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Ouest-France

IVG inscrite dans la Constitution : pour la députée Le Feur, c’est «un moment d’une rare puissance»

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Sandrine Le Feur, députée de la 4e circonscription du Finistère, qui couvre Morlaix, a réagi à la constitutionnalisation de l’interruption volontaire de grossesse, ce lundi 4 mars 2024.

La députée de la majorité présidentielle Sandrine Le Feur a été réélue en 2022 dans la 4e circonscription du Finistère, dont Morlaix fait partie.

La députée de la majorité présidentielle Sandrine Le Feur a été réélue en 2022 dans la 4e circonscription du Finistère, dont Morlaix fait partie. | OUEST-FRANCE

La députée de la 4e circonscription du Finistère, Sandrine Le Feur, dont la permanence est à Morlaix, a réagi a l’inscription de l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution, ce lundi 4 mars 2024.

Elle écrit, dans un communiqué de presse : « C’est un moment d’une rare puissance que les parlementaires français ont aujourd’hui vécu, réunis en Congrès à Versailles : nous sommes le premier pays du monde à voter l’intégration de l’IVG au sein de notre Constitution ! ». Pour elle, « alors que les extrêmes ne cessent de se renforcer, il apparaît de plus en plus clair que certains de nos acquis sociaux, durement défendus par le passé, ne sont pas exempts de reculs rapides. Partout où l’extrême droite progresse, les droits des femmes et notamment l’IVG sont systématiquement remis en cause. […] »

« Nous pouvons être fiers de notre héritage »

Le texte en faveur de la constitutionnalisation a reçu 780 voix pour, et 72 contre. Sandrine Le Feur souligne : « L’interruption volontaire de grossesse est un droit fièrement acquis à la suite d’un long combat en faveur de l’émancipation des femmes et de la reconnaissance de leur droit de disposer librement de leurs corps. […] Un demi-siècle après l’adoption de la loi Veil de 1974, nous pouvons être fiers de notre héritage, et fiers de notre représentation nationale. »

Lire aussi : IVG dans la Constitution : qu’ont voté les sénateurs du Finistère ce mercredi ?

https://www.ouest-france.fr/societe/famille/avortement/ivg-inscrite-dans-la-constitution-pour-la-deputee-le-feur-cest-un-moment-dune-rare-puissance-d19254b2-da51-11ee-99ae-ccd25b6a9d42

 

Ouest-France

À Plestin-les-Grèves, Denez Prigent s’invite au Fest-Noz électro-trad

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À l’occasion du fest-noz électro-trad, le compositeur Denez Prigent sera de passage à Plestin-les-Grèves (Côtes-d’Armor), samedi. Plusieurs autres groupes l’accompagneront pour faire danser le public.

Denez Prigent sera entouré de quatre groupes musicaux pour animer la danse sur parquet de l’espace An Dour Meur.

Denez Prigent sera entouré de quatre groupes musicaux pour animer la danse sur parquet de l’espace An Dour Meur. | OUEST-FRANCE

Plusieurs centaines de danseuses et de danseurs sont attendues, à Plestin-les-Grèves (Côtes-d’Armor), samedi 9 mars 2024, pour pratiquer gavottes, an dro, plinn, fisel, danses ancestrales et traditionnelles, qui aujourd’hui accueillent de plus en plus d’adeptes, de plus en plus jeunes. Ce fut notamment le constat des organisateurs lors de la précédente édition.

Lire aussi : ENTRETIEN. Denez Prigent : « Si j’étais né Tibétain, j’aurais chanté en tibétain »

Cette attractivité est due à l’évolution musicale et à l’apport aux côtés d’instruments traditionnels, d’instruments électroniques. Comme à toutes les époques, la musique bretonne a évolué grâce aux instruments, pratiqués et aux espaces dédiés à la danse.

Le chanteur et musicien Denez Prigent fait partie de ceux qui propulsent un souffle profond de rénovation perpétuelle de chants et de musiques qui nous viennent du fond des âges.

Entouré de plusieurs groupes

Il sera entouré sur scène des groupes pour inviter à la danse de Fleuves, un trio musical de jazz-rock originaire de Bretagne, fondé il y a une dizaine d’années par Émilien Robic, Romain Dubois et Samson Dayou, du groupe O’Tridal, trois musiciens enflammés, Tibo Niobé, Kentin Juillard, Yeltaz Guenneau, de Ndiaz composé de Youn Kamm à la trompette, Jérôme Kerihuel aux tablas, Timothée Le Bour au saxophone, et Yann Le Corre à l’accordéon, et du trio bien connu et apprécié des Plestinais, Biannic-Simon-Goareguer, bombarde, tambour et biniou.

Lire aussi : Musique. « Celtic Sea », l’odyssée bretonne de Carlos Núñez

Christophe Veslin, organisateur de la soirée, se réjouit d’avoir pu regrouper les meilleurs éléments de la musique actuelle : « C’est la crème de la crème, le top de la jeune scène contemporaine Bretonne, toujours sous le haut patronage bienveillant de Denez. »

Samedi 9 mars 2024, à partir de 19 h, Fest-Noz électro-trad, à l’espace Culturel An Dour Meur, 6, passage Yvonne-Le-Fustec (22310 – Plestin-les-Grèves). Entrée : 10 € / 8 € abonnés, et gratuit pour les moins de 12 ans. Tél. 02 96 23 98 80, mail : andourmeur@plestinlesgreves.bzh

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plestin-les-greves-22310/a-plestin-les-greves-denez-prigent-sinvite-au-fest-noz-electro-trad-1e56a02a-da28-11ee-8c44-b73fb2bea619

 

Ouest-France

La poésie est en fête à la médiathèque de Saint-Martin-des-Champs

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L’atelier d’écriture du 9 mars 2024 sera suivi le 23 mars par une restitution en lectures, musiques et calligraphies à la médiathèque de Saint-Martin-des-Champs (Finistère).

Le poète Jean-Albert Guénégan (au centre) entouré des responsables de la médiathèque du Roudour et du Patio.

Le poète Jean-Albert Guénégan (au centre) entouré des responsables de la médiathèque du Roudour et du Patio. | OUEST-FRANCE

La poésie est en fête à la médiathèque du Roudour, à Saint-Martin-des-Champs (Finistère) depuis le mois de janvier avec plusieurs ateliers et animations et un concours de poésie, qui a réuni 117 textes au total. Le prochain atelier d’écriture se déroulera samedi 9 mars 2024 de 10 h à 12 h, pour un public adulte. Animé par le poète et écrivain public Hervé Eléouet, il se fera « avec complément d’objet, » précise le poète qui envoie au diable la grammaire et proposera de petits jeux littéraires avec des consignes d’écriture amusantes.

Lire aussi : Un bon bilan pour le salon du livre jeunesse de Saint-Martin-des-Champs

Une performance calligraphique en direct

« Chacun peut apporter un objet du quotidien afin de nourrir son inspiration. Chaussure, balle de ping-pong, rouleau de ruban adhésif, éventail, ce qui vient à l’esprit. L’atelier est gratuit et ouvert à tous, même aux non abonnés, mais se fera sur inscription car les places sont limitées. La poésie en fête se clôturera le samedi 23 mars de 16 h à 18 h par un événement “À la croisée des arts” », souligne Catherine Dulong, la directrice de la médiathèque.

Le poète morlaisien Jean-Albert Guénégan lira les textes des gagnants au concours et d’autres textes de poètes. Les intermèdes seront assurés par les élèves du Patio, l’école intercommunale d’enseignement artistique. Une performance calligraphique se fera en direct par l’artiste Mohammed Idali. Un arbre à poème et des photos ont été installés par Alice Guer, auteure pour la jeunesse. Les enfants de maternelle du Gouelou ont participé au décor de la médiathèque avec des chimères poétiques. Le local des jeunes n’est pas en reste avec un triptyque sensoriel, avec bande-son, textes en Slam et graff. À l’issue de l’après-midi, une séance de dédicaces aura lieu avec Jean-Albert Guénégan, Hervé Eléouet et Alice Guer.

Contact et inscriptions : 02 98 15 20 90.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-martin-des-champs-29600/la-poesie-est-en-fete-a-la-mediatheque-64d42fcc-d7ad-11ee-8c44-b73fb2bea619

 

Ouest-France

Comment fonctionne la cabine de téléconsultation en pharmacie à Plougasnou ? On fait le point !

Emma VILLEROY. Publié le

Pour pallier la pénurie de médecins à Plougasnou (Finistère), la commune a installé mi-février 2024 une cabine de téléconsultation dans la pharmacie de Poulbraou. Comment obtenir un rendez-vous ? À qui le dispositif est-il destiné ? On fait le point.

Depuis mi-février 2024 à Plougasnou (Finistère), la pharmacie de Poulbraou , accueille des patients en téléconsultations avec des médecins via une borne Médadom.

Depuis mi-février 2024 à Plougasnou (Finistère), la pharmacie de Poulbraou , accueille des patients en téléconsultations avec des médecins via une borne Médadom. | OUEST-FRANCE

À Plougasnou (Finistère), une cabine de téléconsultation Médadom a été installée depuis mi-février 2024 à la pharmacie de Poulbraou, en face du Supermarché Casino. Dans l’écran, les médecins prennent des consultations sans rendez-vous préalable. Mais concrètement, comment ça fonctionne ? On vous explique !

Pourquoi une cabine de téléconsultation en pharmacie ?

Depuis le début de l’année 2024, la commune de Plougasnou observe une pénurie de médecins. « Un groupe de travail s’est penché sur la problématique, explique Joffrey Castel, adjoint au maire. La cabine de téléconsultation a fait partie des demandes qui sont ressorties. » Parmi les pharmacies de la commune, celle de Poulbraou a accepté le projet. Myriam Friant, pharmacienne titulaire, y voit deux aspects positifs. « D’un côté, ça aide les habitants de la commune qui ne peuvent pas se déplacer. De l’autre, les patients vont acheter leur médicament dans notre pharmacie, c’est pratique d’avoir tout au même endroit. »

À partir de quel moment faut-il se rendre à un rendez-vous en téléconsultation ?

Les symptômes adaptés principalement à la téléconsultation sont les troubles digestifs, les maladies dermatologiques et oto-rhino-laryngologie (ORL, c’est-à-dire oreille-nez-gorge). « Il va aussi y avoir des cas d’usages comme les renouvellements d’ordonnance d’une durée d’un mois, les infections urinaires et le mal de dents par exemple. » Il ne faut cependant pas téléconsulter si c’est pour un enfant de moins de trois ans, une ordonnance sécurisée ou une prolongation d’arrêt de travail.

Les téléconsultations sont sans rendez-vous. | OUEST-FRANCE

Comment se passe un rendez-vous ?

Il faut se rendre en pharmacie lors des horaires d’ouverture et se présenter au guichet équipé de sa carte vitale et d’un téléphone. « Nous accompagnons les patients du début à la fin, sourit Myriam Friant. Nous aidons à créer un compte et à prendre contact avec un médecin. » Ces derniers peuvent être basés partout en France. En moyenne, les patients attendent 5 minutes à 10 minutes avant d’avoir une réponse, et jusqu’à 20 minutes les vendredis et les samedis. « Une fois que le patient est installé avec le casque, nous laissons le relais aux médecins. Ils sont assez détendus puisqu’ils n’ont pas la salle d’attente derrière. Ils peuvent prendre leur temps. » Des appareils connectés sont intégrés à la borne comme un thermomètre et un tensiomètre. « Les médecins vont très simplement guider les patients et ça se passe bien. » Une fois le rendez-vous terminé, le patient retourne au guichet. « Ils arrivent souvent stressés, mais repartent très satisfaits et très étonnés », acquiesce la pharmacienne.

Des appareils connectés sont intégrés à la borne. | OUEST-FRANCE

Est-ce une solution sur le long terme ?

Pour les habitants de la commune, ce fonctionnement est une bonne idée. « C’est bien pour les petits bobos comme le nez qui coule », décrit Yvon. « Il faut vivre avec son temps aussi, mais ça devrait plutôt soulager les médecins que les remplacer complètement. »

Pour Joffrey Castel, c’est une « solution temporaire et partielle ». La mairie a signé un contrat de location de trois ans renouvelable pour 10 500 € pour la borne de téléconsultation. Sur le manque de médecin dans la commune, il n’y a « rien de concret pour le moment, mais les choses évoluent doucement avec des discussions ».

Informations pratiques : les tarifs sont les mêmes qu’en consultation traditionnelle. Renseignements au 02 98 67 30 02 ou à pharmaciedepoulbraou@giphar.fr.

Les médecins de Lanmeur sont joignables au 02 98 67 51 03 et ceux de Plouezoc’h au 02 98 61 98 76. Il est aussi possible de prendre rendez-vous à la clinique de la baie auprès de Chronodoc, le samedi de 12 h à minuit, les dimanches et jours fériés, de 8 h à minuit ; ou se rendre, sans rendez-vous, à la maison médicale de garde du centre hospitalier des pays de Morlaix, de 20 h à minuit du lundi au vendredi, de 12 h à 20 h le samedi et de 8 h à 20 h le dimanche.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/comment-fonctionne-la-cabine-de-teleconsultation-en-pharmacie-a-plougasnou-on-fait-le-point-52b009b6-d88d-11ee-99ae-ccd25b6a9d42

 

Ouest-France

La maison de Saint-Efflam démolie mais regrettée par des habitants : « Elle ne dérangeait personne »

Kathleen PLAISANTIN. Publié le

Démolie, la maison en bois de Saint-Efflam a disparu du paysage de Plestin-les-Grèves (Côtes-d’Armor), en ce début d’année 2024, conformément à une décision condamnée par l’ensemble des habitants interrogés sur le marché dominical.

" Les habitants parlent beaucoup de la maison de Saint-Efflam entre eux ", indique le patron du bar de la mairie, à Plestin-les-Grèves.

" Les habitants parlent beaucoup de la maison de Saint-Efflam entre eux ", indique le patron du bar de la mairie, à Plestin-les-Grèves. | OUEST FRANCE

 C’est scandaleux. Je pense qu’il y avait d’autres solutions , s’insurge Alain, en pleine discussion avec Hervé. Derrière un étal, Véronique confie, avec une moue de dépit :  On a un sentiment d’acharnement.  Assis au comptoir du bar de la mairie, Yann avance quant à lui que  tout le monde trouve cela inadmissible. 

En ce dimanche matin, les langues s’expriment sans détour, sur le marché de Plestin-les-Grèves (Côtes-d’Armor). Tous les habitants interrogés condamnent la démolition de la maison de Saint-Efflam, sur décision judiciaire, après plus de dix ans de procédure. Trois associations environnementales (Plestin environnement, Sauvegarde du Trégor, et la Fapel 22) jugeaient la construction de la bâtisse illégale, au regard de la loi Littoral.

« On a voulu faire un exemple »

 Il fallait s’y opposer tout de suite. L’instruction a été trop longue, et la destruction est arrivée trop tard , estiment Claudie, Chantal et Claudine. Les Plestinais consultés considèrent que l’habitation en bois était  parfaitement intégrée au paysage .  Vu de la plage, elle était jolie , assurent les trois amies.

À découvrir

Un avis partagé par Véronique :  Si elle avait ressemblé à un blockhaus hideux, j’aurais compris. Mais elle ne dérangeait personne.  La commerçante vante les vertus écologiques de la demeure :  À l’heure où l’on n’arrête pas de promouvoir les maisons autonomes qui se fondent dans la nature, raser celle de Saint-Efflam est une aberration.  Le résultat ne convainc pas Yann :  Aujourd’hui, il y a un gros trou sur le terrain. C’est moche. 

De la maison en bois de Saint-Efflam, il ne reste qu’une trace dans la dune surplombant la mer. | OUEST-FRANCE

Beaucoup dénoncent une différence de traitement par rapport aux logements voisins :  Quand je vois le bunker situé à côté, avec son grand mur érigé autour du bâtiment, ça me fait rigoler , ironise Yann. À l’autre extrémité du comptoir, Rémi et Michel lâchent :  À ce moment-là, qu’on abatte toutes les maisons qui sont sur le littoral !  Après avoir fait la même remarque, Véronique s’interroge :  Et les gens qui ont procédé à des aménagements de murs et des vérandas dans cette même rue, pourquoi on les a laissés faire ?  Alain et Hervé sont quant à eux catégoriques :  On a voulu faire un exemple. 

Lire aussi : Saint-Efflam : « C’est la mort dans l’âme qu’on démolit notre maison »

Un autre sujet nourrit la contestation des habitants interrogés.  Qui va rembourser ? Je n’ai pas envie de voir l’argent de mes impôts utilisé pour une maison qui ne me dérangeait pas , s’agace Véronique. Les propriétaires demandent en effet à être dédommagés par la commune qui a accordé le permis de construire. Une facture pour la construction et la démolition qui pourrait s’élever à 400 000 €, selon certains.  On ne va pas payer pour des affaires privées , se récrient Claudie, Chantal et Claudine.

Yann, agent communal, défend la municipalité :  Elle va pâtir de tout cela aussi, il ne faut pas croire. Déjà que l’État n’aide plus les mairies comme avant, ça ne va rien arranger. 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plestin-les-greves-22310/la-maison-de-saint-efflam-demolie-mais-regrettee-par-des-habitants-elle-ne-derangeait-personne-1616b1ec-c91c-11ee-9a26-b3fe0ec43b85

 

Ouest-France

Maison au toit effondré dans le centre-ville de Morlaix : un arrêté de péril pris dès lundi

Emma VILLEROY. Publié le

Après l’effondrement du toit d’une maison désaffectée, vendredi 1er mars 2024, dans le centre-ville de Morlaix, la Ville a pu prévenir le propriétaire, ce samedi, pour évoquer les risques concernant les bâtiments voisins.

La toiture d’une maison s’est effondrée dans le centre-ville de Morlaix (Finistère), vendredi 1er mars 2024, vers 18 h 20, à l’entrée de la rue au Fil, au numéro 18, côté place des Jacobins.

La toiture d’une maison s’est effondrée dans le centre-ville de Morlaix (Finistère), vendredi 1er mars 2024, vers 18 h 20, à l’entrée de la rue au Fil, au numéro 18, côté place des Jacobins. | OUEST-FRANCE

« Le propriétaire a été prévenu », indique le maire de Morlaix (Finistère), Jean-Paul Vermot. Vendredi 1er mars 2024, vers 18 h 20, la toiture d’une maison s’est effondrée dans le centre-ville, à l’entrée de la rue au Fil, au numéro 18, côté place des Jacobins. « Il doit faire intervenir une entreprise pour sécuriser son bien. Dès lundi, il y aura un arrêté de péril qui l’obligera à effectuer les travaux. » Dans la journée, de nombreux habitants de la commune sont venus voir les dégâts.

Inquiétude sur les toitures imbriquées voisines

Vendredi, l’inquiétude se portait sur les toitures imbriquées voisines. « Pour l’instant, on a des dangers qui sont identifiés sur les numéros 16 et 18 de la rue, qui sont le même lot immobilier. On n’a pas pu constater après l’intervention des pompiers hier, mais on en saura plus bientôt avec les entreprises. »

Une partie de la rue au Fil est barrée, le temps que des entreprises viennent constater l’ampleur des dégâts. | OUEST-FRANCE

C’est un voisin qui avait donné l’alerte. La maison était désaffectée depuis plusieurs années et un arrêté, portant condamnation des accès de cette propriété, avait été pris par la mairie en 2015. Aucuns travaux n’auraient été effectués depuis. La propriété était en vente par Argouach Immobilier : « immeuble à rénover entièrement », précise l’annonce, dont les photos témoignent de l’état de délabrement du bâtiment.

Une équipe cynophile des pompiers de Carhaix s’est assurée hier que personne n’était à l’intérieur. | OUEST-FRANCE

Vendredi, 33 pompiers des centres de Morlaix, Landerneau, Brest, Saint-Thégonnec, Carhaix et Concarneau ont été mobilisés.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/maison-au-toit-effondre-dans-le-centre-ville-de-morlaix-un-arrete-de-peril-pris-des-lundi-0effa2ce-d8a3-11ee-99ae-ccd25b6a9d42

 

Ouest-France

Saint-Jean-du-Doigt débat entre une inscription à l’Unesco et un graffiti

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À Saint-Jean-du-Doigt (Finistère), l’enclos paroissial est en course pour la sélection au patrimoine mondial de l’Unesco, mais la commune candidate également au festival de street art. Un graffiti pourrait compromettre la sélection de l’enclos. Le conseil municipal s’engage à ce que l’œuvre du Morlaix art tour, ne soit pas visible de l’ensemble architectural.

L’enclos de la commune a la particularité d’être complet avec l’église, l’enclos, la chapelle, l’ossuaire et son placître.

L’enclos de la commune a la particularité d’être complet avec l’église, l’enclos, la chapelle, l’ossuaire et son placître. | OUEST-FRANCE

Jean-Jacques Aillagon, ministre de la Culture sous Jacques Chirac, mène depuis deux ans la mission pour inscrire les enclos paroissiaux du Finistère au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Dans son rapport, l’enclos de Saint-Jean-du-Doigt fait partie de la présélection de trente et un enclos sur les soixante-dix qui avaient été repérés. « Le choix s’est fait selon deux critères : l’intégrité et l’authenticité des sites. Le cahier de recommandations est très exigeant, il concerne l’esprit du lieu qui, chez nous, est préservé avec tout le côté religieux, le cimetière autour de l’église et le pardon », détaille Michel Cléach, jeudi 29 février 2024, en conseil municipal. Dans le meilleur des cas, l’inscription pourrait avoir lieu dans quatre ans.

Éviter le périmètre de l’enclos

Les arguments de Michel Cléach s’inscrivent dans le débat sur la candidature de la commune au festival du Morlaix Art Tour. Saint-Jean-du-Doigt (Finistère) fait en effet partie des communes de l’agglomération à ne pas présenter, dans son espace public, cette forme d’art urbain.

Selon le maire adjoint, le placître et les abords font aussi partie des critères fixés : « Peindre une fresque du Morlaix Arts Tour sur le pignon du bar du P’tit Saint-Jean comme on l’avait envisagé il y a quelques années, risque de compromettre cette inscription, car le bâtiment est situé dans le périmètre de l’enclos et dans son axe quand on arrive de Morlaix. »

« Nous sommes dans un village de peintres »

Une fresque contemporaine « ferait du bien au bourg, d’autant plus que nous sommes un village de peintres », argue Yves-Marie Dayot. « Il faudrait un droit de regard sur ce que proposera l’artiste », propose Emmanuel Tocquer. D’autres avancent le fait qu’une fresque qui s’inscrit dans le parcours du festival Graffitis & Street Art, incontournable en Bretagne « peut faire venir un autre public à Saint-Jean-du-Doigt. Ce sont des fresques éphémères sur trois ans, c’est rassurant ».

L’ensemble des élus se prononce (une voix contre, une abstention) pour accueillir une fresque sur l’un des murs de la commune : « On s’engage à ce que le graff ne soit pas visible de l’enclos. Ça pourrait être au niveau de l’école. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jean-du-doigt-29630/saint-jean-du-doigt-debat-entre-une-inscription-a-lunesco-et-un-graffiti-df5a1668-d7cf-11ee-8c44-b73fb2bea619

 

Ouest-France

Le toit d’une maison s’effondre dans le centre-ville de Morlaix : le bâtiment menacé

Zoé BOIRON. Modifié le Publié le

Dans le centre-ville de Morlaix (Finistère), le toit d’une maison désaffectée, située rue au Fil, s’est effondré ce vendredi 1er mars 2024. Les pompiers sécurisent le bâtiment ce vendredi soir pour éviter tout risque d’effondrement des étages et des toitures voisines, elles aussi fragilisées.

Ce vendredi 1er mars 2024, le toit d’une maison s’est effondré, rue du Fil, dans le centre-ville de Morlaix.

Ce vendredi 1er mars 2024, le toit d’une maison s’est effondré, rue du Fil, dans le centre-ville de Morlaix. | DR

La toiture d’une maison s’est effondrée à l’entrée de la rue au Fil, au numéro 18, côté place des Jacobins, dans le centre-ville de Morlaix (Finistère), ce vendredi 1er mars 2024, vers 18h20. La maison était désaffectée depuis plusieurs années.

C’est un voisin qui a donné l’alerte.

Les pompiers ont déployé la grande échelle pour intervenir. | OUEST-FRANCE

« Grâce à la photo du voisin, les pompiers ont tout de suite pu évaluer la situation », indique le maire, Jean-Paul Vermot. La grande échelle a été déployée par les secours. Une équipe cynophile des pompiers de Carhaix s’est d’abord assuré que personne n’était à l’intérieur.

Deuxième étape : « Il faut sécuriser le bâtiment pour éviter un effondrement et qu’il y ait des conséquences derrière », a indiqué le lieutenant Christophe Reig, chef de groupe, de la caserne de Morlaix.

Lire aussi : Friche Tilly et logements : réhabiliter le bâti existant, une priorité pour Morlaix communauté

La toiture du numéro 16 de la rue du Fil est menacée

Par ailleurs, la toiture du numéro 16 de la rue du Fil est menacée. Les experts bâtiments du SDIS (Service départemental d’incendie et de secours) de Brest et un autre de Châteaulin sont arrivés très rapidement sur place.

Plusieurs toitures sont imbriquées, indique le chef de groupe, rendues fragiles par les pluies au fil des ans. « Il y a sûrement une partie qui s’est effondrée depuis des années et là le tout est en train de s’effondrer », reprend le lieutenant Reig. « Une fois qu’on sera sûrs que la structure bâtimentaire ne va pas s’effondrer, nous barrerons les accès, le temps que le site soit sécurisé par des entreprises ».

« On a essayé de contacter le propriétaire, mais il ne répond pas pour l’instant », ajoute le maire Jean-Paul Vermot. Un arrêté portant condamnation des accès de cette propriété avait été pris par la mairie en 2015. Aucun travaux n’auraient été effectués. La propriété était en vente par Argouach Immobilier : « immeuble à rénover entièrement », précise l’annonce, dont les photos témoignent de l’état de délabrement du bâtiment.

33 pompiers des centres de Morlaix, Landerneau, Brest, Saint-Thégonnec, Carhaix et Concarneau ont été mobilisés.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/le-toit-dune-maison-seffondre-dans-le-centre-ville-de-morlaix-0cbcf1fc-d7f8-11ee-99ae-ccd25b6a9d42

 

Ouest-France

Au large du Finistère, la balise de la Vieille en partie détruite, un avis urgent adressé aux marins

Zoé BOIRON et notre correspondant local. Publié le

La tourelle de la Vieille, balise à l’entrée de la baie de Morlaix (Finistère), a été détruite récemment. Les deux tiers de la tourelle manquent. Les coups de vent et la force des vagues pourraient avoir causé ces dégâts. Un avis urgent aux navigateurs a été diffusé vendredi 1er mars 2024, sur le site de la préfecture maritime.

Photo d’illustration.

Photo d’illustration. | THIERRY CREUX / ARCHIVES OUEST-FRANCE

La vieillesse est un naufrage, dit-on. La tourelle de la Vieille, à l’entrée de la baie de Morlaix, a peut-être trop bien porté son nom. Ce vendredi 1er mars 2024, et sûrement depuis déjà quelques jours, la balise verte est détruite aux deux tiers. Des dégâts sûrement récents, dus aux coups de vents et à la force des vagues. Seule la base de la tourelle subsiste, selon une photo prise par une navigatrice et diffusée sur le réseau social Facebook.

Avisée, l’administration des Phares et balises, basée à Brest, n’a pas encore pu constater les dégâts, en raison des conditions de navigation. « Elle sera sûrement reconstruite, communique l’administration. Mais il y aura sûrement des plans pour savoir si ce sera au même endroit ou pas. »

Le Cross a alerté les marins

En naviguant en baie de Morlaix, une personne a pris un cliché de ce qu’il reste de la tour de la Vieille et l’a posté sur un groupe Facebook, jeudi 29 février 2024. Les deux tiers de la tourelle, peints en vert, manquent. | CAPTURE D’ÉCRAN FACEBOOK

Le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) a émis un Avurnav, un avis urgent pour les navigateurs, visible sur le site de la préfecture maritime.

https://www.ouest-france.fr/mer/au-large-du-finistere-la-balise-de-la-vieille-en-partie-detruite-un-avis-urgent-adresse-aux-marins-5ab0390c-d7ab-11ee-99ae-ccd25b6a9d42

 

Ouest-France

La route touristique entre Lannion et Morlaix sera fermée jusqu’à la fin du mois de juin

Publié le

D’importants travaux sur le réseau d’assainissement à Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d’Armor) vont entraîner le blocage complet d’un tronçon de la D786, du lundi 18 mars au vendredi 28 juin 2024. Pour rejoindre Morlaix (Finistère) depuis Lannion (et inversement), il faudra donc rejoindre la RN12 via Plouaret en empruntant la D11.

Certaines rues adjacentes à la D786 seront ouvertes ponctuellement au fil de l’avancement des travaux.

Certaines rues adjacentes à la D786 seront ouvertes ponctuellement au fil de l’avancement des travaux. | OUEST-FRANCE

La D786 est prisée pour son magnifique panorama sur la mer, de Saint-Michel-en-Grève à Plestin-les-Grèves (Côtes-d’Armor). Malheureusement, ce tronçon sera fermé à la circulation pendant plus de trois mois, du lundi 18 mars au vendredi 28 juin 2024.

D’importants travaux vont en effet être réalisés sur le réseau d’assainissement dans les secteurs du Roscoat et de la Côte des Bruyères.

Lire aussi : Une vague de refus à la fermeture du bourg de Saint-Michel-en-Grève

Un temps de trajet équivalent via la RN12

Pendant cette période, il sera donc impossible de relier Morlaix (Finistère) depuis Lannion (et inversement) par cette route touristique.

Les habitués trouveront certainement des chemins de traverse par les routes communales. Mais la déviation officielle, elle, sera mise en place dès le départ de Lannion. « C’est une obligation de dévier une route départementale vers une autre route départementale, capable d’accueillir le même flux », précise Lannion-Trégor communauté.

Si vous souhaitez rejoindre Morlaix, il faudra par conséquent emprunter la D11 (via Ploubezre et Plouaret) puis la RN12. Un itinéraire bis plus long en distance, mais équivalent en temps de trajet.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/relier-lannion-et-morlaix-par-la-route-touristique-sera-impossible-pendant-3-mois-655dc27e-d720-11ee-a613-258427ffa9f5

 

Ouest-France

Polices municipale et nationale : qui fait quoi ?

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À Morlaix (Finistère), les policiers de la Ville et ceux du commissariat travaillent en collaboration, dans le cadre d’une convention signée avec les services de l’État. Qui assure quelles missions ?

Denis L’Higuinen policier au commissariat de Morlaix et le chef de service de la police municipale T. Perronno, lors du forum des métiers en uniforme, mardi 27 février à la maison des jeunes et de la culture de Morlaix (Finistère).

Denis L’Higuinen policier au commissariat de Morlaix et le chef de service de la police municipale T. Perronno, lors du forum des métiers en uniforme, mardi 27 février à la maison des jeunes et de la culture de Morlaix (Finistère). | OUEST-FRANCE

« On ne peut pas nous confondre, c’est écrit sur notre uniforme », soulignent Denis L’Higuinen, policier au commissariat, et le chef de service de la police municipale T. Perronno, lors du forum des métiers en uniforme, qui s’est tenu mardi 27 février 2024 à la maison des jeunes et de la culture de Morlaix (Finistère).

Quels sont les effectifs de ces deux forces de police présentes à Morlaix ? (Finistère)

La police municipale existe depuis la Révolution française, bien avant la police nationale, fondée en 1941. À Morlaix, elle est composée de sept policiers municipaux, dont deux femmes. Les agents sont affectés pour assurer la mise en œuvre des pouvoirs de police du maire. Ses bureaux sont situés au rez-de-chaussée de la mairie. La police nationale compte 57 policiers dont une dizaine de femmes, tous dépendent du commissariat situé au rond-point Charles-de-Gaulle.

Quelles sont les missions de la police municipale ?

Ses missions sont définies par une convention entre la Ville et les services de l’État. On y retrouve la lutte contre l’insécurité routière, contre la toxicomanie, contre l’alcoolisme, la protection des biens publics et privés… « Nous assurons le maintien du bon ordre, on veille au bon déroulement d’une manifestation par exemple et on signale tout débordement », précise le chef de service de la police municipale Perronno. « Nous sommes équipés d’un cinémomètre pour procéder au contrôle de vitesse. Nous assurons par ailleurs la surveillance des bus, des sorties d’écoles, et prenons régulièrement contact avec les commerçants. »

Lire aussi : « Dans la gendarmerie, on a plus de 200 métiers »

Et celles de la police nationale ?

Le secteur d’intervention de la police nationale est plus vaste : il englobe Saint-Martin-des-Champs. « Les effectifs sont répartis en trois services : service en tenue, le service enquête qui ne fait que du judiciaire et le service du suivi des plaintes », détaille Denis L’Higuinen. Les deux polices peuvent travailler sur des opérations conjointes et sont en lien avec la gendarmerie.

Qui est armé ?

La police nationale est détentrice d’armes létales. Ce qui n’est pas le cas de la police municipale de Morlaix, qui est équipée de caméras, de bombes lacrymogènes et de bâtons télescopiques. « Il s’agit d’une police de quiétude urbaine, qui travaille en complémentarité avec la police nationale », indiquait, le maire Jean-Paul Vermot, lors du renouvellement de la convention en mars 2022.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/polices-municipale-et-nationale-qui-fait-quoi-c07526ea-d6f1-11ee-9c76-f2c2ccb23225

 

Ouest-France

Morlaix s’engage pour la langue bretonne et signe un contrat de mission

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La communauté d’agglomération de Morlaix (Finistère) a signé jeudi 29 février 2024 un contrat de mission avec l’Office public de la langue bretonne (OPLB). Celui-ci officialise son adhésion à une charte pour le développement durable du breton.

Paul Molac, député et président de l’Office public de la langue bretonne, et Julien Kerguillec, vice-président à la culture de Morlaix Communauté, ont signé le contrat de mission.

Paul Molac, député et président de l’Office public de la langue bretonne, et Julien Kerguillec, vice-président à la culture de Morlaix Communauté, ont signé le contrat de mission. | OUEST-FRANCE

Il ne manquait plus que la signature d’un contrat de mission avec l’Office public de la langue bretonne (OPLB). Depuis le jeudi 29 février 2024 c’est chose faite. La communauté d’agglomération de Morlaix (Finistère) a officiellement rejoint la campagne Ya d’ar Brezhoneg (Oui à la langue bretonne) et en valide le premier niveau de certification. Il existe trois niveaux, définis par l’Office public de la langue bretonne dans une charte pour le développement durable du breton.

Qu’est-ce que la charte pour le développement durable du breton ?

Il s’agit d’un ensemble de 43 mesures à destination des Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI). Les EPCI doivent en valider cinq pour obtenir le premier niveau de certification, puis cinq supplémentaires à chaque niveau. Certaines sont obligatoires. C’est le cas du contrat de mission pour le niveau 1, de la signalétique bilingue dans les équipements gérés par l’EPCI pour le niveau 2, ou encore la mise en place d’une aide financière aux établissements commerciaux bilingues pour le niveau 3.

Comment Morlaix Communauté a-t-elle validé le premier niveau ?

La communauté d’agglomération de Morlaix avait déjà validé quatre des cinq mesures nécessaires à l’obtention du premier niveau de certification, dont la présence d’une école Diwan sur le territoire, la dotation d’un logo bilingue, et la réalisation d’une enquête sur les compétences linguistiques de ses agents.

La mesure la plus récente, décidée au début du mois de février, a été la mise en place d’un groupe de travail composé d’élus et d’agents, qui travaillera à concrétiser les prochaines actions de la charte Ya d’ar Brezhoneg. L’ensemble est décrit au sein d’un schéma linguistique.

La spécificité de Morlaix Co, à l’instar des communautés de communes de Quimper et Quimperlé, est d’avoir créé un poste de chargé de mission en langue et culture bretonne. Le titulaire est Gaël Roblin, ancien coordinateur de la fédération d’associations bretonnes Ti ar Vro Guingamp.

Que comporte le schéma linguistique ?

Le schéma linguistique comporte six axes, comprenant chacun un ensemble d’actions concrètes à réaliser selon un calendrier déjà entamé. Ils sont classés selon les thématiques suivantes : accompagner la normalisation, transmettre la langue, communiquer en langue bretonne, le breton dans la vie publique, transmettre la langue dès la petite enfance et l’adolescence, et voir, entendre, parler et écrire la langue.

Parmi les actions, une place est donnée à la petite enfance et au « bien vieillir ». La première d’une série d’animations en breton a eu lieu jeudi 29 février 2024 à l’Ehpad de Lanmeur (Finistère).

Quelle est la place des communes ?

Selon Gaël Roblin, de nombreuses mesures, comme l’ouverture de classes maternelles bilingues, doivent cependant être décidées par les communes, Morlaix Communauté n’ayant pas les compétences nécessaires.

Un vade-mecum indiquant les possibilités sera donc distribué aux conseillers municipaux et aux directeurs généraux des services. Ils pourront s’y référer pour célébrer des mariages ou unions civiles en breton, intégrer la langue dans la signalétique, ou encore obtenir des financements en vue d’ouvrir des centres de loisir bilingues.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/langue-bretonne/morlaix-sengage-pour-la-langue-bretonne-et-signe-un-contrat-de-mission-a24482a2-d722-11ee-96ef-9660257def44

 

Ouest-France

« L’engouement est réel » : à Morlaix, KLT fait le point sur la langue bretonne

Sarah HUMBERT. Publié le

Alors que l’année 2024 promet d’être marquée par la langue et la culture bretonnes dans le pays de Morlaix (Finistère), la Fédération KLT (Kerné, Léon, Trégor), qui réunit des associations de promotions et de défense de cette culture, prépare le terrain.

KLT (Kerné, Léon, Trégor) discute de langue bretonne, dans le pays de Morlaix (Finistère).

KLT (Kerné, Léon, Trégor) discute de langue bretonne, dans le pays de Morlaix (Finistère). | OUEST-FRANCE

« 80 % des locuteurs bretons ont plus de 60 ans », posent les membres de KLT à Morlaix. Le groupe fédère les associations du Pays de Morlaix qui s’occupent de la promotion de la langue et de la culture bretonnes.

2024 sera une année riche et forte pour la langue et la culture bretonnes dans la cité du Viaduc, avec l’arrivée de la course Redadeg, ou le recrutement d’un chargé de mission par Morlaix communauté. Le groupe, pourtant, reste vigilant.

« Une reconnaissance de notre travail »

Pascal Pouillet, vice-président de KLT constate « un soutien politique marqué, et une reconnaissance de notre travail de la part des élus ». De la maternelle jusqu’au lycée, il est possible de suivre un cursus en breton sur le territoire de Morlaix communauté. Pascal Pouillet s’enthousiasme : « l’engouement pour la langue, de la part des jeunes parents, est réel ». Il note cependant les problèmes de recrutement des enseignants, pour les classes, et souligne : « Il faut que l’État mette plus de moyens. »

KLT souhaite également que le breton devienne « plus visible dans l’espace public ». La fédération évoque les noms des lieux-dits. « Le patrimoine, ce ne sont pas que les églises et les calvaires. Après les cairns, les noms de lieux-dits, c’est ce qu’on a de plus ancien, ils ont toute une histoire ! ».

Entendre le breton dans l’espace public

Elle souhaiterait également que la langue résonne plus dans l’espace public. « Pour les enfants, c’est important de l’entendre. La diffusion ne passe pas que par les panneaux dans les deux langues, il faut aller plus loin », souligne KLT. La fédération conclut : « Ce n’est pas parce qu’on apprend une autre langue qu’on s’enferme. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/culture-bretonne/lengouement-est-reel-a-morlaix-klt-fait-le-point-sur-la-langue-bretonne-abdf074c-d664-11ee-96ef-9660257def44

 

Ouest-France

Les Recycleurs bretons condamnés pour l’accident mortel sur le Captain Tsarev

Chloé CROCHU. Publié le

Le tribunal de Brest (Finistère) a condamné l’entreprise Les Recycleurs bretons à 100 000 € d’amende, après l’accident mortel survenu sur le navire délabré le Captain Tsarev, en août 2016.

L’entreprise Les Recycleurs bretons a été condamné à 100 000 € d’amende pour l’accident mortel survenu sur le navire délabré Captain Tsarev, en août 2016, à Brest.

L’entreprise Les Recycleurs bretons a été condamné à 100 000 € d’amende pour l’accident mortel survenu sur le navire délabré Captain Tsarev, en août 2016, à Brest. | OUEST FRANCE

Le tribunal de Brest (Finistère) a condamné l’entreprise Les Recycleurs bretons, ainsi que cinq autres personnes pour la mort de l’expert maritime, Jean-Bernard Cerutti.

Le 12 août 2016, les secours intervenaient à bord du Captain Tsarev, un navire délabré en déconstruction au port de commerce de Brest. Quatre hommes étaient retrouvés intoxiqués au dioxyde de carbone (CO2), après le déclenchement du système d’extinction d’incendie. Trois avaient pu être secourus, mais Jean-Bernard Cerruti, un expert maritime de 59 ans, est décédé par asphyxie ce jour-là.

100 000 € d’amende

Lors de l’audience, le 30 novembre 2023, la procureure de la République dénonçait le flou autour de la responsabilité des prévenus : « Responsable sécurité, manager sécurité, directeur sécurité… quand tout le monde est responsable, personne n’est responsable. » Le ministère public avait requis des peines allant de 8 000 à 15 000 € d’amende et 10 à 18 mois de prison avec sursis à l’égard des trois responsables du chantier, et 60 000 € d’amende envers les Recycleurs Bretons.

Le tribunal de Brest a condamné l’entreprise à une amende de 100 000 €. Son dirigeant à deux ans avec sursis et 11 000 € et l’un des cadres à un an avec sursis et 1 000 € d’amende.

Le dirigeant, le cadre et l’entreprise sont condamnés à verser 275 000 € de dommages et intérêts aux parties civiles.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/les-recycleurs-bretons-condamnes-pour-laccident-mortel-sur-le-captain-tsarev-6ec51e2c-d647-11ee-96ef-9660257def44

 

Ouest-France

La régulation des urgences entre en vigueur ce vendredi à Lannion, comment en est-on arrivé là ?

Céline MARTIN. Publié le

Malgré les opposants qui ont rué dans les brancards ces dernières semaines, la régulation de nuit entre en vigueur à Lannion ce vendredi 1er mars 2024. Toutes les nuits jusqu’au 30 juin, les Trégorrois ne pourront plus accéder aux urgences de l’hôpital de Lannion sans avoir appelé le Samu. Comment le deuxième service d’urgences des Côtes-d’Armor en termes de fréquentation en est-il arrivé à cette situation, inconcevable il y a un an encore ? Décryptage.

Malgré leur contestation (ici le 13 janvier), les Trégorrois ne pourront plus accéder aux urgences de Lannion, la nuit, sans avoir appelé au préalable le Samu (sauf urgence vitale), jusqu’au 30 juin.

Malgré leur contestation (ici le 13 janvier), les Trégorrois ne pourront plus accéder aux urgences de Lannion, la nuit, sans avoir appelé au préalable le Samu (sauf urgence vitale), jusqu’au 30 juin. | OUEST-FRANCE

À partir de vendredi 1er mars 2024, la régulation devient la règle aux urgences de Lannion (Côtes-d’Armor), où les patients ne pourront plus se présenter (sauf urgence vitale), la nuit, sans avoir appelé le Samu. Ce fonctionnement en mode dégradé n’est pas inconnu aux équipes en place et aux patients, qui en font l’expérience ponctuellement mais de plus en plus souvent, depuis l’été 2023 surtout. Une étape supplémentaire est franchie ce vendredi, avec une régulation organisée et planifiée sur une période de quatre mois.

Concrètement, qu’est-ce qui change ce vendredi 1er mars aux urgences de Lannion ?

De façon inédite, un hôpital costarmoricain restreint sur la durée (pendant quatre mois) l’accès à ses urgences, où les patients ne pourront plus se présenter la nuit, (de 19 h à 8 h 30 le lendemain), sans avoir appelé au préalable le Samu (sauf urgence vitale). Ce fonctionnement en mode dégradé n’est pas inconnu aux équipes en place et aux patients, qui en faisaient l’expérience ponctuellement et de plus en plus souvent depuis le printemps 2023.

Lire aussi : Les urgences de Lannion vont être régulées la nuit dès mars, mais concrètement ça veut dire quoi ?

Comment en est-on arrivé là dans le deuxième service d’urgences du département (autour de 26 000 passages par an) ?

La faute à un effectif médical insuffisant. Que ce soit à l’échelle du département, où 33 % des postes de médecins urgentistes sont vacants dans les quatre établissements du groupement hospitalier de territoire (GHT). Et encore plus à Lannion, où le taux de vacance culminait à 56 % en janvier, soit huit postes sur quatorze.  On n’était jamais descendu aussi bas dans un service  , selon le Dr Benoît Letellier, chef de pôle urgences/Samu.

Malgré leur contestation (ici le 13 janvier), les Trégorrois ne pourront plus accéder aux urgences de Lannion, la nuit, sans avoir appelé au préalable le Samu (sauf urgence vitale), jusqu’au 30 juin. | OUEST-FRANCE

Pourquoi la situation s’est-elle dégradée à ce point ?

À l’instar de ce qui se passe ailleurs dans l’Hexagone, les services d’urgences des Côtes-d’Armor sont en proie à un manque de médecins depuis 2022. Le phénomène s’est accentué en 2023 sous l’effet notamment de la récente loi Rist : la limitation de leur rémunération a détourné des médecins intérimaires des urgences. Tandis que des titulaires, très éprouvés par l’exercice d’une spécialité  très contraignante et très lourde en termes de soins, d’horaires  , ont rendu leur blouse blanche ou sont en burn-out.

Lire aussi : Témoignage. Aux urgences de Lannion, « les collègues sont épuisés » et leur cheffe aussi

Les autorités sanitaires parlent de « régulation ». Les opposants d’une « fermeture » qui ne dit pas son nom. Où se situe la réalité ?

L’élément de langage préféré par l’Agence régionale de santé (ARS) est contesté par les membres du comité de défense de l’hôpital, vent debout contre cette terminologie accusée  d’entretenir un flou qui pourrait laisser supposer à la population qu’elle pourrait être accueillie à Lannion les nuits de fermeture  . En interne aussi, des médecins lui préfèrent le terme de fermeture : « Dans la mesure où l’accueil n’est plus assuré normalement et les gens orientés vers le 15 (Samu), il faut bien appeler cette fermeture par son nom », estime un ancien urgentiste de Lannion.

La population encourt-elle un risque ?

La régulation n’est pas une mise en danger de la population […]. L’impact est minime en termes de prise en charge et de couverture des soins. C’est un gage de sécurité et de bonne orientation des patients », s’évertue à dire la direction du GHT. Une position contestée par les opposants, aux yeux desquels c’est au contraire  une perte de chance  pour les patients. Pour la mesurer plus globalement dans les services d’urgences, une commission d’enquête parlementaire vient d’ailleurs d’être réclamée par des députés et associations, inquiets des conséquences de longues attentes dans les couloirs.

Quelles réactions suscite la situation localement ?

Deux manifestations se sont succédé dans la capitale du Trégor en janvier et février, rassemblant entre 1 200 et 3 000 personnes. Les élus locaux se sont joints à la population et aux personnels pour battre le pavé.  Ce n’est pas une situation acceptable pour notre territoire de 100 000 habitants (150 000 en période estivale)  , fait valoir Paul Le Bihan, maire de Lannion, opposé à toute prolongation de la période de régulation.

Annoncée jusqu’au 30 juin, cette « régulation » ne risque-t-elle pas de devenir une mesure définitive ?

Trop tôt pour le dire.  Aucune garantie n’est donnée pour une réouverture début juillet », avancent les opposants, méfiants.  L’objectif forcené est de rouvrir cet été, compte tenu de l’affluence touristique , a eu l’occasion de leur répondre Ariane Benard, directrice du GHT Armor. Pour y parvenir, l’enjeu sera d’attirer et faire rester des urgentistes dans le Trégor… En espérant que les urgences de Lannion connaissent le même sort que celles de Redon (Ille-et-Vilaine) : régulées pendant près d’un an, elles ont retrouvé un fonctionnement normal en novembre. Et ce, grâce à quelques recrutements et un travail de partenariat avec le CHU de Rennes, qui avaient permis de consolider le service.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/la-regulation-des-urgences-entre-en-vigueur-ce-vendredi-a-lannion-comment-en-est-on-arrive-la-11c22cb2-d587-11ee-96ef-9660257def44

 

Ouest-France

Le nombre de naissance au plus bas en Bretagne : du jamais vu depuis plus d’un siècle !

Hugo HUAUMÉ. Publié le

En 2023, la Bretagne a connu le plus faible nombre de naissances jamais enregistré depuis le début du XXe siècle, selon un bilan démographique de l’Insee, paru ce jeudi 29 février 2024. Au total, 28 900 bébés sont nés de mères domiciliées en Bretagne, soit 2 150 de moins qu’en 2022. En revanche, l’espérance de vie à la naissance remonte après deux années de baisse, et la population bretonne continue d’augmenter. Explications.

L’an dernier, 28 900 bébés sont nés de mères domiciliées en Bretagne, c’est 2 150 de moins qu’en 2022. (Photo d’illustration).

L’an dernier, 28 900 bébés sont nés de mères domiciliées en Bretagne, c’est 2 150 de moins qu’en 2022. (Photo d’illustration). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

La forte baisse de la natalité se confirme en Bretagne. Elle était déjà historiquement basse en 2022, elle l’est encore un peu plus en 2023. L’an dernier, 28 900 bébés sont nés de mères domiciliées en Bretagne, soit 2 150 de moins qu’en 2022 (- 6,9 %). C’est le plus bas niveau enregistré depuis le début du XXe siècle, soit plus de 120 ans, fait remarquer l’Insee dans son bilan démographique 2023 pour la Bretagne, publié ce jeudi 29 février 2024. Une baisse qui « s’inscrit néanmoins dans une tendance durable depuis 2006 », tempère l’Institut national de la statistique et des études économiques.

Lire aussi : Consommation, jeux, autos… Comment la chute de la natalité bouscule l’économie

La fécondité en baisse

Le nombre de naissance diminue partout en Bretagne, mais la baisse est plus marquée dans le Finistère (- 8,7 %), dans le Morbihan (- 8,6 %) et dans les Côtes-d’Armor (- 7,7 %). Elle est plus contenue en Ille-et-Vilaine (- 4,3 %).

Un recul des naissances qui s’explique par la baisse de l’indice de fécondité qui s’établit à 1,62 enfant par femme, quand il était à près de deux il y a dix ans. Une fécondité plus élevée dans le Morbihan (1,72 enfant par femme), que dans les Côtes-d’Armor (1,68), le Finistère (1,6) et l’Ille-et-Vilaine (1,57).

Après deux ans de chute, l’espérance de vie repart à la hausse

Bonne nouvelle en revanche, l’espérance de vie à la naissance des Bretons se redresse, après deux années de baisse, notamment due au Covid. Elle est de 85,5 ans pour les Bretonnes et de 79,4 pour les Bretons. Des âges légèrement inférieurs à la moyenne nationale (85,7 ans et 80 ans). Et une espérance de vie qui n’est pas la même selon les endroits où vous naissez dans la région. Elle est la plus longue en Ille-et-Vilaine : 86,5 ans pour les Bretilliennes et 80,9 ans pour les Bretilliens. À l’opposé, elle est plus faible dans les Côtes-d’Armor (84,7 et 78,5 ans).

Moins de décès l’an dernier

Du côté des décès (37 200 enregistrés en 2023), ils sont en baisse (- 4,9 % par rapport à 2022), alors que leur nombre avait tendance à augmenter ces dernières années. Un répit que l’Insee explique par de « meilleures conditions sanitaires »  : moins de vagues de chaleurs, grippe moins virulente, chute des cas de covid…

Une population bretonne qui continue d’augmenter

Alors que le solde naturel (différence entre les naissances et les décès) continue de se creuser, la population bretonne (3 453 000 habitants estimés au 1er janvier 2024), continue tout de même d’augmenter, grâce à l’installation de nouveaux habitants venus d’autres régions françaises, ou de l’étranger.

Lire aussi : ENQUÊTE. Qui sont les nouveaux arrivants en Bretagne, désormais région la plus attractive de France ?

Résultat, malgré une chute des naissances, la Bretagne a gagné 20 100 habitants en un an. Soit l’équivalent d’une ville comme Lannion.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/le-nombre-de-naissance-au-plus-bas-en-bretagne-du-jamais-vu-depuis-plus-dun-siecle-27b384be-d710-11ee-96ef-9660257def44

 

Ouest-France

Les médias sont-ils à la hauteur de l’urgence climatique ? On en discute à Lannion, le 12 mars

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L’association d’éducation populaire Jets d’encre s’associe au média Splann ! et à la radio TTU des étudiants de l’IUT pour proposer une table ronde autour du traitement médiatique des enjeux environnementaux, mardi 12 mars 2024, à la brasserie Kerampont de Lannion (Côtes-d’Armor).

Sylvain Ernault parlera des différentes enquêtes menées par le média indépendant Splann !

Sylvain Ernault parlera des différentes enquêtes menées par le média indépendant Splann ! | OUEST-FRANCE

« Faible médiatisation de la question écologique, propos climatosceptiques aux heures de grande écoute, intérêts économiques et politiques des propriétaires de médias… Le traitement médiatique des enjeux environnementaux n’est pas à la hauteur », estime l’association d’éducation populaire Jets d’encre.

L’écologie à l’échelle locale

Face à ce constat, elle organise une table ronde à la brasserie Kerampont de Lannion (Côtes-d’Armor), mardi 12 mars 2024 à partir de 20 h 30 (gratuit, restauration sur place).

Lire aussi : Ouest-France se dote d’une charte pour un journalisme au niveau de l’enjeu écologique

Des étudiants de la Radio TTU de l’IUT présenteront leur reportage sur l’adaptation du maraîchage aux sécheresses, et le journaliste Sylvain Ernault, du média d’investigation Splann !, abordera les spécificités du traitement des problématiques écologiques à l’échelle locale.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/les-medias-sont-ils-a-la-hauteur-de-lurgence-climatique-on-en-discute-a-lannion-le-12-mars-45fc16ec-d6ee-11ee-a613-258427ffa9f5

 

Ouest-France

À Lanmeur, des boîtiers de fibre et de téléphones sabotés

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À trois reprises depuis ce début de l’année 2024, plusieurs boîtiers de raccordement à la fibre et câbles du téléphone ont été vandalisés, rue de Plouégat à Lanmeur (Finistère). Les habitants et la mairie ont déposé plainte à la gendarmerie.

Cette fois-ci, en plus de la fibre optique, c’est toute la téléphonie de la rue de Plouégat (Finistère) qui a été endommagée.

Cette fois-ci, en plus de la fibre optique, c’est toute la téléphonie de la rue de Plouégat (Finistère) qui a été endommagée. | OUEST-FRANCE

« Les premières dégradations remontent au mois de novembre 2023, et à fin janvier 2024 », décrit Michel Dumont, riverain de la rue de Plouégat à Lanmeur (Finistère). Dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 février 2024, deux nouveaux boîtiers de raccordement à la fibre optique ouverts et dégradés, et des câbles sectionnés au sol, sont venus allonger la liste des méfaits sur le réseau de la fibre et téléphone que les résidents subissent depuis plusieurs mois.

Lire aussi : Lanmeur première commune équipée en fibre optique

« Ce sont des actes de vandalisme complètement gratuits qui non seulement nous privent de réseau internet, de télévision et de téléphone, mais mettent en danger les personnes âgées qui ne peuvent plus joindre personne en cas de problèmes », résume, excédé, cet habitant qui a porté plainte auprès de la gendarmerie. « Nous sommes une centaine à vivre ici. »

Des boîtiers très accessibles

Pourquoi seule cette rue est-elle touchée par ces dégradations ? Michel Dumont a sa petite idée : « Tous les boîtiers de raccordement ont été posés à un mètre cinquante du sol et non à deux mètres comme dans les autres rues. Ils sont donc accessibles à tous. »

Lire aussi : Tempête Ciaran. Pays de Quimperlé : signalez les dégâts sur les réseaux filaires

La maire Cathy Lucas déplore de tels actes : « On s’est posé la question de poser des caméras, mais on ne pourra pas en mettre partout. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/a-lanmeur-des-boitiers-de-fibre-et-de-telephones-sabotes-1e4d97c0-d567-11ee-9c76-f2c2ccb23225

 

Ouest-France

La fondation Ildys propose des vacances sur les côtes du Finistère aux malades à leurs familles

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La fondation organise des séjours partagés destinés aux malades et à ceux qui les accompagnent. Une semaine durant, les bénéficiaires mettent les pieds sous la table dans la maison Saint-Luc à Roscoff (Finistère). L’agenda 2024 n’est pas encore complet.

Julie, Corinne et Nathalie dans la salle à manger de la maison Saint-Luc à Roscoff (Finistère).

Julie, Corinne et Nathalie dans la salle à manger de la maison Saint-Luc à Roscoff (Finistère). | OUEST-FRANCE

Aider une personne malade ou en perte d’autonomie se révèle souvent particulièrement éprouvant. Pour maintenir une qualité de vie à leur proche, les aidants mobilisent une énergie incroyable, pouvant les conduire à de l’épuisement et à un isolement social. La Fondation Ildys leur propose un instant de répit, sans les éloigner de leur proche aidé.

Des séjours de répit « aidant aidés »

Depuis 2021, la fondation Ildys organise, au sein de la maison Saint-Luc à Roscoff (Finistère), des séjours partagés de répit aidants aidés. Les bénéficiaires sont généralement des couples dont un des membres est atteint de maladie, ou des frères et sœurs. Les participants viennent de l’ensemble de la France, avec une forte proportion de l’Ouest.

Lire aussi : Fondation Ildys : un nouveau projet stratégique

« La formule est parfaite et les retours auprès du personnel sont bons. » Corinne Potin, coordinatrice de cette activité, est fière d’avoir développé le concept à Roscoff. « Le cadre est simplement magnifique, les conditions d’accueil dignes d’un séjour hôtelier. » La mer sous les fenêtres, une salle à manger soignée, une pièce de vie et de rencontre, des chambres adaptées, l’accueil est royal. « Les participants oublient vite l’entourage médical. »

Julie (assise) Corinne et Nathalie présentent une chambre de la maison Saint-Luc à Roscoff (Finistère). | OUEST-FRANCE

Un accompagnement soigné

Quatre à six duos aidants aidés sont accueillis, en pension complète du lundi au samedi. Les bénéficiaires peuvent profiter d’un riche programme d’animations adaptées. Les accompagnatrices prennent part, si besoin, aux soins quotidiens et relayent les aidants. Cet accompagnement est disponible à toute heure.

Une initiative couronnée de succès

« Quatre-vingts duos nous ont fait confiance depuis le début » Indique Julie Courmarcel, chargée de communication. Jusqu’ici, une douzaine de semaines étaient organisées chaque année. Face au succès rencontré en 2023, la Fondation Ildys en prévoit, pour 2024, de proposer des séjours toutes les semaines, entre fin mars et le mois d’octobre. Il reste des places au début de printemps.

« Ces séjours sont une véritable bouffée d’oxygène pour l’aidant, une opportunité de mettre entre parenthèses le quotidien, de prendre du temps en étant accompagné à chaque instant pour préserver le bien-être de l’autre. Pour la personne aidée, c’est l’occasion de s’évader en compagnie rassurante de son conjoint ou de son proche aidant. »

Une passerelle vers des aides externes

Ces séjours permettent aussi aux binômes d’entrer en relation avec les professionnels du territoire et d’accéder aux nombreux dispositifs d’aide existants, parfois méconnus. Nathalie Failler vient d’arriver pour renforcer l’équipe d’accueil.

Contact : Corinne Potin au 06 34 84 57 49.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/roscoff-29680/la-fondation-ildys-propose-des-vacances-sur-les-cotes-du-finistere-aux-malades-a-leurs-familles-084500f0-d57e-11ee-9c76-f2c2ccb23225

 

Ouest-France

Saint-Jean-du-Doigt. Le film Territoires d’amour et d’art projeté vendredi

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| OUEST-FRANCE

Un film à voir à Saint-Jean-du-Doigt.

Depuis soixante ans, les artistes Maryvonne Jeanne-Garrault et Jean-Pierre Garrault composent chacun une œuvre personnelle côte à côte. « Depuis vingt ans, je les connais, je les regarde, souligne la réalisatrice Marie Halopeau Le Corfec. Depuis cinq ans, je les filme. Et je m’attache particulièrement à leurs créations picturales qui se nourrissent de deux territoires d’inspiration : la Bourgogne et la Bretagne. »

Les deux peintres « donnent à voir, à découvrir, à ressentir… Ils composent, à mes yeux, une œuvre patrimoniale. Et peu à peu, au fil du récit, je comprends finalement le pourquoi de ce film rythmé par la musique de nos voix, le mouvement de leurs pinceaux et de nos regards croisés. »

Le film sera projeté en présence des deux artistes et de la réalisatrice.

Vendredi, à 18 h, à Saint-Jean-du-Doigt. salle Kasino. Une expo des œuvres du film sera visible à la Maison des peintres, les 1er, 2 et 3 mars. De 14 h 30 à 18 h.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jean-du-doigt-29630/le-film-territoires-damour-et-dart-projete-vendredi-5476f937-d3c1-4ea3-9062-79f329d0b6f6

 

DÉCLARATION

Emmanuel Macron en pleine dérive guerrière : des déclarations irresponsables et dangereuses pour la paix.

A l’issue d’un sommet de chefs d’Etats et de gouvernements, organisé à Paris par Emmanuel Macron en soutien à l’Ukraine, le 26 février 2024, le chef de l’Etat a tenu en conférence de presse des propos d’une extrême gravité.
Alors qu’il prétend vouloir « éviter toute escalade », le Président Macron a affiché sa détermination à mobiliser les pays européens pour soutenir davantage l’Ukraine en moyens militaires. Il a répété à plusieurs reprises l’objectif qu’il s’est désormais fixé : « la Russie ne peut ni ne doit gagner cette guerre », en précisant que « tout est possible, si c’est utile pour atteindre notre objectif », y compris l’envoi de troupes au sol.
Faite sans aucun débat préalable au Parlement, cette déclaration du Président de la République engage la France, puissance atomique, dans un engrenage de guerre qui pourrait entraîner toute l’Europe dans un conflit aux conséquences incalculables entre puissances nucléaires. Emmanuel Macron s’enferme dans une logique de guerre dans le droit fil, hélas ! d’une politique marquée par une militarisation accrue non seulement des relations internationales, mais aussi de la vie de la société. Après l’augmentation considérable du budget des armées en réponse aux exigences de l’OTAN, après l’exportation massive d’armes non plus défensives qui alimentent le conflit, après la rhétorique militaire du « nous sommes en guerre », de « l’économie de guerre » et du « réarmement » démographique et moral de la nation, après la volonté de généraliser un Service National Universel obligatoire confié à l’armée, le Président envisage maintenant d’envoyer de jeunes Français sur le champ de bataille.
Le Mouvement de la Paix condamne sans réserve ces déclarations irresponsables et appelle nos concitoyennes et concitoyens à agir pour empêcher le Président Macron de transformer la guerre en Ukraine en une guerre mondiale.
Le Mouvement de la Paix appelle les responsables de notre pays à choisir le camp de la paix et à mettre la diplomatie française au service de la désescalade et du cessez-le-feu permettant de mettre fin aux morts et aux destructions. Il appelle la population à renforcer le camp de la paix, à l’unisson de tous les peuples du monde, pour dire non à la guerre et imposer des solutions négociées conformément à l’esprit et à la lettre de la Charte des Nations Unies.
Pour le Mouvement de la Paix, il n’y a pas de plus grande urgence que la mobilisation pour la paix ; il prendra toutes les initiatives nécessaires pour réunir les forces de paix et participera activement aux rassemblements indispensables pour empêcher la marche à la guerre.

