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Bulletin d'adhésion 2021-2022

 

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Lettre ouverte à Monsieur le maire de Plougasnou 11 décembre 2011

Projet de port de plaisance au Diben : Une erreur d'aménagement ruineuse et irréversible 15 février 2012

Soirée de gala à la CCI de Morlaix : le bal des faux-culs ! 29.02.12

Le port du Diben fait des vagues 01.03.12

Port du Diben: un projet au coût financier et environnemental important dont le caractère prioritaire pose question...

Avant Projet Sommaire du port du Diben à Plougasnou ( Morlaix communauté )

Extrait du compte rendu du conseil communautaire du 26 mars 2012.pdf

Lettre aux candidats au sujet du port de plaisance de Primel / Plougasnou

Position sur le projet de port de plaisance du Diben

Compte rendu de la réunion avec Nathalie Bernard, maire de Plougasnou

 

 

P r e s s e

Ouest-France

Algues vertes à Hillion : les taux d’hydrogène sulfuré flambent

Publié le Mathilde LE PETITCORPS

Alors que les marées vertes se poursuivent en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), André Ollivro, le président d’Halte aux marées vertes a, lui aussi, relevé le taux d’hydrogène sulfuré à la plage de la Grandville, à Hillion. L’association appelle aussi ceux qui auraient été confrontés à des symptômes à proximité d’algues vertes à témoigner.

André Ollivro, président de l’association Halte aux marées vertes, a procédé ce jeudi 5 août 2021 à des relevés d’hydrogène sulfuré sur la plage de la Grandville, à Hillion. | OUEST-FRANCE

Sur la plage de la Grandville, à Hillion (Côtes-d’Armor), après Yves-Marie Le Lay, le président de Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre, mercredi 4 août 2021, c’était au tour d’André Ollivro, président de l’association Halte aux marées vertes, une autre figure de la lutte contre les marées vertes, de procéder à des relevés de taux d’hydrogène sulfuré, ce jeudi 5 août.

D’importants taux d’hydrogène sulfuré relevés

Si Halte aux marées a choisi de procéder à des relevés sur la même plage, à un jour de décalage, c’est parce que Yves-Marie Le Lay est venu faire des relevés sur notre secteur, sans nous prévenir, lancent les membres d’Halte aux marées vertes. La lutte est la même pour les deux associations, mais elles ne mènent pas le combat main dans la main.

Néanmoins, leurs conclusions sont les mêmes. Comme hier, le détecteur d’André Ollivro n’a cessé de sonner, mesurant à plusieurs endroits des taux importants d’hydrogène sulfuré. Il a relevé jusqu’à 480 parties par million de molécules d’air (ppm), des valeurs élevées étant donné qu’au-delà de 500 ppm, la dose peut être mortelle.

Appel à témoignages

« On passe d’une marée verte à une marée noire de pourriture toxique, s’indignent les membres d’Halte aux marées vertes. « À force de laisser la situation se dégrader, elle est devenue ingérable : sur de larges portions du littoral, la pourriture s’accumule en couche épaisse, il n’est plus possible de ramasser les algues fraîches pour les envoyer à l’unité de traitement de Launay-Lantic.Néanmoins, 7 000 tonnes d’algues vertes ont déjà été traitées, alors que l’an passé 9 000 tonnes ont été traitées sur la saison entière.

Au vu de ces quantités d’algues en décomposition, l’Agence régionale de santé (ARS) a invité, fin juillet, les médecins libéraux de l’Agglo de Saint-Brieuc à faire remonter les cas d’intoxication à l’hydrogène sulfuré. Pour aller plus loin, Halte aux marées vertes appelle ceux qui auraient été confrontés à des maux de tête, nausées ou encore ressenti une gêne respiratoire ou des picotements aux yeux, dont ils auraient été victimes sur des portions du littoral où des algues vertes en putréfaction sont présentes. « Nous enverrons ensuite les témoignages à l’ARS, ajoute Annie Le Guilloux, secrétaire de l’association.

Les témoignages sont à adresser par mail à contact@halteauxmareesvertes.org ou par courrier au 11, rue du stade, 22 120 Pommeret. Renseignements sur www.halteauxmareesvertes.org

https://www.ouest-france.fr/bretagne/hillion-22120/algues-vertes-a-hillion-les-taux-d-hydrogene-sulfure-flambent-e818f318-f5ec-11eb-bbf3-b36f09da7e5e

 

Ouest-France

Plougasnou. Port

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/port-ea796661-328e-4299-bcd3-a48649b6c941

 

Ouest-France

Algues vertes. Des médecins invités à signaler les cas d’exposition à l’hydrogène sulfuré

Publié le Soizic QUÉRO et Brice DUPONT

Les médecins du secteur de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) sont invités à faire remonter à l’Agence régionale de santé (ARS) les cas d’exposition à l’hydrogène sulfuré, le gaz issu des algues vertes en décomposition qui peut se révéler dangereux pour la santé.

La plage de l’Hôtellerie, à Hillion (Côtes-d’Armor), est fermée au public en raison de la présence d’algues vertes. | OUEST-FRANCE

Le gaz dégagé par les algues vertes en décomposition entraîne-t-il des troubles chez certains touristes et habitants de la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) ? C’est ce que cherche à savoir l’Agence régionale de santé (ARS) de Bretagne.

Lire aussi : ENQUÊTE. Histoire, témoignages, décryptages… Notre dossier sur les algues vertes

Un message de vigilance adressé aux médecins

L’organisme vient ainsi d’adresser un message aux médecins libéraux exerçant dans les communes de l’agglomération de Saint-Brieuc. Les alertant notamment sur des dépassements ponctuels cet été des taux d’hydrogène sulfuré (H2S) dans le secteur de l’Hôtellerie, à Hillion, où les échouages d’algues vertes sont importants. Obligeant d’ailleurs la commune à fermer l’accès de la plage au public depuis près d’un mois.

L’ARS invite ainsi les médecins à « rechercher une situation d’exposition à de l’H2S » lorsqu’un patient déclare avoir fréquenté une zone où les algues vertes sont nombreuses, et présentant certains symptômes : nausées, malaises, troubles digestifs ou du rythme cardiaque, irritations respiratoires… Si des cas sont avérés, les professionnels peuvent adresser chaque semaine un rapport à l’Agence régionale de santé.

Ce message d’alerte va dans le sens de la prévention pour Loïc Raoult, vice-président de l’agglomération de Saint-Brieuc chargé de la santé. L’élu, qui appuie le maire d’Hillion pour une intervention rapide de l’État dans le ramassage des algues vertes,est aussi inquiet. « Aujourd’hui, le lien d’affection est clairement établi avec l’H2S. Il y a des risques pour la santé. Prendre un arrêté de fermeture de plage n’est pas une solution en soi. Nous faisons face à une situation qui se dégrade… »

Des mesures en continu depuis le 4 mai

Depuis le 4 mai dernier, l’ARS a mis en place un dispositif de mesure en continu de l’hydrogène sulfuré à proximité de quatre zones d’échouage dans la baie de Saint-Brieuc.

Des associations environnementales, comme Halte aux Marées vertes ou Sauvegarde du Trégor-Goëlo-Penthièvre, demandent que ces résultats d’analyse soient rendus publics, « les citoyens ayant le droit à une information honnête et régulière sur la qualité de l’air qu’ils respirent ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/algues-vertes-des-medecins-invites-a-signaler-les-cas-d-exposition-a-l-hydrogene-sulfure-bc460180-eeea-11eb-8fb3-44cfaeb2c880

 

Ouest-France

Algues vertes. L’État s’engage à renforcer son plan de lutte

Après la publication du rapport de la Cour des comptes sur les politiques publiques menées dans le cadre de la lutte contre la prolifération des algues vertes, la préfecture de Bretagne annonce ce 23 juillet 2021 que l’État prolongera et amplifiera ses actions.

Dans la baie de Saint-Brieuc, à Hillion, plage de la Grandville. Dépôt d’algues vertes, le 18 juillet dernier. La rivière le Gouessant se jette dans la baie.  | THOMAS BREGARDIS / OUEST-FRANCE

Le plan de lutte contre la prolifération des algues vertes (PLAV) en Bretagne, lancé en 2010 par le Gouvernement, a fait l’objet d’une évaluation conduite par la Cour des comptes, dont le rapport définitif a été rendu public ce 2 juillet 2021. Ce rapport dresse notamment le constat d’une nécessité de prolonger et d’amplifier l’action publique de lutte contre cette prolifération d’algues.

Dans sa réponse à la Cour, le Premier ministre souligne le fait que l’État partage pour l’essentiel l’analyse de la Cour des comptes, notamment quant à la nécessité de prolonger le PLAV et d’inscrire l’action collective dans la durée, d’une part, et à l’importance de renforcer les moyens alloués à la lutte contre les algues vertes, d’autre part.

Par ailleurs, dans un jugement rendu le 4 juin 2021 sur le sixième programme d’actions régional nitrate, le tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine) enjoint à l’État de mettre en place dès que possible toute mesure réglementaire jugée efficace ​pour renforcer l’action de lutte contre la prolifération des algues vertes dans les territoires concernés.

Lire aussi : Bretagne. La justice ordonne à l’État le renforcement de la lutte contre les marées vertes

Une concertation « dans le courant de l’été, et au début de l’automne »

Pour réussir à diminuer les échouages sur les côtes bretonnes, le niveau des flux de nitrates vers les baies « doit encore être réduit de manière conséquente », écrit la préfecture dans un communiqué. Afin de déterminer les modalités de poursuite et de renforcement de cette lutte contre la prolifération des algues vertes, une concertation sera menée dans le courant de l’été et au début de l’automne​, annonce la préfecture.

Cette concertation repose sur quatre grands principes que sont : l’association de tous les acteurs, aux premiers rangs desquels les agriculteurs ; la nécessaire complémentarité entre les volets contractuel et réglementaire de l’action dans les baies concernées, en mettant l’accent sur les situations de plus fort impact environnemental ; la volonté de mobiliser 100 % des exploitations agricoles des territoires concernés, en tenant compte des trajectoires de chacune d’entre elles, et selon une approche territorialisée ; et enfin la recherche de solutions innovantes pour réduire davantage les flux de nitrates et encourager les mesures de «renaturation» afin de limiter leur transfert vers les cours d’eau.

En revanche, le communiqué ne chiffre pas les moyens alloués pour mener à bien la lutte contre ce fléau, notamment pour l’accompagnement des agriculteurs qui s’engage dans une démarche de transition.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/algues-vertes-l-etat-s-engage-a-renforcer-son-plan-de-lutte-76b46e2c-ebc5-11eb-86fd-b30370d18cf3

 

Ouest-France

Saint-Michel-en-Grève. La Lieue de Grève surnage dans la lutte contre les marées vertes en Bretagne

Parmi les huit baies ciblées dans la lutte contre les algues vertes, celle de la Lieue de Grève, à Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d’Armor), se démarque positivement. Mais, ici aussi, la fin du phénomène est encore loin d’être actée.

Les activités de ramassage, dirigées par LTC, sont récurrentes sur la Lieue de Grève. La physionomie de la baie, à défaut de limiter la prolifération des algues vertes, favorise au moins le ramassage de celles-ci sauf en de rares endroits. Ainsi, 95% des algues échouées sont ramassées. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Dans son rapport sur les deux derniers Plans de lutte contre les algues vertes (Plav), entre 2010 et 2015, puis entre 2017 et 2021, la Cour régionale des comptes a étrillé leur bilan, tout en pointant des « résultats différenciés » selon les huit baies concernées.

Si celle de la Lieue de Grève, située à Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d’Armor), fait figure de bonne élève, les 8 millions d’euros effectivement dépensés dans la prévention contre les marées vertes, depuis 2003, n’ont pour autant pas permis de stopper le phénomène, loin de là. Le bal des camions de ramassage n’a pas cessé et a même dû s’intensifier, à nouveau, en ce début d’été.

La baie algues vertes par excellence

L’histoire entre La Lieue de Grève et les marées vertes repose avant tout sur un cruel état de fait. Peu profonde, bien éclairée, protégée et peu brassée… En cas de flux d’azote d’origine agricole, cette baie réunit toutes les caractéristiques permettant le développement de l’ulva amoricana, ou laitue de mer, qui envahit par milliers de m³ la baie, chaque année, depuis un demi-siècle maintenant.

Après la baie de Saint-Brieuc, elle est la plus fortement touchée et concentrait encore 15,5 % de la surface totale d’échouages des huit baies algues vertes bretonnes en 2020.

Une baie en avance

Depuis la fin des années 1990, des collectivités, avec le Département en tête et une partie des agriculteurs, ont engagé des actions pour réduire les flux d’azotes d’origine agricole, cause des marées vertes, avant que l’État vienne en renfort à partir de 2010. Une avance qui a permis la mise en place « d’un plan plus ambitieux » qu’ailleurs, note le rapport de la Cour régionale des comptes.

L’institution prend également le soin d’évoquer « le niveau d’engagement élevé et constant » des agriculteurs du bassin-versant. Près de vingt ans plus tard, « on est en train de gagner la partie ! » selon Jean-Claude Lamandé, ancien président du comité des bassins-versants de la Lieue de Grève.

Après la baie de Saint-Brieuc, la Lieue de Grève est la plus fortement touchée et concentrait encore 15,5 % de la surface totale d’échouages des huit baies algues vertes bretonnes en 2020. | INFOGRAPHIE OUEST-FRANCE

Une logique de proximité

L’agriculture dans le bassin-versant est majoritairement orientée vers l’élevage bovin, avec des fermes de petites tailles (47 hectares en moyenne). Le principal problème est donc l’utilisation de fertilisants – des engrais azotés – dans la culture du maïs, qui sert à nourrir le cheptel.

Dans un premier temps, le choix a été d’accompagner la grosse centaine d’exploitations du bassin-versant, afin de réduire l’impact de ces produits, avant de favoriser l’herbe, bien moins énergivore, pour l’alimentation des bêtes. Ainsi, « un suivi individuel de chaque agriculteur ayant signé la charte » est engagé, précise Solenne Le Dû, coordinatrice du Plav2 pour la baie.

Jean-Claude Lamandé, va même plus loin : « Notre force, c’est la proximité. Les agriculteurs, je les connais personnellement et je sais qui déconne. »

Un engagement différencié

Les résultats ont été salués par la Cour régionale des comptes, qui a insisté sur la baisse rapide de la concentration de nitrate et une augmentation, modérée cette fois, de la surface en herbe.

Mais l’instance nuance fortement, l’engagement étant très différencié. On compte une trentaine d’exploitants qui n’ont pas signé de charte d’engagement. « Certains ont de trop petites terres, ou sont proches de la retraite, les vrais réfractaires sont minoritaires, précise Solenne Le Dû, qui détaille l’esprit du plan. On n’est pas là pour forcer, on accompagne et on privilégie le dialogue en cas de désaccord. »

Plus de réglementation ?

Il n’y a aucune obligation pour les agriculteurs à participer à la mise en œuvre des objectifs de lutte contre les algues vertes. L’efficacité des Plav repose ainsi sur leur bonne volonté, ce qui est loin d’être adapté pour Yves-Marie Le Lay. Le président de Sauvegarde Trégor est le seul du comité des bassins-versants à ne pas avoir voté le Plav2 : « Tant qu’on ne les obligera pas à arrêter le maïs, il est impossible d’espérer la fin des marées vertes. »

Jean-Claude Lamandé préfère croire aux bienfaits de la coopération… et de la pression sociale : « Un processus mené avec l’accord de tous est plus efficace que sous la contrainte. Et puis, ceux qui ne jouent pas le jeu sont de plus en plus pointés du doigt par les moins sérieux. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-michel-en-greve-22300/saint-michel-en-greve-la-lieue-de-greve-surnage-dans-la-lutte-contre-les-marees-vertes-en-bretagne-60755bb8-e4d0-11eb-a197-9a2df3f4a583

 

À Plougasnou, Force 5 est toujours sur le front

Publié le 16 juillet 2021 à 15h40

Force 5 fêtera ses 20 ans d’existence le 22 mai 2022.
Force 5 fêtera ses 20 ans d’existence le 22 mai 2022.

L’association Force 5, sous la présidence de Jean-Yves Quéméneur, a convoqué ses adhérents jeudi 8 juillet 2021 à la salle municipale pour son assemblée générale ordinaire.

Dans son rapport moral, Jean-Yves Quémeneur a évoqué les dossiers dans lesquels il est intervenu ou pour lesquels il a été sollicité (central à gaz de Landivisiau, antenne de Plougasnou, de Saint-Cadou, projet Celtic Interconnector, ferme de Kernevez à Lanmeur, marche sur le climat, Agrochimie et Monsanto, pollution de la Penzé…). Pour chacun d’entre eux, il a résumé ses interventions et informé la vingtaine de participants de leur état d’avancement porté à sa connaissance.

Le nombre d’adhérents en baisse

Loïc Tanguy a présenté les rapports financiers 2019 et 2020 de l’association, qui font état d’une diminution du nombre d’adhérent imputée à la crise sanitaire, de 211 en 2019 à 146 en 2020.

Quatre membres sortants du Conseil d’administration ont été réélus, deux nouveaux, Thibault Méline et Juliette Gaultier, y ont été élus. Le bureau de l’association sera formé lundi 19 juillet.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/a-plougasnou-force-5-est-toujours-sur-le-front-16-07-2021-12791921.php

 

Ouest-France

Landivisiau. Les opposants à la centrale à gaz déboutés à la Cour européenne des droits de l’Homme

C’était l’un de leurs derniers recours pour faire stopper le projet de centrale à gaz qui secoue le pays de Landivisiau (Finistère) depuis près de 10 ans. La requête de l’association Force 5 a été jugée irrecevable par la Cour européenne des droits de l’Homme, au grand dam des militants.

Depuis le lancement du projet, Jean-Yves Quéméneur (au centre) et les militants de son association Force 5 se battent pour faire arrêter le projet de construction de la centrale à gaz de Landivisiau (Finistère). | OUEST-FRANCE

C’est un nouvel échec pour les opposants à la centrale à gaz de Landivisiau (Finistère). Le 7 juillet dernier, la Cour européenne des droits de l’homme a rejeté la requête de l’association pour la protection de l’environnement Force 5. Celle-ci a été déclarée irrecevable par l’instance, considérant que les faits dénoncés « ne révèlent aucune apparence de violation des droits et libertés ». Un jugement qui ne peut faire l’objet d’aucun appel.

Des militants « désabusés »

Pour le président de l’association Force 5, Jean-Yves Quéméneur, cette décision est une déception. « Nous sommes désabusés de voir que, même lorsque la Constitution n’est pas respectée, on ne prend même pas le temps d’accéder à nos requêtes ». Pour lui, ceci est le résultat « de nombreuses pressions dans les coulisses d’un dossier éminemment politique. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/landivisiau-29400/landivisiau-la-requete-des-opposants-a-la-centrale-a-la-gaz-deboutee-a-la-cedh-2d761750-e4aa-11eb-b30f-e4d13acdbac7

 

Ouest-France

Plougasnou. Bilan de l’association Force 5 : une année houleuse

Jean-Yves Quémeneur, président de l’association Force 5, lors de l’assemblée générale.

Jean-Yves Quémeneur, président de l’association Force 5, lors de l’assemblée générale. | OUEST-FRANCE

Les adhérents de l’association Force 5 se sont retrouvés jeudi 8 juillet pour l’assemblée générale présidée par Jean-Yves Quémeneur.

Le président de l’association a abordé la question de l’avancement du dossier de la centrale à gaz de Landivisiau.

La constitution n’ayant pas été respectée pour ce dossier, l’association avait en effet déposé une requête à la Cour européenne des droits de l’Homme, mais aucune audience ne sera faite avant l’été.

L’association reste une nouvelle fois en attente d’une décision. Jean-Yves Quémeneur le déplore : « Il y a de quoi désespérer devant le rouleau compresseur de Total, mais on attend. »

Le président de Force 5 poursuit l’ordre du jour, mentionnant le dossier de l’antenne 4G, dont le recours fait au tribunal administratif a été rendu caduc par le déplacement de l’antenne par Bouygues à quelques mètres hors de la commune de Plougasnou.

Plusieurs dossiers sont toujours en cours, notamment concernant l’extraction de sable aux Duons et celui du passage des câbles du Celtic Interconnector au milieu d’une exploitation de La martyre.

La séance s’est clôturée avec des discussions entre les adhérents et un débat concernant le renouvellement des membres du conseil d’administration.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/bilan-de-lassociation-force-5-une-annee-houleuse-f1f48801-c076-43ae-859a-3773c19a1ee0

 

Protection des coques des bateaux : le film adhésif présenté comme solution alternative à la peinture antifouling

Commercialisé depuis 2016, le film antifouling adhésif se veut, selon ses fabricants, "une alternative innovante et non polluante" aux peintures traditionnelles utilisées pour protéger la carène des bateaux. Il ne contient aucun biocide et empêche les organismes marins de s'accrocher à la coque.

Pose du film antifouling adhésif sur un bateau à Port-la-Forêt dans le Finistère
Pose du film antifouling adhésif sur un bateau à Port-la-Forêt dans le Finistère © Florence Malésieux/France Télévisions

Sur l'aire de carénage de Port-la-Forêt, dans le Finistère, un plaisancier observe attentivement la pose d'un film de protection sur la coque d'un bateau. Le procédé intrigue et est plutôt inhabituel car, d'ordinaire, c'est à l'aide d'une peinture antifouling que l'opération est réalisée. Des peintures qui, si elles empêchent les algues et autres mollusques de se fixer sur la coque et de l'abîmer, ne sont pas écologiques puisqu'elles contiennent des biocides. 

Deux entreprises ont mis en commun leur expertise pour fabriquer ce film antisalissures : d'un côté, Mactac, leader mondial dans la signalétique auto-adhésive. De l'autre, PPG, fournisseur de peintures et revêtement de haute technologie pour le milieu maritime. "Il a fallu dix ans de recherche pour arriver à un produit performant sur la durée, note Hélène Gobry, cheffe de projet chez Mactac. En Europe, il y a déjà deux-cents bateaux qui utilisent ce nouvel antifouling et quelques-uns en Australie".

"Solutions plus propres"

Commercialisé depuis 2016, ce film antisalissures se veut "une alternative innovante et non polluante" aux traitements antifouling traditionnels. Jean-Luc, qui possède un voilier de cinq mètres, écoute avec intérêt les explications qui sont données ce jour-là à Port-la-Forêt. Que ce soit en mer ou sur terre, l'homme se dit "énormément intéressé par les questions environnementales. Tous les ans, explique-t-il, je suis obligé de mettre de la peinture antifouling pour protéger la carène de mon bateau. Et c'est bien dommage de devoir utiliser des produits qui polluent l'eau. Je me suis donc documenté ici et là pour savoir s'il existait des solutions plus propres et j'ai entendu parler de ce film".

Félix Gheerbrant, qui assure la distribution de cet antifouling adhésif, reconnaît que "le nautisme a du retard sur l'écologie" "Seule la législation pourra aider, en interdisant les peintures qui sont peu respectueuses de l'environnement, dit-il. D'autant que la demande des plaisanciers est de plus en plus forte. Ils veulent des produits moins nocifs".

"Durée de vie de 5 ans"  

Le film mis au point par Mactac et PPG a, selon Hélène Gobry, "une durée de vie de cinq ans" et s'adapte à tous types de bateaux, à moteur et à voile. "Il a une action mécanique, indique Félix Gheerbrant. Les organismes marins ne peuvent pas s'accrocher à la surface du bateau, ce qui évite aussi leur transplantation d'un port à l'autre du globe. Et puis, l'action sur la santé humaine n'est pas non plus négligeable, notamment sur les chantiers navals où l'exposition aux biocides contenus dans les peintures antifouling classiques reste très toxique"

Cette présentation du film antifouling adhésif à Port-la-Forêt n'avait rien d'un hasard puisque, depuis deux ans, ce port du sud-Finistère bénéficie d'une double certification : "port propre" et "port actif en biodiversité". "Nous somme ouverts à toutes les alternatives qui vont dans le sens de l'environnement, souligne Frédéric Boccou, le directeur du port. Depuis 2005, nous avons mis en place des aires de carénages spécifiques où l'on récupère toutes les particules issues du nettoyage des coques. Elles sont ensuite traitées pour que les eaux de carénage soient propres avant d'être rejetées. Nous souhaitons d'ailleurs faire de Port-la-Forêt un site d'expérimentations pour les start-ups qui travaillent sur ces aspects environnementaux. Réduire l'utilisation des peintures antifouling qui dégradent le milieu, nous voyons cela plutôt d'un bon oeil".

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/protection-des-coques-des-bateaux-le-film-adhesif-presente-comme-solution-alternative-a-la-peinture-antifouling-2177338.html

 

Ouest-France

TÉMOIGNAGE. Un couple vit sans pouvoir se raccorder à l’eau potable dans un village de Plougonven

Patrice et Geneviève Lambert vivent depuis les années 1970 à Keraudren, un petit village isolé de Plougonven (Finistère). Ils souhaiteraient être raccordés au réseau d’eau potable depuis des années. Jusqu’ici, le syndicat ou la collectivité leur refusait.

Un étang se trouve juste derrière la maison de Patrice et Geneviève Lambert, à Keraudren, en Plougonven. Leur source d’eau potable est polluée et ils ne peuvent plus l’utiliser.

Un étang se trouve juste derrière la maison de Patrice et Geneviève Lambert, à Keraudren, en Plougonven. Leur source d’eau potable est polluée et ils ne peuvent plus l’utiliser. | OUEST-FRANCE

Patrice et Geneviève Lambert vivent depuis 43 ans dans leur maison de Keraudren, village de Plougonven (Finistère). Jusqu’alors, ils buvaient l’eau potable de leur source privée.

« Avant, nous n’étions entourés que de plaines. Puis, les parcelles voisines ont été mises en culture, et il y a eu des pesticides, raconte le couple. L’eau n’a jamais eu très bon goût. Mais une de nos amies est venue faire un relevé dans l’étang qui se trouve derrière. Le taux de nitrate était très élevé. »

Leur habitation n’est pas raccordée au réseau public d’alimentation en eau potable, leur village étant assez isolé. Mais en 2003, la commune souhaite étendre son réseau. « Il y avait un projet de nous relier au Caout, hameau qui se trouve à 200 m à vol d’oiseau. » Mais un courrier de la mairie les informe que pour des raisons de coûts, Keraudren fera l’objet d’un prochain programme de travaux. Qui n’est jamais arrivé.

670 € de bouteilles en plastique par an

En 2007, Patrice et Geneviève Lambert récidivent d’une nouvelle lettre auprès du syndicat du Val de Pen-ar-Stang, en charge du réseau. Le couperet tombe : « Outre le prix excessif de ces travaux, des contraintes techniques notamment liées à une dégradation possible de la qualité bactériologique de l’eau, ont motivé cette décision », répond le syndicat.

Mais entre-temps, il faut bien s’hydrater. « On s’est mis à acheter des bouteilles en plastique, ce qui nous coûte environ 670 € par an. » Pour les lessives, la vaisselle ou les douches, les Lambert utilisent toujours l’eau de leur source.

Ils renouvellent, encore, leur demande en 2017 auprès de Morlaix communauté, qui a repris la compétence de la gestion de l’eau. La réponse est alors la même.

Une nouvelle carte des zonages

Mais le sujet va peut-être évoluer prochainement. « Nous préparons une nouvelle carte des zonages cohérente. Si on se rend compte que d’autres villages alentour de Keraudren sont intéressés, cela peut faire baisser le coût de raccordement entre les foyers. Nous allons leur faire prochainement un devis », avance Guy Pennec, vice-président en charge de l’eau. Les particuliers doivent payer une partie des travaux, mais aucun montant minimum ni maximum n’est fixé par la loi.

Morlaix communauté n’a pas d’obligation de desserte. « S’il y a des contraintes techniques, financières ou sanitaires, nous refusons le raccord. » Pour les habitants de Keraudren, le point de branchement est très loin (800 m). Enfin, « on ne peut pas forcer les gens à consommer l’eau potable. Et si elle reste plus de 24 heures dans les tuyaux, des sédiments et des bactéries s’y déposent. Sanitairement, ça ne suit plus », poursuit l’élu.

La collectivité ne peut pas raccorder tout le monde

Un véritable casse-tête pour la collectivité. Énormément de foyers sont dans le même cas, notamment à Plounéour-Ménez et au Cloître-Saint-Thégonnec. Chaque demande est observée et Morlaix communauté n’a pas vocation à raccorder tout le monde : impossible et trop onéreux.

Elle peut cependant valider, parfois. Le dernier dossier en date concerne trois usagers vivant au hameau de Kervern, à Plouégat-Moysan. « Ils seront branchés sur le réseau du Traou-Long, dans les Côtes-d’Armor. Nous acceptons car le syndicat prend 60 % des travaux en charges », justifie Guy Pennec. Le reste à charge est de13 950 € pour Morlaix communauté et la même somme divisée pour les trois foyers.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougonven-29640/temoignage-un-couple-vit-sans-pouvoir-se-raccorder-a-l-eau-potable-dans-un-village-de-plougonven-d0cb78bc-e21d-11eb-b902-1ea1c60f3f19

 

Ouest-France

Plougasnou. Des associations toujours contre une aire de carénage au fond de l’anse de Primel

Nouveauté, dans l’aménagement du site portuaire de Primel-Le Diben, à Plougasnou (Finistère) : le poste de ravitaillement en carburant doit être installé au sud des ex-établissements Lequertier. Ce qui donnerait un indice sur l’implantation de la future aire de carénage. Deux associations protestent.

Le port du Diben va faire l’objet d’un lifting à 15 millions d’euros. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

L’aménagement du site portuaire de Primel-Le Diben continue de faire des remous, à Plougasnou (Finistère). Un comité de pilotage va être créé, avec la commune, les professionnels, les financeurs, les riverains ou encore les associations.

Marc Rousic, conseiller chargé du littoral pour Morlaix communauté, a rencontré les associations pour un petit port breton sympa (APPBS) et les Amis et riverains de l’anse de Primel (ARAP).

