée l’espace de quelques heures. « L’ensemble du système politique s’est manifesté, le président était mis en demeure de ne pas annuler ces élections », estime cette source, selon qui leur maintien était nécessaire à « l’unité de la nation ».

Lire aussi Covid-19 : suivez la propagation de l’épidémie en France et dans le monde

https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/03/14/edouard-philippe-annonce-la-fermeture-de-tous-les-lieux-publics-non-indispensables_6033110_823448.html

 

Ouest-Franc

Coronavirus. Mosquée fermée, messe restreinte… Comment les religions s’adaptent à Quimper

Modifié le Publié le Basile CAILLAUD

Comment les différentes religions s’adaptent-elles à la pandémie de coronavirus, à Quimper (Finistère) ? Catholiques et protestants maintiennent leurs cultes, tout en réduisant l’affluence dans leurs églises. Les musulmans, eux, ont choisi de fermer la mosquée au moment de la prière du vendredi.

Durant la messe du samedi soir, le 14 mars 2020 à Quimper, les fidèles ont été invités à laisser un siège vide entre eux, afin de conserver un écart d’un mètre.

Durant la messe du samedi soir, le 14 mars 2020 à Quimper, les fidèles ont été invités à laisser un siège vide entre eux, afin de conserver un écart d’un mètre. | BÉATRICE LE GRAND / OUEST-FRANCE

Vendredi 13 mars 2020, 13 h 30. Le président de l’association culturelle et cultuelle des musulmans à Quimper (Finistère), Bassem Hamza, a pris, devant les fidèles de la mosquée de Penhars, une décision forte. Inédite, même. La mosquée fermera ses portes tous les vendredis, à l’heure de la prière. Du jamais vu pour l’intéressé. Chaque vendredi, pour la prière qui se tient en début d’après-midi, la mosquée peut accueillir de 300 à 600 fidèles selon les semaines. Bien au-delà, donc, de la jauge des 100 personnes, imposée par le Premier ministre Édouard Philippe, le vendredi 13 mars 2020, afin de lutter contre la propagation du coronavirus.

Nous suivons les recommandations et évitons les rassemblements. Les fidèles sont invités à prier chez eux, poursuit Bassem Hamza. Le reste de la semaine, la mosquée restera ouverte, notamment pour la tenue des cinq prières quotidiennes. En général, nous ne sommes qu’une quinzaine pour ces prières.

Moitié moins de monde à la messe du samedi soir

Samedi soir, 18 h. L’une des cloches de l’église Saint-Mathieu, dans le centre-ville de Quimper, appelle les fidèles à se rassembler pour la messe du samedi soir. Tous les fidèles ? Non, puisque l’évêque de Quimper et de Léon, Monseigneur Laurent Dognin, a invité, vendredi 13 mars, les « personnes âgées de plus de 70 ans, les femmes enceintes et les personnes dites à risques, à s’abstenir de participer à la messe ».

Résultat, ce samedi soir : presque moitié moins de monde en l’église Saint-Mathieu, qui habituellement accueille environ 90 personnes, jusqu’à 120 - 130 pour les fêtes religieuses, selon la sacristaine. Les quarante fidèles présents à la messe ont été invités à garder une distance d’un mètre entre eux, en s’asseyant une chaise sur deux. Dès le début de l’office, le père Yves Tano a parlé du coronavirus en évoquant un moment de grande incertitude.

Au temple protestant, les plus fragiles invités à ne pas venir

À Quimper, l’Église protestante unie de France se trouve en plein centre-ville historique, rue de Kergariou. Chaque semaine, le culte a lieu le dimanche, à 10 h 30. Et, sauf retournement de situation, il aura bien lieu ce dimanche 15 mars 2020. Mais nous sommes nous aussi tenus de respecter la jauge de 100 personnes, même si cela ne doit pas poser de problème puisque nous sommes en général 25 ou 30 fidèles le dimanche matin, précise le pasteur Étienne Berthomier.

Outre les messes, l’Église protestante unie de France a aussi décidé d’annuler toute activité réunissant des enfants et jeunes ainsi que des personnes âgées, jusqu’à nouvel ordre.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-mosquee-fermee-messe-restreinte-comment-les-religions-s-adaptent-quimper-6780235

 

Ouest-Franc

Morlaix. Malgré le coronavirus, une bonne fréquentation au marché, ce samedi

Publié le Lola CLOUTOUR.

Le Covid-19 était au centre des conversations sur le marché de Morlaix (Finistère), samedi 14 mars 2020. Mais il n’a pas freiné la fréquentation de la place Allende.

Malgré le coronavirus, le marché de la place Allende a attiré les clients, samedi 14 mars. | OUEST-FRANCE

Comme tous les samedis matin, le marché s’est tenu sur la place Allende, à Morlaix (Finistère), ce samedi 14 mars 2020. Files d’attente pour des légumes ou des olives, terrasse de L’Aurore bien garnie, un volailler qui vend tout son stock… Si le coronavirus était la vedette des discussions, l’épidémie n’a pas empêché les habitants de remplir leurs cabas.

« On a fait une bonne matinée », explique-t-on au stand de légumes Manger bio. Les gens feraient-ils des stocks, comme dans les supermarchés ? « C’est vrai qu’on a vendu pas mal de pommes de terre et d’oignons… » Son collègue de la Ferme du père Vaudry renchérit : « Beaucoup ont acheté des filets de volaille, pour les congeler. »

Les poissonniers avaient un peu moins le sourire. « Ce sera mieux la semaine prochaine », glisse l’un d’entre eux en rangeant son étal. Mais y aura-t-il un marché samedi 21 mars ? Abdel, qui vend du couscous, en doute. « Il n’y a pas de raison qu’ils n’interdisent pas les marchés dans les jours à venir… » Si c’est le cas, il aura au moins fait une bonne recette ce 14 mars : « J’ai tout vendu ! »

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/morlaix-malgre-le-coronavirus-une-bonne-frequentation-au-marche-ce-samedi-6780182

  "Les poissonniers avaient un peu moins le sourire", c'est sûr, avec un cœfficient de 117 cette semaine, la pêche ne peut pas être abondante.

 

Le Diben samedi 14 mars 2020

Morlaix. Images du samedi

Photo pyb29 Photo pyb29 Photo pyb29

Un marché plombé par la crainte d'une interdiction prochaine des marchés par les autorités. Non, Agnès Le Brun n'est pas en campagne, elle est en service recommandé. En effet, un gros chien en divagation perturbe le quartier et le marché.

Mon dernier café du mois de mars au Ty Coz samedi 14 mars ? Photo pyb29 Oeuvre d'Hervé Ronné. Photo pyb29

Nous laisserons-t-ils la possibilité de prendre un café.... au Ty Coz et savourer l'exposition photos d'Hervé Ronné ?

La réponse d'Édouard Philippe : bistroter non, voter oui ! Édouard Philippe s'inquiète beaucoup pour notre santé !

Édouard Philippe a tranché : Coronavirus : Edouard Philippe annonce la fermeture de tous les lieux publics « non indispensables », la France passe au stade 3

 

Ouest-Franc

Lannion. Climat : deux rassemblements, deux ambiances

Publié le 14/03/2020 à 16h33

Lannion (Côtes-d’Armor) a accueilli, samedi 14 mars 2020, deux rassemblements sur le thème de l’urgence climatique. Le premier, sous forme de manifestation classique. Le second, lui, était une oraison funèbre pour les arbres abattus au parc de l’ancien tribunal.

Place du centre à Lannion, rassemblement d’une trentaine de personnes à l’appel du collectif Climat Trégor. | OUEST-FRANCE

Le collectif Climat Trégor a maintenu son rassemblement, ce samedi 14 mars 2020, à Lannion (Côtes-d’Armor). Une trentaine de personnes ont répondu à l’appel. Il s’agissait pour les militants d’alerter à nouveau sur l’urgence climatique à la veille du premier tour des élections municipales.

« Nous devons réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre dès maintenant car chaque dixième de degré compte pour éviter le pire. Puisque 50 % des émissions nationales proviennent des collectivités territoriales, chaque élu(e) local(e), chaque citoyen(ne) peut s’emparer de ce problème », selon le texte lu par la militante Bernie Vallin.

Une « oraison funèbre » a été dite pour les quatre arbres abattus. | OUEST-FRANCE

Au parc de l’ancien tribunal, ils étaient une vingtaine réunis autour d’Yves-Marie Le Lay pour Sauvegarde du Trégor et de Brigitte Debreu-Millon pour Sauvons les arbres du tribunal.

Avec des pancartes symbolisant la pierre tombale de chacun des quatre arbres abattus en prévision du chantier du futur auditorium que Lannion-Trégor communauté a prévu de construire en prolongement du bâtiment de l’ancien tribunal, quatre personnes ont pris la parole successivement pour faire l’oraison funèbre des deux magnolias, du saule pleureur et du marronnier, avec une sonnerie aux morts soufflée grâce à un coquillage. Un hommage aux « premières victimes du réchauffement climatique que sont les arbres », selon Yves-Marie Le Lay.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-climat-deux-rassemblements-deux-ambiances-6780148

 

Le Diben samedi 14 mars 2020

Plougasnou. Annonce de la Fédération Nationale des Foyers Ruraux

Les 40 ans du Foyer rural de Plougasnou

La Fédération Nationale des Foyers Ruraux demande de suspendre toutes les activités à ses adhérents suite aux décisions prises par le gouvernement. Aux dernières nouvelles, à partir de lundi notre maire ferme tous les locaux municipaux et en interdit donc l'accès au public. Rassurez-vous, les bureaux de vote, eux restent ouverts.

 

Le Diben samedi 14 mars 2020

Plougasnou. Dernier match de volley pour l'Association Sportive de Volley-Ball de Plougasnou A.S.V.P. ?

Photo pyb29 Photo pyb29 Photo pyb29

Le coronavirus va-t-il priver l'A.S.V.P de pratiquer son activité ?

 

Le Diben vendredi 13 mars 2020

Plougasnou. Nouvelles du front

Publié le 13 mars 2020 à 23h50

Photo pyb29

La liste "Ploug à vous" a tenu sa dernière réunion publique ce soir à la Maison des Associations. Jean Rouve a signé le pacte pour la transition, tout comme Nathalie Bernard mercredi 11 mars. Pour l'instant, Yvon Tanguy ne l'a toujours pas signé. Faites le bon choix, ceci n'engage que moi.

Lire aussi : Tous engagés dans le pacte pour la transition

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
13 mars 2020

Flippant!

 

Info mairie

Vendredi 13 mars 2020

Nouvelles mesures Coronavirus

Suite à l’allocution du président de la République du 12 mars et dans le cadre des mesures de lutte contre l'épidémie de coronavirus.

Nous vous informons qu'à partir de lundi prochain 16 mars et jusqu'à nouvel ordre, les écoles de la commune seront fermées.

Cette fermeture concerne également les services périscolaires (garderie, TAP, cantine) ainsi que le centre de loisirs de Keravel.

La mairie continuera à accueillir du public à partir de lundi prochain.

Les services municipaux sont en attente de compléments d’information émanant des services de l’État, une cellule de veille est mise en place pour recueillir les besoins de garde émanant des professionnels de santé résidants sur la commune.

Dans l’immédiat, nous vous recommandons de continuer à appliquer les «gestes barrières».

https://www.mairie-plougasnou.fr/actus/nouvelles-mesures-coronavirus%20

 

Info mairie

Vendredi 13 mars 2020

Résidence Autonomie de Keric An Oll - Confinement

Au vu des mesures annoncées par le Gouvernement, et par mesure de précaution, un confinement anticipé de la Résidence a été mis en place.

Les visites sont dorénavant réservées au personnel de santé et aux services à la personne.

Les sorties des résidents sont à éviter.

Des affichages distincts destinés aux résidents et aux visiteurs sont mis en place avec des contacts clairement indiqués.

Un échange avec les familles a été fait dès le vendredi 13 mars au matin.

Pour ce qui concerne les élections municipales, un transport sera assuré par la Résidence pour ceux qui ont émis le souhait d'être accompagnés au bureau de vote.

Un accès sera exceptionnellement accordé aux familles le temps du vote.

https://www.mairie-plougasnou.fr/actus/residence-autonomie-de-keric-oll-confinement-0

 

Ouest-Franc

Morlaix. La maison médicale provisoirement transférée

Publié le

Par mesure de précaution face au coronavirus, la maison médicale du Centre hospitalier du pays de Morlaix change de locaux.

La maison médicale du CHPM est provisoirement transférée | OUEST-FRANCE

La maison médicale de garde du Centre hospitalier du pays de Morlaix (CHPM) est temporairement transférée pour cause de coronavirus. Elle va quitter ses locaux du bâtiment principal de l’hôpital pour s’installer provisoirement au sein du Centre de lutte anti-tuberculose (Clat), situé en face des urgences, où les médecins généralistes vont pouvoir continuer de recevoir des patients.

