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Ouest-France

À Rennes, les commerçants du centre-ville disent leur « grande tristesse »

Laurence Taillandier, présidente des commerçants du centre-ville rennais, est dépitée. Ce samedi 28 novembre 2020, de réouverture a été gâché pour une partie des magasins, en raison de troubles à l’ordre public.

Dans le centre-ville ancien de Rennes, ce samedi 28 novembre, après le passage de casseurs.

Dans le centre-ville ancien de Rennes, ce samedi 28 novembre, après le passage de casseurs. | OUEST-FRANCE

« C’est une grande tristesse », résume Laurence Taillandier, la présidente du Carré Rennais. L’association des commerçants du centre-ville de Rennes avait le cœur en fête ce samedi 28 novembre 2020, jour tant espéré de la réouverture des commerces non-essentiels.

Mais, autour de la République et de la mairie de Rennes, la fête a été gâchée à partir de 13 h, jusqu’en fin d’après-midi. Une manifestation s’est finie par des affrontements entre plusieurs dizaines de fauteurs de troubles décidés à en découdre avec les forces de l’ordre.

Autre jour, autre parcours

« D’accord pour le droit à manifester, mais il faut aussi nous laisser le droit de travailler. » Pour la commerçante, les manifestations depuis cinq ans attirent systématiquement des casseurs. « La seule solution serait que le préfet autorise un autre jour que le samedi et ailleurs que dans le centre. »

La Rennaise pointe les difficultés financières qui s’accumulent pour les commerçants. Chacun a ouvert, ce samedi, avec l’idée de retrouver un peu de trésorerie pour payer les stocks qui s’accumulent. « Avec ce qu’on vient de subir, il faut que nos journées comptent double et là on n’y est pas. »

Henri, 10 ans et sa maman Florence, ont quand même pu acheter le calendrier de l’Avent espéré par le jeune garçon depuis des jours. | OUEST-FRANCE

Une journée gâchée pour tous ceux qui étaient en première ligne. Des magasins, comme les Galeries Lafayette, Zara, Footlocker, ont dû tirer le rideau face aux affrontements sous leurs yeux. Une ambiance surréaliste, d’autant plus que quelques mètres plus loin, les consommateurs continuaient leurs emplettes comme si de rien n’était.

Ouverts ce dimanche

Dans les centres commerciaux Visitation ou Colombia, il y avait une belle fréquentation. « Mais on ne pouvait pas passer du Nord au Sud, dès que les gens s’approchaient de République, ils voyaient le bazar et tournaient les talons », regrette Laurence Taillandier.

La présidente du Carré rennais imagine le pire. « Pourquoi des gens qui ne vont pas bien font souffrir d’autres ? Il y a beaucoup de désespoir de notre côté et je crains le drame. Quand on est à bout et qu’on voit des gens débarquer pour détruire, on ne sait pas ce qui peut se passer. » Ce dimanche 29 novembre, beaucoup de magasins indépendants vont rouvrir. « Par nécessité », souligne Aymeric Leconte, le patron de Jouéclub.

La préfecture fait le bilan

Ce samedi 28 novembre, vers 19 h 30, la préfecture a fait le bilan de cette journée. Elle a rappelé que la manifestation, déclarée en préfecture, a réuni 4 000 personnes à Rennes. « Le cortège a emprunté le parcours prévu avec les organisateurs, et la marche s’est déroulée sans heurt. »

Elle fait état de personnes violentes et déterminées, qui ont « commis des dégradations sur du mobilier urbain et des caméras de vidéoprotection, créé des barricades, descellé des pavés et jeté des projectiles (tirs de mortiers, pavés, bouteilles en verre) sur les policiers et gendarmes engagés. »

Des dégradations sur du mobilier urbain et des feux ont été allumés par les fauteurs de troubles. | OUEST-FRANCE

Les forces de l’ordre ont repoussé ces assauts avec des tirs de grenades lacrymogènes et à l’intervention d’un engin lanceur d’eau. La préfecture compte deux CRS blessés, transportés au CHU, et cinq personnes contusionnées. Quatre personnes ont été interpellées pour jets de projectiles et transports de produits inflammables.

Le préfet d’Ille-et-Vilaine, Emmanuel Berthier, condamne, « avec la plus grande fermeté, ces violences inadmissibles. Il salue l’action des forces de l’ordre, leur calme, leur sang-froid et leur professionnalisme, ainsi que l’engagement des services de secours pour assurer la protection des Rennais ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/a-rennes-les-commercants-du-centre-ville-disent-leur-grande-tristesse-7065961

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
28 novembre 2020

CQFD

http://goutal.over-blog.com/2020/11/cqfd.html

 

Ouest-France

Morlaix. Près de 500 personnes contre la loi Sécurité globale

Un rassemblement contre la loi Sécurité globale était organisé à Morlaix (Finistère), samedi 28 novembre 2020. Environ 500 personnes se sont réunies devant la mairie.

Près de 500 personnes se sont retrouvées samedi 28 novembre 2020 devant la mairie de Morlaix pour manifester contre la loi dite de Sécurité globale.

Près de 500 personnes se sont retrouvées samedi 28 novembre 2020 devant la mairie de Morlaix pour manifester contre la loi dite de Sécurité globale. | OUEST-FRANCE

À l’appel d’une quinzaine d’organisations et de syndicats, près de 500 personnes se sont présentées samedi 28 novembre 2020, devant la mairie de Morlaix (Finistère). Un rassemblement était prévu à 15 h pour manifester contre la loi dite de Sécurité globale.

Dans un discours commun, les organisateurs estiment que cette loi « est attentatoire aux libertés publiques. » Ils dénoncent l’atteinte portée à la liberté de la presse et au droit à l’information.

« Le pays de la répression ? »

« En effet, si les autorités publiques, police et gendarmerie, des autorités privées et de la SNCF, peuvent plus facilement capter des images des particuliers, l’inverse sera interdit. »

Cette loi condamne le fait de diffuser, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, dans le but qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique, l’image du visage ou tout autre élément d’identification d’un agent de la police nationale ou de la gendarmerie nationale autre que son numéro d’identification individuel.

Un producteur de musique tabassé, samedi 21 novembre 2020. Puis un camp de migrants violemment démantelé à Paris, lundi 23 novembre 2020. Après ces dernières violences policières, les organisateurs s’interrogent. « Le pays des droits de l’Homme serait-il en passe de devenir le pays de la répression et de la violence ? »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-pres-de-500-personnes-contre-la-loi-securite-globale-7065863

 

Le Diben samedi 28 novembre 2020

UNE DECLARATION SIGNEE PAR 5 ORGANISATIONS DE GAUCHE DONT ENSEMBLE!

Pour l’abrogation du Projet de loi de sécurité Globale

La marche des libertés dans toute la France samedi 28 novembre a été interdite à Paris par le préfet Lallement. Cette manifestation appelle les citoyens à contester le projet de loi sur la sécurité globale. Elle vient après les violences inouïes commises contre un producteur de musique et heureusement filmées. Nous serons donc à cette manifestation, avec de nombreuses associations, syndicats, partis politiques !

L’article 24, voté en première lecture vendredi dernier dans le cadre d’une procédure accélérée anti démocratique devenue la norme, est le plus controversé. Sous le faux prétexte de renforcer la sécurité des forces de l’ordre, il attaque les droits fondamentaux. Dans les faits, cette mesure interdit à la presse de faire son travail d’information. Elle empêche le citoyen d’exercer son droit de regard sur les agissements de fonctionnaires dont la mission est pourtant particulièrement sensible : parfois dotés d’armes de guerre, ils sont chargés d’assurer la sécurité des citoyens et le maintien de l’ordre. Cette nouvelle disposition favorise l’auto-censure par la crainte des interpellations, des amendes et de la confiscation du matériel. Les autres articles de loi étendent les pouvoirs de la police nationale, municipale et des sociétés de sécurité privée, et avalisent l’usage des drones et de la surveillance généralisée des foules.

La police française est tristement connue pour sa brutalité : de la mort de Rémy Fraisse à Cédric Chouviat, les exemples sont nombreux. La chasse à l’homme de lundi 23 novembre au cours de l’évacuation des réfugiés place de la république à Paris, les élus et journalistes molestés sur place, marquent un pas supplémentaire dans la violence d’Etat et l’autoritarisme d’un gouvernement qui fait usage de la force pour museler les oppositions.

Cette stratégie de mise au pas est assumée par le ministre Darmanin et le préfet Lallement. On assiste à la naissance d’un État policier décomplexé et à la militarisation de la société toute entière par la légitimation de la sécurité privée pour soutenir la violence d’État et criminaliser les plus vulnérables et les plus récalcitrants : opposants politiques, syndicalistes, étudiants mobilisés, mais aussi associations, sans papiers, pauvres, femmes ou jeunes des quartiers.

Une telle atteinte à la démocratie n’est pas acceptable. C’est pourquoi nos organisations appellent chacun-e à se mobiliser pour exiger :

· L’abrogation du projet de loi de sécurité globale

· La démission du ministre Darmanin

· La révocation du préfet Lallement

Signé : Ensemble, GDS, Générations, NPA, PEPS.
 

 

Ouest-France

Carantec. Le projet d’aménagement du Forum approuvé par le conseil municipal

Le point essentiel à l’ordre du jour du conseil municipal de Carantec (Finistère), jeudi 26 novembre 2020, était l’approbation du projet d’aménagement du Forum. Quelques critiques, émanant de la minorité, ont fusé.

Les travaux d’aménagement du Forum (ici, en mars 2020), à Carantec, ont pris six mois de retard du fait du changement d’orientation lancé par la nouvelle majorité et du fait de la situation sanitaire.

Les travaux d’aménagement du Forum (ici, en mars 2020), à Carantec, ont pris six mois de retard du fait du changement d’orientation lancé par la nouvelle majorité et du fait de la situation sanitaire. | OUEST-FRANCE

L’ordre du jour du conseil municipal de Carantec, réuni jeudi 26 novembre 2020, prévoyait, expressément, « l’approbation du projet d’aménagement, dans le Forum, du musée maritime baie de Morlaix et du Bureau d’information touristique de la Maison du tourisme baie de Morlaix – monts d’Arrée ». Les plans établis prévoient, au rez-de-chaussée du Forum, une surface de 388 m² pour le musée maritime, et une surface de 117 m² pour le Bureau d’information touristique.

Le coût global du projet, initialement voté par la précédente majorité et ne comportant que le musée maritime, était de 830 000 € HT, dont 463 000 € à la charge de la commune. Aujourd’hui, le coût global est augmenté de 189 000 € du fait de l’intégration du Bureau d’information touristique. Sur ces 189 000 €, la participation de Morlaix communauté devrait se situer dans une fourchette de 130 000 € à 150 000 €. Le nouveau projet d’aménagement est approuvé (moins cinq abstentions).

« Je suis très satisfaite de ce projet, qui n’était pas le nôtre au départ puisque nous avions voté contre lorsque nous étions dans la minorité », a indiqué la maire, Nicole Ségalen-Hamon.

La minorité s’abstient

Jacques Autret, conseiller, se faisant porte-parole de la minorité, a lu un texte, dans lequel les critiques du groupe à l’encontre du projet sont énumérées. En voici quelques extraits : « Le sort qui est fait au musée aujourd’hui relève du dogmatisme et est porteur de beaucoup d’inquiétudes futures sur la gestion communale… Bien que nous nous félicitions de l’aboutissement de ce projet, que nous portions, et du devoir de mémoire qui l’accompagnait, les exigences de la Maison du tourisme de Morlaix communauté l’ayant emporté sur les besoins du musée maritime, nous nous abstiendrons car nous avons l’impression d’avoir été dupés, comme beaucoup de Carantécois. »

Les réactions viendront de Nicole Ségalen-Hamon, rappelant qu’« il est important que les travaux puissent reprendre rapidement », et d’Alain Duigou, adjoint aux finances, ce dernier soulignant que « les deux parties concernées par le projet, à savoir le musée maritime et l’office de tourisme, sont enthousiastes pour l’avenir ».

Nouveau plan de financement pour la MAM

Le plan de financement initial de la future Maison d’assistantes maternelles prévoyait un coût total de 190 000 € HT, avec une participation de Morlaix communauté à hauteur de 60 000 € et un emprunt de 130 000 €. Le coût de construction initialement indiqué par le maître d’œuvre étant erroné, les élus ont accepté, à l’unanimité, le nouveau coût, fixé à 230 000 € HT.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/carantec-le-projet-d-amenagement-du-forum-approuve-par-le-conseil-municipal-7065635

 

Ouest-France

« Hold-up ». Quatre académies scientifiques dénoncent un « bric-à-brac d’inepties »

Quatre académies scientifiques – sciences, médecine, pharmacie et technologies – ont dénoncé, ce vendredi 27 novembre 2020, dans un communiqué, le documentaire complotiste « Hold-up ».

Un test Covid.

Un test Covid. | AFP

Quatre académies scientifiques, dont celles de médecine et de pharmacie, ont dénoncé ce vendredi 27 novembre 2020, la vidéo complotiste Hold-Up comme étant un bric-à-brac d’inepties et mettent en garde les citoyens contre la fausseté des informations ainsi propagées.

Dans un communiqué, les académies des sciences, de médecine, de pharmacie et des technologies, estiment qu'au-delà de la santé, les attaques contre la science affectent aujourd’hui de nombreux aspects de la vie de nos sociétés.

Diffusé sur les réseaux sociaux et largement téléchargé, Hold-Up entend démontrer que l’épidémie de Covid est une manipulation des gouvernants.

Une théorie conspirationniste

Pour les académies signataires, ce long film […], en se donnant les apparences d’un documentaire, développe une théorie conspirationniste sur la pandémie de Covid-19.

Ses auteurs cherchent ainsi à minimiser la gravité d’une pandémie, qui a causé quelque 45 000 décès en dix mois en France, rappelle les académies, et à faire croire que les autorités sanitaires visent l’établissement d’un système de surveillance et de coercition de la population.

Le texte énumère ensuite une liste des opinions souvent confuses et parfois contradictoires, ainsi que des informations infondées et contredites par les faits, qui constituent au final un Hold-Up sur la science, comme le titre le communiqué.

Des infox grossières

Les signataires pointent par exemple du doigt les infox les plus grossières, comme la fabrication du virus par l’Institut Pasteur, ou l’enfermement des patients, au Canada, dans des camps d’internement.

Au final, les académies craignent que la diffusion de ces informations, notamment auprès des plus jeunes, soit de nature à compromettre le fondement rationnel des actions de santé publique pour le contrôle de la pandémie en cours. Qu’il s’agisse en l’occurrence des mesures comme le confinement ou d’un programme de vaccination à venir.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/hold-up-quatre-academies-scientifiques-denoncent-un-bric-a-brac-d-inepties-7065007

 

27 novembre 2020

Notre camarade Gaston Balliot met en ligne pour le centenaire du PCF les archives du Travailleur Bigouden, le journal de la section PCF du Pays Bigouden (1967-2002)

Vers 1980 collectif du Travailleur Bigouden, de g à d : Gaston Ballliot, Jean Kervision, Albert Hénot maire de Tréffiagat, Paul Lemarchal, Guillaume Bodéré, Jacques Nicolas, José Kervision, Jean Le Brun maire du Guilvinec, Raymond Cariou, Jean-Louis Guiziou, Jean-Désiré Larnicol, Bastien Volant, Claude Delunardo

Notre camarade et ami Gaston Balliot, ancien animateur du "Travailleur bigouden", le journal de la section PCF du Pays Bigouden, une section très importante dans le Finistère (historiquement la deuxième après Brest avec tous les ports de pêche à forte implantation communiste depuis le Front Populaire) a mis en ligne 35 ans d'un journal de section de grande qualité et met à disposition de tous les communistes, sympathisants, chercheurs et amateurs d'histoire ces documents de grande valeur. Un grand merci à lui!

"Au cours de cette année 2020 j'ai patiemment numérisé les anciens numéros du journal Le Travailleur Bigouden. Travail très long mais qui m'a rappelé plein de souvenirs... On y voit que la lutte est difficile, toujours semblable, et avec des vagues d'espoir et de déception. Je donne l'ensemble de ces archives avec grand plaisir au Parti Communiste à  qui elles reviennent. L'ensemble se trouve sur le site Internet :

www.travailleurbigouden.wordpress.com

Ce site vous appartient.

Gaston Balliot"

Le Travailleur Bigouden a été pendant de nombreuses années l’organe d’information des sections bigoudènes (canton de Pont L’Abbé) du Parti Communiste Français

Les tout-premiers n° étaient ronéotypés : n°1 d’octobre 1966 au n°12 de juillet-août 1968. Il faut reconnaitre que c’était très rudimentaire. Mais au fur et à mesure du succès des fêtes du TB, les finances ont permis de passer à la version imprimée (nouvelle série).
« Le Travailleur Bigouden » a tour à tour été mensuel, puis bimestriel, voire trimestriel, en fonction des ressources.
Tiré entre 10 000 et 20 000 exemplaires, suivant les périodes, il était distribué par la Poste dans pratiquement tous les foyers du canton et de Plonéour.
Son financement était assuré par la publicité locale, les fêtes d’été, et par les dons de lecteurs.
Jean- Désiré Larnicol  était le directeur de la publication, Jean Kervision lui a succédé.

Chaque numéro contient une liste des souscripteurs, ainsi que des « échos bigoudens » dont la rubrique sur « le vieux Lesconil » cher à Raymond Cariou..

Le sommaire de l’ensemble des numéros est téléchargeable ici en pdf avec liens, éventuellement imprimable

Le Travailleur bigouden continue à exister en version blog et site internet alimenté par la section PCF du Pays Bigouden.

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2020/11/notre-camarade-gaston-balliot-met-en-ligne-pour-le-centenaire-du-pcf-les-archives-du-travailleur-bigouden-le-journal-de-la-section-p

 

Vendredi 27 novembre 2020

Le Conseil d’État confirme la liberté de déplacement pour se rendre en manifestation et aux rassemblements

Alors que les déplacements pour motif syndical et revendicatif avaient été oubliés des textes lors du premier confinement, ils n’ont à nouveau pas été prévus par le décret paru pour le deuxième confinement, en dépit de l’intervention de la CGT à ce sujet. La CGT a donc à nouveau saisi le ministre de l’Intérieur de la question dès la parution du décret, ce qui a porté ses fruits. En effet, une décision du Conseil d’État du 21 novembre 2020 confirme que les préfets ont reçu des instructions ministérielles afin d’autoriser les déplacements des citoyens qui se rendraient en manifestation. Il rappelle que la liberté d’expression, de manifester et la liberté syndicale sont des libertés fondamentales, et constate que le décret prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid-19 n’a pas interdit les manifestations revendicatives, ce qui implique nécessairement que les citoyens puissent s’y rendre. Et ce, peu importe que le décret n’ait pas prévu de motif de déplacement à ce titre. Le Conseil d’État explique également la marche à suivre pour se rendre en manifestation: les manifestants «pourront invoquer un motif " déplacement professionnel " si la manifestation porte sur des revendications professionnelles ou un motif " familial impérieux " ou " d'intérêt général "si la manifestation présente un autre motif. Ils devront uniquement indiquer l'heure et le lieu de la manifestation ou son itinéraire pour permettre aux forces de sécurité intérieure d'apprécier la plausibilité du motif invoqué».

Il est demandé aux organisations de la CGT de diffuser cette information auprès de nos syndicats, et à nos adhérents,le plus largement possible en vue des mobilisations à venir.

Montreuil, le 26 novembre 2020

 

Ouest-France

Morlaix. Rassemblement contre la loi « Sécurité globale » ce samedi

Pour dénoncer « une dérive autoritaire du gouvernement », plusieurs partis et associations appellent au rassemblement à 15 h, place des Otages à Morlaix (Finistère).

Plusieurs manifestations ont déjà eu lieu un peu partout en France.

Plusieurs manifestations ont déjà eu lieu un peu partout en France. | OUEST-FRANCE

Ce samedi 28 novembre, plusieurs partis et associations appellent à un rassemblement contre la loi « Sécurité globale » à Morlaix (Finistère), à 15 h, place des Otages. Ils dénoncent notamment « l’atteinte portée à la liberté de la presse et au droit à l’information : si les autorités publiques, police et gendarmerie, et des autorités privées, SNCF, peuvent plus facilement capter des images des particuliers, l’inverse sera interdit », rappellent-ils.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-rassemblement-contre-la-loi-securite-globale-ce-samedi-7064813

 

Ouest-France

Morlaix. Roul’Paniers espère 5 tonnes de produits

Publié le

La collecte nationale de la Banque alimentaire débute ce vendredi. Elle permettra de remplir les stocks de Roul’Paniers.

La collecte annuelle de la Banque alimentaire aura lieu ce vendredi ainsi que samedi et dimanche matin.

La collecte annuelle de la Banque alimentaire aura lieu ce vendredi ainsi que samedi et dimanche matin. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

La collecte annuelle de la Banque alimentaire aura bien lieu ce vendredi, samedi ainsi que dimanche matin dans les magasins alimentaires de la ville. L’intérêt ? Compléter les stocks de produits distribués par le service caritatif Roul’Paniers du centre communal d’action sociale (CCAS).

« Le protocole est très sûr, annonce Katy Guihot, coordinatrice du service. On recevra les produits, puis on les désinfectera avant de les trier. » Toute l’année, et plus encore en période de confinement, l’épicerie mobile livre à domicile des colis alimentaires aux personnes en mobilité réduite.

Les livraisons multipliées

« Lors du premier confinement, les livraisons ont été multipliées par trois, souligne la coordinatrice, qui note le passage de 50 bénéficiaires à 166 pour cette période. Les services de la Ville étaient venus nous aider. On nous avait prêté un camion, c’était super. Là, c’est plus compliqué, les agents travaillent aussi. »

Pour cette collecte, il est difficile de savoir si l’opération va marcher. Avec le Covid-19, Roul’Paniers espère « au moins 5 tonnes de produits » contre 6,5 tonnes l’année passée. « Les gens ne vont pas forcément venir et on ne pourra pas toucher tout le monde », admet Katy Guihot.

Pour participer à l’opération, les équipes du CCAS collecteront les denrées dans les magasins Biocoop, Géant, Leclerc, Netto, Lidl, Intermarché Pont Bellec, Intermarché rue de Brest et ainsi que via leur drive.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-roul-paniers-espere-5-tonnes-de-produits-7064057

 

26 novembre 2020

Ian Brossat :  Toutes les bornes ont été franchies lundi soir - Mercredi 25 Novembre 2020, Diego Chauvet

Ian Brossat Porte-parole du PCF, adjoint à la maire de Paris

Ian Brossat : « Toutes les bornes ont été franchies lundi soir »

Mercredi 25 Novembre 2020 - L'Humanité
L’élu parisien dénonce les violences et l’autoritarisme du gouvernement, et propose des solutions d’hébergement pour les réfugiés en Île-de-France.
 
Ian Brossat Porte-parole du PCF, adjoint à la maire de Paris

Comment avez-vous vécu l’évacuation violente de la place de la République ?

Ian Brossat Il faut d’abord se replacer dans le contexte, et resituer les responsabilités des uns et des autres. Ces réfugiés sont les recalés de l’évacuation du 17 novembre à Saint-Denis. L’État ne les a pas pris en charge au moment de cette opération bâclée et particulièrement chaotique. Depuis, ils passaient leur temps à errer dans le Nord-Est parisien et dans les rues de la Seine-Saint-Denis, avec un harcèlement policier visant à les empêcher de poser leurs tentes, même pour se reposer quelques heures. Un certain nombre d’entre eux, avec des associations, ont donc organisé ce campement place de la République pour attirer l’attention sur leur situation. Au lieu de les prendre en charge, l’État a décidé de sonner la charge avec de très nombreuses violences : des réfugiés agressés, des journalistes molestés, les tentes confisquées, les élus, y compris ceux de Paris, nassés. Des violences manifestes, et totalement inacceptables. Ces réfugiés sont des demandeurs d’asile, et ils l’obtiendront pour une bonne part. En attendant, ils ont été doublement punis : la semaine dernière, lorsqu’ils n’ont pas été pris en charge, et lors de l’évacuation de la place de la République.

Que proposez-vous pour répondre à leur situation ?

Ian Brossat Dans l’urgence, il faut les héberger. Aujourd’hui, ils ne peuvent être ni dedans, puisqu’ils n’ont pas d’hébergement, ni dehors parce qu’on ne les laisse pas s’installer sur le bitume pour poser leurs tentes. C’est une situation invraisemblable. La Ville de Paris a fait des propositions à l’État, que j’ai transmises vendredi 20 novembre au préfet de la région Île-de-France. Je lui propose de mobiliser deux centres des congrès actuellement vides : le parc des expositions de la porte de Versailles et l’Espace Champerret dans le 17e arrondissement. Il s’agit de dizaines de milliers de mètres carrés qui nous permettraient d’éviter les campements. La maire de Paris a également exprimé au gouvernement son souhait de mobiliser ces deux sites.

Si ces solutions lui sont proposées, pourquoi l’État a-t-il réagi violemment, selon vous ?

Ian Brossat Le gouvernement déploie une forme d’autoritarisme, alors même que ses moyens et son énergie devraient servir à héberger ces réfugiés. Les forces de l’État sont, elles, mobilisées pour les harceler. Il fait l’inverse de ce qu’il devrait faire. Nous sommes confrontés à un gouvernement qui s’aligne sur les positions de la droite et de l’extrême droite en matière migratoire.

Gérald Darmanin a jugé les images « choquantes » . Vous y étiez. Qu’en pensez-vous ?

Ian Brossat Ce ne sont pas les images qui sont choquantes. Elles reflètent la réalité, et c’est elle qui est choquante. Assez ironiquement d’ailleurs, cela apporte au ministre de l’Intérieur la démonstration de l’utilité de ces vidéos qu’il voudrait interdire. Si elles n’existaient pas, le ministre n’aurait pas réagi et demandé une enquête. Je ne sais pas ce que cela donnera mais je vois beaucoup de gens s’indigner depuis lundi soir. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Toutes les limites, toutes les bornes ont été franchies. Ce gouvernement représente un risque pour les libertés publiques.

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2020/11/ian-brossat-toutes-les-bornes-ont-ete-franchies-lundi-soir-mercredi-25-novembre-2020-diego-chauvet.html

 

Ouest-France

EN IMAGES. Au foyer médicalisé de Plougouven, les exclus du Ségur crient leur colère

Les agents qui officient au foyer d’accueil médicalisé du Triskel, à Plougonven (Finistère), travaillent pour le centre hospitalier du pays de Morlaix. Ils sont exclus de la prime de 183 € prévue par le Ségur de la santé que touchent les autres soignants de la fonction publique hospitalière. Ils ont manifesté pour dénoncer cela, ce jeudi 26 novembre 2020.

Une cinquantaine de personnes s’est mobilisée devant le Triskel, foyer d’accueil médicalisé de Plougonven (Finistère), ce jeudi 26 novembre 2020. Ils dénoncent leur exclusion du Ségur de la santé.

Une cinquantaine de personnes s’est mobilisée devant le Triskel, foyer d’accueil médicalisé de Plougonven (Finistère), ce jeudi 26 novembre 2020. Ils dénoncent leur exclusion du Ségur de la santé. | OUEST-FRANCE

À l’hôpital de Morlaix (Finistère), quarante agents travaillent dans le médico-social. Ils officient au Service de soins infirmiers à domicile (SSIAD), Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) et au foyer médicalisé du Triskel, à Plougonven (Finistère).

Ces derniers ont appelé à manifester ce jeudi 26 novembre 2020 : ils sont exclus de la prime de 183 € par mois que les autres soignants de la fonction publique hospitalière vont toucher et prévue dans le cadre du Ségur de la santé.

Les agents du médico-social ne se verront pas remettre de prime de 183 € par mois, contrairement à leurs collègues de la fonction publique hospitalière. | OUEST-FRANCE

« C’est la totale incompréhension, martèle Sandra Moan, aide-soignante de jour au Triskel et l’une des initiatrices du débrayage. Nous avons sollicité Sandrine Le Feur, députée et Jean-Luc FIchet, le sénateur, pour qu’ils fassent remonter l’information à l’échelle nationale. Nous sommes sans réponse. »

« Pourquoi pas nous ? »

Depuis qu’elle a commencé sa carrière au foyer, l’aide-soignante n’a pas eu de revalorisation salariale. « 183 €, c’est beaucoup. »

La CGT et Sud du centre hospitalier des pays de Morlaix étaient présents pour soutenir le mouvement. | OUEST-FRANCE

Devant l’établissement, les drapeaux de SUD et de la CGT, le comité des usagers de l’hôpital public, mais aussi quatre salariées du SSIAD. « On fait le même travail, nous avons le même employeur. Pourquoi pas nous ? On aimerait aussi pouvoir bénéficier de ces 100 € pour notre retraite. »

Une cinquantaine de personnes étaient rassemblées, de 16 h 30 à 17 h 30, pour soutenir leur cause.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougonven-29640/en-images-au-foyer-medicalise-de-plougouven-les-exclus-du-segur-crient-leur-colere-7063727

 

Ouest-France

Collège. Réclamée par les familles, la double sectorisation de Plouezoc’h obtenue

Le conseil départemental a fait savoir, mardi 24 novembre 2020, par le biais d’un communiqué, qu’il était favorable à la double sectorisation de Plouezoc’h (Finistère) pour la rentrée 2021, réclamée depuis longtemps. Désormais, les parents habitant la commune pourront choisir entre le collège de Lanmeur ou de Plougasnou pour la scolarisation de leur enfant. Cette décision pourrait continuer à faire monter les effectifs du collège de Plougasnou.

Manifestation organisée par l’Association pour collège de Plougasnou (APCP), en mars 2020.

Manifestation organisée par l’Association pour collège de Plougasnou (APCP), en mars 2020. | ARCHIVES OUEST FRANCE

Le conseil départemental a fait savoir mardi 24 novembre, par le biais d’un communiqué, qu’il était favorable à la double sectorisation de Plouezoc’h pour la rentrée 2021. Cette décision devrait être officiellement votée lors de la commission de janvier.

C’est là le résultat d’un long combat mené par l’Association pour collège de Plougasnou (APCP), qui a notamment manifesté deux fois devant le conseil départemental, à Quimper.

Un avenir qui s’éclaircit pour le collège

Interrogée après parution de cette nouvelle, Lucie Rey, présidente de l’APCP, a déclaré : « Toutes les conditions sont désormais réunies pour une nouvelle hausse des effectifs : passés de 94 à 105 entre 2019 et 2020, l’arrivée à Plougasnou de nouvelles familles en raison du Covid-19 et la double sectorisation de Plouezoc’h devraient permettre de confirmer cette augmentation en 2021. »

Le choix appartient maintenant aux familles

Il faut maintenant que les Plouezoc’hois s’emparent de cette nouvelle possibilité. Lucie Rey pense qu’il va falloir en effet les convaincre de venir à Plougasnou plutôt qu’à Lanmeur ou dans le privé à Morlaix. Selon elle, trois arguments peuvent être mis en avant : les avantages d’un petit collège pour le suivi et l’encadrement des élèves (aucun élève n’est passé en conseil de discipline à Plougasnou depuis des années… ) ; des activités sportives et éducatives de bord de mer régulières (séances de voile, escalade sur le site de la pointe de Primel, séances de surf…) ; un collège engagé dans une démarche d’« éco-collège », grâce à un partenariat avec les étudiants du BTS Gestion et protection de la nature du lycée de Suscinio.

Le collège François-Charles a pu souffrir par le passé d’une mauvaise réputation, liée notamment à de l’absentéisme chez les enseignants. Mais cette période est révolue. « L’équipe pédagogique est solide aujourd’hui et cela depuis plusieurs années déjà. Et le proviseur, M. Simon, nouvellement arrivé, est bien décidé à mettre toute son énergie pour que cette bonne dynamique se maintienne ! ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouezoch-29252/college-reclamee-par-les-familles-la-double-sectorisation-de-plouezoch-obtenue-7063499

 

Ouest-France

Morlaix. La dalle commémorative des droits de l’Homme a été redorée

Publié le

Chaque année, une célébration de la Journée mondiale des villes contre la peine de mort s’organise le 30 novembre. Morlaix (Finistère) en fait partie. À cause du confinement, la commémoration aura lieu en comité restreint. La dalle se trouvant sur le parvis de l’Hôtel de ville a été redorée pour l’occasion.

La plaque commémorative des droits de l’Homme, située sur le parvis de l’hôtel de ville de Morlaix, a été redorée à l’occasion du 30 novembre.

La plaque commémorative des droits de l’Homme, située sur le parvis de l’hôtel de ville de Morlaix, a été redorée à l’occasion du 30 novembre. | MAIRIE DE MORLAIX

La dalle commémorative des droits de l’Homme, a retrouvé ses couleurs d’origines. Située sur le parvis de l’Hôtel de ville, elle a été redorée à l’occasion de la Journée mondiale des villes contre la peine de mort, le 30 novembre. Cette année, confinement oblige, la célébration est reportée. Le kiosque sera tout de même illuminé pendant 48 heures et une banderole sera accrochée.

Une simple présence

Lundi 30 novembre 2020 sera marquée par une simple présence des membres d’Amnesty International, Action des chrétiens pour l’abolition de la torture, la Ligue des droits de l’Homme ainsi que le maire, à 17 h 30, devant la plaque commémorative.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-la-dalle-commemorative-des-droits-de-l-homme-a-ete-redoree-7063262

 

Jeudi 26 novembre 2020

Lettre de la Coordination pour la Marche des libertés à Monsieur Lallement

Monsieur le Préfet de Police de Paris,

Vous avez décidé sans raison valable d'interdire la Marche des libertés qui doit se tenir samedi prochain à 14H00 de la place de la République à la Place de la Bastille. Ce faisant vous avez décidé d'interdire la liberté.

Nous avons décidé de la faire. Nous irons et nous marcherons pour défendre cette liberté. Parce que l'Histoire nous regarde. Parce que le monde nous regarde. Et que nous avons décidé de porter cette responsabilité.

Nous savons l'absence d'humanité dont vous avez fait preuve en ordonnant de détruire les abris d'exilés. Vous n'avez pas sourcillé quand ils se sont retrouvés sous les coups de votre police. Vous n'avez pas dit mot quand les journalistes ont été battus et menacés de mort. Votre silence vaut-il consentement ?

Nous savons les risques que nous prenons. Nous avons déjà vu comment les vies de tant de femmes et d'hommes qui tentaient d'exprimer cette liberté ont été mutilées et détruites. Nous acceptons de prendre ce risque parce que ce pour quoi nous nous battons dépasse les risques que nous prendrons.

Nous ne nous rendrons pas non plus à l'invitation de Monsieur le premier ministre. Votre interdiction ne le permet plus. Nous aurions souhaité un dialogue républicain. En interdisant cette liberté vous nous avez privé de ce dialogue auquel nous souhaitions nous prêter.

Le dialogue social, la démocratie, c'est tout ce à quoi nous, journalistes, réalisateurs, citoyens nous aspirions. Vous n'en voulez pas. Nous la défendrons.
Nous vous donnons rendez-vous samedi place de la république, pour marcher avec nous pour les libertés.

La Marche des Libertés

Coordination Stop Loi Sécurité Globale

 

Ouest-France

Morlaix. « C’est mieux d’avoir un directeur dans les murs »

L’annonce a été publiée au Journal officiel : l’hôpital de Morlaix recrute un ou une directrice d’établissement. Depuis un an, le CHRU de Brest gérait l’établissement par intérim.

L’hôpital de Morlaix recrute un ou une directrice d’établissement. Il ou elle sera nommé au 1er février 2021.

L’hôpital de Morlaix recrute un ou une directrice d’établissement. Il ou elle sera nommé au 1er février 2021. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

L’hôpital de Morlaix va retrouver un directeur ou une directrice de plein exercice. C’est ce que révèle la publication, au Journal officiel, d’une offre d’emploi pour ce poste.

Avec le départ vers Saint-Brieuc d’Ariane Bénard, l’intérim est assuré depuis janvier par Ronan Sanquer, directeur adjoint au CHRU (centre hospitalier régional universitaire) de Brest. Ce qui pouvait laisser craindre, à terme, une suppression de la direction morlaisienne au profit d’une gestion commune avec Brest, comme c’est déjà le cas à Carhaix.

L’option a réellement été sur la table, confie Jean-Paul Vermot, président du conseil de surveillance. « On a beaucoup échangé avec l’ARS (Agence régionale de santé) afin de rendre au CHPM (centre hospitalier des Pays de Morlaix) une direction autonome. » Autonome « mais pas autonomiste », précise encore le maire de Morlaix, selon qui l’hôpital de la ville a tout à gagner à travailler de concert avec le CHRU, à l’image du soutien brestois qui a permis la réouverture du service de cardiologie.

Se rapprocher de Brest et de Lanmeur

Avec ses homologues à Haut Léon communauté et au pays de Landivisiau, Jacques Edern et Henri Billon, le président de Morlaix communauté a mis dans la balance la taille de l’établissement, premier employeur de Morlaix, son rayon d’action (130 000 habitants, 200 000 en comptant la psychiatrie), mais aussi « ses difficultés passées ». Un pilotage brestois, cela aurait pu « mettre à mal des arbitrages futurs », reconnaît Jean-Paul Vermot.

« Il y a un aspect politique à garder une direction autonome, mais il ne faut pas oublier la problématique de fidéliser nos équipes et éviter la fermeture de services, à cause du manque d’attractivité. Il faut continuer à collaborer avec le CHU pour progresser en ce sens », tempère Ronan Sanquer, directeur par intérim du CHPM.

Une collaboration qui pourrait aussi rapprocher Morlaix de Lanmeur. La direction de cette dernière n’est pas remise en question, mais elle connaît des difficultés internes. Avant d’envisager un mariage des deux établissements, un « rapprochement est en travail pour proposer une offre de soins pertinente », souligne Jean-Luc Fichet, président du conseil de surveillance de l’hôpital de Lanmeur.

« C’est sûr que pour nous défendre sur des gros dossiers, c’est mieux d’avoir quelqu’un dans les murs », appuie Francis Landouar, du syndicat Sud. Ce qu’il attend du futur directeur ? « Autre chose en matière de dialogue social. »

Même son de cloche pour la CFDT : « Ronan Sanquer a toujours répondu présent, mais il était à Morlaix deux jours par semaine. Pour le dialogue social, c’est problématique. Morlaix est un établissement important, et nous avons besoin d’un capitaine de navire qui est sur site », abonde Céline Eck-Lucas. Un discours rejoint par la CGT, qui ajoute avoir « besoin d’une vision pour le futur », poursuit Pascal Kerboriou.

Les candidats, « expérimentés car c’est un emploi fonctionnel », précise Ronan Sanquer, ont encore un peu plus de deux semaines pour se manifester. On connaîtra le nom du futur directeur le 1er février 2021, pour une prise de fonction courant mars-avril 2021.

Il aura la charge de piloter plusieurs projets majeurs, comme la rénovation de la psychiatrie (un chantier à 25 millions d’euros), la stabilisation de la cardiologie ou encore le recrutement médical.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-c-est-mieux-d-avoir-un-directeur-dans-les-murs-7062810

 

Ouest-France

Brest. Petits commerces : « Au bord de la rupture »

Françoise Le Gall, présidente de l’association des Vitrines de Brest et propriétaire du magasin Lumina se bat aux côtés des commerçants.

Françoise Le Gall, présidente de l’association des Vitrines de Brest : « On a fait le gros dos mais un troisième confinement serait un coup de grâce pour bon nombre d’entre nous » 

Françoise Le Gall, présidente de l’association des Vitrines de Brest : « On a fait le gros dos mais un troisième confinement serait un coup de grâce pour bon nombre d’entre nous »  | OUEST-FRANCE

Françoise Le Gall, la présidente de l’association des Vitrines de Brest, fait le point après les dernières annonces du Président Macron. « Ce mois de décembre va être crucial pour beaucoup d’entre nous », explique-t-elle.

Comment avez-vous accueilli les annonces du Président Macron ?

Avec soulagement même si c’est vraiment le minimum qu’on pouvait espérer. Si ça n’avait pas été le cas, on allait vers quelque chose de difficile à gérer. On était à un point de non-retour et on n’aurait pas pu nous en imposer plus. Sur 240 de nos adhérents, 4 ont définitivement mis la clef sous la porte après le premier confinement et beaucoup de nos commerces sont en grande difficulté. Pour tenir dans une crise comme celle-là, il faut avoir de la trésorerie mais il faut aussi avoir de l’espoir et des perspectives ce qui n’a pas été le cas. Vu de l’étranger, nos mesures de confinement paraissent aberrantes. Il aurait fallu fermer les grandes et moyens surfaces où les gens s’entassent et ouvrir les petits commerces avec des protocoles sanitaires stricts.

Comment allez-vous accueillir les clients dès samedi ?

Là encore, les choses ne sont pas claires. On nous parle d’1 client par 8 m2 mais ce client pourrait être aussi un couple… Nous attendons des précisions. Cela fait un mois que nous préparons cette réouverture. On a tout prévu, des plexis, du gel, des scotchs au sol, de quoi faire patienter les clients, un maximum de livraisons pour être le plus achalandé possible. Nos magasins sont pleins comme des œufs ! Ce mois de décembre va être crucial pour beaucoup d’entre nous. Le click and collect a permis de faire le dos rond en faisant de 10 à 30 % du chiffre d’affaires d’un mois de novembre standard. Mais c’est dur. Heureusement, les clients ont été d’une empathie exceptionnelle. Beaucoup ont retardé leurs achats.

Quelles mesures comptez-vous prendre pour accompagner au mieux vos commerçants ?

J’ai sollicité Brest Métropole pour leur demander la possibilité d’utiliser les trottoirs pour faire patienter les clients. Comme lors de nos braderies, je leur ai proposé de pouvoir mettre des chaises, des auvents, des chauffages de terrasse, pourquoi pas une machine à café ? Ma proposition est regardée d’un œil plutôt favorable pour l’instant. Je tiens d’ailleurs à souligner le soutien massif que nous avons reçu de la part de Brest Métropole.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-petits-commerces-au-bord-de-la-rupture-7062653

 

Le Diben mercredi 25 novembre 2020

Morlaix. Rassemblement citoyen place des Otages

Macron fossoyeur de la démocratie 25.11.2020. Photo citoyens Morlaix Manif Morlaix 23.06.2016. Photo pyb29

Ce soir, mercredi 25 novembre à 18 H une trentaines de personnes se sont rassemblées, à l’initiative de citoyennes et citoyens morlaisiens afin de protester contre la loi de sécurité globale et les violences policières survenues à paris hier contre les exilés, journalistes et organisations humanitaires.

Un autre rassemblement aura lieu samedi 28 novembre à 11 H à Morlaix place des Otages

 

Ouest-France

Plougasnou. Le collège François-Charles sauvé de la fermeture

Les enfants scolarisés à Plouézoc’h (Finistère) se verront proposer deux rattachements pour étudier au collège. Ils auront le choix entre celui de Lanmeur ou de Plougasnou pour la prochaine rentrée.

Parents et élèves du collège de Plougasnou se rassemblaient régulièrement pour défendre leur établissement, menacé de fermeture. Comme ici devant le conseil départemental de Quimper.

Parents et élèves du collège de Plougasnou se rassemblaient régulièrement pour défendre leur établissement, menacé de fermeture. Comme ici devant le conseil départemental de Quimper. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le conseil départemental du Finistère a tranché en faveur du collège François-Charles de Plougasnou, menacé de fermeture depuis plusieurs années.

Une double sectorisation

Dans un communiqué, il annonce avoir fait le choix de la double sectorisation pour enfants de Plouezoc’h. Ces deniers, ainsi que leurs parents, « pourront donc choisir, à partir de la rentrée 2021 entre un rattachement au collège de Lanmeur ou de Plougasnou. » Cela permettra, selon le conseil départemental, de renforcer les effectifs du collège François-Charles, en baisse ces dernières années.

Élargir le bassin de recrutement de l’établissement est un moyen de renforcer ce « collège en baisse d’effectifs depuis de nombreuses années (sauf à la rentrée 2020) ».

Une décision proposée à la préfecture

Cette décision sera proposée au conseil départemental de l’Éducation nationale début décembre à la préfecture et sera soumise au vote de l’assemblée départementale à la séance de janvier 2021.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-le-college-de-sauve-de-la-fermeture-7062106

 

Ouest-France

Lannion. La mairie passe au orange pour la bonne cause

Pendant deux semaines, l’hôtel de Ville de Lannion (Côtes-d’Armor) sera éclairé de la couleur officielle de la campagne internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

On peut distinguer une teinte orangée sur la façade de la mairie depuis mardi 24 novembre.

On peut distinguer une teinte orangée sur la façade de la mairie depuis mardi 24 novembre. | MAIRIE DE LANNION

Depuis mardi 24 novembre et pendant un peu plus de deux semaines, l’hôtel de Ville de Lannion (Côtes-d’Armor) s’éclaire de la couleur orange. Une manière pour la mairie de « diffuser un message de tolérance zéro face aux violences faites aux femmes et aux filles ». Et par extension de marquer son soutien à la campagne internationale de lutte contre les violences à l’égard des femmes et des filles.

«Orangez le monde»

Se déroulant du 25 novembre au 10 décembre, la campagne est menée par ONU Femmes et a pour thème « Orangez le monde : Financez, intervenez, prévenez, collectez ! ». L’orange est, vous l’aurez compris, la couleur officielle de ces seize jours de sensibilisation.

C’est certainement pour cela qu’on la retrouve dans le commissariat d’Angers pour permettre aux femmes d’indiquer discrètement qu’elles sont victimes de violences conjugales.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-la-mairie-passe-au-orange-pour-la-bonne-cause-7062077

 

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25 novembre 2020

Tradition...

http://goutal.over-blog.com/2020/11/tradition.html

 

Ouest-France

Aux Restos du Cœur de Morlaix, les bénévoles attendent plus de bénéficiaires cet hiver

Les Restos du cœur ont lancé mardi leur 36e campagne d’hiver, dans un contexte de crise sanitaire et économique. À Morlaix (Finistère), les bénévoles sont mieux préparés qu’au premier confinement.

À Morlaix, les bénévoles du Resto du cœur s’attendent à accueillir plus de bénéficiaires pour cette saison d’hiver.

À Morlaix, les bénévoles du Resto du cœur s’attendent à accueillir plus de bénéficiaires pour cette saison d’hiver. | OUEST-FRANCE

Lundi 23 novembre 2020, le hangar des Restos du cœur, à Morlaix (Finistère), fourmillait. Avant le lancement de la 36e campagne d’hiver, ce mardi 24 novembre 2020, les bénévoles collectaient et rangeaient les denrées jusqu’au dernier instant. Cette fois-ci, ils n’ont pas d’appréhension pour ce deuxième confinement.

« En mars, on a eu une semaine de flottement, on ne savait pas franchement comment fonctionner, se rappelle Patrice Cadiou, coresponsable de l’antenne locale. Là, tout est en place. Les bénéficiaires passent sans toucher les produits et ils repartent sans problème. »

Les mêmes gestes

À l’intérieur, rien n’a d’ailleurs changé depuis le printemps dernier. Marquage au sol, gel hydroalcoolique et masque sur le nez, les gestes sont les mêmes. Et les bénévoles en sourient. Seuls quelques-uns admettent encore jouer aux gendarmes pour faire respecter les gestes barrières. Notamment, chez les bénéficiaires. « C’est comme tout le monde, les gens aiment discuter, se regrouper », plante Raymond Hénaff, coresponsable.

D’autant que Covid oblige, les espaces de convivialité se font rares. « On a dû fermer la cafétéria, la vesti-boutique et le salon de coiffure, liste Patrice Cadiou. Avant on venait discuter, c’est sûr, c’était plus sympa ! » Et il est impossible aussi de déposer des vêtements.

« C’est un comble ! »

Quand on parle de besoins, les bénévoles se retrouvent presque gênés. « Avec la vague d’associations caritatives en difficulté, on reçoit beaucoup d’appels pour donner un coup de main, note Patrice Cadiou. Comme on a dû réduire nos activités, on ne peut pas donner suite. C’est un comble ! »

En 2019, l’antenne de Morlaix a accueilli 400 familles pour l’hiver. Cette année, « on avoisinera le même chiffre, voire davantage avec la crise sanitaire », concèdent les coresponsables. Car les Restos du cœur voient arriver de nouveaux venus.

« Hier, un homme demandait comment s’inscrire aux Restos. Sa femme, comme lui, venaient de perdre leur travail », raconte Patrice Cadiou. « Ce sont des personnes qui avaient des boulots d’appoint, dans la restauration, et qui ont tout perdu », complète Raymond Hénaff.

Dans le lot, les bénévoles soulignent la part d’étudiants touchés par la crise. « On les voit au moment des collectes. On leur dit de venir chez nous mais ils ne viennent pas », continue Patrice Cadiou. Pour le reste, des mères célibataires sont les plus nombreuses à bénéficier des Restos du cœur.

Les inscriptions pour la campagne d’hiver sont d’ailleurs déjà ouvertes et les horaires de distribution, plus élargies, de 8 h 30 à 11 h, les mardis et vendredis.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/aux-restos-du-coeur-de-morlaix-les-benevoles-attendent-plus-de-beneficiaires-cet-hiver-7062000

 

Ouest-France

Confinement. On a regardé Emmanuel Macron à la télé avec Carinne, coiffeuse à Caen

Carinne Fossey, coiffeuse à Caen, a fermé son salon le 30 octobre 2020, date du deuxième confinement. Ce mardi 24 novembre, elle n’a pas raté une miette de l’allocution du Président de la République au JT, à 20 h. Avec une seule idée en tête : l’annonce de la réouverture des commerces. Elle pourra retravailler le samedi 28 novembre.

Carinne Fossey, coiffeuse à Caen, n’a pas manqué une miette de l’allocution d’Emmanuel Macron au journal télévisé de 20 h, ce mardi 24 novembre 2020.

Carinne Fossey, coiffeuse à Caen, n’a pas manqué une miette de l’allocution d’Emmanuel Macron au journal télévisé de 20 h, ce mardi 24 novembre 2020. | OUEST-FRANCE

« Je suis plutôt optimiste. Peu de temps après avoir fermé mon salon après la mise en place du deuxième confinement le 30 octobre, j’ai rouvert la prise de rendez-vous en ligne à compter du 1er décembre. Mon planning est déjà plein. Aujourd’hui, j’ai passé la journée à mettre en place les décos de Noël. Bref, je suis prête pour la réouverture. »

Il est 19 h 55, ce mardi 24 novembre 2020. Carinne Fossey est dans les starting-blocks. Assise dans le canapé de son salon et devant sa télé allumée, la coiffeuse caennaise grignote des gâteaux apéros avant l’allocution d’Emmanuel Macron à la télé. Que va annoncer le Président de la République aux téléspectateurs, à 20 h, en ouverture du JT ? « Je pense que les commerces vont être autorisés à rouvrir », pronostique Carinne.

20 h. Emmanuel Macron prend la parole. Comme lors de chacune de ses interventions télévisées précédentes au sujet de la pandémie de coronavirus, le Président de la République dresse d’abord un tableau de la situation. Et fournit quelques chiffres pour justifier les nouvelles mesures qu’il annoncera dans un court instant.

« Ça, c’est vraiment cool ! »

« À chaque fois, le début de son intervention est un peu long, commente la patronne du salon de coiffure Elka, situé rue Guillaume-le-Conquérant, à Caen. Il tarde toujours à nous apporter des réponses sur ce que l’on attend. » Déconfinera, déconfinera pas ? Rouvrira, rouvrira pas ? Assouplira, assouplira pas ? Et dans quelles conditions ?

Devant son écran, Carinne patiente une poignée de secondes. « Les commerces et les services pourront rouvrir à compter du samedi 28 novembre », indique le Président de la République. À une condition : appliquer un protocole sanitaire très strict. « Ça, c’est vraiment cool !, lâche Carinne, qui n’a cependant pas obtenu les réponses à toutes ses interrogations.

« Au niveau du protocole sanitaire, je pense que nous étions au top dans notre salon avant le reconfinement, poursuit-elle. Mais j’ai peur que l’on nous impose la règle des 8 m. » La règle des 8 m ? Celle qui consiste à laisser 8 m² par client dans un commerce. Pour le savoir, elle devra patienter et prendre connaissance des protocoles à respecter qui seront déclinés ces prochaines heures. « Bon, j’ai de la chance car je possède un grand salon (avec six salariées). Mais si on doit passer de 4 m à 8 m, je serai obligée de faire travailler mes coiffeuses par équipe, une le matin et une l’après-midi. Pas sûr que je sois en mesure de les faire bosser le nombre d’heures qu’elles doivent effectuer. »

Une chose est certaine, Carinne Fossey rouvrira son salon dès samedi. Soit trois jours avant le 1er décembre. « Je m’attends déjà aux questions des clients. Du genre : « Mais comment fait-on pour venir au salon puisque le confinement n’est pas encore levé ? » » Elle se prépare aussi à être submergée de travail. « Après le premier confinement, on a tellement bossé que l’on a réussi à rattraper les pertes financières des mois de mars et avril. »

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/confinement/confinement-on-a-regarde-emmanuel-macron-a-la-tele-avec-carinne-coiffeuse-a-caen-7061645

 

Le Diben mardi 24 novembre 2020

Communiqué de presse

Conseil départemental du Finistère

Le Conseil départemental fait le choix de la double sectorisation

(Collèges de Lanmeur et Plougasnou pour les collégien.ne.s de la commune de Plouézoc’h)

La situation du collège de Plougasnou est suivie de près par le Conseil départemental du Finistère depuis de nombreux mois. Depuis 2019 des temps d’échanges ont déjà été organisés entre les élu.e.s du Conseil départemental et les élu.e.s des communes concernées. En permanence, le Département a confirmé sa volonté d’observer l’évolution des effectifs du collège et les possibilités de liaisons entre les communes avant toute décision sur l’avenir de l’établissement.

Suite aux derniers échanges entre la Présidente du Conseil départemental avec le collectif de parents d’élèves mais également avec les maires des communes locales ; suite aux analyses de la situation par la direction des collèges, au vu notamment de la mise en place récente de moyens de transports par Morlaix Communauté entre Plouézoc’h et Plougasnou, le Conseil départemental a pris la décision d’engager la mise en double sectorisation pour les enfants de Plouézoc’h.

Ces derniers, et leurs parents, pourront donc choisir, à partir de la rentrée 2021 entre un rattachement au collège de Lanmeur ou de Plougasnou. Ce choix du Conseil départemental d’élargir le bassin de recrutement du collège François Charles en y incluant la commune limitrophe de Plouézoc’h est un moyen de renforcer ce collège en baisse d’effectifs depuis de nombreuses années (sauf à la rentrée 2020).

Soucieux de répondre aux attentes locales et au vu de l’évolution des liaisons scolaires par l’autorité organisatrice de transports, cette décision sera donc désormais proposée au Conseil Départemental de l’Éducation Nationale (CDEN) début décembre en préfecture et sera ensuite soumise au vote de l’assemblée départementale à la séance de Janvier 2021.

Soucieux également de l’épanouissement des élèves et de l’apprentissage des collégiennes et collégiens sur leur environnement, notamment littoral, le Conseil départemental invite le collège de Plougasnou, mais également tous les collèges du Finistère à répondre à l’appel à projet « actions éducatives» au mois de février 2021. Mis en place depuis plusieurs années, cet appel à projet permet de financer plus de 900 actions ou projets par an, portés par tous les collèges, pour un budget départemental estimé à près de 600 000 € par an.

Pour rappel : Effectifs du collège de Plougasnou à la rentrée 2020 : 105 élèves (6ème : 30 élèves / 5ème : 22 / 4ème : 27 / 3ème : 26

Mardi 24 novembre 2020

https://www.finistere.fr/

 

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24 novembre 2020

Paul Bismuth au parloir...

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Ouest-France

Pays de Morlaix. Au Secours Populaire, toujours autant de bénéficiaires

Les chiffres nationaux sont alarmants au Secours Populaire. Au niveau local, le comité du Secours Populaire du pays de Morlaix (Finistère) un nombre de bénéficiaires plutôt stable. On fait le point.

Jean-François Le Borgne, trésorier, et Robert Jouêtre, secrétaire général du comité du Secours Populaire du pays de Morlaix. 

Jean-François Le Borgne, trésorier, et Robert Jouêtre, secrétaire général du comité du Secours Populaire du pays de Morlaix.  | OUEST-FRANCE

Les chiffres nationaux sont alarmants au Secours Populaire. L’association enregistre près de 45 % de bénéficiaires en plus ces derniers temps. Beaucoup d’étudiants sont concernés, mais aussi des personnes âgées ou des personnes seules et souvent avec des enfants en bas âge.