Le Mouvement de la Paix
Le 27 février 2024

https://www.mvtpaix.org/wordpress/

 

Ouest-France

Démission du 1er adjoint de Douarnenez : une «violence insupportable», dit le président du Finistère

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Maël de Calan, président du conseil départemental du Finistère, apporte son soutien à Dominique Boucheron. Cible d’actes de vandalisme depuis le début de son mandat, le premier adjoint au maire de Douarnenez a annoncé sa démission en conseil municipal, jeudi 22 février 2024.

Maël de Calan, président du conseil départemental du Finistère, apporte son soutien à Dominique Boucheron.

Maël de Calan, président du conseil départemental du Finistère, apporte son soutien à Dominique Boucheron. | GUILLAUME SALIGOT / ARCHIVE OUEST-FRANCE

Après la démission annoncée de Dominique Boucheron, premier adjoint à la maire de Douarnenez (Finistère), en raison des nombreux actes de vandalisme dont il est la cible depuis le début de son mandat, Maël de Calan, président du Département, « a tenu à réagir ». Dans un communiqué envoyé le 27 février 2024, il « salue l’action municipale » de l’adjoint douarneniste et s’indigne des attaques contre les élus.

« Rien ne justifie le recours à la violence »

« La destruction des vitres du véhicule de Dominique Boucheron et les intimidations à son encontre sont totalement scandaleuses, exprime le président du conseil départemental. Encore une fois, un élu est attaqué dans le cadre de ses fonctions. Quelles que soient les raisons du mécontentement, rien ne justifie le recours à la violence, surtout envers les élus locaux qui sont tous les jours sur le terrain à la rencontre de leurs administrés ou occupés à défendre leurs intérêts. »

« Climat de défiance »

Et d’ajouter : « Dans le Finistère, il y a, chaque semaine, des démissions d’élus municipaux et à chaque élection, de plus en plus de difficultés pour trouver des candidats. L’une des principales causes réside dans ce climat de défiance et de violence qui est insupportable. Je voulais témoigner de tout mon soutien à Dominique Boucheron et le remercier chaleureusement pour son action pour le territoire auprès de [la maire de Douarnenez et présidente de Douarnenez Communauté] Jocelyne Poitevin. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/douarnenez-29100/demission-du-1er-adjoint-de-douarnenez-une-violence-insupportable-dit-le-president-du-finistere-7897b390-d635-11ee-96ef-9660257def44

 

Ouest-France

« On nous prive d’une production locale d’électricité » : ce barrage breton pourrait être détruit

Anne-Lyse RENAUT et Soizic QUÉRO. Publié le

En péril depuis plusieurs années, le barrage hydroélectrique du Pont-Rolland, situé entre Hillion et Morieux (Lamballe-Armor), pourrait être détruit dans les Côtes-d’Armor. Mais les opposants n’ont pas dit leur dernier mot et continuent de se battre pour le maintien de cette usine fermée depuis plus de dix ans.

Les appels d’offres lancés par l’État pour le rachat du barrage du Pont-Rolland sont restés jusqu’à présent infructueux.

Les appels d’offres lancés par l’État pour le rachat du barrage du Pont-Rolland sont restés jusqu’à présent infructueux. | OUEST-FRANCE

Le barrage du Pont-Rolland est situé sur l’estuaire du Gouessant, à cheval entre les communes d’Hillion et Morieux (Lamballe-Armor), dans les Côtes-d’Armor. Il a été construit entre 1933 et 1936 et a fait l’objet d’une concession à EDF pour la production d’hydroélectricité.

À l’arrêt depuis quatorze ans

La concession est échue depuis 2010. Mais EDF a continué l’exploitation jusqu’en 2014. Depuis, la production d’électricité est à l’arrêt. Ce barrage, d’une longueur de 102 m pour une hauteur de près de 20 m et d’une superficie de 25 ha, représentait une production annuelle moyenne de 2 700 MWh.

En 2017 et 2020, deux appels à projet « visant à la reprise d’exploitation énergétique du barrage de Pont-Rolland » ont été lancés par l’État, avec « la cession de l’usine hydroélectrique et ses biens associés, dont le barrage et le plan d’eau », rappelle la préfecture des Côtes-d’Armor, interrogée par Ouest-France. Mais ces derniers ont été infructueux. Chaque année, l’État dépenserait 50 000 € pour l’entretien du barrage, selon les opposants au projet de destruction.

Le barrage du Pont-Rolland est situé entre Hillion et Morieux. | OUEST-FRANCE

Vu l’absence de réponse opérante et « considérant la faible production d’électricité du barrage (moins d’un tiers d’une éolienne), la fin de la vocation énergétique de cet ouvrage a été confirmée par le ministère de la Transition écologique, qui oriente le devenir du site vers sa remise en l’état naturel », avance la préfecture. En clair, la destruction du barrage.

« Toutefois, cette renaturation fait et fera l’objet de consultations avec les collectivités et, dans un cadre plus large, afin de connaître d’éventuels projets sur le site et d’examiner les conditions de leur mise en œuvre, poursuit la préfecture. Les recettes que générerait la production d’électricité sont à mettre en regard des investissements et des dépenses de fonctionnement que cet ouvrage nécessiterait. »

Vers un financement participatif ?

Depuis la vente du barrage, un collectif de citoyens s’est créé. Parmi ses membres, André Ollivro, ancien ingénieur chez Gaz de France, connu pour sa lutte contre les marées vertes. Pour lui,  il faut une volonté politique pour agir  . Il y a un manque  d’ambition par rapport aux enjeux de demain  , précise-t-il.

Selon André Ollivro, le barrage peut être encore utilisé. D’autant que la destruction  coûterait entre 2 et 4 millions d’euros  . Il y a aussi de multiples usages possibles autour de cet ouvrage industriel, comme en faire un lieu pédagogique  autour de la production d’électricité ».

Le collectif est toujours très actif. Ses membres souhaitent lancer une campagne de financement participatif  pour soutenir le SDE (syndicat départemental d’énergie) ou un autre entrepreneur  pour la reprise du barrage. Une rencontre avec la DDTM (direction départementale des territoires et de la mer) est également prévue, mi-mars.

L’usine « Sud-Finistère Électrique » du barrage de Pont-Rolland a été construite en 1936. | OUEST-FRANCE

Une pétition lancée

En marge du collectif, une pétition a été lancée le 10 février 2024 sur le site internet change.org pour  sauver le barrage hydroélectrique  . Elle cumulait, mardi 27 février, 621 signatures.

 Avec la pétition, on souhaite sensibiliser la population pour qu’elle s’approprie le projet , indiquent les deux auteurs de cette initiative, qui souhaitent rester anonymes. Ils agissent sous un pseudonyme bien trouvé, un certain Rolland Lepont.  On veut lancer le débat et aussi interpeller les élus  , poursuivent-ils.

Ils espèrent que  les pouvoirs politiques locaux vont également s’approprier le projet », afin de garder cet outil de production d’électricité locale.  À force de fermer les petits barrages, on va nous mettre une centrale nucléaire  , s’inquiètent les auteurs de la pétition, qui habitent dans le territoire.

Pour eux,  cet abandon du patrimoine industriel producteur d’électricité renouvelable, non polluante, est incompréhensible et inadmissible  .

Et les élus locaux ?

Un temps intéressé, le SDE n’a finalement pas fait d’offre en 2018. Annie Guennou, maire d’Hillion, revient sur les deux appels à projet infructueux : « C’est regrettable. On ne pouvait pas se positionner au niveau de la commune. Il faut un gros projet. Une collectivité ne peut pas mener seule une telle démarche. Aujourd’hui, il faut faire quelque chose et avancer. »

Ce barrage est « une réserve d’eau importante et c’est aussi un filtre vers la mer, rappelle l’élue, qui n’a pas encore été contactée par les services de l’État à la suite de la décision de la remise du site en l’état naturel. Si cela se réalise, il faudra pratiquer un curetage, vu toute la vase qui s’y trouve. J’espère que des moyens seront mis en œuvre en conséquence. »

La mairie de Lamballe a été contactée par la préfecture pour savoir si elle était intéressée par les parcelles et les bâtis du barrage.  On préfère attendre avant de donner une réponse. Il faut d’abord des échanges plus précis avec la préfecture  , indique Pierrick Briens, maire délégué de Morieux.

L’agglo de Lamballe Terre et Mer a, quant à elle, proposé un tour de table avec les parties concernées, « afin d’identifier les projets éventuels après l’effacement du barrage ». Une date est « en cours de calage ».

L’exemple du barrage de Kernansquillec

Le sujet du barrage du Pont-Rolland était également à l’ordre du jour du comité local de la baie de Saint-Brieuc de l’association Eau et rivières de Bretagne, début février 2024. « Il faut faire un choix pour cet ouvrage qui n’avait pas d’autre vocation que la production d’électricité, indique l’association. La libre circulation des espèces et des sédiments est une condition indispensable à l’atteinte de l’objectif de bon état des cours d’eau fixé par la directive-cadre sur l’eau. Dans ces conditions, l’arasement ou l’effacement de l’ouvrage est la solution à privilégier. » Et de citer « un exemple emblématique » : l’effacement du barrage de Kernansquillec, en 1996, à Belle-Isle-en-Terre. « Le Léguer a retrouvé son lit naturel. Le fond de vallée est vivant. »

https://www.ouest-france.fr/environnement/on-nous-prive-dune-production-locale-delectricite-ce-barrage-breton-pourrait-etre-detruit-bd63ac00-cfef-11ee-89c0-6cefac77e04a

 

Ouest-France

Pénurie de médecins en Trégor : l’ARS revoit sa copie pour faciliter leur installation

Étienne LANNUZEL. Publié le

Début décembre 2023, l’Agence régionale de santé (ARS) a actualisé la liste des zones de Bretagne « caractérisées par une offre de soins insuffisante », dans lesquelles les médecins peuvent bénéficier d’aides financières à l’installation. Dans les secteurs de Plestin-les-Grèves, Plouaret, Perros-Guirec, Bégard et Tréguier (Côtes-d’Armor), la cartographie est finalement plus avantageuse que ce qu’elle n’était dans sa version initiale, soumise à concertation en juillet.

Les médecins cherchant à s’installer dans la commune de Trégastel, sur le territoire de vie-santé de Perros-Guirec, pourront continuer à profiter d’aides à l’installation.

Les médecins cherchant à s’installer dans la commune de Trégastel, sur le territoire de vie-santé de Perros-Guirec, pourront continuer à profiter d’aides à l’installation. | OUEST-FRANCE

Quels sont les territoires de Bretagne sous-dotés en médecins généralistes et par conséquent éligibles aux aides à l’installation ? C’est l’objet du zonage de médecine générale, actualisée tous les deux ans par l’Agence régionale de santé (ARS). L’établissement public en a publié une nouvelle version le mercredi 13 décembre 2023.

Lire aussi : CARTES. Déserts médicaux : quelles sont les zones les plus défavorisées ?

Comment sont définies les zones sous-denses en médecins ?

L’ARS découpe la région en territoires de vie-santé, « construit en fonction des possibilités d’accès d’une population donnée aux équipements et services de santé les plus fréquents au quotidien », explique le site du ministère de la Santé.

En fonction du nombre de médecins généralistes proches de la retraite, du nombre de consultations et visites effectuées par les praticiens dans l’année, du temps d’accès aux professionnels de santé et du recours aux soins des habitants par classe d’âge, chaque territoire de vie-santé est classé en zone de vigilance (ZV), zone d’action complémentaire (ZAC), zone d’accompagnement régional (ZAR) ou zone d’intervention prioritaire (ZIP).

Que signifie chacune de ces catégories ?

La qualification des zones conditionne, de manière graduée, l’attribution d’aides financières aux médecins généralistes qui souhaitent s’y installer.

Les ZV ne sont pas éligibles aux aides à l’installation. Elles regroupent 55,55 % de la population bretonne.

Les ZAC sont éligibles aux aides de l’État issues du Pacte territoire santé (contrat d’engagement de service public permettant aux médecins en formation de percevoir une bourse en contrepartie d’une installation dans un territoire sous-doté à l’issue de leurs études, garantie de revenus pendant les deux premières années d’exercice de la profession…) et aux aides des collectivités territoriales.

Les ZAR sont éligibles aux aides de l’État issues du Pacte territoire santé, aux aides des collectivités territoriales et à une aide à l’installation complémentaire de 25 000 €.

Les territoires les plus sous-dotés, appelés ZIP, sont éligibles à l’ensemble des aides (aides de l’État, aides conventionnelles de l’assurance maladie, aides des collectivités territoriales, aides fiscales).

Quels sont les changements notables dans le Trégor ?

En juillet 2023, l’ARS a publié une première version du nouveau zonage de médecine générale, alors soumise à la concertation. Les territoires de vie-santé de Perros-Guirec et de Tréguier y étaient déclassés en ZV, et celui de Plouaret en ZAR. Une catégorisation moins avantageuse que celle en vigueur depuis 2021.

Lire aussi : Les médecins renoncent à leur projet de maison médicale à Pleumeur-Bodou et s’installent à Trégastel

Grâce à la mobilisation de deux élus de Lannion-Trégor communauté (LTC), l’ARS est finalement revenue sur cette classification. Perros-Guirec et Tréguier conservent leur statut de ZAC, Plouaret celui de ZIP.

Le territoire de Plestin-les-Grèves bascule par ailleurs en ZAC, et celui de Bégard (qui comprend des communes de LTC) en ZAR.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/penurie-de-medecins-en-tregor-lars-revoit-sa-copie-pour-faciliter-leur-installation-86bd98ca-82db-11ee-aabe-38ea97092852

 

Ouest-France

Timac-Agro, n° 1 des engrais, condamné à verser 127 000 € à des associations environnementales

Narjisse EL GOURARI. Modifié le Publié le

Jeudi 22 février 2024, le pôle environnemental du tribunal judiciaire de Brest a décidé de condamner la société Timac-Agro, basée à Saint-Malo, pour atteinte portée aux intérêts collectifs de quatre associations bretonnes, nationales et de Charente-Maritime. En tout, l’entreprise devrait les indemniser à hauteur de 127 000 €.

Le site de Timac-Agro situé sur le port de Saint-Malo.

Le site de Timac-Agro situé sur le port de Saint-Malo. | OUEST FRANCE / THOMAS BRÉGARDIS

Le pôle environnement du tribunal de Brest, jeudi 22 février 2024, a rendu sa décision dans l’affaire qui opposait Eau et Rivières de Bretagne, France Nature Environnement, Bretagne Vivante, Nature Environnement 17 et la société Timac Agro, basée à Saint-Malo.

Lire aussi : Les associations de défense de l’environnement réclament 240 000 € à Timac-Agro, le n° 1 des engrais

Ces associations de protection de l’environnement reprochaient à la filiale spécialisée dans les fertilisants et la nutrition du groupe Roullier, numéro 1 des engrais en Europe, de porter atteinte à leurs intérêts collectifs, par le fait de porter atteinte à l’environnement. « Les actions [que les associations] mettent en place sont annihilées par les infractions à la législation, répétées de Timac-Agro », plaidait pendant l’audience du 9 novembre dernier, leur avocat Thomas Dubreuil.

Dépassement d’ammoniac à Saint-Malo et d’azote en Charente-Maritime

Ces infractions concernant des dépassements du niveau d’émission d’ammoniac réglementaire sur les sites de Saint-Malo. Comme le rappelle le tribunal, dans son jugement, en 2019, des taux dix fois supérieurs à la norme en vigueur avaient été relevés, émanant du site situé sur le port. Malgré des mises en conformité par l’entreprise, d’autres dépassements en 2021, de plus de deux fois la valeur autorisée, avaient été constatés. Des dépassements qui ont également concerné, en 2019, le site de la zone industrielle, malgré une mise en demeure en 2018. Celle-ci « n’ayant pu être levée que par arrêté du 23 avril 2021, soit presque trois années plus tard », pointe le tribunal.

Sur le site de Tonnay-Charente, ce sont les taux anormaux de concentration d’azote, d’acide chlorhydrique, un stockage extérieur inadéquat qui sont mis en évidence. Le tribunal insiste sur le « non-respect des conditions d’exploitation ». Des manquements constatés par le passé de 2010 à 2019, malgré des mesures demandées par le préfet de Charente-Maritime dès 2010. Des manquements qui sont « susceptibles d’avoir un impact sur la santé publique ».

Des manquements dans la durée

Les organisations réclamaient au total 240 000 € d’indemnisations au titre de préjudice collectif moral. Dans son jugement, le tribunal a donné raison aux requérants. S’agissant des sites de Saint-Malo et de Tonnay-Charente, il a conclu que « l’ampleur de ces manquements, leur persistance dans la durée, permet de caractériser un préjudice important des associations ».

Le préjudice les trois associations à Saint-Malo a été estimé à 25 000 €. Pour le site de Tonnay-Charente, deux associations devraient recevoir 20 000 € chacune. En outre, la société a été condamnée à 12 000 € au titre des frais de justice. En tout, la société devrait indemniser les organisations à hauteur de 127 000 €.

https://www.ouest-france.fr/environnement/timac-agro-n-1-des-engrais-condamne-a-verser-80-000-euros-a-des-associations-environnementales-d7814126-d55b-11ee-a613-258427ffa9f5

 

Ouest-France

Noëlle Dréan, ancienne directrice du centre de loisirs la Marelle, est décédée

Publié le

Noëlle Dréan s’est éteinte le mardi 27 février 2024, à l’âge de 70 ans. Ses obsèques se tiendront le vendredi 1er mars, à Saint-Thégonnec (Finistère).

Noëlle Dréan entourée de sa famille, de son mari Loïc disparu en 2021, et du maire François Hamon lors de son départ à la retraite en mars 2015 (Finistère).

Noëlle Dréan entourée de sa famille, de son mari Loïc disparu en 2021, et du maire François Hamon lors de son départ à la retraite en mars 2015 (Finistère). | OUEST-FRANCE

Ancienne directrice du centre de loisirs la Marelle durant seize ans, Noëlle Dréan vient de disparaître. Elle avait fêté ses 70 ans en décembre dernier.

Noëlle Dréan commence sa carrière d’animatrice et de directrice de centres de loisirs en 1973. Cinq ans plus tard, elle devient directrice du centre de loisirs de l’école de Morlaix (Finistère). Le centre est géré par une association, renommée la Ferme des enfants en 1986. Noëlle Dréan contribue grandement à l’essor de la structure, qui devient l’un des plus importants centres de loisirs du département. Au plus fort de l’été, le centre accueille plus de 110 enfants par jour. Elle dirigera la Ferme des enfants jusqu’en 1997.

Noëlle Dréan est une visionnaire. En 1991, deux ans seulement après la chute du mur de Berlin, elle monte l’un des permiers échanges Franco-Allemand de France avec Rostock, ville de l’ancienne Allemagne de l’Est.

C’est en 1998 que Noëlle Dréan fait ses premiers pas à la Marelle, dont elle devient directrice en 1999. Elle gardera ce poste jusqu’à sa retraite, en 2015.

Lire aussi : Saint-Martin-des-Champs. Un bon bilan estival à La Marelle

Tout au long de sa carrière, Noëlle Dréan a gardé les mêmes objectifs : monter de grands projets d’apprentissage et d’autonomie de l’enfant, pour les aider à devenir des personnes responsables.

Le maire François Hamon a réagi : « Je remercie Noëlle pour son action, sa disponibilité et son engagement en faveur d’un service public de qualité dédié aux enfants de Saint-Martin-des-Champs. Sa gentillesse et sa serviabilité n’avaient d’égal que sa discrétion. En mon nom, celui du conseil municipal et de l’ensemble du personnel de la ville, j’exprime à sa famille nos sentiments chaleureux et sincères. »

Les obsèques de Noëlle Dréan se dérouleront au pôle funéraire de Saint-Thégonnec, le vendredi 1er mars 2023 à 15 h.

Lire aussi : La retraite pour Noëlle Dréan, directrice de la Marelle

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-martin-des-champs-29600/noelle-drean-ancienne-directrice-du-centre-de-loisirs-la-marelle-est-decedee-f5eba9de-d557-11ee-9c76-f2c2ccb23225

 

Ouest-France

La Bretagne verse encore des centaines de milliers d’euros pour secourir l’aéroport de Quimper

Hugo DESHORS et Rose-Marie DUGUEN. Publié le

Longtemps flou, l’avenir de l’aéroport de Quimper (Finistère) semble se dessiner. Lors de sa commission permanente du lundi 26 février 2024, la Région Bretagne a approuvé le protocole transactionnel concernant l’avenir de l’aéroport, dont elle est propriétaire. Un nouveau modèle économique va être mis en place avec un objectif de 1 200 passagers par an.

À Pluguffan (Finistère), l’aéroport de Quimper-Cornouaille se cherche un avenir autour de l’aviation, mais pas uniquement.

À Pluguffan (Finistère), l’aéroport de Quimper-Cornouaille se cherche un avenir autour de l’aviation, mais pas uniquement. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Enfin une éclaircie pour l’aéroport de Quimper Cornouaille (Finistère) ? Oui pour ses partisans, non pour ses opposants. À l’issue de la commission permanente de la Région Bretagne, ce lundi 26 février 2024, « un protocole transactionnel a été approuvé » pour le site (dont la Région est propriétaire).

Objectif : 1 200 passagers par an

Adopté par l’ensemble des partenaires en Commission de délégation de service public (CDSP), ce document prévoit, d’une part, la liquidation amiable de la société ADC (Aéroport de Cornouaille) et, d’autre part, la création d’une nouvelle société baptisée Sealaq, composée de la Chambre de commerce et d’industrie métropolitaine Bretagne Ouest (CCIMBO, à 51 %), de Quimper Événements (20 %) et d’un opérateur économique investisseur (29 %).

Lire aussi : Avec la fin imminente des vols vers Paris-Orly, l’aéroport de Quimper pourrait devenir un aérodrome

Le modèle économique, « basé sur de l’aviation générale (tourisme et affaires), pour 1 200 passagers par an, s’appuiera sur une structure allégée et une équipe de six personnes. Il affiche un déficit de 450 000 € en 2024, 374 000 € en 2025 et 365 000 € en 2026 », selon le projet tel qu’il est décrit par la Région dans son rapport de présentation.

Concrètement, « l’objectif est de maintenir une continuité d’exploitation sur la plateforme de Quimper, explique la Région Bretagne. La Sealaq se verra ainsi transférer le contrat de délégation de service public (DSP) de l’aéroport ». Un transfert pour un nouveau concessionnaire « afin de mettre en place un nouveau modèle économique, soit 1 200 passagers par an » autorisant « le versement d’aides aux fonctionnements et aux investissements que l’autorité concédante a programmé jusqu’en 2026 ».

Un jour, des vols saisonniers ?

La commission permanente a, dans ce sens, voté « en faveur d’une subvention de 723 750 € » versée au profit de la Sealaq pour l’année 2024 : « 420 000 € en fonctionnement et 303 750 € en investissements. »

Lire aussi : Quimper. L’aéroport tente de devenir un aérodrome, un plan social est en cours

Comme le souligne la Région Bretagne, « la nouvelle société aura pour mission de pérenniser l’activité de la sécurité civile, développer un hub énergétique multiservices via, notamment, le déploiement d’installations photovoltaïques, d’accueillir de nouvelles activités industrielles et logistiques, de renforcer le pôle d’aviation d’affaires et de loisirs et, à terme, accueillir de nouveau des vols saisonniers ».

La commission permanente a aussi décidé, notamment, de deux remises gracieuses, au profit d’ADC, pour des montants de « 500 000 € sur une avance remboursable » et de « 238 773 € » sur un trop perçu de subvention.

« Les caprices des chefs d’entreprise »

Pour le groupe Les Écologistes de Bretagne et de Kemper Kerne-29, la pilule ne passe pas. « Les Bretonnes et les Bretons n’ont pas à payer pour les caprices des chefs d’entreprise. » Pour Claire Desmares, présidente du groupe Les Écologistes de Bretagne, c’est « un projet contestable socialement, écologiquement, et pour lequel il n’existe pas de modèle ».

Localement, « élus écologistes à Quimper et QBO et l’ensemble des militants s’opposeront à tout financement public ». Pour Grégory Lebert, porte-parole Les Écologistes Kemper Kerne : « L’argent public doit être dirigé massivement vers les transports du XXIe siècle, certainement pas vers l’avion. »

https://www.ouest-france.fr/economie/transports/avion/la-bretagne-verse-encore-des-centaines-de-milliers-deuros-pour-secourir-laeroport-de-quimper-c1cc486c-d4d4-11ee-8d5b-fea85cc09741

 

Ouest-France

À Morlaix, un rassemblement féministe pour le 8 mars à la Manufacture des tabacs

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L’Union Locale Solidaires du Pays de Morlaix, L’Âmarrée et le Planning familial appellent à se rassembler dans la galerie du Sew le 8 mars 2024 à 18 h, à Morlaix (Finistère). Pour rappel, le 8 mars est la Journée internationale des droits des femmes.

Le collectif Grève Féministe lors d’une manifestation contre la réforme des retraites, à Rennes, le 28 mars 2023.

Le collectif Grève Féministe lors d’une manifestation contre la réforme des retraites, à Rennes, le 28 mars 2023. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

L’Union Locale Solidaires du Pays de Morlaix se joint à l’initiative de l’association L’Âmarrée et du Planning familial pour la grève féministe du 8 mars 2024. Les organisations appellent à un rassemblement à 18 h, dans la galerie du Sew, à la Manufacture de Morlaix.

L’Union Locale Solidaires considère que la grève sera une réponse forte face aux « multiples attaques, remises en cause permanentes des droits conquis par la lutte » et au « climat nauséabond alimenté par les dérives sécuritaires, natalistes de la droite et de l’extrême droite », selon elle.

La journée sera aussi l’occasion pour l’Union Locale Solidaires d’exprimer sa solidarité avec les femmes du monde entier qui « luttent pour la conquête de leurs droits universels », et subissent « l’oppression colonialiste ».

Lire aussi : Rassemblements, collages… Dans le Finistère, plusieurs actions en faveur des droits des femmes

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-un-rassemblement-feministe-pour-le-8-mars-a-la-manufacture-des-tabacs-8b7d2f1a-d4bb-11ee-b1bc-6aaac57ff91a

 

Ouest-France

À Morlaix, une conférence sur la paix entre Israéliens et Palestiniens à l’Auberge de jeunesse

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L’Association France Palestine Solidarité organise une conférence-débat vendredi 1er mars, à 18 h, à l’Auberge de jeunesse de Morlaix (Finistère).

François Ripe de l’AFPS, annonce les chiffres des victimes à Gaza et en Cisjordanie, lors d’une précédente mobilisation à Morlaix (Finistère).

François Rippe de l’AFPS, annonce les chiffres des victimes à Gaza et en Cisjordanie, lors d’une précédente mobilisation à Morlaix (Finistère). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Vendredi 1er mars 2024, une conférence, intitulée Guerres au Proche-Orient : Quelles conditions pour la paix entre Israéliens et Palestiniens, est organisée à l’Auberge de jeunesse de Morlaix (Finistère) par l’association France Palestine Solidarité. Celle-ci aura lieu à 18 h.

La venue de Thomas Vescovi

Elle sera présentée par l’historien Thomas Vescovi, qui répondra également aux questions du public sur l’occupation israélienne, l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, et la riposte d’Israël contre la population de Gaza.

Thomas Vescovi est chercheur indépendant, spécialiste d’Israël et des Territoires palestiniens occupés, et enseignant d’histoire-géographie dans le secondaire. Il écrit pour les médias Middle East Eye, Le Monde diplomatique et Orient XXI, et est l’auteur de La Mémoire de la Nakba en Israël (Le Harmattan, 2015) et de L’échec d’une utopie, une histoire des gauches en Israël (La Découverte, 2021).

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-une-conference-sur-la-paix-entre-israeliens-et-palestiniens-a-lauberge-de-jeunesse-9d941fdc-d4b2-11ee-b1bc-6aaac57ff91a

 

Ouest-France

Faute de volontaires, l’association des vieux gréements de Ploumanac’h est en péril

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Déjà quarante ans que l’association des vieux gréements de Ploumanac’h met à l’honneur les vieilles coques du Trégor, et plus spécifiquement de Perros-Guirec (Côtes-d’Armor). Mais face aux difficultés rencontrées pour constituer un nouveau bureau, l’association pourrait être dissoute lors de la prochaine assemblée générale, en mars 2024. Une perspective effroyable pour son président, qui en appelle aux bonnes volontés.

Les vieux gréements de Ploumanac’h pourraient être dissous faute de volontaires pour renforcer le bureau de l’association.

Les vieux gréements de Ploumanac’h pourraient être dissous faute de volontaires pour renforcer le bureau de l’association. | OUEST-FRANCE

À l’occasion de l’assemblée générale de l’association des vieux gréements de Ploumanac’h, qui s’est tenu vendredi 23 février 2024 à Perros-Guirec (Côtes-d’Armor), le président a tiré la sonnette d’alarme :  Si personne ne se propose pour rejoindre le conseil d’administration, l’association pourrait être dissoute lors de la prochaine assemblée générale du mois de mars , s’émeut Serge Daude.

Appel aux bonnes volontés

Plusieurs piliers de l’association ont annoncé leur démission, souhaitant s’adonner à d’autres projets. Mais  malgré plusieurs appels effectués depuis deux ans ainsi que des parutions dans la presse et des demandes aux personnes présentes dans la salle, nous déplorons l’absence de candidatures  pour venir renforcer le bureau, poursuit le président.

Et de faire à nouveau appel aux bonnes volontés pour maintenir l’association à flot :  2024 ne doit pas sonner la fin de l’association. Il est primordial que de nouvelles personnes nous rejoignent (1) afin d’assurer la pérennité de l’association ainsi que l’organisation des fêtes sur le port de Ploumanac’h ».

À découvrir

40 ans de service

Ces inquiétudes n’ont pas empêché les membres du bureau de présenter le bilan des actions entreprises en 2023. Une année marquée par le quarantième anniversaire des vieux gréements de Ploumanac’h qui avait donné lieu à une grande fête sur le port de la cité des Hortensias. Une fête entachée par une météo peu clémente qui avait conduit les organisateurs à annuler les régates en mer, et à assurer bon gré mal gré les animations à terre.  Le concert de Gilles Servat, tête d’affiche de la soirée, a tout de même attiré des centaines de personnes venues de toute la Bretagne , se félicite Serge Daude.

Pour 2024, des aides financières ont été accordées à la restauration et l’entretien des chapelles de La Clarté et de Saint-Guirec ainsi qu’aux associations Astrée-Roger Daniel et Ar-Jentilez.

(1) Les personnes prêtes à rejoindre le bureau de l’association peuvent contacter le 06 32 40 71 95.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/perros-guirec-22700/faute-de-volontaires-lassociation-des-vieux-greements-de-ploumanach-est-en-peril-351386d8-d4b1-11ee-8d5b-fea85cc09741

 

Ouest-France

Morlaix s’engage pour l’accès à la lecture pour tous

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Le contrat territoire-lecture, signé mercredi 21 février 2024 entre la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) et Morlaix Communauté (Finistère), s’accompagne d’un financement à hauteur de 90 000 € pour les médiathèques.

En présence de Françoise Plouviez-Diaz, sous-préfète ; Isabelle Chardonnier, directrice de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) et Jean-Paul Vermot, président de Morlaix Communautés.

En présence de Françoise Plouviez-Diaz, sous-préfète ; Isabelle Chardonnier, directrice de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) et Jean-Paul Vermot, président de Morlaix Communautés. | OUEST-FRANCE

Développer la lecture et réduire les inégalités d’accès, tels sont les objectifs inscrits dans le Contrat territoire-lecture (CTL) pour les médiathèques de Morlaix Communauté (Finistère). Le contrat a été signé mercredi, au siège de Morlaix Communauté, par Isabelle Chardonnier, directrice de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) et Jean-Paul Vermot, président de Morlaix Co.

Au bout, une enveloppe de 90 000 € financée à parts égales par la Drac et l’Agglo, sur une période de trois ans. Elle doit accompagner la mise en réseau des médiathèques et bibliothèques du territoire. « Même dans les communes sans bibliothèque, précise Julien Kerguillec, vice-président en charge de la culture. Où nous avons déjà repéré des points lectures pour des activités en lien. »

Lire aussi : Un bon bilan pour le salon du livre jeunesse de Saint-Martin-des-Champs

Tous les secteurs d’activité des bibliothèques (action culturelle, action pédagogique, numérique et patrimoine) sont concernés par ce dispositif. | OUEST-FRANCE

Concrètement, qu’est-ce qui va se passer ?

« Nous allons commencer par définir une charte graphique, une première étape inhérente à la création du réseau des médiathèques. Elle sera partagée sur un portail web et tous les supports de communication », indiquent Édouard Lehoussel, coordinateur de lecture publique et Frédéric Domenge, du pôle culture.

Toutes les médiathèques et bibliothèques ont été recensées. Plusieurs sont gérées par des professionnels, d’autres, par des équipes de bénévoles souvent isolées. Des formations sont proposées. Dès juin 2024, deux résidences d’artistes vont avoir lieu, en lien avec deux importantes manifestations littéraires dans le territoire : La charrette aux merveilles et La baie des livres.

Et pour le public ?

Dès 2025 et grâce à la mise en réseau, tout le monde aura accès au portail, pourra réserver des documents en ligne et accéder à des agendas. L’objectif du contrat Territoire-lecture est d’investir progressivement les outils numériques pour valoriser une mémoire collective.

« La mission langue et culture bretonnes est un acteur privilégié dans ce travail de mémoire collective, en partenariat avec les bibliothèques comme Les amours jaunes et la maison d’édition Skol Vreizh », indique le président de Morlaix Co. Un travail de mémoire qui sera l’occasion d’apprécier des temps culturels en lien avec toutes les médiathèques.

« Ce contrat territoire-lecture est le 7e que nous signons en Bretagne », souligne la directrice de la Drac.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-sengage-pour-lacces-a-la-lecture-pour-tous-2e0d0008-d245-11ee-8f88-866b355184ee

 

Ouest-France

Un bon bilan pour le salon du livre jeunesse de Saint-Martin-des-Champs

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Près de 5 000 personnes se rendent au salon du livre jeunesse, chaque année à Saint-Martin-des-Champs (Finistère). La prochaine édition aura lieu le week-end des 23 et 24 novembre 2024.

Une vingtaine d’auteurs et illustrateurs ont dédicacé leurs ouvrages lors du dernier salon du livre jeunesse organisé par l’association La Baie des Livres en novembre 2023 au Roudour.

Une vingtaine d’auteurs et illustrateurs ont dédicacé leurs ouvrages lors du dernier salon du livre jeunesse organisé par l’association La Baie des Livres en novembre 2023 au Roudour. | OUEST-FRANCE

L’association La Baie des livres a tenu son assemblée générale le mardi 21 février 2023 au Roudour, à Saint-Martin-des-Champs (Finistère).  Le bilan de la 12e édition est très bon, le salon a été un succès et un moment très agréable pour tous, public jeune et moins jeunes, auteurs et illustrateurs, bénévoles et membres de l’association,  indique Julia Thatje, la présidente de l’association.

Lire aussi : Le Salon du livre jeunesse de retour à Saint-Martin-des-Champs, les 25 et 26 novembre 2023

20 auteurs et illustrateurs invités

Durant le salon, 20 auteurs et illustrateurs ont été invités,  dont trois brittophones !  Durant les deux jours, 2 876 visiteurs ont fréquenté le salon, dont 87 % habitent sur le territoire de Morlaix Communauté (1 635 adultes, 181 ados, 1 060 enfants). Au total ce sont 4 865 personnes touchées en comptant les quelques événements en amont et surtout les 71 rencontres dans 50 établissements scolaires ou médiathèques de 26 communes. Quatorze médiathèques étaient partenaires et trois librairies indépendantes. Des partenariats perdurent au fil des années avec le Secours Populaire pour collecter des livres, les jeunes des métiers de bouche de l’EPMS Ar Brug, les jeunes de terminale sciences et technologies de l’agronomie et du vivant (STAV) et de BTS du lycée agricole de Suscinio  pour un très bel aménagement et des animations. 

À découvrir

Lire aussi : Près de Morlaix, ces collégiens montent sur les planches avec le spectacle qu’ils ont écrit

La 13e édition aura lieu le week-end des 23 et 24 novembre 2024

L’un des temps forts de l’édition 2023 était la mise en avant du peintre Ricardo Cavallo à travers un film sur lui présenté au cinéma La Salamandre, mais bien sûr aussi le livre L’enfant et le peintre de François Place, publié à l’école des loisirs,  né de leur rencontre au salon l’année précédente, la première fois que François Place était invité. La belle surprise est que celui-ci nous a donné les trente-quatre aquarelles originales de ce travail ! Elles seront encadrées et pourront circuler dans les établissements scolaires et médiathèques pour des expositions.  Les perspectives pour la 13e édition qui aura lieu le week-end des 23 et 24 novembre 2024,  faire aussi bien avec la même organisation et une offre aussi riche. 

Une première action aura lieu début juin, l’illustratrice Christine Roussey viendra en résidence durant une semaine à Plougonven, dans le cadre du contrat territoire lecture (CTL) qui vient d’être signé par Morlaix Communauté avec la direction régionale des affaires culturelles (DRAC). Quant au thème du prochain salon, il n’a pas été formulé,  mais il tournera autour de la thématique de l’Eau, mer, océans, abysses. 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-martin-des-champs-29600/un-bon-bilan-pour-le-salon-du-livre-jeunesse-de-saint-martin-des-champs-d7a1e81c-d174-11ee-9f82-af005fb2f6fc

 

Ouest-France

« Chaque centime compte » pour ce retraité de Pommeret

Bleuenn ROBERT. Publié le

À la retraite depuis deux ans, cet habitant de Pommeret (Côtes-d’Armor) peine à joindre les deux bouts. Pour profiter pleinement de sa retraite, sans trop se soucier des charges d’une vie en appartement, il a pris la décision de changer de vie.

Ce retraité quittera bientôt son logement de Pommeret pour un mode de vie nomade, et plus économique pour lui.

Ce retraité quittera bientôt son logement de Pommeret pour un mode de vie nomade, et plus économique pour lui. | OUEST-FRANCE

 C’est invivable . À Pommeret (Côtes-d’Armor), Paul (1) ne cache pas sa colère. À 64 ans, cet ancien maître d’œuvre en bâtiment est à la retraite depuis deux ans et pour lui,  chaque centime d’euros compte . Il témoigne sous couvert d’anonymat car sa situation est celle de milliers de personnes. « Les gens s’enfoncent et ne s’en rendent pas compte », regrette-t-il.

« Les cars sont remplis de têtes blanches »

Avec 1 100 € de pension, Paul peine à joindre les deux bouts.  On imagine toujours que les retraités ont des sous, on dit que les cars sont remplis de têtes blanches, mais il ne faut pas rêver , souffle-t-il. La carrière de Paul, commencée alors qu’il avait 21 ans, après son service militaire, est faite de hauts et de bas.

Maître d’œuvre en bâtiment, il a travaillé onze ans en région parisienne avant de s’installer en Bretagne en 1993. Là, il devient auto-entrepreneur, parvient à mettre de l’argent de côté, devient propriétaire. Par deux fois, à la suite d’un divorce et d’un procès en justice, il s’est retrouvé à dormir dans sa voiture pendant de longs mois.

Pour s’en sortir, il enchaîne les petits boulots et se fait accompagner par une assistante sociale.  Je me suis battu pour remonter la pente, et je me rends compte que le système n’est pas à la hauteur, il ne joue pas son rôle. 

Depuis trois ans, il est installé dans un logement social, à Pommeret. Un petit appartement dans lequel il se sent  super bien , confie-t-il. Mais qu’il a décidé de quitter prochainement.  Je me voyais finir mes vieux jours ici, j’ai même aménagé un potager dans le jardin. Mais, financièrement, ce n’est pas possible , explique Paul.

Son loyer de 380 € pèse lourd dans son budget :  À chaque fois que le loyer tombe, c’est la douche froide . Paul avait placé quelques économies dans un livret d’épargne populaire, mais à chaque fin de mois, il est obligé d’y prélever de l’argent. Lui qui avait pour profession de réaliser les projets des gens, doit renoncer aux siens.

Un mode de vie nomade

Pourtant, Paul fait attention :  Je ne fais aucun excès, je ne vais pas au restaurant, ni au cinéma . Le retraité, qui a toujours aimé voyager, a depuis longtemps renoncé à partir en week-end.  Chaque fois que je dois prendre la voiture, c’est un coût. Chaque centime d’euro compte.  Une contrainte qui l’isole petit à petit :  Si vous ne pouvez plus suivre financièrement, vous ne sortez plus, vous vous éloignez de vos amis. On se désociabilise peu à peu. 

Pour se sentir plus à l’aise financièrement, mais surtout pour profiter pleinement de sa retraite, Paul a pris une décision radicale. Il prévoit de vendre sa voiture et de quitter son logement de Pommeret pour acheter un van à aménager.  J’ai fait les plans, pour 15 000 € je m’en sors. 

Bricoleur, Paul aimerait installer des panneaux solaires sur le van, afin d’être autonome en électricité. D’après ses calculs, ce mode de vie itinérant ne lui coûterait que 15 % de ses revenus. « Le reste à vivre est énorme », se réjouit-il. Lui, qui ne s’est pas chauffé de l’hiver, souhaiterait passer les prochains en Andalousie (Espagne), où les températures sont plus agréables et le coût de la vie moins élevé.

(1) Le prénom a été modifié.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lamballe-armor-22400/chaque-centime-compte-pour-ce-retraite-de-pommeret-2eb3a9f0-d2f2-11ee-b1bc-6aaac57ff91a

 

Ouest-France

À Lannion, ils rendent hommage à Mélinée et Missak Manouchian

Virginie GUENNEC. Publié le

Le Parti communiste, la CGT et l’ANACR du Trégor ont rendu un vibrant hommage au groupe Manouchian, devant le monument aux Martyrs du camp de Servel, à Lannion.

Une gerbe de fleurs a été déposée en hommage aux 23 FTP-MOI (Francs-tireurs et partisans – Main-d’œuvre immigrée) fusillés le 21 février 1944.

Une gerbe de fleurs a été déposée en hommage aux 23 FTP-MOI (Francs-tireurs et partisans – Main-d’œuvre immigrée) fusillés le 21 février 1944. | OUEST-FRANCE

Ils étaient plusieurs dizaines à braver la pluie ce dimanche 25 février 2024, au matin, pour rendre hommage à Mélinée et Missak Manouchian, entrés au Panthéon le 21 février, et aux 22 autres membres du groupe Manouchian, des résistants étrangers fusillés par la Gestapo en 1944. Le Parti communiste, la CGT et l’ANCR du Trégor avaient donné rendez-vous devant le monument aux Martyrs du camp de Servel à Lannion (Côtes-d’Armor). Un moment d’émotion durant lequel a été lue la dernière lettre de Missak à Mélinée et le poème « Strophes pour se souvenir » de Louis Aragon.

Lire aussi : EN IMAGES. Missak et Mélinée Manouchian au Panthéon : découvrez les temps forts de la cérémonie.

« Ne nous laissons pas entraîner par cette tentative de récupération qui défend l’illusion d’une intégration à la française, dans laquelle certains veulent nous emmener. Avec Missak et Mélinée Manouchian et leurs camarades, c’est la CGT et le PCF qui rentrent au Panthéon », a insisté Viviane Bivic, membre du parti communiste à Lannion.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/a-lannion-ils-rendent-hommage-a-melinee-et-missak-manouchian-68b19d92-d3fb-11ee-b1bc-6aaac57ff91a

 

Ouest-France

Dans les Côtes-d’Armor, ce drive paysan est piloté par des consommateurs depuis vingt ans

Nadia LE SAUX. Publié le

Voisins de paniers est la seule association des Côtes-d’Armor fondée par des consommateurs à proposer des produits locaux bio ou durables, chaque semaine à ses adhérents. Vingt ans après sa création, à Trédaniel, elle revendique près de 300 adhérents et travaille avec une quarantaine de producteurs locaux.

Odile Collet a adhéré aux Voisins de paniers en 2005. Depuis 2009, elle est l’une des quatre salariées de l’association.

Odile Collet a adhéré aux Voisins de paniers en 2005. Depuis 2009, elle est l’une des quatre salariées de l’association. | OUEST-FRANCE

C’est une belle histoire née de la volonté d’habitants désireux d’aider les agriculteurs locaux engagés dans la défense de l’environnement. En 2004, de retour d’un voyage au forum social du Larzac, un groupe d’amis de Trédaniel décide d’agir. Des réunions publiques sont organisées et Voisins de paniers voit le jour, au printemps de la même année, avec une quarantaine de « consom’acteurs » et une dizaine de producteurs locaux.

Lire aussi : Voisins de paniers continue à tisser sa toile

Contrairement à une Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne), où les adhérents achètent un panier pré-rempli, ici, chaque adhérent choisit ce qu’il va mettre dans son panier. « C’était assez empirique au départ, sourit Odile Collet, salariée de l’association. On avait un seul dépôt, chez l’artiste Tati Mouzo. »

« Un drive paysan avant l’heure »

Assez rapidement, l’association acquiert un petit local, « rustique ». Et dès 2006, elle développe son site internet : « On était drive paysan avant l’heure ». En 2011, Voisins de paniers investit son lieu actuel, plus accueillant et mieux dimensionné pour la préparation des paniers.

Aujourd’hui, l’association revendique 297 adhérents, des cadres et des employés pour les deux tiers. Avec une proportion de jeunes parents croissante.

Lire aussi : Voisins de paniers a inauguré son nouveau dépôt à Saint-Brieuc

Une centaine de paniers, d’un prix moyen de 70 €, sont acheminés chaque semaine dans l’un des 14 dépôts de l’agglomération de Saint-Brieuc et de Lamballe Terre et Mer.

Selon la saison, quelque 2 000 références sont proposées aux adhérents. Outre les légumes, la viande, les produits laitiers, etc., « on fait aussi appel à une épicerie bio, à Trévé pour nous fournir les produits secs et d’hygiène », présente Odile Collet.

Produits bio et locaux

Les produits sont bio à 90 % et proviennent des exploitations situées à une trentaine de kilomètres de Trédaniel en moyenne. « La plus loin est basée à 70 km, à Rostrenen ».

Malgré les difficultés de la filière bio et l’inflation, l’association n’intervient pas sur les prix. Ce sont les producteurs qui fixent leurs tarifs. « 82 % du prix leur reviennent », précise la salariée. La marge restante va à l’association, qui emploie quatre salariés à temps (très) partiel.

Si l’objectif de Voisins de paniers n’est pas de grossir indéfiniment, l’association ne cache pas qu’elle serait plus à l’aide financièrement avec 120 paniers hebdomadaires, un nombre qu’elle a déjà atteint et même dépassé pendant le Covid, où 150 paniers pouvaient être achetés chaque semaine.

Une grande fête pour le 20e anniversaire

Le vingtième anniversaire de l’association sera l’occasion d’organiser une grande fête, le 22 septembre, à la ferme de Belherbe, à Trébry. Mais aussi de revenir sur ces deux décennies durant lesquelles l’association n’a eu de cesse de sensibiliser aux circuits courts, en faisant sienne cette formule tirée d’un film cher à Odile Collet : « Voisins de paniers, ce sont des gens du coin qui nourrissent des gens du coin. »

Voisins de paniers, 10, rue du Cèdre, à Trédaniel. Site web : voisinsdepaniers.org

https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/assises-elevage-alimentation/dans-les-cotes-darmor-ce-drive-paysan-est-pilote-par-des-consommateurs-depuis-vingt-ans-49c4b1b2-d239-11ee-8d5b-fea85cc09741

 

Ouest-France

Quatre étudiantes morlaisiennes organisent le Solidarideizh, une journée sportive et solidaire

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Les étudiantes à l’IUT Gaco à Morlaix (Finistère) proposent un après-midi de découverte sportive et de dons au Secours populaire, dimanche 24 mars 2024.

Mélissa Tahirou, Zénaïde Le Griguer, deux des quatre étudiantes à l’IUT Gaco à Morlaix (Finistère) et Armel Urien du Secours populaire.

Mélissa Tahirou, Zénaïde Le Griguer, deux des quatre étudiantes à l’IUT Gaco à Morlaix (Finistère) et Armel Urien du Secours populaire. | OUEST-FRANCE

La troisième édition du Solidarideizh se déroulera le dimanche 24 mars 2024 à partir de 14 h au stade Aurégan. L’évènement est organisé par quatre étudiantes à l’IUT gestion administrative et commerciale des organisations (GACO) de Morlaix (Finistère). Chloé Duparc, Inès Le Guillou, Zénaïde Le Griguer et Mélissa Tahirou profitent d’un partenariat avec Le Club Athlétique Morlaisien, Saint-Pol-Morlaix-Gym, les Danseurs du Roc, le Rugby Club du Pays de Morlaix et la mairie de Morlaix. La municipalité met à disposition le complexe sportif du stade Arthur-Aurégan.

Lire aussi : En Finistère, le nombre de bénéficiaires du Secours populaire a augmenté de 27 % par rapport à 2022

Tous types de dons sont les bienvenus

 Le Solidarideizh a pour but de récolter des dons alimentaires, financiers ou vestimentaires au profit du Secours populaire du Pays de Morlaix, », expliquent les quatre étudiantes.  L’entrée est ouverte à tout le monde et tous types de dons sont les bienvenus.  Durant l’après-midi, des initiations sportives, ludiques et exclusives seront proposées aux participants.  L’un des objectifs de l’opération est de permettre à tout le monde de s’essayer à des sports dont ils n’ont pas forcément l’accès.  L’athlétisme est au cœur du Solidarideizh au côté de la marche nordique.  Une marche guidée à travers Morlaix sera proposée aux parents tandis que les enfants découvriront les différentes activités sportives encadrées par des animateurs. 

Lire aussi : VIDÉO. En cuisine avec des chefs du Finistère, pour un repas de Noël solidaire

Faire découvrir le Secours populaire aux jeunes

Chaque activité est encadrée par des professionnels.  Cette journée est l’occasion de faire découvrir le Secours populaire aux jeunes présents mais l’objectif est avant tout de récolter des dons afin d’enrichir le Secours Populaire et offrir de nouvelles opportunités à nos bénéficiaires, , indique Jean-François Le Borgne, le secrétaire général du comité du Pays de Morlaix.

Contacts : 06 86 02 41 83 ou inesleguillou28@gmail.com

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/quatre-etudiantes-morlaisiennes-organisent-le-solidarideizh-une-journee-sportive-et-solidaire-7c0bb78e-d0a3-11ee-9f82-af005fb2f6fc

 

Ouest-France

« On ne la voyait plus dans l’eau » : en Bretagne, des promeneurs sauvent une femme de la noyade

Vincent THAËRON. Publié le

Au péril de leur vie, plusieurs personnes ont bravé une mer déchaînée et dangereuse, ont sauvé une femme de la noyade, dimanche 25 février 2024, devant la plage du Kérou, à Clohars-Carnoët (Finistère).

C’est sur cette plage du Kérou à Clohars-Carnoët que, dimanche matin, une femme a failli se noyer.

C’est sur cette plage du Kérou à Clohars-Carnoët que, dimanche matin, une femme a failli se noyer. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

 On pleurait tous. Par moments, on ne la voyait plus dans l’eau. On se disait qu’on allait assister à sa mort en direct. C’était horrible.  Cette jeune femme d’une trentaine d’années du pays de Quimperlé (Finistère) était encore sous le choc, dimanche 25 février 2024, en milieu d’après-midi.

Dans la matinée, comme ils le font chaque dimanche, elle et son compagnon sont allés avec leur chien se promener sur les sentiers côtiers de Clohars-Carnoët. Arrivés au-dessus de la plage du Kérou,  nous avons entendu une personne qui était dans l’eau crier au secours, au secours. Nous sommes alors rapidement descendus sur le sable. Il y avait du vent, les vagues étaient fortes et il commençait à bien pleuvoir. 

Une bouée de secours

Un jogger, qui passait par là, avait déjà tenté, en se jetant à l’eau, d’aller rechercher cette femme en perdition d’une quarantaine d’années, qui se baignait, seule. En vain.  Il est vite ressorti de l’eau. C’était trop dangereux. Il était désespéré. Il en pleurait, lui aussi. Nous étions complètement impuissants, anéantis. Elle était emportée par le courant

Mais  mon compagnon a eu la présence d’esprit d’aller chercher la bouée de secours qui se trouve sur la plage. Et il est aussitôt allé à l’eau avec le jogger. Avec l’aide d’autres personnes, nous avons tiré sur la corde reliée à la bouée pour les ramener sur le sable. Pendant ce temps-là, une autre femme a appelé les sapeurs-pompiers. Ils nous ont dit de faire très attention et surtout de ne pas nous mettre en danger ».

« Très choquée, mais consciente »

Les sapeurs-pompiers de Clohars-Carnoët sont arrivés sur place une dizaine de minutes plus tard.

 Nous avons pris des risques, mais finalement, nous avons réussi à la sortir et à la ramener sur la terre ferme. C’était un poids mort. Elle était très choquée, mais consciente. On l’a assise sur le sable. On lui a retiré son masque pour qu’elle respire mieux, et ses gants. Elle était complètement à l’ouest, perdue. Elle nous a remerciés. 

Dimanche après-midi, les trois sauveteurs étaient très marqués par ce qu’ils venaient de vivre. Ils ont pris des nouvelles de celle qu’ils ont contribué à sauver.

Prise en charge au centre hospitalier de Quimperlé, elle est désormais hors de danger.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/clohars-carnoet-29360/on-ne-la-voyait-plus-dans-leau-en-bretagne-des-promeneurs-sauvent-une-femme-de-la-noyade-e27520f0-d3eb-11ee-b1bc-6aaac57ff91a

 

Ouest-France

Entre 2 000 et 8 000 € d’aides pour l’achat d’un bien dans ce coin de Bretagne : comment ça marche ?

Zoé BOIRON. Publié le

Vous rêvez d’une maison en Bretagne ? « Accédez, on vous aide » : c’est le nom du dispositif mis en place dans les 26 communes de Morlaix communauté (Finistère) depuis maintenant… dix ans. Une aide conditionnée à des travaux de rénovation énergétique, doublée d’un accompagnement par des professionnels. Comment ça marche ? On vous explique.

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyNDAyNjk2MWIyZDY3MTU3NjAwODIyZDFmZGQ2Nzk2ZDE0ZjE?width=1260&focuspoint=50%2C65&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=9bdc0be7e6874fc75faaf1b782b38846f941cbed7fe820ee707e8532a1a93771

La prime à l’achat de 2000 à 8 000 € de Morlaix communauté vise à réhabiliter le bâti existant, via des travaux de rénovation énergétique. Ici une vue de Carantec (Finistère), à la pointe de la Chaise du curé. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

2 000 à 8 000 euros d’aides pour l’achat d’un bien immobilier : ce n’est pas la panacée, mais un coup de pouce toujours bienvenu. Cette prime à l’accession a été mise en place par la communauté d’agglomération Morlaix communauté, dans le Nord-Finistère, en 2014.

Le but : mettre en avant les logements disponibles et « réhabilitables » dans les bourgs des 26 communes de son territoire, « avant de continuer à construire », note Gilles Barnet, responsable du service Habitat de Morlaix communauté.

Dix ans plus tard, en 2024, la mesure est toujours proposée, car Morlaix communauté ambitionne de « rénover ou reconfigurer » 2 225 logements pour 2027, via, par exemple, des opérations programmées de rénovation de l’habitat (Opah) et ce dispositif appelé « Accédez, on vous aide ».

Travaux énergétiques

L’aide n’est pas versée sans contrepartie. Le logement doit être ancien, de plus de vingt ans, et énergivore. Les acheteurs, soit un ménage composé minimum de deux personnes, doivent s’engager à réaliser des travaux dont le gain énergétique est d’au moins 35 %. Il faut occuper ce bien à titre de résidence principale et ne pas le revendre dans les six premières années. Elle dépend aussi du revenu fiscal de l’ensemble des personnes du foyer (1).

Localisation du bien

« On ne veut pas donner une aide pour que les gens se retrouvent en surendettement ou soient dans un logement inconfortable, voire insalubre », ajoute Gilles Barnet. C’est pourquoi le dispositif « Accédez, on vous aide », va au-delà de la simple aide à l’accession. « On veut les conseiller, pour ne pas qu’ils partent sur une accession qui ne ressemble à rien. Passer d’un statut de locataire à celui de propriétaire, ce n’est pas toujours évident », développe-t-il.

Un foyer peut toucher 2 000 € pour un bâti ancien, dans le centre-ville de Morlaix et les centres bourgs des communes du territoire, délimité par les panneaux d’entrée et de sortie de ville. 6 000 € pour des foyers aux revenus très modestes. Pour un achat en hypercentre (un ajout datant de 2022), un foyer dit classique aura droit à 6 000 € et un foyer aux revenus très modestes, 8 000 €. Le logement peut aussi être vendu par un organisme HLM.

Conseils gratuits et désintéressés

Première étape : l’Adil, association départementale d’information sur le logement, livre « des conseils financiers et juridiques, gratuits, et désintéressés, car ils n’ont rien à vendre », souligne Gilles Barnet.

Deuxième étape : une visite est assurée par Heol, l’agence locale de l’énergie. « Vous vous projetez pour une maison et Heol vous aide à vérifier l’état de la toiture, à chiffrer les travaux, d’isolation, de chauffage, à faire un échéancier », décrit le responsable du service Habitat.

En 2023, treize dossiers ont été ouverts : cinq sont en cours d’instruction, un abandonné et sept premiers versements ont été effectués. 26 000 € ont été engagés par Morlaix communauté. Le montant moyen de travaux est de 39 511 € par foyer.

Morlaix communauté a les « moyens d’accompagner beaucoup plus de foyers », précisent Gilles Barnet et Yvon Laurans, élu en charge de l’immobilier.

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Gilles Barnet, responsable du service Habitat et logement de Morlaix communauté (Finistère) et Yvon Laurans, élu communautaire en charge de l’habitat. | OUEST-FRANCE

50 % de la somme est versée après l’acquisition du bien, sur transmission de l’attestation de propriété. Le 2e versement est fait sur présentation des factures et après contrôle du conseiller technique Heol, et doit être sollicité dans les cinq ans suivant l’achèvement des travaux.

L’aide est cumulable avec d’autres, comme celle de l’Anah (Agence nationale de l’habitat).

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Dossier, accompagnement, critères, contrôle et bilan : les étapes clés du dispositif "Accédez, on vous aide" de Morlaix communauté. Le numéro n’est plus le bon. Il s’agit aujourd’hui du 02 90 15 32 32. | MORLAIX COMMUNAUTÉ

Numéro unique : 02 90 15 32 32 du dispositif « Accédez, on vous aide », de Morlaix communauté. Premier contact directement avec l’Adil.

(1) Revenu fiscal de référence l’année précédente. Ressources prêt à taux zéro (PTZ) majorées : 38 640 € (2 personnes) ; 40 800 (3 p.) ; 48 000 € (4 p.) ; 55 200 € (5 p.) ; 62 400 € (6 p.). Ressources très modestes : 24 875 € (2 p.) ; 29 917 € (3 p.) ; 34 948 € (4 p.) ; 40 0002 (5 p.) ; + 5 045 € par personne supplémentaire.

https://www.ouest-france.fr/economie/immobilier/entre-2-000-et-8-000-euros-daides-pour-lachat-dun-bien-dans-ce-coin-de-bretagne-comment-ca-marche-ebebbfc2-d319-11ee-b1bc-6aaac57ff91a

 

Ouest-France

Pollutions dans les rivières et fleuves de Morlaix : qui est responsable et quelles solutions ?

Zoé BOIRON. Modifié le Publié le

Le problème n’est pas nouveau. Après de nouveaux déversements d’eaux usées dans les cours d’eau, l’Association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique (AAPMA) du pays de Morlaix (Finistère) a porté plainte contre X, le 30 janvier 2024. Comment Morlaix communauté et sa régie An Dour comptent y remédier ? On fait le point.

L’estuaire du Douron dans l’anse de Locquirec. Ce fleuve côtier du Finistère et des Côtes-d’Armor, et les autres cours d’eau du pays de Morlaix sont régulièrement pollués par des eaux usées.

L’estuaire du Douron dans l’anse de Locquirec. Ce fleuve côtier du Finistère et des Côtes-d’Armor, et les autres cours d’eau du pays de Morlaix sont régulièrement pollués par des eaux usées. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Des odeurs nauséabondes s’élèvent des cours d’eau du pays de Morlaix (Finistère), selon Philippe Bras, président de l’AAPMA (Association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique) du pays de Morlaix. La raison : des déversements récurrents d’eaux usées dans le milieu naturel.

Philippe Bras a donc porté plainte, contre X, le 30 janvier 2024, à la gendarmerie de Saint-Pol-de-Léon. Guy Pennec, président de la régie de l’eau An Dour, explique les moyens mis en œuvre.

Pourquoi l’AAPMA porte-t-elle plainte ?

À plusieurs reprises en 2022 et en 2023, Philippe Bras, lui-même, ou d’autres pêcheurs ont constaté des odeurs désagréables, émanant des cours d’eau du pays de Morlaix. Le président de l’AAPMA cite le Dourduff, le Douron, la Penzé, mais aussi le Queffleuth, et le Tromorgant, affluent du Jarlot.

Il a déposé plainte contre X, le 30 janvier 2024, à la gendarmerie de Saint-Pol-de-Léon, pour dénoncer ces pollutions dues à des déversements d’eaux usées dans les cours d’eau. L’association de pêche est aussi alertée, au même titre que les collectivités, par la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), « et les alertes de niveau 3, pour déversements d’eaux usées dans le milieu naturel, sont de plus en plus fréquentes », selon Philippe Bras.

Les conséquences, ce sont des contaminations bactériologiques, avec, par exemple, la présence d’Escherichia coli dans l’eau.

Comment ces eaux usées se retrouvent-elles dans les cours d’eau ?

Deux facteurs y contribuent : la vétusté des réseaux et les fortes précipitations. « Depuis le mois de juin, la quasi-totalité des stations d’épuration et points de relevage ont eu des débords d’eau », avance Philippe Bras. En citant celles de Plouégat-Moysan, Plouégat-Guérand et les stations de relevage de Plouigneau et Plougonven.

Des phénomènes connus et reconnus par les élus. Dont Guy Pennec, le « monsieur eau » de Morlaix communauté, président de la nouvelle régie publique communautaire de l’eau, An Dour, et aussi président du SAGE Léon-Trégor, l’un des trois syndicats du pays de Morlaix. « On sait que les réseaux, à la fois d’eau potable et d’eaux usées, fuient », reconnaît-il.

Contrairement aux réseaux d’eau potable qui sont sous pression, les réseaux d’eaux usées se chargent en eaux parasites, lorsque les fortes pluies font monter les nappes phréatiques, « dans lesquelles baignent les tuyaux », explique-t-il. « C’est dû autant au simple particulier mal raccordé à la voirie, qu’à l’état des réseaux. »

Qui est responsable ?

Les investissements pour installer et rénover ces réseaux sont à la charge des collectivités, communes ou syndicats. Mais « elles n’avaient pas les moyens financiers suffisants ».

« Le contribuable paie pour ces réseaux », pointe cependant Philippe Bras. « Les maires n’ont pas porté l’attention qu’ils devraient y mettre », regrette-t-il. Avec cette plainte déposée fin janvier, Philippe Bras voulait justement remettre la lumière sur cette problématique. « Pourquoi les moyens n’ont-ils pas été mis avant de passer en régie (au 1er janvier) ? », interroge-t-il.

Les moyens ont déjà été mis sur la table, répond Guy Pennec. Mais quand les réseaux ont été créés entre les années 1960 et 1980 – « à Morlaix, ils ont 100 ans » -, « les coûts qu’on a fait payer aux usagers ont été calculés au plus juste au départ, sans tenir compte du vieillissement des installations. »

Les délégataires n’étaient en charge que de la maintenance, avec de menues réparations, et l’exploitation.

La rivière de la Penzé entre Saint-Pol-de-Léon et Carantec. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Alors, quels sont ces moyens mis en œuvre ?

