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La télémédecine consiste à exercer la médecine à distance, en s’appuyant sur la technologie des télécommunications.
La télémédecine consiste à exercer la médecine à distance, en s’appuyant sur la technologie des télécommunications.

La télémédecine est désormais une spécialité à part entière au centre hospitalier des Pays de Morlaix. Les premières consultations ont été réalisées le 24 septembre.

La télémédecine consiste à exercer la médecine à distance, en s’appuyant sur la technologie des télécommunications. Cette nouvelle pratique, destinée à apporter une réponse aux besoins d’avis spécialisés que peuvent ressentir les résidents de ces établissements, hors situations d’urgence, est désormais une spécialité à part entière au Centre hospitalier des Pays de Morlaix (CHPM). En partenariat avec la Fondation Ildys, dont la vocation est l’accompagnement des personnes fragilisées de tous âges, le CHPM a ouvert le 24 septembre des consultations de télémédecine à quatre Établissements hospitalier pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) du Pays de Morlaix.

« Un projet exemplaire destiné à s’étendre »

Inauguré par les différents partenaires le 11 décembre, ce service a nécessité la mise en place de moyens informatiques légers, chacune des structures partenaires intégrant une station de visioconférence dotée d’une caméra haute définition, ceci afin d’assurer des examens demandant une grande précision. La première phase d’installation concerne le centre Lannouchen de Landivisiau, le centre hospitalier de Lanmeur, la Fondation de Plouescat et la résidence de Kersaudy, à Saint-Pol de Léon.
Qualifié de « projet exemplaire » par la directrice du CHPM, Ariane Bénard, lors de l’inauguration, « cette nouvelle pratique de la médecine, qui amène à la mutualisation des compétences, est appelée à s’étendre » vers les résidences de Plougourvest, Roscoff et Huelgoat.

Échanger sur les pratiques et renforcer les compétences

Dans le but de diffuser de bonnes pratiques gériatriques et une culture palliative auprès des équipes soignantes des Ehpad, quatre objectifs ont été fixés. Les usagers verront « s’améliorer la qualité de leur prise en charge et des soins », et « limiter leurs transferts vers l’hôpital », un lieu souvent vécu difficilement par les patients les plus âgés. À noter que le projet inclut l’entourage du patient, comme lors d’une consultation traditionnelle.
Les professionnels de santé, quant à eux, pourront « échanger sur leurs pratiques » et « renforcer leurs compétences », dans des domaines tels que les plaies et escarres, les diagnostics gériatriques des troubles cognitifs ou psycho comportementaux, ainsi que la prise en charge de la douleur et des soins palliatifs.

Situations d’urgence, spécialistes…

Le service de télémédecine n’en est qu’à ses débuts. Un déploiement ultérieur en plusieurs étapes est prévu, avec une phase d’installation et de test, suivie d’une évaluation. Par la suite, l’élargissement à d’autres spécialités est envisagé, comme les affections chroniques, la nutrition et le diabète, ainsi que vers d’autres structures, ce qui permettra de renforcer le maillage du territoire.
Une autre possibilité serait l’extension de la prise en charge des situations d’urgence dans les Ehpad, dans le cadre d’une concertation avec le Centre 15. Ou encore la mise en place de la télémédecine auprès des médecins spécialistes, réflexion en cours entre le CHPM et la Fondation Ildys.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/telemedecine-une-autre-maniere-de-soigner-au-centre-hospitalier-15-12-2019-12458686.php

 

Avis de tempête sur le plateau de fruits de mer à Noël

PHOTO FRANCOIS DESTOC / LE TELEGRAMME LORIENT (56) : plateau de fruits de mer

PHOTO FRANCOIS DESTOC / LE TELEGRAMME LORIENT (56) : plateau de fruits de mer (FRANCOIS DESTOC / LE TELEGRAMME)

De l’avis des pêcheurs et des poissonniers, les tempêtes vont affecter la composition et les prix du sacro-saint « plateau de fruits de mer » de Noël. Dommage !

1 Cachée dans son terrier, la langoustine sera chère cette année

« Les langoustines restent calfeutrées dans leurs terriers et, en plus, on a une météo pourrie cette année ! », se désole Laurent Tréguer, patron du Côte d’Ambre, un chalutier de 16,50 m, immatriculé à Lorient. « Sortir en mer entre l’île de Ré et Penmarc’h, ce n’est pas forcément le plus dur. C’est rester qui est compliqué. On a peur de casser du matériel ». Et pour ne rien arranger, en ce moment, la pêche se fait la nuit. « C’est le seul moment où la langoustine sort ». Alors va-t-on trouver de la « demoiselle » sur les étals pour Noël ? « Je pense que ça va être difficile pour la vivante. La demande est très forte », explique une poissonnière lorientaise. Dans un hyper du pays d’Auray, on se veut rassurant : « On pourra se rabattre sur la congelée et la glacée, même si ce ne sont pas les mêmes produits et que c’est plus cotonneux ». La langoustine sera donc chère en cette fin d’année. « Les prix pourraient bien plus que doubler », pronostique un intermédiaire. Et la « tout-venant » atteindre les 60 euros même en grande surface ! Sachant que, sur un plateau, il en faut 250 g par personne…

2 Reine des plateaux, l’huître toujours présente et fidèle en prix

Heureusement, l’huître sera abondante et commercialisée sans augmentation de prix. « On n’a jamais eu de ruptures d’approvisionnement pour les fêtes. Même si on galère vraiment en ce moment pour les récolter, à cause du mauvais temps », explique le Morbihannais Philippe Le Gal, président du comité national de la conchyliculture.

Sur un plateau de fruits de mer digne de ce nom, on compte au moins six huîtres par personne. En grande surface, il faudra payer 5 et 9 euros le kg pour les creuses et entre 10 et 15 euros le kg pour la plate. Ce sera le plus abordable des fruits de mer.

3 Modeste mais prisée des connaisseurs, la palourde se fera rare

« Il faudra déjà en trouver en cette fin d’année. On pêche de moins en moins de palourdes, les petites sont croquées par les daurades ! », remarque Philippe Le Gal. Pêcheur à pied professionnel, Pascal Lelong ramasse actuellement ses palourdes à la main dans la rivière d’Auray et dans le golfe du Morbihan. « Je me déplace en sabots-planches et j’ai de la vase jusqu’à mi-mollet. Les jours de grosse tempête, je ne peux pas travailler. Les faibles coefficients de marée n’arrangent rien. Les temps derniers, je n’ai pu pêcher que 25 à 35 kg par jour. Alors que j’ai le droit à un quota de 70 kg par jour ouvrable ». L’offre sera donc insuffisante au regard de la demande. Les prix suivront : 10 à 18 euros le kg en grandes surfaces.

4 Le homard européen se drapera dans le luxe

Le homard bleu - que l’on n’a plus le droit d’appeler homard breton - est bien meilleur l’été. Mais c’est à Noël qu’il est le plus prisé. Or, « la pêche n’est pas bonne en ce moment », constate Erwann Dussault, dirigeant de la société Béganton-Gaby (armement, viviers et négoce à Roscoff). Le homard devrait donc figurer tout en haut du tableau des prix des fruits de mer cette année. « 70 euros le kg en supermarché et bien plus sur les étals des poissonneries », annonce un négociant. À raison de 400 g par personne, c’est renversant. On pourra toujours se retourner vers le « homard canadien » congelé, beaucoup moins cher, qui fait cependant figure de pâle copie pour les amateurs.

5 Petite hausse pour les araignées et les tourteaux

Bien que les mareyeurs tentent de faire des stocks dans leurs viviers pour anticiper la demande, les araignées et les tourteaux, pêchés dans la Manche par Patrick Folloroux de Roscoff ou au large de Groix par les caseyeurs lorientais, seront inévitablement plus chers pour les fêtes. « Entre 11,30 et 15 euros les tourteaux et entre 6 et 16 euros les araignées », annonce une poissonnerie lorientaise. Selon leur localisation, les consommateurs préféreront l’un à l’autre. « En Centre-Bretagne, c’est plutôt le tourteau. Sur la côte sud, on vend davantage d’araignées », remarque un chef de rayon poisson.

6 Les bigorneaux quasi introuvables

Pêchés sur les côtes bretonnes ou en Irlande où personne ne les apprécie, les bigorneaux ont la cote depuis quelques années. Leur prix va flamber et ils seront quasiment introuvables à Noël.

7 Il faudra choisir ses crevettes en fonction de son budget

Les grises seront les moins onéreuses. Les bouquets se vendront autour de 60 à 70 euros le kg. La grosse crevette sera rare. Les petits budgets pourront toujours se rabattre sur la crevette d’élevage… Qui n’est pas bretonne !

https://www.letelegramme.fr/france/avis-de-tempete-sur-le-plateau-de-fruits-de-mer-a-noel-15-12-2019-12458280.php

 

Ouest-France

Réforme des retraites. Jean-Paul Delevoye déclare finalement treize mandats à la Haute autorité

Publié le 14/12/2019

Pris dans la tourmente, le Haut-commissaire à la réforme des retraites se justifie dans un entretien au Monde.

Jean-Paul Delevoye, Haut-commissaire à la réforme des retraites, à Paris, le 10 décembre 2019. | BENOIT TESSIER / REUTERS

Jean-Paul Delevoye avait déclaré trois mandats à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Finalement, ce n’est pas trois ni cinq… mais treize mandats au total, dont onze toujours actifs, que le Haut-commissaire à la réforme des retraites a occupé, comme le montre sa déclaration corrigée, révélée par Le Monde samedi 14 décembre dans la soirée. Soit dix de plus que dans la version initiale.

Au Monde, il se justifie ainsi :

« Quand je suis devenu Haut commissaire au gouvernement, j’ai été extrêmement attentif à ma déclaration de patrimoine et ayant toujours considéré que le déclaratif devait être contrôlé par des personnes assermentées, j’ai fait appel à un expert-comptable. J’avoue ne pas avoir porté la même attention à ma déclaration d’intérêts, sans doute parce que j’avais le sentiment de pas avoir de conflits d’intérêts et parce que j’étais obnubilé par ma déclaration de patrimoine.»

Regrettant une « erreur » qu’il estime avoir «réparée», Jean-Paul Delevoye déclare aussi qu’il veut «  continuer à défendre et soutenir ce projet (de réforme des retraites) dans le souci du dialogue social et dans une démarche d’apaisement de notre société ».

Salaires révisés à la hausse

Jean-Paul Delevoye a aussi révisé à la hausse les salaires perçus, dans le cadre des fonctions qui n’étaient pas bénévoles et qui avaient été, elles, déclarée dans un premier temps. Son ancien poste de « conseiller du délégué général » du groupe d’enseignement supérieur privé IGS, et son mandat de président du think tank Parallaxe, également rattaché au groupe IGS. « Cette fonction, commencée en janvier 2018 et maintenue malgré sa nomination au gouvernement, est au cœur de l’affaire actuelle, parce qu’interdite par la Constitution », précise Le Monde.

Jean-Paul Delevoye déclare 78 408 € net au titre de son contrat de conseiller pour IGS en 2017, contre 40 000 euros net dans sa première version. Et le salaire de son poste de président d’honneur du think tank Parallaxe, qu’il a cumulé durant trois mois avec son portefeuille de ministre, est lui aussi revu à la hausse : 73 338 € net en 2018 et 62 216 en 2019 alors qu’il avait déclaré 64 420 euros pour ces deux années.

https://www.ouest-france.fr/economie/retraites/reforme-des-retraites-jean-paul-delevoye-declare-finalement-treize-mandats-la-haute-autorite-6654737

 

Retraites : les policiers gardent leur régime dérogatoire

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, salue des policiers à Paris.
Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, salue des policiers à Paris. (EPA)

Dans un courrier adressé aux syndicats, Christophe Castaner a confirmé que les policiers garderont leur régime dérogatoire de retraite.

Les policiers garderont leur régime dérogatoire de retraite, a confirmé samedi aux syndicats le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, dans un courrier que l’AFP a pu consulter. « Dès lors qu’ils occupent des fonctions régaliennes de protection de la population » et « compte tenu des dangers auxquels ils sont exposés », les policiers continueront à « bénéficier des dérogations à l’âge de départ à la retraite », a écrit le ministre.

« Il y a des spécificités fonctionnelles, opérationnelles telles, notamment dans les métiers dits régaliens comme l’armée et la police, qu’il n’est pas absurde de (les) prendre en compte dans le cadre du régime universel », a aussi justifié le Premier ministre, dans un entretien au Parisien dimanche. « On a toujours dit qu’un système universel, ce n’est pas un système uniforme », souligne encore Édouard Philippe. « Les policiers comme les gendarmes, sont confrontés à la dangerosité pas seulement au moment de l’action », selon Beauvau. « La fonction même de policier les expose au risque », ajoute-t-on.

Mouvement de protestation suspendu

Les syndicats étaient montés au créneau depuis plusieurs jours, craignant que ces avantages ne soient réservés aux seuls fonctionnaires directement exposés à des risques, excluant ceux qui occupent par exemple des fonctions administratives. Ils avaient déjà été rassurés jeudi lors d’une réunion avec Christophe Castaner, le secrétaire d’État Laurent Nuñez et le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye. Ils avaient suspendu leur mouvement de protestation.

Dans sa lettre, le ministre de l’Intérieur assure également aux syndicats que la bonification spéciale dite « du cinquième » ou « quinquennale », qui leur offre une annuité (quatre trimestres) de cotisation tous les cinq ans, sera « remplacée par une surcotisation du ministère de l’Intérieur ».

Le maintien du régime dérogatoire est cependant corrélé à la fonction de policier. « On va poursuivre le travail d’identification dans la police comme dans la gendarmerie des fonctions de substitution qui n’ont pas vocation à être occupées par un policier ou un gendarme », assure-t-on à Beauvau. Un policier, qui souhaiterait ainsi rester sur un poste de secrétariat, par exemple, ne pourra pas bénéficier du régime dérogatoire. Les syndicats seront également « associés au groupe de travail » chargé de proposer une « cartographie des postes à substituer ».

Depuis une semaine, les organisations syndicales avaient appelé à de nombreuses actions pour protester contre le projet de réforme des retraites susceptible de toucher les fonctionnaires de police.

https://www.letelegramme.fr/france/retraites-les-policiers-gardent-leur-regime-derogatoire-14-12-2019-12458233.php

 

Le foyer rural proposera un atelier informatique en janvier

Hervé Hofer, debout à gauche, propose déjà des cours depuis six ans à Lanmeur et Plouezoc’h
Hervé Hofer, debout à gauche, propose déjà des cours depuis six ans à Lanmeur et Plouezoc’h

Le foyer rural, en la personne de Bernard Patte, co-président, a animé lundi 9 décembre, avec Hervé Hofer, une réunion d’information afin de présenter la mise en place d’un atelier « Informatique », nouvelle activité venant s’ajouter à celles déjà existantes.

Le mardi à 18 h

L’atelier fonctionnera chaque mardi, à 18 h, à la Maison des associations du 7 janvier au 28 juin, hors vacances scolaires. Vingt-trois séances seront proposées moyennant une adhésion de 100 €. Au programme de cette formation, sécurité, messagerie, internet, utilisation de logiciel gratuit, de smartphone, de tablette, bureautique.

Contact
Tel. 06 11 59 60 88

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/le-foyer-rural-proposera-un-atelier-informatique-en-janvier-14-12-2019-12458176.php

 

Grève à Noël : le message d’Édouard Philippe aux grévistes

Le Premier ministre Édouard Philippe.
Le Premier ministre Édouard Philippe. (EPA)

Édouard Philippe a demandé aux grévistes de prendre leurs « responsabilités », alors que le mouvement pourrait impacter les transports au cours des vacances de Noël.

« Que chacun prenne ses responsabilités » : le Premier ministre Édouard Philippe a prévenu les grévistes opposés à la réforme des retraites que les Français risquent de ne pas « accepter » d’être « privés » des fêtes de Noël, dans un entretien au Parisien dimanche.

« Je vois bien que tout le monde voit arriver Noël avec inquiétudes. Noël, c’est un moment important. Mais il faudra que chacun prenne ses responsabilités. Je ne crois pas que les Français accepteraient que certains puissent les priver de ce moment », a déclaré le chef du gouvernement, après dix jours d’un mouvement perturbant fortement les transports.

« Je ne dirais pas que tout le pays est en grève. Ce n’est pas un blocage total, mais c’est pénible. Le droit de grève existe, mais cet impact sur des millions de Franciliens, notamment, c’est aussi ce qui est recherché par certaines organisations syndicales », condamne-t-il, faisant évoluer son ton sur cette grève. Quant aux entreprises pénalisées, « nous réfléchissons à (…) des mesures de lissages pour le paiement de leurs cotisations sociales, afin qu'(elles) arrivent à passer le cap », comme au moment de la crise des « gilets jaunes », ajoute M. Philippe.

Un simulateur de retraites en 2020

Face au besoin d’un simulateur pour permettre à chacun de mesurer les effets de la réforme, le locataire de Matignon affirme qu'« on est en train de le construire, ce n’est pas facile », car « il faut que toutes les hypothèses, toutes les données soient stabilisées ». Il a demandé avant mercredi aux équipes du haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye un « maximum de cas types », par exemple sur le cas d’un professeur de 50 ans avec 3 enfants. Et le simulateur « complet » devra être prêt « courant 2020, de préférence début 2020 ».

Pourquoi ne pas faire passer la réforme par points par référendum ? « Juridiquement, ce n’est pas du tout impossible » mais « les députés ont été élus pour faire ce qui a été promis » et « je pense donc qu’un examen par le Parlement est indispensable », a répondu le Premier ministre. Il ne se « pose pas » la question d’une éventuelle démission en cas d’échec de cette réforme : « Sinon, on ne fait plus rien. Cette réforme, j’y crois. Je suis déterminé. C’est pour cela que je suis calme ».

Vos réactions

Jack La bulle 14 Décembre 2019 à 19h58

Neulll il est neulll Il fait le bazar et il demande aux autres d’arrêter!!!

Martineau Doudou 14 Décembre 2019 à 19h57

un réveillon contre une pension de misère ?
Philippe croit au Père Noël.

Jacki MONBEL 14 Décembre 2019 à 19h20

La retraite est aussi une période importante dans la vie du citoyen. C'est le moment où l'on prend un peu de bon temps au travers de diverses activités. On consacre aussi du temps à ses enfants et petits enfants. On donne aussi beaucoup de temps à des grandes causes au travers des associations. Toutes ces activités vont-elles être amputées dans la mesure où on terminera son activité plus fatigué, plus vieux, moins alerte. Je crains pour le monde associatif qui attend tellement des "cheveux d'argent" !!

https://www.letelegramme.fr/france/greve-a-noel-le-message-d-edouard-philippe-aux-grevistes-14-12-2019-12458172.php

 

Les icônes meurent aussi

Elle était majestueuse, elle était intouchable, elle incarnait une résistance opiniâtre, on lui prêtait une sagesse sereine, celle des divinités d’Orient extrême. Elle était un roseau qu’aucun vent ne réussirait à rompre.

Et, dans - presque - tous les pays du monde non-dictatoriaux, on lui vouait vénération, on lui remettait des décorations qu’elle ne pouvait porter, on lui attribuait des prix qu’elle ne pouvait aller chercher, on la nommait citoyen d’honneur, docteur « honoris causa ». Son père avait été massacré quand elle n’avait que deux ans, elle avait fondé la Ligue nationale pour la démocratie, et les militaires birmans la tenaient à l’écart, dans une résidence très surveillée.

Aujourd’hui, Aung San Suu Kyi, ministre des Affaires étrangères, conseillère spéciale de l’État, est chef du gouvernement « de facto ». Et, devant la Cour internationale de justice, à La Haye, elle a dû répondre d’un génocide - le terme a été avancé, en 2018, par un rapport détaillé de l’Onu. Elle aurait également pu en répondre devant la Cour pénale internationale, mais son pays ne reconnaît pas cette dernière. Ce qui n’a rien d’étonnant.

Les victimes de ce génocide, ce sont les Rohingyas, une minorité musulmane extrêmement pauvre à laquelle les bouddhistes birmans n’accordent ni droit de cité, ni droits humains, pas même le droit à l’air et à l’eau. Parce que, parmi eux, existe une - faible - Armée du salut des Rohingyas, la minorité tout entière est qualifiée de terroriste. À l’été 2017, on a estimé à 10 000 les personnes massacrées par l’armée birmane, et l’on estime toujours que 700 000 de ces malheureux se sont réfugiés de l’autre côté de la frontière, du côté bangladais, où ils pourrissent. Détail qui tue : ils sont apatrides, les Birmans les ayant définitivement niés.

Et Aung San Suu Kyi s’est tue.

Pire : elle a couvert. Et, à La Haye, elle a plaidé l’impossible. Qu’il ne s’agissait en rien d’un génocide mais d’un « conflit interne armé » dont il importe d’apprécier les « racines ». Elle ne concède que l’emploi d’une « force disproportionnée » et charge quelques militaires à la détente trop sensible.

Froide. Mais pas unique. Après tout, le prix Nobel de la paix Henry Kissinger avait planifié la chute de Salvador Allende. Ce n’est pas seulement le basculement d’une femme politique qu’il faut interroger, c’est notre étrange appétit d’« iconifier »…

https://www.letelegramme.fr/debats/les-icones-meurent-aussi-14-12-2019-12458133.php

 

Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble

Inauguration du local de campagne de Morlaix Ensemble
(Le Télégramme/Cécile Renouard)

Ce samedi 14 décembre, la liste Morlaix Ensemble (PS, PCF, Génération. s) portée par Jean-Paul Vermot a inauguré son local de campagne au 6, Place des Otages, en face de la mairie. Ouvert à tous les Morlaisiens, cet événement a réuni une soixantaine de personnes. L’occasion pour Morlaix Ensemble d’appeler les intéressés à venir adhérer à son comité de soutien. Des permanences seront assurées jusqu’au 15 mars notamment le samedi matin. Les horaires complets seront connus dans les prochains jours.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/inauguration-du-local-de-campagne-de-morlaix-ensemble-14-12-2019-12458102.php

 

Ouest-France

MUNICIPALES. « Morlaix ensemble » inaugure son local et pique l’opposition

Publié le 14/12/2019

L’une des deux listes d’union de gauche a inauguré son local de campagne pour les élections municipales, samedi 14 décembre 2019, au matin. PS, PCF et Génération.s se tournent ensemble vers mars 2020.

Ismaël Dupont (PCF), Jean-Paul Vermot (PS) et Catherine Tréanton (Génération.s), dans le local de campagne de « Morlaix ensemble ». | OUEST-FRANCE

« Merci à tous de vous être mobilisés aujourd’hui. Sans vous, il n’y aurait pas de campagne. » Devant une soixantaine de soutiens et colistiers, prêts à applaudir chaudement après chaque bribe d’intervention, Jean-Paul Vermot (PS), Catherine Tréanton (Génération.s) et Ismaël Dupont (PCF) ont inauguré le local de campagne de « Morlaix ensemble », l’une des deux listes d’union de gauche en course pour les élections municipales de mars 2020, ce samedi 14 décembre 2019.

Situé 6, place des Otages, à Morlaix (Finistère), ce local tout en long fait face à la mairie. « On s’est installé dans le cœur de ville, pour participer à sa vie », a précisé Jean-Paul Vermot, tête de liste, après qu’Ismaël Dupont a rappelé le « travail en bonne intelligence » de la liste, grâce à « un socle de valeurs partagées .

« Le vrai problème est à droite »

Jean-Paul Vermot (PS), Catherine Tréanton (Génération.s) et Ismaël Dupont (PCF), accompagnés de colistiers et de soutiens. | OUEST-FRANCE

L’échec de réunir l’ensemble des acteurs de la gauche sous une même liste reste « toujours une déception », d’après Jean-Paul Vermot,  mais on a fait tout notre possible . Une éventuelle dispersion des voix de gauche inquiète-t-elle la tête de liste ?  Le vrai problème est à droite, avec quatre listes différentes », a lâché le prétendant du Parti socialiste.

Les horaires officiels de permanence du local seront définis la semaine prochaine. Celui-ci devrait être ouvert trois soirs par semaine, « au moins », dont les samedis matin, de 9 h à 12 h.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/municipales-morlaix-ensemble-inaugure-son-local-et-pique-l-opposition-6654546

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
14 décembre 2019

Groupies du Sansonnet

 

Après ses « oublis » en série, Delevoye va-t-il démissionner ?

Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire en charge du dossier des retraites.
Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire en charge du dossier des retraites. (Dominique Faget/AFP)

Mandats et fonctions non déclarés : la liste des « oublis » de Jean-Paul Delevoye place le haut-commissaire aux retraites dans une situation difficilement tenable à quatre jours d’une réunion cruciale.

Après Le Parisien et Capital, c’est au tour du Monde de révéler de nouveaux mandats et activités non déclarés par Jean-Paul Delevoye dans le cadre de la transparence de la vie publique. À quatre jours de la réunion du collège de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), ces nouveaux « oublis » placent le haut-commissaire aux retraites dans une situation difficilement tenable, dans un contexte social déjà exacerbé.

Déclaration à trous

Ce ne sont plus deux ni trois omissions qui sont à déplorer, mais cinq irrégularités dans ce qui ressemble désormais à une déclaration à trous. Des manquements d’autant plus graves que Jean-Paul Delevoye bénéficie depuis le 3 septembre d’un statut équivalent à celui d’un ministre délégué dans le gouvernement d’Édouard Philippe. Au nom de la transparence de la vie publique, la déclaration d’intérêts est en effet un document que doivent remplir tous les membres du gouvernement, comme bon nombre de décideurs publics. Il y va de la probité des hommes politiques, bien écornée après l’affaire Cahuzac en 2013.

Or, selon Le Monde, Jean-Paul Delevoye aurait oublié de déclarer deux autres mandats : celui de président de l’Observatoire régional de la commande publique des Hauts-de France et celui de membre du conseil d’orientation de l’institut de recherche et débat sur la gouvernance (IRG), un think tank qui dépend de l’influente Fondation Charles-Léopold-Mayer. Certes, cette dernière est une organisation à but philanthropique, et ces fonctions sont bénévoles. Mais le premier mandat cité donne à Jean-Paul Delevoye un regard sur les investissements locaux. « Il est question de marchés, d’argent et d’investissements et de commandes publiques (…), c’est typiquement un mandat à déclarer », rapporte Le Monde.

Le Parquet saisi ?

Des révélations d’autant plus fâcheuses que la liste semble s’allonger au fur et à mesure de l’examen approfondi de son riche parcours, à l’image d’un agent de la Carsat qui éplucherait le dossier d’un candidat à la retraite… Après Le Parisien qui signalait ses fonctions d’administrateur de l’Institut de formation des assureurs (Ifpass) et de président de Parallaxe (où il était payé 64 420 euros nets par an), Capital indiquait à son tour que Jean-Paul Delevoye a également oublié de signaler qu’il siège depuis 2016 au conseil d’administration de la Fondation SNCF.

« Très investi dans le monde associatif, Jean-Paul Delevoye a accepté nombre de propositions, pour la plupart bénévoles », reconnaît son entourage qui indique être en contact avec la HATVP. Réunie mercredi prochain, l’instance de contrôle pourrait transmettre le dossier à la Justice dans la foulée. Le sort du haut-commissaire serait alors scellé.

https://www.letelegramme.fr/france/declaration-de-delevoye-la-liste-des-oublis-s-allonge-14-12-2019-12458012.php

 

France. Roxana Maracineanu chahutée et « exfiltrée » du stade du Red Star

La ministre des Sports Roxana Maracineanu.
La ministre des Sports Roxana Maracineanu. (Thomas Samson/AFP)

Présente au stade du Red Star pour voir un match de 3e division vendredi soir, la ministre des Sports a été prise à partie et a dû être « exfiltrée ».

La ministre des Sports Roxana Maracineanu a dû être « exfiltrée » vendredi soir du stade Bauer de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), où elle était venue assister à un match du championnat de National de football (3e division), a-t-on appris vendredi auprès de son entourage.

À la mi-temps de la rencontre entre le Red Star et l’US Quevilly, un attroupement s’est formé autour de la ministre, qui discutait avec un supporteur dans les travées du stade.

« Il y a eu un effet de troupe, ça s’est un peu envenimé, en mode Macron, démission » et la police a « pris la responsabilité de l’exfiltrer du stade », a-t-on précisé de même source.

Une vidéo postée sur les réseaux sociaux montre la ministre des Sports, chahutée par un groupe de supporteurs présents de l’autre côté de la grille d’enceinte, regagner sa voiture sous les quolibets et essuyant quelques jets d’eau.

https://www.letelegramme.fr/france/france-roxana-maracineanu-chahutee-et-exfiltree-du-stade-du-red-star-14-12-2019-12457996.php

 

Ces oiseaux qui comptent dans notre environnement

Yves Le Bail, animateur Bretagne vivante, et Hervé Bougaran, bénévole de l’association, comptent ensemble depuis des années.
Yves Le Bail, animateur Bretagne vivante, et Hervé Bougaran, bénévole de l’association, comptent ensemble depuis des années. (Le Télégramme/Catherine Lozac’h)

20 ans après une catastrophe comme l’Erika, l’émotion des humains est toujours là. Mais les oiseaux eux, comment vont-ils ? La réponse vient en comptant et en prenant du recul. Exemple autour du golfe du Morbihan.

La couleur du bocal…

Ce mercredi, un vent glacé balaie les hauteurs de Montsarrac, en Séné. Emmitouflés, deux hommes observent la baie de Mancel à la longue-vue. Yves Le Bail, animateur de Bretagne Vivante, et Hervé Bougaran, bénévole, comptent les oiseaux. Une fois par mois, de septembre à mars, ils sont une trentaine mobilisés autour du golfe du Morbihan. « On ne compte pas les oiseaux pour les oiseaux. Ils nous donnent une idée de la couleur du bocal dans lequel nous sommes ! », rappelle Yves Le Bail. Le même binôme se retrouve toujours aux mêmes points d’observation. « Ce que nous comptons, Hervé et moi, ce n’est pas la réalité. Mais la différence d’un comptage sur l’autre est une réalité ».

La mouette mélanocéphale, d’origine méditerranéenne, est maintenant présente dans le golfe du Morbihan. (Yves Le Bail - Bretagne Vivante)

Le verre à moitié plein

Sur sa feuille récapitulative, l’animateur a une cinquantaine d’espèces, les plus courantes. « Notre veille écologique montre que ce nombre augmente. La mouette mélanocéphale, originaire de Méditerranée, fait partie des nouvelles ». Une incidence du réchauffement climatique ? « Quel que soit le réchauffement, on n’est pas près de voir des lions au bord du Golfe ! Il n’y a que les espèces qui vont bien qui colonisent de nouveaux espaces… » Comme la spatule blanche, rare il y a 20 ans. « L’hiver, elle descendait jusqu’en Afrique ou au Portugal. Maintenant, elle s’épargne des kilomètres en restant chez nous », constate Benjamin Callard, coordinateur des comptages à Bretagne Vivante. Avec près de 300 individus, le Golfe est devenu un site d’importance internationale pour cet oiseau.

Spatules
La population des spatules augmente dans le golfe. (Yves Le Bail - Bretagne Vivante)

De la nature du bocal

Les compteurs se sont déplacés à Moustérian. « Un grèbe, un chevalier gambette, un goéland et 130 bécasseaux variables », annonce Yves, en vérifiant le compteur électronique à son doigt. Depuis les années 1990, la population du petit limicole est en chute libre : de 40 000 à 20 000. « Il aime la vase fine. Le développement des huîtres et des palourdes change la nature du sol, plein de débris coquilliers. À l’échelle géologique, c’est négligeable. Mais nous ne vivons pas à l’échelle géologique », rappelle l’animateur. L’huîtrier pie semble, lui, apprécier. « Chaque oiseau a sa niche écologique. Une étude des sédiments devient urgente pour comprendre ce qui se passe », estime Benjamin Callard.

En 20 ans, la population des bécasseaux variables a été divisée par deux sur le golfe du Morbihan. (Yves Le Bail - Bretagne Vivante)

Le verre à moitié vide

Avant un grain, les longues-vues scrutent l’île de Boëd : des oiseaux, un grand vide, des pêcheurs de palourdes, un grand vide, des oiseaux. « Cette pêche date de l’introduction de la palourde japonaise dans les années 1990. Chacun pense avoir un impact minime, du kayakiste aux promeneurs et leurs chiens. C’est difficile de leur donner tort sur une base scientifique. Le problème, c’est la somme des impacts ». Pour l’oiseau emblématique du Golfe, la bernache cravant, le résultat est sans appel. « En 20 ans, sa population est divisée par deux (10 000 à 15 000 aujourd’hui) alors qu’elle se porte bien ailleurs », précise le statisticien. Un autre facteur accélère cet effondrement : la fonte de leur garde-manger, les herbiers de zostère naine. Reste à savoir pourquoi. L’équilibre du bocal est précaire…

L’avocette élégante est l’une des « stars » du golfe. (Yves Le Bail - Bretagne Vivante)

https://www.letelegramme.fr/morbihan/vannes/ces-oiseaux-qui-comptent-dans-notre-environnement-14-12-2019-12457777.php

 

Clap de fin à la coopérative d’insémination de Plounévézel

Le groupe d’inséminateurs de la région qui a désormais sa base d’intervention à Plounévézel. Le groupe d’inséminateurs de la région qui a désormais sa base d’intervention à Plounévézel.

Le site de la coopérative Evolution compte de nombreux hangars, taurelleries, locaux techniques qui pourraient être adaptés à de nouvelles activités. Le site de la coopérative Evolution compte de nombreux hangars, taurelleries, locaux techniques qui pourraient être adaptés à de nouvelles activités. (Philippe Connan)

C’est une page d’Histoire qui se tourne à Plounévézel. La coopérative d’insémination, site emblématique du secteur, vit en effet ses derniers jours. La commune a fait une proposition d’achat et a des idées…

Depuis plusieurs années, la coopérative d’insémination artificielle de Plounévézel est en pleine mutation. Une institution créée en 1948 et qui a fait les belles heures de la commune tant en termes d’activité, reconnu dans le monde entier, mais surtout d’emploi, avec des dizaines d’inséminateurs, bouviers, secrétaires…

L’activité recentrée et concentrée !

Les fusions successives des coopératives de base mais aussi l’arrivée de la génomie, une nouvelle technique de sélection, ont accéléré la fin de la présence des taureaux à Plounévézel. Désormais, une simple prise de sang sur un jeune animal permet de connaître sa valeur génétique, plus question de garder en pension des taureaux dont les résultats demandaient plusieurs années.

Ainsi, en 2012, les taureaux ont quitté Plounévézel pour être rapatriés à Saint-Aubin-du-Cormier (35). Fin 2018, c’est au tour du pôle administratif d’être centralisé à Noyal-sur-Vilaine. Bientôt, il ne restera plus rien dans l’ensemble des bâtiments. Actuellement, il y a encore quelques génisses mais c’est une question de jours avant qu’elles ne prennent la direction de la station de Sucé-sur-Erdre, ou qu’elles retournent dans leur élevage d’origine. Le 31 décembre, il en sera donc fini du site de Plounévézel.

Le bâtiment administratif conservé

La coopérative « Évolution » a confié la vente du site à la Safer. Seul sera conservé le bâtiment administratif, qui servira de base pour les huit inséminateurs qui rayonnent sur une soixantaine d’élevages laitiers du secteur. Les services du contrôle laitier, qui occupent les anciens locaux administratifs, près du laboratoire, pourraient également se déplacer de l’autre côté de la route, dans ce bâtiment plus récent.

La mairie intéressée

À l’heure actuelle, comme évoqué lors du dernier conseil municipal, la commune de Plounévézel a fait une proposition d’achat auprès de la Safer et a même fait visiter à des acheteurs potentiels, mais, dans l’immédiat, trop d’incertitudes sont au cœur de ce dossier. Xavier Berthou redoute « que le site devienne une friche… ». Il y a pourtant un réel potentiel avec des bâtiments d’une surface de plus de 10 000 m², plusieurs zones de stockage, des locaux techniques, un pont-bascule… La mairie veut faire en sorte qu’une, ou plusieurs activité(s) puiss (ent) s’y implanter ou s’y développer.

Vos réactions

Pierre-Yvon Boisnard 14 Décembre 2019 à 16h34

C'est pour quand la fermeture de la mairie, qui est rattachée à la Communauté de communes Poher communauté ? Jusqu'où va-t-on aller ?

https://www.letelegramme.fr/finistere/carhaix/clap-de-fin-a-la-cooperative-d-insemination-de-plounevezel-13-12-2019-12457601.php

Lire aussi : Fermeture de la trésorerie : après Locarn, Plouguernével vote une motion

 

Pourquoi le blocage de raffineries n’impacte pas le dépôt de Brest

Le carburant chargé au dépôt pétrolier de Brest alimente partiellement les trois départements de la pointe bretonne. Lorient et Vern-sur-Seiche complètent le reste de la Région.
Le carburant chargé au dépôt pétrolier de Brest alimente partiellement les trois départements de la pointe bretonne. Lorient et Vern-sur-Seiche complètent le reste de la Région. (Le Télégramme/Stéphane Jézéquel)

Le blocage des raffineries françaises peut-il impacter le dépôt pétrolier de Brest ? Très faiblement, puisque la majorité des apports ne dépend pas de Donges mais vient de Russie, par bateau.

« La grève à la raffinerie de Donges (Saint-Nazaire) n’a pas d’incidence sur le fonctionnement du dépôt pétrolier de Brest », rassure le directeur de site Jérôme Cussonneau. Les bateaux ne sont pas entravés et les livraisons par la mer se poursuivent jusque-là normalement.

Essence et gazole russe

Pas d’incidence donc sur les pétroliers russes, lituaniens ou finlandais qui viennent régulièrement livrer à Brest leurs hydrocarbures, principalement raffinés dans les ports russes de Primorsk et Vysotsk. De l’essence et du gazole, parmi les meilleurs produits du marché mondial, arrivent ainsi à Brest, directement de Russie, pour 66 % des approvisionnements d’hydrocarbures annuels du site brestois (770,000 t). Une des particularités de ce dépôt de carburant est de fournir le gazole pêche (distribué entre Saint-Malo et Vannes) qui fait l’objet de la plus vive attention, avec un degré de qualité garantissant un point éclair (de combustion) élevé.

La carte collaborative des stations à sec

De Donges, parviennent, seulement, une petite quantité d’essence et le fioul de chauffage (gazole moins raffiné et à plus haute teneur en soufre). Si les arrivées de fioul cessaient brutalement de Donges (autour de 20 bateaux reçus par an, sur des cargaisons non complètes), le dépôt brestois (StockBrest) serait en mesure de déclasser du gazole et de le proposer à la place de ce fioul.

Multiples sources d’approvisionnement

Le dépôt de Brest ne se contente pas de stocker ces produits acheminés par la mer. La société complète les hydrocarbures en y ajoutant les huiles, l’alcool (éthanol) et les colorations nécessaires aux différentes formules (fiscalité des carburants professionnels).

Le blocage des raffineries françaises, s’il se généralise et devient effectif, pourrait, malgré tout, gêner certains approvisionnements en fioul et essence pour Brest mais aussi l’arrivée de certains additifs et huiles. La société Rubis Terminal, filiale du groupe français Rubis SA, ne tarderait pas à réorienter ses sources d’approvisionnement. « Nous travaillons avec des traders et selon des circuits et des marchés mondiaux, dans un environnement très réactif », confirme le responsable de site Jérôme Cussonneau.

Un mois et demi de stock

Le stock du dépôt pétrolier de Brest (130 millions de litres à pleine charge, distribués dans les trois départements de la pointe bretonne) est évalué à environ un mois et demi, au rythme de 150 camions-citernes de 36 000 l venant charger tous les jours, du lundi au vendredi. Le dépôt brestois conserve, par ailleurs, un modeste stock stratégique d’essence, largement moins important que celui assuré par la Marine nationale en gazole.

https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/pourquoi-le-blocage-des-raffineries-n-impacte-pas-le-depot-de-brest-14-12-2019-12457944.php

 

Ouest-France

Plougasnou. Vitrine : un nouveau gérant au Cellier

Publié le 14/12/2019

Géraud Alric est le nouveau gérant du Cellier. | OUEST-FRANCE

Après 28 saisons, Aline Paugam passe le relais. Elle quitte son poste de gérante du Cellier dans la sérénité, grâce à Géraud Alric, qui a repris le commerce le 1er octobre. Après 25 ans en relations commerciales dans les Côtes-d’Armor et à l’étranger, il renoue avec ses racines puisqu’il est né à Plougasnou et habite Plouezoc’h. Géraud Alric souhaite garder l’activité de cave et cadeaux, mais relance l’activité combustible : charbon, bois, bûche et pelais. « Je livre à domicile sur demande », précise le nouveau gérant.

Contact : Le Cellier, 10, place du Général-Leclerc. Ouvert de 9 h à 12 h 30, et de 15 h à 19 h. Fermé le lundi toute la journée, et le mercredi et dimanche après-midi. Tél : 02 98 67 30 09.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-vitrine-un-nouveau-gerant-au-cellier-6654018

 

C’est la ruepublique française

C’est la ruepublique française

« Macron est un petit joueur. Moi, j’ai mis 2,5 millions de personnes dans la rue ». Pour son retour dans les médias, François Fillon donne dans l’ironie comptable. C’est de saison. Avec ces manifs à répétition, ces grèves à rallonge et nos mouvements d’humeur perpétuels, la rue est redevenue le facteur d’évaluation de la grogne sociale et des rapports de force avec le pouvoir.

Et chacun compte ses troupes. Il faut faire nombre et ça ne date pas d’aujourd’hui. Lors de certaines manifs, naguère à Brest, des participants faisaient le tour des pâtés d immeubles pour repasser devant des policiers des RG, figés dans leur rôle de compteurs bretons. C’était folklo, ça l’est beaucoup moins aujourd’hui. Avec des tensions qui se sont multipliées et durcies, notre république devient une ruepublique où la légitimité ne se juge plus dans les urnes mais sur le bitume. Le taux d’occupation de l’asphalte vaut plus que le pourcentage du président élu. C’est la loi de la ruepublique !

Au passage, on notera que ce pouvoir de la rue est un concept relativement récent. Dans les crises d’antan, c’est à la campagne que les tensions explosaient, dans des jacqueries généralement fiscales, et pas dans les cités où les rues étaient d’ailleurs infréquentables. Elles ne mesuraient généralement pas plus de cinq mètres de large, avec un caniveau central, des immondices un peu partout, du bétail en liberté et parfois des bouchers égorgeant leurs bêtes à même la rue. Fallait vraiment tenir le haut du pavé pour mettre un pied devant l’autre. Et on imagine mal le Philippe Martinez de l’époque (plutôt Martinet) inciter ses troupes à avancer en rangs serrés dans ce bourbier en scandant « Louis XIV, t’es foutu, les gueux sont dans la rue ».

On sait que, plus tard, la Révolution, puis les barricades, ont donné aux rues leur véritable fonction insurrectionnelle. Et Paris, ville aujourd’hui la plus visitée au monde par les touristes et les manifestants, a bénéficié des travaux colossaux du baron Haussmann pour devenir un théâtre idéal d’affrontements quasi-hebdomadaires, parfois retransmis en mondovision. A priori, on se dit que Haussmann a ainsi offert un boulevard aux insurrectionnels de tout poil. Mais il paraît que Napoléon III (le Macron de l’époque) y était plutôt favorable car il pensait ainsi mieux maîtriser les émeutes. À cheval, bien sûr.

Ainsi va donc notre ruepublique française, comptant chaque semaine le nombre de têtes de pipes à chaque manif. Et elles sont innombrables dans notre pays où tout le monde, un jour ou l’autre, descend dans la rue. Tout le monde ? Non. Il y manque les gilets jeunes, version Greta Thunberg. Eux seraient tout à fait légitimes à venir battre le pavé en vociférant au moins aussi fort que tous les autres. Car avec les monceaux de dettes que nous allons leur laisser, avec ces catégories favorisées qui disposent en prime d’un pouvoir de blocage du pays, c’est une véritable arnaque sur les générations futures qui est en train de s’opérer. Et ce sont les jeunes d’aujourd’hui qui, demain, risquent de se retrouver à la rue.

https://www.letelegramme.fr/france/c-est-la-ruepublique-francaise-14-12-2019-12457623.php

 

Ouest-France

Mobilité. État Critik organise une opération escargot samedi à Châteaulin

Publié le 13/12/2019

Le groupe État Kritik appelle à manifester samedi 14 décembre 2019, à Châteaulin. En plus d’une opération escargot sur 4 km, les organisateurs veulent déposer une lettre à la permanence de Richard Ferrand, près de la mairie. Le sujet ? Le projet de privatisation des routes nationales et le probable retour de l’écotaxe dès 2021.

Ralentissement en vue entre Châteaulin et Crozon, samedi 14 décembre 2019. | ARCHIVES OUEST-FRANCE/PHILIPPE RENAULT

Le groupe citoyens État Kritic organise un rassemblement samedi 14 décembre 2019 à Châteaulin. Actif au niveau de la Bretagne, ces ex-Gilets jaunes spécialisés dans la question des mobilités veulent alerter contre la possible privatisation des routes bretonnes.

Selon eux, l’État se désengagerait des grands projets routiers dans l’optique de laisser la main à des concessionnaires privés qui pourraient ainsi lever des péages. Une manière de préparer le retour de l’écotaxe aujourd’hui appelée « directive euro-redevance ».

Ils pointent notamment le contournement de Saint-Brieuc et le chantier de la RN164 entre Châteaulin et Rennes dont les travaux de passage à 2X2 voies des derniers tronçons sont en cours.

« Nous, citoyens français, citoyens de Bretagne, demandons des explications et un discours clair quant à l’avenir des routes de ce pays et tout particulièrement des routes bretonnes, dont la gratuité historique est chère au cœur de ses habitants », explique le groupe dans un communiqué.

C’est dans ce contexte qu’État Kritic Mobilités organise un rassemblement à Châteaulin, au croisement des routes nationales 164 et 165.

À 13 h : réunion publique sur l’aire de covoiturage Le Pouillot, à 14 h : tractage sur les deux ronds-points de la zone. À 15 h 30 : départ de l’opération escargot sur la route départementale 887 en direction de la permanence de Richard Ferrand, au centre-ville de Châteaulin. L’arrivée est prévue vers 16 h.

La manifestation qui se veut « pacifique » est déclarée en préfecture.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/chateaulin-29150/mobilite-etat-critik-organise-une-operation-escargot-samedi-chateaulin-6653269

 

Communiqué

Réforme des retraites : la grande illusion !

 

 

 

 

Les annonces d’E Philippe ont confirmé que la mise en place d’un régime par points n’est qu’une grande arnaque. Au-delà des éléments que l’on connaissait déjà par le projet Delevoye, quelques mesurettes ne viendront pas compenser la paupérisation de l’ensemble des retraité-es, les inégalités femmes-hommes, ou la fin des régimes spécifiques…tandis que le « il faudra travailler plus » s’appliquera à tout le monde !

Il faudra travailler plus jusqu’à l’âge d’équilibre !