Une zone humide très riche

Or, celles-ci ont appris que le poste de ravitaillement en carburant serait positionné au sud des ex-établissements Lequertier. Ce qui indiquerait le potentiel endroit de la future aire de carénage. Les deux associations y sont formellement opposées, puisqu’il s’agit d’une « zone humide très riche en biodiversité, et répertoriée. L’utilisation mutualisée d’une nouvelle aire de carénage par les clients du chantier naval et d’autres utilisateurs, ne doit pas dicter l’emplacement de l’aire au détriment de l’environnement ».

Les associations demandent à Morlaix communauté de « surseoir au déplacement du poste de distribution des carburants, le temps de débattre démocratiquement au sein du Comité de pilotage du lieu d’implantation de l’aire de carénage ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-des-associations-toujours-contre-une-aire-de-carenage-au-fond-de-l-anse-de-primel-20a8a4ee-e08f-11eb-9be0-01246e2ebe9b

 

À Plougasnou, les interrogations de deux associations sur l’aire de carénage du port du Diben

Publié le 09 juillet 2021 à 19h30

À la suite d’une réunion qui s’est tenue mi-juin avec Morlaix communauté, et de l’article publié jeudi 8 juillet sur le site du Télégramme à propos de l’inauguration de la capitainerie, au port du Diben, à Plougasnou, deux associations - l’APPBS (Association pour un petit port breton sympa) et l’Arap (Amis et riverains de l’anse de Primel) - ont souhaité réagir sur « le déplacement prévu sans concertation du poste de ravitaillement en carburant au sud des ex-établissements Lequertier. Ceci hypothéquant de fait une implantation possible à cet endroit de la future aire de carénage ».

Contre une aire de carénage au fond de l’anse

« Les associations sont formellement opposées à une aire de carénage au fond de l’anse de Primel où une large zone humide très riche en biodiversité est répertoriée. L’utilisation mutualisée d’une nouvelle aire de carénage par les clients du chantier naval et d’autres utilisateurs, ne doit pas dicter l’emplacement de l’aire au détriment de l’environnement », rappellent les associations. Elles demandent à Morlaix communauté de « surseoir au déplacement du poste de distribution des carburants, le temps de débattre démocratiquement au sein du comité de pilotage du lieu d’implantation de l’aire de carénage ».

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/a-plougasnou-les-interrogations-de-deux-associations-sur-l-aire-de-carenage-du-port-du-diben-09-07-2021-12787542.php

 

Le Diben vendredi 09 juillet 2021

Communiqué de l'APPBS et de l'ARAP

Associations APPBS et ARAP – Site portuaire de Primel - Le Diben

Création d’un Comité de pilotage mais…..

A l’initiative de monsieur Marc ROUSIC, Conseiller Délégué au service Littoral de Morlaix Communauté, une rencontre a eu lieu le 16 juin 2021 avec les associations APPBS (Association pour un Petit Port Breton Sympa) et ARAP (Amis et Riverains de l’Anse de Primel) concernant l’aménagement du site portuaire de Primel – Le Diben, la digue et l’emplacement de l’aire de carénage en particulier…

Les représentants de l’APPBS et de l’ARAP ont été informés de la volonté de Morlaix Communauté de respecter l’environnement, et de maîtriser harmonieusement l’usage de la digue et future aire de carénage par les utilisateurs. Cette volonté déclarée s’appuiera sur la création d’un Comité de pilotage réunissant la commune – les professionnels – les financeurs – les riverains – les associations – etc…

Pour l’APPBS et l’ARAP, rien à redire sur la procédure de mise en place de ce Comité de pilotage, mais nous avons été surpris d’apprendre en fin de réunion le déplacement prévu sans concertation du poste de ravitaillement en carburant au sud des ex-établissements Lequertier. Ceci hypothéquant de fait une implantation possible à cet endroit de la future aire de carénage.

Nous rappelons que les Associations sont formellement opposées à une aire de carénage au fond de l’anse de Primel où une large zone humide très riche en biodiversité est répertoriée. L’utilisation mutualisée d’une nouvelle aire de carénage par les clients du chantier naval et d’autres utilisateurs, ne doit pas dicter l’emplacement de l’aire au détriment de l’environnement.
En conséquence, les associations APPBS et ARAP, demandent instamment au service Littoral de Morlaix Communauté, de surseoir au déplacement du poste de distribution des carburants, le temps de débattre démocratiquement au sein du Comité de pilotage du lieu d’implantation de l’aire de carénage.

APPBS - Association Petit Port Breton Sympa
http://appbs.blog.free.fr

ARAP -Amis & Riverains de l'Anse de Primel
http://arapdiben.free.fr

 

Ouest-France

Plougasnou. La capitainerie, première étape du projet du port

Au port du Diben, ce nouvel équipement offre de bonnes conditions de travail aux agents et permet un meilleur accueil des plaisanciers. Le bâtiment aquacole démarre après l’été.

La capitainerie a été inaugurée jeudi, en présence de Jean-Paul Vermot, président de Morlaix Communauté ; Nathalie Bernard, maire de Plougasnou et vice- présidente en charge du tourisme ; Marc Rousic, conseiller délégué en charge du port et Claude Poder, élu, ancien vice-président en charge du schéma d’orientation du site portuaire.. | OUEST-FRANCE

Pourquoi ? Comment ?

Pourquoi une nouvelle capitainerie au port du Diben ?

Parce que les anciens bureaux mis en service il y a une quinzaine d’années étaient étroits. « Seulement six m², pour le bureau, l’atelier et les vestiaires pour quatre agents en pleine saison », explique Nathalie Bernard, maire de Plougasnou et vice-présidente à Morlaix communauté en charge du tourisme. « Ce nouveau bâtiment comprend un bureau, bien séparé des vestiaires, de l’atelier et de la salle repos, ainsi que des sanitaires. » Équipée d’une rampe d’accès et d’un espace d’attente, la capitainerie offre aussi un meilleur accueil aux usagers des ports et « accessoirement aux randonneurs en quête de renseignements. »

Pour quels services ?

Chaque année, Morlaix communauté qui a la compétence portuaire, améliore les services. Le service de rade permet de transporter les plaisanciers de leur navire au quai du Diben et à la cale de Rhun Predou et inversement. Mais chacun peut l’emprunter pour une traversée originale de l’anse jusqu’au dimanche 5 septembre, il suffit de téléphoner à la capitainerie. La participation est de 1 € pour les personnes ne disposant pas d’un corps-mort.

Par ailleurs, l’ouverture du nouvel équipement s’accompagne du déploiement du paiement par carte bancaire, des mouillages, tant en capitainerie que sur le plan d’eau pour les navires visiteurs ou le service de rade

Où en est le futur bâtiment aquacole ?

L’ancien bâtiment Lequertier d’une surface au sol de 650 m² et situé sur le terre-plein, constitue une opportunité pour les entreprises en lien avec la mer. « Vétuste, le bâtiment n’incitait pas les investisseurs, c’est pourquoi, nous avons décidé de rénover l’enveloppe du bâtiment afin de faciliter sa reprise par des activités maritimes », poursuit Nathalie Bernard. Les travaux démarreront en septembre.

Marc Rousic, conseiller délégué en charge du port, précise que dans le cadre de ces aménagements, la station-service de carburant sera déplacée de l’arrière de ce bâtiment.

Quelles sont les prochaines étapes de l’aménagement du port ?

Tout d’abord, la maison de la pêche. L’activité des pêcheurs nécessite des équipements adaptés aux principaux métiers (casier,drague à la coquille et filets), comme des espaces de stockage et de purification. Un enjeu pour le développement de l’attractivité du métier. « Les études opérationnelles des travaux vont être lancées à l’automne », annonce Marc Rousic. Les travaux au niveau du quai et de l’aire de carénage suivront, mais cela demandera beaucoup de temps. Parmi les bonnes nouvelles, la reprise du Café du port près des anciens viviers. « Nous mettrons rapidement en place, un fléchage pour s’y rendre à pied à partir du port », promet Nathalie Bernard.

Contact de la capitainerie du port : Tél : 06 81 79 67 49

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/la-capitainerie-premiere-etape-du-projet-du-port-bd732539-0f3b-4467-b763-c0f1a99e79d2

 

À Plougasnou, les travaux du port du Diben sont (enfin) lancés

Publié le 08 juillet 2021 à 18h47

Plus de deux ans après avoir voté le schéma d’orientation du port du Diben, Morlaix communauté a inauguré la nouvelle capitainerie, jeudi 8 juillet 2021. Première étape d’une longue liste de travaux à venir.

De gauche à droite, au premier plan : Marc Rousic, conseiller délégué à la mer, au littoral et aux ports à Morlaix communauté, Nathalie Bernard, maire de Plougasnou, Jean-Paul Vermot, président de Mor
De gauche à droite, au premier plan : Marc Rousic, conseiller délégué à la mer, au littoral et aux ports à Morlaix communauté, Nathalie Bernard, maire de Plougasnou, Jean-Paul Vermot, président de Morlaix communauté, Claude Poder, ancien conseiller délégué à la mer, au littoral et aux ports à Morlaix communauté. (Le Télégramme/Amaury Lebeault)

  • 1 La nouvelle capitainerie inaugurée

    Après trente-deux mois d’attente et du retard pris sur le début des travaux, la première étape du réaménagement du port de Primel-Le Diben est achevé. À Plougasnou, la nouvelle capitainerie a été inaugurée, jeudi 8 juillet 2021, par les élus de la commune, de Morlaix communauté, ainsi que les agents de la capitainerie.

    D’un atelier de 6 m², les quatre agents de la capitainerie passent à un local d’environ 50 m². « Après de longues procédures, c’est une grande satisfaction d’inaugurer cet outil indispensable pour les agents, comme pour les visiteurs », témoigne la maire de Plougasnou, Nathalie Bernard. À la capitainerie, « quatre agents se relaient sur la période estivale en binôme, sept jours sur sept », précise Pierre Legendre, chef du service mer et littoral de Morlaix Co. Tous sont en charge du bon fonctionnement du port, du respect de l’environnement et de la gestion manutentionnaire de celui-ci.

     

  • 2 Une utilisation du port qui évolue

    Comme bien d’autres équipements, le port du Diben a vu son utilisation et sa fréquentation évoluer ces dernières décennies. « Le plaisancier a changé. Il y a vingt ans, on voyait majoritairement des bateaux avec des corps-morts. Aujourd’hui, les semi-rigides sont beaucoup plus nombreux, estime Claude Poder, ancien conseiller délégué à la mer, au littoral et aux ports à Morlaix Co. L’avantage de ces bateaux, c’est qu’on peut les transporter facilement en voiture. »

    Aujourd’hui, le port de Primel-Le Diben recense environ 300 corps-morts, un chiffre avec une légère tendance à la baisse. En revanche, il connaît une augmentation non négligeable du nombre de bateaux visiteurs, avec plus d’une vingtaine cette année. « Depuis quelques années, le nombre augmente d’environ 50 % chaque année », constate Pierre Legendre.

     

  • 3 Prochaine étape, rénovation d’un bâtiment aquacole

    L’inauguration de cette nouvelle capitainerie arrive, symboliquement, comme la première pierre d’un grand chantier. Un chantier dans lequel Morlaix communauté a investi, non seulement de l’argent (15 M€), mais aussi, et surtout du temps. Selon les estimations, les travaux pourraient durer une dizaine d’années.

    La prochaine étape du schéma de réaménagement sera lancée « en octobre prochain », a annoncé Jean-Paul Vermot, président de l’intercommunalité, jeudi 8 juillet. Il s’agira de la rénovation d’un bâtiment aquacole, « un vrai outil industriel inutilisé depuis trop d’années », assurent les élus. De plus, la sortie de terre d’une Maison de la pêche est toujours en cours d’étude, avec les pêcheurs, tandis que la distribution de carburants passera de l’autre côté des bâtiments industriels. « Un comité de pilotage, ainsi que d’autres travaux, seront effectués dans les années à venir », précise Marc Rousic, conseiller délégué à la mer, au littoral et aux ports à Morlaix Co.

    « Le port doit s’animer, il faut que ça bouge à Plougasnou », affirme Claude Poder. Pour cela, l’ancien chargé du dossier Diben verrait bien l’implantation d’un bar, d’un restaurant, ou pourquoi pas d’un foodtruck.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/a-plougasnou-les-travaux-du-port-du-diben-sont-enfin-lances-08-07-2021-12786718.php

 

Ouest-France

Plougasnou. Pollution des eaux : l’inquiétude des habitants

Suite à l’interdiction de baignade et de pêche sur la plage de Plougasnou /Saint-Jean-du-Doigt, des habitants ont appelé à se rassembler lundi soir pour réclamer des explications.

Une soixantaine d’habitants des deux communes s’est rassemblée lundi à la plage de Plougasnou / Saint-Jean-du-Doigt pour faire part de ses inquiétudes quant à la dégradation de la biodiversité. | OUEST-FRANCE

La prolifération soudaine de bactéries Escherichia coli et d’entérocoques révélée par les résultats des prélèvements de l’Agence régionale de santé, parus le 29 juin a été la cause de l’interdiction d’activités nautiques à la plage de Plougasnou / Saint-Jean-du-Doigt jusqu’au 3 juillet. Les résultats n’ont été transmis à la municipalité de Plougasnou que le 5 juillet.

Sur la page Facebook dédiée aux habitants de la région, les débats entre citoyens sont animés, depuis cette interdiction. Les habitants s’inquiètent et s’interrogent, et décident de se rassembler à la plage de Plougasnou / Saint-Jean-du-Doigt afin de faire prendre conscience de l’état de l’environnement et appeler les élus à se mobiliser d’avantage dans cette prise de conscience collective.

Sur place, une soixantaine d’habitants se sont réunis en présence de plusieurs adjoints des communes de Plougasnou et de Saint-Jean-du-Doigt. Plusieurs habitants souhaitant rester anonymes s’expriment : « Ce rassemblement, c’est pour pointer du doigt la pollution à la fois locale et mondiale. Nous critiquons aussi la façon dont nous avons été informés, et la façon dont nous sommes tenus dans l’ignorance sur les causes de cette prolifération de bactéries. »

Françoise Genevois-Crozafon, adjointe à l’environnement de la municipalité de Plougasnou, donne des éléments de réponses aux habitants : « Les bactéries ne viennent pas du réseau d’assainissement, ni de la station d’épuration, les investigations continuent. Tout ce que l’on sait, c’est que les bactéries sont d’origine humaine. » La responsabilité agricole est donc écartée, et la piste d’un déversement sauvage ou d’une fosse septique défaillante est la plus probable à ce stade. Les municipalités de Saint-Jean et de Plougasnou prévoient d’ailleurs de porter plainte contre X pour pollution des biens communs.

Françoise Genevois-Crozafon précise : « Je suis très claire, il n’y a pas de lien entre les algues vertes et la prolifération de ces bactéries. » Deux sujets qui préoccupent pourtant les citoyens présents. « On veut que l’environnement devienne une priorité pour les élus. On ne veut pas être infantilisés, chaque individu a sa part de responsabilité, mais ce n’est pas en interdisant les chiens sur les plages qu’on avancera. »

Le rassemblement est vite dispersé par la pluie et le vent, mais les habitants espèrent voir naître des projets plus concrets de la part des municipalités prochainement.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/pollution-des-eaux-linquietude-des-habitants-abdf4c6d-338c-4f63-bfea-4a4333c5f4c7

 

Ouest-France

Morlaix. Dans la baie, deux écoles contre les algues vertes

Publié le

La Cour des comptes a livré son rapport sur la prolifération des algues vertes en Bretagne. Dans le pays de Morlaix, deux baies étaient passées au peigne fin : les anses du Dossen et de Locquirec.

L’estuaire du Douron dans l’anse de Locquirec. | INFOGRAPHIE OUEST-FRANCEE

Pourquoi ? Comment ?

Quel est l’état des lieux de ces deux zones ?

L’anse de Locquirec coche toutes les cases pour que les ulves prolifèrent : eaux claires et peu profondes, température suffisante, faible taux de renouvellement des eaux, apports en éléments nutritifs importants. Elle comprend 195 exploitations sur son bassin-versant. C’est l’endroit le moins touché par les échouages d’algues vertes, « avec une moyenne de 18 hectares par an depuis 2007 (1,4 % des échouages observés en Bretagne) ». Cependant, 2019 a été une mauvaise année avec 43 ha d’algues vertes retrouvées dans l’anse.

Quant au Dossen, dans le Léon, il y a 400 exploitations situées sur le bassin-versant, spécialisées en cultures légumières et en élevage intensif. L’Horn et le Guillec « figurent parmi les rivières bretonnes ayant les plus forts flux d’azote », souligne le rapport de la Cour des comptes. On compte en moyenne 67 ha d’échouages d’algues vertes entre 2002 et 2005 et 101 ha entre 2015 et 2018. Les échouages de l’anse du Dossen « sont stables, voire en légère augmentation en tendance », contrairement à ce qui se profile dans les autres baies bretonnes.

Quelle est la conclusion du rapport pour l’anse de Locquirec ?

Le déploiement d’outils a été empêché lors du premier plan, pour des raisons administratives. En effet, l’anse est à cheval entre le Finistère et les Côtes-d’Armor. Même si le porteur de projet a « été à la hauteur des engagements, et s’est donné les moyens de mettre en place et d’entretenir des relations étroites avec les agriculteurs engagés dans la démarche ». Dans le second plan de lutte, qui se poursuit jusqu’en 2021, on note une diminution de la mobilisation. « La plupart des objectifs paraissent difficilement atteignables avant la fin du plan », expose le rapport. Certains dysfonctionnements ont pu « décourager les agriculteurs ». Pourtant, « l’objectif de limitation significative de la prolifération des algues vertes paraît atteignable ». Soit d’atteindre le niveau de 20 mg/l de nitrates en 2027 dans le Douron. Depuis 1999, cette concentration a diminué de 32 %, pour atteindre 28,6 mg/l en 2019.

Qu’est-ce qui ne fonctionne pas pour l’anse du Dossen ?

Sur les 330 agriculteurs détenant des zones humides, 118 ont changé leurs pratiques. 6,5 km haies bocagères ont été plantées. Malgré cela, le constat de la Cour des comptes est alarmant : « Le rythme actuel de diminution des teneurs en nitrates des cours d’eau ne permet pas d’espérer un effet sur la prolifération des algues vertes. […] Les acteurs économiques arbitrent entre les incitations à modifier leurs pratiques et les signaux du marché. »

Les obstacles résident dans les pratiques actuelles agricoles. Il faudrait diminuer les cheptels porcins, étendre l’élevage extensif bovin et diminuer la fertilisation des cultures. Mais ces leviers « ne font pas partie de la boîte à outils » utilisés par les porteurs du projet.Ceci dit, « la mobilisation collective sur le terrain est un succès en termes d’engagement des agriculteurs et de diversité des actions menées. C’est une réussite à mettre au crédit des équipes du syndicat mixte de l’Horn ».

Enfin, dernier conseil de la Cour des comptes : le porteur de projet doit déterminer scientifiquement le niveau de concentration à atteindre qui permettrait d’enrayer le phénomène : « Aucune modélisation n’a été réalisée sur cette baie » pour ce faire.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/dans-la-baie-deux-ecoles-contre-les-algues-vertes-505853bb-53c4-4e31-900d-66c538db1c9c

 

Ouest-France

Trégastel. Le sémaphore de Ploumanac’h bloque un projet de maison

Le Conseil d’État relève une irrégularité dans la délivrance d’un permis de construire rue du Haren, à Trégastel.

Le sémaphore de Ploumanac’h est situé à un endroit stratégique pour surveiller l’activité maritime locale. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le sémaphore de Ploumanac’h se situe à 4,9 km de la rue du Haren, à Trégastel (Côtes-d’Armor) mais, malgré la distance, son champ de vue traverse un terrain situé au numéro 37, de cette rue paisible qui mène vers la plage de Toul Bihan et ouvre, plus loin, la perspective vers l’île Tanguy et le phare des Triagoz.

Un permis de construire attaqué par des voisins

C’est sur cette emprise qu’un particulier avait obtenu de la mairie, par un arrêté du 16 septembre 2015, un permis de construire pour une maison d’habitation « recouverte d’un bardage en bois clair ».

Des voisins attaquent depuis cette autorisation sous divers motifs : « accès dangereux, manque d’information et mauvaise intégration dans son site d’implantation », à savoir dans la proximité du célèbre chaos granitique de Ploumanac’h. Ils ont été déboutés à deux reprises le 16 mars 2018 et le 20 septembre 2019, par le tribunal administratif de Rennes et la cour administrative d’appel de Nantes, mais revenaient le 31 mai 2021 devant le Conseil d’État, pointant cette fois un nouveau moyen.

Un bâtiment militaire d’importance majeure

En effet, le terrain est grevé d’une servitude au titre du champ de vue du sémaphore de Ploumanac’h. Ce bâtiment militaire joue un rôle majeur en matière de défense et de sécurité. Il surveille la mer, mais aussi l’espace aérien et terrestre, transmet ses observations météo au profit de la Marine nationale et de Météo France et peut coordonner les secours en mer, en cas de besoin. Toute modification dans cet espace doit donc être autorisée par le commandant de la zone terre Nord-Ouest, responsable de ce territoire pour les autorités militaires.

Or, le permis de construire litigieux a été visé par le seul « accord du directeur de l’établissement du service d’infrastructure de la défense de Brest ». Le Conseil d’État a considéré que « la cour avait commis une erreur de droit en jugeant que le commandant de la zone terre pouvait confier sa compétence… à l’établissement du service d’infrastructure de la défense de Brest ».

La plus haute juridiction annule donc l’arrêt du 20 septembre 2019 et renvoie l’affaire devant la cour administrative d’appel de Nantes, afin de reprendre le dossier et de recueillir l’avis éclairé des autorités militaires.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/tregastel-22730/tregastel-le-semaphore-de-ploumanac-h-bloque-un-projet-de-maison-31677c86-d371-11eb-90d1-b45c9e5d0aab

 

Ouest-France

Brest. Les acteurs de la mer s’associent pour une nouvelle aire de carénage

D’ici 2023, une nouvelle aire de réparation navale verra le jour. Elle est notamment initiée par des entreprises du port.

Plusieurs acteurs de la mer s’associent pour la mise en place d’une nouvelle aire de réparation navale. | OUEST-FRANCE

Plusieurs acteurs de la réparation navale, implantés sur le territoire brestois, veulent investir « dans un outil correspondant à leurs besoins ». Concrètement, la création d’une nouvelle société, afin de participer à la définition, au financement et à l’exploitation de la nouvelle aire de réparation navale projetée sur le port de commerce de Brest.

Qui en fait partie ?

Les futurs actionnaires, ou pressentis comme tels, paraissent avoir les reins solides. On y retrouve notamment Brest Aim, Guyot Environnement, les Recycleurs Bretons, Le Chantier du Guip, CnnMco, Endel, KVK, Metal Action, Neotech Energy, SPRD, Trïodé, XXL Composite et BMA (chantier Merré). Ils se sont réunis à l’initiative de l’Union maritime de Brest et sa région (UMBR). La nouvelle société les regroupant se nomme la Sebac (Société d’Exploitation Brestoise de l’Aire de Carénage).

Pourquoi ce projet ?

Dans un communiqué commun, les quatorze entreprises présentes autour de cette création disent « répondre à la demande formulée par la Région et la CCI d’une participation des professionnels au financement et à l’exploitation de cette zone, dont l’étude est en cours ». Les entreprises participent à hauteur de 20 %. « Elles apporteront leurs compétences au service de la définition et de l’exploitation de cette zone dont la complexité reflète la richesse des métiers réunis. […] La technicité et les compétences reconnues de nos entreprises, la diversité des armements de la région brestoise, le positionnement de la rade de Brest aux carrefours des routes maritimes sont autant d’atouts pour notre port qui garantissent à l’évidence un fort niveau d’usage d’un tel équipement. »

À quand une mise en service ?

Les entreprises participantes répondent : « Ce sont près de 3,8 millions d’euros que les professionnels réunis amèneront aux côtés, entre autres, de la Région et de la Métropole brestoise, à cet investissement structurant, dont la mise en service est prévue en 2023. »

À quoi ressemblera l’aire de carénage ?

La future zone de réparation navale sera dotée d’infrastructures de levage et de réparations : darse de levage, ponton d’armement, élévateur, terre-plein aux normes environnementales avec station d’épuration des boues de carénage, cabines à peinture et de sablage isolées, atelier naval, zone dédiée de déconstruction, chariot de manutention pouvant rejoindre les entreprises plus éloignées, locaux de vie pour les équipages.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-les-acteurs-de-la-mer-s-associent-pour-une-nouvelle-aire-de-carenage-accff692-c452-11eb-9a3b-3513ab8ec4ec

 

Ouest-France

Lanmeur. « Des maisons ne peuvent pas être rénovées »

Au cours du dernier conseil municipal, les élus ont déploré le gel des bâtiments situés en terrain agricole dans le cadre du PLUiH. Ils interpellent Morlaix communauté.

Des habitants qui ont fait plusieurs demandes concernant la réhabilitation de bâtiments anciens, situés en terrain agricole, se sont vus refuser les autorisations nécessaires à un changement de destination. « Plusieurs maisons dans la campagne ne peuvent pas être rénovées, une personne qui souhaite agrandir ne peut pas le faire », regrette Jean-Marc Le Duff, adjoint au maire.

Dans le cadre du PLUiH (Plan local d’urbanisme) voté par Morlaix communauté en janvier 2020, ces constructions ne peuvent en effet pas évoluer. La maire, Cathy Lucas explique : « La modération de la consommation foncière et la préservation des espaces agricoles sont une priorité pour la préfecture, qui s’appuie sur la loi faite pour garantir l’activité agricole. La logique est d’être situé à plus de cent mètres d’une exploitation agricole. Les agriculteurs, eux, peuvent construire. » Elle propose de recenser ces habitations et de faire remonter ces dossiers auprès des services d’urbanisme de Morlaix communauté.

Conseil en bref

Lotissement de Castel Dour. Après des désistements, deux terrains sont à nouveau disponibles à la vente.

Activités de loisirs. Un questionnaire est distribué aux familles afin de savoir si elles sont partantes pour une reconduction des AML (Accueil municipal de loisirs) les mercredis matin sur l’année scolaire, à destination des enfants de la grande section au CM2 pour des activités d’arts plastiques, de cuisine et de sports. Elles sont gratuites. Selon la maire, les enfants commencent à souffrir de la situation sanitaire à cause de l’isolement. Le fait de ne pouvoir brasser les classes lors des récréations commence à provoquer des tensions.

Rue de Poul-an-Od. Les résultats du radar pédagogique, qui sont des mesures prises avant la pose de coussins berlinois, sont les suivants : la vitesse moyenne des véhicules est de 38 km/h (la plus élevée est de 101 km/h). 5 % des véhicules roulent à moins de 50 km/h. Les actions seront poursuivies pour limiter la vitesse.

Bibliothèque. Le nouveau logiciel est en place : 8 000 ouvrages sont à informatiser. La maire fait appel aux bénévoles pour aider.

Covid-19. Vendredi 4 juin, sur le marché, se tiendra un stand d’information et de dépistage.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lanmeur-29620/des-maisons-ne-peuvent-pas-etre-renovees-128663c1-d685-47c7-b465-c67fc665bb00

 

Ouest-France

Pays de Morlaix. Quand les inondations en ville s’évitent grâce aux sols des champs

Une expérimentation est menée dans deux parcelles de blé de Plourin-lès-Morlaix (Finistère). Pendant un an, trois modalités de culture sont essayées. À la récolte, il s’agira de voir laquelle a été la plus efficace contre les ruissellements qui produisent les inondations en ville.

Au micro, Guy Pennec, vice-président chargé de l’eau à Morlaix communauté, entouré des agriculteurs qui mènent l’expérimentation anti-érosion dans leurs champs de Plourin-lès-Morlaix, et avec Cécile Goupille, conseillère spécialisée en agronomie. | OUEST-FRANCE

Une expérimentation d’un nouveau genre est testée dans deux parcelles de Plourin-lès-Morlaix (Finistère). Elle est menée par l’EARL du Pillion et aidée par Morlaix communauté et la Chambre d’agriculture.

L’érosion des sols et les inondations sont-elles liées ?

Vrai. En juin 2018, les inondations ont laissé une trace amère à Morlaix. « Entre 60 et 90 mm de pluie étaient tombés en quelques heures », rappelle Cécile Goupille, conseillère spécialisée en agronomie. Des pistes sont creusées par Morlaix communauté pour éviter un nouvel épisode. Lutter contre l’érosion des sols en fait partie.

« Il faut que l’on mette les moyens sur les bassins-versants, pose Guy Pennec, vice-président chargé de l’eau à Morlaix communauté. Il y a aussi le bocage qui ralentit le phénomène de ruissellements. On doit investir là-dedans pour éviter de payer après. Il y avait cinq millions d’euros de dégâts à Morlaix à cause des inondations. »

Y a-t-il plusieurs facteurs qui favorisent l’érosion des sols ?

Vrai. « Plus il y a de la pente dans les champs, plus ça ruisselle vite et les sols s’érodent, souligne Cécile Goupille. Cela dépend aussi de la texture et de la perméabilité des sols. » Des facteurs humains aggravent ou améliorent le phénomène, en fonction de la taille et de la forme de la parcelle exploitée, de l’occupation du sol et du système de culture.

Il faut donc protéger le sol contre l’impact de la pluie, augmenter la détention superficielle et la capacité d’infiltration et améliorer la stabilité structurale du sol.

L’expérience menée porte sur trois modalités de semis ?

Vrai. Les graines de blé ont été semées en octobre 2020 de trois manières différentes à Plourin. Sur un petit carré, l’agriculteur Thierry Quéré a utilisé la technique classique de labour, sur un autre la technique culturale simplifiée (TCS) et sur un autre, les semis directs. Pour la deuxième, cela signifie que la terre n’est quasiment pas retournée et est travaillée plus ou moins superficiellement. Pour la troisième, la terre n’est pas travaillée du tout.

« Plus on simplifie le travail du sol, plus on améliore sa protection. On maintient sa rugosité de surface et on améliore sa stabilité », poursuit la conseillère spécialisée en agronomie.