Au niveau local, le comité du Secours Populaire du pays de Morlaix (Finistère) enregistre un nombre de bénéficiaires plutôt stable. « Nous n’avons pas la même analyse que dans les grandes villes. Nous avons même eu un creux en été. Depuis quelque temps, nous sommes revenus à un effectif plus en phase avec celui des années précédentes », expliquent le trésorier Jean-François Le Borgne et le secrétaire général Robert Jouêtre.

400 familles inscrites

« Nous accueillons près de soixante-dix personnes les mercredis et les vendredis pour de l’aide alimentaire. » Toutefois, les bénévoles admettent qu’il y a de nouvelles inscriptions ces temps-ci. « Il y a de plus en plus de jeunes, » reconnaît Robert Jouêtre, « beaucoup plus que lors de mon arrivée en 2001. » Les familles monoparentales sont plus nombreuses et les demandes de produits d’hygiène plus importants, « comme les couches, qui sont très onéreuses. » Le nombre de familles inscrites fleure les quatre cent au total « mais ce sont près de trois cents familles qui sont présentes régulièrement. » Le protocole pour la distribution des aides alimentaires a changé en raison de la crise sanitaire. Plus strict, il n’en est pas moins plus efficace. « Les gens n’attendent pas trop longtemps à l’extérieur. Il y a l’obligation de mettre du gel en entrant. Un sas d’attente est installé avec des sièges, puis un circuit fléché, vers l’accueil (pour fournir sa carte de bénéficiaire), puis vers un comptoir pour les conserves qui mène vers les produits frais et le pain avant de terminer vers le garage où sont distribués fruits et légumes, » décrit Jean-François Le Borgne. Ainsi, les bénéficiaires ne se croisent pas. « Une pastille apposée sur les cartes de chacun leur indique l’heure à laquelle ils peuvent se présenter à la distribution, ce qui permet d’étaler les venues. Nous allons sans doute conserver ce système efficace après le confinement. »

La distribution des colis de Noël maintenue

Seul bémol, la pause-café qui était proposée après la distribution et qui a disparu. « Nous perdons en convivialité. » Pour Noël, la distribution de colis se fera comme à l’ordinaire, sur inscription et sous le même protocole le 24 décembre à partir de 9 h.

Contact : 02 98 88 38 91.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/pays-de-morlaix-au-secours-populaire-toujours-autant-de-beneficiaires-7061391

 

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24 novembre 2020

Tiens, tiens...

http://goutal.over-blog.com/2020/11/tiens-tiens.html

 

Ouest-France

VRAI / FAUX. La baie de Morlaix, pépinière de voileux de compétition ?

Armel Le Cléac’h, Jérémie Béyou, ou encore Nicolas Troussel sont loin d’être des inconnus ici. La relève n’est pas loin dans le pays de Morlaix (Finistère). Ils ont tous en point commun d’avoir navigué et fait leurs premières armes dans la baie. Hasard ou bon alignement des planètes ?

Les jeunes du groupe Optimist de Voile Baie de Morlaix, à l’entraînement cet été. La relève d’Armel Le Cléac'h ou Jérémie Béyou ?

Les jeunes du groupe Optimist de Voile Baie de Morlaix, à l’entraînement cet été. La relève d’Armel Le Cléac'h ou Jérémie Béyou ? | PHOTO POLOALBUM

Le skipper Armel Le Cléac’h, champion du monde Imoca en 2008, est originaire de Saint-Pol-de-Léon (Finistère). Jérémie Beyou, qui a remporté la Solitaire du Figaro à trois reprises, est né à Landivisiau. Le Morlaisien Nicolas Troussel a aussi été champion de France de course au large en solitaire et a remporté plusieurs fois la Solitaire du Figaro. Un hasard ? On démêle le vrai du faux.

Quand on sait naviguer dans la baie de Morlaix, on peut aller partout

Vrai. « Le terrain de jeu est varié », expose Gaël Le Cléac’h, entraîneur à Voile baie de Morlaix et frère aîné d’Armel Le Cléac’h. Hugues Imbert, président de Carantec nautisme abonde : « Par exemple, un jour, on peut s’entraîner à Roscoff. On va trouver rapidement les conditions du large : la houle est là. Et un autre jour, on peut s’entraîner à Carantec. La houle n’y rentre pas mais il faut savoir franchir ce petit clapot, savoir naviguer avec le vent et les contre-courants. » Tout cela dans un rayon relativement court.

La baie de Morlaix est une fabrique à champions

Faux. Ces coureurs ont « fait des choix sportifs et personnels » qui les ont menés à leurs carrières d’aujourd’hui, rapporte Hugues Imbert. « En 1989, le conseil général créé Nautisme en Finistère ». Le Département est alors très volontariste et donne beaucoup de moyens aux structures nautiques. « Les clubs s’appuyaient sur un fonctionnement pyramidal, qui était valorisé par la compétition », poursuit le président de Carantec nautisme.

Grâce aux subventions plus généreuses, les clubs ont développé la voile scolaire, qui a permis une diversification et une plus grande densité des profils de voileux. « La discipline a permis à beaucoup de gens d’aller sur l’eau et il ne faut pas que ça disparaisse. Son frein ? C’est le transport des élèves jusqu’au club nautique qui coûte le plus cher. Il faudrait faire comme pour la piscine, que Morlaix communauté le finance, par exemple », enchérit Gaël Le Cléac’h.

Les entraînements mutualisés ont permis de fédérer un esprit collectif de la baie

Vrai. Il existe douze clubs de voile adhérant à Voile baie de Morlaix, allant de Cléder à Locquirec. Les enfants qui naviguaient ensemble petits sont devenus amis, travaillent aujourd’hui ensemble pour la plupart. Une valeur qui perdure. « Quand on part en régate, on part à la journée ou à la semaine, ça lie le groupe. C’est un sport individuel mais sans ses camarades on n’est rien », souligne Yves Le Goff, président de Voile baie de Morlaix.

Bref, la recette c’est qu’il n’y a pas de recette

Vrai et faux. Tous les éléments cités ci-dessus ont permis à de très nombreux talents de s’exprimer et d’être très connus du grand public. D’autres sont aujourd’hui encadrants, travaillent dans des teams, dans des voileries. « Et ce sont tous d’excellents pratiquants », martèle Hugues Imbert. Sans oublier le rôle important des parents qui encouragent la pratique, ou qui en ont les moyens. « C’est aussi une histoire d’hommes, de chefs de base. Il faut donner envie d’aller plus loin et que ça reste un plaisir », continue Gaël Le Cléac’h.

Aujourd’hui, il n’y a pas de relève

Faux. Même s’il y a eu un petit creux dans la vague, Yves Le Goff reprend la formule gagnante, depuis qu’il préside le bureau de Voile baie de Morlaix en janvier 2019. « On se recentre sur la base, c’est l’Optimist. » Deux groupes naviguent sur ces petits voiliers : « Ils sont dix-huit coureurs, c’est le plus gros groupe du département. Ils sont prometteurs. »

Après l’Optimist, les jeunes peuvent s’orienter vers le tout nouveau groupe Laser (né en septembre 2020), puis vers l’Open 5.70. Un quatrième groupe devrait bientôt naître, de Mini 6.50, « qui s’entraînera au port en eaux profondes de Roscoff et sera encadré par Damien Cloarec ». De quoi leur permettre de participer à la Mini Transat. « Cela nous permet d’éviter que les jeunes aillent naviguer ailleurs, on les garde avec nous jusqu’au bout », conclut Yves Le Goff.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/vrai-faux-la-baie-de-morlaix-pepiniere-de-voileux-de-competition-7060938

 

Le Diben mardi le 23 novembre 2020

Laurent Bortolussi (LinePress) attaques policières sur journalistes: «C'est du jamais vu en France»

https://youtu.be/f4mHYgFt3VU

 

Ouest-France

Lannion. Quelles aides pour l’économie apporte Lannion-Trégor communauté ?

Publié le

Dans les Côtes-d’Armor, Lannion-Trégor communauté continue de soutenir le monde économique à travers des dispositifs mis en place durant le premier confinement, auxquels s’ajoutent de nouvelles aides.

Lannion-Trégor communauté continue d’accompagner le monde économique durant ce deuxième confinement.

Lannion-Trégor communauté continue d’accompagner le monde économique durant ce deuxième confinement. | DR

Lors du premier confinement, Lannion-Trégor communauté avait mis en place un dispositif d’aides au monde économique. La collectivité continue durant cette deuxième période de confinement.

Le Fonds transition Covid Lannion-Trégor est reconduit

En mai 2020, LTC a lancé le fonds Covid Lannion-Trégor, animé et géré par Initiative Trégor. Ce dispositif permet d’accompagner les entreprises installées sur le territoire, peu ou pas soutenues via les dispositifs de l’État ou de la Région.

Ce fonds consiste en un prêt à taux zéro allant de 3 500 € à 10 000 € (le plafond était de 5 000 € précédemment), sans caution ni garantie. Il s’adresse à des entreprises de moins de dix salariés, et est reconduit jusqu’au 30 juin 2021.

Contact : Initiative Trégor au 02 96 05 82 53 et par mail : contact@initiative-tregor.com

Le dispositif Covid Résistance Bretagne évolue

La dotation globale de ce fonds est de 800 000 €. Lannion-Trégor communauté y a abondé à hauteur de 200 000 €. Ce dispositif est prolongé jusqu’au 31 mars 2021. Il s’ouvre aux entreprises de moins de vingt salariés (contre moins de dix auparavant) et permet de disposer d’un prêt à taux zéro de 20 000 € (contre 10 000 € précédemment).

Ce dispositif est également ouvert aux bénéficiaires du prêt garanti par l’État (PGE) sous certaines conditions.

Ces nouvelles mesures seront mobilisables à compter du 1er décembre sur la plateforme numérique d’accès en ligne à cette aide.

infos sur : https://www.bretagne.bzh/aides/fiches/covid19-fonds-covid-resistance/

Un nouveau dispositif : le Pass’Création

Ce nouveau dispositif permet d’accompagner les entreprises créées en 2020, souvent exclues de toute aide. Il permet une aide directe de 1 000 € financés pour moitié par la Région Bretagne et Lannion-Trégor communauté.

Contact : direction de l’économie à LTC au 02 96 05 09 00 et par mail : contact@lannion-tregor.com

Le pass’commerce et artisanat évolue

Le pass’commerce et artisanat, mis en place par LTC en partenariat avec la région Bretagne vise à permettre de moderniser et dynamiser les activités commerciales et artisanales indépendantes, qui contribuent activement à la vie locale et au développement de l’emploi.

Il évolue pour répondre aux besoins en matière de digitalisation et numérisation, avec un abaissement du seuil des montants des investissements éligibles sur la partie digitalisation-numérisation de l’entreprise de 3 000 € à 2000 euros, et relèvement du taux d’intervention de l’aide de 30 à 50 %.

Cette mesure est financée à parts égales entre la Région et LTC, et est désormais ouverte à la commune de Perros-Guirec.

À noter, les montants, seuils et périmètres d’intervention restent inchangés pour les autres investissements du dispositif initial.

Contact : direction de l’économie à LTC au 02 96 05 09 00 et par mail : contact@lannion-tregor.com

Des facilités pour les locataires

Lannion-Trégor communauté est propriétaire de plus de 170 000 m² loués à quelque 300 structures. Elle examinera les demandes reçues portant sur le report de loyers et charges de ses locataires.

Contact : direction de l’économie à LTC au tél. 02 96 05 09 00 et par mail : contact@lannion-tregor.com

Un guide en ligne

Un guide des aides à destination des acteurs économiques et associatifs est disponible sur le site www.entreprendre-lannion-tregor.com.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-quelles-aides-pour-l-economie-apporte-lannion-tregor-communaute-7060663

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor. « Près d’un tiers des médecins prendront leur retraite dans la décennie qui vient »

Publié le Pierre-Alexandre GOUYETTE.

Si la Région Bretagne se distingue par un nombre de médecins généralistes plus élevé que la moyenne nationale, les Côtes-d’Armor ne profitent pas de cette situation. Lundi 23 novembre 2020, le conseil départemental a débloqué une enveloppe de 300 000 € destinée à tout porteur de projets qui souhaitent œuvrer contre la désertification médicale.

Dans les Côtes-d’Armor, 30,3 % des médecins ont plus de 60 ans. (Photo d’illustration)

Dans les Côtes-d’Armor, 30,3 % des médecins ont plus de 60 ans. (Photo d’illustration) | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« Près d’un tiers de nos médecins prendront leur retraite dans la décennie qui vient. » C’est le constat peu réjouissant tiré par Romain Boutron, ce lundi 23 novembre 2020.

Devant l’hémicycle du département des Côtes-d’Armor, le nouveau président a abordé la problématique de la désertification médicale. Alors que la Région présente un taux de 158,2 médecins pour 100 000 habitants, le département se trouve en queue de peloton avec un taux de 139,6 pour 100 habitants (N.D.L.R. 152 pour 100 000 habitants en France). « 30,3 % des médecins costarmoricains sont âgés d’au moins 60 ans, ce qui témoigne de prochains départs de professionnels à anticiper à court et à moyen terme », appuie Sylvie Guignard, vice-présidente chargée des personnes âgées, du logement et de l’insertion sociale.

« Un sujet qui peut devenir anxiogène »

Autre constat : les Côtes-d’Armor ont perdu depuis cinq ans 45 médecins généralistes, quand la Région en a gagné 183 sur la même période. Et à en croire les conseillers, tous les territoires sont touchés, littoral compris, « alors que la France n’a jamais connu autant de médecins diplômés », relève Thibaut Guignard, conseiller départemental du canton de Plaintel.

« C’est dire combien le sujet peut devenir anxiogène pour les populations de nos territoires quand les médecins viennent à manquer », souligne Alain Gueguen (groupe socialiste et républicain), conseiller départemental du canton de Rostrenen.

Alors que faire pour résoudre un problème commun à de nombreux départements ruraux ? « Si je suis favorable à la liberté d’installation des médecins, je suis également pour que l’Assurance maladie soit libre de ne pas signer des conventionnements dans des zones surdotées », répond Thibaut Guignard.

Une enveloppe de 300 000 €

Autre piste, celle des centres municipaux de santé évoquée par Thierry Simelière, qui compte des médecins salariés dans sa commune de Saint-Quay-Portrieux. « On en compte cinq ou six dans le département, mais ils sont peu soutenus, notamment par l’Agence régionale de santé (ARS), indique le conseiller départemental du canton de Plouha. Au-delà d’une aide à l’investissement, il semble plus judicieux de les accompagner en termes de fonctionnement pour équilibrer les budgets. »

Si ses marges de manœuvre sont minces, le département lance un appel à manifestation d’intérêt pour aider aux initiatives (AMI) entre le 26 novembre et le 31 décembre 2020. Une enveloppe de 300 000 € est débloquée pour favoriser deux axes de travail : le renforcement de l’attractivité du département pour attirer les professionnels de santé et le développement de l’accueil des stagiaires de médecines dans notre département.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/cotes-d-armor-pres-d-un-tiers-des-medecins-prendront-leur-retraite-dans-la-decennie-qui-vient-7060609

 

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23 novembre 2020

Il suffisait de le dire

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Ouest-France

À Lannion, l’Imagerie n’est pas une galerie désertée

Publié le 23/11/2020 à 08h30 Recueilli par Cécile KERNIVINEN

Pendant le confinement, la petite équipe est à l’œuvre dans la galerie photographique de la rue Savidan, à Lannion (Côtes-d’Armor). Il faut accompagner les artistes, revoir le calendrier, faire du tri…

Éric Bouttier, directeur artistique de l’Imagerie, doit encore reconstruire le calendrier de la galerie photographique.

Éric Bouttier, directeur artistique de l’Imagerie, doit encore reconstruire le calendrier de la galerie photographique. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Trois questions à Éric Bouttier, directeur artistique de l’Imagerie.

Les portes de l’Imagerie sont fermées depuis trois semaines. La galerie est déserte ?

Non, j’y travaille avec Sandrine Decourtit, qui est chargée d’accueil. Je ne m’étais pas préparé à ce nouveau confinement, l’annonce a été particulièrement violente. L’exposition de la photographe Juliette Agnel n’était installée que depuis trois semaines et celle de Marine Lanier depuis trois jours ! Deux artistes (Lise Gaudaire et Marine Lanier) devaient aussi venir en résidence, des ateliers étaient prévus, vingt visites de scolaires programmées… Il nous a d’abord fallu une semaine pour comprendre ce qu’il était possible de faire.

Et ensuite ?

Il a fallu rassurer les artistes, leur apporter un soutien psychologique et leur garantir notre soutien financier, puis je les ai accompagnés pour construire leurs projets différemment. On en profite aussi pour ranger les archives – ça nous fait du bien – et je réfléchis au développement d’une stratégie de communication sur les réseaux sociaux. Je pourrais présenter les deux expositions en vidéo, par exemple.

Les commerces vont bientôt rouvrir, l’Imagerie aussi ?

On manque totalement de visibilité. J’espère une ouverture en décembre… En attendant d’en savoir plus, je détricote tout ce que j’ai tricoté pendant six mois. C’est compliqué, dès qu’on bouge un projet, ça fait un effet domino dans le calendrier… Les expositions de Juliette Agnel et Marine Lanier, qui avaient déjà été décalées, seront sans doute prolongées jusqu’à fin janvier 2021. Mais le 19 janvier, devait s’ouvrir une grande exposition nationale, celle du photographe hongrois André Kertész. Le public ne la verra pas avant mi-février.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/confinement/a-lannion-l-imagerie-n-est-pas-une-galerie-desertee-7060285

 

Ouest-France

Brest. Le CHRU reçoit un don de plus de 60 000 €

Le groupe Generali a accordé une aide de plus de 60 000 € au fonds Innoveo du CHRU de Brest. L’enveloppe sera répartie entre les sept sites du CHRU et permettra l’acquisition de petits équipements médicaux ou de confort pour améliorer le quotidien du personnel soignant.

De gauche à droite : Florence Saint-Cas, directrice du fonds de dotation Innoveo ; Florence Favrel-Feuillade, directrice générale du CHRU de Brest, et Xavier Bourhis, agent général du groupe et représentant local avec six agences Générali en Bretagne, arbore e chèque de 60 606 € attribué au CHRU de Brest

De gauche à droite : Florence Saint-Cas, directrice du fonds de dotation Innoveo ; Florence Favrel-Feuillade, directrice générale du CHRU de Brest, et Xavier Bourhis, agent général du groupe et représentant local avec six agences Générali en Bretagne, arbore le chèque de 60 606 € attribué au CHRU de Brest | OUEST-FRANCE

« Générali s’est engagé auprès du monde de la santé dès la première vague du Covid, explique Xavier Bourhis, agent général du groupe Générali, et représentant local. Applaudir le personnel soignant c’était bien, l’aider financièrement, c’était plus concret. C’est le choix que nous avons fait et nous comptons poursuivre cet effort. » Au total, trente-huit hôpitaux publics en première ligne du Covid ont pu bénéficier de cette opération de mécénat, à travers une enveloppe de 3 millions d’euros.

C’est dans cette dynamique solidaire que le CHRU de Brest s’est vu remettre un chèque de 60 606 €, via son fonds de dotation Innoveo. « Nous avons fait un appel à projets avant l’été pour que chaque service nous fasse remonter ses besoins, explique Florence Saint-Cas, directrice d’Innoveo. Nous avons reçu 190 projets ! Une preuve de l’intérêt porté à l’affectation de cette enveloppe »

Renconnaissance du rôle joué par le personnel soignant pendant la crise sanitaire

Répartis entre les sept principaux sites du CHRU, les montants attribués, entre 1 500 et 15 000 €, l’ont été selon l’importance des effectifs de chaque pôle. Ces sommes seront affectées à l’achat de petits équipements médicaux (ou non), d’outils informatiques ou de petits matériels susceptibles d’améliorer le quotidien des soignants. « Tous ces objets ou services qui contribuent à avoir un impact sur la qualité de vie au travail de notre personnel soignant, souligne Florence Favrel-Feuillade, directrice générale du CHRU de Brest. Des petites choses, mais qui, dans notre période de crise, sont extrêmement concrètes et importantes pour eux. »

La reconnaissance du rôle joué par le personnel soignant est un sujet qui tient à cœur à la nouvelle directrice. « Un don comme celui-là est à la fois un geste qui valorise leur travail et met en lumière leur rôle pendant la crise. » Une initiative solidaire qui, pour Xavier Bourhis, sera probablement suivie d’effet. « Je suis certain que cette action va en déclencher d’autres. Le Finistère est un territoire naturellement solidaire »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-le-chru-recoit-un-don-de-plus-de-60-000-eu-7060264

 

Loi "Sécurité globale" : le gouvernement s'attaque à la liberté de la presse !

De longue date existe au sein des droites françaises une tradition d'hostilité à la liberté de la presse. Celles-ci ont régulièrement imposé des lois dénoncées comme scélérates. Le contexte sécuritaire actuel et son tropisme autoritaire conduisent le pouvoir à marcher sur cette voie dangereuse. Le souci de préempter des thèmes chers à la droite extrême et celui de satisfaire les revendications de certaines organisations policiers amènent le gouvernement à faire adopter par la majorité parlementaire des lois qui portent gravement atteinte aux libertés démocratiques, dont celles de la presse.

Ces lois doivent être dénoncées comme liberticides et combattues à ce titre par la mobilisation des forces démocratiques et le soutien aux rédactions et journalistes qui exigent qu'il y soit renoncé.

https://www.ensemble-fdg.org/content/loi-securite-globale-le-gouvernement-sattaque-la-liberte-de-la-presse

 

Ouest-France

REPORTAGE. A Brest, succès de la manif « pour la liberté d’informer et de manifester »

Contre la loi Sécurité globale, les organisateurs s’attendaient à 300 personnes. Elles étaient plus d’un millier ce samedi 21 novembre 2020 à Brest, dont de nombreux jeunes ! Beaucoup s’inquiètent d’une dérive totalitaire du pouvoir et d’une menace pour la démocratie.

Ce samedi 21 novembre 2020, place de la Liberté, ils étaient 1 500 selon les organisateurs, 600 selon la police.

Ce samedi 21 novembre 2020, place de la Liberté, ils étaient 1 500 selon les organisateurs, 600 selon la police. | OUEST-FRANCE

« C’est un succès ! sourit Olivier Cuzon, de la Ligue des droits de l’Homme. On ne s’attendait pas à voir autant de monde, et autant de jeunes. C’est un grand bol d’air démocratique ! » Le collectif d’associations, partis et syndicats à l’origine du rassemblement contre le projet de loi « Sécurité globale » escomptait 300 personnes. Mais, ce samedi 21 novembre 2020, place de la Liberté, ils étaient beaucoup plus nombreux : 1 500 selon les organisateurs, 600 selon la police.

« On ne se laissera pas taire »

« On ne se laissera pas taire », « Pas vu pas pris », « Floutage de gueule »… est-il écrit sur les écriteaux… Après la prise de parole, le rassemblement s’est rapidement transformé en une manifestation improvisée dans les rues du centre-ville. Un cortège improbable en cette période de confinement et de Covid-19.

Mais un défilé bon enfant, emmenée par une irrésistible fanfare Invisible. Des chants de lutte ont résonné. Certains n’ont pas pu résister à quelques pas de danse.

Après la prise de parole, le rassemblement s’est rapidement transformé en une manifestation improvisée dans les rues du centre-ville. | OUEST-FRANCE

Les gestes barrières n’ont pas tous été respectés et les masques ne sont pas restés sur tous les visages… Mais la musique adoucit les mœurs et l’esprit est resté pacifique.

Policiers à distance

Même en passant devant la sous-préfecture ou devant le commissariat. Beaucoup scandaient « tout le monde déteste la police » mais il n’y a pas eu de débordements. La police est restée à distance, ne se montrant pas.

Un seul mot d’ordre : « Liberté ! » La défense de la liberté d’expression et de manifester qui seraient menacées par le projet de loi sur la Sécurité globale – adoptée par les députés vendredi 20 novembre – suscite beaucoup d’inquiétude.

Notamment il y a l’article 24 qui pénaliserait le fait de filmer des forces de l’ordre avec une intention malveillante, ce qui paraît « flou » aux manifestants. | OUEST-FRANCE

Notamment il y a l’article 24 qui pénaliserait le fait de filmer des forces de l’ordre avec une intention malveillante, qui paraît « flou » aux manifestants. Même l’amendement du gouvernement qui doit garantir la liberté de la presse, ne convainc pas.

« Le seul effet d’une telle disposition sera d’accroître le sentiment d’impunité des policiers violents et ainsi, de multiplier les violences commises illégalement contre les manifestants », estime la Ligue des droits de l’Homme.

Le fait que des drones puissent à l’avenir identifier les manifestants ne séduit pas non plus.

« Menaces pour la démocratie »

« On a cette chance de vivre dans un pays où les gens peuvent encore manifester librement et les journalistes, faire leur travail d’informer. Avec cette loi, ça ne sera plus possible, assure Gurvan, 25 ans, diplômé en école de commerce, au chômage. C’est une menace pour la démocratie. Les gens auront peur d’aller manifester ».

Pour Gurvan, « C’est une menace pour la démocratie. Les gens auront peur d’aller manifester ». | OUEST-FRANCE

« On est inquiets. On craint une dérive totalitaire comme en Hongrie ou en Chine, avec une surveillance de masse de citoyens », expliquent Valentin et Manuel, 28 ans. « Avec l’épidémie de Covid et le terrorisme, les libertés fondamentales sont restreintes, ajoute Clarisse, 28 ans. On a peur que ces mesures d’exception deviennent la règle. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/reportage-a-brest-succes-de-la-manif-pour-la-liberte-d-informer-et-de-manifester-7059463

 

Ouest-France

Confinement. « On ne veut pas des aides, on veut bosser » : des commerçants manifestent à Quimper

Environ 70 personnes, essentiellement des commerçants venus de Concarneau, et des Gilets jaunes, sont mobilisés à Quimper (Finistère), ce samedi 21 novembre 2020.

Commerçants et Gilets jaunes manifestent devant la préfecture du Finistère à Quimper, ce samedi 21 novembre 2020.

Commerçants et Gilets jaunes manifestent devant la préfecture du Finistère à Quimper, ce samedi 21 novembre 2020. | OUEST FRANCE

Ce n’est plus habituel à Quimper : un cortège de manifestants s’est élancé en début d’après midi, ce samedi 21 novembre 2020. Une manifestation à l’initiative des commerçants de Concarneau, rejoints par des Gilets jaunes de Quimper et alentours. Tandis le deuxième confinement est toujours en vigueur pour les commerces non essentiels, les commerçants veulent faire entendre leur détresse : « On ne veut pas des aides, on veut bosser ! »

Ils évoquent, pêle-mêle, le fonds de solidarité nettement insuffisant pour couvrir les charges, le RSI qu’il faudra tout de même payer même si le commerce est en faillite…

Les manifestants devant la mairie de Quimper, ce samedi 21 novembre 2020. | OUEST FRANCE

Le matin même, la maire de Quimper et le préfet du Finistère rencontraient des commerçants de Quimper pour leur présenter les mesures d’accompagnement. « On a sollicité le préfet mais on n’a pas eu de réponse ! » s’exclament les commerçants manifestants. Le préfet devrait pourtant participer à d’autres réunions semblables, partout dans le département.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/confinement-on-ne-veut-pas-des-aides-on-veut-bosser-des-commercants-manifestent-a-quimper-7059344

 

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21 novembre 2020

Les empaffés

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2020/11/les-empaffes.html

 

Ouest-France

Morlaix. Le stationnement redeviendra payant en centre-ville au 1er février 2021

Le retour du stationnement payant en centre-ville de Morlaix (Finistère) est acté au 1er février 2021. Les zones bleues et gratuites, qui avaient fleuri pendant les deux confinements, vont se réduire. Il sera désormais possible de payer à distance grâce à une appli mobile.

Le stationnement dans le centre-ville de Morlaix passe en zone rouge payante à partir du 1er février 2021.

Le stationnement dans le centre-ville de Morlaix passe en zone rouge payante à partir du 1er février 2021. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Il ne faudra pas se faire avoir : au 1er février 2021, les modes de stationnement changent en centre-ville. Ils vont essentiellement redevenir payants. En 2020 et notamment à cause des périodes de confinement,il était réglé par des zones bleues limitées à 1 h 30 ou gratuites.

Jean-Paul Vermot l’avait annoncé dans l’entretien de rentrée accordé à la presse : les règles allaient changer, pour retrouver une certaine fluidité et lutter contre les voitures tampons.

Qu’est-ce qui change au 1er février 2021 ?

Le stationnement devient « zone rouge » dans l’hyper-centre : places Charles-de-Gaulle, des Otages, Allende, Viarmes, Jacobins, du Dossen et rue de Brest. Ces zones sont payantes de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h 30. « Trente minutes seront gratuites par jour et par immatriculation », complète Nathalie Barnet, adjointe déléguée à la transition écologique, qui présente ces nouveautés dans une vidéo publiée sur la page Facebook de la mairie.

Nouveauté, les samedis après-midi seront gratuits. Les personnes à mobilité réduites bénéficient d’un stationnement gratuit partout en centre-ville.

Comment s’effectuera le paiement ?

Via les horodateurs classiques ou une application, Flowbird, déjà utilisée à Brest, Roscoff, Quimper ou Saint-Brieuc. Il suffit de la télécharger sur son téléphone, enregistrer sa carte bancaire et son immatriculation. Ensuite, elle permet de recharger son stationnement à distance et de payer les éventuels forfaits post-stationnement.

Où seront les nouvelles zones bleues ?

Toujours limitée à 1 h 30 de stationnement, on retrouvera ces zones bleues le long des trottoirs du centre-ville, comme autour des parkings Charles-de-Gaulle, jusqu’à la place des Otages, ou encore dans l’allée du Poan-Ben. Les disques de stationnement sont à retrouver en mairie ou en vente dans les commerces.

Et concernant les zones vertes ou gratuites ?

Dans un rayon de 150 m autour de l’hyper-centre, la mairie a calculé 500 places de parking gratuites, se trouvant de « 10 à 15 minutes à pied du cœur de ville », ajoute Nathalie Barnet. On y retrouve le parking du Pouliet, la Grande Venelle, certaines places rue Ange-de-Guernissac ou encore rue Edouard-Corbière.

Et pour les abonnés, comment cela se passe ?

Deux offres d’abonnements sont proposées : une offre pour les résidents de l’hyper-centre et une autre pour les autres résidents, les professionnels et les personnes vivant à l’extérieur de Morlaix. « Pour favoriser la rotation, les abonnés pourront se garer partout dans l’hyper-centre sauf place des Otages, Viarmes et Allende », précise cependant l’élue.

Des places seront-elles réservées pour les professionnels ?

Oui comme pour les soignants par exemple. Place du Dossen, deux places leur seront réservées, tout comme une place sera balisée place Traoulen.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-le-stationnement-redeviendra-payant-en-centre-ville-au-1er-fevrier-2021-7059277

 

Non à la dissolution du CCIF !

Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé jeudi 19 novembre qu’il a « notifié aux responsables du CCIF [Collectif contre l’Islamophobie en France] l’intention d’engager la dissolution leur structure ». Le CCIF est une association qui lutte activement contre les actes et les paroles islamophobes, en apportant un appui juridique et un accompagnement psychologique aux victimes tout en étant reconnue par des instances internationales comme l’ONU. Elle peut être ainsi dissoute au bon vouloir d’un exécutif qui se considère comme juge et partie, au motif qu’elle serait une « officine islamiste » portant atteinte aux « valeurs de la République ».

Ensemble ! s’oppose sur la forme et sur le fond à cette décision qui s’inscrit dans la logique de ‘chasse aux sorcières’ contre tous ceux et toutes celles qui dénoncent la stigmatisation de nos concitoyen-nes de confession musulmane. Des sanctions légales contre des individus ou des associations ne sont envisageables que si des actes ou des paroles manifestement délictuels – comme l’incitation à la violence ou à la haine raciale – sont avérés devant les tribunaux, ce qui n'est pas le cas pour le CCIF.

Cette annonce confirme la dérive autoritaire et islamophobe du gouvernement Macron-Castex que nous voyons également à l’œuvre dans le projet de loi ‘sur la sécurité globale’ et celui ‘confortant les principes républicains’ (appelé précédemment ‘Loi contre le séparatisme’).

Ensemble ! s’associera à toutes les démarches entreprises par les associations antiracistes et de défense des droits des citoyen-nes afin d’empêcher cette mesure liberticide, qui renforce le racisme. C’est également une réflexion sur les dysfonctionnements anti-démocratiques d’une Vème République en bout de course qui s’impose.

https://www.ensemble-fdg.org/content/non-la-dissolution-du-ccif

 

Communiqués d’Europe Ecologie les Verts de (...)

Contre la proposition de loi sécurité globale

Ce mardi a débuté l’examen de la proposition de loi dite de « Sécurité Globale ». Nous regrettons qu’une telle proposition de loi soit soumise à la procédure accélérée, laquelle prive notre pays d’un débat public serein et éclairé à hauteur des enjeux. Dans le contexte actuel où nos concitoyen.ne.s souffrent depuis plusieurs mois de la restriction de leurs libertés en raison de la crise sanitaire, ce choix politique est incompréhensible et plus condamnable encore.  Cette loi prévoit de restreindre la liberté des citoyen.ne.s de filmer et diffuser des vidéos en direct des forces de l’ordre en action. De tels films participent pourtant du travail des journalistes et des citoyen.ne.s pour informer, éclairer et parfois dénoncer des violations des droits humains. L’usage élargi des caméras piétons ou des caméras drones est susceptible de menacer le droit à la vie privée et à manifester sans crainte. Nous dénonçons la façon dont ce débat parlementaire est escamoté et nous ne partageons pas l’objectif de ces dispositions qui comportent un risque trop important pour nos libertés fondamentales. Nous nous joignons donc aux appels de contestation et appelons à rejoindre la manifestation organisée par la Ligue des Droits de l’Homme de Brest ce samedi à 15h place de la liberté, dans le respect des gestes barrières.

Le Groupe Local EELV Brest

 

Posté le 18 novembre 2020 par Gwendal Quiguer
©© Brest-ouvert, article sous licence creative common info

http://www.brest-ouvert.net/article44726.html

 

Ouest-France

TÉMOIGNAGE. À Morlaix, elle raconte son passé semé de violences conjugales

Nathalie K. a été victime de violences conjugales. Après un long combat judiciaire pour en sortir avec ses enfants, elle se consacre désormais au militantisme féministe, à Morlaix (Finistère). Elle décide de parler de son histoire pour en encourager d’autres à ne pas se laisser murer par le silence et la honte. Et démontrer que l’espoir est là. Toujours.

Nathalie K. a été victime de violences conjugales. Après un combat judiciaire de dix ans, elle mène désormais une vie de militante féministe à Morlaix.

Nathalie K. a été victime de violences conjugales. Après un combat judiciaire de dix ans, elle mène désormais une vie de militante féministe à Morlaix. | OUEST-FRANCE

Nathalie K. est une guerrière. Son parcours ? Un « chemin semé de braises et de bouts de verre, sur lequel j’ai marché pieds nus ». Avant de pouvoir le livrer, il a fallu se reconstruire, par étapes. « J’ai pu faire le deuil de tout ça quand j’ai fait mon coming out de victime, il y a deux ans. » Comprendre et sortir du cercle vicieux de l’emprise. Parler pour « en encourager d’autres. Communiquer aide vraiment. Si j’avais lu ça quand j’étais jeune, tout aurait été différent. »

Nathalie K. construit sa vie rapidement après le lycée. À 24 ans, mère de deux enfants conçus avec son mari d’alors, elle décide de reprendre des études de psychologie. Quand elle entame sa quatrième année, elle assure études à Brest, travail à l’hôpital de Morlaix et son rôle de mère. Mais tous ses repères explosent quand son conjoint la quitte. Fragilisée, elle rencontre un nouvel homme, « qui a comblé cette faille », souffle-t-elle.

L’histoire d’un engrenage

Sans le savoir, elle met « le bras dans l’engrenage en emménageant avec lui à Saint-Malo. C’était insidieux. » Une mécanique bien huilée des auteurs de violences conjugales se met en place : Nathalie K. s’isole. Lui contrôle l’ordinateur, l’empêche de sortir, de rencontrer des gens.

Elle s’éteint : il la culpabilise, lui dit qu’elle ne vaut pas grand-chose. Les mots s’ancrent en elle comme des marques indélébiles. Puis les coups physiques et les violences sexuelles arrivent.

« J’ai organisé ma fuite en silence »

Un soir, elle trouve le courage d’aller porter plainte. « Les policiers me disent qu’ils ne prennent pas de plaintes à cette heure-là, que je dois revenir. J’ignorais qu’ils n’avaient pas le droit de refuser. » Elle n’y retournera pas.

Le déclic vient de son plus jeune fils. « Ses premiers mots étaient : ‘‘Ah peur papa’’. Je pouvais tolérer pour moi, mais pas qu’il fasse du mal à mes enfants. J’ai organisé ma fuite en silence. »

« Je vous crois »

Elle met de l’argent de côté, cache leurs affaires dans des cartons de couches. Quand elle parvient à claquer la porte du domicile conjugal, un parcours judiciaire l’attend, pour extirper les enfants de ce cycle infernal. Il se soldera après dix-huit passages au tribunal en dix ans, avec garde totale des enfants à la clé.

Nathalie K. en garde de nombreuses anecdotes. Comme cette policière qui lui lance un « Je vous crois » salvateur. Mais aussi ces suspicions, ces interrogatoires difficiles à supporter. Le couperet tombe en janvier 2020 : la partie est enfin gagnée. Entretemps, Nathalie K. est revenue dans la cité du Viaduc pour travailler et y scolariser ses deux adolescents.

« Éduquer nos filles et nos fils »

Après « cet accident de la vie », la courageuse maman tient à aider. Sur les réseaux sociaux d’abord, où elle échange avec d’autres sur des situations similaires. Mais aussi en militant. Nathalie K. organise des événements locaux pour l’association Nous toutes. Ce samedi 21 novembre 2020, elle aurait dû manifester contre les violences faites aux femmes. Avec le Covid-19, tout sera virtuel.

« Il faut éduquer nos filles et nos fils sur ces questions-là. C’est primordial pour faire avancer les choses. » En partageant son récit, la Morlaisienne porte aussi un message d’espoir : « J’ai pu m’en sortir. Ce n’est pas de ma faute, ce qui s’est passé. Il y a toujours une porte de sortie quelque part, même si elle est toute petite. » Et grâce à des témoignages comme celui-ci, il y a des passerelles pour y accéder.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/temoignage-a-morlaix-elle-raconte-son-passe-seme-de-violences-conjugales-7059101

 

Ouest-France

TÉMOIGNAGE. Confinement à Morlaix : « Le virus, je pense malheureusement tout le temps à lui »

Durant ce deuxième confinement, on prend des nouvelles des habitants du pays de Morlaix (Finistère). Julie Hofer-Garrault travaille dans une école et est autrice de recettes de cuisine pour Petit Ours Brun.

Julie Hofer-Garrault est aussi conseillère municipale de Saint-Jean-du-Doigt, la commune où elle vit.

Julie Hofer-Garrault est aussi conseillère municipale de Saint-Jean-du-Doigt, la commune où elle vit. | OUEST-FRANCE

Durant ce deuxième confinement, on prend des nouvelles des habitants du pays de Morlaix (Finistère). Julie Hofer-Garrault travaille dans une école de Lanmeur et est autrice du livre Les recettes de Petit Ours Brun et conseillère municipale à Saint-Jean-du-Doigt, la commune où elle vit. Entretien.

Comment vivez-vous cette période ?

Je la vis presque normalement. Je me lève de bonne heure pour travailler à l’école des Quatre-Vents à Lanmeur, mon mari va à son travail et mes enfants se rendent à l’école et au lycée. Enfin presque normalement, le week-end, une fois les courses faites, on reste à la maison.

On bricole, on cuisine, on joue, on dessine, je couds. On ne voit plus personne. Dommage, on ne peut pas pratiquer la pêche à pied, ni se balader sur le chemin côtier, c’est à plus d’un kilomètre… Le virus s’est rapproché, je vis avec et je respecte les gestes barrières. Je pense malheureusement tout le temps à lui.

Quelle différence avec le premier confinement ?

À la maison, nous étions tous à l’arrêt. Les cours se faisaient à distance. Ni mon mari, ni moi n’allions travailler. Tout pour moi était très anxiogène, rien que de remplir l’attestation de déplacement pour aller au supermarché déclenchait chez moi de très fortes angoisses : il n’y avait aucun bruit, aucun avion dans le ciel, même plus le ronron de la carrière.

Cette fois-ci, je me sens plus triste qu’anxieuse. Le dimanche, nous avions l’habitude de déjeuner en famille avec notre fils aîné, sa compagne et Ginette, la cousine de ma maman qui est atteinte de la maladie d’Alzheimer et vit en Ehpad. Tout s’est à nouveau arrêté le 30 octobre.

Une recette de cuisine ?

Difficile pour moi d’en choisir une, je passe mon temps à cuisiner. En ce moment, pas mal de soupes de butternut, de potimarron, de châtaignes… Des plats chaleureux comme du kig ha farz, des quenelles de brochet, un hachis parmentier de patates douces et confit de canard. Et puis des desserts, du fondant au chocolat, du tiramisu… Ça réconforte les sucreries !

Quel artiste vous fait penser le plus au confinement ?

Ce n’est pas un, mais deux artistes auxquels je pense. C’est Maryvonne Jeanne-Garrault, et Jean-Pierre Garrault. Artistes peintres, ils peignent à leur manière cette Bretagne qui leur est si chère, mais qui leur est si loin. Ils vivent entre la Bretagne et la Bourgogne, et c’est en Bourgogne qu’ils sont confinés. Ce sont mes parents.

Une balade à faire après le déconfinement ?

Sans hésiter, je file à Saint-Samson, à Plougasnou, où se trouve notre maison de famille. En ce moment, elle me manque terriblement. Revoir la mer, sentir cette odeur si particulière, mélange d’iode et de goémon. Ce jour-là, je me sentirai libérée, peut-être pas entièrement sortie d’affaire mais soulagée !

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/temoignage-confinement-a-morlaix-le-virus-je-pense-malheureusement-tout-le-temps-a-lui-7059087

 

Ouest-France

Brest. Pour les librairies Dialogues, « le click and collect n’est pas la panacée »

Institution brestoise s’il en est, les librairies Dialogues et leurs 80 salariés poursuivent leur activité sous la forme de commandes durant le confinement. Malgré une forte demande, le modèle est loin d’être rentable, assure Cathy Jolivet, la directrice du groupe. Entretien.

Cathy Jolivet a pris la tête du groupe Dialogues il y a deux ans.

Cathy Jolivet a pris la tête du groupe Dialogues il y a deux ans. | DR

Lors du premier confinement, vous aviez lancé une activité de « click and collect », de retrait en magasin. En quoi celui-ci est-il différent ?

Déjà, nous n’avons pas eu de temps d’arrêt de l’activité, contrairement au printemps où nous avions beaucoup d’interrogations sur ce qu’il était possible de faire ou non. L’organisation est aussi différente car, cette fois, la chaîne du livre n’est pas cassée : on continue à alimenter régulièrement nos stocks. Nous avons aussi un niveau de commandes beaucoup plus important, autour de 400 par jour en moyenne. Soit environ 40 % de notre chiffre d’affaires, alors que nous étions tombés à 20 % en mars-avril.

Financièrement, cela vaut le coup ?

Cela permet de favoriser le retour au travail des équipes de façon roulante, de garder le lien avec les clients. Mais non, ce n’est pas un modèle rentable au même titre qu’un magasin ouvert. Cela mobilise des énergies qui sont très fortes par rapport aux résultats, et nos surfaces de vente ne sont pas faites pour ça. Le compte n’y est pas, d’autant plus que les mois de novembre et décembre représentent un quart de notre activité annuelle.

Une librairie, c’est d’abord un lieu de vie… Un tel dispositif peut-il s’y substituer ?

Non, clairement. Notre métier, c’est le conseil, la rencontre entre des libraires passionnés et des lecteurs… Même si nous avons essayé d’approfondir cela sur le site internet, on sait que ce n’est pas la même chose. C’est pourquoi nous espérons pouvoir rouvrir rapidement.

L’annonce de la fermeture des librairies a provoqué l’incompréhension. Elle a été rapidement suivie par celle des rayons livres dans les grandes surfaces. Vous le comprenez ?

Il n’y a pas de gagnant dans ces décisions, juste des livres qui ne peuvent pas être vendus autant qu’ils devraient l’être. Le livre était le dernier ressort de la culture face aux cinémas et salles de spectacle fermés. Ils permettent de continuer à se divertir, à apprendre, à comprendre, à s’amuser… Nous en avons encore plus besoin dans cette actualité-là.

La demande de vos clients est-elle différente qu’à l’accoutumée ?

À part le puzzle, qui est le grand gagnant de ce confinement, ce sont surtout des livres. En revanche, ceux qui sont achetés sont vraiment ceux bénéficiant d’un soutien médiatique important, là où le libraire va d’abord faire des propositions un peu hors chemins battus. Il n’y a pas la même diversité qui ressort.

Vous avez récemment ouvert un espace aux Capucins, fortement impacté par l’arrêt du téléphérique. Cette année 2020, c’est un peu la double peine…

Il y a une accumulation des difficultés, qui ne sont pas propres à Dialogues. Mais nous savons qu’il existe une clientèle qui a découvert et adhéré à ce nouveau concept, donc nous ne sommes pas inquiets de ce point de vue. En revanche, il sera nécessaire d’avoir des évolutions positives rapidement. Nous savons que le groupe est assez solide pour passer le cap, mais ce sera bien sûr une année compliquée.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-pour-la-librairie-dialogues-le-click-and-collect-n-est-pas-la-panacee-7058845

 

Ouest-France

Carantec. L’île Callot, perle de la baie de Morlaix, bientôt coupée en plusieurs parties ?

Modifié le Publié le

Au cours des dernières décennies, l’érosion du trait de côte, particulièrement sur la face ouest de l’île Callot, située à Carantec (Finistère), n’a fait que s’accentuer. L’île pourrait être scindée en deux, voire trois parties.

Bertrand L’Hour, ici à la pointe nord de l’île, jeudi après-midi. Quels nouveaux dégâts feront les coups de boutoir des prochaines grandes marées ? La question préoccupe l’îlien, viscéralement attaché à l’endroit. 

Bertrand L’Hour, ici à la pointe nord de l’île, jeudi après-midi. Quels nouveaux dégâts feront les coups de boutoir des prochaines grandes marées ? La question préoccupe l’îlien, viscéralement attaché à l’endroit.  | OUEST-FRANCE

Si l’on s’intéresse à l’île Callot, située à Carantec, dans la baie de Morlaix (Finistère), et à son histoire récente, l’aide éclairée d’un Callotin pure souche est un précieux atout. Bertrand L’Hour, 63 ans, dont les grands-parents étaient déjà sur l’île en 1900, est l’homme de la situation.

« Callot est la plus belle île du monde, et pourtant, j’ai fait cinq tours du monde en tant que bosco dans la Marine nationale ! » s’est-il exclamé, jeudi après-midi 19 novembre 2020, lors d’un tour complet de l’île par la grève.

Dès les îlots Ru Lann, au sud, l’histoire et l’actualité se mélangent : « Ma grand-mère, qui avait 7 ans en 1900, a connu les Ru Lann rattachés à l’île. Et mon père, Ernest, qui vivait sur l’île en tant que goémonier, pêcheur et cultivateur, dit aujourd’hui que, si l’érosion continue au rythme actuel, l’île pourrait être coupée en deux ou trois parties dans les décennies futures », s’inquiète Bernard.

L’île Callot, face à Carantec, dans le Finistère. Elle est accessible à marée basse par une chaussée submersible que l’on devine à droite de l’image. | PHOTO : VINCENT MOUCHEL / OUEST-FRANCE

Toute l’île est concernée

Longue de 2,2 km, Callot comporte, au nord de la chapelle, une réserve naturelle protégée par le Département du Finistère. Si l’érosion, tout autour de l’île, mais plus particulièrement sur la côte ouest, semble inexorable, les collectivités locales (commune et Morlaix communauté) se préoccupent de la situation. Les particuliers, dont les propriétés sont menacées, aussi.

La commune a, au fil des années, fait procéder à d’importants enrochements sur les parties les plus sensibles de la côte. Un procédé contesté par certains pour des raisons écologiques ou pour son inefficacité relative mais, pour l’instant, aucune autre solution n’est proposée.

Des brise-lames ?

Les dunes, elles, bénéficient du profond système racinaire des oyats, aussi appelés roseaux des sables, et des griffes de sorcières, bien utiles pour la stabilisation des sols.

Pour les habitants de l’île, dont Bernard L’Hour, l’une des bonnes solutions pour limiter l’érosion pourrait être « l’installation de brise-lames en bois pour limiter l’effet de la houle, comme cela s’est fait, par exemple, sur la plage du Sillon à Saint-Malo ». Ces brise-lames en bois de chêne ont une profondeur au moins égale à leur hauteur visible.

Une étude en cours à Morlaix communauté

En 2019, les services de Morlaix communauté ont établi l’inventaire des zones en érosion sur le territoire. En 2020, une étude des risques de submersion marine et d’érosion du trait de côte sur le territoire a été lancée. Objectif final ? « Proposer des scénarios de prise en compte des risques de submersion » fin 2021. Affaire à suivre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/carantec-l-ile-callot-perle-de-la-baie-de-morlaix-bientot-coupee-en-plusieurs-parties-7058475

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
20 novembre 2020

Faute de (petite) frappe

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2020/11/faute-de-petite-frappe.html

 

Ouest-France

Bretagne. Les Bretons invités à nettoyer leur kilomètre

À l’occasion de la semaine européenne de réduction des déchets, Eau & Rivières de Bretagne invite les Bretons à rejoindre le mouvement « Nettoie ton kilomètre ». Le principe est simple. 1 h de sortie pour nettoyer son périmètre !

Dans le cadre de la semaine de réduction des déchets, les Bretons sont invités à « nettoyer leur kilomètre ». Getty Images/iStockphoto

Dans le cadre de la semaine de réduction des déchets, les Bretons sont invités à « nettoyer leur kilomètre ». Getty Images/iStockphoto | GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO

Malgré le confinement, il est possible d’agir pour la planète ! Dans le cadre de la semaine européenne de réduction des déchets, qui démarre de ce samedi 21 novembre, l’association Eau & Rivières met les Bretons au défi de rejoindre le mouvement « Nettoie ton kilomètre », initiative citoyenne relayée par les réseaux sociaux.

Comment faire pour participer à l’opération ?

Le principe est simple. Il suffit de ramasser les déchets qui jonchent le sol, dans la limite d’1h et d’1km autour de son domicile, comme l’imposent les règles du confinement. Il est tout aussi indispensable de sortir masqué et munis de son attestation.

Lorsque les déchets sont ramassés, prenez-vous en photo avec votre sac, ou votre sac uniquement. Si possible, peser ou compter les déchets ramassés, notamment les masques.

Le tout est à envoyer à l’adresse ntk@eau-et-rivieres.org et à partager ce défi à ses amis sur les réseaux sociaux

https://www.ouest-france.fr/bretagne/bretagne-les-bretons-invites-a-nettoyer-leur-kilometre-7058741

 

Ouest-France

Roscoff. Une plateforme internet pour relier les commerçants à leur clientèle

Publié le

Quatre jeunes confinés ont conçu un site internet permettant aux commerçants locaux de Roscoff (Finistère) de se mettre en avant pour mieux résister durant ce deuxième confinement. La plateforme, appelée « Berkail », sera accessible dès ce lundi 23 novembre 2020.

Clarisse Pinault, Ludivine Le Floch et Louise Chapalain ont présenté le fruit de leur travail à Nathalie Doll, présidente de l’association Roscoff Plus.

Clarisse Pinault, Ludivine Le Floch et Louise Chapalain ont présenté le fruit de leur travail à Nathalie Doll, présidente de l’association Roscoff Plus. | OUEST-FRANCE

Louise Chapalain, designer graphique et auto-entrepreneuse roscovite, Ludivine Le Floch, diplômée roscovite d’un master 2 création d’entreprise et d’une école de commerce, Romain Crenn, Plouénanais et développeur en dernière année d’études, et Clarisse Pinault, de Santec, diplômée d’un master de marketing et stratégie, sont confinés comme tout le monde.

Ils ont décidé de mettre à profit ce deuxième confinement en se lançant dans un projet innovant : la création d’une plateforme pour offrir, dans un premier temps, au commerce de Roscoff (Finistère) une visibilité. Avant de la développer, si possible.

« De retour dans nos familles pour le confinement, nous avons relevé la difficulté des commerçants locaux à maintenir leur activité en période de crise », exposent-ils.

« Une solution pratique et pertinente »

Les mesures gouvernementales ont contraint de nombreux commerçants à fermer et à mettre en place de nouveaux services pour leurs clients : livraison à domicile, click & collect. « Face à ce constat, nous avons décidé d’unir nos compétences pour trouver une solution pratique et pertinente afin de soutenir ces commerces », poursuivent-ils.

Autre certitude pour les jeunes gens confinés : « Beaucoup de commerces manquent de visibilité pour relayer les informations utiles auprès de leurs clients. Ils ne connaissent pas toujours les dispositions qui existent pour continuer à acheter près de chez eux. »

Il ne leur en fallait pas plus pour imaginer la plateforme qui a été présentée, en visioconférence, aux éventuels utilisateurs, en lien avec la mairie de Roscoff, qui porte le projet aux côtés des créateurs. « Nous avons choisi en premier lieu la cité corsaire, pour des raisons de déplacements restreints. »

Les commerçants enthousiastes

L’approche a été bonne et les commerçants, qui ont participé à ces rendez-vous virtuels, sont déjà enthousiastes pour s’identifier sur cette plateforme en ligne de référencement local et de commandes en ligne. Le site internet, « Berkail », sera accessible ce lundi 23 novembre 2020. « Aux autres de prendre le train en marche, car l’avenir de nos commerces est dans ce mode de communication. »

La nécessité d’accélérer la numérisation des villes et des commerces pour accroître leur résilience ne fait qu’augmenter. Les jeunes développeurs du projet sont formels : « Il s’agit d’un enjeu structurel à plus long terme pour s’adapter aux nouveaux modes de consommation et à la concurrence des plateformes de commerce en ligne. »

Contact : courriel, louise.chpln@gmail.com

https://www.ouest-france.fr/bretagne/roscoff-29680/roscoff-une-plateforme-internet-pour-relier-les-commercants-a-leur-clientele-7058620

 

Ouest-France

Livres. « Les îles nous disent toute l’expérience humaine »

Hervé Hamon a bourlingué du Groenland à la Polynésie, du Japon au Chili. Son Dictionnaire amoureux des îles fait le récit de ses voyages. Et invite à réfléchir sur la condition humaine.

Hervé Hamon a mis beaucoup de lui-même dans son « Dictionnaire amoureux des îles », qui vient de sortir. Celui-ci recense une centaine d’îles à travers le monde.

Hervé Hamon a mis beaucoup de lui-même dans son « Dictionnaire amoureux des îles », qui vient de sortir. Celui-ci recense une centaine d’îles à travers le monde. | DR

« Dans ce livre, il y a trente-cinq ans de navigation et trois ans d’écriture », souligne Hervé Hamon. L’écrivain, auteur naguère avec Patrick Rotman de grandes enquêtes sociologiques, a beaucoup bourlingué.

Rédigé en majeure partie dans sa maison de Trébeurden, en Bretagne, sur la côte de Granit rose, son Dictionnaire amoureux des îles, riche de 101 entrées, est un livre très personnel nourri de ses souvenirs de voyage mais aussi de ses lectures.

« Amoureux, ne signifie pas forcément que toutes les îles nous plaisent ou nous séduisent, que toutes les îles sont des lieux de rêve », précise-t-il d’emblée. Au contraire, il montre à quel point les îles sont diverses par leur histoire et par leur géographie.

Elles sont porteuses d’enchantement, de drames et d’inquiétudes. « Les îles nous disent toute l’expérience humaine », selon Hervé Hamon. Pour certaines, le réchauffement climatique constitue aujourd’hui une menace existentielle.

Aux Marquises avec Melville

L’auteur a fait des choix. Il n’a pas voulu parler de l’île de Pâques. « Elle est tellement menacée par le tourisme de masse que j’ai décidé de la laisser tranquille ! »

En revanche, il conseille le voyage jusqu’aux îles Palaos, dans l’océan Pacifique, « extraordinairement préservées ». Il cite aussi la Crête, les Scilly, les Anglo-Normandes, Chausey, Yeu… et les îles bretonnes !