Si le gouvernement ne change pas l’âge de départ légal à 62 ans, il met pourtant un « âge d’équilibre » à 64 ans avec des bonus malus incitant à travailler plus… Et cela concernera tout le monde.
Traduction : on partira encore plus tard à la retraite, sans parler de ceux et celles qui n’auront pas le choix et partiront avec encore une retraite encore diminuée vu leur état de santé, situation de chômage etc...c’est donc l’universalité, mais par le bas !

Une application différenciée suivant que vous êtes jeunes ou vieux : où est la simplicité et la justice ?

La réforme s’appliquera pleinement à ceux et celles né-es en 2004 (pas de chance…). Elle ne s’appliquera pas à ceux et celles né-es avant 1975 (pas de chance non plus vu les inégalités actuelles du système et risque de moindre indexation de leurs pensions). Pire, il y aura un autre système avec une retraite calculée sur l’ancien système pour ceux et celles nées après 1975…et avant 2004. C’est donc au final un panachage de systèmes injustes. La simplicité et l’universalité affichée ne sont là aussi qu’illusion !

Un minimum de pension - faux nez

La pension minimale à 1000 euros (85 % du SMIC pour une carrière complète) est montrée comme une réponse à la précarité, au temps partiel, au travailleur-euse en plate-forme. C’est oublier les mesures de la loi travail qui ont favorisé cette précarité, c’est oublier aujourd’hui que vivre décemment avec 1000 euros est quasi impossible, et qu’une majorité de femmes n’ont pas de carrières complètes ! Et donc n’auront qu’une partie de ce minimum. Cette revalorisation de la pension minimale n’est pas suffisante, il faut le SMIC au minimum, et cela peut se faire indépendamment de la mise en place du système par points.

Cheminot-es, infirmières, enseignant-es… renvoyés à des négociations internes !

La fin des régimes spéciaux aura des conséquences brutales pour certaines professions, fin de départ anticipé notamment. C’est même E. Philippe qui le reconnaît : pour autant, il renvoie sans moyens, et sans calendrier clair les questions d’un aménagement de la transition aux négociations internes avec les établissements publics ou au ministère de tutelle. Tout comme la prise en compte de la pénibilité qui n’est pas plus précisée.

Et pour la moitié de la population ?

Les femmes seraient les grandes gagnantes de ce système...de qui se moque-t-on ? Déjà que le système de rattrapage des salaires mis en place par ce gouvernement (l’INDEX) a déjà montré ses limites, ce ne sont pas les majorations de 5 % dès le premier enfant (et en plus qui pourrait être prise par le père) qui assureront une autonomie financière des femmes au moment de la retraite vu leur carrière beaucoup plus heurtées que celles des hommes. Ce seront encore elles les plus concernées par les malus !

Un système de retraite à financement verrouillé !

Au fond, quand on verrouille le financement de ce système à des dépenses représentant 13,8 % du PIB, forcément c’est un jeu figé : avec des générations plus importantes dans les prochaines années à la retraite, c’est le « travailler plus » pour avoir moins de pensions qui sera le menu de tout un chacun… alors que d’autres solutions de financement existent, mais celles-ci signifieraient un autre partage des richesses, que ce gouvernement et le capitalisme se refuse catégoriquement. Ce n’est pas pour rien si le Medef est si réjoui...

Quant à la démocratie sur la gestion du système par les partenaires sociaux, on repassera… si la ligne de maintien budgétaire n’est pas respectée...c’est le recadrage du gouvernement qui interviendra !

Pour l’Union syndicale Solidaires, il faut accentuer la pression, multiplier les manifestations et généraliser la grève afin d’obtenir le retrait de cette réforme.

https://solidaires.org/Reforme-des-retraites-la-grande-illusion

 

Triskalia-d’aucy : les mariés du nouvel An

Serge Le Bartz, président du groupe d’aucy, et Georges Galardon, président de la coopérative Triskalia, ce vendredi à Saint-Brieuc.
Serge Le Bartz, président du groupe d’aucy, et Georges Galardon, président de la coopérative Triskalia, ce vendredi à Saint-Brieuc. (Photo Laurent Marc)

Les agriculteurs adhérents ont donné leur consentement. Le mariage des coopératives Triskalia et Groupe d’aucy va donner naissance à Eureden le 1er janvier 2020, en attendant la fusion en 2021.

 Les conserves de légumes d’aucy ou Jean Nicolas, les légumes surgelés Paysan Breton, les poulets Ronsard, les œufs Cocotine, la Fraîcherie, Point Vert, Magasin Vert… C’est un portefeuille de marques bien garni dont va se prévaloir Eureden, le nouveau géant coopératif qui va apparaître dans quelques jours dans le paysage agroalimentaire breton. Ce vendredi, à Saint-Brieuc, les délégués, représentants des adhérents, ont en effet validé le projet d’union lors des assemblées générales respectives des coopératives Cecab-d’aucy et Triskalia. L’union prendra ainsi effet au 1er janvier 2020 avant la phase finale, la fusion, prévue en janvier 2021. Cet été, l’Autorité de la concurrence a donné son feu vert à ces noces bretonnes à condition que soient cédés six magasins dans la distribution verte et 20 sites de collecte de céréales. Cela afin d’éviter une situation de monopole à l’échelle de la Bretagne. La recherche de repreneurs des sites concernés et de leurs quelque 25 salariés est en cours.

Eureden
Eureden (Le Télégramme / Patrick Léal)

 

« Le siège, c’est la Bretagne »

« Cette union est le fruit de deux années de travail intense avec un fort engagement des administrateurs, des adhérents et des salariés. Il s’agit d’un projet ambitieux pour les deux groupes et pour la Bretagne, qui permettra d’accélérer notre développement tout en répondant aux nouveaux défis et enjeux agricoles, agroalimentaires et agro écologiques », ont insisté, ce vendredi, à Saint-Brieuc les présidents et directeurs des coopératives respectives : Georges Galardon et Dominique Ciccone pour Triskalia, Serge Le Bartz et Alain Perrin pour d’aucy.

Le nouveau groupe, issu de l’union de deux acteurs majeurs mais qui ont subi un certain affaiblissement pendant cette décennie, deviendra la première coopérative agricole bretonne. « Eureden, c’est un ancrage territorial revendiqué mais aussi un groupe ouvert sur le monde et en position de conquête », ont affirmé les dirigeants, insistant sur le fait que « le siège d’Eureden, c’est la Bretagne ».

Ainsi, en lieu et place d’un siège unique, il a été décidé d’installer, à Quimperlé (29), une maison commune sans bureaux mais avec des espaces de coworking, des salles de réunion et de visioconférences. « Nous expérimentons les nouvelles formes d’organisation du travail. Elles vont être l’un des leviers majeurs de la transformation du groupe Eureden », ont ajouté les dirigeants. Si Eureden affirme placer l’innovation comme axe majeur pour l’agriculture, la nouvelle entité n’est pas sourde aux attentes exprimées par la société, en matière de pratiques agricoles et de respect de l’environnement, en particulier. Les représentants du groupe coopératif précisent avoir démarré un projet visant à réduire l’usage des pesticides. « Cela nécessite du temps car les efforts ne peuvent se faire au détriment du résultat des agriculteurs et de la pérennité de leur métier ».

Côté bien bien-être animal, le Groupe d’aucy mène une démarche « welfare » dans ses élevages de dindes tandis que Triskalia a co-fondé Lit ouesterel, un laboratoire d’innovation pour réconcilier élevage et société.

https://www.letelegramme.fr/economie/triskalia-d-aucy-les-maries-du-nouvel-an-13-12-2019-12457798.php

 

Un parfum de cynisme

À pied, à trottinette, bloqués au volant de leur voiture ou prenant d’assaut des bus bondés pour se rendre à leur travail… Comment les non-grévistes, victimes épuisées bien que présumées consentantes des grèves SNCF et RATP, ne s’interrogeraient-ils pas ? Combien de temps va durer ce qu’un proche de Macron appelle « la chorégraphie habituelle » des mouvements sociaux en France ? « Chorégraphie » : voilà qui en dit long sur une forme de cynisme du Président. Il sait bien qu’il devra puiser encore des milliards dans les caisses, que chaque jour qui passe aggrave les pertes des commerçants et artisans et, peut-être, les licenciements. Mais il tient à entrer dans l’Histoire comme un réformateur plus courageux que Chirac, Sarkozy et, bien sûr, Hollande. Alors, tant pis pour la casse !

En face, le patron de la CGT, Philippe Martinez, a deux objectifs : doubler la CFDT qui lui a ravi la première place et absorber le mouvement des gilets jaunes qui l’a déstabilisé, l’an dernier. Il y parvient provisoirement en s’appuyant sur les conducteurs de train. Ceux-ci, bien payés et bien lotis en matière de retraite, disposent du pouvoir exorbitant de bloquer le pays. Alors, tant pis pour les vraies « misérables » - femmes de ménage, aides-soignantes - qui risquent, elles, d’y perdre leur santé et leur emploi. Quant au patron de la CFDT, Laurent Berger, il avait une raison de protester quand le Premier ministre a « franchi la ligne rouge » en fixant à 64 ans « l’âge d’équilibre » de la retraite : le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye ne lui avait pas dit cela. Mais, en rejoignant la manif annoncée, Berger défend-il les oubliés ? Ou cherche-t-il à reprendre l’avantage sur Martinez et à se faire respecter par Macron ?

PHILIPPE JOLIVET 14 Décembre 2019 à 10h44

Les vraies"misérables",ayant des difficultés,souvent avant les fins de mois,habitant loin des lumières parisiennes,sous payées pour décrotter les enfants des bourgeois et nettoyer leurs effluves,endurent des déplacements stressants dans les transports parisiens depuis quelques jours et peut-être quelques semaines.
Mais qu'en sera t-il de leurs difficultés,dues aux lois du moins-disant social mijotées par le système libéral et son représentant Macron,arrivées à la retraite et ce pour les années qui leurs resteront à vivre?

gerard croutet 14 Décembre 2019 à 10h20

la CFDT de Laurent Berger trahira encore le monde du travail pour un plat de lentilles

Evariste Malfroquet 14 Décembre 2019 à 08h44

A propos de la CFDT, on peut se rappeler la fameuse blague qui court depuis longtemps à la CGT : " quand on rétablira l'esclavage, la CFDT négociera le poids des bracelets aux chevilles. " A propos de Delevoye, on ne peut que s'inquiéter de ses pertes de mémoire, qui entrainent une perte de crédit, ce qui, en toute logique devrait l'amener à perdre sa fonction de haut commissaire, mais cette affaire est aussi et encore l'occasion de souligner le grand amateurisme de Macron quand il choisit ses hommes-liges. Quant aux oubliés, ils sont toujours, semble t'il, au moins 50 % à défendre le mouvement de grève, c'est à dire à soutenir des privilégiés ! Etonnant paradoxe qui fait douter de leur capacité de discernement !

https://www.letelegramme.fr/debats/un-parfum-de-cynisme-13-12-2019-12457778.php

 

Les syndicats suspendent leur appel à la grève au Pôle Petite enfance

Suite à leur appel à la grève lancé hier, les organisations syndicales CFDT Ville de Morlaix et la CGT Communaux de Morlaix ont finalement décidé de retirer l’appel à la mobilisation prévue le 17 décembre 2019, en faveur du personnel du Pôle Petite Enfance. Les organisations syndicales et les agents concernés « ont obtenu des réponses positives à leurs revendications. Le maire les a assurés de porter une grande attention aux agents et au bon fonctionnement du service et prévoit de faire le nécessaire pour que le climat redevienne plus serein », expliquent-ils dans leur communiqué.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/les-syndicats-suspendent-leur-appel-a-la-greve-au-pole-petite-enfance-13-12-2019-12457638.php

 

Une soirée courts-métrages avec la productrice Pauline Seigland

La productrice de cinéma Pauline Seigland est impatiente de présenter dans la salle de cinéma de son enfance cinq de ses derniers courts-métrages au public morlaisien.
La productrice de cinéma Pauline Seigland est impatiente de présenter dans la salle de cinéma de son enfance cinq de ses derniers courts-métrages au public morlaisien. (Le Télégramme/Guénaëlle Daujon)

La productrice Pauline Seigland présentera le 19 décembre au cinéma La Salamandre une sélection de cinq courts-métrages. Un retour aux sources émouvant pour la jeune femme.

Ça vous fait quoi, Pauline, de revenir à Morlaix après le César ?

« C’est beaucoup d’émotion de revenir ici, dans ma ville d’enfance pour montrer devant un public qui me tient à cœur tout ce qu’on fait depuis deux ans avec ma boîte de production Le Grand Huit. J’en avais envie depuis longtemps. Je suis contente de montrer des courts-métrages, car c’est divertissant et facile d’accès aux non cinéphiles. Là c’est une super date, avec un beau choix de films : une sélection éclectique, pas que des films trop durs ou trop dramatiques. Et je suis fière de montrer « Les Petites mains », César du meilleur court-métrage  qui est présélectionné pour les Oscars. Le film va être vu par des gens formidables, stars américaines et grands réalisateurs qui votent à l’académie des Oscars : c’est une visibilité incroyable ! » 

Que racontent vos courts-métrages présentés à La Salamandre ?

« Tous ont un propos politique ou social, c’est notre credo. Après « Les petites mains », qui raconte l’enlèvement du fils d’un patron sur fond de conflit social, il y aura « Je serai parmi les amandiers », de Marie Le Floc’h, qui a été tourné à Lorient dans une usine de sardines et présenté au festival du Film court de Brest le mois dernier. Puis « Mon amour, mon ami », qui parle de la question du mariage blanc. Il y aura aussi Brazil, de Mathilde Elu, qui sera présente avec moi jeudi, une comédie-thriller sur les poils pubiens, sorte de battle entre une esthéticienne et sa cliente (rires) ! Et puis « La jupe d’Adam », comédie politique sur un père qui cède à son petit garçon l’envie de porter une jupe pour aller à l’école… et va devoir s’en expliquer. Autant de thèmes de société à discuter avec les spectateurs après la projection ».

"Le court-métrage, c’est génial, mais le long, c’est l’assurance d’être vu par plus de monde."

Vous débordez d’énergie, d’enthousiasme, quels sont les projets pour la suite ?

« Le court-métrage c’est génial, mais le long, c’est l’assurance d’être vu par plus de monde. Cette année, on est fiers de produire notre premier long-métrage, le film Discoboy, du réalisateur franco-italien Giacomo Abbruzzese, qui sera une coproduction européenne ambitieuse entre La Pologne, l’Italie et La France. Puis, on tournera en Bretagne le prochain long de Marie Le Floc’h, avec qui on a déjà collaboré. Mais la grande bonne nouvelle, c’est que le siège de Grand Huit va quitter Paris pour venir s’installer en Bretagne, à Saint-Pierre-Quiberon exactement ! La Bretagne, c’est déjà pour nous des lieux de tournage, nos origines. On avait envie de se rapprocher encore plus de nos racines pour les phases d’écriture, de développement de projets, et toute la postproduction de nos films. On va quitter le stress de la capitale pour renforcer notre activité dans un cocon protégé en Bretagne ».

Pratique
Séance unique de projection de cinq courts-métrages (dès dix ans) des Films du Grand Huit, le jeudi 19 décembre à 20 h 30 au cinéma La Salamandre. Séance suivie d’échanges avec la productrice morlaisienne Pauline Seigland et Mathilde Elu, la réalisatrice de Brazil.

 

Rostrenen

Fermeture de la trésorerie : après Locarn, Plouguernével vote une motion

Après celui de Locarn, mardi, le conseil municipal de Plouguernével a voté, à l’unanimité une motion contre la réorganisation, à l’horizon 2022, du service des finances publiques en Côtes-d’Armor, qui impliquerait la fermeture de la trésorerie de Rostrenen.

« Ainsi, la disparition de la trésorerie de Rostrenen est actée. Des accueils de proximité sont promis en remplacement !

Pour partie, des buralistes qui, en partenariat avec la Française des jeux en voie de privatisation, seraient autorisés à effectuer certaines opérations, a déclaré Alain Guéguen, maire de Plouguernével. Nos communes sont confrontées, au quotidien à des questions financières, parfois complexes, qui dépassent leurs compétences et qui trouvent des réponses grâce aux trésoreries de proximité. Des réponses complètes qui ne se limitent pas à de l’analyse ou du conseil, mais qui intègrent aussi des actes de gestion ».

« Ça n’est pas acceptable »

Il poursuivait : « Il en va de même pour les administrés qui, pour certains sont peu mobiles. Par ailleurs, cette politique de fermeture d’un service public de proximité, indispensable, laisse présager, à moyen terme, son remplacement par un cabinet de conseil privé qui lui aura, bien évidemment, un but lucratif. Ça n’est pas acceptable. Notre territoire, estampillé hyperrural, est souvent considéré comme fragile, en retrait par rapport à d’autres territoires bretons. La présence des services publics, y compris ceux des finances, vise à réduire ses vulnérabilités et ses faiblesses.

En conséquence, la trésorerie de Rostrenen participe à un besoin essentiel pour notre collectivité, nos administrés et notre territoire ».

Pour les élus plouguistes, « la mise en œuvre, dans les mois à venir, sur le territoire d’une Maison France Services itinérante ne saurait se substituer aux services existants. Dans notre esprit, il s’agit d’un complément de l’offre de services et en aucun cas d’un remplacement de l’offre existante. C’est pourquoi, le conseil municipal demande le maintien de la trésorerie et son opérationnalité au-delà de l’horizon de 2022 ».

Pour l’heure, le conseil municipal de Rostrenen n’a adopté aucune motion en ce sens.

https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/rostrenen/fermeture-de-la-tresorerie-apres-locarn-plouguernevel-vote-une-motion-13-12-2019-12457493.php

 

Ils ont repris l'entreprise familiale

La jeunesse au volant du poids lourd Quéguiner

Dans son bureau, Claude Quéguiner cédera son fauteuil de président à son fils Clément, le 1er janvier 2020.
Dans son bureau, Claude Quéguiner cédera son fauteuil de président à son fils Clément, le 1er janvier 2020. (© Alexis Courcoux)

Claude Quéguiner laissera les clés du Groupe Quéguiner à son fils Clément, le 1er janvier 2020. Un air de déjà-vu, 35 ans après avoir lui-même succédé à son père.

Un an après avoir fêté ses 70 ans d’existence, le Groupe Quéguiner se prépare à un nouveau virage. Le 1er janvier 2020, son président prendra sa retraite. Claude Quéguiner, 65 ans, laissera la place libre à son fils Clément, 29 ans. Comme l’avait fait son père, Yves, en 1985. « C’est une fierté que le nom de l’entreprise perdure, confie le patron de la société créée en 1948 à Landivisiau. J’ai l’impression de revivre ce qu’il s’est passé il y a 35 ans. Mais cette fois, je suis de l’autre côté ».

Le Groupe Quéguiner employait 350 personnes à l’époque. Il compte désormais 1 150 salariés. « Les choses ont évolué, le métier aussi ». L’entreprise s’est fait un nom en devenant le leader régional dans le négoce en matériaux de construction et la fabrication de produits en béton. Elle possède aujourd’hui 41 agences commerciales et huit sites de production répartis sur le territoire de la Bretagne historique. Avec un chiffre d’affaires consolidé de 240 M€.

"Quand je regarde dans le rétro, je me dis qu’on en a fait des choses."

C’est aussi le sponsoring qui a fait la renommée du groupe. Avec un certain succès. « C’est important de ne pas être opportuniste mais de s’inscrire dans la durée. Par exemple, notre partenariat avec le Stade Brestois, avec qui nous allons attaquer notre vingtième année. Bientôt, nous fêterons aussi les dix ans avec les Vieilles Charrues. À chaque fois, cela s’est fait grâce à des rencontres humaines, avec Jean-Philippe Quignon et Michel Jestin. Des personnes qui ont participé au développement économique de la Bretagne ».

Le groupe a également été partenaire de la Brit Air et Brittany Ferries. Il s’est même lancé un temps dans… l’élevage de saumon fumé ! « Nous avons répondu aux appels de chefs d’entreprise. Même si cela a été un échec, c’est important de soutenir les projets bretons. Quand je regarde dans le rétro, je me dis qu’on en a fait des choses. C’est une fierté d’avoir pu créer environ 800 emplois. Mon plus beau souvenir reste l’arrivée du bateau au Vendée Globe, en 2017. C’était un moment très fort, le signe que l’entreprise allait perdurer ».

"Transmettre l’entreprise à son fils, ce n’est pas simplement lui dire : « Voilà les clés, débrouille-toi »"

Transmettre l’entreprise à son fils, c’est « le début des emmerdes, lance Claude Quéguiner. Ce n’est pas une solution facile. Les droits de succession ne sont pas neutres. Financièrement, cela a un coût. Ça se prépare, ça demande du temps. Ce n’est pas simplement lui dire : « Voilà les clés, débrouille-toi ». Nous avons des gens de qualité. Il faut qu’ils se retrouvent à travers Clément. On a pris cette décision il y a un an après avoir constaté une vraie adhésion et la légitimité de mon fils pour me succéder ».

Le jeune homme de 29 ans, titulaire d’une licence de droit et d’un master de commerce, était loin de vouloir reprendre les rênes, il y a quelques années. « Je n’étais pas prédestiné à travailler dans le milieu du bâtiment, dit-il. Je connaissais l’entreprise via mon père qui rentrait du travail et les gens que je côtoyais parfois à la maison. Après mes études, j’ai commencé à travailler aux Vieilles Charrues, où j’étais chargé de partenariat, de mécénat. Puis en tant que chargé de communication à la Brest Arena. Je ne me suis intéressé à l’entreprise familiale qu’en 2015 ».

Une histoire à respecter

« C’est une aventure et je trouvais dommage de ne pas faire perdurer l’entreprise, ajoute-t-il. C’était comme un devoir. Avec mon père, nous sommes restés quatre ans ensemble. J’ai pris appui sur lui en donnant mon point de vue. C’est assez particulier mais ça permet de se dire les choses ».

Un mois avant de lui succéder, Clément appréhende : « Prendre la présidence, c’est une sacrée responsabilité avec un héritage important à deux niveaux. Il y a la masse de l’entreprise, il faut continuer de développer ce paquebot et faire perdurer les emplois. Et une histoire à respecter, ne pas oublier ce qui a été fait. Pour que les gens qui nous ont accompagnés puissent avoir encore confiance en nous ».

Claude Quéguiner avec ses fils Bertrand (à gauche) et Clément (à droite), tous deux investis dans le Groupe Quéguiner. (© Alexis Courcoux)

Clément ne sera pas seul. Il pourra compter sur son frère, Bertrand, 33 ans, directeur général et responsable du projet voile Groupe Quéguiner. Et son père, membre du comité stratégique, gardera un œil sur son fils. « Je lui apporterais mes conseils quand il me le demandera », sourit-il. Signe d’une confiance en son successeur, solide comme du béton.

https://www.letelegramme.fr/dossiers/ils-ont-repris-lentreprise-familiale/la-jeunesse-au-volant-du-poids-lourd-queguiner-13-12-2019-12457478.php

 

Retraites : réponse cinglante de François Goulard à Gaëlle Le Stradic

Retraites : réponse cinglante de François Goulard à Gaëlle Le Stradic
(CIN)

C’était inévitable… François Goulard, président du conseil départemental du Morbihan, a profité de la session budgétaire pour dénoncer l’attitude de la CGT dans le contexte de la réforme des retraites.

Révoltant ! C’est le mot lancé par François Goulard pour qualifier le fait que la CGT défende les inégalités avec des « moyens extralégaux ». « La CGT et quelques autres défendent un système de retraite qui est profondément inégalitaire. Comment justifier qu’un conducteur de bus, parce qu’il travaille à la RATP, en région parisienne, soit infiniment mieux servi, non seulement en salaire et avec des différences considérables en matière de retraite par rapport à un conducteur de bus de n’importe quelles autres parties du territoire. Qu’un syndicat prétendant représenter les travailleurs se fasse le défenseur acharné de ces inégalités, c’est choquant », a martelé le président.

L’angle mathématique

Gaëlle Le Stradic (canton de Lorient 2) avait-elle vu venir le coup ? Toujours est-il qu’elle a démarré la lecture du discours de politique générale de la minorité en déplorant que l’on passe d’un système par répartition à un système à points par capitalisation : « Le gouvernement éloigne les pensions de retraite des mécanismes de solidarité et renforce une vision individualiste. La problématique est abordée uniquement sous l’angle… mathématique »…

"Vous réduisez les politiques publiques à une sorte de quête de l’élégance mathématique…"

Un terme repris quelques instants plus tard par Gaëlle Le Stradic lorsqu’il s’est agi de prendre pour cible la politique du président sur le département : « Vous réduisez les politiques publiques à une sorte de quête de l’élégance mathématique »…

La réponse cinglante de François Goulard

La réponse de François Goulard a été féroce : « Le début du mandat, côté minorité, se présentait mieux que la fin. Visiblement, il s’est opéré un retour aux vieilles pratiques, aux discours stéréotypés, coupés des réalités, enchaînant les contre-vérités ».

"Quand on se permet de porter des jugements avec un tel degré d’ignorance, cela pose question"

Et de faire remarquer à Gaëlle Le Stradic qu’elle a commencé très fort en fustigeant le passage d’un système de répartition à un système par points : « Eh bien, Madame Le Stradic, savez-vous que le système par points est un système de répartition mais avec des règles différentes ? Quand on se permet de porter des jugements avec un tel degré d’ignorance, cela pose question. Parler des retraites en faisant de telles confusions ! Pardon, mais est-ce que vous êtes à l’aise vis-à-vis de vous-même ? C’est un sujet majeur qui concerne tous les Français, qui est sous les feux de la rampe et vous vous permettez d’asséner vos vérités alors que vous n’avez rien compris au système ».

Vos réactions

Guy Autine 14 Décembre 2019 à 02h51

Mr Goulard, vieux politicien, qui ne se rend pas compte de la différence de conditions de travail d'un conducteur de bus en banlieue parisienne, et ailleurs : ça en dit long sur le déconnection de certains élus perpétuels de province, bien calés dans la même chaise rembourrée depuis des décennies, mais qui se permettent de vouloir donner des leçons aux travailleurs ! qu'il aille donc conduire un bus dans le 93, pour découvrir un peu de la réalité de son pays !

VALERIE GILLET
13 Décembre 2019 à 20h15

Pourquoi ne pas plutôt chercher à améliorer les conditions des chauffeurs de tout le territoire sur la base de ceux de Paris plutôt que de les tirer vers le bas M GOULARD ?

ALAIN LASSEIGNE
13 Décembre 2019 à 19h15

"aux discours stéréotypés enchaînant les contre-vérités" Et c'est un connaisseur qui le proclame! Une tite camomille Mr François!

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Goulard
quel transpartisan mais de droite

Jean Pierre LITIRI 13 Décembre 2019 à 13h07

François, apparemment ils n'ont rien compris !!!

https://www.letelegramme.fr/bretagne/conseil-departemental-du-morbihan-vives-passes-d-armes-sur-la-reforme-des-retraites-13-12-2019-12457283.php

 

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. (Photo AFP)

Corriger les dysfonctionnements constatés pour sa branche nucléaire : c’est l’objectif du plan présenté par EDF ce vendredi matin.

1 Pourquoi EDF présente un plan pour sa filière nucléaire ?

Le groupe français est critiqué de toutes parts pour son chantier de l’EPR de Flamanville. Malfaçons, retard de livraisons, augmentation du coût final : les mauvaises nouvelles s’accumulent. Lancé en 2006, et devant initialement entrer en service en 2012 pour un coût de 3,3 milliards d’euros, le démarrage du premier réacteur français de troisième génération est désormais prévu fin 2022 et son coût a été réévalué à 12,4 milliards d’euros.

Un rapport d’audit de l’ex-patron du constructeur automobile PSA Jean-Martin Folz sur le chantier avait dressé un tableau sans concession de cet « échec pour EDF » à la fin octobre. Sommé de réagir par l’État, le P-DG d’EDF, Jean-Bernard Lévy a donc présenté un plan de relance ce vendredi ?

2 Que prévoit ce plan ?

Baptisé Excell, le plan vise à améliorer la filière industrielle nucléaire. Disposant d’un budget spécifique de 100 millions d’euros pour 2020-2021, la vocation du plan est de renforcer la qualité industrielle, les compétences et la gouvernance des grands projets nucléaires. « C’est un plan qui cherche à mettre en œuvre tous les moyens pour corriger les dysfonctionnements que nous avons constatés, notamment sur le chantier de Flamanville, et pour retrouver le niveau de qualité, de rigueur et d’excellence que nous avons connu au moment de la construction du parc », a souligné Jean-Bernard Lévy.

« Nous avons à créer les conditions d’un renouveau du nucléaire français, nous avons à redonner confiance à l’État pour le jour où il aura à décider de relancer la construction de nouvelles centrales nucléaires », a ainsi reconnu Jean-Bernard Lévy.

3 Quelles actions concrètes seront menées ?

Pour améliorer la qualité industrielle, EDF veut notamment mieux sélectionner et contrôler ses fournisseurs. Une « qualification des procédés de fabrication et des outils de traçabilité renforcés » seront aussi mis en œuvre pour les opérations les plus sensibles. Du côté des compétences, il y aura par exemple un effort pour le recrutement et la formation de soudeurs, alors que les derniers problèmes de Flamanville proviennent de soudures défectueuses.

4 Comment sera-t-il mis en place ?

Un responsable chargé de son application va être nommé. Ce ne sera pas un spécialiste du nucléaire. « Cette personne sera recrutée dans l’industrie française mais pas dans le nucléaire, car nous devons nous remettre en cause en tirant profit des meilleures pratiques d’autres industries », a indiqué Jean-Bernard Lévy lors d’une conférence de presse.

Le plan doit s’appliquer non seulement au chantier de Flamanville mais aussi à celui en cours pour deux EPR à Hinkley Point C en Angleterre, ainsi que pour le parc existant et pour d’éventuelles nouvelles constructions.

Enfin concernant la gouvernance des grands projets, le PDG d’EDF « présidera un comité stratégique chargé de valider les données initiales du projet, de définir ses objectifs, ses coûts et ses délais, d’en valider les engagements financiers et d’approuver les principaux contrats ».

Vos réactions

YVON BOURDOULOUS 13 Décembre 2019 à 14h57

L'avenir est une centrale nucléaire dans chaque région
ex : Carhaix pour la Bretagne
et non des éoliennes et hydroliennes sur le littoral Breton

norcam norcam
13 Décembre 2019 à 13h25

L'avenir est au nucléaire nécessaire pour la transition écologique mais après 2050 voire 2060 il faudra diminuer et arrêter cette énergie .

PHILIPPE JOLIVET
13 Décembre 2019 à 11h29

Pas de soucis,les français ont déjà payé les factures,les dettes de l'empire nucléocrate et de ses dysfonctionnements et continueront à payer au prix fort les futurs aventures du couple,état dans l'état,EDF-ORANO(ex AREVA,banqueroute payé cash par l'état).

https://www.letelegramme.fr/economie/comment-edf-veut-redorer-le-blason-du-nucleaire-13-12-2019-12457081.php

 

Ouest-France

Brest. Samedi 14 décembre, c’est la « der » du Rock Cirkus

Publié le 13/12/2019

Après 10 ans d’activités, l’histoire du Rock Cirkus, bar situé à l’Octroi, à Brest, touche à sa fin. L’événement de clôture, One More for the road, se déroule samedi 14 décembre 2019, aux horaires d’ouverture du bar.

Samedi 14 décembre, le Rock Cirkus, à l’Octroi à Brest, va tirer sa révérence. | GOOGLE STREET VIEW

Après 10 ans d’activités, l’histoire du Rock Cirkus, bar situé à l’Octroi, touche à sa fin. C’est en tout cas ce que faisait comprendre un message sur les réseaux sociaux, posté mercredi soir. « Comme toutes les bonnes choses ont une fin, le Rock Cirkus va tirer sa révérence. Merci pour ces 10 ans de rencontres, de soirées mémorables, de rires, de pleurs, de blagues douteuses et surtout de musique. Merci à tous les musiciens, DJ’s et performeurs qui sont passés au bar à égayer les week-ends brestois. »

« One more for the road »

On déplore évidemment le fait et on espère que ce ne soit pas une blague douteuse. Du rock au metal en passant par le stoner, le rock gothique, le punk, le reggae et le ska, en soirée-concert ou en soirée mix, le bar couvrait un large éventail musical. Les Brestois et Brestoises qui ont apprécié le lieu pourront s’en rendre compte par eux-mêmes, samedi.

« Comme j' aime pas les adieux larmoyants, venez juste boire des coups, finir les fûts et raconter plein de conneries », annonce Cédric, le patron. L’événement de clôture, One More for the road, se déroule samedi aux horaires d’ouverture du bar.

Samedi 14 décembre, de 17 h à 1 h du matin, 152, rue Jean-Jaurès.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-samedi-14-decembre-c-est-la-der-du-rock-cirkus-6651963

 

Miscellanées : Égalité, Solidarité, Chienlit

C’est Noël, qu’on assassine ! C’est vous, Noël, c’est nous tous, manifestants et non manifestants, jeunes, anciens, tous embringués dans cette chienlit nationale annoncée, jadis bête noire du Généralissime.

Les grèves, oui, les transports publics, les « je veux » des syndicats chauds bouillants. J’en parle à mon aise, n’ayant aucune retraite en vue, aucun « point » si ce n’est d’interrogation. L’écrivain cotise - solidarité oblige, volontiers -, mais à fonds perdu.

Chienlit et solidarité font la paire, ces jours-ci. L’une met l’Hexagone en panne, l’autre s’en réjouit : on tient le bon bout, citoyens, on y est, le gouvernement va plier, va rompre, le Petit Menteur dégager avec les grands combinards, hou ! hou !…. L’une casse les rues, les maisons, les boutiques, les loisirs du quidam, les monuments aux morts (du matos d’État pour cogner les cognes), l’autre se tient les coudes, et comment ! Et n’hésitez surtout pas à vous joindre à nous, les indécis, les exploités, les entubés, dernière ligne droite et bingo !…. Rappelez-vous, l’an dernier, c’était moins une, on va gagner.

Ce qui me gêne, voyez-vous, avec la solidarité massive, agressive, républicaine, c’est quand elle vous tire l’oreille en disant : C’est comme ça, mon gars, notre cause est la tienne, désormais, on a tout le temps, pas d’omelette sans… Et c’est toi l’omelette, parfaitement. Oh, je ne demande que ça, moi, de justes salaires pour tous : les cheminots, les aides-soignantes, les infirmières - saintes femmes de la douleur en milieu grabataire, pénibilité à taux plein -, mais jetez un œil par ici. Qui paie l’addition, chaque jour que Dieu fait ? Les autres, toujours eux, les dindons du chahut - ceux qui vont à pied au boulot, n’y vont plus, comptent les sous, rentrent à pas d’heure, ferment boutique sur avis préfectoral : ceux qui perdent tout, se pendent à la bonne franquette, zéro manifestant…

Elle va un peu loin, la solidarité grande gueule, équitable soi-disant, porte-voix d’égoïsmes inaliénables, sanctuarisés par le blocage et le bruit. Si j’ai quelque chose à dire de plus ? Bien sûr que oui. Arrêtons de faire mumuse avec le pire, dans un pays où l’école est gratuite, l’hôpital gratuit, les avantages sans nombre, et qui plus est le beurre salé, dans l’Ouest. Fichons-lui la paix, à Noël, seul instant du calendrier où l’enfant peut dire « stop » aux tragédies superflues des aînés. Il ne dit rien, d’ailleurs, l’enfant du 25 décembre, armé d’un sourire et d’un petit soulier… Ne le désarmons pas, s’il vous plaît. Vive le Père Noël et bloavez mad !

Vos réactions

Pierre-Yvon Boisnard 14 Décembre 2019 à 16h43

Il y a bien longtemps que je ne crois plus au Père Noël, et pourtant, en cette période, on le voit tous les jours dans des publicités à la télé... et les enfants aussi.

gerard woillet 14
Décembre 2019 à 09h55

En fait quand on dit que tout est gratuit,l'école les hôpitaux, et la grande distribution sociale a tout va ,il faut considérer que la France est championne d'Europe et même au delà ,des prélèvements obligatoires sur les travailleurs et sur tout le peuple en général taxé pour tout ce qu'il fait ! Ce qui n’empêche pas d'être dans le rouge couvert de dettes et de déficits ,vu que en même temps nous avons les plus mauvais dirigeants gestionnaires des finances publiques !

      Jérémie DANIEL
14 Décembre 2019 à 12h25

Effectivement, il y a un gros problème au niveau de la redistribution des biens, avec une petite minorité qui s'accapare les richesses au dépens du plus grand nombre, notamment par la fraude fiscale. Par ailleurs, l’État est également responsable au travers des exonérations de cotisations sociales qui se chiffrent en milliards, là encore au détriment de la solidarité nationale dont il exonère les nantis. Bref, la politique conduite par les différents gouvernements qui se succèdent suit toujours la pente libérale, sans jamais régler les problèmes, malgré les "réformes" régressives entreprises.

Guy Autine 13 Décembre 2019 à 13h04

Dans la forme, on constate l'écrivain, l'habitué de la plume . Sur le fond, on constate, un peu amer, le propos réprobateur contre les grévistes, qui -ô sacrilège-dérangent un bel ordre établi et les rites commerçants d'un Noël de grande surface, dans un pays que la réligion catholique laisse désormais quasi indifférent .
Ce bel ordre établi avec un petit Jésus au milieu, ce n'est plus qu'un vieux mythe, celui du " c'était mieux avant"..

Jérémie DANIEL 13 Décembre 2019 à 12h18

Est-ce que monsieur l'écrivain vit dans le même monde que la majorité des Français, ou plutôt dans le "nouveau monde" de Macron, où l'on constate tous les jours la vision (d'en haut) très différente et très enjolivée. Si tout est "gratuit", paraît-il en France, on se demande bien pourquoi 9 millions de Français vivent en-dessous du seuil de pauvreté 65 ans après le cri d'alerte de l'abbé Pierre et plus de 40 ans après la création des Restos du Cœur. Si l'Hôpital est gratuit, comment se fait-il donc que des personnes âgées y meurent après avoir été oubliées sur un brancard ? Manifestement, le paysage idyllique brossé par Yann Quéfellec ne correspond pas vraiment aux réalités vécues et subies quotidiennement par une majorité de la population, en raison des politiques conduites par les différents gouvernements qui se succèdent sur la même ligne ultralibérale qui réduisent progressivement les conquis sociaux. Mais on est rassuré, monsieur Quéfellec passera certainement de très bonnes fêtes de fin d'année avec sa bonne conscience.

Jean Michel Pinel 13 Décembre 2019 à 09h52

C’est Noël, qu’on assassine ! .....et les vieux qu'on laisse mourir dans les couloirs des urgences des Hôpitaux. Passé un certain âge, si vous êtes hospitalisé, il vaut mieux arriver avec son cercueil, pour un transport sans grève vers l'au-delà. Vieuminicide en cours ! Au nom de la solidarité, les intermittents des spectacles de rue du cirque Martinez pourraient peut-être abandonner une partie de leurs avantages. Cela permettrait d'améliorer les conditions de travail du personnel hospitalier. Croire au père Noël, c'est la période !
Bloavez mad
!

https://www.letelegramme.fr/debats/miscellanees-egalite-solidarite-chienlit-13-12-2019-12456651.php

 

La Macronie commence à se fissurer

Il fallait les voir, les ministres Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, tous barons de la Macronie s’il en est, expliquer, jeudi, devant les micros que, contrairement aux apparences, le gouvernement était encore prêt à négocier avec les partenaires sociaux sur le projet de réforme des retraites, alors même qu’Édouard Philippe venait de mettre en scène et en mots sa « fermeté ».

Cette opération « main tendue aux syndicats réformistes » - ainsi baptisée par un ami de Gérald Darmanin - fait suite à cette présentation de la réforme par le Premier ministre, mercredi midi, devant le conseil économique, social et environnemental qui aura réussi à faire sortir de ses gonds le très calme Laurent Berger.

Il faut savoir que ce discours a crispé dans les rangs même de la majorité, et pas seulement parmi les parlementaires de l’aile gauche de La République en marche. S’est opérée, autour de ce moment, une forme de cristallisation politique : voilà que se dessine désormais, et c’est un événement, une ligne de fracture au sein du nouveau monde selon Macron.

D’un côté, vous avez les technocrates attachés au sacro-saint équilibre budgétaire, avec Édouard Philippe dans le rôle du technocrate en chef ; de l’autre ; les politiques soucieux de humer l’air et la fureur des temps qui veulent se rabibocher avec le patron de la CFDT. Et c’est le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, pourtant issu de la droite et ami du Premier ministre, qui est en train de prendre la tête de ce camp des politiques qui refusent d’être « bêtement budgétaires », comme il l’a déclaré sur le plateau de France 2, l’autre jeudi. Ce qui a fait bondir les lieutenants d’Édouard Philippe.

Les « politiques » vous confient, sous le sceau du secret, que « les technos n’ont rien compris à la mythologie associée à la question des retraites dans l’esprit des Français et que, quand on touche aux retraites sans avoir des égards pour la mythologie, on se prend un mur ». Ils ont essayé de le faire comprendre à Emmanuel Macron lors du dîner des ultimes arbitrages, mardi soir, à l’Élysée. En vain. En tout cas pour l’instant. L’un de ces « politiques » s’interroge à voix haute auprès de nous : « Ce que je ne sais pas, c’est à quel moment Emmanuel Macron va se démarquer d’Édouard Philippe. Parce qu’il n’aura pas le choix… »

https://www.letelegramme.fr/debats/la-macronie-commence-a-se-fissurer-12-12-2019-12456992.php

 

Gratuité des routes bretonnes : la brèche juridique qui inquiète

« Aujourd’hui, donc, la loi permet de requalifier des routes en autoroutes par simple décret, sans aucun vote. À partir de là, il ne reste plus qu’à poser les péages », s’indigne le gro
« Aujourd’hui, donc, la loi permet de requalifier des routes en autoroutes par simple décret, sans aucun vote. À partir de là, il ne reste plus qu’à poser les péages », s’indigne le groupe de citoyens baptisé « État Kritic Mobilité ». (Photo Claude Prigent)

Les routes nationales en Bretagne vont-elles demeurer gratuites ? Pas sûr, selon un groupe de citoyens qui s’appuie sur deux récents amendements. Une manifestation a lieu samedi.

Le 19 novembre, le parlement a définitivement adopté la Loi d’orientation des mobilités. Deux articles de cette loi dite « LOM » visent à modifier le code de la voirie routière. Il est ainsi stipulé que les autoroutes pourront « comporter des sections à gabarit routier (2x1 voie, limitée à 80 km), dans des conditions définies par décret en Conseil d’État, tenant compte notamment de contraintes topographiques ». La notion d’autoroute pourrait donc s’étendre au-delà des 2X2 voies classiques. Une privatisation des routes nationales qui serait néanmoins limitée à des portions de quelques dizaines de kilomètres.

Au printemps dernier, la cellule d’investigation de Radio France avait d’ailleurs révélé que les sociétés d’autoroutes avaient informé le gouvernement qu’elles étaient prêtes à reprendre la gestion de tout ou partie du réseau routier national. Une information que le ministère des Transports n’avait pas démentie.

Un groupe de citoyens monte au créneau

« Aujourd’hui, donc, la loi permet de requalifier des routes en autoroutes par simple décret, sans aucun vote. À partir de là, il ne reste plus qu’à poser les péages », s’indigne le groupe de citoyens baptisé « État Kritic Mobilités ». Et la Brestoise Virginie, l’une des responsables de ce groupe composé essentiellement d’anciens gilets jaunes, d’imaginer un scénario des plus pessimistes : « Si un tunnel ou un pont doit subir des travaux et que les collectivités ne peuvent financer le chantier, les ouvrages pourront être cédés à des sociétés autoroutières et il faudra payer pour emprunter comme celui de Morlaix (29), de Saint-Brieuc ».

Une chose est certaine : en mai 2018, Elisabeth Borne, actuelle ministre de la Transition écologique et solidaire, avait elle-même estimé que l’investissement nécessaire devait être de l’ordre du milliard d’euros annuel lors de l’annonce devant le Sénat du lancement d’un « plan de sauvegarde des routes nationales ». Trois mois plus tard, Benjamin Grivaux, porte-parole du gouvernement, avait annoncé que le gouvernement portait à 850 millions d’euros le budget alloué à l’entretien des routes, de 2020 à 2022, et à 930 millions à partir de 2023,.

Manifestation samedi à Châteaulin

Pas de quoi réparer tous les nids-de-poule apparus sur le réseau. Dans ce contexte, la proposition de l’Association française des sociétés d’autoroutes (AFSA) a de quoi séduire le ministère. « Le transfert de tout ou partie du réseau routier national est de nature à provoquer un choc budgétaire très significatif, soulageant le budget de l’État et pérennisant les capacités d’entretien du réseau », avait affirmé l’AFSA, en mars dernier.

Après une action « contre les routes nationales payantes », il y a deux mois à Ploërmel (56), État Kritic Mobilités organise une opération, samedi 14 décembre, à 13 h, sur l’aire du Pouillot, à Châteaulin. À l’issue d’une action de tractage, suivie d’une opération escargot, un rassemblement est prévu à Châteaulin, devant la permanence de Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale.

À lire sur le sujet Routes nationales. Dans le viseur des sociétés d’autoroutes

Vos réactions

Jean Paul Landrac 12 Décembre 2019 à 21h57

C'est une excellente idée si on veut réveiller les bonnets rouges.

olivier le pogam 12 Décembre 2019 à 21h54

Pas de notre dame des landes pour Vinci....
Pas grave, on va lui concéder le réseau routier en guise de compensation....

Yves Mezou 12 Décembre 2019 à 20h52

Est ce que les ronds-points seront considérés comme faisant partie de l'autoroute future ,ou pas ? Se livrer sur les diptères à des actes que la morale réprouve est quand même bien français , breton en l'occurrence, avant de connaître le contenu de ce projet ,il faut gueuler.

gilles oger 12 Décembre 2019 à 20h49

Arrêter le délire ! Pour établir un péage sur les quatre voies bretonnes il faudrait pouvoir au préalable offrir aux usagers un autre itinéraire gratuit. Comme ces routes à quatre voies ont été construites en quasi totalité sur le tracé des routes nationales existantes, les investissements à réaliser seraient innamortissables par les recettes des péages.

LUCIEN ROHOU 12 Décembre 2019 à 20h45

siautoroute payante il y a, des normes doivent être appliquées (rayon de courbes, pentes maximum, etc) Nos voies sont conçues pour 110 km/h. De plus, il faut que les usagers puissent rouler sur une route parallèle sans avoir de péages, d' où l'obligation de créer de nouvelles routes et de nouveaux ponts. Le montant de ce travail est colossal et ne serait pas compensé par le péage. Cette étude a été réalisée vers l'an 2000 et aussitôt abandonnée

Jean louis Le Du 12 Décembre 2019 à 20h37

Va bien falloir trouver quelque chose pour le maintien des privilèges des baby-boomers annoncés hier. D'ici peu,
25% du PIB consacré aux retraites, la moisson va être sévère !

https://www.letelegramme.fr/bretagne/gratuite-des-routes-bretonnes-la-breche-juridique-qui-inquiete-12-12-2019-12456943.php

 

Mort à 86 ans, après 6 h sur un brancard aux urgences de Brest

Le patient de 86 ans, hébergé dans une résidence pour personnes âgées était arrivé en début d’après-midi aux urgences de l’hôpital de la Cavale Blanche.
Le patient de 86 ans, hébergé dans une résidence pour personnes âgées était arrivé en début d’après-midi aux urgences de l’hôpital de la Cavale Blanche. (Le Télégramme/Catherine Le Guen)

Le jeudi 5 décembre, un patient de 86 ans qui avait été admis aux urgences de l’hôpital de la Cavale Blanche du CHRU de Brest six heures plus tôt est décédé sur un brancard.