Horaires d’ouverture : le samedi de 12 à 20 heures et le dimanche de 8 à 20 heures.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-la-maison-medicale-provisoirement-transferee-6778512

 

Ouest-Franc

Saint-Jean-du-Doigt. Concert baroque et viole de gambe ont séduit le public

Publié le

Anaïs Bertrand, au chant, et Robin Pharo, ici à la guitare, à la salle Kasino de Saint-Jean-du Doigt. | OUEST-FRANCE

Beau succès pour le concert d’Anaïs Bertrand et Robin Pharo à la salle Kasino, dimanche après-midi : un public nombreux et charmé, une organisation impeccable signée Son ar Mein et surtout, un répertoire étonnant.

Après une ouverture relativement classique pour un concert baroque, avec de la musique des XVIe et XVIIe siècles, les choses se corsent et nous voici en présence d’une sorte de paradoxe temporel : un répertoire contemporain pour viole de gambe.

D’abord une succession de courtes pièces du compositeur Fabien Touchard, écrites spécialement pour Anaïs Bertrand et Robin Pharo, inspirées par le Cantique des Cantiques, Yeats ou encore Virginia Woolf.

S’ensuivent des créations du violiste lui-même, sur des inspirations plus étonnantes encore, comme ce magnifique arrangement de Mon amie la rose, réalisé par Françoise Hardy elle-même pour le duo.

Tout l’éventail technique et poétique de la viole est exploré avec délicatesse : silence, poudroiement de la colophane, grondement…

Pour les entendre : plusieurs de leurs disques sont disponibles chez Paraty.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jean-du-doigt-29630/saint-jean-du-doigt-concert-baroque-et-viole-de-gambe-ont-seduit-le-public-6778120

 

13 mars 2020

Coronavirus/Macron : réaction de Fabien Roussel

L'heure est à la mobilisation nationale pour délivrer la réponse la plus efficace face à la crise sanitaire et à la crise économique exceptionnelles que nous affrontons.

Les flottements de ces dernières heures sur les décisions à prendre ne doivent pas fragiliser la capacité d'action de l'État.
Les annonces du Président de la République supposent aussi des engagements précis que les services publics, notamment ceux de la santé, attendent depuis longtemps ! Les annonces de ce soir impliquent donc de remettre en cause les politiques d'austérité.
La fermeture des établissements scolaires et universitaires ou le report des soins non essentiels ne pouvaient plus être différés. Mais aucun engagement précis n'est annoncé en moyens humains et financiers concernant la crise sanitaire contrairement à d'autres pays comme l'Italie ou le Royaume uni qui ont annoncé mobiliser plusieurs dizaines de milliards d'euros. Et aucune mesure structurelle n'est engagée sur le plan économique.

Coordonner et financer la réponse sanitaire

Notre système de santé public, déjà sous tension, a besoin de moyens pour protéger ses personnels et pour élargir ses capacités d'accueil des patients atteints de coronavirus. Le Président de la République annonce qu'il prendra les mesures nécessaires « quoi qu'il en coûte ». Aux actes ! Les personnels de santé sonnent l'alarme depuis des mois ! De même, dans encore beaucoup de territoires, les médecins et les infirmières libéraux, les personnels de secours comme les pompiers, les laboratoires sont en attente du matériel tel que les masques pour se protéger et protéger les patients ou pour réaliser les tests épidémiologiques. La puissance publique doit demander aux hôpitaux privés de se mettre à la disposition de la nation.

Des mesures structurelles fortes pour faire face à la crise économique

Une crise financière historique, elle aussi d'ampleur mondiale, est en cours. La crise sanitaire en est le catalyseur et non la cause. Ce sont les politiques monétaires et néolibérales qui en sont les principaux déclencheurs. Si des mesures de soutien et d'accompagnement des entreprises et des salariés doivent être mises en place rapidement, il faut donc aussi revoir les règles d'intervention de la BCE pour que les sommes débloquées soutiennent l'économie réelle et non la spéculation financière. Le « Pacte de stabilité » budgétaire européen doit être abandonné. Les secteurs stratégiques du pays doivent être protégés. Nous demandons enfin le report de la réforme de l'assurance chômage dont l'entrée en application est prévue pour le 1er avril.




http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2020/03/coronavirus/macron-reaction-de-fabien-roussel.html

 

Le Diben jeudi 12 mars 2020

Le Diben. Réunion publique

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La liste "Ploug à vous" a invité la population au Diben au "1c Route du Port Blanc" pour y présenter son équipe et son programme ce jeudi soir. Jean Rouve tête de liste a annoncé lors de la réunion qu'il avait signé aujourd'hui le "pacte pour la transition".

 

12 mars 2020

Réaction de Lucienne Nayet à la remise en cause de la présence de Jean-Marc Nayet sur le comité de soutien de Morlaix Ensemble

Aujourd'hui, jeudi 12 mars, et hier dans son édition numérique, le Ouest-France a publié après le compte rendu de la conférence de presse de Morlaix Ensemble, et en conclusion de celle-ci, insérée à l'article, une réaction de la maire sortante et candidate de droite Agnès Le Brun où elle répondait non seulement à nos critiques sur son silence coupable par rapport au soutien que lui avait donné le Rassemblement National mais tentait en plus de jeter la suspicion sur la crédibilité de notre comité de soutien et de notre liste Morlaix Ensemble, en affirmant qu'une personne décédée y figurait comme des personnes qui n'auraient pas réellement donné leurs soutiens. 

Diffamez, diffamez, il en reste toujours quelque chose, dit le dicton. 

Rappelons-le donc avec fermeté: toutes, absolument toutes les personnes membres du comité de soutien de Morlaix Ensemble ont donné explicitement leur accord pour que leur soutien soit rendu public et apparaisse comme un appel public à voter pour notre liste d'union de la gauche. En avoir 287 à ce jour constitue une fierté pour nous et un signe de l'aspiration au changement à Morlaix et à voir une gauche de conviction et de responsabilité gérer la ville à nouveau. Les personnes mises sur le comité de soutien de Morlaix ensemble à leur insu relèvent d'une pure invention et d'un gros mensonge de fin de campagne.

Nous sommes surtout profondément choqués, attristés, écœurés par la remise en cause de la présence de Jean-Marc Nayet, décédé il y a quelques semaines, sur le comité de soutien de Morlaix Ensemble. Un membre de l'équipe d'Agnès Le Brun avait déjà attaqué sur les réseaux sociaux à ce sujet il y a 2 semaines et nous lui avions donné toutes les explications nécessaires pour qu'il n'y ait pas à revenir sur ce sujet et en faire un objet de basse polémique. Agnès Le Brun ne pouvait ignorer ces explications.

Nous sommes aussi consternés que le Ouest-France laisse la maire de Morlaix déballer des attaques de bas étage insérés dans l'article qui devait être consacré à la communication de Morlaix Ensemble alors que jamais on ne nous a demandé réciproquement de réagir aux propos et aux attaques d'Agnès Le Brun à l'issue de ses conférences de presse et que cette attaque censée mettre à mal la crédibilité de notre comité de soutien et de notre liste était parfaitement hors de propos par rapport à ce qui était dit dans l'article, et notamment l'absence de prise de distance d'Agnès Le Brun et de sa liste par rapport au soutien du Rassemblement National.

Lucienne Nayet, soutien elle-même à Morlaix Ensemble, a rédigé aujourd'hui un texte en forme de droit de réponse que le Ouest-France a refusé de publier demain vendredi.

Celui qui peut exprimer les attaques les plus infâmes en fin de campagne - et nous ne l'avons pas fait de notre côté, restant très factuels dans nos critiques - serait donc assuré de porter un coup porteur, sans droit de réponse accordé par la presse. Belle déontologie!!! 

Ils n'ont pas honte!

Ils n'ont pas honte de cette campagne sordide concernant mon mari décédé. 

Bien que nous soyons en période électorale, je pense que tous les arguments et tous les coups ne sont pas permis.

Lui qui a vécu plus de 40 ans dans une ville aux composantes de gauche, a toujours eu à cœur de montrer l'apport considérable qu'une commune peut avoir, notamment en ce qui concerne sa passion pour la photographie, en lui permettant de mettre à la disposition de tous, ses compétences et en s'impliquant dans l'apprentissage de cet art.

Il aimait à dire la phrase d'Antoine Vitez: "être élitaire pour tous"; le meilleur pour chacun et chacune avec passion et partage de valeurs humanistes que porte cette liste.

A la réception en décembre 2019 du mail envoyé par Ismaël Dupont, il avait immédiatement donné son soutien.

Avec beaucoup de sérénité, de respect de ce que fut mon mari, je considère qu'il faut absolument maintenir son nom sur la liste de soutien "Morlaix Ensemble", lui qui voulait avec ardeur participer à cette campagne électorale.

Lucienne Nayet

12 mars 2020

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2020/03/reaction-de-lucienne-nayet-a-la-remise-en-cause-de-la-presence-de-jean-marc-nayet-sur-le-comite-de-soutien-de-morlaix-ensemble.html

 

Ouest-Franc

Lanmeur. Le bédéiste Kris a rencontré les collégiens

Publié le

Kris, auteur scénariste de bande dessinée, chez Futuropolis. | DR

Lundi, le Brestois Kris, de son vrai nom Christophe Goret, auteur scénariste de bande dessinée chez Futuropolis, est venu à la rencontre des élèves de 3e des Quatre-Vents.

Passionné d’histoire, il profite de ses larges connaissances dans ce domaine pour en tirer des récits captivants et érudits, ce qui lui permet d’aborder des registres aussi différents que le thriller fantastique ou l’histoire contemporaine.

En octobre, Kris a sorti le deuxième tome de Violette Morris, qui dresse le portrait ambigu et tout en finesse de cette sportive de haut niveau, collaboratrice des nazis.

Les élèves de la classe de 3e D ont travaillé sur ses nombreuses publications, s’interrogeant sur la ou les manières dont la fiction peut éclairer l’Histoire, avec un grand H. Ils ont aussi étudié Un homme est mort, illustré par Etienne Davodeau, Les ensembles contraires d’Eric T. et Nicoby, ou encore Nuit Noire sur Brest de Cuvillier et Gallic.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/lanmeur-le-bedeiste-kris-rencontre-les-collegiens-6776275

 

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11 mars 2020

L'invitation d'Inès Léraud, la scénariste d"ALGUES VERTES, L'HISTOIRE INTERDITE", au prochain Salon du Livre de Quintin déplaisait à l'adjoint au maire (et salarié de la Chambre d'Agriculture), Jean-Paul Hamon... Résultat? Invitation annulée!

 

Ouest-Franc

Municipales. Un débat sur la santé publique organisé par MAC, ce jeudi

Publié le

La liste divers gauche Morlaix alternative citoyenne (MAC) organise une dernière réunion publique avant le premier tour des élections municipales, ce jeudi 12 mars.

Didier Allain (à droite) mène la liste de gauche Morlaix alternative citoyenne (MAC). | DR/ HERVÉ RONNE

La liste Morlaix alternative citoyenne organise un dernier rendez-vous avant le premier tour des municipales, dimanche 15 mars 2020, sur le thème de la santé publique. « Cette question est cruciale avec l’épidémie de coronavirus que nous connaissons actuellement, souligne Didier Allain, tête de liste. Il n’y a quasiment plus de médecins dans le centre ville, les urgences sont engorgées… En cas de catastrophe, ce sera difficile de faire face. »

Ce jeudi 12 mars, la liste divers gauche propose donc une « agora » devant la CPAM. « Nous invitons les citoyens à réfléchir avec nous : comment faire revenir les médecins ? Certaines communes mettent des locaux à la disposition de libéraux, d’autres salarient des professionnels de santé… »

S’ils remportent la mairie, les colistiers de Didier Allain souhaitent que ces pistes soient étudiées par l’intermédiaire de conférences citoyennes. « De plus, un projet de maison médicale avait été évoqué par l’équipe municipale en place [N.D.L.R. : dans le dossier de candidature au dispositif Action cœur de ville]. Il n’y a jamais eu de suite… »

Jeudi 12 mars, à 16 h 30, devant la CPAM, rue de Brest.

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/municipales-un-debat-sur-la-sante-publique-organise-par-mac-ce-jeudi-6775643

 

Ouest-Franc

Municipales à Morlaix. Morlaix ensemble se projette à l’échelle communautaire

Publié le Marie JOUSSEAUME

La liste Divers gauche menée par Jean-Paul Vermot explique avoir construit son programme non seulement à l’échelle de la ville de Morlaix (Finistère), mais aussi à l’échelle communautaire.

