Réalisation pyb29. Logo Halte aux marees noires. Pyb29 @HomardEnchaine

Actualités

 

Accueil Actualités Liens utiles Humeur Conseils municipaux Photos Assainissement Humour Les ports Bienvenue au Diben Courrier des lecteurs Contact

 

 

Ouest-France

Bretagne. Brittany Ferries a reçu son premier navire au gaz naturel liquéfié

La compagnie de transports maritimes de Roscoff (Finistère) a pris livraison du Salamanca, son premier navire propulsé au gaz naturel liquéfié, mardi 30 novembre 2021. Le renouvellement de la flotte se poursuit.

Le « Salamanca » vient de rejoindre la compagnie de transports maritimes de Roscoff, Brittany Ferries. Il est propulsé au gaz naturel liquéfié. | BRITTANY FERRIES

La compagnie de transports maritimes, basée à Roscoff (Finistère) vient de prendre livraison du Salamanca , son premier navire propulsé au gaz naturel liquéfié, ce mardi 30 novembre 2021. Le bateau sera loué au groupe suédois Stena RoRo, avec une option d’achat.

1 015 passagers de capacité

Le Salamanca a été construit au chantier China Merchants de Weihai et devrait être mis en service début 2022. Il assurera les liaisons entre le Royaume-Uni et l’Espagne, et pourra transporter 1 015 passagers. Les équipages sont formés sur les nouvelles techniques de ravitaillement en carburant et les procédures de sécurité avec un simulateur GNL, installé à Atalante à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).

Trois autres navires à venir d’ici 2025

Pour Jean-Marc Roué, président du conseil de surveillance, « continuer à investir est nécessaire pour ne pas nous retrouver en retard dans le renouvellement de notre flotte. Des bateaux plus performants et plus compétitifs sont les gages de notre redressement ».

D’ici 2025, de nouveaux bateaux arriveront : le Santoña (GNL), puis deux navires hybrides GNL/ électrique remplacer le Bretagne (construit en 1989) et le Normandie (1992).

https://www.ouest-france.fr/mer/bretagne-brittany-ferries-a-recu-son-premier-navire-au-gaz-naturel-liquefie-36ecc15e-5281-11ec-bdf1-d31315dc1a49

 

Ouest-France

Morlaix. La vie devant soi adapté au théâtre, mercredi et jeudi

« La vie devant soi » du 1er au 3 décembre au théâtre de Morlaix.

« La vie devant soi » du 1er au 3 décembre au théâtre de Morlaix. | MATTHIEU EDET

Momo, petit arabe débrouillard, philosophe au langage poétique et maladroit, raconte son quotidien dans un Belleville populaire. Il vit chez Madame Rosa, une femme juive autrefois prostituée, vieillissante, proche de la mort. Le metteur en scène de la compagnie Rodéo théâtre, Simon Delattre, restitue la poésie irrésistible du roman de Romain Gary alias Émile Ajar.

Un spectacle drôle et émouvant. « Une pépite repérée à Avignon et qui s’adresse aussi aux collégiens », ​précise le directeur du théâtre, Jean-Yves Gourvès. Des séances en journée sont prévues jusqu’à vendredi pour les scolaires.

Mercredi et jeudi, à 20 h 30 au théâtre. Tarifs : de 6 à 20 €. Tél. : 02 98 15 22 77.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/la-vie-devant-soi-adapte-au-theatre-mercredi-et-jeudi-645ec84e-b5d2-45af-8892-4e151fdaeafd

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
30 novembre 2021

Taubira à la télé...

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/12/taubira-a-la-tele.html

 

Ouest-France

Brest Métropole attaquée en justice pour sa réglementation contre les panneaux lumineux

La délibération prise en 2019 par la métropole de Brest (Finistère) concernant les règles d’affichage publicitaire est contestée par un groupe vendéen. Le tribunal administratif de Rennes doit rendre son délibéré prochainement.

Les panneaux lumineux sont réglementés plus strictement dans la métropole de Brest depuis l’adoption d’un règlement en 2019. | OUEST-FRANCE

En novembre 2019, Brest métropole (Finistère) a adopté un nouveau règlement local de publicité (RLP) réduisant notamment les formats des publicités lumineuses. Dès lors, les nouveaux dispositifs dépassant cette nouvelle norme n’étaient plus acceptés, et ceux déjà existants avaient deux ans pour se mettre en conformité, soit jusqu’à fin 2021. Objectif : préserver le cadre de vie et l’environnement.

Cette décision a fait tiquer Stéphane Frimaudeau, patron des entreprises Cocktail développement et Pixity, basées à La Roche-sur-Yon (Vendée) et regroupées au sein du groupe Cocktail vision. Spécialisé dans les panneaux numériques grand format, il a décidé d’entamer une procédure auprès du tribunal administratif de Rennes pour contester la délibération de 2019. Une audience s’est tenue jeudi 25 novembre 2021 au tribunal administratif, qui doit rendre son délibéré dans les semaines à venir.

« Il interdit le métier d’afficheur numérique »

« Il s’agit d’un règlement défavorable à tout affichage numérique grand format, sans discernement en fonction des secteurs, sur l’intégralité du territoire métropolitain », fustige Me Grégoire Tertrais, avocat spécialisé en droit public, qui représente les deux sociétés vendéennes. « Il interdit tout bonnement le métier d’afficheur numérique, alors que celui-ci est autorisé par la loi. »

À Brest, Pixity est en charge de cinq panneaux d’affichage lumineux encore en place actuellement : on en trouve notamment boulevard de l’Europe ou rue Madeleine-Lagadec, dans la zone de Kergaradec. « L’idée n’est pas d’en mettre partout mais au bon endroit, là où ils seront vus. Le préjudice de ce règlement est colossal, avec une perte de chiffre d’affaires et un emploi de commercial menacé pour Brest », ajoute l’avocat. Cette procédure à l’encontre de Brest métropole n’est pas la seule menée par le groupe yonnais Cocktail vision contre une collectivité locale.

Les formats réduits à 8 m2 et 2 m2

Au niveau national, les dispositifs publicitaires sont encadrés par le code de l’environnement. Les règlements locaux de publicité sont des documents permettant d’adapter cette législation aux conditions locales. Celui adopté par Brest métropole en 2019 impliquait la « réduction des formats d’affichage à 8 m² (10,5 m² avec l’encadrement) et 2 m² (2,5 m² avec l’encadrement) dans le tissu urbain résidentiel, au lieu de 12 m² ». Les dispositifs lumineux étaient encadrés plus strictement.

Contactée ce mardi 30 novembre 2021, Brest métropole n’a pas donné suite à nos sollicitations.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-metropole-attaquee-en-justice-pour-sa-reglementation-contre-les-panneaux-lumineux-e0e21ad8-5204-11ec-8e47-dc859594d424

 

Ouest-France

Finistère. Les hommages à Adrien Kervella, « gentleman de la politique », après son décès lundi

Figure publique du Léon, Adrien Kervella, ancien maire de Saint-Pol-de-Léon (Finistère), est décédé lundi 29 novembre 2021. Les hommages se multiplient de la part des personnalités qu’il a côtoyées au cours de ses différents mandats.

Adrien Kervella (à gauche), alors président de la fondation Ildys, mobilisé avec les salariés de la fondation, en 2017. | ARCHIVES

Maire de Saint-Pol-de-Léon (Finistère) pendant trente et un ans, conseiller communautaire, départemental, régional et président de la fondation Ildys : Adrien Kervella a revêtu de nombreux manteaux au cours de sa carrière dans la politique et le milieu social du Léon. Après son décès, ce lundi 29 novembre 2021, les hommages se sont multipliés.

« Une vision et un temps d’avance »

« Adrien Kervella était de ces Bretons qui avaient une vision et un temps d’avance », a salué Loïg Chesnais-Girard, président de la région Bretagne.

Le sénateur finistérien Michel Canévet, quant à lui, retiendra notamment le travail d’Adrien Kervella « pour accompagner le développement de la zone légumière du Léon, aux côtés d’Alexis Gourvennec et de Jacques de Menou, pour permettre de faire de notre région la zone de référence en maraîchage et accélérer la recherche en agronomie » ainsi que sa « bataille homérique contre les responsables » des naufrages de l’ Amoco Cadiz (1978) et du Tanio (1980).

Presque que des victoires électorales

« Je perds un ami, un compagnon de route », confie avec émotion Hervé Jézéquel, actuel premier adjoint à la mairie de Saint-Pol. Les deux hommes ont commencé leur carrière politique la même année, en 1977, dans la municipalité léonarde.

Le premier adjoint fut un directeur de campagne indéfectible, lors des douze élections qu’Adrien Kervella tentera. « Il a eu onze belles victoires, sans jamais de scores fleuve », note-t-il. Hervé Jézéquel retiendra l’image de « quelqu’un de très intelligent », un maire qui se comportait en « chef d’entreprise qui faisait confiance à ses collaborateurs ».

« Un gentleman de la politique »

S’il tenait à un travail constructif avec ses collaborateurs, il se comportait de la même façon avec ses adversaires politiques, à l’instar de Jacques Edern. Ce dernier, maire de Sibiril et président de Haut Léon Communauté, s’est retrouvé face à Adrien Kervella en 2004 lors des élections pour briguer le poste de conseiller général du canton de Saint-Pol-de-Léon. Poste que Jacques Edern avait remporté.

« C’était un véritable gentleman de la politique. Même si j’étais son adversaire, je n’ai jamais rien eu à redire sur son attitude politique. C’est très rare dans ce milieu. » Le maire de Sibiril confie même qu’Adrien Kervella est pour lui « un père politique dans le sens de sa vision des choses, de l’humain ».

« Un défenseur du local »

L’image qui reste à Nicolas Floch, qui a succédé à Adrien Kervella dans les fonctions de maire de Saint-Pol-de-Léon et de président de la communauté de communes, est celui de « défenseur du local » : « Il avait cette simplicité d’avoir défendu des mandats locaux » au sein de « son Léon d’adoption ».

Selon l’ancien maire saint-politain, Adrien Kervella avait un « état d’esprit qui défendait l’union des communes, le collectif, l’idée qu’ensemble on est plus forts ».

Président de la fondation Ildys pendant presque 30 ans

En dehors de ses mandats politiques locaux, le maire honoraire de Saint-Pol était également, jusqu’au printemps 2021, président de la fondation Ildys. Hélène Blaize, la directrice générale de cette dernière, a « travaillé main dans la main » avec l’ancien président pendant vingt ans.

Elle salue « l’homme de terrain, le bâtisseur, altruiste et viscéralement attaché au pays léonard ». Selon elle, Adrien Kervella « aimait les autres, quelles que soient leurs origines ou leurs besoins. Il avait toujours le souci de ne laisser personne sur le bord du chemin. »

Une cérémonie religieuse sera célébrée vendredi 3 décembre 2021 à 14 h 30, à la cathédrale Saint-Paul-Aurélien, à Saint-Pol-de-Léon.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-pol-de-leon-29250/finistere-les-hommages-a-adrien-kervella-gentleman-de-la-politique-apres-son-deces-lundi-f3e597f2-51e3-11ec-8e47-dc859594d424

 

Ouest-France

Morlaix. La statue du Petit Chaperon rouge a retrouvé sa place

Dix ans après le retrait de l’ancienne et antique statue, une nouvelle version polychrome a repris sa place sur la façade du Saïgon, à Morlaix (Finistère).

Le Petit Chaperon rouge et son loup ont été installés par les services techniques de la ville de Morlaix sur la façade du restaurant le Saïgon, situé au 4, venelle au Son. | OUEST-FRANCE

Il y a dix ans, le propriétaire du restaurant le Saïgon, Phuc Nguyen, retrouve à terre l’antique statue du Petit Chaperon rouge et de son loup qui ornait depuis des décennies l’angle de la maison à colombage à Morlaix (Finistère). Il décide alors de remiser la relique chez lui pour la protéger des intempéries et des outrages du temps.

En 2020, il envisage de rénover la façade de cette maison, qui date du XVIe siècle, tout en respectant le patrimoine local. « Je suis arrivé ici en 1986 et j’ai acheté le fonds de commerce pour ouvrir le restaurant. Ce n’est que quelques années plus tard que j’ai acheté la maison. »

Restaurant, écurie et garage à bicyclettes

Sur l’angle de la demeure figure toujours depuis des lustres un lettrage : Au Petit Chaperon rouge, ainsi que des statuettes en bois de l’héroïne de ce conte de Perrault accompagnée d’un loup. Le Chaperon rouge était un hôtel-restaurant qui se tenait là au début du XXe siècle. On pouvait lire aussi sur la façade de l’établissement un autre lettrage qui proposait à sa clientèle : remise, écurie et garage à bicyclettes.

Sur d’anciennes cartes postales des années 1920, le lettrage s’est modifié avec l’ajout de l’adjectif « Petit ». Les statuettes pourraient être très anciennes et auraient pu être installées sur le pignon quand la demeure était encore un magasin d’antiquité, avant de devenir restaurant. Bien que très dégradées, elles avaient été volées dans les années 1990 puis retrouvées et restituées à son propriétaire.

Avec l’aide d’un sculpteur morlaisien

Afin de repeindre la façade de la maison, Phuc Nguyen a fait appel à une entreprise de Lanvollon (Côtes-d’Armor) pour refaire les fenêtres, « avec des ouvertures à l’anglaise et des petits carreaux ».

Puis, il a sollicité l’entreprise Le Coz pour refaire les peintures et le lettrage Au Petit Chaperon rouge. « J’ai également fait refaire deux nouvelles statuettes polychromes d’un petit Chaperon rouge et d’un loup, par le sculpteur morlaisien Yvon Tallec. Il les a réalisées gracieusement et je l’en remercie. »

Les services techniques de Morlaix ont installé, mercredi 24 novembre 2021, après dix ans d’absence, les statuettes sur le pignon du Saïgon. « Merci à eux et à la ville de Morlaix ! »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-la-statue-du-petit-chaperon-rouge-a-retrouve-sa-place-7756ab6c-4ebf-11ec-8d82-19a67e79ffcd

 

Ouest-France

Qui sont les électeurs potentiels du candidat Éric Zemmour ?

Le désormais candidat à l’élection présidentielle du mois d’avril 2022 intéresse fortement les sociologues, spécialistes des sondages et commentateurs politiques. Les études se multiplient depuis quelques semaines. Elles dressent un portrait assez fin des probables électeurs du polémiste Éric Zemmour.

Éric Zemmour lors d’un déplacement à Marseille, le 27 novembre 2021. | NICOLAS TUCAT / AFP

C’est fait. Après de longues semaines de faux suspense, Éric Zemmour a officiellement annoncé sa candidature à l’élection présidentielle via une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, ce mardi 30 novembre 2021. Qui sont les Français bien décidés, aujourd’hui, à voter Éric Zemmour à l’élection présidentielle d’avril 2022 ? Quels sont leurs âges, leurs professions, leurs lieux de résidence, leur pratique religieuse, les candidats qu’ils avaient soutenus aux scrutins précédents ? Sociologues, politologues ou encore spécialistes des sondages viennent de s’intéresser au désormais candidat officiel et à ses soutiens.

Lire aussi : Présidentielle 2022 : pourquoi Eric Zemmour a-t-il choisi cette date pour se déclarer candidat ?

L’étude la plus complète a été publiée, le 22 octobre 2021, par la Fondation Jean-Jaurès. Près de 1 400 électeurs potentiels dÉric Zemmour ont été interrogés. Des hommes et des femmes qui se définissent d’ailleurs, de prime abord, comme radicaux, voire très radicaux, ayant pour seules inquiétudes l’immigration et la délinquance. L’avenir de la planète ou encore les problèmes sociaux et économiques ? Très peu pour eux !

Un électorat potentiel avant tout masculin et âgé

Cet « électorat Zemmour » d’aujourd’hui (il va pouvoir fluctuer au fil des prochaines semaines) est avant tout masculin et âgé, implanté surtout en Île-de-France et dans le Sud. Les femmes, elles, à commencer par les plus jeunes (de moins de 25 ans), ont du mal avec le polémiste d’extrême droite. Il est vrai que dans ses discours successifs, il ne les ménage pas vraiment

Si l’électorat de Marine Le Pen (Rassemblement national) est, pour partie, issu des classes populaires avec un faible niveau de diplôme (ouvriers et employés), son challenger à droite de la droite semble intéresser, tout à la fois, une partie des titulaires d’un CAP/BEP et des diplômés d’un bac + 2. Les plus diplômés, par contre, lui sont totalement étrangers.

Selon l’étude de la Fondation Jean-Jaurès, Éric Zemmour semble plaire à une partie des artisans, commerçants, chefs d’entreprise. En revanche, il ne perce pas auprès des professions intermédiaires, assez féminisées. « L’électorat potentiel du polémiste apparaît solide auprès des classes moyennes et moyennes supérieures. Il se montre, par contre, un peu plus faible dans les foyers gagnant moins de 1 250 €. À noter que chez les ménages les plus riches, il est nettement plus soutenu que Marine Le Pen », analysent Antoine Bristielle et Tristan Guerra, de la Fondation Jean Jaurès.

Lire aussi : PORTRAIT. Qui est vraiment Éric Zemmour, désormais candidat à l’élection présidentielle ?

Tel un coucou, il « chipe » des électeurs

Parmi les autres caractéristiques des soutiens du nouveau candidat à la présidentielle, la religion catholique occupe une place relativement importante. La moitié des pratiquants réguliers partagent, aujourd’hui, leurs votes entre Xavier Bertrand, Éric Zemmour et Marine Le Pen. Le cœur de la moitié des pratiquants plus occasionnels penche vers Emmanuel Macron et Éric Zemmour. En revanche, le polémiste ne perce pas chez les « sans religion ».

Autre donnée importante : le tout nouveau candidat intéresse, actuellement, un quart des passionnés de la politique. « Cela peut d’ailleurs expliquer pourquoi la dynamique du polémiste est si favorable à l’heure actuelle, où les citoyens les moins intéressés par la politique n’expriment pas encore d’intention de vote claire », poursuivent Antoine Bristielle et Tristan Guerra.

Dernier diagnostic, et non des moindres : tel le coucou s’installant dans le nid des autres oiseaux, Éric Zemmour parvient à « chiper » des électeurs d’autres candidats. De Marine Le Pen surtout (plus d’un tiers), mais également de François Fillon en 2017 (un quart). Sans oublier « un important contingent de Français » qui se sont abstenus ou ont voté blanc ou nul voilà cinq ans.

https://www.ouest-france.fr/politique/eric-zemmour/qui-sont-les-electeurs-potentiels-du-candidat-eric-zemmour-f7113d96-42d4-11ec-b56f-a7c3454c89af

 

Le Diben mardi 30 novembre 2021

Plougasnou. Intervention de la vedette SNSM

Photo Pyb29 Photo Pyb29

Intervention de la vedette SNSM " Notre Dame du Trégor" en ce début d'après-midi au fond de l'Anse de Primel.

 

Ouest-France

Brest. TicTic, le nouveau restaurant casse-croûte du centre-ville

Ouvert début octobre, TicTic, le petit restaurant d’Aymeric Simon a déjà trouvé sa clientèle, à Brest (Finistère). Des amateurs de casse-croûte frais, bio, local et cuisiné pour un déjeuner assis ou à emporter.

Sophie et Aymeric posent devant l’ardoise du menu de TicTic

Sophie et Aymeric posent devant l’ardoise du menu de TicTic | OUEST-FRANCE

« Tic Tic, c’est ma grand-mère qui m’appelait comme ça, sourit Aymeric derrière son masque, au sein de son nouveau restaurant TicTic. Une agricultrice qui faisait la cuisine pour tout le monde à l’ancienne. C’est elle qui m’a donné le virus ! »

Arrivé à Brest (Finistère) en 2005 de son Nord natal, Aymeric Simon, 42 ans, enchaîne les petits boulots dans la restauration après des études d’économie avant de devenir infirmier dans le service de psychiatrie de Bohars. Le confinement l’incite à se reconvertir et à franchir le pas.

« La cuisine, c’est ma grande passion. Depuis toujours, c’est elle qui prend toute la place, j’en rêve la nuit », avoue ce colosse à la carrure de rugbyman et au sourire gourmand. Avec l’aide de quelques copains qui mettent la main au portefeuille, Aymeric ouvre TicTic, joli restaurant où il a tout fait lui-même. Comme sa cuisine. « Je fais tout moi-même avec que des produits locaux et frais et des producteurs bios. Le cochon vient de Plabennec, le poulet des monts d’Arrée, la farine du Ménez Hom… »

« Une cuisine goûtue »

Outre les deux formules à 11 et 9 € avec casse-croûte ou salade, dessert et boisson, le restaurant propose des sandwichs froids ou chauds avec fromage fondu, des salades au goût d’ailleurs, des soupes et des pizzas à la pâte au levain faite maison, quelques desserts maison, cookies, tiramisu ou fromage blanc au kôso de prunes, un sirop fermenté japonais qu’Aymeric est allé chercher à travers ses voyages culinaires. « J’aime ce qui est exotique, travailler des mélanges et des saveurs inattendus et j’ai une affinité particulière pour le Japon. »

Une façon de se démarquer d’une sandwicherie ordinaire. « Je cherche avant tout à faire une cuisine goûtue avec des épices, du piment. Des sandwiches qui ont le goût qu’ils doivent avoir ! » Et pour laisser papa et maman déguster tranquillement leur déjeuner, un espace enfants a été conçu par Aymeric pour accueillir les petits avec livres, petits et jeux, crayons et tables de dessins.

TicTic, 31, rue Émile-Zola, ouvert de 11 h à 15 h du lundi au vendredi. Vente sur place ou à emporter. Livraisons possibles avec des coursiers brestois.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-tictic-le-nouveau-restaurant-casse-croute-du-centre-ville-4fa19418-4d36-11ec-b164-0c4a2c8943aa

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
29 novembre 2021

Nuance

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/11/nuance.html

 

Ouest-France

Brest. Double meurtre au stand de tir en 1996 : « J’ai bon espoir que ce crime ne reste pas impuni »

Ce dossier, Bertrand Labat, avocat au barreau de Brest (Finistère), le connaît sur le bout des doigts. Il défend la famille de l’une des victimes depuis 25 ans. Déterminé à voir l’affaire résolue, Me Labat a récemment écrit au Président de la République. Il mise aujourd’hui beaucoup sur un possible transfert de l’enquête à un service spécialisé de la gendarmerie.

« Quand je vois la souffrance des victimes, je suis profondément déterminé à aller au bout. » Bertrand Labat, avocat à Brest, suit ce dossier depuis 25 ans. | OUEST-FRANCE

Avocat de la famille de François Picard depuis 25 ans, Bertrand Labat défend aujourd’hui également les intérêts des parents de Pol Creton, deux hommes tués par balle le 13 octobre 1996, à Brest (Finistère). Il répond aux questions de Ouest-France, 25 ans après les faits.

C’est sur le chemin menant au stand de tir que les deux corps ont été trouvés, le dimanche 13 octobre 1996, à 9 h 15, par la personne qui devait initialement ouvrir le club. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Où en est l’enquête sur le double meurtre du stand de tir ?

Actuellement, seules deux personnes du service régional de la police judiciaire (SRPJ) travaillent dessus, de manière épisodique. Si le dossier n’avance pas, ce n’est pas faute de compétences, mais par manque de moyens. Et ça me met en colère car c’est se moquer des parties civiles, de leur souffrance !

J’ai dénoncé cette situation à deux reprises, en 2003 alors que Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur, puis en mars 2021, en écrivant au Président de la République, à son épouse et aux différents ministres concernés. Sans aucune réponse dans les deux cas, si ce n’est pour me rappeler ce que je sais déjà, que la justice est indépendante. C’est le mépris le plus total. Heureusement, l’arrivée d’une nouvelle juge d’instruction – la 9e ! – pourrait faire évoluer l’enquête.

Comment ?

Cette personne semble avoir pris la pleine mesure de l’affaire, et il est question de transmettre le dossier à la gendarmerie, au SCRCGN, Service central du renseignement criminel, basé à Cergy. À voir s’ils acceptent de s’en saisir. On pourrait alors imaginer qu’ils rebondissent sur plusieurs éléments, comme l’exploitation de deux ADN partiels – sur un mégot et sur une fougère recouvrant un étron, tous deux trouvés à proximité de la scène de crime. Cela n’avait jusque-là rien donné, mais avec les nouvelles techniques de l’ADN, on pourrait peut-être les faire parler.

Les 22 ou 23 volumes de l’enquête sont également en train d’être numérisés, en vue d’être analysés par Anacrim, un logiciel de la gendarmerie permettant de faire des recoupements qui auraient pu échapper aux enquêteurs. Beaucoup d’affaires ont été résolues de cette manière.

Dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui ?

25 ans, c’est très long. Pour les victimes, c’est terrible. Mais désormais, c’est la dernière ligne droite, et peut-être le bouquet final. J’ai bon espoir que ce meurtre ne reste pas impuni. Je me battrai en tout cas jusqu’à mon dernier souffle pour que ce soit le cas.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/meurtres-au-stand-de-tir-a-brest-l-avocat-a-bon-espoir-que-ce-crime-ne-reste-pas-impuni-b8ab7fc8-4df9-11ec-a95a-65d4098bd160

 

Lundi 29 novembre 2021

Communiqué de presse LDH Quimper :

"Droits perdus en ligne, comment la dématérialisation fabrique des sans-papiers ?

La dématérialisation du service public de l'immigration et de l'intégration en préfecture prive les personnes étrangères de leurs droits et fabrique des sans-papiers.

Toutes les démarches doivent désormais se faire en ligne, ce qui nécessite un accès à internet, une bonne maîtrise de la langue et du jargon administratif. Une erreur sur le formulaire à remplir devant un écran ou le moindre bug informatique peuvent détruire une vie.

Trop de personnes perdent leurs droits et deviennent sans-papiers. Sans le soutien des associations, de plus en plus sollicitées par les services sociaux, elles ne peuvent plus se loger. Elles n'ont plus le droit de travailler. Un accueil physique doit être rétabli dans les préfectures pour accueillir les personnes étrangères.

Le fait d'imposer la dématérialisation en matière de droit au séjour a été rendu illégal par le Tribunal Administratif, en Seine-Maritime [1] et en Guyane [2], d'autres procès sont en cours [3].

A l'initiative de la Coordination Bretagne-Pays de Loire-Normandie Solidaire des personnes immigrées, plusieurs associations du Finistère appellent à se rassembler devant la sous-préfecture de Brest le 1er décembre 2021 à 13h30 pour manifester contre ce qui est devenu une nouvelle frontière infranchissable.

Pour les usager-es étranger-es comme pour toutes et tous : préservons les services publics.

[1] TRIBUNAL ADMINISTRATIF (lacimade.org)

[2]  La dématérialisation dans le viseur : 23 préfectures devant les tribunaux administratifs [Actions collectives] GISTI

[3] Cayenne : Le Tribunal Administratif se prononce sur la procédure de demande (francetvinfo.fr)

Signataires :

Morlaix Liberté, Pays de Morlaix Solidarité Migrant-e-s, Emal 2, 100 pour un toit saint Pol, Les utopistes en action,

Accueil migrant-e-s pays bigouden, Solidarité Iroise, Fraternité Douarnenez, LDH Morlaix, Aidons les réfugié-e-s,

Ensemble Finistère, NPA 29, Coopérative Écologique et sociale, Droit d'asile, ADE Brest, Le Temps Partagé,

100 pour un toit Quimperlé, Attac Quimper, 100 pour un toit Cornouaille, Adjim, LDH de Quimper et du Finistère,

Accueil des réfugié-e-s dans le Cap, Digemer, Collectif Humanité de Plouguerneau, Actes en Cornouailles, Solidaires, CNT 29,

Union Démocratique Bretagne (UDB), Europe Ecologie Les Verts (EELV), PCF du pays de Quimper et du Finistère, La

France Insoumise 2, 0 personnes à la rue, Fraternité Quimper.

 

Ouest-France

Morlaix. Tarot, concert et café des sciences aux Deux Rivières

Les amateurs de jeux de cartes peuvent se frotter les mains. À Morlaix (Finistère), les parties de tarot sont de retour au bar des Deux Rivières. Et d’autres animations sont prévues.

André Le Noir, vice-président de l’association qui gère le bar des Deux Rivières, avec Karine, salariée. | OUEST-FRANCE

« Les tarots reprennent les premier et troisième mercredis de chaque mois », se réjouit André Le Noir, vice-président avec Chantal Penven de l’association qui gère le bar de La Madeleine à Morlaix (Finistère). « Et surtout, on aura chaud ! » Depuis quelques semaines, un poêle à foyer fermé trône dans la grande salle.

Samedi 4 décembre 2021, place au pianiste Patrice Langlois, dans un registre allant du rock au jazz, au classique voire ethnique. « Le 12 janvier, nous accueillerons Laurent Meijer, du CNRS (Centre national de la recherche scientifique), qui viendra parler des protéines kinases dans le cadre d’un café des sciences. En janvier également, il y aura le Prince Ringard. »

Bar des Deux Rivières, ouvert de 11 h à 13 30 et de 17 h à 20 h 30, fermé le samedi soir, le dimanche et le mercredi, jour du tarot. Assemblée générale le 10 décembre 2021 à 18 h. Contact : sur la page Facebook ou au 07 80 02 58 13.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-tarot-concert-et-cafe-des-sciences-aux-deux-rivieres-fad95558-5071-11ec-b44c-21de1cbb0cd6

 

Ouest-France

Plougasnou. Un projet de petits-déjeuners à la résidence autonomie

Publié le

Quelques semaines après la création d’un vestiaire solidaire, la résidence autonomie de Plougasnou met en place un nouveau projet. Il s’agit de lancer une boutique de petits- déjeuners pour les résidents.

Actuellement, les personnes vivant à la résidence se font porter le petit-déjeuner directement dans leur chambre. Pour maintenir l’autonomie, la motricité, mais aussi la convivialité, la résidence souhaite donc qu’un espace dédié au petit-déjeuner soit conçu.

Pour cela, un appel aux bénévoles est lancé afin d’aider à la création de cette boutique. Il s’agira de restaurer et remettre au goût du jour un buffet, qui sera ensuite mis à disposition des résidents. Ces derniers se serviront eux-mêmes lors de leur repas du matin. Les jours et les horaires seront organisés selon les disponibilités des bénévoles.

Concernant le vestiaire solidaire, il est possible de déposer des dons de vêtements et accessoires tout au long de l’année.

Pour plus de renseignements auprès de Jasmine Crenn, animatrice de la résidence autonomie au 02 98 67 30 90.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/un-projet-de-petits-dejeuners-a-la-residence-autonomie-fd36b1a9-3852-411e-ad58-37fd93ebf105

 

Ouest-France

Un projet de parc éolien approuvé à Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner

Quatre éoliennes pourraient être installées entre le lieu-dit La-Boissière et Sainte-Brigitte, dans le Finistère. Les habitants de Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner sont invités à participer au projet.

Les élus de Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner ont émis un avis favorable pour l’étude de faisabilité afin d’accueillir quatre éoliennes dans la commune. (Photo d’illustration) | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Il y a deux ans, la société BayWa r.e, acteur international expert en énergies renouvelables et d’origine allemande, a sollicité la commune de Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner (Finistère) pour le projet d’un parc éolien situé sur une parcelle entre La Boissière et Sainte-Brigitte. Elle s’engage à travailler avec les entreprises locales.

« Il s’agit de quatre éoliennes avec une approche innovante et à l’écoute des territoires. La société assure une information transparente, propose à la commune et aux citoyens de rentrer dans le capital, ce qui leur permet de participer à la gouvernance du projet. Elle propose également d’accompagner la commune dans la transition écologique sans oublier l’aide au milieu agricole dans un rayon d’un km », a précisé l’adjoint à la transition écologique, Josselin Boireau, lors du conseil municipal jeudi 25 novembre 2021.

Les élus ont émis un avis favorable pour l’étude de faisabilité à l’unanimité moins une abstention.

Conseil local des jeunes

La constitution d’un conseil local des jeunes concerne les jeunes de 9 à 15 ans. Il sera constitué d’une vingtaine de participants avec la parité. Ce projet est une préparation à la citoyenneté. Ce conseil municipal des jeunes doit être mis en place pour la fin de l’année ou début 2022.

Pass Asso

Un dispositif proposé par la Région permet aux associations de passer le cap difficile de la crise sanitaire. Le club de football L’étoile sportive avait sollicité une subvention de 5 000 €. Elle a été retenue avec l’accord de Morlaix communauté pour participer
à hauteur de 25 % et la commune pour 25 %.

Chèques cadeaux

Chaque agent travaillant dans la commune percevra un chèque-cadeau de 100 €.

Services

En 2015, Morlaix communauté avait mis en place des services en remplacement de ceux de l’État, concernant notamment les permis de construire. La convention est
prolongée d’un an.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-thegonnec-loc-eguiner-29410/un-projet-de-parc-eolien-approuve-a-saint-thegonnec-loc-eguiner-ce73116e-507d-11ec-b44c-21de1cbb0cd6

 

Ouest-France

Finistère. La convention spéciale Star Wars a attiré 2 000 personnes ce week-end

La convention Universtar consacrée à Star Wars a attiré environ 2 000 personnes, ce samedi 27 et dimanche 28 novembre 2021, à Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner (Finistère). Les organisateurs reviendront avec un nouvel évènement au printemps 2022.

Un cosplay de Chewbacca avec l’acteur britannique Ross Sambridge, qui interprète Snoke dans les derniers films « Star Wars ». | OUEST-FRANCE

« On est content, on a eu une très bonne journée ce dimanche », commente Morgan Lefebvre, organisateur de la convention Universtar consacrée à Star Wars . L’événement a réuni environ 2 000 personnes samedi 27 et dimanche 28 novembre 2021, à la salle des fêtes de Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner (Finistère).

Les fans ravis

Dark Vador, Chewbacca, des Stormtroopers mais aussi Maléfique de La Belle au bois dormant ont pris vie grâce aux performances de cosplayers (pratique visant à se costumer en personnage de fiction). Les acteurs Bô Gaultier de Kermoal (Kaamelott) et Ross Sambridge (Snoke dans les derniers films Star Wars) se sont prêtés au jeu des photos avec les fans.

« La mairie nous apporte son soutien pour la suite. Je ne sais pas si on refera une convention. Mais on reviendra avec un nouvel événement au printemps 2022, en lien avec l’art et le cinéma », annonce Morgan Lefebvre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-thegonnec-loc-eguiner-29410/finistere-la-convention-speciale-star-wars-a-attire-2-000-personnes-ce-week-end-308b8f2e-5075-11ec-b342-ad093da6aeec

 

Ouest-France

Une cinquantaine de personnes ont marché de Brest à Morlaix pour « créer un monde alternatif »

Ils ont quitté le rond-point de Pen ar C’hleuz, à Brest (Finistère), ce samedi 27 novembre 2021. Après avoir campé à Saint-Servais, ils ont poursuivi la marche sur la route départementale pour rejoindre Morlaix, ce dimanche 28 novembre 2021, en fin de journée.

Une cinquantaine de personnes sont arrivées dans le centre-ville de Morlaix (Finistère), ce dimanche 28 novembre 2021 en fin d’après-midi. Elles ont relié Brest à la Cité du viaduc à pied. | OUEST-FRANCE

Quelques airs de musique et une collation les attendent au kiosque de la place des Otages, à Morlaix (Finistère), ce dimanche 28 novembre 2021. Une cinquantaine de personnes ont relié Brest à Morlaix à pied ce week-end, avec un petit passage sur la RN12 remarqué. Durant la nuit, ils ont campé au terrain de sport de Saint-Servais.

Cette soixantaine de kilomètres parcourue était une première pour La Vague, le mouvement organisateur. Celui-ci se veut « apolitique », à ne pas « confondre avec les Gilets jaunes ou les anti-passe sanitaire », même si certains d’entre eux ont participé à la marche.

D’autres marches envisagées

La Vague a été créée par cinq personnes venant de l’axe Brest-Paris, et veut imaginer « un monde alternatif. On se détourne du pouvoir. On a divers groupes de travail sur la santé, l’éducation. On ne fait rien d’illégitime. Nous voulons trouver la solution ensemble pour mieux vivre et être heureux », décrypte l’une des organisatrices.

Cette première marche a vocation à se transformer en tour de France, en plusieurs étapes.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/une-cinquantaine-de-personnes-ont-marche-de-brest-a-morlaix-pour-creer-un-monde-alternatif-bf6d0822-506f-11ec-b342-ad093da6aeec

 

Ouest-France

NÉCROLOGIE. À Cavan, le défenseur de la langue bretonne, Jañ-Mai Salomon, s’est éteint

Jeudi 25 novembre 2021, Jañ-Mai Salomon, une grande figure du milieu bretonnant s’est éteinte, à Cavan (Côtes-d’Armor), à l’âge de 64 ans. L’homme était un fervent défenseur de la langue bretonne et militant politique engagé.

Jañ-Mai Salomon s’est éteint jeudi 25 novembre 2021, à l’âge de 64 ans. | OUEST-FRANCE

Jeudi 25 novembre 2021, une grande figure du milieu bretonnant s’est éteinte, à l’âge de 64 ans, à Cavan (Côtes-d’Armor). Jañ-Mai Salomon, défenseur de la langue bretonne et militant politique engagé, était né le 31 janvier 1957.

Son parcours est tellement riche qu’il est difficile de le résumer, mais il est certainement un des fers de lance de la préservation de la culture bretonne et de la vivacité de la filière bilingue cavannaise. « C’est l’engagement de militants comme Jañ-Mai qui a permis à la langue bretonne de conserver sa place en Bretagne », commentent ses amis.

Un hommage samedi 4 décembre 2021

En effet, au cours de sa vie, ardent défenseur de la cause bretonne et fidèle à de nombreux engagement, il paiera plusieurs fois de sa personne pour son militantisme politique. Enseignant de primaire, en poste à Louargat puis à Kermoroc’h, il réalisa de très nombreux projets culturels en breton avec ses élèves. La filière bilingue de Cavan s‘ouvrit en 1987 avec une quinzaine d’élèves. C’est Jañ-Mai qui fut choisi pour ce nouveau poste, et il y resta jusqu’à sa retraite. Jañ-Mai Salomon était également un des organisateurs du Gouel Broadel ar Brezhoneg (fête nationale de la langue bretonne) Kenavo Jañ-Mai, ur vuhez, ur stourm !

Un hommage lui sera rendu samedi 4 décembre 2021, à 16 h, à la salle polyvalente, rue des Tilleuls, à Belle-Isle-en-Terre.

https://www.ouest-france.fr/necrologie/necrologie-a-cavan-le-defenseur-de-la-langue-bretonne-jan-mai-salomon-s-est-eteint-dec7f186-5034-11ec-8ebe-a672ee045f31

 

Ouest-France

Plounéour-Ménez. L’antenne relais sera installée au château d’eau

Le conseil municipal de Plounéour-Ménez (Finistère) a voté l’implantation d’une nouvelle antenne relais de téléphonie mobile. Elle doit accueillir les opérateurs Bouygues et SFR.

Certains opérateurs sont déjà présents sur l’antenne du Roc’h Trédudon à Plounéour-Ménez. | OUEST-FRANCE

Le projet d’antenne relais de téléphonie mobile doit s’implanter près du château d’eau, route du Relec, loin des habitations, selon le souhait des élus du conseil municipal de Plounéour-Ménez (Finistère). Cette antenne, installée sur les hauteurs de la commune, sera d’une hauteur de 30 m, de couleur verte. Elle couvrira le bourg et certains villages encore en zone blanche tels Mengleuz, Lesmenez, Kernellec ou Pen ar Prajoù.

Les opérateurs Bouygues et SFR proposeront la 4G dans un premier temps, puis la 5G en 2024 ou 2025. La redevance payée à la commune est de 6 000 € par an. Le conseil s’est prononcé avec onze voix pour le
projet et trois abstentions.

Demande de subventions

Une demande de DETR (Dotation d’équipement des territoires ruraux) sera déposée pour la rénovation du gymnase, actuellement fermé par arrêté municipal pour raison de sécurité. Le projet de rénovation, d’un montant global de 240 000 €, concerne la toiture et les ouvertures ainsi que le désamiantage des locaux.

« La déconstruction du bâtiment aurait coûté 200 000 €. Le garder nous permet d’avoir un gymnase à disposition des associations pour l’organisation d’événements, ce qui ne sera pas possible dans le projet de gymnase porté par le Département. Ce projet est toujours d’actualité, déclare le maire Sébastien Marie. Ce nouveau
gymnase, construit en priorité pour les 300 élèves du collège, verra le jour dans les années à venir, près du terrain des sports. Le Département s’y est engagé. »

Une autre demande de DETR, d’un montant de 99 800 €, sera faite pour le projet de médiathèque dans l’ancienne école, derrière la mairie. Celle-ci a déjà reçu une subvention de 111 000 € pour le projet d’un montant global estimé à 499 000 €. La future médiathèque, d’une superficie de 196 m² au sol, accueillera un tiers lieu pour les associations et le Fab Lab (laboratoire de fabrication) du futur centre de soins communautaire qui sera installé dans les locaux de l’actuelle bibliothèque en 2024.

Marché de voirie

La partie de route entre la chapelle Saint-Divy et le Dividoù sera rénovée par l’entreprise Colas pour un montant de 38 169 €.

Art Ring

L’association du collectif d’artistes Art Ring installera huit œuvres d’art le long de la rivière du Queffleuth au printemps prochain et sera en résidence dans la commune. Le conseil a voté une subvention de 300 € en faveur de l’association.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouneour-menez-29410/plouneour-menez-l-antenne-relais-sera-installee-au-chateau-d-eau-d7210fb0-5068-11ec-b44c-21de1cbb0cd6

 

Ouest-France

Lannion. Un appel aux dons pour les privés d’emploi et les sans-papiers

Pénalisée par la crise sanitaire, l’association ​Agir contre le chômage et la précarité (AC ! Trégor), à Lannion (Côtes-d’Armor), sollicite en cette fin d’année 2021 la générosité des Trégorrois pour soutenir ses actions en faveur des personnes en situation de précarité et des migrants.

Pénalisés par la crise sanitaire, les membres d’AC ! Trégor et du collectif de soutien aux sans-papiers n’ont pas pu organiser les événements habituels, sources de recettes précieuses à ses finances. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Avec ses 220 bénévoles, l’association Agir contre le chômage et la précarité (AC ! Trégor) et le collectif de soutien aux sans-papiers (CCSP) accompagnent à longueur d’année des personnes en situation de précarité, privées d’emploi ou sans papiers à Lannion (Côtes-d’Armor).

Mais cet accompagnement a un coût pour cette association qui bénéficie de « subventions très limitées » et très pénalisée par le contexte sanitaire : la pandémie a considérablement réduit ses actions diverses, habituellement sources de trésorerie.

Environ 200 dossiers traités

Mères seules avec de jeunes enfants, familles menacées d’expulsion, personnes sans ressources… « Malgré le confinement, près de 200 dossiers ont été traités par les bénévoles », relatent les intéressés, qui en appellent aux dons.

Les chèques sont à adresser à l’ordre d’AC ! Trégor, à l’Espace Sainte-Anne au 2, rue de Kerampont, à Lannion. Tél. 02 96 47 27 27 ou courriel : contact@cssp-lannion.fr

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-un-appel-aux-dons-pour-les-prives-d-emploi-et-les-sans-papiers-e0231f6e-4e0a-11ec-8bef-f2c8380d539f

 

Ouest-France

Hôtels particuliers, bureaux...Le diocèse de Paris possède 700 millions d'euros de biens immobiliers

Alors que l'Église cherche des fonds pour indemniser les victimes de prêtres pédophiles, une enquête de Radio France révèle la fortune immobilière du diocèse de Paris, qui s'élève à près de 700 millions d'euros. Pour la plupart issus de legs, ces biens n'apparaissent pas dans les comptes.

L'archevêque de Paris, Michel Aupetit, le 15 juin 2019, à Paris. | ZAKARIA ABDELKAFI / AFP

Une fortune considérable. Le diocèse de Paris possède une centaine d'immeubles, cachés, dont la valeur totale est estimée à près de 700 millions d'euros, selon une enquête menée par la cellule d'investigation de Radio France.

Ces révélations interviennent alors que les évêques de France ont annoncé, le 8 novembre, la constitution d’une instance nationale chargée d’indemniser au cas par cas les victimes de violences sexuelles commis par des prêtres.

Hôtel particulier et siège social de Free

Cette fortune immobilière comprend notamment la résidence de l'archevêque de Paris, situé dans le très chic 7e arrondissement, à proximité des ambassades et des ministères. « Lorsqu’on franchit la très belle porte cochère, une cour pavée donne sur l’hôtel particulier. Le rez-de-chaussée est occupé par des salons en enfilade et une grande salle de réunion. Au premier étage, se trouve l’appartement privé de l’archevêque, son bureau, ceux de son secrétaire particulier et de ses collaboratrices. À l’arrière se trouve un charmant jardin et à droite, la chapelle privée de l’archevêque », décrit un ancien membre du diocèse de Paris.

Nos confrères de Radio France l'ont fait évaluer par des experts, qui estiment le bien entre 52 et 65,8 millions d’euros. Une riche paroissienne avait légué cet hôtel particulier au début du XXe siècle pour que l'archevêque y demeure.

Parmi la centaine de biens immobiliers découverts se trouve également le siège social de Free, d’une superficie de 6 800 m², évalué entre 137 et 156 millions d’euros ou encore le Foyer Chaillot-Galliera, à deux pas des Champs-Élysées. Ce bâtiment, légué en 1877 par la duchesse génoise de Galliera, accueille sur quatre étages « des jeunes femmes de 18 à 25 ans de toutes nationalités, qui cherchent un hébergement pour quelques semaines dans le cadre d’un projet professionnel ». Le luxueux édifice abrite aussi un espace d’événementiel de 5 000 mètres carrés, luxueusement décoré, avec un auditorium de 350 places, disponible à la location.

Revenus absents des comptes du diocèse

Si la fortune de ce patrimoine est considérable, elle n'apparaît pas dans les comptes du diocèse de Paris, pas plus que les revenus qu'il génère. « La loi de 1905 interdit aux cultes de posséder des immeubles dits "de rapport " », admet Ambroise Laurent, le secrétaire général adjoint de l’épiscopat chargé des questions économiques et juridiques.

Le diocèse n'a donc pas le droit de percevoir des revenus provenant de biens immobiliers. « Comme nous n’avons pas la possibilité d’acquérir des biens immobiliers, nous n’avons pas de consolidation de ces biens dans nos comptes », explique le secrétaire général adjoint de la Conférence des évêques.

Alors, le diocèse de Paris est-il hors-la-loi ? Pas vraiment. « Quand il y a un legs, un immeuble qui produit du revenu, on trouve un moyen pour que ce ne soit pas l’association cultuelle qui en soit directement propriétaire » confie à Radio France Emmanuel Tawil, spécialiste en droit des cultes. Pour contourner la législation, ces immeubles appartiennent donc officiellement à des SCI, des associations ou des fondations.

Obstacles à la vente

Selon les calculs de nos confrères, aidés d’experts immobiliers, le prix des biens du diocèse atteint entre 625 et 710 millions.

Pourtant vendre ce patrimoine pour indemniser les victimes n'est pas si évident, car les associations diocésaines sont obligées de consacrer leurs ressources uniquement aux activités cultuelles. Sur le plan juridique, l'indemnisation pourrait ne pas rentrer dans le champ de leurs compétences. La question se pose.

De plus, certains donateurs imposent une certaine utilité à leurs biens, pour la jeunesse, les pauvres ou le fonctionnement de l'Église...bloquant ainsi l'institution car un héritier pourrait exiger de récupérer son patrimoine.

https://www.ouest-france.fr/societe/religions/hotels-particuliers-bureaux-le-diocese-de-paris-possede-700-millions-d-euros-de-biens-immobiliers-d8e2aeb6-dbbb-4fd4-b1ed-6a1c729aece9

 

Ouest-France

À Brest, ils manifestent contre le passe sanitaire

Environ 80 manifestants anti passe sanitaires défilaient dans les rues de Brest ce samedi 27 novembre 2021. Il s’agit de leur vingtième samedi de mobilisation.

Ils étaient environ 80 ce samedi 27 novembre 2021 à descendre la rue de Siam pour manifester contre le passe sanitaire. | OUEST FRANCE

C’était le vingtième samedi qu’ils se retrouvaient Place de Strasbourg pour manifester contre le vaccin et le passe sanitaire, et revendiquer leur droit à la liberté de choisir.

Alors que ce samedi 27 novembre, dès 9 h, un groupe de 70 personnes avaient déjà entamé une marche vers Morlaix, bloquant la RN12 pendant près de deux heures entre le rond-point de Penn ar Ch’leuz et la sortie Gouesnou pour manifester contre le passe sanitaire, cet après-midi, ils étaient 80 manifestants à descendre dans le calme la rue de Siam, pour les mêmes raisons.

80 personnes ont manifesté contre le passe sanitaire ce samedi 27 novembre 2021 à Brest. | OUEST FRANCE

Ils ont effectué leur parcours hebdomadaire de la Place de Strasbourg au bas de Siam, croisant le Marché de Noël, avant de se donner rendez-vous samedi 4 décembre 2021 et poursuivre la mobilisation.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/a-brest-ils-manifestent-contre-le-passe-sanitaire-ab907cc4-4f8b-11ec-b93a-6aa1b43b752b

 

Ouest-France

À Brest, la grève Bibus a payé : le trafic reprend dimanche

À Brest (Finistère), après deux vagues de grèves soutenues cet automne, syndicats et direction de Bibus ont trouvé un accord ce samedi 27 novembre 2021. Le service de transport reprendra normalement dimanche 28 novembre 2021.

La ligne du tram ne circule pas, ce samedi 27 novembre 2021. Le service est partiellement assuré par des bus. | OUEST FRANCE
À Brest (Finistère), un préavis de grève a été déposé par des syndicats de Bibus, ce samedi 27 novembre 2021. Entraînant de grosses perturbations dans les transports.

Cet après-midi, syndicat et direction ont finalement convenu d’un accord. « Nous demandions trois embauches à la conduite et surtout que la direction revoit l’ensemble des temps de parcours », souligne Luc Daniel, Délégué syndical.

Les grévistes ont eu gain de cause puisque l’accord sera signé dès demain, dimanche 28 novembre 2021.

Pour les usagers, cette modification des temps de parcours implique des modifications d’horaires des transports, qui seront concrètement mises en place et affichées dès le 3 janvier 2022.

Le service reprend dimanche

Actuellement, aucun tramway ne circule. Le service est assuré par des bus de remplacement entre les stations « Porte de Plouzané » et « Menez Paul », un bus toutes les 20 minutes de 8 h à 20 h.

Concernant les bus, les lignes impactées sont la ligne 13 : 1 bus sur 2 en moyenne ; la ligne 16 : 40 % des services assurés ; la ligne 10 : 2 bus sur 3 en moyenne ; la ligne 12 : 3 bus sur 4 en moyenne ; la ligne 19 : 2 bus sur 3 en moyenne.

Aucun service n’est assuré pour les lignes 1, 2, 3, 4, 5, 6 et pour Accemo.

Bibus conseille de privilégier les trajets à vélo et le covoiturage, ce samedi.

Plus d’infos : https://www.bibus.fr/fr/reseau-bibus/actualites/info-trafic-previsions-service-transport-samedi-27-novembre-2021

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/a-brest-pas-de-tramway-ce-samedi-en-raison-d-une-greve-8efc958e-4f7c-11ec-9fd2-33690b541c5f

 

Ouest-France

Pays de Morlaix. Des arbres tombés et des dégâts matériels à cause de la tempête

Le vent du Nord balaye la côte de la baie de Morlaix (Finistère), depuis ce vendredi 26 novembre 2021. Les pompiers sont intervenus une dizaine de fois pour des arbres tombés sur la chaussée. Au Diben, à Plougasnou, les éléments se déchaînent.

Un bateau a échoué au Diben. La SNSM de Plougasnou est intervenue. | SNSM PRIMEL-PLOUGASNOU

Le vent balaie la côte de la baie de Morlaix (Finistère) à plus de 100 km/h. Les perturbations devraient durer jusqu’à dimanche 28 novembre 2021, selon Météo France.

À midi, samedi 27 novembre 2021, les pompiers du secteur sont intervenus une dizaine de fois, principalement pour dégager la chaussée d’arbres tombés ou pour des dégâts matériels.

C’était le cas notamment sur la route Morlaix/Lanmeur, non loin de la carrière du Dividou. Un peu plus loin, un câble téléphonique se décrochait de son poteau.

Deux autres arbres sont tombés, un rue de Pen Al Lann, à Carantec, et un autre au Diben, à Plougasnou, non loin du cimetière à bateau.

En hivernage sur le vieux port de Roscoff, plusieurs bateaux se sont couchés sous les rafales de nord-est. Les propriétaires pourront constater les dégâts quand ils pourront monter à bord.

A Roscoff, les bateaux ont subi le vent. | OUEST-FRANCE

Pour le moment, aucun blessé n’est à déplorer.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/pays-de-morlaix-des-arbres-tombes-et-des-degats-materiels-a-cause-de-la-tempete-7787a87a-4f78-11ec-b93a-6aa1b43b752b

 

Ouest-France

ENTRETIEN. Résistance : « Avec Guy Môquet, la France s’est trompée de symbole »

Publié le Propos recueillis par Régis DELANOË pour Bretons.

C’est l’un des événements les plus tragiques du début de la Seconde Guerre mondiale en Bretagne. Le 22 octobre 1941 à Châteaubriant, Guy Môquet était fusillé par l’occupant allemand, victime d’une opération de représailles après l’assassinat d’un officier allemand. Le jeune militant communiste, auteur d’une lettre d’adieu poignante à sa famille, est devenu une icône de la Résistance. Une instrumentalisation de l’histoire, explique Franck Liaigre, historien nantais, spécialiste de la période.

L’historien nantais Franck Liaigre. | GWENAËL SALIOU

Né en 1924, Guy Môquet n’avait pas 16 ans quand la Seconde Guerre mondiale a débuté et lorsque son père, Prosper Môquet, député communiste de Paris, a été arrêté. L’Union soviétique de Joseph Staline ayant signé la veille du conflit un traité de non-agression avec l’Allemagne hitlérienne, le Parti communiste français est dissous par le gouvernement et nombre de ses élus sont incarcérés. Le contexte de la débâcle et les débuts du régime de Vichy renforcent l’ardeur militante du jeune Guy, qui envoie une lettre de protestation au président de la Chambre des députés, Édouard Herriot, dans laquelle il demande la libération de son père.

Avec d’autres camarades militants, l’adolescent tracte aussi dans les rues de la capitale pour condamner une guerre qu’ils jugent « impérialiste » et « bourgeoise », allant à l’encontre des intérêts de la classe ouvrière. Arrêté le 13 octobre 1940 à la station de métro Gare-de-l’Est, il est transféré le 14 mai 1941 au camp d’internement de Choisel, à Châteaubriant. En représailles, après la mort d’un officier allemand dans une rue de Nantes le 20 octobre de la même année, Guy Môquet et quarante-sept autres « otages », prisonniers ou internés, seront fusillés deux jours plus tard .

« Je laisserai mon souvenir dans l’histoire, car je suis le plus jeune des condamnés », avait prédit le jeune militant peu avant de mourir, laissant de poignantes lettres d’adieu à ses proches (« Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé, je vais mourir ! »). C’est effectivement ce qu’il s’est produit, Guy Môquet devenant très vite, et jusqu’à aujourd’hui encore, un enjeu de mémoire et de récupération politique, quitte à troubler la véracité historique. C’est en tout cas ce qu’avait cherché à démontrer l’historien nantais Franck Liaigre qui, en 2009, avait publié avec son confrère Jean-Marc Berlière L’Affaire Guy Môquet, enquête sur une mystification officielle (Larousse, 2009). Retour sur cette affaire sensible, quatre-vingts ans tout juste après les faits tragiques.

Le cas de Guy Môquet est-il un bon terrain d’enquête pour un historien ?

Lorsque nous nous y étions intéressés, avec Jean-Marc Berlière, Guy Môquet était revenu dans l’actualité car le nouveau président de la République, Nicolas Sarkozy, avait souhaité en 2007 que la lettre d’adieu du jeune militant communiste soit lue dans les écoles. Or, nous nous sommes rendu compte lors de notre enquête que beaucoup d’archives le concernant n’avaient jusqu’alors jamais été étudiées.

Le nom de Guy Môquet est très connu et associé à la figure du martyr, mais, derrière la machine médiatique qui s’est mise en branle à l’époque, personne n’avait vraiment enquêté sur les sources d’époque, qui sont pourtant nombreuses, pour démêler le vrai du faux dans cette histoire. Nous nous y sommes attelés.

" Ce qui est arrivé à Guy Môquet est dramatique. Il s’est fait voler sa vie […] mais ce n’était pas un résistant ni un combattant de la liberté avant son arrestation "

Guy Môquet est considéré comme une icône de la Résistance française. Vos travaux de recherche ont-ils permis d’en savoir plus à ce sujet ?

Disons-le clairement : avec Guy Môquet, la France s’est trompée de symbole. Les archives de police permettent de démontrer incontestablement que ce jeune militant communiste distribuait des tracts qui défendaient le pacte germano-soviétique de non-agression signé le 23 août 1939.

Ce pacte est d’une importance capitale : Hitler a pu conduire la guerre contre la France en mobilisant l’essentiel de ses troupes sur sa frontière occidentale sans craindre une attaque à l’Est, et l’URSS a livré des matières premières et du carburant à une Allemagne normalement enserrée par le blocus maritime mis en place par les Britanniques. Toute la propagande communiste d’alors épousait logiquement la ligne de Moscou estimant aussi que la guerre ne concernait pas la classe ouvrière.

Dans les tracts que Guy Môquet et ses camarades distribuaient dans les rues de Paris, ceux qui veulent poursuivre la guerre contre les Allemands sont vilipendés, y compris le général de Gaulle. On est loin d’un acte de résistance. Ce qui est arrivé à Guy Môquet est dramatique. Il s’est fait voler sa vie, il a montré beaucoup de courage et ses engagements militants étaient certainement sincères, mais ce n’était pas un résistant ni un combattant de la liberté avant son arrestation.

