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Ouest-France

EN IMAGES. À Morlaix, les sans-papiers « soutiennent l’économie mais on est exclus du pays »

Environ 250 personnes se sont réunies pour inciter la préfecture du Finistère à régulariser les travailleurs sans-papiers, ce mardi 19 janvier 2021, à Morlaix (Finistère). Des salariés non-déclarés d’exploitation agricole étaient également présents. Ils témoignent.

Environ 250 personnes ont manifesté pour la régularisation des sans-papiers, ce mardi 19 janvier 2021, à Morlaix.

Environ 250 personnes ont manifesté pour la régularisation des sans-papiers, ce mardi 19 janvier 2021, à Morlaix. | OUEST-FRANCE

« Un contrat de travail est égal à un titre de séjour »

Les tambours et les chants résonnent devant la sous-préfecture de Morlaix (Finistère), ce mardi 19 janvier 2021. Environ 250 personnes se sont rassemblées pour demander la « régularisation tous les sans-papiers. Un contrat de travail est égal à un titre de séjour », martèle Marc Corbel, secrétaire de la CGT.

Au moins 77 salariés non-déclarés dans le Finistère

En effet, des salariés non-déclarés par leurs patrons officiaient dans des exploitations de ramassage de volailles dans le département. Dix-sept personnes étaient en situation irrégulière à Saint-Sauveur, mais onze aujourd’hui ont obtenu un titre de séjour provisoire. Six sont encore dans l’attente. « C’est pour régler cette incohérence qu’on se bat aujourd’hui, et pour tous les autres à venir », poursuit le syndiqué.

Deux autres exploitations sont également dans le viseur de l’inspection du travail, à Landivisiau et dans le secteur de Châteaulin.

Un groupe de salariés sans-papiers travaillant dans une exploitation agricole de Landivisiau. | OUEST-FRANCE

« On était en première ligne pendant le Covid »

« L’inspection du travail a contrôlé l’exploitation le 17 novembre 2020. Ils ont découvert la maltraitance et les irrégularités », raconte un groupe de salariés non déclarés de Landivisiau. Ils sont venus manifester ce mardi, « alors que notre patron nous menace de nous licencier pour ça ». Mais ils ont « trop enduré ».

Ils racontent, en colère, les longues journées de travail, « pas entièrement payées. Si on ramasse des poulets pendant 35 minutes alors qu’on a fait deux heures de route et d’attente, on n’est payés 35 minutes ». Sans oublier le travail sans pause, sans le droit d’aller aux toilettes, sans boire. À devoir dormir dans un van sans chauffage. « Et si on veut dénoncer ça, le patron nous dit qu’il va nous renvoyer dans nos pays. » À savoir l’île Maurice, Guinée Conakry, Sénégal ou encore Burkina-Faso.

Ces hommes et ces femmes dénoncent aussi le manque de reconnaissance de la France, alors « qu’on était en première ligne pendant le coronavirus. On ne nous fournissait pas de protection. Et quand on tombait malade, le patron ne faisait pas ce qui était nécessaire et on ne pouvait pas se mettre en arrêt maladie ». Maintenant, une partie veut porter plainte auprès de la police aux frontières de Rennes. Comme l’ont fait les salariés de Saint-Sauveur.

Jean-Pierre, ancien salarié de l’exploitation de Saint-Sauveur, est dans l’attente d’une régularisation. En attendant, il n’a plus aucune ressource. | OUEST-FRANCE

Pour Jean-Pierre, « sans ma famille, ça serait la catastrophe »

C’était le cas pour Jean-Pierre. Sauf qu’il n’a pas pu porter plainte comme les autres, n’étant pas là le jour des auditions menées par la police aux frontières. Il se retrouve, depuis la liquidation de l’exploitation de Saint-Sauveur, sans aucune ressource, ni moyen d’en avoir. « Je suis dans l’attente de papier. Je suis aidé par le Secours populaire et hébergé par mon frère. Sans ma famille, ça serait la catastrophe. Je ne fais plus rien et je ne demande qu’à être régularisé. On soutient l’économie française mais on nous exclut du pays », raconte l’homme, originaire de la République démocratique du Congo.

Marc Corbel, secrétaire de la CGT, à l’initiative de cette manifestation. Derrière lui, des salariés sans-papiers. | OUEST-FRANCE

Paul veut sortir de « cette angoisse de ne rien pouvoir faire »

Pour son collègue Paul, c’est la même chose. « Je me disais que la France était le pays des droits de l’Homme. On est tombés sur des employeurs malhonnêtes. Mais ça me fait plaisir de voir des gens mobilisés pour nous aujourd’hui. » L’homme rêve de pouvoir travailler, ou se former. « Je ne veux plus être dans cette angoisse de ne rien pouvoir faire. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/en-images-a-morlaix-les-sans-papiers-soutiennent-l-economie-mais-on-est-exclus-du-pays-7123534

 

Ouest-France

À Saint-Pol-de-Léon, une station géante de collecte et d’expédition de légumes

La nouvelle station de la Sica Saint-Pol (Finistère) entre en fonctionnement. Un site gigantesque qui va coordonner 100 % de sa production et en commercialiser 80 %.

Marc Keranguéven, président de la Sica, devant la ligne d’emballage des potimarrons à Vilar Gren.

Marc Keranguéven, président de la Sica, devant la ligne d’emballage des potimarrons à Vilar Gren. | OUEST-FRANCE

Quand les Léonards investissent, ils ne font pas les choses à moitié. Après bien des retards dus à des recours juridiques, tous ceux-ci ayant été épuisés en septembre, la nouvelle station de Vilar Gren entre en fonctionnement progressif. Un outil ultramoderne qui va coordonner 100 % de la coopérative et regrouper en un seul point 80 % de son offre (273 000 t de légumes par an, 800 producteurs, 5 000 emplois directs, 200 millions d’euros de chiffre d’affaires).

7 ha de bâtiments

Vilar Gren, c’est une cathédrale technologique et logistique qui s’étend sur 18 ha, près de Saint-Pol-de-Léon (Finistère). Dont 7 ha de bâtiments (les charpentes métalliques représentent la moitié de la Tour Eiffel)… Pharaonique ?  Mais indispensable, répond Marc Keranguéven, président de la Sica de Saint-Pol. Ici, sur notre très riche limon du nord Finistère, nous bénéficions d’un climat exceptionnellement tempéré. Mais nous sommes aussi bien loin de nos clients et des corridors européens, à l’est. 

Pour conserver de la compétitivité, la coopérative devait se doter de cet outil vert (récupération des eaux de pluie et de la chaleur des salles de machines, etc.),  qui va nous permettre d’économiser 30 % de notre logistique, de faire tourner -47 % de camions et d’émettre -20 % de CO2 .

Au lieu des huit stations initiales de la Sica, tout est désormais centralisé à Vilar Gren. Un seul organisme de certification,  extérieur pour une totale transparence , Agraé, se charge de l’agrément des livraisons par les producteurs.  Celles-ci seront gérées à J-1, voire J-3, ce qui permettra une bien meilleure valorisation sur le marché.  Pour les acheteurs (82 négociants par jour) aussi, ce sera beaucoup plus simple : gain de temps et optimisation des commandes et des flux.

24 heures/24 et 7 jours/7

Le site va tourner 24 heures/24 et 7 jours/7, avec des quais de nuit. Inutile de rentrer dans le détail complexe de sa logistique : la Sica propose ainsi une gamme de 47 légumes différents, conditionnés dans des emballages différents selon les clients. Si performant, qu’il va même permettre à un petit producteur de Plougonvelin, à 1 h 30 de route, de vendre  sa botte de persil .

Un exemple, toutefois, de la performance du site : il va accueillir 457 palettes de salades par jour. Traitées dans une salle de vacuum, ces salades si fragiles passeront en 20 mn à une température de 3 °C… De quoi gagner de précieux jours pour leur date limite de consommation (LDC). Au cœur du réacteur, Vilar Gren dispose ainsi de treize immenses chambres froides. Où tout est numérisé, marqué par des QRcode : traçabilité totale garantie pour le moindre légume…

L’investissement total est inférieur aux prévisions initiales (50 millions d’euros), ils sont vraiment malins ces Léonards – pléonasme. Vilar Gren va employer quelque 100 salariés,  tous ceux des stations antérieures ont été repris, c’est notre fierté, complète Olivier Sinquin, directeur de la Sica. Et le site crée environ 20 % d’emplois en plus. 

Un tel outil va renforcer les valeurs  de solidarité et d’équité qui sont l’esprit de notre coopérative , affirme Marc Keranguéven.

https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/a-saint-pol-de-leon-une-station-geante-de-collecte-et-d-expedition-de-legumes-7123513

 

Le Diben mardi 19 janvier 2021

Morlaix. 300 personnes rassemblées en soutien aux sans-papiers

Photo pyb29 Photo pyb29Photo pyb29

Le rassemblement s'est achevé devant la sous-préfecture en présence d'élus.

Morlaix Mardi 19 janvier 2021,300 personnes rassemblées en soutien aux sans-papiers

 

Ouest-France

Plougasnou. Olivier Nicolas, est un vrai marin de bibliothèque

Olivier Nicolas sent le bruissement des livres en lui et souhaite partager ses coups de cœur. Avec son association Le marin de bibliothèque, créée à Plougasnou (Finistère), il collecte tout ce qui se lit et aussi des ouvrages de mer, son domaine

Au sein de l’association Le Marin de bibliothèque, Olivier Nicolas défend son rôle de passeur de mémoire.

Au sein de l’association Le Marin de bibliothèque, Olivier Nicolas défend son rôle de passeur de mémoire. | OUEST-FRANCE

C e qui fait avancer et vibrer Olivier Nicolas : la mémoire des gens de mer et la littérature maritime. Tout ce qui se rapporte à l’océan, et plus particulièrement à la baie de Morlaix, l’intéresse.

Durant la semaine, Olivier Nicolas travaille dans l’insertion dans le Morbihan. Le week-end, il revient s’ancrer au Diben, en prise directe avec la mer et la vie de ses arrière-grands-pères : François Guillesser, patron-pêcheur et pilote lamaneur du port de Morlaix disparu en 1903, lors de la catastrophe de Primel, où quatorze marins pêcheurs périrent engloutis par un cyclone. Jean-Marie Bévout était marin au commerce, cap-hornier sur un quatre-mâts, puis patron-pêcheur après la Première Guerre mondiale.

Émotions parfois bien salées

Bercé très jeune par les histoires que lui racontait sa grand-mère, il se passionne pour la littérature maritime de Victor Hugo et Jules Verne à Anita Conti, Édouard Pesson ou Roger Vercel, l’auteur de Remorques.

Il s’entiche de Moby Dick d’Herman Melville et de L’île au trésor de Stevenson. Il fait aussi des recherches sur les marins-pêcheurs et marins au long cours aux archives de la préfecture maritime de Brest.

Tout un bagage à la croisée des univers maritimes, un véritable condensé d’aventures et d’émotions parfois bien salées qu’il souhaite aujourd’hui partager au sein d’événements, salons, causeries et aussi des médiations avec Ouest-France « pour que les lecteurs, et surtout les plus jeunes, s’en emparent ».

Les baleiniers

Pour arriver à ses fins, il a créé l’association Le Marin de bibliothèque : « L’idée est de collecter, auprès des particuliers et des bibliothèques de la région, les livres qu’ils ne souhaitent plus conserver. Nous garderons tous les livres au format poche en bon état afin de les proposer à la revente, et donnerons le reste des livres, revues et journaux à Emmaüs ou à d’autres associations. »

Parmi ces livres, Olivier espère trouver des pépites en lien avec la mer, qui iront enrichir la bibliothèque de l’association et qui seront aussi destinés à être vendus. « Même abîmés ou déchirés, certains ouvrages peuvent receler des gravures très intéressantes et libres de droit, s’enthousiasme-t-il. Notre thématique de l’année portera sur les baleiniers. »

Le Marin de bibliothèque organise un collectage samedi. Les personnes qui souhaitent se débarrasser de livres peuvent contacter l’association.

Samedi 23 janvier 2021, collectage. Contact : tél. 07 64 22 72 66, marindebibliotheque@gmail.com.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-olivier-nicolas-est-un-vrai-marin-de-bibliotheque-7123186

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
19 janvier 2021

"Fais chier!"

"Fais chier!" Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/01/fais-chier.html

 

Ouest-France

Finistère. 200 personnes réunies pour la régularisation des sans-papiers à Morlaix

La CGT avait appelé à un large rassemblement pour la régularisation de travailleurs sans-papiers, ce mardi 19 janvier 2021, à Morlaix (Finistère). 200 personnes se sont réunies, dont des salariés d’exploitations agricoles qui n’ont pas encore obtenu de titre de séjour.

200 manifestants pour la régularisation des sans-papiers travailleurs à Morlaix.

200 manifestants pour la régularisation des sans-papiers travailleurs à Morlaix. | OUEST-FRANCE

« On participe à l’économie française. Mais dès que je veux obtenir des papiers, je ne suis plus rien », soupire Paul. Ancien salarié agricole de l’exploitation de ramassage de volailles Prestavic, à Saint-Sauveur (Finistère), il attend toujours un titre de séjour.

Alors que l’inspection du travail a épinglé la situation irrégulière de 17 salariés sans-papiers, l’exploitation a depuis été liquidée. Onze d’entre eux ont des titres de séjour provisoires mais six sont encore dans l’attente. Et la situation n’évolue pas.

« Un contrat de travail doit être égal à un titre de séjour »

C’est pourquoi la CGT a appelé à manifester place des Otages puis devant la sous-préfecture, ce mardi 19 janvier 2021 au matin. Une situation « qui ne peut pas tenir. Nous demandons à régulariser tous les sans-papiers. Un contrat de travail doit être égal à un titre de séjour », martèle Marc Corbel, délégué syndical de la CGT de Morlaix.

Jean-Pierre travaillait à Saint-Sauveur. Aujourd’hui il attend que sa situation soit régularisée. Il n’a aucun revenu. | OUEST-FRANCE

200 personnes ont donc participé, venant d’associations, de syndicats, de partis politiques morlaisiens, brestois ou encore de Carhaix et de Lannion.

28 salariés d’une autre exploitation agricole de Landivisiau étaient présents. Ils comptent porter plainte auprès de la police aux frontières de Rennes. Leurs conditions de travail ressemblaient en tout point à celles de Saint-Sauveur. « Le patron nous payait moins que les heures de travail. On nous a fait dormir dans des vans, dans le froid. Et on pouvait travailler jusqu’à six heures sans pouvoir aller aux toilettes », dénoncent-ils aujourd’hui.

La sous-préfecture n’a pas reçu de délégation de manifestants, comme ce qui était espéré. Le rassemblement s’est dispersé peu avant 13 h.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/finistere-200-personnes-reunies-pour-la-regularisation-des-sans-papiers-a-morlaix-7123193

 

Ouest-France

Morlaix. Le groupe Helgä prépare un album à la MJC

Les musiciens ont livré leur premier live depuis le premier confinement, à la MJC. L’occasion d’apprendre qu'un album onze titres est en cours de réalisation. On a voulu en savoir plus.

Helgä, avec Dorian Creignou, Yvan Le Saint, François Guichoux et Gaël Abaleo.

Helgä, avec Dorian Creignou, Yvan Le Saint, François Guichoux et Gaël Abaleo. | OUEST-FRANCE

Reportage

Vendredi après-midi, le groupe Helgä a connu une sorte d’état de grâce en présence d’un « public » composé du personnel de la MJC et de quelques proches de l’équipe artistique. Un peu plus facile que de jouer devant une salle vide. Une petite victoire, tant la pandémie aura fait des membres du groupe comme de bien des musiciens, des combattants qui, en dépit de l’annulation de toutes leurs dates, tiennent coûte que coûte et mènent à bien leurs projets grâce à l’accompagnement de Tom Guadagnin, dans le cadre de Trock’son, acteur de la création et de la diffusion de la musique contemporaine.

Helgä rassemble autour de Gaël Abaleo, guitare et chant, Dorian Creignou au saxophone, Yvan Le Saint à la basse et contrebasse et François Guichoux à la batterie. « Yvan et Dorian viennent de la musique instrumentale, François et moi sommes plutôt de culture rock, ce qui donne une musique tantôt rock, tantôt jazzy aux confins inexplorés de la chanson française et qui emprunte aux vénérés Bashung, Noir Désir, Dominique A ou encore Thiéfaine »,, confie Gaël. Portés par des musiques vaporeuses et des rythmes plutôt nerveux, les textes poétiques peuvent paraître énigmatiques à la première écoute, « mais chacun peut se faire sa propre histoire ».

En studio, en février

Le groupe faisait partie de la programmation de la MJC, mais à cause du dernier confinement qui touche encore plus durement la culture, il n’a pas pu se produire vendredi soir. « Le contexte est très compliqué, alors le fait de jouer devant sept ou huit personnes, comme cet après-midi, donne tout son sens à ce qu’est la culture live, qui est bien différente de ce qui se passe à travers les écrans », pointe le musicien. Un point d’étape avant de partir en studio, en février, chez Eric Cervera (Near Deaf) à Lanmeur, pour enregistrer un album onze titres qui sera distribué par InOuïe Distribution.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-le-groupe-helga-prepare-un-album-a-la-mjc-7122506

 

Ouest-France

Landivisiau. Le radar situé à hauteur du Vern, sur la voie express RN12, est remplacé

Dans le sens Morlaix-Brest, juste avant la sortie vers la zone du Vern, à Landivisiau (Finistère), le radar ne fonctionnait plus, sur la voie express. Ce n’est plus le cas depuis ce lundi 18 janvier 2021 : il a été remplacé.

Le radar double face, installé dans le sens Morlaix-Brest (Finistère) sur la RN12, a été remplacé. En effet, celui-ci avait été emballé dans du plastique noir et ne pouvait plus fonctionner (photo d’illustration).

Le radar double face, installé dans le sens Morlaix-Brest (Finistère) sur la RN12, a été remplacé. En effet, celui-ci avait été emballé dans du plastique noir et ne pouvait plus fonctionner (photo d’illustration). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Cela faisait un moment que le radar double face, de la voie express N12, au niveau de la zone du Vern, à Landivisiau (Finistère), ne fonctionnait plus. Il avait été emballé dans du plastique noir et ne pouvait ainsi plus contrôler les vitesses supérieures à 110 km/h, dans le sens Morlaix-Brest.

Même modèle que le précédent

Ce lundi 18 janvier 2021, des agents officiaient à droite de la voie rapide pour assurer son remplacement. Il s’agit du même modèle que le précédent, soit un fixe double face.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/landivisiau-29400/landivisiau-le-radar-situe-a-hauteur-du-vern-sur-la-voie-express-rn12-est-remplace-7122143

 

Lundi 18 janvier 2021

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le jeudi 28 janvier 2021 :
Nous soutiendrons Inès Léraud et Bastamag pour défendre la liberté d’informer

Inès Léraud, journaliste, enquêtrice et autrice de la bande dessinée Algues vertes, l'histoire interdite est poursuivie en diffamation depuis un an et demi par le magnat des affaires Jean Cheritel pour une enquête qu'elle a fait paraître sur les activités de ce dernier dans le journal en ligne
Bastamag.
Cette enquête décrit les fraudes et maltraitances de salariés pratiquées dans l'une des entreprises agroalimentaires de Jean Cheritel, située à Grâces près de Guingamp et employant une centaine de personnes
1.

L'audience aura lieu ce jeudi 28 janvier 2021 à la 17ème chambre correctionnelle de Paris (Porte de Clichy) à 13h30. En cette période où l’action citoyenne est rendue difficile par les mesures sanitaires liée à la pandémie de la Covid-19, nous vous invitons néanmoins à venir soutenir Inès Léraud soit devant le tribunal, à Paris, soit devant le Tribunal de Guingamp (38 place du Centre), à 13h30.

C'est le deuxième procès en diffamation que doit affronter Inès Léraud, après celui que lui a intenté Christian Buson. Il avait abouti à un désistement du lobbyste breton à la dernière minute. C'est la cinquième poursuite en diffamation que connaît Bastamag, journal réputé pour son indépendance, son sérieux, et qui a jusqu'à présent gagné tous ses procès.

Au-delà du cas singulier d'une journaliste et du sort d'un média d'information, on ne s'y trompe pas : c'est la liberté d'informer qui est visée. La tentation est grande pour les puissants de cacher leurs petits et grands arrangements avec la loi. Ceux et celles qui osent les révéler au grand jour nuisent à leurs intérêts : il importe donc de les réduire au silence. D'où l'usage pervers des institutions judiciaire, instrumentalisées pour faire taire ces révélations en pratiquant le harcèlement sur ces journalistes courageuses et courageux. Même si ces recours ont peu de chances d'aboutir, ils conduisent à nuire à la réputation et à la quiétude des journalistes ; ils empiètent considérablement sur leur temps d'enquête. Ils découragent ceux et celles qui voudraient suivre le même chemin de l’investigation impartiale. En outre, organiser leur défense judiciaire coûte énormément d'argent et de temps, ici à Inès Léraud et à Bastamag, dont la structure économique fragile est remise en question à chaque procès.

Les chances de Jean Chéritel de gagner son procès en diffamation sont minces : ses méthodes retorses sont publiquement connues, au-delà de l’enquête d’Inès Léraud. Il a déjà été condamné au moins à 6 reprises pour fraudes sur la marchandise, hébergement de salariés dans des locaux industriels, heures supplémentaires non rémunérées, et emploi de main d'oeuvre illégale. Ce lourd passif ne l'empêche pas de continuer à utiliser la judiciarisation pour intimider ceux qui regardent de trop près ses activités, et de vouloir faire témoigner 14 de ses salariés, ce qui risque de prendre deux jours d'audience à la justice ! Et qu'importe pour Jean Cheritel d'encombrer la justice : il a les moyens financiers de mener ce genre de coup d'éclat.

Ce sont à nos yeux des méthodes nauséabondes, visant à épuiser les journalistes indépendants et à faire taire la presse libre.
Au nom de la liberté d'informer sur l'agroalimentaire breton comme sur n’importe quel autre pouvoir politique ou économique, en soutien à Inès Léraud, à Bastamag et à tous les journalistes qui subissent des intimidations dans leur travail quotidien, nous comptons sur votre large rassemblement ce 28 janvier, à Paris et à Guingamp.

Liens web pour soutenir la journaliste Inès Léraud

https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/dynfendonslalibertyndinformersurles-3791.html

Soutien financier : à Inès Léraud et à tous les journalistes intimidé-es et pouruivi-es en Bretagne : https://www.cyberacteurs.org/boutique/detail.php?id=126

1 https://www.bastamag.net/Travail-dissimule-fraude-sur-les-etiquettes-les-multiples-abus-d-un-groupe-agro

 Contact : comitedesoutien-inesleraud@laposte.net

Alain Goutal

"Dérivages" Plage de Jospinet Planguenoual le 14 septembre 2019

Pommeret le 07 décembre 2018. Photo pyb29

"Disclose" présenté par Inès Léraud à Pommeret le vendredi 07 décembre 2018

 

Ouest-France

Brittany Ferries. Une nouvelle liaison de fret vers l’Irlande depuis Cherbourg

Le « Cap Finistère » effectuera une fois par semaine les liaisons Cherbourg-Rosslare. Cette route maritime entre Normandie et République d’Irlande s’ouvre dans le cadre du Brexit, pour proposer une solution de contournement du Royaume-Uni.

Le « Cap Finistère » effectuera une fois par semaine les liaisons Cherbourg-Rosslare.

Le « Cap Finistère » effectuera une fois par semaine les liaisons Cherbourg-Rosslare. | BRITTANY FERRIES

Il arrivera de Rosslare à 14 h ce mardi 19 janvier 2021 à Cherbourg, sous les yeux de l’ambassadrice d’Irlande en France venue tout spécialement, pour en repartir deux heures quarante-cinq plus tard vers le port irlandais : le Cap Finistère, navire le plus rapide de la flotte de la Brittany Ferries, inaugurera ainsi la nouvelle ligne de fret mise en place par la compagnie.

La liaison s’effectuera de manière hebdomadaire, le bateau enchaînant vers Bilbao (Espagne), ligne sur laquelle le Cap Finistère vient remplacer le Connemara. Cette route maritime entre Normandie et République d’Irlande s’ouvre dans le cadre du Brexit, pour proposer une solution de contournement du Royaume-Uni.

Nombre d’entreprises, qui passaient auparavant par la Grande-Bretagne, s’éviteront ainsi « les nouvelles formalités, les coûts élevés et les retards potentiels résultant du passage des marchandises par le Royaume-Uni », justifie l’armateur.

https://www.ouest-france.fr/normandie/brittany-ferries-une-nouvelle-liaison-de-fret-vers-l-irlande-depuis-cherbourg-7121932

 

Ouest-France

Guimaëc. Des pistes pour mieux protéger la pointe de Beg an Fry

Propriété du Conservatoire du littoral, la pointe de Beg an Fry, à Guimaëc (Finistère), fait l’objet d’un plan de gestion minutieux, comme la lutte contre les plantes invasives et la régulation de l’escalade.

À Guimaëc, le GR 34 s’élève jusqu’au sommet de l’abrupte pointe de Beg an Fry.

À Guimaëc, le GR 34 s’élève jusqu’au sommet de l’abrupte pointe de Beg an Fry. | OUEST-FRANCE

Pourquoi un nouveau Plan initial de protection et d’aménagement (Pipa) du site de Beg an Fry ?

Cela fait quinze ans que le site de Beg an Fry (Beg a Fri) fait l’objet d’un Plan initial de protection et d’aménagement. Il a permis de définir les grandes orientations de préservation et de gestion du patrimoine écologique et paysager.

Ce plan vient d’être actualisé pour vérifier l’évolution depuis 2006 et revoir le plan d’actions. Ce site, en gestion partagé entre Morlaix communauté, la commune de Guimaëc et l’Ulamir-CPIE, s’étend sur 140 ha englobant la pointe mais aussi les vallées de Trobodec et Poul Rodou.

Concerné par une zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) et une zone d’intérêt géologique identifiée à Poul Rodou, le site comporte aussi l’une des plus hautes falaises du Nord-Finistère.

À la pointe de Beg an Fry, les landes et pelouses sèches sont des habitats à préserver. | OUEST-FRANCE

Qu’est-ce qu’il y a à protéger ?

Tout. « Notamment les insectes et les amphibiens du plan d’eau de la vallée de Trobodec pour lesquels le Conservatoire va lancer une étude, indique Benjamin Urien, technicien en charge de la gestion écologique des espaces verts à Morlaix communauté. La protection de la faune et de la flore et de leurs habitats qui passe par la gestion du milieu pour, par exemple, éviter que les fougères ne deviennent trop envahissantes mais aussi pour lutter contre les plantes invasives comme les griffes de sorcière, la balsamine et la renouée du Japon. »

Comment réguler la pratique de l’escalade citée dans le rapport ?

Vingt-deux voies d’escalade de différentes difficultés ont été recensées sur les falaises de Beg an Fry. « Certaines sont équipées de spits en inox et de scellements, relève Benjamin Urien. Il ne s’agit pas d’interdire cette pratique mais de l’adapter si besoin après que nous aurons rencontré l’association des Danseurs du Roc afin d’identifier la fréquentation du site. » La pointe est également utilisée par les parapentistes.

Le site comporte l’une de plus hautes falaises du Nord-Finistère. | OUEST-FRANCE

Quelles actions ont été priorisées ?

Le Conservatoire du littoral envisage l’acquisition de parcelles au nord-ouest de Beg an Fry, en direction de Saint-Jean-du-Doigt. « Des parcelles intéressantes, pour la flore, on y trouve l’orchidée platanthère à feuilles verdâtres, le seneçon jacobée et la centaurée à fleur de fil, poursuit le technicien. Il faudra lutter contre les plantes invasives et vérifier que le site n’est pas accidentogène. Sinon, nous allons préserver les fenêtres existantes (points de vue) sur le littoral. »

Campanule gantelée dans la vallée du Trobodec. | OUEST-FRANCE

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guimaec-29620/guimaec-despistes-pour-mieux-proteger-la-pointe-de-beg-an-fry-7121906

 

Ouest-France

PORTRAIT. Laëtitia Tosser, adjointe à Morlaix : « C’est un privilège de pouvoir aider les autres »

Qui sont nos élus ? En juillet 2020, Laëtitia Tosser devenait la nouvelle adjointe à la vie associative à Morlaix (Finistère). Une délégation qui tenait à cœur à cette ancienne administratrice de Carré d’as.

Laëtitia Tosser, adjointe en charge de la vie associative.

Laëtitia Tosser, adjointe en charge de la vie associative. | OUEST-FRANCE

20 octobre 1976 : naissance à Pontoise.

2009 : arrivée à Morlaix.

2010 : entrée à Carré d’as.

Depuis qu’elle est élue, Laëtitia Tosser a toujours un petit carnet sur elle, pour noter les doléances des personnes qu’elle rencontre et les faire remonter. Être interpellée dans la rue ou dans les allées du Leclerc, cela pourrait en ennuyer plus d’un. Pas cette dynamique maman de quatre enfants. Je pense que c’est un privilège d’aider les gens, ça veut dire que je suis en capacité de le faire.

« Au service des habitants »

L’avenante adjointe aux associations à Morlaix (Finistère) le martèle : Je suis au service des habitants. Ce sens de l’altruisme, elle le découvre lors d’une expérience de fille au pair aux États-Unis. J’ai toujours cru que j’étais la personne la plus impatiente du monde, et je me suis aperçue que je pouvais être tout l’inverse. La Francilienne vient de rencontrer – et de s’attacher pour la vie – à un enfant lourdement handicapé.

Une expérience qui lui fait aussi prendre conscience de sa forte sensibilité dès qu’il est question d’enfance. Quand je suis partie, c’était trop lourd émotionnellement. Là, j’ai compris que je ne pourrai jamais travailler dans ce domaine.

La famille de Carré d’As

Elle poursuit donc son activité d’assistante de direction, au gré des missions d’intérim. Longtemps, cette femme au tempérament aventureux a une peur bleue du CDI. Arrivée à Morlaix à la faveur d’une rencontre amoureuse, Laëtitia Tosser se pose finalement à Kritsen (Landivisiau), puis Viseo, son employeur actuel.

Habituée à l’individualisme de la région parisienne, elle découvre une vraie vie de quartier à Kerfraval et une seconde famille au centre social Carré d’As ». Au contact de personnes parfois en grande difficulté, la bénévole se sent utile.

D’Obama à Vermot

C’est là qu’elle rencontre Catherine Tréanton, engagée dans la bataille des municipales aux côtés de Jean-Paul Vermot. Ce dernier, un ami », achèvera de la convaincre de partir avec eux.

Après avoir assisté avec bonheur au sacre d’Obama en 2008, quand elle était fille au pair, je gardais gratuitement les enfants des militants pour qu’ils puissent tracter -, Laëtitia Tosser participe au retour de la gauche à Morlaix, après 12 ans de mandature de droite. On pense à elle pour les finances mais je voulais quelque chose qui me tienne à cœur.

Ce sera la vie citoyenne et associative et ses vastes chantiers, comme la recherche d’un lieu en centre-ville pour créer une maison des associations, pourquoi pas gérée par le Resam, association faisant vraiment un gros travail en la matière et qu’il est aujourd’hui question de conventionner.

L’apprentissage du management

Également référente démocratie participative, Laëtitia Tosser n’a pu animer, Covid oblige, que deux conseils de quartier. J’avais un peu peur d’y trouver des querelles de clochers, mais finalement, j’y ai vu des gens ayant une envie forte d’être acteurs de leur bien-être.

Passionnée par ses nouvelles missions, l’élue est parfois tentée d’être trop dans l’opérationnel, alors que les agents font ça super bien. Le management est un autre apprentissage. Demander des choses, ce n’est pas naturel pour moi. On est tentés de la croire.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/portrait-laetitia-tosser-adjointe-a-morlaix-c-est-un-privilege-de-pouvoir-aider-les-autres-7121953

 

Ouest-France

À Brest, miné par le Covid, le Vauban a le blues

La crise du Covid n’en finit pas d’accabler l’emblématique établissement brestois, à la fois bar, hôtel, restaurant, salle de concerts et discothèque.

À Brest (Finistère), Charles Muzy, le patron du Vauban, à la fois bar, resto, salle de concerts et hôtel, a le blues. Au temps du Covid, la donne a terriblement changé pour l’emblématique établissement. 

À Brest (Finistère), Charles Muzy, le patron du Vauban, à la fois bar, resto, salle de concerts et hôtel, a le blues. Au temps du Covid, la donne a terriblement changé pour l’emblématique établissement.  | OUEST-FRANCE

La crise du Covid-19 n’en finit pas de s’abattre sur le Vauban, ce cas particulier mais représentatif. L’établissement est à la fois bar, hôtel, restaurant, salle de concerts et discothèque. C’est là que bat le cœur de Brest.

« Je ne rentre pas dans les cases, soupire Charles Muzy, 63 ans, propriétaire de l’emblématique établissement. Le Vauban restant hors normes, j’ai beau instruire et relancer les dossiers, rien n’avance. »

Si, comme tous les restaurants et cafés, il a dû tirer le rideau fin octobre, il attend, encore, cette aide promise par l’État, correspondant à 20 % du chiffre d’affaires mensuel de l’entreprise.

« Sans visibilité, prudence »

Charles Muzy évoque cette restauratrice, installée près de Royan, qui a lancé, à Noël, un appel de détresse. « À cause d’un problème informatique, elle n’a pas reçu les aides gouvernementales. La situation devient ingérable. Et l’administration nous conseille la patience. »

En attendant, les assurances, les impôts continuent à prélever… « On m’interdit de travailler, mais je dois continuer à payer. »

Le propriétaire n’a pas demandé le prêt garanti par l’État (PGE). « Faute de visibilité, prudence, je n’y recourrai qu’en dernière extrémité, explique-t-il. Des potes ont pris ce PGE cet été, pour redémarrer. Ils se retrouvent maintenant avec une trésorerie catastrophique et cette dette à rembourser bientôt. »

La perspective, toujours plus lointaine, d’une réouverture, soulève d’autres inquiétudes : « S’ils nous imposent les mêmes protocoles intenables, c’est mission impossible. Si on me laisse ouvrir comme avant, jusqu’à 5 h du matin, pour me refaire, OK, je fonce. Hélas, rien ne le garantit. »

Compliqué de garder le moral quand on affronte, en plus, les factures, – élevées – de l’inactivité forcée : l’hôtel est chauffé en permanence alors que, par jour, seulement cinq chambres sont occupées sur les cinquante-deux.

Emblématique établissement brestois, le Vauban, hôtel, bar, resto et salle de concerts, n’a pas pu fêter son 58e anniversaire en 2020. | ARCHIVES DOMINIQUE LE ROUX

Pour Charles Muzy, le plus dur à supporter reste « la stigmatisation de [notre] profession. Nous fermés, la diffusion du virus devait diminuer. Il s’est avéré que nous n’étions pas les responsables, s’indigne le patron du Vauban. C’est extrêmement frustrant de voir les fast-foods et les grandes surfaces ouverts, les cantines et les restaurants d’entreprises fonctionner. Quelle injustice, quelle humiliation ! »

Alors qu’il se préparait à passer tranquillement la main à ses filles, la donne a terriblement changé pour Charles Muzy. Qui n’aura pu célébrer, en 2020, les 58 ans de la belle affaire léguée par ses parents : « Toute une vie à bosser et à mettre de côté au cas où… Je ne m’attendais pas à une telle catastrophe. »

Au temps du coronavirus, le Vauban en héritage deviendrait « un cadeau empoisonné  ? Je me pose tellement de questions. Je ne m’imaginais pas encore derrière mon bar à 70 ans ! »

https://www.ouest-france.fr/culture/a-brest-mine-par-le-covid-le-vauban-a-le-blues-7121657

 

Ouest-France

Lannion. Le bateau routier « qui passe en 44 secondes du sable à la mer », bientôt en vogue ?

Ce hors-bord amphibie garnit les carnets de commandes de l’entreprise bretonne Tringaboat, dont l’atelier est situé à Lannion (Côtes-d’Amor) qui veut d’abord servir les clients hexagonaux avant de s’ouvrir à l’international.

Avec sa capacité à rouler sur la route puis à se mettre à l’eau par ses propres moyens, ce bateau à moteur a tapé dans l’œil des plaisanciers.

Avec sa capacité à rouler sur la route puis à se mettre à l’eau par ses propres moyens, ce bateau à moteur a tapé dans l’œil des plaisanciers. | TRINGABOAT

Quitter son jardin pour glisser vers la mer sans quitter le volant, c’est le principe du Tringaboat. « Grâce à ses roues rétractables, ce bateau routier passe en 44 secondes de la route à la flottaison, du sable à la mer. »

Depuis un an, celui par lequel est arrivée une petite révolution dans le milieu du nautisme trace sa route… commerciale. Le premier exemplaire a été livré l’été dernier. Et le carnet de commandes s’est rempli. Plusieurs unités sont en cours de fabrication dans l’atelier situé à Lannion (Côtes-d’Armor) : des bateaux en alu « 100 % français », montés et assemblés à la main.

Pour des plaisanciers du littoral, mais pas seulement. Le bateau, agréé pour rouler jusqu’à 10 km, tape aussi dans l’œil de riverains de lacs. « Un de nos modèles rejoindra bientôt le lac d’Annecy », relève Christophe Le Bitoux, directeur commercial de Tringaboat.

500 bateaux d’ici à dix ans

Les sollicitations reçues de l’étranger comme « de Moscou, Dubaï, Monaco ou la Floride » sont engageantes mais à ce stade, l’entreprise donne la priorité « aux commandes hexagonales, qui sont à honorer ».

Avec les annulations successives des salons nautiques, la crise sanitaire ne facilite pas la visibilité de la PME, qui se félicite malgré tout de ce volume de commandes. « On remplit nos objectifs », affirme Christophe Le Bitoux qui veut construire « 500 bateaux d’ici à dix ans ».

En attendant, son Tringa T650 sera le bateau officiel du salon nautique de Saint-Malo au mois de mai. Une belle reconnaissance pour la ténacité de son concepteur, Guirec Daniel, qui a affronté quatre années de vents contraires avant d’obtenir l’homologation routière de l’engin.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-le-bateau-routier-qui-passe-en-44-secondes-du-sable-a-la-mer-bientot-en-vogue-7121620

 

Ouest-France

« Attention ! Village rural » : à Bolazec, le panneau « humoristique » de la mairie fait polémique

Modifié le Publié le

Une initiative de la mairie de Bolazec (Finistère) ne fait pas l’unanimité. Un panneau, qui se veut préventif, à l’entrée du bourg, crée la polémique.

Le panneau visible à l’entrée de la commune de Bolazec.

Le panneau visible à l’entrée de la commune de Bolazec. | OUEST-FRANCE

Dans la petite commune de Bolazec (Finistère), un nouveau panneau d’entrée dans le bourg fait polémique. « Vous pénétrez à vos risques et périls », peut-on notamment lire. Il informe les arrivants qu’ils doivent faire attention aux piétons dans le bourg, qu’ils peuvent rencontrer des engins agricoles ou des animaux.

« Des plaintes sont arrivées en mairie concernant des animaux errants, chats, chiens ou autres, précise Coralie Jézéquel, maire de la commune. En conseil municipal, nous avons abordé le sujet pour savoir comment y répondre. Nous avons décidé que l’humour était la meilleure façon de prévenir les personnes qui arrivent. Après avoir regardé sur Internet, ce qui se faisait dans d’autres communes, nous avons opté pour ce panneau qui, on l’espère, fera sourire les automobilistes traversant Bolazec. Cela a été fait dans un esprit de tolérance. »

« Un vrai repoussoir »

Les propos de la maire ne sont pas convaincants pour tout le monde. Plusieurs habitants de la commune se sont déplacés en mairie, d’autres ont écrit aux élus pour leur demander de retirer le panneau.

Pour certains, il est « exagéré et inopportun ». Les opposants expliquent : « Bien sûr, les agriculteurs se déplacent et travaillent dans la commune. Mais ils ne sont pas les seuls, pourquoi mettre en avant une seule catégorie socioprofessionnelle ? ».

La fin du discours est ce qui semble choquer le plus : « Si vous ne supportez pas cette campagne-là, avec ses bruits et ses odeurs, vous n’êtes pas au bon endroit ». Loin d’être un discours de tolérance, selon les opposants. « Comment peut-on attirer de nouveaux habitants avec de telles mises en garde ? Ces propos sont un vrai repoussoir. Ils donnent une image négative de la commune. »

Les plaignants qui ont écrit ou se sont déplacés à la mairie pour protester ne comptent pas en rester là. Ils attendent une réponse des élus et l’enlèvement du panneau. S’ils n’obtiennent pas de réponses, ils sont décidés à poursuivre leur action.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/bolazec-29640/finistere-a-bolazec-un-panneau-humoristique-installe-par-la-mairie-fait-polemique-7120633

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
17 janvier 2021

IL n'en démord pas

IL n'en démord pas. Alain goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/01/il-n-en-demord-pas.html

Jacques Higelin - Champagne

 

Ouest-France

À Brest, plus de 1 000 personnes manifestent contre le projet de loi Sécurité globale

Un rassemblement était prévu à Brest (Finistère) à partir de 15 h, ce samedi 16 janvier 2021, contre le projet de loi Sécurité globale. Plus de 1 000 manifestants se sont retrouvés dans les rues.

Près de 500 personnes se sont réunies place de la Liberté à Brest pour une nouvelle manifestation contre le projet de loi Sécurité globale.

Près de 500 personnes se sont réunies place de la Liberté à Brest pour une nouvelle manifestation contre le projet de loi Sécurité globale. | OUEST-FRANCE

Une nouvelle manifestation contre le projet de loi Sécurité globale est organisée à Brest (Finistère). Ce samedi 16 janvier 2021, le rendez-vous était une fois de plus prévu sur la place de la Liberté............................................

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/a-brest-pres-de-600-personnes-manifestent-contre-le-projet-de-loi-securite-globale-7120297

 

Ouest-France

Poulaillers de Langoëlan. Une nouvelle mobilisation réunit 200 personnes contre l’élevage intensif

Le collectif Morbihan contre les fermes usines a appelé à manifester ce samedi 16 janvier 2021, à Langoëlan (Morbihan). Les 200 personnes qui ont répondu à l’appel entendent dénoncer les projets d’élevage intensif et comptent bien faire du sujet un enjeu de la campagne des élections régionales.

200 personnes se sont réunies à l’appel du collectif Morbihan contre les fermes usines.

200 personnes se sont réunies à l’appel du collectif Morbihan contre les fermes usines. | OUEST-FRANCE

Depuis 14 h, 200 personnes sont rassemblées devant la mairie de Langoëlan (Morbihan), ce samedi 16 janvier 2021. La manifestation se tient à l’appel du collectif Morbihan contre les fermes usines. Depuis deux ans, un projet de construction de deux poulaillers de 2 200 m² chacun, pouvant abriter jusqu’à 120 000 poules, sème la colère des opposants.

Bloqué par un recours

Dans leur viseur, les conséquences de ce mode d’agro-industrie : algues vertes, épidémies, etc. Le projet de Langoëlan est porté par deux jeunes agriculteurs Youenn Le Fur et Mathieu Le Métayer, fils du maire de Langoëlan, Claude Le Métayer. Après enquête publique, il a reçu le feu vert préfectoral. Voici un an, le collectif a déposé un recours qui court toujours.

Quel modèle agricole ?

La Région Bretagne présidée par Loïg Chesnais-Girard soutient ce projet qui bénéficie d’une subvention de 50 000 € dans le cadre du Plan volailles. Un soutien à l’élevage intensif assumé par le président de Région comme il le dit dans un documentaire consacré au sujet en novembre dernier. « Je veux assumer les yeux ouverts ce que nous faisons, et l’assumer fièrement », disait-il.

Julien Hamon, maraîcher bio à Sarzeau, et porte-parole du collectif. | OUEST-FRANCE

Car, au-delà de ce projet précis, « la question, c’est de savoir quel est le modèle agricole voulu par la Région ? », interrogeait jeudi dans nos colonnes, Julien Hamon, maraîcher bio à Sarzeau et porte-parole du collectif qui réunit de nombreux militants de la cause environnementale, membres de la confédération paysanne, d’Eau et rivières.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/poulaillers-de-langoelan-une-nouvelle-mobilisation-reunit-200-personnes-contre-l-elevage-intensif-7120284

 

Ouest-France

Brest. Manifestation pour Marianne, licenciée après 37 ans à la maison pour tous de Pen ar Creac’h

L’équipement de quartier va supprimer deux des huit postes de permanents pour résoudre son déficit. Ce samedi 16 janvier 2021, à Brest (Finistère), environ 150 personnes ont manifesté contre cette décision qui suscite incompréhension et colère : l’une des personnes concernées est un des piliers de la structure.

« Honte au conseil d’administration ! » Devant la MPT de Pen ar Creac’h, environ 150 personnes manifestent contre le licenciement de deux des huit salariés permanents de l’équipement d’animation du quartier.

« Honte au conseil d’administration ! » Devant la MPT de Pen ar Creac’h, environ 150 personnes manifestent contre le licenciement de deux des huit salariés permanents de l’équipement d’animation du quartier. | OUEST-FRANCE

« Honte au conseil d’administration ! » clament les manifestants. En colère, déçues, indignés/ Ce samedi 16 janvier 2021, à Brest (Finistère), malgré la pluie fine, environ 150 personnes ont manifesté devant les locaux de la Maison pour tous de Pen ar Creac’h, rue du professeur Chrétien, près de la place de Strasbourg. Elles protestent contre la décision du conseil d’administration de la structure d’animations de licencier deux de ses huit salariés permanents. Dont Marianne Gambier, 58 ans, coordinatrice jeunesse, depuis 37 ans. Le poste d’une secrétaire sera aussi supprimé.

« Marianne est un pilier de la Maison pour tous. Je ne comprends pas la décision du conseil d’administration », souligne Steven, entraîneur de foot en salle. « Marianne fait un travail exceptionnel. Elle est toujours là pour nous aider ou pour organiser des projets. C’est inadmissible de la licencier, et ce, trois ans avant la retraite ! », déplore Lénaïk, enseignante de danse au collège Anna-Marly et au lycée de Lapérouse-Kerichen. Depuis cinq ans, les directeurs se succèdent, et «c’est Marianne qui fait fonctionner la maison pour tous».

« Ça fait chaud au cœur de voir tous ces soutiens. Heureusement qu’ils sont là. Ça m’a fait un choc d’apprendre mon licenciement ! » exprime Marianne Gambier.

Il s’agit de deux licenciements économiques. Le conseil d’administration de la MPT met en avant un déficit de 20 000 € en 2020, estimé à 80 000 € fin 2021. Parmi les raisons invoquées pour expliquer de déficit : la crise sanitaire. Mais, pour les manifestants, d’autres solutions seraient possibles. « Le gouvernement peut apporter une aide financière ou un prêt », assure le syndicat Sud.

Pour les deux personnes licenciées, un rendez-vous est prévu avec des représentants de la municipalité en début de semaine prochaine.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-manifestation-pour-marianne-licenciee-apres-37-ans-a-la-maison-pour-tous-de-pen-ar-creac-h-7120269

 

Le Diben samedi 16 janvier 2021

Morlaix. Triste constatation

Photo prise le 28 novemre 2020. Photo pyb29 Photo prise le 16 janvier 2021. Photo pyb29

Qu'importe le temps mis en demeure d'effacer le homard peint par ZAG sur sa devanture.

 

Le Diben samedi 16 janvier 2021

Morlaix. Le ras le bol s'affiche en ville

Morlaix. Le ras le bol s'affiche en ville. Photo pyb29

 

Ouest-France

ENTRETIEN. L’Europe imposera ses règles aux géants du numérique, affirme Thierry Breton

Pour Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur en charge également du numérique et de la défense, la suppression du compte twitter de Donald Trump marque un tournant. Et renforce l’effort de régulation des Européens.

L’ancien ministre de l’Économie et des Finances Thierry Breton est commissaire européen chargé de la politique industrielle, du marché intérieur, du numérique, de la défense et de l’espace.

L’ancien ministre de l’Économie et des Finances Thierry Breton est commissaire européen chargé de la politique industrielle, du marché intérieur, du numérique, de la défense et de l’espace. | DANIEL FOURAY, OUEST-FRANCE

Quelle a été votre réaction lorsque Twitter a coupé le compte du président américain, la semaine dernière, après les violences du Capitole ?

Ce qui s’est passé le 8 janvier est d’une importance historique. La décision unilatérale de Twitter d’interdire à Donald Trump de communiquer via sa plateforme acte que Twitter, et les autres plateformes qui ont pris la même décision, reconnaissent de facto leur responsabilité sur les contenus qu’elles diffusent. Jusqu’à présent, elles se considéraient comme des « hébergeurs passifs ». Leur absence de responsabilité sur les contenus était le dogme derrière lequel elles se protégeaient et sur lequel elles ont bâti leur puissance. Les réactions aux violences de Washington constituent une avancée majeure vers la régulation de l’espace informationnel. Cette réforme est urgente. Elle a d’ailleurs été l’une de mes toutes premières préoccupations dès le début de mon mandat de commissaire européen.

Vous avez présenté en décembre un plan de régulation. Cela le renforce, d’une certaine manière ?

Oui. Tout ceci intervient alors que l’Europe avait déjà décidé de mettre en place des règles très strictes. L’introduction du DSA (Digital Services Act) et du DMA (Digital Markets Act), en effet, imposera des contraintes qui, si elles ne sont pas respectées, donneraient lieu à des pénalités conséquentes et pourraient même aller jusqu’au démantèlement des plateformes opérant dans l’espace européen.

Selon quels principes ?

Selon un principe fort : tout ce qui est autorisé dans l’espace physique doit l’être dans l’espace numérique, mais tout ce qui est interdit dans l’espace physique doit également l’être dans l’espace numérique. En l’occurrence, nous reproduisons ce qui a été fait lors de la crise de 2008 avec la régulation des banques systémiques dont l’effondrement pouvait avoir des conséquences majeures sur nos économies. Les événements du Capitole ont révélé les risques très graves d’atteinte à l’ordre public et à la démocratie. L’Europe avait anticipé ces risques. Elle est le premier continent à agir. Les plateformes numériques auront à se préoccuper de leur impact sur le fonctionnement de l démocratie, sur les valeurs qui sont les nôtres, sur l’économie, sur nos règles de concurrence, etc. L’Union européenne rappelle donc que c’est aux plateformes de s’adapter à nous, et non l’inverse.

La démocratie est menacée selon vous ?

Les événements du Capitole ont mis en avant les risques très graves d’atteinte à l’ordre public, de mise en péril de la Démocratie. Il y a quand même eu cinq morts ! Mais tout cela on le savait. L’Europe est donc en train d’agir. Les plateformes numériques doivent elles aussi se préoccuper de leur impact sur la Démocratie, sur les valeurs qui sont les nôtres, sur l’économie, sur nos règles de concurrence. L’Union européenne rappelle donc aux dirigeants de ces plateformes que c’est à eux de s’adapter à nous, et pas l’inverse.

Elles vont le faire ?

J’ai été moi-même dirigeant de grandes entreprises technologiques. Professeur à Harvard, j’ai eu comme élèves certains des patrons actuels du numérique. Je les connais et réciproquement. L’idée n’est évidemment pas de décourager l’innovation. Mais les acteurs du numérique doivent comprendre qu’il est indispensable qu’un régulateur défende l’intérêt général. Et c’est bien ce que fait l’Europe après avoir, je le précise, procédé à une très large concertation auprès de 3000 interlocuteurs à travers le monde.

Les plateformes sous surveillance

Le projet de règlement que vous avez présenté porte à la fois sur les services et sur le marché du numérique…

Le Digital Services Act imposera aux plateformes des obligations de moyens et de résultats. Si une infraction est commise sur un réseau social, l’opérateur doit être en mesure d’y remédier. À titre d’exemple, en cas de messages de soutien au terrorisme, les plateformes disposeront d’une heure pour intervenir. Nous vérifierons que c’est le cas. Des audits seront réalisés plusieurs fois par an. Nous irons jusqu’à auditer les algorithmes eux-mêmes. Chaque plateforme devra par ailleurs avoir un représentant légal pour l’Union européenne. Il y aura enfin un régulateur dans chacun des pays de l’Union et nous les réunirons dans le cadre d’un collège mobilisable en permanence.

Avec quelles sanctions ?

Les pénalités financières pourront aller jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires mondial.

Et le second volet, sur le marché ?

Dans le cadre du DMA (Digital Markets Act) nous mettrons en place des règles garantissant un fonctionnement équitable du marché numérique. Il s’agit là encore de veiller à la bonne organisation de l’espace informationnel. On ne fait cela contre aucun acteur en particulier, américain, chinois ou autre. La libre concurrence et la compétition demeurent essentielles. Nous ne sommes pas là pour entraver les opérateurs mais pour réguler l’espace européen, au nom de l’intérêt général.

Il y avait jusqu’ici un vide législatif ?

La précédente législation européenne datait de 2000. Il y a vingt ans, la plupart des grands acteurs actuels n’existaient pas. Dans vingt ans, d’autres se seront imposés. La question du démantèlement de certains acteurs est posée très clairement aux États-Unis, comme ce fut le cas par le passé dans le domaine du pétrole ou des télécoms pour cause de position dominante. Là n’est pas notre objectif. Ce que nous faisons, c’est, je le répète, définir un code de conduite et des règles pour corriger les effets pervers ou d’éventuelles situations de monopole. Des comportements illégaux, ou de prédation, seront interdits. Tous les acteurs systémiques seront, d’une façon ou d’une autre, concernés.

« Nous avons notre agenda, sans naïveté »

Mais jusqu’ici les géants du web ont profité d’une brèche juridique pour monter en puissance. Il n’est pas trop tard ?

Notre approche a changé. Au lieu d’intervenir « ex post », c’est-à-dire une fois qu’une situation est avérée, nous voulons opérer « ex ante ». En disant aux acteurs économiques : vous souhaitez opérer sur notre marché unique ? Et bien voilà les règles auxquelles vous allez devoir vous conformer.

Que peut-on faire face à la puissance d’un opérateur comme Google ?

Les règles les plus contraignantes s’appliqueront aux plateformes systémiques, les « gatekeepers » (contrôleurs d’accès, ndlr) sous forme de règles très strictes, par exemple sur l’utilisation indue de données. Trois critères ont été retenus. Leur chiffre d’affaire s’il est supérieur à 6 milliards et demi d’euros sur le marché européen, un nombre de 45 millions minimum d’utilisateurs et une valeur de marché dans la première moitié des valeurs de l’eurostoxx 50. A grande entreprise, grande responsabilité. Les amendes prévues dans le cadre du DMA peuvent aller jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires, jusqu’à des interdictions temporaires ou définitives d’opérer. Voire un démantèlement sur le territoire européen.

Qu’attendez-vous de la nouvelle administration américaine sur ce sujet de la régulation ?

Les États-Unis sont un partenaire commercial important, et aussi notre allié, à la différence de la Chine considérée par l’UE comme un rival systémique. Nous discuterons donc de ce sujet avec nos alliés américains.

Ils vont continuer à défendre leurs propres acteurs…

Oui, sans doute. Mais nous sommes tout aussi conscients que pour l’avenir, il faut que le continent soit de plus en plus autonome, souverain comme le disent le président français et la chancelière allemande. C’est-à-dire « libres » de choisir notre propre destin. Au XXIè siècle, la confrontation a toutes chances de s’accroître entre la Chine et les États-Unis. Cela avait commencé avant l’élection de Trump, et cela ne s’arrêtera pas demain. Le continent européen ne sera pas le champ clos de cette confrontation. Nous devrons être de plus en plus autonomes. Sans naïveté. C’est la raison pour laquelle nous nous renforçons notamment dans les technologies clef comme les semi-conducteurs.

Ce sera plus facile avec Biden qu’avec Trump ?

J’entretenais de bonnes relations avec mes interlocuteurs à Washington. Il est vrai que les choses ont pu être, disons, un peu chaotique au niveau politique. Nous connaissons bien la plupart des membres de l’équipe de Joe Biden. Nous savons que l’Amérique continuera à défendre ses intérêts. Mais nous pouvons aussi rencontrer des points de convergence par exemple sur la question des géants du numérique, où la nécessité de régulation se fait jour aussi du côté américain.

« L’Europe est encore le premier continent industriel »

Mais il n’y a pas d’acteur européen ?

C’est faux. Dans la révolution qui se prépare, je veux parler de la révolution des données industrielles, la plupart des choses vont se passer en Europe. Pourquoi ? Parce que l’Europe est encore le premier continent industriel au monde, et que c’est celui qui va générer le plus de données industrielles. Songez que dans les quatre ans qui viennent, on va multiplier par quatre le nombre de données produites sur la planète ! C’est considérable. Voilà pourquoi l’Europe met en place une politique industrielle dédiée et qu’elle a d’ores et déjà lancé une alliance européenne de clouds pour données industrielles. Cette stratégie d’autonomie justifie par ailleurs le déploiement d’infrastructures spatiales très importantes.

Les grands sont chinois ou américains tout de même…

J’entends certains dire, l’Europe n’a pas de GAFA donc elle est out. Non ! L’Europe a de très grands acteurs, d’extraordinaires centres de recherche. L’Europe est en train de prendre la révolution des données avant tout le monde. C’est pour cela du reste qu’on intéresse tant et les Chinois et les Américains. Ils savent que c’est ici que va se situer le champ de bataille de la nouvelle génération des plateformes. Il se trouve que c’était mon métier avant, donc je connais assez bien l’enjeu considérable que cela représente.

« L’Europe est la deuxième puissance spatiale au monde »

En quoi la question spatiale est-elle un enjeu européen ?

Avec 14,9 milliards d’euros, l’Union européenne s’est dotée du plus grand budget qu’elle ait jamais connu en matière spatiale. Je rappelle que l’Europe est la deuxième puissance spatiale au monde. Qu’elle dispose de compétences et de savoir-faire uniques aussi bien sur les lanceurs, les satellites, les scientifiques, la connaissance des exoplanètes, les sondes chargées d’explorer et de mieux comprendre le système solaire, les comètes…

L’Europe peut-elle jouer à armes égales avec les Américains et les Chinois ?

Elle dispose d’un vrai savoir-faire qui lui permet d’avoir une véritable autonomie dans l’espace. C’est là un sujet clef. Nous avons en Europe le meilleur système de géolocalisation au monde. On parle le plus souvent du GPS, qui est un système américain, mais celui qu’on utilise véritablement, c’est Galileo, européen et beaucoup plus performant. C’est un élément de souveraineté essentiel, notamment pour les applications militaires. On a en outre, avec Copernicus, un système de surveillance de la terre très performant.

Vous parlez de Galileo, quelles sont les prochaines frontières ?

Avec les programmes actuellement lancés, nous passerons d’un système de précision à 20 cm près, à un système à 5 cm. Le plus performant au monde, je le redis. Et c’est déterminant dans la perspective de l’avènement du véhicule connecté et de toutes les innovations en devenir.

Vous avez annoncé cette semaine votre volonté d’accélérer la politique des lanceurs…

Il y a trois dimensions à la politique spatiale européenne, dont la Commission a la charge. Primo, on va accélérer notre programme lanceur, car il n’est pas de politique spatiale sans un accès autonome à l’espace. On a la chance d’avoir de grandes compétences en Europe, c’est une force. Il faut les unir. J’ai annoncé qu’on allait créer une alliance dans le domaine des lanceurs, pour créer une synergie comme on l’a proposé sur les batteries et l’hydrogène par exemple. Il faut fédérer les énergies.

Ensuite ?

Secundo, on va accélérer le déploiement de la deuxième génération de Galileo et d’un système de gestion du trafic spatial. Enfin, nous allons considérablement renforcer notre programme de connectivité via des constellations de satellites en orbite basse. La pandémie rappelle combien il est nécessaire que le monde puisse avoir accès aux réseaux de communication numérique. On a par ailleurs constaté la vulnérabilité face aux attaques cyber. Imaginez simplement que pour des raisons diverses notre réseau internet soit tombé durant la pandémie, c’est l’ensemble de l’activité économique qui se serait alors arrêtée. C’est pourquoi nous accentuons également nos recherches en matière de technologie quantique, pour renforcer la protection de nos systèmes de télécommunications. J’ajoute que la Commission s’appuie par ailleurs sur l’ESA (l’Agence européenne de l’espace), de même que sur les agences nationales telles que le CNES, sur les industriels, sur les universitaires, etc.

Que dites-vous à nos lecteursqui habitent dans des zonesblanches ?

Que notre ambition dans le spatial a justement vocation à les éliminer aussi vite que possible. Je voudrais aussi leur dire que nous sommes un continent de scientifiques. La plupart des innovations dont on parle aujourd’hui sont nées en Europe. La physique quantique, les semi-conducteurs, les plus grands laboratoires d’accélérateurs de particules ont écrit les grandes avancées du XXsiècle. Et l’Europe, qui s’apprête à se doter des premiers détecteurs à ondes gravitationnelles qui seront mis en orbite, est bien le continent de la science.

https://www.ouest-france.fr/high-tech/numerique/entretien-l-europe-imposera-ses-regles-aux-geants-du-numerique-affirme-thierry-breton-7119559

 

Ouest-France

Dans la Manche, trois jeunes marins meurent après le naufrage de leur chalutier

Publié le Nathalie TRAVADON avec notre correspondant de Saint-Vaast-la-Hougue

Le chalutier Breiz a sombré dans la Manche, dans la nuit de jeudi 14 à vendredi 15 janvier, alors qu’il était remorqué par les sauveteurs de la SNSM de Ouistreham (Calvados). Les marins avaient 19, 26 et 27 ans.

