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Ouest-France

Il a fabriqué une boîte photographique avec laquelle il va parcourir la Bretagne

Emmanuelle MÉTIVIER. Publié le

L’Armor Box, de Yoann Le Bec, est à la fois un appareil photo argentique et un labo de développement ambulant. Un procédé à l’ancienne, avec lequel il veut photographier les Bretons d’aujourd’hui.

Yoann Le Bec, photographe professionnel installé à Pordic, teste son Armor Box, comme ici à Binic.

Yoann Le Bec, photographe professionnel installé à Pordic, teste son Armor Box, comme ici à Binic. | OUEST-FRANCE

« Ne bougez pas jusqu’à ce que je vous le dise… C’est bon, vous pouvez y aller ! » La scène se passe sur la digue du port de Binic (Côtes-d’Armor), autour d’une caisse en bois vernie au look rétro. Yoann Le Bec tire le portrait d’un promeneur qui a accepté de se prêter au jeu. Le photographe s’active d’un côté et de l’autre de la grosse boîte, qui attise la curiosité des passants.

« C’est une Armor Box, explique volontiers Yoann Le Bec, photographe indépendant installé à Pordic. Avec ça, je réalise à la fois la prise de vue et le développement, directement sur place, pour que les gens puissent repartir avec leur tirage noir et blanc en l’espace de dix à quinze minutes. » Il l’a fabriquée à la sortie de l’hiver, grâce à un financement participatif qui lui a permis de réunir les 500 € nécessaires à son projet.

Yoann Le Bec présente l’intérieur de son Armor Box. | OUEST-FRANCE

Utilisés en Afghanistan au début des années 1950

L’objet est beau, avec son œilleton et ses charnières en laiton. « Il s’inspire du principe de l’Afghan Box, qui était à la fois un appareil photo et un labo de développement ambulant, utilisé en Afghanistan au début des années 1950, poursuit le photographe. Ce procédé vieux de 70 ans a, depuis, été démocratisé en France par Sébastien Bergeron. »

Prise de vue, développement du négatif, réalisation du positif par un tirage contact : 100 % manuel, l’appareil est rudimentaire. À contre-courant du numérique et de son instantanéité. « J’aime ce côté artisanal, confie Yoann Le Bec. Il faut prendre un peu de temps, mais chaque cliché en noir et blanc est unique. La poésie n’est pas la même, par rapport à une photo qu’on a chargée sur l’ordinateur, retravaillée et qu’au final, on n’imprimera peut-être jamais. »

Des promeneurs se prêtent au jeu de l’Armor Box, sur la digue du port de Binic. | OUEST-FRANCE

« Cette photo-là, je vais la garder »

Les clichés de l’Armor Box restent, laissent une trace. « Aujourd’hui, on consomme de l’image à foison, on n’imprime plus, mais le jour où nos téléphones ou nos ordinateurs plantent, on perd tout. Je trouvais intéressant de réapprendre à faire une photo et de se dire : celle-là, je vais la garder. »

Maintenant que sa première Armor Box existe, il la teste, comme ce jeudi-là à Binic. Son projet est ensuite de parcourir la Bretagne, ses rues, ses ports, ses festivals, et d’aller « à la rencontre des Bretons, de prendre le temps de récolter des morceaux de vie et de partager ma passion ». Il compte, plus tard, réunir toutes ses images dans un recueil. Des portraits de Bretons d’aujourd’hui, pris avec un appareil intemporel.

Contact : Armor Box, tél. 06 31 07 16 82, @armorbox-bzh, www.lb-photographies.com

https://www.ouest-france.fr/culture/arts/il-a-fabrique-une-boite-photographique-avec-laquelle-il-va-parcourir-la-bretagne-4d2ecbe6-19d6-11ef-8e43-1b4062ea12e6

 

Ouest-France

Une dune terrassée pour faire un terrain éphémère de beach-volley en Finistère : une plainte déposée

Publié le

L’association de défense de l’environnement Force 5 a porté plainte ce lundi 27 mai 2024 contre « la destruction d’une dune » à Santec (Finistère). Jeudi 23 mai, un terrassement avait été réalisé sur un terrain, propriété du Département, pour y créer un terrain éphémère de beach-volley.

Le chantier en cours le jeudi 23 mai 2024 à Santec (Finistère).

Le chantier en cours le jeudi 23 mai 2024 à Santec (Finistère). | OUEST-FRANCE

Ce lundi 27 mai 2024, Jean-Yves Quéméneur, président de l’association environnementale Force 5, a porté plainte contre « la destruction d’une dune » à Santec (Finistère), à la gendarmerie de Saint-Pol-de-Léon.

Jeudi 23 mai, des engins de chantier ont effectué un terrassement de la dune, pour que soit créé un terrain éphémère de beach-volley. C’était une demande de Héol Santec volley-ball pour l’été 2024. Ce terrain appartenait autrefois à la Fondation des Apprentis d’Auteuil. Racheté par le Département, il était en friche. La végétation et la biodiversité s’y développaient.

Le Département avait validé cette initiative, sous réserve que le club de volley-ball monte et démonte les terrains chaque jour de pratique, et que le terrain soit rendu en l’état.

« Une maladresse »

Mais au lendemain des travaux, l’ampleur réelle des travaux a ému des riverains du quartier du Theven. Ces derniers ont aussi dénoncé un manque de concertation.

Le maire, Bernard Le Pors, et Frédéric Jacob, son adjoint aux sports, ont reconnu « une maladresse dans la communication ». Et d’ajouter : « Le terrassier mandaté a retourné la terre pour remonter le sable comme base du terrain. »

Le président de Force 5, Jean-Yves Quéméneur, n’en revient pas de « voir une dune être détruite pour un projet éphémère ». « On ne peut impacter la biodiversité de nos dunes comme ça », regrette-t-il.

Au cours de son audition, dont nous avons pu lire le compte rendu, le président de Force 5 déclare avoir constaté une « destruction irréversible ». Il annonce déposer plainte contre « le président du conseil départemental et le maire de Santec ».

Contacté ce lundi 27 mai 2024, le Département ne nous a pas répondu.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/santec-29250/une-dune-terrassee-pour-faire-un-terrain-ephemere-de-beach-volley-en-finistere-une-plainte-deposee-502e7df8-1c17-11ef-8e43-1b4062ea12e6

 

Ouest-France

Algues vertes : un capteur de sécurité installé sur la plage du Ris, à Kerlaz

Modifié le Publié le

Un dispositif de surveillance de l’Hydrogène Sulfuré (H2S) vient d’être installé à l’est de la plage du Ris dans la commune de Kerlaz (Finistère).

Dominique Stéphan, délégué à l’environnement à la mairie de Kerlaz, s’entretient avec les techniciens installateurs du capteur de gaz toxique. | OUEST-FRANCE

Un capteur d’Hydrogène Sulfuré (H2S) a été installé, ce mercredi 22 mai, sur la partie Est de plage du Ris, dans la commune de Kerlaz (Finistère). Il marque le début de la surveillance de la saison estivale de cette année face aux zones de dépôt d’algues vertes, à risque de putréfaction, susceptibles de dégager de l’H2S, gaz toxique. En octobre dernier un important échouage d’algues vertes était resté près d’une dizaine de jours sur l’estran de la plage.

Lire aussi. Plages polluées, déconseillées ou à éviter, l’enquête qui renvoie la Bretagne « à ses vieux démons »

 Nous étions très inquiets, des gens se plaignaient de la situation, nous avons donc contacté l’ARS (l’agence régionale de santé)  raconte Dominique Stéphan, l’élu kerlazien délégué à l’environnement. C’est donc à sa demande que le dispositif de surveillance a été installé près de la rivière à proximité des maisons d’habitations.  Le mini-détecteur, à l’intérieur, va calculer le taux d’H2s et les données sont directement envoyées sur un serveur dans l’entreprise Air Breizh à Rennes pour vérification et validation  explique Alban Jehannin le technicien en installant le capteur.  Il n’y a pas d’alarme sonore, juste une détection transmise par le réseau 4G à notre serveur. Le principe est d’effectuer des mesures et d’informer les gens  précise Yves Guillochon son collègue technicien.

Un second capteur prévu à Treizmalaouen

Une veille opérationnelle est ainsi assurée par Air Breizh en permanence afin d’assurer l’alerte en cas de dépassement du seuil de gestion de 1 ppm tel que préconisé par le HCSP (Haut conseil pour la Santé Publique). La diffusion de ces alertes auprès des autorités en charge de la gestion des sites, permet ainsi d’engager des actions de prévention sur le terrain. Les mesures réalisées sont ainsi diffusées en continu via le site internet, d’Air Breizh et accessibles via la page dédiée au “réseau algues vertes”.  On va vers un peu plus de sérieux et de précision  constate Dominique Stéphan qui a passé commande d’un second capteur pour la plage de Treizmalaouen, dans la commune de Kerlaz.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/kerlaz-29100/algues-vertes-un-capteur-de-securite-au-ris-fca66aec-1b44-11ef-b342-8a0320f60fa8

 

Ouest-France

« Harmonisons les politiques publiques sur l’eau » : le candidat écologiste Benoît Biteau, à Hillion

Soizic QUÉRO. Publié le

L’eurodéputé sortant Benoît Biteau, en 6e position sur la liste de la candidate écologiste Marie Toussaint pour le scrutin du 9 juin 2024, sillonne la Bretagne jusqu’au mardi 28 mai 2024. Ce dimanche 26 mai, il s’est rendu à la plage de Saint-Guimond, à Hillion (Côtes-d’Armor). Au menu : les algues vertes.

Benoît Biteau, eurodéputé sortant en 6e position sur la liste de la candidate écologiste Marie Toussaint, s’est déplacé sur la plage de Saint-Guimond, à Hillion, pour parler des algues vertes.

Benoît Biteau, eurodéputé sortant en 6e position sur la liste de la candidate écologiste Marie Toussaint, s’est déplacé sur la plage de Saint-Guimond, à Hillion, pour parler des algues vertes. | OUEST-FRANCE

C’est presque un Tro Breizh dans lequel s’est lancé l’eurodéputé sortant Benoît Biteau, paysan agronome et candidat en 6e  position sur la liste menée par l’écologiste Marie Toussaint.

Pour le Charentais, il s’agit d’un Tour de France des fermes, lancé dans le cadre des élections européennes « pour faire entendre la voix des paysans et promouvoir un système agroalimentaire soutenable ».

Depuis le 24 mai 2024, il sillonne la Bretagne. Ce dimanche 26 mai, il s’est rendu à la plage de Saint-Guimond, à Hillion (Côtes-d’Armor). Sur cette plage de la baie de Saint-Brieuc, les échouages d’algues vertes ont commencé, et c’est le sujet du jour

« Personne n’ose toucher le bras de la FDSEA et de l’agroalimentaire »

Devant le tapis d’ulves, Benoît Biteau, en campagne pour un deuxième mandat, délivre son message. « Ici, nous avons l’illustration très concrète du désastre de l’incohérence de la gestion de l’eau. Il faut traiter ce sujet dans un cadre global, avec un lien terre-mer, plaide-t-il. Il faut harmoniser les politiques publiques des mers, des océans, des estuaires, des littoraux et des Agences de l’eau pour une vraie cohérence. »

Accompagné d’élus écologistes de l’agglomération de Saint-Brieuc, Benoît Biteau échange avec Annie Guennou, maire d’Hillion. | OUEST-FRANCE

Au lendemain de la publication du classement des sites de baignade bretons par l’association Eau et rivières de Bretagne, il enfonce le clou : « On est dans une zone balnéaire avec des activités de tourisme qui comptent. Des plages à éviter ou déconseillées, ce n’est quand même pas attractif. »

Lire aussi : Européennes. Un outil simple pour visualiser comment les eurodéputés ont voté entre 2019 et 2024

Outre l’harmonisation des politiques publiques, « il faut se tourner vers des solutions de prévention et d’anticipation, qui traitent de la cause et non des conséquences ». Les plans de lutte contre les algues vertes (PLAV) ? « Ils ne sont pas assez ambitieux. Personne n’ose toucher le bras de la FDSEA et de l’agroalimentaire breton. Ils font la pluie et le beau temps », dénonce-t-il

https://www.ouest-france.fr/elections/europeennes/harmonisons-les-politiques-publiques-sur-leau-le-candidat-ecologiste-benoit-biteau-a-hillion-12449e82-1b5e-11ef-9f93-21d487e07ff3

 

Ouest-France

Travaux à Saint-Michel-en-Grève : les commerçants chiffrent le préjudice

Publié le

Seize commerçants de Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d’Armor), touchés par les travaux qui s’achèvent fin juin, vont présenter à Lannion-Trégor communauté une estimation de perte financière de 113 000 €.

Les commerçants et artisans se sont réunis, mardi, pour faire le point sur leur situation économique.

Les commerçants et artisans se sont réunis, mardi, pour faire le point sur leur situation économique. | OUEST-FRANCE

Les travaux ne sont pas encore finis et commerçants et artisans ont hâte que la rue principale de Saint-Michel-en-Grève soit rouverte à la circulation et au flot de promeneurs.

Si le programme des travaux dont Lannion-Trégor communauté est maître d’œuvre est tenu, l’axe devrait rouvrir fin juin. En l’absence de communication, des bruits de retard courent, notamment du côté du Roscöat, sur la Lieue-de-Grève, où les travaux se heurtent au sable et aux galets.

Dix jours de plaisir

Durant dix journées, du 3 au 13 mai, la circulation a été rouverte et les clients de passage ont été accueillis à bras ouverts.

À découvrir

Aux yeux de Thérèse, de la boutique les Aiguilleuses, la boutique n’a pas désempli durant un vide-dressings organisé par elle : « Une météo idéale et même s’il avait plu, les clients seraient venu, car ils ont hâte eux aussi, de nous retrouver ! » Même enthousiasme de la part d’Ève et de son épicerie, de Myrlande et de sa paillote, de Yann et de son café-tabac presse : « Autant de monde qu’en plein été, moitié d’habitants, moitié de touristes, et une grande partie de clients venus nous soutenir et nous encourager. Au-delà de l’argent et du commerce, ce sont les sourires et les présences qui nous redonnent goût à la vie et à exercer nos métiers. »

Si ces dix jours de grâce ont redonné du moral — ainsi qu’un peu de trésorerie — le tour de table fait, mardi, lors de la réunion des commerçants et artisans n’était pas brillant côté chiffre d’affaires, conclut Vincent, de la crêperie Ty Tante Jeanne, qui regroupe les bilans des commerces : « Heureusement, la reconnaissance de notre préjudice par la municipalité a permis à celle-ci de nous verser une aide d’urgence de 20 000 €, répartie auprès d’une quinzaine de commerces. Cela permet de payer des loyers, des crédits, des charges, et de sauver une bonne moitié des commerces de la faillite. »

Des pertes de clientèle

Reste que si une artisane, la tatoueuse Sophie Haza, n’a pas subi de perte de clientèle, ce sont moins 20 % pour l’épicerie d’Ève et la crêperie Ty Tante Jeanne, moins 40 % pour la paillote, moins 70 % pour le café, et jusqu’à moins 90 % pour Franck Thomas, l’horloger-bijoutier.

Afin de répondre à la proposition de réparation du préjudice faite par Gervais Egault, président de Lannion-Trégor communauté, le collectif de commerçants et d’artisans a décidé d’anticiper le chiffrage, car pour Yann Suet, patron du P’tit Saint-Michel : « La réparation financière devra être rapide pour permettre à nos commerces de tenir en fin d’année. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-michel-en-greve-22300/travaux-a-saint-michel-en-greve-les-commercants-chiffrent-le-prejudice-e23bc242-19e6-11ef-b342-8a0320f60fa8

 

Ouest-France

Erreurs, délais, victimes oubliées… Le tribunal de Brest jongle avec les difficultés

Chloé CROCHU. Publié le

Le tribunal judiciaire de Brest (Finistère) fait face à l’accumulation des dossiers et une réponse pénale à donner dans les plus brefs délais. Sur fond de surcharge de travail, les magistrats constatent une hausse des erreurs dans les convocations des prévenus. Ces irrégularités ont des conséquences directes sur les victimes, les avocats et la justice de manière générale. Décryptage.

Le procureur de Brest, Camille Miansoni, a lancé une étude afin de connaître le pourcentage d’erreurs dans les convocations du tribunal judiciaire de Brest.

Le procureur de Brest, Camille Miansoni, a lancé une étude afin de connaître le pourcentage d’erreurs dans les convocations du tribunal judiciaire de Brest. | GUILLAUME SALIGOT / OUEST-FRANCE

« Une justice plus simple et plus rapide. » Le garde des Sceaux Éric Dupont-Moretti l’a annoncé en juillet devant l’Assemblée nationale. L’augmentation des dossiers et des délais pèse sur les magistrats. Le ministre annonce alors une forte hausse du budget et l’emploi de 3 000 magistrats et greffiers. Soit + 8 %, ce qui représente 710 millions d’euros supplémentaires en 2023. Presque un an plus tard, les juridictions peinent à suivre la cadence.

À Brest, dans le Finistère, cette accumulation des dossiers conduit à une augmentation des erreurs. Il suffit d’assister à une audience correctionnelle pour s’en rendre compte. « Je demande un renvoi. La victime n’a pas été citée. » « Mon client a déjà été jugé pour les mêmes faits à Morlaix. » Les avocats, plaidant un renvoi, défilent à la barre.

Lire aussi : Brest. Un tribunal judiciaire en sous-effectif face à la masse de délinquance

12 % d’erreurs

Les erreurs, fréquentes, ralentissent une justice déjà en peine. « Le parquet a pris connaissance de ce phénomène. J’ai lancé une enquête afin d’établir le pourcentage exact d’erreurs », débute Camille Miansoni, procureur de Brest. Résultat ? Un taux de 12 %. Mais à quoi cela correspond ? « Nous parlons d’erreurs dans les convocations », reprend Emmanuel Phelippeau, procureur adjoint au parquet de Brest.

Afin de comprendre comment sont rédigées ces convocations, revenons aux balbutiements d’une enquête. Lorsqu’un délit est commis, une équipe d’enquêteurs mène les investigations. Une fois la procédure terminée, ils contactent les magistrats de permanence. « À Brest, nous sommes cinq. » Le procureur adjoint indique alors la suite à donner, soit les poursuites à inscrire sur la convocation de la personne mise en cause. « Tout se fait par téléphone », indique Emmanuel Phelippeau.

Anaïs Gauthier, juriste assistant et Emmanuel Phelippeau, procureur adjoint, vérifient et corrigent les convocations, objets des erreurs de procédures au tribunal judiciaire de Brest. | OUEST-FRANCE

Une fois les informations inscrites, la convocation est envoyée, sans relecture préalable par les magistrats, « et c’est bien là tout le problème. Il manque la date, l’adresse, une victime, les faits qualifiés ne sont pas les bons… », énumère le procureur adjoint. Ce n’est qu’à l’audience que le président ou le parquetier annonce qu’une erreur s’est glissée dans la convocation. « Certaines fois, on peut la rectifier directement. Mais il arrive de prévoir un renvoi qui peut intervenir un an plus tard », indique le procureur Camille Miansoni.

Doublement victimes

« La justice est la vitrine de notre société. Cela a un effet désastreux, j’en ai honte », avoue de son côté Emmanuel Phelippeau. Ces erreurs ont aussi des conséquences sur les victimes. « C’est compliqué pour elles, cela fait plusieurs mois qu’elles attendent cette audience et on doit leur expliquer que cela n’aura pas lieu aujourd’hui », explique d’un ton pédagogue Me Labat, du barreau de Brest.

Les dossiers s’amoncellent, les victimes patientent. Il faut trouver une solution. « Nous avons créé une équipe de juristes assistants. Elles sont chargées de relire les convocations puis de transmettre leurs corrections aux enquêteurs », annonce Camille Miansoni. Le magistrat à la tête de cette équipe n’en est pas à son coup d’essai. Emmanuel Phelippeau l’avait déjà mis en place en 2021, à Quimper, sa précédente juridiction.

« Contrôle qualité »

« Les effets seront visibles au bout d’un an. On espère monter en puissance et absorber les quelque 3 200 poursuites pénales de notre juridiction », défie le procureur adjoint. Pour Anaïs Gauthier, juriste assistante, arrivée en décembre 2023 : « Je passe environ dix minutes par convocation et une quinzaine de procédures par semaine. » Selon le procureur adjoint, il s’agit « d’intercepter les difficultés, je l’appelle le contrôle qualité. » Les magistrats se laissent jusqu’à la fin de l’année pour étudier les évolutions.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/justice-erreurs-delais-victimes-oubliees-le-tribunal-de-brest-jongle-avec-les-difficultes-464ee938-0706-11ef-82e4-0c4a28978b68

 

Ouest-France

À Lannion, l’AFPS demande la reconnaissance du peuple palestinien

Victor GUILLAUD-LUCET. Publié le

Ils étaient environ 80 à s’être réunis devant le Carré magique de Lannion (Côtes-d’Armor), samedi 25 mai 2024 : les membres de l’Association France Palestine solidarité ont rebondi sur les dernières actualités juridiques visant le Premier ministre israélien et des dirigeants du Hamas pour demander à la France de sortir de l’ambiguïté, en reconnaissant l’existence d’un État palestinien.

Environ 80 personnes avaient répondu à l’appel de l’AFPS Trégor, samedi 25 mai 2024.

Environ 80 personnes avaient répondu à l’appel de l’AFPS Trégor, samedi 25 mai 2024. | OUEST-FRANCE

Ce samedi 25 mai 2024, près de 80 personnes s’étaient réunies sur le parvis des Droits de l’Homme, à Lannion (Côtes-d’Armor), à l’appel de l’Association France Palestine solidarité. Depuis le début du conflit opposant le gouvernement d’Israël au Hamas, les militants se mobilisent chaque week-end pour dire  stop  à la guerre.

Une actualité forte

Aujourd’hui, l’actualité allait dans leur sens : vendredi 24 mai 2024, la Cour internationale de Justice (CIJ) a ordonné à Israël d’interrompre  immédiatement  ses opérations à Rafah. La plus haute juridiction de l’ONU a aussi ordonné à l’État hébreu de maintenir ouvert le passage de Rafah pour permettre à l’aide humanitaire d’accéder à la zone de conflit.

Quelques jours auparavant, c’était le procureur de la Cour pénale internationale qui avait réclamé un mandat d’arrêt contre Benyamin Netanyahou, son ministre de la défense, ainsi que contre trois dirigeants du Hamas pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

À quand la reconnaissance française de l’État palestinien ?

Des décisions dont se félicitent les membres de l’AFPS Trégor, à commencer par Claude Lintanf. Le vice-président de la section locale a également tenu à défendre un autre point important, selon lui : la reconnaissance de l’État palestinien par la France. Il s’est fait l’écho du Premier ministre norvégien, qui déclarait il y a quelques jours :  Une reconnaissance ne peut plus attendre une solution de paix .

Comme le pays scandinave, l’Espagne et l’Irlande reconnaissent désormais l’existence de l’État palestinien, ce qui porterait, d’après l’autorité palestinienne, le nombre de pays membres de l’ONU reconnaissant l’existence de leur État à 142 pays sur 193.

La France, en revanche,  reste dans une position ambiguë depuis trop longtemps, fustige Claude Lintanf. Les autorités disent que ce n’est pas le moment. Mais quand est-ce qu’il viendra, ce moment ? 

Les manifestants se sont ensuite dirigés vers le centre-ville, avant de se donner rendez-vous la semaine prochaine.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/a-lannion-lafps-demande-la-reconnaissance-du-peuple-palestinien-c77a77f8-1a8d-11ef-9f93-21d487e07ff3

 

Ouest-France

Pour militer pour le Breton, près d’un millier de personnes réunies à Morlaix lors de la Redadeg

Marie RABIN. s Publié le

Près d’un millier de personnes sont réunies à Morlaix (Finistère) ce samedi 25 mai 2024, dans le cadre de la course de relais pour la langue bretonne : la Redadeg. Partis de la Pointe du Raz, vendredi 17 mai 2024, les participants ont parcouru 2 200 km. Beaucoup ont fait le déplacement jusqu’à la cité du Viaduc pour accueillir les coureurs. Ambiance garantie !

Les coureurs de la neuvième édition de la Redadeg sont arrivés peu avant 16 h à Morlaix (Finistère), le samedi 25 mai 2024.

Les coureurs de la neuvième édition de la Redadeg sont arrivés peu avant 16 h à Morlaix (Finistère), le samedi 25 mai 2024. | OUEST-FRANCE

Des drapeaux bretons agités à travers les fenêtres des voitures, « Ar Redadeg » inscrit sur les bus du centre-ville… Pas de doute la Redadeg a pris d’assaut la ville de Morlaix (Finistère) ! La neuvième édition de la course de relais est arrivée à la cité du Viaduc, samedi 25 mai 2024. Partis de la Pointe du Raz vendredi 17 mai 2024, les coureurs se sont succédé pendant près de dix jours dans les départements bretons. L’objectif de cette manifestation ? Promouvoir la langue bretonne.

« Super ambiance »

Dès 15 h, des centaines de personnes se sont réunies sur la place du Général de Gaulle, où chants et danses bretonnes étaient au rendez-vous. Si les coureurs ne sont pas encore arrivés, les festivités ont déjà commencé.

Une crêpe dans les mains, Marie-Annick et Bernard vivent leur première Redadeg à Morlaix. Habitants du pays de Morlaix, ils connaissaient déjà le principe de l’événement mais n’avaient jamais sauté sur l’occasion. « Comme ça se déroulait près de chez nous, on s’est dit : « Pourquoi pas y faire un tour ? », explique Marie-Annick. Et les deux Finistériens sont loin d’être déçus ! « Il y a une super ambiance et le public est intergénérationnel », s’exclame Bernard.

Lire aussi : Comment les Bretons ont renoncé à parler leur langue

Un saut depuis le viaduc pour le Breton

Peu avant 16 h, une centaine de coureurs ont rejoint Morlaix, acclamés par le public. Mais leur périple n’est pas fini. Pendant près d’une heure, ils font le tour de la cité du Viaduc en criant en chœur : « Brezhoneg ».

« Je vous invite à regarder vers le Viaduc », glisse, dans le micro, Jo Calvez, président de l’association Kerne Leon Treger (KLT).

Trois volontaires ont sauté depuis le viaduc lors de l’arrivée des coureurs de la Redadeg, à Morlaix (Finistère), samedi 25 mai 2024. | OUEST-FRANCE

Les spectateurs ont pu voir, ébahis, trois personnes sauter depuis le Viaduc. L’une d’elles, une jeune fille, avait à la main le « témoin », transmis de main en main depuis le début du relais et qui contient un message en breton.

Perpétuer la langue bretonne aux futures générations

Parmi le public, Jean-Lou et Klervi Lintanf, père et fille, qui se sont réunis lors de l’événement alors qu’ils ne s’étaient même pas donné rendez-vous ! « On savait qu’on allait se retrouver ici, c’était pour la langue bretonne », glisse Jean-Lou.

Lire aussi : Langue bretonne. « Les écoles Diwan sont le poil à gratter de l’uniformité culturelle »

Tous les deux bretonnants, ils estiment que cet événement est primordial pour perpétuer la culture bretonne. « Quand on est enfant, commente Klervi, ce sont des événements comme celui-ci qui marquent et qui nous poussent à militer pour la langue bretonne. J’espère que la Redadeg aura cette place pour les futures générations. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/culture-bretonne/pour-militer-pour-le-breton-pres-dun-millier-de-personnes-reunies-a-morlaix-lors-de-la-redadeg-f0ffd49a-1a7b-11ef-8e43-1b4062ea12e6

 

Ouest-France

« Mobilisation générale » : 73 policiers et gendarmes supplémentaires dans le Finistère, cet été

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Les effectifs des forces de l’ordre vont considérablement augmenter cet été 2024, dans le Finistère. 73 gendarmes et policiers sont attendus.

73 gendarmes et policiers supplémentaires sont attendus cet été dans le Finistère (illustration).

73 gendarmes et policiers supplémentaires sont attendus cet été dans le Finistère (illustration). | GUILLAUME SALIGOT / OUEST-FRANCE

La préfecture du Finistère indique que c’est « dans le cadre d’un effort sans précédent des forces de l’ordre pour cet été olympique et paralympique » que 73 policiers et gendarmes « supplémentaires » vont être mobilisés, cet été 2024, dans le département. Comprenons, 73 de plus qu’à l’été 2023.

Leurs missions : sécurité des plages, lieux de villégiatures ou sites touristiques. « Cet engagement des forces de l’ordre permettra de maintenir tous les évènements culturels et sportifs qui avaient été prévus, en plus des évènements olympiques et paralympiques », assure la préfecture, dans un communiqué.

« Restrictions de congés »

Il y est indiqué que ce renfort est « rendu possible par les restrictions de congés consenties par les policiers et gendarmes sur la période estivale ». Ceci afin d’assurer une « mobilisation générale des effectifs ».

Ce renfort « vient s’ajouter au dispositif estival habituel de protection des populations fort chaque année d’une centaine de gendarmes ».

Le communiqué ne précise pas de quelles compagnies de gendarmerie ou commissariats sont issus les effectifs supplémentaires.

https://www.ouest-france.fr/societe/securite/mobilisation-generale-73-policiers-et-gendarmes-supplementaires-dans-le-finistere-cet-ete-e613a0c0-1a8a-11ef-9f93-21d487e07ff3

 

Ouest-France

Le « coup de gueule » du maire, Loïc Mahé, au conseil de Pleubian

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La commune se voit refuser la Dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) pour l’aménagement de la rue de Kermagen, une dotation d’environ 280 000 € (35 % du coût des travaux). Le maire de Pleubian (Côtes-d’Armor) juge cette décision « inacceptable ».

Loïc Mahé (au 2e plan, au côté de son 1er adjoint, Gilbert Le Briand), a violemment critiqué un refus de dotation de l’État (DETR), au conseil de ce jeudi 23 mai 2024, au soir.

Loïc Mahé (au 2e plan, au côté de son 1er adjoint, Gilbert Le Briand), a violemment critiqué un refus de dotation de l’État (DETR), au conseil de ce jeudi 23 mai 2024, au soir. | . OUEST-FRANCE

Jeudi 23 mai 2024, en soirée, lors du conseil municipal, le maire de Pleubian, près de Paimpol (Côtes-d’Armor), Loïc Mahé, a poussé un véritable  coup de gueule , contre une décision émanant des services de l’État.

La Dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR), pour l’aménagement de la rue de Kermagen, qui est en cours de réalisation et dont le coût global s’élève à 800 000 €, a été refusée à la commune par la sous-préfecture de Lannion. La dotation devant s’élever à 280 000 € (35 % du coût des travaux), ce refus est un gros coup pour les finances de la commune.

Jeudi 23 mai 2024, en soirée, lors du conseil municipal, le maire de Pleubian, près de Paimpol (Côtes-d’Armor), Loïc Mahé, a poussé un véritable  coup de gueule , contre une décision émanant des services de l’État.

La Dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR), pour l’aménagement de la rue de Kermagen, qui est en cours de réalisation et dont le coût global s’élève à 800 000 €, a été refusée à la commune par la sous-préfecture de Lannion. La dotation devant s’élever à 280 000 € (35 % du coût des travaux), ce refus est un gros coup pour les finances de la commune.

 Ce refus a été justifié au motif que les demandes de DETR de la commune seraient trop fréquentes…, notre dernière demande date de 2020, pour l’aménagement du hameau de L’Armor-Pleubian. Nous n’avons fait aucune autre demande depuis. Alors que d’autres communes obtiennent régulièrement cette dotation, nous, Pleubian, village d’avenir, nous avons un refus ! Nous investissons de manière raisonnable pour le développement de la commune et le bien-être des habitants. Cette décision est injuste. Je trouve ce refus inacceptable ! , s’est insurgé le maire. Il a informé son conseil qu’il a pris rendez-vous avec la sous-préfète de Lannion, pour échanger sur cette problématique.

Lire aussi : La commune de Pleubian a été retenue pour le programme Villages d’avenir

Cette information et cette réaction sont survenues en fin de séance, un conseil durant lequel les conseillers ont voté, avec trois abstentions des conseillers de l’opposition municipale, un emprunt de 800 000 €, destiné au financement de cette même route de Kermagen. C’est un emprunt mixte (50 % à taux fixe et 50 % à taux variable), qui sera contracté auprès du Crédit agricole, pour une durée de dix-neuf années.

Cet aménagement de plusieurs kilomètres, va du bourg à la plage de Kermagen. La première phase de cet aménagement s’achève. La 2e phase débutera à l’automne. La fin du chantier est programmée pour 2025.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pleubian-22610/le-coup-de-gueule-du-maire-loic-mahe-au-conseil-de-pleubian-9eba44fe-19b8-11ef-b342-8a0320f60fa8

 

Ouest-France

À Santec, le terrain éphémère de beach-volley irrite les riverains

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Les riverains du quartier du Theven, à Santec (Finistère), ont vu débarquer un engin de chantier, jeudi 23 mai 2024 au matin, pour établir un terrain de beach-volley éphémère… dont ils ignoraient la création.

Les riverains ont découvert un engin de chantier en action, jeudi 23 mai 2024.

Les riverains ont découvert un engin de chantier en action, jeudi 23 mai 2024. | OUEST-FRANCE

À la demande de Héol Santec volley-ball de disposer pour l’été 2024 d’un terrain permettant de pratiquer le beach-volley, la municipalité de Santec (Finistère) pensait avoir trouvé la solution : utiliser un terrain désaffecté où les pratiques sportives étaient courantes quand Les Orphelins d’Auteuil accueillaient des jeunes vacanciers dans leurs locaux du Théven.

L’activité n’existe plus et l’immeuble est en cours de rénovation pour devenir une résidence privative. Ce terrain, propriété du département du Finistère, situé en zone nature et loisirs (NL), proche de la plage, correspondait aux souhaits de créer trois terrains éphémères.

Le maire et son adjoint ont reconnu une maladresse. | OUEST-FRANCE

Une commission municipale ad hoc avait d’abord donné son accord. Le Département avait validé cette initiative, sous réserve que le club de volley-ball monte et démonte les terrains chaque jour de pratique, et que le terrain soit rendu en l’état. Il n’était nullement question de faire un apport de sable sur le site. Le Département avait aussi indiqué que des travaux de renaturalisation du Theven étaient envisagés à l’automne.

« Quand les travaux ont débuté, jeudi matin, j’ai halluciné »

Ce vendredi 24 mai, en fin d’après-midi, lors d’une rencontre in situ des riverains avec les élus, le terrain était prêt à l’usage, d’autant que le club était venu avec son matériel. Néanmoins, l’aspect final n’avait rien du terrain d’avant en friche, avec une végétation sauvegardée.

« Quand les travaux ont débuté, jeudi matin, j’ai halluciné », commente un riverain. « Je suis descendu dans l’excavation le soir. Je mesure 1,80 m et les parois étaient à hauteur des yeux », note un autre. « Araser un terrain sur dix centimètres équivaut à une stérilisation. Le travail de quelques heures ressemble à quinze années de végétation anéantie », assure de son côté un militant écologiste. « Nous n’avons jamais été contactés pour émettre un avis », dénonce un autre voisin.

« Nous reconnaissons une maladresse dans la communication »

Le maire, Bernard Le Pors, et Frédéric Jacob, son adjoint aux sports, entendent les doléances. « Nous reconnaissons une maladresse dans la communication. Le terrassier mandaté a retourné la terre pour remonter le sable comme base du terrain. » Face au manque de concertation dénoncé par les riverains, le maire répond : « Nous nous verrons pour l’établissement du sens de circulation à venir. »

Les réponses apportées par l’édile n’ont visiblement pas convaincu les riverains, qui ne s’interdisent pas de solliciter des associations écologiques afin de porter l’affaire en justice.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/santec-29250/a-santec-le-terrain-ephemere-de-beach-volley-irrite-les-riverains-9fdcb912-19f3-11ef-b342-8a0320f60fa8

 

Ouest-France

Saint-Jean-du-Doigt. L’ancien hôtel Philippe frappé d’un arrêté de péril

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À Saint-Jean-du-Doigt (Finistère), l’état de l’ancien hôtel Philippe inquiète les élus. Le conseil municipal a décidé, jeudi 23 mai 2024, de le placer en état de péril.

Au cœur du bourg Saint-Jean-du-Doigt (Finistère), l’ancien hôtel Philippe sera sécurisé.

Au cœur du bourg Saint-Jean-du-Doigt (Finistère), l’ancien hôtel Philippe sera sécurisé. | OUEST-FRANCE

Les élus de Saint-Jean-du-Doigt (Finistère) se sont réunis jeudi 23 mai 2024, à l’occasion du conseil municipal. L’ancien hôtel Philippe a été au cœur des débats. Situé au 5, rue de la Duchesse-Anne, l’édifice présente de sérieux signes de vétusté.

« L’expert est passé, nous devons prendre un arrêté de mise en péril du bâtiment, a annoncé la maire, Monique Nédellec. En dépit des courriers envoyés depuis plusieurs années aux propriétaires, rien ne bouge. Nous sommes dans l’obligation de poser un filet pour éviter les chutes d’ardoises et de pierres sur les passants. »

Présence de mérule

Et de préciser : « Ce filet sera posé le 15 juin, ce qui permettra de sécuriser la Fête du pardon, le 30 juin. Cela représente un coût qui sera ensuite répercuté aux propriétaires. Notre rôle est de sécuriser la rue. Cet arrêté est une première démarche de la procédure qui vient d’être enclenchée. »

L’expertise souligne aussi le délabrement intérieur ainsi que la présence de mérule. « Les enduits sont gorgés d’eau, ce qui représente une menace pour les bâtiments HLM mitoyens. Dans l’arrêté, seront précisés plusieurs mesures, comme l’étayage des linteaux qui menacent de fragiliser l’édifice, avant le 8 juin, et la réfection de la toiture à brève échéance, soit le 31 décembre 2024. »

« La meilleure solution est de le mettre en vente »

L’état de cette vieille demeure consterne les élus. « Elle est située au cœur du bourg, c’est une verrue juste en face de l’enclos paroissial, relève Yves-Marie Dayot, adjoint aux travaux. C’est pourtant un bien magnifique ayant du cachet, avec ses escaliers intérieurs en pierre. Il mérite d’être restauré. La meilleure solution pour les actuels propriétaires est de le mettre en vente pour faire place à un nouveau projet. »

Les élus précisent ne pas avoir de projet pour ce bâtiment, « ni les moyens financiers de mener à bien sa restauration. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jean-du-doigt-29630/saint-jean-du-doigt-lancien-hotel-philippe-frappe-dun-arrete-de-peril-71648f70-19ac-11ef-b342-8a0320f60fa8

 

Ouest-France

Portage des repas : les élus de Plougasnou votent une subvention de 100 000 €

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Les élus de Plougasnou (Finistère), réunis en conseil municipal, jeudi 23 mai 2024, ont voté l’attribution d’une subvention afin de faire face à des problèmes de trésorerie liés aux prestations de portage de repas aux bénéficiaires de la commune.

Le conseil municipal s’est tenu en mairie de Plougasnou (Finistère), jeudi 23 mai 2024.

Le conseil municipal s’est tenu en mairie de Plougasnou (Finistère), jeudi 23 mai 2024. | OUEST-FRANCE

Portage des repas : subvention exceptionnelle

Le conseil municipal de Plougasnou, réuni jeudi, a décidé d’une subvention exceptionnelle au centre communal d’action sociale (CCAS), pour un montant de 100 000 €, afin de faire face à des problèmes de trésorerie liés aux prestations de portage de repas aux bénéficiaires de la commune, fournis par le centre hospitalier de Lanmeur. Cette subvention sera financée par un excédent de dotation de l’État et par une réduction des dépenses de la commune en personnel et prestations.

L’éclairage public passera en LED en 2024

La réfection de l’éclairage public et le passage en LED à basse consommation, pour 46 lanternes et 8 armoires de commande, ont été lancés par la signature de la convention avec le Syndicat départemental d’énergie et d’équipement du Finistère, qui finance l’opération à hauteur de 34 525 €, 41 075 € restant à la charge de la commune.

Toujours au chapitre de l’urbanisme, les décisions de déclassement et de cession de plusieurs parcelles du domaine public communal ont été prises, en particulier pour une parcelle de 1 171 m2 sur la résidence de la Croix-Neuve, cédée au bailleur social Armorique Habitat, et une parcelle de 601 m2, sise résidence de Croas Ruz, pour la construction d’un logement.

Les déjections canines désormais verbalisées dans la commune

Après les constats des équipes municipales, il a été décidé de lancer, dans les prochaines semaines, un programme de sensibilisation qui prévoit d’installer des panneaux d’avertissement dans les espaces publics et de renforcer la mise à disposition de sacs.

Le fait d’abandonner les déjections de son chien sur la voie publique est désormais passible d’une amende de 35 € ; l’infraction pourra être constatée par les forces de l’ordre, le policier municipal ou un élu communal.

Actions en faveur de l’enfance et de la jeunesse : mise en concurrence

La gestion des actions en faveur de l’enfance et de la jeunesse est mise en concurrence pour 2025. Ces activités, actuellement confiées au PEP 53 (association départementale des Pupilles de l’enseignement public de la Mayenne) qui possède le centre de Keravel, procèdent désormais d’une délégation de service public et, à ce titre, doivent faire l’objet d’un appel d’offres qui sera lancé par la commune en septembre pour un contrat de cinq ans.

Le conseil en bref

Le conseil a conclu sur les temps forts de l’été 2024 : visite d’une délégation de Helston, commune anglaise jumelée, le 28 juin et célébration des 80 ans de la Libération les 4 et 6 juillet (commémoration des martyrs de Ruffélic et de Pontplaincoat), puis le 9 août (libération de Plougasnou, qui sera fêtée avec un bal).

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/portage-des-repas-les-elus-de-plougasnou-votent-une-subvention-de-100-000-euros-33d45496-1944-11ef-881d-e28676253b3b

 

Ouest-France

ENTRETIEN. « Bientôt 1 million de buzuks dépensés », la monnaie locale du pays de Morlaix

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Dans le cadre de l’assemblée générale de l’Association pour une monnaie locale du pays de Morlaix, programmée dimanche 26 mai 2024, à la ferme du Troglo, à Plouezoc’h (Finistère), rencontre avec Nicolas Makeiew, salarié coordinateur de l’association.

Le Repair verse, à quatre de ses salariés, une partie des salaires en buzuks.

Le Repair verse, à quatre de ses salariés, une partie des salaires en buzuks. | OUEST-FRANCE

Trois questions à Nicolas Makeiew, salarié coordinateur de l’Association pour une monnaie locale du Pays de Morlaix (Finistère), qui porte le buzuk.

En quoi consiste le paiement d’une partie des salaires versés par Le Repair, la recyclerie de matériaux située à Pleyber-Christ ?

Cette décision de recevoir une partie de son salaire en monnaie locale est appuyée par la volonté de quatre de ses salariés. Elle renforce le réemploi d’une nouvelle ressource de la recyclerie : la monnaie locale. Par ce biais, les buzuks encaissés continueront à circuler dans le pays de Morlaix, générant par la même occasion de nouveaux bénéfices chez les acteurs locaux du territoire. Cette démarche vient souligner la belle progression de la monnaie locale en 2023 et créée une belle dynamique. Dans le même esprit, la boulangerie Canevet a choisi de verser ses primes annuelles en buzuks.

Lire aussi : PORTRAIT. Après s’être rêvé trader à la City, il a choisi de développer le Buzuk, monnaie de Morlaix

Combien de buzuks ont été dépensés en 2023 ?

200 000 buzuks ont été dépensés contre 150 000 en 2022 (N.D.L.R. : le buzuk vaut un euro). Un nouveau record qui vient confirmer l’intérêt grandissant des habitants pour cet outil au service de leur territoire. Ce qui permet de constituer un fonds de garantie de 100 000 € à la Nef (banque éthique d’épargne écologique solidaire). Ce montant équivaut à l’ensemble des buzuks en circulation dans le territoire. En 2024, on va atteindre le million de buzuks dépensés depuis 2016 par 1 200 familles, entreprises et associations.

Quels sont vos projets pour 2024 ?

Nous lançons des ateliers d’éducation populaire sur l’économie et la monnaie, notamment à l’adresse des jeunes. Un premier rendez-vous a eu lieu en décembre dernier au 2D autour de la fresque de la monnaie.

Pratique : l’association pour une monnaie locale du Pays de Morlaix présentera ses dernières avancées dimanche 26 mai de 15 à 19 h, à la ferme du Troglo de Plouezoc’h. À cette occasion, seront remis plus de 2 500 buzuks solidaires à une douzaine d’associations.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/entretien-bientot-1-million-de-buzuks-depenses-la-monnaie-locale-du-pays-de-morlaix-f8a91ea8-19af-11ef-b342-8a0320f60fa8

 

Le Diben vendredi 24 mai 2024

Plougasnou. Images du conseil municipal

Conseil municipal du 23 mai 2024. Photo pyb9  Conseil municipal du 23 mai 2024. Photo pyb29

Conseil municipal du 23 mai 2024. Photo pyb29 

 

Ouest-France

Ces élus bretons qui veulent pousser l’État à faire plus pour les Ehpad publics

Laetitia JACQ-GALDEANO avec Emmanuelle METIVIER. Publié le

En Bretagne, les Ehpad publics sont presque tous en déficit, parfois jusqu’à près de 600 000 €. Un an après sa création dans les Côtes-d’Armor, le mouvement informel des maires bretons, soucieux de donner l’alerte, s’est structuré en association ce jeudi 23 mai 2024, à Plouha (Côtes-d’Armor). Objectif : permettre à d’autres communes françaises, confrontées aux mêmes difficultés, de rejoindre l’action.

En présentiel à Plouha et en visio conférence, une centaine d’élus et de responsables d’Ehpad de Bretagne et d’au-delà se sont réunis ce jeudi soir pour jeter les bases d’une association.

En présentiel à Plouha et en visio conférence, une centaine d’élus et de responsables d’Ehpad de Bretagne et d’au-delà se sont réunis ce jeudi soir pour jeter les bases d’une association. | OUEST-FRANCE

Les Ehpad publics, contraints de tirer le diable par la queue, ont-ils trouvé leurs bonnes fées en Bretagne ? Un an après sa création dans les Côtes-d’Armor, le mouvement informel des maires bretons, soucieux d’alerter sur le déficit (parfois jusqu’à près de 500 000 €) de leur Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, se structure en association. Objectif : permettre à d’autres communes françaises, confrontées aux mêmes difficultés, de rejoindre l’action.

Lire aussi : « On va dans le mur » : étranglés, les Ehpad publics bretons augmentent leur prix

Ce jeudi 23 mai 2024, à Plouha (Côtes-d’Armor), cette association a été créée au cours d’une réunion à laquelle le collectif a invité des parlementaires et des maires bretons, s’appuyant sur la logistique de l’Association des maires des Côtes-d’Armor. « La preuve que notre mouvement est bien accueilli, résume le maire de Plouha, Xavier Compain. L’association que nous allons créer nous permettra d’appeler à cotisations et d’avoir des moyens pour structurer le mouvement. J’ai été sollicité encore récemment par des connaissances du Lot-et-Garonne. Il y a aussi des élus de la Vendée, du Maine-et-Loire. »

« Nous avons aussi eu des contacts avec des élus de l’Est de la France, complète Guy Pennec, maire de Plourin-lès-Morlaix (Finistère). Cela prouve bien que cette problématique n’est pas une spécificité bretonne mais un sujet d’ordre national. »

Le sénateur Gerard Lahellec se dit favorable à une démarche transpartisane des parlementaires, à l’image de celle des maires, sur la question des Ehpad : « Il faut être unis pour ne pas rater le virage parce qu’après le virage, c’est le crash. 

Lire aussi : « Le modèle va dans le mur » : Les Ehpad publics dans le rouge, la fin de l’exception bretonne ?

« Zéro chance pour une loi Grand Age »

Après avoir été reçus par la ministre chargée des personnes âgées, Fadila Khattabi, jeudi 16 mai, ces maires, figures de proue du mouvement, ont aussi pris contact avec la puissante Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux (UNIOPSS), qui représente 13 Fédérations d’employeurs du privé non lucratif.

« Nous avons été reçus mais je suis un peu en colère, confie Philippe Salmon, le maire de Bruz (Ille-et-Vilaine), contraint, comme beaucoup d’homologues, de voter un budget d’Ehpad en déficit de 570 000 € pour 2024. Mon impression, c’est que le gouvernement n’a toujours pas compris qu’il faut changer de braquet. Si rien n’est fait, beaucoup d’Ehpad publics seront obligés de mettre la clé sous la porte. »

Selon Jean-Louis Even, maire de La Roche-Jaudy (Côtes-d’Armor), « l’UNIOPSS pourrait rejoindre (le mouvement) en septembre si cela n’a pas bougé. Car il ne faut pas se leurrer. Aujourd’hui, nous avons zéro chance qu’une loi Grand Age, pourtant promise dès 2017, soit votée », au regard de l’état des finances publiques.

Pas de quoi détourner les maires bretons de leur objectif. Dans les quinze jours qui viennent, ils devraient déposer au tribunal administratif de Rennes les quinze dossiers de communes qui réclament 7 millions à l’État au titre du préjudice subi. Dossiers qu’ils ont remis en main propre à la ministre, le 16 mai. Désormais, indique Jean-Louis Even, l’association pourrait travailler avec des économistes. « Nous avons prouvé qu’il manque de l’argent pour nos Ehpad et que les fondamentaux ne sont pas respectés pour les personnes âgées. Maintenant, nous voulons être force de proposition. »

https://www.ouest-france.fr/societe/ehpad/ces-elus-bretons-qui-veulent-pousser-letat-a-faire-plus-pour-les-ehpad-publics-9523b06e-185b-11ef-89e1-9d0ea397ae43

 

Ouest-France

Dans le Finistère, l’ex-gérant de la société de ramassage de volaille employait des sans-papiers

Bleuenn ROBERT. Publié le

Dans la première partie du procès qui oppose l’entreprise Aviland à la CGT et aux 27 sans-papiers qu’elle employait, l’ex-gérant de la société avicole de Landivisiau a été condamné à six mois de prison avec sursis. Le 12 décembre 2024, il comparaîtra de nouveau, à Brest, pour les faits de travail dissimulé et mise en danger de la vie d’autrui.

La société de ramassage de volailles Aviland, à Landivisiau, employait 27 personnes étrangères en situation irrégulière.

La société de ramassage de volailles Aviland, à Landivisiau, employait 27 personnes étrangères en situation irrégulière. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Au tribunal correctionnel de Brest, jeudi 23 mai 2024, comparaissait l’ex-gérant de la société de ramassage de volailles Aviland. Âgé de 57 ans, il est poursuivi pour avoir employé, entre le 1er janvier 2018 et le 17 novembre 2020, 27 personnes étrangères, non autorisées à travailler en France, dans son entreprise de Landivisiau (Finistère).

À la barre, jeudi 23 mai, le prévenu ne nie pas les faits. Il affirme avoir eu besoin d’embaucher alors que son entreprise de ramassage de volailles se développait. « On ne trouve pas de main-d’œuvre française, explique-t-il au tribunal. Des étrangers se présentaient en disant avoir besoin de travailler pour vivre. » L’ex-gérant d’Aviland, liquidée depuis 2021, affirme avoir eu connaissance de la situation de ses employés, mais essayer « de leur donner un coup de main dans leurs démarches ».

« La misère exploite la misère »

Pour l’avocat des victimes, Me Busto, du cabinet Prévost, ces propos sont choquants : « Il se présente comme une sorte de bienfaiteur ». Pour Me Carpentier, avocat de la CGT du Finistère, constituée partie civile, « le dossier est pathétique et en même temps révoltant ». D’après eux, le prévenu, qui a été employé de la société Prestavic dont le gérant a été condamné pour traite d’être humains en 2022, a « recopié le mécanisme, pour pouvoir exploiter autant qu’il le pouvait ces personnes vulnérables en leur promettant qu’elles pourraient obtenir leur titre de séjour ». « La misère exploite la misère », déclarent-ils encore dans leurs plaidoiries.

Le tribunal a condamné le prévenu à six mois d’emprisonnement avec sursis ainsi qu’à une interdiction de gérer une entreprise pendant cinq ans. Les salariés et la CGT du Finistère recevront respectivement 1 000 € et 2 700 € de dommages et intérêt.

Le 12 décembre 2024, l’ex-gérant d’Aviland devra se présenter de nouveau devant le tribunal de Brest, pour être jugé pour les autres faits qui lui sont reprochés : exécution d’un travail dissimulé, mise en danger de la vie d’autrui et menace pour déterminer une victime à ne pas porter plainte.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/landivisiau-29400/dans-le-finistere-lex-gerant-de-la-societe-de-ramassage-de-volaille-employait-des-sans-papiers-fd9946ea-190a-11ef-89e1-9d0ea397ae43

 

Ouest-France

À la maison d’arrêt de Brest, une « réalité affligeante »

Frédérique GUIZIOU. Publié le

« Épuisés » face à un taux d’occupation de 198 %, les surveillants « n’en peuvent plus » de ne faire « que de la garde ».

Une manifestation d’agents pénitentiaires devant la maison d’arrêt de Brest, en septembre 2023.

Une manifestation d’agents pénitentiaires devant la maison d’arrêt de Brest, en septembre 2023. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Un taux d’occupation de 198 %. 485 détenus pour 254 places au mois d’avril 2024. « On a compté jusqu’à 89 matelas au sol », précise le surveillant Nicolas Parra de FO justice. « Une affligeante et triste réalité », résume l’intersyndicale du Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP).

Tous les signaux sont au rouge à la maison d’arrêt de Brest. Où la surpopulation carcérale « épuise » les surveillants. Qui « n’en peuvent plus » de ne faire « que de la garde »,alors que leurs missions « restent de garantir la sécurité et de permettre la réinsertion » : « Si on tient, si on réussit à faire tourner la prison, c’est grâce à la solidarité qui nous relie entre collègues. »

La directrice Stéphanie Bilger jure « relayer les difficultés au niveau interrégional ». Mais elle n’a pas la main sur « les décisions qui se prennent au niveau national ».

« Certains, qui n’avaient jamais rien consommé, ressortent accros »

Entre les « insultes quotidiennes », ils affrontent « un fléau », le trafic de stupéfiants qui ne cesse d’enfler. Les drogues se revendraient trois fois plus cher qu’à l’extérieur : « Certains, qui n’avaient jamais rien consommé, ressortent accros ».

Lire aussi : La prison de Vannes saturée avant même d’exister

Dans une maison d’arrêt déjà sous tension, en plus « des détenus aux troubles psychiatriques qui accaparent l’attention », les surveillants dénoncent, aussi, les incarcérations pour abandon de chien, non-paiement des pensions alimentaires ou de timbres-amendes à 450 €.

« Un détenu coûte 80 € par jour. Les condamnations à des mois de prison ferme pour ces infractions sont-elles la solution ? »,questionnent les surveillants brestois en avançant une solution : la création d’un centre pénitentiaire.

https://www.ouest-france.fr/societe/prison/a-la-maison-darret-de-brest-une-realite-affligeante-605d0b6a-1922-11ef-89e1-9d0ea397ae43

 

Ouest-France

À Plougasnou, les horaires du bureau de Poste évoluent

Publié le 22/05/2024 à 19h17

À Plougasnou (Finistère), les horaires du bureau de poste changent. Le lieu ouvrira tous les matins, du mardi au samedi. En décembre 2023, certains craignaient que le service ne quitte la commune.

Le bureau de poste de Plougasnou (Finistère) ouvrira désormais le matin.

Le bureau de poste de Plougasnou (Finistère) ouvrira désormais le matin. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Depuis mercredi 22 mai 2024, le bureau de poste de Plougasnou (Finistère) ouvre le matin, du mardi au samedi, de 9 h 30 à 12 h 30 « pour répondre aux besoins des habitants et mieux s’adapter à la vie du centre bourg », indique La Poste, dans un communiqué.

Des services qui ne bougent pas

Jusqu’à présent, le lieu ouvrait le mardi de 9 h 30 à 12 h 30, du mercredi au vendredi de 14 h à 17 h et le samedi de 9 h 30 à 12 h 30.

Sur place, si les horaires changent, l’amplitude reste la même, et le fonctionnement aussi. La Poste indique que « les habitants sont accueillis par une factrice guichetière, qui partage son temps entre la distribution des courriers et colis et la tenue du bureau de poste ».

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Les services proposés ne bougent pas non plus, avec notamment le dépôt de courriers, l’achat de timbres, l’affranchissement de lettres et colis et service de réexpédition du courrier, la téléphonie et la banque et assurance.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/a-plougasnou-les-horaires-du-bureau-de-poste-evoluent-881dd42e-182b-11ef-a4ab-f1862cfaf1f3

 

Ouest-France

« Deux marins recherchés » : la goélette De Gallant, de Douarnenez, a coulé au sud des Bahamas

Hugo DESHORS. Publié le

Habituellement amarrée au Port-Rhu, à Douarnenez (Finistère), la goélette De Gallant, navire spécialisé dans le transport de marchandises, et son équipage, ont été victimes d’un incident grave mardi 21 mai 2024, au sud des Bahamas. La goélette était partie de Douarnenez le 24 février. Deux membres d’équipage sont actuellement recherchés : ce sont des marins professionnels formés et exercés aux techniques de survie et de sauvetage en mer. Un important dispositif de sauvetage a été déployé.

Le « De Gallant » est spécialisé dans le transport de marchandises.

Le « De Gallant » est spécialisé dans le transport de marchandises. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« Le navire de transport à la voile De Gallant et son équipage ont été victimes d’un accident grave mardi 21 mai 2024. » Les mots de la direction de la société Blue Schooner Company sont clairs et précis concernant la goélette De Gallant, habituellement amarrée au Port-Rhu à Douarnenez (Finistère) et qui est partie depuis le 24 février.

« Des marins professionnels »

L’entreprise a reçu confirmation, mardi, par les garde-côtes des États-Unis du chavirage du navire de transport à la voile De Gallant et du sauvetage en cours de son équipage au sud de l’archipel des Bahamas.

Ce mercredi 22 mai, « les garde-côtes des États-Unis qui poursuivent actuellement les opérations de recherche viennent de nous informer que le navire est coulé », a confirmé l’entreprise. Cette dernière a expliqué, dans un communiqué, que « les opérations de secours menées par le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) de Miami, en lien avec le Cross Gris-Nez faisaient état hier à 14 h 59 UTC, soit 10 h 59 heure locale, de l’hélitreuillage de six des huit personnes présentes à bord ».

Les recherches se poursuivent pour retrouver deux membres d’équipage. « Ce sont des marins professionnels formés et exercés aux techniques de survie et de sauvetage en mer. » L’important dispositif de sauvetage déployé comprend « deux hélicoptères, un avion et un navire des garde-côtes des États-Unis ainsi qu’un navire de patrouille des Bahamas ».

Lire aussi : Douarnenez. Le De Gallant de retour à bon port

Chavirage du navire

Comme le détaille la Blue Schooner Company, « les conditions de visibilité sur place sont bonnes, le vent et l’état de la mer sont également bons, la température de l’eau est relativement élevée (27 °C), et les six personnes d’ores et déjà recueillies étaient équipées de leur combinaison de survie (permettant de conserver la chaleur corporelle et de garantir la flottabilité individuelle) ».

La Blue Schooner Company poursuit en soulignant que « les circonstances de cet incident survenu par très bonnes conditions météorologiques (mer belle, vents inférieurs à 10 nœuds) et sur un navire ayant largement fait ses preuves resteront à déterminer, la priorité étant à cette heure la récupération de l’intégralité de notre équipage ».

Néanmoins, « les informations obtenues jusqu’ici évoquent la survenue très brusque et imprévue de vents extrêmement violents, entraînant le chavirage du navire et de fait son évacuation ».

Lire aussi : Landéda. La Blue schooner company s’agrandit et construit un nouveau voilier

Le voilier de transport De Gallant a quitté Santa-Marta, en Colombie, le 11 mai, avec à son bord une cargaison de cafés, cacaos et sucre de canne destinés à divers chargeurs européens. La direction de la société indique que toute leur attention « est actuellement tournée vers l’assistance aux personnes concernées et leurs proches. Une assistance psychologique a été activée pour les personnes concernées et leurs proches ».

https://www.ouest-france.fr/mer/deux-marins-recherches-la-goelette-de-gallant-de-douarnenez-a-coule-au-sud-des-bahamas-197281b8-1840-11ef-89e1-9d0ea397ae43

 

Ouest-France

Un nouveau chapitre s’ouvre pour le golf de Carantec

Publié le

L’investisseur Franck Jaclin, déjà propriétaire de l’Hôtel de Carantec avec le chef étoilé Nicolas Carro, a repris les rênes du golf de Carantec (Finistère). Une nouvelle ère s’ouvre pour cette belle structure sportive de la baie de Morlaix.

Les champions 2024 du club avec, à droite, Florian Le Guen.

Les champions 2024 du club avec, à droite, Florian Le Guen. | OUEST-FRANCE

Jusqu’au 17 mai 2024, le golf était géré par la Société d’économie mixte (SEM) du Pays de Morlaix (Finistère), dont les principaux actionnaires ont été Morlaix communauté et la commune de Carantec.

Après la dissolution de la SEM, l’investisseur Franck Jaclin, déjà propriétaire de l’Hôtel de Carantec avec le chef étoilé Nicolas Carro, a repris les rênes du golf, dont il loue le terrain. Une nouvelle ère s’ouvre pour cette structure sportive.