La liste Morlaix ensemble a pensé son programme à l’échelle communautaire. | OUEST-FRANCE

Jean-Paul Vermot, tête de liste de Morlaix ensemble (PS, PC, Génération·s) le rappelle, le programme de sa liste a été construit sur le constat des difficultés que rencontre la ville :  La plus forte baisse de population des grandes villes bretonnes depuis 2012, le taux de logements vacants supérieur à la moyenne bretonne et le taux de pauvreté de 20 % de la population. 

Face à ces constats, il entend mettre en place des actions en lien avec l’échelon communautaire,  un programme costaud et chiffré. Nous avons fait un travail de réalisme budgétaire. Nous sommes les seuls à nous intégrer dans une future majorité à ce niveau : il faut rompre avec l’isolement, voire l’isolationnisme morlaisien au cœur de la communauté d’agglomération, indique-t-il. Dès le début de notre réflexion, nous avons travaillé en ce sens. Nous avons déjà des relations programmatiques et des discussions avec les autres listes de gauche sur le territoire de Morlaix communauté .

« Un déni alarmant »

Le programme,  ce n’est pas que le cœur de ville, c’est toute la ville. Action cœur de ville n’est pas un programme, mais une initiative de l’État , assène-t-il en direction de la liste Vivons Morlaix ! (Divers droite) de la maire sortante, Agnès Le Brun. Et de revenir sur les débats télévisés qui ont opposé les quatre têtes de liste, où la maire sortante a, d’après lui,  affiché un déni alarmant face aux constats des difficultés, en qualifiant de “pseudo-Morlaisiens” les habitants critiques interviewés en micro-trottoir .

Jean-Paul Vermot tacle aussi le  silence  de la maire  depuis que son collègue conseiller régional et secrétaire départemental du Rassemblement national (RN) a clairement appelé à soutenir sa liste Vivons Morlaix ! 

Réaction d’Agnès Le Brun :  Le Rassemblement national a dit qu’il ne constituerait pas de liste, et n’a pas appelé à me soutenir. Notre liste ne demande ni ne revendique le soutien de personne. Le vote appartient aux électeurs.  Et de tacler en retour au sujet du comité de soutien de la liste de Jean-Paul Vermot :  Je regrette que son comité de soutien comprenne entre autres une personne décédée et des gens qui n’ont pas donné leur accord pour y figurer , assure-t-elle.

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/municipales-morlaix-morlaix-ensemble-se-projette-l-echelle-communautaire-6775305

 

Ouest-France

Municipales à Plougasnou. Une maire sortante, un maire sorti et un outsider

Publié le

Comme en 2014, les Plougasnistes vont avoir à choisir entre trois candidats aux municipales des 15 et 22 mars 2020 : Yvon Tanguy, ancien élu ; Nathalie Bernard, maire sortante, et Jean Rouve, nouveau venu en politique.

Les trois candidats à la mairie de Plougasnou (Finistère) (de gauche à droite) : Yvon Tanguy, « Tous unis pour Plougasnou » ; Nathalie Bernard, « Plougasnou ensemble », et Jean Rouve, « Ploug à vous 2020 ».

Les trois candidats à la mairie de Plougasnou (Finistère) (de gauche à droite) : Yvon Tanguy, « Tous unis pour Plougasnou » ; Nathalie Bernard, « Plougasnou ensemble », et Jean Rouve, « Ploug à vous 2020 ». | OUEST-FRANCE

En 2014, Plougasnou (Finistère) avait trois candidats et cela s’était joué, au second tour, à quelques voix près. C’est à nouveau le cas en 2020, où trois listes vont s’affronter. « Plougasnou Ensemble », conduite par Nathalie Bernard, maire sortante ; « Ploug à vous 2020 », celle de Jean Rouve, nouveau venu dans le jeu politique plougasniste ; et « Tous Unis pour Plougasnou », menée par Yvon Tanguy, qui a déjà effectué deux mandats par le passé.

Trois listes c’est plutôt beaucoup pour une commune de cette taille. Alors de quoi est-ce le signe ?

Si c’était une première, on pourrait penser que l’actuelle mandature est en cause. Mais ce n’est pas une première.

Si l’on écoute ce que disent les voisins, Saint-Jeannais et Plouezoc’hois, cela tient plutôt à l’identité de Plougasnou, terre de vives querelles politiques.

À titre d’illustration, une association a dans ses statuts spécifiquement interdit d’aborder en assemblée générale certains sujets sensibles comme le port du Diben, l’école de Kérénot ou la place de l’église. C’est presque tout dire.

La liste de Nathalie Bernard s’appuie sur son bilan et ses nombreuses réalisations et entend continuer dans cette voie avec une politique d’investissement forte.

La liste d’Yvon Tanguy pointe précisément ces dépenses et accuse l’actuelle mandature d’avoir plombé le budget municipal, promettant de revenir à des finances plus équilibrées et surtout plus transparentes.

Jean Rouve, pour sa part, n’ayant pas encore exercé de mandat, peut se permettre de renvoyer dos à dos les deux autres candidats et promettre une gestion entièrement nouvelle de la commune.

Le débat autour du collège, samedi 7 mars, seule réunion publique où les trois candidats ont pu prendre la parole tour à tour sur un même sujet, a pu aider les Plougasnistes à faire leur choix.

Tout pronostic s’avère en tout cas difficile. Le suspense reste total.

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/municipales-plougasnou-une-maire-sortante-un-maire-sorti-et-un-outsider-6775184

 

Le Diben mercredi 11 mars 2020

Plougasnou. Réunion publique

La liste "Ploug à vous" a invité la population à Primel à "La part des Anges" pour y présenter son équipe et son programme ce mardi soir.

  • Plougasnou (29)
  • 2 776 habitants
  • 23 conseillers municipaux
  • 2 conseillers communautaires
  • Communauté d'agglomération Morlaix Communauté
  • 26 communes
  • 64 133 habitants
  • 51 conseillers communautaires

 

Ouest-France

Lanmeur. Des actions simples pour sauver les abeilles

Publié le 10/03/2020 à 06h31

Catherine Mingam et Jean-Yves Masson (Res’Agri) et Hervé Bodeur (Abeilles du pays de Morlaix) sont à l’initiative de la rencontre de vendredi. | OUEST-FRANCE

Les coprésidents de Res’Agri Légumes 29, Catherine Mingam et Jean-Yves Masson, et l’association Les Abeilles du pays de Morlaix, présidée par Hervé Bodeur, organisent une rencontre entre agriculteurs et apiculteurs. L’objectif de la soirée est de mieux comprendre la vie et les besoins des abeilles, de discuter d’actions simples qui peuvent être mises en place par chacun.

« La pollinisation est utile pour tout le monde, agriculteur comme apiculteur ; il est donc indispensable de discuter entre nous », précise Hervé Bodeur.

Vendredi 13 mars, à 20 h après l’assemblée générale extraordinaire de Res’Agri, à la salle Steredenn.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/lanmeur-des-actions-simples-pour-sauver-les-abeilles-6773288

 

Ouest-France

Municipales. Vivons Morlaix ! veut une ville durable

Publié le Lola CLOUTOUR

L’équipe de la liste Vivons Morlaix !, menée par Agnès Le Brun, détaille son engagement pour faire de la commune une « ville durable ».

Jean-Charles Pouliquen et Agnès Le Brun (au centre) ont présenté deux candidats de la liste Vivons Morlaix ! experts sur les questions environnementales : Christophe Stewart (directeur d’un bureau d’études) et Camille Rivoalen (économiste spécialiste en développement durable). | OUEST-FRANCE

Ce mardi 10 mars, Agnès Le Brun et son équipe ont organisé une dernière conférence de presse sur le thème de « Morlaix, ville durable ». « Car l’écologie n’appartient pas à un parti politique, assène la maire candidate en introduction. La question de la transition énergétique est essentielle pour nous tous. »

Agnès Le Brun rappelle que si Morlaix a été retenue dans le programme Action cœur de ville, c’est grâce à deux projets majeurs : le chantier du musée, qui aura en son cœur « le poumon vert qui manque aujourd’hui à Morlaix », et l’ascenseur oblique. « Ce dernier permettra de développer le quartier de la gare sans créer de mobilités polluantes. »

Rouvrir la rivière ?

L’étape suivante sera de créer un « cheminement du musée au port, en laissant de la place aux piétons et à la verdure ». Un cheminement qui pourrait profiter d’une réouverture de la rivière. « C’est une ambition que nous devrons partager avec les habitants, notamment en mettant en place des consultations. »

Agnès Le Brun a évoqué deux autres idées liées à l’écologie : réaménager le pôle socioculturel de Ploujean, afin de créer des espaces de promenade, et s’engager avec l’association Renaissance du Petit Launay. « Nous envisageons de coupler leurs activités de ferme-auberge avec une écurie. » Une association pourrait s’y occuper de chevaux de trait afin de mettre en place « des actions pédagogiques et une voiture hippomobile, qui s’insérerait dans les mobilités alternatives ».

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/municipales-vivons-morlaix-veut-une-ville-durable-6774767

 

Ouest-France

Modifié le Publié le Lola CLOUTOUR

Morlaix. Le coronavirus contraint les Ehpad, les établissements scolaires, les électeurs…

Portes ouvertes annulées dans des établissements scolaires, visites restreintes dans les Ehpad, procédure spécifique pour aller voter… Le coronavirus continue d’avoir des conséquences sur la vie quotidienne à Morlaix (Finistère).

Au moment d’aller voter à Morlaix, dimanche 15 mars, il faudra respecter plusieurs consignes sanitaires. | OUEST-FRANCE

Portes ouvertes annulées

Le collège du Château et le lycée Tristan-Corbière ont décidé d’annuler leurs portes ouvertes, prévues ce samedi 14 mars. Au Château, le principal pense reporter l’événement au mois d’avril ou début mai. À Tristan-Corbière, la direction attend de voir l’évolution de l’épidémie avant de caler une date de report.

Les consignes pour aller voter

La mairie de Morlaix a établi une procédure pour protéger les électeurs, les assesseurs et les agents lors du premier tour des élections municipales, dimanche 15 mars. Une fiche détaillant les dix mesures à respecter sera placardée à l’entrée des bureaux de vote. « L’idée, c’est d’éviter la promiscuité et de respecter des gestes barrière », explique la Ville.

Cette procédure détaillant les consignes à appliquer lors des élections municipales sera placardée dans les bureaux de vote. | DR

Du gel hydroalcoolique sera disponible à l’entrée et à la sortie de chaque bureau. Le contrôle de la carte d’électeur et de la pièce d’identité sera visuel afin d’éviter les contacts physiques. « Une désinfection des tables, des isoloirs et des stylos mis à la disposition des électeurs pour l’émargement sera régulièrement réalisée », précise la municipalité dans un communiqué.

« Nous encourageons aussi les électeurs à venir voter aux heures creuses, par exemple en début d’après-midi », souligne la maire, Agnès Le Brun. Pour le dépouillement, des gants seront donnés à toutes les personnes autorisées à toucher les enveloppes et les bulletins.

Visites restreintes en Ehpad

Depuis le début de la semaine dernière, les visites sont restreintes dans les Ehpad gérés par le Centre hospitalier des pays de Morlaix. « Nous les autorisons uniquement sur avis du médecin, dans des conditions très particulières », précise Brigitte Costant, directrice référente du pôle SSR personnes âgées de l’hôpital. Toutes les animations extérieures ont été suspendues.

Les déplacements collectifs pour aller voter aux élections municipales sont également annulés. Une circulaire publiée par le ministère de l’Intérieur permet désormais au directeur des Ehpad de recueillir les procurations. « Dans des conditions normales, ce contrôle est réalisé par les gendarmes. La circulaire évite donc l’entrée de personnes extérieures dans les établissements. »

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/morlaix-le-coronavirus-contraint-les-ehpad-les-etablissements-scolaires-les-electeurs-6774560

 

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10 mars 2020

Signalement

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor. Réforme des retraites : « Les syndicats sont soudés, le 49-3 a boosté tout le monde »

Publié le Thibaud GRASLAND

L’intersydicale (CGT, FO, FSU, Solidaires) organise une nouvelle manifestation à Saint-Brieuc jeudi midi, avant la grande mobilisation nationale du 31 mars.

Matthieu Nicol (CGT), Eric Le Courtois (FO), Serge Le Quéau (Solidaires) et Stéphane Chiarelli (SNUipp-FSU) mènent le combat dans les Côtes-d’Armor. | OUEST-FRANCE

Le mouvement de contestation contre la réforme des retraites n’est pas mort. La CGT, la FSU, FO et Solidaires continuent à mener la fronde dans les Côtes-d’Armor. Une grande journée d’action a déjà été prévue au niveau national, pour le 31 mars. « Ce ne sera pas un baroud d’honneur, ni un enterrement du mouvement, a affirmé Matthieu Nicol, leader de la CGT dans le département, lors d’une conférence de presse lundi. Nous voulons élargir le mouvement pour aller vers la grève générale. »

Au plan départemental, les syndicats n’ont pas voulu attendre ce 31 mars. Ils appellent à manifester dès ce jeudi, à 12 h, devant la préfecture à Saint-Brieuc.