Le chalutier Breiz dans le port de Courseulles-sur-Mer.

Le chalutier Breiz dans le port de Courseulles-sur-Mer. | ARCHIVES RICHARD GOSSGEN

Les corps de trois marins-pêcheurs ont été retrouvés par quinze mètre de fond, en début d’après-midi vendredi 15 janvier, par les plongeurs de la Marine nationale, entre Lion-sur-Mer et Hermanville-sur-Mer (Calvados).

Quentin Varin, 27 ans, originaire de Saint-Vaast- la-Hougue (Manche), Steven Gibert, 26 ans, et Jimmy Gibert, 19 ans, deux frères cherbourgeois, ont péri à bord du Breiz, un chalutier-coquillard de Saint-Vaast-la-Hougue, qui a coulé dans la nuit de jeudi à vendredi, au large de Lion-sur-Mer (Calvados).

« On pense rarement au pire »

Sur les quais de Saint-Vaast-la-Hougue, l’émotion est très vive. « Le père de Quentin est lui-même patron pêcheur cherbourgeois et son grand-père était un ancien membre de la SNSM. C’est une famille de marins », raconte un groupe de pêcheurs qui se remémore aussi le naufrage de l’Enzo dont les quatre matelots avaient été sauvés, en octobre 2020. « On sait que nos familles stressent en nous voyant partir en mer mais c’est notre métier. On pense rarement au pire », déclare Jean-Luc, un pêcheur quadragénaire.

« La mer n’était pas bonne »

Il est 19 h, jeudi soir quand le Cross Jobourg est informé que le Breiz est victime d’une avarie au large de Port-en-Bessin-Huppain (Calvados), La SNSM de Ouistreham est appelée pour lui porter assistance.

« La mer n’était vraiment pas bonne et nous avons mis beaucoup plus de temps à rejoindre la zone de Port-en-Bessin qu’en temps normal, raconte encore très affecté Philippe Capdeville le patron du canot tous temps le Saint-Anne des flots. Une fois sur place nous avons commencé à remorquer le Breiz. Avec les conditions météorologiques et la marée, nous savions que nous ne pourrions pas rejoindre Port-en-Bessin et que nous devions aller à Ouistreham. »

Problème d’équilibrage

Les mauvaises conditions ne permettent de transférer les trois marins à bord du canot de la SNSM. Ils se réfugient dans la cabine du Breiz, À 23 h 35, à trois miles nautiques (5,5 km environ) de Lion-sur-Mer, le Breiz embarque une lame et sombre rapidement. D’importants moyens sont alors mis en œuvre pour les retrouver dont l’hélicoptère de la Marine nationale. « On est rentré à 6 h 40. On était tous choqués et cela a vraiment été difficile. La mer n’était vraiment pas bonne », poursuit Philippe Capdeville.

Selon Cyrille Fournier, adjoint au procureur du Havre en charge de l’enquête, les premiers éléments orientent vers un « problème d’équilibrage du navire », qui, sur le retour de la pêche à la coquille, semblait fortement chargé sur l’arrière. « Il aurait coulé extrêmement rapidement quand il a pris une vague. Un seul des trois marins » portait un gilet de sauvetage.

https://www.ouest-france.fr/europe/france/dans-la-manche-trois-jeunes-marins-meurent-apres-le-naufrage-de-leur-chalutier-7119552

 

Ouest-France

Pleumeur-Bodou. Jean-Pierre Colin, fondateur du Radôme, est décédé

Le centre de télécommunications spatiales de Pleumeur-Bodou (Côtes-d’Armor) et les Amis de la cité des télécoms viennent de perdre l’un des fondateurs du Radôme.

Jean-Pierre Colin a participé de manière très active à l’association des Amis de la cité.

Jean-Pierre Colin a participé de manière très active à l’association des Amis de la cité. | OUEST-FRANCE

Jean-Pierre Colin, directeur du centre de télécommunications spatiales (CTS) de Pleumeur-Bodou (Côtes-d’Armor), de 1974 à 1985, est décédé, lundi 11 janvier 2021, à l’âge de 90 ans.

Avant de diriger le centre, il a été la cheville ouvrière de la construction du Radôme. Embauché en 1961 au Centre national d’études des télécommunications (Cnet), à Lannion, il dirige la construction de la bulle, aujourd’hui classée Monument historique.

Elle a permis, le 11 juillet 1962, la première télécommunication en direct entre les États-Unis et l’Europe, via le satellite Telstar, grâce à une imposante antenne cornet, abritée sous un dôme pressurisé et qui communiquait par satellite avec sa sœur jumelle, implantée à Andover (Royaume-Uni).

Membre actif des Amis de la cité des télécoms

L’ingénieur intègre ensuite le Cnet jusqu’à sa retraite, en 1992. Domicilié à Trébeurden, il est resté un membre très actif des Amis de la cité des télécoms, association qui perpétue encore le souvenir de cette incroyable épopée technologique.

C’est dans ce cadre qu’il a notamment participé à l’élaboration d’histoires savoureuses qu’il aimait raconter, vidéos à l’appui, lors des Journées du patrimoine.

Pour prouver les avantages de la liaison satellite, Pierre Marzin, alors directeur du CNET, voulait mettre en relation des personnes haut placées en Europe et aux États-Unis. Il avait donc chargé Jean-Pierre Colin de faire communiquer un homme politique américain avec un homologue belge.

Histoire belge

Jean-Pierre Colin téléphone donc à l’Américain pour lui signaler que le satellite sera disponible pour une liaison téléphonique à 14 h et pour seulement vingt minutes. Il fait de même avec le Belge. En France, tout est ainsi calé pour un échange d’une vingtaine de minutes.

Malheureusement, à 14 h 20, le jour J, l’Américain n’a toujours pas eu sa liaison avec la Belgique : le Belge appelle Jean-Pierre, et, se confondant en excuses, lui dit qu’il a oublié, et lui demande de rétablir la liaison. Jean-Pierre Colin lui répond que c’est impossible, le satellite étant passé.

Le ton monte et le Belge lui signifie : « Si vous ne rétablissez pas la liaison immédiatement, cela pourra nuire à votre carrière. » Cette histoire racontée sous forme de bande dessinée se termine par un Jean-Pierre Colin, debout sur le Radôme, essayant vainement d’attraper le satellite avec un filet à papillons.

Les obsèques de Jean-Pierre Colin se sont déroulées à l’église de Trébeurden, ce vendredi 15 janvier.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pleumeur-bodou-22560/pleumeur-bodou-jean-pierre-colin-fondateur-du-radome-est-decede-7119509

 

Ouest-France

Pays de Morlaix. Faute de vaccins, le centre de vaccination de Langolvas n’ouvrira pas tout de suite

Un centre de vaccination aurait dû ouvrir mardi 19 janvier 2021, au parc-expo de Langolvas, à Garlan (Finistère). Mais le très faible stock de vaccins fourni par l’agence régionale de santé pour le secteur ne justifie plus cette ouverture. En attendant, ça se passera donc à l’hôpital de Morlaix.

En attendant l’ouverture du centre de Langolvas, il sera possible de se faire vacciner à l’hôpital de Morlaix (Finistère).

En attendant l’ouverture du centre de Langolvas, il sera possible de se faire vacciner à l’hôpital de Morlaix (Finistère). | JÉRÔME FOUQUET/OUEST-FRANCE

À partir du lundi 18 janvier 2021, les personnes âgées de plus de 75 ans vivant à domicile et celles atteintes de pathologies à haut risque pourront se faire vacciner. Pour le pays de Morlaix (Finistère), un centre de vaccination dédié devait ouvrir à Langolvas, à Garlan, mardi 19 janvier, en plus de l’hôpital, en service depuis lundi 11 janvier pour les agents hospitaliers de plus de 50 ans ou atteints d’une pathologie à risque.

« Tout était prêt, sauf les vaccins »

 Tout était prêt. Des médecins et infirmiers libéraux ou de l’hôpital, mais aussi retraités, étaient mobilisés pour administrer, au démarrage, 200 vaccins par jour, avec l’ambition de monter jusqu’à 800 vaccins par jour dans quelque temps, en comptant la deuxième injection, indique Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix et président de Morlaix communauté. ​La seule chose qui manque, ce sont les vaccins… 

Celui qui est aussi président du conseil de surveillance de l’hôpital explique en effet que jeudi 14 janvier, l’agence régionale de santé a annoncé une prochaine livraison de 480 vaccins pour la semaine, dont 300 pour les soignants.

Direction l’hôpital

Sur le pays de Morlaix, en comptant les pays de Saint-Pol-de-Léon et de Landivisiau, ils sont environ 7 000 à être âgés de plus de 75 ans.  Il faut absolument qu’on change d’échelle rapidement pour protéger les populations les plus fragiles ​, s’inquiète l’élu, alors que ce vendredi 15 janvier, le laboratoire américain Pfizer a averti d’une baisse des livraisons de vaccins anti-Covid vers l’Europe, le temps d’améliorer ses capacités de production.

En attendant, la mairie renvoie donc vers le centre hospitalier des pays de Morlaix. Des créneaux seront proposés à partir du 18 janvier pour les personnes éligibles, sur rendez-vous au 0 805 690 782 et sur le site internet Doctolib.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/pays-de-morlaix-faute-de-vaccins-le-centre-de-vaccination-de-langolvas-n-ouvrira-pas-tout-de-suite-7119472

 

Communiqué du PCF Morlaix – 15 janvier 2021

Le 19 janvier à Morlaix, unis pour la régularisation des sans-papiers, une politique de protection des droits et d'accueil des migrants. Nous voulons une France hospitalière et fraternelle dans une Europe solidaire

La section du Pays de Morlaix du PCF, la fédération du Finistère du Parti communiste, et le Mouvement des Jeunes communistes 29, appellent les citoyens finistériens et du pays de Morlaix à participer très nombreux à la manifestation départementale initiée par la CGT à Morlaix et réunissant aujourd'hui une grande variété de collectifs et d'organisations associatives, syndicales, politiques, le mardi 19 janvier de 11h à 13h pour la régularisation des sans-papiers et un droit au travail pour les migrants et réfugiés qui leur permettra d'échapper à l'insécurité sociale durable et de ne pas tomber à la merci d'employeurs peu scrupuleux.

Le PCF milite pour une loi de régularisation globale des sans-papiers. Cela s’est déjà fait en 1981, où 131 000 étrangers sans papiers ont été régularisés ; ou en 1997, avec 80000 régularisations. On estime aujourd’hui le nombre de sans-papiers à 300000 ou 400000. Il s’agit pour l’essentiel de déboutés du droit d’asile. Ces personnes travaillent dans des secteurs très différents, comme le BTP, l’aide à la personne, la santé, la restauration, l’hôtellerie, le nettoyage. Leur situation les rend très vulnérables.C’est le produit d’une politique qui précarise volontairement les travailleurs, en les mettant dans l’impossibilité de faire respecter leurs droits. Des centaines de milliers de travailleurs privés de droit au travail et livrés au travail illégal et exploité, cela rejaillit sur l’ensemble des salariés, dont la condition est tirée vers le bas par ce dumping social. C’est la surexploitation du monde du travail qui est organisée.

Nous voulons que la France cesse de collaborer et d'initier une politique européenne inhumaine et antidémocratique qui prive de droits les migrants, les met à la merci des trafics humains, des violences policières, amène des milliers d'entre eux à mourir sur les chemins de l'exil, ou à vivre sans abri ni domicile fixe, ni accès aux droits pendant des années.

Le nombre de migrants accueillis par la France ces 3 dernières années dans le cadre du droit d'asile ne représente que 0,1% de la population française. On est loin de l'immigration-invasion. Il faut réouvrir des voies d'immigration légale qui permettent aux réfugiés de se mettre à l'abri sans risquer leur vie et leur dignité, il faut abolir l'inique règlement de Dublin qui fait porter l'essentiel de l'effort d'intégration des migrants sur les premiers pays européens d'accueil, ceux du Sud, et impose des OQTF automatiques à la plupart des demandeurs d'asile qui arrivent en France.

Il faut réellement respecter les droits de l'homme et les droits de l'enfant pour les migrants : droit au logement garanti, aux soins, à la protection juridique.

Vis-à-vis des jeunes, le PCF demande l’interdiction des tests osseux pour l’évaluation de la minorité qui n’a aucun fondement scientifique. En cas d’impossibilité de preuve d’état civil, la présomption de minorité doit prévaloir sans réévaluation. Tout mineur doit être accueilli sans condition dans un lieu d’hébergement dès son arrivée, accompagné par un travailleur social de l’ASE pour élaborer avec lui un parcours scolaire, d’insertion socioprofessionnelle, y compris pendant le recours qui suit l’évaluation. Tout mineur entré dans ce cursus de mise à l’abri obligatoire et entrant dans un parcours d’accueil doit obligatoirement disposer d’un titre de séjour à sa majorité pour lui permettre le choix de sa vie future.

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/tag/la%20vie%20locale/

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
15 janvier 2021

C'est valable aussi pour les restos, les cafés, etc...

C'est valable aussi pour les restos, les cafés, etc... Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/01/c-est-valable-aussi-pour-les-restos-les-cafes-etc.html

 

Ouest-France

Finistère. L’eau continue de faire des remous à Guerlesquin

La station d’épuration de la commune collée aux Côtes-d’Armor est vouée à disparaître. Avec elle, toute une histoire liée à l’ancien volailler Tilly-Sabco. Le nouveau schéma de sécurisation de l’eau potable de Morlaix communauté prévoit une nouvelle installation, mais du côté de Plouigneau (Finistère).

La station d’épuration de Guerlesquin est vouée à disparaître.

La station d’épuration de Guerlesquin est vouée à disparaître. | OUEST-FRANCE

Guerlesquin (Finistère) serait-elle en train de boire la tasse ? Des tensions se cristallisent encore et toujours autour de la vieille station d’épuration de la commune, frontalière des Côtes-d’Armor. L’équipement va disparaître, car surdimensionné, notamment depuis la liquidation définitive de Tilly-Sabco en 2018.

Le volailler, qui a été l’exploitant de la station de traitement pendant quelques années, y traitait ses eaux usagées, ce qui représentait 95 % de l’activité de l’installation.

Avec cette fermeture, la commune de 1 300 âmes s’est retrouvée avec cette installation obsolète et bien trop importante sur les bras. « Elle peut traiter pour l’équivalent de 33 000 habitants. Elle fonctionne aujourd’hui, mais difficilement et elle est trop ancienne », reconnaît Paul Uguen, ancien maire et désormais conseiller de l’opposition.

Il dénonce aujourd’hui le « démantèlement de la richesse de Guerlesquin par Morlaix communauté ». L’ancien premier élu aurait préféré que l’intercommunalité fasse le pari de reconstruire une nouvelle station dans sa commune. Et le fait savoir.

Cinq millions d’euros injectés à Guerlesquin

Or, le schéma de sécurisation de l’eau potable de Morlaix communauté prévoit bien l’implantation d’un nouvel équipement. Mais à Plouigneau. Elle s’approvisionnerait dans le Douron et dans le plan d’eau du Guic de Guerlesquin. Pour boucler la boucle, Guerlesquin se fournirait à la source voisine de Plounérin (Côtes-d’Armor), en achetant les eaux traitées sécurisées au syndicat de Goas Koll – Traou Long.

« C’est la solution la plus satisfaisante que nous ayons trouvée », balaie Guy Pennec, vice-président de Morlaix communauté, en charge de l’eau. La coquette somme de cinq millions d’euros sera directement injectée pour Guerlesquin.

Mais pourquoi ne pas y implanter la nouvelle usine ? « Le plan d’eau du Guic, qui fournit actuellement la station, n’est pas sécurisé. S’il y a une pollution ou un souci et que l’on ne peut pas pomper de l’eau brute, comment fait-on ? C’est pourquoi on a décidé que les eaux de Guerlesquin allaient renforcer celles du Douron pour la future unité de production. On ne peut pas tout faire reposer sur une seule source », argumente Guy Pennec.

Le prix de l’eau a bondi de 43 % pour les Guerlesquinais

Aujourd’hui, la station de production d’eau potable de Guerlesquin alimente aussi les communes de Plouégat-Moysan et Plougras (Côtes-d’Armor). En se branchant à Plouigneau, les choses « ne changeront rien pour les abonnés. Et nous pourrons maîtriser le coût du mètre cube d’eau et aller vers notre politique tarifaire de convergence des prix à l’échelle du territoire », poursuit l’élu communautaire.

Avec la mort de Tilly-Sabco, le prix de l’eau a bondi de 43 % pour les Guerlesquinais. « Il faut désormais avoir une approche globale. La compétence eau n’est plus municipale. Si Guerlesquin veut la récupérer, cela représenterait un coût financier trop élevé », abonde Guy Pennec. Un élément qu’Éric Cloarec, maire actuel de Guerlesquin, ne remet pas en cause.

Imbroglio entre la station et Tilly-Sabco

Difficile de tourner la page de ce feuilleton entre la commune et sa station, devenue argument économique. Un véritable imbroglio dans lequel l’installation, propriété municipale, était essentiellement exploitée par Tilly-Sabco. Mais dont la construction avait été 100 % financée par les contribuables… En contrepartie, le volailler traitait gratuitement les eaux usées de la commune. Ce qui expliquait le prix de l’eau faible pour les abonnés.

Une situation inédite qui avait été épinglée par la Cour des comptes, fin des années 1990 et dont le dénouement n’a été clair qu’au début des années 2000. Nouveau schéma de l’eau, fin de l’histoire ?

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guerlesquin-29650/finistere-l-eau-continue-de-faire-des-remous-a-guerlesquin-7118848

 

Ouest-France

Morlaix. EELV appelle à manifester pour la régularisation des travailleurs sans-papiers

La section Europe écologie - les Verts (EELV) du pays de Morlaix (Finistère) appelle à rejoindre la manifestation lancée par la CGT, pour la régularisation des travailleurs sans-papiers. Elle se déroulera mardi 19 janvier 2021, à 11 h, place des Otages.

Comme la CGT de Morlaix (Finistère), EELV appelle à manifester pour la régularisation des sans-papiers travaillant dans des exploitations agricoles, notamment à Saint-Sauveur.

Comme la CGT de Morlaix (Finistère), EELV appelle à manifester pour la régularisation des sans-papiers travaillant dans des exploitations agricoles, notamment à Saint-Sauveur. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Dix-sept salariés sans-papiers officiaient dans une exploitation agricole de Saint-Sauveur (Finistère), sans avoir été déclarés par leur patron. Une situation illégale et qui a mené à de nombreux abus. Depuis, onze salariés ont reçu un titre de séjour provisoire, et six sont encore dans l’attente.

Pour dénoncer cette injustice, la CGT de Morlaix appelle à manifester pour la régularisation de leur situation, mardi 19 janvier 2021, à 11 h, place des Otages.

« Corvéables à merci »

La section d’Europe écologie - les Verts (EELV) locale rejoint le mouvement. « Les migrants en demande de statut ou déboutés, corvéables à merci, constituent une bonne partie des personnes recrutées. Leurs cotisations sociales sont prélevées par la MSA sans qu’ils aient accès aux droits sociaux prévus en contrepartie. Et les préfets bloquent les régularisations, laissant dans la précarité les ouvrières et les ouvriers concernés », écrivent Christine Prigent et Jean-Jacques Lohéac, dans un communiqué.

Ils dénoncent ainsi la politique du gouvernement « à rendre la vie de ces personnes insupportable afin qu’elles quittent la France ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-eelv-appelle-a-manifester-pour-la-regularisation-des-travailleurs-sans-papiers-7118041

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
14 janvier 2021

Mea culpa

Mea culpa. Alain Goputal

http://goutal.over-blog.com/2021/01/mea-culpa.html

 

Communiqué de presse

APPEL A SE JOINDRE AUX RASSEMBLEMENTS DES 16 ET 30 JANVIER
face au projet de Loi « Sécurité Globale » ou de lutte contre le « séparatisme » remettre le travail de l’Éducation populaire au cœur du projet démocratique


Le 14 janvier 2021

Le Projet de Loi Sécurité Globale, actuellement en discussion à l’Assemblée nationale, présente un ensemble de dispositions remettant en cause gravement les libertés, et notamment les libertés associatives : instauration d’une surveillance de masse, recul du droit à l’information, limitation du droit de contestation sociale par le recours systématique à la force lors des rassemblements… Cette loi modifie fondamentalement la fonction d’une police protégeant les citoyens (et leurs formes collectives d’association), vers une police au service de l’État et d’une certaine doctrine du maintien de l’ordre. Au nom du principe de sécurité, le gouvernement répond au rejet de l’action de l’État, tel que le mouvement des Gilets Jaunes l’a exprimé par exemple, par un principe de répression des actions revendicatives.

L'élargissement des fichiers de police (décrets publiés le 9 décembre 2020 en toute discrétion) visant notamment le fichage des opinions politiques, des convictions philosophiques et religieuses et de l’appartenance syndicale, renforce nos inquiétudes. Outre les personnes physiques, les personnes morales, telles que les associations, sont également visées.
Le projet de loi visant à « conforter les principes républicains » laisse une place importante aux interprétations et à l’arbitraire. Sous couvert de lutte contre un islamisme politique, il contient un ensemble de mesures inacceptables pour les associations. Ce sont les fondements mêmes de la reconnaissance de l’action du monde associatif qui sont revisitées par ce texte législatif. L’extension du droit à dissolution mériterait une précision quant à son application, et au droit de recours. Le contrôle sur les fonds de dotation (et leur défiscalisation), appliqué au seul secteur associatif, devrait en toute logique être élargi aux entreprises et organismes bénéficiant de la commande publique.

L’article 6 imposant un contrat d'engagement républicain à l’ensemble des associations, bénéficiaires ou non de financements publics, pèse sur la liberté d’association, en introduisant par exemple une obligation de "sauvegarde de l'ordre public". Il contraindra, de fait, les actions d'associations défendant des espaces naturels, les droits humains ou appelant à la désobéissance civile.

L’article 18 de ce projet de Loi reprend l’article 24 de la loi Sécurité Globale et aggrave les mesures restrictives à la liberté d’expression. Sanctionner « le fait de révéler, diffuser ou transmettre » des informations sur une personne est sujet à interprétation quant à l’intention de nuire, et amènera à un exercice de l’autocensure. Ce sera le cas lorsqu’il s’agira de réaliser en direct des images dans un but de diffusion, ou de rassembler des preuves, comme le font les journalistes, les lanceurs d’alerte ou les associations de défense des droits.

Les « associations citoyennes » aspirent à une véritable politique mobilisant tous les leviers de l’action publique et reconnaissant les valeurs de l’Éducation populaire. Elles refusent toute injonction à promouvoir des principes républicains hors de toute démarche éducative. En s’appuyant sur leurs savoir-faire, l’État devrait s’attacher à dessiner une société du vivre-ensemble, conforter les lieux associatifs qui agissent au quotidien dans une démarche éducative auprès des jeunes et des habitants. Le cadre de confiance entre secteur associatif et élus de la République existe. C’est la Charte des Engagements Réciproques. Elle prévoit la possibilité d’un travail pour préciser cet engagement commun entre État, collectivités locales, et secteur associatif.

C’est à ce processus de renouveau démocratique, mettant la participation citoyenne au cœur du projet politique, que nous appelons.

° INFOS MOBILISATION : Coordination Stop Loi Sécurité Globale : Mobilisons-nous les 16 et 30 janvier contre la loi Sécurité globale et les autres textes liberticides.

 

Ouest-France

Entre Finistère et Côtes-d’Armor, le plan de relance à son sous-préfet

Publié le Anne HERVIOU

Yannick Scalzotto vient d’être nommé sous-préfet à la relance. Un poste à cheval sur deux départements qui rencontrent des problématiques économiques et sociales identiques.

Philippe Mahé, préfet du Finistère, Yannick Scalzotto, sous-préfet à la relance, Thierry Mosimann, préfet des Côtes-d’Armor et Laurent Alaton, sous-préfet de Lannion. | OUEST-FRANCE

Depuis le 7 janvier, le Finistère et les Côtes-d’Armor se partagent un sous-préfet à la relance. Ce mercredi 13 janvier, Yannick Scalzotto est venu présenter sa fonction à Lannion, entouré de Thierry Mosimann, Philippe Mahé, respectivement préfet des Côtes-d’Armor et du Finistère et de Laurent Alaton, sous-préfet de Lannion.

Un tiers du budget de l’État pour ce plan de relance

Yannick Scalzotto a rejoint les services de l’État en 2010, après un passage dans le privé, notamment au Futuroscope de Poitiers, dans la branche environnement, ou, plus tôt dans sa carrière, au sein du groupe UGC pour lequel il a dirigé plusieurs cinémas. Avant de rejoindre la Bretagne, il était adjoint au directeur des ressources humaines au sein du conseil départemental du Val-de-Marne.

Le plan de relance qu’il va désormais orchestrer, et qui s’étendra sur 2 ans, bénéficie d’un budget de 100 milliards d’euros à l’échelle de la France, soit un tiers du budget de l’État. Il s’articule autour de trois volets. Le premier concerne la transition écologique, le deuxième intéresse l’économie, donc toutes les entreprises, le dernier porte sur la cohésion sociale.

De nombreux dossiers à traiter

 Les difficultés économiques connues dans le nord Bretagne nous ont conduits à créer ce poste ici précisément​, assure Thierry Mosimann. Il faut que les acteurs locaux se saisissent de ce plan de relance. Nous sommes en ordre de bataille, prêt à répondre aux sollicitations.  En effet, de multiples dossiers, comme celui de Hop ! à Morlaix, de la Brittany Ferries à Roscoff, de Nokia, à Lannion et bien d’autres devraient rapidement remplir l’emploi du temps du nouveau venu.

Le territoire a beaucoup de potentiel, il attend juste de pouvoir rebondir, ce plan est là pour ça , note Yannick Scalzotto, impatient de se plonger dans le vif du sujet.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/cotes-d-armor/entre-finistere-et-cotes-d-armor-le-plan-de-relance-a-son-sous-prefet-7116677

 

Ouest-France

Morlaix. Trois cas positifs au Covid à la Clinique de la baie, 50 personnels vaccinés

Publié le

Trois professionnels de santé de la Clinique de la baie ont été testés positifs au Covid-19, à Morlaix (Finistère). Le service des soins non programmés est donc fermé jusqu’à lundi 18 janvier 2021 au matin. En parallèle, la vaccination a commencé sur le personnel prioritaire.

Trois professionnels de santé ont été testés positifs au Covid-19 à la Clinique de la baie, à Morlaix.

Trois professionnels de santé ont été testés positifs au Covid-19 à la Clinique de la baie, à Morlaix. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« Il n’y a pas de cluster, la situation est maîtrisée », prévient d’emblée Guillaume Thomas, directeur de la Clinique de la baie, à Morlaix (Finistère). En début de semaine, trois professionnels de santé de son équipe ont été confirmés comme cas Covid-19. Parmi eux, le seul médecin officiant au service des soins non programmés de l’établissement. « C’est pourquoi nous avons pris la précaution de le fermer pendant les sept jours suivant la nouvelle. Il rouvrira lundi 18 janvier 2021 au matin. »

Ces trois personnes ont été isolées et le protocole sanitaire est strictement appliqué. Les soignants, administrateurs et prestataires qui sont cas contact avéré sont soumis à un test PCR. Ceux qui sont cas contact potentiel pouvaient se faire tester de manière volontaire. Ce qui représente entre 100 et 120 personnes testées à l’échelle de la clinique, cette semaine.

La vaccination a commencé

En même temps que la campagne dans les Ehpad de Morlaix et son territoire, la vaccination a commencé mardi 12 janvier 2021 pour le personnel prioritaire de la clinique. Trente-six y passeront cette semaine, 24 la suivante.

« 100 % des médecins prioritaires de la clinique, c’est-à-dire soit âgé de plus de 50 ans ou personne à risque, sont vaccinés. Ils sont pour », souligne Guillaume Thomas. Les autres médecins le souhaitant peuvent aller se faire vacciner au centre mis en place par le centre hospitalier. « Il y a une forte adhésion, ça fonctionne bien. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-trois-cas-positifs-au-covid-a-la-clinique-de-la-baie-50-personnels-vaccines-7117548

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor. Indispensables mais précaires et mal payés, les surveillants scolaires se rebiffent

Une mobilisation inédite des assistants d’éducation est née fin 2020 partout en France. Dans les Côtes-d’Armor, elle prend de l’ampleur. Mal payés, remerciés au bout de six ans, ils sont pourtant incontournables dans la vie des collèges et des lycées. Une nouvelle manifestation aura lieu à Saint-Brieuc la semaine prochaine.

Morgane, Laëtitia et Gaël sont assistants d’éducation. Ceux qu’on appelle plus communément les « surveillants » se battent pour obtenir un vrai statut. Ils sont soutenus par les syndicats de l’Éducation nationale.

Morgane, Laëtitia et Gaël sont assistants d’éducation. Ceux qu’on appelle plus communément les « surveillants » se battent pour obtenir un vrai statut. Ils sont soutenus par les syndicats de l’Éducation nationale. | OUEST-FRANCE

Morgane, Lætitia et Gaël n’ont plus qu’un an de travail devant eux. Ils n’ont plus grand-chose à craindre. Ils savent qu’au bout de leur sixième année, l’Éducation nationale leur dira merci et au revoir. Ils prennent donc la parole pour exprimer le ras-le-bol des assistants d’éducation face à cette précarité.

Ceux que l’on appelait les surveillants, ou plus familièrement les « pions », ont donné naissance à un mouvement de contestation inédit, parti de Marseille il y a deux ans, et qui a gagné les Côtes-d’Armor. Le directeur académique a d’ailleurs été surpris de les voir débarquer à une centaine, sous ses fenêtres à Saint-Brieuc le 1er décembre. Une trentaine d’établissements du département sur 67 étaient mobilisés.

« Le lubrifiant du moteur »

Pourtant, ces jeunes aiment leur boulot. Un vrai travail, pas seulement un job étudiant. « C’est fini l’époque ou le surveillant pouvait potasser ses propres cours pendant les heures de permanence, explique Lætitia, assistante d’éducation au collège Broussais de Dinan. On nous demande un accompagnement réel : la mise au travail des élèves, l’organisation… On n’est pas dans le rôle pédagogique, on est dans l’éducatif. Mais on s’en approche. » Voyant la dernière année arrivée, Morgane, surveillante au lycée Renan à Saint-Brieuc, espérait passer le concours de CPE. « Pôle Emploi m’a refusé le bénéfice de mes crédits de formation. Ils considèrent que ce travail n’est pas professionnalisant. »

Ils demandent un vrai statut d’éducateur scolaire, et des titularisations. « On est un peu le lubrifiant du moteur. On est là pour créer de la cohérence entre les acteurs du système éducatif », explique l’assistante dinannaise. Avec les profs, ce sont eux qui connaissent le mieux les collégiens et les lycéens. « On est les yeux et les oreilles de notre hiérarchie (les CPE), cela implique de surveiller les violences, le harcèlement, l’isolement, le mal-être ou encore les troubles alimentaires. On travaille aussi pour la santé et la sécurité des élèves. »

« Si on n’est pas là, ça ne tourne pas »

Tout ça sans compter les heures. « Un temps plein, c’est 42 heures par semaine, dit Lætitia. Ça peut monter à 56 heures quand on fait de l’internat. » La paye ? Le Smic, 1 200 €/mois. En ces temps de crise, ils sont aussi en première ligne pour faire respecter le protocole sanitaire. Pire : dans un établissement de la région briochine, certains jouent le rôle du prof en raison de non-remplacements. « Si on n’est pas là, ça ne tourne pas. »

Les syndicats CGT, SNES-FSU et FO saluent et soutiennent cette mobilisation. « Le but du gouvernement, c’est que les contractuels restent des contractuels et que les titulaires soient contractualisés, déplore Mickaël Ferdinande (FO), prof à Saint-Quay-Portrieux. Moi, quand j’étais étudiant, c’était considéré comme une bourse. Cela permettait d’avoir une vie sociale et de continuer les études. Les conditions étaient bien meilleures, avec une vraie perspective. Aujourd’hui, on leur en demande de plus en plus, au détriment des collègues statutaires car on coûte trop cher. C’est scandaleux. » Les assistants d’éducation ont sollicité des rendez-vous avec les députés Bruno Joncour et Hervé Berville. Une nouvelle manifestation est prévue le mardi 19 janvier, à 10 h 30, au parc des promenades à Saint-Brieuc.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/cotes-d-armor-indispensables-mais-precaires-et-mal-payes-les-surveillants-scolaires-se-rebiffent-7117473

 

Ouest-France

Ça se précise sur le chantier de l’école de musique de Lannion

Publié le

Le chantier de réhabilitation de l’ancien tribunal de Lannion (Côtes-d’Armor) avance bien. L’agrandissement qui abritera l’atrium de la future école de musique communautaire du Trégor est presque terminé. Quant à l’auditorium, il prend forme.

Fabrice Le Troquer et deux ouvriers de l’entreprise EMG de Plouagat ont débuté le levage de la charpente qui va abriter l’auditorium de l’École de musique de Lannion.

Fabrice Le Troquer et deux ouvriers de l’entreprise EMG de Plouagat ont débuté le levage de la charpente qui va abriter l’auditorium de l’École de musique de Lannion. | OUEST-FRANCE

Depuis plusieurs mois déjà, impossible de passer par l’allée du Palais de justice sans remarquer l’énorme grue qui trône au pied de l’ancien tribunal de Lannion (Côtes-d’Armor). Bien scellé dans des blocs de béton à la base, l’engin est indispensable pour dispatcher le matériel sur un site plutôt étroit. Depuis la route, le chantier destiné à transformer le bâtiment en École de musique se fait de moins en moins discret. Malgré l’opposition de plusieurs associations de lutte pour l’environnement qui ont porté l’affaire devant les tribunaux, contestant la validité du permis, les travaux ont pu être engagés.

Pour les besoins du chantier, les deux cours, de part et d’autre de l’ancien tribunal, sont encombrées d’engins, de matériel et de cabanes de chantiers. | OUEST-FRANCE

Une extension de 300 m²

Les travaux de gros œuvre sont presque terminés , explique Yann Berthe, chef de chantier dans l’entreprise Le Couillard. À l’intérieur, la salle d’audience a perdu sa hauteur sous plafond. Elle en est métamorphosée.  Grâce à un plancher, nous en avons fait deux pièces distinctes. 

Yann Berthe assure le bon fonctionnement sur le chantier qui accueille chaque jour entre 10 et 20 ouvriers. | OUEST-FRANCE

Mais en ce moment, son attention est plutôt dirigée vers l’arrière du bâtiment où une extension d’environ 300 m² relie désormais les deux ailes de l’ex-tribunal.  Cette partie abritera des salles de musiques , montre Yann Berthe, embrassant le mur du regard.  Je suis fier de ce béton imitation bois. Il faut être très minutieux pour obtenir un beau résultat.  Sous cette partie un atrium servira de lien entre l’ancien et le nouveau.  L’escalier desservant l’arrière du bâtiment a été conservé. 

Pour ce rendu « plancher », le béton est moulé dans un coffrage de vraies planches brûlées. | OUEST-FRANCE

Le squelette du futur auditorium, l’attraction de la semaine

Un peu plus loin, ce sont les ouvriers de l’entreprise EMG de Plouagat qui s’activent autour de la charpente bois, squelette de l’auditorium.  Nous avons procédé au levage lundi. Nous y allons par étapes car nous avons un problème de stockage sur place , précise Fabrice Le Troquer, responsable.

L’auditorium en cours de construction. | OUEST-FRANCE

Pour l’instant, même si la construction interpelle les passants, on est loin du produit fini.  On a commencé l’arrondi. L’ensemble aura une forme ovale recouverte d’un bardage cuivre. Je serai vraiment curieux de voir l’auditorium terminé. Je reviendrai , assure-t-il. Les deux entreprises devraient terminer à peu près à la même période et laisser la place aux autres corps de métiers d’ici un mois.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/ca-se-precise-sur-le-chantier-de-l-ecole-de-musique-de-lannion-7117424

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
13 janvier 2021

"L'électricité la moins chère du monde" est hors de prix!

"L'électricité la moins chère du monde" est hors de prix! Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/01/l-electricite-la-moins-chere-du-monde-est-hors-de-prix.html

 

Ouest-France

États-Unis : Donald Trump ne sera pas destitué, mais peut-être banni

Les alliés démocrates de Joe Biden devraient voter, cette semaine, la mise en accusation (impeachment) du président sortant pour son rôle dans l’émeute au Capitole. Mais il ne sera pas chassé de la Maison-Blanche avant l’expiration de son mandat, le 20 janvier.

Donald Trump encourageant ses partisans à marcher sur le Capitole, le 6 janvier, juste avant l’assaut contre le siège du Parlement dans lequel cinq personnes sont mortes.

Donald Trump encourageant ses partisans à marcher sur le Capitole, le 6 janvier, juste avant l’assaut contre le siège du Parlement dans lequel cinq personnes sont mortes. | SHAWN THEW -EPA/MAXPPP

Donald Trump sera-t-il destitué avant la fin de son mandat ?

Non et les démocrates de la Chambre des représentants, qui ont enclenché lundi plusieurs procédures, le savent parfaitement. Majoritaires dans cette assemblée, ils n’auront aucun mal à voter, peut-être dès ce mercredi 13 janvier, la mise en accusation (impeachment) du Président pour  incitation à l’insurrection après l’assaut de ses partisans contre le Capitole, le 6 janvier. Trump les avait exhortés à marcher sur le Parlement et à  se battre comme des diables pour l’empêcher d’entériner la victoire de Joe Biden à la présidentielle. Mais le calendrier est trop serré pour tenir le procès du Président devant le Sénat avant le 20 janvier.

Pourquoi lancer une procédure vouée à l’échec ?

Le Parti républicain dénonce un jeu politicien qui va  aggraver les divisions au lieu de les soigner, comme Biden l’a promis. À quoi les démocrates répondent qu’il s’agit d’un procès  pour les principes  et  pour l’Histoire , cette attaque contre la Constitution et la démocratie, qui a fait cinq morts, ne pouvant rester impunie. Trump sera le premier chef de l’État mis en accusation à deux reprises, une infamie.

Mais pour démettre le Président – ce qui n’est jamais arrivé — il faudrait une super-majorité de deux tiers des cent sénateurs. Hors de portée dans un Sénat très clivé, où chaque camp détient 50 sièges.

La démarche sera indolore pour Trump ?

Non. Une majorité simple de 51 sénateurs suffirait pour lui interdire à jamais de se présenter à une élection. Or, quelques républicains modérés semblent prêts à le sanctionner : Mitt Romney (Utah), qui avait déjà voté pour la destitution de Trump en février, Lisa Murkowski (Alaska), qui dit ne plus reconnaître son parti… Même s’il penche désormais du côté démocrate, le Sénat pourrait cependant attendre des mois avant d’ouvrir le procès, afin de ne pas gêner la mise en œuvre du programme de Biden.

Est-ce la fin de Trump et du trumpisme ?

Sans doute pas. Trump conserve le contrôle de l’appareil du Parti et une influence sur ses 75 millions d’électeurs de la présidentielle. Lors des primaires républicaines de 2022, il pourra lancer des extrémistes à l’assaut des modérés qui l’ont trahi. En outre, sa fille Ivanka, son fils Donald Jr, sa belle-fille Kimberly Guilfoyle sont dans les starting-blocks.

https://www.ouest-france.fr/monde/etats-unis/donald-trump/etats-unis-donald-trump-ne-sera-pas-destitue-mais-peut-etre-banni-7115671

 

Ouest-France

Brest. Où en est le déploiement de la 5G ?

Dans le pays de Brest, il sera bientôt répandu de capter la 5G : Free a déjà allumé des antennes et le déploiement d’Orange est imminent. La collectivité n’a pas demandé de moratoire, contrairement à ses homologues rennaise et nantaise, qui ont exprimé leur méfiance face à cette nouvelle génération de communications mobiles.

La 5G suscite l’hostilité d’une partie de la population.

La 5G suscite l’hostilité d’une partie de la population. | JÉRÔME FOUQUET / OUEST-FRANCE

Partout en France et dans le monde, le réseau 5G, la cinquième génération de la téléphonie mobile, s’allume progressivement. Dans le pays brestois, la fréquence est déjà émise de façon localisée. Deux zones sont en effet dès à présent couvertes par la bande de 3 500 MHz : celles du port de commerce de Brest et du centre du Relecq-Kerhuon, peut-on constater sur les données de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep). C’est Free qui s’y est positionné, comme le confirme la carte présente sur le site de l’opérateur.

Cette première arrivée ne s’est pas faite sans une certaine discrétion, puisqu’aucune communication officielle n’a été faite à ce sujet. « Nous avons été informés cet automne que la 5G allait être rendue active, j’imagine en raison de la proximité avec un important axe routier, confirme Laurent Péron, maire du Relecq-Kerhuon. Mais s’agissant d’un pylône déjà existant, il ne s’agissait pas d’une demande d’installation. La collectivité n’a pas son mot à dire. » L’édile regrette d’ailleurs le « manque d’information et de visibilité » relatif à cette nouvelle technologie, notamment en provenance des services de l’État.

Les Verts veulent un « vrai débat »

Il faut dire que le sujet est source de crispations. L’arrivée de la 5G a suscité de nombreuses levées de boucliers, certains y craignant des effets nocifs pour la santé ou l’environnement. À Brest, le premier déploiement global de la 5G devrait être mené par Orange, en janvier. L’opérateur a évoqué une « arrivée prochaine », sans préciser de date.

L’information a fait bondir les élus écologistes brestois, qui se sont fendus d’un communiqué fin décembre pour demander un « vrai débat ». « À Brest, la 5G pourrait ainsi être disponible dès le début de l’année 2021, sans aucune concertation des habitants et habitantes. L’absence de consensus scientifique sur le sujet justifie pourtant la mise en place d’un tel moratoire », y regrettent-ils, appelant à « la constitution d’une commission de travail associant citoyens, élus et membres du conseil économique social et environnemental régional, chargée d’étudier l’impact de la 5G sur la santé et l’environnement et de déterminer les besoins réels de la ville ».

Même si le déploiement de la 5G est une prérogative d’État, des collectivités locales s’y sont opposées sur leur territoire, à l’instar de Rennes et de Nantes. Les deux villes de l’Ouest ont demandé aux opérateurs de le retarder leurs opérations le temps qu’un débat soit mené. Avec succès : aucune date de lancement de la 5G n’y a été annoncée, contrairement à la plupart des autres grandes villes françaises.

Pas de prise de position du côté de la majorité

Cette résistance des grandes métropoles voisines a sans doute contribué à ne pas faire apparaître Brest dans les premières listes des villes couvertes. Pour autant, la collectivité finistérienne n’a pas pris de positionnement similaire. « Pour l’instant, les discussions suivent leurs cours, notamment avec les élus. Nous n’avons pas rencontré d’opposition formée comme celles que l’on peut retrouver à Nantes et à Rennes », indique Franck Goudrieau, délégué régional Altice SFR. La date d’arrivée de SFR à Brest n’a pas encore été fixée, mais le processus pourrait s’accélérer si celle d’un concurrent se confirmait.

Du côté de la majorité brestoise, on estime que le dossier de la 5G ne peut pas être une priorité actuellement face à la situation de crise sanitaire. Toutefois, une personne-ressource a été mise en place. Parmi ses missions : faire le diagnostic de la situation actuelle du réseau numérique de téléphonie à Brest, étudier des démarches menées par d’autres collectivités puis rédiger des propositions aux élus afin de « poser un cadrage local et un mode de gouvernance adapté aux enjeux du territoire ». Le délai est fixé pour ce premier trimestre de l’année 2021.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-ou-en-est-le-deploiement-de-la-5g-7115687

 

Ouest-France

Morlaix. Une gazette pour renouer les liens avec les seniors, malgré le confinement

Stagiaire au sein de l’office des retraités de Morlaix (Finistère), Mehdi veut recueillir le témoignage des adhérents. Objectif : rompre la solitude des personnes âgées, bien seules depuis l’arrêt des activités et les confinements mis en place en 2020.

Mehdi Le Bars, stagiaire ; Hervé Herry, directeur de l’Orpam ; Daniel Petitjean, trésorier misent sur la gazette pour recréer du lien entre les adhérents.

Mehdi Le Bars, stagiaire ; Hervé Herry, directeur de l’Orpam ; Daniel Petitjean, trésorier misent sur la gazette pour recréer du lien entre les adhérents. | OUEST-FRANCE

Les deux confinements mis en place en 2020 pour limiter la propagation du coronavirus ont renforcé l’isolement de certaines personnes, notamment âgées. « 4 % des plus de 60 ans, soit 720 000 seniors sur 14 millions recensés en France, n’ont eu aucun contact avec leur famille durant le confinement, alors que 1 % seulement faisait état d’une telle situation avant l’épidémie », souligne Mehdi Le Bars, stagiaire au sein de l’Orpam (Office de retraités et personnes âgées de Morlaix), dans le cadre de ses études en bac pro au Porsmeur.

Et à Morlaix (Finistère) ?

Selon le directeur de l’Orpam, Hervé Herry : « Seulement 230 de nos 420 adhérents ont repris leur adhésion en septembre, pour les activités gym douce, yoga, peinture ou encore cours de langues. Mais ça n’a duré qu’un mois. Depuis, nous n’avons pas beaucoup de liens avec toutes ces personnes, nous essayons bien de les contacter pour prendre de leurs nouvelles. Mais de leur côté, elles n’osent pas nous téléphoner, car elles craignent de nous déranger, d’autres ont peur de se déplacer. »

Comment y remédier ?

Dans le cadre de son stage, Mehdi Le Bars, a imaginé recueillir leur ressenti face à l’arrêt brutal des activités. « Il y a des personnes qui ont leurs enfants dans la région, d’autres dont les enfants vivent loin et n’ont personne à qui se confier. Certaines sont en couple, d’autres seules, toutes trouvaient l’occasion de nouer des relations sociales à l’Orpam. » Ça, c’était avant la pandémie. « Aujourd’hui, elles ne voient plus personne. On a imaginé une gazette nourrie des témoignages des personnes, une façon de recréer du lien entre elles. »

Comment transmettre son témoignage ?

La collecte des témoignages concerne tous les retraités du pays de Morlaix et pas seulement les adhérents de l’Orpam. Il est possible de prendre un rendez-vous avec Mehdi Le Bars, qui se chargera d’écrire ce que les personnes lui confieront. Les personnes qui ne veulent pas se déplacer sont invitées à décrire ce qu’elles ont vécu sous la forme d’un texte ou d’un dessin, qu’elles pourront déposer dans la boîte de l’Orpam, ou envoyer par courrier ou mail avant le 25 janvier.

Orpam, 1, rue du Poan-Ben. Tél. 02 98 63 37 75, ou office-de-personnes-agees-morlaix@orange.fr

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-une-gazette-pour-renouer-les-liens-avec-les-seniors-malgre-le-confinement-7115637

 

Ouest-France

Haute-Savoie. Arrêté pour excès de vitesse car sa femme accouche, il finit escorté par les gendarmes

Un automobiliste qui roulait en excès de vitesse a été contrôlé dimanche 10 janvier sur l’autoroute à hauteur de Bonneville (Haute-Savoie). L’homme a expliqué aux gendarmes que sa femme était sur le point d’accoucher, d’où son empressement. Les militaires ont alors escorté le couple en voiture jusqu’aux urgences afin que la future maman arrive plus vite à la maternité.

La femme venait de perdre les eaux et l'homme roulait le plus vite possible afin de l'emmener à l'hôpital à temps. Photo d'illustration.

La femme venait de perdre les eaux et l'homme roulait le plus vite possible afin de l'emmener à l'hôpital à temps. Photo d'illustration. | OUEST-FRANCE

Une escorte jusqu’à la maternité plutôt qu’un PV. C’est la jolie histoire qui s’est produite dimanche 10 janvier sur la commune de Bonneville (Haute-Savoie), rapporte Le Dauphiné Libéré. Des gendarmes de l’escadron départemental de sécurité routière et du peloton motorisé de Bonneville effectuaient ce jour-là des contrôles de vitesse sur l'A40.

Dans l’après-midi, vers 16 h 45, ils ont repéré un véhicule roulant à grande vitesse sur l’autoroute et ont décidé de l’intercepter. Arrêté par les militaires, le conducteur a expliqué que sa femme était sur le point d’accoucher.

Les urgences alertées

Elle venait de perdre les eaux et s’il avait dépassé la vitesse autorisée, c’était dans l’espoir d’arriver à l’hôpital à temps afin que sa compagne puisse accoucher dans les meilleures conditions. Immédiatement, les gendarmes ont mis en place une équipe afin d’escorter le couple jusqu’à l’hôpital de Contamine-sur-Arve (Haute-Savoie).

Les militaires avaient prévenu les urgences afin que les soignants se tiennent prêts à accueillir la future mère, qui a pu accoucher dans une chambre d’hôpital comme prévu. Son mari a pris rendez-vous avec le peloton motorisé qui l’avait escorté afin de rendre visite aux gendarmes avec sa femme et leur bébé et les remercier de leur geste.

https://www.ouest-france.fr/auvergne-rhone-alpes/bonneville-74130/haute-savoie-arrete-pour-exces-de-vitesse-car-sa-femme-accouche-il-finit-escorte-par-les-gendarmes-7115216

 

Justice. L’extraction de sable en baie de Lannion est bien légale

La justice a confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral qui avait autorisé l'extraction de sable en baie de Lannion. Une activité économique importante avec peu d'inconvénients.

Selon la justice, l’extraction de sable en baie de Lannion présente peu d’inconvénients au regard d’une « activité économique importante ».

Selon la justice, l’extraction de sable en baie de Lannion présente peu d’inconvénients au regard d’une « activité économique importante ». (©Le Trégor archives)

La cour administrative d’appel de Nantes a confirmé la légalité de l’arrêté préfectoral qui avait autorisé en 2015 l’extraction de sables sous-marins de la Pointe d’Armor, dans la baie de Lannion, au grand dam de la communautés de commune de Morlaix et de Lannion Trégor communauté.

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Les deux intercommunalités n’étaient pas les seules à contester cet arrêté, dont la légalité avait déjà été confirmée par le tribunal administratif de Rennes en juillet 2019 : la ville de Lannion et les communes de Locquirec, Louannec, Perros-Guirec, Plestin-les-Grèves, Trébeurden, Trégastel, Saint-Michel-en-Grève, Trédrez-Locquémeau, Tréduder, Ploumilliau, Plouzélambre et Pleumeur-Bodou en demandaient aussi l’annulation.

Le préfet du Finistère n’avait lui rien trouvé à redire, à l’époque, au projet de la Compagnie armoricaine de navigation (Can), un armateur sablier de Pontrieux en quête de nouveaux gisements de sables coquilliers pour réduire l’acidité des sols agricoles.

Pour mémoire, cette société une filiale de Roullier, un groupe breton qui exploite aussi des bancs de maërl. Or, l’exploitation de ces gisements en voie d’extinction est interdite depuis 2013.

L’extraction n’a duré « que deux nuits »

La concession qui lui avait été accordée pour quinze ans limitait le volume à 50 000 m3 de sables coquilliers la première année, 100 000 la deuxième, 130 000 les trois suivantes puis 250 000 m3 au maximum pour les dix autres. Le Conseil d’Etat avait ainsi rejeté, en 2016, les pourvois de plusieurs associations de défense de l’environnement.

Mais l’autorisation n’a en réalité été effective « que deux nuits » : les premières extractions ont eu un impact significatif sur la réserve naturelle voisine, selon l’avocate des collectivités. L’Etat oppose donc, chaque année, des refus d’exploitation à la Can… qui a donc introduit, à son tour, des recours en justice pour annuler ces refus.

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« La circonstance que le préfet a refusé à la société (…) l’ouverture des travaux miniers pour la période 2016/2017 n’a pas d’incidence sur la légalité des arrêtés contestés en date du 1er décembre 2015 », recadre d’emblée la cour administrative d’appel de Nantes. Et il en est de même pour les refus opposés « pour (…) 2017, 2018 et 2019 ».

Les présumées « insuffisances » de l’étude d’impact initiale ne semblent pas non plus établies aux yeux des juges nantais.

Des effets « négligeables »

« L’évaluation (…) produite par la société (…) a conclu à des effets négligeables sur les habitats et espèces marines, et à un impact temporaire et faible sur les oiseaux », constatent-ils dans leur arrêt.

« Par ailleurs, (…) l’approvisionnement en sables coquilliers des ports de Roscoff, Saint-Brieuc, Saint-Malo et Pontrieux – qui ne sont pas situés au sein d’une zone protégée – n’occasionnera pas d’effets sur l’environnement », pensent les magistrats au vu des pièces qui leur ont été soumises.

« La localisation du port de Tréguier au sein d’une zone Natura 2000 n’impliquait pas l’obligation d’établir pour ce site précis une notice distincte et indépendante de celles déjà réalisées », complètent-ils.

Rien n’indique non plus que « le trait de côte sera modifié » par l’exploitation du gisement de la Pointe d’Armor, contrairement à ce qu’affirment les collectivités locales. « Les différentes études (…) mentionnent le caractère temporaire et faible des extractions sur la turbidité de l’eau, au demeurant déjà importante sur le site », disent-ils.

Le navire peu présent dans l’année

L’exploitation « progressive et limitée » de la concession et le « suivi régulier » de l’activité de la société était aussi de nature à rassurer les autorités, selon la cour administrative d’appel de Nantes : la durée d’exploitation a été « ramenée de 20 à 15 ans », le périmètre « limité à une superficie de 1,5 km2 » et les quantités annuelles « diminuées ».

L’extraction a aussi été interdite du 1er mai au 31 août inclus, à la haute saison touristique.

« L’exploitation (…) s’effectue sur une surface résiduelle (…) de la baie de Lannion et le temps annuel de présence du navire d’exploitation est particulièrement réduit, y compris lors des années d’extraction les plus intenses », écrit la cour administrative d’appel de Nantes dans son arrêt.*

« Une activité économique importante »

Les collectivités locales « n’établissent pas » enfin que les rendements des bateaux de pêche de la baie de Lannion auraient « significativement diminué » au cours de l’année 2016, alors que l’exploitation de la concession « entraîne elle-même une activité économique importante ».

Elles ont désormais jusqu’au 22 février 2021 pour introduire un pourvoi devant le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative française.

GF (PressPepper)

https://actu.fr/bretagne/lannion_22113/justice-l-extraction-de-sable-en-baie-de-lannion-est-bien-legale_38651736.html

 

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12 janvier 2021

La folie des grandeurs

La folie des grandeurs. Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/01/la-folie-des-grandeurs.html

 

Ouest-France

Morlaix. Jean-Paul Vermot présente ses premiers vœux de maire dans une vidéo Facebook

Le maire de Morlaix (Finistère) détaille les projets en cours et ceux qui vont se concrétiser pour 2021. Il n’a pas manqué de remercier le personnel soignant et les agents de la Ville après une année 2020 particulière.

Le maire de Morlaix, Jean-Paul Vermot, présente ses vœux aux habitants dans une vidéo Facebook, postée ce mardi 12 janvier 2021.

Le maire de Morlaix, Jean-Paul Vermot, présente ses vœux aux habitants dans une vidéo Facebook, postée ce mardi 12 janvier 2021. | MAIRIE DE MORLAIX

Tradition oblige, Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix (Finistère) a exprimé ses tout premiers vœux en tant que premier élu. Dans un format inhabituel : une vidéo postée sur la page Facebook de la Ville, ce mardi 12 janvier 2021.

Après avoir rappelé le contexte particulier de 2020, il dit garder espoir « de pouvoir sortir en 2021 de cette crise ». La Ville va ainsi appuyer logistiquement le centre hospitalier pour le déploiement du vaccin, dont la campagne commence ce mardi 12 janvier 2021.

Des projets

Jean-Paul Vermot fait ensuite état des différents projets de 2021 : « Comme la Virgule, rue de Paris, le skatepark suivra et les travaux majeurs à la Manufacture se concrétiseront pour animer notre ville. » Puis de faire le bilan de ceux qui sont déjà réalisés ou bien avancés : nouveau droit à l’initiative citoyenne ; les conseils de quartier ; les aménagements cyclables ; l’accueil d’urgence des victimes de violences conjugales, la concertation pour la création d’un centre de santé communal. Enfin, le maire a listé les dossiers de fonds, comme la redynamisation de l’habitat avec Breizh Cité ou encore la mise en place de navettes électriques.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-jean-paul-vermot-presente-ses-premiers-voeux-de-maire-dans-une-video-facebook-7115059

 

Ouest-France

Morlaix. Musée, tiers-lieu, arts de rue… Un point sur les projets culturels en cours

À Morlaix (Finistère) comme partout, la culture est à l’arrêt pour cause de pandémie de coronavirus. Mais cela n’empêche pas André Laurent, l’adjoint référent, de préparer des lendemains plus animés.

Le futur tiers lieu devrait être ouvert au printemps.

Le futur tiers lieu devrait être ouvert au printemps. | ATELIER BAPTISTE LEGUE – MODAL ARCHITECTURE

Nouvel adjoint aux affaires culturelles à Morlaix (Finistère), depuis juillet 2020, André Laurent – avec Françoise Queinnec et Elise Kerebel, conseillères déléguées – fait un point sur les projets en cours.

Festival des arts de la rue

Le retour des arts de rue est une promesse de campagne. Mais il ne sera pas possible de recréer si facilement un festival de l’ampleur du Far.  À l’époque, ce n’était pas le même budget, donc on recommence petit , glisse André Laurent, adjoint à la culture à Morlaix.

Il était prévu d’organiser quatre soirées de spectacle, un peu à l’image du Bel Été qui a remplacé le Far. Malheureusement la crise sanitaire s’en est mêlée. Si des discussions sont en cours avec des compagnies,  on réfléchit à des plus petites formules, pour que les gens ne soient pas agglutinés, mais que, tout de même, ils se voient ! 

L’été à Morlaix

La mairie réfléchit également à des animations en lien avec les artistes locaux, pourquoi pas en leur permettant d’intégrer des boutiques éphémères. Autre piste : l’invitation de peintres amateurs sur plusieurs jours, pour qu’ils proposent leur vision de la ville.

Plateforme culturelle

Le chantier suit son cours à La Virgule, du nom de ce futur tiers-lieu situé dans la rue de Paris. Si tout va bien, l’ouverture aura lieu en mars ou avril 2021.  C’est un projet très original que l’on doit à l’ancienne équipe et qu’on a choisi d’ouvrir davantage aux associations locales, comme Les Moyens du bord, Stand’arts…  Celui qui est également en charge de la culture bretonne met en avant le bilinguisme du lieu, qui sera aussi  totalement gratuit et ouvert sur l’heure de midi .

Le Musée

Autre chantier mais à l’issue plus incertaine : le musée.  Pour l’instant, on n’a pas le budget pour aller au bout du projet.  Actuellement, il se chiffre à plus de 17 millions d’euros mais pourrait monter à 20. Évoquant  un dossier pas simple , l’élu rappelle qu’une expertise est en cours afin d’y voir plus clair. Il est notamment question de trouver de nouveaux partenariats.

Salle pour les associations

 Il manque à Morlaix une salle de spectacle vivant pour les associations.  L’idée à l’étude actuellement, ce serait d’utiliser l’espace bientôt vacant du cinéma La Salamandre, en partance pour le Sew, pour leur permettre de se produire. Il est aussi prévu de leur rendre davantage accessible le parc des expositions Lango, avec des tarifs plus attractifs.

Culture bretonne

 On vise le niveau 2 de la charte Ya d’ar brezhoneg , confie l’adjoint à la culture. Cela implique de remplir un minimum de dix objectifs fixés parmi 40 actions proposées, avec l’ambition de faire vivre un peu plus encore la langue bretonne dans la ville.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-musee-tiers-lieu-arts-de-rue-un-point-sur-les-projets-culturels-en-cours-7115011

 

Ouest-France

Finistère. Saint-Mathieu se souvient de Georges Pernoud, le présentateur de « Thalassa »

Le présentateur historique de l’émission « Thalassa », Georges Pernoud, avait lancé, pour France 3, trois saisons de séries documentaires sur la mer, depuis le site de Saint-Mathieu, à Plougonvelin (Finistère).

Georges Pernoud dans l’abbaye de Saint-Mathieu, à l’occasion de la préparation de son magazine « Thalassa ».

Georges Pernoud dans l’abbaye de Saint-Mathieu, à l’occasion de la préparation de son magazine « Thalassa ». | JEAN-LUC ROLLIER

La disparition de Georges Pernoud, annoncée lundi 11 janvier 2021, ne laisse pas la Bretagne indifférente. Le fondateur et présentateur historique de « Thalassa », sur France 3, a consacré une large place à la région dans son émission dédiée à la mer.

À la pointe Saint-Mathieu, à Plougonvelin (Finistère), on se souvient particulièrement des lancements de ces trois saisons d’émissions télévisées, tournés de 2012 à 2015 depuis l’écrin majestueux du site : les ruines de l’abbaye médiévale, sa chapelle Notre-Dame-de-Grâce, son mémorial dédié aux marins disparus, son sémaphore, le phare…

Patrick Prunier, adjoint au patrimoine et déjà à l’époque président des Amis de Saint-Mathieu, se remémore. Il avait rencontré ce passionné en 2012, pour l’accueillir et faciliter la réalisation des émissions.