« Mettre l’activité à l’équilibre »

Lundi 20 mai, Franck Jaclin a profité de la remise des prix du championnat interne pour s’adresser à tous les licenciés, impatients de connaître l’avenir de la structure. Et le nouveau patron des lieux a été rassurant. Franck Jaclin a souligné que, pour lui, cette reprise consiste en  l’ouverture d’un lieu empreint d’élégance, de gentillesse, d’ouverture et de mixité .

Il a aussi fait part aux golfeurs de son  envie de partager avec eux des choses dans la durée et de passer un bon moment . Enfin, il a tracé les grandes lignes de son ambitieux projet :  Je vais faire réaliser des chambres sophistiquées dans le château voisin de Keromnès, que j’ai acheté avec Nicolas Carro, et des chambres plus simples dans les communs, qui pourront ainsi accueillir des familles et des groupes. Ces hébergements et la restauration type bistronomie que nous mettons en place au club-house, sous l’égide de Nicolas Carro, doivent nous permettre de mettre l’activité à l’équilibre. 

Florian Le Guen (à gauche) et Franck Jaclin lundi soir lors de la remise des prix aux champions 2024 | OUEST-FRANCE

Le Carantécois Florian Le Guen a été recruté au poste de manager. « Notre objectif est simple : ouvrir la structure au plus grand nombre, explique Florian Le Guen. Il y a ici un gros potentiel. Nous allons recréer une vie, faire venir du monde, rendre le lieu accessible. Je souhaite fédérer les équipes de l’accueil, du terrain, les membres de l’association sportive ainsi que le professeur. »

Âgé de 33 ans, titulaire d’un bac + 5 en sciences du sport, il est aussi golfeur, licencié depuis 2004 à Carantec, puis à Lyon, et évolue en 1re série.  En 2015, j’ai créé puis dirigé le golf 9 trous de Lyon-Tassin (Rhône) jusqu’en 2020. J’ai également exercé des fonctions à responsabilité aux magasins Decathlon de Morlaix et de Brest. 

À peine arrivé dans la structure carantécoise, le nouveau manager annonce une bonne nouvelle :  Les tarifs 2024 restent les mêmes que ceux de 2023 .

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/un-nouveau-chapitre-souvre-pour-le-golf-de-carantec-cb1c6b68-1778-11ef-881d-e28676253b3b

 

Ouest-France

Sortie du contrat de veille de la ville de Morlaix : le maire en appelle à la secrétaire d’État

Sarah HUMBERT. Publié le

Une centaine de personnes se sont réunies à Morlaix (Finistère), mercredi 22 mai 2024, pour signifier leur opposition à la sortie du contrat de veille. Explications.

Environ une centaine de personnes étaient présentes à Morlaix (Finistère), mercredi 22 mai 2024, pour s’opposer à la sortie de la politique de la ville de la cité du Viaduc.

Environ une centaine de personnes étaient présentes à Morlaix (Finistère), mercredi 22 mai 2024, pour s’opposer à la sortie de la politique de la ville de la cité du Viaduc. | OUEST-FRANCE

Près d’une centaine de personnes avaient répondu à l’appel de la mairie de Morlaix (Finistère), mercredi 22 mai 2024, à 11 h, place des Otages. Un pique-nique revendicatif était organisé, afin d’alerter mais surtout de s’opposer à ce que la cité du Viaduc sorte complètement de la politique de la ville (1) .

Associations et bénéficiaires se sont mobilisés à Morlaix (Finistère), le 22 mai 2024, pour s’opposer à la sortie de la politique de la ville, qui va faire perdre des moyens financiers et humains. | OUEST-FRANCE

Morlaix, ville la plus pauvre du Finistère

Cette dernière permet de bénéficier d’un soutien financier et d’accéder à certains dispositifs, qui permettent, par exemple, à des jeunes issus de milieu populaire de partir en vacances. Depuis 2015, Morlaix ne bénéficie plus de la totalité de la politique de la ville, mais seulement du contrat de veille. Et depuis 2024, la cité du Viaduc en a également été sortie, réduisant encore les moyens.

Morlaix est la ville du Finistère avec le taux le plus important de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, mais, parce que, la concentration urbaine d’habitants vivant avec moins de 60 % du revenu médian de la ville est passée en dessous de 1 000 personnes, la ville ne peut plus bénéficier du contrat de veille.

Le maire de Morlaix, Jean-Paul Vermot, a expliqué les répercussions de la sortie du contrat de veille de la ville. | OUEST-FRANCE

Le maire, Jean-Paul Vermot, a pris la parole. Il a souligné : « Nous avons un modèle de développement de la ville qui se base sur la mixité sociale et le vivre ensemble. Nous revendiquons ce modèle, qui permet l’accueil de la plus forte proportion de famille sous le seuil et pauvreté, sans incidence particulière sur les faits délictueux. Cela montre bien que ça fonctionne », affirme-t-il.

L’élu, face aux associations et aux bénéficiaires, a pointé : « Tous les moyens que nous ne mettrons pas dans le vivre ensemble auront pour conséquence solitude, maladie, et crime. C’est ce qui se passe à chaque fois que l’état recule. »

Des pancartes revendicatives avaient été installées sur la place des Otages à Morlaix (Finistère), pour s’opposer à la sortie du contrat de veille de la ville. | OUEST-FRANCE

Il souhaite que la ville réintègre pleinement la politique de la ville. Pour cela, il a sollicité le sénateur Jean-Luc Fichet. Jean-Paul Vermot n’exclut pas non plus d’aller porter ses revendications à Paris, auprès de Sabrina Agresti-Roubache, secrétaire d’État chargée de la Citoyenneté et de la Ville. Il conclut : « Prochaine étape : on accueille la secrétaire d’État ici avec sympathie, et si elle ne vient pas on ira la voir, pour qu’elle réponde à notre demande de réintégrer la politique de la ville. »

(1) La politique de la ville vise à réduire les écarts de développement au sein des villes, à restaurer l’égalité républicaine dans les quartiers défavorisés et à améliorer les conditions de vie de leurs habitants

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/sortie-du-contrat-de-veille-de-la-ville-de-morlaix-le-maire-en-appelle-a-la-secretaire-detat-34b1d63c-1821-11ef-a4ab-f1862cfaf1f3

 

Ouest-France

Les cinq accessoires à prioriser pour bien vivre chez soi quand on prend de l’âge

Carole TYMEN Publié le

Parmi les divers objets que Soliha fait découvrir et tester dans son camping-car Simone, qui était en presqu’île de Crozon (Finistère) entre la mi-avril et la mi-mai 2024, plusieurs s’achètent dans des magasins de bricolage grand public. On vous glisse nos cinq articles « coup de cœur ».

Trop souvent dans les logements bretons, la salle à manger ou le séjour sont transformés dans l’urgence d’une situation qui s’est dégradée. Plusieurs outils permettent de limiter cette option qui peut être mal vécue.

Trop souvent dans les logements bretons, la salle à manger ou le séjour sont transformés dans l’urgence d’une situation qui s’est dégradée. Plusieurs outils permettent de limiter cette option qui peut être mal vécue. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Parmi les divers objets que Soliha fait découvrir et tester dans son camping-car Simone, qui était en presqu’île de Crozon (Finistère) entre la mi-avril et la mi-mai 2024, plusieurs s’achètent dans des magasins de bricolage grand public. On vous glisse nos cinq articles « coup de cœur ».

Dans la chambre, c’est pas Versailles

Marre de se prendre la lumière du plafonnier en pleine poire, par le conjoint qui tente délicatement de se rendre aux toilettes au milieu de la nuit ? Des veilleuses lampes-torche s’achètent en magasin de bricolage pour une vingtaine d’euros. Idéal pour se faufiler en toute sécurité hors du lit et de la chambre, tout en respectant le sommeil de sa moitié.

Ça douille intelligemment dans le couloir

Mal réveillé, qui n’a jamais imaginé une fraction de seconde être à un endroit où il n’est pas ? Parce que les chutes en milieu de nuit sont une cause fréquente d’accidents plus ou moins graves voire mortels, l’un des conseils de Soliha est d’équiper ses luminaires (notamment dans les couloirs) d’une douille qui détecte les mouvements et s’allume. 15 € environ, en magasins de bricolage.

En cuisine, on démultiplie sa force

Parce qu’on n’a pas envie d’attendre le prochain passage de l’aide-ménagère (ou de l’infirmière) pour goûter la délicieuse confiture qui patiente dans son bocal, on s’équipera de cônes « twister ». Les petits équipements de caoutchouc ouvrent les bocaux en un tour de main. Environ 10 €.

Un peu de hauteur dans les toilettes

Cuvette trop basse pour pouvoir s’asseoir ou se relever sans encombre, lieu aménagé dans un endroit trop exigu pour des gestes de moins en moins précis… Souvent vue comme secondaire, la question des toilettes devient prioritaire quand on avance en âge. C’est pourquoi Soliha conseille de procéder à la rehausse de sa cuvette dès que possible. Soit en achetant par un rehausseur (solution la moins chère, environ 35 €) soit en changeant toute la cuvette (plus hygiénique, 200 € minimum).

Dans la salle d’eau, le bain sur la planche

Parce que l’hygiène est importante pour soi et les autres, l’un des enjeux prioritaires de l’avancée en âge est le maintien de la propreté. Dans des salles d’eau où la baignoire est reine, une simple « planche de bain » à installer en travers de l’existant permet à la personne à mobilité réduite de continuer à prendre des douches, de manière assise et en sécurité. Environ 40 €.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/crozon-29160/les-cinq-accessoires-a-prioriser-pour-bien-vivre-chez-soi-quand-on-prend-de-lage-91e69788-1796-11ef-89e1-9d0ea397ae43

 

Ouest-France

« Un lien avec l’extérieur » : À Rennes, la visiteuse de prison rompt la solitude des détenues

Angélique CLÉRET. Publié le

Marie-Thérèse Pepion propose une écoute, ouverte et sans jugement, aux femmes incarcérées à la prison de Rennes (220 détenues). Cette retraitée est bénévole à l’association nationale des visiteurs de personnes sous main de Justice (ANVP).

Marie-Thérèse Pepion est visiteuse de prison au centre pénitentiaire pour femmes de Rennes (220 détenues), depuis vingt-quatre ans.

Marie-Thérèse Pepion est visiteuse de prison au centre pénitentiaire pour femmes de Rennes (220 détenues), depuis vingt-quatre ans. | OUEST-FRANCE

Un regard, une voix, quelques minutes de discussion. Marie-Thérèse Pepion, visiteuse de prison, offre aux femmes détenues la possibilité d’un échange avec l’extérieur. Certaines des femmes incarcérées au centre pénitentiaire de Rennes (Ille-et-Vilaine) ne reçoivent aucune visite de leur famille. « Elles me racontent ce qu’elles vivent en prison : leur travail aux ateliers ou leurs relations avec les autres filles. C’est important que ces femmes gardent un lien avec la réalité de ce qui se passe dehors. On parle un peu de l’actualité aussi. »

Pour ces détenues condamnées à de longues peines, le risque de désocialisation est très important. Le motif de l’incarcération n’est jamais évoqué, lors des visites. « Sauf si c’est la détenue qui ressent le besoin d’en parler, alors on écoute, c’est tout, résume Marie-Thérèse. Mais on leur dit dès le départ : nous ne sommes pas là pour parler de leur affaire ou pour les juger. Nos échanges sont confidentiels. Et ça les rassure de le savoir. »

Certaines sont dans le déni de ce qu’elles ont commis, pendant longtemps. « C’est seulement lorsqu’elles acceptent leur condamnation qu’elles peuvent se saisir de leur peine, pour en faire quelque chose, expose Marie-Thérèse Pepion. Mais toutes ou presque parlent des victimes. Elles ne se sentent pas bien vis-à-vis d’elles. »

Lire aussi : « La parole des femmes détenues compte » au centre pénitentiaire de Rennes

« Ça n’arrive pas qu’aux autres »

La première fois que cette bénévole a passé les murs de la prison, elle avait 43 ans. Parce que « ça n’arrive pas qu’aux autres », elle n’a pas fermé les yeux sur cet univers, que certains se refusent à voir. « Un accident, une soirée trop arrosée et ce sont des vies qui basculent », dit-elle. Son intérêt remonte à plus loin, en réalité. « Quand j’étais étudiante en BTS, je passais devant cette prison pour me rendre au lycée. Je ne me demandais pas ce qu’elles avaient fait pour être ici. Je me disais : que le temps doit leur sembler long ! »

Retraitée de la fonction publique, elle a voulu mettre son temps et son écoute au service de ces personnes privées de liberté. Elle a porté une candidature au sein de l’établissement. A été reçue en entretien. A accepté une petite enquête policière. Et a reçu son agrément : l’Administration pénitentiaire l’autorise, en 2000, à entrer dans la prison des femmes, sans avoir besoin de permis de visite.

Lire aussi : Prisons surpeuplées, dégradées… Un nouveau rapport épingle les « conditions indignes » des détenus

Le centre pénitentiaire pour femmes de Rennes, situé en centre-ville, à proximité de la gare SNCF. | ARCHIVES OUEST-FRANCE.

« Heureuse, comme une enfant »

Désignée par le Spip (Service pénitentiaire d’insertion et de probation), la première femme qu’elle visite avait quitté l’école très tôt. « Nous n’avions pas le même langage et il a fallu que je m’adapte. Je l’ai rencontrée pendant douze ans, une fois par semaine. Je l’ai fait jusqu’à sa sortie de prison. » Les rencontres se passent dans la salle des parloirs.

Lire aussi : Immersion au cœur du nouveau quartier pour les femmes radicalisées, à la prison de Rennes

Avec une autre, il est d’abord question de nourriture, uniquement. « Nos échanges duraient dix minutes. Elle voulait savoir ce que je mangeais et me disait ce qu’il y avait au menu de l’établissement. Et puis un jour où elle a eu une permission de sortie, elle a donné mon nom et je l’ai accompagnée dehors. Nous sommes restées dans un café et elle m’a dit qu’elle n’avait jamais vu la mer, à 52 ans. » La fois suivante, Marie-Thérèse la conduit à Cancale. « Elle était heureuse, comme une enfant. J’aurais au moins permis ça… »

Lire aussi : Michelle Perrot : « La femme incarcérée est une anomalie »

« Des moments extraordinaires »

Les relations nouées avec ces femmes reposent sur une distance nécessaire. « Je les vouvoie. C’est une marque de respect. » Parfois, le lien va plus loin. « J’ai visité une femme qui a souffert d’un cancer. Lorsqu’elle a été admise en soins palliatifs, je l’ai suivie. Cette femme était tellement positive ! Nous avons vécu des moments extraordinaires. »

Marie-Thérèse Pepion a été la présidente de l’Association nationale des visiteurs des personnes sous main de Justice (ANVP). Les membres de cette association, tous bénévoles, mettent en commun leur expérience, régulièrement.

Grâce à eux, à la parole libre et neutre qu’ils autorisent, et à la relation de confiance qu’ils nouent, l’association contribue à la réinsertion des personnes. « Ce n’est pas du bla-bla. On rencontre parfois des personnes qui ne disent rien et puis, un jour, elles s’autorisent à parler. Il est question de la mort et de la fin de vie, du regard des autres et du quotidien collectif. Des sujets lourds. » Des sujets propices aussi à la réflexion.

Congrès annuel bi annuel de l’association ANVP, à Rennes, à la Maison des associations, samedi 25 mai (assemblée générale le 24 mai).

https://www.ouest-france.fr/societe/prison/un-lien-avec-lexterieur-a-rennes-la-visiteuse-de-prison-rompt-la-solitude-des-detenues-4d61730a-16cc-11ef-a1e9-6dc8255d0288

 

Ouest-France

Après Celeste, le centre de formation aéronautique Icare placé en redressement judiciaire

Zoé BOIRON. Publié le

Icare, le centre de formation pour pilotes, stewards et hôtesses, a été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Brest (Finistère), mardi 14 mai 2024. Soit le même jour que Celeste, la compagnie aérienne également basée à Morlaix.

Simulateur de vol au centre Icare à Morlaix.

Simulateur de vol au centre Icare à Morlaix. | DR ARCHIVES

Icare, centre de formation aéronautique basé à Morlaix (Finistère), est placé en redressement judiciaire. Le tribunal de commerce de Brest a acté cette décision mardi 14 mai 2024. Ce jour-là, la compagnie aérienne Celeste, dont le siège est aussi à Morlaix, avait également été placée en redressement.

« Celeste faisait partie de nos plans d’affaires depuis le début, donc le fait qu’elle soit en redressement nous a également placés en difficulté », indique Philippe Goetz, directeur général d’Icare.

27 salariés

Le directeur général se veut rassurant sur les perspectives, « mais on ne pouvait pas faire l’impasse sur la procédure », reconnaît-il. « Le redressement judiciaire est un acte de gestion quelque part. » Une période d’observation de six mois est donc enclenchée au sein de l’entreprise. Elle compte 27 salariés.

Simulateur A320

Icare a été créé en 1991 à Morlaix, avec la compagnie Brit Air (groupe Air France). En 2014, Icare devient Hop! Training by Icare. En 2020, lorsqu’Air France annonce son retrait de l’aéroport de Morlaix-Ploujean, l’avenir est incertain.

En 2022, l’entreprise redevient Icare et est reprise par Philippe Goetz, Raphaël Schmidt, de Priscus Finance, et Gilles Bréchet, de Greenfield business ressources.

Icare avait acquis, à l’été 2023, un simulateur A320 pour un coût de huit millions d’euros. L’entreprise forme des pilotes, mais aussi des stewards et hôtesses.

La collectivité de Morlaix communauté avait apporté son soutien, notamment en votant une aide à l’immobilier d’entreprise exceptionnelle de 200 000 €. Elle finançait une petite partie des travaux de rénovation d’un hangar de 1 400 m² à l’aéroport de Ploujean, pour un montant d’1,75 million d’euros.

https://www.ouest-france.fr/economie/aeronautique/apres-celeste-le-centre-de-formation-aeronautique-icare-place-en-redressement-judiciaire-847e0d44-1799-11ef-89e1-9d0ea397ae43

 

Ouest-France

Finistère. Voici 4 bonnes raisons de se rendre au festival de Pont ar Gler

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Sculptures monumentales, photos intimistes, musique de chambre avec des pointures internationales… Du vendredi 24 mai au dimanche 2 juin 2024, à Saint-Jean-du-Doigt et à Plougasnou (Finistère), le festival Pont ar Gler réserve bien des surprises.

Véronique Gaudrat est à l’origine de ce festival dédié aux arts plastiques et à la musique de chambre.

Véronique Gaudrat est à l’origine de ce festival dédié aux arts plastiques et à la musique de chambre. | OUEST-FRANCE

Le festival Pont ar Gler sera de retour, du vendredi 24 mai au dimanche 2 juin 2024, à Saint-Jean-du-Doigt et à Plougasnou (Finistère). Voici quatre raisons de s’y rendre.

Pour l’âme de ce festival

L’âme fondatrice du festival de Pont ar Gler est avant tout le jardin de la famille Gaudrat. C’est de là que tout est parti, avec l’envie d’ouvrir cet espace au public il y a une dizaine d’années.

Puis est venue l’idée d’y organiser des concerts de musique de chambre. « Au mois de mai, magnolias, camélias, rhododendrons se couvrent de fleurs, détaille Véronique Gaudrat. C’est là que se tiendront l’exposition d’arts plastiques et les lectures. » Durant le festival, le jardin sera ouvert au public, l’entrée est libre.

« Bonheur », de Diadji Diop. | OUEST-FRANCE

Pour les sculptures monumentales de Diadji Diop

On y verra notamment Le nageur qui surgira de la végétation comme de l’écume. « Son travail est traversé par les questions d’identité, d’exil et de violence. » Le sculpteur sénégalais, qui vit aujourd’hui à Paris, privilégie les formes réalistes. « Il questionne les rapports humains, en révèle les intériorités douloureuses avec humour et parfois dérision. »

Toujours dans le jardin, trois photographes de l’intime exposeront leurs photos, Aude Debeaurain, Patrice Montfort et Jean-Paul Dumas-Grillet. Les portraits d’artistes de Françoise Sioc’han seront visibles dans la salle des fêtes de Plougasnou, là où se dérouleront les concerts.

Connie Pharoah, altiste, et Jean-Baptiste Doulcet, pianiste. | OUEST-FRANCE

Pour les pointures internationales

Des artistes invités en passant par les musiciens, il y aura du beau monde et des pointures internationales, comme le pianiste Jean-Baptiste Doulcet, qui est aussi le directeur artistique du festival, la violoncelliste Stéphanie Huang ou encore l’altiste Connie Pharoah. « Jean-Baptiste a programmé sept concerts à thème, dont un à destination des enfants, poursuit Véronique Gaudrat. Nous commençons à fidéliser le jeune public, c’est sympa. » Au programme, des œuvres de Beethoven, Brahms, Malher, mais aussi de compositeurs romantiques injustement méconnus.

Pour la découverte de nouveaux talents

Dans le cadre du partenariat avec la jeune académie franco-danoise « French-Connexion » organisée par Émilie Callesen et Jean-Baptiste Doulcet à Odense, au Danemark, le festival donne carte blanche à des élèves en fin d’études du conservatoire supérieur de musique. « Notre volonté est d’aider les jeunes musiciens dans le début de leur carrière, en leur offrant la possibilité de « roder » leur programme. C’est notre signature. »

Du 24 mai au 2 juin 2024, à Saint-Jean-du-Doigt et Plougasnou. Le programme complet sur www.pontargler.com

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jean-du-doigt-29630/finistere-voici-4-bonnes-raisons-de-se-rendre-au-festival-de-pont-ar-gler-c040ff22-1509-11ef-b581-ab2a4faff578

Diaporama : Plougasnou St Jean du Doigt Le Jardin de Pont ar Glec'h 9 et 10 mai 2015

 

Ouest-France

EDF et son ex-PDG Henri Proglio jugés ce mardi pour soupçons de favoritisme

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EDF et son ex-PDG Henri Proglio sont jugés avec douze autres personnes à partir de ce mardi 21 mai à Paris. En cause, des contrats de consultants pour un total d’environ 22 millions d’euros.

Henri Proglio fut patron d’EDF entre 2009 et 2014.

Henri Proglio fut patron d’EDF entre 2009 et 2014. | REUTERS

EDF, son ex-PDG Henri Proglio, ainsi que douze autres personnes sont jugés à partir de mardi 21 mai à Paris pour des soupçons de favoritisme. En cause, 44 contrats de consultants passés entre 2010 et 2016 pour un total d’environ 22 millions d’euros, conclus sans mise en concurrence et paraphés soit par Henri Proglio, soit par le secrétaire général, soit par d’autres directeurs.

L’affaire a débuté par un signalement en 2016 de la Cour des comptes qui avait mené à l’ouverture d’une enquête préliminaire par le Parquet national financier (PNF). Des perquisitions ont été réalisées en 2017 et 2018, au siège social d’EDF au cœur de Paris et dans la tour de la Défense, ainsi que dans des locaux de consultants.

Des « missions » de 40 000 à 4 millions d’euros

Lors de ce procès - qui doit durer deux semaines - comparaîtront celui qui fut patron d’EDF entre 2009 et 2014, l’entreprise publique représentée par un de ses cadres, l’ancien secrétaire général Alain Tchernonog, ainsi que onze consultants. Des missions de « conseil en communication », » conseil stratégique », « gestion des risques », » renseignement » ou « lobbying », pour des montants allant de 40 000 € à quatre millions d’euros sur plusieurs années sont au cœur des soupçons .

LIRE AUSSI : Soupçons de contrats litigieux : des consultants et ex-responsables d’EDF devant la justice en 2024

L’accusation estime que ces contrats ne pouvaient pas être conclus de gré à gré car aucune des dérogations prévues par la réglementation ne pouvait s’appliquer à ces marchés. Une note de 2010, baptisée « Tchernonog » du nom du secrétaire général, instaurait une « procédure particulière » reposant « uniquement sur les références et la notoriété des consultants et était institutionnalisée en méconnaissance des principes d’égalité de traitement », selon une note de synthèse des investigations datée de 2022.

Six consultants déjà condamnés

Henri Proglio est « innocent des faits qui lui sont reprochés », ont déclaré à l’AFP ses avocats. Les autres personnes physiques ou morales citées devant le tribunal - dont la société de l’ex-PDG de Vivendi Jean-Marie Messier ou Loïk Le Floch-Prigent, 80 ans, ancien patron de GDF et de la SNCF - contestent également l’infraction. Certains affirment que les missions étaient « confidentielles » et ne pouvaient faire l’objet d’appel d’offres.

En revanche, six consultants ont déjà été condamnés à des amendes via des procédures de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (« plaider-coupable ») : c’est notamment le cas du fondateur de Havas Stéphane Fouks (165 500 €) et de la société de communication Image 7 d’Anne Méaux (150 000 €).

https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/edf/edf-et-son-ex-pdg-henri-proglio-juges-ce-mardi-pour-soupcons-de-favoritisme-6ed30e46-1694-11ef-a482-9d66515b057a

 

Ouest-France

Petit Tour de France à Morlaix : un retour tonitruant ce lundi 20 mai 2024 !

Zoé BOIRON. Publié le

Ce lundi de Pentecôte, 20 mai 2024, le Petit Tour de France cycliste a fait son retour en grande pompe à Morlaix (Finistère). Plongée dans un shot de bonne humeur !

Aucune voiture ce lundi 20 mai 2024 dans le centre de Morlaix : le vélo était bel et bien la petite reine du jour !

Aucune voiture ce lundi 20 mai 2024 dans le centre de Morlaix : le vélo était bel et bien la petite reine du jour ! | OUEST-FRANCE

Près de 1 300 enfants, des vélos en pagaille, des chasubles et ballons de toutes les couleurs… Le Petit Tour de France a fait son grand retour ce lundi 20 mai 2024.

Et quel retour ! Dès 8 h 30, la place des Otages grouillait de monde. Les sourires illuminaient les visages. Même la brume matinale a laissé place au soleil.

Il fallait avoir des yeux partout pour ne rien rater du spectacle du Petit Tour de France cycliste de Morlaix. | OUEST-FRANCE

Christophe était au festival des Petites Folies la veille. Ce matin, il s’affaire, tout en bonne humeur, à organiser le convoi bigarré de voitures « publicitaires », « pour les placer dans l’ordre des équipes pour qu’elles puissent les rejoindre ».

Les équipes du Petit Tour de France cycliste se sont élancées de la place des Otages au « top départ » du maire, Jean-Paul Vermot. Ouest-France

Transmission et bonne humeur

Certains enfants ne sont pas en selle et filent justement un coup de main dans le cortège. En compagnie d’autres camarades, Chloé gonfle des ballons à l’arrière de la camionnette Darty, conduite par son père, et prépare les sacs de bonbons à jeter. Comme la vraie Caravane du Tour de France !

Les voitures et camionnettes suivaient de près leurs équipes et distribuaient bonbons et goodies. | OUEST-FRANCE

Un peu plus loin, Yann, directeur sportif de l’équipe Plomb’Élec, entreprise de Plouigneau, signe « sa quatrième participation » : « J’y étais aussi quand j’étais petit et je transmets ça maintenant à mes enfants », raconte-t-il.

Les lignes d’arrivée diffèrent selon les équipes : certains l’ont passée à Keranroux, d’autres sont allés jusqu’au bas de la rivière, ou encore jusqu’au Dourduff.

Du monde sur et au bord des routes, pour ce Petit Tour de France cycliste de Morlaix. | OUEST-FRANCE

« On chambre les parents ! »

Des mini-coureurs y vont tranquillement, quand d’autres pédalent comme des fous. Les parents, eux, sont à pied et courent derrière leurs progénitures. Certains ont même été pris de vitesse et allongé les foulées !

Les bords de route se sont noircis de monde au fil de la matinée. Benjamin et les jeunes Titouan et Noé assurent l’animation. Le trio donne de la voix, comme si les enfants étaient de véritables stars de La Grande boucle : « On fait ça depuis des années : on encourage les petits, on chambre les parents qui essaient de courir à côté, et puis on essaie d’avoir plein de bonbecs ! »

Après deux années blanches, dues à l’épidémie de Covid-19, puis une autre en 2023, faute de bénévoles dans l’organisation, le Petit Tour de France cycliste a prouvé, cette année, qu’il savait toujours autant rassembler.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/petit-tour-de-france-a-morlaix-un-retour-tonitruant-ce-lundi-20-mai-2024-1b45509a-16b2-11ef-a482-9d66515b057a

Vidéo : Morlaix, France 1958 "Le Petit Tour de France" Court Métrage Inédit et Rare.(Archives)

 

Le Diben lundi 20 mai 2024

Saint-Jean-du-Doigt. La "Fête du violon", une belle fête populaire.

Fête du violon Saint Jean du Doigt Dimanche 19 mai 2024. Photo pyb29

Diaporama : Fête du violon Saint Jean du Doigt Dimanche 19 mai 2024

 

Ouest-France

Tensions au sein de Halte aux marées vertes en Côtes-d’Armor : « Lui redonner une légitimité »

Sonia TREMBLAIS. Publié le

Tensions, vous avez dit tensions ? Halte aux marées vertes (HAMV) est prise en tenaille entre deux oppositions, au sein même de l’association. Ce qui n’est pas du goût du président d’honneur, André Ollivro, qui a convoqué une « assemblée générale » à Pommeret (Côtes-d’Armor), samedi 18 mai 2024. Explications.

André Ollivro et Yves-Marie Le Lay travaillent ensemble depuis longtemps. « Les actions doivent reprendre et continuer. Les nouveaux venus doivent continuer le combat. »

André Ollivro et Yves-Marie Le Lay travaillent ensemble depuis longtemps. « Les actions doivent reprendre et continuer. Les nouveaux venus doivent continuer le combat. » | OUEST-FRANCE

« On veut redonner une légitimité à Halte aux marées vertes (HAMV) » , lance André Ollivro, président d’honneur de l’association des Côtes-d’Armor. Il avait pris du recul avec l’association voilà deux ans.

Devant  l’inactivité  de l’association durant plus d’un an, il se remet en selle.  Dans l’association, ça gesticule, ça cause mais il ne se passe rien, s’agace-t-il. Où est passée la lutte contre les algues vertes ? 

Lire aussi : Tensions au sein de Halte aux marées vertes : la coprésidente quitte l’association

L’association historique a pignon sur rue.  On lutte depuis des années. On a montré nos combats au public , rappelle-t-il.

C’est aussi pour tenter d’éteindre les «  tensions internes » qu’il a décidé de convoquer une  assemblée générale , samedi 18 mai 2024.

Des tensions qui existent depuis plus d’un an. En 2023, par exemple, la coprésidente avait quitté l’association. Une adhérente aujourd’hui parle d’agressivité.  On ne peut pas exposer ses idées… C’est trop tendu.  En février 2023, les adhérents renouvellent le bureau. Huit coprésidents tiennent la barre de l’association.

Deux oppositions au sein de l’association

 Huit coprésidents ? Ce n’est pas possible statutairement. La coprésidence au conseil d’administration, c’est deux personnes », assure Yves-Marie Le Lay, président de l’association Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre, partenaire de toujours d’HAMV.

 Le souci c’est que quelques-unes font bande à part, explique André Ollivro. Elles sont dans un autre camp.  Yves-Marie Le Lay abonde :  Je ne peux rester indifférent à ce qui se passe. On se retrouve avec deux oppositions au sein d’une même association. 

Les personnes de l’autre opposition ont été invitées à venir dans un « esprit de conciliation. Personne n’est là », déplore-t-il.

Nous avons contacté Isabelle Volante, secrétaire d’HAMV. Elle fait partie de « l’autre opposition » et rappelle qu’en 2023,  deux coprésidences se bataillaient. On n’a pas voulu reproduire ça, d’où le mode de gouvernance à l’horizontale. 

Et de conclure :  Nous avons tout remis en conformité. L’AG de Halte aux marées vertes aura lieu le 1er juin 2024. 

L’assemblée générale du 18 mai 2024 n’aura pas permis de renouer le dialogue. Le divorce sera-t-il prononcé avec la tenue de l’assemblée générale d’HAMV, le 1er juin ?

https://www.ouest-france.fr/environnement/algues-vertes/tensions-au-sein-de-halte-aux-marees-vertes-en-cotes-darmor-lui-redonner-une-legitimite-4d7c5fd8-1534-11ef-a482-9d66515b057a

 

Ouest-France

À Morlaix, ils organisent un covoiturage pour permettre au plus grand nombre d’aller au ciné-débat

Publié le

À Morlaix (Finistère), le collectif Éclairage public et le centre social Carré d’as proposent un ciné-débat sur les enjeux de l’agriculture nourricière, jeudi 23 mai. En l’absence de bus le soir, ils organisent un covoiturage pour les habitants des quartiers est de la ville.

Mélanie Le Roux de Carré d’as, et André Smolarz d’Éclairage public, proposent un ciné-débat sur l’avenir de l’agriculture nourricière, vendredi 24 mai à La Salamandre.

Mélanie Le Roux de Carré d’as, et André Smolarz d’Éclairage public, proposent un ciné-débat sur l’avenir de l’agriculture nourricière, jeudi 23 mai à La Salamandre. | OUEST-FRANCE

Le film Tu nourriras le monde, de Nathan Pirard et Francis Schruijer, retrace l’histoire agricole d’une région céréalière française où se pratique une agriculture particulièrement intensive. Deux jeunes ingénieurs agronomes partent à la rencontre des céréaliers locaux.

À travers le récit de leurs histoires personnelles, peu à peu se reconstruisent le fil des politiques agricoles des soixante-dix dernières années et leur impact sur nos campagnes. « Le film invite à la réflexion sur l’agriculture et l’alimentation de demain », indiquent André Smolarz du collectif Éclairage public et Mélanie Le Roux, animatrice vie sociale à Carré d’as, à Morlaix (Finistère).

Aller à la rencontre de tous les publics

Cette dernière précise : « Cette soirée entre dans notre programme autour de l’alimentation, notamment les ateliers cuisine et le projet de groupement d’achats solidaires de légumes et autres produits locaux en direction des habitants des quartiers. »

La projection aura lieu jeudi 23 mai à 20 h 30 à La Salamandre. « Or à cette heure-là, il n’y a plus de bus. Pour permettre aux habitants des quartiers d’y assister, nous proposons un covoiturage. Il suffit de s’inscrire auprès de Carré d’as, au 02 98 63 83 90. » Faciliter l’accès à toutes les cultures, tel est le leitmotiv des deux associations, très fières de cette première collaboration.

LIRE AUSSI. Elle a éteint les feux en 2022, cette Finistérienne portera la Flamme dans les monts d’Arrée

« Notre objectif est d’aller à la rencontre des personnes qui pensent que la culture n’est pas pour elles », appuie André Smolarz. Créé, il y a un peu plus d’un an, le collectif Éclairage public a déjà organisé plusieurs événements sur des sujets comme l’évasion fiscale, l’énergie, les pesticides ou encore le combat mené par les salariés de la papeterie Chapelle Darblay, à Grand-Couronne (Seine-Maritime). « Nous voulons rester indépendants, nous fonctionnons donc sans subventions, c’est pourquoi nous avons ouvert une cagnotte sur Hello asso afin de pouvoir financer nos cinés-débats. »

Jeudi 23 mai, à 17 h 30, à La Salamandre. www.helloasso.com/associations/l-eclairage-public

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-ils-organisent-un-covoiturage-pour-permettre-au-plus-grand-nombre-daller-au-cine-debat-f3ecfe40-1467-11ef-b581-ab2a4faff578

 

Ouest-France

Urgences à Lannion : « La crainte, c’est que la régulation s’installe au-delà du 30 juin »

Céline MARTIN. Publié le

Instaurée depuis le 1er mars jusqu’au 30 juin 2024, la régulation des urgences de nuit à Lannion (Côtes-d’Armor) sera-t-elle bien levée cet été ? La crainte de la voir « s’installer dans la durée » encourage les opposants à cette régulation à rester « vigilants ». Avant leur rencontre avec la sous-préfète de Lannion, vendredi 24 mai 2024, ils appellent au rassemblement.

Le comité de défense appelle au rassemblement devant la sous-préfecture, juste avant son rendez-vous avec la sous-préfète, vendredi 24 mai.

Le comité de défense appelle au rassemblement devant la sous-préfecture, juste avant son rendez-vous avec la sous-préfète, vendredi 24 mai. | OUEST-FRANCE

Les urgences de l’hôpital de Lannion (Côtes-d’Armor) réussiront-elles à sortir de la régulation à laquelle elles sont soumises toutes les nuits depuis le 1er mars 2024, par manque de personnel médical ? Institué jusqu’au 30 juin, ce « filtrage » des patients suscite depuis le début une contestation, emmenée par le Comité de défense de l’hôpital et de l’accès aux soins : après deux manifestations en janvier et en février, ses militants restent sur le qui-vive. « On n’a aucune assurance de réouverture au 1er juillet, pose Anne Le Loarer, vice-présidente du comité. Et la crainte, c’est que la situation s’installe dans la durée… 

Lire aussi : Côtes-d’Armor. Des milliers de personnes manifestent pour défendre le service des urgences à Lannion

Alors que ses demandes réitérées de table ronde (avec la direction du Groupement hospitalier de territoire, des représentants des personnels et de l’État, des élus du territoire) sont  restées lettre morte  , le comité annonce sa satisfaction à être  reçu par la nouvelle sous-préfète de Lannion, vendredi 24 mai 2024, à 14 h 30  .

« Besoin de transparence »

Dans cette perspective, et avec le soutien des pompiers de la CGT du Sdis, les membres du comité de défense de l’hôpital appellent la population et les élus à les rejoindre dès 14 h devant la sous-préfecture  pour appuyer notre demande de table ronde ou d’états généraux, comme on voudra les appeler . Une revendication justifiée par  le besoin de transparence, d’autant plus nécessaire que la situation n’a pas l’air de se débloquer à Lannion », avance le comité, à l’approche de l’été.

Fort d’ une quarantaine de motions de conseils municipaux  du Trégor et de  7 213 signatures recueillies sur nos pétitions que nous remettrons à la sous-préfète , le comité de défense entend  porter devant la représentante de l’État l’importance de l’avenir des urgences de Lannion . Et d’insister :  Les urgences, ce sont les poumons d’un hôpital .

Les nouvelles coordonnées du comité de défense, mail : chlanniontrestel.comitedefense@gmail.com et page Facebook : Comité de l’hôpital Lannion-Trestel 2024

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/urgences-a-lannion-la-crainte-cest-que-la-regulation-sinstalle-au-dela-du-30-juin-c455f6ac-145b-11ef-a1e9-6dc8255d0288

 

Ouest-France

RÉCIT. Crise à l’hôpital de Saint-Brieuc : comment en est-on arrivé là ?

Tanguy HOMERY. Publié le

Du 13 au 17 mai 2024, l’hôpital de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) a connu une crise sociale inédite. Elle ne vient pas de nulle part. Depuis la rentrée de septembre 2023, la colère couve dans les couloirs de l’hôpital. Récit.

Lors de la prise des paroles des représentants des syndicats CFDT, CGT et FO. Ici, Régis Pineau (CGT).

Lors de la prise des paroles des représentants des syndicats CFDT, CGT et FO. Ici, Régis Pineau (CGT). | OUEST-FRANCE

La colère sociale a débuté dès la rentrée de septembre 2023 à l’hôpital de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Les quatre syndicats (CFDT, FO, CGT et Acteurs santé) se sont rapidement unis dans un combat contre « la dégradation des conditions de travail, le manque d’attractivité de l’établissement ». Une grève illimitée démarre le 14 septembre.

Difficile de mobiliser les agents

Les revendications ne sont pas nouvelles, mais l’été a accentué « les difficultés de recrutement, des postes vacants, un absentéisme assez fort… », résume Maxence Forestier, de la CFDT.

Grève illimitée à l’hôpital Yves-Foll, à Saint-Brieuc, jeudi 14 septembre 2023. | OUEST-FRANCE

Mais après un mois, la mobilisation peine à s’amplifier. « Actuellement, les négociations sont fermées. Si vous ne rejoignez pas le mouvement, c’est difficile de se faire entendre », lance Carine Le Tertre (FO) le 17 octobre devant une petite assemblée.

Une fusion et des déficits

Pour complexifier la situation, la mobilisation sociale intervient en même temps qu’un changement clé pour l’hôpital : la fusion entre Saint-Brieuc, Paimpol et Tréguier au 1er janvier 2024.

Or, tous les établissements sont en déficit : - 11,3 millions pour Saint-Brieuc, -3,6 millions pour Paimpol et -2 millions pour Tréguier. Alors que la direction assurait dans un premier temps que ces déficits n’allaient pas s’accumuler, la réalité est toute autre. « On est à plus de 20 millions d’euros de déficit », reconnaîtra, en février 2024, la directrice Ariane Bénard.

La dette devient un poids pour la direction qui souhaite multiplier les investissements pour continuer à « être l’hôpital public de référence pour les usagers costarmoricains ». Les projets sont multiples : création d’une nouvelle aile, consolidation du plateau technique, rénovation des urgences, etc.

Ariane Bénard, directrice, et Étienne Rouault, directeur des ressources humaines. La direction défendait un vaste projet d’investissement pour l’hôpital. | OUEST-FRANCE

Une condition : équilibrer le budget

Coût total : 75 millions d’euros. L’Agence régionale de santé (ARS) s’engage à y mettre jusqu’à 50 millions, mais à une condition : l’hôpital doit économiser 20 millions d’euros sur cinq ans.

Fin décembre, la direction communique une liste d’une dizaine de mesures. Dont l’exclusion de la pause repas du temps de travail effectif. Un acquis social de longue date à Saint-Brieuc, qui permet aux soignants de continuer à être payés lorsqu’ils déjeunent.

La demi-heure, « une ligne rouge »

Exclure cette pause, « c’est clairement une ligne rouge », critique Carine Le Tertre, de Force ouvrière, rappelant notamment les sonnettes de patients qui retentissent à n’importe quels moments. La direction se justifie par un retour au cadre réglementaire national.

En interne, la mesure met le feu aux poudres. Le 1er février 2024, 450 agents manifestent devant l’ARS. Le 8 février, la directrice est sifflée à la sortie du self. Des réunions d’instances sont envahies par des agents. Le 15 avril, une centaine de personnes bloquent la blanchisserie dès 6 h.

Le 15 avril 2024, une centaine d’agents se sont rassemblés devant la blanchisserie pour bloquer la sortie des premiers camions, dès 6 h 30. | OUEST-FRANCE

Les réunions qui se tiennent entre syndicats et direction ne donnent rien. Et la mesure contestée est maintenue. « La direction mise sur l’épuisement des agents », estime alors Maxence Forestier (CFDT).

Action surprise aux urgences

Aux vacances de printemps, la situation semble être au point mort. Mais discrètement, des soignants s’organisent. Le mardi 13 mai, une action surprise est lancée par l’équipe des urgences. En l’espace d’une journée, la quasi-totalité des soignants paramédicaux du service dépose des arrêts maladie.

Prise de court, la direction est dépassée. L’accès aux urgences est régulé le jour même, la Protection civile réquisitionnée pour gérer le flux.

Le lendemain, mercredi 14, c’est le service de réanimation qui entre dans la mobilisation. Les impacts sont immédiats, avec des transferts de patients vers d’autres établissements. Malgré cela, un communiqué de la direction confirme que la mesure touchant à la pause repas sera bien maintenue. Le surlendemain, jeudi, le mouvement se répand à la gériatrie, la médecine interne, la néphrologie, le Samu, etc.

La réforme abandonnée

« Une ligne rouge en termes de sécurité et de qualité des soins a été franchie », alerte la direction.

Face à l’ampleur du mouvement et à l’approche du festival Art Rock qui attire 80 000 spectateurs sur trois jours à Saint-Brieuc, la direction se retrouve obligée d’agir. Les échanges s’accélèrent entre la préfecture, l’ARS, la direction et la Ville de Saint-Brieuc. Jeudi, en fin de journée, la « suspension » de la réforme est annoncée. Mais syndicats et soignants réclament son retrait « pur et simple ».

Dès ce matin, vendredi 17 mai, la direction annonce l’abandon total de la réforme et appelle tous les soignants à revenir travailler. À 15 h, les urgences ont pu rouvrir, mettant un terme à un épisode difficile pour le plus grand hôpital public des Côtes-d’Armor. Mais les questions sur l’avenir de l’hôpital restent, elles, nombreuses.

https://www.ouest-france.fr/sante/hopital/recit-crise-a-lhopital-de-saint-brieuc-comment-en-est-on-arrive-la-648dbd5e-1438-11ef-a482-9d66515b057a

 

Ouest-France

Au port de Locquémeau, une vente solidaire pour rendre hommage à Jean-Phi, disparu en mer

Publié le

Jean-Philippe Nédélec, marin-pêcheur, a disparu en mer au large de Perros-Guirec (Côtes-d’Armor) dans la nuit du 13 au 14 mai 2024 alors qu’il remontait les filets du Ar Milino, bateau de Trédrez-Locquémeau. Son collègue matelot organise une vente de crustacés ce samedi au port. Les fonds récoltés serviront à lui rendre hommage.

Une vente solidaire est prévue ce samedi 18 mai au port de Locquémeau.

Une vente solidaire est prévue ce samedi 18 mai au port de Locquémeau. | OUEST-FRANCE

Le monde maritime a le cœur lourd après la disparition en mer de Jean-Philippe Nédélec, 42 ans, alors qu’il remontait les filets du Ar Milino, bateau de Trédrez-Locquémeau (Côtes-d’Armor) sur lequel il était matelot depuis de nombreuses années. L’accident s’est produit dans la nuit du 13 au 14 mai, vers 1 h 30, au large de Perros-Guirec.

Aussitôt l’alerte donnée, le Cross, Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage, de Corsen, dans le Finistère, a immédiatement engagé d’importants moyens pour le retrouver. Mais les recherches menées jusqu’à 14 h le lendemain par les vedettes SNSM de Trébeurden, Roscoff, Ploumanac’h et l’île de Batz, ainsi que le semi-rigide de la station Trégastel-Île Grande, et la vedette des douanes, et huit bateaux de pêche du secteur n’ont pas permis de le retrouver.

Un hommage prévu

Son collègue matelot organise une vente solidaire de crustacés « ce samedi 18, de 10 h à 12 h, à la halle et à prix libre. (araignées, quelques homards, 1 langouste). Tous les profits serviront à rendre hommage à Jean-Phi ». Le message a été diffusé sur la page Facebook du bateau.

Originaire de Lannion, Jean-Philippe Nédélec, Jean-Phi, était un marin expérimenté. Il prenait également la casquette de videur de boîte de nuit le week-end. Il avait notamment longtemps travaillé à La Plantation à Plouisy. Il était aussi un militant associatif engagé auprès d’Eau et rivières de Bretagne. L’annonce de sa disparition a créé de l’émotion dans le Trégor.

Samedi 18, de 10 h à 12 h, vente au port de Locquémeau sous la halle. Pas de commande.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/au-port-de-locquemeau-une-vente-solidaire-pour-rendre-hommage-a-jean-phi-disparu-en-mer-9e8148a0-146f-11ef-a482-9d66515b057a

Lire aussi : Trédrez-Locquémeau. Une vente de crustacés ce samedi en hommage au matelot disparu en mer (Le Trégor)

 

Ouest-France

Pleyber-Christ. Avis défavorable des élus au projet d’agrivoltaïque

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Deux postes vont être créés pour remplacer la directrice générale des services et la chargée d’urbanisme.

Ici, à Fougerolles-du-Plessis, en Mayenne, des moutons paissent dans un champ de panneaux voltaïques.

Ici, à Fougerolles-du-Plessis, en Mayenne, des moutons paissent dans un champ de panneaux voltaïques. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le conseil municipal de Pleyber-Christ (Finistère) s’est réuni jeudi 16 mai 2024, en mairie.

Projet de ferme agrivoltaïque

Jeudi 16 mai 2024, le conseil municipal a débuté par un débat de près d’une heure sur le projet de ferme agrivoltaïque, afin de rendre un avis.

Ce projet concerne les lieux-dits Lohennec et Keranguen sur une surface de 18,5 hectares, dont six hectares environ pour la pose de panneaux photovoltaïques, dont des tables pivotantes sur trois zones, où pourrait paître un élevage d’ovins.

À découvrir

Actuellement de 100 bêtes, le troupeau passerait à 250, à terme. Si la préfecture a donné un avis favorable, Morlaix Communauté ne se positionne pas pour l’instant.

La chambre d’agriculture donne un avis défavorable, tout comme le conseil municipal qui craint de voir disparaître des terres agricoles au profit de ce type de projet d’exploitation commerciale, qui ne manquerait pas de se multiplier sur le territoire.

Les élus sont pour des projets photovoltaïques mais pas sur des terres agricoles.

Création de deux postes

La directrice générale des services (DGS), Pascaline Talec, et la chargée d’urbanisme, Chantal Huon, vont partir à la retraite, le 1er mars 2025 pour la première et le 1er juillet 2024 pour la seconde.

D’ici là, les deux employées vont utiliser leur compte épargne temps. Ainsi, Pascaline Talec cessera son activité le 6 septembre et Chantal Huon le 1er décembre. « Il convient donc de créer deux postes pour cette période de transition pour assurer celle-ci dans de bonnes conditions », a indiqué Julien Kerguillec, le maire.

Un travail sera mené avec le centre de gestion du Finistère afin de recruter un poste d’attaché territorial à temps complet pour le poste de DGS et un poste de rédacteur territorial à temps complet pour le chargé d’urbanisme. L’appel à candidature sera lancé dès le mois de juin.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pleyber-christ-29410/pleyber-christ-avis-defavorable-des-elus-au-projet-dagrivoltaique-e6c7f728-144a-11ef-b581-ab2a4faff578

 

Le Diben vendredi 17 mai 2024

Ordre du jour du prochain conseil municipal

La réunion du prochain Conseil Municipal se tiendra le : Jeudi 23 mai 2024 à 18h00 en mairie, salle du conseil municipal

Ordre du Jour :

– Désignation du secrétaire de séance

– Approbation du procès-verbal de la séance du conseil municipal du 28 mars

– Information sur les décisions prises dans le cadre des délégations accordées par le conseil municipal au maire

ADMINISTRATION GENERALE ET FINANCES

– Budget principal – Décision modificative N°1

– Subvention exceptionnelle au Centre Communal d’Action Sociale

– Subventions aux associations : Ciné de la baie : Festival 2024 et Canot Club de Primel

Demande de Subvention au Fond Départemental de Sécurité Routière pour l’aménagement de la Rue Jean Jaurès – 1ère tranche

– Demande de subvention à l’Agence Nationale de Développement du Sport pour la réalisation du terrain multisport du parc de la Métairie

– Approbation du principe de Délégation de Service Public : « Enfance et jeunesse »

– Instauration d’une amende contre les déjections canines

URBANISME ET TRAVAUX

– Convention de servitude avec ENEDIS – Parcelle ZY 27

– Convention de passage de réseau avec le SDEF– Parcelle ZR 52

SDEF : Programme 2024 de travaux de rénovation de l’éclairage public

– SDEF : Travaux d’effacement réseaux télécom en coordination avec les travaux de sécurisation de réseaux basse tension – Kermouster

– Désaffectation et déclassement de la parcelle CI 55

– Désaffectation et déclassement de la parcelle BV 115

– Désaffectation et déclassement de la parcelle CI 97

– Cession de la parcelle CI 97

– Cession de la parcelle ZV 09

– Dénomination de rues

PETITE ENFANCE, JEUNESSE, AFFAIRES SCOLAIRES

– Subventions aux projets pédagogiques de l’école de Kerenot

– Forfait scolaire à l’école DIWAN

– Engagement de la commune au titre du dispositif Territoires Numériques Educatifs

– Renouvellement du dispositif « Argent de poche » avec le centre Keravel – PEP53

QUESTIONS ORALES

INFORMATIONS DIVERSES

https://www.plougasnou.fr/ordre-du-jour-du-prochain-conseil-municipal/

 

Ouest-France

« Défendez le territoire ! » : le coup de gueule de Matthieu Guillemot à destination d’élus du Poher

Anthony RIO. Publié le

Porte-parole du comité de vigilance de l’hôpital de Carhaix (Finistère), Matthieu Guillemot a pris la parole lors du conseil communautaire de jeudi 16 mai 2024. Il reproche aux élus du Poher leur absence lors des manifestations de soutien aux dix défenseurs de l’hôpital auditionnées au commissariat de Quimper (Finistère).

Matthieu Guillemot, porte-parole du comité de vigilance de l’hôpital de Carhaix (Finistère), lors du conseil communautaire de jeudi soir.

Matthieu Guillemot, porte-parole du comité de vigilance de l’hôpital de Carhaix (Finistère), lors du conseil communautaire de jeudi soir. | OUEST-FRANCE

Matthieu Guillemot, porte-parole du comité de vigilance de l’hôpital de Carhaix (Finistère), a été invité par le président de Poher communauté Christian Troadec à prendre la parole lors du conseil communautaire de jeudi 16 mai 2024.

Dix défenseurs de l’hôpital, soupçonnés de séquestration et violence en réunion, sont convoqués pour une audition au commissariat de Quimper sous le régime de la garde à vue, jusqu’au 28 mai.

« Ce qu’on vit est très dur, a-t-il lancé, avant de témoigner. Pour vous expliquer ce qu’est une garde à vue : on arrive, on retire nos affaires personnelles, notre ceinture. On doit répondre à des questions pendant une heure trente. Ensuite, on prend nos empreintes, on est pris en photo de profil, de face, comme des terroristes. Il y a le prélèvement ADN. Et puis, on finit en cellule. C’est comme dans les films. Elles font 2 m². On s’assoit sur un bloc de béton. Sur les murs, c’est du vomi, du sang, du crachat, une odeur d’urine. »

« On se ressaisit ! »

« Ça nous renforce. On y va ensemble. Je remercie le maire de Landeleau, on voit les élus carhaisiens, on voit Annie Le Guen… Mais par contre les copains, il manque du monde. »

Il regarde l’assemblée, avant de poursuivre avec de la colère dans la voix. « Je n’ai pas vu un seul d’entre vous. Excusez-moi, j’ai un peu les boules. Votre absence se voit. Faites-moi un effort ! On pousse tous ensemble pour la grande unité, les syndicats montrent l’exemple, mais il n’y en a pas un de vous ! Représentez le territoire, défendez-le, bougez vos fesses ! Les syndicats montrent l’exemple, la population montre l’exemple. De droite ou de gauche, tout le monde est uni. Et vous n’êtes pas là ! Demain (vendredi) je vous invite à venir soutenir Rachel. Et après, il faudra défendre les autres. Il n’y a jamais eu de séquestration, de violence. On se ressaisit, et on vous attend rapidement en manifestation. »

Annie Le Guen, élue à Cléden-Poher et coprésidente du comité de défense de l’hôpital de Carhaix. | OUEST-FRANCE

Avant cela, Annie Le Guen, élue à Cléden-Poher et coprésidente du comité de défense, a lu une motion de soutien aux défenseurs de l’hôpital qui a été votée à l’unanimité. Elle a d’abord rappelé l’historique des mobilisations et le contexte actuel.

Avant de poursuivre : « Le conseil communautaire appelle à soutenir les personnes convoquées au commissariat et demande le retrait des plaintes. Le conseil demande que le protocole du 27 octobre soit appliqué sans délai avec la réouverture totale des urgences. » Elle a rappelé aux élus l’organisation d’une soirée débat au Glenmor le 24 mai.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/defendez-le-territoire-le-coup-de-gueule-de-matthieu-guillemot-a-destination-delus-du-poher-e28212f4-1411-11ef-a1e9-6dc8255d0288

 

Ouest-France

Émeutes en Nouvelle-Calédonie: «Rien de ce qui arrive n’était imprévisible», dit Jean-Jacques Urvoas

Recueilli par Yves-Marie ROBIN. Modifié le Publié le

L’ancien garde des Sceaux socialiste fut rapporteur de la Mission d’information permanente sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie en 2015. Il connaît donc bien l’île et juge la situation très inquiétante.

Jean-Jacques Urvoas, ancien ministre de la Justice dans les gouvernements de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve.

Jean-Jacques Urvoas, ancien ministre de la Justice dans les gouvernements de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve. | VINCENT MOUCHEL / OUEST-FRANCE

« Le gouvernement a reçu toutes les mises en garde, venant de tous les horizons, alertant sur le caractère inflammatoire du projet de loi constitutionnel. Mais rien n’y a fait et nous nous retrouvons face à une situation inextricable », se désole le Finistérien Jean-Jacques Urvoas, ancien ministre de la Justice de François Hollande.

Comment voyez-vous la suite de ce conflit calédonien ?

Avec une extrême inquiétude. Et ces deux mots sont encore trop faibles. Ce qui est réellement décourageant, c’est que rien de ce qui arrive n’était imprévisible. Le gouvernement a reçu toutes les mises en garde, venant de tous les horizons, alertant sur le caractère inflammatoire du projet de loi constitutionnel. Mais rien n’y a fait et nous nous retrouvons face à une situation inextricable. Il fallait agir comme Michel Rocard - à l’origine des accords de Matignon de 1988 entre Jean-Marie Tjibaou et Jacques Lafleur - et nous retrouvons face à une situation à la Bernard Pons - ancien ministre de l’Outre-mer de Jacques Chirac, qui a dû gérer la prise d’otages de la grotte d’Ouvéa en 1988.

Suivez notre direct consacré à la situation en Nouvelle-Calédonie

Faut-il envoyer une mission de conciliation à Nouméa ?

Sans doute serait-ce utile. Mais plus l’annonce tarde, plus sa possible marge de manœuvre se rétrécit. Comme cette mission de médiateurs est réclamée par les indépendantistes, les loyalistes pourraient y voir une concession supplémentaire et donc durcir le ton à leur tour. Et qui pour la composer ? Il faut trouver des interlocuteurs dont la parole serait écoutée par tous. En définitive, la seule personnalité qui dispose d’un statut institutionnel et qui n’a pas de passé dans ce dossier calédonien, c’est le Premier ministre Gabriel Attal. On peut donc imaginer qu’il pourrait reprendre les fils du dialogue et élargir les discussions aux représentants des cultes, aux coutumiers….

Faut-il retirer le projet de loi constitutionnel voté au Sénat en avril et à l’Assemblée mercredi ?

Il est impératif de le suspendre et surtout d’enterrer l’ultimatum du 1er juillet décrété par le gouvernement pour la conclusion d’un accord local. L’urgent est de négocier un accord global, sur le dégel du corps électoral bien sûr, mais aussi sur la répartition de nouvelles compétences et surtout sur le nickel. Les risques de fermeture de l’usine du nord de l’île sont réels. Cela représente 3 800 emplois directs et indirects !

Vous ne voyez aucune lueur d’espoir ?

C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière. Ce n’est pas la première fois que la Nouvelle-Calédonie est au bord du précipice. Elle s’est toujours relevée en comptant sur la volonté des hommes et la souplesse du droit. Quand tous parlent de rupture, il faut la force d’inventer un avenir.

https://www.ouest-france.fr/monde/nouvelle-caledonie/nouvelle-caledonie-rien-de-ce-qui-arrive-netait-imprevisible-explique-jean-jacques-urvoas-bfe151a6-1371-11ef-aa99-8eef3ead6f9c

 

Ouest-France

À Morlaix, 5 000 personnes attendues pour la Redadeg, « la flamme olympique de la langue bretonne »

Publié le

Des festivités se dérouleront dès le jeudi 23 mai 2024 pour célébrer l’arrivée de la course Redadeg samedi 25 mai à Morlaix (Finistère).

L’arrivée de la Redadeg, course pour la langue bretonne, donnera lieu à trois jours de festivités organisées par KLT, les artistes locaux et les élus.

L’arrivée de la Redadeg, course pour la langue bretonne, donnera lieu à trois jours de festivités organisées par KLT, les artistes locaux et les élus. | OUEST-FRANCE

Le programme pour l’arrivée de la Redadeg à Morlaix (Finistère) samedi 25 mai 2024 s’étoffe ! Une fresque réalisée en direct par l’artiste Zag en collaboration avec la chanteuse Clarisse Lavanant sera réalisée place Puyo.

À la faveur de l’événement, six films en breton (sous-titrés en français) sur l’ancienne manufacture de tabacs sont visibles sur la chaîne YouTube de Morlaix communauté, depuis une semaine, en partenariat avec l’INA.

 La Redadeg est une course de relais, pas de compétition, qui promeut la langue bretonne », rappelle Fulup Quéré, directeur de l’association Redadeg. L’événement se veut à la fois sportif, solidaire, culturel, populaire et festif.

La course pour la langue bretonne partira de la pointe du Raz le 17 mai et arrivera à Morlaix le samedi 25 mai après avoir parcouru 2 200 kilomètres et traversé les cinq départements de la Bretagne historique.  Un message gardé secret est mis dans le témoin au départ de la course et lu à son arrivée à Morlaix. 

Chacun, particuliers, entreprises, collectivités, associations, peut acheter un kilomètre au profit versé pour moitié aux écoles Diwan et pour l’autre moitié à des projets qui favorisent le maintien et l’usage de la langue bretonne au quotidien.

Un million d’euros depuis 2008

Depuis 2008, date de sa création, la Redadeg a permis de récolter plus d’un million d’euros. Hors les porteurs du bâton de relais, tout le monde peut participer en accompagnant la course à sa façon.  La Redadeg, c’est la flamme olympique de la langue bretonne ! 