Selon les quatre syndicats, l’usage de l’article 49.3 de la constitution par le gouvernement, pour faire adopter le texte à l’assemblée nationale, « a reboosté tout le monde ». C’est un « coup de force despotique », s’insurge un militant de Force Ouvrière. Dès le dimanche 1er mars, entre 300 et 400 personnes se sont d’ailleurs rassemblées spontanément à Saint-Brieuc.

Certes, l’effet le plus spectaculaire du mouvement, avec la grève dans les transports en décembre, s’est estompé. Et il y a moins de monde dans les manifs qu’au début. Mais « toutes les entreprises ne sont pas dans le mouvement », déplore l’intersyndicale. Les représentants du personnel ont « la tête dans le guidon » avec les négociations annuelles obligatoires. « On a trois semaines pour élargir le mouvement ! » FO va, par exemple, réunir ses différentes branches le 17 mars. Le syndicat ne désespère pas de voir la métallurgie et l’agroalimentaire rentrer dans le mouvement.

Les syndicats comptent aussi décrypter cette réforme « illisible à tous les niveaux » et « néfaste » au sein de leurs rangs. Ils sont confiants et « soudés ». « En 2006, se souvient le leader cégétiste, le Gouvernement avait capitulé sur le Contrat première embauche (CPE) deux mois après l’usage du 49-3. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/cotes-d-armor-reforme-des-retraites-les-syndicats-sont-soudes-le-49-3-booste-tout-le-monde-6774355

 

Ouest-France

Municipales. À Locquénolé, les deux listes s’engagent pour la transition

Publié le

À Locquénolé (Finistère), le collectif du Pacte pour la transition a sollicité les deux listes candidates aux élections municipales. Elles se sont engagées sur une quinzaine de mesures.

Les candidats de la liste « Locquénolé autrement » s’engageant pour le pacte pour la transition. | DR

Le collectif du Pacte pour la transition de Locquénolé (Finistère) a reçu les candidats à l’élection municipale, afin de leur présenter des mesures couvrant différentes thématiques : énergie, mobilité, inclusion sociale, biodiversité, économie, restauration collective…

« La majorité est issue des trente-deux mesures prises par le collectif du Pacte à l’échelle nationale, précise Chantal Jaouen-Quiviger. D’autres sont spécifiques au territoire de Locquénolé, comme l’installation de bacs pour récupérer les déchets. »

Francis Lebrault signant le pacte pour la liste « Unis pour Locquénolé ». | DR

La liste « Unis pour Locquénolé », menée par Francis Lebrault (adjoint sortant), a signé pour onze engagements du Pacte, et deux mesures spécifiques à Locquénolé. La liste « Locquénolé autrement », conduite par Thierry Bernard, a signé pour quinze dispositions, et trois mesures locales.

Le collectif continuera à se réunir régulièrement afin de rester une « force de proposition. Nous ne sommes pas là pour surveiller l’équipe municipale, mais pour avancer main dans la main avec eux. »

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/municipales-locquenole-les-deux-listes-s-engagent-pour-la-transition-6774178

 

Le Diben mardi 10 mars 2020

Morlaix. Ces photos ont 15 ans aujourd'hui

Manifestation Morlaix le 10 mars 2005. Photo pyb29 Manifestation Morlaix le 10 mars 2005. Photo pyb29

Manifestation Morlaix le 10 mars 2005. Photo pyb29 Manifestation Morlaix le 10 mars 2005. Photo pyb29

Certaines personnes ne sont pas sur les photos, c'est tout à fait normal, elles n'ont pas participé à ce rassemblement

Tous ensemble dans les rues de Plougasnou samedi 07 mars 2020

 

Le Diben mardi 10 mars 2020

Plougasnou. Images du marché

Photo pyb29

Photo pyb29 Photo pyb29 Photo pyb29

Photo pyb29 Photo pyb29 Photo pyb29

A la demande de la tête de liste "Tous unis pour Plougasnou", il n'y a pas de photo de leur distribution de tracts de ce matin sur le marché.

 

Le Diben mardi 10 mars 2020

Misère. "Sans asile" peint en 1883

"Sans asile" le 30.08.2017 Petit Palais paris. Photo pyb29 Photo pyb29

"Sans asile" peint en 1883, est pour moi une œuvre admirable dont le thème reste malheureusement d'actualité. Cette mère et ses enfants vivent sur le trottoir avec une chaise, un poêle et quelques ustensiles de cuisine. Qui sont-ils ? des émigrés ? des sans abris ? L'espace est clos, une ébauche d'ouverture sur la gauche, ruelle ou porte, signifie que pour ces malheureux la possibilité de sortir de la misère est mince. Sur le mur une affiche "Grande fête" dénonce la fracture sociale. La lumière vibre sur le mur, sans se poser sur l'ensemble du tableau, peint en camaïeu de terres et de bruns. Seul le bonnet blanc du nouveau né en reçoit les rayons. Est-ce une lueur d'espoir pour lui, son avenir peut-il être meilleur ? Ce tableau me touche infiniment, ces enfants innocents qui dorment sont poignants. J'ai de la peine à soutenir le regard butté et triste du garçon, l'aîné sans doute, conscient d'une responsabilité car le seul à veiller, comme celui rougi et désespéré et de sa mère."

http://www.voir-ou-revoir.com/2015/10/fernand-pelez-sans-asile-petit-palais-paris-oct-2015.html

 

Ouest-France

Morlaix. La Ville maintient ses subventions au festival Panoramas

Publié le

Face à l’épidémie de coronavirus, Panoramas a annoncé l’annulation des soirées des 10 et 11 avril 2020, prévues au parc des expositions de Langolvas. La mairie de Morlaix (Finistère) affiche sa « solidarité » avec le festival en maintenant ses subventions.

11 000 personnes étaient attendues les 10 et 11 avril à Langolvas. Un chiffre bien au-dessus du seuil autorisé par les autorités pour lutter contre le coronavirus. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le coronavirus a eu raison des deux soirées du festival Panoramas prévues à Langolvas les vendredi 10 et samedi 11 avril 2020. Agnès Le Brun, la maire de Morlaix (Finistère), a tenu à afficher son soutien aux organisateurs : « C’est un coup dur pour le secteur culturel et événementiel, mais aussi pour l’économie locale, compte tenu des retombées des festivals, et les collectivités financeurs se doivent d’affirmer leur solidarité », explique-t-elle dans un communiqué envoyé ce lundi 9 mars.

La Ville a donc décidé de confirmer son « plein et entier soutien à Wart » en confirmant les subventions annuelles : 16 000 € pour le fonctionnement de l’association et 25 420 € pour le festival. Un avenant à la convention liant les deux parties a été signé ce lundi 9 mars, afin d’accélérer les procédures administratives.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/morlaix-la-ville-maintient-ses-subventions-au-festival-panoramas-6772434

 

Ouest-France

Condor Ferries appartient désormais à la Brittany Ferries

Publié le Émilie CHASSEVANT

L’armateur de Roscoff avait annoncé son intention de racheter la compagnie Condor Ferries en juin. Depuis ce lundi 9 mars 2020, c’est chose faite.

Brittany Ferries est désormais propriétaire de Condor Ferries, avec un fonds d’investissement. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

C’est fait. Depuis ce lundi 9 mars, Brittany Ferries est copropriétaire de la compagnie maritime Condor Ferries. L’armateur de Roscoff avait annoncé cette intention dès juin 2019.

Après avoir reçu le feu vert des autorités de la concurrence et travaillé à la finalisation de la transaction en février, la Brittany Ferries et le fonds d’investissement Columbia Threadneedle Investments (CTI) ont conclu un accord de rachat.

Un million de passagers par an

« C’est une excellente nouvelle pour Brittany Ferries, notre nouveau partenaire et Condor Ferries, a salué Christophe Mathieu, président du directoire de la compagnie française. Nous nous engageons à travailler en étroite collaboration pour assurer un service de qualité aux clients avec le soutien de nos partenaires des îles anglo-normandes. Condor Ferries demeure une marque à part entière, mais dans le cadre d’une nouvelle structure de propriété. »

Condor Ferries assure des trajets réguliers entre le Royaume-Uni, les îles anglo-Normandes et la France. Ses lignes desservent Poole, Portsmouth, Jersey, Guernesey et Saint-Malo. Chaque année, Condor transporte environ un million de passagers et 100 000 camions.

Brittany Ferries sera l’actionnaire minoritaire de cet accord.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-malo-35400/mer-condor-ferries-appartient-desormais-la-brittany-6772281

 

Ouest-France

Municipales à Lampaul-Guimiliau. Le maire porte plainte à cause de tracts anonymes

Publié le

Les feuillets ont été distribués dans les boites à lettres de Lampaul-Guimiliau, près de Morlaix (Finistère), samedi 7 mars 2020. Marc Puchois, maire sortant, a décidé de porter plainte pour diffamation.

Des tracts anonymes ont été distribués dans les boîtes à lettres de Lampaul-Guimiliau, près de Morlaix (Finistère), samedi 7 mars 2020. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Des tracts anonymes ont été déposés dans un nombre conséquent de boîtes à lettres de Lampaul-Guimiliau (Finistère), au cours de la journée de samedi 7 mars 2020.

Action nuisible pour les municipales

Considérant que cette action était nuisible aux candidats des municipales, toutes listes confondues, Jean-Marc Puchois, maire sortant, mais non candidat à sa propre succession, a décidé de se rendre ce lundi 9 mars au matin à la gendarmerie de Landivisiau. Il a décidé de porter plainte pour diffamation.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lampaul-guimiliau-29400/municipales-lampaul-guimiliau-le-maire-porte-plainte-cause-de-tracts-anonymes-6772280

 

Le Diben lundi 09 mars 2020

Panorama photos. "Notre petit collège" Mail Art & Rassemblement sur le Port du Diben le 09 mars 2005

Photo pyb29

Il y 15 ans jour pour jour aujourd'hui.

Lien panorama photos :

Photo pyb29 Archives pyb29

 

Le Diben lundi 09 mars 2020

Brest. Le 8 mars était un dimanche cette année.

Photo A.G

Phoro A.G Photo A.G Photo A.G

A Brest, ce matin, 250 manifestantes et quelques hommes, ont parcouru les différents accès du grand marché des halles St Louis à Brest, puis devant le Commissariat, et enfin Place de la Liberté.
A chaque étape, des "sommations" rappelant toutes les revendications féministes, anti-patriarcales, sociales, ...des chants : celui des Sardinières, l'Hymne des Femmes, Bella Ciao ... accompagnés par la Fanfare Invisible, également une chorégraphie empruntée aux femmes chiliennes en lutte.
De grands moments de sororité qui ont réjoui les participantes et attiré un nombreux public.

L'après midi, toujours en musique, c'est l'immense Hall des Capucins qui a résonné des chants de lutte des femmes, avec chorégraphies et fanfare. Là encore nous étions plusieurs centaines ...

Une belle journée de lutte!

A.G

LA RÉVOLTE DES SARDINIÈRES

 

Ouest-France

Plougasnou. Manifestation pour le maintien du collège François-Charles

Publié le

Malgré ses engagements, le Département du Finistère fait machine arrière : les parents d’élèves du collège François-Charles, à Plougasnou (Finistère) se mobilisent. Samedi 7 mars 2020, deux cents personnes se sont retrouvées pour manifester leur mécontentement.

Ils étaient deux cents, samedi 7 mars 2020, à manifester dans le bourg de Plougasnou (Finistère), pour soutenir le collège François-Charles. | OUEST-FRANCE

Un moment festif mais déterminé

« Mais ou est donc notre car ? », « J’en pince pour Plougasnou, mais pas à pince » : les slogans sont drôles et accompagnés de chansons, mais on sent de la colère chez les manifestants. Au printemps dernier, ils ont obtenu un sursis pour leur collège, à condition d’en faire remonter les effectifs. La Mairie et le Département semblaient vouloir jouer le jeu et aider.

Une nouvelle ligne de car mais pas de double sectorisation pour Plouezoc’h

La municipalité a donné son accord pour un nouveau trajet de bus permettant aux enfants de Saint-Jean et Plouezoch de se rendre aisément à Plougasnou. Mais le Département, lui, n’a pas tenu ses engagements. La veille de la manifestation, après des mois de silence, la présidente du Conseil départemental, Nathalie Sarrabezolles, a fait savoir qu’elle refusait de mettre en place une double sectorisation pour Plouezoc’h, qui faciliterait pourtant énormément les démarches des parents.