Hervé Hamon n’a pas séjourné dans toutes les îles dont il parle. « Peut-être les deux tiers. Les autres, je les ai visitées avec des écrivains, par exemple les Marquises avec Herman Melville, ce qui m’a particulièrement plu… »

Dans son roman autobiographique Taïpi (1846), le futur auteur de Moby Dick raconte comment il a été merveilleusement accueilli aux Marquises par une ethnie cannibale. Il alerte aussi sur les ravages causés par la colonisation française. La population autochtone a été littéralement décimée, passant de 50 000 habitants au début du XIXe siècle à seulement 2 000 en 1926.

C’est l’envers du paradis. « Les îles sont toujours ambiguës. Même l’île la plus accueillante a toujours une côte au vent battue par les flots, attaquée, corrodée. Alors que la partie sous le vent est beaucoup plus douce. »

Tantôt édénique, tantôt inhospitalière, l’île habite nos imaginaires. En tant que motif littéraire, elle a inspiré les plus grandes œuvres, de l’Odyssée d’Homère à Robinson Crusoé de Daniel Defoe en passant par l’Utopie de Thomas More. Ré, If, l’île du Diable, Alcatraz… Nombre d’îles ont servi de lieux d’enfermement.

Hervé Hamon connaît l’archipel des Solovki, au nord de la Russie. Ce grand lecteur de Soljenitsyne a visité ce qui fut la « start-up du Goulag ».

« On marche sur les os »

Il raconte comment, dans les années 1920, y a été installé le premier camp de travail forcé d’Union soviétique en lieu et place d’un monastère. Des dizaines de milliers de personnes y ont péri.

Aujourd’hui, l’église orthodoxe a repris possession des lieux. « Ce qui est extraordinaire, c’est que les gens qui viennent en pèlerinage ne parlent plus du Goulag. Pourtant, comme disent les habitants, on marche sur les os. »

On l’a compris, le dictionnaire d’Hervé Hamon n’est pas destiné aux amateurs de farniente sous les cocotiers. « J’invite les gens à me suivre dans mes voyages. J’espère aussi donner à penser sur l’histoire humaine, avec ses tragédies ainsi que sur l’extraordinaire diversité de notre monde. »

Hervé Hamon nous présente quelques-unes de ses préférées…

Les îles bretonnes

« Il y a beaucoup d’îles délicieuses. Ne seraient-ce que mes îles bretonnes. Parce qu’il y a du caillou, du courant, un marnage gigantesque. Entre marée basse et haute, ce n’est jamais la même île ou le même groupe d’îles. Je suis né à côté de Bréhat. C’est un spectacle qui m’émerveillera jusqu’à ma mort. À marée haute, on voit cinq ou six îles ; à marée basse, quarante ! Pour moi un bonheur inépuisable. »

Les Anglo-Normandes

« J’adore aussi les îles Anglo-Normandes : Sercq, Guernesey, Herm. Quand on arrive à Saint-Peter Port, à Guernesey, on découvre une île en amphithéâtre. La mer est assez mouvementée, il y a beaucoup de courant. Brusquement, on est blotti dans ce port, c’est merveilleux. Quant à Sercq, comme Victor Hugo l’a dit, c’est l’une des plus belles îles qui soient. »

Le Groenland

« Un voyage qui m’a marqué, c’est le Groenland. Aller au nord du cercle polaire arctique au moment où les glaces sont prises, glisser sur la banquise tiré par les chiens, prendre un petit bloc de glace bleutée de quelques centaines de milliers d’années et se faire un thé, c’est inoubliable. »

Taha’a

« Se balader en bateau le soir à Taha’a, en Polynésie, c’est une absolue merveille. Presque trop beau ! On se dit qu’on ne pourrait pas rester là toute la vie. Pas moi en tout cas. J’aurais besoin d’un peu de ville, d’un peu de laideur… »

Dictionnaire amoureux des îles, 720 pages, éditions Plon. 27 €.

https://www.ouest-france.fr/culture/livres-les-iles-nous-disent-toute-l-experience-humaine-7058452

 

Ouest-France

Sports adaptés : quand on est confiné, c’est compliqué

Publié le Anaëlle BERRE, Léa COUPAU avec notre correspondante

Face à certaines pathologies, les médecins peuvent prescrire une activité physique qui entre dans le cadre de la prise en charge thérapeutique. Mais le confinement rend cette mesure difficile à mettre en œuvre.

Gaëlle Le Gall est maître-nageuse, formée en sport santé, fait pratiquer la marche aquatique.

Gaëlle Le Gall est maître-nageuse, formée en sport santé, fait pratiquer la marche aquatique. | OUEST-FRANCE

Depuis le reconfinement, la pratique du sport est source de nombreux questionnements. Que peut-on encore faire, ou pas ? Que dit la loi, qu’en pensent les professionnels ? Autant de questions que de réponses à géométrie variable. L’un des secteurs impactés est l’activité physique adaptée, le sport qui se pratique sur ordonnance du médecin.

Certains patients, atteints notamment de pathologies respiratoires ou de cancer, se voient en effet prescrire des activités physiques. Dans l’idéal, on recommande la pratique de deux activités complémentaires. Une qui renforce l’endurance, l’autre qui renforce la souplesse, la relaxation, explique Jean-Jacques Larzul, pneumologue retraité, et président de la Fondation du souffle 29.

Le flou pour les pros

Oui mais voilà, le reconfinement marque à nouveau un coup d’arrêt pour ces pratiques. Le flou persiste, les avis divergent. C’est ce que constate Gaëlle Le Gall. Au Guilvinec, cette maître-nageuse formée en sport santé, propose, entre autres, des cours de marche aquatique, en version adaptée. Dans un premier temps, la Maison Sport santé préconisait de continuer ces séances. Puis l’Agence régionale de santé (ARS) nous a demandé de les cesser, alors que dans le même temps, la ministre des Sports souhaite que l’on poursuive… On ne sait plus trop.

Le message de Laure Jacolot, médecin au département de médecine du sport de l’hôpital de Quimper, se veut clair : Les personnes souffrant d’affections de longue durée peuvent continuer une activité physique adaptée si elle leur a été prescrite, si elle est encadrée par un éducateur agrée, en lien avec un suivi médical rapproché, dans le respect des mesures sanitaires et par petit groupe en extérieur.

Oui, mais l’ARS ne préconise pas exactement la même chose. Il est contradictoire de dire aux personnes de se confiner et, dans le même temps, de poursuivre leurs activités physiques en groupe, estime Hélène Kurz, chargée de mission à l’ARS. L’agence préconise de poursuivre une activité physique, mais de chez soi, grâce à des supports numériques, l’aide de coachs, ou lors de la sortie quotidienne autorisée par l’attestation de déplacement dérogatoire.

Pour le docteur Larzul, ce n’est pas satisfaisant : Il faut analyser le ratio avantages/inconvénients. Pour certains, il est sûr que cesser l’activité sera dommageable. Le docteur Jacolot, elle, rappelle que dans le cas de certaines affections de longue durée, l’activité physique adaptée fait partie de la prise en charge thérapeutique. Elle a un impact global sur la santé des patients et limite les facteurs de risques.

La Carantécoise Nadine Enjalbert, présidente de l’association La vie en rose, qui aide à financer le sport à l’hôpital, peut en témoigner. Frappée par un cancer du sein en 2009, aujourd’hui guérie, le sport l’a considérablement aidée à surmonter la maladie. Ne serait-ce que psychologiquement. « Je suis passée de m’endormir en fermant les volets à aller courir pour soulager mes douleurs. » Pour elle, continuer l’activité physique est essentiel pour les patients. Reprendre confiance en soi, se remotiver, cela fait partie d’un vrai parcours de soins.

Limiter les facteurs de risques

Le docteur Larzul va plus loin et regrette qu’en cette période d’épidémie, on ne se focalise que sur la maladie. On explique partout que l’obésité est un facteur de risque. Pourquoi ne pas tenter de limiter ce facteur de risque ? Et en cela, l’activité physique est un excellent remède.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/sports-adaptes-quand-on-est-confine-c-est-complique-7058287

 

Ouest-France

EN IMAGES. Brest. Après une belle cure de jouvence, le cotre « Mutin » est remis à l’eau

À 93 ans, et après un arrêt technique majeur de vingt-deux mois au Chantier du Guip, à Brest (Finistère), le cotre Mutin a retrouvé du potentiel pour de nouvelles aventures maritimes.

Le cotre « Mutin » durant sa mise à l’eau jeudi matin à Brest.

Le cotre « Mutin » durant sa mise à l’eau jeudi matin à Brest. | OUEST-FRANCE

Jeudi matin 19 novembre 2020, le Mutin, vétéran cotre de la Marine nationale, a été mis à l’eau après vingt-deux mois d’arrêt technique, au Chantier du Guip, au port de commerce de Brest (Finistère).

L’opération délicate de la mise à l’eau, jeudi matin. | OUEST-FRANCE

Sous la maîtrise d’ouvrage du Service de soutien de la flotte (SSF), le voilier a été sorti de l’eau le 17 janvier 2019 pour un grand carénage de quatre à cinq mois. L’arrêt technique a été prolongé en raison du premier confinement et de gros travaux qui n’étaient pas programmés. Il s’agit d’importants travaux de menuiserie qui ont été entrepris sur les éléments les plus anciens de la structure du Mutin.

Le cotre « Mutin » de la Marine nationale, défilant devant l’« Abeille Bourbon », le remorqueur de haute mer, basé à Brest. | OUEST-FRANCE

Un million d’euros

Ainsi, près de 35 % des membrures de la coque et 75 % du bordage en chêne ont été remplacés par les équipes de charpentiers de marine du Guip. Ces interventions, nécessitant un haut niveau de technicité ainsi qu’un savoir-faire ancestral, ont été menées de front avec diverses opérations d’entretien par le groupement Guip-Navtis.

Aidé par les vedettes du lamanage, le « Mutin » a été accosté devant le chantier du Guip, à Brest. | OUEST-FRANCE

Navtis a été chargé de l’entretien du moteur de propulsion, du groupe électrogène, de l’électricité, et de modifications…

L’ensemble de cet important chantier est évalué à un million d’euros.

Les partenaires : SSF, Guip, NAVTIS, Marine nationale ont présenté les travaux réalisés sur le « Mutin ». | OUEST-FRANCE

Après les opérations de mâtage, de mise en place du gréement et des essais en mer, le Mutin, commandé par le premier-maître Vincent Francourt et son équipage va reprendre son programme de formation au profit ses écoles de la Marine.

Lors de l’opération de mâtage du « Mutin » jeudi après-midi. | OUEST-FRANCE

Plus ancien navire de la Marine

Construit par le chantier Florimond Guignardeau des Sables-d’Olonne, le Mutin a été lancé le 19 mars 1927. Jusqu’en 1964, il formait les pilotes de la flotte à l’école de Saint-Servant. Quand elle a fermé, il a été affecté à Brest, à l’école de manœuvre, puis en 1968, au groupe écoles du Poulmic.

En 1940, le voilier rejoint Plymouth, où il a été réquisitionné par les services secrets britanniques. Il participe jusqu’en 1942 à des missions d’espionnage et de convoyage. Envoyé ensuite en Méditerranée, il effectue des missions de renseignement sur les côtes du Liban.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/en-images-brest-apres-une-belle-cure-de-jouvence-le-cotre-mutin-est-remis-a-l-eau-7057589

 

Ouest-France

Mal-logement à Morlaix : « Une situation compliquée et délicate » qui bloque les avancées

À Morlaix (Finistère), Michel Jouan, 58 ans, vit avec sa compagne dans un 40 m² en très mauvais état. Une situation qui résulte d’une série de blocages.

Entre le rez-de-chaussée et l’étage, l’escalier se désosse du mur dans cet immeuble du centre-ville de Morlaix (Finistère). Une situation délicate qui empêche d’avancer et d’envisager des travaux de rénovation.

Entre le rez-de-chaussée et l’étage, l’escalier se désosse du mur dans cet immeuble du centre-ville de Morlaix (Finistère). Une situation délicate qui empêche d’avancer et d’envisager des travaux de rénovation. | OUEST-FRANCE

Michel Jouan vit dans un immeuble ancien et historique du centre-ville de Morlaix (Finistère), qui n’est pas en bon état. Sa situation résulte d’une série de blocages, empêchant d’opérer des travaux de rénovation et d’amélioration.

L’Agence départementale d’information sur le logement (Adil) a récupéré le dossier du locataire et en tire le constat suivant : « Il vit a priori dans un logement qui était correct, mais pas son immeuble », expose Philippe Ranchère, directeur de l’Adil 29. Pour lui, Michel Jouan ne pourra pas contraindre lui-même le bailleur ou le syndic de copropriété à payer. La justice, si. « Mais ce que l’on peut lui souhaiter, c’est de trouver un autre logement. Il risque de courir longtemps après son dédommagement… »

Trouver une solution

Des travaux ne peuvent pas être envisagés pour le moment, notamment à cause de difficultés financières au sein de la copropriété, selon l’Adil et le bailleur social, Soliha. La mairie et Morlaix communauté, de leur côté, s’avèrent impuissantes : « Elles peuvent inciter, mais pas forcer », souligne Philippe Ranchère.

Concernant le logement de Michel Jouan, c’est bien le bailleur social le responsable. Son dossier est connu de Soliha, auprès de qui il a échangé sur son cas. « Il y a des infiltrations d’eau et des carences énergétiques. L’insistance de Monsieur Jouan est bienvenue pour avancer sur ce sujet-là, reconnaît Sébastien Jérôme, directeur de Soliha Finistère. Mais le contexte est très compliqué, plus qu’il ne relève pas d’une négligence de notre part. Il faut que l’on vérifie si l’on peut faire une action plus forte pour obtenir des résultats auprès des personnes décideuses des travaux. On va trouver une solution. Pourquoi pas un relogement si cela est nécessaire. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/mal-logement-a-morlaix-une-situation-compliquee-et-delicate-qui-bloque-les-avancees-7057582

 

Ouest-France

À Ploulec’h, l’association des enfants du Yaudet se bat pour préserver le site préhistorique

Publié le

Avec un passé riche de 8 000 ans, Le Yaudet, hameau de la commune de Ploulec’h (Côtes-d’Armor) est l’un des seuls sites préhistoriques en France à être encore habité. Une association se bat pour le protéger de l’envasement et de la végétation.

En mars, une partie de la cale s’est effondrée, représentant un danger pour les plaisanciers et les promeneurs.

En mars, une partie de la cale s’est effondrée, représentant un danger pour les plaisanciers et les promeneurs. | OUEST-FRANCE

Vase et végétation ne font pas bon ménage avec les sites préhistoriques. L’association Bugale Kozh Yeodet (Les enfants du Yaudet préhistorique, en breton), forte d’une centaine de bénévoles, œuvre pour une mission patrimoniale recensant l’ensemble des dangers et périls qui menacent le promontoire et sa baie.

Au fil des millénaires, le site préhistorique du Yaudet, hameau de la commune de Ploulec’h (Côtes-d’Armor), est devenu l’un des seuls en France à être habité depuis l’Âge de pierre.

L’ennemi pour Frédéric Veny, vice-président de l’association, est le manque d’entretien :  Depuis des millénaires, ces sites sont habitués à une présence humaine. Entretien des corps de garde, des remparts, des tourelles et guérites, maîtrise de la végétation sur les berges et les sentiers, étaient le fait de nos ancêtres. Il ne faut pas que l’entretien humain s’arrête, car la nature reprend ses droits. 

Alerter les autorités

L’association n’a de cesse d’alerter les autorités pour trouver des solutions pour ce port qui a obtenu une classification rare : le label PIP, port d’intérêt patrimonial.

Pour Frédéric Veny et pour son président, André Le Baron, l’association doit identifier les responsables, et ce n’est pas simple :  La municipalité, l’intercommunalité (Lannion-Trégor communauté), la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer), le Département, la Région, et ce, dans un contexte législatif foisonnant : loi Littoral, Natura 2000, etc. Nous sommes en contact avec Stéphane Bern et sa mission du patrimoine qui a une oreille attentive sur la sauvegarde du site. 

Site en péril

Pour la végétation et l’envasement, il y a urgence.  De grands arbres en bord de falaise ruinent les berges empierrées et sont un danger pour la navigation, les pêcheurs et les riverains. Autre danger, l’envasement du port, qui a perdu 3 mètres de fond et qui empêche les plaisanciers d’accoster à la cale. Dans peu de temps le port risque de disparaître », alerte le vice-président.

Aux dires de Frédéric Veny, par ailleurs scientifique, la baie a des problèmes de pollutions qui entraînent l’interdiction temporaire de baignades.  En trente ans, coques et palourdes ont totalement disparu. C’était un gisement extraordinaire. 

Dans sa recherche de solutions et pour fédérer les efforts, l’association développe ses relations avec des associations de défense du patrimoine, car pour le scientifique,  nous participons à la mise en valeur globale de la baie de Lannion ».

Plus d’informations : www.ploulech.fr

https://www.ouest-france.fr/bretagne/ploulech-22300/a-ploulec-h-l-association-des-enfants-du-yaudet-se-bat-pour-preserver-le-site-prehistorique-7057404

 

Ouest-France

REPORTAGE. Finistère : à 70 ans, elle lave toujours son linge au lavoir du bourg

Modifié le Publié le

À Lanmeur, près de Morlaix (Finistère), le lavoir du bourg est entretenu régulièrement. Et ce n’est pas vain puisque des personnes y lavent encore leur linge. Qu’il pleuve ou qu’il vente, Renée Crassin est là chaque semaine.

Renée Crassin reste fidèle à sa façon de laver son linge dans un lavoir en parfait état et alimenté par une eau de source. 

Renée Crassin reste fidèle à sa façon de laver son linge dans un lavoir en parfait état et alimenté par une eau de source.  | OUEST-FRANCE

La lignée des lavandières n’est pas éteinte à Lanmeur, près de Morlaix (Finistère). L’ancien lavoir, juste derrière l’église, n’a pas été réduit au silence. Mieux, il a été restauré il y a quelques années. Pour le plus grand plaisir d’une poignée d’irréductibles qui continuent à y venir laver leur linge.

Mais qui sont-elles ? Des nostalgiques du bon vieux temps, soucieuses de préserver un art de vivre ? Plus prosaïquement, Renée Crassin confie que son linge est mieux lavé qu’en machine.

Une eau à bonne température, même l’hiver

À 70 ans, elle n’a pas perdu la main. Sans gants, elle frotte à tout va le linge de la maison. « C’est une chance d’avoir un lavoir qui coule toujours, avec une eau magnifique et à bonne température, même en hiver », assure celle qui n’hésite pas à venir de la commune voisine pour faire sa lessive de couleurs chaque semaine.

Une brosse et son gros savon de Marseille sont ses seuls accessoires, mais pas de battoir, plutôt réservé aux draps que Renée Crassin s’est résolu à laver en machine. « J’ai toujours fait ainsi, même quand j’avais mes quatre enfants et que je travaillais. »

Presque neuve, sa caisse à laver est la quatrième : « Celle-ci est un peu surélevée pour éviter qu’elle ne trempe dans l’eau. » Devant elle, sur la pierre, patiente sa pile de linge soigneusement agencée, pour que les plus sales mis en dessous s’imprègnent du savon.

« Ce qui compte, c’est le rinçage »

Renée Crassin a suivi l’exemple de sa mère : « À 12 ans, je ne lavais que les chaussettes et les mouchoirs, avec des pièces plus grosses, je serais tombée dans le lavoir ! » Puis elle a connu l’époque où il fallait se serrer autour des bacs. « Il y avait des laveuses professionnelles et leurs places étaient réservées. »

Ce temps-là est révolu : elles ne sont jamais guère plus de deux ou trois et presque jamais en même temps. Renée Crassin ne déteste pas bavarder, au contraire ! Mais ce n’est pas ça qui lui fait prendre le chemin du lavoir, chaque semaine. Car ici quelle que soit la météo, elle ne voit pas le temps passer : « C’est du plaisir et j’ai toute la journée devant moi. »

Renée Crassin est catégorique : « Ce qui compte, c’est le rinçage : mon linge est propre et il sent bon. »

Il y a bien quelques personnes étonnées, mais elles ne sont pas de Lanmeur. « J’ai même été photographiée par des Allemands », s’amuse la lavandière.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/rencontre-finistere-a-70-ans-elle-lave-toujours-son-linge-au-lavoir-du-bourg-7057320

 

Ouest-France

Morlaix. La ligue des droits de l’Homme s’oppose au projet de loi Sécurité globale

La ligue des droits de l’Homme du pays de Morlaix (Finistère) s’oppose au projet de loi Sécurité globale, qui risque de « limiter la liberté de manifester dans des proportions injustifiables ». L’association appelle à manifester samedi 21 novembre 2020, à 15 h, à Brest.

La ligue des droits de l’Homme du pays de Morlaix s’oppose au projet de loi Sécurité globale et appelle à manifester contre, samedi 21 novembre 2020, à Brest.

La ligue des droits de l’Homme du pays de Morlaix s’oppose au projet de loi Sécurité globale et appelle à manifester contre, samedi 21 novembre 2020, à Brest. | ARCHIVES FRACNK DUBRAY/ OUEST-FRANCE

La ligue des droits de l’Homme (LDH) du pays de Morlaix (Finistère) s’oppose au projet de loi Sécurité globale. Notamment sur trois articles, qui « risquent de limiter la liberté de manifester dans des proportions injustifiables ».

En premier lieu, celui qui évoque les caméras portables qui vont équiper les patrouilles de police et de gendarmerie, dès juillet 2021. Elles permettraient « la reconnaissance faciale des manifestants et des passants […] Une telle transmission porterait atteinte au droit à la vie privée ».

Demander aux parlementaires de rejeter ces trois articles

Ensuite l’article 22, qui parle de la surveillance par drones, qui identifierait les militants politiques. Et enfin, l’article 24, qui empêcherait la diffusion « des images du visage ou de tout autre élément d’identification de fonctionnaire de police ou militaire de gendarmerie. Autrement dit, les images des violences commises par les forces de l’ordre ne pourront dès lors plus être diffusées par les citoyens, voire par les journalistes ».

La LDH appelle à rejoindre la mobilisation organisée samedi 21 novembre 2020, à 15 h, à Brest et demande aux députés et sénateurs locaux de rejeter ces trois dispositions.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-la-ligue-des-droits-de-l-homme-s-oppose-au-projet-de-loi-securite-globale-7057251

 

Communiqué de presse

 

Saint-Brieuc-Rennes  le 19 novembre 2020

Le documentaire « Bretagne, une terre sacrifiée » des réalisatrices Aude Rouaux et Marie Garreau de Labarre diffusé le 17 novembre sur France 5 et vu par plus d’un million de téléspectateurs a créé un grand émoi, dans tout le pays et particulièrement dans notre région. La mise en lumière de l’envers du décor de l’agriculture industrielle hyper-productiviste a révélé au grand public ce que les lanceurs d’alerte, victimes des pesticides de la coopérative bretonne Triskalia, soutenus par leur comité de soutien avaient fait depuis de nombreuses années. Ce documentaire qui est un formidable moment de vérité fera date, nous n’en doutons pas en Bretagne. Il y aura un avant et un après.

Nous savons tous que la coopérative agroalimentaire Triskalia a toujours refusé d’assumer ses responsabilités dans tous les scandales sanitaires, sociaux et environnementaux à répétition qu’elle a générés, et cela malgré de multiples condamnations devant les tribunaux.

- Intoxication par des pesticides, de salariés de l’usine de fabrication d’aliments pour bétail de Plouisy (22),

- Intoxication des salariés de la plate-forme logistique de produits phyto-sanitaires de Glomel (22),

- Intoxication par des aliments médicamenteux de vaches laitières d’un agriculteur de Moustéru (22),

- Livraison sur le port de Brest, de maïs traité à la phosphine provenant de Roumanie,

pour ne citer que ces exemples. 

Tous ces faits dénoncés publiquement par les victimes, par l’Union Régionale Solidaires et le Collectif de soutien des victimes des pesticides de l’ouest ont  scandalisé les autorités européennes, Parlement et Commissaire à la santé à la sécurité alimentaire, sans que les autorités françaises, le Ministère de l’agriculture et le Ministère de la santé ne jugent utile d’intervenir jusqu’à présent, faisant même de la résistance aux demandes d’explications émanant de Bruxelles sur les manquement de l’Etat français à appliquer les directives européennes en matière d’utilisation des pesticides et des protections à mettre en place par leurs utilisateurs agriculteurs et/ou salariés.

Cette situation n’a que trop duré ; c’est pourquoi le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest et l’Union Régionale Solidaires de Bretagne demandent que soit organisée dans les plus brefs délais une table ronde réunissant toutes les parties concernées : les victimes bien sûr et leurs soutiens, la Coopérative Triskalia-Eureden, l’assureur Groupama, la MSA, les Ministères de l’agriculture, de la santé et de l’environnement, la Région Bretagne ainsi que  le Préfet de Région.

Le Président de la Région Monsieur Loig Chesnay-Girard s’honorerait en proposant que cette table ronde se tienne à Rennes au Conseil Régional de Bretagne.

Contacts :

Serge LE QUEAU - Union régionale Solidaires de Bretagne : 06 80 95 85 17 – 02 96 33 50 89

René LOUAIL – Comité de soutien des victimes des pesticides de Triskalia : 06 72 84 87 92

Michel BESNARD - Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest : 06 73 19 56 07

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor. Migrants : des élus fustigent les délais de la préfecture

Trente élus des Côtes-d’Armor signent une tribune dans laquelle ils fustigent l’attitude de la préfecture. Ils lui reprochent de retarder l’octroi de papiers à de jeunes migrants. Celle-ci affirme qu’il n’y a pas de rupture de la chaîne pour les mineurs.

Trente élus costarmoricains fustigent les délais pour l’octroi des papiers aux migrants mineurs.

Trente élus costarmoricains fustigent les délais pour l’octroi des papiers aux migrants mineurs. | AFP / THOMAS SAMSON

Ils sont conseillers municipaux à Plouaret (Florence Le Gall), Plougonver (Gérard Bonvalet), Guingamp (Gaël Roblin), Lannion (Jean-Yves Callac) ou Saint-Brieuc (Marie-Jo Brolly)… et tous fustigent, dans une tribune, l’attitude de la préfecture des Côtes-d’Armor vis-à-vis de jeunes migrants non accompagnés, « mineurs ou jeunes majeurs, arrivés mineurs ».

Selon les trente signataires, nombre de ces jeunes, une fois sortis de la prise en charge réglementaire par les services du conseil départemental (aide sociale à l’enfance), sont livrés à eux-mêmes : « ils ont pour la plupart trouvé un hébergement solidaire en famille, sans aucune aide de l’État, et ont pu s’inscrire dans des formations diplômantes afin de réaliser ce pour quoi ils sont venus ici, c’est-à-dire travailler et espérer un meilleur avenir. »

Mais, selon ces élus, « une fois expulsés du dispositif, la préfecture ne souhaite plus les rencontrer pour étudier une autorisation de séjour et donc de travail. Beaucoup d’entre eux avaient trouvé un employeur pour la rentrée de septembre en apprentissage, une inscription en CFA et l’espoir d’une situation moins compliquée. Les employeurs avaient prévu leurs commandes en fonction et planifié leur année de travail. »

« Aucun interlocuteur direct »

C’est là que le bât blesse : « Depuis la crise sanitaire, la préfecture a changé et complexifié maintes fois le procédé pour obtenir un rendez-vous. Il n’y a aucun interlocuteur direct à la préfecture, juste une boîte mail dont on n’obtient rarement de retour. Plus de trois mois ont passé depuis les demandes de rendez-vous et toujours rien. Des jeunes sans emploi, sans aucun revenu, avec la peur d’une obligation de quitter le territoire français. » Sans les récépissés délivrés par la préfecture, ces jeunes ne peuvent pas travailler, et les mois passent.

Les signataires « exigent » ainsi « que toutes les demandes d’autorisation de séjour déposées depuis cet été soient traitées prioritairement et dans les délais les plus courts, sans aucune distinction quant à la prise en charge ou non par les services départementaux. Ces jeunes et ces employeurs ne peuvent pas être les victimes collatérales de la crise sanitaire ».

« Pas de rupture dans la chaîne »

Contactée, la préfecture des Côtes-d’Armor signale que, s’agissant des mineurs non accompagnés, « le conseil départemental anticipe les démarches administratives avant leur majorité et établit une synthèse de la situation personnelle. Celle-ci est examinée en commun avec la préfecture et les récépissés de demandes sont systématiquement remis dès que le dossier est complet. Il n’y a pas de rupture dans la chaîne de demande ».

Sur la prise de rendez-vous, le confinement avait effectivement « amené à suspendre la prise de rendez-vous par soi-même. Il faut aujourd’hui envoyer un mail ou un courrier. Les demandes sont traitées en fonction des urgences. »

En revanche, s’agissant des jeunes majeurs sortis des dispositifs de protection et faisant des demandes individuelles, la préfecture n’a pas été en mesure d’apporter une réponse plus précise avant l’écriture de ces lignes.

Les signataires de la tribune : Guillaume Bricaud, Quentin le Hervé, Erwan Guizouarn, Martine Trapon, conseillers municipaux et Catherine Boisliveau, adjointe aux affaires scolaires à Plounévez-Moëdec. Florence Le Gall conseillère municipale à Plouaret, Gérard Bonvalet, adjoint au maire de Plougonver, Gérard Barré, Ghislain Bernard et Florence Lelieu, conseillers municipaux de Ploumilliau, Arnaud Meunier, premier adjoint et Maod Ambroise conseillère municipale à Belle-Isle-en-Terre, Gael Roblin conseiller municipal à Guingamp, François Vanghen conseiller municipal Ploubezre, Jean-Yves Callac, Trefina Kerrain conseillers municipaux à Lannion, Pierre Huonnic, conseiller municipal à Plouguiel, Manuéline Harrivel, Pierrot Normant conseillers municipaux à Saint-Agathon, Armelle Fustec conseillère municipale à Brelidy, Christelle Bergerot conseillère municipale à Mantallot, Pierre Huonnic ; conseiller municipal à Plouguiel, Laure-line Inderbitzin, maire adjointe jeunesse et culture, Callac, Alain Dottin, Philippe Clech, Cécile Le Du, Cédric Chevallier, Pierre-Yves Abhervé, conseillers municipaux à Carnoët Stéphane Favrais, maire adjoint en charge de la proximité et de la participation citoyenne, Juliana San Geroteo, conseillère municipale de proximité de Saint-Brieuc, quartier est, missionnée attractivité et tourisme, Marie-Jo Brolly, conseillère municipale et conseillère d’agglomération Saint Brieuc.

https://www.ouest-france.fr/monde/migrants/cotes-d-armor-migrants-des-elus-fustigent-les-delais-de-la-prefecture-7056339

 

Ouest-France

Confinement à Morlaix. Les coiffeurs se coupent en quatre pour rouvrir vite

Après s’être mis littéralement nus sur les réseaux sociaux pour certains, des coiffeurs du pays de Morlaix (Finistère) publient foule de clichés en noir et blanc pour demander au gouvernement de rouvrir dès le 1er décembre 2020. Pendant ce temps-là, le travail au noir progresse.

Les six collaborateurs de Saint-Algue, à Morlaix (Finistère), se sont mis en scène pour rappeler qu’ils veulent ouvrir à tout prix, au 1er décembre 2020. Ils ont été rejoints localement par les salons Franck Provost de Morlaix, Coiff & Co de Saint-Pol-de-Léon, Fabio Salsa de Saint-Martin-des-Champs et Saint-Algue de Lannion (Côtes-d’Armor).

Les six collaborateurs de Saint-Algue, à Morlaix (Finistère), se sont mis en scène pour rappeler qu’ils veulent ouvrir à tout prix, au 1er décembre 2020. Ils ont été rejoints localement par les salons Franck Provost de Morlaix, Coiff & Co de Saint-Pol-de-Léon, Fabio Salsa de Saint-Martin-des-Champs et Saint-Algue de Lannion (Côtes-d’Armor). | DR

« Plus le temps passe, moins on a de réponses. » La pilule du deuxième confinement a bien du mal à passer auprès des commerces indépendants et des artisans. À Morlaix (Finistère), les coiffeuses du Loft studio avaient dénoncé leur situation en se prenant en photo, nues. Un visuel choc pour montrer que la colère gronde, sur les réseaux sociaux. Le mal-être aussi. « C’est notre révolte à nous. On est fermé, on ne peut pas faire grève… On a la sensation de se retrouver à poil, au sens propre comme au figuré », soufflait alors Charlotte Schotsmans, co-gérante du Loft studio.

Frédéric et Catherine Guillermou, les gérants de la franchise Franck Provost à Morlaix. | OUEST-FRANCE

Le combat continue. D’autres photos montages ont fait leur apparition, toujours sur les réseaux sociaux. Cette fois-ci, les coiffeuses et coiffeurs sont habillés, mais s’immortalisent en noir et blanc. Avec un seul message : rouvrir, et vite. Sobre et sombre.

« Pour la première fois, on a publié des messages plus négatifs. Nous voulons dire que la situation est grave », rappelle Catherine Guillermou, une des gérantes de la franchise Franck Provost, à Morlaix.

Le travail au noir se développe

Cela fait dix-sept ans qu’elle s’est lancée dans cette aventure, avec son conjoint Frédéric. Ils sont donc tous les deux, ainsi que leurs six salariés, à l’arrêt depuis le 30 octobre 2020 et ce nouveau confinement. « On continue de payer beaucoup de choses, comme nos loyers commerciaux, l’Ursaaf, etc. Alors que nous n’avons aucun chiffre d’affaires. Les six collaborateurs sont au chômage partiel, mais mon conjoint et moi-même n’avons aucun salaire. Pourtant, je n’ai jamais autant travaillé que pendant le confinement, pour préparer la réouverture », raconte-t-elle.

Pour tenir, heureusement, un peu de trésorerie accumulée pendant ces presque deux décennies. « Heureusement qu’on ne vient pas d’ouvrir. Mais je n’ai pas envie qu’il ne reste rien de nos dix-sept années de travail. Nous craignons pour notre futur, notre pouvoir d’achat. » Une situation qui devient urgente. « On veut rouvrir le 1er décembre », poursuit la coiffeuse.

Pendant ce temps, les professionnels ont remarqué que le travail au noir prenait de l’ampleur. « C’est sûr que ça peut aider à court terme. Des clients peuvent envoyer beaucoup de messages pour être coiffés. Mais à long terme, c’est très dangereux pour la profession », reconnaît Catherine Guillermou.

Alors, après un message lancé d’une même voix des coiffeurs et indépendants, le couple s’est lié avec les salons Saint-Algue de Morlaix, Coiff & Co de Saint-Pol-de-Léon, Fabio Salsa de Saint-Martin-des-Champs et Saint-Algue de Lannion (Côtes-d’Armor). Ils ont « envahi » à leur tour Facebook avec leurs photos et leurs messages incitant à la solidarité. Un combat pour tous les travailleurs.

Pas d’aide de l’État après le printemps

Catherine Guillermou tient à rappeler que les salons de coiffure n’ont pas vraiment bénéficié des aides de l’État, après le premier confinement. « On n’entrait pas dans les cases. C’était trop restrictif. » Mais le message ne se concentre pas forcément sur ce coup de pouce, mais plutôt sur la réouverture. « Quand on est indépendant, on est habitué à se débrouiller seul. On veut juste travailler. »

Dès le 11 mai 2020, les salons de coiffure avaient rouvert, avec un protocole très strict : désinfecter les bacs avant et après chaque passage, un siège sur deux occupé, désinfection des mains à l’entrée, etc.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/confinement-a-morlaix-les-coiffeurs-se-coupent-en-quatre-pour-rouvrir-vite-7056202

 

Ouest-France

Perros-Guirec. 785 700 € de travaux sur l’aire de carénage

Les travaux de mise aux normes de l’aire de carénage du Linkin, à Perros-Guirec (Côtes-d’Armor), doivent débuter d’ici la fin de l’année pour s’achever en 2022.

Les travaux de mise aux normes de l’aire de carénage du Linkin devraient débuter d’ici la fin de l’année.

Les travaux de mise aux normes de l’aire de carénage du Linkin devraient débuter d’ici la fin de l’année. | OUEST-FRANCE

Les travaux de rénovation de l’aire de carénage du Linkin, à Perros-Guirec (Côtes-d’Armor), doivent débuter d’ici la fin de l’année et seront menés en trois tranches jusqu’en 2022. Ils sont évalués à 785 700 €, dont 270 000 € pour le remplacement de la grue.

La Ville compte bénéficier de subventions de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne (16,8 %) et du département des Côtes-d’Armor (18 %) pour les financer. Elle est, d’ailleurs, dans l’obligation d’engager les travaux d’ici la fin de l’année, sous peine de se voir infliger des sanctions sur décision administrative.

Mise en demeure en 2019

En février 2019, le préfet des Côtes-d’Armor avait, en effet, mis en demeure le maire, Erven Léon, d’engager des travaux de mise aux normes de l’aire de carénage du Linkin avant fin 2020. En indiquant que, si la commune ne se pliait pas à cette obligation, elle serait passible  des sanctions prévues aux articles L 171-7 et 8 du Code de l’environnement, prévoyant notamment qu’une astreinte journalière ou une suspension d’activités pourra être ordonnée ».

La mise en demeure préfectorale portait aussi sur l’aire de carénage de Ploumanac’h, mais, vu le coût des travaux à y engager, la mairie a choisi de la fermer.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/perros-guirec-22700/perros-guirec-785-700-eu-de-travaux-sur-l-aire-de-carenage-7055956

 

Ouest-France

Plouescat. Un armateur de pêche condamné pour travail dissimulé

Publié le

Deux marins de Plouescat (Finistère) affirment avoir travaillé plus d’un an et demi sans contrat de travail, se faisant au passage soustraire une partie de la pêche par leur armateur, le tout sur un navire en piteux état. Le tribunal correctionnel de Brest a rendu son jugement, mardi 17 novembre 2020.

Deux marins de Plouescat (Finistère) affirment avoir travaillé plus d’un an et demi sans contrat de travail, se faisant au passage soustraire une partie de la pêche par leur armateur, le tout sur un navire en piteux état.

Deux marins de Plouescat (Finistère) affirment avoir travaillé plus d’un an et demi sans contrat de travail, se faisant au passage soustraire une partie de la pêche par leur armateur, le tout sur un navire en piteux état. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Cette affaire avait été abordée le 1er septembre 2020. Des marins poursuivaient un père et son fils, armateurs du Fleuren ar Mor, fileyeur de Plouescat (Finistère), pour abus de confiance, travail dissimulé, mise en danger de la vie d’autrui, usage de faux en écriture entre avril 2016 et décembre 2017.

Deux navigants se plaignaient de l’état de délabrement du bateau, alourdi par un contrat de travail, d’après leurs dires, inexistant. Mais aussi de « pêches captées » : environ la moitié était prélevée par le plus ancien, avant le débarquement au port afin de les revendre avant la criée à quelques restaurateurs locaux (Ouest-France du 2 septembre 2020).

Relaxés pour abus de confiance et mise en danger

L’épilogue est arrivé en début de l’audience correctionnelle du tribunal de Brest du mardi 17 novembre 2020 où le délibéré a été rendu. La relaxe a été prononcée pour abus de confiance et mise en danger. La culpabilité a été retenue pour le travail dissimulé et usage de faux en écriture.

Ainsi, le fils, âgé de 48 ans, est condamné à six mois de prison avec sursis. Le père, 72 ans, était poursuivi pour complicité, a été relaxé. Ils sont condamnés à verser 10 000 € d’amende et devront 3 000 € de préjudice moral à chacun des matelots.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouescat-29430/plouescat-un-armateur-de-peche-condamne-pour-travail-dissimule-7055771

 

Ouest-France

Morlaix. Un séjour non confiné sur l’île de La Réunion

Des bénévoles du centre social Carré d’As viennent de passer dix jours à La Réunion, épargnée par le confinement. Ils ont vécu un séjour riche en expériences et rencontres.

À La Réunion épargnée par le confinement, les Morlaisiens ont pu profiter des paysages grandioses de l’île.

À La Réunion épargnée par le confinement, les Morlaisiens ont pu profiter des paysages grandioses de l’île. | OUEST-FRANCE

Ils sont partis juste avant l’annonce du confinement en France métropolitaine. Du 26 octobre au 6 novembre, dix-neuf bénévoles du centre social Carré d’As ont séjourné dans l’océan Indien dans le cadre d’un projet « D’une mer à l’autre » sur le thème du patrimoine maritime. Un projet lancé en 2017 après la venue à Morlaix de membres de l’Association de femmes de marins-pêcheurs de l’île de La Réunion.

Cette fois-ci, ce sont elles qui ont guidé les Bretons dans la découverte de leur environnement et des métiers de la mer. Mais pas seulement, puisse que les membres du groupe ont pu survoler le piton de la Fournaise ainsi que le cirque de Cilaos à bord d’un hélicoptère, s’initier à la plongée sous-marine et au parapente et pratiquer la randonnée.

Une expérience humaine

« Beaucoup dans le groupe n’avaient jamais pris l’avion pour aller aussi loin. Pour d’autres, c’était même une première », souligne Anne-Marie Langaney, bénévole. Elle raconte avoir été frappée par l’accueil chaleureux des habitants : « Ils sont généreux comme l’est leur cuisine avec les samoussas, le cari agrémenté de plein de façons et leur gâteau patate (douce). »

Un accueil incroyable, et une expérience humaine qui ont aussi marqué Anne Goby. Partir en groupe n’est pas toujours évident : « Mais là, ça a été très riche, pourtant, nous étions tous différents rien qu’au niveau de l’âge entre 27 et 74 ans. » Bretonnante, elle a été surprise par la pratique du créole par 95 % des Réunionnais « qui ont à cœur de valoriser leur patrimoine culturel ».

Les échanges entre les deux groupes vont se poursuivre. Si tout va bien, quinze jeunes Morlaisiens de 18 à 25 ans s’envoleront pour l’île de l’archipel des Mascareignes en mai 2021. Vanessa Chiron, directrice de Carré d’As, précise : « Chaque voyage est financé par des actions conduites par les adhérents, avec le soutien de partenaires comme Morlaix Communauté, la Région et l’Europe. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-un-sejour-non-confine-sur-l-ile-de-la-reunion-7055473

 

Ouest-France

Lannion. Rue de Trorozec, la maison est démolie

Il n’aura fallu que deux jours pour venir à bout de la maison située rue de Trorozec, à Lannion (Côtes-d’Armor). La bâtisse menaçait de s’effondrer. Les élus ont fait une demande de subvention pour le chantier.

Au bout de deux jours, il ne restait plus que des gravats à la place de la maison située rue de Trorozec, à Lannion.

Au bout de deux jours, il ne restait plus que des gravats à la place de la maison située rue de Trorozec, à Lannion. | OUEST-FRANCE

Depuis décembre 2018, la maison située au 3, rue de Trorozec, à Lannion (Côtes-d’Armor) était signalée comme dangereuse.

Après avoir étayé la façade, la ville avait obtenu l’expropriation pour ce bâtiment déclaré insalubre par la préfecture. Depuis le 10 novembre 2020, le chantier de démolition est en cours.

Demande de subvention au Département

La maison est tombée, mais elle reste dans l’actualité. Les élus ont en effet voté lors du conseil municipal du lundi 16 novembre 2020 une demande de subvention au Département pour des travaux de désamiantage, de traitement des matériaux contaminés au plomb et de la démolition de la maison. Le chantier est estimé à 38 890 € (80 % Département ; 20 % Ville de Lannion).

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-rue-de-trorozec-la-maison-est-demolie-7055110

 

Ouest-France

Brest. Les pompiers en colère face à la diminution des effectifs pendant le confinement

Un mouvement de protestation vient de se lancer du côté des pompiers de Brest (Finistère). La goutte d’eau qui a fait déborder le vase ? La diminution du potentiel opérationnel journalier (POJ) le week-end.

Les pompiers de Brest ne parlent pas d’une grève mais d’un « mouvement d’humeur ». « Toutes les opérations se poursuivront », assurent-ils. Photo d’illustration.

Les pompiers de Brest ne parlent pas d’une grève mais d’un « mouvement d’humeur ». « Toutes les opérations se poursuivront », assurent-ils. Photo d’illustration. | OUEST FRANCE

Du côté des pompiers de Brest (Finistère), la grogne monte. En ce début de semaine, ils viennent de lancer  un mouvement d’humeur . « Aujourd’hui c’est un mouvement non syndical, parti de la base, parce que les représentants syndicaux, qui négocient depuis des années, ne sont pas écoutés », explique un pompier de Brest. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase ? La diminution du potentiel opérationnel journalier (POJ), le nombre de pompiers de garde en 24 heures.

« La direction a décidé, par rapport au Covid-19, de diminuer le POJ. Mais ce n’est qu’un prétexte », lance un pompier. Il dénonce le fait que la direction veuille, par cette mesure, épurer les compteurs d’heures supplémentaires pour ne pas devoir les payer. Une mesure qui viendrait « dégrader la qualité du service public et les conditions de travail, déjà difficiles face au manque d’effectif ».

Deux personnes en moins le week-end

« Pendant le premier confinement, l’activité avait chuté et on avait baissé le POJ. Pour ce deuxième confinement, qui est moindre, on a décidé de maintenir le POJ qui est de 35 personnes, du lundi au vendredi, et d’enlever seulement deux pompiers le week-end. L’activité ne nécessite pas d’avoir autant de personnels », assume de son côté le contrôleur général Sylvain Montgénie, directeur du Sdis 29. La mesure viserait à prioriser ceux dont les heures sont excédentaires. « Cela permet qu’ils aient plus de temps près de leur famille. Et de protéger leur santé, face au Covid », explique le directeur.

Les pompiers décidés à continuer

Pendant ce mouvement, les pompiers continuent de faire tout ce qui est opérationnel. « Mais par exemple, on ne suit pas l’instruction le matin », explique l’un d’eux. « Il y a des règles de fonctionnement, le droit de grève est permis mais ce type de mouvement, non déposé, est illégal, rappelle le directeur du Sdis 29. Il y aura des avertissements, puis des sanctions. » Une mesure qui ne semblait pas, mardi après-midi, décourager les pompiers. « Pour les sanctions, un vote a été fait et on s’est dit : allez-y, on ne lâchera pas. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-les-pompiers-en-colere-face-a-la-diminution-des-effectifs-pendant-le-confinement-7055040

 

Ouest-France

Normandie. 190 personnes à un rassemblement religieux, plusieurs cas de Covid-19

Après une retraite spirituelle, fin octobre, au sanctuaire de Montligeon (Orne), plusieurs cas de Covid ont été détectés parmi les 190 participants. Qui sont repartis chez eux, dans le Grand Ouest. Mais l’Agence régionale de santé n’a pas été alertée de la situation et la préfecture de l’Orne note qu’aucune demande d’autorisation préalable n’avait été demandée.

L’imposante basilique Notre-Dame de Montligeon a été érigée entre 1896 et 1 911.

L’imposante basilique Notre-Dame de Montligeon a été érigée entre 1896 et 1 911. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Dans l’Orne, la commune de La Chapelle-Montligeon compte 500 âmes. Le village du Perche est surtout connu pour être un lieu de pèlerinage et le centre mondial de prières pour les défunts.

Du jeudi 22 octobre au soir au dimanche 25 octobre 2020 à midi, le sanctuaire a accueilli un rassemblement de catholiques du Grand Ouest. Organisée par la communauté de l’Emmanuel, cette retraite spirituelle a réuni 190 personnes. Pas une sinécure en ces temps de pandémie. « Nous avons respecté scrupuleusement le protocole sanitaire édicté par la préfecture, indique Louis-Etienne de La Barthe, responsable communication de ce mouvement. Nous avons même demandé à 20 cas contacts de ne pas venir. Et d’autres, qui ont appris pendant cette retraite qu’ils étaient cas contacts, ont été priés de partir. On ne rigole pas avec le Covid… ».

Ni les ARS ni les CPAM prévenues

Le virus ne plaisante pas davantage : le 28 octobre, des participants en ont développé les symptômes. On ne connaît pas leur nombre exact. Parmi lesquels Gilles (prénom d’emprunt) et sa femme, quinquagénaires de la région nantaise. « Tout le monde faisait vraiment attention, racontent-ils. Masques, gel, tablées réduites aux repas et toujours avec les mêmes personnes. Mais ça n’a pas suffi ! Peut-être un plat qu’on se passe entre nous, et hop ? Un collègue de table a aussi été contaminé, idem à la table voisine. » Chacun est donc reparti chez soi, qui à Brest, à Angers ou Nantes… Sur le chemin du retour, Gilles et son épouse ont fait un détour chez des proches dans le Sud-Manche. Bilan : quatre personnes contaminées, dont une décédée et une autre encore en réanimation.

L’intérieur de la basilique du sanctuaire de Montligeon. | OUEST-FRANCE

Vendredi 30 octobre, apprenant les cas positifs, la communauté de l’Emmanuel a envoyé un mail à tous les participants. Et alerté le sanctuaire de Montligeon, où travaille une trentaine de personnes, dont cinq prêtres. Mais ni les Agences régionales de santé (ARS) ni les Caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) chargées d’assurer le traçage des « patients 0 » et leurs cas contact ne semblent avoir été alertées.

« Je ne comprends pas pourquoi les organisateurs ne se sont pas manifestés auprès de nous, soupire Mathieu Frécaut, directeur de la CPAM de l’Orne. Le tracing est tributaire de ce que les gens veulent bien nous dire. » Du côté de l’ARS, même étonnement désabusé. « Je n’ai pas été informée de ce rassemblement, je l’ai constaté après coup, dit Anne-Catherine Sudre, directrice de l’ARS Orne. Cela ne me réjouit pas, je constate juste que ces rassemblements ont eu lieu. »

Moments de convivialité interdits

Avaient-ils d’ailleurs lieu d’être ? Oui, selon la communauté de l’Emmanuel. « Jusqu’à 1 500 personnes, il n’y avait pas à avoir d’autorisation préfectorale. » Même son de cloche auprès du sanctuaire : « L’ARS, qui m’a contacté le 5 novembre, estime que notre protocole était très bien suivi, précise le directeur, Vincent Arreckx. D’ailleurs depuis mars, nous n’avions jamais eu de cas de Covid. Et nous pouvions recevoir les associations sans autorisation, dès lors que les moments de convivialité étaient interdits. »

La préfecture de l’Orne n’a pas la même lecture de la situation. « En vertu de l’article 3 du décret du 10 juillet 2020 modifié, applicable jusqu’au 29 octobre 2020, tout rassemblement de plus de dix personnes sur la voie publique ou dans un lieu ouvert au public devait faire l’objet d’une déclaration préalable, indiquent ses services. Aucun rassemblement se déroulant à La Chapelle-Montligeon entre le 22 et le 25 octobre n’a été déclaré en préfecture. »

https://www.ouest-france.fr/normandie/la-chapelle-montligeon-61400/normandie-190-personnes-a-un-rassemblement-religieux-plusieurs-cas-de-covid-19-7054962

 

Ouest-France

Bretagne. Le président de Région répond au documentaire de France 5

À la suite du documentaire intitulé « Bretagne : une terre sacrifiée », diffusé sur France 5 ce mardi 17 novembre à 20 h 50, sur les impacts de l’agriculture intensive sur l’environnement, le président de la Région, Loïg Chesnais-Girard a souhaité apporter son point de vue. Il déplore notamment une vision qu’il estime « caricaturale ».

Loïg Chesnais-Girard, président du conseil régional de Bretagne.

Loïg Chesnais-Girard, président du conseil régional de Bretagne. | PHILIPPE RENAULT / OUEST-FRANCE

Le titre de leur documentaire  annonce d’emblée l’angle avec lequel les réalisatrices Aude Rouaux et Marie Garreau de Labarre abordent leur sujet. Elles disent d’ailleurs qu’elles ont souhaité décrire les  dégâts environnementaux et humains de cette industrie sous stéroïdes  .

Loïg Chesnais-Girard, président de la Région, donne son sentiment. « Je veux redire notre fierté d’être une région dont la mission est de nourrir les hommes et les femmes. Nous ne sommes plus dans les années 1970 et nous, Bretons, sommes attachés à la biodiversité, à la qualité de la terre et de l’eau. Nous sommes conscients des excès du passé mais je crois qu’il faut accepter la complexité et la nuance dans le débat agricole. Le sujet doit nous rassembler, pas nous diviser.

Les témoignages recueillis sont forts et je veux exprimer mon respect pour les victimes et leurs familles. Je veux aussi dire tout l’engagement de la Région dans la transition écologique. Nous devons répondre à notre mission d’être une terre nourricière pour la France et exemplaire sur l’environnement. Heureusement pour nous tous, la Bretagne produit chaque jour une partie des 30 millions de yaourts et 40 millions d’œufs que nous consommons.

Nous ne pouvons rien cacher des algues vertes et nous en souffrons toutes et tous. Mais nous progressons. Je me place dans l’encouragement aux changements. Pas dans la vindicte. Je vois les résultats obtenus. Le combat majeur pour l’avenir est celui de la qualité de l’eau. Car sans eau, il n’y a pas de vie. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/bretagne-le-president-de-region-repond-au-documentaire-de-france-5-7055021

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
17 novembre 2020

Vendée Globe: Soixantaine rugissante!!!

http://goutal.over-blog.com/2020/11/vendee-globe-soixantaine-rugissante.html

 

Ouest-France

Bretagne. Quatre ans pour attirer les touristes en hors saison

Avec douze autres partenaires, les Côtes-d’Armor et la baie de Morlaix (Finistère) participent au projet européen, Interreg Expérience. L’intérêt : miser sur l’authenticité pour attirer davantage de touristes d’Outre-Manche dans la région.

Le château du Taureau, à Plouezoc’h (Finistère), vu du ciel.

Le château du Taureau, à Plouezoc’h (Finistère), vu du ciel. | OUEST-FRANCE

C’est quoi Interreg Expérience ?

Ce programme de 23,3 millions d’euros, financé à 69 % par l’Europe, est un projet commun entre le sud de l’Angleterre et le nord de la France. L’objectif : attirer, d’ici quatre ans, 20 millions de touristes supplémentaires en saison basse dans la zone Manche. Et, la Bretagne compte bien en faire partie. Pour l’instant, le secteur, entre octobre et mars, représente « 13 % voire 14 % de l’activité touristique globale » dans la région. Après trois ans de réflexion, les Côtes-d’Armor et la baie de Morlaix ont dévoilé, ce vendredi 17 janvier 2020, leur plan d’attaque. Toutes deux font partie des 14 partenaires, avec Brittany Ferries, du projet.

Comment cela fonctionne ?

« Il faut coller au plus près des attentes des voyageurs », soulignent d’une même voix les offices de tourisme. Pour se faire, les partenaires souhaitent favoriser de « nouvelles offres touristiques » dans une démarche de développement durable : séjours familiaux, circuits de vélo, hébergements insolites, visites dans les fermes, etc. Sans compter les campagnes de communication à venir. « Les clients viennent chercher des expériences, plus authentiques », pointe Katy Owen, coordinatrice du projet dans le comté de Norfolk, en Angleterre.

En tout, la Bretagne compte créer 250 nouvelles offres sur son territoire et permettre l’accompagnement de 300 salariés du tourisme. « C’est un appel à tous ceux qui souhaitent travailler sur la création de nouvelles activités. Il faut qu’on aille au-delà de nos interlocuteurs habituels », confie Bénédicte Abhervé, de Côtes-d’Armor Destination.

Quid de Brittany Ferries ?

La compagnie maritime de transport, lourdement impactée par la crise sanitaire, espère « ne pas rater la saison 2022. Celle 2021 est déjà à moitié cramée », condamne Christophe Mathieu, directeur général de Brittany Ferries. D’ici un an, l’entreprise souhaite offrir une nouvelle plateforme digitale avec la liste de produits interrégionaux « de demain, combinés aux traversées » de la société.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/bretagne-quatre-ans-pour-attirer-les-touristes-en-hors-saison-7054967

 

Ouest-France

Saint-Quay-portrieux. La vente directe d’huîtres « nous sauve »

Dans l’incertitude totale quant à ses ventes pour les fêtes, l’ostréiculteur de Saint-Quay-Portrieux (Côtes-d’Armor), Olivier Lucas, constate l’importance de la vente de ses huîtres en direct.

Tous les dimanches matin, Katell vend « L’huître de la presqu’île sauvage » devant la maison de la presse de la commune. La vente directe revêt toute son importance en ce moment.