Face au manque de moyens, les lois de décentralisation (Maptam et NOTRe) ont poussé « les intercommunalités à se saisir de ces compétences et ont fait en sorte qu’elles disposent de moyens plus importants », souligne Guy Pennec. Le but de la régie An Dour est d’« investir, de faire une gestion patrimoniale de l’ensemble des réseaux d’eau potable et d’assainissement et d’eaux pluviales. »

Un plan pluriannuel d’investissement a été adopté. Un contrat lie Morlaix communauté et l’Agence de l’eau, dans lequel 13,8 millions d’euros étaient engagés entre 2022 et 2024. Sur les 250 millions prévus pour l’eau et l’assainissement, Guy Pennec pense finalement que 300 millions seront nécessaires. Ces investissements vont se poursuivre sur quinze ans, au moins.

Côté installations, les travaux de la nouvelle station d’épuration du Cloître-Saint-Thégonnec se sont achevés avant l’été 2023, pour un coût de plus d’un million d’euros. Suivront celles de Plounéour-Ménez, Guerlesquin, Plouégat-Guérand et Botsorhel, complète Guy Pennec. « On va aussi apporter des améliorations notoires sur le fonctionnement de la station de Keranroux à Morlaix », pour un coût de 5,5 millions d’euros.

Enfin, « au niveau de la baie, on travaille sur de la modélisation des rejets, pour voir les impacts en fonction de la marée, avec un contrôle continu de limitation des effets Escherichia coli (E. coli). »

https://www.ouest-france.fr/environnement/eau/pollutions-dans-les-rivieres-et-fleuves-du-pays-de-morlaix-quels-moyens-pour-y-remedier-f2b1fe10-d239-11ee-b1bc-6aaac57ff91a

 

Ouest-France

« Un film pour raconter Lanmeur » : le projet des élus sur la mémoire de leur commune

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Parmi les questions abordées jeudi 22 février par le conseil municipal de Lanmeur, la commande d’un film à partir des souvenirs de Marcel Le Normand, élu municipal depuis quarante et un ans.

Né en 1944, Marcel Le Normand a plein de choses à dire sur les changements qui sont intervenus dans sa commune depuis les années 50.

Né en 1944, Marcel Le Normand a plein de choses à dire sur les changements qui sont intervenus dans sa commune depuis les années 50. | OUEST-FRANCE

« Un film pour raconter Lanmeur ! » C’est ce qu’a proposé la maire, Cathy Lucas, jeudi 22 février au conseil municipal. « Il s’agit de collecter la mémoire de la commune, que nous pourrons transmettre aux habitants anciens et nouveaux », détaille l’élue.

C’est Marcel Le Normand qui a été sollicité pour raconter ses souvenirs. Au conseil municipal depuis quarante et un ans, cet ancien entrepreneur en bâtiment et adjoint à l’urbanisme de 1989 à 2020, connaît la commune par cœur et a surtout « une excellente mémoire ». Il a déjà participé au film Les Bistrots d’avant réalisé en 2019 par les membres du conseil municipal des jeunes.

Les élus ont alloué une somme de 600 € pour le tournage en studio avec le réalisateur Bertrand Basset, qui s’est installé depuis peu dans la commune.

À découvrir

Le retour des cloches en 2025

Au niveau des bâtiments communaux, Yvon Denis, adjoint, avait annoncé la livraison d’un appartement du bâtiment de la MAM pour fin février. « Mais l’attestation Consuel qui n’a pas pu être réalisée dans les temps a retardé la mise en énergie électrique. » Au sujet de l’église, la deuxième tranche des travaux sur le clocher va pouvoir débuter. « Ce qui laisse présager une remise en service des cloches et de l’horloge en 2025. » La commune est en attente des résultats de la mission plomb et amiante réalisée le 19 février.

Rue de Plouégat, où deux accidents ont été signalés ces derniers temps, un jeune cycliste et un homme qui marchait, tous deux blessés par des automobilistes, les élus envisagent de sécuriser la rue par la pose de chicanes et l’étude d’un Stop au niveau de l’embranchement situé avant l’école de Kernitron.

La loi d’accélération de la production d’énergies renouvelables promulguée le 10 mars 2023 a pour objectif l’augmentation à court et moyen terme de l’énergie renouvelable. Dans ce cadre, la commune de Lanmeur doit définir des zones où ces projets pourraient s’implanter. Cela concerne le photovoltaïque, le solaire thermique, le biogaz, la géothermie, etc. « Il n’y a pas de potentiel en éolien terrestre sauf à l’est de la commune. »

LIRE AUSSI. « Une chaussure, ça se répare ! » : elle parcourt le Finistère avec sa cordonnerie ambulante

Enfin, la commune s’engage dans le dispositif Territoire numérique éducatif qui permet de financer en partie l’acquisition de matériel numérique, en l’occurrence, dix-huit tablettes pour l’école publique pour 7 382 € soit 2 214 € pour la commune.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/un-film-pour-raconter-lanmeur-le-projet-des-elus-sur-la-memoire-de-leur-commune-632e51c8-d241-11ee-8f88-866b355184ee

 

Ouest-France

Mathilde Bédouet remporte un César pour un court-métrage d’animation tourné sur une île de Bretagne

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Le court-métrage d’animation « Été 96 », réalisé par Mathilde Bédouet, a reçu un César, ce vendredi 23 février 2024. Il a été intégralement tourné sur l’île Callot, à Carantec (Finistère), en prise de vues réelles avant d’être dessiné et animé. Un bijou de 12 minutes. Le premier court-métrage de Mathilde Bédouet.

Mathilde Bédouet, la réalisatrice d’« Été 96 ».

Mathilde Bédouet, la réalisatrice d’« Été 96 ». | OUEST-FRANCE

Le court-métrage d’animation Été 96 a reçu un César, ce vendredi soir 23 février 2024. Il a été intégralement tourné sur l’île Callot, à Carantec (Finistère), en prise de vues réelles avant d’être dessiné et animé. Un bijou de 12 minutes. Le premier court-métrage de Mathilde Bédouet.

« Quand j’étais petite, nous venions tous les ans en vacances à Carantec avec mes parents, se souvient-elle. Il y a quelques années, mon père a retrouvé dans un carton les cassettes des caméscopes de l’époque. Il les a fait numériser. L’une d’entre elles avait été baptisée Carantec-Ile Callot-Eté 1996. J’avais alors 7 ans. Au départ, j’ai eu l’idée de travailler sur ces images et d’y adjoindre des interviews de la famille mais, petit à petit, je me suis tournée vers l’idée du film d’animation. »

La réalisatrice de 34 ans a fréquenté l’École des Arts décoratifs à Paris avant de réaliser plusieurs clips en rotoscopie, soit la création de séquences animées en dessinant image par image sur des prises de vues en direct.

Le retour à Callot

 Il y a trois ans, je suis venue tourner mes images à Callot et, même si la fréquentation touristique y est plus importante que lorsque je venais petite, j’y ai retrouvé beaucoup de souvenirs oubliés. Pour nous, enfants à l’époque, l’île était à la fois excitante et terrifiante, avec la marée qui monte trop vite, la route qui disparaît, la peur de rester prisonniers, etc. 

L’histoire du court-métrage se déroule un 15 août, sur l’île. Le pique-nique ne se passe pas comme les précédents, car le petit Paul, sa famille et ses amis se retrouvent piégés par la marée. Paul, bouleversé, coincé entre le monde des adultes et celui des enfants, prend alors conscience de son individualité.  Le film m’a permis de développer les thèmes qui me sont chers : le milieu aquatique, l’enfance, la construction des souvenirs  , explique-t-elle.

Un deuxième film en gestation

Toujours attirée par la mer et les îles, Mathilde est déjà au travail pour la réalisation d’un autre court-métrage d’animation qui, lui, durera presque 30 minutes.  Je travaille actuellement le story-board (scénarimage). L’action se passe sur l’île de Porquerolles (Var). Le film est consacré aux adolescents et à leurs premiers émois ».

https://www.ouest-france.fr/cinema/les-cesar/et-si-la-realisatrice-mathilde-bedouet-offrait-un-cesar-a-cette-petite-ile-bretonne-ebb81240-d160-11ee-9f82-af005fb2f6fc

 

Ouest-France

Morlaix. Un forum des métiers en uniforme à la MJC, mardi 27 février

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Pompiers, police, gendarmerie, armée… Des représentants de ces secteurs qui recrutent et où la diversité des métiers est très large seront présents mardi 27 février, à la MJC de Morlaix.

Adjudant-chef Arnaud Malezieux, capitaine Youenn Creach, cheffe d’escadron Marion d’Hérouville, adjudant Mickaël Ravaux avec Audrey Dehaene du service jeunesse à la MJC.

Adjudant-chef Arnaud Malezieux, capitaine Youenn Creach, cheffe d’escadron Marion d’Hérouville, adjudant Mickaël Ravaux avec Audrey Dehaene du service jeunesse à la MJC. | OUEST-FRANCE

Avant, « faire l’armée » raisonnait comme une punition en cas d’échec dans les études. « Mais maintenant, cela est devenu une véritable opportunité professionnelle, j’ai beaucoup de demandes de jeunes pour ces métiers, mais ils ne connaissent pas vraiment », souligne Audrey Dehaene, animatrice du service information jeunesse à la Maison des jeunes et de la culture de Morlaix (Finistère), à l’initiative de ce premier forum des métiers de l’uniforme en présence des forces armée de terre et de l’air, des pompiers, de la gendarmerie ou encore de la police nationale. « On recrute souvent dans l’industrie, dans le tourisme, mais on oublie très souvent que les métiers de l’uniforme dans le domaine de la défense et la sécurité sont des pourvoyeurs d’emploi. »

Une formation qualifiante

Mais ces métiers manquent souvent de visibilité : « Les jeunes ne réalisent pas le panel de propositions », indique Arnaud Malezieux, adjudant-chef, responsable du recrutement de l’armée de l’air et de l’espace dans le Finistère.

« Plus de 150, enchérit la cheffe escadron Marion d’Hérouville, commandante de la compagnie de gendarmerie. On peut choisir une formation qualifiante et professionnalisante. On défend aussi des valeurs et un savoir-être. »

À découvrir

Pour être recruté, il faut être « apte sur le plan médical, avoir le goût de l’effort. Notre message est de bien se comporter, et de ne pas avoir de tatouage visible, car cela peut être un frein », poursuivent les différents recruteurs.

L’intérêt d’un forum est aussi « de ne pas perdre son temps, nous recrutons des jeunes à partir de 16 ans dans des structures écoles. » De son côté, le corps des pompiers propose de tester à partir de 14 ans.

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Mardi 27 février, de 13 h 30 à 17 h 30, forum des métiers en uniforme, dans les locaux de la MJC.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-un-forum-des-metiers-en-uniforme-a-la-mjc-mardi-27-fevrier-ddaf18da-cbfa-11ee-b190-b3eadccca18e

https://www.lanmeur.fr/images/forum_des_mtier_en_uniforme_2024.jpg

 

Ouest-France

Lutte contre les nitrates : en Bretagne, un accord de méthode pour limiter la pollution des eaux

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Le programme d’actions régional nitrates étant difficile à appréhender, la chambre d’agriculture de Bretagne et l’association Eau et Rivières de Bretagne ont décidé de répondre à la demande du préfet de la Région pour rendre le programme plus lisible. Dans le même temps, une consultation du public aura lieu jusqu’au 10 mars 2024.

Le programme d’actions régional nitrates étant difficile à appréhender, la chambre d’agriculture de Bretagne et l’association Eau et Rivières de Bretagne ont décidé de répondre à la demande du préfet de la Région pour rendre le programme plus lisible.

Le programme d’actions régional nitrates étant difficile à appréhender, la chambre d’agriculture de Bretagne et l’association Eau et Rivières de Bretagne ont décidé de répondre à la demande du préfet de la Région pour rendre le programme plus lisible. | ARCHIVES THIERRY CREUX / OUEST FRANCE

Depuis 1996, six générations de programmes d’actions se sont succédé avec des révisions tous les quatre ans. En Bretagne, plusieurs phases de concertation se sont déroulées pour aboutir à une 7e génération de programme d’action régional nitrates (PAR).

Lire aussi : Le préfet de Bretagne dévoile les nouvelles mesures envisagées pour lutter contre les algues vertes

« Plus lisible et compréhensible pour les agriculteurs »

De ces dernières, plusieurs pistes d’évolution ont été identifiées. Dans un communiqué on apprend que la volonté est de rendre le PAR « plus lisible et compréhensible pour les agriculteurs » mais aussi « plus efficace » pour limiter la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole. « Il s’agit d’un défi de taille » auquel le préfet, la chambre d’agriculture et Eau et Rivières souhaitent se confronter « collectivement ».

En parallèle à la révision du PAR prévue par le cadre national, une consultation du public aura lieu jusqu’au 10 mars 2024. Le préfet signera ensuite la version finale de l’arrêté après avoir pris en compte les consultations réalisées. Ces échanges pourraient aboutir à une révision du programme d’actions dès 2025.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lutte-contre-les-nitrates-en-bretagne-un-accord-de-methode-pour-limiter-la-pollution-des-eaux-ff69d7f8-d1bd-11ee-89c0-6cefac77e04a

 

Ouest-France

« Stereden », voilier construit pour l’école de la marine marchande de Paimpol, de retour cet été

Marie DESEVEDAVY. Publié le

À son tour, le bateau Stereden participera à la Fête des vieux gréements de Paimpol (Côtes-d’Armor), du 23 au 25 août 2024. Ce voilier était destiné à l’École nationale de la marine marchande de Paimpol, à la fin des années 1950. Depuis 2004, c’est à Marseille qu’il est basé.

La commande pour la construction du bateau « Stereden » a été faite en 1957, au chantier naval de primel, à Plougasnou (Finistère). Le voilier était destiné à l’École nationale de la marine marchande de Paimpol (Côtes-d’Armor).

La commande pour la construction du bateau « Stereden » a été faite en 1957, au chantier naval de primel, à Plougasnou (Finistère). Le voilier était destiné à l’École nationale de la marine marchande de Paimpol (Côtes-d’Armor). | FOURNIE PAR PHILIPPE DERAIN

Stereden met le cap sur Paimpol (Côtes-d’Armor). Ce voilier, d’une longueur de 8,50 m et d’une largeur de 2,90 m, rejoint l’Étoile et participera, lui aussi, à la Fête des vieux gréements, du 23 au 25 août 2024.  C’est formidable ce qui nous arrive là , se réjouit Michel Le Coquil, président de l’association organisatrice.

Lire aussi : « L’Étoile » participera à la Fête des vieux gréements : quel est ce bateau de la Marine nationale ?

Car Stereden n’est pas un inconnu des habitants de la cité des Islandais. Son histoire remonte aux années 1957, lorsque l’administration des Affaires maritimes passe commande, auprès du chantier Rolland, à Plougasnou, d’un bateau pour l’école nationale de la marine marchande de Paimpol.  Le chantier de mongrand-père et de mon père était très connu à Paimpol, car on construisait déjà des vedettes pour Bréhat », rappelle Yann Roland, qui se dit  ravi  de voir le gréement revenir dans le coin.

 C’était un gros dossier pour l’époque et un vrai honneur d’avoir ce bateau 

 L’administration voulait quelque chose qui reste classique, traditionnel, marin, solide et qui se rapproche le plus des bateaux de pêche, de travail, décrit celui qui assure la troisième génération à la tête du chantier familial. Elle ne voulait pas un bateau de plaisance. 

Lire aussi : Où acheter des billets pour assister à la 8e édition de la Fête des vieux gréements à Paimpol ?

Pour y parvenir, son père et son grand-père ressortent les gabarits d’un bateau construit par ce dernier, en 1936.  C’était un gros dossier pour l’époque et un vrai honneur d’avoir ce bateau. Il y avait cette envie de travailler pour l’administration , souligne Yann Rolland, qui s’est replongé dans les archives.

 Le bateau est resté dans son jus 

Lorsque l’école fermera ses portes, en 1988, le voilier sera affecté à l’école de l’administration des Affaires maritimes de Bordeaux.  Basé à Arcachon, il est désarmé et vendu aux enchères en 1990, rembobine Philippe Derain, propriétaire de Stereden depuis 2004. Il a depuis, comme port d’attache, le vieux port de Marseille. 

Et pour la première fois depuis cette année-là, le voilier quittera la cité phocéenne pour participer à la Fête des vieux gréements. Philippe Derain insiste :  Le bateau est resté dans son jus, on ne l’a pas modifié. 

Ce samedi 24 février 2024, l’association organisatrice de la Fête des vieux gréements tiendra son assemblée générale, à 18 h 30, à la salle des fêtes de Plourivo.

https://www.ouest-france.fr/mer/stereden-voilier-construit-pour-lecole-de-la-marine-marchande-de-paimpol-de-retour-cet-ete-1b3a2120-cfdb-11ee-bb1e-59012ec94aef

 

Barrage du Pont-Rolland : "On pourrait faire un mini Guerlédan dans le Penthièvre"

L'État menace de détruire le barrage électrique de Pont-Rolland, situé entre Hillion et Morieux, dans les Côtes-d'Armor. Une pétition circule sur internet pour le remettre en état.

L’État a tenté de vendre l’ouvrage et la centrale hydroélectrique située en aval en 2017 et en 2020 mais n’a pas trouvé preneur.

Quel avenir pour le barrage électrique de Pont-Rolland, situé entre les communes d'Hillion et de Morieux (Côtes-d'Armor) ? ©Valérie Grouazel

Le barrage électrique de Pont-Rolland, situé entre les communes d’Hillion et de Morieux (Côtes-d’Armor) est à l’arrêt depuis la fin de la concession avec EDF en 2013. L’État, son propriétaire, menace de le détruire.

Une pétition circule sur internet pour mettre en œuvre la reprise de sa production énergétique hydraulique et contribuer à l’autonomie énergétique du territoire. 

Le barrage a fait l’objet d’une concession avec EDF jusqu’en 2013

Le barrage a fait l'objet d'une concession avec EDF jusqu'en 2013. ©Valérie Grouazel

Une destruction à 2 millions d’euros

En 2017 et en 2020, l’Etat a essayé de vendre le barrage et l’usine hydroélectrique mais sans succès. Aujourd’hui, il souhaite donc s’en défaire en le détruisant. On parle d’un coût de démolition au minimum de 2 millions d’euros.

Alors, pour les lanceurs d’alerte, pourquoi ne pas « investir pour le remettre en fonctionnement ? Cet abandon de notre patrimoine industriel producteur d’électricité renouvelable, non polluante, est incompréhensible et inadmissible », selon la pétition en ligne.

Près de 500 personnes ont signé. 

Finies les pêches records pour les pêcheurs expérimentés de brochets et de sandres à cet endroit difficile d’accès.

À cet endroit difficile d'accès, finies les pêches records de brochets et de sandres pour les pêcheurs expérimentés. ©Valérie Grouazel

Les avis divergent

Pour André Ollivro, fondateur du collectif citoyen pour la remise en état du barrage du Pont-Rolland, on pourrait même « faire un mini Guerlédan dans le Penthièvre » avec cet outil amorti depuis des décennies. Mais les avis divergent.

Jean-Luc Barbo, le président de la commission locale de l’eau, est lui plutôt favorable à sa destruction pour rétablir la continuité écologique du Gouessant.

Il est rejoint par Guillaume Moser, président de l’association de pêche La Gaule Lamballaise qui, du point de vue de la protection du milieu aquatique et de la reproduction des poissons, conçoit que ce soit une bonne chose.

À lire aussi

Mais quelles seront les conséquences écologiques de la destruction du barrage dans la baie après 88 ans de dépôts sédimentaires au fond de la retenue d’eau ?

https://actu.fr/bretagne/morieux_22154/barrage-du-pont-rolland-on-pourrait-faire-un-mini-guerledan-dans-le-penthievre_60734248.html

 

Ouest-France

Fermeture des abattoirs Gad en Bretagne : la Cour de cassation valide la plupart des licenciements

Olivier RICHOU. Publié le

En novembre 2021, la cour d’appel de Rennes n’avait pas reconnu le licenciement abusif des salariés des abattoirs GAD, de Lampaul-Guimiliau, qui ont fermé en 2013. mercredi 14 février 2024, la Cour de cassation a rejeté le recours de 238 salariés et confirme cette première décision. La situation de six autres doit, en revanche, être revue par la cour d’appel d’Angers (Maine-et-Loire).

La Cour de cassation a rejeté, mercredi 14 février 2024, les recours de 238 anciens salariés des abattoirs Gad de Lampaul-Guimiliau, en Finistère, qui s’estimaient victimes d’un licenciement abusif en 2013. Mais la situation de six autres devra être réexaminée.

La Cour de cassation a rejeté, mercredi 14 février 2024, les recours de 238 anciens salariés des abattoirs Gad de Lampaul-Guimiliau, en Finistère, qui s’estimaient victimes d’un licenciement abusif en 2013. Mais la situation de six autres devra être réexaminée. | JOËL LE GALL ARCHIVES

La Cour de cassation a rejeté les recours de 238 anciens salariés des abattoirs Gad de Lampaul-Guimiliau, en Finistère, qui s’estimaient victimes d’un licenciement abusif en 2013.

Elle a en revanche jugé que la situation de six autres devrait être revue par la cour d’appel d’Angers car la cour de Rennes, en novembre 2021, n’a pas vérifié si l’entreprise avait refusé pour des raisons objectives de les reclasser aux postes pour lesquels ils s’étaient portés candidats.

Tous les efforts n’ont pas été faits pour six salariés

Les licenciements économiques de ces six personnes pourraient être remis en question s’il apparaissait que l’entreprise, en ne les nommant pas à ces postes, n’a pas fait tous les efforts possibles pour éviter leur licenciement. Selon la loi, rappelle la Cour, « il ne peut y avoir de licenciement économique que lorsque tous les efforts de formation et d’adaptation ont été réalisés et que le reclassement ne peut être opéré dans l’entreprise ou les entreprises du groupe ».

Lire aussi : Salariés, élus, avocate… Découvrez notre dossier sur la fermeture des abattoirs Gad, il y a 10 ans

Salariés non reclassés

Pour la cour d’appel de Rennes, les efforts étaient satisfaisants, chacun s’étant vu proposer soixante-deux postes de reclassement mais les intéressés n’avaient répondu favorablement qu’à trois propositions pour l’un d’eux et à une seule proposition pour les cinq autres. Ils n’y avaient pourtant pas été nommés.

La chambre sociale de la Cour de cassation s’est prononcée le 14 février mais ces décisions n’ont été rendues publiques d’une semaine plus tard. Elle n’a répondu qu’à certains arguments des salariés, estimant que les autres, qu’elle n’a pas énoncés, ne méritaient pas de réponse expliquée.

Les salariés critiquaient notamment le non-respect de l’ordre des licenciements, mais la Cour a observé qu’il n’y avait pas d’ordre à respecter lorsque tout le monde était licencié. Ils critiquaient aussi la faiblesse des mesures d’accompagnement, mais la cour de Rennes a souverainement apprécié celles-ci au regard de « la situation difficile de l’entreprise et du groupe », a dit la Cour de cassation.

Lire aussi : TÉMOIGNAGE. Cette avocate accompagne les ex-salariés des abattoirs Gad, depuis plus de dix ans

Les abattoirs Gad, qui employaient 889 salariés dans cet établissement, avaient été placés en redressement judiciaire le 27 février 2013, puis en liquidation le 11 septembre 2014.

https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/fermeture-des-abattoirs-gad-en-bretagne-la-cour-de-cassation-valide-la-plupart-des-licenciements-2937f59a-d166-11ee-89c0-6cefac77e04a

 

Ouest-France

Dans le Finistère, le centre Leclerc de Landerneau pris pour cible par Greenpeace

Aude KERDRAON. Publié le

Tôt ce jeudi 22 février 2024, une vingtaine d’activistes et de militants de Greenpeace ont déboulonné les logos du supermarché E. Leclerc à Landerneau (Finistère), « pour dénoncer la culpabilité de ces groupes agro-industriels dans la crise agricole ».

Des activistes de Greenpeace ont déboulonné le logo du centre Leclerc de Landerneau (Finistère), ce jeudi 22 février 2024.

Des activistes de Greenpeace ont déboulonné le logo du centre Leclerc de Landerneau (Finistère), ce jeudi 22 février 2024. | GREENPEACE

Le centre Leclerc de Landerneau, a été délesté de son logo tôt ce jeudi 22 février 2024, par quelques activistes de Greenpeace. À la place, ils ont placardé une grande banderole où l’on pouvait lire : « Leclerc se gave / agriculteurs exploités ». Une autre banderole a été déployée près de l’entrée du supermarché, mentionnant « Agrobusiness coupable ».

Lire aussi : En Bretagne, le siège du groupe agro-industriel Avril ciblé par des militants de Greenpeace

« Des bénéfices sur le dos des agriculteurs »

« Comme de nombreux autres distributeurs, le groupe Leclerc, dont le chiffre d’affaires a augmenté de 4 % en 2022 pour atteindre près de 44 milliards d’euros, fait des bénéfices sur le dos des agriculteurs et des consommateurs, en pratiquant des marges colossales et en menant de surcroît des négociations commerciales de façon opaque », dénonce Greenpeace dans un communiqué adressé à la rédaction.

À découvrir

« Il est temps de dénoncer les vrais coupables de l’impasse dans lequel notre système agricole se trouve actuellement, explique Sandy Olivar Calvo, chargée de campagne Agriculture à Greenpeace. Les politiques agricoles ont favorisé une dynamique d’industrialisation massive de notre système de production, et les politiques commerciales ultra-libérales menées par les gouvernements successifs depuis des décennies en sont responsables. Il n’est plus tolérable que les agriculteurs ne puissent pas vivre dignement de leur travail, qu’ils soient soumis à la concurrence déloyale des marchés internationaux, à la toute-puissance des géants de la grande distribution qui fixent seuls les prix, ou à la domination des agro-industriels qui les rendent dépendants d’un système délétère. »

Pour Greenpeace, « les pratiques des industries agro-alimentaires doivent être encadrées par les pouvoirs publics, et les agricultrices et agriculteurs doivent avoir un cap clair et être soutenus pour mettre en œuvre la transition agro-écologique ».

Cette action intervient à quelques jours de l’ouverture du salon international de l’agriculture à Paris, et alors que le gouvernement travaille sur la loi d’orientation et d’avenir agricoles (LOA). « Celle-ci risque de marquer des reculs pour l’écologie et l’avenir de notre agriculture, sans relever pour autant le défi majeur du renouvellement des générations agricoles », prévient Greenpeace.

Nous avons essayé de contacter, en vain, la direction du centre Leclerc.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/landerneau-29800/le-centre-leclerc-de-landerneau-pris-pour-cible-par-greenpeace-56302b96-d15a-11ee-bb1e-59012ec94aef

 

Le Diben mercredi 21 février 2024

Morlaix le PCF rend hommage à Missak et Mélinée Manouchian mercredi 21 février 2024

L'Affiche Rouge  Ismaël Dupont et Daniel Ravasio. Photo pyb29 Ismaël Dupont et Daniel Ravasio. Photo pyb29

Discours d'Ismaël Dupont

« Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes

Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants

L'affiche qui semblait une tache de sang

Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles

Y cherchait un effet de peur sur les passants »

Sur l'AFFICHE ROUGE de la Propagande Nazie, au-dessus des images d'attentats, d'un corps criblé de balles, de déraillements, et d'armes censées identifier les résistants à des criminels, les visages et les noms de dix camarades arrêtés à la mi-novembre 1943.

Dix sur vingt-trois du groupe Manouchian qui furent condamnés à mort, dont 21 exécutés avec Missak, leur commandant militaire, le 21 février 1944, au Mont Valérien, il y a 80 ans, jour pour jour.

A l'affiche en haut, de gauche à droite:

Szlama Grzywacz : 35 ans, juif polonais, de Wolomin, communiste depuis 1925, qui logeait chez les Krasucki avant guerre, de la même ville que la famille de Henri Krasucki.

Thomas Elek : 20 ans, juif hongrois, né à Budapest, dans une famille d'intellectuels communistes qui émigre en France en 1930. Il quitte le lycée Louis Le Grand pour s'engager dans la Résistance en 1941.

Wolf Wajsbrot: 19 ans, juif polonais né à Krasnik. Apprenti mécanicien engagé dans les FTP-MOI en 1942.

Robert Witchitz, 20 ans, né dans le département du Nord, d'une famille juive polonaise. Le jeune homme milite à la Jeunesse communiste et travaille comme ajusteur.

Moska ou Maurice Fingercweig dit "Marius". Né à Varsovie en 1923. Ouvrier tapissier, militant de la Jeunesse communiste, il s'engage dans le 2e détachement juif des FTP-MOI et prend part à des actions armées.

Son père et ses deux frères sont morts en déportation.

Plus bas :

Joseph Boczov: 38 ans. Juif hongrois, c'est un chimiste, spécialiste des explosifs. Communiste depuis longue date, ancien des Brigades Internationales, il devient chef du détachement FTP-MOI, qui se spécialise dans le déraillement de trains transportant des troupes et du matériel de guerre allemands.

A sa droite :

Spartaco Fontano, 22 ans, fils d'antifascistes italiens réfugiés en France après sa naissance. Il interrompt ses études à l'École des arts et métiers en 1942 pour rejoindre les FTP.

A son père, sa mère, sa sœur, il écrit : « Ma mort n'est pas un cas extraordinaire, il faut qu'elle n'étonne personne et que personne ne me plaigne, car il en meurt tellement sur les fronts et dans les bombardements qu'il n'est pas étonnant - que moi, un soldat, je tombe aussi. »

Célestino Alfonso, 28 ans, menuisier, espagnol, responsable des Jeunesses Communistes à Ivry, Combattant et commissaire politique dans les Brigades Internationales où il a dû croiser notre Henri Tanguy, devenu Rol-Tanguy suite à la mort de son copain Rol pendant la Guerre d'Espagne.

« La mort n'éblouit pas les yeux des partisans », le vers des Strophes pour ce souvenir d'Aragon, poème chanson sous le nom de l'Affiche Rouge avec Léo Ferré, s'applique si bien à sa dernière lettre de condamné à mort, écrite le 21 février 1944 à ses parents, ses frères et sœurs, sa femme et son fils :

« Je ne suis qu'un soldat qui meurt pour la France.

Je vous demande beaucoup de courage comme j'en ai moi-même: ma main ne tremble pas, je sais pourquoi je meurs et j'en suis très fier.

Ma vie a été un peu courte, mais j'espère que la vôtre sera plus longue.

Je ne regrette pas mon passé, si je pouvais revivre, je serais encore le premier. »

et Marcel Rajman, 21 ans, juif polonais, ouvrier du textile, tricoteur, jeune communiste engagé dans la Résistance depuis le début de l'occupation dans les « Bataillons de la Jeunesse » sous la direction d'Albert Ouzoulias, qui écrit ses paroles étranges et pleines d'euphorie à sa mère dans sa dernière lettre, lui l'auteur de « 13 attentats » de la Résistance (mettons des guillemets), et de l'exécution du Patron SS du STO Julius Ritter :

« Excuse-moi de ne pas t'écrire plus longuement, mais nous sommes tous tellement joyeux que cela m'est impossible quand je pense à la peine que tu ressens. Je ne puis te dire qu'une chose, c'est que je t'aime plus que tout au monde et que j'aurais voulu vivre rien que pour toi. Je t'aime, je t'embrasse, mais les mots ne peuvent dépeindre ce que je ressens. »

Sa maman sera gazée à Auschwitz.

Et enfin

Missak MANOUCHIAN, arménien, qui signe sa dernière lettre à Mélinée, son orpheline bien aimée, une lettre signée « Manouchian, Michel ».

Missak le poète, l'animateur d'une revue culturelle et politique arménienne, Zangou, l'ouvrier, l'amoureux, le militant communiste infatigable depuis 1934, le rescapé du Génocide arménien, qui a grandi dans des orphelinats, en Syrie et au Liban, avant d'arriver en France, à Marseille, à 18 ans, comme son amour, Mélinée Soukémian, née à Constantinople (Istanbul) et ayant été éduquée dans des orphelinats à Smyrne, et à Thessalonique et Corinthe en Grèce, après le massacre de ses parents dans le Génocide de 1915, qui coûta la vie à 1,200 000 Arméniens au moins.

Avec eux, et ils ne figurent pas sur l'Affiche Rouge, furent arrêtés, jugés, et  moururent:

Roger Rouxel, ouvrier tourneur, 18 ans, réfractaire du STO

Georges Cloarec, 21 ans, d'origine bretonne, mais né en Eure-et-Loir, ouvrier agricole, refractaire du STO

Rino della Negra, 21 ans, footballeur talentueux du Red Star né dans le Pas-de-Calais et d'origine italienne

Jonas Geduldig, juif polonais, ancien des Brigades Internationales, 25 ans

Emeric Glasz, juif hongrois, mécanicien, 22 ans

Léon Goldberg, juif polonais, 20 ans

Stanislas Kubacki, bûcheron communiste polonais, ancien des Brigades Internationales, 36 ans

Cesare Luccarini, italien, 22 ans

Antonio Salvadori, ouvrier du bâtiment, 23 ans

Amadeo Ussiglio, terrassier carreleur, 32 ans

Willy Schapino, juif polonais, 33 ans

Arpene Tavitian, arménien soviétique, 49 ans, l'aîné du groupe.

Et la belle Olga Bancic seule femme du groupe Manouchian des 23, même si les femmes étaient très nombreuses dans la FTP MOI, dont beaucoup d'autrichiennes, de polonaises, de tchèques, de hongroises, de roumaines germanophones, qui faisaient du renseignement et un travail de propagande auprès des troupes d'occupation.

Elle fait partie du groupe des 23 de Manouchian, mais n'a pas fusillée le 21 février 1944 contrairement à ses camarades mais est décapitée le jour de son trente-deuxième anniversaire, le 10 mai 1944 en Allemagne, à Stuttgart, après avoir été affreusement torturée.

Olga Bancic est une juive roumaine née en 1912 en Bessarabie, alors province russe, ouvrière et communiste depuis ses 16 ans, qui fut arrêtée et maltraitée par la dictature fasciste en Roumanie avant d'arriver en France et de reprendre le combat avec la MOI, le PCF, et la Résistance.

Sous le pseudonyme de « Pierrette », elle était chargée de l'assemblage des bombes et des explosifs, de leur transport et de l'acheminement des armes avant et après les opérations. Elle a ainsi participé indirectement à une centaine d'attaques contre des allemands et des collaborateurs.

A sa fille Dolorès, appelée ainsi en hommage à la passionaria Dolores Ibarruri, elle écrit :

« Je meurs avec la conscience tranquille et avec toute la conviction que demain tu auras une vie et un avenir plus heureux que ta mère. Tu n'auras plus à souffrir. Sois fière de ta mère, mon petit amour. J'ai toujours ton image devant moi. »

On ne peut pas ne pas citer non plus Joseph Epstein, communiste juif polonais, "Colonel Gilles, arrêté avec Missak Manouchian à la sortie de la gare d'Evry Petit-Bourg le mardi 16 novembre 1943. C'était le grand chef politique des FTP-MOI.

Le 16 novembre 1943, 68 partisans FTP-MOI sont arrêtés par la police française, ses brigades spéciales et renseignements généraux, qui les traquaient depuis des mois.

En tout, en quatre rafles l'année 1943, 200 résistants de la FTP MOI auront été arrêtés en région parisienne entre mars et début décembre. L'organisation combattante qui organisait des attentats à Paris est très affaiblie et la lutte armée dans la capitale ne reprendra vraiment qu'au moment de l'insurrection.

Cette histoire vient de loin :

Les résistants d'origine étrangère engagés dans les FTP MOI pour beaucoup fuient des pays où ils ont été persécuté par le racisme, l'antisémitisme, le fascisme, et lui ont parfois mener la guerre aussi, une guerre qu'ils reprennent en France. Avant d'être des patriotes français, ce sont des antifascistes, des communistes, des militants internationalistes, des révolutionnaires. Leur combat est politique au sens plein.

Manouchian meurt sans « haine en lui contre le peuple allemand » comme il l'écrit dans sa lettre à Mélinée parce qu'il est anti-nazi et pas anti-allemand. Il est pour l'union des travailleurs et des peuples dans un objectif de révolution et d'émancipation sociale et humaine. Voir des nationalistes d'extrême-droite héritiers de la collaboration s'associer à l'hommage national à Missak et Mélinée Manouchian, deux militants qui ont sacrifié leur vie à combattre ces idées racistes et xénophobes, et autoritaires, est un scandale !

Beaucoup des militants FTP-MOI ont milité dans un PCF et une JC alors que les militants communistes étaient traqués, arrêtés, après la Pacte Germano-Soviétique, avant même l'installation de Vichy, puis après la débâcle, les communistes étant la cible privilégiée de Vichy avec les Juifs et les Franc-maçons. Cela a été le cas du jeune Guy Môquet, livré ensuite aux allemands comme « otage » subversif et interné politique et fusillé à Châteaubriant le 22 octobre 41.

La MOI - Main d'œuvre Immigrée - est une des structures créée par le PCF dans les années 1920 (d'abord sous le nom de Main d'œuvre étrangère) pour organiser par groupe de langues les ouvriers immigrés appelés en nombre pour la reconstruction de la France après la première guerre mondiale.

La MOI dépendait directement de la direction centrale du PCF et visait à faire progresser son influence dans le prolétariat d'origine étrangère afin de favoriser les objectifs révolutionnaires et d'émancipation.

Dans la clandestinité, la MOI joue un rôle important dans la participation des immigrés et étrangers - juifs persécutés et entrés dans la clandestinité et la résistance, anciens des Brigades internationales, arméniens, exilés antinazis allemands et autrichiens, prisonniers de guerre soviétiques - à la Résistance.

La MOI a également édité en France une presse en langue étrangère et de nombreuses publications communautaires et antiracistes.

A partir de l'été 1941, sur la base d'une Organisation Spéciale et d'un entraînement militaire déjà donnés à des Jeunesses Communistes clandestins, le Parti communiste s'engage dans la lutte armée contre l'occupant nazi et ses collaborateurs à Paris et dans tout le pays. Le signal de ce déclenchement de la lutte armée contre l'occupant est donné sur le sol de France par Pierre Georges, Colonel Fabien, quand il tue l'officier de marine Allemand Moser à la station Barbès-Rochechouart en août 1941 pour venger à la fois les crimes abominables de l'armée nazie en Union Soviétique et l'exécution de ses camarades de la jeunesse communiste, Henri Gautherot et Samuel Tyszelmann, fusillés le 19 août 1941 par les Allemands suite à la manifestation patriotique du 11 août 1941.

Auparavant les communistes, et singulièrement les communistes juifs de la FTP MOI avaient dénoncé les rafles dites du billet vert des juifs étrangers d'Ile-de-France en mai 1941 – plus de 4000 juifs étrangers raflés et qui iront presque tous en déportation à Auschwitz quelques mois plus tard.

Et beaucoup de jeunes ouvriers juifs, notamment originaires d'Europe centrale et de l'est, ont à ce moment rejoint la rejoint la Résistance communiste.

Et parmi les 522 otages fusillés d'août 1941 à juin 1942 par les Allemands, 124 étaient juifs, soit 20%, et la plupart étaient communistes. Parmi ces résistants juifs MOI figuraient notamment le père du chanteur Jean-Jacques Goldman, Albert Goldman.

Les MOI comptent environ 300 militants d'origine juive étrangère, mais aussi de nombreux italiens, espagnols, polonais, et arméniens, etc.

Ce sont ces résistants d'origine étrangère organisés dans l'action directe contre l'occupant et ses collaborateurs par le Parti Communiste qui sont honorés par la Nation avec l'entrée de Missak et Mélinée Manouchian au Panthéon, Mélinée décédée en 1989 à qui l'on doit la publication des œuvres poétiques de Missak Manouchian qui était une grande âme « ivre de liberté » et d'amour en même temps qu'un grand Résistant, le premier honoré d'une entrée au Panthéon parmi d'autres résistants communistes qui auraient pu y prétendre aussi :

Marie-Claude Vaillant Couturier, Martha Desrumaux, Danielle Casanova, Rol-Tanguy, Henri et Cécile, Guy Môquet, Croizat, Marcel Paul, etc. Cela viendra peut-être un jour. Il ne faut désespérer.

En tout cas c'est un oubli et une injustice réparés, celui infligés au combat des communistes pour le progrès humain et social en France, se traduisant par de grandes conquêtes sociales (La Sécurité Sociale et les retraites par répartition, les congés payés, la limitation du temps de travail, les services publics, EDF, le statut de la fonction publique), un héritage que tente de détruire et d'effacer le président Macron et l'idéologie néo-libérale qu'il sert, comme celui de la tradition d'accueil de notre pays, et du droit d'asile, battu en brèche par la récente loi immigration.

C'est ce qui rend cet hommage à Missak et Mélinée Manouchian si important, au moment où la peste brune, le racisme et la guerre reviennent dans le monde, en Europe, et où l'extrême-droite est banalisée et plus forte que jamais en France.

« Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement ». écrivait Manouchian dans sa dernière lettre. Soyons digne de lui et de son sacrifice !

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère.

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2024/02/photos-de-l-hommage-a-missak-et-melinee-manouchian-et-aux-resistants-des-ftp-moi-a-morlaix-place-rol-tanguy-ce-mercredi-21-fevrier-2024.html

Diaporama : Morlaix le PCF rend hommage à Missak et Mélinée Manouchian mercredi 21 février 2024

 

Ouest-France

Des canons à eau et des gendarmes mobiles à Saint-Brieuc pour la manifestation des agriculteurs

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Des agriculteurs de tout le département sont attendus à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) pour une manifestation mercredi 21 février 2024. La préfecture a renforcé le maintien de l’ordre par rapport aux précédents mouvements, avec la mobilisation de canons à eau et de gendarmes mobiles.

Deux canons à eau ont été stationnés sur la place de la préfecture, à Saint-Brieuc, quelques heures avant la manifestation annoncée d’agriculteurs.

Deux canons à eau ont été stationnés sur la place de la préfecture, à Saint-Brieuc, quelques heures avant la manifestation annoncée d’agriculteurs. | OUEST-FRANCE

Alors qu’une manifestation d’agriculteurs est annoncée à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) ce mercredi 21 février 2024 dans l’après-midi, la préfecture se protège. À midi, deux canons à eau ainsi que plusieurs camions de gendarmes mobiles étaient stationnés sur le parking devant le bâtiment de la préfecture.

Les agriculteurs ont prévu de converger vers Saint-Brieuc depuis cinq points du département (Broons, Dinan, Plouisy, Trémuson et Loudéac). Ils répondent à l’appel de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs qui demandent au gouvernement d’accélérer sur les mesures annoncées. Les manifestants ont prévu de déverser de la terre sur le parking.

Le mercredi 6 décembre 2023, ils avaient été plus de 300 à débarquer devant la préfecture et plusieurs bennes avaient été déversées sur les grilles. La préfecture avait porté plainte pour ces dégradations, sans que les auteurs ne soient pour l’heure identifiés.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/des-canons-a-eau-et-des-gendarmes-mobiles-a-saint-brieuc-pour-la-manifestation-des-agriculteurs-d16201a8-d0b1-11ee-89c0-6cefac77e04a

 

Ouest-France

À Saint-Jean-du-Doigt, pourquoi un parapluie de fer sur la fontaine de l’enclos ?

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La fontaine de l’enclos paroissial de Saint-Jean-du-Doigt (Finistère) est recouverte d’un immense parapluie d’aluminium bâché. Le chantier du monument de style Renaissance entre dans le dur, et doit se prolonger jusqu’au mois de mai.

La fontaine monumentale est sous cloche, c’est parti pour trois mois de travaux.

La fontaine monumentale est sous cloche, c’est parti pour trois mois de travaux. | OUEST-FRANCE

Dans le cœur historique du bourg de Saint-Jean-du-Doigt (Finistère), l’heure est aux grandes manœuvres. Il s’agit de recouvrir la fontaine d’un immense « parapluie » de fer au cœur de l’enclos paroissial. Dit comme cela, tout paraît simple. Sa restauration devenait nécessaire : au fil des années, le granit de Kersanton de la fontaine s’est érodé à cause des intempéries et des algues recouvrant en partie le monument. Plusieurs des figurines de plomb, représentant le baptême dans le Jourdain, se sont aussi décrochées ou ont été déposées par mesure de préservation.

Classée monument historique dès 1886, la fontaine est un joyau patrimonial. | OUEST-FRANCE

La fontaine, qui date de 1691, a été construite par Jacques Lespagnol, maître sculpteur à Morlaix. Dès 1886, date de son classement au titre des Monuments historiques, l’intérêt de cette fontaine à candélabre est remarqué pour son architecture originale, une réalisation unique au regard de la technique utilisée en pierre et plomb. La fontaine est toujours alimentée par la même source, située à 50 mètres d’altitude sur les hauteurs de Plougasnou, ce qui explique le fort débit du jet d’eau.

À lire sur le sujet : Saint-Jean-du-Doigt. Le rôle d’Anne de Bretagne dans la construction chaotique de l’église

Soutien de la Fondation de France

Parlons sous et calendrier. Dans un premier temps, l’entreprise Coadou, pour un montant de 160 660 € HT, va démonter toutes les parties ornementales en plomb pour une restauration en atelier. Des maçons du groupe Villemain prendront le relais pour restaurer le socle en pierre, la colonne et les vasques, pour environ 57 000 € HT.

Les travaux de restauration vont durer trois mois. La commune a reçu le soutien de la Fondation du patrimoine, et la campagne d’appel aux dons, lancée en juillet 2021, a permis de collecter 11 910 €. Elle est toujours ouverte.

Une fois toute la fontaine et ses statues en plomb restaurées, la fontaine sera remise en eau fin mai. Tout devrait être prêt pour la fête du pardon, fin juin.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jean-du-doigt-29630/a-saint-jean-du-doigt-pourquoi-un-parapluie-de-fer-sur-la-fontaine-de-lenclos-7532b44e-cfd6-11ee-9f82-af005fb2f6fc

 

Le Diben mardi 20 février 2024

Ollivro Andre

André Ollivro le 12 juillet 2022 à Hillion. Photo pyb29

André Ollivro le 12 juillet 2022 à Hillion. Photo pyb29

Manouchian, un devoir de mémoire...... je suis reconnaissant à tous ces Résistants d'où qu'ils viennent et qui sur le sol "France" ont marqué leur amour pour un pays qui sut les adopter, je pleure de joie à cette reconnaissance au Panthéon, la liberté à ces moments de gloire, enfin je suis fier aussi d'avoir eu comme boss au comité d'entreprise de l’EDF-GDF, Georges Duffau fils du Colonel Gilles de la Résistance. Il n'en dit rien dans le travail, ce n'est qu'au moment de la célébration des Lycéens martyrs de St-Brieuc que je découvris accompagnant Badinter en 2003 au lycée Ernest-Renan mon Georges Duffau ancien chef du service informatique du Comité d'entreprise et donc fils de Joseph Epstein de l'Affiche Rouge.
Je suis ému et fier d'avoir été un combattant dans les rangs du Parti Communiste, d’avoir été élu à Saint-Ouen l'Aumône et de faire progresser les idées humanistes pour un monde de paix et de justice sociale. Vive Antonio Gramsci. Vive le Tché.
 

L'Affiche Rouge

Musée de La Libération 05 septembre 2019. Photo pyb29

Photo prise au Musée de La Libération de Paris

Léo Ferre - L'affiche rouge (Audio Officiel)

L'Affiche rouge. De Léo Ferré et Louis Aragon. Interprété par Feu! Chatterton.

 

Ouest-France

Coup de théâtre pour les magasins Galeries Lafayette détenus par Michel Ohayon

Olivier DARRIOUMERLE. Publié le

Coup de théâtre à Bordeaux : le groupe Galeries Lafayette, le fournisseur-franchisé, principal créancier de l’homme d’affaires bordelais Michel Ohayon, a accepté d’abandonner 70 % de ses 38 millions de dette et de renégocier les royalties dans deux ans.

Le maire de Lorient a apporté son soutien aux Galeries Lafayette de sa ville.

Le maire de Lorient a apporté son soutien aux Galeries Lafayette de sa ville. | THIERRY CREUX / OUEST-FRANCE

Le dernier round de discussions sur le plan de sauvegarde de vingt-six magasins Galeries Lafayette (dont, dans le grand Ouest, ceux de Caen, La Roche-sur-Yon, Lorient, et Niort) exploités en franchise par Hermione People & Brands, l’entreprise de l’homme d’affaires bordelais Michel Ohayon s’est tenu, le 21 février, devant le tribunal de commerce de Bordeaux, en Gironde.

Lire aussi : Malgré le plan de sauvegarde, les Galeries Lafayette de Nantes ne sont pas menacées

Surprise : le premier des créanciers de Michel Ohayon, la société Galeries Lafayette, a accepté le plan de sauvegarde. Le fournisseur-franchisé accusait pourtant une dette de 38 millions d’euros (stocks initiaux impayés, l’approvisionnement de la marchandise et la franchise sur les produits vendus). Celui-ci craignait, lors de la première audience du 14 février, « la double peine », car « rien ne lui garantissait que la société Hermione arrêterait d’engendrer de nouvelles dettes ». Les avocats de Michel Ohayon avaient conclu, en substance : c’est à prendre, ou à laisser.

Lire aussi : Go Sport, Gap, magasins Galeries Lafayette… Que se passe-t-il au sein de la galaxie Michel Ohayon ?

Les Galeries Lafayette disaient avoir « entendu » les efforts que demandait Michel Ohayon : l’effacement de 70 % de la dette et l’échelonnement des 30 % restants sur une période de dix ans. Mais, hors de question de renégocier les relations contractuelles, dont les royalties et le délai de paiement.

Un plan « irréaliste » revu

La société Galeries Lafayette a finalement livré sa réponse, ce mercredi 21 février, jour de l’audience… à 1 h 30 du matin. Le plan, jugé « irréaliste », est revenu à la raison. Michel Ohayon a réduit ses prévisions de 11 % à 4 % de hausse, rajoutant 9 millions d’euros dans l’affaire. Il ne prévoit « plus que » 5,7 millions de pertes en 2024. Quant à son engagement qui consistait à faire entrer de nouvelles marques, il sera repoussé en 2026-2027.

En échange, la société Galeries Lafayette (qui ne lui appartient pas) a accepté de continuer à faire affaire avec lui… promettant même une renégociation des royalties dans deux ans. Une illustration du « doux commerce » bordelais, cher à Montesquieu. Le tribunal rendra son délibéré sur le plan de sauvegarde le 20 mars.

https://www.ouest-france.fr/economie/commerce/coup-de-theatre-pour-les-magasins-galeries-lafayette-detenus-par-michel-ohayon-7a431278-d0ec-11ee-89c0-6cefac77e04a

 

Ouest-France

« C’est honteux de payer pour travailler » : à Brest, on proteste contre les parkings payants du CHU

Emma GEORGES. Publié le

Ce mardi 20 février 2024, une cinquantaine de personnes s’est mobilisée devant l’hôpital Morvan, à Brest (Finistère). Le personnel hospitalier proteste contre les parkings payants mis en place par le CHU avec la nouvelle concession de stationnement.

Ce mardi 20 février 2024, une cinquantaine de personnes se sont mobilisées devant l’hôpital Morvan, à Brest (Finistère), pour protester contre les parkings payants.

Ce mardi 20 février 2024, une cinquantaine de personnes se sont mobilisées devant l’hôpital Morvan, à Brest (Finistère), pour protester contre les parkings payants. | OUEST-FRANCE

Ce mardi 20 février 2024, une cinquantaine de personnes s’est mobilisée devant l’hôpital Morvan, à Brest (Finistère), pour protester contre la mise en place des parkings payants pour le personnel et les usagers.

Depuis le 15 janvier 2024, le CHU de Brest applique une nouvelle concession de stationnement pour les sites de Morvan et de la Cavale Blanche. L’exploitation et la maintenance des parkings sont à présent confiées au prestataire Q-Park, avec qui un partenariat a été signé afin de désengorger les parkings. « La concession a permis de mettre en place dans un délai réduit de nouvelles infrastructures que le CHU n’était pas en mesure de financer et de réaliser seul », souligne la direction. Un manque de financement dénoncé par Soizic Patinec, de la CFDT : « Ce qui est choquant c’est que les enveloppes de l’État ne sont pas suffisantes pour que le stationnement des hôpitaux publics reste gratuit. »

« Il y a de la discrimination »

Dès 10 h ce mardi, en arrivant à l’entrée de l’hôpital Morvan, les automobilistes ont découvert les barrières enrubannées et un tract est distribué en même temps que leur ticket d’entrée. « Surtout, il faut que vous passiez par ici au retour, la sortie est gratuite jusqu’à midi », lance une manifestante.

À découvrir

Si sur le site de la Cavale Blanche le stationnement est gratuit pour tous les soignants, ce n’est pas le cas à Morvan où des critères sont instaurés pour obtenir un emplacement. « Il y a de la discrimination entre les deux sites », affirme une soignante mobilisée. « Les règles de stationnement étaient déjà différentes entre nos sites avant cette nouvelle concession, assure de son côté le CHU. Les contraintes spatiales ne nous permettent pas d’offrir un volume de place équivalent sur chacun de nos sites et les dessertes via les transports en commun ne sont pas non plus les mêmes. »

Des tracts sont distribués aux automobilistes qui entrent dans l’établissement. | OUEST-FRANCE

Habitant à plusieurs kilomètres de l’établissement, certains soignants ont dû investir dans un vélo, d’autres sont tributaires des transports en commun. Plusieurs, qui n’ont pas d’autres choix que de venir en voiture, prennent la route avec parfois une heure et demie d’avance pour réussir à trouver une place de stationnement. Pour « éviter ce stress », l’une des manifestantes a pris un abonnement à 50 € par mois dans un parking situé à proximité : « C’est honteux de devoir payer pour venir travailler. »

Des solutions proposées

L’objectif de cette mobilisation était également d’alerter sur la fin de la gratuité pour les patients et les visiteurs. « Les familles ne peuvent plus rendre visite parce que ça leur coûte cher, alors que les patients ont besoin de voir leurs proches », assurent les soignants. De son côté, le CHU précise qu’« un tarif unique de 1,70 € est réservé aux patients, remboursable par la Sécurité sociale ».

Ce mardi 20 février 2024, une cinquantaine de personnes se sont mobilisées devant l’hôpital Morvan, à Brest (Finistère), pour protester contre les parkings payants. | OUEST-FRANCE

Navette, accès gratuit aux transports en commun… Plusieurs solutions sont proposées par les syndicats pour améliorer la situation. « Différentes pistes de travail sont déjà étudiées pour ajuster notre contrat et renforcer notre démarche de soutien aux mobilités durables. Elles sont bien en cours d’instruction depuis plusieurs semaines », affirme le CHU.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/cest-honteux-de-payer-pour-travailler-a-brest-on-proteste-contre-les-parkings-payants-du-chu-563ef448-cfd7-11ee-89c0-6cefac77e04a

 

Ouest-France

Agent Enedis agressé près de Morlaix après une intervention : la gendarmerie cherche des témoins

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Un agent Enedis a été agressé, dimanche 18 février 2024, vers 20 h, alors qu’il terminait une intervention entre Guerlesquin et Plougonven, près de Morlaix (Finistère). La gendarmerie lance un appel à témoins.

Les gendarmes de la compagnie de Plourin-lès-Morlaix lancent un appel à témoins, après l’agression d’un agent Enedis.

Les gendarmes de la compagnie de Plourin-lès-Morlaix lancent un appel à témoins, après l’agression d’un agent Enedis. | JEROME FOUQUET/ARCHIVES OUEST-FRANCE

Un agent Enedis a été agressé, dimanche 18 février 2024, vers 20 h, entre Guerlesquin et Plougonven (Finistère), alors qu’il circulait sur la RD37. L’homme, âgé de 47 ans, venait de terminer une intervention avec son véhicule à nacelle, et s’est retrouvé bloqué sur l’axe par deux véhicules.

Après l’avoir laissé passer, tous deux ont commencé à le suivre. Le premier, dont la marque n’a pas été identifiée, a percuté le véhicule de l’agent Enedis, par l’arrière. Celui-ci s’est donc arrêté.

Une Peugeot 407 grise

Le conducteur du second véhicule, une Peugeot 407 grise, s’est également arrêté, et a alors commencé à invectiver l’agent. Il l’a violemment frappé, avant de prendre la fuite.

L’homme de 47 ans s’est vu délivrer une interruption totale de travail de trois jours.

Un agent Enedis a été agressé près de Morlaix (Finistère), après une intervention, dimanche 18 février 2024. | MARC OLLIVIER / ARCHIVES OUEST FRANCE

La gendarmerie recherche donc des témoins qui auraient pu voir quelque chose la nuit du 18 février 2024, vers 20 h, sur la route départementale 37, entre Guerlesquin et Plougonven.

Pour toute information, vous pouvez contacter la compagnie de gendarmerie de Plourin-lès-Morlaix : 02 98 88 58 13.

https://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/agent-enedis-agresse-pres-de-morlaix-apres-une-intervention-la-gendarmerie-cherche-des-temoins-bac63016-d018-11ee-89c0-6cefac77e04a

 

Ouest-France

À Perros-Guirec, les vieux gréements de Ploumanac’h cherchent du sang neuf

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Après avoir fêté ses 40 ans, l’association des Vieux gréements de Ploumanac’h, à Perros-Guirec (Côtes-d’Armor), lance un appel aux bonnes volontés pour rejoindre le comité d’administration de l’association. Il en va du maintien de la fête des vieux gréements, assurent les bénévoles.

Chaque année, les vieux gréements sortent pour une fête dans le port de Ploumanac’h. Un événement festif et traditionnel qui a besoin de sang neuf pour être maintenu. 

Chaque année, les vieux gréements sortent pour une fête dans le port de Ploumanac’h. Un événement festif et traditionnel qui a besoin de sang neuf pour être maintenu.  | ARCHIVES OUEST-FRANCE

À Perros-Guirec (Côtes-d’Armor), les membres du comité d’administration de l’association des Vieux gréements de Ploumanac’h, qui a fêté ses 40 ans en 2023, lance un appel aux bonnes volontés pour rejoindre le comité d’administration :  Il est primordial que de nouvelles personnes nous rejoignent afin d’assurer la pérennité de l’association ainsi que l’organisation de ses fêtes sur le port de Ploumanac’h , précise l’association dans un communiqué.

Assemblée générale vendredi 23 février

Pour rappel, l’association des Vieux gréements de Ploumanac’h est en charge de l’organisation de la fête des vieilles coques, au port de Ploumanac’h. Elle a pour but la sauvegarde du patrimoine maritime et bâti du Trégor, et plus généralement de Bretagne.

Le comité d’administration 2024 sera formé lors de l’assemblée générale se tiendra le vendredi 23 février 2024, à 18 heures, à la Maison des Traouïéro. La fête des vieux gréements 2024 doit se dérouler le dimanche 18 août. Renseignements complémentaires au 06 32 40 71 95.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/perros-guirec-22700/a-perros-guirec-les-vieux-greements-de-ploumanach-cherchent-du-sang-neuf-18d65fc4-cb59-11ee-be0b-364738a87aaa

 

Ouest-France

À Morlaix, la modernisation à 60 millions d’euros du lycée Tristan-Corbière continue

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La modernisation du lycée Tristan-Corbière, à Morlaix (Finistère), se poursuit. Au total, 60 millions d’euros vont être investis en dix ans, pour rénover les ateliers destinés à la filière aéronautique ou encore chaudronnerie. La Région fait un point d’étape.

Le lycée Tristan-Corbière, à Plourin-lès-Morlaix, bénéficie d’une restructuration depuis plusieurs années. Au total, 60 millions d’euros seront investis par la Région.

Le lycée Tristan-Corbière, à Plourin-lès-Morlaix, bénéficie d’une restructuration depuis plusieurs années. Au total, 60 millions d’euros seront investis par la Région. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Alors que les travaux du lycée Tristan-Corbière à Morlaix (Finistère) ont débuté il y a déjà plusieurs années, la Région Bretagne a décidé de faire un point d’étape, dans un communiqué daté du 20 février 2024.

La Région prévoit d’investir « 60 millions d’euros en 10 ans pour moderniser » l’établissement. D’ici quelques mois, la filière aéronautique du lycée disposera « d’un bel outil d’apprentissage, [avec] la modernisation et l’extension des ateliers dédiés, situés sur le site de l’aéroport de Morlaix-Ploujean ».

Lire aussi : EN IMAGES. Près de Morlaix, une partie du lycée Tristan-Corbière se métamorphose

À découvrir

L’extension fait 435 m² et elle hébergera un atelier propulseurs-moteurs de 140 m², une salle avionique, des vestiaires, un espace détente. Une deuxième extension, connectée à la première, vise à créer un hangar de 995 m² pour stationner les aéronefs dédiés aux enseignements.

La deuxième phase des travaux de restructuration du lycée Tristan-Corbière, à Plourin-lès-Morlaix, a été inaugurée, mardi 30 mai 2023. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Ces extensions, dont la construction a commencé en novembre 2023, devraient être mises en fonctionnement après les vacances d’automne 2024. Une deuxième phase de travaux débutera alors : la réhabilitation de la halle existante. Au total, 6,98 millions d’euros seront déboursés pour cette partie des travaux

Au lycée Tristan-Corbière de Plourin-lès-Morlaix, le CDI est désormais tout neuf, après une importante restructuration, financée par la Région Bretagne. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Lire aussi : REPORTAGE. Dans cet avion qui ne vole pas, hôtesses et stewards vont être formés en Bretagne

Des ateliers chaudronnerie et électricité tout neufs

Parmi les autres opérations d’ampleur, fin 2021, la Région entamait la déconstruction-reconstruction des 3 500 m² d’ateliers destinés aux formations microtechnique, électricité et chaudronnerie.

Afin de maintenir les cours, ce chantier a été mené en deux phases. De fin 2021 à juin 2023, les enseignements ont été “resserrés” dans une moitié d’ateliers afin de lancer la déconstruction-reconstruction de l’autre moitié du bâtiment.

Depuis la rentrée 2023, les enseignements pratiques sont dispensés dans la partie neuve. La déconstruction-reconstruction de la seconde moitié des ateliers a alors débuté. « La mise en fonction des ateliers dans leur entièreté est prévue au troisième trimestre 2024 », souligne la Région.

Concrètement, ces nouveaux ateliers vont permettre de mieux évacuer les poussières et fumées, « tout en puisant les calories de l’air sortant. L’air réinjecté est ainsi assaini mais déjà chaud ». Cela, en plus d’une isolation thermique performante, permet de limiter les besoins en chauffage. Le coût de cette opération s’élève à 7,45 millions d’euros.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-la-modernisation-a-60-millions-deuros-du-lycee-tristan-corbiere-continue-846fe53e-cff5-11ee-89c0-6cefac77e04a

 

Ouest-France

Des projets de centrales photovoltaïques à Pleyber-Christ

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Les ateliers de la gare ont fait l’objet d’une étude sur la faisabilité d’un projet photovoltaïque sur ses toitures.

Les toitures des Ateliers de la gare exposées au sud pourraient accueillir des panneaux photovoltaïques.

Les toitures des Ateliers de la gare exposées au sud pourraient accueillir des panneaux photovoltaïques. | OUEST-FRANCE

Le Syndicat départemental d’énergie du Finistère (Sdef) a mené une étude sur la possible mise en place d’une centrale photovoltaïque sur les toitures des Ateliers de la gare, leur capacité à accueillir le projet ainsi que les contraintes techniques.  Cette étude reste pré-opérationnelle. Si d’aventure il y avait un projet concret, d’autres études plus poussées seraient faites », indique Julien Kerguillec, le maire. L’étude indique que les toitures seraient à refaire à neuf, car il y a de la fibre d’amiante et des translucides.

La charpente est métallique. Une étude de portance doit être effectuée afin de savoir si elle pourrait accueillir les panneaux photovoltaïques. L’ensemble serait constitué de 1 253 modules posés à des endroits les plus adaptés à une bonne exposition au soleil, soit au sud.  La production annuelle pourrait couvrir 42,5 % de la consommation des bâtiments communaux.  La vérification de la capacité de portage sera effectuée par un professionnel. La réflexion se poursuit au sein de la municipalité qui recherchera des subventions possibles.