« Il en imposait par sa présence »

« C’est un personnage qui en imposait par sa présence, l’allure un peu bourrue, mais en fait charmant. Il avait toujours ce petit sourire au coin des lèvres, peut-être timide ou pudique, et qui arrivait à point pour gommer cette impression. En fait, il était très concentré sur la réalisation de son travail, même si venir à Saint-Mathieu pouvait avoir un goût de vacances. »

Pour lancer ses émissions, le journaliste et producteur venait passer trois jours par mois sur site. « On lui avait dédié tout l’étage supérieur du musée. C’était assez rudimentaire mais il y avait Internet. Il s’en était satisfait avec son équipe de techniciens, d’autant que la cantine d’à côté n’était pas mauvaise (L’hostellerie de Saint-Mathieu, qui recevra quelques années plus tard sa première étoile au Guide Michelin). »

« Un amoureux de la Bretagne »

Le reste du temps, Patrick Prunier, les habitants du secteur et les élus du moment restaient discrets. « On le laissait faire son travail, tout en étant assez fier de le voir travailler ici. »

Mais l’homme savait lancer un petit sourire ou une petite attention. « Avec ma petite-fille Clémence, nous l’avions croisé en plein travail sur le tournage de l’émission. »

Patrick Prunier conclut : « Pour les Plougonvelinois, Georges Pernoud restera un amoureux de la Bretagne et de la mer, qui, de surcroît, a bien servi le patrimoine local d’Iroise. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougonvelin-29217/finistere-saint-mathieu-se-souvient-de-georges-pernoud-le-presentateur-de-thalassa-7114931

 

Ouest-France

Quand Georges Pernoud s’arrêtait à Paimpol

En 2004, la célèbre émission Thalassa et son présentateur s’arrêtaient à Paimpol (Côtes-d’Armor). En 2009, les questions environnementales avaient été évoquées et avaient suscité la colère de nombreux élus, représentants et habitants.

En 2009, le reportage de « Thalassa » sur les algues vertes avait suscité de vives réactions.

En 2009, le reportage de « Thalassa » sur les algues vertes avait suscité de vives réactions. | ARCHIVES

Le 15 octobre 2004, l’émission de France 3, Thalassa, s’arrêtait à Paimpol. Le Marité, bateau d’où était en partie tournée l’émission lors de la 29e saison, était amarré dans le port. Sur le quai Neuf, tous les préparatifs techniques se mettaient en place pour le grand soir.

C’était seulement la deuxième fois que Georges Pernoud s’invitait dans la cité des Islandais : « La première fois, c’était en 1971 ! J’étais cameraman à l’époque. On n’est pas restés à Paimpol. Nous avons filé tout de suite à Bréhat : le conseil municipal avait démissionné parce qu’un septième tracteur avait été autorisé sur l’île », racontait-il le 15 octobre 2004.

Finalement, seules quelques minutes de l’émission avaient été dédiées ce jour-là à Paimpol. Sa renommée pour la pêche à Islande avait d’ailleurs été l’occasion d’un reportage sur cette pratique.

Pollution en 2009

Coquilles Saint-Jacques, huîtres de la baie, Ploumana’ch, algues vertes… Nombreux avaient été les sujets.

L’émission était revenue en 2009 et abordait cette fois des thématiques environnementales. « L’un traitait des algues vertes à Hillion, un autre des résidus de marées noires enfouis dans des décharges souterraines. Notamment à l’île d’Er (Plougrescant), où stagnent des « mares visqueuses » remplies de pétrole. Également montrée du doigt par Thalassa : « La décharge à ciel ouvert » dans un port de l’île de Bréhat », écrivait Ouest-France le 14 avril 2009.

De nombreux habitants, élus et représentants des pêches étaient vent debout après la diffusion du reportage.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/paimpol-22500/quand-georges-pernoud-s-arretait-a-paimpol-7114550

 

Ouest-France

Saint-Malo. Le groupe Roullier mise plus que jamais sur l’innovation

Le groupe Roullier, spécialiste de nutrition végétale et animale basé à Saint-Malo, a dévoilé hier les gagnants des Innovations Awards 2020. Un concours international récompensant des scientifiques et qui illustre la stratégie du groupe.

Les gagnants des Innovation Awards Roullier 2020 dans la catégorie nutrition végétale sont deux Rennais : Cécile Monard, chargée de recherche au CNRS et Abdelhak el Amrani, maître de conférences à l’Université de Rennes-1.

Les gagnants des Innovation Awards Roullier 2020 dans la catégorie nutrition végétale sont deux Rennais : Cécile Monard, chargée de recherche au CNRS et Abdelhak el Amrani, maître de conférences à l’Université de Rennes-1. | DR

Le groupe Roullier vient de décerner les Innovation Awards à des scientifiques. C’est une compétition internationale organisée depuis Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), où se trouve le siège du groupe. Explications.

Pourquoi les Innovation Awards Roullier ?

« Le groupe Roullier a créé les Innovation Awards en 2018 afin de rendre concrètes de grandes idées scientifiques. Avec au final, car nous sommes des industriels, l’objectif de proposer des bons produits à nos clients et mieux fonctionner demain », explique Arnaud Wieczorek, le directeur du centre mondial de l’innovation Roullier (CMI), installé depuis 2016 à quelques dizaines de mètres du siège social historique du groupe à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Un CMI qui emploie aujourd’hui 120 collaborateurs dont des ingénieurs de quinze nationalités différentes. Et qui illustre la stratégie du groupe qui consacre 9 % de son chiffre d’affaires à la recherche et l’innovation

Comment est organisé le concours ?

Pour l’édition 2020 des Innovation Awards, des modifications importantes ont été apportées. « En 2018, le concours portait uniquement sur la nutrition végétale. Pour la première fois, nous avons décidé de l’ouvrir également à la nutrition animale », explique Sébastien Chauffaut, le président du directoire du groupe Roullier. Pourquoi s’arrêter au végétal alors que la nutrition animale est aussi une composante de l’activité du groupe et que nous avons des solutions à apporter ». Avec un vrai succès à la clé. « Nous avons reçu 101 dossiers, contre 63 en 2018, émanant de 32 pays différents, précise Arnaud Wieczorek, le directeur du CMI Roullier.

Comment ces projets sont développés ?

En 2018, le concours Innovation Awards avait récompensé une chercheuse italienne pour ses travaux sur une meilleure efficience de l’azote et un docteur autrichien pour ses recherches sur la microbiologie du sol. « Ces travaux ont été fructueux, assure Sébastien Chauffaut, le président du directoire du groupe Roullier. Nous avons franchi les étapes de la formulation et de l’expérimentation. Nous sommes actuellement dans la phase d’homologation administrative. Nous espérons aboutir d’ici à deux ans. Soit un travail concrétisé au bout de quatre ans, là où normalement il faut entre cinq et sept ans. » À noter que le budget consacré à l’innovation représente 9 % du chiffre d’affaires annuel du groupe.

Qui sont les vainqueurs ?

C’est dans un contexte exceptionnel de pandémie, « qui nous rappelle toute l’importance de la recherche scientifique », relève Sébastien Chauffaut, que le verdict des deux jurys a été rendu public, ce lundi 11 janvier 2021. Le prix de l’innovation en nutrition végétale a été attribué à une équipe rennaise composée de Cécile Monard, chargée de recherche au CNRS (France) et Abdelhak el Amrani, maître de conférences à l’Université de Rennes-1. Tous deux sont chercheurs au laboratoire Ecobio de l’OSUR de l’Université de Rennes, spécialisés en microbiologie des sols. Leurs travaux visent à identifier la manière pour une plante de communiquer naturellement avec les micro-organismes dans leurs racines et le sol environnant au sein de la rhizosphère.

Le prix de l’innovation en nutrition animale, a été décerné à une équipe brésilienne composée de Mateus Pies Gionbelli, de l’Université Fédérale de Lavras (Brésil) et Marcio Duarte, de l’Université Fédérale de Viçosa (Brésil). Ils sont récompensés pour leur projet visant à améliorer la compréhension des mécanismes biologiques et l’incidence de la nutrition des jeunes bovins sur leur développement.

Les deux équipes primées vont bénéficier d’une dotation par projet de 75 000 € et un contrat de recherche d’un an avec son Centre Mondial de l’Innovation Roullier (CMI).

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-malo-le-groupe-roullier-mise-plus-que-jamais-sur-l-innovation-7114531

 

Ouest-France

Morlaix. Le sous-préfet entre en fonction lundi 18 janvier à La Réunion

L’actuel sous-préfet de Morlaix (Finistère), Gilbert Manciet, a été nommé officiellement auprès du préfet de La Réunion, mercredi 6 janvier 2021. Son départ est finalement rapide, puisque sa prise de poste est annoncée pour lundi 18 janvier 2021.

Gilbert Manciet ne sera officiellement plus sous-préfet de Morlaix à partir de lundi 18 janvier 2021, date où il prend ses fonctions à La Réunion.

Gilbert Manciet ne sera officiellement plus sous-préfet de Morlaix à partir de lundi 18 janvier 2021, date où il prend ses fonctions à La Réunion. | OUEST-FRANCE

Le départ de Gilbert Manciet va être finalement rapide. Le sous-préfet de Morlaix (Finistère) a été officiellement nommé auprès du préfet de la région Réunion, chargé de mission à la relance, dans une publication du Journal officiel de mercredi 6 janvier 2021.

Le retour aux sources, pour ce natif de l’île, se fait dès la fin de cette semaine. Il prend ses fonctions lundi 18 janvier 2021. Son remplaçant à Morlaix n’a pas encore été dévoilé.

Les travaux à Cléder, le dossier abouti

Gilbert Manciet avait pris ses fonctions le 4 mars 2019, et avait dû gérer de nombreux dossiers : la centrale au gaz de Landivisiau ; la suppression du site de HOP ! ; les Gilets jaunes ; le Brexit.

« Il est rare pour un sous-préfet de voir ses dossiers aboutir : là c’est le cas et j’en suis très heureux », disait-il lors de la fin des travaux de renforts de la dune du Roguennic à Cléder, le 17 décembre 2020.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-le-sous-prefet-entre-en-fonction-lundi-18-janvier-a-la-reunion-7114437

 

Ouest-France

Coronavirus. La campagne de vaccination commence à Morlaix

Publié le Gaëlle COLIN

Les vaccins contre le Covid-19 font leur arrivée à Morlaix (Finistère). Depuis ce lundi 11 janvier 2021, ce sont les agents de l’hôpital qui l’ont reçu. Ce mardi 12 janvier 2021, la campagne de vaccination commencera dans les Ehpad Bélizal à Morlaix et à Huelgoat.

La campagne de vaccination contre le Covid-19 a débuté ce lundi 11 janvier 2021 pour les soignants de l’hôpital de Morlaix. Les résidents de Bélizal volontaires prendront le relais ce mardi 12 janvier 2021.

La campagne de vaccination contre le Covid-19 a débuté ce lundi 11 janvier 2021 pour les soignants de l’hôpital de Morlaix. Les résidents de Bélizal volontaires prendront le relais ce mardi 12 janvier 2021. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

La campagne de vaccination anti-Covid fait son arrivée à Morlaix (Finistère). Après Brest et sa région, ainsi que Quimper et Carhaix, ce sont les agents de l’hôpital de Morlaix qui ont pu se faire vacciner, ce lundi 11 janvier 2021.

Ce mardi 12 janvier 2021, ce sont les résidents volontaires de l’Ehpad Bélizal, ainsi que ceux de Huelgoat, qui seront les premiers à se faire vacciner localement.

Un centre de vaccination mis en place

Un centre de vaccination a été mis en place pour l’occasion, sur le site du centre hospitalier des pays de Morlaix, dans les anciens locaux de l’Établissement français du sang.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/coronavirus-la-campagne-de-vaccination-commence-a-morlaix-7114426

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
11 janvier 2021

Sans rire

http://goutal.over-blog.com/2021/01/sans-rire.html

 

Ouest-France

PORTRAIT. À Morlaix, l’adjoint à la culture n’a qu’une hâte : voir la ville s’animer

Devenir adjoint à la culture à Morlaix (Finistère), en 2020, quand tous les événements sont annulés à cause de l’épidémie de coronavirus, c’est assez frustrant. Mais André Laurent prend son mal en patience en préparant le jour d’après.

Le nouvel adjoint à la culture est très sensible à l’éducation populaire, « une autre façon de se réaliser » pour ce père de trois grands garçons.

Le nouvel adjoint à la culture est très sensible à l’éducation populaire, « une autre façon de se réaliser » pour ce père de trois grands garçons. | OUEST-FRANCE

S’il est un adjoint qui souffre de la pandémie de coronavirus, ou plutôt des restrictions qu’elle implique, c’est bien André Laurent.  Depuis la rentrée, outre l’inauguration du Sew, il y a eu un vernissage à la maison Penanault et une conférence… sur les antibiotiques ! , rigole – jaune – le nouveau Monsieur culture de Morlaix (Finistère).

Convaincu que ce secteur  paye un lourd tribut , il plaide pour le maintien d’une offre minimale, par exemple  des séances de cinéma en semaine, un siège sur deux .

« Cette petite ville a tout d’une grande »

Quand il évoque le sujet, le regard de cet enseignant en classe Segpa au Château s’anime. Parce qu’il a hâte de voir revivre une ville qu’il a appris à aimer depuis son arrivée, en 1993, à la faveur d’une mutation.

Celui qui a grandi à Brest et vécu à Nantes ne s’attendait pas à y trouver une telle offre culturelle. André Laurent découvre  une petite ville qui a tout d’une grande, où il y a toujours quelque chose à faire ».Selon lui, c’est un peu moins vrai aujourd’hui. Il cite ainsi la disparition du Far, festival des arts de rue « qui faisait venir du monde de loin ».

L’école et le théâtre

Cela ne l’empêche pas de bâtir toute sa carrière dans le secteur, en tant qu’enseignant spécialisé auprès d’enfants en situation de handicap ou appartenant à la communauté de gens du voyage.

Très sensible à la notion d’éducation populaire,  une autre façon de se réaliser , ce père de trois garçons prend ses quartiers à la MJC. Il découvre aussi le Théâtre de la Corniche, dont il sera un temps le président.  À un moment, je pouvais être dans trois ou quatre troupes en même temps. 

Boris Vian et Mitterrand

Récemment, il jouait dans un spectacle sur Boris Vian. Sûrement le dernier avant quelque temps.  Mon engagement politique prend beaucoup de place. 

Cet engagement est arrivé sur le tard, en 2017. André Laurent est alors séduit par la candidature de Benoît Hamon à la présidentielle.  Son alliance avec l’écologiste Yannick Jadot me rappelait 1981 et Mitterrand, des gens qui sortent de leur carcan pour construire quelque chose ensemble , s’enthousiasme celui qui a depuis rejoint les rangs de Génération.s.

« Une émulation très forte »

Mais l’union de la gauche n’a pas été au rendez-vous des municipales à Morlaix, à la grande déception de l’adjoint à la culture. Malgré cela, la campagne fut belle.  Les gens passaient leur temps à remettre le programme en question. Il y avait une émulation très forte. 

Une émulation toujours présente aujourd’hui, assure l’élu,  même si elle est bridée par le Covid ». Cet homme visiblement sociable préférera toujours  échanger autour d’un verre qu’en visio .

Intégrer un conseil municipal durant cette période, c’est donc  assez frustrant » pour lui. Raison de plus pour préparer activement, en trinôme avec Françoise Queinnec et Élise Kerebel, conseillères déléguées, des lendemains plus chantants.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/portrait-a-morlaix-l-adjoint-a-la-culture-n-a-qu-une-hate-voir-la-ville-s-animer-7114200

 

Ouest-France

Une nouvelle manifestation organisée à Lannion, samedi 16 janvier, contre la loi de Sécurité globale

Et de trois ! Après les deux précédents en novembre et décembre 2020, un nouveau rassemblement contre la loi de sécurité globale est organisé à Lannion (Côtes-d’Armor), samedi 16 janvier 2021.

En novembre, 400 Trégorrois avaient pris part à la manifestation contre le projet de loi de sécurité globale. L’appel est à nouveau lancé à « se rassembler contre ces mesures répressives et liberticides ».

En novembre, 400 Trégorrois avaient pris part à la manifestation contre le projet de loi de sécurité globale. L’appel est à nouveau lancé à « se rassembler contre ces mesures répressives et liberticides ». | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Après les 400 manifestants descendus dans la rue en novembre, puis les 250 en décembre, la loi de sécurité globale fait encore réagir et mobilisera à nouveau ce samedi 16 janvier, à Lannion (Côtes-d’Armor).

« Mesures liberticides »

Plusieurs organisations politiques et syndicales, rejointes par des associations, appellent à battre le pavé « contre le maintien de la loi de sécurité globale qui restreint la liberté de la presse, prévoit l’interdiction de filmer ou photographier les actions de la police ».

Mais aussi contre « trois décrets donnant la possibilité d’un fichage massif des militants, de leurs activités sur les réseaux sociaux, leurs opinions… », s’indignent les organisateurs, qui appellent au rassemblement « contre ces mesures répressives et liberticides » à 11 h, samedi, sur le parking de la Poste à Lannion.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/une-nouvelle-manifestation-organisee-a-lannion-samedi-16-janvier-contre-la-loi-de-securite-globale-7113198

 

Ouest-France

Finistère. Le sentier côtier GR34 interdit sur 500 mètres à Barnenez à cause d’éboulements

Début janvier 2021, deux éboulements sur le sentier côtier GR34 au niveau de la commune de Plouézoc’h, au nord du Finistère, ont contraint la mairie a en interdire l’accès.

Nouveaux éboulements sur le sentier côtier GR 34.

Nouveaux éboulements sur le sentier côtier GR 34. | OUEST-FRANCE

Sur le sentier côtier GR34, deux éboulements entre Kernelehen et la pointe de Barnenez, au niveau de la commune de Plouézoc’h (Finistère) rendent le cheminement difficile, voire dangereux.

L’érosion marine n’est pas seule en cause, l’importante pluviométrie de ces derniers mois est aussi responsable. Dans un des cas, il avait été nécessaire de placer des caillebotis en ciment car l’accumulation d’eau et de boue rendait le chemin difficilement praticable.

Daniel Guézennec, adjoint au maire de Plouézoc’h, a préféré interdire l’accès dès la constatation des dégâts, début janvier 2021. « La proximité de la falaise rend l’endroit dangereux pour les marcheurs, mais surtout les cyclistes qui, malgré l’interdiction permanente qui les concernent, utilisent fréquemment ce circuit. » Les services techniques ont mis en place la signalisation, une déviation est possible.

Une réunion est prévue avec le responsable des sentiers de Morlaix Communauté. Pour Daniel Guézennec, « les éboulements sont fréquents et vont persister, une modification du tracé est nécessaire. Les terrains appartiennent au Département, ce qui facilitera peut être, les décisions. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouezoch-29252/finistere-le-sentier-cotier-gr34-interdit-sur-500-metres-a-barnenez-a-cause-d-eboulements-7114273

 

Ouest-France

Locquirec. Aménagement de la place du port : « Riverains et commerçants seront consultés »

Le maire de Locquirec (Finistère), Gwenolé Guyomarc’h, a adressé ses vœux à la population, samedi 9 janvier 2021, en live sur Facebook. Il a fait le point sur l’urbanisme et les gros chantiers de l’année 2021 : presbytère, RD 64, etc.

Gwenolé Guyomarc’h, maire de Locquirec (Finistère), prévoit une année intense pour les élus locquirécois.

Gwenolé Guyomarc’h, maire de Locquirec (Finistère), prévoit une année intense pour les élus locquirécois. | OUEST-FRANCE

Les chiffres du recensement de l’Insee ont été publiés en ce début d’année 2021. Bonne nouvelle, Locquirec (Finistère) a gagné des habitants. Une augmentation que le maire, Gwenolé Guyomarc’h, explique par une forte activité en matière d’urbanisme. « Depuis plusieurs années, le nombre de constructions neuves et de réhabilitations de maisons anciennes est important : 42 en 2019 et 44 en 2020, se réjouit le premier édile. Et 2021 laisse présager d’un bon début d’activité. Cela se ressent au niveau des effectifs de l’école qui sont passés de 84 à 95 élèves. »

Un effet du confinement ? « Difficile à quantifier, on ne sait pas si des familles se sont installées dans des résidences secondaires de façon éphémère ou définitive. On observe qu’elles s’intègrent bien, leur voisinage leur prête attention d’une manière non intrusive. »

Presbytère, RD 64, port piétonnier, etc.

Le chantier de rénovation de l’ancien presbytère avec la construction au fond du jardin, dans le prolongement de l’ancienne école des filles, d’une une salle polyvalente, débutera en avril.

Parmi les autres gros chantiers, l’aménagement de la place du port semi-piétonnier avec une adaptabilité en piétonnier lors d’événements : « Les riverains et commerçants seront consultés », promet le maire.

L’année 2021 verra aussi démarrer la première phase du chantier de la RD 64. « Un programme prévu sur trois ans entre le Moulin de la rive et le fond de la baie. Nous sommes sur une route départementale, la circulation doit rester à double sens. Deux tronçons ont été identifiés pour cette année, l’entrée du bourg entre Keraël et Pennenez et le secteur entre Pouldrein et la rue de la Rampe. Les projets feront l’objet d’une concertation avec la population. » D’autres projets comme le chantier de mise en valeur des vallées du Lapic et du Pontelour et la reconstruction du local de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) complètent le copieux programme des élus. « Une année qui s’annonce pleine de défis. »

Arrivée de la fibre

Le chantier de la fibre va passer dans sa phase active avec les opérateurs. « Aujourd’hui, on réfléchit à l’emplacement des armoires. Le réseau sera en aérien et en souterrain, là où l’effacement des réseaux a eu lieu », annonce le maire.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/locquirec-29241/locquirec-amenagement-de-la-place-du-port-riverains-et-commercants-seront-consultes-7113188

 

Ouest-France

Roscoff. Fish & Plastic chasse les déchets sur l’estran

La jeune femme qui se cache derrière le nom d’emprunt Fish & Plastic nettoie les plages de Roscoff (Finistère) durant ses balades. Ensuite, elle partage anonymement ses étonnantes découvertes sur le réseau social Instagram.

Fish & Plastic, installée à Roscoff (Finistère) depuis trois mois, poste sur Instagram des photos de ses collectes de déchets.

Fish & Plastic, installée à Roscoff (Finistère) depuis trois mois, poste sur Instagram des photos de ses collectes de déchets. | OUEST-FRANCE

La jeune femme qui se cache derrière le nom d’emprunt Fish & Plastic poste anonymement sur le réseau social Instagram ses collectes de déchets trouvés au quotidien sur l’estran, à Roscoff (Finistère). Nul doute, donc, qu’elle a la fibre écologique. Pas du genre « militante à tout prix, mais bien certaine que le paysage découvert seulement voilà trois mois », à la suite d’une mutation professionnelle à Roscoff, « mérite plus qu’un simple regard lors des promenades ».

En télétravail actuellement, elle prend des dispositions pour organiser ses journées et parcourir le bord de mer.

Un constat citoyen

Urbaine pour avoir, jusqu’alors, vécu dans des métropoles ou mégalopoles à l’étranger, la jeune citoyenne « regrette de trouver si peu de poubelles à proximité des plages roscovites ». Alors, bouts en synthétique, plastique des casiers détruits ou mètres linéaires de haussières, que la mer s’est chargée de déposer çà et là, remplissent ses sacs lors de ses balades en bord de mer. « Pourtant, où ils se trouvent, les bacs à marée incitent sans doute plus au ramassage. »

Des collectes en famille

Depuis peu, elle a été rejointe par ses jeunes enfants pour ces collectes de déchets sur l’estran. Leurs premières sorties étaient consacrées à la recherche de crabes. « Maintenant, la plage est plus belle et les poissons tranquilles. »

La néo-Roscovite s’avoue étonnée de trouver des « bouteilles de verre jonchant les plages ou encore les mégots au sol, dont chacun connaît la lente dégradation et l’inévitable pollution. Il est si simple de les récupérer. » Elle fourmille d’idées pour apporter sa contribution à améliorer la situation.

La désillusion des déplacements à vélo

Interrogée sur la découverte du territoire roscovite, après sa conquête de nombreuses villes, Fish & Plastic énonce d’abord son sentiment d’insécurité ressenti à vélo quand, « par exemple, à Paris, tout est fait pour optimiser les déplacements doux ». Elle s’est résolue à prendre un véhicule pour faire ses courses, « alors que j’imaginais mes déplacements à vélo ».

Autre petite désillusion, « l’absence de zones communes de compostage pour les déchets ménagers des habitants en résidence. Et la raréfaction de jardins partagés. » Mais, pour autant, Fish & Plastic « apprécie son existence nouvelle dans un lieu idyllique », qu’elle entend « garder le plus propre possible, seule ou avec la complicité de citoyens sensibles à la propreté des plages ».

Contact : page Instagram.com, « fishnplatic »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/roscoff-29680/roscoff-fish-plastic-chasse-les-dechets-sur-l-estran-7113245

 

Autour de Lannion. En balade, Coralie traque les déchets

En marchant, collecter les déchets qui souillent la nature : le « clean walking », c'est tout bête mais plutôt efficace, plaide Coralie, une jeune fille de Rospez. 

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Coralie Le Fournis, de Rospez, pratique régulièrement le clean walking, ramassage des déchets déversés dans la nature tout en marchant.  (©Le Trégor)

Connaissez-vous le cleanwalking? S’il y a bien une personne capable d’en parler, c’est Coralie Le Fournis, étudiante de Rospez âgée de 22 ans, actuellement en master à Angers pour devenir professeur des écoles.

Depuis mars 2019, elle pratique régulièrement le clean walking, ramassage des déchets déversés dans la nature tout en marchant. 

Un engagement environnemental

L’origine de son engagement environnemental ? L’Argentine. Un séjour en Patagonie durant l’année scolaire 2015/2016, lorsqu’elle était au lycée, lui a fait prendre conscience de l’importance de préserver l’environnement. Elle y a constaté entre autres les dégâts causés par le réchauffement climatique, à savoir la fonte des glaciers.

Un travail de réflexion s’en est suivi. Que faire à son petit niveau ? 

J'ai commencé à changer quelques habitudes, alimentaires notamment, et banni l'usage de produits chimiques au quotidien, remplacé les éponges traditionnelles par des éponges en tissu, etc. Sans parler du tri des déchets, qui est une habitude de plusieurs années.

Coralie Le Fournis

Des kilos de mégots

Mais Coralie ne s’arrête pas là. Début 2019, elle découvre le clean walking. Elle participe en mars à l’organisation d’une journée Up Lannion par les jeunes avec la Ville. Parmi les animations, un groupe de 70 clean walkers se constitue et 170 kg de déchets (dont 3 kilos de mégots !) sont ramassés dans les rues.

Depuis, ponctuellement, Coralie, munie de gants, sillonne les routes de Rospez, seule ou avec sa maman Hélène, ralliée à sa cause, cabas réutilisables à la main, casque pour écouter de la musique sur les oreilles.

Mais où vont-elles? Et que font-elles? Des questions qui leur sont souvent posées. Commentaires : « Ce n’est pas à vous de faire ça » ou « Ça ne sert à rien ». Plus positivement, « c’est une bonne initiative ».

« Nous ramassons ce qui est visible »

« Bords de routes, fossés, talus, tout y passe, nous ramassons ce qui est visible ». Au hasard de leurs sorties, elles ont découvert un semblant de décharge dans un petit bois, aux abords de la lagune. « Il y avait de tout, matelas, sièges de voitures, pneus, tapis, bouteilles en verre, canettes ».

Elles ont tout passé au peigne fin, ramassé ce qu’elles pouvaient pour faire place nette. Seules sont restées, mais rangées, de grosses pièces, trop difficiles à déplacer. Au retour, passage à la mairie pour signaler l’état des lieux avant et après le nettoyage.

Le premier confinement a été propice à un clean walking plus régulier. « J’y allais plusieurs fois par semaine ». Le second un peu moins, stage oblige. Mais depuis l’allègement du confinement, le champ d’action s’est élargi aux plages.

« Les gens sont sans gêne »

Ou qu'on aille, on trouve de tout, plastique, papiers, bouchons, canettes, mégots, cordes, filets, etc. Une pollution monumentale. C'est fou ce que les gens sont sans gêne.

Coralie Le Fournis

Que font-elles des déchets ramassés ? « Nous les trions à nouveau une fois rentrées à la maison et les mettons dans nos poubelles ». Chapeau. Bientôt, il leur sera possible de jeter les déchets triés dans des poubelles enterrées près de la salle des fêtes de Rospez.

« Ça peut faire boule de neige »

Morale de l’histoire, « si une personne peut en influencer une autre, ça peut faire boule de neige sur le terrain. Autant allier l’utile à l’agréable, « ménage » et sport de plein air. Et pourquoi pas, organiser une journée de cleanwalking ponctuellement. Il y a toute une éducation à faire en ce sens auprès des petits et grands ».

Une fois en poste, Coralie ne manquera pas de faire partager son action auprès de ses élèves.

Mireille Le Du

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Coralie Le Fournis, de Rospez, pratique régulièrement le clean walking, ramassage des déchets déversés dans la nature tout en marchant.

https://actu.fr/bretagne/rospez_22265/autour-de-lannion-en-balade-coralie-traque-les-dechets_38581153.html

 

Ouest-France

Scrignac. À 79 ans, elle est coupée du monde depuis le 22 décembre

Anne Le Bris vit depuis 50 ans dans sa maison, à Berrien (Finistère). Le réseau, relié au gîte de la Gare, à Scrignac, est en panne depuis le 22 décembre 2020. Isolée, elle ne peut plus communiquer de chez elle.

À 79 ans, Anne Le Bris est sans moyens de communication depuis le 22 décembre 2020.

À 79 ans, Anne Le Bris est sans moyens de communication depuis le 22 décembre 2020. | OUEST-FRANCE

Cela fait 50 ans qu’Anne Le Bris, 79 ans, vit dans l’ancienne maison de garde-barrière, près du moulin de Lidien, sur l’ancienne voie de chemin de fer Morlaix-Carhaix. Le dernier train y est passé en avril 1967 : il amenait alors par autorail les lycéens de Carhaix au lycée de Morlaix. L’endroit est bucolique à souhait le long de la rivière Le Squiriou, près d’un ancien moulin devenu depuis un atelier de poterie.

La maison se situe à Berrien (Finistère), mais la ligne téléphonique est reliée à celle du gîte de la Gare, à Scrignac. Anne Le Bris vit ici, seule, mais heureuse. Enfin, quand tous les moyens de communication, comme le téléphone mobile, la télévision ou encore Internet, fonctionnent. Hélas, ce n’est plus le cas depuis le 22 décembre !

La maire alertée : « J’ai plein de cas identiques »

L’opérateur auprès duquel elle a souscrit en 2015 un contrat téléphone, télévision, Internet, a procédé à des travaux sur la ligne, au gîte de la Gare. « Depuis, c’est en dérangement et je n’ai plus rien ! Je suis inquiète car on m’a posé une valve aortique en 2011 et j’ai fait un accident vasculaire cérébral en 2016. S’il m’arrive quelque chose aujourd’hui, je ne peux prévenir personne ! »

La mairie a été alertée et le maire, Georges Morvan, ne peut rien faire si ce n’est déplorer les faits, mais aussi les réponses de l’opérateur « qui reconnaît avoir des problèmes avec ses sous-traitants. Mais en même temps, rien ne bouge. J’ai plein de cas identiques dans la commune et plus largement dans les Monts d'Arrée. Il faut qu’ils prennent le taureau par les cornes et ne pas attendre l’arrivée de la fibre ! »

Anne Le Bris s’est retrouvée sans moyens de communication en fin d’année, passant seule et angoissée chez elle les deux réveillons. « Mon fils vit au Pecq, en région parisienne, à plus de 500 kilomètres d’ici. Le 31 décembre, à minuit, j’ai écrit ces quelques lignes : Seule, coupée du monde, je me souhaite une bonne année et une bonne santé. J’allume une bougie rouge. Je pense à tous ceux que j’aime. »

Depuis la coupure de sa ligne, la dame a contacté à plusieurs reprises Orange. « Ils m’ont dit que ce serait réparé le 29 décembre. Puis le 2 janvier, mais toujours rien ! » Pour pouvoir utiliser son téléphone portable, Anne Le Bris est obligée de prendre sa voiture et de faire quelques kilomètres vers Scrignac ou vers Berrien pour trouver du réseau, afin d’appeler son fils ou son… opérateur.

Une nuit sans pouvoir appeler les secours

En 2016, un incident de même nature l’avait privée de communications, et c’est à ce moment-là qu’elle avait fait un AVC, un soir de novembre.

« Je suis restée toute la nuit sans pouvoir appeler les secours. Ce n’est que vers 8 h, le lendemain matin, que j’ai pu joindre le Samu de ma main gauche, la seule valide, pour un transport très urgent à l’hôpital. »

Après deux rendez-vous prévus et non honorés, l’opérateur a donné rendez-vous à Anne Le Bris, ce mardi 12 janvier, afin de rétablir sa ligne. En attendant, la retraitée croise les doigts car ne dit on pas : jamais deux sans trois ?

https://www.ouest-france.fr/bretagne/berrien-29690/scrignac-a-79-ans-elle-est-coupee-du-monde-depuis-le-22-decembre-7113200

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
10 janvier 2021

Buze variable

http://goutal.over-blog.com/2021/01/buze-variable.html

 

Ouest-France

Arradon. La pirogue chavire vers l’île Piren, six personnes secourues

Une pirogue a chaviré dans le golfe du Morbihan, entre Arradon et l’île Piren, ce samedi 9 janvier 2021, vers 15 h. Ses six passagers ont été récupérés par la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), les sapeurs-pompiers et le Smur. Les victimes ont souffert d’une légère hypothermie et n’ont pas été hospitalisées.

L’hélicoptère Dragon 56 de la Sécurité civile s’est également rendu sur place pour secourir les victimes. 

L’hélicoptère Dragon 56 de la Sécurité civile s’est également rendu sur place pour secourir les victimes.  | OUEST-FRANCE

La balade en mer de six personnes a tourné court ce samedi 9 janvier, en milieu d’après-midi. Alors qu’elles naviguaient entre Arradon et l’île Piren, dans le golfe du Morbihan, leur pirogue de type polynésienne a chaviré à environ 300 mètres de la côte. Alerté du chavirement à 14 h 50 par l’une des victimes, le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage en mer (Cross) d’Etel a immédiatement diffusé un message Mayday Relay et engagé un dispositif de sauvetage.

Dragon 56

L’hélicoptère Dragon 56 de la Sécurité civile, la vedette de sauvetage de 2e classe SNS 277 « Président Charles Pilorget » et le semi-rigide SNS 739 de la station SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) du golfe du Morbihan, le navire à passagers Île-d’Arz et plusieurs véhicules de secours et d’assistance aux victimes (VSAV) du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) du Morbihan, soit une vingtaine de sapeurs-pompiers, ont été dépêchés sur place.

Récupérés par la SNSM

Les victimes ont été récupérées à 15 h 20 par les sauveteurs en mer. Elles ont alors été reconduites à terre et prises en charge par les sapeurs-pompiers et le médecin du Smur (Service mobile d‘urgence et de réanimation).

Une légère hypothermie

L’eau était à 7°. Ces cinq femmes et un homme, âgés de 49 à 75 ans, ont souffert d’une légère hypothermie. Leur état n’a pas nécessité d’hospitalisation.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morbihan/arradon-la-pirogue-chavire-vers-l-ile-piren-six-personnes-secourues-7112744

 

Ouest-France

Morlaix. La propriétaire du 36, rue du Mur vit un cauchemar

La maison en cours de rénovation de Cécile de Miniac, au au 36, rue du Mur, s’est effondrée en octobre 2020. Les travaux de démolition pourraient atteindre 100 000 €. La propriétaire est dans une impasse.

Le chantier d’étaiement de la maison du 36, rue du Mur est assuré par une équipe d’artisans solidaires.

Le chantier d’étaiement de la maison du 36, rue du Mur est assuré par une équipe d’artisans solidaires. | OUEST-FRANCE

Le 21 octobre 2020, une maison située au 36, rue du Mur s’est écroulée de l’intérieur. Trois niveaux de plancher se sont effondrés. Effondrée aussi est la propriétaire, Cécile de Miniac, patronne du bar le Ty Coz.

Elle voit s’éloigner vers un horizon incertain un projet qui lui tenait à cœur depuis plusieurs années. « Cela fait quinze ans que j’ai un projet d’aménagement de la maison qui est dans la cour du Ty Coz pour en faire des appartements-studios pour artistes en fonctionnant avec le théâtre de Morlaix, le SEW et le Roudour. C’est dans la continuité de mon obtention récente d’une licence de spectacles. »

« En vain »

Hélas, des infiltrations provenant de la maison mitoyenne sise au 36, rue du Mur et appartenant à la mairie empêchent le projet d’avancer. « J’ai relancé l’ancienne municipalité à plusieurs reprises, avec des dossiers d’huissier à l’appui pour que les travaux soient effectués, mais en vain. »

En 2014, la municipalité en poste propose à Cécile de Miniac d’acheter la maison. « C’était la seule solution pour faire avancer concrètement ce projet que je souhaite réaliser aussi pour la ville. Ce n’est pas rien d’avoir un gîte d’artistes en plein cœur de la ville et dans une ville qui me tient à cœur. »

Mais aujourd’hui, le coût des travaux de démolition pourrait atteindre 100 000 €, somme que ne peut pas assumer la commerçante qui a déjà été obligée de contracter des prêts pour sauvegarder son bar. Elle vit tout cela comme un vrai cauchemar. « J’assume d’avoir signé l’achat de cette maison, mais je souhaite que l’ancienne municipalité reconnaisse sa part de responsabilité. Si elle avait fait les travaux demandés pour stopper les infiltrations, je n’aurais jamais acheté cette maison. »

Des artisans solidaires

L’aspect positif, c’est qu’un bel élan de solidarité s’est mis en place en urgence avec des artisans, clients du Ty Coz pour certains, qui travaillent actuellement à sécuriser et étayer la maison, sous la houlette d’un expert en techniques du bâtiment, Christophe Gomas de l’entreprise Prenn Diagnostic. Il est aidé par Tristan Brisset d’Essences Bois et d’Antoine Receveur de l’entreprise Copeau & Cie.

Cécile de Miniac souhaite une aide et l’appui de la municipalité actuelle et va également prendre contact avec les architectes des bâtiments de France et la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) « car, derrière la maison écroulée, se trouvent les anciens remparts de la ville close. Un bel atout pour la ville ! »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-la-proprietaire-du-36-rue-du-mur-vit-un-cauchemar-7112636

 

Ouest-France

Lannion. Sans titre de séjour, il ne peut plus travailler

Arrivés en France en 2015, Ileis et Houda, Tunisiens, ont construit leur vie à Lannion (Côtes-d’Armor) où deux de leurs enfants sont nés et scolarisés. C’est ce qui motive leur demande de titre de séjour, faite il y a près d’un an. Mais ils n’ont pas de réponse. Pourtant, une embauche pourrait être au bout.

Houda et Ileis Hasnaoui au centre sont aidés par Chantal Lemoine et Philippe Vital,du collectif de soutien aux sans papiers de Lannion.

Houda et Ileis Hasnaoui au centre sont aidés par Chantal Lemoine et Philippe Vital,du collectif de soutien aux sans papiers de Lannion. | OUEST-FRANCE

En 2015, Ileis et Houda Hasnaoui, ont quitté leur pays, la Tunisie sans regarder en arrière. « On a vendu nos meubles et nos bijoux pour se payer un billet d’avion pour l’Espagne, raconte Ileis, privé d’emploi dans son pays. Je travaillais dans un hôtel, mais les attentats ont fait fuir les touristes. »

Leur visa touristique d’une semaine leur permet de mettre un pied en Europe. Ensuite, c’est vers Lannion (Côtes-d’Armor) qu’ils se dirigent. « Ma belle-mère nous attendait là-bas, et nous a logés pendant un an. »

Trois enfants nés ici

Dans le Trégor, Ileis trouve du travail saisonnier dans le domaine agricole. « J’ai travaillé aux cocos. » À Lannion, la famille s’agrandit, avec l’arrivée de trois enfants. « Deux sont nés ici, un autre à Saint-Brieuc », précise Houda.

Kouloud, l’aînée de 12 ans, est scolarisée au collège Le Goffic, les cadets, Adem, 5 ans, et Aya, 4 ans, sont en maternelle, et le plus jeune, Momen, 18 mois, va à la crèche. « On s’est fait des amis ici, on y construit notre vie. Et on voudrait continuer. »

Problème : Ileis et Houda n’ont pas de titre de séjour. « On a fait une demande en février 2020, et le seul retour que l’on a eu, c’est une demande pour régler les timbres fiscaux de 50 € chacun. »

Le couple met en avant le fait que les enfants sont scolarisés depuis plus de trois ans. Un argument qui a pu lui permettre de faire un dossier de demande d’admission exceptionnelle au séjour.

Des revenus déclarés

Une situation d’autant plus mal vécue qu’Ileis pourrait signer un CDI, toujours dans le milieu agricole. « J’ai commencé là-bas en décembre 2018, en étant déclaré. Mon contrat s’est terminé le 31 décembre 2020. Mon patron n’a pas pu me reprendre vu ma situation. Mais si j’avais les papiers, il est prêt à m’embaucher. »

Depuis 2016, Ileis et Houda ont déclaré tous leurs revenus. Après avoir été hébergés gratuitement durant deux ans, grâce à la paroisse de Lannion, ils ont trouvé un logement social dont ils parvenaient jusqu’ici à payer les charges et la moitié du loyer, « le reste était complété par des associations ». Aujourd’hui, ils sont sans ressources.

Pas un cas isolé

Le cas d’Ileis et Houda n’est pas isolé, selon le collectif de soutien aux sans-papiers de Lannion. « On a eu plusieurs contacts de gens dont les titres de séjour arrivent à expiration, sans qu’ils aient d’interlocuteur. Au début, on s’est dit que c’était dû au Covid, mais on nous a fait comprendre que les services de l’État géraient les priorités », déplore Philippe Vital, qui dénonce le problème depuis plusieurs mois.

En mars, cela fera six ans que la famille Hasnaoui a quitté la Tunisie. Pas question d’y retourner pour Ileis et Houda. « On n’a plus rien là-bas, notre vie est à Lannion. »

Sollicitée, la préfecture n’a pas donné suite.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-sans-titre-de-sejour-il-ne-peut-plus-travailler-7112432

 

Ouest-France

À Cléder, pour le policier municipal, « tout est question d’équilibre »

Grégory Walbrecq est le seul policier municipal de Cléder (Finistère), 3 779 habitants. Arrêtés municipaux, domaine maritime, stationnement ou encore animaux : ses missions sont larges. Toujours au contact de la population.

Grégory Walbrecq est le seul policier municipal en charge à Cléder.

Grégory Walbrecq est le seul policier municipal en charge à Cléder. | OUEST-FRANCE

« Bonjour, je viens vous signaler qu’il y a énormément de terre sur la chaussée. C’est dangereux, il faudrait mettre un panneau… » Bureau du policier municipal de Cléder (Finistère), un mercredi après-midi classique. Gregory Walbrecq, caméra piéton sur son épaule gauche et matraque à la ceinture, est seul en charge, derrière son écran.

Quelques coups de fil plus tard, le brigadier-chef principal a fait en sorte que plusieurs panneaux de prévention soient posés rapidement au lieu indiqué.

« Bien plus réactifs »

« C’est l’avantage de travailler dans une commune rurale : on est bien plus réactif. » Il sait de quoi il parle : avant la commune léonarde et ses 3 779 âmes, l’homme de 39 ans était à Lyon (Rhône), avec 329 autres collègues. Aujourd’hui, s’il est seul, ses missions sont devenues bien plus polyvalentes.

À ne surtout pas confondre avec le garde champêtre. « Avant la loi de 1999, le garde champêtre était presque un officier de police judiciaire (OPJ), il pouvait faire des perquisitions. Depuis, son corps a été intégré à la police municipale », rappelle Grégory Walbrecq. Désormais, les policiers municipaux passent un concours dans un centre de gestion.

« Nous n’avons pas le droit d’enquête. On constate, on rend compte auprès du préfet. On peut interpeller et ensuite transférer les dossiers auprès de l’OPJ de gendarmerie. On est complémentaire. » Le policier municipal assure aussi bien sur les sujets de stationnement, la régulation du marché, les problématiques autour des chats, chiens et chevaux, etc.

Les histoires de village

« Je suis référent auprès de la population locale, des élus. Je fais beaucoup de veille juridique, je lis. » Manifestations, travaux, port du masque obligatoire, etc., c’est Grégory Walbrecq qui rédige tous les arrêtés municipaux. Il en a écrit pas moins de 281 cette année. Ils doivent être irréprochables sur le plan juridique. Le maire appose, lui, sa signature. Un lien de confiance qui se veut fort, dans ces journées plutôt chargées et qui ne se ressemblent jamais.

« Le cœur de mon travail, c’est la proximité et le social, sourit le policier municipal. Je connais les histoires de villages, les gens que l’on voit tous les jours. On est obligé de faire appel au discernement ici. Tout est question d’équilibre. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/cleder-29233/a-cleder-pour-le-policier-municipal-tout-est-question-d-equilibre-7112514

 

Ouest-France

Brexit. L’inquiétude demeure dans les bateaux français : « On va être hypercontrôlés »

Autorités tatillonnes, concurrence des pêcheurs néerlandais : deux semaines après avoir obtenu un accord sur la pêche dans le cadre du Brexit et poussé un ouf de soulagement, les marins français espèrent voir disparaître de nombreuses zones d’ombre et leurs inquiétudes avec.

Sur le port de Roscoff dans le Finistère.

Sur le port de Roscoff dans le Finistère. | AFP

Sur le port de Roscoff, dans le Finistère, l’Écume des jours vient d’accoster sous un grand soleil. Le chalutier de 21 mètres revient d’une campagne de pêche de six jours dans les eaux britanniques.  Tout s’est bien passé , assure Eddy Karouche, aux commandes du navire dont les cales sont remplies de lottes, merlans, limandes, sardines et soles.

Cependant, selon lui, les bateaux des gardes-côtes anglais étaient nombreux en mer.  Avant, on les voyait un peu moins ; là ils montrent qu’ils sont présents , avance-t-il.

Surtout, il n’a pas encore pu retourner dans la zone des 6-12 milles au large des côtes britanniques, très poissonneuses et souvent plus calmes pour naviguer, pour laquelle la liste des bateaux autorisés n’était toujours pas tombée, officiellement, vendredi en fin de journée.

 On va être hypercontrôlés, c’est certain ​, estime Dominique Thomas, patron armateur de l’Écume des jours, mais aussi de l’Itasca, un autre chalutier.

Conséquence de cette vigilance des autorités britanniques, un chalutier irlandais a été empêché lundi de jeter ses filets au large de l’Écosse.

L’Itasca se trouvait dans les eaux anglaises le 1er janvier.  Le lendemain, un garde-côte est resté pendant 9 heures à tourner autour , assure M. Thomas, qui est aussi président de l’OP Cobrenord, qui regroupe 180 navires.

Cette vigilance peut s’expliquer par la déception des pêcheurs britanniques, qui espéraient  retrouver la jouissance exclusive de leurs mers territoriales ​, a rappelé le directeur général du comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM), Jean-Luc Hall. Or, l’accord prévoit que ceux qui ont acquis des droits pourront continuer à pêcher , a-t-il ajouté.

Il n’avait cette semaine pas connaissance d’incidents,  parce que des deux côtés on a des patrouilleurs qui sont là pour se montrer et faire en sorte que ça se passe bien .

Partie de ping-pong

Vendredi, l’inquiétude était toutefois de mise dans les zones comme le détroit du Pas-de-Calais, dont les chalutiers se retrouvent rapidement dans les eaux britanniques lorsqu’ils lèvent l’ancre.  C’est hypercompliqué, toutes les flottilles se retrouvent dans la zone française  , a déploré Olivier Leprêtre, l’un des propriétaires du Marmouset 3, bateau étaplois qui quitte régulièrement le port de Boulogne-sur-Mer pour aller taquiner la seiche, l’encornet ou le rouget-barbet, côté britannique.

 C’est pour ça que je voulais que chacun reprenne ses eaux, le temps que tout se négocie, parce que là, la zone française va être anéantie en peu de temps ​, craignait-il.

Visite de la ministre de la Mer, Annick Girardin à la criée de Granville. | THOMAS BREGARDIS / OUEST-FRANCE

Pêcheurs belges, hollandais, ou allemands, selon lui, viennent aspirer les poissons qui grandissent dans les zones nourricières proches des côtes françaises, tant la zone est étroite, au niveau du détroit, entre les côtes françaises et britanniques :  C’est un véritable saccage, tout simplement .

Un peu plus à l’ouest, au large des côtes normandes, c’est un autre imbroglio administratif qui posait encore problème, vendredi, celui des droits d’accès aux eaux des îles anglo-normandes, Jersey principalement.

 Il y a une espèce de partie de ping-pong entre la Commission européenne et puis Londres et certainement le gouvernement de Jersey où les politiques entre eux ne sont pas forcément d’accord , a déploré Dimitri Rogoff, directeur du comité régional des pêches de Normandie.

 On est dans un problème administratif ou politique, mais on va les avoir, ces permis ; il y a un petit délai , a-t-il toutefois temporisé.

Il se dit  rassuré  par la visite jeudi de la ministre de la Mer Annick Girardin, tour à tour aux pêcheurs normands et bretons, afin de les rassurer sur la mise en œuvre de l’accord conclu à la veille de Noël, entre Londres et Bruxelles. Celui-ci prévoit une période de transition jusqu’à l’été 2026 pour renoncer à 25 % des captures européennes dans les eaux du Royaume-Uni.

https://www.ouest-france.fr/europe/grande-bretagne/brexit/brexit-l-inquietude-demeure-dans-les-bateaux-francais-on-va-etre-hypercontroles-7112480

 

Ouest-France

Roscoff. Le SNS 004 est en partance pour Saint-Tropez

Le canot tous temps SNS 004 « Bailli de Suffren III » est destiné à la station SNSM de Saint-Tropez. | OUEST-FRANCE

Amarré aux pontons du port de Roscoff-Bloscon, le canot tous temps SNS 004 Bailli de Suffren III est destiné à la station de sauvetage de Saint-Tropez (Var). Il est sorti du chantier Sibiril Technologies de Carantec.

Le chantier a été choisi, en 2014, par la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) pour la commande de cinq navires de 18 mètres, les plus gros canots tous temps jamais construits pour l’association.

Trois ont déjà été livrés, à Sein, aux Sables-d’Olonne (Vendée) et Sète (Hérault). La dernière unité, SNS 005, baptisé Le Pourquoi Pas III, Simone Heurtault, devrait rejoindre Saint-Malo dans le courant de l’année. Jeudi, les sauveteurs malouins étaient les hôtes de Tristan Pouliquen, directeur du chantier, pour des éléments à définir en fonction des souhaits émis.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/roscoff-29680/roscoff-le-sns-004-est-en-partance-pour-saint-tropez-7112243

 

Ouest-France

Plouezoc'h. La mairie s’indigne face aux incivilités durant les fêtes

Des traces de feu, bien visibles sous les tribunes.

Des traces de feu, bien visibles sous les tribunes. | OUEST-FRANCE

Située en bordure du littoral et dans un cadre rural, la commune, qui compte 1 658 habitants, est appréciée pour son cadre de vie. La municipalité veille à ce que son ambiance calme soit préservée. Après les fêtes, les agents des services techniques ont noté des dégradations, essentiellement autour des tribunes du terrain de football. « Sur place, j’ai découvert un spectacle désolant, s’indigneDaniel Guézennec, adjoint au maire. Partout, des cannettes, des restes de pétard de feu d’artifice, des journaux à moitié brûlés, des traces de fumée. En allumant des feux sous les tribunes en bois, il y avait un réel risque d’incendie. Cette situation est inacceptable. »

La gendarmerie a été contactée. Des rondes plus fréquentes seront effectuées.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouezoch-29252/plouezoc-h-la-mairie-s-indigne-face-aux-incivilites-durant-les-fetes-7112283

 

Ouest-France

Finistère. Pour Cédric O, secrétaire d’État, « le numérique a un caractère vital »

Cédric O, secrétaire d’État chargé de la Transition numérique, était en visite dans le Finistère, ce vendredi 8 janvier 2021. Il a détaillé la stratégie numérique appliquée au territoire breton.

Cédric O, secrétaire d’État chargé de la Transition numérique, était en visite dans le Finistère, ce vendredi 8 janvier 2021. | OUEST-FRANCE

Cédric O, secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, a fait étape dans différentes communes du Finistère, ce vendredi 8 janvier 2021. Notamment à Lennon, Châteaulin et Botmeur. L’occasion, pour lui, de détailler la stratégie numérique, notamment en Bretagne.

Comment expliquer la volonté du gouvernement d’accélérer sa transition numérique ?

Le confinement a mis en exergue le caractère vital du numérique dans tous les aspects de nos vies. L’État souhaite encourager le développement de l’économie numérique, stimuler les start-up et les PME (petites et moyennes entreprises. C’est pourquoi à l’horizon 2026, 100 % du territoire français sera équipé de la fibre pour un investissement global de 420 millions.

Quelle la stratégie pour équiper la Bretagne en très haut débit ?

Dans le cadre du plan de relance, et en accord avec le conseil régional, l’État investira 150 millions d’euros supplémentaires, afin de financer le plan d’infrastructure de la région Bretagne. C’est la plus grosse enveloppe attribuée à une région, soit 232 millions d’euros en tout. Au total, cela représente une installation de 950 000 prises haut débit.

Quel déploiement est prévu pour les zones blanches en Bretagne ?

J’ai signé un arrêté dans le cadre du « New Deal Mobile ». Sur les 92 zones blanches répertoriées en Bretagne, 15 pylônes relais sont déjà entrés en service, et 77 vont voir le jour d’ici 2022.

Entre 2003 et 2018 les précédents gouvernements ont inauguré 600 pylônes. L’objectif est d’en installer 2 500 à l’horizon 2022 sur l’ensemble du territoire français.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/finistere-pour-cedric-o-secretaire-d-etat-le-numerique-a-un-caractere-vital-7112068

 

Ouest-France

Lannion. Le monde de la culture prépare la riposte

Contraint à un silence qui va se prolonger, le monde de la culture prépare une mobilisation le 21 janvier 2021. Le syndicat de Bretagne des artistes musiciens de Lannion (Côtes-d’Armor) était réuni en assemblée générale, ce vendredi 8 janvier.

Le syndicat de Bretagne des artistes musiciens organisait une assemblée générale pour le secteur de Lannion, ce vendredi 8 janvier 2021.

Le syndicat de Bretagne des artistes musiciens organisait une assemblée générale pour le secteur de Lannion, ce vendredi 8 janvier 2021. | OUEST-FRANCE

Les dernières annonces du Premier ministre, Jean Castex, n’étaient pas pour les apaiser. Les acteurs du monde culturel vont encore devoir patienter pour voir les salles ouvrir à nouveau. Pas question de rester silencieux. C’est pourquoi une grande mobilisation est prévue, sans doute le 21 janvier 2021.

La situation de beaucoup d’acteurs est compliquée. « Si effectivement les intermittents qui étaient déjà identifiés par Pôle emploi ont vu les aides prolongées jusqu’au 31 août, cela ne résout rien pour ceux qui n’étaient pas encore inscrits, ou ceux qui sont en arrêt maladie », précise Youenn Péron, secrétaire général du Sbam, syndicat de Bretagne des artistes musiciens.

L’incompréhension prévaut chez ces professionnels privés de travail depuis de longs mois. « Les gens peuvent aller à la messe, mais pas au spectacle… »

Des emplois en direct

En France, la culture « pèse » 110 000 à 120 000 emplois chez les professionnels intermittents, auxquels viennent s’ajouter ceux salariés des structures. « Macron a dit qu’il fallait réinventer la culture. Justement : on a des idées qu’on aimerait voir se concrétiser », exprime Ronan Bléjean, secrétaire général adjoint du syndicat.

Il prend comme exemple l’initiative Ouvrir l’horizon, initiée en Loire-Atlantique et financée par la Région Pays-de-Loire, afin de permettre aux professionnels de travailler en direct.

Cela se traduit par des paniers d’artistes : structures culturelles, regroupement d’habitants, associations et autres peuvent acheter un contenu artistique. « On pourrait reprendre le principe en Bretagne, avec une coopérative d’emplois, par exemple. On a évalué le budget nécessaire à 600 000 €. » Des négociations sont en cours avec la collectivité bretonne.

En attendant, les professionnels veulent se faire entendre et prévoient des mobilisations dans toute la Bretagne. Pour l’Ouest des Côtes-d’Armor, cela se passera à Lannion ou Guingamp.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-le-monde-de-la-culture-prepare-la-riposte-7112014

 

Ouest-France

Lanmeur. Conseil municipal : « Il n’avait pas plu comme ça depuis 42 ans ! »

À Lanmeur (Finistère), la pluviométrie importante a des conséquences sur le fonctionnement de la station d’épuration et du réseau. Les travaux effectués en octobre 2020 par Morlaix communauté seront à refaire.

La pluviométrie est importante, les terres et chemins sont gorgés d’eau.

La pluviométrie est importante, les terres et chemins sont gorgés d’eau. | OUEST-FRANCE

« C’est la première année en quarante-deux ans qu’il pleut autant », cite Ludovic Cosquer, conseiller municipal de Lanmeur (Finistère), en rapportant les propos de son père, correspondant météo dans la commune depuis toutes ces années.

Cette pluviométrie très importante, qui a des conséquences sur les travaux en cours engagés par Morlaix communauté sur les réseaux d’eaux pluviales, a été évoquée, jeudi, lors du conseil municipal.

L’hiver dernier, un diagnostic avec des tests à la fumée dans les réseaux avait permis de pointer un gros souci au niveau des eaux pluviales qui, au lieu de s’infiltrer en terre, remontent par les regards qui ne sont plus étanches.

« Les réparations ne tiennent pas »

Morlaix Communauté, qui a la compétence assainissement, a engagé les premiers travaux dès le mois d’octobre 2020. « Toute cette pluie n’est pas bonne pour la station d’épuration, ni pour les travaux déjà faits, détaille Jean-Marc Le Berr, adjoint en charge du dossier. Il y a désormais de l’eau là où il n’y en avait pas l’année dernière. De plus, les réparations au niveau des coudes ne tiennent pas. Les techniciens seront obligés de repasser la caméra. »

Lanmeur est la première commune de l’agglomération à bénéficier de ces travaux sur un réseau plutôt vieillissant où un million de m³ d’eau est perdu par an avec un taux de rendement de 75 %.

Autre conséquence de cette pluviométrie, les plans d’épandages, des maisons noyés et l’eau des champs qui remplit les fossés. « Les buses sont souvent de 200 mm alors qu’il faudrait du 400 ou 500 mm. Ces buses sont souvent bouchées à la suite du passage du lamier », explique Hervé Bodeur, conseiller municipal et pompier. Il cite une intervention dans une propriété afin de pomper l’eau : « Les deux maisons sont situées en contrebas de la route départementale. Qui peut intervenir ? »

C’est parti pour la chaufferie bois

Les entreprises retenues pour la chaufferie bois au niveau de la salle Steredenn, du collège et de l’école sont l’entreprise Le Normand pour les VRD et le gros œuvre, Guy Moal pour l’étanchéité, BP Métal pour la serrurerie, Korn pour la peinture et Le Bihan pour le lot chauffage et électricité.

Le montant des travaux s’élève à 555 000 €, soit 19 % en dessous de l’estimation du bureau d’études. « Nous attendons 65 % de subventions. Un dossier bien mené qui rendra service à la planète car sans émission d’effets de serre », se félicite la maire, Cathy Lucas. Le chantier débutera en février pour se terminer en fin d’année.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/lanmeur-conseil-municipal-il-n-avait-pas-plu-comme-ca-depuis-42-ans-7111825

 

Ouest-France

Morlaix. La monnaie locale Buzuk est en forte progression

Le Buzuk, monnaie locale du pays de Morlaix, va se dématérialiser et devenir numérique en 2021. En 2020, 69 434 € ont été échangés en euros, soit plus du triple qu’il y a quatre ans, date de son lancement.

Guénaëlle Clech et Jean-Yves Quiviger sont deux des trois coprésidents du bureau de l’association.

Guénaëlle Clech et Jean-Yves Quiviger sont deux des trois coprésidents du bureau de l’association. | OUEST-FRANCE

La progression du nombre d’euros échangés en Buzuks, monnaie locale du pays de Morlaix (Finistère), durant 2020 est en pleine évolution. En 2016, date de lancement du Buzuk, ce montant était de 21 982 €.

En 2020, il a atteint 69 434 €. « Il y a de plus en plus de Buzuks en circulation, » se réjouissent Guénaëlle Clech et Jean-Yves Quiviger, deux des coprésidents de l’association. Elle compte 135 professionnels et 186 adhérents particuliers.

Un Buzuk numérique

Pour 2021, l’association souhaite dématérialiser le Buzuk et accentuer son partenariat avec les collectivités locales. Par exemple, la commune de Pleyber-Christ est allée encore plus loin en proposant aux élus de recevoir leurs indemnités d’élus dans cette monnaie locale. « La prochaine étape est de pouvoir payer en Buzuk les services publics, la piscine, la cantine, la crèche, la médiathèque, les transports et, pourquoi pas, les impôts. »

Un double effet

Les euros initialement échangés sont déposés dans une banque de l’économie sociale et solidaire et réinvestis dans des projets à forte plus-value sociale et environnementale. « L’argent est donc doublement mis au service du territoire. » La circulation du Buzuk dynamise l’économie locale et concerne trois communautés de communes, celles du Haut Léon, de Morlaix communauté et de la Communauté des communes du pays de Landivisiau.