Tous les dimanches matin, Katell vend « L’huître de la presqu’île sauvage » devant la maison de la presse de la commune. La vente directe revêt toute son importance en ce moment. | OUEST-FRANCE

Ces jours-ci, le Quinocéen, Olivier Lucas, ne chôme pas. Il passe de longues journées sur ses parcs à huîtres, à la pointe nord du Sillon de Talbert, où il dirige l’entreprise '' L’huître de la presqu’île'', sur le Parc de Pen-Lan. Il y produit, aidé de sept salariés, près de 150 tonnes d’huîtres par an. « Il y a une masse de travail à faire maintenant et les journées sont bien remplies. On relève, on trie, on calibre et on stocke sur place, dans nos locaux ».

Une activité intense malgré le contexte qui oblige les restaurants à rester fermés, ce qui impacte forcément l’écoulement des huîtres. « Je fournis normalement une vingtaine de restaurants, essentiellement à Saint-Quay et Binic. Là, plus rien, constate l’ostréiculteur, les grandes surfaces ont aussi considérablement réduit leurs achats, avec moitié moins de commandes. Du côté du marché étranger et notamment l’Italie, où on exporte les grosses huîtres (calibres 0 et 1), c’est bloqué aussi ».

« Pas le droit de se plaindre »

Malgré cette conjoncture et la grosse période des fêtes qui approche, le professionnel ne baisse pas les bras, bien au contraire, car, il l’assure, « on n’a pas de perspective, mais il faudra être prêt au dernier moment pour fournir, au cas où la situation évoluerait favorablement ».

Dans ces moments compliqués, Olivier Lucas se rend compte de l’importance de faire de la vente directe, comme le dimanche matin, où de nombreux Quinocéens sont des habitués de son étal devant la maison de la presse. Les marchés de Perros-Guirec, Lannion, Pordic, Plestin, Louannec, sont autant de points de vente hebdomadaires où il écoule ses produits. « C’est ça qui nous sauve, reconnaît l’ostréiculteur, qui, du coup, semble serein financièrement et pour l’emploi de ses salariés, même s’il n’a bénéficié d’aucune aide de l’État, ma trésorerie est saine et je gère au mieux. J’ai décalé mes prêts de six mois et j’ai continué à payer mes charges. On fait le dos rond et on n’a pas le droit de se plaindre par rapport aux restaurateurs, on a la chance d’avoir du travail ! »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-quay-portrieux-22410/saint-quay-portrieux-la-vente-directe-d-huitres-nous-sauve-7054688

 

Ouest-France

Morlaix. Le Patio propose du télé-enseignement, pour « éviter le décrochage des élèves »

Le centre d’initiation aux arts du pays de Morlaix (Finistère) propose le télé-enseignement, notamment pour les cours individuels d’instruments. Il lance également un challenge participatif.

Laurent Bœuf, le directeur du Patio.

Laurent Bœuf, le directeur du Patio. | OUEST-FRANCE

Le Patio, centre d’initiation aux arts du pays de Morlaix (Finistère), avait repris son fonctionnement en septembre 2020. « Nous étions si heureux de reprendre les cours en présentiel, après cinq mois d’arrêt. Ce deuxième confinement et cette fermeture administrative, obligatoire et brutale, nous ont refroidis », indique Laurent Bœuf, le directeur de la structure.

Une grande majorité des enseignants a choisi le télé-enseignement, pour les cours individuels d’instruments. « L’idée est de garantir la continuité pédagogique et d’éviter le décrochage de nos élèves. »

« Consolider la progression »

Sur 566 élèves inscrits, la moitié peut bénéficier de ce système à distance, dispensé par une quinzaine de professeurs. « Il s’agit essentiellement des professeurs d’instruments. »

Les cours de pratiques collectives sont suspendus, seuls les cours de Pilates et body arts pourront être réalisés en ligne. Certains professeurs gardent les mêmes emplois du temps qu’ils avaient avec leurs élèves, d’autres s’adaptent en fonction des possibilités des uns et des autres.

« L’idée est de favoriser un rendez-vous pédagogique interactif avec les élèves, pour consolider au mieux la progression dans les apprentissages et surtout garder le lien. »

Un challenge participatif

Ceux qui ne peuvent pas bénéficier de ces cours ne sont pas pénalisés pour autant. « Nous avons imaginé avec la présidente de l’association, Claire Thiébaut, une remise au prorata des cours qui ne seront pas donnés le moment venu. »

Le Patio propose aussi un challenge participatif, né lors du premier confinement. « Les élèves nous ont envoyé des vidéos, via notre page Facebook. Le Patio est un lieu de vie artistique intergénérationnel, c’est une manière de garder le contact entre les adhérents, de se motiver, de garder le moral par la musique et la danse, et d’être solidaires. »

Laurent Bœuf pense déjà au printemps 2021 et aux portes ouvertes de la structure. « Nous mettrons à l’honneur en direct, lors d’une audition, les élèves qui auront participé à ce deuxième challenge virtuel de musique et de danse. »

Les vidéos seront partagées

Les vidéos des élèves sont à adresser : soit par Wetransfer sur les adresses courriels professionnelles de leurs professeurs, soit par Messenger au Patio, qui les partagera sur sa page Facebook.

Fermé au public, le Patio assure malgré tout une permanence téléphonique de 14 h à 17 h, du lundi au vendredi. « Et l’on peut nous joindre également sur notre adresse mail. »

Contacts : tél. 02 98 88 26 95 ou mail : lepatiocia@orange.fr

https://www.ouest-france.fr/bretagne/bretagne-france-5-fait-le-point-sur-60-ans-d-agriculture-intensive-7054368

 

Ouest-France

Landivisiau. Le club de photo partage ses clichés en visioconférence

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Soucieux de conserver le lien avec ses adhérents, le Landi photo club propose des ateliers en visioconférence. De nouveaux rendez-vous sont déjà programmés.

Quelques participants à l’un des ateliers du Landi photo club.

Quelques participants à l’un des ateliers du Landi photo club. | LANDI PHOTO-CLUB

Lors du premier confinement, le Landi photo club, dans le Finistère, avait mis en place des réunions de bureau par Skype et le forum de discussion, devenu essentiel, enregistrait une activité intense. Mais les ateliers avaient dû être mis en veille à cause de la crise sanitaire.

Ces rendez-vous hebdomadaires du vendredi sont importants pour le club. L’équipe encadrante a donc longuement travaillé, afin d’assurer la continuité des activités durant le reconfinement.

De nouveaux ateliers sont programmés

Vendredi 13 novembre 2020, les premiers ateliers en visioconférence ont ainsi été expérimentés, grâce à une application qui permet à l’animateur de voir l’ensemble des photos prises et d’interagir avec les personnes connectées. Au programme, deux ateliers différents en simultané : la mise au point présentée par Bruno et, pour les plus expérimentés, René présentait la technique du HDR (imagerie à grande gamme dynamique).

À la grande surprise de tous, ce premier essai a été un succès. Près d’une quarantaine de membres se sont connectés, ravis de pouvoir poursuivre leur passion, tout en échangeant en direct avec les animateurs. De nouveaux ateliers sont, d’ores et déjà, programmés pour les semaines à venir.

« La photo est un univers de partage »

Pour Sylvain Baron, président du club, il était essentiel pour le club de conserver le lien social en ces temps difficiles. « La photographie est un univers de partage et de communication. Grâce aux outils numériques, nous avons pu innover et nous adapter. Nous pouvons ainsi continuer notre activité dans des conditions qui, certes, ne sont pas optimales, mais donnent une certaine satisfaction aux membres du club. »

Il explique : « Ce qui semble être une “prouesse technologique”, que nous n’aurions pas imaginée il y a quelques mois, deviendra demain un mode de communication “presque” naturel pour l’association. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/landivisiau-29400/landivisiau-le-club-de-photo-partage-ses-cliches-en-visioconference-7054568

 

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17 novembre 2020

Pub!

Alain Goutal

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Ouest-France

Bretagne. France 5 fait le point sur 60 ans d’agriculture intensive

Publié le Stéphane Raïo / TV Magazine

Dans « Le Monde en face », Marina Carrère d’Encausse propose « Bretagne : une terre sacrifiée », un documentaire inédit diffusé mardi 17 novembre à 20 h 50 sur la chaîne du service public.

« Bretagne, une terre sacrifiée », documentaire diffusé sur France 5, fait le point sur 60 ans d’agriculture intensive dans la première région agroalimentaire d’Europe.

« Bretagne, une terre sacrifiée », documentaire diffusé sur France 5, fait le point sur 60 ans d’agriculture intensive dans la première région agroalimentaire d’Europe. | ÉCRANS DU MONDE

Au début des années 60, pour sortir de la pauvreté, la Bretagne fait le choix d’une agriculture productiviste. Aujourd’hui, elle est la première région agroalimentaire d’Europe. À quel prix ? C’est à cette question que tentent de répondre, sur France 5, les réalisatrices Aude Rouaux et Marie Garreau de Labarre.

L’invasion des algues vertes

Yann, un étudiant, se promène le long d’une plage, dans la baie de Saint-Brieuc, où s’accumulent les algues vertes. « Quand j’étais petit, ça me paraissait naturel, observe-t-il. Maintenant que j’ai conscience de ce que c’est, d’où ça vient et ce que ça peut provoquer, ça me désole. » Effectivement, en se décomposant, ces algues vertes forment un gaz et ce dernier, à forte dose, est mortel. Or, il reste présent sous la vase dans des poches toxiques. En 2016, c’est ce qui aurait causé la mort du père de Yann, dont le corps a été retrouvé dans la vase d’un cours d’eau connu pour abriter des algues vertes à marée basse

Retraité et lanceur d’alertes, Yves-Marie voit un lien entre la prolifération de ces algues et la présence en amont de cette zone de nombreuses exploitations agricoles intensives. Il évoque le lisier (mélange de déjections d’animaux d’élevage et d’eau). « Il est épandu partout sur les terres. Ses excédents de nitrate sont lessivés par les pluies, les rivières, la mer. Ce nitrate nourrit les algues vertes, qui reviennent sous forme de marée verte », développe-t-il dans le documentaire.

Produire mieux et proprement

« Bretagne : une terre sacrifiée » part donc à la rencontre de ceux qui veulent que les choses changent, ceux qui veulent que le modèle agricole breton – celui de l’élevage intensif – soit réinventé. Il y a notamment Christophe, un agriculteur qui pense que ces vaches laitières ont été intoxiquées par les granulés alimentaires de la coopérative (dont la survie de sa ferme dépend). Celle-ci dément. Aujourd’hui, il incite son fils – qui prendra la relève – à produire lui-même les aliments de ses vaches, avec comme seul objectif : produire mieux et proprement. Il y a aussi Sylvie et son fils, qui ont déjà opté pour un autre modèle agricole. Fini les coopératives et les pesticides. Ils se sont spécialisés dans les yaourts bio. Ils fonctionnent de façon autonome et aujourd’hui ne dépendent que de leurs vaches.

« Bretagne : une terre sacrifiée » à 20 h 50 sur France 5

https://www.ouest-france.fr/bretagne/bretagne-france-5-fait-le-point-sur-60-ans-d-agriculture-intensive-7054368

 

Ouest-France

Morlaix. Clara-Marie Léon vient épauler le maire

Clara-Marie Léon, collaboratrice du maire, Jean-Paul Vermot.

Clara-Marie Léon, collaboratrice du maire, Jean-Paul Vermot. | OUEST-FRANCE

À 24 ans, Clara-Marie Léon a rejoint le cabinet du maire. Originaire de Plouégat-Guerrand, la nouvelle collaboratrice de Jean-Paul Vermot a suivi ses études à Sciences Po Rennes et est titulaire d’un master gouverner les mutations territoriales.

Il s’agit de son premier poste mais elle ne manque pas d’expérience. Elle a effectué plusieurs stages, notamment au sein de la Fondation Abbé-Pierre. « J’ai fait partie du conseil municipal des jeunes et mes parents sont investis dans la vie municipale, précise-t-elle. Travailler à Morlaix, auprès du maire, était une belle opportunité à saisir. »

Clara-Marie Léon occupe un poste clé. « Un rôle de conseil mais elle fait aussi le lien entre le maire, les élus, les services municipaux et Morlaix communauté », souligne Jean-Paul Vermot, qui a fait le pari de la jeunesse et du local.

Elle a aussi un rôle d’accompagnement de la politique de la ville auprès des habitants, dans le cadre du développement de la démocratie citoyenne.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-clara-marie-leon-vient-epauler-le-maire-7053994

 

Ouest-France

Lanmeur. Des crédits de 27 900 € pour Plouigneau-Lanmeur

Publié le

27 900 €

Plus de 27 900 € de crédits viennent d’être engagés par le Département pour le canton de Plouigneau-Lanmeur.

Aménagement du territoire

Deux agriculteurs de Plougasnou bénéficient de 572 € chacun, pour des échanges amiables parcellaires, ; une EARL (exploitation agricole à responsabilité limitée) de Garlan reçoit aussi 2 331 €. La Cuma du Jarlot, de Plougonven, reçoit 5 200 € pour l’achat de matériels.

Les aides à la culture

1 242 € ont été alloués à la cinquième édition des Rencontres interdisciplinaires Ice de Saint-Jean-du-Doigt ; 1 500 € au Festival de musiques classique et du monde de Pont-ar-Gler, à Saint-Jean-du-Doigt et Plougasnou ; et enfin, 6 000 € à Finis Terrae, pour son projet culture solidaire à Plouigneau.

Secteur éducation-jeunesse

Le collège de Lanmeur obtient 2 602 € pour du matériel de cuisine.

Par ailleurs, les collèges de Guerlesquin, de Lanmeur et de Plougasnou reçoivent des dotations pour renouveler leur matériel de fonctionnement et leurs équipements pédagogiques.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/lanmeur-des-credits-de-27-900-eu-pour-plouigneau-lanmeur-7053901

 

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16 novembre 2020

Cuit cuit!

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2020/11/cuit-cuit.html

 

Ouest-France

TÉLÉVISION. Environnement : le modèle agricole breton en question

Publié le Tanguy HOMERY

Un documentaire inédit, diffusé sur France 5 ce mardi 17 novembre, met en avant les impacts de l’agriculture intensive sur l’environnement.

Les algues vertes est une des problématiques à laquelle la Bretagne est confrontée.

Les algues vertes est une des problématiques à laquelle la Bretagne est confrontée. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

C’est un documentaire inédit qui va faire vivre le débat sur la place de l’agriculture intensive en Bretagne. France 5 diffuse, ce mardi 17 novembre, le dernier film d’Aude Rouaux et Marie Garreau de Labarre. Les deux réalisatrices ont souhaité décrire les « dégâts environnementaux et humains de cette industrie sous stéroïdes ».

Pendant plus d’une heure, elles donnent la parole à ceux qui s’insurgent des conséquences écologiques et humaines de l’agriculture intensive dans la région. On y suit cet éleveur des Côtes-d’Armor, qui accuse sa coopérative d’avoir empoisonné ses vaches. Ce salarié de la même coopérative qui s’est battu pour que son cancer soit reconnu comme maladie professionnelle. Cette journaliste de Radio Kreizh Breizh qui enquête sur les futurs projets de poulaillers géants qui fleurissent dans la région. Ou encore, cet étudiant persuadé que les algues vertes ont tué son père, qui courait sur une plage de la baie de Saint-Brieuc.

Pas d’agribashing

Le film ne cherche pas de coupable précis à identifier. Ce sont ici les subventions accordées aux projets critiqués qui sont mises en cause. Le président du conseil régional de Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, assume le financement de l’agriculture intensive. « Je veux assumer les yeux ouverts ce que nous faisons, et l’assumer fièrement » , répond-il.

Le documentaire n’oppose pas les deux systèmes, et ne tombe pas dans l’agribashing (dénigrement de l’agriculture et des agriculteurs). Il ne ferme pas les yeux sur les difficultés que connaissent les agriculteurs conventionnels. Des exemples concrets des contraintes exercées sur les agriculteurs sont mis en avant. Mais le film montre que des alternatives existent, et qu’un avenir plus écologique est certainement envisageable.

« Bretagne : une terre sacrifiée », sur France 5. Mardi 17 novembre, à 20 h 50.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/television-environnement-le-modele-agricole-breton-en-question-7053756

 

Ouest-France

Finistère. Nebulah, la nouvelle webradio pour les passionnés de musique

Partager « toutes les musiques ». C’est la raison d’être de Nebulah, la web radio lancée par le collectif Mascarade Records, en mai 2020, à Landéda, près de Brest (Finistère). Avec un projet de studio ambulant, un live mensuel en public et déjà 15 000 auditeurs.

Julien Colleau (avec le chapeau), programmateur du label Mascarade Records.

Julien Colleau (avec le chapeau), programmateur du label Mascarade Records. | PAUL BOURDREL

« Nebulah, c’est une nébuleuse artistique, une sorte de sono mondiale avec un seul credo : place aux bonnes vibrations, à toutes les musiques sans aucune exception ! » sourit Julien Colleau, programmateur du collectif Mascarade Records.

28 émissions, toutes les musiques

Lancée en mai 2020, la webradio Nebulah émet 7 jours sur 7, 24h sur 24, sur tous les fronts musicaux, jazz, techno, rock, reggae, soul, disco, house, hip hop… Du mercredi au samedi, de 18 h à 22 h et jusqu’à minuit, elle propose 28 émissions en direct, ou enregistrées en amont, par des artistes, DJs, labels, collectionneurs, ou disquaires.

Sans oublier un live mensuel en public et en direct : « Ouverte sur le monde, curieuse et intergénérationnelle, Nebulah radio repose sur des passionnés, des amoureux de la musique, pas forcément des génies des platines, continue Julien Colleau. Elle offre un espace à tous ceux qui ont une oreille affûtée et des pépites dans leur « play-list », des morceaux préférés qu’ils veulent faire découvrir. »

15 000 auditeurs dans le monde

Bien référencée sur des applications comme Radioline (qui permet d’écouter gratuitement plus de 60 000 radios), Nebulah s’est déjà constituée une base d’auditeurs fidèles : « Ils sont déjà 15 000 et l’audience progresse sans cesse, avec 700 nouveaux auditeurs chaque mois. » Avec l’originalité d’être écoutée au-delà du Finistère, en Russie, au Canada, en Angleterre ou en Italie.

Nebulah a logé son studio, pour les directs audio et vidéo, à Landéda (Finistère), dans la pizzeria Le Poons : « Il nous a semblé pertinent de nous installer sur la côte nord plutôt qu’à Brest, déjà bien servie en radios associatives de qualité. »

Shows en direct en public

Le plan à Landéda ? « Proposer, le week-end, des shows d’artistes qui nous plaisent, comme Socrates ou de nos DJs résidents, comme Cédric Shiva. Autant de sessions pour danser, s’évader, rattraper l’actualité musicale, avec les collectifs WestSound de Brest, Cucaracha de Concarneau ou URL de Nantes… »

Mais la crise sanitaire du Covid-19 a stoppé net les directs en public. Le collectif Mascarade Records se concentre désormais sur un projet de caravane transformée en studio Itinérant. Pour lequel est lancée une campagne de financement participatif via HelloAsso.

Ateliers jeune public

« On partira en tournée pour proposer de l’événementiel, un set musical, une guinguette, dans des villages, des festivals, des lieux alternatifs. »

Avec, en plus, une ambition affirmée de médiation culturelle. Au programme, des siestes musicales, des ateliers mix et radio à destination du jeune public… Le tout en direct.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/finistere-nebulah-la-nouvelle-webradio-pour-les-passionnes-de-musique-7053745

 

Ouest-France

Morlaix. Nathalie Bernard, nouvelle directrice de la Maison du tourisme

Publié le

Une fois n’est pas coutume, le nouveau bureau de la Maison du tourisme de Morlaix Communauté a été élu par visioconférence. Ce lundi 16 novembre 2020, Nathalie Bernard, maire de Plougasnou, succède à Yves Moisan, après six années à sa tête.

Nathalie Bernard, maire de Plougasnou (Finistère), a été élue présidente, ce lundi 16 novembre 2020, de la Maison du tourisme de Morlaix communauté.

Nathalie Bernard, maire de Plougasnou (Finistère), a été élue présidente, ce lundi 16 novembre 2020, de la Maison du tourisme de Morlaix communauté. | OUEST-FRANCE

L’élection s’est faite à l’unanimité. Nathalie Bernard, maire de Plougasnou (Finistère) et vice-présidente du tourisme à Morlaix communauté, a été nommée présidente de la Maison du tourisme de la collectivité, par l’ensemble des votants. Elle succède à Yves Moisan, en place depuis 2014.

Aux côtés de la présidente, deux nouveaux visages : Valérie Scattolin, adjointe au commerce à Morlaix, et Erwan Normand, du domaine de Treuscoat. Ils occuperont les postes de vice-président des élus pour l’une, et du monde socioprofessionnel pour l’autre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-nathalie-bernard-nouvelle-directrice-de-la-maison-du-tourisme-7053694

Pierre-Yvon Boisnard

Nathalie, il est urgent de faire stopper les prélèvements de sable en Baie de Morlaix et de lutter contre le bétonnage de notre littoral, si l'on veut que les touristes tout comme nous puissions encore profiter de notre cadre de vie.

Michel Kerninon

N'est-il pas possible que la mairie de Plougasnou et d'autres communes concernées de la côte Nord de la Manche fassent enfin le point sur le plan juridique et environnemental de l'extraction de sable dans la baie Morlaix-Lannion et au-delà par le groupe Rouillier ?
Ce groupe familial, qui est monté en puissance économique pour devenir la puissance financière qu'il est aujourd'hui, semble bénéficier de toutes les complaisances politiques et économiques.
Le groupe Roullier s'est diversifié et étendu pour devenir aujourd'hui l'un des éléments puissants et des plus protégés de l'agro-alimentaire industriel breton.
Lobby dont on sait comment il fonctionne et comment il déteste être mis en lumière, notamment pour les atteintes à l'environnement.
Mais les élus sont élus pour servir l'intérêt général et non pour couvrir les dérives de certains.
Pourquoi la maire de Plougasnou, compte tenu en plus de son nouveau mandat communautaire, ne mettrait-elle pas en oeuvre une action sur cette affaire désastreuse de l'extraction de sable qui se poursuit depuis des années maintenant, dans le silence quasi général ?

 

Ouest-France

Brest. Un engagement de dix ans pour les travailleurs handicapés au CHRU

Publié le Laurence GUILMO

Du 16 au 22 novembre 2020, c’est la semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées. Zoom sur l’hôpital de Brest, « au-dessus de la moyenne » avec un taux à 5,86 % proche du 6 % légal.

Les animations prévues cette semaine sont annulées en raison du contexte sanitaire regrette l’équipe handicap du CHRU de Brest, composée notamment de Magali Quiec, référente maintien dans l’emploi et handicap ; Agnès Le Saout, responsable de la cellule accompagnement dans l’emploi ; et Aude Baillet-Hérault, directrice des ressources humaines adjointe.

Les animations prévues cette semaine sont annulées en raison du contexte sanitaire regrette l’équipe handicap du CHRU de Brest, composée notamment de Magali Quiec, référente maintien dans l’emploi et handicap ; Agnès Le Saout, responsable de la cellule accompagnement dans l’emploi ; et Aude Baillet-Hérault, directrice des ressources humaines adjointe. | CHRU BREST

Pourquoi ? Comment ?

Quel est le pourcentage de travailleurs handicapés au CHRU de Brest ?

Le CHRU (8 000 salariés) s’approche du taux légal de travailleurs handicapés (6 %) avec un taux à 5,86 %, « en augmentation » et « au-dessus de la moyenne », se félicite l’établissement. Il atteint même 6,67 % si l’on tient compte des Esat qui interviennent pour l’entretien des espaces verts par exemple. Voilà dix ans que le CHRU s’est engagé. En juin, il a renouvelé une troisième convention avec le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP), pour 2020-2023.

Quelles actions ont été réalisées entre 2016 et 2019 ?

Confrontés à des difficultés de santé, des soignants ou des agents peuvent avoir besoin d’une adaptation de leur poste voire d’une reconversion. Un effort sur les formations « largement supérieur au prévisionnel » a été réalisé (+ 26 %) pour assurer le maintien pour l’emploi avec 17 bilans de compétences et 18 formations qualifiantes ou diplômantes. Vingt-cinq équipements en prothèses auditives ont été pris en charge. Et 55 études ergonomiques ont été réalisées : 93 matériels achetés pour 54 agents ayant bénéficié d’aménagements de poste (sièges, plan de travail à hauteur).

Quelques chiffres ?

Concernant le maintien dans l’emploi, le CHRU suit 200 personnes annuellement (toutes ne sont pas forcément reconnues « handicapées ». Un autre axe concerne le recrutement : 32 agents handicapés ont été recrutés en 2018 et 23 en 2019. Souvent, ils occupent des emplois administratifs.

Des nouveautés ?

Une nouveauté concerne l’apprentissage. En septembre, pour la première fois, le CHRU a accueilli un apprenti dans le bio-nettoyage, formé en alternance avec un institut à Saint-Brieuc. D’ici fin décembre, un deuxième apprenti sera recruté, en cuisine. « Le CHRU s’engage sur la pérennisation de ces futurs apprentis diplômés au sein de l’établissement. »

Quel budget ?

Pour la nouvelle convention 2020-2023, le budget s’élève à 1,14 million d’euros, dont 50 % sont financés par le fonds et l’autre moitié par le CHRU. L’information et la sensibilisation sont des axes de travail. « La question du handicap reste un sujet sensible, voire tabou, rejetée par des salariés alors que cette reconnaissance pourrait leur ouvrir des droits, notamment pour des formations. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-un-engagement-de-dix-ans-pour-les-travailleurs-handicapes-au-chru-7053645

 

Ouest-France

Les prix des carburants en hausse, en particulier le gazole

En France, le tarif du gazole a progressé de 1,53 centime par rapport à la semaine précédente. pour le super sans plomb 95, la hausse est de 0,43 centime.

Le gazole vaut 1,21 € par litre en moyenne.

Le gazole vaut 1,21 € par litre en moyenne. | OUEST-FRANCE

Les prix des carburants routiers vendus dans les stations-service en France ont progressé la semaine dernière, en particulier pour le gazole, selon des chiffres officiels publiés lundi 16 novembre.

Le gazole, carburant le plus vendu dans le pays, valait 1,21 € par litre en moyenne, en hausse de 1,53 centime par rapport à la semaine précédente, selon les données du ministère de la Transition écologique.

Le super sans plomb 95 s’est pour sa part vendu à 1,32 €, en progression plus modeste de 0,43 centime par rapport à la semaine précédente.

Les cours du pétrole se sont stabilisés

Le SP95-E10, qui contient jusqu’à 10 % d’éthanol, a augmenté de 0,88 centime à 1,31 €. Enfin, le SP98 était vendu 1,39 €, affichant une hausse de 0,78 centime.

Les prix des carburants à la pompe varient en fonction de plusieurs paramètres comme le cours du baril de pétrole, le taux de change euro-dollar, le niveau des stocks de produits pétroliers et de la demande, ainsi que des taxes.

Après une chute consécutive à la pandémie de Covid-19, les cours du pétrole se sont stabilisés à des niveaux modestes.

Ils évoluent actuellement au-dessus des 40 dollars le baril de Brent de la mer du Nord et ont été tirés dernièrement par la publication de données encourageantes sur deux vaccins contre le Covid-19.

https://www.ouest-france.fr/economie/transports/carburants-essence-diesel/les-prix-des-carburants-en-hausse-en-particulier-le-gazole-7053483

 

Ouest-France

Morlaix. Le marché de Noël est annulé

Publié le

La question a été tranchée : il n’y aura pas de marché de Noël, cette année, à Morlaix (Finistère). Le président de l’Association des commerçants annonce la nouvelle avec regret.

Le marché de Noël, qui attire chaque année des milliers de personnes, a dû cette fois être annulé, en raison du contexte sanitaire.

Le marché de Noël, qui attire chaque année des milliers de personnes, a dû cette fois être annulé, en raison du contexte sanitaire. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Elles étaient sur la sellette, les voilà totalement annulées. Les animations du marché de Noël ne se tiendront pas cette année, en raison du contexte sanitaire, à Morlaix (Finistère).

« En effet, il ne serait pas responsable de notre part de faire prendre des risques financiers à des exposants alors qu’aujourd’hui, rien ne laisse penser qu’il pourra être maintenu », concède Julien Hiverné, président de l’Association des commerçants.

« Les animations reprendront dès que possible »

Au revoir spectacles pour enfants, concert et balade en calèche. Avec l’annonce du second confinement, « la question du maintien du marché de Noël était laissée en suspend par la mairie, continue le président, mais je pense que tout le monde comprendra, d’autant plus que les marchés de Noël s’annulent en cascade dans de nombreuses villes ».

Bonne nouvelle cependant, « les animations, à commencer par « les Mystères morlaisiens », reprendront dès que la situation le permettra. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-le-marche-de-noel-est-annule-7053390

 

Ouest-France

Projet d’antenne 5G à Sizun : des manifestants empêchent les travaux, ce lundi

Ce lundi 16 novembre 2020, une trentaine de riverains, agriculteurs, sympathisants et membres de l’association Kurun ont manifesté contre l’implantation d’une antenne 5G du groupe Free à Sizun (Finistère), au lieu-dit Saint-Cadou.

Ce lundi 16 novembre 2020, des manifestants se sont opposés contre l’implantation d’une antenne 5G du groupe Free à Sizun (Finistère).

Ce lundi 16 novembre 2020, des manifestants se sont opposés contre l’implantation d’une antenne 5G du groupe Free à Sizun (Finistère). | OUEST-FRANCE

L’installation d’une antenne 5G devait commencer ce lundi 16 novembre 2020, à Sizun (Finistère), au lieu-dit Saint-Cadou. Les bûcherons ont commencé, dès 9 h, l’abattage d’une vingtaine de pins avec, face à eux, des manifestants grimpant aux arbres marqués d’une croix, rendant l’opération « trop dangereuse ».

Selon les riverains, la structure serait trop près des habitations. « C’est l’antenne qui fait déborder le vase, souffle un paysan riverain. Nous sommes opposés à ce monde du tout connecté, à ces projets que les autorités publiques passent en force. » Une dizaine de gendarmes du PSIG et des agents de la sécurité ont été dépêchés à Sizun. Aucune intervention n’a eu lieu, mais les forces de l’ordre ont promis des amendes à tous pour non-respect du confinement.

En fin de matinée, les entreprises de travaux, dans l’impossibilité d’opérer, ont dû remballer leur matériel. Le groupe Free, en charge de l’opération, ne souhaite faire aucun commentaire. Encore sur place à midi, une poignée de riverains de Saint-Cadou a déposé, via leur avocat, un recours contentieux.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/sizun-29450/projet-d-antenne-5g-a-sizun-des-manifestants-empechent-les-travaux-ce-lundi-7053209

 

Ouest-France

Gourin. Victimes des produits phytosanitaires, Raymond et Noël Pouliquen témoignent

Les Gourinois Raymond Pouliquen et son fils, Noël, ont travaillé dans un atelier de Triskalia. Ils témoignent dans l’émission « Bretagne : une terre sacrifiée », sur France 5, qui doit être diffusé ce mardi 17 novembre 2020.

Noël et son père Raymond Pouliquen (2e et 3e à gauche) lors d’une manifestation de soutien à Vannes, en septembre 2019, au moment du procès contre Triskalia.

Noël et son père Raymond Pouliquen (2e et 3e à gauche) lors d’une manifestation de soutien à Vannes, en septembre 2019, au moment du procès contre Triskalia. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le documentaire inédit « Bretagne : une terre sacrifiée », de France 5, dénonce les pratiques d’agriculture intensive auxquelles est soumise une partie des terres de Bretagne depuis plusieurs décennies, avec les dégâts environnementaux et humains que cela suppose, les algues vertes, les maladies professionnelles, les rejets toxiques et certaines maladies chez les animaux.

Raymond et Noël Pouliquen, de Gourin (Morbihan), font partie des témoins qui interviennent dans l’émission pour partager leurs expériences et faire entendre leurs voix. Le père et le fils ont respectivement travaillé durant 21 et 19 ans à la coopérative Triskalia, notamment sur le site de Glomel (Côtes-d’Armor), au contact de produits phytosanitaires dangereux pour la santé.

Une responsabilité reconnue par la justice

Depuis, le père souffre d’une leucémie et le fils d’un lymphome, maladies qu’ils attribuent à leur travail. Embauché en 1973, Raymond raconte avoir travaillé sans gants ni masque de protection, à Carhaix (Finistère) puis à Glomel. « Dans les années 90, les désherbants étaient déversés à même le sol, derrière la coopérative », affirme-t-il.

En 2015, son fils Noël, âgé de 48 ans, apprend qu’il souffre d’un lymphome non hodgkinien, reconnu comme maladie professionnelle, pour son exposition prolongée aux pesticides. Le père et le fils soulignent qu’ils ne sont pas les seuls à souffrir de cette situation.

« Sur les douze de l’atelier phyto, tous sont malades ou morts, parfois balayés en un an », témoigne Noël. Un combat judiciaire s’engage entre ce dernier et le géant Triskalia, qui concède « avoir brûlé par le passé ses déchets sur le site de Glomel, classé Seveso seuil haut, mais dans le respect de la réglementation. »

Le 4 novembre 2019, le tribunal de Vannes juge que la maladie de Noël Pouliquen est due à la faute inexcusable de Triskalia, ouvrant la voie à une indemnisation.

Le jugement mentionne notamment des « conditions de travail particulièrement peu respectueuses des règles sanitaires de protection des salariés et de l’environnement ». Triskalia n’a pas fait appel.

Mardi 17 novembre 2020, « Bretagne : une terre sacrifiée », sur France 5, à 20 h 50.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/gourin-56110/gourin-victimes-des-produits-phytosanitaires-raymond-et-noel-pouliquen-temoignent-7053056

 

Ouest-France

Festival des Vieilles Charrues 2021 : « On fera quelque chose, quoi qu’il arrive »

Le festival des Vieilles Charrues de Carhaix (Finistère) pourra-t-il avoir lieu en 2021 ? Sous quelle forme ? Le point avec Jérôme Tréhorel, directeur du festival.

Le festival des Vieilles Charrues pourra-t-il avoir lieu en 2021 ?

Le festival des Vieilles Charrues pourra-t-il avoir lieu en 2021 ? | ARCHIVES YVES-MARIE QUEMENER, OUEST-FRANCE

Après le report de l’édition 2020 du festival des Vieilles Charrues de Carhaix (Finistère) à cause de l’épidémie de Covid-19, l’organisation se tourne vers l’édition 2021 sans savoir, à l’heure actuelle, si elle pourra avoir lieu dans des conditions normales. Jérôme Tréhorel, le directeur de festival, explique qu’une évaluation de la situation sera faite entre février et mars.

L’édition 2021 des Vieilles Charrues pourra-t-elle avoir lieu ?

Aujourd’hui, il est urgent de ne pas se précipiter pour prendre des décisions. Si on peut faire le festival sous la forme qu’on connaît, on arrivera à le faire car toutes les équipes sont ultra motivées. Comme c’est un report d’édition, le festival est déjà prêt, les billets sont vendus. S’il y a encore des contraintes, on s’adaptera et quoiqu’il arrive, on fera quelque chose. On fera une évaluation de situation entre février et mars et on s’adaptera.

Jérôme Tréhorel, directeur des Vieilles Charrues. | ARCHIVES EDDY LEMAISTRE, OUEST-FRANCE

Comment cela va se passer pour les billets ?

Ce qui avait été proposé, c’est un remboursement des billets de 2020 pour ceux qui le souhaitaient. Pour les autres, ils restent valables en 2021. La très grande majorité des gens ont conservé leur place. Quand elle sera terminée et que le contexte sera un peu moins anxiogène, on annoncera la programmation et on remettra en vente les quelques billets restants. Comme c’est un report de programmation, la plupart des artistes annoncés en 2020 seront présents.

Quel est l’impact de cette année marquée par le Covid-19 sur vos finances ?

Les Vieilles Charrues, c’est un festival 100 % associatif qui n’a pas de subvention. On a fait une année sans activité en ayant mis en place le chômage partiel dès avril, et on n’a fait quasiment aucune dépense à part le loyer et les charges. Ça nous coûte 1,8 million d’euros. Dès le printemps on a interpellé les autorités et le ministère avec tous les confrères de festivals, les producteurs et les salles. La vraie aide significative, ce sont les 200 millions pour le spectacle vivant privé qui doivent être répartis en début d’année. On attend beaucoup de cette aide-là. Elle va être déterminante.

https://www.ouest-france.fr/festivals/les-vieilles-charrues/festival-des-vieilles-charrues-2021-on-fera-quelque-chose-quoi-qu-il-arrive-7052279

 

15 novembre 2020

70 à 80 personnes perdent leur emploi de livreurs-transporteurs indépendants du Ouest-France dans le Nord-Finistère

Un plan social opéré en catimini dans le secteur de la presse régionale sur les pays de Morlaix et de Brest...
 
Nous avons appris que les dépôts Ouest France de Morlaix et Brest sont supprimés par décision du groupe Ouest-France.
 
Leurs activités de livraison sont transférés au groupe le Télégramme responsable unique désormais de la livraison des 2 quotidiens sur l'ensemble du Nord Finistère.
 
Un communiqué de presse du Ministère de la culture du 27 aout 2020 indiquait les nouvelles aides accordées à la presse Française, avec en particulier un fonds de lutte contre la précarité d'un montant de 18 millions d'euros.
 
En contrepartie de ce soutien conséquent, l’État attendait de la part des éditeurs de presse qu’ils se montrent exemplaires en matière de transition écologique, de parité et diversité, mais aussi de lutte contre la précarité des professions les plus fragiles du secteur (pigistes, photojournalistes, correspondants locaux de presse, vendeurs-colporteurs, etc.).
 
L'attitude du groupe Ouest France en cette période de crise sanitaire et économique démontre pourtant clairement une volonté de ne pas honorer leur engagement. 70 à 80 personnes perdent leur emploi de livreurs-transporteurs indépendants du Ouest-France dans le Nord-Finistère
 
Et pourtant les livreurs de presse ont pris dans la période du confinement, sans aucune prime de risque liée à l'incertitude sur la transmission du virus, des risques pour livrer la presse tous les jours de mars à mai. Des travailleurs courageux, se levant tôt sur des horaires atypiques et décalées, impactant fortement la vie sociale, pour des revenus générés assez faibles, qui se trouvent aujourd'hui curieusement récompensés.
 
Sur l'ensemble des dépôts de Morlaix et Brest, environ 70 à 80 personnes ( Vendeurs colporteurs de presse, transporteurs) viennent, il y a quelques jours, de perdre leur emploi, plongeant certains dans une situation précaire et pour d'autres dans une misère sociale et financière avec l'impossibilité pour beaucoup d'entre eux d'obtenir l'assurance chômage indépendant, ne remplissant pas les conditions d'obtention de cette dernière.
 
Sur le dépôt de Morlaix, il y avait 7 transporteurs et livreurs de presse travaillant sur la ville de Morlaix, 30 sur les communautés de commune du Haut Léon, de Landivisiau et de Morlaix. 
 
Contrairement aux livreurs d'Ille-et-Vilaine, du Morbihan, des Côtes d'Armor, et du sud-Finistère, ces livreurs-transporteurs de presse n'étaient pas salariés du groupe Ouest-France (98% des livreurs de Ouest-France, contrairement aux VCP du Télégramme), mais avaient un statut de travailleurs indépendants travaillant avec un responsable de dépôt ayant une licence de transporteur.
 
L'un de ses livreurs-transporteurs indépendants travaillant pour livrer les journaux Ouest-France témoigne pour le Chiffon Rouge aujourd'hui :
 
" Pour livrer le Ouest-France, je travaillais 7 jours sur 7, de 2h à 6h du matin, 362 jours sur 365. Les livraisons étaient rémunérés sur la base de 0,44 centimes du kilomètres, et pour les livraisons à domicile de 18 centimes par journal livré dans une boîte aux lettres particulière, contre 14 centimes pour les VCP du Télégramme). Chacun travaillait avec son véhicule individuel, avec les frais que ça occasionne sur le moyen terme. Beaucoup de retraités à bas revenus (par exemple 800 euros) qui complétait avec un revenu du 600-700 € environ par mois. Des précaires aussi. Des travailleurs "pseudo indépendants" (en réalité, aucune marge sur les tournées, l'organisation, les démarches clients, la gestion des problèmes de livraison, tout était centralisé), sans protection, que l'on peut virer du jour au lendemain sans passer par le licenciement ni le droit à la formation pour retrouver un métier. Il y a eu une entente entre les groupes Le Télégramme et le groupe Ouest-France sur le partage des livraisons dans le Finistère, les VCP et transporteurs du Télégramme livrant désormais aussi le Ouest-France, avec la réciproque dans le Sud-Finistère. Seuls quelques indépendants livreurs du Ouest-France dans le Nord-Finistère sont embauchés ponctuellement pour des remplacements pour livrer le Télégramme. Le responsable du dépôt lui a été embauché par le Télégramme et nous, on se retrouve sans travail, victimes d'un plan social qui ne se voit pas, qui ne fait pas de bruit, et pour cause, la presse locale n'a pas intérêt à faire de la publicité sur cette affaire qui concerne de très près les intérêts de ses patrons. Les VCP indépendants du Ouest-France étaient isolés les uns les autres, pas syndiqués, assez âgés pour beaucoup: c'était des victimes désignées. Les aides accordées à la presse pour faire face à la crise du lectorat et de la publicité, aux rigueurs nouvelles liées au confinement, mais justifiées aussi pour réduire la précarité de l'emploi, conduisent à des destructions d'emploi pour 70 à 80 petits travailleurs du Finistère qui auront le plus grand mal à retrouver un emploi. C'est injuste. On aurait dû normalement passer à la géolocalisation par tablettes numériques et la validation de chaque portage individuel mais on n'a pas attendu cela: on nous a retiré notre travail du jour au lendemain, sans information préalable ".      
 
Ce "plan social" dissimulé à de quoi nous interroger sur la considération des groupes de presse pour les petites mains qui rendent les abonnements possibles, abonnements qui sont plus rentables pour ces journaux que les achats en maison de la presse. Il confirme aussi les méfaits de ce "statut" hybride de zone grise promise à toutes les flexibilités en plein essor aujourd'hui: celui de travailleur à son compte, en "free lance" sur commande des grands groupes. 
 
Nous avions déjà relayé en 2012 et 2013 le combat de quelques Vendeurs colporteurs de presse du Télégramme pour une revalorisation et une sécurisation de leur statut. 
 
Ce chantier ne fait que montrer à nouveau sa brûlante actualité. Avec une nouvelle mauvaise nouvelle sur le front de l'emploi dans la région morlaisienne.
 
Ismaël Dupont, 15 novembre 2020

Relire aussi dans Le Chiffon Rouge :

Parole de syndicaliste: Fabrice Clémenceau, l'infatigable défenseur des Vendeurs colporteurs de presse en quête de statut protecteur

Alerte sur le statut des travailleurs de l’ombre : les Vendeurs Colporteurs de Presse du Télégramme

Premières annonces prometteuses pour le syndicat des vendeurs colporteurs de presse du Télégramme

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2020/11/70-a-80-personnes-perdent-leur-emploi-de-livreurs-transporteurs-independants-du-ouest-france-dans-le-nord-finistere.html

 

Ouest-France

Finistère. La Fondation Ildys s’organise face à la crise sanitaire

Comme les autres établissements de santé, la Fondation Ildys, qui intervient dans le Finistère, a activé son plan blanc. Elle se prépare aussi à ouvrir deux unités Covid.

Le site de Ty-Yann (Brest) se prépare à ouvrir un centre Covid.

Le site de Ty-Yann (Brest) se prépare à ouvrir un centre Covid. | DR

Face à la deuxième vague de coronavirus, la Fondation Ildys s’organise pour maintenir l’accueil de ses patients et assurer la sécurité des personnes qu’elle accompagne. Cette organisation à but non lucratif, qui intervient dans le Finistère, œuvre dans différents secteurs : soins, rééducation, handicap, protection de l’enfance et assistance aux personnes âgées.

Elle a récemment activé, comme tous les autres établissements de santé, son plan blanc, relatif aux activités de soins. Un dispositif de crise qui permet de mobiliser immédiatement des moyens, de toute nature, en cas d’afflux de patients.

Des visites à l’intérieur des chambres

La fondation a également activé son plan bleu dans les Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). Les visites des proches doivent ainsi s’effectuer à l’intérieur des chambres.

L’organisation souhaite néanmoins rassurer les résidents et leurs familles. Sur plus de 160 tests réalisés auprès des personnels des Ehpad, tous sont négatifs. Les visites au sein de ces établissements, ainsi que dans les services de soins, sont donc maintenues, avec le respect des gestes barrières.

Des masques transparents

La Fondation Ildys se prépare également à ouvrir deux unités Covid, une à Brest et l’autre à Roscoff, respectivement dans le service de soins de suite et de réadaptation (SSR) polyvalent du site de Ty-Yann et dans le SSR spécialisé en soin nutritionnel respiratoire du site de Perharidy.

Par ailleurs, le personnel soignant utilise des masques transparents, dits inclusifs, pour faciliter la compréhension des personnes sourdes et malentendantes, lors des activités ou des séances d’orthophonie.

Enfin, les formations destinées aux salariés ou proposées par le centre de formation Epsat (Ensemble pour la prévention et la santé au travail) sont également maintenues.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/finistere-la-fondation-ildys-s-organise-face-a-la-crise-sanitaire-7052231

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
15 novembre 2020

75 balais!!!

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2020/11/75-balais.html

Neil Young - Harvest (1972) (Full Album) : https://youtu.be/caibsSzAHN8

 

15 novembre 2020

Consultation de la région Bretagne Ligne Morlaix-Roscoff: contribution de la CGT Cheminots


SYNDICAT CGT DES CHEMINOTS DES PAYS DE MORLAIX ET DE LANDIVISIAU

Comme vous l'avez sans doute lu dans la presse locale, la Région Bretagne organise, chaque année, une réunion du Comité de lignes Léon Iroise qui permet aux usagers du réseau de transport Breizhgo (cars et trains) de s'exprimer sur le niveau et sur la qualité du service rendu.
Afin de tenir compte du contexte sanitaire actuel, elle sera, cette fois, dématérialisée entre le 2 et 15 novembre 2020.
Dans ce contexte, nous avons rédigé une contribution  centrée sur le devenir de la ligne Morlaix Roscoff : elle a été transmise au Conseil Régional le 13/11/2020.
 Jean-Yves Ollivier

 Contribution du Syndicat CGT des Cheminots de Morlaix pour le Comité de lignes Léon Iroise 2020 -

Déjà dans le collimateur du rapport Spinetta paru début 2018, les lignes classées UIC 7 à 9, dites « petites lignes », sont à nouveau menacées au travers du rapport Philizot et de l’article 172 de la loi d’orientation des mobilités (loi LOM).
En cherchant à se désengager de leur gestion et de leur financement, l’Etat fait planer de graves conséquences pour le service public ferroviaire.
C’est à ce contexte général que le sort de la ligne Morlaix Roscoff est intimement lié.
Et c’est dans ce contexte que le syndicat CGT des cheminots de Morlaix continue de récuser « l’enterrement » sans autre forme de procès de la voie Morlaix Roscoff et de son exploitation.
SNCF Réseau ne cesse d’affirmer que les pluies orageuses qui ont emporté l’infrastructure sur quelques mètres au niveau de Sainte Sève le 3 juin 2018 seraient « malheureusement » à l’origine de l’arrêt d’exploitation de la ligne. 

Mais il faut rappeler que la SNCF avait programmé l’arrêt total de l’exploitation au 1er janvier 2019.

Cet incident est arrivé à point nommé pour SNCF Réseau puisqu’il a permis d’avancer de 6 mois la fermeture prévue sans avoir à se justifier. La preuve en est fournie par la suite donnée à cet incident. Il suffit d’observer la configuration du site pour s’apercevoir que les eaux qui ont provoqué ces dégâts venaient en tout ou partie de la route. Les travaux de réparation auraient donc dû être financés, en tout ou partie, par le tiers responsable de la gestion des eaux en ce point.

Or la SNCF ne semble pas avoir amorcé la démarche de réparation qu’impose la gestion en « père de famille » du patrimoine. Mais ce n’est que le dernier avatar en date de l’abandon du patrimoine orchestré par SNCF Réseau.
Pour noircir d’avantage le tableau, SNCF Réseau annonce à tout vent le chiffre de 45 M€, « au bas mot », nécessaire à la réhabilitation de la ligne. SNCF Réseau n’est pas revenu sur ce chiffrage malgré le quasi-aveu « d’avoir chargé la barque » (sic) lors du précèdent comité de lignes. Pour un linéaire de 25,5 km, le ratio de réhabilitation s’élèverait à 1,765 M€ par kilomètre. Ce chiffrage est bien supérieur aux coûts constatés sur des travaux similaires réalisés dans la Région. C’est un euphémisme que de dire qu’il peut être optimisé, ou bien justifié.  
Nous comprenons bien que le coût du kilomètre de ligne à grande vitesse n’est pas le même que celui d’une ligne limitée à 100 km/h destinée à faire circuler des autorails.  Quelle charge à l’essieu a-t-elle été prise en compte ? La nouvelle voie « étudiée » sera-t-elle dédiée aux trains voyageurs légers ou bien intègre t’elle la possibilité d’un trafic marchandise, soit une charge e 22,5 t à l’essieu ? Quelle vitesse de circulation ?
Nous comprenons bien que le coût du matériel mis en œuvre du kilomètre de ligne renouvelé n’est pas le même pour une ligne de groupe UIC 3 ou une ligne de groupe UIC 9 avec un trafic réputé peu dense. L’« étude » a-t-elle pris en compte le groupe UIC 9 actuel ou a-t-elle envisagé une augmentation du trafic ? Quelles hypothèses d’exploitation (autorail dédié) ?
Nous comprenons bien que le coût des travaux n’est pas le même quand on ne dispose que d’une interception de 5 heures de nuit ou qu’on peut travailler de jour, sans nécessité de remettre la ligne en état à la fin de la période d’interception. Quel régime de travaux a été pris en compte dans l’« étude ».
Nous comprenons bien que les travaux connexes de drainage et de plateforme amènent des surcoûts. Les investigations indispensables à l’« étude » ont-elles été réalisées ? Quelles sont les résultats en termes de pourcentage de travaux connexes ?
Nous comprenons bien que le ralentissement sur le viaduc de la Penzé est lié à un problème structurel. Quelles investigations ont-elles été menées pour mieux connaitre l’état du pont et sur quelles hypothèses l’« étude » a-t-elle chiffré la réhabilitation de l’ouvrage ?
Mais SNCF Réseau aura raison à terme puisque ce chiffrage a tout d’une prophétie autoréalisatrice. La végétation va reprendre sa place sur la voie, va dégrader l’existant, le drainage non entretenu va devenir insuffisant va favoriser la dégradation de la plateforme. On peut parier que la ligne de Morlaix Roscoff atteindra le statut envié de ligne à grande vitesse, mais en termes de dégradation !  Le délai sans cesse reporté des travaux de réhabilitation ne fait qu’alourdir la note qui pourrait à terme converger vers le chiffre annoncé par SNCF Réseau.
Si nous ne sommes pas certains que la privatisation soit la panacée permettant une relance du transport ferroviaire, l’exploitation ferroviaire ne peut se faire que sur un réseau ferroviaire de qualité. Doit-on laisser les petites lignes se dégrader de façon irréversible ? A qui appartient la décision ? Le syndicat CGT des cheminots de Morlaix a rencontré l’ensemble des décideurs politiques de la région. Tous se disent favorables à la réouverture de la ligne, à l’exception notable de notre députée qui n’a jamais répondu à nos demandes d’entretien, ce qui est assez étrange de la part d’une élue appartenant à un mouvement dont les leaders ne cessent de se targuer d’actions pour sauver les petites lignes ! La ligne Morlaix Roscoff serait-elle une exception ?

La CGT a proposé des solutions innovantes pour la réhabilitation, la relance et le développement de la ligne. On trouvera, en annexe, les quelques points proposés au sous-préfet de Morlaix en août 2016.

La CGT reste à la disposition des élus pour apporter son expertise afin d’éclairer les choix dans la prise de décision.  Nous avons depuis longtemps réclamé une table ronde mettant en présence les élus, SNCF Réseau, SNCF Mobilités, les associations d’usagers et les syndicats afin d’acter les mesures à prendre au vu de la situation et de l’étude SYSTRA qui a bien défini le potentiel de la ligne. C’est à nos yeux la seule solution pour mettre en place un processus démocratique afin de décider de l’avenir de la ligne.

Enfin, nous mettons en avant la compatibilité du chemin de fer avec les déplacements en bicyclette :

- Facilité de transport des bicyclettes à bord du train par rapport au bus,
Transfert des cyclistes empruntant les ferries,

- Possibilité d’une voie cyclable parallèle à la plateforme ferroviaire sous réserve d’une séparation physique à étudier.

Le chemin de fer a montré sa résilience et toute son utilité lors des dramatiques inondations de la vallée de la Roya. Le temps qui passe détruit de façon irréversible les lignes non exploitées et non entretenues. Le pays est-il assez riche pour brader le patrimoine existant au bénéfice d’une innovation chimérique répondant à quelques intérêts particuliers. C’est sur la réhabilitation des lignes et sur leur exploitation que l’innovation devra être sollicitée.
Pour ne pas brader le patrimoine, il est temps d’engager les travaux sur la ligne Morlaix Roscoff.

- Annexe
 Contribution du Syndicat CGT des Cheminots de Morlaix pour le Comité de lignes Léon Iroise 2020 -

SYNTHESE DES ARGUMENTS PRÉSENTES PAR LA CGT AU SOUS-PREFET DE MORLAIX POUR LE MAINTIEN ET LE DEVELOPPEMENT DE LA LIGNE FERROVIAIRE MORLAIX ROSCOFF
05 AOUT 2016

-  Mise en place rapide d'une véritable table ronde sur l'avenir de la ligne, pourquoi pas pilotée    par le conseil régional.
-  Augmentation de la vitesse à 100km/h pour mettre Roscoff à 20 min de Morlaix et à moins de 3h de Paris.
-  Augmenter le cadencement en priorisant les trajets domicile travail ainsi que les élèves. 4 cars partent de Roscoff tous les jours.
-  Etudier la possibilité d'un affrètement permanent d'un autorail sur la ligne.
-  Si plus de correspondances par rail, il y aura des gains de places sur les parkings de Morlaix car plus de voitures ventouses.
-  Le rail autorise mieux le transport de vélos et de fauteuils.
-  On peut  imaginer des trains spéciaux tourisme en forte saison, circulant à faible allure avec des arrêts  aux points de vue.
-  Si véritable réfection de la ligne, on repart pour 50 ans.
-  Recherche de nouveaux marchés avec l'aide des collectivités locales, pourquoi pas renouveler l'opération 1000 tickets pour la plage.
-  Étudier pour certains trains des arrêts à Plouénan, Taulé, PN 24 bis, Henvic.
-  L'arrivée sur le même quai que le TGV à Morlaix est un atout.
-  Si on maintien la ligne c'est tout un patrimoine qu'on conserve.
-  Des taxes sont payées par la ligne aux collectivités.
-  Il faut une vérité sur les coûts.
-  Pourquoi ne pas imaginer la mise en place d'un laboratoire ferroviaire (tester des nouveaux engins).
-  On peu imaginer la création de Projets d'actions éducatifs avec des établissements scolaires (faire découvrir le train, le bus, le bateau).
-  Création d'un petit musée du chemin de fer afin d'étoffer l'offre touristique.
-  Location de vélos sous la marquise de Roscoff l'été avec pourquoi pas la création d'emploi saisonnier.
-  Quel sera l'avenir d'à fer et à flots si fermeture ?
-  2017, Conseil régional, seul organisateur des transports collectifs.
-  Le maintien de la ligne, c’est le renforcement des emplois locaux.
-  La plate-forme pourrait-elle intégrer un cheminement piétons et vélos ?
-  La plate-forme pourrait servir pour le transport de l’énergie et des communications.

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2020/11/consultation-de-la-region-bretagne-ligne-morlaix-roscoff-contribution-de-la-cgt-cheminots.html

 

Ouest-France

Vote par correspondance. Darmanin reste « opposé », LREM et MoDem demandent un débat

La discussion a été relancée ces derniers jours par les élus du Modem qui soulignent l'utilité de ce mode de vote par temps de Covid. Le député Roland Lescure, porte-parole de LREM, y est « favorable » et souhaite lancer le travail sur le sujet « dans les jours qui viennent ».

Au niveau national, le vote par correspondance a été supprimé à la  fin de l'année 1975, la pratique ayant été jugée, à l'époque, propice à de « graves fraudes » (photo d'illustration).