Le labour est-elle la meilleure technique ?

Faux. C’est jusqu’ici la méthode largement utilisée et elle n’a pas prouvé son efficacité. D’après les recherches effectuées par la Chambre d’agriculture, les débuts menés avec les TCS et les semis directs montrent qu’il y a eu plus de ruissellements qu’avec du labour. « Car le sol était saturé en eau et était très poreux. » Au bout de quelques années, la tendance s’inverse, grâce à du carbone généré au sol qui permet une stabilisation.

Il faut désormais attendre le résultat de l’expérimentation pour voir quelle technique est la plus adaptée aux sols du pays de Morlaix. Celle-ci dure un an et le niveau de ruissellement de chaque technique sera relevé.

Ces techniques sont à mettre en place facilement ?

Faux. « Il faut absolument se former et se renseigner », préviennent les agriculteurs. Ce sont des démarches qui s’inscrivent dans la durée. Des accompagnements sont prévus dans le cadre du programme Breizh Bocage.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plourin-les-morlaix-29600/pays-de-morlaix-quand-les-inondations-en-ville-s-evitent-grace-aux-sols-des-champs-0e2efd5e-becf-11eb-a219-8f747c6d3d1b

 

Ouest-France

Finistère. Ils veulent sauver un canot de sauvetage à rames et à voile

Échoué depuis des années, le premier canot à rames de la station de sauvetage de Primel, à Plougasnou (Finistère), est un trésor du patrimoine. Des passionnés se mobilisent pour le préserver.

François Le Gall qui, en 1991, s’était porté acquéreur du Docteur Comme pour le franc symbolique, souhaite aujourd’hui préserver la mémoire du sauvetage à la voile et à rames. | OUEST-FRANCE

Il a sauvé des vies, sauvons la sienne ! L’ancien canot de sauvetage de Primel (Plougasnou) échoué sur la palud de Kerarmel, à Plouezoc’h, dans le Finistère, s’éteint doucement, son bois est fatigué. « Mais à lui seul, le Docteur Comme symbolise le patrimoine maritime et la sécurité en mer », s’enthousiasme François Le Gall qui, il y a trente ans, l’avait sauvé de la destruction en l’acquérant pour un franc symbolique.

Insubmersible

C’est grâce à un legs de Mlle Comme que le premier canot à voile et à avirons Docteur Comme fut livré en 1901 aux pêcheurs de Plougasnou. Ce canot de sauvetage était insubmersible, il se redressait et se vidangeait automatiquement.

Comme aujourd’hui, les sauveteurs étaient des pêcheurs en activité et de jeunes retraités. À son bord, dix hommes en plus du patron, devaient souquer ferme sur leurs avirons pour s’élancer vers le large sauver des vies humaines. Même si la pêche avait lieu à vue des côtes et que les lieux de sauvetage n’étaient jamais très loin.

« Des conditions souvent périlleurses »

« Les comptes rendus des sauvetages évoquent des conditions difficiles, souvent périlleuses, poursuit François Le Gall. Le bateau était inspecté régulièrement, il fallait que les cordages soient bien positionnés, et la qualité du séchage des gilets de sauvetage était vérifiée. »

La dernière sortie du Docteur Comme a eu lieu le 25 juin 1938. Ensuite, le canot n’a plus été utilisé, car beaucoup de patrons pêcheurs avaient un moteur et prenaient leur propre bateau en cas de besoin. Aussi, le 31 août 1950 le canot a été équipé par le chantier Rolland, pour l’ostréiculture, sous le nouveau nom de Comme tu pourras.

« Préserver cette mémoire »

Au port du Diben à Plougasnou, l’abri du canot de la Société centrale de sauvetage des naufragés, l’ancêtre de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) a été déconstruit. Seule la cale subsiste mais est en mauvais état.

« Ce que nous souhaitons aujourd’hui, c’est préserver cette mémoire de cinquante années de sauvetage à voile et à rames, souligne François Le Gall. Deux enfants du pays, Daniel Gourvil et Loïc Féat se sont émus de le voir dans cet état, enfoui sous le lierre et le sureau. Tous deux ont navigué dessus dans les années 1970, lorsqu’ils étaient gamins. »

Une voile couleur cachou

Une association a été créée, « afin de sécuriser et préserver » l’épave de 10,10 m. Pour bien faire les choses, elle a demandé une autorisation d’occupation du domaine public maritime, en attente de réponse.

La couleur bleue n’est pas d’origine. Le canot était vert et blanc, avec une voile cachou (brun-rouge), comme le Commandant Philippe de Kerhallet, l’ancien canot de Roscoff, restauré par le docteur Pillet et exposé au Musée national de la marine de Port-Louis. Un autre canot est visible sous son abri au pied du phare d’Eckmühl, à Penmarc’h. « Dans les années 1950, l’école de voile des Glénans en avait acquis cinq autres pour en faire des bateaux collectifs. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/finistere-ils-veulent-sauver-un-canot-de-sauvetage-a-rames-et-a-voile-4d98e1c6-ba51-11eb-a0ef-0ceb62b96ba5

 

Ouest-France

Plougasnou. La redevance des camping-cars fait débat

L’instauration d’une redevance de cinq euros par nuit pour les camping-caristes a fait débat lors du dernier conseil municipal de Plougasnou (Finistère). La maire, favorable, et un élu, contre ce projet, s’expriment.

Le parking de la Métairie à Plougasnou, l’un des quatre concerné par la taxe de cinq euros. | OUEST-FRANCE

L’instauration d’une redevance de cinq euros par nuit pour les camping-caristes a fait débat lors du dernier conseil municipal de Plougasnou (Finistère). La maire, Nathalie Bernard, est favorable, tandis qu’un élu de l’opposition, Guy Feat, est contre ce projet. Les deux s’expriment.

Nathalie Bernard, maire : « On fera un bilan de saison »

« Nous avons mis en place cette redevance de cinq euros dans un objectif de régulation et de cohabitation apaisée entre camping-caristes et les riverains.

Il peut y avoir énormément de camping-cars garés et on a pu constater aussi quelques incivilités sur la gestion des déchets l’année dernière. Nous espérons que cette réglementation amène une autodiscipline, et la police municipale pourra aussi rappeler ces règles à son passage, chaque matin. On va voir, comment cela va se mettre en place et comment cela sera accepté.

On ne le fait pas par plaisir, on essaye d’organiser, limiter cette anarchie, je ne crois pas du tout que les camping-cars refusent de venir à cause de cette redevance. L’arrêté concerne quatre lieux, le Diben, la Métairie, Saint-Samson et les Martyrs. Les deux derniers ne sont pas dotés de systèmes d’évacuation ni de sanitaires, mais on peut en trouver à proximité. Si les camping-caristes souhaitent un service comme l’électricité, ils l’ont au camping.

Il y a donc quatre lieux avec réglementation, et pour les autres, c’est du parking en simple stationnement. Donc c’est une expérimentation, on fera un bilan en fin de saison.»

Guy Feat, élu de l’opposition : « Il faut ouvrir des services avec »

« Je suis camping-cariste moi-même, donc je suis favorable aux camping-cars. J’ai fait une proposition à la commune pour ouvrir le terrain de camping uniquement aux camping-cars en hiver. Avec l’installation d’un système de contrôle relativement simple : une barrière télécommandée par l’intermédiaire d’une carte. Cela n’a pas fait partie des discussions que nous avons eues au dernier conseil municipal, c’est pour plus tard.

L’idée de la redevance est très bonne mais je considère qu’il faut également ouvrir des services avec. J’y vois des dangers, c’est pour cela que je n’ai pas voulu voter pour. Même sur les parkings concernés, l’alternative de la barrière est possible, avec des services en plus. Je trouve dommage de ne pas avoir approfondi le dossier, et de ne pas avoir ajouté des services, quitte à augmenter le tarif. Ce sera très vite connu, que Plougasnou fait payer les camping-caristes cinq euros pour la nuit. Pourquoi payer alors qu’on peut être au bord de la mer gratuitement, à des endroits prévus pour ça ?

Une fois que le message sera passé, je crains qu’il soit difficile de faire machine arrière, et les gens iront voir ailleurs.»

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-la-redevance-des-camping-cars-fait-debat-775e906c-b8cd-11eb-a8ab-975e6ec67661

 

Ouest-France

Plougasnou. Bientôt une maison de la pêche au Diben

Ce projet visant à offrir de meilleures conditions de travail aux pêcheurs de Plougasnou (Finistère) s’inscrit dans une transformation globale du port du Diben. Une étude va être lancée pour mieux cibler les besoins.

Une maison de la pêche doit prendre place sur le terre-plein nord. | DR

« C’est l’un des chapitres du schéma d’orientation voté en 2018 », a introduit Marc Rousic, conseiller délégué mer et littoral, lors du conseil de Morlaix communauté. Lundi 10 mai 2021, les élus ont voté le principe d’une étude de programmation pour une maison de la pêche, dans le cadre d’un projet plus vaste concernant le port du Diben, à Plougasnou (Finistère).

Pérenniser la pêche côtière

Avec cet outil, il s’agit « de garantir la pérennité de la petite pêche côtière présente sur le port, soit 15 unités ». Le projet de bâtiment collectif prévoit « des équipements de trempage, stockage, purification, conservation voire transformation adaptée aux métiers locaux, participant à l’amélioration des conditions de travail des professionnels locaux ».

Il permettra également « de mieux connecter la pêche au site par la valorisation touristique et les circuits courts ». Cette étude, estimée à 40 000 €, doit aider « à préciser la nature et l’activité des usagers » ainsi que leurs besoins.

Une décision saluée par Nathalie Bernard, maire de Plougasnou, rappelant cependant ce qui constitue « les priorités majeures du projet », à savoir « la restructuration du quai et la création d’une cale de carénage ».

Lire aussi :

Les travaux de la capitainerie et du bâtiment aquacole vont démarrer en 2021

L’Agglo veut booster les activités maritimes sur le port du Diben

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-bientot-une-maison-de-la-peche-au-diben-a1c3b5ba-b235-11eb-99e9-492a6d7bf1f6

 

À Plougasnou, une nouvelle étude au Diben pour la création d’une maison de la pêche

Publié le 11 mai 2021 à 16h13 Gwendal Hameury

Une étude de programmation va être lancée pour la construction d’une maison de la pêche au port de Primel-Le Diben.
Une étude de programmation va être lancée pour la construction d’une maison de la pêche au port de Primel-Le Diben. (Photo illustration Le Télégramme)

Ça bouge à Primel-Le Diben. Enfin presque. Trente mois après avoir voté le schéma d’orientation du site portuaire - un projet à 15 M€, fourchette haute -, les élus de Morlaix communauté ont validé, ce lundi 10 mai, en conseil, la réalisation d’une étude de programmation pour une Maison de la pêche baptisée « Diben Pors & Pesket ». Ladite étude coûtera 40 000 € HT, dont 8 000 € à la charge de la collectivité.

Ce schéma d’orientation comporte en effet un volet pour la pêche professionnelle, dont l’élément central est constitué par la création d’un outil collectif qui entend garantir la pérennité de la petite pêche côtière présente sur le port (15 unités de pêche). Ce bâtiment offrira des équipements de trempage, stockage, purification, de conservation voire de transformation, adaptés aux métiers locaux. Il permettra aussi de mieux connecter la pêche au site par la valorisation touristique et les circuits courts.

« Je me félicite de voir cette étude arriver. C’est un élément important du schéma d’orientation », a commenté Nathalie Bernard, rejointe par Claude Poder, autrefois en charge de ce vaste programme. La maire de Plougasnou a néanmoins indiqué attendre avec impatience la restructuration de la digue et la création de l’aire de carénage, qui sont « aussi des priorités ». Marc Rousic, conseiller délégué à la mer, au littoral et aux ports, l’a rassurée, expliquant que « sur les autres chapitres de ce schéma d’orientation, il espérait pouvoir avancer rapidement. »

https://www.letelegramme.fr/dossiers/morlaix-communaute/a-plougasnou-une-nouvelle-etude-au-diben-pour-la-creation-d-une-maison-de-la-peche-11-05-2021-12748526.php

 

Penvénan. Les algues de Symbiomer sèchent dans l'ancien Carrefour

A Penvénan, l'entreprise Symbiomer, qui produit et transforme des macro-algues, a investi l'ancien Carrefour Contact.

Dans l'ancien Carrefour Contact de Penvénan, les locaux de Symbiomer sont encore en travaux mais les séchoirs à algues sont déjà opérationnels.

Dans l’ancien Carrefour Contact de Penvénan, les locaux de Symbiomer sont encore en travaux mais les séchoirs à algues sont déjà opérationnels. (©Le Trégor Hélène Mugnier)

Par Rédaction Lannion Publié le  

Rien ne l’indique à l’extérieur de l’ancien Carrefour Contact de la rue de Tréguier, à Penvénan.  L’entreprise Symbiomer est en plein travaux à l’intérieur du bâtiment, une entreprise qui produit et transforme des macro-algues. 

C’est sur la double constatation qu’il n’y a quasiment plus de récolte d’algues sur les Côtes-d’Armor et que, pourtant, il y a de plus en plus de débouchés (alimentation, cosmétique ou d’agriculture), qu’Alexis Bouvet, de Perros-Guirec, crée Symbiomer en 2017, bientôt rejoint par Jean Farman de Penvénan.

Souhaitant n’avoir recours à aucun import de matière première, les deux hommes internalisent la récolte et c’est de Trébeurden à Paimpol, en passant par l’archipel de Bréhat, que s’effectue le ramassage des algues, soit sur l’estran soit en pêche en mer.

Respect de la matière

De surcroît, l’entreprise a mis en place trois hectares où elle cultive directement ses propres algues. 

Nous souhaitons récolter nous-mêmes et le faire bien. Et bien entendu, nous n'arrachons pas l'algue, nous la coupons. Ce qui lui permet de repousser comme c'est le cas par exemple pour la palmaria palmata. Par ailleurs, nous récoltons avec parcimonie avec une bonne gestion du milieu et en respectant la saisonnalité des algues. 

Jean Farman Symbiomer

La matière première ramassée est ensuite mise en séchoir à 40 ° pendant 48 heures pour obtenir un produit qui peut se conserver plusieurs années. Elle est ensuite passée dans différents broyeurs pour obtenir des morceaux ou des flocons plus ou moins fins. C’est à ce stade que s’arrête Symbiomer, qui vend ensuite sa production, moitié en France et moitié à l’étranger.

Neuf séchoirs installés

En ce qui concerne l’implantation dans les locaux, si neuf séchoirs sont installés, il manque encore une grande partie du matériel nécessaire comme la table de tri ou la ligne de broyage. L’installation complète va demander encore bien des travaux.

Les transformations les plus bruyantes comme l’intervention du marteau-piqueur ont cependant déjà été effectuées et les deux hommes, très soucieux des nuisances éventuelles, ont effectué des tests acoustiques pour vérifier que l’entreprise qui travaillera uniquement de jour n’apportera aucune gêne aux riverains.

Les algues traitées le jour même

L’arrivée des algues, traitées le jour-même, et le départ du produit transformé seront effectués par un tracteur, avec une entrée et une sortie par jour.

« Pas d’intrant chimique, nous n’en utilisons pas », explique fermement Jean Farman. Qui précise par ailleurs que l’entreprise recycle l’eau douce qu’elle extrait des algues par séchage pour l’utiliser sur place pour le rinçage de certaines algues ou le nettoyage du matériel.

Des embauches

Depuis mai dernier, Alexis et Jean ont déjà recruté dix personnes et pensent en embaucher autant dans les 12 à 18 mois à venir pour de la récolte ou de la manutention.

L’extérieur du bâtiment sera rapidement réhabilité et repeint aux couleurs de Symbiomer. Les deux entrepreneurs, qui travaillent intégralement en bio, espèrent pouvoir ensuite le recouvrir en bardage de bois naturel ainsi que verdir le parking pour lui donner un aspect plus agréable.

Vente directe en 2022

Les deux hommes, qui insistent d’ailleurs sur leur statut d’artisans et non d’industriels, souhaitent créer dans leurs locaux, courant 2022, un point de vente directe où seront proposées des algues sous différentes formes.

Enfin, jamais à court de projets, Jean et Alexis font déjà de la recherche en collaboration avec des laboratoires : « Il y a ce qu’on ne sait pas encore faire aujourd’hui mais qu’on saura faire bientôt avec les algues, par exemple le plastique ou des matériaux de bio construction sans pétrole et ça, ce sont les enjeux de demain. »

https://actu.fr/bretagne/penvenan_22166/penvenan-les-algues-de-symbiomer-sechent-dans-l-ancien-carrefour_41613163.html

 

Ouest-France

Bretagne. Faut-il réserver l’achat d’un logement aux Bretons sur le littoral ?

L’immobilier s’enflamme en Bretagne. Pour endiguer le phénomène, une proposition fait son entrée dans la campagne pour les régionales : interdire l’achat pour les non-résidents bretons. L’objectif est de permettre à davantage de résidents à l’année de s’installer dans les zones très recherchées, notamment sur le littoral. Mais la légalité de la proposition se pose.

Sur la côte d’Émeraude, ici à Rothéneuf, le taux de résidences secondaires dépasse globalement les 30 %.

Sur la côte d’Émeraude, ici à Rothéneuf, le taux de résidences secondaires dépasse globalement les 30 %. | OUEST-FRANCE

Sur la presqu’île de Rhuys, dans le golfe du Morbihan, plus de 70 % des logements sont des résidences secondaires. Sur l’ensemble du littoral breton, ce taux est généralement supérieur à 20 %. Il y a un problème d’excès de résidences secondaires en Bretagne​, assure donc Nil Caouissin, ancien porte-parole de l’UDB et auteur d’un manifeste pour la création d’un statut de résident breton.

Sur le littoral de Bretagne, les résidences secondaires représentent souvent plus de 20 % des logements

Sur la presqu'île de Rhuys, par exemple, près de 8 logements sur 10 sont des résidences secondaires.

Un an minimum de résidence

Sa proposition, radicale : interdire l’achat d’un logement à toute personne ne résidant pas depuis au moins un an sur l’intercommunalité concernée pour permettre à des résidents annuels de s’installer.

Cela ne serait mis en place que dans les communes où il y a un problème​, prévient d’emblée Nil Caouissin. Son objectif, avec cette proposition, est de réduire le nombre d’acquéreurs potentiels sur un logement.

Le potentiel maximum de cette mesure serait de loger plus de 600 000 personnes. Ça correspond à peu près au surcroît de population qui est attendu en Bretagne pour 2040. ​En 2017, selon l’Insee, la Bretagne comptait 255 358 logements secondaires.

Lire aussi : Bretagne. La hausse des prix de l’immobilier alimentée par une pénurie d’offres

Pour choisir les territoires où la mesure serait mise en place, il évoque trois pistes : le taux de logements secondaires – ça pourrait par exemple être à partir de plus de 20 % de résidences secondaires dans une des communes de l’intercommunalité-, l’emballement des prix du foncier et le taux de logement de vacants.

À Saint-Quay-Portrieux, plus de 50 % des logements sont des résidences secondaires. | OUEST-FRANCE

Voyant les critiques venir, il prévient d’emblée : Ça ne provoquerait pas un effondrement du tourisme, car le tourisme ne passe pas que par la résidence secondaire.

​La mesure aurait même un intérêt économique : En contrepartie, ces territoires gagneront des résidents permanents, à l’année. Donc des gens qui consomment et qui s’investissent dans la vie sociale du territoire. Ce qui promet des retombées économiques plus intéressantes qu’une présence occasionnelle.

Contraire à la Constitution ?

Avec cette mesure, ceux qui souhaitaient vendre leur maison sur la côte à prix d’or pourraient être déçus. Je pense que c’est plus important de garantir le droit au logement, c’est prioritaire, assume-t-il. Si vous avez acheté une maison en pleine crise Covid en espérant la vendre plus cher dans deux ans, ce serait loupé avec le statut de résident.

Pour Franck Maussion, président de la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) en Bretagne, le questionnement n’est pas inintéressantmais il ne croit pas que ce soit la bonne mesure. Quand on met un carcan très fort, les gens vont chercher un biais pour le détourner​. Et il souhaite être honnête : Tout le monde est content de ventre plus cher.

Avec le statut de résident, il serait nécessaire d’être locataire pendant au moins un an avant d’acheter. Un mal pour un bien​, pense Nil Caouissin qui y voit un délai permettant aux futurs acheteurs de repérer le terrain. Mais le marché du locatif est aussi sous tension​, répond Franck Maussion.

Lire aussi : À Bastia, Emmanuel Macron enterre le statut de résident corse

Reste que la légalité de cette mesure pose question. Pour certains, cela s’oppose à la Constitution qui impose l’égalité des Français devant l’accès à la propriété. C’est d’ailleurs cet argument qui empêche la Corse d’avoir ce statut qu’elle a pourtant voté il y a plusieurs années.

À partir du moment où n’importe qui peut accéder à ce statut en ayant résidé quelque part, il n’y a pas de discrimination​, assure de son côté Nil Caouissin, qui aimerait que le Conseil constitutionnel puisse trancher.

En attendant, il propose donc qu’un droit à l’expérimentationsoit mené par le Conseil régional de Bretagne. La liste écologiste Bretagne d’avenir, portée notamment par l’UDB, a d’ores et déjà intégré cette mesure dans son programme pour les élections de juin.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/bretagne-faut-il-reserver-l-achat-d-un-logement-aux-bretons-sur-le-littoral-0c8546d0-a7f4-11eb-bbcd-331c0d4d8f0a

 

À Plougasnou. Instauration d’une redevance pour les camping-cars

Publié le 02 mai 2021 à 15h03

Lors du conseil municipal du jeudi 29 avril, outre l’attribution de subventions communales, les conseillers ont traité d’autres dossiers inscrits à l’ordre du jour au chapitre « Finances et ressources humaines », comme l’approbation d’une convention d’objectifs et de moyens avec la Société des régates de Térénez (SRTZ) et l’exonération de la redevance d’occupation du domaine public communal par les bars et restaurants pour la période du 15 mai au 15 octobre.

En raison de l’augmentation du nombre de camping-cars fréquentant la commune et des difficultés de stationnement qui en résulte, le conseil a mis en place un nouveau schéma de stationnement et instauré une redevance à la nuitée de 5 € dans les zones de stationnement autorisées (parkings de la Métairie, de la rue des Forces-Françaises-Libres, de la rue de l’Abbesse, et de la route de Perherel, à Saint-Samson) qui sera collectée chaque matin, 7 jours sur 7, à compter du 1er juin.

Françoise Genevois-Crozafon a aussi présenté le programme de la Fête de la nature que la commune espérait (et devrait) pouvoir organiser du 19 au 23 mai.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/a-plougasnou-instauration-d-une-redevance-pour-les-camping-cars-02-05-2021-12743516.php

 

Ouest-France

EN IMAGES. « Cette rivière, c’est notre lieu de vie » : ils dénoncent la pollution de la Penzé

Samedi 1er mai 2021, un mois après l’importante pollution au lisier de la Penzé, à Taulé (Finistère), environs 300 riverains et défenseurs de l’environnement sont venus exprimer leur attachement à la rivière et leur souhait d’éviter de nouveaux épisodes.

De nombreux slogans et dessins étaient affichés. | OUEST-FRANCE

« Ce n’est pas qu’une rivière, c’est aussi notre lieu de vie. Chaque été, des enfants s’y baignent. » Habitant du village de Penzé, qui borde la rivière du même nom, à Taulé (Finistère), Anthony Messager ne cache pas sa tristesse après l’importante pollution au lisier qui s’est produite le 2 avril 2021, dans un affluent du cours d’eau. Il veut maintenant des réponses. « On demande une réunion publique avec des élus et des scientifiques, pour qu’on nous explique clairement les conséquences. »

Environ 300 personnes étaient présentes à ce rassemblement au port de Penzé. | OUEST-FRANCE

Le sujet du jour a inspiré de nombreuses personnes, comme ces pêcheurs se protégeant de la pollution. | OUEST-FRANCE

Comme lui, ils étaient plus de 300, samedi 1er mai, à avoir répondu à l’appel à rassemblement d’un collectif d’habitants et d’associations environnementales. « Pas pour faire le procès des responsables (N.D.L.R. : la pollution est partie d’une exploitation porcine du secteur), mais pour libérer la parole », promet Pierre Chanteau, l’un des organisateurs.

Un gros boudin gonflable en guide de stèle « pour se recueillir, après la mort des poissons », décimés sur plusieurs kilomètres. | OUEST-FRANCE

« Dégoûtés et sidérés de voir la rivière polluée », des habitants expliquent avoir découvert à cette occasion que le fait est loin d’être inédit en Bretagne. « Mais faut-il que ça soit une fatalité ? On ne veut pas s’habituer à faire avec. »

De nombreux précédents en Finistère. | OUEST-FRANCE

« L’état de la qualité de l’eau et de la biodiversité mérite qu’on y prête attention. C’est ce qu’on va laisser aux générations suivantes », abonde Philippe Bras, président de l’AAPPMA (Association agréée pour la pêche et la protection du milieu aquatique) de Morlaix. Également soucieux « de ne pas porter atteinte à qui que ce soit », il réclame « qu’on se mette tous autour d’une table pour ne plus jamais connaître de tels événements ».

Mention spéciale à ce masque poisson d’une habitante de Penzé. | OUEST-FRANCE

De jeunes auteurs ont été mis à contribution. | OUEST-FRANCE

C’est aussi la proposition de Nicole Segalen, maire de Carantec, où baignade et pêche à pied avaient été interdits plusieurs jours. Avec d’autres élus, elle s’est entretenue avec un conseiller de la ministre de la Transition écologique, en marge de sa venue en Finistère jeudi 29 avril.

Parmi les élus présents, Gilles Créach et Nicole Segalen, maires de Taulé et Carantec, ainsi que Guy Pennec, en charge de l’eau à Morlaix communauté. | OUEST-FRANCE

On leur a annoncé la création, en France, d’une cinquantaine de postes d’inspecteurs ICPE, chargés de contrôler les exploitations pour éviter les fuites accidentelles. « Ce n’est pas du tout suffisant. On a demandé de cibler beaucoup plus sur la Bretagne, une des régions les plus impactées. »

Une goutte d’eau aussi pour Marie-Catherine Lecocq, d’eau et rivières de Bretagne : « Il doit y avoir 400 à 500 fosses à lisier qui sont des bombes à retardement ». Comme d’autres, l’association a déposé plainte. Une enquête administrative est également en cours.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/taule-29670/en-images-cette-riviere-c-est-notre-lieu-de-vie-ils-denoncent-la-pollution-de-la-penze-37efcc7e-aa87-11eb-96bb-bd709a57ce3b

 

À Plougasnou, le conseil municipal a attribué les subventions

Publié le 01 mai 2021 à 14h48

À Plougasnou, le conseil municipal a attribué les subventions
(Photo d’illustration Le Télégramme)

Le conseil municipal de Plougasnou était convoqué, jeudi 29 avril 2021, à la salle municipale, pour une séance ordinaire, avancée à 16 h, sous la présidence de Nathalie Bernard, maire de la commune. Tenue de rendre compte des décisions prises dans le cadre des délégations accordées au maire par le conseil municipal, Nathalie Bernard a informé ce dernier de l’attribution de la maîtrise d’œuvre pour la réhabilitation de la salle municipale (remplacement de la chaufferie et de la centrale de traitement d’air, rénovation thermique, réaménagement de l’entrée et des services) au cabinet ALS Architecte pour la somme de 30 060 € HT.
 

Sujet important de la réunion, l’attribution des subventions aux associations. Un dossier qui avait été débattu et traité préalablement en commission, a été détaillé et justifié ligne par ligne (60 130 € de subventions de fonctionnement, 12 000 € de subventions d’investissement) pour l’ensemble des conseillers par Nathalie Bernard, sans présenter de grosse difficulté, sauf celle concernant l’association « Exilé. e mon ami.e 29 », nouvellement créée et relative à l’apport de soutien aux personnes en exil.

Débat autour d’une association

Jean Luc André, conseiller de l’opposition, a lu une lettre de Jean Rouve, autre conseiller de l’opposition, absent car « cas contact », lequel a refusé de voter cette subvention, s’interrogeant sur plusieurs points (charte inconnue, objet indiquant que « l’association prendra toutes les initiatives qui lui paraîtront opportunes », formulation qui selon lui « recouvre la possibilité de tous les abus », doute sur l’apport de l’association pour la vie de la commune, subvention accordée après à peine un mois et demi d’existence…). Nathalie Bernard a répondu en précisant que cette subvention devait être considérée comme un accompagnement pour les démarches administratives de l’association, une subvention « pour voir », qu’effectivement la charte, attendue, n’était pas annexée à la demande initiale qui s’élevait à 4 000 €.

L’attribution des subventions a été approuvée à la majorité.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/a-plougasnou-le-conseil-municipal-a-attribue-les-subventions-01-05-2021-12743100.php

 

Sauvegarde du Trégor : « Les marées vertes arrivent, les masques tombent »

Publié le 27 avril 2021 à 18h44

Dans un communiqué, l’association Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre réagit à l’annonce par le Centre d’études et de valorisation des algues d’une arrivée massive d’ulves, en particulier en baie de Saint-Brieuc.

L’arrivée massive des algues vertes (ici à Plérin, le 27 avril), est le signe de l’« échec patent » des « coûteux plans tant vantés par l’administration d’État et la quasi-totalité des élus », estime
L’arrivée massive des algues vertes (ici à Plérin, le 27 avril), est le signe de l’« échec patent » des « coûteux plans tant vantés par l’administration d’État et la quasi-totalité des élus », estime l’association Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre. (Le Télégramme/Gwenaëlle le Ny)

« 110 millions d’euros d’argent public dépensés en dix ans pour qu’elles n’arrivent pas. Et à chaque printemps, elles arrivent invariablement ! » Dans un communiqué publié mardi 27 avril, l’association Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre réagit aux premières observations du Centre d’étude et de valorisation des algues (Ceva) pour le mois d’avril, concernant la présence d’algues vertes en Bretagne. La baie de Saint-Brieuc est particulièrement impactée, concentrant à elle seule près de 90 % de la surface d’algues échouées observée.
 