Ce fonds de garantie sert à financer des projets à caractère social, environnemental et culturel. « Le Buzuk soutient l’économie réelle, celle qui est nécessaire au quotidien, qui fait circuler la monnaie et produit de la richesse. Avec le Buzuk, on sait où va l’argent, où il circule et le type d’activité qu’il finance. »

Cinq nouveaux bénévoles et une nouvelle salariée

Le bureau accueille cinq nouveaux jeunes bénévoles : Morgane Bertevas, Hervé Bonthonneau, Delphine Daudin, Nicolas Makeiew et Aminata Tamboura-Le Bas. Guénaëlle Clech, Jean-Yves Quiviger et Chantal Jaouen renouvellent leur engagement dans ce nouveau bureau de coprésidence.

Un poste de salarié a été créé. Lucie Knappek a pour mission de développer le réseau. Enfin, Clémentine Le Coz, en service civique pour huit mois, est chargée, en lien avec sa formation, de la communication.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-la-monnaie-locale-buzuk-est-en-forte-progression-7111631

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
8 janvier 2021

Des seigneurs!

Des seigneurs! Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/01/des-seigneurs.html

 

Ouest-France

Brest. La manifestation contre le projet de loi « Sécurité globale » reportée au samedi 16 janvier

Contrairement à ce qui était prévu, il n’y aura pas de manifestation ce samedi 9 janvier à Brest contre le projet de loi « Sécurité globale ». Les organisateurs la repoussent d’une semaine.

À Brest, plusieurs manifestations ont été organisées contre le projet de loi « Sécurité globale » (ici celle du samedi 19 décembre).

À Brest, plusieurs manifestations ont été organisées contre le projet de loi « Sécurité globale » (ici celle du samedi 19 décembre). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

À l’issue de la manifestation du 19 décembre à Brest, les organisateurs de la contestation contre le projet de loi Sécurité globale avaient annoncé une nouvelle date pour le samedi 9 janvier. « Entre-temps, le collectif national a retenu la date du 16 janvier, que nous avons naturellement ralliée », explique Olivier Cuzon, l’un des membres du collectif brestois contre ce texte.

La manifestation prévue ce 9 janvier est donc déplacée à la date du samedi 16 janvier. Elle se déroulera à 15 h place de la Liberté. Ses organisateurs entendent « réaffirmer [leur] combat pour le retrait de ce projet de loi et de toute autre disposition élargissant la surveillance de masse ou faisant reculer le droit à l’information ».

Un collectif d’associations, de syndicats, de partis politiques

Le collectif brestois regroupe des associations (AFPS, ATTAC, Club de la Presse Bretagne, LDH, Mouvement de la Paix, MRAP, UEP) des syndicats (Alternative pour l’UBO, CGT Brest, CNT, FO Brest, FSU, SUD-Solidaires, Visa) et des organisations politiques (BNC, EELV, Ensemble, FI, Génération-s, Jeunes communistes, Jeunes insoumis, LRDG, PCF, POID, PS, UCL, UDB).

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-la-manifestation-contre-le-projet-de-loi-securite-globale-reportee-au-samedi-16-janvier-7111334

 

Ouest-France

PORTRAIT. Jean-Michel Le Jeune, 41 ans d’aventure et de dévouement chez les pompiers de Morlaix

Le 31 décembre 2020, Jean-Michel Le Jeune a mis un terme à une riche carrière chez les soldats du feu. Le néo-retraité aura marqué le Finistère par son sens du service et sa pédagogie. Il revient sur quelques faits marquants.

Jean-Michel Le Jeune quitte les pompiers de Morlaix après 41 ans de service, dont 36 en tant de que professionnel.

Jean-Michel Le Jeune quitte les pompiers de Morlaix après 41 ans de service, dont 36 en tant de que professionnel. | OUEST-FRANCE

 Enfant, j’étais dans les scouts, j’aimais l’aventure !  C’est cette volonté  de ne pas faire tous les jours la même chose , couplée à l’envie très forte  d’être utile , qui ont conduit, il y a quarante et un ans, Jean-Michel Le Jeune chez les pompiers de Morlaix (Finistère). Le 31 décembre 2020, deux pages se sont tournées pour lui : l’année 2020 si particulière, mais aussi une carrière complète chez les soldats du feu.

Le premier sur l’incendie de Kritsen

Inondations à Morlaix, pollution maritime du Tanio en 1980, feux de forêt dans les monts d’Arrée en 96… Jean-Michel Le Jeune voulait de l’aventure, il a été servi !

Le pompier se souvient aussi de l’incendie qui a ravagé l’usine de saumon fumé Kritsen, à Landivisiau, l’été 2018. Il fait alors partie du premier fourgon sur place, tandis que le feu couve à l’intérieur.  J’ai fait ce que j’avais à faire , glisse, laconique, cet homme peu enclin à se mettre en avant, se bornant à citer, dans un sourire, Clint Eastwood dans Le Maître de guerre :  On est payé pour improviser, dominer, s’adapter . Un  très fort sens du dévouement  salué par le responsable du centre de secours, le capitaine Jean-Raphaël Leclère.

Quand la vie éclipse la mort

Jean-Michel Le Jeune n’a pas oublié non plus cet homme mortellement brûlé dans un incendie, ni ce nourrisson décédé de mort subite. Entré à 16 ans comme pompier volontaire, comme son père, il admet qu’on  n’est jamais préparé à ce qu’on va vivre sur le terrain ».

Heureusement, souvent, la vie éclipse la mort. Le néo-retraité se rappelle avec plaisir des quelques naissances auxquelles il a participé,  même si c’est la mère qui a tout fait !  tient-il encore à préciser. Des moments  qui font du bien  à ce père de deux enfants.

« S’investir autant que lui, c’est admirable »

En quarante et un ans, Jean-Michel Le Jeune a vu  la sécurité des personnels s’améliorer . Il s’est aussi découvert une passion pour la formation. Près de 400 sous-officiers ont bénéficié de ses enseignements.  On fait tous notre boulot sur les interventions, mais s’investir autant que lui, c’est admirable , souligne son chef, rappelant qu’une bonne formation,  c’est autant d’erreurs en moins  sur le terrain.

En parallèle, le pompier a gravi les échelons, terminant sa carrière au grade d’adjudant-chef.  Le gallon, pour moi, ça veut dire quelque chose. C’est presque un tatouage à vie. 

Preuve de cette empreinte, le retraité n’en a pas totalement fini avec le métier. S’il pourra désormais s’adonner à ses loisirs, liant notamment histoire et gastronomie, Jean-Michel Le Jeune continuera à improviser, dominer et s’adapter, puisqu’il vient d’intégrer la nouvelle réserve départementale des pompiers.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/portrait-jean-michel-le-jeune-41-ans-d-aventure-et-de-devouement-chez-les-pompiers-de-morlaix-7111277

 

Le Diben jeudi 07 janvier 2020

Affaire TRISKALIA : Gwenaël LE GOFFIC réhabilité par la Cour d’appel de RENNES

https://www.facebook.com/SolidairesAction/posts/2783928295152338

 

 

Ménard aime le cochon

Il semblerait que le sémillant maire de Béziers utilise une fois de plus la vieille ficelle usée  qui consiste a refuser de servir un repas de substitution aux enfants qui ne mangent pas de porc donc, si je connais mes grands classiques , les juifs et les musulmans .

Comme disait a ce propos le grand malfaiteur Sarkosy :-ils pourront toujours demander une deuxième  ration de frites. On apprécie l'humour cynique et l'intelligence zéro de ce malfaisant .

Il faut dire que le temps ne se prête guère a autre chose .Entre le covid , les gens qui crèvent a la rue , les records d'abstention , les revendications qui se font de plus en plus présentes , le RN n'à pas grand chose a se mettre sous la dent , et comme c'est dans les vieux pots que l'on fait la délicieuse daube de porc....

Nous voyons bien que notre freluquet du ridicule touche le summum de l'immonde entre ses crèches " votations " , et le Halouf ( porc en arabe )obligatoire ou rien.

Demain , il exigera sans doute que tous ces enfants portent une étoile jaune sur le bras , ( symbole d'humanité sociale , de non-mise a l'écart...)

Il ne manque plus que l'armée , que l'hôpital s'y mettent et nos belles plages bretonnes seront débarrassées de ses algues vertes toxiques.

Ménard ferait d'une pierre deux coups en devenant un sauveur de l'environnement . Sacré cochon de vieux malin.

C'est bien en effet d'apprendre très jeune a des gosses qu'ils sont des citoyens de seconde zone surtout  de la part de ce demi savant des opinions foireuses.

Nul doute qu'ils en sortiront fiers, forts et grandis.

De toute façon, le porc est bourré de nitrite , et nous savons que les nitrites sont pourvoyeuses de cancers du colon.

Peut être que finalement notre grand maire aux petites jambes est en avance sur le sénat concernant l'interdiction de ce poison.

Que les temps sont difficiles pour nos élus pour un peu, on en pleurerait de rage.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

https://blogs.mediapart.fr/mustapha-ait-larbi/blog/070121/menard-aime-le-cochon

 

Ouest-France

Saint-Renan. Des mesures d’isolement dès la fin du XVIe siècle

L’ouvrage de Gérard Cissé revient sur l’histoire du quartier de Quilimerien, à Saint-Renan (Finistère), qui fut, à l’époque, disait-on, le lieu où étaient regroupées les personnes atteintes d’infections diverses.

Béatrice Guitton, gérante du tabac-presse ; Gérard Cissé, auteur de l’ouvrage ; Yvonne Balch, coprésidente du Musée du Ponant.

Béatrice Guitton, gérante du tabac-presse ; Gérard Cissé, auteur de l’ouvrage ; Yvonne Balch, coprésidente du Musée du Ponant. | OUEST-FRANCE

Autrefois, les personnes atteintes d’infections étaient isolées des personnes saines dans un petit village éloigné des lieux habités, où une maisonnette était mise à sa disposition.

Dans son livre Les lépreux et les kakouz de Quillimérien en Saint-Renan, Gérard Cissé revient sur l’histoire de ce quartier aujourd’hui en pleine expansion et qui était situé un peu à l’écart de la ville actuelle de Saint-Renan.

Entré à 15 ans dans la marine à l’École des mousses, puis passé par différentes affectations, Gérard Cissé quitte l’armée pour entrer dans la police où il passe douze ans à Paris avant de revenir à Brest.

Également passionné d’histoire, dont celle de Brest, il passe en 1999-2000 un DU (diplôme universitaire) d’histoire sur la Bretagne. « Pour valider les études, il fallait produire un mémoire. J’étais venu me balader dans le coin, entre la mer et la campagne, et ce quartier de Quilimerien, avec sa topologie particulière, sa croix en son milieu et ses vestiges de maisons anciennes, m’ont intrigué. C’est un peu le hasard qui m’a fait choisir ce sujet » , indique l’auteur.

Préjugés et rejets sans fondement connu

« On ne sait plus quand, ni pourquoi, mais il y a très longtemps vivait dans ce quartier une colonie d’êtres atteints de cette maladie contagieuse qu’était la lèpre. »

Le mémoire est devenu une publication qui raconte l’histoire de ce quartier et de ses habitants de l’époque, qui étaient isolés du reste des autres habitants de la commune. « Pendant longtemps, avant la guerre, le quartier a eu mauvaise réputation. Il existait une forme de préjugés, de rejet, sans fondement connu. Mais l’essor de ce village dans les années 1980, l’arrivée d’une nouvelle population, la construction de gentils pavillons, ont enfin permis à cet endroit de respirer. »

Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus, le musée du Ponant vient de faire réimprimer cet ouvrage épuisé. On peut le trouver en vente au musée du Ponant et au tabac-presse de Saint-Renan.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-renan-29290/des-mesures-d-isolement-des-la-fin-du-xvie-siecle-7110848

 

Ouest-France

À Plougasnou, la SNSM parvient à remettre à l’eau un dauphin

Mission accomplie pour les sauveteurs de Plougasnou, dans le Finistère. Jeudi 7 janvier 2021, ils sont parvenus à déloger de la plage un dauphin échoué.

La SNSM de Plougasnou (Fnistère) est parvenue à remettre à l’eau un dauphin.

La SNSM de Plougasnou (Fnistère) est parvenue à remettre à l’eau un dauphin. | SNSM PLOUGASNOU

Intervention pas banale pour la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) de Plougasnou (Finistère), jeudi 7 janvier 2021. Appelés par des riverains et la mairie, les sauveteurs se sont rendus sur la plage de Primel-Trégastel pour tenter de remettre à l’eau un dauphin échoué a priori non blessé.

Le cétacé s’est échoué une deuxième fois !

 On a un peu improvisé, raconte Marc Bevout, patron suppléant. Je me suis mis à l’eau pour glisser le dauphin dans une bâche, à laquelle on a accroché des cordages, pour ne pas faire mal à l’animal, et le tracter vers le large avec l’annexe.  ​Mais rapidement, à la surprise des sauveteurs, le cétacé pourtant bien engagé est revenu s’échouer à l’autre bout de la plage.

Heureusement, la deuxième tentative a été la bonne. Le dauphin a regagné le large, au grand bonheur des sauveteurs et du public ayant assisté au sauvetage.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/a-plougasnou-la-snsm-parvient-a-remettre-a-l-eau-un-marsouin-7110739

 

Ouest-France

Lanmeur. La maire salue la solidarité de ses concitoyens pendant l’année 2020

L’annulation de la cérémonie des vœux de ce début d’année 2021 à cause du Covid-19 est un crève-cœur pour la maire de Lanmeur (Finistère), Cathy Lucas. Le contexte ne l’a pas empêchée de nous recevoir pour évoquer l’actualité de sa commune.

Cathy Lucas présentera ses vœux aux habitants par vidéo.

Cathy Lucas présentera ses vœux aux habitants par vidéo. | OUEST-FRANCE

En ce début d’année 2021, Cathy Lucas, maire de Lanmeur (Finistère), n’a pu proposer la traditionnelle cérémonie des vœux à cause du Covid-19. Elle nous détaille toutefois les projets en cours et les chantiers à venir dans la commune. Entretien.

S’il ne fallait retenir qu’une seule chose en 2020, quelle serait-elle ?

L’année impactée par le coronavirus nous a montré combien la vie était fragile. Je retiens la solidarité des Lanmeuriens, celle des membres du Centre communal d’action sociale (CCAS), du voisinage des personnes isolées, ainsi que le soutien de la commune et de la population apporté aux commerçants.

Le conseil municipal, renouvelé en mars, a aussi été pris de court par la pandémie. On était sur une dynamique et on avait plein d’idées. C’est décevant pour les jeunes élus qui n’ont pas encore pu exploiter tout ce que nous avions imaginé pendant la campagne, je pense aux rencontres avec les habitants.

Les chantiers de l’école et de la salle omnisports sont terminés, quels sont les autres projets ?

Le moment est venu de lancer la rénovation des bâtiments communaux, notamment la maison des assistantes maternelles et la toiture de la mairie, et des bâtiments patrimoniaux, chapelle de Kernitron et église. L’implantation d’une maison France Services pour simplifier la relation des usagers aux services publics est toujours à l’étude.

Et ceux qui ont pris du retard…

À cause du premier confinement, deux chantiers importants ont pris un an de retard. La mise en route du réseau de chauffage au bois entre la salle Steredenn, l’école et le collège est repoussée en 2022.

Au niveau du déploiement de la fibre, l’Internet à très haut débit devait être accessible aux habitants et entreprises dès l’automne dernier. Là aussi, il faudra patienter encore quelques mois.

Avec 2 307 habitants en 2018, la commune est sur une courbe ascendante…

C’est une grande satisfaction pour Lanmeur, ville de centralité et dotée d’un pôle médical performant. Nous avons voulu maintenir des prix attractifs dans les lotissements, c’est un choix du conseil municipal même si cela coûte un peu.

Seule ombre au tableau, le manque de locations, alors que nous avons des demandes tous les jours.

Le mystère des panneaux de circulation inversés la nuit durant plusieurs semaines cet automne n’est toujours pas élucidé ?

Il s’agit d’un trouble à l’ordre public qui m’interroge toujours. Qu’est-ce que les auteurs veulent nous dire en agissant ainsi ?

Que pensez-vous de la 5G ?

Je ne suis pas pour, la 4G suffit largement. La commune a eu une demande pour une installation d’une antenne-relais. J’ai réclamé une étude sur les effets de l’exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquences sur la santé.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/lanmeur-la-maire-salue-la-solidarite-de-ses-concitoyens-pendant-l-annee-2020-7110704

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Vœux du maire de Plougasnou

 

Ouest-France

PORTRAIT. Une amoureuse des mots à la com’ de la Ville de Morlaix

Publié le Delphine VAN HAUWAERT

Qui sont nos élus ? En tant que conseillère déléguée à la communication institutionnelle de la Ville de Morlaix (Finistère), Katell Salazar est chargée de relayer, mais surtout d’expliquer, l’action municipale à la population.

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En reconversion pour créer ses ateliers d’écriture, Katell Salazar écrit aussi pour elle, notamment des contes. « Un jour peut-être, ça sortira des tiroirs ! » | OUEST-FRANCE

18 août 1971 : naissance à Landivisiau, enfance à Plouénan puis Saint-Martin-des-Champs (Finistère).

2017 : retour à Morlaix après une carrière en région parisienne.

Juin 2020 : entrée dans la coopérative Chrysalide pour se reconvertir.

Quand elle a accepté de faire partie de l’aventure « Morlaix ensemble », Katell Salazar ne s’attendait pas à être élue. Grâce aux près de 55 % des suffrages recueillis par la liste menée par Jean-Paul Vermot, celle qui se trouve à la 26e place entre de justesse au conseil municipal de la Ville de Morlaix (Finistère).  Je ne m’étais pas du tout projetée mais je suis très contente d’en être ! 

Nouveau site internet

Elle est en charge de la communication institutionnelle, un terme un peu barbare que cette mère de deux enfants résume ainsi :  Il s’agit de rendre compte des politiques que l’on mène. Mais plutôt que de montrer, on essaye surtout d’expliquer la démarche. 

Plusieurs supports pour cela : le magazine de la Ville, les réseaux sociaux et le site internet. Ce dernier sera bientôt totalement repensé, dans un souci  de modernité et de clarté ». Il s’agit également de  simplifier la vie des citoyens  en leur permettant d’effectuer certaines démarches en ligne.

Une communication efficace passe nécessairement par une maîtrise des mots. Celle qui aime écrire, pour elle, à ses heures perdues – des contes, une réinterprétation des fables de La Fontaine… – a décidé il y a peu de se reconvertir dans ce domaine.

Après vingt ans dans le handicap (création de formations notamment), Katell Salazar vient d’intégrer la coopérative d’activités et d’emploi Chrysalide pour créer son activité.  J’aimerais utiliser l’écriture pour accompagner les personnes en situation de handicap, afin de leur redonner de la valeur vis-à-vis d’eux-mêmes, mais aussi vis-à-vis des autres. 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/portrait-une-amoureuse-des-mots-a-la-com-de-la-ville-de-morlaix-7110667

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
7 janvier 2021

Sédition

Sédition. Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/01/sedition.html

 

Ouest-France

Pays de Morlaix. Qui veut devenir correspondant local de presse ?

Le journal Ouest-France recherche des correspondant(e)s de presse pour deux communes aux alentours de Morlaix : Plougasnou et l’île de Batz. L’idée étant de couvrir l’actualité locale dans ces communes : la vie municipale, la vie associative, la culture, les écoles…

Ouest-France cherche un ou une correspondante pour Plougasnou et l’île de Batz.

Ouest-France cherche un ou une correspondante pour Plougasnou et l’île de Batz. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le journal Ouest-France recherche des correspondant(e)s de presse pour deux communes aux alentours de Morlaix : Plougasnou et l’île de Batz. L’idée étant de couvrir l’actualité locale dans ces communes : la vie municipale, la vie associative, la culture, les écoles…

À la rencontre des acteurs locaux, des habitants

La correspondance de presse n’est pas une activité salariée, mais elle fait l’objet d’une indemnisation pour les articles et photos publiés. Le correspondant de presse travaille avec la rédaction, sous la responsabilité d’un journaliste professionnel. Il convient d’habiter sur place ou non loin, d’avoir de la disponibilité, de la curiosité, le sens de l’initiative et l’envie d’aller à la rencontre des acteurs locaux, des habitants. Il faut être majeur et mobile.

Les candidat(e)s peuvent contacter la rédaction du journal Ouest-France à l’adresse suivante, redaction.morlaix@ouest-france.fr, ou par téléphone au 02 98 36 88 21.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/pays-de-morlaix-qui-veut-devenir-correspondant-local-de-presse-7110409

 

Ouest-France

Guerlesquin. Fermeture de la station de traitement de l’eau : Paul Uguen monte au créneau

Le nouveau schéma d’eau potable de Morlaix communauté prévoit la fermeture de la station de traitement de Guerlesquin (Finistère) et la construction d’une nouvelle usine à Plouigneau. Le conseiller d’opposition Paul Uguen s’indigne de cette situation.

À terme, la station de traitement de Guerlesquin devrait fermer au profit de la future usine de Plouigneau.

À terme, la station de traitement de Guerlesquin devrait fermer au profit de la future usine de Plouigneau. | SAMOPAUSER-STOCK.ADOBE.COM

Morlaix communauté, qui a la compétence eau potable depuis 2016, prévoit un vaste chantier sur dix ans pour revoir l’approvisionnement en eau potable sur le territoire. Un chantier de quelque 20 millions d’euros qui veut sécuriser l’approvisionnement, en procédant à la recherche de fuites, préserver les ressources des cours d’eau et procéder à des interconnexions, également avec des territoires limitrophes.

Construction d’une nouvelle station à Plouigneau

Concernant Guerlesquin (Finistère), cela signifie la fermeture de la station de traitement, d’ici 2027 avec construction d’une nouvelle usine à Plouigneau. Pour Paul Uguen, c’est la goutte d’eau de trop. « L’eau, le plan d’eau est une richesse pour Guerlesquin, mais également pour Morlaix communauté, estime l’ancien maire et l’actuel conseiller d’opposition de gauche. Cela nous donnait la possibilité de nous positionner comme grand fournisseur d’eau pour la population et industrie. Tout cela va disparaître au profit de la commune de Plouigneau. »

« Un manque d’information notoire »

Pour Paul Uguen, « le transfert de compétence à Morlaix communauté, était voté en 2016 à l’unanimité par le conseil municipal, mais avec un manque d’informations notoires. Il n’avait jamais été question de la fermeture de la station de traitement et encore moins que l’eau potable vienne de Plounérin. Le transfert ne doit pas empêcher les élus que nous sommes de nous défendre et être justement force de proposition pour ne pas que Guerlesquin tombe dans l’oubli et devient un désert économique ». Il constate que « le dossier semble bouclé. Ce n’était pourtant pas le cas quand nous nous sommes réunis avec Guy Pennec, en charge du dossier. Cela voudrait dire que le maire [Éric Cloarec], a donné son aval […] avec la cession du plan d’eau sans que nous ayons débattu au conseil municipal ». Pour conclure, Paul Uguen demande « de déposer un dossier complet […] et de le mettre à la disposition des Guerlesquinais afin que chacun puisse juger en son âme et conscience ».

Contacté, le maire Éric Cloarec n’a pas souhaité réagir.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guerlesquin-29650/guerlesquin-fermeture-de-la-station-de-traitement-de-l-eau-paul-uguen-monte-au-creneau-7110335

 

Ouest-France

PORTRAIT. Jérôme Plouzen, bâtisseur sans étiquette à la ville de Morlaix

Qui sont nos élus ? En juin 2020, Jérôme Plouzen devenait le neuvième adjoint de Morlaix (Finistère), chargé des travaux, de l’urbanisme et du patrimoine. Une ancre jetée à terre pour cet homme de mer.

Jérôme Plouzen est l’adjoint chargé des travaux, de l’urbanisme et du patrimoine à la mairie de Morlaix.

Jérôme Plouzen est l’adjoint chargé des travaux, de l’urbanisme et du patrimoine à la mairie de Morlaix. | OUEST-FRANCE

21 février 1972 : naissance à Landau (Allemagne). Passe son enfance à Auray, dans le Morbihan.

1996 : arrivée à Morlaix.

2019 : création de son entreprise Tyeko.

« Je suis arrivé à Morlaix (Finistère) par la mer. » L’image résume bien Jérôme Plouzen. Et n’est pourtant pas banale pour celui qui a récupéré un portefeuille bien terrien à la Ville : celui des travaux, de l’urbanisme et du patrimoine. Heureusement, « Morlaix est une ville entre les deux », poursuit l’élu. Embruns et iode ne sont jamais loin, pour celui qui a « besoin de nature et d’évasion ».

Au début de la vie de Jérôme Plouzen, la politique n’est alors qu’un phare au loin, même si son attachement au service public vient de ses parents professeur de math et institutrice. Après une enfance passée à Auray (Morbihan)« une petite ville qui ressemble à Morlaix » – il accoste dans la cité du viaduc à 24 ans. Une ville de cœur, puisqu’il épousera une Morlaisienne. « J’y suis très attaché, nous sommes dans une région magnifique. J’aime le vent, la pluie, au grand dam de mes collègues du service, car je laisse souvent la fenêtre ouverte », rit l’élu.

Rebondir et bâtir

Sa porte d’entrée vers le bâti date des années 1990, quand il a repris ses études pour devenir menuisier et agenceur, puis encadrant technique aux Compagnons bâtisseurs de Bretagne. Puis la vie le rattrape : « Une maladie auto-immune, déclarée en 2016. Une sorte d’arthrose. »

Les difficultés s’enchaînent, mais Jérôme Plouzen rebondit. Retourne sur les bancs de l’école. Et prend sa revanche. « J’ai créé mon entreprise Tyeko, qui fait dans l’expertise technique immobilière, spécialisée dans la rénovation énergétique. » Il remportera même le 3e prix national de l’handi-entreprenariat, en janvier 2020.

Un « poisson volant » sans étiquette

Et la politique dans tout ça ? L’intérêt pour la chose locale le suit depuis toujours. « Mon beau-père était conseiller municipal sous Michel Le Goff. Je suis proche de Valérie Scattolin [adjointe au commerce] et j’ai connu Jean-Paul Vermot quand il dirigeait l’Afpa », raconte celui qui jouait de la grosse caisse pour le bagad de Morlaix.

Alors, avant de passer le cap des 50 ans, il décide de se jeter à l’eau et rejoint le groupe de Morlaix Ensemble. Volontairement sans étiquette. « Je suis un poisson volant », et on ne le changera pas comme ça. L’arrivée de l’élection le rend fier, mais aussi impressionne.

Si son physique en impose, il reste « quelqu’un de l’ombre. Je n’aime pas me faire remarquer », glisse-t-il. Depuis six mois, passé la surprise de l’ampleur de sa tâche, il apprivoise sa nouvelle fonction. « Je m’attache à donner de l’aisance aux gens. Nous sommes dans le même bateau, la politique a un rôle de facilitateur. Je dois faire passer le message. »

Jérôme Plouzen travaille sur « les trous dans les routes, l’éclairage public qui ne fonctionne pas ». Mais ce qui le botterait bien, c’est de « redonner une place à l’eau dans la ville, pour verdir davantage. Mais ce n’est pas pour tout de suite. » Vient d’abord l’équilibre à trouver entre rénovation et baisse de l’appétit énergétique des habitats du centre-ville. Un énorme dossier, mais l’envie de travail lui est restée « comme au premier jour. Voire plus. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/portrait-jerome-plouzen-batisseur-sans-etiquette-a-la-ville-de-morlaix-7110203

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor. Un conflit d’intérêts au pôle social du tribunal de Saint-Brieuc ?

Plusieurs représentants syndicaux dénoncent un conflit d’intérêts au pôle social du tribunal de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). En cause : un assesseur a jugé une affaire impliquant Triskalia alors qu’il est adhérent à la coopérative agroalimentaire.

Les locaux des bureaux administratifs de Triskalia, à Pont-Ezer, dans la commune de Plouisy.

Les locaux des bureaux administratifs de Triskalia, à Pont-Ezer, dans la commune de Plouisy. | OUEST FRANCE ARCHIVES

Le 10 décembre 2020, Claude Le Guyader, ex-salarié de la coopérative agricole Nutréa-Triskalia, ne l’a pas cru. En lisant le délibéré du pôle social du tribunal judiciaire de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) dans l’affaire qui l’oppose à son employeur, il s’aperçoit qu’un des assesseurs, agriculteur à la retraite, est toujours adhérent sociétaire à Triskalia !

Il ne peut que douter de l’impartialité de la juridiction, d’autant plus qu’elle venait de rejeter sa demande de reconnaissance de la faute inexcusable de Triskalia. Claude Le Guyader, victime d’intoxication par des pesticides, considère que la coopérative agricole est responsable de sa maladie professionnelle. Il a décidé de faire appel.

« C’est une honte »

L’Union syndicale Solidaires de Bretagne et le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest ont envoyé un courrier au préfet de Région, à celui des Côtes-d’Armor, au procureur de la République de Saint-Brieuc, au président du tribunal judiciaire de Saint-Brieuc et à celui de la cour d’Appel de Rennes. Ils demandent de  prendre les mesures nécessaires  pour mettre fin à ce qu’ils considèrent comme un  conflit d’intérêts. 

René Louail, membre du comité de soutien des victimes des pesticides de Triskalia, assure que les autorités ne pouvaient pas ignorer le risque de conflit d’intérêts.  C’est un choix pour ne pas désobéir au lobby agroalimentaire breton. C’est une honte. 

Benoît Biteau, paysan et député européen EELV, acquiesce :  C’est une nouvelle preuve du système tentaculaire de la FNSEA, qui verrouille tout. 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/cotes-d-armor/cotes-d-armor-un-conflit-d-interets-au-pole-social-du-tribunal-de-saint-brieuc-7109780

 

Ouest-France

Morlaix. L’UDB veut un « pouvoir d’action économique autonome de la Région » pour Hop Training

La section de l’Union démocratique bretonne (UDB) du pays de Morlaix (Finistère) et des monts d’Arrée fait le point sur l’année 2020. Elle exprime le souhait de moins de centralisation pour 2021 à l’échelle locale.

L’Union démocratique bretonne (UDB) de Morlaix (Finistère) propose de régionaliser temporairement Hop Training, pour attirer des repreneurs.

L’Union démocratique bretonne (UDB) de Morlaix (Finistère) propose de régionaliser temporairement Hop Training, pour attirer des repreneurs. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

L’Union démocratique bretonne (UDB) du pays de Morlaix (Finistère) et des monts d’Arrée a des rêves pour 2021. Que cette année fasse l’objet « de moins d’interventionnisme de l’État central, de plus de volontarisme local et de confiance dans les acteurs locaux ».

Le parti politique se réfère notamment aux cas de Hop !, Sermeta et Brittany Ferries. Sur les trois entreprises, « deux sont en fait victimes des choix du pouvoir central qui a décidé de faire tomber le couperet de la guillotine ».

Attirer les repreneurs de Hop Training

Pour 2021, l’UDB « propose la constitution d’un véritable pouvoir d’action économique autonome de la région Bretagne. Ce pouvoir d’intervention doté de moyens permettrait une régionalisation temporaire de Hop Training, au regard de ses potentialités. Celle-ci durerait le temps de trouver un ou des repreneurs qui garantissent le maintien de l’activité sur site. »

Pour le parti, c’est clair, « quand Paris décide seule, c’est l’économie de Morlaix qui trinque et inutile de compter sur ceux qui devraient défendre notre territoire au sein de la représentation nationale ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-l-udb-veut-un-pouvoir-d-action-economique-autonome-de-la-region-pour-hop-training-7109699

 

Le Diben mercredi 06 janvier 2020

Charlie Hebdo, 6 ans demain

Rassemblement Charlie Hebdo Morlaix mercredi 07 janvier 2015

 

Ouest-France

TÉMOIGNAGE. L’ancien juge d’instruction de Morlaix « n’oublie pas, c’est comme un premier amour »

Christian Elek a été juge d’instruction au tribunal de grande instance de Morlaix (Finistère), de 1974 à 1981. Il raconte ce tout premier poste pour le jeune homme qu’il était, ses missions, ses affaires emblématiques.

Une affaire qui est restée gravée dans la mémoire de Christian Elek, juge d’instruction à Morlaix (de dos, à gauche avec les bottes) : six squelettes humains avaient été retrouvés enterrés sur une plage de l’île de Batz (Finistère), en août 1980.

Une affaire qui est restée gravée dans la mémoire de Christian Elek, juge d’instruction à Morlaix (de dos, à gauche avec les bottes) : six squelettes humains avaient été retrouvés enterrés sur une plage de l’île de Batz (Finistère), en août 1980. | DR/CHRISTIAN ELEK

Il avait 26 ans et Morlaix (Finistère) était son premier poste. Christian Elek est arrivé en 1974 comme juge d’instruction au tribunal de grande instance. « Vraiment l’un des plus petits de France », se souvient le magistrat à la retraite. Il était alors le « juge à tout faire », également juge d’application des peines, juge questeur, etc. Il officiait aux côtés d’un procureur – plus tard accompagné d’un substitut – et d’un juge d’instance, dont le bureau était à Kernéguès.

Ce qui le frappe dès son arrivée ? « Les fonctionnaires parlaient encore avec angoisse de la réforme de 1958. Elle avait déjà prévu de supprimer les petits tribunaux et ils avaient eu peur d’en faire partie. Finalement, c’est celle de Rachida Dati qui l’aura fait, bien plus tard. »

L’alibi de la foirotte

La ville de taille humaine et la proximité de la mer avaient séduit le jeune diplômé, originaire de la région parisienne. « J’avais un beau et grand bureau, à moi seul. C’était confortable. » Christian Elek pouvait s’appuyer sur les connaissances de Marie-Paule Paugam, greffière, qui connaissait parfaitement le terrain. « Il y avait des choses que je n’avais pas apprises à l’école. Un jour, j’interrogeais une jeune femme sur son alibi. Là, elle me dit qu’elle était à la Foire Haute. J’avais compris ‘‘foirotte’’ et je ne savais pas ce que c’était… Heureusement que j’avais une locale pour m’aider », rit le magistrat.

Le bureau morlaisien qu’a occupé Christian Elek, alors juge d’instruction au tribunal de 1974 à 1981. | DR/CHRISTIAN ELEK

C’est aussi l’époque des machines à écrire mécaniques. En sept ans d’activité à Morlaix, elles ont été remplacées par des électriques, ou d’autres qui imprimaient à la ligne. L’arrivée de la technologie chamboule progressivement les pratiques. Comme l’Eurosignal, utilisé quand Christan Elek était en week-end ou absent. Il savait ainsi que quelqu’un essayait de le joindre. « Et je devais trouver une cabine téléphonique ensuite. »

Les squelettes de l’île de Batz

Parmi les affaires que l’ancien juge d’instruction a suivies, une sort du lot, empreinte de mystère. « Un garçon jouait sur une plage de l’île de Batz, et a cru voir un ballon sur le sable. Sauf qu’en fait il s’agissait d’un crâne. » C’était le 26 août 1980. Bottes aux pieds, Christian Elek et Marie-Paule Paugam devaient chercher les os humains – « et on a creusé ! ». Six squelettes ont été mis au jour, datés de plus de cinquante ans. « Les faits étaient prescrits quoi qu’il arrive. » Naufragés ? Un fait de guerre ? « On n’a jamais eu le fin mot de l’histoire. »

Le tout premier poste de Christian Elek a été celui de juge d’instruction à Morlaix, de 1974 à 1981. | DR/CHRISTIAN ELEK

De ses sept années, Christian Elek garde aussi des souvenirs tendres. Lorsque le Jarlot était en crue, « on remontait tous nos dossiers du rez-de-chaussée au premier étage, de peur qu’ils ne soient trempés ». Ou encore la crainte de voir les agriculteurs en colère déverser leurs artichauts ou autres choux-fleurs devant la porte de l’institution de l’allée du Poan-Ben.

Puis, en 1981, l’ancien magistrat est parti à Nantes pour vingt ans, participant à la création du casier judiciaire national. Enfin, comme procureur au Mans avant de couler une paisible retraite. Mais ces sept ans d’histoire morlaisienne, il ne les « oublie pas, comme un premier amour ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/temoignage-l-ancien-juge-d-instruction-de-morlaix-n-oublie-pas-c-est-comme-un-premier-amour-7109050

 

Ouest-France

Plougasnou. L’Hôtel de France va changer de propriétaires

À Plougasnou (Finistère), l’Hôtel de France va changer de main. Avant leur départ à la retraite, les actuels propriétaires, Martine et Gilles Choquer, ont trouvé un repreneur.

Place de l’Église, l’Hôtel de France est une institution à Plougasnou (Finistère), depuis 1900.

Place de l’Église, l’Hôtel de France est une institution à Plougasnou (Finistère), depuis 1900. | OUEST-FRANCE

Propriétaires de l’Hôtel de France, à Plougasnou (Finistère), Martine et Gilles Choquer se préparent à cesser leur activité, pour cause de départ à la retraite. Le couple a trouvé des acquéreurs pour cet établissement créé en 1900 par la grand-mère de l’actuel propriétaire. Un compromis a été signé.

Vente du matériel jusqu’au 12 janvier

Muni des autorisations municipales et préfectorales, il organise une dispersion du matériel de cuisine, du linge, du mobilier et de vaisselle dans le respect des règles sanitaires en vigueur et sur rendez-vous. Il ne pourra, en effet, pas y avoir plus de trois personnes dans la salle. Cette vente privée est prévue jusqu’au mardi 12 janvier, et pourra être prolongée.

Contact : tél. 02 98 67 30 15.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-l-hotel-de-france-va-changer-de-proprietaires-7109472

 

Ouest-France

Finistère. Le sous-préfet de Morlaix est nommé à La Réunion

Gilbert Manciet avait pris ses fonctions de sous-préfet de Morlaix (Finistère) le 4 mars 2019. Il vient d’être nommé officiellement auprès du préfet de La Réunion.

Gilbert Manciet, lors de sa prise de fonctions à la sous-préfecture de Morlaix (Finistère), lundi 4 mars 2019.

Gilbert Manciet, lors de sa prise de fonctions à la sous-préfecture de Morlaix (Finistère), lundi 4 mars 2019. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Cela faisait plus d’un an et demi que Gilbert Manciet était le sous-préfet de Morlaix (Finistère). Le Journal officiel, publié ce mercredi 6 janvier 2021, vient de dévoiler sa prochaine destination : La Réunion.

Il y exercera la fonction de sous-préfet chargé de mission à la relance auprès du préfet de la région Réunion, Jacques Billant. Un retour aux sources pour le haut fonctionnaire, natif de l’île. La personne qui le remplacera à la sous-préfecture de Morlaix n’a pas encore été officialisée.

Un parcours d’officier, directeur de cabinet, secrétaire général

Gilbert Manciet avait officiellement pris ses fonctions à Morlaix le 4 mars 2019 et faisait suite à Gilles Quénéhervé. Il arrivait de la Manche, où il occupait, depuis 2017, le poste de directeur de cabinet du préfet.

Officier de l’Armée de Terre de 1985 à 2002, le quinquagénaire a ensuite été chef du Service interministériel de défense et de protection civile à la préfecture du Maine-et-Loire jusqu’en 2012, puis secrétaire général de la sous-préfecture de Mulhouse de 2012 à 2015. Date à laquelle il est devenu sous-préfet de Bagnères-de-Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/finistere-le-sous-prefet-de-morlaix-est-nomme-a-la-reunion-7109336

 

Ouest-France

Doubs. Le boulanger entame une grève de la faim pour soutenir son apprenti menacé d’expulsion

Publié le Philippe MIRKOVIC

Le jeune homme arrivé en France en 2018 devrait finir son CAP boulangerie en juin. Mais depuis sa majorité, il est sous la menace d’une obligation de quitter le territoire. Son patron a entamé une grève de la faim pour le soutenir.

Stéphane Ravacley a entamé une grève de la faim pour soutenir son apprenti.

Stéphane Ravacley a entamé une grève de la faim pour soutenir son apprenti. | OUEST-FRANCE

Un « super apprenti ». À « l’écoute », « réfléchi », présent « chaque matin avant 3 h »… Laye Fodé Traoréiné a « les qualités d’un bon boulanger », selon Stéphane Ravacley, son patron durant un an et demi à Besançon (Doubs). Le jeune guinéen a débuté chez lui en septembre 2019 un CAP, alors qu’il était mineur. Mais aujourd’hui âgé de 18 ans, il est menacé d’expulsion, au grand dam du professionnel.

Il n’est plus employé de la « Huche à pain » depuis le 2 janvier, « alors que sa formation doit se terminer en juin », fulmine l’artisan bisontin, qui a entamé une grève de la faim pour soutenir son apprenti. Et lancé des pétitions à la boulangerie et sur internet (plus de 106 000 signatures sur le site change.org). Demandant que « Laye puisse au moins finir son cursus. On ne coupe pas les jambes de quelqu’un qui veut travailler. »

« Rejeté une fois ses 18 ans passés… »

Le jeune homme, qui a grandi dans une famille d’accueil en Guinée, est arrivé en France en 2018. Après avoir traversé notamment le Mali, la Libye et la mer Méditerranée pour rejoindre l’Italie. « Laye a ensuite pris un train au hasard qui l’a conduit à Nîmes. »

Pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, il a d’abord cherché des stages en plomberie, sans succès. Avant que sa tutrice l’oriente vers la boulangerie, répondant à un appel dans la presse de Stéphane Ravacley, qui peine alors à recruter.

« Dans notre profession, c’est tellement dur de trouver des employés », explique l’artisan. Il ne comprend pas qu’on « ouvre les portes à un gamin, qu’on l’héberge et qu’on lui finance une formation pour finalement le rejeter une fois ses 18 ans passés… »

« Il pourrait rester dans l’entreprise »

Une obligation de quitter le territoire a été notifiée fin novembre. « La préfecture estime que Laye a présenté des documents d’état civil non conformes. La police aux frontières considère leur authenticité douteuse », explique l’avocate de l’apprenti, qui a formulé un recours devant le tribunal administratif pour contester l’arrêté refusant le titre de séjour.

Selon elle, Laye « remplit toutes les conditions fixées par la loi » pour l’obtenir. « Il a un acte de naissance, suit une formation diplômante de manière réelle et sérieuse, n’a pas de contact régulier avec son pays d’origine, n’a jamais eu de problème de comportement… »

Et Stéphane Ravacley insiste : « Il pourrait rester dans l’entreprise et poursuivre sa formation avec une mention complémentaire et un brevet professionnel. Puis être ouvrier chez moi, il n’y a pas de problème. »

https://www.ouest-france.fr/societe/immigration/sans-papiers/doubs-le-boulanger-entame-une-greve-de-la-faim-pour-soutenir-son-apprenti-menace-d-expulsion-7108497

 

Ouest-France

Des véhicules radars privés déployés dans de nouvelles régions

Des nouvelles voitures radars privées vont être mises en service dans certaines régions françaises, comme en Bourgogne-Franche-Comté, dans le Grand Est et dans le Centre-Val de Loire. Ces véhicules sont difficilement repérables.

De nouveaux véhicules radars privés vont être déployés dans de nouvelles régions.

De nouveaux véhicules radars privés vont être déployés dans de nouvelles régions. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

De nouvelles voitures radars privées vont prendre la route à compter du premier trimestre 2021. Elles sont attendues dans les prochaines semaines en Bourgogne-Franche-Comté, dans le Grand Est et en Centre-Val de Loire, rapporte BFMTV lundi 4 janvier. D’autres véhicules seront déployés dans les Hauts-de-France et en Nouvelle-Aquitaine.

En tout, ce sont plus de 120 nouveaux véhicules radars privatisés qui vont être mis en service dans toutes ces régions, selon le site Radars-Auto, cité par Capital.

Des véhicules difficilement identifiables

Arrivés pour la première fois en avril 2018 en Normandie pour être implantés ensuite en Bretagne, dans les Pays de la Loire et le Centre-Val de Loire, ces véhicules n’appartiennent pas aux forces de l’ordre mais à des prestataires privés. Ils sont moins identifiables et s’intègrent parfaitement à la circulation. Dans Le Parisien, Xavier Marotel, directeur de cabinet du préfet du Loiret, indique qu’il s’agit de berlines compactes, passant inaperçues « en ville comme en zone rurale ».

La plupart des voitures radars privées sont des véhicules récents comme des Volkswagen Passat, des Seat Leon ou des Golf berline. Mais d’autres, tels des Citroën Berlingo qui avaient été mis en service en 2014 et qui étaient utilisés par les forces de l’ordre, vont être transformés. Ces véhicules radars sont capables de flasher une voiture qu’ils croisent ou qu’ils doublent.

https://www.ouest-france.fr/societe/securite-routiere/radars/des-vehicules-radars-prives-deployes-dans-de-nouvelles-regions-7108230

 

Mercredi 06 janvier 2021

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 05/01/2021

5G : CONTRE L'AVIS DU RAPPORTEUR PUBLIC, LE CONSEIL D'ETAT REJETTE LE RECOURS DES ASSOCIATIONS

Depuis le 31 décembre 2020 à 17h42, quelques médias se sont fait l'écho, via une dépêche de l'Agence France Presse, d'un rejet des recours engagés devant le Conseil d'Etat par les associations Priartem et Agir pour l'Environnement dans le dossier 5G.

Avec force détails, ces médias ont eu accès à une information que seul le Conseil d'Etat est en mesure d'avoir diffusée. Les associations s'étonnent de cette façon de faire et souhaiteraient connaître précisément comment, quand et qui, au sein du Conseil d'Etat, a été autorisé à diffuser une décision que les requérants et leurs avocats n'ont reçu formellement que 4 jours plus tard.

Il est pour le moins curieux que la plus haute juridiction administrative se prête à ce qui pourrait apparaître comme une volonté de réserver une information à certains médias triés sur le volet en jouant la carte du scoop sans respecter les procédures habituelles.

Ceci est d'autant plus étonnant que cette décision de rejet des recours des associations ne retient pas les conclusions du rapporteur public qui avait proposé, le 18 décembre dernier, de sursoir à statuer le temps de saisir la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) via une question préjudicielle ; donnant ainsi raison aux demandes légitimes des associations et de leurs avocats.

Le Conseil d'Etat rejette ainsi la demande formulée par les associations de mener à bien une évaluation environnementale et sanitaire avant tout déploiement de la 5G et une mise au débat public, comme le prévoit pourtant la directive relative à l'évaluation environnementale des plans et programmes.

Les associations dénoncent cette décision de la plus haute juridiction administrative, d'autant plus regrettable que le Haut Conseil pour le Climat vient de confirmer l'impact significatif de la cinquième génération de téléphonie mobile sur le climat, qui aurait dû être évalué au préalable selon lui.

CONTACT

PRIARTEM : 01 42 47 81 54 

Agir pour l'Environnement : 01 40 31 02 37

 

Ouest-France

Finistère. Salariés sans-papiers non déclarés : la CGT organise une manifestation à Morlaix

Après avoir médiatisé l’histoire de salariés sans-papiers non déclarés par un patron d’une exploitation agricole de Saint-Sauveur, Landivisiau et dans le secteur de Châteaulin (Finistère), la CGT de Morlaix organise une manifestation pour que leur situation soit régularisée.

Marc Corbel, secrétaire de l’union locale de la CGT de Morlaix, appelle à manifester pour la régularisation des travailleurs sans-papiers du Finistère, mardi 19 janvier 2021.

Marc Corbel, secrétaire de l’union locale de la CGT de Morlaix, appelle à manifester pour la régularisation des travailleurs sans-papiers du Finistère, mardi 19 janvier 2021. | OUEST-FRANCE

Des salariés sans-papiers non déclarés d’une exploitation agricole de Saint-Sauveur (Finistère) ont porté plainte pour traite des êtres humains. L’enquête est menée par la police aux frontières de Rennes et le parquet de Quimper doit trancher. Ils étaient 17 salariés sur 23 à avoir un statut irrégulier et le patron ne les déclarait pas auprès de la préfecture. Et se permettait des abus. Aujourd’hui, l’exploitation a été liquidée et onze salariés ont reçu un titre de séjour provisoire. Six autres sont dans l’attente.

« On veut que la situation se débloque rapidement »

Une autre exploitation de Landivisiau est dans le viseur de l’Inspection du travail, relevant 28 cas similaires. Une autre, dans le secteur de Châteaulin, ferait travailler 32 personnes sans-papiers de manière irrégulière.

Pour que leur situation soit régularisée et pour que ces abus cessent, la CGT de Morlaix appelle à manifester mardi 19 janvier 2021. Le cortège devrait passer devant la sous-préfecture. « On veut que la situation se débloque rapidement », prévient Marc Corbel, secrétaire de l’union locale.

Mardi 19 janvier, de 11 h à 13 h, départ du kiosque de la place des Otages vers la sous-préfecture de Morlaix.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/finistere-salaries-sans-papiers-non-declares-la-cgt-organise-une-manifestation-a-morlaix-7109009

 

Ouest-France

Lannion. Extraction de sable : la requête de l’Agglo rejetée en appel

À l’été 2019, avec plusieurs communes, Lannion-Trégor communauté (LTC) avait fait appel de la décision du tribunal administratif de Rennes de ne pas annuler les arrêtés de 2015, qui permettaient l’exploitation de concession de sable coquillier dans la baie de Lannion (Côtes-d’Armor). Leur requête vient d’être rejetée.

Le sable coquillier devait être extrait en vue d’amender les sols agricoles, selon les arguments de la Can.

Le sable coquillier devait être extrait en vue d’amender les sols agricoles, selon les arguments de la Can. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

En juillet 2019, le tribunal de Rennes s’était refusé à annuler les trois arrêtés de décembre 2015, qui rendaient possible l’extraction de sable coquillier dans la baie de Lannion (Côtes-d’Armor) par la Compagnie armoricaine de navigation (Can), filiale du groupe Roullier.

Considérant notamment les conséquences du projet sur la biodiversité dans la baie, mais aussi sur l’économie locale, Lannion-Trégor communauté avait alors fait appel de cette décision, avec plusieurs communes et Morlaix communauté. Dans un jugement en date du 22 décembre 2020, la cour administrative d’appel de Nantes a finalement rejeté leur requête.

« Un impact limité sur l’environnement »

Dans son jugement, la cour indique notamment : « Il ressort de l’étude d’impact et de l’évaluation des incidences Natura 2000, dont les insuffisances ne sont pas établies, que le projet d’exploitation de la société Can n’aura qu’un impact limité sur l’environnement ainsi que sur les habitats et espèces marines. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-extraction-de-sable-la-requete-de-l-agglo-rejetee-en-appel-7108747

 

Ouest-France

Berrien. Richard Ferrand en visite à la chèvrerie de Keraden

Le président de l’Assemblée nationale a rencontré Lætitia Benoit à Berrien (Finistère). L’éleveuse a été primée au concours international de Lyon pour son fromage de chèvre.

Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, et Lætitia Benoit, à la chèvrerie de Keraden.

Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, et Lætitia Benoit, à la chèvrerie de Keraden. | OUEST-FRANCE

Le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand s’est rendu en visite à Berrien (Finistère), mardi 5 janvier 2021, à la chèvrerie de Keraden exploitée par Lætitia Benoit. L’éleveuse a été primée, en décembre 2020, pour ses fromages de chèvres.

Un troupeau docile

L’éleveuse a présenté son troupeau de 64 chèvres des fossés, « une race de Bretagne et de Normandie qui a failli disparaître. C’est une race rustique, très adaptée à la région et dont le lait possède des qualités exceptionnelles pour faire du fromage ». Dans le pré ensoleillé, Lætitia Benoit lance un sonore : « Allez les filles ! » Et voilà le troupeau qui lève la tête et s’anime pour rejoindre l’exploitante.

Le président de l’Assemblée nationale s’est réjoui de la médaille d’or obtenue par Lætitia Benoit. « C’est une belle reconnaissance pour votre travail, pour votre passion. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/berrien-29690/berrien-richard-ferrand-en-visite-privee-a-la-chevrerie-de-keraden-7108538

 

Ouest-France

Brest. Elles cousent des masques, remportent un prix et en font des dons aux associations

Durant le premier confinement, à Brest, une association a été créée pour coudre des masques. Une initiative qui lui a valu de remporter un prix de 5 000 €. Une somme qu’elle redistribue désormais à diverses associations, dont le centre de formation de la SNSM, à Brest.

Mary Gourhant et Rozenn Fichou, de l’association Masques à rade, ont notamment fait un don au centre de formation de la SNSM de Brest.

Mary Gourhant et Rozenn Fichou, de l’association Masques à rade, ont notamment fait un don au centre de formation de la SNSM de Brest. | DR

Masques à rade est née durant le premier confinement. Créée à Brest par Mary Gourhant, couturière de formation, et Rozenn Fichou, elle a pour but de fabriquer des masques en tissu pour répondre à la pénurie constatée au début de la crise sanitaire, au printemps 2020. À partir de dons de chutes de tissu, 10 000 masques ont été fabriqués pour être distribués dans les Ephad, les écoles, aux pompiers, à l’hôpital, au commissariat, au Secours populaire, aux Papillons blancs, etc.

En participant à Atout Soleil, opération de mécénat de GPMA et Generali, Masques à rade se voit récompensé à hauteur de 5 000 €. Mary et Rozenn décident alors de reverser cette somme à différentes associations, dont le Centre de formation et d‘intervention de la SNSM à Brest, qui a reçu un chèque de 800 €. Une somme qui correspond au premier prix d’un mannequin de sauvetage.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-elles-cousent-des-masques-remportent-un-prix-et-en-font-des-dons-aux-associations-7108483

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
5 janvier 2021

Retard à l'allumage

Retard à l'allumage. Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/01/retard-a-l-allumage.html

 

Le Diben mardi 05 janvier 2020

Finistère. Réponse du PCF Finistère à M.Poignant

Suite à sa tribune dans le Ouest-France ce 5 janvier.

La question qui se pose aujourd'hui M.Poignant pour nos citoyens est: comment aujourd’hui on transforme la société, face aux politiques ultra libérales qui profitent uniquement à une petite minorité, comment aller vers plus de justice sociale?
Pour construire une alternative, il faut le rassemblement des forces de gauche et écologiste mais sur un projet de profond changement, qui tienne compte des leçons des échecs passés.

Ce rassemblement, on doit le construire à partir de nos différences qui doivent devenir une richesse. Pour cela, le véritable enjeu est de redonner envie à tous ceux qui ont été dégoûtés par la gauche ces dernières années de s’engager à la construction de ce projet.
Il faut que nous construisions une majorité politique qui s’attaque réellement au mur de l’argent et qui ait pour objectif l’augmentation du SMIC, la parité des salaires, la relocalisation des industries, le développement des services publics et en priorité de l’hôpital public, la justice fiscale et la lutte contre l'évasion fiscale, la réduction de la pauvreté et des inégalités, la question du réchauffement climatique ….
Cette année devraient avoir lieu les élections départementales et régionales. Aux municipales de 2020, le choix du rassemblement a permis à la gauche de conserver et de gagner de nombreuses villes tant en Bretagne que sur l’ensemble de la France.

Cette stratégie claire doit être poursuivie pour ces élections et permettre ainsi à ces collectivités de faire des choix de défense des services publics et d’être des lieux de solidarité et de citoyenneté.

Pour le PC Finistère - Ismaël Dupont - 5 janvier 2021

 

Le Diben mardi 05 janvier 2021

André OLLIVRO. La Bretagne est-elle une porcherie ?

André OLLIVRO. La Bretagne est-elle une porcherie ?

Oh je ne suis pas un homme de l'écriture, je n'en ai pas la science, mais je pense avoir l'intelligence des situations et décrire mes combats, charge aux épistoliers sachant de traduire les faits. L'idée de contribuer à cet ouvrage est venu de l'éditeur Thierry Jamet suite à l'escapade de Halte Aux Marées Vertes à Paris-plage en 2004, Nelly(*) tenant brocante, j'avais en ma possession des ouvrages rappelant les origines du bouleversement agricole de la Région .

Quand après la mort des chiens à la Grandville Edgar Pisani voulu voir les dégâts je l'ai dirigé avec DD Pochon sur St-Maurice pour pas qu'ils s'enlisent à Hillion. Et là voyant les dégâts notre Edgar qui fut prescripteur des décisions européennes de l'époque (CEE), pleura, fit son signe de croix devant la chapelle et dit si on m'avais prédit un tel désastre jamais je n'aurai signé ces directives. (voir l'article du Penthièvre signé de Jean-Francois Boscher ).

Bref voir mon ouvrage à commander en occasion sur la toile. Je vous laisse la couverture et la 4ieme comme on dit. Bonne lecture pendant le confinement .

(*) Nelly épouse d'André Ollivro

André Ollivro

La Bretagne est-elle une porcherie ? (Étonnants Voyageurs)

André Ollivro élu breton de l'année 2009 (Le Télégramme)

 

Ouest-France

Lanmeur. Ouvriers et artisans peuvent déjeuner au chaud

À Lanmeur (Finistère), depuis mi-décembre 2020, les ouvriers peuvent prendre leurs repas à l’abri dans la maison des expositions. Une idée de la municipalité, soucieuse de soutenir le monde économique.

Anthony et Gaétan, apprécient de pouvoir déjeune au chaud avant de reprendre leur chantier en extérieur à Guimaëc.

Anthony et Gaétan, apprécient de pouvoir déjeune au chaud avant de reprendre leur chantier en extérieur à Guimaëc. | OUEST-FRANCE

« Au moins, ici, on est au chaud », disent, reconnaissants, Anthony et Gaétan, salariés de l’entreprise Domotic Fermetures à Saint-Martin-des-Champs (Finistère). Installés à une table dans l’une des salles d’exposition du Fournil des arts, rue Scoën, à Lanmeur (Finistère), ils terminent tranquillement leur déjeuner.

« Sinon, c’était à l’intérieur du fourgon avec l’impression de ne pas faire vraiment une pause déjeuner, soulignent les deux hommes qui travaillent actuellement sur l’installation d’un portail dans une propriété à Guimaëc. Quand il faisait encore beau, on allait déjeuner au bord de la mer. On a aussi la possibilité de manger sur une table de camping à l’entreprise quand le chantier n’en est pas trop éloigné. »

Ils ont acheté leur repas à emporter au restaurant Le Compagnon, situé sur la place voisine. C’est d’ailleurs ce restaurant qui les a dirigés vers cette salle de repli. « Du sauté de volaille avec des pâtes, hors-d’œuvre et desserts sont au choix. Il ne manque que le café que nous prendrons grâce à la bouilloire que nous avons dans le camion. »

« Déjà qu’ils travaillent dehors toute la journée »

Hier, ils étaient sept à profiter de l’offre de la commune : la mise à disposition des salles du Fournil des arts aux ouvriers du BTP. Cela faisait un mois et demi que les travailleurs étaient à la peine avec les restaurants fermés depuis le second confinement.

En mars aussi, les portes des cuisines étaient closes, mais déjeuner sur le chantier quand l’été frémit, ce n’est pas la même chose que lorsque basses températures et ondées de grêle ponctuent la journée de travail. « Cela me faisait mal au cœur de les voir manger dans leur fourgon sur le parking, déjà qu’ils travaillent dehors toute la journée », compatit la maire, Cathy Lucas.

Jusqu’à 18 places

Elle a donc pris la décision d’ouvrir une de ses salles dès que l’État en a donné l’autorisation, mi-décembre. « C’est ouvert tous les jours, de 11 h 30 à 14 h 30. Nous disposons de 25 à 18 places, et il va y avoir un micro-ondes. Bien sûr, toutes les précautions ont été prises, du gel est mis à disposition et chaque utilisateur doit désinfecter sa table. En fait, tout ce que les restaurants assuraient déjà avant le second confinement. » Les restaurants qui font de la vente à emporter, ainsi que la préfecture, ont été avertis.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/lanmeur-ouvriers-et-artisans-peuvent-dejeuner-au-chaud-7107698

 

Ouest-France

TÉMOIGNAGE. « On m’avait promis des papiers » : des salariés non déclarés du Finistère racontent

Louis et Mathieu* travaillaient dans une exploitation agricole de Saint-Sauveur, dans le Finistère. Sans-papiers, ils avaient des contrats de travail mais n’étaient pas déclarés. Leur patron leur faisait du chantage. Louis a porté plainte pour traite des êtres humains.

Dix-sept salariés sans-papiers n’étaient pas déclarés par leur employeur agricole, à Saint-Sauveur, dans le Finistère. Deux d’entre eux témoignent

Dix-sept salariés sans-papiers n’étaient pas déclarés par leur employeur agricole, à Saint-Sauveur, dans le Finistère. Deux d’entre eux témoignent | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Mathieu* joue machinalement avec sa tasse de café. Sa plongée en enfer remonte au 17 mars 2019, quand il est venu à Saint-Sauveur (Finistère), travailler dans une exploitation agricole. « Je vivais dans la région parisienne. On m’a contacté pour faire du ramassage de volailles et promis des papiers », souffle-t-il. Ivoirien, il pouvait prétendre à une régularisation par le travail.

Mais sitôt son CDI signé, son employeur ne le déclare pas à la préfecture. « Il nous a embobinés, énumère le père de famille. Dès qu’un collègue osait lui demander des comptes, le patron ne nous appelait plus, pour qu’on manque des chantiers. » Une punition alors qu’ils étaient payés en heures de travail effectif. Seize autres salariés étaient dans le même cas.