L’APCP promet d’augmenter la pression

Face à la surdité du Département, l’Association pour le collège de Plougasnou (ACPC) a décidé de passer à la vitesse supérieure et d’aller manifester directement à Quimper. « Nous aimerions pouvoir communiquer sur les qualités de notre collège et de son équipe pédagogique, explique Lucie Rey, la très active secrétaire de l’association, mais pour l’instant, il faut nous battre contre le Département. »

Un temps d’échange fructueux avec les candidats

La manifestation fut suivie d’une réunion publique à la salle municipale. Chaque candidat à l’élection municipale a pris la parole pendant dix minutes pour présenter ses propositions. Tous ont commencé par rappeler leur soutien inconditionnel au collège, « véritable poumon pour nos communes ». Puis chacun a fait des propositions qui seront autant de pistes à explorer pour la future équipe municipale : accélération de la politique de logement pour accueillir de nouvelles familles, création de sections spécialisées (voile, sport, langue ), implantation d’un internat dans la commune…

Une belle énergie collective, toute une commune soudée autour de son collège et un combat qui ne fait que commencer.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-manifestation-pour-le-maintien-du-college-francois-charles-6771840

Diaporama : Tous ensemble dans les rues de Plougasnou samedi 07 mars 2020

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
8 mars 2020

Petit joueur

 

Le Diben dimanche 08 mars 2020

Plougasnou. Oies bernaches au fond de l'Anse de Primel

Photo pyb29  Photo pyb29

Non, nous ne sommes pas à Trifouilly-les-Oies, nous sommes bien au fond de l'Anse de Primel. Cette photo a été prise hier en allant au rassemblement contre la fermeture du Collège François Charles.

 

Le Diben dimanche 08 mars 2020

Plougasnou. Bonne journée Mesdames

Collège de Plougasnou le 08.03.2005. Photo pyb29

Cette photo a été prise le 08 mars 2005 au Collège François Charles, il y 15 ans aujourd'hui. Bonne journée Mesdames.

 

Le Diben samedi 07 mars 2020

Plougasnou. Tous Ensemble dans les rues de Plougasnou le samedi 07 mars 2020 pour sauver notre collège

Photo pyb29

Jean Rouve tête de liste "Ploug à vous". Photo pyb29 Nathalie Bernard maire sortante, tête de liste "Plougasnou ensemble". Photo pyb29 Yvon Tanguy tête de liste "Tous unis pour Plougasnou". Photo pyb29

 Maryse Tocquer maire sortante,  tête de liste "Aujourd’hui et demain". Photo pyb29 Claude Le Noan représentant la liste « Ensemble pour Saint-Jean demain ». Photo pyb29

Les photos sont classées par ordre d'intervention (interventions tirées au sort). Photo pyb29

 

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Communiqués de presse, Comité national

MOTION « Les Cahiers du Cinéma »

Paris, le 07 Mars 2020

Motion de soutien du Comité national du SNJ adoptée à l'unanimité.


Le Comité national du SNJ apporte son soutien aux journalistes des « Cahiers du Cinéma », confrontés à une reprise en main capitalistique et éditoriale de leur revue.

Les déclarations publiques des nouveaux actionnaires, dont certains se retrouvent en plein conflit d’intérêt, semblent exiger un virage éditorial des « Cahiers », en particulier sur la couverture du cinéma français.

La grande majorité des journalistes a donc choisi de quitter la rédaction en activant la clause de cession. Le SNJ rappelle à nouveau la nécessité de créer un statut juridique de l’équipe rédactionnelle, garant d’un droit moral collectif et de l’indépendance des journalistes.

http://www.snj.fr/article/motion-429727798

 

Trois exemples de lutte pour l'indépendance en France

Le rachat des Cahiers du cinéma par des producteurs et financiers entraîne le départ de toute l'équipe ; la fin d'un cinéma municipal de Quimper illustre comment les circuits avalent les cinémas indépendants ; la presse quotidienne régionale lutte pour son indépendance alors qu'un candidat aux élections fait pression sur le journal. Trois signaux d'une érosion en cours de l'indépendance en France.

Toute la rédaction des Cahiers du cinéma, dans un élan collectif dont l'intelligence et la cohérence sont saluées de tous côtés,  a décidé de "se casser" refusant de cautionner la ligne "chic et conviviale" souhaitée par les nouveaux acquéreurs de la revue et probablement un assujettissement aux orientations de producteurs français. Jean-Philippe Tessé sur France Inter (le NRV de Laurent Goumarre du 04/03/20) a tenu des propos forts rappelant le principe d'indépendance, l'ADN de la revue. Eux, critiques et rédacteurs, y sont attachés, viscéralement. Son courroux légitime face à Philippe Rouyer, président du Syndicat de la Critique qui signe un édito complaisant envers le consortium des nouveaux propriétaires de la revue et peu enclin à jouer un héraut de la liberté de la presse, cette ténacité était émouvante à écouter, tant elle faisait appel à l'intelligence et à la lucidité de l'auditoire, qu'il fût cinéphile ou pas. Philippe Rouyer eut beau louvoyer en brodant (de mémoire) sur le thème "mais c'est bien que les Cahiers soient rachetés, un nouveau souffle" visiblement partial et mettant en doute une santé économique certes fragile mais exemplaire d'une revue tout à fait vivace, Laurent Goumarre nous servir l'argument facile du "mais vous pourrez résister de l'intérieur", non, non et non, l'indépendance ne se négocie ni ne se quémande. C'est un droit d'expression, celui d'une Zone A Défendre (en dehors de toute polémique, ça et là, de fond, à propos de partis pris de la rédaction, des débats qui sont le quotidien de toute grande revue).

Ce qui est perdu, c'est une revue indépendante, un endroit protégé du pouvoir, un lieu de pensée réellement critique et de caractères non soumis à une hiérarchie puissante et proche du pouvoir politique et des lobbys.

A Quimper, "The End" était aussi le choix que j'avais fait en plein mois d'août 2019 pour annoncer la dissolution du cinéma votée par le conseil municipal : afficher à partir du 20 août pour sa dernière semaine, sur les deux panneaux dédiés à la programmation du QUAI DUPLEIX sur la façade du cinéma, grâce à l'aide de complices (graphiste et imprimeur), en lettres blanches sur fond noir, THE END (du cinéma Quai Dupleix).

Pendant des mois, les arguments avaient été les mêmes, depuis les grandes institutions (CNC en tête) jusqu'au cinéphage le plus fidèle : en quoi le rachat par un grand groupe (Cinéville) était-il vraiment une menace ? Qu'est-ce qui était réellement perdu ? Une indépendance ? Pas bien grave, en fait, Cinéville n'est pas le pire des groupes en matière d'art et essai, et tant que les films seront programmés, où est le problème ? Il faut avancer dans le nouveau monde.
Tant pis pour les petits (spécial clin d'œil au maire de Quimper qui, dans son langage subtil, m'expliqua que "les gros mangeaient les petits" et que "cela avait toujours été ainsi"), les espaces où des paroles libres s'expriment avec conviction.

Que ces lieux soient vivaces les rend d'autant plus savoureux à croquer.

Ce qui a été sacrifié, c'est un cinéma refuge d'une programmation libre, sans soumission aux exigences et aux formes de la grande exploitation. Un cinéma indépendant de la petite exploitation rayé du parc français. Disparu en une semaine. Une grosse vague, la vague scélérate comme les marins l'appellent.

Ce n'est pas un hasard que ce soit les Cahiers qui aient évoqué le cas du Quai Dupleix à plusieurs reprises. Le Quai Dupleix n'avait pas la notoriété parisienne de La Clef, mais n'en était pas moins essentiel dans l'exploitation cinéphile, depuis des décennies ayant vaillamment pris la relève du Chapeau rouge (inauguré par Jack Lang en 1986 et délaissé par la municipalité socialiste sous Bernard Poignant en 2010 au profit d'un centre des congrès destiné à faire fructifier le tourisme d'affaires, dont on attend toujours les résultats).

Ludovic Jolivet, maire de Quimper (depuis 2014) Ludovic Jolivet, maire de Quimper (depuis 2014)

Ce même mercredi 4 mars, les journalistes du Télégramme et de Tébéo ont exprimé aux côtés du Syndicat National des Journalistes leur soutien au rédacteur en chef de Quimper, Thierry Charpentier, écarté du débat électoral télévisé sur demande du candidat, le maire sortant, Ludovic Jolivet. La direction du Télégramme a obtempéré afin d'éviter des tensions lors de ce débat. Le maire a joué son va-tout, il a gagné.
Le journaliste semble avoir été désavoué par sa direction, pour avoir cru en son métier et à son indépendance.

Les candidates (toutes des femmes) adversaires du maire sortant ne s'y sont pas trompées et leur droiture collective, dans un bel ensemble, pour signaler cette grave entorse à la démocratie mérite un coup de chapeau. (Comme quoi, être femme en politique, c'est parfois une façon différente d'envisager le jeu politique).

Ce qui est écrabouillé, c'est le cœur même de l'exercice démocratique, des journalistes qui travaillent avec exigence et révèlent des informations nécessaires aux citoyens à la compréhension de ce que des élus tentent d'étouffer ou maquiller.

Trois exemples de personnes dont les convictions les poussent à partir, parce qu'il n'y a plus rien d'autre à faire et sacrifient beaucoup pour que la disparition de l'indépendance soit CONNUE.
Car leur perte est le plus souvent irréversible.

Merci aux Cahiers du cinéma (Thierry Méranger et Stéphane Delorme), au Télégramme (toute l'équipe), à Télérama (Guillemette Odicino et Samuel Douhaire), à mes potes graphiste et imprimeur, aux presque 6000 signataires de notre pétition, à Cinéphare et à l'Acor Cinémas, Sylvain Clochard et le SCARE, ainsi qu'à tous les camarades qui m'ont toujours soutenue.

Salut et Fraternité comme disait René Vautier.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

https://blogs.mediapart.fr/solenn-rousseau/blog/070320/trois-exemples-de-lutte-pour-lindependance-en-france

 

Ouest-France

Laura, 21 ans : « Pourquoi un CRS nous menace-t-il alors qu’on est immobiles ? »

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Laura a 21 ans. Elle s’est retrouvée à Nantes (Loire-Atlantique) au cœur d’une manifestation mouvementée. Son témoignage a été recueilli dans le cadre d’un atelier d’écriture proposé par La Zep (Zone d’expression prioritaire).

« Pourquoi on se sent en danger et attaquées par celui qui doit normalement nous protéger ? » | D’APRÈS UNE PHOTO DE JÉRÔME FOUQUET, OUEST-FRANCE

La Zone d’expression prioritaire (ZEP) collecte la parole des jeunes de 14 à 28 ans lors d’ateliers d’écriture encadrés par des journalistes. Ces témoignages sont ensuite publiés par des médias. Ouest-France est l’un d’eux. Tous les mois, dans le journal et sur le site, on peut lire ces récits de vie, comme celui de Laura, 21 ans, qui raconte comment elle a vécu une manifestation à Nantes (Loire-Atlantique).

« Samedi 7 décembre, nous sommes une amie et moi dans le centre-ville de Nantes pour profiter du marché de Noël et se retrouver autour d’une bière. Il est 15 h, c’est jour de manifestation en raison des grèves et des réformes du moment (retraites, chômage…). Elle me propose de rejoindre le cortège qui a débuté depuis une heure environ. Ne sachant pas où se sont rendus les manifestants, on refait le parcours de la manifestation du jeudi d’avant. Pas difficile de retrouver le « cortège » qui n’en était plus vraiment un… divisé par la présence des CRS et des « black blocks », plus occupés à faire exploser des vitrines qu’à militer pour une cause réelle.

À peine arrivées, très vite reparties : des bombes lacrymos atterrissent juste à côté de nous et rendent le climat carrément dangereux. Où sont les CRS à ce moment-là ? Ils sont censés rétablir l’ordre et sécuriser le mouvement de lutte, non ? On finit par les trouver, oui, mais en plein affrontement avec une autre partie des manifestants. Une barrière de CRS fait face à la foule. Ils sont prêts à charger. Nous, on se place à côté de la scène, en retrait. Histoire d’être témoins mais de se tenir à l’écart du danger. Encore faut-il savoir l’identifier…

« Pourquoi on se sent en danger »

D’un coup, sans aucune raison apparente, un CRS se précipite vers nous en nous pointant avec son LBD. Première réaction ? Partir en courant. Deuxième réaction ? Se demander pourquoi un CRS nous menace alors qu’on est immobiles, seules observatrices de la scène. Pourquoi on se sent en danger et attaquées par celui qui doit normalement nous protéger ?