Dans quelles circonstances ce jeune militant communiste âgé de 16 ans seulement au moment de son arrestation s’est-il retrouvé interné à Châteaubriant ?

Lorsqu’il est jugé en janvier 1941, trois mois après son arrestation, Guy Môquet est acquitté. Il reste pourtant incarcéré, car le régime de Vichy pratique alors l’internement administratif de toute personne suspectée de lui porter atteinte. Il est transféré à la prison de la Santé, puis à Clairvaux, avant d’être envoyé à Châteaubriant, dans ce qui est appelé le centre de séjour surveillé de Choisel. C’est un camp gardé par la gendarmerie française, dans lequel sont internés beaucoup de militants communistes comme lui.

Quelle est la situation du conflit à l’été 1941, dans les dernières semaines précédant la mort de Guy Môquet ?

L’attaque de l’Union soviétique par le Troisième Reich le 22 juin 1941 entraîne de fait la rupture du traité de non-agression entre les deux partis. Moscou va immédiatement demander au PCF – ou ce qu’il en reste – d’entrer en lutte armée contre l’occupant allemand. Malgré le peu de moyens matériels et logistiques, des attentats vont être menés. C’est dans ce contexte que trois jeunes militants parisiens sont envoyés à Nantes dans le but de tuer un officier allemand du plus haut grade possible.

Le 20 octobre, Karl Hotz, commandant des troupes d’occupation en Loire-Inférieure, est abattu dans le quartier de la cathédrale où siégeait la kommandantur. En représailles, les Allemands décident de tuer cinquante « otages » : des Français internés ou emprisonnés, parmi lesquels se trouve Guy Môquet. Ils seront finalement quarante-huit fusillés le 22 octobre à Châteaubriant, Nantes et Paris. Môquet et les autres victimes du camp de Choisel sont exécutés à la carrière de La Sablière, à l’est de Châteaubriant.

Plaque en mémoire de Guy et Serge Môquet sur la façade de leur domicile parisien au n° 34 de la rue Baron. | PAR WIKIMEDIA COMMONS / MU — TRAVAIL PERSONNEL, CC BY-SA 3.0,

Comment s’est-il retrouvé dans la liste de ces otages fusillés par l’occupant allemand ?

Selon le code des otages, ceux-ci devaient être des internés ou prisonniers proches idéologiquement des agresseurs, se trouvant être à proximité géographique du lieu de l’agression ou natifs de cette région, et, si la jeunesse de ces derniers pouvait être avérée, de la même tranche d’âge. Guy Môquet répond à ces trois critères. Loin de le sauver, son jeune âge a joué en sa défaveur.

" Rétablir la vérité par un fastidieux mais nécessaire travail sur les archives est, je le crois, plus respectueux de la mémoire des acteurs de cette dramatique période. "

Pourquoi son nom est-il autant resté dans la mémoire collective, encore aujourd’hui ?

Dans le travail de politique mémorielle amorcé dès l’après-guerre, Guy Môquet va incarner la figure du jeune martyr de ce qui va être appelé « le parti des fusillés ». Il est resté dans l’histoire car le PCF en a décidé ainsi, dans un but politique très clair.

D’autres jeunes fusillés sous l’Occupation vont aussi laisser des lettres, comme lui, mais leurs noms vont tomber dans l’oubli, comme l’immense majorité des Francs-tireurs et partisans, les FTP, qui sont pourtant des résistants affirmés. Ils vont être célébrés collectivement car moins d’enjeux pèsent sur eux : personne ne peut nier leur implication ni leur immense courage. Par contre, Guy Môquet était essentiel pour tordre la vérité historique en gommant le pacte germano-soviétique et ses conséquences en France.

Les années qui passent et la disparition des derniers acteurs du conflit peuvent-elles permettre de dépassionner le débat sur un sujet aussi sensible, en limitant l’influence du politique sur l’histoire ?

Non, car ce ne sont pas forcément les témoins qui créent des tensions. L’histoire reste un enjeu permanent et une arme dans la vie politique. Après avoir servi les intérêts du PCF, Guy Môquet a fait l’objet d’une deuxième instrumentalisation bien plus tardive en 2007.

Quant à l’histoire, elle doit être dédiée à la recherche et à la défense obstinées de la vérité. Or, les archives permettent objectivement de dire que Guy Môquet était clandestin mais pas résistant, ce qui n’enlève rien à son courage ni à son malheur, bien au contraire. Rétablir la vérité par un fastidieux mais nécessaire travail sur les archives est, je le crois, plus respectueux de la mémoire des acteurs de cette dramatique période de notre histoire.

https://www.ouest-france.fr/culture/histoire/guerre-39-45/entretien-resistance-avec-guy-moquet-la-france-s-est-trompee-de-symbole-d9a53f90-4857-11ec-a192-3afacb30e02d

 

Ouest-France

Lanmeur. Une sculpture monumentale en projet aux Quatre-Vents

Tous les élèves de l’école des Quatre-Vents, à Lanmeur (Finistère) ont visité l’atelier du sculpteur François Hameury. Une première étape avant la réalisation d’une sculpture monumentale dans leur école.

Les élèves de la classe bilingue des Quatre-Vents, de Lanmeur (Finistère), autour du sculpteur François Hameury, en train de courber un morceau de métal. | OUEST-FRANCE

Ce jeudi-là, dans l’atelier du sculpteur François Hameury, à Lanmeur (Finistère), règne une effervescence inhabituelle. Venus en voisins, tous les enfants de l’école des Quatre-Vents rendent visite à l’homme de l’art. « Je passe tous les jours devant, j’avais bien vu qu’il y avait des sculptures, mais maman n’a jamais le temps de s’arrêter », raconte Evan, élève en classe bilingue. Ce jour-là, avec Lucile, Anaïde, Charlie et les autres, il peut enfin approcher les sculptures monumentales aux mouvements improbables, aperçues de la rue.

Autour des sculptures en mouvement de François Hameury. | OUEST-FRANCE

La visite débute par l’atelier ou plutôt « l’usine », comme le désigne très justement le maître des lieux. L’ancienne forge regorge de machines atypiques. Devant les yeux émerveillés des enfants, François Hameury montre comment courber un morceau de métal sur l’enclume. « À quoi ça sert ça ? » questionne un gamin, en arrêt devant une étrange machine. « Elle sert à fabriquer des axes pour mettre en mouvement les sculptures que vous avez vues dehors », renseigne l’artiste. Il montre aussi une souche d’olivier qui, une fois poncée, sera d’une « douceur remarquable ». À côté, des morceaux de polycarbonate intriguent les enfants. « Ils sont destinés à être peints. »

Sur le thème du vent

La visite se poursuit par la galerie où, surprise pour ce jeune public, chaque œuvre réclame sa participation active. Sur 400 m², les sculptures sur bois ou sur pierre côtoient les pièces en laiton et peintures lumineuses réalisées en près de trente ans de carrière.

François Hameury montre aux enfants comment fabriquer un axe destiné à une sculpture. | OUEST-FRANCE

« De quoi nourrir leur imaginaire », souligne Lætitia Guehl, directrice. L’école a, en effet, le projet de faire réaliser par tous les enfants une sculpture cinétique sur le thème du vent. « Cela fait des années que nous y pensons, d’autant plus que l’atelier est situé à proximité de l’école, ce qui écarte tous les frais de transport. »

Par petits groupes, les plus grands imagineront et fabriqueront plusieurs maquettes, les élèves de CP, CE1 et CE2 construiront les éléments de celle qui sera choisie, en lien avec François Hameury, tandis que les maternelles peindront les éléments en polycarbonate. Ce projet, qui doit démarrer au cours du second trimestre, est soutenu par la commune.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/lanmeur-une-sculpture-monumentale-en-projet-aux-quatre-vents-9914b0ae-4d26-11ec-b164-0c4a2c8943aa

 

Ouest-France

Covid-19. Le port du masque redevient obligatoire dans les établissements sportifs

Publié le

Face à la cinquième vague de l'épidémie, le ministère des Sports a indiqué qu'à partir de vendredi, le port du masque serait de nouveau obligatoire dans les équipements sportifs, en intérieur comme en extérieur.

Le port du masque redevient donc obligatoire dans et à l'abord des stades. (photo d'illustration)

Le port du masque redevient donc obligatoire dans et à l'abord des stades. (photo d'illustration) | ARCHIVES THIERRY CREUX / OUEST-FRANCE

Le port du masque  est redevenu obligatoire à partir du vendredi 26 novembre dans les équipements sportifs, en intérieur comme en extérieur, dans le contexte de reprise de l’épidémie de Covid-19, a annoncé le ministère des Sports dans un communiqué.

« Afin de protéger chacun efficacement contre le virus, le respect des mesures barrière est rappelé avec force et le port du masque redevient obligatoire pour tous dans un équipement sportif dès le 26 novembre, excepté au moment de la pratique sportive et de son encadrement effectif », explique le communiqué.

« L’objectif demeure de garantir la continuité d’une pratique sportive normale et la bonne tenue du spectacle sportif », poursuit le texte.

De nouveau obligatoire dans les stades

Avant le premier match de la 15e journée de Ligue 1, vendredi soir entre Lens et Angers, les spectateurs ont ainsi été avisés que « le port du masque (était) de nouveau obligatoire dans l’enceinte et aux abords du stade pour toute personne âgée de 11 ans et plus ».

Le nombre de cas augmente très rapidement en France depuis plusieurs jours, atteignant 33 464 nouvelles contaminations jeudi, au plus haut depuis fin avril.

https://www.ouest-france.fr/sante/masques-de-protection/covid-19-le-port-du-masque-redevient-obligatoire-dans-les-etablissements-sportifs-c5b339da-4243-420f-975e-9bd25cd908b9

 

Ouest-France

Saint-Jean-du-Doigt. Une journée en mémoire de Tanguy-Prigent le 4 décembre 2021

Une journée consacrée à François Tanguy-Prigent sera organisée le 4 décembre 2021, à la salle Kasino de Saint-Jean-du-Doigt (Finistère) à l’occasion des 50 ans de sa disparition.

François Tanguy-Prigent est décédé le 20 janvier 1970, à Morlaix. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

À l’occasion des 50 ans de sa disparition, une journée consacrée à François Tanguy-Prigent sera organisée le 4 décembre 2021, à la salle Kasino de Saint-Jean-du-Doigt (Finistère).

Accompagnée par un groupe de bénévoles et l’Ulamir (Union locale d’animation en milieu rural) du pays de Morlaix, la municipalité de Saint-Jean-du-Doigt prépare cette journée de commémoration depuis 2019.

Une figure locale

François Tanguy-Prigent, décédé le 20 janvier 1970, était un paysan de la commune de Saint-Jean-du-Doigt, qui s’est syndiqué dès ses 16 ans au sein de la Fédération paysanne, avant d’en devenir l’un des dirigeants. Engagé très jeune en politique, et grande figure du socialisme breton, François Tanguy-Prigent fut élu conseiller départemental en 1934, à 25 ans, puis maire de sa commune d’origine, en 1935.

En 1936, il devient le plus jeune député de France et fait alors partie des quinze députés élus, signataires du programme du Front breton, qui défendra des lois en faveur de la régionalisation des institutions et de l’enseignement du breton. Un film de témoignages réalisé par Bobine en Bourg et une exposition autour de François Tanguy-Prigent et de l’agriculture seront librement accessibles de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h.

À 14 h, Christian Bougeard, interviendra pour une conférence, suivie d’un débat.

À 17 h, le Théâtre de l’Ouverture proposera une pièce créée en 1986 autour ​d’événements ayant agité le canton durant l’entre-deux-guerres.

L’entrée est libre et gratuite.

Pour plus d’informations, contacter la mairie au 02 98 67 34 07.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jean-du-doigt-29630/saint-jean-du-doigt-une-journee-en-memoire-de-tanguy-prigent-le-4-decembre-2021-d1c95dbe-4e1b-11ec-838d-cc7ef4fcf91c

http://homardenchaine.fr/Tanguy-Prigent%2050%20ans%20apres....png

 

Ouest-France

Morlaix. À Suscinio, ils réfléchissent sur leur alimentation

Les élèves 1re Stav (sciences et technologies de l’agronomie et du vivant) de Suscinio ont rencontré les représentants de l’Afdi qui sont en lien avec des paysans maliens et malgaches. | OUEST-FRANCE
Nourrir le changement ! Tel est le thème de la journée de réflexion lancée jeudi 18 novembre par Marie-Claude Mével, enseignante en zootechnie à destination de ses élèves en 1re Stav (sciences et technologies de l’agronomie et du vivant). « Cette journée s’inscrit dans le cadre du festival AlimenTerre, il s’agit de comprendre les conséquences de nos choix alimentaires sur les pays du Sud. » Le débat était enrichi par la présence de Jean-Claude Hirrien et Flavien Piticco de l’Afdi (Agriculteurs français développement international), en lien avec les paysans du Mali et de Madagascar.

La projection du film Au-delà des clôtures (DéTERREminés) qui raconte, à travers les témoignages de trois paysans installés en Bretagne, Maine-et-Loire et Haute-Marne, leur transition vers des systèmes plus respectueux des hommes, de la nature et des animaux, a aussi fait comprendre aux jeunes ce qui se fait ailleurs.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-suscinio-ils-reflechissent-sur-leur-alimentation-63c77a46-111d-4d99-80de-a5a4d80d8f3b

 

Ouest-France

Plougasnou. La Maison des peintres prolonge l’exposition Bleu

L’association La Maison des peintres prolonge son exposition à Plougasnou. | OUEST-FRANCE

La couleur bleue est le fil conducteur de cette exposition, proposée par l’association La Maison des peintres.

Quinze artistes présentent leurs œuvres. Peintures, photographies, sculptures, collages et gravures sont à découvrir à l’ancien office notarial, au rond-point de La Croix-Neuve.

Chaque jour, un artiste différent accueille les visiteurs et présente son travail et ses inspirations aux personnes qui le désirent.

Il est encore temps d’aller découvrir les œuvres, puisque l’exposition est prolongée jusqu’à dimanche.

Pratique : Ouvert de 14 h 30 à 18 h 30, tous les jours sauf le lundi.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/la-maison-des-peintres-prolonge-lexposition-bleu-a34d14fd-4318-4b43-8d2b-e0dad285e830

 

Ouest-France

En Finistère, seulement 21,3 % des maires sont des femmes

Publié le Laurence GUILMO

Depuis la loi de 2013, aux élections, la parité est obligatoire dans les listes pour les communes de plus de 1 000 habitants. Pour que la situation continue de s’améliorer, elle pourrait aussi s’appliquer aux moins de 1 000 habitants. Il y a débat chez les femmes maires du département.

La 15e rencontre annuelle des femmes maires du département a eu lieu ce jeudi 25 novembre 2021, à Landéda, près de Brest. Une vingtaine d’élues y ont participé. | OUEST-FRANCE

La parité dans tous les conseils municipaux en 2026 ? Et davantage de femmes maires ? Ces questions ont été à l’ordre du jour de la 15e rencontre annuelle des femmes maires du département, ce jeudi 25 novembre 2021, à Landéda, près de Brest. Cette réunion, la première de la mandature, a été organisée par l’Association des maires (AMF 29) et présidents d’ECPI du Finistère sur le thème : « L’égal accès des femmes et des hommes aux fonctions électives communales et communautaires, état des lieux et perspectives. »

59 femmes maires

En France, seulement 18,8 % des communes sont dirigées par une femme. Dans le Finistère, 59 sont dans ce cas sur les 277, soit 21,3 %.

Depuis 2013, la loi impose la parité sur les listes des candidats aux élections municipales dans les communes de plus de 1 000 habitants, ce qui a permis une évolution. « Ça change, doucement mais sûrement », reconnaissent les femmes maires. Mais l’amélioration n’est pas suffisante, notamment dans les communes de moins de 1 000 habitants où le scrutin de liste n’est pas obligatoire.

« Si dans les communes de plus de 1 000 habitants la parité progresse grâce à l’alternance obligatoire du scrutin de liste, elle peine à se concrétiser dans les petites communes et les conseils communautaires où la place de la femme aux postes clés reste minoritaire », relève l’association. Quatre femmes seulement sont présidente des EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) dans le Finistère.

Une proposition de loi a été déposée le 20 octobre à l’Assemblée nationale. Elle propose de modifier le code électoral pour instaurer la parité sur les listes dans les communes de moins de 1 000 habitants. Elle devrait être débattue en janvier 2022. Puis être examinée par le Sénat…

« Donner confiance dès l’enfance »

Qu’en pensent les premières édiles finistériennes ? « Sur l’objectif, toutes sont d’accord. C’est le côté contraignant de la loi qui pose question à certaines », reconnaît Isabelle Lannuzel, directrice de l’AMF 29. « Dans la communauté de communes du pays d’Iroise, il y a autant de vice-présidentes que de vice-présidents. C’est une volonté politique même s’il n’y a pas d’obligation légale », souligne Viviane Gaudebert, réélue maire de Locmaria-Plouzané (5 100 habitants). Se pose aussi le problème du recrutement de candidates en nombre suffisant.

Il y a unanimité pour reconnaître qu’« il faut avant tout que les femmes fassent le choix d’être maire » et qu’elles puissent être « aidées par la loi ». Plus « modestes » et « manquant de confiance en elle », elles ont besoin « d’être sollicitées, qu’on vienne leur demander ».

Les élues soulignent aussi l’importance de donner confiance aux filles « dès l’enfance », en lien avec l’Éducation nationale.

Ces femmes ne le regrettent pas leur élection comme maire. « On apprend plein de choses ! On ne s’ennuie jamais », assure Morgane Quentric-Bowman, maire de Ploudiry (933 habitants) depuis 2020.

Dans le Finistère, 92 communes compte moins de 1 000 habitants.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/en-finistere-seulement-21-3-des-maires-sont-des-femmes-a83db9d6-4dd5-11ec-a95a-65d4098bd160

 

Ouest-France

Finistère. À Morlaix, des bougies pour se souvenir des victimes de féminicides

Environ 70 personnes se sont rassemblées pour lutter contre les violences de genre, à Morlaix (Finistère), ce jeudi 25 novembre 2021. Des bougies ont été allumées pour ne pas oublier celles qui sont décédées sous les coups de leur conjoint ou ex. 103 victimes ont été comptées par Nous Toutes, en 2021.

À Morlaix, environ 70 personnes se sont rassemblées pour dénoncer les violences de genre, ce jeudi 25 novembre 2021. Des bougies ont été allumées en hommage aux victimes de féminicides. | OUEST-FRANCE

103. C’est le nombre de femmes qui ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, au 25 novembre 2021, selon Nous Toutes. Un chiffre déjà en hausse par rapport à l’année 2020. « C’est pour ça que se rassembler aujourd’hui, ça a encore du sens ! », peste Marine. Devant elle, soixante-dix autres personnes, venues lutter à leur façon contre les violences de genre, devant la mairie de Morlaix (Finistère).

Après quelques chants de lutte, comme L’Hymne des femmes, interprété par La Ral’ko à l’Ouest, une trentaine de bougies ont été allumées et posées au-dessus de la fontaine de la place des Otages.

« Pour que les gens puissent se souvenir »

Une idée de la toute jeune association La Lanterne, qui a installé un barnum et un stand de crêpes pour sensibiliser à la cause. « C’est symbolique pour celles qui ont succombé, explique Cécile, l’une des cofondatrices. Les violences peuvent être minimes, mais conduisent aussi à la mort. Ce sont toujours des femmes. »

Monique, retraitée, se penche pour allumer plusieurs bougies. Elle les manipule avec délicatesse, les regarde avec émotion. « La lumière dans l’obscurité, c’est toujours bien. Ça nous interpelle, au moins un instant, pour que les gens puissent se souvenir. Au moins le temps qu’elles se consument », souffle-t-elle.

À Morlaix, la cicatrice n’est pas refermée : une femme de 18 ans avait été retrouvée sans vie, mardi 17 août 2021, dans un appartement rue de Kerfraval. Son compagnon de 32 ans, soupçonné d’être à l’origine de sa mort, a été placé en détention jusqu’à la fin de l’enquête et son jugement.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/finistere-a-morlaix-des-bougies-pour-se-souvenir-des-victimes-de-feminicides-6880dac8-4ddd-11ec-8bef-f2c8380d539f

 

Ouest-France

Plougasnou. Georges Le Querrec, lauréat du prix Empreintes 2021 et amoureux de la Bretagne rurale

Publié le Propos recueillis par Béatrice CHOT-PLASSOT

Pour cibles, paru le 5 novembre 2021, est le deuxième roman de Georges Le Querrec, mais aussi son premier polar. Et il a visé juste puisque l’auteur est lauréat de la deuxième édition du prix Empreintes. Dans cet entretien, il nous raconte, depuis son havre bucolique et reculé de Plougasnou (Finistère), son amour pour cette région qu’il a adoptée.

Georges Le Querrec, chez lui, à Plougasnou (Finistère), le lundi 22 novembre 2021. | OUEST-FRANCE

Georges Le Querrec vient de remporter la deuxième édition du prix du polar Empreintes pour son roman Pour cibles, paru le 5 novembre 2021. Installé dans une maison reculée à Plougasnou (Finistère), entourée par la nature et les éléments, il signe son premier polar, infusé dans cette atmosphère, son passé d’agriculteur et son amour pour les paysages bretons.

De quoi parle votre roman ?

Il parle de conflits entre des agriculteurs et une coopérative laitière des monts d’Arrée. Les meurtres se passent à Loqueffret. Les faits politiques et lobbyistes sont des choses que j’ai vécu. Non pas les meurtres, mais la belle ambiance (rires). J’ai absolument tenu à ce que mon héros s’accorde du temps familial, qu’il ne soit pas tout seul à boire des coups, comme on le lit souvent dans les polars. C’est un mec de tous les jours, qui a des amitiés très fortes, des moments d’échanges autour d’une table.

Vous n’en êtes pas à votre coup d’essai en tant qu’auteur…

J’ai sorti un autre roman, Un souffle dans la prairie, sorti aux éditions Coop Breizh en 2001, qui parlait de mon histoire de ferme, de façon romancée.

Le genre policier vous inspire ?

C’est la première fois que j’écris un polar. Comme disait Simenon : « Le meilleur moyen d’entrer dans l’intimité des gens est d’enquêter sur eux. » Je ne voulais pas un truc gore. Je voulais beaucoup d’amitié, beaucoup de Bretagne, que ça se passe dans le milieu paysan.

Qu’est-ce qui vous plaît tant dans la Bretagne, et la région des monts d’Arrée plus particulièrement ?

La magie, l’étrangeté des lieux, toute cette échelle qui va du calme à la violence des éléments. Et puis les traditions très ancrées et très vivantes. En tant qu’ex-Parisien, c’est très marquant.

Comment avez-vous réagi quand vous avez su que vous étiez lauréat du prix Empreintes ?

J’ai appris la bonne nouvelle en septembre, et je suis encore perché très haut. À aucun moment je n’ai imaginé pouvoir gagner.

Et pour la suite ?

Le deuxième tome de Pour cibles est écrit, et le troisième est en cours. Ce sera avec la même équipe de flics. Les sujets sont inépuisables. Il y aura toujours de l’agriculture et des agriculteurs dedans parce que le territoire en est imprégné et que ce sont des gens que j’aime. Ils sont en lien avec ce qu’il y a de plus essentiel : la terre, les saisons…

C’est quelque chose de fondamental pour vous ?

Dans mes tripes, je suis paysan (ce qui est différent d’agriculteur). Je vis de ce que m’offre la nature, en quasi-autosuffisance, avec mon potager et mes animaux. Je suis un enfant des années 1970 et du Larzac. Tout petit, j’allais déjà chercher les grenouilles et les tritons dans les ruisseaux de Paris.

Vous avez vous-même eu une exploitation.

J’ai fait du fromage de chèvre bio ici pendant vingt ans, sur cette exploitation. C’est un boulot qui vous occupe 24 heures sur 24. C’est une merveilleuse aventure mais on ne fait que ça. J’ai fini par arrêter il y a une dizaine d’années, pour me consacrer à la peinture et à l’écriture.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-georges-le-querrec-laureat-du-prix-empreintes-2021-et-amoureux-de-la-bretagne-rurale-f8f54a50-4bce-11ec-86fe-f93f315cdcf6

 

Ouest-France

Morlaix. Palestine : entre vigilance et inquiétudes

Publié le

L’association France Palestine solidarité assure sa mission de lanceur d’alerte sur la situation en Palestine.

Les militants de l’AFPS du pays de Morlaix, toujours attentifs à la situation en Palestine. | OUEST-FRANCE

L’association France Palestine solidarité (AFPS) se donne pour mission d’alerter sur la situation en Palestine, d’informer et de manifester sa solidarité envers le peuple palestinien. « Actuellement, nous sommes plus particulièrement préoccupés par deux éléments d’actualité, déclare François Rippe, membre de l’AFPS. En tout premier lieu, depuis début novembre, l’État israélien a mené une offensive contre six ONG (organisations non gouvernementales) qui œuvrent principalement en Palestine pour la défense des droits humains, dans le domaine culturel et dans la promotion des droits des enfants et l’émancipation des femmes. » Ces structures à caractère humanitaires sont taxées d’acteurs du terrorisme par le gouvernement israélien. « Il s’agit là d’une manœuvre politique destinée à saper le travail de ces organisations et tenter de les museler », martèle le militant.

L’équipe de l’AFPS s’inquiète également pour Salah Hamouri, citoyen français, né et résidant à Jérusalem. « Cet avocat, défenseur des droits de l’Homme, est actuellement sous la menace d’une mesure d’expulsion après avoir subi de sévères pressions depuis 2001 (emprisonnement, restrictions de déplacements, expulsion de son épouse). »

Concernant ces deux événements, soutenue par 26 structures humanitaires, l’AFPS a commencé à interpeller les élus locaux et a transmis des courriers au président de la République, au ministre Jean-Yves Le Drian et aux instances européennes.

Localement, l’association ne chôme pas et participe au festival des solidarités en présentant un film sur la jeunesse à Gaza ainsi qu’une conférence animée par deux médecins qui sont intervenus sur place. (Gaza, urgencehumanitaire. Vendredi à 18 h, salle des fêtes de Pleyber-Christ).

Contact : afpspaysdemorlaix@yahoo.fr

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/palestine-entre-vigilance-et-inquietudes-7f345a31-bf27-4523-b226-745948f790b3

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
24 novembre 2021

Déontologie

http://goutal.over-blog.com/2021/11/deontologie.html

 

Ouest-France

À Morlaix, un rassemblement en hommage aux victimes de féminicides, ce jeudi

Publié le

Un rassemblement est organisé ce jeudi 25 novembre 2021, à 17 h, pour rendre hommage aux victimes de féminicides. Il se tiendra sur la place des Otages, à Morlaix (Finistère).

La Lanterne organise ce rassemblement en hommage aux victimes de violences et de féminicides, à Morlaix. | OUEST-FRANCE

L’association La Lanterne, qui vient en aide aux femmes victimes de violences, organise un rassemblement, ce jeudi 25 novembre 2021 à 17 h, en hommage aux victimes de féminicides et de violences de genre.

Il aura lieu sur la place des otages de Morlaix (Finistère), où des bougies seront allumées.

L’association tiendra également un stand de sensibilisation-crêpes, au même endroit, de 14 h à 18 h.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-un-rassemblement-en-hommage-aux-victimes-de-feminicides-ce-jeudi-ce980b70-4d19-11ec-b614-09d22328a527

 

Ouest-France

Morlaix. Une enveloppe de 24 millions d’euros pour l’agrandissement de l’hôpital

Le secrétaire d’État à la ruralité, Joël Giraud, a annoncé, ce mardi 23 novembre 2021 lors de sa visite à l’hôpital de Morlaix (Finistère), que l’État allait en partie financer le projet de restructuration du pôle médecine-chirurgie-obstétrique du centre hospitalier des pays de Morlaix.

Joël Giraud (au centre), secrétaire d’État à la ruralité, entouré de la députée Sandrine Le Feur et du maire de Morlaix Jean-Paul Vermot, lors de sa visite du centre hospitalier de Morlaix (Finistère), le mardi 23 novembre 2021. | OUEST-FRANCE

Le centre hospitalier des pays de Morlaix (CHPM) a été pris d’une certaine agitation, ce mardi 23 novembre 2021. Le secrétaire d’État à la ruralité, Joël Giraud, était de visite dans le site de Morlaix, dans le Finistère. « Un hôpital qui fonctionne remarquablement bien », a-t-il salué.

Et dans son sillage, tous les élus (maire, députée, sénateurs) et représentants des instances locales (préfecture et agence régionale de santé). Car une annonce importante sur de « nouveaux investissements prévus pour le centre hospitalier » devait être faite, avait prévenu la préfecture du Finistère.

24 millions dédiés au nouveau pôle MCO

Ce n’est qu’après que le groupe d’officiels est passé dans les services des urgences, de neurologie et d’oncologie, que le secrétaire d’État a annoncé la nouvelle tant attendue : « Je suis venu ici pour vous annoncer que le Ségur de la santé va mettre 24 millions d’euros sur l’intégralité du projet pour que cet hôpital poursuive sa dynamique au service d’un territoire. »

Cette enveloppe fait partie d’une partie du budget du Ségur de la santé de 2,5 milliards d’euros dédiée aux projets « structurants pour l’hôpital » dans les territoires, comme l’avait évoqué Olivier Véran en juillet 2020.

« Une annonce extrêmement positive »

Le projet en question est un dossier sur lequel planche la direction du CHPM depuis plusieurs années, à savoir la réhabilitation et l’agrandissement du pôle médecine-chirurgie-obstétrique (MCO). « Ce qui était simplement un projet va devenir une réalité et j’en suis particulièrement heureux pour ce territoire », a souligné Joël Giraud.

Jusqu’à ce jour, la mise en route de ce projet n’était pas garantie faute de financement. C’est donc « une annonce extrêmement positive », s’est réjoui Arnaud Corvaisier, directeur du CHPM, « car sans cette somme, on ne pourrait pas lancer cette reconstruction et cette réhabilitation. Ces 24 millions d’euros sont indispensables pour que ce projet se réalise. D’autant que son coût est à la hausse avec l’augmentation du prix des matériaux ».

« Une belle étape » pour l’hôpital public dans le pays de Morlaix

Jean-Paul Vermot, premier édile de Morlaix mais aussi président du conseil de surveillance du CHPM, était lui aussi ravi de cette décision : « C’est une très belle étape que nous vivons aujourd’hui. Ce projet a plusieurs années et c’est ce financement qui va nous permettre de crédibiliser la maquette financière et de donner un peu de visibilité au personnel médical et non médical. L’hôpital public, cet outil de santé indispensable sur notre territoire, est le pilier de l’organisation des services de santé sur notre bassin de vie, élargi à pas loin de 200 000 habitants. »

Moins emballée par cette visite, Martine Carn, porte-parole du comité de défense des usagers du CHPM s’est dit « déçue » de ne pas avoir pu échanger avec le secrétaire d’État. Elle était mobilisée avec quelques membres du comité à l’arrivée de Joël Giraud, qui les a salués, « mais ça n’est pas allé plus loin ». La porte-parole voulait évoquer avec lui les fermetures de lits et de service causés par le manque de personnel, ainsi que les départs de professionnels « car les conditions de travail sont trop difficiles ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-une-enveloppe-de-24-millions-d-euros-pour-l-agrandissement-de-l-hopital-51fec46e-4c6a-11ec-bccc-b8f31b18ad36

 

Ouest-France

L’hôpital de Morlaix va recevoir 24 millions d’euros dans le cadre du Ségur de la santé

Modifié le Publié le Béatrice CHOT-PLASSOT

Le secrétaire d’État à la ruralité, Joël Giraud, était en visite au centre hospitalier des pays de Morlaix (Finistère), ce mardi 23 novembre 2021. Il a annoncé qu’une enveloppe de 24 millions d’euros serait dédiée à l’établissement dans le cadre du budget du Ségur de la santé.

 

Joël Giraud (à gauche), secrétaire d’État à la ruralité, en déplacement à l’hôpital de Morlaix (Finistère), ce mardi 23 novembre 2021. | OUEST-FRANCE

Le centre hospitalier des pays de Morlaix (Finistère) va bénéficier d’une enveloppe de 24 millions d’euros dans le cadre du Ségur de la santé, a annoncé Joël Giraud, secrétaire d’État à la ruralité.

Il était en visite ce mardi 23 novembre 2021 au CHPM, où il s’est rendu dans les services des urgences, de neurologie et d’oncologie.

Cette somme va être allouée au projet de reconstruction et de réhabilitation du pôle médecine-chirurgie-obstétrique (MCO) – le bâtiment tripode du pôle principal de l’établissement – dont le budget estimé s’élève pour l’instant à 94 millions d’euros.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/l-hopital-de-morlaix-va-toucher-24-millions-d-euros-dans-le-cadre-du-segur-de-la-sante-1bd0e046-4c58-11ec-bccc-b8f31b18ad36

 

Ouest-France

Brest. Des médecins délocalisent des consultations

Publié le Laurence GUILMO

Chirurgiens cardiaques, vasculaires, digestifs, orthopédiques, neurochirurgie… ces 24 spécialistes exercent en clinique, à Brest. Mais ils pratiquent aussi à Morlaix, Landerneau, Le Faou ou Lesneven. Une façon de palier à la désertification médicale.

De gauche à droite, Anthony Monnier, directeur général du Centre hospitalier privé (CHP) de Brest ; les Dr Pierre de Wailly et Charles-Henry Gancel, chirurgiens viscéraux et digestifs à la clinique de Brest. | OUEST-FRANCE

L’initiative

Depuis septembre 2021, une consultation dite « avancée » en chirurgie digestive a été mise en place à l’Institut de réadaptation du Cap Horn à Landerneau. La quatrième du genre pour le Centre hospitalier privé (CHP) de Brest. Concrètement, chaque lundi matin, un des cinq spécialistes de la clinique de Keraudren se rend à Landerneau pour des consultations.

« C’est pour répondre aux demandes de médecins généralistes qui veulent un avis de spécialistes et à celles de patients qui résident à l’est du Finistère », explique Pierre de Wailly, chirurgien viscéral et digestif. Ça rend service. Ça évite à des patients de venir à Brest. »

C’est « uniquement pour des consultations. Il n’est pas question d’opérer. De toute façon, il n’y a pas de plateau technique au Cap Horn. » Pour des raisons pratiques et de sécurité, les opérations se déroulent au CHP de Brest.

Chaque lundi matin, une dizaine de patients viennent au rendez-vous. « Pour la plupart, il s’agit d’une première consultation. Ils sont adressés par leur médecin traitant en vue d’une intervention chirurgicale. » La prise de rendez-vous se fait à la clinique de Keraudren. Les délais seraient moins importants.

Dans le cas de chirurgie lourde, comme la cancérologie et l’obésité, les patients sont systématiquement intégrés dans un « parcours de soins » avec un accompagnement spécifique, avant et après l’opération, en lien avec le médecin traitant, à Landerneau.

Réduire les délais

Voilà plusieurs années que le CHP de Brest développe des consultations avancées de spécialistes. « Une façon de palier aux problèmes de la désertification médicale », précise Antony Monnier, directeur du CHP de Brest.

Entre 2013 et 2016, la première a été initiée avec la Maison de santé de l’Aulne Maritime au Faou pour l’orthopédie (plusieurs consultations par semaine) et la neurochirurgie (un mercredi sur deux).

En 2018, une seconde a été mise en place avec la clinique de la Baie à Morlaix pour de la cardiologie (ouvert tous les jours avec un secrétariat physique sur place), ainsi que la chirurgie viscérale et thoracique (tous les mardis après-midi). Antoine Maudet, chirurgien vasculaire, explique : « On se rapproche de patients, souvent âgés. Ils ont moins de trajets à faire. Et il y a plus de temps pour le relationnel » Une douzaine de patients sont reçus en moyenne, le mardi après-midi. Toujours pour des consultations, notamment avant et post-opération.

540 consultations par mois

En 2019, la troisième a concerné le cabinet de cardiologie de Lesneven où l’un des cardiologues prenait sa retraite (permanences tous les jours). Celle de Landerneau est la quatrième.

Au total, 24 praticiens du CHP de Brest participent à ces consultations avancées dans ces quatre lieux finistériens. Cinq spécialités sont concernées. Cela représente 540 consultations avancées par mois.

D’autres sont en projet, notamment en gynécologie à Morlaix.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-des-medecins-delocalisent-des-consultations-afd55e8e-4b95-11ec-86fe-f93f315cdcf6

 

Ouest-France

Un appel à la mobilisation devant l’hôpital pour la venue du secrétaire d’État, mardi, à Morlaix

Publié le

À l’occasion de la venue de Joël Giraud, secrétaire d’État chargé de la ruralité au centre hospitalier des Pays de Morlaix (Finistère), le comité de défense de l’établissement lance un appel à mobilisation ce mardi 23 novembre 2021, entre 11 h et 13 h, pour « stopper l’hémorragie des hôpitaux publics ».

Le centre hospitalier des pays de Morlaix (Finistère) accueille la visite du secrétaire d’État en charge de la ruralité, ce mardi 23 novembre 2021. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le comité de défense du centre hospitalier des pays de Morlaix appelle « toute la population du pays de Morlaix » à un rassemblement devant le bâtiment administratif de l’établissement de santé, ce mardi 23 novembre 2021, de 11 h à 13 h, à l’occasion de la venue de Joël Giraud, secrétaire d’État en charge de la ruralité.

« Urgence pour l’hôpital public »

« Urgence pour l’hôpital public », « accès aux soins pour toutes et tous ». Voilà les mots d’ordre de ce comité, qui estime que « le gouvernement doit stopper l’hémorragie des hôpitaux publics et permettre à tous les Français d’accéder aux soins et arrêter la maltraitance institutionnelle ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/un-appel-a-la-mobilisation-devant-l-hopital-pour-la-venue-du-secretaire-d-etat-mardi-a-morlaix-11005ce6-4bb3-11ec-86fe-f93f315cdcf6

 

Ouest-France

Morlaix. Près de 180 manifestants du secteur médico-social pour demander une hausse des salaires

Publié le Béatrice CHOT-PLASSOT

Lundi 22 novembre 2021, près de 180 salariés et employeurs des métiers du service aux personnes âgées et en situation de handicap ont manifesté dans le centre-ville de Morlaix (Finistère). Ils ont interpellé les parlementaires locaux, la députée Sandrine Le Feur et le sénateur Jean-Luc Fichet, pour réclamer une revalorisation de leurs salaires.

Près de 180 personnes étaient mobilisées, ce lundi 22 novembre 2021 dans le centre-ville de Morlaix (Finistère), pour demander une équité et une revalorisation des salaires dans le secteur médico-social. | OUEST-FRANCE

Aide soignante, monitrice éducatrice, éducateur spécialisé, aide médico-psychologique, secrétaire, agent d’entretien… Le secteur social et médico-social, qui accompagne principalement les personnes âgées et en situation de handicap, englobe une grande variété de métiers.

Une revalorisation des salaires

De nombreux représentants de ce dernier étaient réunis ce lundi 22 novembre 2021 dans le centre-ville de Morlaix (Finistère) : près de 180 salariés et employeurs des entreprises et associations du secteur, réunis dans le Collectif employeurs-syndicats de l’économie sociale et solidaire en Bretagne se sont mobilisés pour réclamer une égalité et une revalorisation des salaires des différents métiers de ce secteur.

Le collectif conjoint des syndicats et des employeurs du secteur médico-social ont organisé cette mobilisation pour la revalorisation des salaires des différents métiers. | OUEST-FRANCE

« On est déjà dans le mur »

« On va droit dans le mur. On y est déjà en fait », s’émeut une monitrice éducatrice des Genêts d’Or. Leur convention salariale actuelle « n’est plus possible, elle doit être réécrite ! Il y a plein de titulaires, qui avaient 10, 15 ans de boîte, qui s’en vont parce que ce n’est plus possible. Alors que c’est un métier de cœur, qu’on aime vraiment. »

Les manifestants veulent la généralisation des revalorisations salariales issues du Ségur de la santé à tous les professionnels du secteur. En effet, seuls les professionnels qui relèvent des financements de l’assurance maladie bénéficieront des 183 € supplémentaires proposés par l’État. Le Collectif employeurs-salariés estime qu’actuellement, seuls 8 % des salariés sont concernés.

À cause des bas salaires, le métier ne recrute plus

« On ne veut pas de mise en concurrence entre les métiers » soutient Stéphane Postollec, secrétaire général CFDT santé et social dans le Finistère. « On travaille en équipe, on est tous complémentaires » abonde Fabien Huguet, délégué CGT au foyer des Genêts d’or.

Une partie des manifestants en route vers la permanence du sénateur Jean-Luc Fichet. | OUEST-FRANCE

Autre problème : à cause des salaires bas, les carrières dans le social et médico-social n’attirent pas et « les recrutements ne se font pas » selon Denis Andrieu, délégué Sud de la fondation Massé-Trévidy.

Une partie des manifestants attendent devant la permanence du sénateur Fichet. | OUEST-FRANCE

À la fin de la mobilisation, les manifestants ont formé deux délégations, l’une se rendant à la permanence de la députée Sandrine Le Feur et l’autre à celle du sénateur Jean-Luc Fichet. Ils leur ont transmis une motion d’encouragement et une pétition : « Ce sont eux qui votent les plans de financement » au Parlement, rappelle Denis Andrieu.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-pres-de-180-manifestants-du-secteur-medico-social-pour-demander-une-hausse-des-salaires-132f10d8-4baa-11ec-86fe-f93f315cdcf6

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
22 novembre 2021

À la barre

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/11/a-la-barre.html

 

Ouest-France

Brest. La BD « Gueule d’Or » raconte l’histoire du syndicalisme brestois des années 1900

Publié le

« Gueule d’Or » : une machine à remonter le temps qui plonge le lecteur dans le syndicalisme révolutionnaire brestois des années 1900. 48 planches originales de la BD sont à découvrir à la mairie de Lambézellec, à Brest.

Entouré de membres de l‘association Les Amis de Christen Foisnon, son fils David, avec la bande dessinée qui vient d’être publiée sur l’histoire du syndicalisme révolutionnaire, dans le Brest d’avant-guerre. | OUEST-FRANCE

L‘exposition « Gueule d’Or » est issue de la bande dessinée de Kristen Foisnon, sur l’histoire du syndicalisme révolutionnaire, dans le Brest d’avant-guerre. Elle est présentée à la mairie de quartier de Lambézellec, à Brest, jusqu’au 4 décembre 2021.

La concrétisation de ce projet intervient à l’issue d’une belle aventure humaine.

Le manuscrit a été redécouvert lors du premier confinement, par David, fils de Christian Foisnon, décédé de maladie en 1996, avant d’avoir pu achever cette BD, qui témoigne de son activisme et de son engagement.

Un enchaînement de rencontres hasardeuses a permis de réunir un groupe d’amis passionnés par la vie de ce fonctionnaire du service de l’eau de la communauté urbaine de Brest, qui avait choisi de se faire prénommer Kristen. Un sacré bonhomme, selon toutes les personnes qui l’ont côtoyé : syndicaliste, anarchiste, affichiste, dessinateur, antimilitariste, féministe, grand amateur de kan-ha-diskan…

48 planches originales

Ses amis ont trouvé en Marine Summercity (Atelier Summercity) la graphiste ad hoc pour terminer cet ouvrage, qui compte 48 planches originales, réalisées à l’encre de Chine et au crayon : Il y a une partie d’interprétation, mais avec un immense respect. Gueule d’Or est une machine à remonter le temps, qui nous replonge dans le syndicalisme révolutionnaire brestois des années 1900 , résument les membres de l‘association des amis de Kristen Foisnon.

« Une ville profondément prolétaire »

Les planches exposées permettent au visiteur d’embarquer dans le Brest du début du XXe siècle, où l’arsenal rythmait la vie quotidienne de cette enclave française en pays breton. Les nombreuses grèves, manifestations et débordements divers qui ont ébranlé la cité du Ponant rassemblaient alors des milliers de participants. Un temps où la répression qui s’abattait sur la lutte sociale était synonyme de sang versé sur les pavés, que la pluie nettoyait rapidement, sous le regard rassuré de la bourgeoisie d’une ville pourtant profondément prolétaire.

Exposition visible jusqu’au samedi 4 décembre 2021, en mairie de quartier de Lambézellec, 25, rue Robespierre à Brest. Contact et souscription : lesamisdekf@riseup.net.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-la-bd-gueule-d-or-raconte-l-histoire-du-syndicalisme-brestois-des-annees-1900-bd32bcc6-4ab8-11ec-bd4b-651b099326e2

 

Ouest-France

Dans le pays de Morlaix, les mairies veulent contenir les résidences secondaires

Elles apportent un certain dynamisme économique et touristique, l’été. Mais empêchent l’installation de jeunes couples avec enfants et font grimper les prix… Dans le pays de Morlaix (Finistère), les communes littorales expérimentent de nouvelles politiques pour limiter l’augmentation de résidences secondaires. À Locquirec, elles atteignent 52 % du parc total immobilier. Sur l’île de Batz, c’est le record, avec 64 % de résidences secondaires.

Carantec, comme la plupart de ses voisines du littoral de la baie de Morlaix dispose de plus de 25 % de résidences secondaires. La mairie essaye de contenir le phénomène. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Deux manifestations pour demander plus d’accessibilité au logement ont eu lieu à Morlaix et Roscoff (Finistère), ce samedi 20 novembre 2021.

Les résidences secondaires sont dans le viseur des manifestants, car elles font augmenter les prix d’achat et de location et empêchent un dynamisme à l’année dans les communes littorales.

Lire aussi : Pays de Morlaix. « L’excès de résidences secondaires nuit à la vie locale » selon l’UDB

De Tréflez à Locquirec, douze communes ont plus de 25 % de résidences secondaires

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMTExMWI5OGZhMjc1ZDcwOWE5MWM4MWE0NGNkYTAzNzgyMTc?width=630&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=980a5d9e94d60136ef73f75ca93f65cf71211330bd9effd159f3563e7a60b56f

Les résidences secondaires pèsent lourd sur les communes littorales du pays de Morlaix. | OUEST-FRANCE

La côte léonarde et trégoroise n’est pas épargnée par ce phénomène des « maisons aux volets fermés ». Dans douze communes, les résidences secondaires pèsent le quart voire plus de leur parc immobilier total. Cela concerne aussi bien les plus petites, comme Tréflez (33 %) ou Saint-Jean-du-Doigt (32 %), que les plus importantes comme Roscoff (35 %) ou Carantec (34 %).

Le record est détenu par l’île de Batz, où 64 % de ses maisons sont des résidences secondaires, selon les dernières données de l’Insee, datant de 2018. Une étude de faisabilité pour construire des logements sur un terrain de 1 400 m² est en cours. L’île dispose de douze locatifs.

Plouescat, Cléder, Sibiril, Santec, Plougasnou, Guimaëc et Locquirec ne sont pas épargnées non plus.

Des critères de sélections sur certains lots

Comment endiguer le phénomène ? À Carantec, on est clair là-dessus : « On ne peut pas inverser la tendance. Mais l’objectif est de contenir le nombre de résidence secondaire et de rendre accessible la commune pour de jeunes actifs », soulignent Nicole Ségalen-Hamon, la maire et Alban Le Roux, premier adjoint. Enjeu : sécuriser les écoles et services de la commune.

Un travail a été amorcé lors de la précédente mandature. « À chaque nouveau lotissement, la mairie se réserve 20 %. Soit elle le remet à un bailleur, soit on les vend selon nos critères pour de la résidence principale. » Trois lots sont concernés à Kerhallic et rue de Kernus. Une soixantaine de candidats ont récupéré un dossier de candidature, dix l’ont retourné. Trois n’étaient pas recevables, et une commission sélectionnera les heureux propriétaires autour du 29 novembre 2021.

« C’est calculé sur un système de points. Par exemple, si vous êtes en couple avec des enfants, si vous êtes primo-accédant, si vous êtes âgé de moins de 35 ans ou si vos enfants sont scolarisés à Carantec, vous cumulez beaucoup plus de points et avez ainsi plus de chance d’être retenu », décrypte l’édile carantécoise.

On marche sur ces traces à Plougasnou. « Lors du prochain conseil municipal, nous allons faire une délibération de cadrage général strict pour réserver aussi des lots aux primo-accédants ou aux petits propriétaires », détaille Nathalie Bernard, la maire. L’expérimentation tiendra lieu pour trois lots se trouvant près du collège. La démarche est appuyée par l’Adil (Agence départementale pour l’information sur le logement) et Morlaix communauté.

À Locquirec, des pistes pour encourager à louer à l’année

Un peu plus loin, sur la côte trégorroise, on planche sur l'instauration d’une caisse communale de garantie pour rassurer tous les loueurs qui ont des craintes à louer leur logement à l’année, ou encore la création d’une réserve foncière. Une commission spéciale s’est d’ailleurs créée pour aboutir la réflexion.

Aller plus loin pour rééquilibrer

Le problème réside dans les réserves foncières des communes, souvent peu fournies. « C’est ça qui engendre la tension, car il n’y a pas grand-chose à vendre », précise Nathalie Bernard.

À Carantec, le futur pourrait bien résider dans le levier fiscal : « On pourrait l’actionner pour acheter les trois ou quatre derniers grands terrains de la commune et y imposer nos conditions », réfléchit Alban Le Roux. La commune a droit de préemption. « Nous avons deux partenaires, l’établissement public foncier de Bretagne et la Caisse des dépôts pour ne pas trop plomber les finances de la Ville. Après, vendre sa maison à une personne qui en fera une résidence principale est un acte citoyen. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/dans-le-pays-de-morlaix-les-mairies-veulent-contenir-les-residences-secondaires-41e3953e-4a1a-11ec-be61-99b35a9430a1

 

Ouest-France

Morlaix. As Domicile mobilisé pour une revalorisation salariale dans le médico-social

Ce lundi 22 novembre 2021, l’association d’aide et de soins à domicile As Domicile participera à la mobilisation revendiquant une augmentation des salaires pour les métiers du médico-social et de l’économie sociale et solidaire. La CGT des Genêts d’Or, établissements prenant en charge des personnes en situation de handicap, prend part aussi au mouvement.

Les professionnels de l’accompagnement des personnes âgées ou en situation de handicap veulent être mieux payés. | ARCHIVES

Tout comme la section CGT des Genêts d’Or, l’association d’aide et soins à domicile As Domicile, qui officie dans le pays de Morlaix, se mobilisera lundi 22 novembre 2021 dans le centre-ville de Morlaix (Finistère).

Elle répond à l’appel du Collectif employeurs-syndicats de l’économie sociale et solidaire de Bretagne et souhaite faire entendre ses revendications sur une revalorisation salariale pour « tous les professionnels des services et établissement de l’économie sociale et solidaire ».

Devant les permanences de la députée et du sénateur

Les représentants d’AS Domicile réclament aussi que « les budgets associés aux revalorisations de rémunérations soient alloués de manière durable ».

La mobilisation aura lieu à partir de 10 h 30 et les manifestants se rendront devant les permanences parlementaires de la députée Sandrine Le Feur, place des otages, et du sénateur Jean-Luc Fichet, place Charles-de-Gaulle.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-as-domicile-mobilise-pour-une-revalorisation-salariale-dans-le-medico-social-4b127174-494e-11ec-837a-0b24af42f148

 

Ouest-France

Morlaix. Une rencontre pour découvrir et pousser les femmes vers les métiers du numérique, ce lundi

Publié le Béatrice CHOT-PLASSOT

Lundi 22 novembre 2021, une rencontre est organisée dans l’entreprise Viseo, à Morlaix (Finistère), dans le cadre de l’événement Femmes & Numérique. L’objectif ? Faire échanger les participants et deux salariées de Viseo autour de leur carrière et peut-être provoquer des vocations, dans un secteur où les femmes sont largement sous-représentées.

Véronique Lemonon, cheffe de projet innovation du PETR Pays de Morlaix ; Bertrand Chaillet, directeur de Viseo Morlaix ; Solange Creignou, élue déléguée à l’innovation économique, l’emploi et la formation au PETR Pays de Morlaix. | OUEST-FRANCE

Quoi de mieux que le partage d’expérience pour découvrir un métier ? Dans le cadre de la quatrième édition de l’événement Femmes & Numérique, du 6 au 10 décembre 2021, la soirée d’inauguration aura lieu ce lundi 22 novembre, dans les locaux de l’entreprise Viseo, à Morlaix (Finistère), de 18 h 30 à 20 h.

Peu de femmes dans les entreprises du numérique

Alors que l’événement a pour objectif de faire connaître le secteur du numérique aux femmes, qui y sont peu représentées, cet atelier permettra aux participants de rencontrer deux salariées de Viseo, Yukun Leng et Marine Diverres, consultantes sur le logiciel de gestion SAP, largement utilisé par des entreprises du monde entier.

Elles évoqueront leur parcours, leur reconversion professionnelle et surtout, ce qu’est précisément leur métier.

Ce moment d’échange est « à destination des personnes en recherche d’emploi, en questionnement professionnel ou même carrément en reconversion professionnelle », souligne Véronique Lemonon, cheffe de projet innovation du pôle d’équilibre territorial et rural (PETR) du Pays de Morlaix, qui coorganise l’événement.

Lundi 22 novembre 2021, de 18 h 30 à 20 h, au 3, rue du Poulfanc, à Morlaix. Gratuit, inscription obligatoire sur www.femmes-numerique.bzh

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-une-rencontre-pour-decouvrir-et-pousser-les-femmes-vers-les-metiers-du-numerique-ce-lundi-5609b1ee-495f-11ec-837a-0b24af42f148

 

Ouest-France

Fermes usines. Le collectif breton veut les mettre à terre

Environ 200 personnes se sont rassemblées, ce samedi 20 novembre 2021, devant la mairie de Langoëlan (Morbihan), à l’appel du collectif Bretagne contre les fermes usines. Dans son viseur, le soutien de la Région à l’agro-industrie.

Le collectif Bretagne contre les fermes usines a rassemblé environ 200 personnes à Langoëlan (Morbihan), ce samedi 20 novembre 2021. Elles ont dénoncé l’agro-industrie et ses effets dévastateurs sur l’environnement. | OUEST-FRANCE

Militants ou simples citoyens, paysans, défenseurs de l’environnement, lanceurs d’alerte, ils étaient près de 200, ce samedi 20 novembre 2021, devant la mairie de Langoëlan pour une nouvelle fois marquer leur opposition au projet de poulaillers géants. Dans cette commune comme dans deux autres du Morbihan. Et bien plus largement pour défendre l’idée d’une agriculture « qui n’accapare pas les terres, ne pille pas les ressources et n’accable pas les populations », a défendu Jean-Marc Thomas, porte-parole de Confédération paysanne Bretagne.

Taux de pesticide en hausse, algues vertes

Le collectif Bretagne contre les fermes usines a rassemblé environ 200 personnes à Langoëlan (Morbihan), ce samedi 20 novembre 2021. Elles ont dénoncé l’agro-industrie et ses effets dévastateurs sur l’environnement. | OUEST-FRANCE

En préambule de leurs prises de paroles, tous ont d’abord défendu les agriculteurs engagés dans des modèles d’exploitations dont ils sont les premières victimes. S’agissant du projet de Langoëlan – un poulailler de 120 000 poules – le résultat du référé porté au tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine) sera rendu jeudi 25 novembre. « L’étude d’impact est vide du côté de la préfecture, estime Hervé, militant du collectif. Nous avons fait le travail. La Bretagne, dont les taux d’ammoniac dans l’air sont déjà dans le rouge, se retrouve avec de projets de poulaillers géants qui vont accroître un peu plus les rejets. »

L’étude montre également que dans la zone d’implantation, vivent des salamandres, tritons, des lucanes cerfs-volants. « Nous avons fait les constats avec un huissier. »

Entre les « pour » un poulailler de 120 000 poules et les « contre », de quel côté va pencher la balance ? | OUEST-FRANCE

Le collectif a rédigé une charte soumise aux associations bretonnes et à une cinquantaine de personnalités. « Nous devons changer d’envergure pour en finir avec le lobby de l’agro-industrie, puissant et organisé. Il ne s’agit pas seulement des poulaillers. Il faut arrêter avec l’agriculture hors-sol, elle est mortifère. »

Avec à l’appui, les chiffres d’une qualité de l’eau qui stagne, une augmentation des taux de pesticides dans certains pays bretons, le développement des algues vertes…

En préambule de leurs prises de paroles, tous ont éfendu les agriculteurs engagés dans des modèles d’exploitations dont ils sont les premières victimes. | OUEST-FRANCE

Dans le rang des personnalités présentes, le navigateur Eugène Riguidel a signé cette charte. « On a mis à mal notre belle région pour la vouer à l’agroalimentaire et au tourisme, on a détruit la paysannerie… » déplore-t-il.

René Louail, paysan et figure politique, était également présent. « On sort de la Cop 26 à Glasgow ( Écosse) et on continue à servir un système bancal. Il ne faut plus attendre et aider les agriculteurs à changer de modèle. Ils attendent cet effort. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/fermes-usines-le-collectif-breton-veut-les-mettre-a-terre-397d69ca-4a1e-11ec-be61-99b35a9430a1

 

Ouest-France

Morlaix. Une vingtaine de personnes mobilisées pour que l’accès au logement

Deux rassemblements du genre sont prévus, ce samedi 20 novembre 2021, à Morlaix et Roscoff (Finistère). Le premier, donnait rendez-vous place des Otages. Le but ? Revendiquer l’accès à un logement digne en Bretagne. Une vingtaine de personnes se sont réunies autour de cette cause.

Une vingtaine de personnes mobilisées pour l’accès au logement pour tous, à Morlaix, à 11 h. | OUEST-FRANCE

Une quinzaine d’organisations associatives et politiques ont appelé au rassemblement pour que « tous puissent bénéficier d’un logement digne et accessible » et contre la destruction des terres agricoles. Deux ont lieu dans le Finistère, ce samedi 20 novembre 2021 : Morlaix et Roscoff. Le rendez-vous était à 11 h, place des Otages pour le premier.