Pas d’eau, pas de toilettes

« Dans notre local de pause, il n’y avait pas d’eau ni de chauffage, abonde Louis*, dans la même situation. Un jour, le patron a humilié un collègue qui allait souvent aux toilettes. Après, on ne pouvait plus y aller sur les chantiers. » Le patron agitait les peurs pour mieux contrôler. « Il nous disait que si on allait se renseigner auprès d’associations, on nous renverrait dans nos pays », poursuit Louis. Les journées de travail sont sans fin : début à 18 h, pour finir parfois à 10 h le lendemain. Sans registre formel, pour éviter de tout payer.

L’exploitation liquidée

Bravant les menaces, trois employés ont tout raconté à la CGT de Morlaix. Depuis, l’inspection du travail a relevé les irrégularités, l’exploitation a été liquidée judiciairement le 15 décembre 2020. Onze des 17 salariés ont reçu un titre de séjour provisoire, comme Louis, qui a retrouvé du travail. « On a cotisé et payé des impôts. On ne demande des papiers que pour travailler ! » Les autres attendent, comme Mathieu, mais il n’a « plus de revenus, mais toujours des charges. C’est catastrophique. »

Louis a porté plainte pour traite des êtres humains auprès de la police aux frontières de Rennes. Le parquet de Quimper doit trancher prochainement. Cinq anciens salariés souhaitent poursuivre leur ancien patron pénalement. Avant, les 17 salariés ont rendez-vous aux Prud’hommes, dont la procédure n’a pas commencé. La CGT, elle, dénonce un « réseau », à démanteler. Contactée, la préfecture du Finistère n’a pas commenté.

* Les prénoms ont été modifiés.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/temoignage-on-m-avait-promis-des-papiers-des-salaries-non-declares-du-finistere-racontent-7107624

 

Ouest-France

Finistère. Bernard Poignant (PS) répond au dirigeant PCF

Isamël Dupont, secrétaire du PCF finistérien, a dit son désaccord avec des personnalités « droitières » du PS. L’ancien maire PS de Quimper réplique.

Isamël Dupont, secrétaire du PCF finistérien et Bernard Poignant, ancien maire PS de Quimper.

Isamël Dupont, secrétaire du PCF finistérien et Bernard Poignant, ancien maire PS de Quimper. | OUEST-FRANCE

Bernard Poignant, ancien maire PS de Quimper, réplique à Ismaël Dupont, dirigeant du PCF finistérien, interrogé dans notre édition de lundi 4 janvier.

« Je me découvre un pouvoir : faire dresser les cheveux sur la tête d’un dirigeant communiste local. […] » Bernard Poignant ajoute :  Il aimerait l’union mais commence par trois excommunications : Le Drian, Urvoas, Poignant. Ils ont en effet un inconvénient : les deux premiers ont été ministres du Président Hollande, le dernier son conseiller. Tare suprême à ses yeux ! Fierté aux miens ! Que doit-il penser de Robert Hue, secrétaire national du PCF pendant 10 ans, candidat à l’élection présidentielle à deux reprises et soutien de Macron en 2017 ? 

 À gauche, tous les partis ont besoin de modestie et d’examen sur eux-mêmes. Le PS bien sûr, mais le PC aussi. Son dernier résultat aux présidentielles date de 2007 avec un score de 1,93 % des voix. Pour les deux suivantes, il s’est jeté dans les bras de Mélenchon ! Plus récemment, sa liste aux élections européennes, conduite par Ian Brossat, est arrivée en dixième position avec 2,5 % de suffrages exprimés. Je reconnais que le PS n’a pas brillé non plus. Il doit bien y avoir un problème quelque part. Dans ces conditions, on ne fait pas la fine bouche et on met une pédale douce à ses prétentions. 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/finistere-bernard-poignant-ps-repond-au-dirigeant-pcf-7107515

 

Ouest-France

Morlaix. « L’Air du temps », une expo à découvrir à la Maison Penanault

On retrouve l’artiste de Morlaix (Finistère), le plasticien André Jolivet. Ses œuvres sont à découvrir à la Maison Penanault, et viennent d’un échange avec Frederika Gohier de Kerouärtz.

Frederika Gohier de Kerouärtz et André Jolivet devant les œuvres exposées à la Maison Penanault.

Frederika Gohier de Kerouärtz et André Jolivet devant les œuvres exposées à la Maison Penanault. | OUEST-FRANCE

La nouvelle exposition de la Maison Penanault, à Morlaix (Finistère) est née dune proposition d’André Jolivet, plasticien, et de Frederika Gohier de Kerouärtz : confronter passé et présent dans une exposition intitulée L’Air du temps.

L’artiste morlaisien s’est librement inspiré des tenues de mariage des aïeuls de la famille de Kerouärtz. Ces costumes ont été remarquablement restaurés : « Ils datent du XVIIe juste avant la Révolution, explique Frederika Gohier de Kerouärtz, dont la famille s’est implantée dans un château près de Lannilis. La robe de mariée aux motifs japonisants a été brodée en Inde. »

L’histoire de la famille de Kerouärtz

André Jolivet a réalisé un travail tout en subtilité, mélange d’onirisme et d’histoire de l’art, à partir des sceaux aux armoiries de la famille de Keroüartz, et des portraits de famille. Il a utilisé plusieurs techniques comme la cire, la peinture et l’encre de chine pour représenter des formes récurrentes, points et cercles dans un perpétuel mouvement, organique et coloré.

Cette exposition rejoint l’histoire de la famille de Kerouärtz qui a résidé dans l’hôtel du même nom, situé à proximité de la Maison Penanault.

À voir jusqu’au 30 avril 2021, à la Maison Penanault, 10, place du Général-de-Gaulle.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-l-air-du-temps-une-expo-a-decouvrir-a-la-maison-penanault-7107259

 

Ouest-France

Finistère. Le PCF fera-t-il l’union avec le PS à gauche ?

Après des sénatoriales où le PCF avait monté sa liste, les communistes feront-ils l’union avec le PS pour les régionales et départementales. C’est leur souhait, répond Ismaël Dupont, PCF Finistère.

Ismaël Dupont, responsable PCF Finistère.

Ismaël Dupont, responsable PCF Finistère. | OUEST-FRANCE

Entretien

Fin septembre, le PCF et ses alliés ont voulu marquer leurs différences avec le PS et vous avez créé votre propre liste. Vous avez fait plus de 8 % des voix, ce qui a fait chuter le PS qui n’a obtenu qu’un sénateur… Une Bérézina a dit la droite. Pourquoi ce désaccord avec le PS ? Y avait-il des histoires de personnes où Jean-Jacques Urvoas devenait la cible à faire tomber ?

La clé des succès de la gauche aux municipales de mars et juin 2020 a été le rassemblement. Nous avons construit des majorités. C’est un rassemblement qui se faisait sans base hégémonique. Pour les sénatoriales, nous étions favorables à un accord. Mais, pas d’accord pour la quatrième position, non éligible. Nous n’étions pas non plus d’accord pour la candidature de Jean-Jacques Urvoas, en troisième position sur la liste. Ce n’est pas une histoire de personne. Nous n’avions pas de cible. Tout simplement, il symbolisait une position très droitière du PS, très hollandaise. Nous aurions préféré une liste plus ouverte et non pas que le PS désigne cinq candidat(e)s sur six. Nous avions donc décidé de construire une liste aux sénatoriales avec Nouvelle Donne, Génération.s, Radicaux de gauche et Place publique.

Allez-vous donc réussir à reconstruire une alliance avec le PS pour les élections régionales et départementales qui pourraient se dérouler en juin 2021, dans six mois ?

Le PS a donné des signes pour reconstruire, après l’échec de sa stratégie. Le 10 octobre dernier, à Pont-de-Buis, tout le monde était là, sauf la France Insoumise qui avait fait savoir qu’elle ne souhaitait pas être associée au PS. Nous avons dit que nous souhaitions nous rassembler avec d’autres mouvements et partis politiques en tenant compte des contraintes économiques et sociales qui existent. C’est-à-dire, définir un projet de gauche pour le conseil départemental et le conseil régional.

Pensez-vous à certains cantons précis pour ces élections départementales en Finistère ? Seriez-vous vous-même candidat sur le canton de Morlaix ?

Rien n’est décidé. Il n’y a pour l’instant aucun accord entre les forces de gauche. Le changement de scrutin, avec des binômes sur de grands cantons, nous donne l’occasion de montrer la diversité de la gauche. Aujourd’hui, la majorité départementale PS, est assez étriquée. Si on veut garder ces deux assemblées à gauche, il faut de la pluralité. Ces collectivités sont menacées. Les Verts ne font pas d’alliance de premier tour aux régionales.

On a vu récemment le PCF voter contre une extension de ferme laitière à Plouigneau. Est-ce à dire que vous verdissez votre projet ?

Ce n’est pas quelque chose de nouveau au PCF. Depuis les années 1960, nous défendons une agriculture à taille humaine et respectueuse de l’environnement. Nous sommes pour une transition écologique de l’agriculture. Ce qui nous différencie des Verts est peut-être notre approche. Nous sommes conscients que nous avons besoin d’énergies.

Sur le nucléaire, par exemple, vous avez des clivages avec les Verts…

Oui, les positions nationales de nos deux partis diffèrent sur la question nucléaire. Mais, en 2015, nous étions allés assez loin dans la mise en commun de nos programmes. Nous mettons en avant les questions sociales. Mais pour l’heure, l’idée de partir seul comme le font les Verts au premier tour pour les régionales ne nous semble pas opportune. C’est illisible pour les électeurs.

Pour revenir au PS, vous êtes également très éloignés de figures comme Bernard Poignant, ancien maire de Quimper, même si vous, le PCF, siégez au sein de la majorité d’Isabelle Assih (PS), nouvelle maire de Quimper… ?

Oui, Bernard Poignant peut me faire dresser les cheveux parfois ! Mais, à Quimper, comme à Morlaix ou à Brest, nous faisons partie de majorités plurielles. Au PCF, nous ne fuyons pas les responsabilités.

Jean-Yves Le Drian, ex PS, est aujourd’hui ministre du Président Macron. Quel est votre regard sur l’homme politique qui a présidé la région Bretagne de 2004 à 2015 ? Loïg Chesnais-Girard est son héritier…

Je ne l’ai jamais considéré comme un allié. Nous avons eu différentes approches par le passé, mais en 2015, lors d’un vote interne au PCF Bretagne, près de 95 % des communistes avaient voté pour une alliance avec le Front de gauche et non pas avec Le Drian. Aujourd’hui, nous sommes dans un autre contexte. Il est envisageable de partir avec Loïg Chesnais Girard s’il rompt avec la politique de Macron et ne fait pas d’alliance avec les macronistes. Son intérêt est d’avoir une bonne équipe à gauche. Il y a une profonde colère de la population à l’égard de la politique de Macron. Il faut de la clarté politique.

Concrètement, que demandez-vous ?

Nous souhaitons quatre cantons en Finistère, avec des titulaires, et dans des secteurs gagnables même si tout le Finistère est gagnable ! Pour les Régionales, si nous trouvons un accord avec la majorité sortante, nous demandons huit élus, deux par département.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/finistere-le-pcf-fera-t-il-l-union-avec-le-ps-a-gauche-7107024

 

Ouest-France

Les Finistériennes et Finistériens décorés de la Légion d’honneur

Publié le

Plusieurs Finistériennes et Finistériens ont été promus dans l’ordre national de la Légion d’honneur.

Annaick Morvan, déléguée régionale aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes.

Annaick Morvan, déléguée régionale aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes. | OUEST-FRANCE

Les Finistériens promus chevaliers de la Légion d’honneur : Hervé Bécam, vice-président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), fondateur de l’hôtel-restaurant La Butte à Plouider ; Erwan et Ronan Bouroullec, originaires de Quimper, designers ; Michel Cillard, adjoint au directeur académique des services de l’Éducation nationale du Finistère, en charge du premier degré ; Guy Gestin, administrateur et ancien président du Festival interceltique de Lorient, originaire de Locmaria-Plouzané, ancien cadre dirigeant à Coopagri ; Roger Lars, maire de Landévennec ; Annaick Morvan, originaire de Saint-Ségal, directrice régionale aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes en Bretagne puis en Ile-de-France ; Michel Morvan, ancien maire de Trézilidé.

Promus officiers de la Légion d’honneur : Jean-Guy Le Floch, président-directeur général d’un groupe de vêtements marins ; Louis Le Pensec, ancien ministre, ancien sénateur et ancien député du Finistère.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/les-finisteriens-decores-de-la-legion-d-honneur-7106715

 

Ouest-France

ENTRETIEN. À Saint-Pol-de-Léon, pas de vœux au public mais une volonté d’avancer pour le maire

La période de vœux est souvent le moment choisi par les maires pour faire part des chantiers. Stéphane Cloarec, maire de Saint-Pol-de-Léon (Finistère), fait le point… sur 2021.

Stéphane Cloarec, maire de Saint-Pol-de-Léon, a renoncé aux vœux traditionnels.

Stéphane Cloarec, maire de Saint-Pol-de-Léon, a renoncé aux vœux traditionnels. | OUEST-FRANCE

Stéphane Cloarec, maire de Saint-Pol-de-Léon (Finistère), a renoncé aux voeux traditionnels. Après un retour sur 2020, il présente ses priorités et projets pour 2021.

Que retenir de 2020 ?

Stéphane Cloarec fait un focus sur la solidarité : « Après une année 2020 si particulière, que je ne regrette pas de laisser derrière nous, sans l’oublier, je trouve que la période a été révélatrice de solidarité, d’entraide envers les plus fragiles. Le suivi des 800 personnes (+ 75 ans) a été générateur de nombreux appels, livraisons de courses. » Le maire parle commerce. « Je note la mise en place de fonds auprès de l’association des commerçants (12 000 €), la non-facturation des droits de place ou des terrasses, la prise en charge d’encarts publicitaires. » Il cite aussi « l’engagement des professionnels de santé, des agents publics, des enseignants, de professionnel(le)s (caissières, éboueurs, aides à domicile, chauffeurs livreurs, salariés agricoles) qui ont démontré leur indispensable utilité. »

Quelles priorités pour 2021 ?

Le maire entend poursuivre « le soutien aux commerces toujours fermés (restaurateurs, cafetiers, salle de sport) malgré tous les efforts faits. Et poursuivre l’étroite collaboration avec l’association des commerçants et artisans ». Dans un autre domaine touché, il martèle : « Nous devrons être au rendez-vous pour que le dynamisme de l’ensemble des associations culturelles reparte pleinement. La culture est essentielle pour notre quotidien, pour notre épanouissement. » Autre soutien du maire « au monde sportif qui a vu de nombreux événements annulés ».

Quid des chantiers ?

La commande publique doit soutenir le développement économique et assurer une activité aux entreprises locales. « Nous poursuivrons plusieurs projets : la rue de Brest allant de Kergompez à Point P, le lancement de la rue de L’Estran, l’a ménagement de la rue du séminaire, l e rond-point de Kerglaz, l a réfection complète de la piste d’athlétisme quasiment inutilisable aujourd’hui, l a reprise de la toiture de la salle de tennis, l ’appel à projet auprès d’architectes pour la rénovation des écoles publiques Pierre-et-Marie-Curie et Jean-Jaurés et d es travaux sur la sacristie de la cathédrale. »

D’autres projets ?

L’édile rappelle la candidature retenue au dispositif Petites villes de demain : « Le dossier est en cours », ainsi que le lancement des projets participatifs pour impliquer le maximum d’acteurs afin d’améliorer le quotidien. « Je suis confiant dans notre capacité collective pour traverser ces moments difficiles et j’espère que 2021 sera marquée par encore davantage de proximité, d’entraide, de soutien », conclut-il.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-pol-de-leon-29250/saint-pol-de-leon-pas-de-voeux-au-public-mais-une-volonte-d-avancer-pour-le-maire-7106551

 

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3 janvier 2021

Appeau à Fafs...

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Ouest-France

Covid-19. Près d’Angers, l’assureur refuse d’indemniser l’hôtelier

Modifié le Publié le Jean-François VALLEE et le correspondant local.

Au centre-bourg de Saint-Georges-sur-Loire (Maine-et-Loire), le patron des Amis réunis est en difficulté. Son assureur refuse de prendre en charge la garantie perte d’exploitation après la crise sanitaire. Alors le restaurateur veut l’attaquer en justice.

Eric Claveau derrière le bar de son restaurant Aux amis réunis, un établissement situé dans le centre de Saint-Georges-sur-Loire.

Eric Claveau derrière le bar de son restaurant Aux amis réunis, un établissement situé dans le centre de Saint-Georges-sur-Loire. | OUEST-FRANCE.

Eric Claveau n’aurait jamais pensé être un jour en conflit avec son assureur. Sauf que le Covid-19 est passé par là. Et, comme tous ses collègues, il est touché par une fermeture administrative décidée pour lutter contre le Covid-19.

Lui et sa femme Linda tiennent le restaurant et chambres d’hôtes Aux amis réunis depuis 2009, dans le centre de Saint-Georges-sur-Loire. « En ce moment, on pleure. Si nous n’étions pas allés voir notre banquier pour faire un emprunt, on aurait mis la clé sous la porte. »

Seule activité autorisée, les boissons et les plats à emporter. « On le fait pour rester digne. Car, depuis mars, les pertes d’exploitation s’accumulent. Ce midi, j’ai vendu sept bruschettas et deux cafés, vous voyez la misère ? »

3 332 € tous les ans pour assurer son établissement

Eric Claveau compte sur son courtier pour l’indemniser des pertes d’exploitation de son établissement, conformément, pense-t-il, aux clauses écrites dans le contrat qu’il a signé avec l’assureur Axa.

Il pense être bon élève. Chaque année depuis 13 ans, Eric assure son établissement pour 3 332 €, payés « rubis sur l’ongle » comme il dit. C’est pourquoi il interpelle régulièrement son courtier pour faire valoir cette clause de perte d’exploitation. En octobre, surprise… Il reçoit un avenant à son contrat, l’avertissant qu’elle était supprimée pour des raisons épidémiques.

Son contrat est résilié sans qu’il l’ait demandé

« C’est un peu fort de café » , s’emporte Eric. « Tout ça au moment d’une probable troisième vague et des confinements à venir qui vont nous fragiliser un peu plus. »

Enfin, il y a deux semaines, nouvelle surprise. Il reçoit un courrier l’informant qu’à sa demande, son contrat d’assurance a été résilié à compter du 1er janvier 2021. « À ma demande ? Mais je n’ai rien demandé ! » Comble du cynisme, estime l’hôtelier, l’assureur lui réclame la production de onze pièces pour faire courir le contrat pendant encore quelques jours…

L’assureur ne veut pas couvrir une épidémie nationale

Eric et son épouse ne veulent pas en rester là. C’est ainsi qu’ils se sont rapprochés d’un avocat, Guillaume Aksil, qui défend des restaurateurs contre le groupe Axa. De son côté, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie et de la restauration de Maine-et-Loire (UMIH 49) apporte un appui juridique aux professionnels afin de les aider à constituer un dossier.

« Nous demandons que les assureurs prennent en charge 30 % des pertes d’exploitation dues au Covid-19 » , insiste François Taillandier, le président de l’UMIH 49.

Contacté, le groupe Axa a répondu. En résumé, l’assureur estime que le terme d'« épidémie » n’a pas été compris par les assurés. « Nous couvrons une fermeture administrative individuelle, pas une épidémie nationale » , nous a fait savoir la communication du groupe.

En ce moment, les recours en justice se multiplient. Et les décisions ne sont pas toujours en faveur d’Axa. Le 22 décembre, le tribunal de commerce d'Annecy a condamné la compagnie d'assurances à indemniser un hôtelier-restaurateur de la station des Gets (Haute-Savoie) pour ses pertes d'exploitation liées à l'épidémie de Covid-19.

« Les assureurs ont joué le jeu, sauf Axa »

L’avocat parisien Guillaume Aksil, spécialisé dans le contentieux assurantiel, défend 250 dossiers d’assurés qui demandent la prise en charge de leurs pertes d’exploitation liées aux fermetures administratives décidées pour lutter contre le Covid-19. Il décrit ce qu’il appelle « la brutalité » de la situation.

Guillaume Aksil, avocat à Paris, défend environ 250 assurés, des cafetiers, des hôteliers, des restaurateurs. | OUEST-FRANCE.

« Les compagnies d’assurances ont, pour la plupart, joué le jeu de l’indemnisation sauf Axa. Or le droit c’est le bon sens. Actuellement, les juges ont donné raison à six reprises à des assurés et à cinq reprises au groupe Axa. Or, si les juges sont en désaccord c’est que la clause est mal rédigée. Et dans ce cas, cela doit profiter à l’assuré. »

« Ces petits commerçants ont le droit d’être entendus »

Guillaume Aksil poursuit : « Ces clients se sentent trahis par leur assureur au pire moment de la crise. Les trésoreries sont à plat et les charges continuent de courir. Ce qui promet des dépôts de bilan. »

L’avocat pense que l’assureur « compte sur la fragilité financière de ses clients et sur sa puissance de communication pour dissuader les restaurateurs de se tourner vers la justice. Mais ces petits commerçants ont le droit d’être entendus par la justice face à un groupe qui n’a qu’un objectif : économiser le milliard d’euros que lui coûterait une indemnisation. »

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-georges-sur-loire-49170/coronavirus-a-saint-georges-sur-loire-l-assureur-refuse-d-indemniser-l-hotelier-7106158

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor. L’espèce de la semaine : le saumon atlantique, un grand migrateur

Chaque semaine, l’association VivArmor Nature vous présente une espèce des Côtes-d’Armor. Ce dimanche 3 janvier, découvrez le saumon atlantique.

Le saumon atlantique est présent à l’ouest des Côtes-d’Armor.

Le saumon atlantique est présent à l’ouest des Côtes-d’Armor. | LIBRE DE DROITS

Chaque semaine, l’association VivArmor Nature vous présente une espèce des Côtes-d’Armor. Ce dimanche 3 janvier, découvrez le saumon atlantique.

Un frai par temps frais

De novembre à janvier, la reproduction des saumons atlantiques bat son plein dans les cours d’eau bretons où l’espèce se maintient. Fécondés par le mâle au moment de l’expulsion, les œufs sont déposés dans des dépressions creusées par la femelle parmi les cailloux et graviers des zones de courant bien oxygénées. La ponte dure plusieurs jours, la femelle déposant environ 1 500 œufs par kg de son poids : plus la femelle est massive et plus sa ponte sera importante.

Une odeur inoubliable

Les jeunes saumons, nés au printemps, se développent en eau douce durant un à deux ans, puis gagnent la mer pour s’engraisser de poissons et crustacés au large du Groenland et des îles Féroé. Un à trois ans plus tard, entre le printemps et l’automne, ils cherchent à rejoindre le cours d’eau qui les a vu naître afin de s’y reproduire. Ils mobilisent alors leur odorat développé et leur faculté à mémoriser l’odeur de leur rivière natale.

Un parcours souvent sans retour

À leur arrivée en eau douce, les saumons cessent de s’alimenter. Pour atteindre les zones de frayères, ils puisent donc dans leurs réserves accumulées en mer et montrent une grande habileté à franchir les obstacles, effectuant parfois des bonds de 3 m de haut. Beaucoup meurent après le frai et seuls 5 % pourront se reproduire une seconde fois.

Un poisson menacé

En un siècle, le saumon atlantique a quasiment disparu des grands fleuves français et se maintient essentiellement en Bretagne et en Normandie. Ce déclin s’explique notamment par la dégradation de la qualité de l’eau, de l’accessibilité aux zones de frayères et de l’état des habitats de croissance en mer.

Et en Côtes-d’Armor ?

En Bretagne, les saumons fréquentent la plupart des bassins-versants situés à l’ouest d’une ligne Saint-Brieuc – Vannes. Ils sont donc présents à l’ouest du département.

VivArmor Nature

Depuis 1974, VivArmor Nature œuvre pour la connaissance et la préservation de la nature en Côtes-d’Armor, à travers des suivis scientifiques, de la sensibilisation et de la formation de divers publics pour mieux protéger les espèces et leurs habitats. Découvrez nos actions et partagez vos observations sur vivarmor.fr.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/cotes-d-armor-l-espece-de-la-semaine-le-saumon-atlantique-un-grand-migrateur-7106183

 

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2 janvier 2021

Quelle crise?

Quelle crise? Alain Goutal

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Ouest-France

Rave party en Ille-et-Vilaine. « Très fort risque de la diffusion de la Covid-19 »

L’agence régionale de santé Bretagne (ARS) appelle les participants au rassemblement illégal de Lieuron à observer sept jours d’isolement avant de se faire tester.

Ce vendredi 1er janvier 2021, après-midi, environ 2 500 personnes, selon la préfecture, sont toujours réunies dans des hangars désaffectés à Courbouton près de Lieuron (Ille-et-Vilaine) pour une rave party sauvage.

Ce vendredi 1er janvier 2021, après-midi, environ 2 500 personnes, selon la préfecture, sont toujours réunies dans des hangars désaffectés à Courbouton près de Lieuron (Ille-et-Vilaine) pour une rave party sauvage. | MARC OLLIVIER/OUEST-FRANCE

Au lendemain du rassemblement sauvage de Lieuron, l’agence régionale de Santé de Bretagne (ARS) appelle les participants à des précautions.

« Le rassemblement de 2500 personnes sur le territoire de la commune de Lieuron, en Ille-et-Vilaine, dans le cadre de la rave party en cours, présente un très fort risque de diffusion de la covid-19, indique l’ARS Bretagne. À titre préventif, compte tenu du fort risque d’exposition au virus, l’ARS invite toutes les personnes ayant participé à cette rave party : à observer sans délai un isolement à domicile strict de 7 jours ; à se faire dépister dans 7 jours, compte tenu du délai d’incubation du virus. Les points de dépistage et leurs coordonnées sont disponibles sur le site : sante.fr »

L’ARS leur conseille de « rester isolés dans l’attente des résultats et notamment éviter tout contact avec des personnes vulnérables à risque, en particulier les personnes âgées ; à contacter immédiatement son médecin traitant en cas d’apparition de symptômes durant ces 7 jours (fièvre, toux, gênes respiratoires, pertes du goût et/ou de l’odorat) ».

Par ailleurs, « pour faciliter le « contact tracing » (dispositif pour arrêter plus vite les chaînes de transmission du virus », l’ARS les incite « à communiquer leurs coordonnées (nom prénom, numéro de téléphone, date de naissance) à l’adresse mail suivante : ars-bretagne-contact-tracing@ars.sante.fr »

Parmi le dispositif déployé : les équipes du SDIS, du SMUR, de l’ADPC et de la SNSM, sont par ailleurs sur place pour toute prise en charge sanitaire en proximité, dans le cadre d’un poste médical avancé. « L’association de santé communautaire Techno + est également présente pour diffuser ces messages de prévention ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/rave-party-en-ille-et-vilaine-tres-fort-risque-de-la-diffusion-de-la-covid-19-7106124

 

Ouest-France

Finistère. La pointe Saint-Mathieu a tout d’un futur site classé

À Plougonvelin (Finistère), les responsables du site de la pointe Saint-Mathieu aimeraient qu’il accueille plus de touristes, mais sans créer trop de nouvelles contraintes. La démarche pour obtenir son classement est lancée.

À Plougonvelin (Finistère), la pointe Saint-Mathieu pourrait devenir un site classé. L’enquête publique sur le périmètre concerné devrait démarrer en 2021.

À Plougonvelin (Finistère), la pointe Saint-Mathieu pourrait devenir un site classé. L’enquête publique sur le périmètre concerné devrait démarrer en 2021. | ARCHIVES OUEST-FRANCE/VINCENT MOUCHEL

Le grandiose ? Il est apporté par la vue à 180° et plus sur la mer d’Iroise, abandonnée à toutes les furies. L’émotion ? Depuis 1927 une stèle, complétée d’un cénotaphe, se dresse pour rendre hommage aux marins morts pour la France. L’Histoire ? Les ruines d’une abbaye dont la création remonte à 1025 apportent le témoignage de l’occupation humaine des lieux, mâtinée de spiritualité. L’indispensable part de rêve ? Elle est projetée par le phare, perçant les nuits les plus noires…

« Énormément d’ambition »

À la pointe Saint-Mathieu (Plougonvelin), la nature, le temps et la main de l’Homme ont façonné un site remarquable. Qui pourrait maintenant devenir site classé. « Nous avons énormément d’ambition pour cet endroit », confirme Anne Apprioual, vice-présidente de la communauté de communes du pays d’Iroise (CCPI). Chargée du tourisme et du patrimoine, elle espère qu’un jour « les touristes viendront de plus loin qu’actuellement et resteront sur le site plus longtemps ». Un objectif dont l’achèvement repose en partie sur les discussions qu’elle, comme d’autres élus locaux, mène avec l’État sur le classement de la pointe.

Comme la pointe du Raz

L’initiative de réfléchir à cette nouvelle étape dans la riche vie de Saint-Mathieu revient en effet à Pascal Lelarge, ancien préfet du Finistère. « Il souhaitait que l’on puisse équilibrer entre le Sud du département, qui a la pointe du Raz (NDLR. classée Grand site par le ministère de la Culture) et le Nord », résume André Talarmin, président de la CCPI. Qui y voit, comme les autres élus locaux, l’opportunité d’augmenter la fréquentation touristique des lieux. Et de décrocher des financements extérieurs, notamment de l’État.

Pour autant, pas question de foncer tête baissée dans le panneau « Site classé ». Pour Bernard Gouerec, maire de Plougonvelin, « il faut trouver un équilibre » entre d’un côté les activités économiques existantes (essentiellement l’agriculture, les deux hôtels, le restaurant gastronomique et sa table bistrot), de l’autre le développement touristique et, planant au-dessus de l’ensemble, les nouvelles contraintes que le classement pourrait faire peser sur Saint-Mathieu.

Quel périmètre ?

Pour Patrick Prunier, la solution réside dans le périmètre géographique du classement. Président de l’association des amis de Saint-Mathieu, il dévoile une carte cadastrale datant de 1841.

Pour lui, le bon zonage doit être bien plus resserré que celui proposé par la dernière étude paysagère. « Il faut reprendre les limites de l’ancienne paroisse de Saint-Mathieu », résume-t-il. Avantage : « On se retrouverait avec les mêmes contraintes que celles que nous avons déjà en raison de la loi Littoral et de la présence du phare, de l’abbaye et de la stèle, tous trois classés aux Monuments historiques. »

Enquête publique en 2021

Stéphane Corre a grandi à Saint-Mathieu. « Vous avez vu cette aire de jeux ?, s’enthousiasme-t-il dans les premières bourrasques du coup de vent qui approche. Quand on était mômes, on allait jouer sur les toits de l’abbaye, c’était fou ! » Lui aussi méfiant quant à l’équilibre entre contraintes et développement du site, il rêve néanmoins que l’on puisse réhabiliter l’ancienne tour à feu, accolée à l’abbaye.

« Plutôt saine », cette gigantesque cheminée avait été bâtie par les moines pour guider les navires s’aventurant dans ces eaux mal pavées. « Elle est l’ancêtre de tous nos phares… », résume Stéphane Corre, un brin de fierté dans le regard. Mais pour mener ces travaux, après ceux réalisés sur l’abbaye, il faudra des moyens. Qu’un classement aiderait à trouver…

« L’enquête publique sur le zonage devrait démarrer en 2021 », espère André Talarmin. Tout le reste découlera en partie de ses résultats. D’ici-là, État, Marine, Phares et balises, CCPI, communes de Plougonvelin et du Conquet auront encore à discuter. Mais à l’échelle d’une histoire aussi riche que celle de Saint-Mathieu, une décision aussi cruciale pour l’avenir peut souffrir quelques mois. Et si on veut rêver à plus long terme, il faudra un jour penser à un classement de Grand site, comme la pointe du Raz…

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougonvelin-29217/finistere-la-pointe-saint-mathieu-a-tout-d-un-futur-site-classe-7106094

 

Le Diben samedi 2 janvier 2021

Plougasnou / Saint-Jean-du-Doigt. Bain du 1er de l'an

Bain du 1er de l'an, plage de Plougasnou Saint-Jean-du-Doigt. Photo pyb29

Bain du 1er de l'an, plage de Plougasnou Saint-Jean-du-Doigt. Photo pyb29

1er bain de l'année sur la plage de Plougasnou Saint-Jean-du-Doigt.

 

Ouest-France

Pays de Morlaix. Une nuit de la Saint-Sylvestre « hyper-calme » pour les forces de l’ordre

Trente PV pour non-respect du couvre-feu, quelques interventions pour tapage et une unique conduite sous alcool… C’est le bilan très léger de la police et de la gendarmerie pour le réveillon de la Saint-Sylvestre 2020, preuve que le couvre-feu et l’appel à un réveillon moins festif ont été globalement respectés.

De nombreux gendarmes et policiers étaient mobilisés dans le pays de Morlaix pour la nuit de la Saint-Sylvestre (photo d’illustration).

De nombreux gendarmes et policiers étaient mobilisés dans le pays de Morlaix pour la nuit de la Saint-Sylvestre (photo d’illustration). | ARCHIVES OUEST-FRANCE/FRANCK DUBRAY

Le couvre-feu a été globalement très bien respecté dans le pays de Morlaix lors du réveillon de la Saint-Sylvestre 2020. En zone gendarmerie (tout le pays de Morlaix à l’exception de Morlaix et Saint-Martin), 30 procès-verbaux ont été dressés pour non-respect du couvre-feu, soit autant d’amendes de 135 €. « Alors qu’on était nombreux sur le terrain », précise Erwann Laisney, commandant de la compagnie. Et en zone police, une unique verbalisation à Morlaix pour non-port du masque, vendredi 1er janvier à 9 h du matin.

Très peu de tapages nocturnes

Les fêtards n’étaient donc pas dans la rue, mais ils se sont aussi montrés raisonnables à domicile. Alors qu’il était recommandé de réveillonner en petit comité, la gendarmerie a enregistré très peu d’appels pour tapage nocturne. « Il y en a eu moins de cinq, c’est-à-dire moins qu’un samedi soir du mois d’août ! »

Accoudés au comptoir de la pizzeria

Erwann Laisney parle donc d’un réveillon « hyper-calme », à l’exception de quelques autres faits : une rixe entre voisins, une conduite sous l’empire de l’alcool et sans permis par un jeune de 17 ans, mais aussi une intervention aux alentours de minuit dans une pizzeria de Roscoff : accoudés au comptoir, sept à huit personnes buvant des verres. Toutes ont écopé d’une amende. La préfecture statuera quant à une éventuelle mesure à l’encontre de l’établissement.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/pays-de-morlaix-une-nuit-de-la-saint-sylvestre-hyper-calme-pour-les-forces-de-l-ordre-7105554 

 

Ouest-France

De bas en haut, « c’est beau, Lannion » !

Lannion (Côtes-d’Armor), porte d’entrée vers la célèbre côte de Granit rose, ne manque pas d’atouts. Le cœur de ville de la capitale du Trégor se laisse (re)découvrir le temps d’une balade en famille.

La montée des 142 marches vers l’église de Brélévenez.

La montée des 142 marches vers l’église de Brélévenez. | OUEST-FRANCE

Entre deux averses, c’est décidé : on sort prendre l’air ! L’allée des Soupirs, sur la rive gauche du Léguer, qui coule à Lannion (Côtes-d’Armor) sera un point de départ idéal.

Ce cheminement réservé aux piétons et aux vélos longe les eaux tumultueuses du fleuve, grossies par la pluie des derniers jours. Pas de kayakistes à l’eau, mais on distingue les portes qu’ils doivent franchir. Le stade d’eaux vives de Lannion qui fonctionne grâce aux marées a été inauguré en 1992.

Quand la ville bouge

En cheminant, on découvre l’immense grue jaune qui surplombe l’ancien tribunal. Déserté depuis 2010, il est appelé à se transformer pour accueillir la future école de musique communautaire. En cours de construction, l’auditorium dont on distingue désormais la forme, sera accolé au bâtiment existant.

L’allée débouche sur le pont de Viarmes, l’un des trois ponts que compte actuellement Lannion. Un quatrième devrait pousser dans les prochaines années, plus en aval. Il permettra de relier directement la route de Morlaix à celle de la côte.

Sur la gauche, l’imposant monastère Sainte-Anne,qui accueille aujourd’hui la médiathèque, attire les regards. À l’ombre de son mur d’enceinte, les plus petits seront ravis de découvrir le parc qui abrite un plan d’eau et ses habitants à plumes, canards, mouettes, oies…

Si on prend en direction du centre historique, c’est un véritable voyage dans le temps qui s’opère. Place du Maréchal-Leclerc, rue des Chapeliers ou rue Geoffroy-de-Pontblanc, les maisons à pans de bois, dont certaines datent du XVe siècle, nous plongent dans le Lannion du Moyen-Âge et de la Renaissance.

La montée des marches

Les maisons à pans de bois en centre-ville de Lannion. | OUEST-FRANCE

On monte dans les rues piétonnes, propices à la flânerie, jusqu’à la place du Marchallac’h avant une descente vers le Stanco, espace réhabilité et qui marque aujourd’hui le point du départ du sentier Émile-Orain, du nom du fondateur du GR34. 11,7 km jusqu’à Perros-Guirec.

Le Stanco est le point de départ du sentier Émile-Orain, du nom du fondateur du GR34, qui relie Lannion à Perros-Guirec. | OUEST-FRANCE

En ligne de mire, l’église de Brélévenez et un superbe panorama qui se mérite : en prenant l’escalier qui compte 142 marches, selon le nom de la place en contrebas. On avoue : dans l’effort, on n’a pas compté ! Cet escalier de schiste et de granit a été immortalisé dans le livre pour enfants Martine fait de la bicyclette, paru en 1971.

Sur la colline, le regard embrasse la ville en contrebas. « C’est beau, Lannion ! » s’exclame un jeune visiteur, du haut de ses quatre ans.

Vue imprenable sur Lannion depuis les hauteurs de Brélévenez. | OUEST-FRANCE

Remontée vers la rue Ernest-Renan et halte à l’église Saint-Jean-du-Baly et ses six cloches. La dernière, don d’un paroissien, a été installée en septembre 2018. Au pied de l’édifice religieux, un monument rend hommage à l’académicien de Lannion, l’écrivain Charles Le Goffic.

Monument érigé en hommage à Charles Le Goffic, au pied de l’église Saint-Jean-du-Baly. | OUEST-FRANCE

Retour vers le Léguer bordé par le quai d’Aiguillon, un espace que la ville souhaite mettre en valeur. Une balade éphémère, initiée en 2018, devrait y devenir pérenne selon la volonté de la municipalité.

Durée : entre 1h et 1h30. Sans difficulté, hormis la montée des marches.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-de-bas-en-haut-c-est-beau-lannion-7105547

 

Ouest-France

Trébeurden. L’association Petits cadeaux pour gros bobos reconnue d’intérêt général

L’association Petits cadeaux pour gros bobos, installée à Trébeurden (Côtes-d’Armor), vient d’être reconnue d’intérêt général par l’État. Une consécration pour le groupe de Bruno Le Jeune, au service des enfants malades.

Sous l’impulsion de Bruno Le Jeune, le conseil d’administration de Petits cadeaux pour gros bobos s’est rajeuni. De jeunes ados en font maintenant partie.

Sous l’impulsion de Bruno Le Jeune, le conseil d’administration de Petits cadeaux pour gros bobos s’est rajeuni. De jeunes ados en font maintenant partie. | OUEST-FRANCE

Il y a trois ans et demi, Bruno Le Jeune décidait de dissoudre l’association de Sudoku de Trébeurden (Côtes-d’Armor), « pour se consacrer encore plus et uniquement aux enfants malades ».

Avec une poignée de bénévoles, le Trébeurdinais a créé une nouvelle association de loi 1901 : Petits cadeaux pour gros bobos. L’objectif est simple : « Créer des manifestations et animations afin de récolter des dons pour améliorer le quotidien des enfants malades dans les hôpitaux et dans leur vie quotidienne. »

En presque quatre ans, à force de conviction, Bruno Le Jeune a entraîné dans son action de nombreuses personnes : bénévoles de l’association « avec une arrivée de jeunes recrues très motivées », écoliers, commerçants, « qui ont accepté de mettre à disposition des tirelires », chefs d’entreprise, mais aussi « bon nombre d’associations qui nous ont reversé une partie des bénéfices de leurs manifestations ».

Des actions au-delà du Trégor

Les ventes de pizzas, de gâteaux, de sapins et autres décorations de Noël ont permis de mener des actions d’envergures dans les hôpitaux pédiatriques, bien au-delà du Trégor.

Pour preuve, les projets pour 2021 et pour les années à venir : « Du sport à l’hôpital de Trestel, pour les enfants et adolescents en hôpital de jour, la création d’un atelier couture pour les adolescents à l’hôpital sud de Rennes, la télé gratuite à l’hôpital en Vendée et ailleurs si besoin », énumère le président, qui entend aussi « poursuivre notre soutien aux prématurés et aux bébés ».

Reconnue par les services de l’État

Le 18 décembre, Petits cadeaux pour gros bobos a été nommée association d’intérêt général par les services de l’État. Un grand moment d’émotion pour Bruno Le Jeune. « C’est une très belle reconnaissance pour ceux qui nous soutiennent depuis le début. »

Le président remercie en particulier Franck Le Provost « pour tout le temps qu’il a consacré comme trésorier au montage de notre dossier depuis plusieurs mois et nos amis de l’association des Matelots de la vie, pour la relecture de notre dossier avant l’envoi aux services de l’État ».

Au-delà de la reconnaissance, cette nomination « est un très beau cadeau pour les enfants que nous soutenons ». Désormais, 66 % de réductions d’impôts seront appliquées sur les dons pour les particuliers ou entreprises. Bruno Le Jeune en est persuadé, « cela va encore accentuer la générosité des donateurs. C’est une bonne chose, Il y a tant à faire ».

Contact : tél. 06 89 12 55 66, par mail : asso.pcpgb@gmail.com ou sur le site internet : www.pcpgb.fr

https://www.ouest-france.fr/bretagne/trebeurden-22560/trebeurden-l-association-petits-cadeaux-pour-gros-bobos-reconnue-d-interet-general-7105499

 

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31 décembre 2020

2021...

2021... Alain Goutal

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Le Diben jeudi 31 décembre 2020

HOMMAGE A MICHEL DERRIEN

Alain DAVID 31 décembre 2020

Alain David - Annie Bergot - et Michel Derrien au local de section de Morlaix. C'était pendant le mandat de 83 à 89, du temps de Jean-Jacques Cléac'h, maire PS. Il y avait à l'époque 7 élus communistes dans la majorité. Marie-Paul Kerebel Adjointe aux affaires Sociales, Alain David Adjoint aux affaires scolaires, Lucien Le Leuc'h Adjoint aux Travaux, Michel Derrien Adjoint aux Transports, Jean-Luc Le Calvez à la commission logement et urbanisme, Annie Bergot aux Affaires Sociales, Scolaires et Culturelles, et Jean-Charles Le Naour à la commission Travaux. Archives PCF Morlaix

Avec la disparition de Michel le parti communiste perd un militant aux qualités humaines unanimement reconnues qui s’est investi sans relâche dans toutes ses activités pendant des années. Mais la ville de Morlaix et ses habitants perdent aussi un élu, un soutien qui n’a ménagé ni son temps ni son énergie pour améliorer la vie de ses concitoyens particulièrement les plus fragiles.

J’ai connu Michel en 1968, l’année de mon adhésion au Parti. J’ai tout de suite été frappé par la qualité de sa réflexion, de son apport à la réflexion collective en tant que secrétaire de section de Morlaix et au rayonnement des idées communistes. De la qualité et de la bienveillance de son écoute aussi Cette année- là Michel, qui militait déjà syndicalement au SNI y prit des responsabilités départementales et je me retrouvai propulsé au secrétariat de section. Il avait pris soin de rassurer le néophyte que j’étais en disant qu’il ne laisserait pas tomber la section… et contrairement à ce qui arrive parfois, il tint bien entendu parole et continua à participer activement à notre vie.

Michel avait beaucoup lu et avait donc une culture très étendue, même s’il ne l’étalait pas. Il avait un souci permanent d’ouverture du Parti invitant à participer aux réunions, au-delà de nos rangs sur des sujets divers, de l’éducation populaire sans en dire le nom au 5, rue haute donc.

Parmi les activités qu’il ne manquait jamais il y avait, comme temps fort, la préparation des congrès. Michel tenait à ce que le maximum de camarades puisse participer aux échanges, à la réflexion et aux propositions. Là encore sa réflexion, son expérience, sa rigueur étaient précieuses. Il était toujours soucieux de la précision des choses et de l’accessibilité des formulations. Je l’entends encore me dire : « tu sais, nous les communistes, il faut que nous soyons compris par tout le monde. S’il y a plusieurs façons de dire les choses, sans en altérer le sens, choisis toujours la plus simple, la plus compréhensible ». A une période où le jargon étant loin d’être absent de notre expression le conseil était particulièrement pertinent.

C’est aussi ce qui motivait son attachement à ce que nous appelions à cette époque les écoles du parti qui ont été développées à Morlaix. C’est de cet « intellectuel collectif « que nous tirions notre efficacité. Je me souviendrai de ces leçons lorsque j’aurai la responsabilité de la Formation des militants au niveau départemental.

Bien sûr je ne saurais oublier tout ce que Michel nous a apporté en ce qui concerne la réflexion sur l’enseignement et la défense de l’école publique. Utilisation précieuse de son expérience syndicale. Même si ses voyages vers Châteaulin n’étaient pas sans danger dans les Monts d’Arrée en hiver, la nuit par temps de brouillard.

Me reviennent à l’esprit les ventes exceptionnelles de l’Huma Dimanche que nous faisions tous les deux à Plourin, les échanges riches avec la population et les discussions enrichissantes pendant le trajet entre les fermes dont Michel connaissait tous les occupants et leur histoire: ainsi allaient les choses en ce temps-là.

Mais l’apport de Michel n’était pas qu’intellectuel. Il ne rechignait jamais à mettre la main à la pâte. Dans les deux sens du terme. Beaucoup se souviennent encore de ses talents de cuisinier lors des fêtes du parti.

Et puis il y eut 1977 : depuis des dizaines d’années il n’y avait pas eu d’élus communistes à Morlaix et bien entendu nous n’avions pas d’expérience en ce domaine. Michel effectua quatre mandats successifs. Apportant dans le domaine dont il avait la charge (la circulation, le transport et le stationnement) son sérieux, son travail, sa connaissance des dossiers. Mais aussi sa volonté de tenir compte des avis de la population, de prioriser avant toute chose le service au public. Pendant toutes ces années Michel a apporté beaucoup plus que sa compétence; il a été pour beaucoup dans la cohésion et dans la cohérence du groupe que nous formions y compris lorsque soufflaient sur l’union des vents mauvais.

Le 3ème mandat a été particulier, puisque la majorité sortante ayant été battue, nous nous sommes retrouvés dans l’opposition. A deux communistes sur 8 élus. Une nouvelle expérience où il s’agissait plus de contrôler et de s’opposer que de construire. Avec Michel nous jouions notre rôle même si je voyais bien que ce n’était pas celui qu’il préférait. Il fut certainement plus à l’aise lorsqu’il put à nouveau construire dans la nouvelle municipalité.

Ce mandat terminé, Michel ne resta pas pour autant l’arme au pied. Il s’investit encore davantage au Secours Populaire qui, du coup, prit de l’ampleur. D’autres, diraient mieux que moi tout ce qu’il y a apporté à la fois comme rigueur et comme chaleur humaine avec toujours la volonté de préserver la dignité des personnes accueillies. Car, évidemment, Michel ne faisait rien à moitié.

En cette année où l’on fête le 100ème anniversaire du PCF, on célèbre beaucoup et c’est bien normal, les grandes avancées sociales à son actif et toutes celles et tous ceux qui y ont joué un grand rôle. Mais le rôle du PCF c’est aussi le résultat du combat de centaines de milliers de militants et d’élus qui, comme Michel, ont toute leur vie lutté pour bâtir cette  France fraternelle que chantait Jean FERRAT.

A l’heure où l’humanité est confrontée à des défis colossaux pour dépasser cette société d’exploitation, de domination et d’aliénation qui sème tant de drames et de misère, à l’heure où la vie même est menacée sur la planète, il est temps que les choses changent. Cela a été le combat de la vie de Michel.

Nous, ses camarades, prenons l’engagement de le poursuivre sans relâche.

Alain DAVID
31.12.2020

 

Ouest-France

Finistère. Paul Le Gall, figure du communisme breton, s’est éteint

Ancien résistant des Francs-tireurs et partisans (FTP), ancien secrétaire départemental du Parti communiste français, conseiller municipal, Paul Le Gall s’est éteint à l’âge de 95 ans. Il était originaire de Beuzec-Conq, à Concarneau (Finistère).

Paul Le Gall (deuxième homme à partir de la gauche), lors d’une fête de la Bretagne, avec Rol-Tanguy (chef FFI, ancien des Brigades Internationales), Alain Signor (responsable communiste, résistant, député), et Pierre Le Rose. Il est décédé le 30 décembre 2020, à l’âge de 95 ans, le jour du 100e anniversaire de la création du Parti communiste.

Paul Le Gall (deuxième homme à partir de la gauche), lors d’une fête de la Bretagne, avec Rol-Tanguy (chef FFI, ancien des Brigades Internationales), Alain Signor (responsable communiste, résistant, député), et Pierre Le Rose. Il est décédé le 30 décembre 2020, à l’âge de 95 ans, le jour du 100e anniversaire de la création du Parti communiste. | PCF FINISTÈRE/ FONDS PIERRE LE ROSE.

Paul Le Gall, ancien résistant FTP (Francs-tireurs et partisans) à Concarneau, ancien secrétaire départemental du Parti communiste français dans le Finistère (1956-1971) et membre du comité central du PCF (1964-1982), est décédé mercredi 30 décembre 2020 à Concarneau, à l’âge de 95 ans. Il fut conseiller municipal de Concarneau de 1953 à 1959 puis de 1989 à 2001. Il a été aussi, à plusieurs reprises, le candidat titulaire du PCF aux élections législatives dans la 8e circonscription de Quimperlé-Concarneau.

Né le 19 août 1925 à Beuzec-Conq (Finistère), commune aujourd’hui intégrée à Concarneau, ce communiste (1) de la première heure est issu d’une famille de militants et de sympathisants communistes, à l’instar de ses parents et de ses cinq frères et sœur.

Adhérent au PCF en 1947

À l’automne 1943, il entre dans les FTP du secteur de Concarneau, effectuant des liaisons avec son père engagé dans la Résistance. Après avoir pris part à la libération de Concarneau au sein de la milice patriotique, devenue 7e compagnie FTPF, il adhère aux jeunesses communistes. Il participe à partir de septembre 1944 aux combats sur le Front de Lorient au sein de la 2e compagnie du 2e bataillon de marche du Finistère, au sein de laquelle s’était constitué un groupe de jeunesses communistes composé de soixante-dix adhérents dont il devint le secrétaire. À la fin de la guerre, il reprend son travail de maçon cimentier avec son père.

Premier secrétaire fédéral du PCF en 1956

En 1946, Paul Le Gall dirige le cercle de l’UJRF (Union de la jeunesse républicaine de France) de Concarneau. Adhérant au PCF en janvier 1947, il devient en 1948 secrétaire à la propagande au sein de la section de Concarneau. Il est élu secrétaire de la section du PCF de Concarneau au début des années 50

Il intègre, en 1952, le comité de la fédération du PCF du Finistère dont le siège est à Brest. Résidant à Concarneau, il devient, à trente et un ans, le premier secrétaire fédéral du PCF du Finistère lors de la XVIIIe conférence du comité fédéral du 13 mai 1956.

« Paul Le Gall était un homme nouveau qui incarnait sans doute une volonté de changement politique », indiquent Christian Bougeard et d’Alain Prigent dans un article paru en 2011 dans Le Maitron.

Il quitte le PCF en 1987…

Il occupe cette responsabilité jusqu’à la partition de la fédération en deux entités géographiques en janvier 1970. Puis prend la direction de la nouvelle fédération du Finistère Sud jusqu’en janvier 1982. Pierre Rainero lui succédera. Il siégea au bureau jusqu’à sa non-réélection au sein des instances fédérales, le 25 mai 1986.

Élu membre suppléant au comité central au congrès de Paris de mai 1964, il devint titulaire lors du 19e congrès de Nanterre en février 1970 jusqu’en 1982.

« Il fut un membre très actif, intervenant fréquemment dans les instances nationales, n’hésitant pas à soulever des questions stratégiques », soulignent Christian Bougeard et d’Alain Prigent […] Personnalité calme, organisée, appréciée pour sa modération, Paul Le Gall a joué un rôle important à la tête de la fédération communiste du Finistère, du milieu des années 1950 aux années 1970. »

… et reprend sa carte à 93 ans

Paul Le Gall quitte le PCF en 1987 à l’occasion d’une crise interne. Il est élu en 1989 aux élections municipales de Concarneau, sur une liste dissidente. En 1995, il siège au conseil municipal sur une large liste emmenée par le socialiste Gilbert Le Bris.

Il y a deux ans, Paul Le Gall, qui était resté sympathisant, participant à de nombreuses fêtes du Parti, reprend sa carte au Parti communiste.

Le PCF finistérien lui rend hommage

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère, rend hommage « au grand militant et dirigeant historique du parti communiste finistérien et breton. Paul Le Gall fut un résistant FTPF à Concarneau dès 1943. Il a participé aux combats de la libération de la poche de Lorient en septembre 1944. Il a quitté le parti en 1987 mais il a repris sa carte il y a deux ans, ce qui démontre l’attachement qui l’animait pour le communisme et son avenir, lui qui est décédé le jour même du centenaire du parti communiste. Tout un symbole. J’ai eu l’occasion de le rencontrer et de me familiariser avec sa malice, sa gentillesse et sa culture politique impressionnante, à l’occasion de fêtes du parti à Fouesnant. Adieu Paul. Nous pensons fort à ceux qui tu laisses en chemin, ton épouse Marie-Annick, ta fille, toute ta famille et tes proches. Nous avons pour ton engagement très fort au service de nos idéaux communs une très grande reconnaissance. Salut à toi camarade !!! »

(1) Source : Paul Le Gall par Christian Bougeard et Alain Prigent dans une version mise en ligne le 6 juin 2011 dans le Maitron.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/une-figure-du-communisme-breton-s-est-eteinte-7105213

 

Ouest-France

Morlaix. Deux coups de feu tirés à Domino’s Pizza, un homme mis en examen pour tentative de meurtre

Lundi 28 décembre, un client mécontent s’est montré menaçant envers le personnel du restaurant Domino’s Pizza, à Morlaix (Finistère), allant jusqu’à viser l’un des employés. Cet homme de 40 ans a été incarcéré et mis en examen pour tentative d’homicide.

La police de Morlaix est intervenue lundi 28 décembre après des coups de feu tirés au Dominos Pizza de Morlaix (photo d’illustration).

La police de Morlaix est intervenue lundi 28 décembre après des coups de feu tirés au Dominos Pizza de Morlaix (photo d’illustration). | OUEST-FRANCE

Lundi 28 décembre, il est 21 h 20 quand un homme pénètre dans le restaurant Domino’s Pizza de Morlaix, dans le Finistère, pour réclamer une pizza hawaïenne-poulet. Problème : aucune commande n’a été enregistrée à son nom.

Énervé – et passablement ivre -, le client sort un colt 44, « une arme de grande précision » selon la police, et se montre menaçant envers le personnel, allant jusqu’à « pénétrer dans la cuisine », indique Abdelmoumene Tebani, manager du restaurant.

Le salarié « traumatisé »

La situation dégénère franchement lorsque la pizza est servie. « Il assurait avoir payé, mais c’était faux », continue le manager, qui a remis la vidéosurveillance à la police. Positionné à ce moment-là derrière le comptoir, l’homme tire en direction d’un des salariés. « Il a juste eu le temps de se baisser, sinon il prenait la balle en pleine tête », précise le commandant Patrice Kerbrat

Alors qu’un autre salarié se cache, terrifié, sous un four, un troisième se rue sur le tireur et le maîtrise. Dans la mêlée, une nouvelle balle est tirée mais vient heureusement se loger dans un frigo. « Il a été héroïque » , salue son patron, précisant que le premier employé visé est aujourd’hui en arrêt de travail, « traumatisé ».

Interdit de posséder une arme

Interpellé dans la foulée, cet homme de 40 ans a été présenté au parquet mercredi 30 décembre et placé en détention. Une information judiciaire a été ouverte pour tentative de meurtre. Le Morlaisien n’avait en outre pas le droit de posséder une arme après un précédent judiciaire.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-deux-coups-de-feu-tires-a-domino-s-pizza-un-homme-mis-en-examen-pour-tentative-de-meurtre-7105164

 

Ouest-France

INFO OUEST-FRANCE. Theix-Noyalo. L’annulation de l’élection du maire et de ses adjoints confirmée

L’annulation de l’élection de Christian Sébille, le maire de Theix-Noyalo, près de Vannes (Morbihan), vient d’être confirmée par le Conseil d’État. L’élection du maire délégué et de ses adjoints est aussi invalidée.

Christian Sébille, tête de liste de « Theix Noyalo demain ensemble », a été élu maire de Theix-Noyalo, près de Vannes (Morbihan), au printemps 2020. L’annulation de son élection vient d’être confirmée par le Conseil d’État.

Christian Sébille, tête de liste de « Theix Noyalo demain ensemble », a été élu maire de Theix-Noyalo, près de Vannes (Morbihan), au printemps 2020. L’annulation de son élection vient d’être confirmée par le Conseil d’État. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le Conseil d’État vient de confirmer l’annulation de l’élection du maire et de ses adjoints à Theix-Noyalo, près de Vannes (Morbihan).

Le tribunal administratif saisi par la liste « Osez Citoyens »

La liste d’opposition Osez Citoyens avait saisi le tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine) après un incident survenu lors du premier conseil municipal, le 3 juillet 2020. Après la démission des trois de ses colistiers, l’accès de la salle du conseil municipal avait été refusé à Pascal Legrand, quatrième sur cette liste représentée par Denis Serge Clopeau.

Un recours déposé par le maire, Christian Sébille

En septembre 2020, le tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine) a annulé l’élection du maire, Christian Sébille, du maire délégué et de ses adjoints, mais la décision était suspendue à l’appel déposé par Christian Sébille devant le Conseil d’État. L’élu, toujours en fonction, estime que la décision n’était pas de son fait, mais de l’ancienne municipalité, dirigée par Yves Questel, qui aurait empêché l’accès de la salle à Pascal Legrand.

« L’accès de la salle ne pouvait être refusé à M. Legrand »

Sa requête a été étudiée le 10 décembre 2020. La plus haute juridiction administrative vient de rendre sa décision. Elle rappelle la loi : « La démission des trois premiers candidats de la liste Osez citoyens est devenue définitive dès la réception de leurs lettres. En conséquence, le siège devenu vacant revenait immédiatement à M.Legrand, 4e candidat de cette liste. »

Selon le Conseil d’État, « l’absence de convocation de M. Legrand dans ces délais, alors qu’il était informé de la tenue du conseil municipal auquel il s’était d’ailleurs présenté, n’était pas susceptible d’entacher d’irrégularité les délibérations adoptées ». Le Conseil d’État a donc estimé qu’il « ne pouvait donc être refusé à M. Legrand de participer à la séance d’installation du conseil municipal ».

Contacté ce matin, Christian Sebille, maire de Theix-Noyalo : attend désormais la notification du Conseil d’État pour ré-organiser la séance du conseil d’installation du maire. A priori, début janvier.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/theix-noyalo-56450/info-ouest-france-theix-noyalo-l-annulation-de-l-election-du-maire-et-de-ses-adjoints-confirmee-7105041

 

Ouest-France

Taulé. La soirée à 27 dans un hangar tombe à l’eau

Mercredi 30 décembre, les gendarmes de Saint-Pol-de-Léon (Finistère) ont surpris des jeunes en pleins préparatifs d’une fête à Taulé. L’organisateur en est quitte pour un avertissement.

Ce réveillon, les gendarmes du pays de Morlaix seront à l’affût des fêtes clandestines trop importantes (photo d’illustration).

Ce réveillon, les gendarmes du pays de Morlaix seront à l’affût des fêtes clandestines trop importantes (photo d’illustration). | OUEST FRANCE

C’est un coup de téléphone qui amène les gendarmes de Saint-Pol-de-Léon aux abords d’un hangar à Taulé, mercredi 30 décembre. Il est environ 16 h 30 et dans ce bâtiment chauffé servant habituellement d’atelier, plusieurs jeunes sont occupés à installer des tables, en prévision d’une fête prévue le soir même.

Les gendarmes sur le pont le 31

Absent, l’organisateur est contacté par les gendarmes. Il reconnaît avoir programmé une soirée à laquelle étaient attendues 27 personnes.

Ce jeune de 18 ans en est quitte pour un avertissement. Lors d’une patrouille nocturne, les gendarmes ont en effet constaté l’absence de festivités. Ils préviennent que ce 31 décembre, des équipes sillonneront le secteur pour repérer, notamment, des fêtes trop importantes.

Pour rappel, les déplacements sans motifs valables sont interdits entre 20 h et 6 h et il est recommandé de ne pas être plus de six à table, hors enfants.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/taule-29670/taule-la-soiree-a-27-dans-un-hangar-tombe-a-l-eau-7105040

 

Ouest-France

En difficulté, l’Allemagne met le marché du porc dans le rouge

En grave difficulté, la filière porcine allemande plonge dans le chaos toute l’Europe du nord-ouest. Période bien difficile pour les éleveurs…

Le cours du porc ne cesse de reculer depuis début novembre : 1,20 €/kg ce mardi 29 décembre 2020.