« L’échec de plans coûteux »

« Les marées vertes arrivent, les masques tombent ! », dit l’association. Pour elle, c’est le signe de l’« échec patent » des « coûteux plans tant vantés par l’administration d’État et la quasi-totalité des élus » pour venir à bout de ces échouages répétés. « A ne vouloir rien imposer à de puissants groupes d’intérêts, les pouvoirs publics se condamnent à mettre en œuvre des mesures inadaptées qui conduisent nécessairement aux résultats que l’on connaît aujourd’hui et que l’on connaîtra demain… ».

L’association en profite pour exprimer une nouvelle fois son regret quant à l’absence de publication par la Cour des comptes de son rapport sur le coût de la lutte contre les algues vertes. « Les électrices et les électeurs n’auront pas le droit de connaître l’usage précis qui a été fait de ces 110 millions d’euros alors que bon nombre de ceux qui les ont dépensés en pure perte se présentent à leurs suffrages ».

https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/lannion/sauvegarde-du-tregor-les-marees-vertes-arrivent-les-masques-tombent-27-04-2021-12741564.php

 

Ouest-France

Côte de Granit rose. Des stations d’épuration pas aux normes

La pêche à pied est interdite, voire déconseillée dans de nombreux sites de la côte de Granit rose (Côtes-d’Armor), la qualité de l’eau littorale étant insuffisante. Parmi les causes : les effluents émanant des stations d’épuration, beaucoup n’étant pas aux normes.

Un projet d’extension de la station d’épuration (Step) existe depuis une dizaine d’années à Trébeurden. Il est à présent question d’en construire une nouvelle. | ARCHIVES

Lorsqu’on regarde la carte qui indique les lieux interdits ou déconseillés à la pêche à pied sur la côte de Granit rose (lire ci-contre), on n’y voit pas beaucoup de couleur verte. Différents effluents provenant des zones urbaines dégradent la qualité de l’eau littorale et rendent dangereuse la consommation des coquillages prélevés à certains endroits, indique l’Agence Régionale de Santé (ARS).

Parmi les différents déversements en cause de ces pollutions : les stations d’épuration, qui ne sont pas conformes dans un grand nombre de communes du secteur. « Ce n’est pas forcément la cause, ou la seule, de l’état de l’eau, précise Dominique Le Goux, de l’association Eaux et Rivières de Bretagne. Ce qui est sûr, c’est que les stations d’épuration sont une vraie problématique au niveau départemental. » ​Un courrier du préfet, daté du 26 mars 2021, a d’ailleurs été adressé aux mairies afin de rappeler les consignes dans le cas où leur système d’assainissement n’est pas conforme.

Des travaux prévus depuis longtemps

La compétence des eaux usées est entre les mains de Lannion-Trégor communauté (LTC), qui travaille pour remettre aux normes les réseaux. À Perros-Guirec, la station de Kervasclet gère également les eaux de Saint-Quay Perros et dysfonctionne depuis sa mise en service en 2010. Lors d’un conseil municipal en 2013, la station avait même été pointée du doigt face à la prolifération des algues vertes. Après une mise en demeure de l’État en 2014, la station devrait être réhabilitée en 2022, la date butoir étant le 31 décembre 2023. Le projet avait notamment buté sur l’avis de l’Autorité environnementale, avant d’être approuvé sous conditions.

En plus de Perros, cette même autorité avait signalé des dysfonctionnements dans l’assainissement de plusieurs communes lors de l’élaboration du Plan local d’urbanisme (PLU), comme à Trégastel, Trébeurden ou Pleumeur-Bodou. Concernant ces deux dernières communes, des travaux sont également prévus depuis longtemps et peinent à être réalisés. « Nous avons conscience que c’est très coûteux, assure Dominique Le Goux. Mais c’est aussi très nécessaire, notamment pour assurer le travail des pêcheurs professionnels. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/perros-guirec-22700/cote-de-granit-rose-des-stations-d-epuration-pas-aux-normes-fec69dd4-a6a2-11eb-8212-52cb95481cd2

 

Ouest-France

Morlaix. Des débats sur le territoire de demain

Publié le

Thierry Seguin, coprésident ; Aëla Lecointre, directrice ; Gaëlle Labat, assistante administrative et Marie-Anne Fajeau, coprésidente du conseil de développement du Pays de Morlaix.

Thierry Seguin, coprésident ; Aëla Lecointre, directrice ; Gaëlle Labat, assistante administrative et Marie-Anne Fajeau, coprésidente du conseil de développement du Pays de Morlaix. | OUEST-FRANCE

« Nous sommes dans une période où l’on essaye de préparer l’avenir », résume Thierry Seguin, coprésident du conseil de développement du Pays de Morlaix. Pour cela, l’association composée de membres issus de la société civile, travaille et réfléchit à différentes pistes pour l’avenir. Lors de leur assemblée générale du 31 mars, ils ont voté pour l’organisation de débats autour de la thématique : Notre territoire de demain. Quatre tables rondes seront retransmises sur la chaîne YouTube du conseil de développement. Jeudi 22 avril, à 19 h, les défis économiques, l’emploi et l’industrie de demain, comment assurer un travail pour tous ? Le 20 mai, à 19 h, le rayonnement scientifique et culturel, les formations, les créations, etc. Le 17 juin, à 19 h, les infrastructures présentes sur le territoire, la logistique et les transports. Enfin, le 8 juillet, à 19 h, le cadre de vie au niveau environnemental, la préservation des terrains agricoles, etc.

Pour participer à ces échanges, il faut adhérer au conseil de développement du pays de Morlaix. Contact : 02 98 62 39 57.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/des-debats-sur-le-territoire-de-demain-7d8cb4f4-6db8-481b-8119-b3a6d97680cb

Conseil de développement

https://www.paysdemorlaix.com/sujet/le-pays-en-action/conseil-de-developpement/

Avis du Conseil de Développement du Pays de Morlaix sur le projet de PLUI-H de Morlaix Communauté 

 

Ouest-France

Baie de Lannion. Extraction de sable : la justice une nouvelle fois saisie

À l’audience du 18 mars 2021 du tribunal administratif de Rennes, les refus d’exploitation opposés par le préfet des Côtes-d’Armor, à la Compagnie armoricaine de navigation (Can) sont en passe d’être confirmés.

Le sable coquillier devait être extrait en vue d’amender les sols agricoles, selon les arguments de la Can.                                                                       

Le sable coquillier devait être extrait en vue d’amender les sols agricoles, selon les arguments de la Can.  | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Malgré les oppositions, Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie et des finances, accordait par décret du 14 septembre 2015 à la Can la concession de sables calcaires coquilliers, dite « concession de la Pointe d’Armor », portant sur les fonds marins du domaine public maritime, au large des côtes des départements du Finistère et des Côtes-d’Armor pour 15 ans. Devant l’opposition de Ségolène Royal, alors ministre de l’Environnement, les modalités de l’autorisation étaient revues à la baisse et l’extraction soumise annuellement à l’accord du préfet.

En 2015, un premier arrêté préfectoral autorise l’exploitation pour une année. Mais l’extraction de sable ne sera effective que pendant deux nuits. En effet, face aux nombreuses contestations et après une inspection diligentée par la ministre de l’environnement, la Can suspendra les extractions. Il est alors demandé au préfet de ne pas renouveler l’autorisation qui est soumise à la production d’une étude environnementale.

Recours en justice de la Can

L’État oppose donc, chaque année, des refus d’exploitation à la Can… qui a donc introduit, à son tour, des recours en justice pour annuler ces refus. Ici, sont en cause les refus opposés pour les années 2017, 2018 et 2019.

Le juge, rapporteur public, ne revient pas sur tous les arguments avancés par la Can, qui ont déjà été écartés lors des précédents jugements. Contrairement à ce que soutient l’avocate de la société, il estime que les documents produits ne répondent à l’exigence réglementaire de produire un protocole d’extraction.

Il propose donc le rejet de la requête de la Can.

Si le jugement, qui doit intervenir dans le mois, confirme cette position, l’extraction de sable restera interdite.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/extraction-de-sable/baie-de-lannion-extraction-de-sable-la-justice-une-nouvelle-fois-saisie-f216652c-93c1-11eb-b1c0-60185f0d301e

 

Ouest-France

Ports des Côtes-d’Armor. La gestion de la plaisance via une société publique locale inquiète

Pour relancer la plaisance, en pleine mutation, le Département des Côtes-d’Armor a créé la société publique locale (SPL) Eskale d’Armor. ​Mais à dix mois de son démarrage opérationnel, les critiques des plaisanciers se font de plus en plus vives.

Le port de plaisance en eau profonde de Saint-Quay-Portrieux est l’un des 16 ports départementaux des Côtes-d’Armor.

Le port de plaisance en eau profonde de Saint-Quay-Portrieux est l’un des 16 ports départementaux des Côtes-d’Armor. | OUEST-FRANCE ARCHIVES

Le Département des Côtes-d’Armor a créé l’automne dernier une société publique locale (SPL) pour gérer les ports de plaisance à l’échelle globale du territoire départemental.  Il y a trois grandes raisons qui nous poussent à faire cela, ​expliquait, dans nos colonnes, en octobre dernier, Jean-Yves de Chaisemartin, vice-président du conseil départemental qui a porté le dossier. La première est de pouvoir accompagner l’évolution de la pratique de la plaisance. Ensuite, il s’agit de mettre en place une stratégie commune en matière de communication, à l’image des stations de sports d’hiver. Enfin, ce mode de gestion nous permettra d’avoir de meilleurs contrats concernant l’achat de matériel, de logiciel de gestion, de surveillance… » D’autres ont déjà fait ce choix, notamment le Morbihan, où la Compagnie des Ports du Morbihan, créée en 2013, gère seize ports de plaisance et 10 800 emplacements.

Où en est Eskale d’Armor ?

Le 5 octobre 2020, la création d’Eskale d’Armor, la SPL en charge des activités portuaires des Côtes-d’Armor, est votée par le conseil départemental. Eskale d’Armor réunit le Département, qui possède seize ports, et Perros-Guirec, port communal.

Dès le 1er janvier 2022, ils seront huit ports départementaux à passer dans le giron de la SLP : Paimpol, Binic, Port-es-Leu à Saint-Quay-Portrieux, Saint-Cast-Le Guido (leurs concessions confiées aux communes arrivent à terme), mais aussi Tréguier, Pontrieux, Lézardrieux et la cale de la Roche-Jagu (qui eux anticipent la fin de leur concession pour rejoindre la SPL).

Ensuite, les autres ports départementaux adhéreront à la SPL, au plus tard au terme de leur concession (la date la plus lointaine étant celle du port de Lannion, dont l’échéance n’est que le 31 décembre 2049).

Le département des Côtes-d’Armor compte 33 ports, dont seize appartiennent au Département. | OUEST-FRANCE

Ce qui reste à faire ?

Un directeur a été recruté, il devrait prendre ses fonctions au 15 mars. Il a dix mois devant lui pour organiser la mise en exploitation de la SPL : recensement du patrimoine de chaque port, évaluation des travaux et calendrier des investissements, mise en place du comité directeur… Il s’agira aussi de préciser qui paie quoi.  Au Port-es-Leu, la capitainerie qui doit être refaite sera à la charge de la SPL, au titre du fonctionnement, et la rénovation de la cale sera financée par le Département »,​détaille Thierry Simelière, maire de Saint-Quay-Portrieux et vice-président du conseil départemental.

Qu’est-ce qui pose problème ?

Depuis quelques mois, les plaisanciers de plusieurs ports expriment leur inquiétude face à la nouvelle structure. Avant que le dossier ne soit complètement bouclé, ils font entendre leur voix. Les situations sont partout différentes, mais ce qui relie ces opposants, c’est la crainte de voir augmenter les tarifs des ports, compte tenu des frais et charges de la nouvelle société. De plus, là où la caisse du budget portuaire est bien garnie, comme à Dahouët, les plaisanciers craignent de devoir payer pour les ports moins riches. Les autres arguments qu’ils invoquent sont l’opacité de la future gouvernance et la baisse de la réactivité du nouveau gestionnaire par rapport aux communes.

Un déficit de communication ?

Il y a eu en 2021 des changements d’équipes municipales, avec souvent de nouveaux élus qui découvrent ce dossier complexe. La crise sanitaire du Covid-19 interdit les réunions publiques. On peut sans doute aussi ajouter le retrait de la vie publique de Jean-Yves de Chaisemartin, qui avait lancé le dossier, il y a cinq ans. Les conditions ne sont guère réunies pour échanger et aplanir les inquiétudes que suscite ce nouvel outil, pourtant destiné à relancer la plaisance sur les 350 km de façade maritime costarmoricaine.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/binic-22520/ports-des-cotes-d-armor-la-gestion-de-la-plaisance-via-une-societe-publique-locale-inquiete-7178104

 

Ouest-France

Ports des Côtes-d’Armor. Du côté de Pléneuf-Val-André, « on ne veut payer pour les autres »

Publié le Recueilli par Adeline PIRON

La question de la gestion départementale des ports réunis en SPL fait débat dans les Côtes-d’Armor. À Dahouët, on est contre, comme le confirme Yves Gauthier, le président de l’A3PVA, Amicale des plaisanciers et pêcheurs de Pléneuf-Val-André.

Yves Gauthier, président de l’A3PVA, Amicale des plaisanciers et pêcheurs de Pléneuf-Val-André

Yves Gauthier, président de l’A3PVA, Amicale des plaisanciers et pêcheurs de Pléneuf-Val-André | OUEST-FRANCE

Nous avons demandé son avis à Yves Gauthier, président de l’Amicale des plaisanciers et pêcheurs de Pléneuf-Val-André, à propos de la gestion départementale des ports réunis en SPL.

Quel est votre principal argument contre la SPL ?

Les efforts réalisés par les usagers du port depuis la création du bassin des Salines en 1989 ne doivent profiter qu’exclusivement aux usagers du port de Dahouët et non à soutenir d’autres projets pour d’autres ports ou même soutenir des actions pour la promotion de la station, puisque le budget général est bien là pour ça. Nous ne voulons pas payer pour les autres. Les redevances payées par les usagers d’un port doivent être reversées et servir à l’entretien, la gestion et les investissements de ce port. C’est ce que dit le Code des transports.

À Dahouët, on est contre le projet de SPL. | OUEST-FRANCE

Comment est géré le port actuellement ?

C’est la mairie quoi gère le port. Le maire Pierre-Alexis Blévin, André Hamon, chargé des affaires du port et son conseil municipal prennent les décisions, mais ils consultent les usagers du port et l’association Yacht-Club du Val André (YCVA) et la nôtre A3PVA. La fin de la concession pour Pléneuf-Val-André n’est qu’en 2039, mais nous sommes solidaires des autres ports déjà concernés par cette SPL comme Binic ou Paimpol.

Bouée de sauvetage pour certains ports, perte de souveraineté pour d’autres, la gestion des ports fait débat dans les Côtes-d’Armor. | OUEST-FRANCE

Pourquoi est-ce important pour vous que le port reste à la municipalité ?

Ce port est l’un des fleurons de notre ville, il est tout à fait louable et logique qu’il soit géré par le maire. Nos élus locaux sont des personnes responsables qui peuvent gérer le port, que ce soit pour la gestion, l’entretien ou les investissements à réaliser. Les maires ont déjà assez perdu avec les compétences transférées, n’en rajoutons par une autre en perdant la gestion du port. Et puis, au moins, ils nous consultent directement, nous les usagers, c’est important. Le budget du port de Dahouët est excédentaire. Nous avons terminé de rembourser notre emprunt de création du port en 2019. Nos cotisations, sont il est vrai plus chères qu’ailleurs, mais cela nous permet d’envisager l’avenir très sereinement. Des travaux importants à hauteur de 800 000 € environ vont être engagés, et nous n’aurons pas de problème de financement.

+++ Lire aussi :

Ports des Côtes-d’Armor. La gestion de la plaisance via une société publique locale inquiète

Ports des Côtes-d’Armor. Pour Erven Léon : « Si on travaille ensemble, on sera plus forts ! »

Ports des Côtes-d’Armor. Le Morbihan, un exemple à suivre ?

Ports des Côtes-d’Armor. « La SPL devra être évoquée lors des élections départementales »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pleneuf-val-andre-22370/ports-des-cotes-d-armor-du-cote-de-pleneuf-val-andre-on-ne-veut-payer-pour-les-autres-7178094

 

Ouest-France

Locquirec. Une conciliation suggérée pour le jardin du presbytère

Publié le

Dans le cadre du désaccord sur le devenir du jardin du presbytère avec la municipalité de Locquirec (Finistère), l’association Sauvegarde du Trégor propose au maire de renoncer au permis groupé en l’état.

Le chantier du presbytère doit commencer en avril 2021, à Locquirec.

Le chantier du presbytère doit commencer en avril 2021, à Locquirec. | OUEST-FRANCE

La commune de Locquirec (Finistère) a projeté le lancement prochain de travaux de restauration du presbytère et la construction d’une salle polyvalente dans le jardin du presbytère (1).

« Ceci sans attendre l’issue du contentieux qui nous oppose, indiquent les associations Dour ha Douar et Sauvegarde du Trégor, dans un courrier adressé au maire. Nous regrettons cette précipitation à construire une salle dont la vocation est très hypothéquée par la pandémie actuelle, qui en limite déjà fortement l’exploitation. »

Elles préviennent qu’elles en tireront alors toutes les conséquences. « En cas d’une décision de justice qui nous soit favorable, nous n’hésiterons pas à demander aux tribunaux la démolition de cette salle, qui n’aurait plus aucune base légale en cas d’annulation du permis de construire. »

« Nous regretterions d’en arriver à cette issue »

Et d’ajouter : « C’est ce que Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre demande aujourd’hui et a toutes les chances d’obtenir, après l’annulation de permis de construire par la justice à Plestin-les-Grèves comme à Trélévern (Côtes-d’Armor). »

Les associations ajoutent avoir bien conscience de l’impact de cette décision pour Locquirec « et nous serions les premiers à regretter d’en arriver à cette issue, qui engagerait la commune dans des frais supplémentaires. Toutefois, votre précipitation ne laisse aucun autre choix, sauf celui, inadmissible, d’entériner une éventuelle violation de la loi et ainsi encourager des tiers à jouer le fait accompli pour s’y soustraire ».

Cependant, dans un souci de concilier les deux points de vue, elles proposent à la commune de renoncer au permis groupé actuel, « et d’en délivrer deux séparés : l’un pour la restauration du presbytère, l’autre pour la salle polyvalente elle-même. Nous nous engageons à ne pas attaquer le premier, et réserver notre contestation au second. »

Le maire ne commente pas

Les associations indiquent : « Plus rien n’entraverait alors la restauration du presbytère, puisque nous renoncerions à contester son agrandissement. Vous y gagneriez l’assurance de réaliser des travaux en toute sérénité. Quant à la salle elle-même, nous ne pourrions que vous dissuader de l’édifier, avant que la justice n’ait statué sur son devenir. »

Contacté, le maire ne souhaite pas faire de commentaire à ce sujet.

(1) Le permis de construire fait l’objet d’un recours devant le tribunal administratif, déposé par les associations Dour ha Douar et Sauvegarde du Trégor. Mais il n’est pas suspensif, a souligné le maire lors du conseil municipal du 9 février.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/locquirec-29241/locquirec-une-conciliation-suggeree-pour-le-jardin-du-presbytere-7171390

 

Ouest-France

Morlaix. La Ville investit de nouveau près de dix millions d’euros pour 2021

Les orientations budgétaires pour 2021 ont été présentées lors du conseil municipal de Morlaix (Finistère), ce jeudi 25 février 2021. Les investissements, importants, concernent les projets de l’ancienne majorité.

Les orientations budgétaires de la ville de Morlaix.

Les orientations budgétaires de la ville de Morlaix. | OUEST-FRANCE

Au menu de ce long conseil municipal de ce jeudi 25 février 2021, le rapport d’orientation budgétaire. Il a été l’occasion pour l’équipe municipale de le présenter pour la première fois depuis son élection et aussi, pour l’opposition, de monter au créneau.

Quelle est la situation financière de Morlaix ?

Quelques chiffres à retenir : entre 2014 et 2020, l’épargne nette de la commune a baissé de près d’un million d’euros. Aux mêmes dates, la dette est passée de 11,9 millions d’euros à 15,2 millions. Le délai de désendettement est plutôt faible par rapport aux communes de même strate, soit 6,5 ans. « En 2008, ce délai était de plus de douze ans. Nous avons divisé la dette par deux : il faudra s’en souvenir, car on risque de gâcher notre effort », tient à rappeler Agnès Le Brun, désormais dans l’opposition.

Les Morlaisiens vont-ils payer plus d’impôts ?

Faiblement. « Notre engagement, c’était de ne pas augmenter les impôts locaux. Nous tolérons une hausse de 0,2 %, incompressible. Il faut se rappeler que pour les cinq prochaines années, nous allons payer 115 000 € annuellement pour amortir la crise du Covid. » La plus grande hausse porte sur les constructions nouvelles et les agrandissements dans le foncier, à hauteur de 0,5 %.

Pourquoi les dépenses en fonctionnement ont-elles augmenté depuis 2020 ?

Ce budget est de 23 millions d’euros. Soit 40 000 € de plus que l’année précédente. « Il faut prendre en compte la création d’un nouveau service, La Virgule, qui coûte 63 500 €, rappelle Jean-Paul Vermot, maire. Ce budget est sérieux et équilibré. »

Quelle est la plus grande dépense de la collectivité ?

Le personnel communal coûte plus de la moitié du budget de la mairie, soit 12,7 millions d’euros. Dont 2,3 millions d’euros réservés aux services techniques pour la propreté ou encore les voiries et un million pour la culture, réhabilitation du musée des Jacobins compris.

Quels sont les investissements de 2021 ?

Le montant porte sur un peu moins de dix millions d’euros. C’est quasiment la même chose que pour 2020, année record. « C’est la poursuite ou l’aboutissement de projets d’investissements déjà engagés », justifie Ismaël Dupont, adjoint aux finances. Notamment ceux de l’ancienne majorité : les travaux du musée des Jacobins (2,878 millions) ; le complexe sportif de Coatshero (1,3 million d’euros) ; le skatepark (163 872 €) ; la plateforme culturelle de La Virgule (290 000 €) et la voie d’accès au port (368 780 €).

Y a-t-il des projets investis qui viennent de la nouvelle équipe ?

Oui. Un million d’euros est consacré à la restructuration urbaine. 200 000 € pour la première phase de la requalification de la route de Paris ; 400 000 € pour l’îlot du Dossen ; 400 000 € pour du portage immobilier.

65 000 € sont consacrés au futur centre de santé communal, situé en centre-ville. Les médecins qui y travailleront seront des salariés de la Ville. Les écoles et les complexes sportifs auront respectivement le droit à 400 000 € et 162 000 € en 2021.

Quel est le plan des futurs investissements pendant tout le mandat ?

La majorité espère tenir un rythme d’investissements d’environ 6,5 millions d’euros par an, jusqu’en 2026. Mais uniquement si le budget de fonctionnement tient ses promesses et est contenu. Grâce « à la mutualisation des équipements et du personnel », poursuit Ismaël Dupont.

C’est là que l’opposition tire la sonnette d’alarme. « Concernant la masse salariale du budget de fonctionnement, il faut faire attention à ne pas aller au-delà. Mais je vois qu’il y a beaucoup de recrutements de prévus, notamment avec vos futurs projets comme le centre communal de santé », glisse Agnès Le Brun. « Le but est d’autofinancer le salaire des médecins », répond le maire.

Quel sera l’état de la dette en 2022 ?

Il va augmenter : les calculs prévoient 16,9 millions d’euros, avec un délai de remboursement de 7,2 ans.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-la-ville-investit-de-nouveau-pres-de-dix-millions-d-euros-pour-2021-7167798

 

Ouest-France

Morlaix communauté. La gestion des déchets coûte de plus en plus cher

Le débat d’orientation budgétaire a dressé les grandes lignes du budget 2021 de Morlaix communauté, lundi 22 février 2021, sur fond de hausses des dépenses liées au traitement des déchets et de baisses des recettes fiscales.

L’effondrement des cours du verre entraîne un surcoût pour Morlaix communauté (photo d’illustration).

L’effondrement des cours du verre entraîne un surcoût pour Morlaix communauté (photo d’illustration). | OUEST-FRANCE

 Malgré la crise, on reste dans une situation confortable.  Lundi 22 février 2021, François Girotto, vice-président aux finances à Morlaix communauté, affichait une certaine sérénité pour son premier exercice de débat d’orientation budgétaire, qui n’a d’ailleurs eu de débat que le nom, puisqu’il n’a suscité aucun commentaire de la part des élus réunis en visio-conférence.

Avec un taux d’autofinancement de 15,62 % –  sachant que ce taux est considéré comme satisfaisant à partir de 12 % - l’agglomération peut investir tout en conservant  des marges de manœuvre face à l’incertitude quant à la situation sanitaire, économique et sociale actuelle, mais aussi  d’éventuelles conséquences fiscales ​. En 2020, 80 % de la population était exonérée de la taxe d’habitation. En 2021, les 20 % restants se verront appliquer un dégrèvement, en attendant la suppression totale en 2023.

Deux taxes vont augmenter

En 2021, l’Agglomération devra s’acquitter de 825 000 € en plus pour la collecte et le traitement des déchets. Plusieurs explications à cela, énumérées par François Hamon, vice-président à la collecte et à la valorisation des déchets :  Un surcoût de traitement du tout-venant de l’ordre de 400 000 € ​, ou encore une baisse  des taux de reprise de différents produits (papier, verre), dont les cours ont chuté de manière phénoménale ​.

Pour couvrir, en partie, cette hausse de dépenses, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) augmentera de 9,5 %, ce qui donne, selon les valeurs locatives et les secteurs, entre 8 et 16 € de hausse par foyer et par an. D’autres critères pourraient à l’avenir fixer ce montant.  On travaille à un nouveau mode de financement de cette collecte, pour responsabiliser l’usager, en instaurant pourquoi pas une redevance incitative, par exemple en fonction du nombre de passages en déchèterie. 

Autre taxe en augmentation, la Gemapi, passant de 4,53 €, à 7,60 € en moyenne, par habitant et par an. En lien avec les bassins-versants, cette compétence de Morlaix communauté depuis 2018 couvre des domaines aussi vastes que la prévention des inondations (rivières et submersion marine), la réhabilitation des cours d’eau ou encore l’aménagement de bassins.  Qui dit politique volontariste, dit nécessité de moyens pour faire face aux enjeux environnementaux sur notre territoire , remarque Jean-Paul Vermot, président de l’Agglo.

Les investissements

Sur l’année 2021, il est prévu d’investir 14,2 millions d’euros dans le cadre du budget principal (25,8 millions en comptant les budgets annexes).  L’année 2021 sera essentiellement consacrée aux opérations récurrentes ou déjà initiées ​, précise l’élu, évoquant  un budget de transition dans l’attente de l’élaboration du projet de territoire au cours de l’année.

Parmi les dépenses notables, outre le démarrage du programme Action cœur de ville pour 1,2 million, 2,6 millions sont prévus pour acheter des locaux de Morlaix communauté dans la Manu, deux étages du siège de l’Agglo loués à la CCI. À une époque, il a été question de créer un nouveau siège pour remédier à l’éclatement des services dans la ville.  La priorité n’est plus là ​, glisse Jean-Paul Vermot, indiquant que ce projet est renvoyé  à plus tard, ou à jamais ​.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-communaute-la-gestion-des-dechets-coute-de-plus-en-plus-cher-7165148

 

Trébeurden. La falaise recule à Pors Mabo

A Trébeurden, le recul de la falaise au niveau de Pors Mabo est inéluctable.

A Trébeurden, à l'extrémité Est, la falaise de Pors Mabo se dégarnit.

A Trébeurden, à l’extrémité Est, la falaise de Pors Mabo se dégarnit. (©Le Trégor Marie-José Mignot)

A Trébeurden, deux arbres ont glissé sur la plage de Pors Mabo, à droite de la descente, au cours du premier week-end de février. Un mini-ruisseau alimenté par l’accumulation des précipitations passe à cet endroit-là. D’autres arbres s’étaient déjà couchés il y a quelques mois au niveau de l’escalier d’accès à la plage. 

Des infiltrations

A l’extrémité Est de la plage, les infiltrations se multiplient et le haut de la falaise s’écroule par petite touche. Elles ravinent le loess, creusent des cavités et la terre s’amoncelle au pied de la falaise. À un autre endroit, plus caillouteux, les chutes de pierre ne sont pas exclues.

Il n'y a rien à faire. Tout le loess, déposé au quaternaire, sera érodé jusqu'à la roche dure.

Odile Guérin géomorphologue et élue de Trébeurden

« Il y a eu des éboulements bien pires qu’aujourd’hui », déclare Pierre, un ancien natif de Pors Mabo, en évoquant le jour où un champ entier est tombé sur la plage.

Jean-François, septuagénaire, estime que la falaise a bien reculé de deux ou trois mètres depuis son enfance. Tous deux savent bien que de nombreux ruisseaux et sources, dont certains viennent d’aussi loin que Pleumeur-Bodou, fraient leur passage jusqu’à la côte.

« Être intransigeant »

« Tout le monde bétonne et goudronne », s’exclame Pierre dépité, qui ne s’étonne pas de l’ampleur de ces infiltrations à l’heure actuelle.

Il faut être intransigeant en ce qui concerne le réseau d'eau pluviale.

Bénédicte Boiron maire de Trébeurden

En cas de permis d’aménager, des notices hydrauliques, qui prévoient la gestion des eaux pluviales, sont exigées. 