Une vingtaine personnes se sont mobilisées à cette occasion à Morlaix. « Nous militons pour la création d’un statut de résident breton. Cela pourrait s’appuyer sur un justificatif de domicile, ou de travail ou recherche d’emploi. Nous souhaitons casser l’effet de spéculation pour prendre le temps de réfléchir à des politiques publiques cohérentes en matière de logement. Il ne faut pas que tout soit réservé pour une certaine catégorie de personne qui peut payer. Pour les locations, c’est pareil : soit il n’y a plus de biens, soit ils sont trop chers ! », soulèvent les organisateurs de la mobilisation.

« Les pouvoirs publics doivent jouer leur rôle de régulateur »

Une seconde manifestation a lieu à 15 h, ce samedi après-midi, à Roscoff. Selon le collectif organisateur, où l’on retrouve l’Union démocratique bretonne (UDB), Dispac’h, ou encore Douar ha Frankiz, 35 % de résidences secondaires composent la cité corsaire (dernier recensement de l’Insee datant de 2018).

« Face au problème grandissant du logement en Bretagne, consécutif entre autres à l’investissement immobilier permit par les politiques libérales, les pouvoirs publics doivent jouer leur rôle de régulateur. Toutes les collectivités locales […] doivent prendre leur part de responsabilités », dénonce le collectif d’associations et d’organisations.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-une-vingtaine-de-personnes-mobilisees-pour-que-l-acces-au-logement-106e9232-49e4-11ec-be61-99b35a9430a1

Photo pyb29.  Photo pyb29

Photos pyb29

 

Ouest-France

REPORTAGE. À Morlaix, ils apprennent à conduire un camion pour leur travail

Si conduire le camion info jeunesse de Morlaix communauté (Finistère) ne nécessite pas de permis spécifique, il faut néanmoins assurer sa prise en main. Vendredi 19 novembre 2021, quinze animateurs du territoire ont appris à le manœuvrer.

Au volant du camion info jeunesse, Pierre, animateur jeunesse à Plougasnou, écoute les conseils avisés de Patrick, formateur de conduite en véhicules lourds. | OUEST-FRANCE

Conduire un camion n’est pas une chose que les animateurs des services jeunesse de Morlaix communauté (Finistère) font tous les jours. Pour assurer leurs missions et aller vers les jeunes dans le territoire, ils seront amenés à conduire le camion information jeunesse, jaune et blanc, inauguré en juin dernier par Morlaix communauté et géré par le service info jeunesse de la MJC (Maison de la jeunesse et de la culture).

Lire aussi : Morlaix. Un camion pour faciliter le quotidien des jeunes

Même si le principe est similaire à celui de la conduite d’un véhicule standard, il faut cependant être attentif à certains points quand on est au volant d’un engin de plus de six mètres de long.

« C’est plus impressionnant »

« J’ai déjà conduit des minibus pour le transport d’ados sur un séjour, mais conduire un véhicule comme celui-ci, c’est autre chose, c’est plus impressionnant », confie Pierre, animateur à Plougasnou, qui a pris place dans le véhicule, auprès de Patrick, de l’auto-école saint-martinoise Go Conduite.

Déjà, la cabine est plus large. « Le camion est aussi beaucoup plus long et plus haut qu’une voiture, ce qui donne plus de prise au vent latéral, souligne le formateur. Il est nécessaire de prendre des précautions. » Avec sa capacité de 22 m3, il est aussi plus lourd. Tous les repères changent.

Alexiane, animatrice de la Maj et Maian, du service jeunesse de Plounéour-Ménez, vont apprendre comment faire une marche arrière ou prendre un rond-point, au volant d’un camion. | OUEST-FRANCE

Comment prendre un rond-point

« On va d’abord aller sur un parking pour faire des marches arrière à main et à contre main, c’est-à-dire que le conducteur doit diriger son attelage routier vers un but qu’il ne perçoit pas directement. Il faut utiliser les rétroviseurs et savoir anticiper. Puis, nous verrons comment prendre un rond-point, il faut faire attention, car dans les angles morts du camion, peut se loger un cycliste. »

Une partie des animateurs jeunesse du territoire, avec Uriell Kersallé, du service info jeunesse de la MJC et les membres de l’auto-école Go conduite | OUEST-FRANCE

Démarrage, utilisation du frein moteur, prise de virage… Les conseils de Patrick sont précieux. Alexiane, animatrice à la Maj (Morlaix animation jeunesse) et Maian, du service jeunesse de Plounéour-Ménez, sont soulagées de pouvoir enfin tester ce véhicule qu’elles pourront utiliser pour accompagner les adolescents dans leurs projets.

« Le but de cette journée d’apprentissage à destination d’une quinzaine de professionnels jeunesse du territoire est de les rassurer avant une première prise en main », confie Uriell Kersallé, du service info jeunesse.

Aménagé pour accueillir du public, ce véhicule est aussi équipé en numérique, de façon à répondre aux difficultés de mobilité des jeunes, dans leurs démarches administratives ou pour accéder à l’emploi, en allant à leur rencontre, là où ils vivent.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-ils-apprennent-a-conduire-un-camion-pour-leur-travail-394e40fc-4959-11ec-ba23-ee68ae114875

 

Ouest-France

Plougasnou. Un atelier d’éveil pour les tout-petits

La municipalité propose un atelier d’éveil et de motricité.

La municipalité propose un atelier d’éveil et de motricité. | OUEST-FRANCE

La municipalité proposera chaque mois des ateliers d’éveil et de motricité pour les enfants de 6 mois à 3 ans.

Le premier atelier s’est déroulé mercredi. Les enfants étaient accompagnés d’un parent et ont pu profiter de la salle de motricité de l’école Marie-Thérèse-Prigent, située au 3, impasse Pierre-de-Coubertin.

Ce temps d’accueil d’une heure est pour le moment fixé une fois par mois, le mercredi matin, de 10 h 30 à 11 h 30. Mais la municipalité est ouverte à d’autres possibilités, dans l’optique de s’accommoder aux disponibilités des accompagnants et de l’assistante maternelle.

L’atelier est gratuit et ouvert à tous les enfants de la commune. Le nombre de places étant limité, l’inscription est obligatoire.

Inscriptions par téléphone au 02 98 67 87 95 ou par mail : animasso@plougasnou.fr.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/un-atelier-deveil-pour-les-tout-petits-2ade9e8e-4a34-4dee-9939-33d46a6f1967

 

Ouest-France

La Forêt-Fouesnant. Covid-19

Les mesures de prévention contre les algues vertes semblent porter leurs fruits cette année, selon les élus. Le conseil a aussi évoqué l’aménagement paysager du Vieux Port.

L’anse du bourg de La Forêt-Fouesnant a souvent connu des invasions d’algues vertes ces dernières années. L’année 2021 a été marquée par une baisse des quantités ramassées. | OUEST-FRANCE

Lutte contre les algues vertes

Lors du conseil municipal qui s’est déroulé jeudi soir, le maire, Daniel Goyat, a évoqué le rapport de la cour régionale des comptes sur le sujet des algues vertes. « Ce rapport analyse en profondeur les mesures mises en place pour lutter contre la prolifération des algues vertes, ainsi que leur coût, a expliqué le maire. Il détaille aussi ce qui est fait pour ramasser et recycler les algues. Les recommandations visant spécifiquement La Forêt-Fouesnant sont légères. »

La première recommandation concerne le décompte des algues ramassées. Il était effectué en m3 par la municipalité : il sera désormais fait en tonnes pour uniformiser avec le centre de traitement de Kerambris, à Fouesnant. La deuxième recommandation concernait le suivi des dépenses de ramassage selon son annualité. « On peut noter que nos dépenses sont quasi intégralement remboursées par l’État, a ajouté le maire. On a aussi appris qu’il y avait des choses qu’on ne comptait pas et qui peuvent être aussi remboursées. Au niveau général, le tonnage d’algues ramassées à La Forêt est en diminution, ce qui est bien sûr une excellente chose. Les taux de nitrate sont en nette baisse aussi. Cela prouve que les mesures prises en amont, en particulier auprès des professionnels, donnent de bons résultats. »

Stade Robert-Gléonec

Les élus ont aussi approuvé la rénovation des projecteurs du stade Robert Gléonec. « L’éclairage actuel est obsolète et énergivore, a expliqué Claude Bouchet, adjoint délégué aux sports. Il sera remplacé par des projecteurs LED qui permettront d’assurer aux usagers un confort et une sécurité de jeu améliorés et de réduire notablement la consommation électrique. »

Le coût de l’opération est de 26 650 €. Elle devrait être subventionnée à hauteur de 80 % par l’État et par le conseil départemental.

Quid de l’ex salle polyvalente ?

L’aménagement paysager du site de l’ex-salle polyvalente, situé près du Vieux Port, a aussi été évoqué par les élus. La question des subventions, ainsi que du surcoût du projet, a été présentée par Robert Le Nay, adjoint en charge des bâtiments : « La salle polyvalente impactait négativement l’image d’un des secteurs les plus touristiques de la commune, elle a disparudu paysage forestois. Les études sont en cours afin de finaliser un aménagement de qualité sur un site entièrement réhabilité. Une première subvention de l’État d’un montant de 165 000 € a été obtenue, elle correspond à 50 % des dépenses initialement estimées à 330 000 € HT. Or, les nécessités d’optimisation de l’opération et les aléas du chantier ont engendré une hausse significative de l’enveloppe financière prévisionnelle. »

Le nouveau prévisionnel de dépenses liées à l’aménagement du site, hors désamiantage et démolition (108 385 € HT), est fixé à 422 000 € HT. Après la demande de nouvelles aides auprès de l’État et du conseil départemental, la commune devrait n’en financer que 84 400 €.

En raison de cas de coronavirus, la cantine scolaire restera fermée ce lundi. Le maire l’a indiqué pendant le conseil municipal.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/la-foret-fouesnant-29940/covid-19-3e44a1b1-700a-4640-9324-abf48c6f5ae6

 

Le Diben vendredi 19 novembre 2021

Morlaix. Un menhir chez Dialogues.

Patrick Ewen en dédicace chez Dialogues Morlaix. Photo pyb29 Photo pyb29

Patrick Ewen en dédicace chez Dialogues Morlaix.

"Un récit célébrant la beauté des paysages bretons, son climat ainsi que le caractère de ses habitants."

 

Ouest-France

Lanmeur. La ferme de Ruvarc léguée en partie à la commune

Décédé en mars 2021, un ancien agriculteur a légué ses biens à la commune. La moitié de la vente de l’ancienne ferme de Ruvarc, bâtiments et terres, reviendra à la collectivité.

La ferme du Ruvarc comprend une maison d’habitation et quelques dépendances. | OUEST-FRANCE

Au cœur du quartier de Ruvarc, la ferme comprend une maison d’habitation, des dépendances, ainsi qu’environ une dizaine d’hectares de terres agricoles situées à proximité, mais aussi à Guimaëc et Locquirec. L’ancienne exploitation, propriété de François Carn, est désormais pour moitié en indivision avec son frère, dans le giron de la commune. Le propriétaire l’a léguée à la commune.

La maire, Cathy Lucas, en réunion de conseil municipal, jeudi 18 novembre, a tenu à saluer la mémoire de François Carn, décédé en mars dernier à l’âge de 88 ans. « Le testament fait aussi mention d’une somme d’argent qui reviendra directement à la commune, détaille la maire. Le frère veut tout vendre, et déjà le Conservatoire du littoral est intéressé par les landes dans la commune de Locquirec. Nous n’aurons pas de frais de notaire à régler, les collectivités en sont dispensées. »

Une donation très appréciée par le conseil municipal qui a autorisé la maire à signer toutes les pièces relatives à ce dossier.

Le conseil en bref

Cas de Covid à l’école des Quatre-Vents. En classe bilingue, une élève est porteuse du Covid, la classe fermée le 15 novembre rouvrira le lundi 22. « De nouveaux tests seront effectués et toute la classe a été désinfectée », rassure Anne Quénéa, adjointe aux affaires scolaires.

Terrains déclassés. Les travaux effectués par Morlaix communauté sur les réseaux d’assainissement à hauteur de 800 000 € ne sont pas suffisants pour que les terrains gelés à la construction (derrière la salle Steredenn) retrouvent leur statut de constructible. La convention est prolongée jusqu’en 2023. « Nous avons toujours trop d’eaux parasitaires dans les réseaux jusqu’à la station d’épuration, elles proviennent pour une grande part des branchements d’eaux pluviales des habitations, alors que cela ne devrait pas être le cas », précise Cathy Lucas.

Rue de Pont-Menou. Des travaux sont prévus sur cette route. Une réunion aura lieu avec les riverains afin d’entendre ce qu’ils ont à dire sur la pose de chicanes. Des travaux sont en cours, route de Kermouster. Elle sera fermée à la circulation durant trois jours.

Pass Asso. Dans le cadre de la crise sanitaire, l’ALPE (Amicale laïque des parents d’élèves) va bénéficier d’une aide de 4 000 € (1 000 € par la commune et Morlaix communauté, 2 000 € par la Région). « Ce qui va lui permettre de continuer à soutenir les activités de l’école », indique la maire.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/lanmeur-la-ferme-de-ruvarc-leguee-en-partie-a-la-commune-2157c852-4949-11ec-ba23-ee68ae114875

 

Ouest-France

Finistère. Le directeur de la Caisse d’allocations familiales veut « améliorer l’accès aux droits »

Publié le Recueilli par Étienne LANNUZEL

Jean-Marc Malfre est, depuis début septembre 2021, le directeur de la Caisse d’allocations familiales (CAF) du Finistère. Dans les centres de Quimper, Brest et Morlaix, il souhaite aider les usagers à faire valoir leurs droits.

Jean-Marc Malfre, nouveau directeur de la CAF du Finistère, souhaite « aider les bénéficiaires à faire valoir leurs droits » | OUEST FRANCE

Depuis le 1er septembre 2021, Jean-Marc Malfre est le directeur de la Caisse d’allocations familiales (CAF) du Finistère, qui réunit les centres de Brest, Morlaix et Quimper depuis 2011. Diplômé en 1991 de l’École nationale supérieure de Sécurité sociale (EN3S), il a un fort intérêt pour les politiques sociales.

Quel est votre parcours et comment êtes-vous arrivé dans le Finistère ?

Cela fait trente ans que je travaille dans les Caisses d’allocations familiales (CAF). J’y ai fait toute ma carrière. J’étais, depuis 2018, directeur de la CAF de la Manche et j’ai précédemment travaillé pour celles du Calvados, de la Seine-Maritime, de la Haute-Loire… Pour reprendre la direction de la caisse du Finistère, ma candidature a été proposée par la caisse nationale et le conseil d’administration du département a retenu mon nom.

Quelles sont les principales actions que vous souhaitez mettre en place dans le département ?

Je souhaite particulièrement travailler sur l’accès aux droits pour les bénéficiaires. La refonte de l’accueil du centre de Quimper participe à cet objectif, mais je n’ai fait qu’inaugurer les résultats d’un chantier qui avait été commandé avant mon arrivée.

On a tendance à n’entendre parler que des fraudes à l’aide sociale qui, certes, existent, mais je souhaite avant tout aider les usagers à faire valoir leurs droits. Nous souhaitons prendre l’initiative d’aller vers les personnes qui peuvent prétendre à des allocations.

Est-ce une spécificité territoriale ?

Cela provient d’une demande de l’État, mais les actions que je vous décris sont spécialement déclinées pour le département.

Dans le Finistère, nous avons de fortes disparités territoriales. Par exemple, les habitants des monts d’Arrée n’ont pas les mêmes problématiques d’accessibilité aux droits que ceux des métropoles. Nous travaillons en proximité avec les mairies pour obtenir des remontées du terrain et pour identifier les ayants droit.

C’est un projet fédérateur pour le personnel administratif et les travailleurs sociaux. Il répond à leurs attentes.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/finistere-le-directeur-de-la-caisse-d-allocations-familiales-veut-ameliorer-l-acces-aux-droits-e49449b2-487c-11ec-a192-3afacb30e02d

 

Le Diben vendredi 19 novembre 2021

Emplacement de la future station d'approvisionnement en gasoil des bateaux de pêche

Photo pyb29  Photo pyb29

Photo pyb29  Photo pyb29 

Restera-t-il assez de place pour la future aire de carénage ?

 

Ouest-France

Quand des écoliers du Morbihan se retrouvent malgré eux sur les réseaux sociaux avec Éric Zemmour

Dans une vidéo et une photo publiées sur le compte Twitter d’Eric Zemmour, des écoliers de l’école Saint-Joseph de Neulliac (Morbihan) posent avec le polémiste. Une situation à laquelle ne s’attendait pas le directeur de l’école. Ses élèves ont croisé Eric Zemmour de manière « impromptue » à Paris où ils effectuaient un séjour dans le cadre du devoir de Mémoire.

Eric Zemmour est venue présenter sa « vision patrimoniale de la France » à Pleurtuit. | THOMAS BRÉGARDIS / OUEST-FRANCE

Les images n’ont pas dû les laisser indifférents. Des parents d’élèves ont probablement été très surpris de voir apparaître, jeudi 18 novembre, sur les réseaux sociaux, leur enfant tout sourire aux côtés d’Eric Zemmour, polémiste d’extrême droite, et probable candidat à l’élection présidentielle, à Paris.

Ces enfants sont des élèves de l’école privée Saint-Joseph de Neulliac (Morbihan), près de Pontivy. Ils effectuaient un voyage scolaire à Paris, du 16 au 18 novembre, dans le cadre du devoir de Mémoire. Les écoliers devaient notamment se rendre à l’Élysée, une récompense après avoir remporté le concours national du devoir de Mémoire grâce à la vidéo qu’ils avaient réalisé sur l’histoire d’un Poilu de leur commune, Pierre-Marie Josselin.

Sur son profil Twitter, Éric Zemmour a publié une photo et une vidéo en compagnie des enfants, avec cette légende : « Avec les « Petits artistes de la mémoire » qui œuvrent à transmettre aux plus jeunes la mémoire des combattants de la Grande Guerre ».

« On ne veut pas que cette image reste »

Cette rencontre entre les élèves et le polémiste s’est opérée de manière impromptue et opportuniste​, assure le directeur de l’école, Matthieu Ollivier, joint par téléphone. On s’est croisés, de manière très directe et innocente. Ça a duré 10-15 secondes​, explique encore le chef d’établissement, qui n’a pas donné d’accord pour une quelconque diffusion. Bien évidemment, on ne veut pas que cette image reste, précise-t-il. ​Mais on y est un peu pour rien. C’était loin d’être prévu. On ne s’attendait pas à ça​, conclut-il.

Il précise que la chronologie des faits est en train d’être communiquée à sa hiérarchie et aux parents d’élèves.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morbihan/morbihan-comment-des-ecoliers-de-neulliac-se-retrouvent-sur-les-reseaux-avec-eric-zemmour-0c3aabf4-4919-11ec-837a-0b24af42f148

 

Ouest-France

Excisée à 9 ans, Marie-Claire Kalpotia Moraldo vient en aide aux femmes mutilées

Excisée à 9 ans, Marie-Claire Kalpotia Moraldo a fondé l’Institut les Orchidées rouges à Bordeaux pour accompagner les victimes de mutilations sexuelles sur le chemin de la reconstruction.

Marie-Claire Kalpotia Moraldo. | MEDI@ PHOTO

Il y a un an à peine, Marie-Claire Kalpotia Moraldo, présidente des Orchidées rouges, Institut régional pour accompagner les femmes victimes d’excision et de violence, découvre enfin qui a pris la décision de la faire exciser. « Ma mère y était farouchement opposée et ma grand-mère, chez laquelle je vivais dans un village du nord de la Côte d’Ivoire, le savait bien. »

La jeune femme volontaire, dont la voix ne tremble jamais, même quand elle évoque des épisodes douloureux, se souvient : « Ma grand-mère ne voulait pas se fâcher avec ma mère, ma tante a endossé la responsabilité de cette excision pendant des années, alors qu’en réalité c’était ma grand-mère qui agissait en sous-main. »

Mythologie de l’excision

Assise dans un canapé confortable, sous les discrètes moulures ornant un haut plafond, la jeune femme raconte son histoire qui rejoint en de nombreux points celle des femmes qui ont trouvé refuge dans son établissement, qu’elle veut « cosy et chaleureux ». Bien loin de l’univers hospitalier, même si ici elles sont soignées physiquement et psychologiquement et accompagnées sur les plans administratif, social ou juridique.

Elle se souvient parfaitement de ce jour, où, alors qu’elle était en vacances dans la famille de son père, sa tante l’a emmenée chez l’exciseuse. Elle avait seulement 9 ans. « Ma mère a pleuré quand elle l’a appris. Les douleurs ont duré un mois environ, on me soignait en appliquant de l’eau chaude avec un chiffon. »

Pour l’enfant qu’elle était, être excisée semblait naturel. « Mes copines l’étaient toutes : on entendait des mères dire au sujet de leur fille de 11 ans : vite, il faut le lui couper avant qu’elle coure après les garçons ! »

La « mythologie » qui enveloppe cette pratique ne manque pas d’arguments en faveur de l’excision : une femme excisée est considérée selon les ethnies comme plus propre, plus fertile, ou plus « sûre » car elle ne risque pas de blesser son mari avec son clitoris ! « Les gens refusent de manger les plats qu’elle prépare, car elle n’est pas considérée comme saine. En réalité, il s’agit de contrôler la sexualité des femmes et leur corps », insiste-t-elle.

« Être normale »

Elle commence à en prendre conscience à l’adolescence, quand elle découvre des campagnes de prévention contre l’excision affichées sur les murs d’Abidjan où elle poursuit ses études. Mais c’est à 19 ans, quand elle rencontre un amoureux, qu’elle réalise vraiment ce qu’elle a subi : « J’arrivais à avoir une sexualité épanouie, pourtant ma nudité me rappelait mon excision. Je voulais être normale. »

Elle n’évoque jamais ce sujet avec ses proches. C’est un tabou, dans les familles on n’en parle pas. « On excise les filles sans leur dire pourquoi. Quand elles sont grandes et posent des questions, personne ne veut leur répondre. Même des sœurs qui ont vécu la même chose ne veulent pas en parler, elles le vivent comme une sorte de fatalité : c’est fait, on continue à vivre. »

En 2016, âgée de 34 ans, elle décide d’avoir recours à la chirurgie réparatrice. En Nouvelle-Aquitaine, où elle s’est installée depuis qu’elle a fini son master en management à Marseille, il n’existe pas de prise en charge spécialisée. Elle affronte seule son parcours de reconstruction. Une épreuve difficile qui l’incite à créer l’association les Orchidées rouges pour accompagner les femmes excisées.

À sa fondation en 2017, l’association est hébergée à la Maison des associations de Mérignac, dans la banlieue bordelaise. Et obtient, la même année, le prix de l’initiative de la mairie de Bordeaux ; ce qui lui donne une certaine crédibilité. L’équipe est alors composée d’une psychologue, d’une éducatrice spécialisée et d’une art-thérapeute. Elle accompagne cent quatre-vingts femmes en trois ans. Les problématiques sont complexes, les besoins différents d’une femme à l’autre.

Prise en charge globale

« Régulièrement, nous devions en envoyer certaines chez d’autres professionnels. Ce morcellement de parcours me gênait. Je voulais mettre la femme dans un cocon, qu’elle trouve tout ce dont elle avait besoin dans un même espace. » Elle pense à un institut pluridisciplinaire, mais son ouverture s’avère compliquée, elle se confronte à l’hostilité de certaines associations.

« On me reprochait notamment de vouloir ouvrir ce centre sans être médecin. » Les choses commencent à se débloquer quand la Fondation des femmes, qui est son plus important financeur, lui octroie une subvention. Suivent le conseil régional, la Ville de Bordeaux, la préfecture, la Direction régionale aux droits des femmes, le Département des fondations privées et une entreprise qui souhaite rester anonyme.

Ne reste plus qu’à recruter un panel de professionnels pour tisser une offre de soins et d’accompagnement complète : infirmière, médecin généraliste, gynécologue, psychologue, sexothérapeute, ostéopathe, psychomotricienne, socio-esthéticienne, assistante sociale, avocate, conseillère emploi, arthérapeute, réflexologue et danse thérapeute. Tout est gratuit, même l’intervention chirurgicale d’Hamadou Ismaël, gynécologue-obstétricien formé auprès de Pierre Foldès, l’urologue inventeur de la chirurgie réparatrice de l’excision.

5 % d’opérations

L’institut est inauguré le 7 septembre 2020, En un an, l’institut a accompagné 240 femmes. Seules 5 % d’entre elles ont recours à la chirurgie réparatrice. S’il n’y a pas vraiment de parcours type, les entretiens avec la psychologue et la sexothérapeute constituent le socle de la reconstruction. L’objectif de cette dernière est d’aider les femmes à se réapproprier leur corps et à déconstruire tous les tabous qui entourent la sexualité. Jamais elles n’ont parlé de sexe ou appris à découvrir leur corps. Elles ignorent souvent qu’elles peuvent être excisées et ressentir du plaisir. Soucieuse de prendre le mal à la racine, Marie-Claire Kalpotia Moraldo intervient dans des établissements scolaires pour alerter sur les risques d’excision pendant les vacances dans les pays d’origine des parents. Le 14 octobre 2020, elle a inauguré à Abidjan le premier institut de lutte contre les mutilations sexuelles et les mariages forcés, composé d’une équipe pluridisciplinaire.

Il va être l’heure de se séparer, l’agenda de la présidente déborde. Le combat contre l’excision ne peut attendre.

Téléphone : 05 57 34 92 37 / 06 50 23 75 08

Mail : lesorchideesrouges@gmail.com

https://www.ouest-france.fr/societe/droits/droits-des-femmes/excisee-a-9-ans-marie-claire-kalpotia-moraldo-vient-en-aide-aux-femmes-mutilees-54960b60-3bf8-11ec-b9a0-60ef7849bf45

 

Ouest-France

Morlaix. Des personnes en situation de handicap montrent « qu’on est capable de faire autre chose »

Dans le cadre de la Semaine pour l’emploi des personnes handicapées, l’Ibep (Institut breton d’éducation permanente) propose à ses stagiaires des ateliers de musique, de cuisine ou bien de couture pour retrouver confiance en soi à Morlaix (Finistère).

Claire et Françoise s’appliquent à coudre des lingettes sous le regard bienveillant de Stéphanie Bade de L’Arbre à fils. | OUEST-FRANCE

On entend le bruit des machines à coudre depuis le hall d’entrée, tandis que flotte dans l’air une odeur de gâteau sortant du four. Mardi matin, dans les locaux de l’Ibep (Institut breton d’éducation permanente) à La Boissière, à Morlaix (Finistère), l’ambiance est à la fois studieuse et détendue.

« Nous avons souhaité cette semaine festive, expliquent Laurence Omnès, directrice, et Noémie Cueff, formatrice. Et ainsi donner une autre envergure à l’événement, en proposant aux personnes que nous accompagnons dans le retour à l’emploi toute une série d’ateliers. Comme du conseil en image ou encore la confection de produits bien-être destinés à revaloriser toutes les compétences professionnelles, mais aussi personnelles. » Cette semaine s’inscrit dans le cadre de la 25e Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées.

Ces personnes souffrent d’un handicap, visible ou non, et sont confrontées aujourd’hui à la nécessité de se reconvertir à cause d’une maladie professionnelle, comme un mal de dos ou un souci psychologique.

Nordin à la guitare, Séverine au chant à l’issue de l’atelier musique. | OUEST-FRANCE

« Ce n’est que du positif »

Dans l’atelier couture, Françoise et Claire s’appliquent à coudre des lingettes sous le regard professionnel de Stéphanie Bade, de L’Arbre à fils. « Ma maman était couturière, j’ai bien une machine à coudre, mais je ne m’en sers que pour mes ourlets de pantalon », sourit Françoise. L’apprentie couturière a travaillé durant 32 ans comme agent technique dans une coopérative agricole du Léon.

« Souffrant de douleurs articulaires, je ne peux plus porter de charges, alors je me dirige vers un emploi administratif. » Ces ateliers lui offrent une pose entre ses deux stages. « Ici je découvre des techniques, et on se rend compte qu’on est capable de faire autre chose. Ce n’est que du positif. »

Dans une autre salle, des stagiaires chantent la chanson qu’ils viennent d’écrire au sein de l’atelier musique. « Je ne pensais pas vraiment être capable de diriger un atelier d’écriture, nous avons mis des mots sur nos maux », s’enthousiasme Nordin, venu avec sa guitare. « Avant j’étais magasinier, mais des douleurs survenues après un accident de voiture m’ont forcé à arrêter. Aujourd’hui, j’aimerais bien travailler dans l’animation. »

Les membres du petit groupe semblent comme revigorés. « Quand on est bien dans sa peau, on a plus d’énergie pour faire les choses et repartir du bon pied », confie une stagiaire à l’issue de la matinée.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-on-decouvre-qu-on-est-capable-de-faire-autre-chose-77f53252-484b-11ec-9a12-6efcae5f3326

 

Ouest-France

Morlaix. Une grève du chômage bien suivie dans la commune

Une vingtaine de bénévoles de l’association a suivi cet appel.

Une vingtaine de bénévoles de l’association a suivi cet appel. | OUEST-FRANCE

À l’initiative de l’association Droit à l’emploi Nevez Amzer qui postule à l’expérimentation Territoire zéro chômeur de longue durée, la grève du chômage a été décrétée mardi et bien suivie pour une vingtaine de bénévoles de l’association, en collaboration avec les services techniques. Une journée qui a permis de réaliser dans la matinée des travaux d’embellissement de la commune par des plantations de fleur dans les parterres face à la mairie, de l’entretien pour le kanndi près de l’enclos paroissial. Dans l’après-midi, ils ont participé à l’installation d’un hôtel à insectes réalisé avec des matériaux de récupération pendant les ateliers avec des personnes privées d’emploi.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/une-greve-du-chomage-bien-suivie-dans-la-commune-3a065a32-4c41-4e1e-a17c-ef961c78a273

 

Ouest-France

Licences de pêche. « Ils s’avouent vaincus avant de combattre », estime un pêcheur malouin

L’annonce d’un éventuel plan de sortie de flotte, évoqué par la ministre de la Mer, Annick Girardin, aux Assises de la pêche, ce jeudi 18 novembre 2021, met en colère les pêcheurs de Saint-Malo. Pour l’un d’eux, le Gouvernement abandonne les négociations concernant les licences de pêche à Jersey.

Patron du petit Welga, Pierre Vogel (à droite sur la photo) a été meurtri par les annonces d’Annick Girardin aux Assises de la pêche. | DR

« On a l’impression qu’ils préparent le terrain d’une fin de négociation… » Plus que de la colère, il y a du désespoir dans la voix de Pierre Vogel. Le patron pêcheur de 34 ans de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) a été sonné par l’évocation d’un plan de sortie de flotte de la part de la ministre de la Mer aux Assises de la pêche. « Je vis cela comme une trahison du Gouvernement. Nous sommes restés calmes pendant onze mois, nous leur avons fait confiance. On se sent désemparés. »

Le bateau de 7 mètres que le pêcheur exploite depuis deux ans est à quai depuis le début du mois. Il fait partie des 52 licences qui ont expiré fin octobre, privant les pêcheurs d’accès aux eaux de Jersey. « Notre demande de licence a été refusée malgré un dossier complet et notre bonne foi. Les Britanniques chipotent sur des détails techniques », déplore Pierre Vogel.

Lire aussi : Pêche. Après le Brexit, un plan de sortie de flotte à plus de 40 millions d’euros

« J’ignore ce que je vais devenir »

Avec son Welga, il exploite surtout le sud des eaux de Jersey, « sans concurrence avec les bateaux de l’île ». Son produit phare est la coquille Saint-Jacques qu’il pêche du 1er octobre au 1er décembre dans le secteur anglo-normand. Une fois le gisement de Saint-Malo ouvert, au 1er décembre, il met le cap sur la baie jusqu’au printemps.

« Mais ces deux mois dans la zone de Jersey représentent 30 % de mon chiffre d’affaires. Pour ce mois de novembre, j’ai réussi à bricoler mais j’ignore totalement ce que je deviendrai à l’automne prochain si je n’ai pas de licence », craint le pêcheur.

« Une bombe à retardement »

Au-delà de son cas personnel, Pierre Vogel pense aussi « aux 49 détenteurs de licences provisoires qui s’arrêteront au 31 janvier 2022, à ceux qui font construire des bateaux neufs sans savoir s’ils obtiendront le sésame, à toute la filière qui est menacée… C’est une bombe à retardement ».

Plutôt que d’envisager une compensation financière pour une sortie de flotte – « ce que nous n’avons pas envie de faire » – les pêcheurs aimeraient plus de panache des dirigeants européens. « Ils s’avouent vaincus avant de combattre. Pour un Gouvernement qui disait partir au front avec des mesures de rétorsions fortes, c’est un peu léger. » Il ne veut pas croire que le combat est terminé.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-malo-35400/licences-de-peche-ils-s-avouent-vaincus-avant-de-combattre-estime-un-pecheur-malouin-4ba49b48-488c-11ec-8077-d5a3bbe4241e

 

Ouest-France

Morlaix. Mobilisation des Genêts d’Or pour l’égalité salariale dans le médico-social, ce lundi

 

Ouest-France

L’UDB du Pays de Brest change de visage

Yannick Merceron et Sandrine Migerel prennent les commandes. Ils mettent notamment en avant le problème du logement dans la métropole brestoise.

Yannick Merceron et Sandrine Migerel, nouveaux responsables de l’UDB dans le pays de Brest. | OUEST FRANCE

L’UDB a profité du renouvellement de ses instances, début octobre, pour instaurer la parité. C’est donc un ticket homme-femme qui se retrouve à la tête de la section du Pays de Brest pour la formation régionaliste.

Sandrine Migerel, 39 ans, est monitrice-éducatrice. Arrivée à l’UDB il y a seulement un an et demi, elle dit avoir été séduite par un parti qui n’a pas peur de se positionner et qui est proche des gens​.

Le problème du logement

De son côté, Yannick Merceron, 24 ans, est étudiant en master d’Économie du développement. Attaché aux questions civiques, il a d’abord adhéré à la section nantaise avant de rejoindre Brest. Aucun des deux n’est bretonnant. Mais ils l’assurent : ça n’est pas un problème. « Le parti s’ouvre. Il y a plein de personnes qui arrivent d’univers différents, glissent-ils. Il y a un bon partage, aujourd’hui, entre ceux qui parlent breton et ceux qui ne le parlent pas. »

Au rang des priorités des militants brestois, qui sont une quarantaine, figure la problématique du logement. Il y a des phénomènes qui posent problème. Les résidences secondaires, à l’extérieur, et la spéculation immobilière, à l’intérieur de la métropole, posent question pour permettre aux Bretons de se loger.Ils se disent notamment attachés au statut de résident breton, pour lequel ils défileront samedi.

L’UDB du Pays de Brest espère aussi se faire entendre dans les campagnes électorales à venir, même si leurs poulains n’ont pas encore été choisis.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/l-udb-du-pays-de-brest-change-de-visage-d22edefc-488d-11ec-a192-3afacb30e02d

 

Ouest-France

Lanmeur. Les habitants invités au chevet de leur église

C’est une première. La mairie de Lanmeur (Finistère) convie la population à venir constater le mauvais état de son église lors d’un diaporama, samedi 20 novembre 2021, à 10 h. La présentation sera suivie d’un concert et d’un pot.

L’équipe municipale convie les habitants à prendre conscience de l’état de dégradation de leur église. | OUEST-FRANCE

« Nous tenons à ce que les habitants soient informés de l’état de leur église, souligne Cathy Lucas, maire de Lanmeur (Finistère) et à l’initiative de la réunion publique, organisée le samedi 20 novembre 2021. Même si on n’est pas croyant, ce bâtiment fait partie de l’histoire de la commune et de notre patrimoine. »

On le sait, c’est le beffroi qui est en danger. « C’est la partie la plus ancienne, l’installation d’une structure métallique (que l’on devra remplacer par une structure en bois) a dégradé l’édifice, les planchers sont pourris par l’humidité et les fientes des pigeons très envahissantes. » Cela fait trois ans que les cloches ne rythment plus la vie des habitants, l’horloge est aussi arrêtée.

« L’église est bien malade »

Mais il n’y a pas que le clocher. Depuis quelques années, des désordres et des infiltrations sont apparus sur l’édifice, un édifice néo-roman, qui contrairement au clocher plus ancien, date de 1904. Il a été bâti sur l’emplacement d’une vieille église romane. Seule la crypte du Xe siècle et un portail avaient été préservés.

Le diagnostic dressé par à une équipe pluridisciplinaire – composée de Piotr Candio, architecte du patrimoine, Jean-Michel Odie, ingénieur et de Vincent Cherel, restaurateur du mobilier – fait état d’une longue liste de travaux à entreprendre au niveau de l’état global de l’église, des deux retables et de l’autel de fond de chœur.

« L’église est bien malade, mais pour des questions de financement, on ne fera pas tous les travaux tout de suite », précise Cathy Lucas, qui rappelle que seule la crypte romane est classée aux Monuments historiques.

Samedi, un diaporama des photos prises par un drone en juillet dernier, sera suivi d’un concert a cappella de Son ar Mein : « Cette église bénéficie d’une très bonne acoustique ». Un pot sera servi à la mairie, à la suite de cette réunion originale.

Samedi 20 novembre 2021, de 10 h à 12 h, église de Lanmeur.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/lanmeur-les-habitants-invites-au-chevet-de-leur-eglise-b0fba91a-488b-11ec-8077-d5a3bbe4241e

 

Ouest-France

Morlaix. La Lanterne, nouvelle association qui éclaire les femmes victimes de violences

La Lanterne, créée en avril 2021 à Morlaix (Finistère), accompagne déjà une douzaine de femmes victimes de violences. Le suivi va de la simple écoute à l’aide pour porter plainte ou contacter un avocat. Les organisatrices prévoient une série d’animations à l’occasion du 25 novembre 2021 et montent un projet pour aider les femmes victimes vivant en milieu rural.

Nathalie et Cécile ont créé La Lanterne, à Morlaix, depuis avril 2021. Cette association vient en aide aux femmes victimes et est ouverte à toutes et tous. L’association compte sur une douzaine de bénévoles et une vingtaine d’adhérents. | OUEST-FRANCE

Depuis sa création officielle en avril 2021, La Lanterne ne chôme pas. Après avoir tenu leur premier stand de sensibilisation au festival Panoramas, l’association accompagne déjà une douzaine de femmes victimes de violences, dans le pays de Morlaix (Finistère). « Ça peut être des femmes qui ont juste besoin de parler, qui n’imaginent même pas de porter plainte, jusqu’à celles qui veulent remuer ciel et terre pour changer complètement de situation », résume Nathalie, l’une des créatrices de la structure. Le suivi est tout aussi large : croire la victime, ne pas la juger, ni la culpabiliser, trouver une avocate, engager des démarches à la CAF.

Seule association locale sur ce créneau, La Lanterne est une pièce du puzzle manquante pour trouver des solutions efficaces et aller vite. « L’association nous permet d’être réactives, on n’a pas de contrainte d’horaire. On ne force jamais une femme qui ne souhaite pas porter plainte. On respecte leurs choix », ajoute Cécile, également à l’origine du projet.

« Il fallait qu’on le fasse »

S’il existe d’autres structures et dispositifs de prise en charge, les deux Morlaisiennes se sont aperçues que le système était perfectible. Elles se sont rencontrées au sein d’une autre association féministe, Nous Toutes. Mais elles voulaient aller plus loin. « On s’est dit qu’on allait arrêter de se plaindre et qu’il fallait qu’on le fasse », sourient-elles.

Traiter des violences conjugales ou intrafamiliales, ça ne s’improvise pas. Nathalie et Cécile sont les mieux placées pour en parler et de fait, recueillir la parole des autres : la première a été elle-même victime de violences par le passé. La seconde est bénévole au Planning familial de Morlaix. Mais elles ne se limitent pas au seul accompagnement. « On se mobilise aussi contre les violences économiques, psychologiques, verbales, physiques ou sexuelles. On organise aussi des actions de sensibilisation. »

Lumière sur les violences en zone rurale

Trois jours d’animations sont programmés à l’occasion du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. « On a mis les commerçants dans la boucle et il y a une solidarité incroyable », affirment Cécile et Nathalie. Elles prévoient également d’organiser, d’ici janvier 2022, des groupes de parole d’accompagnement, entre les bénéficiaires et autres personnes intéressées. Elles auront lieu au local de l’association, situé en centre-ville et laissé volontairement secret, pour protéger l’anonymat des personnes.

Enfin, autre ambition : le projet relais. « Ça a été initié par Paroles de femmes, dans le Tarn. Leurs études ont mis en lumière les violences conjugales en milieu rural, sclérosées par le contexte d’enclavement, de précarité, de manque de transports et de chômage. Tout cela est couplé au manque d’associations et d’institutions », détaille Cécile. L’idée est donc de former un médecin, ou un commerçant du village à détecter, écouter et orienter les femmes potentiellement victimes. « Ça peut sauver de manière très concrète. » En attendant, La Lanterne est soutenue par la Ville, Morlaix communauté et le Département.

Contact : lalanterneviolette@gmail.com ; 06 85 44 39 73. Adhésion : 15 €. Instagram : la__lanterne.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-la-lanterne-nouvelle-association-qui-eclaire-les-femmes-victimes-de-violences-f94b6982-4708-11ec-98b5-e0c1231c2fdc

 

Ouest-France

Morlaix. Maho et ses invités aux Couleurs des Arts

« Un air de famille », gravure de Maho.

« Un air de famille », gravure de Maho. | OUEST-FRANCE

La galerie Couleurs des arts présente les œuvres de Maho jusqu’à la fin du mois. L’artiste, qui a son atelier rue du Mur, présente toute une série de gravures délicates inspirées de paysages, mais aussi d’animaux comme ces chouettes réunies sous le titre Un air de famille (photo). Artiste peintre à l’origine, elle est tombée sous le charme de la gravure en 2013, à l’occasion du salon morlaisien Multiples : « Aujourd’hui je travaille principalement la technique de la manière noire un procédé de gravure en taille-douce qui permet d’obtenir des valeurs de gris, sans recourir aux hachures… On obtient une grande variété de teintes, d’où le nom de “mezzotinto”. »

Maho est entourée de Stéphane Le Pessot (encres de Chine sur papier aquarelle), Danièle Mahé (pastels), Odile Madec (huiles) et de trois céramistes Josie Morvan, Jane-Elise Baron et Clo Raimbaud avec notamment des pièces en raku.

Jusqu’au 30 novembre, galerie Couleurs des Arts, 9, rue Au Fil.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/maho-et-ses-invites-aux-couleurs-des-arts-f061bffa-ac46-4611-b2be-e0e7b030b6a0

 

Ouest-France

Plestin-les-Grèves. Debout les femmes ! Un ciné-débat au Douron

Un groupe de soignantes se retrouvent devant l’Assemblée nationale.

Un groupe de soignantes se retrouvent devant l’Assemblée nationale. | GILLES PERRET OUEST-FRANCE

Le documentaire social Debout les femmes sera projeté dimanche 28, en présence du réalisateur, Gilles Perret, qui avait coréalisé avec François Ruffin en 2019, J’veux du soleil, sur le mouvement des Gilets jaunes.

Dans ce nouveau documentaire, Gilles Perret suit le parcours des députés François Ruffin et Bruno Bonnell, lors de leur rédaction du rapport sur les métiers du lien. Les deux députés se rendent dans plusieurs villes de France et vont à la rencontre d’auxiliaires de vie sociale, d’infirmières, d’accompagnants d’élèves en situation de handicap, de femmes de ménage, dont ils pointent la précarité de leur statut, et leur dévouement sans borne.

Sorti en octobre, ce film reçoit un accueil excellent du public : « Un beau film drôle, touchant, très dur et combatif. On n’en ressort pas seulement ému, et c’est là la force de Ruffin, on en ressort avec l’envie et la volonté d’agir concrètement pour changer les choses. »

Dimanche 28, à 17 h, cinéma Le Douron, place de Launceston. Tarif : 7,50 €, réduit 6,50 €, abonné 5,50 €. Contact : 06 73 32 66 77.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plestin-les-greves-22310/debout-les-femmes-un-cine-debat-au-douron-5e696419-d2db-4fae-b147-4057bbd2fde8

 

Ouest-France

Finistère. Le Conseil d’État validera-t-il l’urbanisation du littoral à Plonévez-Porzay ?

La commune de Plonévez-Porzay (Finistère) conteste l’annulation de la modification de son plan local d’urbanisme (PLU). Elle souhaite réaliser des projets de constructions à proximité du littoral. Le dossier est revenu devant la justice, mercredi 17 novembre 2021.

Plonévez-Porzay, vue du ciel. | VINCENT MOUCHEL, ARCHIVES OUEST-FRANCE

La commune de Plonévez-Porzay, blottie entre Plomodiern et Douarnenez (Finistère), rêverait de pouvoir aménager et lotir les sublimes kilomètres de plages qui courent le long de son littoral. Dans son nouveau plan local d’urbanisme (PLU), elle avait donc procédé au déclassement d’un grand nombre de parcelles.

Elle considérait ainsi les secteurs de Trezmalouen, Kervel, Tréfeuntec et Saint-Anne-la-Palud comme des « villages agglomérés littoraux ». Le conseil municipal avait adopté ces modifications au PLU par un arrêté du 11 avril 2016.

« Aucune extension de l’urbanisation n’est possible »

Deux projets de lotissements étaient déjà en cours. Mais l’association Baie de Douarnenez environnement (BDZE) avait attaqué cette délibération et obtenu son annulation, le 28 juin 2019 par le tribunal administratif de Rennes. Un avis confirmé le 22 septembre 2020 par la cour administrative d’appel de Nantes. Motif imparable : les projets et les changements d’affectation des parcelles sont trop proches du littoral.

La commune est donc revenue, mercredi 17 novembre 2021, devant le Conseil d’État, à Paris, pour demander l’annulation de ces arrêts. Selon elle, ces secteurs seraient déjà « villages agglomérés littoraux », notamment en raison de la concentration de campings et de mobil-homes.

Décision courant décembre 2021

Le rapporteur public en charge de l’instruction du dossier a confirmé en tout point les éléments avancés par les juges nantais : la densité de campings n’a rien en commun avec le lotissement des espaces et « aucune extension de l’urbanisation n’est possible dans ces secteurs » protégés par la loi Littoral.

Il propose donc le rejet de la demande de la municipalité. Décision du Conseil d’État courant décembre 2021.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plonevez-porzay-29550/finistere-le-conseil-d-etat-validera-t-il-l-urbanisation-du-littoral-a-plonevez-porzay-da6f2864-47d5-11ec-ba8a-822d9b57b29e

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor. Sans-papiers : la dématérialisation des démarches dénoncée

À l’appel de la Coordination régionale Bretagne-Pays-de-Loire-Normandie solidaire des personnes immigrées, une centaine de personnes s’est retrouvée, ce mercredi 17 novembre 2021, devant la préfecture des Côtes-d’Armor, à Saint-Brieuc, pour dénoncer les démarches administratives dématérialisées.

Charles Essis Salaün et son père adoptif Patrick Salaün étaient présents, ce mercredi 17 novembre 2021, devant la préfecture des Côtes-d’Armor, aux côtés d’une centaine de personnes venues de tout le département. | OUEST-FRANCE

Il n’existe plus de plage horaire libre pour votre demande de rendez-vous. Veuillez recommencer ultérieurement. Ces deux petites phrases, Charles Essis-Salaün les connaît par cœur. Arrivé le 1er décembre 2016 à Lannion (Côtes-d’Armor), en provenance de Côte d’Ivoire, le jeune homme a multiplié les démarches par Internet pour obtenir, le plus souvent en vain, un rendez-vous à la préfecture, notamment pour un titre de séjour.

Marwa, elle, est arrivée du Soudan le 5 mars 2017 »,précise-t-elle. Sans ordinateur, ni smartphone, elle s’est rapprochée du collectif de soutien aux sans-papiers, basé également à Lannion, pour entreprendre ses démarches.

Cette maman d’un petit garçon handicapé de 4 ans, déboutée du droit d’asile,n’arrive pas à avoir de rendez-vous pour constituer le dossier de titre de séjour pour raisons de santé pour son fils », indique Chantal Lemoine, du collectif, qui déplore l’obligation de se connecter la nuit pour, éventuellement, voir sa démarche aboutir ».

« Laisser pourrir les situations »

C’est cettevolonté délibérée de laisser pourrir les situations »,comme le traduit Marie-Hélène Ernot, de l’association Jamais sans toit en Trégor (Lannion), induite par la dématérialisation des démarches administratives, qu’ont voulu dénoncer, ce mercredi 17 novembre 2021, devant la préfecture, à Saint-Brieuc, une trentaine d’organisations, à l’appel de la Coordination régionale Bretagne/Pays-de-Loire/Normandie solidaire des personnes immigrées. Une bonne centaine de personnes y a répondu.

Les associations d’aide aux migrants, dont la Cimade, l’Asti, le Cajma 22, Kengred ou Meskag, demandent le rétablissement d’un accueil physique dans les préfectures, pour garantir un accès effectif pour toutes et tous au service public ».

Un rendez-vous jeudi

Dans un communiqué, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) de Saint-Brieuc s’associe à cette manifestation : Cette démission du service public bloque ou interrompt l’accès aux droits de nombreuses personnes, qui restent ou deviennent sans-papiers à cause de l’impossibilité de formuler leur demande de titre de séjour. Ces blocages sont amenés à contraindre de multiples personnes à saisir la justice pour simplement accéder à un rendez-vous et déposer une demande.

La LDH appelle la préfecture et le ministère de l’Intérieur à prendre acte des décisions de justice interdisant le caractère exclusif de la dématérialisation des démarches administratives ».

Cette manifestation précède le rendez-vous obtenu par un certain nombre de structures, ce jeudi 18 novembre 2021, en début d’après-midi, avec la secrétaire générale de la préfecture des Côtes-d’Armor. Elles en profiteront pour soumettre quelques dossiers.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/cotes-d-armor/cotes-d-armor-sans-papiers-la-dematerialisation-des-demarches-denoncee-69272168-47b0-11ec-9886-ecf3cd4e3170

 

Ouest-France

Quimper. La future école des sauveteurs en mer va prendre ses quartiers au Moulin-du-Roch

À Quimper (Finistère), le chantier du futur Centre de formation et d’intervention (CFI) de la SNSM, dans les cartons depuis une dizaine d’années, va démarrer en janvier 2022, aidé par une aide opportune de 10 000 € de la Fondation du Crédit agricole du Finistère.

L’équipe de la SNSM du Finistère lors de l’attribution de la subvention de la Fondation du Crédit agricole pour la création du Centre de formation et d’intervention (CFI) de Quimper. | OUEST-FRANCE

Une belle page d’histoire de la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM) est en train de s’écrire sur des terrains municipaux du Moulin du Loch : la création d’un Centre de formation et d’intervention (CFI) de la SNSM.

Ici, bientôt, six diplômes reconnus d’État permettront aux futurs stagiaires de mettre un pied dans l’emploi : nageurs-sauveteurs sur les plages, amarinage (vedettes) et secours (terrestre ou maritime).

L’Hexagone compte 213 stations de sauvetage (métropole et outremer) et 32 centres de formation et d’intervention. Il y a 29 stations SNSM et deux Centres de formation et d’intervention (CFI) dans le Finistère. | INFOGRAPHIE OUEST-FRANCE/SNSM

LIRE AUSSI. REPORTAGE. En Finistère, les sauveteurs de la SNSM s’affûtent avant un été sur les plages

LIRE AUSSI. Coronavirus. La SNSM du Finistère s’inquiète des effets secondaires

Le détail a été dévoilé à l’occasion de l’attribution d’une subvention de 10 000 € par la fondation finistérienne du Crédit agricole, devant son président Jean-Paul Quéré, et la représentante de la Fondation de France.

« Le soutien unanime de la mairie »

L’équipe finistérienne de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), représentée par son délégué départemental, l’amiral Frédéric Damlaincourt, et son chargé de travaux, Antoine Dubedout, a rappelé le soutien unanime de la mairie pour les terrains, la signature du permis de construire, la prochaine signature du bail emphytéotique de 50 ans, ou encore les réponses de l’appel d’offres.

L’architecte du projet est brestois : il s’agit de l’Atelier Totem.

Un centre de formation et un QG événementiel

« Le Département a aussi apporté un quart du financement total du projet (soit 200 000 € des 800 000 €), souligne Frédéric Damlaincourt. Les premiers coups de pioche sont prévus en janvier, l’ouverture du bâtiment d’ici onze à douze mois. Mais les dons sont toujours les bienvenus, nous sommes tous bénévoles. »

Sylvain Alix, le directeur du centre, a présenté le menu : une formation initiale, tous les samedis, de 8 h à 22 h, pour une promotion de 20 jeunes par an, âgés de 18 ans dans l’année de leur entrée en formation. Une seconde année en formation continue.

Après huit mois de formation, les stagiaires de la promotion 2020-2021 concluent leur année avec une journée de mise en situation aux Glénan avec un exercice d’homme à la mer. | ARCHIVES VINCENT MOUCHEL/OUEST-FRANCE

Dès la réception de leur paquetage (une tenue ad hoc pour les secours), ces jeunes souhaitent réussir les diplômes indispensables pour le secours : nage, permis bateau, utilisation de la VHF en mer, secours aux sauveteurs embarqués, dispositif de secours terrestres ou maritimes d’événements.

LIRE AUSSI. REPORTAGE. Être sauveteur à la SNSM, c’est aussi accepter de s’entraîner !

Salle de commandement

Le bâtiment comprendra quatre salles de cours, des zones de stockage, un traitement de l’eau, une « salle de commandement » pour les dispositifs de secours en marge des événements, depuis le festival de Cornouaille jusqu’aux compétitions nautiques, etc.

« Nous sommes 80 bénévoles à animer toutes ses activités. Une fois formés, les jeunes sont recrutés par les mairies. Ils peuvent aussi continuer leur formation dans l’un des 33 centres que compte la SNSM lorsqu’ils partent poursuivre leurs études. Et beaucoup reviennent plus tard à l’âge adulte, remplir nos rangs de bénévoles. »

Après huit mois de formation, les stagiaires de la promotion 2020-2021 concluent leur année avec une journée de mise en situation aux Glénan avec un exercice d’homme à la mer. | ARCHIVES OUEST-FRANCE/VINCENT MOUCHEL

https://www.ouest-france.fr/mer/quimper-la-future-ecole-des-sauveteurs-en-mer-va-prendre-ses-quartiers-au-moulin-du-roch-461c9dc2-47c6-11ec-ba8a-822d9b57b29e

 

Ouest-France

Destruction d’un portique écotaxe dans le Finistère : l’État tape au portefeuille de six personnes

Six personnes condamnées par la cour d’appel de Rennes en octobre 2016 à verser plus de 522 000 € de façon solidaire ont reçu un avis de saisie administrative sur leur compte bancaire ou leur salaire. L’Association vivre, décider et travailler en Bretagne tire la sonnette d’alarme…

Portique de Guiclan : le 2 août 2013, plusieurs centaines de manifestants ont abattu le portique écotaxe de Guiclan, près de Morlaix. | ARCHIVES OUEST-FRANCE BAPTISTE LEFEVRE

Six personnes, quatre agriculteurs et deux salariés, ont reçu un avis de saisie administrative sur leur compte bancaire ou sur leur salaire. Le 2 août 2013, elles étaient des manifestants, près de 700 selon l’Association vivre, décider et travailler en Bretagne, qui déboulonnaient le portique écotaxe de Guiclan près de Morlaix (Finistère).

Ce jour-là, la lutte contre l’écotaxe mise en place après le Grenelle de l’environnement de 2008, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, vit un tournant symbolique. On est sous la présidence de François Hollande. L’automne de Bonnets rouges suivra : le dernier portique du Finistère, à Pont-de-Buis-lès-Quimerc’h, sera démonté après décision de l’État. Et en octobre 2014, la ministre Ségolène Royal enterrera l’écotaxe.

« Ce portique aurait été de toute façon démonté »

Pour l’heure, ces six manifestants, avec le soutien de l’Association vivre, décider et travailler en Bretagne, ont écrit au Trésor fiscal de Rennes. « Les intéressés font un recours amiable en demandant la levée de cette saisie », avance Thierry Merret, président de l’association, agriculteur, et un des leaders du mouvement des Bonnets rouges en 2013. La chambre criminelle de la Cour de cassation avait rejeté leur pourvoi, en 2018, les condamnant à verser près de 522 000 € à l’État.

L’État réclamait par ailleurs, en juin 2016, 1,3 million d’euros pour la destruction du portique. « Pour nous, les faits sont prescrits. La cour d’appel de Rennes les avait condamnés en octobre 2016 pour la “reconstruction” ​d’un portique à Guiclan. Or, il n’est plus question de portique à Guiclan. Non seulement l’État aurait dû agir avant octobre 2020, mais la reconstruction d’un portique relève de l’imaginaire. » L’action en recouvrement devait expirer le 14 octobre 2020. L’association va plus loin : « L’acharnement de l’État contre des boucs émissaires est absurde puisque ce portique aurait été de toute façon démonté à la demande de l’État lui-même… »

« Nous ferons des masques rouges ! »

Les transporteurs, entrepreneurs et agriculteurs de Vivre, décider et travailler en Bretagne n’oublient pas le fond. « Le 2 août 2013 a été un moment important car il fallait arrêter cette gabegie qu’était l’écotaxe », ​appuie François Palut, agriculteur à Plouvorn. « L’abandon de l’écotaxe a fait économiser 1,5 milliard à l’État. L’État devait verser 240 millions d’euros par an à Ecomouv. » ​Les opposants à l’écotaxe ajoutent encore « que l’annulation de l’écotaxe a permis à l’économie bretonne de ne pas payer une taxe de plus de 100 millions d’euros par an ». Le contexte économique de crise de 2013 n’est pas oublié quand les entreprises de l’agroalimentaire Gad, Boutet-Nicolas, Doux, Tilly-Sabco tombaient.