Le patient admis aux urgences de l’hôpital de la Cavale Blanche venait d’une résidence pour personnes âgées, il est décédé vers 19 h, après six heures d’attente sur un brancard. L’information nous est parvenue via un mail anonyme d’un personnel des urgences « ne souhaitant pas se taire face à ce drame ». Les personnels soignants et médicaux des urgences sont en grève depuis six mois pour obtenir des moyens supplémentaires. Voilà trois ans, un homme de 89 ans était déjà décédé sur un brancard, dans un couloir de ces nouvelles urgences ouvertes en octobre 2015.

À lire sur le sujet Un précédent il y a trois ans

Ce jeudi, le patient n’était pas dans un couloir, il avait été installé en début d’après-midi à l’intérieur des urgences dans un espace pour neuf brancards séparés par des rideaux. Pour la direction de l’hôpital, aucune faute n’a été commise, les bonnes pratiques ont été respectées en termes de délai et d’évaluation de l’état de santé de l’octogénaire. « Le patient a été vu par l’infirmière d’orientation et d’accueil, puis des évaluations régulières de son état ont été faites par une infirmière des urgences. Lors de l’une de ces réévaluations, son état a évolué et il a été décidé de le transférer immédiatement vers le déchocage qui prend en charge les urgences vitales. Il y est malheureusement décédé », précise Laurence Jullien-Flageul, coordinatrice générale des soins au CHRU de Brest qui exprime tout d’abord : « Sa compassion envers les proches de ce patient, mais malheureusement un décès aux urgences cela arrive. Ce patient souffrait de plusieurs pathologies ». Mais le patient n’a été vu par un médecin qu’au moment de son transfert vers le déchocage. Y avait-il suffisamment de personnel en ce premier jour de mobilisation contre la réforme des retraites ? L’affluence était-elle plus importante dans le service ?

« Il n’y a aucun lien avec le mouvement de grève. Nos effectifs médicaux et paramédicaux étaient au complet, nous avions même un renfort infirmier en fin de journée. Il y a eu 131 passages aux urgences ce jour-là, en deçà de notre moyenne annuelle de 141. Ce n’était pas une situation aiguë, même si en fonction des profils de patients on peut avoir des prises en charge plus lourdes. Pendant les six heures le patient était dans un processus de soins et la prise en charge et les réévaluations ont été correctement faites », assure Laurence Jullien-Flageul.

https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/mort-a-86-ans-apres-6-h-sur-un-brancard-aux-urgences-de-brest-12-12-2019-12456940.php

 

À Carré d’As, ça va être « Carrément Réveillon » !

L’équipe de Carré d’As promet de passer un week-end de Noël très animé, entre sortie et ateliers dédiés.
L’équipe de Carré d’As promet de passer un week-end de Noël très animé, entre sortie et ateliers dédiés.

Pour Noël, les animateurs de Carré d’As vont mettre les petits plats dans les grands. Toute une série d’animations sera proposée.

Le week-end de Noël vu par les équipes d’animateurs et bénévoles de Carré d’As promet d’être animé. Samedi 21, ce sera « Carrément Réveillon » avec, de 15 à 18 heures, divers ateliers de maquillage, la présence exceptionnelle du Père Noël qui goûtera certainement aux gâteaux confectionnés dans l’après-midi. Il est vrai qu’il travaille énormément, ces temps-ci… Suivra un spectacle, « Hors Champs », proposé par la compagnie du « Bureau des pensées perdues », juste avant 19 h, puis le repas auquel il est obligatoire de s’inscrire, au vu de la modique somme à payer, soit 5 €, ainsi que du nombre de places disponibles.

Lundi 23, de 16 h 30 à 20 h 30, allez hop, on s’aère lors d’une sortie, qui emmènera les participants au magnifique château de Trévarez, à Saint-Goazec, non loin de Châteauneuf-du-Faou. Les enfants pourront le visiter pour 3 € et les adultes pour 5 €.

Ateliers de cuisine parents
et enfants

Enfin, le 24, les choses sérieuses commenceront dès 10 h, avec des ateliers de cuisine, pour les enfants comme pour les parents.

Le nombre de places étant limité, il est vivement conseillé de s’y prendre à l’avance pour participer à toutes ces activités, en s’inscrivant et en réservant auprès de Carré d’As, au 02 98 63 83 90 ou en envoyant un mail à accueil@carredas-morlaix.fr

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/a-carre-d-as-ca-va-etre-carrement-reveillon-12-12-2019-12456889.php

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
12 décembre 2019

Fumeux sans fée

 

La Petite Enfance en souffrance, un appel à la grève le 17 décembre

La « Petite enfance est en souffrance », dénoncent la CFDT et la CGT Communaux de la ville de Morlaix. Les syndicats appellent les agents du CCAS et de la Ville à la grève, le mardi 17 décembre 2019, à partir de 7 h 30, sur le parking du Pôle Petite Enfance, rue Paul-Gauguin. Par un communiqué, ils expliquent que « depuis plusieurs mois, les représentants du personnel du Pôle Petite Enfance ont alerté le maire des difficultés rencontrées par les agents dans cette structure. » Ils dénoncent notamment une saturation du personnel « sous la pression de la hiérarchie, sous le manque de communication, d’une organisation défaite… ».

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/la-petite-enfance-en-souffrance-un-appel-a-la-greve-le-17-decembre-12-12-2019-12456870.php

 

Ils se bougent pour défier le gouvernement

Elsa et Martin sont venus de Plougasnou pour manifester contre le projet de réforme des retraites.
Elsa et Martin sont venus de Plougasnou pour manifester contre le projet de réforme des retraites. (Le Télégramme/Yann Clochard)

Le troisième jour de grève contre la réforme des retraites a mobilisé 230 personnes à Morlaix. Des manifestants qui ont fait plusieurs kilomètres pour défendre leurs droits.

Il y avait 3 200 personnes, le jeudi 5 décembre. Puis un millier, mardi dernier. Cette fois-ci, près de 230 personnes se sont rassemblées sur la place des Otages, à Morlaix, jeudi 12 décembre. Une perte de vitesse qui s’explique par la répétition des mouvements en une semaine. Et les trombes d’eau qui ont frappé la ville dans la matinée. Pas de quoi effrayer les plus fidèles défenseurs du système actuel, qui rejettent en bloc le projet de réforme des retraites.

Jean-Philippe, 60 ans, fait partie de ceux-là. Venu de Plougasnou, ce salarié dans l’agroalimentaire défilait sous son parapluie dans les rues. La veille, il a suivi le discours du Premier ministre, Édouard Philippe. Il a vite coupé le son. « Ça m’a saoulé, lance-t-il. Il ne veut pas réformer de manière convenable. Les membres du gouvernement veulent rester sur leurs objectifs sans tenir compte des gens. Mais ceux qui sont dans la rue sont en partie ceux qui les ont élus ».

Une retraite minimum de 1 000 €

« Je ne suis pas concerné, ajoute Jean-Philippe. L’an prochain, je serai à la retraite. Mais j’ai trois enfants. Ce sera compliqué pour eux ». Ces propos font écho à ceux de Sébastien Ménès, de l’union locale Solidaires à Morlaix : « Beaucoup de gens s’expriment sur cette réforme, dont plusieurs économistes. Et elle est conforme à ce qu’ils avaient prévu avec la paupérisation des jeunes et des difficultés d’accès à une retraite digne. Cela confirme nos craintes et prépare le terrain pour l’appétit des financiers ».

Au niveau pécuniaire justement, Catherine, 62 ans, s’interroge. Infirmière aujourd’hui à la retraite, elle ne comprend pas comment le Premier ministre peut garantir une retraite minimum de 1 000 €. « Il oublie de dire que les gens ne vont pas travailler jusqu’à 64 ans. Les ouvriers, les aides-soignantes et tous les boulots pénibles. À 62 ans, c’est déjà suffisant. Les caisses ne seront pas, et ne sont pas, vides ».

"À 64 ans, on est fatigué."

Comme le 5 décembre, Catherine est venue des monts d’Arrée pour manifester avec Alain, 63 ans. Lui aussi infirmier, il partira à la retraite dans un an. Il parle en connaissance de cause : « À 64 ans, on est fatigué. Il y a un mépris de ces gens-là qui ne connaissent pas la réalité du terrain ».

S’ils ne sont pas proches de la retraite, Martin, 40 ans, et Elsa, 33 ans, étaient aussi dans le cortège. De Plougasnou, ils s’inquiètent… pour les chômeurs. « Il y a aussi eu une réforme pour eux, peu médiatisée, confie Elsa, avec une réduction des droits et une précarisation des chômeurs. En plus des retraites, nous sommes attaqués de toute part ». « C’est une régression énorme, confirme Martin. Et les assurances savent qu’il y a un business à se faire ». Autant d’arguments qui poussent les habitants du Pays de Morlaix à revenir manifester. Et ils seront certainement présents lors de la nouvelle mobilisation, prévue mardi 17 décembre.

Vos réactions

Pierre-Yvon Boisnard 12 Décembre 2019 à 20h57

« Ça m’a saoulé, lance-t-il. Il ne veut pas réformer de manière convenable. Les membres du gouvernement veulent rester sur leurs objectifs sans tenir compte des gens. Mais ceux qui sont dans la rue sont en partie ceux qui les ont élus »
Si ceux qui ont voté LREM étaient dans la rue, il y aurait beaucoup plus de manifestants dans les manifs.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/ils-se-bougent-pour-defier-le-gouvernement-12-12-2019-12456759.php

 

Ouest-France

Agribashing. Le ministre Christophe Castaner dans le Finistère ce vendredi

Publié le 12/12/2019

Le ministre de l’Intérieur devrait venir dans le Finistère, ce vendredi matin 13 décembre 2019, pour présenter la nouvelle cellule Demeter, destinée à lutter contre l’agribashing.

Christophe Castaner. | AFP

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, devrait venir dans le Finistère, ce vendredi 13 décembre 2019 dans le cadre de la présentation de la cellule Demeter, destinée à lutter contre l’agribashing, le dénigrement et autres attaques envers les agriculteurs.

L’arrivée du ministre est prévue vers 10 h. Il commencera par visiter une exploitation porcine à Saint-Pabu. Il se rendra ensuite dans une exploitation laitière de Kernilis, où il présentera la cellule Demeter. Il ira enfin à Saint-Renan, pour signer une convention sur la sécurité des exploitations agricoles, avec les syndicats FNSEA et Jeunes agriculteurs. Il sera accueilli par Didier Le Gac, député LREM de Brest rural.

C’est en novembre 2019, devant l’assemblée nationale, que Christophe Castaner avait annoncé la création de ce dispositif visant à lutter contre les intrusions et agressions contre des agriculteurs. « J’ai demandé à la Direction générale de la gendarmerie nationale de mettre en place une cellule spécifique pour gérer, identifier, poursuivre les auteurs de ces agressions », avait-il alors annoncé

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/agribashing-le-ministre-christophe-castaner-dans-le-finistere-ce-vendredi-6651107

 

12 décembre 2019

Réforme des retraites : l’injustice entre générations s’ajoute à l’injustice sociale - Communiqué des députés communistes - 11 décembre 2019

Réforme des retraites : l’injustice entre générations s’ajoute à l’injustice sociale

Communiqué des députés communistes - 11 décembre 2019 

Ce matin, le Premier Ministre a dévoilé l’architecture de la réforme des retraites qui sera débattue au Parlement à compter de février 2020.

Cette réforme n’est qu’un copié-décalé du rapport Delevoye remis en juillet 2019. Toutes les mesures régressives de ce rapport sont ainsi confirmées.

L’instauration d’un système à points dans lequel la retraite sera calculée sur l’ensemble de la carrière, au lieu des meilleures années, conduira à une baisse universelle des pensions, pour les salariés du privé comme pour les fonctionnaires. Il faudra travailler plus longtemps, jusqu’à 64 ans, pour disposer d’une retraite sans décote. Les possibilités de départs anticipés pour les emplois pénibles dans le secteur public seront supprimées comme le seront les droits spéciaux reconnus à certaines professions.

A cette injustice sociale, s’ajoute l’injustice générationnelle.

Loin d’être universelle, cette réforme crée de multiples exceptions et oppose les générations entre elles en remettant en cause le principe de la répartition selon lequel les travailleurs financent les pensions actuelles des retraités. Si les personnes nées avant 1975 ne sont pas concernées par l’introduction de la retraite à points, elles seront impactées dès 2022 par l’entrée en vigueur de l’âge d’équilibre. Pour tous les autres, nés à compter de 1975, le projet s’appliquera.

Cet étalement dans le temps de l’application de la réforme révèle finalement toute sa nocivité. Si cette réforme était si bonne, pourquoi ne pas l’appliquer à tous et tout de suite ?

Le Premier ministre nous avait promis qu’il ne ferait pas « d’annonces magiques », il s’est néanmoins livré à un mauvais tour de prestidigitateur. Il nous a vendu une réforme, « plus simple, plus juste, pour tous » et a sorti de son chapeau une réforme incompréhensible, injuste et profitable aux seuls fonds de pension.

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2019/12/reforme-des-retraites-l-injustice-entre-generations-s-ajoute-a-l-injustice-sociale-communique-des-deputes-communistes-11-decembre-20

 

Un nouveau directeur général pour Verlingue

Gilles Bénéplanc sera directeur général du groupe Adelaïde et directeur général de Verlingue.
Gilles Bénéplanc sera directeur général du groupe Adelaïde et directeur général de Verlingue. (Phot DR)

Gilles Bénéplanc va rejoindre en janvier 2020 la holding familiale Adelaïde, qui réunit les courtiers Verlingue, Génération et Coverlife, en tant que directeur général du groupe et directeur général de Verlingue. Il succédera à Éric Maumy, qui était directeur général depuis 2005 et qui a quitté le groupe quimpérois en août dernier. Actuel directeur général de Gras Savoye, Gilles Bénéplanc aura pour « objectif de piloter l’ambitieux plan de développement et de transformation, dans un contexte de forte croissance », explique le groupe quimpérois dans un communiqué.

Le groupe s’est fixé comme objectif : doubler de taille à l’horizon 2022. Ces trois dernières années, Verlingue a connu une croissance de plus de 40 % pour atteindre un chiffre d’affaires de 166 M€ et un montant de primes négociées de deux milliards d’euros. Il aura aussi pour mission de préparer Benjamin Verlingue à prendre dans les meilleures conditions, la direction du Groupe en temps voulu. Par ailleurs, Jean-Marc Esvant deviendra à partir de début janvier directeur général adjoint du courtier en assurances.

https://www.letelegramme.fr/economie/un-nouveau-directeur-general-pour-verlingue-12-12-2019-12456739.php

 

41 points à l’ordre du jour du conseil municipal de mardi

Le dernier conseil municipal de l’année se tiendra ce mardi 17 décembre, à 18 h 30, à l’hôtel de ville. 41 points sont à l’ordre du jour de cette réunion qui sera essentiellement consacrée au vote du budget primitif 2020. Parmi les autres délibérations soumises au vote : le renouvellement de la convention entre la ville et l’association Wart, organisatrice, notamment, du festival Panoramas ; le transfert d’activité privé/public stationnement (création d’emplois permanents) ou des demandes de subventions pour le musée.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/41-points-a-l-ordre-du-jour-du-conseil-municipal-de-mardi-12-12-2019-12456726.php

 

Un « Flash Mob » gavotte sur la place des Otages

Samedi 14 décembre, Kendalc’h 29 et les Korollerien Montroulez organiseront un « Flash Mob gavotte » place des Otages.
Samedi 14 décembre, Kendalc’h 29 et les Korollerien Montroulez organiseront un « Flash Mob gavotte » place des Otages.

À 10 h, samedi 14 décembre, Kendalc’h 29 et les Korollerien Montroulez vous convient à un « Flash Mob gavotte », ce qu’on pourrait traduire par une mobilisation express dédiée à cette danse bretonne. Soyez ponctuels, car ça ne durera qu’une petite vingtaine de minutes ! Ça se passera près du kiosque de la place des Otages, mais pas que, car il y aura un flash mob dans toutes les villes du Finistère dans lesquelles existe un cercle de danses celtiques. Contact : Korollerien Montroulez, tél. 02 98 79 71 58.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/les-korollerien-montroulez-organisent-un-flash-mob-12-12-2019-12456718.php

 

L’antenne-relais de Locronan conserve son autorisation

L’antenne-relais de Locronan conserve son autorisation
(Photo illustration Claude Prigent/le Télégramme)

Pour le Conseil d’État, le maire de Locronan ne pouvait pas revenir sur sa décision d’autoriser l’installation de cette antenne-relais de 40 mètres de haut.

Le feuilleton de l’antenne-relais que veut installer l’opérateur de télécommunications Orange à Locronan (22), à Ty-Nevez Leustec, rebondit de nouveau. Autorisée par le maire de la commune le 13 février 2019 avant que l’édile se rétracte au mois d’avril suivant, l’antenne-relais est au cœur d’un bel imbroglio. Orange conteste cette volte-face de l’élu qui estime pour sa part qu’il était dans son droit en annulant son propre arrêté de « non-opposition » aux travaux.

Dernier épisode en date, le juge des référés du tribunal administratif de Rennes, saisi par l’opérateur, a transmis au Conseil d’État une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). La mairie de Locronan remettait en cause l’article 22 de la loi Élan (1), qui dispose qu’« à titre expérimental, et jusqu’au 31 décembre 2022, les décisions d’urbanisme autorisant ou ne s’opposant pas à l’implantation d’antennes de radiotéléphonie mobile ne peuvent pas être retirées ». Dans une décision rendue ce mercredi, les juges du Conseil d’État ont considéré qu’il n’y avait dans ce texte aucune atteinte susceptible de censurer l’article 22 en le soumettant aux juges constitutionnels. La mairie de Locronan a donc été renvoyée dans ses cordes. Mais le feuilleton de l’antenne-relais n’en est pas pour autant terminé.

(1) : Loi portant Évolution du Logement de l’Aménagement et du Numérique.

https://www.letelegramme.fr/bretagne/l-antenne-relais-de-locronan-conserve-son-autorisation-12-12-2019-12456682.php

 

L’Amicale de boules plombées se repose jusqu’au 12 janvier

La situation de l’amicale est parfaitement équilibrée.
La situation de l’amicale est parfaitement équilibrée.

L’Amicale des boules plombées a tenu son assemblée générale vendredi 6 décembre à la salle Kasino. Forte de 41 adhérents, elle a enregistré la participation de 290 joueurs aux six concours organisés sur l’année. La carte d’adhésion de la Fédération est fixée à 10 €, le premier concours de l’année 2020 est fixé au 12 janvier. Le bureau a été reconduit : président d’honneur, Bernard Silliau ; président, Jean-Michel Paul ; vice-président, Louis Thomas ; trésorière, Odette Berric ; trésorier adjoint, Thierry Faccenda ; secrétaire, Éric Le Jeune ; secrétaire adjoint, Alain Bizien.

https://www.letelegramme.fr/finistere/saint-jean-du-doigt/l-amicale-de-boules-plombees-se-repose-jusqu-au-12-janvier-12-12-2019-12456467.php

 

Un cortège réduit contre la réforme des retraites

Un cortège de 230 personnes a défilé dans les rues de Morlaix pour protester contre le projet de réforme des retraites.
Un cortège de 230 personnes a défilé dans les rues de Morlaix pour protester contre le projet de réforme des retraites. (Le Télégramme/Yann Clochard)

Pour cette troisième journée de mobilisation, environ 230 personnes ont défilé dans les rues de Morlaix, jeudi 12 décembre, contre le projet de réforme des retraites.

Les slogans, les manifestants commencent à les connaître par cœur. « Macron, Macron, ta retraite à points, on n’en veut point ». C’était celui du jour, à Morlaix. L’intersyndical du Finistère avait donné rendez-vous place des Otages, ce jeudi 12 décembre, à 11 h. La foule s’est resserrée peu à peu autour du kiosque pour écouter les discours de deux représentants des syndicats. Mais elle était moins dense que lors des précédents mouvements, notamment celui du 5 décembre. « Ce n’est pas la prise de parole du Premier ministre qui nous fera changer d’avis, a déclaré Julien Tanguy, secrétaire général de l’union locale CGT du Pays de Morlaix. Nous appelons à poursuivre et amplifier la grève ».

Vers 11 h 30, un cortège de près de 230 personnes est parti de la place des Otages. On retrouvait les syndicats de la CGT, FO, FSU, Solidaire, des Gilets jaunes, des membres du PCF et de la France insoumise ou encore la gauche indépendantiste bretonne. Les manifestants ont fait le tour de la mairie avant de se diriger vers la place Charles-de-Gaulle. Certains sont restés sur le rond-point, bloquant pendant quelques minutes la circulation. De nouvelles actions pourraient avoir lieu ce week-end. Mais les syndicats appelaient notamment à se joindre à la mobilisation du 17 décembre.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/un-cortege-reduit-contre-la-reforme-des-retraites-12-12-2019-12456440.php

 

Ouest-France

Morlaix. 200 personnes mobilisées jeudi 12 décembre contre la réforme des retraites

Publié le 12/12/2019

L’intersyndicale de Morlaix avait appelé à la mobilisation jeudi 12 décembre. Près de 200 personnes ont manifesté.

Deux cents personnes ont défilé malgré la pluie | OUEST-FRANCE

Près de deux cents personnes ont répondu à l’appel à la mobilisation de l’intersyndicale de Morlaix, jeudi 12 décembre, au niveau du kiosque place des Otages, en fin de matinée. Malgré la pluie, le cortège a fait le tour de l’hôtel de ville pour rallier la place de Gaulle. La mobilisation annoncée pour mardi 17 décembre est déjà dans les têtes. « La prise de parole du Premier ministre n’a pas changé les choses, au contraire. Il faut faire de cette journée une mobilisation massive », a indiqué un délégué syndical.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-200-personnes-mobilisees-jeudi-12-decembre-contre-la-reforme-des-retraites-6651023

 

Ouest-France

Brest. Manifestation du 12 décembre à Brest. 1 500 personnes bravent la pluie et le gouvernement

Publié le 12/12/2019

Malgré la pluie, environ 1 500 personnes manifestent à Brest (Finistère), ce jeudi matin 12 décembre, contre le projet de réforme des retraites. Leur slogan : « En grève jusqu’à la retraite. »

La CGT mène le cortège d’environ 1 500 manifestants, ce jeudi matin 12 décembre, à Brest.

La CGT mène le cortège d’environ 1 500 manifestants, ce jeudi matin 12 décembre, à Brest. | OUEST-FRANCE

Environ 1 500 personnes étaient présentes dans le cortège, ce jeudi 12 décembre, quand il est parti de la place de la Liberté, à Brest (Finistère), vers 11 h 30. Le syndicat CGT menait cette nouvelle manifestation contre le projet de réforme des retraites. Dans une ambiance calme, les manifestants empruntent la rue Jean-Jaurès, puis la rue Duquesne, avant de revenir vers la place de la Liberté. Ils bloquent la circulation des voitures et des trams.

Dans le cortège, on peut voir de nombreux parapluies, des drapeaux de la CGT et du syndicat FO, ainsi que des fumigènes et quelques pétards. Le slogan des manifestants : « En grève jusqu’à la retraite. »

C’est la 3e manifestation contre les retraites qui se déroule à Brest. La première, jeudi 5 décembre, avait rassemblé entre 10 000 et 15 000 personnes, une marée humaine que l’on n’avait pas vue depuis longtemps. La deuxième, mardi 10 décembre, avait été écourtée à cause de la mauvaise météo. Elle avait réuni 1 300 personnes selon la police.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/manifestation-du-12-decembre-brest-1-500-personnes-bravent-la-pluie-et-le-gouvernement-6650986

 

Boulangers de père en fils chez les Canévet

Pour Philippe Canévet (à gauche), la retraite a été un soulagement : « Yves (à droite) est le chef mais cette entreprise reste mon bébé. Je m’endors en y pensant, mais sans le stress maint
Pour Philippe Canévet (à gauche), la retraite a été un soulagement : « Yves (à droite) est le chef mais cette entreprise reste mon bébé. Je m’endors en y pensant, mais sans le stress maintenant ». (Le Télégramme/Cécile Renouard)

Fondée en 1986, la boulangerie Canévet, spécialisée dans les pains bio au levain naturel cuits au feu de bois, ne cesse de se développer. À sa tête, Yves, âgé de 38 ans, qui a repris l’entreprise de son père, Philippe, il y a quatre ans et demi.

L’odeur du pain chaud imprègne la boulangerie Canévet située dans la zone industrielle de la gare de Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner. Elle accompagne les pas jusqu’au bureau d’Yves, le patron de 38 ans, second du nom. Et en attendant l’arrivée du créateur, son père, à la retraite depuis quatre ans et demi, le chef d’entreprise, père de quatre enfants, confie ses souvenirs. « J’ai toujours baigné dans cette entreprise depuis que je suis tout petit ». À l’époque de sa fondation, en 1986, il avait cinq ans. L’enfant, en grandissant, est sollicité pour « graisser les moules à pain », « passer le pain au boulanger » puis, plus tard, « trancher le pain » ou « aider au marché ». Un coup de pouce qu’il continue à faire encore aujourd’hui, en étant à la tête de 30 salariés.

« Quand Yves est venu me voir, ça a été un soulagement »

Le père, Philippe, entre alors, souriant et énergique, avec son caractère peut-être un peu « père fouettard », comme il le qualifie avant de se justifier. « Quand on est créateur d’une entreprise, il faut l’être : avoir du caractère quand on défriche et éviter qu’on nous la fasse deux fois à l’envers ».
Il s’assoit et commence à raconter leur histoire, la transmission de l’entreprise. « Je n’avais jamais pensé qu’un de mes trois fils puisse la reprendre. Mais quand Yves [ingénieur] est venu me voir, ça a été un soulagement. J’étais sur les rotules. Je m’interrogeais sur l’avenir de mon bébé, mes salariés se demandaient à quelle sauce ils allaient être mangés et les clients se questionnaient ». C’était il y a cinq ans.

Le déclic du fils au retour d’un voyage

Yves, le fils ingénieur formé aux énergies renouvelable, avec dix ans d’expérience derrière lui, revient alors d’un séjour à la montagne avec « un déclic » : « reprendre l’entreprise familiale, ne pas la laisser partir ». « J’avais en mémoire toute l’énergie mise dans cette entreprise et je suivais aussi les efforts de mon père depuis plus de deux ans pour trouver un repreneur qui convienne à l’entreprise ». « Et non pas un financier ». Entreprise pour qui il a lui-même d’ailleurs beaucoup travaillé à la sortie de ses études en concevant en partie le grand local de la boulangerie entre 2005 et 2008.

Après cet échange historique entre père et fils, l’affaire s’effectue en cohérence avec la fratrie. Et depuis, Yves poursuit l’aventure, mû par une valeur : « faire un pain bio qui nourrit, qui soit bon pour la planète et la santé ».

Un chiffre d’affaires augmenté de 50 %

En plus de quatre ans, son chiffre d’affaires a augmenté de 50 % pour atteindre 2 millions d’euros, et ses salariés sont passés de 22 à 30. « Le marché est porteur », justifie-t-il avant de regarder vers l’avenir et les projets réfléchis toujours en concertation avec son père. Comme « un nouveau concept énergétique pour une boulangerie spéciale développement durable ». Ou encore « aider au développement des filières céréalières locales en bio ». Car l’entreprise qui a besoin de 500 tonnes de céréales (épeautre, blé, seigle, sarrasin, blé noir, engrain) par an les fait venir de Normandie, Picardie, Charente. Un enjeu de taille pour le fils comme pour le père, car cette matière première, c’est la base du succès de leurs pains. Une qualité qui est un enjeu quotidien. Et qui anime tous les jours encore la retraite de Philippe Canévet. « Je vais chercher tous les jours mon pain à Concarneau » pour « vérifier. Au besoin, j’appelle pour tirer la sonnette d’alarme ».

https://www.letelegramme.fr/dossiers/ils-ont-repris-lentreprise-familiale/boulangers-de-pere-en-fils-chez-les-canevet-12-12-2019-12456337.php

 

Britanniques de Bretagne : front uni contre Boris Johnson

(De gauche à droite) Lesley, Elisabeth Kirby et Immanuel Brooks, qui ne voteront pas pour Boris Johnson, sont très inquiets du résultat des élections législatives au Royaume Uni, ce jeudi.
(De gauche à droite) Lesley, Elisabeth Kirby et Immanuel Brooks, qui ne voteront pas pour Boris Johnson, sont très inquiets du résultat des élections législatives au Royaume Uni, ce jeudi. (Photo Hervé Queillé)

Trois sensibilités politiques différentes, mais un même rejet du Brexit. Lesley, Elisabeth et Immanuel, Britanniques vivant en Centre-Bretagne, vont voter contre Boris Johnson.

Il y a de la révolution dans l’air. Du moins chez Lesley, qui réside en Centre-Bretagne mais qui ne souhaite pas que son nom de famille et sa commune de résidence soient publiés. Pour la première fois, à l’âge de 56 ans, cette conservatrice va voter pour le Labour Party ! Ou, plus exactement, contre Boris Johnson « pour éviter le Brexit ».

Éviter un Brexit dur

« Je n’aime ni le Labour, ni son leader, Jeremy Corbyn, mais je pense que c’est la meilleure chance si on veut éviter de sortir de l’Europe, en tout cas sans accord », confie la Britannique, avec un sourire un peu contraint. Il n’est pas évident de renier un attachement de plusieurs dizaines d’années aux conservateurs et à… Margaret Thatcher : « J’admire beaucoup cette femme de caractère et indépendante. J’ai commencé à travailler à l’âge de 16 ans, quand elle est arrivée au pouvoir, et elle m‘a beaucoup inspirée ». Mais, cette fois, il y a péril en la demeure : « Il faut à tout prix éviter un Brexit dur. Le Royaume-Uni est désormais un petit pays et ne peut pas survivre seul », affirme Lesley.

L’espoir d’un nouveau référendum

Immanuel Brooks, 62 ans, habite à Laniscat (22). Il va, lui aussi, voter pour le Labour. Logique, il a toujours voté pour les travaillistes. Immanuel est en colère car il aurait dû voter par correspondance mais n’a pas reçu son bulletin, contrairement à son épouse. En colère aussi contre la politique ultralibérale de Boris Johnson et ses propos xénophobes. Par ailleurs, en Européen convaincu, Immanuel partage le sentiment de sa compatriote, Lesley. Il pense que Jeremy Corbyn ne ferait pas un bon Premier ministre mais il approuve sa proposition d’un nouvel accord de divorce basé sur une forme d’union douanière avec l’Union européenne qui serait soumis à un référendum : « Ce serait une chance car ce référendum poserait également l’option de rester dans l’Union. Et, cette fois, le camp du maintien dans l’union l’emporterait sans doute grâce aux jeunes générations qui n’ont pas pu voter en 2016. Par ailleurs, en trois ans, les Britanniques ont pu se rendre compte des conséquences désastreuses d’un Brexit ».

Lib Dems : pas assez forts ?

Mais pourquoi ne pas voter directement pour le Lib Dems (les libéraux démocrates), qui se prononce clairement contre le Brexit ? « Ce petit parti n’a pas assez de poids pour faire la différence », répondent Lesley et Immanuel. En revanche, Elisabeth Kirby, 55 ans, de Sainte-Tréphine (22), ex-conservatrice « qui ne fait pas confiance à Boris Johnson », va voter pour les libéraux. « Ce parti domine dans ma circonscription en Grande-Bretagne. Et, en tant qu’infirmière, le système de santé prôné par les conservateurs et le Labour ne me convient pas. Ils ne connaissent que l’austérité au service des plus aisés ».

Question de survie

Mais les trois Britanniques sont inquiets. Ils craignent qu’une partie des adhérents du Labour ne se tournent vers le Brexit Party de Nigel Farage qui prône une sortie sans accord. Ce qui pourrait favoriser l’élection de Johnson, le « scénario du pire », estiment-ils. Question de conviction mais aussi de survie pour beaucoup de résidents britanniques en Bretagne : « Pour beaucoup d’entre nous, le montant des retraites anglaises est insuffisant pour obtenir la carte de séjour en France ».

Vos réactions

Guy Autine 12 Décembre 2019 à 08h29

Les Britanniques qui vivent en Bretagne ont choisi de vivre loin de leur pays et il devrait avoir la décence de ne pas faire de commentaires publics sur la politique intérieure d'un pays qu'ils ont choisi de quitter.. cela par respect envers notre pays d'abord, et le leur ensuite. dernière considération, on ne parle et on n'entend parler que des Britanniques qui sont adversaires du brexit, presque chaque semaine à croire que pas un seul Britannique n'a jamais voté en faveur de cette séparation ? De qui se moque-t-on ? Pourquoi ne leur donne donc pas la parole car il y en a aussi en France et aussi en Bretagne ! Trois Britanniques opposés au brexit, comme par hasard, ce n'est en rien représentatif de l'opinion Britannique en général !

https://www.letelegramme.fr/bretagne/britanniques-de-bretagne-front-uni-contre-boris-johnson-12-12-2019-12455809.php

 

Ouest-France

Morlaix. Peut-on se passer de papier pour emballer ses cadeaux ?

Publié le 12/12/2019

Noël se rapproche… Et qui dit Noël, dit souvent cadeaux. Pour les emballer, est-ce une bonne idée de remplacer le traditionnel papier par de jolis tissus pour limiter la production de déchets ?

Les furoshikis s’adaptent à toutes les tailles de cadeaux. | DR

« Bien sûr que oui, répond Nadège Le Men-Rigous, couturière installée à Pleyber-Christ. Notamment grâce à la technique japonaise du furoshiki. » Dans ce pays, il est commun d’utiliser des tissus pour transporter des objets ou offrir des présents.

« On part toujours d’une base carrée, et ensuite il y a plein de pliages possibles selon la forme du cadeau », précise Nadège Le Men-Rigous, qui a participé au défi « Famille zéro déchet », piloté par Morlaix communauté.

Même pas besoin d’utiliser des liens : tout se fait avec des nœuds ! Les personnes qui ne savent pas coudre peuvent utiliser des ciseaux crantés pour éviter que le tissu s’effiloche. Celui-ci peut ensuite être rendu à la personne, ou réutilisé.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-peut-se-passer-de-papier-pour-emballer-ses-cadeaux-6650798

 

Les trois dilemmes du « Green Deal » européen

« Je veux réussir ce Green Deal qui deviendra notre stratégie de croissance », a insisté Ursula von der Leyen.
« Je veux réussir ce Green Deal qui deviendra notre stratégie de croissance », a insisté Ursula von der Leyen. (Photo EPA)

Qui aurait cru qu’une présidente démocrate-chrétienne de la Commission européenne, venant d’un pays, l’Allemagne, où le lobby automobile règne en maître et les centrales au charbon et au gaz restent nombreuses, en ferait le clou de son programme à cinq ans ? Ursula von der Leyen l’a pourtant confirmé : son « Green Deal » sera « la nouvelle stratégie de croissance » de l’Union avec, en ligne de mire, la « neutralité carbone » en 2050 et une réduction des émissions de -55 % d’ici à 2030. Un virage radical qui crée des dilemmes, lui ont rappelé, mercredi, les députés européens.

L’argent.

Comment être plus écolo sans s’endetter davantage, ni sacrifier la liberté d’entreprendre et de consommer ? En « fléchant » le plus de moyens publics disponibles possibles et en encourageant les investisseurs à se « mettre au vert ». La Commission chiffre à 260 milliards d’euros les investissements nécessaires, d’ici à 2030, et propose un « fonds de transition ». Un signal donné, notamment, à la Pologne qui brûle énormément de charbon pour son électricité. Également sur la table : des investissements massifs dans le transport ferroviaire, maritime et fluvial pour réduire de trois quarts le fret par camion.

Le social.

Comment ne pas léser les moins riches ? L’expérience désastreuse de la « taxe carbone » française, à l’origine du mouvement des gilets jaunes, a été mentionnée à plusieurs reprises dans les rangs de la gauche. « Si cette transition est riche en créations d’emplois, elle va aussi en détruire », a rappelé le vice-président du groupe des Verts, Philippe Lamberts. « Les plus défavorisés ne doivent pas être les plus impactés », a ajouté la présidente du groupe socialiste, Iratxe Garcia. Bruxelles annonce, par exemple, une « vague de rénovation » des logements pour les 50 millions d’Européens qui ont du mal à se chauffer.

La concurrence mondiale.

Comment faire pour que ces efforts des Européens ne soient pas annulés ou même contre-productifs, si les Chinois ou les Américains, qui émettent beaucoup plus de CO2, ne suivent pas ? Ursula von der Leyen assume qu’il faille « donner l’exemple », mais elle prévoit aussi de se défendre contre la concurrence déloyale en surtaxant les produits importés, comme l’acier chinois, à concurrence des émissions qu’ils ont entraînées dans leur pays de production.

Les choses ne changeront « pas du jour au lendemain ». La transition « exigera du temps, du soutien et de la solidarité », mais c’est « la bonne chose à faire », a souligné la présidente de la Commission, qui se donne quelques mois pour préparer sa « loi climat ».

https://www.letelegramme.fr/debats/les-trois-dilemmes-du-green-deal-europeen-12-12-2019-12456066.php

 

Le feu aux poudres

Ma porte est ouverte, ma main est tendue. Sitôt dévoilé son projet, Édouard Philippe a pris la mesure du rejet syndical quasi unanime que suscite sa réforme des retraites. Rebaptisé âge d’équilibre, les opposants n’entendent pas se faire dicter un âge pivot à 64 ans à partir duquel la retraite serait perçue à taux plein. L’âge pivot, c’est, en fait, l’allumette qui met le feu aux poudres. Droit dans ses bottes, ferme sur le fond, rond sur la forme, intransigeant sur le principe de l’équilibre financier, le mérite de Philippe est déjà d’être sorti de l’ambiguïté qui a pourri l’itinéraire de la réforme. Le temps du système universel est venu. Les régimes spéciaux seront, progressivement, supprimés. Et il faudra donc bien travailler plus longtemps.

Moyennant quoi, le gouvernement ne pouvait espérer rallier les réformistes de la CFDT et de l’Unsa, pourtant favorables - c’est tout le paradoxe de l’affaire - à la réforme universelle. La ligne rouge a été franchie, tranche Laurent Berger ! Jeu de rôles, postures, anathèmes : la crispation est logiquement à son paroxysme, après deux années de palabres qui n’ont convaincu que le Medef. L’unité syndicale reconstituée, les organisations promettent de durcir la grève à la RATP et à la SNCF. Dans la bataille de l’opinion qui s’engage, le gouvernement, lui, table sur une kyrielle de concessions - de la pénibilité aux petites retraites, en passant par les pensions des femmes, mères de famille - et les périodes de transition, pour convaincre de sa bonne foi. Aux syndicats, dubitatifs, il entend même confier la patate chaude du pilotage du retour à l’équilibre et de la valeur du point, sous contrôle du Parlement. Dans l’armoire de la réforme, manque l’essentiel : la confiance.

Vos réactions

Evariste Malfroquet 12 Décembre 2019 à 06h51

Le seul élément positif d'intérêt général de cette réforme d'inspiration socialiste (Piketty/Bozio/Aghion/Pisay-Ferry) est l'instauration d'un âge d'équilibre ou pivot, mesure de bon sens, qui rapproche un peu la France des autres pays européens. Tout le reste n'est qu'une nouvelle usine à gaz, car à vouloir ménager la chèvre et le chou, on en arrive à un système d'une telle complexité qu'une chatte n'y retrouverait pas ses petits, avec des cas particuliers, des compensations qui vont coûter un pognon dingue, une coexistence de systèmes en fonction des âges, des inégalités persistantes, et des traites sur l'avenir car on se demande bien comment tout cela sera financé, alors que l'équilibre actuel est déjà pour le moins précaire. Et le comble du cynisme est atteint lorsque le premier ministre déclare que cette réforme ne fera que des gagnants. Et, à ne pas en croire ces oreilles, à peine avait il terminé son intervention, qu'il ouvrait la porte à de nouvelles concessions ! Bref, mauvais scénario, mauvais casting, mauvais réalisateur, mauvais film, et le bide assuré ! Une histoire de fous, qui va encore dégrader la situation économique du pays, de ses habitants et renforcer les antagonismes !

https://www.letelegramme.fr/debats/le-feu-aux-poudres-11-12-2019-12456094.php

 

Le choix de l’impasse

Laurent Berger a annoncé la couleur. La CFDT (et avec elle l’Unsa) est favorable au principe de la retraite universelle par points, mais elle fixe une ligne rouge : pas de mesure d’âge faisant intervenir des considérations comptables avant l’aspect systémique. Il a eu droit à un bras d’honneur du Premier ministre. Celui-ci, après avoir dit tout le bien qu’il pensait des syndicats, a démontré le peu de cas qu’il en fait, en annonçant un « âge d’équilibre » à 64 ans, à partir duquel il sera possible de toucher une retraite sans décote. Il s’est donc délibérément aliéné ceux qui étaient encore disposés au dialogue. Y ajoutant une bonne dose de cynisme, en disant, peu après, devant les sénateurs, « sa porte est ouverte, sa main tendue ».

« Technocratie comptable », s’indigne Laurent Berger. « La promesse du Président », poursuit-il, « était une promesse de justice. Cette mesure est injuste, d’abord pour ceux qui ont commencé jeunes ». Et de souligner d’autres insuffisances dans les annonces d’Édouard Philippe, notamment sur la prise en compte de la pénibilité et sur les minimums contributifs. Résultat, la CFDT sera au côté de l’ensemble des syndicats, pour la journée d’action, mardi prochain.

Édouard Philippe ne pouvait pas ignorer les conséquences de sa décision. Pensait-il sa popularité encore suffisante pour rallier l’opinion publique à sa réforme, en passant au-dessus des épaules des partenaires sociaux et en désignant les supposés privilèges des « régimes spéciaux » ? C’était faire le choix de l’impasse. Il y est. Et pour sortir d’une impasse, il n’y a que la marche arrière.

Vos réactions

Guy Autine 12 Décembre 2019 à 08h21

À mon avis, l'argument de l'augmentation de la durée de vie, ne tient pas. Ce qu'il faudrait dire, ce dont il faudrait parler c'est de la durée de vie en bonne santé, et c'est complètement différent .
L'être humain est ainsi fait, depuis ses origines, qu'après un certain nombre d'efforts, d'usure, de maladie ou d'accidents divers , son organisme est épuisé. Cette durée est invariable depuis la nuit des temps.
L'homme de 2019 arrivera à la soixantaine avec un organisme en état d'épuisement semblable à celui de l'homme préhistorique qui lui, mourait plus jeune parce qu'il vivait dans des conditions beaucoup plus dures et qu'il était victime de grandes épidémies entre autres. Mais s'il avait vécu jusqu'à 60 ans il aurait été épuisé de la même façon.
En général l'homme de 2019 arrivant à 60 ans à épuisé son capital énergétique, certains plus que d'autres. Certes la vie se prolonge au-delà de 60 ans et même bien au-delà en raison de tous les progrès de l'alimentation, de la médecine, de l'hygiène etc. mais ce n'est pas une vie d'un homme de 30 ans. Très souvent même c'estde la survie, médicalisée, avec tel ou tel problème plus ou moins lourd. Il est rare de trouver quelqu'un de plus de 60 ans qui ait et garde une santé de jeune homme et un esprit de jeune homme : ça n'existe pas ou peu. Ce n'est pas parce qu'on vit plus vieux actuellement que l'on vit plus vieux et en bonne santé. laisser croire cela est une escroquerie intellectuelle utilisée par le gouvernement .

Evariste Malfroquet 12 Décembre 2019 à 07h35

Mais pourquoi faudrait il toujours passer sous les fourches caudines des syndicats qui de manière générale ne sont plus représentatifs et ne défendent que des intérêts catégoriels ? Tout un chacun peut comprendre que l'espérance de vie augmentant, il est de simple bon sens d'allonger la durée de cotisations, si l'on veut préserver l'équilibre des régimes ? Le patron de la CFDT ignore t'il que les Allemands, par exemple, se dirigent progressivement vers les 67, et peut être les 69 ans ? Son syndicat s'est il insurgé, a t'il décrété le blocage du pays, lorsque Balladur à modifié unilatéralement et avec application immédiate les règles de calcul du privé, instaurant la référence aux 25 ans ? Se souvient il que la faute originelle en matière de retraite, que nous payons toujours, remonte à la gauche de 81, et à l'irresponsabilité de Mitterrand ! Il parait bien susceptible ce Berger !

https://www.letelegramme.fr/debats/le-choix-de-l-impasse-11-12-2019-12456086.php

 

« Tout le monde sera gagnant » : Édouard Philippe défend la réforme des retraites

Édouard Philippe sur le plateau du JT de 20 h sur TF1.
Édouard Philippe sur le plateau du JT de 20 h sur TF1. (AFP)

Sur le plateau du JT de 20 h sur TF1, ce mercredi soir, Édouard Philippe a défendu le projet de réforme des retraites.

Édouard Philippe s’est dit mercredi soir sur TF1 « ferme » sur le principe d’un système de retraites universel mais « pas fermé » à la discussion avec les organisations syndicales, toutes opposées à cette réforme. « Je suis ferme sur le principe (…) d’un système qui concernera tout le monde (…) véritablement universel », mais « je ne suis pas fermé et j’ai indiqué à l’ensemble des organisations sociales et syndicales qu’il y avait toute une série de points sur lesquels nous pouvions améliorer la réforme », a déclaré le Premier ministre dans le JT de 20 heures, évoquant notamment la prise en compte de la pénibilité et des droits familiaux.

Il a précisé qu’il dirait à Laurent Berger, le patron de la CFDT, « que nous avons, dans le régime universel auquel la CFDT est attachée, qu’elle veut créer depuis très longtemps, pris en compte beaucoup des demandes qu’il formule et qu’on peut les affiner ». « J’ai dit (aussi) que (…) si les partenaires sociaux qui croient au régime universel se mettent d’accord pour dire quel est le chemin qui permet d’arriver à l’équilibre (financier du système, ndlr), la trajectoire et les instruments, je prends ». « Mais je ne peux pas dire aux Français : il va y avoir du plus, il va y avoir des nouveaux droits sociaux et il y aura sans doute l’équilibre (…) mais je ne vais pas vous dire comment on va le faire », a développé M. Philippe.

Laurent Berger lui répond sur France 2

Laurent Berger a appelé au même moment, sur France 2, le gouvernement à faire marche arrière sur la mise en place d’un âge d’équilibre dès 2022. « Je réponds à l’ensemble des organisations syndicales que dans ce que j’ai proposé aujourd’hui, il y a un nombre considérable d’avancées, des progrès sociaux très nets. Nous les avons conçus ensemble, en les écoutant et en prenant en compte toute une série de choses importantes qu’ils avaient à dire. Et que nous allons continuer », a insisté M. Philippe.