« Il faut inciter à une limitation stricte de l’imperméabilisation des sols », ajoute la maire en mentionnant les cours et les allées de propriétés qui sont trop souvent bitumées. « Sans règle, c’est à chacun de prendre sa responsabilité. »

https://actu.fr/bretagne/trebeurden_22343/trebeurden-la-falaise-recule-a-pors-mabo_39643911.html

 

Pétition : Quand la justice accorde un blanc seing aux pollueurs

Les associations Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre et Halte Aux Marées Vertes ne se résignent pas aux conclusions des juges d'instruction de la cour d'Appel du Tribunal Judiciaire de Paris et à l'ordonnance de non-lieu sur la responsabilité des auteurs des excédents d'azote dans les rivières conduisant à la prolifération des algues vertes. Elles feront appel dans les meilleurs délais de cette ordonnance par l'intermédiaire de leur avocat, François Lafforgue.

Pétition mise en ligne le 11 février 2021

Proposée par Cyberacteurs
En partenariat avec Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre et Halte Aux Marées Vertes

Elle prendra fin le : 11 mai 2021

https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/quandlajusticeaccordeunblancseingau-4544.html

 

Trébeurden. Toën'Autique, un chantier naval plus propre 

Le chantier naval Toën'Autique, à Trébeurden, met l'accent sur la protection de l'environnement.

https://static.actu.fr/uploads/2021/02/trebeurden-chantier-naval.jpg

Le chantier Toën’Autique, à Trébeurden, investit dans le matériel et dans les hommes.

Le chantier naval Toën’Autique de Trébeurden investit lourdement dans une nouvelle aire de carénage et dans une remorque de levage. 

« La DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer) impose aux chantiers navals d’avoir des aires de carénage équipées d’un système de filtration des eaux », expliquent Cédric et Murielle Quelen, gérants depuis janvier 2018.

L’aire de carénage est terminée, reste quelques aménagements annexes. La station de filtrage est en cours de test. Douze filtres doivent retenir les polluants contenus dans les peintures, notamment le zinc, avant que l’eau puisse être rejetée à la mer.

L'aire doit entrer en service à la fin du mois, après les résultats de l'étude de la conformité des installations.

Murielle Quelen

Un enjeu environnemental

La volonté de la DDTM est aussi d’amener les particuliers à utiliser ces installations protectrices de l’environnement. « On propose un forfait de sortie de l’eau avec un accès à l’aire de carénage et au Karcher gratuit, informe la gérante. Les propriétaires peuvent faire leurs travaux eux-mêmes ou les déléguer au chantier. »

Le traitement de tous les déchets dont les huiles passe par un prestataire. « On recherche une peinture anti-fouling qui contienne moins de zinc et qui soit aussi efficace que les peintures traditionnelles », reprend Murielle Quelen.

Le chantier participe aussi au recyclage des navires en s’occupant pour les propriétaires de toutes les démarches administratives et du transport.

Six salariés

Le chantier vient de s’équiper d’un ber hydraulique pour la cale de mise à l’eau. C’est une remorque qui permet de lever jusqu’à 50 tonnes, donc aussi les gros bateaux de pêche. « En trois ans on a développé l’activité et un sixième CDI vient d’être confirmé », résume Murielle Quelen.

Deux mécaniciens hydrauliciens, un stratifieur et un navigateur manutentionnaire forment l’équipe avec le couple gérant. Celui-ci envisage dans un futur proche la vente des bateaux Evok, neufs ou d’occasion.

https://actu.fr/bretagne/trebeurden_22343/trebeurden-toen-autique-un-chantier-naval-plus-propre_39458104.html

 

Ouest-France

Côte de Granit rose. Peut-on limiter les résidences secondaires ?

Les résidences secondaires représentent un pourcentage important des demeures sur la côte de Granit rose et sont en partie responsables de la construction de nouveaux logements.

Les résidences secondaires peuvent parfois représenter plus de la moitié des logements de la commune sur la Côte de Granit rose.

Les résidences secondaires peuvent parfois représenter plus de la moitié des logements de la commune sur la Côte de Granit rose. | ARCHIVES

À Perros-Guirec, 36,8 % des logements sont des résidences secondaires. Un pourcentage qui n’est pas rare dans le secteur : c’est Trévou-Tréguignec qui emporte le record avec 51,2 %. Une étude de Tourisme de Bretagne datée de 2019 montre que 74 % des acheteurs viennent du nord-ouest et de région parisienne, pour une moyenne d’âge de 65 ans et un portefeuille bien garni. Un phénomène qui fait grimper les prix et oriente les communes du littoral vers une économie dépendante du tourisme.

+++ Lire aussi :

- Perros-Guirec. Sur la côte, toujours plus de maisons

- Perros-Guirec. Le bétonnage des côtes s’accélère

Selon une analyse de l’Insee, les résidences secondaires seraient à l’origine de 12 % de la croissance du nombre de logements entre 2010 et 2015 en Bretagne, ce qui  pourrait refléter une offre insuffisante de logements en termes de résidences principales ​. Pour y pallier : la construction de lotissements, mais eux aussi sont pourtant souvent vendus à des résidents secondaires. Le rapport de l’objectif national « zéro artificialisation nette » (cf ci-dessous), indique quant à lui que  le développement des résidences secondaires […] explique notamment l’artificialisation des terres observée sur certaines zones littorales ».

Perros prévoit une augmentation de 17 %

Alors que l’Union Démocratique Bretonne (UDB) et des collectifs comme Dispac’h affichent la nécessité de limiter le nombre de résidences secondaires, il n’en est pas question pour Erven Léon, maire de Perros-Guirec. Le plan local d’urbanisme vise d’ailleurs son augmentation de 17 % (460 logements sur les 1 130 prévus).  Ce sont des habitants comme les autres, ils font partie de l’économie de la commune, surtout maintenant avec les « birésidents » amenés par le covid. 

​Ces « birésidentiels » passeraient à présent plus de temps dans leur résidence secondaire grâce au télétravail. Quitter la ville pour les grands espaces : un « effet covid » décrit à maintes reprises dans les médias mais qui reste minoritaire selon l’agent immobilier de Laforêt, Pascal Nicolas.  Les acheteurs viennent plutôt pour d’autres projets immobiliers, des placements, des investissements. D’autant plus que la pierre est une valeur refuge. 

Pour maîtriser le phénomène des résidences secondaires, les communes peuvent mettre en place différentes mesures au sein des plans d’urbanisme. Par exemple, une surtaxe d’habitation afin de dissuader les acheteurs. Sur la côte de Granit rose, aucune commune n’en fait l’usage.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/perros-guirec-22700/cote-de-granit-rose-peut-on-limiter-les-residences-secondaires-7146807

 

Ouest-France

Perros-Guirec. Le bétonnage des côtes s’accélère

La création de nouveaux lotissements entraîne inexorablement la destruction de terres en friche, agricoles ou forestières. Malgré les constructions dans des « dents creuses », la nature recule.

À Louannec, un projet de lotissement sur zone humide fait toujours débat. Ici, une partie des trois hectares de la zone humide du Poulajou que la mairie dit vouloir valoriser.

À Louannec, un projet de lotissement sur zone humide fait toujours débat. Ici, une partie des trois hectares de la zone humide du Poulajou que la mairie dit vouloir valoriser. | OUEST-FRANCE

Le Plan local d’urbanisme (PLU) de Perros-Guirec approuvé en 2017 prévoit la création de 1 130 logements d’ici 2030. Ce projet est basé sur une hypothèse de croissance démographique de 0,3 %/an. L’avis rendu par la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAE) souligne que  cette appréciation incertaine du niveau de croissance démographique […] pourrait amener à une consommation d’espace injustifié ​. Pour que tous ces logements voient le jour, la MRAE prévoit une consommation de 65 hectares de terres, soit environ 5 ha par an. Erven Léon, maire, assure que 80 % des projets immobiliers sont des zones bâties. Mais pour les lotissements, on n’a pas le choix ».

 On constate un grand nombre de constructions malgré les directives nationales , déplore Dominique Le Goux, chargée de mission à Eaux et Rivières de Bretagne. En effet, le plan national pour la biodiversité fixe un objectif de « zéro artificialisation nette ». Le rapport montre que la France est mal placée sur le podium européen et estime que la surface du Luxembourg aura été bétonnée d’ici dix ans s’il n’y a pas de changement de pratiques. Le rapport invite à renforcer les règles d’élaboration des plans d’urbanisme, comme  un minimum de renouvellement urbain avant de délivrer des permis de construire sur des zones non artificialisées ​.

Des signalements dans les communes côtières

C’est un lotissement à Louannec qui a fait le plus parler de l’artificialisation des sols ces derniers mois. Un projet de construction sur zone humide qui a fait monter riverains et associations au créneau. Après maints allers-retours juridiques, Eaux et rivières de Bretagne indique avoir trouvé un terrain d’entente avec la mairie. Dans les communes voisines, d’autres projets de lotissements ont également été signalés à l’association qui s’inquiète :  on continue à grignoter notre potentiel de production alimentaire et notre résilience vis-à-vis du changement climatique ​, assure Dominique Le Goux.

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À Trégastel, où le m² attendrait jusqu’à 500 € en littoral, un collectif s’est formé en opposition au projet de lotissement de Toul al Lann, des terrains appartenant à une ancienne ferme devenus constructibles. «  C’est encore un petit poumon de verdure ici, explique une membre du collectif.  On a peur de ce que ce lotissement peut entraîner. La pression immobilière à Trégastel est effrayante, on risque la construction à tout va… » Le PLU de la commune prévoyait la construction de 480 logements d’ici 2030. Pour l’instant la mairie assure que le seul projet lancé sur les zones à urbaniser prévues est celui de Toul al Lann.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/perros-guirec-22700/perros-guirec-le-betonnage-des-cotes-s-accelere-7146786

 

Lannion. L'Agglo se pourvoit en cassation contre l'extraction de sable

L'Agglo va aller en cassation dans le dossier de l'extraction de sable en baie de Lannion.

En septembre 2016, une armada d'opposants s'était rassemblée contre l'extraction devant l'île Molène.

En septembre 2016, une armada d’opposants s’était rassemblée contre l’extraction devant l’île Molène. (©Le Trégor)

Lannion-Trégor Communauté va se pourvoir en cassation dans le dossier d’extraction de sable en baie de Lannion.

La cour administrative d’appel de Nantes a confirmé  début janvier la légalité de l’arrêté préfectoral qui avait autorisé en 2015 l’extraction de sable, un projet porté par la Compagnie armoricaine de navigation.

Élus et population du Trégor se sont battus pendant des années contre l’extraction de sable, avant cette décision judiciaire défavorable.

« Une petite chance »

Mardi 2 février, en conseil communautaire, Joël Le Jeune, président de l’Agglo, a annoncé l’intention de la collectivité de se pourvoir en cassation.

« Nos avocats nous indiquent qu’il y a dans les études faites quelques éléments qui nous donnent une petite chance, très petite, d’avoir un jugement différent en cassation. »

" Nous pensons que, quand on a encore un recours possible dans cette affaire, il faut l'utiliser. "

Joël Le Jeune Président de Lannion-Trégor Communauté

« Nous verrons bien, a poursuivi le président. Nous aurons mené la lutte au maximum sur le plan judiciaire. »

« Totalement opposés »

Car cette décision, « c’est aussi pour affirmer que nous sommes totalement opposés à ces extractions, qui ne sont plus autorisées par les préfets. Ils ont d’ailleurs le droit de ne pas les autoriser malgré les décrets ».

Et pour dire « que le territoire est toujours sur la même position à l’égard de ces extractions de sable et qu’il s’opposera par tous les moyens, pacifiquement ».

"Si jamais un pouvoir quelconque donnait l'autorisation, nous serions toujours présents pour nous y opposer."

Joël Le Jeune

« Ce pourvoi en cassation est l’affirmation de notre opposition », a conclu l’élu trégorrois.

https://actu.fr/bretagne/lannion_22113/lannion-l-agglo-se-pourvoit-en-cassation-contre-l-extraction-de-sable_39173527.html

 

Algues vertes | Non-lieu dans l'affaire du cheval mort

29 janvier 2021
Algues vertes | Non-lieu dans l'affaire du cheval mort

Il y a plus de dix ans, Vincent Petit, avant de s'évanouir, voyait son cheval mourir sur la plage de Saint-Michel-en-Grève. La faute aux algues vertes, reconnait la justice aujourd'hui. Pour autant, elle rend un non-lieu. Nous vous expliquons pourquoi.

Le Tribunal judiciaire de Paris, Pôle santé publique de Paris, a rendu, le 18 janvier, une ordonnance de non-lieu dans la plainte collective déposée pour de blessures involontaires, abstention de combattre un sinistre et atteinte involontaire à la vie d'un animal, pour des faits survenus le mardi 28 juillet 2009 sur la plage de Saint-Michel-en Grève, dans les Côtes d’Armor.

Lire ici l'ordonnace rendue par le Tribunal judiciaire de Paris

Pour Eau & Rivières, « la justice est inopérante »

Pour Eau et rivières de Bretagne, qui faisait partie des nombreux plaignants venus soutenir la démarche courageuse de recherche de responsabilité engagée par la victime de cet accident, « une justice qui met 10 ans à rendre son verdict est une justice en mauvaise santé qui ne peut rendre les services dont la population a besoin mais également notre planète ».

Ce non-lieu exprime également que face à un phénomène connu et clairement caractérisé la passivité de l’État et son incapacité à faire évoluer la réglementation rend inopérante la justice. Or une réglementation qui ne permet pas de rendre justice doit évoluer.

C’est d’ailleurs le sens d’un recours au Tribunal administratif introduit par Eau et Rivières de Bretagne contre la mise en œuvre du PAR6 (Programme d’actions régional directive nitrates) car il ne produit pas de réglementation spécifique aux territoires touchés par les marées vertes. Le délibéré devrait être rendu dans le courant du printemps .

Enfin, cette ordonnance a le mérite de rappeler la responsabilité pleine et entière de l’État (déjà condamné pour ces faits en 2009 suite à l’action de notre association) ce qui quelque mois avant la publication d’un rapport d’évaluation de la cour des comptes ne manque pas de piquant.

Retour sur les faits

Ce 28 juillet 2009, Vincent Petit, après avoir vu son cheval mourir sous ses yeux, avait la vie sauve grâce à des agents techniques présents sur la plage de Saint-Michel-en-Grève (22). Le monde semblait alors avoir pris conscience du danger sanitaire que représentait les marées vertes.

Le 10 mars 2010, Vincent Petit déposait plainte avec CPC auprès du doyen des juges d'instruction du Pôle santé publique de Paris des chefs de blessures involontaires, abstention de combattre un sinistre et atteinte involontaire à la vie d'un animal.

Dans cette plainte, Vincent Petit affirme que le risque que représentait l'H2S était connu de longue date, par de nombreux responsables qui s'étaient abstenus d’intervenir pour endiguer les causes de ce risque ou du moins prendre les mesures aux fins de le réduire.

Qu’a dit l’instruction ?

L'instruction a permis de démontrer le lien entre fertilisation agricole, algues vertes et émanations d’hydrogène sulfuré (H2S). Cependant, la définition légale des infractions de blessures involontaires et de l'exploitation des textes propres aux épandages, aucune violation réglementaire n'a pu être constatée. Aucune poursuite pénale n'est donc possible.

Même si pas de faute pénale des autorités locales ou des opérateurs agricoles, le Tribunal a eu nouvelle fois mis en lumière (TA 2009) de l'inertie des pouvoirs publics face à un problème scientifiquement identifié. Malgré le consensus les dangers sanitaires n'ont pas sensiblement modifié la réglementation. "La surfertilisation reste toujours du domaine de la mauvaise pratique agricole et non de la faute pénale." Cette instruction a ainsi mis en évidence l'inadéquation de la loi pénale actuelle aux catastrophes écologiques...

Petite leçon de droit

Même si le lien entre l'évanouissement de M. Petit et les émanations d'hydrogène sulfuré apparaît suffisamment caractérisé, ce constat n'est pas juridiquement suffisant pour caractériser les principales infractions pénales dont les juges d'instruction sont saisis, à savoir les blessures involontaires et la mise en danger d'autrui.

Mise en danger d'autrui

Pour caractériser la mise en danger d'autrui il faut démontrer l'existence d'une obligation particulière de sécurité (loi, règlement) et sa violation manifeste. Or en la circonstance les texte réglementant la lutte contre la pollution des eaux par les nitrates agricoles sont issus de la "directive nitrates de 91". Elle impose dans sa traduction en droit français un certain nombres de règles d'épandage, mais vérifier qu'un agriculteur n'a pas dépassé ses "quotas" suppose des vérifications difficiles sinon impossibles à effectuer, surtout a posteriori. Dans ce contexte aucun dépassement propre à une parcelle agricole en particulier n'a pu être matérialisé lors de l'instruction, or la loi pénale impose de relier de manière certaine le dommage à la commission d'une faute précise et identifiée ou la violation manifestement délibérée d'une obligation ou d'une règle.

Il est donc certain que Vincent Petit a été victime d'une intoxication liée aux algues vertes, ce qui a également causé la mort de son cheval, "rien ne permet cependant de relier de manière certain ces événements avec une faut pénale ou la violation d'une obligation particulière de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou le règlement."

Les blessures involontaires

Il y a au surplus impossibilité de déterminer un lien de causalité, le risque d'un déversement de nitrates issu de lixiviation diffuse puisse aboutir à un accident étant loin d'être direct et immédiat (il est largement différé et éventuel). Or le code pénale impose l'exposition directe à "un risque immédiat". Avec 4 ruisseaux et 170 élevages concernés, l'interprétation d'un lien de causalité, même indirect est beaucoup trop distendu pour qualifier une quelconque responsabilité pénale avec le degré de précision imposé par la loi.

Abstention volontaire de combattre un sinistre

Sur le chef d'absence d'éléments suffisants pour qualifier les infractions d'abstention volontaire de combattre un sinistre et de déversement de substances nuisibles, c'est l'inaction qui est réprimée et non l'action inappropriée, or l'instruction a réuni des éléments démontrant que les autorités locales ont engagé des moyens et pris des mesures pour combattre les marées vertes.

Le Tribunal, attendu qu'il n'existe pas de charge suffisantes contre quiconque d'avoir commis les infractions visées, a déclaré un non-lieu en date du 18 janvier 2021.

Lire ici l'ordonnace rendue par le Tribunal judiciaire de Paris

https://www.eau-et-rivieres.org/algues-vertes-non-lieu-dans-laffaire-du-cheval-mort

 

Ouest-France

Extraction de sable en baie de Lannion : « l’exploitation reste gelée »

Dans un communiqué, Patrice Desclaud, d’Eau et rivières de Bretagne, apporte des précisions sur l’interprétation faite après la décision de la cour d’appel de Nantes. Celle-ci a rejeté le recours de Lannion-Trégor communauté. Pour autant, l’extraction de sable en baie de Lannion (Côtes-d’Armor) reste suspendue.

Le sable coquillier devait être extrait en vue d’amender les sols agricoles, selon les arguments de la Can.

Le sable coquillier devait être extrait en vue d’amender les sols agricoles, selon les arguments de la Can. | ARCHIVES

En juillet 2019, le tribunal de Rennes s’était refusé à annuler les trois arrêtés de décembre 2015, qui rendaient possible l’extraction de sable coquillier dans la baie de Lannion par la Compagnie armoricaine de navigation (Can). Lannion-Trégor communauté (LTC), qui avait alors fait appel de cette décision auprès du tribunal administratif de Nantes, a vu sa requête rejetée en décembre 2020.

L’exploitation demeure suspendue

Patrice Desclaud, membre de la commission de suivi au titre de l’association Eau et rivières de Bretagne, réagit, pensant que cette décision a pu être mal interprétée.  Non, la cour d’appel n’a pas confirmé la légalité de l’extraction de sable en baie de Lannion. 

Il précise que les arrêtés des préfets du Finistère et des Côtes-d’Armor sont légaux et donc  la cour d’appel confirme que le jugement de Rennes n’est pas entaché d’erreur ou d’irrégularité. En clair : l’arrêté d’exploitation reste toujours gelé et l’extraction reste donc actuellement suspendue.  Bien sûr, le décret ministériel de 2015, n’est ni abrogé, ni annulé par l’État ou abandonné par le pétitionnaire, la Can et la concession minière perdure jusqu’en 2030. 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/extraction-de-sable-en-baie-de-lannion-l-exploitation-reste-gelee-7133317

 

Ouest-France

Plougasnou. Les travaux de la capitainerie et du bâtiment aquacole vont démarrer en 2021

Cela fait deux ans que le schéma d’orientation du port du Diben a été voté par Morlaix communauté, pour un budget de quinze millions d’euros. Si les travaux ont pris du retard, ils devraient démarrer d’ici l’été 2021.

Les travaux au port du Diben vont commencer d’ici cet été à Plougasnou. Notamment la nouvelle capitainerie et la rénovation du bâtiment aquacole.

Les travaux au port du Diben vont commencer d’ici cet été à Plougasnou. Notamment la nouvelle capitainerie et la rénovation du bâtiment aquacole. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le schéma d’orientation du port du Diben, à Plougasnou (Finistère) avait été voté en novembre 2018 par Morlaix communauté. Estimées à quinze millions d’euros, ces orientations étaient le fruit d’une concertation avec les usagers, associations et riverains. Mais depuis, aucun coup de pioche n’a été fait, ce qui suscite des interrogations.

Pourquoi les travaux du Diben ont-ils pris du retard ? 

Ce schéma d’orientation comprend plusieurs phases, qu’il faut réaliser l’une après l’autre. « Nous avons quand même mis en place le service de rade pendant deux saisons estivales. Il y a eu 3 700 rotations en 2020, ce qui a permis aux plaisanciers de rejoindre leur bateau », rappelle Marc Rousic, conseiller délégué à la mer et au littoral à Morlaix communauté.

Si les chantiers ne sont pas encore visibles, c’est à cause du coronavirus, qui a empêché le recrutement d’un ingénieur portuaire, entre autres. Et qui a fait retarder les élections à Morlaix communauté, où les équipes ont été renouvelées.

Que va-t-il être entrepris cette année ?

La nouvelle capitainerie modulaire va être installée à côté des locaux actuels. Puis viendra la rénovation du bâtiment aquacole, votée au conseil communautaire de décembre 2020. Pour un coût de 500 000 €, le chantier devrait débuter cet été 2021 et permettra de suivre les activités maritimes.

Quelles sont ensuite les priorités ?

L’aire de carénage, très demandée. Mais aussi la maison de la pêche, comme ce qui existe déjà à Trédrez-Locquémeau (Côtes-d’Armor), ou encore la digue de renforcement.

Pourquoi l’aire de carénage fait débat ?

L’Association pour un petit port breton sympa (APPBS) veille au grain concernant son futur emplacement, et souhaite rester associée dans les concertations, tout comme les Amis et riverains de l’anse de Primel. Morlaix communauté affirme ne pas avoir encore arrêté sa décision, ni la technique pour réviser les coques des navires. La maîtrise d’œuvre et les études opérationnelles seront avancées cette année également.

« Nous souhaitons que l’aire de carénage soit installée le long du port, pour que tout soit regroupé sur le site. Elle ne doit pas être au fond de l’anse car c’est une zone maritime protégée. Cela risque de polluer le site » , rappelle Eric Robillot, président de l’APPBS. Morlaix communauté rassure : « Nous allons poursuivre la co-construction, on veut que chacun ait la parole pour développer le meilleur projet possible », répond Marc Rousic.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-les-travaux-de-la-capitainerie-et-du-batiment-aquacole-vont-demarrer-en-2021-7131949

 

Plougasnou

L’Arap veut rester associée au projet du nouveau port du Diben

Publié le 22 janvier 2021 à 14h33 Modifié le 22 janvier 2021 à 19h22

L’Arap veut rester associée au projet du nouveau port du Diben
(Archives Le Télégramme/Monique Kéromnès)

Suite à la publication, le 18 janvier, dans nos colonnes, de l’article « Les travaux se font attendre au port du Diben, à Plougasnou », Philippe Gérin, président des Amis et Riverains de l’Anse de Primel, a souhaité réagir.

« En 2017 et 2018, Morlaix communauté a organisé des ateliers largement participatifs destinés à élaborer un schéma d’orientation pour l’aménagement du site portuaire de Primel - Le Diben. Une démarche de co-construction d’un vaste projet qui fut productive et appréciée par un grand nombre de participants, écrit-il. Avec l’ensemble des associations représentatives et les autres acteurs concernés, l’Arap a avancé un certain nombre de propositions qui ont abouti à ce schéma d’orientation validé par un vote et soutenu par un financement ambitieux. Conscients des difficultés - certaines étant imprévisibles - qui ont contribué à retarder la mise en œuvre des travaux envisagés, nous avons bon espoir en un démarrage prochain au cours de cette année 2021 » L’Arap indique par ailleurs qu’elle restera vigilante à ce que « les usagers et acteurs restent associés aux choix qui seront faits - certains restant encore en discussion -, au cours de la réalisation de ce projet très important pour le territoire ».

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/l-arap-veut-rester-associee-au-projet-du-nouveau-port-du-diben-22-01-2021-12692596.php

 

Ouest-France

Bretagne. La reconquête de friches littorales primée

Sur les friches littorales de Moëlan-sur-Mer (Finistère), l’association Optim’ism, qui les reconquièrent par le biais de l’agriculture biologique, a reçu le prix Orange des Géographes de Bretagne.

C’est en présence de Sébastien Miossec, président de la communauté d’agglomération du pays de Quimperlé, de la maire de Moëlan-sur-Mer, Marie-Louise Grisel, d’Isabelle Moign, adjointe, de Jean-Sébastien Guillaume, responsable du site, et d’Erwan Riveau, chef de culture et encadrant auprès des salariés, que Jacques Lescoat, vice-président de l’association des géographes de Bretagne, a remis le prix

C’est en présence de Sébastien Miossec, président de la communauté d’agglomération du pays de Quimperlé, de la maire de Moëlan-sur-Mer, Marie-Louise Grisel, d’Isabelle Moign, adjointe, de Jean-Sébastien Guillaume, responsable du site, et d’Erwan Riveau, chef de culture et encadrant auprès des salariés, que Jacques Lescoat, vice-président de l’association des géographes de Bretagne, a remis le prix | OUEST-FRANCE

À Moëlan-sur-Mer (Finistère), le projet de reconquête des friches littorales se fait par l’implantation de cultures. L’association lorientaise Optim’ism s’est implantée, il y a quelques mois, et a créé sa ferme légumière « La Lande fertile ». Ce projet de reconquête a tapé dans l’œil des géographes de Bretagne.

Ce mercredi 20 janvier, ils ont remis leur prix Orange pour l’environnement à Max Schaffer, directeur d’Optim’ism. L’association fait partie des porteurs de projet qui se sont vu attribuer des îlots de terre afin de les cultiver en agriculture biologique. Elle a ainsi embauché 10 salariés.

« Le littoral est indéniablement l’espace le plus fragile de la Bretagne, terre maritime par excellence » , souligne Jacques Lescoat, fondateur et vice-président de l’association des géographes de Bretagne.

Protéger le littoral

Avec moins de 1 % de l’espace total de la péninsule bretonne, le littoral subit une forte pression, « qui n’est d’ailleurs pas seulement immobilière. Ceci doit conduire État, Région, autorités locales, associations et citoyens à ne jamais cesser les actions de protection et de valorisation de cet espace fragile ».

C’est dans ce cadre que les géographes ont distingué l’association Optim’ism. « En effet, son action également favorable à l’emploi et soutenue par les collectivités locales, est de reconquérir et de valoriser ces friches. Ces espaces sensibles et parfois très menacés par la modification hasardeuse de la loi Littoral font l’objet d’une remise en culture orientée essentiellement vers des productions biologiques. »

Ce projet de reconquête des friches littorales, les géographes de Bretagne souhaiteraient le voir étendu sur le territoire breton. « Aujourd’hui, l’un des plus grands problèmes de l’urbanisme français, c’est la présence de friches qu’on ne sait pas valoriser », poursuit le vice-président de l’association des géographes.

L’une des solutions passe sans doute par cette première nationale, qui intéresse de nombreuses autres communes. D’autant plus que le projet conjugue la reconquête de friches à un projet de territoire : la production réalisée par Optim’ism alimente en produits bio la restauration collective des environs.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/bretagne-la-reconquete-de-friches-littorales-primee-7125059

 

Les travaux se font attendre au port du Diben, à Plougasnou

Publié le 17 janvier 2021 à 14h10 Gwendal Hameury

Deux ans après avoir été voté, le schéma d’orientation du port du Diben, à Plougasnou, est resté lettre morte. Aucun chantier n’a commencé. L’aire de carénage, notamment, se fait attendre.

Dominique Ropars, président de l’association des plaisanciers de La Méloine, soutient le projet de Morlaix communauté. Il estime néanmoins qu’il serait temps de passer à la phase opérationnelle.
Dominique Ropars, président de l’association des plaisanciers de La Méloine, soutient le projet de Morlaix communauté. Il estime néanmoins qu’il serait temps de passer à la phase opérationnelle. (Le Télégramme/Gwendal Hameury)

Lors du vote du schéma d’orientation pour le site portuaire du Diben, le 5 novembre 2018, Thierry Piriou, ancien président de Morlaix communauté, avait estimé qu’il faudrait « peut-être une décennie pour mener à terme ce projet d’envergure à tiroirs », à Plougasnou. Un projet à 15 M€, dans sa fourchette haute. L’ex-maire de Pleyber-Christ ne croyait pas si bien dire. Car 26 mois plus tard, rien ou presque n’a bougé. Ce qui suscite quelques interrogations chez certains usagers du Diben.

« Saucissonner le projet »

Dominique Ropars, président de l’Amicale nautique de la Méloine, est de ceux-là. Loin de vouloir lancer une polémique, il assure être en phase avec les orientations de la collectivité. « C’est un projet économique, touristique et écologique ambitieux et indispensable. Ma crainte, c’est qu’il reste à la phase d’ébauche ».

Selon le plaisancier, les réalisations sont retardées par les pesanteurs administratives, les précautions politiciennes, la complexité réglementaire et les arbitrages de financement. « Pour avancer, il faut saucissonner le projet, y aller morceau par morceau. Sinon on n’y arrivera jamais ».

Mais par quel bout commencer ? L’homme a sa petite idée. « L’aire de carénage est une petite partie technique et financière de ce vaste ensemble. Selon le planning initial, elle aurait dû être livrée avant l’arrivée de la covid ! Elle doit absolument être mise en œuvre dès 2021. Car la nature n’a plus le temps d’attendre ».