L’association rappelle aussi que des procédures en justice courent toujours pour les portiques de Pontorson, Lanrodec et Saint-Allouestre. « Il est hors de question que nous payions, ​insiste Thierry Merret. Nous lançons une alerte qui concerne le monde économique et le monde politique, tous bords confondus. Le monde entrepreneurial gronde à l’heure où des taxes, le prix des carburants et des matières premières augmentent. Nous n’excluons rien. Nous sommes encore capables de mobiliser. S’il le faut, nous ferons des masques rouges ! »

L’État a mis aux enchères huit portiques, le 9 novembre 2021, mise à prix 500 €. Vivre, décider et travailler en Bretagne s’indigne : « Et il veut faire payer 522 000 € ceux qui ont dénoncé une taxe absurde ! »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/finistere-destruction-du-portique-de-guiclan-l-etat-tape-aux-portefeuilles-de-six-personnes-894b4414-4793-11ec-adcb-13dc6f47ae64

 

Ouest-France

Algues vertes. Le nouvel expert nommé par l’État explique sa mission

Étienne Guillet vient d’être nommé par l’État au poste d’expert « eau, algues vertes, et transition agroécologique » en Bretagne. Une nouvelle mission pour tenter d’enrayer le phénomène des algues vertes, en lien avec les acteurs locaux.

Étienne Guillet, sous préfet, et expert de haut niveau en charge de l’eau, des algues vertes et de la transition agroécologique. | OUEST-FRANCE

Un poste d’expert de haut niveau « Eau, algues vertes et transition agroécologique » vient d’être créé en Bretagne par l’État, dont l’action face au problème des algues vertes a été jugée sévèrement par un rapport de la Cour des comptes en juillet dernier.

Étienne Guillet, ingénieur agronome de formation, également ingénieur en chef des ponts, des eaux et des forêts, a été nommé auprès du préfet des Côtes-d’Armor.

Il était auparavant directeur de cabinet du préfet de Mayotte, sous-préfet en Martinique et dans la Nièvre, ou encore sous-directeur à la préfecture de police de Paris.

En quoi consiste votre nouvelle mission ?

C’est un nouveau poste voulu par l’État, pour faire face à ces enjeux importants, notamment bien sûr le problème des algues vertes. Mon rôle est de coordonner l’action de l’État et d’accompagner les acteurs locaux, que ce soient les élus, les agriculteurs, le monde économique ou associatif. Je suis désormais le référent sur ces questions localement.

Quel est votre territoire d’intervention ?

Je suis basé à Saint-Brieuc, mais rattaché aux deux préfets des Côtes-d’Armor et du Finistère. J’interviendrai évidemment sur les huit baies concernées par la prolifération des algues vertes, dans ces deux départements.

De quels outils concrets allez-vous disposer pour améliorer la situation ?

Il y a déjà les plans algues vertes mis en place par l’État, qui ont permis des progrès. Il reste encore beaucoup à faire, et de nouveaux outils sont en cours de définition, en lien avec la préfecture de Région. Tous ces progrès, nous devons aller les chercher tous ensemble, c’est pour cela que ma première mission est de me déplacer énormément sur le terrain, à la rencontre de tous les acteurs.

Face au algues vertes, beaucoup d’habitants ou d’élus sont désabusés. Comment redonner confiance ?

Je serai déjà à la disposition de tous. Être au plus proche du terrain, c’est toujours ce que j’ai fait lors de mes postes précédents. Et je compte bien appliquer cette méthode dans ma nouvelle mission.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/algues-vertes-le-nouvel-expert-nomme-par-l-etat-explique-sa-mission-c8f718e2-4700-11ec-98b5-e0c1231c2fdc

 

Ouest-France

Appels d'urgence, pompiers... Le Parlement donne son feu vert pour réformer la chaîne de secours

Expérimentation d'un numéro unique d'appel d'urgence, plus d'avantages pour les pompiers volontaires... Le Parlement a adopté définitivement, ce mardi, la proposition de loi « Matras » qui a pour bout de réformer la chaîne de secours en France.

Le Parlement a adopté le 16 novembre une proposition de loi de la majorité qui répond à de vieilles revendications des soldats du feu. (Photo d'illustratrion) | MARTIN ROCHE / OUEST-FRANCE

Le Parlement a donné son feu vert, ce mardi, à une proposition de loi sur la sécurité civile qui dépasse les clivages partisans. Le texte prévoit une batterie de mesures en faveur des pompiers et l'expérimentation d'un numéro d'appels d'urgence unique.

L'objectif du texte porté par le député LREM Fabien Matras est de réformer la chaîne de secours, une proposition qui fait consensus même si une mesure comme la création d'un « 911 » à la française, en remplacement du 15, 17 et 18, provoque des crispations chez certains soignants.

Après une dernière adoption au Sénat, l'Assemblée nationale a validé en début de soirée cette proposition de loi qui répond à de vieilles revendications des soldats du feu, avec un vote unanime des 123 députés présents dans l'hémicycle.

« Un texte fondateur de la sécurité civile de demain »

« Nous sommes parvenus à un texte fondateur de la sécurité civile de demain », s'est félicité Fabien Matras dont le travail a fait l'objet d'un concert de louanges de tous les groupes politiques, malgré quelques légers bémols.

« C'est une boite à outils », a salué le député LR Guillaume Larrivé. « C'est un texte qui va dans le bon sens même s'il ne va pas au fond d'un certain nombre de sujets », a fait valoir Ugo Bernalicis (LFI).

Les députés ont notamment insisté sur les menaces que fait toujours peser une directive européenne de 2003 sur le temps de travail, épée de Damoclès qui pèse sur le modèle français de sécurité civile fondé majoritairement sur le volontariat.

Engagée au début du quinquennat, cette réforme, qui entend justement préserver ce « modèle de sécurité civique unique au monde », va aboutir à quelques mois de l'élection présidentielle de 2022. Elle a reçu le concours et le soutien de la puissante Fédération nationale des sapeurs-pompiers (FNSPF) devant lesquels Emmanuel Macron a pu tester sa popularité mi-octobre, à l'occasion de son 127e congrès.

Plus d'avantages pour les pompiers volontaires

A la clef de la proposition de loi « Matras », des bonifications financières plus avantageuses ou un accès facilité au logement social afin de susciter et de fidéliser les volontaires, mais aussi des mesures pour muscler la réponse pénale contre les agressions dont sont de plus en plus victimes les sapeurs-pompiers.

Une mention « mort pour le service de la République » est créée pour les agents publics décédés « dans des circonstances exceptionnelles », avec un statut de pupilles de la République pour leurs enfants.

Des économies substantielles

Dans un sens qui est conforme à leurs revendications, la proposition de loi réforme aussi les « carences ambulancières », à savoir les missions non urgentes attribuées aux pompiers. La mesure devrait par ailleurs se traduire par des économies substantielles pour les services départementaux d'incendie et de secours (Sdis).

Avec 80% de non-professionnels chez les 250 000 sapeurs-pompiers, le modèle français de sécurité civile est unique en Europe en tirant sa sève de l'engagement volontaire de milliers de femmes et d'hommes. Mais celui-ci tend à s'éroder et le texte de loi cherche à trouver la parade.

Expérimentation d'un numéro unique de secours

Avant même ce vote final et la promulgation de la loi, Emmanuel Macron a pris acte des conclusions du texte de M. Matras en déroulant à Marseille le calendrier des nouvelles mesures et, parmi elles, l'épineuse question du numéro d'appels d'urgence unique.

Ce numéro unique a été vilipendé par les « blouses blanches » comme étant « une perte de chance » pour les malades, avec en toile de fond la crainte que ne soit remise en cause la prééminence de l'expertise du médecin.

Or si les urgentistes défendent l'usage du « 15 », les pompiers considèrent que les pratiques actuelles ont de plus en plus tendance à les réduire à un rôle d'ambulanciers, ce qui ne relève pas de leur mission première.

Députés et sénateurs semblent avoir trouvé un point d'équilibre en commission mixte paritaire (CMP) avec certes l'expérimentation sur deux ans d'un numéro unique d'appel d'urgence, mais également de deux autres modèles : un rassemblement sans « police-secours » (du 15 et du 18) et un regroupement du Samu (le 15) et des médecins de garde, le SAS.

Tirant les leçons du grave incident technique qui a perturbé les numéros d'urgence le 2 juin 2021, la proposition de loi Matras renforce en outre l'obligation d'acheminement des communications d'urgence par les opérateurs

https://www.ouest-france.fr/politique/institutions/appels-d-urgence-pompiers-le-parlement-donne-son-feu-vert-pour-reformer-la-chaine-de-secours-5bd8a78c-a285-441f-bff0-43f02757899b

 

Ouest-France

Près de Brest, des étudiants du Technopôle rejouent la Cop26

Pas si simple d’accorder les États, entreprises et associations sur les enjeux climatiques. C’est le constat fait par des étudiants en sciences de la mer, invités à jouer leur propre conférence mondiale, mardi 16 novembre 2021, près de Brest (Finistère).

« Pourra-t-on toujours vivre au bord de la mer dans 150 ans ? » « Les digues sont-elles efficaces contre la montée des océans ? » Ces étudiants ont été soumis au feu des questions lors d’une fausse conférence de presse avec des élèves en licence. | OUEST-FRANCE

Après avoir âprement débattu, tous ces étudiants en master Sciences de la mer et du littoral à l’IUEM (Institut universitaire européen de la mer) sont finalement parvenus à un accord.

Sur des enjeux majeurs comme la durabilité des villes côtières, l’exploitation des ressources marines ou l’adaptation du tourisme aux enjeux environnementaux, ces jeunes ont même dépassé leurs aînés de la Cop26, énonçant des propositions résolument ambitieuses pour lutter contre le réchauffement climatique.

Avec un lobby de l’énergie

Mardi 16 novembre 2021, une petite conférence mondiale sur le climat s’est ainsi jouée dans l’enceinte du Pôle numérique, sur le campus de Plouzané. Une conférence fictive, certes, mais qui ne manquait pas de conviction, à l’image du premier groupe à présenter ses travaux.

Conscients « de la pression très forte sur les villes littorales », ces étudiants proposent notamment d’imposer à chaque État de respecter une réglementation visant à limiter l’étalement urbain. Un accord a aussi été noué « avec un lobby de l’énergie, afin qu’il développe l’éolien en mer du Japon ».

Cette présentation, c’était, pour ces 135 étudiants issus de huit masters, la conclusion de six semaines de travaux à l’IUEM. « Par petits groupes, et avec l’appui d’un doctorant, ils devaient travailler sur l’un des objectifs de développement durable fixés par les Nations Unies à l’horizon 2030 », explique Quentin Millière, médiateur scientifique.

Six semaines durant lesquelles ils ont pu peaufiner leur rôle, avant le grand jour des négociations. Chacun devait en effet endosser la casquette d’un chef d’État, d’un responsable d’ONG (organisation non gouvernementale), ou d’un patron de multinationale.

Un bon moyen de réaliser à quel point les intérêts des uns sont parfois incompatibles avec ceux des autres, et pourquoi « il peut donc être si difficile de trouver un accord qui convienne à tout le monde », souligne Laure de Montbron, d’IS Blue, école universitaire de recherche marine, à l’organisation.

Cela, Mathilde Landemard, 22 ans, l’a bien compris. Si un consensus a fini par naître à l’issue des négociations avec ses camarades, elle constate que l’accord trouvé contient « certains grands principes tellement larges que tout le monde peut les interpréter à sa façon ».

L’art de la négociation

Autour de la table, il a en effet fallu accorder des groupes aux convictions parfois opposées : « Certains trouvaient que c’était aux pays développés de montrer comment aménager une ville durable », relate l’étudiante en Expertise et gestion de l’environnement littoral, convaincue pour sa part qu’il faut au contraire tenir compte « de la culture propre à chaque pays ».

Mathilde Landemard (deuxième en partant de la droite) et son groupe ont tenté de trouver des solutions pour préserver les villes côtières des effets du réchauffement climatique. | OUEST-FRANCE

Reste que chacun aura pu « apporter sa pierre à l’édifice », apprécie Quentin Millière, également convaincu que cet exercice permettra aux étudiants de mieux appréhender certains aspects de la vie professionnelle, « comme négocier des subventions pour un projet ». Et qui sait, l’un d’entre eux participera peut-être à une future Cop ?

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/pres-de-brest-des-etudiants-du-technopole-rejouent-la-cop26-3a2b3c46-46e8-11ec-98b5-e0c1231c2fdc

 

Ouest-France

Morlaix. Le vœu des pêcheurs : du saumon dans les rivières

La protection des milieux aquatiques est un véritable enjeu de territoire. Les pêcheurs du pays de Morlaix (Finistère) veulent restaurer le statut de rivières à migrateurs, comme le saumon, dans le Queffleuth et le Jarlot.

Le projet de parcours de pêche urbain est à peaufiner avec les représentants de la Ville de Morlaix (Finistère). | OUEST-FRANCE

Trois questions à Philippe Bras, président de l’association agréée pour la pêche et la protection du milieu aquatique du Pays de Morlaix.

Combien avez-vous de membres ?

L’association rassemble 750 adhérents. Elle est affiliée à la Fédération du Finistère. Nous intervenons sur plusieurs cours d’eau : la Penzé, le Coatoulzac’h, le Queffleuth, le Jarlot, le Douron, le Dourduff… Ainsi que sur des plans d’eau à Plouigneau, à Plougonven ou à Mesquéau en Plougasnou. Pour ce territoire, nous gérons les droits de pêche (attribution de permis) et, surtout, nous participons à la protection et la mise en valeur des milieux aquatiques en collaboration avec les services de l’État, Morlaix communauté et les collectivités locales. Nous entretenons d’excellentes relations avec ces partenaires ainsi qu’avec les propriétaires riverains et les associations locales.

Quelles actions concrètes menez-vous ?

Nous participons au développement de la pêche loisir, en aménageant des parcours, comme actuellement sur l’étang du Guic, à Guerlesquin. Nous assurons la surveillance du domaine piscicole du Pays de Morlaix et participons à la lutte contre le braconnage, en lien avec les services de l’État. De même, nous devenons « lanceurs d’alerte » en cas de pollutions, quelles que soient leurs origines. Et naturellement, nous participons à l’entretien des berges et à la lutte contre les embâcles (accumulations de débris flottants).

Quels sont vos projets et priorités ?

Afin d’initier les plus jeunes, un atelier pêche nature (APN) est en cours de création ; des partenariats avec des écoles sont déjà formés. Nous réfléchissons, par ailleurs, à la mise en place d’un parcours de pêche en ville. Notre priorité est de retrouver une continuité écologique parfaite sur l’ensemble de nos cours d’eau, afin de permettre la remontée des migrateurs : saumon d’Atlantique, alose, truite de mer, anguille et lamproie. Et notre vœu le plus cher serait que le Queffleuth et le Jarlot retrouvent leur statut emblématique de rivières à migrateurs, en particulier de saumons. Actuellement, empêchés par la configuration du bassin, les salmonidés ne peuvent pas remonter. Nous travaillons avec les services de l’État et Morlaix communauté pour remédier à cette difficulté.

Contact : brasph@wanadoo.fr ; aappma.morlaix@gmail.com ; site internet ici.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-le-voeu-des-pecheurs-du-saumon-dans-les-rivieres-cb7179a6-46f0-11ec-a68f-ee96d5f5f09a

 

Ouest-France

Henvic, une petite commune qui se réveille

Zoom sur ma commune. La rédaction Ouest-France de Morlaix a décidé de mettre en lumière les villes et villages du secteur. Direction Henvic : petite par sa superficie et par sa population, elle cherche à se réinventer.

Christophe Micheau, maire de Henvic. | OUEST-FRANCE

Christophe Micheau, 60 ans et récemment retraité de la Safer, est maire de Henvic depuis 2011. Il a été réélu en 2014 et 2020, et exerce actuellement son troisième mandat. Entretien.

Comment décririez-vous votre commune ?

Henvic est une commune entre terre et mer, avec une activité agricole très présente mais aussi un accès à la mer. Le port compte environ 150 mouillages.

Quels sont ses atouts ?

Il y a d’abord sa situation géographique, entre Morlaix et Roscoff, avec sa petite façade maritime et son accès à l’axe routier qu’est la RD58. Ensuite, il y a les différentes équipes municipales avec lesquelles j’ai pu travailler lors de mes différents mandats. Ce sont des élus, pour la plupart des actifs, relativement jeunes qui représentent des milieux divers. Une dynamique s’est mise en place grâce à ces gens-là.

Quels sont ses points de faiblesse ?

Henvic est une commune dont on a tendance à dire qu’elle s’est endormie. On reste une petite commune en superficie (1 000 hectares) et en population (1 309 habitants). Il y a également un vieillissement de la population auquel il faut faire attention. Par ailleurs, il y a un gros travail d’entretien à faire sur les bâtiments publics, les voiries, etc.

Comment imaginez-vous la commune dans le futur ?

Avec l’équipe municipale, nous lançons une réflexion prospective, pour imaginer comment on voit notre commune dans 10, 15, 20 ans. Elle a commencé en septembre 2021. On a fait le choix de s’appuyer sur leConseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) pour nous accompagner dans notre réflexion. Il s’agit d’identifier les chantiers prioritaires : l’urbanisation, les services, la circulation, le tourisme ?

Henvic a un potentiel touristique, avec le GR 34 qui y passe, le port, le camping de Kerilis [rouvert en juin après des travaux d’aménagement]. Aujourd’hui, on reste un peu en dessous de ce qu’on pourrait faire. Nous avons des bâtiments, des espaces sous-utilisés, comme les abords du port, où on pourrait imaginer un lieu plus sympathique, accueillant.

Et du côté du foncier ?

Notre marché de l’immobilier fonctionne bien. On a un peu de réserve foncière. Alors, comment on l’organise ? Comment on la dessine ? On a un peu trop fait du lotissement au kilomètre dans les petites communes. Et dans celles-ci, on n’a pas forcément de réponse pour les jeunes qui quittent le cocon familial. Il faut pouvoir proposer des choses mixtes : du locatif, de l’accession à la propriété…

Quelle est la place de Henvic au sein de Morlaix communauté ?

J’ai tendance à réfléchir en termes de territoire, une échelle intermédiaire entre la commune et l’intercommunalité. C’est-à-dire la presqu’île formée par Henvic, Taulé, Locquénolé et Carantec. On ne va pas vers une fusion des quatre communes, mais peut-être, une gestion interpénétrée. Par exemple, on pourrait se demander – dans une discussion entre maires, entre élus – comment partager un peu le personnel et le matériel communaux.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/henvic-29670/henvic-une-petite-commune-qui-se-reveille-53131232-3e3d-11ec-b567-f76c2a8a24ee

 

Ouest-France

Finistère. Bill, Bernard Le Dilosquer, est décédé

Journaliste à Ouest-France dans le Finistère, Bernard Le Dilosquer s’est éteint, ce mardi 16 novembre 2021, à l’âge de 75 ans. Un personnage à l’humour corrosif et l’humanité débordante.

Bill croqué à la rédaction Ouest-France de Quimper (Finistère), où il a travaillé jusqu’en 2011. | YANN-ARMEL HUET/OUEST-FRANCE

Il aimait le journalisme de terrain. Celui des bistrots, des pontons et des quais de gare. Bernard Le Dilosquer, connu sous le surnom de Bill, rédacteur à Ouest-France, est décédé, ce mardi 16 novembre 2021, à l’âge de 75 ans.

Bien connu dans le pays bigouden et notamment à Plonéour-Lanvern, (Finistère), où il habitait, Bill a démarré sa carrière à Ergué-Gabéric, en tant que correspondant. Il a été embauché au journal en 1981. Puis il a sillonné le département en tant que localier itinérant avant de travailler à Morlaix, Douarnenez, Pont-l’Abbé, Châteaulin et Quimper, où il a terminé sa carrière en 2011.

« Un personnage… et une grande plume »

Joueur de piano, professeur d’allemand au Likès avant d’être journaliste, Bernard Le Dilosquer n’étalait pas sa science. « Tout dans la particule, rien dans la partie tête », lançait-il à ceux qui prenaient les gens de haut. Bill aimait les mots comme la Guinness : pétillants, légers, qui explosent dans la bouche. « Son humour était corrosif, témoigne Laurent Quevilly, journaliste à la retraite, qui lui a succédé à Ergué-Gabéric. Il détenait le plus grand répertoire paillard de la Bretagne. C’était un personnage… et une grande plume. »

La rédaction se souvient de son impertinence et de sa truculence. « Bill, y cause pas le français chimique », disait-on. L’homme à la silhouette de père Noël cachait, derrière sa barbe blanche et sa rondeur, une grande humanité. Il tenait avec brio la rubrique des « Ronds dans l’Odet », ces échos décalés sur l’actualité, publiés tous les samedis dans l’édition de Quimper. Bill avait « la nonchalance zélée » de ceux qui savent « se protéger contre trop de sérieux », résume un collègue.

À sa famille et à ses proches, Ouest-France présente ses sincères condoléances. Un dernier hommage lui sera rendu ce samedi 20 novembre 2021, à 14 h 30, au crématorium de Quimper. Bernard Le Dilosquer repose à l’espace funéraire de Kerlavar, à Plonéour-Lanvern.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/finistere-bill-bernard-le-dilosquer-est-decede-3cf534cc-46e3-11ec-98b5-e0c1231c2fdc

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
16 novembre 2021

Tir à vue

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/11/tir-a-vue.html

 

Ouest-France

Les opposants à la centrale de Landivisiau condamnés à verser 3 000 € à Total Direct Énergie

Publié le Frédérique JOURDAA

Les trois associations opposées à la construction de la future centrale à gaz de Landivisiau (Finistère), ont été déboutées par le Conseil d’État, ce lundi 15 novembre 2021. Il s’agissait de leur dernière requête et elles sont condamnées à verser 3 000 € à Total Direct Énergie.

Les opposants à la centrale à gaz de Landivisiau ont vu leur dernier recours rejeté par le Conseil d’État, ce lundi 15 novembre 2021. Ici la centrale, en cours de travaux. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le Conseil d’État a rejeté l’ensemble des arguments présentés par les opposants à la centrale à cycle combiné gaz de Landivisiau (Finistère), ce lundi 15 novembre 2021. Ils sont condamnés à verser 3 000 € à Total Direct Énergie.

Par deux décisions de onze pages, la plus haute juridiction insiste sur la tenue des objectifs du Pacte électrique breton, essentiel pour garantir l’autonomie électrique de la Bretagne.

Lire aussi. Les opposants à la centrale de Landivisiau s’interrogent sur des fuites de gaz sur le chantier

Ils demandaient l’annulation de l’exploitation de l’usine

Pour rappel, les associations Force 5, le Groupement des agriculteurs biologiques du Finistère (GAB 29), l’Union départementale de la consommation, du logement et du cadre de vie (CLCV) et le syndicat Simples avaient sollicité le Conseil d’État le 8 octobre 2021.

Elles demandaient l’annulation des autorisations accordées en janvier 2013 et mai 2015 par le ministère de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie et le préfet du Finistère pour la création et à l’exploitation de la future usine de Total Direct Énergie.

« Une décision souveraine »

Ainsi, en rendant sa décision, le Conseil d’État a confirmé en tout point, la « décision souveraine exempte de dénaturation » de la cour administrative d’appel de Nantes. « Le site prévu pour l’implantation est une zone réservée aux activités industrielles, éloignée du centre-ville de Landivisiau ainsi que des zones habitées. Les points élevés du paysage alentour en sont éloignés d’au moins 5 kilomètres et la création d’espaces verts est prévue autour des bâtiments pour favoriser leur intégration dans le paysage », note la juridiction.

« Le ministre n’a pas commis d’erreur manifeste »

Concernant les « capacités financières de la société », suspectée par les opposants, elle précise : « Le dossier de demande de la société Direct Énergie Génération indiquait que le financement des principaux investissements d’un montant de 490 millions d’euros serait assuré par des fonds propres apportés par les actionnaires à hauteur de 30 % et par un financement bancaire pour 70 %. »

Le Conseil d’État assure : « La forte croissance du résultat positif net du groupe Direct Énergie entre 2012 et 2015 permet d’estimer que le ministre n’a pas commis d’erreur manifeste dans la précision des capacités financières de la société. »

Cette décision fera jurisprudence.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/landivisiau-29400/les-opposants-a-la-centrale-de-landivisiau-condamnes-a-verser-3-000-a-total-direct-energie-a72ee8d2-4653-11ec-8739-212e8eaa6123

 

Ouest-France

Bretagne. Les infirmiers anesthésistes manifestent pour que leur spécificité soit reconnue

Publié le

Ils souhaitent que la loi de modernisation de système de santé prenne en compte leurs compétences en les intégrant dans la catégorie « auxiliaires médicaux de pratique avancée ».

Une trentaine d’infirmiers et infirmières anesthésistes ont manifesté devant les locaux de l’Agence régionale de santé (ARS) de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), ce lundi 15 novembre. | OUEST-FRANCE

Venus de toute la région, une trentaine d’infirmiers anesthésistes diplômés d’État (IADE) ont manifesté devant l’Agence régionale de Bretagne, à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), ce lundi 15 novembre. Ces personnels paramédicaux spécialisés souhaitent que leur pratique quotidienne soit reconnue par le gouvernement et encadrée par une loi qui prenne en compte leurs compétences avec une meilleure rémunération. Une délégation a été reçue par l’ARS dans l’après-midi.

Un changement de catégorie

Après avoir passé un concours, ces spécialistes suivent une spécialisation de deux années en plus des trois ans en école d’infirmier. Avec la loi visant à améliorer le système de santé, ils s’inquiètent de voir disparaître leur spécificité au profit de nouveaux profils d’infirmiers dits « auxiliaires médicaux de pratique avancée », « Nous souhaitons donc intégrer cette catégorie tout en conservant l’intégrité de notre formation et continuer de travailler en binôme avec les médecins anesthésistes. »

Ils soulignent par ailleurs qu’ils ont montré leur savoir-faire durant la crise sanitaire dans le domaine de la réanimation et des transports sanitaires des patients infectés.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/bretagne-les-infirmiers-anesthesistes-manifestent-pour-que-leur-specificite-soit-reconnue-9d5f9f62-4622-11ec-ac19-c516ed4d7a4b

 

Ouest-France

Lannion. Avant-première du film « Simone, le voyage du siècle » au profit de la recherche

Le Rotary-club de Lannion et du Trégor organise le 26 novembre l’avant-première du film « Simone, le voyage du siècle », qui retrace la vie de Simone Veil. Une initiative au profit de la recherche sur le cerveau. Rendez-vous au cinéma Les Baladins de Lannion.

C'est l’actrice Elsa Zylberstein qui incarne Simone Veil dans ce film. | COPYRIGHT WARNER BROS

Depuis 2006, les Rotary-clubs français organisent une avant-première cinématographique, au profit de la Fédération de recherche sur le cerveau. Chaque année, c’est ainsi près d’un million d’euros qui sont reversés à la recherche, soit 14 millions en 16 éditions.

À Lannion, celle-ci se déroulera le vendredi 26 novembre, à 20 h 30, aux Baladins de Lannion. Le prix de la place est de 15 € : 7 € pour le cinéma, 8 € pour la recherche. Possibilité d’acheter une seule contremarque à utiliser au cinéma de Lannion lors de la sortie officielle du film.

Les places au cinéma sont à réserver dès maintenant ou en adressant un message électronique à l’adresse : michel-lemaire@orange.fr avec votre commande. Téléphone au 02 96 37 93 10 ou 06 14 09 80 20.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-avant-premiere-du-film-simone-le-voyage-du-siecle-au-profit-de-la-recherche-9f21f70c-4625-11ec-ac19-c516ed4d7a4b

 

Ouest-France

Morlaix. Après les débrayages des agents de la ville, la sortie de grève sera signée vendredi

Publié le Béatrice CHOT-PLASSOT

Après un mouvement de débrayage entamé fin octobre 2021 pour notamment acter une revalorisation salariale, les négociations entre les agents de la ville de Morlaix (Finistère) et l’équipe municipale ont abouti à un accord. Un protocole de sortie de grève va être signé ce vendredi 19 novembre 2021.

Une centaine d’agents de la ville de Morlaix (Finistère), lors de leur mouvement de grève le mardi 2 novembre 2021. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Après un préavis de grève déposé le 22 octobre 2021 puis deux débrayages (le 28 octobre et le 2 novembre), les agents de la ville de Morlaix mettent un terme à leur mouvement social. Ils réclamaient une revalorisation salariale et une meilleure écoute de la part de leur direction.

Une proposition de revalorisation salariale acceptée par la majorité des agents

Pour ce qui est de la revalorisation salariale, une proposition a été faite par la mairie de Morlaix le 2 novembre 2021, puis a été présentée en assemble générale auprès des agents le jeudi 4 novembre. Elle a été acceptée par « environ 90 % des agents », selon Sébastien Le Scornet, représentant CGT des agents territoriaux. Ce dernier ne souhaite pas détailler à quelle hauteur se situe cette revalorisation, mais elle rejoint les revendications des salariés.

Par ailleurs, la mairie prendra en charge « l’augmentation pour 2022 de 8 % du tarif de la prévoyance complémentaire des salariés ».

Un groupe de travail créé à propos des RPS

Enfin, sur le volet des risques psychosociaux (RPS), un « groupe de travail va être créé dès le mois de décembre ». Une équipe, composée d’un élu de la municipalité, d’un chargé de prévention et d’un représentant du personnel, se rendra dans tous les services de la Ville pour « aller au contact des agents ». Un travail qui durera un an afin d’arriver à « un diagnostic partagé » sur les conditions de travail des agents.

Contactée, l’équipe municipale ne souhaite pas communiquer avant la signature du protocole de sortie de grève, qui doit avoir lieu entre les deux parties ce vendredi 19 novembre 2021, à 9 h.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-apres-les-debrayages-des-agents-de-la-ville-la-sortie-de-greve-sera-signee-vendredi-c7ae7a0c-461a-11ec-9739-9885b0d67a6a

 

Ouest-France

Algues vertes. Un expert nommé par l’État pour tenter d’enrayer le problème

L’État a décidé de créer un nouveau poste d’« expert de haut niveau » pour tenter de résoudre enfin le problème des algues vertes en Bretagne. Étienne Guillet, haut fonctionnaire, vient ainsi d’être nommé auprès du préfet des Côtes-d’Armor.

L’État a décidé de créer un nouveau poste d’« expert de haut niveau » pour tenter de résoudre enfin le problème des algues vertes en Bretagne. | THOMAS BREGARDIS / OUEST-FRANCE

L’État a décidé de créer un nouveau poste d’« expert de haut niveau » pour tenter de résoudre enfin le problème des algues vertes en Bretagne. Un haut fonctionnaire vient ainsi d’être nommé auprès du préfet des Côtes-d’Armor.

Lire aussi : ENQUÊTE. Histoire, témoignages, décryptages… Notre dossier sur les algues vertes

Coordonner les services de l’État

Il s’agit d’Étienne Guillet, qui a notamment été directeur de cabinet du préfet de Mayotte, sous-préfet en Martinique et dans la Nièvre, ou encore secrétaire général adjoint de la préfecture de Seine-Maritime. Depuis juillet 2021, il était responsable du suivi de l’épidémie de Covid-19 dans les territoires d’outre-mer et chargé de l’accompagnement des territoires concernés.

Sa nouvelle mission concerne précisément les thématiques suivantes : « Eau, algues vertes et transition agroécologique ». Il va notamment devoir coordonner l’action des services de l’État au sein du plan de lutte contre la prolifération des algues vertes (PLAV). Basé à Saint-Brieuc, ce haut fonctionnaire interviendra sur les huit baies concernées par ce plan de lutte contre la prolifération des algues vertes, en Côtes-d’Armor et dans le Finistère.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/algues-vertes-un-expert-nomme-par-l-etat-pour-tenter-d-enrayer-le-probleme-3aad52fe-4615-11ec-ac19-c516ed4d7a4b

 

Ouest-France

Brest. Le conflit social s’enlise à Bibus, une nouvelle journée de grève le 27 novembre

Pour la deuxième fois en un mois, une grève très suivie a impacté le réseau de transports en commun de Brest (Finistère), ce 15 novembre 2021. Faute de consensus entre syndicats et direction, elle doit être reconduite le 27 novembre.

Il n’y avait pas de tram en circulation ce lundi 15 novembre en raison du mouvement de grève. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Pas de tram en circulation, et des lignes de bus fortement perturbées. À Brest, c’était de nouveau une journée noire pour le réseau de transports en commun Bibus, ce lundi 15 novembre 2021. Plus de 90 % des conducteurs étaient en grève à la suite d’un préavis déposé par la CFDT, pour la deuxième fois en un mois.

« Arriver à la grève, c’est un constat d’échec. On sait qu’on impacte les usagers, mais ils le sont aussi par le retard régulier des bus, les pannes… regrette Luc Daniel, de la CFDT Bibus. Ce sont nos conditions de travail et notre santé qui sont en jeu, on assiste à une augmentation des troubles musculo-squelettiques. »

Le vieillissement du parc de bus pose question

Depuis la rentrée, un conflit social s’amplifie entre les syndicats et la direction de Bibus. Fin septembre, les salariés avaient d’abord manifesté pour dénoncer les répercussions des ralentisseurs sur leur santé. « Un état des lieux des ralentisseurs jugés problématiques a été mené par la métropole et RATP dev [l’exploitant du réseau Bibus, NDLR]. Il a été validé la mise en œuvre au premier semestre 2022 », explique la collectivité.

Le débat avait ensuite porté sur le vieillissement du parc des bus. En attendant que des bus électriques ne soient achetés pour les remplacer, il était question que des bus thermiques soient mis à disposition de la part de RATP dev.

« On y travaille avec la métropole, le principe est acté, indique Paul Gardey de Soos, directeur du réseau Bibus à Brest. On devrait faire en sorte qu’aucun bus ne dépasse les 800 000 kilomètres. Si tout se passe bien, une trentaine seront remplacés d’ici l’an prochain. »

Des temps de parcours « pas réalistes »

Ce qui coince le plus désormais, ce sont les conditions de circulation. « Nous leur demandons de revoir les temps de parcours sur le réseau, qui ne sont pas réalistes », revendique Luc Daniel de la CFDT. Bibus aurait bien fait de premiers ajustements, mais il ne s’agirait que de « saupoudrage », estime le syndicaliste, qui ne « constate aucun changement ».

S’il « reconnaît qu’il y a des bus en retard », Paul Gardey de Soos assure avoir « fait les modifications qui étaient possibles sans trop peser sur les usagers. Modifier une ligne entière, c’est compliqué : il faut assurer les correspondances, ne pas trop étendre les temps de trajets… » explique-t-il.

15 % d’usagers en moins depuis le Covid-19

Pour le directeur général de Bibus, ces perturbations sont dues à « l’augmentation des bouchons à Brest depuis la rentrée » ainsi qu’aux nombreux travaux, « pas tous prévisibles. Nous avons perdu 15 % d’usagers depuis septembre 2019, en raison de l’impact de la crise sanitaire sur les mobilités. Il y a des voitures en trop sur les routes », estime-t-il.

Quoi qu’il en soit, « le dialogue est ouvert. Nous avons besoin de remontées de terrain des conducteurs. Faire grève ne va pas supprimer les bouchons. J’attendais plutôt que la CFDT vienne avec des propositions, ce qu’ils n’ont pas fait », rétorque-t-il.

Du côté du syndicat, la mobilisation ne faiblit pas. Une nouvelle journée de grève vient d’être actée, d’une ampleur similaire, pour la journée du samedi 27 novembre 2021, le jour de l’ouverture du marché de Noël.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-le-conflit-social-s-enlise-a-bibus-une-nouvelle-journee-de-greve-le-27-novembre-fa552970-462d-11ec-ac19-c516ed4d7a4b

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
15 novembre 2021

Allégorie

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/11/allegorie.html

Le prix des pinces à linge va exploser !

 

Ouest-France

Stéphane Bern quitte Paris pour fuir la « saleté » et la « violence », il rejoint l’Eure-et-Loir

Stéphane Bern a annoncé samedi 13 novembre son choix de quitter Paris. L’animateur télé estime que la ville était « devenue une poubelle » et a également dénoncé le manque de vivre ensemble de certains habitants.

Stéphane Bern a décidé de s'installer définitivement en Eure-et-Loir jugeant que Paris était devenue sale et bruyante. | EDDY LEMAISTRE / ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le 14 décembre, l’animateur Stéphane Bern quittera définitivement Paris pour s’installer à Thiron-Gardais (Eure-et-Loir) où il possède l’ancien collège militaire et royal de la commune, a-t-il révélé dans un entretien accordé au Parisien samedi 13 novembre. « Je suis soulagé de partir. J’avais l’impression de devenir fou… »

Le chargé d’une mission de sauvegarde du patrimoine a porté un jugement assez amer sur ce que serait devenue la capitale et ses habitants. « La saleté, les trous dans la chaussée, les chantiers permanents, le bruit, et surtout, surtout, la violence… Il faut entendre comme les gens se parlent. La circulation est une source inouïe de tensions », a-t-il déclaré. Le partage de l’espace urbain entre les différents véhicules (vélo, trottinettes, scooters, voitures) se ferait ainsi selon lui au détriment des personnes âgées, des personnes en situation de handicap et des enfants.

Une ville « poubelle »

Mais plus généralement, le présentateur de l’Eurovision et du Monument préféré des Français a estimé que Paris était devenu « une poubelle où les gens se débarrassent de tout, n’importe où ». L’homme pointe du doigt le comportement des usagers sans porter de jugement sur la politique de la maire Anne Hidalgo (PS) qui « ne peut pas mettre un cendrier et une poubelle derrière chaque habitant ».

Le « Monsieur Patrimoine » du gouvernement reprend néanmoins à son compte certaines critiques soulevées par le mouvement #SaccageParis regrettant la suppression de l’ancien mobilier urbain de Paris synonyme à ses yeux de destruction de « notre patrimoine visuel ». Il a ainsi appelé au réveil de « la beauté de cette ville » en perspective des JO 2024.

https://www.ouest-france.fr/medias/television/stephane-bern/stephane-bern-quitte-paris-pour-fuir-la-salete-et-la-violence-il-rejoint-l-eure-et-loir-7512062

 

Ouest-France

Morlaix. Autoportrait à ma grand-mère de Patricia Allio, au Sew

Patricia Allio.

Patricia Allio. | OUEST-FRANCE

Mercredi et jeudi soir, Patricia Allio sera sur la scène du Sew pour son spectacle Autoportrait à ma grand-mère. Elle est invitée par le CNCA (Centre national pour la création adaptée) dans le cadre de sa programmation consacrée à la transmission, en lien avec le théâtre de Morlaix. L’auteure s’y met en scène dans un projet scénique, entre lecture et projections sonores et filmiques, dans un univers intimiste abordant le thème de la mémoire.

« Sur scène, je raconte des anecdotes, explique-t-elle. Ce sont des enregistrements sonores de ma grand-mère, des conversations lors de balades le long du canal à Nantes, quand j’allais la voir en maison de retraite. Ce n’est pas un spectacle spectaculaire, c’est de l’émotion. » Un spectacle qui traite de ce qu’il reste d’un lien quand une personne s’en va, et de la mélancolie d’un monde disparu.

Mercredi 17 et jeudi 18 novembre, à 20 h 30 au Sew. Tarif : 15 € sur sew-morlaix.fr

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/autoportrait-a-ma-grand-mere-de-patricia-allio-au-sew-d5b96d09-94fd-4761-9d6e-8fa89cc436d9

 

Ouest-France

Morlaix. Gilles Servat à cordes déployées au théâtre, samedi

Gilles Servat et ses musiciens. | GWENAEL SALIOU

Gilles Servat se produira en concert samedi, au théâtre du pays de Morlaix. Sur la scène du théâtre où le chanteur avait été accueilli en résidence en février 2020, pour son album À cordes déployées, un orchestre de chambre portera sa voix. Le trio à cordes, avec Mathilde Chevrel au violoncelle, Philippe Turbin au piano et Floriane Le Pottier au violon, se fera quatuor quand il vibrera à l’unisson avec les cordes vocales du chanteur.

Pour ce spectacle, l’artiste a repris la plume, afin d’écrire de nouveaux textes et de revisiter les anciens. Mathilde Chevrel a composé la musique des chansons inédites et réorchestré, en harmonies symphoniques, le répertoire originel.

Ainsi, l’hymne aux ouvriers prend une autre dimension associée au trio n° 2, en mi-bémol majeur, opus 100 de Schubert. Seul Gilles Servat peut oser faire rimer « tralalère » avec Schubert dans Les Prolétaires ! Même La Blanche hermine abandonne ses champs de bataille pour une nouvelle version Blanche sonatine, un remix en musique de chambre, sans le texte.

Samedi 20 novembre, à 20 h 30 au théâtre du pays de Morlaix. Tarifs : de 6 à 20 €. Tél. 02 98 15 22 77

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/gilles-servat-a-cordes-deployees-au-theatre-samedi-b4ccd1a5-52bf-4934-aaa8-446f398d50d2

 

Ouest-France

Morlaix. Longboard joue avec les styles à la MJC, samedi

Publié le

Le groupe Longboard. | GET OPEN

Get Open, association de diffusion de musiques actuelles contemporaines, remet le couvert. Après le succès du concert de Marc Ducret en octobre dernier, Bertrand Crispils et Franck Chanu accueillent, samedi 20 novembre, Longboard, trois musiciens nantais habitués des scènes françaises et internationales.

Alban Darche et Matthieu Donariez au saxo, à la clarinette et aux claviers, Meivelyan Jacquot à la batterie et à la guitare proposent un son en perpétuelle mutation, du punk urbain au love song, du film noir de yakuzas au documentaire sur le monde aquatique. Ils associent ainsi une large palette de talents mêlant le jazz à la pop, au rock, à l’opéra ou encore au rap.

Samedi 20 novembre, à 20 h 30, à la MJC. Tarifs de 6 à 12 €.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/longboard-joue-avec-les-styles-a-la-mjc-samedi-cb223409-2922-4353-8e52-2dbc4a782546

 

Ouest-France

Morlaix. À 16 ans, il s’engage auprès des retraités contre la fracture numérique

Loïc Lincot est lycéen à Morlaix (Finistère). À seulement 16 ans, à partir de ce lundi 15 novembre 2021, il organise ses propres séances de soutien en informatique à destination des retraités et personnes âgées.

Loïc Lincot, 16 ans, lycéen de Morlaix (Finistère), le vendredi 12 novembre 2021. Il va proposer deux cours d’informatique à des retraités pour lutter contre la fracture numérique. | OUEST-FRANCE

Comme de nombreux ados de sa génération – biberonnée à l’informatique et à internet – Loïc Lincot se retrouve régulièrement à dépanner ses grands-parents en cas de pépin sur un smartphone ou une tablette.

Mais pas de quoi rebuter ce lycéen de 16 ans, originaire de Morlaix (Finistère) : « J’ai toujours aimé l’informatique, je me débrouille bien. »

Apprendre à lire ses mails, payer ses impôts en ligne…

Si lui est à l’aise avec les outils informatiques, il comprend vite que ce n’est pas le cas de tout le monde. « Je me suis rendu compte que ce n’étaient pas que mes grands-parents qui avaient du mal avec ça », raconte l’adolescent. Ce qu’on appelle désormais la fracture numérique devient un handicap dans notre société où le numérique et le digital sont omniprésents, dans tous les aspects de nos vies.

Loïc Lincot saisit alors l’occasion d’un stage obligatoire, à réaliser pour son année de Terminale au lycée Le Porsmeur, pour monter un projet et remédier, à son niveau, à la fracture numérique. Lundi 15 et jeudi 18 novembre 2021, il organise deux ateliers à destination des adhérents de l’office des retraités et personnes âgées de Morlaix (ORPAM) pour leur permettre de « lire leurs mails, envoyer des messages à leurs enfants, déclarer leurs impôts, trouver leur passe sanitaire, etc. »

« Ressortir avec les bases de l’informatique »

Le lycéen a prévu tout un programme pour ses séances, face à un petit groupe d’« élèves » : un mot de prévention contre le cyberharcèlement, les publicités frauduleuses et les mails malveillants, puis des exercices pratiques – sur tablette, smartphone ou ordinateur, en fonction des habitudes de chacun – puis un quiz pour conclure. « Mon but est qu’ils ressortent de la séance avec les bases de l’informatique », espère le jeune Loïc.

L’expérience mise sur pied par Loïc Lincot n’a cependant pas vocation à durer, puisqu’elle a été créée dans le cadre d’un stage du lycéen, dans la filière « service de proximité et vie locale ». Mais « même si je dois faire ce projet pour mes cours, c’est un sujet qui me tient à cœur », affirme-t-il.

Un futur champion d’e-sport ?

L’adolescent n’en fera probablement pas son métier : pour l’avenir, son cœur balance entre l’armée et les jeux vidéo à haut niveau (e-sport). Mais l’expérience n’aura certainement pas été vaine : « J’adore écouter les gens, je suis toujours curieux. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-a-16-ans-il-s-engage-aupres-des-retraites-contre-la-fracture-numerique-9a2a35d2-43de-11ec-bbd9-998ea1ad5f9a

 

Ouest-France

Brest. Un marin tombe d’un cargo, deux autres sautent à l’eau pour le secourir

Samedi 13 novembre 2021, aux alentours de 18h, un marin de l’équipage du cargo algérien Saoura est tombé à l’eau depuis la coupé. Le cargo était amarré au port de Brest. Il a été transporté par les pompiers à l’hôpital de la Cavale Blanche.

Le cargo Saoura accosté au 3e éperon | OUEST-FRANCE

Samedi 13 novembre 2021, aux alentours de 18 h, un marin de 57 ans est tombé à l’eau en traversant la passerelle du cargo algérien Saoura, sur le port de commerce de Brest (Finistère). Deux autres camarades ont alors sauté à l’eau pour le secourir. Les pompiers sont intervenus sur place, à 18 h 17, et sorti l’homme de la rade. Blessé grave, il a été transporté à l’hôpital de la Cavale blanche, à Brest, et y serait toujours hospitalisé.

D’après l’association Mor Glaz, la coupée du navire ne serait pas aux normes​. Ce cargo est immobilisé sur le 3e éperon du port de Brest depuis le 29 octobre car l’armateur, la Compagnie nationale algérienne de navigation, n’a pas payé les salaires à l’équipage.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-un-marin-transporte-a-l-hopital-apres-etre-tombe-du-cargo-algerien-saoura-c7139d5a-455e-11ec-8acd-08271a51a470

 

Perros-Guirec. Les priorités pour la station SNSM de Ploumanac'h

Nouveau président de la station SNSM de Ploumanac'h, Benoît Duchenet trace le cap pour améliorer le secours en mer.

Benoît Duchenet nouveau président de la SNSM de Ploumanac'h

Benoît Duchenet, nouveau président de la SNSM de Ploumanac'h. ©Le Trégor Françoise Le Bronec

Benoît Duchenet est le nouveau président de la station SNSM de Ploumanac’h en remplacement de Kim Nguyen Gia. Ce vice-amiral (2e section) s’est fixé cinq lignes d’actions qu’il entend mettre en œuvre à court et moyen terme.

Pouvez-vous vous présenter ? 

J’ai 59 ans, je suis marié et père de quatre enfants. Mon épouse est très attachée à Perros-Guirec et m’a fait découvrir ce bel endroit. J’ai quitté la Marine cet été, après 38 ans de service, avec le grade de vice-amiral. Ma dernière affectation était à l’État-major.

Pendant ma carrière, j’ai eu la chance d’avoir de nombreuses affectations embarquées sur des bâtiments de surface et, surtout, des sous-marins. J’ai toujours eu une grande admiration pour la SNSM et j’ai rejoint la station de Ploumanac’h en 2017 comme équipier. Mes nouvelles responsabilités de président sont passionnantes.

Quelles sont vos priorités pour la station de Ploumanac’h ?

La première action à mener concerne la cale de mise à l’eau du canot tous temps (CTT) Président-Toutain. C’est une priorité de retrouver le plus rapidement possible la pleine opérationnalité de la cale.

Depuis plus de deux ans, nous ne pouvons pas l’utiliser et le canot est au mouillage au port de Ploumanac’h, ce qui ampute notre capacité d’intervention d’un tiers. Il nous faut retrouver la permanence du secours en mer. Le Président-Toutain est un moyen hauturier exceptionnel et indispensable sur la côte.

J’ai bon espoir que ce chantier complexe soit achevé pour l’été 2022. La mairie en a la maîtrise d’ouvrage et la SNSM se chargera de sécuriser le treuil, de remettre à niveau le chariot de mise à l’eau et des travaux sur les rails dans l’abri.

Quelles autres actions souhaitez-vous mener ?

Je compte maintenir la dynamique de l’entraînement de l’équipage (efficacité et sécurité). Ces entraînements recréent les conditions des missions diverses que nous sommes amenés à conduire lors des interventions. Les canotiers pourront ainsi s’approprier les équipements nouveaux installés lors de la refonte de mi-vie du canot tout temps, telle la caméra thermique et son système d’assistance à la recherche de nuit.

J’entends également développer la synergie avec les autres stations de la côte et le centre de formation de Trégastel en partageant nos moyens respectifs et en consolidant notre capacité à agir en cas d’intervention de secours de grande envergure. Je m’attacherai à ce que le recrutement permette de répondre aux attentes des postulants, les amène au meilleur niveau pour le secours en mer et leur donne envie de  » faire équipage « .

Je souhaite aussi développer davantage notre rôle local en matière de diffusion de la culture de la sécurité en mer en intervenant, par exemple, dans les écoles. Enfin, je serai à l’écoute des équipiers de la station, tous bénévoles, et dont l’engagement mérite d’être connu et reconnu.

https://actu.fr/bretagne/perros-guirec_22168/perros-guirec-les-priorites-pour-la-station-snsm-de-ploumanach_46421280.html

 

Ouest-France

Les monts d’Arrée, légendaire toit de la Bretagne

Paradis des randonneurs et des cyclistes, les monts d’Arrée (Finistère), en plein cœur du massif armoricain, et ses paysages mystiques ne laissent personne indifférent.

Ici, sur la montagne Saint-Michel, dans les monts d’Arrée, les randonnées permettent de découvrir de magnifiques paysages. | YANNICK DERENNES

Les monts d’Arrée, ce sont 60 000 hectares, dans le Finistère, parsemés de pins, de crêtes rocheuses et de lacs. Une sensation de liberté et d’exclusivité, c’est ce que peuvent ressentir les quelques privilégiés qui arpentent ce parc naturel protégé situé à 325 mètres d’altitude. Les vents se déchaînent souvent à cette hauteur. Autre élément, faisant partie intégrante des lieux : le brouillard. Si la météo le permet, il se dissipe au lever du jour pour laisser passer le soleil et permettre aux visiteurs d’admirer les couleurs chatoyantes des plaines.

Une terre de légendes

Mais peu importe la météo, une aura pleine de mystère et de magie perdure en ces lieux. Et c’est bien là tout le charme de cette région car les monts d’Arrée sont avant tout une terre de légendes que l’on peut découvrir au gré de randonnée.

Les monts d’Arrée s’étendent sur pas moins de douze communes, dont Huelgoat et sa fameuse forêt légendaire. Couvrant 555 hectares, elle est au troisième rang des massifs forestiers du Finistère. Entre pins et sapins ainsi que gros rochers et hyménophylle de Wilson, une petite fougère primitive à l’allure de mousse qui jalonne l’espace, la forêt semble tout droit sortie d’un conte. Rien d’étonnant qu’elle soit considérée comme l’authentique forêt de Brocéliande provenant des légendes arthuriennes.

Autre endroit qui participe à la culture de cette terre de légendes : le Yeun Elez (marais de l’Ellez) où se situe le Youdig, nom traditionnel pour désigner les portes de l’enfer. Cet ancien site nucléaire, réhabilité en zone touristique et écologique, était autrefois considéré comme une entrée sur le monde des bannis. Un étang sans fond, aujourd’hui caché, qui « engloutissait les âmes damnées ».

Une vue jusqu’à la mer

Autant de légendes qui attestent de la vie dans ses terres, aujourd’hui désertées. Parmi les autres vestiges, témoins de cette occupation, les différents édifices que l’on peut croiser sur notre chemin ou que l’on peut apercevoir au loin. Parmi eux, la chapelle Saint-Michel de Brasparts, dédiée à l’archange Saint-Michel qui aurait terrassé, à cet endroit, un dragon, symbole du mal.

On raconte aussi que c’est l’archange, lui-même, qui serait venu aider les ouvriers à monter leurs lourdes charges jusqu’au sommet, lors de la construction de la chapelle en 1672. Aujourd’hui, elle est toujours sur pied, mais il faut réaliser une ascension de plusieurs marches pour accéder au mont et l’admirer de près.

Si vous avez la chance de vous y rendre par temps clair, vous apercevrez alors la chaîne des montagnes noires, les clochers de Saint-Pol-de-Léon et même la mer. Enfin, si vous vous demandez pourquoi un cercle en béton est présent au sol, c’est tout simplement parce qu’il s’agit des vestiges d’un immense radar, « Bernhard », utilisé pour la radio-navigation des appareils allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.

De l’eau au cœur de ce parc naturel

Lors de votre visite, laissez-vous porter jusqu’aux différents lacs qui jalonnent les terres des monts d’Arrée. Comme des oasis, ils apparaissent là où on ne les attend pas et nous subjuguent grâce aux reflets de la lumière ou à cette sensation de plénitude qu’ils communiquent. Comme une sorte de poumon au cœur des terres, les lacs de Huelgoat et de Saint-Michel abritent des brochets, des truites et des perches que l’on peut pêcher. On peut aussi en faire le tour à pied ou à vélo. De quoi à coup sûr tomber sous le charme des monts d’Arrée.

Les incontournables

La montagne Saint-Michel

Le mont Saint-Michel de Braspart vu de Lannedern. | OUEST-FRANCE/ BÉATRICE LE GRAND

La montagne Saint-Michel est le lieu à visiter si vous passez dans les monts d’Arrée. Facile d’accès, il est possible de s’y rendre à pied ou en voiture. Sa vue à 360 °C sur la plaine permet de nous rendre compte de la richesse des lieux. On peut aussi visiter la chapelle Saint-Michel de Brasparts, un bijou du XVII siècle. En contrebas, on aperçoit une vaste étendue de marais et de tourbières : le Yeun Elez (marais de l’Ellez) où se situe le fameux Youdig.

La forêt de Huelgoat

La forêt et les chaos du Huelgoat. | OUEST FRANCE

Grâce à de nombreux sentiers, partez en exploration dans cette forêt à la faune et la flore riches, dans laquelle certains épisodes des légendes arthuriennes auraient eu lieu. De nombreux sites archéologiques parsèment la forêt, comme la grotte du diable, le ménage de la Vierge, la mare aux fées, la grotte d’Artus… Des noms propices au développement de légendes qui, aujourd’hui encore, nous donnent la chair de poule. Un chaos rocheux aurait même été créé par un certain Gargantua…

Le village médiéval de Goënidou

Les ruines du village médiéval du Goënidou à Berrien. | HENRI MOREAU/CC BY-SA 4.0

Après plusieurs campagnes de fouilles archéologiques, le site de Goënidou a révélé l’existence d’un hameau médiéval comprenant au moins cinq îlots de quatre bâtiments. Des vestiges que l’on peut admirer et qui nous permettent de comprendre la vie à cette époque. Grâce à cette découverte, on sait notamment que les bâtiments d’habitation (deux par îlots) regroupaient les humains et une partie du bétail. Les autres bâtiments sans foyer avaient une utilité plus agricole. Et pour les amoureux d’histoire, on sait également que ce village fut érigé sur un terrain déjà occupé lors de la période antique.

L’écomusée des monts d’Arrée

L’écomusée des monts d’Arrée propose une découverte des savoirs et des savoir-faire du territoire. | OUEST-FRANCE

L’écomusée invite petits et grands à découvrir comment vivaient nos ancêtres dans la région. Pour cela, deux sites préservés et rénovés sont à la disposition des visiteurs : le village de Kerouat et la maison Cornec. Dans le premier, on y trouve une quinzaine de bâtiments que l’on peut explorer, comme les fournils, les écuries et les habitations. De l’autre côté de la ligne de crête, à Saint Rivoal, la maison Cornec, un petit manoir de notable construit en 1702, est toujours dans son état d’origine.

L’ancienne mine de Locmaria-Berrien

L’entrée de l’ancienne mine de Locmaria-Berrien. | ASAM (ASSOCIATION DE SAUVEGARDE DE L’ANCIENNE MINE)

Ouvert à l’année, l’ancien site d’extraction de la mine de Locmaria-Berrien se visite librement ou accompagné de bénévoles de l’espace muséal de la Maison de la mine, situé à quelques kilomètres du site. Un endroit à visiter en complément du site historique pour y admirer le travail des passionnés qui ont réalisé des vidéos, des panneaux explicatifs et des maquettes, afin d’illustrer l’histoire de cette ancienne industrie, autrefois la plus grande mine du royaume de France. Sur ces filons de galène argentifère, exploités entre 1750 et 1866, environ 100 tonnes d’argent et 65 000 tonnes de plomb ont été extraites.

Le circuit de la Pierre bleue à Commana (13 km, 3 h 30)

Balisage : jaune

Accès : de Landivisiau, rejoignez Commana au sud par la D11. Garez-vous sur le parking devant le porche de l’enclos paroissial.

Départ : du parking, rejoignez le carrefour, empruntez, à gauche, la route de Sizun. À 400 m, tournez à gauche vers Manoir-Neuf. Continuez jusqu’à la D764. Traversez, poursuivez en face. À 500 m, à la sortie du virage, virez dans le chemin empierré à droite. Au bout, empruntez le chemin qui part en face. À l’intersection, continuez à gauche.

1. À la route, prenez à droite, passez Mougau-Bihan et, avant l’allée couverte, virez dans le chemin à gauche. Poursuivez tout droit dans la lande. Le chemin vire à droite. À l’intersection, montez à gauche. En haut, empruntez le chemin des crêtes à gauche. Traversez la D11, continuez en face.