Sept zones identifiées

D’un autre côté, dans le cadre de la loi du 10 mars 2023, Morlaix Communauté demande aux communes de repérer les zones possibles d’installations d’énergies renouvelables. À Pleyber-Christ, sept zones de ce type ont été identifiées : l’ancienne décharge de Bruluec, soit 1,6 hectare, les salles du Ruellou et Jean-Coulon, la salle des fêtes, l’espace Parmentier et les Ateliers de la gare. Un registre sera mis à disposition des habitants les samedis 9 et 16 mars 2024 en mairie.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pleyber-christ-29410/des-projets-de-centrales-photovoltaiques-a-pleyber-christ-55789390-d098-11ee-9f82-af005fb2f6fc

 

Ouest-France

Sans-abris. « Un des plus pauvres des plus pauvres »

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Courrier des lectrices et des lecteurs. «Il est temps aussi d’accorder à nos aînés, placés dans des circonstances malheureuses, le respect qui leur est dû et de les aider à vivre dignement ce qui leur reste de vie. Personne, ni homme, femme, enfant, ou animal, ne devrait être abandonné à la rue. Une société qui se veut véritablement compatissante devrait le savoir et agir.»

«C’est quelqu’un d’intelligent, fier de son indépendance, avec qui des gens s’arrêtent pour discuter.» Illustration.

«C’est quelqu’un d’intelligent, fier de son indépendance, avec qui des gens s’arrêtent pour discuter.» Illustration. | GETTY IMAGES, ARCHIVES

Sandra Gabbriellini (Ille-et-Vilaine) :

« L’éditorial du 14 janvier 2024 concernant les enfants et les femmes vivant dans la rue, m’a incitée à écrire sur une autre catégorie de sans-abri, les personnes âgées. (...) Je souhaite parler d’une personne vivant dans les rues de Rennes.

Ce vieil homme, un des « plus pauvres des plus pauvres », qui pourrait être le grand-père ou même l’arrière-grand-père de n’importe qui, vit à la rue avec sa chienne depuis des années. On les retrouve généralement près de République et aussi rue de la Monnaie près de la boulangerie Augustin, à même le sol dans une espèce de nid fait de nombreuses couvertures. Avec ses longs cheveux blancs et sa barbe, on pourrait le prendre pour Saint-Nicolas ou le Père Noël, si l’un ou l’autre n’en était pas réduit à dormir sous les ponts et à mendier dans les rues de Rennes !

Personnage bien connu du quartier, c’est quelqu’un d’intelligent, fier de son indépendance, avec qui des gens s’arrêtent pour discuter ou lui apporter quelques contributions, loin quand même d’être suffisant pour quelqu’un qui vit dans la rue par tous les temps. (...)

Chaque soir, traînant sa chienne en laisse, ce vieil homme pousse un caddie entassé avec toutes ses affaires le long du quai du canal de l’Ille jusqu’au pont près de l’Auberge de jeunesse où ils passent leurs nuits. Comme beaucoup d’autres, il refuse d’aller dans un des refuges de la ville parce que les chiens n’y sont pas acceptés.

En fait, il existe un centre d’hébergement d’urgence pour les sans-abris qui accepte les chiens, L’abri, rue Papu à Bourg l’Évêque. Mais sur ces 26 places disponibles, il y en a uniquement une pour une personne avec un seul chien. Malheureusement, il est fermé les jours fériés, et, si j’ai bien compris, il faut passer par le 115 ou le Service de coordination pour l’accueil et l’orientation (CAO). Alors, concrètement, quelles seraient les chances d’obtenir cette précieuse place, si en fait ce centre est toujours en activité.

Et pourtant, des solutions existent. Depuis près de 18 ans, la péniche « Le Fleuron » gérée par l’association 30 millions d’amis, amarrée sur les bords de Seine dans le 15e arrondissement de Paris, accueille en période de grand froid les plus démunis avec leurs animaux dans des chambres individuelles. Elle fournit aussi des installations nécessaires pour assurer leur bien-être. La ville de Rennes, traversée par des rivières et des canaux, pourrait sérieusement étudier cette initiative de refuge sûr pour les SDF accompagnés d’un animal.

Oui, « il est temps de faire de chaque enfant sans abri une priorité nationale ». Et à cela j’ajouterais qu’il est temps aussi d’accorder à nos aînés, placés dans des circonstances malheureuses, le respect qui leur est dû et de les aider à vivre dignement ce qui leur reste de vie. Personne, ni homme, femme, enfant, ou animal, ne devrait être abandonné à la rue. Une société qui se veut véritablement compatissante devrait le savoir et agir. (...) »

https://www.ouest-france.fr/medias/ouest-france/courrier-des-lecteurs/sans-abris-un-des-plus-pauvres-des-plus-pauvres-eb65cc1a-ca5d-11ee-be0b-364738a87aaa

 

Ouest-France

À Morlaix, le commandant Renaud Moal officiellement installé comme chef de la police nationale

Zoé BOIRON. Publié le

En poste depuis le 1er décembre 2023, le commandant divisionnaire fonctionnel Renaud Moal a été officiellement installé en tant que chef de la circonscription de Police nationale de Morlaix (Finistère), lors d’une cérémonie à la sous-préfecture, ce mardi 20 février 2024.

Le commandant Renaud Moal officiellement installé comme chef de la circonscription de Police nationale de Morlaix (Finistère), ce mardi 20 février 2024, par Alain Beauce, directeur interdépartemental de la Police nationale (DIRP), en présence de la sous-préfète Françoise Plouviez-Diaz.

Le commandant Renaud Moal officiellement installé comme chef de la circonscription de Police nationale de Morlaix (Finistère), ce mardi 20 février 2024, par Alain Beauce, directeur interdépartemental de la Police nationale (DIRP), en présence de la sous-préfète Françoise Plouviez-Diaz. | OUEST-FRANCE

« Officiers, gradés, gardiens de la paix, policiers adjoints, personnels administratifs, techniques et scientifiques, je vous présente le commandant divisionnaire Renaud Moal. Je vous demande désormais de le reconnaître comme votre chef et de lui obéir […] », a déclaré Alain Beauce, directeur interdépartemental de la Police nationale (DIRP), en Finistère.

Installé officiellement ce mardi 20 février

En poste depuis le 1er décembre 2023, le commandant Renaud Moal a été officiellement installé en tant chef de la circonscription de Police nationale de Morlaix, ce mardi 20 février 2024 lors d’une cérémonie.

Celle-ci s’est déroulée à la sous-préfecture de Morlaix, en présence, notamment, de la sous-préfète Françoise Plouviez-Diaz, de la commandante de la compagnie de gendarmerie de Plourin-lès-Morlaix, Marion d’Hérouville, et du capitaine, Christophe Le Helloco.

Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix, et François Hamon, maire de Saint-Martin-des-Champs, les deux communes situées dans le périmètre d’intervention de la police, étaient aussi présents.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-le-commandant-renaud-moal-officiellement-installe-comme-chef-de-la-police-nationale-00903144-cffd-11ee-89c0-6cefac77e04a

 

Ouest-France

Les Républicains du Pays de Morlaix se sont réunis pour la première fois depuis 2020

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Début février a eu lieu le premier comité de circonscription des Républicains de la 4e circonscription (Morlaix), à Taulé (Finistère), suivi d’une réunion de l’ensemble des adhérents.

« Il s’agit de la première réunion LR du pays de Morlaix depuis 2020 », a souligné Florian Wieckowski Creignou, le nouveau délégué de la circonscription.

« Il s’agit de la première réunion LR du pays de Morlaix depuis 2020 », a souligné Florian Wieckowski Creignou, le nouveau délégué de la circonscription. | DR

Début février, le groupe Les Républicains s’est réuni à Taulé. « Il s’agit de la première réunion LR du pays de Morlaix depuis 2020 », a souligné Florian Wieckowski Creignou, le nouveau délégué de la circonscription, élu en novembre dernier. Environ 40 adhérents étaient présents. En septembre, le parti comptait, dans la circonscription, 27 adhérents.

Au 1er février, ce chiffre était déjà remonté à 81. « Il faut continuer cet effort pour aller rechercher ceux qui ne voient plus l’intérêt d’être membres, mais qui partagent toujours nos idées, à commencer par les maires », a précisé Florian Wieckowski Creignou, en rappelant qu’à l’époque de l’UMP, le Pays de Morlaix comptait près de 400 adhérents.

« Le besoin d’être à nouveau visible pour peser »

Les Républicains présents ont également nommé un nouveau référent jeune LR pour la 4e circonscription : Mélanie Yven, de Plougoulm. Ils ont également évoqué les futures échéances électorales, avec « le besoin pour la droite d’être à nouveau visible pour peser. Si nous pouvons permettre de mettre autour de la table les différents représentants de la droite, du centre-droit et du centre pour reprendre des communes, nous le ferons au plus vite », a conclu le délégué.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/les-republicains-du-pays-de-morlaix-se-sont-reunis-pour-la-premiere-fois-depuis-2020-a782a3ca-c5de-11ee-9c4f-9be0695f50c2

 

Ouest-France

Le tableau Le Grain, d’Eugène Boudin, de Morlaix à Giverny

Jean-Marc PINSON. Publié le

Le musée de Giverny (Eure) accueille une exposition sur « l’Impressionnisme et la mer » à partir de 29 mars 2024. Parmi les œuvres exposées, un tableau du musée des Jacobins à Morlaix (Finistère). Il s’agit du Grain, d’Eugène Boudin.

« Le Grain », une œuvre d’Eugène Boudin.

« Le Grain », une œuvre d’Eugène Boudin. | MORLAIX, MUSÉE DES JACOBINS

Deux voiles blanches qui font du yo-yo sur la mer verte. Dans le ciel menaçant, une masse grise et noire qui s’agglutine le long de l’horizon. Un très beau et gros grain. Le Grain, c’est le nom du tableau au format généreux (117 x 160 cm) de celui que l’on appelait « Le roi des ciels » : Eugène Boudin (1824-1898). Ce tableau fait partie des œuvres maîtresses exposées au musée des Jacobins, à Morlaix. Un musée actuellement en chantier.

Lire aussi : REPORTAGE. Un tableau de Van Gogh prêté au musée de Pont-Aven

L’occasion de montrer des œuvres en sommeil à d’autres publics. Le fameux tableau de Boudin va côtoyer des Gauguin, Maufra et Monet au musée de Giverny (Eure), en Normandie, du 29 mars au 30 juin 2024, sur le thème « L’Impressionnisme et la mer ». Un retour aux sources en quelque sorte pour ce mouvement né au bord de l’eau avec Impression, soleil levant, de Claude Monet (1872).

Un Normand en Bretagne

Le tableau de Boudin avait été présenté au Salon des artistes français en 1886. La même année, il est acheté par l’État qui le dépose à Morlaix. De Boudin, l’on connaît les bains de mer, les Parisiennes qui viennent rire et prendre (un peu) de soleil sur les plages normandes.

Boudin, c’est aussi un fantastique peintre de paysages. En 1855, la lumière bretonne lui fait du pied. Le Faou, Plougastel, Camaret, Brest… Il va saisir les côtes bretonnes avec une grande élégance et sensibilité.

Mais le peintre reste Normand : né à Honfleur, d’un père marin de commerce, sur la ligne Le Havre-Hambourg, et d’une mère femme de chambre, sur des bateaux de commerce. Lui-même sera mousse, sur un navire reliant Le Havre à Honfleur. Mais Boudin n’est jamais aussi à l’aise qu’à terre, avec ses pinceaux et son chevalet. On dit que Le Grain a été peint de tête. Et pourtant, on imagine bien le peintre à l’œuvre, in situ, dans les bourrasques, à saisir ce rideau de pluie et cet orage grondant.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/le-tableau-le-grain-deugene-boudin-de-morlaix-a-giverny-8f9dce82-cfc6-11ee-89c0-6cefac77e04a

 

Ouest-France

Après une vie tournée vers la mer au Conquet, Jean-Pierre Clochon s’est éteint

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Passionné du monde maritime, Jean-Pierre Clochon s’est éteint à 77 ans après une vie riche en iode, ondes, sauvetages et histoires au Conquet (Finistère). Avec son départ, c’est un pan entier de la mémoire de cette commune qui disparaît.

Jean-Pierre Clochon lors des Fêtes maritimes de Brest, en 2008.

Jean-Pierre Clochon lors des Fêtes maritimes de Brest, en 2008. | S.N.S.M LE CONQUET

Figure du Conquet (Finistère), Jean-Pierre Clochon s’est éteint à l’âge de 77 ans. Né en 1946 à Brest, il a pratiqué la voile au Centre nautique du Moulin Blanc (CFNB), avant de devenir moniteur au Centre nautique de Moulin Mer, sous la houlette de Jacques Kerhoas (1925-1992), dans les années 1960. Son service militaire et sa vie professionnelle l’appelant, il s’éloigne, sans jamais vraiment le quitter, du monde de la plaisance. Nommé opérateur du centre de radio maritime Radio-Conquet  en avril 1968, il y devient une voix familière pour les pêcheurs et marins croisant au large de la mer d’Iroise.

Au service des marins, des îliens ou des terriens

En 1988, il entre comme simple adhérent à la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) du Conquet. Il fait visiter le canot de sauvetage lors d’ouvertures publiques, avant d’embarquer comme radio de bord en 1992. Commence alors une seconde vie, toujours au service des marins, des îliens ou des terriens emportés par les flots impétueux. Jean-Pierre Clochon navigue et porte assistance en mer sur les canots Patron Aristide Lucas, Jeanne-Pierre et La Louve , jusqu’à être atteint par la limite d’âge.

Humble et rigoureux, il ne cherchait pas la gloire, lui qui détient pourtant le record du nombre de sorties en mer de la station, depuis sa création en 1868. Station qu’il anima fortement en tant que vice-président à partir de 1994, jusqu’au passage de relais avec François Kersaudy. Il était également l’instigateur du musée dédié au sauvetage en mer qui se trouve dans l’ancien abri du canot de sauvetage sur le port du Conquet. Son engagement fut récompensé en 2011, par sa nomination au rang de Chevalier dans l’ordre du Mérite maritime.

À découvrir

Lire aussi : En 2024, la SNSM du Finistère se donne rendez-vous à Camaret-sur-Mer

Historien émérite de sa commune

Incollable sur l’histoire du Conquet et plus généralement du milieu maritime, Jean-Pierre Clochon était le gardien de la mémoire et l’historien émérite de sa commune. De ses recherches commencées en 1970, il partageait abondamment ses connaissances, aux travers de rencontres, conférences et sur son blog personnel ouvert en 2009.

Auteur de plusieurs articles dans la revue d’histoire brestoise Les Cahiers d’Iroise, il avait publié à compteur d’auteur et de façon locale pour le 50e anniversaire de la Libération, Le Conquet dans la Guerre 1939-1945, avant de contribuer à l’ouvrage d’Alain Tanguy sur Le Conquet, paru en 2001.

Adhérent et administrateur d’Aux Marins, il avait piloté la commission de recherches historiques aux premières heures de cette association. Jean-Pierre Clochon laisse dans son sillage, de nombreux amis et une œuvre capitale… qu’il faudra maintenir à flot, contre vents et marées.

La cérémonie d’obsèques aura lieu vendredi 23 février 2024, à 14 h 15, au Vern à Brest.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/le-conquet-29217/apres-une-vie-tournee-vers-la-mer-au-conquet-jean-pierre-clochon-sest-eteint-9df27aa2-cf56-11ee-b994-55ef7507c674

 

Ouest-France

Dans le Finistère, cette commune mise sur ses habitants pour améliorer le cadre de vie

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À Lanmeur (Finistère), l’amélioration du cadre de vie est l’affaire de tous. Vendredi 16 février 2024, lors du premier atelier de démocratie participative, trente habitants ont lancé des pistes de réflexion, qu’il va falloir prioriser et chiffrer.

Trente personnes ont participé à l’atelier visant à l’amélioration du cadre de vie dans leur commune.

Trente personnes ont participé à l’atelier visant à l’amélioration du cadre de vie dans leur commune. | OUEST-FRANCE

Place du piéton et stationnements en épi sur la place Tanguy-Prigent, trottoirs à sécuriser, plus de cohérence au niveau du fleurissement et plus de végétalisation autour de l’église, manque de toilettes publiques, trop de maisons à l’abandon dans le centre bourg, une signalisation à la peine pour les chemins piétonniers et le patrimoine… Il y en a, des choses à dire, sur le cadre de vie à Lanmeur (Finistère). « C’est un sujet passionnant, souligne la maire, Cathy Lucas, lors du premier atelier de démocratie participative proposé vendredi 16 février 2024 et animé par Caroline Le Roy, conseillère municipale. Ce qui est bien, c’est de pouvoir croiser les regards des nouveaux habitants et des anciens. Mais la plupart trouvent quand même qu’il y a beaucoup de choses en matière de services et de commerces, mais qu’il y a des progrès à faire. »

Caroline Le Roy, conseillère municipale, anime ce premier atelier sur le cadre de vie. | OUEST-FRANCE

Vendredi soir, une trentaine de personnes ont soumis des suggestions visant à créer plus de liens entre les habitants, à favoriser la biodiversité au niveau des aménagements paysagers et à rendre plus visible le patrimoine. « On pourrait déplacer le marché, revoir la place de la voiture, fleurir devant chez soi, apporter plus de couleurs… »

Une enveloppe de 5 000 à 10 000 €

Pour l’heure, rien n’est gravé dans le marbre. D’ailleurs, les ateliers vont se poursuivre pour hiérarchiser les propositions et associer les habitants à des moments de rencontre autour d’une plantation d’arbres, d’une chasse au trésor ou encore la mise en place d’un dispositif Argent de poche pour les jeunes de 15 à 18 ans, contre quelques heures de travail…

À découvrir

Cette première rencontre, qui aura eu le mérite de lancer une dynamique participative et en « coconstruction », sera suivie d’un autre atelier pour « entrer dans le concret », précise Caroline Le Roy. La maire a annoncé qu’une enveloppe financière de 5 000 € à 10 000 € sera attribuée au premier projet qui verra le jour : « Au niveau de la commune, nous avons déjà le projet d’un film sur Lanmeur avec le réalisateur Bertrand Basset, ainsi qu’un projet sur la mémoire autour de la parole des anciens. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/dans-le-finistere-cette-commune-mise-sur-ses-habitants-pour-ameliorer-le-cadre-de-vie-49c7a084-cd89-11ee-b994-55ef7507c674

 

Ouest-France

Ligne de train Morlaix – Roscoff : cette association garde l’espoir d’un retour

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Endommagée par un glissement de terrain en 2018, la ligne ferroviaire qui reliait Morlaix à Roscoff, dans le Finistère, est toujours à l’arrêt. L’association de promotion de la ligne reste active et milite pour un retour des trains sur les rails. Elle ne manque pas d’arguments pour ce combat.

Sylvie Fillon (au centre) a apporté les précisions sur le dossier de l’APMR.

Sylvie Fillon (au centre) a apporté les précisions sur le dossier de l’APMR. | OUEST-FRANCE

 2024 sera une année charnière et certainement décisive quant aux orientations et choix pris pour l’avenir de la ligne ferroviaire.  Sylvie Fillon, présidente de l’APMR porte l’espoir. L’Association pour la promotion de la ligne ferroviaire Morlaix Saint-Pol-de-Léon Roscoff, a tenu son assemblée générale, vendredi 16 février 2024, à l’espace Mathurin-Méheut de Roscoff (Finistère).

 Nous venons d’apprendre de source régionale que le contrat de plan État Région (CPER) Volet mobilités, n’a pas encore été signé et qu’une phase de concertation s’ouvrira le 23 février pour un mois. L’APMR apportera sa contribution. Avant l’été devrait avoir lieu la phase de finalisation. 

L’association annonce aussi une étude en cours –  une de plus depuis l’arrêt de la ligne  – conduite par la Région et les collectivités de Morlaix communauté et Haut Léon communauté.

Lire aussi : Choux-fleurs, voyageurs… Il y a 140 ans, les premiers trains circulaient entre Morlaix et Roscoff

Le financement, « un sujet préoccupant »

La présidente argumente encore :  Le financement de l’investissement demeure un sujet préoccupant qui sera résolu si nos élus œuvrent ensemble pour trouver des solutions. Pour mémoire, la Région Bretagne a prévu dans son Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET) que la rénovation de la voie ferrée reliant Morlaix à Roscoff puisse être envisagée avec un financement régional important, sous réserve de bouclage du plan de financement avec d’autres partenaires. 

Le potentiel ferroviaire de la liaison Morlaix-Roscoff, relevé lors de l’étude de 2018, est de 230 000 voyages par an en hypothèse moyenne.  Ce qui justifie largement le retour au ferroviaire d’autant plus que l’État et la Région Bretagne souhaitent développer les voyages trains du quotidien pour répondre à la stratégie nationale de bas carbone. 

D’autres éléments sont développés.  Sans changer l’emprise de la ligne, il est possible d’en tirer le maximum de profit, là où c’est possible, à une vitesse maximale de 100 km/h. Les locomotives peuvent être équipées de batteries électriques.  Même avec un arrêt supplémentaire au Port de Roscoff-Bloscon la durée du trajet concurrencerait le transport par car, aujourd’hui en place, fixé à 40 minutes par mouvement.  Il est possible de faire circuler en une heure le même train dans chaque sens .

L’APMR, forte de 156 adhésions, est déterminée à poursuivre son engagement. Sylvie Fillon est renouvelée au conseil d’administration, alors que trois autres membres font leur entrée.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/roscoff-29680/ligne-de-train-morlaix-roscoff-cette-association-garde-lespoir-dun-retour-e630bcf0-cd7d-11ee-b994-55ef7507c674

 

Ouest-France

Un champignon trouvé sur le bois du vieux gréement le Marité, des travaux supplémentaires s’imposent

Christophe LECONTE et Marie CAROF-GADEL. Publié le

Quelques mois après son centenaire, en 2023, un champignon de type mérule a été retrouvé sur le vieux gréement de Granville (Manche), le Marité.

Une alerte au champignon de type mérule pour le Marité, ici en carénage en 2017 à Lorient.

Une alerte au champignon de type mérule pour le Marité, ici en carénage en 2017 à Lorient. | ARCHIVES THIERRY CREUX

La rumeur enflait depuis plusieurs jours sur les pontons de Granville : de la mérule a été trouvée sur le Marité, le vieux gréement emblématique de la Manche. Après une année 2023 bien remplie pour fêter son centenaire, le dernier terre-neuvier à voile français passe l’hiver au sec, pour une vaste inspection de sa coque et de ses mâts à Port-en-Bessin.

« Il faut savoir que le fond est lesté avec du béton et on ne voit pas ce qui se passe dessous, souligne Thierry Motte. Tout a été regardé lors de cette inspection et des points sensibles d’un champignon ont été trouvés. Il ne s’agit pas de la mérule mais de son cousin maritime. C’est souvent le lot des bateaux en bois. »

Un enjeu touristique

À l’origine, le retour du Marité à Granville était espéré en avril 2024. « Ce ne sera pas avant juin, nous en saurons davantage dans les jours à venir mais le GIP fera le nécessaire », poursuit le coordinateur du Groupement d’intérêt public le Marité. Le GIP, piloté par le Conseil départemental de la Manche, propriétaire du bateau, doit en effet se réunir ce mardi 20 février 2024.

Le principal enjeu est l’année touristique du vieux gréement granvillais. Le Marité avait battu son record de fréquentation en 2023, avec 5 000 personnes transportées. Le coût du chantier dû au champignon demeure également inconnu. En novembre 2023, le simple coût de sa rénovation décennale avait été évalué à 300 000 €.

https://www.ouest-france.fr/mer/un-champignon-trouve-sur-le-bois-du-vieux-greement-le-marite-des-travaux-supplementaires-simposent-40e8a000-cf53-11ee-ae65-ae2b32b20025

 

Ouest-France

À Loctudy, dans le Pays bigouden, on craint la fermeture de la criée

Olivier MÉLENNEC. Publié le

Les criées bretonnes sont dans la tourmente. Le plan de sortie de flotte post-Brexit s’est traduit par une baisse des apports qui met en péril toute la filière des produits de la mer. A Loctudy, dans le Pays bigouden, on craint une fermeture définitive de la criée.

Un petit navire de pêche s’apprête à entrer dans le port de Loctudy.

Un petit navire de pêche s’apprête à entrer dans le port de Loctudy. | OUEST FRANCE

Dans le Pays bigouden, place forte de la pêche bretonne, le maillage des criées est particulièrement dense. Si Lesconil a perdu la sienne en 2008, ce qui a sonné le glas de sa flottille, trois autres ports possèdent une criée, gage de maintien de navires de pêche le long des quais : Le Guilvinec, Saint-Guénolé et Loctudy.

Le Guilvinec reste le vaisseau amiral de la pêche bigoudène. Huit sociétés de mareyage y ont pignon sur rue, dont Furic marée, première entreprise de marée en France. Compenser la baisse des apports (20 % en volume en 2023) n’a pas été simple pour elles. « Comme la France, l’Irlande sort d’un plan de sortie de flotte et l’accès au marché anglais est devenu plus difficile avec le Brexit, observe un connaisseur. Les plus gros sont allés se fournir en Irlande, en Espagne au Danemark ou en Belgique. Pour les plus petits, c’est plus compliqué. »

Une réorganisation inéluctable des criées ?

L’année 2024 ne s’annonce pas sous de meilleurs auspices avec un plan de flotte post-Brexit qui va pleinement faire sentir ses effets. Signe d’espoir, cependant, les prix du poisson s’affichent plutôt à la hausse. Mais l’équilibre économique de la criée du Guilvinec gérée par la chambre d’économie et d’industrie (CCI) de Quimper vacille. Elle emploie 45 salariés et la baisse des ventes se répercute sur ses recettes.

À découvrir

Une réorganisation des criées bigoudènes paraît inéluctable. Elle pourrait passer par une gestion centralisée du personnel. Une autre piste de travail est l’instauration de jours de fermeture. Une meilleure visibilité sur les apports serait également nécessaire. Pour le moment, les patrons pêcheurs communiquent rarement sur leurs prises avant de revenir au port. Ce qui ne facilite pas l’organisation du travail, tant dans les criées que chez les mareyeurs.

Faut-il aller plus loin ? À Loctudy, où la criée emploie 12 salariés, l’inquiétude est palpable. La baisse des apports a atteint 17 % en volume en 2023. Le chiffre d’affaires a chuté dans les mêmes proportions. On craint une fermeture définitive de la halle à marée. Lors des vœux du maire, le 28 janvier, Maël de Calan, président du Département du Finistère, s’est voulu rassurant : « Nous avons décidé de maintenir les ventes sous criée jusqu’en 2025 parce que le volume de poissons le justifie. »

« Si l’on veut des ports qui marchent, il faut des bateaux »

Pour l’armateur loctudiste Stéphane Pochic, propriétaire d’une dizaine de bateaux côtiers, c’est tout le système actuel de mise en marché qu’il faudrait revoir. Voici quelques années, élu municipal à Loctudy, il préconisait l’implantation d’une criée unique, centralisant tout le poison débarqué dans les ports bigoudens, en bordure de rocade à Pont-l’Abbé. Il n’a pas été suivi.

L’armateur loctudiste estime qu’il faut innover, comme lui-même l’a fait. Ainsi, il vend sous la criée de Concarneau la langoustine vivante que ses bateaux débarquent à Loctudy. Car c’est à Concarneau, plus facile d’accès, que se fournissent les poissonniers. D’où des prix plus rémunérateurs. Les mareyeurs de Loctudy financent le transport. Un système qualifié de « gagnant-gagnant » par l’interprofession du port de Loctudy car le poisson pêché par les navires de l’armement Pochic, lui, reste à Loctudy.

La société d’exploitation voulue par la Région Bretagne peut-elle améliorer le fonctionnement des criées et apporter des gains de productivité ? « On crée souvent de nouvelles structures sans abandonner les anciennes, observe Stéphane Pochic. Mais les discussions vont dans le bon sens. Il faut tout remettre à plat. »

Stéphane Pochic souhaite un dialogue « sans arrière-pensées politiques ». Pour le reste, il estime que la question principale posée par la baisse des apports reste celle du renouvellement des flottilles. « Si l’on veut des ports qui marchent, il faut des bateaux. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/a-loctudy-dans-le-pays-bigouden-on-craint-la-fermeture-de-la-criee-dd3c670e-cc04-11ee-be0b-364738a87aaa

 

Ouest-France

Carantec. Près de 100 personnes à la journée « Écrans 29 » à l’Étoile

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Une ambiance professionnelle mais aussi amicale, samedi, devant et dans la salle du cinéma Étoile.

Une ambiance professionnelle mais aussi amicale, samedi, devant et dans la salle du cinéma Étoile. | OUEST-FRANCE

Samedi, le cinéma Étoile de Carantec a accueilli les membres de l’association Écrans 29, dont le siège est à Plougastel-Daoulas, pour une journée complète consacrée au visionnage de trois films long-métrage en avant-première. « Notre association, créée en 1991, et dont je suis le président depuis 2006, accueille exclusivement des adhérents finistériens et membres du groupement de programmation Ciné Diffusion. Ainsi avons-nous 23 adhérents exploitants de salles de cinéma, que leur gestion privée, associative ou municipale », a expliqué Gérald Jaffrès. Son association organise quatre journées de projection par an,  une façon de prendre la température des adhérents sur des films qui sortent en avant-première. Et, en fin de projection, nous leur remettons un questionnaire »,a-t-il ajouté. Les trois films projetés samedi ont été : Pas de vagues de Teddy Lussi-Modeste, Comme un fils, de Nicolas Boukhrief avec, notamment, Vincent Lindon, et Inchallah un fils, de Amjad Al Rasheed.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/pres-de-100-personnes-a-la-journee-ecrans-29-a-letoile-73e96333-7e20-4d34-947a-1ab206f50a0b

 

Ouest-France

À Morlaix communauté, une baisse des accidents « en demi-teinte » selon la gendarmerie

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Mardi 13 février 2024 dans la matinée, le major Ronan Boucher, commandant de brigades, et Marion Le Boucher d’Herouville, commandante de la gendarmerie de Plourin-lès-Morlaix (Finistère), ont animé une réunion dans le cadre de l’inspection générale de la Communauté des brigades (COB).

L’inspection générale de la Communauté des brigades de Plourin-lès-Morlaix s’est déroulée mardi, salle An-Amzer-Vad en présence des élus des seize communes couvert par la COB.

L’inspection générale de la Communauté des brigades de Plourin-lès-Morlaix s’est déroulée mardi, salle An-Amzer-Vad en présence des élus des seize communes couvert par la COB. | OUEST-FRANCE

L’inspection générale de la communauté des brigades (COB) a rassemblé les 24 gendarmes dont 6 femmes, des gendarmeries de Plouigneau, Lanmeur et Plourin-lès-Morlaix (Finistère) et les élus des seize communes relevant de la COB. Elle a été animée par le major Ronan Boucher, commandant de brigades, en fonction depuis le 1er juillet 2023 aux côtés de la commandante de la gendarmerie de Plourin-lès-Morlaix, Marion Le Boucher d’Herouville. Le major Boucher a présenté le bilan de l’année 2023. Il a pu annoncer que « le taux d’élucidation est en hausse, tous délits confondus ».

Une hausse des cas de harcèlement scolaire

Les priorités d’intervention annoncées sont au nombre de quatre. À savoir « la sécurité routière, le trafic de stupéfiants, les atteintes volontaires à l’intégrité physique et les atteintes aux biens ». La commandante Marion le Boucher d’Hérouville souligne ainsi que « pour nous, tout est priorité ». Pour sécuriser le territoire, le major Boucher met l’accent aussi sur la coopération qui passe par « le travail avec les élus, et aussi les citoyens avec des dispositifs Voisins vigilants, par exemple ».

Côté accident de la route, il y a du positif avec « la baisse des accidents ». Un bilan pourtant en mi-teinte, car comme le révèle le chef de la brigade, « les accidents sont de plus en plus mortels ». Les principales causes d’accident « la conduite sous alcool ou stupéfiants. Et les gens sont de plus en plus jeunes. Un jeune m’a dit mais je n’ai pris que du cannabis. Ils n’ont pas conscience de la dangerosité d’un tel comportement ».

La brigade traite également de plus en plus d’affaires qui impliquent des mineurs et des affaires familiales. « Nous ne laissons plus passer la moindre affaire de violence interfamiliale », avertit le major Boucher. Pointant également « la hausse des harcèlements scolaires et l’influence des réseaux sociaux ». En fin de réunion, les élus ont été invités à poser des questions. Parmi les interrogations : « Le renfort habituel sur le littoral sera-t-il reconduit pendant les JO ? ». La commandante rassure que « même s’il n’y avait pas de renfort cette année avec le déplacement d’unités vers Paris, nous ne négligerions pas la sécurité sur le territoire. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouigneau-29610/a-morlaix-communaute-une-baisse-des-accidents-en-demi-teinte-selon-la-gendarmerie-d55f8370-ccbf-11ee-b994-55ef7507c674

 

Ouest-France

Carantec. Un premier pas de la maire vers une candidature à un second mandat ?

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Jeudi soir, lors de la réunion publique de mi-mandat organisée par l’équipe municipale élue en 2020, la maire, Nicole Ségalen-Hamon, stimulée par les réalisations ou projets qu’elle a détaillés, a semblé porter son regard au-delà de la prochaine échéance municipale de 2026.

Nicole Ségalen-Hamon a mené tambour-battant sa réunion de mi-mandat.

Nicole Ségalen-Hamon a mené tambour-battant sa réunion de mi-mandat. | OUEST-FRANCE

 Je sais maintenant ce qu’est être maire d’une commune », a témoigné Nicole Ségalen-Hamon, élue maire de Carantec en 2020.  Je sais aussi que les projets ne s’arrêtent pas à la fin de la mandature , a-t-elle ajouté. Pour finir, avant la séance de questions du public, par quelques mots qui laissent les portes ouvertes :  Il nous reste encore deux ans, peut-être après, pour continuer tous les projets que nous venons de détailler.  Il est vrai que la réunion publique de mi-mandat s’est tenue plus près de la fin du mandat que de son début.

Huit axes de travail

Au cours de la réunion, les élus, adjoints ou conseillers, ont développé les principaux axes de travail qui ont présidé à l’action de chacun au cours des quatre années écoulées. La maire retenant, elle, les sujets qui lui tiennent particulièrement à cœur, parmi lesquels la salle du Kélenn, dont  l’ouverture est prévue en juin 2024 », et l’Espace André-Jacq, au bourg, qui va devenir, selon elle,  un espace culturel et associatif avec, en plus, l’intégration du bureau de l’Office de tourisme et de l’école de musique à l’étage. La salle du Kélenn, elle, sera l’espace animation, sans oublier l’espace des sports au Ménéyer avec le stade, les salles et d’autres projets à venir .

Un public très fourni et attentif dans la salle de la base nautique au Kélenn. | OUEST-FRANCE

Un autre sujet majeur a été abordé par la maire :  L’élaboration d’une politique foncière courageuse . Nicole Ségalen-Hamon a rappelé le projet de lotissement à Kerrot, ainsi que l’utilisation potentielle d’un terrain au centre-ville à destination des personnes âgées.

À découvrir

Et la santé ?

Puis, elle a abordé la question de la surtaxe sur les résidences secondaires, votée en conseil municipal en septembre dernier et dont le produit, estimé à 420 000 €, sera intégré au budget général de la commune, contrairement aux vœux des membres de la minorité, qui auraient souhaité la création d’un budget annexe pour héberger cette manne.

 Il y a un sujet que nous n’avons pas traité depuis 2020, c’est celui de la santé. Actuellement, nous observons quelques évolutions au niveau des professionnels », a concédé la maire, avant de laisser un temps raccourci pour les questions diverses des Carantécois, les exposés des élus ayant pris plus de temps que prévu. Les questions posées étaient prévisibles puisqu’elles concernaient des sujets récurrents : l’état de la voirie, l’aménagement du secteur du port, ou la surtaxe sur les résidences secondaires…

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/carantec-un-premier-pas-de-la-maire-vers-une-candidature-a-un-second-mandat-080db0c0-ccc1-11ee-b994-55ef7507c674

 

Ouest-France

À Morlaix, 130 personnes en soutien aux enfants de Palestine victimes des combats

Sarah HUMBERT. Publié le

Samedi 17 février 2024, une mobilisation était organisée à Morlaix (Finistère), en soutien aux enfants palestiniens. Pour l’occasion, une mise en scène particulière avait été organisée, au square Daumesnil. Environ 130 personnes ont défilé dans les rues de la cité du Viaduc.

Samedi 17 février 2024, une mobilisation était organisée à Morlaix (Finistère), en soutien aux enfants palestiniens. Pour l’occasion, une mise en scène particulière avait été organisée, au square Daumesnil. Environ 130 personnes ont défilé dans les rues de la cité du Viaduc.

Samedi 17 février 2024, une mobilisation était organisée à Morlaix (Finistère), en soutien aux enfants palestiniens. Pour l’occasion, une mise en scène particulière avait été organisée, au square Daumesnil. Environ 130 personnes ont défilé dans les rues de la cité du Viaduc. | OUEST-FRANCE

Environ 130 personnes se sont réunies à Morlaix (Finistère), samedi 17 février 2024, pour une mobilisation en soutien à Gaza, et plus particulièrement, aux enfants victimes des combats en Palestine.

Environ 130 personnes ont défilé dans les rues de Morlaix, en soutien à Gaza et pour demander un cessez-le-feu. | OUEST-FRANCE

Une mise en scène particulière pour cette mobilisation

Le rendez-vous était donné square Daumesnil, symboliquement, près d’une aire de jeux. Les manifestants avaient prévu une mise en scène particulière, avec des jouets et des vêtements pour enfants. Un lit, maculé de rouge, avait été placé au milieu.

Environ 130 personnes se sont mobilisées, à Morlaix (Finistère), en soutien à Gaza et aux enfants victimes du conflit, en Palestine. | OUEST-FRANCE

François Rippe, président de l’AFPS (association France Palestine solidarité), a souligné « la situation dramatique des enfants dans la bande de Gaza. […] L’Unicef a publié un rapport épouvantable à ce sujet », pointe-t-il. Il parle de « 11 500 enfants tués en 4,5 mois. […] L’ONU, elle, indique que 10 000 enfants auraient perdu leurs deux parents dans le conflit. Aucune excuse ne pourra jamais justifier cette horreur. Le monde voit ce qui se passe, et le monde est choqué », appuie-t-il.

À découvrir

Après s’être donné rendez-vous au square Daumesnil, les manifestants en soutien à Gaza sont allés dans le centre-ville de Morlaix (Finistère). | OUEST-FRANCE

Lire aussi : Morlaix communauté demande un cessez-le-feu à Gaza

Comme lors des précédentes mobilisations, les manifestants ont demandé un cessez-le-feu immédiat. Le cortège s’est ensuite dirigé vers le centre-ville de Morlaix, place des Otages.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-130-personnes-en-soutien-aux-enfants-victimes-des-combats-en-palestine-c8a8ec68-cda8-11ee-ae65-ae2b32b20025

Diaporama : Enfants de Gaza, c'est l'humanité qu'on assassine Solidarité Palestine Morlaix samedi 17 février 2024

 

Ouest-France

À Morlaix, un hommage à Missak et Mélinée Manouchian, le 21 février, pour leur entrée au Panthéon

Publié le

Missak et Mélinée Manouchian, deux résistants du groupe Manouchian, durant la Seconde Guerre mondiale, entreront au Panthéon, le 21 février 2024. Un hommage est prévu à Morlaix (Finistère).

Le panthéon à Paris.

Le panthéon à Paris. | DANIEL FOURAY / ARCHIVES OUEST FRANCE

Le Parti communiste français (PCF) appelle au rassemblement à Morlaix (Finistère), mercredi 21 février 2024, à 17 h, sur l’esplanade de la gare, pour un dépôt de gerbes, devant la plaque Rol Tanguy.

Un « héro de la Résistance »

Ce jour-là, Missak et Mélinée Manouchian entreront au Panthéon. Missak Manouchian, « héros de la Résistance », écrit le PCF, a été chef militaire des Francs-tireurs et partisans de la main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI) de la région parisienne. Il a été fusillé en 1944, le 21 février. Mélinée Manouchian, son épouse, a été commissaire militaire des FTP-MOI. Elle est décédée en 1989.

Lire aussi : Comment va se dérouler l’entrée au Panthéon de Missak Manouchian, prévue le 21 février ?

Missak Manouchian, qui est né en Turquie, est « le premier résistant étranger à accéder au Temple des grandes figures de la République que représente le Panthéon », indique le PCF. Il précise : « Le groupe Manouchian était membre de la FTP-MOI, une organisation créée par le Parti communiste français. Ils étaient italiens, hongrois, polonais, arméniens, espagnols… ».

Le Parti relie cet événement à l’actualité et conclut : « Ne laissons pas la place à celles et ceux qui voudraient nous vendre le mythe de l’intégration à la française mais qui, sous la dictée de la droite extrême, n’ont pas hésité à adopter le projet de loi Asile et immigration. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-un-hommage-a-missak-et-melinee-manouchian-le-21-fevrier-pour-leur-entree-au-pantheon-94fa1644-cd85-11ee-ae65-ae2b32b20025

Diaporama.... : Hommage à Rol Tanguy Morlaix le 12 juin 2019

 

Ouest-France

À Plougasnou, « l’avant-projet de la médiathèque s’intègre bien au bourg »

Publié le

La commune de Plougasnou (Finistère) poursuit son projet de construction d’une médiathèque à l’emplacement de l’ancienne école, rue de Primel. L’équipement devrait être livré fin 2025-début 2026.

Une projection du projet de médiathèque, à Plougasnou (Finistère).

Une projection du projet de médiathèque, à Plougasnou (Finistère). | DR

Le projet de la médiathèque dans l’ancienne école de la rue de Primel à Plougasnou, avance. Jeudi 15 février 2024, le conseil municipal a validé l’avant-projet définitif (quatre abstentions). « Cette future médiathèque s’intègre bien au bourg », résume Nathalie Bernard, maire.

Thibault Robert du cabinet TRAA, lors de la présentation de l’avant-projet de la médiathèque, rue de Primel. | OUEST-FRANCE

Dans les grandes lignes, il s’agit de prolonger le bâtiment existant par une extension sur le côté ouest jusqu’à la rue « pour faire comme si le bâtiment avait toujours été là, souligne l’architecte Thibault Robert du cabinet TRAA (Morlaix). Comme l’ancienne école était en retrait, le défi était de rendre visible, ce nouvel équipement de la rue. » Le cintre caractéristique des fenêtres de l’ancien bâtiment a été repris pour toutes les ouvertures et une allée en pierres traversera la cour.

Un minimum de démolition

En suivant le diaporama présenté et les explications, chacun a pu constater que le bâtiment, d’une surface utile de 420 m², sera constitué d’un rez-de-chaussée dédié au public, avec un jardin de lecture équipé de gradins, et une salle multifonctions. Les bureaux seront situés dans les étages de l’ancienne maison du directeur. Ce projet, qui a été validé par l’architecte des Bâtiments de France, « n’exige qu’un minimum de démolition, à part les planchers de la maison qui sont très abîmés. Nous avons privilégié l’ossature bois, très isolante et plus chaleureuse pour un maximum de confort ». Par ailleurs, l’accès entre l’école Marie-Thérèse-Prigent et le nouveau projet sera conservé.

Vue de la future médiathèque dans l’ancienne école, rue de Primel. | OUEST-FRANCE

Le toit de cet équipement pourra être largement solarisé, si l’équipement de panneaux photovoltaïques est retenu pour 50 000 €. Pour le chauffage, le projet s’appuie sur le réseau de chaleur existant au niveau de la nouvelle école, « des panneaux rayonnants seront installés au plafond ».

Un poste de responsable de médiathèque créé

Le début des travaux est prévu pour l’automne 2024 et la livraison du chantier pour fin 2025/début 2026. Côté coûts : 1,518 million d’euros HT, soit un surcoût de 308 000 € sur le montant initialement envisagé. Les honoraires de maîtrise d’œuvre s’élèvent à 153 201 €. Par ailleurs, un poste de responsable de médiathèque a été créé.

Jean Rouve (élu de la liste Ploug à vous 2020) fait remarquer que le prix du m² s’élève quand même à 3 200 €, mais vote l’avant-projet. Les quatre élus de la liste Tous unis pour Plougasnou, se sont quant à eux abstenus.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/a-plougasnou-lavant-projet-de-la-mediatheque-sintegre-bien-au-bourg-f7de12a6-ccb8-11ee-b994-55ef7507c674

 

Ouest-France

Débarquées à Roscoff, des tonnes de poissons transitent en camion pour être vendus en Côtes-d’Armor

Gaëlle COLIN. Publié le

Les pêcheurs au large immatriculés des Côtes-d’Armor préfèrent débarquer leurs marchandises dans les ports de Roscoff ou de Brest, plutôt qu’à Saint-Quay-Portrieux ou Erquy. La Chambre de commerce et d’industrie rapatrie pourtant les poissons ensuite dans ces deux criées par transports routiers, ce qui coûterait un million d’euros. Explications.

Les vingt bateaux hauturiers des Côtes-d’Armor débarquent systématiquement leurs tonnes de poissons dans les ports de Roscoff ou Brest. Un choix stratégique et surtout économique. Photo d’illustration. | OUEST FRANCE ARCHIVES

Tout un voyage avant d’arriver dans nos assiettes. Que l’on ne soupçonne pas, même dans un département maritime comme les Côtes-d’Armor. Le territoire compte vingt bateaux hauturiers, qui pêchent au large et dont les armements sont basés à Plérin ou à Saint-Alban.

Lire aussi : La Région Bretagne veut créer une société pour améliorer le pilotage des criées

Étonnamment, ils ne débarquent pas le fruit de leur campagne en mer dans les ports de Saint-Quay-Portrieux ou d’Erquy, où se trouvent les deux criées costarmoricaines (sur les treize Bretonnes).

Voici le circuit effectué du poisson entre la mer, le Finistère, les Côtes-d’Armor et nos assiettes. | OUEST-FRANCE

Mais à Roscoff et de temps à autre, Brest (Finistère). Un choix énigmatique puisque les camions de la Chambre de commerce et d’industrie du département, qui exploite les ports et criées, se chargent ensuite de rapatrier ces mêmes poissons… à Saint-Quay-Portrieux ou Erquy ! Soit des centaines de kilomètres parcourus en poids lourds.

Lire aussi : Le port de Saint-Quay-Portrieux dévoile ses engagements financiers pour 2024

Gagner du temps… Et de l’argent

Un  choix pourtant logique , comme veulent l’expliquer le président et le directeur de la CCI des Côtes-d’Armor.  Nos armements pêchent en mer Celtique ou dans le nord ouest de la Manche , détaille Pierre Le Coz, le directeur de l’organisme. Des zones où leurs filets peuvent capter des espèces nobles comme le saint-pierre ou la lotte.

Jean-Claude Balanant, président de la Chambre de commerces et d’industrie des Côtes-d’Armor et Pierre Le Coz, directeur. LA structure exploite et gère les ports de pêche. | OUEST-FRANCE

 Quand ils sont de retour vers les consommateurs, c’est-à-dire vers l’est, leurs bateaux passent devant Roscoff. C’est un port en eaux profondes, donc il n’y a pas de problématique de marée. Cela leur permet de gagner du temps de décharger leur pêche là-bas, entre 5 et 7 tonnes à chaque fois. Et c’est moins de carburants pour eux, ils repartent plus vite sur leurs zones. 

Des contraintes en Côtes-d’Armor

Ce retour en camion, n’est-ce pas une aberration écologique et économique - le coût de ces prestations est estimé à un million d’euros, reversé en droits de port pour le Finistère et en transports routiers ? Pour le premier aspect, la CCI répond tester des camions à moteurs électriques. Pour le reste,  vu la configuration du port de Saint-Quay, les hauturiers n’ont pas la place de débarquer au milieu de tous les côtiers, qui pêchent les Saint-Jacques , décrit Jean-Luc Balanant, le président.

Et Erquy, outre son emplacement éloigné des zones de pêche, est une place contraignante car les pêcheurs y sont tributaires des marées.  Ce modèle économique permet en amont comme en aval d’avoir une meilleure rentabilité. Nous avons un service plus fort ainsi sur nos criées , déroule Jean-Claude Balanant.

Une stratégie payante

Erquy en profite bien : elle est devenue, en 2023, la deuxième halle à marée de France, enregistrant quelque 14 000 tonnes. Saint-Quay-Portrieux a également progressé d’une place, étant au pied du podium. À deux, elles cumulent 23 000 tonnes de marchandises, dont 11 000 tonnes provenant de cette pêche au large. Soit quasiment la moitié du chiffre d’affaires total des deux criées.

Et après la criée ? Tout se passe à l’est. Les 165 acheteurs des deux criées viennent de France ou de l’étranger. Une goutte d’eau : 70 % des poissons consommés en France sont importés. Sur les 30 % restant, la pêche bretonne en représente la moitié.

https://www.ouest-france.fr/mer/peche/debarquees-a-roscoff-des-tonnes-de-poissons-transitent-en-camion-pour-etre-vendus-en-cotes-darmor-a2bbadbe-ccd7-11ee-84f3-30cb0ba0cd2f

Et le sablier "Côtes de Bretagne" de la CAN (Compagnie Armoricaine de Navigation) qui appartient au groupe ROULLIER qui débarque le sable qu'il pille en baie de Morlaix au port de Roscoff, ce qui lui permet d'être sur la zone de prélèvements 20 mn après. Où va ce sable, à quel prix est-il vendu et à qui ???

 

Ouest-France

Port du Diben en Finistère : 20 ans d’études, et après ? Un élu d’opposition interpelle la majorité

Publié le 16/02/2024 à 17h00

Qu’en est-il du port du Diben en baie de Morlaix (Finistère) ? C’est la question posée par l’élu d’opposition Jean Rouve, jeudi 15 février 2024 lors du conseil municipal de Plougasnou (Finistère) alors que les études se sont multipliées au fil des ans. Quai André-Déan, bâtiment Lequertier, zone des anciens viviers de La Méloine (Viviers de Roscoff) : l’élu a demandé une information complète et annoncé son intention de saisir la Chambre régionale des comptes.

Le port du Diben avec à droite, les anciens bâtiments Dossal et Lequertier. | OUEST-FRANCE

« Plusieurs réunions relatives au port du Diben ont eu lieu avec Morlaix communauté. Force et de constater que l’information sur ce sujet n’est pas un point fort », constate Jean Rouve, élu d’opposition dans le cadre d’une question orale au conseil municipal de Plougasnou (Finistère), jeudi 15 février 2024. « L’Agglo a investi 550 000 € dans l’ancien bâtiment Lequertier : où en sont l’aire de carénage, le quai Déan et les viviers de la Méloine (devenus les Viviers de Roscoff, placés en liquidation judiciaire ce même jeudi 15 février), dont la situation économique semble compliquée ? »

Deux millions d’euros d’argent public

L’élu de la liste « Ploug à vous 2020 » pointe une somme de 2 millions d’euros d’argent public investis en études et autres depuis vingt ans. « Pour des dépenses qui sont sans résultat, ça interroge. Pour moi, c’est du gaspillage, je pense saisir la Chambre régionale des comptes », a-t-il annoncé.

Les anciens viviers de la Méloine (aujourd’hui viviers de Roscoff) sont en difficulté. | OUEST-FRANCE

Sans avoir toutes les réponses au niveau des sommes investies, la maire, Nathalie Bernard, fournit quelques explications concernant les différents points : « Morlaix communauté n’a pas renouvelé l’autorisation d’occupation temporaire (AOT) des anciens viviers de la Méloine aux viviers Jacob de Roscoff dont la situation économique est très difficile. Un délai leur a été fixé pour déménager le matériel, les 500 000 € versés correspondent à une avance remboursable. C’est une question de semaines. »

Vue d’ensemble du bâtiment Lequertier devenu une Maison de la pêche pour les professionnels du Diben et de Locquémeau. | OUEST-FRANCE

Concernant le quai André-Déan, la maire indique que Morlaix Communauté travaille sur le cahier des charges pour une réfection de la cale qui passera par le rehaussement du quai et un agrandissement : « Ce qui sera très long. » Elle annonce aussi qu’une aire de carénage va être expérimentée sur le terre-plein.

Le dernier point soulevé par Jean Rouve concerne les anciens bâtiments Lequertier et Dossal. « Pour le premier, nous avons validé le projet d’une Maison de la pêche en décembre dernier, pour une utilisation par les pêcheurs professionnels de Plougasnou et de Locquémeau, et avons inscrit 450 000 € pour les équipements. On a aussi récupéré le bâtiment Dossal, un diagnostic a été réalisé pour identifier tous les usagers du port. Le projet englobera la capitainerie, les services aux plaisanciers et des commerces en lien avec la mer. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/port-du-diben-en-finistere-20-ans-detudes-et-apres-un-elu-dopposition-interpelle-la-majorite-ea99644c-ccc7-11ee-b994-55ef7507c674

 

Ouest-France

En Bretagne, le mareyeur Les Viviers de Roscoff a été placé en liquidation judiciaire

Publié le 16/02/2024 à 11h52

Le tribunal de commerce de Brest a placé en liquidation judiciaire Les Viviers de Roscoff, entreprise spécialisée en mareyage, grossiste et expédition de produits de la mer. Cette décision du jeudi 15 février 2024 fait suite au placement de l’entreprise en cessation d’activité depuis le mois de décembre 2023.

Le 6 février, les salariés avaient manifesté au côté de la CGT. | OUEST-FRANCE

Le tribunal de commerce de Brest a placé en liquidation judiciaire Les viviers de Roscoff, entreprise spécialisée en mareyage, grossiste et expédition de produits de la mer. Cette décision du jeudi 15 février 2024 fait suite au placement de l’entreprise en cessation d’activité depuis le mois de décembre 2023.

Pas de salaire depuis octobre

Les onze salariés de l’entreprise n’avaient pas perçu leurs salaires depuis le mois d’octobre 2023. Ils avaient manifesté devant les grilles de leur établissement le 6 février, à l’appel de l’union locale CGT de Saint-Pol-de-Léon. Contacté par téléphone le jour même, Jean-François Jacob, le président de la SAS Bezhin Breizh, qui a repris l’affaire en mai 2018, précisait :  Nous sommes dans une position inconfortable. J’ai obtenu des reports du tribunal de commerce. Je comprends les préoccupations des salariés. J’ai fait le nécessaire pour une levée importante de fonds. Les procédures administratives sont longues. J’espère une réponse pour la fin de la semaine. Par défaut, je prendrai des responsabilités. 

Le dossier ne semble pas avoir abouti. Quelques salariés avouaient  ne plus vouloir retourner bosser tant que les garanties ne seraient pas acquises . Aujourd’hui, ils vont pouvoir lancer les démarches puisqu’ils sont sans emploi.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/roscoff-29680/en-bretagne-le-mareyeur-les-viviers-de-roscoff-a-ete-place-en-liquidation-judiciaire-920cb5d2-ccb7-11ee-ae65-ae2b32b20025

Lire aussi : Plougasnou. Global Seafoods rachetée, Bezhin Breizh veut investir le marché de l’algue

 

Le Diben jeudi 15 février 2024

Plougasnou. Conseil municipal du jeudi 15 février 2024

Conseil municipal du 15 février 2024. Photo pyb29

Conseil municipal du 15 février 2024. Photo pyb29

Un conseil municipal enrichissant ce jeudi soir. Je tiens à remercier le conseiller municipal Jean Rouve pour ses questions orales qui nous ont permis d'avoir des précisions sur l'Anse de Primel , son port et son infrastructure. En effet ça bouge. Nous avons appris que l'ex entrepôt Lequertier appelé "bâtiment aquacole" par Morlaix communauté" allait accueillir peut-être les pêcheurs de Locquémeau, le nom d'Éric Vallée a aussi été prononcé.... et que les Viviers de La Méloine ne se portent pas bien du tout et la confirmation est dans Le Télégramme de ce soir (Deux entreprises du pays de Morlaix placées en liquidation judiciaire), ils sont en liquidation judiciaire. Une aire de carénage amovible expérimentale devrait être opérationnelle sur le terre plein du port dès cet été... On attend toujours les médecins, l'avenir nous le dira.

Lire aussi : Plougasnou. Global Seafoods rachetée, Bezhin Breizh veut investir le marché de l’algue

Lire aussi : À Plougasnou, bientôt une Maison de la pêche du port Primel – Le Diben à 450 000 €

Question : Il y a-t-il toujours un salarié aux Viviers de la Méloine et perçoit-il toujours son salaire ?

 

Ouest-France

Recettes, dépenses, imposition… Le budget de Morlaix a été voté, voici ce qu’il contient

Sarah HUMBERT. Publié le

Déjà bien détaillé lors du débat d’orientation budgétaire, qui s’est tenu en décembre 2023, le budget de la Ville de Morlaix (Finistère) a été soumis au vote des élus, jeudi 15 février 2024.

Parmi les investissements inscrits au budget 2024 de Morlaix : la restructuration de l’îlot du Dossen. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Présenté en décembre 2023, le budget de la Ville de Morlaix (Finistère) a été soumis aux votes des élus, jeudi 15 février 2024. Voici ce qu’il faut retenir.

Lire aussi : Voici comment comprendre le budget de Morlaix pour 2024, en cinq chiffres

13 660 000 € de dépenses pour les investissements

Musée des Jacobins, travaux pour les bâtiments scolaires, les voiries… C’est à cela que sert l’argent consacré aux dépenses pour le fonctionnement. Ce budget est alimenté par des emprunts et dettes, des opérations patrimoniales, ou encore, des subventions d’investissement.

À découvrir

La capacité de désendettement quasiment stable

En 2024, l’épargne de la commune est estimée à 887 199 €, contre 997 524 € en 2023. En lien, le ratio de désendettement de Morlaix passera à 7,9 ans en 2024, contre 7,4 en 2023.

La minorité a voté contre le budget principal, et s’est abstenue pour les budgets annexes.

Les taux d’imposition ne bougent pas… ou presque

C’est peut-être la partie la plus concrète pour les habitants. Cela avait été annoncé, les taux d’imposition ne bougeront pas dans la commune. En revanche, les bases, décidées par l’État, augmentent, ce qui va mécaniquement faire grimper la facture. « Pas d’augmentation, mais pas de baisse, malgré vos engagements électoraux », a souligné Jean-Charles Pouliquen, élu de la minorité. Jean-Paul Vermot, maire, a répondu : « Il nous reste deux ans, jusqu’à la fin du mandat, pour le faire. » La minorité s’est opposée à cette délibération.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/recettes-depenses-imposition-le-budget-de-morlaix-a-ete-vote-voici-ce-quil-contient-f37b4504-cc1c-11ee-be0b-364738a87aaa

 

Ouest-France

À Morlaix, déjà 25 points de concertation envisagés pour le projet de réouverture de la rivière

Sarah HUMBERT. Publié le

Au terme de plusieurs dizaines de minutes d’échanges, une délibération concernant les études pré-opérationnelles de la rivière a été votée en conseil municipal, jeudi 15 février 2024, à Morlaix (Finistère). Le projet se poursuit.

À Morlaix, avec le projet de réouverture de la rivière, elle pourrait bientôt couler jusqu’au pied du viaduc. | ARCHIVES OUEST FRANCE

Elle aura bientôt fait couler autant d’encre que d’eau. Jeudi 15 février 2024 au soir, la réouverture de la rivière de Morlaix (Finistère), s’est à nouveau invitée dans les débats.

À l’ordre du jour, une délibération pour lancer les études pré-opérationnelles en vue de la réalisation de ce projet colossal, qui vise à réduire le risque d’inondation, en reprofilant les galeries qui passent sous la ville, et en remettant au jour une partie du cours d’eau. Cette délibération, notamment co-financée par la Ville de Morlaix, Morlaix communauté et des subventions, avait déjà été présentée et adoptée à l’unanimité en conseil communautaire, lundi 12 février.

36 mois pour les études

Cette phase pré opérationnelle qui doit durer 36 mois, va permettre de définir un programme urbain, base de l’élaboration du cahier des charges pour la sélection d’une maîtrise d’œuvre urbaine unifiée en 2027.

À découvrir

« Des esquisses et un programme urbain et paysager, des plans de circulations et de stationnements définitifs », seront notamment proposés, indique Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix. Où seront les voitures, où elles ne seront pas, quels arbres, bancs, aménagements seront réalisés… Ces études pré-opérationnelles vont donner un cap clair au projet. « L’année 2024 sera consacrée à l’écriture des cahiers des charges. En 2025, cela sera la grande année de concertation », appuie l’élu.

En dehors des consultations obligatoires, 25 points de concertation sont prévus, « avec l’ensemble des personnes intéressées par le projet. Nous verrons avec le prestataire les différentes formes que cela prendra », dit le maire.

Du côté de la minorité, chacun a tenu à apporter des réserves quant à ce projet. Alain Daniellou a insisté : « Pour moi, il y aura des inondations, que la rivière soit découverte ou non. […] Pour nous, la base est de travailler sur les bassins de rétention […]. » Serge Moullec, de son côté, regrette que ce dossier n’ait jamais été débattu en conseil municipal. « On a un peu l’impression d’être dessaisi. »

Un manque de discussion pointée

Jean-Charles Pouliquen, qui avait déjà voté en faveur de ces études en conseil communautaire, a pointé : « Vous nous parlez de concertation, mais j’ai lu que tout était acté. On aurait aimé une présentation technique, précise en conseil municipal, cela n’a pas été fait », regrette-t-il. Il appuie : « La réouverture des galeries, cela permet d’améliorer le retour à la normale après une inondation, ça va les diminuer mais pas les empêcher, affirme-t-il. Ce qui permet vraiment de les limiter, c’est le travail sur le bassin-versant. »

Jean-Paul Vermot a répondu aux différentes préoccupations. « L’état de la science permet, et c’est la première fois depuis 50 ans, de proposer une solution validée, et financièrement réalisable. Ce n’est pas le cas pour la solution qui concerne les bassins-versants. Le choix de cette solution est validé. […] L’occasion qui se présente est unique […]. »

Pour lui : « Les inondations sont des catastrophes, la première responsabilité des élus que nous sommes, c’est de les éviter. »

Au terme d’environ 40 minutes d’échanges, la délibération a été adoptée, avec une abstention de Georges Aurégan et deux oppositions, d’Alain Daniellou et Serge Moullec. Jean-Charles Pouliquen a voté en faveur de la délibération.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-deja-25-points-de-concertation-envisages-pour-le-projet-de-reouverture-de-la-riviere-cda9a6a6-cc24-11ee-be0b-364738a87aaa

 

Ouest-France

À Morlaix, une mobilisation en soutien aux enfants de Palestine victimes des combats, le 17 février

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Les combats continuent à Gaza, et les mobilisations pour réclamer un cessez-le-feu aussi. L’association France Palestine solidarité appelle à nouveau à la mobilisation à Morlaix (Finistère), le 17 février 2024, cette fois-ci en solidarité avec les enfants victimes des combats en Palestine.

Une mobilisation à Morlaix (Finistère), fin 2023, en faveur d’un cessez-le-feu à Gaza. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

L’association France Palestine solidarité organise une nouvelle mobilisation le 17 février 2024 à Morlaix (Finistère), square Daumesnil, à 15 h.

L’association demande à nouveau, comme depuis le début du conflit, un cessez-le-feu et « la levée immédiate du blocus inhumain qui affame la population de Gaza », explique-t-elle dans un communiqué.