Une aire « nécessaire pour tous »

Dominique Ropars estime en effet que sa construction ne gênera pas les autres phases du projet. Et, surtout, qu’elle est « nécessaire pour tous » : pêcheurs professionnels, plaisanciers, pêcheurs à pied, amoureux d’activités nautiques, Plouganistes dans leur ensemble, touristes, et, bien sûr, la faune et la flore. « Si la pêche à pied est déconseillée dans le port, c’est qu’il y a une bonne raison, souffle-t-il. Certains continuent à nettoyer leurs bateaux au pulvérisateur alors que c’est interdit. Tous les produits arrivent dans l’eau ; c’est très mauvais pour la biodiversité. L’enjeu environnemental est important. Ça fait trois mandatures, 18 ans, qu’on entend parler de travaux au Diben. À un moment, il faut arrêter de débattre et passer aux actes ».

« Ce schéma sera mis en œuvre »

Marc Rousic, conseiller délégué à la mer, au littoral et aux ports à Morlaix communauté, ne nie pas le retard à l’allumage. Il l’explique par la complexité du projet, qui sera effectivement « saucissonné ». Mais aussi par un renouvellement tardif de l’exécutif communautaire (second tour des Municipales le 28 juin). Ainsi que par la crise covid, qui a bloqué beaucoup de choses, notamment le recrutement de moyens humains. « Pour autant, ce schéma est toujours d’actualité, rassure-t-il. Et l’aire de carénage reste une priorité. Une étude de conception va être lancée, qui précisera son dimensionnement et sa localisation ».

En attendant, la rénovation, cette année, pour 500 000 €, du bâtiment aquacole dit « ex-Lequertier », a été votée le 14 décembre dernier. Et la capitainerie aura bientôt de nouveaux locaux. « Nous n’avons pas encore de planning précis. Mais ce schéma sera bel et bien mis en œuvre, en co-construction avec tous les usagers. Ça prendra du temps, mais on le fera ».

en complément
Ce que prévoit le schéma d’orientation du port du Diben
Près de 15 M€ seront nécessaires pour « réveiller la baie endormie » du Diben.

Afin de réveiller la « Baie endormie » du Diben, le schéma d’orientation voté à l’unanimité, le 5 novembre 2018, par les élus de Morlaix communauté, prévoit la réalisation de nombreux projets, pour un total de 15 M€ d’investissements, dans la fourchette haute.

Le principal chantier, indispensable, est la sécurisation de la digue, qui sera élargie et rehaussée pour environ 6,2 M€. Autre impératif : la création d’une aire de carénage publique en fond de baie.

Un bâtiment de 1 000 m2

Pour le reste, une nouvelle cale de mise à l’eau sera créée, ainsi qu’un ponton pêche. Les 350 corps-morts seront conservés, auxquels viendront s’ajouter une centaine de places sur des pontons échouants. Le projet étant évolutif, les architectes se gardent la possibilité de créer à terme un port à flot de 300 places. Il n’est pas financé en l’état.

Afin de créer un terre-plein moderne et dynamique, un bâtiment de 1 000 m2 verra le jour, derrière une grande place avec vue sur mer. Il comprendra une maison de la pêche, un pôle des services portuaires (capitainerie et associations) et un endroit dédié à l’accueil touristique et à la restauration. Un parking pourrait être construit sur le terrain privé situé un peu plus haut.

Une estacade sur pilotis

Le schéma d’orientation prévoit également d’intervenir sur le terre-plein des Grands Viviers, de manière « légère », en gardant sa vocation économique : sécurisation de l’itinéraire piéton GR34, marquage au sol, requalification artistique des façades, refonte du parking existant, création d’un belvédère…

Idem en fond d’anse, où l’enjeu est la sécurisation des piétons et des cyclistes, afin de leur redonner une place prépondérante. Il est prévu de mettre en valeur l’arrivée sur l’anse en élaguant des arbres, d’élargir les trottoirs ou d’agrandir la zone limitée à 30 km/h.

À terme, il sera même possible de faire le tour de l’anse à pied ou à vélo si le projet d’estacade est retenu. Il s’agirait de construire une promenade en bois sur pilotis qui irait du fond de l’anse jusqu’à Rhun Pridou, voire l’anse de Trégastel.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/les-travaux-se-font-attendre-au-port-du-diben-a-plougasnou-17-01-2021-12689792.php

 

Justice. L’extraction de sable en baie de Lannion est bien légale

La justice a confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral qui avait autorisé l'extraction de sable en baie de Lannion. Une activité économique importante avec peu d'inconvénients.

Selon la justice, l’extraction de sable en baie de Lannion présente peu d’inconvénients au regard d’une « activité économique importante ».

Selon la justice, l’extraction de sable en baie de Lannion présente peu d’inconvénients au regard d’une « activité économique importante ». (©Le Trégor archives)

La cour administrative d’appel de Nantes a confirmé la légalité de l’arrêté préfectoral qui avait autorisé en 2015 l’extraction de sables sous-marins de la Pointe d’Armor, dans la baie de Lannion, au grand dam de la communautés de commune de Morlaix et de Lannion Trégor communauté.

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Les deux intercommunalités n’étaient pas les seules à contester cet arrêté, dont la légalité avait déjà été confirmée par le tribunal administratif de Rennes en juillet 2019 : la ville de Lannion et les communes de Locquirec, Louannec, Perros-Guirec, Plestin-les-Grèves, Trébeurden, Trégastel, Saint-Michel-en-Grève, Trédrez-Locquémeau, Tréduder, Ploumilliau, Plouzélambre et Pleumeur-Bodou en demandaient aussi l’annulation.

Le préfet du Finistère n’avait lui rien trouvé à redire, à l’époque, au projet de la Compagnie armoricaine de navigation (Can), un armateur sablier de Pontrieux en quête de nouveaux gisements de sables coquilliers pour réduire l’acidité des sols agricoles.

Pour mémoire, cette société une filiale de Roullier, un groupe breton qui exploite aussi des bancs de maërl. Or, l’exploitation de ces gisements en voie d’extinction est interdite depuis 2013.

L’extraction n’a duré « que deux nuits »

La concession qui lui avait été accordée pour quinze ans limitait le volume à 50 000 m3 de sables coquilliers la première année, 100 000 la deuxième, 130 000 les trois suivantes puis 250 000 m3 au maximum pour les dix autres. Le Conseil d’Etat avait ainsi rejeté, en 2016, les pourvois de plusieurs associations de défense de l’environnement.

Mais l’autorisation n’a en réalité été effective « que deux nuits » : les premières extractions ont eu un impact significatif sur la réserve naturelle voisine, selon l’avocate des collectivités. L’Etat oppose donc, chaque année, des refus d’exploitation à la Can… qui a donc introduit, à son tour, des recours en justice pour annuler ces refus.

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« La circonstance que le préfet a refusé à la société (…) l’ouverture des travaux miniers pour la période 2016/2017 n’a pas d’incidence sur la légalité des arrêtés contestés en date du 1er décembre 2015 », recadre d’emblée la cour administrative d’appel de Nantes. Et il en est de même pour les refus opposés « pour (…) 2017, 2018 et 2019 ».

Les présumées « insuffisances » de l’étude d’impact initiale ne semblent pas non plus établies aux yeux des juges nantais.

Des effets « négligeables »

« L’évaluation (…) produite par la société (…) a conclu à des effets négligeables sur les habitats et espèces marines, et à un impact temporaire et faible sur les oiseaux », constatent-ils dans leur arrêt.

« Par ailleurs, (…) l’approvisionnement en sables coquilliers des ports de Roscoff, Saint-Brieuc, Saint-Malo et Pontrieux – qui ne sont pas situés au sein d’une zone protégée – n’occasionnera pas d’effets sur l’environnement », pensent les magistrats au vu des pièces qui leur ont été soumises.

« La localisation du port de Tréguier au sein d’une zone Natura 2000 n’impliquait pas l’obligation d’établir pour ce site précis une notice distincte et indépendante de celles déjà réalisées », complètent-ils.

Rien n’indique non plus que « le trait de côte sera modifié » par l’exploitation du gisement de la Pointe d’Armor, contrairement à ce qu’affirment les collectivités locales. « Les différentes études (…) mentionnent le caractère temporaire et faible des extractions sur la turbidité de l’eau, au demeurant déjà importante sur le site », disent-ils.

Le navire peu présent dans l’année

L’exploitation « progressive et limitée » de la concession et le « suivi régulier » de l’activité de la société était aussi de nature à rassurer les autorités, selon la cour administrative d’appel de Nantes : la durée d’exploitation a été « ramenée de 20 à 15 ans », le périmètre « limité à une superficie de 1,5 km2 » et les quantités annuelles « diminuées ».

L’extraction a aussi été interdite du 1er mai au 31 août inclus, à la haute saison touristique.

« L’exploitation (…) s’effectue sur une surface résiduelle (…) de la baie de Lannion et le temps annuel de présence du navire d’exploitation est particulièrement réduit, y compris lors des années d’extraction les plus intenses », écrit la cour administrative d’appel de Nantes dans son arrêt.*

« Une activité économique importante »

Les collectivités locales « n’établissent pas » enfin que les rendements des bateaux de pêche de la baie de Lannion auraient « significativement diminué » au cours de l’année 2016, alors que l’exploitation de la concession « entraîne elle-même une activité économique importante ».

Elles ont désormais jusqu’au 22 février 2021 pour introduire un pourvoi devant le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative française.

GF (PressPepper)

https://actu.fr/bretagne/lannion_22113/justice-l-extraction-de-sable-en-baie-de-lannion-est-bien-legale_38651736.html

 

Ouest-France

Lannion. Extraction de sable : la requête de l’Agglo rejetée en appel

À l’été 2019, avec plusieurs communes, Lannion-Trégor communauté (LTC) avait fait appel de la décision du tribunal administratif de Rennes de ne pas annuler les arrêtés de 2015, qui permettaient l’exploitation de concession de sable coquillier dans la baie de Lannion (Côtes-d’Armor). Leur requête vient d’être rejetée.

Le sable coquillier devait être extrait en vue d’amender les sols agricoles, selon les arguments de la Can.

Le sable coquillier devait être extrait en vue d’amender les sols agricoles, selon les arguments de la Can. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

En juillet 2019, le tribunal de Rennes s’était refusé à annuler les trois arrêtés de décembre 2015, qui rendaient possible l’extraction de sable coquillier dans la baie de Lannion (Côtes-d’Armor) par la Compagnie armoricaine de navigation (Can), filiale du groupe Roullier.

Considérant notamment les conséquences du projet sur la biodiversité dans la baie, mais aussi sur l’économie locale, Lannion-Trégor communauté avait alors fait appel de cette décision, avec plusieurs communes et Morlaix communauté. Dans un jugement en date du 22 décembre 2020, la cour administrative d’appel de Nantes a finalement rejeté leur requête.

« Un impact limité sur l’environnement »

Dans son jugement, la cour indique notamment : « Il ressort de l’étude d’impact et de l’évaluation des incidences Natura 2000, dont les insuffisances ne sont pas établies, que le projet d’exploitation de la société Can n’aura qu’un impact limité sur l’environnement ainsi que sur les habitats et espèces marines. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-extraction-de-sable-la-requete-de-l-agglo-rejetee-en-appel-7108747

 

Ouest-France

Haut Léon communauté. La côte léonarde perd encore des habitants

Publié le Gaëlle COLIN

Les chiffres du recensement de la population municipale sont tombés : entre 2013 et 2018, Haut Léon communauté a perdu 232 habitants. Tréflez, Mespaul et Santec (Finistère) tirent leur épingle du jeu, quand l’île de Batz, Plounévez-Lochrist sont perdantes.

Entre 2013 et 2018, Roscoff a connu une légère hausse dans sa population municipale, faisant d’elle la quatrième commune de Haut Léon communauté. Devant elle : Saint-Pol (6 603 habitants) ; Cléder (3 731) et Plouescat (3 471).

Entre 2013 et 2018, Roscoff a connu une légère hausse dans sa population municipale, faisant d’elle la quatrième commune de Haut Léon communauté. Devant elle : Saint-Pol (6 603 habitants) ; Cléder (3 731) et Plouescat (3 471). | ARCHIVES VINCENT MOUCHEL/OUEST-FRANCE

Le constat est sans appel : la côte léonarde a perdu des habitants en cinq ans. Entre 2013 et 2018, la population des quatorze communes de Haut Léon communauté est passée de 31 842 à 31 610. Alors qui perd, qui gagne ?

Un déclin amorcé… à nuancer

Si cette perte de 232 habitants se fait ressentir entre 2013 et 2018, il faut cependant rappeler qu’entre 2017 et 2018, Haut Léon communauté a gagné… neuf habitants. Ce qui n’empêche pas la côte léonarde de souffrir de son image touristique : « La pression immobilière est très forte. Il y a une grande demande de rachat ou de construction pour installer des locations saisonnières ou Airbnb, souligne Jacques Edern, maire de Sibiril (Finistère) et président de Haut Léon communauté. Le nombre de maison à construire est très favorable, mais cela ne génère aucun habitant en plus sur le territoire. »

Endiguer cette tendance

Pour endiguer ce phénomène, il n’existe pas énormément de leviers. Et les bienfaits de cette politique mettront du temps à se faire sentir : « On va essayer de rectifier ça avec le plan local d’urbanisme et d’habitat intercommunal et empêcher l’extension de maisons secondaires. Sauf que les outils que nous avons ne sont pas efficaces », dénonce le président. Il parle en effet de la taxe d’habitation : l’État ne prévoit pas de l’augmenter mais plutôt de la baisser pour les deux prochaines années. « Il faudrait largement taxer les résidences secondaires. »

Ceci explique en partie les soldes négatifs de Plouescat (-0,5 %) ; Cléder (-0,5 %) ou de l’île de Batz (-1,6 %, soit 39 habitants en moins). Plounévez-Lochrist passe aussi sous la barre des 2 280 habitants.

Trois communes côtières s’en sortent quand même

Pourtant, toutes les communes côtières ne sont pas logées à la même enseigne. Tréflez annonce une augmentation de 0,9 % entre 2013 et 2018 ; Santec (0,6 %) et dans une moindre mesure, Roscoff (0,3 %). « À Roscoff, ils bénéficient d’une réhabilitation de la friche de l’ancienne gare SNCF, où ils ont pu installer des logements sociaux. Pour Santec, ils ont eu un plan local d’urbanisme favorable pour construire sur leur territoire. Ils accélèrent d’ailleurs les constructions avant 2023 et 2024 et le vote du plan d’urbanisme intercommunal qui devrait changer les choses », poursuit Jacques Edern.

Tréflez, premier de la classe

Même si Tréflez est une petite commune (962 habitants au 1er janvier 2018), elle peut se targuer d’avoir une vie à l’année. C’est ce que compte préserver Anne Bescond, maire. « Nous avons pu aussi débloquer de nouvelles constructions avec la révision de notre plan local d’urbanisme datant 2007 en 2013. Nos coûts sont très abordables : 25 € le m². Nous avons aussi un certain dynamisme. Il y a de nombreuses fêtes à l’année à Tréflez, hors période de Covid. » La balle est saisie au rebond : la commune prépare son tout premier lotissement de 12 000 m², comprenant une dizaine de lots.

Dans les terres, on s’en sort mieux

Mespaul est la commune intérieure qui connaît la plus belle progression, avec 37 nouveaux habitants en cinq ans. Même chose pour Lanhouarneau (+ 0,3 %). Plougoulm (-0,2 %) et Tréflaouénan (-0,1 %) déclinent légèrement.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-pol-de-leon-29250/haut-leon-communaute-la-cote-leonarde-perd-encore-des-habitants-7104403

 

Ouest-France

La population repart à la hausse dans le pays de Morlaix

Morlaix perd une place au classement des communes du Finistère, selon les estimations de l’Insee, au 1er janvier 2018. Avec 14 729 habitants, la cité du viaduc passe derrière Guipavas. Pour le reste du territoire, la population a légèrement augmenté, contrairement aux années précédentes.

La population légale au 1er janvier 2018 du pays de Morlaix a légèrement augmenté et atteint 64 438 habitants.

La population légale au 1er janvier 2018 du pays de Morlaix a légèrement augmenté et atteint 64 438 habitants. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Au 1er janvier 2018, Morlaix a été rétrogradée à la sixième place des villes du Finistère. Avec ses 14 729 habitants, elle a été dépassée par Guipavas. L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a dévoilé ses chiffres de recensement de la population municipale au 1er janvier 2018 (il y a toujours trois ans d’écart). Mais le constat d’ensemble est positif : le territoire a (enfin) gagné des habitants.

Le recensement de la population municipale du pays de Morlaix, au 1er janvier 2018. | OUEST-FRANCE

64 438 habitants dans Morlaix communauté

En 2017, l’Insee avait compté 64 133 habitants dans les 26 communes de l’agglomération de Morlaix. Un an après, le territoire a gagné 305 habitants. La population légale du 1er janvier 2018 amorce une hausse de la démographie pour quatorze communes sur 26.

La question du Grand Morlaix

Morlaix accuse un déclin, mais il est moindre que les années précédentes. « Nous devons agir sur l’habitat, mais aussi sur l’urbanisme, avec le vote du plan local d’urbanisme et d’habitat intercommunal, souligne Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix. En plus de réguler l’extension urbaine, nous devons veiller au développement économique du territoire. La question du Grand Morlaix revient : si l’on regroupe Morlaix avec Saint-Martin et une partie de Plourin, nous serions le troisième pôle aggloméré du Finistère. Il faudra avancer sur cette question. »

Le maire et président de Morlaix communauté compte resserrer les liens de coopération avec la « métropole diffuse » du Nord-Finistère (pôle entre Brest, Landerneau, Morlaix et Lannion) pour le développement futur.

Des déclins dans le sud de l’agglo…

Des baisses de population sont à noter dans les monts d’Arrée, dans le sud de Morlaix communauté et sur la côte. Comme les années précédentes, la démographie décline dans le quintette Plounéour-Ménez - Le Cloître-Saint-Thégonnec - Lannéanou - Botsorhel et Guerlesquin (0,6 %), avec cependant des légères améliorations. Exception pour Plougonven et ses 0,6 % de hausse entre 2013 et 2018.

… mais aussi sur la côte

Sur la côte, même son de cloche pour Locquénolé, Guimaëc et surtout Plougasnou. Entre 2013 et 2018, la commune est passée de 3 108 habitants à 2 757. Ce qui n’est pas nouveau, pour la maire, Nathalie Bernard. « Ce sont les conséquences du vieillissement de la population et le départ des familles. Même si aujourd’hui, on a l’impression d’inverser la tendance, on verra le résultat plus tard. »

Paradoxe pour Plougasnou : la commune a pourtant le plus de dossiers d’urbanisme de toute l’agglomération. « Cela concerne beaucoup de rénovations, mais pour des résidences secondaires », poursuit l’élue. La municipalité travaille pour la première fois avec Finistère Habitat. « Deux maisons ont été construites et nous avons une résidence avec une dizaine de logements aménagés pour l’été 2021. » Un travail de longue haleine pour, à terme, conserver les écoles et le collège.

Locquirec et Saint-Jean-du-Doigt, locomotives démographiques

Deux communes côtières ont la cote : Locquirec et Saint-Jean-du-Doigt. Elles affichent de belles progressions entre 2013 et 2018. « Il y a eu une forte pression immobilière, avec une phase de constructions neuves, principalement en résidence principale. On a eu jusqu’à vingt à trente maisons construites par an », analyse Gwénolé Guyomarc’h, maire de Locquirec. La proximité avec la mer, la richesse de la vie associative et son emplacement séduisent. « Nous avons désormais des travailleurs de Brest ou de Saint-Brieuc qui s’installent, alors que c’était inimaginable il y a dix ans. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/la-population-repart-a-la-hausse-dans-le-pays-de-morlaix-7103534

 

Trébeurden. Le dernier projet de la Potinière en passe d'être enterré

Ultimes soubresauts pour la « saga » judiciaire de la Potinière, à Trébeurden : le porteur du dernier projet devrait en être pour ses frais devant les juges administratifs.

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Stanislaw Woloszyn portait un projet de 12 logements sur le site de la Potinière, à Trébeurden. Un de plus qui restera dans les cartons. (©Le Trégor archives)

La cour administrative d’appel de Nantes s’est penchée une nouvelle fois, vendredi 18 décembre, sur la « saga judiciaire » qui anime la démolition et le remplacement du bar-restaurant désaffecté de La Potinière, à Trébeurden.

La commune conteste en effet le jugement du tribunal administratif de Rennes qui, en juin 2019, a annulé le refus de permis de construire qu’elle avait opposé en 2016 au projet immobilier trop « imposant » de Stanislaw Woloszyn.

. Les juges rennais avaient aussi sommé la ville de réexaminer, sous deux mois, la demande du requérant.

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L’enjeu est financier pour la municipalité : si l’illégalité de son refus venait à être confirmée par la cour administrative d’appel puis le Conseil d’Etat, alors Stanislaw Woloszyn serait en droit d’introduire une nouvelle requête pour se faire cette fois-ci dédommager des bénéfices qu’il aurait pu tirer de ces douze logements.

Le rapporteur public, dont les avis sont souvent suivis, a toutefois préconisé ce vendredi 18 décembre aux juges nantais d’annuler le jugement de leurs homologues rennais.

La mairie confortée

Pour rappel, cette nouvelle audience survient alors que la même cour administrative d’appel de Nantes a annulé, le 20 octobre dernier, le permis de construire que la mairie de Trébeurden avait octroyé ultérieurement à la société Eolarmor pour édifier un immeuble plus acceptable à ses yeux.

Ce vendredi, le rapporteur public a fait observer que le projet immobilier de Stanislaw Woloszyn était « très similaire » et « sur le même terrain d’assiette » que celui d’Eolarmor.

Les restrictions de la loi Littoral

Le maire de Trébeurden de l’époque, Alain Faivre, a donc fait une « exacte application du code de l’urbanisme » en refusant son projet : il ne constituait pas une « extension limitée » de l’urbanisation, dans cette zone soumise aux restrictions posées par la loi Littoral, et il allait bien « porter atteinte au site des Roches-Blanches », selon lui.

En conclusion, le rapporteur public a suggéré aux juges de condamner Stanislaw Woloszyn à verser 1 500 € à la commune pour ses frais de justice.

L’avocat de la mairie, Me Philippe Boisset, n’a pas fait d’autres commentaires que ceux déjà mentionnés dans son mémoire écrit.

Stanislaw Woloszyn, lui, n’était ni présent ni représenté par un avocat. La cour administrative d’appel de Nantes rendra son arrêt dans un mois environ.
GF (PressPepper)

https://actu.fr/bretagne/trebeurden_22343/trebeurden-le-dernier-projet-de-la-potiniere-en-passe-d-etre-enterre_38290846.html

 

Ouest-France

Plougasnou. L’Agglo veut booster les activités maritimes sur le port du Diben

La réhabilitation industrielle est souvent un frein à la reprise de friches. Au port de Plougasnou, Morlaix communauté a décidé d’assumer les travaux d’un site au fort potentiel.

Le port du Diben va faire l’objet d’un lifting à 16 millions d’euros.

Le port du Diben va faire l’objet d’un lifting à 16 millions d’euros. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

En 2018, Morlaix communauté votait un ambitieux projet de transformation du port du Diben, à Plougasnou. Environ 16 millions d’euros sont mis sur la table pour développer le potentiel maritime du lieu. Parmi les enjeux, il y a le développement et la diversification des activités économiques en lien avec la mer, comme le mareyage et les cultures marines.

650 m² inutilisés depuis 2008

En conseil communautaire, lundi 14 décembre 2020, Marc Rousic, en charge des ports, a évoqué le cas du bâtiment dit ex-Lequertier, 650 m² sur le terre-plein nord, inutilisés depuis 2008, une opportunité d’accueil d’entreprises aquacoles particulièrement intéressante. D’ailleurs, des porteurs de projets se sont manifestés par le passé, mais le coût et les délais des travaux à réaliser ont fait obstacle à leur implantation.

Morlaix communauté va donc les prendre en charge, à hauteur de 500 000 €, offrant à un futur repreneur une solution clé en main. Il ne lui resterait plus qu’à installer ses outils et process spécifiques.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/plougasnou-l-agglo-veut-booster-les-activites-maritimes-sur-le-port-du-diben-7087592

Conseil de Communauté 14 Décembre 2020 ( 4h )
https://youtu.be/NF6GIfVcyCQ

 

Ouest-France

Plougasnou. Des travaux d’urgence sont en cours à Primel Trégastel

 

Ouest-France

Morlaix. Le désenvasement du port est terminé

Publié le Delphine Van Hauwaert.

Les opérations, qui ont duré plus longtemps que prévu en raison du confinement, ont permis d’extraire environ 16 000 m³ de sédiments. Les bateaux peuvent naviguer en toute sécurité.

La barge de l’entreprise brestoise Marc SA quittera le port de Morlaix aujourd’hui.

La barge de l’entreprise brestoise Marc SA quittera le port de Morlaix aujourd’hui. | OUEST-FRANCE

Pourquoi ? Comment ?

Pourquoi désenvaser le port de Morlaix ?

Tous les deux ans, Morlaix communauté organise le désenvasement du port. Objectif :  Maintenir des hauteurs d’eau afin de permettre la navigation , indique Marc Rousic, conseiller délégué à la mer et au littoral, soit entre 1,5 m (pontons) et 4 m (écluse). Pour cela, il faut extraire les sédiments provenant des bassins-versants, c’est-à-dire  le mélange des matériaux transportés par les rivières , détaille Pierre Legendre, responsable du service mer et littoral. Une opération chiffrée à 350 000 € par an.

Comment ça marche ?

Jusque-là, c’est l’entreprise brestoise Marc SA qui s’est chargée du travail, avec une barge spécifique munie d’un système d’aspiration de la vase et de l’eau, utile au transport des sédiments. Le tout est envoyé, via un gros tuyau, jusqu’au site de traitement et stockage du Bois noir, à Ploujean, où un système de filtration permet de ne conserver que les sédiments, tandis que l’eau, non polluée, est réinjectée dans le port. Un mode opératoire qui permet  de transporter des sédiments sans impact sur la voirie .

Que deviennent les sédiments ?

 Pour l’instant, on n’a pas encore trouvé de système de valorisation, mais c’est en réflexion , confie Marc Rousic. Le service regarde notamment ce qui se fait ailleurs en la matière, comme de l’amendement agricole ou du remblai. En attendant, les sédiments sont stockés dans des lagunes existantes.

Combien de temps ça dure ?

Cela dépend du volume de matériaux devant être récupérés. Cette année, il est question d’environ 16 000 m³ de sédiments,  mais c’est assez variable  explique Pierre Legendre. En 2017, le volume récolté était de 6 000 m3, en 2015 de 15 000 m3. Des différences qui s’expliquent par les conditions météo, comme le gros orage de juin 2018.

L’opération avait débuté fin 2019 et aurait dû être terminée à l’été 2020, mais le confinement s’en est mêlé. Le désenvasement a donc repris début novembre et vient de s’achever. La barge sera grutée aujourd’hui.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-le-desenvasement-du-port-est-termine-7081377

 

Perros-Guirec. L'aire de carénage du Linkin en travaux

L'aire de carénage du Linkin va être modernisée. Les travaux viennent de débuter. Fin de chantier en janvier.

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Par Amélie Thomas Publié le  

Les engins ont pris possession de l’aire de carénage du Linkin à Perros-Guirec. Les travaux de rénovation, lancés fin novembre, s’achèveront à la fin du mois janvier.

Une opération d’envergure pour la Ville : 325 000 € sont injectés. Et elle pourrait atteindre les 700 000 € si la Ville investit dans une nouvelle grue. « Ça reste dans le projet », souligne le maire, Erven Léon. Aucune échéance n’est pour l’heure avancée.

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Une mise aux normes obligatoire

La priorité est aujourd’hui de mettre aux normes l’aire de carénage. Au printemps 2019, la Ville a été mise en demeure par la préfecture, avec l’obligation de la moderniser sous peine de fermeture.

Les travaux portent sur la modification des réseaux, et surtout l’installation d’une filière de traitement des effluents, « conforme aux exigences », dixit le maire.

L'équipement permettra un rejet dans le milieu naturel, sans le polluer. L'eau de carénage est débarrassée de tous ses polluants : pesticides, hydrocarbure, métaux lourds... 

Philippe Rannou, gérant de l'entreprise Hydro'environnement, en charge des travaux.

L’entreprise, basée à Quimper, est certifiée par l’Agence de l’eau et la Direction des territoires et de la mer.

La rénovation du local technique figure également au programme.

Réfection du mur de retenue

Mi-janvier, un autre grand chantier va s’ouvrir : la réfection du mur de retenue du bassin à flot. La facture s’élève à 789 000 €. L’édifice sera repris sur 100 m. Les travaux devraient durer jusqu’à la fin du mois de mai.

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https://actu.fr/bretagne/perros-guirec_22168/perros-guirec-l-aire-de-carenage-du-linkin-en-travaux_37987658.html

 

Baie de Lannion. Extraction de sable : la justice en passe de valider l’arrêté

L'extraction de sable dans la baie de Lannion revient devant les juges administratifs. La justice pourrait confirmer la validité de l’arrêté qui l’autorise.

Mobilisation ou pas, l'arrêté préfectoral autorisant l'extraction de sable en baie de Lannion est toujours valide. Et la Can a engagé des recours pour reprendre l'exploitation.

Mobilisation ou pas, l’arrêté préfectoral autorisant l’extraction de sable en baie de Lannion est toujours valide. Et la Can a engagé des recours pour reprendre l’exploitation. (©Le Trégor archives)

Par Rédaction Lannion Publié le  

Les communautés de communes de Morlaix et Lannion ont demandé à la cour administrative d’appel de Nantes, ce vendredi 4 décembre 2020, d’annuler l’arrêté qui avait autorisé en 2015 l’extraction de sables sous-marins dans la baie de Lannion.