2. À la petite route, descendez à gauche. À 400 m, descendez le chemin à droite vers la D764. Traversez, reprenez le chemin en face, légèrement sur la droite, et bifurquez à droite. Continuez parallèlement à la D764. Au bout, descendez la route à gauche, poursuivez tout droit jusqu’à Restancaroff.

3. À l’entrée du village, prenez à gauche et virez dans la première à gauche. À 1 km, à la sortie du virage, empruntez le chemin à gauche. Vous passez un ruisseau et remontez vers une route. Montez tout droit. À l’entrée du bourg, virez à droite dans la voie sans-issue. Poursuivez jusqu’à l’église Saint-Derrien.

Pratique

Se loger

L’hôtel du lac de Huelgoat permet un accès facile aux différents départs de sentiers des monts d’Arrée.
9, rue du Général de Gaulle à Huelgoat. Tél. 02 98 99 71 14.

Plus au nord, vous trouverez l’hôtel des Voyageurs au cœur des « enclos paroissiaux ». Un établissement convivial de onze chambres.
2, rue de l’Argoat à Sizun. Tél. 02 98 68 80 35.

Se restaurer

Logée dans une maison typique du XVIIe siècle, l’Auberge de la crêpe est un endroit chaleureux avec sa cheminée d’époque. Place des Marronniers à La Feuillée. Tél. 02 98 99 68 68.

Perdu dans les monts d’Arrée, l’auberge le Youdig vaut le détour. On y déguste notamment le fameux kig ha farz, un « pot-au-feu breton » qui cuit pendant 5 heures. Kerveguenet à Brennilis. Tél. 02 98 99 62 36.

https://www.ouest-france.fr/economie/tourisme/les-monts-d-arree-legendaire-toit-de-la-bretagne-c81f3028-43a7-11ec-a328-2d975e42f8ff

 

Ouest-France

Brest. Aux Capucins, les photos de Gilles Caron témoignent d’une décennie troublée

Publié le Julia TOUSSAINT

Jusqu’au 27 février, la médiathèque François-Mitterrand à Brest (Finistère) expose une centaine de clichés du photographe de guerre Gilles Caron, disparu à l’âge de 30 ans. Cinq années de reportage retracent une époque faite de bouleversement et de conflits.

Quelques grands formats de Gilles Caron sont suspendus dans la Place des machines des Ateliers des Capucins. | OUEST FRANCE

Malgré sa courte carrière – il disparaît en 1970 à l’âge de 30 ans lors d’un reportage au Cambodge – le photojournaliste Gilles Caron a laissé derrière lui 100 000 photos, dont certaines sont devenues iconiques. À commencer par le face-à-face entre un CRS et Daniel Cohn-Bendit, sourire narquois et regard provocant, lors des soulèvements de mai 1968.

Daniel Cohn Bendit France. Paris. Quartier latin | GILLES CARON / FONDATION GILLES

À ses débuts comme photographe « people », Gilles Caron arpente les fêtes mondaines à la recherche de Bardot ou du couple Gainsbourg-Birkin, pour vendre des clichés inédits aux magazines. Mais c’est bien comme reporter de guerre qu’il se forgera un nom, en couvrant le Vietnam, la guerre des six jours en Israël​, la famine au Biafra, le conflit nord-irlandais…Jouer un rôle, c’est prendre son siècle en main, en être imprégné tout entier​, écrit-il dans une lettre à sa mère. Ainsi risquera-t-il sa vie pour témoigner de son temps.

125 clichés orignaux

Avec l’exposition « Un monde imparfait », du 6 novembre au 27 février, les Capucins (Brest) rendent hommage au travail de cette icône du photoreportage. Quelques très grands agrandissements surplombent la Place des machines, et dans la médiathèque François-Mitterrand, 125 clichés originaux prêtés par la Fondation Gilles-Caron retracent son œuvre. Du noir et blanc en grande majorité, les quelques photos tirées en couleurs l’étaient pour faire la Une de Paris Match.

Gilles Caron a exercé le photojournalisme entre 1965 et 1970 | GILLES CARON / FONDATION GILLES

50 ans après sa mort, son regard sur le monde est toujours pertinent, ​relève Frédérique Morice, responsable de la médiathèque.La fantaisie de l’être humain se dégage de tous ses clichés. Même sur un champ de bataille, on retrouve cette part d’humanité

À gauche, un soldat américain pendant la guerre du Vietnam (1967). À droite, des manifestants face aux forces de l’ordre à Prague (1969) | OUEST FRANCE

Les yeux maquillés d’une prostituée vietnamienne, l’ennui d’un soldat au repos, la fougue des jeunes manifestants dans les rues de Prague… Son travail pose la question de notre rapport à l’image et à l’information​, un sujet ô combien d’actualité à l’heure des réseaux sociaux.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-aux-capucins-les-photos-de-gilles-caron-temoignent-d-une-decennie-troublee-6886e736-43a8-11ec-8221-cbcea3ca8ebe

 

Ouest-France

Vidéosurveillance à Brest. « Gadget », « big brother », demande de débat public… Quelques réactions

L’annonce d’un éventuel système de vidéosurveillance à Brest (Finistère) par le préfet du Finistère pour lutter contre l’insécurité a suscité des réactions de partis politiques et association. Le scepticisme domine…

Le préfet du Finistère a annoncé fin octobre que l’État est « prêt à financer un système de vidéosurveillance à Brest ». | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« Gadgets coûteux et inefficaces ! »

« Gadgets coûteux et inefficaces ! » Pour Europe Écologie Les Verts (EELV), qui fait partie de la majorité municipale à Brest (Finistère), la vidéosurveillance est une « mauvaise idée ». Une solution « privative de libertés ». Selon le parti écologiste, « les caméras ne préviennent pas les délits […] Plusieurs études montrent d’ailleurs qu’elles ne permettent d’élucider que 1 à 3 % des crimes ». Les verts craignent une « gabegie financière pour le traitement et la visualisation des images, les locaux techniques, les réparations fréquentes et la maintenance, le personnel dédié, etc. pour un résultat quasi nul qui souvent dérive vers un contrôle des comportements routiers ou piétons. » EELV estime aussi que les vidéos « ne démantèleront pas les trafics de drogues. Au mieux, elles les déplaceront ».

Les écologistes sont davantage favorables à « une présence accrue sur le terrain d’agents de médiation et de travailleurs sociaux », « plus d’activités dans les quartiers », et « plus de policiers nationaux ».

Lire aussi : Vers davantage de vidéos de surveillance à Brest ?

Lire aussi : « Les caméras doivent s’adapter à la délinquance »

Lire aussi : Commentaire. Caméras de surveillance prévues à Brest. Un changement de cap ? Oui, mais…

Les Brestois auraient « déjà voté contre »

La Ligue des Droits de l’homme n’est pas non plus favorable aux caméras de surveillance car elles seraient inefficaces. « Les multiples études universitaires ne prouvent en rien une réelle efficacité des systèmes de surveillance. » L’association évoque aussi un coût pour les finances publiques. Mais c’est surtout l’aspect « big brother » que craint la LDH : « Si des systèmes de vidéosurveillance réfléchis et ponctuels peuvent constituer des outils au service de la lutte contre la délinquance et l’insécurité, nous dénonçons leur généralisation qui sont attentatoires à la liberté fondamentale de circuler sans entrave et sans surveillance. »

L’association rappelle que « pas plus tard que l’an dernier, la campagne électorale pour les élections municipales a opposé partisans et adversaires d’une politique de vidéo surveillance. En mandatant cette équipe municipale, les Brestois se sont prononcés contre un projet liberticide ». La LDH dénonce les « pressions préfectorales » et demande « de respecter ce choix démocratique et la souveraineté du conseil municipal en la matière ».

Une séance publique en conseil municipal ?

Les élus de l’opposition municipale « Brest c’est vous ! » de Bernadette Malgorn a adressé une lettre prudente à François Cuillandre, le 22 octobre à la suite des « annonces du préfet du Finistère qui font état de l’installation imminente des caméras dans des endroits stratégiques de la ville, option à laquelle vous auriez consenti à un titre expérimental ». Elle relève que le maire ne s’est pour l’instant pas exprimé sur le sujet. Bernadette Malgorn continue de soutenir « en premier lieu », « la création d’une police municipale ». Elle souhaite des réunions publiques, voire un référendum sur le sujet. Et même une séance publique du conseil municipal sur le sujet. « Il nous semble en effet légitime que le conseil municipal en débatte librement devant la population »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/videosurveillance-a-brest-gadget-big-brother-demande-de-debat-public-quelques-reactions-997c292a-4301-11ec-b56f-a7c3454c89af

 

Ouest-France

Morlaix. Une vingtaine de personnes mobilisées contre le passe sanitaire

Devant l’hôtel de ville de Morlaix (Finistère), une vingtaine de personnes se sont réunies pour protester contre le passe sanitaire ou la vaccination, ce samedi 13 novembre 2021.

La mobilisation s’est déroulée devant l’hôtel de ville où une vingtaine de personnes se sont retrouvées, à Morlaix (Finistère), ce samedi 13 novembre 2021. | OUEST-FRANCE

Une nouvelle manifestation s’est tenue devant l’hôtel de ville de Morlaix, ce samedi 13 novembre, pour protester contre la vaccination obligatoire ou le passe sanitaire. La mobilisation a de nouveau reculé depuis le week-end dernier. Une des personnes participant à la mobilisation portait une affiche prônant la liberté de conscience.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-une-vingtaine-de-personnes-mobilisees-contre-le-passe-sanitaire-f56113ee-446f-11ec-8a05-21b534bbde66

 

Ouest-France

ENTRETIEN. Brest. Pour la présidentielle, les Insoumis misent sur « l’écologie populaire »

Ce vendredi 12 novembre 2021, pour leur première réunion publique de la campagne présidentielle, Pierre-Yves Cadalen, Insoumis brestois, accueillait Mathilde Panot, présidente du groupe parlementaire de la France Insoumise : « Un horizon positif reste possible. »

Mathilde Panot, présidente du groupe parlementaire de la France Insoumise et Pierre-Yves Cadalen, insoumis brestois. | OUEST-FRANCE

Mathilde Panot, présidente du groupe parlementaire de la France Insoumise était accueillie, ce vendredi 12 novembre 2021, à Brest (Finistère), par Pierre-Yves Cadalen, Insoumis brestois. Au programme de cette première réunion publique organisée dans le cadre de la campagne présidentielle : « Faire gagner l’écologie populaire en 2022. »

Expliquez-nous ce défi majeur de votre campagne présidentielle : « Faire gagner l’écologie populaire en 2022 » ?

Mathilde Panot : La question écologique impose un partage des richesses. C’est notre défi majeur. L’industrie agroalimentaire, les algues vertes, la qualité de l’eau, l’énergie… Ici, à Brest, en Bretagne, l’écologie populaire prend tout son sens. Ce territoire peut devenir pilote pour la création de milliers d’emplois, qu’il s’agisse des métiers de la mer, des énergies renouvelables ou de l’agriculture paysanne.

Pierre-Yves Cadalen : Toutes nos idées trouvent de l’écho à Brest. Où l’on compte 10 000 chômeurs de longue durée. Trop de gens vivent des situations très difficiles. Brest a beaucoup souffert des politiques libérales. La ville s’est développée via la puissance publique, l’État, la commande militaire. Traditionnellement, le député de Brest siège à la commission Défense. Moi, j’avais décidé de siéger à la commission développement durable. Car cela peut réorienter le port industriel vers les énergies renouvelables. On défend, aussi, l’annulation de la dette paysanne en contrepartie d’une conversion sociale et écologique des fermes, un levier très important pour la transition du modèle agricole.

Comment envisagez-vous la question de l’eau ?

M.S et P-Y C : Extrêmement grave, la crise de l’eau est déjà là. Dès 2017, on proposait que le droit à l’eau soit inscrit dans la Constitution. On prône, aussi, la gratuité des m³ d’eau indispensables à la vie, ainsi que des tarifs adaptés aux différents usages : l’eau à boire, celle pour se laver, celle pour l’usage industriel… On doit en finir avec la mainmise des intérêts privés sur l’eau. Notre programme contient 69 recommandations en ce sens.

Quelle stratégie contre l’abstention ?

C’est la bataille fondamentale. L’ennemi n°1, c’est la résignation. Si le peuple revient aux urnes, on gagnera cette élection ! On continue nos actions de terrain : informer sur les droits sociaux, impulser l’inscription sur les listes électorales… 13 millions de Français sont mal ou pas inscrits. On crée, aussi, des réseaux efficaces avec nos centaines de « correspondants d’immeubles » : ces personnes qui n’ont pas le temps de militer, mais qui vont recevoir les derniers tracts, faire un peu de porte à porte, vont coller, ou organiser des collectes solidaires…

Vous êtes optimistes ?

On compte, déjà, 265 000 soutiens à la candidature de Jean-Luc Mélenchon, sur melenchon2022.fr. On accueille actuellement, à Brest, de nombreux jeunes militants qui ont envie de s’engager, qui ont compris l’urgence. On n’est condamnés ni à Emmanuel Macron ni aux racistes haineux. Plein de gens veulent autre chose. Quand les quartiers populaires se déplacent, on y arrive : au second tour des dernières législatives, en Brest Ville, à Pontanézen, à Bellevue, on a gagné… Il n’y a pas d’un côté la politique et de l’autre la vie. On est tous citoyens, ensemble pour construire une solidarité concrète, pour améliorer la vie quotidienne. Le Smic augmenté, la retraite à 60 ans, moins de gaz à effets de serre, le droit à la révocation des élus : un horizon positif reste possible.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/entretien-brest-pour-la-presidentielle-les-insoumis-misent-sur-l-ecologie-populaire-212dca00-43e2-11ec-8221-cbcea3ca8ebe

 

Ouest-France

Morlaix. Les ouvrières de la Manu, vues par une photographe

Dans son histoire avec le site, Valérie Couteron présente des portraits saisissants des anciens de la Manu, pris en 1998 et en 2018. Ses photos sont exposées à la galerie de La Forêt jusqu’au 2 janvier.

Valérie Couteron expose ses photographies, à la Manu jusqu’au 2 janvier. | OUEST-FRANCE

Dans son histoire avec la Manu, la photographe Valérie Couteron sublime l’identité de l’ancienne manufacture de tabacs. Par le prisme des femmes et des hommes qui l’ont « habitée », durant trente ans pour certains. Une exposition proposée jusqu’au 2 janvier par le Sew et le CNCA (Centre national pour la création adaptée) dans le cadre de son thème axé sur la transmission.

Ses photographies grand format sont d’une beauté saisissante, sans séduction, alliant tendresse, portée documentaire et intimité. Valérie Couteron possède un talent pour révéler par ses photos, l’âme de ces personnes que l’on peut croiser au quotidien. Comme celle de Marie-France Faujour drapée de bleu foncé digne d’un peintre classique italien.

Ces clichés ont été réalisés en 2018, dans un site désossé. L’arrière-plan est flou comme pour mieux faire ressortir les postures, d’une façon tranchante. Les regards révèlent une fragilité ou une force. Insensiblement, le florilège de confidences recueilli lors des pauses photos prend sens. « L’une s’est souvenue de sa première journée de travail, une autre du manteau rouge qu’elle portait ce jour-là, d’autres évoquent le licenciement… Leurs phrases ponctuent l’exposition. »

À leur poste de travail

Dans la galerie de La Forêt, l’une des salles de l’ancien site industriel, ces photos font écho à celles prises en février 1998. « Je pénétrais dans l’enceinte impressionnante de la Manufacture alors en pleine activité. D’atelier en atelier, j’ai rencontré et photographié des salariés à leur poste de travail », se souvient la photographe qui a réalisé des portraits dans plusieurs usines : Armor-lux, Hénaff, l’usine Saint-Gobain à Chalon-sur-Saône, ou encore Protéor qui fabrique des prothèses à Seurre en Côte-d’Or. « Au-delà des portraits, je m’intéresse aux attitudes et gestes des uns et des autres. »

Éric Foucault, commissaire de l’exposition, résume le travail de Valérie Couteron : « Alors que les photographies noir et blanc de 1998 révèlent un écosystème où les ouvriers ou ouvrières sont en osmose avec la machine, les portraits en couleur de 2018 créent un certain trouble. »

Jusqu’au 2 janvier, à la Manu.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-les-ouvrieres-de-la-manu-vues-par-une-photographe-44b3cfa8-439f-11ec-9f33-73b104f7bd4c

 

Ouest-France

Voiture électrique : toutes les bornes de recharge deviendront payantes

Lannion-Trégor communauté (Côtes-d’Armor) laisse la main au Syndicat départemental d’énergie concernant les bornes de recharge pour voiture électrique. Toutes seront payantes à partir de janvier 2022.

Les bornes de recharge pour voitures électriques seront toutes payantes dans le Trégor à compter du 1er janvier 2022. | DR

2013-2015 : l’expérimentation

Entre 2013 et 2015, dans le cadre d’une expérimentation financée par l’État, Lannion-Trégor communauté a installé 13 bornes de recharge de véhicules (10 bornes lentes et 3 rapides) réparties dans six communes du territoire. Elles sont situées à Plouaret (Maison France services et gare), à Plestin-les-Grèves (place du 19 mars 1962), Lannion (parking des Ursulines, Günzburg, centre Leclerc route de Perros, aéroport), Intermarché Saint-Quay-Perros, pôle Phoenix Pleumeur-Bodou, et Super U Trégastel. 726 usagers ont utilisé ces 13 bornes depuis 2013 pour 128 000 recharges effectuées. Cela fait 1 120 000 km parcourus, et pas moins de 112 tonnes de dioxyde de carbone évitées.

Un maillage densifié

Entre 2016 et 2017, le Syndicat départemental d’énergie (SDE) des Côtes-d’Armor a quant à lui déployé 27 bornes sur l’ensemble du territoire de Lannion-Trégor communauté, avec ici 9 025 recharges effectuées et 875 000 kilomètres parcourus. Les recharges gratuites dans un premier temps sont devenues payantes à partir d’avril 2019. Les utilisateurs doivent se connecter au site Ouest charge (www.ouestcharge.fr). Le tarif pour les abonnés est 0,20 € par kWh sur borne normale/accélérée et 0,30 € sur borne rapide. Les non-abonnés doivent ajouter un euro par charge.

La fin de la gratuité

Lannion-Trégor communauté transfère au SDE les bornes situées sur des parkings publics. Celles-ci deviendront payantes à compter du 1er janvier 2022. Cela concerne celles situées : parking des Ursulines, de Günzburg, et à l’aéroport, à Lannion ; place du 19 mars 1962, à Plestin ; pôle Phoenix, à Pleumeur-Bodou ; gare et Maison France services, à Plouaret.

Le Trégor dispose de bornes de recharge qui seront toutes payantes d’ici janvier 2022. | OUEST-FRANCE/LTC

Des bornes retirées

Quant aux bornes installées par LTC sur des parkings privés, elles seront retirées d’ici à la fin de l’année 2021. Ces bornes situées sur le parking du Leclerc route de Perros, sur le parking de l’Intermarché de Saint-Quay-Perros, et sur le parking du Super U de Trégastel sont devenues obsolètes. Si elles venaient à tomber en panne ces prochaines semaines, elles ne seront pas réparées. La date de démontage sera anticipée, précise Lannion-Trégor communauté.

Un marché qui croît doucement

Le marché de la voiture électrique décolle, mais part de très bas. Selon l’Avere ouest, en janvier 2021, les voitures électriques représentaient 8 % du marché. Frédéric Corre, concessionnaire implanté de longue date à Lannion, confirme. « Quand on part de rien, peut facilement faire + 100 %. » Dans sa concession Ford, celles qui ont le vent en poupe, ce sont les hybrides, rechargeables ou non. « Pour l’électrique, il y a plusieurs paramètres à prendre en compte : le prix des véhicules, leur autonomie et le maillage de bornes. Suivant que l’on est en milieu rural ou urbain, le tout électrique peut trouver ses limites. » Pour autant, l’électrique est désormais un enjeu important du secteur automobile. D’autant plus que la Commission européenne a annoncé cet été que toutes les voitures neuves immatriculées à partir de 2035 seront des véhicules à émission nulle​.

Les bus électriques arrivent

Dans le Trégor, plusieurs entreprises et collectivités disposent de voitures électriques dans leur parc automobile. LTC dispose de 30 véhicules électriques, ce qui représente 11 % de sa flotte. après la navette Cœur de ville, qui sillonne le centre-ville de Lannion, deux bus électriques ont également été commandés. Ils seront livrés en 2022. L’Agglo poursuit également son aide à l’achat de véhicules électriques pour les entreprises, associations et communes.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/voiture-electrique-toutes-les-bornes-de-recharge-deviendront-payantes-00065d88-43ab-11ec-bbd9-998ea1ad5f9a

 

Ouest-France

Tréduder. Élus, amis et habitants en hommage à René Piolot

Élus, amis, habitants et familles se sont réunis pour rendre hommage à René Piolot.

Élus, amis, habitants et familles se sont réunis pour rendre hommage à René Piolot. | OUEST-FRANCE

Pour rendre hommage au maire, René Piolot, décédé il y a un an, élus, amis, et habitants se sont retrouvés, jeudi, à la salle des fêtes.

Des discours ont retracé le parcours exemplaire d’un homme qui a donné sa vie au bien public. Après une carrière militaire, il fut gendarme, et c’est naturellement qu’à la retraite il est entré dans l’équipe municipale de Jean-Claude Paris.

En 2014, il devient maire et porte la liste Bien vivre à Tréduder. Comme le souligne le sous-préfet, Laurent Alaton, dans son hommage : Le nom de sa liste reflétait sa philosophie. Il défendait une identité forte de sa commune. Avec son regard perçant et son assurance, il répondait à tous ses administrés. Je pense que, bien souvent, il a fait passer son travail de maire avant sa famille. Il a mérité de la Patrie. 

Dans une petite commune, le maire est seul, sans employé communal, par manque de moyens financiers. En novembre 2020, lors des tempêtes, des arbres s’abattent sur la départementale ; n’arrivant pas à joindre les services de secours, René Piolot, aidé d’un conseiller municipal, remet en sécurité cet axe très fréquenté. Il est sorti affaibli physiquement et moralement de cette épreuve.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/treduder-22310/elus-amis-et-habitants-en-hommage-a-rene-piolot-5a6f6785-aa44-4dcd-bde7-0848025b4fe4

 

Ouest-France

Entreprises en colère au port du Légué : une association les invite à utiliser le port de Tréguier

Depuis des années, une association se bat pour la création d’un port en eau profonde dans le Trégor-Goëlo. Elle réagit à la tribune des entreprises utilisatrices du port du Légué parue mardi 9 novembre 2021, dans Ouest-France.

« Accueillir des bateaux de 5 000 t à Tréguier ne pose pas de problème », affirme le comité pour un port en eau profonde. | DR

« Les élus locaux ont eu raison de refuser le 4e quai du port du Légué, une aberration maritime, économique et environnementale. » Jean-Marc Le Luyer et Bertrand Thouilin, président et secrétaire du comité pour un port en eau profonde, répondent à la tribune des chefs d’entreprise qui, dans Ouest-France mardi, dénonçaient l’abandon du projet au port du Légué.

« Des sommes considérables englouties dans la vase »

Cette association se bat depuis des décennies pour la création d’un grand port à l’ouest des Côtes-d’Armor. « Le trafic du port du Légué ne cesse de reculer, malgré les sommes considérables englouties dans la vase depuis trente ans. Ce n’est pas une surprise, les bateaux sont plus gros, de moins en moins peuvent accéder au Légué, le nombre de jours d’accès possible ne cesse de se réduire, les armateurs cherchent à éviter l’échouage », expliquent les militants.

Pouvoir accéder au port 24 heures/24

« Déjà, une partie des navires est déroutée sur Saint-Malo (saturé), voire Tréguier, qui est très complémentaire du Légué : accès possible en permanence aux navires de plus de 100 mètres et de 5 000 tonnes, peu de frais de dragage. Il faut considérer Saint-Brieuc et Tréguier comme un même ensemble portuaire, à moins d’une heure de route l’un de l’autre. Ce que souhaite un armateur, c’est un accès au port 24 heures/24. Pour une meilleure desserte des entreprises locales, ce qui ne peut aller au Légué peut aller à Tréguier, qui, sans investissement majeur, accueille déjà sans écluse ce qui ne peut plus arriver au Légué. En outre, l’estuaire du Jaudy dispose de possibilités d’extension peu coûteuses et sans impact écologique, et peut aussi accueillir de petits paquebots de croisière qui ne peuvent pas accéder à Paimpol. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/entreprises-en-colere-au-port-du-legue-une-association-les-invite-a-utiliser-le-port-de-treguier-1ce9df42-43dd-11ec-bbd9-998ea1ad5f9a

 

Chasse aux sangliers. “C'est un changement de chasse, il faut maîtriser son arme”, selon le président de la fédération des Côtes-d'Armor

Comment arrêter de tuer des humains lors des battues aux sangliers ? Les fédérations de chasse vont devoir trouver des solutions. / © FRANCK FOUQUET / MAXPPP
Comment arrêter de tuer des humains lors des battues aux sangliers ? Les fédérations de chasse vont devoir trouver des solutions. / © FRANCK FOUQUET / MAXPPP

Par Catherine Deunf

Rendez-vous était pris chez Jeannette Guillou à Plérin. Depuis 50 ans qu'elle vit ici, Jeannette n'avait jamais reçu la visite de sangliers. Mais aujourd’hui, son jardin a été labouré par une horde de sangliers venue se nourrir de vers de terre dans son jardin.

Des sangliers établis près de Saint-Brieuc

Dans les environs de Saint-Brieuc, la population de sangliers augmenterait. "Ça fait 4-5 ans que la population de sangliers est établie dans la vallée du Gouédic et le bois Boissel, explique Yvon Méhauté, le président de la fédération des chasseurs des Côtes d'Armor. On a donc signé une convention de chasse avec la ville de Saint-Brieuc."

Des chasseurs plus habitués aux lapins qu'aux sangliers

Cette convention leur permet de chasser sur des terrains proches des habitations et de la RN12. Des lieux de chasse qui demandent de la rigueur et du savoir-faire pour ne pas mettre la vie des populations environnantes en danger.
D’autant que nombre de chasseurs sont habitués à chasser le lapin au fusil. Une chasse qui n’a rien à voir avec la chasse aux sangliers. Cette dernière se pratique à la carabine avec des balles. "C’est un changement de chasse, poursuit Yvon Méhauté. Il faut bien maîtriser son arme."

Et de poursuivre en désignant des roches à quelques mètres de la quatre voies qui relie Rennes à Brest, "Là-dessus, une balle peut ricocher, c’est dangereux."

Un stand de tir pour apprendre 

Le président de la fédération des chasseurs des Côtes d'Armor dit avoir "pris les devants en créant un stand de tir à Glomel pour que les chasseurs apprennent à tirer à la carabine." 

500 000€ de dédommagement pour des cultures détruites en 2021 dans le département

Ces battues certainement nécessaires pour réguler la population de sangliers, devront être encadrées sérieusement. Dans les Côtes-d’Armor, les frais pour dédommager des cultures abimées lors des chasses sont passés de 300 000 € en 2020 à 500 000 € en 2021, selon Yvon Méhauté. Des frais pris en charge par la fédération de chasse costarmoricaine.

A noter que seuls les agriculteurs peuvent prétendre à ses indemnisations. Les particuliers peuvent pas prétendre à ces aides en cas de détérioration par les chasseurs sur leur terrain.  

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/node/2010755#xtor=EPR-521-[france3regions]-20211113-[info-titre4]&pid=726375-1466415969-2afe297d

 

Ouest-France

Morlaix. Une réunion publique pour faire le bilan du dispositif Paroles de quartiers

La mairie de Morlaix (Finistère) organise le ​mardi 23 novembre 2021 une réunion publique, à destination de tous les habitants, pour tirer des conclusions des rencontres menées lors du dispositif Paroles de quartiers.

L’hôtel de ville de Morlaix (Finistère). | OUEST-FRANCE

L’équipe municipale de Morlaix (Finistère) organise le ​mardi 23 novembre 2021 à 19 h 30, à la mairie (salle Ange-de-Guernisac), une réunion publique afin de tirer un « bilan des 13 rencontres menées dans les quartiers à la rentrée » dans le cadre de Paroles de quartiers.

Dans un second temps, il sera aussi question de démocratie participative : « Les élus et l’organisme Fréquence commune donneront la parole aux habitants pour élaborer ensemble le contenu et la place des outils de participation citoyenne. » Un temps de discussion pour échanger autour de la création de conseils de quartier, de leur fréquence, de leurs objectifs…

Inscription obligatoire via un formulaire en ligne (https://framaforms.org/jai-des-idees-pour-mon-quartier-23-novembre-1636465531). Passe sanitaire exigé.

Contact : 02 98 63 10 04 ou vieassociative@villedemorlaix.org.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-une-reunion-publique-pour-faire-le-bilan-du-dispositif-paroles-de-quartiers-fc7e5fce-4311-11ec-ac74-5bf2c2ef6023

 

Ouest-France

Covid-19. À Morlaix, une école et au moins une classe fermée pour cause de cas parmi les élèves

Publié le Béatrice CHOT-PLASSOT

L’école Gambetta, à Morlaix (Finistère) est actuellement fermée pour cause de cas de Covid-19 dans ses effectifs. L’école Jean-Piaget est également touchée, où une classe a dû fermer car un cas s’est déclaré parmi les élèves.

L’école primaire Gambetta, à Morlaix (Finistère). | OUEST-FRANCE

À Morlaix (Finistère), le virus du Covid-19 circule encore dans les établissements scolaires. L’école primaire Gambetta est actuellement fermée – et ce jusqu’au jeudi 18 novembre 2021 –, selon la municipalité. Des cas de coronavirus, dont on ignore le nombre exact, ont été détectés dans ses effectifs.

La mairie confirme également un cas à l’école Jean-Piaget, qui a provoqué la fermeture de la classe de l’enfant touché par le virus. Selon nos confrères du Télégramme, il y aurait également des élèves contaminés au sein du collège Mendès-France.

Attestation sur l’honneur d’un test négatif pour le retour en cours

Pour le retour en cours le 18 novembre, une attestation sur l’honneur sera demandée aux parents, certifiant que leur enfant a été testé négativement au coronavirus.

Le personnel municipal qui travaille au sein de l’école Gambetta « va être redéployé dans les autres écoles de la ville, le temps de la fermeture, étant donné qu’ils respectent le protocole sanitaire et les gestes barrières » assure-t-on à la mairie. Par ailleurs, l’établissement sera intégralement désinfecté.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/covid-19-a-morlaix-une-ecole-et-au-moins-une-classe-fermee-pour-cause-de-cas-parmi-les-eleves-9846b01c-43c3-11ec-8221-cbcea3ca8ebe

 

Ouest-France

L’acteur américain Forest Whitaker va investir pour la jeunesse en Seine-Saint-Denis

L’acteur américain Forest Whitaker, venu au Forum de Paris sur la Paix, se rendra samedi 13 novembre 2021 à La Courneuve pour appréhender les besoins du département le plus pauvre de France.

Forest Whitaker, à son arrivée à l’Élysée pour un dîner avec le chef de l’État, le 22 novembre 2021. | LUDOVIC MARIN, AFP

L’acteur américain Forest Whitaker va investir en Seine-Saint-Denis pour aider les jeunes à se former aux techniques de médiation et de résolution de conflit et à l’entrepreneuriat », a appris l’AFP jeudi 11 novembre 2021 auprès de son ONG, en marge du Forum de Paris sur la Paix.

Envoyé spécial de l’Unesco pour la paix et la réconciliation depuis 2014, Forest Whitaker est également le fondateur et président de la Whitaker Peace and Development Initiative (WPDI), une ONG créée en 2012 qui s’investit dans des projets éducatifs pour des jeunes vivant dans des régions touchées par la violence ou les conflits (Soudan du Sud, Ouganda, Mexique, États-Unis, Afrique du Sud) et désormais en France.

« Marqué » par la pauvreté lors de sa visite à Clichy-sous-Bois

C’est lors d’un voyage à Paris, où l’ONG est basée, au printemps dernier, que l’acteur oscarisé pour Le Dernier roi d’Écosse, a décidé d’investir en Seine-Saint-Denis. Le comédien afro-américain de 60 ans a été marqué par la pauvreté lors de sa visite dans le quartier du Chêne-Pointu à Clichy-sous-Bois, décor des Misérables de Ladj Ly, a expliqué un porte-parole de la WPDI.

L’ONG en partenariat avec BNP Paribas va s’engager sur deux axes d’action : former des jeunes à la médiation pour résoudre les conflits et réduire la violence avec les acteurs institutionnels et offrir des formations à des métiers d’avenir, donner des clés pour monter un business. Le producteur américain considère que le jeune n’est pas un problème mais une solution à ses propres problèmes »,selon le porte-parole. L’ONG œuvre dans ce sens dans les quartiers pauvres de Los Angeles, où a grandi l’acteur et va transposer le modèle à New York.

Samedi 13 novembre 2021, Forest Whitaker se rendra à La Courneuve pour rencontrer le président du département de la Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel (PS), et des acteurs locaux afin d’appréhender les besoins du département le plus pauvre de France.

https://www.ouest-france.fr/ile-de-france/seine-saint-denis/l-acteur-americain-forest-whitaker-va-investir-pour-la-jeunesse-en-seine-saint-denis-3944fc5c-43ca-11ec-bbd9-998ea1ad5f9a

 

Ouest-France

ENQUÊTE. « Il ne me reste que des flashs » : à Brest, la menace du GHB assombrit les nuits

Phénomène ancien, le GHB est sur le devant de la scène dans le monde de la nuit ces dernières semaines, de la France à la Belgique. À Brest, une dizaine de témoignages évoquent sa présence. Des cas difficiles à prouver, la faute à des symptômes proches de l’alcool et d’un produit qui disparaît de l’organisme en quelques heures. Mais le traumatisme est bien réel pour ces femmes convaincues d’avoir été droguées à leur insu.

Une femme protégeant son verre pour se prémunir du GHB, la « drogue du violeur ». | FRANCK DUBRAY / OUEST-FRANCE

Il est minuit passé, ce samedi 16 octobre 2021, quand Sarah et Morgane (prénoms d’emprunt) décident de se rendre en boîte de nuit après une soirée passée dans un bar de Brest. « On n’y était pas allées depuis le Covid-19, on voulait marquer le coup », se remémorent-elles. Peu après leur arrivée, les deux femmes, âgées de 21 et 24 ans, remarquent « deux hommes qui les regardent avec insistance, cherchent à entamer la discussion ». Puis c’est le « black-out ».

De leur soirée, il ne leur reste que des flashs : « Nous étions très désinhibées. Un comportement dont nous n’avons jamais d’habitude, même après quelques verres. » Le temps semble filer en un claquement de doigts, jusqu’à la fermeture. Elles se retrouvent dehors, avec ces deux hommes, qui leur proposent de les ramener. Dans un « éclair de lucidité », Sarah appelle son père pour qu’il vienne les chercher. Les individus s’éclipsent.

« L’impression de descendre de quatre étages »

Quelques heures plus tard, c’est la douche froide. Elles se réveillent « gelées, dans un état pas normal, rien à voir avec un lendemain de soirée. L’impression de descendre de quatre étages ». Un état second qui durera « près d’une semaine » pour Morgane.

Convaincues d’avoir été droguées à leur insu, elles décident le lundi d’alerter la boîte de nuit et la gendarmerie. Mais déjà, il est trop tard pour le prouver. « Le GHB ne reste dans le sang et les urines que 12 h, voire moins. C’est la grande difficulté », regrette Thomas Vernier, commandant de la compagnie de gendarmerie de Brest, qui confirme les dépôts de plainte et indique qu’une « enquête est en cours ».

Les témoignages se multiplient en France et ailleurs

Depuis la rentrée, les témoignages de femmes droguées au GHB, la « drogue du violeur », se multiplient en France mais aussi en Belgique ou au Royaume-Uni. Sans qu’il ne soit possible de déterminer s’il s’agit d’une véritable recrudescence de cas ou d’un coup de projecteur sur un phénomène ancien, n’ayant jamais vraiment disparu, mais que la sensibilisation sur les réseaux sociaux rend plus aisé à reconnaître. Toujours est-il qu’un mouvement #Balancetonbar invite ce vendredi 12 novembre 2021 à boycotter les bars et discothèques pour dénoncer la passivité des autorités face aux abus sexuels et viols.

Lire aussi : En Belgique et en France. Face aux abus sexuels, les femmes appelées au boycott des bars

Phénomène ancien, le GHB est de nouveau sur sur le devant de la scène dans le monde de la nuit et sur les réseaux sociaux ces dernières semaines. | FOTOLIA

Dans la région brestoise, seules ces deux plaintes ont été enregistrées. En revanche, une dizaine de témoignages similaires ou de tentatives déjouées ont été relayés sur les réseaux sociaux.

Parmi eux, celui de Katell (prénom d’emprunt), 21 ans. Elle ne garde « presque aucun souvenir » de la soirée qu’elle a passée dans une discothèque de Brest, le 22 octobre, si ce n’est ce que lui ont raconté ses cousins, qui l’accompagnaient.

Des injections par seringue ?

Le lendemain, même constat : « J’avais de grosses nausées, incapable de bouger du lit, avec des chauds froids, j’ai énormément transpiré. C’était très différent d’une gueule de bois », assure-t-elle. Elle décide de se rendre aux urgences le dimanche, où on lui fait des analyses d’urines. Une fois encore, il est trop tard. « Malheureusement, sans preuve, je ne peux pas porter plainte », regrette-t-elle.

Certains évoquent aussi une nouvelle méthode inquiétante, avec du GHB directement injecté par seringue. Une Brestoise explique ainsi s’être réveillée avec « deux piqûres de seringue, une sur le bras et une sur la cuisse » après une soirée dans une discothèque. Vidéo à l’appui, elle nous montre sur son bras une piqûre entourée d’un bleu, deux jours après les faits. « Malheureusement je m’y suis prise trop tard pour la prise de sang donc on ne voyait pas de drogue », indique-t-elle.

Difficile à différencier de l’alcool

« Il n’y a pas vraiment de symptôme spécifique au GHB, ce qui le rend difficile à différencier de l’alcool », explique le commandant de gendarmerie. Qui tient à relativiser la situation : « Nous n’avons pas de recrudescence de cas enregistrés sur notre zone. Nous travaillons en bonne collaboration avec le milieu de la nuit, qui a conscience du problème. Pour eux, c’est un fléau en termes d’image. »

Patron du Hype de Guipavas (Finistère), Nicolas Cann ne peut qu’aller dans son sens. « On n’a pas envie que les jeunes aient peur d’aller en boîte alors qu’on vient de rouvrir », reconnaît-il. Dans le monde de la nuit depuis 20 ans, il n’avait « jamais entendu de signalement avant. Et là, depuis trois semaines, ça n’arrête pas », raconte-t-il. Il y voit un « effet réseaux sociaux » qui « crée une panique ».

La discothèque s’est d’ailleurs fendue d’un tweet amer après qu’une jeune femme a affirmé que quelqu’un avait « tenté de la droguer à la seringue ». « Il faut arrêter de psychoter. Nous ne laisserons plus passer les actes de diffamation », s’était emporté le Hype. Une réponse « un peu crue » d’un membre de son équipe, explique Nicolas Cann, qui a ensuite été supprimée.

Les clients invités à la vigilance

Conscient qu’il « fallait réagir », le patron a dans la foulée pris des mesures : fouilles approfondies, sensibilisation auprès des videurs, affiches… Et même des capuchons mis à disposition gratuitement pour protéger les verres.

Il invite surtout les clients à la vigilance, tout comme le commandant de gendarmerie. « Ne jamais sortir seul, se faire servir un verre devant soi, ne pas le quitter des yeux, le porter plutôt par le haut que par la base », énumère Thomas Vernier.

Un discours reçu comme culpabilisant par Sarah et Morgane, pour qui la soirée du 16 octobre a été « traumatisante ». « Même si on fait attention, on ne peut pas s’en prémunir. Nous aurions pu tomber dans les pommes, mourir. On se demande ce qu’ils avaient dans la tête… » frémissent les jeunes femmes, qui ne sont « pas prêtes de retourner en boîte de nuit ».

https://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/enquete-il-ne-me-reste-que-des-flashs-a-brest-la-menace-du-ghb-assombrit-les-nuits-70a94d8a-424c-11ec-9cad-cf24de244b96

 

Ouest-France

Viol d’une jeune militaire à l’Élysée le 1er juillet : une enquête judiciaire a été ouverte

Une enquête a été ouverte après qu’une jeune militaire a accusé un de ses collègues de l’état-major de viol. Les faits se seraient déroulés le 1er juillet, à l’Élysée.

La cour du palais de l'Elysée le 28 août 2017. L’agression aurait eu lieu le 1er juillet 2021, après un pot de départ. | ARCHIVES LUDOVIC MARIN / AFP
Le journal Libération a révélé ce vendredi 12 novembre l’ouverture d’une enquête judiciaire concernant le viol présumé d’une jeune militaire à l’Élysée, le 1er juillet dernier. Une source judiciaire a confirmé l’information. L’accusé a été placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté.

Agression de la part d’un collègue

D’après nos confrères, l’agression se serait déroulée le 1er juillet 2021, après un pot de départ à l’Élysée. La présidence saluait le départ du général Valery Putz, adjoint au chef d’état-major particulier du Président. Plusieurs dizaines d’invités étaient présentes. Une fois Emmanuel Macron retiré, la petite fête se serait poursuivie dans les locaux de l’état-major.

La jeune militaire dit alors avoir subi des violences sexuelles de la part d’un autre militaire. Tous deux travailleraient ensemble au quotidien, précise Libération. Quelques heures après les faits, la jeune femme s’est rendue au commissariat du VIIIe arrondissement pour déposer une main courante.

Le parquet a ouvert une information judiciaire pour viol le 12 juillet. Des auditions ont été menées par le service de police chargé du dossier ; la garde à vue et l’interrogatoire du suspect ont déjà eu lieu.

Selon une source judiciaire, « les investigations sont toujours en cours » et le militaire mis en cause « a été placé » le 12 juillet à l’issue de son interrogatoire devant le juge d’instruction « sous le statut de témoin assisté », un statut moins incriminant que celui de mis en examen.

Réaction de l’Élysée

Sollicité jeudi 11 novembre par Libération, l’Élysée a affirmé ne « jamais » commenter « les affaires judiciaires en cours ». « Néanmoins, dès que les faits ont été portés à la connaissance des autorités, des mesures ont immédiatement été prises : écoute, soutien et accompagnement de la victime, affectation immédiate, loin de l’Élysée, de la personne incriminée. »

L’Élysée a ajouté rester « en attente de l’enquête de justice pour qualifier les faits et voir les suites à donner ».

La ministre des Armées, Florence Parly, aurait également déclenché une enquête administrative à l’encontre de l’homme suspecté des faits.

https://www.ouest-france.fr/faits-divers/violence-sexuelle/viol/viol-d-une-jeune-militaire-a-l-elysee-le-1er-juillet-dernier-une-enquete-judiciaire-a-ete-ouverte-990f3d4e-43ae-11ec-bbd9-998ea1ad5f9a

 

Ouest-France

À Nantes, ces salons de coiffure libèrent les week-ends de leurs employés

Révolution dans le monde parfumé de la coiffure. Depuis début octobre 2021, deux associés nantais à la tête de huit salons n’ouvrent plus le samedi. Pour le confort du personnel. Et pour le recrutement.

Manon Maroilleau (à droite), la responsable de l’un des salons nantais dirigés par Sarah Guimond et Cyril Bazin, boulevard Auguste-Pageot. Autour d’elle, son équipe. | OUEST-FRANCE

Douze ans déjà que Manon Maroilleau vivait en décalage de ses amis à cause de ses samedis travaillés. « Quand on est coiffeuse, c’est comme ça. On sait bien qu’on n’aura pas ses week-ends. »

Car le samedi, les salons de coiffure font le plein. On s’y prépare pour les mariages, les soirées entre amis, les fêtes de famille. « Alors quand les patrons nous ont confié qu’ils envisageaient de fermer ce jour-là, franchement, je me suis dit que j’avais vraiment de la chance », ajoute la jeune femme, responsable de l’un des huit salons de Sarah Guimond et Cyril Bazin (1) en Loire-Atlantique, dont trois sont à Nantes.

Contagion ?

Depuis le 1er octobre, c’est chose faite dans ce réseau de trente-cinq salariés. Une décision « inédite en France », assure Sarah Guimond, qui reçoit, depuis, moult coups de fil de patrons coiffeurs. « Ils me disent : on va attendre un peu de voir ce que ça donne pour vous, et on peut-être bien qu’on en fera autant. »

Cyril Bazin et Sarah Guimond, à la tête de huit salons de coiffure à Nantes et alentours, ont décidé de fermer le samedi, pour le bien-être des salariés… et pour celui du recrutement. | SYLVAIN PERRAUD

Mais pourquoi s’aventurer à jouer les pionniers ? « Parce que Cyril et moi, depuis le début de notre collaboration, il y a dix ans, nous sommes très attachés au bien-être et à l’équilibre de nos équipes. » Il y a cinq ans, déjà, le duo passait à la semaine de 35 heures sur quatre jours, avec nocturne le jeudi, à 20 h. « Mais là, depuis la pandémie, on a tous compris qu’on avait besoin de plus temps pour profiter de la vie, de la famille. Les mentalités ont changé. »

Cinq embauches

Autre déclencheur majeur : les problèmes de recrutement, très sensibles dans ce métier comme dans beaucoup d’autres. Et qui se sont encore aggravés avec le Covid. « Avant d’annoncer publiquement, en juin, notre décision de fermer le samedi, il nous manquait au minimum deux personnes. Depuis, j’ai fait cinq embauches ! » se félicite Sarah Guimond. Le samedi chômé a clairement fait la différence.

« C’est sûr, on va perdre des clients. Mais on veut garder nos équipes ! » D’ailleurs, la clientèle a été sondée via des questionnaires papiers, pendant deux à trois mois, au printemps, « et à 90 %, les gens ont déclaré qu’ils seraient contents que nos salariés profitent de leurs week-ends ».

Surtout qu’ils ne perdent pas au change : désormais, des créneaux sont ouverts les jeudis et vendredis jusqu’à 21 h, et ils sont très prisés. Ce décalage horaire va bien aussi aux employés, puisqu’il sauve leurs fins de semaine. Bilan du premier mois sans samedi ? « Positif », s’enthousiasme Sarah Guimond. Les chiffres sont aussi bons que ceux d’octobre 2020.

(1) Trois à Nantes, un à Couëron, un à Sainte-Luce-Loire, un autre à Sucé-sur-Erdre, un à Nort-sur-Erdre et un autre à Carquefou. Les deux derniers salons continuent à ouvrir le samedi, car des employés qui y travaillent le souhaitent.

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-le-salon-de-coiffure-qui-libere-les-week-ends-de-ses-employes-0284cb70-3d7b-11ec-b459-d871606fc8ec

 

Ouest-France

Pays de Morlaix. Chez les commerçants, le buzuk séduit mais le bilan est en demi-teinte

Parmi les commerçants et professionnels qui acceptent le buzuk, monnaie locale du pays de Morlaix (Finistère), certains reconnaissent des difficultés à faire circuler la devise. Bien qu’ils soutiennent la démarche d’échanges locaux.

En novembre 2021, environ 140 professionnels du pays de Morlaix (Finistère) acceptent qu’on règle ses achats chez eux en buzuk. | OUEST-FRANCE

Lancé en octobre 2016, le buzuk va entrer dans une nouvelle ère de son histoire puisqu’à partir du samedi 13 novembre 2021, il sera disponible en version dématérialisée.

Aujourd’hui, les responsables de l’association qui gèrent cette monnaie locale du pays de Morlaix (Finistère) estiment à 140 le nombre de prestataires qui acceptent les paiements en buzuk. Parmi ces derniers, certains reconnaissent un bilan mitigé. « J’adhère à l’idée, mais je n’en ai vraiment pas beaucoup », résume une commerçante morlaisienne.

Producteur de sel à Locquénolé, Stéphane Guichen avoue ne pas « brasser beaucoup de buzuk ». En effet, sa clientèle est souvent touristique et vient de régions hors du secteur du buzuk. Il fait le choix de ne pas convertir ses recettes en monnaie locale vers l’euro et préfère les dépenser auprès de « la grande variété de commerces » qui acceptent la devise, pour « la faire circuler ».

Des « sommes considérables » de buzuk difficiles à écouler

Adhérente « par soutien à l’association », Julie Le Gallou, responsable de l’épicerie fine morlaisienne Kashgar, reconnaît que les paiements des clients en buzuk ne sont « pas très fréquents ». Et du côté des fournisseurs, ils n’acceptent pas les règlements en devise bretonne : « Le thé est ce que je vends en plus grande quantité. Et mes fournisseurs ne sont pas dans le secteur où est utilisé le buzuk. »

De son côté, Patricia Guillerm, gérante de l’épicerie bio O’Panier des saveurs, à Lanmeur, se voit contrainte d’arrêter de proposer les paiements en buzuk : « Je me retrouve avec des sommes considérables que je reçois des clients, mais que je n’arrive pas à écouler du côté de mes fournisseurs. » Un blocage qui fait sentir la limite du système, estime-t-elle. « C’est un regret d’arrêter, car ça correspond à notre philosophie du commerce local. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/pays-de-morlaix-chez-les-commercants-le-buzuk-seduit-mais-le-bilan-est-en-demi-teinte-bbe75db2-4258-11ec-9cad-cf24de244b96

 

Ouest-France

Le buzuk, la monnaie locale du pays de Morlaix, fait sa mue numérique

Né à l’automne 2016, le buzuk entre désormais dans l’ère numérique. À partir du samedi 13 novembre 2021, une version dématérialisée de la monnaie locale du pays de Morlaix (Finistère) va permettre les paiements par smartphone, en parallèle des billets papiers.

Les paiements en buzuk, monnaie locale du pays de Morlaix (Finistère), pourront être réalisés à partir d’un smartphone, dès le samedi 13 novembre 2021. Le client devra scanner le QR code du commerçant pour procéder au paiement. | BRENDA SIZORN / OACOM

La monnaie locale du pays de Morlaix (Finistère), le buzuk, est née en octobre 2016. Son objectif : permettre à ses adhérents – clients, commerçants et fournisseurs – les paiements en circuit court et fermé. Jusqu’ici en format papier (billets de 1, 2, 5, 10 et 20 buzuks), on pourra désormais régler ses achats en version numérique, à partir de samedi 13 novembre 2021.

Pourquoi passer à une version numérique ?

Projet amorcé il y a deux ans, il a pour but de « faciliter le change » de la devise, détaille Nicolas Makeiew, salarié de l’Association pour la monnaie locale en Pays de Morlaix, qui gère le buzuk : « Avant, pour avoir des coupons papier, il fallait aller à un comptoir de change. » La dématérialisation attirera peut-être un public plus jeune, moins friand de monnaie sonnante et trébuchante.

De façon plus pratique, la version numérique « va permettre les paiements avec des centimes » et faciliter les transactions pour les professionnels. « Certains commerçants accumulent les buzuks qu’ils ont reçus lors de paiements de leurs clients. En fin de mois, lorsqu’ils paient leurs fournisseurs, parfois de grosses sommes, ils ont l’impression de transporter des mallettes de billets », plaisante Nicolas Makeiew.

Comment ça marche ?

Tout se passe sur smartphone. Le préalable est d’être adhérent, d’ouvrir un compte numérique (sur le site internet du buzuk) et de télécharger l’application sur son téléphone. Lors d’un paiement, le client scanne le QR code du vendeur (qui est unique), entre la somme à régler et confirme avec le vendeur. L’échange est instantané. « Le prérequis est d’avoir du réseau internet », note Nicolas Makeiew. Un détail important, notamment pour les producteurs à la ferme, qui peuvent être dans des zones peu couvertes.

Les paiements en buzuk, monnaie locale du pays de Morlaix (Finistère) pourront être réalisés à partir d'un smartphone, dès le samedi 13 novembre 2021. | BRENDA SIZORN / OACOM

Qu’est-ce que ça change techniquement pour ceux qui proposent le paiement dématérialisé ?

Pas grand-chose. « On ne veut pas que ça fasse une charge supplémentaire de travail », explique Nicolas Makeiew. Le système est gratuit, du moment que le prestataire est adhérent à l’association. Pour gérer les paiements, il aura seulement à présenter son QR code et à vérifier la transaction avec le client.

Exit le buzuk en version papier ?

Non, les versions papier et numérique vont coexister. La dématérialisation, « ce n’est pas pour tout le monde », client comme prestataire.

Tous les commerces vont-ils faire la bascule vers le numérique ?

Actuellement, le réseau du buzuk compte « environ 140 prestataires ». L’association a pour objectif « dans les six prochains mois qu’une centaine de professionnels acceptent le buzuk numérique ». Une phase de test a démarré depuis juin, à laquelle « 20 à 30 prestataires de différents secteurs » ont pris part : « On est assez confiants sur la solidité de notre outil », soutient Nicolas Makeiew.

Renseignements et contact : www.buzuk.bzh ou 06 42 99 80 19.

400 000 €

C’est le nombre d’euros échangés en buzuk depuis le lancement de la monnaie en 2016 (un euro équivaut à un buzuk). Entre janvier et fin octobre 2021, les euros échangés se sont élevés à 85 000 €. L’association qui gère la monnaie locale table sur 100 000 € d’ici la fin de l’année. « Le volume d’échange augmente chaque année », se félicite-t-elle.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/le-buzuk-la-monnaie-locale-du-pays-de-morlaix-fait-sa-mue-numerique-a14e3890-4258-11ec-9cad-cf24de244b96

 

Le Diben jeudi 11 novembre 2021

Pilleur de sable en Baie de Morlaix

Pilleur de sable en Baie de Morlaix le 11 novembre 2021. Photo pyb29

Les pilleurs de sable

 

Ouest-France

Chasse. Une maire bretonne interdit l’usage des carabines dans sa commune

La maire de Laillé, au sud de Rennes (Ille-et-Vilaine) où un automobiliste a été tué par un tir de chasse reçu samedi 30 octobre 2021, réclamait des « mesures d’urgence ». Elle vient de prendre un arrêté interdisant la chasse à proximité des maisons ainsi que l’usage de carabines. Elle impose également que les chiens soient tenus en laisse.

Contrairement au fusil de chasse classique (illustration), les carabines ont une portée et une précision plus importantes. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Elle avait réclamé des mesures fortes pour encadrer l’exercice de la chasse. Et prévenu : sans réponse rapide, elle agirait à son échelle. Ce jeudi 11 novembre, Françoise Louapre, la maire de Laillé, commune du sud de Rennes (Ille-et-Vilaine) a pris un arrêté tenant en trois articles.

Le premier interdit la pratique de la chasse dans un périmètre fixé à 150 m autour des habitations et sur l’ensemble de la commune. La décision concerne donc également les domaines privés.

Un automobiliste tué

L’article 2 prévoit que, dans le même périmètre, tous les chiens, « de chasse ou non », soient tenus en laisse. L’article 3, sans doute le plus audacieux, prohibe « l’usage des carabines » (1) dans l’ensemble de la commune.

« Les accidents récents justifient ces mesures pour maintenir la sécurité publique. On ne peut pas laisser faire : cela prend des proportions inquiétantes », s’alarme celle qui, par ailleurs, exerce comme agricultrice bio.

Lire aussi : Une pétition pour réglementer la chasse approche les 100 000 signatures sur le site du Sénat

Samedi 30 octobre 2021, alors qu’il circulait sur la quatre voies entre Rennes et Nantes, un automobiliste est touché par tir de balle à la hauteur de Laillé. Il décédera quelques jours plus tard. Le chasseur soupçonné d’être l’auteur du tir, est poursuivi pour homicide involontaire.

Le 20 septembre, à Laillé encore, 34 chiens de chasse avaient fait irruption dans un lotissement et tué deux chats. Une meute qui avait été mobilisée dans le cadre d’une battue aux sangliers. L’article 2 espère endiguer ce type d’incident.

« Que font les fédérations ? »

Françoise Louapre, maire de Laillé (Ille-et-Vilaine) a fédéré autour d’elle, quatre maires de communes voisines pour qu'un débat sur la chasse soit ouvert. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

« Dans n’importe quelle entreprise, quand un accident grave arrive, des réunions sont organisées, des mesures sont prises pour éviter que cela se reproduise. Là, rien. Que font les fédérations ? s’interroge l’édile. On a le sentiment qu’à chaque incident, ils font le dos rond et dès le lendemain, tout est oublié. Ça ne peut plus durer comme cela. »

Lire aussi : Chasse. Combien d’accidents chaque année en France ? Qui sont les victimes ?

Françoise Louapre a mobilisé quatre autres maires de la métropole rennaise dans ce combat. Dans une lettre ouverte adressée à Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, ils réclament l’organisation d’une table ronde nationale et proposent d’interdire la chasse les après-midi du week-end, d’imposer des « contrôles médicaux renforcés » des chasseurs et, déjà, l’interdiction de l’usage des carabines.

Manifestation prévue samedi

En l’espace d’un mois, Laillé est devenue la ligne de front involontaire entre pro et anti chasse. Une querelle qui s’exprime, souvent avec virulence, sur les réseaux sociaux. Françoise Louapre, copieusement injuriée, a même décidé de porter plainte pour « violences psychologiques, outrages et diffamation ».

Le collectif Forest Shepherd Bretagne, qui a souvent ciblé la municipalité pour son inaction, appelle à une manifestation samedi 13 novembre, devant la mairie pour « montrer son soutien à la famille décédée » et pour faire « de ce drame un tremplin pour notre colère et nos aspirations. »

« En venant manifester devant la mairie, je pense qu’ils se trompent de cible, commente la maire. Mais le conseil municipal sera en tout cas disposé à recevoir une délégation. »

(1) La principale différence entre le fusil et la carabine réside dans le type de canon et donc de munitions utilisées. La carabine, arme d’épaule, tire un projectile unique, à gande vitesse et avec une plus grande précision.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/chasse-une-maire-bretonne-interdit-l-usage-des-carabines-dans-sa-commune-bcc1f9b6-42fa-11ec-ac74-5bf2c2ef6023

 

Ouest-France

Plouégat-Moysan. Le maire mordu à la main par un… ado !