C’est Morlaix qui a été choisie cette année pour être la ville d’arrivée de la course. Charge à l’association KLT d’organiser cet événement avec le soutien de la municipalité et de Morlaix Communauté.  C’est un événement gratuit, de grande ampleur, où près de cinq mille personnes sont attendues », indique Jo Calvez, le président de KLT qui recherche des bénévoles pour assurer la sécurité ou le bar et la restauration.

Le programme des festivités démarrera le jeudi 23 mai avec du théâtre en breton à 9 h 30 et 10 h 30 à la MJC de Morlaix et à 20 h 30 au Théâtre du pays de Morlaix. Le vendredi 24 mai, cabaret breton, contes, musiques et chants au bar du SEW.

Le samedi 25 mai, place Charles-de-Gaulle dès 14 h 30, 15 km en centre-ville, bagad Montroulez, Dañserien Lann Trivizio, chansons par les enfants de filières bilingues, chanteurs de Kan-Ha-Diskan, Korollerien Montroulez. Arrivée de la Redadeg à 16 h 30. Concert d’El Maout à 17 h 30. Défilé vers la Manu à partir de 18 h 30. De 19 h à 2 h, scènes de Fest-Noz au SEW et dans la cour de la Manu.

Contacts : 06 82 77 10 10 ou klt.bzh

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-5-000-personnes-attendues-pour-la-redadeg-la-flamme-olympique-de-la-langue-bretonne-4ec6e67c-1360-11ef-8d28-8c843032621a

 

Ouest-France

Le plus haut magistrat de France attaque en justice pour sauver sa vue sur mer en Bretagne

Renée-Laure EUZEN. Publié le

Rémy Heitz, procureur général près la Cour de cassation, goûte peu le chantier qui se déroule près de son domicile de Perros-Guirec (Côtes-d’Armor). Il a intenté une action en justice contre le permis de construire délivré par la mairie. Le tribunal administratif de Rennes rendra sa décision dans quatre mois.

Un litige oppose Rémy Heitz à son voisin qui a déposé un permis de construire en 2021.

Un litige oppose Rémy Heitz à son voisin qui a déposé un permis de construire en 2021. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

C’est une histoire d’un conflit de voisinage autour d’un permis de construire accordé. À ceci près qu’elle concerne le premier magistrat de France, Rémy Heitz, procureur général près la Cour de cassation, la plus haute instance judiciaire de France.

Disposant d’une résidence à Perros-Guirec, c’est en tant que justiciable qu’il a saisi le tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine) pour attaquer le permis de construire délivré par la commune costarmoricaine à son voisin le 4 mars 2021. Son projet porte sur une maison individuelle de 148,90 m² de surface de plancher.

Une baie vitrée donnant sur son jardin

Selon le compte rendu de l’audience en date du 22 janvier 2024 qu’Ouest-France a pu consulter, le magistrat estime notamment que « le projet prévoyant une grande baie vitrée donnant directement sur son jardin aura un impact sur la vue sur mer dont il dispose actuellement ».

Selon les arguments déployés, le dossier transmis serait incomplet, la future construction ne s’intégrerait pas dans le paysage. Il a saisi le tribunal administratif le 30 juillet 2021 pour faire annuler le permis.

Entre cette démarche et l’audience, la commune a délivré un permis modificatif le 27 juillet 2022, mentionnant un nouvel avis de l’architecte des Bâtiments de France, confirmant l’avis initial, « tout en précisant que la construction litigieuse relève, selon le règlement applicable au site patrimonial remarquable de Perros-Guirec, de la catégorie des constructions contemporaines ».

« Pas d’erreur d’appréciation manifeste »

« Pas d’erreur d’appréciation manifeste du maire », selon le tribunal. Reste la hauteur de la construction, qui, selon la justice, pose problème, car elle est plus élevée que ce qui est autorisé dans le plan local d’urbanisme. Le tribunal administratif de Rennes n’a pas statué, donnant un délai de quatre mois pour « notifier au tribunal un permis de construire régularisant le vice mentionné ». Soit jusqu’au 12 juin. L’affaire n’est donc sans doute pas finie.

https://www.ouest-france.fr/societe/justice/le-plus-haut-magistrat-de-france-attaque-en-justice-pour-sauver-sa-vue-sur-mer-en-bretagne-7656176e-13a4-11ef-aa99-8eef3ead6f9c

 

Ouest-France

Ce que contient l’arrêté contre la pollution des eaux par les nitrates publié par le préfet ligérien

François CHRÉTIEN. Publié le

Le programme d’action limite certains épandages de fertilisants azotés d’origine agricole en Pays de la Loire. Mais ce plan a déjà fait l’objet de critiques sur sa capacité à protéger les captages d’eau. Un exercice d’équilibre entre les intérêts divergents des agriculteurs, des gestionnaires de l’eau potable et des défenseurs de l’environnement.

11 % des rivières des Pays de la Loire sont considérées comme en bon état.

11 % des rivières des Pays de la Loire sont considérées comme en bon état. | OUEST-FRANCE

Fabrice Rigoulet-Roze, préfet des Pays de la Loire, vient de rendre public le plan de lutte contre la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricoles. L’arrêté est consultable sur prefectures-regions.gouv.fr/pays-de-la-loire.

Ce Programme d’action régional (PAR) est un exercice d’équilibre entre des intérêts divergents. Ceux des agriculteurs, qui utilisent des fertilisants azotés pour développer leurs cultures. Ceux des gestionnaires de l’eau potable, qui dépensent beaucoup pour la dépolluer. Ceux des défenseurs de l’environnement, qui déplorent les émissions de protoxyde d’azote, un gaz à effet de serre, et les algues vertes…

Il en ressort une longue série de fines mesures, très techniques, qui s’appliqueront à partir du 1er juillet 2024. Par exemple, des périodes d’interdiction d’épandage de fertilisants sont rallongées, sur certains types de cultures. Mais, dans certains cas, la fertilisation peut aussi avoir lieu deux semaines plus tôt qu’autorisé, en cas de conditions météo favorables, une « flexibilité » demandée par la profession agricole.

Ce plan nitrates prévoit des obligations nouvelles de semis de couverture végétale, notamment, indique la préfecture, « après les récoltes d’automne de tournesol et de sorgho fourrager ». Ces cultures intermédiaires piègent les nitrates, alors que les sols nus les laissent plus facilement couler vers les rivières ou les nappes. Le PAR renforce la couverture végétale le long des cours d’eau.

Manque de « volontarisme »

Sujet sensible, un volet cible les Zones d’action renforcées. Ces ZAR correspondent souvent aux aires de captage d’eau potable dont les taux de nitrates dépassent la norme autorisée. Là aussi, des obligations de couverture végétale sont ajoutées. Paradoxe ? La fertilisation azotée reste autorisée pour faire pousser ces pièges à nitrates… C’est d’ailleurs ce que regrettait l’agence de l’eau Loire-Bretagne, le 31 août 2023. Mais sa remarque fait partie des demandes non retenues « afin de conserver l’équilibre général du texte issu de la concertation », a expliqué la préfecture de région.

Toujours concernant l’eau potable, l’agence de l’eau rappelait « la nécessité de mener des actions régaliennes, volontaristes et ambitieuses ». De son côté, le 9 novembre, l’Autorité environnementale (AE) avait étrillé ce septième plan nitrates des Pays de la Loire. Constatant – à l’instar de l’agence de l’eau – que le sixième PAR n’avait pas amélioré la qualité des eaux, l’AE concluait : « Il est peu probable que ce septième PAR permette à la région de sortir de son classement intégral en zone vulnérable, symptôme d’une situation déjà dégradée. »

https://www.ouest-france.fr/environnement/pollution/ce-que-contient-larrete-contre-la-pollution-des-eaux-par-les-nitrates-publie-par-le-prefet-ligerien-ef95d1cc-12d8-11ef-aa99-8eef3ead6f9c

 

Ouest-France

« Nous ne voulons pas d’une débretonnisation de nos lieux » : l’Unesco prend acte de la demande

Loïc TISSOT. Publié le

Est-ce que l’Unesco inscrira urgemment la toponymie en langue bretonne dans la liste du patrimoine culturel immatériel ? Elle considère en tout cas la requête de l’association Koun Breizh.

Plouégat-Guérand, commune du Finistère (17 km2), possède 140 lieux-dits qui portent des noms bretons. La municipalité a refusé de les franciser. Et l’a fait savoir en 2023, estimant qu’ils font partie du patrimoine local.

Plouégat-Guérand, commune du Finistère (17 km2), possède 140 lieux-dits qui portent des noms bretons. La municipalité a refusé de les franciser. Et l’a fait savoir en 2023, estimant qu’ils font partie du patrimoine local. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Est-ce que l’Unesco viendra à la rescousse des appellations des hameaux, voies et lieux-dits bretons ? Mercredi 15 mai 2024, l’organisation onusienne a répondu sans tarder à la requête de l’association vannetaise Koun Breizh - mémoire de Bretagne, plaidant l’urgence de l’inscription de la toponymie en langue bretonne sur la liste du patrimoine culturel immatériel.

« L’Unesco aurait pu classer sans suite notre demande. Elle la considère, ouvre une procédure, cela avance », soumet le président de Koun Breizh, Yvon Ollivier. Pour son association, également impliquée dans l’affaire des Menhirs de Carnac, il y a péril en la demeure. « Nous voulons préserver nos campagnes, nous ne voulons pas d’une débretonnisation de nos lieux ».

La menace qui pèse, selon les militants, vient de la standardisation des adressages postales sous-tendue par la loi. Une loi 3DS (Différenciation, décentralisation, déconcentration et simplification) pour laquelle, ils demandent « un moratoire. Nous avons une culture, une identité, il en va de la survie de notre langue ». Le breton étant lui-même classé en danger, comme le gallo, par l’Unesco.

L’Unesco a acté la demande d’une association vannetaise demandant l’inscription urgente de la toponymie en langue bretonne sur la liste du patrimoine culturel immatériel. | OUEST-FRANCE

« Un engagement de la Région »

Ici et là, des maires, comme à Plouégat-Guérand en 2023, ont fait état de leur combat contre la proposition francisée des dénominations de voies et hameaux par la Poste. Faisant fi de l’histoire des villages : « Face à cette question d’adressage, nous nous sommes rendu compte sur le tard que des communes, isolées, sans moyens, établissaient un contrat de service avec la Poste pour qu’elle fasse le travail pour elles. »

Le 1er juin, à Vannes à l’initiative d’un collectif militant de douze associations, une conférence toponymie dressera l’état des lieux. Ce même jour, les communes de 2 000 habitants et moins devront avoir réalisé la première mise à disposition de leurs données d’adressage . « Nous demandons un engagement de la Région. Son président est invité. Sa présence serait un signal politique fort ». Le patron du groupe La Poste, Philippe Wahl, comme le directeur du patrimoine mondial de l’Unesco sont également conviés.

Samedi 1er juin 2024, à 14 h, conférence Toponymie à la maison de pays, Ti ar vro Bro Gwened, 3, rue de la Loi à Vannes.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/culture-bretonne/nous-ne-voulons-pas-dune-debretonnisation-de-nos-lieux-lunesco-prend-acte-de-la-demande-d458afa0-137e-11ef-aa99-8eef3ead6f9c

 

Ouest-France

Confort, sécurité, pavillons neufs… À Morlaix, le quartier de La Boissière en pleine mue

Zoé BOIRON. Publié le

Les travaux de réhabilitation vont bon train dans le quartier de La Boissière, à Morlaix (Finistère). Trente nouveaux logements seront aussi prêts d’ici à la fin de l’année 2024 et les espaces publics revus. On fait le point ce jeudi 16 mai 2024.

À Morlaix (Finistère), les 164 logements des tours du quartier de La Boissière vont subir un lifting énergétique et esthétique.

À Morlaix (Finistère), les 164 logements des tours du quartier de La Boissière vont subir un lifting énergétique et esthétique. | OUEST-FRANCE

Construites en 1976, les cinq tours du quartier de La Boissière, rue Bakounine à Morlaix (Finistère), avaient besoin d’un coup de neuf. Après une réhabilitation énergétique dans les années 1990, les 164 logements sont au cœur d’une opération similaire depuis avril 2023, menée par le bailleur social Finistère habitat.

Objectifs : améliorer la performance énergétique, apporter plus de confort et plus de sécurité.

Isolation phonique renforcée côté N12

Actuellement, les halls sont ouverts aux quatre vents. Tout cet espace est aujourd’hui inoccupé. Ils seront fermés et optimisés pour accueillir des locaux à vélos et deux-roues motorisés. Des contrôles d’accès seront installés.

À découvrir

Des balcons de 9 m2 seront créés. Ils ne se superposeront pas à l’identique et les matériaux utilisés donneront plus de modernité aux tours.

L’isolation thermique par l’extérieur est achevée sur les bâtiments 2 et 4 et démarre sur le n° 6.

« Il y a un travail d’isolation phonique renforcée pour toutes les façades qui donnent sur la voie express », explique Antoine Grenes, responsable maîtrise d’ouvrage de Finistère Habitat.

À l’intérieur, tout y passe : peintures, portes, fenêtres, VMC, chauffage, jusqu’aux boîtes aux lettres…

Lire aussi : À Morlaix, 40 logements sociaux du T2 au T4 vont être construits face à la gare d’ici 2025

Logements PMR en rez-de-chaussée

Au vu de la tension du marché du logement, « il faut aujourd’hui pouvoir utiliser l’espace existant pour construire de nouveaux logements », poursuit Antoine Grenes. Six logements répartis entre les cinq tours verront le jour.

Leur spécificité : ce seront des logements pour personnes à mobilité réduite (PMR). Pour ce faire, Finistère Habitat réhabilite des locaux anciennement dédiés à des associations et « partiellement inoccupés », situés en rez-de-chaussée.

À Morlaix (Finistère), les tours du quartier de La Boissière, rue Bakounine, auront de nouveaux balcons, plus grands. | OUEST-FRANCE

« On se réserve la possibilité de pousser les aménagements pour coller au plus près des besoins de la personne qui y vivra », a-t-il ajouté. Et précise que les personnes habitant actuellement dans les tours peuvent se manifester pour ces logements PMR, si elles sont en situation de handicap : « On prendra en compte les demandes. »

Le coût de cette opération s’élève à 8,4 millions d’euros. Morlaix communauté apporte une subvention de 485 000 €.

L’aménagement extérieur sera aussi revu, par la Ville. Les haies d’arbres, « dont l’état de santé est jugé catastrophique par l’Office national des forêts » disparaîtront, explique le maire, Jean-Paul Vermot. Cela permettra de décloisonner le quartier.

Les parkings passeront côté voie express et les espaces de loisirs et de verdure, côté ville. Les points d’apport volontaires seront enterrés.

Pavillons neufs

Un peu plus bas, à côté des locaux de l’Association tutélaire du Ponant, trente logements sont en construction. Deux bâtiments accueilleront six T2 de 51 m2, seize T3 de 70 m² en moyenne, et deux T4 de 80 m2.

En face, six pavillons avec garage, d’environ 87 m2, sont déjà sortis de terre. Le constructeur Nexity pense terminer le chantier en avance et livrer ces logements fin 2024.

Enfin, dans un espace encore en friche située entre ces futurs nouveaux logements et les tours, un projet de quinze à vingt logements est envisagé.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/confort-securite-pavillons-neufs-a-morlaix-le-quartier-de-la-boissiere-en-pleine-mue-11e634f0-138e-11ef-aa99-8eef3ead6f9c

 

Ouest-France

Alhassane Kaba, Guinéen menacé d’expulsion en Finistère, a obtenu gain de cause au tribunal

Zoé BOIRON. Publié le

Le tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine) a enjoint, mercredi 15 mai 2024, à la préfecture du Finistère de remettre un titre de séjour à Alhassane Kaba. Le Guinéen de 21 ans, qui était menacé d’expulsion, va pouvoir poursuivre ses études avec plus de sérénité.

Annaïg Bonthonneau et Alhassane Kaba sont en couple depuis quelques mois. « Il était souvent à la maison », à bricoler avec son père, sourit la jeune fille.

Annaïg Bonthonneau et Alhassane Kaba sont en couple depuis quelques mois. « Il était souvent à la maison », à bricoler avec son père, sourit la jeune fille. | OUEST-FRANCE

« C’est formidable, inouï ! » De nature souriante, Alhassane Kaba rayonne d’autant plus depuis la décision du tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine), mercredi 15 mai 2024.

Dans son jugement, le tribunal « enjoint au préfet du Finistère de délivrer à M. Kaba une carte de séjour temporaire portant la mention “Vie privée et familiale” dans un délai d’un mois ».

« J’avais bon espoir »

Alhassane Kaba, Guinéen de 21 ans, était menacé d’expulsion, depuis que la préfecture avait émis une Obligation de quitter le territoire français (OQTF), le 11 janvier 2024. Il avait contesté cette décision le 17 avril, devant le tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine).

À l’issue de l’audience, « j’étais très content du travail fait par l’avocate, se rappelle Alhassane Kaba. J’avais bon espoir. » Il se préparait néanmoins à toutes les éventualités.

Alhassane Kaba, entouré de Sandrine Corre (à droite), chez qui il vit depuis cinq ans, d'Annaïg, 17 ans, sa petite amie, et des parents d'Annaïg, Hervé et Aurélie Bonthonneau, parrain et marraine civils d'Alhassane. | OUEST-FRANCE

Ce poids en moins sur les épaules, le jeune homme travaille déjà son Code de la route et va se mettre en quête d’un job d’été pour payer son permis de conduire. Il va pouvoir donner suite à l’alternance qu’il visait, dans un grand groupe, et chercher un appartement, avec sa petite amie, à Brest, pour la rentrée.

Lire aussi : « Je savais devoir être dans l’adversité », l’avocate rennaise défend les mineurs non accompagnés

Promesse d’embauche

Son avocate, Me Lucie Clairay, se réjouit que le tribunal ait pris en compte tous les efforts d’intégration d’Alhassane Kaba : « Son parcours scolaire, d’études aussi, ses promesses d’embauche et sa possibilité d’avoir rapidement un emploi, mais aussi son ancienneté de présence sur le territoire et les relations personnelles nouées ont mené le tribunal à considérer que la préfecture avait fait une erreur. »

« C’est un moment incroyable » pour son client, « toutes les perspectives d’avenir changent d’un coup », conclut-elle.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pleyber-christ-29410/alhassane-kaba-guineen-menace-dexpulsion-en-finistere-a-obtenu-gain-de-cause-au-tribunal-edc3a476-1357-11ef-aa99-8eef3ead6f9c

 

Ouest-France

Les trains entre Plouaret, Morlaix et Brest remplacés par des autocars ce week-end de Pentecôte

Publié le

Pendant une partie de ce week-end de Pentecôte, la circulation des trains sera interrompue en raison de travaux d’ampleur près de la gare de Morlaix (Finistère). Ils seront remplacés par des autocars de samedi 18 mai 2024, à partir de 17 h, jusqu’au dimanche 19 mai, 14 h.

Un voyageur dans la gare SNCF de Brest (Finistère) devant deux TER dont un Breizh Go.

Un voyageur dans la gare SNCF de Brest (Finistère) devant deux TER dont un Breizh Go. | GUILLAUME SALIGOT / OUEST-FRANCE

Le trafic ferroviaire sera interrompu pendant une partie du week-end de la Pentecôte, entre les gares Plouaret-Trégor, dans les Côtes-d’Armor, et Brest en Finistère. Cependant, les usagers ne seront pas sans solution : des autocars remplaceront les trains durant cette période qui s’étend de samedi 18 mai, 17 h, à dimanche 19 mai, 14 h.

Cette ligne dessert les communes de Plounérin, Plouigneau, Morlaix, Pleyber-Christ, Landivisiau, La Roche-Maurice, Landerneau, La Forest-Landerneau et Kerhuon.

La raison : SNCF Réseau renouvelle la voie ferrée et les aiguillages en gare de Morlaix. Ces travaux rentrent dans un calendrier plus large, qui s’étend du 8 avril au 12 juillet 2024.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/les-trains-entre-plouaret-morlaix-et-brest-remplaces-par-des-autocars-ce-week-end-de-pentecote-8362e942-12a4-11ef-aa99-8eef3ead6f9c

 

Ouest-France

Plougasnou. Des ateliers cuisine à destination des seniors

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La commune de Plougasnou et Vas-y, de la Fondation Ildys, proposent un atelier cuisine à destination des personnes à partir de 60 ans. Les séances se dérouleront les mardis entre le 28 mai et 18 juin, de 10 h 30 à 14 h, à la salle municipale. « Il s’agit de transmettre le plaisir de cuisiner et d’apprendre ce qui est favorable pour améliorer la qualité des repas, indiquent les organisateurs. Comme à chaque âge de la vie, les besoins nutritionnels de notre corps évoluent, mais avec l’âge les besoins alimentaires ne diminuent pas. » Une diététicienne de Défi Santé Nutrition, partenaire du Dispositif Vas-y, donnera des conseils au cours des trois premières séances. La quatrième sera animée par une chef cuisinier.

Cet atelier est gratuit, pour un même groupe de 12 personnes, sur inscription en mairie au 02 98 67 30 06.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/des-ateliers-cuisine-a-destination-des-seniors-82e66317-8a48-40b3-93dc-344dfaab8fc6

 

Lannion. Un directeur pour le parc des expos et un an de retard

Lannion-Trégor Communauté a désigné un directeur pour son Parc des événements qui n'ouvrira pas avant l'été 2025.

Le parc des événements ouvrira avec un an de retard de travaux pour une facture de 15 millions d'euros.

Par Philippe Gestin Publié le

C’est une étape importante dans le long et tortueux cheminement vers la mise en action du Parc des événements à Lannion. Le conseil communautaire a validé, mardi 14 mai, à la quasi-unanimité (2 abstentions), la désignation de Vincent Péronnet en tant que directeur de la régie qui va gérer le site destiné à accueillir à Lannion des événements à caractère économique et culturel.

 
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Les élus aux commandes

L’idée initiale était de trouver un prestataire pour gérer la structure. A défaut, la tâche en revient à un Epic (établissement public à caractère industriel et commercial) mis en place en juin 2023, dont le conseil d’administration comprend des élus de la majorité seulement, au grand dam du groupe d’opposition GPR. 

La pilule ne passe toujours pas : exclus de tout le processus de décision, les élus de la minorité ont voté, mardi soir, contre la subvention de 300 000 € allouée au Parc des événements.

Deuxième session

La première session de recrutement, l’an dernier, s’était révélée infructueuse, la personne retenue ayant renoncé au dernier moment. Avec retard, un nouvel appel à candidatures a permis afin le recrutement d’un directeur pour un contrat de trois ans.

« Une forte expérience »

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Venu du Val-de-Loire, Vincent Péronnet, 58 ans, était jusqu’à décembre dernier, directeur général de Puzzle Centre, filiale du groupe La Nouvelle République du Centre Ouest en charge d’organisation de salons et événements. Il a auparavant dirigé une agence événementielle pendant douze ans.

« Il a travaillé pour le leader français en événementiel. C’est quelqu’un qui a une forte expérience et bon réseau »

Erven Léon, vice-président à l’économie.

Cette fois, le groupe GPR applaudit et vote des deux mains : cette désignation va permettre de « rassembler les pièces du puzzle »

« On va enfin comprendre à quoi sert ce parc des événements »,

Sylvain Camus, maire de Ploulec’h

C’est le moins pour un équipement qui aura coûté 15 millions d’euros.

Ouverture à l’été 2025

Pour mieux le savoir, ce ne sera pas pour tout de suite. Du fait des travaux supplémentaires d’isolation et sur la toiture, le Parc des événements ne sera pas ouvert avant l’été 2025. Soit un an plus tard que la date prévue. La Maison des entreprises mitoyenne devrait être opérationnelle en novembre prochain.

https://actu.fr/bretagne/lannion_22113/lannion-un-directeur-pour-le-parc-des-expos-et-un-an-de-retard_61067429.html

 

Ouest-France

Compagnie aérienne Celeste en redressement judiciaire : des collectivités bretonnes réagissent

Sarah HUMBERT. Publié le

Le ciel est brumeux, pour la compagnie aérienne Celeste. Basée à Morlaix (Finistère), elle a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de Brest, mardi 14 mai 2024. Des collectivités qui soutiennent le projet réagissent.

La compagnie aérienne Celeste, basée à Morlaix (Finistère) prévoyait notamment d’exploiter la ligne Brest-Orly.

La compagnie aérienne Celeste, basée à Morlaix (Finistère) prévoyait notamment d’exploiter la ligne Brest-Orly. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Elle ne vole pas encore, que déjà elle semble avoir du plomb dans l’aile. La compagnie aérienne Celeste, basée à Morlaix (Finistère), a été placée en redressement judiciaire, mardi 14 mai 2024 par le tribunal de commerce de Brest. La compagnie l’a indiqué dans un communiqué de presse, daté du 15 mai 2024.

Fondée en 2021 dans la cité du Viaduc, la compagnie voulait désenclaver la pointe bretonne, et ambitionnait notamment d’exploiter la ligne Brest-Orly. Le projet a vu le jour alors que HOP !, filiale d’Air France, avait annoncé son départ de Morlaix, laissant près de 275 personnes sans emploi.

Des avances remboursables des collectivités

Pour réussir ce pari, Celeste s’est entourée de plusieurs collectivités bretonnes, comme Morlaix communauté, Brest Métropole ou encore la Région Bretagne, qui se sont prononcées en faveur d’avances remboursables, sous conditions.

La Chambre de commerce et d’industrie du Finistère (ex- Chambre de commerce et d’industrie métropolitaine Bretagne Ouest (CCIMBO) avait abondé à hauteur d’1,5 million d’euros. Une somme qui venait s’ajouter aux souscriptions de 56 entreprises.

La compagnie bretonne Celeste possède déjà son avion, qu’elle ne peut pas faire voler. | CELESTE

En mars 2023, la compagnie avait obtenu son Certificat de transporteur aérien (CTA), le document qui atteste de sa capacité à assurer des vols en toute sécurité. Cependant, elle ne pouvait pas encore faire voler des avions : il lui manquait sa licence d’exploitation. Malgré tout, fin 2023, Celeste présente son premier avion.

En mars 2024, elle alertait sur sa situation. Elle n’avait toujours pas obtenu sa licence et pointait « un blocage administratif » de la DGAC (Direction générale de l’avion civile), qui délivre le document. De son côté, la DGAC avait réagi et indiquait que c’était l’aspect financier du projet qui bloquait son avancée. Elle expliquait : « Il n’y a pas assez d’argent, il en manque environ 40 %. » Et révélait aussi avoir étudié « douze business plan proposés par Celeste ».

« On n’est pas sur une liquidation, mais un redressement »

Les avances remboursables des collectivités ne suffisent donc pas, d’autant qu’elles n’ont pas été débloquées, et il manque des financeurs privés. Joint par téléphone, Jean-Paul Vermot, président de Morlaix communauté, indique, rassurant : « On n’est pas sur une liquidation, mais un redressement, cela veut dire que le tribunal estime qu’il y a toujours une opportunité. » L’Agglomération a voté, au total, pour près deux millions d’euros d’avance remboursables.

Dans son communiqué de presse, Celeste pointe que ce placement en redressement judiciaire, avec sa période d’observation, « permettra […] de poursuivre les travaux en cours avec ses partenaires financiers et commerciaux, visant à l’obtention rapide de la licence d’exploitation et le lancement des opérations de la société ».

Brest Métropole réagit

La compagnie rappelle qu’elle dispose « toujours d’un outil de transport aérien opérationnel prêt à être déployé ».

Contactée, Brest Métropole a réagi, dans un communiqué de presse. L’Agglo écrit : «  Brest métropole regrette que ce projet, également soutenu par les acteurs économiques du territoire, ait rencontré les difficultés qui conduisent aujourd’hui la société à être placée en redressement judiciaire. […] Ce projet est important pour l’accessibilité de l’Ouest Bretagne en attendant l’amélioration de l’offre ferroviaire, mais aussi en termes d’emplois pour le territoire, et particulièrement la plateforme aéroportuaire de Morlaix. Brest métropole rappelle qu’elle avait décidé de soutenir ce projet par une avance remboursable à hauteur de 500 000 €. Cette somme est toujours placée sur un compte de séquestre, son versement effectif dans les comptes de la société étant soumis à l’obtention de la licence d’exploitation. »

La Région Bretagne, tout comme Bruno Besnehard, directeur général de Celeste, n’ont pas souhaité communiquer. La CCI n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Le communiqué de presse de la compagnie se conclut ainsi : « La procédure de redressement judiciaire est une procédure collective qui gèle le passif existant à l’ouverture de la procédure pendant la période d’observation. Cette procédure a pour objectif de permettre au débiteur de présenter un plan de continuation de ses activités par le réaménagement de son endettement – qui peut être étalé sur une période maximale de dix ans – et d’assurer son redressement. »

https://www.ouest-france.fr/economie/transports/avion/compagnie-aerienne-celeste-en-redressement-judiciaire-des-collectivites-bretonnes-reagissent-de1bd1ac-12b1-11ef-aa99-8eef3ead6f9c

 

Ouest-France

À Morlaix, la ville est sortie du contrat de veille et perd 100 000 €, voici ce que cela implique

Sarah HUMBERT. Publié le

Morlaix (Finistère) a été sortie du contrat de veille, un dispositif de l’État qui visait notamment à réduire les écarts de développement dans la Ville. Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Comment ça va se traduire ? On fait le point.

Élus et partenaires associatifs appellent au rassemblement, le 22 mai 2024, en opposition à la sortie de la ville de Morlaix (Finistère) du contrat de veille.

Élus et partenaires associatifs appellent au rassemblement, le 22 mai 2024, en opposition à la sortie de la ville de Morlaix (Finistère) du contrat de veille. | OUEST-FRANCE

Ils tirent la sonnette d’alarme. Élus et représentants d’associations se sont réunis mercredi 15 mai 2024, à l’hôtel de ville de Morlaix (Finistère), afin d’alerter sur la sortie de la ville du contrat de veille. Mais qu’est-ce que c’est, ce contrat de veille ? D’où ça vient ? Qu’est-ce que ça va changer, concrètement ? On vous explique.

Qu’est-ce que c’est, le contrat de veille ?

Il faut remonter un peu en arrière, pour comprendre. Jusqu’en 2015, Morlaix bénéficiait de la politique de la ville, ce qui lui permettait un soutien financier de l’État, et d’avoir accès à certains dispositifs, « de répondre à des appels à projets », souligne Vanessa Chiron, directrice du centre sociale Carré d’As. La Ville a ensuite été en partie sortie de ce dispositif, pour bénéficier du contrat de veille. La somme allouée à Morlaix était moindre, de l’ordre de 100 000 € par exemple, contre 180 000 € par an auparavant.

Sauf que depuis le 1er janvier 2024, Morlaix a été sortie du contrat de veille active, ce qui diminue encore les moyens.

Par quoi cela se traduisait, le contrat de veille active ?

Sur le territoire, le contrat de veille se traduisait, par exemple, par la présence du Dispositif de réussite éducative, celui d’Adulte relais mais aussi Ville Vie Vacances, qui permettait à des adolescents de partir en vacances. Cet été, les jeunes n’auront pas de séjour. Pour le Dispositif de réussite éducative, qui permet un accompagnement individualisé des jeunes de 2 à 16 ans, « on le finance cette année, avec la Caf et le Département », souligne Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix, mais son existence est remise en question. Il s’agit d’un mi-temps.

Pourquoi est-ce que Morlaix a été écartée de ce contrat ?

Le niveau de vie des habitants n’a pas augmenté, en revanche, la concentration urbaine d’habitants vivant avec moins de 60 % du revenu médian de la ville est passée en dessous de 1 000 personnes.

La pauvreté est toujours présente, mais comme Morlaix ne possède pas de grands quartiers uniquement composés de logements sociaux par exemple, les faibles revenus ne sont pas concentrés et c’est ce qui a provoqué la sortie de la politique de la ville. « Nous n’avons pas de QPV, des quartiers prioritaires de la politique de la ville, car nous avons de la mixité sociale », appuie le maire.

En 2022, près d’un ménage sur cinq vivait sous le seuil de pauvreté à Morlaix, faisant de la cité du Viaduc la ville la plus pauvre du Finistère.

Quelles sont les craintes ?

L’objectif de la politique de la ville et de ses déclinaisons est de réduire « les écarts de développement, […] restaurer l’égalité républicaine dans les quartiers défavorisés et améliorer les conditions de vie des habitants », indique le gouvernement sur son site. Pour le maire, « l’abandon de la politique de la ville aura des conséquences sur la sécurité et la santé, pour les publics les plus défavorisés ».

Que prévoit la Ville, face à cela ?

Jean-Paul Vermot a écrit au préfet, afin de demander à réintégrer « l’ensemble des dispositifs de la politique de la ville », explique-t-il. Mercredi 22 mai 2024, habitants, élus, associations sont invités à un « pique-nique solidaire », place des Otages, afin de s’opposer à la suppression de ces financements.

Chacun est amené à venir avec son repas, et une distribution de crêpes, offertes par la mairie, est prévue.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-la-ville-est-sortie-du-contrat-de-veille-et-perd-100-000-euros-voici-ce-que-cela-implique-1bf69d6c-12c7-11ef-aa99-8eef3ead6f9c

 

Ouest-France

Une subvention pour cette association de Morlaix est remise en question, son avenir compromis

Sarah HUMBERT. Publié le

Depuis une quinzaine d’années, l’AADI (Alliance Armor Dupleix India) recevait une subvention de Morlaix communauté, pour son festival Armor India. En 2024, celle-ci n’a pour le moment pas été renouvelée, ce qui remet en question l’avenir de l’événement. Explications.

Jean-Claude Breton, président de l’AADI, craint la perte d’une subvention de Morlaix communauté pour son festival Armor India.

Jean-Claude Breton, président de l’AADI, craint la perte d’une subvention de Morlaix communauté pour son festival Armor India. | OUEST-FRANCE

« On dépend des subventions et des recettes », pointe Jean-Claude Breton, président de l’association AADI (Alliance Armor Dupleix India), basée à Morlaix (Finistère). Fondée il y a vingt ans, l’association a pour but, notamment, de promouvoir la culture indienne en France.

Une première réponse négative

Chaque année, l’association organise le festival Armor India, qui propose notamment des conférences ou encore des spectacles. À ce titre, elle avait sollicité une subvention de 6 000 € auprès de Morlaix communauté, en novembre 2023, pour son événement de 2024.

Jean-Claude Breton a appris, par une lettre datée du 8 avril 2024, mais qui serait arrivée dans la boîte aux lettres de l’association « au mieux le 28 avril », pointe le président de l’association, que cette dernière lui avait été refusée.

La lettre, que Ouest-France a pu consulter, pointe notamment le « manque de dynamique partenariale locale et ancrée, par manque d’évaluation objective de la fréquentation des manifestations passées et par absence de transmission de la programmation ».

Pour Jean-Claude Breton, ces arguments ne sont pas entendables. « Je n’ai pas transmis la programmation car au moment où j’ai fait la demande, je ne savais pas encore exactement ce que nous ferions. Je transmets en général un dossier qui reprend ce qui a été fait l’année précédente, avec des photos et les coûts. »

Depuis le lancement du festival, le soutien de Morlaix communauté a été régulier, pour des montants allant de 1 000 € à 3 000 € environ.

Morlaix communauté tempère

Du côté de Morlaix communauté, Jean-Paul Vermot, le président, tempère et indique que « des demandes complémentaires ont été faites, afin d’instruire le dossier ». Ensuite, une décision sera rendue, lors de la prochaine commission culture, « dans quelques semaines ». À noter, la Ville de Morlaix a maintenu son soutien.

Dans le cas d’une suppression de la subvention de l’Agglo, c’est l’avenir de l’événement qui sera remis en question, même si le président indique déjà que peu importe l’issue, « on continuera, mais d’une autre manière. On fera des choses sur l’Inde, mais sous un autre format ». Pour 2024, sans accompagnement financier, le déficit est déjà estimé à « 6 000 €, ne pourra être comblé que par un apport personnel ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/une-subvention-pour-cette-association-de-morlaix-est-remise-en-question-son-avenir-compromis-e30933a6-0fac-11ef-993c-f37c0160a6dd

 

Ouest-France

Construite en 1982, la résidence autonomie de Plougasnou a été modernisée pour 2 millions d’euros

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À Plougasnou (Finistère), les travaux de réhabilitation de la résidence autonomie Keric an Oll ont duré deux ans et ont coûté près de deux millions d’euros. L’inauguration a eu lieu mardi 14 mai 2024.

Les travaux de restauration de la résidence autonomie ont été inaugurés le 14 mai 2024.

Les travaux de restauration de la résidence autonomie ont été inaugurés le 14 mai 2024. | OUEST-FRANCE

« Ça semble anodin, mais cela change la vie de l’établissement », souligne Katell Strasser, directrice de la résidence Keric an Oll, à Plougasnou (Finistère). Elle montre la bande de guidage au sol pour les déficients visuels, aux élus du territoire et aux membres du CCAS (Centre communal d’action sociale) présents, mardi 14 mai 2024, pour l’inauguration.

Au fil de la visite, on découvre toutes les différentes améliorations énergétiques et d’accessibilité, apportant un confort indéniable aux résidents de l’établissement.

Fenêtres à double vitrage, nouveau sol, chauffage performant, peintures blanches… La salle d’animation est beaucoup plus lumineuse et plus accueillante. | OUEST-FRANCE

Dans la salle d’animation, « la moquette a été remplacée par un sol en PVC plus facile à entretenir ». Les huisseries à double vitrage remplacent les vieilles fenêtres qui dataient de la construction de la résidence en 1982. « Et surtout, il y fait bon vivre. » Oubliés les radiateurs, aujourd’hui, tout le bâtiment est chauffé grâce à l’installation d’une chaudière collective au bois.

Volets roulants, nouveaux revêtements, isolation phonique… Le confort des logements a été amélioré. | OUEST-FRANCE

« Accueillir les habitants en cas de canicule »

Plus loin, la salle à manger a été climatisée. « C’est la deuxième salle, avec celle du conseil municipal, à pouvoir accueillir les habitants de la commune, en cas de canicule », indique la maire Nathalie Bernard.

Au niveau des cinquante logements, les améliorations portent sur les éléments de plomberie, l’isolation thermique ou encore le remplacement des anciens volets par des volets roulants motorisés, « une amélioration qui empêche les volets de claquer, et qui a été très appréciée au moment de la tempête Ciaran », poursuit la directrice.

Le patio et les cheminements extérieurs seront végétalisés. | OUEST-FRANCE

Le chantier de près de deux millions d’euros est subventionné par Morlaix Communauté, le Département, la Région la Carsat Bretagne et des fonds propres de BSB-Les Foyers, propriétaire du site.

« Ce chantier, qui a duré deux ans, a la particularité de s’être déroulé alors que le site était occupé », a rappelé l’architecte du cabinet Tommy-Martin de Lannion.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/construite-en-1982-la-residence-autonomie-de-plougasnou-a-ete-modernisee-pour-2-millions-deuros-3cf1ecf2-1208-11ef-8d28-8c843032621a

 

Ouest-France

Échalote traditionnelle : le gouvernement en faveur d’une Indication géographique protégée

Sarah HUMBERT. Publié le

La députée du Finistère Sandrine Le Feur a interpellé le gouvernement, le 14 mai 2024, au sujet de l’échalote traditionnelle. Ce dernier indique qu’il soutient la démarche Collectif de l’échalote traditionnelle de Bretagne, afin d’obtenir une reconnaissance d’Indication géographique protégée.

L’arrachage des échalotes traditionnelles se fait à la main.

L’arrachage des échalotes traditionnelles se fait à la main. | OUEST FRANCE ARCHIVES

La députée du Finistère Sandrine Le Feur, agricultrice près de Morlaix, a interpellé le gouvernement, le 14 mai 2024, au sujet de l’échalote traditionnelle. Ce n’est pas la première fois qu’elle se mobilise sur le sujet.

Dans l’hémicycle, elle a indiqué que « l’échalote traditionnelle sublime les plats emblématiques de la gastronomie. Pourtant, malgré sa notoriété, l’échalote française n’est pas protégée et son nom fait l’objet d’usurpations. De pâles copies livrent en effet une concurrence déloyale à l’échalote, au détriment de la filière mais aussi au détriment du consommateur, trompé par des dénominations mensongères ».

Lire aussi : Défense de l’échalote traditionnelle bretonne : des élus de plusieurs tendances politiques mobilisés

Elle a mis en lumière les différences entre les échalions, « des variétés de semis, issus botaniquement de l’oignon, […] qui ne présentent pas les caractères botaniques de l’échalote », et les échalotes traditionnelles, pour lesquelles « c’est la plantation d’un bulbe qui va donner naissance à plusieurs bulbes d’échalote traditionnelle », notamment. Pour ces dernières, l’arrachage se fait à la main. « Un hectare mobilise 150 heures de main-d’œuvre », souligne la députée.

250 producteurs, 1 200 emplois directs et indirects

Elle appuie : « L’échalote traditionnelle est un exemple, s’il en était besoin, de cette distorsion de concurrence à l’œuvre, y compris entre voisins européens […]. Défendre l’échalote face à la concurrence déloyale d’oignons de semis, c’est assurément pérenniser les exploitations familiales, maintenir le potentiel de production des territoires, conserver l’emploi, préserver le revenu des exploitants. » À noter, la culture de l’échalote traditionnelle représente 250 producteurs, 1 200 emplois directs de la plantation au conditionnement, principalement en Finistère.

Le ministre chargé des comptes public, Thomas Cazenave, a répondu à la députée. Il indique : « Mettre en place un signe distinctif de la qualité et de l’origine de l’échalote traditionnelle permettra de la préserver. C’est pourquoi le gouvernement soutient la démarche de l’association Collectif de l’échalote traditionnelle de Bretagne de reconnaissance d’Indication géographique protégée. Leur demande est passée en Commission permanente le 12 décembre 2023. Une commission d’enquête a été nommée. L’instruction de cette IGP est donc en cours, la fin est prévue en mars 2025. »

https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/echalote-traditionnelle-le-gouvernement-en-faveur-dune-indication-geographique-protegee-107a085c-1213-11ef-aa99-8eef3ead6f9c

 

Ouest-France

« On demande l’arrêt des poursuites » : à Quimper, deuxième jour de mobilisation des Carhaisiens

Ouest-France de Hugo DESHORS. Publié le

Deuxième jour de mobilisation pour les habitants de Carhaix à Quimper (Finistère). Une centaine de personnes ont fait le déplacement dans le cadre de l’opération « Tous à Quimper » qui se poursuit ce mercredi 15 mai 2024. Une action en soutien aux défenseurs de l’hôpital, convoqués par la justice suite à l’envahissement de l’Agence régionale de santé en septembre 2023. Ils se battent aussi pour le respect du protocole d’accord pour la réouverture 24h/24 des urgences de Carhaix.

Une centaine de personnes étaient mobilisées ce mercredi 15 mai 2024 pour soutenir les défenseurs de l’hôpital.

Une centaine de personnes étaient mobilisées ce mercredi 15 mai 2024 pour soutenir les défenseurs de l’hôpital. | OUEST-FRANCE

« Notre combat est à la fois idéaliste et gentillé mais avec beaucoup, beaucoup de détermination. » Matthieu Guillemot, porte-parole du comité de vigilance de l’hôpital de Carhaix, a été la première personne à avoir été convoquée, hier mardi 14 mai 2024, au commissariat de police de Quimper (Finistère).

« Exaspérés du traitement qu’on nous inflige »

La dizaine de personnes, principalement des soignants de l’hôpital de Carhaix, est soupçonnée de « séquestration et violence en réunion sur personne chargée d’une mission de service public », après une journée d’action pour défendre l’hôpital de Carhaix, en septembre 2023, dans les locaux de l’Agence régionale de santé.

Les Carhaisiens devant le commissariat de police. | OUEST-FRANCE

Aujourd’hui, mercredi 15 mai 2024, c’est le deuxième jour de mobilisation des Carhaisiens. En tout, une centaine de personnes a fait le déplacement dans la ville préfecture. Après Matthieu Guillemot, c’est Cathy Quiltu qui sera entendue par les policiers.

Lire aussi : « On ne cédera pas » : à Quimper, 200 manifestants en soutien aux défenseurs de l’hôpital de Carhaix

« Nous sommes exaspérés de voir le traitement qu’on nous inflige, déplore le porte-parole, alors qu’on ne défend que l’accès aux soins qui est fondamental. » Comment s’est passée sa garde à vue ? « Je suis resté 25 minutes dans une toute petite cellule qui sentait le vomi, mais sinon rien à signaler. J’ai été entendu par les policiers pendant un peu plus d’une heure et demie. On nous parle de violence ce jour-là dans les locaux de l’Agence régionale de santé alors que c’est totalement faux. Mais ces convocations nous motivent plus que jamais face à ces injustices. Notre détermination à faire appliquer le protocole d’accord concernant les urgences de l’hôpital est totale. On est méprisé mais on a la tête dure. »

Le maire de Carhaix Christian Troadec est clair : « on demande l’arrêt des poursuites et on se bat pour le droit à l’accès aux soins ».

Cathy Quiltu, avant d’entrer dans le commissariat, a promis : « je ne me laisserai pas intimider ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/on-demande-larret-des-poursuites-a-quimper-deuxieme-jour-de-mobilisation-des-carhaisiens-b8ac910e-1289-11ef-aa99-8eef3ead6f9c

 

Ouest-France

À Guimaëc, les Amis de la chapelle de Christ changent de bureau

Publié le

Une nouvelle équipe s’attelle à faire vivre la chapelle de Christ, restaurée depuis 2019. Le premier évènement est un fest-noz traditionnel, le 7 juin, sur le site.

Le 7 mai, l’équipe de Patrick Jamet a passé le relais au nouveau bureau, présidé par Michaela Budacova, assise en haut des marches, à droite sur la photo.

Le 7 mai, l’équipe de Patrick Jamet a passé le relais au nouveau bureau, présidé par Michaela Budacova, assise en haut des marches, à droite sur la photo. | OUEST-FRANCE

L’équipe du président Patrick Jamet passe la main. Non sans nostalgie. Pendant des années, les Amis de la chapelle de Christ ont accompagné toute la restauration de l’édifice du XVIe, de 2013 jusqu’à la fin du chantier en 2019. Puis, il y a eu l’organisation des premiers évènements festifs comme les concerts de Son ar Mein et les expositions des Peintres du Triskell.

Un fest-noz traditionnel, le 7 juin

Un riche bilan salué par le nouveau bureau lors de la réunion du 7 mai, en mairie. « La réélection d’un nouveau bureau était nécessaire afin de poursuivre les activités », explique Alan Cabon, vice-président, aux côtés de Michaela Budacova, présidente. « Nous avons plein de projets pour faire vivre cette chapelle, dont un fest-noz acoustique, le vendredi 7 juin, et une exposition d’arts plastiques, du 16 juin au 16 juillet. » Un programme qui complète les évènements prévus par d’autres associations.

Pour le fest-noz qui aura lieu sur le site de la chapelle, dans l’esprit de celui organisé en mai 2022 pour la pilerie de place (damage du sol en terre battue), l’association a prévu une belle affiche. Jil et Mathieu Messager, biniou-bombarde ; le groupe Les Arriérés (percus, clarinette, flûte traversière, accordéon diatonique) ; les sœurs Enora et Erell Udo (chants de Haute-Bretagne et accordéon) ; et l’accordéoniste diatonique Víctor Laffargue qui jouera des musiques du Trégor.

À découvrir

Le nouveau bureau : Michaela Budacova, présidente ; Alan Cabon, vice-président ; Mari-Anna Bourgès, secrétaire ; Jérémy Lainé, secrétaire adjoint ; Benoît Corvez, trésorier et Lydia Saillour, trésorière adjointe.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guimaec-29620/a-guimaec-les-amis-de-la-chapelle-de-christ-changent-de-bureau-5e219776-1107-11ef-a435-79689117e2c9

 

Ouest-France

PORTRAIT. Après quinze ans à Tahiti, le docteur Malaper s’est installé sur l’Île-aux-Moines

Julie SCHITTLY. Publié le

Après six mois sans médecin attitré, l’Île-aux-Moines (Morbihan) a de nouveau un généraliste. Jean-Paul Malaper, 65 ans, a réalisé son rêve d’étudiant en s’y installant, le 1er mai 2024.

Après quinze ans à Tahiti, le docteur Jean-Paul Malaper exerce sur l’Île-aux-Moines depuis le 1er mai 2024. Il s’est senti très bien accueilli par l’équipe municipale, « très présente », comme par les habitants, ravis de retrouver un médecin.

Après quinze ans à Tahiti, le docteur Jean-Paul Malaper exerce sur l’Île-aux-Moines depuis le 1er mai 2024. Il s’est senti très bien accueilli par l’équipe municipale, « très présente », comme par les habitants, ravis de retrouver un médecin. | OUEST-FRANCE

 C’est un rêve qui se réalise enfin, alors que je n’y croyais plus !  Étudiant en médecine à Rennes, puis interne à Vannes (Morbihan) dans les années 1990, Jean-Paul Malaper se voyait déjà exercer sur l’Île-aux-Moines (Morbihan). Après quelques – longs – détours, le sexagénaire s’est installé, le 1er mai 2024, sur la plus grande île du golfe du Morbihan, sans médecin depuis presque six mois.  Il est un généraliste avec une capacité en gérontologie, ce qui est parfait aussi pour notre Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) , se félicite le maire, Philippe Le Bérigot.

Décision prise en 24 heures

Parmi la poignée de candidats au poste, Jean-Paul Malaper était certainement le plus rodé à la vie insulaire. « J’ai commencé à faire des remplacements à Tahiti en 2005. J’ai été  piqué au tiaré  et je me suis installé à Papeete en 2009, avec ma famille. Là-bas, j’étais le taote, le docteur en tahitien. »

Le Breton envisageait d’y passer cinq ans, il restera trois fois plus longtemps.  C’était une belle expérience professionnelle et personnelle. J’ai pratiqué la médecine comme je ne l’ai jamais fait ailleurs. Beaucoup de patients ne consultaient qu’au dernier moment.  Faisant occasionnellement office de médecin du travail, il s’est déplacé d’îlots en îlots à la rencontre des fonctionnaires,  là où personne ne va .

Généraliste à Plumergat (Morbihan) pendant douze ans avant de partir en Océanie, Jean-Paul Malaper n’avait pourtant jamais renoncé à revenir dans le Morbihan.  C’est en discutant avec une amie, médecin à Vannes, en janvier dernier, que j’ai su que l’île avait besoin d’un médecin. C’était un signe. Avec sa femme, romancière, il a aussitôt pris l’avion pour un repérage dans le Golfe. Et a validé son retour au pays en seulement 24 heures – le temps d’un vol Papeete-Paris.

« À 17 000 km, on apprend à relativiser »

À L’Île-aux-Moines, le  toubib  a signé un bail de cinq ans. Comme à Tahiti, il sait qu’il va être bien sollicité, avec la saison touristique qui commence et l’arrivée des résidents secondaires.

Pas de quoi inquiéter le souriant médecin, qui a connu plusieurs épidémies en Polynésie :  Le Covid dès février 2020, la dengue, le chikungunya dont le premier cas a été identifié dans le cabinet où je travaillais, le virus zika… Quand on a vécu à 17 000 kilomètres de la métropole, on apprend à relativiser. Je me ferai certainement de nouveaux cheveux blancs ici, mais sur l’Île-aux-Moines, on n’est qu’à cinq minutes de bateau du continent ! 

Jean-Paul Malaper a déjà pu vérifier l’efficacité de la coordination entre les pompiers, les infirmiers îlois et l’hôpital, lors d’une évacuation sanitaire, la semaine dernière. Son scooter vient de lui être livré, le voilà prêt à sillonner cette nouvelle perle dont il est désormais le taote.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/ile-aux-moines-56780/portrait-apres-quinze-ans-a-tahiti-le-docteur-malaper-sest-installe-sur-lile-aux-moines-96e9c6d6-0e0b-11ef-a774-30ba526539fb

 

Ouest-France

Pour ses 40 ans, l’Ifremer dévoile les coulisses de son site de Brest-Plouzané

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Des abysses à la surface, l’océan est leur sujet d’étude. Les scientifiques de l’Ifremer font découvrir leurs travaux lors d’une journée portes ouvertes, le 1er juin 2024, à Plouzané, près de Brest (Finistère).

Une image au microscope d’huîtres âgées de 14 jours, prise sur le site Ifremer d’Argenton, spécialisé dans la recherche pour l’aquaculture marine durable et innovante.

Une image au microscope d’huîtres âgées de 14 jours, prise sur le site Ifremer d’Argenton, spécialisé dans la recherche pour l’aquaculture marine durable et innovante. | LUCIE LAUTREDOU

Pour la première fois depuis 15 ans, l’Ifremer, Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer, ouvre ses portes au public, samedi 1er juin, de 9 h à 15 h. À l’occasion de ses 40 ans, cet établissement public entièrement dédié à la connaissance de l’océan fera découvrir les coulisses de son site de Brest-Plouzané (Finistère), le siège social.

Lire aussi : « Dans l’espace comme dans l’océan, il reste beaucoup à découvrir et à s’émerveiller », selon cette figure de l’Ifremer

Le siège social de l’Ifremer est hébergé sur le site du technopôle de la Pointe du Diable à Plouzané (Finistère). | STÉPHANE LESBATS/IFREMER

Grands fonds marins, dynamiques de l’océan, environnement côtier, pêche et aquaculture, développements technologiques et données marines… Autant de sujets explorés lors de cette journée, accessible gratuitement sur inscription.

https://www.ouest-france.fr/mer/pour-ses-40-ans-lifremer-devoile-les-coulisses-de-son-site-de-brest-plouzane-703567ac-11fd-11ef-8a2a-01c2428a5400

 

Ouest-France

Feux volontaires au Village Gaulois en Bretagne : un homme est « activement recherché »

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Au lendemain du deuxième incendie volontaire ayant visé le Village Gaulois de Pleumeur-Bodou (Côtes-d’Armor), le procureur de la République fait savoir que « l’enquête s’oriente vers une personne qui était hébergée au sein du site, de façon gratuite, et à qui il avait été demandé de quitter les lieux ». Cet individu serait « très activement recherché », comme l’indique Nicolas Heitz, ce mardi 14 mai 2024.

Après un premier incendie volontaire, en avril, de nouveaux bâtiments du Village Gaulois ont été brûlés, dans la nuit de dimanche à lundi.

Après un premier incendie volontaire, en avril, de nouveaux bâtiments du Village Gaulois ont été brûlés, dans la nuit de dimanche à lundi. | OUEST-FRANCE

Un mois après le premier incendie volontaire dans lequel dix constructions du parc de loisirs étaient parties en fumée, le Village Gaulois s’activait à sa réouverture à Pleumeur-Bodou (Côtes-d’Armor) quand il a été de nouveau le théâtre d’un nouvel incendie lundi 13 mai 2024. Cette fois, le préjudice est estimé à environ 500 000 €, selon le parquet de Saint-Brieuc qui a décidé de communiquer sur l’avancement de l’enquête, ce mardi 14 mai 2024. Et ce, dans un contexte où ces deux incendies suscitent un émoi légitime dans notre département.

« Une personne qui était hébergée au sein du site »

Au lendemain de ce deuxième feu, le procureur de la République confirme que l’origine volontaire ne fait aucun doute puisqu’un accélérant, dérobé sur place, a été retrouvé à proximité du bâtiment incendie.

Nicolas Heitz fait savoir que cette enquête s’oriente vers une personne qui était hébergée au sein du site, de façon gratuite, et à qui il avait été demandé de quitter les lieux. Cet individu, très activement recherché, n’avait quant à lui pas pu être interpellé dans le temps de la flagrance durant 15 jours, ni dans le cadre de l’ordre à comparaître délivré contre lui par le parquet qui demandait son inscription au fichier des personnes recherchées.

Lire aussi : Feux volontaires au Village Gaulois à Pleumeur-Bodou : un homme serait recherché

« Un homme recherché mais difficile à localiser »

Dans son communiqué de presse, le parquet explique que ces recherches ont été rendues difficiles par les conditions de vie de cet homme, rendant plus difficile sa localisation : Il ne dispose pas de moyen de paiement, de véhicule et n’a pas de ligne téléphonique » , détaille le procureur de la République.

Des « infractions particulièrement graves »

Les enquêteurs de la gendarmerie, de la brigade de recherches de Lannion, assistés par les militaires de la brigade de Perros-Guirec sont très fortement engagés, sous la direction du parquet, dans la recherche très active de l’auteur de ces infractions particulièrement graves aux fins de son interpellation et de présentation à l’autorité judiciaire.

« Attraper le responsable » et « remotiver les équipes »

Les bénévoles du Village Gaulois, à vocation humanitaire, espèrent beaucoup de ces recherches : quelques heures après le nouvel incendie, lundi, ils ne savaient dire s’ils pourraient rouvrir le parc cet été : Au stade où l’on en est, il faut tout réinventer, réimaginer le parc… Ça va demander beaucoup de boulot, mais aussi nécessiter la certitude que ça n’arrive pas de nouveau, avait conclu Frédéric Meynand, le directeur du site. Il faut que les gendarmes attrapent le responsable. Sans ça, on aura du mal à remotiver les équipes.

Les investigations réalisées par les techniciens en investigations criminelles et par l’expert requis dans le cadre du premier incendie, le 14 avril 2024, ont notamment permis de déceler dix départs de feu, à l’aide d’engins incendiaires découverts sur place.

https://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/feux-volontaires-au-village-gaulois-en-bretagne-un-homme-est-activement-recherche-23c7a7ac-11f0-11ef-aa99-8eef3ead6f9c

 

Ouest-France

Tempête Ciaran : Christian Louboutin s’engage à soutenir la restauration du jardin de l’île de Batz

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Le créateur français Christian Louboutin s’engage à soutenir financièrement la restauration du jardin Georges-Delaselle de l’île de Batz en Finistère. Ce jardin avait été dévasté à 70 % par la tempête Ciaran le 2 novembre 2024. Le créateur annonce qu’une partie des recettes de la vente de « Breizcaba », sera reversée au profit du jardin.

Journée d’ouverture de la saison 2024 du Jardin Georges Delaselle sur l’Île-de-Batz, près de Roscoff (Finistère), le samedi 27 avril 2024

Journée d’ouverture de la saison 2024 du Jardin Georges Delaselle sur l’Île-de-Batz, près de Roscoff (Finistère), le samedi 27 avril 2024 | OUEST-FRANCE

Le créateur français Christian Louboutin vole au secours du jardin Georges-Delaselle de l’île de Batz, au large de Roscoff en Nord Finistère. Il s’engage à reverser une partie des recettes des ventes du BreizCaba, un cabas qui met en avant la Bretagne et ses savoir-faire, au profit de la restauration du jardin et de « la régénération de la ceinture boisée du jardin », indique un communiqué de la Fondation du patrimoine, ce mardi 14 mai 2024.

Rouvert en partie aux visiteurs

Ce jardin d’acclimatation avait été détruit à 70 % par la tempête Ciaran, survenue dans la nuit du 1er au 2 novembre 2023. Il n’a rouvert aux visiteurs, qu’en partie seulement, lundi 29 avril 2024, après un travail titanesque des équipes pour proposer un nouveau parcours qui se base sur cette tempête et du mobilier fait essentiellement d’arbres tombés. Le jardin a engagé 250 000 euros pour la mise en sécurité. Et d’autres tâches les attendent pour redonner à ce jardin sa splendeur initiale.

« Un jardin emblématique de la Bretagne »

Christian Louboutin, né à Paris de parents bretons, est « passionné par la nature et la Bretagne », indique la Fondation. Ayant aussi exercé « le métier de paysagiste lorsqu’il était plus jeune, il a été particulièrement touché par la destruction de ce jardin emblématique de la Bretagne et est profondément fier de soutenir aujourd’hui sa restauration ».

La Bretagne est « une région française bien à part. Elle est animée depuis des siècles par des légendes auxquelles le peuple breton est aujourd’hui toujours attaché », déclare Christian Louboutin.

La ceinture boisée, élément essentiel de protection

La ceinture boisée protégeait le jardin des vents dominants froids qui mettent en péril les plantes exotiques et tropicales. Labellisé Jardin remarquable en 2006 et récompensé à plusieurs reprises par différents prix, le jardin Georges-Delaselle possède une collection botanique exceptionnelle de plus de 1 700 espèces originaires de tous les continents.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/ile-de-batz-29253/tempete-ciaran-christian-louboutin-sengage-a-soutenir-la-restauration-de-jardin-de-lile-de-batz-a0196eb8-11c7-11ef-aa99-8eef3ead6f9c

 

Ouest-France

Le dispositif pour retrouver le matelot d’un bateau de pêche des Côtes-d’Armor a été levé

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Cet homme remontait ses filets quand il est passé par-dessus bord. Le navire de pêche, immatriculé à Paimpol (Côtes-d’Armor), se trouvait alors à environ 10 milles nautiques au nord-ouest de Perros-Guirec. Il était activement recherché depuis 1 h du matin, mardi 14 mai 2024. Le dispositif de recherche a été levé. L’homme de 42 ans n’a pas été retrouvé.