Un lieu symbolique

Ce jour-là, la manifestation a également pour mot d’ordre la solidarité avec les enfants de Palestine victimes des combats. L’AFPS indique : « Pour cette nouvelle initiative, nous avons choisi le lieu emblématique d’une aire de jeux pour enfants comme point de départ pour rendre un hommage particulier aux milliers d’enfants massacrés par la sale guerre que mène Israël au peuple palestinien. »

La mobilisation prendra ensuite le chemin du centre-ville, jusqu’à la place des Otages, « pour poursuivre cet hommage aux enfants de Gaza ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-une-mobilisation-en-soutien-aux-enfants-de-palestine-victimes-des-combats-le-17-fevrier-79d8bd76-cb13-11ee-be0b-364738a87aaa

 

Ouest-France

Nouveaux trains, plus de liaisons… Les Côtes-d’Armor dans le bon wagon avec la Région Bretagne

Jérôme MORINIERE avec nos rédactions locales. Publié le

La Région Bretagne et les intercommunalités des Côtes-d’Armor négocient actuellement pour proposer une offre renforcée sur le territoire en matière de transport ferroviaire. Rendez-vous est donné vendredi 23 février 2024 pour avancer sur un dossier prioritaire pour les élus costarmoricains.

La gare de La Méaugon pourrait avoir de nouveaux arrêts. | OUEST-FRANCE

Fin août, plusieurs présidents d’intercommunalité des Côtes-d’Armor ainsi que le maire de Saint-Brieuc interpellent le préfet de région sur le volet transport du contrat de plan État-Région (CPER) 2023-2027. Ils y écrivent leur crainte de voir le département être le grand perdant des négociations en cours. Cette crainte a, semble-t-il, été entendue par la Région Bretagne. Selon une information d’Ouest-France, la collectivité discute avec les neuf intercommunalités du nord Finistère et des Côtes-d’Armor pour acheter trois trains destinés au nord Bretagne sur l’axe Brest-Lamballe.

Lire aussi : Transport ferroviaire en Bretagne : les Côtes-d’Armor ne veulent pas rester à quai

Un financement partagé

Chaque rame coûterait 18 millions d’euros. Le financement serait assuré par la Région et les collectivités concernées. Contactés, les différents présidents des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) restent prudents, sur un sujet qui va être abordé en session du conseil régional, jeudi 15 février. Certains ne souhaitent pas communiquer, comme Ronan Kerdraon (Saint-Brieuc Armor agglomération).

Néanmoins, sur ce territoire et selon nos informations, les élus tiennent à ce que les trois gares d’Yffiniac, La Méaugon et Saint-Brieuc soient intégrées à ce dispositif.

Pour l’instant, la gare de La Méaugon ne compte que deux arrêts quotidiens, du lundi au vendredi : un le matin à 7 h 14 en direction de Saint-Brieuc et un à 17 h 35, en direction de Lannion. L’une des plus petites gares de Bretagne pourrait ainsi gagner potentiellement trois arrêts supplémentaires.

Les cinq présidents des EPCI costarmoricains communiqueront en commun à l’issue de la venue du président de la Région, Loïg Chesnais-Girard, le 23 février, à Saint-Brieuc. Le thème de la rencontre portera sur toutes les mobilités.

Le patron de Guingamp-Paimpol agglomération, Vincent Le Meaux, apporte de nouveaux éléments : « À mon sens, l’amélioration de l’offre de transport en collectif (ferroviaire et bus), sur l’axe Lamballe - Lannion, pourrait justifier un engagement des EPCI ».

Dix-sept nouvelles dessertes en projet

Il ajoute qu’il « serait intéressant de poursuivre la réflexion sur l’augmentation de l’offre ferroviaire BreizhGo express nord, en donnant la priorité aux déplacements domicile-travail ou domicile-études ».

Vincent Le Meaux détaille : « Sur notre territoire, il est prévu de proposer dix-sept nouvelles circulations entre Lannion, Guingamp et Saint-Brieuc, aux heures de pointe et aux heures creuses. Aujourd’hui, les présidents des cinq collectivités concernées sont d’accord sur le principe. Reste ensuite à travailler sur les points technico-financiers ». Gervais Egault, le président de Lannion-Trégor communauté, annonce d’ores et déjà une hausse des arrêts à Plouaret.

Lire aussi : VIDÉO. Comment est créée la nouvelle ligne de train entre Dinan et Lamballe ?

Arnaud Lécuyer indique, de son côté, que « Dinan agglomération n’est pas dans ce tour de table là, entre Lamballe et Brest. Pour l’ouest de notre territoire, Lamballe est tout de même une gare d’appui. Donc, c’est plutôt intéressant, d’autant que l’axe Dinan - Lamballe sera remis en route en juillet 2024, avec aussi une augmentation du trafic ». Dinan Agglomération sera surtout dans la discussion concernant le triangle Dinan - Saint-Malo - Rennes, sans doute à partir de la rentrée 2024.

« Utile à la population du Centre-Bretagne »

Enfin, le maire de Loudéac, Bruno Le Bescaut, estime que « le BreizhGo express sera utile à toute la Bretagne. Y compris à la population du Centre-Bretagne. Car au départ de Loudéac, rejoindre la gare de Lamballe est rapide et on peut s’y garer plus facilement. Rejoindre la gare de Saint-Brieuc aussi, mais c’est plus compliqué pour stationner ».

https://www.ouest-france.fr/economie/transports/train/nouveaux-trains-plus-de-liaisons-les-cotes-darmor-dans-le-bon-wagon-avec-la-region-bretagne-1d84a89e-cb56-11ee-be0b-364738a87aaa

 

Ouest-France

Blocage du dépôt pétrolier de Brest : 850 € requis contre le dépanneur qui avait désobéi au préfet

Mickaël LOUÉDEC. Publié le

Relaxé une première fois, ce garagiste comparaissait de nouveau pour avoir refusé de déloger des manifestants, en mars 2022. Une nouvelle peine est requise.

Dominique Tanguy, soutenu par les professionnels du BTP, lors de son premier passage devant le tribunal de Brest. | OUEST FRANCE

Comme en première instance, une amende de 850 € a été requise par l’avocat général de la cour d’appel de Rennes, à l’encontre de Dominique Tanguy. Ce garagiste de Plouzané (Finistère) avait refusé de déloger les engins des professionnels du BTP qui manifestaient et bloquaient le dépôt pétrolier de Brest en mars 2022, malgré une réquisition préfectorale.

« Je ne pouvais pas obéir !, avait-il déclaré lors de son premier jugement, en janvier 2023, devant le tribunal de Brest. Mon travail, c’est d’enlever ce qui gêne, pas de gérer des manifestants ! […] Être perçu comme un traître par des gens qui représentent 80 % de votre chiffre d’affaires, c’est impossible à vivre. »

Il avait finalement été relaxé. « On va pouvoir retrouver tranquillement le cours de notre vie, sans cette épée de Damoclès au-dessus de nos têtes », estimait alors son épouse, Valérie Tanguy.

Sauf que quelques jours plus tard, le parquet avait fait appel de ce jugement. « Mon client est un honnête homme », avait alors lancé son avocat, Bertrand Labat, qui dénonçait une affaire « politique ».

Décision le 13 mars

Ce mercredi 14 février, l’audience en appel, à Rennes, a donc abouti aux mêmes réquisitions qu’en première instance. « Pas mal de reproches lui ont encore été faits », soupire Valérie Tanguy, qui se sent « mitigée quant à la confirmation de la relaxe ». Bertrand Labat, lui, dénonce «une présidente qui a accablé monsieur Tanguy.» La décision de la cour d’appel sera rendue le 13 mars 2024.

L’audience intervient dans un contexte particulier : le dépôt pétrolier de Brest a de nouveau été la cible de manifestants du BTP pendant plusieurs jours, avant d’être débloqué ce mardi. Leurs revendications, comme en 2022, portaient sur le prix du gazole.

https://www.ouest-france.fr/economie/construction-btp/blocage-du-depot-petrolier-de-brest-850-euros-requis-contre-le-depanneur-qui-avait-desobei-au-prefet-e6a8e2c4-cb49-11ee-a3b1-a38454b34a5c

 

Ouest-France

Pour la première fois, cette agglo du Finistère présente une délibération en langue bretonne

Sarah HUMBERT. Publié le

Une délibération concernant le schéma communautaire de développement de la langue de la culture bretonnes a été votée, lundi 12 février 2024, au conseil de Morlaix communauté (Finistère). Après avoir été lue en français, elle l’a été en breton. Une première.

La langue et la culture bretonnes ont été mises à l’honneur, lundi 12 février 2024 lors du conseil de Morlaix communauté (Finistère). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

C’était une première au sein du conseil de Morlaix communauté (Finistère). Lundi 12 février 2024, une délibération concernant le schéma communautaire de développement de la langue de la culture bretonnes a été votée.

Vers un vade-mecum pour les communes

Ce schéma vise à décliner des actions au plus près de la population, pour la langue et la culture bretonnes. Un groupe de travail s’est réuni pour proposer des fiches actions, sur plusieurs points, comme : « accompagner la normalisation, transmettre la langue, communiquer en langue bretonne, le breton dans la vie publique [inter] communale », ou encore, « transmettre la langue dès la petite enfance et l’adolescence », a énuméré Julien Kerguillec, rapporteur de la délibération et 6e vice-président.

À la suite de son intervention, Nolwenn Malengreau, conseillère communautaire, a à son tour lu la délibération, en breton. Un acte fort, encore jamais vu au sein du conseil communautaire, d’après les élus.

Lire aussi : À Morlaix, langue et culture bretonnes regagnent du terrain : un bâtiment dédié ouvrira en 2025

Un vade-mecum à l’attention des communes sera diffusé durant le premier semestre 2024.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/langue-bretonne/pour-la-premiere-fois-cette-agglo-du-finistere-presente-une-deliberation-en-langue-bretonne-c1305068-ca77-11ee-be0b-364738a87aaa

 

Ouest-France

Dépenses, projets… Voici ce qu’il faut retenir de budget de Morlaix communauté

Sarah HUMBERT. Publié le

Le débat d’orientation budgétaire s’est tenu lundi 12 février 2024, au conseil de Morlaix communauté. Ce qui augmente, ce qui diminue, ce qui ne change pas… Voici trois éléments à retenir.

Le musée des Jacobins, à Morlaix, fait partie des projets importants de Morlaix communauté. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le débat d’orientation budgétaire de Morlaix communauté a eu lieu lundi 12 février 2024. Il regroupe beaucoup de chiffres, d’acronymes… Voici, en trois catégories, ce qu’il faut retenir de cet épais document.

Lire aussi : Voici comment comprendre le budget de Morlaix pour 2024, en cinq chiffres

Ce qui augmente

Les dépenses pour l’équipement, mais c’est plutôt une bonne nouvelle. C’est ce qui va permettre de financer les projets sur le territoire. Pour la période 2015-2023, environ 11,5 millions d’euros étaient dépensés par an, en moyenne. Pour la période 2024-2027, les dépenses réelles d’équipement devraient être de l’ordre de 20 millions d’euros par an. Musée, Espace des sciences, piscine de Pleyber-Christ, les projets ne manquent pas.

Assez mécaniquement, le délai de désendettement de l’agglomération augmente également. Il sera de 9,4 en 2026, contre 3,1 ans, fin 2023.

Ce qui diminue

Là aussi, c’est plutôt une bonne nouvelle. Après avoir explosé ces dernières années, les coûts du gaz et de l’électricité diminuent enfin : respectivement -50 % pour le gaz et -24 % pour l’électricité.

Les dépenses en fonctionnement, qui concernent, par exemple, le personnel, pourraient aussi légèrement diminuer, passant de 12 481 000 € en 2023 à 12 440 000 € prévus en 2024. La diminution serait de -0,33 %.

Ce qui ne change pas… ou presque

L’épargne de l’agglomération se maintient à un peu plus de 5 millions d’euros, malgré une hausse des charges courantes de 4,7 %, sur la période 2015-2023. Les produits, sur cette période, n’ont augmenté que de 4,2 %.

Il n’y a pas non plus d’augmentation de la fiscalité sur le bâti et le non-bâti mais… Les bases vont être revalorisées par l’État, de 3,9 %, ce qui va augmenter la facture pour les habitants de l’agglomération. Pour la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, la hausse sera de 4,1 %. Enfin, ce n’est pas encore fait, mais la Contribution financière des entreprises pourrait augmenter de 4,9 %.

Le budget sera voté le 11 mars 2024.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/depenses-projets-voici-ce-quil-faut-retenir-de-budget-de-morlaix-communaute-2935c030-ca82-11ee-be0b-364738a87aaa

 

Ouest-France

Emplois, organisation… On en sait plus sur l’Espace des sciences à Morlaix

Sarah HUMBERT. Publié le

Organisation, emplois… À Morlaix (Finistère), l’ouverture de l’Espace des sciences se rapproche et se précise. Emplois, organisation, voici ce que l’on sait.

L’Espace des sciences sera dédié à la découverte scientifique et technique, avec également un volet sur la culture industrielle. | DR

Sa date d’ouverture est connue : le 29 juin 2024. Lundi 12 février 2024, lors du conseil communautaire, les élus de Morlaix communauté ont encore précisé les contours de l’Espace des sciences, un lieu dédié à la découverte scientifique, avec un volet sur la culture industrielle. Une convention d’objectifs et de moyens a été validée par les élus.

Au total, une douzaine de travailleurs

Au sein de l’équipement, six salariés travailleront : une responsable de site, trois médiatrices, une chargée de communication, un régisseur technique, et des saisonniers, pour les périodes de fortes affluences. La collectivité réfléchie à la mise en place d’un poste administratif. La maison du tourisme, qui sera prestataire pour les billets et gestionnaire de la boutique, mobilisera trois agents d’accueil.

Morlaix communauté, gestionnaire du bâtiment, mettra à disposition trois agents du patrimoine.

Une salle de l’Espace des sciences accessible gratuitement

À noter, « la salle du palais de l’industrie, salle dédiée à l’architecture de la manufacture au rez-de-chaussée, sera accessible gratuitement », a souligné Claude Poder, conseiller communautaire.

La convention comprend également une subvention de fonctionnement de 500 000 € pour 2024, et une subvention d’investissement de 200 000 € pour la conception d’une scénographie des enjeux industriels contemporains, pour les plus jeunes.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/emplois-organisation-on-en-sait-plus-sur-lespace-des-sciences-a-morlaix-db2eabe6-ca7b-11ee-be0b-364738a87aaa

 

Ouest-France

Salaire, temps partiel… Cette collectivité du Finistère a mesuré l’égalité femmes – hommes

Ouest-France Sarah HUMBERT. Publié le

On peut saluer la démarche. Morlaix communauté (Finistère) a dressé un état des lieux de l’égalité femmes – hommes dans ses services. Écarts de salaire, temps partiels… On fait le point.

Morlaix communauté s’est penchée sur l’égalité femmes – hommes (photo d’illustration). | THOMAS BRÉGARDIS /OUEST-FRANCE

Lors du conseil communautaire, lundi 12 février 2024, Catherine Tréanton, 7e vice-présidente, a présenté le rapport égalité femmes – hommes dans les services de Morlaix communauté.

Pour l’élue, « l’égalité femmes – hommes est l’affaire de toutes et tous, et la fonction publique se doit d’être exemplaire en la matière afin de favoriser la cohésion sociale et d’être représentative de la société qu’elle sert ».

Voici ce qu’il faut retenir.

1. À catégorie égale, salaires différents…

Transparente, Catherine Tréanton a indiqué que « l’égalité salariale reste à améliorer. À catégorie équivalente, les agentes de Morlaix communauté continuent de percevoir, en moyenne, 200 € de moins que les hommes, soit un écart de 9 % ».

2. Les femmes surreprésentées sur les temps non-complet

À noter, dans la collectivité, « aucun homme n’occupe d’emploi à temps non-complet contre neuf femmes », explique la vice-présidente. Un temps non complet est un temps de travail créé par délibération établie au regard des besoins du service.

Concernant les temps partiels, qui sont normalement choisis par les agents, 11,41 % des femmes en occupent un, tandis que pour les hommes, ils représentent seulement 3,87 %.

3. Plus de femmes que d’hommes avec un niveau d’étude élevé

Dans la fonction publique, les emplois sont classés selon leur niveau de recrutement en 3 catégories, désignées par les lettres A, B, C. La catégorie A demande d’avoir au minimum un bac +3, tandis que la catégorie C est accessible à partir d’un niveau Brevet des collèges, ou sans diplôme.

Au sein de l’agglomération, « ce sont majoritairement des hommes (60 %), qui sont en catégorie C », tandis que les femmes occupent 63 % des postes en catégorie A.

4. Au global, plus d’hommes que de femmes dans la collectivité

Au 31 décembre 2023, « 338 agents et agentes travaillaient pour Morlaix communauté », avec 46,45 % de femmes et 53,55 % des hommes. La vice-présidente indique : « Ces chiffres vont évoluer en 2024 en raison de la création de la régie An Dour. En effet les services de la collectivité de l’eau sont très largement occupés par des agents masculins, tout comme ceux de la collecte. »

Parmi les agentes et agents de l’agglomération, « 63,7 % des femmes relèvent de la filière administrative, contre seulement 16,5 de la filière technique ». Pour lutter contre les inégalités, une formation obligatoire, pour tous les agents, a été mise en place.

https://www.ouest-france.fr/societe/egalite-hommes-femmes/salaire-temps-partiel-cette-collectivite-du-finistere-a-mesure-legalite-femmes-hommes-ace1b43c-ca52-11ee-be0b-364738a87aaa

 

Ouest-France

INFO OUEST-FRANCE. La Région achète trois nouveaux trains pour le nord de la Bretagne

Christel MARTINEAU-MARTEEL. Publié le

Après le BreizhGo express sud entre Quimper et Vannes, la Région Bretagne s’apprête à lancer le BreizhGo express nord entre Brest et Lamballe-Armor. Trois nouvelles rames sont nécessaires, pour un coût de 18 millions d’euros chacune.

Selon nos informations des négociations sont en cours pour que la Région Bretagne achète trois nouveaux trains. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Quand la Région a voté son contrat de plan avec l’État à 189 millions d’euros pour les mobilités sur la période 2023-2027, les élus costarmoricains avaient exprimé une certaine déception. Le Nord Bretagne ne peut pas se contenter de laisser passer les trains des autres , estimaient-ils dans nos colonnes en août dernier. Visiblement, ils ont été entendus.

D’après nos informations, des négociations sont en cours entre la Région et les neuf intercommunalités du Nord Finistère et des Côtes-d’Armor pour acheter trois trains supplémentaires et augmenter la cadence. Comme le BreizhGo express sud qui prévoit un TER toutes les 30 minutes entre Quimper et Vannes durant les heures de pointe d’ici 2025, le BreizhGo express nord serait bien sur les rails entre Brest et Lamballe-Armor pour 2026.

Coût de l’opération, environ 18 millions d’euros par rame, qui seraient financés par la Région et les collectivités concernées. Là aussi, l’objectif est de permettre, à l’horizon 2026, d’avoir un train toutes les 20 à 30 minutes en heure de pointe. À la clé, les élus espèrent augmenter la fréquentation.

Dans le même temps, le conseil régional de Bretagne s’est engagé « fermement », mardi 6 février 2024, auprès du président de Lannion-Trégor communauté pour que les trains circulant sur l’axe Rennes-Brest s’arrêtent plus fréquemment à Plouaret. Toutefois, il faudra « étudier les modalités techniques » de cette nouvelle offre, et préciser sa date de mise en service.

Lire aussi : La région Bretagne s’engage à augmenter le nombre d’arrêts à la gare de Plouaret

Intensifier le trafic de 20 %

Pour le BreizhGo express sud, le but est d’intensifier le trafic de 20 % sur la ligne. Le deal entre la Région et les six intercommunalités entre Quimper et Vannes porte sur l’achat de trois rames d’ici 2025-2026 pour un montant de plus de 50 millions d’euros.

Cette politique de la Bretagne sur les mobilités ferroviaires fait écho aux annonces faites par le président Emmanuel Macron le 27 novembre 2022 concernant  une grande ambition nationale  pour développer des RER dans dix métropoles. Le président de la Région, Loïg Chesnais-Girard, avait alors immédiatement levé la main, se disant prêt à relever le défi.

Craignant que la capitale bretonne ne passe avant, les élus costarmoricains avaient défendu leur territoire :  Nous vivons une réelle dynamique métropolitaine, par les déplacements du quotidien des habitants, les dynamiques économiques et de technopoles, la dynamique universitaire, le rayonnement d’équipements culturels, sportifs et de loisirs, et par les engagements forts que nous prenons pour la sobriété foncière, la transition énergétique .

Avec le BreizhGo express nord, il semblerait que leur requête ait été entendue. Contactée, la Région n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

https://www.ouest-france.fr/economie/transports/train/info-ouest-france-la-region-achete-trois-nouveaux-trains-pour-le-nord-de-la-bretagne-716bd114-ca7d-11ee-be0b-364738a87aaa

 

Ouest-France

Morlaix communauté demande un cessez-le-feu à Gaza

Publié le

Les élus de Morlaix communauté ont prononcé un vœu, lundi 12 février 2024 lors du conseil, pour demander un cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Depuis plusieurs mois, les manifestations se succèdent dans la cité du Viaduc, en soutien aux Palestiniens.

Depuis le début des combats entre Israël et la Palestine, les mobilisations pour réclamer un cessez-le-feu sont nombreuses, à Morlaix (Finistère). Ici, l’AFPS (Association France Palestine solidarité). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Au terme du conseil communautaire, lundi 12 février 2024, les élus de Morlaix communauté se sont prononcés en faveur d’un vœu pour la paix au Proche-Orient.

Ils demandent, notamment, un « cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza, un accès sans restriction des zones sinistrées aux organisations humanitaires afin de venir en aide aux civils, le respect de l’État d’Israël des mesures conservatoires arrêtés par la Cour Internationale de justice le 26 janvier, d’agir pour la libération sans délais des otages […], de réaffirmer le respect du droit international et des résolutions des Nations Unis en faveur du peuple palestinien et de reconnaître l’État de Palestine ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-communaute-demande-un-cessez-le-feu-a-gaza-b5612e62-ca7f-11ee-be0b-364738a87aaa

 

Ouest-France

À Morlaix, des études à 1 million d’euros pour affiner le projet de réouverture de la rivière

Sarah HUMBERT. Publié le

Le conseil communautaire du lundi 12 février 2024 a voté une délibération pour le lancement d’études pré-opérationnelles, pour la réouverture de la rivière de Morlaix (Finistère). Ces études devraient commencer fin 2024 et durer deux ans. Elles vont permettre d’affiner les contours de la réouverture.

Le projet de réouverture de la rivière de Morlaix (Finistère), ainsi que son calendrier, s’affinent | ARCHIVES OUEST-FRANCE

C’était une petite délibération, mais un grand pas pour le projet de réouverture de la rivière de Morlaix (Finistère). Lundi 12 février 2024, lors du conseil communautaire, une délibération pour lancer les études pré-opérationnelles en vue de la réouverture de la rivière a été approuvée.

Morlaix, avec son port de plaisance. Avec la réouverture de la rivière, l’eau va couler jusqu’au pied du viaduc. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Concrètement, à partir de fin 2024 et pendant deux ans environ, Brest métropole aménagement va étudier la ville, afin d’affiner le projet de réouverture du cours d’eau.

Aménagement, mise en valeur du trajet de l’eau…

Christophe Micheau, rapporteur de la délibération et 9e vice-président, en charge de l’aménagement, l’urbanisme et le foncier, explique : « L’opération constitue l’opportunité de repenser de manière globale les espaces publics du centre-ville, autour du tracé des rivières, en termes d’amélioration du cadre de vie, de mise en valeur du trajet de l’eau au cœur de la ville, de la place du végétal et des circulations, tant douces que routières, ainsi que des stationnements. »

Lire aussi : EN IMAGES. Nos dix photos les plus marquantes des inondations de Morlaix, le 11 février 1974

Avec ce projet d’ampleur, qui va faire à nouveau couler la rivière jusqu’au pied du viaduc, Morlaix sera transformé. Christophe Micheau poursuit : « Des études pré-opérationnelles qui couvriront les domaines suivants [vont être menées] : la mise en valeur du patrimoine urbain de Morlaix, ainsi que son lien avec la mer, […] les accès riverains et commerciaux. »

En février 1974, d’importantes inondations avaient frappé Morlaix (Finistère). | ARCHIVES NOËL GUIREC / OUEST-FRANCE

Ces études ont un coût estimé à 1 038 000 €. La Ville de Morlaix va les financer à hauteur de 142 000 € et Morlaix communauté, 567 000 €. Le montant de 329 000 € de subventions a déjà été accordé.

Une solution technique validée

La majorité du conseil communautaire a salué le lancement de cette étude. Au-delà de l’aspect esthétique du projet, il devrait surtout permettre de limiter le risque d’inondations. Le 9e vice-président a dressé le contexte : « La ville peut être inondée par des crues fluviales, des évènements maritimes extrêmes ou la concomitance de ces deux phénomènes et par des orages violents […]. »

Les inondations de 1974 à Morlaix (Finistère), ont durablement marqué la ville. | ARCHIVES NOËL GUIREC / OUEST-FRANCE

La réouverture, accompagnée du redimensionnement du réseau et d’aménagements ponctuels en sous-sol, devrait permettre de limiter grandement le risque. Cette solution technique a été approuvée par de nombreux acteurs, et validée par « Morlaix communauté, la Ville de Morlaix, l’État et le Département du Finistère », appuie-t-il.

Lire aussi : RÉCIT. Il y a 50 ans, le 11 février 1974, quand la rivière de Morlaix a ravagé la ville

Pour Sébastien Marie, conseiller délégué et ancien agent général d’assurances, qui était installé place Cornic, à Morlaix, ces travaux sont essentiels. « J’ai déjà vécu cinq inondations. J’ai vu des commerçants tout perdre, et ne pas rouvrir, après. » Il poursuit : « J’entends l’inquiétude sur les places de parking, la durée des travaux… Ce qu’il faut savoir, c’est que la grande majorité des sociétés d’assurances n’assurent plus les nouveaux commerces dans le centre-ville, affirme-t-il. C’est catastrophique pour l’attractivité de la ville. Si on ne fait rien, il n’y aura plus de problématiques sur le parking ou autre, car il n’y aura plus de commerçants. »

Les premiers travaux pourraient avoir lieu dès fin 2026.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-des-etudes-a-1-million-deuros-pour-affiner-le-projet-de-reouverture-de-la-riviere-60bf01dc-ca47-11ee-be0b-364738a87aaa

 

Le Diben mardi 13 février 2024

Morlaix. Conseil communautaire

Conseil commnautaire du 12 février 2024. Photo pyb29   Julien Kerguillec. Photo pyb29

 Vœu pour la paix au Proche-Orient lu par Julien Kerguillec au conseil communautaire lundi 12 février 2024   Vœu pour la paix au Proche-Orient lu par Julien Kerguillec au conseil communautaire lundi 12 février 2024

 

Ouest-France

ENTRETIEN. Gaza : « On atteint un seuil d’inhumanité redoutable » estime France Palestine Solidarité

Zoé BOIRON. Publié le

Situation à Gaza, liens avec le camp de réfugiés de Jalazone en Cisjordanie, actions en faveur d’enfants en situation de handicap sur place : François Rippe, vice-président de l’Association France Palestine Solidarité et président de la section locale Pays de Morlaix, et Christine Bernas, membre du conseil d’administration de l’AFPS Pays de Morlaix, font le point.

Des gens se tiennent autour des cratères causés par les bombardements israéliens à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 12 février 2024, au milieu des combats en cours entre Israël et le groupe militant Hamas.

Des gens se tiennent autour des cratères causés par les bombardements israéliens à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 12 février 2024, au milieu des combats en cours entre Israël et le groupe militant Hamas. | SAID KHATIB / AFP

L’Association France Palestine Solidarité (AFPS) est très active, notamment en Pays de Morlaix (Finistère). Sur ce territoire, elle a organisé 20 actions depuis la riposte israélienne aux attaques du Hamas du 7 octobre 2023, pour alerter sur la situation à Gaza.

Entretien avec François Rippe, vice-président de l’Association France Palestine Solidarité et président de la section locale Pays de Morlaix, et Christine Bernas, membre du conseil d’administration de l’AFPS Pays de Morlaix.

Quelle est la situation à Gaza ?

Elle est devenue invivable, on atteint un seuil d’inhumanité redoutable. Au nord et au centre il n’y a plus grand-chose, donc le pire se concentre sur le sud, à Rafah et Khan Younès. Le premier crime de guerre commis a été le déplacement forcé d’1,7 million de citoyens de Gaza, contraints de se réfugier dans cette zone sud. Soi-disant pour les protéger, pour finalement les bombarder.

Des camps, faits de bric et de broc, ont réapparu et la population s’entasse. Ils n’ont pas d’eau et n’ont qu’un minimum d’aide alimentaire, quand quelques camions passent par la porte de Rafah. Des maladies chroniques et contagieuses se développent, telles que la gale ou la dysenterie qui fait des ravages notamment chez les enfants.

Le récent rapport de l’Unicef (Association de défense des droits de l’enfance) affirme que tous les enfants auront besoin d’un accompagnement psychoéducatif. On parle de moins de 15 ans, qui représentent 40 % de la population. L’OMS (Organisation mondiale de la santé) annonce que 93 % de la population de Gaza est confrontée à une situation de crise alimentaire, et que les niveaux de malnutrition sont élevés.

En tant qu’être humain, je ne sais pas comment l’humanité fait pour assister, en direct, à ces massacres, à ce génocide. Car c’en est un, ça coche toutes les cases. Malgré les interrogations de notre ministre des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné. Car, lorsque la Cour internationale de justice (CIJ), le 26 janvier, a appelé Israël à faire tout son possible pour empêcher tout acte de génocide dans la bande de Gaza, la France a indiqué envisager de faire part d’observations à la CIJ, notamment sur l’établissement d’une intention, pour utiliser le terme génocide.

François Rippe, vice-président de l’Association France Palestine Solidarité et président de la section locale Pays de Morlaix, et Christine Bernas, membre du conseil d’administration de l’AFPS Pays de Morlaix. | OUEST-FRANCE

Lire aussi : ENTRETIEN. Stéphane Séjourné : « La situation humanitaire à Gaza est catastrophique et inacceptable »

Quels sont les liens entre l’AFPS Pays de Morlaix et la Palestine ?

Depuis 2016, on travaille avec le camp de Jalazone, un camp de réfugiés de 15 000 personnes sur 1 km2. On y est allés tous les deux ans, hors période Covid. Et dans ce camp, on travaille avec un centre pour enfants en situation de handicap, Al Karamah, dirigé par Hussam Elayan. Nos actions permettent d’aider à payer les éducateurs, les psys, etc.

Récemment, un étage supplémentaire a été ajouté au centre pour enfants de situation de handicap Al Karamah, au camp de Jalazone en Cisjordanie, pour offrir une bulle aux enfants, rapporte l’AFPS Pays de Morlaix. | AFPS PAYS DE MORLAIX

Quelles sont ces actions ?

On vend des journaux à l’entreprise Cellaouate à Saint-Martin-des-Champs. On a fait un fest-noz en juin avec les Gazaouis, dont le bénéfice était pour le centre Al Karamah. Et nous vendons des produits palestiniens, à partir de commandes faites au niveau national : huile, dattes, épices, savon, zaatar.

Cela sert d’abord à soutenir une coopérative de producteurs palestiniens à Ramallah. Ce sont des produits taxés par Israël mais on s’assure qu’une partie des bénéfices revienne bien aux producteurs. Et ça nous permet de faire connaître la culture, la cuisine palestinienne. C’est important parce qu’Israël mène aussi une entreprise d’invisibilisation. Enfin, ça nous permet de dégager un petit bénéfice que nous réinvestissons auprès du camp de Jalazone et du centre pour enfants. On arrive à leur envoyer 4 000 à 6 000 euros par an. Et eux nous envoient des comptes rendus, qu’ils traduisent, pour nous dire ce qu’ils ont pu financer avec.

Et nous organisons des conférences, nous avons fait venir des personnes de la résistance populaire non armée pour témoigner, etc.

Combien avez-vous d’adhérents ?

Aujourd’hui, l’AFPS Pays de Morlaix en compte plus de 100. Nous avons eu 37 adhésions en 2023.

Une délégation d’ingénieurs palestiniens est venue en Bretagne fin janvier. Pour quoi faire ?

Dans le cadre de la coopération décentralisée, et d’un appel à projets, qui dépend du ministère des Affaires étrangères, il y a un partenariat entre le camp de Jalazone et Morlaix communauté sur la question de l’eau (Agence française de l’eau, ministère, Morlaix communauté). Le projet est de refaire tout un réseau de canalisations. Une première tranche de travaux est finie. Une délégation d’ingénieurs palestiniens est venue à Morlaix, la dernière semaine de janvier, pour échanger sur les techniques, avec An Dour, l’agence de l’eau de Morlaix communauté. Ces ingénieurs sont aussi allés au Carrefour des gestions locales de l’eau, à Rennes (Ille-et-Vilaine), pour échanger des techniques ou trouver un camion curateur par exemple.

https://www.ouest-france.fr/monde/gaza/entretien-gaza-on-atteint-un-seuil-dinhumanite-redoutable-estime-france-palestine-solidarite-9dc9ae5e-c440-11ee-8bc3-7b463e0b059b

 

Ouest-France

Hôpital : les Trégorrois seront-ils au rendez-vous, samedi, pour la manif de soutien aux urgences ?

Céline MARTIN. Publié le

D’ici 15 jours, les Trégorrois ne pourront plus se présenter aux urgences de nuit de Lannion (Côtes-d’Armor) sans appeler le Samu (15). À l’approche de cette échéance, les opposants refusent de se résoudre à cette offre de soins « dégradée » et mobilisent en vue d’une seconde manif, samedi matin. La première avait rassemblé 2 000 à 3 000 personnes. La seconde amplifiera-t-elle la contestation ?

Banderoles et affiches : usagers ainsi que délégués CGT du personnel de l’hôpital et des pompiers sortent déjà le matériel pour appeler au rassemblement, ce samedi 10. | OUEST-FRANCE

D’ici 15 jours, les Trégorrois ne pourront plus se présenter aux urgences de Lannion sans appeler le Samu (15). Les opposants refusent de se résoudre à cette offre de soins « dégradée » et mobilisent en vue d’une seconde manif, samedi matin.

Pourquoi une nouvelle mobilisation en lien avec l’hôpital ?

 Une perte de chance pour les patients » : c’est ce que représente, aux yeux du comité de défense de l’hôpital de Lannion, la fermeture imminente des urgences de nuit de Lannion (1) où les Trégorrois ne pourront bientôt plus se présenter sans avoir appelé au préalable le Samu (15). Décidée dans un contexte inédit de pénurie d’urgentistes, cette « régulation » permanente et non plus ponctuelle doit entrer en vigueur le 1er mars, jusqu’en juin, mais se heurte localement à une opposition.

Des objectifs, pour cette nouvelle manif ?

À 15 jours de cette échéance contestée, les membres du comité en appellent à une nouvelle manif, ce samedi 17 février 2024. Avec l’espoir de réitérer voire d’amplifier la mobilisation du 13 janvier, qui avait vu entre 2 000 et 3 000 Trégorrois battre le pavé. Le mot d’ordre reste inchangé :  On ne lâche rien et on demande à garder nos urgences ouvertes 7 jours/7 et 24 h/24 ! », résument les membres du comité de défense de l’hôpital (2).

À découvrir

Faut-il s’attendre à une grosse mobilisation ?

Résignés ou indignés, les Trégorrois ? Difficile à (pré)dire.  On a l’espoir d’une belle mobilisation », affirme le comité. Les écharpes tricolores, elles, s’annoncent encore nombreuses : la présence des élus avait démontré le mois dernier que le sujet était rassembleur.

Qu’est-ce qui a changé depuis la première manif ?

 La pétition s’est enrichie de signatures (plus de 3 000 actuellement), des élus nous ont demandé la rédaction d’une motion à soumettre à leurs conseils municipaux…  À l’instar de ceux de  Trévou-Tréguignec, Penvénan, Plouaret… ».Ou de Lannion qui l’ont adoptée pas plus tard que la semaine dernière. Une motion par laquelle ils demandent aux pouvoirs publics et à l’Agence régionale de santé de  mettre en œuvre toutes les solutions permettant un retour à la normale ».

Pour le reste, les lignes n’ont pas bougé :  La balle est toujours dans le camp de l’Agence régionale de santé mais aussi du préfet, qui n’a toujours pas donné suite à notre demande de table ronde. 

Descendre dans la rue, ça sert à quelque chose ?

N’ayant pas participé au rassemblement du 13 janvier, au motif qu’ « on pourra faire toutes les manifestations que l’on veut, ça ne fera pas venir les médecins » , le député (Renaissance) de Lannion avait posé la question de l’utilité d’un rassemblement. En précisant : Ce n’est pas l’arrêt des urgences, c’est simplement un filtre supplémentaire par le 15. Ça a fonctionné jusqu’ici ».

Les opposants à la régulation, eux, ne veulent pas se résigner à  cette prise en charge en mode dégradé […]. Il faut avoir une bonne dose de naïveté pour s’imaginer que cette réorganisation est ponctuelle et n’est pas organisée évoquent ces militants qui redoutent les conséquences sur les services d’urgences des autres centres hospitaliers, exposés à des sursollicitations. Et s’indignent d’ une situation quasi anticonstitutionnelle puisqu’en touchant ainsi à l’offre de soins, on ne donne plus les mêmes chances aux gens sur tous les territoires ». Avec l’espoir que cette indignation soit largement partagée, samedi matin.

(1) De 19 h à 8 h le lendemain.

(2) À 10 h 30, devant le Conservatoire à Lannion. Rassemblement suivi d’une manifestation le long des quais.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/hopital-les-tregorrois-seront-ils-au-rendez-vous-samedi-pour-la-manif-de-soutien-aux-urgences-32e78b38-c9b3-11ee-bd89-65961cacb703

 

Ouest-France

Au conseil régional de Bretagne, les autonomistes du groupe Breizh-a-Gleiz déçus par la majorité

Olivier MÉLENNEC. Publié le

Le conseil régional de Bretagne vote cette semaine son budget 2024. Il pèse 2 milliards d’euros. L’an passé, lors de la session budgétaire, le groupe Breizh-a-Gleiz (autonomistes) avait voté contre. Cette année, il se montre toujours critique de l’action de la majorité de gauche du conseil régional.

L’hémicycle du coneil régional de Bretagne à Rennes.

L’hémicycle du coneil régional de Bretagne à Rennes. | OUEST FRANCE

Le conseil régional de Bretagne vote cette semaine son budget 2024. Il pèse 2 milliards d’euros. L’an passé, lors de la session budgétaire, le groupe Breizh-a-Gleiz (autonomistes) avait invité la majorité à  rompre avec le train-train gestionnaire, pour poser des actes de rupture  avec le  système libéral-productiviste dominant . Faute d’avoir été suffisamment entendu, il avait finalement voté contre le budget présenté par Loïg Chesnais-Girard, le président divers gauche du conseil régional.

Qu’en sera-t-il cette année ? Comme il y a un an, Breizh-a-Gleiz relève quelques jalons qui montrent que la Région Bretagne avance dans le bon sens sur certaines politiques publiques. C’est le cas du dossier agricole,  où la parole régionale diffère désormais très nettement du discours gouvernemental . Ou encore du domaine de la culture  où les critères environnementaux et d’égalité hommes-femmes pour l’attribution des aides tendent à se généraliser .

Lire aussi : La région Bretagne s’apprête à voter un budget à deux milliards d’euros pour l’année 2024

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Une « promesse non tenue de changements systémiques »

Mais Breizh-a-Gleiz constate aussi que le rendez-vous que la majorité régionale avait donné en février dernier, quand il s’agirait de voter un an plus tard le budget 2024,  présenté comme le moment où les politiques publiques seraient toutes revues à l’aune des nécessaires transformations écologiques et sociales, ne se concrétise pas .

Au-delà de cette  promesse non tenue de changements systémiques , Breizh-a-Gleiz regrette aussi que le budget, acte numéro 1 d’une collectivité, ne serve pas de document politique  pour assumer l’ambition d’autonomie pour la Bretagne .

Sur les deux axes stratégiques que sont l’application à l’ensemble des programmes budgétaires de critères écologiques et sociaux « objectivés » et la mise en œuvre d’une stratégie offensive sur la question de l’autonomie politique de la Bretagne, Breizh-a-Gleiz estime que  la majorité régionale peine à passer du discours de principe aux actes . Ce qui n’augure pas d’un vote positif en faveur du budget régional.

L’an passé, malgré une majorité relative, Loïg Chesnais-Girard avait pu faire voter son budget grâce à l’abstention du groupe macroniste Nous la Bretagne.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/au-conseil-regional-de-bretagne-les-autonomistes-du-groupe-breizh-a-gleiz-decus-par-la-majorite-2ad48d38-c9d6-11ee-bd89-65961cacb703

 

Ouest-France

Classes menacées : Mélanie Thomin, députée du Finistère, alerte le Premier ministre dans une lettre

Publié le

Dix-sept maires, six conseillers départementaux et douze associations de parents d’élèves du Centre-Finistère, ont cosigné une lettre ouverte adressée au Premier ministre Gabriel Attal, à l’initiative de la députée du Finistère, Mélanie Thomin (PS). Elle alerte sur les fermetures de classes envisagées à la rentrée 2024, selon la première version de la carte scolaire et y voit « une injustice envers le milieu rural ».

Mélanie Thomin a adressé une lettre ouverte au Premier ministre.

Mélanie Thomin a adressé une lettre ouverte au Premier ministre. | ARCHIVES OF

La députée du Finistère Mélanie Thomin (PS) est à l’initiative d’une lettre ouverte adressée au Premier ministre Gabriel Attal, ce lundi 12 février 2024, co-signée par dix-sept maires du Centre-Finistère, six conseillers départementaux et douze associations de parents d’élèves. Elle alerte sur les fermetures de classes envisagées dans les écoles du Centre Finistère à la rentrée de septembre, selon la première version de la carte scolaire.

« Dans nos communes rurales, l’école est au cœur de la vie sociale et de la revitalisation de nos bourgs, écrit-elle. L’école inclusive n’y est pas un vain mot : elle s’y vit au quotidien. À l’époque d’une société de plus en plus fracturée, c’est une richesse à préserver [...] »

« Une dégradation sans précédent »

Elle développe, concernant la carte scolaire : « Avec plus de 15 fermetures, c’est près de 20 % de celles prévues en Finistère que ma circonscription va supporter. C’est une dégradation sans précédent des conditions d’enseignement. Nous y voyons une forme d’injustice envers le milieu rural. »

LIRE AUSSI : Dans la petite commune bretonne, une classe est menacée : « On tape sur une école qui fonctionne »

« Avoir subi une fermeture de classe l’année dernière ne protège plus d’une nouvelle cette année. Être classé en zone de revitalisation rurale n’est désormais plus pris en compte », déplore-t-elle, avant d’ajouter : « Les enfants du voyage, qui sont en classe une partie de l’année de manière récurrente, ne comptent pas dans les effectifs, le nombre d’enfants à besoins particuliers, porteurs de handicap non plus. »

« Des oubliés de la République

« Nous nous ressentons comme des oubliés de la République. La politique strictement comptable, appliquée pour la carte scolaire, aboutit à sacrifier l’avenir pédagogique de nos écoles rurales et, à terme, l’avenir même de nos villages [...] » estime Mélanie Thomin. Monsieur le Premier Ministre, il est encore temps de donner corps, dans nos communes rurales, à votre priorité éducative pour la prochaine année scolaire. »

La liste des signataires

Maires : Patrick Berthelot, maire de Crozon ; Tugdual Braban, maire de Châteauneuf-du-Faou ; Jean-Yves Crenn, maire de Lopérec ; Frédéric Drelon, maire de Saint-Ségal ; Jean-François Dumonteil, maire de La Feuillée ; Marie-Christine Jaouen, maire de Saint-Hernin ; Hubert Le Lann, maire de Berrien ; Georges Morvan, maire de Scrignac ; Gaëlle Nicolas, maire de Châteaulin ; Mathilde Paillot-Pouliquen, maire de Telgruc-sur-Mer ; Eric Prigent, maire de Botmeur ; Anne Rolland, maire de Brasparts ; Marcel Salaün, maire de Loqueffret ; Jacques Thépault, maire de Huelgoat ; Mickaël Toullec, maire de Saint-Rivoal ; Christian Troadec, maire de Carhaix.

Conseillers départementaux : Philippe Guillemot et Corinne Nicole, canton de Carhaix ; Didier Malleron, canton de Guipavas ; Monique Porcher, canton de Crozon, Isabelle Maugeais et Julien Poupon, canton de Pont-de-Buis-lès-Quimerc’h.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/classes-menacees-melanie-thomin-deputee-du-finistere-alerte-le-premier-ministre-dans-une-lettre-fe12b63c-c9a6-11ee-bd89-65961cacb703

 

Ouest-France

TÉMOIGNAGE. « Comme un gros coup de tonnerre » : il y a 50 ans, un attentat frappait le Finistère

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Dans la nuit du 13 au 14 février 1974, l’émetteur de radio-télévision du Roc’h Trédudon, à Plounéour-Menez (Finistère), était la cible d’un attentat. Daniel Rioualen était en poste au relais PTT (Postes, télécommunications et télédiffusion), situé juste à côté. Il se souvient d’une nuit d’effroi.

Âgé aujourd’hui de 82 ans, Daniel Rioualen se souvient de cette nuit du 13 au 14 février 1974.

Âgé aujourd’hui de 82 ans, Daniel Rioualen se souvient de cette nuit du 13 au 14 février 1974. | OUEST-FRANCE

Daniel Rioualen habite Plouvien, dans le Nord-Finistère. Il y a cinquante ans, il était aux premières loges d’un fait divers qui a marqué la mémoire collective. Dans la nuit du 13 au 14 février 1974, l’émetteur de radio-télévision du Roc’h Trédudon, à Plounéour-Menez (Finistère), était visé par un attentat.

Lire aussi : RÉCIT. Quand le spectaculaire attentat de Roc’h Trédudon privait les Bretons de télévision en 1974

Sur place, un écriteau « Evit ar brezoneg », « Pour la langue bretonne » est retrouvé au milieu des décombres. L’attentat est revendiqué par le Front de Libération de la Bretagne (FLB). Les auteurs de cet attentat ne seront identifiés.

« Un gros fracas m’a réveillé au milieu de la nuit »

Daniel Rioualen se souvient : « En février 1974, j’habitais à Plouvien et je travaillais au relais PTT du Roc’h Trédudon depuis 1966. Nos bâtiments se touchaient. Dans la journée, nous étions une dizaine de techniciens, mais la nuit, il n’y avait qu’une seule personne. »

L’attentat perpétré dans la nuit du 13 au 14 février 1974, dans les monts d’Arrée, a soufflé l’émetteur du Roc’h Trédudon (Finistère). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« J’étais de service cette nuit du 13 au 14 février. Évidemment, dans cette partie des monts d’Arrée, il n’y a pas un bruit. Un gros fracas m’a réveillé au milieu de la nuit. Je pensais que l’orage avait frappé fort. En effet, le pylône, par sa hauteur de 218 mètres, attirait fréquemment la foudre. »

Lire aussi : RÉCIT. En 1974, la Bretagne privée de télévision après l’attentat contre l’antenne de Roc’h Trédudon

« Je me suis précipité dehors pour voir ce qui se passait. C’est là que j’ai vu l’étendue des dégâts. Les pylônes ORTF et PTT, qui étaient tenus par des câbles s’étaient écrasés au sol, abîmant les voitures et les bâtiments. Il n’y avait personne d’autre dans mon bâtiment et je me suis inquiété du gardien du pylône, qui lui aussi était sain et sauf. Les plastiqueurs ont fait en sorte que les pylônes ne tombent pas sur les deux habitations. »

« Le chef de centre adjoint décédera d’une crise cardiaque »

« Dans l’enchevêtrement de ferraille, j’ai réussi par miracle à appeler le responsable à Rennes, les téléphones portables n’existaient pas ! Les employés de l’ORTF et nous avions de très bonnes relations, nous allions très souvent déjeuner à Commana ou à Loqueffret. »

Les dégâts ont été estimés à près de 5 millions de francs. Près d’un million de foyers bretons ont été privés de télévision. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« La veille, j’avais remarqué des hommes qui étaient venus autour des câbles, je ne sais quoi faire. On a imputé parfois cet attentat à des militaires, mais ceux-ci n’avaient pas l’allure de soldats. Il y avait une salle immense pourvue de batteries pour les transmissions hertziennes. Les dommages étaient surtout pour l’ORTF qui, malgré la promptitude des réparations, n’a pas réussi à rendre la télévision à près d’un million de personnes avant plusieurs semaines. »

« Malheureusement, le chef de centre adjoint décédera victime d’une crise cardiaque en voyant les dégâts. C’est le Front de Libération de la Bretagne (FLB) qui revendiquera l’attentat, mais personne ne fut inquiété. Les plastiqueurs courent toujours ! Après cet attentat, j’ai encore travaillé deux années au Roc’h Trédudon, avant ma mutation à Plouzané. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/temoignage-comme-un-gros-coup-de-tonnerre-il-y-a-50-ans-un-attentat-frappait-le-finistere-5a90bd60-c5eb-11ee-bfe6-fbc37e462228

 

Ouest-France

Le Flambart met le cap sur la Fête de la sardine à Trédrez-Locquémeau

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Cet évènement a lieu tous les deux ans. Cet été, ce sera les 27 et 28 juillet 2024 et l’association Le Flambart sonne déjà le rassemblement des bénévoles à Trédrez-Locquémeau (Côtes-d’Armor). Tout le monde sur le pont !

Céline Cozic-Richardot déroulant l’ordre du jour d’une assemblée générale où la Fête de la sardine a occupé une large place.

Céline Cozic-Richardot déroulant l’ordre du jour d’une assemblée générale où la Fête de la sardine a occupé une large place. | OUEST-FRANCE

Les adhérents de l’association Le Flambart avaient rendez-vous samedi, à la salle Louis-Cado, pour leur assemblée générale où il a bien sûr été question de la prochaine Fête de la sardine qui se déroulera les 27 et 28 juillet 2024. Il y a deux ans, la 8e édition avait attiré les foules : « L’été prochain, place à la 9e qui se prépare déjà depuis quelques mois », explique Claude Le Dantec, à la manœuvre dans l’association depuis sa création, il y a plus de trente ans.

150 bénévoles

Céline Cozic-Richardot, présidente depuis deux ans, est elle aussi centrée sur cette fameuse fête dont la dernière édition avait réuni des milliers de personnes sur le port. La transition est toute trouvée. « Pour l’organiser, il faut idéalement 150 bénévoles et l’heure est au rassemblement. » Un appel a été lancé à tous ceux qui vont œuvrer aux grillades, au parking et à tous les autres postes. « Ainsi qu’à tous les nouveaux arrivants qui seront les bienvenus. Les portes de l’association leur sont ouvertes », insiste la présidente.

Elle donne d’ailleurs rendez-vous aux anciens comme aux nouveaux, « le samedi 30 mars, à 12 h, à la salle Louis-Cado ».  Devant un petit buffet, propice à l’échange, « on leur présentera, à cette occasion, le programme de la prochaine Fête de la sardine qui sera faite, comme la précédente, de divers concerts et animations… », lâche Claude Le Dantec.

À découvrir

10 000 € pour moucher son étrave dans la baie de Lannion

L’association ne se réduit cependant pas à l’organisation de la Fête de la sardine, Gérard Le Berre, responsable bateau, a aussi parlé navigation et bien sûr du Flambart qui a nécessité d’importants travaux, cette année. Un charpentier de marine a dû, entre autres, venir au chevet du navire qui a l’âge de ses membrures. « Au total, la facture s’est élevée à un peu moins de 10 000 € », le prix à payer pour qu’il mouche à nouveau son étrave dans la baie de Lannion, en toute sécurité. « La somme a d’ailleurs pu être en grande partie réunie grâce aux bénéfices de la dernière Fête de la sardine », rappelle-t-il enfin.

La remise à l’eau est prévue début avril et l’équipage est toujours prêt à accueillir de nouveaux marins. À cette assemblée générale, la présidente a également rendu hommage à Jean-Claude Le Bras, premier président de l’association, qui a offert une demi-coque au nouveau bureau qui est inchangé : présidente, Céline Cozic-Richardot ; secrétaire, Enora Le Jeune ; trésorier, Claude Le Dantec ; responsable bateau, Gérard Le Berre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/tredrez-locquemeau-22300/le-flambart-met-le-cap-sur-la-fete-de-la-sardine-a-trederz-locquemeau-ba3a9a28-c8ee-11ee-a23a-e63ab014481b

 

Le Diben dimanche 11 février 2024

Conseil de Communauté Séance du lundi 12 février 2024 à 18h Espace du Roudour Saint-Martin-des-Champs

Ordre du jour

1. Approbation du procès-verbal des séances du Conseil de Communauté du 13 novembre 2023 et 18 décembre 2023

2. Information relative aux décisions prises par délégation (Article L 5211-10 du CGCT)

3. Modifications de désignations dans les commissions intercommunales

4. Modification des désignations des représentants de la commune de Sainte-Sève au sein de la commission locale d’évaluation des charges transférées (CLECT) Morlaix Communauté et ses habitants au cœur des transitions pour un territoire dynamique solidaire durable

5. Débat d’orientations budgétaires 2024

6. Attributions de compensations définitives et provisoires

Aménagement - Habitat - Mobilités - Mer et littoral

7. Convention de partenariat 2024 – 2026 entre Héol et Morlaix Communauté

8. Plan Local d'Urbanisme intercommunal de Morlaix Communauté tenant lieu de Programme Local de l'Habitat – Révision n°1 - Approbation

9. Délégation du Droit de Préemption Urbain Renforcé (DPUR) à l’Établissement Public Foncier (EPF) de Bretagne - 22 rue de Paris à Morlaix - parcelle AT n° 42

10. Études pré opérationnelles en vue de la réouverture de la rivière de Morlaix : groupement de commande / mandat de maîtrise d’ouvrage / perception des subventions

Eau - Biodiversité

11. Modification des statuts du Syndicat Mixte de l’Horn suite à la prise de compétences Eau et Assainissement par la Communauté de Communes du Pays de Landivisiau

12. Projet convention remboursement Morlaix Communauté – participation financière Syndi- cat eau Horn

Economie - Tourisme - Commerce

13. Demande de subvention du Pôle Économie Sociale et Solidaire (ESS) du Pays de

Morlaix pour le financement du fonctionnement du tiers-lieu des transitions en Pays de Morlaix

14. Convention "cadre" avec la Région Bretagne : participation à l’aide aux projets de R&D structurants et aux projets de R&D collaboratifs labellisés par les Pôles de Compétitivité (2024-2027)

Culture - Quartier de la manufacture

15. Espace des Sciences - Convention d'objectifs et de moyens 2024-2027

16. Signature d’un Contrat territoire-lecture entre la Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC) Bretagne et Morlaix Communauté

17. Schéma communautaire de développement de la langue et de la culture bretonnes

18. Modification du catalogue des tarifs année 2024 (Musée des Jacobins)

Ressources

19. Tableau des emplois

https://www.morlaix-communaute.bzh/fileadmin/mediatheque/L_agglo/Gouvernance_et_instances/20240212_ODJ_VDEF.pdf

 

Le Diben samedi 10 février 2024

Ordre du jour du prochain Conseil Municipal

La réunion du prochain Conseil Municipal se tiendra le Jeudi 15 février 2024 à 18H00 à la Mairie

Ordre du jour :
- Présentation du séjour à Verdun par les jeunes du CMJ
- Appel nominal
- Désignation du secrétaire de séance
- Approbation du procès-verbal de la séance du conseil municipal du 7 décembre 2023
- Information sur les décisions prises dans le cadre des délégations accordées par le conseil municipal au Maire

URBANISME, TRAVAUX
- Approbation de l’Avant-Projet Définitif du projet de rénovation-extension de l’ancienne école pour y aménager la médiathèque municipale
- Acquisition de la parcelle BD 136
- Désaffectation de la parcelle CI 55
- Désaffectation de la parcelle CI 97
- Désaffectation de la parcelle BV 115

FINANCES - ADMINISTRATION GENERALE
- Création d’un poste de responsable de la Médiathèque
- Recrutement d’agents non-titulaires pour remplacer les agents momentanément absents et pour accroissement temporaire et saisonnier d’activités - Modification

TOURISME, ECONOMIE, ANIMATIONS, MER ET LITTORAL
- Renouvellement de la convention d’objectifs et de moyens avec la Société des Régates de Terenez
- Mise à jour du règlement intérieur et adoption des conditions générales de vente du camping municipal de la mer

VIE ASSOCIATIVE ET SPORTS
- Participation à la Redadeg 2024 - Subvention

QUESTIONS ORALES

INFORMATIONS DIVERSES

https://www.mairie-plougasnou.fr/actus/9-fevrier-ordre-du-jour-du-prochain-conseil-municipal

 

Ouest-France

Le premier collectif antifasciste du Centre-Bretagne voit le jour à Carhaix

Publié le

Ils sont une trentaine, jeunes et moins jeunes, à s’être réunis dans la salle Paul-Simon de Carhaix (Finistère), samedi 10 février 2024, pour entériner la création d’un collectif antifasciste du Centre-Bretagne.

Une trentaine de personnes s’est retrouvée dans la salle Paul-Simon de Carhaix (Ouest-France), samedi 10 février 2024, pour entériner la création d’un collectif antifasciste en Centre-Bretagne.

Une trentaine de personnes s’est retrouvée dans la salle Paul-Simon de Carhaix (Ouest-France), samedi 10 février 2024, pour entériner la création d’un collectif antifasciste en Centre-Bretagne. | OUEST-FRANCE

Ils sont une trentaine à se réunir autour de la table, ce samedi 10 février 2024, à 10 h 30, dans la salle Paul-Simon de Carhaix (Finistère).

De tous les âges et d’un peu partout en Bretagne : de Pontivy, du Faouët (Morbihan), de Morlaix (Finistère), de Rostronen (Côtes-d’Armor) ou encore des monts d’Arrée. Ce qui les rassemble, c’est la création du premier collectif antifasciste du Centre-Bretagne, entérinée lors de cette réunion inaugurale.

« Combattre l’extrême droite »

Les participants, parmi lesquels figurent des membres de syndicats et de partis politiques d’extrême gauche, ont commencé par présenter la raison d’être de ce collectif. « Ces dernières années, il y a eu de violentes attaques de l’extrême droite dans le secteur. On a longtemps dit que le Centre-Bretagne était épargné, mais on sent bien qu’on doit être présent pour combattre l’extrême droite. »

L’abandon d’un projet d’accueil de réfugiés à Callac (Côtes-d’Armor), les menaces de mort envers les journalistes du Poher ou encore « le torrent de haine envers le journal Le Peuple breton suite à la une montrant un jeune métis en costume Glazik » sont évoqués.

Les membres de ce collectif ont ensuite débattu des actions à mener, notamment en vue des élections européennes de juin 2024. Ils comptent peser dans la campagne, par exemple en allant à la rencontre des électeurs, en distribuant des tracts. Avec la volonté, aussi, « de s’adresser à la population qui vote Rassemblement National. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/le-premier-collectif-antifasciste-du-centre-bretagne-voit-le-jour-a-carhaix-5554b50e-c825-11ee-9a26-b3fe0ec43b85

 

Ouest-France

À Brest, voici pourquoi le pont de Recouvrance a connu des pannes à répétition

Julia TOUSSAINT. Publié le

Le pont de Recouvrance a refusé de se lever (ou de redescendre) à trois reprises depuis fin 2022. Trois pannes en un peu plus d’un an, ça peut paraître peu. Mais les désagréments causés à la base navale de Brest (Finistère) et l’impact sur la circulation routière sont tels que la Métropole a pris le sujet très au sérieux.

La travée du Pont de Recouvrance, à Brest, se lève une dizaine de fois par an pour laisser passer des bateaux de la Marine nationale.

La travée du Pont de Recouvrance, à Brest, se lève une dizaine de fois par an pour laisser passer des bateaux de la Marine nationale. | GUILLAUME SALIGOT / OUEST-FRANCE

À chaque fois que le pont de Recouvrance se lève pour laisser passer un bateau de la Marine nationale, c’est un petit spectacle apprécié des Brestois. Quelques curieux s’attroupent de part et d’autre de l’édifice en béton armé, pour voir la lourde travée se hisser à plus de 60 mètres au-dessus des quais et le bâtiment entrer ou sortir de la base navale. Mais parfois, ça ne marche pas. Et même assez souvent ces derniers temps.

Petit historique. Le 13 décembre 2022 au matin, le pont de Recouvrance était resté bloqué en position levé. Le trafic routier et la circulation du tramway avaient été interrompus pendant plus de quatre heures, le tablier refusant de retrouver sa position initiale. Rebelote trois mois plus tard, le 7 avril 2023, mais cette fois la travée ne s’était pas levée. Le dernier épisode en date remonte au 9 janvier 2024. Le pont devait se lever pour laisser passer la frégate Auvergne, mais la manipulation avait dû être annulée « pour des raisons techniques », nous informait la préfecture maritime de l’Atlantique.

Embarras à la base navale

Cette mauvaise série vaut quelques railleries de la part des Brestois. Avant c’était le téléphérique, maintenant c’est le pont qui enchaîne les pannes ! Surtout, ces déconvenues causent à chaque fois de sérieux désagréments à la Marine nationale, qui respecte un planning rigoureux d’entretien de ses bateaux, et prévoit un mois à l’avance le passage d’un navire en Penfeld.

« Quand ça ne marche pas, on doit reporter la manœuvre de plusieurs jours voire de plusieurs semaines, en fonction des marées », informe un porte-parole. Sans parler de la mobilisation de policiers, de l’interruption du tramway et de la circulation routière, des bus de remplacement… Bref, la métropole de Brest a pris le sujet très au sérieux.

Batteries à plat

La panne du 7 avril 2023 a donné lieu à une enquête auprès du bureau concepteur de l’édifice. Verdict : le problème venait d’une panne des micro batteries intégrées aux capteurs du pont. Ces capteurs sont au nombre de quatre, un à chaque angle du tablier mobile. « Ils mesurent le positionnement du tablier de manière très précise, pour s’assurer de sa parfaite horizontalité », détaille Olivier Sirodot, responsable du bureau d’études en infrastructures des voies et ouvrages d’art à Brest Métropole.

En cas de coupure d’alimentation, ces capteurs fonctionnent grâce à une batterie de sauvegarde. Et c’est précisément ces batteries qui étaient à plat, car… elles étaient trop vieilles. Et n’avaient pas été changées depuis l’installation du nouveau pont, en 2011. « On a découvert qu’il fallait les remplacer tous les dix ans, raille l’ingénieur. Le concepteur avait omis de le préciser dans son rapport d’entretien ». Tous les capteurs ont donc été remplacés dans la foulée.

Court-circuit

Et la panne du 9 janvier, alors ? Ce coup-ci, les services techniques ont vite fait état d’un « incident majeur » : « Les deux automates qui contrôlent la levée du pont (équivalent à des ordinateurs, N.D.L.R.) étaient cramés », rapporte Olivier Sirodot. Deux automates HS au même moment, à la seconde près ? Les équipes ont vite fait le lien avec la tempête Géraldine, qui avait foudroyé la tour de contrôle de l’aéroport de Brest, dans la nuit du 30 au 31 décembre 2023. « Une surtension a atteint le dispositif », devine le responsable, qui attend encore le rapport des experts pour confirmer son hypothèse météo.

Toujours est-il que les deux automates ont été remplacés en catimini. Sept techniciens sont intervenus dans la nuit du 11 au 12 janvier, avec deux levées à blanc concluantes. Ouf. La frégate Auvergne a pu entrer dans la base navale le lendemain. Et la prochaine fois, est-ce que ça marchera ? Réponse dans quelques semaines.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/a-brest-voici-pourquoi-le-pont-de-recouvrance-a-connu-des-pannes-a-repetition-56233996-c5c9-11ee-9c4f-9be0695f50c2

 

Ouest-France

Lanmeur. À l’école des Quatre-Vents, un enseignant en breton manque depuis cinq mois

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À Lanmeur (Finistère), les enfants de la maternelle bilingue de l’école des Quatre-Vents, n’ont toujours pas d’enseignant en breton. Réunis le vendredi 9 février 2024, les parents de la filière demandent à l’État de tenir ses engagements.

Les parents des enfants de la maternelle bilingue attendent un enseignant en breton depuis septembre 2023.