La soirée était mouvementée, vendredi 5 novembre, à Plouégat-Moysan (Finistère). François Girotto, maire, a été mordu à la main par un jeune. Il fait état d’un certain nombre d’incivilités qui se produisent depuis le mois de septembre et a décidé de porter plainte à la gendarmerie.

François Girotto, maire de Plouégat-Moysan, confronté à certaines incivilités. | OUEST-FRANCE

La soirée était mouvementée, vendredi 5 novembre, à Plouégat-Moysan (Finistère), vers 18 h 30. Le maire, François Girotto, a reçu l’appel d’un habitant pour lui signaler la présence de deux jeunes assis sur l’un des toits de la salle polyvalente, en train de boire. « Je suis venu constater les faits, commente le maire, en filmant la scène et en demandant aux deux jeunes de venir avec moi en mairie pour s’expliquer. »

Les jeunes descendent et prennent aussitôt la poudre d’escampette, en perdant une boîte dans la précipitation. François Girotto la ramasse. « Il y avait une boulette à l’intérieur. Comme une crotte de chien. Je me suis dit c’est sûrement de la résine de cannabis. »

L’un des jeunes, constatant la perte de la précieuse boite, revient et essaie de l’arracher des mains du maire, qui ne cède pas. Mais le jeune, ni une, ni deux, le mord à la main pour récupérer la chose.

Plainte à la gendarmerie

Le maire a porté plainte auprès de la gendarmerie de Plourin-lès-Morlaix. François Girotto fait état « d’un certain nombre d’incivilités qui se sont produites depuis le mois de septembre », notamment des tags à connotations sexuelles et antisémites dans la salle polyvalente, vol d’alcool à la buvette du vestiaire du club de football et des rodéos la nuit au centre bourg.

Mais il tempère aussi ses propos. « Ce n’est pas non plus peur sur la ville ici à Plouégat-Moysan. Il n’y a pas de gros dégâts. Mais les gens sont agacés par les rodéos. Ils me le font remarquer, mais sans agressivité. »

Pour retrouver une situation plus calme et plus sereine, le maire à l’intention d’installer des caméras pour protéger les bâtiments publics, ce qui est déjà le cas à l’école qui a été aussi la cible de dégradations.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouegat-moysan-29650/plouegat-moysan-le-maire-mordu-a-la-main-par-un-ado-c100edb4-4324-11ec-9d15-027bb52343c7

 

Ouest-France

Il n’y avait pas d’affaires à faire au vide-hôtel de Saint-Michel-en-Grève

Annoncé à grand renfort de posts sur les réseaux sociaux, le vide-hôtel de l’emblématique bâtiment de Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d’Armor), a fait grincer des dents. Ce jeudi 11 novembre, les chineurs étaient au rendez-vous, mais pas les bonnes affaires.

Répondant à une annonce alléchante, de nombreux chineurs se sont pressés devant l’Hôtel de la Plage, dès 9 h, ce jeudi 11 novembre 2021. | OUEST-FRANCE

On se croirait le 15 août​, constate Manu, en prenant un cliché de la file d’attente qui s’étire jusqu’au parking. Dès 9 h, ce jeudi 11 novembre 2021, une activité inhabituelle règne dans le petit bourg de Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d’Armor), où la foule se presse devant L’hôtel de la Plage. Les chineurs arrivent de partout, cabas sous le bras espérant ne pas être passés à côté de la bonne affaire. Les voitures, certaines équipées de remorque, au cas où, tentent de se garer où elles peuvent. 

L’annonce était alléchante

La cause de cette agitation : le vide-hôtel de L’hôtel de la Plage, annoncé depuis une dizaine de jours sur les réseaux sociaux. Mobilier de restaurant, de bar, décoration, vaisselle mais aussi matériel professionnel de cuisine… Tout doit disparaître !L’établissement, fermé depuis plus d’un an, souhaite faire de la place avant une réhabilitation, nécessaire à cause de malfaçons. Dès 9 h 30, alors que la vente est censée débuter à 10 h, les premiers mécontents sortent par la porte du restaurant. Il n’y a rien, ou presque​, s’étonne Nathalie alors qu’elle remonte chez elle déçue. Les professionnels ont dû passer avant…Une supposition qui fait vite le tour du bourg et anime les discussions entre les badauds qui pour l’instant patientent.

Marie et Maryvonne ne sont pas sorties les mains vides de la vente à l’hôtel de la Plage à Saint-Michel-en-Grèves. | OUEST-FRANCE

Les Trégorrois au rendez-vous

On voit les gens sortir les mains vides et en râlant​, abonde Pascale tandis que son amie Solène prévient ses amis qu’il est inutile de faire le déplacement. Car tout le monde n’est pas de Ploumilliau comme ces dames. Morlaix, Locquirec, Tréguier… Les Trégorrois n’ont pas hésité à faire le déplacement pour dégoter de belles occasions. J’ai déjà déjeuné ici. Je venais pour acheter du mobilier​, regrette Karine en sortant de la file. Nous, on vient de la Réunion​, plaisante un couple en vacances à Trébeurden. Malgré la rumeur qui enfle, il décide d’attendre son tour on ne sait jamais, on pourrait tomber sur une pépite dont personne n’a voulu.Vers 10 h 30, les chanceux qui ont pu accéder à la vente font admirer leurs achats. On ne sera pas venu pour rien​, s’esclaffent Marie et Maryvonne, exhibant des rallonges électriques et des pics à bigorneaux.

Le café situé en face de l’hôtel de la Plage a eu du mal à absorber tous les chineurs qui voulaient prendre un petit café, à défaut d’autre chose. | OUEST-FRANCE

Si certains ont l’impression de s’être fait berner, la plupart prennent la situation avec le sourire. On va prendre un café en terrasse​, propose Marie à ses amis. Pas sûr qu’ils aient eu plus de chance de l’autre côté du trottoir. Le P’tit Saint-Michel, le bistrot du village, n’a pas désempli de la matinée.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/il-n-y-avait-pas-d-affaires-a-faire-au-vide-hotel-de-saint-michel-en-greve-eabd6e04-42d7-11ec-b56f-a7c3454c89af

 

Ouest-France

Pays de Morlaix. « L’excès de résidences secondaires nuit à la vie locale » selon l’UDB

Michel Beaupré, responsable de la section du Pays de Morlaix de l’UDB (Union démocratique bretonne) ; Patrick Gouez, militant, et Pierre Pennaneac’h, sympathisant, ont démarré, mercredi 10 novembre 2021, une campagne de sensibilisation sur les problèmes induits par les forts taux de résidences secondaires et ont fait le tour de Plougasnou, Saint-Jean-du-doigt, Locquirec et Plouézoch (Finistère) pour coller leurs affiches.

La section locale du Pays de Morlaix de l’Union démocratique bretonne (UDB) lance une campagne de sensibilisation sur les problématiques des résidences secondaires. | OUEST-FRANCE

En cet après-midi du jeudi 11 novembre 2021, le paysage est bien différent de celui du mois d’août, à Primel et au Diben, à Plougasnou (Finistère). Les rues désertes et les parkings quasiment vides diffèrent de la frénésie de la période estivale.

Trois hommes constatent le calme du littoral dépeuplé, alors qu’ils parcourent plusieurs communes avec leur camionnette rouge. À bord, des dizaines de panneaux en bois, un seau de colle et des affiches que vont placarder Michel Beaupré, responsable de la section du Pays de Morlaix de l’UDB, Patrick Gouez, militant, et Pierre Pennaneac’h, sympathisant.

Pour cette campagne de sensibilisation, l’UDB a choisi d’installer des panneaux et des affiches dans plusieurs communes bretonnes. Les panneaux fabriqués spécialement pour la campagne seront ensuite retirés : On espère qu’ils pourront rester au moins une semaine », dit Michel Beaupré.

Des problèmes liés aux résidences secondaires

Sur les affiches, Michel Beaupré note, pour chaque commune, le pourcentage de sa population qui n’y vit pas hors période estivale. À Plougasnou, ce serait le cas de 40 % de la population. Et en effet, d’après une étude de l’Insee, le nombre de résidences secondaires de la commune s’élevait à 43,9 % en 2018.

L’UDB s’appuie sur des constats faits par des gens compétents. Nil Caouissin, professeur d’histoire-géographie et ancien porte-parole de l’UDB, est l’auteur du Manifeste pour un statut de résident en Bretagne. Un livre sur lequel le parti se base, et qui expose les différents problèmes induits par les forts taux de résidences secondaires en Bretagne. « On veut montrer qu’il y a un souci, proposer des solutions. »

Offre insuffisante de logements

La forte présence des résidences secondaires dans la région reflète une offre insuffisante de logements en termes de résidences principales, par rapport à la demande. Cette problématique pourrait entraîner une baisse de l’attractivité, d’un point de vue à la fois résidentiel et économique.Les gens qui travaillent sur place ne peuvent pas se loger. Pour les jeunes surtout, c’est compliqué, c’est devenu hors de prix. On a une disparité entre les plus aisés qui ont la possibilité d’avoir de multiples logements, et ceux qui ne peuvent pas du tout se loger. »

L’influence sur l’écologie est aussi à prendre en compte, puisqu’avec la difficulté de se loger, les trajets en voiture sont plus longs entre le lieu de résidence et le lieu de travail. Les déplacements en voiture, la circulation, les bouchons, l’entretien des routes… Tout ça a un effet boule de neige, s’inquiète Michel Beaupré.

Un statut de résident

Cette proposition d’un statut de résident est à l’initiative de l’UDB, mais c’est une solution parmi d’autres. Il s’agirait de demander aux nouveaux acheteurs d’avoir vécu dans la commune pendant une année. De cette façon, les prix de l’immobilier baisseraient, et les commerces fonctionneraient davantage hors période estivale. Une réflexion qui reste donc à creuser.

Cette volonté d’instaurer un statut de résident s’inscrit dans un désir de modification du fonctionnement institutionnel. C’est à l’échelle locale qu’il faut trouver des solutions. L’UDB souhaite en effet une décentralisation du pouvoir. Il faudrait que des réels pouvoirs soient donnés au niveau régional, pour ce genre de problématique.

Un bilan de cette campagne de sensibilisation est prévu le 2 février 2022.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/les-gens-ne-peuvent-pas-se-loger-dans-le-pays-de-morlaix-ils-proposent-un-statut-de-resident-b003090c-42e8-11ec-a373-82091c8c68ba

 

Ouest-France

Parc éolien en baie de Saint-Brieuc. Première action du collectif citoyen samedi à Erquy

Créé fin octobre 2021, le collectif citoyen contre le parc éolien en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) organise, samedi 13 novembre, une action de soutien à un agriculteur d’Erquy dont l’exploitation est menacée par le chantier de raccordement électrique du projet.

En décembre 2020, des opposants au projet de parc éolien en baie de Saint-Brieuc avaient lancé des coquilles de Saint-Jacques vides à Erquy, à proximité de la future base de vie de RTE. | OUEST-FRANCE

Samedi 13 novembre, le collectif citoyen contre le parc éolien en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) organise une action de soutien à l’agriculteur Ludovic André, à Erquy, aux côtés de l’association Gardez les caps.

L’exploitation laitière de cet agriculteur, située au lieu-dit Saint-Quéreuc, est menacée par le passage de la ligne électrique de 225 000 volts, prévue pour alimenter le futur parc éolien. Ces câbles électriques devraient se déployer le long du chemin des Moineries, à six mètres de l’exploitation.

Une plainte pour faux et usage de faux

Ludovic André se bat depuis dix ans contre RTE, filiale d’EDF, en charge du chantier de raccordement. Il vient de déposer une plainte contre X auprès du procureur de la République de Saint-Brieuc, pour faux et usage de faux. Il reproche à RTE d’avoir fait disparaître son exploitation du plan parcellaire du cadastre, ce qui pourrait avoir pour effet de fausser les conclusions de l’enquête publique.

Le rendez-vous est fixé à la ferme de Ludovic André, au lieu-dit Saint-Quéreuc, entre 14 h et 17 h, à Erquy, pour partager un verre de lait, des crêpes et des gâteaux, apportés par les participants. Un fléchage sera mis en place.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/parc-eolien-en-baie-de-saint-brieuc/parc-eolien-en-baie-de-saint-brieuc-premiere-action-du-collectif-citoyen-samedi-a-erquy-1c5426e6-4306-11ec-ac74-5bf2c2ef6023

 

Ouest-France

Brest. À 11 h, on a célébré le 11 novembre 1918

Il y avait foule, ce jeudi 11 novembre 2021, devant le monument aux morts, à Brest (Finistère), pour célébrer la 103e commémoration de l’Armistice entre la France et l’Allemagne.

À 11 h, ce 11 novembre 2021, devant le monument aux morts, est célébrée, à Brest, la 103e commémoration de l’Armistice. Signé le 11 novembre 1918, il a mis fin aux combats de la Première Guerre mondiale. | OUEST-FRANCE

Sous un magnifique soleil, il y avait foule, ce jeudi 11 novembre 2021, à 11 h, devant le monument aux morts, pour célébrer la 103e commémoration, à Brest (Finistère), de l’Armistice entre la France et l’Allemagne. Signé le 11 novembre 1918, il a mis fin aux combats de la Première Guerre mondiale.

« À la onzième heure du onzième jour du onzième mois, après quatre interminables années, le canon s’est tu, la fureur s’est calmée. » De 1914 à 1918, cette guerre a coûté 10 millions de morts et fait 20 millions de blessés et de mutilés.

« Combat pour la liberté »

L’Harmonie de Brest a joué La Marseillaise avant qu’élus, officiels et représentants des associations patriotiques déposent les gerbes. « La fin des combats de la Grande Guerre a marqué les consciences et imprégné les mémoires. Cet événement transcende le temps et franchit les générations », a déclaré le sous-préfet de Brest, Jean-Philippe Setbon, en lisant le discours officiel. « Les noms gravés sur nos monuments aux morts nous rappellent constamment les valeurs d’honneur, de courage, de dévouement et de bravoure. Ils nous rappellent la fraternité d’armes. »

Un hommage spécial était aussi rendu aux soldats morts pour la France, au Mali spécialement, en 2020 et 2021, ainsi qu’une « pensée à tous les militaires qui défendent les intérêts de notre pays et qui mènent notre inlassable combat pour la liberté ».

Le maire François Cuillandre lors de la commémoration du 11 novembre à la gare de Brest avec l’Arac (Association républicaine des anciens combattants). | OUEST-FRANCE

Pour la réhabilitation des « fusillés pour l’exemple »

« Tout au long de ces combats, les soldats des deux camps ont montré leur désespoir, leur refus de cette guerre », a aussi rappelé, lors d’une première cérémonie à la gare, Guy Le Dantec, pour l’Association républicaine des anciens combattants, des combattants pour l’amitié, la solidarité, la mémoire, l’antifascisme et la paix, l’Arac : « Les commandements français, devant cette colère, pour masquer leurs responsabilités, ont convoqué des conseils de guerre qui provoquèrent 2 500 condamnations de soldats à être fusillés pour l’exemple, dont 639 furent fusillés et les autres déportés. »

L’Arac exige « la réhabilitation collective » de ces 2 500 condamnés pour l’exemple, « ce qui permettrait de les honorer sur les monuments aux morts de la guerre 14-18. » En 2018, lors du centenaire de l’Armistice, le président Emmanuel Macron a opposé une fin de non-recevoir, qui se veut définitive, à cette demande…

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-a-11-h-on-a-celebre-le-11-novembre-1918-8a397758-42fa-11ec-b56f-a7c3454c89af

 

Ouest-France

Morlaix. Des fictions sonores à la librairie du Sew

Oriane Giavarini ouvre l’annexe de la librairie Dialogues au Sew. Samedi 13 novembre 2021, elle accueille Sophie Dégano pour des fictions sonores extraites de son livre Transmission Transgression.

Samedi 13 novembre, Oriane Giavarini, de la librairie Dialogues du Sew accueille Sophie Dégano, auteure de l’ouvrage « Transmission Transgression ». | OUEST-FRANCE

En prenant votre billet pour le cinéma ou un concert, vous ne pourrez pas la rater : L’Annexe a ouvert ses portes dans la galerie du Sew à la Manu, à Morlaix (Finistère). Un nouveau chapitre pour sa grande sœur, Dialogues, la libraire du centre-ville. Vous y trouverez des livres hors du commun : « Des livres sur la danse, la musique ou les arts plastiques, des ouvrages de littérature étrangère, détaille Oriane Giavarini, qui tient la libraire. On se calquera aussi sur la programmation du Sew, en présentant des livres en lien par exemple avec un film présenté à La Salamandre ou une pièce de théâtre. Nous envisageons aussi de créer un club de lecture ainsi que des événements. »

Fictions sonores

Justement un premier événement sera proposé samedi 13 novembre, de 18 h à 19 h, avec l’audition inédite des fictions sonores extraites de l’ouvrage Transmission Transgression de Sophie Dégano. L’aboutissement de quatre années de travail, durant lesquelles elle a rencontré des résidentes et résidents de l’Ehpad (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) de Lanmeur, ainsi que des femmes et des hommes en centre d’hébergement d’urgence à Brest.

Univers onirique

Ces fictions sonores ont été enregistrées dans le studio d’enregistrement d’Éric Cervera (Near Deaf à Lanmeur) avec la complicité de Romane Rosser, étudiante en image et son à Brest, et musicienne (claviers et thérémine). Ce sont eux qui ont créé l’univers sonore onirique, voire abstrait et tout en nuances, sur lequel Sophie a posé sa voix.

À noter que le livre d’art Transmission Transgression (éditions Ex-Voto) vient d’être élu coup de cœur de Leslibraires.fr, le portail de la librairie indépendante.

Samedi 13 novembre, fictions sonores en continu et séance de dédicace, de 18 h à 19 h, au Sew, quai du Léon, Morlaix. Gratuit.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-des-fictions-sonores-a-la-librairie-du-sew-8842d90e-4164-11ec-a852-dd9d5b7844d8

 

Ouest-France

Le casting du festival BD de Perros-Guirec se précise autour d’invités d’honneur

Le festival de BD de Perros-Guirec (Côtes-d’Armor) est de retour sur le calendrier des festivités de la ville, les 16 et 17 avril 2021. L’auteur Jean Solé sera l’invité d’honneur.

Barbara Roche-Hingant et Nicolas de Montbel entourent Pascal Bresson et Sophie Ruffieux les auteurs de « Florence Artaud femme libre ». | OUEST-FRANCE

Les deux éditions annulées du festival de bande dessinée de Perros-Guirec (Côtes-d’Armor) n’ont pas refroidi les organisateurs, ni le président, Jérémy Senabre, qui, tout en métaphore, part à la pêche aux auteurs. À Jean Solé, l’équipe adjoint son fils Julien, également auteur, pour co-honorer cette édition d’après Covid.

Avec Barbara Roche-Hingant et Nicolas de Montbel, l’équipe perrosienne a déjà réuni une vingtaine d’auteurs, rencontrés au festival Brest en Bulles. C’est au Quai des Bulles de Saint-Malo, le week-end dernier, que se sont ajoutés à la liste des invités le scénariste Fabien Vehlmann et plusieurs dessinateurs, dont Yoann (Supergroom), Juanjo Guardino (Blacksad), Virginie Augustin (Joe la Pirate), le très attendu Pascal Jousselin (Imbattable)…

Un prix Nature

Pascal Bresson et Sophie Ruffieux (Florence Artaud femme libre), ainsi que Sébastien Vastra et Yannick Corboz, ont confirmé leur présence.

L’équipe a également pu annoncer à Gaëtan Nocq, auteur de Les Grands Cerfs et à Olivier Martin ( L’incroyable histoire des animaux ) leur présélection au prix BD Nature du festival », résume le président.

Les organisateurs seront dans les cases pour le rendez-vous des 16 et 17 avril 2022.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/perros-guirec-22700/le-casting-du-festival-bd-de-perros-guirrec-se-precise-autour-d-invites-d-honneur-0e81cc46-3d4b-11ec-ae19-24374b064259

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
11 novembre 2021

En gros...

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/11/en-gros.html

 

Ouest-France

Les socialistes et le maire de Brest menacés de mort : une plainte a été déposée au commissariat

« Quittez la mairie », « On va vous tuer ». Des messages pleins de haine et de fureur à l’encontre du maire François Cuillandre et les élus socialistes ont été découverts, inscrits sur des jeux pour enfants dans le jardin de Kerinou à Brest (Finistère). Une plainte est déposée au commissariat.

Le maire de Brest et les élus socialistes de l’équipe municipale ont été visés par des menaces de mort inscrites sur des jeux pour enfants dans le jardin de Kerinou à Brest. | ARCHIVES MATHIEU LE GALL

« Quittez la mairie, laissez l’extrême droite à la tête de la ville. On va vous tuer devant vos enfants. » Ce sont les premières lignes d’un message plein de haine et de fureur découvert écrit au feutre noir, en début de semaine, sur des jeux pour enfants, dans le jardin de Kerinou, à Brest (Finistère).

Signée « Le FLNB et ses alliés », une longue et très agressive diatribe est adressée aux socialistes de l’équipe municipale brestoise. Un second message, plus lapidaire mais tout aussi hostile et malveillant, est adressé au maire François Cuillandre : il le menace de mort, lui et ses enfants. Une plainte au nom du maire a été déposée au commissariat.

« C’est très violent »

Plus courtes, les autres inscriptions relevées sur les jeux sont toutes aussi menaçantes et insultantes : « Les policiers à mort », « Dehors les gauchistes de merde », « Socialistes, quittez la mairie ou je vous tue ! » Ces inscriptions ont été effacées, mercredi 10 novembre 2021, par les services de la Ville.

« Nous portons plainte par principe, réagit le maire François Cuillandre. Mais c’est très violent. Même si ça semble être l’œuvre de quelqu’un de complètement dérangé. » Le maire de Brest, qui a déjà reçu de brutales menaces de mort par SMS , pour lesquelles une jeune femme est passée au tribunal en 2020, regrette également que « ce genre de messages de haine envers des élus soit, hélas, devenu courant en France ».

Yohann Nédélec déjà menacé

En janvier 2021, Yohann Nédélec, son adjoint et vice-président de Brest Métropole, avait lui aussi déposé plainte après avoir été pris pour cible par un utilisateur anonyme de la plateforme Twitter. Qui l’avait insulté et menacé d’une « balle dans la tête » pour avoir supprimé des places de parking.

« Je porte plainte parce que je ne peux pas laisser passer, avait alors commenté Yohann Nédélec. Ou alors, cela signifie que j’accepte ces menaces comme faisant partie des aléas d’un mandat d’élu. Cela ne peut pas être le cas. Il y a le débat politique, les échanges, voire les confrontations de points de vue. Cela, je l’accepte, bien évidemment. Mais être menacé de prendre une balle dans la tête, non. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/les-socialistes-et-le-maire-de-brest-menaces-de-mort-une-plainte-a-ete-deposee-au-commissariat-6ae7b5ce-42da-11ec-b56f-a7c3454c89af

 

Ouest-France

Pleumeur-Bodou. La LPO de l’Île-Grande recherche des bénévoles pour rapatrier des oiseaux mazoutés

La station LPO (Ligue de protection des oiseaux) de l’Île-Grande, à Pleumeur-Bodou (Côtes-d’Armor), lance un appel aux bénévoles. Dans le but de rapatrier des oiseaux mazoutés en provenance des côtes finistériennes, afin de pouvoir les soigner.

Un guillemot mazouté est arrivé à la station LPO de l’Île-Grande afin d’y être soigné. | ROMAIN MORINIÈRE / LPO

La LPO (Ligue de protection des oiseaux) recherche activement des bénévoles. Avec comme mission de rapatrier à la station de l’île-Grande, à Pleumeur-Bodou (Côtes-d’Armor), des oiseaux mazoutés en provenance des côtes finistériennes. Une fois sur place, ils pourront ainsi être soignés. La LPO rappelle dans le message publié sur Facebook l’importance dene pas tenter de les laver soi-même pour maximiser la survie ».

Le pétrole de l’épave du Tanio, responsable de l’état des oiseaux

L’afflux a commencé récemment et devrait perdurer. C’est une activité malheureusement saisonnière​ », lâche Romain Morinière, directeur de la station de Pleumeur-Bodou. La cause ? Le rejet d’hydrocarbures de l’épave du Tanio, pétrolier malgache qui avait fait naufrage au large de l’Île de Batz, dans le Finistère, en 1980. «Les conditions météorologiques ainsi qu’une mer houleuse provoquent des relargages. Ainsi que l’altération liée au temps de la coque.

L’origine du pétrole avait été confirmée par les analyses du Centre de documentation de recherche et d’expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre).

On fait appel à des bénévoles car les côtes du Finistère sont assez éloignées. On compte sur les bonnes volontés.Une fois sur place, les oiseaux sont gavés, – s’ils ne mangent pas par eux-mêmes -, et réchauffés, puis lavés. Avant de pouvoir éventuellement les relâcher dans la nature.

Pour l’instant, six sont arrivés à la station, dont un macareux qui a péri. En janvier 2021, 138 oiseaux mazoutés avaient été recensés lors des trois derniers mois sur les côtes bretonnes. Sur les 54 rapatriés, cinq seulement avaient été sauvés.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pleumeur-bodou-22560/pleumeur-bodou-la-lpo-de-l-ile-grande-recherche-des-benevoles-pour-rapatrier-des-oiseaux-mazoutes-4b500528-4252-11ec-9cad-cf24de244b96

 

Ouest-France

Morlaix. Cinq bonnes raisons de participer à Festisol

Le Festival des solidarités se déroule du 12 au 30 novembre 2021 en pays de Morlaix (Finistère). Le collectif la Maison du monde propose des animations autour de la pauvreté et des inégalités sociales.

Les représentants des associations solidaires en lien avec le Résam, proposent conférences, ciné rencontres, ateliers cuisine partagée et numérique… | OUEST-FRANCE

Le Festival des solidarités, ça se passe du 12 au 30 novembre 2021 en pays de Morlaix (Finistère). Voilà cinq bonnes raisons de se rendre à ce rendez-vous animé par le collectif la Maison du monde.

1- Pour papoter dans toutes les langues

Un apéro langues, c’est l’occasion de parler dans la langue de son choix : anglais, espagnol, italien, japonais et plus, suivant les personnes présentes, avec des animateurs et des bénévoles de la Maison du monde qui vous feront découvrir leur langue, même si vous ne l’avez jamais pratiquée. Rien de mieux pour lancer le festival vendredi 12 novembre à partir de 18 h 30 à la Maison des jeunes et de la culture (MJC).

Après l’apéro, c’est la soupe que le centre social Carré d’As propose de partager dans les quartiers, le mercredi 17 novembre de 14 h à 18 h, à Bakounine, ainsi que le jeudi 25 novembre de 15 h à 19 h, rue Courbet, sur le parking de la bibliothèque de La Boissière.

2- Pour en savoir plus sur le revenu universel inconditionnel

La Ligue des droits de l’Homme propose de débattre autour d’une solution « révolutionnaire », le revenu universel inconditionnel pour lutter contre les inégalités sociales. Guy Valette, auteur du dernier ouvrage de référence et fondateur du Mouvement français pour un revenu de base, développera son argumentaire le vendredi 19 novembre à 18 h 30, salle Cornic, à la mairie de Morlaix.

3- Pour connaître ces Bretons venus d’ailleurs

La MJC, Solidarité migrants pays de Morlaix et les Utopistes proposent de rencontrer ces personnes d’origine étrangère qui vivent en Bretagne lors d’un jeu intitulé « D’un pays à l’autre ». Pas besoin d’être un as en histoire-géographie pour participer, mais seulement d’avoir l’envie de connaître l’autre. Samedi 20 novembre, à 14 h, à la MJC de Morlaix.

4- Pour découvrir comment survivent les jeunes Palestiniens

L’association France Palestine invite le réalisateur Emanuele Gerosa pour son film One more jump. Ce documentaire sensible et bouleversant montre le parcours de jeunes hommes palestiniens qui, en plus de pratiquer le parkour, se rêvent dans un avenir plus prometteur. Mardi 23 novembre à 20 h 30 au cinéma La Salamandre, au SEW. Deux jours plus tard, le 26 novembre, à Pleyber-Christ, un débat sur l’urgence d’agir en solidarité avec la population à Gaza sera suivi d’un repas.

5- Pour la déambulation contre la peine de mort

L’Acat (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture), la Ligue des droits de l’Homme, Amnesty proposent de se retrouver le mardi 30 novembre à 17 h devant le kiosque à l’occasion de l’anniversaire de l’abolition de la peine de mort. Une déambulation aura lieu jusqu’au tribunal où le Théâtre de la Corniche fera revivre le plaidoyer de Robert Badinter de 1981.

Tout le programme sur www.resam.net

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-cinq-bonnes-raisons-de-participer-a-festisol-dee4a408-4174-11ec-a852-dd9d5b7844d8

 

11 novembre 2021

Zemmour ou le retour du maurrassisme, par Patrick Le Hyaric

Non content d’avoir été condamné pour propos racistes, non content de traiter les femmes comme des « sous êtres humains », après la réhabilitation de la collaboration et de l’Algérie française, voici que M. Zemmour s’en prend au capitaine Dreyfus dont il réfute l’innocence, pourtant clairement établie, déjà par Zola et Jaurès, puis par le travail de générations d’historiens.
Méthodiquement, l’éditorialiste agitateur révise chacun des événements historiques en réponse desquels s’est construite la droite républicaine. La stratégie est clairement établie de réunir les droites par un discours national-capitaliste, mais aussi par l’invention d’un récit historique expurgé des graves errements de la grande bourgeoisie française, et pire, de les revendiquer. Jusqu’à l’infamie d’accuser la Résistance communiste d’avoir inauguré une « guerre civile » en engageant le combat contre les nazis et leurs supplétifs vichystes…

Tout ceci est pensé. L’affaire Dreyfus n’est pas le moindre de ces épisodes qui auront déchiré le pays. Il aura également été l’un des moments fondateurs du clivage entre la droite et la gauche, sur fond d’antisémitisme virulent. Contester l’innocence du capitaine Dreyfus aujourd’hui, c’est remettre en selle ceux qui la contestaient hier, ces penseurs et acteurs du « nationalisme intégral » que furent les Maurras, Daudet ou Barrès, nommant le capitaine Dreyfus « Judas » à longueur de colonnes, hurlant à « l’anti-France », et excitant la veine nationaliste jusqu’aux charniers de 14-18. Ces mêmes courants qui ont applaudi à la constitution des fascismes en Europe.

L’hégémonie gaulliste sur la droite française pendant près d’un demi-siècle aura eu tendance à faire oublier les racines profondes des forces conservatrices, qui plongent dans le nationalisme le plus belliqueux, le racisme, l’antisémitisme, et un corporatisme qui réunirait possesseurs du capital et salariés dans « la magie » du travail exploité. Maurras et l’Action française n’étaient pas des épiphénomènes mais, au contraire, des courants qui ont structuré le discours et les pratiques de la droite jusqu’à la Libération.

Aux considérations stratégiques de cette attaque contre Dreyfus, s’ajoute sans nul doute une considération tactique. Les origines juives de M. Zemmour pourraient freiner l’adhésion à son entreprise politique des courants les plus extrêmes, traditionalistes, cléricaux et antisémites de la droite. Qu’à cela ne tienne ! Quel meilleur brevet d’acceptabilité leur offrir que de s’attaquer à la figure honnie du « juif Dreyfus » ?

Ainsi, selon ses termes, Zemmour compte sceller l’alliance de « la bourgeoisie patriote » des catégories supérieures et les masses populaires. Cette alliance de classe a présidé au bonapartisme comme, dans un contexte différent, au gaullisme. Elle a pour principale fonction d’ôter toute autonomie d’action aux classes populaires chloroformées par les vapeurs nationalistes et laissées à la merci du grand capital pour en devenir la piétaille. Vieux rêve des classes possédantes et du capitalisme national aujourd’hui à la manœuvre dans de nombreux pays, comme en témoigne le cas Trump aux États-unis ou Bolsonaro au Brésil.
La nouveauté, concernant la France, tient au point d’équilibre de cette alliance, que M. Zemmour tente de faire tenir très à droite, par la réconciliation de Maurras et de Gaulle, de l’OAS et du RPF, du RPR et du FN, de Barrès et de Péguy. Y parviendra-t-il ? C’est aussi l’affaire d’une droite qui se laisse voler son histoire récente.
Des courants conséquents sont tentés par le projet zemmourien, d’autres l’ont déjà intégré, comme en témoigne le vibrant accueil de l’ancien journaliste du Figaro et de Cnews à l’université de rentrée du « Mouvement conservateur », nouveau nom de « Sens commun », mouvement de droite intégriste affilié aux « Républicains ». En témoigne également le parcours de membres de son équipe de campagne qui, pour l’essentiel, viennent de « LR » travaillent ou ont travaillé comme assistants parlementaires ou collaborateurs de maires de droite. Se retrouvent enfin dans ce cénacle des cadres importants des jeunes LR ou du syndicat UNI.

En voulant réunir les droites, Zemmour tente donc de ressusciter tout un courant réactionnaire qui a structuré la vie politique française avant guerre, et que les contradictions du gaullisme auront mis en sourdine. Une réaction qui plonge aussi certaines de ses racines dans certains courants minoritaires du mouvement ouvrier emprunts de proudhonisme et de corporatisme, qui auront fait les « riches heures » de Vichy. Il n’y a dès lors rien d’étonnant à ce que le proudhonien Onfray « n’exclut pas de voter Zemmour » selon ses propres termes.

Ces courants ont pour point commun la détestation du marxisme et du communisme et, partant, refusent de reconnaitre la lutte de classes comme force motrice de l’histoire. Que des éditorialistes ou dirigeants politiques qui se réclament du souverainisme « de gauche » refusent de porter la revendication historique de la baisse du temps de travail, accusé de dévaloriser la « valeur travail », en dit long sur les glissements à l’œuvre et le refus d’affronter le capital dans toutes ses logiques. Cela dit aussi la persistance, en France, d’un vieux courant corporatiste qui se réinvente perpétuellement. Sans être, pour l’heure, allié à l’entreprise Zemmour, il crée les conditions de son acceptation.

Un léger regard dans le rétroviseur permettra de voir combien le terrain a été préparé ces dernières années : de la participation du personnage à de multiples émissions de télévisions et de radio depuis vingt ans dans le rôle du procureur et sans contradicteurs, à la table ouverte à des commentateurs de droite extrême et aux dirigeants du parti d’extrême droite dans les télévisions d’informations en continue, jusqu’au nauséabond débat de ces derniers mois autour « du séparatisme » » de la « subversion migratoire », de « l’islamogauchisme » de la « destruction de la civilisation occidentale », du « délitement de la nation française » ; les attaques contre l’UNEF ou encore cet entretien accordé par le président de la République à « Valeurs Actuelles »… Le terreau pour faire germer et grandir le monstre a été bien fécondé.

M. Zemmour fait ainsi la démonstration de son appartenance à un courant philosophique et politique qui, plus d’une fois, a causé un tort considérable à la nation française ; celui de la contre-révolution et des anti-Lumières qui a prospéré à l’ombre de la bourgeoise industrielle, réfutant avec une admirable constance la déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, la République sociale, le Front populaire, le Conseil national de résistance, la décolonisation, mai 68 et aujourd’hui toute forme de progrès social. Sa ligne de mire est bien 1789 et les suites qui surent lui donner le mouvement ouvrier, socialiste et communiste. C’est Goebbels qui avait résumé l’intérêt de ce point de jonction entre les extrêmes droites et les droites traditionalistes en affirmant que les nazis avaient « effacé 1789 de l’histoire ».

La mise sur orbite de ce personnage est un défi lancé au courant progressiste dans ses multiples expressions. Les forces du capital et leurs mandataires ont besoin de réactiver cette « union-fusion » des droites pour éloigner toute perspective de rupture avec l’ordre existant, alors que les contestations sociales, les aspirations à défendre et améliorer les conquis sociaux du Conseil national de la résistance sont puissantes.

Dans le temps long de l’Histoire, c’est ce courant et sa pointe avancée communiste qui est directement menacé. Cette offensive appelle à faire revivre ce progressisme à la française, dans un processus de dépassement du système capitaliste, et à construire patiemment son hégémonie. Les forces militantes, syndicales et communistes ont un rôle déterminant à y jouer. Car nul ne peut douter que le zemmourisme aurait la destinée funèbre de ses ancêtres. Les classes populaires, d’où qu’elles viennent, une nouvelle fois et comme toujours en paieraient chèrement le prix. L’ignorer reviendrait à ne pas le combattre !

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2021/11/zemmour-ou-le-retour-du-maurrassisme-par-patrick-le-hyaric.html

 

Ouest-France

Morlaix. La 10e édition du Salon du livre jeunesse, les 20 et 21 novembre

La thématique choisie pour cette édition 2021 est celle du conte. Vingt-deux illustrateurs et auteurs sont invités à Morlaix (Finistère) les 20 et 21 novembre.

L’équipe de La baie des livres organise son 10e Salon du livre jeunesse | OUEST-FRANCE

La 10e édition du Salon du livre jeunesse du pays de Morlaix (Finistère) se déroulera au pôle culturel du Roudour à Saint-Martin-des-Champs le samedi 20 et dimanche 21 novembre 2021. « C’est une édition anniversaire car notre association La baie des livres a été créée en septembre 2011 pour promouvoir la lecture auprès d’un public le plus large possible. L’objectif était de créer un salon qui fédère les acteurs et les envies avec des auteurs et des illustrateurs et une implantation forte sur le territoire », rappelle Julia Thatje, la présidente.

Cette année, ce sont vingt-deux auteurs et illustrateurs qui seront présents, « dont onze qui sont déjà venus sur le salon et avec un peu plus d’illustrateurs que d’auteurs cette année ». En amont de l’événement, 72 rencontres scolaires sont programmées dans 46 établissements de 25 communes, « soit 1 800 jeunes concernés » et douze rencontres se feront en filière bilingue « car les deux langues officielles du salon sont le breton et le français ».

Soirée manga à La Salamandre

Le thème choisi pour cette édition est : Conte sur moi. À cette occasion, la conteuse Awenn Plougoulm de la compagnie L’arbre à pommes proposera une création spéciale intitulée NIJ – vole en Français – de conte musical bilingue avec des marionnettes. Le spectacle est tout public à partir de 3 ans et se déroulera sur la grande scène le dimanche 21 novembre 2021, à 16 h.

« Cette année, ce sera aussi pour nous la première d’un partenariat avec le SEW. » Le cinéma La Salamandre proposera entre autres choses une soirée manga le vendredi 19 novembre. Toute la riche programmation du Salon du livre Jeunesse est à retrouver sur le site de l’association.

« L’an dernier, en raison de la crise sanitaire, le salon n’avait pas pu se tenir. On se rattrape en 2021 et nous sommes ravis de retrouver le public, d’associer une dizaine de médiathèques, trois librairies, une équipe de bénévoles incroyables et toujours un accès gratuit ! »

Contact : www.labaiedeslivres.com

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-la-10e-edition-du-salon-du-livre-jeunesse-les-20-et-21-novembre-5aa842b4-4208-11ec-b403-a073fed9e183

 

Ouest-France

La newsletter « Ouest-France Morlaix » est désormais disponible

Sur le site ouest-france.fr, vous pouvez dès maintenant vous inscrire à la newsletter quotidienne de la commune de Morlaix (Finistère) pour ne rien rater de l’actualité de la ville.

Abonnez-vous à la newsletter pour connaître toute l’actualité de la cité du Viaduc et ses alentours ! (Photo d’illustration) | ARCHIVES

Vous voulez toujours être au courant de tout ce qu’il se passe à Morlaix (Finistère) ? Votre journal Ouest-France vient d’ajouter la possibilité de s’abonner à la « newsletter » morlaisienne. Chaque matin, ce sont les informations importantes de la ville qui sont envoyées directement sur votre adresse mail.

Inscription

Pour s’inscrire, la démarche est simple, cela se passe ci-dessous :

On vous souhaite de belles journées d’info !

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/la-newsletter-ouest-france-morlaix-est-desormais-disponible-25cedbaa-3e68-11ec-b567-f76c2a8a24ee

 

Ouest-France

Le Cloître-Saint-Thégonnec. La sécurité routière dans la commune pose problème

Publié le

Vitesse excessive, non-respect d’un rond-point, routes boueuses… Le maire du Cloître-Saint-Thégonnec (Finistère) a listé plusieurs anomalies à corriger sur les routes de la commune.

Le rond-point à la sortie du bourg, en direction de Plourin-lès-Morlaix. | OUEST-FRANCE

La sécurité routière a été évoquée lors du dernier conseil municipal de la commune du Cloître-Saint-Thégonnec (Finistère). Des constats précis sont détaillés par le maire, Jean-René Péron.

« La vitesse excessive est toujours un peu partout un problème dans le bourg mais aussi dans les petits villages et hameaux ! Le non-respect du rond-point situé à la sortie du bourg est visible. Les gens l’empruntent en passant dessus et en frôlant les maisons. »

Les agriculteurs pointés du doigt

Les élus envisagent un marquage au sol avec trois triangles et des flèches qui indiqueraient aux conducteurs par où ils doivent passer. Un marquage au sol de la vitesse à 30 km/h est aussi dans les cartons. Le panneau de vitesse à 30 km/h sera déplacé à l’entrée du bourg en venant du Plessis. « Il faudrait le positionner avant les premières maisons. »

La vitesse à La Croix courte et au carrefour du Bouillard sera limitée à 30 km/h. Des agriculteurs sont par ailleurs montrés du doigt car certaines routes sont boueuses. « Ils devraient soit racler les boues soit indiquer au moins par des panneaux que la route est glissante. Beaucoup d’entre eux le font, mais pas tous. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/le-cloitre-saint-thegonnec-29410/le-cloitre-saint-thegonnec-la-securite-routiere-dans-la-commune-pose-probleme-a35ee6ec-424a-11ec-a891-134370f3cbb9

 

Ouest-France

Brest. Les agents de la sphère immobilière du Centre des Finances publiques en colère

Une quinzaine d’agents du service départemental des impôts fonciers ont alerté, ce mercredi 10 novembre 2021, à Brest, les autorités sur leurs conditions de travail catastrophiques.

Une quinzaine d’agents du service départemental des impôts fonciers, à Brest, ont alerté les autorités sur leurs conditions de travail catastrophiques. | OUEST-FRANCE

Ils étaient une quinzaine devant le Centre des Finances publiques, square Marc-Sangnier, à Brest, ce mercredi 10 novembre 2021, pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail. « En 2018, de nombreux emplois ont été supprimés et les services ont été réorganisés pour être regroupés, explique Stéphane Douet, secrétaire départemental Solidaires Finances Publiques du Finistère. Le résultat, c’est qu’on est aujourd’hui en sous-effectif pour traiter correctement les demandes des usagers. » La plupart des dossiers sont traités avec 18 mois de retard, et certains contentieux datent de plus de deux ans.

« Explosion des transactions immobilières »

« Nous sommes aujourd’hui 50 agents de la sphère foncière, quand il y a 15 ans, nous étions 70 à 75 alors même qu’avec le confinement, il y a eu une explosion des transactions immobilières ! »

Avec plus de 5 000 demandes d’usagers à traiter dont la plupart ressortent de réclamations ou de contentieux, les agents estiment ne plus avoir le temps pour se consacrer à ce qui constitue le cœur de leur métier. « Nous avons été formés pour exercer une vraie mission de service public, poursuit Stéphane Douet. Non pour régler les retards accumulés à cause des perpétuelles réformes et de la suppression des emplois. »

Deux taxes foncières à régler

Au-delà de leurs conditions de travail, les agents dénoncent les contraintes que cette situation fait peser sur les anciens propriétaires qui reçoivent pour beaucoup deux taxes foncières à régler, et sur les collectivités dont les budgets sont également impactés par ces retards.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-les-agents-de-la-sphere-immobiliere-du-centre-des-finances-publiques-en-colere-b867f8e0-4244-11ec-a3eb-ca19a2bf4869

 

Ouest-France

Mort de Rémi Fraisse. Déboutée au pénal, la famille devant le tribunal administratif

Sept ans après la mort de Rémi Fraisse, sa famille est à nouveau devant la justice ce mercredi 10 novembre. Déboutée au tribunal pénal, elle souhaite que le tribunal administratif reconnaisse la responsabilité de l’État dans le décès de l’activiste à Sivens.

Rassemblement en mémoire de Rémi Fraisse, le 25 octobre 2016, un an après sa mort à Sivens. | REMY GABALDA / AFP

Après avoir épuisé les recours devant la justice pénale, la famille de Rémi Fraisse, tué en 2014 dans le Tarn par une grenade lancée par un gendarme, était ce mercredi 10 novembre devant le tribunal administratif de Toulouse. Elle souhaite « faire reconnaître la responsabilité de l’État ».

Condamner un responsable

En mars 2021, la Cour de cassation a confirmé un non-lieu pour le gendarme qui avait lancé le 26 octobre 2014 sur le botaniste de 21 ans une grenade offensive de type OF-F1, lors de violents affrontements sur le chantier de la retenue d’eau controversée de Sivens.

Quelques jours après sa mort, le gouvernement avait suspendu l’utilisation de ces grenades par les forces de l’ordre, avant de les interdire définitivement plusieurs mois plus tard.

« Il s’agit de mettre en œuvre une action pour que l’État, au plus haut niveau, ici le préfet et par son intermédiaire le ministre de l’Intérieur, soient considérés comme responsables », a indiqué l’un des avocats de la famille du jeune homme, Maître Étienne Noël.

« C’est-à-dire ceux qui mettent des grenades dans les mains des gendarmes, comme [dans d’autres affaires] ceux qui mettent des LBD [lanceurs de balles de défense] dans les mains des forces de l’ordre », a insisté Me Noël.

« Nous persistons à dire qu’il y a une faute de l’État et que Rémi Fraisse, qui était totalement pacifique, n’était pas visé par cette opération de maintien de l’ordre », a affirmé l’avocat de la famille, déplorant le « partage de responsabilité » demandé par le rapporteur public.

« Il n’a rien provoqué du tout, il a voulu secourir une personne qui venait de se prendre un flashball dans la poitrine », a ajouté Me Noël.

75 000 euros de réparation par proche

En plus de solliciter l’engagement de la responsabilité de l’État, la famille de Rémi Fraisse (son père, sa mère, sa sœur et ses deux grands-mères) a demandé 75 000 euros par personne, en réparation du préjudice moral.

« C’est une somme qu’on a demandée à titre symbolique, puisque de toute façon [la mort d’un enfant] ça n’a pas de prix », a souligné Me Noël, jugeant toutefois « ridicule » la somme trois ou quatre fois inférieure proposée au tribunal par le rapporteur public.

La décision sera rendue le 25 novembre.

Mais c’est surtout dans la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), saisie du dossier, que la famille du jeune homme place aujourd’hui le plus d’espoir.

https://www.ouest-france.fr/societe/justice/mort-de-remi-fraisse-deboutee-au-penal-la-famille-devant-le-tribunal-administratif-fd927510-421e-11ec-9cad-cf24de244b96

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor. L’organisation des secours d’urgence arrive-t-elle à saturation ?

Au Samu et chez les pompiers, le nombre d’appels ne cesse de croître. Et les moyens humains, derrière, ne suivent pas, selon la CGT qui dénonce une dégradation du système de secours et des délais d’attente qui s’allongent pour les victimes.

Erwan Le Guen (CGT Sdis), Sébastien Guégan (CGT Sdis), Régis Pineau (CGT hôpital Yves-Le Foll), Yann Rouet (CGT Yves-Le Foll et vice-président de l’association française des assistants de régulation médicale (Afarm)). | OUEST-FRANCE

« Beaucoup de Costarmoricains connaissent quelqu’un qui a appelé le 18 ou le 15, et à qui on a répondu d’aller lui-même à l’hôpital ou d’attendre des heures. » Depuis plusieurs mois, au sein de la CGT, Sébastien Guégan se bat pour demander plus de moyens chez les pompiers, pointant l’impact du manque d’effectifs sur la réponse opérationnelle. Mardi 9 novembre 2021, dans l’après-midi, pour la première fois, les délégués CGT du Sdis et de l’hôpital Yves-Le Foll ont convié la presse pour évoquer les problématiques communes des pompiers et du Samu.

« Si on reste sur le schéma actuel, on va dans le mur »

Le 15 (Samu) et le 18 (pompiers) travaillent ensemble au quotidien. Les appels aux pompiers pour des problèmes de santé font systématiquement l’objet d’une régulation médicale par le Samu (l’appel est transmis). « Mais il y a peu de communication entre les encadrements », déplore Régis Pineau, régulateur au Samu qui pointe des « dysfonctionnements ». À commencer par des logiciels différents entre les pompiers et le Samu, qui posent des soucis pour le transfert des informations.

La coordination des services interpelle les syndicalistes. « On voit des ambulances privées intervenir sur des accidents sur la voie publique alors que nous, pompiers, on fait des transferts interservices. Des ambulances privées vont sur des interventions qu’on pourrait faire. Et nous, on fait les leurs ! » s’agace Sébastien Guégan.

Mais c’est surtout sur le manque de moyens que la CGT souhaite interpeller. « Il manque deux assistants de régulation et un médecin au 15 », estime le syndicat, pour répondre aux quelque 700 appels par jour. L’augmentation des appels depuis plusieurs années provoque un effet « entonnoir » avec des délais d’attente qui s’allongent. Une situation aggravée par le manque de médecins libéraux ou de dentistes…

Chez les pompiers, le problème est différent mais le résultat est le même : « On a des camions dans les casernes mais personne à mettre dedans ! Les délais s’allongent car les pompiers viennent de plus loin, explique Erwan Le Guen. Il faut plus de sapeurs-pompiers professionnels pour pallier l’indisponibilité des volontaires. Les volontaires dispo 24h/24, c’est fini ça ! » Le pompier lamballais interpelle le nouveau président du Sdis, Christian Coail : « Que veut-il pour les Costarmoricains ? Si on reste sur le schéma actuel, on va droit dans le mur. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/cotes-d-armor-l-organisation-des-secours-d-urgence-arrive-t-elle-a-saturation-c0c6e3f6-4187-11ec-adb3-903d234724d0

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
9 novembre 2021

Hidalgo, quand ça veut pas, ça veut pas

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouegat-guerand-29620/

 

Ouest-France

Morlaix. Le chef cuisinier Antoine Foezon, « Jeune talent » du Gault & Millau

Être considéré comme « Jeune talent » par le Gault & Millau, est un sacré encouragement pour Antoine Foezon à la tête du restaurant Le 21ème Commis à Morlaix (Finistère) avec sa compagne Margaux Inizan.

Antoine Foezon devant son restaurant, place Allende, à Morlaix (Finistère). | OUEST-FRANCE

Antoine Foezon est chef cuisinier à la tête du restaurant Le 21ème Commis à Morlaix (Finistère). Il vient d’obtenir la distinction « Jeune talent », décernée par le guide gastronomique Gault & Millau. « Ce prix confirme nos engagements ! »

Quand avez-vous appris votre distinction « jeune talent » par le Gault & Millau ? 

Il y a une quinzaine de jours. Ce prix accompagne les jeunes chefs, c’est valorisant, je suis super-heureux ! Pour l’ouverture du restaurant, il y a quelques mois, j’avais déposé une candidature pour être accompagné par le guide et j’ai été sélectionné.

J’ai travaillé pendant six ans comme second de Patrick Geffroy (ancien chef deux étoiles à Carantec, NDLR), peut-être que ça a compté. En tout cas, on ne sait pas quand les inspecteurs sont venus déjeuner (rires). De toute façon, on apporte la même attention à tous nos convives.

Que représente cette distinction pour vous ?

Ce prix confirme nos engagements ! Rien qu’en matière de respect de l’environnement, on essaie, avec ma compagne Margaux, de changer les choses au quotidien. Pas parce que c’est tendance, mais bien parce que ce sont nos convictions.

En cuisine, nous travaillons les produits locaux. Je fais toutes mes courses sur le marché, le samedi. Le restaurant est situé place Allende, la présence du marché hebdomadaire est l’une des raisons de notre installation ici.

Quels sont vos projets ?

Avec le cuisinier qui travaille à mes côtés, nous sommes dans une cuisine en perpétuelle évolution. Rien n’est figé. Le soir, par exemple, nous cuisinons comme si nous recevions des invités à la maison. C’est notre esprit. Notre projet est de progresser professionnellement et de continuer à améliorer nos pratiques.

Tout est préparé au restaurant, beaucoup de produits sont à base de fermentation. Je fabrique aussi mes vinaigres, comme le vinaigre de cidre qui est fait à partir des épluchures de pommes que je mets dans un tonneau. J’aime retrouver ces recettes pratiquées autrefois.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-le-chef-cuisinier-antoine-foezon-jeune-talent-du-gault-millau-068e3cb4-40b5-11ec-a434-ab32d8c3e8ec

 

Ouest-France

ENTRETIEN. Bretagne : La Coop des masques en passe de se sauver

Quelques mois après son lancement, l’usine coopérative de masques située près de Guingamp (Côtes-d’Armor) lançait un SOS, en septembre. Afflux de commandes et appels d’offres éclaircissent les perspectives, selon le nouveau président Christophe Winckler et le directeur, Patrick Guilleminot.

Christophe Winckler, le nouveau président de la Coop des masques, et Patrick Guilleminot, le directeur, dans l’usine située à Grâces, près de Guingamp. | OUEST-FRANCE

Christophe Winckler, président de Lessonia, société cosmétique du Finistère, vient de devenir également président de la Coop des masques, près de Guingamp. Avec le directeur, Patrick Guilleminot, ils dressent les perspectives de l’usine, qui a connu des difficultés.

En septembre, la Coop des masques, menacée de dépôt de bilan, lançait un SOS. Cela a porté ses fruits ?

Christophe Winckler. Oui, complètement. Dans le creux de la vague, entre mi-août et mi-septembre, nous réalisions 70 000 € de chiffre d’affaires par mois. Avec ce SOS, on est passé à 200 000 € tout de suite. Les articles de presse ont eu un effet extraordinaire. Les collectivités se sont mobilisées, on a reçu des commandes des conseils départementaux d’Ille-et-Vilaine, des Côtes-d’Armor, de municipalités… En interne, il y a aussi eu une prise de conscience des salariés, qui se sont mobilisés pour vendre des masques, et ça continue aujourd’hui. La ligne de masques chirurgicaux tourne à bloc. Nous avons stoppé la ligne FFP2, car nous avons d’énormes stocks.

Où en sont les commandes des hôpitaux ?

Ils ne pouvaient pas se mobiliser avant : il y avait des appels d’offres, passés pour trois ans. Mais nous avons répondu à de nouveaux appels d’offres, en octobre, dont les commandes, si nous emportons ces contrats, pourraient être pour mars – avril. Des appels basés à 30 % sur le prix et à 70 % sur la qualité du produit, la sécurité des approvisionnements, la logistique…

Ce qui joue en votre faveur…

Patrick Guilleminot. Oui. Avant, ils étaient basés à 80 % sur le prix. Avec la concurrence chinoise… Sur l’appel d’offres des hôpitaux de Bretagne, il y a une clause explicite de production européenne. Ça, c’est nouveau. Un autre arrive, qui concernera l’approvisionnement de 60 % des hôpitaux français…

L’hypothèse du dépôt de bilan est donc écartée ?

C.W. On n’est pas dans cette nécessité-là, mais on est toujours dans une zone difficile. Depuis octobre, on travaille sur les financements. On a étalé des dettes, on est encore en discussion avec nos partenaires financiers. Il faut passer le cap de l’hiver, pour qu’en février, l’on ait des solutions qui permettent de pérenniser définitivement la coopérative.

Avec une diminution des effectifs ?

P.G. De 23 salariés, on va réduire à 18-19, vers mi-novembre. La ligne FFP2 ne tourne pas, car les hôpitaux sont « surstockés ». L’État, voulant bien faire, les a dotés de ses stocks stratégiques, car ces produits ont des dates de péremption… Cela aurait été notre grand débouché et ça nous a coupé l’herbe sous le pied. Fin septembre, selon la fédération des hôpitaux de France, il y avait encore 800 millions de masques dans les hôpitaux.

Dans les locaux, un espace est déjà dédié à la nouvelle machine destinée à produire du meltblown, un précieux tissu filtrant. | OUEST-FRANCE

Vous deviez vous lancer dans la production du précieux tissu filtrant, le meltblown. Où en êtes-vous ?

C.W. La machine (3,5 millions d’euros) est là, mais avant de la lancer (600 000 € de coûts supplémentaires), il nous faut les marchés. On travaille avec d’autres industriels français de premier plan, pour mutualiser cet outil industriel. L’État avait sélectionné un besoin de dix unités en France. Sept tournent aujourd’hui, on fait partie des trois restantes. Sur la fabrication de masques, l’on est à flot, mais tant que l’on n’a pas trouvé une solution à ce problème de mutualisation de notre machine, la coopérative n’est pas encore sauvée.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guingamp-22200/entretien-bretagne-la-coop-des-masques-en-passe-de-se-sauver-54ae1e16-3e42-11ec-b567-f76c2a8a24ee

 

Ouest-France

Plougasnou. Un vestiaire solidaire va ouvrir à la résidence autonomie

L’équipe de la résidence autonomie met en place un vestiaire solidaire. Il s’agit d’un dispositif d’entraide et d’accompagnement pour les personnes accueillies, en situation de précarité. Cette action solidaire est un lieu d’accueil, d’échanges d’informations, d’implication, de rencontres mais aussi, de travail sur l’estime de soi.

Le vestiaire proposera des articles aux résidents, pour 1 € symbolique, et sera ouvert deux après-midi par mois. Les articles proposés dans le vestiaire viendront exclusivement de collectes régulières réalisées au sein de la commune et alentours.

La résidence autonomie de Plougasnou souhaite, ainsi, tisser une chaîne de solidarité avec la population locale, et espère créer par la suite des partenariats avec les magasins locaux.