Au niveau national, le vote par correspondance a été supprimé à la fin de l'année 1975, la pratique ayant été jugée, à l'époque, propice à de « graves fraudes » (photo d'illustration). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a répété être « opposé » à la réintroduction du vote par correspondance en France malgré la crise sanitaire, alors que le député et porte-parole LREM Roland Lescure est pour et demande un « débat », tout comme le MoDem.

Ce sont les élus du MoDem qui ont relancé la discussion ces derniers jours dans la majorité, en vue des régionales et départementales de 2021. Le parti centriste souligne l'utilité de ce mode de vote par temps de Covid et prend en exemple la « participation historique » à la présidentielle aux États-Unis, où les électeurs ont pu voter par courrier.

L'exemple des États-Unis

Dans un entretien publié sur le site du Parisien samedi soir, Gérald Darmanin répète y être hostile. « Tant qu'on n'aura pas démontré que ce mode de vote permet l'absolue décision individuelle, sans pression communautaire ou de la part de la famille, je serai opposé à cette disposition », souligne-t-il. « Il en va de la préservation du libre arbitre de chacun, longue tradition électorale de notre pays depuis l'invention de l'isoloir », insiste le ministre.

À l'inverse, dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, le député Roland Lescure, porte-parole de LREM, est « favorable » au vote par correspondance et demande « d'en débattre » au sein du mouvement présidentiel.

« J'ai vu l'impact très positif du vote par correspondance aux États-Unis : sans ce dispositif, il n'y aurait qu'une participation de 38% ; avec, on passe à 67% ! », insiste le parlementaire, élu des Français de l'étranger dans la circonscription d'Amérique du Nord. « Il faut se saisir de ce débat afin de faire des propositions au gouvernement, peut-être avec nos partenaires de la majorité. Nous lancerons le travail dans les jours qui viennent », promet-il. En tant que député des Français de l'étranger, il a lui-même en partie été élu par des votes à distance.

Au niveau national, cette pratique postale a disparu fin 1975, jugée à l'époque propice à de « graves fraudes ».

https://www.ouest-france.fr/elections/vote-par-correspondance-darmanin-reste-oppose-lrem-et-modem-demandent-un-debat-7051906

 

Ouest-France

Douarnenez. La plume maritime de Jacques Blanken s’en est allée

Publié le Timothy GAIGNOUX

Figure incontournable de Douarnenez (Finistère), Jacques Blanken, ancien directeur général de Petit Navire et auteur d’ouvrages sur le patrimoine maritime, est décédé ce samedi 14 novembre 2020 à l’âge de 81 ans.

Samedi 14 novembre 2020, l’auteur douarneniste Jacques Blanken est décédé à l’âge de 81 ans.

Samedi 14 novembre 2020, l’auteur douarneniste Jacques Blanken est décédé à l’âge de 81 ans. | ARCHIVES OUEST-FRANCE.

Jacques Blanken s’en est allé à l’âge de 81 ans. Cette figure de Douarnenez (Finistère), d’origine hollandaise, laisse derrière lui une vie trépidante. Passionné par la culture maritime, « il connaissait extrêmement bien la mutation du monde de la voile qui s’est opérée à partir de 1955 », résume son ami, Michel Philippe, ancien président de Treizour. C’est en qualité de marin qu’il le rencontre en 1966, étant tous deux propriétaires d’un Cotre des Glénans. « Il manœuvrait toujours à la voile dans le port de Tréboul », ajoute-t-il.

Dès 1978, aux côtés de Bernard Cadoret, fondateur du Chasse-marée, ils commentent tous les trois les fêtes maritimes. Entre autres à Douarnenez. « On expliquait les bateaux que l’on voyait passer sous nos yeux. »

« Un courage extraordinaire »

Propriétaire d’un chantier naval dans le Cap-Sizun, il laisse au sein de l’usine Petit Navire, « un grand souvenir ». D’abord directeur commercial, il prendra ensuite la casquette de directeur général de l’entreprise, avec la détermination de vouloir à tout prix « sauver l’usine et la ville de Douarnenez ». Il y a encore quelques jours, il avait adressé une lettre au président du groupe Thaï Union, pour donner sa position sur les sept emplois menacés à Douarnenez (Finistère).

Handicapé militaire à la suite de la guerre d’Algérie, « il avait un courage et une humanité extraordinaire », souligne l’illustrateur Fañch Moal, qui le considère comme son « grand frère » et avec qui il a collaboré sur différents ouvrages. Derniers Rivages (2009), Contrebandiers ! Smogleurs en Manche : Histoire d’un commerce interlope (2015) et plus récemment, La Flotte Noire de Benjamin Franklin – Corsaires irlandais à Morlaix (2020), paru aux éditions Locus Solus.

En 2017, il avait été récompensé par l’Académie de marine pour son travail de recherche sur les contrebandiers dans la Manche. Actuellement, il terminait l’écriture d’un ouvrage sur Tristan et Édouard Corbière. « Une suggestion que je lui avais faite pour terminer l’époque des contrebandiers », précise Fañch Moal.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/douarnenez-29100/douarnenez-la-plume-maritime-de-jacques-blanken-s-en-est-allee-7051799

 

Ouest-France

Carrefour place ses salariés en chômage partiel, les syndicats dénoncent « un véritable scandale »

Après la fermeture des rayons considérés comme non essentiels, plusieurs grandes surfaces dont Carrefour ont décidé d’avoir recours au chômage partiel. Une décision contestée par les syndicats.

Le rayon des livres fermé de l’hypermarché Carrefour de Lorient, le 2 novembre.

Le rayon des livres fermé de l’hypermarché Carrefour de Lorient, le 2 novembre. | THIERRY CREUX / OUEST-FRANCE

Depuis jeudi 13 novembre, le groupe Carrefour applique des mesures de chômage partiel en réaction à la fermeture des rayons considérés comme non essentiels imposée par le gouvernement.

Selon France Info, cette mesure concerne 90 000 des 110 000 salariés du groupe et la réduction du temps de travail va d’une journée tous les quinze jours à trois jours par semaine selon le poste occupé. Une décision similaire à celles qu’ont prises d’autres enseignes de la grande distribution comme Auchan ou Casino, mais qui passe très mal auprès des syndicats.

« Tous les salariés sont concernés hormis la logistique et le drive. C’est un véritable scandale », réagi Philippe Allard, délégué CGT Carrefour auprès de France Info.

« C’est prématuré »

« À ce stade, ça nous paraît démesuré parce que nous n’avons pas de chiffres sur la baisse de fréquentation, les bénéfices, déplore aussi Olivier Guivarch, syndicaliste CFDT. On a quand même l’impression qu’aujourd’hui, dans le commerce alimentaire, l’activité va bien. Donc oui, c’est prématuré de faire appel à l’argent public pour baisser le coût du travail. »

Et même si le groupe Carrefour a indiqué qu’il n’y aurait pas de perte de salaire, les syndicalistes se laissent le droit de saisir les autorités compétentes.

« Aujourd’hui, la grande distribution, en clair, dit au gouvernement : 'Vous voulez nous interdire la vente des produits non essentiels, vous allez assumer une partie des salaires de nos entreprises' », remarque Dominique Moualek, délégué Force Ouvrière.

https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/carrefour/carrefour-place-ses-salaries-en-chomage-partiel-les-syndicats-denoncent-un-veritable-scandale-7051675 

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
14 novembre 2020

Encore un discours...

http://goutal.over-blog.com/2020/11/encore-un-discours.html

 

Ouest-France

Morlaix. Artistes et artisans, de la boutique à la toile

La boutique éphémère Artdansmazone revient place des Otages. En attendant son ouverture pour de vrai, les artistes et artisans-créateurs animent la vitrine et sont sur les réseaux.

Les artistes et artisans d’art espèrent bien ouvrir leur boutique éphémère le 1er décembre. En attendant, on peut découvrir leurs œuvres dans la vitrine et sur les réseaux sociaux.

Les artistes et artisans d’art espèrent bien ouvrir leur boutique éphémère le 1er décembre. En attendant, on peut découvrir leurs œuvres dans la vitrine et sur les réseaux sociaux. | OUEST-FRANCE

Artdansmazone, c’est la nouvelle enseigne d’artisanat local qui s’ouvre au numéro 24, place des Otages, dans l’ancien magasin Le Voyageur de la baie. Enfin, qui devait s’ouvrir. Car c’était sans compter sur le reconfinement décrété pour endiguer la deuxième vague liée à la pandémie du Covid-19.

« C’est frustrant et déstabilisant, témoigne Emmanuelle Atlan, créatrice de bijoux à partir de vinyles. Pour la plupart des exposants du collectif Artdansmazone, c’est un nouveau coup dur, certains n’ont pas pu profiter des marchés artisanaux cet été et ceux programmés pour Noël ont été annulés. Or ces ventes nous font vivre une partie de l’année ! »

« Comme un calendrier de l’avent »

Faute de pouvoir ouvrir en présentiel, le collectif d’artisans-créateurs choisit une autre voie pour se faire connaître. Pour cet acte I, ces artisans-créateurs et artistes du pays de Morlaix, qui fabriquent bijoux, petit mobilier, luminaires, sacs en cuir et objets en céramique, ont décidé de se dévoiler, accompagnés de l’une de leurs œuvres dans la vitrine et sur les pages Facebook et Instagram de la boutique : « Nous avons imaginé cette présentation comme un calendrier de l’avent ou plutôt un calendrier des confinés pour faire découvrir notre travail à partir de la rue et sur les réseaux. » Des liens dirigent ensuite vers les sites internet et pages Facebook des créateurs.

Pour l’acte II, c’est encore le flou. « Nous vivons au jour le jour, poursuit Emmanuelle Atlan. Pourrons-nous ouvrir la boutique en décembre, sachant que le loyer d’un local en hypercentre n’est pas donné ? Est-ce que les gens seront là pour acheter leurs cadeaux et soutenir le commerce local ? » Elle rappelle que l’artisanat représente la première entreprise de France.

Artdansmazone, 24, place des Otages et sur Facebook

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-artistes-et-artisans-de-la-boutique-a-la-toile-7051365

 

Ouest-France

Morlaix. Sew : « On n’avait jamais fait une chose pareille ! »

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À l’intérieur de la Manu, le chantier du Sew se poursuit. Les trois salles de cinéma ont été fabriquées dans les ateliers d’Olivier Dilasser. Un beau défi pour l’entreprise de Plouigneau !

Olivier Dilasser a mis les compétences de son entreprise au service du projet de la salle de spectacles et des trois salles de cinéma du Sew.

Olivier Dilasser a mis les compétences de son entreprise au service du projet de la salle de spectacles et des trois salles de cinéma du Sew. | OUEST-FRANCE

Rencontre

Quand on passe quai du Léon, le manège des camions, venant livrer des matériaux depuis plusieurs mois, ne passe pas inaperçu. On devine qu’à l’intérieur de la Manu, le chantier du Sew, coordonné par l’Atelier Construire, bat toujours son plein.

La salle de spectacles a bien été livrée cet été. Aujourd’hui, tous les regards se portent sur les futures salles de cinéma de la Salamandre. Deux des trois salles (50 et 150 places) sont quasi terminées. De l’extérieur, elles s’habillent de plaques métallisées provenant d’une conserverie de Douarnenez, qui les utilise pour la mise en boîte des sardines. Capitonnées de toiles aux motifs imaginés par une illustratrice de livres jeunesse, les toitures en coque de bateau renversée sont l’œuvre d’une entreprise spécialiste de l’ossature bois de la région.

« On a les compétences »

Lorsqu’on se retrouve face à un projet comme celui-ci, l’enthousiasme est aussi grand que l’appréhension. « On n’avait jamais fait une chose pareille, mais on a les compétences », raconte Olivier Dilasser, le patron de l’entreprise de charpente qui, pourtant, possède à son actif des projets aussi importants que techniquement surprenants, comme la restauration de monuments historiques et la réalisation de complexes sportifs.

Chacune des trois salles forme une coque renversée. Premier défi pour l’entreprise de Plouigneau qui a utilisé de l’épicéa en lamellé-collé pour construire les charpentes. « Pour assurer toute la courbure, nous avons travaillé avec des lamelles de 10 mm au lieu de 45, habituellement », précise Olivier Dilasser.

Haute voltige

Alors qu’en général ce type de fabrication se fait dans un espace encore libre, là, l’entreprise a dû composer avec un environnement déjà construit. Ce qui n’a pas forcément facilité la tâche : « L’ensemble du bâtiment de la Manu a été modélisé en 3D, afin d’ajuster au chausse-pied les trois structures prétaillées en atelier. Le moment de la livraison de chaque pièce s’est avéré des plus délicat par l’unique accès de 4 m par 3, alors que les plus grandes pièces mesurent vingt mètres. »

À chaque fois, c’est un véritable numéro de haute voltige qui s’offre aux yeux des passants. Un exercice de haute précision pour décharger depuis une remorque les impressionnants éléments : « L’ensemble passant au millimètre près. »

Le chantier va durer dix-huit mois. « Avec le premier confinement, le planning s’est allongé et les interventions ont été un peu hachées. D’autres corps de métiers comme les plaquistes de chez Lapous et les électriciens ont aussi réalisé des prouesses. »

Si tout va bien, les salles de cinéma seront livrées en janvier. « C’est certain, je viendrai au cinéma, mes ouvriers, aussi. C’est la première fois que nous travaillons dans un chantier participatif avec des visites pour le public. Nous sommes fiers d’avoir participé à cette aventure ! »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-sew-on-n-avait-jamais-fait-une-chose-pareille-7051357

 

Ouest-France

Trébeurden. Cinq nouveaux noms sur le monument aux morts

La cérémonie du 11 Novembre a permis de dévoiler les cinq nouveaux noms sur le monument aux morts.

La cérémonie du 11 Novembre a permis de dévoiler les cinq nouveaux noms sur le monument aux morts. | OUEST-FRANCE

Pour célébrer l’armistice du 11 novembre 1918, un rassemblement en format restreint, compte tenu de la crise sanitaire, a eu lieu au cimetière de Trébeurden.  Cette commémoration de la Victoire et de la Paix est l’hommage à tous les morts pour la France, dont 57 originaires de Trébeurden, pendant la Première Guerre mondiale »,souligne Bénédicte Boiron, la maire, après la lecture du message officiel, devant six personnes, élus et représentants des associations patriotiques.

La cérémonie aussi a été l’occasion d’entériner les cinq nouveaux noms inscrits sur le monument aux morts 1914-1918. Cette initiative a été lancée après les travaux de recherche menés par Jacques Roignant, Gilles Chevalier et Jean-Pierre Le Bars. La demande a été ensuite transmise à la maire par le président du comité du Souvenir français.

Les cinq Trébeurdinais déclarés morts pour la France, dont les noms n’étaient inscrits sur aucun monument aux morts traditionnel, sont François-Marie Le Bivic (1872-1917) et Stanislas Le Roux (1886-1919), engagés dans la Marine nationale, Pierre Le Guillou (1883-1917) et Léon Troussel (1880-1917), marins de la marine marchande, et Yves Le Roux (1895-1915), soldat au 25e bataillon de Chasseurs à pied.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/trebeurden-22560/trebeurden-cinq-nouveaux-noms-sur-le-monument-aux-morts-7050983

 

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13 novembre 2020

Le dessin d'il y a 5 ans...

http://goutal.over-blog.com/2020/11/le-dessin-d-il-y-a-5-ans.html

 

Ouest-France

Finistère. Les pompiers seront formés à Saint-Ségal

Le Service départemental d’incendie et de secours va installer son futur centre de formation à Saint-Ségal, près de Châteaulin (Finistère). Ouverture prévue en 2023.

Le futur centre sera en capacité de délivrer à plusieurs milliers de stagiaires, des formations techniques, de prévention et gestion des accidents.

Le futur centre sera en capacité de délivrer à plusieurs milliers de stagiaires, des formations techniques, de prévention et gestion des accidents. | ARCHIVES OUEST FRANCE

Le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) a choisi d’installer son futur centre de formation à Saint-Ségal (Finistère), sur le site de Kergadalen. L’ancien centre de formation agricole de la Chambre de l’agriculture, fermé en 2020, a été finalement préféré au site du Faou. Pour la commune et le secteur, cela représente une belle opportunité, en termes de création d’emplois et de partenariats économiques.

Un projet entrepris en 2018

Le projet d’un centre de formation sur le secteur a été entrepris en décembre 2018, après l’incendie d’un poulailler à Plouyé, qui avait blessé cinq pompiers. À l’issue d’une étude socio-économique menée en 2019, la recherche de foncier a été lancée début 2020. Les critères de sélection étaient les suivants : un terrain de trois à quatre hectares, central, proche de la RN 165 ou 164, au nord de Châteaulin et au sud de Brest, équipé de la fibre internet et sans artificialisation des sols. Cinq sites ont été d’abord proposés, puis deux pour la sélection finale.

Près de trois millions d’euros de budget

Le projet d’installation du centre de formation à Saint-Ségal, porté par la Région, le Département et la communauté de communes du Pays de Châteaulin et du Porzay, représente un budget avoisinant les trois millions d’euros. Les bâtiments annexes seront démolis et désamiantés, tandis que le bâtiment principal sera entièrement rénové. À noter que les négociations sont en cours pour maintenir sur le site l’antenne administrative de la Chambre de l’agriculture, afin de faire perdurer sur place sa mission de formation continue et d’accompagnement des agriculteurs.

Des milliers de stagiaires attendus

Le futur centre à Saint-Ségal, dès son ouverture prévue en 2023, sera en capacité de délivrer chaque année, à plusieurs milliers de stagiaires, des formations techniques, de prévention et gestion des accidents, avec la volonté de promouvoir un discours commun à tous.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/finistere-les-pompiers-seront-formes-a-saint-segal-7050900

 

Ouest-France

Covid-19. Le nombre d’hospitalisations a dépassé le pic d’avril au CHRU de Brest

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Cette deuxième semaine de novembre 2020, le CHRU de Brest-Carhaix a comptabilisé 67 patients Covid-19, dépassant le pic de la première vague. Mais la situation n’est pas alarmante pour autant. Les taux d’incidence et de positivité indiquent une tendance à la baisse.

En réanimation (25 lits au total), qui accueille les patients les plus sévèrement touchés, ils sont 18 cette semaine contre 14 la semaine dernière. Mais la grande majorité sont des transferts du Sud de la France. Ouest-France

En réanimation (25 lits au total), qui accueille les patients les plus sévèrement touchés, ils sont 18 cette semaine contre 14 la semaine dernière. Mais la grande majorité sont des transferts du Sud de la France. Ouest-France | OUEST-FRANCE

Ce vendredi 13 novembre 2020, le CHRU de Brest compte 67 patients Covid-19 contre 45 la semaine dernière. « D’un point de vue purement numérique, nous venons de dépasser le pic de la première vague, précise le pr Eric Stindel, président de la commission médicale d’établissement. Selon l’évolution, il nous faudra envisager l’ouverture d’un troisième service, en l’occurrence celui de la rhumatologie. »

La réanimation n’est pas saturée. Dans ce service (25 lits au total), qui accueille les patients les plus sévèrement touchés, ils sont 18 cette semaine contre 14 la semaine dernière. Mais la grande majorité des malades sont des personnes transférées du Sud de la France. Quatre nouveaux patients ont été transférés de Saint-Etienne en début de semaine.

Par ailleurs, ils sont 28 patients en secteur conventionnel Covid-19 (lits dédiés dans le service des maladies infectieuses et tropicales et dans l’unité de médecine post-urgence) et 21 hors site Cavale Blanche (hôpital de Carhaix et Ehpad principalement).

Globalement, la situation n’est donc pas alarmante au CHRU de Brest-Carhaix. La situation reste stable à Carhaix, où une unité Covid-19 a ouvert à l’hôpital.

Le taux de positivité des tests du laboratoire du CHRU (9,13 %) ainsi que le taux d’incidence dans le Finistère (166 cas pour 100 000 habitants) montrent «une tendance à la baisse». Même si le taux d’incidence s’élève à 226 à Brest. « La situation reste fluctuante », conclut le pr Stindel, prudent.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/covid-19-le-nombre-d-hospitalisations-a-depasse-le-pic-d-avril-au-chru-de-brest-7050815

 

Ouest-France

Dans le Finistère, les pompiers obligés de se raser la barbe

Une note interdit aux sapeurs-pompiers du Finistère de porter la barbe, question de « sécurité ». Les réfractaires sont privés d’intervention.

Afin de garantir une bonne étanchéité des masques aux fumées, les pompiers doivent raser leur barbe.

Afin de garantir une bonne étanchéité des masques aux fumées, les pompiers doivent raser leur barbe. | ARCHIVES BÉATRICE LE GRAND / OUEST-FRANCE

La Sainte-Barbe, patronne des pompiers… La véritable barbe, elle, est loin d’être en odeur de sainteté dans la profession. Dans le Finistère, une note du Service d’incendie et de secours (Sdis) contraint l’ensemble des soldats du feu, professionnels et volontaires, à se raser la barbe.

Une demande aberrante, pour ce volontaire. On fait la morale à des personnes portant la barbe depuis 20 ou 30 ans. On vit à quelle époque ? On empiète sur les libertés individuelles », ajoute Fabrice Le Ven, de la CGT pompiers. Lui estime qu’il y a d’autres priorités, comme le remplacement des tenues obsolètes par exemple.

Pour la direction du Sdis, raser les barbus c’est surtout une question de sécurité. Il s’agit d’une décision prise au niveau national. Pour que les masques ARI  (appareils respiratoires isolants) soient bien étanches aux fumées, il faut qu’ils soient posés sur une peau rasée. Cela vaut aussi pour les masques chirurgicaux », indique le colonel Sylvain Montgénie, patron des pompiers du Finistère.

Quel sort réservé aux réfractaires ? Ils ne partiront pas en intervention tant qu’ils porteront la barbe, répond Nicole Ziegler, présidente du Sdis. Ce n’est pas une sanction, c’est pour les protéger. Et s’il manque des pompiers ? Les secours viendront d’autres casernes, rassure le colonel Montgénie.

Le Sdis est clair. Pour autant, certains réfractaires restent déterminés, notamment chez les volontaires (80 % des effectifs). On risque nos vies tous les jours et on nous embête pour ça, se désole un pompier expérimenté. Dans certains centres de secours, il n’y aura plus d’intervention, voilà ce qui va arriver.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/les-pompiers-obliges-de-se-raser-la-barbe-7050762

 

Ouest-France

Pays de Morlaix. Les syndicats et associations des retraités adresseront une motion aux députés

En raison de la situation sanitaire, il n’y aura pas d’appel à manifester, ce mardi 17 novembre 2020, pour les organisations syndicales et associations de retraités du Pays de Morlaix (Finistère). Elles adresseront une motion aux députés.

Il n’y aura pas d’appel à manifester, ce 17 novembre 2020, par les syndicats et associations des retraités du Pays de Morlaix (Photo d’illustration).

Il n’y aura pas d’appel à manifester, ce 17 novembre 2020, par les syndicats et associations des retraités du Pays de Morlaix (Photo d’illustration). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Dans un communiqué, ce vendredi 13 novembre 2020, sept organisations syndicales et associations de retraités n’appellent pas à une manifestation physique dans le pays de Morlaix (Finistère) en raison de la situation sanitaire, ce 17 novembre 2020, date de la journée d’action des retraités. Parmi elles, on retrouve la Confédération générale du travail (CGT), Force ouvrière (FO), la Fédération de l’Éducation nationale (FSU), Solidaires, la Fédération générale des retraités de la fonction publique (FGR-FP), Loisirs et solidarité des retraités (LSR) et Ensembles et solidaires.

Une « seconde vague de l’austérité »

Cependant, elles réfutent, toujours dans ce même communiqué, le rapport de Laurent Vachey, inspecteur général des finances et ancien président de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), pour le projet de loi sur le grand âge et l’autonomie. Toutes dénoncent une « seconde vague de l’austérité » pour les petites retraites.

En cause, « l’augmentation de la CSG », de nouveaux « milliers de retraités imposables » et une augmentation d’impôt pour « ceux déjà imposables » ou encore « un doublement de la contribution additionnelle de solidarité autonomie prélevée sur la pension » des retraités par la création d’une nouvelle journée de solidarité.

« Trop c’est trop »

« En ces temps difficiles comme depuis toujours, les retraités, dans la mesure des capacités de chacun, sont des personnes solidaires, impliquées, investies dans notre société et attentives aux autres. Mais trop c’est trop », lancent les organisations. Elles adresseront le 17 novembre 2020 « une motion aux députés(e)s par internet ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/pays-de-morlaix-les-syndicats-et-associations-des-retraites-adresseront-une-motion-aux-deputes-7050611

 

Le Diben vendredi 13 novembre 2020

Communiqué des 7 organisations et associations qui appellent à interpeller les députés par l'envoi d’une motion.

Retraité(e)s : attention à la 2ème vague :

Bien sûr il y a celle du covid19 ! Mais pas seulement, malades ou pas les retraités vont être touchés par la 2ème vague de l’austérité. Après des années de perte du pouvoir d’achat, pas moins de 5,5% depuis l’arrivée du Président Macron, la loi de financement de la Sécurité Sociale et la création de sa 5ème branche autonomie augurent d’une 2ème vague, qui va saper encore plus le montant des retraites et pensions, véritable Tsunami tout particulièrement pour les petites retraites.

En effet, le rapport de M. VACHEY, remis au gouvernement et au parlement, préconise pour les retraités : l’augmentation de 10% de la CSG ; la baisse de l’abattement de 10% à 5% sur les pensions pour le calcul de l’impôt sur le revenu rendant des milliers de retraités imposables et augmentant l’impôt des déjà imposables; la création d’une journée de solidarité supplémentaire pour les actifs qui se traduira pour les retraités par un doublement de la contribution additionnelle de solidarité autonomie prélevée sur la pension…. Et plusieurs autres mesures ciblées sur les aînés ayant besoin d’assistance pour rester autonomes au domicile ou accueillis en établissement, avec comme conséquences la baisse ou l’exclusion des aides existantes.

En ces temps difficiles comme depuis toujours, les retraité-e-s dans la mesure des capacités de chacun-e, sont des personnes solidaires, impliquées, investies dans notre société et attentives aux autres. Mais trop c’est trop, ils et elles ne veulent pas être submergées par la 2ème vague « VACHEY ». Les organisations syndicales et associations de retraités CGT, FO, FSU, Solidaires, FGR-FP, LSR, Ensemble et solidaires adresseront le 17 novembre une motion aux député(e)s par internet et sans appel à une manifestation physique compte tenu de la situation sanitaire.

 

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13 novembre 2020

5 ans après...

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2020/11/5-ans-apres.html

 

Ouest-France

Un ancien militaire jugé pour agressions sexuelles sur 13 enfants dans une école près de Saint-Malo

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Les faits se sont produits il y a 20 ans au sein de l’école catholique hors contrat de Saint-Père-Marc-en-Poulet. Cet ancien militaire, comparaissait, jeudi 12 novembre 2020, devant le tribunal correctionnel de Saint-Malo pour avoir agressé sexuellement treize petits garçons d’une dizaine d’années, de 1996 à 2001. Le jugement a été mis en délibéré.

Les faits se sont produits de 1996 à 2020 au sein de cette école catholique traditionaliste hors contrat de Saint-Père-Marc-en-Poulet, près de Saint-Malo.

Les faits se sont produits de 1996 à 2020 au sein de cette école catholique traditionaliste hors contrat de Saint-Père-Marc-en-Poulet, près de Saint-Malo. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« Il a bousillé des enfants », soupire la mère d’une victime. Son mari ajoute. « Les dégâts vont bien au-delà de l’enfance, il y a de jeunes adultes qui souffrent aujourd’hui. »

Leur fils vient de raconter ce qu’il a vécu, dix ans après avoir déposé plainte, dix-neuf ans après les faits. Devant le tribunal de Saint-Malo, jeudi 12 novembre 2020, ce grand gaillard a la gorge nouée par l’émotion. Il est l’un des treize plaignants, à avoir dénoncé, au début des années 2010, des agressions sexuelles d’un homme au sein de l’établissement catholique hors contrat dirigé par la Fraternité Saint-Pie X, à Saint-Père-Marc-en-Poulet, entre 1996 et 2001. À l’époque, ils étaient des petits garçons d’une dizaine d’années.

« Des victimes fracassées »

Cela fait près de 20 ans maintenant, mais le temps n’a pas pansé les plaies des victimes. « On enfouit, on enfouit, et n’importe quand, sans prévenir, ça remonte, on ne sait pas pourquoi. » Les souvenirs claquent « en pleine face ». La culpabilité et la honte reviennent souvent.

Ce traumatisme chaque avocat des victimes le verbalise. Me Stichelbaut, parle de son client comme quelqu’un « de fracassé, en grande souffrance ». Me Géraldine Leduc évoque « un naufrage », allant même jusqu’à une hospitalisation. Me Pamela Lemasson de Nercy « d’un boulet attaché au pied en permanence ». Me Vianney Plainguet « d’un silence », de 20 ans. « Mon client ne veut pas en parler, garde ça au fond de lui ». Les répercussions sur la vie sentimentale, scolaire, professionnelle sont aussi égrainées.

L’entrée de l’école traditionaliste catholique hors contrat de Saint-Père, près de Saint-Malo. | GOOGLE MAPS

« Un climat de confiance »

Le prévenu, 52 ans, est entré dans cette école traditionaliste, grâce à un ami, un frère de la confrérie. Il était militaire 54e régiment d’artillerie d’Hyères et venait en moyenne deux fois par an, sur ses jours de permission. « Il avait su créer un climat de confiance autour de lui », évoque une victime.

À chaque fois, la même façon de procéder. « Son approche est décrite comme progressive », indique la présidente du tribunal, Marylise Brard. « Il proposait des effets militaires aux enfants, faisait des câlins, les invitait à venir dans sa chambre ou dans un lieu isolé. »

Le prévenu, qui comparait incarcéré, en visioconférence, ne se souvient pas toujours précisément. Il reconnaît ces actes sur cinq victimes, dit « c’est possible » pour cinq autres, et conteste les versions de trois victimes, dont celles qui évoquent un viol. Mais s’excuse. « Je suis sincèrement désolé. Je regrette ce que j’ai fait, le mal que j’ai fait. C’est bien de parler. Si j’avais parlé de ce qui m’était arrivé dans mon enfance je n’aurais peut-être pas fait tout ça. »

Deux condamnations pour viols et agressions sexuelles sur mineur

C’est la troisième fois qu’il a affaire à la justice. Seize ans de réclusion pour des viols sur mineurs jugés en 2005, quatre ans en 2010 pour des agressions sexuelles sur mineur. Il est aujourd’hui en détention provisoire pour une histoire similaire, en Guyane

C’est un « prédateur sexuel », constate Me Pierre Stichelbaut. « D’ailleurs, j’ai le sentiment que nous n’avons rien à faire devant le tribunal correctionnel. Il aurait dû faire l’objet de poursuites criminelles. »

Sept ans de prison requis

Ce procès a été correctionnalisé pour un jugement plus rapide, note la procureure. « Il est nécessaire à la reconstruction des victimes. Leur émotion contraste avec le comportement du prévenu. Impassible, froid, détaché, sans sentiment. Il n’a pas faibli, n’a pas réagi non plus émotionnellement quand il a lui-même été victime ». Elle requiert sept ans de prison, le maximum encouru.

Me Karine Helouvry, l’avocate du prévenu, s’étonne, comme ses confrères de la partie civile, « qu’une école comme celle-ci aux méthodes plus que contestables existe encore en 2020 » . De l’absence de la hiérarchie de l’établissement dans ce dossier. Deux enfants s’étaient confiés à un prêtre. Mais leur souffrance n’est pas sortie du  « secret de la confession ».

Tout au long de l’audience, une interrogation plane « Est-ce qu’on va découvrir d’autres victimes ? » Le prévenu répond. « Je ne pense pas. » Le jugement a été mis en délibéré au 17 décembre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-malo-35400/un-ancien-militaire-juge-pour-agressions-sexuelles-sur-13-enfants-dans-une-ecole-pres-de-saint-malo-7050273

 

Ouest-France

Trébeurden. Deux séances de courts-métrages en ligne

Confinement oblige, l’édition 2020 de « Fais ça court » aura lieu en ligne. Une initiative de l’association Trégor Cinéma pour continuer à partager l’amour du court-métrage.

Dans la sélection tout public, « acide », de Just Philppot.

Dans la sélection tout public, « acide », de Just Philppot. | DR

L’initiative

Pour l’association Trégor Cinéma, les temps sont durs : la pandémie et le confinement chamboulent l’organisation des animations et donnent un coup de canif dans la trésorerie de l’association.

« Nous venions d’ouvrir la résidence d’écriture, pour apporter notre aide aux jeunes auteurs en devenir, rappelle Fred Gélard, directeur artistique de l’association. Nous avons dû reporter la résidence pour quatre candidats, dont les séjours auront lieu en janvier ».

Pour la manifestation « Fais ça court », qui permet de présenter, au Sémaphore, des séances de courts-métrages, « il a fallu renoncer à le faire en public ».

Deux séances sur le site Trégor Cinéma

Pour autant, Fred Gélard et son équipe ont décidé de ne pas baisser les bras : « En partenariat avec la ville de Trébeurden, LTC et le Département, nous proposons en ligne deux séances de courts-métrages, le dimanche 22 novembre. »

De 15 h à 23 h, les courts-métrages vont se succéder sur le thème « Notre Terre ».

Six films ont été retenus pour le jeune public, à partir de 5 ans : Terre de vers, Le pingouin, Le jardin enchanté, Le petit gruffalo, The tree et Thermostat 6.

Fred Gérard estime que « cette sélection permettra aux bambins de s’évader dans des mondes imaginaires, en leur offrant aussi une réflexion adaptée sur l’environnement ».

La séance tout public présentera 5 films de fictions, La parcelle, de Michaël Guerrz ; Le Chant de Styrène, d’Alain Resnais, aux Films de la Pléiade ; Acide, de Just Philippot, Gazouillis, de Xavier Delagnes et Il était une fois la mer, réalisé par Eva Munoz et Sarah Clavelly. Voyage garanti dans des univers parfois sombres, où la défense de la planète trouve toujours une place de choix.

« Nous avons choisi des films de grands réalisateurs, qui mettent ici leur talent au service de l’écologie. »

Fred Gélard explique comment se passe concrètement la participation à « Fais ça court #4 Online » : « Une billetterie sera accessible à partir du 9 novembre sur le site de Trégor Cinéma. Un mot de passe sera délivré en fin de paiement pour avoir accès aux films sur les fenêtres de diffusion sur www.tregorcinema.com. L’accès est gratuit pour les adhérents de Trégor Cinéma. »

Dimanche 22 novembre, de 15 h à 23 h. Prix des séances : 5 €.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/trebeurden-22560/trebeurden-deux-seances-de-courts-metrages-en-ligne-7049959

 

Ouest-France

Morlaix. Reconfinement, urbanisme… Trois informations à retenir du conseil municipal

Le conseil municipal de Morlaix (Finistère) s’est tenu, ce jeudi 12 novembre 2020, en visioconférence. Une réunion purement technique autour des mesures prises dans le cadre du reconfinement et de questions d’urbanisme urgentes.

Pour le conseil municipal, ce jeudi soir 12 novembre 2020, les élus morlaisiens ont opté pour la visio-conférence.

Pour le conseil municipal, ce jeudi soir 12 novembre 2020, les élus morlaisiens ont opté pour la visio-conférence. | CAPTURE ÉCRAN

À Morlaix (Finistère), le conseil municipal s’est ouvert, ce jeudi 12 novembre 2020, seulement quelques minutes après l’annonce de Jean Castex de poursuivre le confinement sans en changer les modalités. Dans ce contexte, le maire, Jean-Paul Vermot, a réappuyé « la continuité des missions de la collectivité » et ce, malgré les restrictions sanitaires. Preuve en est, ce jeudi soir, la très grande majorité des élus a pu participer à la séance du jour, derrière son écran.

Le débat d’orientation budgétaire repoussé

L’an dernier à pareille époque, avait lieu le débat d’orientation budgétaire. « Ce n’est pas le cas, ce jeudi soir », souligne le maire Jean-Paul Vermot, qui contrairement à ce qui se passait les années précédentes, a préféré reporter au mois de février, l’examen des orientations du budget 2021. « Nous n’avons pas la parfaite lecture des coûts liés aux deux confinements, des coûts qui ne seront pas neutres, et au niveau des projets comme Action cœur de ville, nous avons besoin de travailler avec d’autres collectivités pour affiner les financements. »

Il rappelle que la municipalité a déjà pris des mesures d’urgence comme l’arrêt du projet de la réhabilitation du musée ainsi que celui de la construction du funiculaire. « D’ailleurs, à ce sujet, le projet des navettes électriques pour relier le centre-ville et les quartiers intégrera le plan mobilité de Morlaix communauté. »

Covid 19 : la Ville ouvre sa boîte à outils

Face au confinement, la municipalité morlaisienne annonce avoir pris contact avec les personnes les plus isolées. Les échanges sont assurés, « en partie, par des élus de la majorité et de l’opposition. Les 100 000 € alloués au CCAS [Centre communal d’action sociale] sont en cours de consommation », continue l’édile.

Par ailleurs, la Ville met à profit l’expérience du premier confinement pour pourvoir les écoles et les assistantes maternelles, en masques et gel hydroalcoolique. Pour l’acquisition de ces matériels de protection, une convention a été signée avec Morlaix communauté.

Et les commerçants ? Des mesures à venir

« Qu’allez-vous faire pour les petits commerçants ? lance Agnès Le Brun, élue de l’opposition. Il y a des choses très simples que la municipalité, à l’image d’autres, peut mettre en place » et ainsi, ajoute-t-elle, « offrir plus de justice à ceux qui ne peuvent vendre leurs produits. »

En prenant appui sur le conseil communautaire dernier, « 300 000 € vont être alloués pour doubler le montant de chèque cadeaux 100 % Haut Finistère. Dans ce cas précis, Morlaix a une place toute particulière pour en bénéficier », pointe l’édile, qui n’en finit pas là. « Nous réfléchissons avec la chambre de commerce et d’industrie (CCI) et la chambre des métiers pour développer un marketplace local. » Autrement dit, une « nouvelle aide de 30 000 € » pour numériser les stocks des commerçants.

Un futur lotissement

Côté habitat, une des trois maisons du legs d’Angèle Mariage à la Ville de Morlaix, vient d’être achetée pour le prix de 127 000 €. Ce montant se rajoute au don d’un million d’euros que la défunte avait fait à la municipalité à la seule condition d’édifier une structure culturelle. Voilà chose faite avec La Virgule. En remerciement, une exposition sera « donnée à l’honneur de la donatrice », prévient Jean-Paul Vermot.

De l’autre, la Ville a acheté pour 40 000 €, en plus des honoraires de négociation élevés à 2 580 €, une propriété dans le secteur de Kermaria d’une superficie totale de 1 141 m2. Elle espère y construire un futur lotissement.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-reconfinement-urbanisme-trois-informations-a-retenir-du-conseil-municipal-7049606

 

Ouest-France

TEMOIGNAGE. Covid-19 : en réanimation, les soignantes sont un lien précieux avec les familles

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À l’hôpital Yves-Le Foll à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), le service de réanimation gère les cas très graves de Covid-19. Les visites y sont interdites. Alors les liens avec les familles sont très nombreux et bienveillants.

Nadège Dabas, infirmière anesthésiste (à gauche), Aude Davy, cadre de santé du service réanimation et Sylvie Gosselin, aide-soignante.

Nadège Dabas, infirmière anesthésiste (à gauche), Aude Davy, cadre de santé du service réanimation et Sylvie Gosselin, aide-soignante. | OUEST-FRANCE

Nadège Dabas, infirmière anesthésiste, depuis 16 ans, témoigne sur son quotidien auprès de patients hospitalisés en service de réanimation de l’hôpital Yves-Le Foll à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).

« En ce mois de novembre 2020, j’ai moins la peur au ventre que lors de la première vague. On connaît mieux la maladie et la cadre de santé a orchestré un planning qui évite tout stress. Cela nous sécurise. Reste que nos journées de douze heures sont bien chargées.

12 fois, s’habiller pour vérifier l’état du patient

Dimanche par exemple, j’ai veillé sur un patient qui n’était pas stabilisé. J’ai dû m’habiller 12 fois avant de rentrer dans sa chambre et j’ai utilisé 86 fois du gel hydroalcoolique. Cette pandémie impose une logistique énorme. Ce qui me perturbe le plus en ce moment, c’est l’absence des familles. C’est une frustration à gérer.

Sylvie, aide-soignante et Nadège, infirmière anesthésiste. | OUEST-FRANCE

Rassurer et informer les proches, privés de visite

On compense en organisant des communications via Skype ou WhatsApp et je dis aux proches qu’ils peuvent me téléphoner aussi souvent qu’ils le souhaitent. Je ressens beaucoup d’inquiétude au bout du fil, et c’est normal, alors je rassure du mieux que je peux. Mais parfois l’issue est fatale. Depuis le 30 octobre, il y a quand même eu quatre décès dans notre service. Lorsque la fin de vie est proche, on autorise désormais les visites. Cela reste violent. Ce Covid est une maladie très grave.

« La salle de pause est la soupape de sécurité »

>>> LIRE AUSSI : REPORTAGE. Covid-19 : l’unique structure de réanimation des Côtes-d’Armor est en alerte

Comment je gère la charge émotionnelle ? Je m’accorde une petite marche en extérieur et je me détends en salle de pause, ce lieu est notre soupape de sécurité. C’est là qu’avec le reste de l’équipe, on peut rire de tout et de rien. C’est ici aussi que la cohésion se renforce et nous donne la force de faire ce métier. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/temoignage-covid-19-en-reanimation-les-soignantes-sont-un-lien-precieux-avec-les-familles-7049538

 

Ouest-France

Brest. Un lac bientôt recouvert de panneaux solaires ?

Le lac de Lannéon, entre Plouarzel et Lanrivoaré, pourrait accueillir à terme un parc de panneaux solaires photovoltaïques sur des pontons flottants.

Le lac de Lannéon, entre Plouarzel et Lanrivoaré, pourrait accueillir à terme un parc de panneaux solaires photovoltaïques sur des pontons flottants. | OUEST-FRANCE

Le lac de Lannéon, à la lisière de Lokournan Vihan en Plouarzel et Lanrivoaré (Finistère), est un joli plan d’eau d’une quinzaine d’hectares bien connu des pêcheurs. Cette ancienne carrière d’extraction d’étain de la Comiren, remplie d’eau, appartient à des propriétaires privés. Elle pourrait, à moyen terme, être recouverte de panneaux solaires. Une initiative dans le cadre du plan climat-air-énergie territorial (PCAET) qui prévoit de développer les énergies renouvelables et maîtriser la consommation d’énergie.

Le lac de Lannéon est idéalement situé à deux kilomètres du bourg de Saint-Renan et du poste source EDF, qui réparti l’électricité chez les particuliers. | OUEST-FRANCE

Projet ambitieux

« L’idée est d’accélérer la transition énergétique sur notre secteur », explique André Talarmin, maire de Plouarzel et président de la communauté de communes. Côté éolien, le Pays d’Iroise a quasiment fait le plein avec les parcs déjà exploités de Plouarzel, Ploumoguer, Lanrivoaré, Plourin, Ploudalmézeau et Milizac. « Les élus souhaitent maintenant diversifier la production d’énergies renouvelables avec du solaire photovoltaïque. »

André Talarmin, maire de Plouarzel et président de Pays d’Iroise communauté. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Près de Saint-Renan

Des sentiers de randonnée entourent le lac de Lannéon situé dans la commune de Plouarzel, mais très proche de Saint-Renan. | OUEST-FRANCE

Les sites susceptibles de pouvoir accueillir des panneaux solaires ne sont pas légion. Bien dissimulé aux usagers de la route départementale 27 qui relie Saint-Renan à l’aber Ildut par des haies de bocage, le lac se prête particulièrement bien à accueillir des panneaux solaires installés sur des pontons.

« L’endroit est bien abrité du vent, à proximité du poste source EDF de Saint-Renan. On pourrait réserver une zone d’une quinzaine de mètres, tout autour pour la pêche », suggère l’élu.

20 % des zones de pêche

Côté pêcheurs, le projet est accueilli avec moins d’enthousiasme.

« Le lac de Lannéon représente environ 20 % de la surface des lacs gérée par notre association, rappelle Thomas Richard, président de l’AAPPMA de Saint-Renan. Ces baux de pêche étant gratuits, l’association ne pourrait pas s’opposer à leur résiliation. »

Toutefois, il voit mal comment concilier pêche et production électrique, « sauf à réserver une partie du lac sans pontons ».

C’est l’AAPPMA de Saint-Renan qui détient actuellement des baux de pêche sur le lac de Lannéon. | OUEST-FRANCE

« Nous ne sommes qu’au tout début du projet, prévient André Talarmin. En mars dernier, une réunion a été organisée avec les propriétaires du site. Nous allons encore échanger avec les riverains et les propriétaires fonciers que nous voulons associer au projet »

Sur l’Ile Molène aussi

Quatre sociétés spécialisées sont d’ores et déjà intéressées pour lancer des études de faisabilité.

Le Syndicat Départemental d’Énergie et d’équipement du Finistère (SDEF) devra aussi être consulté. Comme pour un autre projet en cours sur l’île Molène : des panneaux solaires sur la dalle de béton de 6000 m² qui recueille les eaux de pluie.

À Lannéon, Pays d’Iroise communauté voit grand : 10 000 foyers pourraient être alimentés par le site de Lannéon. L’équivalent de la population de Saint-Renan et Plouarzel réunies.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-un-lac-bientot-recouvert-de-panneaux-solaires-7049434

 

Ouest-France

Brest. Les traces de rouilles le long du tram interrogent

Elles sont surtout présentes en centre-ville de Brest, au niveau des hauts de Siam. Ces larges traces ocre, visibles le long de rails de tram, interrogent les passants.

Les traces les plus visibles se trouvent au niveau de la grande poste rue de Siam, à Brest (Finistère).

Les traces les plus visibles se trouvent au niveau de la grande poste rue de Siam, à Brest (Finistère). | OUEST-FRANCE

« C’est la première fois que je vois ça, on dirait un mélange de rouille et de terre battue », s’étonne Corinne, une habitante du centre-ville de Brest (Finistère), habituée à faire ses achats au bureau de tabac en face de la grande Poste.

Pour aider à limer les rails ?

Ces derniers jours, les Brestois ont pu être étonnés de voir de nombreux résidus ocre apparaître le long des rails du tram de la ville. À première vue, on pourrait croire qu’un convoi d’agriculteurs est venu déverser du terreau sur le parcours habituel du tram. Mais au regard des larges traces visibles avenue de Siam, Marcel, un Brestois d’expérience, suggère : « C’est un traitement pour aider à limer les rails, quelque chose qu’on étale… Mais je n’avais jamais vu ça avant. En tout cas, c’est moche », dégaine-t-il.

Des travaux de maintenance commencés lundi

Effectivement des travaux de meulage ont bien été réalisés. Ils sont effectués en ce moment sur la totalité du parcours du tramway et permettent d’éliminer les défauts de surface améliorant ainsi la circulation. Sollicitée par RD Brest et RATP DEV, l’entreprise allemande, RailCare Solutions, assure ces opérations de maintenance.

Selon Géraldine Talec, directrice marketing de la compagnie Bibus, « les travaux qui ont commencé lundi devraient prendre fin dans les jours à venir ». L’opération intervient chaque année dans le cadre de l’entretien classique du réseau.

Ces opérations de maintenance permettraient également de retarder l’usure et d’allonger la durée de vie des rails. « Après ces travaux, le nettoyage a démarré mardi et continue ce jeudi », tient à rassurer Géraldine Talec. Ces traces, qui semblent déplaire à certains, devraient donc disparaître dans les jours à venir.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-les-traces-de-rouilles-le-long-du-tram-interrogent-7049413

 

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12 novembre 2020

Paon paon cucul

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2020/11/paon-paon-cucul.html

 

Ouest-France

Plestin-les-Grèves. En grève, l’école maternelle baisse ses rideaux

La toute récente école Macario-Vitalis s’est mise en grève, dès mardi matin.

La toute récente école Macario-Vitalis s’est mise en grève, dès mardi matin. | OUEST-FRANCE

Mardi matin, l’école Macario-Vitalis, a baissé ses rideaux en signe de grève. Gwenaëlle, institutrice, affiche sur la porte une lettre ouverte dans laquelle elle et ses collègues expriment leur crainte et leur fatigue : « Nous avons à cœur de faire fonctionner l’école pour préserver l’apprentissage et la scolarisation des élèves. C’est notre priorité. Une nouvelle fermeture aurait des conséquences dramatiques. »

Une autre institutrice, constate que la mise en péril vient d’en haut : « Aujourd’hui, les moyens indispensables, et notamment le personnel, sont manquants. »

L’impossibilité d’assurer la distanciation physique et de limiter le brassage par la constitution de petits groupes d’élèves est également en question. « Nous manquons d’enseignants pour remplacer les maîtres absents et ne savons pas combien de temps les écoles pourront rester ouvertes faute d’un recrutement massif. »

Les parents affichaient leur compréhension face à la situation. « Les parents nous soutiennent, ils savent que nous œuvrons pour l’éducation et la santé de toutes et tous. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plestin-les-greves-22310/plestin-les-greves-en-greve-l-ecole-maternelle-baisse-ses-rideaux-7048544

 

Ouest-France

Plouezoc'h. La MAM est prête pour accueillir son public

 

Ouest-France

Brest. Un 11-Novembre en comité restreint

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A Brest, la cérémonie commémorative du 11 novembre 1918 s’est déroulée en présence de très peu de monde. Le texte officiel rendait hommage à l’écrivain Maurice Genevoix.

La cérémonie du 11-Novembre à Brest, organisée en comité restreint.

La cérémonie du 11-Novembre à Brest, organisée en comité restreint. | OUEST-FRANCE

Très peu de public, normal avec l’obligation de fournir une attestation de déplacement. Très peu d’élus aussi, normal puisque les consignes étaient strictes en la matière. La cérémonie commémorative du 11 novembre 1918 a elle aussi été impactée par la crise sanitaire de la Covid-19. Comme de coutume, c’est le sous-préfet de Brest, Ivan Bouchier, qui a lu le texte officiel de la cérémonie, hommage notamment à l’écrivain et ancien combattant des tranchées Maurice Genevoix qui a fait son entrée au Panthéon mercredi.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-un-11-novembre-en-comite-restreint-7047969 

 

Ouest-France

Finistère. À la recherche de producteurs pour cultiver du lin et du chanvre

Historiquement, le pays de Morlaix (Finistère) est une terre de culture du lin et de chanvre. Alors pourquoi pas le relocaliser ? C’est un projet que porte Sandrine Le Feur, députée du Finistère.

Sandrine Le Feur, députée de Morlaix, recherche des candidats pour porter un projet de culture de lin et de chanvre localement.

Sandrine Le Feur, députée de Morlaix, recherche des candidats pour porter un projet de culture de lin et de chanvre localement. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Intéressé pour cultiver du chanvre et du lin dans le Finistère ? Ça tombe bien, la députée de Morlaix (Finistère), Sandrine Le Feur, cherche des contacts pour démarrer une culture de ces deux plantes. L’idée serait de développer une production de textiles haut de gamme.

La députée est d’ailleurs en discussion avec les porteurs de ce projet. Des séances de travail sont prévues avec la Chambre d’agriculture et le Groupement des agriculteurs biologiques.

Un atout du territoire historique

Mais alors pourquoi ces deux plantes ? Historiquement, le pays de Morlaix était une terre fertile pour le chanvre et le lin. Utiles pour leurs fibres pour la fabrication des toiles. « Leur transformation et leur commerce ont généré une activité économique importante jusqu’au milieu du XIXe. Les révolutions industrielles ont peu à peu éteint cet atout majeur du territoire », précise l’élue.

Le pays de Morlaix est aujourd’hui tourné vers des élevages porcins, des productions de légumes ou de lait pour la majorité. Le chanvre et le lin permettraient « une diversification agronomique pour les sols ». Elles « captent énormément de CO² et ne nécessitent pas de produits phytosanitaires ».

Contact : sandrine.lefeur@assemblee-nationale.fr ou au 02 98 88 02 35.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/finistere-a-la-recherche-de-producteurs-pour-cultiver-du-lin-et-du-chanvre-7047931

 

Ouest-France

Lanmeur. Les commerçants à l’heure du drive et des livraisons

Pour ce deuxième confinement, l’association des commerçants et artisans, Articom, de Lanmeur (Finistère), répertorie et fait connaître les initiatives des boutiques. Pour ces dernières, il s’agit de ne pas perdre totalement pied.

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMDExN2QxOWFmM2M2ZTA3M2Y4ZDM0ZGYxMGE4YjRiMThmODY?width=1260&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=dba24fb2a277ad4ed1ad7019f19b4e3e76f8c557c9e25b78ffaf91d644f0d242

Place Tanguy-Prigent, à Lanmeur (Finistère), le magasin de chaussures accueille les clients pour de la vente à emporter, les samedis et mardis, de 14 h à 18 h. | OUEST-FRANCE

Fermés depuis le début du confinement, le 30 octobre 2020, de nombreux commerces dits « non essentiels » de Lanmeur (Finistère) semblent, cette fois, résolus à maintenir une activité, coûte que coûte : click and collect, livraison à domicile, vente à emporter, etc.

Au sein de leur boutique, les commerçants se sont organisés, quelques jours après la suspension par le tribunal administratif de l’arrêté du maire autorisant la réouverture des commerces non essentiels. « Nous nous sentons soutenus par la commune, et par les artisans qui nous envoient des mots de soutien sur WhatsApp », souligne Katell Hervé, présidente de l’association des commerçants et artisans, Articom.

Une mission qu’elle conjugue avec la poursuite de son activité de fleuriste. « Je recense les commerces, qui ont leur propre stratégie pour pouvoir continuer à travailler et garder le lien avec leurs clients. »

« Quand le pied grandit… »

Place Tanguy-Prigent, Patrick Bourhis a opté pour le drive pour vendre ses chaussures. « Je n’avais rien fait durant le premier confinement mais, cette fois, j’ouvre le vendredi et le mardi, de 14 h à 18 h, et peut-être plus par la suite. » Samedi, une maman est venue chercher le modèle repéré dans la vitrine par son garçon de 5 ans. « J’ai téléphoné pour savoir s’il y avait la pointure. »

C’est assez simple pour le commerçant, satisfait d’avoir trouvé cette solution pour écouler une partie de sa collection hiver. « Cela me permet de faire un peu de trésorerie mais surtout de rendre service aux clients. Quand le pied grandit, on ne peut pas laisser un enfant sans chaussures… »

Arrive une dame, elle vient de casser le talon de sa chaussure. « Pas de souci, j’ai ce qu’il vous faut », annonce le marchand, en allant chercher une paire au fond de son magasin.

Click and collect pour les bijoux et les shampoings

D’autres commerçants, comme Christelle Dervoet, du magasin de création de bijoux Ô fil des perles, a créé une boutique virtuelle avec un click and collect pour vendre ses articles. Au salon de coiffure de Cécile, les clients peuvent commander shampoings et autres soins pour les cheveux.

Chez Marie-Laure Lintanf, la pépinière est ouverte pour les professionnels et les particuliers : « C’est la pleine saison des fruitiers, rosiers et arbustes d’ornement. Je propose une livraison à domicile pour les personnes qui ne souhaitent pas se déplacer à cause du Covid. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/lanmeur-les-commercants-a-l-heure-du-drive-et-des-livraisons-7047902

 

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11 novembre 2020

Déontologie

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2020/11/deontologie.html

 

Le Diben mercredi 11 novembre 2020

Plougasnou. Commémoration de l'armistice

Plougasnou 11 novembre 2020. Photo pyb29 Plougasnou 11 novembre 2020. Photo pyb29

Commémoration de l'armistice en format restreint sans public et avec un minimum d'élus, à cause du confinement et de la crise sanitaire comme l'a demandé le ministère.

 

Ouest-France

Morlaix. Même sans public, le 11-Novembre a été célébré

L’hommage rendu par les élus, le sous-préfet de Morlaix et les représentants d’associations de combattants s’est tenu ce mercredi 11 novembre 2020. Sans public, à cause du confinement et de la crise sanitaire.

Gilbert Manciet, sous-préfet de Morlaix, a lu le message de Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées.

Gilbert Manciet, sous-préfet de Morlaix, a lu le message de Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées. | OUEST-FRANCE

« Hélas la pandémie et le Covid nous oblige à rester dans le confinement pour rendre hommage à nos soldats » , lit Joël Korn, président départemental de l’Ufac (Union française des associations de combattants). Mais le devoir de mémoire a bien été rendu, ce mercredi 11 novembre 2020, dans le square de la Résistance de Morlaix (Finistère). De quoi rappeler le bilan très important du sacrifice d’1,4 millions de morts causés ces quatre années de combat, de 1914 à 1918.