Les hélicoptères H160 de la Marine nationale et Dragon 29 de la sécurité civile se sont relayés dès le milieu de la nuit. Au lever du jour, de nombreux bateaux de pêche ont rejoint le dispositif de recherche, ainsi que la SNSM, la vedette des douanes…

Les hélicoptères H160 de la Marine nationale et Dragon 29 de la sécurité civile se sont relayés dès le milieu de la nuit. Au lever du jour, de nombreux bateaux de pêche ont rejoint le dispositif de recherche, ainsi que la SNSM, la vedette des douanes… | MARINE NATIONALE

L’alerte a été donnée à 1 h, mardi 14 mai 2024. À bord du Ar Milino, fileyeur immatriculé à Paimpol et basé à Trédrez-Locquémeau (Côtes-d’Armor), un matelot expérimenté est tombé à la mer en remontant ses filets. Le navire de pêche se trouvait alors à environ 10 milles nautiques au nord-ouest de Perros-Guirec. Le Cross, Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage, de Corsen, en Finistère, a immédiatement engagé d’importants moyens pour retrouver cet homme.

Introuvable

Les hélicoptères H160 de la Marine nationale et Dragon 29 de la sécurité civile se sont relayés dès le milieu de la nuit. Les vedettes SNSM de Trébeurden, Roscoff, Ploumanac’h et de l’île de Batz étaient également sur zone, de 9 h à 14 h, ainsi que le semi-rigide de la station Trégastel-Île Grande. Il s’est rendu, lui aussi, sur place, vers 10 h, de même que la vedette des douanes.

Huit bateaux de pêche ont complété l’important dispositif.

À 14 h, le dispositif a été levé avant que le bateau ne soit ramené au port de Trédrez-Locquémeau. Jean-Philippe Nédélec n’a pas été retrouvé. Âgé de 42 ans et habitant à Lannion, il était très apprécié. Choqué, le patron du bateau a quant à lui été transporté à l’hôpital de Lannion.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/paimpol-22500/un-pecheur-dun-navire-de-paimpol-recherche-en-mer-apres-etre-passe-par-dessus-bord-41fa9520-11c5-11ef-8a2a-01c2428a5400

 

Ouest-France

Réserves d’eau pour l’agriculture : le gouvernement facilite les procédures, l’opposition persiste

Brice DUPONT. Publié le

Le gouvernement vient de publier un décret qui allège les procédures concernant les réserves d’eau pour l’agriculture. Alors que ces projets continuent de rencontrer une vive opposition.

Les bassines sont des réserves d’eau agricoles géantes comme ici, dans le sud Vendée, dans la commune de Nalliers.

Les bassines sont des réserves d’eau agricoles géantes comme ici, dans le sud Vendée, dans la commune de Nalliers. | ARCHIVES FRANCK DUBRAY, OUEST-FRANCE

Se dirige-t-on vers une seconde année consécutive de conflits autour des réserves d’eau pour l’agriculture ? Un peu plus d’un an après les violents affrontements à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), la question revient en tout cas sur le devant de la scène.

Samedi 11 mai 2024, le gouvernement a ainsi publié un décret au Journal officiel pour « adapter les règles du contentieux administratif » concernant les ouvrages hydrauliques agricoles, ainsi que les bâtiments d’élevage.

Ce décret, l’une des réponses promises par l’exécutif à la crise du début d’année, réduit de quatre à deux mois le délai pour déposer un recours contre un projet de réserve d’eau pour l’irrigation. Afin d’accélérer les procédures, le décret supprime également un niveau de juridiction et prévoit que « le juge statue dans un délai de dix mois ».

Le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, justifie ces décisions, qui inquiètent les organisations environnementales : « Pour s’adapter au changement climatique et restaurer notre souveraineté alimentaire, nos agriculteurs doivent en finir avec des procédures qui, par leur longueur, les découragent. Quand un projet est bon, ils doivent pouvoir le savoir rapidement pour réussir à le mettre en œuvre. Quand un projet ne l’est pas, ils doivent pouvoir le savoir rapidement pour chercher des alternatives ».

De nouvelles manifestations

Ce décret, attendu, est tombé alors que de nouveaux projets de réserves rencontrent une opposition. Dans le Puy-de-Dôme, entre 4 500 et 6 000 personnes ont manifesté pacifiquement samedi 11 mai contre deux retenues d’eau (de 14 et 18 hectares), prévues pour irriguer 800 hectares. Des installations portées par trente-six agriculteurs, dont le président de la coopérative Limagrain, quatrième semencier mondial.

Les défenseurs du projet estiment que les agriculteurs doivent continuer à pouvoir irriguer lorsque cela est nécessaire, au nom de la sécurité alimentaire. Les opposants dénoncent des « giga-bassines » et leurs conséquences sur l’environnement.

Ces points de vue divergents, voire irréconciliables, ont de grandes chances de se faire encore entendre dans les mois qui viennent. Les 19 et 20 juillet, des manifestations sont annoncées dans le Marais poitevin par le collectif des Soulèvements de la Terre.

https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/reserves-deau-pour-lagriculture-le-gouvernement-facilite-les-procedures-lopposition-persiste-e5c15ed2-1120-11ef-9468-f1ca8c573b21

 

Ouest-France

En Bretagne, une bande dessinée pour comprendre l’impact du changement climatique sur l’agriculture

Isabelle SIGOURA. Publié le

Née en 2022 à Mérillac (Côtes-d’Armor), la maison d’édition Les Tardigrades ne cesse de se développer. Au cœur de ses projets, la réalisation d’une bande dessinée pour démystifier l’agroclimatologie

Ana Dess et Rudy Cavalheiro, cofondateurs des Tardigrades, planchent sur une nouvelle bande dessinée.

Ana Dess et Rudy Cavalheiro, cofondateurs des Tardigrades, planchent sur une nouvelle bande dessinée. | OUEST-FRANCE

« Pourquoi parle-t-on de réchauffement climatique, alors que le dernier été était moins bien chaud que le précédent ? » Cette question taraude encore beaucoup d’esprits. Elle s’invitera dans l’une des bulles de la bande dessinée, planchée par Ana Dess et Rudy Cavalheiro. L’une racontera les mots de l’autre en images.

À travers les pages de leur nouvel ouvrage, les cofondateurs de la maison d’édition Les Tardigrades, née en 2022, à Mérillac, près de Loudéac (Côtes-d’Armor), vont lever tous les secrets de l’agroclimatologie. Derrière ce terme quelque peu barbare se cache l’impact du climat sur l’agriculture.

Les premières planches de la bande dessinée sont déjà prêtes. | OUEST-FRANCE

Un sujet qui touche particulièrement ceux qui avaient choisi de poser leurs valises dans le Centre-Bretagne. « C’est une terre agricole historique, cela donne d’autant plus de sens à notre projet », observe Ana Dess.

C’est dans la tête de celui-ci qu’a émergé l’idée de ce nouvel ouvrage. Tout remonte au jour où il a écouté une interview de Serge Zaka, ingénieur agronome et docteur en agroclimatologie. « Interpellé par le sujet, il s’y est penché à travers la lecture de plusieurs articles », explique l’illustratrice.

Rudy Cavalheiro, Ana Dess et Serge Zaka ont préparé ensemble la bande dessinée. | OUEST-FRANCE

Mais forcés de constater que la dimension scientifique de l’agroclimatologie n’avait jamais été abordée dans un livre, Ana Dess et Rudy Cavalheiro ont décidé de s’y atteler. « Il existe des ouvrages sur les changements climatiques, l’urgence des énergies… mais aucun sur l’impact du climat sur l’agriculture », poursuit-elle.

Répondre aux questions et casser les idées reçues

C’est en s’appuyant sur le travail de Serge Zaka et avec sa collaboration, que les deux bédéastes ont lancé leur ouvrage, dont leur cheval de bataille est de balayer un large éventail de questions, en y apportant des réponses. Parmi elles : « Comment devons-nous contrer les arguments trompeurs des climatosceptiques ou dénialistes pour faire avancer le débat, pour ne pas faire de mauvais choix ? ».

Ana Dess souligne que l’ambition de cette bande dessinée est, avant tout, d’apporter « une réponse globale et non ciblée agroclimatologie en regroupant toutes les données scientifiques ».

Et le défi n’est pas des moindres. Car il s’agit de « trouver les mots justes pour vulgariser des données scientifiques brutes sans les dénaturer ».

Pour captiver collégiens et lycéens, à qui la bande dessinée est particulièrement dédiée, ils misent notamment sur « les métaphores pour faire comprendre la profondeur du langage scientifique ».

Les auteurs de la bande dessinée espèrent la faire rayonner dans les établissements scolaires. « En septembre, nous la présenterons aux enseignants qui recherchent des supports pédagogiques, pour alimenter leurs cours. »

En attendant la sortie de cet ouvrage, attendu en fin d’année 2024, Ana Dess et Rudy Cavalheiro ont encore du pain sur la planche.

Renseignements : Editionslestardigrades.com

https://www.ouest-france.fr/environnement/rechauffement-climatique/en-bretagne-une-bande-dessinee-pour-comprendre-limpact-du-changement-climatique-sur-lagriculture-3ad19e08-f995-11ee-8656-3015bc260248

 

Ouest-France

Plougasnou. Ciné-débat sur la cohabitation intergénérationnelle

Publié le

À l’occasion des 20 ans de la Cohabitation intergénérationnelle solidaire, Morlaix Communauté, en partenariat avec l’association Projets, échanges et développement, de Plougasnou, et le dispositif Tiss’âges, proposent un ciné-débat sur le thème de la cohabitation.

Intitulé Ma coloc a 72 ans, le reportage de Florence Helleux, journaliste à France 2, raconte l’histoire de Martine, retraitée, 72 ans, et Benjamin, étudiant, 21 ans. Sans lien de parenté, ils ont 51 ans d’écart et vivent sous le même toit. Des colocataires heureux. Avec en France un habitant sur quatre de plus de 60 ans, la question du « bien vieillir » reste au cœur de l’actualité.

Ce reportage illustre l’action menée par la ville et l’agglomération de Morlaix qui, en partenariat avec l’association Ailes, déploient le dispositif Tiss’âges d’Habitat Partagé sur le territoire.

Jeudi 16 mai, à 18 h, à la maison des associations. Tél. 02 98 44 45 18 ; tissages@ailes29.org

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/cine-debat-sur-la-cohabitation-intergenerationnelle-40d1896b-da90-49cf-b447-f2bd20ed4fc7

 

Le Diben lundi 13 mai 2023

Plougasnou. Afps du Pays de Morlaix : Un tifo pour Gaza

Photo pyb29

Nous sommes assez contents de présenter le résultat d'une escapade solidaire de 150 personnes, le dimanche 21 avril à la pointe de Primel sur la commune de Plougasnou
dans le Nord Finistère ... De très belles images qui vont partir directement en Palestine. Un message de solidarité pour nos amiEs qui vivent des moments si difficiles. A partager sans aucune modération sur vos réseaux sociaux... 

AFPS du Pays de Morlaix

Vidéo : https://youtu.be/9SLxNlEt-zg?si=kr1AzPxInNBbVSLo

 

Ouest-France

Défenseurs de l’hôpital de Carhaix auditionnés : plusieurs élus, syndicats et militants en soutien

Modifié le Publié le

Une petite dizaine de personnes ont reçu une convocation, dont des délégués syndicaux, soupçonnés de « séquestration » et « violence en réunion » dans le cadre d’une action de défense de l’hôpital de Carhaix (Finistère), qui avait eu lieu à Quimper en septembre 2023. Mélanie Thomin, députée du Finistère, « réprouve cette vague de convocations ». Tout comme Philippe Guillemot et Corinne Nicole, conseillers départementaux. Militants et syndicats adressent aussi leur soutien.

Mélanie Thomin, députée du Finistère de la circonscription de Carhaix-Châteaulin.

Mélanie Thomin, députée du Finistère de la circonscription de Carhaix-Châteaulin. | OUEST-FRANCE

Mélanie Thomin, députée socialiste du Finistère de la circonscription de Carhaix-Châteaulin, rejette la convocation d’une petite dizaine de personnes qui ont participé à une action pour défendre l’hôpital de Carhaix (Finistère). C’était en septembre 2023, au siège départemental de l’Agence régionale de santé (ARS).

Soupçonné de « séquestration » et « violence en réunion sur personne chargée d’une mission de service public » , ce groupe de personnes est convoqué pour « une audition sous le régime de la garde à vue », au mois de mai, au commissariat de police de Quimper (Finistère). « Des plaintes » avaient été déposées par le CHRU de Brest-Carhaix, après cette journée.

« Une volonté politique d’intimider les représentants syndicaux ? »

L’élue « réprouve cette vague de convocations ». Mélanie Thomin vient d’être nommée membre de la commission d’enquête parlementaire sur « les difficultés d’accès aux soins à l’hôpital public ». Elle développe ses arguments : « La signature unanime du protocole de sortie de crise a alors symbolisé une forme d’apaisement entre les différentes parties prenantes. […]  Dès lors, pourquoi ces dépôts de plaintes contre des représentants du personnel hospitalier carhaisien ont-ils été maintenus ? »

Elle s’interroge sur « une volonté politique d’intimider les représentants syndicaux ? » Elle affirme être contre « la judiciarisation de l’expression syndicale ». La députée indique qu’elle sera de la mobilisation ce 1er-Mai à Carhaix.

Un « soutien indéfectible »

Philippe Guillemot et Corinne Nicole, conseillers départementaux, sont eux aussi en désaccord : « Nous condamnons les différentes convocations par la police « sous le régime de la garde à vue »». Ils apportent « soutien indéfectible aux personnes ayant reçu une convocation ». Ils demandent d’une voix : « Nous demandons que soient mises en œuvre de véritables mesures pour la réouverture de tous les services actifs et des urgences 24 heures sur 24 et sept jours sur sept ».

« Nous appelons toute la population, les élus du centre Bretagne à venir soutenir les 10 personnes convoquées sous le régime de la garde à vue les 14, 15, 17, 21, 22, 23, 24 et 28 mai à 9 h au commissariat de Quimper », ajoutent-ils le 9 mai 2024.

Rassemblements le 22 et 23 mars

La fédération finistérienne du Parti communiste français (PCF) appelle « à venir les soutenir au commissariat de Quimper à chacune des convocations avec deux temps forts les 22 et 23 mai, jours de convocations de la secrétaire générale du syndicat CGT de l’hôpital de Carhaix et du secrétaire général CGT du CHRU Brest-Carhaix. »

Plus généralement, le PCF appelle à défendre « notre droit à l’expression et à la manifestation face aux menaces et restrictions des libertés syndicales et citoyennes […] Nous sommes très préoccupés et révoltés par la logique liberticide qui sous-tend aussi la plainte du ministre de l’Intérieur contre le militant syndical brestois de Solidaires Olivier Cuzon et par la tentative de museler les protestations de solidarité avec le peuple palestinien dans les Universités et à Sciences Po. »

« Destruction d’un service de santé de qualité »

Le mouvement Douar ha Frankiz (Terre et liberté) soutient aussi les défenseurs convoqués : « Au-delà de l’injustice faite à celles et ceux qui se battent pour que notre dignité et notre santé soient préservées, la convocation envoyée aux camarades relève d’une stratégie plus large de destruction d’un service de santé de qualité, accessible à tous. Nous ne devrons rien laisser passer. Nous appelons à une vigilance accrue pour les mois à venir, et réitérons notre soutien à toutes celles et ceux injustement frappés et frappées par la répression ».

« Mettre sous silence une mobilisation »

Le syndicat Sud santé sociaux du Finistère prend également la parole : « Nous soutenons bien évidemment ces représentants syndicaux et ces collectifs de défense qui s’impliquent au quotidien pour l’amélioration les conditions de travail des salariés mais aussi pour la défense d’un service public de proximité et de qualité. Nous dénonçons ces agissements et ces mesures d’intimidation qui n’ont pour seul but que d’essayer de mettre sous silence une mobilisation et une colère envers ces politiques de destruction des services publics. Ces personnes qui ont déposé ces plaintes se trompent une nouvelle fois de cible et préfèrent s’en prendre aux organisations syndicales et aux défenseurs d’un hôpital public de qualité plutôt que de mettre leur énergie au service des agents, des usagers, des patients. »

« Sa stupéfaction et son indignation face aux convocations »

Dans un communiqué transmis ce vendredi 3 mai, le comité de défense et de développement de l’hôpital de Carhaix (Finistère) soutient les « personnes convoqués au commissariat de Quimper ». Les membres du groupe expriment « sa stupéfaction et son indignation face aux convocations ». Ils déclarent : « Nous appelons sans réserve au soutien des personnes convoquées et à la mobilisation de la population et des élus du territoire. Le comité de défense appelle à venir les soutenir à chacune des convocations au commissariat de Quimper entre le 14 et le 28 mai ».

La CGT, la CFDT et Sud « exigent l’arrêt des procédures judiciaires »

Les syndicats CFDT, CGT et Sud du CHRU Brest - Carhaix l’assurent : « aucun des militants syndicaux ne s’est rendu coupable de séquestration ou de violence. Le régime de la garde à vue en fait pourtant des suspects alors qu’ils n’ont fait que remplir leur mandat et défendre l’hôpital public, l’accès et l’offre de soins […] En guise de protestation, les syndicats CGT, CFDT, SUD ont donc signifié à la directrice générale leur décision de suspendre leur participation au dialogue social dans le cadre des instances institutionnelles. Ils ont déjà décidé de multiplier les actions de soutien à leurs militants inquiétés. Ils appellent d’ores et déjà à préparer les mobilisations pour soutenir les militants convoqués au commissariat de Quimper du 14 au 28 mai 2024. Enfin, ils exigent l’arrêt immédiat des procédures judiciaires à l’encontre de leurs militants et des solutions pérennes pour la réouverture des urgences. »

Cela « relève de l’injustice »

L’union locale de la CFDT à Carhaix s’inscrit dans cette ligne et « déplore » ces convocations. Ils complètent : « Dans ce contexte, convoquer des défenseurs de l’hôpital, revendiquant l’accès aux soins d’urgence pour tous dans un périmètre raisonnable, relève de l’injustice au regard de la situation subie par la population du pays Centre Ouest Bretagne. »

Le parti des travailleurs du Finistère en soutien

« À cette remise en cause de la liberté de manifester s’ajoute la remise en cause de la liberté d’expression avec la plainte […] à l’encontre d’Olivier Cuzon, syndicaliste Sud pour avoir osé contester la légitimité de l’intervention de militaires dans l’encadrement des classes « défense sécurité globale » en collège. D’autres syndicalistes dans tout le pays subissent des mesures de répression », s’indigne le parti des travailleurs du Finistère.

Le NPA du Kreiz Breizh et du Finistère s’indignent

Le NPA (Nouveau parti anticapitaliste) Kreiz Breizh et le NPA du Finistère « s’associent au mouvement de solidarité avec les convoqués du mois de mai ». Et ils poursuivent : « Avec nos porte-parole dont Olivier Besancenot et Philippe Poutou, nous dénonçons la criminalisation de l’activité militante et syndicale, l’autoritarisme en marche et les mensonges visant à faire taire la résistance si nécessaire pour défendre notre système de soins mis en péril chaque jour ».

Des comités de défense d’hôpitaux bretons prennent la parole

Le comité de défense de l’hôpital de Concarneau, la coordination « le Monde d’Après Saint Malo », le comité de défense de l’hôpital public et de l’offre de soins du Pays de Guingamp, le collectif santé du Pays de Ploërmel, le comité pour la défense de l’hôpital et le droit à la santé (Douarnenez), le comité de défense de l’hôpital de Landerneau, le collectif de défense du CH de Centre Bretagne (Pontivy) ont signé un communiqué commun.

« Cela n’a pas d’autres buts que l’intimidation au moment où la défense de l’hôpital public n’a jamais été aussi indispensable, tous les comités bretons peuvent en témoigner : fermetures de maternités, de services d’urgence et de chirurgie, manque de médecins, fuite des personnels, etc. Si l’Agence régionale de santé est vraiment chargée d’une mission de service public, qu’elle le prouve en mettant en œuvre des mesures d’urgence sur la Région au lieu d’appliquer les consignes gouvernementales de réduction des budgets publics. Il faut redonner les moyens aux hôpitaux pour qu’ils répondent aux besoins des populations. » Le collectif appelle à venir « nombreux dès 9 h le 14 mai devant le commissariat de Quimper. »

« Prendre les mesures nécessaires au rétablissement du dialogue »

‌Les FDSEA (fédération Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) des cantons syndicaux de Carhaix et Huelgoat (Finistère) « se joignent à l’ensemble des organisations et citoyens qui se mobilisent », affirment-ils. « Nous appelons dès lors ses autorités de tutelle [de la direction de l’hôpital Brest-Carhaix] à prendre les mesures nécessaires au rétablissement du dialogue en la relevant de ses fonctions. Nous leurs affirmons que nous ne nous soumettrons jamais à des mesures dégradant nos droits à la santé. Nous appelons de même le préfet du Finistère à agir pour le maintient des conditions de la concorde civile en faisant respecter les promesses qu’il a lui même signé au nom de l’État », continuent Yann Manac’h, président de la FDSEA du canton de Carhaix et Sabine Demeuré, président de la FDSEA de Huelgoat.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/cette-deputee-du-finistere-soutient-les-defenseurs-de-lhopital-de-carhaix-bientot-auditionnes-5fe8aed0-06e6-11ef-82e4-0c4a28978b68

 

Ouest-France

REPORTAGE. « On se sent vraiment utile » : Le quotidien d’une pharmacienne bretonne en milieu rural

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Depuis vingt ans, la pharmacie Delannoy partage le quotidien des Spézetois (Finistère) et des habitants de communes alentour. La pharmacienne Laurence Delannoy vit intensément son métier, qui a du mal à recruter, et évolue vite.

Laurence Delannoy ne voit pas ses journées passer à la pharmacie.

Laurence Delannoy ne voit pas ses journées passer à la pharmacie. | OUEST-FRANCE

La fin de journée approche dans la pharmacie de Spézet, dans le Centre-Finistère. Les clients affluent encore, avec ou sans leur ordonnance à la main. Au comptoir, ils sont chaleureusement accueillis par Laurence Delannoy, titulaire de la pharmacie, ou par l’une des préparatrices.

« C’est un métier passionnant »

Quelque part, dans l’un des bureaux, le téléphone sonne. Mais pas pour longtemps : la pharmacienne s’excuse auprès de son client et va répondre. Le quotidien à la pharmacie n’est pas de tout repos. « Nos journées sont longues, on a toujours quelque chose à faire. Le métier de pharmacienne en milieu rural est varié, et très intéressant, souligne Laurence Delannoy. Il y a beaucoup d’administratif et de règles à respecter, il faut être courageux, rigoureux, aimer le contact avec les gens. C’est un métier passionnant. »

Pour sa pharmacie et ses clients, la pharmacienne s’investit chaque jour à 100 %. Elle aime transmettre son savoir à ses stagiaires, qu’elle reçoit tout au long de l’année, et à ses apprentis. « J’ai toujours pris des jeunes en apprentissage, mais le Covid a chamboulé les vocations, regrette Laurence Delannoy. J’encourage la venue des jeunes en stage, dès la quatrième ou la troisième, pour qu’ils découvrent la pharmacie. La profession de pharmacienne peut faire peur par le nombre d’années d’études, mais on peut aussi s’épanouir dans le métier de préparatrice en pharmacie. »

"Actuellement, on a besoin de préparateurs et de pharmaciens, surtout, ici, en milieu rural, loin des facultés. On a une tout autre approche du métier"

— Laurence Delannoy, pharmacienne

« On connaît les gens, leur famille, on les suit »

Elle rappelle l’évolution récente du domaine : « Une formation en deux ans est proposée au centre de formation des apprentis, chapeauté par la faculté de pharmacie de Rennes (Ille-et-Vilaine). Ce cursus permettra, via une passerelle, de poursuivre vers des études de pharmacienne, détaille Laurence Delannoy. On peut y accéder par la première année de médecine, mais également par une licence santé. Actuellement, on a besoin de préparateurs et de pharmaciens, surtout en milieu rural, loin des facultés. On a une tout autre approche du métier. »

Lire aussi : REPORTAGE. Ce grossiste en pharmacie livre 60 000 médicaments par jour en Bretagne

La professionnelle de santé s’est installée à Spézet en avril 2004. Elle y a trouvé un équilibre, et surtout une équipe pour travailler. « Ici, on travaille en groupe ou en exercice coordonné avec le médecin et les infirmières, en essayant de toujours trouver des solutions, assure la pharmacienne. On connaît les gens, leur famille, on les suit. On gagne en efficacité et en rapidité. On fait également partie du Pôle de santé du Pays Dardoup, ce qui étend notre collaboration avec les autres communes. »

La pharmacie est installée au cœur du bourg, rue du Général-de-Gaulle. | OUEST-FRANCE

Un métier impacté par les pénuries

Au quotidien, Laurence Delannoy passe aussi une partie de son temps à trouver des solutions pour remédier à la pénurie de médicaments. « On s’aide entre pharmacies du secteur. On ne peut pas laisser les gens se débrouiller seul. C’est chronophage et cela complique vraiment notre travail », regrette la professionnelle.

Son métier a beaucoup évolué ces dernières années. « Avec la pénurie de médecin, nous faisons plus de conseils pour les petites maladies. On évalue le besoin d’une consultation. Nous pratiquons les tests angines, bientôt ceux des infections urinaires, et faisons des entretiens pharmaceutiques. Il y a aussi la vaccination, liste la pharmacienne. Le Covid a redonné du sens à notre profession. On a de la chance d’avoir un médecin à Spézet, et le cabinet s’agrandit : il y a une forte demande de médecin traitant, beaucoup de patients sont dans l’attente. »

Lire aussi : Avec 1 010 pharmacies en Bretagne, tous les habitants sont à moins d’un quart d’heure d’une officine

Titulaire d’un diplôme universitaire de maintien et soins à domicile, et d’un autre d’orthopédie, Laurence Delannoy insiste sur l’importance du conseil et de l’accueil au sein de sa pharmacie. « Quand on s’installe à la campagne, on fait beaucoup d’orthopédie et on propose du matériel médical, pour que les patients puissent rester longtemps à domicile, accompagnés par une structure d’infirmières si c’est possible. C’est une partie de mon travail que j’aime. On se rend chez les gens, on analyse leurs besoins. Oui, on se sent vraiment utile. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/spezet-29540/reportage-on-se-sent-vraiment-utile-dans-le-quotidien-dune-pharmacienne-bretonne-en-campagne-04256dd2-0717-11ef-baa8-87f53ab61af3

 

Ouest-France

Nouvelle direction… et nouveau Carré Magique ? Le théâtre de Lannion pourrait déménager à Nod-Huel

Victor GUILLAUD-LUCET. Publié le

Depuis quelques mois, la question est posée : le Carré Magique sera-t-il rénové dans les prochaines années, ou déménagera-t-il carrément vers Nod-Huel ? Si ce lieu est jugé « plausible » par le directeur du théâtre, il faudra attendre les conclusions d’une étude lancée par l’Agglo pour répondre à ces interrogations.

Le Carré Magique est ancré depuis plus de trente ans sur le parvis des Droits de l’Homme, à Lannion.

Le Carré Magique est ancré depuis plus de trente ans sur le parvis des Droits de l’Homme, à Lannion. | OUEST-FRANCE

Si au fil des ans, le Carré Magique n’a cessé de se développer, il a aussi essuyé les assauts du temps. Ouvert en 1991, le bâtiment est désormais une passoire thermique. La cage de scène est trop petite pour accueillir certaines créations, et la jauge de la salle – 840 places – jugée trop importante.

Rénovation ou déménagement ?

Des constats que tire le directeur, Philippe Le Gal, mais aussi Lannion-Trégor communauté (LTC), propriétaire de la salle. Lors d’un conseil communautaire, fin 2023, c’est le président de l’Agglo, Gervais Egault, qui évoquait lui-même une  étude programmatique  concernant la rénovation du Carré Magique. Il était alors question de trouver  un lieu d’implantation  pour la structure.

Autre indice sibyllin, la fiche de poste pour le recrutement du nouveau directeur du Carré magique indique que « la nouvelle direction sera associée aux réflexions relatives à la préfiguration d’un nouvel équipement dédié au Carré Magique. » Serait-il alors voué à déménager ?

À ces questions, Philippe Le Gal répond dans un sourire qu’il est encore un peu tôt pour en parler :  Justement, c’est l’étude en cours qui déterminera s’il faut opter pour une rénovation du bâtiment existant, ou si l’on part sur une nouvelle construction. 

Nod-Huel, un lieu « plausible » pour une nouvelle salle

S’il a longtemps préféré un projet de rénovation, Philippe Le Gal semble aujourd’hui penché vers une nouvelle construction :  Une rénovation impliquerait au moins deux saisons hors les murs. Au moins, une nouvelle construction permettrait d’avoir une salle entièrement aux normes, et d’avoir une scène un peu plus adaptée aux besoins des spectacles d’aujourd’hui. 

Quand on évoque l’emplacement envisagé pour un nouvel équipement, Philippe Le Gal est formel :  Il faut que le théâtre reste au centre-ville.  Avec la rénovation des quais, une implantation à Nod-Huel pourrait-elle s’envisager ?  C’est un lieu plausible , lâche le directeur, qui y voit une opportunité pour la ville d’assimiler plus clairement la rive gauche au centre-ville.

En revanche, au vu de sa situation proche du Léguer, la question de la montée des eaux pourrait poser problème. Une nouvelle fois, les conclusions de l’étude en cours devraient permettre de répondre à ces questions.

Lire aussi : Des personnes malvoyantes et aveugles initiées à la danse au Carré magique de Lannion

Un projet politique ?

La construction d’un nouvel équipement nécessiterait un projet d’investissement croisé entre l’État, la Région et l’Agglo. Un autre chantier qui commencerait probablement à se dessiner aux alentours de 2026, et qui intégrerait dès lors un autre calendrier : celui des élections municipales. « L’élaboration d’un nouveau Carré Magique peut être un projet politique à part entière. » Reste à savoir qui saura s’en emparer.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/nouvelle-direction-et-nouveau-carre-magique-le-theatre-de-lannion-pourrait-demenager-a-nod-huel-23e18176-0fad-11ef-9468-f1ca8c573b21

 

Ouest-France

Les Écologistes s’opposent à l’extension d’un poulailler dans les Côtes-d’Armor

Publié le

Dans un communiqué paru le jeudi 9 mai 2024, Les Écologistes (ex-EELV) du Trégor-Goëlo dénoncent l’extension entreprise par le Gaec Kerboriou, à Plestin-les-Grèves (Côtes-d’Armor). L’autorisation de la préfecture est « en contradiction avec l’état environnemental actuel et avec les ambitions régionales affichées », estime le parti politique.

Le poulailler de Plestin-les-Grèves passerait de 50 625 à 181 300 têtes.

Le poulailler de Plestin-les-Grèves passerait de 50 625 à 181 300 têtes. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Les Écologistes (ex-EELV) du Trégor-Goëlo s’associent au collectif « Sauve qui poules » et à plusieurs associations environnementales de Plestin-les-Grèves (Côtes-d’Armor). Dans un communiqué publié le jeudi 9 mai 2024, l’union locale du parti politique monte au créneau pour dénoncer les travaux d’extension entrepris par le Gaec Kerboriou.

« Mal-être animal » et production « de basse qualité »

L’exploitation plestinaise projette d’arrêter l’élevage bovin et de renforcer dans le même temps sa production de volailles, de 50 625 à 181 300 têtes. La préfecture a autorisé cette nouvelle orientation en février 2023, et délivré le permis de construire nécessaire.

Lire aussi : À Plestin-les-Grèves, l’agriculteur défend son projet de poulailler, contesté par des associations

« Outre le mal-être animal évident dans ce genre de poulailler et les différentes pollutions effectives et potentielles, la production d’aliments de basse qualité, qui ne seront pas consommés localement, devrait être prise en compte dans les décisions préfectorales », regrettent Les Écologistes.

Selon eux, l’aval de la préfecture est « en contradiction avec l’état environnemental actuel qui reste fragile et avec les ambitions régionales affichées ».

Lire aussi : Algues vertes : « Une prolifération tardive mais accélérée depuis août » sur la Lieue de Grève

Plusieurs recours ont été déposés devant le tribunal administratif pour invalider cette extension.

https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/les-ecologistes-sopposent-a-lextension-dun-poulailler-dans-les-cotes-darmor-d6707b62-1075-11ef-993c-f37c0160a6dd

 

Ouest-France

17 ans et puis s’en va : au Carré magique de Lannion, Philippe Le Gal prépare la transition

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Le directeur du Carré magique s’apprête à passer le relais, après 17 ans à la tête de la scène nationale lannionnaise (Côtes-d’Armor). Des années qui auront permis au passionné de théâtre de s’immerger pleinement dans l’art du cirque, et d’accompagner une centaine de compagnies dans leur développement. Il quittera le Carré magique en décembre prochain, sans aucun regret. Entretien.

À la fin de l’année 2024, Philippe Le Gal laissera sa place à la direction du Carré magique. Une évolution « saine et importante » pour l’avenir de la salle, selon l’intéressé.

À la fin de l’année 2024, Philippe Le Gal laissera sa place à la direction du Carré magique. Une évolution « saine et importante » pour l’avenir de la salle, selon l’intéressé. | OUEST-FRANCE

Il a pris la direction du Carré magique de Lannion (Côtes-d’Armor) en février 2007. Philippe Le Gal s’apprête désormais à passer le relais de cette scène pluridisciplinaire, également Pôle national du cirque. Même s’il n’en a pas l’habitude, le passionné de spectacles vivants a accepté de jeter un coup d’œil dans le rétro, quelques mois avant son départ vers de nouveaux horizons. Entretien.

Voilà 17 ans que vous êtes arrivé à la direction du Carré magique. Ça passe vite, 17 ans ?

Très vite, oui. J’ai l’impression que c’était hier que je quittais mon poste d’administrateur au théâtre d’Angoulême (Charente) pour redécouvrir la Bretagne et le Trégor. C’est aussi parce que je ne regarde pas souvent dans le rétroviseur que le temps me paraît aussi condensé : je me concentre plutôt sur l’énergie du présent et sur la construction des nouveaux projets artistiques.

Vous semblez réellement passionné par le spectacle vivant, notamment par le cirque. Pourtant, vous étiez plutôt féru de théâtre avant votre arrivée ici ?

Disons que je connaissais mal l’art du cirque, mais que je m’y suis plongé avec un plaisir certain. Au théâtre, le plaisir vient de la puissance du texte et de la maîtrise qu’en a le comédien. Mais il y a toujours quelque chose de très maîtrisé, de très formaliste. Au cirque, on retrouve évidemment un travail extraordinairement formel, du fait de la maîtrise du corps des circassiens, mais il y a cette capacité, cette qualité de faire surgir l’invraisemblable au milieu de tout.

"Elle nous embarquait dans une histoire incroyable, où une petite belette chantait Une souris verte au milieu d’un chœur wagnérien…"

— Philippe Le Gal, à propos du spectacle Éloge du poil

Quel spectacle vous a le plus marqué pendant ces saisons lannionnaises ?

Si je ne devais en citer qu’un, ça serait Éloge du poil, de Jane Mordoj. Je l’ai vu pour la première fois en 2007, mais il est toujours gravé dans ma mémoire. C’est l’histoire d’une femme à barbe, qui sème le trouble en assumant cette singularité. C’est aussi une ode à Shakespeare, puisque l’artiste jouait avec des crânes en maniant l’art de la ventriloquie. Elle nous embarquait dans une histoire incroyable, où une petite belette chantait Une souris verte au milieu d’un chœur wagnérien… Il y avait quelque chose de complètement déjanté, et de parfaitement génial.

Lire aussi : Festival Gare au gorille dans les Côtes-d’Armor : « une édition heureuse et joyeuse »

À la fin de l’année 2024, vous quitterez vos fonctions de directeur : qu’est-ce que vous inspire cette fin annoncée ?

C’est un moment assez étonnant, mais aussi très stimulant. Pour moi et le ou la prochaine directrice, bien évidemment, mais aussi pour le public : la subjectivité du programmateur se retrouve toujours un peu dans la programmation d’une salle. En changeant de regard à la direction, on assure la diversité de cette salle pluridisciplinaire, ce qui est très important.

Certes, on pourrait dire que j’ai un peu monopolisé le temps au fil de ces 17 ans, mais j’ai aussi défendu une programmation variée tout au long de ces saisons. Nous avons surtout aidé et accompagné une centaine de compagnies dans leur développement, ce qui est une véritable fierté. Car c’est là que notre rôle devient le plus clair : quand on accompagne les artistes dans la construction de leur spectacle, encore fragile.

Le ou la prochaine directrice n’est donc pas encore connue ?

Non, car pour devenir directeur d’une scène nationale, il y a un dossier à remplir, un entretien lors duquel on défend la vision que l’on a pour la salle, des échanges avec le ministère de la Culture… Il ou elle devrait être nommée d’ici la fin du mois de septembre. Ensuite, j’assurerai une transition jusqu’au mois de décembre, avant de m’éclipser par la petite porte.

Vous avez un profil en tête ?

Ce qui est important, c’est qu’une nouvelle figure plus jeune arrive à la tête du Carré. Il faut être honnête, je sens bien qu’il y a d’autres enjeux aujourd’hui, un autre rapport au temps, un regard des spectateurs qui évolue. Il faudra quelqu’un qui puisse incarner cette nouvelle dynamique, et qui puisse rassurer les artistes et le public sur la continuité des projets du Carré magique.

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Qu’est-ce qui vous manquera, une fois sorti du Carré ?

Rien ne va me manquer, je crois. Je suis surtout très heureux de passer le relais, et que le Carré magique change avec le temps, qu’il bascule vers d’autres horizons. J’ai fait un bout du chemin, la prochaine direction fera le sien. Cette bascule à venir me remplit de joie.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/17-ans-et-puis-sen-va-au-carre-magique-de-lannion-philippe-le-gal-prepare-la-transition-2d00add2-0ead-11ef-9468-f1ca8c573b21

 

Ouest-France

Brest a commémoré la journée des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions

La rédaction de Brest. Publié le

Vendredi 10 mai 2024, rue des Mouettes au Moulin-Blanc, Brest a commémoré, au pied du monument « Mémoires », la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions.

Le maire de Brest François Cuillandre et Max Relouzat, président de Mémoires des Esclavages, au pied du monument « Mémoires » au Moulin-Blanc.

Le maire de Brest François Cuillandre et Max Relouzat, président de Mémoires des Esclavages, au pied du monument « Mémoires » au Moulin-Blanc. | OUEST-FRANCE

Ce vendredi 10 mai 2024, rue des Mouettes au Moulin-Blanc, Brest a commémoré, au pied du monument « Mémoires », œuvre du sculpteur Marc Morvan, la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions.

Parmi une cinquantaine de personnes, la cérémonie a réuni François Cuillandre, le maire de Brest, Max Relouzat, président de Mémoires des Esclavages et acteur majeur de la reconnaissance de l’histoire de l’esclavage dans le Finistère, Jean-Philippe Setbon, sous-préfet de l’arrondissement de Brest et Jean-Charles Larsonneur, député du Finistère. Tous ont rappelé que « le combat contre l’esclavage, la servitude et la traite des personnes n’est toujours pas terminé ».

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Après la minute de silence, pour clore la célébration, les élèves de 4e du collège Anna-Marly ont entonné des chants en mémoire de Jean Mor, un esclave martiniquais déporté à Brest dans les années 1760.

https://www.ouest-france.fr/culture/histoire/brest-a-commemore-la-journee-des-memoires-de-la-traite-de-lesclavage-et-de-leurs-abolitions-032eac38-1052-11ef-993c-f37c0160a6dd

 

Ouest-France

À Brest, les élèves de l’Harteloire contre l’arrivée du centre de formation Greta

Frédérique GUIZIOU. Publié le

Un collectif d’élèves s’oppose au projet d’implantation du centre de formation Greta dans le collège-lycée de l’Harteloire, à Brest (Finistère). Ils comptent bloquer, ce lundi 13 mai 2024, l’entrée de l’établissement.

La cité scolaire de l’Harteloire, à Brest, pourrait accueillir le centre de formation Greta.

La cité scolaire de l’Harteloire, à Brest, pourrait accueillir le centre de formation Greta. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Un collectif d’élèves du lycée de l’Harteloire, à Brest (Finistère), annonce son intention de bloquer pacifiquement, à partir de 7 h, ce lundi 13 mai 2024, l’entrée de l’établissement. Ils se mobilisent contre le projet d’implantation du centre de formation Greta dans leurs locaux.

« Ce projet entraînerait une fusion collège-lycée, explique le collectif. Ce qui poserait un certain nombre de problèmes. »

Comme une privation de certains locaux dédiés aux lycéens. Ou le « risque de nuire à l’attractivité du lycée » et une « trop forte densité dans les couloirs ». Ou encore « une proximité́ avec des adultes dans un établissement scolaire où des adolescents se construisent. »

La décision d’accueillir le Greta, qui « a déjà annoncé son déménagement à l’Harteloire », sera votée jeudi 16 mai 2024. L’APE, l’association des parents d’élèves, se réunit mardi soir, à 20 h, pour en parler.

https://www.ouest-france.fr/education/a-brest-les-eleves-de-lharteloire-contre-larrivee-du-centre-de-formation-greta-a422f318-104a-11ef-993c-f37c0160a6dd

 

Ouest-France

Le capitaine d’un cargo espagnol hélitreuillé au large d’Ouessant

Frédérique GUIZIOU. Publié le

L’opération a eu lieu, dans de bonnes conditions, dans la nuit du 11 au 12 mai 2024 au large de l’île d’Ouessant (Finistère). Le capitaine de l’Albiz, un navire de commerce espagnol, a été admis à l’hôpital de la Cavale-Blanche à Brest.

L’hélicoptère H160 de la Marine nationale, spécialement configuré pour le sauvetage en mer.

L’hélicoptère H160 de la Marine nationale, spécialement configuré pour le sauvetage en mer. | MARINE NATIONALE

Un marin de 44 ans

Le Cross Corsen, le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage, a déclenché l’opération vers 21 h.

Spécialement configuré pour le sauvetage en mer, un hélicoptère H160 de la Marine nationale, a décollé de la base navale de Lanvéoc. L’hélitreuillage s’est effectué, vers 23 h 35, de nuit mais dans de bonnes conditions (une mer de force 3, un vent de force 1).

Le cargo en baie de Douarnenez

Le malade, le capitaine du cargo, âgé de 44 ans, a été admis, peu après minuit à l’hôpital de la Cavale-Blanche à Brest. L’Albiz reste posté en baie de Douarnenez, dans l’attente de l’arrivée d’un nouveau capitaine qui prendra son commandement.

https://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/le-capitaine-dun-cargo-espagnol-helitreuille-au-large-douessant-d533b834-103b-11ef-993c-f37c0160a6dd

 

Ouest-France

À Morlaix, environ 75 personnes défilent en soutien à Gaza

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Environ 75 personnes se sont réunies à Morlaix (Finistère), en soutien à Gaza, samedi 11 mai 2024. Les manifestants réclament, comme depuis le début du conflit, un cessez-le-feu immédiat.

Environ 75 personnes ont défilé dans les rues de Morlaix (Finistère), samedi 11 mai 2024, en soutien à Gaza.

Environ 75 personnes ont défilé dans les rues de Morlaix (Finistère), samedi 11 mai 2024, en soutien à Gaza. | OUEST-FRANCE

Environ 75 personnes se sont réunies à Morlaix (Finistère), samedi 11 mai 2024, à l’occasion d’une manifestation en soutien à Gaza, et pour un cessez-le-feu immédiat. Les manifestants s’étaient déjà mobilisés le 1er mai.

« Garder le mouvement de solidarité vivant »

Le cortège a pris le départ de la place Puyo, près du port de Morlaix. Il s’est ensuite dirigé vers le centre-ville et la place des Otages, là où ont eu lieu les prises de paroles. À quelques minutes du départ, François Rippe, président de l’AFPS (association France Palestine solidarité), expliquait : « Avec la menace de l’intervention à Rafah, on ne pouvait pas ne rien faire. C’est un enjeu pour nous de garder ce mouvement de solidarité vivant. »

L’association craint « une escalade », dans le conflit à Gaza et que la pression d’Israël ne s’accentue « sur le Sud Liban et qu’un deuxième front s’ouvre ». Face à ces risques, la position de l’AFPS est claire : « On restera toujours auprès du peuple palestinien, en soutien », conclut le président de l’association.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-environ-75-personnes-defilent-en-soutien-a-gaza-0cdbf594-0f97-11ef-9468-f1ca8c573b21 

Diaporama : Rassemblement en soutien au peuple palestinien à Morlaix samedi 11 mai 2024

 

Ouest-France

TÉMOIGNAGE. Claire, 14 ans : « La Maison familiale rurale a sauvé ma scolarité »

Claire, 14 ans, lycéenne, Brest. Publié le

Claire a 14 ans. Elle est lycéenne, à Brest. Son récit a été élaboré avec les journalistes de la Zone d’expression prioritaire (Zep), lors d’ateliers d’écriture avec des jeunes.

« Plus tard, j’espère être peintre dans le bâtiment ».

« Plus tard, j’espère être peintre dans le bâtiment ». | D’APRÈS UNE PHOTO FOTOLIA

La Zone d’expression prioritaire (Zep) élabore ces récits avec des jeunes de 14 à 30 ans, lors d’ateliers d’écriture encadrés par des journalistes. Ces témoignages sont ensuite publiés par des médias. Ouest-France a choisi d’être l’un d’eux. Tous les mois, le premier mardi, dans le journal et sur ouest-france.fr, on peut lire ces récits de vie, comme celui de Claire, 14 ans.

« Quand j’étais au collège, j’avais peur d’aller en cours. Il n’y avait aucune raison particulière. J’avais des amis, je ne me faisais pas harceler, ni embêter, ni rien, mais je n’arrivais pas à tenir une semaine en allant tous les jours en cours. Ça a commencé après le confinement et ça a duré trois ans. Je me suis isolée. Je m’embrouillais souvent avec mes parents. Ma mère m’a donc emmenée au centre d’information et d’orientation (CIO) et c’est là qu’on m’a conseillé la Maison familiale rurale (MFR).

La MFR, c’est une école mais beaucoup plus petite qu’un collège classique. On est seulement quinze par classe et, en tout, on est très peu, environ une centaine. J’y suis donc rentrée à 13 ans, en troisième prépa-métiers. C’est une troisième qui permet de faire des stages la moitié de l’année et de grandir dans le monde du travail. On fait des rédactions et on passe le brevet, mais on apprend aussi à faire un CV, une lettre de motivation. «

«L’ambiance est familiale »

« À la MFR, les profs sont plus à l’écoute, ils prennent beaucoup plus de temps pour expliquer. Ils nous suivent tout le temps, nous demandent comment ça se passe à la maison, dans les stages, en cours… C’est facile de leur parler, on est beaucoup plus à l’aise. L’ambiance est familiale.

Cette année m’a permis de m’épanouir mentalement et physiquement, d’être plus à l’aise à l’oral, d’être régulière pour faire mes devoirs chez moi. J’ai pu choisir plusieurs stages : dans le bâtiment, en bibliothèque, dans le secteur de la petite enfance. Ces stages m’ont rendue plus assidue, moins fainéante, plus motivée. Et maintenant, j’ai de l’expérience professionnelle. »

« J’ai repris confiance en moi »

« Au bout de la moitié de l’année, j’ai repris confiance en moi et en mes décisions. J’étais moins timide, plus à l’aise, et je me suis fait des amis. Je parlais beaucoup plus avec ma famille parce que je me sentais bien à l’école. Je sortais plus de chez moi aussi.

Après les différents stages que j’ai faits, j’ai beaucoup aimé le bâtiment, je me suis donc inscrite en bac pro aménagement et finition du bâtiment dans un lycée professionnel. Au début, c’était très compliqué de m’intégrer car nous sommes maintenant 29 par classe. Je me sentais exclue. Mais maintenant ça va mieux, et je vais plus vers les autres. Plus tard, j’espère être peintre dans le bâtiment. »

https://www.ouest-france.fr/education/etudiant/la-zep/temoignage-claire-14-ans-la-maison-familiale-rurale-a-sauve-ma-scolarite-2eb73bf6-fd90-11ee-9b3d-44ca7a681769

 

Ouest-France

L’extraction de sable en baie de Lannion définitivement enterrée : retour sur 15 ans de lutte

Renée-Laure EUZEN. Publié le

L’extraction de sable en baie de Lannion (Côtes-d’Armor) n’aura plus jamais lieu. L’État a validé la renonciation de la Compagnie armoricaine de navigation à son droit d’exploitation minière de sable coquillier. Le point final de quatorze ans de combat menés par les associations et les élus, avec le soutien de la population du Trégor.

Dimanche 11 septembre 2016 : environ 4 000 personnes manifestent dans le centre de Lannion (Côtes-d’Armor) pour protester contre l’extraction de sable dans la baie par la Compagnie Armoricaine de Navigation (CAN).

Dimanche 11 septembre 2016 : environ 4 000 personnes manifestent dans le centre de Lannion (Côtes-d’Armor) pour protester contre l’extraction de sable dans la baie par la Compagnie Armoricaine de Navigation (CAN). | ARCHIVES OUEST FRANCE

On savait que le sujet n’était plus d’actualité… mais il est désormais officiellement clos. La preuve ? L’arrêté ministériel qui acte la renonciation de la Compagnie armoricaine de navigation (Can) à son droit d’exploitation minière de sable coquillier en baie de Lannion a été publié au Journal officiel le 25 avril 2024. Le point final d’un combat de près de quinze ans qui aura fait se lever le Trégor.

En novembre 2015, les manifestants ont formé un « SOS » sur la plage de Trébeurden. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Novembre 2010 voit la toute première manifestation contre le projet de la Can, filiale du groupe malouin Roullier, après une première réunion publique initiée par l’association Sauvegarde du Trégor. Le projet prévoit alors  l’extraction de 400 000 m³ pendant 20 ans . Si les premiers opposants ne sont qu’une cinquantaine, la contestation ne va cesser de s’étendre.

Le 21 janvier 2015, entre 5000 et 6 000 personnes défilent dans les rues de Lannion, les élus arborent leur écharpe tricolore. | ARCHIVES OUEST FRANCE.

En écho au collectif qui s’était élevé contre un projet du groupe Lafarge à Erdeven (Morbihan) Peuple des dunes en Trégor naît au début de l’année 2012 composé d’une trentaine d’associations. Au côté du monde associatif, la sphère politique est elle aussi vent debout. Parmi les plus farouches défenseurs du sable trégorrois, on trouve Joël Le Jeune, président de la communauté d’agglomération de Lannion, et maire de Trédrez-Locquémeau et Corinne Erhel (1), la députée, qui n’hésite pas à porter le dossier jusque dans les ministères.

Manifestation en mer contre l’extraction de sable le 17 septembre 2016. | OUEST-FRANCE

La crainte est forte, non seulement pour l’environnement mais aussi pour l’économie. Selon les opposants, ce sont 150 emplois directs qui sont menacés, et beaucoup plus d’emplois indirects. En janvier 2015, 6 000 personnes descendent dans la rue à Lannion contre l’extraction de sable.

Pour pouvoir lancer les opérations de pompage, la Can doit recevoir le feu vert de l’État. D’abord, c’est Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie qui signe, en septembre 2015, le décret autorisant l’extraction de sable. Les chiffres sont revus à la baisse : 250 000 m³ par an sur une concession de 15 ans. Les arrêtés préfectoraux du Finistère et des Côtes-d’Armor, les deux départements concernés, suivent deux mois plus tard. Les textes sont attaqués devant le tribunal administratif. L’affaire finira devant le Conseil d’État : les communes sont déboutées.

Lire aussi. Lannion. L’extraction de sable fait des vagues

Parmi les opposants, l’unité se fissure dans le collectif Peuple des dunes. Une divergence de vues sur les moyens à utiliser mènera à la création du Peuple des dunes de Batz à Bréhat en mars 2016.

Le sablier Côtes de Bretagne effectue son premier pompage le 7 septembre 2016. De nuit. Ce sera le seul. La réponse ne tarde pas. Une manifestation réunit quelque 4 000 personnes à Lannion.  Cette forte mobilisation a tout changé , assure avec le recul Yves-Marie Le Lay, dont l’association est membre de Peuple des dunes de Batz à Bréhat.

Élu à la présidence de la République, Emmanuel Macron annonce en 2018, que  les conditions d’exploitation ne sont pas satisfaisantes. Au printemps 2024, le Trégor peut souffler pour de bon. La lutte a payé. La Can qui a tenté d’obtenir une indemnisation devant la justice, sans succès, finit par renoncer à son droit minier. Pour Alain Bidal de Peuple des dunes, c’est grâce  à une solidarité territoriale sans faille ».

La « victoire » n’a pas apaisé les dissensions. Puisque les deux collectifs ont fêté la fin de l’extraction de sable. À quelques jours d’intervalle.

(1) Proche d’Emmanuel Macron, elle décède brutalement lors d’un meeting à Plouisy à la fin de la campagne électorale pour la présidentielle le 5 mai 2017.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lextraction-de-sable-en-baie-de-lannion-definitivement-enterree-retour-sur-15-ans-de-lutte-8122f700-0c94-11ef-a774-30ba526539fb

Diaporama : Trébeurden Rassemblement des opposants à l'extraction de sable en Baie de Lannion le 13 août 2017

 

Ouest-France

Dans cette commune touristique du Finistère, les bacs de tri dédiés aux commerçants débordent

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Le fait est récurrent et les habitants de Roscoff (Finistère) s’en plaignent souvent ! Les bacs de tri réservés aux professionnels débordent. Agacement pour les uns, manque de civisme pour les autres. Le mois de mai 2024 a débuté et déjà le sujet pose plusieurs questions.

Les bacs de tri réservés aux professionnels débordent depuis le 3 mai 2024.

Les bacs de tri réservés aux professionnels débordent depuis le 3 mai 2024. | OUEST-FRANCE

Qui est responsable de la gestion des bacs de tri à Roscoff (Finistère) ? La question est souvent posée par les visiteurs occasionnels ou les résidents saisonniers. Chacun peut constater, particulièrement dans l’hypercentre, que les bacs de tri contiennent plus qu’ils ne doivent supporter et que les dépôts sauvages sont fréquents. Pourquoi la situation est-elle récurrente ? Alors que la saison estivale 2024 démarre, les habitants de la commune s’interrogent.

Nombre de conteneurs doublé en 2023

Certains emballages sont déposés sans être compactés. Tant et si bien que les conteneurs, logiquement fermés à clé, restent ouverts et sont de plus en plus chargés. Haut-Léon Communauté (HLC), qui a compétence en matière de traitements des déchets, a doublé le nombre de conteneurs en 2023, à la demande de la mairie. La collecte se fait une fois par semaine et il n’est pas envisagé de modifier cette fréquence.

Mais la mairie veille au grain. Un courrier, daté du 3 mai 2024, a été adressé à tous les commerçants roscovites qu’ils soient concernés ou non. Le signataire rappelle le bon usage et les convenances : « La saison estivale démarre et certains sujets récurrents nous préoccupent toujours. Les remarques faites à plusieurs reprises sur les débordements, semblent rester lettre morte, malgré les nombreux avertissements et actes de sensibilisation. Le montant de l’amende est de 135 € pour déposer des déchets en dehors des conteneurs. Il est nécessaire de différer les dépôts quand ça déborde. »

Lire aussi : Roscoff veut favoriser l’attrait et les nouveaux habitants

La ville de Roscoff le rappelle : « Le dépôt de cageots, polystyrène et palettes, est strictement interdit. Ils doivent être déposés en déchetterie ». Selon certaines sources, des contrôles pourraient être effectués autour des lieux particulièrement touchés. « Il est indispensable que chacun se préoccupe de l’environnement commun, habitants, visiteurs et commerçants. Que Roscoff reste une ville attractive et propre dans l’intérêt de tous », ajoute la mairie.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/roscoff-29680/dans-cette-commune-touristique-du-finistere-les-bacs-de-tri-dedies-aux-commercants-debordent-c88deec6-0de6-11ef-a10a-8d6450bd9eac

 

Ouest-France

À Pont-Scorff, une plaque et un square en hommage à Théophile Thomas, déporté en 1943

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Morlaisien (Finistère) d’origine, Théophile Thomas a été arrêté par les forces allemandes le 26 décembre 1943 pour être libéré le 9 mai 1945. Dans les années 1960, il est venu s’installer comme charcutier traiteur à Pont-Scorff (Morbihan). Ce jeudi 9 mai, ses enfants Joëlle et Christian ont dévoilé la plaque qui lui rend hommage.

Jeudi, Pierrik Névannen, maire de Pont-Scorff, a inauguré le square Théophile Thomas en présence de la famille, des élus et de nombreux Scorvipontains qui sont venus rendre hommage à celui qui se faisait appeler Théo. Une reconnaissance pour ce Scorvipontain qui a été déporté à Buchenwald durant la Seconde guerre mondiale.

Jeudi, Pierrik Névannen, maire de Pont-Scorff, a inauguré le square Théophile Thomas en présence de la famille, des élus et de nombreux Scorvipontains qui sont venus rendre hommage à celui qui se faisait appeler Théo. Une reconnaissance pour ce Scorvipontain qui a été déporté à Buchenwald durant la Seconde guerre mondiale. | OUEST-FRANCE

Ce jeudi 9 mai 2024, une plaque rendant hommage à Théophile Thomas, déporté en 1943, a été inaugurée à Pont-Scorff (Morbihan), en présence de ses enfants, Joëlle et Christian. Après le dévoilement de la plaque du square, le maire de la commune, Pierrik Névannen, a retracé son histoire.

 Cette plaque que nous venons de dévoiler rend hommage à Théo Thomas, à son histoire, à ses souffrances. Le 26 décembre 1943, il est arrêté à Morlaix (Finistère) en pleine rue par les Allemands. Ce jour-là, en représaille d’un acte de résistance, 300 hommes de 15 à 40 ans, ont été rassemblés devant les nazis. 63 ont été retenus en otages, Théo Thomas était l’un d’eux. Déporté à Buchenwald, il a aussi été retenu dans deux autres camps, Flossenbürg et Hradistko, en Tchécoslovaquie. Ensuite, il a été embarqué vers Mathausen pour y être exterminé. Fort heureusement, le 11 mai 1945, le convoi s’arrête », retrace-t-il, avant d’expliquer qu’il est  difficile de traduire l’indicible, de raconter l’inimaginable, de décrire le déchaînement de cruautés » subies.

Un besoin de raconter tardif

Théophile Thomas a attendu très longtemps avant de pouvoir parler de ces années noires. À l’heure de la retraite, le besoin de raconter a été de plus en plus pressant, car il pensait toujours à ses 34 compagnons, sur 63, qui ne sont jamais revenus.

Dans les années 1960, il s’installe à Pont-Scorff dans la charcuterie qui se trouvait à l’angle d’une des rues près du square.

Plaque devant le square Théophile Thomas, à Pont-Scorff. | OUEST-FRANCE

Il a aussi été à l’origine de la création du club de cyclotourisme, dont il a assumé la présidence pendant de nombreuses années. René Le Garff, son successeur à la tête du club, a été l’instigateur de cet hommage. L’amitié en laquelle il le tenait a convaincu la municipalité de nommer cette place square Théophile Thomas.  Et c’est bien ainsi », conclut le maire lors de son hommage.

Joëlle, sa fille, pense d’abord à tous ceux qui ont vécu cette période douloureuse.  En mettant cette plaque sur le square avec son nom, ce n’est lui qu’on honore mais tous les déportés et c’est ce qu’il aurait souhaité. Merci à son ami René Le Garff d’avoir eu cette pensé e très touchante pour nous. 

Christian, son fils, a travaillé 25 ans dans le laboratoire et dans la boutique à l’angle de la rue.  J’ai longtemps travaillé avec mon père. À nous deux, cela représente 50 années de commerce à Pont-Scorff. Des amis comme René Le Garff, c’est sensationnel. Aujourd’hui, je n’ai plus de mots pour témoigner de mes émotions, si ce n’est que je suis reconnaissant envers tous. 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pont-scorff-56620/a-pont-scorff-une-plaque-et-un-square-en-hommage-au-resistant-theophile-thomas-4a302b58-0def-11ef-a10a-8d6450bd9eac

 

Ouest-France

Carantec. Céramiques et gravures à la galerie LC, à Carantec

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| OUEST-FRANCE

Loïk Corre, artiste et architecte, partage son temps entre Carantec et Paris. Il a l’habitude d’exposer ses œuvres, avec celles d’autres artistes, à la galerie LC qu’il a créée au n° 3, rue Foch.

Pour ce printemps, il propose les céramiques de Géraldine Pinault et les gravures du compagnon de cette dernière, Thierry Page.

Tous deux, installés à Paris dans le XIe arrondissement, montrent régulièrement leurs œuvres lors d’expositions collectives qu’ils ont baptisées « Céramiques et gravures ». Loïk Corre souligne qu’« après des années passées à enseigner l’art pour l’une et dans la communication pour l’autre, un grand désir de (re)plonger dans la création les a métamorphosés. Elle est céramiste, il est plasticien ; elle a fait les Arts décoratifs de Paris, lui, les Arts appliqués, et tous deux travaillent ensemble depuis longtemps . Le maître des lieux sera aussi de la partie car ses belles gravures seront présentées dans sa galerie, précédemment appelée « Galerie Nomadz ».