Pour mettre en place ce projet, un appel à dons est lancé. Le 16 novembre, de 9 h à 17 h, l’équipe accueillera les personnes venues déposer leurs vêtements et accessoires.

Pour plus d’informations : résidence autonomie de Plougasnou, tél. 02 98 67 30 90.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/un-vestiaire-solidaire-va-ouvrir-a-la-residence-autonomie-db79f358-2703-4944-9eff-3202f4434cb4

 

Ouest-France

Des jeunes du conseil régional en visite à Lannion

Publié le

Impliqués dans la vie politique de la Région, quatre jeunes élus du conseil régional ont passé une première journée sur le terrain, à Lannion (Côtes-d’Armor).

Entourés d’Olivier Le Bras et de Gaby Cadiou, tous deux conseillers régionaux, Elouan, Noëlie, Lou et Némo ont terminé leur journée de travail au Phare, un tiers-lieu dédié aux jeunes. | OUEST-FRANCE

Jeudi 4 novembre, quatre élus du Conseil régional des jeunes (CRJ) étaient à Lannion (Côtes-d’Armor) pour une journée de travail et d’échanges sur le terrain. La Bretagne est la première région à ouvrir ses instances aux jeunes. Ils font partie de la commission Jeunesse, égalité et citoyenneté​, explique Gaby Cadiou, conseillère régionale, à la tête de la commission.

Le Phare, un lieu pour les 15-25 ans

Une opportunité que Lou, Noëlie, Némo et Elouan sont ravis de saisir. C’est intéressant de rencontrer les acteurs locaux, de voir comment les décisions prises à Rennes peuvent être mises en place. ​La santé, le travail, la mobilité ou l’écologie font partie des seize chantiers sur lesquels planchent les jeunes élus, qui comptent bien peser sur les choix politiques.

Lors de cette première journée de délocalisation, ils ont abordé l’intérêt de garantir un dialogue entre les jeunes et les élus : C’est important d’avoir leur regard sur différents sujets, note la conseillère régionale. Les débats ont continué au Phare, rue Savidan, lieu conçu pour accueillir les 15-25 ans et qui illustre bien l’investissement de la Ville en faveur de la jeunesse.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/des-jeunes-du-conseil-regional-en-visite-a-lannion-767c99ca-3d87-11ec-ae19-24374b064259

 

Ouest-France

Taulé. À Saint-Herbot, talents locaux et talents cachés se révèlent au public

Vingt-six artistes donnent à voir leurs « talents cachés» à la chapelle Sainht-Herbot, en Taulé (Finistère). À découvrir ce dimanche 7 novembre 2021, jeudi 11, vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 novembre, de 14 h à 18 h.

Jean-François Trévien, président de l’association Saint-Herbot. | OUEST-FRANCE

Les 7, 11, 12, 13 et 14 novembre, de 14 h à 18 h, l’association Saint-Herbot organise son exposition bisannuelle de talents locaux, talents cachés, à la chapelle Saint-Herbot. Vingt-six artistes amateurs exposent différentes créations : huiles, pastels, aquarelles, grès, terres, raku, bois, broderies.

Au fil de l’exposition, quelques exposants seront présents pour partager leurs passions avec les visiteurs.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/taule-29670/taule-a-saint-herbot-talents-locaux-et-talents-caches-se-revelent-au-public-dd6c6e2c-3fde-11ec-b344-63377b7e89ec

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
7 novembre 2021

Foire du livre

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/11/foire-du-livre.html

 

Ouest-France

Picardie. Un chasseur blessé au thorax dans « un état grave » après un accident

Publié le

Un accident de chasse a eu lieu dans le département de l’Aisne dimanche 7 novembre 2021. Un participant est grièvement blessé et transféré en urgence absolue à l’hôpital de Reims.

Illustration de chasseurs dans une forêt. | GSSHOT – STOCK.ADOBE.COM

Un chasseur a été grièvement blessé au thorax dimanche en fin de matinée en lisière de forêt à Landricourt (Aisne), a-t-on appris auprès de la gendarmerie.

La personne était consciente quand elle a été évacuée a précisé le parquet de Laon.

Selon les premiers éléments de l’enquête, il s’agirait d’un accident de chasse, la victime est partie à l’hôpital de Reims en urgence absolue et les constatations sont en cours pour connaître les circonstances de ce drame, a indiqué cette source.

Une personne placée en garde à vue parmi les chasseurs

Selon cette source, sept personnes étaient présentes lors de cette chasse, parmi elles une personne a été placée en garde à vue et les autres doivent également être entendues.

La compagnie de gendarmerie de Laon, des techniciens en identification criminelle et la brigade de recherche se sont rendus sur les lieux de l’accident, a-t-elle précisé.

https://www.ouest-france.fr/societe/la-chasse/picardie-un-chasseur-blesse-au-thorax-dans-un-etat-grave-apres-un-accident-008412fc-3fd0-11ec-9ea1-bed160c91f4d

 

Ouest-France

Baie de Douarnenez. Une solution universelle pour filtrer les microfibres en sortie des lave-linge

À la demande de l’Établissement public de la Baie de Douarnenez (Finistère), Frédéric Clermont a mis au point une solution peu coûteuse permettant d’arrêter les microfibres en sortie des lave-linge chez les particuliers. « Je l’utilise chez moi, en conditions réelles, depuis fin août. J’ai collecté 25 grammes de microfibres en 20 lavages. »

Frédéric Clermont présente les deux parties du dispositif conçu à la demande de l’Epab (Établissement public de la Baie de Douarnenez), de filtration des microfibres plastique à intercaler en sortie du lave-linge | OUEST-FRANCE

À compter du 1er janvier 2025, les lave-linge vendus en France devront être munis de filtres empêchant le passage dans les eaux usées des fibres plastiques libérées par les vêtements au cours du lavage. (Loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire).

Le renouvellement des lave-linge installés prendra des années. En attendant, la pollution va continuer. « Six millions de microfibres sont relâchées à chaque lessive par une machine de 6 kg », indique Frédéric Clermont, designer à la société DESIND près de Rennes. « La plupart des stations d’épuration ne sont pas équipées pour les retenir. » Elles se retrouvent dans les eaux de surface et les océans, sont ingérées par les poissons et mollusques et reviennent via ceux-ci dans nos assiettes.

La solution peu coûteuse s’adapte sur le parc actuel des particuliers. « Je l’utilise chez moi, en conditions réelles depuis fin août. Je collecte 25 grammes de microfibres en 20 lavages. »

Il a conçu le système dans le cadre d’un projet européen « Prévention de la Pollution Plastique (PPP) », à la demande de l’Établissement public de gestion et d’aménagement de la baie de Douarnenez (Finistère), partenaire du projet. Le cahier des charges stipulait que le coût ne doit pas excéder 50 €, que le dispositif doit être facile d’entretien et filtrer les particules de taille supérieure à 50 microns.

Chaque utilisateur peut l’assembler lui-même, à condition d’être bricoleur, et de s’être procuré les composants nécessaires dans des commerces d’articles de plomberie ou sur Internet (filtre Chaussette filtrante 50 μm d’Aquarium Systems, utilisé par les aquariophiles).

Il se branche sur le tuyau d’évacuation derrière la machine. Il comporte une partie porte-filtre fixe, et le filtre mobile, s’emboîtant dans le premier, terminé par un embout à enficher dans le flexible en sortie. Les pièces, hors le filtre sont en PVC. « Il faut vérifier le filtre environ tous les dix lavages, enlever les microplastiques retenus, afin qu’il ne se colmate pas, et les placer dans la poubelle habituelle. »

Un guide détaillé de montage a été produit et est disponible en « open source » (libre de droit). Les administrateurs de l’Epab ont réfléchi à l’accompagnement des usagers. « Le système pourrait est amélioré pour être livré prêt à l’emploi, moyennant l’investissement d’un industriel », ajoute Frédéric Martin.

Renseignements : Rozenn Lhermitte Epab 02 29 40 37 01.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/douarnenez-29100/baie-de-douarnenez-une-solution-universelle-pour-filtrer-les-microfibres-en-sortie-des-lave-linge-12ee8812-3edd-11ec-8dc8-3cddbec4fb53

 

Ouest-France

Incidents à la manifestation d’opposants aux « méga bassines » d’irrigation dans les Deux-Sèvres

La commune de Mauzé-sur-le-Mignon a été le théâtre samedi 6 novembre 2021 de manifestations entre pro- et anti-bassines, cette technique consistant à créer des réserves d’eau pour les agriculteurs durant l’été. Trois gendarmes ont été blessés et les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes.

Scène d’affrontements à Mauzé-sur-le-Mignon le 6 novembre 2021. | AFP

Entre 1 500 et 2 000 opposants aux « méga bassines » ​ont manifesté samedi contre un projet de réserves d’eau destinées à l’irrigation à Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres), une mobilisation qui a débuté dans le calme avant de connaître quelques incidents, selon un correspondant de l’AFP.

Les manifestants emmenés par le collectif Bassines Non Merci, la Confédération paysanne et les Soulèvements de la Terre, entendaient dénoncer l’accaparement et la privatisation de l’eau ​au profit d’une minorité d’agriculteurs.

Ils réclament l’arrêt immédiat du chantier à Mauzé-sur-le-Mignon où est creusée la première des seize bassines prévues sur le bassin de la Sèvre Niortaise, en majorité dans les Deux-Sèvres. En ce jour de COP 26, nous démontrons que notre combat est juste​, a déclaré Julien Le Guet, porte-parole de Bassines Non Merci.

Trois gendarmes blessés

D’abord calme et festive, la manifestation a toutefois été émaillée par des heurts, la préfecture condamnant des actes violents de manifestants sur les forces de l’ordre, afin de contourner les barrages mis en place, occasionnant 3 blessés chez les gendarmes, selon un communiqué.

Les gendarmes ont fait usage de gaz lacrymogènes pour repousser des manifestants qui avaient envahi une voie ferrée et jetaient des pierres, selon un correspondant de l’AFP.

La préfecture a par ailleurs déploré la dégradation d’une réserve d’eau en service à Cramchaban, dans le département voisin de Charente-Maritime. La pompe a été déconnectée et les bâches recouvrant la cuvette retirées, laissant l’eau partir.

Ces réserves qui prennent la forme de cratères recouverts d’une membrane plastifiée doivent être alimentées par les cours d’eau et nappes phréatiques en hiver, et servir l’été à des agriculteurs irrigants quand la ressource manque. Mais dans cette zone du marais poitevin, ces projets attisent les tensions entre leurs partisans et détracteurs depuis des années.

Contre-manifestation de la FNSEA

En réponse aux anti-bassines, 400 agriculteurs s’étaient d’ailleurs rassemblés simultanément sur le chantier à l’appel de la FNSEA, des Jeunes agriculteurs et la Coordination rurale pour défendre les projets agricoles de bon sens. Le projet doit aboutir […] Tout s’est fait dans la légalité […], la concertation, a soutenu le président de la FNSEA 79, Denis Mousseau.

Les tracteurs des pro et antis avaient convergé dès le matin vers la petite commune de 2 800 habitants quadrillée par un important dispositif de sécurité. Une mobilisation d’opposants à Mauzé, en marge du congrès de la FNSEA le 22 septembre, avait déjà connu quelques moments de tension.

https://www.ouest-france.fr/environnement/amenagement-du-territoire/incidents-a-la-manifestation-d-opposants-aux-mega-bassines-d-irrigation-dans-les-deux-sevres-0ac74458-3f37-11ec-8e27-93fd6fdc67e6

 

Ouest-France

Une faible mobilisation pour le climat à Lannion

Publié le Anne HERVIOU

L’unique rassemblement du département n’a pas réussi à mobiliser. Seules 250 personnes ont défilé à Lannion (Côtes-d’Armor), ce samedi 6 novembre 2021 lors de la journée mondiale d’action contre le changement climatique.

Les défenseurs du climat croient qu’un autre modèle de développement est encore possible. | OUEST-FRANCE

J’aurai bien aimé que vous soyez deux fois, trois fois, quatre fois plus nombreux​, admet Alain Stéphan du collectif Climat Trégor. Mais après tout, ce sont les meilleurs qui sont là aujourd’hui. ​Les organisateurs ne cachaient pas leur déception à l’issue du rassemblement pour le climat où seules 250 personnes ont défilé à Lannion (Côtes-d’Armor), ce samedi 6 novembre 2021.

Au mois de mai, ils étaient 600 à battre le pavé. J’ai du mal à comprendre que les gens ne participent pas plus à ce genre de mobilisation. Pourtant, j’ai l’impression qu’il y a de moins en moins de climatosceptiques​, continue Alain Stéphan.

Tour à tour, des membres d’associations environnementales ont pris la parole, encerclés de slogans. | OUEST-FRANCE

Une seule mobilisation dans les Côtes-d’Armor

Guidés par quelques musiciens de fanfare et portant haut des branches et des slogans chocs, ils ont tout de même réveillé le centre-ville. C’est pourtant maintenant ou jamais, tous les voyants sont au rouge​, s’énerve Marie, qui n’a pas hésité à faire 50 km. Il n’y avait pas d’autres mobilisations dans le département.

+++ À Lire aussi : Un millier de manifestants marchent pour le climat à Rennes

Tour à tour, quelques responsables d’associations environnementales qui constituent le collectif Climat Trégor ont pris la parole dénonçant le manque de courage politique : Face aux catastrophes climatiques qui se multiplient, les solutions sont connues, mais nos dirigeants n’ont pas la volonté d’agir.

La lourde tâche de porter la bannière de tête est revenue à Émile, Lili et Ella. | OUEST-FRANCE

Des jeunes au rendez-vous

Pour les citoyens engagés dans cette marche et alors que se déroule en ce moment la COP26, à Glasgow en Écosse les mesures tièdes des gouvernements ne sont pas satisfaisantes. Des beaux discours, du blabla, des mensonges.Optimistes malgré tout, ils pensent qu’on peut agir à Lannion comme ailleurs, et exiger de réelles mesures à effet immédiat. Nous voulons des résultats.

Pour ramener le débat localement, le pont aval, s’est invité dans les discussions. La construction de ce quatrième pont qui enjamberait le Léguer, à Lannion, est proche de se concrétiser et ne fait pas l’unanimité auprès des habitants : Nous devons exiger de nos collectivités locales l’abandon des projets non climato-compatibles.

La présence d’un groupe d’étudiants sous la bannière de Youth for climate à rassurer les membres les plus impliqués dans les associations du secteur : Même s’ils ne sont pas très nombreux, on peut espérer qu’ils assureront la relève.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/cotes-d-armor/une-faible-mobilisation-pour-le-climat-a-lannion-be99aa08-3f13-11ec-8e27-93fd6fdc67e6

 

Lannion. Quand le Trégor inspirait Childe Hassam, un grand maître de l'impressionnisme aux États-Unis

Figure de l'impressionnisme américain, Childe Hassam a découvert ce courant en France au XIXe siècle. Il a étoffé sa palette à Lannion et Perros-Guirec.

La plage de Trestraou sous le pinceau de Childe Hassam - Perros

La plage de Trestraou sous le pinceau de Childe Hassam – Perros-Guirec, Cotes du Nord, France, 1910. ©Childe Hassam (Domaine public)

Par Rédaction Lannion Publié le  

La Bretagne,  » cette terre au charme indicible « . En 1905, la revue britannique The Studio loue ainsi le potentiel de la région à inspirer les artistes. Originaire de Boston, Childe Hassam (1859-1935), un peintre américain auparavant apprenti graveur, y effectue deux voyages : il découvre d’abord Port-Manec’h, Le Pouldu et la cité des peintres, Pont-Aven, en 1897.

Puis, en 1910, Hassam traverse le Trégor, Lannion et Perros-Guirec, pour des vacances d’été finalement studieuses, puisqu’il réalise une série de dessins et d’aquarelles, entre juillet et août.

Exotisme breton

Au crépuscule du XIXe siècle, les jeunes artistes américains ont trouvé en France la possibilité de s’exercer, notamment à l’impressionnisme, esthétique caractérisée par le travail des lumières et des couleurs vives, et ont pu apprendre par exemple à Giverny (Normandie), le village de Claude Monet.

Trégor, the place to be

 » Les peintres se déplacent alors très facilement, sur le conseil de peintres amis, pour découvrir des régions qui étaient considérées comme exotiques. Tous avaient besoin de bouger et l’Italie était passée de mode », pense Marie Stéphan, galeriste basée à Perros-Guirec.

Entre Paris et la Bretagne, nombreux sont les artistes à fuir l’industrialisation des villes. Il faut savoir que Perros-Guirec est à l’époque une destination prisée par les artistes français comme Maurice Denis. Childe Hassam, réputé pour ses scènes urbaines et côtières, a sûrement voulu faire l’expérience de ses propres yeux et pinceaux.

Après avoir immortalisé les bâtiments pittoresques, les costumes traditionnels et les paysans en plus d’une douzaine d’œuvres lors de son premier périple breton, le peintre s’est posé en Côtes-du-Nord…

Portrait de Childe Hassam par Samuel Johnson Woolf

Le portrait de Childe Hassam, une figure importante du courant impressionniste américain. ©Samuel Johnson Woolf (Domaine public)

Vingtaine d’œuvres

Kelsey Gallagher connaît bien ce second passage en Bretagne. Elle travaille aux Galeries Hirschl & Adler à New-York. Sa passion pour les représentations de la région à travers l’histoire de l’art l’a amené à consacrer une thèse au mouvement artistique breton de l’entre-deux-guerres, Ar Seiz Breur.

 » Lors d’un long voyage en Europe, Hassam et sa femme Maud, pour fuir la chaleur de la ville, ont quitté Paris pour Lannion et Grez-sur-Loing (une autre colonie d’artistes fréquentée par leur ami Thomas Alexander Harrison). La visite des Côtes-du-Nord était conçue comme des vacances pour le couple, Hassam lui-même était un nageur passionné et voulait sans doute savourer l’occasion de passer du temps au bord de la mer « , explique Kelsey Gallagher.

À Lannion et Perros-Guirec, on peut ainsi dénombrer au moins une vingtaine de scènes, des morceaux de Trégor que l’on distingue aisément, preuve que tout cela n’est pas tant ancien.

Trestraou avec vue

Pendant son séjour trégorrois, Hassam a résidé à l’hôtel Ollivro, en face de la plage de Trestraou. C’est une lettre de l’hôtel qui le prouve, datée du 1er août 1910, qu’Hassam a envoyée à son ami et collègue artiste français, Henri Le Sidaner. Restent de ses pérégrinations perrosiennes au moins deux peintures représentant la plage de Trestraou et ses cabanons multicolores ; neuf réalisées à La Clarté, ou encore un tableau de granges en brique bretonnes.

La lettre envoyée par Childe Hassam à son collègue français Henri Le Sidaner en 1910, depuis l'hôtel Ollivro basé à Perros-Guirec.

La lettre envoyée par Childe Hassam à son collègue français Henri Le Sidaner en 1910, depuis l'hôtel Ollivro basé à Perros-Guirec. ©Les archives du Catalogue Raisonné de Childe Hassam, don de la famille Le Sidaner.

Lannion et son quai

Pour Lannion, on garde trace d’une douzaine d’aquarelles et de dessins. Où l’on reconnaît surtout le quai d’Aiguillon, les maisons à colombages, l’église de Brélévenez ou encore le couvent Saint-Anne.

Kelsey Gallagher raconte d’ailleurs :  » L’une de ces œuvres, The Quai, Lannion, était peut-être celle intitulée The Church Tower, Lannion, Côtes du Nord, et présentée au New York Water Color Club en novembre 1914 « . Un travail qui avait été salué par un critique du journal Sun of New York :  » Les petits aperçus étincelants de M. Hassam sur des lieux étrangers sont tout à fait délicieux à tous points de vue […] ses couleurs brillent comme du verre ancien. » 

Souvenirs de vacances

Bien que le Trégor l’inspira, la région fut avant tout une parenthèse de villégiature pour Hassam.  » Un certain nombre de ces œuvres ont été réalisées sur des supports atypiques, comme la couverture en carton d’un carnet de croquis, ou le couvercle d’une boîte à cigares. Cela prouve que la majorité des œuvres lors de son séjour en Bretagne étaient destinées à être des souvenirs ou des cartes postales plutôt que des œuvres majeures « , précise Kelsey Gallagher.

C’est le cas de Beach Scene, Côtes du Nord, France, peinte à l’huile sur un couvercle de boîte à cigares, offerte par l’Américain à ses propriétaires d’origine, le Dr et Mme John Harrington Cox. Les couples se sont rencontrés à bord du navire S.S. St. Louis qui a navigué de New York à Londres en juin 1910 et l’aquarelle a été offerte en souvenir de ce voyage.

Des tableaux égarés

Malgré sa grande influence aux Etats-Unis (voir page suivante), Childe Hassam demeure plutôt méconnu en France, lui qui a pourtant réalisé pas moins de 4 000 toiles dans sa vie ! En plus, certains traits de son travail restent aujourd’hui dans l’ombre :  » Un certain nombre de peintures d’Hassam de la côte nord bretonne ont été perdues « , soulève enfin Kelsey Gallagher. Cela du fait que ces tableaux, plus conçus comme des souvenirs que des chefs-d’œuvre, ont échappé aux marchés d’art, et ont été passés de générations en générations sans documentation. Dépeint en cadeaux, le Trégor aura été chez Hassam plus qu’une impression.

Childe Hassam,  une vie d’artiste passée sur deux continents

Presque anonyme en France, Childe Hassam est pourtant une référence dans son pays. Retour, en trois dates clés, sur la riche vie artistique du peintre américain.

1886, séjour à Paris

Childe Hassam s’est installé à Paris en 1886, pour trois ans, avant de retourner en 1889 aux États-Unis et de déménager à New-York. Le peintre a suivi dans la capitale des cours à la très prestigieuse Académie Julian, où il profita de l’enseignement de Gustave Boulanger et Jules Joseph Lefebvre avant de prendre vite son autonomie.

Un article du Smithsonian magazine de 2004 racontait que, quand Hassam loua un studio à Paris, il restait des « toiles invendues abandonnées par le locataire précédent – un « peintre fou », comme l’appelait le concierge ». Le peintre fou en question était Pierre-Auguste Renoir, l’un des plus grands artistes français. Enfin, Hassam fut récompensé d’une médaille de bronze à l’Exposition universelle de Paris de 1889.

1897, fondation des Dix

Childe Hassam co-fonda, avec neuf autres collègues, le groupe des « Ten American Painters », un collectif qui démissionna en 1897 de la Société des artistes américains, en protestation à l’art académique du pays, trop conservateur à leur goût. Les  » Dix  » étaient considérés comme les représentants de l’impressionnisme américain. Ils ont organisé des expositions pendant une vingtaine d’années. Bref, Childe Hassam a compté, avec Mary Cassatt ou Theodore Robinson, parmi les chefs de file de ce mouvement pictural.

1917, série de drapeaux

L’artiste de Boston fut salué particulièrement pour sa série de drapeaux, commencée en 1916. Mais son tableau le plus célèbre, Le Jour des Alliés, fut peint en mai 1917, un mois après l’entrée en guerre des États-Unis dans la Première Guerre mondiale. On y voit la Cinquième Avenue de New York fleurie de drapeaux des États-Unis, mais aussi de la Grande-Bretagne et de la France, tous trois Alliés. La célébration avait, là, une symbolique forte pour Hassam, un Américain avec des origines britanniques, bercé par l’impressionnisme en France. Au total, Childe Hassam aura réalisé pas moins d’une trentaine de tableaux de ce décor patriotique.

W

Vous l'avez reconnu ? C'est le quai d'Aiguillon à Lannion, dépeint avec beaucoup de couleurs par Childe Hassam il y a désormais plus d'un siècle…  – The Quai, Lannion, 1910. ©Childe Hassam (Domaine public)

https://actu.fr/bretagne/lannion_22113/lannion-quand-le-tregor-inspirait-childe-hassam-un-grand-maitre-de-limpressionnisme-aux-etats-unis_46228838.html

 

Ouest-France

Brest. Les Antipass vont marcher sur la voie express Brest-Morlaix fin novembre

Publié le Frédérique GUIZIOU

Réunis ce samedi 6 novembre pour leur 18e semaine de contestation, quelque 200 manifestants contre le passe sanitaire ont annoncé une « action d’envergure », les 27 et 28 novembre 2021.

Pour leur 18e semaine de contestation, environ 200 manifestants anti-passe sanitaire se sont retrouvés, ce samedi 6 novembre 2021, place de Strasbourg à Brest. | OUEST-FRANCE

« Amis résistants, il est temps de marquer l’histoire avec une action de grande envergure pour défendre nos droits et nos libertés ».

« Coup d’éclat » sur la voie express

Ce samedi 6 novembre 2021, réunis place de Strasbourg à Brest pour leur 18e semaine de mobilisation, environ 200 « Antipass » ont ainsi annoncé leur prochain « coup d’éclat », prévu les 27 et 28 novembre prochains : marcher de Brest à Morlaix, pendant deux jours, sur la voie express, à partir du rond-point de Penn Ar C’hleuz.

« Nous sommes en guerre ! Pour cette marche, je vais m’équiper en conséquence, combinaison de cuir, casque de moto, annonce Jacques. Nous savons que les autorités, celles que j’appelle désormais « La Bête » vont nous attendre au tournant. »

« À bas la tyrannie techno-sanitaire ! » crient les manifestants. Rejoints par des Gilets jaunes et des Antifas, les Antipass soutiennent que « le passeport Covid est un outil de mise en esclavage ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-les-antipass-vont-marcher-sur-la-voie-express-brest-morlaix-fin-novembre-0e69f904-3f08-11ec-9acb-9d2356bf4b6b

 

Ouest-France

Morlaix. Trois expositions à ne pas rater en centre-ville

Cet automne, de nombreuses expositions sont proposées à Morlaix (Finistère). Des œuvres percutantes sont à découvrir à La Virgule, au Passage 1522 ainsi qu’à la galerie Couleur des arts, rue Au Fil.

Le peintre Jean-Luc Bourel expose à La Virgule, rue de Paris, à Morlaix. | OUEST-FRANCE

Jean-Luc Bourel à La Virgule

« C’est bien d’exposer dans sa ville, dans ce lieu magnifique », souligne Jean-Luc Bourel. Pour lui, l’année 2020 s’est traduite par un ralentissement, une sidération devant le blanc du support.

Petit à petit, la vie a repris son cours normal, les projets et le désir de peindre aussi, mais nuancés d’une sourde inquiétude : « Aujourd’hui, tout va très vite, on commence à vivre des changements brutaux d’où le titre de l’exposition Déjà demain » indique le peintre morlaisien.

C’est pourquoi, ses toiles aux couleurs minérales qui évoquent des eaux vives et la lumière attirent les regards et apaisent. Au spectateur de créer ses propres impressions. Rien n’est figé, il ne cherche pas à clore la peinture, ni à lui donner un sens précis, « elle doit rester ouverte, comme en suspens ».

La Virgule, 9, rue de Paris, Morlaix, jusqu’au 22 décembre.

Dominique Le Filous au Passage 1522

Dominique Le Filous, peintre à Morlaix. | OUEST-FRANCE

L’exposition Main droite, main gauche fait allusion à son AVC survenu en 2020. « Mon défi a été de redessiner, j’ai crayonné tout de suite de la main gauche, ça n’a pas été toujours facile surtout au début, mais l’exposition m’a vraiment boostée. »

Dominique Le Filous présente des sculptures et tableaux à l’expressionnisme marqué par la révolte qui l’habite. Ses peintures sont faites de collages de papiers froissés, de cendres séchées et de matériaux détournés. Les toiles Les émigrés et Charles à la guerre en hommage à son grand-père parti à la guerre dans des conditions difficiles, sont bouleversantes.

Passage 1522, Grand’rue, Morlaix, jusqu’au 16 novembre.

Exposition singulière à Couleur des arts

Exposition collective à la galerie Couleurs des arts, Morlaix. | OUEST-FRANCE

Le comédien et artiste d’art plastique Jean-Yves Tual a réuni douze artistes, peintres et sculpteurs de la région, choisis au feeling. Leur particularité ? « Ils ont tous des univers très singuliers, poétiques ou fantastiques, hors des sentiers battus. Il s’agit du premier événement de l’association Mad’eo Créations. »

Noémie Abgrall, l’atelier Rhéa, Arielle Carré, Elso, Gilles Naour, Jean-Luc Pape, ou encore Elwing Zizounaï présentent une centaine de peintures, de céramiques, de sculptures sur bois ou métal, de collages, de lampes en bois, de bijoux, de dessins et de collages numériques.

Galerie Couleur des arts, 9, rue au Fil, Morlaix, jusqu’au 14 novembre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-trois-expositions-a-ne-pas-rater-en-centre-ville-e729ee68-3f01-11ec-8dc8-3cddbec4fb53

 

Ouest-France

À Lourdes, une photo et le glas à la mémoire des victimes de pédocriminalité

À Lourdes, ce samedi 6 novembre, des religieux ont rendu hommage aux victimes de la pédocriminalité dans l’Église.

Cérémonie au sanctuaire de Lourdes, ce samedi 6 novembre, en hommage aux victimes de pédocriminalité. | VALENTINE CHAPUIS / AFP

Évêques, prêtres, responsables d’ordres religieux et quelques fidèles ont fait mémoire ​aux victimes de pédocriminalité, samedi 6 novembre à Lourdes, en se recueillant devant une photo et en organisant une prière de repentance au sanctuaire, a constaté une journaliste de l’AFP.

Ici, ensemble, rassemblés pour recevoir le rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), nous voulons marquer ce lieu de Lourdes pour un premier témoignage visuel qui fera mémoire de tant de violences, de drames et d’agressions​, a déclaré Hugues de Woillemont, porte-parole de la Conférence des évêques de France (CEF).

Une photo montrant une sculpture représentant une tête d’enfant pleurant a été dévoilée.

Un « lieu de mémoire »

Elle préfigure la construction d’un lieu de mémoire, décidée en mars par les évêques, mais dont les modalités n’ont pas encore été définies.

La photo a été prise par une victime et un texte sur la violence subie et la souffrance de cet enfant a été lu par une autre victime, Véronique Garnier, venue à l’assemblée plénière de la CEF qui se tient jusqu’à lundi.

Petits enfants, qui vous a entraîné dans son secret honteux ? Qui a fait de vous sa chose ?, a interrogé Eric de Moulins-Beaufort, président de la CEF, tandis que Véronique Margron, présidente de la Corref (ordres religieux), a dénoncé la parole interdite, dehors comme dedansdes enfants victimes.

Prière de pénitence

Les 120 évêques, qui n’étaient pas vêtus de leurs habits liturgiques à la demande des victimes, les religieux, prêtres et laïcs se sont ensuite rendus sur l’esplanade de la basilique Notre-Dame du Rosaire, où, après la sonnerie du glas, ils ont participé à une prière de pénitence, certains à genoux.

Vendredi, sous la pression des victimes et du rapport de la Ciase qui a jeté une lumière crue sur l’ampleur du phénomène de pédocriminalité dans l’Église catholique depuis soixante-dix ans, les évêques ont reconnu officiellement la responsabilité institutionnelle de l’Église et leur caractère systémique.

https://www.ouest-france.fr/societe/religions/a-lourdes-une-photo-et-le-glas-a-la-memoire-des-victimes-de-pedocriminalite-dcdb3b76-3efa-11ec-9acb-9d2356bf4b6b

 

Ouest-France

Morlaix. Une trentaine de manifestants rassemblés contre le passe sanitaire

À Morlaix, une trentaine de personnes se sont rassemblées devant l’hôtel de ville afin de manifester contre le passe sanitaire ou la vaccination.

Une trentaine de personnes se sont retrouvées devant l’hôtel de ville de Morlaix (Finistère) pour manifester contre le passe sanitaire et la vaccination, ce samedi 6 novembre. | OUEST-FRANCE

Nouveau samedi de manifestation contre le passe sanitaire ou la vaccination à Morlaix (Finistère). Ce samedi 6 novembre 2021, une trentaine de personnes se sont mobilisées devant l’hôtel de ville pour former un cortège. La mobilisation a duré environ une heure. Des pancartes contre la vaccination obligatoire, le passe sanitaire et les discriminations étaient visibles, ainsi que plusieurs affiches en faveur du candidat à la présidentielle Fabien Roussel (PCF).

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-une-trentaine-de-manifestants-rassembles-contre-le-passe-sanitaire-6fb632d6-3eef-11ec-9acb-9d2356bf4b6b

 

Ouest-France

Brest. Vicky Hérault, première femme pilote maritime au port de commerce

Après une belle carrière embarquée, Vicky Hérault est la première femme à intégrer la station de pilotage de Brest-Concarneau-Odet (Finistère).

Vicky Hérault est la nouvelle pilote de la station brestoise. | OUEST-FRANCE

Le vendredi 1er octobre 2021, à Brest (Finistère), Vicky Hérault a rejoint l’équipe des pilotes brestois, où elle est appelée à remplacer Jean-Marc Nédélec.

Sa formation progressive de trois ans, qui a commencé sur des navires de moins de 90 mètres, se poursuivra au fil des mois pour piloter de plus gros navires, notamment des paquebots, des méthaniers…, dépassant les 300 m de long.

Élève sur un porte-conteneurs

La jeune femme originaire d’Angers, après le bac en 2005 et attirée par un métier où l’on touche à tout, passe avec succès le concours d’entrée à l’école de l’Hydro (1) du Havre (Seine-Maritime).

Durant ses années d’études, elle embarquera comme élève sur le porte-conteneurs Eiffel de la CMA CGM pour un beau voyage Marseille-Corée et retour. Également sur le ferry Kalliste reliant Marseille à la Corse, sur les navires de Genavir (Ifremer).

En 2008, après sa troisième année d’école, elle est brevetée officier polyvalent.

Carrière chez Genavir

Vicky Hérault entame ensuite une longue carrière sur les navires scientifiques d’Ifremer : sur le Pourquoi Pas ?, le Thalassa et l’Atalante, où elle sera successivement lieutenant, second et troisième mécanicien, second capitaine.

Fin 2018, elle change de cap et rejoint Saint-Pierre-et-Miquelon, où elle va commander des ferries de type NGV (navire à grande vitesse), assurant la desserte entre Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Pierre et Terre-Neuve.

Une première à Brest

Après cette belle carrière de navigant, aspirant à une vie de famille plus stable, elle devient pilote portuaire, une première à Brest. « Je suis complètement ravie de poursuivre ma carrière maritime en faisant un métier très intéressant. C’est un nouvel apprentissage qui confirme mon envie de faire des manœuvres avec des navires différents », témoigne-t-elle.

(1) : École nationale de la marine marchande.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-vicky-herault-premiere-femme-pilote-maritime-au-port-de-commerce-a136b3aa-3ede-11ec-8dc8-3cddbec4fb53

 

Ouest-France

REPORTAGE. Finistère : la pêche à pied, une histoire de famille dans la baie de Morlaix

Vacances et grandes marées riment avec pêche à pied ! Les conditions étaient plus qu’idéales, ce vendredi 5 novembre 2021, pour aller récolter coques, palourdes et ormeaux, en famille. Tour d’horizon à Carantec, Plouezoc’h et Plougasnou (Finistère).

Jean-Louis et son fils Guillaume profitent de leur temps libre pour aller pêcher coques et palourdes, tout autour de l’île Callot découverte par la mer à Carantec, en ces grandes marées. | OUEST-FRANCE

Les parkings de la Grande-Grève et devant la rue du Port, à Carantec (Finistère) sont blindés de voitures, ce vendredi 5 novembre 2021. Devant les coffres ouverts, on voit les baskets être troquées par des bottes, les sacs à main ou à dos par des paniers et des outils pour « gratouiller » le sol.

La météo est idéale pour se lancer dans une partie de pêche à pied, alors que la mer s’est retirée tout autour de l’île Callot. Le spot est devenu un incontournable pour les habitués et les familles.

Le loisir idéal pour les enfants

« C’est un super terrain de jeu très étendu, confirme Erwan, venu avec ses enfants et des amis. C’est intéressant de leur montrer comment fonctionnent les marées et qu’on peut manger ce qui se trouve sous nos pieds. » À ses côtés, Morgane a commencé à remplir un petit sac de coques. « C’est super facile : on gratte un peu et hop ! On trouve tout ce qu’il faut », sourit la Morlaisienne, une grapette à la main. Un peu plus loin, les enfants tentent de dénicher des étrilles.

Dans les sillons et l’eau de Callot, à Carantec, on trouve essentiellement des coques, des étrilles, crevettes et parfois des ormeaux. | OUEST-FRANCE

« C’est plus ludique, c’est vivant et c’est surtout bon. Après, on préfère aller du côté de Barnenez, les recherches sont plus productives », ajoute Erwan. Le tout devrait être sur la table du dîner, au soir.

Anti-morosité contre le Covid

Plus près de l’île Callot, deux hommes s’activent sur le sol. Chaque coquillage est savamment mesuré, grâce à des gabarits. La douane n’est effectivement pas loin pour contrôler les paniers et la taille des récoltes, devant l’estran. Les coques ne doivent pas être plus petites que 2,7 cm, par exemple. « Dès que c’est trop petit, on l’enterre dans le sable, là où on l’a trouvé. C’est normal et il y a des contrôles », souligne Jean-Louis, retraité vivant à Locquénolé.

La pêche se passe résolument en famille, puisque son fils Guillaume l’accompagne. « Ce que je préfère, c’est être au grand air. On profite d’un moment ensemble. On prend juste ce qu’il nous faut pour manger. Au moins, ici, on ne se marche pas dessus », note Guillaume.

Autre spot autre ambiance, de l’autre côté de la rivière, à Térénez. Janine profite de la sortie pour expliquer à ses trois petits-enfants comment trouver des couteaux. « C’est aussi bien qu’une sortie en forêt, ils auront plein de choses à raconter aux copains quand ils reviendront en classe. C’est parfait pour oublier ces histoires de Covid ! » s’exclame la pimpante sexagénaire. Et il suffit de se pencher pour récolter les fruits de ce potager marin jusqu’à la fin des grandes marées, ce dimanche 7 novembre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/reportage-finistere-la-peche-a-pied-une-histoire-de-famille-dans-la-baie-de-morlaix-480f8b64-3e3c-11ec-8764-2050936eeb37

 

Ouest-France

Cop26 à Glasgow. Les avancées, les points de crispation... Quel est le bilan à la mi-parcours ?

Modifié le Publié le Christelle GUIBERT

Au-delà de la surenchère d’annonces des dirigeants depuis lundi 1er novembre, les négociations pour mieux combattre le réchauffement climatique occupent, en coulisses, des centaines de délégués des nations qui ont ratifié l’Accord de Paris pour le climat.

Les jeunes de Fridays For Future ont donné de la voix, hier, dans les rues de Glasgow, en marge de la Cop26. | BEN STANSALL, AFP

Déjà, les pays sont plus nombreux à bord. La Turquie a enfin ratifié l’Accord de Paris pour le climat, signé par 196 Nations plus l’Union européenne en 2015. La Libye a rejoint la lutte internationale cette semaine. Seuls quatre pays manquent encore à l’appel : Iran, Irak, Érythrée et Yémen.

Il y a eu aussi une grande avancée sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, cause du réchauffement.

Les nouvelles contributions nationales », dont la plus remarquée a été celle de l’Inde, avec son objectif de neutralité carbone en 2070, rendent l’objectif de Paris atteignable : les baisses d’émissions promises mèneraient la planète à 1,9 °C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle. L’accord noué en 2015 stipule en deçà de 2 °C, voire 1,5 °C si possible ». Avant Glasgow, on filait tout droit vers une planète à 2,7 °C.

Lire aussi. Cop26. Un partenariat mondial pour décarboner l’Afrique du Sud

Est-ce suffisant ?

Non. Car depuis Paris, six ans ont filé, les émissions sont reparties à la hausse et les scientifiques du Giec ont établi qu’au-delà d’1,5 °C, les événements météorologiques extrêmes vont se multiplier, avec des effets irréversibles (fonte des glaces, élévation du niveau de l’océan…).

Beaucoup de pays ont déposé des engagements supérieurs à 1,5 °C. Il est crucial que cette Cop réglemente la manière d’y arriver, vite. Tout se joue avant 2030. Sans un effort spectaculaire lors de cette décennie, la neutralité carbone en 2050 sera inatteignable », a martelé John Kerry, l’envoyé spécial des États-Unis.

L’idéal serait un accord contraignant, avec l’obligation de s’y conformer pour 2022 et des contrôles plus fréquents que tous les cinq ans. Selon plusieurs délégués européens, ce n’est pas le chemin que prennent les négociations.

Lire aussi. REPORTAGE. Dans le nord de l’Écosse, les tourbières comme une solution en faveur du climat

Quels sont les points à surveiller ?

La mise en place d’un marché carbone mondial, celui qui crispe tout le monde. L’Union européenne, forte d’avoir établi le sien, se montre intraitable. Elle veut éviter les risques de double comptage comme celui du Brésil qui, avec la Chine et l’Arabie saoudite, avait fait achopper les discussions à Madrid, en 2019. Jair Bolsonaro voulait pouvoir vendre ses « crédits carbone », tout en les comptabilisant comme ses propres réductions d’émission. L’UE veut un système comptable transparent ».

Lire aussi. REPORTAGE. Cop26 en Écosse : les Orcades laissent la tourbe pour les hydroliennes

Les pays du Sud, notamment les États insulaires vulnérables au changement climatique, aimeraient que l’argent récolté par ces taxes alimente un fond destiné à l’adaptation de leurs infrastructures, voire au dédommagement des dégâts qu’ils subissent déjà.

Le mouvement des peuples premiers ne veut pas entendre parler de droits à polluer », tandis que les grandes organisations environnementales, qui connaissent leur capitalisme sur le bout des doigts, savent ce principe du pollueur-payeur nécessaire pour verdir l’économie mondiale. Il reste une semaine pour parvenir à un texte commun, le 11 novembre.

https://www.ouest-france.fr/environnement/climat/cop26-a-glasgow-quel-est-le-bilan-a-la-mi-parcours-78e84d82-3e3e-11ec-b567-f76c2a8a24ee

 

Ouest-France

Plouégat-Guérand. La maison de Convenant Yvinen mise à prix à 15 000 €

À l’ordre du jour du conseil municipal de Plouégat-Guérand (Finistère) du jeudi 4 novembre 2021, la vente d’un bâtiment, un nouvel avenant pour l’ancienne menuiserie et le soutien aux associations via le « pass asso ».

La vente de la maison de Convenant Yvinen Plouégat-Guérand a été confiée à un notaire. | OUEST-FRANCE

La commune de Plouégat-Guérand (Finistère) a mis en vente le bâtiment situé à l’entrée du lotissement Convenant Yvinen. « Nous avons déjà trois personnes qui sont intéressées, indique le maire, Renaud de Clermont-Tonnerre, jeudi 4 novembre durant le conseil municipal. Nous avons confié sa vente à Me Wallbott, notaire à Lanmeur, ceci pour garantir toute transparence et une équité entre les potentiels acquéreurs. » Combien sera-t-elle vendue ? Après estimation par les domaines (direction immobilière de l’État), les élus ont fixé à 15 000 €, la mise à prix du bâtiment de 50 m² « qui est vétuste et sans terrain ».

Ils décident d’y ajouter une condition suspensive de vente : « L’acquéreur devra réaliser un changement de destination du bâtiment pour le transformer en habitation pour une résidence principale et non pour une résidence secondaire ou une mise en location saisonnière. »

Ancienne menuiserie

Mauvaise surprise pour la commune à l’occasion de travaux clôts et couverts sur l’ancienne menuiserie (bâtiment attenant à l’école) ! « Le mur mitoyen est extrêmement fragilisé, indique Claude Siche, adjoint en charge du dossier. L’étude du cabinet ECB ingénierie conclut que ce mur présente un réel danger au dévers de sa pointe pignon, des lézardes de chaque côté des cheminées et de son manque de liaisons avec les structures de plancher. »

Le devis de reprise de l’entreprise Art groupe Villemain s’élève à 43 636 €. Ces travaux, qui sont urgents, seront pris en charge par la commune, la mairie refacturant sa part de travaux au propriétaire mitoyen, soit 16 362 € du montant hors taxes.

Subventions aux associations

Le comité de fêtes de Saint-Laurent et Générations loisirs, qui, en l’absence de dossier, n’avaient pas pu se voir attribuer de subvention en juin dernier, reçoivent respectivement 100 et 450 €. « Ne pouvant fournir de budget prévisionnel à cette date, on s’est mis d’accord sur la présentation du budget de l’année précédente », souligne Brigitte Lozac’h, adjointe.

Par ailleurs, trois associations bénéficient du dispositif « pass asso » mis en place en soutien des associations fragilisées par la crise sanitaire. Ce fonds, soutenu par la Région, Morlaix communauté et la commune, vient en aide aux associations qui n’ont pas pu organiser d’évènements et qui surtout ont des charges (remboursements salaires…) à régler. Le comité de Saint-Laurent reçoit 800 € ; Générations loisirs et le club de foot, 400 €.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouegat-guerand-29620/plouegat-guerand-la-maison-de-convenant-yvinen-mise-a-prix-a-15-000-4b61c014-3e25-11ec-b91c-7921c284d387

 

Ouest-France

Plounéour-Ménez. Une charte environnementale pour la commune

Delphine Sauban, adjointe à l’urbanisme et à l’environnement, et le maire, Sébastien Marie, souhaitent élaborer une charte communale pour l’environnement.

Delphine Sauban, adjointe à l’urbanisme et à l’environnement, et le maire, Sébastien Marie, souhaitent élaborer une charte communale pour l’environnement. | OUEST-FRANCE

Mardi 9 novembre, à 20 h, dans la salle foyer, est organisé une réunion publique afin d’élaborer une charte environnementale pour la commune. Un document pour définir les priorités des actions à mener en termes de développement durable.

Delphine Sauban, adjointe à l’urbanisme et à l’environnement, explique la démarche : « Nous souhaitons connaître les avis des habitants sur les sujets en élaborant ce document. Toutes les forces vives de la commune sont conviées afin d’échanger sur le réchauffement climatique, définir les priorités tels l’éclairage public, l’isolation des bâtiments ou le tri des déchets pour former un comité de pilotage. Depuis un an, nous sommes allés voir ce qui avait été fait dans la commune et ce qui se faisait chez nos voisins proches ou plus lointains. Nous voulons lancer des actions nouvelles au niveau communal le plus rapidement possible. »

Le maire, Sébastien Marie, ajoute : « Nous voulons apporter notre pierre à l’édifice face au précipice qui se profile si nous ne faisons rien pour améliorer les choses et trouver des solutions pour diminuer notre impact sur l’environnement au niveau personnel et local. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouneour-menez-29410/une-charte-environnementale-pour-la-commune-76761e16-767a-47d9-b163-a6e8a79dc705

 

Ouest-France

Plougasnou. Un nouveau club de judo voit le jour

Le club de judo du Trégor ayant fermé ses portes, une nouvelle association reprend sa place dans la commune de Plougasnou. Ce sont Mickaël Perraud, professeur de judo, et Yann L’Aot, président de l’association et également professeur de judo, qui sont à l’initiative du Judo club de Plougasnou.

 J’ai toujours été attaché au club de Plougasnou. Lorsque nous avons appris la dissolution de l’association, j’ai contacté Mickaël avec qui je travaille depuis longtemps, car il me semblait dommage qu’il n’y ait plus de judo dans la commune , confie Yann L’Aot.

Tous deux ont décidé de mettre en commun leur expérience et leurs connaissances pour répondre à l’envie de nombreux jeunes de pratiquer cet art martial, comme l’a remarqué Yann L’Aot lors du forum des associations :  Déjà une vingtaine de futurs champions ont exprimé le désir de monter sur le tatami. 

L’association s’est vue attribuer une subvention de 800 € par la commune afin de l’aider à démarrer ses activités.

Renseignements : au 06 65 43 43 54 ou sur le site du club : judoclubplougasnou.sportsregions.fr 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/un-nouveau-club-de-judo-voit-le-jour-7c291b5a-1516-4de2-ae9c-708b63898881

 

Ouest-France

Plougasnou. La troupe se met en scène contre la leucémie

Nicolas Benacquista organise une représentation de théâtre avec la troupe Uni’Vers’Cène.

Nicolas Benacquista organise une représentation de théâtre avec la troupe Uni’Vers’Cène. | OUEST-FRANCE

Dimanche 14 novembre, à 15 h, la troupe de théâtre Uni’Vers’Cène jouera à la salle municipale de Plougasnou. Organisée par Nicolas Benacquista, responsable de l’antenne de Plougasnou de l’association Leucémie espoir, et la troupe de théâtre, la pièce La bonne adresse sera jouée en faveur des malades de la leucémie.

Cette comédie, écrite par Marc Camoletti, sera appréciée par tous les âges. La troupe se produit dans de nombreuses communes au profit de plusieurs associations. Leur tournée pour cette pièce démarre à Plougasnou. Nicolas Benacquista attend les spectateurs et spectatrices nombreux et nombreuses pour assister à la première de La bonne adresse. Le responsable de l’antenne plougasniste est heureux de pouvoir faire revivre l’association, après plusieurs mois de restrictions sanitaires.

Tous les bénéfices seront reversés à l’association Leucémie espoir.

Dimanche 14 novembre, à 15 h, à la salle municipale. Tarif : 8 €. Gratuit pour les moins de 12 ans. Réservations au 06 25 19 82 76.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/la-troupe-se-met-en-scene-contre-la-leucemie-6ca896dc-6429-4906-b9be-c744eb98d053

 

Ouest-France

Bretagne. Le grossiste en légumes se pourvoit en cassation

Le 21 octobre, la cour d’appel de Rennes condamnait la société Chéritel Trégor Légumes, basée à Grâces, et son dirigeant, pour marchandage et tromperie sur l’origine de tomates. Ils se pourvoient en cassation.

Le grossiste en légumes Chéritel se pourvoit en cassation, concernant l’affaire de tromperie sur l’origine de tomates. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le 21 octobre, la cour d’appel de Rennes avait rendu ses délibérés dans deux affaires concernant le grossiste en légumes Jean Chéritel et sa société Chéritel Trégor Légumes, basée à Grâces, près de Guingamp. L’un, pour délit de marchandage dans le cadre de l’emploi d’intérimaires bulgares sur des emplois permanents ; l’autre, pour tromperie sur l’origine de tomates, présentées comme françaises alors qu’elles ne l’étaient pas.

Deux pourvois en cassation

Jean Chéritel se pourvoit en cassation concernant le dossier des intérimaires bulgares : « On a le sentiment d’être allés chercher une ristourne de peine. On ne peut pas accepter ce jugement », indique-t-il, après que l’amende prononcée à l’encontre de la société a été réduite de 261 000 € en première instance à 80 000 € en appel.

Concernant l’affaire de tromperie sur l’origine de tomates, contestant notamment la confiscation de 200 000 € sur les comptes de sa société, Jean Chéritel annonce également se pourvoir en cassation.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/graces-22200/bretagne-le-grossiste-en-legumes-se-pourvoit-en-cassation-4d0b0e00-3e68-11ec-b567-f76c2a8a24ee

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
5 novembre 2021

Primaires LR

Alain Goutal

http://goutal.over-blog.com/2021/11/primaires-lr.html

 

Le Diben vendredi 05 novembre 2021

 

Braderie des Petites Sources Samedi 6 novembre à Plougasnou
 
On vide la colonie de vacances, 41 route de la plage (ancien centre de vacances CCAS EDF).
 
Braderie organisée par l'association Les Petites Sources qui s'installe dans les bâtiments.
10h-12h / 14h-17h. Boissons, crêpes, musique l'après-midi.
 
A vendre à petit prix : mobilier de la colonie (lits simples, lits superposés, armoires)
 
et objets divers (tentes, sacs à dos, draps, casques de vélo, etc.)
 
Retrait des objets le jour même sur place ou le lendemain
 
Assemblée ouverte pour toutes les personnes intéressées par le projet des Petites Sources :  17h-19h
 
Apéro, snack concert :  19h

 

Communiqué de presse

Commission européenne : "La France doit cesser le massacre de dauphins"

Publié le 28 octobre 2021

Dans un courrier adressé au Conseil Consultatif pour les Eaux Occidentales Australes, qui rassemble cinq États membres dont la France, la Commission européenne recommande «fortement» la fermeture de certaines pêcheries afin d’éviter la capture et la mort par asphyxie de milliers de dauphins dans les filets de pêche du Golfe de Gascogne cet hiver. Devant l’échec constaté et prévisible du plan de Madame Annick Girardin d’octobre 2020, la Commission a donné à la France un nouveau et dernier délai, jusqu’au 29 octobre, pour présenter des mesures suffisantes et conformes aux avis scientifiques du Comité international des études de la mer (CIEM), pour la saison hivernale 2021/2022.

Objectif : respecter le règlement de la Politique Commune des Pêches et mettre fin au massacre annuel des dauphins dans le Golfe de Gascogne.

Les captures par les bateaux de pêche sont chaque année depuis 2016, responsables de la mort de milliers de dauphins en France, entre 8000 et 12 000, dans le Golfe de Gascogne. À long terme cela pourrait même remettre en cause l’existence de cette espèce protégée, le dauphin commun. Devant cette situation dénoncée depuis de nombreuses années, en juillet 2019, France Nature Environnement s’associe à 25 ONG européennes pour porter plainte contre la France et les autres Etats européens qui n’ont pas pris les mesures nécessaires pour protéger ces petits cétacés.

En mai 2020, le comité d’experts scientifiques du CIEM publie un avis exhortant la Commission européenne à prendre des mesures d’urgence pour éviter que des milliers de dauphins communs continuent de mourir dans les engins de pêche. Ils recommandent d’imposer la fermeture, pendant l’hiver, des pêcheries responsables des captures de dauphins dans le golfe de Gascogne. Ces fermetures ponctuelles et localisées sont cruciales pour atténuer réellement les captures.

En juillet 2020, la France est mise en demeure par la Commission européenne car elle n’a pas pris les mesures suffisantes pour réduire les captures. Au 29 Octobre 2021 la France devra répondre par des mesures nouvelles et efficaces si elle ne veut pas subir de sanctions.

Des mesures qui ne répondent pas à l’urgence de la situation

Déjà en février 2021 France Nature Environnement décide d’attaquer l'État français en justice pour l’obliger à agir et à prendre des mesures d’urgence qui permettent effectivement de réduire drastiquement les captures. Faute de réponse satisfaisante de la ministre de la Mer, aux demandes de la Commission et aux experts du CIEM, France Nature Environnement réitérera son action contentieuse pour la nouvelle saison de pêche si besoin.

Pour Elodie Martinie-Cousty pilote du Réseau Océans, mer et littoraux de France Nature Environnement :

« Après le déversement de centaines de millions d’euros de fonds publics français et européens -Plan de relance, FEAMPA, enveloppe post-Brexit et dernièrement 50 millions supplémentaires promis par le Président de la République - on attend des réponses à la hauteur des enjeux pour réduire fortement ces mortalités de dauphins, et assurer le respect du droit européen et du droit français sur la préservation des espèces. C’est aussi la dernière chance pour la France de proposer des mesures concrètes pour réduire ces captures au minimum acceptable et accompagner la pêche et les pêcheurs dans un mode de pêche plus écologique. Jamais autant d’argent n’aura été injecté en une seule année pour le permettre. »

France Nature Environnement continue à être inquiète pour l’hiver à venir, et souhaite qu’au plus haut niveau de l’Etat les arbitrages soient enfin en faveur des dauphins et de la biodiversité  pour rendre crédible l’organisation du One Ocean Summit en janvier 2022

Pour aller plus loin

Article du Monde du 16 août 2020 : « La France sommée d’agir face à l’échouage massif de dauphins sur ses côtes »

Notre communiqué de presse du 1er septembre 2021 : Congrès mondial de la nature : L’occasion pour la France de mettre fin au massacre des dauphins

Notre communiqué de presse du 10 juillet 2019 : « Echouage massif de dauphins, une plainte à l’échelle européenne »

https://fne.asso.fr/communique-presse/commission-europeenne-la-france-doit-cesser-le-massacre-de-dauphins

 

Ouest-France

Morlaix. Une partie de la place Allende va être privée d’électricité ce vendredi soir

Un incident est survenu sur le réseau électrique desservant le nord de la place Allende, à Morlaix (Finistère), ce vendredi 5 novembre 2021. Les techniciens d’Enedis vont intervenir ce soir, générant une coupure générale d’électricité d’1 h 30, entre 18 h et minuit. On ignore encore quelle zone cela va concerner et à quelle heure la coupure va intervenir.

L’électricité sera coupée pendant une heure et demie, sur une partie de la place Allende, à Morlaix, ce vendredi 5 novembre 2021. | OUEST-FRANCE

La coupure générale d’électricité impacte qu’une partie de la place, à Morlaix (Finistère), ce vendredi 5 novembre 2021, allant de l’Atelier 29 au laboratoire Bio29.

Un incident est survenu le matin sur le réseau électrique desservant le nord de la place, ce qui nécessite une intervention en urgence de la société Enedis.

Le marché du samedi pas impacté

Les techniciens seront donc sur place entre 18 h et minuit. Ils opéreront une coupure générale d’électricité d’1 h 30 environ et commenceront leur intervention vers 19 h. La zone précise impactée de la coupure n’est pas encore confirmée.

« La venelle des Halles est temporairement interdite à la circulation piétonne », informe la mairie. Le marché du samedi matin ne sera, quant à lui, pas impacté.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-une-partie-de-la-place-allende-va-etre-privee-d-electricite-ce-vendredi-soir-5488ca16-3e52-11ec-b567-f76c2a8a24ee

 

Ouest-France

VRAI/FAUX. À la (re)découverte de la maison dite de la duchesse Anne de Morlaix

La maison dite de la duchesse Anne, à Morlaix (Finistère), est un joyau architectural de la Renaissance. Construite dans la première moitié du XVIe siècle, toute de bois et de pierre, elle est le fruit d’une riche histoire.