Le préfet du Finistère n’avait en effet rien trouvé à redire, à l’époque, au projet de la Compagnie armoricaine de navigation (CAN), un armateur sablier de Pontrieux en quête de nouveaux gisements de sable pour réduire l’acidité des sols.

Deux nuits d’extraction

Pour rappel, la concession qui lui avait été accordée pour quinze ans limitait le volume à 50 000 m3 la première année, 100 000 la deuxième, 130 000 les trois suivantes puis 250 000 m3 au maximum pour les dix autres. Le Conseil d’Etat avait ainsi rejeté, en 2016, les pourvois de plusieurs associations de défense de l’environnement.

Mais l’autorisation n’a en réalité été effective « que deux nuits » : les premières extractions ont eu un impact significatif sur la réserve naturelle voisine, selon l’avocate des collectivités.

L’Etat oppose donc, chaque année, des refus d’exploitation à la CAN… qui a donc introduit, à son tour, des recours en justice pour annuler ces refus.

Inquiétudes pour la pêche et le tourisme

Ce vendredi, les deux intercommunalités n’étaient pas les seules à contester l’arrêté initial, dont la légalité avait été confirmée par le tribunal administratif de Rennes en juillet 2019 : la ville de Lannion et les communes de Locquirec, Louannec, Perros-Guirec, Plestin-les-Grèves, Trébeurden, Trégastel, Saint-Michel-en-Grève, Trédrez-Locquémeau, Tréduder, Ploumilliau, Plouzélambre et Pleumeur-Bodou en demandent toujours l’annulation.

Toutes ces collectivités – inquiètes de l’impact d’un tel projet sur « le tourisme » et « la pêche » – considèrent toujours que le dossier déposé par la Compagnie armoricaine de navigation était « insuffisant » pour que le préfet du Finistère puisse prendre une décision en toute connaissance de cause.

Les opposants dans une mauvaise passe

Mais, sur ce point, le rapporteur public a estimé ce vendredi à Nantes que les requérantes « n’établissent pas » que les « lacunes » qu’elles dénoncent ont été de nature à « nuire à l’information » des services préfectoraux.

L’étude d’impact avait en effet conclu, au final, que le projet allait avoir des effets « négligeables » ou « faibles » sur les poissons de la baie, et indirectement sur les oiseaux de la réserve naturelle qui s’en nourrissent.

La superficie « très faible » de la concession et le « temps réduit » d’exploitation ont également convaincu le rapporteur public.

« Un aveuglement magistral »

Le magistrat, dont les avis sont souvent suivis par les juges administratifs, a donc préconisé à la cour administrative d’appel de Nantes de valider à son tour la légalité de l’arrêté qui avait été pris en décembre 2015.

Me Raphaële Antona-Traversi, l’avocate des deux intercommunalités et des treize communes, a répliqué  aux juges nantais en citant d’abord la « stratégie de l’Union européenne pour la biodiversité à l’horizon 2030 » : 

10 % des mers de l'UE doivent être « strictement protégées », selon un rapport de la Commission européenne en date de mai 2020. Or, situé à quatre kilomètres au large de Ploumanac'h, l'archipel des Sept-Îles est la première réserve ornithologique de France.

Me Raphaële Antona-TraversiAvocate des deux intercommunalités et des treize communes

Et la zone d’extraction des sables sous-marins accordée à la filiale du groupe Roullier se situerait à « un kilomètre » de la zone Natura 2000.

« Même le préfet reconnaît la biodiversité exceptionnelle de ce secteur… Mais, dans ce dossier, on est confronté à un aveuglement magistral », a-t-elle critiqué.

« Absolument scandaleux »

« Ce qui est aussi absolument scandaleux, c’est que nous sommes obligés d’aller à la pêche aux infos : alors qu’une « commission de suivi, de concertation et d’information » a été créée, on découvre les informations dans la presse ! », s’est-elle exclamée.

On n'était par exemple absolument pas informés des refus d'exploitation opposés chaque année par le préfet : on ne l'a découvert que par hasard, à la faveur d'une autre audience... Or, ces refus de la préfecture révèlent bien une insuffisance de l'étude d'impact initiale.

Me Raphaële Antona-Traversi

« Vous devez statuer à la date de la décision attaquée : or, l’arrêté préfectoral a été pris le 1er décembre 2015, tous les éléments que cite ma consoeur sont ultérieurs », a répliqué l’avocate de la CAN.

Des recours pour relancer l’exploitation

Elle a aussi confirmé, à la demande du président de la cour, que « plusieurs instances » avaient été introduites devant le tribunal administratif de Rennes pour contester les refus d’exploitation opposés par la suite par les services de l’Etat.

La CAN demande aujourd’hui 15 000 € aux requérantes pour ses frais de justice. La cour administrative d’appel de Nantes, qui a mis sa décision en délibéré, rendra son arrêt sous trois semaines environ.

https://actu.fr/bretagne/lannion_22113/baie-de-lannion-extraction-de-sable-la-justice-en-passe-de-valider-l-arrete_37921210.html

 

Ouest-France

Algues vertes. En baie de Saint-Brieuc, des échouages tardifs inquiétants pour la saison 2021 ?

Halte aux marées vertes sonne l’alerte. Les quantités d’algues vertes échouées fin novembre et début décembre sont plus importantes que d’habitude à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Les ramassages effectués par l’agglo sont insuffisants, selon André Ollivro.

Les algues vertes ont été ramassées mardi 1er décembre sur la plage Saint-Guimond à Hillion, en baie de Saint-Brieuc.

Les algues vertes ont été ramassées mardi 1er décembre sur la plage Saint-Guimond à Hillion, en baie de Saint-Brieuc. | OUEST-FRANCE

Les photos prises par des habitants d’Hillion (Côtes-d’Armor), le week-end dernier, sont plutôt impressionnantes. On y voit une épaisse couche d’algues vertes a été déposée par la marée. « Ici à Saint-Guimond, mais aussi à l’Hôtellerie, la Grandville et à Morieux, commente André Ollivro. À cette époque de l’année, on devrait en avoir beaucoup moins. »

Photo des échouages d’algues vertes prise le week-end dernier à Hillion par une riveraine. | DR

Mardi matin, le « Tché des Grèves » a mobilisé ses militants d’Halte aux marées vertes (HAMV) pour sonner l’alerte. Si l’été 2020 a été plutôt calme, « les échouages tardifs sont en augmentation de 30 à 40 %, dit-il. Et les surfaces recouvertes sont aussi plus importantes. »

« Attirer l’attention des pouvoirs publics »

Ces échouages tardifs font craindre le scénario de l’été 2019 : la baie de Saint-Brieuc avait été submergée par les algues vertes qui, lorsqu’elles pourrissent, dégagent le gaz mortel H2S. Cet épisode avait entraîné la fermeture de la plage du Valais à Saint-Brieuc et de l’usine de traitement Launay-Lantic. À l’origine, un stock d’algues de l’année précédente resté important dans la baie, en raison d’un hiver peu tempétueux. C’est ce scénario que craignent les riverains, les experts et les élus dans les prochains mois.

« Nous voulons attirer l’attention des pouvoirs publics, dit Ollivro. Car cette année, ils ont failli dans le ramassage. »

André Ollivro, le mardi 1er décembre sur la plage Saint-Guimond à Hillion, sonne l’alerte sur les échouages tardifs d’algues vertes. | OUEST-FRANCE

« Les algues vertes ne sont plus ramassées dans certains endroits, des zones sont laissées à l’abandon, embraye Annie Le Guilloux. Des fois, elles sont juste déplacées, on l’a vu à Binic dernièrement. »

Des élus de l’agglomération que nous avons contactés semblent un peu agacés par le discours alarmiste de l’association. Certains sont surtout un peu embêtés puisqu’ils découvrent à peine le dossier, ayant eu leurs nouvelles responsabilités tout récemment.

Les techniques de ramassage en question

Dans un courrier adressé au préfet et aux élus le 21 août, HAMV dénonce le fait que des agriculteurs viennent chercher eux-mêmes des algues pour les épandre sur leurs terres « sans protocole sanitaire ». Faux, nous ont assuré les maires d’Hillion et d’Yiffiniac. Selon l’agglo, il s’agit d’une entreprise de transport agricole qui intervient (dans le cadre d’un contrat) et non les agriculteurs eux-mêmes.

Les algues vertes fraîches ramassées sur la plage Saint-Guimond à Hillion, le 1er décembre 2020, avant d’être emmenées vers l’usine de Launay-Lantic | OUEST-FRANCE

André Ollivro dénonce aussi des techniques pas adaptées, avec des tractopelles, « un ramassage à la petite semaine ». Il préfèrerait voir des dameuses de Savoie qu’il juge plus efficaces. Voilà un point sur lequel HAMV et des élus tombent d’accord. Mickaël Cosson, maire d’Hillion, plaide aussi pour améliorer les techniques de ramassage. Les techniciens de l’agglo sont, eux, moins convaincus. Ils estiment la dameuse « non optimale ».

« Nous allons faire un courrier à l’Agglo, il faut absolument anticiper, surtout avec le tsunami d’algues vertes qui risque d’arriver en 2021, dit André Ollivro. Il faut lancer des appels offre pour la partie curative… Mais il faut aussi faire du préventif en ne donnant plus d’autorisations pour les extensions de porcherie. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/algues-vertes-en-baie-de-saint-brieuc-des-echouages-tardifs-inquietants-pour-la-saison-2021-7069111

Diaporama : Rassemblement citoyen Hillion 27 septembre 2009

 

Ouest-France

Perros-Guirec. 785 700 € de travaux sur l’aire de carénage

Les travaux de mise aux normes de l’aire de carénage du Linkin, à Perros-Guirec (Côtes-d’Armor), doivent débuter d’ici la fin de l’année pour s’achever en 2022.

Les travaux de mise aux normes de l’aire de carénage du Linkin devraient débuter d’ici la fin de l’année.

Les travaux de mise aux normes de l’aire de carénage du Linkin devraient débuter d’ici la fin de l’année. | OUEST-FRANCE

Les travaux de rénovation de l’aire de carénage du Linkin, à Perros-Guirec (Côtes-d’Armor), doivent débuter d’ici la fin de l’année et seront menés en trois tranches jusqu’en 2022. Ils sont évalués à 785 700 €, dont 270 000 € pour le remplacement de la grue.

La Ville compte bénéficier de subventions de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne (16,8 %) et du département des Côtes-d’Armor (18 %) pour les financer. Elle est, d’ailleurs, dans l’obligation d’engager les travaux d’ici la fin de l’année, sous peine de se voir infliger des sanctions sur décision administrative.

Mise en demeure en 2019

En février 2019, le préfet des Côtes-d’Armor avait, en effet, mis en demeure le maire, Erven Léon, d’engager des travaux de mise aux normes de l’aire de carénage du Linkin avant fin 2020. En indiquant que, si la commune ne se pliait pas à cette obligation, elle serait passible  des sanctions prévues aux articles L 171-7 et 8 du Code de l’environnement, prévoyant notamment qu’une astreinte journalière ou une suspension d’activités pourra être ordonnée ».

La mise en demeure préfectorale portait aussi sur l’aire de carénage de Ploumanac’h, mais, vu le coût des travaux à y engager, la mairie a choisi de la fermer.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/perros-guirec-22700/perros-guirec-785-700-eu-de-travaux-sur-l-aire-de-carenage-7055956

 

Ouest-France

TÉLÉVISION. Environnement : le modèle agricole breton en question

Publié le Tanguy HOMERY

Un documentaire inédit, diffusé sur France 5 ce mardi 17 novembre, met en avant les impacts de l’agriculture intensive sur l’environnement.

Les algues vertes est une des problématiques à laquelle la Bretagne est confrontée.

Les algues vertes est une des problématiques à laquelle la Bretagne est confrontée. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

C’est un documentaire inédit qui va faire vivre le débat sur la place de l’agriculture intensive en Bretagne. France 5 diffuse, ce mardi 17 novembre, le dernier film d’Aude Rouaux et Marie Garreau de Labarre. Les deux réalisatrices ont souhaité décrire les « dégâts environnementaux et humains de cette industrie sous stéroïdes ».

Pendant plus d’une heure, elles donnent la parole à ceux qui s’insurgent des conséquences écologiques et humaines de l’agriculture intensive dans la région. On y suit cet éleveur des Côtes-d’Armor, qui accuse sa coopérative d’avoir empoisonné ses vaches. Ce salarié de la même coopérative qui s’est battu pour que son cancer soit reconnu comme maladie professionnelle. Cette journaliste de Radio Kreizh Breizh qui enquête sur les futurs projets de poulaillers géants qui fleurissent dans la région. Ou encore, cet étudiant persuadé que les algues vertes ont tué son père, qui courait sur une plage de la baie de Saint-Brieuc.

Pas d’agribashing

Le film ne cherche pas de coupable précis à identifier. Ce sont ici les subventions accordées aux projets critiqués qui sont mises en cause. Le président du conseil régional de Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, assume le financement de l’agriculture intensive. « Je veux assumer les yeux ouverts ce que nous faisons, et l’assumer fièrement » , répond-il.

Le documentaire n’oppose pas les deux systèmes, et ne tombe pas dans l’agribashing (dénigrement de l’agriculture et des agriculteurs). Il ne ferme pas les yeux sur les difficultés que connaissent les agriculteurs conventionnels. Des exemples concrets des contraintes exercées sur les agriculteurs sont mis en avant. Mais le film montre que des alternatives existent, et qu’un avenir plus écologique est certainement envisageable.

« Bretagne : une terre sacrifiée », sur France 5. Mardi 17 novembre, à 20 h 50.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/television-environnement-le-modele-agricole-breton-en-question-7053756

 

Jean-Jacques Aillagon, président des Victoires de la Bretagne : « J’aime l’esprit d’initiative de cette grande région »

Publié le 04 novembre 2020 à 06h00

Jean-Jacques Aillagon présidera les 7es Victoires de la Bretagne.
Jean-Jacques Aillagon présidera les 7es Victoires de la Bretagne. (Photo M. T)

Ancien ministre de la Culture et aujourd’hui directeur général de Pinault Collection, Jean-Jacques Aillagon, qui est également conseiller municipal à Plougasnou (29), présidera les 7esVictoires de la Bretagne, organisées par Le Télégramme (*).

Pourquoi avez-vous accepté de présider Les Victoires de la Bretagne ?

J’ai accepté pour de nombreuses raisons. Parce que j’aime l’esprit d’initiative de cette grande région qu’est la Bretagne et parce que j’estime utile de mettre en valeur ses talents et les initiatives exemplaires qui s’y développent. Que ces Victoires soient organisées par Le Télégramme ne m’est pas indifférent. J’aime ce journal, la façon équilibrée et humaniste dont il traite l’actualité mais aussi son engagement sans faille pour la diffusion d’une information locale de qualité. J’ajoute que je suis heureux que les Victoires 2020 soient remises à Morlaix (29), capitale du pays de Morlaix dont je suis citoyen et cela, dans la grande salle du SEW, au sein de la Manufacture, qui est en train de devenir l’un des cœurs culturels palpitants de cette ville.

PHOTO FRANCOIS DESTOC / LE TELEGRAMME LORIENT (56) :
Les lauréats de la 6e édition des Victoires de la Bretagne, l’an passé à Lorient. (Photo François Destoc)

Que vous inspire la Bretagne ?

Peu de régions ont une identité aussi marquée, un caractère aussi fort et singulier. Peu de régions offrent un paysage culturel aussi intense. Si on ne considérait que les seuls festivals, on serait déjà impressionné par la richesse de l’offre culturelle avec Les Vieilles Charrues, l’Interceltique, Les Étonnants Voyageurs, Panoramas, Astropolis, etc. De nombreux artistes ont fait de cette région, dont le patrimoine monumental est exceptionnel, leur terre d’élection.

Quant au patrimoine de la langue bretonne, c’est un patrimoine à chérir, à protéger et à partager. Sur le plan économique, la Bretagne a été une région pionnière qui a conquis dans l’espace national une place de choix. La conjoncture des dernières années a souvent exposé la région à d’inquiétantes difficultés. Qu’on songe à Brittany Ferries, à Nokia ou à Hop !, la mobilisation est plus que jamais nécessaire pour défendre ce qui est acquis, naturellement, mais surtout pour réinventer de nouveaux modèles et faire fleurir de nouvelles initiatives.

Pourquoi avoir choisi d’habiter dans notre région ?

Pendant longtemps ce sont mes vacances qui m’ont conduit en Bretagne, d’abord au Cap Sizun (29) puis dans le Finistère-Nord. À Locquirec d’abord, dans ce formidable hôtel qu’est l’Hôtel des Bains, puis à Plougasnou où j’ai acheté une maison. Prenant de la distance avec mes activités professionnelles, j’ai décidé de m’y installer, d’en faire mon « chez moi ». Plougasnou est une commune exceptionnelle. Son littoral est magnifique. Sa campagne est tendre. J’en aime le bourg dans lequel résistent, avec vaillance, des commerces de proximité et même, ce qui devient rarissime en France, un véritable marchand de journaux, le Relais de la Plume.

Plougasnou (29) Vues du Ciel 1998 / vue aérienne
« Plougasnou est une commune exceptionnelle, commente Jean-Jacques Aillagon. Son littoral est magnifique. Sa campagne est tendre ». (Photo Imatec/Le Télégramme)

Vous siégez désormais au conseil municipal de Plougasnou. Qu’est-ce qui vous a incité à vous présenter sur la liste de la maire sortante, Nathalie Bernard (PS) ?

J’ai de l’estime pour Nathalie Bernard. Il me semblait donc tout à fait naturel de soutenir sa candidature à un deuxième mandat. Bien plus, je me suis dit que, vivant désormais là, au milieu de mes concitoyens, je pouvais et même devais, tenter, au sein du conseil municipal, de rendre, à chaque fois que ce serait possible, service à la commune et à ses projets. Je vous rappelle que je siège également au Conseil de Morlaix Communauté, présidé par Jean-Paul Vermot, qui sait pouvoir compter sur mes avis et conseils pour toutes les initiatives qui concernent la vie culturelle de notre territoire.

« Dans ce contexte inédit et terrible, je note que tous ceux qui ont une part de responsabilité culturelle n’ont pas baissé les bras ».

Avec la crise sanitaire, la culture française souffre : spectacles annulés, artistes et intermittents sans travail, prestataires de services au bord du gouffre… Comment ce secteur d’activité peut-il s’en sortir ?

La vie culturelle a, en effet, été durement frappée. Une premier fois au printemps, une deuxième fois au cours de ce mois de novembre, dans un premier temps par l’interruption totale, puis la reprise, sur un mode très ralenti, de toutes les pratiques collectives de la culture et maintenant à nouveau leur interruption. Le gouvernement mais aussi beaucoup de collectivités locales ont pris des mesures de soutien aux acteurs culturels dont les ressources, notamment celles tirées de la billetterie, ont été ébranlées. On a pu ainsi éviter la catastrophe totale et l’engloutissement de nombreuses structures de production mais la situation est quand même très préoccupante.

J’aimerais être sûr que le ministère de la Culture sache, à rebours de ses habitudes historiques, prendre en compte les difficultés, autant des petites structures que des grosses, autant des opérateurs en région que des Parisiens. Cela dit, la difficulté de rassembler des publics significatifs reste toujours pour les acteurs culturels, quels qu’ils soient, une épreuve terrible car la culture ne s’épanouit que dans l’échange et dans la joie. Dans ce contexte inédit et terrible, je note que tous ceux qui ont une part de responsabilité culturelle n’ont pas baissé les bras. Partout et de mille façons, on a tenté d’inventer de nouveaux modes de rencontre avec le public et fait, pendant le confinement notamment, un usage efficace d’internet.

PHOTO JONATHAN KONITZ / LE TELEGRAMME. CARHAIX (29) : Festival des Vieilles Charrues édition 2018. Quatrième et dernière journée (dimanche) : public devant la scène Glenmor
Jean-Jacques Aillagon « souhaite ardemment » que les festivals reprennent. « Ce sera, dit-il le vrai signal que la crise sanitaire est derrière nous et que nous pouvons vivre normalement, c’est-à-dire joyeusement et intelligemment ». (Photo Jonathan Konitz)

Si vous étiez encore ministre de la Culture, quelle serait la première mesure pour faire face à la situation ?

S’agissant de l’application des règles sanitaires, je pense qu’il serait inutile d’imaginer que le spectacle, que le concert, que le cinéma, que la fréquentation des musées, pourraient bénéficier de règles totalement dérogatoires. Cela dit, si j’étais ministre de la Culture, j’aurais à cœur de soutenir toutes les initiatives dont l’objet est de faire en sorte que les lumières de la rampe ne s’éteignent pas, raison de plus pour m’opposer de toutes mes forces, à la fermeture des librairies. Quand les pratiques collectives de la culture deviennent impossibles, c’est dans la lecture que subsiste l’un des modes d’accès les plus nécessaires aux œuvres de l’art et de l’esprit. Je me rappellerais aussi que si le contact avec les œuvres elles-mêmes reste la priorité de toute politique culturelle, Il faut savoir aujourd’hui se servir, de façon systématique, de l’outil numérique qui permet que les textes, les musiques, les mises en scène, les œuvres du patrimoine, soient mis à la disposition de tous. Plus que jamais, le ministère de la Culture doit soutenir les politiques de captation et de numérisation des « œuvres de l’art et de l’esprit » pour reprendre la belle expression du décret de 1959 portant création du ministère de la Culture et qu’il veille à ce que l’audiovisuel public reste un grand outil pour la diffusion de la culture.

Pensez-vous que les festivals pourront se tenir en 2021 ?

Je le souhaite ardemment. Ce sera le vrai signal que la crise sanitaire est derrière nous et que nous pouvons vivre normalement, c’est-à-dire joyeusement et intelligemment.

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Pour l’ancien ministre de la Culture, François Pinault est le Breton qui symbolise le mieux notre région. (Photo Patrick Tellier)

Si vous deviez citer un(e) artiste breton (ne) ?

J’en citerais qui ont un rapport avec le territoire de Morlaix : Guillaume Castel, artiste plasticien qui vit et travaille à Plouégat-Guérand (29), le chanteur Hervé, qui a des attaches à Plougasnou, et Madeleine Louarn qui, avec sa compagnie l’Entresort, fait un travail extraordinaire.

Un(e) Breton(e) symbolisant notre région ?

Je citerais tout naturellement François Pinault, qui a grandi à Trévérien, dans les Côtes-d’Armor et qui est devenu l’un des grands patrons français. J’accompagne ses projets culturels depuis un très grand nombre d’années, notamment la création de ses musées à Venise, à Palazzo Grassi et à la Pointe de la Douane, et bientôt également à Paris, dans l’ancienne Bourse de Commerce, qui ouvrira le 23 janvier prochain. Je rappelle aussi que ce passionné de football est propriétaire de l’un des grands clubs bretons, le Stade Rennais.

* Le palmarès sera dévoilé le vendredi 11 décembre lors d’une émission spéciale diffusée sur les télévisions bretonnes (Tébéo, TébéSud, TVR), tandis que le jury se réunit ce mercredi 4 novembre.

https://www.letelegramme.fr/bretagne/jean-jacques-aillagon-president-des-victoires-de-la-bretagne-j-aime-l-esprit-d-initiative-de-cette-grande-region-04-11-2020-12650517.php

 

Ouest-France

Plougasnou. Vente d’un local place du Général-Leclerc

Publié le 21/10/2020 à 06h20

Marché de maîtrise d’œuvre

Réuni jeudi, le conseil municipal a commencé par valider l’attribution d’un marché de maîtrise d’œuvre relatif à la protection contre les risques littoraux sur le secteur de Primel-Rhun Prédou à la société Antea, pour la somme de 39 405 €.

Local place du Général-Leclerc

Pour la période de la Toussaint et en raison des travaux du centre bourg, il a également approuvé la signature d’un bail commercial précaire à titre gracieux à Santoline pour un local situé 6, place du Général-Leclerc.

Les conseillers ont ensuite validé la mise en vente à 125 000 € de ce même local (anciennement loué par le restaurant l’Atelier). Nathalie Bernard a informé le conseil, sans entrer dans les détails, qu’elle avait déjà reçu une offre d’achat pour un projet de commerce lié à l’alimentaire.

Résidence Keric an oll

Les conseillers municipaux ont ensuite décidé, en cas d’absence de participation de l’Agence régionale de santé ( ARS ) au surcoût de la crise sanitaire, de ne pas refacturer à la résidence autonomie Keric an oll la mise à disposition de son personnel pendant la période de confinement.

Personnel communal

Toujours en rapport avec la crise sanitaire, le conseil a décidé de mesures permettant le télétravail à la mairie. Après le vote, le conseiller Jean- Jacques Aillagon a exprimé quelques inquiétudes quant au risque de désagrégation du lien social induit par le télétravail et quant aux injustices subis par « les agents subalternes » qui ne peuvent bénéficier des mêmes avantages que les cadres.

En bref

Les conseillers ont validé le renouvellement d’une convention avec l’agence de l’énergie et du climat Heol et, dans la foulée, voté une motion de soutien aux salariés de Hop !, de Nokia (Lannion) et de Brittany Ferries. Certains ont souligné qu’il pouvait y avoir là comme une attitude paradoxale.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-vente-d-un-local-place-du-general-leclerc-7023434

 

Ouest-France

Lannion. Extraction de sable : pas d’indemnité pour le groupe Roullier

Publié le Frédérique JOURDAA

Les actions et la mobilisation des opposants avaient fini par avoir raison du projet d’extraction de sable au large de Trébeurden et Locquirec. La Can, elle, dénonce « le comportement déloyal de l’État » dans ce dossier et demandait réparations.

Les actions et la mobilisation des opposants avaient fini par avoir raison du projet d’extraction de sable au large de Trébeurden et Locquirec. La Can, elle, dénonce « le comportement déloyal de l’État » dans ce dossier et demandait réparations. | ARCHIVES

En déposant une demande d’exploitation de sable coquillier pour la concession de la Pointe d’Armor, en 2009, dans la baie de Lannion (Côtes-d’Armor), la Compagnie armoricaine de navigation (Can) espérait en extraire 400 000 m² pendant vingt ans. Elle n’en tirera finalement rien, trop de grains de sable ayant grippé le processus, pourtant validé dans un premier temps par les pouvoirs publics qui avaient, à l’époque, donné leur feu vert. Mais c’était avant les manifestations, les pétitions et les démarches des opposants. Avant qu’Emmanuel Macron ne tranche et n’enterre le projet, en 2018.

« Un délai d’instruction excessivement long » ?

Depuis, la Can, filiale du groupe malouin Roullier, poursuivait le combat devant les tribunaux, en demandant la condamnation de l’État à lui verser 3 millions d’euros au titre des « préjudices subis du fait de la durée excessive et déraisonnable de la procédure d’attribution du titre minier sur ladite concession », ainsi qu’une indemnité de 935 000 €.

Déboutée par le tribunal administratif de Rennes et la cour administrative d’appel de Nantes, elle revenait en dernier recours devant le Conseil d’État à Paris, soutenant que l’État avait commis une « faute » en raison du « délai d’instruction excessivement long ayant précédé l’édiction du décret du 14 septembre 2015 ». Le Conseil d’État a rejeté l’ensemble de ces arguments et rejette ses requêtes.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-extraction-de-sable-pas-d-indemnite-pour-le-groupe-roullier-7021453

"Pas touche au sable" Trébeurden dimanche 30 octobre 2016
https://www.flickr.com/photos/pyb29/albums/72157675807885996

 

Ouest-France

Centrale de Landivisiau. Le président de Force 5 convoqué au tribunal de Brest

Jean-Yves Quéméneur, président de Force 5, est convoqué au tribunal de Brest (Finistère), vendredi 23 octobre 2020, à 8 h 30. L’homme y sera jugé pour « entrave à la circulation des véhicules sur une voie publique », datant du 28 mars 2019, à Landivisiau. Son association milite contre le projet de centrale au gaz de Landivisiau.

Jean-Yves Quéméneur, président de l’association Force 5 qui s’oppose à la centrale au gaz de Landivisiau, est convoqué au tribunal de Brest, vendredi 23 octobre 2020.

Jean-Yves Quéméneur, président de l’association Force 5 qui s’oppose à la centrale au gaz de Landivisiau, est convoqué au tribunal de Brest, vendredi 23 octobre 2020. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

L’affaire aurait dû être jugée le 17 janvier 2020. Elle le sera finalement vendredi 23 octobre 2020, à 8 h 30, au tribunal de Brest. Jean-Yves Quéméneur, président de Force 5, est soupçonné d’entrave à la circulation des véhicules sur une voie publique, commise le 28 mars 2019, à Landivisiau (Finistère).

L’association Force 5 milite contre l’installation de la centrale au gaz dans la même ville. En effet, ce jour-là, une centaine d’opposants se trouvaient aux abords du site de la centrale, dont les travaux sont bien entamés dans la zone d’activités du Vern. Ils auraient bloqué une route, pour empêcher les engins de chantier d’accéder au site. Pour les militants de Force 5, c’était « une action non violente pour défendre les zones humides et les espèces protégées ».

Force 5 appelle les citoyens à la soutenir

Lors d’un premier jugement datant du 23 janvier 2020, des personnes avaient été reconnues coupables d’entrave à la circulation mais avaient été dispensées de peine. Trois étaient relaxées pour violence, une autre condamnée à un mois de prison avec sursis pour ce motif.

L’association appelle les citoyens à la soutenir par leur présence lors du jugement.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/landivisiau-29400/centrale-de-landivisiau-le-president-de-force-5-convoque-au-tribunal-de-brest-7021059

 

Ouest-France

Plougasnou. Dans l’anse du Diben, l’avenir d’une épave datant de 1945 interroge

Publié le Gaëlle COLIN

Un bateau construit pendant la Seconde Guerre mondiale par le grand-père de Yann Rolland, patron du chantier naval du Diben, à Plougasnou (Finistère), est à l’état d’épave sur le domaine public. Morlaix communauté doit récupérer sa propriété avant d’envisager la suite« La Marie-Françoise » sur son lit de vase, à proximité du Diben, à Plougasnou. Cette épave n’a pas de propriétaire officiel, et Morlaix communauté doit d’abord la récupérer avant d’envisager son avenir.