Les parents des enfants de la maternelle bilingue attendent un enseignant en breton depuis septembre 2023. | OUEST-FRANCE

« Re zo re » (« trop c’est trop »),scandent les parents de la filière bilingue, rassemblés vendredi 9 février 2024 devant portail de l’école des Quatre-Vents de Lanmeur (Finistère). Ils veulent manifester leur ras-le-bol face à l’inertie des services de l’État : « Depuis septembre 2023, nous attendons toujours un enseignant en breton. Cinq mois ont passé, la situation n’a pas évolué alors qu’on nous avait promis une nomination pour janvier », détaille Anne-Françoise Floch, parent d’élève.

Les parents ont l’impression de faire les frais du manque de moyens : « Nous ne voulons pas être oubliés sous prétexte que les autres enseignants de la filière lanmeurienne interviennent sur un temps très court dans la classe maternelle. »

LIRE AUSSI : Enseignement du breton : « La colère gronde parmi les parents d’élèves » face au manque de moyens

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Les parents de la filière bilingue réclament plus de moyens pour leurs enfants. | OUEST-FRANCE

Ils insistent : « Non, ce n’est pas une solution, le compte n’y est pas, les enfants ont seulement trois heures de breton par semaine au lieu des douze heures prévues. Alors que l’on sait que c’est entre trois et cinq ans que la plupart des apprentissages se font. »

Crainte d’une fragilisation de la filière

Pour tous, le choix de la filière bilingue est un engagement de toute la famille : « Nous apprenons le breton grâce aux petits mots que nos enfants rapportent à la maison », témoigne Flora Poder. La maman de trois enfants craint une fragilisation de la filière, dont la stabilité dépend de la nomination d’un enseignant : « Cela favoriserait les inscriptions pour la rentrée prochaine. Dans un contexte où il y a de plus en plus de fermetures de classe, nous avons peur d’être à nouveau touchés ! » L’année dernière, l’école avait perdu une classe.

« C’est toute la filière, jusqu’ici assurée à Lanmeur jusqu’à la classe de 3e, qui est en danger », enchérit Julie Lemettre, conseillère municipale. En 2022, faute d’un nombre suffisant d’élèves en 6eᵉau collège Aux-Quatre-Vents, son fils, qui voulait poursuivre le breton, a été scolarisé à Diwan.

LIRE AUSSI : Manque de professeurs et de classes : pourquoi l’État agace les défenseurs du breton à l’école

Parmi les manifestants, la conseillère régionale, Christine Prigent, est venue apporter son soutien : « L’État ne joue pas le jeu du développement de la filière breton. » Elle rappelle que des conventions ont été signées entre la Région et l’État. « On sait que hors Bretagne, des enseignants se sont formés à l’enseignement du breton, la mutation leur est refusée pour des questions de budget. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/lanmeur-a-lecole-des-quatre-vents-un-enseignant-en-breton-manque-depuis-cinq-mois-b80e0d3a-c771-11ee-a23a-e63ab014481b

 

Ouest-France

TÉMOIGNAGE. Il avait 10 ans à l’époque : il raconte les inondations de Morlaix, le 11 février 1974

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Le 11 février 1974, Morlaix (Finistère) était engloutie sous deux mètres d’eau. Dominique, 10 ans et demi à l’époque, se souvient du spectacle « hallucinant » de l’inondation.

Le 11 février 1974, la ville de Morlaix a connu sa plus grosse inondation du XXe siècle, avec 1,67 m d’eau place des Otages et même 2 m par endroits.

Le 11 février 1974, la ville de Morlaix a connu sa plus grosse inondation du XXe siècle, avec 1,67 m d’eau place des Otages et même 2 m par endroits. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le lundi 11 février 1974, il y a un demi-siècle, Morlaix connaissait sa plus forte inondation du XXe siècle. L’eau du Jarlot et du Queffleuth envahissait les rues, jusqu’à deux mètres de hauteur par endroits.

Pas d’école ce jour-là

La première alerte avait eu lieu la veille, avec une montée des eaux significatives, vers 22 h. Le lendemain matin vers 8 h, Dominique, 10 ans et demi à l’époque, se souvient. Sa mémoire est encore fraîche. « J’étais en CM2, je me suis rendu à l’école du Poan-Ben et là, on nous a dit de rentrer chez nous car, en face de l’école, le niveau du Jarlot montait de plus en plus et arrivait à la hauteur du parapet. » Quelques heures plus tard, à la faveur d’une marée montante, les deux rivières, le Jarlot et le Queffleuth, débordent et inondent le centre-ville.

Les inondations du lundi 11 février 1974 à Morlaix, vues depuis le premier étage du viaduc. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« Je suis rentré chez moi déposer mon cartable et puis j’ai déambulé dans la ville. La moitié de la place des Jacobins était inondée par un énorme torrent d’eau provenant de l’allée du Poan-Ben. Devant les Morlaisiennes et rue d’Aiguillon, c’était comme une véritable rivière de couleur marron, car chargée de terre », retrace-t-il.

Lire aussi : EN IMAGES. Entre inondations et construction, la relation tumultueuse entre Morlaix et ses rivières

La rue de Paris inondée, celle de Brest aussi

Dominique découvre un spectacle hallucinant. La rue de Paris est en grande partie inondée. La rue de Brest aussi. La force du courant a creusé sous l’asphalte à un endroit de cette rue et formé un trou dans lequel un véhicule est tombé.

À Morlaix, le 11 février 1974, la rivière est sortie de son lit pour inonder le centre-ville. Sous la force de l’eau, des vitrines de commerces ont été brisées. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Près de la mairie, les vitrines de la bijouterie Prieur ont littéralement explosé. Le lendemain, plusieurs badauds viendront fouiller dans la boue à la recherche d’éventuels bijoux. « Je suis passé par la rue Ange-de-Guernisac pour descendre la rampe Saint-Melaine. L’eau était montée jusqu’à la moitié du syndicat d’initiative de l’époque, place des Otages. Dans le courant, flottaient des morceaux de bois, poubelles en plastique et même téléviseurs. Venant de la place Cornic, un semi-rigide de la gendarmerie circulait dans le centre-ville. L’image était hallucinante pour l’enfant que j’étais. »

Près de la mairie, les vitrines de la bijouterie Prieur ont littéralement explosé. Le lendemain, plusieurs badauds viendront fouiller dans la boue à la recherche d’éventuels bijoux. « Je suis passé par la rue Ange-de-Guernisac pour descendre la rampe Saint-Melaine. L’eau était montée jusqu’à la moitié du syndicat d’initiative de l’époque, place des Otages. Dans le courant, flottaient des morceaux de bois, poubelles en plastique et même téléviseurs. Venant de la place Cornic, un semi-rigide de la gendarmerie circulait dans le centre-ville. L’image était hallucinante pour l’enfant que j’étais. »

Les habitants de Morlaix se sont retrouvés les pieds dans l’eau, le 11 février 1974, après la crue de la rivière. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le lendemain, mardi 12 février, l’eau s’est retirée et a laissé un paysage apocalyptique. « Avec ma classe de CM2 et mon instituteur, monsieur Mallégol, nous nous sommes rendus dans la ville jusqu’à la place Charles-de-Gaulle. Les commerçants tentaient de nettoyer à la raclette leurs commerces pleins de boue, et avaient sorti leurs marchandises trempées et boueuses sur le trottoir. Une odeur âcre, fétide flottait dans la ville », décrit Dominique.

Dans les jours qui suivent, la solidarité s’organise, dans la cité du Viaduc. Il faudra attendre le 21 février 1974 pour que près de 500 Morlaisiens, privés de téléphone depuis la crue, récupèrent leur ligne téléphonique.

https://www.ouest-france.fr/culture/histoire/temoignage-il-avait-10-ans-a-lepoque-il-raconte-les-inondations-de-morlaix-le-11-fevrier-1974-61380c4e-c65f-11ee-bfe6-fbc37e462228

 

Ouest-France

Handicapé, à la rue depuis six mois, il entame une grève de la faim pour alerter sur sa situation

Sarah HUMBERT. Publié le

À Morlaix (Finistère), Jean-Luc Thomas a décidé, ce vendredi 9 février 2024, d’entamer une grève de la faim pour alerter sur sa situation. Handicapé, à la rue depuis six mois, il peine à trouver un logement et ne veut pas se séparer de ses animaux, ce qui l’empêche d’accéder aux solutions du 115.

Jean-Luc Thomas a commencé une grève de la faim à Morlaix (Finistère), vendredi 9 février 2024, pour alerter sur sa situation.

Jean-Luc Thomas a commencé une grève de la faim à Morlaix (Finistère), vendredi 9 février 2024, pour alerter sur sa situation. | OUEST-FRANCE

« J’en ai marre de batailler, je ne sais pas où je vais dormir ce soir », soupire Jean-Luc Thomas, 54 ans. Ce vendredi 9 février 2024 au matin, il s’est installé devant la mairie de Morlaix (Finistère), sous le crachin, avec une pancarte sur laquelle est inscrite « Droit au logement handicap ». Alors qu’il est sans domicile fixe depuis six mois environ, il a entamé, ce jour, une grève de la faim pour alerter sur sa situation.

Il est arrivé dans la cité du viaduc il y a environ un an. « Avant, j’habitais à Vannes, dans un logement insalubre que j’ai dû quitter. J’avais peur que ça s’écroule », raconte-t-il.

« On est souvent vu comme des gens à problème »

Jean-Luc Thomas est handicapé « à plus de 50 %, détaille-t-il. J’ai le syndrome des jambes sans repos, un problème de thyroïde et des hernies discales », explique celui qui a travaillé dans le bâtiment, pendant des années. Aujourd’hui, il n’a plus d’activité professionnelle. Il touche l’allocation adulte handicapé.

Dans la cité du viaduc, il n’est pas parvenu à trouver un logement dans le parc privé. « Dans ma situation, on est souvent vu comme des gens à problème, regrette-t-il. Pourtant, je n’ai pas d’addiction, à part la cigarette. »

Il s’est tourné vers le CCAS de Morlaix (Centre communal d’action social), des associations comme l’Asad ou encore Coallia, mais « je suis sur liste d’attente », s’agace-t-il.

Il veut rester avec ses animaux

Ce qui coince, selon lui, c’est aussi la présence de ses deux animaux. « Momo et Stella », respectivement son chat, depuis 4 ans, et sa chienne, depuis 2 ans. « On ne me le dit pas directement comme ça, mais c’est ça », affirme-t-il. Mais pour lui, pas question de quitter ses boules de poils. « Je les ai adoptés, ce n’est pas pour les abandonner. Me demander de les laisser, c’est dégueulasse », estime-t-il. Jean-Luc Thomas est en colère, mais voit les efforts faits, pour essayer de l’aider. « Dans les associations, il y a des gens formidables, qui manquent de moyens », analyse-t-il.

« Qu’on me trouve quelque chose, n’importe quoi, une caravane »

Derrière ses lunettes noires, ses yeux se remplissent de larmes. Il glisse, la gorge serrée : « Qu’on me trouve quelque chose, n’importe quoi, une caravane. »

Du côté de la municipalité, le maire, Jean-Paul Vermot, explique que Jean-Luc Thomas est sur « liste d’attente, pour une allocation logement temporaire », afin de l’héberger, pour un séjour limité, avant d’accéder à un logement durable et autonome. Il a d’ailleurs eu un échange ce vendredi matin avec le CCAS. Un dispositif d’accompagnement à l’emploi lui a également été proposé.

« Tant que je n’ai pas de solution, je ne bouge pas »

Contacté, Jean-Paul Vermot indiquait ce matin que l’hébergement d’urgence est une compétence de l’État, et que c’est vers le 115 que l’homme doit se tourner. Mais pour être logé, « il faut qu’il accepte que ses animaux soient pris en charge » et ne restent pas avec lui le temps de l’hébergement. Ce qu’il refuse catégoriquement.

En fin de journée, le maire confirmait qu’un hébergement via le 115 lui avait été proposé, et que ses animaux pouvaient être accueillis, temporairement, dans une pension de famille. Là aussi, Jean-Luc Thomas a refusé, ne souhaitant pas laisser ses animaux. Il a quitté les abords de la mairie en début d’après-midi. Le maire souligne : « Nous sommes dans un contexte de forte tension sur le logement, avec des difficultés d’accès. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/handicape-a-la-rue-depuis-six-mois-il-entame-une-greve-de-la-faim-pour-alerter-sur-sa-situation-46826a86-c739-11ee-bd89-65961cacb703

 

Ouest-France

Pays de Morlaix. Retour du parcours découverte des métiers du sanitaire, médico-social et social

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Le pays de Morlaix propose une semaine de parcours découverte des métiers du sanitaire, médico-social et social, du 25 au 29 mars 2024. Il s’agit de favoriser les recrutements sur des métiers en tension.

Les représentants du pays de Morlaix, élus et personnels, entourés d’une partie de leurs partenaires : France-Travail, mission locale, Greta.

Les représentants du pays de Morlaix, élus et personnels, entourés d’une partie de leurs partenaires : France-Travail, mission locale, Greta. | OUEST-FRANCE

 Le taux de chômage actuel du bassin d’emploi de Morlaix est à 6,5 % , introduit Solange Creignou, élue référente emploi-formation pour le pays de Morlaix. Selon une enquête de besoin de main-d’œuvre éditée par Pôle emploi pour l’année 2023, 62 % des projets de recrutement sont jugés difficiles. 

Besoin d’aides soignants, d’éducateurs spécialisés...

Les professions en tension particulièrement concernées sont celles d’aides soignants, éducateurs spécialisés, infirmiers et aides à domiciles. Selon les métiers, les projets de recrutements ont été jugés laborieux de 80 à 100 %.

LIRE AUSSI : Quels secteurs recrutent dans le pays de Morlaix, pour quels types de contrats ? On fait le point

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 De plus, le territoire est vieillissant et le maintien à domicile pour les personnes âgées devient compliqué », complète Bernard Floch, élu référent santé pour le pays de Morlaix.

Deux des missions du pays de Morlaix sont désormais coordonnées, à savoir le contrat local de santé et l’emploi-formation, en associant de nombreux partenaires.

LIRE AUSSI : Pour faciliter l’accès aux soins, des professionnels redoublent d’actions dans le bassin de l’Élorn

Des journées d’immersion

Pour les employeurs, cette semaine de présentation des métiers, du 25 au 29 mars, est une manière de se faire mieux connaître et recruter autrement. Les candidats peuvent rencontrer des professionnels et se renseigner sur l’offre d’emploi disponible.

Le lundi 25 mars sera consacré à la présentation des différents secteurs par les professionnels et rencontre entre candidats et structures accueillantes.

Le mardi 26, le mercredi 27 et le jeudi 28 mars seront des journées d’immersion pour les candidats sur sites, à la découverte des métiers. Enfin, le vendredi 29 mars sera une journée de bilan en présence, au besoin, d’organismes de formation pour adapter les profils et envisager des compléments de compétences.

Les employeurs peuvent s’inscrire directement, auprès du pays de Morlaix, les candidats auprès de leur structure d’accompagnement : France-Travail, mission locale, Greta Cap emploi, Les Genêts d’or…

Contact : www.paysdemorlaix.com ; Amélie Branellec, chargée de projets, au tél. 02 98 62 29 62 ou 07 81 19 85 81 ; Élodie Falquerho, chargée de mission, au tél. 07 66 10 79 66 ou 02 98 62 39 44.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/pays-de-morlaix-retour-du-parcours-decouverte-des-metiers-du-sanitaire-medico-social-et-social-b736a0a0-b878-11ee-95de-219f489f3c47

 

Ouest-France

Pleyber-Christ. Un nouvel animateur au Local jeunes

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Sanka Arzel (à droite) est le nouvel animateur du Local jeunes, qui intervient auprès des adolescents aux côtés de Manu Boisnard (au centre).

Sanka Arzel (à droite) est le nouvel animateur du Local jeunes, qui intervient auprès des adolescents aux côtés de Manu Boisnard (au centre). | OUEST-FRANCE

La commune a décidé de renforcer l’équipe enfance jeunesse avec l’embauche d’un animateur, Sanka Arzel.  Sanka va être particulièrement positionné sur le Local jeunes et donc le public adolescent. Son arrivée va nous permettre d’étendre les horaires d’ouverture du Local, notamment », indique Tangi Breton, adjoint au maire.

À 26 ans, Sanka Arzel demeure à Guiclan et connaît déjà la structure :  J’y ai travaillé pendant quatre ans et j’ai aussi effectué un service civique.  Titulaire d’un brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (Bafa), Sanka Arzel prépare un brevet d’aptitude aux fonctions de directeur (BAFD).

Le Local jeunes accueille les jeunes de 10 ans à 17 ans pour des activités et sorties variées. Les horaires d’accueil évoluent avec la présence du nouvel animateur. Le local sera ouvert le vendredi soir, à partir de 19 h 30, et le samedi, de 14 h à 18 h. La structure fonctionne aussi le mercredi et durant les vacances scolaires. Sanka Arzel souhaite mettre en place  un projet musical avec la fabrication d’instruments de musique », mais aussi monter de petits projets, des sorties et concerts  selon les désirs des jeunes ».

Contact : Tél. 06 15 83 08 38.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pleyber-christ-29410/un-nouvel-animateur-au-local-jeunes-33383b9c-64cd-41ca-b886-ff694c1f71bc

 

Ouest-France

L’Éducation change de tête, des nouveaux ministres… La fin d’un remaniement extrêmement laborieux

Yves-Marie ROBIN. Modifié le Publié le

Trente jours d’attente pour… vingt nominations, dont une majorité de ministres délégués et secrétaires d’État reconduits. L’équipe de Gabriel Attal est, maintenant, au complet. Le Premier ministre va pouvoir réunir un séminaire gouvernemental ce samedi matin.

Le Premier ministre Gabriel Attal se sépare de la ministre de l’Education nationale, Amélie Oudéa-Castéra. Mais elle reste aux Sports et aux Jeux olympiques et paralympiques.

Le Premier ministre Gabriel Attal se sépare de la ministre de l’Education nationale, Amélie Oudéa-Castéra. Mais elle reste aux Sports et aux Jeux olympiques et paralympiques. | AFP

La patience est la mère de toutes les vertus… Trente jours après son arrivée à Matignon, Gabriel Attal dispose, enfin, d’un gouvernement au complet : trente-quatre ministres - six de moins que sous Élisabeth Borne - seize hommes et dix-huit femmes, dont dix petits nouveaux par rapport au gouvernement précédent. À noter qu’Agnès Pannier-Runacher (ex-Transition énergétique) est reconduite, mais sans affectation. Elle dépend du ministère de l’Agriculture.

Un remaniement laborieux, qui a traîné en longueur et s’est mué en un véritable psychodrame. Il a d’abord fallu trancher le cas Amélie Oudéa-Castéra. Le Premier ministre n’en voulait plus à l’Éducation nationale faisant part « d’un trouble, d’un malaise » , mais Emmanuel Macron ne souhaitait pas la sanctionner. Le chef de l’État a fini par se résoudre à lui retirer le dossier scolaire, afin de calmer la colère des enseignants.

Autre grosse crise à gérer : la mauvaise humeur de l’allié centriste François Bayrou, ayant multiplié les critiques, ces dernières heures, à l’encontre de la politique gouvernementale. « Ce fut un mois de cinéma. C’est indigne quand on connaît la réalité économique et sociale du pays », déplore le député LR Olivier Marleix. « Ce remaniement a été un fiasco », dénonce l’écologiste Benjamin Lucas.

Une demi-surprise

Se concentrant, désormais, sur le sport et les Jeux olympiques et paralympiques de Paris, Amélie Oudéa-Castéra est remplacée rue de Grenelle par Nicole Belloubet, ancienne garde des Sceaux dans le gouvernement d’Édouard Philippe, et ancienne rectrice d’académies (Limoges et Toulouse). L’arrivée de cette femme de gauche est une demi-surprise. Son nom circulait depuis mercredi soir.

De droite et de gauche

Après un sérieux coup de barre à droite début janvier, cet acte II du remaniement est plus équilibré. Si les ministres Guillaume Kasbarian (Logement), Frédéric Valletoux (Santé) et Marie Guévenoux (Outre-mer) se classent à droite, Nicole Belloubet (Éducation), Patrice Vergriete (Transports) ou encore Fadila Khattabi sont ancrés à gauche.

Quatre MoDem, comme d’habitude

Malgré son gros coup de colère, François Bayrou peut se féliciter d’avoir conservé quatre ministres MoDem dans le gouvernement de Gabriel Attal : Marc Fesneau (Agriculture), Jean-Noël Barrot (Europe), Sarah El Haïry (Enfance et famille), Marina Ferrari (Numérique).

Ils vident leurs bureaux

Plusieurs anciens ministres de l’équipe Borne n’ont pas été reconduits par le Premier ministre. Notamment Olivier Dussopt (Travail), qui a renoncé à l’Outre-mer. Carole Grandjean (Formation professionnelle), Clément Beaune (Transports), ou encore Agnès Firmin-Le Bodo (Santé)…

Clément Beaune paie sa fronde contre la loi immigration. Agnès Firmin-Le Bodo est visée par une enquête pour ne pas avoir déclaré les cadeaux reçus d’un laboratoire au cours de son activité de pharmacien.

Carole Grandjean assure que son départ relève d’un choix personnel. Il y a quelques semaines, toutefois, elle avait été épinglée par Médiapart parce que les chauffeurs du ministère allaient chercher ses enfants à l’école ou conduisaient ses parents dans les musées parisiens.

https://www.ouest-france.fr/politique/gouvernement/remaniement/la-fin-dun-remaniement-extremement-laborieux-e98193c8-c695-11ee-8011-b976796527e7

 

Ouest-France

Réorganisation à La Poste des Côtes-d’Armor : 25 salariés vont devoir changer d’agence

Étienne LANNUZEL. Publié le

Ces postiers de Plouaret, Belle-Isle-en-Terre et Plestin-les-Grèves (Côtes-d’Armor) seront affectés aux plateformes de Lannion, Saint-Agathon et Morlaix (Finistère), à partir de septembre 2024. Une réorganisation justifiée par la volonté de proposer de meilleures conditions de travail et de « répondre aux nouveaux modes de consommation des clients », avance le groupe La Poste.

Le bureau de poste fraîchement rénové de Lannion, quai d’Aiguillon, accueillera prochainement les facteurs de Plouaret.

Le bureau de poste fraîchement rénové de Lannion, quai d’Aiguillon, accueillera prochainement les facteurs de Plouaret. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

À partir de septembre 2024, le groupe La Poste envisage de réaffecter les salariés de Plouaret, Belle-Isle-en-Terre et Plestin-les-Grèves (Côtes-d’Armor) au sein, respectivement, des plateformes services-courrier-colis de Lannion, Saint-Agathon et Morlaix (Finistère). 

Lire aussi : « Les facteurs pourront scanner les courriers à domicile » : le PDG de La Poste dévoile ses projets

Les postiers bougent, les bureaux restent

« La Poste connaît une mutation importante de ses activités, justifie l’établissement public. Elle se traduit depuis 2021 par une diminution de 4 % du courrier et une hausse des volumes de colis de 10 % pour Plestin-les-Grèves et Plouaret et de 17 % pour Belle-Isle-en-Terre. C’est pourquoi, afin de répondre aux nouveaux modes de consommation des clients, La Poste adapte son organisation ainsi que ses ressources. »

Avec ce déménagement, le groupe souhaite faire en sorte que « les facteurs puissent trier les courriers et les colis dans un environnement plus spacieux, ergonomique. Ce qui n’est pas le cas actuellement ».

Les employés concernés (huit à Plouaret, neuf à Belle-Isle-en-Terre et huit à Plestin-les-Grèves) « continueront de sillonner le territoire, à distribuer les courriers et les colis, et à rendre des services de proximité » sur leurs secteurs respectifs. Les activités et les horaires des bureaux de poste « restent inchangés ». « En aucun cas la présence postale n’est remise en cause sur ces communes », résume La Poste. 

Lire aussi : « Nous sommes sous pression » : dans les Côtes-d’Armor, le mal-être des guichetiers de la Poste

Une « aberration » pour la CGT

« C’est une aberration, réagit Bruno Prod’homme, délégué syndical CGT de la plaque courrier du grand Trégor. Quel est l’intérêt pour nos postiers ? Cela va rallonger leur temps de trajet, qu’ils devront effectuer avec leur véhicule personnel, augmenter leur empreinte carbone, et ils seront plus exposés au risque routier. »

https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/la-poste/reorganisation-a-la-poste-des-cotes-darmor-une-vingtaine-de-salaries-vont-devoir-changer-dagence-6648532a-c681-11ee-8011-b976796527e7

 

Ouest-France

Pour sauver leur école, deux villages bretons proposent un mois de loyer gratuit à des familles

Modifié le Publié le

Les maires de Lohuec et de Calanhel (Côtes-d’Armor) sont en première ligne pour sauver le regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de la fermeture d’une classe en septembre 2024. En offrant le premier mois de location à des familles avec enfants, les municipalités ont déjà attiré douze nouveaux élèves pour la prochaine rentrée.

Entourés de Fanny Hamon et Karine Lucas, mères d’élèves, Claude Lozac’h et Cyril Jobic, respectivement maires de Lohuec et Calanhel, ont opposé les prévisions d’effectifs du RPI (regroupement pédagogique intercommunal) à la prochaine rentrée à la menace de fermeture qui pèse sur une des deux classes. 

Entourés de Fanny Hamon et Karine Lucas, mères d’élèves, Claude Lozac’h et Cyril Jobic, respectivement maires de Lohuec et Calanhel, ont opposé les prévisions d’effectifs du RPI (regroupement pédagogique intercommunal) à la prochaine rentrée à la menace de fermeture qui pèse sur une des deux classes.  | OUEST-FRANCE

Mardi 6 février 2024, une délégation de parents, enfants, élus et amis de l’école, menée par Claude Lozac’h et Cyril Jobic, respectivement maires de Lohuec et Calanhel, les deux communes associées au sein du regroupement pédagogique intercommunal (RPI), s’est rendue à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), pour réclamer à la direction académique l’abandon de la mesure de fermeture d’une classe à la rentrée prochaine.

Lire aussi : Location de maison, nuit dans l’école… Autour de Guingamp, ils font tout pour sauver des classes

 Il n’est pas envisageable de regrouper tous les niveaux dans une seule classe, ont pesté les deux édiles. Ce serait inévitablement signer l’arrêt de mort de nos deux écoles. 

De 18 élèves en 2023 à 33 à la rentrée 2024

De 18 à la rentrée 2023, le nombre d’élèves devrait passer à 33 à la prochaine rentrée,  des effectifs qu’on n’a pas connus depuis vingt ans ! Si cette hausse est spectaculaire, c’est immanquablement en raison des efforts fournis par nos deux communes, notamment en matière de logement .

Lire aussi : CARTE. En Côtes-d’Armor, quelles écoles devraient perdre ou gagner une classe à la rentrée

En offrant le premier mois de location à des familles avec enfants qui prendraient place dans les logements communaux disponibles, les municipalités des deux communes ont tapé dans le mille, puisque ce sont douze nouveaux élèves qui arrivent. Les cinq logements vacants ont été pourvus, un vrai bol d’air pour ces bourgs d’à peine plus de 200 habitants.

Tous espèrent désormais que les services académiques se montreront sensibles aux arguments développés pour revenir sur la décision de fermeture…

https://www.ouest-france.fr/education/ecole/pour-sauver-leur-ecole-deux-villages-bretons-proposent-un-mois-de-loyer-gratuit-a-des-familles-f30ab2ec-c679-11ee-af61-1f00fdbd6b3c

 

Ouest-France

À Morlaix, Sud Santé alerte sur des discriminations à la titularisation, l’hôpital dément

Sarah HUMBERT. Publié le

Dans un communiqué du 8 février 2024, Sud Santé alerte sur de possibles discriminations à la titularisation à l’hôpital de Morlaix (Finistère). La direction se défend, et avance des arguments chiffrés.

L’entrée du centre hospitalier des pays de Morlaix (Finistère).

L’entrée du centre hospitalier des pays de Morlaix (Finistère). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Au centre hospitalier des pays de Morlaix, le syndicat Sud Santé alerte, via un communiqué de presse, ce 8 février 2024, sur d’éventuelles discriminations à la titularisation en raison de l’état de santé des agents (par exemple, un handicap).

Pour rappel, à l’hôpital, la titularisation intervient après une période de stagiairisation, qui, selon le profil, peut durer jusqu’à trois ans. Selon Sud Santé, entre « deux et dix personnes » seraient concernées par cette problématique.

L’hôpital au-dessus des 6 % de travailleurs handicapés

Du côté de l’hôpital (CHPM) la réponse est ferme : « Il n’y a pas de politique discriminatoire dans l’établissement dans le recrutement ou la mise en stage d’agent, sur la base de difficulté de santé. » Le CHPM avance un chiffre : « Les entreprises et établissements publics doivent compter 6 % de travailleurs reconnus handicapés dans leurs effectifs. À Morlaix, l’hôpital dépasse ce chiffre […] S’il y avait discrimination, on n’atteindrait  pas l’objectif. »

L’hôpital poursuit : « Nous sommes organisés pour gérer les questions d’aptitude aux postes en lien avec les états de santé des agents, nous avons une commission de maintien dans l’emploi. »

Rémunérations alignées entre contractuels et titulaires

Enfin, là où Sud Santé se demande si la décision de ne pas titulariser un agent ne serait pas budgétaire, le CHPM répond : « Ce n’est pas une volonté de faire des économies, puisque l’établissement, dans le cadre des accords Ségur, a aligné la rémunération des agents contractuels, sur celle des agents titulaires. »

Enfin, la direction indique avoir connaissance d’une situation particulière, « individuelle, pour un travailleur handicapé, traitée actuellement, pour laquelle aucune décision n’a été actée ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-sud-sante-alerte-sur-des-discriminations-a-la-titularisation-lhopital-dement-4250fc68-c665-11ee-9c4f-9be0695f50c2

 

Ouest-France

Le Pays de Morlaix soutient le recrutement de saisonniers

Publié le

Le Pays de Morlaix est positionné comme coordinateur territorial sur l’emploi et la formation. En ce sens, il soutient le recrutement pour les emplois saisonniers. Cinq cafés de l’emploi vont être organisés entre février et mars.

Élues et personnels du Pays de Morlaix et de la CCI entourés des représentantes de leurs nombreux partenaires.

Élues et personnels du Pays de Morlaix et de la CCI entourés des représentantes de leurs nombreux partenaires. | OUEST-FRANCE

Depuis 2017, le Pays de Morlaix est positionné comme coordinateur territorial sur l’emploi et la formation. Il met en œuvre deux types de stratégies : l’une à court terme sur les recrutements directs, et l’autre à moyen terme sur la formation et l’attractivité des secteurs dits « en tension ». Les emplois saisonniers sont concernés.

Pour la saisonnalité de l’emploi, la collaboration entre le Pays de Morlaix et la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), et tout particulièrement son service tourisme, s’est accentuée ces deux dernières années.

La saisonnalité du Haut-Léon impactée

En ce sens, le Pays de Morlaix et la CCI se sont entourés de nombreux partenaires, professionnels du domaine de l’emploi et la formation : France travail, Mission locale, Greta, Cap emploi, ainsi que des trois établissements publics de coopérations intercommunales (EPCI) du bassin et la région Bretagne.

À découvrir

La saisonnalité demeure l’une des spécificités du bassin d’emploi, et c’est le Haut-Léon qui est le plus impacté. Sans doute au vu de l’activité touristique et de la présence de la baie sur cette communauté de communes. L’hôtellerie-restauration apparaît comme l’activité la plus saisonnière, mais on peut aussi noter les secteurs du commerce, du transport, de l’agriculture, et de l’entreposage.

Les cafés de l’emploi, qui ont porté leurs fruits l’an passé, sont donc reconduits pour cette saison et étendus à l’ensemble du bassin d’emploi. Il s’agit d’organiser des rencontres entre entreprises et candidats autour d’un café. Les secteurs professionnels concernés sont les cafés, l’hôtellerie, la restauration, le tourisme, ainsi que l’agriculture, la grande distribution et les métiers du soin.

Cinq rencontres proposées

Tous les candidats en recherche d’emploi sont les bienvenus, de même que les juniors, seniors ou que les personnes en situation de handicap pour qui les postes peuvent être adaptés.

Pour les employeurs et les candidats, il s’agit de faciliter les rencontres dans un contexte de proximité géographique différent des circuits de recrutement traditionnels. Pour les candidats, nul besoin de prendre rendez-vous, l’accueil se fera sur chacun des sites. Les employeurs potentiels doivent s’inscrire auprès du Pays de Morlaix ou de la CCI.

Cinq rencontres sont proposées en février et mars au plus proche des secteurs concernés. Vendredi 23 février à Saint-Pol-de-Léon, lycée du Kreisker, de 12 h à 13 h 45 (réservé aux étudiants). Samedi 24 février à Saint-Pol-de-Léon, restaurant Ar Frogiz, de 16 h à 18 h. Jeudi 14 mars à Morlaix, café le Tempo de, 16 h à 18 h. Vendredi 15 mars à Plouescat, restaurant Cap Ouest, de 16 h à 18 h. Samedi 23 mars à Landivisiau, restaurant le Brit Hôtel, de 10 h à 12 h.

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Informations : www.paysdemorlaix.com, 02 98 62 29 62, amelie.branellec@paysdemorlaix.com. CCI : Caroline.KERGOAT@bretagne-ouest.cci.bzh

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/le-pays-de-morlaix-soutient-le-recrutement-de-saisonniers-44d36f60-c4fe-11ee-bfe6-fbc37e462228

 

Ouest-France

Morlaix. Un gros chantier va perturber la circulation, route de Paris

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Un grand chantier va s’ouvrir, route de Paris, à Morlaix, à partir du 26 février. Avant la réfection de la voirie, deux kilomètres du réseau d’eau vont être remplacés. La circulation risque de se compliquer, mais le service public de l’eau fait tout pour en minimiser les inconvénients.

Route de Paris, Morlaix communauté et la ville de Morlaix prévoient de gros travaux sur les réseaux d’eau et sur la chaussée.

Route de Paris, Morlaix communauté et la ville de Morlaix prévoient de gros travaux sur les réseaux d’eau et sur la chaussée. | OUEST-FRANCE

À Morlaix, la route de Paris va se refaire une beauté. Avant la réfection de la voirie, deux kilomètres du réseau d’eau vont être remplacés à partir du 26 février. Si aucune coupure du trafic n’est prévue, la circulation va se compliquer, mais un aménagement sera mis en place le temps des travaux.

Que va-t-il se passer route de Paris à partir du 26 février ?

En premier lieu, un gros chantier de changement de la canalisation et de sécurisation de la distribution d’eau potable va s’étaler de la route de Paris jusqu’au bas de l’avenue de Würselen. Entre le rond-point de la place Traoulen et le giratoire de Penlan et le château d’eau de l’Orée du bois, sur un linéaire d’1,7 km. « Le chantier durera jusqu’au 24 mai », annonce Guy Pennec, de Morlaix communauté. Les travaux placés sous maîtrise d’ouvrage d’An Dour, régie publique de l’eau, seront réalisés par Ouest travaux publics pour un montant d’un million d’euros. En plus des canalisations, les branchements de 36 habitations seront renouvelés. Le 19 février, un huissier constatera par vidéo, l’état du site, notamment au niveau du mur de soutènement de la place du Pouliet.

Qu’est-il prévu pour minimiser les inconvénients des riverains et des automobilistes ?

Travaux et circulation ne font pas bon ménage : « Ce sera un chantier en site ouvert », indique Jean-Paul Vermot, président de l’agglomération. « L’entreprise Ouest travaux publics s’adapte au rythme urbain, elle travaillera en horaires décalés par rapport aux heures de pointe et pas le vendredi », détaille Typhaine Gallouedec, référente du chantier pour An Dour. Aucune coupure de trafic n’est envisagée, seulement une circulation sous alternat manuel avec des feux tricolores. Les habitations resteront accessibles tout comme les commerces et les sites sensibles de la route de Paris. Le réseau de bus fonctionnera, mais sera plus lent. « Les riverains devront s’attendre à des coupures d’eau entre le 13 et 24 mai, mais ils seront avertis 48 heures avant. »

Quand aura lieu le relooking de la route de Paris ?

« À partir de juin », espèrent les élus. Si le projet de son aménagement n’est pas encore totalement finalisé, on peut déjà dire que l’une des routes les plus dégradées de Morlaix et considérée comme étant un point noir, sera entièrement revue. L’avant-projet évalué à 1,3 million d’euros inclut une réduction de la vitesse des automobilistes à l’entrée du centre-ville, afin d’assurer la sécurité des piétons et des cyclistes. Une zone 30 sera instaurée à partir du rond-point de la Libération jusqu’au Pouliet, et sera suivie d’une zone de rencontre encadrée par des ralentisseurs avec une limitation à 20 km/h, et une priorité aux piétons. Un chaucidou (chaussée partagée) sera réalisé sur tout le linéaire. La fin de ce deuxième chantier est programmée pour fin février 2025.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-un-gros-chantier-va-perturber-la-circulation-route-de-paris-6e30e6c8-c5c4-11ee-bfe6-fbc37e462228

 

Ouest-France

Roscoff. L’historique des Viviers de Roscoff

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Les Viviers de Roscoff ont vu le jour en 1995, après la fermeture de La Langouste, entreprise familiale créée en 1957. Le siège de la société est basé à ‌Roscoff. Les Viviers font du commerce de gros (commerce interentreprises) de poissons, crustacés et mollusques.

En reprenant l’entreprise initiale, les salariés avaient conservé les statuts de société à responsabilité limitée plutôt que d’opter pour la création d’une société coopérative de production. Gaël Quillévéré en était alors le président. L’actionnariat s’est amenuisé avec le temps et les départs à la retraite, jusqu’à ne compter qu’une poignée d’employés.

En mai 2018, la SAS Bezhin Breizh, au siège social saint-politain, avec comme actionnaire unique Jean-François Jacob, a acquis les actions des Viviers de Roscoff. Gaël Quillévéré a été nommé directeur général. Les effectifs salariés ont continué de décroître, avec les départs volontaires et les retraites. Aujourd’hui, onze salariés composent l’effectif.

https://www.ouest-france.fr/france/bretagne/roscoff/lhistorique-des-viviers-de-roscoff-c9555774-b730-44a2-8c57-d2b61d8ac250

 

Ouest-France

Un film sur le Trégor finistérien bientôt projeté au cinéma le Douron à Plestin-les-Grèves

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Le nouveau film de TV Trégor, Le Trégor finistérien, petit territoire, grande histoire, sera diffusé dimanche 11 février 2024, à 17 h, au cinéma Le Douron à Plestin-les-Grèves.

Loïc Chapron, réalisateur, filmant Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la Culture (1996-2002), sur l’architecture religieuse du Trégor finistérien. Ici à Saint-Jean-du-Doigt.

Loïc Chapron, réalisateur, filmant Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la Culture (1996-2002), sur l’architecture religieuse du Trégor finistérien. Ici à Saint-Jean-du-Doigt. | OUEST-FRANCE

Surfant sur le succès de La saga de la Trégor valley, qui relate l’aventure des télécoms dans le Trégor, TV-Trégor présente, en partenariat avec LTW Bretagne culture diversité, un nouveau film qui braque ses caméras sur la partie ouest du Trégor.

Olivier Caillebot, Jean-Jacques Monnier et Loïc Chapron viennent en effet d’achever Le Trégor, petit territoire, grande histoire. Un film documentaire historique, d’un peu plus d’une heure, qui sera diffusé pour la première fois au cinéma Le Douron à Plestin-les-Grèves (Côtes-d’Armor), dimanche 11 février 2024.

La parole à quatorze grands connaisseurs du territoire

« Ce film de 64 minutes, aux moyens humains et financiers, plus réduits que ceux de La saga, comprend les interviews de spécialistes réputés qui mettent en avant le riche patrimoine de cette partie du Trégor. Ils éclairent ainsi son histoire méconnue », a expliqué Jean-Jacques Monnier, en préambule de l’assemblée générale de TV Trégor, vendredi 2 février 2024, à l’espace Sainte-Anne

À découvrir

Il précise encore qu’entre Douron et rivière de Morlaix, une petite vingtaine de communes se trouvent dans le Trégor et non dans le Léon. « Elles portent la marque d’une histoire particulière, qui commence il y a 6 500 ans, à Barnenez. » Il campe un peu plus le décor en précisant que ce film « parcourt le secteur, des monts d’Arrée à la mer, sans oublier Morlaix ouest et donne la parole à quatorze grands connaisseurs du territoire, dont Jean-Jacques Barry Cunliffe, Christian Millet, Christian Bougeard, Henri Bideau ».

Ce documentaire très vivant se veut un vrai portrait d’une petite région aux facettes multiples à travers les âges. La caméra s’est promenée entre préhistoire active, patrimoine très riche, zone légumière ancienne et une côte en mutation.

Dimanche 11 février, à 17 h, au cinéma Le Douron, à Plestin-les-Grèves, le film sera diffusé, pour la première fois. Il sera présenté par ses auteurs et sera suivi d’un échange avec les intervenants.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/un-film-sur-le-tregor-finisterien-bientot-projete-au-cinema-le-douron-a-plestin-les-greves-cc97604e-c37f-11ee-8c69-893fe8266e7b

 

Ouest-France

Cette association d’insertion par le logement perd une subvention et doit licencier 3 employés

Sarah HUMBERT. Publié le

À Morlaix, l’Asad (association pour le soutien aux adultes en difficulté), qui travaille à l’insertion par le logement, a perdu une subvention de 81 000 € du conseil départemental, début 2024. Elle va devoir licencier trois personnes.

L’Asad (association pour le soutien aux adultes en difficulté) à Morlaix (Finistère), a perdu une subvention de 81 000 € pour l’année 2024, ce qui l’amène à licencier trois personnes.

L’Asad (association pour le soutien aux adultes en difficulté) à Morlaix (Finistère), a perdu une subvention de 81 000 € pour l’année 2024, ce qui l’amène à licencier trois personnes. | OUEST-FRANCE

À Morlaix, l’Asad, l’association pour le soutien aux adultes en difficulté, qui œuvre sur la question de l’insertion par le logement, vient de perdre une subvention du conseil départemental, d’un montant de 81 000 €.

Sophie Cabaret, la directrice de l’Asad, détaille : « Nous avons quatre missions principales : l’accompagnement des personnes dans le pays de Morlaix, la gestion locative temporaire, la sous-location et des baux glissants pour nos bénéficiaires, et un groupe d’action collective. […] Le conseil départemental s’est réorganisé sur sa compétence logement et a décidé l’arrêt du financement de nos mesures d’accompagnement », dit-elle.

« On ne ferme pas »

En 2023, le budget total de l’Asad s’élevait à 430 000 €, justement financé en grande par le conseil départemental, l’État, les EPCI (Établissements publics de coopération intercommunale), les communes ou encore la Caf.

À découvrir

La disparition de cette aide de 81 000 € a une répercussion très claire, pour l’association : elle implique la suppression de trois emplois, des travailleurs sociaux, de l’Asad, sur les six que compte la structure. Mais aussi, l’accompagnement d’une quarantaine de personnes, qui sera clôturé, « d’ici juin ». Il sera repris par le conseil départemental, qui prévoit donc d’internaliser la partie accompagnement au logement, mais l’association est « inquiète », appuie le trésorier adjoint, Gérard Jasselin.

« Ici, on n’est pas des numéros »

L’Asad et le conseil départemental vont devoir trouver une nouvelle organisation. Sophie Cabaret résume : « La question c’est : comment on fait pour les bénéficiaires passent du conseil départemental à l’Asad, de l’accompagnement au logement, correctement ? ». Et elle rassure : « On ne ferme pas. » Françoise Sanchez, administratrice à l’Asad et ancienne bénéficiaire, souligne la proximité et la confiance qu’elle a nouée avec l’association. « Ici, on n’est pas des numéros, quand on vient ici, on nous connaît ».

Contacté, le Département explique : « Didier Guillon, vice-président du Département, était ce mardi 6 février 2024 en réunion avec l’Asad pour échanger sur la situation. D’autres échanges auront lieu pour envisager l’évolution du partenariat. »

Sophie Cabaret confirme : « Nous sommes dans l’idée de poursuivre notre partenariat, on veut consolider le reste. On ne peut pas ne pas travailler ensemble. » Par ailleurs, le Département va poursuivre le financement de certaines actions de l’Asad, à hauteur « de 55 550 € », indique-t-il.

Concernant l’internalisation de l’accompagnement prévu, le Département précise qu’il « déploie actuellement 15 chargés d’accompagnement renforcé Logement sur l’ensemble du département et des travailleurs sociaux vont être recrutés. » Des recrutements qui pourraient concerner les salariés de l’Asad, qui seront prochainement licenciés…

Concrètement, que fait l’Asad ?

L’Asad fête ses 40 ans cette année. Elle travaille à l’insertion par le logement, pour des personnes en difficulté orientée par le conseil départemental. Il peut s’agir de personnes dans un hébergement précaire, insalubre, en procédure d’expulsion… Il s’agit souvent de personnes qui ont fait face à des problèmes de santé, de la violence, des difficultés économiques.

Qu’est-ce que c’est, un bail glissant ?

C’est l’une des solutions proposées par l’Asad : le bail glissant. Dans un premier temps, l’Asad prend à son nom un bail, pour un bénéficiaire, afin de rassurer le bailleur. Puis, lorsque le bénéficiaire est prêt, il reprend le bail à son nom. En 2023, l’Asad l’a fait pour une trentaine de personnes environ.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/cette-association-dinsertion-par-le-logement-perd-une-subvention-et-doit-licencier-3-employes-666d76f2-c4fe-11ee-9c4f-9be0695f50c2

 

Ouest-France

Un jeune policier suspecté d’informer des cambrioleurs en Bretagne placé en détention provisoire

Cédric ROGER-VASSELIN. Publié le

INFO OUEST-FRANCE. Un policier adjoint de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) est poursuivi dans une affaire de cambriolage. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire. Dans une autre affaire secouant le même commissariat breton, ce jeune agent de 25 ans est la victime présumée d’un de ses collègues, qui sera jugé en mars pour harcèlement moral.

L’IGPN a été saisie d’une affaire concernant un fonctionnaire de police de Saint-Brieuc pour la deuxième en quelques semaines.

L’IGPN a été saisie d’une affaire concernant un fonctionnaire de police de Saint-Brieuc pour la deuxième en quelques semaines. | OUEST-FRANCE

Les affaires se suivent et s’entremêlent à l’hôtel de police de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Lundi 29 janvier 2024, un policier adjoint (emploi jeune de la police, N.D.L.R.) de ce commissariat a été mis en examen pour vol par effraction et placé en détention provisoire, a confirmé le parquet de Saint-Brieuc à Ouest-France. La justice lui reproche d’avoir utilisé des données auxquelles il avait accès uniquement grâce à sa fonction.

Selon un proche du dossier, Pierre Gérin-Plessix, âgé de 25 ans, ciblait les maisons de personnes seules récemment décédées. Une fois acquis la certitude qu’une nouvelle maison était « libre », il en informait ses complices.

« Il y aurait une multitude de cambriolages »

Fin janvier, deux cambrioleurs interpellés auraient « balancé » la combine, ce qui a abouti au placement en garde à vue, lors du week-end des 27 et 28 janvier, de ce policier adjoint. Des perquisitions ont eu lieu à son domicile, des objets auraient été retrouvés.

Une information judiciaire a été ouverte et les investigations, placées sous l’autorité d’un juge d’instruction, devront permettre de déterminer le nombre de cambriolages. Si le parquet de Saint-Brieuc explique que pour l’instant, « un seul fait est reproché à cet homme », selon un proche du dossier « les enquêteurs vont de découverte en découverte. Il y aurait une multitude de cambriolages. »

Deux autres personnes ont été mises en examen, une pour vol par effraction, l’autre pour recel de vol. L’une d’entre elles a également été placée en détention provisoire.

Victime présumée dans une autre affaire

Cette affaire n’est pas la seule dans laquelle ce policier est partie prenante. Le 18 mars prochain, au tribunal correctionnel de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), il prendra place sur le banc des parties civiles, dans le procès d’un officier de police judiciaire du commissariat de Saint-Brieuc.

Cette fois-ci, le policier adjoint est la victime présumée. Son collègue devra répondre de harcèlement moral et dégradation de bien d’autrui par un moyen dangereux. Par dépit amoureux, il aurait mis le feu au véhicule du jeune agent, ce qu’il nie.

L’IGPN saisie dans les deux affaires

L’officier de police judiciaire, qui a été suspendu à titre provisoire par sa hiérarchie, est également soupçonné de « détournement de la finalité d’un traitement de données à caractère personnel. » Une source explique à Ouest-France « qu’il avait enquêté sur celui dont il était épris et il avait découvert certaines choses. Il les avait transmises à l’IGPN (Inspection générale de la police nationale, N.D.L.R.). »

L’IGPN est désormais saisie dans les deux affaires. Jusqu’à la fin des procédures judiciaires engagées, le policier adjoint et l’officier de police judiciaire sont présumés innocents.

https://www.ouest-france.fr/societe/police/un-jeune-policier-suspecte-dinformer-des-cambrioleurs-en-bretagne-place-en-detention-provisoire-e6d45b5e-c4ee-11ee-9c4f-9be0695f50c2

 

Ouest-France

À Morlaix, un hommage aux personnes mortes en migration

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Une cinquantaine de personnes se sont réunies place des Otages à Morlaix (Finistère), le 6 février 2024, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le régime de mort aux frontières.

Plus d’une cinquantaine de personnes se sont réunies à Morlaix (Finistère), le 6 février, à l’occasion d’une Commémor’action, un hommage aux personnes mortes en migration.

Plus d’une cinquantaine de personnes se sont réunies à Morlaix (Finistère), le 6 février, à l’occasion d’une Commémor’action, un hommage aux personnes mortes en migration. | OUEST-FRANCE

À Morlaix (Finistère), le collectif d’associations venant en aide aux personnes exilées avait appelé à se mobiliser, le 6 février 2024, pour une Commémor’action. Il s’agissait d’un hommage aux personnes mortes en migration, l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le régime de mort aux frontières.

Le collectif d’associations venant en aide aux personnes exilées avait appelé à se rassembler le 6 février 2024, pour une Commémor’action. | OUEST-FRANCE

Sur la place des Otages, les manifestants avaient installé trois bâches, deux bleus, pour représenter la migration par la mer, et une verte, pour les migrations par la terre.

Plus d’une cinquantaine de personnes

Les participants ont été invités à s’allonger sur les bâches, pour représenter les victimes des migrations, mortes en mer ou sur terre, alors qu’elles tentaient de rejoindre un autre pays.

À découvrir

Au total, plus d’une cinquantaine de personnes avaient répondu à l’appel lancé par le collectif.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-un-hommage-aux-personnes-mortes-en-migration-bfa9c154-c50c-11ee-9c4f-9be0695f50c2

 

Ouest-France

Dans deux mois, il n’y aura plus de pharmacie au bourg de Plouguiel

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La pharmacie du centre-bourg de Plouguiel, près de Tréguier (Côtes-d’Armor), fermera définitivement ses portes le samedi 30 mars 2024 à midi. Un coup dur pour la commune qui voit disparaître un commerce de proximité. Sa responsable, Laure Dauriac, a décidé de s’installer sur les quais de Tréguier.

C’est acté ! La pharmacie du centre-bourg de Plouguiel va baisser le rideau définitivement le samedi 30 mars à midi.

C’est acté ! La pharmacie du centre-bourg de Plouguiel va baisser le rideau définitivement le samedi 30 mars à midi. | OUEST-FRANCE

Une page se tourne définitivement pour la pharmacie du centre-bourg de Plouguiel, près de Tréguier (Côtes-d’Armor), fondée en 1976 par Françoise Le Guern.

Laure Dauriac, la responsable, baissera le rideau de son officine samedi 30 mars 2024 à midi, non sans un pincement au cœur », avoue la pharmacienne de 45 ans, mère de deux enfants.

Un regroupement de trois pharmacies à Tréguier

Un coup dur pour la commune qui voit un commerce de proximité disparaître. Seul le salon de coiffure subsiste dans le centre en attendant le nouveau projet du bar Le Triskell et celui évoqué par la municipalité pour la future place du bourg.

À découvrir

Il est vrai que les pharmacies jouent désormais la carte du regroupement. Les fermetures s’accélèrent, au grand dam des habitants. Un secteur économique à deux vitesses où les grosses officines en ville tirent leur épingle du jeu quand les petites structures en campagne tirent la langue.

Lire aussi : « Pour tenir, il faut 3 000 patients », des pharmacies vont se regrouper à Saint-Brieuc

 Quand je me suis installée ici il y a dix ans, on comptait plus de 23 000 pharmacies en France. Aujourd’hui, nous sommes sous la barre des 20 000, explique Laure Dauriac. Il ne s’agit pas que de fermeture, ce sont aussi des regroupements. Comme celui de Paimpol par exemple. 

Des remplacements devenus trop difficiles

C’était devenu compliqué pour cette mère de famille, seule titulaire du diplôme de pharmacien dans l’officine.  2023 a été une année très fatigante et extrêmement difficile en termes de remplacement. Je n’ai pris qu’une semaine de congé dans l’année. Je veux retrouver un équilibre personnel et professionnel. 

Une opportunité s’est alors présentée à Laure Dauriac qui a choisi de reprendre la pharmacie des Quais à Tréguier, tenue par Pierre Le Jeanne depuis vingt ans. Pour ne pas se retrouver dans la même situation qu’auparavant, elle s’est rapprochée d’Emma Priour, de la pharmacie Saint-Yves à Tréguier, qui a accepté de relever le défi d’un regroupement :  On gagnera en qualité de vie, c’est une évidence. 

Les salariés des trois pharmacies, six préparatrices et deux agents de nettoyage, seront tous repris.

Des livraisons seront possibles

Pour l’heure, Laure Dauriac, toujours propriétaire des murs au 21, rue des Écoles à Plouguiel, souhaite laisser la chance à un nouveau commerce.  Une chose est sûre, ça ne sera plus une pharmacie. 

À deux mois du départ, elle rassure les Plouguiellois :  Les livraisons continueront et s’accentueront notamment pour les personnes non motorisées »,indique la professionnelle de santé.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouguiel-22220/dans-deux-mois-il-ny-aura-plus-de-pharmacie-au-bourg-de-plouguiel-777afdbe-c4c4-11ee-bfe6-fbc37e462228

 

Ouest-France

Dans le Nord-Finistère, ces employés sont privés de salaire depuis trois mois

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Alors qu’ils ont reçu leurs bulletins de salaires, les onze employées de viviers de Roscoff (Finistère) souhaiteraient voir apparaître les virements sur leur compte. Ils se sont mobilisés, ce mardi 6 février 2024. La situation pourrait se débloquer en fin de semaine.

Les salariés, soutenus par la CGT, espèrent percevoir leurs salaires au plus vite.

Les salariés, soutenus par la CGT, espèrent percevoir leurs salaires au plus vite. | OUEST-FRANCE

« Nous avons été alarmés quand l’électricité a été coupée dans l’entreprise le 30 novembre. Aussitôt, il nous a été demandé de rester chez nous », déplorent ces salariés. Ces derniers étaient, mardi 6 février 2024, devant les grilles fermées des Viviers de Roscoff (Finistère).

La cause ? Des bulletins de salaires reçus jusqu’à fin décembre 2023, mais pas de virement pour autant. Les onze employés de viviers de Roscoff pourraient croire à un mauvais rêve. Inquiets pour leur avenir, ils se sont tournés vers l’union locale CGT de Saint-Pol-de-Léon.

« Le tribunal de commerce a été saisi »

« Les salaires de septembre sont arrivés en compte le 25 octobre, indiquent-ils. Ceux d’octobre ont été réglés le 4 décembre. Depuis, rien n’a été viré, alors que les bulletins de salaire ont été émis. » Les salariés expriment leur désarroi :  Le tribunal de commerce a été saisi, mais à ce jour, aucune liquidation ou autre décision n’est prise. Sophie, salariée depuis 1995, s’inquiète de l’état de santé de l’entreprise spécialisée dans le traitement du poisson et des fruits de mer.  Sans client désormais, faute de vendeurs, que pouvons-nous espérer ? 

Lire aussi : À Morlaix, cette association propose un soutien pour les futurs entrepreneurs et entrepreneuses

Le directeur général, Gaël Quillévéré, ne saurait répondre. En contact avec le président de la SAS Bezhin Breizh, qui a repris l’affaire en mai 2018, il souhaite une régularisation des salaires.  Je suis dans le même cas que mes collègues. Notre président, Jean-François Jacob, cherche des solutions.  La masse salariale due est de l’ordre de 100 000 €.

« J’espère une réponse pour la fin de semaine »

Contacté par téléphone, le président confirme :  Nous sommes dans une position inconfortable. J’ai obtenu des reports du tribunal de commerce. Je comprends les préoccupations des salariés. J’ai fait le nécessaire pour une levée importante de fonds. Les procédures administratives sont longues. J’espère une réponse pour la fin de la semaine. Par défaut, je prendrai des responsabilités ».

Jean-Jacques Labous, au nom de la CGT qui a été appelée pour aider les salariés, dénonce la situation :  Les salariés ne sont pas licenciés, juste sans travail. Ils ne sont pas licenciés non plus. Ils ne peuvent rien entreprendre pour faire valoir leur droit ou contacter France Travail. Nous faisons le nécessaire auprès du tribunal des prud’hommes. Un avocat a été sollicité pour y voir plus clair. 

Quelques salariés avouent ne plus vouloir retourner  bosser tant que les garanties ne seront pas acquises.  Certains affichent une longévité dans ces lieux, avec trente ans d’activités.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/roscoff-29680/dans-le-nord-finistere-ces-employes-sont-prives-de-salaire-depuis-trois-mois-52189f48-c4da-11ee-bfe6-fbc37e462228

Les Viviers de la Méloine au Diben ne sont pas près de revivre !

 

Ouest-France

Incendie de l’ancienne ferme à Morlaix: le corps d’un homme de 44 ans, sans domicile fixe, identifié

Zoé BOIRON. Publié le

Le corps retrouvé dans les décombres d’un ancien corps de ferme, ravagé par un incendie à Morlaix (Finistère) dans la nuit de vendredi 2 au samedi 3 février 2024, est celui du prénommé Gildas, une personne sans domicile fixe.

Un corps a été retrouvé dans un ancien corps de ferme à Morlaix (Finistère), qui a brûlé dans la nuit de vendredi 2 au samedi 3 février 2024.

Un corps a été retrouvé dans un ancien corps de ferme à Morlaix (Finistère), qui a brûlé dans la nuit de vendredi 2 au samedi 3 février 2024. | OUEST-FRANCE

Une identification via scanner sur la dentition a confirmé les « fortes suspicions » des policiers de Morlaix. Le corps retrouvé dans les décombres de l’ancien corps de ferme, détruit par un incendie dans la nuit de vendredi à samedi 3 février 2024, est celui de Gildas, 44 ans (né en avril 1979), sans domicile fixe.

Thèse accidentelle privilégiée

Samedi, des amis ont signalé à la police qu’il n’était pas sur ses points de manche habituels. De plus, ses trois chiens erraient autour de l’ancien corps de ferme, rue Paul-Sérusier, près du collège Mendès-France. Son corps a été découvert en début d’après-midi.

L’enquête se poursuit : aucun élément ne permet aux enquêteurs de dire qu’il s’agit d’un incendie criminel. La thèse accidentelle est donc privilégiée à ce stade.

https://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/incendie-de-lancienne-ferme-a-morlaix-le-corps-dun-homme-de-44-ans-sans-domicile-fixe-identifie-42eda25a-c441-11ee-8bc3-7b463e0b059b

 

Ouest-France

Dans la baie de Morlaix, une campagne de sensibilisation pour la tranquillité des oiseaux

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Des suivis mensuels réalisés par Bretagne Vivante montrent des dérangements liés aux interactions humaines. En baie de Morlaix (Finistère), trois plages sont considérées comme les principaux sites d’alimentation des oiseaux hivernants, alors qu’un promeneur sur trois s’y balade avec un chien.

Les représentants des instances concernées par la campagne de sensibilisation sur les oiseaux hivernants se sont retrouvés le jeudi 1er février sur le site de la Grande Grève, à Carantec. À gauche : Nicole Ségalen-Hamon, maire de Carantec, et Sébastien Marie, conseiller communautaire délégué à la biodiversité.

Les représentants des instances concernées par la campagne de sensibilisation sur les oiseaux hivernants se sont retrouvés le jeudi 1er février sur le site de la Grande Grève, à Carantec. À gauche : Nicole Ségalen-Hamon, maire de Carantec, et Sébastien Marie, conseiller communautaire délégué à la biodiversité. | OUEST-FRANCE

Morlaix communauté lance une campagne de sensibilisation sur les risques liés au dérangement des oiseaux hivernants dans la baie de Morlaix (Finistère), notamment causé par les promenades de chiens. Cette opération concerne les plages de la Grande Grève à Carantec, Trégondern à Saint-Pol-de-Léon et Le Laber, à Roscoff.

LIRE AUSSI : En dix ans, la population d’oiseaux a baissé dans la baie de Morlaix

Sébastien Marie, élu de Morlaix communauté en charge du site Natura 2 000 de la baie de Morlaix, et Gwladys Daudin, chargée de mission Natura 2 000, sont très clairs sur le sujet :  Ce site possède une responsabilité très forte dans la protection des populations d’oiseaux hivernants présents d’octobre à mars. Il est reconnu d’importance internationale en accueillant près de 1 % de la population mondiale d’oies bernaches et d’importance nationale pour une douzaine d’espèces d’oiseaux limicoles. Dans ce cadre, Sébastien Marie a décidé de privilégier la sensibilisation à la réglementation en mettant en place, avec des partenaires, une campagne baptisée « Sensibilisation aux oiseaux hivernants ».

LIRE AUSSI : En baie de Morlaix, quel est l’impact du réchauffement et de la grippe aviaire sur les oiseaux ?

Avec quels partenaires ?

Les communes de Carantec, Roscoff, Saint-Pol-de-Léon, Haut-Léon communauté et l’association Les Mistoufles, de Saint-Martin-des-Champs. L’Office français de la biodiversité assurera un appui technique et les associations Centre permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE), Bretagne Vivante, Ligue de protection des oiseaux (LPO) et Au Fil du Queffleuth sont prestataires et réaliseront la sensibilisation sur les plages.

Une sensibilisation en douceur

 Il ne s’agit pas d’interdire les chiens sur ces trois plages mais de faire en sorte qu’ils soient tenus en laisse. Les principaux envols avec abandon total du site d’alimentation sont principalement causés par les chiens non tenus en laisse (90 %). Ces dérangements privent les oiseaux de leur capacité à s’alimenter et à récupérer de l’énergie pour assurer leur reproduction »,souligne Gwladys Daudin.

 Sur les plages, il y a aussi des défenseurs des chiens et il faut trouver un compromis, sinon ça va disjoncter »,plaide Gwenaëlle Cloarec, bénévole aux Mistoufles.

Quelle méthode ?

Dès le 5 février, des maraudes seront réalisées sur les trois plages concernées par des animateurs des associations engagées. Grâce à une communication  engageante et bienveillante avec les propriétaires de chiens, notamment via l’utilisation d’un questionnaire et la mise à disposition de jumelles et longues vues, ils devraient faire en sorte que nul n’ait à faire un choix cornélien entre les oiseaux hivernants et les toutous en promenade.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/dans-la-baie-de-morlaix-une-campagne-de-sensibilisation-pour-la-tranquillite-des-oiseaux-71119232-c1a7-11ee-8c69-893fe8266e7b

 

Ouest-France

Cadre de vie à Morlaix : quatre projets plébiscités par les habitants

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Les habitants de Morlaix (Finistère) ont choisi quatre projets destinés à améliorer leur cadre de vie dans différents quartiers de leur ville : à Ploujean, du côté de La Boissière, sur les hauteurs de la ville et dans le centre.

En centre-ville, la végétalisation de l’allée du Poan Ben favorisera les mobilités douces, au détriment de la place réservée aux voitures.