Du 8 au 12 mai, exposition Céramiques et Gravures. Galerie LC. 3, rue Foch à Carantec. Vernissage jeudi 9 mai. Galerie ouverte de 10 h 30 à 13 h et de 16 h à 19 h.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/ceramiques-et-gravures-a-la-galerie-lc-a-carantec-f5110cf6-72f3-422c-af26-31db3d06b198

 

Ouest-France

Hôpital de Carhaix : Christian Troadec exige « le respect immédiat » du protocole de sortie de crise

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Le maire régionaliste de Carhaix (Finistère) Christian Troadec exige le respect du protocole de sortie de crise et de développement signé en octobre 2023 pour l’avenir de l’hôpital de la ville. À partir du 14 mai 2024, dix défenseurs de l’hôpital sont convoqués au commissariat. Il appelle à rejoindre le rassemblement prévu devant la préfecture, à 8 h 45.

Christian Troadec, en janvier 2024.

Christian Troadec, en janvier 2024. | OUEST-FRANCE

« Nous exigeons le respect immédiat du protocole d’accord pour l’hôpital et la réouverture des urgences 24 h/24 », écrit ce vendredi 10 mai 2024, Christian Troadec, maire régionaliste de Carhaix (Finistère). « Les urgences sont fermées depuis près de dix mois malgré le protocole d’accord signé par le préfet du Finistère, l’ARS, le CHU, le président de Région, du département du Finistère et des élus du pays du Centre-Bretagne le 27 octobre dernier pour une soi-disant sortie de crise », déplore-t-il.

Ce document prévoyait une série d’engagements, dont le retour à un fonctionnement normal du service des urgences. « L’hôpital public est notre seule solution, rappelle-t-il. 80 000 habitants du Centre-Bretagne sont éloignés des grands centres urbains. Il n’y a pas d’alternatives ou des établissements privés à proximité. »

« Jamais nous ne nous laisserons faire »

« Trop c’est trop ! » dit-il, concernant l’audition sous le régime de la garde à vue de dix défenseurs de l’hôpital au commissariat de Quimper à partir du 14 mai, à la suite d’une action dans les locaux du siège de l’ARS en septembre 2023. « O n sait que ce dossier est politique. Jamais nous ne nous laisserons faire. Tous à Quimper dès le mardi 14 mai devant la préfecture. Tous solidaires avec nos camarades ! »

Il donne rendez-vous à 8 h 45 devant la préfecture de Quimper. Un départ groupé est organisé à 7 h 30, devant l’hôpital de Carhaix.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/hopital-de-carhaix-christian-troadec-exige-le-respect-immediat-du-protocole-de-sortie-de-crise-850fcd4e-0ed7-11ef-9468-f1ca8c573b21

 

Ouest-France

Un homme décède après une agression au couteau à Brest : le quartier de Keredern sous le choc

Marie RABIN et Bleuenn ROBERT. Modifié le Publié le

Victime de plusieurs coups de couteau, un homme de 51 ans est décédé mercredi 8 mai 2024, dans le quartier de Keredern, à Brest (Finistère). Après le drame, les habitants témoignent d’un sentiment d’insécurité grandissant.

Une agression au couteau est survenue mercredi 8 mai 2024 dans le quartier de Keredern, à Brest (Finistère). La victime est décédée des suites de ses blessures.

Une agression au couteau est survenue mercredi 8 mai 2024 dans le quartier de Keredern, à Brest (Finistère). La victime est décédée des suites de ses blessures. | OUEST-FRANCE

Les faits se sont déroulés dans le quartier de Keredern, à Brest (Finistère). Dans la journée du mercredi 8 mai 2024, aux alentours de 16 h 30, un homme âgé de 51 ans a été poignardé à plusieurs reprises dans la rue Emmanuel-Chabrier, selon une information du Télégramme.

« La victime est décédée de ses blessures à l’hôpital de la Cavale Blanche », indique le procureur de Brest, Camille Miansoni. Le suspect, né en 1990, a été interpellé par la police de Brest et placé en garde à vue. Celle-ci a été prolongée ce jeudi 9 mai. D’après les premiers éléments de l’enquête, l’agression serait liée à une histoire de dégradation de véhicule.

« C’est allé très vite »

Ce jeudi, le quartier est sous le choc. « J’ai entendu des hurlements vers 16 h, le temps que j’arrive à ma fenêtre, l’agression était terminée. C’est allé très très vite », décrivent des riverains dont l’appartement est situé près du parking où se sont déroulés les faits. Ils ont été témoins d’une reconstitution de la scène. D’après eux, les coups de couteau auraient été portés au cou et à la poitrine de la victime.

Lire aussi : Brest. « Nous aimons notre quartier et tous les jeunes de Keredern »

Une tension palpable au cœur du quartier

« Ça devient grave », souffle un habitant à sa fenêtre. Résidant du quartier depuis 1998, il affirme que les conditions de vie se sont dégradées ces trois dernières années. Un constat que partagent certains de ses voisins. « Des gens pensent à partir », déplore l’un d’entre eux. Une autre affirme que des « guerres de quartiers » impactent la tranquillité.

De nouveaux éléments devraient être communiqués par le procureur dans les prochains jours.

https://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/un-homme-decede-apres-une-agression-au-couteau-a-brest-le-quartier-de-keredern-sous-le-choc-14ee8f7a-0e0d-11ef-a774-30ba526539fb

 

Ouest-France

Défenseurs de l’hôpital de Carhaix auditionnés : un rassemblement devant la préfecture le 14 mai

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Le comité de vigilance de l’hôpital de Carhaix (Finistère) annonce qu’un car sera affrété mardi 14 et mercredi 15 mai 2024 pour se rendre à Quimper et soutenir les défenseurs de l’hôpital auditionnés au commissariat. Un premier rassemblement est organisé le 14 mai à 8 h 45 devant la préfecture du Finistère.

Un départ en car sera organisé depuis l’hôpital de Carhaix (Finistère).

Un départ en car sera organisé depuis l’hôpital de Carhaix (Finistère). | ARCHIVES BÉATRICE LE GRAND, OUEST-FRANCE

À partir du 14 mai 2024, une dizaine de défenseurs de l’hôpital de Carhaix (Finistère) seront auditionnés « sous le régime de la garde à vue » au commissariat de Quimper. Ils sont soupçonnés de « séquestration et violence en réunion » après avoir occupé les locaux de l’agence régionale de santé, à Quimper, en septembre 2023.

Plusieurs messages de soutien aux militants et appels à la mobilisation ont déjà été relayés. Le comité de vigilance de l’hôpital annonce qu’un premier rassemblement est prévu à 8 h 45, mardi 14 mai, devant la préfecture du Finistère. Un car sera affrété au départ de Carhaix.

Des rassemblements organisés à chaque garde à vue

« Nous invitons tous les militants de l’hôpital public à se retrouver en plus grand nombre possible à Quimper pour soutenir Matthieu Guillemot le mardi 14 mai prochain et Cathy Quiltu le mercredi 15 mai. D’autres rassemblements seront organisés à chaque garde à vue. Un départ en car et groupé de Carhaix est prévu à 7 h 30 mardi 14 et mercredi 15 mai devant l’hôpital. Rendez-vous à Quimper à 8 h 45 devant la préfecture pour un premier rassemblement », écrit le comité de vigilance.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/defenseurs-de-lhopital-de-carhaix-auditionnes-un-rassemblement-devant-la-prefecture-le-14-mai-058a4d5e-0de9-11ef-a774-30ba526539fb

 

Le Diben jeudi 09 mai 2024

La "Télégramme Tresco Trophée" est en route pour Guernesey

Tresco 2024 mercredi 08 mai. Photo pyb29

Le Départ est donné. Photo pyb29

Diaporama : Demain le départ de la "Télégramme Tresco Trophée"

Diaporama : "Tresco 2024" sortie des écluses mercredi 08 mai

Diaporama : "Tresco 2024" En route pour le départ mercredi 08 mai

 

Ouest-France

Européennes. À Morlaix, des candidats de La France insoumise à la rencontre des électeurs le 11 mai

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Samedi 11 mai 2024, le parti La France insoumise prévoit une opération porte-à-porte à Morlaix (Finistère) suivi d’un temps d’échange dans le quartier de la Madeleine. Les candidats bretons Pierre-Yves Cadalen, Marie Mesmeur et Marielle Lemaître, de la liste d’Union populaire, menée par Manon Aubry, seront présents.

Marie Mesmeur et Pierre-Yves Cadalen figurent en 17e et en 76e positions sur la liste de l’Union populaire, menée par Manon Aubry et soutenue par La France insoumise.

Marie Mesmeur et Pierre-Yves Cadalen figurent en 17e et en 76e positions sur la liste de l’Union populaire, menée par Manon Aubry et soutenue par La France insoumise. | LFI

Les militants de la France insoumise (LFI) et trois candidats de la liste d’Union populaire, menée par Manon Aubry seront à Morlaix samedi 11 mai 2024.

Deux candidats du Finistère, une des Côtes-d’Armor

Au programme : tractage sur le marché et porte-à-porte dans plusieurs quartiers. Un temps d’échange est prévu dans le quartier de la Madeleine en fin de journée, à la salle Mille club. Seront invités « les citoyens et citoyennes que nous aurons rencontrés au cours de la journée », indique le communiqué des Insoumis.

Les candidats brestois Marie Mesmeur et Pierre-Yves Cadalen et Marielle Lemaître, candidate des Côtes-d’Armor, seront présents.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/europeennes-a-morlaix-des-candidats-de-la-france-insoumise-a-la-rencontre-des-electeurs-le-11-mai-07b8134e-0d13-11ef-a774-30ba526539fb

 

Ouest-France

Le 8 Mai, ce maire breton, défenseur de l’Ehpad public, n’a pas voulu lire le texte du gouvernement

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Jean-Louis Even, le maire de la Roche-Jaudy (Côtes-d’Armor), a préféré lire son propre discours à l’occasion de la commémoration de la Victoire du 8 Mai, mercredi 8 mai 2024. Le discours fourni par le ministre des Armées et de la secrétaire d’État chargée des Anciens combattants ne correspondant pas à ses convictions, qui défendent les Ehpads publics. L’élu devrait rencontrer la ministre déléguée aux personnes âgées jeudi 16 mai 2024.

Le maire de la Roche-Jaudy, Jean-Louis Even, entouré par le vice-président de l’Ufac Renaud Merlé et les porte-drapeaux.

Le maire de la Roche-Jaudy, Jean-Louis Even, entouré par le vice-président de l’Ufac Renaud Merlé et les porte-drapeaux. | OUEST-FRANCE

Chaque année, à l’occasion de la commémoration de la Victoire du 8 Mai 1945, le gouvernement fournit aux élus, un texte signé du ministre des Armées et de la secrétaire d’État en charge des Anciens combattants. Ce texte est lu lors des cérémonies.

Une façon d’attirer l’attention

Or, mercredi 8 mai 2024, le maire de la Roche-Jaudy, une petite commune des Côtes-d’Armor, a refusé de se soumettre à l’exercice et a préféré lire un texte écrit par ses soins, pour attirer l’attention sur une cause qui lui tient à cœur et pour laquelle il se mobilise régulièrement : la défense des Ehpads (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) publics.

Et pour cause, à la Roche-Jaudy, l’Ehpad communal est en déficit depuis trois ans et Jean-Louis Even fustige l’insuffisance des financements de l’État. Ce combat, il le porte avec 52 autres maires bretons qui ont décidé d’attaquer l’État en justice à ce sujet.

Lire aussi : « On cache nos vieux pour mourir » : La colère de ce maire breton face à la misère des Ehpad publics

« Je refuse de lire le texte signé du ministre des Armées et de la secrétaire d’État chargée des anciens combattants que l’on nous fournit tous les ans, considérant que ces textes respectent et honorent la mémoire de celles et ceux qui sont morts pour la France mais ne mettent pas en avant les avancées sociales et sociétales qui devraient permettre l’accès aux soins et à la dignité de ceux qui sont encore en vie chez eux ou dans les Ehpad », a déclaré le maire lors de son discours.

Une rencontre avec la ministre prévue

Il poursuit : « Celles et ceux dont les noms sont inscrits sur ces monuments se sont battus pour la liberté, l’égalité et la fraternité et pour que chaque Français puisse jouir de ses droits fondamentaux de sa naissance jusqu’à sa mort. Je lirai donc mon texte aujourd’hui, tout aussi respectueux pour ceux qui ont donné leur vie pour un monde meilleur qui prenait aussi en compte le vieillissement et la dépendance dans des conditions conformes à ce qu’un être humain peut attendre dans un pays comme le nôtre. »

Jean-Louis Even a notamment fait référence au Conseil national de la Résistance, mis en place en 1943 par Jean Moulin avec la création d’une sécurité sociale pour tous et un système de retraites octroyant aux personnes âgées une reconnaissance juridique, sociale et économique. « Si on veut respecter ceux qui se sont battus pour la France, il faut aussi que ces engagements pris par le CNR soient toujours défendus, et qu’on nous aide à prendre soin de nos aînés », poursuit l’élu.

Une action symbolique qui sera bientôt suivie d’actions concrètes, assure Jean-Louis Even, en annonçant qu’il rencontrera, accompagné d’autres élus trégorrois, la ministre déléguée aux Personnes âgées, Fadila Khattabi, jeudi 16 mai 2024. La même semaine, l’élu déposera, comme d’autres maires bretons, le dossier juridique entérinant la plainte contre l’État.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/la-roche-jaudy-22450/le-8-mai-ce-maire-breton-defenseur-de-lehpad-public-na-pas-voulu-lire-le-texte-du-gouvernement-b58477ca-0ddf-11ef-a774-30ba526539fb

 

Ouest-France

Défenseurs de l’hôpital de Carhaix auditionnés : plusieurs élus, syndicats et militants en soutien

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Une petite dizaine de personnes ont reçu une convocation, dont des délégués syndicaux, soupçonnés de « séquestration » et « violence en réunion » dans le cadre d’une action de défense de l’hôpital de Carhaix (Finistère), qui avait eu lieu à Quimper en septembre 2023. Mélanie Thomin, députée du Finistère, « réprouve cette vague de convocations ». Tout comme Philippe Guillemot et Corinne Nicole, conseillers départementaux. Militants et syndicats adressent aussi leur soutien.

Mélanie Thomin, députée du Finistère de la circonscription de Carhaix-Châteaulin.

Mélanie Thomin, députée du Finistère de la circonscription de Carhaix-Châteaulin. | OUEST-FRANCE

Mélanie Thomin, députée socialiste du Finistère de la circonscription de Carhaix-Châteaulin, rejette la convocation d’une petite dizaine de personnes qui ont participé à une action pour défendre l’hôpital de Carhaix (Finistère). C’était en septembre 2023, au siège départemental de l’Agence régionale de santé (ARS).

Soupçonné de « séquestration » et « violence en réunion sur personne chargée d’une mission de service public » , ce groupe de personnes est convoqué pour « une audition sous le régime de la garde à vue », au mois de mai, au commissariat de police de Quimper (Finistère). « Des plaintes » avaient été déposées par le CHRU de Brest-Carhaix, après cette journée.

« Une volonté politique d’intimider les représentants syndicaux ? »

L’élue « réprouve cette vague de convocations ». Mélanie Thomin vient d’être nommée membre de la commission d’enquête parlementaire sur « les difficultés d’accès aux soins à l’hôpital public ». Elle développe ses arguments : « La signature unanime du protocole de sortie de crise a alors symbolisé une forme d’apaisement entre les différentes parties prenantes. […]  Dès lors, pourquoi ces dépôts de plaintes contre des représentants du personnel hospitalier carhaisien ont-ils été maintenus ? »

Elle s’interroge sur « une volonté politique d’intimider les représentants syndicaux ? » Elle affirme être contre « la judiciarisation de l’expression syndicale ». La députée indique qu’elle sera de la mobilisation ce 1er-Mai à Carhaix.

Un « soutien indéfectible »

Philippe Guillemot et Corinne Nicole, conseillers départementaux, sont eux aussi en désaccord : « Nous condamnons les différentes convocations par la police « sous le régime de la garde à vue »». Ils apportent « soutien indéfectible aux personnes ayant reçu une convocation ». Ils demandent d’une voix : « Nous demandons que soient mises en œuvre de véritables mesures pour la réouverture de tous les services actifs et des urgences 24 heures sur 24 et sept jours sur sept ».

« Nous appelons toute la population, les élus du centre Bretagne à venir soutenir les 10 personnes convoquées sous le régime de la garde à vue les 14, 15, 17, 21, 22, 23, 24 et 28 mai à 9 h au commissariat de Quimper », ajoutent-ils le 9 mai 2024.

Rassemblements le 22 et 23 mars

La fédération finistérienne du Parti communiste français (PCF) appelle « à venir les soutenir au commissariat de Quimper à chacune des convocations avec deux temps forts les 22 et 23 mai, jours de convocations de la secrétaire générale du syndicat CGT de l’hôpital de Carhaix et du secrétaire général CGT du CHRU Brest-Carhaix. »

Plus généralement, le PCF appelle à défendre « notre droit à l’expression et à la manifestation face aux menaces et restrictions des libertés syndicales et citoyennes […] Nous sommes très préoccupés et révoltés par la logique liberticide qui sous-tend aussi la plainte du ministre de l’Intérieur contre le militant syndical brestois de Solidaires Olivier Cuzon et par la tentative de museler les protestations de solidarité avec le peuple palestinien dans les Universités et à Sciences Po. »

« Destruction d’un service de santé de qualité »

Le mouvement Douar ha Frankiz (Terre et liberté) soutient aussi les défenseurs convoqués : « Au-delà de l’injustice faite à celles et ceux qui se battent pour que notre dignité et notre santé soient préservées, la convocation envoyée aux camarades relève d’une stratégie plus large de destruction d’un service de santé de qualité, accessible à tous. Nous ne devrons rien laisser passer. Nous appelons à une vigilance accrue pour les mois à venir, et réitérons notre soutien à toutes celles et ceux injustement frappés et frappées par la répression ».

« Mettre sous silence une mobilisation »

Le syndicat Sud santé sociaux du Finistère prend également la parole : « Nous soutenons bien évidemment ces représentants syndicaux et ces collectifs de défense qui s’impliquent au quotidien pour l’amélioration les conditions de travail des salariés mais aussi pour la défense d’un service public de proximité et de qualité. Nous dénonçons ces agissements et ces mesures d’intimidation qui n’ont pour seul but que d’essayer de mettre sous silence une mobilisation et une colère envers ces politiques de destruction des services publics. Ces personnes qui ont déposé ces plaintes se trompent une nouvelle fois de cible et préfèrent s’en prendre aux organisations syndicales et aux défenseurs d’un hôpital public de qualité plutôt que de mettre leur énergie au service des agents, des usagers, des patients. »

 « Sa stupéfaction et son indignation face aux convocations »

Dans un communiqué transmis ce vendredi 3 mai, le comité de défense et de développement de l’hôpital de Carhaix (Finistère) soutient les « personnes convoqués au commissariat de Quimper ». Les membres du groupe expriment « sa stupéfaction et son indignation face aux convocations ». Ils déclarent : « Nous appelons sans réserve au soutien des personnes convoquées et à la mobilisation de la population et des élus du territoire. Le comité de défense appelle à venir les soutenir à chacune des convocations au commissariat de Quimper entre le 14 et le 28 mai ».

La CGT, la CFDT et Sud « exigent l’arrêt des procédures judiciaires »

Les syndicats CFDT, CGT et Sud du CHRU Brest - Carhaix l’assurent : « aucun des militants syndicaux ne s’est rendu coupable de séquestration ou de violence. Le régime de la garde à vue en fait pourtant des suspects alors qu’ils n’ont fait que remplir leur mandat et défendre l’hôpital public, l’accès et l’offre de soins […] En guise de protestation, les syndicats CGT, CFDT, SUD ont donc signifié à la directrice générale leur décision de suspendre leur participation au dialogue social dans le cadre des instances institutionnelles. Ils ont déjà décidé de multiplier les actions de soutien à leurs militants inquiétés. Ils appellent d’ores et déjà à préparer les mobilisations pour soutenir les militants convoqués au commissariat de Quimper du 14 au 28 mai 2024. Enfin, ils exigent l’arrêt immédiat des procédures judiciaires à l’encontre de leurs militants et des solutions pérennes pour la réouverture des urgences. »

Cela « relève de l’injustice »

L’union locale de la CFDT à Carhaix s’inscrit dans cette ligne et « déplore » ces convocations. Ils complètent : « Dans ce contexte, convoquer des défenseurs de l’hôpital, revendiquant l’accès aux soins d’urgence pour tous dans un périmètre raisonnable, relève de l’injustice au regard de la situation subie par la population du pays Centre Ouest Bretagne. »

Le parti des travailleurs du Finistère en soutien

« À cette remise en cause de la liberté de manifester s’ajoute la remise en cause de la liberté d’expression avec la plainte […] à l’encontre d’Olivier Cuzon, syndicaliste Sud pour avoir osé contester la légitimité de l’intervention de militaires dans l’encadrement des classes « défense sécurité globale » en collège. D’autres syndicalistes dans tout le pays subissent des mesures de répression », s’indigne le parti des travailleurs du Finistère.

Le NPA du Kreiz Breizh et du Finistère s’indignent

Le NPA (Nouveau parti anticapitaliste) Kreiz Breizh et le NPA du Finistère « s’associent au mouvement de solidarité avec les convoqués du mois de mai ». Et ils poursuivent : « Avec nos porte-parole dont Olivier Besancenot et Philippe Poutou, nous dénonçons la criminalisation de l’activité militante et syndicale, l’autoritarisme en marche et les mensonges visant à faire taire la résistance si nécessaire pour défendre notre système de soins mis en péril chaque jour ».

Des comités de défense d’hôpitaux bretons prennent la parole

Le comité de défense de l’hôpital de Concarneau, la coordination « le Monde d’Après Saint Malo », le comité de défense de l’hôpital public et de l’offre de soins du Pays de Guingamp, le collectif santé du Pays de Ploërmel, le comité pour la défense de l’hôpital et le droit à la santé (Douarnenez), le comité de défense de l’hôpital de Landerneau, le collectif de défense du CH de Centre Bretagne (Pontivy) ont signé un communiqué commun.

« Cela n’a pas d’autres buts que l’intimidation au moment où la défense de l’hôpital public n’a jamais été aussi indispensable, tous les comités bretons peuvent en témoigner : fermetures de maternités, de services d’urgence et de chirurgie, manque de médecins, fuite des personnels, etc. Si l’Agence régionale de santé est vraiment chargée d’une mission de service public, qu’elle le prouve en mettant en œuvre des mesures d’urgence sur la Région au lieu d’appliquer les consignes gouvernementales de réduction des budgets publics. Il faut redonner les moyens aux hôpitaux pour qu’ils répondent aux besoins des populations. » Le collectif appelle à venir « nombreux dès 9 h le 14 mai devant le commissariat de Quimper. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/cette-deputee-du-finistere-soutient-les-defenseurs-de-lhopital-de-carhaix-bientot-auditionnes-5fe8aed0-06e6-11ef-82e4-0c4a28978b68

 

Ouest-France

Plainte contre Olivier Cuzon : « Elle doit être retirée au plus vite », estime l’intersyndicale

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Dans un courrier du 6 mai 2024, plusieurs syndicats de l’éducation nationale (CGT éduc’action, SGEN, FSU, Unsa éducation, FNEC FP-FO, Sud éducation) demandent que la plainte envers le syndicaliste brestois Olivier Cuzon soit « retirée au plus vite ».

Olivier Cuzon, enseignant et syndicaliste, cosecrétaire de l’Union interprofessionnelle de Solidaires 29 et représentant de Sud éducation 29.

Olivier Cuzon, enseignant et syndicaliste, cosecrétaire de l’Union interprofessionnelle de Solidaires 29 et représentant de Sud éducation 29. | ARCHIVES

Olivier Cuzon, un syndicaliste brestois, a été convoqué le 19 avril au commissariat à la suite d’une plainte déposée pour « diffamation et injure publique à l’encontre de la police et de la gendarmerie ». Cette action en justice émane du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et concerne un article paru dans le journal Sud éducation 29, dont Olivier Cuzon est le directeur de publication.

L’auteur y critique les « dérives » autour de la création de « classes défense sécurité globale » (CDSG). Selon l’article, certains ateliers interpelleraient sur leurs contenus et leurs formes.

« Atteinte à la liberté d’expression »

Dans un courrier du 6 mai 2024, plusieurs syndicats de l’éducation nationale (CGT éduc’action, SGEN, FSU, Unsa éducation, FNEC FP-FO, Sud éducation) interpellent la ministre de l’Éducation nationale et le Premier ministre, afin que la plainte « soit retirée au plus vite ».

Ils déclarent : « Par cette plainte qui attaque personnellement un syndicaliste, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, porte atteinte à la liberté d’expression et au droit syndical en faisant planer la menace d’une plainte après toute expression syndicale qui serait susceptible de déplaire au gouvernement ».

https://www.ouest-france.fr/economie/syndicats/le-ministre-darmanin-doit-retirer-sa-plainte-contre-olivier-cuzon-estime-lintersyndicale-bbe432fe-0c4f-11ef-8ec1-43107fb4d6b9

 

Le Diben mercredi 08 mai 2024

Plougasnou. Célébration de la victoire sur l’Allemagne.

Photo pyb29.

 

Ouest-France

Bateau coulé dans un port breton : le Boucan d’enfer sera déconstruit… mais avec quel argent ?

Léa COUPAU. Publié le

Le 13 mars 2024, l’ancien fileyeur le Boucan d’enfer a coulé dans le port de Loguivy-de-la-Mer, à Ploubazlanec (Côtes-d’Armor). Depuis, il reste une épine dans le pied de la Ville, qui cherche la somme de 50 000 € pour débuter sa déconstruction.

Le 13 mars 2024, l’ancien fileyeur de 19 mètres et de plus de 130 tonnes a coulé dans le port de Loguivy-de-la-Mer, à Ploubazlanec (Côtes-d’Armor).

Le 13 mars 2024, l’ancien fileyeur de 19 mètres et de plus de 130 tonnes a coulé dans le port de Loguivy-de-la-Mer, à Ploubazlanec (Côtes-d’Armor). | OUEST-FRANCE

50 000 €. C’est la somme qu’il reste à débourser pour déconstruire le Boucan d’Enfer. Le 13 mars 2024, l’ancien fileyeur de 19 mètres et de plus de 130 tonnes a coulé dans le port de Loguivy-de-la-Mer, à Ploubazlanec, après une panne moteur au large de Saint-Malo. Depuis, le navire reste l’épine du pied de la Ville qui, le 10 avril, a organisé sa mise au sec, au fond du port breton, où il attend toujours sa déconstruction. Encore faut-il trouver l’argent pour la démarrer.

Lire aussi : Naufrage, intrusion… Retour en cinq actes sur le feuilleton du bateau coulé dans ce port breton

La solution la moins onéreuse

Dans cette affaire, 38 500 € – le montant maximum alloué par l’assurance – ont déjà été déboursés. Dedans, il faut compter au moins 10 000 € pour les deux remorquages faits par la station SNSM, entre 2 500 € et 2 600 € pour chacun des pompages des hydrocarbures et remises à flot du navire, et 5 000 € pour la seule installation d’un barrage anti-pollution autour.

Plusieurs solutions de déconstruction ont été mises sur la table, et c’est la moins onéreuse qui l’a emportée : une entreprise viendra démonter morceau après morceau le bateau sur place.

Reste que le propriétaire ne peut payer une telle opération. Sollicitée par la Ville, l’association pour la plaisance éco-responsable (Aper)  nous a donné une fin de non-recevoir , indique Eric Lombart, adjoint aux affaires maritimes de la Ville, qui se tourne vers le Département. Voire plus haut au niveau de l’État. La Région ? Le ministère de la Mer ? Ça peut aller très vite. 

 Et encore, on ne parle pas du coût qu’engrangerait le nettoyage de la zone où le navire était, ou même des analyses sur le site , poursuit l’élu, appelant à une  décision politique .

Lire aussi : Déconstruction navale dans le port de Paimpol : comment ça marche ?

De son côté, la Ville n’envisage pas pour l’heure de mettre la main au porte-monnaie.

Pour accélérer les choses, des résidents ont lancé une pétition, dimanche, qui a récolté en deux jours près de 200 signatures. Selon la tournure des événements, ils comptent former un collectif.

https://www.ouest-france.fr/mer/bateau-coule-dans-un-port-breton-le-boucan-denfer-sera-deconstruit-mais-avec-quel-argent-93fb417a-0c94-11ef-a774-30ba526539fb

 

Ouest-France

Ils vendent les tableaux de leur mère au profit de la SNSM et de la Ligue contre le cancer

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Les enfants de la peintre Jacqueline de Lignières organisent une vente de ses tableaux, au profit de la SNSM et de la Ligue contre le cancer. Plus de 250 peintures seront exposées du 15 au 20 mai 2024, dans la salle Bilzig de Locquirec (Finistère).

Les enfants de Jacqueline de Lignières organisent une vente de tableaux au profit de la SNSM et de la Ligue contre le cancer, à Locquirec (Finistère).

Les enfants de Jacqueline de Lignières organisent une vente de tableaux au profit de la SNSM et de la Ligue contre le cancer, à Locquirec (Finistère). | OUEST-FRANCE

Les enfants de Jacqueline de Lignières organisent une vente caritative avec plus de 250 tableaux, du mercredi 15 au lundi 20 mai 2024, à la salle Bilzig de Locquirec (Finistère).

« Ma mère est décédée en 2022 à l’âge de 87 ans, elle a beaucoup peint », se souvient son fils, Hervé de Lignières, qui habite à Locquirec depuis vingt ans.

Les parents de Jacqueline étaient des amateurs et collectionneurs d’art. Elle a ainsi grandi, inspirée par les peintres qui ont concouru au rayonnement de la Bretagne au début du XXe siècle. Dans leur sillage, elle a peint une Bretagne intemporelle, vive et sensible.

Jacqueline de Lignières, lors d’une exposition à Quimper, en 1991. | PHOTO CONFIÉE PAR LA FAMILLE DE LIGNIÈRES.

« Il y a des aquarelles, des acryliques ou encore des huiles encadrées, mais aussi des affiches, des cartes postales et du matériel comme des boîtes de peinture. Elle adorait peindre les fleurs et les bouquets, mais surtout les paysages, entre les Côtes-d’Armor et le sud de la Bretagne, confie la famille de Lignières. Nous avons choisi la SNSM et la Ligue contre le cancer, deux associations qui œuvrent pour la préservation de la vie. C’est un peu à son image et à celle de notre père qui a pas mal navigué. »

Pour les représentants de la SNSM, Jean-Yves Pontailler et Michel Charbonnier : « C’est complètement différent de ce que nous organisons habituellement, ce don est une belle reconnaissance pour notre association. » Ils encouragent le public à venir voir les œuvres. Les visiteurs pourront découvrir de belles marines colorées.

Pratique : Exposition-vente du mercredi 15 au lundi 20 mai, de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 19 h, salle Bilzig à Locquirec.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/locquirec-29241/ils-vendent-les-tableaux-de-leur-mere-au-profit-de-la-snsm-et-de-la-ligue-contre-le-cancer-3025427e-0c47-11ef-a10a-8d6450bd9eac

 

Ouest-France

Autour du projet de thalassothérapie à Larmor-Plage, des questions, des réponses

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Interpellé par Jean-Louis Milès, conseiller municipal d’opposition, Jean-Pascal Phelippeau, porteur du projet de thalassothérapie à Larmor-Plage (Morbihan), répond à l’élu.

Le projet de thalassothérapie prévoit la construction d’un hôtel de 130 chambres et de deux restaurants.

Le projet de thalassothérapie prévoit la construction d’un hôtel de 130 chambres et de deux restaurants. | ASA GIMBERT

Le 15 mars 2024, dans un courrier adressé au porteur de projet, aux élus et au sous-préfet, Jean-Louis Milès, conseiller municipal d’opposition à Larmor-Plage (Morbihan), s’interrogeait sur la pertinence du projet de thalassothérapie à proximité du centre nautique de Kerguélen. Jean-Pascal Phelippeau, PDG du groupe Relais Thalasso, lui a répondu le 27 avril. Tour d’horizon des questions posées par Jean-Louis Miles, et des réponses apportées par Jean-Pascal Phelippeau.

Eau de mer

Ce qu’écrit Jean-Louis Milès : « Dans la rade de Lorient, la qualité de l’eau pose problème. Les dépôts d’algues vertes, très nombreux, révèlent la présence de nitrates. Les polluants divers qui affectent nos côtes peuvent remettre en cause la faisabilité de votre projet. Je m’étonne que des analyses poussées de la qualité des eaux prélevées n’aient pas été effectuées. Quand comptez-vous effectuer et communiquer sur les résultats de ces analyses ? »

Ce que répond Jean-Pascal Phelippeau : « Des prélèvements ont été effectués au niveau de la plage de Kerguélen. Notre pompage se fera dans le sable, qui agit comme un préfiltre. Les carottages et quadras réalisés par l’Université Bretagne Sud, dans le cadre de l’étude d’impact environnemental du captage d’eau de mer et du rejet, n’ont décelé aucune présence des substances que vous décrivez. »

Coûts de l’énergie

Jean-Louis Milès : « Même si vous souhaitez réduire les coûts de l’énergie par la thalassothermie (en utilisant les calories de l’eau de mer pour chauffer les bassins), ils resteront très élevés. Le refroidissement d’un immeuble de 150 m de long, de 15 m de hauteur et de 90 m dans sa plus grande largeur, avec une circulation d’eau à 37° et une lingerie qui fonctionnera à plein régime, me semble compliqué. Il faudra aussi faire fonctionner le pompage, le relevage et le retour de l’eau sur une longue distance. Votre projection des coûts de fonctionnement prend-elle en compte ces éléments ? »

Jean-Pascal Phelippeau : « Avec une construction soucieuse d’une bonne isolation et grâce à la thalassothermie, nous prévoyons de couvrir les deux tiers des besoins énergétiques de l’établissement. Le coût, par rapport à la dépense classique de ce type, sera divisé par deux. L’implantation de panneaux photovoltaïques est à l’étude. »

Recrutement

Jean-Louis Milès : « Les acteurs économiques rencontrent localement des problèmes de recrutement pour des raisons d’accès à un logement trop coûteux sur nos côtes, de la garde des enfants, ou de l’accès aux soins. Dans un bassin d’emploi tendu, avec des besoins de soins importants en gériatrie, rééducation, un secteur hôtelier qui rencontre des difficultés de recrutement, comment pouvez-vous sécuriser le fonctionnement de votre établissement ? »

Jean-Pascal Phelippeau : « Post-Covid, nous avons connu des difficultés de recrutement. Le sujet est moins tendu, même si cela reste sensible. Il s’agit d’être attractif en conditions de travail, de salaires et surtout en donnant du sens au travail de nos collaborateurs. Le secteur du bien-être est un domaine en croissance qui attire. »

Concurrence

Jean-Louis Milès : « La Bretagne est déjà dotée en établissements de thalassothérapie (Douarnenez, Bénodet, Concarneau, Belle-Ile, Quiberon, Le Crouesty). La thalasso de Carnac, en cours de rénovation, doit réouvrir en 2025. À Larmor-Plage, nous disposons d’un centre de soins Sequoia Bien-être. Nous ne sommes pas dépourvus, non plus, de restaurants et d’établissements hôteliers haut de gamme. Nous avons, localement, connu des échecs d’installation, comme celui de l’hôtel Maeva à Guidel. Êtes-vous certain de pouvoir assurer un remplissage suffisant pour assurer la viabilité financière du projet ? »

Jean-Pascal Phelippeau : « Les centres de thalasso bretons que vous citez profitent aux communes où ils sont installés, mais pas à la commune de Larmor-Plage, ni à l’agglomération de Lorient. Il y a 52 centres de thalasso en France. Les possibilités pour qu’il y en ait de nouveaux sont extrêmement réduites. Nous avons actuellement quatre centres de thalasso en exploitation, et disposons d’informations sur la viabilité économique. »

Opposition

Jean-Louis Milès : « Le projet est ressenti par beaucoup comme imposé pour le bénéfice de riches clients extérieurs au détriment de l’écologie, de la préservation de notre environnement et du bien-être des résidents permanents. Il est probable que vous allez rencontrer une opposition de plus en plus forte. Certains parlent déjà de Zone à défendre ! Cette situation peut impacter financièrement le projet. Avez-vous pris en compte ces éléments ? Quelles solutions proposez-vous ? »

Jean-Pascal Phelippeau : « En tant que conseiller municipal, vous devriez vous réjouir d’investissements importants dans votre commune, tout en préservant l’environnement et en offrant aux habitants de l’agglomération des prestations de bien-être et de restauration. Développer une activité qui désaisonnalise l’activité touristique, habituellement concentrée sur l’été, et assurer la pérennité touristique devrait vous motiver à encourager ce projet. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/larmor-plage-56260/autour-du-projet-de-thalassotherapie-a-larmor-plage-des-questions-des-reponses-98e336b4-0c73-11ef-a774-30ba526539fb

 

Ouest-France

Pour la Nuit des musées à Morlaix, découvrez ou redécouvrez le musée des Jacobins, le 18 mai

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Le 18 mai 2024, le musée des Jacobins à Morlaix (Finistère), ouvre ses portes, à l’occasion de la Nuit des musées. Les curieux pourront visiter les lieux, en travaux, et même, les réserves.

Le musée des Jacobins est fermé depuis 2017, et aujourd’hui en travaux, à Morlaix (Finistère). Il pourra être visité à l’occasion de la Nuit des musées, le 18 mai 2024.

Le musée des Jacobins est fermé depuis 2017, et aujourd’hui en travaux, à Morlaix (Finistère). Il pourra être visité à l’occasion de la Nuit des musées, le 18 mai 2024. | OUEST-FRANCE

À l’occasion de la Nuit des musées, le 18 mai 2024, il sera possible de visiter le chantier et les réserves du musée de Morlaix (Finistère).

Régulièrement, le musée, qui est fermé au public depuis 2017, ouvre ses portes, pendant sa rénovation. La Nuit des musées offre une occasion de plus de découvrir les lieux, en pleine mutation. L’histoire de l’édifice, « du couvent au musée et du musée au chantier », sera expliquée. Le phasage du chantier sera détaillé, avec un passage dans l’église des Jacobins. Enfin, les curieux pourront découvrir les futures salles d’exposition.

Lire aussi : Dans une église bretonne, 250 corps vieux de plusieurs siècles ont été retrouvés

Les visites, gratuites, sont possibles à 10 h 30 ; 11 h ; 14 h ; 15 h 30. Les réservations sont obligatoires, au 06 22 86 51 91 ou 02 98 88 07 75. Chaque créneau peut accueillir 25 personnes.

À noter, il sera également possible de visiter gratuitement la maison à Pondalez.

Renseignements : https://musee.ville.morlaix.fr/la-nuit-des-musees/

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/pour-la-nuit-des-musees-a-morlaix-decouvrez-ou-redecouvrez-le-musee-des-jacobins-le-18-mai-89f015d2-09ee-11ef-8dbf-6d0effde8a28

 

Ouest-France

Comment Capitaine Houat se retrouve dans la tempête

Delphine LANDAY. Publié le

Soixante-dix emplois sont menacés. Deux sites de la filiale du groupe Intermarché spécialisée dans le filetage de poisson vont fermer dans le cadre d’une restructuration. Les pertes sont colossales.

L’entreprise Capitaine Houat, spécialisée dans le filetage de poisson, a annoncé aux représentants syndicaux le 15 avril dernier qu’elle allait devoir se restructurer.

L’entreprise Capitaine Houat, spécialisée dans le filetage de poisson, a annoncé aux représentants syndicaux le 15 avril dernier qu’elle allait devoir se restructurer. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Depuis fin mars, les branches agroalimentaires du groupe Intermarché sont dans la tourmente. Parmi elles, l’entreprise Capitaine Houat, spécialisée dans le filetage de poisson a annoncé aux représentants syndicaux le 15 avril dernier qu’elle allait devoir se restructurer, entraînant la fermeture de deux sites en France, Frontignan (Hérault) et Bègles (Gironde). Soixante-dix salariés sont concernés.

20 millions d’euros de perte

« On nous a annoncé le 15 avril dernier que la situation économique de l’entreprise était catastrophique », relate une déléguée syndicale CFDT qui souhaite conserver l’anonymat pour ne pas compromettre les négociations à venir. « L’entreprise enregistre une perte de 20 millions d’euros », affirme-t-elle, même si le chiffre d’affaires réalisé en 2023 n’est pas encore rendu public. En 2022, Capitaine Houat avait essuyé des pertes de 10,33 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 331,9 millions d’euros (contre 358,3 millions en 2021).

Capitaine Houat compte deux unités de production à Lanester (330 salariés) et Boulogne (250 salariés) auxquelles sont adossées des bases logistiques situées à Lorient, Boulogne, Frontignan et Bègles. « Une organisation qui coûte cher, estime encore la représentante du personnel. Le site de Lorient qui emploie entre 40 et 50 personnes doit être transféré sur celui de Lanester. Ils ne sont pas concernés par ce plan. »

Début 2025

Un regroupement de site qui interroge, l’usine de Lanester « ne pourra pas accueillir tout le monde » estime cette déléguée. Cette fusion doit intervenir au début de l’année 2025. Les négociations de ce plan social doivent démarrer début juin. « On veut de bonnes conditions de départ pour nos collègues. »

Inflation, envolée des coûts de l’énergie expliquent la dégringolade. « La consommation a évolué, note aussi la syndicaliste, les consommateurs se détournent du rayon traditionnel au profit du libre-service. La construction de notre modèle économique est spécifique : avec la mer, le prix du lundi, ce n’est pas le prix du vendredi. »

Contactée, la direction n’a pas répondu à nos sollicitations.

https://www.ouest-france.fr/economie/comment-capitaine-houat-se-retrouve-dans-la-tempete-3968b560-0c5a-11ef-a774-30ba526539fb

 

Ouest-France

Brasparts. 50 ans après, le club Chouette lance un appel pour réunir ses anciens membres

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Deux membres du club Chouette de Brasparts (Finistère), recherchent activement leurs anciens compagnons. Près de cinquante ans après leurs aventures, ils souhaiteraient organiser des retrouvailles entre les animateurs et les jeunes du club.

Jacques Mazé et Claude Plusquellec appellent les anciens du club Chouette de Brasparts à se retrouver.

Jacques Mazé et Claude Plusquellec appellent les anciens du club Chouette de Brasparts à se retrouver. | OUEST-FRANCE

La génération de Braspartiates, qui, dans les années 1970, était âgée de 6 à 15 ans, a connu le club Chouette. Claude Plusquellec était de ceux-là : « J’étais gamin, à l’époque. Jacques Mazé, l’ancien patron du bar le Drosera à Brasparts, était l’un des animateurs. Il y a quelques semaines, par hasard, nous avons rencontré l’animateur en chef, Marcel Guinvarc’h. Ce dernier nous a soufflé l’idée de réunir ceux qui avaient participé aux aventures du club qui ont duré 67 ans. » Aujourd’hui, Jacques Mazé et Claude Plusquellec, recherchent activement les anciens membres du club Chouette.

Le club de Brasparts était affilié à la Fédération des clubs de jeunes amis des animaux et de la nature. Cette dernière existe depuis 1955.

Une association pour « éveiller à la nature »

À Brasparts, dans les années 1970, les jeunes se retrouvaient dans un petit local, attenant à l’ancien cinéma, maintenant démoli et remplacé par un parking. « Au départ, c’était essentiellement pour découvrir la nature. Nous faisions des sorties en car, nous sommes allés à Huelgoat, Pleumeur-Bodou, l’Île de Batz, et nous avions séjourné à Menez-Meur dans les gîtes du parc », se souviennent les deux anciens membres.

C’était une association « pour éveiller à la nature, elle n’était pas forcément militante », souligne Jacques Mazé. Toutefois à cette époque-là, c’est l’apogée du remembrement, une politique de redistribution des parcelles agricoles, initiée par le Ministère de l’Agriculture dans les années 1960.

Les paysages agricoles bretons ont subi une profonde modification. Avec l’arrachage des haies, des chemins creux et l’agrandissement des exploitations, le bocage a progressivement disparu.

Manifestations pour préserver l’environnement

Les jeunes du club ont manifesté leur désaccord. « Nous avions des pancartes pour protester », détaille Claude Plusquellec.

« Cela a même fait l’objet d’une petite parution dans Le Monde. Un des journalistes passait par-là par hasard. Il a trouvé cela anachronique, de voir des jeunes manifester pour l’environnement dans un petit bourg des monts d’Arrée, où tout semblait préservé », ajoute Jacques Mazé.

Les jeunes scolaires ou étudiants Braspartiates de l’époque étaient déjà sensibilisés à la préservation de l’environnement. « Des animations et des actions ont été conduites pour tenter d’alerter. Le Parc naturel régional d’Armorique avait été sensible à notre démarche », explique l’ancien patron du bar, le Drosera.

Que sont devenus ces jeunes qui faisaient partis du club ? Les anciens membres qui se sont retrouvés par hasard se posent la question. « Nous lançons un appel pour organiser des retrouvailles entre les animateurs et les jeunes de l’époque. Ce sera l’occasion d’échanger des souvenirs, des photos et même de visionner un film amateur où l’on voit toutes nos jeunes têtes », indique Claude Plusquellec.

Contact : l’Ami 8 orange au 06 77 57 38 52.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brasparts-29190/brasparts-50-ans-apres-le-club-chouette-lance-un-appel-pour-reunir-ses-anciens-membres-b5c555a2-0861-11ef-baa8-87f53ab61af3

 

Ouest-France

À Carantec, les promeneurs pourront découvrir la commune à travers l’art, le 19 mai 2024

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L’association carantécoise Train Fatal propose une balade artistique entre le bourg et le port de Carantec (Finistère), le dimanche 19 mai 2024. Une nouvelle édition en collaboration avec le festival Musiques Ad Lib. Tout au long du parcours, une quarantaine d’artistes interviendront.

L’affiche de la manifestation est constituée d’un montage entre le tableau du peintre romantique allemand Caspar David Friedrich, Le voyageur contemplant une mer de nuages (1818) et une photo de la Chaise du Curé prise par Clément Aubry à Carantec.

L’affiche de la manifestation est constituée d’un montage entre le tableau du peintre romantique allemand Caspar David Friedrich, Le voyageur contemplant une mer de nuages (1818) et une photo de la Chaise du Curé prise par Clément Aubry à Carantec. | CLÉMENT AUBRY

Après le succès rencontré lors de la première édition, en 2022, la balade artistique de Carantec (Finistère) fait son grand retour, le dimanche 19 mai 2024. Organisée par l’association Train fatal, elle débutera vers 11 h. « Les promeneurs seront invités à garer leurs véhicules au bourg et au Kélenn et à suivre les grands flèches, tableaux et bancs de poissons pour nous rejoindre au port et le long du chemin côtier », explique la Carantécoise Flavie Desprez, luminariste plasticienne et organisatrice de l’évènement.

Les festivités s’arrêteront vers 18 h 30 pour laisser le temps aux spectateurs qui le souhaitent de se rendre au spectacle De Lascaux à Mozart, organisé au Roudour de Saint-Martin-des-Champs à 20 h 30, par le festival Musiques Ad Lib.

Une quarantaine d’artistes présents

Pour cette nouvelle édition, une quarantaine d’artistes ont répondu favorablement et ponctueront cette promenade de différentes interventions. Les marcheurs pourront découvrir la création sonore de Nicolaï Ovtchinnikov, les improvisations de la danseuse Orianne Germser, accompagnée d’un groupe d’élèves de Plougasnou, ou les prestations du marionnettiste Fabrice Le Normand.

Pour compléter ce florilège d’activités, les adolescents du service Jeunesse de la commune se baladeront avec des flèches de diverses dimensions, réalisées en amont de la balade.

Puzzle de poèmes sur les vitrines des commerçants

« Une intervention poétique du slameur Lohanan est prévue. Il compte réaliser un puzzle de morceaux de poèmes écrits sur les vitrines des commerçants et de la médiathèque. Cette intervention sera visible du 12 au 26 mai », annonce Flavie Despretz.

Avant la balade du 19 mai, une troupe de graffeurs de la mer réalisera des pochoirs sur l’asphalte, afin de guider et jalonner le parcours jusqu’au port. « Nous installerons aussi des tableaux dans les rues, poursuit l’organisatrice. Le 17 mai, nous serons partenaires du festival Ad Lib à l’occasion du concert funk à L’Hopenn Bar (21 h 30), le 18 mai, pour la séquence Musique, sons et couleurs à la médiathèque à 16 h 30, sans oublier la projection de films d’auteur au cinéma Étoile, le même jour à 18 h. » La balade est entièrement gratuite et accessible à tous les publics.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/a-carantec-les-promeneurs-pourront-decouvrir-la-commune-a-travers-lart-le-19-mai-2024-10aef658-0646-11ef-96ca-1f5070c64e9b

 

Ouest-France

« Trop, c’est trop » : ce maire des Côtes-d’Armor en a marre des déjections canines

Anne-Lyse RENAUT et Sonia TREMBLAIS. Publié le

Le site de la mairie d’Erquy (Côtes-d’Armor) consacre presque une page entière de son site internet aux comportements des propriétaires de chiens. Explications.

Du 15 mai au 15 septembre, les plages d’Erquy sont interdites aux chiens (photo d’illustration).

Du 15 mai au 15 septembre, les plages d’Erquy sont interdites aux chiens (photo d’illustration). | ARCHIVES OUEST-FRANCE/ MARTIN ROCHE

 La commune d’Erquy (Côtes-d’Armor) accorde un intérêt tout particulier à préserver la propreté de son environnement naturel mais aussi urbain , peut-on lire sur la page dédiée à la  propreté  sur le site Internet de la ville en bord de mer.

Il y est rappelé que  trois agents municipaux sont chargés, à l’année, du nettoyage du domaine public . Pendant la période estivale,  des personnes sont recrutées pour renforcer cette équipe . Le nettoyage des plages et du port se fait ponctuellement hors saison et quotidiennement en été.

Les plages interdites aux chiens du 15 mai au 15 septembre

La majeure partie de cette page s’adresse aux propriétaires de chiens. En particulier, leurs comportements face aux déjections animales.

La commune rappelle qu’en France plus d’un foyer sur deux possède un animal domestique.  Compagnons de chaque jour, ils sont importants pour leur propriétaire et quoi de plus normal ! Néanmoins, les déjections canines sur nos trottoirs et parterres ne cessent de polluer l’environnement et de provoquer des situations désagréables ! 

La municipalité a opté, depuis plusieurs années, pour des distributeurs de  sacs à déjections canines  sur les lieux de promenade  les plus fréquentés .  Mais, on constate que certaines personnes les volent pour autres choses , indique Henri Labbé, maire de la commune.

Qui plus est,  les rues, les trottoirs, les pelouses… sont toujours souillées par les déjections de nos amis à quatre pattes ! , précise la municipalité.  Il faut que les gens soient respectueux , souligne l’édile.  Et puis, cela représente un coût , complète le maire, qui n’a pas souhaité préciser le chiffre de ce surcoût pour la collectivité.

« Tout le monde peut y mettre du sien »

Ce n’est pas tout. En bord de mer, les déjections animales  sont sources de pollution .  Des tests concernant la baignade sont réalisés, notamment en été , indique l’édile.

 Trop, c’est trop !  Un véritable ras-le-bol pour le maire, qui estime que  tout le monde peut y mettre du sien . La cerise sur le gâteau ?  Des insultes lancées par les propriétaires de chiens en cas de remarques. 

Pour toutes ces raisons, l’ensemble des plages d’Erquy sont interdites aux chiens pendant la période estivale.  Je rappelle qu’il y a des agents qui sont obligés de nettoyer , précise le maire d’Erquy. Sur le boulevard de la Mer, face à la plage du Centre, des panneaux pour les propriétaires de chiens vont même être ajoutés bientôt.

Bien sûr, le maire n’est pas fier d’en arriver là.  Mais, on est obligé , regrette-t-il.  Nous comptons sur vous pour nous aider à maintenir notre espace de vie privilégié propre et agréable , conclut la municipalité sur son site internet.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/erquy-22430/trop-cest-trop-ce-maire-des-cotes-darmor-en-a-marre-des-dejections-canines-2a8785ec-0649-11ef-b06d-1aa5699c630f

 

Ouest-France

L’HISTOIRE. L’artiste brestois Blequin a retrouvé intacts ses dessins volés

Frédérique GUIZIOU. Publié le

Exposées à l’auberge de jeunesse, quatre œuvres du dessinateur et caricaturiste brestois avaient été dérobées, le 8 mars 2024. Pour Blequin, « aucune somme d’argent ne pourra rattraper le déshonneur du vernissage gâché. »

Le dessinateur Benoît Quinquis, connu sous le nom de Blequin, avec ses quatre dessins volés puis retrouvés.

Le dessinateur Benoît Quinquis, connu sous le nom de Blequin, avec ses quatre dessins volés puis retrouvés. | OUEST-FRANCE

L’affaire des dessins volés, puis retrouvés, de Blequin, a commencé le vendredi 8 mars 2024, jour du vernissage de son exposition prévue du 4 mars au 2 avril 2024, à l’auberge de jeunesse, sur le port du Moulin Blanc, « l’un des plus beaux endroits de Brest ».

« Dessinateur né » avec « une case en trop »

Artiste brestois difficile à résumer, docteur en philosophie antique et « dessinateur né », Benoît Quinquis, dit Blequin, est satiriste, caricaturiste, scénariste, essayiste, animateur et conférencier.

Collaborateur de Côté Brest, il raconte sa vie de « personne avec autisme » au quotidien sur son blog blequin4ever.com « J’ai une case en trop ! confie-t-il, dans son livre Voyage en Normalaisie, à propos de son « concubinage forcé avec monsieur Asperger ».

Pour cette exposition commune avec son amie Soraya Latrous qui, elle, exposait ses peintures, Blequin avait accroché une trentaine de ses dessins, tous numérotés. Un panorama représentatif de ses œuvres engagées, incontestablement originales et parfois dérangeantes.

Quatre œuvres volées

Pourtant déjà exposée au Grand Palais Éphémère, à Paris, l’une d’elles, intitulée Canicule, considérée comme « inconvenante pour le jeune public », avait d’ailleurs été retirée, d’emblée, de l’exposition à l’auberge de jeunesse. Enfant de Charlie Hebdo, il sait « utiliser le dessin comme une arme pour dénoncer l’intolérable avec la virulence qu’il mérite ».

Quand il arrive sur les lieux, Blequin ne peut que remarquer l’espace vide, laissé par la disparition de quatre œuvres, qui semble le narguer.

Vernissage irrémédiablement fichu

C’est la catastrophe : Blequin n’a même pas le temps de remplacer les dessins manquants, les invités -dont ses parents- arrivent : « Mon vernissage était fichu, irrattrapable ! J’étais tellement effondré que je n’ai pas pu en profiter ; j’étais juste bon à tirer une tête de six pieds de long en servant des verres ! »

À l’auberge de jeunesse, qui a porté plainte, le voleur a été filmé. Sur les vidéos, on le voit parfaitement décrocher les dessins et partir avec. Quelques semaines plus tard, Blequin apprend que les œuvres volées – sa caricature de Marilyn, un autoportrait en dragon, son alter ego le professeur, un dessin inspiré par l’actualité – ont été retrouvées, intactes.

« Mon voleur était déjà connu des services de police. Il s’est justifié en affirmant qu’il espérait retrouver une connaissance à l’auberge, qu’il n’y était pas arrivé et qu’il a « donc » dérobé mes dessins pour se passer les nerfs ! »

« Voleur à la petite semaine »

On lui a proposé de se constituer partie civile, à des fins de dédommagement pour le préjudice moral subi : « Je n’en ferai rien ! Je n’ai pas envie de gâcher du temps au tribunal pour ce voleur à la petite semaine. Aucune somme d’argent ne pourra rattraper le déshonneur du vernissage gâché… »

Ce même voleur se propose de lui écrire une lettre d’excuses : « Je ne donnerai pas suite non plus à cette proposition, estime Blequin. Je ne lui fais pas confiance, d’autant que ses déclarations, même si elles sont sincères (ce dont on peut douter), démontrent qu’il n’est pas un génie du mal, ni même un génie tout court ! »

Blequin sera à la Foire aux Croûtes, du 9 au 11 mai 2024 place Guérin ; le 14 mai, à midi, sur Transistoc’h (ex Radio Évasion) ; le 18 mai à la PAM et les 25 et 26 mai, aux Jardins Culturels, le festival du collectif Synergie sur le Cours Dajot.

https://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/lhistoire-lartiste-brestois-blequin-a-retrouve-intacts-ses-dessins-voles-ffb83b18-0963-11ef-8dbf-6d0effde8a28

 

Ouest-France

« Il savait fédérer » : À Carhaix, Christian Troadec rend hommage à la figure locale Pierre Toux

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Le maire de Carhaix (Finistère) a salué la mémoire de Pierre Toux, dimanche 5 mai 2024. L’ancien dirigeant au sein de l’Amicale laïque, co-créateur de l’association Pétanque loisirs, est récemment décédé à l’âge de 84 ans.

Pierre Toux, un homme au fort engagement associatif à Carhaix (Finistère), est décédé à l’âge de 84 ans.

Pierre Toux, un homme au fort engagement associatif à Carhaix (Finistère), est décédé à l’âge de 84 ans. | OUEST-FRANCE

Le maire de Carhaix (Finistère) Christian Troadec a réagi, dimanche 5 mai 2024, à la disparition de Pierre Toux, ancien dirigeant au sein de l’Amicale laïque et co-créateur de l’association Pétanque loisir, décédé à 84 ans.

« Une grande gentillesse »

Dans un communiqué, l’élu confie « sa profonde émotion » et salue « la grande qualité de ses enseignements à l’école primaire de Persivien », où Pierre Toux a enseigné plusieurs années. « De nombreuses générations se souviennent de sa grande gentillesse et de sa disponibilité. Pierre avait beaucoup d’humour et d’humilité, il dégageait naturellement de la sympathie et de l’amitié. »

« Pierre savait fédérer »

Christian Troadec rappelle également son investissement dans la vie locale. « Très entouré, Pierre savait fédérer et participer à de nombreuses associations et activités, dont la pétanque et l’athlétisme. À sa famille et à ses proches, je présente mes plus sincères condoléances. »

Les obsèques de Pierre Toux auront lieu lundi 6 mai 2024, à 14 h 15, au crématorium de Carhaix.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/il-savait-federer-a-carhaix-christian-troadec-rend-hommage-a-la-figure-locale-pierre-toux-540a776c-0aea-11ef-943a-cd1e31449f57

 

Ouest-France

Les renseignements européens redoutent des actes de sabotage « imminents » de la part de la Russie

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Attentats à la bombe, incendies, cyberattaques… Au mois quatre services de renseignements européens ont averti leurs gouvernements de possibles actes de sabotage « imminents » orchestrés par la Russie en Europe, rapporte ce dimanche 5 mai le « Financial Times ».

Le président russe Vladimir Poutine assiste au service orthodoxe de Pâques à la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, Russie, le 5 mai 2024.

Le président russe Vladimir Poutine assiste au service orthodoxe de Pâques à la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, Russie, le 5 mai 2024. | VALERIY SHARIFULIN / REUTE

La Russie est-elle prête à s’engager dans un conflit ouvert avec l’Occident ? Le Financial Times , relayé par Libération , a rapporté ce dimanche 5 mai 2024 qu’au mois quatre services de renseignements européens avaient averti leurs gouvernements de possibles actes de sabotage « imminents » orchestrés par Moscou en Europe.

Le risque d’attentats russes sur le sol européen

Selon les rapports consultés par le quotidien britannique, le directeur des services de renseignement intérieurs allemand, Thomas Haldenwang, aurait informé ses homologues français, britannique et suédois que le « risque d’actes de sabotage initiés par l’État russe » s’était « considérablement accru ». Dans son viseur : attentats à la bombe, incendies criminels et attaques contre des infrastructures.

Thomas Haldenwang aurait également souligné l’imminence de ces attaques sur notre sol qui engendreraient « un potentiel élevé de dégâts humains et matériels ».

Une opération de déstabilisation déjà en cours

De récentes occurrences laissent penser que cette opération de déstabilisation serait déjà en cours. En effet, l’incendie au Royaume-Uni d’un entrepôt contenant des cargaisons d’aide pour Kiev, mais aussi des déraillements ferroviaires en Suède et des tentatives de sabotages sur des chemins de fer en République tchèque, laissent planer l’ombre du Kremlin. En outre, les autorités allemandes avaient annoncé mi-avril avoir arrêté deux hommes soupçonnés d’avoir voulu commettre, au profit de la Russie, des actes de sabotage contre l’aide à l’Ukraine, y compris sur une base de l’armée américaine. Des allégations jugées « absurdes » selon Moscou.

Lire aussi : ENTRETIEN. Paul Gogo : « Le journalisme dans la Russie en guerre, un état de stress permanent »

Selon plusieurs experts, l’agression russe ne se limiterait pas à de tels faits, mais impliquerait également des campagnes de désinformation et de piratage informatique. Ce vendredi 3 mai, les gouvernements allemand et tchèque ont ainsi accusé un groupe de hackeurs russes contrôlé par Moscou d’une récente campagne de cyberattaques dans leurs pays. « Un comportement malveillant » auquel l’Union européenne a promis une réponse ferme. Plusieurs États comme la France, la Suisse et l’Australie ont aussi déjà dénoncé des cyberattaques de collectifs de hackeurs russes.

Vigilance accrue de l’Union européenne

Le mois dernier, l’Otan a exprimé sa profonde préoccupation concernant les « activités malveillantes » de la Russie sur le territoire de ses alliés et a appelé les États membres à maintenir leur vigilance face à cette menace croissante.