Ensuite, Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix, a salué la mémoire de Samuel Paty, professeur assassiné par un terroriste tchétchène. Les élus, les représentants des associations patriotiques et le sous-préfet, Gilbert Manciet, ont déposé des gerbes de fleurs au pied du monument aux morts. Ils ont terminé la cérémonie en saluant l’unique porte-drapeau du jour, Alain Maltret.

Pourquoi les élus ne portent pas leur écharpe tricolore dans le même sens

Sandrine Le Feur, députée de Morlaix, Jean-Paul Vermot, maire et Gilbert Manciet, sous-préfet. On remarque que leur écharpe tricolore n’est pas dans le même sens. | OUEST-FRANCE

Tout œil averti pendant n’importe quelle cérémonie aura remarqué que les élus ne portent pas dans le même sens leur écharpe tricolore. Par exemple, Jean-Paul Vermot et Yvon Laurans, l’arboraient rouge – blanc – bleu. Tandis que celle de Sandrine Le Feur, députée, était dans l’autre sens bleu – blanc – rouge.

Ce n’est pas une étourderie, ni une coquetterie. Cela permet de différencier les parlementaires, qu’ils soient députés ou sénateurs, des maires. Tout cela est inscrit dans le Code général des collectivités territoriales. Les maires, leurs adjoints et conseillers municipaux doivent porter l’écharpe avec le bleu vers le haut. Ce qui explique le sens « inversé » pour les parlementaires, qui la mettent rouge vers le haut.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-meme-sans-public-le-11-novembre-a-ete-celebre-7047789

 

Ouest-France

Morlaix communauté. L’intercommunalité va gérer une portion de la Vélomaritime

Publié le 11/11/2020 à 07h31

La Vélomaritime, ou Eurovélo 4, relie Roscoff (Finistère) à Dunkerque (Nord). Sa portion qui passe autour de Morlaix va être gérée par Morlaix communauté.

Morlaix communauté va gérer en partenariat une portion de la Vélomaritime, qui relie Roscoff (Finistère) à Dunkerque (Nord).

Morlaix communauté va gérer en partenariat une portion de la Vélomaritime, qui relie Roscoff (Finistère) à Dunkerque (Nord). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

1 470 km. C’est le nombre de kilomètres que fait le tracé de la Vélomaritime, ou Eurovélo 4, itinéraire reliant Roscoff (Finistère) à Dunkerque (Nord). Il suit les côtes de la Manche jusqu’à la mer du Nord. En Europe, ce circuit se poursuit jusqu’à Kiev, en Ukraine. Jusqu’ici, cette route était gérée par le Département du Calvados.

Désormais, la convention a été reprise par le Département du Finistère pour contribuer au projet et le financer. Morlaix communauté proposait donc, lors du conseil communautaire de lundi 9 novembre 2020, d’en être. Une convention avec le Département a donc été votée.

Attirer les cyclotouristes et les faire rester

Cela veut dire que la collectivité payera 10 000 € sur quatre ans. Le conseil départemental aligne 48 000 € sur la même période. Ce projet Eurovélo 4 est bien connecté à d’autres itinéraires cyclables. Dans le viseur de Morlaix communauté ? S’ancrer davantage dans ce produit touristique de l’avenir. « C’est au cœur du développement de notre politique pour la pratique du vélo », concède Nathalie Bernard, vice-présidente chargée du tourisme.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-communaute-l-intercommunalite-va-gerer-une-portion-de-la-velomaritime-7047639

 

Ouest-France

Morlaix communauté. 375 563 € d’aides aux entreprises en 2019

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En 2017, cette aide aux entreprises des 27 villes de Morlaix communauté (Finistère) était de 190 000 €. Elle a plus que doublé deux ans plus tard.

Marina Meudec, cheffe du service relations aux entreprises de Morlaix communauté, Solange Creignou, vice-présidente chargée de l’économie, Laurent Derbois, manager de commerce, et Cathy Tanguy, patronne du Coffre à jouer. Cette dernière a été aidée par Morlaix communauté dans le cadre du Pass commerce artisan.

Marina Meudec, cheffe du service relations aux entreprises de Morlaix communauté, Solange Creignou, vice-présidente chargée de l’économie, Laurent Derbois, manager de commerce, et Cathy Tanguy, patronne du Coffre à jouer. Cette dernière a été aidée par Morlaix communauté dans le cadre du Pass commerce artisan. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Morlaix communauté gère la compétence économie dans les 27 communes qui la compose. Elle a mobilisé 375 563 € pour soutenir ses entreprises rurales comme urbaines, en 2019. Un chiffre qui a plus que doublé en deux ans.

La demande ne cesse d’accroître

Quatre dispositifs peuvent être actionnés par les commerces, artisans ou agriculteurs : l’aide à l’immobilier d’entreprise (quatre en 2019) ; l’aide à l’installation des jeunes agriculteurs (dix) ; le pass commerce artisanat (19) et l’aide à projet collaboratif pôle de compétitivité (un seul, Hemarina).

Trois associations qui ont vocation au développement économique ont été aidées à hauteur de 17 900 €. Des aides qui ne risquent pas de baisser : « Le nombre de demandes ne fait que croître », souligne Solange Creignou, vice-présidente chargée du développement économique.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-communaute-375-563-eu-d-aides-aux-entreprises-en-2019-7047095

 

Ouest-France

Dans le pays de Morlaix, on perd un million de m³ d’eau par an

Le bilan du service eau et assainissement a été tiré lors du conseil communautaire de Morlaix communauté (Finistère), lundi 9 novembre 2020. Le taux de rendement est de 75 %, ce qui est très faible.

En un an, le réseau d’eau et assainissement fait perdre un million de m³ de ressource, à cause de son mauvais état.

En un an, le réseau d’eau et assainissement fait perdre un million de m³ de ressource, à cause de son mauvais état. | ARCHIVES THOMAS BREGARDIS/OUEST-FRANCE

« On perd un million de m³ d’eau par an », constate Guy Pennec. Le vice-président chargé de l’eau à Morlaix communauté tire le bilan du service, ce lundi 9 novembre 2020, au conseil communautaire de Morlaix communauté (Finistère). Il n’est guère brillant. « Nous avons un taux de rendement de 75 %. C’est très faible », poursuit l’élu.

En cause ? Un réseau plutôt vieillissant, qu’il faut impérativement refaire. « Les tuyaux PVC ont fait nos années pendant longtemps. Sauf qu’aujourd’hui, la réglementation nous rattrape. » Un sujet brûlant, alors que la ressource n’est pas insatiable.

Une qualité satisfaisante

L’objectif, à terme ? Obtenir un taux de « 1,2 % de renouvellement, ce qui nous amènerait à 120 ans de renouvellement sur le réseau ». En revanche, un point positif a été soulevé : cela concerne la qualité. Les analyses bio sont satisfaisantes à 80 % sur l’ensemble du réseau.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/dans-le-pays-de-morlaix-on-perd-un-million-de-m3-d-eau-par-an-7047084

 

Ouest-France

Morlaix communauté. Une étude des risques de submersion marine et d’érosion littorale

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Morlaix communauté (Finistère) a récupéré la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations. Elle prépare une étude pour connaître les différents enjeux de son secteur.

Avec le risque de submersion marine, l’île Callot de Carantec (Finistère) pourrait, à terme, être coupée en deux.

Avec le risque de submersion marine, l’île Callot de Carantec (Finistère) pourrait, à terme, être coupée en deux. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Morlaix communauté gère les milieux aquatiques et la prévention des inondations. Un vaste chantier pour l’intercommunalité, qui dispose d’un trait de côte constitué de falaises meubles, comme du secteur allant de Plougasnou à Locquirec (Finistère). « Les secteurs en érosion sont nombreux », prévient Guy Pennec, vice-président chargé de l’eau, lundi 9 novembre 2020, au cours du conseil communautaire.

De nombreux enjeux sont là : habitations, activités économiques, qu’il faut protéger. Car le trait de côte recule toujours un peu plus chaque année. « Il n’est pas impossible de voir un jour l’île Callot, à Carantec, coupée en deux. »

Quel endiguement choisir ?

Aucune digue classée n’a été répertoriée sur le territoire. Morlaix communauté n’est donc pas obligée de mettre en place ce système de protection de la mer. Il faut qu’elle évalue les niveaux de risques et leurs conséquences. Une étude va pour cela être diligentée. « Une attention particulière sera portée aux activités ostréicoles, exposées à l’érosion des berges en milieu estuarien, ainsi qu’à la dégradation des murs et ouvrages de protection. » Une attention particulière sera faite du côté des ports de pêche et de plaisance, enjeux économiques.

Le coût de cette étude ? 97 350 €. Des aides du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche et de la Région peuvent être mobilisées pour 71 880 €.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-communaute-une-etude-des-risques-de-submersion-marine-et-d-erosion-littorale-7046995

 

Maire de Tréduder, René Piolot est décédé

Maire de Tréduder depuis 2014, René Piolot est décédé ce mardi 9 novembre. A l'écoute des administrés, il portait haut la défense des petites communes.

Adjoint du maire de Tréduder Jean-Claude Paris, René Piolot lui avait succédé à son décès, en 2014.

Adjoint du maire de Tréduder Jean-Claude Paris, René Piolot lui avait succédé à son décès, en 2014. (©Le Trégor Jean-Paul Leclercq)

Le maire de Tréduder René Piolot est décédé ce mardi matin 9 novembre, à l’âge de 68 ans. Il était hospitalisé depuis une semaine. Une terrible nouvelle qui vient frapper Victorine son épouse, ses 2 enfants Mickaël et Samantha, et ses 3 petits-enfants.

René Piolot est né à Plestin le 19 mai 1952. Élu en 2008 sur la liste de Jean-Claude Paris, alors maire de Tréduder, il a assuré comme 2e adjoint les travaux, la voirie et la sauvegarde du patrimoine de sa commune.

« Défendre les atouts de Tréduder »

Au décès soudain du maire, il prendra sa succession en 2014. Réélu en 2020 avec la liste Bien vivre à Tréduder, il portait un projet ambitieux de défense des petites communes : « J’ai espoir de pouvoir défendre les atouts de Tréduder » avait-il fermement exposé au sous-préfet Laurent Alaton, en visite dans la commune, en conditionnant sa candidature à « ce que les petites communes ne soient pas condamnées à une fusion obligatoire et intempestive », privilégiant la mutualisation entre les communes voisines.

À son crédit, il a réalisé avec son équipe pendant près de 3 ans un Plu fastidieux et, par sa ténacité, obtenu un recours gracieux en 2018. Son amour pour sa commune s’est traduit par l’entretien et la restauration des bâtiments communaux, des réseaux d’eaux et de voirie, du boulodrome et de son esplanade, le projet de réalisation d’un lotissement collectif.

Des ambitions pour son nouveau mandat

Son nouveau mandat s’inscrivait sur le maintien et la préservation du patrimoine, la défense de l’environnement et le maintien des activités économiques locales : « Je mise sur l’arrivée de la fibre dans la commune pour accroître les activités tertiaires du numérique dans la commune », avait-il annoncé.

Ses adjoints sont dans la désolation. De René, ils garderont l’image « d’un ami avant tout, toujours souriant, qui savait être ferme en la circonstance ».

« Un fonceur » 

René Piolot était un « fonceur » : « Il prenait à bras-le-corps les problèmes et aimait à les résoudre de suite. Il savait faire face aux revendications personnelles avec beaucoup d’empathie et d’écoute de ses concitoyens ».

« Le bien-être de mes concitoyens » était son leitmotiv, René Piolot se souciait de leur santé en les appelant tour à tour dès le début du 1er confinement.

Sérénité et bienveillance

D’un pas ferme et décidé, il pratiquait la marche dès le petit matin le long de la grève du Yar, dont il revendiquait volontiers la paternité pour sa commune. « Tréduder est une commune littorale » rappelait-il plaisamment.

De sa maison face à la mer, il se ressourçait après une journée en mairie, sur les chemins de la commune ou de visites, allant se rendre compte par lui-même des besoins de ses habitants : « C’est en regardant la mer que je prends la dimension des choses avec sérénité et bienveillance ». Son 2e hobby se tournait vers les rallyes automobiles.

Jean-Paul Leclercq

Les obsèques de René Piolot seront célébrées dans la plus stricte intimité familiale, un hommage lui sera rendu ultérieurement. Visites à partir du mercredi 11 novembre à 14h à la maison mortuaire Le Morvan, à la Croix-Rouge, à Ploumilliau.

Une carrière militaire

Engagé à 17 ans pendant 5 années dans l’Armée de l’air et basé à Auxerre, il suivra ensuite une formation en électricité puis dans le bâtiment, avant d'exercer dans la région de Morlaix. 4 ans dans le commerce civil suivront.
Il entre alors dans la Gendarmerie nationale et sort major de l’école. Affecté à Couligny, il passe ensuite 12 ans à la brigade de recherche de Redon, puis 4 ans à Tahiti et 3 ans en Martinique avant la retraite en 2005, où il s’engage alors dans la vie publique communale.

https://actu.fr/bretagne/treduder_22350/maire-de-treduder-rene-piolot-est-decede_37401065.html

 

Ouest-France

Tréduder. Le maire René Piolot est décédé

René Piolot, maire de Tréduder (Côtes-d’Armor), est décédé ce mardi 10 novembre 2020, à l’âge de 68 ans. Ancien gendarme à la retraite, il œuvra pour dynamiser la commune tout en cherchant à conserver ce qui fait son authenticité.

Le maire, René Piolot, lors d’un conseil municipal de Tréduder (Côtes-d’Armor), en mai 2020.

Le maire, René Piolot, lors d’un conseil municipal de Tréduder (Côtes-d’Armor), en mai 2020. | OUEST-FRANCE

C’est dans la matinée, ce mardi 10 novembre 2020, que René Piolot, maire de Tréduder (Côtes-d’Armor), est décédé à l’hôpital de Morlaix (Finistère), à l’âge de 68 ans. Il y était hospitalisé depuis une dizaine de jours pour des problèmes cardiaque et pulmonaire.

Ancien gendarme à la retraite, il était venu s’installer avec son épouse dans une maison face à la mer. Il avait intégré le conseil municipal aux côtés du maire, Jean-Claude Paris, et avait repris sa charge en 2014, au décès de celui-ci.

Un homme dévoué pour sa commune

Durant son mandat, il s’était attaché à mettre au point un plan local d’urbanisme (PLU) afin de permettre à Tréduder, commune de deux cents habitants, de se développer tout en gardant son authenticité. Il défendait le projet d’un habitat groupé au cœur du village, dans le but de le redynamiser.

La population de la commune gardera le souvenir d’un homme dévoué et toujours souriant, qui savait faire respecter l’ordre, mais qui comprenait très bien les raisons de chacun.

Le soir, après sa journée en mairie ou sur les chemins de la commune, qu’il pleuve ou qu’il vente, il sortait faire une balade le long de la plage pour admirer la mer. Il affirmait : « Regarder la mer me répare de tout. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/treduder-22310/treduder-le-maire-rene-piolot-est-decede-7046962

 

Ouest-France

Morlaix communauté. La crise sanitaire pèse sur les finances de la collectivité

Publié le 10/11/2020 à 18h28 Gaëlle COLIN

L’ombre de la crise sanitaire et du premier confinement du printemps commence à dessiner le prix à payer pour Morlaix communauté (Finistère). Le Covid-19 a plané sur le conseil communautaire de lundi 9 novembre 2020, qui se déroulait en visioconférence.

Le conseil communautaire de Morlaix communauté (Finistère) s’est déroulé pour la première fois en visioconférence, ce lundi 9 novembre 2020.

Le conseil communautaire de Morlaix communauté (Finistère) s’est déroulé pour la première fois en visioconférence, ce lundi 9 novembre 2020. | OUEST-FRANCE

« Douze budgets sont impactés », annonce d’emblée François Girotto, vice-président en charge des finances à Morlaix communauté (Finistère), lors de la présentation du conseil qui s’est tenu lundi 9 novembre 2020. L’ombre du Covid-19 a plané sur les décisions votées, tout comme elle fait la Une de l’actualité. Prime covid, coup de pouce aux entreprises, avenant, coopérative… Décryptage sur ces sommes spécifiquement allouées.

L’impact financier de la crise sanitaire, à Morlaix communauté. | OUEST-FRANCE

Quels sont les manques à gagner à cause de la crise ?

Premièrement : la taxe prélevée aux entreprises de plus de onze salariés – le montant correspond à 1 % de sa masse salariale – Versement Mobilités. Cette dernière n’a pu être reversée en mars-avril 2020, date du premier confinement, car la plupart de ces entreprises n’avaient plus d’activités et étaient fermées. « Cela représente 294 854 €. Une subvention exceptionnelle a été ajoutée en fonctionnement dans le budget transport », rappelle François Girotto.

Deuxièmement : les revenus générés par l’Espace aquatique du pays de Morlaix. Le premier confinement lui a fait perdre une exploitation importante. « Une subvention exceptionnelle de 200 000 € sera versée. »

Est-ce que cela va changer pour ce deuxième confinement ?

« Pendant la période que nous vivons, les entreprises que nous taxons travaillent quasiment toutes. Nous devrons perdre moins de recettes pour novembre », explique François Girotto.

Quel impact sur le budget de fonctionnement de Morlaix communauté ?

Aux sommes citées ci-dessous, il faut en rajouter d’autres, comme 16 000 € pour l’approvisionnement en masques et gel hydroalcoolique. Ou encore le report de loyers comme celui du Centre multiservice de Morlaix. En tout, 800 000 € de dépenses supplémentaires de fonctionnement ont été comptés. Un effort spécifique à la crise sanitaire de ce printemps.

Comment Morlaix communauté va-t-elle financer cela ?

Morlaix communauté a prévu d’éponger grâce à une enveloppe de dépenses imprévues, dans son budget de fonctionnement. Elle s’élève à 500 000 €.

Et pour les investissements ?

L’impact est chiffré à 400 000 €, mais ne concerne pas que le sujet Covid-19. « Il s’agit de régularisation d’opérations d’ordre non-budgétaire », explique François Girotto. Parmi cela, on note que Morlaix communauté investit 5 000 € pour entrer au capital de la coopérative installée dans la région de Guingamp (Côtes-d’Armor), qui va fabriquer des masques de protection.

« La crise sanitaire a mis en évidence une absence de sécurisation des approvisionnements en masques au plus fort de la pandémie », rapporte Solange Creignou, vice-présidente chargée du développement économique. Le lancement de la production locale est prévu pour début 2021. Morlaix communauté rejoint ainsi la Région, le Département des Côtes-d’Armor et l’agglomération Guingamp-Paimpol au capital de cette coopérative.

Quels autres gestes fait la collectivité ?

Une remise sur la redevance spéciale ordures ménagères de 30 % sur les trois mois et demi du confinement printanier va être observée pour les usagers professionnels. « Cela revient à 35 550 € », ajoute François Hamon, vice-président chargé de la collecte et valorisation des déchets.

Un autre geste est fait en faveur des secteurs des bâtiments et travaux publics. « Nous avons voté une simplification temporaire de la procédure d’attribution et de signature des marchés publics de la collectivité. Cela permet de réduire le délai de notification et faire en sorte que les entreprises aient accès plus rapidement à leur trésorerie », détaille François Girotto.

Enfin, une prime Covid est versée aux agents de la collecte des déchets, du service de l’eau ou chargés des gens du voyage, mobilisés pendant la crise. Cette aide va de 35 € par jour travaillé sur le terrain, où la prise de risque était plus grande, à 15 € par jour pour le télétravail. Au maximum, cette prime s’élève à 770 € pour un agent. 37 500 € sont mobilisés pour cette prime spécifique.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-communaute-la-crise-sanitaire-pese-sur-les-finances-de-la-collectivite-7046946

 

Le Diben mardi 10 novembre 2020

Plougasnou. La cérémonie du 11 novembre aura bien lieu, mais en petit comité

Yvonne Szczypiorski, Marie Claire et Jean-Paul Clédic, 11 novembre 2018. Photo pyb29 Jacques Prigent, Nathalie Bernard. Photo pyb29

Jacques Prigent 11 novembre 2018. Photo pyb29 Pierre Le Doaré, 11 novembre 2018. Photo pyb29

Photos prises le 11 novembre 2018

 

Ouest-France

Lannion. La démolition de la maison de la rue de Trorozec a commencé

Le lundi 9 novembre, des machines ont entamé le grignotage de la maison située au 3, rue de Trorozec à Lannion (Côtes-d’Armor). Elle menaçait de s’effondrer sur la route.

La démolition de l’imposante bâtisse de trois étages située au 3, rue de Trorozec a commencé.

La démolition de l’imposante bâtisse de trois étages située au 3, rue de Trorozec a commencé. | OUEST-FRANCE

Le grand bras de la machine a attaqué la démolition de la maison par le pignon. Située au 3, rue de Trorozec à Lannion (Côtes-d’Armor), entre la voie ferrée et la route menant à l’hôpital, cette bâtisse menaçait de s’effondrer. En 2018, au vu du danger représenté pour les occupants mais aussi pour la circulation, elle avait fait l’objet d’une procédure de péril imminent et d’insalubrité.

La circulation interdite dans la rue

La commune avait alors été contrainte de réaliser les travaux de sécurisation provisoires à ses frais et avait mis en place un sens unique entre la gare et l’hôpital. En 2019, le préfet avait déclaré l’immeuble insalubre et ordonné sa démolition, ce qui avait permis aux élus lannionnais d’accélérer le processus d’expropriation des habitants. Les travaux de démolition sont évalués à 40 000 €. La rue sera interdite dans les deux sens pendant la durée du chantier.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-la-demolition-de-la-maison-de-la-rue-de-trorozec-a-commence-7046667

 

Ouest-France

Morlaix. Les jeunes entreprises auront leur pépinière en 2022

La friche laissée par Orange, rue de Poulfanc, à Morlaix (Finistère), semble n’être qu’un mauvais souvenir. Morlaix communauté prévoit d’exploiter les dernières parties des locaux pour y développer des bureaux d’accueil pour les entreprises et un espace de coworking.

L’espace jeunes entreprises se trouvera dans les bâtiments inoccupés de l’ancien site d’Orange, rue de Poulfanc, à Morlaix (Finistère). Livraison estimée à 2022.

L’espace jeunes entreprises se trouvera dans les bâtiments inoccupés de l’ancien site d’Orange, rue de Poulfanc, à Morlaix (Finistère). Livraison estimée à 2022. | OUEST-FRANCE

Depuis juillet 2020, l’entreprise Viseo occupe une partie des anciens locaux d’Orange, situés au 5, rue de Poulfanc, à Morlaix (Finistère). L’autre partie de la surface est partagée en deux : Orange garde l’un des bâtiments, car il contient un point de raccordement de la fibre optique. Le reste va être exploité par Morlaix communauté pour y installer une pépinière d’entreprises et des locaux de coworking.

Dernière phase avant le permis de construire

Ce dossier était déjà sur la table de la précédente mandature. L’objectif est resté le même : « Rendre le pôle de la gare plus attractif », rappelle Solange Creignou, vice-présidente chargée du développement économique à Morlaix communauté. Lors du conseil communautaire de lundi 9 novembre 2020, la dernière phase de ce projet avant le dépôt du permis de construire a été votée.

Dans l’air du temps du télétravail

Il existait déjà une pépinière d’entreprises, créée dans les années 1990. Aujourd’hui, le site a été transformé pour accueillir des activités de biotechnologies d’Hemarina. Le besoin était donc pressant.

L’espace de travail partagé s’adresse aux créateurs d’entreprises du territoire, pour des besoins ponctuels ou récurrents. Mais aussi pour les travailleurs indépendants ou les télétravailleurs. C’est dans l’air du temps.

Une surface de 900 m²

La surface totale est de 900 m² et s’étale sur trois niveaux, avec un sous-sol et un rez-de-chaussée. Des salles de réunion de 9, 17 et 29 m² seront créées ainsi qu’un espace de coworking-café de 160 m², et un autre consacré essentiellement au coworking au rez-de-chaussée. Des travaux de désamiantage, d’isolation, d’ouverture pour les ascenseurs et d’aménagements des espaces verts ont été effectués en même temps que pour les besoins de Viseo.

C’est le cabinet d’architectes morlaisien Studio 12 qui aménagera l’intérieur.

2,1 millions d’euros de coût

Ce projet reviendrait à 2,1 millions d’euros. La Région et l’État pourraient participer à hauteur de 700 000 €. « La livraison est prévue pour 2022 », complète Solange Creignou.

Les besoins identifiés

La Colloc’, espace de coworking de Lorient, avait analysé les besoins locaux sur ce sujet. Ils reposaient sur trois axes : « Un lieu qui transmet et qui inspire » ; « un lieu qui fédère » et « un lieu de convivialité : il est demandé de pouvoir se connecter au réseau depuis chez soi et le partage des ressources », comme la bibliothèque, le studio photo ou les outils vidéos.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-les-jeunes-entreprises-auront-leur-pepiniere-en-2022-7046551

 

Ouest-France

Refoulements de migrants : Athènes dément, l’UE contrainte d’agir

Plusieurs signalements ont été effectués ces derniers mois, indiquant que la Grèce, principale porte d’entrée de l’Union européenne, refoulait les migrants et demandeurs d’asile vers la Turquie.

La Grèce est accusée de refouler les migrants ayant traversé la Mediterrannée, vers la Turquie (photo d'archives).

La Grèce est accusée de refouler les migrants ayant traversé la Mediterrannée, vers la Turquie (photo d'archives). | AFP PHOTO /SEA-EYE.ORG / CEDRIC FETTOUCHE

Les dénonciations de refoulements de migrants de Grèce en Turquie se multiplient depuis mars. Athènes, montré du doigt, ne cesse de démentir tandis que la mise en cause de Frontex, l’Agence de surveillance des frontières européennes, contraint l’UE à réagir d’urgence.

À la demande d’Ylva Johansson, la commissaire européenne aux Affaires intérieures, l’Union européenne réunit mardi le conseil d’administration de Frontex en réunion extraordinaire.

Une « enquête est en cours », selon Chris Borowski, porte-parole de Frontex. L’agence européenne est accusée par plusieurs médias, dont le magazine allemand Spiegel, d’être impliquée dans des incidents de refoulement de bateaux de demandeurs d’asile.

Principale porte d’entrée de l’UE, la Grèce reçoit l’aide de Frontex en mer Egée et à sa frontière terrestre avec la Turquie, qui fin février avait poussé des milliers de migrants vers l’Europe.

Arrêté par la police grecque après avoir traversé la frontière gréco-turque mi-octobre, Hamza, demandeur d’asile marocain, a raconté à l’AFP avoir été incarcéré avec d’autres réfugiés.

« La police m’a frappé, m’a volé toutes mes affaires dont mon passeport », a-t-il dit début novembre par téléphone. « Des hommes cagoulés habillés tout en noir sont arrivés, on ne voyait que leurs yeux. […] Ils nous ont mis dans des fourgons, nous ont emmenés au fleuve et nous ont forcés à traverser sur des petits bateaux » vers la Turquie, a témoigné le migrant depuis Istanbul.

Même récit d’un migrant sorti de force du camp de Diavata, dans le nord de la Grèce. « Ils m’ont mis dans un véhicule avec d’autres réfugiés, on nous a amenés dans un commissariat où un policier m’a attrapé par le cou et j’ai été expulsé en Turquie », a rapporté le jeune homme cité par l’ONG Josoor.

« Désinformation » turque

Des journalistes de l’AFP avaient vu en mars, le long de la frontière terrestre marquée par le fleuve Evros, des soldats grecs encagoulés embarquant des migrants dans des véhicules militaires ou des fourgonnettes sans plaques d’immatriculation.

Les refoulements, qui consistent à repousser des migrants avant qu’ils n’aient pu déposer leur demande d’asile, se seraient également multipliés aux frontières maritimes de la Grèce, selon plusieurs médias et ONG, dont Amnesty International et Oxfam.

Principaux mis en cause : les garde-côtes grecs. L’UE et le Haut-commissariat des réfugiés (HCR) ont appelé cet été le gouvernement grec à ouvrir une enquête mais celui-ci, dont la priorité est « la sécurité » des frontières, a démenti avoir pratiqué de tels refoulements.

En août, le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a catégoriquement réfuté ces accusations sur CNN, accusant la Turquie voisine d’avoir orchestré une « désinformation ».

Le New York Times venait de publier des témoignages selon lesquels la Grèce « abandonnait » des migrants en mer, laissant les garde-côtes turcs leur porter secours.

Frontex bloque un bateau de réfugiés

L’affaire a pris une nouvelle tournure le 24 octobre avec la publication d’une enquête du Spiegel qui dit « montrer pour la première fois que les responsables de Frontex sont conscients des pratiques illégales des gardes-frontières grecs et sont en partie impliqués dans les refoulements eux-mêmes ».

Six cas survenus depuis avril en mer Egée sont cités. Dans un cas, en juin, une vidéo montre un navire de Frontex bloquant un bateau de réfugiés, puis, dans une autre scène enregistrée, passant devant le bateau de réfugiés à grande vitesse avant de quitter les lieux.

Sans mentionner cette enquête, Frontex a indiqué sur son compte Twitter avoir été « en contact avec les autorités grecques à propos d’incidents en mer ces derniers mois », précisant qu’Athènes avait ouvert une « enquête interne ».

En octobre, l’ONG Aegean Boat Report a recensé « 32 refoulements en Égée effectués par les gardes-côtes grecs, soit 881 personnes ». « L’OTAN et Frontex patrouillent dans cette zone depuis longtemps, il n’y a aucun doute sur leur connaissance des faits », assure à l’AFP Tommy Olsen, fondateur de cette ONG.

Le HCR s’est dit « préoccupé du nombre croissant de rapports crédibles de retours présumés officieux en Turquie », a déclaré à l’AFP Stella Nanou, porte-parole de l’agence onusienne à Athènes.

À l’instar de Human Rights Watch, le HCR demande à Frontex d’enquêter elle-même sur sa « présumée implication », car elle a « la responsabilité de mettre fin ou de suspendre ses activités partout où il y a violation des droits fondamentaux ».

https://www.ouest-france.fr/monde/migrants/refoulements-de-migrants-athenes-dement-l-ue-contrainte-d-agir-7046362 

 

Ouest-France

Finistère. La Fondation Ildys s’organise face à la seconde vague de Covid-19

Face à la seconde vague de Covid-19, la Fondation Ildys s’est organisée pour accueillir ses patients et maintenir ses activités en toute sécurité.

160 tests ont été réalisés à Saint-Vincent Lannouchen, de la Fondation Ildys. Ils ont tous été négatifs.

160 tests ont été réalisés à Saint-Vincent Lannouchen, de la Fondation Ildys. Ils ont tous été négatifs. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Dans ce contexte de confinement, la Fondation maintient ses activités en renforçant les gestes barrières aussi bien dans les services de soin, que dans l’accompagnement des personnes en situation de handicap et les services aux familles.

Dans les quatre maisons d’enfants à caractère social, la vigilance est de rigueur pour respecter les gestes barrières tout en préservant le bien-être des enfants. « Le maintien de la scolarité constitue la principale différence avec le premier confinement. »

Visites en Ehpad maintenues

Les visites sont maintenues dans les Ehpad et services de soin, dans des règles de sécurité précises faisant l’objet d’un strict respect de la part des visiteurs. « Cela permet à ces visites de perdurer malgré la circulation du virus. L’engagement de chacun est nécessaire.  »

Les activités organisées pour les résidents dans les Ehpad se poursuivent en adaptant le nombre des participants pour respecter des groupes de six personnes au maximum.

160 tests négatifs

Pour favoriser la compréhension des personnes sourdes et malentendantes, le personnel utilise des masques inclusifs (à fenêtre) pour les activités organisées en dehors des soins, et pour certains patients lors des séances d’orthophonie.

Cette utilisation est limitée à des temps courts et dans le cadre de mesures de sécurité renforcées notamment par l’aération et à la distanciation.

Des campagnes de tests antigéniques pour le personnel des Ehpad sont mises en place.

À Landivisiau, le centre Saint-Vincent Lannouchen a démarré par une campagne de plus de 160 tests réalisés, tous négatifs.

« Cela permet de rassurer les résidents et leurs familles. Et de prendre les mesures nécessaires, le cas échéant. »

Les recrutements se poursuivent

Pour les salariés en poste, les restaurants d’entreprise restent ouverts dans les conditions de sécurité qui s’imposent.

Les formations destinées aux salariés ou proposées par le centre de formation EPSAT de la Fondation sont maintenues, en petits groupes ou en visioconférence.

Le recrutement des soignants se poursuit afin de maintenir la continuité des soins. « Le télétravail est mis en place pour les métiers qui le permettent, prioritairement pour les personnes vulnérables et les salariés installés dans des bureaux partagés. Avec des équipes réparties sur quatorze sites, les réunions sont organisées systématiquementen visioconférence. »

Site de la fondation : www.ildys.org.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/landivisiau-29400/finistere-la-fondation-ildys-s-organise-face-a-la-seconde-vague-de-covid-19-7045863

 

Ouest-France

Morlaix. Objectif : un million d’euros de chiffres d’affaires pour les commerces locaux en décembre

Morlaix communauté lance l’opération chèque Haut Finistère, en partenariat avec la chambre de commerce et d’industrie. Les particuliers pourront acheter des chèques cadeaux à dépenser directement dans les commerces locaux. Ainsi, la collectivité espère faire générer un million de chiffres d’affaires dans les commerces des 27 communes du territoire.

Morlaix communauté (Finistère) propose une nouvelle action en faveur des commerces locaux.

Morlaix communauté (Finistère) propose une nouvelle action en faveur des commerces locaux. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« C’est une opération coup de poing », qualifie d’emblée, Jean-Paul Vermot, président de Morlaix communauté. Pour rebooster le commerce local, en souffrance en cette période de confinement, un dispositif de chèques cadeaux spécifiques va être mis en place.

Ces chèques « Haut Finistère » sont des modes de paiement et sont proposés aux employeurs pour leurs salariés ou aux particuliers. Il peut être utilisé dans les plus de 350 commerces adhérents, sur les 27 communes de Morlaix communauté.

Objectif à atteindre début décembre

L’intercommunalité a décidé de doubler « la mise du montant de chaque chèque acheté par les habitants. Si l’on achète pour 10 ou 20 €, la valeur du chèque sera de 20 ou 40 € », a précisé Solange Creignou, vice-présidente, chargée du développement économique. Morlaix communauté investira jusqu’à 300 000 €, ce qui donnera une dépense de 600 000 €.

Un effet levier d’1,5 million d’euros est espéré. « Quand on a des chèques cadeaux, on en dépense souvent plus. » Morlaix communauté vise donc un million d’euros de chiffres d’affaires dans les commerces des 27 communes du territoire. À atteindre d’ici début décembre, pour éponger le confinement.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-objectif-un-million-d-euros-de-chiffres-d-affaires-pour-les-commerces-locaux-en-decembre-7045759

 

Ouest-France

À Trébeurden, l’équipe du port garde le cap pendant le confinement

Publié le

Confinement, normes environnementales, zone technique… Dominique Bernabé, directrice du port de plaisance de Trébeurden (Côtes-d’Armor), explique l’évolution de la structure.

L’équipe du port de Trébeurden (Côtes-d’Armor) est à son poste pour assurer l’entretien des installations et veiller à la sécurité des bateaux.

L’équipe du port de Trébeurden (Côtes-d’Armor) est à son poste pour assurer l’entretien des installations et veiller à la sécurité des bateaux. | OUEST-FRANCE

En cette période de confinement, début novembre 2020, nous sommes allés interroger l’équipe du port de Trébeurden (Côtes-d’Armor). Voici les projets qui les animent, en lien avec la préservation de l’environnement.

Comment abordez-vous cette nouvelle période de confinement ?

Comme lors du premier épisode, l’ensemble de notre équipe technique et administrative est sur le pont : peu de plaisanciers ont accès à leur bateau, ni au bureau. Mais nos agents sont là pour veiller à la sécurité de leurs navires et vérifier les amarrages. Entre leurs rondes régulières sur les pontons, ils en profitent aussi pour effectuer des travaux qui étaient en attente depuis l’été 2020. Les manutentions sont aussi organisées avec les chantiers navals. Au bureau, la communication est maintenue avec nos clients par téléphone ou courriel.

Où en est la gestion environnementale de la zone technique ?

En 2012, nous avions effectué un diagnostic dans l’objectif d’aller vers une certification « port propre ». L’audit réalisé avait relevé nos forces et nos faiblesses. Depuis, nous avons travaillé pour essayer de suivre ces préconisations. Les normes environnementales sont strictes et évoluent sans cesse, surtout au niveau de la qualité des eaux rejetées dans le milieu naturel. Dans ce sens, nous avons installé cet été, sur la zone technique, un container abritant un dispositif de filtration des eaux de carénages. Le procédé vient des pays nordiques. Nous sommes le premier port de Bretagne à être équipé de la sorte, pour un investissement de 40 000 €.

Vous avez d’autres projets dans ce sens ?

En janvier 2021, nous allons installer une borne de collecte de déchets chimiques, peintures, mastics, etc. Nous pensons aussi réaliser prochainement une mini-déchetterie, avec recyclage et valorisation des déchets. À plus long terme, nous allons nous pencher sur la gestion des flux, en ce qui concerne l’eau et l’électricité. À titre d’exemple, certains bateaux branchent un chauffage tout l’hiver, alors que d’autres ne consomment rien. Il faudra parvenir à une solution équitable. Nous aurons aussi à régler le problème du stationnement, pour que les places que nous avons créées sur la zone concédée soient réservées à nos clients. Pour l’avenir, j’aimerais obtenir la certification port propre à l’horizon 2022.

Tous les bateaux sont-ils carénés dans les normes environnementales ?

Malheureusement non. Notre zone de carénage, grâce à ces gros investissements, est maintenant irréprochable au niveau du rejet des eaux. Nous trouvons cependant dommage que l’ensemble des bateaux de la baie de Lannion ne soient pas obligés d’utiliser des aires de carénages certifiées, chez nous ou ailleurs, pour l’entretien des bateaux. Cela irait dans le sens du progrès environnemental et de la qualité des eaux de mer.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/trebeurden-22560/a-trebeurden-l-equipe-du-port-garde-le-cap-pendant-le-confinement-7045661

 

Ouest-France

Pleyben. Une commerçante à Richard Ferrand : « Cette fois, j’ai l’impression d’être punie »

Des commerçants de Pleyben (Finistère) ont échangé avec Richard Ferrand, en fin de semaine. Ils lui ont fait part de leur ressenti face à la situation sanitaire. Et aussi leurs attentes et propositions.

Richard Ferrand, député, en visio conférence avec Amélie Caro, maire, et cinq représentants du commerce local.

Richard Ferrand, député, en visio conférence avec Amélie Caro, maire, et cinq représentants du commerce local. | ASSEMBLÉE NATIONALE

Avant le début de l’échange avec le député de la 6e circonscription du Finistère et président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, Amélie Caro, la maire de Pleyben donne le cadre de l’échange : « L’objectif de la discussion n’est pas de refuser toutes les mesures mises en place pour lutter contre l’épidémie, mais de faire des propositions qui correspondent au plus près aux besoins de l’économie locale et à notre situation territoriale. »

«Nos stocks sont pleins, si nous ne vendons pas...»

À l’initiative d’Amélie Caro, maire, une visioconférence est organisée avec l’élu. Devant l’écran, côté Pleyben, elle et une délégation de commerçants et artisans de la commune.

« Cette fois, j’ai l’impression d’être punie, raconte une commerçante locale. Pourtant, j’ai tout mis en œuvre pour respecter et faire respecter les gestes barrières. » Elle comme beaucoup de commerces indépendants ont eu obligation de fermeture jusqu’à nouvel ordre, provoquant ainsi un profond sentiment d’injustice.

À Pleyben, donc, plus de salon de coiffure ou de bien-être corporel, de boutique d’habillement, de décoration ou de fleurs ne sont ouverts.

Seuls les commerces dits essentiels accueillent encore les chalands. Mais ce deuxième confinement intervient au moment où chacun prépare ses étals pour les fêtes de fin d’année et a investi pour relancer son activité. « Nos stocks sont pleins, si nous ne vendons pas maintenant c’est catastrophique », indique une commerçante. Pour d’autres, c’est la question de la survie de l’entreprise qui est en jeu. Gaël Le Saux, restaurateur, se demande s’il continuera son activité en salle. « Je cherche d’autres façons d’exister. »

Si les acteurs économiques autour de la table sont conscients de la nécessité de lutter contre l’épidémie, chacun est aussi inquiet quant à sa propre survie. « Les mesures qui ont été prises par le gouvernement ne sont pas des mesures de punition mais des mesures de protection, parce que nous sommes aujourd’hui dans une situation effroyable », a expliqué Richard Ferrand.

À la recherche de solutions adaptées

Impossible pour les commerçants d’imaginer d’autres vagues sans les avoir préparées, en cherchant les solutions les plus adaptées. C’est pourquoi, ils ont listé un certain nombre de mesures qu’ils ont communiqué à Richard Ferrand dont celle d’une commission chargée de réfléchir aux différentes adaptations possibles selon les métiers, les commerces et les territoires « afin que chacun puisse les vivre le mieux possible », expliquent les professionnels.

En fin de semaine également, les toiletteurs ont été autorisés à ouvrir, pour ceux qui pratiquent le « clic et collect ». C’est le cas de Nathalie Borel qui tient depuis quelques semaines le salon situé rue de Quimper. « Je pouvais accueillir les maîtres dans ma boutique pour l’achat de croquettes, mais pas leurs chiens. Cette décision est cohérente avec notre activité. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pleyben-29190/pleyben-une-commercante-a-richard-ferrand-cette-fois-j-ai-l-impression-d-etre-punie-7045470

 

Ouest-France

Ligne Morlaix-Roscoff. Les usagers peuvent donner leur avis à la Région

Publié le

Un moment de concertation virtuel est ouvert sur le site de BreizhGo, l’opérateur des TER et des bus. Les usagers des lignes du secteur Léon-Iroise sont invités à s’exprimer jusqu’au 15 novembre 2020.

Sur la Morlaix-Roscoff, où la nature reprend ses droits depuis l’arrêt de la ligne en 2018.

Sur la Morlaix-Roscoff, où la nature reprend ses droits depuis l’arrêt de la ligne en 2018. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le comité de ligne, c’est maintenant ! Cette instance de concertation autour du service de trains et de cars du réseau BreizhGo se penche sur le secteur Léon-Iroise, jusqu’au 15 novembre 2020. Confinement oblige, tout cela se passe via le site internet de BreizhGo. La parole est donc donnée aux usagers. Chaque comité de ligne a lieu par an. Le but ? Que « chaque usager puisse s’exprimer sur la qualité et sur le niveau de service proposés par le réseau BreizhGo ». Tout le monde peut y participer.

Carte des comités de ligne de BreizhGo. | BREIZHGO

Plus de 3 % de voyageurs sur la Brest-Morlaix

Pour le pays de Morlaix, on peut très bien donner son avis sur la ligne Morlaix-Roscoff, à l’arrêt depuis deux ans, que sur la Morlaix-Brest, dont la fréquentation a d’ailleurs progressé de 3 % en 2018. Elle a compté 122 000 voyages, dont 34 % de voyageurs occasionnels et 10 % de scolaires.

Une fois tous les éléments recueillis, une restitution sera faite soixante jours après la clôture du comité de ligne.

Renseignements : www.breizhgo.bzh/a-votre-rencontre

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/ligne-morlaix-roscoff-les-usagers-peuvent-donner-leur-avis-a-la-region-7045449

 

Ouest-France

Finistère. « Quels sont les moyens pour faire face à une catastrophe maritime ? »

L’association Mor Glaz, basée à Landerneau (Finistère), revient sur l’exercice de lutte contre la pollution maritime qui s’est déroulé à Plougasnou, le 15 octobre 2020. Pour elle, c’était « une mascarade ».

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMDExNTY4ZTRkMTljNTJjYmM0NWE0Y2Y1YmM5OGY5ZDFiOGU?width=1260&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=651b566445d7e6f5116ae11cea79c9901474b51820b0e18bfc6a83fbbe810d2e

L’exercice Polmar/Terre s’est déroulé à Plougasnou, le 15 octobre 2020. L’association Mor Glaz le dénonce. | YVES-MARIE QUEMENER/OUEST-FRANCE

Un exercice de grande envergure de lutte contre la pollution maritime a été organisé sur la plage de Primel, à Plougasnou (Finistère), le 15 octobre 2020. L’association Mor Glaz, basée à Landerneau, souhaite dénoncer ce qu’elle estime être « une mascarade ». Elle souhaite « mettre en place un exercice Polmar digne d’un pays assurant sa vocation maritime ».

Une inquiétude

La structure enchaîne, rappelant que le pôle national d’expertise Polmar/Terre s’appuie sur « les moyens humains et matériels de la Direction Interrégionale de la Mer Nord Atlantique-Manche Ouest ». Et de poser la question : « Quels sont les moyens humains et en matériels mis à votre disposition par l’État Français pour faire face à une catastrophe maritime ? »

Mor Glaz s’inquiète et met en garde « les autorités sur le déclin de ce service ». Et s’appuie sur ces données pour dénoncer « le renouvellement des remorqueurs de haute-mer Abeilles Flandre et Languedoc et la rédaction de l’appel d’offres, qui incite les candidats à répondre avec des navires âgés de dix ans sur des contrats non renouvelables ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/finistere-quels-sont-les-moyens-pour-faire-face-a-une-catastrophe-maritime-7045332

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
9 novembre 2020

Pendant ce temps...

http://goutal.over-blog.com/2020/11/pendant-ce-temps.html

 

Ouest-France

Morlaix. Cette année, le 11-Novembre sera virtuel pour le public

Confinement et crise sanitaire obligent, la cérémonie du 11-Novembre ne se tiendra pas comme d’habitude, à Morlaix (Finistère). Il sera tout de même possible de la suivre sur les réseaux sociaux et sur le site de la mairie.

La cérémonie du 11-Novembre aura lieu en comité restreint au square de la Résistance, à Morlaix (Finistère), cette année.

La cérémonie du 11-Novembre aura lieu en comité restreint au square de la Résistance, à Morlaix (Finistère), cette année. | VILLE DE MORLAIX

La crise sanitaire et le confinement ont eu raison de la cérémonie du 11-Novembre. Elle se tiendra cependant à Morlaix (Finistère), mais sans public et en comité restreint. Un rassemblement aura lieu donc à 10 h, mercredi 11 novembre 2020, devant le monument aux morts du square de la Résistance. Le message de l’Union française des associations de combattants et victimes de guerre ainsi que celui de la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, seront lus.

Diffusion sur les réseaux sociaux et internet

Après le dépôt de gerbe, la minute de silence et l’hymne national, les officiels salueront les drapeaux et remercieront les porte-drapeaux, à 10 h 30. « Les deux monuments aux morts situés à Ploujean seront également fleuris », précise la mairie. Les photos et la retranscription des hommages seront diffusées sur la page Facebook de la mairie et sur son site internet.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-cette-annee-le-11-novembre-sera-virtuel-pour-le-public-7045263

 

Ouest-France

La commune de Plougasnou cherche son futur médecin sur les réseaux sociaux

En vue du départ à la retraite d’un de leurs docteurs, la commune de Plougasnou (Finistère) cherche son médecin généraliste sur Facebook. Un an avant, l’un d’eux avait été recruté par ce biais.

La commune de Plougasnou (Finistère) a décidé de chercher son futur médecin sur les réseaux sociaux.

La commune de Plougasnou (Finistère) a décidé de chercher son futur médecin sur les réseaux sociaux. | ARCHIVES REUTERS

Recruter un médecin généraliste en zone rurale via Facebook, est-ce possible ? C’est du moins ce qu’espère Christophe Nougaret, docteur au centre médical de Plougasnou (Finistère). D’ici la fin de cette année, un de ses deux collègues médecin partira à la retraite, laissant sa place vacante. Pour trouver son successeur, prêt à s’installer dans la commune de moins de 3 000 âmes, le jeune professionnel de santé a donc eu l’idée de déposer des offres d’emploi un peu partout et notamment, sur les réseaux sociaux.

Toucher les jeunes médecins

Un an auparavant, Christophe Nougaret avait lui-même été embauché en répondant à une annonce sur Facebook. « On connaissait des parents de jeunes médecins, se rappelle Nathalie Bernard, maire de Plougasnou. Le message a été relayé sur les pages des uns et des autres. » Alors en Nouvelle-Calédonie pour son internat, l’étudiant a traversé les océans et posé ses valises en terres bretonnes. « Je voulais revenir dans le coin pour ma famille », raconte le Plougasniste, originaire de Plouezoc’h.

Si cela a marché une fois, pourquoi pas deux ? « Les médecins ne courent pas les rues. En mettant un post sur Facebook, on espère recruter des jeunes, précise Christophe Nougaret. Ici, les derniers docteurs avaient déjà plus de 50 ans. Il ne reste généralement que cinq ou dix ans à faire avant de s’en aller. »

Petit à petit, la nouvelle offre a fleuri sur les pages Facebook dédiées aux professionnels de santé dans le Finistère et ailleurs. En moins d’une semaine, certains posts ont été partagés plus de 300 fois. Mais même avec cela, « on a eu encore zéro retour », déplore le médecin.

Qualité de vie et nouveau centre médical

« Forcément, c’est plus difficile en milieu rural. Les jeunes médecins sont attirés par des cabinets proches des CHU, explique Nathalie Bernard. Mais il y a beaucoup à parier que les gens voudront s’installer dans des communes rurales. Notamment en période de Covid, pour y gagner une certaine qualité de vie. »

« On est au bord de la mer et pas loin non plus de Morlaix, rajoute Christophe Nougaret. Il y a un vrai attrait à Plougasnou. »

Sans compter que début janvier prochain, les médecins déménageront. Un nouveau centre médical pluridisciplinaire doit voir le jour avec, en autres, deux cabinets d’infirmiers, une cellule paramédicale et un espace de soin. « Ce sera un bâtiment au cœur du bourg où ils seront tous réunis, pointe la maire. C’est un vrai bel outil pour travailler. » Peut-être une raison de plus pour qu’un médecin s’y installe ?

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/la-commune-de-plougasnou-cherche-son-futur-medecin-sur-les-reseaux-sociaux-7045135

 

Ouest-France

Trébeurden. Un nouveau bateau équipera les services municipaux

Pour remplacer les deux vieux bateaux du port communal, la municipalité a choisi d’opter pour une embarcation unique, en coque aluminium.

Fabriqué par l’entreprise « Bord à Bord », de Plestin-les-Grèves, le buggy 545 équipe déjà plusieurs ports.

Fabriqué par l’entreprise « Bord à Bord », de Plestin-les-Grèves, le buggy 545 équipe déjà plusieurs ports. | OUEST-FRANCE

Le projet

Présenté par Guillaume Le Guen, élu en charge des affaires portuaires, l’achat d’un nouveau bateau pour les services techniques a été évoqué, vendredi soir, lors du conseil municipal.

« La commune disposait auparavant de deux bateaux », explique-t-il. Le Tyma servait au maître de port communal, le Milliau était à la disposition du gardien de l’île Milliau. « Les deux embarcations étaient obsolètes et déclarées innavigables », souligne l’élu. La réflexion a été la suivante : « Nous avons choisi de remplacer les deux bateaux par un seul. Il sera à 80 % destiné à l’île Milliau et à 20 % au futur maître de port, pour l’inspection des mouillages et pour la police du port, surtout pendant la saison estivale. »

Coque alu de 5,45 m et moteur de 70 CV

Après avoir étudié plusieurs devis, la maire Bénédicte Boiron propose le projet d’acquisition d’un bateau de type « Buggy 545 », équipé d’un moteur quatre temps de 70 CV.

« La conception et la fabrication du Buggy en fait un bateau simple et robuste, qui convient parfaitement à un usage professionnel. Sa carène lui assure une excellente stabilité de forme, appréciable pour le transport de passagers ou les travaux portuaires ou maritimes, estime Guillaume Le Guen. Plusieurs Buggy 545 équipent des capitaineries de port de plaisance, dont le port de Lezardrieux. »

Autre atout relevé par l’élu en charge des affaires portuaires : « Ce bateau conçu en aluminium, répondant aux divisions professionnelles en 4e catégorie, est fabriqué par une entreprise locale, Bord à Bord. » L’occasion pour Mathieu Langlais, nouvel élu de la minorité, d’intervenir : « Acheter local, c’est bien, mais quel serait le coût autre part ? » Guillaume Le Guen répond : « L’estimation prévisionnelle de l’acquisition s’élève à 38 200 € HT, avec les options incluses pour son homologation. Comparé à d’autres, ce n’est pas cher. »

80 % de subvention du Département

Bénédicte Boiron souligne en outre que « ce projet est éligible au plan de relance départemental à hauteur de 80 % », et propose « d’adopter le plan de financement correspondant ».

Nouvelle intervention de Mathieu Langlais, qui s’interroge : « Peut-on être sûr que le Département va accepter ? » Cette fois c’est Franck Provost qui se charge de répondre : « Ce projet que nous présentons rentre parfaitement dans les critères d’éligibilité du Département. Le fait de travailler avec une entreprise locale sera un avantage. »

La proposition est adoptée à l’unanimité.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/trebeurden-22560/trebeurden-un-nouveau-bateau-equipera-les-services-municipaux-7044888

 

Ouest-France

Brest. La voiture qui flashe bientôt de retour dans les rues ?

À Brest, son fonctionnement a été déclaré illégal par la Commission nationale informatique et libertés (Cnil). La Ville de Brest et son prestataire de service assurent qu’ils vont trouver une solution qui permette de sortir la voiture Lapi du garage.

À Brest, la voiture Lapi sert à verbaliser le stationnement gênant ou très gênant. Son fonctionnement doit être remis à jour après une mise en demeure de la commission nationale informatique et libertés.

À Brest, la voiture Lapi sert à verbaliser le stationnement gênant ou très gênant. Son fonctionnement doit être remis à jour après une mise en demeure de la commission nationale informatique et libertés. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Fin août, la voiture qui flashait les voitures mal garées dans Brest a été remisée au garage. Son fonctionnement avait été déclaré illégal et la Ville de Brest avait reçu une mise en demeure de la commission nationale informatique et libertés (Cnil). Mais le prestataire de service de la Ville assure que son nouveau système respectera toutes les règles.

La voiture qui flashe les véhicules mal garés dans Brest va-t-elle reprendre du service ?

Pas tout de suite. Mais la Ville de Brest n’abandonne pas l’idée de la refaire circuler à moyen terme. Elle vient d’écrire en ce sens à la commission nationale informatique et libertés (Cnil). Fin août, cette autorité administrative indépendante avait mis Brest en demeure de mettre sa voiture « Lapi » en conformité sous deux mois. Dans son courrier, la Ville demande à la Cnil de prolonger ce délai mais aussi que ses experts rendent un avis sur le nouveau procédé qui sera utilisé par le prestataire chargé de la voiture Lapi.

Que reproche la Cnil au dispositif de Brest ?

Brest faisait partie des villes qui utilisaient une voiture Lapi pour repérer – et photographier – les voitures en stationnement gênant ou très gênant. Mais la Cnil estime que le dispositif Lapi collecte systématiquement une photographie du véhicule. Et constate que « l’arrêté du 14 avril 2009, qui permet la mise en œuvre par les communes de traitements automatisés ayant pour objet la constatation et la poursuite d’infractions pénales, ne prévoit pas la collecte de fichiers photographiques ». Les communes ne peuvent donc se servir du dispositif Lapi que pour verbaliser le non-paiement du stationnement.

Quelles sont les réponses de la Ville de Brest ?

Adjoint au maire de Brest chargé de la tranquillité, Yohann Nédélec rappelle que le système Lapi ne fonctionne jamais en mode automatique. « Il y a deux personnes à bord, et c’est le passager qui appuie sur un bouton pour prendre une photo du véhicule mal garé. » Le cliché est ensuite exploité pour le traitement du dossier.

Quelles sont les réponses du prestataire de la Ville de Brest ?

La société AFS2R reconnaît que son ancien logiciel n’était pas conforme aux préconisations de la Cnil. C’est d’ailleurs lors d’un contrôle dans ses locaux que des agents de la Cnil ont retrouvé des photos archivées – et non détruites – de voitures contrôlées alors qu’elles auraient dû être détruites. Mais AFS2R assure la Ville de Brest que « la nouvelle solution sera conforme à toutes les attentes et corrigera naturellement les reproches qui [lui] sont faits. »

Pourquoi une voiture Lapi à Brest ?