Le cours du porc ne cesse de reculer depuis début novembre : 1,20 €/kg ce mardi 29 décembre 2020. | DAVID ADÉMAS,, OUEST-FRANCE

Encore 1,30 €/kg début novembre 2020, mais seulement 1,20 €/kg mardi 29 décembre : le cours ne cesse de reculer au Marché du porc breton (MPB) de Plérin, outil national de référence pour fixer le prix. On reste bien loin de l’excellente année 2019. Car 2020 aura été marquée par une conjoncture  tendue et dégradée, au nord-ouest de l’Europe  , constate Pascal Le Duot, directeur du MPB.

Surtout en Allemagne. Avec, d’abord, la pandémie du Covid qui a provoqué la fermeture de grands abattoirs, provoquant de gros encombrements dans les élevages. Puis, l’arrivée en Allemagne, via la Pologne, de la redoutable PPA (peste porcine africaine), a fini de bloquer le marché, interdisant toutes les exportations.  Le modèle allemand est en train de se réformer très profondément.  C’en est fini, notamment, du dumping social qui avantageait la filière allemande.

 Ça devient très compliqué pour la filière allemande, mais aussi pour les naisseurs des Pays-Bas, du Danemark, etc.  Il n’y a plus de marché, plus de prix : le porc allemand se vend à 1 €/kg… 0,20 centime de moins qu’en France.  Ce qui, à court terme, n’arrange pas du tout nos affaires.  À moyen terme ?  Difficile à dire. On peut craindre une baisse générale de la production européenne. 

Demande chinoise importante

Même si, simultanément, la Chine, elle aussi frappée par la PPA, a besoin d’importer massivement du porc. L’empire du Milieu se fournit aux États-Unis, au Brésil, mais aussi dans l’Union européenne. C’est d’ailleurs son premier fournisseur, avec l’Espagne, les Pays-Bas, la France, etc.  A court terme, ça va être difficile, prévoit Pascal Le Duot. En mai ou juin prochain, on y verra sans doute plus clair. 

François Valy, éleveur breton et président de la Fédération nationale porcine (FNP), se montre tout aussi prudent. Et  inquiet . Car les négociations commerciales viennent de débuter avec la grande distribution, elles vont durer jusqu’en février.  Je souhaite que les entreprises françaises privilégient le porc français pour soutenir toute la filière, dans cette difficile année 2021.  Elles pourraient bien être tentées par la baisse des prix en Allemagne…  Mais cela ruinerait tous nos espoirs de reprise au printemps. 

https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/en-difficulte-l-allemagne-met-le-marche-du-porc-dans-le-rouge-7105004

 

Ouest-France

Trébeurden. Le propriétaire de la Potinière veut réparer la charpente

La charpente de la potinière est détruite. Le propriétaire entend déposer une demande pour la reconstruire.

La charpente de la potinière est détruite. Le propriétaire entend déposer une demande pour la reconstruire. | OUEST-FRANCE

Dimanche matin, de nombreux promeneurs ont constaté la destruction de la charpente de la Potinière, après les rafales de vents causées par la tempête Bella.

Dépité, Hubert du Boisbaudry, gérant de la société Eol Armor et propriétaire du bâtiment, doute du seul effet du vent dans l’effondrement de la structure : « Nous avions consolidé la charpente avec des étais cloués sur les poutres. Ils ont disparu. C’est forcément un acte délibéré. »

Le propriétaire confirme le dépôt d’une plainte à ce sujet. Il estime en outre « bizarre qu’avec ces forts vents, la charpente se soit écroulée verticalement, alors qu’elle aurait dû voler au-delà du bâtiment ».

En tout état de cause, Hubert du Boisbaudry annonce sa volonté de déposer en mairie une déclaration de travaux, « afin de remettre la charpente en état et de rendre l’immeuble hors d’eau ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/trebeurden-22560/trebeurden-le-proprietaire-de-la-potiniere-veut-reparer-la-charpente-7104819

 

Ouest-France

Trégastel. Un couple vend sa voiture et reçoit un faux chèque de banque en échange

Un couple de Trégastel (Côtes-d’Armor) a vendu sa voiture sur Le Bon coin. La transaction s’est effectuée à Noyal-Pontivy (Morbihan). L’Audi break A4 a trouvé acquéreur… mais le chèque de banque était faux !

Damien Gudemard reçoit des amendes pour une voiture qu’on lui a volée. Sans appui de son assurance, il envisage d’exposer son cas à l’émission radio de Julien Courbet.

Damien Gudemard reçoit des amendes pour une voiture qu’on lui a volée. Sans appui de son assurance, il envisage d’exposer son cas à l’émission radio de Julien Courbet. | OUEST-FRANCE

Un couple de Trégastel (Côtes-d’Armor) a mis son véhicule en vente sur Le Bon coin. Le 21 décembre, la transaction s’opère à Noyal-Pontivy (Morbihan). Le couple donne les clés du véhicule, une Audi A4 break de 2012, en échange d’un chèque de banque de 13 500 €. « J’ai choisi ce mode de paiement qui pour moi était le plus sûr », indique Damien Gudemard.

Mais au moment d’encaisser le dit chèque, il s’avère que le document est un faux, de même que la pièce d’identité présentée par l’acheteuse. « Dans un premier temps, j’ai voulu déposer plainte à Pontivy, mais il faut aussi que la banque victime s’en aperçoive et atteste du vol. Cela peut prendre une dizaine de jours. »

La voiture roule toujours

De retour dans les Côtes-d’Armor, Damien Gudemard se rend à la gendarmerie de Perros-Guirec avec un écrit de son banquier. La plainte est enregistrée mais cela ne règle pas le problème. « La GMF, mon assurance refuse de me rembourser. Ma voiture était pourtant assurée en tous risques. » L’intervention de l’avocate du couple n’a rien changé. « J’ai eu un appel du responsable sinistre le 30 décembre, et il n’a rien voulu entendre. »

Rien ne laissait supposer une telle issue à la transaction. « Ce sont deux femmes qui se sont présentées. L’une d’elles nous a parlé de ses enfants. On avait a priori aucune raison de douter de leur bonne foi. »

L’arnaque au faux chèque de banque, un classique des escrocs, continue de faire des dégâts. Non seulement Damien Gudemard est obligé d’emprunter une voiture à ses parents pour se rendre à la caserne de Perros-Guirec où il est pompier, mais les amendes pleuvent. « J’en ai reçu quatre. » D’après ces contraventions, la voiture serait en région parisienne.

Sollicitée le 29 décembre 2020, la compagnie d’assurances n’a pas donné suite.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/tregastel-22730/tregastel-un-couple-vend-sa-voiture-et-recoit-un-faux-cheque-de-banque-en-echange-7104506

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
30 décembre 2020

Happy... culture

http://goutal.over-blog.com/2020/12/happy.culture.html

 

Ouest-France

Haut Léon communauté. La côte léonarde perd encore des habitants

Publié le Gaëlle COLIN

Les chiffres du recensement de la population municipale sont tombés : entre 2013 et 2018, Haut Léon communauté a perdu 232 habitants. Tréflez, Mespaul et Santec (Finistère) tirent leur épingle du jeu, quand l’île de Batz, Plounévez-Lochrist sont perdantes.

Entre 2013 et 2018, Roscoff a connu une légère hausse dans sa population municipale, faisant d’elle la quatrième commune de Haut Léon communauté. Devant elle : Saint-Pol (6 603 habitants) ; Cléder (3 731) et Plouescat (3 471).

Entre 2013 et 2018, Roscoff a connu une légère hausse dans sa population municipale, faisant d’elle la quatrième commune de Haut Léon communauté. Devant elle : Saint-Pol (6 603 habitants) ; Cléder (3 731) et Plouescat (3 471). | ARCHIVES VINCENT MOUCHEL/OUEST-FRANCE

Le constat est sans appel : la côte léonarde a perdu des habitants en cinq ans. Entre 2013 et 2018, la population des quatorze communes de Haut Léon communauté est passée de 31 842 à 31 610. Alors qui perd, qui gagne ?

Un déclin amorcé… à nuancer

Si cette perte de 232 habitants se fait ressentir entre 2013 et 2018, il faut cependant rappeler qu’entre 2017 et 2018, Haut Léon communauté a gagné… neuf habitants. Ce qui n’empêche pas la côte léonarde de souffrir de son image touristique : « La pression immobilière est très forte. Il y a une grande demande de rachat ou de construction pour installer des locations saisonnières ou Airbnb, souligne Jacques Edern, maire de Sibiril (Finistère) et président de Haut Léon communauté. Le nombre de maison à construire est très favorable, mais cela ne génère aucun habitant en plus sur le territoire. »

Endiguer cette tendance

Pour endiguer ce phénomène, il n’existe pas énormément de leviers. Et les bienfaits de cette politique mettront du temps à se faire sentir : « On va essayer de rectifier ça avec le plan local d’urbanisme et d’habitat intercommunal et empêcher l’extension de maisons secondaires. Sauf que les outils que nous avons ne sont pas efficaces », dénonce le président. Il parle en effet de la taxe d’habitation : l’État ne prévoit pas de l’augmenter mais plutôt de la baisser pour les deux prochaines années. « Il faudrait largement taxer les résidences secondaires. »

Ceci explique en partie les soldes négatifs de Plouescat (-0,5 %) ; Cléder (-0,5 %) ou de l’île de Batz (-1,6 %, soit 39 habitants en moins). Plounévez-Lochrist passe aussi sous la barre des 2 280 habitants.

Trois communes côtières s’en sortent quand même

Pourtant, toutes les communes côtières ne sont pas logées à la même enseigne. Tréflez annonce une augmentation de 0,9 % entre 2013 et 2018 ; Santec (0,6 %) et dans une moindre mesure, Roscoff (0,3 %). « À Roscoff, ils bénéficient d’une réhabilitation de la friche de l’ancienne gare SNCF, où ils ont pu installer des logements sociaux. Pour Santec, ils ont eu un plan local d’urbanisme favorable pour construire sur leur territoire. Ils accélèrent d’ailleurs les constructions avant 2023 et 2024 et le vote du plan d’urbanisme intercommunal qui devrait changer les choses », poursuit Jacques Edern.

Tréflez, premier de la classe

Même si Tréflez est une petite commune (962 habitants au 1er janvier 2018), elle peut se targuer d’avoir une vie à l’année. C’est ce que compte préserver Anne Bescond, maire. « Nous avons pu aussi débloquer de nouvelles constructions avec la révision de notre plan local d’urbanisme datant 2007 en 2013. Nos coûts sont très abordables : 25 € le m². Nous avons aussi un certain dynamisme. Il y a de nombreuses fêtes à l’année à Tréflez, hors période de Covid. » La balle est saisie au rebond : la commune prépare son tout premier lotissement de 12 000 m², comprenant une dizaine de lots.

Dans les terres, on s’en sort mieux

Mespaul est la commune intérieure qui connaît la plus belle progression, avec 37 nouveaux habitants en cinq ans. Même chose pour Lanhouarneau (+ 0,3 %). Plougoulm (-0,2 %) et Tréflaouénan (-0,1 %) déclinent légèrement.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-pol-de-leon-29250/haut-leon-communaute-la-cote-leonarde-perd-encore-des-habitants-7104403

 

Ouest-France

Saint-Brieuc et la mer. Cesson, le quartier tourné vers le littoral

Cesson, c’est le quartier de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) tourné vers la mer. Ses habitants et le comité de quartier racontent les avantages et les inconvénients d’avoir choisi de vivre dans cette partie de la cité briochine.

Marcel Baron, président du Crac et Christian Le Nouvel, vice-président.

Marcel Baron, président du Crac et Christian Le Nouvel, vice-président. | OUEST-FRANCE

Au comité de réflexion et d’animation de Cesson (Crac), Marcel Baron, président et Christian Le Nouvel, vice-président, ont des choses à dire sur leur quartier, situé à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).  C’est dommage de pas pouvoir profiter de la plage du Valais , se désolent-ils.

Les deux responsables regrettent en effet de ne plus reconnaître l’endroit où  ils ont appris à nager. L’été, il n’est pas souvent possible d’accéder à la plage en raison de la présence des algues vertes. On ne peut y aller que l’hiver , indiquent les deux Briochins. À ce problème s’ajoute celui de l’envasement que regrettent également Marcel Baron et Christian Le Nouvel.

« C’est un quartier tranquille auquel on tient 

Pour eux, il manque aussi des commerces à Cesson.  Il faut trouver un boulanger , affirme les membres du Crac. S’ils sont fiers de leur quartier pavillonnaire  sans présence d’immeubles , les responsables du comité espèrent plus d’investissements de la part des habitants.  On organise des animations comme du théâtre, mais personne ne vient , expliquent-ils. La Fête du maquereau, le vide-greniers ou « le repas champêtre » restent des moments forts pour les Cessonnais. Marcel Baron et Christian Le Nouvel aimeraient que les habitants  fassent aussi vivre le quartier .  Il ne faut pas que Cesson devienne un dortoir , redoutent-ils. Ils voient leur nombre de bénévoles diminué au fil des années.

En habitant dans le quartier de Cesson, certains habitants profitent de la vue sur la mer. | OUEST-FRANCE

Un calme pourtant apprécié par les Cessonnais.  C’est un quartier tranquille auquel on tient, explique une septuagénaire, vivant depuis presque cinquante ans à Cesson. Mais il est oublié par la mairie , ajoute-t-elle. Trop peu d’illuminations installées à Noël, un manque de fleurs sur le rond-point devant la maison de retraite, ou encore un l’absence de fibre optique dans plusieurs rues, font partie des points à améliorer.

« La mer, on la voit matin, midi et soir »

Et surtout, il y a la mer.  Elle est juste à côté, on la voit matin, midi et soir , décrit Marylène, 47 ans, heureuse d’être revenue en Bretagne dans  ce quartier sympa , après vingt ans en Normandie.  Il nous manque juste la fibre et des petits commerces » , précise-t-elle.

Quant à la plage du Valais, si Marylène ne peut s’y rendre pour faire du longe côte, qu’elle pratique aux Rosaires, la quadragénaire y va tout de même pour des promenades en famille.

Denise, 63 ans, est, elle aussi, ravie d’habiter dans le quartier de Cesson.  On a fait plusieurs visites immobilières avant de trouver. Puis on a vu la mer et cette maison… , se souvient cette Briochine, originaire de Lorraine. La sexagénaire ne regrette, en aucun cas, d’avoir traversé la France, il y a six ans,  par amour pour la Bretagne. C’est calme, et les gens sont agréables , apprécie-t-elle.

L’église Saint-Ignace de Cesson est entourée de plusieurs commerces : bureau de tabac, coiffeurs, auto-école… | OUEST-FRANCE

« Un point de vue magnifique sur toute la baie »

 Il y a une sensation de bien-être ici. On a découvert, depuis le premier confinement, que l’ouvrage de la Noë a été rénové. Il y a un cheminement qui donne un point de vue magnifique sur toute la baie, explique Kaëlig et Audrey, un couple de quadragénaires. On adore vivre ici. C’est un petit bourg avec toutes les commodités dans le centre-ville de Saint-Brieuc. 

Pour eux, habiter à Cesson, permet de profiter du bord de mer pour courir, se balader… sans pour autant être isolé du centre-ville. Ils n’attendent qu’une chose pour être plus proche de la mer : plus de cheminements de qualité et sécurisés, notamment vers le port du Légué. La future voie verte sera « un plus », dont ils profiteront.

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https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/reportage-cesson-le-quartier-de-saint-brieuc-tourne-vers-la-mer-7103980

 

Ouest-France

Le pays de Landivisiau a gagné 139 habitants en cinq ans

Au regard des chiffres publiés par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) qui recense le nombre d’habitants sur l’ensemble du territoire français, on observe que le Pays de Landivisiau jouit d’une certaine stabilité. En cinq ans, ce territoire a connu une augmentation de 0,4 % de son bassin de population.

À proximité immédiate de la RN12, idéalement située entre Morlaix et Brest, la zone d’activités du Vern, à Landivisiau, s’agrandit. L’arrivée de nouvelles entreprises a pour conséquence l’arrivée de nouveaux habitants sur le territoire de la communauté de communes.

À proximité immédiate de la RN12, idéalement située entre Morlaix et Brest, la zone d’activités du Vern, à Landivisiau, s’agrandit. L’arrivée de nouvelles entreprises a pour conséquence l’arrivée de nouveaux habitants sur le territoire de la communauté de communes. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Les chiffres de l’Insee concernant la communauté de communes du Pays de Landivisiau (Finistère) nous montrent plusieurs choses : entre 2013 et 2018, ce territoire finistérien, constitué en décembre 1993, et associant en tout dix-neuf communes, a gagné 139 habitants sur cinq ans. Soit une augmentation de 0,4 % de son bassin de population.

Ce chiffre le situe en dessous de la moyenne nationale française, qui a vu sa population augmenter de 1,97 % lors de cette même période. Dans cette relative stabilité, les chiffres nous font observer des dynamiques différentes selon les communes.

Trézilidé en tête

Dans le pays de Landivisiau la commune qui se démarque le plus est Trézilidé. Elle arrive largement en tête des communes ayant gagné en habitants. Cette petite bourgade traversée par la départementale D788 a gagné en tout 86 habitants, passant de 300 habitants en 2013 à 386 en 2018.

Le taux d’évolution annuel moyen de sa population s’élève donc à 5,2 %. « L’ancienne municipalité a permis la construction du lotissement Ar Feunteun, comprenant 23 lots dont le prix au mètre carré ne dépassait pas 25 €. Cela a automatiquement attiré des jeunes familles qui souhaitaient devenir propriétaire », remarque Yves-Marie Gilet, le nouveau maire de la commune depuis le 28 juin 2020.

D’ailleurs, toujours selon l’Insee, 44,8 % de sa population est comprise entre la tranche d’âge des 0-29 ans. « On a pour projet de construire un nouvel espace multisport pour répondre justement à ce nouveau public », poursuit Yves-Marie Gilet, ravi de cette nouvelle dynamique.

La commune de Loc-Eguiner, fait également partie des communes en tête de ce classement. Entre 2013 et 2018, sa population a augmenté de 2,3 % chaque année, passant de 361 à 404 habitants. Quant à Landivisiau, commune de 9 142 habitants en 2018, sa population est restée quasiment stable, glanant 34 habitants en cinq années.

Commana perd 63 habitants

Les communes qui voient leur nombre d’habitants connaître les plus fortes baisses sont celles de Commana et de Saint-Servais, perdant respectivement 63 et 54 habitants entre 2013 et 2018.

Au regard des statistiques produites par l’Insee, la commune de Commana possède une population qu’on peut qualifier de vieillissante. En 2017, seulement 30 % de la population appartenait à la tranche d’âge 0-29 ans, alors que 50 % étaient âgés de plus de 45 ans.

Pour la commune de Saint-Servais, la baisse significative de 1,2 % chaque année entre 2013 et 2018 doit être à relativiser au regard d’un passé qui n’est pas si lointain. En 1968, cette petite commune ne comptait que 470 habitants. Elle en compte à présent 781.

Bernard Michel, le maire de Saint-Servais n’est pas inquiet. « En 2016, il est vrai qu’on avait une vingtaine de maisons vides, mais aujourd’hui, elles sont quasiment toutes remplies, explique-t-il. Il faut attendre que les statistiques soient mises à jour pour pouvoir apprécier ces changements, avec le virus cela prend du retard. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/landivisiau-29400/le-pays-de-landivisiau-a-gagne-139-habitants-en-cinq-ans-7103561

 

Ouest-France

La population repart à la hausse dans le pays de Morlaix

Morlaix perd une place au classement des communes du Finistère, selon les estimations de l’Insee, au 1er janvier 2018. Avec 14 729 habitants, la cité du viaduc passe derrière Guipavas. Pour le reste du territoire, la population a légèrement augmenté, contrairement aux années précédentes.

La population légale au 1er janvier 2018 du pays de Morlaix a légèrement augmenté et atteint 64 438 habitants.

La population légale au 1er janvier 2018 du pays de Morlaix a légèrement augmenté et atteint 64 438 habitants. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Au 1er janvier 2018, Morlaix a été rétrogradée à la sixième place des villes du Finistère. Avec ses 14 729 habitants, elle a été dépassée par Guipavas. L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a dévoilé ses chiffres de recensement de la population municipale au 1er janvier 2018 (il y a toujours trois ans d’écart). Mais le constat d’ensemble est positif : le territoire a (enfin) gagné des habitants.

Le recensement de la population municipale du pays de Morlaix, au 1er janvier 2018. | OUEST-FRANCE

64 438 habitants dans Morlaix communauté

En 2017, l’Insee avait compté 64 133 habitants dans les 26 communes de l’agglomération de Morlaix. Un an après, le territoire a gagné 305 habitants. La population légale du 1er janvier 2018 amorce une hausse de la démographie pour quatorze communes sur 26.

La question du Grand Morlaix

Morlaix accuse un déclin, mais il est moindre que les années précédentes. « Nous devons agir sur l’habitat, mais aussi sur l’urbanisme, avec le vote du plan local d’urbanisme et d’habitat intercommunal, souligne Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix. En plus de réguler l’extension urbaine, nous devons veiller au développement économique du territoire. La question du Grand Morlaix revient : si l’on regroupe Morlaix avec Saint-Martin et une partie de Plourin, nous serions le troisième pôle aggloméré du Finistère. Il faudra avancer sur cette question. »

Le maire et président de Morlaix communauté compte resserrer les liens de coopération avec la « métropole diffuse » du Nord-Finistère (pôle entre Brest, Landerneau, Morlaix et Lannion) pour le développement futur.

Des déclins dans le sud de l’agglo…

Des baisses de population sont à noter dans les monts d’Arrée, dans le sud de Morlaix communauté et sur la côte. Comme les années précédentes, la démographie décline dans le quintette Plounéour-Ménez - Le Cloître-Saint-Thégonnec - Lannéanou - Botsorhel et Guerlesquin (0,6 %), avec cependant des légères améliorations. Exception pour Plougonven et ses 0,6 % de hausse entre 2013 et 2018.

… mais aussi sur la côte

Sur la côte, même son de cloche pour Locquénolé, Guimaëc et surtout Plougasnou. Entre 2013 et 2018, la commune est passée de 3 108 habitants à 2 757. Ce qui n’est pas nouveau, pour la maire, Nathalie Bernard. « Ce sont les conséquences du vieillissement de la population et le départ des familles. Même si aujourd’hui, on a l’impression d’inverser la tendance, on verra le résultat plus tard. »

Paradoxe pour Plougasnou : la commune a pourtant le plus de dossiers d’urbanisme de toute l’agglomération. « Cela concerne beaucoup de rénovations, mais pour des résidences secondaires », poursuit l’élue. La municipalité travaille pour la première fois avec Finistère Habitat. « Deux maisons ont été construites et nous avons une résidence avec une dizaine de logements aménagés pour l’été 2021. » Un travail de longue haleine pour, à terme, conserver les écoles et le collège.

Locquirec et Saint-Jean-du-Doigt, locomotives démographiques

Deux communes côtières ont la cote : Locquirec et Saint-Jean-du-Doigt. Elles affichent de belles progressions entre 2013 et 2018. « Il y a eu une forte pression immobilière, avec une phase de constructions neuves, principalement en résidence principale. On a eu jusqu’à vingt à trente maisons construites par an », analyse Gwénolé Guyomarc’h, maire de Locquirec. La proximité avec la mer, la richesse de la vie associative et son emplacement séduisent. « Nous avons désormais des travailleurs de Brest ou de Saint-Brieuc qui s’installent, alors que c’était inimaginable il y a dix ans. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/la-population-repart-a-la-hausse-dans-le-pays-de-morlaix-7103534

 

Ouest-France

Morlaix. Les cours d’eau sont repassés en vigilance verte

Publié le

La mairie de Morlaix prévient que le niveau des rivières est élevé ce mardi 29 décembre 2020. Les pluies importantes de ces derniers jours et de cette semaine en sont à l’origine. Les panneaux de prévention sont de sortie en ville. Vigicrue a repassé son seuil d’alerte en vert pour le secteur.

Les panneaux de prévention de la mairie de Morlaix sont de sortie.

Les panneaux de prévention de la mairie de Morlaix sont de sortie. | OUEST-FRANCE

Le point de vigilance est à 17 h 50, ce mardi 29 décembre 2020. C’est l’heure où la mer sera pleine sur le secteur de Morlaix (Finistère). Avec les précipitations importantes des derniers jours et de ceux à venir, la mairie appelle à la vigilance de tous. Vigicrue a repassé la ville en vigilance verte, mais le secteur reste à surveiller en fonction des prévisions à venir.

Rester vigilant dans les jours qui viennent

Localement, le Jarlot reste très élevé. Les habituels panneaux « Attention zone inondable » ont refait leur sortie sur les endroits critiques de la ville, comme dans l’allée du Poan-Ben.

Le Jarlot, au niveau de l’allée du Poan-Ben, à Morlaix, reste eau mais n’a pas débordé ce mardi 29 décembre. | OUEST-FRANCE

Prochainement, les horaires de marées indiquent une pleine mer vers 6 h et 18 h 30 pour mercredi 30 décembre, et 7 h 15 et 19 h 39 pour jeudi 31 décembre. La pluie tombera par épisode ces jours-là.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-les-cours-d-eau-sont-repasses-en-vigilance-verte-7103438

 

Ouest-France

Morlaix. Michel Derrien, ancien élu communiste, nous a quittés

Michel Derrien a été un élu communiste à la mairie de Morlaix (Finistère) pendant quatre mandats à partir des années 1970. Il a été secrétaire de la section du PCF pays de Morlaix au moment de la création de la fête du Viaduc en 1964. L’homme est décédé dimanche 27 décembre 2020.

Alain David, Annie Bergot et Michel Derrien au local de section de Morlaix. C’était pendant le mandat de Jean-Jacques Cléac’h, maire PS, de 1983 à 1989. À l’époque, la majorité comptait sept élus communistes.

Alain David, Annie Bergot et Michel Derrien au local de section de Morlaix. C’était pendant le mandat de Jean-Jacques Cléac’h, maire PS, de 1983 à 1989. À l’époque, la majorité comptait sept élus communistes. | ARCHIVES PCF MORLAIX

Michel Derrien, ancien élu communiste à la Ville de Morlaix (Finistère), est décédé à l’âge de 90 ans, dimanche 27 décembre 2020. Militant de longue date, il a été secrétaire de la section locale du Parti communiste français (PCF), en 1964 – date de création de la fête du Viaduc, à Kernéguès, et de l’achat du premier local.

« Michel Derrien défendait à la fois l’identité des élus communistes et la loyauté par rapport au programme municipal », raconte Alain David, qui lui a succédé au poste de secrétaire du PCF en 1968.

Impliqué jusqu’à la fin de sa vie

Il a ensuite été adjoint aux transports, notamment de 1976 à 1983. Il est resté élu pendant quatre mandats. À côté de la politique, il s’était impliqué auprès du Secours populaire. Il est d’ailleurs resté très investi jusqu’à la fin de sa vie : «  Il avait soutenu financièrement la campagne de Morlaix Ensemble aux élections municipales de 2020 », soulignent Ismaël Dupont, premier adjoint, et Daniel Ravasio, secrétaire du PCF de Morlaix.

Un hommage lui sera rendu jeudi 31 décembre 2020, à 10 h 15, au Pôle funéraire Bretagne Ouest de Saint-Thégonnec, zone artisanale de Mez-Ménez.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-michel-derrien-ancien-elu-communiste-nous-a-quittes-7103434

 

Ouest-France

Trébeurden. La Potinière : la société Eol Armor se pourvoit en cassation

Nouvelle étape dans la saga judiciaire de Tresmeur. Dans le dossier de la Potinière, à Trébeurden (Côtes-d’Armor), Hubert du Boisbaudry, gérant de la société Eol Armor, a décidé de saisir le Conseil d’État.

La potinière, une nouvelle fois défigurée ces derniers jours par la tempête « Bella », sera maintenant aux mains du Conseil d’État.

La potinière, une nouvelle fois défigurée ces derniers jours par la tempête « Bella », sera maintenant aux mains du Conseil d’État. | OUEST-FRANCE

Le 7 octobre 2019, le tribunal administratif de Rennes avait débouté deux associations environnementales et validé le permis de construire accordé pour l’immeuble de la Potinière, à Trébeurden (Côtes-d’Armor). Le 20 octobre dernier, la cour d’appel avait cassé ce jugement, débouté la mairie et la société Eol Armor et annulé le permis de construire.

Les pétitionnaires avaient deux mois pour se pourvoir en cassation. Lors du dernier conseil municipal, Bénédicte Boiron, la maire, avait fait part de sa volonté de ne pas saisir le Conseil d’État.

Environ un an pour la première étape

La société Eol Armor a, pour sa part, décidé de se pourvoir en cassation, en transmettant une requête au conseil d’État, datée du 22 décembre. « Nos conseils ont relevé dans le dossier certains éléments permettant d’espérer que la requête soit acceptée », souligne Hubert du Boisbaudry, propriétaire de la Potinière et gérant d’Eol Armor.

L’acceptation de la requête, première étape du processus en cassation, devrait prendre environ un an. « La seconde étape, pour annuler ou non l’arrêt de la cour d’appel, sera beaucoup plus longue. »

Les associations environnementales prennent acte

Dans le cas d’un arrêt, l’affaire serait ensuite rejugée en appel. Hubert du Boisbaudry veut garder son optimisme : « Si le Conseil d’État refusait finalement notre pourvoi, il resterait l’espoir, comme le permis avait été accordé sous le Plan d’occupation des sols (POS), de redéposer un permis avec les mêmes règles d’urbanisme. »

Les associations environnementales Avenir du littoral et Trébeurden patrimoine environnement, prennent acte du pourvoi. « Il met en cause la cour d’appel de Nantes pour ne pas avoir transmis le jugement avec la signature du magistrat, mais aussi l’annulation du permis accordé au vu du Plan local d’urbanisme (PLU), voté par le conseil municipal en 2017, relève Christian La Yaouanc, président d’Avenir du littoral. Le pourvoi devant le Conseil d’État met aussi en cause les dirigeants des associations Avenir du littoral et Trébeurden patrimoine environnement »

« Volonté de faire perdurer la situation »

L’un parce qu’il n’aurait pas qualité pour signer la requête transmise en première instance au tribunal de Rennes, l’autre en raison d’une copie présentée comme incomplète du recours gracieux, adressé au maire de Trébeurden, en 2018.

« Hubert du Boisbaudry invoque la faiblesse du prix de la lettre recommandée. Avenir du littoral fait valoir une copie multipages et recto verso. » Le président de l’association fait part de son étonnement : « En raison des arguments invoqués, chacun peut s’interroger sur cette volonté de faire perdurer cette situation. Le temps ne plaide pourtant pas en faveur de l’auteur de ce pourvoi. » Et de conclure, en direction de la commune : « Une déclaration d’utilité publique serait bienvenue. Faisons pelouse rase de cette ruine ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/trebeurden-22560/trebeurden-la-potiniere-la-societe-eol-armor-se-pourvoit-en-cassation-7103406

 

Ouest-France

Pays de Morlaix. Le classement des communes les plus peuplées en 2018

Publié le

L’Insee vient de dévoiler les chiffres de la population du pays de Morlaix (Finistère) pour l’année 2018. Sans surprise, Morlaix est toujours la ville la plus peuplée quand Lannéanou est le plus petit bassin de population. Mais Guerlesquin créé la surprise.

Guerlesquin a gagné une place dans le classement des communes les plus peuplées de Morlaix communauté, en passant devant Henvic en 2018.

Guerlesquin a gagné une place dans le classement des communes les plus peuplées de Morlaix communauté, en passant devant Henvic en 2018. | CAPTURE ECRAN GOOGLE STREET VIEW

Les chiffres de l’Insee viennent d’être rendus publics pour l’année 2018. La population est plus élevée qu’en 2017 dans le pays de Morlaix avec 64 438 habitants et amorce la première croissance depuis au moins deux ans.

Ce qui est bon signe, même s’il reste encore douze communes sur 26 qui connaissent un déclin entre 2013 et 2018. Voici donc le classement de population de chacune, et la surprise vient de Guerlesquin, qui a dépassé Henvic en 2018 :

1. Morlaix : 14 729 habitants au 1er janvier 2018 (-535 habitants entre 2013 et 2018)

2. Plouigneau : 5 084 (+82 habitants)

3. Saint-Martin-des-Champs : 4 626 (-105 habitants)

4. Plourin-lès-Morlaix : 4 489 (+166 habitants)

5. Plougonven : 3 477 (+106)

6. Carantec : 3 173 (+22)

7. Pleyber-Christ : 3 161 (+78)

8. Saint-Thégonnec Loc-Eguiner : 3 035 (+33)

9. Taulé : 2 914 (-71)

10. Plougasnou : 2 757 (-351)

11. Lanmeur : 2 307 (+114)

12. Plouezoc’h : 1 600 (+10)

13. Locquirec : 1 510 (+156)

14. Guerlesquin : 1 314 (-41)

15. Henvic : 1 309 (0)

16. Plounéour-Ménez : 1 263 (-20)

17. Plouégat-Guérand : 1 064 (-46)

18. Garlan : 1 051 (+23)

19. Sainte-Sève : 1 030 (+86)

20. Guimaëc : 942 (-32)

21. Locquénolé : 791(-23)

22. Plouégat-Moysan : 713 (+43)

23. Le Cloître-Saint-Thégonnec : 659 (-16)

24. Saint-Jean-du-Doigt : 648 (+31)

25. Botsorhel : 428 (-20)

26. Lannéanou 364 (-9)

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/pays-de-morlaix-le-classement-des-communes-les-plus-peuplees-en-2018-7103198

 

29 décembre 2020

Triste nouvelle : décès de notre camarade Michel DERRIEN, élu communiste à Morlaix pendant 4 mandats, ancien dirigeant du PCF, de la CGT et du Secours Populaire à Morlaix

Alain David - Annie Bergot - et Michel Derrien au local de section de Morlaix. C'était pendant le mandat de 83 à 89, du temps de Jean-Jacques Cléac'h, maire PS. Il y avait à l'époque 7 élus communistes dans la majorité. Marie-Paul Kerebel Adjointe aux affaires Sociales, Alain David Adjoint aux affaires scolaires, Lucien Le Leuc'h Adjoint aux Travaux, Michel Derrien Adjoint aux Transports, Jean-Luc Le Calvez à la commission logement et urbanisme, Annie Bergot aux Affaires Sociales, Scolaires et Culturelles, et Jean-Charles Le Naour à la commission Travaux.

Alain David - Annie Bergot - et Michel Derrien au local de section de Morlaix. C'était pendant le mandat de 83 à 89, du temps de Jean-Jacques Cléac'h, maire PS. Il y avait à l'époque 7 élus communistes dans la majorité. Marie-Paul Kerebel Adjointe aux affaires Sociales, Alain David Adjoint aux affaires scolaires, Lucien Le Leuc'h Adjoint aux Travaux, Michel Derrien Adjoint aux Transports, Jean-Luc Le Calvez à la commission logement et urbanisme, Annie Bergot aux Affaires Sociales, Scolaires et Culturelles, et Jean-Charles Le Naour à la commission Travaux.

Triste nouvelle : décès de notre camarade Michel DERRIEN.

Notre camarade Michel DERRIEN vient de décéder à l’âge de 90 ans le 27 décembre 2020.

Michel a été un militant de longue date de notre parti : il a été responsable de la section de Morlaix ; élu à la Mairie de Morlaix.

Comme élu, son premier mandat date de 1976-1983. Il a accompli notamment un gros travail comme adjoint aux transports à Morlaix. Michel Derrien a été élu pendant 4 mandats. Michel Derrien est resté jusqu'au bout très impliqué dans la vie politique et militante. Il y a quelques mois, il avait participé pour soutenir financièrement la campagne de Morlaix Ensemble aux élections municipales. Il est resté un militant communiste concerné jusqu'à la fin de sa vie.

C'était un sage, quelqu'un de très réfléchi.

Michel n’a pas ménagé sa peine dans bien d’autres activités au service de la population et des plus fragiles en particulier : responsable du Secours Populaire Morlaix ; responsable syndical ; …

Au nom de la section, comme en mon nom personnel, je présente nos sincères condoléances à toute sa famille.

Michel repose à l’espace funéraire rue du Docteur Kergaradec à Plourin les Morlaix de 14 h à 17 h.

Un hommage lui sera rendu le jeudi 31 décembre à 10 h 15, au pôle funéraire de Saint Thégonnec.

Merci à chacun de s’associer à la peine de la famille.

Bien cordialement.

Daniel RAVASIO, secrétaire de section du PCF pays de Morlaix

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2020/12/triste-nouvelle-deces-de-notre-camarade-michel-derrien-elu-communiste-a-morlaix-pendant-4-mandats-ancien-dirigeant-du-pcf-de-la-cgt

 

Ouest-France

PORTRAIT. Catherine Tréanton, la touche féministe de la ville de Morlaix

Publié le Gaëlle COLIN.

Qui sont nos élus ? Il y a six mois, Catherine Tréanton devenait la deuxième adjointe de Morlaix, en charge des affaires sociales, à l’enfance, aux aînés et à la solidarité. Des thématiques qui correspondent parfaitement à l’élue.

Catherine Tréanton est l’adjointe aux affaires sociales, à l’enfance, aux aînés et aux solidarités, à Morlaix.

Catherine Tréanton est l’adjointe aux affaires sociales, à l’enfance, aux aînés et aux solidarités, à Morlaix. | OUEST-FRANCE

7 novembre 1966 : naissance à Morlaix, enfance passée à Taulé.

2007 : devient titulaire à l’IME de Carhaix, où elle travaille toujours à mi-temps aujourd’hui.

2014 : adhère au groupe Morlaix coopérative et citoyenne et au PS.

« J’adore le collectif. » On est tenté de croire sur parole Catherine Tréanton. Parce que la deuxième adjointe de Morlaix (Finistère) est chargée des affaires sociales, de l’enfance, des aînés et des solidarités. Pas un portefeuille de solitaire. Mais aussi parce que tout son parcours respire le vivre-ensemble.

Souriante, affable, sans pour autant se laisser marcher dessus. Elle sait imposer ses idées, tout en dialogue. « Quand j’ai quelque chose à dire, je le fais, mais en privé. Je n’aime pas me donner en spectacle. »

Féministe « vraiment de gauche »

Après une enfance à Taulé, direction l’internat strict du collège des Ursulines à Saint-Pol-de-Léon. Elle en garde un souvenir coincé entre les « blouses grises et les classes non mixtes ». À 20 ans, alors mère de famille et sans le bac, le secrétariat et la comptabilité lui tendent les bras. « Je n’ai jamais rien vu d’aussi ennuyeux. Être tout le temps assise, ce n’était pas pour moi ».

Son premier engagement ? Les associations de parents d’élèves. Ce qui lui permet d’infuser sa reconversion vers l’éducation spécialisée. Elle reprend les études, puis divorce. Élève seule ses deux filles. « Ce n’était pas hyper facile », commente l’élue sobrement. Sept ans après avoir enchaîné les contrats, Catherine Tréanton est enfin titularisée à l’IME de Carhaix. C’est le début du syndicalisme à la CGT : « Je suis vraiment de gauche ».

Ses premiers combats lui ressemblent : « J’ai vu la réalité du monde du travail. Les femmes qui élèvent seules leurs enfants tout en travaillant, la situation des migrants, les violences faites aux femmes, sont des choses qui m’importent énormément. »

La cinquantenaire finit par adhérer à Morlaix coopérative et citoyenne et au Parti socialiste, où elle rencontre Jean-Paul Vermot – « nous ne sommes pas toujours d’accord, mais il est toujours ouvert à l’échange ». Séduite par Benoît Hamon, elle bat la campagne pour la présidentielle. Elle était même sur la pelouse de Reuilly à Paris en 2017, pour la création du Mouvement du 1er juillet, le futur Génération-s. L’élue en est la co-référente du Finistère.

Un projet de centre municipal de santé

Puis, vient le rassemblement de gauche pour les municipales de 2020. Même si la vie lui réserve un mauvais tour : « En août 2018, je découvre que j’ai un cancer du sein. » Catherine Tréanton jongle entre séances de radiothérapies – et réunions pour établir le programme de la campagne. « Ça m’a aéré, m’a fait tenir debout. » Après la « surprise » de l’élection, celle qui était deuxième sur la liste n’est finalement pas première adjointe. « Ça m’embêtait de redescendre. Pas pour moi, mais pour les femmes. »

Six mois après, la page est tournée. « On travaille sur notre centre municipal de santé, accessible à tous et en centre-ville. Les médecins seraient des salariés de la Ville. ». Autre dossier : la mutuelle municipale. Mais son rêve ? « Créer un centre pour les victimes de violences intrafamiliales, bien plus qu’un centre d’hébergement. On a d’ailleurs obtenu un appartement avec le CCAS, où les victimes peuvent se poser et souffler. » Un premier cap pour la féministe, qui préfère définitivement jouer collectif.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/portrait-catherine-treanton-la-touche-feministe-de-la-ville-de-morlaix-7103037

 

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28 décembre 2020

On peut toujours rêver...

On peut toujours rêver... Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2020/12/on-peut-toujours-rever.html

 

Ouest-France

PORTRAIT. Patrick Gambache, un professionnel de l’édition à la Ville

Publié le Delphine VAN HAUWAERT

Après une riche carrière dans l’édition, Patrick Gambache se passionne pour son mandat de conseiller municipal à Morlaix (Finistère).

Patrick Gambache est tombé amoureux de la région, lors de vacances dans les monts d’Arrée.

Patrick Gambache est tombé amoureux de la région, lors de vacances dans les monts d’Arrée. | OUEST-FRANCE

 Notre rêve, avec mon épouse, c’était de passer notre retraite ici, à Morlaix (Finistère) .  Objectif atteint pour Patrick Gambache, en 2017, après une intense vie professionnelle en région parisienne.

Il débute comme instituteur avant de bifurquer vers l’édition, en intégrant le Centre régional de documentation pédagogique, dont il deviendra le directeur adjoint. Puis, en 2000, Patrick Gambache quitte le secteur public pour diriger plusieurs maisons d’édition, comme J’ai lu (livres de poche) et les éditions de La Martinière (livres illustrés).

« Facilitateur » pour les élus

La retraite n’en est pas vraiment une, puisque cet homme de 62 ans exerce toujours comme agent littéraire, accompagnant notamment des auteurs québécois. Son engagement – encarté au Parti communiste depuis les années 1980,  la grande époque !  –, lui permet de faire rapidement des rencontres, dont Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF. C’est lui qui le convaincra de partir avec la liste « Morlaix ensemble » aux municipales.

De cette campagne, Patrick Gambache garde le souvenir  d’une vraie osmose entre des personnes qui ne sont pas du même parti, mais qui partagent des valeurs communes fondamentales ».

« La transparence des embauches »

En lien avec Ismaël Dupont, adjoint aux ressources humaines, le nouvel élu à la gestion du personnel travaille à  la transparence des embauches , organise  des rencontres avec les syndicats , effectue un tour d’horizon des services…

Sur le volet tranquillité urbaine, autre délégation, il suit une expérimentation consistant à installer des caméras piéton sur les policiers municipaux, utiles pour éviter que le ton monte ».

Également coordonnateur de la majorité –  je joue un rôle de facilitateur pour tous les élus  – il dresse un bilan enthousiaste de ces premiers mois à la mairie :  J’ai un sentiment d’avancer et c’est très gratifiant. 

Quelques dates clés

24 octobre 1958 : naissance dans la Vienne.

1978 : entrée à l’Éducation nationale en tant qu’instituteur.

2015 : directeur général des Éditions La Martinière.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/portrait-patrick-gambache-un-professionnel-de-l-edition-a-la-ville-7102095

 

Ouest-France

Port-en-Bessin. Après le Brexit, les pêcheurs livrent bataille contre les senneurs hollandais

Conclu à la veille de Noël, l’accord sur le Brexit a été un soulagement pour les pêcheurs hauturiers portais. Leur nouveau cheval de bataille : les senneurs hollandais qui « ravagent la Manche ».

La flottille de Port-en-Bessin représente 175 à 200 pêcheurs et quatre fois plus d’emplois indirects.

La flottille de Port-en-Bessin représente 175 à 200 pêcheurs et quatre fois plus d’emplois indirects. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

À Port-en-Bessin-Huppain, l’annonce d’un accord sur le Brexit, jeudi 24 décembre 2020, a été un soulagement pour les pêcheurs hauturiers : ils pourront continuer de pêcher dans les eaux britanniques, au moins jusqu’en 2026.

Wilfried Roberge, patron du Vauban, un navire hauturier de Port-en-Bessin, craignait un « no-deal ». L’accord sur le Brexit est, pour lui, une bonne surprise. | OUEST-FRANCE

Mais pas de repos pour les pêcheurs : désormais, une autre bataille les attend. Elle concerne, cette fois, les senneurs hollandais qui « ravagent les fonds », estime Stéphane André, patron du Sagittaire.

Juste avant Noël, les bateaux portais avaient allumé leurs lumières en solidarité avec leurs collègues de Boulogne-sur-Mer. « Ils ont empêché les senneurs hollandais de débarquer leur pêche », explique Wilfried Roberge, patron du Vauban, qui avait appelé, sur son groupe Facebook Pêcheurs artisans à l’heure du Brexit, à partager des photos « pour dénoncer le pillage de la Manche par des navires hollandais ».

« Les Hollandais ont mis la mer du Nord à feu et à sang, s’emporte le pêcheur. Ils entrent de plus en plus souvent en Manche et saccagent tout ». Quand ils « tapent un secteur, poursuit-il, il faut entre deux et trois semaines pour retrouver quelque chose de vivant après leur passage. On ne va pas laisser faire ! »

L’accord sur le Brexit, est, affirme-t-il, une bonne chose également à ce sujet : « On va pouvoir allier les pêcheurs anglais à notre cause », assure-t-il.

++ Lire aussi : Brexit. Pour les pêcheurs de Port-en-Bessin, « on évite le pire »

https://www.ouest-france.fr/normandie/port-en-bessin-huppain-14520/port-en-bessin-apres-le-brexit-les-pecheurs-livrent-bataille-contre-les-senneurs-hollandais-7101369

 

Le Diben samedi 26 décembre 2020

Claude Porcher nous a quitté en ce Noël

Le Diben parking des Viviers de la Méloine 29 mai 2010. Photo pyb29

Le Diben parking des Viviers de la Méloine (Inauguration du nouvel atelier de cuisson) le jeudi 27 mai 2010

Claude Porcher et Claude Fustier. Photo pyb29

Saint-Michel en grèves le 12 juin 2010

Marthon & Claude Porcher. Photo pyb29  Claude Porcher, André Ollivro. Photo pyb29

Claude Porcher, André Ollivro et Claude Fustier. Photo pyb29  André Ollivro, Etienne de St-Laurent et son épouse, tout au fond Claude Porcher. Photo pyb29

Saint-Michel en Grève le 30 mai 2011

Panoramique réalisée par Claude Porcher. Photo Claude Porcher

Trébeurden le 13 mai 2012

 

Trébeurden. Hervé Hamon partage son amour des îles

L'écrivain de Trébeurden Hervé Hamon sort un dictionnaire amoureux des îles. Un voyage époustouflant autour du monde. 

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Hervé Hamon à Trébeurden. « Les îles c’est d’abord un voyage. » (©Le Trégor Christophe Ganne)

« J’ai fait 35 ans de navigation mais il m’a fallu trois ans pour écrire ce livre. » 

Hervé Hamon en sourit. 700 pages pour son dictionnaire amoureux de 100 îles. Dans cette collection déjà très riche des éditions Plon, ce livre marquera une étape importante dans l’abondante bibliographie qu’il publie depuis 1979.

Traité en dix minutes

L’ancien grand reporter, aujourd’hui écrivain, est avant tout un marin. Depuis son repaire de Trébeurden, lui, le natif du Trégor plus rural, a toujours senti l’appel de la mer.

Il lui a rendu hommage dans plusieurs ouvrages.

Les îles, il les connaît bien. Il a souvent bourlingué sur leurs côtes pour des reportages pour le magazine Géo et d’autres. De là à en faire un dictionnaire… 

Tout s'est joué en dix minutes, au salon du livre de Vannes. Avec mon copain Jean-Louis Schiflet. Il m'a dit pourquoi tu ne fais pas un dictionnaire amoureux des îles ? On a tout de suite appelé le directeur de collection Jean-Claude Simoën.

Hervé Hamon Ecrivain et marin

Le lendemain les deux hommes déjeunent à Paris. La passion des îles les réunit.

D’abord un voyage

Trois ans d’écriture seront nécessaires. Un vrai temps pour un tour du monde de ces bouts de terres, « mais l’île c’est d’abord le voyage vers l’île. »

C’est pour cela que tous les voyages d’Hervé Hamon débutent par la Bretagne. Mais comme le veut un bon dictionnaire, les îles comme le reste se déclinent de A à Z. Et l’embarquement est immédiat « pour un vrai voyage ».

Partial et inachevé

L’ancien journaliste, âgé de 74 ans, a pris le soin d’avoir « un angle différent » pour conter et décrire chaque île. Un voyage « impartial, inachevé, lacunaire, allusif, partial. » Passionné et passionnant. Tout comme le personnage.

De l’île d’Ailsa Craig en Ecosse et d’Alcatraz dans la baie de San Francisco, le voyage débute avec une escale à Batz, en Finistère nord : « Vous regardez autour de vous et vous vous demandez pourquoi c’est beau »

Bréhat et Bolchévique

Escale bien sûr à Bréhat, que l’écrivain a si souvent abordée avec son voilier : « Je ne règle pas mes comptes avec Bréhat mais avec le tourisme à Bréhat » précise-t-il en ajoutant « celle-là je l’aime avec rage. La plus étonnante, la plus complexe et la plus exaspérante. »

C’est dit.

« Parfois j’ai regardé le planisphère et c’est comme ça que j’ai découvert l’île Bolchévique. Elle a piqué ma curiosité ».

Fasciné par le Japon

D’autres sont bien plus connues comme l’île de Pâques : « J’y suis allé, je me suis posé la question et j’ai préféré ne pas en parler pour leur foutre la paix. »

La Crète l’a fasciné, il en a fait un livre il y a déjà quelques années. Moins que le Japon toutefois où il s’est rendu une quinzaine de fois, « et plus j’y retourne moins je comprends cette civilisation. »

Et puis les 12 îles des naturalistes, Pitcairn, le caillou des révoltés du Bounty ou les îles des antipodes.

Comme Montaigne disait « J’aime tout dans la vie », Hervé Hamon aime tout dans les îles.

 C'est à la fois le paradis et l'enfer. Oui les plages idylliques existent mais les îles ont été aussi souvent des enfers pour la traite des noirs, ou comme avec Mussolini qui isolait les homosexuels sur une île de l'Adriatique, San Domino.

Hervé Hamon

« C’est beau partout »

Lui qui souvent dit « la Polynésie c’est comme la Norvège, c’est beau tout le temps » saisit aussi l’histoire très dure de peuples martyrisés.

« Les îles c’est quelque chose qui t’oblige à prendre le point de vue de la mer. » Même si son bateau « rétrécit à mesure que j’avance en âge » il parcourt encore bien volontiers les récifs le long de la côte de Granit rose et même jusqu’aux anglo-normandes vers Sarck, dont il raffole.

L’occasion aussi d’évoquer la pollution aussi bien que le réchauffement climatique : les îles sont en première ligne.

Hervé Hamon met aussi en garde : « Les îles sont un enjeu crucial pour les îliens mais aussi pour nous continentaux ».

Un habitué des îles

Lui, l’historien du mouvement de mai 68, le biographe d’Yves Montand, l’auteur d’essais sur les grands sujets de société ou de récits à bord du remorqueur l’Abeille-Flandres, a dévoré ces années à construire cet ouvrage. 

C'est un livre que j'ai fait avec énormément de plaisir et où j'ai appris énormément.

Hervé Hamon

Mais s’il aime la mer, Hervé Hamon ne se voit pas en îlien : « Les habitants des îles le disent volontiers, il y a les résidents, les tourismes et les habitués. Habitué, ça me va bien. »

Hôte bien souvent de Sein ou d’Ouessant, il aime écouter les histoires qu’on lui raconte.

Son livre en est plein, un sublime voyage de l’île de Tromelin au golfe du Morbihan. Une évasion à chaque chapitre court mais tellement dépaysant.

L’homme s’apprête à partir au Chili pour y passer une partie de l’hiver dans sa belle-famille. Un autre voyage, mais il sait qu’il reviendra au printemps face aux îles de Trébeurden : « Aimer les îles c’est frémir, ô combien… » écrit-il encore.

Un éternel amoureux.

Dictionnaire amoureux des îles, Hervé Hamon, éditions Plon, 27€.

https://actu.fr/bretagne/trebeurden_22343/trebeurden-herve-hamon-partage-son-amour-des-iles_38320436.html

 

Ouest-France

Ôwen, le premier conte imaginé par Denez Prigent

Si son nom évoque le chant en breton, l’artiste de Lanvellec (Côtes-d’Armor) a d’autres talents cachés. En cette fin d’année, il publie le conte onirique Ôwen et les sept cauchemars, aux éditions Ouest-France.

« Ôwen et les sept cauchemars », un conte fantastique dans lequel Denez Prigent laisse libre court à son imagination.

« Ôwen et les sept cauchemars », un conte fantastique dans lequel Denez Prigent laisse libre court à son imagination. | OUEST-FRANCE

Ce recueil est resté au fond d’un tiroir près de dix ans. Je l’avais écrit avec Stéphanie, mon épouse, décédée depuis. Chez Denez Prigent, l’émotion n’est jamais loin. Elle cohabite fort bien avec l’enthousiasme qu’il instille dans chacun de ses projets.

L’auteur-compositeur-interprète breton signe aujourd’hui le premier tome d’une trilogie. J’ai écrit le deuxième et le troisième est presque terminé, assure l’artiste de Lanvellec, près de Lannion (Côtes-d’Armor). Dans Ôwen et les sept cauchemars, c’est également lui qui a dessiné les illustrations qui émaillent le récit. J’ai une formation artistique, je suis arrivé au chant presque par hasard, sourit-il.

Ôwen à la chasse aux cauchemars

Dans ce conte fantastique et surréaliste, Denez Prigent laisse son imagination débridée prendre le pouvoir pour conduire le lecteur, de 7 à 77 ans, dans un monde magique, drôle et gourmand. Un monde dans lequel sept cauchemars se sont échappés mettant en grand danger le peuple des Minîz d’Hayael. L’un d’entre eux, Ôwen, décide d’aller les capturer. Alors commencent les aventures du petit héros courageux, toutes plus magiques, dangereuses, étonnantes, initiatiques les unes que les autres.

Fan de littérature fantastique

Fan de littérature fantastique, l’auteur s’est inventé une myriade d’êtres qui évoluent dans un univers aussi mystérieux que luxuriant. L’artiste s’inspire de ses peurs, de ses espoirs aussi, face à un monde qu’il trouve absurde. L’homme a créé un abîme entre lui et la nature avec les conséquences désastreuses qu’on connaît aujourd’hui. Ce conte est une passerelle pour amener les jeunes générations à prendre conscience du vivant, à respecter la nature et à l’aimer.

« Ôwen et les sept cauchemars », 13 €, aux éditions Ouest-France.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/owen-le-premier-conte-imagine-par-denez-prigent-7100375

 

Ouest-France

PORTRAIT. Ismaël Dupont, un communiste à la ville de Morlaix

Il y a six mois, Ismaël Dupont devenait le premier adjoint de Morlaix, en charge des finances et des ressources humaines. Rencontre avec un homme passionné.

Ismaël Dupont, premier adjoint en charge des finances et des ressources humaines.

Ismaël Dupont, premier adjoint en charge des finances et des ressources humaines. | OUEST-FRANCE

Le 29 juin dans la journée, Ismaël Dupont, alors conseiller municipal d’opposition à Morlaix (Finistère), se prêtait au jeu des pronostics.  J’ai eu le score exact ! , se rappelle l’homme de 41 ans, au regard rieur mais déterminé.  Pourtant, je n’ai pas toujours été aussi confiant.  C’est peut-être parce que  la marche a été longue  que la victoire est si belle.

« Avide d’apprendre »

 Passionné par la politique, par l’humain en général ,  avide d’apprendre , le documentaliste au collège Mendès-France savoure aujourd’hui ses nouvelles fonctions de premier adjoint à Morlaix, en charge des finances et des ressources humaines. Des délégations qui lui permettront, il en est sûr,  de traduire mes idéaux dans la réalité de la ville ».

Le secrétaire départemental des communistes a jusque-là déployé beaucoup d’énergie à lutter pour les droits des travailleurs. Aujourd’hui en charge des quelque 470 employés municipaux, il se voit comme  un défenseur de l’emploi public .

Citant  de gros enjeux en termes de qualité de vie au travail , Ismaël Dupont se réjouit ainsi de la titularisation – et  la déprécarisation  – de cinq agents  cumulant jusqu’à six ou sept ans de CDD .

« Il y a une estime réciproque avec Jean-Paul Vermot »

Élu sur une liste d’union de la gauche, menée par le socialiste Jean-Paul Vermot, le quadragénaire balaye toute dissension, toute  alliance de la carpe et du lapin , selon les mots d’Agnès le Brun, l’ancienne maire.

 Depuis le début, il y a un vrai respect, une vraie estime réciproque.  Oui,  il y a des contentieux à gauche qui datent de Mathusalem , mais  grâce à un projet construit en commun, ça se passera bien. Le garde-fou, c’est vraiment le programme ».

Les journées de l’élu sont bien remplies.  Je suis toujours documentaliste à temps plein.  Un métier qu’il  adore , en particulier  pour le contact avec les collégiens . Jadis, Ismaël Dupont a exercé comme professeur de philosophie,  mais je n’avais plus de temps pour mes passions, l’histoire, la littérature – Balzac, Dostoïevski, Aragon – et la politique .

« Pugnacité »

La vie de famille compte aussi pour celui qui a perdu ses parents beaucoup trop tôt, à l’âge de 7 ans. En 2006, l’enseignant prenait trois ans de congé parental pour s’occuper de ses deux enfants – « On n’était pas nombreux à l’époque ! ».

Ajoutez à cela  une bonne heure  quotidienne à alimenter son très suivi blog Le Chiffon rouge (jusqu’à 1 000 visiteurs quotidiens) et vous obtenez une nécessaire  priorisation de mes engagements ». Les fonctions au Parti communiste passent désormais après  mon mandat au suffrage universel ».

D’autant que cette candidature, c’était la cinquième après les municipales et les sénatoriales de 2014, mais aussi les cantonales de 2008 à Mortain (Sud-Manche) et les législatives en 2012 à Morlaix, sous la bannière Front de gauche.

Une  pugnacité  pointée par Patrick Gambache, conseiller délégué à la gestion du personnel, communiste comme lui, saluant, chez l’homme,  une volonté très forte d’y arriver ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/portrait-ismael-dupont-un-communiste-a-la-ville-de-morlaix-7100336

 

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25 décembre 2020

Comptes de Noël...

Comptes de Noël...  Alain Goutal

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Ouest-France

Finistère. Ils s’apprêtent à traverser l’Atlantique pour la première fois

Olivier Troussel et Benoit Baucher se préparent à participer à leur première transatlantique : Cap Martinique. En attendant le départ, le 18 avril 2021, ils préparent leur bateau à Morlaix (Finistère) et cherchent des sponsors pour boucler leur budget.

Benoit Baucher et Olivier Troussel, sur leur bateau « Freeman », amarré au port de Morlaix. Le duo traversera l’Atlantique en avril 2021 pour la course Cap Martinique.

Benoit Baucher et Olivier Troussel, sur leur bateau « Freeman », amarré au port de Morlaix. Le duo traversera l’Atlantique en avril 2021 pour la course Cap Martinique. | OUEST-FRANCE

« Pour une première, c’est plus sage de la faire ensemble », sourit Olivier Troussel. Assis à côté de son co-skipper Benoit Baucher, dans leur bateau Freeman, ils sont à quatre mois de traverser l’Atlantique. Un grand frisson inédit qu’ils vont expérimenter avec la Cap Martinique, course ouverte uniquement aux amateurs. Soit environ vingt-cinq jours de voyage au départ de La Trinité-sur-Mer (Morbihan) vers Fort-de-France.

« On navigue ensemble au club de Primel, à Plougasnou, depuis de nombreuses années », souligne Benoit Baucher, pompier et secouriste en mer. Passé la quarantaine, le duo se sentait de franchir le niveau supérieur. Lorgnant sur une autre course au départ, la Transquadra, les deux hommes ont préféré l’inédit avec Cap Martinique.

« Avec celle-ci on ne s’arrête pas, ça permet d’assagir le trajet pour chercher les alizés et continuer. L’enjeu, c’est de sortir du golfe de Gascogne, on n’aura pas de conditions de vents portants. Ça ne nous fait pas peur. » Après le Morlaisien Patrick Paul et son fils Maxime, ce sont les deuxièmes locaux à se placer sur la ligne de départ de cette transat.