Les experts sollicités par le Financial Times ont notamment mis en garde contre les « multiples objectifs » visés par le Kremlin, rapporte Libération. Ces attaques serviraient ainsi à « créer des perturbations, diffuser de la désinformation et tester les défenses de l’Europe », résume le quotidien français. Un risque d’autant plus pressant, à l’approche des élections européennes et des Jeux olympiques de Paris 2024.

https://www.ouest-france.fr/europe/russie/les-renseignements-europeens-redoutent-des-actes-de-sabotage-imminents-de-la-part-de-la-russie-167cfaa2-0ae3-11ef-943a-cd1e31449f57

 

Ouest-France

Ancienne sous-préfète à La Réunion, elle fait de sa passion pour le jazz un festival en Finistère

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À Saint-Jean-du-Doigt, Anne Perrier et Bertrand Seynat sont des amoureux du jazz au point de monter un festival, du 16 au 18 août 2024. Ils en donnent un avant-goût, mercredi 8 mai, dans la chapelle Saint-Antoine à Plouezoc’h (Finistère).

Bertrand Seynat, musicien et Anne Perrier, présidente d’Arthus Jazz, dans leur jardin à Saint-Jean-du-Doigt avec Françoise Sioc’han membre de l’association.

Bertrand Seynat, musicien et Anne Perrier, présidente d’Arthus Jazz, dans leur jardin à Saint-Jean-du-Doigt avec Françoise Sioc’han membre de l’association. | OUEST-FRANCE

Le jazz est partout, y compris dans le Trégor (Finistère). « C’est fou, comme il y a ici plein de musiciens talentueux », souligne Anne Perrier. La présidente d’Arthus Jazz est discrète sur son ancienne vie de sous-préfète, mais devient diserte dès qu’on évoque l’univers qui la fait vibrer. Celui du jazz aux côtés de son mari Bertrand Seynat, contrebassiste, grand arpenteur du monde du jazz, coutumier des scènes de toutes latitudes, comme en Nouvelle-Calédonie où le couple était en poste jusqu’en 2020.

Lire aussi : Renan Luce, tête d’affiche de la Fête du violon à Saint-Jean-du-Doigt

« Un guitariste fabuleux »

Dans leur maison située au cœur du bourg de Saint-Jean-du-Doigt, ils sont heureux comme des poissons dans le jazz océan. Chez eux, ateliers et jam-sessions de haut vol animent leur vie de retraités et celle de leurs amis musiciens comme Jürgen Schwab qui forme, avec Bertrand Seynat, le duo Yann Ar Biz Duo : « Un guitariste fabuleux qui passe ses vacances à Saint-Jean-du-Doigt. »

Mais ce qu’ils souhaitent tous les deux, c’est abolir les barrières. Aux côtés d’autres passionnés, Anne Perrier monte Arthus jazz en juillet 2023. Très vite, le collectif organise des ateliers et des concerts. L’association qui compte huit membres, « cherche à s’étoffer » en vue du festival prévu du 16 au 18 août 2024, à Saint-Jean-du-Doigt (Finistère). « Un projet un peu fou », sourit celle qui est devenue entrepreneuse de spectacles et batteuse sur son temps libre.

Lire aussi : Le Festival Jazz’in Rosko ouvre sa billetterie : « Une ambiance de cabaret intimiste »

Les membres fondateurs d’Arthus jazz. | OUEST-FRANCE

« Ce qui est chouette, c’est que nous sommes aidés, par Saint-Jean-du-Doigt, mais aussi Plougasnou ou encore Morlaix Communauté. Nous recherchons d’autres sponsors, des entreprises, le jazz partage avec elles des valeurs autour de l’écoute, l’échange et l’improvisation. Nous sommes aussi en lien avec les associations de Roscoff, de Plouescat… avec lesquelles on s’arrange pour faire tourner les artistes. »

« Partager le jazz plaisir »

Au programme du festival qui se déroulera dans le jardin public, ou encore sur la plage, le trompettiste Alain Brunet, le saxophoniste Cédric Botet ou encore les guitaristes Jean-Luc Roumier et Stéphane Fernandez. Mais aussi des artistes de la scène locale avec les chanteuses Valérie Berdah et Lisa Focken ou le violoniste Pierre Stéphan. « Nous avons réalisé une programmation avec des musiciens qui ont à cœur de partager le jazz plaisir », appuie la présidente qui affiche une prédilection pour Charlie Parker.

Mais avant le festival, Arthus Jazz donne rendez-vous, mercredi 8 mai 2024, à 18 h 30, pour Jazz à la chapelle à Plouezoc’h, avec Cedric Botet, Didier L’Hermite, Bertrand Seynat et Stéphane Fernandez. Participation libre à partir de 8 €.

https://www.ouest-france.fr/festivals/ancienne-sous-prefete-a-la-reunion-elle-fait-de-sa-passion-pour-le-jazz-un-festival-en-finistere-679801f6-09f4-11ef-b950-a7fd63bb1171

 

Ouest-France

La ville de Carantec avance vers l’acquisition de plusieurs terrains

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Lors du conseil municipal du 2 mai 2024, les élus de Carantec (Finistère) ont pris des décisions ou des options quant à l’acquisition de terrains – une denrée rare – par la commune. La charte de l’arbre a également retenu leur attention.

Le terrain rue de Kerlizou, avec, en arrière-plan, une partie des bâtiments de l’Ehpad du même nom.

Le terrain rue de Kerlizou, avec, en arrière-plan, une partie des bâtiments de l’Ehpad du même nom. | OUEST-FRANCE

Au conseil municipal, le jeudi 2 mai 2024, Alban Le Roux, premier adjoint de Carantec (Finistère), est revenu sur le projet d’aménagement du secteur de Kerrot (derrière le collège), avec l’éventualité d’un futur lotissement de 90 lots dans ce terrain d’une contenance cadastrale de 33 000 m².

Ce projet est très important pour l’avenir de notre commune », a-t-il martelé. Le conseil a donné son accord (cinq abstentions de la minorité) pour engager avec le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) 29, dans le cadre de prestations gratuites, les études relatives à l’aménagement de ce secteur, en collaboration avec l’Établissement Public Foncier (EPF) de Bretagne.  L’intervention du CAUE portera principalement sur la concertation avec les propriétaires et les riverains en vue d’établir un plan de masse de synthèse ayant valeur de préprogramme », a ajouté Alban Le Roux.

Terrain rue de Kerlizou

De la même manière, la maire, Nicole Ségalen-Hamon, a été autorisée (à l’unanimité) à engager des négociations avec la famille Marzin en vue de l’acquisition du terrain situé près de l’Ehpad de Kerlizou, d’une superficie de 2 723 m². Pour quelle destination ?  a interrogé François de Goesbriand (minorité).  Nous avons une option maison de santé ou une option résidence pour seniors », a répondu la maire.

Des terrains à Pen-al-Lann

La famille d’Albert de Kermenguy a accepté de céder à la commune une parcelle de 602 m² située à la pointe du Cosmeur, au prix de 6 020 €. Cette parcelle, en limite d’une autre parcelle déjà propriété communale, est située en bordure du sentier côtier. À l’unanimité, les élus donnent leur accord. Ainsi qu’à la proposition de cession par M. de Kermenguy à la commune, moyennant l’euro symbolique, d’une parcelle de 641 m² située au carrefour de l’allée des Ajoncs et de la rue du Cosmeur.

La charte de l’arbre

Alban Le Roux a invité les élus à approuver la charte de l’arbre, déjà présentée en commission.  Je suis très heureux et très fier de la mise en place de cette charte , qui comporte trois volets :  Le schéma directeur, le livret, particulièrement destiné à la sensibilisation des Carantécois, et une synthèse. Avec cette charte, notre but est de sensibiliser, aménager et protéger. 

Dès septembre, la commune va œuvrer avec des techniciens de Morlaix communauté, afin d’inscrire la charte dans la modification du PLUiH en cours. À une question de la minorité concernant le coût de l’opération pour la commune, Alban Le Roux la chiffre à 40 000 € HT (vote favorable moins cinq abstentions de la minorité).

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/la-ville-de-carantec-avance-vers-lacquisition-de-plusieurs-terrains-48a241ce-0951-11ef-b950-a7fd63bb1171

 

Ouest-France

À Plouégat-Guérand, deux abris de bus et quatre voitures endommagées en quelques jours

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Une série de dégradations s’est produite durant la semaine du 28 avril au 1er mai 2024 dans la commune de Plouégat-Guérand (Finistère). Plusieurs plaintes ont été déposées.

Des dégradations ont été commises dans la commune de Plouégat-Guérand (Finistère), la semaine du 1er mai 2024. Deux abris de bus et quatre voitures ont été endommagés.

Des dégradations ont été commises dans la commune de Plouégat-Guérand (Finistère), la semaine du 1er mai 2024. Deux abris de bus et quatre voitures ont été endommagés. | DR

« On a vécu une drôle de semaine. » Le maire de Plouégat-Guérand (Finistère), Renaud de Clermont-Tonnerre n’en revient pas face à la série de dégradations opérée dans sa commune entre le 28 avril et le 1er mai 2024. « Les faits se sont déroulés la nuit. Tout d’abord, c’est l’abri de bus de Ty Pri qui a été tagué à la bombe, il venait d’être refait par les employés communaux, déplore le premier magistrat. Puis trois voitures ont été vandalisées, les vitres cassées, deux des voitures se trouvaient sur la place du bourg. »

Plusieurs plaintes déposées

Les derniers faits remontent à la nuit du mardi 30 avril au mercredi 1er mai : l’abri de bus du département, route de l’Oratoire, a été complètement explosé. « Les vitres ont été brisées, et à proximité, une quatrième voiture a été vandalisée. Personne n’a rien entendu. Il y avait des packs de bière et des canettes vides au pied de l’équipement. »

Un abribus a été grandement dégradé à Plouégat-Guérand (Finistère). | DR

Samedi 4 mai 2024, trois plaintes avaient déjà été déposées auprès de la gendarmerie.

https://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/a-plouegat-guerand-deux-abris-de-bus-et-quatre-voitures-endommagees-en-quelques-jours-c3ea35ca-0a33-11ef-b950-a7fd63bb1171

 

Plougrescant. Une portion du chemin des douaniers emportée par la mer

A Plougrescant, le sentier des douaniers recule. Le parcours va devoir être modifié.

A partir de la gauche, Gérald Conan (ASVP), Michel Le Gall (services techniques), Roland Patézour (élu), Vincent Ferreira (DDTM), François Broudic (propriétaire riverain), Nadine Hall (DDTM), Mme Darodes de Tailly (propriétaire).

De la gauche : Gérald Conan (ASVP), Michel Le Gall (services techniques de Plougrescant), Roland Patézour (élu), Vincent Ferreira (DDTM), François Broudic, Nadine Hall (DDTM), Mme Darodes de Tailly. ©Hélène Mugnier

Par Rédaction Lannion Publié le

Après les multiples tempêtes de ces derniers mois et avant l’été et son nombre important de marcheurs qui arpentent le GR34, une délégation des services de la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer) s’est rendue récemment à Plougrescant, entre Poul Stripo et Pors Scaff. Ils étaient accompagnés d’élus, d’employés des services techniques et de riverains.

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« Décaler le sentier » des douaniers ?

À cet endroit, une portion du chemin des douaniers emportée par la mer, un muret de pierres sèches a été touché et a aussi impacté des terrains de Mme Darodes de Tailly et de François Broudic, compliquant l’accès des engins agricoles à ces parcelles.

Ce passage, devenu dangereux pour les randonneurs, va nécessiter une déviation avec sécurisation du franchissement du muret et, ensuite, une modification du sentier au titre de la SPPL (Servitude de passage piéton sur le littoral) qui prévoit une zone de 3 m par rapport au rivage. 

L’emprise de la mer impacte aussi d’autres secteurs du sentier comme au Varlen où une solution a également été trouvée.

« Faites une demande pour protéger le trait de côte et décaler le sentier », a conseillé le délégué de la DDTM Vincent Ferreira aux élus.

Pour mémoire, les enrochements ne sont pas autorisés et, en ce qui concerne le trait de côte, la stratégie est de « laisser faire la nature ».

Hélène Mugnier

https://actu.fr/bretagne/plougrescant_22218/plougrescant-une-portion-du-chemin-des-douaniers-emportee-par-la-mer_61030969.html

 

Ouest-France

Le Parti des Travailleurs du Finistère condamne les auditions de manifestants et d’un syndicaliste

Marie RABIN. Publié le

Dans un communiqué, le Parti des Travailleurs du Finistère dénonce, samedi 4 mai 2024, la mise en cause « des libertés démocratiques » dans le département. Il condamne notamment l’audition de dix personnes en lien avec la manifestation de défense de l’hôpital de Carhaix (Finistère) et celle du syndicaliste brestois Olivier Cuzon.

Roger Calvez est à la tête du comité départemental du parti.

Roger Calvez est à la tête du comité départemental du parti. | OUEST-FRANCE

Le Parti des Travailleurs du Finistère s’insurge dans un communiqué de presse, transmis le samedi 4 mai 2024, de la remise en cause « des libertés démocratiques » concernant des militants et syndicats. Depuis quelques semaines, plusieurs personnes ont été convoquées par les forces de l’ordre dans le département en lien avec des manifestations mais aussi des écrits syndicaux.

Du mardi 14 mai 2024 au mardi 28 mai 2024, une dizaine de personnes vont être auditionnées par le commissariat de Quimper (Finistère) après une manifestation de défense de l’hôpital de Carhaix (Finistère) à Quimper. Une soixante d’individus avait pénétré dans les locaux du siège département de l’Agence régionale de santé (ARS) alors que s’y trouvaient la directrice générale de l’ARS Bretagne et la directrice du centre hospitalier Brest-Carhaix. Ils sont soupçonnés de « séquestration » et « violence en réunion ».

« Des militants criminalisés »

À Brest (Finistère), c’est le syndicaliste Olivier Cuzon qui a été convoqué au commissariat de Brest (Finistère), le vendredi 19 avril 2024, pour une plainte déposée à son encontre. La parution d’un article sur le site Sud éducation 29, dont il est le directeur de la publication, fait l’objet d’une plainte pour « diffamation et injure publique à l’encontre de la police et de la gendarmerie. »

« Le Parti des Travailleurs du Finistère apporte son soutien aux militants incriminés et se prononce pour l’arrêt immédiat de ces poursuites », conclut le communiqué.

https://www.ouest-france.fr/economie/syndicats/le-parti-des-travailleurs-du-finistere-condamne-les-auditions-de-manifestants-et-dun-syndicaliste-bc86d850-0a11-11ef-8dbf-6d0effde8a28

 

Ouest-France

Le cinéma Étoile de Carantec fêtera ses 90 ans en octobre prochain

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L’assemblée générale de l’association du cinéma Étoile de Carantec (Finistère), s’est tenue le mardi 30 avril 2024. L’occasion, pour le président Loïc Goupil, de se réjouir d’un bilan favorable pour l’année 2023 et d’annoncer les projets à venir.

Loïc Goupil et Catherine Cléach, lors de l’avant-première du film mystère mensuel au cinéma de Carantec (Finistère).

Loïc Goupil et Catherine Cléach, lors de l’avant-première du film mystère mensuel au cinéma de Carantec (Finistère). | OUEST-FRANCE

L’assemblée générale de l’association du cinéma Étoile de Carantec (Finistère), s’est tenue, le mardi 30 avril 2024. Au cours de cette réunion, le président Loïc Goupil, a annoncé la liste des activités prévues pour la seconde moitié du mois d’octobre, à l’occasion des 90 ans du cinéma.

« Pendant une semaine, nous aurons une série d’animations et de projections. Ces dernières suivront un ordre chronologique en débutant avec un film de 1934, a-t-i l détaillé. Dans les animations, nous prévoyons un intermède musical par le Big Band de l’École de musique de Carantec, qui interprétera quelques morceaux des années 1930. »

La conteuse, chanteuse et accordéoniste Véronique Pédréro jouera également des chansons populaires des années 1930. Enfin, une exposition devrait être réalisée grâce aux archives fournies par la mairie et les habitants.

12 075 spectateurs en 2023

Durant l’assemblée générale, Loïc Goupil a dressé le bilan de l’année 2023. Le nombre d’adhérents s’est élevé à 244, sans compter les 160 abonnés (non nominatif) dont le nombre augmente sensiblement pendant la saison estivale.

« Nous avions fixé une prévision de 11 000 spectateurs et nous avons atteint le chiffre de 12 075 pour 390 séances, les films destinés au jeune public ayant représenté plus de 15 % des spectateurs et les films labellisés Art et Essai représentant 68,5 % des films projetés » a relevé le président. Les algues vertes, Indiana Jones et Je verrai toujours vos visages sont sur le podium des films les plus vus.

Dans son optique de diversification, le cinéma a aussi présenté deux opéras et deux ballets, en captation depuis l’Opéra de Paris. Ainsi que six documentaires de voyage en présence de leurs réalisateurs.

Un chiffre d’affaires en nette hausse

Plusieurs projets imaginés par l’association ont été réalisés, à l’instar de la première édition de la semaine du Cinéma Britannique, imaginée et créée par Maryvonne Joly, membre du bureau, et qui a attiré 610 spectateurs au mois d’avril. « Nous allons pérenniser cette manifestation » ​a annoncé Loïc Goupil, qui en a profité pour saluer avec insistance l’investissement total de Catherine Cléach, projectionniste caissière, ainsi que celui des bénévoles actifs.

Marie-Paule Gentilhomme, trésorière, a fait part de sa très grande satisfaction concernant le chiffre d’affaires du cinéma. « Le résultat net 2023 est de + 6 345 €. Nous n’avions pas enregistré de résultat positif depuis 2017, date de réouverture du cinéma après travaux », ​s’est-elle réjouie.
Le chiffre d’affaires (69 246 € générés par la billetterie, la vente d’affiches, la confiserie et les spectacles) a augmenté de 32,7 % par rapport à 2022. L’exercice 2024, basé sur une légère augmentation du nombre d’entrées, devrait laisser apparaître un résultat positif de 3 534 €.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/le-cinema-etoile-de-carantec-fetera-ses-90-ans-en-octobre-prochain-ed51c140-07d5-11ef-baa8-87f53ab61af3

 

Ouest-France

Le CDAS de Lambézellec est-il menacé de fermeture ? La réflexion est en cours

Mickaël LOUÉDEC. Publié le

L’élu d’opposition au conseil départemental, Kévin Faure, a écrit au président de l’instance, Maël de Calan. Selon lui, la fermeture du CDAS de Lambé est « programmée ». Véronique Bourbigot, élue dans la majorité, répond que rien n’est décidé.

Kevin Faure, chef de file de l’opposition au conseil départemental.

Kevin Faure, chef de file de l’opposition au conseil départemental. | OUEST-FRANCE

Va-t-on vers une fermeture pure et simple du CDAS (Centre départemental d’action sociale) du quartier de Lambézellec, à Brest ? Oui, selon le socialiste Kévin Faure, chef de file de l’opposition au conseil départemental. Il s’en émeut dans une lettre ouverte à Maël de Calan, président du Département.

Selon Kévin Faure, la majorité départementale est « en train de programmer sa fermeture et probablement la vente du bâtiment ». Alors même que la rénovation des lieux, pour un montant de 2,3 millions d’euros, avait été votée l’an passé par la même instance.

La pilule a du mal à passer pour l’élu socialiste. Selon lui, le Département « organise un nouveau recul des services publics sur ce secteur », alors que « les commissariats et bureaux de poste s’éloignent du quartier ».

À découvrir

« Réflexion en cours »

Véronique Bourbigot, élue brestoise de la majorité départementale, nie en bloc. Concernant la fermeture du CDAS, « la décision sera prise à la rentrée prochaine », assure-t-elle. « Il y a une réflexion en cours avec les agents du Département, avec des avis très partagés. » La vente du bâtiment ne serait donc pas non plus d’actualité, selon elle. Néanmoins, l’idée d’un déménagement du CDAS de Lambé vers Saint-Marc est toujours sur la table. C’est une des pistes étudiées.

« Je trouve un peu fort de café que Kévin Faure vienne sur ce sujet-là, réagit aussi Véronique Bourbigot. Il était membre de l’exécutif précédent, ils ont laissé moisir le CDAS de Lambé… »

Un tacle glissé, qui sonne comme une réponse à une charge de Kévin Faure : « Quelle mouche a donc piqué cette droite qui organise le recul d’un service public à Brest lorsqu’elle siège dans l’assemblée départementale à Quimper, et qui s’en offusque lorsqu’elle siège au conseil municipal à Brest ? »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/le-cdas-de-lambezellec-est-il-menace-de-fermeture-la-reflexion-est-en-cours-4d63943c-0948-11ef-8dbf-6d0effde8a28

 

Ouest-France

Flamme olympique en Finistère : le cortège de 40 voitures émettra 4 tonnes de CO2 (au moins)

Julie DURAND. Publié le

Selon le comité organisateur des Jeux olympiques, le cortège de la flamme comptera « une quarantaine de véhicules ». En Finistère, il roulera sur 400 km, vendredi 7 juin 2024. Nous avons calculé combien de dioxyde de carbone cela produira.

La flamme olympique a été allumée en Grèce et traversera le Finistère, vendredi 7 juin 2024.

La flamme olympique a été allumée en Grèce et traversera le Finistère, vendredi 7 juin 2024. | ARIS MESSINIS / ALTERNATIVE CROP

En amont des Jeux olympiques, la flamme passera par plusieurs départements de France. Lors de son étape en Finistère, vendredi 7 juin 2024, elle s’arrêtera à sept endroits : Port-la-Forêt à 8 h ; Quimper à 9 h ; pointe de la Torche à 10 h 24 ; Plougastel-Daoulas à 11 h 56 ; pointe du Raz à 14 h 22 ; mont Saint-Michel-de-Brasparts à 17 h 07 ; Brest à 17 h 41. Quand l’organisation des jeux parle de « relais de la flamme », on imagine des gens portant un flambeau, les uns après les autres. Mais ce ne sera pas tout à fait ça. En Finistère, plusieurs porteurs ont bien été choisis : une factrice, une pompière, une collégienne, des surfeurs… Mais chacun fera une courte distance, environ 200 m, sur l’un des sept sites. Entre ces derniers, la flamme sera transportée en véhicule.

. | OUEST-FRANCE

Combien de véhicules vont transporter la flamme ?

Selon le comité d’organisation des Jeux, « le convoi sera composé d’une quarantaine de véhicules », pour transporter la flamme, l’organisation, les partenaires et la sécurité. « Pour se rendre dans les lieux plus difficiles d’accès, le convoi sera réduit de moitié. » Le comité précise que « le moteur hybride est privilégié », mais pas pour les « quelques vans et bus chargés de récupérer les porteurs à la fin de leur passage, qui seront à moteur thermique ».

Combien de CO2 va être émis par ce cortège ?

C’est difficile à calculer, sans connaître exactement les parcours et la part de véhicules hybrides et thermiques. Néanmoins, en prenant le trajet le plus court entre chaque étape, la flamme devrait faire environ 400 km en véhicule, à travers le Finistère. Pour cette distance, une « voiture hybride moyenne » produit 0,102 t de dioxyde de carbone, selon l’outil de calcul développé par la fondation My Climate, qui œuvre pour la protection climatique. Et s’il y a 40 voitures hybrides dans le cortège, cela fait 4,08 tonnes. Si le trajet choisi n’est pas le plus court ou s’il y a beaucoup de vans et bus à moteur thermique, il y aura plus de dioxyde de carbone émis. À titre de comparaison, le gouvernement estime que l’empreinte carbone d’un Français est de 9,2 t équivalents CO2 par an.

Y aura-t-il d’autres pollutions ?

Bien sûr. Le comité d’organisation des Jeux estime que « 80 % des émissions carbone du relais seront liés aux déplacements du public pour voir la flamme ». Et, dans « les 20 % directement imputables à l’organisation du relais », il n’y a pas que le cortège : il y a aussi « les uniformes des porteurs, la restauration, les animations ».

Est-ce que des mesures vont être prises pour limiter le CO2 émis ?

Oui. Les pollutions produites par le passage de la flamme ont été anticipées par l’organisation des Jeux, même si « actuellement, l’empreinte carbone du relais est estimée à moins de 4 % de l’empreinte globale des Jeux ». Plusieurs leviers vont être actionnés pour limiter les émissions carbone et autres pollutions : inciter le public à utiliser des mobilités douces ou partagées pour aller voir la flamme ; utilisation de véhicules hybrides plutôt que thermiques ; choix des fournisseurs en fonction de leurs engagements environnementaux ; un véhicule situé en fin de convoi pour ramasser les déchets. L’organisation des jeux a aussi décidé de ne pas distribuer de cadeaux publicitaires et a demandé à ses partenaires, notamment Coca Cola, de choisir « des goodies plus responsables ».

Et pour les sites naturels sensibles ?

Ce vendredi 7 juin, le relais de la flamme passera les pointes du Raz et de la Torche, ainsi que par les monts d’Arrée. L’organisation s’engage à « limiter l’impact environnemental sur ces sites écologiques protégés […] : adaptation de la taille du convoi au site traversé, limitation des piétinements, maillage d’équipements pour la collecte des déchets et pas d’éclairage artificiel ».

https://www.ouest-france.fr/jeux-olympiques/flamme-olympique-en-finistere-le-cortege-de-40-voitures-emettra-4-tonnes-de-co2-au-moins-6bbd379a-089d-11ef-9b61-fca6986e7514

 

Ouest-France

« Le résultat est bluffant » : ces assos de Plouvorn ont participé au film Été 44 sur la Libération

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Après deux ans de préparation, le tournage du film Été 44, qui raconte la libération de Saint-Pol-de-Léon (Finistère), s’est achevé fin avril 2024. L’association Avel Lambader et la chorale des Zélés, de Plouvorn, ont participé à ce projet d’ampleur, qui est né au lycée Saint-Politain du Kreisker.

Fin avril, la chorale Les Zélés du vocal a enregistré le refrain de la bande-son du film « Été 44 ».

Fin avril, la chorale Les Zélés du vocal a enregistré le refrain de la bande-son du film « Été 44 ». | OUEST-FRANCE

Fin avril, le lycée du Kreisker, à Saint-Pol-de-Léon (Finistère), a bouclé le tournage du film Été 44, après deux ans de gestation. Il a pour but est de « mettre en lumière la particularité de la libération de Saint-Pol-de-Léon, résume l’enseignante Daphnée Souffrant, coordinatrice du projet. Il a été construit avec la municipalité, pour la célébration de la 80e commémoration de la Seconde Guerre mondiale .

Une aventure qui mobilise plus de 250 bénévoles et une vingtaine d’associations, dont deux venant de Plouvorn (Finistère), Avel Lambader et la chorale des Zélés du vocal. La première a fourni quelques costumes, ainsi que des acteurs pour jouer dans le film ; la deuxième a participé, fin avril, à l’enregistrement de la bande-son du film.

Projection du film à Plouvorn le 28 septembre

Daphné Souffrant et la chef de chœur au sein de la chorale, Claire Combot, ont ainsi pu travailler ensemble Une expérience enrichissante,  qui nous a permis de mesurer la patience qu’il faut pour bien enregistrer une bande-son , soulignent les coprésidents de l’association, Brigitte Crenn et Jean-Luc Moal.

À lire aussi : Saint-Pol-de-Léon. Le 4 août 1944, vingt Saint-Politains tombaient

 Pour avoir vu une partie du film, le résultat est bluffant. Il sera projeté à Plouvorn le 28 septembre 2024 , confirme Valentin Dluz, scénariste du spectacle Lambader Terre de Bretagne. Ce dernier veut également mettre en place, en juillet et août, une exposition photo de cette période de la Libération ; et recueillir des témoignages sur ces moments d’histoire, afin de participer au devoir de mémoire.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouvorn-29420/le-resultat-est-bluffant-ces-assos-de-plouvorn-ont-participe-au-film-ete-44-sur-la-liberation-30a50ac4-085d-11ef-baa8-87f53ab61af3

 

Ouest-France

Fêtes des plantes dimanche 5 mai à Morlaix : demandez le programme !

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Bien plus qu’une vente de végétaux, la Fête des plantes de Morlaix (Finistère), dimanche 5 mai 2024, est l’occasion d’échanger avec les élus sur la place de la nature en ville et de prendre les bons conseils de l’association Bretagne vivante pour son jardin.

La Fête des plantes a lieu dimanche 5 mai 2024 de 10h à 18h, place des Otages à Morlaix (Finistère).

La Fête des plantes a lieu dimanche 5 mai 2024 de 10h à 18h, place des Otages à Morlaix (Finistère). | OUEST-FRANCE

Météo France annonce pour le moment des « pluies éparses ». Ce n’est pas quelques gouttes qui feront reculer les Morlaisiennes et Morlaisiens !

Nul doute que les habitants sont avides de verdure, en ce début de printemps mitigé. Rendez-vous dimanche 5 mai 2024, place des Otages, avec son jardin d’été pour la Fête des plantes !

Lire aussi : EN IMAGES. Fête de la pomme à Morlaix : ils ont croqué la journée à pleines dents

À découvrir

Bien sûr, il y aura une partie vente (la liste des professionnels est à retrouver en fin d’article). Et les habitants pourront échanger avec des élus sur la place de la nature en ville, « les actions mises en place pour préserver le cadre de vie et les nouveaux aménagements qui permettent de l’améliorer », indique la Ville.

L’association Bretagne Vivante livrera ses bons conseils sur l’aménagement du jardin au naturel, des animaux auxiliaires du jardinier, et sur la façon d’associer des plantes entre elles pour la biodiversité dans les jardins.

Les professionnels présents : Les serres du Cranou (Hanvec) ; MH Morlaix Poterie Horticole, fabricant d’hoya ; Les serres de Penfrat (Saint-Segal) ; Les serres de Pontigou (Guiclan) ; L’Essain Balladeur, apiculteur récoltant ; Les pépinières de Penhoadic (Guiclan) ; les pépinières des Légendes (Lannilis) ; Natural Gardens (Plestin-les-Grèves en Côtes-d’Armor) ; Jardin zen (Lanrivoaré) ; Le Potager nourricier (Brasparts) ; Le comité de chômeurs de Morlaix.

Une restauration sucrée sera proposée par l’APE (Association de parents d’élèves) de l’école Gambetta.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/fetes-des-plantes-dimanche-5-mai-a-morlaix-demandez-le-programme-6d2f6a78-08b4-11ef-9b61-fca6986e7514

 

Ouest-France

Tempête Ciaran : les agriculteurs sinistrés ont touché 5,11 millions d’euros d’aides à la trésorerie

Justine PIRON. Publié le

Du 28 octobre au 4 novembre 2023, la tempête Ciaran balayait la France, ravageant des exploitations agricoles en Bretagne, Normandie et noyant celles des Hauts-de-France. En Côtes-d’Armor, ce ne sont pas moins de 593 fermes, soit près de 10 % des 6 000 existantes sur le département, qui ont été impactées. Six mois après, quel est le bilan ?

Déplacement du Président de la République, Emmanuel Macron, à la mairie de Plougastel-Daoulas (Finistère) après le passage de la tempête «Ciaran» sur la côte Ouest de la France.

Déplacement du Président de la République, Emmanuel Macron, à la mairie de Plougastel-Daoulas (Finistère) après le passage de la tempête «Ciaran» sur la côte Ouest de la France. | ARCHIVES / GUILLAUME SALIGOT / OUEST-FRANCE

Ils sont près de 600 exploitants agricoles costarmoricains à avoir été impactés par le passage de la tempête Ciaran, soit 10 % des 6 000 existantes sur le département. Pour rappel, entre le 28 octobre et le 4 novembre 2023, s’abattait, sur les Hauts-de-France, la Bretagne et la Normandie, des pluies torrentielles et des vents d’une extrême violence. Depuis, sur le département des Côtes-d’Armor, 372 agriculteurs ont formulé à l’État une demande d’aide à la trésorerie et 113, à ce jour, ont sollicité une aide à l’investissement. Ce dispositif étant, par ailleurs, encore ouvert jusqu’au 30 juin 2024.

« La parole donnée par l’État a été respectée »

Sur les 372 exploitants agricoles costarmoricains ayant exprimé une demande d’aide à la trésorerie, 355 d’entre eux ont pu en bénéficier. Pour l’aide à l’investissement, les dossiers sont, au cas par cas, en cours d’instruction. Et, lorsque l’exploitant se voit notifier l’attribution de l’aide, il transmet alors les factures de ses investissements pour la recevoir. Jonathan Chabert, porte-parole de la Confédération paysanne des Côtes-d’Armor, salue l’efficacité du Préfet et de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM). « Le préfet comme le Département ont été très réactifs et proactifs. Ils ont été d’une grande aide pour les paysans touchés par la tempête Ciaran, reconnaît le maraîcher bio, et la parole donnée par l’État a été respectée . » Pourtant, il avait promis 100 millions d’euros aux agriculteurs des trois régions touchées et, la préfecture des Côtes-d’Armor affirme que l’enveloppe globale qu’il leur a allouée n’est que de 95 millions d’euros.

5,11 millions d’euros pour les exploitants costarmoricains

Si le montant de l’aide à l’investissement perçue n’a pas encore été chiffré, ce sont 5,11 millions d’euros d’aides à la trésorerie qui ont été versées aux agriculteurs, dans le département des Côtes-d’Armor. Pour Jonathan Chabert, cette tempête aura montré que l’« assurance récolte », mise en place en janvier 2023, est un échec. Ce dispositif de souscription à une assurance privée, qui n’existe pas pour les maraîchers et arboriculteurs, est venu remplacer le « régime des calamités », autrefois financé par le privé et le publique. Résultats : en Côtes-d’Armor, seuls 0,1 % des exploitants en bénéficient. D’où la nécessité, pour l’État, d’avoir mis en place l’enveloppe de soutien aux sinistrés de la tempête Ciaran. « En plus, certaines assurances n’ont pas voulu jouer le jeu ! Elles ont plus ou moins couvert les sinistrés, s’insurge le maraîcher de Plédéliac, avec Ciaran et les tempêtes à venir, on n’est pas sur un simple coup de vent ! On va devoir faire face aux conséquences du réchauffement climatique et les dégâts liés aux intempéries vont se multiplier. » Pour les affronter, la Confédération paysanne et son porte-parole costarmoricain jugent nécessaire, aujourd’hui plus que jamais, la création d’un fond mutuel et solidaire.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/cotes-d-armor/tempete-ciaran-les-agriculteurs-sinistres-ont-touche-5-11-millions-deuros-daides-a-la-tresorerie-3060484c-0710-11ef-82e4-0c4a28978b68

 

Ouest-France

Locquénolé. Les « vélorutionnaires » veulent rouler en toute sécurité

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Les manifestants réclament des aménagements cyclables.

Les manifestants réclament des aménagements cyclables. | OUEST-FRANCE

Le 27 avril a eu lieu la 19e vélorution. Chaque mois, l’association Ecoloké et le collectif Pacte Transition Locquénolé se mobilisent afin de demander des aménagements cyclables pour se déplacer, en toute sécurité, à vélo le long de l’estran. Une demande forte des habitants.

Le nombre de cyclistes a doublé en 10 ans. Les « vélorutionnaires » demandent à la mairie de trouver des solutions pour concilier le transit automobile sur la corniche avec les déplacements des cyclistes, en offrant une solution vélo sécurisée à toutes et tous.

Les manifestants souhaitent promouvoir le vélo utile, celui qu’on utilise tous les jours et insistent sur ce point : « Ceci ne sera possible que si des aménagements cyclables sont effectués sur cette route. » Les vélorutions ont lieu tous les derniers samedis de chaque mois, la prochaine aura lieu le samedi 25 mai.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/locquenole-29670/les-velorutionnaires-veulent-rouler-en-toute-securite-689d6b98-56bc-41e9-87f3-d23c8e3a4e17

La route de la corniche est en piteuse état, elle risque d'être fermée à la circulation un bon moment, on ne va pas en faire un vélo.

 

Ouest-France

Le pump track de Morlaix sera livré en juin 2024

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Les bosses du pump track de Morlaix (Finistère), avenue de Wurselen, prennent forme. L’équipement sportif sera livré en juin 2024.

Le pump track, rue Nathalie-Le-Mel, qui jouxte la grosse artère qu’est l’avenue Wurselen à Morlaix (Finistère), est en passe d’être finalisé !

Le pump track, rue Nathalie-Le-Mel, qui jouxte la grosse artère qu’est l’avenue Wurselen à Morlaix (Finistère), est en passe d’être finalisé ! | OUEST-FRANCE

Le pump track prend forme et sera livré en juin 2024, annonce la ville de Morlaix (Finistère) ! Cette piste avec bosses et virages relevés complétera le skatepark, plutôt destiné aux personnes plus expérimentées en sports extrêmes.

Subvention demandée à l’Agence nationale du sport

Le budget prévisionnel de cette opération s’élève à 167 000 € hors taxe, notait Yvon Laurans, adjoint de la ville aux sports et à la jeunesse, lors du conseil municipal du 11 avril. Les élus avaient approuvé la sollicitation d’une subvention auprès de l’Agence nationale du sport (ANS), de 83 600 €.

Pour le plaisir, voici, ci-dessous, la vidéo de Gregory Masson, Morlaisien adepte de BMX, qui profitait du skatepark au moment de son ouverture.

Figures… Et chutes garanties !

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/le-pump-track-de-morlaix-sera-livre-en-juin-2024-f89d1c6c-088d-11ef-82e4-0c4a28978b68

 

Ouest-France

Dans le Trégor, les effectifs de médecins généralistes sont inférieurs à ceux des chiffres officiels

Étienne LANNUZEL. Publié le

Les médecins généralistes du Trégor (Côtes-d’Armor) se sont eux-mêmes recensés. Résultat du décompte : ils sont 71 à exercer au sein de Lannion-Trégor communauté. Des effectifs suffisants pour couvrir les besoins des 100 000 habitants de l’Agglo ? « Nous ne sommes pas dans un désert médical », avancent les praticiens, mettant en avant une dynamique d’installation positive dans le territoire.

L’Assurance maladie comptabilisait, de manière erronée, 85 médecins généralistes dans le Trégor.

L’Assurance maladie comptabilisait, de manière erronée, 85 médecins généralistes dans le Trégor. | PHOTO D’ILLUSTRATION / ARCHIVES OUEST-FRANCE

85 médecins généralistes sur le territoire de Lannion-Trégor communauté (Côtes-d’Armor) ? C’est moins ! Contrairement aux chiffres communiqués par l’Agglo (d’après les données de l’Assurance maladie), que nous relayions en février 2024, le Trégor compte 71 médecins généralistes en activité.

72 médecins généralistes (celui de Kermaria-Sulard est en arrêt maladie) exercent sur le territoire de LTC. | COLLECTIF DES MÉDECINS GÉNÉRALISTES DU TRÉGOR

Un état des lieux difficilement contestable puisqu’il s’agit d’un recensement cabinet par cabinet effectué par le collectif des médecins généralistes du Trégor, un groupe informel réunissant la quasi-totalité des praticiens du territoire.

De gros écarts dans les grosses communes

22 généralistes officiellement à Lannion contre quinze en réalité, dix à Perros-Guirec contre six dans les faits… Comment expliquer de tels écarts ? « Il n’y a pas récupération des données en temps réel », déplore le collectif des médecins généralistes du Trégor, pointant le manque de relations avec ses « interlocuteurs administratifs ».

Morgane Marty, directrice santé et cohésion sociale à LTC, suppose de son côté que des spécialistes (allergologues, naturopathes, etc.) soient comptabilisés par l’Assurance maladie comme médecins généralistes.

Lire aussi : La téléconsultation médicale s’installe partout dans le Trégor

« Nous ne sommes pas dans un désert médical »

Mais au-delà de l’explication de ces différentiels, que disent ces moindres effectifs de l’offre de soins sur le territoire de LTC ? On pourrait à première vue penser qu’elle est insuffisante, d’autant que des élus de l’Agglo s’étaient appuyés sur les chiffres « gonflés » de l’Assurance maladie pour arguer auprès de l’ARS de la nécessité de maintenir les aides à l’installation, en particulier dans les communes du sud.

« Nous ne sommes pas dans un désert médical, estime au contraire le collectif des médecins généralistes du Trégor. Dire que cela va mal est une idée fausse. Le territoire se développe, des internes sont accueillis. Depuis 2019, on a enregistré une dizaine d’installations de jeunes médecins. C’est plus que les départs. »

Un optimisme que nuance l’une de ses membres, retraitée depuis peu : « Pour nous, la profession était un sacerdoce. Les jeunes médecins ne veulent plus s’installer seuls, ils veulent être adossés à une maison de santé, être libres de rester ou de partir, avoir un équilibre avec leur vie personnelle. Je les comprends. Mais il faut donc plus d’un nouveau médecin pour remplacer un ancien qui part. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/dans-le-tregor-les-effectifs-de-medecins-generalistes-sont-inferieurs-a-ceux-des-chiffres-officiels-dddfa298-fc97-11ee-9b3d-44ca7a681769

 

Ouest-France

La situation empêchée de musiciens s’oublie quand l’Albatros social club s’envole

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Ce grand orchestre brestois réunit des musiciens professionnels de l’ensemble Nautilis et des résidents de quatre structures. Une aventure artistique et humaine. Samedi 4 mai 2024, l’Albatros social club joue au Mac Orlan à Brest (Finistère) et jeudi 6 juin au Family à Landerneau (Finistère).

Bâtir ensemble un concert selon ses capacités.

Bâtir ensemble un concert selon ses capacités. | OUEST-FRANCE

 Ce projet est le fruit de quatre années de travail et d’échanges avec l’Ehpad du Ponant à Brest, le foyer d’accueil médicalisé de Menez-Roual à Dirinon et celui de Jean-Couloigner à Ploudaniel, ainsi qu’un nouvel arrivant dans notre groupe, l’institut d’éducation motrice de Kerdelune à Landerneau, énumère Christophe Rocher, directeur artistique de l’ensemble Nautilis. Mais avant tout, c’est tout simplement partager de la musique avec, comme aboutissement, un orchestre qui porte le nom d’Albatros social club.  Évocateur et symbolique.

Ses membres ont entre 19 et 97 ans. Les plus jeunes, Ali et Guillaume, sont des rappeurs. La plus âgée, Anne-Marie, joue du kalimba et chante des cantiques bretons, ceux de son enfance. Ils sont environ trois par établissement. Au final, un réel orchestre qui représente une expérience sociale et se verrait bien poursuivre l’aventure au-delà des deux concerts annoncés.

 On a proposé aux personnes qui nous semblaient les plus sensibles et les plus intéressantes dans leur démarche par rapport à la musique de devenir musiciens amateurs , s’enthousiasme Christophe Rocher.

 On joue ce qu’on est 

L’idée du spectacle n’est pas du tout de masquer le handicap. Sur scène, les accompagnateurs de ces musiciens pas comme les autres,  ergothérapeutes et animateurs dont c’est le métier  seront présents.  On joue ce qu’on est , assume Christophe Rocher. Ils font le lien avec le reste du monde. Ils sont le prolongement des gestes que les autres ne peuvent pas faire en totalité.

 Quand quelqu’un ne peut faire qu’un mouvement et qu’on lui met un violon dans les mains, il faut l’accompagner pour poser le violon à la bonne place, s’assurer qu’il ne dérape pas. Idem pour une personne qui ne voit pas les signes que je fais », explique le directeur artistique, clarinettiste et compositeur.

Chacun a pu tester différents outils et choisir en fonction de sa sensibilité ou de ses capacités. Deux sortes d’outils permettent à l’orchestre d’exister. Des variateurs, barres de fer, rouleaux en bois… qui envoient une information à l’ordinateur et peut être affectée à n’importe quel paramètre du son. Des déclencheurs qui sont justes des boutons attribués à une mélodie. Sans oublier, bien sûr, des instruments acoustiques qui complètent l’orchestration.

Aux côtés de la douzaine de musiciens amateurs, six musiciens professionnels de Nautilis. Rien de voyeuriste dans cette démarche. On oublie instantanément la situation empêchée des personnes qui composent l’orchestre. C’est passionnant, musicalement séduisant et vivifiant humainement.

Samedi 4 mai à 18 h au Mac Orlan à Brest. Jeudi 6 juin au Family à Landerneau. Tarifs : 5 € et 3 €.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/la-situation-empechee-de-musiciens-soublie-quand-lalbatros-social-club-senvole-afe0c3de-07a2-11ef-baa8-87f53ab61af3

 

Ouest-France

Pourquoi et comment les professionnels du tourisme en baie de Morlaix sont formés à la biodiversité?

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Les clubs nautiques et autres professionnels du tourisme sur l’eau en baie de Morlaix (Finistère) se sont réunis, mardi 23 avril 2024, au centre nautique de Carantec, pour une matinée de sensibilisation sur la biodiversité dans la baie, à l’invitation de Gwladys Daudin, chargée de mission Natura 2000 à Morlaix communauté. Le défi est important.

Le château du Taureau dans la baie de Morlaix, vu du ciel.

Le château du Taureau dans la baie de Morlaix, vu du ciel. | ARCHIVES VINCENT MOUCHEL / OUEST-FRANCE

 Le fait déclencheur est le suivant : en 2021, une personne participant à une séance de nettoyage de déchets sur l’île Callot, dans la baie de Morlaix (Finistère), s’était rendue sur l’île Blanche, accessible à pied à marée basse. Le problème est que le couple de grands gravelots qui s’y trouve niche à même le sol. C’est une espèce vulnérable. Il y en avait plein, il y a cinquante ans et aujourd’hui il n’en reste presque plus. Sur l’île Blanche, il y a aussi des sternes pierregarin et des huîtriers pie. Ils ont besoin de beaucoup de tranquillité , explique Yvon Créau, conservateur de la réserve ornithologique de la baie de Morlaix gérée par l’association Bretagne Vivante.

Lire aussi : En baie de Morlaix, quel est l’impact du réchauffement et de la grippe aviaire sur les oiseaux ?

Et les autres animaux ?

Le grand gravelot et la sterne pierregarin sont des espèces protégées et leur perturbation intentionnelle est interdite. « Le but est de sensibiliser les professionnels du tourisme sur les oiseaux, mais aussi sur les dauphins et phoques de la baie », ajoute Gwladys Daudin, chargée de mission Natura 2000 à Morlaix communauté.

Qu’est-ce qui a été mis en place ?

Une matinée de formation et de sensibilisation pour les clubs nautiques et professionnels du tourisme a eu lieu mardi 23 avril 2024, au centre nautique de Carantec, à l’invitation de Gwladys Daudin, en présence de la maire Nicole Ségalen-Hamon, ainsi que Sébastien Marie, conseiller communautaire délégué à la biodiversité et Yvon Créau. « En 2023, une première matinée de communication et de sensibilisation avait été organisée et, au vu du succès rencontré et à la demande des clubs, cette matinée est reconduite cette année », précise Gwladys Daudin.

Qui était à la formation ?

Des salariés et saisonniers du club nautique de Carantec ; l’équipe du château du Taureau ; des membres des Vagabonds de la baie (organisateurs d’excursions en baie de Morlaix) ; des représentants de la structure Voile baie de Morlaix ; des bénévoles du centre nautique de Roscoff.

Gwladys Daudin, Sébastien Marie, Yvon Créau et Nicole Ségalen-Hamon. | OUEST-FRANCE

Pourquoi former ces professionnels ?

« Ils sont en première ligne toute l’année », remarque Sébastien Marie. « L’objectif est d’enrichir les activités proposées par les clubs nautiques et prestataires de tourisme, notamment lorsque les conditions de mer ne sont pas favorables, développe Gwladys Daudin. Des formations théoriques en salle sur la voile pourraient être complétées par des présentations des enjeux en termes de biodiversité et des bonnes pratiques. L’objectif est aussi d’appuyer leur rôle de relais sur l’eau. Il est particulièrement intéressant de former les saisonniers qui sont sur l’eau avec les jeunes et les scolaires. » Il est aussi prévu qu’un panneau informatif soit installé avant l’île Blanche sur l’île Callot.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/pourquoi-et-comment-les-professionnels-du-tourisme-en-baie-de-morlaix-sont-formes-a-la-biodiversite-451f45a4-0615-11ef-96ca-1f5070c64e9b

 

Ouest-France

ENTRETIEN. L’élection interdite : Fanny Bugnon évoque Joséphine Pencalet à Douarnenez

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Fanny Bugnon, maîtresse de conférences en histoire contemporaine vient présenter, ce vendredi 3 mai 2024, en avant-première nationale, L’élection interdite, itinéraire de Joséphine Pencalet, ouvrière bretonne (1886-1972). L’ouvrage apporte de la nuance historique, à rebours du mythe, au parcours de cette ouvrière d’usine, première femme élue en Bretagne. C’était le 3 mai 1925, il y a 99 ans.

L’universitaire Fanny Bugnon sera à Douarnenez pour évoquer la vie et le parcours de Joséphine Pencalet, ce vendredi 3 mai, 99 ans après son élection comme conseillère municipale.

L’universitaire Fanny Bugnon sera à Douarnenez pour évoquer la vie et le parcours de Joséphine Pencalet, ce vendredi 3 mai, 99 ans après son élection comme conseillère municipale. | JÉRÔME PANCONI

L’historienne Fanny Bugnon explique la genèse de son ouvrage consacré à Joséphine Pencalet, ouvrière d’usine, première femme élue en Bretagne, le 3 mai 1925. Quel est le point départ de votre ouvrage ? J’ai commencé à travailler en avril 2012 avec comme point de départ l’élection de Joséphine Pencalet en 1925, alors que les femmes ne possédaient aucun droit politique. Je suis venue pour la première fois aux Archives départementales et à la mairie de Douarnenez. Puis, vous vous êtes lancée dans un deuxième travail ? Si j’ai bien reconstitué un certain nombre d’éléments relatifs à son élection, le reste de sa vie demeurait dans l’ombre. À cette époque, j’ai publié deux articles scientifiques sur le sujet, persuadée que cela n’intéressait pas grand monde. Le temps passant, j’ai remarqué un intérêt certain pour Joséphine Pencalet, dont la vie était toutefois méconnue et donc objet de mythe. J’ai donc décidé de lui consacrer une biographie, qui, au-delà de sa vie, éclairerait la condition des femmes des classes populaires en Bretagne, qui souvent laissent peu de traces dans les archives. Joséphine Pencalet à 18 ou 19 ans. C. Livolant Elle n’a jamais été complètement effacée des sphères communistes, localement… En effet le nom de Joséphine Pencalet est lié à la mémoire de l’importante grève qui secoue Douarnenez de novembre 1924 à janvier 1925. Il faut préciser qu’elle n’en a pas pour autant été une meneuse. C’est une ouvrière parmi les quelque 2 000 femmes qui sont en grève. Son élection découle directement de la grève et à ce titre, a été inscrite dans la mémoire locale des luttes sociales dans les années 1970, en premier lieu par Maurice Lucas, qui a exhumé la mention de cette élection des archives dans le cadre de son mémoire universitaire, que Michel Mazéas et Jean Peuziat feront éditer et distribuer en 1975. Cela traduit une volonté d’entretenir cette connaissance du passé à un moment où cette identité sociale industrielle est en très fort déclin, dans les années 1970 avec la disparition des conserveries. Mémoire ouvrière, grève de femmes… Cela ne fait pas pour autant de Joséphine Pencalet une icône… Faire élire des femmes n’est pas nécessairement un acte féministe, à la lumière de la doctrine communiste, c’est plus complexe. La question des femmes est conçue comme une cause secondaire, après celle de la lutte des classes, voire comme une question bourgeoise. Joséphine Pencalet n’a rien d’une bourgeoise : c’est une ouvrière, dont la vie était méconnue et autour de laquelle ont pu s’écrire des mythes. Pour moi, l’enjeu était de pouvoir reconstituer son parcours et comprendre le processus de mémorialisation dont elle a fait l’objet. De la même façon, elle est fortement réinvestie par le mouvement féministe…

Elles sont dix à être élues en 1925 mais Joséphine Pencalet est le nom le plus connu. Et la seule élue bretonne. Mais au-delà du symbole qu’elle représente, elle ne formule pas de revendications féministes claires (droits politiques, égalité salariale ou contrôle des naissances). De fait, nous ne savons rien, nous n’avons pas accès à sa parole et elle n’est pas adhérente d’un mouvement féministe, elle sera seulement brièvement adhérente au PCF et au syndicat qui y est lié, la CGTU. La grève de 1924, pour reprendre les mots de la brochure de Lucie Colliard, c’est une “grève de femmes” et non une grève féministe car elle ne porte pas de revendications d’égalité entre les sexes ou de droits spécifiques aux femmes. Si elle constitue un symbole, il faut aussi souligner que sa courte expérience politique lui laissa un goût amer.

Recueilli par Marion GONIDEC.

Pratique : « L’élection interdite », de Fanny Bugnon, aux éditions du Seuil. Préface de Michelle Perrot, parution nationale le 10 mai 2024. 288 pages, 23 €. Lancement de l’ouvrage ce vendredi 3 mai, à la librairie Les Métamorphoses, de 17 h à 19 h. Puis, à la Maison Charles Tillon, à partir de 19 h, pour une conférence animée par Jean-Michel Le Boulanger. Réservations auprès de la librairie Les Métamorphoses, au 02 30 14 02 49.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/douarnenez-29100/entretien-lelection-interdite-fanny-bugnon-evoque-josephine-pencalet-a-douarnenez-e4bb85ae-06e8-11ef-82e4-0c4a28978b68

 

Ouest-France

« J’ai eu peur pour la vie de ma fille », cette Bretonne témoigne face au manque de médecins la nuit

Virginie GUENNEC. Publié le

Le mercredi 24 avril à 5 h 30, sa fille de 13 mois a fait une crise d’épilepsie grave. Le SMUR déjà en déplacement n’a pas pu la secourir. Cette maman des Côtes-d’Armor veut alerter sur le manque de médecins et ses conséquences la nuit.

Orlane Marbeuf est inquiète en raison de la régulation des urgences de nuits. Sa fille qui souffre d’épilepsie peut avoir besoin d’un médecin du SMUR en cas de crise.

Orlane Marbeuf est inquiète en raison de la régulation des urgences de nuits. Sa fille qui souffre d’épilepsie peut avoir besoin d’un médecin du SMUR en cas de crise. | OUEST-FRANCE

Orlane Marbeuf se souviendra longtemps du mercredi 24 avril 2024. Cette Trégorroise de 26 ans, maman de deux enfants a cru perdre sa fille, âgée de 13 mois. Le bambin qui souffre d’épilepsie a convulsé pendant plus d’une heure, sans qu’une équipe médicale du Smur ne puisse l’aider.

L’enfant souffre depuis ses premiers mois d’épilepsie. À seulement 3 mois, sa première crise avait nécessité son transfert en hélicoptère de Lannion vers Saint-Brieuc. Depuis, les crises se sont multipliées, une dizaine en dix mois. Suivie par plusieurs médecins, la petite a un traitement à suivre et un protocole a été établi en cas d’urgence. Lorsque l’enfant convulse, un médicament doit être donné par les parents dans les premières minutes, puis passer les dix minutes de convulsions, un médecin doit prendre le relais.

Lire aussi : Les urgences de Lannion vont être régulées la nuit dès mars, mais concrètement ça veut dire quoi ?

« Il semble qu’elle souffre du syndrome Dravet », explique sa maman. « Elle fait l’objet d’une fiche « patient remarquable ». C’est une fiche qui récapitule tout le protocole à suivre. » D’après Orlane Marbeuf, les secours arrivent généralement dans les vingt minutes, « Le médecin du Samu administre un traitement. C’est seulement là qu’elle va mieux en général ».

Le Smur était déjà en intervention

Problème, le mercredi 24 avril à 5 h 30, quand sa petite fille a convulsé alors qu’elle était gardée par ses grands-parents, aucun médecin n’a pu se déplacer. En composant le 15, il leur a été indiqué que le Smur (structure mobile d’urgence et de réanimation) était déjà en déplacement et ne pouvait venir. Pour rappel, depuis le mois de mars 2024, les urgences de l’hôpital de Lannion sont systématiquement régulées la nuit. De 19 h à 8 h le lendemain, c’est le 15 qui oriente les patients.

Lire aussi : La régulation des urgences entre en vigueur ce vendredi à Lannion, comment en est-on arrivé là ?

« C’est la première fois que ça arrive. Mais nous avons vraiment eu peur pour sa vie », raconte Orlane Marbeuf. Finalement, les pompiers et une infirmière sont intervenus pour transporter l’enfant à l’hôpital de Lannion, où elle a été prise en charge par l’équipe médicale. Malgré l’absence d’une sonde adaptée à la taille du bébé, les médecins ont enfin réussi à stopper la crise. La petite fille aurait néanmoins convulsé durant 1 h 30 au total, faisant craindre un risque de séquelles. Un transfert en hélicoptère vers l’hôpital de Saint-Brieuc, un temps envisagé, n’aurait pas pu se faire non plus faute de médecin pour accompagner le bébé.

« Si je souhaite témoigner, ce n’est vraiment pas pour accabler les soignants, car ils font de leur mieux avec ce qu’ils ont. Je sais que l’hôpital manque de médecins et de moyens. Les équipes sont tops, ils font tout ce qu’ils peuvent. Mais il faut des moyens », insiste la jeune maman.

« Un drame pourrait arriver »

« Un drame pourrait arriver dans ces conditions. Ce n’est pas quand c’est trop tard qu’il faut réagir. Là, ma fille a eu de la chance, mais qu’est-ce qu’il se passera la prochaine fois. Déjà que c’est angoissant d’avoir un enfant qui souffre mais en plus quand on sait que le médecin du Smur ne va pas forcément venir, c’est encore pire. »

La petite fille a quitté l’hôpital samedi 27 avril au matin, son état s’étant amélioré, mais les parents restent inquiets. « Ce qu’on vit, tout le monde peut le vivre. Tout le monde pourrait avoir besoin de soins en urgence la nuit », souffle la maman.

Du côté du Groupement hospitalier de territoire, on indique que  les éléments circonstanciés sur cette prise en charge sont adressés directement à la maman.  On confirme néanmoins que  le Smur de Lannion était bien indisponible et que la régulation de l’accès aux urgences a été sans incidence. Quant à la non-mobilisation de l’hélicoptère, il s’agit d’une décision médicale sans rapport avec un manque de médecin. 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/jai-eu-peur-pour-la-vie-de-ma-fille-cette-bretonne-temoigne-face-au-manque-de-medecins-la-nuit-5196041c-052f-11ef-b06d-1aa5699c630f

 

Ouest-France

En Finistère, une communauté traditionaliste va manifester après sa mise au ban par le diocèse

Christopher CORDEIRO. Publié le

En décembre 2023, l’évêque de Quimper et Léon a mis fin à la convention qui lie le diocèse de Quimper et Léon à la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre. Des fidèles de cette communauté traditionaliste organisent, ce dimanche 5 mai 2024, une manifestation place de la Tour-d’Auvergne à Quimper (Finistère).

L’église Saint-Mathieu, à Quimper.

L’église Saint-Mathieu, à Quimper. | OUEST FRANCE

C’est une décision qui ne passe pas pour ces catholiques traditionalistes des paroisses de Quimper – Saint-Corentin et Saint-Yves, en pays de Morlaix (Finistère). En décembre 2023, Mgr Dognin, évêque de Quimper et Léon, a mis fin à la convention qui lie le diocèse de Quimper et Léon à la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, qui revendique 300 fidèles.

Cette décision – qui concerne l’église Saint-Matthieu, à Quimper, et celle de Sainte-Sève – devrait s’appliquer « à la fin de l’année pastorale », fait savoir le diocèse, soit vers la fin du mois d’août.

En signe de protestation, les fidèles organisent, dimanche 5 mai 2024, une manifestation, à 15 h, place de la Tour-d’Auvergne à Quimper (Finistère), « pour réclamer justice auprès du diocèse ».

Lire aussi : Le retour en force des catholiques traditionalistes

La liturgie traditionnelle

La Fraternité sacerdotale Saint-Pierre est une communauté de prêtres, fondée en 1988 et approuvée par Rome. Sa particularité ? L’usage de la liturgie traditionnelle, dont la messe en latin.

Deux de ses prêtres, les abbés Loïc Courtois et Nicolas Télisson, assurent chaque dimanche, dans les paroisses de Quimper – Saint-Corentin et Saint-Yves en pays de Morlaix, la célébration des messes selon le rite ancien (Missel de 1962), mais aussi d’autres activités pastorales comme le catéchisme et la célébration des sacrements.

Dorénavant, les deux prêtres ne pourront plus assurer les messes et autres activités au sein des paroisses. « Le diocèse indique qu’il va nous remplacer par plusieurs prêtres qui tourneront à tour de rôle le dimanche. Or, le diocèse compte vingt paroisses. Quatre ne sont pas tenues par des diocésains, tellement il y a peu de moyens. La réalité, c’est qu’il n’y aura pas de remplacement », estime l’abbé Nicolas Télisson.