Bon, au final, vu l’impossibilité de participer pacifiquement à la manifestation et ne voulant pas prendre trop de risques, on décide de rejoindre une autre amie et d’aller boire un café dans un bar, non loin de la manifestation, mais tout de même éloigné des affrontements. On en discute : « Mais pourquoi les CRS n’ont pas arrêté les casseurs ? »

Franchement, on se demande… Alors que même moi je me suis retrouvée en face d’eux, et avec les moyens qu’ils ont, ça parait facile, non ? Et pourquoi nous, on a failli se faire attaquer alors qu’on ne faisait absolument rien ?

C’est bizarre, maintenant on peut perturber un mouvement de lutte légitime en cassant des vitrines et en mettant le feu sans rien risquer de la part des forces de l’ordre, mais par contre on ne peut pas manifester tranquillement sans avoir peur de recevoir une bombe lacrymo par un CRS lui-même ?

Beaucoup de questions qui restent sans réponses.

« Des nuages de fumée dans toutes les rues aux alentours »

Il est 17 h maintenant. Il faut que je passe à la Fnac pour acheter le cadeau de Noël de ma sœur. Je demande à mes amies de m’accompagner. On part du bar et on se dirige vers le centre-ville. Merde, la manif n’est toujours pas finie. Il y a une barrière de CRS qui nous empêche de passer. Les gens marchent mais ils protègent leur nez et leur bouche avec leurs mains. Apparemment, l’air n’est pas trop respirable à cause des gaz qui ont dû être lancés. Bon, c’est pas grave, on va passer par la rue à gauche. Ça fait un détour mais vaut mieux marcher plus longtemps que de finir asphyxiés.

Ah, bah en fait non.

Par ici aussi c’est gazé. Des nuages de fumée dans toutes les rues aux alentours : « Bah, on passe par où du coup ? » On se retrouve alors coincées sur une petite place, commençant à inhaler le gaz. Ma gorge me pique, j’entends mes potes me dire : « Je ne vois plus rien. » On n’est pas les seules, d’autres personnes passent en toussant, dont une femme prise d’une quinte de toux. Elle crache, limite, et là je me dis : « P… mais c’est violent ce truc. » Bon, on se remet de nos émotions et on essaye de contourner par d’autres rues. Loupé. On croise d’autres gens en face de nous : « Ne passez pas par là, c’est irrespirable », du coup on leur répond : « Bah passez pas par là non plus, on en vient et c’est pareil. »

Troisième tentative, troisième itinéraire, normalement ça devrait être bon. Hourra, pas de gaz ni de fumée à l’horizon, je peux respirer, ouvrir les yeux. Après un long périple, on arrive enfin à la Fnac. J’espère qu’elle va l’aimer son cadeau… »

https://www.ouest-france.fr/education/etudiant/la-zep/laura-21-ans-pourquoi-un-crs-nous-menace-t-il-alors-qu-est-immobiles-6769982

 

Le Diben samedi 07 mars 2020

Morlaix. Images du marché...

Marché de Morlaix samedi 07 mars 2020. Photo pyb29

 

Ouest-France

Coronavirus. Dentistes, infirmières et auxiliaires de vie s’inquiètent du manque de masques

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Plusieurs représentants des professions médico-sociales, en contact avec des patients, s’insurgent contre l’indisponibilité des masques de protection, qu’ils estiment nécessaires pour se protéger du virus Covid-19.

Les masques de protection fabriqués en France ont été réquisitionnés par l’État. | PHILIPPE DESMAZES / AFP

Pas assez de masques pour les infirmières ou les dentistes, voire aucun pour les aides à domicile auprès des personnes âgées : plusieurs secteurs professionnels du médico-social s’inquiètent d’un manque de protection face au coronavirus.

En milieu de semaine, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye écartait tout risque de pénurie de masques, délivrés en priorité aux personnes contaminées et aux professionnels de santé, et dont les stocks ont été réquisitionnés par l’État. Mais ces assurances ne convainquent pas toutes les professions concernées.

Des dentistes menacent de fermer leur cabinet

Pour les dentistes, la situation est aberrante, a dit Patrick Solera, président de la FSDL, le premier syndicat du secteur. Alors que, dans notre métier, nous devons gérer chaque jour des projections de sang et de salive, nos fournisseurs nous ont écrit hier (vendredi) qu’ils ne pourraient plus nous fournir en masques chirurgicaux d’ici la fin mai car tout a été réquisitionné, a-t-il ajouté. C’est la panique. J’ai des adhérents qui me disent qu’ils vont devoir fermer leur cabinet, faute de stock.

Pour être correctement protégés face au coronavirus, les dentistes devraient d’ailleurs être équipés de masques plus sophistiqués, de type FFP2 (avec un système de filtrage), mais ceux-ci semblent désormais introuvables.

On ne sera pas équipés de FFP2 mais bientôt, on n’aura plus non plus de masques de base. Nous sommes la dernière roue du carrosse, a déploré le Dr Solera.

Les infirmières et les médecins libéraux inquiets

Inquiétude également chez les infirmiers : selon une consultation lancée par le Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI) auprès de ses adhérents, 78 % des infirmières des hôpitaux disent être confrontées à un manque de masques FFP2, pourtant indispensables pour s’occuper des patients avérés.

Si nous avions dû faire face à un virus type Ebola […], faute de FFP2 les soignants auraient été décimés rapidement, a fustigé dans un communiqué Thierry Amouroux, porte-parole du SNPI.

La CSMF, premier syndicat de médecins libéraux, a également demandé dans un communiqué que les professionnels de santé effectuant des gestes invasifs, en particulier sur la sphère oropharyngée, puissent bénéficier de masques filtrants FFP2, aujourd’hui réservés aux seuls personnels hospitaliers formés, excluant de fait les médecins spécialistes libéraux.

La Direction générale de la Santé a répondu sur ce point s’en tenir aux recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé, selon lesquelles le port du masque chirurgical (le modèle le plus simple) était suffisant pour les soignants dans la plupart des situations. L’utilisation des masques FFP2 est à réserver à des procédures comme l’intubation trachéale ou la trachéotomie.

Les auxiliaires de vie sans protection

Reste une profession qui, pour l’heure, n’a droit à aucun masque, qu’il soit chirurgical ou filtrant : les auxiliaires de vie qui interviennent au domicile des personnes âgées – particulièrement vulnérables au coronavirus – pour les aider dans les actes de leur vie quotidienne.

Les seniors concernés ne comprennent effectivement pas pourquoi l’infirmière, pour une toilette à domicile, porte masque et gants, alors que l’auxiliaire de vie n’a aucun moyen de protection, souligne le syndicat FO-Services (FGTAFO).

Depuis des mois, on parle de la reconnaissance des auxiliaires de vie mais on voit qu’en situation de crise ils sont laissés pour compte, se désole Régis Granet, de la Fédération française des services à la personne et de proximité (Fedesap), qui regroupe quelque 2 600 structures privées.

Dans l’Oise, où un foyer épidémique a été recensé, nous avons des salariés qui invoquent leur droit de retrait car ils n’ont pas de masque, ajoute-t-il. Ça n’est même pas un problème d’argent : on a des structures qui veulent acheter des masques mais qui n’en trouvent pas.

Certains de mes clients sont très inquiets quand ils voient que je n’ai pas de masque, témoigne Sylvain Massicard, auxiliaire de vie à Toulon. Faute de mieux, il s’est acheté lui-même du gel hydro-alcoolique.

Les masques sont réservés aux professionnels de santé, a simplement indiqué sur ce point la Direction générale de la Santé.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-dentistes-infirmieres-et-auxiliaires-de-vie-s-inquietent-du-manque-de-masques-6769883

 

Ouest-France

Plougasnou. Manifestation ce samedi pour le collège de Plougasnou

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Une manifestation est prévue ce samedi à 16 h 30, au départ de la salle municipale de Plougasnou. Organisée par l’Association Pour le Collège de Plougasnou (APCP), cette marche à travers la commune a pour but d’interpeller les élus du département. Selon Lucie Rey, secrétaire de l’association, « ils ne font rien pour que les effectifs du collège remontent. Or, il existe de nombreuses mesures simples pour que cela arrive. Nous avons déjà, à force de courriers et de relance, obtenu la création d’une ligne de car pour la rentrée prochaine, desservant Plouezoc’h et Saint-Jean-du-Doigt. Mais ce sont les parents qui ont imaginé la ligne, allant même jusqu’à la faire avec leur voiture en simulation plusieurs fois pour vérifier les temps de passage ! »

Ce samedi, l’APCP réclamera, entre autres, la double sectorisation de Plouezoc’h, afin que les parents de cette commune puissent choisir pour leurs enfants le collège de Plougasnou. Et l’enjeu dépasse l’établissement : « Le collège fait vivre tout le centre bourg, les commerces, les activités périscolaires. Aussi, tous les Plougasnistes sont invités à venir manifester. »

À 18 h, une réunion publique sera organisée en présence des candidats aux municipales.

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/plougasnou-manifestation-ce-samedi-pour-le-college-de-plougasnou-6769007

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
6 mars 2020

Si même l'Europe le dit... (Qui est pourtant loin d'être d'une virginité exemplaire en la matière)

 

Ouest-France

Coronavirus. Un quatrième cas détecté dans le Finistère

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L’Agence régionale de santé a annoncé qu’un quatrième cas de coronavirus s’était déclaré dans le Finistère, ce vendredi 6 mars 2020.

Un nouveau cas de coronavirus a été détecté dans le Finistère, ce vendredi 6 mars 2020. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Un nouveau cas de coronavirus a été détecté en Finistère, annonce l’Agence régionale de santé ce vendredi 6 mars, à 17 h. Cela porte à quatre le nombre de personnes touchées dans le département, après les trois annoncés du côté de Brest.

Le premier concernait un homme de 72 ans, hospitalisé au CHU de Brest. Le deuxième s’y trouve également.

34 cas de coronavirus en Bretagne

En Bretagne, ce sont désormais 34 cas de coronavirus qui sont recensés, dont six en Ille-et-Vilaine et 24 dans le Morbihan.

Une cellule régionale d’information au public (CIP) répond à tous les aspects non sanitaires, comme l’annulation ou maintien d’événements, aux questions des maires et des entreprises. Elle est joignable du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 17 h 30, via la plateforme nationale, au 0 800 130 000.

« L’ARS Bretagne et les services de l’État assurent le suivi de la situation épidémiologique et la mise en place des mesures sur le territoire en coordination avec l’ensemble des acteurs de santé, annonce l’agence dans un communiqué. Les investigations des cas contacts de proximité avec les patients diagnostiqués Covid-19 se poursuivent. »

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-un-quatrieme-cas-detecte-dans-le-finistere-6768623

 

Le Diben vendredi 06 mars 2020

Triste nouvelle

 

Le Diben vendredi 06 mars 2020

Morlaix. Les Restos du coeur occupent pour la bonne cause le hall du Leclerc Morlaix

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À votre bon coeur. Les bénévoles des "Restos du coeur" étaient en place dès l'ouverture du centre Leclerc pour leur grande collecte nationale.  

Les 6, 7 et 8 mars, trois jours de collecte essentiels pour les Restos du Coeur

https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2020/03/983af348-6ad4-427f-8d20-660c1e3b810d/860_capture_13.jpg

 

Ouest-France

Finistère. Une passerelle s’effondre sur 19 collégiens à Landivisiau

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Une passerelle s’est effondrée sur des collégiens de Saint-Joseph, ce vendredi 6 mars 2020, à Landivisiau, près de Morlaix (Finistère). 19 élèves sont légèrement blessés, mais aucun pronostic n’est inquiétant.

Une passerelle en bois s’est effondrée, ce vendredi 6 mars 2020, faisant 19 élèves blessés. | OUEST-FRANCE

Une passerelle en bois s’est effondrée au collège Saint-Joseph, à Landivisiau, près de Morlaix (Finistère), vers midi. L’incident a fait 19 blessés légers, qui se trouvaient sur cette passerelle, ce vendredi 6 mars 2020. Une soixantaine de pompiers et douze ambulances sont sur place.

Ce sont tous des collégiens de l’établissement, de classes et d’âges variés. Sur les dix-neuf élèves, onze sont des jeunes filles, huit des garçons. Le plus jeune est en classe de sixième.

Treize élèves hospitalisés

Treize de ces élèves ont été transportés vers les hôpitaux de Morlaix, Landerneau et Brest, pour des chocs, traumatismes légers et contusions. Deux élèves sont blessés plus gravement, mais aucun pronostic n’est inquiétant.

Selon le directeur, Jean-François Hamel, cette passerelle, située à deux mètres de haut, « est un lieu de dégagement pour sortir du self, pas de stationnement ».

Sous la passerelle, il y avait d’autres collégiens. Ils n’ont pas été écrasés ni touchés directement.

Un soutien psychologique mis en place

Un soutien psychologique a été mis en place par la direction diocésaine, ce vendredi après-midi et se poursuivra la semaine prochaine. Trois professionnels sont détachés sur place.