Contrairement à ce qu’il se passe dans d’autres villes, la voiture Lapi en circulation à Brest ne sanctionne pas le défaut de paiement du stationnement. Elle est exclusivement dédiée au stationnement gênant. Pour Yohann Nédélec, « le système a fait la preuve de sa capacité à régler le problème ». Au pic de son activité, 1 000 PV étaient dressés chaque mois depuis la voiture qui flashe.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-la-voiture-qui-flashe-bientot-de-retour-dans-les-rues-7044868

 

Ouest-France

Morlaix. « À qui appartient ce fauteuil ? »

Publié le

Armel Gueguen milite pour améliorer la vie des personnes handicapées. Il présente ici ses bonheurs, ses difficultés et ses rêves en Pays de Morlaix

Armel retrouve avec le sourire l’allée verte, une bouffée d’oxygène et un lieu d’échanges accessibles.

Armel retrouve avec le sourire l’allée verte, une bouffée d’oxygène et un lieu d’échanges accessibles. | OUEST-FRANCE

Le pays de Morlaix vu par…

Armel Gueguen, Militant pour l’amélioration des conditions de vie des personnes handicapées

Une activité

La natation

À Plouigneau, la piscine est à taille humaine. Les gens y sont sympas. Quand je nage je me libère du poids de mon corps et du regard des autres. Une fois dans l’eau, bien malin celui qui peut deviner à qui appartient le fauteuil roulant resté au bord.

Une balade

La voie verte de Plourin à Morlaix

J’habite Plourin. Ce chemin, parfaitement entretenu, est un des rares lieux où je peux me reconnecter un peu avec les arbres, le vent, les vaches, chevaux, et autres boucs. J’emporte un livre de poésie, souvent Toul an Nor de Youenn Gwernig, en harmonie avec le site. Ce poète sait sonder la profondeur de notre humanité et celle de la nature. Je m’arrête sur le chemin pour boire un café brûlant, fumer un cigare et regarder les volutes de fumée caresser la canopée. C’est un lieu où je peux aller en toute autonomie. Il permet aussi les rencontres et rompt l’isolement.

Un espace culturel

La médiathèque de Saint-Martin-des-Champs

Je m’y rends grâce au service de transport Flexo de Morlaix communauté. Heureusement que cela existe !

À ma connaissance, c’est la seule bibliothèque totalement accessible sur le secteur. J’y vais afin d’emprunter BD et, poésie. Les bibliothécaires sont très accueillants. Nous échangeons, ils me donnent des conseils de lecture… À force, ils connaissent mes goûts ! D’autre part l’aménagement est bien pensé, les étagères sont à hauteur, je peux tout faire tout seul. De plus, ils m’ont accueilli pour une présentation de ma conférence sur les difficultés quotidiennes liées au handicap.

Un album /une chanson

Berceuse pour les vieux enfants de Patrick Ewen

J’ai grandi avec cette magie en musique de fond. Mes parents m’emmenaient souvent aux concerts de Patrick EWEN. Mes poils se hérissent quand j’écoute la chanson Elle venait de l’Est qui commence par : Elle est arrivée un soir à la gare de Morlaix… Cette poésie évoque ce que je suis et ce qu’est la région de Morlaix : une terre ancrée dans la beauté et la mystique des monts d’Arrée, ouverte sur l’océan, sur l’infini du champ des possibles, des rencontres…

Un lieu

Le centre-ville

Je rêve de pouvoir visiter le centre-ville qui m’est (désagréablement) interdit du fait de son type d’urbanisme. Le centre-ville de Morlaix pour moi, c’est comme un musée, une vitrine où je devine de belles choses, de beaux endroits, mais où il ne m’est possible que de regarder de l’extérieur. Pas le droit de toucher ni d’accéder sans se mettre en danger. Cette frustration est d’autant plus forte pour les espaces de culture. Essayez d’y accéder en fauteuil ! C’est sportif, voire impossible pour certaines structures. Les aménagements ont été conçus pour et par des personnes valides. Cependant, on perçoit des améliorations en matière d’accessibilité : la rénovation de la gare est plutôt exemplaire. Et gageons que les espaces qui devraient être livrés dans un futur proche ne laisseront personne à la porte.

Contact : collectifanticapacitistemx@gmail.com. Internet : « Ça roule » conférence d’Armel Gueguen

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-a-qui-appartient-ce-fauteuil-7044818

 

Ouest-France

Clermont-Ferrand. Passe d’armes autour de la police municipale

Le maire socialiste de Clermont-Ferrand s’est opposé avec vigueur à l’armement de la police municipale, déclenchant la colère de l’opposition et du syndicat de défense des policiers municipaux.

L'armement de la police municipale fait des vagues au sein du conseil municipal de Clermont-Ferrand.

L'armement de la police municipale fait des vagues au sein du conseil municipal de Clermont-Ferrand. | STÉPHANE CUGNIER

« Je ne les retiens pas, ceux qui veulent être armés » : des propos du maire PS de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, sur les policiers de sa commune, ont été dénoncés dimanche par l’opposition et un syndicat de la profession.

« Je n’ai obligé personne à venir poser sa candidature chez nous », a lancé vendredi M. Bianchi, interpellé par son opposition en conseil municipal sur l’armement de la police locale, auquel il se refuse pour l’heure.

« Il y a suffisamment de villes aujourd’hui avec une police armée pour qu’ils aillent y postuler, c’est clair ? », a ajouté le maire, visiblement irrité. Ceux qui ne veulent pas aller sur le terrain, « j’ai le pouvoir de les réquisitionner et s’ils n’y vont pas, j’ai le pouvoir d’appliquer des sanctions lourdes à leur endroit. »

Les élus de l’opposition ont dénoncé des propos « abjects » et réclamé des « excuses publiques » dans un communiqué publié dimanche, en diffusant deux minutes d’extraits du conseil municipal, dont la séance s’est tenue en visioconférence.

Interrogé dimanche par l’AFP, M. Bianchi déplore une « récupération » émanant d’une opposition de droite « populiste », affirmant que la totalité de son intervention était plus « nuancée ».

« 53 % des policiers municipaux en France sont armés, 47 % ne le sont pas. Ceux qui postulent ici savent où ils viennent », a maintenu l’édile, qui envisage cependant de créer des brigades nocturnes et de les armer, comme le réclame le syndicat CFDT, majoritaire parmi la cinquantaine de policiers municipaux de Clermont.

Sentiment d’insécurité

Une décision sera prise dans les deux mois qui viennent et soumise au vote du conseil municipal. Mais « cela ne veut pas dire forcément armer toute la police municipale », souligne le maire, pour qui « ce n’est pas l’armement qui résout les problèmes d’incivilités : la police nationale l’est, est-ce qu’elle y met fin ? ».

Cédric Michel, président du Syndicat de défense des policiers municipaux, a dénoncé de son côté des propos « extrêmement virulents », dans une vidéo diffusée samedi sur internet.

« Le jour où un policier municipal de Clermont sera blessé ou tué du fait d’un acte de délinquance ou d’un acte terroriste, et qu’il n’aura pas pu se défendre parce qu’il n’aura pas été armé, le maire portera cette lourde responsabilité », a prévenu le syndicaliste.

« C’est très étonnant de la part d’un maire de gauche de proférer de telles menaces », a-t-il ajouté en appelant les fonctionnaires clermontois à faire valoir leur droit de retrait s’ils se sentent en insécurité, voire à prendre M. Bianchi au mot en quittant la commune.

https://www.ouest-france.fr/auvergne-rhone-alpes/clermont-ferrand-63000/clermont-ferrand-passe-d-armes-autour-de-la-police-municipale-7044554

 

8 novembre 2020

Communiqué intersyndical contre la fermeture de plusieurs trésoreries et les réorganisations du réseau finistérien des services de Finances Publiques

Communiqué intersyndical contre la fermeture de plusieurs trésoreries et les réorganisations du réseau finistérien des services de Finances Publiques

Comité technique local de la DDFIP du Finistère du 2 novembre 2020

RETRAIT DU NRP !

Dans un message adressé aux agents dans l'après midi du 16 octobre dernier, la Directrice départementale a informé de la validation par le Directeur Général du projet de "transformation du réseau" de la DDFIP du Finistère.

Ce projet, sous couvert de la mise en place de nouvelles structures, constitue en réalité pour 2021, le premier pan du démantèlement de l'organisation territoriale actuelle du réseau de la DGFIP, avec la fermeture programmée de plusieurs trésoreries (Daoulas, Lesneven, Plabennec, Pont-Croix, Saint-Renan, Saint-Pol-de-Léon), ainsi que des transferts d'emplois des SIP - SIE de Brest vers Morlaix, le transfert du recouvrement de plusieurs trésoreries mixtes vers les SIP (Crozon, Landerneau, Lesneven, Saint-Pol-de-Léon, Saint-Renan), et le transfert des missions foncières des SIP de proximité et du CDIF de Quimper vers le futur SDIF.

Nous rappelons que ce plan d'abandon du service public de proximité, confirmé à la veille des congés de la Toussaint, intervient dans un calendrier très contraint et un contexte d’aggravation de la situation sanitaire. Alors qu'au plus haut niveau de l’état, il avait été décidé de la suspension des contres réformes en cours et notamment celles des Retraites et de l'UNEDIC, manifestement, le démantèlement de la DGFIP reste une priorité pour le pouvoir en place et ses bras armés, que sont la technostructure de Bercy et ses Directeurs départementaux !

Rappelons que les agents de la DGFIP ont été remarquablement engagés depuis le début de cette crise sanitaire et notamment pendant le confinement, dans l'exercice des missions prioritaires et le soutien des activités économiques et financières du pays. Force est de constater que ce passage en force renvoie aux oubliettes les beaux discours saluant il y a peu encore, l'exemplarité des personnels ! En 2021 ce sont les services du nord Finistère qui sont touchés, mais en 2022 et 2023 pratiquement tous les services seront impactés par ce démantèlement.

Plus que jamais les syndicats FO - SOLIDAIRES – CGT - CFDT restent mobilisés avec les personnels pour exiger le retrait du NRP.

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2020/11/communique-intersyndical-contre-la-fermeture-de-plusieurs-tresoreries-et-les-reorganisations-du-reseau-finisterien-des-services-de-f

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
8 novembre 2020

Course au large

http://goutal.over-blog.com/2020/11/course-au-large.html

 

Ouest-France

Vendée Globe. La famille de Nicolas Troussel est heureuse qu’il réalise son « but de toujours »

Publié le Gaëlle COLIN

Olivier Troussel est le patron de la SNSM de Plougasnou (Finistère) et n’est autre que le frère du skipper Nicolas Troussel. Ce dernier quitte les pontons des Sables-d’Olonne (Vendée) ce dimanche 8 novembre 2020, avec l’espoir de boucler le Vendée Globe, tour du monde mythique et en solitaire. Ses parents, Jean-Luc et Frédérique Troussel le suivent également.

Olivier Troussel, patron de la station SNSM de Plougasnou, est aussi le frère du skipper Nicolas Troussel.

Olivier Troussel, patron de la station SNSM de Plougasnou, est aussi le frère du skipper Nicolas Troussel. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« Il est dans sa bulle. Je lui ai envoyé un texto samedi 7 novembre, pour ne pas le déranger. » Olivier Troussel, patron de la SNSM de Plougasnou (Finistère) sait que son frère Nicolas comprend. Le premier reste à terre et suit le départ du Vendée Globe du second, entre « le canapé et les réseaux sociaux » depuis 7 h, ce dimanche 8 novembre 2020. Il scrute le visage et le bateau de son frère Nicolas, qui participe pour la première fois. « Je suis très content qu’il parte, il est obnubilé par cette course depuis longtemps. Il faut qu’il se fasse plaisir, qu’il nous fasse plaisir. Le reste, on verra. »

Non loin de la maison du patron de la SNSM de Plougasnou, d’autres Troussel sont devant l’écran : ses parents. « On a vu Nicolas quand il est passé à Primel, on était masqué dans le jardin pour éviter tout contact. Cette course, c’est son but depuis toujours, souligne Jean-Luc Troussel, son père. Il a dû attendre longtemps avant d’y arriver, il a vu ses copains de la baie de Morlaix qui ont été bien lotis. Il n’a pas beaucoup d’expérience mais a quand même navigué. Il est allé au nord de l’Écosse sans rien dire, a fait la transat Jacques-Vabre en Imoca, avec Jean Le Cam. »

Sa famille devait être sur les pontons

Le départ de cette édition est particulier. Crise oblige, il n’y a pas de public. « J’avais loué une maison aux Sables, cinq jours avant le départ. Je devais être dans un des zodiacs, tout était prêt… Et tout a été annulé », raconte Olivier Troussel. Il était sur les pontons il y a huit ans, pour soutenir ses copains Armel Le Cléac’h et Jérémie Beyou. « C’est quelque chose que l’on suit depuis tout petit. »

La famille Troussel est aimantée par la mer. Tout le monde navigue : « On a arpenté toutes les côtes de la Manche sur le bateau familial », rappelle Jean-Luc Troussel.

Donc le Vendée Globe, ça se suit scrupuleusement. « Je vais regarder ça tous les jours. Peut-être pas la nuit, parce que je travaille », s’amuse Olivier Troussel. Son père va, lui, suivre fréquemment et prendra des nouvelles auprès de l’épouse de Nicolas. « Je lui ai dit, quand tu passeras le cap Horn, pense au commandement de mon arrière-grand-oncle. » Ce dernier était sur un trois-mâts et passait le long des côtes péruviennes. Vous avez dit histoire de famille ?

https://www.ouest-france.fr/vendee-globe/vendee-globe-la-famille-de-nicolas-troussel-est-heureuse-qu-il-realise-son-but-de-toujours-7044159

 

Ouest-France

Morlaix. L’œuvre installée sur le parvis de la gare a été vandalisée

Modifié le Publié le Gaëlle COLIN

Cette œuvre d’art faite par Guillaume Castel est visible sur le parvis de la gare, côté rue Albert-Le Grand, à Morlaix (Finistère). Un tag blanc a été peint sur la sculpture de 3 m de haut.

La sculpture de Guillaume Castel, « Samare », a été vandalisée. Elle est installée depuis 2017 sur le parvis de la gare de Morlaix

La sculpture de Guillaume Castel, « Samare », a été vandalisée. Elle est installée depuis 2017 sur le parvis de la gare de Morlaix | OUEST-FRANCE

Cela fait trois ans qu’elle trône sur le parvis de la gare de Morlaix (Finistère). Sa stature de 3 m de haut et d’1,5 m de large sont à admirer côté rue Albert-Le Grand. La sculpture de Guillaume Castel, Samare, vivait jusqu’ici une vie tranquille.

L’œuvre d’art en inox poli miroir et en acier Corten a été vandalisée. Un tag blanc, signature d’un blaze (nom d’artiste), « Ceriro » ou « Cerivo », a été peint sur la partie haute et patinée de la sculpture.

« Une graine voyageuse »

Guillaume Castel, sculpteur de « Samare », et Thomas Lavigne, architecte du Pôle gare, lors de l’inauguration. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le sculpteur, Guillaume Castel, originaire de Plouégat-Guérand, la décrivait ainsi : « C’est une graine voyageuse ou apportée par les voyageurs. La graine a une enveloppe pour voyager. Le train est l’enveloppe des passagers… » Un beau clin d’œil à son grand-père cheminot dans cette même gare.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-l-oeuvre-installee-sur-le-parvis-de-la-gare-a-ete-vandalisee-7044112

 

Ouest-France

ENTRETIEN. Dans les Côtes-d’Armor, ce 2e confinement en automne sera-t-il bénéfique à la nature ?

Durant le premier confinement, les habitants des Côtes-d’Armor, comme des millions de Français, se sont rapprochés de la nature, ou du moins, l’ont davantage observée. Alors que le reconfinement vient de débuter, Franck Delisle, directeur de VivArmor Nature, dresse un état des lieux. Une photo délivrée à l’orée de l’hiver.

La bernache cravant vient de Sibérie pour passer l’hiver en baie de Saint-Brieuc, qui peut héberger jusqu’à 40 000 oiseaux.

La bernache cravant vient de Sibérie pour passer l’hiver en baie de Saint-Brieuc, qui peut héberger jusqu’à 40 000 oiseaux. | RÉSERVE NATURELLE DE LA BAIE DE SAINT-BRIEUC

Durant le premier confinement, les habitants des Côtes-d’Armor, comme des millions de Français, se sont rapprochés de la nature, ou du moins, l’ont davantage observée. Alors que le reconfinement vient de débuter, Franck Delisle, directeur de VivArmor Nature, dresse un état des lieux. Une photo délivrée à l’orée de l’hiver.

Lors du premier confinement, au printemps, l’intérêt des citoyens pour la nature était manifeste…

En effet, on a observé plusieurs pratiques pour être au contact de la nature. Les sensibilités étaient presque exacerbées. Il y avait une vraie envie de nature durant ce confinement plus strict. Les Français ont redécouvert le chant des oiseaux. On a vu des canards ou des chevreuils se balader sur la route. La nature reprenait ses droits dans les milieux fréquentés par l’homme. Sur le net, plusieurs projets de sciences participatives ont fleuri. On pouvait croire que les gens allaient améliorer leurs pratiques. Mais lors du déconfinement, on a remarqué que c’était l’effet inverse.

Qu’avez-vous noté ?

Franck Delisle, directeur de VivArmor Nature. | VIVARMOR NATURE

Sur le territoire de la réserve naturelle de la baie de Saint-Brieuc, on a constaté une fréquentation accrue et des infractions importantes par méconnaissance. On a vu des personnes qui ne tenaient pas leur chien en laisse, qui ramassaient des galets… En dix mois, nous avons relevé 500 infractions, contre 400 l’année dernière en douze mois. Les manquements ont aussi augmenté chez les pratiquants de la pêche à pied. En juin, seulement 57 % des récoltes étaient conformes. On a ressenti un relâchement chez presque un pêcheur sur deux.

Et d’un point de vue plus global ?

La réouverture a été mal accompagnée par les pouvoirs de contrôle, sans la mise en place d’une surveillance des sites, où il y avait des nidifications. Des oiseaux s’étaient installés pendant le confinement, en l’absence de fréquentation humaine. Des colonies entières ont pu être perdues. Des feux ont détruit des nids d’huîtriers pie, des œufs de gravelots ont disparu. Les observations ornithologiques devraient permettre d’en savoir plus prochainement. Les efforts engagés pendant le confinement ont été perdus lors de la réouverture.

Ce second confinement débute au milieu de l’automne…

C’est l’heure de la migration des amphibiens. Il y aura certainement très peu d’impact sur leur mortalité si la circulation routière continue dans les mêmes proportions. On verra aussi des hérissons écrasés, des belettes, des martres…

Quelles pistes pouvez-vous donner pour profiter de la nature chez soi ?

Un triton marbré mâle. | ARCHIVES OUEST FRANCE – THIERRY CREUX

Dans son jardin, on peut faire de l’observation. Le dernier week-end de janvier, se déroule l’opération de comptage Oiseaux des jardins. Mais on peut le faire toute l’année. Des supports sont téléchargeables sur le site du Geoca (Groupe d’études ornithologiques des Côtes-d’Armor). Avec undragon.org, on peut également observer les amphibiens (tritons, salamandres, grenouilles…). Il est intéressant de remonter ensuite ces informations pour améliorer les connaissances sur les espèces.

C’est aussi la période où les oiseaux migrateurs sont de passage…

Certaines espèces passent l’hiver en baie de Saint-Brieuc. En Sibérie, il fait trop froid pour eux. D’autres font des haltes avant de rejoindre l’Afrique. Le fond de baie, site d’importance internationale, peut héberger jusqu’à 40 000 oiseaux. Les oiseaux limicoles se nourrissent de vers, de coquillages sur le sable suivant le cycle des marées. Il faut être encore plus vigilant si on se balade avec un chien. Plus de 80 % des infractions sont dressées pour des chiens non tenus en laisse sur l’estran.

Que peut-on faire à l’approche de l’hiver ?

Les gens installent souvent des mangeoires, mais c’est une fausse bonne idée. C’est une zone de contamination pour différentes espèces d’oiseaux, cela peut générer une surmortalité et perturber leur comportement naturel. Si on choisit d’en mettre une (c’est adapté en cas de temps très froid), il faut nettoyer le support très régulièrement. À défaut d’une mangeoire, on peut fabriquer des gîtes pour les hérissons et des nichoirs pour la ponte au printemps. Sur notre site, on détaille des plans de construction dans la rubrique « Accueillir la nature dans nos jardins ».

À partir de ce dimanche 8 novembre, retrouvez chaque semaine la chronique nature de VivArmor, qui abordera plusieurs espèces, sur notre site ouest-france.fr et dans notre édition papier.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/confinement/entretien-dans-les-cotes-d-armor-ce-2e-confinement-en-automne-sera-t-il-benefique-a-la-nature-7044107

 

Communiqué LDH

L’obsession sécuritaire

Une fois de plus, le Parlement examine une proposition de loi présentée par des députés de la majorité gouvernementale « relative à la sécurité globale » qui s’inscrit dans le sillage sécuritaire des abondantes réformes des dernières années et des recours successifs à l’état d’urgence. Alors que cette proposition de loi porte lourdement atteinte à des libertés et droits fondamentaux, elle est l’objet d’une procédure accélérée qui évince, de fait, le rôle législatif des parlementaires.

Ce texte prévoit d’étendre aux polices municipales, sous le seul contrôle des maires, des compétences de la police nationale sur des missions de police judiciaire pour la constatation d’un nombre accru de contraventions (notamment au Code de la route, avec possibilité de demande de mise à la fourrière) et même de délits. Ils pourront aussi procéder à des contrôles d’identité et à des saisies au risque d’amplifier les abus et détournements déjà dénoncés.

De plus, il organise une privatisation de la police en contradiction flagrante avec les normes constitutionnelles en déléguant aux agents privés de sécurité des pouvoirs réservés à la police judiciaire comme la verbalisation d’infractions et le relevé d’identité pouvant conduire à la rétention de la personne contrôlée.

Allant encore plus loin dans la surenchère sécuritaire, la proposition de loi prévoit d’instaurer une surveillance généralisée de l’espace public, en autorisant l’Etat à utiliser des drones avec caméras, visant explicitement le contrôle de tous les manifestants. 

Alors que depuis 2016 les images des « caméras mobiles » portées par les policiers étaient uniquement utilisées a posteriori pour éclairer des faits contestés, l’article 21 de la loi « sécurité globale » permettrait leur utilisation immédiate et une analyse automatisée pour reconnaître en temps réel l’identité de tous les manifestants (reconnaissance faciale) avec le risque d’arbitraire par des gardes à vue préventives ou l’empêchement de se joindre au cortège au mépris de la liberté de manifestation.

Enfin, le texte prévoit la pénalisation de la diffusion d’images de policiers ou de gendarmes agissant dans le cadre de leurs missions d’ordre public, portant atteinte à la nécessaire transparence de ces opérations. Une telle mesure, si elle était adoptée, avec des sanctions très lourdes (1 an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende) empêcherait tout contrôle citoyen, voire le travail des journalistes, en favorisant l’impunité d’auteurs de violences policières.

La Ligue des droits de l’Homme (LDH) appelle les parlementaires à rejeter cette proposition de loi liberticide et de fuite en avant sécuritaire qui menace gravement les principes fondamentaux de notre démocratie et l’Etat de droit.

Paris, le 5 novembre 2020

https://www.ldh-france.org/lobsession-securitaire/

 

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7 novembre 2020

Après moi le KO

Alain Goutal

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Ouest-France

Finistère. À Locquirec, les surfeurs réclament l’accès à la mer

Samedi 7 novembre 2020, dans l’après-midi, sur la plage de Porz-ar-Villiec à Locquirec (Finistère), une quinzaine de surfeurs a revendiqué la fin de l’interdiction des activités nautiques.

À Locquirec, les surfeurs se sont réunis ce samedi 7 novembre pour protester contre l’interdiction de pratiquer toute activité nautique dans le cadre du confinement.

À Locquirec, les surfeurs se sont réunis ce samedi 7 novembre pour protester contre l’interdiction de pratiquer toute activité nautique dans le cadre du confinement. | OUEST-FRANCE

Ce samedi 7 novembre 2020, entre 16 h et 17 h, une quinzaine de surfeurs a répondu à l’appel à manifester lancé en début de la semaine. Ils répondent à l’interdiction de toute activité nautique et de plaisance décrétée dans le cadre du reconfinement sur le territoire national.

Faute de vagues, ils sont restés sur le parking, face au spot de glisse de Porz-ar-Villiec à Locquirec (Finistère), pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une injustice totale. « On a le droit de chasser et de faire du ski, mais pas de surfer », souligne en colère Pascal, qui se sent spolié de plein de libertés.

« On a la mer mais on n’y a pas accès »

Près de lui, Nicolas est mécontent : « Le confinement est calqué sur celui des citadins. Or eux, ils ont les parcs qui sont ouverts, nous, on a la mer mais on n’y a pas accès. »

Ils ne comprennent pas cette interdiction : « Nous sommes cagoulés et portons une combinaison, ajoute une jeune surfeuse. Il s’agit d’un sport individuel et question distanciation, sur l’eau, nous sommes au moins à deux mètres les uns des autres. »

Selon les mesures gouvernementales, l’accès à la plage est autorisé pour toute personne vivant à moins d’un kilomètre et pour une sortie d’une heure, comme tout le monde. Les surfeurs mais aussi les baigneurs aimeraient que la mer soit elle aussi accessible. « Surtout qu’il n’y a pas la foule dans une eau à 14 °C », souligne Jean-Christophe qui a l’habitude de se baigner tous les jours.

Pas de verbalisation

Présents sur les lieux, les gendarmes du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (Psig) de Plourin-lès-Morlaix, n’ont pas verbalisé les manifestants : « Ils habitent dans un rayon d’un kilomètre de leur domicile et leur mouvement s’inscrit dans l’heure autorisée. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/locquirec-29241/finistere-a-locquirec-les-surfeurs-reclament-l-acces-a-la-mer-7043912

 

Ouest-France

Confinement en Finistère. « Une catastrophe » si les boutiques n’ouvrent pas en décembre

Le sous-préfet de Morlaix, Gilbert Manciet, a rendu visite aux commerçants de Saint-Pol-de-Léon (Finistère). Ces derniers craignent la catastrophe économique.

Gilbert Manciet, sous-préfet de Morlaix, au premier plan, a recueilli les doléances des commerçants de Saint-Pol-de-Léon.

Gilbert Manciet, sous-préfet de Morlaix, au premier plan, a recueilli les doléances des commerçants de Saint-Pol-de-Léon. | OUEST-FRANCE

Samedi 7 novembre 2020, Gilbert Manciet, sous-préfet de Morlaix (Finistère), était au contact des commerçants du centre-ville de Saint-Pol-de-Léon, avant de croiser deux représentants de la grande distribution locale. Il a rappelé qu’il était « impératif de réguler les déplacements ».

Ses hôtes lui ont signifié leur incompréhension sur les consignes d’ouvertures et de fermetures imposées. « Il semble que les enseignements du premier confinement n’ont pas été tirés », répond le sous-préfet.

Des menaces sur l’emploi

Les acteurs craignent une catastrophe économique si les boutiques n’ouvrent pas en décembre. « Indéniablement, notre rayon jouets et ses six salariés seront menacés, trois ans après l’ouverture des 800 m² dédiés. »

Le directeur du Centre Leclerc n’est pas plus serein. « Nous souhaitons que les parlementaires entendent les doléances. »

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/confinement/confinement-en-finistere-une-catastrophe-si-les-boutiques-n-ouvrent-pas-en-decembre-7043887

 

Ouest-France

Brest. Près de 80 personnes ont manifesté, ce samedi, « contre les mesures gouvernementales »

Publié le Frédérique GUIZIOU

Dans l’après-midi, ce samedi 7 novembre 2020, 80 personnes de tout bord ont défilé dans le centre-ville de Brest (Finistère), « contre les mesures gouvernementales ».

80 personnes ont attesté d’un « besoin impérieux de manifester ».

80 personnes ont attesté d’un « besoin impérieux de manifester ». | OUEST-FRANCE

« Besoin impérieux de manifester », voilà ce qui est écrit sur leurs attestations. Ce samedi 7 novembre 2020, 80 personnes ont défilé, unies « contre les mesures gouvernementales » dans le centre-ville de Brest (Finistère) : « D’une façon ou d’une autre, nous restons, tous, vulnérables au coronavirus. »

Samedi dernier, seulement 12 motivés avaient répondu présent : « J’ai couru les manifs avec 4 000 Gilets jaunes, confie Mireille, 71 ans. J’ai décidé de me remobiliser. Par solidarité avec les jeunes, qui subissent une nouvelle vague, oui, mais de licenciements. »

En tête du cortège, un groupe de jeunes hommes « bien chauds » ne se lasse pas du slogan du jour : « Travaille, consomme et ferme ta gueule ». Deux d’entre eux seront verbalisés, à l’issue de la manif, pour défaut d’attestation.

À vélo, Armelle, 42 ans, explique « à quel point il est important d’échanger des idées alors que la culture est oubliée. » À côté de jeunes femmes qui revendiquent « l’école à la maison », Lionel, 45 ans, marche, lui, « pour le personnel hospitalier qui subit les conséquences de la politique libérale ».

Fabrice, 27 ans, reste persuadé que « ce confinement aurait pu être évité ». Adeline, 23 ans, redit que « dans cette période si anxiogène, un million de personnes ont basculé dans la pauvreté. » Enfin, « face à l’état d’urgence prolongé », Karine et ses filles marchent « pour nos libertés ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-pres-de-80-personnes-ont-manifeste-ce-samedi-contre-les-mesures-gouvernementales-7043878

 

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7 novembre 2020

Suspense...

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2020/11/suspense.html

 

Filmer des policiers, un droit démocratique

Éditorial

Éditorial. Une disposition du projet de loi de « sécurité globale » visant à limiter la diffusion d’images des forces de l’ordre sur le terrain provoque de vifs débats. Contrevenant à un droit démocratique, elle risque d’envenimer un peu plus les rapports entre policiers et citoyens.

Publié hier à 10h42 Temps de Lecture 2 min.

  • Éditorial du « Monde ». Dans toutes les démocraties du monde, les citoyens ont conquis la liberté d’expression. Celle-ci inclut le droit de témoigner de comportements répréhensibles, y compris de la part d’agents publics, à condition de ne pas porter atteinte à leur dignité ou au secret d’une enquête. Ce droit fondamental est remis en question par la proposition de loi pour « une sécurité globale » déposée par deux députés LRM, avec la bénédiction du gouvernement.

    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Loi de « sécurité globale » : une proposition pour limiter la diffusion d’images des forces de l’ordre

    Centrée à l’origine sur les polices municipales et la sécurité privée, la proposition de loi a été complétée par un volet sur la protection des fonctionnaires de police et des gendarmes qui risque d’interdire le fait de filmer les forces de l’ordre en action et d’en diffuser les images. Une liberté qui, si elle peut connaître des abus, joue un rôle décisif dans la mise au jour des violences policières et donc dans la défense des droits civiques. Examiné en commission par les députés depuis le mercredi 4 novembre, ce texte doit être débattu à l’Assemblée nationale à partir du 17 novembre.

    Annoncée après une série d’agressions visant des policiers, la proposition interdit « l’usage malveillant » de l’image des policiers et gendarmes, sous peine d’un an de prison et de 45 000 euros d’amende. Ses auteurs entendent empêcher les appels à la violence visant des membres des forces de l’ordre sur les réseaux sociaux. Ils font référence au cas de fonctionnaires identifiés sur des vidéos, puis menacés dans leur vie privée. Pas question d’empêcher de filmer ou de diffuser, assurent-ils. La loi ne pourra être appliquée qu’a posteriori et sous réserve d’une preuve de l’« intention malveillante » devant un tribunal.

    Solides contre-pouvoirs

    La réalité s’annonce tout autre : par crainte d’une condamnation, les médias risquent de renoncer à diffuser des images d’incidents avec des policiers. Et qui pourra prouver qu’un vidéaste amateur ayant filmé de véritables abus ne nourrissait aucune « intention malveillante » ? Toute image accompagnée de commentaires critiques pourrait « être accusée de chercher à nuire aux policiers », souligne Reporters sans frontières. Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, lui-même, a vendu la mèche en se flattant, le 2 novembre, de tenir sa promesse d’interdire la diffusion de « l’image des policiers et gendarmes sur les réseaux sociaux ».

    Le texte, s’il est approuvé, couvrira les policiers qui, déjà, interdisent trop souvent de filmer, y compris par la violence. Cela en contradiction avec la circulaire de 2008 du ministre de l’intérieur rappelant que « les policiers ne peuvent s’opposer à l’enregistrement de leur image lorsqu’ils effectuent une mission ».

    Lire aussi Loi « sécurité globale » : « un outil pour permettre aux forces de l’ordre de cacher leurs dérapages »

    Personne ne peut nier que les conditions de travail des policiers et des gendarmes sont de plus en plus dures. Ni l’usage pernicieux qui peut être fait d’une séquence vidéo isolée de son contexte. Mais, des manifestations de « gilets jaunes » à celles contre la réforme des retraites, l’inquiétante multiplication des violences policières n’est pas contestable. Elle suppose de solides contre-pouvoirs.

    Rédigée comme une réponse clientéliste à la revendication d’anonymat des syndicats de policiers, la proposition de loi pénalisant l’action de filmer contrevient grossièrement à un droit démocratique. Ambiguë, difficile d’application, elle risque d’envenimer un peu plus encore les rapports entre policiers et citoyens – qu’il s’agirait plutôt de pacifier.

  • https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/11/07/filmer-des-policiers-un-droit-democratique_6058896_3232.html

     

    Ouest-France

    Morlaix. La création en hommage à Lennon est reportée

    Publié le

    La première devait être jouée, hier soir, au théâtre. Un coup dur pour la compagnie Tro Didro qui vient de passer dix jours en résidence pour J’(ohn) imagine, en hommage au chanteur des Beatles.

    Nigel Hollidge et Alan Corbel ont construit un spectacle autour des figures légendaires de John Lennon, Paul McCartney et Yoko Ono.

    Nigel Hollidge et Alan Corbel ont construit un spectacle autour des figures légendaires de John Lennon, Paul McCartney et Yoko Ono. | OUEST-FRANCE

    C’est la première fois que cela arrive au Théâtre du pays de Morlaix. La résidence de création du spectacle J’(ohn) imagine n’est pas arrivée jusqu’au public, stoppée net dans son élan par le couperet du confinement.

    Présente dans le théâtre depuis quinze jours, la compagnie Tro Didro, de Douarnenez, a replié ses bagages, jeudi soir, sans avoir pu rencontrer les spectateurs. « Et encore, nous avons eu la chance de pouvoir continuer les répétitions jusqu’à leur terme. Le spectacle est prêt, mais il manque la vibration du public », commente Jean-Yves Gourvès, directeur du théâtre du pays de Morlaix.

    Les spectateurs devront patienter jusqu’à la saison prochaine, en septembre, pour découvrir ce théâtre musical conçu par Nigel Hollidge et Alan Corbel, autour de la figure de John Lennon. Un personnage qui fascine Nigel Hollidge, pour sa quête artistique depuis que l’artiste britannique avait quitté les Beatles. « Les dix dernières années de sa vie, il s’est cherché artistiquement, politiquement, spirituellement et même socialement. Il y a plus de quarante ans, il a été l’un des premiers pères à prendre un congé pour élever son fils. Il ne s’agit pas d’un spectacle historique, je voulais voir comment cela résonne dans l’imaginaire d’aujourd’hui. »

    Une onde de choc

    Pour Jean-Yves Gourvès, le reconfinement est encore une onde de choc, qui touche aujourd’hui tout le spectacle vivant. Depuis sept mois, l’équipe du théâtre fait, refait, défait, refait… « On a l’impression que c’est une spirale dont on ne va jamais sortir », poursuit le directeur, qui a, pour l’instant, dû reporter les quatre spectacles prévus en novembre, pour, « on espère, l’année prochaine. Mais ces reports vont s’ajouter aux nouvelles créations. Il va falloir gérer pour un étalement dans le temps. »

    En attendant, l’équipe du théâtre reste à la disposition du public pour le remboursement des billets achetés pour novembre, et travaille sur les opérations de communication pour la suite de la saison.

    Contact : tél. 02 98 15 22 77 ; courriel, contact@tpmx.fr

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-la-creation-en-hommage-a-lennon-est-reportee-7043412

     

    Ouest-France

    Taulé. Vers une vidéosurveillance des sites publics ?

     

    Ouest-France

    Sauvetage en mer : 2 705 personnes secourues cet été sur la cote

    À l’heure des bilans, la préfecture maritime de l’Atlantique a comptabilisé cet été le décès de 24 personnes tandis que 128 autres ont été blessés. Les secouristes n’ont pas chômé.

    Si de nombreuses interventions n'ont pas eu de conséquences graves, comme ici près de Lorient, la sécurité en mer doit déplorer cette année 24 morts et 128 blessés.

    Si de nombreuses interventions n'ont pas eu de conséquences graves, comme ici près de Lorient, la sécurité en mer doit déplorer cette année 24 morts et 128 blessés. | OUEST-FRANCE

    Le bilan de la campagne de sécurité des loisirs nautiques (CSLN) établi pour la période du 1er juin au 30 septembre 2020, concerne près de 2 500 kilomètres de côtes du littoral atlantique. Une vaste zone qui va de la Bretagne-Nord au Pays Basque.

    1 sauvetage par kilomètre de côte

    Sur la période couverte, 2 560 opérations de sauvetage ont été coordonnées par les CROSS (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) Etel et Corsen. Cela représente une augmentation de 16 % par rapport à 2019.

    24 décès

    2 705 personnes aient été secourues indemnes, mais 24 sont décédées. En 2019, ce sont 23 personnes qui étaient décédé dans le cadre de loisirs nautiques. Le plus grand nombre d’assistances ou de secours a concerné la plaisance à la voile (1 276 interventions) et la plaisance à moteur (807 interventions). Les secours sont également intervenus 28 fois pour des véliplanchistes, 11 fois pour des plongées sous-marine, et 150 fois pour des baignades.

    268 fausses alertes

    Des dizaines d’opérations de sauvetage ont été déclenchées pour rien. Ceci représente 10 % des opérations de sauvetage cet été. Cela va de l’embarcation retrouvée vide aux personnes signalées disparues.

    2 434 infractions

    Ls plaisanciers se lâchent parfois en matière de réglementation. Cet été, 319 excès de vitesse ont été relevés dans la bande côtière des 300 mètres. À 1 017 reprises il a été constaté un problème de matériel de sécurité. Coté environnement, 635 fois, lors d’opérations de sécurité en mer, il a été relevé des mouillages non autorisés, ou des activités nautiques dans la réserve naturelle nationale du banc d’Arguin.

    Permis s’il vous plaît

    412 fois, les estivants n’ont pas pu produire de titre de navigation ou de conduite d’engins sur mer. Et 4 fois, des délits de fuite sont à déplorer lors d’accident avec blessures ou homicides.

    https://www.ouest-france.fr/mer/sauvetage-en-mer-2-705-personnes-secourues-cet-ete-sur-la-cote-7043005

     

    http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
    6 novembre 2020

    Trumperie

    http://goutal.over-blog.com/2020/11/trumperie.html

     

    Ouest-France

    Côtes-d’Armor. Malgré le confinement, FO manifeste pour dénoncer le manque de moyens à l’hôpital

    Publié le Thibaud GRASLAND

    Le syndicat organisait une journée d’action, dans le cadre de la crise sanitaire. Une journée pas si évidente à préparer, en plein confinement, raconte le secrétaire général

    Antoine Gougeon, secrétaire général du syndicat départemental de l’action sociale (Sdas) – Force Ouvrière, a porté les revendications devant l’ARS ce 5 novembre 2020.

    Antoine Gougeon, secrétaire général du syndicat départemental de l’action sociale (Sdas) – Force Ouvrière, a porté les revendications devant l’ARS ce 5 novembre 2020. | FORCE OUVRIÈRE

    Le décret du 29 octobre 2020, qui impose le confinement, n’interdit pas les rassemblements à caractère revendicatif si les règles de distanciation sont respectées. Pour autant, ce type de manifestation ne semble pas très bien vu par les services de l’État dans les Côtes-d’Armor. Eric Le Courtois, secrétaire général de l’UD FO 22, raconte ainsi avoir reçu quelques coups de fil de la préfecture avec la possibilité d’une convocation au commissariat de police. Le préfet a tout de même décidé de ne pas interdire le rassemblement devant l’ARS à Saint-Brieuc, organisé par le syndicat.

    Il s’agissait d’une journée de mobilisation nationale. « L’heure est au sauvetage du bateau Hôpital qui prend l’eau de partout et qui doit faire face à une tempête incontrôlable », dit la confédération Force Ouvrière. « Nous avons demandé à nos militants de faire grève là où les agents ont l’obligation de travailler. Et nous avons organisé un mini-rassemblement devant l’ARS (rue de Paris) », indique le leader syndical costarmoricain.

    Reçu par la direction territoriale de l’ARS, FO a pu évoquer « le manque de lits et le manque de moyens », les mesures jugées insuffisantes du Ségur de la santé, mais aussi la situation dans l’éducation, avec l’exemple du lycée Le-Dantec (Lannion) : « On dit qu’il faut plus d’hygiène, mais sans moyens supplémentaires ! »

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/cotes-d-armor/cotes-d-armor-malgre-le-confinement-fo-manifeste-pour-denoncer-le-manque-de-moyens-a-l-hopital-7041673

     

    Ouest-France

    Usine de méthanisation à Ploufragan : il faudra finalement une enquête publique

    Une société souhaite construire une unité de méthanisation dans la zone des Châtelets à Ploufragan (Côtes-d’Armor). Elle devra finalement se plier à une procédure d’autorisation environnementale.

    L’unité de méthanisation est prévue sur un terrain de la zone des Châtelets à Ploufragan, à proximité de la déchetterie.

    L’unité de méthanisation est prévue sur un terrain de la zone des Châtelets à Ploufragan, à proximité de la déchetterie. | OUEST-FRANCE

    Une unité de méthanisation doit voir le jour sur un terrain de la zone des Châtelets, à Ploufragan (Côtes-d’Armor), à l’horizon 2022. Un projet porté par la société CBSTB (pour Centrale Biométhane de Saint-Brieuc – Ploufragan), filiale d’Engie.

    Une consultation publique avait été lancée pour recueillir les avis sur ce dossier, alors que des riverains ont fait part de leur opposition et de leurs inquiétudes.

    Qu’a donné cette consultation ?

    Vingt-trois conseils municipaux du secteur étaient invités à donner leur avis, différentes communes étant concernées par les surfaces d’épandage des produits résiduels (le digestat), produits par une unité de méthanisation de ce type.

    Plusieurs communes ont émis un avis défavorable : Ploufragan, Plédran, Trégueux, Plémy, Quessoy ou encore Plerneuf. D’autres ont donné un avis favorable, mais souvent avec des réserves.

    Lors de cette consultation, des particuliers (notamment riverains du projet), des associations (notamment environnementales), ou encore des élus ont également apporté de nombreuses remarques : crainte des nuisances olfactives, risques de pollution, etc.

    Qu’a décidé la préfecture des Côtes-d’Armor ?

    La préfecture a pris en compte les différents avis émis. Et a décidé de modifier la procédure pour l’entreprise qui souhaite installer l’unité de méthanisation.

    Elle devra désormais passer par une procédure d’autorisation environnementale préalable, plus lourde et plus longue. L’arrêté préfectoral est motivé par les risques sanitaires éventuels pour la population, les risques de pollution à l’azote des cours d’eau avec l’épandage et à terme la prolifération d’algues vertes dans la baie de Saint-Brieuc, et la destruction des zones humides.

    Ça change quoi ?

    Une enquête publique est maintenant nécessaire. Ce n’était pas le cas dans un premier temps : le tonnage annoncé de matière traitée chaque jour par la société était 98,6 tonnes en moyenne, alors qu’une enquête publique préalable est obligatoire à partir de 100 tonnes.

    Ce jeudi 5 novembre, le collectif de riverains se réjouissait de cette avancée. Tout en restant prudent : « concrètement on repart pour 8-12 mois d’instruction du dossier, sans aucune garantie sur l’abandon du projet. »

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/ploufragan-22440/usine-de-methanisation-a-ploufragan-il-faudra-finalement-une-enquete-publique-7041670

     

    Ouest-France

    Bretagne. Impactées par la crise, les associations à la recherche de solutions

    Publié le Recueilli par Tanguy HOMERY

    Les 7, 9 et 10 novembre se tiendront les Assises régionales de la vie associative en Bretagne. Organisées par le Mouvement associatif de Bretagne et la Région, les rencontres seront l’occasion d’échanger sur le futur du modèle associatif.

    Certaines associations sont fortement sollicitées pendant la crise. L’aide alimentaire (photo) apportée par plusieurs associations caritatives, est sollicitée par de plus en plus de bénéficiaires.

    Certaines associations sont fortement sollicitées pendant la crise. L’aide alimentaire (photo) apportée par plusieurs associations caritatives, est sollicitée par de plus en plus de bénéficiaires. | OUEST-FRANCE

    Les secondes Assises régionales de la vie associative se tiendront les 7, 9 et 10 novembre. Toutes les associations de Bretagne sont invitées à se rencontrer pour échanger sur diverses thématiques. Conférences, débats et ateliers se tiendront en ligne en raison du confinement. Pour le Mouvement associatif de Bretagne (MAB), co-organisateur de cet événement avec la région Bretagne, c’est un moment essentiel pour que les associations puissent échanger dans cette période troublée. Entretien avec Yannik Bigouin, délégué régional du MAB.

    Ces secondes assises régionales de la vie associative ont un goût particulier…

    On ne savait pas qu’on serait en plein confinement lorsque nous avons choisi la date. Mais on s’adapte en conséquence : elles seront 100 % en ligne. Des tables rondes, des conférences, des ateliers se dérouleront sur trois journées. Les membres d’associations, qu’ils soient bénévoles ou salariés, sont les bienvenus. Dans cette période difficile, l’objectif est de prendre de la hauteur alors que nous avons tous le nez dans le guidon. C’est une occasion de s’armer d’outils. Le maître-mot c’est : « Coopérer pour changer ». Coopérer par rapport à une société qui bouge. Les associations doivent évoluer.

    Elles doivent d’autant plus évoluer qu’elles sont particulièrement touchées par la crise sanitaire ?

    Une association, c’est au minimum deux personnes qui se réunissent. C’est compliqué de faire association lorsqu’on ne peut pas se réunir. Mais on va, un jour, pouvoir tous se retrouver. Dans le monde associatif, les gens se réunissent pour porter des projets d’utilité sociale : le service à la personne, la culture, le sport, etc. C’est ce qui fonde l’intergénération. On ne peut plus se réunir, mais ce n’est pas la fin et il faut se préparer pour l’après. On continuera encore mieux après parce qu’on sera armés. Depuis 1901 [date de la loi autorisant la création d’associations en France, N.D.L.R.] il y a eu d’autres bouleversements difficiles. Mais il y a toujours eu une union locale pour affronter cela.

    Des données statistiques inédites seront aussi dévoilées pendant ces Assises. Que montrent-elles ?

    Nous voulions observer la vitalité des associations. Le problème avec l’association c’est qu’on sait quand elles existent, puisqu’elles sont déclarées en préfecture, mais pas quand elles disparaissent. Nos statistiques permettent de voir au-delà. Dans le monde rural, où l’on déplore qu’il y ait moins d’activité économique, on voit que les associations sont présentes et dynamiques. Elles le sont davantage que dans les centres métropolitains que sont Rennes et Brest notamment. Dans ces villes rurales, heureusement que le monde associatif est là. Le monde marchand n’y va pas parce que ce n’est peut-être pas assez rentable mais il y a une multiplicité d’actions portées par les associations.

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/bretagne-impactees-par-la-crise-les-associations-a-la-recherche-de-solutions-7042260

     

    Ouest-France

    Brest. Pas de fêtes maritimes en 2021, peut-être en 2022

    Le conseil d’administration de Brest événements nautiques, organisateur des fêtes maritimes de Brest, a décidé de ne pas les organiser en 2021. L’incertitude autour de la situation sanitaire est trop forte explique son président, François Cuillandre, également maire de Brest.

    Pour assister au spectacle de la grande parade nautique entre Brest et Douarnenez, il faudra attendre : les fêtes maritimes de Brest sont reportées à 2022.

    Pour assister au spectacle de la grande parade nautique entre Brest et Douarnenez, il faudra attendre : les fêtes maritimes de Brest sont reportées à 2022. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

    La chose était entendue, elle est désormais officielle : les fêtes maritimes de Brest n’auront pas lieu en juillet 2021. Brest événements nautiques (Ben) a décidé de « privilégier l’hypothèse » d’une organisation en juillet 2022. « C’est à contrecœur, que nous avons été amenés à prendre une telle décision, explique François Cuillandre, maire de Brest et président de Ben dans un communiqué de presse. Pour ma part, j’espérais qu’un retour à la normale puisse avoir lieu plus rapidement pour soutenir au plus tôt les nombreux acteurs professionnels des Fêtes : armements des bateaux, artistes, entreprises prestataires et partenaires, commerçants, hôteliers-restaurateurs… déjà éprouvés par la crise. »

    120 000 entrées par jour

    Ce nouveau report est bien évidemment à l’incertitude que laisse planer l’épidémie de Covid-19 sur les grands rassemblements. Les fêtes maritimes de Brest attirent en moyenne environ 120 000 personnes par jour pendant six jours. Par ailleurs, les grands bateaux sont eux aussi dans l’incertitude sur leur capacité à sortir de leur pays.

    « Avec les incertitudes et le manque de visibilité que nous subissons tous, nous aurions pris un trop grand risque d’une nouvelle annulation compromettant ainsi la crédibilité et donc la pérennité de nos Fêtes, estime François Cuillandre. La situation actuelle n’est pas compatible avec l’organisation complexe d’un tel événement maritime d’ampleur européenne. »

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-pas-de-fetes-maritimes-en-2021-peut-etre-en-2022-7041290

     

    Ouest-France

    Morlaix. Ses traces de pas interpellent les passants dans les Cent marches

    Publié le

    Il ne voulait pas rester confiné dans son atelier. Ce jeudi 5 novembre 2020, entre 10 h 30 et 11 h 30, Jean-Michel Kerdilès a tracé un cheminement énigmatique dans l’une des rues les plus anciennes de Morlaix (Finistère), celle des Cent marches. Pour une installation d’une heure, conformément aux directives du gouvernement, qui fixent à une heure, les sorties sur la voie publique.

    Jeudi, 10 h 30, Jean-Michel Kerdilès termine son installation dans les Cent marches.

    Jeudi, 10 h 30, Jean-Michel Kerdilès termine son installation dans les Cent marches. | OUEST-FRANCE

    Morlaix (Finistère), jeudi 5 novembre 2020, 10 h 30. Le soleil règne sans partage dans un ciel immaculé de bleu. Pas même une brise. Le temps est idéal. Jean-Michel Kerdilès vient de terminer son installation, deux centaines de pas dans la rue mythique de la cité du Viaduc, celle des Cent marches qui relie le centre-ville à la gare.

    « C’est une installation ambulatoire, dit-il en rangeant son petit chariot qui lui a servi à transporter les supports cartonnés. Je ne voulais pas rester confiné dans mon atelier, l’installation, prête depuis cet été, est faite pour s’inscrire dans l’espace public. »

    Le cheminement tracé happe le regard des passants et interpelle. Plusieurs d’entre eux font des photos de façon à immortaliser le moment.

    Les Cent marches, « une grande scène poétique »

    L’artiste morlaisien, à qui l’on doit les petites installations de rue éphémères sous le kiosque durant toute une année en 2017, se plaît à travailler sur la répétition de traces. « L’architecture des Cent marches, austère, minérale, rythmée, dessine un grand S qui s’offre comme une grande scène sociale et poétique », souligne le plasticien.

    La ligne de ces pas anonymes épouse la courbe du lieu. Le matériau léger, facilement transportable, est juste déposé. « L’ensemble s’appréhende par le déplacement. Ce qui constitue, dans cette présentation exclusivement photographique aujourd’hui, un paradoxe difficilement contournable du fait de la période que nous traversons avec la limitation des déplacements. »

    À 11 h 30, tout était fini, pour coller aux directives du gouvernement, qui fixent à une heure, les sorties sur la voie publique.

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-ses-traces-de-pas-interpellent-les-passants-dans-les-cent-marches-7041266

     

    Ouest-France

    Confinement. Les pratiquants de sports nautiques réclament la mer et appellent à manifester

    Modifié le Publié le Timothy GAIGNOUX

    Surfeurs, kayakistes, voileux… Plusieurs centaines de sportifs amateurs se mobilisent pour retrouver l’accès à la mer. Samedi 7 novembre 2020, de 16 h à 17 h, ils sont invités à se rendre sur leur spot habituel.

    Les pratiquants de sports nautiques espèrent rapidement retrouver leurs terrains de jeux.

    Les pratiquants de sports nautiques espèrent rapidement retrouver leurs terrains de jeux. | BÉATRICE LE GRAND/OUEST-FRANCE

    À la suite de l’annonce du confinement, les pratiquants de sports nautiques attendaient de connaître les mesures de restrictions qui leur seraient réservées. La réponse est tombée le jeudi 29 octobre 2020, interdisant la pratique de loisir aux activités nautiques, de plaisance et de plongée. Un coup dur pour les sportifs amateurs. « Il n’y a aucune cohérence à interdire les plages et autoriser les sports nautiques au mois de mai et faire l’inverse aujourd’hui », résume Robin, surfeur, originaire de Quimper (Finistère).

    Le 1er novembre, des surfeurs ont manifesté à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) pour l’accès à l’océan. En Bretagne, des sportifs ont décidé d’emboîter le pas. « Sur un groupe Facebook de surf, des pratiquants bretons se sont demandé ce qu’on attendait pour lancer ce même type d’événement, explique Robin. On a alors lancé cet appel à mobilisation. » Samedi 7 novembre 2020, de 16 h à 17 h, ils invitent tous les pratiquants de sports nautiques à se rendre sur leur spot habituel, au plus proche de chez eux.

    « Un bienfait pour la santé »

    Sur l’événement Facebook, plus de 1 800 personnes comptent y participer et près de 5 000 se portent intéressées. « On ne s’attendait pas à une telle ampleur », atteste l’un des initiateurs de l’événement. Par cette mobilisation, les sportifs revendiquent « une réouverture des mers et des océans pour la pratique des sports nautiques ». Car à ce jour, seules les activités nautiques pratiquées par des sportifs professionnels, ou dans un cadre scolaire et universitaire, sont autorisées.

    Les initiateurs de l’événement rappellent aussi que ces pratiques « ne présentent aucun risque sanitaire et sont un bienfait pour la santé morale et physique ». Ils déplorent également que la plupart des terrains de jeux ne soient pas disponibles dans un rayon d’un kilomètre autour des domiciles des pratiquants. Et réclament « une autorisation de déplacement qui permettrait à chacun de pratiquer pendant une heure à plus d’un kilomètre ».

    Les participants comptent sur les élus locaux « pour prendre en considération le mouvement et le représenter auprès des autorités compétentes pour faire valoir nos revendications ».

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/finistere-les-pratiquants-de-sports-nautiques-reclament-la-mer-7041172

     

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    5 novembre 2020

    KKK contacts (suite)

    http://goutal.over-blog.com/2020/11/kkk-contacts-suite.html

     

    Ouest-France

    EN IMAGES. À Morlaix, la nouvelle plateforme culturelle s’appelle La Virgule

    Les Morlaisiens ont tranché. La nouvelle plateforme culturelle, qui ouvrira ses portes d’ici la mi-février 2021, s’appellera La Virgule. Situé au 9, rue de Paris, à Morlaix (Finistère) le chantier avance bien.

    Clémence Corbillé, directrice de La Virgule, future plateforme culturelle.

    Clémence Corbillé, directrice de La Virgule, future plateforme culturelle. | OUEST-FRANCE

    Les habitants devaient trancher entre deux noms pour baptiser la nouvelle plateforme culturelle de Morlaix (Finistère). Finalement, elle s’appellera La Virgule et tourne définitivement la page de l’ancien Eurodif, qui avait quitté les lieux en 2000.

    Pourquoi appeler la plateforme culturelle La Virgule ?

    Les habitants avaient neuf jours pour choisir entre « Le Pari d’Angèle » et « La Virgule ». 656 votes ont été exprimés et 61,7 % ont choisi cette dernière.