Le Premier ministre a assuré que « tout le monde serait gagnant » avec la réforme, qui a suscité le rejet de tous les syndicats et partis d’opposition. Il a également dit qu’il s’attendait à ce que la réforme suscite une forte opposition : « personne n’imagine que lorsqu’on essaie de faire évoluer le système de retraite, lorsqu’on bouscule d’une certaine façon des situations qui sont bien établies (…) on va se heurter à des oppositions ».

Il s’y attendait d’autant plus lorsqu'« on dit des choses qui ne sont pas forcément agréables à entendre comme par exemple le fait que progressivement et sans brutalité, on va travailler un peu plus longtemps ». « Quand on dit ça, on n’est jamais très populaire, a-t-il ajouté. Et pourtant, les Français savent très bien qu’on va devoir travailler un peu plus longtemps, ils le font déjà ».

https://www.letelegramme.fr/france/tout-le-monde-sera-gagnant-edouard-philippe-defend-la-reforme-des-retraites-11-12-2019-12456071.php

 

 

« Une réforme qui oublie les retraités agricoles »

« Une réforme qui oublie les retraités agricoles »
(Photo François Destoc)

Parce que les retraités actuels sont les oubliés de la réforme, les annonces du Premier ministre ne satisfont qu’à moitié les agriculteurs

Une retraite minimale de 1 000 euros par mois pour les agriculteurs qui prendront leur retraite à partir de 2022 avec une carrière complète : telle est l’une des principales mesures annoncées par Édouard Philippe en faveur des agriculteurs. « C’est une bonne nouvelle puisque la date initialement prévue était 2025 », se félicite la FNSEA qui parle, dans un communiqué, « d’une réforme ambitieuse pour l’avenir ». De même, le syndicat agricole majoritaire estime que la confirmation d’un régime universel s’inscrit également dans une dynamique positive pour les agriculteurs « qui verront enfin les règles de calcul de leur pension se rapprocher de celles de leurs concitoyens ».

Toutefois, la FNSEA regrette que le Premier ministre n’ait pas apporté de réponse aux anciens exploitants. « C’est bien pour les retraités agricoles actuels que nous demandions la mise en place des 85 % du Smic, les 1 000 euros, financés par la solidarité nationale, comme l’est la retraite des cheminots ou des fonctionnaires », martèle, Jean Quéré, le président de la section Bretagne des anciens exploitants. Il rappelle que les retraites des agriculteurs sont les plus faibles de toutes les catégories socioprofessionnelles : 800 euros pour les hommes et 600 euros pour les femmes en moyenne.

Une retraite misérable

Pour la Coordination rurale, il est « mensonger de faire croire que les agriculteurs seront les gagnants d’une telle réforme ». Le deuxième syndicat agricole français considère cette réforme « profondément injuste » et qui est le signe « d’un manque de considération du gouvernement envers les agriculteurs ».

« Le Premier ministre a parlé des nouveaux visages de la précarité. Il en a cité plein, mais il n’a pas parlé des agriculteurs », déplore Véronique Le Floch, sa secrétaire générale, productrice de lait à Elliant (29. La Coordination rurale s’élève, par ailleurs, contre le principe de la cotisation minimale qui impose de payer des cotisations « sur des revenus inexistants ».

« En repoussant la date de mise en œuvre de la loi, le gouvernement fait en sorte que le nombre de retraités qui devront se contenter d’une retraite misérable va exploser », déplore, de son côté, Véronique Marchesseau, éleveuse à Langonnet (56) et secrétaire générale de la Confédération paysanne.

https://www.letelegramme.fr/france/une-reforme-qui-oublie-les-retraites-agricoles-11-12-2019-12456051.php

 

La panne Orange enfin réglée à l’hôpital de Morlaix

La panne Orange enfin réglée à l’hôpital de Morlaix
(Photo Claude Prigent)

Le centre hospitalier des Pays de Morlaix a été touché, mardi, par une importante panne sur le réseau Orange, qui a eu des répercussions sur sa téléphonie externe et son intranet. Alors qu’on pensait le problème réglé, il est de nouveau survenu ce mercredi. « Il s’agissait d’un problème de logiciel au cœur du réseau, qui mettait le système en défaut par intermittence, toutes les heures », renseigne l’opérateur. Qui a dû procéder au remplacement de plusieurs équipements. En début d’après-midi, « tout était rétabli, stabilisé, mais encore sous surveillance », ajoutent les services d’Orange. L’hôpital de Morlaix est donc de nouveau joignable.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/la-panne-orange-enfin-reglee-a-l-hopital-de-morlaix-11-12-2019-12456042.php

 

Balade de Noël dans le chantier du SE/cW, ce samedi

Une balade de Noël, gratuite et sur inscription, est organisée ce samedi 14 décembre, dans le chantier du SE/cW. Le rendez-vous est fixé devant la galerie du Léon, au 39 ter quai du Léon, à 14 h.

La visite, assurée par l’architecte en permanence débutera dans la cité de chantier par des explications du projet autour de la maquette et des documents graphiques. Les enfants sont les bienvenus.

La cité de chantier sera, par ailleurs, ouverte jusqu’à 18 h afin de profiter des derniers jours de l’exposition Matière Grise.

Pratique
Visite sur inscription à
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https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/balade-de-noel-dans-le-chantier-du-se-cw-ce-samedi-11-12-2019-12455811.php

 

Thomas Abjean dernier d’une lignée de pêcheurs

Pour Thomas Abjean, l’avenir de la pêche artisanale passe aussi par un changement de regard sur le métier. « La mer est notre deuxième maison. On ramasse le plastique, on fait attention aux poi
Pour Thomas Abjean, l’avenir de la pêche artisanale passe aussi par un changement de regard sur le métier. « La mer est notre deuxième maison. On ramasse le plastique, on fait attention aux poissons ». (Le Télégramme/Cécile Renouard)

Patron pêcheur de 28 ans, Thomas Abjean vient de prendre la suite de son père Gaël. Un métier passion pour lequel il travaille plus de 70 heures par semaine.

L’An Tuaz Coz est rentré plus tôt ce jour de décembre. À quai dans le port du Bloscon, à Roscoff, le ligneur fileyeur n’a plus qu’à son bord son jeune patron pêcheur, Thomas Abjean, 28 ans à venir. L’équipage est parti après « une journée araignées ». Malgré ses 11 heures de travail derrière lui, il a le regard droit, avec des yeux bleus qui ne plissent pas et qui font écho à tout l’environnement autour. Le fils de Gaël Abjean, connu de Moguériec à Roscoff chez les gens de mer, vient de prendre la suite de son père : « J’ai racheté le bateau le 29 novembre ».

4e génération de patron pêcheur

Une date historique qui marque aussi « la 4e génération de patron pêcheur » dans la famille. L’histoire aurait pu être différente. « Enfant, mon père ne me parlait pas des histoires de pêche ». Thomas sourit : « Je pense que ma mère ne voulait pas que je sois pêcheur ». Un métier réputé pour être « l’un des plus dangereux au monde, peut-être même le dernier ». Avec une mer « magique » mais aussi « effrayante avec ses tempêtes ». Les années passent… Et « en 2001, j’ai parlé à papa de la mer, lui ai dit que je voulais aller sur son bateau ». Thomas est alors un jeune ado qui découvre « ce métier, la liberté, le lever et le coucher du soleil, le poisson, l’imprévu, l’adrénaline »…

Transmission des valeurs et des « points »

Pendant des années, après le brevet, Thomas embarque à certaines périodes de pêche, compatibles avec ses études jusqu’à l’obtention du bac S. Et affronte « le mal de mer » car « le bateau est un milieu où tout est toujours en mouvement ». Il apprend de son père les essentiels : « L’amour de la mer, des gens de mer et du métier »… Mais aussi « de toujours porter un gilet », « de prendre soin de son dos ». Ou encore « ses points », précieux lieux de présence du poisson. Si Thomas choisit de passer un bac pro conduite et gestion des entreprises maritimes option pêche au Guilvinec, « la meilleure formation », il écoute toujours son père qui le pousse aussi à se former à la mécanique. Leur relation est très forte : « On s’appelle cinq-six fois par jour ». Même aujourd’hui, alors que Gaël s’apprête à prendre sa retraite. « Depuis ses 16 ans et demi, il n’a jamais été débarqué », ponctue son fils, admiratif.
Si la relève est assurée, Thomas ne sait pas quel sera l’avenir de la pêche pour les artisans pêcheurs comme lui. Avec les normes européennes. Avec les réformes. Avec la difficulté de recruter un équipage. Un sujet qui le fait réfléchir. « Si un jour, j’ai une fille ou un fils, j’aimerais qu’ils puissent choisir aussi ce métier. Mais moi, je ne sais même pas si je pourrai le faire toute ma vie ».

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/thomas-abjean-dernier-d-une-lignee-de-pecheurs-11-12-2019-12455796.php

 

Roman Polanski : « On essaie de faire de moi un monstre »

Roman Polanski est accusé de viol par une photographe française.
Roman Polanski est accusé de viol par une photographe française. (AFP)

Roman Polanski dément catégorique, dans un entretien à Parsi Match, les accusations de viol portées contre lui par une photographe française.

Le cinéaste Roman Polanski estime que l’« on essaie de faire de (lui) un monstre », dans sa première interview depuis une nouvelle accusation de viol de la part de la Française Valentine Monnier, où il affirme que « cette histoire est aberrante ». Dans cet entretien à paraître jeudi dans le magazine Paris Match, dont il fait la une, le réalisateur de 86 ans « nie absolument », comme il l’avait déjà fait par l’intermédiaire de son avocat, les accusations de Valentine Monnier. Cette photographe française affirme avoir été frappée et violée par Roman Polanski en 1975 en Suisse alors qu’elle avait dix-huit ans.

Affirmant se souvenir « à peine » de Valentine Monnier, le réalisateur franco-polonais dit « n’avoir évidemment aucun souvenir de ce qu’elle raconte, puisque c’est faux », selon des extraits de cette interview transmis par l’hebdomadaire à l’AFP. « Je le nie absolument », dit-il. « Son visage sur les photos publiées me dit quelque chose, pas plus. Elle raconte qu’une amie l’avait invitée à passer quelques jours chez moi, mais elle ne se souvient plus qui c’était ! C’est facile d’accuser quand tout est prescrit depuis des dizaines d’années, et lorsqu’on est certain qu’il ne peut y avoir de procédure judiciaire pour me disculper », poursuit-il.

« C’est délirant ! Je ne frappe pas les femmes ! »

Dans un témoignage publié début novembre dans Le Parisien, à quelques jours de la sortie du nouveau film de Roman Polanski « J’accuse », la photographe et ex-mannequin Valentine Monnier affirme qu’alors qu’elle était allée skier à Gstaad (Suisse) avec une jeune fille chez le cinéaste, celui-ci l’a « rouée de coups jusqu’à sa reddition » puis « violée en lui faisant subir toutes les vicissitudes » dans son chalet, après une descente en ski.

« C’est délirant ! Je ne frappe pas les femmes ! Sans doute les accusations de viol ne font plus assez sensation, il fallait en ajouter une couche », se défend Roman Polanski. « Elle raconte que je lui aurais demandé sur un télésiège : "Do you want to fuck ?" Pourquoi en anglais ? Elle prend à témoin trois de mes amis, présents au chalet : mon assistant Hercules Bellville, Gérard Brach et sa femme, Elizabeth. Les deux premiers sont morts, c’est commode, ils ne peuvent plus confirmer ni réfuter les propos qu’elle leur prête. Quant à Mme Brach, le journal ne l’a pas trouvée », poursuit le cinéaste, qui affirme que « cette histoire est aberrante ».

Les accusations de Valentine Monnier s’ajoutent à celles d’autres femmes ces dernières années contre Roman Polanski, toujours poursuivi par la justice américaine pour relations sexuelles illégales avec une mineure en 1977. « Depuis des années, on essaie de faire de moi un monstre », estime le réalisateur. « Je me suis habitué à la calomnie, ma peau s’est épaissie, endurcie comme une carapace. Mais pour mes enfants, pour Emmanuelle (Seigner, sa femme, NDLR), c’est épouvantable », ajoute-t-il.

https://www.letelegramme.fr/france/roman-polanski-on-essaie-de-faire-de-moi-un-monstre-11-12-2019-12455691.php

 

Le groupe Bourbon bientôt repris par ses créanciers ?

Le groupe Bourbon bientôt repris par ses créanciers ?
(Mer Et Marine/DR)

Il ne reste plus qu’une seule offre pour la reprise du groupe Bourbon, géant français de l’offshore, plombé par une dette de 2,7 milliards d’euros.

Placé en redressement judiciaire en août dernier, le groupe Bourbon sera fixé sur son sort l’avant-veille de Noël. Le tribunal de commerce de Marseille a en effet mis sa décision en délibéré au 23 décembre. Il détaillera alors les modalités de reprise du groupe parapétrolier français, spécialisé dans les services maritimes, et plombé par une dette de 2,7 milliards d’euros. Après quatre mois de procédure, il ne reste désormais qu’une seule offre de reprise, celle émanant de ses principaux créanciers regroupés en un pool bancaire baptisé Société phocéenne de participation (SPP). On y trouve la Société générale, Natixis, Le Crédit mutuel-CIC, BNP Paribas, Le Crédit Lyonnais, Le Crédit agricole, auxquels il faut ajouter les créanciers chinois (dont notamment la banque ICBC) et internationaux.

La dette convertie en capital

L’offre de Jaccar, société de Jacques de Chateauvieux, actuel P-DG du groupe, a été retirée faute du soutien, jugé indispensable, de la banque chinoise ICBC, gros créancier de Bourbon mais également membre du pool présentant l’offre concurrente.

Deux autres offres, émanant du groupe français Peschaud et de l’américain Tidewater, avaient également été déposées mais seraient trop partielles pour pouvoir être retenues par le tribunal.

Selon un communiqué du groupe Bourbon, l’offre du pool bancaire SPP qui représente 75 % de la dette du groupe, prévoit l’achat de l’intégralité des actifs, de convertir 1,4 milliard d’euros de dettes en capital et 300 millions en obligations. Elle prévoit également un apport de liquidités de 150 millions d’euros dont 30 déblocables immédiatement.

Besoin urgent de cash

Car le temps presse pour le géant de l’offshore aux 31 filiales et 483 navires. 30 navires doivent effectuer leur arrêt technique au premier semestre 2020, ce qui nécessite plusieurs millions d’euros de cash. Concrètement, la Société phocéenne de participation doterait la société issue de la transaction d’un directoire formé par Gaël Bodénès et Thierry Hochoa, respectivement actuels directeur général et directeur général adjoint de la compagnie, et d’un conseil de surveillance. Leur mission ? Poursuivre le plan stratégique engagé dès février 2018 et baptisé #BourbonInMotion.

Une feuille de route

Il prévoit notamment une réorganisation des activités du groupe en trois filiales distinctes (Bourbon Marine & Logistics, Bourbon Subsea Services et Bourbon Mobility) et la poursuite de la digitalisation de la flotte. C’est tout l’objet programme « Smart shipping » qui doit connecter 132 navires Supply modernes (« smart fleet »). Avec à la clé, la promesse d’une réduction durable des coûts d’exploitation des navires. Reste à savoir si cette feuille de route convaincra le tribunal.

Articles complémentaires à lire sur Mer et Marine

https://www.letelegramme.fr/bretagne/mer/le-groupe-bourbon-bientot-repris-par-ses-creanciers-11-12-2019-12455631.php

 

Ouest-France

Morlaix. Grande vente de Noël aux Chiffonniers de la joie, ce week-end

Publié le 11/12/2019

À Morlaix (Finistère), le local des Chiffonniers de la joie sera ouvert en continu ce week-end, à l’occasion d’une grande vente de Noël.

La foule devrait se presser aux Chiffonniers de la joie, ce week-end, pour la traditionnelle vente de Noël. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

À Morlaix (Finistère), les locaux des Chiffonniers de la joie sont restés fermés toute la semaine, afin de préparer la grande vente de Noël de ce week-end. « Depuis plusieurs mois, nous mettons de côté nos plus beaux produits en vue de ces deux journées », explique Isabelle Oges, salariée aux Chiffonniers.

Vêtements, vaisselles, bijoux, livres, mais aussi des créations de l’atelier bois seront à vendre. Le magasin sera ouvert en continu, samedi 14 et dimanche 15 décembre, de 10 h à 18 h.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-grande-vente-de-noel-aux-chiffonniers-de-la-joie-ce-week-end-6649203

 

Ouest-France

Environnement. Prudence pour l’extraction de sable marin

Publié le 11/12/2019 Didier GOURIN

C’est ce que réclame le Ceser de Bretagne, le conseil économique, social et environnemental. Allusion au projet en baie de Lannion (Côtes-d’Armor) aujourd’hui stoppé.

Manifestation contre l’extraction de sable en baie de Lannion, plage de Tresmeur, à Trébeurden. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le projet d’extraction de sable marin en baie de Lannion (Côtes-d’Armor), aujourd’hui stoppé, a mis des milliers de manifestants dans les rues et sur les plages. Ils dénonçaient des atteintes, irrémédiables pour eux, à un environnement fragile. Le Ceser, le conseil économique, social et environnemental, l’une des assemblées consultatives du conseil régional, vient d’évoquer le sujet à l’occasion du nouveau plan régional des carrières.

Pas question de nier la nécessité de creuser le sol pour y trouver des matériaux de construction. La Bretagne continue d’accueillir de nouveaux habitants qui ont tous besoin d’un toit. Et extraire ces matériaux sur place évite de les faire venir de loin, avec toutes les conséquences néfastes pour l’environnement. C’est donc ce que souligne le Ceser au sujet de ce schéma régional des carrières : « Il s’inscrit dans une démarche d’approvisionnement durable et d’indépendance d’approvisionnement de la région en matériaux de carrières, dans un contexte de croissance démographique. »

Les souvenirs de Lannion et d’Erdeven

Plutôt un bon point donc. Pour autant, il rappelle aussi qu’une carrière et l’extraction de matériaux ne sont jamais neutres pour l’environnement. « Toute exploitation de carrière comporte, en effet, un risque d’atteinte sévère à la nature », ajoute le Ceser, en évoquant aussi l’extraction de sable marin, au large du littoral.

Allusion au projet en baie de Lannion, aujourd’hui stoppé, et à l’origine d’imposantes manifestations. Comme à celui, dans les années 2000, au large d’Erdeven (Morbihan). Il réclame la « plus grande prudence » à ce sujet. Il importe, plaide le Ceser, « de ne pas porter atteinte aux écosystèmes marins et littoraux. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/environnement-prudence-pour-l-extraction-de-sable-marin-6649200

 

Une liste d’union de gauche pour les municipales

Une partie de la liste d’union de gauche s’est dévoilée et invite celles et ceux qui veulent compléter la liste à prendre contact.
Une partie de la liste d’union de gauche s’est dévoilée et invite celles et ceux qui veulent compléter la liste à prendre contact.

Une liste d’union des forces de gauche existantes dans la commune est en construction pour les municipales de mars 2020. Les co-listiers annoncent d’ores et déjà quelques projets : des travaux sur les bâtiments vétustes de l’école du bourg afin de minimiser les pertes d’énergie en prévoyant une isolation par l’extérieur ; inciter et aider à l’installation d’un nouveau boulanger ; continuer à voir se développer la dynamique des associations ; mettre en valeur tous les quartiers sans restriction ; privilégier le circuit court et une alimentation bio dans les écoles ; envisager des solutions pour utiliser la matière première locale pour la chaufferie du bourg…

La « Liste de gauche sociale, écologiste et citoyenne » est constituée pour l’heure de quinze personnes sans tête de liste. Elle invite toutes celles et ceux qui visent le même objectif à venir compléter la liste. « Nous souhaitons que tous les quartiers de Plougonven soient représentés, de même que différentes professions et catégorie d’âge afin d’être présents sur tous les fronts ».

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougonven/une-liste-d-union-de-gauche-pour-les-municipales-11-12-2019-12455501.php

 

Danièle Bovin, une vie loin des ondes

Danièle Bovin a été déclarée électrosensible par un médecin en 2017. Sans possibilité de traitement, elle vit loin des ondes, en zone blanche.
Danièle Bovin a été déclarée électrosensible par un médecin en 2017. Sans possibilité de traitement, elle vit loin des ondes, en zone blanche. (Photo Céline Le Strat)

Danièle Bovin déposera, ce mercredi, au tribunal de Lorient, au nom d’un collectif, une plainte contre Enedis pour l’installation d’un compteur Linky. Elle est électrosensible au point de vivre dans une caravane en bordure de forêt de Pont-Calleck.

« Vous avez un téléphone portable ? Vous pouvez l’éteindre s’il vous plaît ? ». Cela fait quelques kilomètres, déjà, que le réseau n’affiche aucun service « mais c’est encore pire car le téléphone cherche du réseau ». Et les ondes, Danièle Bovin, 61 ans, dit les détecter tel un radar. Et elle est électrosensible, depuis 2007, et c’est dix ans plus tard qu’un médecin Nantais a officiellement confirmé qu’elle présentait « un syndrome d’hypersensibilité aux champs électromagnétiques » suivi de la mention « aucun traitement à proposer ».

Cloque dans les yeux, arythmie, maux de tête

Depuis le 13 octobre, elle vit dans une caravane, sur un parking, en bordure de la forêt de Pont-Calleck, sur la commune de Berné. Une zone blanche comme Danièle en rêve, le confort en moins. Pas de chauffage, pas de douche, encore moins de toilettes mais, ici, la sexagénaire n’est pas atteinte pas les ondes. Photo à l’appui, Danièle Bovin témoigne de ses maux au contact du wifi ou de la 4G : hémorragies conjonctivales, cloque de lymphe pour les yeux, arythmie et extrasystolie pour le cœur, maux de tête, de dents, problèmes articulaires, « une torture », qualifie-t-elle.

C’est après l’installation de boîtiers CPL dans sa maison de Lanester qu’elle constate les premiers symptômes. « Je ne dormais plus, j’avais des problèmes articulaires. Moi qui étais sportive et active, je restais couchée dans le canapé ».

Elle est mise sur la piste de l’électrosensibilité, deux ans plus tard. Elle déménage plusieurs fois, fait fonctionner ses installations en filaire mais le XXIe siècle la rattrape. « Il y a le wifi ou la 4G presque partout aujourd’hui », déplore-t-elle. Elle mène aussi le combat contre les compteurs Linky. Elle déposera, ce mercredi, au tribunal de Lorient, une plainte avec son collectif Citoyens éclairés après l’installation par Enedis du compteur intelligent chez une Lorientaise l’ayant refusé.

Danièle Bovin, électrosensible, vit, depuis le 13 octobre, dans une caravane, en bordure de la forêt de Pont-Calleck, pour rester loin des ondes. Elle se chauffe au système D. (Photo Céline Le Strat)

« C’est inhumain de nous traiter comme ça »

Danièle Bovin a été déclarée inapte, en novembre 2018, et vit avec une retraite de 860 euros par mois. Pas de quoi s’offrir une maison à 100 mètres du wifi, deux kilomètres d’une antenne relais ou des lignes à très haute tension. Avec une amie, elle aussi électrosensible, elles cherchent un lieu de vie en zone blanche « mais on a de mauvaise surprise. On croit que l’on a trouvé et puis on se rend compte de l’installation d’éoliennes en 2023 ».

Elle déplore l’inaction des pouvoirs publics en faveur des personnes électrosensibles. « 10 % de la population » serait touchée, selon elle. 5 % pour l’Anses. « On se sent comme en territoire ennemi, c’est inhumain de nous traiter comme ça, de nous couper du monde ». Lors de ses rares passages en ville, au milieu des ondes, elle s’équipe : « chapeau à fil d’argent, cape avec tissu blindé, mais ce n’est pas suffisant ». Elle sait qu’elle ne pourra pas rester éternellement sur le parking de la forêt de Pont-Calleck. « Non je n’ai rien à faire là. Mais je vais où ? ». Elle considère qu’il est urgent de créer des zones blanches, « avec la 5G, cela va être terrible ».

https://www.letelegramme.fr/bretagne/daniele-bovin-une-vie-loin-des-ondes-11-12-2019-12455067.php

 

Réforme des retraites : Laurent Berger, l’arbitre

Réforme des retraites : Laurent Berger, l’arbitre
(Photo AFP)

On attend les explications d’Édouard Philippe, enfin briefé par le président de la République, ce mercredi, à midi, devant le Cese (Conseil économique social et environnemental). On peut déjà s’interroger sur les raisons pour lesquelles l’exécutif a autant tardé pour dévoiler les contours de cette réforme des retraites qu’il entend mettre en œuvre. La conséquence, c’est que le Premier ministre n’a plus toutes les cartes en main et que l’impact de ses annonces dépendra de l’interprétation qu’en fera le véritable arbitre : Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT.

La centrale n’a pas manqué de courage

Pour les syndicats qui accompagnent le mouvement de grève, telle la CGT, le préalable à toute négociation sur les évolutions des régimes de retraite est le renoncement, par le gouvernement, à son projet de réforme. Ce qui semble exclu. L’autre point de friction porte sur son périmètre. La réforme structurelle doit-elle s’accompagner de dispositions paramétriques, portant en particulier sur l’âge de départ à la retraite et visant à assurer immédiatement l’équilibre comptable du dispositif ?

S’il y renonce, le gouvernement se heurtera immédiatement aux critiques de la frange droitière de son électorat et des composantes de son opposition se réclamant de cette inspiration. S’il les confirme, Laurent Berger l’a déjà dit clairement, c’est la CFDT qui, jusqu’alors attentiste, entrera en action. Et cette mobilisation sera d’autant plus spectaculaire que la centrale syndicale n’a pas manqué de courage en faisant preuve de patience.

Il va maintenant en récolter les fruits

Le début du quinquennat fut marqué par une mise à l’écart des partenaires sociaux et du Parlement lui-même, les principales réformes (code du travail, statut de la SNCF, etc.) étant adoptées par ordonnances. Du coup, lorsque la crise des gilets jaunes a éclaté, le pouvoir s’est retrouvé bien seul. Interrogé alors sur l’opportunité qu’il y aurait eu à engager une négociation avec les syndicats avant que le chef de l’État ne distribue près de 20 milliards pour calmer la colère ambiante, Édouard Philippe avait levé les yeux au ciel, ironisant sur l’effet « grand-messe ». La formule du grand débat, donnant à Emmanuel Macron l’occasion d’un show médiatique mais dont personne n’a compris qu’elles en furent les conclusions, était davantage conforme au style « nouveau monde ». De même, lorsqu’il fut question de la réforme des retraites, une bien vague concertation fut préférée à une négociation digne de ce nom.

Favorables de longue date au principe du régime par points, Laurent Berger et son équipe de direction ont pris le risque de maîtriser les tentations protestataires de leur base. Il va maintenant en récolter les fruits. Même s’il espère un retournement de l’opinion à l’égard de la grève, le gouvernement doit se rendre à l’évidence : sa réforme des retraites a besoin du concours de la CFDT. Édouard Philippe donnera donc le ton mais c’est ce que dira Laurent Berger qui sera décisif.

Vos réactions

robert le du 11 Décembre 2019 à 09h51

Berger attend son heure , un poste de ministre , la baisse des retraites avec cette réforme lui importe peu , il est aux abonnés absents ??

Dominique RESMON 11 Décembre 2019 à 09h11

Au fait vous les avez vu les troupes de la CFDT dans la rue ?

PHILIPPE HELLIAS 11 Décembre 2019 à 08h49

Laurent Berger, comme ses prédécesseurs, Mme Notat et Mr Chérèque, va soutenir le projet du gouvernement tout en faisant semblant de le combattre. Ainsi il finira dans un ministère comme les anciens secrétaires de la cfdt

HERVE LE GALL 10 Décembre 2019 à 22h44

Les défenseurs de la réforme ne vont bien sûr jamais admettre qu'il s'agit de gaver encore plus le capital financier au détriment de la majorité des citoyens.

Evariste Malfroquet 10 Décembre 2019 à 21h20

Donc, à vous comprendre, la France est actuellement dirigée par les syndicats, Martinez d'un côté, Berger de l'autre. Ce n'est pas faux et on ne peut hélas que le regretter. Comme dans la gendarmerie, le méchant et le gentil ! Mais le gentil pense t'il vraiment à l'intérêt général ou plutôt à son propre intérêt, maintenant et lorsque qu'il lâchera le bâton ? En s'opposant à des modifications de paramètres, mesures de bon sens, mises en oeuvre dans d'autres pays européens, il nous donne la réponse, et elle n'est pas à la hauteur de l'évènement. Quant à la réforme des régimes spéciaux, sauf erreur, il s'est montré peu disert.

https://www.letelegramme.fr/france/reforme-des-retraites-laurent-berger-l-arbitre-10-12-2019-12455086.php

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La peur de l’affrontement

Les psychiatres expliquent la difficulté des adolescents à trouver des repères dans la société contemporaine par le laxisme des parents. Lesquels chercheraient avant tout à être aimés plutôt que respectés. Du coup, faute de se heurter au mur des interdits mais à des parois beaucoup plus souples et déformables, ils auraient du mal à se construire dans l’opposition, bref, à grandir. La réforme des retraites, conduite par un Président jeune et inexpérimenté, fournit l’exemple de l’ambivalence du « en même temps ». Chacun a du mal à trouver sa place dès lors que l’exemple ne vient pas du sommet. Car cette mère des réformes, vitale pour la pérennité du fameux « vivre ensemble », était inscrite dans le projet présidentiel du chef de l’État. Or, fragilisé par la crise des gilets jaunes, Macron n’a pas osé porter le projet jusqu’au bout en définissant d’emblée les contours précis de la réforme. Plutôt que de monter lui-même en première ligne, il a délégué ce soin à ses collaborateurs pour tester l’opinion. Delevoye d’abord puis Philippe, qui, en bon fusible, a hérité de la patate chaude, sans parler de ceux qui se contredisent ou se défaussent telle Buzyn. Mais, en annonçant qu’il voulait éviter l’affrontement, le Premier ministre a donné la clef du comportement de nos dirigeants : la peur, pour ne pas dire la fuite, à l’égard des situations difficiles. Bien plus psychorigides, les Allemands sont effarés par le fait de manifester sans savoir pourquoi. Dans cet état gazeux qui caractérise l’exécutif sur fond de cacophonie, toutes les interprétations et surenchères sont évidemment possibles, dans un climat général de paranoïa traduisant la défiance désormais bien installée à l’égard des gouvernants. Une retraite plus simple et plus juste : bon courage pour le démontrer !

https://www.letelegramme.fr/debats/la-peur-de-l-affrontement-10-12-2019-12455052.php

 

Atout Permis aide les intérimaires à être plus mobiles

Pour Christophe Letuppe (Association Recherche Travail, ART) et Magali Genaudeau (Fonds d’action sociale du travail temporaire, Fastt), la mobilité doit être un acte de management des entreprises.
Pour Christophe Letuppe (Association Recherche Travail, ART) et Magali Genaudeau (Fonds d’action sociale du travail temporaire, Fastt), la mobilité doit être un acte de management des entreprises. Début janvier, le dispositif Atout Permis devrait être étendu au pays de Brest, avant celui de Quimper. (Le Télégramme/Sophie Guillerm)

Dans le Pays de Morlaix, le dispositif « Atout Permis » aide les intérimaires quand la mobilité est un frein à l’emploi. Une initiative locale qui pourrait faire tache d’huile.

Le permis de conduire, sésame en milieu rural ?

Le pays de Morlaix est un territoire rural et morcelé où il faut être mobile. Il existe bien des transports en commun, mais insuffisants. La voiture est un véritable sésame en milieu rural… et la problématique du permis de conduire récurrente pour les intérimaires (10 % d’entre eux ne l’auraient pas). Côté entreprises, essentiellement des TPE et PME, difficile de les mobiliser sur la mobilité quand les poumons de l’emploi sont les saisonniers agricoles et de l’hôtellerie-restauration. Sur le territoire, 250 CDI agricoles restent vacants faute de candidats : les lignes de bus ne desservent pas les fermes excentrées. Même constat en hôtellerie : difficile de trouver de la main-d’œuvre sur des horaires compliqués excluant le covoiturage via Ouestgo par exemple.

Qui peut y prétendre et qui finance ?

Pour prétendre au dispositif, il faut être inscrit dans une agence d’intérim du Finistère et avoir travaillé au moins 414 heures au cours des douze derniers mois. Atout Permis est financé par l’État, le Département, les trois communautés de communes (de Morlaix, Landivisiau, Saint-Pol-de-Léon) et l’ART. Au moins 20 % du financement restera à charge de l’intérimaire. Depuis 2017, la plateforme mobilité de l’ART a déjà accompagné vers l’emploi plus de 600 personnes et 429 entreprises en ont bénéficié. Début janvier, le dispositif devrait être étendu au pays de Brest, puis ce sera le tour du pays de Quimper.

Les intérimaires bénéficiant du dispositif « Atout permis » peuvent aussi louer ponctuellement des véhicules à tarif préférentiel pour mener à terme leur mission d’intérim. (Le Télégramme/Sophie Guillerm)

Comment ça marche ?

Atout Permis, ce n’est pas que de l’argent, c’est un parcours mobilité très individualisé dans lequel l’intérimaire s’engage et prend sa part de responsabilité. Le conseiller mobilité, clé de voûte du dispositif, fait un bilan de compétences, évalue la conduite et monte le plan de financement. L’aide financière, non systématique, intervient après les aides de droit commun (pôle emploi, CPE…) et/ou un microcrédit social. Les aides sont versées par tranche, directement à l’auto-école, et peuvent atteindre 200 € maximum pour le code, 500 € à 800 € maximum pour la conduite. Ensuite, les intérimaires peuvent bénéficier de 60 jours par an de location solidaire de voiture (10 €/jour) ou scooter.

Contact
Mail :
plateforme.mobilite@art29.fr ou tel 02 98 62 41 83.

https://www.letelegramme.fr/economie/atout-permis-aide-les-interimaires-a-la-mobilite-pour-l-emploi-10-12-2019-12455021.php

 

Panne Orange : l’hôpital de Morlaix injoignable pendant deux heures

Panne Orange : l’hôpital de Morlaix injoignable pendant deux heures
(Photo Claude Prigent)

Le centre hospitalier des pays de Morlaix a été victime d’une panne sur le réseau Orange. Pendant deux heures, ce mardi, il était injoignable sur les téléphones fixes.

Au départ, il s’agissait d’une simple panne Internet sur le réseau Orange, comme cela peut arriver de temps à autre. Mais très vite, malgré l’intervention des services de l’opérateur, elle s’est propagée à toute la téléphonie et au système d’information du centre hospitalier des Pays de Morlaix (CHPM). Si bien que ce mardi, en début d’après-midi, il était tout bonnement impossible de joindre de l’extérieur le moindre service sur un numéro de téléphone fixe. Une paralysie qui a duré environ deux heures. « Seuls les portables fonctionnaient. Je ne vous cache pas que ça a été un peu la galère pour les équipes. Fort heureusement, nous avons des procédures de sauvegarde, ce qui nous a permis de retrouver assez vite notre système d’information », commentait Ariane Bénard, directrice (en partance) du CHPM. La responsable assure que cette panne, dont elle ne connaît pas l’origine, n’a eu « aucune incidence sur la sécurité et la prise en charge des patients ». Et de préciser que les lignes du Samu et du service des urgences étant sécurisées, elles n’ont pas été impactées et sont donc restées opérationnelles.

https://www.letelegramme.fr/bretagne/panne-orange-l-hopital-de-morlaix-injoignable-pendant-deux-heures-10-12-2019-12454933.php

 

L’État ne paiera sans doute pas pour l’incendie de la MSA à Saint-Martin-des-Champs

L’État ne paiera sans doute pas pour l’incendie de la MSA à Saint-Martin-des-Champs
(Photo archives Claude Prigent/Le Télégramme)

Après l’incendie de la MSA à Saint-Martin-des-Champs en 2014, un assureur réclame en justice près de 630 000 € à l’État. Il pourrait être débouté.

En première instance déjà, le tribunal administratif de Rennes avait désavoué la Caisse régionale d’assurances mutuelles agricoles de Bretagne/Pays de la Loire qui réclame près de 630 000 € aux services de l’État suite à l’incendie volontaire du siège de la MSA à Saint-Martin-des-Champs (29) lors d’une manifestation d’agriculteurs et de Bonnets rouges en septembre 2014. 

Le dossier était à l’audience ce mardi de la cour administrative d’appel de Nantes. Et le rapporteur public de cette juridiction, dont les avis sont la plupart du temps suivis par les juges, a préconisé à la cour de débouter l’assureur.

Contrairement au requérant qui estime que la responsabilité des autorités est engagée dans l’ampleur prise par le sinistre, le rapporteur public a rappelé que les manifestants avaient, ce soir-là, « entravé l’accès des pompiers qui souhaitaient intervenir » avant de se diriger vers le centre des impôts de Morlaix. Il a aussi souligné qu’agriculteurs et bonnets rouges étaient venus en tracteurs dans l’agglomération nord finistérienne avec des remorques remplies de « divers déchets inflammables », ce qui caractérise selon lui une « action délibérée et préméditée » d’un « groupe organisé » qui exonère de toute responsabilité de l’État.

Une action commando

« Même si elle s’inscrit dans un contexte de mécontentement du monde agricole, cette action violente de nuit ne s’inscrit pas dans le cadre d’une manifestation », a insisté le magistrat. Les services de l’État étaient en outre « dans l’impossibilité de prévenir » cette « action violente » du « commando » à l’origine des faits.

L’avocat de l’assureur, Me Philippe Boisset, n’a pas fait d’autres commentaires à l’audience que ceux déjà mentionnés dans son dossier écrit. La préfecture du Finistère, pour sa part, n’était ni présente ni représentée par un avocat. La cour administrative d’appel de Nantes, qui a mis sa décision en délibéré, rendra son arrêt dans un mois environ.

https://www.letelegramme.fr/bretagne/l-etat-ne-paiera-sans-doute-pas-pour-l-incendie-de-la-msa-a-saint-martin-des-champs-10-12-2019-12454907.php

 

Réservation des cellules de la future maison de santé pluridisciplinaire

Perspective de la maison de santé dont le permis de construire a été délivré
Perspective de la maison de santé dont le permis de construire a été délivré

Dans le cadre du projet de maison de santé pluridisciplinaire qui doit être implantée rue François-Charles, Nathalie Bernard, maire, a soumis deux délibérations en lien avec ce sujet lors du dernier conseil municipal du jeudi 5 décembre.

La première concernait la rétrocession à la société Office Santé d’une partie de parcelle de 854 m² au tarif de 50 € le m², en face et à quelques distances de l’étude de Me Berrou-Gorioux, nécessaire à la construction du bâtiment.

Le plan d’ensemble de l’édifice comporte cinq cellules : une cellule de médecine générale d’une surface de 168 m², comportant quatre salles de consultation, et une cellule paramédicale de 25 m², avec des parties communes associées de 35 m², réservées à la commune qui en fera l’acquisition pour la somme de 647 500 € pour ensuite les louer ou les vendre aux professionnels de santé qui intégreront le complexe ; deux cellules pour des infirmiers et une pour podologue qui les ont réservées auprès d’Office Santé.

Le conseil municipal a autorisé Nathalie Bernard à signer le contrat de réservation à l’unanimité moins quatre abstentions.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/reservation-des-cellules-de-la-future-maison-de-sante-pluridisciplinaire-10-12-2019-12454865.php

 

450 affiches en vente au profit d’une association caritative

Christian Spagnol
Christian Spagnol (Le Télégramme/Cécile Renouard)

Les fans de l’ancien festival de musique Tamaris et collectionneurs de belles affiches (Musée de Morlaix, château de Kerjean…) ont sans nul doute déjà inscrit ce rendez-vous à leur agenda. Vendredi 13 décembre est lancée à 18 h la grande exposition-vente de toute la collection d’affiches du Morlaisien Christian Spagnol, fondateur de l’imprimerie de Bretagne. Elle aura lieu dans la grande salle de Skol Vreizh à la Manu de Morlaix. 450 affiches seront ainsi proposées aux intéressés, pour des montants variant de 2 à 10 €, voire plus pour les Collectors. Tous les bénéfices de cette opération seront reversés à une association caritative de Morlaix comme cadeau de Noël.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/450-affiches-en-vente-au-profit-d-une-association-caritative-10-12-2019-12454816.php

 

Ouest-France

Brest. Le président de l’université « estomaqué » après l’intervention musclée des CRS

Publié le 10/12/2019

En dehors de situations d’urgence absolue, et cela depuis presque 800 ans, les forces de l’ordre ne peuvent intervenir sur un site universitaire que sur réquisition du président, rappelle Matthieu Gallou, président de l’Université de Bretagne occidentale, après l’intervention musclée de ce mardi matin, à Brest (Finistère).

Matthieu Gallou, président de l’Université de Bretagne occidentale (UBO). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Dans un communiqué de presse, adressé en fin de matinée aux rédactions, l’association étudiante Une Alternative pour l’UBO réagit « à l’intervention de CRS au sein de la bibliothèque universitaire (BU) et au matraquage d’étudiants ».

« Ce matin, à la suite d’une action pacifiste contre la réforme des retraites, un groupe d’étudiants a été poursuivi par un groupe de CRS jusque dans la bibliothèque universitaire, relate l’association. Ils se sont fait matraquer devant un personnel choqué qui a dû intervenir pour protéger les étudiants. »

« Cette intervention des forces de l’ordre s’apparente davantage à une opération de répression politique du mouvement social », estime l’association. Considérant qu’elle est « intervenue en dehors de toute autorisation du président de l’UBO », elle demande « que toute la lumière soit faite sur cet événement et que le président de l’UBO réaffirme son autorité au sein des murs de l’UBO en y interdisant les interventions de ce type ».

La « vive émotion » du président de l’université

Matthieu Gallou, président de l’université de Bretagne occidentale (UBO), n’a pas tardé, lui non plus, à réagir. Dans un courrier adressé à ses collègues, il confie « avoir appris avec une vive émotion l’intervention policière musclée qui a eu lieu ce mardi matin dans le hall de la BU Lettres de Brest. »

« Je tiens tout d’abord à exprimer ma profonde sympathie à l’égard des personnels et usagers de la BU, particulièrement choqués par cette intervention, poursuit le président de l’UBO. J’ai immédiatement saisi le sous-préfet de Brest pour lui demander des explications, afin de faire la lumière sur ces faits qui ne correspondent pas à des usages remontant à presque 800 ans. Ceux-ci prévoient qu’en dehors de situations d’urgence absolue, les forces de l’ordre ne peuvent intervenir sur un site universitaire que sur réquisition du président. »

« Le maintien de l’ordre universitaire est une lourde responsabilité, mais je tiens, sous le contrôle de la loi et de nos instances, à l’exercer pleinement, et à garantir ainsi le plein exercice des libertés académiques. »

Pierre-Yves Cadalen est la tête de liste de La France insoumise lors des élections municipales des dimanches 15 et 22 mars 2020, à Brest (Finistère). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Pierre-Yves Cadalen (La France insoumise) « outré »

L’affaire prend un tour politique avec la réaction de Pierre-Yves Cadalen, tête de liste de La France insoumise aux élections municipales brestoises des dimanches 15 et 22 mars 2020.

« Je suis outré d’apprendre que des étudiants de l’UBO ont été frappés par des forces de l’ordre qui sont entrées ce matin au sein de la bibliothèque universitaire de Brest, de plus sans autorisation du Président, ce qui est illégal », écrit Pierre-Yves Cadalen dans un communiqué de presse titré « Intrusion à la BU des forces de l’ordre : le préfet doit s’excuser ».

« Le niveau de violence policière, fixée au plus haut par Macron et son régime, augmente à Brest où pendant longtemps les brutalités d’ailleurs nous ont été relativement épargnées. Comme militant politique et gréviste, comme citoyen attaché à la liberté de manifestation et à l’inviolabilité des universités, comme enseignant solidaire avec les étudiants, je suis scandalisé. »

« Je demande au préfet du Finistère des explications et des excuses rapides. Je demande que les responsables politiques de la décision soient sanctionnés. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-le-president-de-l-universite-en-colere-apres-l-intervention-musclee-des-crs-6647534

 

Retraites : Philippe ne fera « pas d’annonces magiques »

Retraites : Philippe ne fera « pas d’annonces magiques »

Édouard Philippe l’a déclaré devant les députés LREM : ce mercredi, « il n’y aura pas d’annonces magiques » qui puissent faire « cesser les manifestations » et « les questions » des Français sur la réforme des retraites.

« Ce n’est pas parce que je vais faire un discours (ce mercredi midi, NDLR) que les manifestations vont cesser. Ce discours va même susciter de nouvelles questions. Et c’est normal. Il y aura des questions et il y aura des débats dans l’hémicycle sur des sujets légitimes », a lancé Édouard Philippe lors d’une réunion à huis clos, ce mardi, à la veille de dévoiler le projet du gouvernement sur cette réforme très contestée.

« Nous avons là la possibilité d’améliorer un des éléments essentiels du pacte social. C’est assez extraordinaire », a défendu le Premier ministre après avoir écouté des remontées du terrain des députés « marcheurs ».

« On vous dit souvent : Tenez bon ! Il faut qu’on ait le ton qui va bien : celui d’une grande détermination, très tranquille, et celui du respect des parcours individuels », a-t-il aussi plaidé au 6e jour d’un mouvement social perturbant très fortement les transports.

« Défendre ses intérêts, ce n’est pas un gros mot dans la démocratie. Le régime spécial n’est pas illégal, ni immoral. Nos prédécesseurs ont considéré que c’était le bon régime. On ne va pas remettre en cause ceux qui en bénéficient », a ajouté Édouard Philippe.

Le direct

« Mettre en place des transitions acceptables »

Selon lui, « il ne faut pas opposer systémique (réforme de la retraite par points, NDLR) et paramétrique (mesures d’âge, durée de cotisation, etc.). Il faut prendre en compte la nécessité absolue - absolue ! - de mettre en place des transitions acceptables ».

Standing-ovation

Le Premier ministre a été accueilli par une standing-ovation des députés LREM, nombre d’entre eux estimant qu’il ne faut pas reculer.

À noter
Ce mercredi soir, Édouard Philippe reviendra détailler la réforme devant la majorité LREM-MoDem, à laquelle se joindront des députés Agir.

https://www.letelegramme.fr/france/retraites-edouard-philippe-ne-fera-pas-d-annonces-magiques-10-12-2019-12454527.php

 

Un millier de personnes à Morlaix contre la réforme des retraites

Le message des manifestants était clair, ce mardi, dans les rues de Morlaix : "Ni retraites à points ni droits en moins". Autre slogan scandé par la foule : "C'est pas les retraités

Le message des manifestants était clair, ce mardi, dans les rues de Morlaix : "Ni retraites à points ni droits en moins". Autre slogan scandé par la foule : "C'est pas les retraités qu'il faut pénaliser, c'est la finance qu'il faut taxer !" (Le Télégramme / Gwendal Hameury)

Contrairement à jeudi dernier, où les prises de parole avaient duré près de 40 minutes, les syndicats ont prononcé un discours unitaire à plusieurs voix.

Contrairement à jeudi dernier, où les prises de parole avaient duré près de 40 minutes, les syndicats ont prononcé un discours unitaire à plusieurs voix. (Le Télégramme / Gwendal Hameury)

Parmi les manifestants, on comptait des fonctionnaires, notamment hospitaliers, mais aussi des salariés du privé.