Ce vendredi après-midi, les professeurs vont orienter les élèves qui sont fragilisés ou choqués par l’accident vers ce soutien. « On a eu beaucoup de pleurs, relate Jean-François Hamel. Les enfants restent au collège pour pouvoir verbaliser l’événement et évacuer progressivement les émotions. »

Une enquête est en cours

« Manifestement, la passerelle devait être fragile, poursuit le directeur. Les dernières pluies n’ont probablement pas aidé. Mais nous n’étions pas dans l’inquiétude, car la commission de sécurité avait validé l’accès en 2016. »

Une enquête est en cours pour déterminer les causes de cet effondrement. Elle est menée par la brigade de gendarmerie de Plourin-lès-Morlaix.

Le sous-préfet de Morlaix, Gilbert Manciet, s’est déplacé et a félicité la rapide réactivité de la direction diocésaine : « En 2 h 30, l’ensemble des enfants ont pu être pris en charge. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/landivisiau-29400/finistere-une-passerelle-s-effondre-sur-19-collegiens-landivisiau-6768279

 

Ouest-France

Plougasnou. La musique à Pont ar Gler est une affaire de famille

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Emile Sécheret, violoncelliste et compositeur, ici en trio avec Stéphane Delplace, piano et Lisanne Schick, alto. | OUEST-FRANCE

Si dans le cadre de ses « journées de Pont ar Gler », Veronique Gaudrat prépare activement ses journées de mai, cœur de sa programmation artistique, elle n’a pu résister à organiser cette belle rencontre entre la famille de musiciens suisses Schick et ses invités, et les habitants du Trégor disponibles en février. Grâce et enthousiasme de la jeunesse y ont disputé le talent, tandis que les parents complétaient magistralement l’offre originale de ces quatre concerts hivernaux.

Le public est venu à chaque rendez-vous, intéressé par cette « histoire de famille », où parents, pianiste et contrebassiste, et enfants, altiste, violoncelliste et organiste étaient accompagnés par Stéphane Delplace, professeur d’improvisation du Conservatoire de Paris.

Ce a été l’occasion de découvrir ses duo et trio dédiés aux tout jeunes musiciens, ou d’entendre résonner l’orgue de Ploujean dans un répertoire baroque adapté à ce son étonnant. Les Finistériens ont pu réaliser leur chance de posséder dans leur territoire rural, nombre d’orgues exceptionnels, un trésor rare pour les musiciens suisse ou allemands.

Programme et renseignements : www.pontargler.com

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-la-musique-pont-ar-gler-est-une-affaire-de-famille-6767760

 

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5 mars 2020

Nuisibles: C'est çui kil'dit ki yé!

 

Ouest-France

Municipale à Brest. La ville de Brest compte 1 300 associations

Publié le

Le tissu associatif est dynamique. La Ville distribue 18 millions d’euros aux associations. Mais certaines rencontreraient des difficultés économiques.

Le spectacle « Babel Bordello » présenté par le Maquis de Brest. | ARCHIVES

18 millions d’euros mais…

La Ville distribue 18 millions d’euros aux associations par an, dont 56 % vont à l’éducation, 18 % aux sports et 15 % à la culture. Mais, début janvier, une quinzaine d’associations du pays de Brest ont interpellé les candidats à l’élection municipale sur les difficultés économiques rencontrées : « L’emploi associatif totalise 9 312 salariés soit 11,8 % de l’emploi total de la Métropole. Mais 90 % des associations disposent d’un budget inférieur à 50 000 €. Les subventions publiques ne représentent plus que 20 % des budgets des associations. Elles représentaient 34 % il y a 15 ans. »

Selon ce collectif, il y aurait 55 000 bénévoles à Brest, 85 000 dans la Métropole « Sans les associations, pas de sport, de culture, de loisirs pour tous, de solidarités, moins d’éducation, moins de débats publics, une transition écologique compromise, l’accroissement des inégalités », souligne-t-il.

Une maison des associations

Une maison des associations a vu le jour en 2019, dans l’ancienne école de Penn-ar-Creach, qui a été rénovée. Dans un même lieu, elle regroupe les associations brestoises et/ou en faveur des Brestois. Elle offre aussi un centre de ressource labellisé par la Direction départementale de la cohésion sociale qui propose beaucoup de services et animations, avec des formations à disposition des associations et des habitants.

80 % des Brestois sont sportifs

Parmi les 1 300 associations brestoises, le sport est bien représenté avec 124 disciplines proposées, 225 clubs et associations, et 30 000 licenciés. « Plus de 80 % des Brestois pratiquent une activité sportive », selon la Ville. Et plus de 50 % le font de manière régulière. Les sportifs bénéficient d’espaces variés qui peuvent être naturels comme la rade de Brest, la côte, les rives de Penfeld… La rade Brest est la plus importante base nautique d’entraînement et de compétition en Bretagne. Quatre centres nautiques en bénéficient ainsi que le Pôle France voile légère. La ville compte aussi six piscines couvertes, une patinoire, des parcours de golf, des centres équestres, des structures d’escalade, un vélodrome, des circuits de randonnée… 

Un dynamisme culturel

Brest compte aussi 200 associations culturelles, sans oublier de nombreux équipements de quartier (maisons pour tous, centres sociaux et patronages laïques). La ville de Brest et Brest métropole disposent d’équipements publics opérés en gestion directe. Ce sont le réseau des médiathèques comme celle des Capucins, le musée des Beaux-arts, le Conservatoire de musique, la Maison de la fontaine, la Tour Tanguy, le Mac Orlan… S’y ajoutent des équipements en gestion déléguée comme le Quartz, la Carène, Océanopolis, ou la Brest Arena ; en gestion associative comme la Passerelle, le Fourneau, la Maison du théâtre, la Chapelle Dérézo.

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https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/municipale-brest-la-ville-de-brest-compte-1-300-associations-6766879

 

Ouest-France

Morlaix. 70 personnes rassemblées à l’appel de l’intersyndicale

Publié le 05/03/2020 à 18h58

L’intersyndicale morlaisienne avait appelé au rassemblement jeudi 5 mars, en mettant cette fois l’accent sur les enjeux de la réforme des retraites qui concernent les femmes.

Un rassemblement est annoncé pour le 31 mars | OUEST-FRANCE

Près de 70 personnes étaient présentes à l’appel de l’intersyndicale morlaisienne (CGT, FO, FSU, Solidaires), jeudi 5 mars à Morlaix, place des otages. En cause, la réforme des retraites, dont les principes centraux sont défavorables aux femmes.

Une bordée de sifflets a été lancée à l’adresse de la députée LREM Sandrine Le Feur. Si le 49.3 est passé, en tant qu’élue LREM elle a sa part de responsabilité, indiquait un représentant syndical. Le 49.3 est un coup de bluff, ce n’est pas la fin, on peut encore faire reculer le projet.

La prochaine mobilisation contre la réforme des retraites est prévue mardi 31 mars.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-70-personnes-rassemblees-l-appel-de-l-intersyndicale-6766838

 

Ouest-France

Morlaix. Le line-up de Panoramas est sorti !

Publié le

Les horaires de passage des artistes du festival d’electro Panoramas, à Morlaix (Finistère), sont disponibles en ligne.

Le festival Panoramas a lieu du vendredi 10 au dimanche 12 avril, à Morlaix. | ARCHIVES

Ça y est, on peut commencer à préparer son planning des concerts ! Le festival d’electro Panoramas, qui aura lieu du vendredi 10 au dimanche 12 avril à Morlaix (Finistère), a mis en ligne le line-up des concerts (les horaires de passage des artistes). Maintenant, il va falloir faire des choix, car on ne peut pas tout voir en même temps…

Festival Panoramas, à Langolvas, et au Sew à la Manu, du vendredi 10 au dimanche 12 avril.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-le-line-de-panoramas-est-sorti-6766710

 

Ouest-France

Médiator. Céférina Cordoba, symbole des victimes du médicament, est décédée

Publié le Laurence GUILMO

La Brestoise a été la première patiente qui a permis à Irène Frachon de comprendre les effets secondaires de ce dangereux médicament. Elle vient de décéder à 65 ans, des suites de sa maladie liée au Mediator.

Céférina Cordoba est l’une des victimes les plus emblématiques du Mediator. | OUEST FRANCE ARCHIVES

« Son décès marque terriblement le 10e anniversaire de l’éclatement de l’affaire du Mediator », exprime Irène Frachon, pneumologue brestoise, très émue. Elle est la première patiente qui m’a permis de comprendre cette maladie. Elle m’a soutenue dès le début, en 2010, quand mon livre a été attaqué par Servier. On était devenue amies. Elle m’appelait sa petite sœur. »

« Elle est « le » symbole des victimes du Mediator », affirme Charles Joseph-Oudin, rappelant que Céférina Cordoba a été sa deuxième cliente dans cette affaire. « Elle a été malade à cause de Mediator. Elle en meurt aussi ! Les victimes en prennent perpète, jusqu’à la fin de leur vie ! »

Une vie « gâchée »

Céférina Cordoba, 66 ans, est décédée à Brest, dans la nuit de mercredi 4 à jeudi 5 mars 2020. Ses valves cardiaques, bien que mécaniques, ont été attaquées par une bactérie. Il n’était pas possible de l’opérer. « Elle n’en pouvait plus de cette vie gâchée par le Mediator », affirme Katia, sa fille.

En 2006, la Brestoise, caissière de profession, mère de deux enfants, vivait un divorce douloureux. Elle avait pris 20 kg. Elle va consommer du Mediator durant deux ans, un antidiabétique également prescrit comme coupe-faim qui est retiré du marché en 2009.

Parce qu’elle souffre d’essoufflement, elle consulte au CHU de Brest pour ce qu’elle croit être de l’asthme. En fait, deux valves cardiaques sont touchées. Elle souffre d’une grave valvulopathie, un des effets secondaires du Mediator. Elle est opérée, et deux valves artificielles lui sont posées.

Quand l’affaire éclate, Céférina Cordoba découvre que le Mediator est à l’origine sa maladie, médicament commercialisé malgré sa toxicité par les laboratoires Servier. Elle porte plainte.

Un arrêt cardiaque en gare de Rennes

En février 2011, à Rennes, après une expertise médicale de quatre heures, elle fait un arrêt cardiaque dans le train qui doit la ramener à Brest. Heureusement, un agent de la SNCF lui prodigue des massages cardiaques et la sauve.

« Son histoire a ému les autorités, jusqu’au ministre Xavier Bertrand. Elle a servi de déclencheur à une réflexion globale pour indemniser les victimes autrement, via l’Oniam, plutôt que des expertises médicales éprouvantes », relate l’avocat, qui était à ses côtés, à Rennes.

Sa santé est définitivement altérée. Un défibrillateur intra-cardiaque lui est posé. Elle ne pouvait plus travailler et vivait une pension d’adulte handicapé de 600 € par mois.

L’histoire de Céférina Cordoba est relatée dans le film « La fille de Brest » d’Emmanuelle Bercot. C’est elle qui prononçait cette phrase : « Ils n’auront jamais mon sourire ».

Plainte pour homicide involontaire

À force de ténacité et d’opiniâtreté, Céférina Cordoba, qui était aussi très douce et généreuse, a été indemnisée par le laboratoire dans le cadre d’une transaction. « C’était très important pour elle que Servier reconnaisse sa culpabilité, après tout le mal qu’il a fait, à elle et toutes les autres victimes », souligne sa fille.

Céférina Cordoba ne verra pas l’issue du procès pénal pour tromperie aggravée ( où elle n’était pas partie civile) qui se tient actuellement, à Paris, depuis septembre, jusqu’à fin avril. Charles Joseph-Oudin rappelle que les personnes ayant consommé du Mediator peuvent s’y constituer partie civile jusqu’au 22 avril.

Le combat de Céférina Cordoba ne va pas s’éteindre avec son décès. « Une instruction judiciaire est toujours en cours, pour un autre procès à venir. Ses héritiers vont déposer plainte pour homicide involontaire. », précise Charles Joseph-Oudin.

Les obsèques de Céférina Cordoba se dérouleront dans l’intimité familiale.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-ceferina-cordoba-symbole-des-victimes-du-mediator-est-decedee-6766359

 

Ouest-France

Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner. Être bien, être soi, au cœur d’un salon, ce week-end

Publié le 05/03/2020 à 07h55

Réflexologie, hypnose, sophrologie… Les médecines douces ont le vent en poupe. Mais elles restent méconnues. Samedi 7 mars et dimanche 8, une trentaine de praticiens de la région de Morlaix vous diront tout et vous donnent rendez-vous à la salle des fêtes de Saint-Thégonnec (Finistère).