Une décision motivée par des tensions

De son côté, le diocèse motive sa décision en avançant les éléments suivants : « La situation entre le diocèse de Quimper et Léon et la Fraternité sacerdotale de Saint-Pierre était arrivée à un tel point qu’elle mettait en danger l’unité et la communion du diocèse et de son presbyterium, soit l’ensemble des prêtres d’un diocèse. »

Et l’abbé Nicolas Télisson de répondre : « L’évêque a indiqué plusieurs fois qu’il n’avait rien à reprocher ni à l’abbé Loïc Courtois ni à moi-même, mais simplement qu’il y avait des tensions dans le diocèse, parce que nous avions une activité parallèle à celle des paroisses. Nous ne comprenons pas. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/en-finistere-une-communaute-traditionaliste-va-manifester-apres-sa-mise-au-ban-par-le-diocese-0c1017d0-0713-11ef-82e4-0c4a28978b68

 

Ouest-France

Danièle Vaudrey nous a quittés dimanche, à Pordic

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Installée à Pordic (Côtes-d’Armor) depuis 25 ans, Danièle Vaudrey est décédée dimanche. Journaliste, grand reporter, socio-historienne et romancière, elle était aussi une femme de gauche engagée.

Danièle Vaudrey fut, entre autres, la première femme rédactrice en chef du journal « Auto-moto ».

Danièle Vaudrey fut, entre autres, la première femme rédactrice en chef du journal « Auto-moto ». | OUEST-FRANCE

Danièle Vaudrey nous a quittés dimanche, à l’âge de 77 ans, après une longue maladie. Elle avait choisi de vivre à Pordic (Côtes-d’Armor) depuis 25 ans. Journaliste, grand reporter, socio-historienne et romancière, Danièle Vaudrey a travaillé pour la presse télévisuelle, audiovisuelle et écrite. Elle a participé à la réalisation de nombreux documentaires : les Francofolies pour France Télévision, Résistances pour France 2, les Antilles à Paris pour RFO, l’émission Écolo 6 pour M6. Elle fut également la première femme rédactrice en chef du journal Auto-moto.

Lire aussi : Danièle Vaudrey raconte son combat contre le cancer

Femme de gauche engagée

Elle a publié de nombreux ouvrages, essentiellement des romans, des essais et des pamphlets, dont Mourir d’En-Vie ; Les ailes du délire ; Marie Durand, l’insoumise ; Crimes en Côtes-d’Armor et plus récemment, Au nom de tous les seins, prenant à témoin son propre parcours contre la maladie. Elle disait :  Soyez acteur de votre santé jusqu’au terme de votre existence. Ne renoncez jamais, donnez tout à la vie pour ne rien laisser à la mort.  Elle était également mobilisée pour le droit à mourir dans la dignité.

Femme de gauche engagée, elle était membre du conseil d’administration de l’association Pordic Alternative et avait accepté d’être la directrice de campagne de la liste du même nom aux dernières municipales.

Un dernier hommage lui sera rendu jeudi 2 mai, à 14 h 30, à la chambre funéraire du Pays de Saint-Brieuc, 13, rue des Champs-de-Pies.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pordic-22590/daniele-vaudrey-nous-a-quittes-dimanche-a-pordic-ac715e6c-07d3-11ef-b420-0a53feba97bb

André Ollivro

"C'etait une amie sincère,elle fut des nôtres à Dérivages no1 en présentant son livre : Crimes en Côtes d'Armor . Elle me répéta : André reste toi-même. Merci Danièle pour tes conseils . Repose en paix."

Diaporama : "Dérivages" Plage de Jospinet Planguenoual le 14 septembre 2019

 

Le Diben mercredi 1er mai 2024

Morlaix. Souvenir : 1er mai 2009

Jean-Philippe Quignon et Francoise Le Borgne 01 mai 2009. Photo pyb29

Françoise Le Borgne du Ouest-France & Jean-Philippe Quignon du Télégramme le 1er mai 2009. Photo pyb29

Muguet 1er mai 2024. Photo pyb29

Rassemblement ce mercredi à 10h30, place des Otages, ouvert à tous.

 

Ouest-France

Rolland Kreisker Bus et cars à Plouigneau : le second tour des élections professionnelles invalidé

Zoé BOIRON. Publié le

L’entreprise Rolland Kreisker Bus et cars, dont le siège est à Plouigneau près de Morlaix (Finistère), va devoir organiser un nouveau second tour dans le cadre de ses élections professionnelles. Saisi par la CGT, le tribunal judiciaire de Brest a invalidé cette étape du scrutin, le 16 avril 2024.

Le tribunal judiciaire a ordonné l’organisation d’un nouveau second tour dans le cadre des élections professionnelles de la société Rolland-Kreisker Bus et cars, dont le siège est à Plouigneau (Finistère). Photo d’illustration.

Le tribunal judiciaire a ordonné l’organisation d’un nouveau second tour dans le cadre des élections professionnelles de la société Rolland-Kreisker Bus et cars, dont le siège est à Plouigneau (Finistère). Photo d’illustration. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

La société Rolland-Kreisker Bus et cars, dont le siège est à Plouigneau, près de Morlaix (Finistère), a organisé des élections professionnelles en décembre 2023. Le second tour, daté du 19 décembre 2023, a été invalidé par le tribunal judiciaire de Brest. Le jugement a été rendu mardi 16 avril 2024.

L’Union départementale des syndicats CGT du Finistère avait saisi le tribunal pour contester le résultat. En cause : une vingtaine d’enveloppes contenaient plusieurs bulletins ; certaines contenaient même un nombre de bulletins supérieur au nombre de sièges à pourvoir.

Dans son jugement, le tribunal précise qu’il aurait été possible de glisser plusieurs bulletins par enveloppe si l’élection n’avait réuni que des candidatures individuelles. Or, cinq salariés se sont présentés à ce titre et la CGT a présenté une liste de quatre noms.

Vote irrégulier

« Les enveloppes contenant plusieurs bulletins constituent alors un vote irrégulier […] Cette irrégularité a nécessairement exercé une influence sur le résultat des élections en ce qu’elle compromet la sincérité du scrutin », conclut le tribunal.

Dans un communiqué, l’Union départementale de la CGT pointe une « irrégularité majeure » aux « conséquences graves pour les salariés dans la mesure où la réalité de leurs suffrages devait conduire la CGT à occuper l’ensemble des sièges de titulaire au sein du CSE ». Elle ajoute que la démarche de la CGT, en saisissant le tribunal, « visait à remettre dans les clous une entreprise peu encline à se plier aux règles du dialogue social ».

Le tribunal judiciaire a ordonné l’organisation d’un nouveau second tour. Rolland-Kreisker Bus et cars a également été condamnée à verser 1 000 € à la CGT pour couvrir les frais d’avocat.

Contacté, Alain Roué, président de l’entreprise, indique qu’il s’agit « d’un contentieux sur des modalités techniques ». Il évoque « une pression de la CGT » au moment du scrutin et un « cafouillage ». « Nous allons refaire les élections sans aucun problème », ajoute-t-il.

https://www.ouest-france.fr/societe/justice/rolland-kreisker-bus-et-cars-a-plouigneau-le-second-tour-des-elections-professionnelles-invalide-19701ad6-06fc-11ef-9b61-fca6986e7514

 

Ouest-France

Les commerces de ce village breton s’opposent aux food-trucks vendant de l’alcool

Publié le

Pointant la concurrence déloyale entre commerces à l’année et commerces éphémères, un courrier vient d’être déposé en mairie par le collectif des commerçants de Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d’Armor).

Vincent Le Flanchec a remis en mairie une lettre du collectif de commerçants contre une concurrence jugée déloyale.

Vincent Le Flanchec a remis en mairie une lettre du collectif de commerçants contre une concurrence jugée déloyale. | OUEST-FRANCE

Au nom des commerçants et des artisans de Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d’Armor), lundi 29 avril 2024, un courrier au maire, François Ponchon, a été remis afin de l’alerter sur une situation de concurrence jugée intenable.

Lire aussi : Route fermée, commerçants excédés… Quatre clés pour comprendre la polémique à Saint-Michel-en-Grève

Pour Vincent Le Flanchec, gérant avec Magali de la crêperie Ty Tante Jeanne, la situation va devenir critique pour plusieurs commerces fragilisés par la fermeture durant trois mois du village pour travaux : « Les commerces qui font vivre notre commune à l’année doivent rester la priorité et être protégés face aux food-trucks concurrentiels dans la vente de boissons et d’alcools au cœur du village. »

Des commerces avec un service à l’année

En effet, à cinquante de mètres de là, trois commerces vendent eux aussi des bières et du vin, et deux d’entre eux, l’épicerie Dans le panier d’Eve et le café-tabac restaurant le P’tit Saint-Michel assurent un service à l’année.

Aux yeux d’Eve Kaplia, gérante de l’unique épicerie, la période estivale est vitale : « Au printemps et en été, nous faisons un chiffre d’affaires qui permet de tenir durant les mois d’automne et d’hiver et ainsi de répondre aux habitants, souvent sans voiture, bien heureux d’acheter à manger, de boire un café ou de lire la presse. » Et de rappeler la fragilité des commerces locaux : « L’hôtel de la Plage, son restaurant et sa terrasse sur la baie sont fermés depuis dix ans. La boulangerie-pâtisserie idéalement située, n’a jamais été reprise. »

Lire aussi : « J’ai vu une seule cliente en trois jours » : la détresse des commerçants de ce village breton

« Dans la concurrence, il y a des gagnants et des perdants »

Même propos pour Yann Suet, patron du Café du village, qui peine à comprendre les élus : « Dans la concurrence, il y a des gagnants et des perdants. Si on veut que tous les commerces soient gagnants, il faut que nous soyons en compétition avec les mêmes règles. Or, que puis-je faire face à un commerce éphémère qui a dix fois moins de charges fixes que moi, et qui vend de ce fait des boissons bien moins chères ? »

Lors du conseil municipal, le 1er adjoint, Christophe Ropartz, a répondu aux remarques du patron du café qu’il fallait qu’il s’adapte : « En vendant d’autres marques de bières que celles vendues par le food-truck. » Réponse qui a choqué Yann Suet : « Les commerces n’ont pas été concertés ni pour la période des travaux qui nous pénalisent ni pour l’installation de food-trucks au cœur du village. C’est désespérant, car nous voulons vivre. » Et de rappeler dans le courrier remis au maire qu’une dizaine d’élus du littoral (Trédrez-Locquémeau, Locquirec, Plougasnou, Primel, Carantec…) protégeaient leurs commerces en interdisant les food-trucks à plusieurs centaines de mètres pour éviter de les mettre en péril.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-michel-en-greve-22300/les-commerces-de-ce-village-breton-sopposent-aux-food-trucks-vendant-de-lalcool-ff5606ac-06d7-11ef-baa8-87f53ab61af3

 

Ouest-France

Manque de médecins dans le pays de Guingamp : la téléconsultation est-elle un remède ?

Fabienne MENGUY. Publié le

Le nombre de médecins généralistes est insuffisant dans le pays de Guingamp (Côtes-d’Armor), au regard des besoins de la population. Aussi, des pharmacies ont installé des cabines ou des bornes de téléconsultation médicale. Des équipements utiles en cas d’urgence, notamment.

Si les cabines ou bornes de téléconsultation, installées dans les pharmacies, s’avèrent utiles, leur finalité n’est pas de remplacer les médecins traitants.

Si les cabines ou bornes de téléconsultation, installées dans les pharmacies, s’avèrent utiles, leur finalité n’est pas de remplacer les médecins traitants. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

 Les nouveaux venus dans le territoire ont un mal fou à trouver un médecin traitant. C’est devenu un vrai parcours du combattant, pour ne pas dire mission impossible dans la plupart des cas , expose une pharmacienne installée dans le pays de Guingamp (Côtes-d’Armor). Aussi, depuis plus d’un an, elle a décidé d’installer une borne de téléconsultation médicale. Et juge que cet équipement peut être  efficace pour pallier le manque de médecins et les salles d’attente surchargées .

Lire aussi : DÉCRYPTAGE. Médecins généralistes : les chiffres qui disent tout de la situation de Guingamp-Paimpol

Mais, comment fonctionnent ces cabines ou ces bornes qui commencent à fleurir dans le territoire ? En tout premier lieu, les personnes souhaitant bénéficier d’une téléconsultation doivent absolument avoir sur elles  leur carte Vitale, une carte bancaire et une adresse mail , souligne la professionnelle.  Elles peuvent aussi se munir de leur carte de mutuelle. 

Visite en visioconférence

Si la borne ou la cabine est libre, le patient peut s’y installer puis lancer la connexion avec un médecin.  Il peut parfois y avoir un peu d’attente, signale-t-elle. Ensuite, c’est très simple : un ou une généraliste se connecte et la visite s’effectue en visioconférence.  Prise de la tension, de la température, auscultation cardiaque et pulmonaire, observation des lésions de la peau, mesure du niveau de saturation de l’oxygène dans le sang, ou bien encore examen des tympans et conduits auditifs externes sont à même d’être réalisés lors de cette visite.

Lire aussi : TÉMOIGNAGE. « En téléconsultation, on rend service aux gens », partage ce médecin du Trégor

 La borne, tout comme la cabine, est équipée d’appareils connectés, explique la pharmacienne. Tous sont numérotés. En cas de besoin, le médecin guide le patient pour l’usage d’un ou de plusieurs d’entre eux. 

Et les retours à ce sujet sont largement positifs.  Ça peut dérouter un peu dans un premier temps , livre une retraitée qui, après le départ à la retraite de son médecin traitant, ne parvient pas à trouver un remplaçant.  Mais, honnêtement, je n’ai pas trouvé ça sorcier et ça m’a surtout bien rendu service. 

« En dépannage, c’est bien »

Seul petit souci pour elle : fournir une adresse mail.  Je n’en ai pas, ni mon mari , concède-t-elle.  J’ai appelé ma fille pour savoir si je pouvais communiquer la sienne et elle a accepté.  La visite terminée, la machine lui a délivré un ticket doté d’un QR code.  Le docteur m’a dit de le présenter à la pharmacienne car ce ticket correspond à l’ordonnance. 

Lire aussi : Téléconsultation : « Ça peut dépanner, mais est-ce suffisant ? »

Quant au paiement de la visite, la Guingampaise n’a pas eu besoin de payer la part prise en charge par la Sécurité sociale.  Je n’ai eu que la part mutuelle à régler, car je n’avais pas ma carte avec moi , précise-t-elle.

Quant à savoir si elle va prendre l’habitude de telles téléconsultations, elle avoue d’emblée qu’elle préférerait trouver un médecin traitant.  En dépannage, c’est bien, mais c’est tout de même beaucoup mieux d’avoir un professionnel qui vous suit régulièrement , glisse-t-elle.

Un équipement qui a un coût

L’occasion pour la pharmacienne de souligner que bon nombre de personnes utilisant la borne ont recours à ce dispositif dans l’urgence.  Le samedi est la journée où nous avons le plus d’utilisateurs, car il est difficile d’obtenir un rendez-vous chez son médecin ce jour-là . Elle remarque, par ailleurs, que  les pathologies les plus fréquentes sont des otites chez les enfants, des infections urinaires, des gros rhumes ou migraines, ou bien encore des renouvellements d’ordonnances. 

Des pathologies qui nécessitent, dans la plupart des cas, une prescription d’antibiotiques.  Ce qu’en tant que pharmaciens, nous ne sommes pas habilités à prescrire , précise-t-elle. Avant de mettre en avant :  Si cet équipement s’avère une réponse efficace, en somme, on paie mensuellement pour pallier le manque de médecins… 

Cinq pharmacies du canton équipées

Comme elle, un de ses confrères observe :  Je préférerais ne pas avoir recours à un tel équipement et pouvoir orienter mes clients vers des médecins qui n’exercent pas en ligne. Mais, en attendant l’arrivée de nouveaux généralistes dans notre territoire, les téléconsultations depuis une borne ou une cabine sont plus qu’utiles. C’est un véritable service que l’on rend à notre clientèle. 

Dans le canton de Guingamp, cinq bornes ou cabines sont accessibles : dans les pharmacies du centre commercial E. Leclerc et de la rue des Ponts-Saint-Michel, à Guingamp ; du centre commercial Carrefour, à Grâces ; de la rue de la Poste, à Ploumagoar ; et du centre commercial Intermarché, à Saint-Agathon.

https://www.ouest-france.fr/sante/manque-de-medecins-dans-le-pays-de-guingamp-la-teleconsultation-est-elle-un-remede-839fd84a-04b0-11ef-b06d-1aa5699c630f

 

Ouest-France

La régulation des urgences de Lannion accroît l’activité à l’hôpital de Guingamp

Pauline LAUNAY. Publié le

Avec la régulation de nuit des urgences de Lannion (Côtes-d’Armor), l’hôpital de Guingamp accuse une hausse du nombre de passages. Le service guingampais n’a pas connu de fermeture depuis le 31 décembre 2023.

En mars 2024, le service des urgences de Guingamp a enregistré une hausse de fréquentation par rapport à mars 2023, du fait de la régulation des urgences de Lannion.

En mars 2024, le service des urgences de Guingamp a enregistré une hausse de fréquentation par rapport à mars 2023, du fait de la régulation des urgences de Lannion. | ARCHIVES OUEST-FRANCE / PHILIPPE RENAULE

En 2023, les urgences de Guingamp (Côtes-d’Armor) ont été régulées à 27 reprises, la nuit, entre le 1er juillet et le 31 décembre 2023. Les portes étaient closes pour les usagers, qui devaient composer le 15 avant de s’y rendre.  Le service n’a connu aucune régulation en 2024 , fait savoir la direction du centre hospitalier dans un communiqué. Depuis le début de l’année, il est donc ouvert sept jours sur sept, 24 heures sur 24.

Lire aussi : Hôpitaux de Lannion et Guingamp : le difficile dialogue entre élus et Agence régionale de santé

« Un effectif complet »

Ces régulations sont intervenues du fait d’un manque de médecins pour assurer la permanence de soins, un praticien urgentiste de garde devant être disponible en cas d’intervention avec le Smur, le Service mobile d’urgence et de réanimation. Des fermetures ponctuelles liées à l’application de la loi Rist, visant à réguler la rémunération des médecins intérimaires mobilisés pour pallier l’absence de médecins urgentistes dans ce service.

Depuis,  cinq médecins intérimaires fidélisés et rémunérés selon la loi Rist assurent le complément des besoins , poursuit l’hôpital. Ils viennent compléter l’équipe  composée de 10,10 équivalent temps plein, sur un effectif complet de 13,5 .

Lire aussi : Après la manifestation, des états généraux de la santé ? En Côtes-d’Armor, un mouvement en marche

Conséquences des régulations à Lannion

Si le service n’est plus régulé à Guingamp, ce n’est pas le cas à Lannion, où les urgences sont fermées la nuit depuis le 1er mars 2024, pour quatre mois. Conséquences : le nombre de passages est en hausse à Guingamp.  L’activité du mois de mars 2024, par rapport à celui de 2023, a augmenté de 10 % en général, et de 44 % les nuits et les week-ends. 

Pour pallier cette hausse, des moyens ont été déployés :  Des renforts infirmiers et aides-soignants ont été mis en place aux urgences depuis début mars. 

Cette croissance était déjà effective avant les différentes mesures de régulation :  Une hausse des passages entre le début 2023 a été constatée par rapport à 2022 , indique la direction, contactée.

https://www.ouest-france.fr/sante/la-regulation-des-urgences-de-lannion-accroit-lactivite-a-lhopital-de-guingamp-b1eb6d46-0612-11ef-ac12-77c719d0efc9

 

Ouest-France

L’Île-Grande, en Bretagne, un ancien site d’extraction de granit aujourd’hui refuge pour les oiseaux

Maiwenn Raynaudon-Kerzerho pour Bretons. Publié le

Eh non, contrairement à ce que son nom indique, l’Île-Grande n’est plus vraiment une île, et certainement pas la plus grande de Bretagne. Reliée par un pont à Trébeurden, dans les Côtes-d’Armor, elle a longtemps été connue en revanche pour l’extraction de son granit.

L’Île-Grande ne manque pas d’atouts touristiques.

L’Île-Grande ne manque pas d’atouts touristiques. | HERVÉ RONNÉ / BRETONS

Qu’ont en commun la cathédrale de Tréguier, le viaduc de Morlaix, la gare de Saint-Brieuc et quelques trottoirs parisiens ? Une pierre, le granit. Et sa provenance : l’Île-Grande, au large de Pleumeur-Bodou, dans les Côtes-d’Armor. Cette île, distante du continent d’à peine quelques dizaines de mètres franchis par un pont depuis 1891, fut en effet un lieu important pour l’extraction du granit.

Lire aussi : L’Île-Grande, promontoire aux deux visages

Dès le Moyen Âge, des carrières s’implantent sur l’Île-Grande. Mais c’est au XIXe siècle que cette activité prend de l’importance. Au début du XXe siècle, on estime qu’environ 800 tonnes de granit sont extraites chaque jour de l’île ! Elles sont ensuite acheminées par bateau ou par le rail jusqu’aux quatre coins de la France.

« L’île des carriers »

Alors qu’une quarantaine de maisons seulement existaient sur l’île à la fin du XIXe siècle, la population double entre les années 1860 et 1910, passant de 434 à plus de 800 habitants. Parmi eux, peu de paysans ou de pêcheurs. L’Île-Grande devient « l’île des carriers », les ouvriers travaillant dur au contact de la roche.

La statue du tailleur de pierre, en hommage à ceux qui ont longtemps travaillé le granit dans les carrières de L’Île-Grande. | HERVÉ RONNÉ / BRETONS

Pourtant, sous la pression de la concurrence internationale puis du bitume, le granit trégorrois perd peu à peu de son éclat. La dernière carrière ferme en 1989, laissant dans le paysage des cicatrices à flanc de rochers, ultimes souvenirs de cette intense activité. Les familles se tournent désormais vers d’autres sources de revenus. La Marine nationale ou de commerce embarque son lot d’hommes au tournant des années 1950. Aujourd’hui, l’île accueille quelques commerces et vit en partie du tourisme.

Un paysage changeant

Il faut dire qu’elle a des atouts à faire valoir en la matière. Elle est entourée d’un chapelet d’îlots, certains accessibles à marée basse, son paysage change donc avec l’heure et la lumière du jour. L’île d’Erche, Enez Bihan ou l’île Jaouen parsèment l’horizon. Sans oublier l’île d’Aval, qui serait le lieu de repos du mythique roi Arthur, placé là par sa sœur magicienne Morgane, en attendant l’heure de son retour comme souverain des Bretons…

Un sentier côtier permet de faire le tour de l’île en un peu plus de deux heures, pour découvrir le petit port Saint-Sauveur, les marais de Kervoalant, les plages de galets ou de sable fin, les dunes de Toul Gwenn, l’allée couverte ou encore la fontaine Saint-Sauveur.

Une halte est également possible à la station de la Ligue pour la protection des oiseaux de l’Île-Grande, qui est aussi la Maison de la réserve naturelle nationale des Sept-Îles. Elle propose à ses visiteurs une muséographie consacrée à l’écosystème remarquable de cet archipel préservé depuis 1912. On peut ainsi y prendre des nouvelles du fou de Bassan, le plus grand oiseau de mer d’Europe, dont l’unique colonie française a élu domicile sur l’île Rouzic toute proche et qui a été décimé par l’épidémie de grippe aviaire en 2022. Un centre de soins pour animaux sauvages en détresse, notamment pour oiseaux mazoutés, y est encore installé.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pleumeur-bodou-22560/lile-grande-en-bretagne-un-ancien-site-dextraction-de-granit-aujourdhui-refuge-pour-les-oiseaux-cd31e922-0086-11ef-b295-c2640ef35bd2

 

Ouest-France

Après le chef étoilé Nicolas Carro, qui pour reprendre le restaurant du Sew à Morlaix ?

Publié le

En juin 2024, le chef étoilé Nicolas Carro retrouvera son restaurant à Carantec (Finistère). Il est prêt à accompagner les personnes qui prendront sa suite au sein de la cuisine du Sew dans la Manufacture des tabacs, à Morlaix.

Dernière ligne droite au Sew pour le chef Nicolas Carro et sa brigade avant son retour à Carantec (Finistère) au début de l’été 2024.

Dernière ligne droite au Sew pour le chef Nicolas Carro et sa brigade avant son retour à Carantec (Finistère) au début de l’été 2024. | BEN PI.

Qui mieux que Nicolas Carro pour convaincre une nouvelle équipe de prendre sa suite au restaurant du Sew, à Morlaix ? Le chef étoilé y a déjà passé plus de huit mois, avec sa brigade, le temps que des travaux d’ampleur se réalisent à l’hôtel du restaurant à Carantec (Finistère). Le chantier devrait être terminé en juin 2024. Et le Sew, lui, cherche à recruter une nouvelle équipe.

« Une très belle expérience essentielle et vitale pour nous », confie Nicolas Carro ravi d’avoir pu saisir l’opportunité d’ouvrir en octobre dernier ce restaurant éphémère dans la Manufacture des tabacs, « qui nous a permis de passer l’hiver plus sereinement. L’occasion de montrer que l’on peut faire une cuisine étoilée et accessible. Les publics qui fréquentent le Sew, ont appris à nous connaître, et nos clients de Carantec sont venus jusqu’ici, et ont ainsi pu découvrir les différents univers proposés ici. »

« Nous nous sommes adaptés comme nous avons pu »

Quitter provisoirement un grand piano de cuisson pour un plus petit n’a pas toujours été simple pour une brigade de dix-huit personnes, « mais nous nous sommes adaptés comme nous avons pu nous adapter à la demande. »

Lire aussi : CARTE. Guide Michelin : voici les restaurants étoilés en 2024 en Finistère

Celle des convives qui veulent pouvoir manger entre 11 h et 21 h, « avec parfois trois services entre 12 h et 13 h 30. Le soir, nous proposons des planches à partager à la sortie d’un film. Des parents déposant leurs enfants pour un concert, en profitent pour dîner ici. Nous avons beaucoup de demandes. »

Qui mieux que Nicolas Carro pour convaincre une nouvelle équipe de prendre sa suite au restaurant du Sew, à Morlaix ? Le chef étoilé y a déjà passé plus de huit mois, avec sa brigade, le temps que des travaux d’ampleur se réalisent à l’hôtel du restaurant à Carantec (Finistère). Le chantier devrait être terminé en juin 2024. Et le Sew, lui, cherche à recruter une nouvelle équipe.

« Une très belle expérience essentielle et vitale pour nous », confie Nicolas Carro ravi d’avoir pu saisir l’opportunité d’ouvrir en octobre dernier ce restaurant éphémère dans la Manufacture des tabacs, « qui nous a permis de passer l’hiver plus sereinement. L’occasion de montrer que l’on peut faire une cuisine étoilée et accessible. Les publics qui fréquentent le Sew, ont appris à nous connaître, et nos clients de Carantec sont venus jusqu’ici, et ont ainsi pu découvrir les différents univers proposés ici. »

« Nous nous sommes adaptés comme nous avons pu »

Quitter provisoirement un grand piano de cuisson pour un plus petit n’a pas toujours été simple pour une brigade de dix-huit personnes, « mais nous nous sommes adaptés comme nous avons pu nous adapter à la demande. »

Lire aussi : CARTE. Guide Michelin : voici les restaurants étoilés en 2024 en Finistère

Celle des convives qui veulent pouvoir manger entre 11 h et 21 h, « avec parfois trois services entre 12 h et 13 h 30. Le soir, nous proposons des planches à partager à la sortie d’un film. Des parents déposant leurs enfants pour un concert, en profitent pour dîner ici. Nous avons beaucoup de demandes. »

Mais ce qu’il retiendra avant tout, « c’est le côté convivial et de partage avec les gens du Sew. Quel que soit le concept, salades, libanais… qui sera proposé pour la suite, il y a tellement de bons moments à passer ici. Ma seule envie est de voir vivre ce restaurant. »

Le restaurant du Sew. | OUEST-FRANCE

Nicola Carro se dit d’ailleurs prêt à accompagner les personnes qui prendront le relais. Alors, qui pour prendre la suite ? « Nous sommes à la recherche d’une nouvelle équipe prête à investir la cuisine et la salle de soixante-dix couverts », affirment Karen Baudet, Camille Thomas et Véronique L’Allain pour le Sew. « On est très ouverts, chaque projet à construire sera étudié et tout est discutable même au niveau du mobilier. Il n’est pas nécessaire d’être nombreux, la formule self développée en juillet et août 2023 a tourné avec trois personnes. »

Et pour ceux qui en douteraient encore, les responsables du Sew sont affirmatifs : « La clientèle est là, et avec l’ouverture prochaine de l’Espace des Sciences tout à côté, il y aura beaucoup de monde. L’expérience de Nicolas Carro et de son équipe est la preuve que ce restaurant fonctionne. »

https://www.ouest-france.fr/societe/gastronomie/restaurants/ma-seule-envie-voir-revivre-ce-restaurant-ce-chef-etoile-cherche-repreneur-en-bretagne-017a9038-0601-11ef-96ca-1f5070c64e9b

 

Ouest-France

Fêtes maritimes de Brest : cinq bonnes résolutions pour limiter leur impact sur l’environnement

Julia TOUSSAINT. Publié le

Les Fêtes maritimes de Brest auront lieu du 12 au 17 juillet 2024. Déchets, transport, embarquement… comment réduire l’impact environnemental de cet immense rendez-vous maritime, qui pourrait réunir 700 000 festivaliers ? Les organisateurs adoptent une série de mesures inédites.

Les Fêtes maritimes de Brest auront lieu du 12 au 17 juillet 2024, sur plus de 7 km de quais.

Les Fêtes maritimes de Brest auront lieu du 12 au 17 juillet 2024, sur plus de 7 km de quais. | OUEST FRANCE

Les dernières Fêtes maritimes de Brest ont lieu il y a huit ans. Le dérèglement climatique était déjà bien enclenché, mais le grand public n’y était pas aussi sensibilisé qu’aujourd’hui. « Entre 2016 et 2024, c’est devenu un sujet à prendre très au sérieux », entame Régis Lerat, directeur de Brest événements nautiques. Le calcul de l’impact carbone des Fêtes, c’est-à-dire la quantité de gaz à effet de serre émis en raison de l’événement, ne sera pas pour cette année. « Trop complexe à établir », estime le responsable, qui «  préfère se concentrer sur les actions ». En voici les principales.

1. Moins de vedettes à passagers

Il en naviguait jusqu’à douze par jour lors des précédentes éditions ! Ces vedettes embarquent chacune 100 à 150 passagers, pour un rapide tour en rade de Brest avec vue imprenable sur les voiliers. Un ballet continu tout au long de la journée, et une « vraie recette » pour l’équipe organisatrice. Mais aussi une vraie source de pollution… Cette année, il n’y aura donc plus que quatre vedettes, dont deux bien connues des locaux : le Brestoa et un bateau de la Penn Ar Bed.

2. Une meilleure gestion des déchets

Avec 700 000 festivaliers attendus et des stands de nourriture dans tous les sens, la quantité de déchets générée par les Fêtes sera gigantesque. Des agents de la Métropole de Brest sensibiliseront les festivaliers au tri de leurs déchets. Des sacs de tri seront distribués aux équipages des bateaux afin que, même à bord, le carton ne finisse pas avec les arêtes de poisson. Les gourdes seront autorisées pour la première fois dans l’enceinte des Fêtes, afin de limiter les bouteilles en plastique. Des cendriers portatifs seront à disposition. Et si, malgré tout, des déchets tombent à l’eau, ils pourraient être collectés par un bateau nettoyeur qui sillonnera le port chaque jour.

3. Réduire l’impression d’affiches

L’équipe des Fêtes maritimes a drastiquement diminué le nombre d’affiches et autres flyers imprimés. En 2016, tous type de visuels compris, cela représentait environ 500 000 impressions papiers. « Cette année, on sera à 30 000 maximum », précise Régis Lerat. La rareté faisant la valeur, peu de doutes que l’affiche officielle de Brest 2024 sera très recherchée ! Exit aussi le « journal des Fêtes », distribué gratuitement à l’entrée. Et la billetterie en ligne avec QR code remplace les billets papiers.

Un seul feu d’artifice aura lieu pour cette 8e édition des Fêtes maritimes de Brest, le 14 juillet 2024. | OUEST FRANCE

4. Un seul feu d’artifice

Le ciel de Brest ne s’illuminera de fusées colorées qu’une seule fois cette année, le 14 juillet 2024. Ce feu d’artifice promet d’être grandiose, pour compenser le fait qu’il n’y en ait qu’un, contre six habituellement. « C’est un spectacle très attendu du public », rappelle le directeur de Brest événements nautiques. Que petits et grands se rassurent, ils pourront écarquiller les yeux devant le show de drones et le mapping vidéo (fresque lumineuse) projeté sur l’immeuble du Grand large.

Lire aussi : Ces pétards et feux d’artifice du 14 juillet très polluants pour l’environnement

5. Favoriser le train

Brest évènement nautique a renouvelé son partenariat BreizhGo avec la SNCF et la Région Bretagne, pour inciter les festivaliers à venir en train plutôt qu’en voiture. La gare de Brest sera donc le premier quai des Fêtes, avec des dessertes renforcées et des tarifs préférentiels (18 € aller/retour en TER quelle que soit la gare en Bretagne). La Ville de Brest va renforcer son offre de tramways et de bus pour se rendre sur le lieu des festivités. De toute manière, pas la peine d’espérer se garer près du port pendant les Fêtes maritimes !

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/fetes-maritimes/fetes-maritimes-de-brest-cinq-bonnes-resolutions-pour-limiter-leur-impact-sur-lenvironnement-db9a5f90-04a4-11ef-b06d-1aa5699c630f

 

Ouest-France

Dans les Côtes-d’Armor, 160 logements menacés à court terme par le recul du trait de côte

Tanguy HOMERY. Publié le

D’ici 2050, 160 logements des Côtes-d’Armor pourraient être menacés par le recul du trait de côte. La statistique a été publiée au début du mois d’avril, par le Cerema. Deux experts locaux expliquent la situation.

À Saint-Quay-Portrieux, le site de la plage de la Comtesse fait partie des territoires les plus exposés au recul du trait de côte, dans le département.

À Saint-Quay-Portrieux, le site de la plage de la Comtesse fait partie des territoires les plus exposés au recul du trait de côte, dans le département. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Derrière le recul du trait de côte se cachent deux phénomènes : l’érosion et la montée du niveau des eaux. « L’érosion, ce sont les éléments naturels qui viennent prendre des sédiments à la côte », explique Élise Poireau, responsable de la mission zone côtière et milieux marins à la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) Bretagne. Ces dernières années, ce phénomène s’est accéléré. Et, dans le même temps, s’ajoute la hausse du niveau de la mer. « C’est la combinaison de ces deux phénomènes qui fait que l’on a un recul du trait de côte », poursuit la spécialiste.

Élise Poireau, responsable de la mission zone côtière et milieux marins à la Dreal Bretagne. | DR

Quelles sont les conséquences ?

Sur le littoral menacé, se trouvent des logements, des locaux d’entreprises, des campings, des routes, des réseaux d’eau, des chemins de randonnée, etc.

En comparaison des autres départements bretons, les Côtes-d’Armor ne sont pas les plus exposées, notamment grâce à la présence de roche dure, plus résistante à l’érosion. « Mais toutes les communes littorales y seront quand même confrontées », assure Élise Poireau.

Lire aussi : Comment cette commune des Côtes-d’Armor fait face à l’érosion côtière

Pourquoi on en parle aujourd’hui ?

« Pendant des années, le sujet était tabou, on sentait que les élus étaient frileux », assure Pierre Piquet, chef du service aménagement mer et littoral à la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM). Mais depuis la loi Climat et résilience de 2021, « c’est un sujet dont tous les élus ont entendu parler ».

Pierre Piquet, chef du service mer et littoral à la DDTM des Côtes-d’Armor. | DR

L’État s’apprête à publier la nouvelle liste des communes qui doivent agir. Deux listes ont déjà été éditées en 2022 et 2023. Pour 2024, trois nouvelles communes rejoignent le dispositif dans le département : Perros-Guirec, Plestin-les-Grèves et Pleudihen-sur-Rance.

Qu’est-ce qui change pour ces villes ?

Les communes listées ont donc l’obligation de faire réaliser des études estimant les effets du recul du trait de côte à trente et cent ans. Cela donnera des cartes, qui seront ensuite intégrées aux documents d’urbanisme. Très concrètement, les zones vulnérables à trente ans deviendront quasiment inconstructibles. Pour les terres concernées à plus long terme, les règles doivent encore être fixées.

Et contrairement à ce que craignent plusieurs communes, « ces cartes auront certainement tendance à amoindrir le pire scénario envisagé », estime Pierre Piquet.

Quels avantages ?

En contrepartie de ces cartes, les communes pourront obtenir un droit de préemption, mais surtout, pourront accorder un bail réel d’adaptation à l’érosion côtière. Ce contrat permet de poursuivre l’utilisation d’un bâtiment tout en envisageant sa démolition, lorsque le recul du trait de côte sera trop avancé.

https://www.ouest-france.fr/environnement/montee-des-eaux/dans-les-cotes-darmor-160-logements-menaces-a-court-terme-par-le-recul-du-trait-de-cote-0ee4eaec-054e-11ef-b06d-1aa5699c630f 

 

Ouest-France

Au conseil municipal de Plouezoc’h, les conditions d’attribution des subventions précisées

Publié le

Très attendue par les associations, l’attribution des subventions était la principale question à l’ordre du jour, du conseil municipal de Plouezoc’h (Finistère).

Des adhérents de l’association Patrimoine et Chemins de Plouezoc’h entretiennent les sentiers. Ici la pose de caillebotis en ciment dans une zone humide.

Des adhérents de l’association Patrimoine et Chemins de Plouezoc’h entretiennent les sentiers. Ici la pose de caillebotis en ciment dans une zone humide. | OUEST-FRANCE

Très attendue par les associations, l’attribution des subventions était la principale question à l’ordre du jour, du conseil municipal de Plouezoc’h (Finistère). Avant de passer au vote des sommes attribuées, la maire Brigitte Mel a donné des précisions : « Une subvention n’est pas systématiquement reconduite, il faut présenter une demande argumentée. » Elle déplore : « La démarche de demander beaucoup pour obtenir plus n’est pas acceptable. » De plus, l’inflation complique les trésoreries « au niveau de la mairie aussi nous devons calculer au plus juste ». Si certaines associations n’ont pas fait de dossier et qu’un besoin apparaît en cours d’année « nous examinerons la demande » a assuré la maire.

Toutes les propositions adoptées

Toutes les propositions de la commission ont été adoptées, la plupart à la majorité. Une seule nouvelle association est à signaler : l’association des Plaisanciers de Barnenez. « Jusqu’à présent elle n’avait pas présenté de demande, c’est une façon de remercier les bénévoles pour le travail réalisé. »

La subvention du football-club de Plouezoc’h est diminuée à 2 000 €. Bernard Lachiver a voté contre et a expliqué : « Payer un entraîneur 400 €, à ce niveau, je suis contre. » La maire a tempéré : « Il y a moins d’adhérents c’est vrai, mais notre volonté c’est que le club persiste. Le fait de payer l’entraîneur, les autres clubs le font, et pour des sommes plus importantes. »

Une réunion a été organisée avec les responsables de la Maison des assistantes maternelles. « Il s’agit d’une gestion privée. La commune ne versera plus de subvention. Mais, pour la première fois, ils doivent payer la taxe d’habitation, ce qui n’était pas prévu au budget. Nous accordons donc 1 000 € pour cette année. Si à l’avenir de dépenses doivent être engagées pour le bâtiment, nous effectuerons les travaux, comme cela a été fait pour les stores. »

La somme demandée par l’association Patrimoine et Chemins de Plouezoc’h semblait excessive pour les élus. 3 000 € ont été accordés. Brigitte Mel reconnaît : « Ils sont très actifs et compétents. Leurs interventions c’est du travail en régie en moins. » Daniel Guézennec préconise une collaboration renforcée avec les services techniques pour le matériel et les fournitures.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouezoch-29252/au-conseil-municipal-de-plouezoch-les-conditions-dattribution-des-subventions-precisees-d15bf040-04b6-11ef-96ca-1f5070c64e9b

 

Ouest-France

À Morlaix, plusieurs appels à manifester pour ce mercredi 1er mai

Publié le

Pour le mercredi 1er mai 2024, l’intersyndicale CGT, FO, FSU, solidaires du pays de Morlaix (Finistère) et la fédération du Finistère du Parti socialiste appellent à manifester à Morlaix.

Rassemblement le mercredi 1er mai 2024 à 10 h 30 sur la place des otages à Morlaix (Finistère).

Rassemblement le mercredi 1er mai 2024 à 10 h 30 sur la place des otages à Morlaix (Finistère). | OUEST FRANCE.

Ce mercredi 1er mai 2024, l’intersyndicale CGT, FO, FSU, solidaires du pays de Morlaix (Finistère) appelle à manifester pour la Journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et travailleuses.

Parmi les revendications : s’opposer « à un nouveau plan d’austérité et la destruction des services publics et de la Sécurité sociale, aux nouvelles lois anti-chômeurs, et aux dramatiques conséquences climatiques de la fuite en avant du capitalisme ».

Du côté de la fédération du Finistère du Parti socialiste,« les Socialistes dénonceront particulièrement les mesures du gouvernement envers les demandeurs d’emploi et manifesteront également pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza et pour le retrait des troupes russes du sol Ukrainien ».

Mercredi 1er mai, sur la place des Otages à Morlaix à 10 h 30.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-plusieurs-appels-a-manifester-pour-ce-mercredi-1er-mai-4d5cecf8-0575-11ef-b06d-1aa5699c630f

 

Extraction de sable en baie de Lannion : le 2e collectif reste vigilant

Alors que le Peuple des dunes en Trégor a acté sa dissolution, le Peuple des Dunes de Batz à Bréhat juge que le dossier de l'extraction de sable en baie de Lannion n'est pas clos. 

Lannion Le Lay manif sable 2016

Le 11 septembre 2016 à Lannion, 4 000 personnes s'étaient rassemblées à l'appel du Peuple des dunes de Batz à Bréhat. En première ligne, Yves-Marie Le Lay, vice-président du Peuple des dunes de Batz à Bréhat. ©Archives

Par Rédaction Lannion Publié le

Jeudi 11 avril à la Maison de la mer à Trébeurden, le Peuple des dunes en Trégor a acté sa dissolution en remettant un chèque de 1 500€ à la LPO (Le Trégor du 18 avril). Le terme d’un combat de 8 années contre l’extraction de sable en baie de Lannion, soldé par un arrêté préfectoral du 20 juillet 2022 portant la fermeture définitive des travaux de la concession de la pointe d’Armor, a rappelé le président du collectif, Alain Bidal.

« Pas question de se dissoudre »

Issu d’une scission en 2016, le Peuple des Dunes de Batz à Bréhat entend pour autant continuer à faire valoir sa différence : « Personnellement je reconnais à Alain Bidal un grand rôle dans notre lutte et je regrette sa décision », a réagi Loïc Cabel, son président. « Le Peuple des Dunes de Batz à Bréhat peut sembler en sommeil, mais il continue à veiller car le décret signé le 14 septembre 2015 par les ministres Valls et Macron donne une concession d’exploitation de 15 ans, soit jusqu’en 2030. La Can s’est retirée mais en droit minier, il existe le droit de suite qui permet de céder ce type de concession à une autre société. C’est pour cette raison qu’il n’est pas question pour le Peuple des Dunes de Batz à Bréhat de se dissoudre. Bien au contraire, le mot d’ordre reste la vigilance ». 

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« Ils ont réécrit l’histoire »                               

« Le prétendu collectif Peuple des Dunes s’est dissout. C’est son droit et c’est son choix », estime pour sa part Yves-Marie Le Lay, vice-président du Peuple des Dunes de Batz à Bréhat. Selon lui, « M. Bidal, M. Le Jeune et les élus autour de lui ont réécrit l’histoire de ce combat exemplaire et victorieux contre cette extraction de sable. Ils s’octroient à eux seuls l’initiative des différentes actions et la victoire finale. Ils passent totalement sous silence l’action décisive de nos associations à l’origine de ce combat et qui ont su organiser la manifestation décisive qui a dissuadé la compagnie Can et le groupe Roullier de continuer cette extraction ». 

https://actu.fr/bretagne/lannion_22113/extraction-de-sable-en-baie-de-lannion-le-2e-collectif-reste-vigilant_61005611.html

A regarder : Trébeurden Rassemblement des opposants à l'extraction de sable en Baie de Lannion le 13 août 2017

 

Ouest-France

TÉMOIGNAGE.« Tout semblait cohérent »: elle se fait escroquer près de 9000 € après un sms frauduleux

Carole TYMEN Publié le

Une habitante du pays de Châteaulin (Finistère) a été victime d’une arnaque bancaire par SMS mi-avril 2024. Après ces 9 000 € dépensés malgré elle, elle partage son expérience pour qu’elle n’arrive pas à d’autres.

Une habitante du pays de Châteaulin (Finistère) a récemment été victime d’une arnaque bancaire pour plus de 9 000 €.

Une habitante du pays de Châteaulin (Finistère) a récemment été victime d’une arnaque bancaire pour plus de 9 000 €. | GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO

« J’aimerais témoigner pour que les gens ne se fassent pas avoir. Si les arnaques continuent malgré tout, cela pourra sauver des gens ». Une habitante du pays de Châteaulin (Finistère) a récemment été victime d’une arnaque bancaire pour plus de 9 000 €. Une somme qui devait servir aux études d’un de ses enfants. Se présentant comme « dans une certaine fragilité passagère », Isabelle (*) témoignage pour alerter.

« J’étais très affairée, et vu le délai… »

Sa mésaventure démarre mercredi 10 avril 2024, avec la réception d’un SMS qui semble venir d’Améli (Sécurité sociale). « Le SMS disait que je devais renouveler ma carte vitale, qui arrivait à expiration, pour le lendemain, raconte la victime. Cela tombait bien puisque j’étais en relation, peu de temps avant, avec leurs services pour un problème d’actualisation de mes données. »

En lisant (trop) rapidement ce SMS, Isabelle qui se réjouit de pouvoir résoudre son problème et se « décide à le faire de suite. J’étais très affairée et vu le délai… » Un clic sur un lien, son identité qui apparaît et puis, la demande de payer un euro pour la livraison. « J’ai trouvé cela étonnant mais j’ai payé, avec ma carte bancaire. Au pire, je perdais un euro. »

Lire aussi : Elle payait ses verres avec de faux billets en discothèque : une jeune femme interpellée à Brest

« On ne vous demandera jamais vos identifiants »

Quelques jours plus tard, lundi 15 avril 2024, cette habitante du pays de Châteaulin reçoit un coup de fil d’une personne qui se dit être conseiller cybersécurité de sa banque. « Il m’explique qu’il voit sur mon compte des opérations louches faites à l’étranger, pour un montant de 6 000 € environ et me demande si je suis à l’origine de ces virements. » Prise de doutes, la victime demande à son interlocuteur une preuve qu’il est bien conseiller. Réponse rassurante : « Vous avez bien raison de poser la question, on ne vous demandera jamais vos identifiants et mots de passe », raconte Isabelle.

Expliquant avoir bloqué la carte pour mettre un terme aux mouvements frauduleux, l’homme annonce qu’ils vont la débloquer ensemble par téléphone et procéder à la sécurisation du compte bancaire. « Tout semblait cohérent, la confiance s’est installée et il a commencé à me faire faire des opérations bancaires », raconte Isabelle. Pour plus de 9 000 €.

Lire aussi : Attention à ces faux avis de contravention déposés sur les pare-brise à Paris, c’est une arnaque

Le lendemain, sous différents numéros

Les manœuvres ont duré deux jours. « Le second jour, j’ai commencé à douter. J’ai raccroché et j’ai contacté ma banque qui m’a confirmé que l’opposition de ma carte bancaire n’avait pas été faite. Ils m’ont demandé de déposer plainte, ce que je me suis empressée de faire. Les malfrats ont continué à m’appeler le lendemain sous différents numéros. »

À ce jour, Isabelle a récupéré un tiers des sommes dépensées malgré elle mais explique se « débattre » avec les banques, car étant l’autrice des virements, difficile de faire entendre sa cause. « Évidemment, quand je raconte cette histoire, on se dit qu’on ne peut pas se faire avoir de cette façon. Que c’est débile… Mais les virements instantanés, c’est un vrai danger. Pas de délai pour que la banque réagisse. »

Juristes et psychologues à la rescousse

Isabelle est également en relation avec l’association d’aide aux victimes, Agora qui confirme ce sentiment de culpabilité voire de honte répandu chez les victimes. Sur les 3 472 appels reçus et les 1 219 procédures lancées en 2023, par cette association finistérienne de juristes basée à Quimper, 68 ont concerné un abus de confiance ou une escroquerie, comme dans le cas pour Isabelle.

« C’est peu mais c’est bien une infraction pénale », souligne-t-on à l’association, qui invite les victimes à se signaler et à porter plainte. « Notre rôle est de les accompagner. Mais en plus d’échanger avec les juristes, sous un délai d’une semaine, nous avons un psychologue qui peut les recevoir. »

(*) Nom d’emprunt

https://www.ouest-france.fr/faits-divers/arnaques/temoignage-tout-semblait-coherent-elle-se-fait-escroquer-pres-de-9000-euros-apres-un-sms-frauduleux-9484b256-04c5-11ef-b06d-1aa5699c630f

 

Ouest-France

« Nous ne sommes pas résignés » : Depuis six mois, ils manifestent contre la guerre à Gaza à Lannion

Virginie GUENNEC. Publié le

Depuis près de six mois, l’AFPS et Amnesty International manifestent chaque samedi à Lannion (Côtes-d’Armor), pour appeler à un cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Une mobilisation sans faille.

Les militants scandaient "Stop au génocide à Gaza. Cessez-le-feu immédiat", ce samedi 27 avril dans les rues de Lannion.

Les militants scandaient "Stop au génocide à Gaza. Cessez-le-feu immédiat", ce samedi 27 avril dans les rues de Lannion. | OUEST-FRANCE

« Nous voulons maintenir une petite flamme, montrer qu’on ne se résigne pas », confie Claude Lintanf, membre de l’Association France Palestine Solidarité du Trégor. Chaque samedi, les manifestations que l’association organise conjointement avec Amnesty International, à Lannion (Côtes-d’Armor), rassemblent entre 80 et 100 personnes. Une mobilisation sans relâche.

Lire aussi : Guerre Israël-Hamas : Proposition de trêve, Tsahal prépare son offensive… Les dernières infos

Ce samedi 27 avril 2024, en fin de matinée, ils étaient à nouveau plusieurs dizaines à défiler dans les rues de Lannion (Côtes-d’Armor). « La cour internationale dit que le risque de génocide est plausible », rappelle Claude Lintanf. Chaque semaine, il relaie le décompte des morts et des blessés à Gaza. Plus de 30 000 morts, en majorité des civils. Le militant pèse chaque mot, tant il sait que le sujet est délicat, lui qui craint la diabolisation des militants pro-Palestinens. « Nous avons un discours pour la paix », rappelle-t-il, dénonçant au passage les attaques du Hamas.

Ils étaient encore plusieurs dizaines à manifester ce samedi 27 avril contre la guerre à Gaza, dans les rues de Lannion. | OUEST-FRANCE

Tout au long de la manifestation, des témoignages sont lus, celui d’une chercheuse qui enquête sur les combats à Gaza, ou encore celui d’un médecin sur place. Parti de la place des Droits-de-L’Homme, le cortège défile place du centre puis jusqu’au quai d’Aiguillon. Sur son passage, les passants s’arrêtent, écoutent les discours. « Chaque semaine, nous avons des nouvelles personnes qui viennent manifester. Les gens sont révoltés, tant qu’il y aura une demande on manifestera », assure encore Claude Lintanf. Rendez-vous est d’ores et déjà donné le samedi 4 mai pour une nouvelle manifestation.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/nous-ne-sommes-pas-resignes-depuis-six-mois-ils-manifestent-contre-la-guerre-a-gaza-a-lannion-b8f4aee4-0488-11ef-ac12-77c719d0efc9

 

Ouest-France

La 58e Fête du Viaduc, c’est mercredi 1er mai 2024 à Morlaix

Publié le

La Fête du Viaduc revient pour sa 58e édition dans le quartier de Ploujean, à Morlaix (Finistère). Un covoiturage, sur inscription, sera mis en place pour l’aller et le retour.

Les organisateurs de la 58e Fête du Viaduc, Jean-Luc Le Calvez, Michel Lespagnol, Valérie Scattolin et Michel Tudo-Deler.

Les organisateurs de la 58e Fête du Viaduc, Jean-Luc Le Calvez, Michel Lespagnol, Valérie Scattolin et Michel Tudo-Deler. | OUEST-FRANCE

Organisée par Les amis du Viaduc et la section du Parti communiste français (PCF) de Morlaix (Finistère), la traditionnelle Fête du Viaduc se déroulera mercredi 1er mai 2024, dès 12 h 15, à la salle socioculturelle de Ploujean. L’entrée sera gratuite.

Le premier événement a été organisé en 1964, au stade de Kernéguès, avant d’être au terrain de la madeleine, puis à la vallée de Ty Dour, place Allende également. La 58e édition se déroutera une nouvelle fois dans le quartier de Ploujean, dans la continuité de la manifestation du 1er mai, au centre-ville de Morlaix.

Un covoiturage aller-retour proposé à 11 h 45

Nouveauté cette année : le covoiturage. « Il est mis en place pour les personnes qui n’ont pas de véhicules et qui pourront, au départ de l’arrêt de bus de la place Cornic, à 11 h 45, bénéficier de ce covoiturage pour se rendre à la fête, indiquent les organisateurs. Le retour sera également assuré. »

L’événement débutera par un discours d’accueil à 12 h 15, avec apéritif offert, et un repas à 12 h 30, avec au menu poulet basquaise, semoule, salade, fromage, gâteau, café et boisson (18 € pour les adultes et 8 € pour les enfants). Pour le covoiturage, mais aussi pour les repas, il est prudent de réserver au 06 31 14 78 66. L’après-midi sera consacrée aux animations et discours politiques. À 14 h 15, Mona Jaouen et Gilles Grall proposeront un récital de chansons sociales, issu de leur spectacle intitulé Deux croches, une rouge.

Musiques bretonnes et exposition

À 15 h aura lieu l’intervention politique et sociale de Taran Marec, secrétaire Jeunesse communiste Finistère, candidat sur la liste aux élections européennes du 9 juin. À 15 h 30, le Trio Kan, avec Erik Marchand au chant, Pauline Willerval violoncelliste et Jean Floc’h, accordéoniste chromatique, pour des musiques bretonnes et des Balkans. À noter enfin l’exposition des œuvres de Patricia Paulus, qui découpe, colle, crochète et bricole avec des matériaux de récupération.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/la-58e-fete-du-viaduc-cest-mercredi-1er-mai-2024-a-morlaix-3b0a487e-0305-11ef-9b4f-fa2c6cf081fe

 

Ouest-France

Saisonniers, étudiants, alternants… Cette agglo du Finistère trouve des solutions pour les loger

Sarah HUMBERT. Publié le

À l’approche de l’été, ou en prévision de l’année scolaire, le dispositif a de quoi séduire. Dans le Finistère, Morlaix communauté travaille avec Ailes au déploiement de l’hébergement temporaire chez l’habitant ou de la colocation intergénérationnelle, avec Tiss’Âges. Explications.

Le dispositif Tiss’Âges est déployé sur le territoire de Morlaix communauté (Finistère), pour faciliter le logement des 15-30 ans et lutter contre l’isolement.

Le dispositif Tiss’Âges est déployé sur le territoire de Morlaix communauté (Finistère), pour faciliter le logement des 15-30 ans et lutter contre l’isolement. | OUEST-FRANCE

C’est une réponse, face à la crise du logement. Dans la Finistère, Morlaix communauté, la Ville de Morlaix et le FJT (Foyer des jeunes travailleurs), adossé au CCAS (Centre communal d’action social) de Morlaix, travaillent désormais avec l’association Ailes (association Iroise pour le logement, l’emploi et les solidarités), afin de proposer des solutions de colocation intergénérationnelle ou d’hébergement temporaire chez l’habitant, dans les 26 communes de l’Agglomération.

Ce dispositif s’appelle Tiss’Âges. Pour Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix et président de Morlaix communauté, « nous avons besoin d’élargir notre panel d’accès au logement et à l’hébergement ».

Pour des jeunes de 15 à 30 ans

Concrètement, Tiss’Âges s’adresse aux jeunes de 15 à 30 ans, qui recherchent un logement de manière temporaire, pour leurs études, un stage, un apprentissage ou encore, durant un travail saisonnier. « Cela peut aussi permettre au jeune de se poser, et de regarder où il veut aller. C’est une réponse à court ou moyen terme », détaille Xavier Roux, directeur général de l’association Ailes. Ce mode d’hébergement permet aussi aux jeunes comme aux moins jeunes de rompre la solitude.

Lire aussi : Dans le territoire de Morlaix communauté, 21 % des jeunes vivent sous le seuil de pauvreté

De 60 € à 250 € par mois

Dans le cadre de l’hébergement temporaire chez l’habitant, des particuliers disposant d’une chambre inoccupée peuvent accueillir des jeunes, pour un maximum de 17 € par nuit, dans la limite de 270 € par mois, en période hivernale, 250 € en période estivale.

Pour la colocation intergénérationnelle, c’est une personne de plus de 60 ans qui met à disposition d’un jeune de 16 à 30 ans une partie de son logement, en échange de petits services, ou pas, et de moments conviviaux. Le coût pour les jeunes : de 60 € à 150 € par mois.

« Un dispositif sécurisé »

L’avantage de Tiss’Âges, c’est que pour le jeune, tout comme pour l’hébergeur, « le dispositif est sécurisé », appuie Catherine Tréanton, adjointe aux affaires sociales à la mairie de Morlaix. En cas de problème, l’association Ailes peut intervenir rapidement, « nous avons un référant pour cela », appuie Xavier Roux. Les engagements des différents partis sont écrits, par exemple, dans le cas des services que le jeune peut rendre dans la colocation intergénérationnelle, ou des moments de convivialité. Tiss’Âges organise des rencontres entre les hébergés et les hébergeurs, afin de s’assurer que le contact passe bien, avant une éventuelle cohabitation.

À noter, sous certaines conditions, même des locataires peuvent accueillir des jeunes.

Une permanence tous les lundis

Tiss’Âges se pose en complément des solutions d’hébergement déjà proposées dans le secteur, comme le FJT et l’auberge de jeunesse, qui possèdent respectivement 88 et 83 places.

C’est Yoann Calvez, de l’association Ailes, qui assure une permanence tous les lundis de 10 h à 17 h au FTJ de Morlaix. Renseignements : 02 98 44 45 18 ou tissages@ailes29.org. Le 16 mai 2024, afin de faire connaître le dispositif Tiss’Âges organise une projection du film Ma coloc’à 72 ans, à l’Espace de vie sociale de Plougasnou, à 18 h.

En 2023, avec Tiss’Âges, 2 600 nuitées ont été réalisées, et 26 nouveaux binômes créés. Le dispositif est présent dans les secteurs de Brest, Quimper et Concarneau. L’objectif est d’avoir « un maillage territorial », indique Xavier Roux.

https://www.ouest-france.fr/societe/logement/saisonniers-etudiants-alternants-cette-agglo-du-finistere-trouve-des-solutions-pour-les-loger-07d465f6-03ab-11ef-ac12-77c719d0efc9

 

Ouest-France

Qui veut donner son avis sur l’avenir de la poudrerie de Pont-de-Buis ?

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La commune de Pont-de-Buis-lès-Quimerc’h (Finistère) mène une réflexion sur le devenir d’une partie de l’ancienne poudrerie de la commune. La démarche doit durer encore deux années mais les personnes qui souhaitent apporter leur contribution sont invitées à se faire connaître dès à présent.

À Pont-de-Buis, tout part de la poudrerie située au bas de la commune. Les pieds dans la Douffine. Las. Plusieurs bâtiments sont à l’état de friche depuis longtemps et dégradent l’image de la commune.

À Pont-de-Buis, tout part de la poudrerie située au bas de la commune. Les pieds dans la Douffine. Las. Plusieurs bâtiments sont à l’état de friche depuis longtemps et dégradent l’image de la commune. | OUEST-FRANCE

La commune de Pont-de-Buis-lès-Quimerc’h (Finistère) a lancé, il y a environ un an, une réflexion importante sur le devenir possible d’une partie de l’ancienne poudrerie de la commune.

« Il s’agit d’une étude de programmation et de faisabilité dont la complexité a nécessité l’accompagnement de la commune par l’État, l’intercommunalité et un groupement de bureaux d’études spécialisés », explique la commune.

Deux ans, trois phases

La mission qui devrait se poursuivre encore deux années, se décompose en trois phases : la réalisation d’un diagnostic global pour définir les enjeux techniques et réglementaires du futur programme d’aménagement, une proposition de trois scénarios d’aménagement, puis du lancement des premiers travaux.

Dans le cadre du diagnostic, l’enquête sociologique menée en début d’année pour identifier la mémoire du site et la valeur de la friche pour les habitants et la commune a mobilisé une quinzaine de personnes. « Ouvrir la réflexion au plus grand nombre est un souhait important pour la municipalité » explique-t-elle.

Lire aussi : « Joséphine », cloche miraculée de la poudrerie de Pont-de-Buis revient à la vie

Appel à contribution

Cette démarche de concertation va être régulière dans le processus de réflexion et tout au long de l’étude.

En septembre 2024, une série d’ateliers devrait ainsi permettre de discuter des scénarios d’aménagement pressentis après les résultats du diagnostic. « Une étape majeure de coconstruction du projet de réhabilitation, avec les élus et les habitants », souligne-t-on en mairie.