Parmi les manifestants, on comptait des fonctionnaires, notamment hospitaliers, mais aussi des salariés du privé. (Le Télégramme / Gwendal Hameury)

C’est trois fois moins qu’il y a cinq jours. Ce mardi, un millier de personnes a défilé dans les rues de Morlaix pour dire non à la réforme des retraites portée par le gouvernement. La manifestation s’est terminée par un pique-nique social.

On prend les mêmes et on recommence. Cinq jours après une manifestation qui avait mobilisé quelque 3 200 personnes dans les rues de Morlaix, un millier d’opposants à la réforme des retraites voulue par le gouvernement s’est de nouveau rassemblé, ce mardi 10 décembre, sur la place des Otages, face à la mairie, entre les chalets de Noël et la patinoire, à l’appel de nombreux syndicats (dont ne faisait pas partie la CFDT). Une mobilisation en baisse, donc, mais des manifestants qui n’en demeuraient pas moins combatifs et déterminés.

Contrairement à jeudi dernier, où les discours avaient duré près de 40 minutes, ces derniers ont préféré lire, à plusieurs voix, un discours unitaire appelant à poursuivre et élargir la grève. Ils ont aussi d’ores et déjà donné rendez-vous ce jeudi pour une troisième manifestation, afin de maintenir la pression de la rue sur le Président Macron et son gouvernement.

À voir sur le sujet Paroles de manifestants [Vidéo]

Après quoi le cortège a fait la même boucle qu’en fin de semaine dernière : de la place des Otages au Pouliet, puis retour par l’allée du Poan Ben et le rond-point Charles-de-Gaulle, où certains manifestants se sont installés pour partager au pique-nique social. Leurs slogans : « Ni retraites à points, ni droits en moins », « C’est pas les retraités qu’il faut pénaliser, c’est la finance qu’il faut taxer », « Solidarité entre générations, la retraite par répartition » ou encore « De la justice sociale, sinon ça ira mal ».

Alerte rouge à Morlaix : « De la justice sociale, sinon ça ira mal ». (Le Télégramme/Gwendal Hameury)

Vos réactions

Pierre-Yvon Boisnard 10 Décembre 2019 à 17h00

Diaporama de la manifestation contre la réforme des retraites
https://youtu.be/2fJm6VnvBOg

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/reforme-des-retraites-nouvelle-manifestation-a-morlaix-ce-mardi-10-12-2019-12454267.php

 

Ouest-France

Tréduder. TNP rend hommage à Jean Kergrist

Publié le 10/12/2019

Le bureau de TNP a été reconduit, à droite en haut, Claude Fustier, président, et Véronique Forgeau, trésorière. | OUEST-FRANCE

Le président de Tréduder Nature et Patrimoine (TNP), Claude Fustier, a tenu en ouverture de l’assemblée générale, vendredi, à rendre hommage au poète, écrivain et humoriste Jean Kergrist, décédé en novembre : « Il était de tous les combats, de toutes les luttes. Il y apportait avec humour sa touche poétique. Il nous manque… »

Valorisation des chemins

L’association a toujours à cœur la valorisation des chemins de campagne et forestier. Une adhérente, Annie Le Bozec, signale des passages de moto en forêt du Yar. Des panneaux, confectionnés par l’association, devraient rappeler la loi sur l’interdiction des espaces naturels aux engins à moteur.

Moins d’algues vertes

Corinne Gravigny a fait un point sur le ramassage des algues sur la Lieue-de-Grève : 50 % de moins cette année, alors que Saint-Brieuc et Locquirec ont été extrêmement impactées.

Poulaillers et pesticides

En fin d’assemblée, Jean Sarrasin a alerté sur le développement d’élevages de poulets pour l’export. « Des produits de piètre qualité poussés aux hormones et antibiotiques et qui polluent les sols. » Il a rappelé l’utilisation en agrochimie de SDHI des fongicides très toxiques qui s’attaquent aux systèmes respiratoires.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/treduder-22310/treduder-tnp-rend-hommage-jean-kergrist-6646531

 

Le nombre de détenus explose à l’hôpital psychiatrique de Bohars

L’hôpital psychiatrique de Bohars est un établissement pavillonnaire qui a ouvert en 1975 et qui doit être reconstruit.
L’hôpital psychiatrique de Bohars est un établissement pavillonnaire qui a ouvert en 1975 et qui doit être reconstruit. (Le Télégramme/Catherine Le Guen)

L’évasion d’un détenu de l’hôpital psychiatrique de Bohars, fin novembre, a révélé une explosion du nombre d’hospitalisations liée à la surpopulation carcérale et aux troubles psychiatriques.

« Le patient détenu a démonté une plaque de tôle rivetée sous la fenêtre, puis il a retiré une couche de laine de verre pour arriver sur une plaque de fibrociment, il lui a suffi de donner un coup de pied pour s’évader. Il était installé dans une chambre de surveillance qui est en lien direct avec le poste de soins, il y a une vitre, mais le personnel ne peut pas toujours être dans le poste de soins. Nos locaux sont vétustes et inadaptés pour accueillir des détenus et le personnel demande une prime de risque », explique Sébastien Guezou, infirmier de secteur psychiatrique à l’hôpital de Bohars du CHRU de Brest. L’évadé a été récupéré rapidement par les gendarmes, à 500 mètres de là, mais l’événement n’est pas si exceptionnel. « Nous avons eu une évasion en moyenne une fois par an ces cinq dernières années », ajoute Sébastien Guezou.

Une prison occupée à 170 %

Le nombre de détenus accueillis à Bohars a plus que doublé entre 2017 et 2018. Le service a reçu 64 détenus en 2018, contre 28 en 2017 et 25 en 2016. Un effet de la surpopulation carcérale qui sévit dans toutes les prisons de France et n’épargne pas la maison d’arrêt de Brest, avec ce lundi, 435 détenus pour 254 places, soit un taux de plus de 170 %, identique depuis six mois.

Dernièrement, cinq détenus ont dû être hospitalisés le même jour, une situation exceptionnelle selon la direction du CHRU de Brest, la moyenne est d’un à trois sur une même journée. Le souci est que le détenu hospitalisé doit rester confiné dans sa chambre, faute de cour aménagée. « Ce sont de courtes hospitalisations, le temps de la crise, de faire adhérer le patient à un traitement. C’est vrai que le site qui date de 1975 est vétuste, la reconstruction de l’intégralité de l’hôpital est prévue en 2021, il ouvrira en 2025. On y accueillera les détenus dans un espace sécurisé tout en leur permettant de sortir de leur chambre », admet Sandrine Baranger, de la direction du CHRU. Pour elle, cet afflux de patients détenus peut s’analyser positivement. « Cela s’explique aussi par un meilleur repérage, depuis la présence renforcée de nos équipes de médecins et d’infirmiers à la maison d’arrêt de l’Hermitage. Auparavant, il y avait une perte de chance pour les détenus, faute de prise en charge ». La fréquence des troubles psychiques sévères chez les détenus serait toutefois aussi plus importante qu’autrefois. « L’effet des toxiques illicites induit aussi des troubles ou les majore ».

Les psychiatres évaluent la dangerosité

À Rennes, la prison dispose d’un hôpital de jour pour les détenus qui ont des troubles psychiatriques et il existe une unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA) de 40 places (hommes, femmes et mineurs) dans le périmètre de l’hôpital psychiatrique de Rennes qui a ouvert en 2013. L’unité est sécurisée pour les entrées et sorties par du personnel pénitentiaire, mais les soins, durant un à trois mois, sont dispensés par des personnels hospitaliers.

« À la prison de Brest, la dangerosité de chaque détenu est évaluée par les psychiatres qui décident de leur orientation, soit vers Bohars, soit vers l’UHSA de Rennes, ou vers l’Unité pour malade difficile (UMD) de Plouguernével (22) de 40 places en cours de restructuration », ajoute la direction. Mais les délais s’allongent, les demandes augmentent, Rennes doit accueillir les détenus de vingt prisons de trois régions du Grand Ouest. Plouguernével va retrouver sa pleine capacité en cette fin d’année.

https://www.letelegramme.fr/bretagne/le-nombre-de-detenus-explose-a-l-hopital-psychiatrique-de-bohars-10-12-2019-12454033.php

 

LE TELEGRAMME : DU NOUVEAU A L 'OUEST

Le Télégramme de Brest et de l'Ouest a lancé il y a une dizaine de jours une nouvelle version papier du deuxième quotidien de Bretagne, paru à la Libération sous l'égide du Parti radical, succédant à La Dépêche de Brest, interdite. Ouest-France, ex-Ouest-Eclair également interdit pour les mêmes raisons, étant toujours le premier quotidien national.

Les réactions ont été nombreuses dans le lectorat à ce " nouveau " Télégramme assez différent du précédent... Le journal nouveau se présente en deux cahiers, l'un consacré aux informations générales, régionales, sports, l'autre cahier consacré aux informations locales, rubriques services, avis de décès, météo, etc....

LES OBJECTIFS VISéS. Le rédacteur en chef a présenté à l'AFP les raisons du changement de formule. Changement de formule qu'il a détaillé : " On essaye d'avoir un projet éditorial complet ". " Côté papier, le premier cahier sera consacré à l'actualité mondiale, nationale et régionale sur 24 à 32 pages qui comprendront aussi les pages sport, voyages, gastronomie entre autres. Le second cahier inséré dans le premier sera consacré du mardi au samedi à l'information de proximité sur 20 pages, en 19 éditions différentes pour les trois départements de diffusion du journal . " ( Il s'agit d'une diffusion sur le département du Finistère où Le Télégramme est majoritaire devant Ouest-France, et d' une partie des Côtes-d'Armor et du Morbihan, des zones plutôt situées à l'Ouest de la région ).

L'ACCUEIL DU LECTORAT. L' accueil du lectorat fait à la nouvelle formule est, selon les témoignages, diversement perçu. Les commentaires relevés, y compris dans ceux parfois publiés par le journal, ou ceux frileusement écartés, probablement pour cause supposée de nuisance potentielle, laissent entrevoir un certain désappointement. Celui-ci porte notamment sur le choix et le classement des informations et leur accès. En particulier il semble exister une sérieuse difficulté pour certains lecteurs à pouvoir accéder clairement et directement à des informations locales, en particulier l'actualité et les services du quotidien des communes. Désormais ces informations regroupées semblent dispersées aux yeux de certains lecteurs.... difficile à trouver, en particulier les infos-service, les cinémas...   Ce qui à l'évidence perturbe les habitudes et l'usage mais qui au-delà bouleverse une forme d' attachement spontané et sentimental à une presse locale jusqu'ici assez bien ordonnée géographiquement.

Beaucoup des lecteurs considèrent que " LE(ur)  journal" n'est pas qu'un produit commercial banal. Qu'il représente une collectivité,  et doit (devrait ) être un lien social fidèle et accessible, celui reflètant une part de leur identité. En cas d'insatisfaction, l'attente déçue devient vite un ressenti de lâchage fonctionnel, de rupture, dans la relation jusque là établie. 
La proximité du "journal " ressentie sur le terrain, la réactivité et l'attention perçues par le lecteur fidèle, constitu(ai)ent une relation affective, forte et durable, jusqu'ici. Du moins pour les générations des quadras-quinquas, sexa-génaires .... et plus, généralement enracinés dans "leur" territoire et souhaitant en avoir sur le papier un reflet exact et familier.

La plupart des jeunes générations ( qui ne sont pas le futur de la presse écrite ) ne sont plus là ou trouvent l'info ailleurs.  L'alchimie socio-informative se faisait naguère par la présence physique de journalistes dans les rédactions locales des villes moyennes. Et celle de nombreux correspondants locaux ( travailleurs indépendants payés à l'article) généralement très impliqués, trop parfois, dans la vie locale et réactifs à l'événement local. Tous étaient des relais d'opinion appréciés ou critiqués mais présents sur le terrain. Par conséquent des symboles et des reflets vivants de présences réelles pour les lecteurs locaux. Ces hommes et ces femmes de l'information de proximité ont largement contribué a faire le succès d'une presse quotidienne locale humaine et proche d'eux, on ne pouvait guère se passer d'eux. Avec la publicité, les avis de décès notamment,  s'ajoutait au contenu de l'information comme à la rentabilité du produit présenté aux lecteurs. 

Ces ressources et cette proximité assuraient en conséquence aux titres pas trop mal gérés et à l'écoute évolutive de la population des lecteurs, de pouvoir persister durablement dans une relative bonne forme économique et industrielle, voire sociale pour le personnel, aux meilleures époques avec la pugnacité légendaire des syndicats. Comme à Ouest-France et au Télégramme,  deux des rares quotidiens du pays qui n'ont cessé de prospérer et de grandir durant les dernières décennies.

Le Télégramme, bien qu' acculé à la pointe de Bretagne, a su diversifier ses activités,  avec aujourd'hui une trentaine de filiales et de participations dans divers domaines, publicité, emploi, festivals, voile...

Mais la presse locale à laquelle se sont, ( s'étaient ) attachés sentimentalement et commercialement de nombreux lecteurs a joué un rôle social, voire identitaire fort. Attention de ne pas l'oublier. Le lectorat de la presse locale constitue bien une communauté diverse et variée mais partageant un territoire commun à faire vivre et à défendre.

Mais l'époque a changé, le lectorat et la société aussi. Aujourd'hui, la demande, l'attente, les exigences de liberté, de diversité d'approche et de points de vue, d'analyse sociétale, économique, vont nécessairement,  -( et prioritairement pour être crédible) -,  au-delà d'un lifting de forme. La logique tautologique libérale aujourd'hui très répandue, à savoir mettre en oeuvre une fonctionnalité qui serait supposée améliorer la fonction pour réaliser des économies de production, ne fait pas recette.

La méthode, le fond, la liberté de penser, la lisibilité, l'ouverture, sont les atouts et les conditions d'un avenir durable. Qu'on le veuille ou non. Attendons la suite.  

+++

LA STRUCTURE DE DIRECTION. Samuel Petit est le rédacteur en chef actuel du quotidien morlaisien. Le conseil d'administration est présidé par Edouard Coudurier, né en 1961, qui a succédé à son père Jean-Pierre au décès de celui-ci en novembre 2001 - ( et son frère aîné, Hubert, né en 1959, également administrateur, occupe le poste de directeur de l'information et assure le rôle d'éditorialiste)- . Leur soeur Frédérique est également administratrice du Télégramme aux côtés de quelques industriels et patrons ayant succédé à des administrateurs jusque là, pour la plupart, issus du personnel, ( voir la liste ci-dessous ).

NOTES
-1 ) Le Télégramme affiche une diffusion de 190.000 exemplaires (-2% ). Le nouveau projet éditorial, version papier et digitale, " vise à freiner l'érosion de la diffusion et à conquérir plus d'abonnés ", selon l'explication donnée par le rédacteur en chef, Samuel Petit.
Le Télégramme déclare une diffusion ( très majoritairement par portage à domicile par des porteurs travailleurs indépendants ) comportant 156.000 abonnés (dont 10.000 en 100% digital et 60.000 sur le digital et le papier).

-2 ) Les nouveaux administrateurs du Groupe Télégramme Medias depuis le 15 06 2018 sont : M. Bruno Caron (Administrateur, industriel  Nacron Foods ), démission de Mme Anne LESSARD (Administrateur, salariée représentant la Société des journalistes), départ de Mme Sylvie MARCHALAND (Administrateur, salariée représentant l'association des cadres), nomination de M. Hubert Coudurier, démission de M. Jacques COLLINET (Administrateur, ex-salarié), nomination de Mme Nathalie Fayard ( directrice Sensitys marketing de marques ), démission de M. Armand MAYIS (Administrateur, ex-salarié), nomination de M. Pierre-Éric Pommellet (Administrateur, directeur général Thalès), démission de M.  Pierre POMMELLET, haut fonctionnaire. 

https://blogs.mediapart.fr/michel-kerninon/blog/071219/le-telegramme-du-nouveau-l-ouest

 

Le Diben lundi 09 décembre 2019

Plougasnou. Le Foyer Rural propose une section informatique

Hervé Hofer, debout à gauche, à côté de Bernard Patte. Photo pyb29

Ce lundi soir, devant une vingtaine de personnes, le Foyer Rural a proposé une formation informatique. Celle-ci sera animée par Hervé Hofer, informaticien local. Il proposera dès le début de l'année 2020 un apprentissage ou un perfectionnement dans les domaines suivants : navigation internet, messageries, sécurité, photos, vidéo...... Le coût pour les deux trimestres ( 13 séances ) est de 100 €.

Le programme

 

Renforcer la démocratie sociale

Le gouvernement a cru avisé d’arguer de la faible représentativité des syndicats pour les tenir à l’écart des réformes, depuis le début du quinquennat. Il s’est ainsi retrouvé sans véritables intermédiaires, lors de la crise des gilets jaunes. Et il prend de plein fouet la mobilisation que suscite l’hostilité à son projet de réforme des retraites.

Il est vrai que les syndicats français sont fragiles. Même si leur nombre d’adhérents, aussi limité soit-il, ne subit pas l’hémorragie qui frappe les partis politiques. Même si la participation lors des élections professionnelles (un peu supérieure à 50 %) ne plonge pas autant que celle des scrutins intermédiaires (européennes, régionales, départementales, etc.). Même si les salariés ont surtout le réflexe de faire appel à eux lorsqu’ils sont en difficulté.

On connaît les raisons profondes de cette fragilité. D’abord, nos syndicats n’ont pas su - ou pu - remplir des fonctions de services, ce qui rendrait plus naturelle l’adhésion. De plus, dans le public comme dans le privé, les employeurs considèrent trop souvent la négociation comme un affrontement plutôt que comme un processus naturel de cogestion. Or, cette fragilité des syndicats nuit à la démocratie sociale que l’on a tort de négliger, notamment par rapport à la démocratie politique. Elle incite certaines organisations à accentuer leurs postures protestataires et à user de la grève, non pas comme d’un ultime recours pour se faire entendre mais comme d’une arme préventive. Souligner le grand malheur des usagers, comme le font complaisamment certains médias, revient à ajouter de l’huile sur le feu, sans pour autant retourner une opinion publique qu’une réforme, étrangement obscure, inquiète. Il serait sans doute plus utile pour tout le monde de s’interroger sur la manière de renforcer nos syndicats, afin d’ajouter au dialogue social ce qu’il lui faut d’intelligence collective.

https://www.letelegramme.fr/debats/renforcer-la-democratie-sociale-09-12-2019-12454030.php

 

À Morlaix, une grève avec peu de perturbations

La foule était immense, ce jeudi matin, place des Otages. Pas moins de 3 200 personnes se sont rassemblées, entre les chalets de Noël, pour écouter les discours des syndicats, avant de défiler d
La foule était immense, ce jeudi matin, place des Otages. Pas moins de 3 200 personnes se sont rassemblées, entre les chalets de Noël, pour écouter les discours des syndicats, avant de défiler dans les rues de la ville pour dire non au projet de réforme des retraites. (Le Télégramme/Gwendal Hameury)

Une deuxième journée de mobilisation est programmée mardi 10 décembre, contre le projet de réformes de retraites. Des perturbations sont à prévoir dans les écoles, à Morlaix.

La mobilisation sera-t-elle aussi importante que jeudi 5 décembre ? Environ 3 200 personnes avaient manifesté dans les rues de Morlaix. De nouvelles perturbations sont à prévoir avec ce nouvel appel à la grève de l’intersyndicale du Finistère, mardi 10 décembre. Elle donne rendez-vous à 11 h, place des Otages.

La circulation dans le centre-ville promet d’être compliquée à partir de cette heure-là. Mais les lignes de Lineotim ne devraient pas être impactées. « En cas de perturbations, les informations seront relayées sur les réseaux sociaux », précise le réseau de transports en commun morlaisien.

Service minimum à Jean-Piaget

Comme lors de la mobilisation du 5 décembre, l’enseignement public est chahuté. Les écoles Corentin-Caër et Emile-Cloarec fonctionneront normalement. À l’école Jean-Jaurès, la restauration ne sera pas assurée. Idem concernant les maternelles à Gambetta et Poan Ben. 

Les enseignants de l’élémentaire seront en grève à l’école Jean-Piaget. Un service minimum d’accueil sera mis en place par la Ville de Morlaix. Les enfants peuvent être inscrits en appelant le 02 98 63 10 41 ou par mail (scolaire@villedemorlaix.org).

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/une-greve-avec-peu-de-perturbations-09-12-2019-12453913.php

 

Ouest-France

Morlaix. Grève du 10 décembre : le point dans les écoles

Le mouvement de grève se poursuit contre la réforme des retraites mardi 10 décembre. On fait le point sur la situation dans les écoles morlaisiennes.

La grève du 10 décembre a un impact sur le fonctionnement de certaines écoles morlaisiennes | ARCHIVES

Le mouvement de grève contre la réforme des retraites est reconduit mardi 10 décembre. Quelques perturbations sont prévues dans certaines écoles morlaisiennes.

À l’école Corentin-Caër, l’école Emile-Cloarec et en élémentaire à l’école du Poan-Ben et en élémentaire à l’école Gambetta, le fonctionnement sera normal et la restauration scolaire ainsi que les temps de garderie assurés matin et soir.

En maternelle à l’école Gambetta et à l’école du Poan-Ben, tout fonctionnera comme d’habitude, sauf pour la restauration scolaire. De même à l’école Jean-Jaurès.

À l’école Jean-Piaget, fonctionnement normal pour les maternelles, pas de restauration scolaire, mais les mêmes temps de garderie que d’habitude. Les enseignants de l’élémentaire étant en grève, il est conseillé aux parents de faire appel au service minimum d’accueil mis en place par la Ville au 02 98 63 10 41 ou par mail : scolaire@villedemorlaix.org

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-greve-du-10-decembre-le-point-dans-les-ecoles-6645747

 

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9 décembre 2019

Tiens? Tiens?

 

L’exposition se poursuit après le Noël des arts à la Maison des peintres

DK DaDa, jeune artiste peintre, fait partie des exposants accueillis par Claude Florange pour ce Noël des arts.
DK DaDa, jeune artiste peintre, fait partie des exposants accueillis par Claude Florange pour ce Noël des arts.

La 5e édition du Noël des arts, organisée par l’association de la Maison des peintres présidée par Claude Florange, s’est déroulée samedi 7 et dimanche 8 décembre à la Maison des peintres et sous les barnums installés à l’extérieur. L’exposition des œuvres des peintres, sculpteurs, photographes, artisans d’art, se poursuivra jusqu’au vendredi 13 décembre, de 14 h à 18 h.

https://www.letelegramme.fr/finistere/saint-jean-du-doigt/l-exposition-se-poursuit-apres-le-noel-des-arts-a-la-maison-des-peintres-09-12-2019-12453841.php

 

Des podiums au Premier Pas Pongiste

Pour le Premier pas pongiste, les enfants représentent leur école
Pour le Premier pas pongiste, les enfants représentent leur école

Onze Plouganistes, sur 35 engagés, ont bien représenté la commune et leurs écoles, samedi 7 décembre à Plouigneau, à l’occasion du Premier Pas Pongiste, neuf ont fini sur le podium : garçons : Valentin Roda 1er, Thibaud Clech 2e en catégorie 2009-2010 ; Ezio Chaumet 1er ; ; Soam Janot 3e, ; Millo Marteau 4e chez les 2011-2012 ; Victor Livolant 1er, Ewen Ferrec 2e chez les 2012-2013 ; filles : Léa Cherifa 2e ; Clara Clech 3e chez les 2011-2012. Ils ont tous été récompensés grâce aux organisateurs, Isabelle Guilbault, Michel Talarmain, Jean-Marc Rousselin et tous les bénévoles du club.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/des-podiums-au-premier-pas-pongiste-09-12-2019-12453788.php

 

Un coup de pouce informatique destiné aux seniors

Yvonne Le Menn, Fabienne Milin et Maryse Tocquer, à droite, encadrent les trois participants à la dernière session, Marie Hervé, Francis et Marie-Pierre.
Yvonne Le Menn, Fabienne Milin et Maryse Tocquer, à droite, encadrent les trois participants à la dernière session, Marie Hervé, Francis et Marie-Pierre.

La Cyber-base de Morlaix Communauté, un des espaces publics numériques du Pays de Morlaix et le dispositif Vas-Y de la fondation Ildys ont mis en place des ateliers d’informatique. Ils sont destinés aux personnes de plus de 60 ans, dans le cadre d’un programme soutenu par l’ARS (Agence régionale de santé) et le Conseil départemental. L’idée de ces sessions, d’une totale gratuité, leur apprendre à maîtriser les outils informatiques, ainsi que les échanges par mail. Les personnes éloignées du numérique pourront ainsi effectuer leurs démarches administratives, mais aussi apprendre à se défendre contre les arnaques sur internet.

Des groupes de quatre personnes

La première session, d’octobre à décembre, a réuni une douzaine de participants, en trois groupes de niveaux différents réunissant chacun quatre personnes, sous la houlette de Solène Cousse ou d’Yvonne Le Menn. Ces ateliers seront reconduits, avec un premier atelier, à partir du 27 janvier 2020.

Pratique
Vas-Y, au 06 27 55 60 64, ou sur
vas-y@ildys.org ou Cyber-base, au 02 98 15 15 95 ou sur cyberbase@agglo.morlaix 

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/un-coup-de-pouce-informatique-destine-aux-seniors-09-12-2019-12453709.php

 

La justice refuse la troisième demande de mise en liberté de Patrick Balkany

Patrick Balkany reste en prison en attendant son procès en appel.
Patrick Balkany reste en prison en attendant son procès en appel. (AFP)

Patrick Balkany reste en prison dans l’attente de son procès en appel. Sa troisième demande de mise en liberté a été rejetée par la justice ce lundi.

La cour d’appel de Paris a rejeté lundi la troisième demande de mise en liberté du maire LR de Levallois-Perret Patrick Balkany, incarcéré depuis près de trois mois après ses condamnations successives pour fraude fiscale et blanchiment. La cour a jugé sa demande « recevable » mais « non fondée ». L’élu de 71 ans comparaîtra donc détenu à son procès en appel pour fraude fiscale, qui débute mercredi à Paris.

« Le maintien en détention de Patrick Balkany est ordonné », a indiqué le président, sans expliquer les motivations de la cour. Le baron des Hauts-de-Seine, qui a refusé d’être extrait de sa cellule de la maison d’arrêt de la Santé, n’était pas présent au délibéré.

« Je ne comprends pas cette décision », a aussitôt réagi l’avocat de M. Balkany, Romain Dieudonné. « M. Balkany va comparaître détenu devant la cour (d’appel), ce qui est encore une fois totalement inhabituel et véritablement insolite dans un dossier de cette nature », a-t-il déclaré à la presse à la sortie de l’audience.

Pour son ancrage dans une « délinquance fortement rémunératrice », Patrick Balkany a été condamné deux fois : à quatre ans de prison pour fraude fiscale avec incarcération immédiate le 13 septembre, puis à cinq ans de prison pour blanchiment aggravé avec un nouveau mandat de dépôt le 18 octobre.

La cour d’appel avait fait droit à sa première demande de mise en liberté, dans le dossier fraude fiscale, plaçant l’élu sous un contrôle judiciaire sévère à la condition du paiement préalable d’une caution de 500 000 euros. Elle avait en revanche rejeté sa deuxième demande de libération, déposée dans le dossier blanchiment, notamment « pour prévenir l’exercice d’une concertation entre les personnes mises en cause, qu’elles soient appelantes ou relaxées ».

Lundi dernier, Patrick Balkany avait demandé d’une part sa libération et d’autre part un abaissement de sa caution, « disproportionnée par rapport aux revenus » du couple et fixée après une évaluation « parfaitement démesurée » de ses biens, selon son avocat. L’accusation s’était opposée à toutes ces demandes, relevant que la défense n’avait apporté « aucun élément nouveau » dans ce dossier.

https://www.letelegramme.fr/france/la-justice-refuse-la-troisieme-demande-de-mise-en-liberte-de-patrick-balkany-09-12-2019-12453511.php

 

Retrait de 36 produits à base de glyphosate en France

Retrait de 36 produits à base de glyphosate en France
(Illustration Claude Prigent)

36 des 69 produits à base de glyphosate disponibles en France vont être retirés du marché par l’Anses.

L’Agence française de sécurité sanitaire (Anses) a annoncé ce lundi le retrait de 36 produits à base de glyphosate, un herbicide que la France a décidé d’interdire à partir de 2021, ce qui représente près des trois quarts des tonnages de produits utilisés en 2018.

Actuellement, 69 produits à base de glyphosate sont disponibles sur le marché en France et ont fait l’objet d’une demande de renouvellement de leur autorisation.

« Par décision de l’Anses, 36 de ces produits vont être retirés du marché et ne pourront plus être utilisés à compter de fin 2020, en raison de l’insuffisance ou de l’absence de données scientifiques permettant d’écarter tout risque génotoxique » (susceptible d’endommager l’ADN et de provoquer des mutations génétiques, NDLR), indique-t-elle dans un communiqué.

« Évaluation comparative »

Suite au prolongement pour cinq ans de l’agrément de la substance active par l’Union européenne en 2017, « l’Anses procède au réexamen des autorisations de mise sur le marché des produits à base de glyphosate commercialisés en France et a lancé une évaluation comparative avec les alternatives disponibles », rappelle l’Agence.

Mais sans attendre la fin du processus en cours, « l’Agence a notifié le retrait des autorisations de 36 produits à base de glyphosate ». Pour des raisons identiques, elle « a notifié une décision négative pour 4 des 11 nouvelles demandes d’autorisation déposées depuis janvier 2018 et en cours d’examen ».

Ces 36 produits représentaient en 2018 « près des trois quarts des tonnages de produits à base de glyphosate vendus en France », selon l’Anses.

L’évaluation des dossiers de demande d’autorisation déposés par les entreprises souhaitant renouveler ou obtenir une mise sur le marché de produits à base de glyphosate « a été spécifiquement renforcée en 2017 suite à la réévaluation de la substance active, avec davantage d’exigences impliquant la fourniture de données supplémentaires concernant les risques pour la santé et l’environnement, notamment en matière de génotoxicité de l’ensemble des composants des produits », selon l’Anses.

« Ces nouvelles dispositions requièrent des études spécifiques menées selon des méthodes standardisées et robustes », assure l’Anses qui « poursuit l’examen des demandes d’autorisation et de réautorisation de produits à base de glyphosate ».

« Seuls les produits à base de glyphosate répondant aux critères d’efficacité et de sécurité définis au niveau européen (…) et ne pouvant pas être substitués de façon satisfaisante, bénéficieront in fine de l’accès au marché français », ajoute l’Anses, qui finalisera l’ensemble du processus d’évaluation « d’ici le 31 décembre 2020 ».

Vos réactions

MARC MONIN 09 Décembre 2019 à 14h24

Bonjour.
3 questions :
- Quels sont ces produits ?
- Quelle sera la date de retrait effective ?
- Les stocks pourront-ils être utilisés et ce jusqu’à quand ?
Merci.
Marc MONIN

https://www.letelegramme.fr/france/retrait-de-36-produits-a-base-de-glyphosate-en-france-09-12-2019-12453514.php

 

Ouest-France

Morlaix. L’ancien imprimeur vend ses affiches pour la bonne cause

Publié le 09/12/2019

Avis aux nostalgiques et aux amateurs de déco vintage ! Ce week-end, le fondateur de l’imprimerie de Bretagne organise une vente caritative d’anciennes affiches, à la Manu, à Morlaix (Finistère).

Raymond Henaff et Christian Spagnol devant des affiches de Tamaris. | OUEST-FRANCE

Des affiches, Christian Spagnol en a vu défiler des milliers tout au long de sa vie professionnelle. Fondateur de l’imprimerie de Bretagne en 1978, à Morlaix (Finistère), il a dirigé l’entreprise pendant 31 ans et a continué à y travailler comme salarié jusqu’en 2014.

« J’ai eu une grosse clientèle de peintres, de graveurs, de musées, de festivals, raconte Christian Spagnol. J’avais donc encore plein de belles choses dans des cartons, qui restaient là sans rien faire… Je me suis dit : autant que ça serve ! »

Le retraité se met donc à trier, tout en ayant une idée derrière la tête. « J’admire l’action des Restos du cœur depuis très longtemps. Si mes affiches peuvent rapporter des sous, autant que ce soit pour eux. » Il a donc contacté Raymond Hénaff, bénévole à l’antenne morlaisienne de l’association, qui a « évidemment accepté ce projet ».

Plusieurs dessins de Dantec, imprimés par Christian Spagnol, seront à vendre. | OUEST-FRANCE

Des affiches à tout petit prix

Environ 450 affiches seront mises en vente vendredi 13 et samedi 14 décembre, dans les locaux de Skol Vreizh, qui prête sa grande salle pour l’occasion. Certaines sont uniques, d’autres seront disponibles en plusieurs exemplaires. « Comme il est impossible de tout exposer en même temps, on va les faire tourner », précise Christian Spagnol. Les prix débuteront à 2 € et ne monteront guère à plus de 20 €. Les plus demandées pourront même être achetées dans le cadre de mini-ventes aux enchères.

Les premières éditions du festival Tamaris ont eu lieu à Carantec. Beaucoup de membres de l’équipe ont ensuite participé à la création des Vieilles Charrues. | OUEST-FRANCE

« Je sais que certaines pièces, un peu collectors, vont partir très vite », souligne l’ancien imprimeur d’un air malicieux. Par exemple, les affiches des premières éditions du festival Tamaris, « quand MC Solaar était encore un inconnu ». Ou encore, celle des débuts de la brasserie Coreff, lorsqu’elle était implantée à Morlaix.

Peintres, expos, musique…

Les œuvres de l’artiste Dantec, décédé l’année dernière, seront également à l’honneur. « Il y a aussi beaucoup d’affiches d’expositions qui ont eu lieu au château de Kerjean ou au musée de Morlaix, poursuit Christian Spagnol. Cela peut faire un cadeau déco sympa ! » Les nostalgiques des groupes de musique du coin pourront aussi combler leurs souvenirs avec des images de Stéphane Nefiolov ou de Long John Silver.

Christian Spagnol et Raymond Hénaff. | OUEST-FRANCE

Une petite surprise sera dévoilée lors de l’inauguration, qui devrait rappeler à certains les folles nuits de leur jeunesse du côté de Garlan… Enfin, une défiscalisation sera possible à partir de 30 €, dans le cadre de la loi Coluche qui encadre les dons aux associations.

Vendredi 13 décembre, inauguration à partir de 17 h 30, et samedi 14 décembre, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h. Dans les locaux de Skol Vreizh, à la Manufacture. Ouvert à tous.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-l-ancien-imprimeur-vend-ses-affiches-pour-la-bonne-cause-6645302

 

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9 décembre 2019

En effet...

 

9 décembre 2019

L’examen du budget de la sécurité sociale au Sénat s’est transformé en véritable mascarade démocratique (Groupe CRCE du Sénat)

Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 -

 Par Le groupe CRCE  / 2 décembre 2019

L’annonce du plan « investir pour l’hôpital » par le Président de la République, à la suite de la très forte mobilisation du personnel hospitalier du 14 novembre, a mis un terme au débat, en première lecture, du Sénat sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2020.

L’examen du texte intégrant les mesures du gouvernement pour la santé a été examiné en séance le samedi 30 novembre.

Le Président de la République et la Ministre de la santé, ont fait peu de cas de la représentation nationale. Non seulement, ils ont contraint le Sénat à examiner, en 9 heures, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale dont le budget s’élève à 450 milliards d’euros mais ils ont, de fait, largement limité le droit d’amendement des sénatrices et sénateurs en nouvelle lecture.

Notre groupe n’a pas cédé à la pression de la montre. Il est intervenu sur chacune des dispositions du budget de la Sécurité sociale et en particulier l’amendement 59 sur la traduction financière du plan « Investir dans l’hôpital public ».

Quelle est la réalité de ce plan, prétendument conséquent pour reprendre les propos du Président de la République ? Il s’agit de 200 millions pour les hôpitaux sur les 300 millions d’euros supplémentaires en 2020. Rapportés aux 1 364 hôpitaux publics, cette « largesse gouvernementale » revient à donner seulement 146 000 d’euros supplémentaires par établissement soit l’équivalent de 2 postes d’urgentistes par hôpital.

C’est un véritable enfumage que de prétendre vouloir sauver l’hôpital avec si peu de moyens. Mais cette fois-ci, le sénat a refusé d’entériner des mesures qui ne permettent pas de répondre aux revendications légitimes des personnels en vue d’une amélioration de leurs conditions de travail donc de la qualité des soins.

Notre groupe a voté contre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale modifié par la droite sénatoriale, qui, malgré son juste refus d’un ONDAM trop bas, maintient les exonérations de cotisations sociales pour un montant atteignant 66 milliards d’euros, pourtant à l’origine du déséquilibre des comptes de la Sécurité sociale.
Pour notre part, nous serons donc avec les personnels en grève le 17 décembre pour que le gouvernement accepte enfin de revaloriser le budget de la santé à la hauteur des besoins de notre pays, comme le 5 décembre pour combattre la réforme des retraites.

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2019/12/l-examen-du-budget-de-la-securite-sociale-au-senat-s-est-transforme-en-veritable-mascarade-democratique-groupe-crce-du-senat.html

 

Ouest-France

Plounéour-Ménez. Captages privés : le président tire sa révérence

Publié le 09/12/2019

Vendredi, lors de l’assemblée générale de l’Association des captages privés, le président Jean-Jacques Croguennec a fait savoir qu’il ne se représentait pas, après près de vingt ans à ce poste. Un nouveau bureau composé de René Kervern, Olivier Kermoal, Jacqueline Mercier, Marc Mazé, Jean-Paul Henry, Pierre Yvin et Rolland Charlou sera en charge d’élire un nouveau président dans les jours à venir.

Environ 300 personnes situées dans les villages de la commune ne sont pas reliées au réseau d’eau collectif. L’association aide financièrement les habitants concernés à réaliser des travaux d’entretien. Peu de demande en 2019, l’association compte 3 095 € en caisse.

L’importance de la protection contre les pollutions des captages privés a été soulevée par le maire, Jean-Michel Parcheminal, car « ceux qui sont situés sur le domaine public relèvent de la responsabilité du maire ». Le président a déclaré que des analyses de PH et bactériologiques étaient réalisées deux fois par an.

Morlaix communauté, qui a la compétence de l’eau et de l’assainissement, propose d’aider, à hauteur de 50 % des travaux, les propriétaires souhaitant se raccorder au réseau d’eau collectif.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouneour-menez-29410/plouneour-menez-captages-prives-le-president-tire-sa-reverence-6644650

 

Dernier round à Matignon

Du psychodrame de 1995, le pouvoir a appris à ne pas miser sur un retournement de l’opinion. Il est bon de s’en souvenir quand deux tiers des Français disent soutenir les grèves, si horripilantes soient-elles. Dans le dur, Philippe fait un dernier tour de piste avec les partenaires sociaux à Matignon. Âge légal, durée de travail, âge pivot, clause du grand-père… : que reste-t-il donc à discuter des retraites qui n’ait été abordé, questionné, débattu, ces derniers mois ?

L’exécutif promet de mettre de l’eau dans son vin mais jure qu’il maintiendra la réforme et la fin des régimes spéciaux. Tout reniement serait politiquement désastreux. L’opposition fait corps. La CGT revancharde exige le retrait de la réforme. Le pouvoir tente d’éviter un méga clash avec FO et s’efforce de se concilier la CFDT, enfin.

Pilier de la protection sociale, la retraite mobilise 14 % de la richesse. Avec un taux de remplacement de 74 % (58 % dans l’OCDE), c’est une perle rare. Maintenir en l’état notre beau modèle dans un monde qui vieillit suppose de cotiser plus. Travailler plus longtemps.

Avec son régime à points, le chef de l’État a fait le choix – révolutionnaire – d’un système universel, type Europe du Nord. Comme s’ils n’avaient rien appris des gilets jaunes, Macron et son gouvernement se sont fourvoyés dans la pédagogie et le rapport à l’opinion et payent le prix de la défiance. La réforme systémique, l’universalisation attendra. L’urgence sociale et l’agenda financier imposent, en effet, d’assurer la pérennisation des retraites. Sous pression, Philippe s’expose à devoir dévitaliser sa réforme. En changer le rythme et la projeter dans le temps long. Carnet de chèques à portée de main. Le beau gâchis !

https://www.letelegramme.fr/debats/dernier-round-a-matignon-09-12-2019-12452952.php

 

Ouest-France

Salon Nautic 2019. La voile légère ne fait plus escale à Paris

Publié le 08/12/2019

Côté exposants, les distributeurs de dériveurs et catas ne sont plus que deux irréductibles. La grande majorité des professionnels de la voile légère ne rencontre plus son public au salon Nautic de Paris, porte de Versailles. Cette année, le salon se déroule du 7 au 15 décembre 2019.

Nicolas Honor, importateur de la marque RS pour la France, est l’un des rares exposants pour le secteur de la voile légère au Nautic 2019. | DAVID ADEMAS / OUEST-FRANCE

Hobie Cat, Neil Pryde, Laser Performance, Bic, et les autres, ont déserté les allées et surtout les stands du salon Nautique de Paris. Il y a dix ans encore, l’espace dédié à la voile légère et à la planche à voile rassemblait beaucoup d’acteurs de la filière.

En ce millésime 2019, ils ne sont plus que deux, entourés des institutionnels – Fédération française de voile, régions, classes et séries, et de quelques voiliers atypiques en quête de notoriété. Entre la piscine et la plage, France Catamarans et RS Sailing France se sentent bien seuls. Les poids lourds ont disparu.

« Moins de clients »

« Moins de clients, pas ou peu de prospects, un salon qui a perdu son envergure internationale pour notre activité, nous ont clairement poussés à prendre la décision de ne plus venir au salon de Paris, regrette Jean-Christian Michel, dirigeant d’Erplast, le plus gros constructeur français de dériveurs et de catamarans. Nous ne nous retrouvions plus sur le ratio coût opportunité. »

D’autres éléments, liés à un marché très captifs où la grande majorité de la production est destinée aux professionnels, les clubs de voile et les clubs de vacances, ont motivé cette désertion.

« La visibilité sur Internet, des journées d’essais destinées aux pros qui représentent 90 % de notre clientèle, nous ont convaincus de ne plus venir depuis déjà quelques années », constate le chef d’entreprise.

Le tout sans que la progression de son chiffre d’affaires n’en souffre le moins du monde. Cela ne veut pas dire que les Français boudent les salons nautiques. Pour une visibilité à l’international, ils seront majoritairement présents à Düsseldorf (Allemagne), le salon devenu référent en Europe.

« Nous sommes tous dans le même bateau »

Constat inquiétant pour l’ensemble de la filière, de l’Optimist au voilier de course ou de croisière, puisque la Fédération des industries nautiques reconnaît que de nombreux pratiquants arrivent au nautisme d’abord par le dériveur ou le catamaran de plage.

Chez les deux derniers irréductibles, chaque participation au Nautic est mûrement et longuement réfléchie. « J’estime que pour RS Sailing c’est toujours intéressant d’être présent », explique Nicolas Honor, importateur pour la France des dériveurs et catamarans anglais.

« Ce n’est pas forcément pour réaliser des ventes directes aux particuliers, ce qui pouvait être le cas il y a encore quelques années, même si nous parvenons à approcher une clientèle d’Ile-de-France qui possède un pied-à-terre sur la côte. La marque n’est connue en France que depuis une dizaine d’années et nous avons encore à nous faire reconnaître pour mieux nous implanter. »

Autres distinctions, que RS partage avec France Catamaran : les machines exposées, des trimarans en carbone à foils ou des dériveurs solitaires haut de gamme, ciblent plus une population de pratiquants éclairés que le grand public ou les professionnels.

Et RS sera aussi présent à Düsseldorf. « C’est devenu la référence, confirme Nicolas Honor. Le London Boat Show n’existe plus. Il reste Southampton et le Dinghy Show. Barcelone est en perte de vitesse. Gênes, comme Cannes sont devenus des salons réservés aux yachts, qui fonctionnent plutôt bien. Des clients français me font savoir qu’ils ne passeront pas à Paris mais viendront à Düsseldorf, ce qui est un peu frustrant. »

Le poids des mouvements sociaux

La notoriété du salon de Paris souffre aussi des mouvements sociaux à répétition qui depuis quelques années fleurissent en hiver. En cette deuxième journée du salon 2019, l’heure du bilan est encore lointaine, mais l’importateur pense qu’il reviendra l’an prochain. « Nous exposons des petits bateaux que le public peut toucher, qui le font rêver, et si on n’est plus là on scie la branche sur laquelle on est assis… »

https://www.ouest-france.fr/mer/salon-nautique-de-paris/salon-nautic-2019-la-voile-legere-ne-fait-plus-escale-paris-6644161

 

Ouest-France

Plougasnou. Le permis de construire délivré pour la Maison de santé

Publié le 08/12/2019

La maison de santé pluridisciplinaire est très attendue par la population. Le maire informera la population lors de la présentation de ses vœux, dimanche 26 janvier.

La future maison de santé pluridisciplinaire sera de plain-pied. La communetravaille en collaboration avec Office santé réalisations, promoteur de santé. | OUEST-FRANCE

La société Office Santé a recueilli tous les engagements des professionnels de santé qui investissent dans la maison médicale et paramédicale de la rue François-Charles.

Les élus en ont été informés jeudi, lors du conseil municipal. Une bonne nouvelle qui rejoint celle de l’annonce faite par Nathalie Bernard de la réintégration des locaux réhabilités de la mairie, avant la fin de l’année.

Le conseil a autorisé le maire à signer le contrat de réservation des cellules commerciales, sous la forme d’un acte notarié de vente en futur achèvement.

Déjà des réservations

Quatre cellules médicales (surface de 168,44 m2), et une cellule paramédicale (25,10 m2) reviennent à la commune, ainsi que les parties communes associées représentant 35,35 m2, au prix d’acquisition totale de 647 500 €. « Nous nous abstenons pour cette délibération, a fait savoir l’opposition. Nous voulions un local pour que les médecins remplaçants puissent se loger, surtout l’été a précisé Martine Le Doaré Le projet présenté n’en tient pas compte. »

« Le coût aurait surenchéri, a répondu le maire. Avec, de plus, une non-demande dans ce sens des médecins que nous avions rencontrés avec Office santé. »

Des professionnels, podologue et infirmiers, ont déjà réservé trois cellules. La mairie, quant à elle, mettra en vente ou en location (500 €/mois) ses cellules : trois cellules pour des médecins généralistes, une pour des soins ambulatoires et une qui accueillera un professionnel de santé autre.

Autres dépenses

Les membres du conseil municipal ont ensuite pris acte des dépenses concernant l’état des frais de déplacement à l’occasion de la passation du drapeau des villes médaillées à Oyonnax, pour un total de 3 202 € (pour quatre personnes), et de l’état des dépenses afférentes aux chantiers des parkings de Saint-Samson et de la route de la plage de Saint-Jean, respectivement de 185 740 € (subventionnées à 6 986 €) et 70 728 €.

Les membres du conseil ont également approuvé le renouvellement du contrat enfance jeunesse avec la PEP 53, pour une durée de trois ans. Les prestations de services avec l’association à Kéravel durent depuis 2015 et concernent environ 229 enfants par an. Le montant prévisionnel de la prestation sur trois ans est de 199 670 €.