Les praticiens et praticiennes de la région de Morlaix organisent leur 4e salon autour du bien-être. | OUEST-FRANCE

Pour la quatrième année, l’association Être bien, Être soi organise un salon du bien-être, à Saint-Thégonnec (Finistère), samedi 7 et dimanche 8 mars 2020. Les praticiens du pays de Morlaix et des monts d’Arrée souhaitent mettre un coup de projecteur sur les médecines dites douces, sur les pratiques du bien-être, d’épanouissement et réalisation de soi.

« Tradition de guérisseur »

« On voit bien que les choses évoluent depuis plusieurs années, présente Gwenaëlle Perron. Le territoire est de plus en plus riche en propositions. La Bretagne est une terre avec une tradition de guérisseur qui reste très ancrée. » Hypnose et EMDR (stimulation sensorielle sur la reprise des traumatismes et émotions), bain sonore, conseil en fleurs de Bach, massages bien-être, réflexologie, yoga du rire, magnétisme… Des thérapeutiques complémentaires qui intéressent de plus en plus le monde médical mais aussi le public. « Nous avons accueilli près de 1 000 visiteurs, l’an dernier. »

Ce week-end, ces praticiens auront l’occasion de se faire connaître auprès des habitants. « Au cours du salon, les exposants expliqueront leurs activités, ajoute Caroline Piette. Les visiteurs pourront aussi faire des séances découvertes. Mais il n’y aura pas de revendeurs. »

Mémoires prénatales

Parallèlement au salon, ateliers et conférences seront proposés sur les deux jours. On y parlera de l’analyse des mémoires prénatales, de reiki, de sophrologie, de musicothérapie, d’automassage du ventre, d’astrologie florale ou encore de médecine chinoise.

Dans le hall d’entrée, Gwenaëlle Perron, habilleuse de soi et formatrice, présentera ses cocons, créations tressées de fil de fer et de végétaux.

Samedi 7 mars, de 13 h 30 à 19 h, et dimanche 8 mars, de 10 h à 18 h, salle des fêtes de Saint-Thégonnec. Tarif : 3 €. Restauration.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-thegonnec-loc-eguiner-29410/saint-thegonnec-loc-eguiner-etre-bien-etre-soi-au-coeur-d-un-salon-ce-week-end-6766114

 

Ouest-France

Municipales 2020. Une « profession de foi » plutôt qu’un programme pour la liste citoyenne

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Déjà distribuée sur le marché, la « profession de foi » de la liste Un autre Châteaulin est possible va être distribuée dans les boites aux lettres d’habitants les jours prochains. Parmi les grands axes : les relations humaines et le respect du vivant.

Municipales à Châteaulin. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

La liste Un autre Châteaulin est possible vient de publier sa profession de foi, déclinée en six grands thèmes.

Premier axe, la solidarité. Soucieuse de « faire connaître, développer et favoriser l’accès de tous aux dispositifs d’aide sociale », la liste voudrait « créer et mettre à disposition des hébergements d’urgence ». Elle veut également penser la ville pour tous, « valides ou non, jeunes ou vieux, bretons ou d’ailleurs ».

Écologie et énergie

Autre volet mis en avant, l’écologie. Céline Lehuédé et son équipe aimeraient que « la cuisine centrale soit approvisionnée en productions locales et bio en mettant en place une régie municipale maraîchère » ainsi que « des partenariats avec des producteurs installés sur le territoire ». Au niveau des sols, ils veulent « freiner le bétonnage » et proposer « de se réapproprier la terre » en révisant le Plan local d’urbanisme, en « sanctuariser les terres agricoles », en ouvrant des zones vertes en ville et en définissant des espaces naturels à protéger.

Côté énergie, un autre Châteaulin est possible veut « favoriser la rénovation écologique de l’habitat ancien et des bâtiments publics afin de réduire la consommation d’énergie ». Elle aimerait que la gestion de l’eau, passée dans le giron de la communauté de communes au 1er janvier 2020, revienne aux habitants pour « préserver sa qualité et sa disponibilité à un prix raisonnable ».

Mobilité et citoyenneté

La mobilité est également une priorité pour le collectif qui veut favoriser les déplacements non-motorisés. Cela passerait par la « mise à disposition de cycles, l’adaptation et sécurisation des rues à la circulation des vélos, piétons, poussettes, personnes à mobilité réduite ». Il imagine aussi la mise en place de navettes gratuites reliant les différents quartiers, équipements et zones d’activités.

Née d’une initiative citoyenne, la liste veut encourager d’autres idées du genre comme des jardins partagés, un SEL, une recyclerie. Il aimerait aussi voir la naissance d’un conseil municipal jeunes, l’utilisation d’une monnaie et propose « de soutenir la création d’un comité des fêtes ».

Défenseurs des « luttes sociales, environnementales et féministes » à venir, les colistiers veulent également abandonner les caméras de surveillance dans la ville.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/chateaulin-29150/municipales-2020-une-profession-de-foi-plutot-qu-un-programme-pour-la-liste-citoyenne-6766073

 

Ouest-France

Finistère. Le bassin de Morlaix placé en vigilance jaune pour les crues

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Un épisode pluvieux est attendu dans le Finistère à partir de cette nuit. Le bassin de Morlaix est placé en vigilance jaune pour les crues.

Le département du Finistère est placé en vigilance jaune pour des risques de pluie, inondation et orages. | ARCHIVES

En prévision d’un épisode pluvieux prévu à partir de cette nuit du mercredi 4 mars au jeudi 5, le Finistère est placé en vigilance jaune. Le bassin de la rivière de Morlaix est placé en vigilance jaune également, pour pluies, inondation et orages. La préfecture du Finistère appelle à la prudence en cas d’activités sujettes  aux risques météorologiques ou à proximité d’un rivage ou d’un cours d’eau : des phénomènes habituels dans la région mais occasionnellement et localement dangereux sont en effet prévus .

Pour suivre l’évolution de la situation, consulter le site Internet de Météo France ou Vigicrues.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/finistere-le-bassin-de-morlaix-place-en-vigilance-jaune-pour-les-crues-6765175

Lire aussi :  Il y a 40 ans, Morlaix était sous 2 mètres d'eau (Ouest-France)

 

Ouest-France

Municipales à Plougasnou. La liste Ploug’à vous 2020 accélère sa campagne

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Ploug’à vous 2020 est une liste sans étiquette, menée par Jean Rouve. Transparence, environnement, accueil de nouvelles familles et dialogue avec la communauté de communes sont les quatre axes du programme.

Les colistiers dans l’anse du Diben, dont le réaménagement est un des enjeux des municipales. | OUEST-FRANCE

Dimanche 1er mars, sur l’estran devant la Maison de la mer du Diben, Jean Rouve présentait ses 22 colistiers de la liste Ploug' à vous 2020. Cette liste, sans étiquette politique, « est constituée de femmes et d’hommes qui vivent à Plougasnou et participent tous à la vie économique et sociale de la commune depuis plusieurs années ».

Son programme est la synthèse de ses idées et de celles des Plougasnistes rencontrés lors de précédentes réunions publiques.

Quatre thématiques s’en dégagent. Une « volonté de transparence » pendant le mandat, avec de fréquentes réunions publiques, notamment pour présenter les budgets. Une « action forte en faveur de l’environnement », avec par exemple la volonté de réinscrire l’anse du Diben en zone Natura 2000. « Favoriser l’accueil et l’implantation dans la commune d’une génération 25-55 ans », en travaillant à la question du logement, de l’accueil des entreprises, et du soutien au collège.

Et enfin, « repenser le dialogue avec la communauté de communes », dont la politique est trop centrée sur l’axe de la RN12 au détriment des communes littorales.

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/municipales-plougasnou-la-liste-ploug-vous-2020-accelere-sa-campagne-6764965

  • Plougasnou (29)
  • 2 776 habitants
  • 23 conseillers municipaux
  • 2 conseillers communautaires
  • Communauté d'agglomération Morlaix Communauté
  • 26 communes
  • 64 133 habitants
  • 51 conseillers communautaires

 

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4 mars 2020

Municipales: - Pourquoi charcuter?

 

Le Diben mercredi 04 mars 2019

Morlaix. PLOGOFF, DES PIERRES CONTRE DES FUSILS de Nicole Le Garrec

Nicole Le Garrec. Photo pyb29 Photo pyb29

 Photo pyb29 Photo pyb29

Nadine le Garrec & Dominique Riquier. Photo pyb29 Yves Abramovicz au micro. Photo pyb29. Un témoin et participant à la révolte. Photo pyb29

"Le film comme les habitants ne défendent rien d’autre que la réalité tangible qu’ils ont chaque jour sous les yeux : les habitants contre sa destruction atomique, le film contre sa falsification étatique et médiatique, même combat. Libération"

"Ce fameux documentaire engagé [...] montre que rien n'a changé dans le royaume botté de France", Le Canard enchaîné, 12 février 2020

https://nicoleetfelixlegarrec.com/revue-de-presse.html

La salle était comble mardi soir lors de la projection du film de Nicole Le Garrec "Plogoff, des pierres contre les fusils" au cinéma la Salamandre. Ce film devrait être projeté à l'Assemblée Nationale, au Sénat et à l'Élysée.

Archive pyb29

Morlaix, complet ! RDV à Plougastel le 6 à 20h30 et Audierne le 7 à 20h30

 

Le Diben mercredi 04 mars 2019

Morlaix. Marche contre les violences policières et pour la démocratie

Photo pyb29 Photo pyb29 Photo pyb29 Photo pyb29 Photo pyb29

Une quarantaine de personnes ont participé à la marche organisé par l'association "les Phoenix de Morlaix" conte les violences policières et pour la démocratie.

Marche contre les violences policières Morlaix le mardi 03 mars 2020

 

Ouest-France

Morlaix. Chopin, Rachmaninov, Litz… au théâtre

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La pianiste Santa Ignace interprète les plus grandes pièces de Rachmaninov, Liszt, Chopin et Haydn, vendredi 6 mars 2020, au Théâtre de Morlaix (Finistère).

Santa Ignace, pianiste. | DR

Santa Ignace, pianiste récompensée internationalement, commence le piano à six ans avec son père pour premier professeur. Remarquée pour ses talents d’interprétation du répertoire jazz, elle se tourne ensuite vers les compositeurs classiques et romantiques. Avec passion, Santa Ignace combine ses jeunes influences jazz avec ces trente années d’intenses études pour développer son unique interprétation des plus grandes pièces de Rachmaninov, Liszt, Chopin et Haydn.

Vendredi 6 mars, à 20 h 30, au théâtre de Morlaix, 27, rue de Brest. Tarifs : de 6 € à 20 €. Réservations : 02 98 15 22 77.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-chopin-rachmaninov-litz-au-theatre-6764262

 

Ouest-France

Plougonven. Le Gaec des Chênes primé au Salon de l’agriculture de Paris

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Le Gaec des Chênes, à Plougonven (Finistère) a reçu le premier prix dans la catégorie « agroforesterie » au Salon de l’agriculture à Paris, vendredi 28 février 2020. Une deuxième récompense après le premier prix au concours régional des pratiques agro-écologiques.

Les quatre lauréats devant la prairie d’acclimatation des jeunes bovins et ses talus protecteurs, avec Loïc et Michel Gourvil (à droite). | OUEST-FRANCE

« Le lamier, c’est catastrophique, lance Michel Gourvil, exploitant agricole au Gaec des Chênes au Kermeur, en Plougonven (Finistère). Ces coupes à blanc ne font absolument pas de bien aux arbres. » Ce lamier d’élagage, constitué de lames tournantes, et installé sur des épareuses ou débroussailleuses, déchiquette plus qu’il ne coupe arbres, haies et arbustes.

Pour Michel Gourvil, « il faut, au contraire, stimuler le système racinaire, et cela passe par un entretien naturel du milieu et des coupes qui valorisent le bois ».

Valorisation des haies

Au Gaec, 90 vaches laitières de race Prim’Holstein trouvent des espaces d’élevage sur des prairies bordées de haies. Ces haies sont entretenues et exploitées de façon respectueuse de l’environnement ; elles apportent aussi un revenu supplémentaire à l’exploitation. « Même si cela ne représente pas grand-chose, mais il reste toujours quelque chose », souligne encore Michel Gourvil, accompagné de son fils Loïc.

Le bois coupé est ainsi valorisé sous forme de bois bûche, et depuis quelques mois, sous forme de bois déchiqueté qui est vendu à la société d’intérêt collectif Coat Bro Montroulez. Il est aussi utilisé comme litière animale par le Gaec.

Prix de l’agroforesterie

Loïc Gourvil lors de la remise des prix au Salon de l’agriculture, à Paris, vendredi 28 février 2020. | DR

Au total, 120 à 150 tonnes sont ainsi produites par an. Une pratique qui a été récompensée à deux reprises. Tout d’abord par le concours des pratiques agro­écologiques, dans le cadre du concours général agricole. Ce conco