En centre-ville, la végétalisation de l’allée du Poan Ben favorisera les mobilités douces, au détriment de la place réservée aux voitures. | OUEST-FRANCE

Quatre projets sont sortis des urnes, en ce mois de février 2024. C’est le résultat du vote des habitants des quartiers, à l’issue d’une première campagne du conseil de territoire, proposé il y a un an par la Ville de Morlaix (Finistère).

Afin d’impliquer les citoyens dans la gestion de leur ville, la municipalité leur a proposé d’imaginer plusieurs projets destinés à améliorer le cadre de vie sur l’ensemble des quartiers : Ploujean, l’est, l’ouest et le centre-ville.

Le vote s’est déroulé du 7 au 25 novembre 2023. 416 bulletins ont été déposés dans les urnes, une par territoire, pour recueillir les suffrages des personnes habitant ou travaillant à Morlaix. Le vote était ouvert aux personnes de 16 ans et plus. « Chaque votant avait plusieurs points à distribuer, entre les différents projets de son territoire », précisent les services de la Ville.

25 000 € par territoire en 2024

Parmi les neuf projets coconstruits par les habitants pendant l’année 2023, avec l’appui des élus référents des territoires, les services de la Ville et les centres sociaux, les habitants ont donné leurs suffrages à quatre projets « qui seront réalisés en 2024 avec l’aide du budget participatif : 25 000 € par territoire ».

Les projets lauréats sont l’amélioration des abords de la salle socioculturelle de Ploujean (237 voix) ; l’aménagement de l’arrière de la bibliothèque de La Boissière sur le flanc-est (275 voix) ; les mobilités douces dans l’allée du Poan Ben en centre-ville (269 voix) ; et enfin, la mise en valeur du parc Jean-Moulin sur le flanc-ouest (462 voix).

Une deuxième campagne sera proposée : « Les personnes qui souhaitent proposer des idées pour leur quartier, et participer à l’amélioration de leur cadre de vie en construisant des projets collectifs, sont invitées à remplir un bulletin d’inscription sur le site internet de la ville . »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/cadre-de-vie-a-morlaix-quatre-projets-plebiscites-par-les-habitants-f5957dc0-c116-11ee-882e-8b437adc6b55

 

Ouest-France

Qui sont les Pessi, ces « trolls » d’internet contre qui la députée Sandrine Le Feur porte plainte ?

Zoé BOIRON. Modifié le Publié le

Victime d’une vague de commentaires et de messages sur les réseaux sociaux tournant en dérision son nom de famille, la députée du Finistère, Sandrine Le Feur, a porté plainte pour cyberharcèlement et usurpation d’identité. Ces internautes sont réunis dans une communauté qui se fait appeler « Pessi ». Explications.

La députée de la majorité présidentielle Sandrine Le Feur.

La députée de la majorité présidentielle Sandrine Le Feur. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

La députée Renaissance de la 4e circonscription du Finistère, Sandrine Le Feur, a porté plainte pour cyberharcèlement et usurpation d’identité, à la compagnie de gendarmerie de Plourin-lès-Morlaix (Finistère). Mardi 30 janvier 2024, la députée avait fermé l’espace commentaires de son compte LinkedIn. Elle expliquait avoir reçu une vague de commentaires et de messages « depuis deux jours », provenant de « faux comptes ».

« Penalty » et Lionel Messi

Les auteurs de ce cyberharcèlement appartiennent à la communauté Pessi, des internautes adeptes du « troll ». Autrement dit, ils viennent noyer les comptes de personnalités ou d’officiels de commentaires. Dans certains cas, le but est de décrédibiliser une personnalité. Leurs cibles sont multiples : le journaliste sportif Pierre Ménès, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, le compte X (ex-Twitter) de l’ambassade de Chine, Marlène Schiappa lorsqu’elle était ministre en charge de la Citoyenneté…

Des raids virtuels

Cette communauté d’internautes français est née en 2020. Elle tire son nom d’une contraction entre les mots penalty et Messi, le footballeur argentin Lionel Messi et sacré huit fois Ballon d’or, pour souligner ses tirs ratés. La plupart arborent, en photo de profil, un photomontage du footballeur, rendu chauve.

Adeptes aussi de la blague qui consiste à répondre « Feur », à la question « Quoi ? » (coiffeur), ces internautes ont jeté leur dévolu sur la députée et agricultrice Sandrine Le Feur, mise en avant dans les médias au cours de la mobilisation des agriculteurs.

Sur le réseau social professionnel LinkedIn mais aussi sur Twitter, Sandrine Le Feur a donc été victime de « raids », des assauts virtuels. « Un compte a aussi créé reprenant mon nom et ma photo », indique-t-elle.

https://www.ouest-france.fr/politique/qui-sont-les-pessi-ces-trolls-dinternet-qui-ont-cible-la-deputee-sandrine-le-feur-23f6a490-c348-11ee-af40-0572f37cda9b

 

Le Diben dimanche 04 février 204

Morlaix. Soutien aux journalistes morts ou détenus à Gaza.

Photo pyb29

De nouveau dans le centre de Morlaix, les voix de la solidarité avec Gaza et toute la Palestine se sont fait entendre. Les représentants d'une vingtaine d'associations, partis et syndicats du Pays de Morlaix ont défilé ensemble pour exiger le cessez-le-feu immédiat et permanent dont Gaza à urgemment besoin pour survivre... Le 13 janvier, nous avions rendu un hommage particulier aux médecins et secouristes de Gaza tombés durant leur mission. Aujourd'hui, c'est la situation particulièrement insupportable des journalistes, photographes et autres professionnels des médias, tués, blessés ou emprisonnés par dizaines que nous voulions dénoncer. C'est la raison pour laquelle, nous portions symboliquement le bandeau PRESS en tête de cortège. Ce bandeau qui malheureusement n'est plus suffisant pour les protéger des criminels de guerre israéliens qui veulent avant tout éliminer ceux qui pourraient témoigner de leurs crimes à Gaza. SILENCE, ON TUE À GAZA !

AFPS du Pays de Morlaix

Diaporama : https://youtu.be/OWfK4XXw_18

 

Ouest-France

ÉDITORIAL. Soignants : halte au pillage des peuples pauvres

Jeanne Emmanuelle HUTIN. Publié le

« À cause de notre imprévoyance, nos pays riches débauchent sans vergogne les soignants de peuples pauvres éprouvés par la guerre, les tremblements de terre… » L’éditorial de Jeanne Emmanuelle Hutin, directrice de la recherche éditoriale à Ouest-France.

Un médecin administre un test à un patient dans un hôpital de campagne biélorusse installé à Alep, ville du nord contrôlée par le gouvernement, le 20 février 2023, à la suite du tremblement de terre qui a frappé la Turquie et la Syrie au début du mois.

Un médecin administre un test à un patient dans un hôpital de campagne biélorusse installé à Alep, ville du nord contrôlée par le gouvernement, le 20 février 2023, à la suite du tremblement de terre qui a frappé la Turquie et la Syrie au début du mois. | AFP

Alep en Syrie : les couloirs de l’hôpital sont déserts. On se presse en silence vers le service de cardiologie. Une grave opération vient d’avoir lieu. Entourée de ses deux grands enfants, une femme arrive, ravagée d’inquiétude. Le chirurgien les accueille. Il sourit malgré la fatigue. En un instant, la joie remplace l’angoisse qui les étreignait. Sans cette opération, sans ce chirurgien, leur mari, leur père ne serait plus de ce monde.

Mais ce chirurgien est l’un des derniers de l’hôpital. Il a décidé de rester « pour les Alépins. Sinon qui les soignera ? » , explique-t-il. La plupart de ses collègues sont partis en Occident. Menacés par Daesh, certains n’avaient pas d’autre choix. Mais l’hémorragie continue. L’hôpital se vide de ses soignants : « Maintenant, les infirmières aussi veulent partir, attirées par les salaires que vous leur proposez en Europe, en Amérique, au Canada. »

La honte nous saisit. À cause de notre imprévoyance, nos pays riches débauchent sans vergogne les soignants de peuples pauvres éprouvés par la guerre, les tremblements de terre… La Syrie, le Liban et tant d’autres pays sont touchés par ce fléau. On ne peut l’accepter car la vie ou la mort de personnes est en jeu. On ne peut tolérer non plus ce cynisme : proclamer le respect des droits de l’homme et dépouiller tant d’hommes, de femmes et d’enfants de leurs soignants. Ressaisissons-nous.

Le Premier ministre a annoncé qu’un émissaire irait chercher des médecins à l’étranger. S’il s’agit de reprendre contact avec nos médecins expatriés, c’est une chose. Mais s’il s’agissait de poursuivre cet indigne débauchage, ce serait inacceptable. On ne va pas « aller dévaliser » des pays qui ont besoin de médecins « pour améliorer le sort de la France » , s’insurgeait Jérôme Marty qui préside l’Union française pour une médecine libre (1).

« Ce qu’il nous faut ce n’est pas aller pêcher des médecins […] pour les accaparer aux dépens de ces pays. C’est redonner l’envie aux médecins français de devenir médecins généralistes traitants » , explique le docteur Nogrette du syndicat des Médecins généralistes. Or, près de la moitié de la profession « fait autre chose : ils sont médecins de compagnies d’assurances, de la sécurité sociale […] Il suffit de revaloriser le statut de médecin généraliste traitant pour qu’une partie non négligeable de ces médecins […] Français, déjà formés revienne » vers cette médecine « dont on a besoin » (1).

Des solutions existent aussi pour le secteur paramédical : « Déverrouiller la formation des soignants » en mettant fin aux quotas d’infirmiers, plaide Sophie Boissard, directrice générale du groupe Clariane : « Promouvoir l’alternance » et « l’apprentissage » permettrait « d’augmenter de 50 % en cinq ans le nombre de jeunes paramédicaux diplômés chaque année » , améliorer les rémunérations et les conditions de travail (2).

Nous devons agir sans plus attendre. Les solutions résident en nous-mêmes et non dans un pillage des peuples pauvres avec lesquels il est urgent de renforcer notre solidarité médicale.

(1) France Info 30-1-24 (2) Les Échos 31-1-24

https://www.ouest-france.fr/reflexion/editorial/editorial-soignants-halte-au-pillage-des-peuples-pauvres-e8ed06be-c1cb-11ee-af40-0572f37cda9b

 

Ouest-France

REPORTAGE. Réunis sur une route du Finistère, agriculteurs et élus locaux se (ré)apprivoisent

Zoé BOIRON. Publié le

Un rassemblement apaisé. Exemplaire, peut-on dire. Ce samedi 3 février 2024, des agriculteurs avaient invité des élus locaux à venir échanger avec eux près d’un rond-point de Plounéour-Ménez (Finistère). Le but : recréer une cohésion entre eux.

Sandrine Le Feur (de dos, à gauche) écoute la prise de parole d’un agriculteur des monts d'Arrée qui déplore l’embroussaillement des anciennes terres agricoles, un phénomène qui favorise les incendies.

Sandrine Le Feur (de dos, à gauche) écoute la prise de parole d’un agriculteur des monts d'Arrée qui déplore l’embroussaillement des anciennes terres agricoles, un phénomène qui favorise les incendies. | OUEST-FRANCE

Depuis la D764, la vue sur les landes des monts d’Arrée est imprenable. Ce samedi 3 février 2024, des agriculteurs du pays de Morlaix et des monts d’Arrée (Finistère) ont invité plus d’une centaine d’élus locaux à venir les rencontrer sur cet axe de Plounéour-Ménez. Depuis midi, des pallox et bottes de pailles ont été savamment disposés sur la route.

« Le feu couvait et aujourd’hui, nos exploitations brûlent »

Le point de rendez-vous n’a pas été choisi au hasard. Le 18 juillet 2022, ces mêmes landes étaient en proie aux flammes. Et les élus avaient sollicité les agriculteurs pour prêter main-forte aux pompiers. « Mais aujourd’hui, le feu est dans nos exploitations. Il couvait depuis longtemps, et maintenant ça brûle », a déclaré Mickaël Corre, 47 ans, producteur de viande bovine à Pleyber-Christ, une grande banderole « Qu’allons-nous manger demain ? » en toile de fond.

Une trentaine d’élus ont répondu à l’invitation lancée deux jours plus tôt. « On veut recréer du lien avec eux. Certains sont éloignés du monde agricole et on veut leur parler, ici, sur notre territoire », résume Michel Bléas, producteur de pommes de terre et d’échalotes entre Landivisiau et Pleyber-Christ.

Petit à petit, la route se noircit de monde. Jusqu’à atteindre environ 130 personnes. Par petits groupes, ça discute. On vient se ravitailler en jus ou en soda, auprès d’un bar improvisé pour l’occasion. Si l’on n’était pas sur la route, on croirait presque à des retrouvailles entre anciens camarades de promo.

Inquiétude sur la transmission

Sandrine Le Feur, députée de la circonscription et agricultrice bio à Pleyber-Christ, était là dès 14 h. Elle sera suivie de près par de nombreux maires. Dont bien sûr, celui de Plounéour-Ménez, Sébastien Marie.

Un sujet le préoccupe. Il en discute justement avec Jean-Luc Dourmat, 48 ans, et Jean-Luc Guyader, 56 ans, tous deux éleveurs à Plounéour-Ménez. D’ici dix ans, 30 à 40 % des agriculteurs de sa commune prendront leur retraite. « En tant que maire, je ne peux rien faire. Déjà, il faut des candidats, et puis tout est entre les mains de la Safer (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural, opérateur foncier en milieu rural et périurbain, N.D.L.R.) », regrette-t-il.

Son regard se tourne vers les landes. « Ce magnifique bocage que vous voyez, ce sont les agriculteurs qui l’ont créé. Il faut les garder. »

Près de 130 personnes, agriculteurs et élus, se sont réunies sur cette route de Plounéour-Ménez, samedi 3 février 2024. | OUEST-FRANCE

Bocage, eau et assainissement, alimentation… « On a beaucoup de sujets en commun », souligne Julien Kerguillec, maire de Pleyber-Christ. Philippe Gueguen de Commana, Solange Creignou de Saint-Thégonnec, Anne-Catherine Lucas de Lanmeur, ou encore Henri Billon, maire de Loc-Eguiner et président de la Communauté de communes du Pays de Landivisiau (CCPL), étaient aussi présents. Pour ne citer qu’eux.

15 h passés, quelques agriculteurs s’emparent d’un micro, juchés sur des bottes de paille. Tous les yeux sont tournés vers eux. Ils commencent par demander une minute de silence, en hommage à Alexandra Sonac, éleveuse, tuée avec sa fille dans un accident sur un blocage d’agriculteurs en Ariège le 23 janvier.

« On ne va pas faire un étalage des revendications, reprend Mickaël Corre. Nos syndicats excellent dans ce boulot. Nous, o n veut surtout renforcer la cohésion entre vous et nous, agriculteurs. »

« La balle est dans votre camp »

Mais ces « revendications » reviennent vite sur le tapis : souveraineté alimentaire, prix, lourdeur administrative… C’est le nerf de la guerre, le cœur du problème. Mais les discussions sont apaisées. « La balle est dans votre camp », lance Michel Bléas. Comme en réponse, Henri Billon, micro en main, l’assure : « Vos mobilisations ont créé une prise de conscience. »

« On veut recréer une cohésion entre vous et nous », ont insisté les agriculteurs, à l’adresse des élus locaux, ce samedi 3 février 2024, à Plounéour-Ménez. | OUEST-FRANCE

Son tour venu, Sandrine Le Feur a notamment réaffirmé son engagement en faveur de la loi Egalim 2, pour une juste rémunération des agriculteurs. Et pris note des paiements attendus par les agriculteurs concernant les MAEC (Mesures agroenvironnementales et climatiques) : « Le gouvernement doit s’engager à verser ce qu’il vous doit. Ce n’est pas possible que vos trésoreries soient tendues de cette manière. »

La députée avait aussi des remerciements à adresser. « Pour vos rassemblements qui se sont déroulés dans le calme. Vous avez laissé les lieux propres derrière vous. L’opinion publique est derrière vous et moi, au quotidien, ça m’aide à porter les messages que vous me faites remonter », a-t-elle déclaré.

Déprise agricole et incendie dans les monts d’Arrée

Depuis la foule, une voix s’élève. Celle d’un agriculteur des monts d’Arrée, qui a été au premier plan de l’incendie de 2022. Il pointe la déprise agricole dans son secteur. Les broussailles ont remplacé les terres agricoles, ce qui favorise les incendies. « Est-ce qu’on ne pourrait pas faire des efforts pour récupérer ces zones abandonnées par l’agriculture il y a 40 ans ? », pointe-t-il. La question est posée. « C’est à ça que servait ce rassemblement, à soulever tous les sujets », appuie Michel Bléas.

Les prises de paroles terminées, le rassemblement aux airs décousus et bon enfant a repris ses droits, jusqu’à 18 h environ. Mickaël Corre soulignait une « mobilisation exemplaire des agriculteurs » lors des incendies de 2022. Ce samedi 3 février, ce rendez-vous entre élus et agriculteurs l’a été tout autant.

https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/reportage-reunis-sur-une-route-du-finistere-agriculteurs-et-elus-locaux-se-re-apprivoisent-5731d09a-c2bd-11ee-8bc3-7b463e0b059b

 

Ouest-France

Plus de cent manifestants ont rendu hommage aux journalistes morts à Gaza, cet après-midi à Morlaix

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Plus de 100 personnes se sont réunies à l’appel de l’association France Palestine solidarité, dans le centre de Morlaix, ce samedi après-midi 3 février 2024, en soutien aux journalistes morts ou détenus en couvrant le conflit israélo-palestinien.

Plus de cent personnes se sont mobilisées, samedi après-midi, près du kiosque, pour rendre hommage aux journalistes morts dans la bande de Gaza, depuis octobre dernier.

Plus de cent personnes se sont mobilisées, samedi après-midi, près du kiosque, pour rendre hommage aux journalistes morts dans la bande de Gaza, depuis octobre dernier. | OUEST-FRANCE

À l’appel de l’association France Palestine Solidarité, plus de cent personnes se sont regroupées samedi après-midi 3 février 2024, sur la place des Otages, à Morlaix (Finistère), afin de rendre hommage aux journalistes morts ou emprisonnés dans la bande de Gaza, en Palestine depuis début octobre 2023. Une vingtaine d’associations, des partis politiques et des syndicats se sont joints au mouvement.

Après un rapide retour sur l’actualité de la semaine à Gaza et en Cisjordanie, et notamment sur la suppression d’aides de soutien aux Palestiniens, les animateurs du mouvement ont évoqué la situation particulière des journalistes, avec beaucoup de témoignages. Depuis le 7 octobre 2023, 122 journalistes, dont 115 Palestiniens, seraient morts en Palestine et 96 % d’entre eux auraient été tués par les Israéliens. 91 d’entre eux seraient encore détenus en Israël. Après un petit défilé en ville, le cortège s’est retrouvé autour du kiosque pour envisager les différents modes d’action prévus pour les semaines à venir.

Le matin même, le groupe France insoumise avait organisé une chaîne humaine pour interpeller les personnes présentes sur le marché sur la situation à Gaza et demander un « cessez-le-feu immédiat et permanent ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/plus-de-cent-manifestants-ont-rendu-hommage-aux-journalistes-morts-a-gaza-cet-apres-midi-a-morlaix-053ea30c-c2b9-11ee-8bc3-7b463e0b059b

Lire aussi : VIDÉO. À Morlaix, une chaîne humaine pour réclamer un "cessez-le-feu" à Gaza

 

Ouest-France

« On veut recréer du lien » : 130 agriculteurs et élus du Finistère discutent sur un rond-point

Zoé BOIRON. Publié le

Les élus locaux du Nord-Finistère ont rendez-vous avec des agriculteurs du territoire, ce samedi 3 février 2024. Ils les ont invités à discuter avec eux sur un rond-point à Plounéour-Ménez. Environ 130 personnes discutent au milieu de la route, dont une trentaine d’élus. En conséquence, la circulation est déviée.

Élus et agriculteurs discutent ensemble au milieu de la route, à Plounéour-Ménez.

Élus et agriculteurs discutent ensemble au milieu de la route, à Plounéour-Ménez. | OUEST-FRANCE

Des palox sur la route et un mur en bottes de pailles sur lequel est attachée une banderole : « Qu’allons-nous manger demain ? » Ce samedi 3 février 2024, des agriculteurs du Nord-Finistère se sont positionnés sur un rond-point à Plounéour-Ménez, au lieu-dit Roc’h Trédudon, à l’intersection de la RD764 et de la RD785.

Ils ont invité une centaine d’élus, de Morlaix communauté, de la communauté de communes de Landivisiau et de celle des monts d’Arrée. Une quinzaine d’agriculteurs sont venus dès midi pour mettre en place le blocage. À 14 h, ils étaient une quarantaine, dont certains venus avec leurs enfants. La députée Sandrine Le Feur, aussi agricultrice à Pleyber-Christ, est arrivée tôt. Vers 15 h, ils étaient au moins 130, dont une trentaine d’élus, dans une ambiance apaisée. Les discussions se déroulent en petits groupes.

« Certains élus éloignés du monde agricole »

« On veut parler à nos élus, recréer du lien avec eux. Car nous nous sommes parfois éloignés. Nous aussi, agriculteurs, avons parfois laissé filer ça. Certains élus locaux, aujourd’hui, sont éloignés du monde agricole et on veut leur parler, ici, sur notre territoire », indique Michel Bléas, producteur de pommes de terre et d’échalotes entre Landivisiau et Pleyber-Christ.

Lire aussi : REPORTAGE. Réunis sur une route du Finistère, agriculteurs et élus locaux se (ré)apprivoisent

C’est « surtout au titre d’épouse d’agriculteur » que sa compagne, Karine Bléas, élue à Landivisiau, est venue aujourd’hui. « On a deux enfants, de 15 et 19 ans, qui sont en pourparlers, en réflexion, pour reprendre l’exploitation. Avec la situation actuelle, c’est compliqué. Donc il faut se mobiliser pour l’avenir de nos jeunes. S’il n’y a pas d’agriculture, il n’y a pas d’alimentation », insiste-t-elle.

Une quinzaine d’agriculteurs sont arrivés dès midi pour mettre en place le blocage à Plounéour-Ménez. Ils attendent leurs collègues et surtout, les élus qu’ils ont invités pour discuter. | OUEST-FRANCE

Des agriculteurs du Nord-Finistère ont invité des élus à discuter ce samedi 3 février 2024 sur un rond-point, de 14 h à 18 h. | OUEST-FRANCE

« On les soutient et on remonte leurs revendications »

Sébastien Jezequel, élu à Landivisiau et à la communauté de communes du Pays de Landivisiau, est venu car, dit-il, « celui qui ne bouge pas sur cette cause, ne bougera sur aucune autre. L’agriculture est un enjeu sur notre territoire. On les soutient et on remonte leurs revendications, avec nos députées. Mais s’il le faut on poussera au plus haut. »

Sébastien Marie, maire de Plounéour-Ménez, commune où se déroule l’action, est présent. Il est en pleine discussion avec Jean-Luc Guyader, 56 ans, et Jean-Luc Dourmat, 47 ans, deux agriculteurs de sa commune, sur la question de la transmission.

Jean-Luc Dourmat et Jean-Luc Guyader, agriculteurs à Plounéour-Ménez, avec Sébastien Marie, maire de la commune. | OUEST-FRANCE

« Ce magnifique bocage créé par les agriculteurs »

« D’ici dix ans, 30 à 40 % des agriculteurs vont devoir passer la main sur ma commune, s’inquiète Sébastien Marie. Sauf que, déjà il faut des candidats, et puis tout est entre les mains de la Safer. En tant que maire, je ne peux rien faire. Tout au plus, une lettre de soutien pour dire quelle agriculture on souhaite. Les maires ont une influence sur l’urbanisme, le social, etc. Mais sur la transmission, rien. »

Il soutient la profession « à 100 % ». Face à lui, les paysages des monts d’Arrée. « Regardez. Devant il y a les élevages et au fond les légumes. Et tout ce magnifique bocage que vous voyez ce sont les agriculteurs qui l’ont créé. Il faut les garder. »

Après un moment d’échanges en petits groupes, des agriculteurs ont commencé à prendre la parole, vers 15 h 15. Ils ont commencé par une minute de silence en hommage à l’agricultrice et sa fille décédées sur un barrage, le 23 janvier, dans le sud-ouest de la France.

« Fédérer sans syndicat »

Lundi 29 janvier, les agriculteurs finistériens avaient déjà mené une action spontanée au même endroit. Ils avaient l’espoir de croiser la route de camions transportant des produits étrangers, sur cet axe stratégique entre Lorient et Roscoff… Et surtout, ils voulaient marquer le coup, montrer qu’ils pouvaient fédérer « sans syndicat ».

Les agriculteurs présents ce samedi 3 février, dont Mickaël Corre, insiste sur le fait qu’ils ne sont pas « contre les syndicats ». On a besoin d’eux pour porter nos revendications en sous-préfecture, préfecture et au niveau national », mais l’action de ce samedi est bien à l’initiative des agriculteurs « du territoire ».

https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/on-veut-recreer-du-lien-130-agriculteurs-et-elus-du-finistere-discutent-sur-un-rond-point-1016dcee-c283-11ee-af40-0572f37cda9b

 

Ouest-France

Plouégat-Guérand. Face à la baisse des dotations de l’État, une hausse de l’impôt préconisée

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Jeudi 1er février, le budget était à l’ordre du jour du conseil municipal de Plouégat-Guérand (Finistère). Yvan Pellée, conseiller délégué aux finances, a expliqué pourquoi la commune devait anticiper l’avenir par une augmentation du taux d’imposition.

Pour Yvan Pellé, conseiller délégué aux finances, la perte des dotations de l’État est à compenser par une hausse progressive de l’impôt.

Pour Yvan Pellé, conseiller délégué aux finances, la perte des dotations de l’État est à compenser par une hausse progressive de l’impôt. | OUEST-FRANCE

Le conseil municipal du jeudi 1er février était consacré à la discussion du budget de Plouégat-Guérand (Finistère). Le coût de l’énergie, notamment, pèsera encore sur les dépenses de la commune en 2024 alors que les dotations de l’État baissent. Yvan Pellé, membre de la commission des finances, conseille d’opérer une légère hausse de l’impôt.

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Les bonnes nouvelles

La commune de Plouégat-Guérand a terminé l’année 2023 avec un résultat de clôture positif « et une épargne de 218 000 € contre 190 000 € en 2022 », explique Yvan Pellé, lors du conseil municipal consacré au budget, jeudi 1er février. « La commune a la chance de posséder du patrimoine immobilier, dont les recettes des loyers s’élèvent à 50 000 €. » Ce patrimoine offre une garantie à la commune. « Si on a besoin de cash, on peut toujours vendre un appartement », poursuit-il.  La commune dispose de six années pour rembourser la dette de 1 300 000 €.

Et les moins bonnes

La baisse inéluctable des dotations de l’État. L’évolution des finances locales sera profondément marquée par les changements d’ampleur rapides et de leur contexte.  Le territoire de Morlaix est menacé par les nouveaux critères d’attribution à la région Bretagne, même si nous avons une garantie sur quatre ans »,rappelle Yvan Pellé.

Pour 2024, les charges générales de la commune restent encore impactées par l’augmentation du coût de l’énergie et des fluides et des prix des matières premières et des services. « Les postes énergies, alimentaires, et fournitures de voirie augmentent. Ainsi que les charges de personnel qui représentent 388 600 €. Des chapitres qui impactent le budget primitif. »

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+ 1 % d’augmentation des taux d’imposition

Compte tenu des baisses des différentes dotations, Yvan Pellé préconise au conseil municipal d’augmenter de 1 % les taux des taxes foncières (bâti, 35,83 % ; non bâti, 51,29) et de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et autres locaux meublés non affectés (13,83 %).  Cela représentera moins de 10 € par contribuable », calcule-t-il. Les recettes attendues s’élèvent à un peu plus de 418 000 €.

Près de deux millions d’euros en investissement

« C’est beaucoup plus que les communes de même strate, détaille Yvan Pellé. Nous avons un très haut niveau d’investissement avec encore un bon niveau de subvention. »

Le regroupement des deux écoles est le plus gros projet avec 1,2 million d’euros. La commune prévoit 20 000 € pour le Plan arbres ; 16 200 € pour une nouvelle aire de jeux pour les ados ; 125 000 € pour les aménagements de voirie Fouenou et Kermaria ; 30 000 € pour les travaux et les frais de justice de l’affaire Bernard, route de Pont Menou, remboursés par l’assurance ; 10 000 € pour les panneaux de signalisation.  Nous avons décalé les travaux envisagés à la maire »,rapporte Yvan Pellé. Par ailleurs, les élus ont inscrit 124 000 € pour aménager le futur lotissement de l’Oratoire.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouegat-guerand-29620/plouegat-guerand-face-a-la-baisse-des-dotations-de-letat-une-hausse-de-limpot-preconisee-da80c63a-c1b0-11ee-8c69-893fe8266e7b

 

Ouest-France

Rivière, musée, Grand Morlaix… Le maire de Morlaix fait le point sur les projets à venir

Sarah HUMBERT. Publié le

En 2024, plusieurs projets vont aboutir, à Morlaix (Finistère). D’autres, sans être très visibles dans l’espace public, avancent. Musée, réouverture de la rivière, Grand Morlaix… On fait le point.

Plusieurs projets vont se poursuivre, sans pour autant être concrétisés tout de suite, à Morlaix (Finistère), durant l’année 2024. On fait le point avec Jean-Paul Vermot, maire de la commune.

Plusieurs projets vont se poursuivre, sans pour autant être concrétisés tout de suite, à Morlaix (Finistère), durant l’année 2024. On fait le point avec Jean-Paul Vermot, maire de la commune. | OUEST-FRANCE

En 2024 à Morlaix (Finistère), certains projets vont aboutir, d’autres vont être lancés, et certains, se poursuivre, presque en silence. On fait le point avec le maire, Jean-Paul Vermot.

En ce début d’année 2024, que peut-on dire du projet de réouverture de la rivière ?

Le sujet fait beaucoup parler. Le projet de réouverture de la rivière, afin de prévenir d’éventuelles inondations, se rapproche. Pour autant : « Nous n’arriverons pas à donner les premiers coups de pelle en 2025, nous serons plutôt sur 2026-2027, car le sous-sol et les différents réseaux du sous-sol sont plus complexes que prévu. Il y a des travaux préparatoires qui se poursuivent », indique le maire.

Pour l’élu, la ligne est claire : « Je crois qu’il ne nous faut pas attendre les prochains épisodes d’inondation pour nous investir. Nous avons cherché une solution pendant cinquante ans. […] Nous avons la responsabilité de mener des travaux de protection des biens et des personnes. »

Quid des parkings et des commerces ?

L’idée d’avoir à nouveau la rivière en ville, sur le papier, semble séduisante. Mais elle implique une réalité : moins de parkings sur les places Cornic et Charles-de-Gaulle, d’importants travaux… Le maire a une réponse : « J’ai pris un engagement : reconstituer une offre de places de parking a minima équivalente à celles qui pourraient être impactées par la réouverture de la rivière. » Des travaux ont en effet été réalisés sur la rampe Saint-Nicolas et d’autres le seront prochainement dans la rue de Brest.

"L’ensemble des réseaux du centre-ville est tellement dégradé que, de toute façon, on aurait dû tout rouvrir. Là, on ouvre une seule et unique fois, on fait les réseaux et on assure un ouvrage de protection. Les travaux sont inévitables."

— Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix

Concernant les travaux en eux-mêmes, « je me suis engagé pour que nous ayons un dispositif d’indemnisation de perte du chiffre d’affaires pour les commerçants. On compte faire de ce chantier une animation. On va redécouvrir des sections de galerie dont certaines datent du Moyen-Âge. […] On va gérer cela comme un phénomène d’attractivité sur le centre-ville de Morlaix ».

Qu’en est-il du projet de Grand Morlaix ?

« Avec Saint-Martin-des-Champs et Plourin-lès-Morlaix, nous avons délibéré pour avoir une politique de mutualisation des services. Nous avons retenu les priorités, l’année 2024 sera l’année du passage aux travaux pratiques. » En revanche, ce travail de mutualisation, « ce n’est pas un travail de fusion, appuie le maire. Ce sont des travaux de rapprochement de nos administrations. Ce ne sont pas les travaux du Grand Morlaix ».

"Je pense que nous aurions un intérêt certain à ce que ces liens qui existent entre nos communes soient une réalité administrative."

— Jean-Paul Vermot, à propos des communes de Saint-Martin-des-Champs, Plourin-lès-Morlaix et Morlaix

Cependant pour l’élu, « à très long terme, pour nos concitoyens, si un jour nous pouvions avancer sur ce choix du Grand Morlaix, ça serait un élément fondateur d’un nouveau cycle extrêmement positif pour les intérêts de toutes les communes de l’agglomération. » À elles trois, Morlaix, Plourin-lès-Morlaix et Saint-Martin-des-Champs deviendraient la 8e ville de Bretagne et le 3e du Finistère. Elles auraient donc un poids important.

Quand est-ce que le centre de santé s’installera dans la rue de Brest ?

À ce jour, le centre de santé de Morlaix, qui a ouvert en septembre 2023, ne compte qu’une seule médecin. Le maire indique : « Il y a des perspectives de recrutement. » Initialement prévu dans la rue de Brest, le centre est pour le moment dans la rue de Paris, en raison de l’effondrement d’un mur. « Nous avons un centre opérationnel dans la rue de Paris et les travaux ont repris dans celle de Brest », souligne Jean-Paul Vermot. Pour autant, il ne donne pas de calendrier.

Pourra-t-on bientôt voir les œuvres du musée à la Manufacture ?

« Je suis dans l’incapacité de vous donner une date d’ouverture du musée », explique Jean-Paul Vermot.

Derrière les murs de l’église, les travaux continuent, « la phase de fouilles archéologiques a été prolongée, le sous-sol est d’une richesse hors norme. Les prochaines grandes étapes sont la dalle et la réhabilitation complète de l’église, qui devrait avoir lieu cette année, dans la continuité des fouilles. »

Lire aussi : Dans une église bretonne, 250 corps vieux de plusieurs siècles ont été retrouvés

"Au niveau du financement, l’apport de Morlaix communauté s’avère essentiel pour continuer plus sereinement les travaux du musée. Nous ferons tous les efforts nécessaires pour optimiser tous les financements que nous pourrions de nouveau obtenir."

— Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix

Concernant l’ouverture d’une annexe du musée à la Manufacture, pour faire vivre les œuvres du lieu, « c’est en cours ! Si tout se passe bien, on pourrait avoir une exposition en 2024, dans la salle des Beaux-Arts, mais nous ne nous y engageons pas. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/riviere-musee-grand-morlaix-le-maire-de-morlaix-fait-le-point-sur-les-projets-a-venir-5b84da3e-b8fe-11ee-879f-a9ffd2809e51

 

Ouest-France

La formation en journalisme face aux défis d’une profession

Virginie GUENNEC. Publié le

Le BUT de journalisme à Lannion (Côtes-d’Armor) animera des ateliers radio aux États généraux de l’information ce vendredi 2 février. Petit focus sur cette formation de l’IUT qui prépare les jeunes aux métiers de l’information depuis plus de 25 ans.

Olivier Tredan et Sandy Montañola sont responsables de la formation des jeunes journalistes à l’IUT.

Olivier Tredan et Sandy Montañola sont responsables de la formation des jeunes journalistes à l’IUT. | DR

Les États généraux de l’information, organisés par le Département, auront lieu à Lannion, ce vendredi 2 et samedi 3 janvier. La ville a été choisie notamment parce qu’elle compte une école de journalisme. Depuis 26 ans, la formation en journalisme de l’IUT, situé rue Édouard-Branly, forme des générations de journalistes de la presse écrite, radio, télé mais aussi du web. Chaque année, trois promotions de 28 élèves se préparent à entrer dans le métier. Une formation qui doit s’adapter aux fortes évolutions qui bouleversent la profession.

Développer l’esprit critique

Face à la multiplication des outils et à l’accélération des flux d’information, l’IUT a pourtant choisi de se concentrer sur l’essentiel. « Très vite on s’est dit que les outils ce n’est pas vraiment ça qui est important, c’est la démarche et la façon dont les étudiants vont s’approprier les choses », explique Sandy Montañola, responsable de la formation journalisme. « On ne les forme pas à un réseau social qui peut-être dans cinq ans n’existera plus. On essaie de les former plutôt à un certain nombre de méthodes sur lesquelles ils peuvent s’appuyer pour développer des savoirs et leur esprit critique », confirme Olivier Tredan, responsable du diplôme.

Lire aussi : L’info dans tous ses états à Lannion. Et si on jouait en famille les journalistes sur TikTok ?

Une formation qui tient à son ancrage universitaire mais qui ne délaisse pas la pratique. Les étudiants expérimentent de nombreux formats (le webdocumentaire, les podcasts, le magazine) ou s’exercent au data journalisme. « Ce qui nous semble important, c’est de développer des liens entre les journalistes et d’autres métiers. Par exemple, échanger avec des ingénieurs, ça c’est intéressant. Les podcasts, ça fait aussi une spécialisation en plus. On s’adapte à ça » , insiste aussi la responsable.

Un métier sous tension

L’IUT aborde également, sans tabou, les contraintes que peuvent rencontrer les journalistes : les tensions sur la profession, qu’elles soient organisationnelles ou financières, et la défiance vis-à-vis des médias. « C’est une profession qui a toujours été amenée à parler d’elle et à se défendre. On l’aborde avec les étudiants, lors des cours, par exemple, sur les rapports aux sources, les rapports de force qui existent. »

Lire aussi : ENTRETIEN. Face à la profusion de fake news, cette journaliste estime crucial d’« armer » les jeunes

Et face aux fake news, là encore, l’enseignante relativise : « Ça a toujours existé. Il y a un continuum dans les façons de désinformer. Ce qui a changé, c’est d’un point de vue organisationnel. Il faut prendre conscience que ce n’est pas juste une ou deux personnes, ça peut être très organisé. »

De nombreux sujets et problématiques qui seront abordés lors des états généraux « L’information dans tous ses états ». Deux jours, durant lesquels, les étudiants comme le grand public pourront en apprendre plus sur le monde des médias.

Des ateliers radio au collège

Durant des États généraux de l’information, des étudiants en journalisme de l’IUT animeront des ateliers radio auprès de collégiens de 4e du collège Charles-Le-Goffic. Un exercice nouveau mais formateur pour ces futurs journalistes. « Le fait d’aller faire de l’éducation aux médias, avant on le faisait, nous, en tant qu’enseignants. Mais le fait de le faire vraiment avec les étudiants, ça c’est nouveau », explique Sandy Montañola. L’Institut aide les élèves à s’y préparer. Deux interventions ont déjà eu lieu devant des collégiens et des lycéens.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/la-formation-en-journalisme-face-aux-defis-dune-profession-4b634a60-bdda-11ee-96ed-15a2bf803bd0

 

Ouest-France

ENTRETIEN. « C’est criminel » : l’écologiste Marie Toussaint réagit à la suspension du plan Écophyto

Propos recueillis par Juliette MARIE. Publié le

La sortie de la crise agricole se fait-elle au détriment des réformes nécessaires à la sauvegarde de l’environnement ? Entretien avec Marie Toussaint, eurodéputée et tête de liste du parti Les Écologistes aux élections européennes de juin 2024.

Marie Toussaint, eurodéputée écologiste et tête de liste aux élections européennes pour Les Écologistes.

Marie Toussaint, eurodéputée écologiste et tête de liste aux élections européennes pour Les Écologistes. | ARCHIVES JOËL SAGET / AFP

Alors que les agriculteurs manifestent depuis deux semaines leur colère en France mais aussi ailleurs en Europe, Gabriel Attal a annoncé, jeudi 1er février 2024, une série de nouvelles mesures pour tenter de répondre aux craintes et aux besoins du monde agricole. La sortie de crise imaginée par le gouvernement se fera-t-elle au détriment de l’écologie ? Entretien avec Marie Toussaint, eurodéputée écologiste et tête de liste du parti Les Écologistes (ex-EELV) aux élections européennes du 9 juin.

Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture, a annoncé ce jeudi que le plan Écophyto allait être « mis en pause ». Est-ce alarmant ?

Un tel recul est criminel. Pour la santé publique comme pour l’écologie. On sait que ces pesticides rendent malade, et en premier lieu les agriculteurs qui les utilisent. C’est criminel aussi parce qu’on sait qu’ils portent atteinte à la biodiversité, en particulier aux pollinisateurs.

Le gouvernement prend également le risque de l’illégalité. L’État a déjà été condamné pour préjudice écologique dans le cadre d’une action en justice que nous avons lancée en septembre 2021 avec Notre affaire à tous et Pollinis. La justice lui a enjoint de réparer la nature, et non de lui porter atteinte, d’ici au 30 juin 2024. La décision de mettre sur pause le plan Écophyto entre en contradiction avec les obligations de l’État. Enfin, ce n’est absolument pas une réponse aux problématiques des agriculteurs car on ne touche pas au modèle économique qui étrangle les paysans aujourd’hui.

Il faut dire les choses franchement aux agriculteurs : la transition est impérative. Si on la repousse à chaque fois, tout en faisant perdurer et en portant à bout de bras le modèle qui va continuer à appauvrir le monde paysan, on ne peut pas s’en sortir. La transition n’est pas indolore, mais on ne peut pas s’en passer.

Lire aussi : Colère des agriculteurs : c’est quoi le plan Écophyto, mis en pause par le gouvernement ?

"Il faut dire les choses franchement aux agriculteurs : la transition est impérative"

— Marie Toussaint, eurodéputée Les Écologistes

La Commission européenne a proposé une nouvelle dérogation à l’obligation de maintenir 4 % de jachères pour les grandes exploitations. N’avez-vous pas peur que la sortie de crise se fasse au détriment de l’écologie également au niveau européen ?

Il faut sortir de la crise, mais pas sur le dos de l’écologie. C’est important de souligner qu’avant la mobilisation des agriculteurs, il existait déjà une volonté de porter atteinte aux objectifs du Pacte vert. En novembre, les droites et l’extrême droite ont déjà fait tomber le plan européen de réduction de l’utilisation des pesticides. Elles ont quasiment vidé de sa substance la loi sur la restauration de la nature, que nous avons réussi à sauver mais aux prix de compromis assez conséquents.

On est en train de mentir aux agriculteurs en leur promettant qu’ils peuvent s’affranchir de la question écologique. Ce n’est pas vrai. La seule solution durable pour permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail, c’est la transformation en profondeur d’un modèle agricole arrivé à bout de souffle. C’est vraiment l’enjeu des élections européennes du 9 juin 2024, car la Pac (politique agricole commune) sera la première grande réforme qui sera discutée dans le cadre de la prochaine mandature.

« Nous voulons une Pac plus juste et une Pac verte »

Quel est, selon Les Écologistes, l’équilibre possible entre revenus et retraites décentes des agriculteurs et respect des sols et du vivant ?

Nous voulons sortir l’agriculture du modèle du tout-marché qui fait beaucoup de mal aux paysannes et aux paysans. Première chose, il faut mettre fin aux accords de libre-échange et travailler à la mise en place d’accords de juste commerce. Nous voulons un protectionnisme vert, en premier lieu sur l’agriculture. Cela veut aussi dire sortir l’agriculture de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) et lutter contre la spéculation alimentaire.

Deuxième chose, on change la Pac. On en fait une Pac plus juste, avec une nouvelle répartition, et pourquoi pas un plafonnement des aides, car aujourd’hui ce sont toujours les plus grosses exploitations qui reçoivent le plus d’argent. Nous voulons aussi une Pac plus verte, qui rémunère les changements de pratiques, qui créent de l’emploi et prennent soin des écosystèmes. Il faut également une régionalisation de la Pac pour s’adapter aux spécificités territoriales. Si on est céréalier dans la Beauce ou viticulteur en Occitanie, on n’est pas du tout face aux mêmes réalités.

Troisième chose, il faut un plan de transition. Je plaide pour que les agriculteurs aient une visibilité sur trois ans sur les revenus qu’ils vont tirer. Cela doit être accompagné par une forme de plan Marshall d’investissement. Il faut aussi imaginer un nouveau système de protection sociale face aux aléas environnementaux et climatiques. Il ne faut pas déléguer cela aux assureurs privés, il faut une couverture publique, a minima mutualiste.

Lire aussi : ENTRETIEN. « Sortir de la Pac serait catastrophique », prévient l’ancien ministre Stéphane Le Foll

Emmanuel Macron s’engage à ne pas signer l’accord UE-Mercosur. Cela va-t-il dans le bon sens, selon vous ?

Si la France ne signe pas cet accord, ce serait une victoire. Ma préoccupation c’est que ça fait longtemps qu’il affirme qu’il ne le signera pas cet accord « en l’état. » Il laisse volontairement la porte ouverte. J’attends donc de voir à quoi vont s’atteler Emmanuel Macron et les membres de son gouvernement avant de célébrer cette victoire.

https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/entretien-cest-criminel-lecologiste-marie-toussaint-reagit-a-la-suspension-du-plan-ecophyto-4390adee-c0ed-11ee-a1e9-608ff5db04c2

 

Ouest-France

En 2024, début des travaux de dynamisation du centre bourg Plouezoc’h

Publié le

Lors de la cérémonie des vœux, Brigitte Mel, maire de Plouezoc’h (Finistère), a fait le point des chantiers en cours ou programmés. Avec la nomination d’un cabinet d’architectes, les travaux pour la dynamisation du centre bourg pourront commencer.

Les bâtiments et la cour de l’ancienne école, seront au centre des travaux de dynamisation du bourg.

Les bâtiments et la cour de l’ancienne école, seront au centre des travaux de dynamisation du bourg. | OUEST-FRANCE

Comme chaque année, grosse affluence à la Maison des associations de Plouezoc’h (Finistère) pour les vœux de la municipalité. En 2024, les travaux pour la sécurisation des abords de l’école seront terminés. Commencera alors le chantier de la redynamisation du centre bourg. C’est le cabinet d’architectes d’Alain Le Scour de Guimaëc qui, parmi 14 candidats, a été retenu. Dans une première étape, pour un coût total de 1,8 million d’euros, il s’agira de restaurer et réaménager le bâtiment et la cour de l’ancienne école primaire, située centre bourg, face à la mairie. « Ces locaux étant utilisés nous étudions des solutions pour reloger les associations concernées » rassure Brigitte Mel. Plus tard, ce sont les abords de la mairie qui seront en travaux.

Locaux commerciaux

En 2023, au centre bourg, deux nouveaux commerces se sont installés : un caviste et un atelier de couture. Un poissonnier vient sur la place tous les vendredis. La pharmacie ayant déménagé dans de nouveaux locaux et un coiffeur a cessé son activité, la mairie a décidé que ces deux espaces, pour un temps limité, seront des réserves commerciales.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouezoch-29252/en-2024-debut-des-travaux-de-dynamisation-du-centre-bourg-plouezoch-3737dde0-c0f9-11ee-882e-8b437adc6b55

 

Ouest-France

États généraux de l’information à Lannion : « Ça manque de débat, de rugosité » pour le SNJ

V.G. Publié le

Sylvain Ernault, représentant local du Syndicat national des journalistes (SNJ), nous dit pourquoi il se méfie des États généraux de l’information prévus les 2 et 3 février, à Lannion (Côtes-d’Armor).

Sylvain Ernault, élu au comité national du SNJ.

Sylvain Ernault, élu au comité national du SNJ. | OUEST-FRANCE

Trois questions à Sylvain Ernault, journaliste, élu pour la Bretagne du comité national du Syndicat national des journalistes.

Que reprochez-vous aux états généraux de l’information
qui sont déclinés partout en France ?

Nous sommes sceptiques, ce sont des initiatives qui sont en fait un exercice de communication déguisé sous forme de consultation. La représentation des syndicats de journalistes, dont le SNJ, interroge. Nous sommes un peu la 5e roue, il a fallu mettre le pied dans l’entrebâillement de la porte pour être pris en compte, et encore on n’a pas encore été reçus par les groupes d’experts pour présenter nos propositions. Il y a un certain flou, une opacité.

En réaction, vous avez participé à la création des États généraux de la presse indépendante.
Pouvez-vous nous en parler ?

Les États généraux de la presse indépendante ont été lancés par le Fonds pour une presse libre (FPL). Il réunit les syndicats, mais aussi des associations, des médias. Il y a une centaine de participants. Le but est de faire des contres propositions, nous en avons listé 59 pour une presse libre. Cela concerne, par exemple, la protection du secret des sources, la répartition des aides publiques à la presse qui favorise aujourd’hui les grands groupes ou le démantèlement des groupes de presse.

Lire aussi : Christophe Deloire : « Nous ferons un grand tour de France des États généraux de l’information »

Que pensez-vous de l’organisation locale des États généraux de la presse ?

À Lannion, le SNJ n’a rien contre l’initiative. Mais elle émane d’élus, et il faut bien l’avoir en tête. Dans leurs discours, le problème ce sont les fake news, la Russie… Ce sont des lieux communs. La désinformation peut aussi venir de médias institués, comme le groupe Bolloré, la presse d’opinion. L’angle mort ce sont les conditions de production de l’information. Or, la précarité augmente, les conditions se dégradent. Je n’appelle pas à boycotter mais j’alerte les citoyens lannionnais. Le SNJ n’a pas été invité à participer. Ça manque de débat, de rugosité, notamment sur les questions sociales. Ce qui est au programme, c’est bien, mais il faut imaginer ce qu’il n’y a pas, comme les entraves de l’État à la liberté de la presse.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/etats-generaux-de-linformation-a-lannion-ca-manque-de-debat-de-rugosite-pour-le-snj-22f07812-c115-11ee-9812-c8f10941541a

 

Ouest-France

Pour ou contre le projet de réouverture de la rivière à Morlaix ? Donnez-nous votre avis !

Sarah HUMBERT. Publié le

Régulièrement, le projet revient dans les débats : déconstruire les parkings au-dessus de la rivière de Morlaix (Finistère), qui redeviendrait visible. L’objectif est de limiter le risque d’inondation, mais pour cela, il faudra d’importants travaux et déplacer des places de parking. Qu’en pensez-vous ?

Avec la réouverture de la rivière, celle-ci pourrait arriver au pied du viaduc à Morlaix (Finistère).

Avec la réouverture de la rivière, celle-ci pourrait arriver au pied du viaduc à Morlaix (Finistère). | OUEST-FRANCE

Imaginez, les places Cornic et Charles-de-Gaulle à Morlaix (Finistère), avec la rivière qui y passe. Le centre-ville de la cité du viaduc pourrait bien ressembler à cela, d’ici quelques printemps, car un projet de réouverture est à l’étude, depuis plusieurs années maintenant. L’idée est de remettre à jour des galeries souterraines où passe la rivière, afin de limiter le risque d’inondation.

Un centre-ville plus naturel, moins minéral

Mais pour réaliser ce projet, d’importants travaux vont devoir être mis en œuvre et des places de parkings déplacés… Les premiers coups de pelle devraient être donnés en 2026 ou 2027.

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous hâte de voir un centre-ville moins minéral, avec la rivière qui coulera, sur les places Cornic et Charles-de-Gaulle ? Ou, au contraire, vous estimez que cet aménagement n’est pas une solution, face aux inondations ?

À découvrir

Votre avis nous intéresse ! Vous pouvez nous répondre via le formulaire ci-dessus, ou alors, nous écrire à l’adresse redaction.morlaix@ouest-france.fr.

Nous pourrons utiliser votre témoignage dans un article !

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/pour-ou-contre-le-projet-de-reouverture-de-la-riviere-a-morlaix-donnez-nous-votre-avis-eb08f2f0-c0ea-11ee-9812-c8f10941541a

 

Ouest-France

Dans le Finistère, ces agriculteurs invitent les élus du secteur à échanger, sur un rond-point

Sarah HUMBERT. Publié le

Des agriculteurs finistériens ont invité près d’une centaine d’élus de Morlaix communauté, la communauté de communes de Landivisiau et celles des monts d’Arrée à venir échanger avec eux sur un rond-point à Plounéour-Ménez, samedi 3 février 2024.

Environ 80 agriculteurs s’étaient déjà réunis lundi 29 janvier 2024 au soir, au Roc’h Trédudon à Plounéour-Ménez dans les monts d’Arrée (Finistère).

Environ 80 agriculteurs s’étaient déjà réunis lundi 29 janvier 2024 au soir, au Roc’h Trédudon à Plounéour-Ménez dans les monts d’Arrée (Finistère). | DR

Ils veulent un échange « constructif ». Des agriculteurs finistériens invitent, samedi 3 février 2024, « les élus de Morlaix communauté, de la communauté de communes de Landivisiau et de monts d’Arrée communauté », à venir discuter avec eux, au rond-point de Roc’h Trédudon, à Plounéour-Ménez.

« Les élus locaux, ce sont nos premiers relais »

Mickaël Corre, agriculteur à Pleyber-Christ, explique la démarche : « On a fait partir une centaine d’invitations au total, on a décidé ça mardi soir. On sait que ces élus, ce sont nos premiers relais, on veut engager le dialogue avec eux sur le monde agricole, on aimerait une prise de conscience, que certains ont déjà, mais d’autres non. » Situation, difficultés, contraintes, les agriculteurs souhaitent partager leur quotidien. Rien n’est encore fixé, mais Mickaël Corre indique : « On pourrait par exemple les solliciter pour signer une motion de soutien en notre faveur. »

« Aujourd’hui, c’est dans nos fermes que ça brûle »

Les agriculteurs seront présents de 14 h à 18 h, sur le rond-point, qu’ils avaient déjà occupé lundi soir 29 janvier 2024. Pour Mickaël Corre, ce site, au milieu des monts d’Arrée, est symbolique : « À l’été 2022, les élus ont eu besoin de nous, lors des incendies. Aujourd’hui, c’est dans nos fermes que ça brûle. »

À noter : à l’approche de cette zone, samedi, des déviations seront mises en place pour les automobilistes.

https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/dans-le-finistere-ces-agriculteurs-invitent-les-elus-du-secteur-a-echanger-sur-un-rond-point-ff83a9ca-c106-11ee-9812-c8f10941541a

 

Ouest-France

Dans ces villages bretons, il y aura encore des paniers solidaires pour partager des aliments locaux

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À Lanmeur et Plouezoc’h (Finistère), une trentaine de personnes a bénéficié de l’opération du panier suspendu, en décembre 2023. Objectif de ce concept : permettre aux plus démunis de s’approvisionner en viande, légumes et laitages produits localement. Une initiative qui réchauffe les cœurs.

En novembre 2023, au marché de la ferme du Troglo, à Plouezoc’h, les clients invités à participer au panier suspendu.

En novembre 2023, au marché de la ferme du Troglo, à Plouezoc’h, les clients invités à participer au panier suspendu. | OUEST-FRANCE

En décembre 2023, quatorze paniers garnis de légumes, viande et produits laitiers, accompagnés de recettes de cuisine, ont été distribués à des personnes des plus modestes des communes de Lanmeur et de Plouezoc’h, au nord du Finistère. 37 personnes ont bénéficié de ce premier panier suspendu.

Une tradition italienne

Cette initiative proposée par l’association Ulamir-CPIE se calque sur le traditionnel café suspendu italien, du milieu du XXe siècle, qui consiste à payer deux cafés : l’un pour soi et l’autre pour un client démuni.

Géraldine Gabillet, chargée de mission environnement, explique « Cette démarche est née en partenariat avec les CCAS (Centre communal d’action) des communes, qui ont identifié les ménages les plus en difficulté.  Pourquoi les personnes les plus précaires n’auraient-elles pas droit à de la viande ou des légumes produits localement ? »

« Venir dans les fermes »

En septembre, la ferme du Poder à Plouégat-Guerand, le Champ perché à Plougasnou et la ferme du Troglo à Plouezoc’h ont invité leurs clients à déposer dans un panier, quelques euros ou des Buzuks (monnaie locale du pays de Morlaix) en fonction de leurs moyens. « Nous avons récolté 422 €, d’autres producteurs se sont joints à nous pour boucler l’opération et sont intéressés pour les prochaines campagnes », indique Géraldine Gabillet. « C’est du donnant-donnant », détaille Sophie Bellec, agricultrice, qui espère ainsi inciter les familles bénéficiaires « à venir dans les fermes, où les produits sont abordables. »

Deux autres campagnes en juin et novembre

Tous les partenaires sont partants pour reconduire l’opération en juin et novembre 2024, et l’élargir au pays de Morlaix. « À condition de travailler au plus près dans chaque territoire. » Les prochaines campagnes, soutenues financièrement à hauteur de 300 € par la monnaie locale Buzuk, seront enrichies par des ateliers cuisine et des visites de fermes.

« Nos difficultés résident dans l’identification des personnes éloignées des circuits de petits producteurs, nous envisageons de travailler en lien avec les assistantes sociales du centre départemental d’action sociale (CDAS). » Cette opération est une première étape en amont du projet de sécurité sociale alimentaire en cours de réflexion dans le pays de Morlaix, au sein d’un collectif de citoyens, associations, et d’élus.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/dans-ces-villages-bretons-il-y-aura-encore-des-paniers-solidaires-pour-partager-des-aliments-locaux-4045c610-c034-11ee-882e-8b437adc6b55

 

Le Diben jeudi 01 février 2024

Lanmeur. La réunion publique sur la mutuelle intercommunale a reçu un accueil favorable de la population

Réunion mutuelle intercommunale à Lanmeur mardi 30 janvier 2024. Photo pyb29  Renseignements-Souscription-Prise de RV....

Réunion mutuelle intercommunale à Lanmeur mardi 30 janvier 2024. Photos pyb29

La mutuelle intercommunale sera disponible pour tous à partir du 5 février sur tout le Pays de Morlaix.

 

Ouest-France

« En 2025, nous serons dans le rouge », prévient la directrice de l’Ulamir à Lanmeur

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Hausse des factures d’électricité, augmentation obligatoire de la grille salariale, la direction et les salariés de l’Ulamir-CPIE de Lanmeur (Finistère), tirent la sonnette d’alarme. Ils interpellent les pouvoirs pour trouver des solutions, sous peine de devoir réduire certaines activités ou de licencier.

Salariés, adhérents et élus se sont mobilisés mercredi dans le cadre de la journée Cohésion sociale, pour demander des moyens à la hauteur des besoins.

Salariés, adhérents et élus se sont mobilisés mercredi dans le cadre de la journée Cohésion sociale, pour demander des moyens à la hauteur des besoins. | OUEST-FRANCE

Faire plus avec moins, une équation impossible à résoudre pour l’Ulamir-CPIE (Union locale d’animation en milieu rural). Alors que « les postes sont de plus en plus difficiles à pourvoir, et de plus en plus précaires, nécessitant des revalorisations indispensables », l’association estime que le centre social « ne peut plus faire le grand écart entre des demandes en termes de lien social, d’insertion et d’éducation à l’environnement qui ne cessent d’augmenter, et des subventions qui ne sont plus à la hauteur. »

Trente-huit salariés

M ercredi 31 janvier 2024, lors de la mobilisation des personnels et des adhérents pour le mouvement national de cohésion sociale, Bénédicte Compois, directrice et Catherine Baron, présidente, rappellent que la structure emploie trente-huit salariés : « Nous sommes le plus gros employeur de Lanmeur, après l’hôpital. Nous avons connu une montée en puissance depuis le redressement de l’association, il y a une dizaine d’années et avons plein de projets dans les communes de l’ancien canton, mais aussi au niveau du pays de Morlaix pour les volets environnement et insertion. »

Elles rappellent que ces deux dernières années, l’association a pris de plein fouet l’augmentation du coût des fluides (électricité, eau, gaz..) de 50 % ainsi que l’augmentation obligatoire, de 6 %, des salaires. « On sait qu’en 2025, la revalorisation obligatoire des indices salariaux va nous coûter 30 000 €, ce qui nous mettra dans le rouge, alerte la directrice. Or les subventions État et Caf n’augmentent pas. »

À découvrir

Il faut aussi prendre en compte le désengagement du département du Finistère sur tout le volet « prévention ».

À Lanmeur, l’Ulamir-CPIE emploie 28 salariés, rappellent, les responsables et les élus des communes partenaires. | OUEST-FRANCE

« Faire des économies sur la masse salariale, ça veut dire licencier. Or, il faut savoir, que chaque personne recrutée correspond à un projet monté avec des subventions. On ne peut pas non plus augmenter les tarifs du centre de loisirs, on ne serait plus dans le lien social. »

Cathy Lucas, maire de Lanmeur et Joëlle Huon, conseillère départementale, craignent une paupérisation des structures sociales, des collectivités et des familles. « On ne rend pas toujours compte combien l’Ulamir est une force pour notre territoire, ajoute Cathy Lucas. Les communes doivent rester solidaires. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/en-2025-nous-serons-dans-le-rouge-previent-la-directrice-de-lulamir-a-lanmeur-4f6af7fe-c053-11ee-882e-8b437adc6b55

 

Ouest-France

ENTRETIEN. « Une résistante à la vie incroyable » : cet historien veut une rue Jeanne-Bohec, à Brest

Recueilli par Lucile VANWEYDEVELDT. Publié le

Gildas Priol, président de l’association Brest 44 (Finistère), a demandé à la Ville de valoriser le parcours exceptionnel de cette résistante. Celle qui s’appelait elle-même « La plastiqueuse à bicyclette » a eu des liens privilégiés avec Brest et le Finistère.

La résistante Jeanne Bohec (1919-2010), une des rares femmes à avoir été parachutée en France occupée après avoir rejoint l’Angleterre.

La résistante Jeanne Bohec (1919-2010), une des rares femmes à avoir été parachutée en France occupée après avoir rejoint l’Angleterre. | FONDATION DE LA RÉSISTANCE

Gildas Priol, président de l’association Brest 44 et animateur du site « Mémoires de résistants et FFI de l’arrondissement de Brest », a écrit à la Ville afin de rebaptiser une rue de Brest (Finistère) au nom de Jeanne Bohec. L’historien souligne le parcours exceptionnel de cette héroïne.

Pourquoi demander à la Ville de renommer une rue de Brest Jeanne Bohec ?

Parce que c’est une résistante, très connue, à la vie incroyable et qui a de nombreux liens avec Brest. Née en 1919 et décédée en 2010, elle était professeure de mathématiques. Son père était marin et elle a passé une partie de son enfance à Recouvrance. Quand la guerre éclate, elle accepte un poste à la poudrerie du Moulin-Blanc où on fabrique des explosifs. En juin 1940, c’est la débâcle. Il y a une poussée des Allemands vers Brest. On parle de fermer la poudrerie et, pour elle, c’est impossible. La jeune femme d’à peine 20 ans décide de partir en Angleterre.

Comment fait-elle pour traverser l’Atlantique, seule ?

Elle fait sa valise et descend au port de commerce. Là, elle cherche un bateau qui va vers l’Angleterre et elle embarque sur un remorqueur. Elle quitte tout, n’a même pas pris de manteau pour se protéger du froid. Ce petit bout de femme d’1m50 qui chausse du 35 a une force de caractère exceptionnelle. Avant même l’appel du 18 juin, elle avait entendu parler du Général de Gaulle et elle fait tout pour le rejoindre. Dans un petit livre qu’elle a écrit, La plastiqueuse à bicyclette, elle raconte ce périple totalement improvisé avec des mots justes, sans enjoliver. Un récit qui marque par sa sincérité.

Une fois en Angleterre, que fait-elle ?

Les Français libres n’engagent pas de femmes alors elle devient jeune fille au pair et femme de compagnie. Elle mange son pain noir. Puis un corps féminin se crée enfin. Elle l’intègre début 1941. On lui confie des tâches de secrétariat et de logistique. Elle apprend à défiler et fait son trou. Au service armement des services secret français, il y a un bureau des chimistes. Elle finit par y entrer pour y fabriquer des explosifs. Elle forme les soldats de l’ombre qui sont parachutés en France. Mais elle ne s’arrête pas là ; elle veut retourner en France. Elle sera l’une des rares femmes à avoir été parachutée en France occupée pour servir d’instructrice au sabotage. Pour moi, c’est une légende absolue.