Enfin, à noter, la participation financière de la commune aux projets d’école 2019-2020, pour le voyage à Paris de l’école de Kérénot, et le projet danse de l’école du bourg.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-le-permis-de-construire-delivre-pour-la-maison-de-sante-6644117

 

Ouest-France

Morlaix vu par… Clarisse Lavanant : « Le kiosque, c’est un symbole du temps qui passe »

Publié le 08/12/2019 Marie JOUSSEAUME

La chanteuse morlaisienne sort un album de chansons bretonnes, De Kerouze à Ouessant. L’occasion d’évoquer son attachement pour sa ville.

L’artiste est particulièrement attachée au kiosque de la place des Otages. | OUEST-FRANCE

Un lieu

La place des Otages et le kiosque

La place des Otages a un aspect historique et, en même temps, c’est un lieu de vie : c’est là que tout le monde se réunit pour les manifestations, pour les bals, le marché… Le kiosque, c’est un symbole du temps qui passe. Quand j’étais petite, avec ma sœur, on y était souvent : quand on chante, ça résonne et ça nous amusait.

Autour, il y a la Terrasse, la pâtisserie Martin, ce sont des lieux un peu intemporels. C’est un endroit où je venais beaucoup avec ma grand-mère. Elle souffrait d’Alzheimer, mais dans la pâtisserie, je sentais bien que je la retrouvais. Ici, on a l’impression d’être à l’abri, entre la mairie et le viaduc, mais sans se sentir enclavé.

Une personnalité

Dominique Lavanant

Comme elle est de Morlaix et que je porte le même nom, on me demande tout le temps si on est de la même famille, voire si c’est ma mère ! C’est de ma famille, mais pas si proche ! Je l’aime bien, elle est brute de décoffrage, un peu comme le paysage et les gens d’ici, elle est cash.

Une chanson

Île, de Jean-Michel Caradec

Quand j’étais petite, mon père avait une cassette de lui, qu’on écoutait dans la voiture. Cela me rappelle mes trajets d’enfance, notamment quand on n’était pas en Bretagne. C’est une nostalgie qui rend heureux !

Un monument

Le théâtre de Morlaix

On a de la chance de l’avoir ! C’est l’un des plus beaux théâtres à l’italienne en Bretagne. L’un des endroits où je préfère chanter, ce sont les théâtres : on voit tous les visages, personne n’est oublié. Il y a toujours un supplément d’âme, une certaine magie. J’espère y rechanter une troisième fois.

Une balade

Du Pouliet au port

Pour se calmer, se rebooster, chercher l’inspiration. J’ai l’impression d’aller vers la mer, à pied. On voit toute la ville défiler, on a l’impression que c’est plus grand que ça n’est. Le fait d’avoir un port, ça ouvre vraiment les possibles. Psychologiquement, le fait d’aller vers la mer, ça fait du bien, voir les bateaux dans la ville… Aujourd’hui, c’est devenu quelque chose qui m’est essentiel. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-vu-par-clarisse-lavanant-le-kiosque-c-est-un-symbole-du-temps-qui-passe-6643927

 

Ouest-France

La tempête Atiyah arrive sur nos côtes

Publié le 08/12/2019

Les prémices du coup de vent annoncé pour cette nuit de dimanche à lundi se font déjà sentir au large de la Bretagne.

La pointe de la Torche, dans le pays bigouden, offre dès ce dimanche soir un spectacle impressionnant. | BÉATRICE LE GRAND/OUEST-FRANCE

La tempête qui s’annonce offre déjà une mer formée au large du Finistère. A la pointe de la Torche, les vagues sont déjà importantes. Le vent se renforce de la Bretagne à la côte d’Opale avec des rafales qui atteignent 111 km/h à l’île de Batz (Finistère), Lundi matin, les vents continueront à souffler violemment avec des rafales tempétueuses sur les côtes de la Manche, mais également du sud du Finistère.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/la-tempete-atiyah-arrive-sur-nos-cotes-6644043

 

Conférence scientifique annuelle avec Philippe Sébert, ancien enseignant-chercheur

Philippe Sébert était maître de conférences à l’université de Bretagne occidentale à Brest
Philippe Sébert était maître de conférences à l’université de Bretagne occidentale à Brest

Dans le cadre de l’association « Patrimoine de Plougasnou », présidée par Christian Millet, Philippe Sébert, spécialiste en physiologie comparée, a proposé vendredi 8 décembre un exposé sur le thème « Alimentation et standards nutritionnels », à la salle municipale. Pour les quelque quatre-vingt-dix auditeurs présents, il a présenté les bases physiologiques de l’alimentation, les nutriments indispensables ainsi que les conséquences énergétiques et les conduites alimentaires qui en découlent, des mitochondies au glycogène en passant par les vitamines et le cholestérol.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/conference-scientifique-annuelle-avec-philippe-sebert-ancien-enseignant-chercheur-08-12-2019-12452817.php

 

Peu de changement des tarifs communaux en 2020

Le conseil municipal était convoqué jeudi 5 décembre à la petite salle municipale par Nathalie Bernard, maire pour une séance ordinaire.

Les conseillers ont été invités à se prononcer sur la grille des tarifs communaux pour l’exercice 2020 qui a fait l’objet d’un examen préalable de les commissions des finances. Peu de propositions de modification ont été notées, les principales concernent le busage classique entrée de champs, fournitures comprises, désormais facturé 700 € TTC plus 80 € par mètre linéaire supplémentaire pour l’adapter à la configuration du terrain.

Enfance-jeunesse

Le renouvellement pour une durée de trois ans du contrat enfance-jeunesse avec la PEP53 du centre Keravel à compter du 1er janvier 2020 a été approuvé. Les prestations enfance-jeunesse du centre ont concerné 229 enfants sur l’année, de Plougasnou, Plouezoc’h et Saint-Jean-du-Doigt, correspondant à 45.000 heures de travail.

Écoles

Les directions d’écoles de Kérénot et Marie-Thérèse-Prigent ont sollicité la participation de la commune au plan de financement de leurs projets 2019-2020. Le conseil a approuvé l’octroi d’une subvention de 2 000 € plus une participation de 50 € par élève à l’école de Kérénot pour un voyage à Paris, et la prise en charge à 70 %, soit 2 968 €, de la dépense pour un projet de danse à l’école du bourg.

Et aussi

Après délibération, les élus ont choisi de nommer une voie en contrebas de la résidence de Kerbabu « Chemin des Aigrettes », répondant ainsi favorablement à la demande de personnes demeurant dans cette impasse.

Dans le cadre du projet de permis de construire d’une capitainerie au Diben, la commune a rétrocédé une parcelle de 981 m² à Morlaix communauté à l’euro symbolique, sans frais pour la commune. Un permis de construire a été déposé par Morlaix communauté pour la rénovation de l’enveloppe du bâtiment ex-Le Quertier afin d’en faciliter la cession ultérieure.

Le conseil municipal a aussi voté une motion pour le maintien et la préservation des services des finances publiques.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/peu-de-changement-des-tarifs-communaux-en-2020-08-12-2019-12452810.php

 

Romain et Maxime perpétuent la lignée des Guillerm

Alain Guillerm entouré de ses deux fils, Maxime (à gauche) et Romain (à droite), sur le site de l’entreprise Guillerm, à Plouvorn.
Alain Guillerm entouré de ses deux fils, Maxime (à gauche) et Romain (à droite), sur le site de l’entreprise Guillerm, à Plouvorn.

Alain Guillerm laissera les commandes du groupe de construction à son nom à la fin de l’année. Ses fils, Romain et Maxime, prennent la relève.

Des blocs de béton, des armatures métalliques. Dans l’usine du Groupe Guillerm, les employés sont à l’ouvrage. Le préfabriqué représente aujourd’hui plus d’un tiers de la production. L’autre partie étant la construction de maisons individuelles. Le gérant de l’entreprise salue les salariés, accompagné de ses deux fils, Romain et Maxime. Ce sera l’une des dernières fois qu’il les verra à l’œuvre. Alain Guillerm, 62 ans, partira à la retraite en janvier 2020. Soit quarante ans après avoir intégré la société familiale, fondée en 1910.

En juillet dernier, il a passé le flambeau à Romain, 34 ans, nommé directeur général de Guillerm, et Maxime, 30 ans, président. Tous deux représentent la cinquième génération à la tête de la société. Pourtant, ils ne s’étaient pas précipités dans les bras de leur père. « J’y pensais un peu au début, concède Romain. J’ai fait une école d’ingénieur en bâtiment. À la sortie, je suis resté huit ans chez Vinci ».

"Ne pas être la génération qui éteint l’entreprise."

En mai 2014, il finit tout de même par rejoindre son frère, entré à peine un an plus tôt dans l’entreprise. « J’ai toujours souhaité rester ici, confie Maxime. J’ai fait un IAE à Brest. Je voulais travailler dans la gestion d’entreprise. Pas forcément chez Guillerm. Je n’avais aucune connaissance dans le bâtiment. Mais avec l’arrêt du gros œuvre, c’était plus facile. J’ai appris au fur et à mesure. Ce qui a mis fin à ma réflexion, c’était de ne pas être la génération qui éteint l’entreprise ».

Un nouvel élan après la crise

Les deux frangins ont donc mis le pied dans l’engrenage. Pour le plus grand plaisir de leur père. Malgré des premières années difficiles. « C’est une chance d’être arrivé pendant cette période complexe. L’année 2013 a été la pire. Puis on a cumulé pas mal de choses : un plan social, un accident mortel… Il fallait être soudés. Mais on apprend plus que lors des années où l’économie est en plein essor ».

Depuis, les fils Guillerm ont donné un nouvel élan au groupe. Notamment avec le rachat de l’entreprise Jousselin, dans le Maine-et-Loire, il y a un peu plus d’un an. « C’est la conséquence de la baisse du marché dans le Finistère, confie Alain Guillerm. Pour compenser, il fallait aller chercher ailleurs. Et nous avions l’occasion d’ouvrir une agence avec un homme providentiel ». En l’occurrence Romain, jusque-là basé à Paris.

De 60 à 200 salariés

La famille s’est ainsi rapprochée. Mais est-ce si facile de travailler avec son père et son frère ? « Avec Romain, nous sommes toujours en phase sur les décisions, indique Maxime. Avec le rachat, on se voit plus qu’avant ». « Il faut savoir mettre son ego de côté, ajoute Romain. Notre père nous a laissé la parole et prendre des initiatives ». « La transmission est réussie et bien perçue par le personnel, se félicite Alain. Par leur comportement, leur façon de travailler, il y a un côté rassurant pour les salariés après des années difficiles ».

Lorsqu’il avait pris les rênes, en 1992, Alain Guillerm comptait 60 salariés dans son entreprise. Le groupe Guillerm en totalise aujourd’hui plus de 200, dont 135 chez Guillerm et 70 chez Jousselin. Avec un chiffre d’affaires qui frôle les 40 M€ De quoi laisser de solides fondations à la nouvelle génération.

En complément

+ Alain Guillerm Président de l’entreprise Guillerm

Alain Guillerm

Quels souvenirs gardez-vous de ces années passées dans l’entreprise familiale ?

J’ai commencé comme salarié en 1980. J’ai beaucoup appris au contact de mon père notamment sur les valeurs d’une entreprise familiale. J’ai pris sa succession en 1992. À l’époque, nous étions à 90 % de gros œuvre et 10 % de maison individuelle. Maintenant nous avons arrêté le gros œuvre. Mes confrères, qui ont continué dans cette voie, ont disparu. La meilleure période a duré de 1998 à 2008. J’ai agrandi l’outil de production. Il y a aujourd’hui 10 000 m2 de production et 1 500 m2 de bureau.

La suite a été plus difficile ?

De 2009 à 2013, il y avait des difficultés à financer les projets. Les banques ne suivaient pas. J’ai privilégié la politique du maintien de l’emploi et garder nos compétences. On a tout de même trouvé des opportunités comme en 2010, le port du Bloscon à Roscoff, ou le tramway de Brest mais aussi le marché des prisons françaises avec des bacs à douche.

Mes plus grandes déceptions restent la Sica de Saint-Pol-de-Léon et la centrale à gaz de Landivisiau. À chaque fois, les recours ont retardé ces projets. Et fin 2017, l’arrêt du gros œuvre. J’ai dû me séparer de 20 salariés. Ça a été une décision difficile à prendre.

Qu’est-ce que vous retenez de positif, au bout de 40 ans ?

J’aimais bien aller sur les chantiers. Voir les projets se monter est très intéressant. À partir de 2001, j’ai été très fier de donner de l’intéressement. À la retraite, je pourrais profiter de mes petits-enfants et des voyages. Je viendrai très peu à l’entreprise. J’aiderai mes fils sur de la prospection.

https://www.letelegramme.fr/dossiers/ils-ont-repris-lentreprise-familiale/romain-et-maxime-perpetuent-la-lignee-des-guillerm-08-12-2019-12452713.php

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
8 décembre 2019

EN ATTENDANT L'DÉFILÉ... (Pour la musique demandez à Boris Vian)

 

8 décembre 2019

Disparition du journaliste grand reporter de l'Humanité - Jean Chatain, un monument de l’Humanité nous a quittés - par Pierre Barbancey, L'Humanité, 6 décembre 2019

Jean Chatain en compagnie de deux militaires du FPR sur le pont de Rusumo au Rwanda (proche de la frontière avec la Tanzanie), début mai 1994.

Disparition. Jean Chatain, un monument de l’Humanité nous a quittés

Vendredi, 6 Décembre, 2019
Des travaux de l’Assemblée nationale en France au génocide du Rwanda, il était un journaliste hors pair. Il est décédé ce 5 décembre, chez lui, dans son Berry natal. Il avait 77 ans. L’Humanité présente toutes ses condoléances à Françoise, son épouse, et à toute sa famille. L’incinération aura lieu mardi 10 décembre, à 16 heures, à Châteauroux. Hommage.

La nouvelle est tombée ce 5 décembre. Abrupte. Notre confrère, notre camarade, notre ami Jean Chatain a profité de la grève générale en France pour nous laisser. Au sein de la rédaction de l’Humanité, son journal de toujours, la peine et la tristesse sont immenses. Aussi bien chez les jeunes journalistes que chez les plus anciens, tant le travail de « Jeannot » – ainsi que nous l’appelions – a marqué les pages de l’Huma. Jean Chatain était un monument de l’Humanité. Un de ces journalistes si rares aujourd’hui qui avait une haute considération de cette profession et n’oubliait jamais la responsabilité qui lui était confiée, celle d’informer, parfois au péril de sa vie, comme au Rwanda.

Jean Chatain savait parler des petites gens, ceux qui souffrent et ceux qui luttent. Il avait ses convictions communistes chevillées au corps. Il ne les a jamais abandonnées.

Jean est né le 6 septembre 1942 à Argenton-sur-Creuse. Son enfance et son adolescence se passent à la campagne. Le père est meunier. Du collège d’Argenton, il passe au lycée de Châteauroux, étudie la sociologie à l’université de Poitiers puis obtient un certificat en ethnographie au musée de l’Homme. Il a 20 ans lorsque se termine enfin la guerre d’Algérie. À l’été 1964, il participe à un chantier de solidarité avec les jeunes algériens du Front de libération nationale (FLN). Il adhère d’abord au PSU, puis rejoint le Parti communiste français en 1966. Les luttes de libération dans le monde et l’anticolonialisme resteront ses boussoles. Y compris quand, en 1972, il devient secrétaire général de la revue Économie et politique, poste qu’il occupera sept années. En 1980, il intègre le service politique de l’Humanité comme journaliste parlementaire mais aussi en charge de la Nouvelle-Calédonie. En 1987, il publie un livre choc : les Affaires de M. Le Pen (Messidor) puis, en 1991 Pitchipoï via Drancy : le camp 1941-1944 (Messidor).

Au début des années 1990, il rejoint le service international de l’Huma, où il va apprendre à connaître et aimer l’Afrique. En 1994, il est l’envoyé spécial du journal au Rwanda, où il va produire un travail extraordinaire sur les lieux mêmes du génocide contre les Tutsis. Il s’y rend à deux reprises. En avril, dans l’est du pays, à Mulindi, puis en juillet à Kigali et dans le Nord. « On avait l’impression que la terre vomissait les corps, on marchait sur des cadavres. Et l’odeur ! Une des tactiques des tueurs : on tranchait le mollet, elles ne pouvaient ainsi plus se déplacer », témoigne-t-il alors. En 2007, il revient longuement sur ces questions dans Paysage après le génocide (le Temps des cerises), ouvrage impressionnant qui fait de lui l’un des spécialistes de cette question. Surtout, il pointe du doigt la responsabilité de la France officielle. On le verra ainsi témoigner lors de différents procès et s’élever contre « le négationnisme, une constante française », titre d’un article publié en décembre 2014 dans la revue les Temps modernes. Il a déposé aux archives de la Seine-Saint-Denis ses centaines de négatifs, photos réalisées au Rwanda et utilisées récemment par le Mémorial de la Shoah pour son exposition sur les génocides. Les éditions Izuba s’apprêtent à publier une compilation de ses articles sous le titre Nuit et brouillard sur le Rwanda.

Amoureux du cinéma américain et de polars, bon vivant devant l’éternel, Jeannot nous a surpris une fois de plus ce 5 décembre. Sa voix rugueuse, son érudition, son humour pince-sans-rire nous manquent déjà.

 

Ouest-France

Des milliers d’agressions sexuelles dans les voitures Uber, la société sommée de rendre des comptes

Publié le 08/12/2019

Uber, qui a révélé avoir enregistré des milliers d’agressions sexuelles aux États-Unis, est aussi en pleine polémique après une série de plaintes de clientes en France où la plateforme sera reçue jeudi par le gouvernement qui lui demande des comptes. Le groupe américain avait précisé que cela représentait « 0,00002 % des courses ».

La société Uber est au centre d'une polémique avec de nombreuses plaintes pour agressions sexuelles des chauffeurs. | REUTERS/TYRONE SIU

« J’ai pris un Uber car j’avais peur de ce qui pourrait arriver si je m’endormais dans le métro » : Camille*, 25 ans, raconte comment en juillet dernier, en sortant d’un festival, elle est prise en charge par une voiture commandée via la plateforme du géant américain. Après quelques minutes, elle se rend compte que le chauffeur « était en train de se toucher ».

Elle porte plainte le jour-même et lorsque le mot-clé #Ubercestover est devenu viral sur les réseaux sociaux, la plateforme a transmis la plaque et l’identité de son chauffeur aux autorités, selon Camille et Uber France.

« Une faille dans le système »

« Auparavant, si les forces de l’ordre ne nous contactaient pas, nous ne donnions pas les informations », explique Rym Staker, chargée de la communication de l’entreprise. Après les cas qui ont été signalés, « nous avons décidé de "pro activement", quand la victime a porté plainte, même si nous ne recevons pas de réquisition, (de transmettre) les informations aux forces de l’ordre ».

Anaïs*, 25 ans, a été violée dans un véhicule Uber en 2016. Son agresseur, condamné en première et deuxième instance à 8 ans d’emprisonnement, s’est pourvu en cassation. « J’étais saoule », raconte la jeune femme, « la fatigue fait que je m’écroule sur la banquette ». Elle se souvient d’avoir entendu le moteur se couper. Puis « la douleur me fait émerger de mon inconscience, je me débats comme je peux mais ça ne marche pas ».

Après le viol, l’homme dépose Anaïs chez elle et sa colocataire prévient la police. L’ADN parle : c’était en fait le frère de « celui qui avait le compte Uber ».

Malgré son témoignage qui a fait grand bruit sur les réseaux sociaux, Anaïs n’avait toujours pas été contactée par Uber vendredi. Mme Staker assure qu’Uber « souhaite entrer en contact avec elle ». Anaïs témoigne car elle estime qu'« il y a une faille dans le système », et veut que « la parole se libère ».

« Situation très préoccupante »

C’est justement pour que la « parole des victimes soit entendue » qu’Anna Toumazoff, « influenceuse » et militante féministe, a lancé la semaine dernière le mot-clé #Ubercestover.

Le 17 novembre, elle raconte aux 30 000 abonnés de son compte Instagram les cas de Sonia et Noémie, qui disent avoir été agressées par le même chauffeur à deux ans d’intervalle à Strasbourg. « Je pensais que grâce à cette plateforme, j’allais mettre en relation ces deux personnes avec Uber et que le problème se réglerait entre eux », se souvient Anna Toumazoff. Mais le géant des VTC ne réagit pas, pire encore, « les commentaires Twitter qui signalent le problème sont supprimés ».

L’entreprise s’excuse

Depuis, l’entreprise s’est confondue en excuses. Avoir supprimé les commentaires « est inacceptable », reconnaît Steve Salom, patron d’Uber France. « C’est un système de modération automatisé qui a malheureusement effacé les tweets », explique-t-il, avoir « immédiatement arrêté d’utiliser ce système ».

Parallèlement, des témoignages affluent dans les messages privés d’Anna Toumazoff, qui découvre que les cas de Noémie et Sonia ne sont pas isolés. « J’ai reçu 700 témoignages » : des femmes « harcelées, agressées, violées » par des chauffeurs Uber alors qu’elles « voulaient simplement rentrer en sécurité ».

Le groupe américain avait précisé que cela représentait « 0,00002 % des courses ». | BRENDAN MCDERMID/REUTERS

 La « multitude de témoignages » de victimes de chauffeurs Uber dépeignent « une situation très préoccupante », déclare la secrétaire d’État chargée de l’Égalité femmes/hommes Marlène Schiappa. « Certaines n’avaient jamais eu de réponse de la part d’Uber, il n’y a rien de pire que de prendre son courage à deux mains pour témoigner et de ne pas avoir de réponse. »

Mme Schiappa rencontrera jeudi les dirigeants d’Uber France. « Il faut qu’Uber rende des comptes », affirme-t-elle. « Lors de cette réunion, nous allons prendre au cas par cas les histoires qui me sont remontées et parler, au global, de ce qui est mis en place pour les femmes qui utilisent Uber ».

Cette mise en demeure du gouvernement français intervient après la révélation jeudi par l’entreprise que 5 981 agressions sexuelles (attouchements, tentatives d’agression, viols) ont été rapportées par des utilisateurs ou des conducteurs de son service, ainsi que des tiers, aux États-Unis en 2017 et 2018.

Le groupe américain avait précisé que cela représentait « 0,00002 % des courses ». « Bien que rares, ces signalements représentent tous un individu qui a partagé une expérience très douloureuse. Même un seul signalement serait un signalement de trop », déplorait aussi Uber.

*Camille et Anaïs n’ont pas souhaité que leur nom de famille apparaisse

https://www.ouest-france.fr/faits-divers/agression-sexuelle/des-milliers-d-agressions-sexuelles-dans-les-voitures-uber-la-societe-sommee-de-rendre-des-comptes-6643767

 

8 décembre 2019

Reportage photo sur la manif du 5 décembre 2019 pour nos retraites à Morlaix par Jean-Luc Le Calvez

Prise de parole de Christophe Boudrot pour la CGT

Prise de parole de Antoine Gauchard pour la FSU

Prise de parole de Sébastien Ménès pour Solidaires

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http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/tag/la%20vie%20locale/

 

La SNCF recommande… d’éviter le train

La grève se poursuit dans les transports. Dimanche 8 décembre, trois trains, dont un TGV, partiront de la gare de Morlaix, en direction de Brest. Deux trains, dont un TGV, sont programmés pour rallier Rennes. Les horaires des trains du lendemain sont disponibles tous les jours à 17 h sur les canaux d’information de la SNCF. La journée du lundi 9 décembre promet également d’être très perturbée. Dans un communiqué, la SNCF mobilités Bretagne « recommande aux voyageurs d’utiliser des solutions alternatives au train, et pour ceux qui le peuvent, d’annuler ou de reporter leurs déplacements ».

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/la-sncf-recommande-d-eviter-le-train-07-12-2019-12452044.php#

 

Ouest-France

Brest. Nouvelle mobilisation pour les retraites

Publié le 07/12/2019 Mickaël LOUÉDEC.

Entre 1 000 et 2 000 personnes ont manifesté, samedi, dans les rues de Brest. De nouveaux rassemblements sont prévus la semaine prochaine.

Après le rassemblement de jeudi, les manifestants ont de nouveau battu le pavé, ce samedi. | OUEST FRANCE

Un gros millier de personnes – « 2000 » selon la CGT – a battu le pavé brestois ce samedi après-midi, deux jours après un impressionnant rassemblement contre le projet de réforme des retraites.

Le cortège était majoritairement composé de syndicats (Sud, CGT, FO…) ou de partis politiques (PCF, Insoumis) mais aussi de Gilets jaunes et d’anarchistes, qui ont pris la tête de la manifestation alors que celle-ci prenait fin, faisant bande à part avec le reste des troupes. Ceci n’allant pas sans créer certaines tensions entre les uns et les autres.

Rendez-vous mardi

Partis de la place de la Liberté, les manifestants ont descendu la rue de Siam avant de remonter, en empruntant notamment la rue Pasteur, puis de nouveau la rue de Siam.

La réforme des retraites, une nouvelle fois, était sur toutes les lèvres. Olivier Le Pichon, de la CGT, s’en prend directement au président Emmanuel Macron : « Qu’il retire son projet et qu’on entame des négociations ! » Du côté du PCF, on voit, dans cette manifestation, « l’expression d’une colère sociale diverse et profonde. »

Les manifestants ne comptent pas en rester là. Ils appellent à de nouveaux rassemblements. Les prochains sont fixés mardi et jeudi.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-nouvelle-mobilisation-pour-les-retraites-6643364

 

Ouest-France

Marins de l’année. Camille Lecointre et Aloise Retornaz sacrées !

Publié le 07/12/2019 Jacques GUYADER et Eric HORRENBERGER.

Et les vainqueurs sont… deux grandes navigatrices. La Brestoise Camille Lecointre et la Sablaise Aloise Retornaz ont été sacrées, ce samedi soir, "Marins de l’année 2019" de la Fédération française de Voile, par un jury d’experts et par le vote du public. Un titre qui récompense leur formidable saison en 470 et qui leur donne un sacré coup de boost pour aller chercher l’or aux JO de Tokyo.

Aloise Retornaz et Camille Lecointre, en 470, nommées Marin de l'année 2019. | FFV

Ce samedi 7 décembre, l’équipage féminin de 470, dériveur olympique, composé de Camille Lecointre et Aloise Retornaz a été élu « Marin de l’Année 2019 » pour son année exceptionnelle : victoire sur le Test Event Olympique à Enoshima 3e du championnat du Monde et vainqueur du championnat d’Europe.

Le « Marin de l’Année » a été désigné par un jury d’experts, présidé par Catherine Chabaud, ainsi que le vote du public.

Dans la liste des nommés, il y avait également, des noms prestigieux comme Franck Cammas et Charles Caudrelier, vainqueur de la Brest Atlantiques, Charlie Dalin et Yann Eliès, vainqueurs de la Transat Jacques Vabre, Damien Seguin champion du monde paralympique, Nicolas Parlier championnat du monde kite-board… rien que du beau monde.

Mais, à huit mois des Jeux olympiques de Tokyo, c’est donc un des attelages les plus prometteurs de la délégation olympique française qui a été choisi.

Camille Lecointre, 34 ans, a participé à ses premiers Jeux Olympiques à Londres en 2012 où elle avait fini 4e. En 2016, elle avait remporté la médaille de bronze à Rio avec sa coéquipière de l’époque Hélène Defrance. Suite à une pause pour donner naissance à son premier enfant, Gabriel en 2017, elle s’associe à Aloïse Retornaz pour une nouvelle olympiade.

Aloise Retornaz et Camille Lecointre, en 470, nommées Marin de l'année 2019. | FFV

La jeune femme, âgée de 25 ans, ingénieur informatique, a brillé dans les catégories jeunes avec sa coéquipière de l’époque Cassandre Blandin. C’est là que la médaillée de bronze de Rio l’a repérée et lui a proposé de faire équipe ensemble avec l’objectif des Jeux Olympiques.

Depuis 2018 le duo n’a pas tardé à se faire remarquer sur les compétitions mondiales. En à peine deux ans les jeunes françaises ont suivi une ascension parfaite : Championnes d’Europe et médaillées de bronze du mondial à Enoshima cet été, elles y remportent le Test Event quelques semaines plus tard.

Le duo est d’ores et déjà qualifié pour les Jeux Olympiques et n’a désormais qu’une seule idée en tête : remporter l’or à Tokyo en 2020.

" Y participer, c’est un rêve de gosse, s’extasie la Sablaise. Cela fait plus de 10 ans que je les prépare, que j’y pense tous les jours. »

Le palmarès des Marins de l’année

2019 : Camille Lecointre et Aloise Retornaz

2018 : Charles Caudrelier

2017 : Thomas Coville

2016 : Charline Picon

2015 : Marie Riou et Billy Besson

2014 : Loïck Peyron

2013 : Franck Cammas

2012 : Franck Cammas

2011 : Jean-Pierre Dick

2010 : Antoine Albeau

2009 : Michel Desjoyeaux

2008 : Francis Joyon

2007 : Michel Desjoyeaux

2006 : Lionel Lemonchois

2005 : Vincent Riou

2004 : Faustine Merret

2003 : Xavier Rohart et Pascal Rambeau

2002 : Olivier Backès et Laurent Voiron

2001 : Michel Desjoyeaux

https://www.ouest-france.fr/sport/voile/marins-de-l-annee-camille-lecointre-et-aloise-retornaz-sacrees-6643269

 

L’art sous toutes ses formes à la Manufacture

À l’intérieur de l’œuvre suspendue réalisée par David Le Guen, dans l’espace surnommé La forêt, au début de la visite.
À l’intérieur de l’œuvre suspendue réalisée par David Le Guen, dans l’espace surnommé La forêt, au début de la visite. (Le Télégramme/Yann Clochard)

Une sculpture suspendue dans une salle déserte. Quelques tableaux, posés ici et là, comblent l’espace de La forêt. Le lieu qui ressemble plus à un squat qu’à une galerie d’art. Cela n’empêche pas les visiteurs d’affluer pour contempler les œuvres. La grande galerie a ouvert ses portes dans l’ancienne manufacture des tabacs, samedi 7 décembre. Jusqu’au 20 décembre, une exposition s’installe dans les locaux de la Manu, avec la présence d’artistes de la baie de Morlaix.

Dès le début du parcours artistique, la fresque représentant la ville de Morlaix, signée Hervé Chateau, en met plein les yeux. On découvre ensuite une succession de sculptures, peintures, photographies, à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments. Une autre façon de découvrir l’art, parfois dans la pénombre, due au manque de lumière.

De l’aveu des artistes présents, l’idée paraît plaire au public, qui a répondu présent lors du vernissage, samedi matin. L’exposition temporaire, accessible depuis le quai du Léon jusqu’au vendredi 20 décembre, est ouverte tous les jours, de 11 h à 16 h.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/l-art-sous-toutes-ses-formes-a-la-manufacture-07-12-2019-12452000.php

 

Spectacle de Noël à la salle municipale

Le spectacle est donné pour les enfants à partir de 3 ans
Le spectacle est donné pour les enfants à partir de 3 ans

Une centaine de personnes ont assisté mercredi 4 décembre au spectacle de Noël organisé par la bibliothèque et la municipalité et encadré par Gwénaëlle Gourvil, bibliothécaire, à la salle municipale. L’animation avait été confiée à la compagnie « J’ai 10 ans » qui présentait son tout dernier spectacle de marionnettes « La Machine à lire ». Liouenn, une enfant de 12 ans, vivant chez sa grand-mère qui l’incite à lire, trouve au grenier la bibliothèque et y rencontre Archibald, le gardien des livres, qui l’entraîne dans une aventure fantastique.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/spectacle-de-noel-a-la-salle-municipale-07-12-2019-12451979.php

 

Le crépuscule du grand soir

Incontestablement, ce fut une réussite. Tout le monde n’était pas là, mais il y avait du monde, beaucoup de monde. Notamment un bataillon d’enseignants que Jean-Michel Blanquer avait plus alarmés que rassurés. Au demeurant, cette démonstration massive s’effectuait dans la brume : on exigeait le retrait d’un fantôme, le retrait de mesures supposées menaçantes. Il faut croire que l’introuvable « dialogue social » fut une incantation plus qu’une réalité, et que le flou gouvernemental trahissait à la fois des désaccords et la volonté, passablement cynique, de noyer le poisson.

Mais ce n’est pas de cela, abondamment étalé et commenté, que je voudrais vous parler. C’est d’un autre fantôme. Il réapparaît à tout coup, il éveille, dans les cervelles, des fantasmes, des rêves, des légendes épiques, et il se cache derrière une appellation fourre-tout : la « convergence des luttes ». Les Français aiment bien prendre la Bastille, et, tout au fond de leur imaginaire collectif, se tapit l’idée que l’accumulation des mécontentements pourrait, un jour, déchaîner une vague si puissante qu’elle balaierait les puissants.

Je n’y crois guère - du moins dans nos sociétés occidentales et plus ou moins démocratiques -, et ce, pour deux raisons. La première est que la colère, si elle est une force, n’est pas un langage qui donne cohérence à cette force. La « classe ouvrière » n’est plus, et, si nous avons mille raisons de nous inquiéter, de dire nos souffrances, voire de les hurler, nos cris ne font pas un programme, une espérance, un projet. La seule victoire des mouvements de rue - celui de 1995, précisément - fut un retrait, c’est-à-dire une victoire défensive. Nos rages cohabitent et s’accumulent mais ne se brassent plus. La détestation du prince n’est pas, à elle seule, une politique.

La seconde est que le prince lui-même, qu’il soit intelligent ou brutal, rusé ou malhabile, n’est qu’une figure, très fragmentaire, du pouvoir réel. Le monde globalisé fait que ceux d’en haut, dans leurs palais ou sur les plateaux médiatiques, ne sont que les incarnations éphémères de puissances plus réelles et plus obscures dont la question du climat est le souverain révélateur.

La morale de l’histoire est que, de tous côtés, c’est la parole - pas « l’élément de langage », la parole vraie - qui fait défaut. Ce serait révolutionnaire. Et cela porte un nom : négociation.

https://www.letelegramme.fr/debats/le-crepuscule-du-grand-soir-07-12-2019-12451955.php

 

Ouest-France

Brest. « Mon film laisse parler les habitants des cités »

Publié le 07/12/2019 Frédérique GUIZIOU.

De cendres et de braises, le film de Manon Ott, dresse le portrait poétique et politique d’une banlieue ouvrière en mutation et d’habitants des cités des Mureaux, près de l’usine Renault-Flins.

Réalisé aux Mureaux (Yvelines), entre 2011 et 2018, le film « De cendres et de braises » de Manon Ott, fait revivre l’histoire des cités HLM des Mureaux en région parisienne. | DR

Entretien avec Manon Ott, 37 ans, originaire de Franche-Comté, cinéaste et chercheuse en sciences sociales et en cinéma.

Pouvez-vous nous raconter la genèse de votre film ?

Je travaille aux Mureaux depuis 2011. Avec Grégory Cohen, mon compagnon, qui est également réalisateur, on est très impliqués dans la vie associative. On a habité un an dans le quartier de la Vigne-Blanche. Un bout de mon histoire personnelle s’est écrit aux Mureaux. J’ai voulu faire connaître le quotidien des Muriautins et, aussi, l’histoire de ce territoire qui relie immigration, cité ouvrière, industrialisation, urbanisation… Le film est une enquête sociohistorique sur ces quartiers populaires. Les banlieues sont trop souvent dépeintes comme des mondes à part, si ce n’est comme des lieux sans histoire…

Vous avez fait beaucoup de rencontres ?

Oui, des rencontres fortes qui m’ont marquée. J’ai parlé à d’anciens ouvriers de l’usine de Flins, à des femmes qui s’investissent dans la vie associative, à des gens de différentes générations et origines. La question du temps passé aux Mureaux a été essentielle : le temps de la rencontre, le temps de se laisser soi-même interroger et déplacer par le terrain, le temps que les personnages s’emparent à leur tour du projet de film…

Que pouvez-vous nous dévoiler sur ce film ?

Déjà, c’est un film en noir et blanc, un travail artistique. Il commence à l’aube, continue de jour et plonge dans la nuit. C’est une déambulation poétique où l’on rencontre différents personnages qui racontent leur vie tout en livrant leur regard sur le monde. Les habitants m’ont parlé de leur travail, de leurs loisirs ou encore d’amour. Certains m’ont confié leurs rêves mais également leurs colères ou leurs révoltes. Le film parle, aussi, des transformations du secteur ouvrier, de la précarisation du monde du travail avec de plus en plus d’intérimaires…

Pourquoi ce titre, De cendres et de braises ?

Sans doute parce qu’il y a une part de mystère, une interrogation sur l’histoire sociale du territoire. Cela évoque les cendres du mouvement ouvrier. Ce film tisse des liens entre les gens et les époques pour faire sentir ce poids de l’histoire collective. Aux Mureaux, la plupart des jeunes que j’ai rencontrés sont des enfants d’ouvriers immigrés de chez Renault.

Voulez-vous faire passer un message particulier ?

Pas spécialement. Les habitants des quartiers populaires sont plus souvent parlés ou racontés par d’autres, par les journalistes et par les chercheurs. Face à ce constat, il y avait donc de vrais enjeux à re-raconter l’histoire de ce territoire et à entendre leurs paroles. Mais la surmédiatisation et la stigmatisation de ces quartiers entraînent, en retour, une vraie méfiance de la part des habitants à l’égard des images. Ce film invite donc à écouter les paroles des habitants. Les différents personnages du film ont en commun de s’engager, chacun à leur manière, dans la société dans laquelle ils vivent.

Lundi 9 décembre, à 20 h, aux Studios, 136, rue Jean-Jaurès, Brest. Avec l’association Termaji. Mardi 10, à 20 h 45, au Club, 39, rue Berthelot, Douarnenez.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-mon-film-laisse-parler-les-habitants-des-cites-6643032

 

Clin d’œil : la fin des grosses légumes

Clin d’œil : la fin des grosses légumes

« Gast, celui-ci c’est une grosse légume ! ». Depuis des lustres, en Bretagne comme ailleurs, cette référence potagère désigne des hommes politiques importants ou influents. Toujours des hommes, jamais des femmes car il serait tout de même déplaisant de qualifier une femme de grosse légume, un mot singulier puisqu’il est transgenre à sa façon. À l’origine, légume était féminin, d’où cette curieuse expression venue jusqu’à nous. Avec le temps, allez savoir pourquoi, il est devenu masculin comme chou, genou et caillou.

Mais il est train de disparaître, ce temps des grosses légumes qui devaient ce statut à la longueur de leur carrière et aux différents mandats électifs qu’ils occupaient. Dans un temps pas si lointain, on pouvait être à la fois maire, député et président d’un conseil général. Et personne n’y trouvait à redire puisque le cumul des mandats s‘exhibait comme les médailles sur le poitrail d’un général. Les administrés étaient même très fiers et rassurés d’avoir une grosse légume comme maire. Ça pouvait éventuellement aider à régler une embrouille avec l’administration ou à faire entrer le fiston à la SNCF.

Et boum ! Par un de ces retours de flamme dont notre versatilité est coutumière, l’homo politicus, ministre ou député, a pratiquement été ravalé au rang de certaines espèces nuisibles. Non-cumul des mandats, projet de limitation dans le temps, obligation de déclarer son patrimoine avec effets parfois désastreux… Et puis, ça se gâte avec l’hystérie des réseaux sociaux, le dégagisme à la Mélenchon, la crispation des relations avec certains administrés, le zèle soudain de la Justice qui fut naguère bien plus conciliante avec les élus… Entre tir aux pigeons et casse-boîte à la fête foraine, le monde politique en a pris plein le trombinoscope.

Résultat : plus de 50 % des maires vont raccrocher aux municipales de mars et la dernière génération des ex-grosses légumes va tirer sa révérence. On va voir apparaître une flopée de nouvelles têtes au fil des élections pour un renouvellement en profondeur. Mais ne va-t-on pas tomber dans l’excès inverse, en passant de la grosse légume à des charrettes de légumes bio, garantis sans conservateurs, d’ailleurs devenus inutiles puisque maintenant il y aura une limitation des mandats dans le temps ? C’est comme si on avait dit à Jean-Paul Belmondo qu’il devrait raccrocher à 50 balais et arrêter de faire le mariole suspendu à un hélico.

Alors, avec la multiplication de ces restrictions, une image du monde politique très écornée, avec les réseaux sociaux et les méthodes inquisitoriales sur la vie publique et même privée des élus, les meilleurs de nos jeunes ne vont-ils pas tourner le dos à la politique pour des carrières moins exposées ? Comme aux États-Unis où les cerveaux les plus brillants préfèrent se lancer dans les affaires que dans la politique. On voit le résultat : le président le plus déglingo de l’histoire du pays face à une opposition incapable de présenter un candidat digne de ce nom et encore vert. Mais là on n’est plus dans les grosses légumes. On est carrément dans les grosses citrouilles.

Vos réactions

norcam norcam 07 Décembre 2019 à 16h36

Au sénat il y aura toujours des vieux légumes .En Finistére un sénateur vas essayer un troisiéme mandat si l'age de la retraite passe à 64 ans il aura besoin d'un autre mandat aprés 2032 la quille .

Evariste Malfroquet 07 Décembre 2019 à 11h48

Evidemment ! Même l'humour est réservé...

https://www.letelegramme.fr/bretagne/clin-d-oeil-la-fin-des-grosses-legumes-07-12-2019-12451604.php

 

Deux France, une République

« C’est le moment de se mobiliser pour dire « Non » à la contagion de la haine qui détruit la République. Et pour témoigner notre solidarité aux 250 000 gendarmes et policiers qui sacrif
« C’est le moment de se mobiliser pour dire « Non » à la contagion de la haine qui détruit la République. Et pour témoigner notre solidarité aux 250 000 gendarmes et policiers qui sacrifient, semaine après semaine, leur vie familiale pour notre sécurité. » (Photo d’archives François Destoc)

Y aurait-il deux France ? Une première, que l’on a vue si belle et digne rendre hommage aux 13 jeunes soldats morts au Mali, serait celle des patriotes, enseignant aux enfants la fidélité et le sens de l’honneur et montrant qu’on ne doit pas hésiter à sacrifier sa vie pour protéger celle des autres. Une seconde, qui manifeste presque chaque semaine, depuis un an, dans les villes et sur les ronds-points pour de meilleurs salaires et conditions de vie, partagerait les mêmes valeurs « Liberté, Égalité, Fraternité ».

Hélas, elle a toléré en son sein des violences intolérables, comme celles dont fut victime l’aide-soignante Ingrid Levavasseur, mère seule de deux enfants, qui dut retirer son gilet jaune après avoir été frappée et insultée par ses « camarades ». Les menaces atteignent, aujourd’hui, un niveau jamais vu depuis qu’Action directe commit en France, dans les années 1980, plusieurs assassinats.

Quand un groupe prône la violence comme les Black blocs et signe d’un sigle à l’américaine (ACAB, All Cops Are Bastards - Tous les flics sont des salauds) des lettres ignobles envoyées à une dizaine de CRS pour menacer de représailles sanglantes « œil pour œil » leur femme et leurs enfants, ce n’est plus le moment de s’interroger sur son idéologie, ni de chercher des excuses sociales aux auteurs de ce chantage, comme le fit naguère une France « intello » qui soutint le criminel italien Battisti… C’est le moment de se mobiliser pour dire « Non » à la contagion de la haine qui détruit la République. Et pour témoigner notre solidarité aux 250 000 gendarmes et policiers qui sacrifient, semaine après semaine, leur vie familiale pour notre sécurité.

Vos réactions

Dominique RESMON 07 Décembre 2019 à 17h32

"Quand un peuple ne défend plus ses libertés et ses droits,
il devient mûr pour l'esclavage".

J.J. ROUSSEAU

gerard woillet 07 Décembre 2019 à 15h11

C'est sur que depuis l'arrivée du président Macron,il ya comme une sorte de dérèglement de notre société rarement vu que personne ne peut nier .
Nos caisses sont vides,nos déficits s'accroissent ,notre dette d'Etat est immense . C'est a peine si on peut croire encore être un des pays les plus riches du monde . Et comme nous somme en état de ruine il nous faut partager encore avec les 350 000 étrangers que le Président fait venir chaque année ,malgré les 9 millions de personnes sous le seuil de pauvreté en France ! De fait on ne comprend plus son dirigisme réformateur qui cause tant de révolte chez les citoyens !
C'est donc justement que nous avons actuellement 2 France . Celle du mécontentement d'un coté et celle du mécontentement de l'autre coté !

PHILIPPE JOLIVET 07 Décembre 2019 à 13h26

Une france si belle, obéissante aux ordres sous l'uniforme,sacrifiée souvent de force par le passé au nom de principes pompeux,pour défendre les intérêts de la grande bourgeoisie,une france si belle et sa police,faisant régner l'ordre établi par les puissants,qui tient à l'oeil tous ces gueux aux excuses sociales inacceptables alors qu'on leur ouvrent samu sociaux,resto du coeur et autres associations caritatives pour leur plus grand bien-être.
Quelle ingratitude envers la "ribibik"et ceux qui la mènent vers le moins-disant social!

Evariste Malfroquet 07 Décembre 2019 à 09h25

A propos de Battisti, qui l'a soutenu en France sinon la gauchosphère, y compris Mitterrand ? Pourquoi s'en tenir à la France " intello " ? Pourquoi ne pas dire les faits ? Pourquoi cette complaisance coupable ? Cette absence d'honnêteté intellectuelle contribue jour après jour à discréditer les journalistes, et ce n'est un comité Théodule déontologique qui le sauvera !

Guy Autine 07 Décembre 2019 à 07h11

212 enquêtes ont été ouvertes suite à des violences policières au cours du mouvement des gilets jaunes, plusieurs ont été classées sans suite mais plus d'une centaine continuent à être instruites, ce qui n'est pas anodin..
de plus les gendarmes et les policiers mobilisés au cours de toutes ces manifestations, "ne sacrifient pas leur vie familiale pour notre sécurité": ça c'est une façon affective de voir les choses . la réalité matérielle, c'est que ces professionnels de la sécurité sont payés pour effectuer le maintien de l'ordre et parmi les contingences de la profession il y a des astreintes à du travail pendant le week-end selon les circonstances.cela fait parti des conditions de travail spécifiques à leur métier.tout comme les personnels de la SNCF, les personnels hospitaliers, les pompiers, les contrôleurs aériens, et plus généralement toutes les personnes qui assurent des permanences pendant les week-ends, souvent affectés à des tâches au service du public.. les policiers et gendarmes ne sont pas les seuls à être de service pendant les week-ends, ni même la nuit et pendant les jours fériés.ce n'est qu'un simple rappel qui paraît quand même nécessaire.

https://www.letelegramme.fr/debats/deux-france-une-republique-06-12-2019-12451640.php

 

France

François Bayrou mis en examen

François Bayrou mis en examen

François Bayrou a été mis en examen, ce vendredi soir, pour « complicité de détournement de fonds publics » dans l’enquête sur les assistants d’eurodéputés du parti centriste.

À l’issue d’environ dix heures d’interrogatoire au tribunal de Paris, François Bayrou, 68 ans, a été mis en examen par les juges d’instruction Charlotte Bilger, Bénédicte de Perthuis et Patricia Simon, chargées de cette enquête qui ébranle depuis plusieurs semaines le MoDem.