L’escalier sculpté dans la cour intérieure de la maison dite de la duchesse Anne, à Morlaix (Finistère). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

La maison dite de la duchesse Anne est un des lieux incontournables de Morlaix (Finistère) lorsqu’on s’intéresse à la longue histoire de la ville. Elle a traversé les siècles et emporte avec eux son lot d’histoires.

La Duchesse Anne a vécu dans cette maison

Faux. Anne de Bretagne passe une semaine à Morlaix, en septembre 1505 et meurt en 1514. Quand on sait que la construction de cette maison remonte aux années 1530, il est impossible que la duchesse ait pu y mettre les pieds. On doit la dénomination « dite de la duchesse Anne » à Prosper Mérimée, alors inspecteur général des Monuments historiques, lorsqu’il visite les lieux en 1835.

« Il s’agit d’un nom de classement choisi pour monter le dossier et inscrire la maison aux Monuments historiques, un point de vue du XIXe siècle » sur la Bretagne, explique Édith Lahellec, guide de l’édifice.

La façade sculptée de la maison dite de la duchesse Anne. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Au moment de sa construction, la maison était au summum de la modernité

Vrai. Morlaix a été envahie et en grande partie détruite par les troupes du roi anglais Henri VIII, en 1522. Lors de sa reconstruction, la ville est refaite dans un style très contemporain, de la Renaissance. La mode des maisons à lanterne émerge alors : la lanterne ne désigne pas ici une lampe mais une cour intérieure couverte.

Autour de 1530, l’hôtel particulier, haut de trois étages, est construit dans la rue des Nobles (actuelle rue du Mur). Dans ses éléments les plus marquants, il compte une cheminée monumentale et un escalier en chêne richement sculpté dont la colonne principale, haute de 10 mètres, a été construite dans un tronc d’un seul tenant. « Une espèce de showroom » pour impressionner les visiteurs, résume Édith Lahellec.

On sait qui a été le premier propriétaire des lieux

Vrai. L’hôtel particulier de la rue du Mur a été construit pour Yves Pinart de Kerverziou, qui fut notamment sénéchal du nord du Léon et du Goëlo et conseiller au Parlement de Bretagne. D’après Édith Lahellec, c’était un homme érudit et intellectuel, si l’on en croit les thèmes des décors de la maison. Elle en veut pour preuve les thèmes de l’homme « sauvage », de l’homme « civilisé » et du « fou et sa marotte » visibles sur la façade.

Le mobilier est d’origine

Faux. Si certaines pièces, comme des coffres et des banquettes, datent de l’époque de construction de la maison, aucune ne faisait partie de la décoration originelle.

On peut y voir le vestige d’un moulin à café Peugeot accroché au mur

Vrai. Détail anachronique, il se situe dans une pièce au premier étage de la maison, qui fut une cuisine jusque dans les années 1970.

Renseignements et réservations : 02 98 88 23 26. Plein tarif : 2,50 €. La saison des visites se termine samedi 6 novembre, avant de reprendre au début des vacances de Pâques. Des visites nocturnes et en musique seront prévues lors de la période de Noël.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/vrai-faux-a-la-re-decouverte-de-la-maison-dite-de-la-duchesse-anne-de-morlaix-b42b5bb6-3d88-11ec-b459-d871606fc8ec

 

Ouest-France

Plougasnou. Un bilan très positif pour la saison touristique

Lundi 25 octobre, l’équipe de l’office de tourisme de Plougasnou, la municipalité, des commerçants et loueurs se sont réunis pour dresser le bilan de la saison touristique 2021.

Pascale Quéré, responsable accueil, et Marie-Dünvaël Coativy, conseillère séjour, ont présenté les chiffres clefs de la saison estivale.

Avec une augmentation des réservations en ligne, le comportement des visiteurs a changé depuis le début de la crise sanitaire. Le site de l’office de tourisme propose en effet de nombreuses réservations, avec ses vingt-deux partenaires, pour des visites guidées, les locations de vacances ou encore les excursions en mer.

La majorité des touristes, cette année, venaient de Bretagne, et plus particulièrement du Finistère. Le nombre de visiteurs de l’étranger est en baisse par rapport aux autres années. Les visiteurs et les habitants ont participé à différentes animations proposées par la commune, dont huit spectacles du festival Place aux Mômes et treize sorties nature.

Le bilan de l’été est quant à lui plus que positif avec une hausse de 21 % du chiffre d’affaires de la billetterie de l’office de tourisme en juillet et août, comparé à 2020.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/un-bilan-tres-positif-pour-la-saison-touristique-86372929-fc96-4e5e-9840-d1869ae19de7

Lire aussi : À Plougasnou, un bilan touristique en demi-teinte (Le Télégramme)

 

Ouest-France

Tréduder. Un hommage à René Piolot, pendant le 11 Novembre

Publié le

Le maire, René Piolot, lors d’un conseil municipal en 2020.

Le maire, René Piolot, lors d’un conseil municipal en 2020. | OUEST-FRANCE

La maire de la commune, Patricia Le Guéziec, les élus, et la secrétaire de mairie vont rendre hommage à René Piolot, ancien maire de la commune de 2014 à 2020, décédé le 10 novembre 2020.

Pour cet hommage, habitants et amis sont invités le 11 novembre à 9 h 30, à la salle municipale.

Une confirmation est souhaitée au 02 96 35 45 78 ou treduder@wanadoo.fr

https://www.ouest-france.fr/bretagne/treduder-22310/un-hommage-a-rene-piolot-pendant-le-11-novembre-934b3938-1adc-491e-b114-3a6d8c8594f8

 

Ouest-France

Morlaix. Deux peintures très spéciales à admirer avant qu’elles ne quittent définitivement la ville

Le peintre héraldiste, Hyacinthe de Keranrouë, expose deux armoiries funéraires à Arte Diem, à Morlaix (Finistère). Dernière chance pour les observer avant leur départ : les deux œuvres quitteront la ville pour rejoindre les Invalides à Paris et le Portugal prochainement.

Yannick Roualec, gérant d’Arte Diem et Hyacinthe de Keranrouë, peintre héraldiste, devant les deux obiit qui vont bientôt quitter Morlaix. | OUEST-FRANCE

« Ce qui m’a touché, c’est que personne ne pourra plus les voir après », décrit Yannick Roualec, gérant de la boutique de décoration Arte Diem, à Morlaix (Finistère). Devant lui, deux armoiries funéraires de taille, accrochées au mur du premier étage.

Ces peintures, très codifiées, sortent juste de l’atelier d’Hyacinthe de Keranrouë, peintre héraldiste. Elles resteront exposées ici jusqu’au 20 novembre 2021.

Départs pour les Invalides et le Portugal

« C’est la première fois que j’expose. Généralement, les œuvres partent directement chez le privé qui les a commandés », raconte le peintre. On peut ainsi découvrir en vrai l’obiit (« Je suis mort » en latin) de Charles-Étienne Gudin, carte d’identité de ce général napoléonien. Elle quittera définitivement Morlaix pour l’inhumation de ce dernier aux Invalides, à Paris, le 2 décembre 2021. Une cérémonie où Emmanuel Macron sera présent.

L’autre obiit représente la comtesse de Castellane. Pas encore achevée, elle rejoindra bientôt une chapelle privée, au Portugal.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-deux-peintures-tres-speciales-a-admirer-avant-qu-elles-ne-quittent-definitivement-la-ville-4b0208be-3d6b-11ec-ae19-24374b064259

 

Ouest-France

« On a cru que le stagiaire était le patron » : des Bretonnes dénoncent le sexisme du monde agricole

En France, les femmes représentent un tiers des actifs dans le domaine agricole. Certaines d’entre elles estiment subir une stigmatisation dans leur travail à cause de leur genre. Des agricultrices du Finistère ont témoigné des difficultés qu’elles ont rencontrées au cours de leur parcours.

Agricultrices ou issues du milieu agricole, ces femmes (de gauche à droite : Marie Hernu, Anne Mauvy, Jocelyne Bouget, Louise Hernot et Laurence Mermet) dénoncent des situations sexistes en Bretagne et dans le Finistère. | OUEST-FRANCE

Elles sont agricultrices ou proches du milieu agricole. Réunies à Lanmeur (Finistère) en octobre 2021 lors d’un rassemblement de soutien à une de leurs consœurs dont l’exploitation est menacée, ces cinq femmes échangent autour de leur parcours dans un milieu encore largement dominé par les hommes. Assises autour d’une table, elles partagent anecdotes et expériences.

« On a cru que mon stagiaire était le patron » parce que c’est un homme

Pour Marie Hernu, à la tête d’une exploitation de chèvres dans les Côtes-d’Armor, le sexisme s’est manifesté au quotidien, dans le milieu professionnel : « Un jour, je me suis rendue chez un fournisseur de présure, avec mon stagiaire, un homme plus âgé que moi. Lors de notre rendez-vous, le fournisseur ne s’est adressé qu’à mon collègue, et pas à moi, croyant que c’était le patron. J’ai dû lui rappeler que c’était moi la cheffe d’exploitation. »

Quand elle a voulu s’installer en tant qu’éleveuse avicole après vingt ans passés dans le commerce, Jocelyne Bouget ne s’attendait pas à autant de difficultés. Les mois passent sans qu’elle n’arrive à trouver les 4,5 hectares de terres dont elle a besoin à Guimaëc (Finistère), où elle vit. Elle multiplie les refus auprès des agriculteurs locaux. « Finalement, un couple de Saint-Jean-du-Doigt m’a proposé un terrain », à une petite dizaine de kilomètres de chez elle. « Ça aurait été différent si tu avais été un homme ? » demande Anne Mauvy à Jocelyne Bouget. « Je pense », répond cette dernière.

Le milieu agricole « patriarcal, conservateur et clanique »

La différence de traitement entre femmes et hommes se joue aussi, selon Anne Mauvy, dans les instances qui régissent le monde agricole. Cette agricultrice loue avec son mari des terres à Lanmeur. Ils gèrent respectivement une chèvrerie et un élevage de taurillons, ainsi que des hectares céréaliers. Ils sont actuellement en conflit juridique avec leurs propriétaires, qui voudraient les voir quitter les lieux.

Une des solutions avancées par l’agricultrice pour vivre de sa passion a été celle de reprendre l’activité de son mari, bientôt à la retraite. Hypothèse rejetée par le tribunal des baux ruraux de Morlaix. « Les taurillons sont des animaux lourds, considérés comme dangereux. [Dans la décision du tribunal, NDLR] on présume que je ne saurais pas conduire une exploitation céréalière, s’indigne-t-elle. On n’aurait jamais dit ça d’un homme. Ça me met en colère. »

« Dans cette affaire, on a remis en cause les compétences d’Anne, estime Laurence Mermet, professeure à Suscinio, le lycée agricole de Morlaix. Elle révèle la précarité des femmes exploitantes. L’inégalité homme-femme règne dans le milieu agricole. C’est un milieu patriarcal, conservateur et clanique. »

30 % des actifs agricoles sont des femmes

Pour Louise Hernot, fille et petite-fille d’agricultrices, les clichés ont la vie dure : « Il y a toujours la suspicion que les femmes à la campagne viennent pour observer les petits oiseaux. J’ai vu ma mère tenir la ferme, une exploitation de porcs, à bout de bras. »

Dans son ouvrage Paysâmes, Johanne Gicquel rappelle que ce n’est qu’à partir de 1973 « les femmes peuvent être associées dans la ferme ». En 1980, le statut de co-exploitante est créé. D’après le ministère de l’Agriculture, les femmes représentent en France actuellement 30 % des actifs permanents agricoles.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/on-a-cru-que-le-stagiaire-etait-le-patron-des-bretonnes-denoncent-le-sexisme-du-monde-agricole-05a21db8-3681-11ec-8aa1-9ffa48e8e23c

 

Ouest-France

PORTRAIT. François Yvinec, le rêve, la gloire, la chute

François Yvinec, emblématique président du Stade Brestois de 1981 à 1991, est décédé ce jeudi 4 novembre. En décembre 2011, Ouest-France lui avait consacré un portrait, retraçant son amour pour la ville et le club mais aussi ses déboires. Le revoici.

François Yvinec a été l’une des grandes personnalités de l’histoire du Stade Brestois. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

François Yvinec aura tout connu à Brest. Président du Stade Brestois de 1981 à 1991, il aura mené le club pour la première fois de son histoire en première division où il y restera neuf saisons, permettant de mettre la formation finistérienne sur la carte des clubs qui comptent en France. La fin de l’histoire aura été moins glorieuse et jettera le trouble avec une relégation puis un dépôt de bilan envoyant le club en troisième division.

À coups de déclarations fracassantes, d’achats de joueurs hors normes, Yvinec voulait hisser Brest dans la cour des grands. Le pari commençait à réussir avant que tout s’effondre. L’homme a toujours conservé la même ligne de défense. « On veut détruire l’équipe de Brest, affirme-t-il dès le début de la crise. Elle dérange parce qu’elle fonctionne avec un budget ridicule. Le problème est là. Brest fait la nique à tous ces gaspilleurs en présentant en quelque sorte le meilleur rapport qualité-prix. »

Une vision

Ce supposé complot lui a laissé un goût amer. Il a toujours dénoncé le sort fait au Brest Armorique à son public. « Mais personnellement, Yvinec n’a jamais joué les victimes », estime Yves Scherr, chef de la rédaction sportive de Ouest-France, à Brest, au début des années 1990. Il était trop convaincu de détenir la vérité pour cela. »

Cette analyse est confirmée par les déclarations de l’intéressé lors du retour de Brest en Ligue 1, en mai 2010. « Tout le monde attendait ça depuis 19 ans, s’enthousiasmait alors Yvinec. Sauf peut-être ceux qui se sont arrangés pour que Brest descende. » C’est le coup de pied de l’âne.

Suivi d’une remarque amère. « Brest est une ville de foot qui a perdu 19 ans. » Tout le projet d’Yvinec est dans cette phrase. Bâtir un rêve brestois sur les exploits d’une équipe de foot. Avec un centre de formation où l’on détecte des prodiges nommés Martins, Makélélé ou Guivarc’h. En fait, le président est attaché au rôle social du football. Le centre de formation en est un exemple. La politique tarifaire un autre. Le stade Francis-le-Blé est, à l’époque, l’un des moins chers de France.

Créer l’événement

Si le public soutient le Brest Armorique, c’est parce qu’il a l’assurance, ou presque, de voir du bon football. « Yvinec s’y connaissait, remarque Yves Scherr. D’ailleurs, il ne s’est pas souvent trompé. Et il savait faire vibrer la corde sensible chez ses interlocuteurs. » Y compris les joueurs.

« Entre nous deux, c’était tout à l’affectif, confirme Maurice Bouquet, son emblématique capitaine. Je l’ai adoré tout de suite. » Yvinec impressionne son effectif. « Des fois, quand il venait nous voir à la mi-temps, on avait l’impression qu’il savait ce qui allait se passer en deuxième période », s’étonne encore Patrick Colléter.

LIRE AUSSI. Stade Brestois. Patrick Colleter : « François Yvinec a marqué l’Histoire du club »

Bouquet, Buscher, Ginola, Brow et César, Goycotchéa… Yvinec convainc les stars de venir à Brest. Le paroxysme est atteint avec l’arrivée rocambolesque de Cabanas, arraché à un cartel colombien. Une arrivée qui fait la une du 20 h d’Antenne 2. Bernard Tapie et son OM doivent s’effacer… « Il avait cette volonté de créer l’actualité, souligne Yves Scherr. Il ne pouvait pas rester dans l’anonymat. »

Ni lâcher la barre. Ou partager le pouvoir. Sa rupture fracassante avec Raymond Keruzoré, son entraîneur, en est une illustration frappante. Yvinec est un charismatique, doté d’un vrai courage, y compris physique. Mais il supporte difficilement la contradiction. « Si on lui rendait ce qu’il vous donnait, il savait écouter », corrige Momo Bousquet. Mais rien ne fait le poids avec sa présidence. Sa famille, ses affaires, rien. Il vit pour son club.

« Une étiquette »

Il a été servi. Brest paie très cher certains joueurs. Le club n’est pas à jour de ses obligations fiscales et sociales. Le passif s’élève à environ 120 millions de francs (soit 18 millions d’euros). Pour Allain Guilloux, qui succède à François Yvinec, celui-ci s’est aveuglé. « Passionné jusqu’à la déraison, il a quitté le sens des réalités pour se fondre dans l’univers spécifique, complexe et mystérieux, du foot », écrit-il dans son livre Les quatre vérités du football français.

LIRE AUSSI. Stade Brestois. Les six plus beaux coups de François Yvinec à la tête du club

Un univers qui l’emmène jusqu’à la case prison. Il passe 51 jours à l’Hermitage, maison d’arrêt de la ville finistérienne. « Je n’ai pas compris l’appareil judiciaire, confie-t-il plus tard. On m’a collé une étiquette dont on ne peut pas se débarrasser, même si elle est fausse. »

Dégoûté, il attend le règlement de ses affaires judiciaires pour quitter la France, le foot. Direction l’Espagne et la peinture. Le calme. Et les regrets aussi.

https://www.ouest-france.fr/sport/football/stade-brestois/portrait-francois-yvinec-le-reve-la-gloire-la-chute-b4b0c678-3d76-11ec-b459-d871606fc8ec

 

Ouest-France

Le maire de L’île de Batz devient vice-président de Haut Léon communauté

Élu maire de l’île de Batz le 1er octobre 2021, Éric Grall a vécu son premier conseil communautaire de Haut Léon communauté, à Saint-Pol-de-Léon. Il a été coopté par l’ensemble des conseillers pour remplacer Guy Cabioch comme vice-président de l’ingénierie publique. Après des décennies de relation instable entre la communauté de communes et l’île du Finistère.

Jacques Edern et Gildas Bernard ont contrôlé les bulletins de vote. Eric Grall (3e à droite) a été coopté par les 44 votants. Stéphane Cloarec a conservé le masque. | OUEST-FRANCE

« Tiraillée entre les îles du Ponant et la communauté de communes, L’île de Batz a vécu par défaut avec Haut Léon communauté (HLC). Désormais, il nous appartient de travailler, de façon apaisée, dans l’intérêt commun et pour l’avenir d’HLC. » ​Avant d’être élu vice-président à l’ingénierie publique par les 44 votants, mercredi 3 novembre 2021, lors du conseil communautaire qui s’est tenu à l’espace France services de Saint-Pol-de-Léon (Finistère), Eric Grall a, d’entrée, posé les jalons : L’île de Batz et Haut Léon communauté resserrent les liens, après plus de deux décennies d’incertitude.

Jacques Edern, président d’HLC, a salué cette voie ouverte, « début d’une concertation qui va se mettre en place ». ​Et de citer un premier exemple de concassage actuel de gravats et matériaux, qui vont servir sur l’île pour le chantier du jardin Georges-Delaselle. « Nous devons jouer gagnant-gagnant pour une ère nouvelle. » ​Les deux hommes sont d’accord sur le principe.

Jardin Georges-Delaselle

En décembre 2020, le conseil communautaire a voté le principe de travaux, au jardin Georges-Delaselle, pour la restauration du bâtiment d’accueil et un aménagement paysager à l’entrée. « L’ouverture des plis est fixée au 5 novembre 2021. Espérons que les surcoûts dus au manque de certains matériaux ne grèvent pas la facture finale. »

Le président a rappelé que ce budget est indépendant. Avec 55 485 entrées cet été (256 740 € de recettes, dont 25 400 € pour la vente de plants et de documents), l’optimisme est de mise. « Contacté, le Conservatoire du littoral pourrait abonder la somme nécessaire à l’équilibre budgétaire. »

La loi « Climat et résilience »

Jacques Edern a alerté l’assemblée sur un vote en été : la loi « Climat et résilience », ​promulguée le 22 août 2021 et publiée au Journal officiel du 24 août 2021. « Nous sommes devant un fait accompli, car la loi est applicable. Des directives ont été données aux préfets de veiller et de remonter tout acte qui y serait contraire. Un impact va se faire sentir sur les attributions de permis de construire »

La loi traduit une partie des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2030. Elle s‘articule autour des cinq thématiques : consommer, produire et travailler, se déplacer, se loger et se nourrir. Elle renforce aussi les sanctions en cas d’atteintes à l’environnement.

Dans le cadre des démarches en cours pour l’établissement d’un Plui-h (plan local d’urbanisme intercommunal – habitat), le président note la volonté des conseillers de continuer, avec les éléments envisagés, « sans savoir l’utilité du document finalisé quand une loi vient contrecarrer l’étude ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/ile-de-batz-29253/le-maire-de-l-ile-de-batz-devient-vice-president-de-haut-leon-communaute-e94975e2-3d53-11ec-a301-a5549994f217

 

Ouest-France

Après la Bretagne, les Morlaisiens de Grain de Sail veulent conquérir l’Europe

Alors que l’entreprise vient d’inaugurer sa toute nouvelle chocolaterie à Morlaix (Finistère), les patrons de Grain de Sail lorgnent du côté de Dunkerque, dans le Nord, pour implanter une autre chocolaterie. Aussi dans les cartons, l’aboutissement d’un second voilier-cargo pour transporter le cacao dominicain vers la Bretagne.

Jacques Barreau, directeur général de Grain de Sail à Morlaix, devant la maquette du futur voilier cargo, qui pourra transporter 350 tonnes de marchandises. | OUEST-FRANCE

La société Grain de Sail a un appétit d’ogre. Quasiment insatiable. Alors que sa chocolaterie flambant neuve vient d’être inaugurée à Morlaix (Finistère), permettant de tripler, à terme, la production de tablettes, les gérants regardent déjà ailleurs. Ils peuvent se targuer d’un chiffre d’affaires en hausse, malgré la crise sanitaire : il est passé de cinq millions d’euros en 2020 à huit millions d’euros cette année. Soit suffisamment d’air pour investir massivement : sept millions d’euros pour la nouvelle chocolaterie morlaisienne ou encore entre cinq à dix millions d’euros pour leur second voilier-cargo.

Arroser le marché européen et américain

Le premier a déjà entamé ses trajets transatlantiques pour exporter du vin à New York et récupérer les matières premières de cacao en République dominicaine, de manière décarbonée. Mais « à peine construit, il était déjà trop petit », souligne Stefan Gallard, directeur marketing. C’est dire leur vitesse de croissance.

Grain de Sail est en cours de négociations avec le chantier naval – encore inconnu pour l’instant. Le navire fera 52 m de long et transportera jusqu’à 350 tonnes de marchandises, contre 50 tonnes pour la première version. « Grain de Sail II sera notre tête de série pour les modèles à venir. Sa construction devrait démarrer au printemps 2022, pour une livraison l’année suivante », poursuit le directeur marketing.

Autre grand volet à venir, la chocolaterie dans la zone portuaire de Dunkerque (Nord). Elle sera dans la même idée que celle de Morlaix, mais plus productive encore. « L’ambition, c’est d’en sortir dix millions de tablettes par an. » L’unité de torréfaction sera réunie au même endroit. Ce choix géographique n’est pas anodin : Grain de Sail pourra arroser plus facilement le marché du Benelux de son chocolat.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/apres-la-bretagne-les-morlaisiens-de-grain-de-sail-veulent-conquerir-l-europe-8d02bc40-3244-11ec-8668-6a8a63483124

 

Ouest-France

Dans leur boutique à Morlaix, ils mélangent les fromages et les fleurs

Place des Otages à Morlaix (Finistère), dans l’ancienne pharmacie, Baptiste Goualard et François Garion ont ouvert la Maison bleue, dédiée à leurs métiers respectifs : les fromages et les fleurs.

Le fromager, Baptiste Goualard, et le fleuriste, François Garion, vendent bouquets et fromages dans leur boutique, place des Otages, à Morlaix (Finistère). | OUEST-FRANCE

Si vous pensez entrer « seulement » dans une boutique de fleurs, c’est que vous n’avez pas vraiment fait connaissance avec la Maison bleue, une boutique originale, qui réunit un fleuriste et un fromager à Morlaix (Finistère). Elle a pris corps dans l’ancienne pharmacie du kiosque, joliment arrangée pour valoriser leurs produits.

François Garion est Morlaisien, il a fait tout son apprentissage chez un fleuriste à Saint-Martin-des-Champs. « Il m’a convaincu, moi le Toulousain, de venir ici, et je m’y sens très bien », s’amuse Baptiste Goualard, le fromager. C’est lui qui a conçu le logo : le viaduc sur fond bleu « symbole du lin cultivé ici, et du bleu pastel de Toulouse ».

Mais comment est née cette idée d’associer leurs deux métiers ? « Après avoir travaillé tous les deux à Londres puis à Paris, nous envisagions de partir. Le confinement nous a aidés à peaufiner le projet, expliquent les deux hommes. Nous avons développé ce nouveau concept que nous sommes seuls à proposer en France, des fleurs et des fromages dans un même lieu. »

Forte impression végétale

Dans son charmant « jardin d’hiver », François propose un large choix de fleurs coupées, de plantes, mais aussi des vases chinés auprès de designeurs hollandais. Le tout avec une forte inspiration végétale et minimaliste. « Sans accessoires ni de fleurs exotiques. Ou alors, il faut qu’elles me plaisent », détaille le fleuriste.

On trouve ici de la gypsophile, de la gomphrena, une belle annuelle qui offre une myriade de fleurs, des cactus, des fougères, des succulentes et des fleurs fraîches dont plusieurs viennent de Saint-Pol-de-Léon et Guiclan.

Un beurre spécial Maison bleue

L’atelier du fromager se situe dans le prolongement des fleurs. Quatre-vingts références y seront proposées au fil des saisons. « Et de mes envies », souligne Baptiste, qui a fait toute sa formation auprès de Xavier Bourgon, meilleur ouvrier de France fromager, et d’un maître affineur de Saint-Nectaire.

Sur l’étal, un Sibérien, un fromage suisse très parfumé ou encore de la tomme de Chartreuse. « Je privilégie le lait cru, les produits fermiers et des fromages locaux. Le goût primera toujours sur l’appellation. » Il développe un beurre spécial Maison bleue avec la ferme de Restedern, à Plouigneau. « À la fleur de sel », précise le passionné, qui prépare pour Noël un brie truffé du Périgord. « Mais il faudrait mieux réserver ! »

Contact : 12, place des Otages. Tél. 06 66 02 86 58

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/dans-leur-boutique-a-morlaix-ils-melangent-les-fromages-et-les-fleurs-8a6c132e-3cac-11ec-af28-42b1e5525f38

 

Ouest-France

Plougasnou. Conseil : des travaux d’aménagement à venir

Le conseil municipal s’est tenu jeudi 28 octobre. À l’ordre du jour, la participation de la commune au dispositif de la maison France Service, qui a été approuvée par le conseil. Ces services permettent de simplifier la relation des usagers aux services publics. L’accueil dans un lieu dédié sera mis en place pour les personnes souhaitant une aide dans les démarches administratives.

Des travaux de rénovation de la toiture de la salle de tennis sont prévus au printemps. Il s’agira de refaire la charpente et l’étanchéité du toit.

Dans le cadre de la réalisation de la seconde partie de l’aménagement de la rue François-Charles, des travaux d’installation d’éclairages publics seront réalisés. Un financement du Syndicat départemental d’énergie et d’équipement du Finistère (Sdef) est accordé à la commune.

L’association Le Lieu a sollicité une subvention de 5 000 € dans le cadre du dispositif Pass’Asso du conseil régional. Une somme répartie en trois, dont la commune verse le quart. Après délibération, le conseil a proposé la somme de 300 €, soit une subvention globale de 1 200 €.

Les élus souhaiteraient que l’association s’investisse davantage dans la vie de la commune. Trois abstentions ont été comptabilisées.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/conseil-des-travaux-damenagement-a-venir-a7ac6015-3c2e-4299-ac04-3546fac9df26

 

Ouest-France

Lannion. Appel à la mobilisation pour la justice climatique le 6 novembre

Alors que la Cop26 se poursuit en Écosse, Le collectif climat Trégor appelle à un rassemblement ce samedi 6 novembre 2021 à Lannion (Côtes-d’Armor) pour la justice climatique.

Le collectif Climat Trégor appelle à la mobilisation ce samedi 6 novembre 2021. | OUEST-FRANCE

Il n’est plus question d’écouter les climato-sceptiques pour le collectif Climat Trégor qui regroupe plus d’une vingtaine d’associations, syndicats et partis politiques. Au contraire : il est temps d’agir face à l’urgence climatique, mais aussi de dénoncer certaines pratiques. La question de la neutralité carbone devient cruciale, notamment dans les pays du Sud dans la mesure où certains groupes, pour y parvenir, s’engagent à planter des arbres, quitte parfois à déforester. C’est un non-sens, mais aussi cela prive les populations de la terre, qui doit rester un bien commun, pour permettre aux populations de se nourrir​, estime Michel Hébel du CCFD Terre Solidaire (1).

Du chemin à faire

La justice climatique, c’est d’ailleurs le thème du rassemblement mondial auquel le collectif trégorrois convie le public ce samedi 6 novembre. Et si les États se sont engagés à aider financièrement les pays du Sud à faire face à l’urgence climatique, on est encore loin du compte. Il faudrait 400 milliards par an, et les États se sont engagés sur une centaine, sachant qu’il manque 20 %. La solidarité climatique ne fonctionne pas encore​, selon Alain Stéphan, président d’Attac.

Localement, il y a également des choses à faire. D’abord vérifier si les projets sont climato-compatibles​. Cela vaut pour la rocade sud, le quatrième pont sur le Léguer ou encore le parc-expo. On peut utiliser l’argent d’une autre façon et ne plus penser les déplacements qu’à travers la voiture particulière. Pour le parc-expo, celui de Langolvas, près de Morlaix, ne fonctionne pas à plein, pourquoi ne pas l’utiliser en assurant un service de transports en commun ? » plaide Sylvie Bourbigot, d’EELV.

Les citoyens ont bien sûr un rôle à jouer, mais leur implication permettra de réduire 25 % des émissions de carbone. Le reste est à imputer à l’économie. L’heure est grave, et inquiète jusqu’au Secrétaire général de l’ONU, ainsi qu’il l’a déclaré en ouverture de la Cop26. Pour Antonio Gutteres, il est en effet grand temps de « sauver l’Humanité ».

Samedi 6 novembre à 14 h, mobilisation pour la justice climatique sur le parking d’Aiguillon à Lannion.

(1). Le CCFD Terre solidaire organise une conférence avec l’agronome Marc Dufumier sur le thème : « justice climatique, espoir ou chimère ? » le mercredi 10 novembre à 20 h 30 au palais des congrès de Perros-Guirec.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-appel-a-la-mobilisation-pour-la-justice-climatique-le-6-novembre-dd224186-3ca4-11ec-8bc6-eb6b26766f3c

 

Ouest-France

Brest. Elle tire le portrait comme au XIXe siècle

La jeune photographe Laura Aubrée organise une séance photo pas comme les autres au Grenier Camara, samedi 13 novembre. Le temps d’un portrait, l’artiste entraînera ses sujets dans une expérience sensorielle à l’origine de la photographie.

Laura Aubrée, photographe et formatrice au Grenier Camara à Brest. | DR

Après des études de photographie l’ayant menée de la Belgique à la Roumanie en passant par Londres, d’où elle est repartie avec un master en photographie de l’Université de Communication, Laura Aubrée a choisi Brest pour poser ses valises. Formatrice en photographie au Grenier Camara de la rue Jean-Jaurès, à Brest, elle développe un travail plastique autour de la photographie, en revenant à ses origines.

Le collodion humide est une technique du XIXe siècle qui consiste à réaliser une photographie unique sur une plaque de verre ou d’aluminium à la chambre photographique. | LAURA AUBRÉE

« Je travaille l’argentique depuis 2013 et me suis mise à la chambre en 2015. Je suis née dans le numérique et ai une vraie attraction pour la photographie en tant qu’objet, » raconte Laura. La prise de vue se fait à la chambre et le tirage de façon entièrement artisanal. « J’utilise la technique du collodion humide, comme pendant l’époque victorienne. C’est presque le tout début de la photo, » poursuit-elle. Pour faire simple : un savant mélange sirupeux est coulé sur une plaque de verre. Celui-ci devant rester humide pendant la prise de vue, pour que la lumière accroche la matière, le cliché se fait dans la foulée de la préparation.

Une expérience unique

Devant le constat d’un retour à l’argentique des clients du labo où elle travaille, Laura est très enthousiaste à l’idée de faire découvrir cette technique unique, aux curieux et/ou aux nostalgiques. L’idée est de permettre aux clients désireux de repartir avec un portrait original, de se prêter au jeu de la pause longue face à une chambre à l’ancienne. Cette expérience de la préparation de la plaque de verre à la révélation du cliché, la photographe la facture 249 € (séance, coffret du portrait tiré sur plaque de verre (20x25), d’une durée minimum de vie de 150 ans, fichier numérique).

Pratique : Samedi 13 novembre au Grenier Camara, 96 rue Jean-Jaurès, à Brest. Réservation : 02 98 44 33 63

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-elle-tire-le-portrait-comme-au-xixe-siecle-50a6e272-3cbb-11ec-b2dd-875829662230

 

Ouest-France

Baie de Morlaix. Grandes marées : la pêche à pied de pectinidés toujours interdite

Les grandes marées sont de retour à partir de ce jeudi 4 jusqu’au dimanche 7 novembre 2021. Et avec elles, la pêche à pied. Attention cependant car depuis le 30 septembre dernier, la préfecture du Finistère a interdit le ramassage et la consommation de pectinidés dans la baie de Morlaix, en raison de la présence d’une toxine.

Les adeptes de la pêche à pied auront de bonnes conditions avec les grandes marées, du jeudi 4 au dimanche 7 novembre 2021. | ARCHIVES

C’est le retour des grandes marées, du jeudi 4 au dimanche 7 novembre 2021. D’après la préfecture du Finistère, les plus hauts coefficients auront lieu vendredi et samedi (108). De quoi donner des envies aux adeptes de pêche à pied.

Il conviendra cependant d’être très prudent car selon le site pecheapied-responsable.fr, il est toujours interdit de pêcher des pectinidés (coquilles saint-jacques et pétoncles) dans le secteur de la baie de Morlaix, de Locquirec jusqu’à Tréflez et au-delà. Un arrêté préfectoral en ce sens court depuis le 30 septembre 2021, à cause d’une teneur trop élevée en toxines amnésiantes, « très dangereuses pour la santé humaine », souligne la préfecture.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/baie-de-morlaix-grandes-marees-et-peche-a-pied-les-pectinides-toujours-interdits-496fd684-3cbc-11ec-8bc6-eb6b26766f3c

 

Ouest-France

Finistère. À Penmarc’h, cette entreprise rend l’eau de mer potable et la met en bouteille

L’entreprise Sea Sal Water, installée sur le port de Saint-Guénolé Penmarc’h (Finistère), désalinise l’eau pour la transformer en eau potable. Maï Water est maintenant commercialisée dans plusieurs Biocoop du département. L’entreprise a plusieurs autres pistes de développement, comme l’approvisionnement du réseau local.

Roger Le Dréau, gérant de la société Sea Val Water, installée sous la criée du port de Saint-Guénolé, à Penmarc’h (Finistère). Ici l’eau salée est transformée en eau potable et mise en bouteille sous la marque Maï Water. | OUEST-FRANCE

Aromatisées citron ou fraise, ou simplement alcaline, les eaux produites par Sea Val Water à partir d’eau de mer filtrée et reminéralisée sont aujourd’hui commercialisées dans plusieurs Biocoop du Finistère. « La demande est là, il faut maintenant qu’on augmente notre production », annonce Roger Le Dréau, gérant de l’entreprise implantée à Penmarc’h (Finistère), en ce début novembre 2021.

Les machines, installées sous la criée de Saint-Guénolé depuis 2019, permettent de transformer 82 % de l’eau directement puisée dans l’océan, à deux pas de là. « Dans le Finistère, seuls les habitants de l’île de Sein consomment de l’eau filtrée. La technologie que l’on utilise a bien évolué. Moins coûteuse, elle permet aujourd’hui de voir à plus grande échelle. » Roger Le Dréau, créateur de Sea Val Water, mise sur cette ressource naturelle pour répondre aux besoins futurs en eau. « La sécheresse, la pollution des nappes phréatiques font que l’eau va se raréfier. C’est une solution alternative. »

Produire et revendre localement

50 m³ d’eau sont actuellement valorisés chaque jour. Prochaine étape : atteindre 1 000 m³ pour développer le marché de l’eau en bouteille en Bretagne. « Pour être cohérent avec notre projet éco-responsable, on ne produira pas cette eau en bouteille pour l’expédier à l’autre bout de la France. »

Injecter de l’eau désalinisée dans le réseau d’eau potable, en accord avec les collectivités locales, est une autre piste de développement. Des étudiants de l’école d’ingénieurs ENSTA Bretagne mènent actuellement une recherche sur la faisabilité de cette extension et livreront leur étude en février 2022. « Il faudrait passer à près de 20 000 m³ d’eau désalinisée par jour, pour être capable d’alimenter ce réseau local », selon Roger Le Dréau.

Cosmétiques, brasseurs y trouvent leur intérêt

Un autre groupe d’étudiants brestois planche aussi sur la valorisation de la saumure. « 18 % d’eau très concentrée en sel sont rejetés à la mer après la filtration. » Et là c’est un tout autre marché visé : celui des cosmétiques. « Avec 25 % de concentration en sel, on est presque au niveau de l’eau de la mer Morte réputée pour calmer les problèmes de peau. »
Des brasseurs se montrent aussi intéressés par cette eau, car « son PH, qui peut être modifié, a un impact sur la saveur de certaines bières », explique Roger Le Dréau. Alors que les restaurants gastronomiques pourraient trouver leur bonheur dans une eau au PH 9, un excellent rince-bouche car « elle permet de gommer le goût des aliments ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/penmarch-29760/finistere-a-penmarc-h-cette-entreprise-rend-l-eau-de-mer-potable-et-la-met-en-bouteille-5b1e7c6e-3334-11ec-9d93-28173c73229c

 

http://fdata.over-blog.com/1/07/36/47/header_article_tmpphpWQfzdx.jpg
3 novembre 2021

Ne jurons de rien

http://goutal.over-blog.com/2021/11/ne-jurons-de-rien.html

 

Ouest-France

Bretagne. Prix du porc « trop bas » : des éleveurs de la Cooperl se mobilisent

Une rencontre a eu lieu, au siège de la Cooperl à Lamballe (Côtes-d’Armor), ce mardi 2 novembre 2021, entre les éleveurs-adhérents et leur direction, concernant les prix « trop bas » du porc fixé par la coopérative. La discussion n’a abouti à aucun accord.

Une trentaine d’éleveurs venus des Pays-de-Loire et Bretagne sont venus rencontrer dix administrateurs de la Cooperl, ce mardi 2 novembre 2021. | OUEST-FRANCE

C’est rare​, même très rare​, qu’un collectif d’agriculteurs se mobilise et demande un rendez-vous avec les dirigeants de la Cooperl. Le leader de la production porcine en France, avec un chiffre d’affaires de 2,5 milliards en 2020, a accepté de les rencontrer, ce mardi 2 novembre 2021, au siège de la coopérative, à Lamballe (Côtes-d’Armor).

« Pourquoi ce décalage de 8 centimes ? »

Motivés. Une trentaine d’éleveurs, sur les 3 000 adhérents à la Cooperl, sont venus des quatre coins des Pays de la Loire et de la Bretagne pour parler des prix du porc fixé par leur coopérative.

Parmi eux, Jean-François Charrier, éleveur en Loire-Atlantique, tout comme Patrick Voisin, ou encore Claude Aurégan dans les Côtes-d’Armor. Tous se sont unis pour faire passer ce même message : On voudrait qu’ils reviennent au prix du marché​.

Depuis trois semaines, le prix fixé par la coopérative pour payer ses producteurs est inférieur de 8 centimes au prix du marché du porc breton (MPB)​. Soit un gain pour eux de 100 000 € par semaine​, détaille Jean-François Charrier. Pourquoi ce décalage de 8 centimes ? , s’interrogent-ils, alors que la Cooperl est le leader français. On y croit à notre coopérative. Mais on exige le retour au niveau.

Ce mardi, après plus de deux heures de discussions avec dix administrateurs, les éleveurs n’ont pas obtenu gain de cause. Ils nous ont écoutés. Mais ils restent sur leur position, et nous ne changeons pas nos revendications​, expliquaient les éleveurs en fin d’après-midi. S’ils ne comprennent pas notre demande, on mobilisera encore plus de personnes​, concluent-ils. Contacté par la rédaction, le président de la Cooperl, Patrice Drillet, ne souhaite pas faire de commentaires dans la presse.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/bretagne-prix-du-porc-trop-bas-des-eleveurs-de-la-cooperl-se-mobilisent-003fdfb8-3bfe-11ec-8a6d-f0133bb020c0

 

Ouest-France

Côtes-d’Armor. Faut-il tuer les choucas des tours parce qu’ils attaquent les cultures agricoles ?

Publié le hibaud GRASLAND

La Ligue de protection des oiseaux (LPO) attaque, devant le tribunal, une décision de la préfecture des Côtes-d’Armor qui a autorisé la FDSEA à tuer jusqu’à 12 000 choucas des tours, afin de protéger les terres agricoles.

Les choucas des tours font des dégâts sur les cultures céréalières, notamment dans l’ouest des Côtes-d’Armor et le Centre-Bretagne. | ARCHIVES OUEST-FRANCE.

Le 25 novembre 2021, un procès va relancer le débat entre le monde agricole et les environnementalistes. La Ligue de protection des oiseaux (LPO) et l’association Bretagne Vivante attaquent la préfecture des Côtes-d’Armor et la FDSEA, principal syndicat d’exploitants agricoles, devant le tribunal administratif de Rennes. Elles en veulent à l’État d’avoir autorisé les agriculteurs à « détruire » 8 000 choucas des tours dans l’ensemble du département des Côtes-d’Armor entre le 2 janvier 2020 et le 30 septembre 2021.

La colère des agriculteurs

Les choucas, c’est la bête noire des agriculteurs. Chaque année, ils provoquent de gros dégâts sur les cultures céréalières. Les pertes financières sont très importantes pour les exploitants. En 2020, la chambre d’agriculture estimait la population de ces corvidés à environ 50 000 dans les Côtes-d’Armor. Le président de la chambre, Didier Lucas, était monté au créneau. Il estimait que cette dérogation pour abattre 8 000 oiseaux était insuffisante. « Nous réclamons le déclassement des choucas. Tant que l’espèce est protégée, on ne pourra pas s’en sortir », déplorait-il.

La Ligue de protection des oiseaux n’est évidemment pas du même avis. « La base de notre mission est de préserver la faune sauvage, qui plus est la faune protégée, rappelle Olivier Retail, directeur régional de la LPO. On est dans notre rôle. Mais cela ne veut pas dire que l’on nie les dégâts occasionnés chez les agriculteurs. »

« Tuer n’est pas une bonne solution »

« Tuer n’est pas une bonne solution, ce n’est pas une solution pérenne, dit le défenseur des oiseaux. On le voit bien : depuis que l’on commence à autoriser les prélèvements, le nombre d’individus à prélever est croissant, les dégâts aussi. »

« Il ne s’agit pas de pointer du doigt les agriculteurs, poursuit le spécialiste des oiseaux. Mais il faut reconnaître qu’ils leur offrent le gîte et le couvert. » Les choucas aiment nicher dans les cheminées des vieilles maisons en pierre. Et grandes étendues de maïs, c’est le rêve pour manger. La débocagisation joue aussi un rôle. « On constate que sur les petites parcelles ou il y a des haies, les choucas sont peu présents. »

« Tuer ne fonctionne pas, insiste Olivier Retail. On pense qu’il serait plus positif de travailler sur les causes de tout ça. Il ne faut pas se voiler la face. Le choucas est là car il y a un déséquilibre au départ. Il est difficile de dire aux agriculteurs qu’il faut changer de modèle. Nous, nous souhaitons élever le débat. Une des clés pour améliorer la biodiversité, c’est de travailler avec le monde agricole. C’est la profession la mieux placée pour agir concrètement. »

De 8 000 à 12 000 destructions

À l’origine, pour obtenir cet arrêté de destruction d’espèce protégée, la FDSEA avait demandé la destruction de 12 000 choucas en 2019 dans les Côtes-d’Armor. Le nombre a été abaissé à 8 000 par le conseil national de protection de la nature (CNPN). Fin 2020, les agriculteurs ont refait une nouvelle demande pour détruire 15 000 individus par an sur trois ans (2021-2023). La FDSEA avait constaté que les surfaces agricoles détruites avaient augmenté de 70 % entre 2019 et 2020, l’estimation du montant des dégâts avait doublé.

Le 15 avril 2021, le préfet a maintenu le chiffre de 8 000 destructions jusqu’au 30 septembre 2021, avant de l’augmenter à 12 000 le 6 juillet « le plafond de 8 000 étant atteint. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/cotes-d-armor-faut-il-tuer-les-choucas-des-tours-parce-qu-ils-attaquent-les-cultures-agricoles-d9767f1a-38c2-11ec-8684-5212e81a2886

 

Ouest-France

Morlaix. Nouveau débrayage des agents de la Ville : environ cent personnes mobilisées ce mardi

Les agents de la Ville de Morlaix (Finistère) ont de nouveau débrayé ce mardi 2 novembre 2021. Ils étaient une centaine sur le parvis de l’hôtel de ville, autant que lors du précédent mouvement, le jeudi 28 octobre dernier.

Une centaine d’agents ont débrayé, à partir de 10 h devant l’hôtel de ville de Morlaix. | OUEST-FRANCE

Les agents de la ville de Morlaix (Finistère) restent mobilisés. Ce mardi 2 novembre 2021, ils étaient une centaine à manifester devant l’hôtel de ville pour réclamer une revalorisation de leurs salaires et dénoncer leur « mal-être au travail ». La semaine précédente, lors de leur première mobilisation du jeudi 28 octobre, ils étaient également une centaine environ, « mais les avancées escomptées n’étaient pas là » regrette Marc Corbel, de la CGT de Morlaix Communauté, venu « en soutien » aux agents de la Ville.

Dès 10 h, les manifestants ont entamé un débrayage tandis que les représentants syndicaux de la CGT, CFDT et Sud Solidaires étaient reçus par le maire, Jean-Paul Vermot. Les membres des services techniques ont installé une dizaine de leurs véhicules pour bloquer la place des Otages, juste devant la mairie.

Une dizaine de véhicules des services techniques de la Ville ont bloqué la place des Otages lors de la manifestation. | OUEST-FRANCE

Des négociations encore cours

Après deux concerts de klaxons de ces véhicules, de sifflet et de mégaphone pour « accélérer les négociations », les manifestants sont entrés dans le hall de l’hôtel de ville, sans débordements. Peu après, à 11 h, les représentants syndicaux sont sortis de l’entrevue avec le maire.

Vers 11 h, les agents participant à la manifestation sont entrés dans le hall de la mairie, dans le calme. | OUEST-FRANCE

D’après ces derniers, le maire leur a proposé une augmentation des salaires à hauteur de 30 € bruts par mois. Proposition déjà faite lors de la dernière entrevue. « Ce n’est pas assez » lance Sébastien Le Scornet, de la CGT, en s’adressant aux manifestants. « On doit rester mobilisés » abonde Franck Thorigny, représentant de Sud Solidaires. Ils ont aussi évoqué la tenue d’un bureau municipal extraordinaire au cours de l’après-midi.

Nouvelle assemblée générale prévue jeudi

Au cours de la journée, de « nouvelles propositions » ont été faites par l’équipe municipale aux syndicats, d’après Sébastien Le Scornet. Sans pouvoir en parler en détail, il assure que « c’est plus que ce qui avait été proposé précédemment ». Ces propositions doivent encore être discutées entre les agents dans les différents services. Une assemblée générale se tiendra jeudi 4 novembre dans la matinée pour « trouver une position commune » et valider ou non l’offre de la municipalité.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-nouveau-debrayage-des-agents-de-la-ville-environ-cent-personnes-mobilisees-ce-mardi-7152a0b4-3bd1-11ec-b9a0-60ef7849bf45

 

Ouest-France

Morlaix. Des jeunes s’engagent auprès des associations solidaires

Publié le

Six jeunes du territoire sont en service civique à Carré d’As, le centre social de Morlaix (Finistère). Parmi leurs missions, jusqu’en juin, donner un coup de main à Roul’panier, l’aide aux devoirs ou à l’Ehpad.

Clara, Morgane, Pamela, Dylan, Jason et Clara, espèrent trouver leur voie grâce au service civique qu’ils effectuent à Morlaix (Finistère). | OUEST-FRANCE

Ils sont six et ont entre 17 et 22 ans. Ils font partie de la nouvelle promotion des volontaires en service civique à Carré d’As, le centre social de Morlaix (Finistère). Deux ont déjà travaillé dans la vente, d’autres ont suivi une formation Prépa avenir, un dispositif qui permet de renforcer ses acquis, pour préparer l’entrée en formation qualifiante ou en emploi.

Peu importe leur parcours, ils disent être motivés par l’envie d’être utiles aux autres, pendant quelques mois, avant de trouver ou de conforter leur voie, dans le numérique pour Dylan, la photographie pour Clara ou encore l’animation, l’aide à la personne et le social pour Morgane, Pamela et Jason.

« Il s’agit de notre quatrième promotion, explique Vanessa Chiron, directrice de Carré d’As. Le bilan a été très positif pour les vingt premiers jeunes, cela nous a permis de consolider notre dispositif d’atelier d’utilité sociale, basé sur le collectif. D’autres structures, comme la ville de Morlaix, Morlaix communauté et le Résam (N.D.L.R., le réseau d’échange et de services aux associations du Pays de Morlaix) vont aussi proposer ce genre d’accompagnement.

Blouses roses, Secours Populaire et les Restos du cœur

Pendant neuf mois, jusqu’en juin, les volontaires vont partager leur temps entre des moments collectifs, tels des groupes de parole sur des sujets d’actualité, des ateliers de communication autour de la vidéo et de la radio, ou encore la préparation de séjours d’échanges culturels, et des missions concrètes dans les associations.

« Les jeunes évoluent entre pairs et avancent ensemble, souligne Mélanie Le Roux, animatrice et tutrice du groupe. Ils travailleront ainsi sur des actions liées au centre social, comme l’accompagnement des ateliers familles et adultes. Mais surtout auprès de nos partenaires associés, comme l’épicerie solidaire Roul’panier, l’aide aux devoirs Coup de pouce, le Repair… Des contacts ont été pris avec les Blouses roses, le Secours Populaire et les Restos du cœur. »

Chacun va choisir une ou plusieurs missions. En attendant, ils se sont tous rendus, jeudi 28 octobre 2021, au théâtre, pour voir Akila, le tissu d’Antigone, la pièce de Marine Bachelot Nguyen sur la laïcité et le vivre-ensemble.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-des-jeunes-s-engagent-aupres-des-associations-solidaires-3689b720-3266-11ec-83ce-5891e6a36595

 

Ouest-France

Accidents de chasse. Cinq maires bretons veulent « un contrôle médical renforcé » des chasseurs

Cinq maires d’Ille-et-Vilaine, dont Françoise Louapre, la maire de Laillé (Ille-et-Vilaine) où un automobiliste a été blessé par balle samedi 30 octobre 2021, adressent une lettre ouverte, à Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique. Ils réclament une meilleure gestion de la surpopulation de sangliers, mais aussi un contrôle médical renforcé des porteurs d’armes.

Les cinq élus de Rennes Métropole réclament l’organisation d’une table ronde « pour assurer la sécurité publique en période de chasse » (Image d’illustration). | ARCHIVES THOMAS BRÉGARDIS / OUEST FRANCE

Alors qu’il circulait sur la quatre voies entre Nantes et Rennes, à hauteur de Laillé (Ille-et-Vilaine), un automobiliste de 67 ans a été grièvement blessé par balle ce samedi 30 octobre. Un chasseur de 69 ans a été mis en examen pour « blessures involontaires lors d’une action de chasse par violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence » et « mise en danger de la vie d’autrui ».

Le jour de l’accident, le chasseur participait à une battue aux sangliers, organisée par un propriétaire privé, sur une parcelle de plusieurs hectares, à proximité de la quatre voies.

« Indispensable que la pratique de la chasse soit davantage contrôlée »

Dans une lettre ouverte adressée à Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, cinq maires de Rennes métropole réagissent à l’accident. Françoise Louapre de Laillé, Philippe Salmon de Bruz, Michel Demolder de Pont-Péan, Yannick Cochaud d’Orgères et Sébastien Guéret de Noyal-Châtillon-sur-Seiche soulèvent le sujet du permis de chasse et des carabines. « Le permis de chasse n’est pas différent selon l’arme utilisée. Or un tir de balle au fusil a une portée beaucoup moins longue (500 m) qu’un tir à la carabine (2 km) […]. La marge d’erreur d’angle de tir est beaucoup plus importante, et les dégâts collatéraux nettement plus conséquents. »

Les élus rappellent ensuite que pour pratiquer le tir sportif, un certificat médical est réclamé tous les trois ans. Pas pour les chasseurs. « Il nous semble indispensable que la pratique de la chasse soit davantage contrôlée, même si elle n’est pas considérée comme un sport. Le port d’arme doit nécessiter un contrôle médical renforcé peu importe sa catégorie. »

« Dégâts agricoles de plus en plus importants »

Dans la même lettre, ils alertent sur la surpopulation de sangliers, « de plus en plus abondante année après année (qui) devient un enjeu de sécurité publique et de perte de biodiversité. Les animaux causent des dégâts agricoles de plus en plus importants sur nos communes et le département. L’évolution de la taille des animaux pose également question quant aux futurs dégâts sur récoltes ou à la gravité des accidents routiers. »

La commune de Laillé a récemment été confrontée à un autre incident lié à la chasse. Le 20 septembre, 34 chiens de chasse avaient fait irruption dans un lotissement et tué deux chats. Une meute qui avait été mobilisée dans le cadre d’une battue aux sangliers.

Malgré la chasse, ils sont de plus en plus nombreux. En Ille-et-Vilaine, les sangliers génèrent de gros dégâts dans les cultures. | GSSHOT – STOCK.ADOBE.COM

Lire aussi : « Le risque 0 n’existe pas », selon Willy Schraen, président de la Fédération des chasseurs

« La surpopulation de sangliers appelle plus de battues »

« Les chasseurs utilisent des meutes de chiens de plus en plus nombreuses pour faire sortir les sangliers des parcelles. […] La surpopulation de sangliers appelle plus de battues et entraîne les accidents de chasse. Les chasseurs en sont conscients et eux-mêmes s’inquiètent. Ils s’interrogent par ailleurs sur les « pratiques d’agrainage dans les chasses privées ». Une pratique qui consiste à attirer les animaux en répandant du grain sur un terrain de chasse donné.

Enfin, les cinq élus bretons finissent par réclamer qu’une table ronde nationale soit organisée « afin de définir la législation nécessaire pour assurer la sécurité publique en période de chasse » et demandent de « prendre toutes les mesures nécessaires afin de garantir la sécurité publique de nos concitoyens. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/ille-et-vilaine/accidents-de-chasse-cinq-maires-bretons-veulent-un-controle-medical-renforce-des-chasseurs-217f69c6-3bba-11ec-8a6d-f0133bb020c0

 

Ouest-France

Plougasnou. Des actions pour recréer des réservoirs de biodiversité

Françoise Genevois-Crozafon, adjointe à l’environnement et à la biodiversité, a participé à la réunion publique. | OUEST-FRANCE

Une réunion publique au sujet du projet de la commune « lavoirs et fontaines » a eu lieu mardi. Animée par Capucine Laur, de l’association Au fil du Queffleuth et de la Penzé, la réunion visait à sensibiliser les riverains et propriétaires privés sur les bonnes méthodes d’entretien des lavoirs et fontaines. La commune en compte au moins quarante.

L’héritage que représentent ces lavoirs et fontaines, ainsi que leur potentiel en matière de biodiversité, sont les enjeux qui ont été mis en avant. Par son action, l’association vise à partager des préconisations de gestion avec des moyens simples et peu coûteux, pour aménager ces constructions.

Cet accompagnement permettra aux habitants de recréer des réservoirs de biodiversité. Grâce à cet entretien vertueux, les amphibiens pourront profiter de flores variées, adaptées à leurs besoins au fil des saisons.

Les personnes intéressées sont invitées à participer à l’inventaire et aux ateliers. Une formation concrète sera proposée par Capucine Laur, le 22 novembre, à 14 h. Le lieu reste encore à définir.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/des-actions-pour-recreer-des-reservoirs-de-biodiversite-c3a34cb6-e3e9-4cf2-879f-6274e9a65f0b

Cela n'empêche pas la commune de promouvoir avec Morlaix communauté la réalisation d'une aire de carénage au fond de l'Anse de Primel en pleine Zone humide reconnue en appel par le tribunal administratif de Nantes le 07 novembre 2014.

 

Ouest-France

Pêche. Jersey valide 49 nouvelles licences, les négociations se poursuivent entre Londres et Paris

Le gouvernement de Jersey a octroyé ce lundi 1er novembre 49 licences de pêche. Les négociations entre Londres et Paris devraient se prolonger ce mardi, selon Emmanuel Macron, qui écarte une mise en place de sanction dès minuit, comme initialement prévu.

Des mesures de rétorsion peuvent être prises par la France dès mardi 2 novembre 2021. | AFP

Un signe d’apaisement. À quelques heures du début – théoriques – des mesures de rétorsion et de l’interdiction faite aux navires britanniques de débarquer leurs marchandises dans les ports français à compter du mardi 2 novembre 2021, le gouvernement de Jersey a octroyé, ce lundi 1er novembre, 49 licences temporaires supplémentaires de pêche dans ses eaux.

Jersey s’était engagée à ces efforts le 28 octobre. « Ces navires pourront pêcher dans nos eaux jusqu’au 31 janvier 2022, le temps de compléter leur dossier. Ces 49 licences s’ajoutent aux 162 licences permanentes et temporaires déjà accordées. »

Cette décision prise par Jersey montre le souhait du gouvernement de l’île anglo-normande d’éviter une escalade des tensions. « Nous restons ouverts à la discussion et travaillerons en étroite collaboration a