Est-ce que Jeanne Bohec reviendra à Brest ?

Elle devait s’y rendre en 44 mais les événements vont l’en empêcher. Mise à disposition des chefs de la Résistance, elle va apprendre aux maquisards à fabriquer et utiliser des explosifs en sillonnant la Bretagne à vélo. Elle sera en contact avec Mathieu Donnart, responsable des FFI du Finistère. En mai juin 1944, alors qu’elle était à Quimper, une vague d’arrestations de résistants l’éloignera de la cité du Ponant.

Et après la guerre, que devient-elle ?

Jeanne Bohec finira sa vie en région parisienne en tant que professeure de maths. Elle est décédée en 2010 à l’âge de 90 ans. Elle n’a pas été oubliée puisqu’elle a été décorée et honorée (Officier de la Légion d’honneur, commandeur de l’Ordre national du Mérite, Croix de Guerre 1939-1945 et médaillée de la Résistance française) mais elle aurait mérité une plus grande reconnaissance. En France, sur les 1 038 Compagnons de la Libération, on ne compte que six femmes. Aujourd’hui, je trouve que donner à une rue le nom de Jeanne Bohec à Brest aurait tout son sens. J’ai écrit, le 12 décembre 2023, à la mairie pour formuler cette demande. Les services municipaux ont accusé réception de ma demande. Le processus peut prendre des mois, voire des années, mais qu’est-ce que c’est à l’échelle d’un siècle ?

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/entretien-une-resistante-a-la-vie-incroyable-cet-historien-veut-une-rue-jeanne-bohec-a-brest-180b7150-be94-11ee-96ed-15a2bf803bd0

 

Ouest-France

TÉMOIGNAGE. La régulation des urgences de Lannion inspire de la « colère » à ce médecin trégorrois

Recueilli par Céline MARTIN. Publié le

Médecin, Gildas Le Bouffant vient de quitter l’hôpital de Lannion (Côtes-d’Armor) où son service, les urgences, fermera son accueil du public les nuits de mars à juin 2024. Une régulation non plus ponctuelle mais prolongée et organisée, cette fois. Une « catastrophe » selon lui pour les patients et un personnel à bout.

Gildas Le Bouffant, médecin, déplore la régulation prolongée prévue durant les nuits de mars à juin aux urgences où il a travaillé jusque récemment.

Gildas Le Bouffant, médecin, déplore la régulation prolongée prévue durant les nuits de mars à juin aux urgences où il a travaillé jusque récemment. | OUEST-FRANCE

Ex-médecin urgentiste au centre hospitalier de Lannion-Trestel (Côtes-d’Armor), le Dr Gildas Le Bouffant s’exprime sur la régulation des urgences de nuit.

L’annonce de la mise sous régulation de façon prolongée (1) des urgences de nuit à Lannion (de mars à juin) suscite l’incompréhension de Trégorrois. Dont la vôtre. Pourquoi ?

Je suis en colère en tant que Trégorrois face à cette décision : avec leur forte activité (de l’ordre de 60 à 80 patients par jour dont un tiers la nuit), les urgences de la deuxième ville du département devraient au contraire être une priorité, me semble-t-il.

Je le suis aussi en tant qu’ex-praticien hospitalier : pour avoir passé plus de 20 années au service de l’hôpital, cette décision me paraît insensée pour les soignants qu’elle risque de fragiliser davantage alors qu’ils sont déjà négligés, maltraités et sans le droit à la parole. Je la prends donc pour eux.

À découvrir

Pourquoi dites-vous que cela va encore plus les fragiliser ?

Il faut bien comprendre l’état dans lequel les équipes exercent aujourd’hui : aux urgences, elles sont épuisées, surchargées. On court de l’infarctus à l’AVC, tout en négociant une IRM pour un autre patient, tandis qu’un enfant peut se mettre à convulser… Je caricature à peine : l’activité des urgences a enflé en trente ans jusqu’à devenir insupportable. Elles sont le lieu de tous les recours, davantage encore dans le contexte où de plus en plus de patients n’ont plus de médecin traitant.

Des régulations de nuit sont apparues à partir du printemps dernier, d’abord de façon ponctuelle, dans un contexte excessivement compliqué, puis répétée. Et maintenant, on veut les « organiser » tous les soirs sur plusieurs mois.

Ça se passe comment, de l’intérieur ?

Les soirs de régulation, l’équipe de jour se retire : seul un médecin reste en poste. Quand il est appelé sur une urgence vitale à l’extérieur, il doit alors partir avec le Smur en laissant ses patients dans le service. Tout peut arriver, et cela met tout le monde en grande difficulté : le personnel soignant mais aussi les patients. À mes yeux, cette fermeture de nuit est une catastrophe.

À cette « fermeture », les autorités sanitaires préfèrent le terme de « régulation ». Vous qui l’avez expérimentée de façon régulière depuis le printemps à Lannion, qu’en pensez-vous ?

Certes, le rideau ne tombe pas littéralement sur nos urgences comme c’est le cas à Concarneau. Mais dans la mesure où l’accueil est assuré de façon exceptionnelle par une infirmière, il faut bien appeler cette fermeture par son nom. À notre niveau, aux urgences, c’est le terme que l’on tenait à employer.

Elle est annoncée comme provisoire. Un retour à la normale vous semble-t-il possible ensuite ?

Hélas. L’enjeu pour les autorités sanitaires sera de faire la démonstration qu’on peut s’en passer la nuit en dehors de la période estivale… Mais il faut que les gens se disent que ce n’est pas une fatalité. Pour ça, il faut sans doute se battre. J’ai pu constater avec cette mobilisation du 13 janvier que des gens en avaient conscience.

Lire aussi : Les urgences de Lannion vont être régulées la nuit dès mars, mais concrètement ça veut dire quoi ?

Qu’auriez-vous fait différemment face au problème inédit d’effectifs du Groupement hospitalier de territoire (GHT) et notamment de l’hôpital de Lannion où 56 % des postes de médecins urgentistes sont vacants (2) ?

Je m’étonne notamment qu’au regard de la fréquentation des urgences de Lannion (hors vacances), on ait fait le choix de maintenir plutôt celles de Paimpol la nuit. Plus globalement, la réorganisation aurait pu être menée différemment si on avait mené une profonde et courageuse réflexion à l’échelle du territoire. À l’heure où nos deux hôpitaux vieillissants (Guingamp et Lannion) vont coûter cher en réhabilitations, n’était-ce pas l’occasion d’envisager de les regrouper sur un site neuf, à Bégard, pour obtenir un instrument de travail moderne, gagner en attractivité et mutualiser les équipes des deux hôpitaux ? Ça avait sa cohérence. Au final, on va investir dans le rapprochement public-privé à Lannion dont la pertinence reste à prouver…

Votre métier d’urgentiste n’attire plus. Comment lui faire gagner en attractivité, selon vous ?

Sa pénibilité devrait être compensée par une revalorisation des salaires, mais aussi une limitation du temps de soins à 39 heures nettes et précises, un temps de nuit aménagé pour que ce soit vivable comme en installant des zones de sieste (outre les chambres de garde) pour récupérer, tout en assurant au personnel des effectifs suffisants.

Qu’aimeriez-vous voir changer dans l’immédiat ?

Il faudrait que les commissions médicales d’établissement (CME) soient solidaires et que ce qu’elles estiment nécessaire pour bien s’occuper des gens guide leurs choix. Mais j’ai peur que ce soit un vœu pieux car depuis la loi HPST (hôpital, patients, santé, territoires), elles ont bien du mal à peser face à une administration devenue toute puissante.

J’en sais quelque chose : j’ai pris à cœur mon rôle d’urgentiste et de médecin hospitalier, bénéficiant de la confiance de ma cheffe de service. Mais on m’a fait payer mes prises de position face à un certain nombre de problèmes ou à la stratégie de l’hôpital (rapport Rossetti, rapprochement avec la Polyclinique et travaux en découlant, capacité d’hébergement…). Résultat : devançant de deux années mon départ prévu à la retraite, je viens de quitter prématurément l’hôpital public et ses urgences, auquel j’étais et reste très attaché.

(1) Du 1er mars à fin juin, de 19 h à 8 h 30, les patients devront composer le 15 (Samu) avant de se rendre aux urgences de Lannion.

(2) Ce taux de vacance est de 33 % à l’échelle des quatre établissements du GHT.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/temoignage-la-regulation-des-urgences-de-lannion-inspire-de-la-colere-a-ce-medecin-tregorrois-c4fe7caa-be89-11ee-96ed-15a2bf803bd0

 

Ouest-France

Centres sociaux en difficulté : « On sera dans le rouge dans 3 ans », estime Carré d’As à Morlaix

Zoé BOIRON. Publié le

En réponse à un appel national, une mobilisation est prévue à Brest, ce mercredi 31 janvier. À Morlaix, dix structures assurent des missions envers la population. Rencontre avec les responsables de Carré d’As, Stéphane Postollec et Vanessa Chiron, qui craignent de devoir rogner sur leurs actions et leurs effectifs dans les années à venir. Au détriment du service aux habitants les plus fragiles.

Vanessa Chiron, directrice, et Stéphane Postollec, président du centre social Carré d'As à Morlaix, participeront à la mobilisation nationale mercredi 31 janvier en faveur des structures sociales. Un rassemblement est prévu à Brest.

Vanessa Chiron, directrice, et Stéphane Postollec, président du centre social Carré d'As à Morlaix, participeront à la mobilisation nationale mercredi 31 janvier en faveur des structures sociales. Un rassemblement est prévu à Brest. | OUEST-FRANCE

« On est en alerte maximale car sans le soutien nécessaire, on fera des choix qui ne correspondent pas aux besoins », lâche Stéphane Postollec, président du centre social Carré d’As de Morlaix (Finistère). Mercredi 31 janvier à 9 h, un trajet en car depuis Carré d’As est mis en place pour rallier le rassemblement de Brest, à 10 h 30, place de la Liberté.

Les centres sociaux et espaces de vie sociale alertent sur le manque de moyens et le risque de dégradation de la qualité de l’accompagnement qu’ils proposent aux habitants. « Les centres sociaux sont des amortisseurs de crise importants », indique le président de la structure morlaisienne.

À court terme, la Fédération demande le déblocage d’un fonds exceptionnel pour les structures les plus en difficulté. À moyen terme, elle souhaite un nouveau modèle économique pour repenser la coopération entre centres sociaux et pouvoirs publics, afin de poursuivre les missions d’accompagnement social auprès des populations.

À découvrir

À Morlaix, la vie sociale est animée par dix structures : trois centres sociaux, un centre social pour gens du voyage, cinq espaces de vie sociale (EVS) et la MJC. « Ça représente environ trois millions d’euros de frais de fonctionnement et les trois-quarts viennent de financements extérieurs. C’est-à-dire la participation des habitants qui paient pour des activités, mais surtout des appels à projets, des financements d’État sur des postes, des fondations, et surtout, la CAF (Caisse d’allocations familiales). »

Deux postes menacés

Ce mercredi, Carré d’As se mobilise surtout pour les autres structures. « Les finances de fin 2023 sont saines », rassure la directrice, Vanessa Chiron. Mais une menace plane : la sortie de la Cité du viaduc du Contrat de ville. « On va donc avoir une baisse des aides de l’État qui va arriver dans l’année, explique-t-elle. Dans nos projections sur les cinq ans à venir, on arrive dans le rouge dans trois ans. »

Elle reprend : « 2024 est une année charnière. Les collectivités, confrontées à l’inflation ne peuvent pas compenser l’arrêt de certaines subventions de l’État. Donc soit on équilibre les budgets et on supprime deux postes dans l’année, soit on prend des risques financiers et il nous faut du soutien. »

Moins de postes, moins d’activités et moins de financements

Ces deux postes menacés sont celui de la médiatrice sociale et du conseiller numérique. « Sans ces deux postes, il y a moins d’activités, moins d’accueil des habitants, moins d’actions, donc on répond à moins d’appels à projets et on a moins de financements. Tout ça est imbriqué, insiste Vanessa Chiron. 20 000 € en moins de l’État, ce sera peut-être 40 ou 50 000 € en moins à la fin de l’année. »

À noter : Carré d’As accueille et travaille avec d’autres associations ou structures d’accompagnement social individuel. Par exemple, des Instituts médico-éducatifs. La baisse des activités affecterait aussi ces publics-là, pas seulement les habitants.

En ne prenant que Carré d’As sur le territoire morlaisien, le centre social est passé de 5 500 sollicitations en moyenne par an, à 11 000 par an, en cinq ans. Une augmentation significative des demandes a été observée après la crise du Covid. Mais dès 2018, la structure avait choisi de se développer. « On est passés de 3 à 8 salariés en cinq ans, on a doublé le budget, doublé le nombre de bénévoles. » Ce développement était justifié, nécessaire. « On a répondu à des besoins identifiés, reconnus par nos partenaires ».

Vanessa Chiron reprend le mot d’ordre de la Fédération : « Ce n’est pas une mobilisation contre. C’est une mobilisation pour. Pour défendre cet outil social qui sert à l’ensemble des citoyens. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/centres-sociaux-en-difficulte-on-sera-dans-le-rouge-dans-3-ans-estime-carre-das-a-morlaix-31c0c390-bf69-11ee-9812-c8f10941541a

 

Mardi 30 janvier 2024

Communiqué du PCF Finistère

Travailleurs, paysans, unissons-nous!

Aujourd'hui, bien trop d'agriculteurs n'arrivent pas à se dégager un revenu décent de leur travail, pourtant écrasant, et sont tenus à la gorge par l'incertitude de l'avenir et la difficulté de vivre de son travail aujourd'hui, leur niveau d'endettement, l'instabilité des prix de leurs productions et de leurs matières premières de travail (engrais, carburants, prix du gaz et de l'électricité), quand ils ne sont pas touchés fortement par les conséquences du dérèglement climatique (manque d'eau, inondations, tempêtes, destruction de serres et de hangars).

La colère des agriculteurs et leur mobilisation sont fortes et légitimes. Le gouvernement ne doit pas se contenter de communiquer mais doit les écouter réellement et leur apporter des solutions pour un mieux vivre, une meilleure reconnaissance de leur travail.

Les agriculteurs sont aussi touchés par une dégradation de leur pouvoir d'achat comme les autres citoyens du fait de la politique du président Macron, de la hausse des tarifs de l'électricité et du gaz, de la hausse des franchises médicales, de l'inflation.

Depuis le temps, le PCF et ses élus au Parlement réclame une intervention de l’État pour des prix plus rémunérateurs pour les agriculteurs. La colère des agriculteurs est d'autant plus justifiée avec l'explosion de leurs coûts de production et la suppression de la détaxe sur le gazole non routier. Les scandales du livre-échange et du libéralisme viennent s'ajouter à ces difficultés avec la concurrence déloyale intra et extra-européenne d'agricultures soumises à des normes préservant la santé, l'environnement ou le bien-être animal moins contraignantes, et à des rémunérations des travailleurs moins fortes.

Nous refusons cette logique, portée par les traités de libre-échange, les règles des marchés publics aussi parfois, qui nous impose d'importer des produits agricoles, que nous pouvons produire chez nous, et de qualité meilleure. Nous refusons l'alignement vers le bas de la rémunération des agriculteurs et de la qualité des produits agricoles imposés par les grandes centrales de distribution, l'agro-industrie et un certain nombre de grossistes et d'intermédiaires. Il faut s'attaquer aux marges scandaleuses de la grande distribution et des industriels. Au lieu d'encourager les agriculteurs à développer l'agroécologie, ils défendent des pratiques qui dégradent les ressources des sols et la santé de tous.

Nous voulons des prix rémunérateurs pour les agriculteurs, l'harmonisation par le haut des normes environnementales et de santé publique à l'échelle européenne, la refonte de la PAC au service d'un système plus juste, garantissant le maintien des exploitations agricoles familiales et à taille humaine, mais aussi plus favorable à la santé et à la protection des ressources naturelles et du climat. Nous défendons le maintien de la détaxe sur le gazole non routier, le gel des factures d'énergie. Oui, il est urgent de protéger nos agriculteurs face à l’inflation, face à la concurrence déloyale permise par les traités de libre échange de l’Union Européenne, qui les placent aujourd’hui au bord de l’asphyxie. Oui, il est urgent de changer de politique nationale et européenne pour construire une véritable souveraineté alimentaire. Mais face à l’ampleur du phénomène de la flambée des coûts, plutôt que de conforter les profits des industriels et
des distributeurs, l’État doit agir avec force pour instaurer des prix qui soient dignement rémunérateurs pour les paysans producteurs, pour accompagner sérieusement les nécessaires besoins d’investissements en matière agricole. Tous les agriculteurs, tous nos concitoyens, doivent vivre décemment de leur travail.

Là où ils sont en responsabilité, au sein de majorité d'union de la gauche, les élus communistes travaillent pour promouvoir une agriculture locale saine et respectueuse de l'environnement à travers les outils de restauration publique.

La fédération du Finistère du Parti communiste français, le 30 janvier 2024

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2024/01/mouvement-social-des-agriculteurs-communique-du-pcf-finistere.html

 

Ouest-France

Députées et agricultrices en Bretagne, elles sont au cœur de la crise du monde agricole

Christel MARTEEL. Modifié le Publié le

Parmi les 27 députés que compte la Bretagne, trois sont des agricultrices. Sandrine le Feur et Nicole le Peih portent la voix du gouvernement et Mathilde Hignet (LFI), celle de la Nupes. Toutes partagent la colère, mais pas les réponses apportées par le Premier ministre, Gabriel Attal.

Mathilde Hignet, députée de la quatrième circonscription d’Ille-et-Vilaine, est salariée agricole.

Mathilde Hignet, députée de la quatrième circonscription d’Ille-et-Vilaine, est salariée agricole. | OUEST-FRANCE

Leur double casquette les plonge au cœur de la crise agricole qui s’exprime depuis la semaine dernière partout en France et en Bretagne.

Sandrine le Feur, députée de la quatrième circonscription du Finistère et agricultrice bio près de Morlaix, partage son temps entre la nécessité d’aller sur le terrain dialoguer avec ses collègues agriculteurs sur les points de blocus, les réunions avec le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau et les plateaux télé, studios radio et autres demandes d’interview qui la propulsent depuis plusieurs jours sur le devant de la scène médiatique.  Non seulement je comprends la colère, mais je subis aussi les difficultés des agriculteurs, notamment sur la question des revenus liés à l’activité agricole. 

Sandrine Le Feur est agricultrice bio près de Morlaix. | LIONEL GUERICOLAS – AGENCE 1827

Avant que la crise n’éclate, en novembre dernier, la députée installée en bio, a porté l’amendement pour une aide de 271 millions d’euros à l’agriculture biologique qui a été adoptée en séance publique à l’Assemblée nationale, dans le cadre du projet de loi de finance 2024, finalement passé au 49.3.

Elle a aussi porté la loi Egalim, censée permettre un prix plus juste payé aux producteurs par les industries agroalimentaires et la grande distribution.  C’est une bonne loi. Mais les moyens n’ont pas été mis pour vérifier son application dans les faits , reconnaît-elle.

Parfois chahutée par ses pairs quand elle va à leur rencontre sur les blocus, Sandrine le Feur encaisse sans se démonter et assume ses choix d’agricultrice en faveur de l’environnement et ses convictions politiques.  Il n’y a pas d’agriculture sans écologie, peu importent les types de production , martèle-t-elle. Et même si les réponses à la crise du Premier ministre Gabriel Attal l’ont convaincue, elle maintient aussi la pression sur son propre camp.

 Le Premier ministre a répondu avec beaucoup de perspicacité, comme toujours avec Gabriel Attal. Ses réponses étaient attendues et dans le fond, les agriculteurs sont d’accord , estime-t-elle. Mais sur les accords de libre-échange que dénoncent les agriculteurs, elle s’était déjà distinguée en votant contre le Ceta (accord de libre-échange entre la France et le Canada ) en 2019.  Je ne suis pas favorable à ce que l’agriculture fasse partie du libre-échange à partir du moment où les règles ne sont pas les mêmes pour tous , martèle-t-elle.

Des injonctions insupportables

Première femme députée dans la 3e circonscription du Morbihan, Nicole Le Peih, possède une exploitation en circuit court en volaille avec un atelier de vaches charolaises allaitantes | OUEST-FRANCE

Tout aussi solidaire du mouvement de contestation, Nicole le Peih est aussi la voix du gouvernement dans le pays de Pontivy. Elle – qui avec son mari, est en train de transmettre à sa fille et son gendre, son exploitation en circuit court en volaille avec un atelier de vaches charolaises allaitantes – veut alerter sur les revenus trop faibles.  Imaginez que votre patron ne vous paye pas pendant des mois, comment feriez-vous ? L’agriculture est la seule profession qui accepte de continuer de travailler sans être suffisamment rémunérée. Il faut vraiment y croire pour tenir. 

Assurant travailler de près avec le ministre de l’Agriculture, elle veille à ce que  les mesures de baisse des charges administratives soient visibles rapidement. Les injonctions permanentes sont insupportables. Cela détruit la passion du métier , estime-t-elle avant de poursuivre par l’exemple.  La semaine dernière, lors de vœux dans une commune, j’ai rencontré un jeune agriculteur qui m’expliquait avoir été contrôlé sept fois en un an ! Cet acharnement coupe l’élan , dénonce-t-elle.

Un moratoire sur le libre-échange

Salariée agricole, la députée France insoumise d’Ille-et-Vilaine (Redon/Bain-de-Bretagne), Mathilde Hignet, fait aussi entendre sa voix dans les médias depuis le début de la crise pour soutenir les agriculteurs et dire que  le système est au bout . Contrairement à ses deux collègues et sans surprise, les annonces du Premier ministre ne l’ont absolument pas convaincue.  Les paysans parlent de dignité et le gouvernement n’y répond pas. C’est une souffrance de bosser des heures et des heures pour gagner une misère. 

Elle qui mène depuis le mois de septembre son  agritour , pointe l’insuffisance de la loi Egalim.  Il faut qu’on puisse encadrer les marges de la grande distribution et des industriels . Elle réclame également  un moratoire sur les accords de libre-échange. Au-delà des règles qui doivent être les mêmes pour tous, on peut imaginer des prix minimums d’entrée pour les produits importés .

Quand Mathilde Hignet défend aussi la nécessité  de poursuivre les transitions. On ne doit pas faire marche arrière. Mais il faut mettre le paquet pour accompagner les agriculteurs ».

Sandrine le Feur et Nicole le Peih pointent aussi la responsabilité des consommateurs qui ne consacrent plus que 15 % de leur budget à l’alimentation quand c’était près de la moitié, il y a quarante ans. Sandrine le Feur en profite d’ailleurs pour pester contre les grandes surfaces quand elles  martèlent tout le temps que dans leur magasin l’alimentation n’est pas chère .

En 2018, Nicole le Peih avait d’ailleurs porté un amendement (adopté) pour interdire le terme  gratuit  comme outil marketing et promotionnel pour les produits alimentaires. Convaincues que ce qui touche à l’agriculture est l’affaire de tous, elles estiment aussi que  faire ses courses c’est aussi un acte citoyen ».

https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/crise-agricole/deputees-et-agricultrices-en-bretagne-elles-sont-au-cur-de-la-crise-du-monde-agricole-8e97fa78-becb-11ee-8a7d-fa3ec2db0626

 

Ouest-France

L’installation des jeunes ménages à Carantec, « un vrai défi communal »

Publié le

Lors de la cérémonie des vœux de Carantec (Finistère), vendredi 26 janvier 2024, la maire, Nicole Ségalen-Hamon, a, dès le début de son intervention, voulu mettre l’accent sur ce sujet délicat, qui conditionne l’avenir de la commune.

La maire de Carantec (Finistère), Nicole Ségalen-Hamon, entourée des membres des conseils municipaux, enfants et adultes.

La maire de Carantec (Finistère), Nicole Ségalen-Hamon, entourée des membres des conseils municipaux, enfants et adultes. | OUEST-FRANCE

Vendredi 26 janvier 2024, la maire de Carantec (Finistère), Nicole Ségalen-Hamon a prononcé ses vœux à la population pour la nouvelle année.

Plus de 80 demandes de logements par des jeunes ménages en 2022

 Je souhaite mettre en avant le projet le plus ambitieux et indispensable que nous allons réaliser. Ce projet donne tout son sens à nos autres actions. C’est un vrai défi communal. Il s’agit de la maîtrise du foncier au bénéfice, principalement, des jeunes ménages, des primo-accédants »,a-t-elle souligné, tout en rappelant qu’en 2022, plus de 80 dossiers de demande de logements communaux ont été remplis par des jeunes ménages qui souhaitaient s’installer à Carantec. Seuls quatre d’entre eux ont pu être satisfaits.

Bientôt de nouveaux logements dans le secteur de Kerrot

Par ailleurs,  alors qu’à Taulé on a enregistré vingt naissances en 2023, à Carantec nous n’avons accueilli que neuf nouveau-nés , ​a déploré Nicole Ségalen-Hamon. Des possibilités de réalisation de logements se font jour :  Pour le secteur de Kerrot, j’ai signé une convention avec l’Établissement public foncier ( EPF) pour procéder aux acquisitions de parcelles. 

Une foule très dense avait investi la salle des mariages de la mairie. | OUEST-FRANCE

Le golf

« Une des décisions les plus importantes que nous avons prise en 2023, c’est la fin de la gestion publique du golf, qui sera effective cette année. Un choix nécessaire après des années de déficits cumulés. »

Concernant la salle du Kélenn, « la réception des travaux de rénovation est prévue, si tout va bien, fin juin 2024 », a précisé Nicole Ségalen-Hamon​

Espace André-Jacq

La maire a rappelé que  les travaux de l’office de tourisme vont commencer en septembre 2024 pour une livraison en mai 2025. Le transfert du Musée maritime est prévu en septembre 2024 pour une réception en janvier 2025. L’isolation thermique et acoustique de tout le bâtiment débutera en janvier 2025. Et, pour les espaces restants, une étude de faisabilité pour la réalisation de l’école de musique de Carantec à l’étage et pour l’aménagement de l’espace restant du rez-de-chaussée en salle polyvalente va être confiée au cabinet d’architecte ​.

Chapelle de Callot

Une souscription a été lancée avec la Fondation du patrimoine concernant les travaux du transept sud et la nouvelle mise en lumière. Actuellement, une somme de 20 000 € a été récoltée.

Tennis au Ménéyer :  Nous travaillerons cette année avec le TC des 2 Baies à la réalisation d’un avant-projet détaillé pour la construction, sur les courts extérieurs, d’un nouveau court couvert et de courts de Padel. Ce projet fera l’objet d’un cofinancement avec le TC 2B », ​a annoncé la maire.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/linstallation-des-jeunes-menages-a-carantec-un-vrai-defi-communal-1595dc66-bd0f-11ee-9585-6393a6758e42

 

Ouest-France

« En grève illimitée », les taxis du Finistère boycottent les trajets sanitaires de moins de 5 km

Sabine NICLOT-BARON. Publié le

En grève illimitée, près de 20 % des artisans taxi du Finistère, 122 taxis sur 680, boycottent les trajets sanitaires de moins de 5 km. Ils sont vent debout contre la nouvelle convention proposée par la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) et réclament une hausse du forfait sanitaire courte distance.

Samir Attieh, président de la Fédération nationale des artisans du taxi (Fnat) du Finistère et du Morbihan.

Samir Attieh, président de la Fédération nationale des artisans du taxi (Fnat) du Finistère et du Morbihan. | OUEST-FRANCE

Entretien avec Samir Attieh, président de la Fédération nationale des artisans du taxi (Fnat) en Finistère et Morbihan.

Aujourd’hui, vous bloquez le rond-point de Pen ar C’hleuz, voie d’entrée nord de Brest avant de vous rendre à la préfecture à Quimper. Pour quelle raison ?

Cela ne nous amuse pas d’être ici, mais il y a nécessité à défendre la profession d’artisan taxi qui, sinon, va disparaître. Cela n’a rien n’a voir avec le mécontentement des agriculteurs. C’est un hasard du calendrier, même si nous sommes totalement solidaires avec leur mouvement. Comme eux, nous sommes matraqués par les charges de toutes sortes depuis déjà plusieurs années, étranglés par les remboursements qui diminuent… Rien ne fonctionne plus.

Quelles sont vos revendications ?

Une partie de notre activité dépend des trajets que nous faisons pour le compte des Caisses primaires d’assurance maladie et le transport de malades. Comme tous les cinq ans, nous sommes en négociation pour signer une nouvelle convention avec la Sécurité sociale. Celle qui existait précédemment nous permettait de vivre dignement. Celle que la CPAM nous propose de signer en 2024 ne nous convient pas du tout. C’est une grosse perte de revenus.

Qu’est-ce qui est prévu ?

Les tarifs vont bouger de 1 cts du km. Pour un véhicule qui roule 70 000 km par an, ce qui représente la moyenne des artisans taxi, c’est 5 000 € à 6 000 € de pertes. C’est impossible. Sans compter l’augmentation du gasoil, les augmentations de charges…

Comment voyez-vous l’avenir ?

Avec la nouvelle convention, les artisans taxi ne pourront plus faire face. Ce n’est tout simplement pas possible. On termine bien souvent l’année avec un résultat très peu positif. Là, on va finir en négatif, c’est sûr. Un artisan taxi, quand il arrive à se payer un Smic certains mois, c’est bien. Quant à travailler plus, ce n’est pas la solution. On repasse tout en charges. En France, plus vous travaillez, plus vous payez. C’est déprimant. Cela ne récompense pas le travail. Il y a aussi le problème des courses minimum.

Lundi 29 janvier 2024, dans la matinée, les artisans taxi en colère ralentissent la circulation au niveau du rond-point de Pen ar C’hleuz à Brest, occasionnant d’importants embouteillages. A l’appel de la Fnat, ils comptent poursuivre le mouvement en boycottant les trajets sanitaires de courte distance. | OUEST-FRANCE

Pouvez-vous détailler ce dispositif ?

Il s’agit des courses sanitaires de moins de cinq kilomètres. Elles sont remboursées au forfait, 11 € dans le Finistère et 13 € dans le Morbihan. Il s’agit par exemple d’aller chercher quelqu’un à la sortie de l’hôpital pour le transporter jusqu’à son domicile. On peut y passer une heure entre remplir les papiers administratifs, l’attente, l’installation dans le véhicule puis à domicile… Sans compter les embouteillages brestois ! C’est largement au-dessous de notre seuil de rentabilité. J’ai donc lancé un appel à tous les artisans taxi à boycotter ces courses sanitaires qui ne nous permettent pas de vivre de notre travail. Nous réclamons une juste prise en charge avec une hausse du forfait à 30 €. C’est ce que nous allons indiquer cet après-midi lorsque nous serons reçus à la préfecture à Quimper. Nous sommes en grève illimitée.

Les artisans taxi seront reçus mercredi 31 janvier 2024 à la CPAM du Finistère, à Brest, pour l’ouverture des discussions autour de la nouvelle convention.

https://www.ouest-france.fr/economie/transports/en-greve-illimitee-les-taxis-du-finistere-boycottent-les-trajets-sanitaires-de-moins-de-5-km-ae45120e-beb0-11ee-8a7d-fa3ec2db0626

 

Ouest-France

Métiers de la mer en Finistère : la friche de l’ex-chantier naval Sibiril Technologies va renaître

Publié le

C’est un évènement dans le paysage économique du territoire du Nord-Finistère. En ce mois de janvier 2024, Morlaix communauté préempte l’ex-chantier naval Sibiril Technologies, à Carantec. Le but : accueillir des activités économiques nécessitant un accès direct à la mer, dans les trois bâtiments d’une surface de 300 m², 940 m² et 580 m². L’entreprise Sibiril Technologies avait été mise en liquidation judiciaire en 2022.

L’ex chantier naval Sibiril devrait rapidement retrouver vie.

L’ex chantier naval Sibiril devrait rapidement retrouver vie. | OUEST-FRANCE

La friche de l’ex-chantier naval de Carantec (Finistère), Sibiril Technologies, va connaître une seconde vie. Les bâtiments de l’entreprise, rue Lamotte-Piquet, près de la zone ostréicole du Varquez, étaient restés la propriété de Georges Sibiril, l’ancien PDG de l’entreprise. Ce dernier les ayant récemment mis en vente, les services de Morlaix communauté ont décidé de les préempter, en ce mois de janvier 2024.

La SNSM, principal client, s’était désengagée

Dirigé par Jean-Pierre Le Goff, président du conseil de surveillance, Sibiril Technologies avait été placée en redressement judiciaire le 14 décembre 2021. Puis en liquidation judiciaire le 22 février 2022, alors qu’elle employait 22 salariés. Le principal client de l’entreprise, la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), avait signé, en 2019, un contrat d’exclusivité avec l’entreprise Naval Group en Gironde pour le renouvellement de sa flotte, soit au moins 70 navires pendant dix ans.  Cela s’est cumulé avec une perte de productivité, des retards de livraison et une évolution des prix , déclarait alors Jean-Pierre Le Goff.

« Créer un maximum d’emplois »

Sollicité ce lundi 29 janvier 2024, Alban Le Roux, vice-président de Morlaix communauté et premier adjoint à la maire de Carantec, Nicole Ségalen-Hamon, a expliqué les raisons de la préemption : « L’affaire est en cours avec le propriétaire depuis octobre 2023, mais elle vient de se concrétiser la semaine dernière. Morlaix communauté a souhaité préempter pour accueillir et accompagner les entreprises porteuses de projets en lien avec des activités économiques nécessitant un accès direct à la mer, ce qui est le cas ici. Et aussi, afin de créer un maximum d’emplois à vocation maritime. »

« L’identité du site » sera conservée : il comprend trois bâtiments d’une surface de 300 m², 940 m² et 580 m².

Des entreprises du secteur déjà candidates

Alban Le Roux, vice-président de Morlaix communauté et 1er adjoint à Carantec (Finistère). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« Des entreprises du secteur se sont déjà manifestées. Pour l’instant, il est prématuré de révéler leur identité. Morlaix communauté s’en chargera le moment venu », indique Alban Le Roux.

https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/metiers-de-la-mer-en-finistere-la-friche-de-lex-chantier-naval-sibiril-technologies-va-renaitre-32fdfcac-bea9-11ee-9585-6393a6758e42

 

Ouest-France

Vœux de la Fondation Ildys, à Roscoff : de nouveaux défis à relever en 2024

Publié le

Les responsables dirigeants de la Fondation Ildys, à Roscoff (Finistère), ont présenté leurs vœux 2024, samedi 27 janvier 2024, au centre de soins de Perharidy. Ils ont présenté les défis à relever pour l’année en cours.

Philippe Bazire, président de la Fondation Ildys, a présenté ses vœux.

Philippe Bazire, président de la Fondation Ildys, a présenté ses vœux. | OUEST-FRANCE

À Roscoff (Finistère), au centre de soins de Perharidy, les responsables dirigeants de la Fondation Ildys ont présenté leurs vœux 2024, samedi 27 janvier 2024, devant les élus, les administrateurs, les représentants des établissements, des entreprises, les associations, partenaires et mécènes, ainsi que tous les représentants du personnel, les salariés et les bénévoles.

« Sous le signe de l’optimisme »

Philippe Bazire, président de la Fondation, a exprimé :  Je souhaite que l’année 2024 soit placée sous le signe de l’optimisme. J’espère que cette période puisse être dépassée par les valeurs de solidarité et d’humanisme. La France accueillera les Jeux olympiques et paralympiques d’été. Les services seront largement mis à contribution pour leur bon déroulement. 

Il a ensuite détaillé les points suivants : la mise en œuvre du nouveau modèle de financement mixte de soins médicaux ; la feuille de route du numérique en santé et la cybersécurité ; la loi Grand âge, Bien vieillir, fin de vie ; la planification pour la transition écologique pour le système de santé.

Michel Morgan, directeur général délégué, a rappelé que l’année 2023 fut une année dynamique en termes d’activité sur l’ensemble des pôles :  Nous enregistrons une progression du nombre de journées sur le secteur sanitaire, plus de 4 %. Avec une belle performance des activités hors les murs : les dispositifs Comète, l’équipe mobile de réadaptation ou encore l’hospitalisation à domicile. 

Alliance, projets et actions des pôles

Pour l’année 2024, Michel Morgan a souhaité la bienvenue aux collègues de l’Ehpad de la Retraite qui rejoignent la Fondation. Dans un contexte très contraint des financements publics, la Fondation Ildys et l’association La Tour Nevet ont souhaité allier leurs forces pour relever ensemble les défis qui les attendent,

Le pôle médico-social va, entre autres, réaliser l’évaluation finale de l’expérimentation parcours de e-santé bucco-dentaire avec le Breizh Buccobus. Le pôle social va mettre en œuvre la semaine de travail à quatre jours.

Le pôle sanitaire va devoir relever des enjeux stratégiques : le dépôt de nouvelles autorisations sur l’ensemble de ses sites. Le pôle Ressources va lancer un FabLab itinérant pour faciliter l’accès aux aides techniques et aux nouvelles techniques, afin d’améliorer la vie quotidienne des personnes vivant avec un handicap.

Cette cérémonie fut aussi l’occasion de saluer les parcours de 35 salariés, avec la remise des médailles du travail à l’issue des discours.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/roscoff-29680/vux-de-la-fondation-ildys-a-roscoff-de-nouveaux-defis-a-relever-en-2024-9d3fc19a-bc47-11ee-9585-6393a6758e42

 

Ouest-France

Dans le Finistère, ce pro, qui sait tout faire, réalise des travaux chez les particuliers

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Monter un meuble, poser du parquet ou une fenêtre, installer des appliques murales… Riche d’une expérience acquise à La Réunion et au Brésil, Cédric Le Bechec trouve sa voie professionnelle en proposant ses services aux particuliers pour des petites rénovations.

Cédric Le Bechec a créé une entreprise de travaux à domicile, il se déplace dans tout le pays de Morlaix.

Cédric Le Bechec a créé une entreprise de travaux à domicile, il se déplace dans tout le pays de Morlaix. | OUEST-FRANCE

Sa haute stature, et surtout, ce phrasé bien posé qui « force » l’écoute. Cédric Le Bechec inspire courtoisie et « bienveillance ». Rien d’étonnant donc que les gens qu’il aide à monter une étagère ou à poser du parquet massif, lui disent cent fois « merci ».

À un peu plus de quarante ans, Cédric Le Bechec dit avoir trouvé sa voie : « Après un parcours initié depuis l’île de la Réunion, au contact d’un architecte qui cherchait un maître d’ouvrage. Il m’a appris à construire à l’œil, c’est-à-dire sans mètre et sans niveau, à aligner les choses et à vérifier les aplombs. » Bref, toutes les bases du bâtiment. « À deux, nous avons livré quarante-cinq villas. »

De retour en France métropole, il reprend l’entreprise de parquets haut de gamme de son père, alors malade, « une entreprise que nous avons fermée en 2011, après la crise financière des subprimes ».

Il monte alors une entreprise de gestion de patrimoine près de Dinan, d’où est originaire sa famille, puis s’installe à Londres et travaille comme responsable dans une unité de production de saumons. Son parcours le conduit ensuite au Brésil, le pays de sa compagne. « D’abord, pour des vacances, mais, bloqués par le Covid, nous avons dû travailler. Dans le bâtiment pour moi où je découvre la débrouillardise. Si la visseuse casse, on fait avec les moyens du bord. Humainement parlant, c’est très riche. On se rend compte combien c’est plus facile de travailler en France, on a au moins la Sécurité sociale. »

Un lien se crée

De retour en Bretagne en 2023, il s’installe avec sa famille à Guimaëc (Finistère), dans la jolie fermette qu’il avait commencé à restaurer en 2015. « En discutant avec les salariés d’un magasin de bricolage, j’apprends que des personnes cherchent en vain de la main-d’œuvre pour réaliser des petits travaux de menuiserie, de plomberie, d’électricité… C’est ce qui m’a donné l’idée de créer mon entreprise de services à la personne. » Son créneau ? Les travaux que les artisans n’ont pas le temps de réaliser.

Cédric Le Bechec. | OUEST-FRANCE

« C’est fou comme les personnes, souvent des personnes âgées, sont heureuses de me voir arriver. Comme je travaille à l’heure, elles en profitent pour me demander de petites réparations supplémentaires. Un lien se crée, elles ont beaucoup de choses à dire… »

Une activité qui lui laisse un peu de temps pour poursuivre les travaux dans sa maison vieille de trois cents ans, « où aucun mur n’est droit. Comme quoi, il faut s’adapter au bâti et non l’inverse. »

Contact : Cédric Le Bechec, tél. 06 46 06 68 35.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guimaec-29620/dans-le-finistere-ce-pro-qui-sait-tout-faire-realise-des-travaux-chez-les-particuliers-5bdb6766-bd0c-11ee-9585-6393a6758e42

 

Ouest-France

À Carhaix, syndicats et partis politiques s’inquiètent de « la montée de l’extrême droite »

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Plusieurs syndicats, partis politiques et associations de Carhaix (Finistère) dénoncent « la montée de l’extrême droite en Bretagne ».

À Carhaix, syndicats et partis politiques dénoncent la montée de l’extrême droite.

À Carhaix, syndicats et partis politiques dénoncent la montée de l’extrême droite. | ARCHIVES OF

Les sections carhaisiennes (Finistère) du Parti communiste français, du Parti socialiste, de la CGT, de la CFDT, de l’Association France-Palestine solidarité et du Mouvement pour la paix s’inquiètent, dans un communiqué, de « la montée de l’extrême droite en Bretagne », estimant que « les piliers de notre République sont mis à mal. »

Après être revenu sur les récentes affaires à Callac, Gouesnou et à l’UBO de Brest, le collectif développe : « Le Rassemblement national (RN) surfe en parole sur les maux que connaissent les Françaises et les Français et acquiesce, par ses élus en France comme à Bruxelles, les décisions libérales, causes de la paupérisation des peuples. »

« Mise à mal de la démocratie »

« Cette montée dans les sondages est en partie due à la course aux voix du RN à laquelle se livre un gouvernement qui n’a pas de majorité à l’Assemblée nationale et qui s’inscrit dans une dérive droitière. Le refus de prendre en compte l’opposition majoritaire de nos concitoyens sur des lois comme la réforme des retraites et l’utilisation à tout va du 49-3 met à mal notre démocratie. L’extrême droite, lorsqu’elle arrive au pouvoir par les urnes, c’est d’abord à cause des renoncements et compromissions de ceux qui sont au pouvoir. […] Nous formons un rempart face à ces idées nauséabondes et n’aurons de cesse de défendre la démocratie. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/a-carhaix-syndicats-et-partis-politiques-sinquietent-de-la-montee-de-lextreme-droite-313e35a6-be06-11ee-8a7d-fa3ec2db0626

 

Ouest-France

Colère des agriculteurs : l’échangeur de Saint-Éloi et la RN12 seront bloqués, lundi, à Ploudaniel

Amaury CAILLAULT. Publié le

Presque une semaine après le début de la mobilisation du monde agricole dans le Finistère, les manifestations reprennent ce lundi 29 janvier. Les Jeunes agriculteurs et la FDSEA 29 organisent, ce lundi 29 janvier, le blocage de l’échangeur de Saint-Eloi, à Ploudaniel (Finistère), et de la Nationale 12.

Des blocages sont à prévoir tout au long de la semaine sur le territoire du Finistère par les agriculteurs qui contestent notamment le nombre de normes et les conditions de travail.

Des blocages sont à prévoir tout au long de la semaine sur le territoire du Finistère par les agriculteurs qui contestent notamment le nombre de normes et les conditions de travail. | GUILLAUME SALIGOT / OUEST-FRANCE

« L’action sera pacifique, symbolique et sans violence. » Ce sont les mots d’Alexandre Castrec, président des Jeunes agriculteurs du Finistère concernant l’annonce d’une nouvelle mobilisation dans le Finistère. Ce lundi 29 janvier 2024, les agriculteurs sont appelés à se retrouver à hauteur du rond-point de Saint-Éloi, à Ploudaniel (Finistère).

Une « accumulation » de normes contestée

« Ce sera l’occasion pour nous de semer de l’herbe sur des talus qu’on va monter à côté du rond-point. On fait cela pour montrer l’accumulation de normes que l’on a dans notre métier et qui complexifient notre travail au quotidien », explique le président des JA29, également agriculteur.

Lire aussi : Les Jeunes agriculteurs du Finistère annoncent « des actions sans dégradation »

Les exploitants agricoles présents prévoient également de bloquer la voie express Nationale 12 qui jouxte le rond-point : « On sait que ce n’est pas forcément agréable pour les gens et qu’ils vont avoir des retards potentiels, mais on n’en peut plus de tout cela. »

Un rendez-vous fixé à 14 h

Si le rendez-vous est fixé à 14 h sur le rond-point, le blocage devrait durer tout l’après-midi et peut-être plus : « On est en train de s’organiser pour les actions dans la semaine, donc c’est compliqué de dire combien de temps va durer ce blocage. Mais notre motivation va continuer et se raffermir à mesure que le gouvernement ne nous apporte pas de garantie. »

Alexandre Castrec espère, lui, une hausse de la mobilisation dans le département, notamment dans le pays de Landerneau.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/les-agriculteurs-du-nord-finistere-organisent-le-blocage-dun-echangeur-ce-lundi-a-ploudaniel-5f90506a-bdfc-11ee-8a7d-fa3ec2db0626

 

Ouest-France

« Un dialogue pour la paix » : Morlaix commémore le bombardement du viaduc de 1943 avec espoir

Emma VILLEROY. Publié le

Une centaine de personnes s’est réunie, ce dimanche 28 janvier 2024, pour rendre hommage aux victimes du bombardement du viaduc de Morlaix (Finistère) le 29 janvier 1943. Le bilan était de 67 civils, dont 39 enfants de l’école Notre-Dame-de-Lourdes.

Ce dimanche 28 janvier, une centaine de personnes s’est réunie devant la stèle de Notre-Dame-des-Anges à Morlaix, pour la cérémonie commémorative du 81e anniversaire du bombardement du viaduc.

Ce dimanche 28 janvier, une centaine de personnes s’est réunie devant la stèle de Notre-Dame-des-Anges à Morlaix, pour la cérémonie commémorative du 81e anniversaire du bombardement du viaduc. | OUEST-FRANCE

« La spirale infernale de la guerre peut être brisée », certifie Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix (Finistère). Ce dimanche 28 janvier 2024, dans la matinée, les habitants arrivent bien en avance devant la stèle de Notre-Dame-des-Anges, rue du Général-Le Flô.

À 11 h a lieu la cérémonie commémorative du 81e anniversaire du bombardement du viaduc. Survenue le 29 janvier 1943 et destinée à couper la ligne de chemin de fer, l’attaque avait tué 67 civils, dont 39 enfants de l’école Notre-Dame-de-Lourdes et dévastés près de cent cinquante immeubles.

« Un appel à la force d’âme »

Les prises de paroles sont tournées vers les enfants. « Ils sont toujours en première ligne, encore aujourd’hui avec l’Ukraine et le Moyen-Orient », rappelle François Hamon, maire de Saint-Martin-des-Champs.

Une centaine de Morlaisiens, venus rendre hommage aux victimes, écoutent des discours d’espoir et des messages en résonance avec la situation actuelle. « Ce rassemblement est un appel à la force d’âme, constate le maire de Morlaix. J’invite chaque habitant à venir se souvenir dans cette chapelle et devant cette stèle. Des vies sont brisées chaque jour de par le monde. Il faut aujourd’hui un silence des armes et un dialogue pour la paix. »

S’ensuit le dépôt des gerbes ; des enfants de l’école Notre-Dame-de-Lourdes offrent des roses pour chaque victime du bombardement.

Comme un symbole d’espoir, un train passe sur le viaduc durant la sonnerie aux morts.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/un-dialogue-pour-la-paix-morlaix-commemore-le-bombardement-du-viaduc-de-1943-avec-espoir-7dea18d0-bd24-11ee-8a7d-fa3ec2db0626

 

Ouest-France

« On peut dire que notre commune rayonne ! » témoigne Monique Nedellec, maire de Saint-Jean-du-Doigt

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Pour sa première cérémonie des vœux, Monique Nedellec, la maire de Saint-Jean-du-Doigt (Finistère), a salué la grande vitalité des associations culturelles dans la commune.

Monique Nedellec a pris ses fonctions de maire en mars 2023.

Monique Nedellec a pris ses fonctions de maire en mars 2023. | OUEST-FRANCE

Trois questions à Monique Nedellec, officiellement élue maire de la commune de Saint-Jean-du-Doigt (Finistère) en mars 2023, après avoir été première adjointe, puis maire par intérim depuis janvier 2023, après la démission de Maryse Tocquer.

Comment avez-vous vécu votre première année en tant que maire de la commune ?

Depuis mars 2023, je découvre l’envers du décor de la gestion d’une commune, et toutes les responsabilités qui en découlent. C’est bien différent de ce que j’avais connu en tant que secrétaire de mairie. C’est une fonction qui occupe tout mon temps, j’y pense 24 heures sur 24. Heureusement que je suis entourée d’une bonne équipe. Au niveau de l’intercommunalité, je rencontre beaucoup de monde, les échanges avec les autres maires sont très enrichissants.

Que retenez-vous de l’année 2023 ?

Outre les chantiers de voirie, je retiens tout ce qui s’est passé au niveau culturel. Entre le beau film sur le peintre Ricardo Cavallo de Barbet Schrœder, les actions de l’école de musique Crescendo, les concerts de Pont ar Gler, du chemin des Ânes, le festival ICE, les créations d’Arthus Jazz et d’un Biz Band ou encore le pardon repéré par l’émission Des racines et des ailes et qui sera diffusée au printemps, et dernièrement le Jeu des 1 000 euros, on peut dire que notre commune rayonne. La plupart de ces événements seront reconduits en 2024.

À découvrir

Quels sont les projets de la commune pour 2024 ?

Les travaux au niveau de la fontaine de l’enclos paroissial vont reprendre. Pour l’instant, le chantier n’est pas visible, car le travail se fait en atelier avec la remise en état des statues de plomb. Le lotissement du bourg, après le P’tit Saint-Jean, va démarrer. Par ailleurs, les lots de celui de Rozigou ont tous été vendus, et sont quasiment construits, l’enrobé va être effectué. Nous allons aussi lancer le remplacement des lanternes du bourg par de l’éclairage à Led ainsi que le numérotage des maisons, obligatoire au 1er juin 2024, dans la campagne et les villages.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jean-du-doigt-29630/on-peut-dire-que-notre-commune-rayonne-temoigne-monique-nedellec-maire-de-saint-jean-du-doigt-ffb34730-b77d-11ee-95de-219f489f3c47

 

Ouest-France

Enfants de déportés ou témoins de la rafle, ils ont témoigné à Morlaix

Zoé BOIRON. Publié le

C’est une chance, surtout pour les plus jeunes. La prise d’otages du 26 décembre 1943, à Morlaix (Finistère), peut encore être racontée par certains témoins directs, ou les enfants de déportés. Ils ont témoigné ce vendredi 26 janvier 2024, pour le 80e anniversaire de cette journée noire.

Natacha Cueff a participé « à la transmission de la mémoire », à Morlaix ce vendredi, en racontant la déportation de son beau-père Yves Cueff, en 1943.

Natacha Cueff a participé « à la transmission de la mémoire », à Morlaix ce vendredi, en racontant la déportation de son beau-père Yves Cueff, en 1943. | OUEST-FRANCE

« À l’attention de tous les déportés : vos yeux ont vu des choses que même la langue française, pourtant si riche, ne peut décrire. » C’est par ces mots que Natacha Cueff a pris la parole, place des Otages vendredi 26 janvier 2024, lors de la commémoration du 80e anniversaire de la prise d’otages du 26 décembre 1943.

Yves Cueff, le père de son mari – qui porte le même prénom -, était l’un des 60 Morlaisiens faits otages par la Gestapo. « C’est en wagon à bestiaux, entassés à plus de 100 », qu’il a été déporté au camp de Buchenwald en Allemagne. Et en est « miraculeusement », revenu en avril 1945.

Nicole Léon-Petit a, elle, fait le récit de cette journée. Les portes enfoncées à coups de crosse de fusils, les arrestations, les tirs de dissuasion, le transport en camion jusqu’à la gare, les wagons à bestiaux à destination de Compiègne…

Cette cérémonie a rappelé à tous l’horreur de ce lendemain de Noël de 1943. Notamment aux plus jeunes : ceux des collèges du Château, de Pierre-Mendès-France, de Saint-Joseph et de Saint-Augustin.

À quelques kilomètres seulement de là, en surplomb de la ville, les agriculteurs occupent le pont routier. « C’est grâce à eux qu’ils peuvent manifester », glisse Yves Cueff fils.

La cérémonie a commencé devant la stèle des Otages, rue Pierre-Corlé. Des gerbes y ont été déposées. Le Chant des Marais et La Marseillaise ont été joués.

Puis, à partir de 10 h, Le Chant des Partisans, et les témoignages de ces enfants de déportés ou de témoins de la rafle, comme Michel Le Meur, ont résonné sur la place du centre-ville. Pour ne jamais oublier.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/enfants-de-deportes-ou-temoins-de-la-rafle-ils-ont-temoigne-a-morlaix-b2d44ca8-bc7c-11ee-8a7d-fa3ec2db0626

 

Ouest-France

Colère des agriculteurs : des routes toujours occupées et des blocages levés en Finistère ce samedi

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Le Premier ministre, Gabriel Attal, a annoncé « dix mesures de simplification immédiate », vendredi 26 janvier 2024, face à la colère des agriculteurs. Ces derniers se mobilisent depuis plusieurs jours dans toute la France, notamment en Finistère. Quelle est la situation ce samedi 27 janvier 2024 dans le département ? On fait le point.

À Quimper, samedi 27 janvier 2024, des agriculteurs bloquent toujours la route entre Troyalac’h et Gourvily.

À Quimper, samedi 27 janvier 2024, des agriculteurs bloquent toujours la route entre Troyalac’h et Gourvily. | OUEST-FRANCE

Après plusieurs jours de mobilisation dans toute la France, notamment en Finistère, les agriculteurs attendaient de pied les annonces du Premier ministre. Gazole non routier, prairies… Gabriel Attal a annoncé « dix mesures de simplification immédiate » depuis la Haute-Garonne, ce vendredi 26 janvier 2024. Au lendemain de ses déclarations, certains blocages sont toujours en cours ce samedi matin, d’autres ont été levés. On fait le point.

À Quimper

À Quimper (Finistère), les agriculteurs campent sur leurs positions, dans le calme. Au Rouillen, dans la commune d’Ergué-Gabéric, l’équipe de nuit des agriculteurs de Scaër et de Tourch a peu dormi. Mais ils prévoient de poursuivre le blocage de la route entre Troyalac’h et Gourvily toute la journée. Ils devraient toutefois faire une pause ce dimanche.

Lire aussi : À Concarneau, une quarantaine d’agriculteurs ont bloqué la RN 165 avant de rejoindre Quimper

Ils annoncent déjà de nouvelles actions lundi 29 et mardi 30 janvier 2024.

Les déviations : dans le sens sud – nord (Lorient-Brest), en raison de déversements, l’échangeur de Park Poullig est fermé. Il est conseillé aux usagers qui souhaitent rejoindre la RD100 (contournement nord-ouest) de ne pas s’insérer sur la RN 165 et de suivre la déviation mise en place. Dans le sens nord-sud (Brest-Lorient) : sortie obligatoire à l’échangeur du Loc’h et réinsertion possible sur la RN 165 à l’échangeur de Troyalac’h.

À Carhaix

Ce samedi matin, les agriculteurs qui occupent la RN 164, au niveau du viaduc de l’Hyères, à Carhaix, sont toujours présents. Les annonces de Gabriel Attal les ont laissés mitigés. « On reste sur notre faim. Il n’y a rien de concret, hormis ce qui concerne le gazole non routier », regrettaient plusieurs d’entre eux.

« C’est loin d’être à la hauteur », déplorait, pour sa part, Yann Manac’h, président du canton de Carhaix pour la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles.

Les déviations mises en place : dans le sens ouest – est (Châteaulin-Rennes) : sortie obligatoire à l’échangeur de Botaval et réinsertion possible sur la RN 164 à l’échangeur de Kergorvo. Dans le sens est – ouest (Rennes-Châteaulin) : sortie obligatoire à l’échangeur de Kergorvo et réinsertion possible sur la RN 164 à l’échangeur de Botaval.

À Morlaix

Depuis mardi 23 janvier 2024, des agriculteurs se relayaient sur le pont routier de Morlaix, sur la RN 12. Vendredi, ils ont rencontré les députées Sandrine Le Feur et Graziella Melchior, avant les annonces du Premier ministre. Le blocage a depuis été levé.

« Ce que je peux dire, c’est qu’on est satisfait de notre semaine de mobilisation et d’avoir mis nos problématiques sur le devant de la scène. Et satisfait que le Premier ministre s’en empare personnellement. Mais je ne saute pas au plafond », expliquait le secrétaire général de la FDSEA, Thierry Marchal, vendredi soir.

Installé en exploitation porcine à Sizun, il poursuit : «Les discours sur la souveraineté alimentaire, on en a l’habitude. C’est justement le décalage entre les discours sur ce sujet et les actes qui ont démarré les mobilisations. Donc, aujourd’hui, on est moins sensible à ce type de propos. On attend, toujours, de juger sur les actes. »

À Brest

Ces derniers jours, des artisans du BTP avaient rejoint la mobilisation pour dénoncer la hausse des taxes et les prix du carburant. Jeudi 25 et vendredi 26 janvier 2026, ils ont occupé le pont de l’Iroise à Brest. La circulation a repris ce samedi matin.

https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/colere-des-agriculteurs-des-routes-toujours-occupees-et-des-blocages-leves-en-finistere-ce-samedi-22df89b2-bcf1-11ee-96ed-15a2bf803bd0

 

Ouest-France

Les professionnels de santé s’unissent à l’échelle de l’agglo de Saint-Brieuc

Emmanuelle MÉTIVIER. Publié le

La communauté professionnelle du territoire de santé (CPTS) Baie d’Armor vient de se constituer. Objectif : améliorer l’accès aux soins, la prévention et les parcours de santé.

Matthieu Saint-Cast, président de la CPTS Bais d'Armor.

Matthieu Saint-Cast, président de la CPTS Bais d'Armor. | OUEST-FRANCE

La communauté professionnelle de territoire de santé (CPTS) créée en 2021 dans le Sud-Goëlo, s’étend maintenant aux 32 communes de Saint-Brieuc Armor agglomération (Côtes-d’Armor). Elle passe ainsi de communauté de taille 2 à communauté de taille 3, avec des financements accrus de l’Agence régionale de santé (ARS), en fonction de ses projets. Matthieu Saint-Cast, son président, répond à nos questions.

Lire aussi : Santé en Côtes-d’Armor. En Sud-Goëlo, ils s’organisent pour donner du temps médical aux médecins

À quoi sert une communauté professionnelle de santé ?

Notre objectif est de coller aux enjeux de santé du territoire, d’être au plus près de la population pour prévenir et dépister des pathologies les plus fréquentes. Cela passe par l’amélioration de l’accès au soin (c’est dans ce cadre que le projet de « médicobus » est mis en place), redonner du temps médical aux médecins, et soigner en réseaux interprofessionnels en créant des parcours de soins. Des parcours sont déjà en place autour du cancer, du maintien à domicile, des troubles cognitifs, de la bronchite chronique.

Fabienne Pelletier, directrice santé à l’Agglo de Saint-Brieuc ; Thierry Simelière, vice-président de Saint-Brieuc Armor agglomération (SBAA) ; Matthieu Saint-Cast, président de la communauté professionnelle de territoire de santé Baie d’Armor et Astrid Blomart, chargée de mission à la démographie médicale pour SBAA. | OUEST-FRANCE

Les projets en matière de prévention ?

En 2024, nous allons développer la « pair-aidance » en santé mentale. Nos actions de prévention porteront aussi sur le risque cardio vasculaire, le risque lombalgique et les cancers (du sein, de la peau, du poumon et les cancers masculins). Également, nous allons aussi mettre en place une formation interprofessionnelle certifiante en éducation thérapeutique du patient.

Votre communauté se professionnalise ?

Nous avons recruté une coordinatrice, en 2022, et une chargée des communications interne et externe vient de prendre fonctions. La CPTS pourra aussi embaucher une personne chargée de coordonner le médicobus.

D’ici un mois, nous disposerons bureaux fonctionnels, à Eleusis, à Plérin, qui pourront être mis à disposition des associations de santé. Notre CPTS compte actuellement 160 membres. Nous invitons tous ceux du territoire à nous appeler. Le centre de santé Trégueux Saint-Brieuc, qui ouvre la semaine prochaine, va adhérer.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/les-professionnels-de-sante-sunissent-a-lechelle-de-lagglo-de-saint-brieuc-a425dcb6-bc5a-11ee-8a7d-fa3ec2db0626

 

Ouest-France

Grève du BTP : le pont de l’Iroise débloqué, la circulation va reprendre

Mickaël LOUÉDEC. Publié le

Les automobilistes pourront de nouveau circuler sur le pont de l’Iroise. Du moins, ce week-end et lundi. Un coup de pression est mis pour mardi.

Les salariés du BTP ont bloqué le pont de l’Iroise pendant deux jours.

Les salariés du BTP ont bloqué le pont de l’Iroise pendant deux jours. | GUILLAUME SALIGOT / OUEST-FRANCE

Vendredi 26 janvier, peu après 20h, les professionnels des travaux publics, qui bloquaient le pont de l’Iroise dans les deux sens depuis la matinée de la veille, ont estimé que les conditions étaient réunies pour lever le camp.

Les déclarations de Gabriel Attal, d’abord, mais aussi une discussion entre des représentants des grévistes et Matignon, ont donc suffi à faire retomber le soufflé. Du moins, temporairement.

« Des représentants des travaux publics ont été reçus à Matignon, indique Stéphane Jézéquel, porte-parole du mouvement pour le Finistère. On semble entrevoir une possibilité de discussion. On nous propose un second rendez-vous à Bercy, mardi. »

« Une chance à la discussion »

Les demandes des professionnels du BTP portent, entre autres, sur la hausse de taxation des carburants. « On est tous asphyxiés par la paperasse », lançaient aussi, vendredi matin, des manifestants.

« On laisse une chance à la discussion », reprend Stéphane Jézéquel. La levée du barrage n’est donc peut-être que temporaire. Si les professionnels du secteur n’obtiennent pas satisfaction, ils menacent de reprendre le mouvement dès mardi soir.

Des préavis de grève sont d’ailleurs déjà déposés, dans le Finistère, pour mardi, mercredi, jeudi, et vendredi.

Le blocage du Pont de l’Iroise, depuis jeudi, avait considérablement perturbé l’accès à la première ville du Finistère. L’accès à Brest, par le sud, se fait en effet par le pont, qui voit circuler chaque jour des milliers de véhicules.

https://www.ouest-france.fr/economie/greve/greve-du-btp-le-pont-de-liroise-debloque-la-circulation-va-reprendre-4fe8c09c-bc86-11ee-8a7d-fa3ec2db0626

 

Ouest-France

Guerre à Gaza : Israël mollement tancé par la Cour internationale de justice

Bruno RIPOCHE. Publié le

La Cour de La Haye (Pays-Bas) exige du gouvernement Netanyahou qu’il s’abstienne d’acte génocidaire à Gaza, bombardée depuis 110 jours en représailles au massacre perpétré par le Hamas le 7 octobre. Mais elle ne va pas jusqu’à demander un cessez-le-feu qu’elle n’aurait aucun moyen d’imposer, alors que plus de 25 000 Palestiniens ont péri dans la riposte.

Des civils palestiniens fuyant, vendredi 26 septembre, la ville de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, théâtre d’intenses combats entre l’armée israélienne et le Hamas.

Des civils palestiniens fuyant, vendredi 26 septembre, la ville de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, théâtre d’intenses combats entre l’armée israélienne et le Hamas. | AFP

C’était un verdict extrêmement attendu, après 110 jours d’une guerre rageuse à Gaza entre Israël et le Hamas palestinien. La Cour internationale de justice (CIJ) a ordonné, vendredi