Préparer le bateau… et ses hommes

Le niveau s’avère très élevé pour les amateurs. Pour courir donc, il vaut mieux miser sur le bon bateau. « On a acheté le nôtre en juillet à Marseille. Il date de 1994. C’est l’un des plus anciens de la compétition, mais on veut montrer qu’on peut y arriver. On va jouer notre stratégie météo et on est motivés », poursuit Benoit Baucher. Freeman, 35 pieds de long, a déjà fait le tour de France. « Bien préparé » par son ancien propriétaire, il ne mouille pas trop. L’essai a été concluant après les 300 milles nautiques de qualification.

Le bateau « Freeman » date de 1994. Benoit Baucher et Olivier Troussel veulent montrer qu’ils peuvent boucler la course à temps avec l’un des plus anciens voiliers de la Cap Martinique. | OUEST-FRANCE

« Le confinement a un peu perturbé nos sorties, car les amateurs n’avaient pas le droit de bouger. » Alors, le reste de la préparation physique se fait à terre : chantier pour remettre au propre le voilier et course à pied, renfort musculaire pour ses propriétaires. « On doit fournir un dossier médical très complet. Il faut lister tout notre matériel de sécurité, nos balises de détection, radeau de survie, pharmacie, etc. », énumère Olivier Troussel. Lui travaille au service des phares et des balises et chapeaute la SNSM de Plougasnou.

Courir pour les grands prématurés

Pour couronner le tout, leur voilier va arborer les couleurs de l’association Nidcap. Celle-ci aide à la prise en charge des grands prématurés à l’hôpital Morvan de Brest. Un choix tout naturel. « Mon enfant est un grand prématuré. Il est resté quatre mois en réanimation. On va donc apporter de la visibilité à cette association », commente Benoit Baucher.

Dernier détail, qui a son importance en voile : le budget. Le duo ne l’a pas encore tout à fait bouclé. « Il nous reste environ 25 000 € à trouver. » Les sponsors sont donc les bienvenus pour rejoindre cette « aventure humaine ». Avantage : un village d’une semaine se tient juste avant le départ, à La Trinité. De quoi assurer une publicité intéressante à leurs partenaires. Et à leur cause.

Cagnotte participative : www.leetchi.com/c/oliv-et-ben-en-transat

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/finistere-ils-s-appretent-a-traverser-l-atlantique-pour-la-premiere-fois-7100091

 

Ouest-France

Morlaix. Dan ar Bras, Clarisse Lavanant et Ronan Le Bars sur le second album de Philippe Guével

Le compositeur de Morlaix (Finistère) s’est entouré de dix-sept musiciens. On y retrouve des noms prestigieux comme Dan ar Braz ou encore Ronan Le Bars.

Le second album de Philippe Guével s’intitule « Une Histoire des beaux jours ».

Le second album de Philippe Guével s’intitule « Une Histoire des beaux jours ». | OUEST-FRANCE

Une Histoire des beaux jours. C’est le nom du nouvel album du musicien morlaisien Philippe Guével, douze ans après Tyle of Lochalsh, sa première création.

En douze titres, richement illustrés musicalement, le compositeur s’est entouré de dix-sept musiciens de talent comme Dan Ar Braz aux guitares électriques et acoustiques ou encore Ronan Le Bars au uillean pipe et low whistle, Gilles Troël à la bombarde et Clarisse Lavanant pour les chœurs.

Deux ans de mise en place

« L’album dispose d’un choix de musiques que j’ai composé durant ces douze ans. Je fais beaucoup d’arrangements et souvent, des idées me viennent comme cela. Alors je les enregistre puis, plus tard, je les développe. L’album est le travail de deux ans de mise en place. »

En douze titres, Philippe Guével raconte autant de lieux, de moments, de visages qui donnent à cet album ses rythmes et ses pauses. Chaque composition fait surgir à l’oreille de l’auditeur un flot constant d’images et d’émotions dignes des plus belles musiques de film.

Orchestral, pop et celtique

« Ces histoires sont les miennes mais chacun pourra y poser les siennes et ce seront de beaux jours annoncés à vivre ensemble. » L’album est à la fois orchestral, pop et celtique. Aux dix-sept musiciens s’ajoutent toutes les parties instrumentales réalisées par Philippe Guével. « J’aime beaucoup les orchestrations importantes. C’est de la musique maximaliste. »

Les illustrations du livret qui accompagnent l’album sont signées par Jean-François Guével, le frère du compositeur, « peintre ou plutôt compositeur de lumière. » Apport important s’il en est, celui de Tony Pagano, saxophoniste et flûtiste de jazz, « avec qui j’ai fait un album, Collage. J’ai énormément appris en travaillant avec lui notamment sur l’harmonie et les accords. »

Hommage à Florence Déniel

Un bel hommage est rendu à la violoncelliste prématurément disparue en 2018, Florence Déniel, sur le titre Visages. « Elle devait faire tout l’album avec nous. J’ai conservé l’enregistrement de ce titre que nous avions fait ensemble en 2001, un titre réalisé à l’époque pour les dix ans de l’émission Littoral sur France 3. »

Sorti à mille exemplaires, l’album Une Histoire des beaux jours est disponible à la librairie Dialogues et au centre Leclerc de Morlaix et au Casino de Plourin-lès-Morlaix. Il est aussi disponible sur commande par le site internet du compositeur. « À l’écoute, il y a des extraits de trois des morceaux. »

Contact : www.philippeguevel.com

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-dan-ar-bras-clarisse-lavanant-et-ronan-le-bars-sur-le-second-album-de-philippe-guevel-7100045

 

Ouest-France

Finistère. Les assistants de régulation médicale du Samu en sous-effectif

Publié le

Les syndicats SUD santé sociaux et CGT du CHRU de Brest-Carhaix avaient déposé un préavis de grève des assistants de régulation médicale (ARM) du Samu 29, pour ce jeudi 24 décembre 2020. Dans le hall de l’hôpital, les ARM ont dénoncé des conditions de travail qui ne sont plus tenables.

Les ARM se sont mobilisés, dans le hall de l’hôpital de la Cavale-Blanche, à Brest (Finistère).

Les ARM se sont mobilisés, dans le hall de l’hôpital de la Cavale-Blanche, à Brest (Finistère). | OUEST-FRANCE

« Si les gens savaient dans quelle condition nous travaillons… », souffle une ARM (assistants de régulation médicale) du Centre 15 du Samu 29. Ce jeudi 24 décembre, une trentaine de personnes se sont mobilisées, dans le hall de l’hôpital de la Cavale-Blanche, à Brest (Finistère), pour dénoncer les conditions de travail qui se dégradent de ces ARM.

52 heures par semaine au lieu de 28

En cause, notamment, un sous-effectif qui « n’est plus tenable ». « Selon les recommandations, on devrait être 34. Aujourd’hui, nous sommes 27. La nuit du 25, ils devraient être 5 en poste, ils ne seront que 3 », lance le représentant du personnel de la CGT Xavier Arzur. Un sous-effectif qui force le personnel à faire des horaires très lourds. « Moi, je dois faire 28 heures. Cette semaine j’en fais 52, raconte une AMR. Et encore, on voulait me mettre un jour supplémentaire. »

Cette situation pèse aussi sur la qualité de travail possible pour ces ARM, qui mettent l’humain avant tout chose. « Quand on est 4 en poste pour tout le Finistère, que l’on reçoit 10 appels en même temps, on est obligé d’en mettre en attente. Alors que l’on sait que ce sont des vies humaines derrières… », témoigne une autre ARM.

Des risques psychosociaux

Les syndicats dénoncent les risques psychosociaux de cette situation. « Des ARM rentrent en ayant peur, peur de n’avoir pas pu bien faire leur travail parce que sursollicitées. Peur de n’avoir pas pu répondre assez vite, entraînant le décès d’une personne. »

Si la situation est dénoncée « depuis au moins 5 ans », l’annonce du SAS (Services d’accès aux soins) a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. « C’est complètement délirant. On va nous demander de faire plus avec moyen constant. Et nous n’avons reçu en plus aucune information sur ce SAS. On l’a appris dans la presse », dénonce Morgan Quentel Barbi, du syndicat Sud Santé.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/finistere-les-assistants-de-regulation-medicale-du-samu-en-sous-effectif-7099935

 

Ouest-France

Morlaix. 200 familles ont bénéficié du repas de Noël du Secours populaire

Ce jeudi 24 décembre 2020 au matin, ce sont 200 familles, soit environ 400 personnes qui ont bénéficié du repas du Secours populaire de Morlaix (Finistère).

Pour la première année, des cadeaux récoltés par des actions d’initiatives citoyennes ont été distribués en plus du repas de Noël, au Secours populaire de Morlaix.

Pour la première année, des cadeaux récoltés par des actions d’initiatives citoyennes ont été distribués en plus du repas de Noël, au Secours populaire de Morlaix. | OUEST-FRANCE

Grâce à une organisation savamment orchestrée par les bénévoles du Secours populaire de Morlaix (Finistère), la distribution des repas de Noël s’est bien déroulée jeudi 24 décembre 2020, dans les locaux de l’association rue de la Carrière.

« Les bénéficiaires ont une carte sur laquelle figure une pastille de couleur pour leur indiquer les horaires où ils peuvent venir chercher leur repas, explique Dominique Lopin, l’un des responsables de l’antenne morlaisienne. Cela permet l’étalement de la distribution et le respect des gestes barrière. »

« Les gens savent être généreux »

Ce jeudi matin, ce sont 200 familles, soit environ 400 personnes qui ont bénéficié du repas composé de saumon, cuisses de poulet, coquilles saint-jacques, petits pois avec des carottes, chocolats et clémentines.

À cela s’ajoute pour la première année la distribution de cadeaux récoltés par deux initiatives citoyennes, avec 150 cadeaux à Morlaix et 140 cadeaux à Saint-Pol-de-Léon, qui ont été offerts après la distribution du repas. « Il faut souligner ces deux initiatives qui prouvent que même dans des périodes difficiles les gens savent être généreux. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-200-familles-ont-beneficie-du-repas-de-noel-du-secours-populaire-7099915

 

Ouest-France

Le CSE de Hop! s'oppose au plan de départs et se prépare à "une bataille juridique"

Modifié le Publié le Paris (AFP)

Le CSE de la compagnie aérienne Hop!, filiale d'Air France, s'est opposé dans la nuit de mercredi à jeudi au plan de départs prévoyant la suppression de 1.007 emplois, promettant "une grosse bataille juridique" si celui-ci est homologué, a appris l'AFP de sources syndicales.

Après quatre mois de négociations, le plan présenté en comité social et économique (CSE) de lundi à mercredi était "le même document que celui qu'on avait eu les 12 et 13 août", lors du dernier CSE de la compagnie de court-courrier, a regretté Joël Rondel, secrétaire CGT du comité.

La direction de Hop! envisage un plan de départs volontaires (PDV) - plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui pourrait mener à la suppression de 1.007 emplois dont 317 pilotes, 286 personnels navigants commerciaux et 404 personnels au sol, sur un effectif de 2.421 emplois en équivalent temps plein (ETP) à fin mai.

Les membres du CSE ont très majoritairement voté contre les deux volets du plan (sa justification économique et les mesures d'accompagnement proposées).

"On n'a pas rendu les armes", a ajouté Joël Rondel, qui s'attend à présent à ce que le plan de départs soit, malgré l'opposition du CSE dont l'avis n'est que consultatif, déposé pour homologation à la Direccte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi). Si celle-ci homologue le PDV-PSE, que la direction compte ouvrir dès janvier 2021 et clore en octobre 2022, "ce sera une grosse bataille juridique devant le tribunal administratif", a-t-il prévenu.

Ce plan "va se faire dans le mépris du droit français", a ajouté Etienne Rossignol, membre UNAC (Union des navigants de l'aviation civile) du CSE.

L'une des dispositions les plus discutées est le sort réservé aux personnels navigants, qu'ils soient techniques (pilotes) ou commerciaux (stewards et hôtesses) souhaitant aller chez Air France: ils perdraient alors leur ancienneté et reviendraient au bas de l'échelle des salaires, avec une perte de revenu pouvant monter jusqu'à la moitié de celui-ci, ont dénoncé à l'AFP deux navigants membres du CSE. En cause, selon eux, le refus des pilotes d'Air France d'être mis en concurrence avec de nouveaux arrivants.

Sollicité par l'AFP, Air France n'a pas souhaité faire de commentaire.

Au total, 8.500 emplois en ETP doivent être supprimés d'ici 2022 au sein des compagnies Air France et Hop! dans le cadre du plan de transformation du groupe.

Sur le réseau court-courrier assuré par Hop!, le groupe Air France perdait environ 200 millions d'euros par an en 2019.

Le schéma de transformation d'Air France, lancé avant la crise du Covid-19 et accéléré avec l'effondrement du trafic dû à la pandémie, prévoit une "rationalisation du réseau et une montée en puissance de Transavia", la compagnie low-cost du groupe jusqu'ici positionnée sur le moyen-courrier, sur les liaisons intérieures.

https://www.ouest-france.fr/economie/le-cse-de-hop-s-oppose-au-plan-de-departs-et-se-prepare-a-une-bataille-juridique-7099684

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor. En plein Atlantique, Guirec Soudée rame beaucoup et dort peu

Le marin de Plougrescant (Côtes-d’Armor), qui a navigué cinq ans avec sa poule Monique, s’est lancé dans la traversée de l’Atlantique à la rame. Apparemment tout va bien en cette fin d’année 2020.

Guirec Soudée doit être vigilant. De jour comme de nuit, il surveille l’approche des cargos pour dévier de sa route si nécessaire.

Guirec Soudée doit être vigilant. De jour comme de nuit, il surveille l’approche des cargos pour dévier de sa route si nécessaire. | DR

 Voilà huit jours que je suis en mer, j’ai parcouru plus de 550 km en ligne droite. Vous allez me dire que je n’avance pas, c’est un peu l’impression que j’ai aussi ! Et pourtant, j’en donne des coups de rames.  Lors de ses voyages, Guirec Soudée, le jeune homme de Plougrescant (Côtes-d’Armor), célèbre pour ses aventures maritimes jusqu’aux pôles avec sa poule Monique, n’oublie jamais de donner de ses nouvelles, même depuis son embarcation au milieu de l’Atlantique, qu’il tente de traverser à la rame.

Un rythme de sommeil difficile à trouver

Actuellement en route vers les Antilles françaises, où il devrait accoster début février 2021, il poursuit la traversée de l’Atlantique à la rame. Tout semble aller pour le mieux, avec un petit bémol en ce qui concerne le sommeil.  J’ai du mal à trouver un vrai rythme, je rame entre 8 h et 10 h par jour, aussi bien la journée que la nuit. Je dors bien sûr, mais jamais plus de 45 minutes d’affilée. Je dois assurer une veille assidue car on ne sait jamais, un cargo peut vite arriver et ne pas me voir sur sa route, surtout avec la houle. 

Bientôt face au vent

À part ça, son emploi du temps se résume à lire, écrire…  Je rêve aussi, je filme et je mets de la crème solaire !  Dans les prochains jours, le rameur craint les caprices de la météo. «  Le vent va tourner dans tous les sens et beaucoup de face… Il est même possible que je fasse marche arrière parfois. » On dirait bien que notre célèbre navigateur garde le moral.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougrescant-22820/cotes-d-armor-en-plein-atlantique-guirec-soudee-rame-beaucoup-et-dort-peu-7099697

 

Ouest-France

Le Sevmorput, cargo nucléaire en avarie, sous haute surveillance pour son passage près de nos côtes

Le cargo à propulsion nucléaire Sevmorput, en avarie, rejoint Saint-Petersbourg en passant au large de Brest. La préfecture maritime a décidé d’appareiller l’Abeille bourbon pour aller à la rencontre du cargo. Il sera suivi le long des côtes françaises.

« L’Abeille Bourbon », à son appareillage de Brest, est allé à la rencontre du cargo russe à propulsion nucléaire « Sevmorput ».

« L’Abeille Bourbon », à son appareillage de Brest, est allé à la rencontre du cargo russe à propulsion nucléaire « Sevmorput ». | OUEST-FRANCE

En avarie d’une ligne d’arbre, le cargo à propulsion nucléaire Sevmorput, en transit vers Saint-Petersbourg (Russie) est sous haute surveillance. Mardi 22 décembre 2020, vers 20 h, la préfecture maritime a fait appareiller l’Abeille Bourbon pour un positionnement dynamique par rapport à la météo annoncée et pour venir à la rencontre du cargo. Le Sapeur a également quitté Brest pour venir remplacer l’Abeille Bourbon à Ouessant.

Dans l’après-midi de mercredi, le Sevmorput, qui passait devant Ouessant, était suivi par l’Abeille Bourbon. Basée à Cherbourg, l’Abeille Liberté, qui était au Nord de Guernesey, venait également à la rencontre du cargo pour parer à toute éventualité devant Cherbourg.

À Boulogne, l’Abeille Languedoc se tenait prête à appareiller pour suivre le cargo durant son transit dans le Pas-de-Calais. Long de 260 m, le Sevmorput, livré en 1988 (réacteur nucléaire de 135 MW), devait livrer 5 000 tonnes de matériel à la station russe Vostock, en Antarctique.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-le-sevmorput-sous-haute-surveillance-7098683

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor. Le dialogue se tend entre les pompiers et les élus en cette fin d’année

La CGT du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) des Côtes-d’Armor hausse le ton et déplore le manque d’écoute de la hiérarchie et des élus du conseil départemental. Les représentants du personnel ne peuvent plus prendre la parole en conseil d’administration.

Des pompiers en colère devant le conseil départemental, lors d’une manifestation en octobre 2019.

Des pompiers en colère devant le conseil départemental, lors d’une manifestation en octobre 2019. | ARCHIVES OUEST-FRANCE.

« Le nouveau président nous a indiqué qu’il ne nous donnerait plus la parole lors du conseil d’administration du Sdis ! » Depuis quelques semaines, les représentants du personnel de la CGT sont particulièrement remontés. Le dernier conseil d’administration de Sdis (Casdis), mi-décembre 2020, est à l’image d’un dialogue tendu.

« En dehors du cadre »

Dans l’entourage du nouveau président du conseil départemental des Côtes-d’Armor, Romain Boutron, on a une lecture un peu différente. « L’ancien président, Alain Cadec, avait pris l’habitude de donner la parole aux représentants du personnel. C’était devenu un usage, mais c’était en dehors du cadre (réglementaire, N.D.L.R.). Le nouveau président a décidé de s’en tenir au cadre. »

Ils dorment dans leur voiture après une garde

Chez les pompiers professionnels, la CGT porte plusieurs revendications en cette fin d’année : la pollution au centre d’entraînement de Plouisy, la prime Covid « attribuée à seulement 15 agents » ou encore les risques psychosociaux.

Le syndicat s’inquiète aussi de la diminution des effectifs de garde dans les centres mixtes « pour limiter les brassages », qui aurait des conséquences sur le nombre d’heures travaillées par les agents. Mais aussi des conditions de travail des pompiers du centre de traitement des appels (CTA-Codis) qui enchaînent des gardes de douze heures la nuit. « Une sieste s’impose dans leurs voitures personnelles sur le parking du Sdis avant de rentrer à leur domicile. » Une réunion extraordinaire à ce sujet doit avoir lieu mi-janvier 2021.

Création de 15 postes fin 2019

Le conseil départemental estime, de son côté, avoir fait des efforts ces dernières années avec la création de 15 postes de pompiers professionnels, à la suite d’un mouvement de grogne important au sein du Sdis, à la fin 2019. Le Département doit aussi supporter financièrement la hausse de la prime de feu décidée par le gouvernement.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/cotes-d-armor/cotes-d-armor-le-dialogue-se-tend-entre-les-pompiers-et-les-elus-en-cette-fin-d-annee-7098540

 

Ouest-France

Carantec. Il offre un de ses yeux en mosaïque à Loan, 7 ans

Outre les dons que reverse le créateur de L’œil en Finistère aux associations de sauvetage en mer, Pierre Chanteau a offert à Loan, ce symbole de solidarité des gens de mer, samedi 19 décembre 2020, à Carantec (Finistère).

Le clin d’œil en Finistère de Pierre Chanteau pour Loan.

Le clin d’œil en Finistère de Pierre Chanteau pour Loan. | OUEST-FRANCE

Dans son atelier de Carantec (Finistère), Pierre Chanteau avec Loan, âgé de 7 ans, ont réalisé tous deux un de ces fameux yeux en mosaïque, et l’artiste lui en a fait don.

Loan a eu ce privilège de finaliser la création de ce symbole que l’on peut apercevoir sur tout le long du littoral du Finistère.

Chaque exemplaire de cet œil en mosaïque est scellé sur un édifice maritime choisi par l’artiste et les élus. Il a été offert à chacune des 113 communes littorales et insulaires du département. Il est composé d’éléments de récupération en verre, faïence et porcelaine. Certains yeux ne se découvrent qu’à marée basse.

Transmettre des valeurs d’attention et de courage

Cette réalisation et installation artistique a vu le jour le 21 décembre 2018. L’opération fut menée sur un cycle d’une année, jour pour jour. Ce travail s’est prolongé en 2020 par l’édition de l’ouvrage de photographies Taol-Lagad, Serr-Lagad  : un clin d’œil en Finistère, dont une partie des bénéfices de la vente de ce livre est reversée aux associations de sauvetage en mer SNSM du Finistère et SOS Méditerranée. Ce lien entre ces associations et ce travail artistique s’explique : il est une évocation des yeux peints à la proue des navires de l’Antiquité censés protéger les équipages des dangers de la navigation.

« Ce dernier œil réalisé est offert à Loan, mais aussi à travers lui, à tous les enfants qui accompagnent leurs parents et grands-parents à la recherche des yeux disséminés sur les 113 communes littorales et insulaires du Finistère, souligne Pierre Chanteau. Puissent-ils transmettre demain les valeurs d’attention, de courage, d’audace et de solidarité des gens de mer et de se projeter avec confiance dans un monde qui leur appartient de réinventer et de réenchanter ».

Ce clin d’œil du Finistère est lancé en cette fin d’année vers d’autres régions maritimes et pourrait bientôt traverser l’Atlantique…

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/carantec-il-offre-un-de-ses-yeux-en-mosaique-a-loan-7-ans-7098321

 

Ouest-France

Finistère. Les pêcheurs côtiers dénoncent « un pillage » de leurs ressources

Mardi 22 décembre 2020, à 10 h, une trentaine d’artisans-pêcheurs ont manifesté à la criée de Poulgoazec, près d’Audierne (Finistère). Ils dénoncent les pratiques de chalutiers pélagiques, mettant en péril les ressources côtières et leur métier.

Les fileyeurs et ligneurs ont manifesté à la criée de Poulgoazec contre les pratiques de chalutiers pélagiques.

Les fileyeurs et ligneurs ont manifesté à la criée de Poulgoazec contre les pratiques de chalutiers pélagiques. | OUEST-FRANCE

À la criée de Poulgoazec (Finistère), c’est l’indignation. À quai, en raison du mauvais temps, une trentaine de fileyeurs et ligneurs s’est rassemblée, mardi 22 décembre 2020, à 10 h, pour dénoncer les pratiques de chalutiers pélagiques, à proximité de leurs zones de pêche.

Depuis plus d’une semaine, ils constatent la présence d’une dizaine de « gros chalutiers », de plus de 22 mètres, sur la bande côtière, à proximité de Sein et de la pointe du Raz. « On a repéré jusqu’à sept navires qui pillent la ressource. Certains viennent de La Turballe, d’autres de Saint-Nazaire » , indique Thomas Le Gall, ligneur à Audierne.

Leur cible ? Le bar, la dorade grise, le pagre, le pageot. « Ils en prélèvent massivement, donc, forcément, quand on part en mer, il n’y a plus rien », dénonce un fileyeur.

« Ils entrent dans la zone des 3 milles »

Les artisans-pêcheurs d’Audierne estiment que certains chalutiers pélagiques enfreignent la réglementation en vigueur. « Ils coupent leur système d’identification automatique pour ne pas être repérés et entrent dans la zone des 3 milles », remarque Thomas Le Gall.

Pour ces pêcheurs, soucieux d’une pêche durable et respectueuse, l’incompréhension se fait sentir. « Les règles doivent être appliquées par tout le monde. Par exemple, on n’a pas le droit de pêcher le cabillaud, on est obligé de le remettre à l’eau. Les gros, eux, font tout ce qu’ils veulent » , s’indigne un fileyeur.

« La mort assurée »

Les pêcheurs côtiers craignent pour la pérennité de leurs activités. Pour les jeunes qui viennent de se lancer dans le métier, ces pratiques « de braconnage » démoralisent. « Tout au long de l’année, on s’efforce de protéger l’écosystème marin côtier, mais c’est anéanti », souffle Thomas Le Gall.

Pour Laurent Maréchal, ligneur à Audierne depuis 26 ans, « si on laisse ces méthodes de pêche se développer, c’est la mort assurée pour les fileyeurs et ligneurs ».

Alertées, les instances professionnelles restent « vigilantes sur les émissions VMS (Système de surveillance des navires par satellite) ». Une réunion de concertation est prévue dans une semaine avec le Comité départemental des pêches du Finistère.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/audierne-29770/finistere-les-pecheurs-cotiers-denoncent-un-pillage-de-leurs-ressources-7097460

 

Ouest-France

Brest. Le dessin des Goémones signé Julien Solé fait un carton

Installé depuis presque cinq ans à Brest (Finistère), Julien Solé est un dessinateur de bande dessinée reconnu. Il travaille notamment pour Fluide Glacial. On lui doit aussi Dracula avec Bernard Swysen. Il a créé les « Goémones », un dessin qui fait référence au groupe de punk rock Les Ramones.

Julien Solé fait un carton avec ses Goémones. De Brest à la Belgique. 

Julien Solé fait un carton avec ses Goémones. De Brest à la Belgique.  | OUEST-FRANCE

Julien Solé n’en revient pas. Le dessinateur installé à Brest (Finistère) ne s’attendait pas à un tel engouement. « À la base, il s’agit d’une image que j’avais refaite pour un concours de boutique de Brest. Je la poste sur Facebook, et là, ça réagit immédiatement et très fort. » Les demandes pleuvent.

« Est-ce que tu peux faire des posters ? Est-ce que tu peux faire des tee-shirts ? » Il s’apprête alors à en créer une dizaine. Mais c’est à plus de 90 commandes qu’il doit faire face. « Je veux un M, un XL », commente-t-il en riant, et en imitant ses fans. « Je me retrouve avec toute cette demande à quelques semaines des fêtes et ce n’est pas mon métier. »

Référence aux Ramones

Il déniche de l’aide auprès de Jean-Christophe Podeur, de la galerie POD, qui fait imprimer des posters dans un premier temps. « Ça marche très fort. Et puis moi, de mon côté, je fais réaliser en sérigraphie une centaine de modèles, et j’ouvre parallèlement sur internet une petite boutique spécialisée dans la fabrication de tee-shirts pour les gens qui ne sont pas de Brest. »

Samedi 19 décembre 2020, il avait tout vendu. « Le truc qui devait être une petite aventure rigolote de dix exemplaires s’est transformé en presque 150. »

À l’origine, la référence à la Bretagne n’existait pas. Julien Solé avait consacré une illustration aux Ramones pour la marque Goéland qui l’avait fait imprimer sur un T-shirt, sans texte. Flop total. Les années ont passé, le visuel s’est étoffé et Julien Solé savoure son succès. | JULIEN SOLÉ

À ceux qui découvriraient ce visuel, sachez qu’il fait référence à un groupe américain de punk rock qui s’appelle les Ramones. « J’ai donc mélangé culture punk rock “classique” et brestoise, avec des goélands, des goémons, pour en faire cette espèce de jeu de mots un peu léger. »

« Tee-shirt rock typique »

S’il séduit tant, c’est sans doute que ce bon mot universel joue sur plusieurs tableaux, y compris celui « de s’inscrire dans une ligne de tee-shirt rock typique sur fond noir qu’on achète à la fin des concerts ».

Et pour parfaire le tout, Julien Solé se remémore la genèse de son image originelle. « Elle est ancienne. Je l’avais faite pour une énorme boîte de vente par correspondance de tee-shirts assez mythique en France qui s’appelait Goéland, basée en Île-de-France. Je leur ai fait leur couverture de catalogue pendant pratiquement dix ans. Et cette image-là était passée dans ce flow d’images. Ils en avaient fait un tee-shirt à l’époque qui n’avait pas du tout marché. Il y avait juste le visuel, sans texte. »

Julien Solé demande aux gens qui ont commandé le tee-shirt de se prendre en photo. Il en fait un petit album sur Facebook. Ils sont nombreux à jouer le jeu. Parmi ceux-là, Verock Androll. « J’avais tellement aimé son tableau exposé chez Bad Seeds qu’il me fallait absolument un tee-shirt. Et j’ai écouté les Ramones quand j’étais jeune. »

Verock Androll fait partie de la centaine de privilégiés qui n’auraient manqué cet achat pour rien au monde. Un tee-shirt rare et précieux réalisé en sérigraphie qui ne se déclinera sans doute plus désormais qu’en version imprimée. | OUEST-FRANCE

Julien Solé a retravaillé cette image juste après la disparition de Rémy Talec, animateur radio sur Fréquence Mutine , et regretté collaborateur d’Ouest-France. Ce dernier ne l’a donc jamais connue.

« Mais j’ai presque senti un lien entre ces gens qui étaient vraiment effondrés par la brutalité de sa disparition et ce besoin de légèreté qu’ils éprouvaient pour supporter la nouvelle. » Au même moment, « j’ai balancé un petit dessin de Rémy sur Facebook. Un portrait. Tout s’est alors un peu mélangé. »

Impression sur un tee-shirt vierge

Jean-Christophe est dynamique et réactif. Et quand il s’agit de participer à un projet qui lui plaît, il ne ménage pas ses efforts. Dans sa galerie POD, rue Pasteur, à Brest, vous pourrez devenir l’heureux propriétaire d’un tee-shirt imprimé à vos mesures ou d’un poster sous couverture polypro. | OUEST-FRANCE

Vous n’avez pas pu avoir l’objet rare et précieux ? Rassurez-vous. Tout n’est peut-être pas perdu. Il vous suffit d’aller 15, rue Pasteur, à Brest, à la galerie POD avec un tee-shirt vierge. Et hop, le gardien des lieux se chargera de l’impression. En revanche, pour la sérigraphie…

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-son-dessin-des-goemones-est-une-aventure-drole-et-inattendue-7097381

 

Ouest-France

À Morlaix, deux entreprises lauréates des Victoires de la Bretagne

Grain de Sail et Sermeta ont été récompensés par les Victoires de la Bretagne 2020. Outre leur implantation à Morlaix (Finistère), le président de la Région, Loïg Chesnais-Girard est venu à la rencontre de leurs patrons ce mardi 22 décembre 2020.

Le président du conseil régional, Loïg Chesnais-Girard, avec Jo Le Mer, patron fondateur de la Sermeta, à Morlaix.

Le président du conseil régional, Loïg Chesnais-Girard, avec Jo Le Mer, patron fondateur de la Sermeta, à Morlaix. | OUEST-FRANCE

L’un fait dans les échangeurs thermiques, l’autre dans le café et le chocolat. À part leur implantation à Morlaix (Finistère), la Sermeta et Grain de Sail n’ont pas vraiment de point commun.

Si ce n’est qu’elles ont été primées toutes les deux d’une Victoire de la Bretagne (vote du jury et développement durable) et qu’elles ont reçu la visite du président de la Région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, ce mardi 22 décembre 2020.

Du temps pour la transition écologique

L’élu s’est attardé d’abord à la Sermeta, où il a réaffirmé son soutien au patron, Jo Le Mer. Ce dernier demande au gouvernement de décaler la mise en place de la nouvelle norme environnementale à 2030, qui exige qu’aucun logement neuf n’ait la possibilité de se chauffer au gaz. « Nous avons besoin de temps pour s’adapter et effectuer notre transition vers l’hydrogène », a rappelé Jo Le Mer.

Des courriers ont été écrits à Emmanuel Macron ainsi qu’à Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique. Des lettres restées sans réponse. « Vous êtes le symbole de notre indépendance énergétique », a salué le président du conseil régional, accompagné de Jean-Paul Vermot, président de Morlaix communauté.

Du chocolat morlaisien aux États-Unis

Loïg Chesnais-Girard, président de la Région, écoutant la présentation de l’entreprise morlaisienne Grain de Sail par ses patrons, Jacques et Olivier Barreau. | OUEST-FRANCE

Direction ensuite la boutique de Grain de Sail. Alors que son voilier-cargo se trouve à New York, l’entreprise morlaisienne se concentre sur la construction de sa chocolaterie dans la zone de la Vierge-Noire, et qui sera prête au printemps 2021. « Nous y installerons un couloir de visite pour expliquer l’histoire de nos chocolats et notre projet. Ce sera très scénarisé », ont présenté Jacques et Olivier Barreau.

Parmi leurs projets de développements, une future chocolaterie à Dunkerque et la fabrication d’un deuxième voilier-cargo de 50 m de long, d’une capacité de transport de 250 tonnes. Il pourra exporter le chocolat estampillé Grain de Sail pour le marché américain.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-deux-entreprises-laureates-des-victoires-de-la-bretagne-7097330

 

Trébeurden. Le dernier projet de la Potinière en passe d'être enterré

Ultimes soubresauts pour la « saga » judiciaire de la Potinière, à Trébeurden : le porteur du dernier projet devrait en être pour ses frais devant les juges administratifs.

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Stanislaw Woloszyn portait un projet de 12 logements sur le site de la Potinière, à Trébeurden. Un de plus qui restera dans les cartons. (©Le Trégor archives)

La cour administrative d’appel de Nantes s’est penchée une nouvelle fois, vendredi 18 décembre, sur la « saga judiciaire » qui anime la démolition et le remplacement du bar-restaurant désaffecté de La Potinière, à Trébeurden.

La commune conteste en effet le jugement du tribunal administratif de Rennes qui, en juin 2019, a annulé le refus de permis de construire qu’elle avait opposé en 2016 au projet immobilier trop « imposant » de Stanislaw Woloszyn.

. Les juges rennais avaient aussi sommé la ville de réexaminer, sous deux mois, la demande du requérant.

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L’enjeu est financier pour la municipalité : si l’illégalité de son refus venait à être confirmée par la cour administrative d’appel puis le Conseil d’Etat, alors Stanislaw Woloszyn serait en droit d’introduire une nouvelle requête pour se faire cette fois-ci dédommager des bénéfices qu’il aurait pu tirer de ces douze logements.

Le rapporteur public, dont les avis sont souvent suivis, a toutefois préconisé ce vendredi 18 décembre aux juges nantais d’annuler le jugement de leurs homologues rennais.

La mairie confortée

Pour rappel, cette nouvelle audience survient alors que la même cour administrative d’appel de Nantes a annulé, le 20 octobre dernier, le permis de construire que la mairie de Trébeurden avait octroyé ultérieurement à la société Eolarmor pour édifier un immeuble plus acceptable à ses yeux.

Ce vendredi, le rapporteur public a fait observer que le projet immobilier de Stanislaw Woloszyn était « très similaire » et « sur le même terrain d’assiette » que celui d’Eolarmor.

Les restrictions de la loi Littoral

Le maire de Trébeurden de l’époque, Alain Faivre, a donc fait une « exacte application du code de l’urbanisme » en refusant son projet : il ne constituait pas une « extension limitée » de l’urbanisation, dans cette zone soumise aux restrictions posées par la loi Littoral, et il allait bien « porter atteinte au site des Roches-Blanches », selon lui.

En conclusion, le rapporteur public a suggéré aux juges de condamner Stanislaw Woloszyn à verser 1 500 € à la commune pour ses frais de justice.

L’avocat de la mairie, Me Philippe Boisset, n’a pas fait d’autres commentaires que ceux déjà mentionnés dans son mémoire écrit.

Stanislaw Woloszyn, lui, n’était ni présent ni représenté par un avocat. La cour administrative d’appel de Nantes rendra son arrêt dans un mois environ.
GF (PressPepper)

https://actu.fr/bretagne/trebeurden_22343/trebeurden-le-dernier-projet-de-la-potiniere-en-passe-d-etre-enterre_38290846.html

 

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22 décembre 2020

Même les meilleurs...

Même les meilleurs... Alain goutal

http://goutal.over-blog.com/2020/12/meme-les-meilleurs.html

 

Ouest-France

Morlaix communauté veut faire plus pour les artistes

Morlaix communauté (Finistère) vient d’acquérir, lundi 21 décembre 2020, six nouvelles œuvres : trois gravures sur papier de Sophie Degano, deux tirages photo de Gérard Rouxel et une sculpture en grès émaillé de Quentin Marais.

Sophie Degano, Gérard Rouxel et Quentin Marais présentent leurs œuvres acquises par Morlaix Communauté (Finistère).

Sophie Degano, Gérard Rouxel et Quentin Marais présentent leurs œuvres acquises par Morlaix Communauté (Finistère). | OUEST-FRANCE

Sophie Degano, plasticienne à Lanmeur, Gérard Rouxel, photographe à Morlaix (Finistère), et Quentin Marais, céramiste de Botsorhel, viennent d’ajouter leur nom à la liste déjà impressionnante des artistes exposant leurs œuvres depuis dix ans sur les murs de Morlaix communauté et dans les communes qui en font la demande.

Lundi 21 décembre 2020, Jean-Paul Vermot, président de l’agglomération, et Julien Kerguillec, vice-président à la culture, avaient convié les trois artistes pour officialiser l’acquisition de leurs œuvres. Un choix collectif grâce à un comité de sélection composé notamment de Jean-Jacques Aillagon, élu à Plougasnou et ancien ministre de la Culture, et Réjane Louin, élue et galeriste à Locquirec.

Six œuvres majeures

Les trois gravures sur papier représentant des portraits de résistantes, signés Sophie Degano, font partie de l’ambitieux projet Grâce à elles sur l’engagement des femmes. « Des femmes qui ont fait et marqué leur temps, j’ai utilisé la linogravure qui donne des contours plus souples et plus doux pour ne pas en faire que des femmes de combat », souligne la plasticienne.

Les deux tirages de Gérard Rouxel font partie de dix-sept photographies prises lors d’une résidence artistique à l’abbaye du Relec entre octobre 2019 et mars 2020 pour un dialogue artistique entre un lieu et la photographie. « Est-ce que la photographie peut donner de la profondeur à un lieu ? » s’interroge le photographe qui a réalisé ses tirages sur un papier japonais « choisi pour son beau velouté ».

L’acquisition d’une sculpture en grès est une première pour Morlaix Co. Totem en grès roux, grès noir et porcelaine s’inspire d’une forme industrielle. Dans son travail qui oscille entre les créations utilitaires et la sculpture, Quentin Marais questionne la futilité des objets : « L’argile est un matériau qui m’offre cette liberté, je cherche à me détacher des outils. »

Mieux promouvoir le cru artistique

Le budget de 3 000 €, sera abondé, promet Julien Kerguillec qui envisage de faire plus pour valoriser le travail des artistes. « Nous avons adhéré à l’artothèque des Moyens du Bord pour bénéficier d’un regard d’experts. »

Il ajoute : « La démarche des créatifs de la baie de Morlaix est un premier défi avec principalement la création d’un annuaire. Nous réfléchissons à comment mieux promouvoir le cru artistique local. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-communaute-veut-faire-plus-pour-les-artistes-7097245

 

Ouest-France

Bateau emblématique de la baie de Morlaix, le Reder Mor se refait une beauté

Nouveau look pour cette réplique d’un gréement historique de la baie de Morlaix (Finistère), et nouveau cap pour l’association Reder Mor, en sommeil l’année dernière. La pratique de voile pour tous a encore de beaux jours devant elle.

L’étrave est actuellement changée au chantier des 7 Vents, à Saint-Pol-de-Léon.

L’étrave est actuellement changée au chantier des 7 Vents, à Saint-Pol-de-Léon. | OUEST-FRANCE

« Le voilier aurait pu se retrouver à la vasière. » Gilles Troël, co-président de l’association Reder Mor, du nom d’une réplique d’un cotre palangrier de Roscoff (Finistère) construit en 1907, ne cache pas que cet emblème de la baie a été au cœur de toutes les inquiétudes récemment. « En cinq ans d’abandon, un bateau comme ça peut être foutu », confirme François Liron, l’autre président.

Un don très généreux

Pour assurer la sécurité lors des sorties en mer, il faut remplacer l’étrave, la colonne vertébrale. Ce coûteux chantier aurait pu ne jamais voir le jour sans le fabuleux don d’un adhérent. « 20 000 € mis de côté par Nicolas Yvin et son père, pour la construction de la réplique d’un autre bateau. »

Sorti de l’eau mi-novembre 2020, le Reder Mor est donc entré en réparation au chantier des 7 vents, partenaire historique de l’association. C’est le troisième chantier en 28 ans, le plus important. Le bateau de 13 m sera tout beau pour le 15 mai, reprise des sorties en mer.

Grâce au don d’un bénévole, cette réplique d’un gréement typique de la baie de Morlaix est actuellement en réparation au chantier des 7 Vents, dirigé par Jérôme Lefranc. | OUEST-FRANCE

La raison d’être de l’association, c’est la pratique de la voile pour tous, néophytes mais aussi publics vulnérables. « On n’est pas là pour faire du business, rappelle Gilles Troël. On ne vend pas des balades, les gens deviennent adhérents. » Contre 15 € l’année, et 10 € la balade, ils sont aujourd’hui environ 80 à sortir à la journée dans la baie.

Mise en sommeil

Mais outre la difficulté à réunir l’argent pour les réparations, l’association a également eu bien du mal à poursuivre ses missions. « On manquait de chefs de bord pour assurer les sorties. » D’où une mise en sommeil l’année dernière.

Une partie des bénévoles aux petits soins du voilier. | OUEST-FRANCE

Aujourd’hui, l’activité est bel et bien relancée, grâce à « au moins cinq personnes » aptes à assurer les sorties. Malgré le Covid-19, le bateau est parti chaque week-end la saison passée, soit une vingtaine de journées avec un maximum de douze participants.

« En cinq minutes, on est dans la baie ! »

Les meilleures années, quand il y a des rassemblements maritimes, ce nombre peut monter à cinquante balades. Mais pour cela, il faut des adhérents. « En 2005, on était 250, c’est trois fois plus qu’aujourd’hui. » François Liron l’admet, l’impératif, « c’est de gonfler le nombre de participants ». Et pour cela, « il faut naviguer, car sinon, personne ne s’intéresse à ce bateau ».

Lors de Temps fête 2016, le « Reder Mor » suivi de la Cancalaise et la Granvillaise. | OUEST FRANCE

La pratique est aujourd’hui facilitée par sa nouvelle localisation, le port du Bloscon, à Roscoff. Fini l’éclusage à Morlaix, « en cinq minutes, on est dans la baie ! », s’enthousiasme Erwan Le Goff, un autre membre.

À l’avenir, les bénévoles aimeraient remplacer le safran, les cordages, rénover l’intérieur, « un peu rustique ». Pour que navigue encore longtemps ce magnifique bateau, « très rapide et convivial, une vraie rareté », ainsi que le décrit François Liron.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/bateau-emblematique-de-la-baie-de-morlaix-le-reder-mor-se-refait-une-beaute-7097133

 

Ouest-France

Morlaix. Fest-noz du 31 annulé, Amnesty bat le rappel

 

Ouest-France

Saint-Germain-en-Coglès. La médiathèque fait partager ses coups de cœur

Les vacances de Noël sont propices au divertissement. L’occasion de pousser la porte de la médiathèque. Émilie Constantin, médiathécaire, livre ses coups de cœur.

Émilie Constantin ne tarit pas de commentaires et d’idées pour s’évader, échanger, découvrir, s’informer, jouer.

Émilie Constantin ne tarit pas de commentaires et d’idées pour s’évader, échanger, découvrir, s’informer, jouer. | OUEST-FRANCE

Bande dessinée jeunesse

Le temps des mitaines, d’Anne Montel et Loïc Clément. Arthur vient d’emménager dans le village des Mitaines. Dès son premier jour dans la nouvelle école, il apprend qu’un élève a mystérieusement disparu. Sa curiosité est piquée, et avec l’aide de ses nouveaux amis, il se met en tête de trouver le coupable ! Des personnages attachants, des illustrations enfantines. « Pour les amateurs d’enquêtes, à partir de 8-9 ans. »

Conte

Comment la princesse Elvire créa son propre royaume, de Didier Lévy et Charlotte Gastaut. Une histoire de princesse qui préfère les animaux et la nature aux robes et faste de sa condition. Une ode à la différence avec un accent de nature, dès 7 ans. « Un conte émouvant magnifiquement illustré. »

Bande dessinée

Algues vertes l’histoire interdite. Des échantillons qui disparaissent dans les laboratoires, des corps enterrés avant d’être autopsiés, des jeux d’influence, des pressions et un silence de plomb. L’intrigue a pour décor le littoral breton et elle se joue depuis des dizaines d’années. Inès Léraud et Pierre van Hove proposent une enquête sans précédent, faisant intervenir lanceurs d’alerte, scientifiques, agriculteurs et politiques. « Une BD qui nous interpelle et nous fait réfléchir ! »

Les petits livres de photos de Pierre Le Gall

Sans artifice ni prétention, l’art photographique de Pierre Le Gall demeure dans la simplicité et la naïveté que l’on prête aux enfants. Une photographie spontanée, sans posture ni affectation, qui atteint la vraie vie et l’empêche de se prendre au sérieux. La série de petits livres de la collection Humains très humains est à découvrir : Lire, Boire, Au pied levé, Mon auto, Dialoguer, Dormir, Mon chat, Regarder.

Film

Kabullywood, de Louis Meunier. À Kaboul, en Afghanistan, quatre étudiants assoiffés de vie décident d’accomplir un projet audacieux : rénover un cinéma abandonné, qui a miraculeusement survécu à trente ans de guerre. Comme un acte de résistance contre le fondamentalisme des talibans, ils vont aller au bout de leur rêve pour la liberté, la culture, le cinéma…

Les CD de Blick Bassy

Une voix aérienne, des mélodies inspirées du blues, la musicalité naturelle de la langue Bassa (Cameroun). Blick Bassy use de tout cela avec maestria. « Les deux albums Akö et 1958 sont à écouter. »

Horaires : mardi, de 15 h à 19 h ; mercredi, de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 19 h ; vendredi, de 15 h à 19 h, et samedi, de 10 h à 13 h. La médiathèque sera fermée du 24 décembre au 4 janvier. Contact : Émilie Constantin, tel. 02 99 95 49 36 ou bibli.stgermain@couesnon-marchesdebretagne.fr

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-germain-en-cogles-35133/saint-germain-en-cogles-la-mediatheque-fait-partager-ses-coups-de-coeur-7096285

 

Ouest-France

Carantec. La gestion du Golf évoquée au conseil municipal

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Lors du conseil municipal de vendredi, la minorité, par la voix de François de Goësbriand, a évoqué le tout récent conseil communautaire de Morlaix communauté, lors duquel le déficit chronique que subit la Société d’économie mixte (SEM), gestionnaire du golf, a fait l’objet de débats et de clivages entre des élus et minoritaires Ces derniers verraient bien une privatisation de la structure, quant à la majorité, elle cherche plutôt des pistes pour démocratiser la pratique de ce sport.

François de Goësbriand a fait allusion à l’annonce d’un audit en janvier 2021. « Sur quoi sera-t-il axé ? » a-t-il demandé à la maire, Nicole Ségalen-Hamon et à Yann Casteloot, conseiller et tout nouveau président de la SEM.

« Un comité de pilotage va être réactivé en janvier 2021. Il regroupera toutes les collectivités concernées et des techniciens du tourisme dans le but d’établir un cahier des charges qui sera fourni à un cabinet conseil spécialisé. Il s’agit de définir une stratégie globale et de ne pas se focaliser uniquement sur les finances. Il faut que le golf s’ouvre au Pays. » La maire a conclu : « Tout va être remis à plat afin de repartir sur des bonnes bases. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/carantec-la-gestion-du-golf-evoquee-au-conseil-municipal-7096235

 

Ouest-France

Morlaix. « L’objectif, préparer les vestiaires pour la reprise »

L’adjoint aux sports, jeunesse, relations extérieures, affaires patriotiques et correspondant défense était présent pour la visite de fin de chantier d’insertion au stade Auregan.

Yvon Laurens dans la bibliothèque de l’hôtel de ville

Yvon Laurens dans la bibliothèque de l’hôtel de ville | OUEST-FRANCE

Trois questions à...

Yvon Laurans, adjoint aux sports.

Quel était ce chantier ?

Il y a eu un travail de nettoyage, puis de peinture dans les vestiaires du stade Auregan. Ces vestiaires sont ceux normalement utilisés par le football, l’athlétisme lors de compétitions, mais surtout les scolaires. Actuellement, leur accès n’est pas autorisé, c’était le bon moment pour faire ces travaux. D’ailleurs, c’est un travail de pro !

Qui a participé à ce chantier d’insertion ?

C’est l’Association Recherche Travail, qui est conventionnée avec la Ville depuis dix ans. Elle emploie des gens en difficulté sociale pour différentes raisons. L’association les prend en charge et assure un suivi social de manière à ce qu’ils puissent se réinsérer. Ils réalisent des travaux d’intérêt général, généralement dans le secteur du bâtiment. Ici, ce sont sept personnes entre 30 et 50 ans qui ont participé à ce chantier. Ils étaient encadrés par un animateur.

Quel était l’objectif ?

L’objectif,c’était de préparer les vestiaires pour qu’ils soient propres quand il y aura de nouveau la possibilité d’y accéder. C’est comme dans sa maison, il faut de temps en temps faire de petits travaux. Nous avons des équipements qui sont parfois vieillissants et qu’il faut remettre à neuf. Et puis c’est gagnant-gagnant : cela évite que ce soit la régie qui se charge de tout et cela sert à la réinsertion. Tout au long de l’année, l’association réalise ce type de chantier. Au moment de la convention, nous faisons une liste des travaux qu’il y aura à réaliser.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-l-objectif-preparer-les-vestiaires-pour-la-reprise-7096156

 

Ouest-France

Morlaix. La Journée internationale des migrants mobilise

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Marc Corbel, secrétaire de l’U.L. CGT de Morlaix, mobilisé pour la Journée internationale des migrants.

Marc Corbel, secrétaire de l’U.L. CGT de Morlaix, mobilisé pour la Journée internationale des migrants. | OUEST-FRANCE

Vendredi, répondant à un appel collectif de syndicats et d’associations humanitaires, l’union locale CGT de Morlaix a organisé une conférence de presse à la maison du peuple. Cette conférence, en présence d’Anne Véronique Roudaut, de l’Union départementale CGT du Finistère, a permis à Marc Corbel, secrétaire de l’Union locale de Morlaix d’attirer l’attention sur la situation des migrants. Cette question, de dimension internationale, se décline également à l’échelon national et local.

« Dépourvus de titres de séjour ou précarisés par leur statut, les migrants et leurs familles sont l’objet de discriminations et peuvent subir des conditions de travail indignes du fait de leur vulnérabilité, s’indigne Marc Corbel. La pandémie et le confinement ont accentué cette réalité. » Des salariés peuvent détenir un contrat de travail sans pour autant bénéficier d’un titre de séjour.

« Localement, trois salariés de l’agroalimentaire sont venus spontanément nous demander des éléments par rapport à leurs conditions de travail. Très vite, nous avons pris conscience de la complexité et de l’ampleur du dossier. Nous avons donc saisi nos partenaires et contacts : services de l’état, associations d’aide aux migrants, réseau CGT national… » Cette situation pourrait concerner 77 travailleurs. À ce jour ces salariés espèrent une régularisation de leurs titres de séjour.

« Pour la CGT, en cas de contrat de travail le titre de séjour devrait être délivré », conclut Marc Corbel.

Affaire à suivre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-la-journee-internationale-des-migrants-mobilise-7095946

 

Ouest-France

Morlaix. Une paire de ballerines pour retrouver l’essentiel

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Un nouveau graff de Zag, artiste morlaisien, en réponse à la décision de maintenir les lieux culturels fermés, figure sur l’un des murs de l’hôtel de Morlaix Communauté.

L’œuvre de Zag, artiste morlaisien, représente une paire de ballerines.

L’œuvre de Zag, artiste morlaisien, représente une paire de ballerines. | OUEST-FRANCE

Sur l’un des murs de l’hôtel de Morlaix Co, à proximité de l’école de danse Entrechats, le nouveau graff de l’artiste morlaisien Zag, est une réponse à Jean Castex et à la décision de maintenir les lieux culturels fermés au moins jusqu’au 7 janvier 2021.

Une envie de colorer le quotidien, coûte que coûte, et d’offrir une respiration, pour plus de légèreté face à l’absence de culture et à l’éloignement des uns avec les autres.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-une-paire-de-ballerines-pour-retrouver-l-essentiel-7095806

 

Ouest-France

Finistère. « Sans producteurs, pas de filière lait » : les agriculteurs ont manifesté devant la Sill

Les agriculteurs du Finistère dénoncent un manque de rémunération du prix du lait. Ce lundi 21 décembre 2020, ils ont manifesté devant le siège social de la Sill (Société industrielle laitière du Léon), à Plouvien (Finistère).

Une quarantaine d’agriculteurs de la FDSEA et des JA a manifesté, lundi 21 décembre 2020, devant le siège social de la Sill, à Plouvien, pour réclamer un accord sur le prix du lait.

Une quarantaine d’agriculteurs de la FDSEA et des JA a manifesté, lundi 21 décembre 2020, devant le siège social de la Sill, à Plouvien, pour réclamer un accord sur le prix du lait. | OUEST-FRANCE

Ce lundi 21 décembre 2020, les agriculteurs du   ont manifesté devant le siège social de la Sill (Société industrielle laitière du Léon), à Plouvien. Trois questions à… Agnès Kerbrat, vice-présidente de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) et Adrien Perrot, secrétaire général départemental des Jeunes Agriculteurs (JA).

Pourquoi cette manifestation devant les locaux de la Sill, à Plouvien ?

Agnès Kerbrat : la Sill se porte bien, et c’est une bonne chose pour notre territoire. Mais, il n’est jamais question des producteurs de lait dans son plan d’entreprise. À croire que nous sommes un levier non essentiel de la filière !

Qu’attendez-vous de cette action ?

A.K : la situation de nos exploitations ne cesse de se dégrader. En 2019, la Sill nous a acheté 1 000 litres de lait au prix moyen de 40 €. Très en dessous du prix de revient. Pour avoir de la visibilité et être rémunéré, nous aurions tout intérêt à postuler aux offres d’emploi de la Sill, ce qui nous a conduits à déposer symboliquement nos CV.

Sans producteurs, il n’y a pas de Sill. Pourtant, la loi exige qu’un contrat écrit soit établi entre producteur et industriel.

Dans le cadre des États généraux de l’alimentation de 2018 et de la loi EGalim (1), aucun accord n’a donc été signé (2) ?

Adrien Perrot : non. Cela nous inquiète, d’autant plus que toutes les entreprises privées liées au lait doivent signer un accord avec la grande distribution début 2021, qui fixera les prix pour l’année. Or, la loi prévoit d’instaurer une meilleure répartition de la marge tout au long de la filière. Et en l’absence de contrat écrit, la situation nous est défavorable. On souhaite atteindre 365 € minimum pour 1 000 litres, ce qui couvrirait juste nos prix de revient.

(1) Loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous

(2) À l’exception des coopératives. Toutes les entreprises du département sont concernées et n’ont pas, à l’instar de la Sill, signé cet accord.

Gilles Falc’hun, directeur de la Sill, réagit

À propos du prix du lait

«C’est vrai que le prix du lait, cette année, n’est pas à la hauteur de nos espérances. Ce sont les marchés qui font que les prix ne sont pas aussi élevés que ce que souhaiteraient les éleveurs. Et nous aussi. C’est la loi des marchés et il y a aussi le Covid…»

À propos des accords

«Tout d’abord, nous ne sommes pas plus en retard que le reste de la profession. Il n’y a quasiment pas d’accords de signés au niveau national.Sur les contrats des accords, c’est un peu compliqué et nous avons fait appel aux médiateurs du ministère de l’Agriculture. Ils mettent de l’huile dans les rouages. Les choses avancent. On n’est pas d’accord à 100 %, mais on avance, lentement mais sûrement, et on espère que ça va être conclu en début d’année. L’opération des producteurs était un peu tendue, ce qui est normal, mais elle s’est déroulée dans un bon climat malgré tout.Quant à l’accord des discussions de prix avec la grande distribution, qui concerne les marques, il doit être signé avant le 1er mars 2021. Effectivement, les producteurs ont des craintes. Je pense aussi que leur action de ce matin avait pour but d’envoyer un message indirect à la grande distribution, pour montrer qu’ils sont capables de mettre la pression sur l’ensemble de la filière.»

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouvien-29860/finistere-sans-producteurs-pas-de-filiere-lait-les-agriculteurs-ont-manifeste-devant-la-sill-7095793

 

Ouest-France

Morlaix. 503 cadeaux collectés pour le calendrier de l’Avent inversé

Pascaline Pivain et Élise Marc sont à l’origine de cette initiative solidaire : les citoyens étaient appelés à confectionner des cadeaux de Noël pour des personnes défavorisées. 503 colis ont été réunis pour le pays de Morlaix (Finistère).

Pascaline Pivain, éducatrice spécialisée au point d’accueil et d’écoute des jeunes du pays de Morlaix, au milieu de tous les colis de Noël à destination des plus défavorisés.

Pascaline Pivain, éducatrice spécialisée au point d’accueil et d’écoute des jeunes du pays de Morlaix, au milieu de tous les colis de Noël à destination des plus défavorisés. | OUEST-FRANCE

« On a tout regroupé ici », désigne fièrement Pascaline Pivain, éducatrice spécialisée au point d’accueil et d’écoute des jeunes du pays de Morlaix (Finistère).

Grâce à son initiative avec Élise Marc, infirmière, 503 colis de Noël ont été confectionnés par des citoyens. Remplis de denrées alimentaires, de vêtements chauds, de livres, de jouets ou de petites attentions, ils sont destinés à des personnes défavorisées.

Des mots de remerciements de la part des bénéficiaires. | OUEST-FRANCE

Ensoleiller 2020

Les donateurs ont ainsi déposé leur boîte dans différents points de collecte comme Carré d’As, ou l’Ulamir-CPIE de Lanmeur. Une cinquantaine de colis ont déjà trouvé leur propriétaire, grâce à Roul’paniers. Les prochains iront à l’accueil d’urgence du Jarlot, de la Fondation Massé Trévidy, ou encore Coallia. Pascaline Pivain va jouer la mère Noël pour assurer une partie de la livraison.

Elle-même en a préparé un, dans un sac à dos. « J’ai mis un thermos à café, un bonnet, des gants, un livre, et ma belle-fille a fait une carte personnalisée. Ça ira pour une personne qui vit en squat », sourit-elle. La générosité n’a pas de limite. Un beau cadeau pour ensoleiller un peu 2020.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-503-cadeaux-collectes-pour-le-calendrier-de-l-avent-inverse-7095648

 

Ouest-France

Covid-19. Avec la fermeture des frontières franco-anglaises, la Brittany Ferries boit la tasse

Modifié le Publié le Gaëlle COLIN

Le Brexit a déjà coûté 115 millions d’euros depuis 2016 à la compagnie de transports maritimes de Roscoff (Finistère). Avec le Covid-19 et la fermeture des frontières entre la France et l’Angleterre pendant 48 heures, la pilule devient difficile à avaler pour la Brittany Ferries.

Avec la fermeture des frontières entre l’Angleterre et la France pendant 48 heures, la Brittany Ferries a dû stopper ses transports de passagers entre Caen-Ouistreham et Portsmouth, dimanche 20 décembre 2020. Un nouveau coup dur après les conséquences du Brexit et une année 2020 entachée par le coronavirus.

Avec la fermeture des frontières entre l’Angleterre et la France pendant 48 heures, la Brittany Ferries a dû stopper ses transports de passagers entre Caen-Ouistreham et Portsmouth, dimanche 20 décembre 2020. Un nouveau coup dur après les conséquences du Brexit et une année 2020 entachée par le coronavirus. | ARCHIVES OUEST FRANCE

Le couperet est tombé dimanche 20 décembre 2020, à 18 h. Comme un mauvais cadeau de Noël, le gouvernement a communiqué que toute personne étant au Royaume-Uni avait interdiction de se rendre dans l’un des pays de l’Union européenne, à partir de minuit. Et ce jusqu’au mercredi 23 décembre matin.

Après l’Allemagne, les Pays-Bas ou encore l’Irlande, la France prend à son tour ses précautions en fermant ses frontières avec l’Angleterre. Ce week-end, les autorités britanniques ont annoncé qu’une mutation hors de contrôle du coronavirus sévissait sur ses terres.

Jean-Marc Roué, président de la compagnie de transports maritimes de Roscoff, Brittany Ferries, a fait un point de la situation ce lundi 21 décembre 2020. | OUEST-FRANCE

Une nouvelle douche froide pour les professionnels des échanges entre la France et le Royaume-Uni. À Roscoff (Finistère), où se trouve le siège de la compagnie de transports maritimes Brittany Ferries, on a dû s’organiser dans l’urgence après la nouvelle.

« Nous avions la possibilité de faire un dernier départ de passagers de Portsmouth à destination de Ouistreham, dimanche soir. Mais en préfecture du Calvados, il a été décidé que le débarquement, qui aurait dû avoir lieu ce lundi matin à 6 h 30, ne devait pas se faire. Nous avons donc fait hôtel pour les 368 passagers à bord et ils sont retournés en Angleterre ce matin », raconte Jean-Marc Roué, président de la Brittany, lors d’une conférence de presse accordée au siège.