Très combatif

D’après des sources concordantes, très combatif, il a répondu point par point à toutes les questions qui lui ont été posées. « Cette mise en examen, annoncée à l’avance dans les journaux, a été décidée à l’encontre de tous les éléments de preuves produits », a réagi Me Pierre Cornut-Gentille, son avocat. « La suite de l’instruction démontrera qu’elle est totalement infondée », a-t-il ajouté.

Les magistrates cherchent à déterminer si des assistants parlementaires, qui travaillaient aussi à temps partiel pour le MoDem, ont réellement effectué les tâches financées par les crédits européens ou si ce montage servait à financer frauduleusement la masse salariale du parti.

Elles soupçonnent François Bayrou d’être responsable de l’ensemble du système présumé reproché au parti centriste. « Pour cela, il faut des instructions », fait valoir l’entourage du président du MoDem. « Or, aucun témoignage, aucun document ne le désigne ».

D’autres mises en examen

Dans cette affaire, une douzaine de responsables du mouvement ont déjà été mis en examen, dont l’ex-eurodéputée Sylvie Goulard, l’ancien garde des Sceaux Michel Mercier et la députée - et ex-ministre - Marielle de Sarnez.

L’enquête porte essentiellement sur la législature 2009-2014, mais aussi, dans une moindre mesure, sur les législatures antérieure et postérieure.

"Tout le monde est mis en examen ou à peu près dans la vie politique française"

La semaine dernière, François Bayrou, qui a toujours nié tout système d’emplois fictifs, avait relativisé ces poursuites, déclarant que « tout le monde » était « mis en examen ou à peu près dans la vie politique française ».

Une enquête aux lourdes conséquences

En juin 2017, l’ouverture d’une enquête préliminaire avait entraîné sa démission du poste de ministre de la Justice, de même que celles de Marielle de Sarnez (Affaires européennes) et de Sylvie Goulard (Armées).

Cette affaire, ajoutée à la polémique sur des prestations réalisées pour un think tank américain, a, par ailleurs, coûté à Sylvie Goulard sa place dans la nouvelle Commission européenne, refusée en octobre par les eurodéputés.

Vengeance politique ?

Entendu le 11 septembre par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, François Bayrou avait insisté sur le fait que les accusations émanaient de personnes en conflit avec le MoDem, évoquant un contexte de vengeance politique.

Des conséquences pour les municipales ?La mise en examen du maire de Pau, qui a fait de l’exemplarité un cheval de bataille, pourrait remettre en question l’équilibre de la majorité, alors que les relations entre LREM et les troupes bayrouistes demeurent contrastées, voire conflictuelles, s’agissant de la campagne des municipales. « François Bayrou a consacré une bonne part de sa vie politique à faire avancer la question de la probité, c’est une part inhérente de son combat politique », a toutefois souligné, ce vendredi, Stanislas Guerini, délégué général de LREM, disant lui maintenir sa « confiance » et son « admiration ».

À noter
Le MoDem n’est pas la seule formation dans le viseur de la justice pour des emplois présumés fictifs au Parlement européen. Des enquêtes similaires ont ainsi été ouvertes pour
la France insoumise et le Front national. Dans cette dernière, une vingtaine de personnes, dont Marine Le Pen, ont été mises en examen.

https://www.letelegramme.fr/france/francois-bayrou-mis-en-examen-06-12-2019-12451783.php

 

Ouest-France

Finistère. Réforme des retraites : nouvel appel à manifester mardi 10 décembre

Publié le 06/12/2019

L’intersyndicale du Finistère veut poursuivre, mardi 10 décembre, le mouvement de contestation entamé jeudi 5. Elle appelle à manifester dès 11 h à Brest, Quimper, Quimperlé, Morlaix et Carhaix.

Dans le département, entre 23 et 28 000 personnes ont manifesté contre la réforme des retraites. | OUEST-FRANCE

Fortes de l’ampleur des mobilisations du jeudi 5 décembre, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires du Finistère « appellent à renforcer et élargir encore plus la mobilisation contre la réforme des retraites par la reconduction de la grève ».

Elles donnent rendez-vous aux salariés, retraités, étudiants… mardi 10, à 11 h pour une journée de manifestation dans les villes de Brest, Quimper, Quimperlé, Morlaix et Carhaix. L’intersyndicale se réunira ensuite à 17 h et appelle les travailleurs à envisager la suite à donner au mouvement.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/finistere-reforme-des-retraites-nouvel-appel-manifester-mardi-10-decembre-6642271

 

Un stage citoyenneté pour éviter la case tribunal

Le pompier Nicolas Autret a donné quelques notions basiques de secourisme aux sept stagiaires présents.
Le pompier Nicolas Autret a donné quelques notions basiques de secourisme aux sept stagiaires présents. (Le Télégramme/Gwendal Hameury)

Le service pénitentiaire d’insertion et de probation de Brest organisait cette semaine, à Morlaix, un stage citoyenneté à destination de primo-délinquants. Une alternative aux poursuites.

Outrage à personne dépositaire de l’autorité publique, menace de mort réitérée, dégradation ou détérioration dangereuse pour les personnes, vol, dénonciation mensongère à une autorité judiciaire ou encore violence avec usage ou menace d’une arme. Voilà les délits pour lesquels les sept personnes installées autour de la table, ce vendredi matin, salle Tobago, au siège de Morlaix communauté, auraient pu être poursuivies. Il n’en est rien. Car ces cinq hommes et deux femmes de tous âges, primo-délinquants originaires du Pays de Morlaix, ont tous accepté de participer au stage citoyenneté organisé par le service pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip) et le délégué du procureur de Brest. Un stage payant (50 €), à la charge du participant (les fonds servent à financer des associations caritatives). C’était ça ou le passage devant un juge.

"Il s’agit d’une action de prévention et de sensibilisation dont l’objectif est de prévenir la récidive."

« Prévenir la récidive »

« Nous organisons un ou deux stages citoyenneté par an à Morlaix. Ils se déroulent sur deux jours et ont une visée pédagogique. Il s’agit d’une action de prévention et de sensibilisation dont l’objectif est de prévenir la récidive », soufflent G. Le Moigne et M. Doaré, les deux agents du Spip qui encadrent le groupe. À travers ce stage, au cours duquel plusieurs interventions extérieures sont prévues, le duo entend rappeler aux participants les valeurs républicaines de tolérance et de respect d’autrui ; leur faire prendre conscience des devoirs qu’implique la vie en société.

« Ça fait partie de l’arsenal d’alternatives aux poursuites dont dispose la justice. Qui propose aussi des stages de sensibilisation à l’usage de produits stupéfiants, sur le thème de la sécurité routière ou encore pour les conjoints violents », souligne le délégué du procureur Jean-Claude Roudaut. Pour être admis à ces stages dont l’existence remonte à une dizaine d’années, les participants ne peuvent pas avoir commis de délits passibles de cinq ans ou plus d’emprisonnement.

L’entraide, valeur cardinale

Après une première journée consacrée aux actions du Spip, à la notion de citoyenneté, ainsi qu’à des échanges avec un gendarme et une psychologue spécialiste des violences, Richard, François, Mélanie et les autres (*) enchaînent ce vendredi matin avec le rôle des élus. Certains sont attentifs, posent des questions, quand d’autres sont plus en retrait. Bernard, lui, a les paupières qui tombent. Il bâille, s’étire, semble ailleurs. Mais il a au moins fait l’effort de se déplacer, contrairement à quatre autres personnes convoquées, desquelles le Spip est sans nouvelle. Et qui passeront donc par la case tribunal correctionnel. C’était le deal.

Un petit café et c’est reparti, avec une thématique on ne peut plus citoyenne : les gestes qui sauvent. Pour animer ces deux heures de secourisme, Nicolas Autret, du centre de secours de Morlaix, est venu avec du matériel et ses 20 ans d’expérience de pompier professionnel. L’alerte, la protection (de soi et de la victime), l’inconscience, l’hémorragie, le massage cardiaque… Les sujets s’enchaînent, entrecoupés de mises en situation. Les stagiaires jouent le jeu. Rigolent mais s’intéressent. Posent des questions. L’ambiance est détendue. S’il ne fait que rappeler le b.a.-ba, ce module créé après les attentats de 2015 n’en demeure pas moins instructif. Et a le mérite de rappeler au groupe, en filigrane, que l’entraide est une valeur cardinale en société. Contrairement au nombrilisme, qui pousse parfois à faire des bêtises qui conduisent en prison.

* Les prénoms ont été modifiés.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/un-stage-citoyennete-pour-eviter-la-case-tribunal-06-12-2019-12451708.php

 

Ouest-France

Morlaix. L’intersyndicale appelle à un rassemblement mardi 10 décembre

Publié le 06/12/2019

À la suite de la journée de manifestation jeudi 5 décembre, l’intersyndicale de Morlaix appelle à un deuxième rassemblement mardi 10 décembre.

3 000 personnes sont venues manifester jeudi. | OUEST-FRANCE

L’intersyndicale de Morlaix (CGT, FO, FSU et Solidaires) appelle à un deuxième rassemblement, mardi 10 décembre, à 11 h, sur le parking de la place des Otages, à côté du kiosque, pour poursuivre le mouvement de manifestation contre la réforme des retraites. Pour rappel, à Morlaix, on avait décompté près de 3 000 personnes dans le cortège qui avait fait le tour de la ville jeudi 5 décembre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-l-intersyndicale-appelle-un-rassemblement-mardi-10-decembre-6641971

 

Dans les pas de… Kevin, auxiliaire de vie

Kevin est resté une heure au chevet de Lucienne, 98 ans, à la résidence Bélizal, au centre hospitalier de Morlaix.
Kevin est resté une heure au chevet de Lucienne, 98 ans, à la résidence Bélizal, au centre hospitalier de Morlaix.

Depuis plus de six mois, Kevin Médani exerce le métier d’auxiliaire de vie. Il assiste des personnes en difficultés dans les tâches de la vie quotidienne. Mais pas que.

Une barbe rousse, des cheveux courts et un large sourire. Nous sommes mardi, il est bientôt 13 h 30, et Kevin Médani est sur le départ. Une sacoche à bandoulière sur l’épaule, il file à sa voiture garée juste devant les locaux d’AS domicile, boulevard René-Fily, à Saint-Martin-des-Champs. Auxiliaire de vie depuis mai 2019, l’homme de 27 ans a obtenu un CDI en septembre dernier.

La journée a commencé tôt avec un premier rendez-vous à Pleyber-Christ, à 8 h 30. « Les interventions sont bien réparties par rapport à mon domicile, confie le natif de Morlaix qui réside à Plourin-lès-Morlaix. Je vais uniquement sur le territoire de Morlaix communauté. Le plus loin, c’est trente minutes de route ». Et en ce début d’après-midi, c’est dans sa commune que son rendez-vous l’attend.

Vaisselle, balai et serpillière

Dans un quartier de Plourin, il fait face à une porte fermée. Kevin a les clés et rentre chez Patrick, 49 ans. Après un échange de quelques minutes, il est temps de se retrousser les manches. Kevin fait le lit, fait le tri sur un meuble où traînent papiers et catalogues. « Il faut aller du propre au plus sale ». Nettoyage de la table et des chaises dans la salle à manger, Kevin passe à la cuisine avec la vaisselle puis les plaques de cuisson. Tout en discutant lors des allers-retours de Patrick, régulièrement une clope au bec.

Avec Patrick, l’un des usagers à qui Kevin rend visite. L’un des rares qu’il tutoie. « Uniquement si la personne me le demande », dit-il. (Le Télégramme/Yann Clochard)

Après le balai et la serpillière, l’horloge affiche 15 h. « Je viens ici deux fois par semaine, pendant 1 h 30. La plupart de mes interventions, c’est pour le ménage. C’est aussi préparer les repas, faire les courses ou accompagner l’usager à un rendez-vous médical. Certains ont parfois juste besoin d’une présence ».

C’est le cas de son prochain rendez-vous. Kevin remonte dans sa voiture, direction la résidence Bélizal, au centre hospitalier de Morlaix. « Record battu, s’exclame-t-il. Nous allons tenir compagnie à une dame de 98 ans ». Accoudé au rebord du lit, Kevin se montre bienveillant. Lucienne demande régulièrement à boire, parle breton, lit à voix haute. Kevin l’écoute, apprend à la connaître. Elle ne veut pas sortir. Il lui allume la télé. Se contente de répondre « non » lorsqu’elle réclame des bonbons.

Vers 16 h, il est temps de partir. Une autre personne l’attend à Plounéour-Ménez. « Je termine la journée à 19 h 15 à Plouézoch », précise-t-il. Une longue tournée qui ne l’empêchera pas d’arborer le même sourire à chaque rendez-vous.

https://www.letelegramme.fr/dossiers/dans-les-pas-de/dans-les-pas-de-kevin-auxiliaire-de-vie-06-12-2019-12451563.php

 

Retraites : Philippe propose des « transitions progressives »

Édouard Philippe a tenu une conférence de presse depuis Matignon ce vendredi.
Édouard Philippe a tenu une conférence de presse depuis Matignon ce vendredi. (Photo AFP)

Ce vendredi, au lendemain de la journée de grève du 5 décembre, Édouard Philippe s’est dit prêt à des « transitions progressives ». Il présentera mercredi « l’intégralité du projet du gouvernement ».

Un système de retraites universel « implique la disparition des régimes spéciaux », a réaffirmé ce vendredi le Premier ministre Édouard Philippe, tout en se disant prêt à des « transitions progressives ». « Il ne serait pas raisonnable, pas acceptable, pas juste de changer les règles en cours de partie », a dit le chef du gouvernement depuis Matignon, en s’adressant aux salariés de la SNCF et de la RATP. « C’est la raison pour laquelle j’ai indiqué, et je répète aujourd’hui, ma disposition totale pour faire en sorte que les transitions soient progressives ».

Il présentera mercredi 11 décembre « l’intégralité du projet du gouvernement » de réforme des retraites, après de nouveaux échanges avec les partenaires sociaux en début de semaine, a précisé le Premier ministre. « Ma logique ne sera jamais celle de la confrontation », a souligné le chef du gouvernement dans une brève allocution depuis Matignon, au lendemain d’une mobilisation syndicale massive contre le projet.

https://www.letelegramme.fr/france/reforme-des-retraites-edouard-philippe-propose-des-transitions-progressives-06-12-2019-12451538.php#

 

« Plougasnou s’anime à Noël » fête ses 15 ans

Seize figurants poseront dans des costumes élaborés par des couturières locales dans des matières naturelles comme le lin mélangé à des soieries, des broderies dans des tons « blanc et or »
Seize figurants poseront dans des costumes élaborés par des couturières locales dans des matières naturelles comme le lin mélangé à des soieries, des broderies dans des tons « blanc et or ».

L’association « Plougasnou s’anime à Noël », présidée par Marcel Le Gall, fête cette année ses 15 ans d’existence. Depuis 2004, elle offre au regard du public, une crèche vivante traditionnelle. Depuis 2017, elle met l’accent sur la lumière et le côté féerique.

Le 21 et 22 décembre, les figurants seront encore plus majestueux dans leurs habits d’or, et deux nouveaux animaux féeriques rejoindront la Parade lumineuse. Des ateliers déco et pâtisseries pour les enfants proposeront de confectionner des couronnes de Noël et de décorer de bonbons les gâteaux, tandis que des maquillages seront réalisés par une professionnelle.

Le Marché de Noël sera installé sur la place de l’église Saint-Pierre, samedi 21, de 14 h à 20 h, dimanche  22, de 10 h à 20 h.

La Crèche vivante et la parade lumineuse auront lieu samedi et dimanche, de 17 h à 19 h.

Les petits élèves de l’Atelier de l’Accordéon chromatique se produiront samedi à 15 h, la chorale Musika, dimanche à 15 h, à l’église.

Soupe chaude, vin chaud, crêpes, marrons grillés, boissons diverses seront à disposition dans un endroit abrité.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/plougasnou-s-anime-a-noel-fete-ses-15-ans-06-12-2019-12451400.php

 

Studio Degonne ouvre son studio photo rue du Mur

Le studio Degonne installé rue du Mur est dirigé par Benoît et Sevane.
Le studio Degonne installé rue du Mur est dirigé par Benoît et Sevane.

Benoît Degonne, l’homme qui parle aux hélices des drones, vient d’ouvrir avec son épouse Sevane son studio photo pour compléter ses activités de production et ses prestations cinématographiques avec ses drones. Parapluies lumière, boîtiers caméra et appareils photos, objectifs aux optiques sophistiquées occupent l’espace réservé aux prises de vues. Ici, il réalise des portraits pour enfants et adultes mais aussi pour animaux. Benoît Degonne se déplace lorsqu’il s’agit de réaliser un reportage pour un mariage ou pour une commande particulière. Le studio Degonne effectue aussi des tirages numériques et argentiques et numérise les films VHS enregistrés sur cassette ainsi que les photos anciennes et les cartes postales. Dans peu de temps le Studio Degonne va ouvrir des ateliers et des sessions de cours photographiques.

Pratique
Studio Degonne. 17, rue du Mur. Tél : 02 57 65 01 24. Ouvert le mardi et jeudi matin sur rendez-vous, le mercredi, vendredi et samedi de 10 h à 18 h et le jeudi après-midi de 14 h à 18 h.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/studio-degonne-ouvre-son-studio-photo-rue-du-mur-06-12-2019-12451389.php

 

« Les stocks de carburants sont bons », assure le gouvernement

« Les stocks de carburants sont bons », assure le gouvernement
(François Destoc)

Malgré le blocage de certaines raffineries, le gouvernement se veut rassurant : le niveau des stocks dans les dépôts pétroliers est bon.

Alors que plusieurs raffineries sont encore bloquées dans le cadre de la lutte contre la future réforme des retraites, le gouvernement se veut rassurant. Dans un communiqué diffusé ce vendredi, le ministère de la Transition écologique et solidaire « tient à souligner que toutes les raffineries de France métropolitaine continuent à produire et que la majorité d’entre elles continuent d’assurer les expéditions de carburants normalement ».

Éviter les « pleins de précaution »

Et d’ajouter : « Au-delà de ces sites de production, le niveau des stocks dans les dépôts pétroliers est bon et ne suscite aucune inquiétude. (…) Aussi, il est rappelé qu’il n’est pas nécessaire d’effectuer un plein si l’on ne compte pas faire un usage immédiat de son véhicule. Les « pleins de précaution » ne sont d’aucune utilité compte tenu du fait que les stocks sont à un bon niveau. Ils peuvent, en revanche, contribuer à créer des points de tension sur certaines stations-service ».
Un rappel sans nul doute lié à la
panique créée par le récent blocage des dépôts pétroliers de Brest, Lorient et Vern-sur-Seiche.

https://www.letelegramme.fr/france/les-stocks-de-carburants-sont-bons-assure-le-gouvernement-06-12-2019-12451253.php

 

Toutouig la la

Un bretonnant m’écrit au sujet des « miscellanées ». Le Yer mad rituel qui finit mes chroniques les finit mal. Yer mad veut dire « bonne poule », un cri de ralliement scabreux dans ces colonnes. Dommage, ce Yer mad me semblait hisser le gwen ha du, il sonnait clair et jovial.

Me voilà bien !

Ils m’énervent, ces bretonnants. Ils ont quelque chose de plus. Ils sont initiés. Ils annoncent l’avenir, denrée périssable. Bravo Reun L’Hostis, bravo Diwan, et bravo les bagadou férus des traditions ancrées dans le gosier de la tribu. Qui parlait breton, chez nous ? Personne. Si, mes arrières grands-mères - Ty Goued et Ty Kef. Mon père ? Le Brestois ? Le « né natif » ? Un mot par-ci par-là. Pour donner le change, amadouer crêpières et gwalarn. L’as des as en grec et latin, comme en français, perdait ses moyens au pays brezhoneg. Il s’en voulait : je m’en veux, je lui en veux (pauvres parents, toujours des reproches !) Du parler labérois chantant, primordial, rustique, je me sens orphelin. Car une langue est pour de vrai maternelle, reliée à la mémoire vive de la civilisation, aux atavismes d’un tempérament qui s’épanouit dans un dialogue rythmé par l’usage, et pas dans un autre ou pas aussi bien. Si la musique des mots nourrit leur bon sens, elle module aussi la philosophie d’un peuple dans la nuit des âges, et sa nostalgie. Certes je suis « moi » en français - langue admirable -, mais je le serais bien davantage en breton, je n’ai aucun doute là-dessus. Ma langue maternelle, d’ailleurs, par la manière que j’ai d’exprimer les choses, est un français décalé, policé, traduit d’un breton que je ne parle pas ou si peu ; et sans mentir je connais la sensation du membre fantôme, amputé dans mon passé tribal quand je n’étais qu’un songe.

Cette histoire, à propos, trop belle pour n’être pas divulguée. Je dédicaçais des livres à Brest, l’autre jour, chez Dialogues, ma librairie préférée. « Ce roman pour Yvon, me dit une femme aux yeux turquoise, de la part de son infirmière anesthésiste ». Yvon sortait du coma où il patientait, silencieux et comme inexistant depuis cinq ans. Venue lui rendre visite à l’hôpital, sa vieille nourrice - quatre-vingt-dix ans - s’était mise à lui fredonner des berceuses du pays pagan, ma nabig. Yvon, paupières closes, répond à la chanson, toutouig, puis il ouvre les yeux, la la, et il sourit à la vie, à la Bretagne… En attendant, mon billet s’achève et je n’ai toujours pas le mot de la fin, nom d’un poulik !

https://www.letelegramme.fr/debats/toutouig-la-la-06-12-2019-12450601.php

 

Le Diben vendredi 06 décembre 2019

Brest. La foule dans  les rues de la ville

Photo pyb29

Une grande marée humaine à Brest un jour de mortes eaux.

Diaporama : Manifestation contre la réforme des retraites Brest jeudi 5 décembre 2019

 

Brest. Emmaüs organise sa grande vente de Noël samedi route de Gouesnou

Publié le 06/12/2019

La communauté Emmaüs de Brest-Morlaix-Plougastel-Daoulas organise sa grande vente de Noël, samedi 7 décembre 2019, dans la salle route de Gouesnou à Brest. Le produit de la vente permet à la communauté de fonctionner et de venir en aide aux compagnes et compagnons.

Les bénévoles, compagnons et compagnes terminent l’installation de cette grande vente de Noël, dans la salle de la route de Gouesnou à Brest. | OUEST-FRANCE

La communauté Brest-Morlaix-Plougastel d’Emmaüs a fêté ses 63 ans cette année. Les bénévoles et les compagnons (personnes ayant besoin d’accompagnement) travaillent ensemble pour lutter contre toute sorte d’exclusion.

Elle organise une vente de Noël samedi 7 décembre, route de Gouesnou à Brest. Le produit de la vente sert à financer la communauté. Fonctionnant uniquement à partir de dons, le projet Emmaüs permet aux compagnons de retrouver leur autonomie grâce à un accompagnement offert par les bénévoles et une assistante sociale diplômée. Quarante-six personnes sont actuellement aidées au sein de cette communauté, mais le nombre de bénévoles reste insuffisant.

Bernadette, compagne à Emmaüs, décrit une ambiance chaleureuse entre les compagnons et les bénévoles, qui sont à l’écoute, malgré les moments difficiles. Il est parfois dur de quitter cette communauté. « Avant, j’étais à la rue, puis j’ai croisé le chemin d’Emmaüs. Ma vie a vraiment changé, je fais ce que j’ai envie de faire », confie-t-elle.

L’enjeu de cette vente de Noël est également de donner une seconde vie aux objets, d’éviter le gaspillage, tout en étant solidaire.

Samedi 7 décembre 2019, de 10 h à 18 h, 190, route de Gouesnou à Brest, grande vente de Noël. Rens. : www.emmaus-brest.fr

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-emmaus-organise-sa-grande-vente-de-noel-samedi-route-de-gouesnou-6641498

 

Politique : la stratégie de la tortue

Le Premier ministre, Édouard Philippe. À ses côtés, Jean-Paul Delevoye, le « Monsieur retraites » du gouvernement.
Le Premier ministre, Édouard Philippe. À ses côtés, Jean-Paul Delevoye, le « Monsieur retraites » du gouvernement. (Photo AFP)

« Puisque ces événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs ». Ce pourrait être la devise du gouvernement dans les circonstances actuelles. Après avoir entretenu un flou certain qui a nourri la forte mobilisation de jeudi, le pouvoir exécutif cherche à faire comme si tout cela avait été pensé avec discernement.

« Appelez ça la stratégie de la tortue », affirme un haut dignitaire de la majorité. Il faut comprendre cela dans plusieurs sens. D’abord au sens de la fable. « Rien ne sert de courir, il faut partir à (la retraite à) point ». Le moins que l’on puisse dire, en effet, est que le projet est parti à point ! Dix-huit mois pour rédiger le rapport Delevoye. Et, depuis la rentrée, des réunions par dizaines étalées sur de nombreuses semaines.

"C’est la première fois que l’on manifeste sans texte"

En choisissant la date du 5 décembre, les syndicats ont voulu prendre un temps d’avance, puisqu’ils savaient que le gouvernement ne serait pas prêt à ce moment-là. Obligeant l’exécutif à subir un mouvement avant d’avoir délivré son plan. « C’est la première fois que l’on manifeste sans texte », relève le Premier ministre qui se désole que les Français « crient avant d’avoir mal » .Mais on aurait pu imaginer aussi que le chef du gouvernement, connaissant depuis longtemps cette date du 5 décembre, accélère le rythme pour prendre de court les syndicats.

Il a préféré la jouer « à la Juppé » en maintenant son calendrier tel quel, « droit dans ses bottes ». Mais souple dans ses chaussettes puisque, maintenant, il va pouvoir s’exprimer en prenant pleinement en compte le rapport de forces et en faisant montre d’un sens de l’écoute. « Pas sûr que cette tactique s’enseigne un jour dans les écoles de guerre », persifle un député macroniste peu convaincu.

La position de l’armée romaine

En attendant, un ministre nous fait observer que cette « stratégie de la tortue » peut s’entendre aussi au sens latin du terme. Puisque la période est rude, le gouvernement s’est mis dans la position bien connue qu’adoptait l’armée romaine quand il y avait trop de flèches adverses. Épaule contre épaule ; les boucliers devant, derrière, en haut et sur les côtés. C’est la position qu’a souhaité imprimer « le général Philippe » à ses troupes au travers du séminaire gouvernemental de dimanche dernier. Désormais, les discours semblent plus cohérents et plus ramassés même s’ils continuent à manquer de précision. Et on avance groupé - il n’était que de voir, jeudi, le nombre impressionnant de ministres à la télévision.

La tortue va lentement, c’est bien connu. L’acte I du quinquennat nous avait habitués à de la hardiesse couplée à de la rapidité. C’était le temps des hussards. La réforme décisive de l’acte II ne manque pas de témérité mais elle se veut posée et tranquille. « La tortue peut aussi être hardie », veut croire un proche d’Emmanuel Macron. L’oxymore est une merveilleuse figure de style, mais, en matière de tactique politique, il pourrait bien être en train de montrer ses limites.

Vos réactions

Jean Paul Landrac 06 Décembre 2019 à 14h15

Depuis plusieurs semaine le gouvernement nous bassine avec le départ des cheminots à la retraite à 52 ans pour les roulants.Mais les réformes déjà votées font que dans 6 ans il faudra qu'ils aient cotisé 43 ans pour toucher leur pension sans une grosse baisse due à la décote.

gerard woillet 06 Décembre 2019 à 10h17

Le gouvernement a-til tort sur les régimes de retraite . Si c'est le cas il faut faire attention,car les torts tuent !!

gerard croutet 06 Décembre 2019 à 09h50

le but de cette casse des retraites:faire baisser les pensions
piour le profit des amis financiers du CAC 40 de macron

gerard croutet 06 Décembre 2019 à 08h58

promesse electorale dit on
mais macron a été elu contre LE Pen
et la promesse de réforme constitutionnelle a t elle été tenue?????

gerard croutet 06 Décembre 2019 à 08h57

demain la casse des congés payés
et après.......

gerard croutet 06 Décembre 2019 à 08h49

Perturbées par un « jeudi noir » et un espace public « noir de monde », les chaînes d’information en continu se sont attachées à ôter toute possibilité de comprendre ou d’être solidaire. Elles ont agi, CNews en tête, en cadenas mentaux intraitables.

mediapart

      françois pierres 06 Décembre 2019 à 14h32

tiens!
maintenant, croutet
cite ses....sources!!!!!!!

Evariste Malfroquet
06 Décembre 2019 à 08h43

et si d'aventure, cette farce de la réforme des retraites aboutissait, au sens de parvenir à faire main basse sur les excédents de certains régimes, et en poursuivant l'analogie avec l'armée romaine, le général en chef Philippe deviendra t'il Imperator ?

https://www.letelegramme.fr/debats/politique-la-strategie-de-la-tortue-05-12-2019-12450865.php

 

40 ans plus tard, le Tanio libère encore son pétrole

La Une du Télégramme du 12 mars 1980, quelques jours après le naufrage du Tanio.
La Une du Télégramme du 12 mars 1980, quelques jours après le naufrage du Tanio. (DR)

Le pétrolier Tanio fuit encore, 40 ans après son naufrage. Des plongeurs de la marine nationale ont confirmé des microfuites par 80 m de fond.

Combien reste-t-il encore de pétrole dans les soutes du Tanio ? Un échantillon de fioul collecté au large de l’île de Batz (29) par la Marine nationale a permis de remonter la piste du pétrolier, coulé il y a bientôt 40 ans.

Le 7 mars 1980, le pétrolier malgache cède sous les assauts d’une violente tempête de force 11. Le navire de 191 m se brise en deux et entraîne la mort de huit hommes d’équipage. Dans des conditions dantesques, le Super-Frelon de la marine nationale arrache, en une seule bordée, les 31 marins survivants. La partie arrière sombre et vient s’écraser 80 m plus bas. Le Tanio transportait autour de 26 000 tonnes de fuel lourd. La partie avant du pétrolier est remorquée jusqu’au Havre où l’on réussit à pomper 8 500 tonnes de fioul. 6 500 tonnes sont extraites des profondeurs, au prix d’un incroyable bras de fer technologique où il faut, à l’aide d’eau chaude pulsée, réussir à réchauffer le fuel visqueux avant de le pomper.

Des fuites, deux mois après

Deux mois après son naufrage, il a continué de répandre des hydrocarbures, autour de 7 à 10 tonnes par jour. On pensait en avoir terminé. Mais 40 ans plus tard, cet hiver, une trentaine d’oiseaux mazoutés et des odeurs caractéristiques sur certaines plages du Nord-Finistère (Plougasnou et Saint-Jean du Doigt) relancent les investigations. Il y a trois semaines, des patrouilles étaient menées le long du littoral pour tenter d’en savoir davantage. Des recherches aériennes étaient effectuées par des moyens de la marine nationale, les navires sur zone, informés, sans trop de résultat. Un échantillon était récupéré au large de l’île de Batz par un navire de la marine nationale. C’est cet échantillon qui va permettre de lever le mystère.

Ça matche au Cedre

Au Cèdre, la banque de données dispose dans sa collection d’un produit aux caractéristiques très similaires. Le fuel lourd du Tanio ! La marine nationale profite de conditions météo favorables, ces derniers jours, pour plonger sur la coque renversée, son château écrasé. Par 80 m de fond, les plongeurs de la marine détectent plusieurs microfuites au cours de trois plongées très techniques à cette profondeur et dans les courants (en dépit de faibles coefficients de marée).

https://www.letelegramme.fr/bretagne/40-ans-plus-tard-le-tanio-libere-encore-son-petrole-05-12-2019-12450777.php

 

Le rude apprentissage du réel

Lorsqu’un pouvoir veut instaurer une réforme, compte tenu de ceux qui y sont hostiles par principe, la démarche logique consiste à se trouver des alliés. Avec sa réforme des retraites, le gouvernement a agi tout autrement. Il a découragé tous ceux qui étaient disposés à travailler avec lui. D’abord, en désignant les bénéficiaires de certains régimes spéciaux comme victimes expiatoires. Ensuite, en imaginant qu’un grand flou pouvait être accepté comme alternative à un dispositif complexe. Enfin, en confondant la concertation - cause toujours, tu m’intéresses - avec la négociation - donnant, donnant. Résultat : un pays bloqué. On fait grand cas de la mobilisation des cheminots, mais c’est oublier que les avocats, comme les experts-comptables, parmi bien d’autres, disent non à cette réforme. Une réforme dont le Premier ministre, nous dit-on, va bientôt révéler les contours. Que ne l’a-t-il fait plus tôt ? Va-t-il ajouter les éléments paramétriques au principe d’universalité, indiquant que les considérations comptables précèdent le principe de justice ? Ce serait ajouter la CFDT à la liste des opposants. D’autant que les partenaires sociaux ont beau jeu de rappeler qu’ils ont toujours pris leurs responsabilités lorsqu’il était nécessaire d’assurer l’équilibre des comptes. Peut-il annoncer la prise en compte de situations particulières, au risque d’en négliger ou d’en oublier en chemin ? Veut-il un prolongement des grèves pour provoquer un retournement de l’opinion ? Ce ne serait pas forcément en faveur de la réforme. Se résoudre à un renoncement pur et simple ? Cela déboucherait fatalement sur une crise politique. À force de maladresses, le nouveau monde fait le rude apprentissage du monde réel.

Vos réactions

gerard woillet 06 Décembre 2019 à 13h59

Les réformes en continu ,rien de tel pour irriter le bon peuple . On a comme l'impression que ceux qui nous dirigent ne savent pas trop ce qu'ils veulent . Réformer pour réformer a chaque quinquennat ce qui a déjà été réformé au paravent,un peut comme le tourniquet réformateur obligé de l'éducation nationale .
Ce que veut les français donc ,c'est la stabilité ,une fois qu'une loi réformatrice et bien cadrée et acceptée par tous on s'y tient et pas en changer tous les 5 ans !
Chaque nouveau président devrait faire aussi l’apprentissage des bonnes réformes et non pas réformer a tout va ,tous azimuts pour faire croire qu'il a de bonnes idées réformatrices ,mais qui mettent les français au supplice et donne du ras-le bol !

Evariste Malfroquet 06 Décembre 2019 à 10h56

Le réel ? Quel réel ? Où et quand ce duo de flûtistes a t'il mis réellement mis les mains dans le cambouis ? Pas chez Areva assurément, ni chez Rothschild ! Seraient ils simplement capables de tenir une baraque à frites ? Tiens, voilà qui devrait être un point de passage obligé pour exercer des responsabilités politiques !

gerard croutet 06 Décembre 2019 à 09h52

et pendant ce temps le régime avantageux de retraite des ex pdts et ex 1ers ministres perdure:
voiture,chauffeur,garde du corps,bureaux,7 employes pour les ex pdts,2 pour les ex 1ers ministres,essence etc
quelque soit la durée de fonction
ainsi mr Cazeneuve pour 5 mois d'exercice coute 150 000 euros par an
et ils sont nombreux
ou est l'egalité avec les francais tant vantée

      françois pierres 06 Décembre 2019 à 14h33

ça , c'est pas du croutet!!!
mais de qui est ce????

https://www.letelegramme.fr/debats/le-rude-apprentissage-du-reel-05-12-2019-12450580.php

 

L’installation de la patinoire retardée par les gilets jaunes

Les gilets jaunes ont empêché le déchargement du matériel de la patinoire (à droite de la photo)
Les gilets jaunes ont empêché le déchargement du matériel de la patinoire (à droite de la photo)

Un groupe de gilets jaunes présents à la manifestation de la matinée dans le cortège qui a défilé en ville a joué les prolongations en campant sur la place des Otages cet après-midi. Par leur action ils ont empêché l’installation de la patinoire destinée aux enfants pendant les fêtes de Noël. Ce qui a eu pour conséquence de mettre en colère les commerçants riverains de la place. La maire est venue dialoguer avec les manifestants, de Plestin-les-Grèves pour la plupart, pendant que la Police nationale et la Police municipale ont veillé à ce qu’aucun débordement n’ait lieu.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/l-installation-de-la-patinoire-retardee-par-les-gilets-jaunes-05-12-2019-12450536.php

 

L’Office du Tourisme et la promotion de Baie de Morlaix-Bretagne

Bruno Le Lan, Jean Ollivro, Yves Moisan (de gauche à droite) au cours de la journée sur le tourisme en Baie de Morlaix-Bretagne.
Bruno Le Lan, Jean Ollivro, Yves Moisan (de gauche à droite) au cours de la journée sur le tourisme en Baie de Morlaix-Bretagne.

Environ 120 partenaires de l’Office de tourisme Baie de Morlaix-Bretagne, du secteur privé (hôteliers, campings…) et public (écomusées, Haut-Léon…) ont répondu ce jeudi 5 décembre, au Roudour, à l’invitation du président de l’Office, Bruno Le Lan. Au programme, des témoignages et des ateliers, pour réfléchir et échanger sur le tourisme, ses atouts, et les différentes pistes pour l’améliorer et le développer.

La Baie de Morlaix et ses avantages

Un universitaire, Jean Ollivro, a rappelé que le développement plus tardif du tourisme dans le pays de Morlaix, avait évité le bétonnage des côtes, créant ainsi une opportunité pour développer une activité à taille humaine, valoriser les espaces naturels et l’accueil. Une idée reprise par Yves Moisan, de Morlaix communauté : « Nous devons communiquer sur nos richesses, naturelles, culturelles patrimoniales, gastronomiques, sur notre pôle multimodal à Morlaix, une porte d’entrée vers le littoral et les monts d’Arrée ».

Des pistes pour développer le tourisme

Bruno Le Lan a présenté les différents domaines sur lesquels l’office de tourisme va travailler : la promotion du nautisme et de la glisse, des loisirs de plein air (marche nordique, trail) de l’itinérance (VTT, vélo, marche, scooters électriques), que les acteurs du tourisme pourraient proposer, comme l’Hôtel du Port à Morlaix. Erwan Normand, du domaine de Treuscoat (Pleyber-Christ) et Nicolas Monté (Route des Pingouins) ont apporté leur témoignage sur des activités originales basées sur la nature, pour le premier, (équitation, hébergements insolites en pleine nature) et sur la découverte du patrimoine, des sites naturels et des sentiers de randonnée pour le second, deux concepts qui séduisent aussi une clientèle locale, hors saison.

Vos réactions

Pierre-Yvon Boisnard 05 Décembre 2019 à 17h57

« Nous devons communiquer sur nos richesses, naturelles, culturelles patrimoniales, gastronomiques, sur notre pôle multimodal à Morlaix, une porte d’entrée vers le littoral et les monts d’Arrée », nous devons surtout préserver le littoral des promoteurs, des bétonneurs...., cela fera notre richesse à tous.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/l-office-du-tourisme-et-la-promotion-de-baie-de-morlaix-bretagne-05-12-2019-12450496.php

 

Hervé Chateau expose au Tempo

Des tranches de vie typiquement morlaisiennes, celles d’Hervé Chateau, pour la dernière expo de l’année au Tempo.
Des tranches de vie typiquement morlaisiennes, celles d’Hervé Chateau, pour la dernière expo de l’année au Tempo.

Depuis quelques jours et jusqu’au 5 janvier, la dernière expo de l’année au Tempo, c’est celle d’Hervé Chateau. Le sujet, maîtrisé à la perfection, ce sont ces personnages qui vont et viennent en faisant leurs courses, chaque semaine, sur le marché de la place Allende. L’artiste, qui se… dépeint comme « gourmand de couleurs » et compose parfois ses toiles à partir d’une photo, a de toute évidence également un sens aigu du détail, des visages comme des tenues vestimentaires ou encore des cabas débordant de victuailles.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/herve-chateau-expose-au-tempo-05-12-2019-12450392.php

 

3 200 manifestants contre la réforme des retraites à Morlaix

Gwendal Hameury

3 200 manifestants contre la réforme des retraites à Morlaix

3 200 manifestants contre la réforme des retraites à Morlaix (Philippe Monot)

3 200 manifestants contre la réforme des retraites à Morlaix

3 200 manifestants contre la réforme des retraites à Morlaix (Philippe Monot)

3 200 manifestants contre la réforme des retraites à Morlaix

3 200 manifestants contre la réforme des retraites à Morlaix (Philippe Monot)

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3 200 manifestants contre la réforme des retraites à Morlaix (Philippe Monot)

Une foule immense a envahi les rues de Morlaix, ce jeudi midi. Pas moins de 3 200 manifestants ont défilé contre le projet de réforme des retraites du gouvernement.

Foule des grands jours à Morlaix, ce jeudi 5 décembre. À l’appel de nombreux syndicats (sauf la CFDT) et partis politiques de gauche, quelque 3 200 personnes, dont des gilets jaunes, ont défilé en ville, après s’être rassemblées place des Otages, afin de dire non au projet de réforme des retraites porté par le gouvernement. De mémoire de Morlaisiens, ça fait bien longtemps qu’une manifestation n’avait pas attiré autant de monde. Il faut dire que la thématique est porteuse, entendait-on dans les rangs du cortège, qui comptait des retraités, bien sûr, mais aussi plusieurs générations de travailleurs, du public comme du privé. Les manifestants étaient parfois accompagnés de leurs enfants, « les retraites étant l’affaire de tous ».

« Retraite par points, travail sans fin »

« Nous avons un des meilleurs systèmes de retraite au monde, si ce n’est le meilleur, mais le Président de la République a décidé de l’anéantir. Au nom du marché », a scandé un représentant CGT lors des prises de parole. De son côté, son collègue de la FSU l’assurait : « La retraite par points, c’est le travail sans fin ».

Tous semblaient conscients de la nécessité de faire évoluer le système mais l’unanimité se faisait aussi autour d’une ligne rouge à ne pas franchir : « Pas touche aux fondements. Ce qu’on nous promet, c’est une société inégalitaire ».

Fort de ce succès, les syndicats devaient organiser une assemblée générale cet après-midi pour organiser la suite du mouvement. La contestation ne fait que commencer.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/plus-de-3-000-manifestants-a-morlaix-05-12-2019-12450305.php

 

Le Diben mercredi 04 décembre 2019

Avertissement

Publié le 04/12/2019 à 20h17

En raison d'appels à la grève émanant de plusieurs organisations syndicales, demain Le Homard Enchaîné fait une pause.

 

Retraite : 7 Français sur 10 estiment que la grève est justifiée

Les transports seront très fortement perturbés, ce jeudi, par les appels à la grève contre la réforme des retraites.
Les transports seront très fortement perturbés, ce jeudi, par les appels à la grève contre la réforme des retraites. (Photo AFP)

La mobilisation de ce jeudi contre la réforme des retraites est très largement légitimée par l’opinion : près de 7 Français sur 10 (68 %) considèrent que le mouvement du 5 décembre est justifié.

Un soutien majoritaire dans toutes les catégories de la population.

Selon un sondage Odoxa pour Dentsu consulting, Le Figaro et France Info (*), 68% des Français estiment que le mouvement du 5 décembre est justifié - 33 % le jugeant « tout à fait justifié » et 35 % « plutôt justifié » tandis que 32 % pensent qu’il ne l’est pas.

En une semaine, la proportion de ceux qui trouvent le mouvement justifié a encore légèrement progressé (+2 points).

Un soutien qui est majoritaire dans toutes les catégories de la population sauf auprès des sympathisants de LREM (68 % « pas justifié »). Les sympathisants de gauche (84 %), du RN (77 %) et les salariés du public (87 %) sont en empathie totale avec les grévistes, mais les CSP + (68 %) et les salariés du privé (69 %) comprennent aussi très largement leurs motivations.

Les plus partagés sont les retraités (comme toujours sur les sujets concernant le temps de travail et la retraite des actifs actuels) : 53 % disent que le mouvement est « justifié ». Les sympathisants LR sont également beaucoup moins enthousiastes (51 % « justifié »).

Le manque de clarté montré du doigt.

Quelles sont les raisons qui expliquent le soutien : essentiellement le manque de clarté (89 %). Cela laisse un flou qui inquiète les Français. Ils n’imaginent pas que l’exécutif puisse leur réserver de bonnes surprises à l’issue des concertations. Une autre raison est également très citée : l’hostilité au gouvernement ou le fait de ne pas lui faire confiance (80 %).

En outre, 85 % de ceux qui justifient le mouvement pensent que la réforme des retraites va les faire travailler plus longtemps. Les salariés du privé le disent autant que ceux du public (94 %).

Même auprès des Français approuvant le mouvement du 5 décembre, seuls 58 % s’opposent à la disparition des régimes spéciaux de retraite. Parmi ceux-là, les moins de 25 ans (64 %), les sympathisants de gauche (59 %), les sympathisants RN (56 %) et beaucoup moins les sympathisants LR (45 %).

Le gouvernement serait responsable du blocage s’il venait à durer.

Si le pays devait connaître des blocages importants du fait de cette grève, c’est le gouvernement (60 %) qui en serait désigné comme principal responsable, selon les Français sondés, et non les syndicats qui appellent à faire grève (40 %).

* Sondage réalisé les 3 et 4 décembre 2019, sur internet, auprès d’un échantillon de 1 005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Marge d’erreur de cinq points.

Vos réactions

Jérémie DANIEL 04 Décembre 2019 à 18h40

Tout de même ! Soutenir c'est bien, mais participer c'est nettement mieux. Macron et son gouvernement ne connaissent que le rapport de force. Comme Juppé (dont se réfère Philippe) en 1995. C'est la seule façon de parvenir à une réforme nécessaire, mais juste et équitable pour TOUS. Digne de ce siècle qui commence plutôt mal.

https://www.letelegramme.fr/france/retraite-7-francais-sur-10-estiment-que-la-greve-est-justifiee-04-12-2019-12449907.php

 

Boutiques éphémères. Elles ont le vent en poupe

C’est une façon intelligente de réinvestir le centre-ville en limitant les risques (courte durée, partage du loyer). Ces dernières semaines, deux boutiques éphémères ont ouvert leurs portes aux 32 et 34, place des Otages. La première, « Enjoy », propose à la vente, jusqu’au 4 janvier, des œuvres de 20 créateurs bretons. Le magasin « Le Corner », lui, permet à douze artistes et artisans bretons d’exposer et de vendre leurs produits jusqu’au 31 décembre. Une troisième boutique éphémère devrait bientôt suivre, toujours dans le but de promouvoir le savoir-faire local. Et si l’avenir du commerce morlaisien passait par là ?