    La plateforme culturelle se trouve au numéro 9 de la rue de Paris. La typographie de ce chiffre ressemble à une virgule. « On peut enfin faire vivre ce lieu avec son nouveau nom », complète Clémence Corbillé, directrice de la future plateforme.

    Est-ce que le chantier avance malgré le confinement ?

    Les travaux se poursuivent sans encombre. « La fin de chantier officielle devait être le 6 décembre, mais elle devrait être décalée au 6 janvier 2021. Cela ne change pas la date de l’inauguration officielle, le 17 février », expose François Goraguer, directeur des services techniques de la Ville.

    Que va accueillir ce tiers lieu ?

    Tiers lieu car l’entrée sera libre et gratuite. À la droite de l’entrée, se trouvera un café, qui pourra accueillir trente personnes au maximum. L’espace central du rez-de-chaussée sera une agora, pour les conférences ou les animations.

    Derrière, face aux fenêtres donnant sur la rue, sera l’endroit d’exposition temporaire de 50 m², qui fera la part belle aux artistes locaux.

    « Sous l’alcôve, se trouvera l’accueil du musée numérique. Il y aura un écran de trois mètres sur deux. Deux mille œuvres venant des grandes institutions ont été numérisées », poursuit Clémence Corbillé.

    Un autre espace au rez-de-chaussée sera dédié à la réalité virtuelle. « On pourra se balader dans Pompéi, explorer les fonds marins ou les toits du monde… »

    Qu’y aura-t-il au premier et au deuxième étage ?

    Le premier étage sera un espace ludique pour les enfants. Sous les coursives, de vraies futures bulles de lecture, sur place. Et sur la droite, un gradin dédié à l’écoute, avec des tablettes.

    Enfin, le deuxième étage sera un lieu pour jouer avec des jeux de société, pour les plus grands. Il y aura également les toilettes et les bureaux administratifs.

    Combien de personnes y travailleront ?

    La directrice Clémence Corbillé sera accompagnée de deux médiateurs culturels et d’un agent d’accueil qui s’occupera de la partie café. Ces derniers n’ont pas encore été recrutés.

    Quels aménagements vont être faits prochainement ?

    Dès le 20 novembre, il n’y aura plus de palissades devant l’entrée. Cela veut dire que la circulation piétonne va être rétablie sur ce trottoir de la rue de Paris.

    Une zone de rencontre prioritaire aux piétons devrait être aménagée, en face de l’entrée, sur la route. La chaussée sera rehaussée et la vitesse sera abaissée à 20 km/h. La zone sera matérialisée par une couleur blanche, en « résine pépite ». « Nous allons nous inspirer de ce qui a été fait devant le collège Saint-Joseph », commente André Laurent, adjoint chargé des affaires culturelles et de la culture bretonne. Trois jours seront nécessaires pour l’établir, soit en novembre ou en janvier, en fonction des autres travaux de la ville pour éviter de trop perturber la circulation.

    Combien a coûté ce chantier ?

    Environ deux millions d’euros, financés par le legs d’Angèle Mariage, le programme Action cœur de ville, les Microfolies et la Ville. Une cinquantaine d’entreprises ont été mobilisées en tout pour réhabiliter ce lieu de 600 m².

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/en-images-a-morlaix-la-nouvelle-plateforme-culturelle-s-appelle-la-virgule-7040333

     

    Ouest-France

    Brexit. Pour ce pêcheur de Roscoff, un no deal chamboulerait sa zone de pêche

    Modifié le Publié le Gaëlle COLIN

    Cela fait vingt ans que Franck Brossier est pêcheur et armateur à Roscoff, port en eaux profondes du Finistère. Les zones de pêche pourraient être chamboulées en fonction des négociations du Brexit. Et mettre en péril les activités dans la Manche.

    Franck Brossier, pêcheur et armateur à Roscoff, désigne les zones de pêche dans la Manche, là où il continue de travailler en attendant les résultats des négociations du Brexit.

    Franck Brossier, pêcheur et armateur à Roscoff, désigne les zones de pêche dans la Manche, là où il continue de travailler en attendant les résultats des négociations du Brexit. | OUEST-FRANCE

    Franck Brossier pointe du doigt l’écran de son ordinateur, dans la cabine de son fileyeur. « C’est simple, s’il y a un no deal du Brexit, notre zone sera divisée en deux », expose le patron de pêche de Roscoff, port en eaux profondes du Finistère. Mais à quoi servent ces zones ?

    Qu’est-ce qu’une zone de pêche ?

    La pêche est encadrée par différentes zones. Les professionnels exploitent soit les eaux territoriales, soit la zone économique exclusive. La première s’étend jusqu’à la limite des 12 miles (environ 19 kilomètres), où les États côtiers y exercent leur pleine souveraineté. La seconde s’étend sur 200 miles (environ 322 kilomètres) sur lequel les États côtiers ont des droits souverains économiques. Ils peuvent ainsi exploiter les ressources dans l’eau, aussi bien sur les fonds que dans le sous-sol.

    Qui retrouve-t-on dans les eaux de la Manche ?

    « L’Union européenne a permis aux différents États de mettre en commun leurs eaux territoriales. C’est là que nos quotas de pêche sont fixés », complète Franck Brossier, patron de pêche et armateur à Roscoff. On croise ainsi dans la Manche des pêcheurs espagnols, belges, hollandais, anglais, français.

    Quels sont les avantages de la Manche, côté anglais ?

    Les fonds y sont plus souples et les pêcheurs y trouvent certaines espèces de poissons. « Comme les merlans, l’aiglefin. C’est dû au Gulf Stream : les eaux anglaises sont plus poissonneuses. » Franck Brossier ramène plutôt de la lotte, du turbot, de la barbue, de la raie ou différents crustacés. Les zones définies actuellement avaient permis de « trouver un équilibre entre chalutiers, caseyeurs et fileyeurs ».

    Pourquoi le Brexit bouleverserait tout ?

    « Notre zone de pêche sera divisée en deux s’il y a no deal », poursuit le patron de pêche de Roscoff. Les chalutiers et caseyeurs vont à 80 % pêcher dans la zone anglaise, au nord. S’il ne reste plus qu’une zone de 100 miles aux Européens, la pêche va devenir deux fois plus concurrentielle. « Si les chalutiers européens redescendent pour leurs activités, je vais devoir redescendre aussi », déroule Franck Brossier. Même son de cloche pour les pêcheurs bigoudens, malouins, ou de Saint-Quay-Portrieux. Cela causerait aussi des problèmes de ressources d’adaptation car chaque type de pêche nécessite son matériel, et donc un investissement important.

    https://www.ouest-france.fr/mer/peche/brexit-pour-ce-pecheur-de-roscoff-un-no-deal-chamboulerait-sa-zone-de-peche-7040083

     

    Ouest-France

    VIDÉO. Finistère : aux Huîtres de Sterec, les fêtes de fin d’année se préparent maintenant

    Avant de se retrouver dans nos assiettes pour la période de Noël ou du Nouvel an, les huîtres poussent avant tout dans la baie de Morlaix (Finistère). Aux Huîtres de Sterec, à Térénez, la pêche et la commercialisation se font en ce moment, qu’il vente ou qu’il neige.

    Catherine Alvado, des Huîtres de Sterec, à Térénez empile les poches d’huîtres fraîchement sorties de l’eau sur le chaland.

    Catherine Alvado, des Huîtres de Sterec, à Térénez empile les poches d’huîtres fraîchement sorties de l’eau sur le chaland. | OUEST-FRANCE

    Catherine Alvado jette l’ancre du chaland dans un décor de carte postale. Au loin, le château du Taureau et l’île Louët surveillent les va-et-vient de la co-gérante des Huîtres de Sterec, chantier ostréicole implanté dans l’anse de Térénez, à Plougasnou (Finistère). Elle prépare le navire à recevoir la pêche du jour : des huîtres creuses.

    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMDExY2I4ZmJhNTE5YzNkODg5OTRkMjBjZTI1M2QxZGRkMzc?width=630&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=f1d3d82eeb3963aca6a3a0969542ef67eba8a17712224c6026bb78fd49b05758

    Il est 11 h 30, l’embarquement pour la pêche se fait dans l’anse de Térénez, à Plougasnou. | OUEST-FRANCE

    Elles ont poussé dans ce parc du Frout, biberonnées aux eaux nutritives de la baie de Morlaix. Ces coquillages ont soufflé leur quatrième bougie et ne vont pas tarder à peupler nos assiettes. Un temps fort pour les ostréiculteurs, qui va d’octobre à la fin de l’année.

    Tributaires de la marée et du climat

    « Bon, maintenant, on attend que ça descende », lance-t-elle à Bastien Gueguen et Eric Favot, ses deux acolytes présents sur le bateau. Tributaires de la marée, les trois compères s’installent en cabine : c’est le moment de casser la croûte, à l’abri du vent glacial. « Il faut que les poches soient plus accessibles », indique Catherine Alvado, à son compte depuis 24 ans.

    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMDExYzEwOWJkMGJkNWZhNmU3YTNiODIxYzZjODEwM2Q3NzU?width=630&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=98130c544bdcc295bbb82fbd3f59e6e59dc8212699b754b775df661ca858b9dd

    Arrivé sur le site du Frout vers 11 h 40, il faut attendre quelque temps que la mer descende, pour pouvoir cueillir les paniers d’huîtres. | OUEST-FRANCE

    Dans moins d’une heure, les deux salariés auront de l’eau jusqu’à la taille pour récolter les précieux coquillages à même le parc, sur deux lignes. « La météo n’a pas été facile, dernièrement. Les coefficients ne sont pas assez importants, on va juste pêcher. On modifie notre planning. »

    « On n’a plus froid après »

    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMDExMTMwMzkwNzViMWI0NTU4ZjE3NmU3YmI1YjQ3ZDEwZjk?width=630&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=e1b3bc0f874ae5c614e576369c60dbf2ad67208dd26e529b0c7dd7af209bc8a7

    La mer est descendue. Bastien Gueguen a de l’eau jusqu’à la taille. Il positionne le chaland devant les tables d’huîtres. | OUEST-FRANCE

    Une fois son frugal repas avalé, Bastien Gueguen se saisit d’un bâton, qu’il plonge pour vérifier la hauteur de l’eau. Le niveau le satisfait : il descend du navire de 11,5 m, tout comme Eric Favot. « Ils retirent les lanières en caoutchouc autour des tables ostréicoles. Elles permettent d’amarrer les poches des huîtres, ce qui les empêche de bouger », explique Catherine Alvado, bien équipée dans ses cuissardes étanches. Cette ancienne employée de mairie en Charente-Maritime commence à empiler les poches en colonne.

    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMDExMDUzM2ZkZTdhMmU2YTQ3ZjA3NWY0ZDJhMDVkMTQ3YTc?width=630&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=96112f8901586e45f214ee34841e19c2c4f1b61cfae7cb144e539ebc8144fe39

    Le début de la pêche commence, les poches d’huîtres sont installées sur le bateau. | OUEST-FRANCE

    Un jeu de passe-passe se met en place entre les hommes à l’eau et elle, dans une fluidité presque déconcertante. « Les poches pèsent douze kilos environ. C’est vrai qu’on n’a plus froid après », sourit la vive ostréicultrice de 51 ans. En une heure, la pêche est terminée.

    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMDExZGExNzhhNmI3YTM1NWI4YzdhYjgzNTRkOTk1MGZmYjQ?width=630&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=8066c30d7ffa52112db76d7448f4f8a5e383cabf35a476b822e36af3371d29a0

    Catherine Alvado installe les poches d’huîtres sur le chaland en les empilant. | OUEST-FRANCE

    Bastien Gueguen et Eric Favot remontent à bord. En quelques coups de volant habiles, le chaland s’extrait du parc, évitant les nombreux rochers. Direction le chantier. Ces sorties sont quotidiennes, afin d’approvisionner la « cabane » des Huîtres de Sterec en coquillage à commercialiser. Une fois de retour, un café réconfortant et c’est reparti. « Nous devons encore trier les huîtres, puis les calibrer. La machine les pèse au gramme près et les répartit en fonction », complète la femme.

    Baisse des commandes

    Un si long voyage pour le mollusque, dont le naissain provient de Port-des-Barques, en Charente-Maritime. « Elles ont neuf mois quand elles arrivent ici. Leur taille n’est pas plus grande que mon ongle », désigne Eric Favot en montrant son auriculaire dans un rire sonore.

    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMDExNDkyY2I3ZDAxODE0NTMxMWFjOGRlYTEyYjI2YTYyMjk?width=630&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=f1bc6a5092dec0eab3e2c5e9d354c2f9ce83dc6b6eebfccea4d3a318c11d8df2

    Au chantier ostréicole des Huîtres de Sterec, à Térénez, il faut encore calibrer les coquillages qui ont poussé dans la baie de Morlaix. | OUEST-FRANCE

    Les étals des poissonneries et des marchés locaux ou encore des grandes surfaces les attendent. Même si la période s’annonce peu encourageante. « Les grandes surfaces ont réduit leurs commandes de 20 à 30 %. Les gens sont frileux à les acheter, les huîtres ne sont pas considérées comme un produit de première nécessité. Cette année, on va juste pouvoir payer nos charges », analyse Catherine Alvado. En attendant avec impatience les fêtes de fin d’année, plus propices à l’optimisme.

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/video-finistere-aux-huitres-de-sterec-les-fetes-de-fin-d-annee-se-preparent-maintenant-7040115

     

    Ouest-France

    Brest. Alain Masson, ancien élu, est décédé ce mercredi 4 novembre

    Ancien élu des majorités de Gauche à Brest depuis 1989, Alain Masson est décédé ce mercredi 4 novembre. Il était notamment le papa du tramway.

    Alain Masson, ancien élu à Brest, est décédé ce mercredi 4 novembre.

    Alain Masson, ancien élu à Brest, est décédé ce mercredi 4 novembre. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

    l avait longtemps été l’un des piliers de la Gauche brestoise et surtout du PS. Alain Masson est décédé ce mercredi 4 novembre, à Brest. Il avait été hospitalisé il y a quelques jours. Il avait 67 ans.

    Dessinateur industriel à l’arsenal, Alain Masson faisait partie de l’équipe Le Blé, celle qui avait réussi à battre la Droite lors des municipales de 1977. À l’époque, il ne figurait pas encore parmi les élus. Son tour viendra en 1989, avec la victoire de Pierre Maille. Depuis, il avait enchaîné les postes à responsabilités, sous Pierre Maille puis François Cuillandre : adjoint au centre-ville, à l’administration générale, responsables des finances.

    Le tram, sa fierté

    Mais son bâton de maréchal viendra quand il est chargé de la construction de la première ligne de tramway. Le chantier n’a pas démarré qu’il annonce l’heure et la date précise de l’inauguration. Effectivement, trois ans plus tard, le 21 juin 2012 à 11 h, à la date et l’horaire annoncés, le tram est inauguré en grande pompe. Alain Masson reste alors en retrait du cortège officiel, silencieux, pour regarder son bébé traverser la ville. Un brin de fierté dans l’œil.

    Il aura moins de chance avec le téléphérique, dont la fiabilité médiocre l’embarrassait profondément, même s’il restait convaincu de la pertinence de cette liaison aérienne.

    Au fil de son parcours politique, Alain Masson avait fait valoir ses capacités d’organisation et de travail. Il assurait ainsi systématiquement la direction de campagne de la Gauche municipale lors des municipes successives. Il avait décidé assez tôt durant le dernier mandat qu’il ne se représenterait pas une nouvelle fois.

    Une fin de mandat orageuse

    Mais sa fin de « carrière » politique n’a pas été celle qu’il avait imaginée. En 2018, Alain Masson est mis en examen pour abus de confiance dans l’affaire Vivre à Brest. Il présidait cette association qui collectait et redistribuait les indemnités des élus socialistes. Mais il aurait reconnu devant les enquêteurs qu’il y prélevait davantage que son dû. Alain Masson est contraint de démissionner le 21 novembre 2018.

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-alain-masson-ancien-elu-est-decede-ce-mercredi-4-novembre-7040031

     

    Ouest-France

    Confinement. Deux surfeurs verbalisés à Locquirec

    Deux surfeurs qui étaient dans l’eau à Locquirec (Finistère), ont été verbalisés, mardi 3 novembre 2020. Ils ne respectaient pas les mesures de confinement.

    Deux surfeurs ont été verbalisés pour non-respect du confinement, à Locquirec. Photo d’illustration.

    Deux surfeurs ont été verbalisés pour non-respect du confinement, à Locquirec. Photo d’illustration. | YVES-MARIE QUEMENER/OUEST-FRANCE

    Les gendarmes ont verbalisé deux surfeurs qui étaient dans l’eau, à Locquirec, ce mardi 3 novembre 2020, dans la journée.

    Les activités nautiques interdites

    Or, ils ne respectaient pas les mesures de confinement : le préfet maritime de l’Atlantique a rappelé, en début de semaine, que « la pratique de loisir des activités nautiques, de plaisance et de plongée est interdite », pendant tout le confinement.

    Les deux personnes se sont vues verbaliser d’une amende de 135 € chacune, pour non-respect du confinement.

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/locquirec-29241/confinement-deux-surfeurs-verbalises-a-locquirec-7039821

     

    Ouest-France

    Morlaix. Pas à pas, une œuvre offerte dans les Cent Marches

    L’œuvre éphémère est à découvrir dans le passage des Cent marches, à Morlaix (Finistère), ce jeudi 5 novembre 2020. Confinement ou pas, l’artiste Jean-Michel Kerdilès y tient.

    L’installation de l’œuvre se fera entre 10 h 30 et 11 h 30, dans les Cent Marches de Morlaix, jeudi 5 novembre.

    L’installation de l’œuvre se fera entre 10 h 30 et 11 h 30, dans les Cent Marches de Morlaix, jeudi 5 novembre. | OUEST-FRANCE

    Jeudi 5 novembre 2020, entre 10 h 30 et 11 h 30, Jean-Michel Kerdilès procédera à l’installation d’un peu plus de deux centaines de marques de pas sur supports cartonnés, dans les Cent Marches, à Morlaix (Finistère).

    La culture, une chose essentielle

    « La période du confinement m’en donne l’occasion pour au moins une raison simple qui est de qualifier d’« essentiels » les biens artistiques et culturels », explique le céramiste plasticien.

    « C’est une œuvre offerte, une heure, au regard des passantes et des passants », précise-t-il.

    La trace, ce signe précaire de l’absence

    Il a choisi de présenter de façon répétée la trace d’un pas comme symbole d’un passage matérialisé. La trace, signe précaire qui présente l’absence, qui rend l’absence présente dans les Cent Marches, un lieu investi par des artistes et écrivains regroupés dans l’association Dont Acte, et dont l’activité est en veille pendant ce confinement.

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-pas-a-pas-une-oeuvre-offerte-dans-les-cent-marches-7039795

     

    Ouest-France

    Morlaix. Douze personnes verbalisées pour non-respect du confinement en une journée

    Les policiers ont effectué une journée de contrôle dans le centre-ville de Morlaix (Finistère) et à Saint-Martin-des-Champs, ce mardi 3 novembre 2020. Douze personnes ont été verbalisées pour défaut d’attestation de sortie ou non-port du masque.

    Douze personnes ont été verbalisées par les policiers, ce mardi 3 novembre 2020, dans Morlaix et Saint-Martin-des-Champs pour cause de non-respect du confinement.

    Douze personnes ont été verbalisées par les policiers, ce mardi 3 novembre 2020, dans Morlaix et Saint-Martin-des-Champs pour cause de non-respect du confinement. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

    Une patrouille de police a effectué des contrôles à Morlaix et à Saint-Martin-des-Champs (Finistère), ce mardi 3 novembre 2020. Ils ont verbalisé douze personnes pour non-respect du confinement, défaut d’attestation de sortie ou non-port du masque de protection. Ils ont reçu une amende de 135 € pour ces verbalisations.

    Les contrôles vont s’accentuer

    Les forces de l’ordre indiquent que les contrôles dans le cadre du confinement vont s’accentuer dans le pays de Morlaix. Ainsi que les contrôles routiers.

    Pour sortir, il faut impérativement se doter d’une attestation de sortie dûment remplie, à imprimer ou à télécharger sur son smartphone. Pour rappel, le port du masque dans le centre-ville de Morlaix, de Landivisiau ou de Roscoff est obligatoire.

    https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/confinement/morlaix-douze-personnes-verbalisees-pour-non-respect-du-confinement-en-une-journee-7039002

     

    3 novembre 2020

    Point de vue - la contestation lycéenne une nouvelle fois muselée - par Enzo de Gregorio, 3 novembre 2020

    Enzo de Gregorio (photo Ouest-France, 2019)

    La contestation lycéenne une nouvelle fois muselée

    Ce mardi 3 novembre, après la rentrée catastrophique de la vieille circulait un appel au blocage des lycées français. En région parisienne, une dizaine d’entre eux étaient bloqués, des événements de mêmes ampleurs ont eu lieu à Nantes, Besançon et de nombreuses villes encore.

    Les lycéens répondaient tous à l’appel de deux syndicats lycéens l’Union Nationale Lycéenne et le Mouvement National Lycéen, qui n’ont eu de cesse depuis septembre d’alerter sur la situation sanitaire dans les établissements scolaire du secondaire. Entre protocole sanitaire allégé ou plutôt inexistant et un changement de doctrine permanent, les lycéens ne ce sentent pas en sécurité dans leurs établissements.

    A l’annonce du confinement, E.Macron a annoncé le maintien des cours des lycées en présentiel avec un protocole sanitaire renforcé. Or, selon de très nombreux témoignages, de très nombreuses vidéos, les mesures supplémentaires n’étaient mises en œuvre.

    A titre personnel, d’anciens camarades de lycée m’ont fait parvenir les images d’un lycée que je connais bien.

    Sur ces vidéos on observe que le hall du lycée, seul abri de celui-ci quand il pleut, est bondé. Les centaines d’élèves se croisent pendant les récréations, la queue du self n’a rien à envier à la situation de l’année dernière. Seul point positif, tous les élèves sont porteurs du masque. Sans compter que dans une interview la proviseure de ce même lycée informe que le rectorat lui laisse une semaine supplémentaire afin de mettre en place un protocole strict, dans ces cas-là n’aurait-il pas fallu déplacer la rentrée d’une semaine afin de faire reprendre les élèves en totale sécurité ?

    Face à tout cela, des centaines de lycéens ce sont réunis devant les lycées afin de protester contre l’insécurité constante qu’il y a au cœur de leur lycée. Au lendemain de la lecture de la lettre de Jaurès, nous aurions pu penser que le gouvernement serait compréhensif, il n’en est rien. Depuis ce matin, les images qui sont remontées et qui sont diffusées sur les réseaux sociaux, montrent une brutalité policière sans nom, qui ne sont sans rappeler celle de janvier dernier lors des manifestations contre les E3C, les images montrent mêmes des policiers en armes de guerre devant nos lycées devant des élèves de 15-16-17 ans.

    Depuis ce matin, les informations qui sont remontées via les réseaux de militantisme lycéen disent que plusieurs dizaines de jeunes sont à cette heure en Garde à Vue. Leur tort, avoir manifester. A la sortie de ces GAV auront nous les mêmes témoignages que l’an dernier, je le crains..

    Aurons-nous des condamnations de jeunes pour avoir simplement voulu étudier en sécurité? Je crains que oui. Le gouvernement semble avoir peur de la rébellion des jeunes, mais pour connaître de près nombre d’entre eux, pour échanger quasiment quotidiennement avec eux, le ras le bol est profond et cette situation, ne fait qu’accroitre la révolte en eux. Nous ne sommes qu’aux prémisses de cette révolte, à cette heure nul n’est capable de savoir où cela s’arrêtera.

    Mais en décembre dernier je disais « nous sommes à l’aube d’une révolution menée par la jeunesse » et aujourd’hui, cette phrase est toujours vraie et ne demande qu’à être vérifiée mais les jeunes n’y arriveront pas seuls, il nous faudra tous les soutenir, les accompagner pour que la victoire ne soit pas uniquement celle de la jeunesse de France mais celle du peuple de France.

    Alors pour finir mon propos, je paraphraserais Karl Marx, prolétaires de France, jeunes de France, unissons-nous !

    Enzo de Gregorio

    Militant du PCF et de la JC dans le pays de Morlaix.

    http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2020/11/point-de-vue-la-contestation-lyceenne-une-nouvelle-fois-muselee-par-enzo-de-gregorio-3-novembre-2020.html

     

    Ouest-France

    Finistère. Pour cette association de consommateurs, « il faut rouvrir les commerces non essentiels »

    L’association Consommation logement cadre de vie du Finistère prend position pour l’ouverture des commerces non essentiels pendant le reconfinement, ce mardi 3 novembre 2020.

    La rue Dumont-D’Urville et ses commerces à Concarneau (Finistère). (Photo d’illustration)

    La rue Dumont-D’Urville et ses commerces à Concarneau (Finistère). (Photo d’illustration) | OUEST-FRANCE

    L’association Consommation logement cadre de vie (CLCV) du Finistère se positionne pour l’ouverture des commerces non nécessaires pendant le reconfinement pour l’intérêt des consommateurs et plus largement de la vie sociale.

    Devant la fronde des petits commerces jugés non essentiels, les pouvoirs publics ont décidé de fermer les rayons des produits qui ne peuvent être vendus par les magasins de proximité. Cette mesure aggravant la situation de monopole des grandes entreprises telles qu’Amazon sur Internet nous inquiète, tous les produits non essentiels restant disponibles sur ces sites.

    « Cette décision ne reconnaît pas les efforts faits pour limiter le risque sanitaire »

    Cette décision ne reconnaît pas les efforts faits par les petits commerces pour limiter le risque sanitaire, estime la CLCV, ce mardi 3 novembre 2020. Ceux-ci mettent en œuvre les protocoles sanitaires comme le gel à l’entrée, la limitation du nombre de clients et le retrait des rayons des articles essayés. Ils ont mis en place des solutions innovantes comme la réservation et le retrait des marchandises à l’entrée du magasin. Une telle situation pose un vrai problème de distorsion de concurrence et d’égalité devant la loi.

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/finistere-pour-cette-association-de-consommateurs-il-faut-rouvrir-les-commerces-non-essentiels-7038744

     

    http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
    3 novembre 2020

    Dérogation

    http://goutal.over-blog.com/2020/11/derogation.html

     

    Ouest-France

    Finistère. Le social fait l’unanimité au Département

    Les élus du Département ont voté en visioconférence une évolution de l’offre d’accueil départementale pour les enfants confiés. Ils ont aussi adopté le principe d’étalement de charges exceptionnelles liées à la crise du Covid.

    Les élus du conseil départemental ont débattu ce lundi en visioconférence.

    Les élus du conseil départemental ont débattu ce lundi en visioconférence. | OUEST-FRANCE

    La crise sanitaire et le nouveau confinement ont pesé lors de cette séance où les élus départementaux ont respecté une minute de silence en hommage à Samuel Paty et aux victimes de l’attentat de Nice. La rencontre a été plus consensuelle qu’à l’accoutumée, droite et LREM votant parfois avec la gauche et les régionalistes sur des questions sociales fortes comme celle de la démarche  territoires zéro chômeur de longue durée .

    Budget

    Le budget principal 2020 du conseil départemental s’établit à 979 531 981 millions d’euros. L’Assemblée a adopté le principe d’étalement de charges exceptionnelles de fonctionnement liées à la crise du Covid sur une durée de cinq exercices, de 2020 à 2024. Le montant de ces charges s’élève à 9 667 952 millions d’euros dont 5 573 000 millions d’euros d’allocations RSA, 1 504 800 million d’euros aux structures du versement de primes COVID (960 000 € à l’aide sociale, 300 000 euros aux établissements protection de l’enfance, 224 800 € aux établissements d’accueil personnes âgées et personnes handicapées, 20 000 € aux accueillants familiaux). Comptez encore 1 310 000 million d’euros de matériel de protection, masques, sur chaussures, blouses…

    À cela s’ajoute 820 000,00 € de subvention exceptionnelle à l’EPCC Chemins du patrimoine et au GIP Musées du territoire qui ne bénéficient pas du chômage partiel. Sur l’ensemble  budget , la droite et Stéphane Péron (LREM) s’abstiennent.

    Maël de Calan et Nathalie Sarrabezolles

    Un brin taquin, Maël de Calan (divers droite), tout en précisant qu’il ne souhaitait pas parler des prochaines échéances électorales, est tout de même revenu sur les sénatoriales. Il interpelle ainsi la présidente socialiste :  Vous aviez déclaré, lors de votre présentation de candidature au Sénat, qu’il était difficile de faire avancer les choses au conseil départemental. Je pense que nous pouvons faire avancer beaucoup de choses  souligne l’élu. Il appelle à la mobilisation de tous autour du plan de relance de 100 milliards d’euros du gouvernement. Il demande ainsi que 50 millions d’euros de travaux prévus en 2022 soit avancés en 2021 pour créer de l’emploi dans les BTP.

    Nathalie Sarrabezolles lui répond que la phrase citée est tronquée : « J’ ai dit qu’il était difficile de faire avancer les choses au Département quand les moyens accordés par la décentralisation ne sont pas au rendez-vous, quand nous ne sommes pas reconnus comme partenaire par le gouvernement. »

    L’aide sociale à l’enfance

    Le nombre d’enfants placés a augmenté de 100 entre 2017 et 2019. La part des 15 à 17 ans représente 30 % des mineurs confiés. Marc Labbey défend la politique du Département qui entend répondre à la situation :  Nous votons une série de mesures pour améliorer la protection de l’enfance. Le nombre de placements est en augmentation pour des raisons qui sont difficiles à identifier à ce jour. Il y a une baisse de l’offre d’accueil car il y a une diminution des assistants familiaux. 

    Il pointe aussi la hausse d’enfants à besoins multiples, qui peuvent être en situation de handicap et avoir aussi besoin de l’aide sociale à l’enfance. Le Département vote à l’unanimité pour la création de places dans plusieurs dispositifs. Pour exemple, 26 places en placement éducatif à domicile, 66 places en accompagnement éducatif, six places en accompagnement personnalisé, 10 places en accueil d’urgence.

    Les 100 milliards de relance et le zéro chômeur longue durée

    Les élus votent à l’unanimité des dotations de fonctionnement pour les collèges publics et privés. Et ils sont d’accord sur le soutien à la démarche  territoire zéro chômeur longue durée . Non sans débats bien sûr. Michaël Quernez, comme Maël de Calan, insiste sur l’idée de mobilisation générale.

    Mais, le premier vice président a aussi décortiqué le plan de relance à 100 milliards du gouvernement, dont 40 milliards viendront de l’Union européenne et  dont une partie est en fait de la recyclerie de crédits déjà engagés.  Il ajoute :  Notre capacité à nous mobiliser dépend d’autres outils de contractualisation avec l’État, les contrats de plan, les fonds européens. Le budget du Département pour le RSA est de plus de 100 millions cette année, dont 50 % restent à charge du Département. À la fin de l’année, il sera de 111 millions d’euros. Autant d’investissements que nous ne pouvons mettre dans la relance. 

    Réplique de Maël de Calan : « Ce que je sais, c’est que le gouvernement souhaite que ces 100 milliards partent vite dans l’économie. Investissons par exemple dans la rénovation énergétique des bâtiments du Département. »

    « De manière juste et équitable »

    En ouverture des débats, la présidente Nathalie Sarrabezolles a eu une pensée pour  toutes celles et tous ceux qui sont touchés par la maladie, mais également celles et ceux qui sont à la peine, qui sont fragilisés par cette crise : les soignantes et soignants, au premier chef, comme toutes celles et tous ceux qui sont engagés dans le secteur social et médico-social, les commerçantes et commerçants, les entrepreneurs et entrepreneuses au sens large, toutes les salariées et tous les salariés, les structures associatives, le monde culturel… Pour toutes et tous, il est nécessaire de trouver des solutions justes. Il nous faut les soutenir. C’est un enjeu collectif : il nous faut faire corps pour y faire face. Tous ensemble. De manière juste et équitable. 

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/finistere-le-social-fait-l-unanimite-au-departement-7038063

     

    Ouest-France

    Morlaix. Les librairies fermées jouent toutes leurs cartes sur le drive

    Publié le Léa COUPAU avec notre correspondant local

    Considérées comme des commerces non-essentiels, les librairies de Morlaix (Finistère) ont dû fermer leurs portes, jeudi 29 octobre 2020. Entre inquiétudes et espoirs, elles misent sur les drives à quelques semaines des fêtes de Noël.

    À la librairie Dialogues, Cécile et la responsable du magasin, Géraldine Delauney, préparent les commandes des clients.

    À la librairie Dialogues, Cécile et la responsable du magasin, Géraldine Delauney, préparent les commandes des clients. | OUEST-FRANCE

    Jeudi 29 octobre 2020, des files entières de clients, les bras chargés de bouquins, se dessinaient dans les librairies de Morlaix (Finistère). « C’était comme à Noël, j’avais des paniers à 40 € », se souvient Romain Allaire, propriétaire de la boutique À La Lettre Thé, place de Viarmes. La veille, l’annonce du deuxième confinement par le président Emmanuel Macron a été un coup de massue pour les commerçants indépendants.

    À quelques semaines des fêtes, la fermeture « tombe encore plus mal qu’en mars 2020 car c’est une période de grande vente. Le mois de novembre, c’est 15 % du chiffre d’affaires de l’année », détaillait, samedi 31 octobre 2020, Géraldine Delauney, la responsable de la librairie Dialogues, rue d’Aiguillon.

    À La Lettre Thé, ici, comme la librairie Dialogues, ont toutes deux dû fermer à l’annonce du second confinement. | OUEST-FRANCE

    Soutenir les commerces indépendants

    « On fait notre chiffre de l’année à Noël, lance Romain Allaire. Là, les gens vont vouloir faire leurs courses sur Amazon. C’est compréhensible mais pas bon pour nous. »

    Alors, la fermeture temporaire des rayons livres et culture dans la grande distribution, décidée par le Premier ministre Jean Castex, est largement appréciée du côté de Morlaix. « Il faut que les gens soient solidaires des librairies indépendantes comme la nôtre. On ne peut pas déplorer que le centre-ville soit déserté et faire ses achats sur internet », souligne Géraldine Delauney. « Cela va aussi dans le bon sens que les prix littéraires soient décalés », complète le responsable, voisin.

    Mise en place des drives dès le lendemain du confinement

    Ce qui change avec le premier confinement, « c’est qu’on sait tout de suite quoi faire, pointe Romain Allaire. Les clients nous ont très vite sollicités et on a remis le drive. En mars, il nous avait fallu au moins une semaine de sidération. »

    Même constat pour la librairie Dialogues, qui emploie onze personnes. « Nous prenons déjà les commandes par téléphone ou sur le site internet, et l’on donne aussi des conseils, nos coups de cœur pour chaque rayon », présente, de son côté, Géraldine Delauney.

    Dans les deux cas, les clients n’ont plus qu’à venir chercher leurs commandes à la porte des deux magasins, sans y entrer. « On utilise aussi La Poste, la commande est expédiée dans la journée pour une livraison souvent le lendemain chez nos clients », rajoute cette dernière.

    Au niveau national aussi, changement majeur : l’industrie du livre continue de fonctionner, contrairement en mars et avril 2020. Des libraires avaient alors attendu jusqu’à deux mois pour recevoir leur marchandise. La librairie À La Lettre Thé invite cependant « les clients à anticiper leurs cadeaux de Noël ». Avec 5 000 références, soit douze fois moins que la librairie Dialogues, « le choix risque de vite manquer », prévient Romain Allaire.

    « Ils sont en train de tuer la culture, continue-t-il. Je vois, heureusement pour nous, on a fait un très bon été. » « Il y a eu des aides, on ne peut pas vraiment se plaindre », nuance Géraldine Delaunay, avant de préciser : « On ouvre les magasins de bricolage, alors pourquoi pas nous ? »

    Contacts : A La Lettre Thé, tél. 02 56 45 54 06 ou www.alalettrethe.blogspot.com ; Dialogues Morlaix, tél.02 98 15 10 60 ou www.dialoguesmorlaix.com

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-les-librairies-fermees-jouent-toutes-leurs-cartes-sur-le-drive-7037903

     

    Ouest-France

    Locquénolé. Les photos de Jean-Marc Nayet attendront le public

    Les mesures sanitaires ont empêché l’ouverture de l’exposition des photos de Jean-Marc Nayet, vendredi 30 octobre 2020, à la salle du Préau, à Locquénolé (Finistère). Elles resteront accrochées en attendant la fin de la période de confinement.

    Lucienne Nayet et Philippe Grincourt.

    Lucienne Nayet et Philippe Grincourt. | OUEST-FRANCE

    Durant quelques heures, juste avant le confinement, l’exposition « Rétrospective Jean-Marc Nayet » a ouvert ses portes, avant de les renfermer jusqu’à la fin de la période de confinement. Elle devait se tenir du vendredi 30 octobre au mardi 8 novembre 2020, dans la salle du Préau, à Locquénolé (Finistère). « Ce n’est que partie remise, précise Guy Airaud, coordinateur de l’événement. Tout est en place, l’expo est prête et attendra son public. »

    Mémoriser les instants de la vie

    Cette rencontre est une rétrospective de l’ensemble du travail de Jean-Marc Nayet, photographe passionné, qui s’est éteint en février. Son épouse, Lucienne, et son ami photographe, Philippe Grincourt, ainsi que ses amis, désirent ainsi lui rendre un dernier hommage.

    Empreint d’humanité, Jean-Marc Nayet a toujours photographié ses contemporains. « Jean-Marc était un poète, souligne Philippe Grincourt. Il avait un imaginaire riche et menait sa vie avec gourmandise. Il avait un regard, et savait mettre en valeur ses sujets. »

    « Son langage, c’était la photo et l’écriture, ajoute Lucienne Nayet. Sans cesse, il a voulu mémoriser les instants de la vie. La photo, c’était une source de partage et d’échange avec les autres, une façon de dialoguer, avec cœur et humanité. »

    Immortaliser l’instant et l’émotion

    Le choix des tirages photographiques exposés a été difficile, tant ils sont nombreux et variés : les Poilus lors des cérémonies de commémorations à Béthune (Pas-de-Calais), dont il était originaire, les enfants palestiniens dans le camp de Wavel au Liban, au travers de l’association Morlaix-Wavel dont il était le président, des musiciens dans les bals populaires, les fanfares avec ses amis de Pattes à caisse.

    Grand amoureux de l’Irlande, il photographiait la vie dans les pubs. En 2019, il a photographié des dessins de Poilus réalisés par l’artiste Guy Denning sur papier kraft et collés sur les murs du village de La Feuillée. Il a aussi accompagné l’artiste plasticien Pierre Chanteau dans le projet de L’œil en Finistère. Des images immortelles, donc, qui sauront attendre les visiteurs.

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/locquenole-29670/locquenole-les-photos-de-jean-marc-nayet-attendront-le-public-7037748

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    Jean-Marc Nayet en bonne compagnie le 1er mai 2014

     

    Ouest-France

    Hop ! à Morlaix. Le ministre des Transports demande une concertation dans les prochaines semaines

    Publié le

    Le sénateur du Finistère, Philippe Paul, avait demandé à Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires, un engagement fort de l’État en soutien au site Hop ! de Morlaix et à ses salariés. Air-France a prévu de fermer le site et de supprimer 276 postes pour 2023.

    Le ministre des Transports demande une concertation entre les élus locaux et le préfet du Finistère pour décider d’un projet créateur d’emploi à la place de HOP ! à Morlaix.

    Le ministre des Transports demande une concertation entre les élus locaux et le préfet du Finistère pour décider d’un projet créateur d’emploi à la place de HOP ! à Morlaix. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

    Le sénateur du Finistère, Philippe Paul, avait écrit une lettre à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires. Il leur demandait un engagement fort de l’État en soutien au site Hop ! de Morlaix (Finistère) et à ses salariés. En effet, Air-France a prévu de fermer le site et de supprimer 276 postes pour 2023. Il a reçu une réponse du ministre délégué chargé des transports, Jean-Baptiste Djebbari.

    Celui-ci réaffirme que c’est « de la responsabilité de la compagnie d’accompagner ces salariés dans le cadre d’un reclassement ou autant que possible d’un retour rapide à l’emploi ». Qu’un reclassement et des « aides à la mobilité vers d’autres villes françaises », ont été évoqués. Tout comme « le maintien de certains postes en télétravail ».

    Les acteurs du territoire doivent faire émerger des projets

    Jean-Baptiste Djebbari poursuit plus loin en exposant que c’est aux acteurs du territoire d’être « mobilisés afin de faire émerger des projets créateurs d’emploi et à même d’assurer la pérennité d’un tissu économique, notamment dans le secteur aéronautique dans le département ». Il conclut par : « J’ai donc eu l’occasion de faire expressément la demande – auprès d’Air France mais aussi du représentant de l’État dans le Finistère – qu’une concertation effective avec les acteurs locaux et élus du territoire soit engagée dans les prochaines semaines. »

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/hop-a-morlaix-le-ministre-des-transports-demande-une-concertation-dans-les-prochaines-semaines-7037684

     

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    2 novembre 2020

    Cas cas cas contact...

    Alain Goutal

    http://goutal.over-blog.com/2020/11/cas-cas-cas-contact.html

     

    Ouest-France

    Depuis le début du confinement, le nombre de commandes Uber eats diminue à Brest

    Modifié le Publié le Sarah HUMBERT.

    À Brest (Finistère), depuis le début du confinement, mis en place en octobre 2020 pour lutter contre le Covid-19, les livreurs Uber eats enregistrent une grande diminution du nombre de commandes, alors qu’ils s’attendaient à l’effet inverse.

    Un livreur Uber Eats.

    Un livreur Uber Eats. | THIERRY CREUX, /ARCHIVE OUEST-FRANCE

    « Ça a quasiment diminué de moitié, entre la semaine dernière et celle-ci, jusqu’au 1er novembre », explique Hakim*, livreur Uber eats à Brest (Finistère). Avec l’arrivée du confinement, mis en place vendredi 30 octobre pour lutter contre l’épidémie de coronavirus, et contrairement à ses attentes, le nombre de commande a grandement chuté. « Samedi 31 octobre, j’ai livré seulement neuf commandes ; dimanche 1er novembre, uniquement quatre, poursuit le jeune homme. Alors qu’habituellement, je peux faire le double. Je pensais qu’avec le confinement, les gens allaient plus commander. »

    Moitié moins de commandes

    Les livreurs Uber eats n’ont pas de revenus fixes, ils sont tributaires du nombre de commandes livrées. « Entre livreurs, on se dit combien de commandes on a pris, pour se situer. Et tous, on a vu le plongeon. J’avais déjà vécu des hauts et des bas, mais jamais comme ça. » En temps normal, pour une journée de travail le samedi, Hakim peut gagner jusqu’à une centaine d’euros, environ. Pour samedi 31 octobre, il a seulement atteint 50 €.

    « De plus en plus de livreurs »

    Le jeune homme livre à scooter depuis octobre 2018. Il avance plusieurs explications qui pourraient justifier ces chiffres. « On arrive sur la fin du mois, cela arrive que ça diminue à cette période. Il y a aussi les fêtes qui approchent. » Un autre facteur pourrait également influencer cette réduction. « J’ai l’impression qu’il y a de plus en plus de livreurs », glisse Hakim. Pour les prochaines semaines, il espère que les commandes vont reprendre, « d’autant plus que ce qu’on livre le plus, ce sont des commandes de fast-food et ils sont ouverts, leurs horaires n’ont pas été modifiés », s’exclame-t-il.

    *le prénom a été modifié.

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/depuis-le-debut-du-confinement-le-nombre-de-commandes-uber-eats-diminue-a-brest-7036589

     

    Ouest-France

    TÉMOIGNAGES. Nouveau confinement mais même galère pour les gens à la rue : des sans-abri se confient

    Le rude quotidien des personnes vivant dans la rue n’est guère bouleversé par le reconfinement, comme ici, à Caen (Calvados). Des actions sont toutefois prévues dans la ville à partir du lundi 2 novembre et près de Ouistreham.

    Gilbert, 62 ans, a l’habitude de faire la manche avec sa chienne Carmen, dans le quartier Saint-Jean.

    Gilbert, 62 ans, a l’habitude de faire la manche avec sa chienne Carmen, dans le quartier Saint-Jean. | OUEST-FRANCE

    « Bah, toujours mettre le masque, c’est embêtant. Sinon, ça ne change pas grand-chose. » Le reconfinement, depuis jeudi soir, n’a pas bouleversé le rude quotidien de Gilbert, 62 ans. Il vit depuis plus de cinq ans dans la rue. Originaire de l’Eure, on le croise souvent rue Saint-Jean. Comme samedi, où il tendait sa gamelle en plastique pour récolter quelques pièces, devant le Cocci Market.

    « Cette nuit, j’ai dormi dehors, mais à l’abri, avec Carmen, ma chienne », confie-t-il. Les restrictions de circulation lui posent quand même un souci : « Pour faire la manche, y’a pas grand monde. » Un voile d’inquiétude glisse sur ses yeux bleu délavé : « J’ai appelé le 115, ils m’ont expliqué qu’il n’y avait plus de place ici, à Caen, avec ma chienne. Et que ce serait mieux que j’aille à Rouen (nous n’avons pas pu vérifier cette information auprès du service concerné, NDLR). Si j’avais l’argent, je prendrais un billet pour Rouen, il me manque encore dix euros. »

    Gilbert, 62 ans, a l’habitude de faire la manche avec sa chienne Carmen, dans le quartier Saint-Jean. | OUEST-FRANCE

    La difficulté de solliciter la générosité des passants, c’est le seul écueil que cet autre SDF retient du reconfinement : « J’ai fait que 8 € aujourd’hui », lâche, aigri, le trentenaire qui préfère rester anonyme, à un rond-point proche de la rue d’Auge. Se réclamant anarchiste, le punk à chien voit le coronavirus « comme un ménage de la Terre, que les Hommes ont trop exploitée ! » Le jeune homme range son barda dans une remorque à vélo, accompagné de ses deux gros chiens : « Pour dormir, je me débrouille ».

    Reprise de la maraude lundi

    Comme prévu avant le même le reconfinement, la maraude de la Croix-Rouge reprend ce lundi 2 novembre 2020. Une équipe de bénévoles va à la rencontre des gens à la rue tous les soirs, de 20 h à 22 h, leur apportant réconfort, sandwiches et cafés. On les trouve sur le port à 20 h et sous le pont, rue de la Gare, à 21 h. L’association n’assure pas d’hébergement.

    Quelles mesures prises en cette période ?

    Tout en rappelant « les 2 900 places disponibles dans le Calvados », pour les différents profils de personnes sans domicile, le préfet Philippe Court précise à Ouest-France que le centre de Tailleville, près de Ouistreham, « va rouvrir mercredi ». Lors du premier confinement, il avait hébergé les jeunes migrants qui errent habituellement autour du terminal de ferries de Ouistreham.

    Le représentant de l’État ajoute : « Nous avons d’autres outils disponibles, prêts si besoin ». Tel le centre d’hébergement Vanier, à la Pierre-Heuzé, utilisé lors de précédents hivers.

    Le centre d’hébergement Vanier, à la Pierre-Heuzé, utilisé lors de précédents hivers. | ARCHIVE ANTOINE SOUBIGOU

    Tolérance dans les contrôles

    Comme en mars, l’obligation de se confiner imposée à chaque citoyen est, théoriquement, appliquée avec discernement et tolérance par les forces de l’ordre, vis-à-vis des SDF. Les autorités n’aiment guère l’affirmer publiquement. Mais les gens concernés ou les intervenants ne constatent pas de contrôles zélés depuis jeudi soir.

    https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/caen-nouveau-confinement-mais-meme-galere-pour-les-gens-a-la-rue-7036676

     

    Ouest-France

    Lannion. La police a verbalisé des promeneurs sur la plage

    Ces cinq personnes se baladaient sur la plage de Beg-Léguer, à Lannion (Côtes-d’Armor) à une vingtaine de kilomètres de leur domicile.

    Les promeneurs s’étaient rendus à la plage, à une dizaine de kilomètres de chez eux.

    Les promeneurs s’étaient rendus à la plage, à une dizaine de kilomètres de chez eux. | OUEST-FRANCE

    Dimanche 1er novembre 2020, les policiers de Lannion ont verbalisé cinq promeneurs à une dizaine de kilomètres de leur domicile sur la plage de Beg-Léguer. Ces derniers ont chacun écopé d’une contravention de 135 €, notamment en raison de leurs propos désinvoltes vis-à-vis du confinement.

    Les promeneurs à 2 km de leur domicile n’ont, en revanche, pas été verbalisés lors de ce week-end de mise en place des règles du confinement.

    Renforcement dès lundi

    Dès ce lundi 2 novembre 2020, en revanche, « nous allons sévir », annonce le commandant de police, Daniel Kerdraon. Des agents seront aussi très présents aux abords des établissements scolaires dans le cadre du plan Vigipirate renforcé, pour faire respecter le port du masque et des attestations.

    La veille, samedi 31 octobre 2020, les policiers n’avaient verbalisé qu’une personne sans attestation mais ils avaient fait fermer deux commerces dans une zone commerciale, sans verbaliser les commerçants.

    https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/confinement/lannion-la-police-a-verbalise-des-promeneurs-sur-la-plage-7036708

     

    Ouest-France

    Morlaix. À la librairie Dialogues, on commande désormais en ligne

    Publié le

    Toute l’équipe de libraires de Dialogues, à Morlaix (Finistère) est mobilisée pour maintenir l’activité. On peut retirer les commandes à la porte du magasin ou se faire livrer à domicile.

    À la librairie Dialogues, Cécile et la responsable du magasin, Géraldine Delauney, préparent les commandes des clients.

    À la librairie Dialogues, Cécile et la responsable du magasin, Géraldine Delauney, préparent les commandes des clients. | OUEST-FRANCE

    Le deuxième confinement est un coup dur pour le secteur de la librairie notamment en cette période de fin d’année. « Cela tombe encore plus mal qu’en mars car c’est une période de grande vente. Le mois de novembre, c’est 15 % du chiffre d’affaires de l’année, » explique Géraldine Delauney, la responsable de la librairie. Elle rappelle que Dialogues est une librairie indépendante, « où nous sommes onze personnes à travailler. »

    Commandes par téléphone ou sur internet

    Toute son équipe est mobilisée dans un fonctionnement remanié. « Nous prenons les commandes par téléphone ou sur le site, et l’on donne aussi des conseils, nos coups de cœur pour chaque rayon. » Déjà les commandes affluent et portent sur les achats de Noël avec de nombreuses nouveautés, et des coffrets. « Elles sont préparées et les clients peuvent venir les prendre par la porte qui est en haut des escaliers, rue d’Aiguillon, sans entrer dans le magasin. On utilise aussi la poste, la commande est expédiée dans la journée pour une livraison souvent le lendemain chez nos clients. »

    Géraldine Delauney se félicite de la décision prise par le gouvernement de la fermeture temporaire des rayons livres et culture dans la grande distribution. « Il faut que les gens soient solidaires des librairies indépendantes comme la nôtre. On ne peut pas déplorer que le centre-ville soit déserté et faire ses achats sur internet, d’autant que le prix des livres est le même partout depuis la loi Lang de 1981. »

    Contact : 02 98 15 10 60 ou www.dialoguesmorlaix.com

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-a-la-librairie-dialogues-on-commande-desormais-en-ligne-7036547

     

    Ouest-France

    Entretien. « Il y a une stigmatisation des activités dites non-essentielles »

    Même s’il s’en défend, le Run ar Puñs, c’est lui. Après 40 années passées derrière le comptoir du café-concert de Châteaulin, Jakez L’Haridon raccroche. Il livre son regard sur le monde culturel qu’il continuera de suivre, avec plaisir et militantisme.

    Après 40 ans de musique et de rencontres, Jakez L’haridon se retire des activités du café-concert de Run ar Puñs, qu’il a créé à Châteaulin (Finistère).

    Après 40 ans de musique et de rencontres, Jakez L’haridon se retire des activités du café-concert de Run ar Puñs, qu’il a créé à Châteaulin (Finistère). | OUEST-FRANCE

    Après 40 ans de musique et de rencontres à Châteaulin, vous faites valoir vos droits à la retraite. Un départ sans tambour ni trompette, voulu ?

    J’ai atteint la DLUO (N.D.L.R. : date limite d’utilisation après ouverture), comme dirait l’autre. Je n’ai plus l’énergie de mes vingt ans, c’est clair. Mais depuis l’émergence des musiques électroniques, j’ai progressivement lâché la programmation du lieu. Il n’était pas question de rester tourner en rond. C’était important de passer la main et de l’organiser.

    Petites jauges et circuits courts sont à la mode. Pas si loin des choix menés à Run ar Puñs depuis quarante ans, non ?

    Une ambiance chaleureuse, c’est ce dont ont besoin les artistes, surtout quand on programme des inconnus au bataillon. La salle peut accueillir 300 personnes debout mais dès 80 spectateurs, on a l’impression d’un vrai public quand on est sur scène. À l’extérieur, on a de la place, de la verdure et de forts éléments. C’est aussi ça qui forge notre culture. C’est ce qui a motivé ma volonté de rester vivre et travailler ici.

    Un attachement familial au lieu aussi…

    On est sur l’exploitation agricole de mes parents, une ferme lambda avec plusieurs cultures et élevages. En 1975, mon frère a repris l’activité, mais pas tous les bâtiments. L’année suivante, le comité d’animation de Châteaulin cherchait un lieu pour faire un fest-noz… on a dégagé l’ancien hangar à betteraves et ça a fonctionné. On s’est dit qu’on pourrait accueillir des artistes au long cours.

    « On » ?

    Avec la bande des Pilhaouerien, un groupe de rock progressif breton qui réarrangeait des airs traditionnels, et des amis. Et comme il y avait peu de place et d’espaces pour des pratiques musicales amplifiées dans le coin, est née l’idée d’un lieu, ici, à Run ar Puñs. En 1977 et 1978, avec un copain, Yvon, on voulait se faire un peu de sous alors qu’on était étudiants. On s’était dit « toi tu chantes, moi je fais des crêpes ». Mais le projet saisonnier est devenu un projet permanent.

    Comment vous voyez l’avenir des cafés-concerts ?

    Très mal, sur le très court terme. Mais toutes les politiques de coercition ont forcément une échappatoire. Les gens ont besoin de résister. Je suis d’un naturel optimiste, avec de l’énergie et de la passion, on peut faire plein de trucs.

    Une politique pour le monde de la nuit est-elle encore possible ?

    L’effet couvre-feu existait déjà. Ce n’est plus tendance de sortir pour boire un coup, depuis quelques années. Mais ce qui se passe aujourd’hui est une stigmatisation des activités dites « non-essentielles ». J’ai l’impression qu’on règle des comptes au niveau du poids économique. Tous ces lieux sont des petites entités, certes, mais elles maillent le territoire et font du chiffre d’affaires. La vie ce n’est pas que du travail. Sans plaisir, on ne peut vivre ou alors on revient au temps de l’esclavage.

    Comme quelques autres structures, vous avez honoré les contrats des artistes qui devaient jouer au printemps chez vous. Un acte solidaire pourtant passé inaperçu…

    Ce n’est pas un choix dont on se gargarise. On est subventionné et on touche de l’argent public, il était évident que l’on soutienne les artistes. C’est, pour moi, la déontologie de base. Les résidences d’artistes continuent mais sans concert de restitution. La création et la diffusion en ont grandement besoin.

    Il y a un an, le ministre de la Culture, de passage à Run ar Puñs, a salué le fonds de dotation créé pour la pérennité des lieux. Ça consiste en quoi ?

    En préparant mon retrait de l’activité, je me suis beaucoup questionné sur la question de propriété et de la transmission du lieu, qui compte un débit de boissons et une association. C’était une vraie tristesse de fermer si je partais mais comme l’association ne pouvait pas acheter le lieu.

    Après dix années passées à consolider les bilans, on a créé un fonds de dotation. Une sorte de super-association à l’administration rigoureuse, qui est aujourd’hui propriété du hangar, de la maison d’habitation et de terrains. C’est un scellement pour l’avenir. Le reste pourrait suivre, pour recréer une unité foncière autour de Run ar Puñs… la réalisation d’un doux rêve, pour moi.

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/chateaulin-29150/entretien-il-y-a-une-stigmatisation-des-activites-dites-non-essentielles-7036522

     

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    1 novembre 2020

    Hé! J'déconne!!!

    Alain Goutal

    http://goutal.over-blog.com/2020/11/he-j-deconne.html

     

    Le Diben dimanche 01 novembre 2020

    Morlaix. Ouvrez le Dialogues SVP

    Dialogues Morlaix. Photo pyb29

    Dialogues samedi 31 octobre 2020. Photo pyb29

    Nos centres villes agonisent monsieur le président.