Deux navires vers l’Angleterre pour les passagers

Deux navires de la Brittany Ferries assurent des liaisons vers l’Angleterre pour les passagers : le Normandie, (Ouistreham-Portsmouth) et le Galicia (Portsmouth-Santander). Ce dernier a pu assurer sa rotation normalement entre l’Angleterre et l’Espagne. Les mesures françaises ne concernent pas les marchandises, L’Armorique (Ouistreham-Portsmouth) et le Pélican (Bilbao-Poole) peuvent ainsi continuer leurs frets. Les transporteurs professionnels doivent fournir un test PCR négatif avant tout embarquement retour vers le continent.

Les passagers peuvent toujours aller Angleterre pendant ces 48 h, quatorzaine à la clé. Après cette période, il faudra probablement fournir un test négatif aux douanes pour revenir.

Nouveau coup dur

Depuis mars 2020, seuls cinq navires sur les douze de la Brittany Ferries sont armés. « Au moins, c’était plus simple pour nous organiser dimanche soir. » L’impact se fait davantage sentir du côté du détroit du Pas-de-Calais : « Nous cherchons des solutions pour les camions irlandais qui sont bloqués sur le continent et qui avaient pour projet d’utiliser le territoire britannique pour rejoindre un port de l’ouest de l’Angleterre avant de rejoindre l’Irlande. La situation est engorgée. »

Un nouveau coup dur, quand l’entreprise notait une hausse de 10 % de fret en décembre 2020, comparée à l’année dernière. « Il y avait un élan positif où les professionnels anglais stockaient en prévision du Brexit. »

Deux nouveaux navires vont tout de même renforcer les liaisons de fret entre les deux pays, en début 2021. L’hémorragie était contenue jusqu’ici, grâce aux mesures de chômage partiel (30 % de l’effectif), et aux aides allouées par les Régions Bretagne et Normandie. Mais le chiffre d’affaires 2020 a été divisé par deux et aucune aide du gouvernement n’est envisagée pour 2020.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/roscoff-29680/covid-19-avec-la-fermeture-des-frontieres-franco-anglaises-la-brittany-ferries-boit-la-tasse-7095538

 

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21 décembre 2020

Fin d'année...

Fin d'année... Alain Goutal

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Ouest-France

Plouigneau. Les communistes disent non au projet d’extension d’un élevage bovin laitier

Le Gaec Bourel souhaite étendre sa production laitière à 490 vaches, à Plouigneau (Finistère). Après les élus municipaux, c’est désormais le Parti communiste de Morlaix de s’y opposer.

Après les élus du conseil municipal de Plouigneau, c’est le PCF de Morlaix qui s’oppose au projet d’extension du Gaec Bourel. (photo d’illustration)

Après les élus du conseil municipal de Plouigneau, c’est le PCF de Morlaix qui s’oppose au projet d’extension du Gaec Bourel. (photo d’illustration) | THOMAS BREGARDIS / OUEST-FRANCE

Le Gaec Bourel, à Plouigneau (Finistère), souhaite étendre son activité de production laitière, pour atteindre 300 vaches laitières et 190 génisses de renouvellement. Un projet que le Parti communiste de Morlaix juge « non acceptable ». Selon la section locale, « l’organisation de la production consiste à maintenir les vaches laitières, en permanence, dans des stabulations sur des sols en béton. La vie de ces herbivores privés d’herbe et nourris au maïs, consistera à fournir de très grandes quantités de lait, pour le plus grand bonheur des capitalistes de l’agro-business ».

Peser dans la consultation publique

Outre l’aspect environnemental, le PCF signale que « l’activité a démarré depuis le mois d’octobre, alors même que la consultation publique n’avait pas encore débuté ». La consultation publique a commencé le 30 novembre et doit s’achever le 27 décembre 2020. Le PCF invite la population à s’y exprimer auprès de la mairie de Plouigneau, pour émettre « un avis défavorable au projet ».

À noter que lors du dernier conseil municipal de Plouigneau, les élus ont largement voté contre ce projet, à 26 voix contre, 4 favorables et 3 élus s’abstiennent.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/plouigneau-les-communistes-disent-non-au-projet-d-extension-d-un-elevage-bovin-laitier-7095191

 

Le Diben lundi 21 décembre 2020

Saint-Michel en Greve le 17.04.2017, Jeanne et Claude Morfoisse en compagnie d'Inès Léraud. Photo pyb29

L’INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE N’AIME (TOUJOURS) PAS LES JOURNALISTES INDÉPENDANTS

PAR INÈS LÉRAUD

                 ENQUÊTER SUR L’INDUSTRIE AGRO-ALIMENTAIRE N’EST PAS UNE SINÉCURE : PRESSIONS ET INTIMIDATIONS ENTRAVENT LE TRAVAIL JOURNALISTIQUE. _BASTA !_ ET LA JOURNALISTE INÈS LÉRAUD PASSERONT EN PROCÈS LE 28 JANVIER 2021 POUR S’Y ÊTRE INTÉRESSÉS DE TROP PRÈS.

UN RÉCENT DOCUMENTAIRE DE FRANCE 5 FAIT AUSSI LES FRAIS DE CETTE OMERTA.

Un évènement majeur s’est produit récemment en Bretagne. France 5 a diffusé le film documentaire Bretagne, une terre sacrifiée [3] d’Aude Rouaux et Marie Garreau de Labarre. Le documentaire décrit le coût environnemental, social et sanitaire du développement de l’agro-industrie en Bretagne. Il fait intervenir des témoins de l’intérieur habituellement peu diserts sur le sujet, comme un agriculteur intensif, Christophe Thomas qui déplore avoir reçu à son insu des aliments pour bétail contaminés par des antibiotiques, et ce de la part du plus important groupe agroalimentaire breton, Eureden.

Avec ce film, France 5 a réalisé sa meilleure performance annuelle avec plus d’un million de téléspectateurs. Les réactions consécutives à cette diffusion mettent en lumière les moyens financiers et stratégiques que possède le secteur agroalimentaire pour museler les sources (principalement les agriculteurs), les élus et lapresse.

QUAND L’AGRO-INDUSTRIE ALIMENTAIRE RÉÉCRIT L’HISTOIRE

Le premier groupe agroalimentaire breton, Eureden, n’a demandé aucun droit de réponse à France 5, mais a diffusé auprès de ses agriculteurs, via son titre de presse agricole Paysan breton, une pleine page dénonçant les soi-disant fausses informations véhiculées par le film. Il parle d’humiliation à l’égard « du travail fait par des milliers d’agriculteurs » alors que le film dénonce au contraire les mesures prises par les dirigeants de l’agro-industrie au détriment des agriculteurs et des salariés agricoles.

Richard Ferrand et Marc Le Fur, tous deux bretons, respectivement président (LREM) et vice-président (LR) de l’Assemblée nationale, ont chanté le même refrain à propos du film. Ils ont déploré « un réquisitoire (…) scandaleux, contre les paysans et contre la Bretagne », opérant là encore un retournement intellectuel et une manipulation de l’opinion. La même rengaine est apparue dans un courrier du président du groupe Rassemblement national à la Région, adressé aux agriculteurs,  distribué directement dans leurs boîtes aux lettres, expliquant que ce film est « un procès à charge contre votre profession ».

La branche régionale de FNSEA en Bretagne est allée jusqu’à parler de film de « fiction ». Elle a aussi diffusé sur Twitter le visage de l’une des témoins principales du documentaire, en l’occurrence une journaliste locale, Morgan Large, enquêtant sur l’agriculture intensive. Ce choix d’illustration a été perçu comme une façon sournoise de cibler la journaliste. Questionnée sur ce choix par des internautes, la FNSEA a simplement supprimé son tweet.

Quelques jours plus tard, la journaliste a subi des nuisances à son domicile : absente le dimanche 6 décembre, elle apprend que ses animaux divaguent sur la voie publique, et découvre que leur clôture a été ouverte volontairement. Il s’agit d’une intimidation courante dans le monde agricole, vécue notamment de façon répétée par l’agricultrice Caroline Chenet, témoin du film La mort est dans le pré, qui a décidé de ne plus parler publiquement. La radio Kreiz  Breizh, qui emploie Morgan Large, a quant à elle subi les jours suivants deux tentatives d’effraction de ses locaux.

SOUTENEZ UN JOURNALISME INDÉPENDANT ET COURAGEUX !

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https://mailchi.mp/bastamag/industrie-agroalimentaire-aime-toujours-pas-les-journalistes-independants

https://mcusercontent.com/f9d2623bc1d04ed17470af608/images/0befe040-871b-4f6d-96df-888192854aea.jpg

#libertedinformerendanger

Capture d'écran le 21 décembre 2020

Capture d'écran réalisée le 21 décembre 2020

 

Communiqué du 20 décembre 2020

Après les marées noires, une menace de marée radioactive au large de nos côtes ?

C'est un article de la Presse de la Manche de vendredi 18 décembre "Inquiétudes autour d'un cargo nucléaire" qui révèle la menace. Le cargo russe Sevmorput à propulsion nucléaire, promis à la casse en 2012 mais remis en service en 2016 remonte à petite vitesse nos côtes. Il est en avarie d'hélice qu'il n'a pu réparer suite au refus des ports africains de l'accueillir et le commandant vient d'être évacué pour cause de méningite. Il doit s'engager actuellement dans le rail d'Ouessant comme son passage au Pas de Calais est prévu le 22 décembre. Or actuellement, c'est un temps très agité qui sévit au large de la Bretagne. Si ce cargo sombrait, c'est une pollution radioactive qui contaminerait nos côtes et nos zones de pêche. Le dédommagement maximum de 76 millions est dérisoire par rapport aux dommages subis.

La dérive de cette centrale nucléaire flottante interpelle sur les dangers immédiats encourus d'une pollution radioactive au moment où Tepco rejette à la mer l'eau radioactive accumulée suite à la catastrophe de Fukushima et où Macron annonce fièrement la construction d'un porte-avions à propulsion nucléaire.

La Fédération anti-nucléaire Bretagne rappelle son opposition déterminée à cette technologie mortifère qu'elle soit civile ou militaire, (le président Macron dans son discours du 8 décembre au Creusot a bien mentionné leurs liens étroits et complémentaires) et exige son arrêt immédiat avant la catastrophe.

Contacts presse : Marie Nicolas 06 72 50 89 14 / Alain Rivat : 06 65 72 31 66 / Chantal Cuisnier 06 84 14 58 87 /

La Fédération Anti-nucléaire Bretagne a été constituée le 27 octobre 2012 à Pontivy. Elle a pour but de structurer et d’amplifier l’action régionale du mouvement antinucléaire breton, et d’agir pour l’arrêt immédiat du nucléaire.

 

Ouest-France

Algues vertes. « On est seuls » : un maire de la baie de Saint-Brieuc fustige la passivité de l’État

Modifié le Publié le Thibaud GRASLAND

Le maire d’Hillion, en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), déplore la solitude des élus locaux face à « un problème qui nous dépasse complètement ». Régulièrement attaqué sur la question des algues vertes, Mickaël Cosson a pointé la passivité de l’État, le 17 décembre 2020, en conseil d’agglomération.

Un tracteur ramasse des algues vertes sur une plage d’Hillion (Côtes-d’Armor), le 1er décembre 2020.

Un tracteur ramasse des algues vertes sur une plage d’Hillion (Côtes-d’Armor), le 1er décembre 2020. | OUEST-FRANCE

 Lorsque vous vous rendez régulièrement sur les plages de la cinquième baie du monde et que vous voyez ce petit tracteur avec sa petite remorque qui va faire sa journée, vous vous dites qu’on se moque un peu du monde. 

Jeudi 17 décembre 2020 au soir, en conseil d’agglomération, Mickaël Cosson, maire d’Hillion (Côtes-d’Armor), a une nouvelle fois dénoncé la solitude des communes et agglomérations, leur manque de moyens et de solutions face au problème des marées vertes. Les élus votaient la passation d’un marché commun avec l’agglomération de Lamballe pour le ramassage et le transport des algues dans la baie de Saint-Brieuc.

« J’attends plus que le chèque à la fin de la saison »

Le maire d’Hillion, commune la plus touchée par les algues vertes, a pris la parole pour dénoncer aussi la passivité de l’État, qui n’aide pas les collectivités à trouver des solutions pour être plus efficaces dans le ramassage. Début décembre, sur la plage de Saint-Guimond, il a croisé les militants d’Halte aux marées vertes qui voulaient alerter sur des échouages très tardifs cette année.

 On se sent un peu esseulés, à l’agglomération, pour faire face à ce fléau, dit l’élu. J’attends d’avantage de l’État que le chèque à la fin de la saison, lorsque vous avez été sur le front pour recevoir les attaques des associations et des médias pour un problème qui vous dépasse totalement. Il est le résultat de politiques décidées à une époque où nous n’étions pas nés, à l’après-guerre, et dont on subit les conséquences. 

L’État déjà condamné pour ses carences

Le « chèque » dont parle l’élu, c’est le remboursement des frais de ramassage par l’État (et 50 % du traitement). Saint-Brieuc Armor agglomération a déjà fait condamner l’État, assez lourdement, pour ses carences en 2018. L’association Sauvegarde du Trégor-Goëlo-Penthièvre vient également d’annoncer un recours gracieux contre l’État pour « écocide ».

 Il est important qu’il y ait une mobilisation locale, mais il est aussi important qu’il y ait une mobilisation nationale pour sortir de cette situation, avec ce petit tracteur… 

Mickaël Cosson demande aussi l’accompagnement du monde agricole  pour qu’il ne soit pas pris en otage, mais qu’il soit accompagné dans la transition qu’il a commencé à initier ». Il a reçu le soutien de plusieurs maires de communes littorales, dont ceux de Plérin et Saint-Brieuc.

« À Lantic aussi, on est parfois seuls »

 N’oubliez pas que les algues vertes sont traitées dans l’usine de Lantic, rappelle aussi Hugues Lesage. Nous aussi on se sent parfois un peu seuls quand on récupère des algues vertes en putréfaction et qu’il y a des soucis avec les voisins. La solidarité ne s’arrête pas qu’au littoral. 

Jean-Paul Hamon (Quintin) se félicite, lui, que le problème soit traité à l’échelle de la baie.  Un territoire qui correspond à celui du Pays de Saint-Brieuc, d’où l’intérêt de travailler à cette échelle avec nos voisins.  Référence probable aux querelles actuelles entre l’agglo de Saint-Brieuc et celle de Lamballe au sujet de l’avenir du Pays (SBAA souhaite récupérer une partie de ses compétences)…

À noter également que, dans son budget primitif, l’agglo a voté une enveloppe de 25 000 € pour  l’expérimentation d’une technique innovante de ramassage des algues vertes ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/hillion-22120/algues-vertes-on-est-seuls-un-maire-de-la-baie-de-saint-brieuc-fustige-la-passivite-de-l-etat-7094296

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
20 décembre 2020

Oh putain, Jean-Paul!!!???

 Une belle âme, hier matin, ne s'est pas réveillée. Scientifique, biologiste, naturaliste, zikos, Jean-Paul Guyomarc'h se dépensait sans compter pour combattre l'absurdité de ce que certains s'évertuent à nous présenter comme inéluctable... En ces temps incertains et périlleux, sa vigilance, son exigence et sa gentillesse vont terriblement manquer à cette planète à la dérive et à ceux qui y vivent... Ce fut un immense honneur de se battre à tes côtés, mon ami... (Ci-joint un dessin de soutien à l'un de ses combats dans les Monts d'Arrée)

http://goutal.over-blog.com/2020/12/oh-putain-jean-paul.html

 

20 décembre 2020

COMMUNIQUE DE PRESSE

Non au projet d’extension d’un élevage bovin laitier à Plouigneau

Une enquête publique est ouverte à la mairie de Plouigneau depuis le 30 novembre 2020, et ce jusqu’au 27 décembre 2020 inclus, sur un projet agricole laitier.

Le projet du GAEC Bourel d’étendre son activité de production laitière pour atteindre 300 vaches laitières, en disposant de 190 génisses de renouvellement, portant l’effectif bovin total à 490 animaux, en vue d’une production laitière intensive, n’est pas acceptable.

L’organisation de la production consiste à maintenir les vaches laitières, en permanence, dans des stabulations sur des sols en béton.

La vie de ces herbivores privés d’herbe et nourris au maïs, consistera à fournir de très grandes quantités de lait, pour le plus grand bonheur des capitalistes de l’agro-business.

Ce mode productiviste, dangereux sur le plan environnemental, aura pour effet de tirer sur les prix agricoles, et d’entraîner toute une filière vers le bas. Aujourd’hui tout plaide pour un autre modèle agricole durable et de qualité.

De plus, non seulement les bâtiments dédiés sont déjà achevés depuis belle lurette, mais encore l’activité a démarré depuis le mois d’octobre, alors même que la consultation publique n’avait pas encore débuté.

Dans ces conditions, le PCF invite la population à s’exprimer dans le cadre de l’enquête publique auprès de la mairie de Plouigneau pour émettre un avis défavorable au projet, demander que l’agriculture bretonne tourne le dos aux pratiques intensives et s’oriente vers un modèle humain et écologique conforme aux aspirations et aux besoins du plus grand nombre.

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2020/12/pcf-morlaix-non-au-projet-d-extension-d-un-elevage-bovin-laitier-a-plouigneau.html

 

Ouest-France

Brest. 700 manifestants pour le retrait de la loi Sécurité globale dans une ambiance tendue

Ce samedi 19 décembre 2020, 700 personnes ont défilé à Brest (Finistère), pour demander le retrait de la loi Sécurité globale. Mais l’ambiance s’est tendue près du commissariat central où un manifestant a été interpellé après le jet d’un cocktail Molotov.

Ce samedi 19 décembre 2020, environ 700 personnes étaient rassemblées devant l’hôtel de ville de Brest (Finistère), pour demander le retrait de la loi Sécurité globale. | OUEST FRANCE

Ce samedi 19 décembre 2020, environ 700 personnes se sont rassemblées à Brest (Finistère) pour demander le retrait de la loi Sécurité globale, adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 24 novembre 2020.

À l’appel du collectif contre la loi Sécurité globale, qui rassemble 27 organisations brestoises associatives, syndicales ou politiques, il s’agissait de la cinquième mobilisation contre ce projet à Brest : « Nous nous opposons à cette dérive autoritaire et brutale de l’État qui s’accélère, ont déclaré les porte-parole du collectif. La population doit réagir pour que l’État de droit et la démocratie soient préservés. »

Ce samedi 19 décembre 2020, environ 700 personnes étaient rassemblées à Brest (Finistère), pour demander le retrait de la loi Sécurité globale. | OUEST FRANCE

Le défilé a évité la rue de Siam, puisque la rue Colbert où est installé le commissariat central était barrée et protégée par les forces de police, après les dégradations de la manifestation précédente. La semaine dernière, samedi 12 décembre 2020, la manifestation avait réuni près d’un millier de personnes, et le commissariat avait été pris pour cible.

https://soundcloud.com/user-986273285-48165779

La manifestation s’est terminée dans le calme à la Maison du Peuple, où un hommage à Édouard Mazé, victime historique de violences policières à Brest, a été rendu. Ce militant CGT avait été tué à l’âge de 26 ans, par les forces de l’ordre, d’une balle en pleine tête, le 17 avril 1950, lors d’une manifestation.

Cocktail Molotov et interpellation

Cependant, vers 16 h, une cinquantaine de jeunes manifestants plus vindicatifs ont choisi de quitter le défilé officiel pour se confronter, avec agressivité, aux forces de l’ordre, postées rue Colbert. Jusqu’à 17 h, ces manifestants n’ont pas cessé de provoquer les policiers, leur criant des insultes très vulgaires.

Un cocktail Molotov a été lancé en direction du commissariat. Personne n’a été blessé, mais un individu, interpellé juste après l’incident, a été placé en garde à vue.

« Ces éléments radicaux, en effraction avec l’arrêté préfectoral délimitant la manifestation, ont harcelé sans relâche, pendant plus d’une heure, les forces de l’ordre », décrit le commissaire Hoareau.

Une cinquantaine de manifestants plus vindicatifs a choisi de harceler, sans répit jusqu’à 17 h, les forces de l’ordre protégeant le commissariat de la rue Colbert, à Brest. | OUEST-FRANCE

Pour rappel, c’est essentiellement l’article 24 qui fait polémique. Pour « protéger ceux qui nous protègent », jetés « en pâture sur les réseaux sociaux », la majorité souhaite, avec ce texte, pénaliser d’un an de prison et 45 000 € d’amende la diffusion de « l’image du visage ou tout autre élément d’identification » de membres des forces de l’ordre en intervention, quand elle porte « atteinte » à leur « intégrité physique ou psychique ».

La rue Colbert a été barrée, lors de la manifestation, à Brest. | OUEST FRANCE

Les manifestants se sont donné rendez-vous à nouveau le 9 janvier 2021 contre ce « projet de loi liberticide ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-pres-de-400-personnes-rassemblees-pour-le-retrait-de-la-loi-securite-globale-7093586

 

Ouest-France

Brest. Grâce à ses implants posés avec un robot, Quentin entend parfaitement

Équipé d’implants cochléaires par le professeur Rémi Marianowski, le petit Quentin n’est plus atteint de surdité profonde. À 30 mois, il devient le 8e enfant au monde à bénéficier de l’intervention robot-assistée au CHRU de Brest.

Quentin avec son papa, Sébastien Grenot, et son chirurgien, le professeur Rémi Marianowski. Atteint de surdité profonde, le petit garçon de 30 mois entend parfaitement grâce à ses implants cochléaires. Une opération réalisée, en novembre 2020, au CHRU de Brest, équipé d’un robot destiné à la chirurgie de l’oreille.

Quentin avec son papa, Sébastien Grenot, et son chirurgien, le professeur Rémi Marianowski. Atteint de surdité profonde, le petit garçon de 30 mois entend parfaitement grâce à ses implants cochléaires. Une opération réalisée, en novembre 2020, au CHRU de Brest, équipé d’un robot destiné à la chirurgie de l’oreille. | OUEST-FRANCE

Pour son premier anniversaire, en juin 2019, Quentin, atteint de surdité profonde bilatérale, obtenait son premier implant cochléaire. « C’est un micro qui capte les sons, les transforme et les envoie directement au nerf auditif qui transmet ensuite les informations au cerveau », explique le professeur Marianowski, chef du service ORL du CHRU de Brest.

Progrès spectaculaires

Le deuxième implant cochléaire était posé, après le deuxième anniversaire du petit garçon, en novembre 2020 : « C’est le jour et la nuit, les progrès sont spectaculaires. Quentin nous a récemment dit ses premiers mots, raconte son papa, Sébastien Grenot. Notre fils a, très vite, associé le son et le sens des mots. On envisage avec sérénité son entrée à l’école maternelle ».

En juin 2020, le CHRU de Brest était le deuxième hôpital de France à s’équiper du Robotol, un robot destiné à la chirurgie de l’oreille moyenne et de l’oreille interne. Le 16 novembre 2020, le Pr Rémi Marianowski, opérait donc le petit Quentin Grenot. Cette opération, une première européenne, a permis de poser ce deuxième implant cochléaire au plus près du nerf auditif de l’enfant.

L’excellence du robot

« Après l’avoir opéré manuellement à gauche, lui avoir posé un implant à droite avec le robot nous offre la possibilité de comparer radiologiquement, commente le Pr Rémi Marianowski. Les clichés montrent qu’on obtient un meilleur résultat anatomique avec le robot. »

Aujourd’hui, Quentin imite, à la perfection le roucoulement du pigeon et les aboiements du chien. Il s’est adapté avec une facilité déconcertante : « Il réclame ses implants dès qu’il sort du bain. » Et, si d’aventure on le gronde, le petit garçon peut carrément décider de se débrancher !

« Moins dans sa bulle »

« Quentin devient autonome, on le sent beaucoup moins dans sa bulle, se réjouit son papa. De plus, c’est enrichissant, il a le choix de sa communication. Car il connaît, aussi, la langue des signes. »

L’implant cochléaire s’adresse, à la fois, aux enfants nés sourds – une naissance sur 1 000 -, et aux personnes nées entendantes qui ont perdu l’audition. La surdité est, souvent, due à une défaillance de la cochlée. Cet organe, situé dans l’oreille interne, joue un rôle essentiel dans l’audition.

Le 8e enfant au monde

Mais l’implant, ce petit bijou de technologie, n’est qu’un élément de la réussite. L’opération de 2 h s’accompagne de six mois de séances de réglages et de rééducation orthophonique : « Ce n’est pas comme appuyer sur un interrupteur, souligne le chirurgien. Tout ne se règle pas du jour au lendemain. »

Après sept enfants à Shanghai, Quentin devient le 8e enfant au monde à bénéficier d’une telle intervention robot-assistée. Pour les enfants, opérer le plus tôt possible garantit le meilleur résultat.

« Contrairement aux surdités des adultes, il s’agit là de mettre en place tout un système qui n’a jamais fonctionné et, aussi, d’apprendre une langue. Heureusement, le cerveau est un organe doté d’une très grande plasticité, ceci encore plus chez les enfants »,conclut le professeur Marianowski. Qui a commencé à former d’autres chirurgiens de Brest afin de pouvoir opérer, par an, une trentaine de patients.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-grace-a-ses-implants-poses-avec-un-robot-quentin-entend-parfaitement-7093455

 

Ouest-France

Morlaix. Brigitte Fontaine et Renan Luce programmés en début d’année au Sew

Wart fait le pari de programmer deux concerts d’artistes morlaisiens au Sew, Renan Luce et Brigitte Fontaine, pour début 2021. Et espère pouvoir rouvrir le plus rapidement possible à Morlaix (Finistère).

Brigitte Fontaine revient jouer dans sa ville natale le 13 février 2021. Elle sera sur la scène du Sew, à Morlaix.

Brigitte Fontaine revient jouer dans sa ville natale le 13 février 2021. Elle sera sur la scène du Sew, à Morlaix. | T. BARTEL

Wart garde bon espoir de pouvoir rouvrir sa programmation musicale en janvier 2021. Le point sur la situation de la salle de concert du Sew.

Deux artistes Morlaisiens pour lancer la saison 2021

Après avoir annoncé Renan Luce pour un concert le 29 janvier 2021 au Sew, c’est une autre artiste morlaisienne qu’a programmée Wart pour la saison qui arrive. Brigitte Fontaine sera donc sur la scène de spectacle de la Manu.

« Nous l’avons programmé pour le 13 février. Nous avions la volonté de faire venir des artistes qui sont chers au cœur des Morlaisiens pour recommencer », justifie Eddy Pierres, directeur de Wart. Les deux chanteurs tenaient aussi à inaugurer eux-mêmes le nouvel équipement.

Des concerts assis en jauge restreinte

Si les salles de spectacles sont autorisées de rouvrir d’ici là, ces deux concerts se dérouleront de la même manière que pour celui de Jeanne Added en septembre. Soit des spectacles assis en jauge restreinte, avec port du masque obligatoire.

« Nous avons réfléchi à ce que ces programmations soient adaptées à ce format. Nous n’allons pas proposer du rap ou de l’electro pour le moment », poursuit Eddy Pierres.

« La girouette des annonces »

Même si les établissements culturels avaient pu ouvrir leurs portes dès le 15 décembre 2020, le Sew ne l’aurait pas fait. Trop tôt. « On ne peut pas programmer des spectacles d’un claquement de doigts. Surtout avec la girouette des annonces. On préfère miser sur janvier. »

L’espoir de rouvrir

Port du masque, jauge restreinte… Wart estime que les conditions d’accueil sont bonnes. « On a l’espoir de rouvrir en premier, nous sommes dans une région peu touchée. Le secteur demande des concerts tests, des études spécifiques pour savoir si le coronavirus se propage en concert, etc. On a besoin de données valides. »

Quid de Panoramas ?

Le mois d’avril arrive très vite. Les équipes de Wart pourront-elles tenir le timing ? « On va prendre la parole en janvier pour annoncer le format de Panoramas. On sera bien là en 2021, mais sûrement différemment. On essayera de ressembler à Panoramas quand même. »

Pour patienter d’ici le festival, le Sew devrait accueillir également Yseult (16 avril 2021) et Hatik en (31 octobre 2021), en plus des résidences d’artistes locaux.

Concerts de Renan Luce (29 janvier 2021) et Brigitte Fontaine (13 février 2021), au Sew, 39, quai du Léon, à Morlaix. Billetterie sur www.sew-morlaix.com

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-brigitte-fontaine-et-renan-luce-programmes-en-debut-d-annee-au-sew-7093359

 

Ouest-France

Carantec. La rue de Lolory va être totalement réaménagée

Le conseil municipal, jeudi, a validé, à l’unanimité, le projet d’aménagement de la rue de Lolory et a donné son accord pour sa réalisation en 2021.

La chaussée et les bas-côtés de la rue de Lolory méritaient bien l’aménagement global qui va y être réalisé en 2021.

La chaussée et les bas-côtés de la rue de Lolory méritaient bien l’aménagement global qui va y être réalisé en 2021. | OUEST-FRANCE

La petite rue de Lolory est chère aux Carantécois. Elle est très fréquentée puisqu’elle sert de liaison piétonne entre le bourg et le Kélenn et de déviation en haute saison les jours de marché.

« L’objectif du projet d’aménagement de la rue est de permettre une meilleure cohabitation entre les véhicules et les piétons. Les travaux d’aménagement seront précédés d’un chantier d’effacement des réseaux, réalisé en collaboration avec le SDEF (Syndicat Départemental d’Énergie et d’Équipement du Finistère) », a expliqué Jean-Baptiste Patault, adjoint à la programmation des aménagements urbains, chargé de la présentation du dossier devant le conseil.

Un paysagiste associé à la conception

Le coût de la maîtrise d’œuvre, confiée à ING Concept de Landivisiau et à AGPU Paysagiste de Mauves-sur-Loire (Loire-Atlantique), se chiffre à 13 000 €. Les coûts estimés des travaux d’aménagement sont de 175 000 € pour la rue de Lolory, jusqu’au lavoir, et de 45 000 € pour rejoindre la rue du Grand-Large, soit un coût global, maîtrise d’œuvre comprise, de 233 000 €.

« Un crédit prévisionnel de 150 000 € avait été ouvert au budget primitif 2020 pour cette opération », a précisé Nicole Ségalen-Hamon, maire. Elle a également été autorisée, à l’unanimité, à solliciter la DETR 2021 (Dotation d’Équipement des Territoires Ruraux) au titre du chapitre « Travaux d’aménagement de centre bourg intégrant l’amélioration de la sécurité et de l’accessibilité ».

Des échanges sur le Forum

La maire a été autorisée, à l’unanimité, à solliciter, en complément de la DSIL (Dotation de Soutien à l’Investissement Local), la DETR 2021 sur le projet de rénovation thermique de l’étage du Forum, dont le coût est estimé à 300 000 €.

En fin de séance, Nicole Ségalen-Hamon a souhaité donner réponse aux critiques formulées par la minorité, par la voie de Jacques Autret, lors du conseil municipal du 26 novembre 2020. Elle a donné lecture d’un courrier reçu de Jean-Paul Vermot, président de Morlaix Communauté, indiquant que le bureau exécutif de Morlaix Communauté avait décidé d’accorder une participation de 150 000 € pour le projet, en attente de validation par le conseil communautaire, qui se réunira en février 2021. « Cette aide est révélatrice de la qualité et de la cohérence du projet d’ensemble. Vous êtes donc allés un peu vite, lors du dernier conseil, dans vos critiques. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/carantec-la-rue-de-lolory-va-etre-totalement-reamenagee-7092894

 

Ouest-France

Fous de Bassan en péril : les ornithologues alertent

La colonie de fous de Bassan est en péril : selon une étude effectuée en novembre et grâce à de nombreux indicateurs, le nombre de fous devrait baisser dans l’avenir.

La colonie de fous de Bassan occupe une bonne partie de l’île Rouzic, mais il reste de l’espace au sud.

La colonie de fous de Bassan occupe une bonne partie de l’île Rouzic, mais il reste de l’espace au sud. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Même si la baisse n’est pas encore sensible au regard des chiffres, les années à venir s’annoncent difficiles pour la population de la colonie de fous sur l’île Rouzic (Côtes-d’Armor).

Comment évolue la baisse de la population des fous de Bassan ?

Alors qu’elle était en croissance constante depuis son installation en 1939, jusqu’au pic de 2011, où il a été comptabilisé 22 395 couples, la colonie ne cesse de décliner depuis et stagne actuellement autour de 21 000 couples. « Avant les années 2010, il y avait une dynamique dans cette colonie qu’on ne retrouve plus aujourd’hui et ce n’est pas faute de place car il y a encore de l’espace sur Rouzic », note Pascal Provost, le conservateur de la réserve des Sept-Îles.

Comment peut-on prévoir ce déclin ?

Plusieurs facteurs expliquent cette diminution : « Les fous de Rouzic passent la période internuptiale, de novembre à janvier, au large de l’Europe occidentale, de l’Afrique et en Méditerranée. Grâce à un suivi d’individus équipés de géolocateurs, nous avons constaté une chute brutale des taux de retour migratoire de ces oiseaux. »

De 100 % en 2006-2007, ce taux est en effet passé à moins de 30 % après 2015. Il en est de même pour le taux de reproduction : « La production moyenne de jeunes fous dans la colonie de Rouzic, qui était de 80 % dans les années 1990, s’est effondrée à 40 % entre 2012 et 2019, avant de remonter à 63 % en 2020 »

Quelles sont les causes de ce déclin ?

En cause, la perturbation des écosystèmes marins qui atteint un seuil critique. Plus particulièrement, la pêche industrielle du maquereau est ciblée : le stock de ce poisson dans l’Atlantique Nord-Est est en chute libre selon les scientifiques. « Je pense à la réflexion de ce pêcheur normand qui constate qu’en une journée, un bateau industriel hollandais a pêché plus de maquereaux que lui en 30 ans. Nous devons nous appuyer sur la pêche artisanale pour que celle-ci devienne durable »

Quelles seraient les solutions ?

« Une extension de la réserve naturelle des Sept-Îles, avec une zone de quiétude, est actuellement en projet pour y améliorer la reproduction et le repos du fou de Bassan. » La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) fait quatre propositions : développer une gestion des prélèvements halieutiques à travers une pratique durable, arrêter les pêches productrices de farines de poissons, suspendre les subventions européennes soutenant des pratiques de pêche non durables et développer les contrôles et la collecte de données à bord des navires de pêche afin de limiter les captures collatérales.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pleumeur-bodou-22560/fous-de-bassan-en-peril-les-ornithologues-alertent-7092494

 

Ouest-France

Brest. Le travail se poursuit pour la remise en service du téléphérique

Publié le

Après un travail entre le groupement de conception-réalisation et Bibus, la phase de rodage du téléphérique encore en cours, couplée à un incident survenu lors d’un contrôle, a empêché son redémarrage, jeudi 17 décembre. Ce vendredi, Bibus annonce que le travail se poursuit pour permettre la remise en service du téléphérique le plus rapidement possible.

Le téléphérique de Brest n’a pas pu être remis en service le 17 décembre.

Le téléphérique de Brest n’a pas pu être remis en service le 17 décembre. | ARCHIVES

Pourquoi, Comment ?

Qu’est-ce que devaient faire les équipes avant le redémarrage ?

« Le groupement de conception-réalisation ( (BMF – Bouygues) et Bibus ont conjugué leurs efforts pour effectuer les travaux nécessaires à la remise en service du téléphérique », commence par préciser Bibus, la société délégataire gérée par RATP Dev. À l’issue de ces travaux, le groupement de conception-réalisation avait donc remis à Bibus le téléphérique et l’ensemble des notices et procédures mises à jour lundi. Pour se préparer à une potentielle ouverture le 17 décembre, les équipes avaient alors démarré des essais le 14 décembre. Un rodage, nécessaire après une telle période d’interruption. Le but ? Effectuer les derniers réglages et la mise à jour des formations.

Alors pourquoi le redémarrage n’a pas pu se faire ?

En cause dans ce nouveau coup d’arrêt pour le téléphérique de Brest : un incident au cours d’un contrôle la nuit du 15 au 16 décembre. « Dans cette période de rodage, une manœuvre a créé un incident la nuit du 15 au 16 décembre au cours d’un contrôle réglementaire mené par Bibus, précise la société délégataire gérée par RATP Dev. Il faut alors procéder à une évaluation des éventuelles dégradations en lien avec cet incident. Elle est en cours. La phase de rodage du téléphérique, importante donc, est elle aussi toujours en cours,

Qu’en est-il de la suite ?

Bibus ne précise pas de date. Les équipes travaillent à la remise en service. La sécurité prime. « Toutes les parties continuent de travailler pour permettre la remise en service du téléphérique le plus rapidement possible, en toute sécurité et fiabilité. », détaille dans un communiqué Bibus. Indiquant que « les parties prenantes du processus expriment leur compréhension concernant la gêne occasionnée pour les usagers, et s’en excusent. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-le-travail-se-poursuit-pour-la-remise-en-service-du-telepherique-7092335

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
18 décembre 2020

Constitutionnel

http://goutal.over-blog.com/2020/12/constitutionnel.html

 

Communiqué de presse - Paris, le 18 décembre 2020

CONSEIL D'ÉTAT : LA 5G EN SURSIS

Le gouvernement a lancé les procédures d’attribution des fréquences 5G via un décret et un arrêté parus au JO fin 2019. Faute d’évaluations environnementales comme l’impose la directive européenne sur les plans et programmes, les associations ont décidé d’attaquer cette décision. Le gouvernement, par la voix de l’ARCEP et de la direction générale des entreprises (DGE) a contesté cette analyse, arguant du fait qu’aucun pays de l’union européenne n’avait mené à bien cette évaluation environnementale et qu’il n’était, de ce fait, pas utile d’engager cette évaluation.

Face à cette divergence d’appréciation, les associations PRIARTEM et AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT, assistées par les avocats François Lafforgue et Hermine Baron du cabinet TTLA et associés, ont invité le Conseil d’Etat à poser une question préjudicielle à la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE).

A l’occasion de l’audience publique du vendredi 18 décembre, le rapporteur public est allé dans le sens des associations.

Il estime ainsi que l’arrêté fixant les conditions de délivrance et d’utilisation des fréquences dans la bande 3,5 Ghz en France métropolitaine pourrait être considéré comme un plan ou programme ayant une incidence sur l’environnement et, à ce titre, nécessiter une évaluation environnementale stratégique préalable.

Si le Conseil d’État suivait l’avis du rapporteur public, la Cour de Justice de l’Union Européenne devrait alors se prononcer expressément sur cette question, ce qui pourrait avoir un impact sur le déploiement de la 5G non seulement en France mais également potentiellement dans les autres pays de l’Union européenne.

Dans un contexte de déploiement à marche forcée, les associations PRIARTEM et AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT réclament, aux côtés d’autres associations partout en Europe, un moratoire sur le déploiement de la 5G afin de permettre une évaluation complète de ses impacts sur la santé, l’environnement, le climat.

CONTACTS PRESSE
Agir pour l'Environnement - 01 40 31 02 37
PRIARTEM - 01 42 47 81 54
Cabinet d'avocats TTLA

 

Ouest-France

Taulé. Pourquoi les médecins se désengagent du projet de maison de santé

La maison médicale, annoncée pour 2022, ne sera pas construite à Taulé (Finistère). Les médecins généralistes qui devaient y exercer se sont retirés du projet. Voici leurs raisons.

Le projet de maison médicale de Taulé tombe à l’eau depuis l’annonce du retrait des médecins généralistes y exerçant. Ces derniers se regroupent à Henvic.

Le projet de maison médicale de Taulé tombe à l’eau depuis l’annonce du retrait des médecins généralistes y exerçant. Ces derniers se regroupent à Henvic. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Nous l’annoncions le 15 et 16 décembre 2020 : la maison médicale, annoncée pour 2022, ne sera pas construite à Taulé (Finistère). La raison ? Le retrait des médecins généralistes qui devaient y exercer. C’est par la voix du docteur Romain Léger qu’ils s’expriment sur les raisons de ce désengagement.

Il rappelle qu’en 2018, les médecins avaient rejoint, « enthousiastes », l’association des professionnels de santé HTL (Henvic – Taulé – Locquénolé), « afin de répondre à une demande de soins devenue pressante sur ce territoire. Les récents départs en retraite et ceux à venir accentuaient la pénurie médicale sur le secteur qui dépassait en réalité de loin ces trois communes ».

Un regroupement à Henvic

Pour les médecins, ce projet au sein d’une même structure immobilière « restait, reste et restera un projet médical et non politique. Nous avons décidé de ne pas rejoindre ce projet mais cela ne remet absolument pas en cause notre engagement vis-à-vis de la population du territoire ».

Finalement, les professionnels de santé préfèrent un projet à plus petite échelle. S’ils confirment leur engagement auprès la population, ils optent finalement pour un « regroupement de notre équipe dans la commune d’Henvic ». « Notre projet reste un projet de territoire afin d’améliorer l’accès aux soins pour tous ». Avant de conclure en rassurant : « Nous restons sur le territoire d’Henvic, Taulé et Locquénolé. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/taule-29670/taule-pourquoi-les-medecins-se-desengagent-du-projet-de-maison-de-sante-7091963

 

Ouest-France

Normandie. Ils avaient fait d’une femme leur esclave : 5 ans et 3 ans de prison

Modifié le Publié le Benoît LASCOUX

Deux frères, âgés de 54 ans et 64 ans, ont été condamnés par la cour d’appel de Caen ce vendredi pour avoir violenté, physiquement et sexuellement, une femme réduite à l’état de bonne à tout faire. Un mandat d’arrêt a été prononcé. Ils sont recherchés par la force publique.

Les deux frères ont été condamnés à cinq ans et trois ans de prison dont un an avec sursis probatoire par la cour d’appel de Caen ce vendredi 18 décembre 2020.

Les deux frères ont été condamnés à cinq ans et trois ans de prison dont un an avec sursis probatoire par la cour d’appel de Caen ce vendredi 18 décembre 2020. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Louis et Jean-Claude Lobbestael, deux frères respectivement âgés de 54 ans et 64 ans, sont, depuis ce vendredi 18 décembre 2020, recherchés par la force publique. Un mandat d’arrêt a été décerné par la cour d’appel de Caen. Ils ont été respectivement condamnés à cinq ans de prison et trois ans de prison dont un an avec sursis probatoire, les mêmes peines prononcées par le tribunal de Cherbourg lorsqu’ils avaient été jugés en première instance, fin 2019.

De 2012 à 2015, dans un village de la Somme, puis à Picauville, dans la Manche, les deux hommes ont réduit à l’état d’esclave une femme, aujourd’hui âgée de 71 ans.

« Victime de violences, physiques et sexuelles, elle était traitée comme un chien, avait expliqué son avocate, Me Catherine Besson, lors du procès en appel des deux hommes le vendredi 20 novembre 2020, à Caen. C’était la bonne à tout faire… Celle qu’on prostitue, aussi, auprès d’un copain de passage. Hébergée dans des conditions indignes, elle était l’esclave à qui l’on interdisait l’accès aux toilettes et à la salle de bains. Répugnant, choquant… »

Absents lors des débats, les deux frères n’étaient pas, non plus, représentés par un avocat. Ils seront conduits en maison d’arrêt lorsqu’ils seront retrouvés.

https://www.ouest-france.fr/normandie/cherbourg-en-cotentin-50100/normandie-ils-avaient-fait-d-une-femme-leur-esclave-5-ans-et-3-ans-de-prison-7091900

 

Ouest-France

Guimaëc. Transports scolaires : gros couacs sur la ligne 30

Des parents font part de nombreux dysfonctionnements au niveau du ramassage scolaire constatés depuis un bon mois. « Un problème de moyens humains », répond Morlaix Communauté.

Sur la ligne 30, les élèves et leurs parents ont dû gérer quelques désagréments.

Sur la ligne 30, les élèves et leurs parents ont dû gérer quelques désagréments. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Depuis début novembre, les usagers des transports scolaires constatent quelques dysfonctionnements sur la ligne 30 entre Guimaëc et Locquirec.

Arrêts non respectés, oublis de passage, chauffeurs qui ne connaissent pas le parcours… Les élèves et leurs parents ont dû gérer quelques désagréments.

Stéphane Bouget, adjoint au maire, parle de plusieurs incidents, dont le premier remonte au 5 novembre : «  À l’intérieur du car, ma fille se lève pour descendre à son arrêt habituel, mais un contrôleur présent ce soir-là, lui dit d’un ton sévère, de se rasseoir, elle rate son arrêt, et a dû faire plus d’un kilomètre à pied à la tombée de la nuit. »

« Tout est rentré dans l’ordre »

Quelques jours plus tard, il mentionne un accident de car qui oblige les enfants à marcher durant deux kilomètres toujours dans le noir. « Le mercredi suivant, c’est carrément le bus qui n’est pas passé, et le jour suivant, le chauffeur remplaçant s’est perdu. Quelques enfants ont des portables pour que leurs parents puissent les amener à l’heure au collège. Un soir, le bus est en retard, les enfants ont de nouveau dû rentrer à pied chez eux. Un autre jour, c’est le bus de la ligne générale qui s’est détourné à 8 h 30 pour prendre les enfants. »

À chaque incident, Stéphane Bouget essaie de joindre l’agence du réseau Linéotim « mais elle n’ouvre qu’à 9 h, comment fait-on quand ces incidents arrivent tôt le matin ? On paye un service, on veut être assuré que nos enfants arrivent à l’heure à l’école. J’ai l’impression que personne ne se soucie d’eux. »

Il ajoute qu’en septembre, il avait signalé qu’il n’y avait « pas d’arrêt avec un abri digne de ce nom entre Guimaëc et Pennenez (Locquirec), nos enfants attendent le car dans le noir et souvent sous la pluie ».

Contactée, Anne-Claire Aulagnier, responsable du service des transports à Morlaix Communauté reconnaît qu’il y a eu de nombreux cafouillages sur cette ligne « notamment la semaine dernière, de nombreux parents nous ont contactés. Le transporteur Transdev (Lannion) qui gère cette ligne a connu des difficultés après un arrêt maladie du conducteur. La personne qui l’a remplacé ne connaissait ni le secteur ni les circuits, un autre chauffeur a dû prendre la relève. Cette semaine, tout est rentré dans l’ordre ». Des courriers d’excuses ont été envoyés aux familles.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guimaec-29620/guimaec-transports-scolaires-gros-couacs-sur-la-ligne-30-7091200

 

Ouest-France

Morlaix. Le Covid impacte les finances de la mairie pour cinq ans

Oublié pour 2021, le coronavirus ? Et non, en tout cas par pour les finances de la mairie de Morlaix (Finistère). Un premier surcoût de 575 000 € a été calculé, lors du conseil municipal de jeudi 17 décembre 2020.

Le conseil municipal de Morlaix a chiffré un premier surcoût de 375 000 € de dépenses liées au coronavirus.

Le conseil municipal de Morlaix a chiffré un premier surcoût de 375 000 € de dépenses liées au coronavirus. | ARCHIVES FOTOLIA

Les finances étaient au menu de ce conseil municipal de jeudi 17 décembre 2020. Une soirée marquée par des problèmes de sons pendant la visioconférence, mais aussi par l’impact du coronavirus sur les budgets de la Ville.

Quelles décisions ont été prises pour aider les commerçants ?

On le sait, les commerces locaux ont beaucoup souffert de la crise sanitaire du coronavirus. De ce fait, le conseil municipal proposait une exonération totale de la taxe d’occupation commerciale du domaine public. À l’origine, elle devait s’opérer du 15 mars au 30 septembre, mais le second confinement est passé par là, et il a été proposé une exonération totale pour 2020. Ce à quoi l’opposition a rappelé que « nous avions proposé cela dès mars. Même si c’est un coût pour la collectivité, le commerce local est prioritaire », par la voix d’Annie Piriou.

Quelles nouvelles charges la Ville doit payer à cause du Covid ?

La somme de 575 000 € est à éponger. 370 000 € sont issus d’une subvention complémentaire pour la cuisine centrale qui s’occupe de la confection des repas en Ehpad et dans les écoles. En effet, le personnel a été payé alors que les repas des écoliers n’ont pas tous été consommés et il était nécessaire d’acheter des gants, du gel hydroalcoolique, etc. 43 000 € correspondent aux pertes sèches du parc des expositions de Langolvas.

Comment la Ville va faire pour essuyer cette somme ?

Un dispositif de l’État permet à la mairie de lisser sur cinq ans les surcoûts liés au Covid. Cela va les « transformer en crédit d’investissement pour ne pas peser sur les crédits de fonctionnement. Nous sommes en contact avec tous les financeurs publics pour construire un Plan Pluriannuel d’Investissement compléter par les fonds de l’État prioritairement (Plan de Relance) », complète Jean-Paul Vermot, maire. Ainsi, pour les cinq prochaines années, la ville devra payer 115 000 € par an pour éponger cette dette.

Quelle autre conséquence pour Langolvas ?

L’Association Retrouver du travail (ART) a effectué un chantier à Langolvas, mais il y avait moins à faire cette année, à cause du Covid. Pour ne pas pénaliser cette association à vocation sociale, la Ville a voté le renouvellement de la convention et compense ces chantiers en moins par la somme de 8 000 €. « Nous réfléchissons à développer les clauses d’insertion sociale dans les clauses de nos marchés publics », complète Ismaël Dupont, premier adjoint aux finances.

Pourquoi le débat d’orientation budgétaire n’a-t-il pas été voté ?

C’est l’un des points qui a suscité le plus d’échanges entre l’opposition et la majorité et qui s’est soldé par sept abstentions. Le débat d’orientation budgétaire et le vote du budget ont été reportés au premier trimestre 2021, au lieu d’être débattu ce jeudi 17 décembre 2020. « Nous regrettons cette décision, annonce Jean-Charles Pouliquen, élu de la minorité. Voter le budget en année civile est confortable pour les associations et les partenaires. »

Pour justifier ce choix, le maire a expliqué que « nous étions en difficultés pour construire le budget et nous avons besoin de temps pour construire notre projet ».

Et concernant la culture ?

Le Théâtre de Morlaix a vu sa subvention municipale baisser cette année, avec 50 000 € (contre 110 000 € les deux dernières années). L’explication est simple : « Il y a eu beaucoup d’annulations de spectacle, mais le théâtre a besoin de moins », souligne Ismaël Dupont.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-le-covid-impacte-les-finances-de-la-mairie-pour-cinq-ans-7090886

 

Ouest-France

Morlaix. Les citoyens pourront proposer des sujets de débats en conseil municipal

La majorité municipale de Morlaix (Finistère) va réaliser un point de son programme. Il s’agit du droit à l’initiative citoyenne : une pétition de 500 Morlaisiens de plus de 16 ans sera proposée. Une question de celle-ci sera validée par le conseil municipal.

Le conseil municipal de Morlaix (Finistère) de jeudi 17 décembre 2020 s’est réuni en visioconférence, et a entériné la rédaction de son règlement intérieur.

Le conseil municipal de Morlaix (Finistère) de jeudi 17 décembre 2020 s’est réuni en visioconférence, et a entériné la rédaction de son règlement intérieur. | OUEST-FRANCE

C’était une promesse de campagne. Le conseil municipal de Morlaix (Finistère) du jeudi 17 décembre 2020 a entériné l’article 20 du nouveau règlement intérieur du conseil municipal.

Une pétition sera proposée à 500 Morlaisiens et Morlaisiennes de plus de 16 ans. Une question issue de cette pétition sera choisie par le conseil municipal pour être débattue et validée, « si elle est bien dans un domaine de compétence de la commune », précise le maire, Jean-Paul Vermot.

« Le fait du prince »

Agnès Le Brun, de l’opposition, a salué « l’idée, bonne et intéressante. C’est un progrès cet article mais ce n’est pas nouveau : rue de Brest, lors de l’installation des pistes cyclables, nous avons fait appel à des experts, avons écouté ce qu’ils nous avaient dit ». Elle regrette l’interprétation de l’article, qui se traduirait par « le fait du prince, le maire et la commission feront ce qu’ils voudront, il n’y aura pas obligation de les traiter ».

Ainsi, il y aura des commissions permanentes où seront intégrés les citoyens, pour « enrichir la réflexion des commissions. Cela permet de rendre des comptes sur la politique de la municipalité. Pour réconcilier les citoyens avec la vie politique », a rappelé Ismaël Dupont, premier adjoint aux finances.

Six élus de l’opposition se sont abstenus lors du vote.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-les-citoyens-pourront-proposer-des-sujets-de-debats-en-conseil-municipal-7090800

 

Ouest-France

EN IMAGES. À Plougasnou, leurs jouets en bois ont une histoire

Publié le Delphine VAN HAUWAERT

Depuis 20 ans, Yvon et Anne-Marie Bellec fabriquent, dans leur garage de Plougasnou (Finistère), des jeux en bois. La reprise par leur fils Mickaël s’accompagne d’un petit bond dans la modernité.

AmiBois, c’est une entreprise familiale créée par Yvon et Anne-Marie Bellec, et reprise par leur fils, Mickaël. | OUEST-FRANCE

Dans un petit lotissement en impasse à Plougasnou (Finistère), de grandes baies vitrées attirent le regard. À l’intérieur de ce qui a un jour été un garage, trains, puzzles et autres instruments de musique colorés s’accumulent sur des étagères. Cette petite pièce réussit l’exploit de rassembler tout le savoir-faire de la famille Bellec en matière de jouets en bois.

Tous les jouets sont visibles dans leur atelier-expo, au 14, résidence de la Croix-Neuve à Plougasnou. | OUEST-FRANCE

Ils ne sont pas si nombreux en Bretagne à s’être lancés sur le marché. Pour Yvon et Anne-Marie, c’était il y a une vingtaine d’années. L’entreprise de menuiserie dans laquelle travaillait Yvon a fait faillite. Alors cet homme qui, déjà à l’adolescence, fabriquait des chevaux à bascule en bois, a décidé de réaliser son rêve.

Production ultra-locale

Avec son épouse, ils ne comptent plus les allers et retours entre le Jura et le Finistère nord, à dormir dans le fourgon. Cette région de l’Est est le berceau du jouet en bois. Yvon multiplie les stages dans des entreprises. Des petites structures artisanales moins nombreuses aujourd’hui, dans un marché dominé par de gros acteurs qui souvent fabriquent en Chine.

Pour l’entreprise AmiBois, l’activité est ultra-locale. Le bois vient d’un rayon de 30 km. Les jouets, intégralement conçus dans le garage du couple, sont vendus sur des marchés estivaux et à Noël. Seule entorse à la modernité : la création, début novembre, d’une boutique en ligne (amibois.bzh).

Peints à la main

C’est Mickaël, leur fils, qui s’en est chargé. En septembre 2020, il a repris le flambeau. Mais Yvon et Anne-Marie sont toujours là. Il faut qu’on lui apprenne toutes les combines, s’amuse Yvon, au regard malicieux de celui qui n’a pas perdu son âme d’enfant.

Pour un simple puzzle, il faut d’abord découper les plaques de hêtre avec une scie à chantourner, en suivant le patron dessiné par Anne-Marie. Poncer pour casser les arêtes, et ainsi adoucir l’objet qui sera bientôt trituré et mordillé. Tremper la pièce dans de la teinture du Jura, puis la vernir au pistolet. Et enfin, quand il y en a, peindre les détails (œil, chiffre…) à la main.

Découpe des plaques de hêtre avec une scie à chantourner. | OUEST-FRANCE
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Les pièces du puzzle sont trempées dans la teinture du Jura. | OUEST-FRANCE
Après trempage dans la teinture du Jura, environ 12 h de séchage. | OUEST-FRANCE

La famille ne compte pas ses heures, mais en retour jouit d’une fabuleuse liberté. Celle de fabriquer des objets qui ont une histoire, comme cette charrette tirée par un cheval exhumée d’un grenier, ou ce magnifique coffre à jouets très ancien amené par une mémé pour réparation et depuis fabriqué dans l’atelier.

Les amateurs de Fort Boyard reconnaîtront le jeu du bâtonnet. | OUEST-FRANCE

Les artisans réalisent aussi des jouets sur commande, par exemple, récemment, un rainbow rocker (ou balance arc-en-ciel), structure de motricité en vogue auprès des parents de jeunes enfants.

Depuis peu, ils proposent également de la location de jeux bretons traditionnels : jeu de la grenouille, birinic, billard hollandais… La famille Bellec n’a pas fini de nous faire jouer !

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/en-images-a-plougasnou-leurs-jouets-en-bois-ont-une-histoire-7090594

 

Help!

Je suis enseignant de sciences sociales en lycée en Bretagne et j’ai reçu le cri d’alarme d’un de mes anciens élèves de première qui a participé à la manifestation parisienne contre la loi dite sécurité globale le samedi 5 décembre dernier. Je me sens démuni pour répondre seul à ce cri d’alarme alors je le relaie en espérant qu’il sera diffusé et qu’il suscitera quelque chose.

Bonjour Monsieur,

Ce mail n’appelle pas nécessairement de réponse de votre part, je cherchais simplement à écrire mon désarroi. Ne sachant plus à qui faire part du profond mal-être qui m’habite c’est vous qui m’êtes venu à l’esprit. Même si cela remonte à longtemps, l’année que j’ai passée en cours avec vous a eu une influence déterminante sur les valeurs et les idéaux qui sont aujourd’hui miens et que je tente de défendre à tout prix, c’est pour cela que j’ai l’intime conviction que vous serez parmi les plus à même de comprendre ce que j’essaye d’exprimer.

Ces dernières semaines ont eu raison du peu d’espoir qu’il me restait. Comment pourrait-il en être autrement ? Cette année était celle de mes 21 ans, c’est également celle qui a vu disparaître mon envie de me battre pour un monde meilleur. Chaque semaine je manifeste inlassablement avec mes amis et mes proches sans observer le moindre changement, je ne sais plus pourquoi je descends dans la rue, il est désormais devenu clair que rien ne changera.

Je ne peux parler de mon mal-être à mes amis, je sais qu’il habite nombre d’entre eux également. Nos études n’ont désormais plus aucun sens, nous avons perdu de vue le sens de ce que nous apprenons et la raison pour laquelle nous l’apprenons car il nous est désormais impossible de nous projeter sans voir le triste futur qui nous attend. Chaque semaine une nouvelle décision du gouvernement vient assombrir le tableau de cette année. Les étudiants sont réduits au silence, privés de leurs traditionnels moyens d’expression.

Bientôt un blocage d’université nous conduira à une amende de plusieurs milliers d’euros et à une peine de prison ferme. Bientôt les travaux universitaires seront soumis à des commissions d’enquêtes par un gouvernement qui se targue d’être le grand défenseur de la liberté d’expression. Qu’en est-il de ceux qui refuseront de rentrer dans le rang ?

Je crois avoir ma réponse. Samedi soir, le 5 décembre, j’étais présent Place de la République à Paris. J’ai vu les forces de l’ordre lancer à l’aveugle par-dessus leurs barricades anti-émeutes des salves de grenades GM2L sur une foule de manifestants en colère, habités par une rage d’en découdre avec ce gouvernement et ses représentants. J’ai vu le jeune homme devant moi se pencher pour ramasser ce qui ressemblait à s’y méprendre aux restes d’une grenade lacrymogène mais qui était en réalité une grenade GM2L tombée quelques secondes plus tôt et n’ayant pas encore explosé.

Je me suis vu lui crier de la lâcher lorsque celle-ci explosa dans sa main. Tout s’est passé très vite, je l’ai empoigné par le dos ou par le sac et je l’ai guidé à l’extérieur de la zone d’affrontements. Je l’ai assis au pied de la statue au centre de la place et j’ai alors vu ce à quoi ressemblait une main en charpie, privée de ses cinq doigts, sorte de bouillie sanguinolente.

Je le rappelle, j’ai 21 ans et je suis étudiant en sciences sociales, personne ne m’a appris à traiter des blessures de guerre. J’ai crié, crié et appelé les street medics à l’aide. Un homme qui avait suivi la scène a rapidement accouru, il m’a crié de faire un garrot sur le bras droit de la victime. Un garrot… Comment pourrais-je avoir la moindre idée de comment placer un garrot sur une victime qui a perdu sa main moins d’une minute plus tôt ? Après quelques instants qui m’ont paru interminables, les street medics sont arrivés et ont pris les choses en main.

Jamais je n’avais fait face à un tel sentiment d’impuissance. J’étais venu manifester, exprimer mon mécontentement contre les réformes de ce gouvernement qui refuse de baisser les yeux sur ses sujets qui souffrent, sur sa jeunesse qui se noie et sur toute cette frange de la population qui suffoque dans la précarité. Je sais pertinemment que mes protestations n’y changeront rien, mais manifester le samedi me permet de garder à l’esprit que je ne suis pas seul, que le mal-être qui m’habite est général. Pourtant, ce samedi plutôt que de rentrer chez moi heureux d’avoir revu des amis et d’avoir rencontré des gens qui gardent espoir, je suis rentré chez moi dépité, impuissant et révolté.

Dites-moi Monsieur, comment un étudiant de 21 ans qui vient simplement exprimer sa colère la plus légitime peut-il se retrouver à tenter d’installer un garrot sur le bras d’un inconnu qui vient littéralement de se faire arracher la main sous ses propres yeux, à seulement deux ou trois mètres de lui. Comment en suis-je arrivé là ? Comment en sommes-nous arrivés là ?

Je n’ai plus peur de le dire. Aujourd’hui j’ai un dégoût profond pour cette République moribonde. Les individus au pouvoir ont perverti ses valeurs et l’ont transformée en appareil répressif à la solde du libéralisme. J’ai développé malgré moi une haine profonde pour son bras armé qui défend pour envers et co