Les personnes qui souhaitent apporter leur contribution au devenir de la poudrerie de Pont-de-Buis-lès-Quimerc’h sont invitées à se faire connaître dès à présent en mairie. Tél. : 02 98 73 04 38 ou courriel : accueil-mairie@pontdebuislesquimerch.fr

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pont-de-buis-les-quimerch-29590/qui-veut-donner-son-avis-sur-lavenir-de-la-poudrerie-de-pont-de-buis-fe17f59c-0327-11ef-b4e8-6352e833645c

 

Ouest-France

Transat CIC. Jean le Cam prendra le départ dimanche à Lorient mais ne sera pas à l’arrivée

Eric HORRENBERGER. Publié le

Jean Le Cam sera bien dimanche 28 avril à Lorient au départ de la Transat CIC, qualificative pour sa participation au Vendée Globe. Mais le skipper finistérien ne sera pas à l’arrivée à New York d’une transat pour laquelle il porte peu d’intérêt pour des raisons de santé grave de l’un de ses membres de sa famille

Jean Le Cam lors d’une visite de son chantier et de Tout Commence en Finistère - Armor-lux le 29 février dernier.

Jean Le Cam lors d’une visite de son chantier et de Tout Commence en Finistère - Armor-lux le 29 février dernier. | THIERRY CREUX / OUEST-FRANCE

Jean Le Cam prendra le départ de The Transat CIC à Lorient, dimanche 28 avril, mais le skipper de Tout Commence en Finistère - Armor-lux ne ralliera pas New York, la ville d’arrivée.

Le Finistérien est contraint de rester à terre « pour des raisons de santé grave de l’un des membres de sa famille », selon le communiqué de son entourage.

Mais pour valider sa qualification au prochain Vendée Globe, son sixième, qui s’élancera des Sables-d’Olonne le 10 novembre prochain, il doit prendre le départ de l’une des deux transats en solitaire du calendrier 2024 de la classe Imoca, selon le règlement du Vendée Globe.

« Ça peut hypothéquer tout un programme »

Le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro n’avait jamais caché son peu d’intérêt pour l’ancienne Transat anglaise.  Quand j’ai fini la transat Retour à la base et que j’étais dans les temps   (le 18   décembre dernier à Lorient), c’est clair que je n’ai jamais voulu faire cette transat car ce sont des risques inutiles et des moyens à dépenser qu’on n’a pas, expliquait encore Jean Le Cam vendredi 26 avril. Ça peut hypothéquer tout un programme qu’on a derrière. 

https://www.ouest-france.fr/sport/voile/the-transat/transat-cic-jean-le-cam-prendra-le-depart-dimanche-a-lorient-mais-ne-sera-pas-a-larrivee-6cc33d54-03e0-11ef-b06d-1aa5699c630f

 

Ouest-France

La première Biennale internationale de gravure se déroule ce week-end à Saint-Pol-de-Léon

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L’Entaille et le crayon, association née en 2023 en terre léonarde autour de passionnés d’arts graphiques et de gravure en particulier, a placé la barre très haut. Elle a sélectionné trente-six graveurs pour sa première Biennale internationale de gravure du Léon. Ses invités d’honneur sont des artistes du collectif Subterraneos d’Oaxaca au Mexique.

L’association a été accueillie par l’adjointe à la culture Carole Autret, et l’agent titulaire à la Maison prébendale, Florian Bellec.

L’association a été accueillie par l’adjointe à la culture Carole Autret, et l’agent titulaire à la Maison prébendale, Florian Bellec. | OUEST-FRANCE

 L’association L’Entaille et le crayon souhaite sensibiliser un large public aux arts graphiques et à la gravure en particulier. Le président, Jean-Luc Le Balp, a réuni autour de lui des professionnels et des amateurs d’arts pour lancer la première Biennale internationale de gravure du Léon, qui a trouvé corps à la Maison prébendale.

Cette exposition réserve de nombreuses surprises et découvertes. Parmi les 300 candidatures reçues après un appel à participer, trente-six graveurs venus de différents pays (Canada, Italie, Ukraine, Turquie, États-Unis) ont été sélectionnés.  Certains sont primés. Les invités d’honneur sont des artistes du collectif Subterraneos d’Oaxaca, qui proposent de découvrir la gravure murale mexicaine.  L’artiste roscovite a une grande expérience des rencontres internationales. Son exigence pour ses travaux est reconnue. Il n’a rien laissé de côté pour que l’événement soit à la hauteur des ambitions portées par les membres de l’association.

« Une technique séculaire »

 L’exposition invite le visiteur à s’ouvrir à d’autres cultures et à percevoir la gravure comme un phénomène social et artistique. À l’heure des tablettes et écrans, il est intéressant de présenter cette technique séculaire qui a accompagné par ses illustrations l’histoire de l’art et de l’imprimerie. 

Le rendez-vous offre une occasion unique de découvrir la richesse et la diversité des procédés et des techniques de la gravure contemporaine. Il constitue également une plateforme d’échanges et de rencontres entre les artistes locaux et leurs homologues internationaux.

En complément de l’exposition à la Maison prébendale, le réseau des médiathèques de Haut Léon Communauté propose des événements dans les médiathèques de Saint-Pol-de-Léon, Plouénan et Plouescat, comprenant des ateliers de découverte de la gravure animés par Souazic Perron, Anne Tous, Anne Prigent.

Des interventions et démonstrations auront lieu tout au long de l’exposition, notamment une conférence sur la gravure et le livre d’artiste par Thierry Le Saëc, une présentation sur l’histoire du papier en Bretagne par Thierry Thibaud, ainsi qu’une démonstration d’encrage de gravures par Serge Marzin.

Du samedi 27 avril au dimanche 26 mai 2024, à la Maison prébendale, place de l’Été-44. Ouverture lundi, mardi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche, de 14 h 30 à 18 h. Vernissage, ce vendredi 26 avril, à 18 h 30. Contact : Florian Bellec au 06 76 75 89 11.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-pol-de-leon-29250/la-premiere-biennale-internationale-de-gravure-se-deroule-ce-week-end-a-saint-pol-de-leon-7b74926e-02df-11ef-9b4f-fa2c6cf081fe

 

Ouest-France

Des représentants des chômeurs et précaires de toute la France se sont réunis en Finistère

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Le Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP), qui regroupe une quarantaine d’associations en France, vient de tenir son assemblée générale, mercredi 24 avril 2024, à la Maison familiale rurale de Landivisiau, en présence de 70 délégués venus tout le territoire national, notamment de la Martinique et de la Réunion.

Une partie des 70 adhérents présents mercredi soir et jusqu’à samedi à la Maison familiale et rurale de Landivisiau. Au premier plan : Jean Rozec et Sylvaine Vulpiani, coprésidents du mouvement finistérien (3e et 4 à gauche), le président national Pierre Édouard Magnan (5e à droite)

Une partie des 70 adhérents présents mercredi soir et jusqu’à samedi à la Maison familiale et rurale de Landivisiau. Au premier plan : Jean Rozec et Sylvaine Vulpiani, coprésidents du mouvement finistérien (3e et 4 à gauche), le président national Pierre Édouard Magnan (5e à droite) | OUEST-FRANCE

L’Association nationale de défense des chômeurs et précaires, créée en 1986 et forte de quelque 4 000 adhérents, le MNCP, au travers de ses actions locales, est un véritable lieu de défense des droits des chômeurs et précaires, d’accompagnement à la recherche d’emploi et d’action d’économie sociale et solidaire, sans oublier les actions revendicatives, la représentation institutionnelle.

Mercredi soir, à la MFR de Landivisiau, lors de l’assemblée générale nationale, prélude à un véritable séminaire fait d’ateliers et de rencontres entre les participants jusqu’à samedi, il a beaucoup été question des difficultés à communiquer avec un organisme public ou une administration, « des lignes injoignables, de la multiplication des interlocuteurs et de renvoi de services en services ». Des problèmes pour des situations absurdes, voire dramatiques, souvent relayées par les mouvements locaux ou départementaux, comme celui de Morlaix coprésidé par Sylvaine Vulpiani, ancienne conseillère régionale, et Jean Rozec.

« Pas un ghetto de chômeurs »

Un grand débat a eu lieu sur  la mise en place de France-Travail et la nouvelle dégradation des droits au chômage . Pour le président Pierre-Édouard Magnan, le passage de Pôle emploi à France Travail « n’apporte pas de grands changements si ce n’est le nom » et le regroupement de Pôle Emploi, Cap Emploi en 2025 et de la partie Accompagnement professionnel vers l’emploi du RSA.

 Tous les ressortissants du RSA, ainsi que tous les sans-emploi, devront s’inscrire à France Travail. Et pour les bénéficiaires du RSA (qui perçoivent environ 60 % du Smic), l’avenir est extrêmement flou au niveau de la mise en place d’activités obligatoires , soulignait le président national qui regrettait l’invisibilité du mouvement comme groupe social.  Le MNCP n’est pas un ghetto de chômeurs et sa mission est de porter la parole collective des chômeurs et précaires , martelait-il avec force.

Travailler plus longtemps, indemnisation plus courte…

Le second volet du débat de cette réunion a porté sur  la nouvelle dégradation des droits au chômage  en prenant comme exemple « les quelque 90 % du salaire perçu par les chômeurs dans les années 1990, somme désormais portée à environ 50 % du salaire brut en 2024 ». Dans le collimateur du Mouvement national, se trouve le projet du Premier Ministre et du ministre des Finances visant à porter la durée de l’indemnisation à 12 mois. Jean Rozec « regrette que les chômeurs n’aient pas de tracteurs et que leur seule solution soit de se regrouper ».

Le comité de chômeurs et solidaires du pays de Morlaix organise un accueil tous les mardis et vendredis de 10 h à midi (ou d’autres jours sur rendez-vous) au 10, rue Eugène-Pottier à Morlaix pour un soutien à la recherche d’emploi avec mise à disposition de matériel informatique, aide à la rédaction de courriers et de recours, ainsi que la défense des droits. Contact : 02 98 88 75 10 et 06 19 82 40 03 ou par mail à mncp29@gmail.com

https://www.ouest-france.fr/economie/emploi/chomage/des-representants-des-chomeurs-et-precaires-de-toute-la-france-se-sont-reunis-en-finistere-05b78f9e-02d1-11ef-9b4f-fa2c6cf081fe

 

Ouest-France

« Je découvre le rythme du travail » : ils gagnent leur argent de poche en travaillant pour la Ville

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Le dispositif Argent de poche de la Ville de Morlaix (Finistère) a été plébiscité par les adolescents. Les 42 missions proposées par Patrice Cadin, coordinateur jeunesse, ont rapidement trouvé preneur. L’opération sera renouvelée l’été prochain.

À Roul’panier, Laurine a effectué la « ramasse » des légumes et fruits dans un des magasins partenaires, avant de préparer les colis pour la livraison à domicile.

À Roul’panier, Laurine a effectué la « ramasse » des légumes et fruits dans un des magasins partenaires, avant de préparer les colis pour la livraison à domicile. | OUEST-FRANCE

Ils ne sont pas majeurs, et pourtant, ils travaillent déjà. La Ville de Morlaix (Finistère) propose, pour la deuxième année, le dispositif argent de poche : il permet aux jeunes, dès 15 ans, de réaliser quelques missions pendant leurs vacances pour gagner un peu d’argent. L’opération sera reconduite au début et à la fin des vacances d’été.

Laurine fait partie des quinze jeunes qui ont répondu à l’invitation du service jeunesse de la Ville, pour remplir des missions variées. Mercredi 24 avril 2024, la lycéenne termine la « ramasse » des fruits et légumes et autres produits alimentaires, donnés par le centre Leclerc, partenaire de Roul’panier. Dans les locaux de La Boissière, elle procède au tri et au pesage des produits, avant de préparer les colis en vue de leur livraison à domicile, l’après-midi.

C’est la première fois qu’elle découvre ce service de lutte contre la précarité alimentaire. Un monde bien éloigné de ses études à Suscinio, elle, qui se destinait, il y a encore quelques semaines, à la biologie marine. « J’ai déjà effectué deux stages à Ifremer et dans les laboratoires de Primel Gastronomie. Le dispositif Argent de poche me permet de découvrir d’autres secteurs et de gagner un peu d’argent. » Elle donne aussi un sérieux coup de main à l’équipe en charge des 150 bénéficiaires. « Nous manquons de bénévoles pour manipuler les produits, 62 tonnes par an », soulignent les deux permanents, Katy Guihot et Jean-François Simonet.

« Avec mes deux autres missions, j’aurais 45 € »

Laurine a encore deux missions à effectuer, le désherbage des allées du cimetière de Ploujean et la distribution de flyers à la Maison à Pondalez.

Mathéo a passé sa matinée à seconder Aurélie dans la préparation des classes de l’école Jean-Piaget, avant la rentrée. | OUEST-FRANCE

Comme Laurine, Mathéo a aussi trois missions. La première s’est déroulée dans les locaux de l’école Jean-Piaget. « Je suis revenu dans mon ancienne école, sourit l’adolescent. En ce moment, je remplis les calendriers pour la rentrée. » Il a aussi aidé Aurélie, agente, à laver les vestiaires. « Je découvre le rythme du travail, et différents métiers », précise celui qui a effectué son stage de 3ᵉ, dans une boulangerie. « Avec mes deux autres missions, j’aurais 45 €. »

À lire aussi : Morlaix. Dans les éco-écoles, l’éducation au développement durable se construit au plus jeune âge

Yvon Laurans, adjoint en charge des sports et de la jeunesse, se réjouit : « Dans cette opération, tout le monde est gagnant, les jeunes, mais aussi les services de la Ville qui ont apprivoisé le dispositif pour proposer quarante-deux missions. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/je-decouvre-le-rythme-du-travail-ils-gagnent-leur-argent-de-poche-en-travaillant-pour-la-ville-3ecbbb1a-023c-11ef-9b4f-fa2c6cf081fe

 

Ouest-France

La restauration des ornements en plomb de la fontaine requiert plus de temps

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À Saint-Jean-du-Doigt, il faudra plus de temps que prévu pour restaurer la fontaine monumentale. Elle ne sera pas prête pour la fête du grand pardon, le 30 juin.

Les éléments en plomb de la fontaine monumentale font l’objet d’une restauration complète dans l’atelier Coadou à Commana.

Les éléments en plomb de la fontaine monumentale font l’objet d’une restauration complète dans l’atelier Coadou à Commana. | OUEST-FRANCE

« Les Saint-Jeannais auraient aimé la voir étincelante pour le pardon, le 30 juin, mais il leur faudra patienter », souligne Michel Cleach, adjoint au maire. Contrairement aux prévisions initiales, les travaux de restauration de la fontaine monumentale de l’enclos paroissial de Saint-Jean-du-Doigt ne seront pas achevés pour le pardon de Saint-Jean, fin juin, mais plutôt pour fin juillet. Plusieurs éléments, comme l’une des vasques, sont plus abîmés que prévu, ils nécessitent une grosse intervention pour les préserver.

Une histoire « incroyable »

« La vasque en plomb s’est déformée sous le poids des ans, elle n’est plus ronde et était à la limite de la rupture. Il est nécessaire de réaliser un gabarit pour la restaurer, il faudra aussi la renforcer pour éviter qu’elle ne se déforme de nouveau. »

La vasque vieille de 400 ans ainsi que les feuillures et les ailes des angelots, refaites en 1890 dans un plomb médiocre, se trouvent actuellement dans l’atelier d’Hervé et Anne Coadou à Commana. « C’est une restauration passionnante que je suis avec beaucoup d’intérêt, l’histoire des éléments de cette fontaine est incroyable, et ces artisans sont des passionnés. »

Le site du chantier sera néanmoins allégé dans les prochains jours. « La restauration des pierres de la fontaine, vieille de plus de 600 ans, avance bien, poursuit Michel Cleach. Une des cabanes du chantier devrait être désinstallée pour le pardon. »

La fontaine monumentale de Saint-Jean-du-Doigt, avant les travaux de sa restauration. | OUEST-FRANCE

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jean-du-doigt-29630/la-restauration-des-ornements-en-plomb-de-la-fontaine-requiert-plus-de-temps-fa695196-02f2-11ef-9b4f-fa2c6cf081fe

 

Ouest-France

Pour mieux réagir aux crises de de demain, la commune du Faou veut créer une « réserve citoyenne »

Carole TYMEN avec notre correspondant local. Publié le

La commune du Faou (Finistère) veut mettre en place une « réserve citoyenne » à déclencher en cas de nécessité. Une idée née sur les ruines de la tempête Ciaran, passée au-dessus de la commune en novembre 2023.

La tempête a causé de lourds dégâts en presqu’île de Crozon et Aulne maritime (Finistère), comme ici dans la forêt publique de Landévennec.

La tempête a causé de lourds dégâts en presqu’île de Crozon et Aulne maritime (Finistère), comme ici dans la forêt publique de Landévennec. | ARCHIVES GUILLAUME SALIGOT / OUEST-FRANCE

L’idée

« On aimerait qu’en cas de crise importante, on sache sur qui on peut compter, pour filer un coup de main. Pendant Ciaran, nous les élus tous seuls, ce n’était pas suffisant. » Marquée par le passage de la tempête Ciaran, qui a soufflé très fort au-dessus de sa tête et qui a mis à mal de nombreuses arbres, parcelles, isoler et priver d’électricité et de téléphonie de nombreux foyers le Finistère, la commune du Faou (Finistère) souhaite mettre en place une « réserve citoyenne ».

« On ne connait pas les crises de demain »

Ce groupe, en cours de constitution, serait composé de personnes volontaires qui seraient appelées en cas d’événement majeur survenant dans la commune. Chacun selon ses compétences, ses envies et ses disponibilités pour du déblayage, de l’hébergement, du transport, etc. « C’est volontairement générique car on ne sait pas de quoi seront faites les crises de demain, explique le maire de la commune, Ludovic Lassagne. Mais on sait qu’on en aurait d’autres. »

L’idée est née du constat post-Ciaran, que la solidarité et la coordination auraient pu être plus fortes qu’elles ne l’ont été. « On a une ville qui deux typologies, explique le maire. Le secteur plus rural de Rumengol où, comme dans la commune voisine de Rosnoën, de nombreuses choses ont spontanément été mises en place. Et la ville du Faou. »

Un secteur plus urbain, à l’habitat plus dense mais où les coups de main ont visiblement été moins spontanés. « On s’est aperçu qu’on pourrait faire plus », résume Ludovic Lassagne.

Lire aussi : EN IMAGES. À Rosnoën, la tempête Ciaran a resserré les liens de toute la communauté

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Spartine et sentiers

Pourtant, la commune fait partie des pionniers en termes de chantiers participatifs. C’est elle qui a apporté le concept de « journée citoyenne » en presqu’île de Crozon - Aulne maritime. Une initiative reprise et pérennisée depuis dans la commune voisine de Lanvéoc.

Ces dernières années, les chantiers de lutte contre la plante invasive qu’est la spartine, qui consiste en la pose de bâche sur les fonds du port de la commune, réunissent entre six et douze bénévoles à chaque fois. Idem pour les chantiers de randonnée rouverts par des bénévoles. « Des sentiers qui, sinon, étaient perdus », souligne le maire.

Un « plan » pour être plus efficace

Ce projet de réserve citoyenne vient aussi de l’évolution récente du Plan communal de sauvegarde (PSC). Le document, qui vise la protection de la population en cas de crise, liste et définit les mesures à mettre en place, a été mis à jour en mars 2024. « Notre plan tel qu’il était lors du passage de Ciaran était trop compliqué, on ne l’a pas déclenché », rembobine le maire.

Le canal principal, pour appeler les volontaires, serait la sirène située sur le toit de la mairie du Faou (Finistère). | OUEST-FRANCE

D’où cette idée de « réserve » selon laquelle les volontaires seraient appelés via les moyens de communication disponibles à l’instant T, pour participer aux actions décidées par le « poste de commandement communal », obtenir les informations et les relayer sur le terrain. Le canal principal serait la sirène sur le toit de la mairie, activée par la préfecture. « Avec Ciaran, on a bien vu qu’on pouvait n’avoir plus rien », rappelle Ludovic Lassagne.

Les volontaires peuvent remplir un formulaire disponible sur le site internet de la mairie ou ici. Il est également possible de passer en mairie. Une réunion sera prochainement proposée aux volontaires pour tester collectivement le dispositif.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/le-faou-29590/pour-mieux-reagir-aux-crises-de-de-demain-la-commune-du-faou-veut-creer-une-reserve-citoyenne-4aafe904-00ea-11ef-a710-10bb548a1004

 

Ouest-France

Dépollution, drone… Quels sont les projets financés grâce au parc éolien en baie de Saint-Brieuc ?

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Dans le cadre du chantier du parc éolien de la baie de Saint-Brieuc, l’exploitant Ailes Marines va soutenir des projets d’innovation. Ces nouvelles technologies seront expérimentées sur le parc éolien notamment pour gérer les objets à la dérive.

Le parc éolien en baie de Saint-Brieuc, exploité par Ailes Marines.

Le parc éolien en baie de Saint-Brieuc, exploité par Ailes Marines. | DAVID ADEMAS / ARCHIVES

Trois projets d’innovation bretons seront financés par Ailes Marines, l’entreprise qui exploite le parc éolien en baie de Saint-Brieuc. L’annonce des lauréats a été faite par la filiale d’Iberdrola mercredi 24 avril, à Marseille, à l’occasion du salon Fowt, les rencontres internationales de l’éolien en mer.

Des drones pour observer la biodiversité

L’entreprise brestoise Hytech Imaging va être soutenue pour développer une « une solution française compétitive et décarbonée de surveillance de l’environnement ». Concrètement, il s’agira d’un système permettant d’analyser l’environnement automatiquement depuis un drone. « Grâce à l’énergie solaire, son autonomie dépasse les 8 heures de vol et en fait ainsi un outil parfaitement adapté pour répondre aux objectifs de suivi de la biodiversité dans le parc éolien en mer de la baie de Saint-Brieuc », justifie Ailes Marines, dans un communiqué.

Lire aussi : Les chauves-souris qui traverseront le parc éolien en baie de Saint-Brieuc seront comptées

Repérer les objets flottants

Afin de repérer plus rapidement et efficacement les objets flottants dans le parc éolien, Ailes Marines va soutenir l’entreprise Actimar. La société est spécialisée dans la cartographie marine. Elle a notamment travaillé dans un programme européen pour modéliser les déplacements d’objets plastiques. Avec l’aide d’Ailes Marines, l’entreprise va développer une plateforme numérique de visualisation des objets dérivants au sein du parc.

Lire aussi : Surprise, le parc éolien en mer de Saint-Brieuc capture beaucoup de déchets flottants

Un navire dépolluant géré à distance

L’entreprise Efinor Sea Cleaner, basée à Paimpol (Côtes-d’Armor), est déjà connue pour son navire ramassant les algues vertes. Avec l’aide d’Ailes Marines, la société va développer un système permettant de contrôler à distance un navire de collecte de déchets. « L’innovation porte notamment sur l’automatisation du processus de collecte et de traitement », précise le communiqué.

Jusqu’à 100 000 € par projet

Ces financements s’inscrivent dans le programme IBreizh, signé en novembre 2022 entre Ailes Marines et le conseil régional de Bretagne. Le programme visait à déminer les oppositions au parc éolien, en soutenant « des projets de développement économique sur le territoire costarmoricain et breton ». Chaque entreprise pourra recevoir jusqu’à 100 000 €.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/parc-eolien-en-baie-de-saint-brieuc/depollution-drone-quels-sont-les-projets-finances-grace-au-parc-eolien-en-baie-de-saint-brieuc-d96b1cc0-02e5-11ef-b4e8-6352e833645c

 

Ouest-France

Que faire des papiers gras, barquettes, canettes dans les fêtes ?

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Comment les associations se situent-elles dans la démarche de transition écologique ? Afin de mieux gérer leurs déchets, barquettes, papiers gras, coquilles de moules, les associations de Locquirec ont demandé conseil au service environnement de Morlaix Co.

Les fêtes et évènements sportifs attirent de nombreux spectateurs l’été. Comment gérer cette affluence et respecter l’environnement ?

Les fêtes et évènements sportifs attirent de nombreux spectateurs l’été. Comment gérer cette affluence et respecter l’environnement ? | OUEST-FRANCE

Dans l’effervescence festive, mettre à disposition des sacs de couleurs différents n’est pas suffisant pour réaliser un tri complet des déchets. Les associations qui organisent des évènements, chaque été, sur le port de Locquirec, ont demandé à Céline Cougoulat, responsable du tri à Morlaix communauté, des conseils pour améliorer leurs pratiques.

Je trie, tu tries, ils trient tout !

Si le plastique devient, de fait, de moins en moins encombrant, reste que, dans un gros évènement festif, on produit des quantités astronomiques de déchets. Pour les organisateurs, c’est toute une entreprise.

Dans l’objectif de supprimer progressivement les déchets plastiques, les gobelets jetables et les pailles plastiques à usage unique ont été bannis. « La mise à disposition de verres consignés par la commune de Locquirec est une réussite, mais maintenant, il faut aller plus loin », constate Nicolas Botros, maire adjoint. L’idéal pour les organisateurs serait de ne plus proposer de gobelets floqués, car les gens ont tendance à les emporter chez eux, ce qui oblige la collectivité à les renouveler en partie chaque année.

Où jeter les papiers gras ?

« Tout ce qui est emballage se récupère à condition qu’ils soient vides, les déchets alimentaires et les papiers type mouchoirs, serviettes de table, essuie-tout sont à mettre au compostage, indique Cécile Cougoulat. Mais je sais que la mise en place n’est pas si facile. » Barquettes de frites et canettes de boisson sont à déposer dans les containers. Ainsi récupérés, les emballages pourront ensuite entrer facilement dans le circuit de tri.

Céline Cougoulat, responsable du tri à Morlaix communauté. | OUEST-FRANCE

Et les coques de moules et d’huîtres ?

Quand elles sont déposées dans les ordures ménagères, les coquilles pèsent très lourd et ne brûlent pas. Or, dans plusieurs festivals et fêtes, la consommation des coquillages peut être importante. L’idée serait de collecter indépendamment celles-ci pour les recycler et les valoriser en ressource au niveau local, en amendement pour le sol par exemple. Une solution sera recherchée pour éviter la mise aux déchets ménagers des 500 kg de coquilles de moules générées par la Nuit marine à Locquirec. Peut-être leur broyage ?

Former une brigade de tri

Lors des manifestations, les organisateurs sont invités à proposer un stand spécifique tri des déchets, lieu où les visiteurs seront invités à rapporter leurs plateaux. L’autre solution est la formation d’une brigade du tri pour expliquer les consignes.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/locquirec-29241/que-faire-des-papiers-gras-barquettes-canettes-dans-les-fetes-60356010-0176-11ef-9b4f-fa2c6cf081fe

 

Ouest-France

L’intersyndicale de Morlaix appelle à la mobilisation le Premier mai, à 10 h 30

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L’intersyndicale de Morlaix (Finistère) appelle à la mobilisation le Premier mai, à 10 h 30. Le rendez-vous est donné place des Otages.

À Morlaix en 2023, de nombreuses mobilisations avaient eu lieu, en opposition à la réforme des retraites.

À Morlaix en 2023, de nombreuses mobilisations avaient eu lieu, en opposition à la réforme des retraites. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

L’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires du pays de Morlaix appelle à la mobilisation, le 1er mai 2024, à l’occasion de la « journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et travailleuses, [qui] va se tenir dans un contexte marqué par les guerres terriblement meurtrières, notamment en Ukraine et en Palestine. Nos organisations réaffirment leur engagement pour une paix juste et durable dans le cadre du droit international, qui ne peut se faire aux conditions de l’agresseur », indique l’intersyndicale dans un communiqué de presse.

La manifestation partira de la place des Otages, à partir de 10 h 30.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/lintersyndicale-de-morlaix-appelle-a-la-mobilisation-le-premier-mai-a-10-h-30-b9644864-0323-11ef-8825-b7a8734f310f

 

Ouest-France

Aménagement du littoral à Plouescat : le collectif rencontre Haut-Léon communauté

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Le collectif qui s’est monté en signe d’opposition aux aménagements du littoral en cours à Plouescat (Finistère), a rencontré Haut-Léon communauté, qui gère le dossier, mi-avril 2024.

Les aménagements allée de Porsmeur à Plouescat (Finistère), font débat.

Les aménagements allée de Porsmeur à Plouescat (Finistère), font débat. | OUEST-FRANCE

La réunion demandée par le collectif DNature avec Haut-Léon Communauté (HLC) a eu lieu mi-avril 2024. Souhaité en huis clos par HLC, la communauté de communes était représentée par Jacques Edern, président et maire de Sibiril, Éric Le Bour, maire de Plouescat et vice-président du développement économique, Nicolas Daviau, chef du service littoral et biodiversité et Arnaud Dintrat (directeur général environnement).

Quant au collectif, ils étaient 6 : Arnaud Morvan, porte-parole du collectif et habitant de la commune, Didier Paineau, Alain et Catherine Castel, Yvon Morvan, résidents de Porsmeur et Françoise Guyard, résidente de Plounévez-Lochrist, plouescataise.

Le collectif regrette un manque de concertation, selon lui

Le collectif s’est étonné « que sur un sujet qui concerne la qualité de vie et l’environnement des habitants, il n’y ait eu aucune réunion publique ». Il a fait part de sa demande de communication sur les dossiers relatifs à ce projet, ce qui a été accepté.

Une réunion publique avaient été organisée par le collectif DNature, samedi 13 avril 2024 | OUEST-FRANCE

L’historique du projet et de ces aménagements ont été abordés, sur cette zone Natura 2000. D’après le collectif, « Jacques Edern a précisé que ce projet avait été géré par les services du HLC, qu’il y avait eu des appels d’offres de marchés publics, et toutes les autorisations nécessaires de la DDTM, préfectures ».

Lire aussi : Un collectif s’est monté contre l’aménagement en cours de réalisation à Porsmeur

Pour le collectif, une autre solution était possible pour l’aménagement. Il a expliqué que « la dune à cet endroit était en accrétion selon les derniers rapports et que d’autres choix étaient possibles avec du bois et des aménagements doux sans ganivelles. Nous avons précisé que les ganivelles installées dans l’anse du kernic étaient au milieu des sentiers déjà en place et que cela risquait d’éroder encore plus la dune par la création d’un nouveau sentier à côté ». HLC aurait alors indiqué « que cela était une question de coût, et que des aménagements avec du bois auraient un coût monstrueux », rapporte le collectif.

Un collectif qui reste mobilisé

Le collectif a rappelé qu’ils n’étaient pas contre un projet d’aménagement mais qu’il est nécessaire d’avoir une collaboration avec les riverains. À ce jour, HLC prévoit de continuer les travaux. Le collectif, de son côté, envisage d’autres actions, voire de saisir le tribunal administratif.

Il demande également un arrêt immédiat du projet dans la commune, un réexamen approfondi du dossier, avec une véritable concertation incluant toutes les parties concernées, un démontage immédiat des ganivelles en façade de mer le long des habitations de l’allée de Porsmeur, à titre provisoire, le maintien du tapis avec des poteaux très bas pour matérialiser le passage durant l’été et l’étude d’un nouveau projet prenant en compte toutes les demandes des riverains, du collectif, des associations environnementales et des habitants.

Contacté, HLC n’a pour le moment pas donné suite à notre demande.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouescat-29430/amenagement-du-littoral-a-plouescat-le-collectif-rencontre-haut-leon-communaute-b978c96c-fe26-11ee-a017-98428192dcc2

 

Ouest-France

La France et l’Europe face au défi de la réouverture de mines

Patrice MOYON. Publié le

Dans l’urgence, l’Europe se dote d’une législation pour réduire sa dépendance aux minerais les plus stratégiques de la transition énergétique.

Sur le site d’Echassièrres, le groupe Imerys veut extraire du lithium. Un projet qui se heurte à des résistances locales.

Sur le site d’Echassièrres, le groupe Imerys veut extraire du lithium. Un projet qui se heurte à des résistances locales. | OLIVIER CHASSIGNOLE/AFP

Les Chinois n’ont pas attendu les Européens. « L’Arabie saoudite a le pétrole et nous les terres rares en Chine » , aurait déclaré le président chinois Deng Xiaoping, en 1992. Tout en continuant à ouvrir des centrales à charbon, Pékin a su anticiper la transition énergétique en prenant le contrôle de cette nouvelle chaîne de valeur.

« La Chine est par exemple le premier producteur mondial de graphite utilisé dans les batteries électriques. Pékin a su aussi développer un savoir-faire dans le raffinage du lithium ou prendre le contrôle de mines comme pour le cobalt en République du Congo. Au contraire, de l’extraction à la transformation, l’Europe est très peu présente dans les ressources minérales de la transition énergétique », observe Yves Jégourel, titulaire de la chaire matières premières et transitions durables au Cnam (Conservatoire national des arts et métiers).

Avec retard, l’Union européenne vient de se doter d’une législation sur les matières premières critiques. Il y a urgence car la demande en métaux issus des terres rares devrait par exemple être multipliée par six d’ici à 2030 et par sept d’ici à 2050, souligne la Commission européenne. Pour le lithium, la demande devrait même être multipliée par douze d’ici à 2030 et par vingt d’ici à 2050.

Diversifier les approvisionnements

Avec ce texte, l’Europe veut créer des chaînes de valeur et diversifier ses approvisionnements. Les projets stratégiques bénéficieront d’un soutien pour l’accès au financement et de délais d’autorisation plus courts : vingt-quatre mois pour les permis d’extraction et douze mois pour les permis de transformation et de recyclage.

Pour sécuriser ses approvisionnements, l’Europe noue aussi des partenariats stratégiques comme celui en cours de discussion avec l’Australie.

Les pays membres sont également appelés à développer des programmes nationaux d’exploration des ressources géologiques. D’ici à 2030, l’Europe ambitionne d’avoir une consommation annuelle d’au moins 10 % de minéraux extraits localement, de 40 % transformés au sein de l’Union européenne et de 25 % de matériaux recyclés. Aucun pays tiers ne pourra fournir plus de 65 % de la consommation annuelle de l’un de ces matériaux.

La France de son côté a lancé en novembre 2022 l’Ofremi (l’Observatoire français des ressources minérales pour les filières industrielles). Comme à l’échelle européenne, il s’agit de maîtriser la chaîne de valeur de certains matériaux critiques : lithium, nickel, cobalt, titane, terres rares. Cette cellule d’intelligence économique travaille en lien avec les organismes spécialisés dans ce domaine : BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), CEA (Commissariat à l’énergie atomique), Ademe (Agence de la transition écologique), Ifri (Institut français du pétrole et des énergies nouvelles), Cnam (Conservatoire national des arts et métiers).

Extraire du lithium en France

Un projet financé dans le cadre de France 2030 à hauteur de 6 millions d’euros pour les deux premières années. « Je souhaite qu’il devienne le bras armé de notre stratégie nationale minière, industrielle et énergétique », avait déclaré Agnès Pannier Runacher qui était à l’époque ministre de la Transition énergétique. Une délégation interministérielle aux approvisionnements en minerais et métaux a également été mise en place.

De façon très concrète, la France mise sur le lithium avec un projet porté par le groupe Imerys dans l’Allier. D’autres pistes existent aussi dans le Finistère, la Creuse et la Haute-Vienne. Une production de lithium pourrait également voir le jour à partir de saumures géothermales dans le nord de l’Alsace. Enfin, le gouvernement tente de sauver la filière du nickel calédonien, en grande difficulté.

« Nous devons penser notre souveraineté vis-à-vis des matières premières, des technologies et de l’industrie. On ne peut dissocier les trois », rappelait récemment le président de RTE, Xavier Piechaczyk, dans un entretien au journal Le Monde.

C’est aussi pour répondre à ces enjeux que le gouvernement a décidé de se lancer dans une simplification du Code minier. L’objectif est de raccourcir les délais d’instruction des permis exclusifs de recherche dans une fourchette comprise entre six et neuf mois contre seize à dix-huit mois aujourd’hui. Ces mesures seront déclinées dans le cadre d’un projet de loi.

À très court terme, le gouvernement tente également de sauver la filière du nickel calédonien dans la tourmente. Des difficultés liées à une baisse des cours de 50 % depuis la fin de 2022 ainsi qu’à la concurrence du nickel indonésien.

https://www.ouest-france.fr/economie/la-france-et-leurope-face-au-defi-de-la-reouverture-de-mines-f34b3192-0156-11ef-8825-b7a8734f310f

 

Le diben jeudi 25 avril 2024

Article recommandé

[À nos lecteurs] Une pression inédite sur les journalistes de votre quotidien (Le Télégramme)

Par Samuel Petit

Cinq journalistes du Télégramme ont été auditionnés en quelques mois. Une pression que nous souhaitons dénoncer...........................

https://www.letelegramme.fr/opinions/a-nos-lecteurs-une-pression-inedite-sur-les-journalistes-de-votre-quotidien-6571771.php

Lire aussi : REPORTAGE. « Pour naviguer, on a besoin de repères évidents » : l’information en question à Morlaix (Ouest-France)

 

Ouest-France

Le remorqueur Van Der Kemp I a quitté Concarneau

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Le premier des deux anciens remorqueurs a quitté le port de Concarneau (Finistère), ce mercredi 24 avril, pour Brest, où il va être déconstruit. Le Van Der Kemp II devrait le rejoindre rapidement.

Après plus soixante ans de présence, le remorqueur vert « Van Der Kemp I », remorqué par Le Moros, a définitivement quitté le port de Concarneau, ce mercredi 24 avril, à l’heure du déjeuner.

Après plus soixante ans de présence, le remorqueur vert « Van Der Kemp I », remorqué par Le Moros, a définitivement quitté le port de Concarneau, ce mercredi 24 avril, à l’heure du déjeuner. | OUEST-FRANCE

Comme une page qui se tourne. Ce mercredi 24 avril, le vieux remorqueur vert Van Der Kemp I appartenant à la région Bretagne a embouqué le chenal de Concarneau, remorqué par Le Moros de la Société coopérative des lamaneurs des ports de Brest-Roscoff (SCL). Destination Brest ou il sera déconstruit. Tout comme le Van Der Kemp II, qui quittera lui aussi Concarneau, une fois que Le Moros sera revenu de Brest. Un retour prévu dès ce jeudi 25 avril dans la journée. Les deux remorqueurs verts avaient cessé leur activité il y a deux ans, après soixante ans de bons et loyaux services dans le port de Concarneau.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/concarneau-29900/le-remorqueur-van-der-kemp-i-a-quitte-concarneau-402509ce-024d-11ef-8825-b7a8734f310f

 

Ouest-France

Morlaix. «Le combat des familles est le nôtre» : la CGT appelle à se réunir devant l’Ehpad le 7 mai

Zoé BOIRON. Publié le

Les résidents d’Ehpad demandent une attention particulière, constante. Or, pour pallier les absences dans d’autres services hospitaliers, l’Ehpad Bélizal à Morlaix et l’Argoat à Plougonven (Finistère) sont perçus comme des « variables d’ajustement », avance la CGT. Conséquence : des soins et conditions de travail dégradées. Ils appellent à se rassembler devant Bélizal le 7 mai 2024, à 13 h 45.

Loïc Querrec, Julie Hamon et Pascal Kerboriou, tous trois délégués CGT et soignants au centre hospitalier des pays de Morlaix (CHPM) alertent sur la situation dans les Ehpad de Morlaix et Plougonven.

Loïc Querrec, Julie Hamon et Pascal Kerboriou, tous trois délégués CGT et soignants au centre hospitalier des pays de Morlaix (CHPM) alertent sur la situation dans les Ehpad de Morlaix et Plougonven. | OUEST-FRANCE

Mardi 7 mai 2024, la CGT du centre hospitalier des pays de Morlaix (Finistère) appelle à un débrayage, de 13 h 30 à 15 h 30, et à se réunir devant l’Ehpad (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) de Bélizal, à 13 h 45.

Un appel lancé aussi aux familles des résidents pour « pouvoir discuter, leur montrer que nous ne sommes pas responsables de ce qui se passe, et leur dire que leur combat est aussi le nôtre », développe Pascal Kerboriou, délégué CGT et infirmier en rééducation en Ehpad.

Selon la CGT, la situation est délétère à l’Ehpad de Bélizal, à Morlaix, et à la résidence L’Argoat, à Plougonven, qui comprend un Ehpad et une Unité de soins longue durée (USLD).

Variable d’ajustement de l’hôpital

« Les personnels ont le sentiment d’être la cinquième roue du carrosse, rapporte Julie Hamon, déléguée CGT, la variable d’ajustement », pour pallier les arrêts dans les services de médecine, de chirurgie. « Mais contrairement à ceux-là, la charge de travail en Ehpad est constante », souligne Pascal Kerboriou.

Dans les Ehpad, les arrêts de travail ne sont pas remplacés, avance le syndicat. Et s’ils le sont, ce sont des profils non formés, et non doublés, c’est-à-dire qu’« ils ne sont pas accompagnés le premier jour ». C’est donc aux personnels déjà en place, « dans ces services dits difficiles », de le faire.

Or, ce temps-là n’est pas consacré aux résidents, « qui sont sur leur lieu de vie et ont des habitudes bien précises depuis quatre ans, cinq ans », reprend Pascal Kerboriou. Ce sont les toilettes, les repas qui en pâtissent.

Remplacement ou sous-traitance ?

Le syndicat enfonce le clou : « Les aides-soignants vont être remplacés par des ASH (agents de service hospitalier chargés de la propreté, hygiène et stérilisation des locaux et matériels, N.D.L.R.), qui n’ont pas la formation adéquate et n’ont pas le salaire qui suit », pointe Julie Hamon.

« On a même eu un étudiant du Porsmeur, donc on arrive à sous-traiter du travail », poursuit Pascal Kerboriou. Ces remplacements sont rendus possible par Permuteo, un outil interne, dans le viseur du syndicat.

À l’USLD de l’Argoat, une infirmière est prévue pour 40 résidents, sur 80. Ce mois-ci, l’une d’elles se serait retrouvée seule et aurait dû assumer une journée de 14 heures. « Elle l’a fait par conscience professionnelle, elle est payée oui, mais ce n’est pas possible », dénonce la CGT.

Lire aussi : « Le modèle va dans le mur » : Les Ehpad publics dans le rouge, la fin de l’exception bretonne ?

Prime Grand âge

La CGT déplore aussi la fermeture régulière des Cantou, ces lieux de vie censés être ouverts « six jours sur sept pour dix résidents », dans lesquels ils peuvent contribuer à la préparation des repas, bénéficier d’animations. Un service pour lesquels les familles paient. Certaines semaines, le Cantou n’ouvre qu’une seule journée, selon la CGT. Là encore, ce service ferait office de « variable d’ajustement ».

Ce manque d’effectifs contribue à « l’épuisement » des soignants. Et le risque de faire une erreur s’accroît. Notamment lorsqu’il faut distribuer « un chariot de médicaments pour vingt patients différents, mais ce sont des gens dépendants qui ne sont pas capables de dire leur nom, leur prénom », alerte Loïc Querrec.

La CGT demande un ratio d’un soignant pour un résident, l’embauche de personnel qualifié, la réouverture des cantou.

Le syndicat estime aussi que le versement de la prime Grand âge versée aux aides-soignants, de 100 € net par mois, « rend prisonniers les soignants qui souhaiteraient ne plus travailler en Ehpad ». Et demande qu’elle soit élargie aux infirmières et ASH.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-le-combat-des-familles-est-le-notre-la-cgt-appelle-a-se-reunir-devant-lehpad-le-7-mai-1821eada-0196-11ef-8825-b7a8734f310f

 

Ouest-France

Urgences saturées : médecins et infirmières ouvrent leur centre médical à Quimper

Pierre FONTANIER. Publié le

Deux anciens médecins urgentistes et deux infirmières des hôpitaux de Quimper et Pont-l’Abbé ouvrent leur Centre médical de soins immédiats, jeudi 2 mai 2024 à Quimper (Finistère). Leur but : soulager l’hôpital des urgences non vitales.

L’équipe du nouveau Centre médical de soins immédiats de Quimper (Finistère), avec, de gauche à droite : Adélaïde Denoël, médecin urgentiste, Pauline Le Meur et Camille Buzaré, infirmières, et Damien Raguénès, médecin urgentiste.

L’équipe du nouveau Centre médical de soins immédiats de Quimper (Finistère), avec, de gauche à droite : Adélaïde Denoël, médecin urgentiste, Pauline Le Meur et Camille Buzaré, infirmières, et Damien Raguénès, médecin urgentiste. | OUEST-FRANCE

Un Centre médical de soins immédiats (CMSI) : c’est ce qu’ouvrent à Quimper (Finistère), jeudi 2 mai 2024, deux médecins et deux infirmières. Adélaïde Denoël était médecin urgentiste à l’hôpital Laennec, son confrère Damien Raguénès à Pont-l’Abbé, Camille Buzaré et Pauline Le Meur, infirmières aux urgences de Quimper.

« Nous avons fait le constat quotidien qu’il est devenu compliqué de travailler dans les urgences des hôpitaux publics car elles ont la tête sous l’eau. La population vieillit, les lits manquent en permanence. Un jour, on a échangé avec des collègues qui ont lancé le Centre médical de soins immédiats de Brest* : c’est une solution pour réduire le flux des urgences », explique Adélaïde Denoël.

L’équipe du Centre médical de soins immédiats devant ses nouveaux locaux, qui ouvrent leurs portes aux patients le jeudi 2 mai 2024. | OUEST-FRANCE

Le CMSI est spécialisé dans les urgences non vitales : « Nous proposons des soins techniques : plâtres, sutures, radios, échographie… », égraine la médecin. « On est là pour faire le tampon entre la médecine de ville et les urgences », complète Camille Buzaré, une des deux infirmières.

En cette fin avril, les ouvriers terminent le parking devant les deux immeubles flambant neufs qui ont remplacé l’ancien magasin de vêtements Energy. En entrant, le hall d’accueil où les patients seront reçus par deux secrétaires. À droite, la salle d’attente : « Une heure, grand maximum, une demi-heure en moyenne », annonce Adélaïde Denoël. Juste derrière l’accueil, le bureau médical et un couloir qui distribue six pièces de la même taille, « les boxes de consultation ». Puis on arrive au labo où est stocké le matériel médical, la salle radio, la salle de pause des professionnels et la réserve. Au total, 219 m² de locaux clairs et spacieux. Pour l’heure, médecins et infirmières mettent les bouchées doubles en montant les meubles pour que tout soit prêt le jour J.

Le Centre médical de soins immédiats de Quimper occupe le rez-de-chaussée de ce nouveau bâtiment, en lieu et place de l’ancien magasin de vêtements Energy, au 5, allée Pierre-Jolivet, à Creach-Gwen. | OUEST-FRANCE

« On a une âme de soignants de l’hôpital public, donc, même si on le quitte, on veut continuer à travailler avec lui, affirme Damien Raguénès. Les patients peuvent nous être adressés en direct par leur généraliste, via les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) et le Système d’accès aux soins (SAS). L’idée est que le patient arrive au bon endroit en fonction de sa pathologie. »

Comment les autres structures, hôpital public et clinique, voient-elles leur installation ? « Au début, ça fait un peu peur, reconnaissent les deux médecins. Mais quand on a expliqué notre activité à l’hôpital, à SOS Médecins et à la clinique de Kerlic, ils ont compris qu’on était complémentaires, pas concurrents. L’objectif est que tout le monde y gagne. »

La clinique de Kerlic étant située au nord de Quimper, ils ont choisi d’implanter leur centre de soins au sud. « Nous sommes ouverts à tous, en secteur 1, sans dépassement d’honoraires mais avec le tiers payant. » Le Centre médical de soins immédiats de Quimper ouvre jeudi 2 mai à 9 h.

*Centre médical de soins immédiats, 5, allée Pierre-Jolivet, à Quimper. Accueil de 9 h à 18 h 45, du lundi au samedi. Le premier CMSI a été créé par un médecin de Nancy il y a douze ans. Il en existe désormais une vingtaine en France.

https://www.ouest-france.fr/sante/urgences-saturees-medecins-et-infirmieres-ouvrent-leur-centre-medical-a-quimper-511c1452-fd66-11ee-9b3d-44ca7a681769

 

Ouest-France

« On investit pour cent ans » : une nouvelle digue au port du Conquet

Lucile VANWEYDEVELDT. Publié le

Des études sont en cours pour chiffrer l’investissement et dimensionner l’ouvrage. Le but : casser la houle et protéger le bassin portuaire du Conquet (Finistère), très exposé aux intempéries.

Lors des tempêtes, les vagues s’écrasent sur la digue du Conquet (Finistère).

Lors des tempêtes, les vagues s’écrasent sur la digue du Conquet (Finistère). | GUILLAUME SALIGOT / OUEST-FRANCE

Douze millions d’euros. C’est le budget que comptait mettre, au départ, la région Bretagne pour construire une nouvelle digue afin de protéger le port du Conquet (Finistère). « Ce sera sans doute plus car les coûts de l’énergie et des matériaux augmentent, affirme Fortuné Pellicano, conseiller régional et président du conseil portuaire de Brest. Une étude est en cours pour chiffrer les investissements nécessaires. »

L’ouvrage, parallèle à la digue Saint-Barbe, actuellement renforcée, doit mesurer 150 mètres de long et une douzaine de mètres de haut à marée basse. « C’est l’équivalent d’un immeuble de trois étages », précise l’élu.

Sécuriser le port

L’objectif de cette nouvelle digue : protéger le bassin portuaire très exposé aux tempêtes. C’est un investissement lourd pour un projet complexe : « La particularité du port du Conquet, c’est son dynamisme, indique le conseiller régional. Il compte 24 bateaux qui font essentiellement de la pêche côtière, 300 bateaux de plaisance sans oublier la compagnie maritime Penn-ar-Bed. 90 % du flux passagers vers les îles part d’ici. La Région s’engage à sécuriser les équipements et les promeneurs. » Un ingénieur en ouvrage maritime est chargé du suivi du dossier et une enveloppe de 150 000 € a été affectée à la poursuite des études.

« On investit pour cent ans »

Cette digue, qui ne sera pas accessible, ne sera pas reliée à la terre en raison du statut particulier de la presqu’île de Kermorvan, site classé. Un photomontage doit être réalisé pour apprécier l’insertion dans le paysage. Un document qui permettra de poursuivre la concertation avec les habitants.

Les vagues qui menacent le bassin portuaire peuvent mesurer 6 à 7 m de haut en cas de tempête au Conquet (Finistère). | GUILLAUME SALIGOT / OUEST-FRANCE

La priorité est de casser la houle qui engendre de gros dégâts matériels. Les jours de gros temps, les vagues peuvent atteindre 6 à 7 m de haut. « Nous tiendrons compte de l’élévation du niveau de la mer dans les études, ajoute Arnaud Marrec, chargé de projet à la Région. On investit pour cent ans. » Le projet, si toutes les étapes sont franchies sans écueil, pourrait voir le jour dans cinq ans.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/on-investit-pour-cent-ans-une-nouvelle-digue-au-port-du-conquet-2cd9574a-0189-11ef-b4e8-6352e833645c

 

Ouest-France

Boulangerie contaminée à l’amiante en Bretagne : le propriétaire devra verser plus de 180 000 €

Zoé BOIRON. Publié le

Ils ont obtenu gain de cause. Les gérants de la boulangerie de Plouescat (Finistère), L’Atelier du Boulanger, demandaient réparation après que le propriétaire a détruit des plaques d’amiante et contaminé le commerce fin octobre 2023. Lundi 22 avril 2024, le tribunal judiciaire de Brest l’a condamné à verser plus de 180 000 € pour la perte d’exploitation et les travaux de désamiantage.

Dominique Denis, 47 ans, et Sandrine Guéguen, 43 ans, ont fermé leur boulangerie à Plouescat (Finistère), après que leur propriétaire a détruit les plaques de faux plafond amiantées, les 30 et 31 octobre 2023.

Dominique Denis, 47 ans, et Sandrine Guéguen, 43 ans, ont fermé leur boulangerie à Plouescat (Finistère), après que leur propriétaire a détruit les plaques de faux plafond amiantées, les 30 et 31 octobre 2023. | OUEST-FRANCE

Les gérants de la boulangerie de Plouescat (Finistère), L’atelier du Boulanger, ont obtenu gain de cause « sur tout ce qu’ils demandaient », se réjouit leur avocat, Me Thomas Zanitti. Après l’audience du lundi 8 avril 2024, le tribunal judiciaire de Brest a rendu son jugement, lundi 22 avril.

Le propriétaire des murs est condamné à verser 45 984 € au titre des travaux de désamiantage et de nettoyage et 135 366 € pour la perte d’exploitation, détaille l’ordonnance de référé que Ouest-France a pu consulter.

Dominique Denis et Sandrine Guéguen avaient racheté le fonds de commerce et démarré leur activité en juin 2023. La présence de plaque d’amiante avait été notifiée dans l’acte de cession. Il était prévu, dans le contrat de bail, que le propriétaire devait prendre à sa charge les travaux d’encapsulage de l’amiante.

Fibres d’amiante

Mais celui-ci ne l’avait finalement pas entendu de cette oreille. Il était venu le 31 octobre détruire lui-même les plaques, sans aucune protection adaptée, et en l’absence des gérants.

Ils avaient aussitôt fermé le commerce et, dans la foulée, avaient fait appel à un expert judiciaire. Ce dernier a relevé une importante présence de fibres d’amiante. Le laboratoire, les fours, moules et le commerce étaient contaminés.

Les gérants « soulagés »

L’audience du 8 avril était essentielle pour le couple. « Ils jouaient leur vie professionnelle et le tribunal a saisi ces enjeux », commente Me Zanitti.

La partie adverse a la possibilité de faire appel, mais la décision étant « exécutoire, nous pouvons nous en prévaloir », poursuit le conseil.

Ses clients sont « soulagés que la justice reconnaisse la responsabilité du propriétaire. Ils vont potentiellement pouvoir sauver leur activité ».

La SCI JSMR devra aussi verser 10 000 € de provision ad litem, pour couvrir les frais d’expert judiciaire et d’avocat.

https://www.ouest-france.fr/societe/justice/boulangerie-contaminee-a-lamiante-en-bretagne-le-proprietaire-devra-verser-plus-de-180-000-euros-d997deb0-0185-11ef-8825-b7a8734f310f

 

Ouest-France

En Bretagne, l’avenir sourit à deux friches industrielles de Lannion et Guerlesquin

Sarah KHELIFI. Publié le

Réindustrialiser le pays, mais sans artificialiser de nouveaux sols. C’est l’objectif du plan « clé en main » de l’État, qui a sélectionné le 16 avril 2024, 55 sites à réaménager pour accueillir des nouvelles entreprises. Deux sites bretons, à Lannion (Côtes-d’Armor) et Guerlesquin (Finistère), seront accompagnés dans la réhabilitation de leur friche.

Le site de l’abattoir Tilly-Sabco, à Guerlesquin, dans le Finistère, fait partie des deux sites bretons sélectionnés par le plan « clé en main » du gouvernement

Le site de l’abattoir Tilly-Sabco, à Guerlesquin, dans le Finistère, fait partie des deux sites bretons sélectionnés par le plan « clé en main » du gouvernement | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Deux sites bretons sont lauréats du plan « clé en main » du gouvernement. L’un est situé à Lannion (Côtes-d’Armor), sur l’ancien site d’Orange sur le site de Crugil. L’autre à Guerlesquin (Finistère), à l’emplacement de l’ancien abattoir Tilly-Sabco. Lancé en octobre, le plan « clé en main France 2030 » vise à réhabiliter des friches industrielles non utilisées pour y implanter des nouvelles activités.

La sobriété foncière, pour une réindustrialisation plus verte

En tout, 55 friches ont retenu l’attention du gouvernement. Les critères de sélection se basaient, entre autres, sur une proximité des axes routiers, une limitation des incidences environnementales, le raccordement aux infrastructures et la présence d’un bassin d’emploi.

Les friches de Lannion et de Guerlesquin vont bénéficier d’aides logistiques pour faciliter leur aménagement, la dépollution et la déconstruction par exemple. L’objectif est de faire passer le délai entre l’annonce d’installation et le permis de construire de dix-sept à neuf mois.

À Guerlesquin, un second souffle qui réjouit

Le site de 17 ha de l’ancien abattoir Tilly-Sabco fait partie des projets qui devraient voir le jour entre 2027 et 2030. En 2018, il avait subi une liquidation judiciaire, un choc », d’après Sandrine Le Feur, députée du Finistère. Dans les années 1980, l’abattoir embauchait jusqu’à 800 salariés. Je m’étais promis de faire revivre ce site, explique avec un brin d’émotion Éric Cloarec, maire de Guerlesquin. Mais il ne faut pas créer de faux espoirs pour les gens. Pour l’instant, c’est juste une annonce , prévient-il.

Dans les années 1980, l’abattoir embauchait jusqu’à 800 salariés. En 2014, certains s’étaient déplacés devant le tribunal de commerce de Brest (Finistère) pour attendre une décision de justice. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Du côté de Morlaix communauté, on se montre optimiste. « L’agglomération croyait déjà dans le potentiel de Tilly. En mai, on va signer l’acte d’acquisition, établi grâce à des diagnostics de l’Établissement public foncier », se réjouit Jean-Paul Vermot, président de l’Agglomération. Une feuille de route pour réhabiliter l’abattoir Tilly-Sabco pourra ensuite être établie.  On n’a pas encore eu de réunion à ce sujet. Mais on devine la suite : on avait commencé à faire des études de dépollution sur le site qui ont démontré la présence d’amiante. On va donc évaluer la déconstruction du site en ce sens, en entamant un dialogue avec la Banque des territoires », explique Jean-Paul Vermot. Cette institution a participé à la sélection des sites et va répartir les 450 millions d’euros mobilisés dans le plan du gouvernement. Car pour l’instant, les financements restent flous.  On sait juste que ça sera sous forme de prêts et de subventions  , résume l’élu.

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Un lancement d’appel à manifestation d’intérêt auprès d’investisseurs français et étrangers est espéré d’ici la fin d’année. Depuis 2020, des entreprises du secteur de l’énergie, de l’agroalimentaire et des projets de stockage et déstockage avaient manifesté leur intérêt sur cette friche.

 Avec les lois qui limitent l’artificialisation du foncier, les friches vierges aussi proches d’axe routier et de plan d’eau deviennent rares. Tilly, c’est un projet d’avenir pour des entreprises en recherche de localisation optimale. On veut faire les choses vite et on espère que l’État va être réactif »,positive Jean-Paul Vermot. Le début des travaux est prévu pour 2027.

À Lannion, un bassin high-tech qui espère attirer

À Lannion, entre 2025 et 2027, le site de Curgil, installé sur la zone Pégase, devrait accueillir des entreprises de télécommunication et de cybersécurité.  Notre seul critère, c’est que l’entreprise génère de l’emploi, dont certains avec de la haute valeur ajoutée , explique Gervais Egault, président de Lannion-Trégor communauté. Elle viendra remplacer une partie de l’ancien site d’Orange, qui a réduit son activité dans la zone. Trois hectares ont été libérés, ce qui fait de cette friche la plus petite des 55 sites sélectionnés.

La zone industrielle Pégase, à Lannion (Côtes-d’Armor). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Atout phare de Curgil, qui a pu convaincre la Banque des territoires, en déplacement à Lannion il y a une dizaine de jours : un foncier facilement modulable. Question financement, on n’aura pas besoin de beaucoup, comparé à d’autres, puisqu’on a que des bâtiments en tôle à déconstruire, si l’entreprise qui s’installera a besoin de déconstruire.  Gervais Egault espère connaître le montant du financement d’ici quatre à cinq mois.

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Ici aussi, le calendrier des travaux n’a pas été établi.  La seule certitude dans un futur proche, c’est qu’on va apparaître sur le portail internet foncier +, et qu’avec notre écosystème high-tech attractif, on devrait attirer des entreprises.  L’Agglomération espère que d’ici la fin d’année, un investisseur se manifestera.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/en-bretagne-lavenir-sourit-a-deux-friches-industrielles-de-lannion-et-guerlesquin-0c0baa14-fd82-11ee-9b3d-44ca7a681769

 

Ouest-France

Algues vertes : 35 ans après la mort d’un joggeur, le médecin veut des réponses

Virginie GUENNEC. Publié le

L’ancien urgentiste de Lannion (Côtes-d’Armor), Pierre Philippe, n’a pas oublié le joggeur de 28 ans mort au milieu des algues vertes à Saint-Michel-en-Grève en 1989. Il a écrit au ministre de la Justice pour accéder au rapport d’autopsie.

L’ancien urgentiste, Pierre Philippe, réclame le rapport d’autopsie du joggeur mort en 1989, depuis quinze ans. Sans succès.

L’ancien urgentiste, Pierre Philippe, réclame le rapport d’autopsie du joggeur mort en 1989, depuis quinze ans. Sans succès. | OUEST-FRANCE

Qu’est-il arrivé, à l’été 1989, à Jacques Thérin, joggeur de 28 ans retrouvé mort au milieu des algues vertes à Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d’Armor) ? Le docteur urgentiste, Pierre Philippe, qui a reçu le corps du jeune homme à l’hôpital de Lannion, il y a 35 ans, pense à une intoxication. À l’ouverture de la housse renfermant le corps, l’odeur des algues en putréfaction est insoutenable. Une autopsie est réalisée, mais l’ensemble des conclusions ne sont pas divulguées. L’enquête évoque une mort par noyade après un malaise. Mais quelle est la raison de ce malaise ? Pas de réponse.

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On sait aujourd’hui que