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/boutiques-ephemeres-elles-ont-le-vent-en-poupe-04-12-2019-12449812.php

 

Stationnement. Gratuit l’après-midi du 14 au 24 décembre

La Ville de Morlaix reconduit cette année la gratuité du stationnement au centre-ville pendant la période des fêtes de fin d’année. Cette mesure sera effective du samedi 14 décembre au mardi 24 décembre inclus, tous les jours, à partir de 15 h (le stationnement est déjà gratuit toute la journée, le dimanche). Elle est destinée à faciliter la venue des chalands au centre-ville et à soutenir le commerce.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/stationnement-gratuit-l-apres-midi-du-14-au-24-decembre-04-12-2019-12449791.php

 

Marché de Noël. Il ouvre ce dimanche

Les chalets du marché de Noël ont été installés cette semaine.
Les chalets du marché de Noël ont été installés cette semaine. (Le Télégramme/Gwendal Hameury)

Comme chaque année, l’Association de commerçants Morlaix Nouvelle Vague installe son marché de Noël à côté de la patinoire, sur la place des Otages, pendant les fêtes. L’inauguration est prévue ce dimanche, à 18 h, lorsque le restaurateur brestois Guillaume Pape, finaliste de l’édition 2019 de Top Chef, aura appuyé sur le bouton lançant les illuminations. Artisanat, gourmandises, produits originaux… Chacun trouvera son bonheur dans l’un des douze chalets en bois installés devant l’hôtel de ville. Quelques animations musicales sont prévues. La plupart des commerçants viennent de l’extérieur (majoritairement du Finistère). Ce qui ne veut pas dire que les commerçants morlaisiens seront en reste. Beaucoup décoreront leurs vitrines et certains organiseront même leurs propres animations. Le village sera ouvert tous les jours jusqu’au 31 décembre (sauf le 25 décembre).

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/marche-de-noel-il-ouvre-ce-dimanche-04-12-2019-12449790.php

 

« Le problème du commerce ne se réglera pas en six mois »

Guillaume Pellerin, président de Morlaix Nouvelle Vague.
Guillaume Pellerin, président de Morlaix Nouvelle Vague.

Conscient que le commerce morlaisien doit évoluer, Guillaume Pellerin, président de Morlaix Nouvelle Vague, se veut optimiste. Et appelle tout le monde à se retrousser les manches.

Difficile de nier que le commerce de centre-ville est moribond…

Cette situation existe dans toutes les villes moyennes. Il n’y a pas plus de cellules vides à Morlaix que dans les autres villes de même strate. Mais ça se voit davantage car c’est concentré. Globalement, on est dans la moyenne. Cela dit, la situation n’est pas simple. Mais c’est le résultat d’un processus de 30 ans, d’un manque de stratégie. On a laissé se développer les périphéries, ce qui répondait à l’évolution de notre société, sans anticiper les conséquences sur les cœurs de ville. On n’a pas travaillé sur l’équilibre et on le paye aujourd’hui. Heureusement, il y a désormais une prise de conscience nationale du problème.

Et localement ?

Les élus locaux ont pris le dossier à bras-le-corps. Tant du côté de Morlaix communauté, qui a mis en place une politique locale du commerce, que du côté de la ville de Morlaix, qui multiplie les projets à travers Action Cœur de ville. Mais il faut bien comprendre que le problème ne se réglera pas en six mois. Ça prendra cinq ou six ans. Et il faudra que tout le monde s’y mette.

À commencer par les commerçants eux-mêmes…

Évidemment. On doit s’adapter aux nouveaux modes de consommation. Mais le monde associatif doit aussi évoluer, de même que les services publics, les auto-écoles, les assureurs, les agences immobilières, le médical et le paramédical, le juridique… Tous ceux qui travaillent en ville doivent se retrousser les manches pour susciter l’intérêt des gens, leur donner envie de revenir. En cela, les projets de maison des associations et de maison médicale en cœur de ville sont de bonnes idées.

Quid du consommateur ?

Il est évidemment concerné ! Morlaix a une richesse patrimoniale considérable. Mais personne ne souhaite qu’elle se transforme en ville musée. Si on veut qu’elle garde une âme, le consommateur doit se remettre en question. Il a pris des habitudes en périphérie. Je ne le critique pas. Mais, tout en continuant à consommer sur les extérieurs et sur internet, il peut quand même, par exemple, consacrer 5 % de son pouvoir d’achat au centre-ville. Faire une ou deux emplettes dans des boutiques qu’on affectionne, aller boire un verre, se faire un resto ou un cinéma, ça contribue à le faire vivre.

"À terme, il est évident qu’on dira que Morlaix est une ville extraordinaire."

Le nombre de cellules vides n’agit-il pas comme un repoussoir ?

On peut voir le verre à moitié vide et compter les cellules vides. Sachant que certaines d’entre elles n’accueilleront plus jamais de commerce, notamment dans les quartiers. Je préfère le voir à moitié plein en disant que ça bouge : des boutiques éphémères ouvrent ici et là, il y a aussi des reprises. Ça veut dire que des gens y croient, que cette ville a du potentiel. Et puis il y a des projets qui vont faire revenir du monde en ville : le SEW et l’Espace des sciences à la Manu, le musée, la liaison ville haute ville basse… Nous sommes en période préélectorale mais tout le monde semble conscient qu’il faut faire des efforts au niveau de l’habitat, du stationnement, de la circulation douce… Et concernant le commerce, un manager de centre-ville et un accompagnateur des commerçants vont bientôt entrer en action. Ça va dans le bon sens. À terme, il est évident qu’on dira que Morlaix est une ville extraordinaire.

Le stationnement est-il un frein à l’activité du commerce morlaisien ?

Je crois qu’il ne faut pas rester bloqué sur de faux arguments. Il y a beaucoup de places de stationnement à Morlaix. Nous ne sommes pas à Paris ; on ne tourne pas trois heures avant de trouver une place. Il faut simplement accepter de marcher un peu si on veut du stationnement gratuit, ou de payer quelques euros si on veut se garer en plein centre. Sachant que les 15 premières minutes sont gratuites. Il est donc tout à fait possible de faire une course rapide. Je ne sais pas ce qui va ressortir de la récente consultation sur le stationnement. Mais il y a des chances de voir apparaître de la zone bleue. Et c’est quelque chose qui va dans le sens du consommateur.

Vos réactions

Pierre-Yvon Boisnard 04 Décembre 2019 à 19h23

Avec des verbalisations dès 09h15 le samedi matin comme on peut le voir, on n'a pas tellement envie de traîner en ville.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/le-probleme-du-commerce-ne-se-reglera-pas-en-six-mois-04-12-2019-12449654.php

 

Le club informatique de Carantec ouvre une formation à la photo sur Mac

Le club informatique de Carantec ouvre une formation à la photo sur Mac

Le club informatique de Carantec organise une formation originale sur la gestion des photos sur les appareils Macintosh (Apple), afin de se familiariser avec les fonctions de base de logiciels très performants, jusqu’à la création de diaporamas et de vidéos. Elle sera donnée bénévolement par Robert Bellé, animateur au club depuis trois ans, sur six séances d’une heure trente, les mercredis, du 8 janvier au 12 février 2020. Préinscription par courriel à carantec.informatique@gmail.com ou directement auprès de Robert Bellé au 06 31 59 47 59. Une inscription au club sera nécessaire pour y participer.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/le-club-informatique-de-carantec-ouvre-une-formation-a-la-photo-sur-mac-04-12-2019-12449800.php

 

Un spectacle de théâtre en totale immersion

Le public était en contact direct avec les acteurs
Le public était en contact direct avec les acteurs

Un peu plus de quatre-vingt-dix spectateurs ont assisté samedi 30 novembre, salle municipale à la représentation de la pièce « Musée Haut Musée Bas », écrite par Jean-Michel Ribes, mise en scène par Patrick Palméro et interprétée par la compagnie Garance de Plestin-les-Grèves, en partenariat avec Les Meltin’Potes. Ce spectacle grand public sera joué en fin de semaine à Lanvellec pour le Téléthon, puis à Saint-Michel-en-Grève, Lanmeur et Plestin-les-Grèves. Réservations : tél. 02 96 35 06 28.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/un-spectacle-de-theatre-en-totale-immersion-04-12-2019-12449512.php

 

Castaner annonce la création d’un « office national de lutte contre la haine »

Castaner annonce la création d’un « office national de lutte contre la haine »
(Patrick Hertzog / AFP)

Après la profanation de tombes dans un cimetière juif de Westhoffen, le ministre de l’Intérieur a annoncé la création d’un « office national de lutte contre la haine ».

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a annoncé ce mercredi la création au sein de la gendarmerie d’un « office national de lutte contre la haine », lors d’une visite du cimetière juif alsacien de Westhoffen où 107 tombes ont été profanées. « J’ai décidé ce matin, en lien avec le directeur général de la gendarmerie nationale, de créer auprès de lui (…) un office national de lutte contre la haine », a-t-il déclaré, accompagné de l’ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré, dont plusieurs aïeux sont inhumés dans ce cimetière.

Cet office « sera chargé de coordonner pour la gendarmerie nationale à la fois l’enquête (sur cette profanation) pour que tous les moyens soient mobilisés, mais aussi l’ensemble des enquêtes sur les actes antisémites, antimusulmans, antichrétiens que nous connaissons sur notre territoire en zone gendarmerie », a poursuivi le ministre de l’Intérieur. « Il sera chargé aussi d’accompagner l’ensemble des acteurs de tous les territoires et de faire le lien avec la police, la justice, pour que les auteurs de ces actes ignobles soient condamnés », a-t-il dit.

« C’est la République qui est profanée »

Avec la profanation du cimetière de Westhoffen (Bas-Rhin), « c’est la République qui est profanée », a souligné Christophe Castaner après avoir longuement parcouru les allées de ce cimetière juif du XVIe siècle, dont plus d’une centaine de tombes ont été retrouvées mardi maculées de croix gammées, tracées à la peinture noire.

Outre les sépultures de la famille Debré, ce cimetière abrite aussi celles des familles de Karl Marx ou de l’ancien président du Conseil socialiste Léon Blum.

L’Alsace est confrontée depuis plusieurs mois à une multiplication de graffitis et dégradations à caractère antisémite et/ou raciste.

Avant Westhoffen, 96 tombes du cimetière juif de Quatzenheim, situé à une dizaine de kilomètres, avaient été couvertes de tags antisémites le 19 février. Auparavant, le 11 décembre 2018, le cimetière israélite de Herrlisheim, au nord-est de Strasbourg, avait également été visé. Le ou les auteurs de ces profanations n’ont pas encore été interpellés.

https://www.letelegramme.fr/france/castaner-annonce-la-creation-d-un-office-national-de-lutte-contre-la-haine-04-12-2019-12449507.php

 

Ouest-France

TÉMOIGNAGE. « C’est ma fille, harcelée, qui doit changer d’école »

La maman d’une fillette victime de harcèlement dans une école du Finistère a décidé de porter plainte et de changer ses enfants d’établissement, faute de s’être sentie écoutée et soutenue.

Clémence ne voulait plus se lever pour se rendre à l’école, et piquait des colères à la maison. | ARCHIVES FOTOLIA

« Portez plainte et changez d’école » les mots de la directrice d’école résonnent encore dans la tête de Margaux (1), une Finistérienne de 35 ans, maman de deux fillettes. Pendant trois ans, son aînée, Clémence, 10 ans aujourd’hui, a été victime de harcèlement de la part d’une écolière.

Après plusieurs tentatives de médiation, l’ancienne éducatrice spécialisée s’est résolue à passer à l’acte, déçue de l’inertie de l’institution : elle a déposé plainte, mercredi 27 novembre 2019 contre la harceleuse. Et compte fournir de nouveaux documents pour porter plainte contre l’école pour « non-assistance à personne en danger ». En ce début décembre, ses deux enfants ont changé d’école.

« Angoisses au coucher »

Les propos de Margaux sont mesurés. Sa colère est rentrée. Elle ne vise pas la petite fille, Sophie, dont elle connaît les conditions d’existence, « sans cadre ». Mais les faits sont là. Et les maux s’enkystent chez sa fille. Sur l’ordonnance du médecin sont listés « l’hypervigilance constante, les angoisses au coucher, le retentissement sur l’équilibre familial, un refus de poursuivre la scolarité dans l’établissement ».

Le calvaire commence au CE2. La petite Sophie mène la vie dure à toute la classe. Clémence ne veut pas se lever pour se rendre à l’école, pique des colères à la maison. Lors d’une entrevue, la directrice rassure Margaux : des aménagements seront mis en place. La situation s’apaise… jusqu’à la rentrée suivante : « Ma fille n’était pas attaquée directement mais le comportement de la petite fille faisait souffrir tout le monde, l’enseignante comprise. »

Jamais d’interlocuteur

La situation empire en cette rentrée scolaire 2019 : « Sophie s’est concentrée sur Clémence ». Les violences s’enchaînent : mi-septembre, La fillette balance un banc sur « Clémence », blessée à l’orteil. Le lundi suivant, elle lui donne une gifle. Le lendemain après-midi, c’est un coup de pied. « Je n’ai jamais reçu une information de la part de l’école. Rien, pas un coup de fil », dénonce Margaux.

Mi-novembre, elle provoque une réunion en présence de la directrice : « Elle m’a indiqué que toutes les solutions étaient mises en œuvre, sans les détailler. M’a dit que je pouvais porter plainte et changer d’école… J’étais estomaquée. À aucun moment, on ne m’a proposé de m’orienter vers un psychologue scolaire, un médecin… » L’association nationale des parents d’élèves ? « Même réponse : le dépôt de plainte ». La plateforme harcèlement ? « J’ai appelé à cinq reprises. Je n’ai jamais eu d’interlocuteur…»

Huit mois avant son entrée au collège, Clémence s’apprête à découvrir sa nouvelle école : « Je protège ma fille. D’autres n’ont pas les ressources psychologiques et matérielles pour mener ces démarches. On se bat tous les jours contre la violence. Malheureusement, c’est l’enfant harcelé qui doit partir. De plus, il y a une petite fille, en souffrance elle aussi, qui n’est pas prise en charge. »

(1) Pour préserver l’anonymat, tous les prénoms sont des prénoms d’emprunt.

https://www.ouest-france.fr/faits-divers/harcelement/temoignage-c-est-ma-fille-harcelee-qui-doit-changer-d-ecole-6637764

 

Quelle liberté d’expression ?

Le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) a été privé de ce qui constituait une grande partie de sa mission et de son pouvoir, du fait de la réforme de l’audiovisuel concoctée par le ministre de la Communication, Franck Riester. À savoir la nomination du président de l’audiovisuel public qu’il est question de transformer en une BBC à la française. Du coup, et c’est humain, faute de pouvoir agir sur les structures, l’institution de régulation tente de régner sur les esprits. Elle vient de condamner les propos d’Éric Zemmour qui avait affirmé, sur CNews, que la colonisation française, conduite en Algérie par le maréchal Bugeaud, avait fait de nombreuses victimes musulmanes et… juives. L’auteur du « suicide français », en bon franchouillard qui se respecte, exprime sa fierté vis-à-vis du colonisateur. Lequel portait haut, à l’époque, les couleurs de l’Empire français.

Certes, il y a chez Zemmour une propension à la provocation et il a déjà été condamné. Mais le passé est passé et il paraît un peu abusif d’y voir une « incitation à la haine raciale ». On pourrait même dire que le CSA encourage le communautarisme, en jugeant des propos qui relèvent de l’Histoire de France dont le pays ne peut, indéfiniment, porter la culpabilité, quelles que soient les déclarations contestées d’Emmanuel Macron accréditant l’idée de « crimes contre l’humanité », lors d’un voyage en Algérie durant la campagne présidentielle.

Déjà retoqué par la justice sur l’affaire Hanouna, quel est l’intérêt du CSA de se poser en apôtre de la bien-pensance ? Dans le même ordre d’idée, le pouvoir politique, qui se méfie ouvertement des journalistes (autrefois, la chose était masquée), encourage, avec l’appui du SNJ, la création, pour la presse écrite, d’un conseil de déontologie journalistique et de médiation auquel les syndicats patronaux de la presse s’opposent. À l’approche de la présidentielle, la manœuvre consiste à culpabiliser les opposants au pouvoir, en agitant la menace populiste. Aux États-Unis, où existe un cinquième amendement pour protéger la liberté de la presse, on ne se pose pas ce genre de question, malgré la force du « politiquement correct ». En France, on se perd dans de faux débats.

Vos réactions

GWENOLE LARVOL 04 Décembre 2019 à 12h36

M. Coudurier voit en Eric Zemmour quelqu'un de juste un peu raciste, un bon franchouillard en somme, comme d'autres sont un peu misogynes. On voit vraiment le mal partout....
J'ai du mal à comprendre ceci: "Elle vient de condamner les propos d’Éric Zemmour qui avait affirmé, sur CNews, que la colonisation française, conduite en Algérie par le maréchal Bugeaud, avait fait de nombreuses victimes musulmanes et… juives."
Je vois mal le CSA condamner M. Zemmour parce qu'il aurait dit que la colonisation française se serait faite en massacrant des musulmans et des juifs... C'est sans doute plutôt parce qu'il se sentait "du côté" du commanditaire du massacre non?

gerard woillet 04 Décembre 2019 à 10h27

Franchement ,de toutes les chaines du 18/20 c'est encore Cnew la meilleure . On y apprend des tas de choses instructives et bien sur monsieur Zem y et son complice y participent pour beaucoup. D'autant que la journaliste qui mène le débat laisse parler les gens sans les interrompre toutes les 2 secondes pour poser une autre question comme le font hélas d'autres !
On ne peut nier que E.Z. est intelligent et débat chaque soir avec intelligence et répartie face a un autre interlocuteur. Ce qui n'est pas donné a tout le monde et qui fait bien sur des jalousies !
Il est vrai que depuis un certain temps,la France s'enferme dans le carcan de bien penser et de bien dire dans une sorte de ligne droite du Parti ,comme on disait du coté de l'Est ! La France a son tour en arrive la,est c'est bien dommage pour la liberté d'expression,laquelle un jour peut-être reviendra dans notre cher pays des Droits de l'Homme qui laisse trop de place aux Droits d'être justiciable a tous propos ! !

      MARIE LAURE HUMEAU 04 Décembre 2019 à 11h08

Zemmour est un raciste et à ce titre un délinquant, déjà condamné deux fois au pénal. Je suggère au médiateur du Télégramme, d'habitude sourcilleux, de veiller à ne pas laisser passer de messages de soutien à cet individu.

MARIE LAURE HUMEAU 04 Décembre 2019 à 09h58

Ce billet est consternant. Zemmour est un raciste impénitent qui a déjà été condamné à ce titre par la justice pénale. Il faut rappeler que le racisme n'est pas dans notre pays une opinion mais un délit. Il en va de même de sa diffusion.

      Guy Autine 04 Décembre 2019 à 03h09

Zemmour est donc un " franchouillard" ! : encore une assertion à l'emporte-pièce, qui du coup cherche à ringardiser , ou à abaisser, les millions de personnes qui partagent la plupart de ses points de vue et déclarations . La chaîne où il apparait chaque jour n'a-t-elle pas multiplié par trois son audience ? ça fait rager, hein ! vilain peuple, vilain populistes, qui n'écoutent pas les bons pasteurs et qui lui préfèrent les vilains petits canards, désignés d'office vilains petits canards parce que, majoritaires en France désormais, ils ne pensent pas juste, et surtout, qu'ils osent suivre celui qui dit tout haut ce que eux ne peuvent pas dire !

MARIE LAURE HUMEAU 04 Décembre 2019 à 11h29

C'est presque comique de voir les sympathisants du Zemmour qualifier hypocritement leurs contradicteurs de "bien pensants" et de pourfendre "l'ordre moral", eux qui sont du côté de la réaction la plus sombre, homophobe, sexiste, anti-syndicale, etc ...
Je le redis ici, le racisme n'est pas une opinion mais un délit.

Guy Autine 04 Décembre 2019 à 11h00

@ marie laure humeau : et alors ? il est le seul homme public à avoir été condamné pour quelque chose ? et puis surtout : on n 'a pas le droit de commenter une décision de justice, mais on a droit d'analyser le fonctionnement actuel de la justice et sa propension à être d'abord la garante d'un certain "ordre moral" voire d'une certaine bienpensance, fondée d'abord sur des critères idéologiques et non pas des notions de Droit: ce sont des choses très différentes.

MARIE LAURE HUMEAU 04 Décembre 2019 à 10h07

Pour la seconde fois, le 17/09/19, Zemmour est définitivement reconnu coupable de provocation à la haine raciale. La Cour de cassation a rejeté son pourvoi, établissant ainsi une condamnation définitive. Il a déjà été condamné, en mai 2018, à 3 000 euros d’amende par la cour d’appel de Paris.

https://www.letelegramme.fr/debats/quelle-liberte-d-expression-03-12-2019-12449106.php

 

Le Secours Populaire et Dialogues pensent aux enfants

Jusqu’au 20 décembre, une boîte à livres, installée dans l’espace salon de la librairie Dialogues recevra les livres ou jeux éducatifs destinés aux enfants démunis.
Jusqu’au 20 décembre, une boîte à livres, installée dans l’espace salon de la librairie Dialogues recevra les livres ou jeux éducatifs destinés aux enfants démunis.

Pour la seconde fois, et à la suite de l’initiative du SFL (Syndicat français du livre), la librairie Dialogues et le comité morlaisien du Secours Populaire ont mis en place une opération spéciale destinée à offrir un cadeau de Noël aux enfants démunis. L’idée, toute simple, a consisté à placer une boîte à livres dans l’espace salon de la librairie Dialogues, dès le mercredi 4 décembre. Jusqu’au 20, tout client pourra acheter un livre ou un jeu éducatif et l’y glisser, ce qui bénéficiera à un enfant ou un adolescent défavorisé. Librairie Dialogues, 9 rue d’Aiguillon, tél. 02 98 15 10 60.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/le-secours-populaire-et-dialogues-pensent-aux-enfants-03-12-2019-12448993.php

 

Ouest-France

Lutte contre la pauvreté. « Ce que j’apprécie le plus, c’est l’eau chaude »

Publié le 03/12/2019

Ce mercredi 3 décembre, l’école Askoria, de Rennes, accueillait la troisième conférence régionale des acteurs de la lutte contre la pauvreté. La Fondation Abbé Pierre a dénombré quelque 63 000 logements indignes en Bretagne.

La maison d’Isabelle Guillon, avant les travaux. | DR

« Ce que j’apprécie le plus, confie Isabelle Guillon, c’est l’eau chaude. Avant les travaux, il fallait mettre de l’eau à chauffer dans une marmite, pour me laver ou faire la vaisselle. C’était lourd et ça consommait beaucoup de gaz. » Depuis sa naissance, il y a 58 ans, cette habitante de Paimpont (Ille-et-Vilaine) n’a jamais vraiment quitté la petite maison de ses ancêtres, où elle vit seule avec son chien, dans la campagne, pas très loin du camp militaire de Coëtquidan.

Jusqu’en janvier dernier, « il n’y avait pas de WC, pas de salle de bain, pas d’eau chaude. J’avais juste un évier avec l’eau froide, raconte-t-elle. Comme la maison est en contrebas, l’humidité de la cour traversait le mur. Ça se dégradait de plus en plus. Le plancher que ma grand-mère avait mis était pourri. Les gens qui venaient me voir se prenaient les pieds dedans. »

« J’avais peur de faire des demandes »

Avec les 490 € que lui rapportent quelques dizaines d’heures de ménage par semaine complétées par le RSA, elle ne voyait pas comment financer des travaux. « J’avais un peu peur de faire des demandes d’aides, dit-elle. J’ai du mal à affronter le monde extérieur. Je suis devenue un peu sauvage. C’est ma cousine qui m’a convaincue. »

Un dossier monté par l’association Soliha 35 a permis de réunir 47 000 € pour réaliser des travaux et apporter un minimum de confort et de salubrité. « Ça a mis six ans pour trouver l’argent, mais je suis contente, dit Isabelle Guillon. Ils ont refait le sol ; ils ont refait le plancher, la porte pourrie. Maintenant, j’ai une salle de bain, des WC, l’eau chaude. »

Les aides financières sont venues de l’Agence nationale de l’habitat (Anah), du conseil départemental, de la communauté de communes et de la Fondation Abbé Pierre. Pour boucler le budget, la propriétaire a emprunté 8 000 € à Sacicap. « Je rembourse 141 € par mois et, une fois déduites les allocations logements, il me reste 30 € à payer. »

« Heureusement qu’elle a pu bénéficier des allocations logements pour travaux, sinon, ça n’aurait pas été possible, observe Aude Lepinay, chargée de mission de la Fondation Abbé Pierre. Elles ont été supprimées depuis 2018. Ça pose un gros problème pour faire des travaux dans les logements insalubres des gens qui ont des faibles ressources. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/ce-que-j-apprecie-le-plus-c-est-l-eau-chaude-6637168?

 

Ouest-France

Bretagne. L’habitat indigne reste souvent caché

Publié le 03/12/2019 Serge POIROT

La troisième conférence régionale des acteurs de la lutte contre la pauvreté a fait le constat que les millions d’euros et les discours volontaristes ne suffisent pour venir en aide aux habitants de logements insalubres ou en situation de précarité énergétique.

Selon la Fondation Abbé Pierre, 200 000 Bretons sont en situation de précarité énergétique ; 30 % en secteur rural. » | DR

« Peu de discours et beaucoup d’actes : c’est ce qu’on peut souhaiter de mieux », a lancé, le mercredi 3 décembre, Michèle Kirry, la préfète de région, devant une salle comble, à l’école Askoria de Rennes, pour la troisième « conférence régionale des acteurs de la lutte contre la pauvreté ».

« Oui, moins de mots et plus d’actes », a repris le délégué interministériel, Olivier Noblecourt, avant d’énumérer les centaines de millions et les multiples mesures de la « stratégie nationale de lutte contre la pauvreté ».

Après quoi, des acteurs de terrain ont témoigné de la difficulté de s’attaquer à cet aspect dramatique du problème qu’est le mal logement, notamment en milieu rural où il est souvent « invisible ».

La Fondation Abbé Pierre dénombre 63 000 « logements indignes en Bretagne », selon Stéphane Martin, son directeur régional. Les deux tiers sont des maisons individuelles et trois quarts sont habités par leur propriétaire. « 200 000 Bretons, ajoute-t-il, sont en situation de précarité énergétique ; 30 % en secteur rural. »

Complexité des dossiers

Alors que des dispositifs d’aides et de financement existent de longue date, nombre de ces foyers n’y ont pas recours. Les raisons varient : « Des ménages qui, par pudeur, ont du mal à dire qu’ils sont en difficulté » ; des personnes, isolées, souvent vieillissantes, qui ignorent ces dispositifs. « Des familles qui se démobilisent et abandonnent face à la complexité des dossiers » , dit encore Laurence Duffaud, directrice régionale des Compagnons bâtisseurs. C’est pour venir en aide à ces foyers que l’association a lancé son Bricobus sur les routes de Bretagne.

Représentante de l’Agence nationale de l’habitat (Anah), Tiphaine Esnault constate que cette dernière ne parvient pas à atteindre ses objectifs de résorption de l’habitat indigne. L’un des freins identifiés : « La difficulté de trouver des cofinancements », alors que l’Anah plafonne ses aides à 50 %. « Il nous faut nous mettre au niveau des usagers», dit Michèle Kirry.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/bretagne-l-habitat-indigne-reste-souvent-cache-6637164

 

Un ingénieur français de Thales assassiné en pleine rue Colombie

Photo d’illustration.
Photo d’illustration. (Le Télégramme)

Un ingénieur français de Thales a été tué par balle lundi soir en pleine rue dans un quartier huppé de Bogota, en Colombie, par un tueur qui a ensuite pris la fuite, a appris l’AFP mardi auprès de la police colombienne et de l’ambassade de France. Le tueur « est arrivé par-derrière », visant « uniquement » la victime, avant de s’enfuir, a indiqué une source policière à l’AFP. D’après l’ambassade, il s’agit d’un ingénieur français de 45 ans « en mission » à Bogota pour le groupe de technologie et de défense français. À l’heure actuelle se déroule à Bogota le salon Expodefensa consacré à la défense et à la sécurité.

https://www.letelegramme.fr/france/un-ingenieur-francais-de-thales-assassine-en-pleine-rue-colombie-03-12-2019-12448943.php#

 

La Justice fera-t-elle raser une maison à Plestin-les-Grèves ?

Le permis de construire ayant été jugé illégal, trois associations réclament à présent la destruction de cette maison à Plestin-les-Grèves.
Le permis de construire ayant été jugé illégal, trois associations réclament à présent la destruction de cette maison à Plestin-les-Grèves. (Photo d’archives/Le Télégramme)

Plus de sept ans après sa construction, une maison de Plestin-les-Grèves (22) pourrait être rasée en raison de la loi Littoral. Ce mardi, le tribunal de Saint-Brieuc a examiné la demande de démolition formulée par trois associations. Les propriétaires tentent de sauver leur bien.

Des associations environnementales attaquant un permis de construire, c’est classique sur le littoral breton. Mais à Plestin-les-Grèves, trois d’entre elles, souhaitant l’application coûte que coûte de la loi Littoral, réclament la destruction pure et simple d’une maison.

Il s’agit de l’habitation des familles Bourdin, Jamois et Cassin : une résidence secondaire bâtie en octobre 2012, juste au-dessus de la plage de Saint-Efflam. En 2014 puis en 2016 ; leur permis de construire est jugé illégal par le tribunal administratif. Au regard de la loi Littoral, Saint-Efflam n’est pas une zone urbanisée et n’est donc plus constructible.

Faire respecter la loi Littoral

Mais faut-il pour autant raser la maison ? C’est au tribunal de Saint-Brieuc de trancher. Selon Plestin Environnement, Sauvegarde du Trégor et la Fapel 22, selon lesquelles la famille a pris des risques inconsidérés en construisant à Saint-Efflam, il faut désormais aller jusque-là pour faire respecter la loi Littoral. À la barre ce mardi, l’avocate des trois associations et celui des propriétaires s’opposent. Le débat se concentre autour de deux points. D’abord : y a-t-il prescription ? Selon les familles, l’une de leurs membres a été assignée trop tardivement. La partie adverse conteste. Selon elle, on ne sait même pas si cette personne est copropriétaire de la maison.

Une partie des propriétaires de la maison étaient présents ce mardi à l’audience. De gauche à droite : Florent Bourdin, Fanny Cassin et Yann Cassin, soutenus par Guy Cassin. (Le Télégramme/Dominique Morvan)

Les associations ont-elles subi un préjudice ?

Le second point repose davantage sur le fond du problème. Les trois associations sont-elles fondées à réclamer la démolition ? « Oui », assure leur avocate. « Leurs statuts prévoient d’ester en justice en matière de protection de l’environnement », insiste-t-elle. « Pour réclamer une démolition, il faut impérativement que le tiers lésé démontre un préjudice. Or, ce n’est pas le cas », réplique son confrère, selon lequel la demande est irrecevable. « La loi Littoral sert à préserver les paysages depuis la mer. Cette maison n’a aucun impact », affirme-t-il.

Pour les associations et leur avocate, la destruction n’aurait « pas de conséquences particulières » pour la famille. En revanche, elle est importante pour la préservation du littoral. À défaut de démolition, ils réclament 90 000 euros. Une somme volontairement importante. « Une condamnation à verser un euro symbolique pourrait avoir un effet désastreux », mettent-ils en garde, à propos des dossiers futurs. Les juges rendront leur décision le 18 février 2020.

 

Les anciens contractuels du CHU réclament leurs primes

Très remontés, les anciens contractuels (qui ont tous été titularisés depuis) ne comprennent pas le refus de la direction de répondre à leurs interrogations.
Très remontés, les anciens contractuels (qui ont tous été titularisés depuis) ne comprennent pas le refus de la direction de répondre à leurs interrogations. (Le Télégramme/Jean-Noël Potin)

D’anciens contractuels, aujourd’hui titularisés par l’hôpital, réclament toujours le versement de primes dues selon eux depuis 13 ans. La direction du CHRU refuse de les entendre…

En septembre, le syndicat CGT de l’hôpital de Carhaix se félicitait de remporter une manche dans le dossier des primes aux contractuels qui l’oppose à la direction du CHU depuis 13 ans. Le litige remontait à la période précédant la fusion avec le CHRU de Brest. Après une requête déposée en mars 2006, le tribunal administratif avait jugé, en juin 2008, que les contractuels de l’hôpital devaient, comme les agents titulaires, percevoir une prime de service. Or, en mai 2012, 18 salariés en CDI avaient perçu ces primes, mais pas les 151 agents en contrat à durée déterminée. Selon le syndicat, la direction s’est appuyée sur une notation « a posteriori » des agents pour expliquer le non-versement de la prime. « Tous les contractuels concernés se sont retrouvés avec une note sanction inférieure à 12,5, alors que les contractuels ne sont pas notés en principe. Le plus curieux, c’est que la majeure partie d’entre eux ont été titularisés par la suite, avec de bonnes appréciations », dénonce Caroline Tromeur, secrétaire générale de la section CGT de l’hôpital.

Décision de 2012 annulée

Le syndicat a soutenu les agents en CDD afin de faire reconnaître en justice administrative leurs droits au versement de la prime, ce qui a été effectif pour trois agents en 2016. Une trentaine de nouvelles demandes individuelles ont alors été instruites au tribunal administratif de Rennes et, dans un jugement en date du 4 juillet, ce dernier a finalement donné raison au syndicat en annulant la décision de 2012. Il a également condamné l’hôpital à verser 1 500 € au syndicat pour les frais de justice.

Dans un courrier en date du 10 octobre, le directeur du CHRU, Philippe El Saïr affirme toutefois que l’exécution du jugement n’implique pas qu’il soit enjoint au CHRU de procéder à l’attribution de la prime de service aux agents employés en CDD ». Une réponse que n’acceptent pas les anciens contractuels, réunis ce mardi dans les locaux de leur syndicat. « Ce que je veux, c’est l’instauration d’un dialogue, clame Christelle, l’une des anciennes contractuelles. Je réclame aussi des explications sur ces notations. S’ils n’ont rien à cacher, pourquoi refusent-ils le dialogue ? »

« Nous attendons toujours ! »

Le 5 novembre, les anciens contractuels ont provoqué une rencontre avec Jean-Christophe Paul, directeur du site de Carhaix. « Il a répondu qu’il n’avait pas connaissance du dossier et qu’il transmettrait à Philippe El Saïr. Or, nous attendons toujours », ajoute Nadège. Tous dénoncent « une manœuvre insupportable qui pénalise les personnels ». « Ce dossier devrait être réglé depuis longtemps », martèle Christophe. Caroline Tromeur assure pour sa part que le syndicat va décider, avec les agents « des actions à mettre en place. Nous n’excluons pas une nouvelle action pénale », affirme-t-elle.

Malgré plusieurs tentatives, la direction des communications du CHRU, contactée en fin d’après-midi ce mardi, n’avait toujours pas donné suite à nos appels au moment de la publication de cet article.

https://www.letelegramme.fr/finistere/carhaix/les-anciens-contractuels-du-chu-reclament-leurs-primes-03-12-2019-12448903.php

 

Un service minimum d’accueil sur deux sites

Un service minimum d’accueil sera mis en place à l’école Émile-Cloarec.
Un service minimum d’accueil sera mis en place à l’école Émile-Cloarec. (Le Télégramme/Cécile Renouard)

« Nous n’avons jamais été dans cette situation-là », constate Agnès Le Brun, maire de Morlaix, ce mardi 3 décembre en prenant connaissance du chiffre de grévistes parmi le personnel non enseignant des écoles publiques : « 80 % des agents ». Compte tenu du taux de grévistes estimé également chez les enseignants, non communiqué, l’édile a fait mettre en place un Service minimum d’accueil (SMA) jeudi 5 décembre sur deux écoles.

Situation par école

Corentin-Caër : fonctionnement normal sauf pour les CM1/CM2 et Ulis. Un SMA est assuré pour ces élèves à l’école du Poan-Ben.

Émile-Cloarec : normal sauf pour les maternelles mais pas de garderie le matin. Un SMA est aussi mis en place pour les petits élèves à Jean-Jaurès.

Gambetta : pas de cantine, ni garderie mais fonctionnement normal sauf pour les PS1/PS2/MS. Un SMA est assuré au Poan-Ben.

Poan-Ben : perturbations à voir avec l’établissement. Pas de garderie le matin. SMA sur l’école (8 h 45-12 h et 13 h 45-16 h 30). Pour les maternelles seulement, cantine et garderie du soir assurées.

Jean-Jaurès : aucun cours. SMA sur l’école (8 h 45-12 h et 13 h 45-16 h 30). Pas de garderie le matin, ni cantine. Garderie du soir assurée.

Jean-Piaget : aucun cours, fermeture de l’établissement. Le SMA est à Jean-Jaurès.

Pratique
Inscriptions des élèves, dont les enseignants sont grévistes, à effectuer au 02 98 63 10 41 ou par courriel
scolaire@villedemorlaix.org 

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/un-service-minimum-d-accueil-sur-deux-sites-03-12-2019-12448878.php

 

Accueil  - Ensemble Finistère !

LE 5 DECEMBRE ET APRES, TOUS ENSEMBLE POUR GAGNER...

Communiqué d'Ensemble 29

Le 5 décembre, débute une mobilisation générale du monde du travail contre le projet gouvernemental d’instaurer un système de retraite par points. Un projet qui détruirait les principes de solidarité qui ont fondé notre système de protection sociale et qui aura comme conséquence la baisse généralisée des pensions futures.

Ensemble ! apporte son soutien à la journée d’action intersyndicale du 5 Décembre et appelle nos concitoyennes et concitoyens à y participer massivement. Le monde du travail a trop longtemps supporté des reculs sociaux et démocratiques (détricotage du Code du Travail, casse des services publics, attaques contre les droits des chômeurs…). Une vraie réforme du système des retraites, c’est celle qui assure l’égalité des droits pour toutes et tous : montant de la retraite à 75 % du meilleur salaire qu’on soit du privé ou du public, retour à l’âge légal de départ à 60 ans; des mesures parfaitement applicables en taxant les profits des grandes entreprises et en s'attaquant vraiment à l'évasion fiscale.

Contre la politique casse sociale de Macron et de son monde, et face à un pouvoir qui annonce déjà qu’il restera « droit dans ses bottes », c’est à une mobilisation prolongée, multiforme et imaginative qu’il faut se préparer.

 

Ouest-France

Rennes. Un président d’anciens combattants dénonce une « injustice » fiscale faite aux veuves

Publié le 03/12/2019 Pascal SIMON

À la suite de l’adoption d’un amendement législatif adopté début novembre, Yves Allanet, président bretillien d’une association d’anciens combattants en Afrique du Nord, estime que toutes les veuves ne seront plus traitées équitablement sur le plan fiscal. Une position qui ne fait pas consensus.

Yves Allanet, président ACPG-CATM 35-22, lors d’une cérémonie à Rennes. | ARCHIVES OUEST-FRANCE.

Les veuves des militaires engagés en Afrique du Nord, pas toutes traitées de la même manière sur le plan fiscal. ? C’est ce que dénonce Yves Allanet, président de l’Acpg-Catm d’Ille-et-Vilaine et des Côtes d’Armor (anciens combattants prisonniers de guerre et combattants d’Algérie, Tunisie, Maroc)

« Le 8 novembre 2019, l’Assemblée Nationale a adopté l’amendement N° 11 2570 concernant l’attribution de la demi-part fiscale aux veuves d’Anciens Combattants d’Algérie ou des combats de Tunisie et Maroc. Contrairement à l’annonce faite par certaines Associations la ½ part ne sera pas remise à toutes les veuves ! » assure Yves Allanet.

Demi-part si retraite

Et de pointer une subtilité du texte. « Le présent amendement permet à toutes les veuves ayant l’âge de 74 ans, de bénéficier de la demi-part additionnelle, dès lors que leur mari ait touché la retraite du combattant, précise le président de l’ACPG-Catm. C’est-à-dire que la retraite du Combattant est versée à partir de 65 ans. Tous les anciens d’AFN qui sont décédés entre 20 ans et 65 ans (soit pendant 45 ans), sans doute un peu à cause des séquelles psychologiques encourues pendant cette guerre fratricide Nord-Sud, leurs veuves n’auront pas le droit à la demi-part ».

Pour Yves Allanet, « c’est une nouvelle injustice en comparaison à celles dont le mari est allé en Algérie après la fin de la guerre de 1962 à 1964. Elles auront toutes en cas décès du mari droit à cette ½ part ».

Pas de consensus

En avril 2019, lors de l’assemblée générale de son association à Rennes, Yves Allanet avait aussi exprimé ses doutes quant à la décision du gouvernement d’étendre le droit d’attribution de la carte du combattant aux soldats français encore déployés en Algérie après la signature des accords d’Evian du 19 mars 1962 (marquant la fin officielle de la guerre d’Algérie) et jusqu’en juillet 1964.Deux positions qui ne font pas forcément l’unanimité. L’élargissement de l’attribution de la carte du combattant était par exemple défendu par l’Union nationale des combattants (UNC).

Concernant la récente mesure fiscale, là aussi il y a divergence. « L’amendement permet à toutes les veuves, ayant atteint l’âge de 74 ans, de bénéficier de la demi-part additionnelle, dès lors que leur mari a touché la retraite du combattant à 65 ans », se réjouit Alcide Delahaye, président de l’Union nationale des combattants (UNC) de Plérin (Côtes-d’Armor).

https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/rennes-un-president-d-anciens-combattants-denonce-une-injustice-fiscale-faite-aux-veuves-6636802

 

Ouest-France

Morlaix. Nouvelle affaire Fañch : la famille entame une procédure judiciaire

Publié le 03/12/2019

Un deuxième petit Fañch est né à Morlaix le 18 novembre 2019. Mais le procureur de la République de Brest a indiqué à ses parents l’impossibilité d’enregistrer à l’état civil le n avec tilde (ñ) sur le prénom de leur enfant. La famille vient de décider d’entamer une procédure judiciaire.

Un nouveau petit Fañch est né à Morlaix le 18 novembre 2019 | ILLUSTRATION FOTOLIA

À l’instar des parents du petit Fañch de Rosporden (qui ont mis deux ans pour obtenir finalement gain de cause, le 17 octobre 2019), les parents du petit Fañch de Morlaix vont entamer une procédure judiciaire pour écrire le prénom de leur fils avec un tilde sur le n : « ñ ».

« Pour cette nouvelle démarche judiciaire, la famille sera représentée et défendue par Maître Jean-René Kerloc’h, de Nantes. Une action est en cours auprès des instances compétentes au tribunal de Brest. Par ailleurs, les parents du petit Fañch ont fait le choix personnel de ne pas s’exposer médiatiquement et donc de ne pas communiquer directement », indique l’association Skoazell Vreizh (Secours breton), par la voix de son président Charlie Grall, vers qui les parents du bébé se sont tournés.

Les principes d’écriture des prénoms admis par l’administration sont définis par la circulaire ministérielle du 23 juillet 2014. Après la décision de justice d’autoriser l’usage du n tilde pour le premier petit Fañch, l’affaire semblait entendue, mais la circulaire n’a toujours pas été changée ; l’usage du n tilde est donc toujours officiellement interdit.

« Un camouflet »

« C’est tout de même un échec que les interventions diverses (associations culturelles, Conseil culturel de Bretagne, maires, sénateur, municipalités, Département…), comme celles du président du Conseil régional de Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, ne sont pas parvenues à convaincre la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, de la nécessité de faire modifier la circulaire ministérielle du 23 juillet 2014, note Skoazell Vreizh, dans son communiqué. Dans ce dossier où le bon sens devrait prévaloir, le camouflet le plus blessant est sans doute celui infligé par Nicole Belloubet aux 14 députés macronistes de Bretagne, dont l’actuel président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand. Le 22 septembre 2017, dans une lettre collective à la ministre, et en se réclamant bien de la « majorité présidentielle », ils écrivaient : « Nous vous demandons de bien vouloir modifier cette circulaire afin que les graphies des prénoms en langues régionales puissent être autorisées quand bien même elles utiliseraient des signes diacritiques particuliers. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-nouvelle-affaire-fanch-la-famille-entame-une-procedure-judiciaire-6636704

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
3 décembre 2019

Suivez la flèche...

 

L’ancienne députée PS de Saint-Quentin Odette Grzegrzulka est décédée

L’ancienne élue de Saint-Quentin s’est éteinte samedi à l’âge de 72 ans.

Par Olivier DE SAINT RIQUIER Mis en ligne le 3/12/2019 à 09:48

Odette Grzegrzulka avait 72 ans.
Odette Grzegrzulka avait 72 ans.

Odette Grzegrzulka, qui fut députée de l’Aisne entre 1995 et 2002, est morte samedi à Paris, à l’âge de 72 ans. Née à Paris en 1947, elle avait commencé sa carrière politique comme collaboratrice de Jack Lang avant d’être son adjointe à la mairie de Blois à partir de 1989. Elle est ensuite parachutée par le Parti socialiste dans notre département de l’Aisne à l’occasion des élections législatives de 1995. Elle remporte l’élection face à Charles Baur avec 56,52 % des voix.

Elle tente sa chance aux cantonales de 1998 mais est battue cette fois par Xavier Bertrand, alors adjoint au maire. En 2001, elle mène la liste de la gauche plurielle aux municipales mais elle est largement devancée par la liste de droite menée par Pierre André qui l’emporte au premier tour avec plus de 70 % des suffrages.

Lors des élections législatives de 2002, elle perd son mandat de députée, battue par Xavier Bertrand qui rassemble 56,96 % des voix au second tour. Les deux adversaires s’affrontent à nouveau en 2007. Le député sortant UMP est réélu au premier tour.

Cette fois, Odette Grzegrzulka quitte le département mais pas son engagement. Elle a notamment retravaillé au ministère de la Culture à partir de 2007.

https://www.aisnenouvelle.fr/id53606/article/2019-12-03/lancienne-deputee-ps-de-saint-quentin-odette-grzegrzulka-est-decedee

 

Ouest-France

Plougastel-Daoulas. Grâce à l’assocation Emmaüs, l’électroménager retrouve une seconde jeunesse

Publié le 03/12/2019

Dès 10 h, samedi 30 novembre, les bénévoles de l’association locale Emmaüs aidaient à la réparation d’appareils électroménagers dans le cadre des « ateliers récup », en partenariat avec l’Astérie (Plougastel-Daoulas).

Grâce à Jean, Gérald et Alexandre, bénévoles de l’association Emmaüs, l’aspirateur ne sera pas remplacé et continuera à rendre le service attendu ! | OUEST-FRANCE

Au lendemain de la journée de consommation du « Black Friday », une dizaine de personnes se sont retrouvées, samedi 30 novembre 2019, autour des bénévoles de l’association Emmaüs, afin de redonner une seconde jeunesse à leur électroménager.

En partenariat avec le centre social l’Astérie, Emmaüs Plougastel organise des « ateliers récup ». Pour Anne Cécile Dronneau, présidente de l’association dans la commune, « l’objectif est de lutter contre le gaspillage et la production de déchets en réparant, réutilisant, recyclant. Pourquoi jeter quand on peut réutiliser ? »

Deux ateliers en décembre

Les bénévoles proposent d’accompagner le particulier dans la réparation du petit électroménager, informatique, électronique. Une dizaine de personnes se sont inscrites : aspirateur, bouilloire électrique, machine à coudre, balance ménagère livrent leurs secrets, sur les conseils des connaisseurs et retrouvent leur fonction, pour encore quelque temps. « L’accueil est chaleureux. C’est un moment sympathique d’échanges », précise Françoise Le Hénaff, offrant sourires et boissons chaudes à l’entrée du local.

Deux autres ateliers sont programmés : le mercredi 11 décembre pour la création d’une boule de Noël, réalisée avec des objets de récupération, à partir de 14 h 30, et le samedi 11 janvier, pour « des premiers pas de couture », de 10 h à 12 h. Les bénévoles aideront à utiliser votre machine à coudre, réaliser des petits raccommodages ou encore, dispenser leurs compétences dans le domaine du tricot. La participation aux ateliers se fait su