« La Marie-Françoise » sur son lit de vase, à proximité du Diben, à Plougasnou. Cette épave n’a pas de propriétaire officiel, et Morlaix communauté doit d’abord la récupérer avant d’envisager son avenir. | OUEST-FRANCE

La Marie-Françoise trône sur son lit de vase, non loin du quai du chantier naval du Diben, à Plougasnou (Finistère). Inaccessible et à la fois si proche. « C’est un bateau facile à admirer en toute sécurité. C’est un peu l’identique du Reder Mor, un vieux gréement, mais celui-ci navigue toujours », raconte avec passion Yann Rolland.

Pas étonnant que cette histoire tienne tant à cœur du patron du chantier naval du Diben. Son grand-père a façonné cet élégant bateau à moteur auxiliaire et à voile pendant la Seconde Guerre mondiale. « Il a été livré en 1945 et a servi pour les pêcheurs de Primel jusqu’en 1970 », complète-t-il. Et il l’affirme : « C’est l’un des derniers témoins des bateaux de travail en bois et à voile, gréé en sloop à tape-cul, avec un moteur auxiliaire. »

Derrière « La Marie-Françoise », deux autres épaves, qui sont des propriétés de la commune de Plougasnou. | OUEST-FRANCE

Une épave sur le domaine public à sécuriser

Ce navire a ensuite été armé pour la plaisance et a été repris par diverses associations pour le restaurer. Les Voiles du Diben en dernier. Elle l’a ancré au quai du chantier de Yann Rolland. « Mais ils ont tous laissé tombé et laissé le bateau à l’état d’abandon. » Le patron alerte les différentes associations de sauvegarde du patrimoine maritime pour le reprendre. Sans succès.

Sauf qu’avoir une épave sur le domaine public, c’est illégal. Et s’il arrive un accident, la responsabilité retombe sur Morlaix communauté, qui gère ce domaine public. « La Marie-Françoise n’a pas de propriétaire officiel, puisque l’association a été dissoute. Mais le bateau se décompose dans le port. Quoiqu’il arrive, il faudra le sécuriser », répond Nathalie Bernard, maire de Plougasnou et vice-présidente à Morlaix communauté.

L’arrêté de Morlaix communauté de publicité pour déclarer l’épave à l’état d’abandon si le propriétaire ne se manifeste pas. | OUEST-FRANCE

« Pas question de le détruire »

Mais avant cela, que d’étapes administratives ! D’abord un abandon manifeste du bien, une étape de « publicité », pour que l’éventuel propriétaire se manifeste… « En ce moment, nous en sommes à Morlaix communauté qui a envoyé un courrier au préfet pour récupérer le bateau. Il n’est pas question de le détruire », annonce Nathalie Bernard.

Une fois cette dernière case remplie, il faudra envisager des solutions d’avenir. Soit laisser l’épave où elle est, soit la mettre à l’écart, soit la détruire car son état de décomposition ne permet rien d’autre… Yann Rolland propose également qu’une « association de sauvegarde du patrimoine le récupère pour le retaper. L’idée est de proposer de l’aide pour trouver une solution intelligente ». Ce qui ne rebute pas Morlaix communauté, au contraire.

Deux autres épaves se trouvent à proximité de La Marie-Françoise. Ces dernières sont propriétés de la commune de Plougasnou. « Le cimetière est clairement identifié dans le projet portuaire », affirme la maire de Plougasnou. Laisser La Marie-Françoise à cet endroit ne déplairait pas non plus au patron du chantier naval. « On pourrait imaginer ici une sauvegarde de notre patrimoine, un peu comme avec le cimetière de Camaret-sur-Mer. » Un site d’ailleurs classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Le futur pour le Diben ?

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-dans-l-anse-du-diben-l-avenir-d-une-epave-datant-de-1945-interroge-7013287

 

Trébeurden. Rebondissement en vue sur le site de la Potinière

Par Rédaction Lannion Publié le 2 Oct 20 à 19:25 

A Trébeurden, trois permis de construire accordés aux Roches Blanches - dont deux pour la Potinière après un vrai feuilleton - sont dans le collimateur de la justice.

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Deux projets immobiliers sur le site de la Potinière, à Trébeurden, sont en passe d’être retoqués. Un feuilleton judiciaire qui dure depuis 25 ans… (©Le Trégor archives)

Le rapporteur public a préconisé à la cour administrative d’appel de Nantes, ce vendredi 2 octobre, d’annuler le permis de construire octroyé à la société Eolarmor pour édifier un immeuble en lieu et place du bar-restaurant en ruines de La Potinière, à Trébeurden. 

Le magistrat – dont les avis sont souvent suivis par les juges – a ainsi penché dans le sens des arguments des associations Avenir du Littoral et Trébeurden Patrimoine et Environnement, à l’origine de deux recours distincts.

Le permis pour douze logements contesté

Pour rappel, Eolarmor envisage de construire un immeuble de douze logements sur cette parcelle située aux Roches Blanches, un « site emblématique de la Côte de Granit rose » a rappelé l’avocate d’une des associations.

Le permis contesté avait précisément été délivré le 20 avril 2018 par le maire Alain Faivre, après deux refus successifs. Un « protocole transactionnel » avait alors signé le 29 décembre 2017 entre la commune et le propriétaire de La Potinière pour aboutir à un compromis.

La mairie de Trébeurden s’était par la suite désistée de l’appel qu’elle avait formé contre le jugement du tribunal administratif de Rennes, qui lui avait donné tort.

Un « amoncellement pittoresque » de rochers

Les deux associations avaient alors pris le relais de l’opposition judiciaire, en contestant ce permis de construire délivré en avril 2018. Mais le tribunal administratif de Rennes avait rejeté leurs requêtes en octobre 2019.

Vendredi, en appel, le rapporteur public a lui estimé que les juges nantais pourront « sans hésitation » faire droit à « plusieurs » arguments d’Avenir du Littoral et de Trébeurden Patrimoine et Environnement : le bâtiment sera plus haut que les limites fixées par les nouvelles règles d’urbanisme, il n’aura pas de local à vélos, etc..

Une extension « extrêmement conséquente »

Cette extension « extrêmement conséquente » de l’ancien bar-restaurant était « de nature à porter atteinte » au site des Roches Blanches et à son « amoncellement pittoresque » de rochers, selon lui.

Il a préconisé en conséquence de condamner la commune à verser 1 500 € à chacune des deux associations pour leurs frais de justice.

« En première instance, le rapporteur public avait déjà conclu dans notre sens, mais le tribunal ne l’avait pas suivi », a prudemment réagi l’avocate d’une des deux associations.

Un feuilleton judiciaire qui dure depuis vingt-cinq ans

Il est regrettable de vouloir continuer cette saga judiciaire, qui dure depuis vingt-cinq ans, comme une bonne série qui n'aurait pas de fin.

L'avocat de la commune de Trébeurden

Il a maintenu que le dernier projet d’Eolarmor suite au « protocole transactionnel » signé avec la mairie n’était pas une « modification d’ampleur » mais simplement « quelques modifications mineures » du précédent. La commune s’étant désisté de son recours contre celui-ci, il n’y a donc plus lieu de revenir sur sa légalité. « Quand un projet est bloqué pendant plusieurs années, il y a nécessairement quelques petites évolutions », a-t-il souligné.

Il a souligné que le rez-de-chaussée de l’immeuble sera « entièrement paysager », que le bâtiment sera en « matériaux traditionnels » de la région et qu’il y aura des « ruptures architecturales » pour casser tout effet massif.

La cour administrative d’appel de Nantes, qui a mis sa décision en délibéré, rendra son arrêt dans un mois environ.

Le projet de Stanislaw Woloszyn aussi retoqué ?

Les juges rendront aussi leur avis sur le recours introduit cette fois-ci par la commune contre Stanislaw Woloszyn : ce dernier avait lui aussi en 2016 un projet immobilier pour l’ancien bar-restaurant de La Potinière… mais il avait été jugé trop imposant par la commune.

Il avait obtenu gain de cause en première instance devant le tribunal administratif de Rennes, en faisant annuler le refus de permis de construire opposé par la mairie.

Restant dans la même logique, le rapporteur public a préconisé cette fois-ci à la cour administrative d’appel de Nantes de donner raison à la commune et de condamner le requérant à lui verser 1 500 € de frais de justice.

Stanislaw Woloszyn, lui, a demandé aux juges de condamner la mairie à lui octroyer le permis de construire, avec 1 000 € par jour de retard.

Il y a déjà des constructions importantes dans le secteur et un parking. L'insertion du projet de mon client dans l'environnement a été quand même bien travaillée.

L'avocat de Stanislaw Woloszyn

GF (PressPepper)

La résidence voisine également en sursis

La cour administrative d'appel de Nantes s'est aussi penchée vendredi sur un troisième et dernier recours en lien avec le site des Roches Blanches, cette fois-ci au niveau du n°38 de la rue de Trozoul, à proximité immédiate du site de La Potinière.

Jean Le Gorju et l'association Trébeurden Patrimoine et Environnement ont demandé aux juges nantais d'annuler le permis de construire délivré cette fois-ci en novembre 2016 à la SCCV Plein Sud pour une résidence de neuf logements et d'un local commercial.

Là encore, le rapporteur public a estimé que ce projet immobilier situé "à dix-huit mètres des premiers rochers" risquait de "porter atteinte" à l'intérêt patrimonial des Roches Blanches.
Il a donc suggéré à la cour administrative d'appel de Nantes d'annuler le permis de construire délivré au promoteur immobilier, et de condamner la commune de Trébeurden à verser 1 500 € de frais de justice à l'association et à Jean Le Gorju.

https://actu.fr/bretagne/trebeurden_22343/trebeurden-rebondissement-en-vue-sur-le-site-de-la-potiniere_36537130.html

 

Ouest-France

Lannion. Son projet d’extraction de sable annulé, le groupe Roullier demande près de 4 M€

Publié le Frédérique JOURDAA

Après l’annulation de son projet d’extraction de sable au large de Trébeurden (Côtes-d’Armor) et Locquirec (Finistère), la Compagnie armoricaine de navigation (Can), filiale du groupe Roullier, souhaite la condamnation de l’État et demande réparations.

Deux ans après les déclarations d’Emmanuel Macron selon lesquelles les conditions d’exploitations n’étaient « pas satisfaisantes », la Can dénonce « le comportement déloyal de l’État » dans ce dossier et demande réparations. | ARCHIVES

Serait-ce le dernier soubresaut dans le dossier de l’extraction de sable en baie de Lannion ? Ce jeudi 1er octobre, le volumineux et épineux dossier s’est de nouveau invité devant le Conseil d’État à Paris alors qu’en 2018, après lui avoir donné son feu vert trois ans auparavant en tant que ministre de l’Économie, Emmanuel Macron avait fini par l’enterrer. Le président de la République ayant opté « pour une sortie définitive » sur ce dossier contre lequel les Trégorrois bataillaient depuis 2009, date à laquelle la Compagnie armoricaine de Navigation (Can), filiale du groupe Roullier, avait déposé une demande d’exploitation pour extraire pendant 20 ans 400 000 m3 de sables coquilliers marins en baie de Lannion.

À force de manifestations sur les plages et en mer, de pétitions (plus de 150 000 signatures) et de rendez-vous à Bercy, les grains de sable du Trégor avaient enrayé le projet du géant Roullier qui voulait pomper dans une dune sous-marine entre deux zones Natura 2000 au large de Locquirec (Finistère) et Trébeurden (Côtes-d’Armor). Jusqu’à ce qu’Emmanuel Macron, devenu président de la République, déclare ce jour de 2018 : « Les conditions d’exploitations ne sont pas satisfaisantes. Nous avons demandé au groupe Roullier de faire des propositions pour qu’on puisse combiner les intérêts légitimes du groupe et les préoccupations des associations. Des négociations vont être ouvertes ».

« Comportement déloyal » ?

Deux ans plus tard, la dune sous-marine conserve son intégrité et la Can ne décolère pas. La filiale du groupe malouin demande depuis le mois de novembre 2018 la condamnation de l’État à lui verser une indemnité de 935 000 € à titre de provision « en réparation des préjudices qu’elle estime avoir subis, du fait du refus d’autorisation d’ouverture des travaux minier par le préfet du Finistère sur la concession dite de la Pointe d’Armor dont elle est titulaire. Ainsi que 3 millions d’euros au titre des préjudices subis du fait de la durée excessive et déraisonnable de la procédure d’attribution du titre minier sur ladite concession. »

Le tribunal administratif de Rennes et la cour administrative d’appel de Nantes ayant rejeté ses demandes, la Can s’est tournée en dernier recours vers le Conseil d’État à Paris, qui a étudié sa demande ce jeudi. La Can invoquant notamment le non-respect des délais administratifs pour apporter une réponse à ses demandes d’autorisations et le « comportement déloyal » de l’État.

Le rapporteur public en charge de l’instruction du dossier a rappelé que de nombreux éléments faisaient défaut dans les demandes d’autorisations présentées par la compagnie, en particulier l’absence d’un protocole validé par Ifremer pour évaluer le panache turbide (sédiments) et la stabilité des fonds marins. Faute de ces éléments, le préfet du Finistère ne pouvait se prononcer, selon le rapport public.

Par ailleurs, l’argument faisant valoir le manque de loyauté de l’État ne peut, selon lui, s’insérer dans une discussion de droit. Il propose donc le rejet des deux requêtes. Décision du Conseil d’État dans le courant du mois.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-son-projet-d-extraction-de-sable-annule-le-groupe-roullier-demande-pres-de-4-meu-6998061

 

Ouest-France

Roscoff. Centre nautique : des riverains disent non au béton !

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La relance du projet de centre nautique, à Roscoff (Finistère), mobilise les riverains. Ils ont constitué un collectif de défense. Et réclament un aménagement paysager du site.

Les riverains espèrent que leurs demandes seront entendues.

Les riverains espèrent que leurs demandes seront entendues. | OUEST-FRANCE

« Le 30 juin dernier, alors que le projet de centre nautique avait été abandonné par la municipalité de Joseph Seité en 2016, nous avons découvert un panneau de prorogation du permis de construire un bâtiment devant accueillir le centre nautique. » Deux riveraines, au nom du collectif Penn-Al-Leur, expriment la surprise des habitants du quartier. « Après avoir adressé individuellement des recours gracieux à la mairie, et devant leur volonté de poursuivre le projet, nous avons constitué un collectif. »

30 personnes mobilisées

Ils sont désormais trente à s’opposer à la construction envisagée en l’état. « Nous sommes pour un aménagement paysagé profitable à tous. » Le collectif avance que « le terre-plein est le seul espace vert situé en centre-ville, si on excepte la promenade Lefranc ». Tout en rappelant que « ce lieu a été conquis sur la mer dans des circonstances troubles. Comme il y a 30 ans, il doit rester vierge de tout bétonnage ».

Au début des années 90, un projet de fermeture du vieux port, par une porte à seuil, avait conduit la municipalité de Michel Morvan à entreprendre des travaux de comblement de la plage de Penn-Al-Leur. Ce projet nécessitait la création d’un terre-plein pour raccourcir la distance avec le quai situé en face. Une place était prévue, comprenant des bâtiments commerciaux et devant aussi accueillir le marché hebdomadaire. Le sujet avait été abandonné rapidement face à la volonté farouche des riverains arguant d’un trouble de voisinage avec une présence accrue de bateaux, et le bétonnage pour abriter les cellules commerciales. Les familles ont conservé des témoignages photographiques des travaux. Des matériaux de bâtiments déconstruits sont enfouis.

Le collectif propose que « soient appliquées les préconisations de l’Agenda 21, dont la commune est pourvue depuis 2010. À savoir la présence d’un jardin public avec une véritable qualité paysagère, mettant en valeur l’arrivée sur le vieux port ». Ou encore l’engagement pris « de faciliter la circulation des piétons, des personnes à mobilité réduite, des vélos, et permettre une circulation automobile maîtrisée ». Les riverains comprennent que « le centre nautique actuel a besoin d’installations plus adéquates et rénovées. Mais pourquoi construire un port à sec ? ». Leur dernier argument ? « Des solutions, plus simples, moins onéreuses, et plus pertinentes en matière environnementales sont possibles pour une pratique adaptée de la voile. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/roscoff-29680/roscoff-centre-nautique-des-riverains-disent-non-au-beton-6981045

 

Ouest-France

Saint-Jean-du-Doigt. Conseil Municipal : travaux et demande de subventions

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Le conseil municipal s’est déroulé jeudi 3 septembre. À l’ordre du jour : la validation du devis des Bâtiments de France pour des travaux de maçonnerie et de couverture sur l’église (24 500 €). Ces travaux sont subventionnés à 50 % par l’État et à 30 % par le Département.

Les crédits pour un contrat d’apprentissage de deux ans au sein des services techniques, dans le cadre d’un CAP jardinier-paysagiste ont également été votés. L’apprenti, travaillant 65 % du temps pour la commune, percevra environ 25 % du Smic la première année.

Enfin, le conseil a approuvé à l’unanimité la demande de financement de l’État de 25 000 € pour le projet « Valorisation de l’environnement et préservation des espaces naturels », qui comprend un atlas de biodiversité (25 000 €), des toilettes sèches (17 500 €) et une aire de camping-cars (85 720 €).

Lors des questions diverses, Maryse Tocquer, la maire, a rappelé que le projet d’antenne relais était soutenu par la mairie depuis 2015. Elle a ensuite lu un courrier de Saint-Jeannais en zone blanche qui veulent que cela change ».

Jeudi 22 octobre, à 20 h 30, prochain conseil.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jean-du-doigt-29630/saint-jean-du-doigt-conseil-municipal-travaux-et-demande-de-subventions-6973343

 

Ouest-France

Plougasnou. Ordre du jour chargé au conseil municipal

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Nomination, travaux, bureau d’études, association, PEDT… Les sujets évoqués au conseil municipal jeudi ont été nombreux et, parfois, complexes.

Le conseil s’est ouvert, jeudi, sur les conséquences de la démission du conseiller municipal Jean-Louis Rivière. S’est installé à sa place, Max de Keukelaere, qui s’est présenté dans un rapide discours.

Nathalie Bernard a par la suite soumis à l’approbation du conseil deux nouvelles délégations : Roxane Person à la « communication » et Florence Lapperouse aux « Animations environnementales et citoyenne ».

Travaux au centre bourg

Il a également été voté une demande de subvention pour la deuxième phase des travaux au centre bourg. Le chantier de réaménagement se fera d’octobre à janvier 2021, puis d’octobre 2021 à janvier 2022 et enfin de septembre 2022 à janvier 2023. Les interruptions ayant chaque fois pour but de ne pas nuire à la saison estivale. Les plans et visuels de ces travaux sont disponibles en mairie.

Subventions aux associations et projet à la Métairie

Par la suite, les subventions ont été votées aux associations. La période récente ayant été compliquée, la municipalité à fait le choix de reconduire plus ou moins à l’identique les subventions de l’année passée. Parmi les plus grosses dotations : la SRTZ (10 000 €), Crescendo (6 000 €, Projet échange développement (5 000 €), Le Lieu (4 000 €).

Une convention d’étude pré-opérationnelle » a également été votée pour l’avenir du secteur de la Métairie. La volonté de la mairie est en effet de créer un « nouveau quartier dense, en connexion directe avec le centre bourg », comprenant des logements, un parking et des équipements (Maison des Association…).

Renouvellement du PEDT et questions diverses

Le résultat de la consultation citoyenne sur le maintien de la semaine à quatre jours et demi a été rendu public. Parents et enfants sont favorables à plus de 50 % à un retour à 4 jours. Toutefois la mairie a dit vouloir prendre plus de temps pour réfléchir à la modification du Projet éducatif du territoire (PEDT), et a programmé en ce sens une étude plus poussée, qui prendra en compte « la volonté des parents et des enseignants mais aussi les besoins des enfants. »

Enfin, durant les questions diverses, il a été soulevé le problème du mur séparant la plage du parking des frères Poupon. La mairie organisera une réunion le 13 octobre avec tous les acteurs impliqués (département, conservatoire, agglomération…) afin de lancer une étude technique pour la réfection du mur.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-ordre-du-jour-charge-au-conseil-municipal-6963188

 

Ouest-France

Plougasnou. Les riverains de Primel s’inquiètent des inondations

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L’Association des riverains et amis de Primel fait le point sur les dossiers en cours et les actions à mener dans les prochains mois.

Les viviers extérieurs du Diben.

Les viviers extérieurs du Diben. | PIERRE-YVON BOISNARD

L’Association des riverains et amis de Primel (ARAP) a réuni son conseil d’administration, le 11 juin dernier. L’occasion, pour elle, par un courrier adressé à ses adhérents et sympathisants, de faire le point sur les dossiers à suivre.

Concernant l’aménagement de l’anse du Diben, des travaux d’infrastructure sont au programme, comme le renforcement du quai Déan, une seconde cale de mise à l’eau, une aire de carénage, la programmation de la maison de la pêche Pors Pesket et la réhabilitation du bâtiment ex-Lequertier.

Des inondations sur le versant est du Diben

Pour ce qui est du centre du Diben, l’ARAP le considère toujours comme une « zone sacrifiée à un bâtiment industriel dont l’utilité, actuelle comme future, reste assez énigmatique ». À cela s’ajoute, selon elle, le problème des camping-cars, qui stationnent entre le village et la mer.

L’association a décidé par ailleurs de se saisir d’une nouvelle question, à savoir les problèmes d’écoulement d’eaux pluviales sur le versant est du Diben, secteur Kerverrot et rue des Prairies. Des riverains se plaignent d’être régulièrement incommodés par des inondations lors des périodes de fortes pluies. Le plan d’évacuation des eaux pluviales dans ce secteur est, selon l’association, inadapté à la situation actuelle, étant donné l’augmentation des nouvelles constructions. Une réunion a déjà eu lieu avec Nathalie Bernard et des représentants de Morlaix communauté, mais Philippe Gérin, le président de l’association, estime « qu’il n’y a pas eu beaucoup d’avancées depuis lors ».

Pour faire avancer tous ces dossiers, l’association entend poursuivre ses discussions avec Jean-François Jacob, le repreneur des Viviers de la Méloine, avec Nathalie Bernard, qui entame son deuxième mandat de maire, ainsi qu’avec Morlaix communauté et son nouveau vice-président en charge du littoral.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-les-riverains-de-primel-s-inquietent-des-inondations-6948407

 

Ouest-France

Pommeret. L’association Halte aux marées vertes modifie ses statuts

 Publié le 30/06/2020 à 18h51

L’assemblée générale de l’association Halte aux marées vertes s’est tenue samedi 27 juin, à Pommeret. L’association a remanié ses statuts. Elle fait le point.

De gauche a droite : Sylvie Guillon, Annie Le Guilloux, Raymonde Feillet et André Ollivro. L’association s’est dotée d’un conseil d’Administration grandement renouvelé et féminisé.

De gauche a droite : Sylvie Guillon, Annie Le Guilloux, Raymonde Feillet et André Ollivro. L’association s’est dotée d’un conseil d’Administration grandement renouvelé et féminisé. | PIERRE-YVON BOISNARD

L’association Halte aux marées vertes a tenu son assemblée générale, samedi, à Pommeret. Les membres répondent à trois questions.

Vous avez apporté d’importantes modifications à vos statuts. Pourquoi ?

L’association a élargi son objet aux pollutions de l’air, des sols, sous-sols, sites et paysages, aux conséquences sur la nourriture et la santé, pour s’intéresser aussi bien au cadmium agricole dans les sols, qu’à la pollution de l’air à l’ammoniac, au trafic d’ammonitrates au port du Légué ou aux pesticides…

Vous avez aussi modifié votre territoire géographique ?

Le territoire d’action devient circonscrit à une zone s’étendant du bassin versant du Gouët à l’ouest, au bassin versant de la Rance à l’est, à la ligne de partage des eaux au Sud et au domaine maritime correspondant au nord. Nous serons ainsi plus solides lors d’une future action contentieuse et ciblerons les efforts pour une meilleure efficacité sur le terrain.

Quels sont les projets ?

Ils ne manquent pas. Nous continuons le combat contre les extensions d’élevage. Il y aura la restitution des résultats de l’analyse de cadmium le 12 septembre à Saint-Brieuc en présence de spécialistes et de personnalités. On lance un travail sur le thème « Rivière Le Gouessant espace du vivant » pour promouvoir un espace salubre où peuvent s’épanouir les activités humaines, ce que la Réserve naturelle ne garantit pas… Prochaine action artistique, le 2 août à la Grandville à Hillion, avec une pièce de théâtre engagée « La voix », de la Cie franco-chilienne T’M Théâtre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pommeret-22120/pommeret-l-association-halte-aux-marees-vertes-modifie-ses-statuts-6889112

 

Ouest-France

Résultats du 2nd tour des municipales à Plougasnou : Nathalie Bernard et sa liste élues

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Élue à la majorité absolue, la liste « Plougasnou, Ensemble » aura une large majorité au conseil municipal.

Nathalie Bernard annonçant les résultats du second tour des municipales de Plougasnou.

Nathalie Bernard annonçant les résultats du second tour des municipales de Plougasnou. | OUEST-FRANCE

Le taux d’abstention s’annonçait comme l’élément clé du second tour des municipales, qui voyait s’opposer dans une triangulaire, Nathalie Bernard, Yvon Tanguy et Jean Rouve.

Une abstention en baisse

Comme prévu, l’abstention a baissé, passant de 42,5 % au premier tour à 39,8 % au second tour. Il y a eu en effet 1 646 votants au premier tour, contre 1719 ce dimanche 28 juin 2020. La question était : pour qui allaient voter ces « nouveaux » électeurs ? Allaient-ils créer la surprise ?

La réponse a été nette et sans discussion puisque la liste de Nathalie Bernard l’emporte avec 52,7 % des suffrages, soit 126 électeurs de plus qu’au premier tour. Yvon Tanguy arrive second avec 628 électeurs, soit à un électeur près le même score qu’au premier tour. Jean Rouve arrive, lui, troisième avec 9,5 %, avec 47 électeurs de moins qu’au premier tour.

Un vote de confiance

Malgré les incertitudes de l’entre deux-tours, c’est donc un vote de confiance qu’obtient la liste « Plougasnou, Ensemble ». Les abstentionnistes ont voté pour Nathalie Bernard. Les électeurs de Jean Rouve du premier tour, craignant peut-être l’élection d’Yvon Tanguy, ont préféré assurer la réélection de la maire sortante.

Il n’est plus question ici d’une différence de quelques voix, comme en 2014. Nathalie Bernard obtient la majorité absolue, s’offrant ainsi une victoire sans discussion possible.

Un conseil municipal sensiblement identique

Paradoxe de la démocratie municipale, l’équilibre du conseil n’en sera pas pour autant transformé, puisque la liste de Nathalie Bernard conserve ses 18 sièges. « Tous unis pour Plougasnou » ne perd qu’un conseiller et « Ploug à vous 2020 » n’obtient, de son côté, qu’un seul siège. L’opposition conservera donc cinq conseillers municipaux.

Interrogée quelques minutes après l’annonce des résultats, Nathalie Bernard se dit « soulagée après cet interminable entre deux-tour », et « heureuse d’avoir obtenu une majorité absolue et je peux, enfin, attaquer sereinement les grands projets de mon nouveau mandat ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/resultats-du-2nd-tour-des-municipales-a-plougasnou-nathalie-bernard-et-sa-liste-elues-6886507

Résultats du second tour des élections municipales du dimanche 28 juin 2020

 

Lien à surveiller

En attente du rapport de la commission d’enquête.
https://www.registredemat.fr/pluih-eu-mlxco/rapport

Il est ici

 

L’association des plaisanciers disposera d’une station de carénage

Les plaisanciers disposeront à terme d’une station de carénage aux normes.
Les plaisanciers disposeront à terme d’une station de carénage aux normes. (Crédit : APP)

L’Association des plaisanciers de Plouezoc’h (APP), présidée par Yves Queinnec, a tenu son assemblée générale vendredi 28 février à la Maison des associations, à laquelle soixante-quinze personnes ont assisté.

L’association est forte de 182 adhérents et de 25 sympathisants. La taxe de mouillage sur le domaine public maritime restera inchangée pour l’année 2020, soit 91 € annuels.

Les normes ayant connu des évolutions sur le plan environnemental, la commune, en relation étroite avec l’APP, a réfléchi à la création d’une station de carénage des bateaux de plaisance. Après un nouveau bornage prévu le 9 mars, la DDTM attribuera à la commune la partie du terrain qui lui revient, afin de définir son emplacement exact. La mise en place et le fonctionnement de la station restera à voter dans les prochains mois par la nouvelle équipe municipale.

Didier Cozic, secrétaire, a communiqué quelques dates importantes dont celle de la Fête champêtre, fixée le samedi 4 juillet à partir de 12 h, au local du club de plongée à Barnénez. Sébastien Adjaoud a rejoint le bureau de l’association.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plouezoch/l-association-des-plaisanciers-disposera-d-une-station-de-carenage-04-03-2020-12517545.php

 

Ouest-France

Plestin-les-Grèves. Le tribunal ordonne la destruction de la maison de Saint-Efflam

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Construite en 2012 dans le quartier de Saint-Efflam, à Plestin-les-Grèves (Côtes-d’Armor), la maison Bourdin est attaquée par plusieurs associations, qui s’appuient sur la loi Littoral. Jeudi 27 février 2020, le tribunal judiciaire de Saint-Brieuc a ordonné sa destruction.

Le tribunal a demandé la démolition de la maison. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le tribunal judiciaire de Saint-Brieuc a tranché, jeudi 27 février 2020 : la maison en bois du quartier de Saint-Efflam, à Plestin-les-Grèves (Côtes-d’Armor) devra être détruite. Construite en 2012, la résidence secondaire fait l’objet d’un contentieux depuis plusieurs années.

Les familles Bourdin, Cassin et Jamois, copropriétaires de la maison se disent  sonnées  pas la décision. « On ne s’est pas encore vraiment concertés mais on se dirige certainement vers un appel. »

L’association Plestin Environnement avait attaqué la validité du permis de construire, accordé en 2011, devant la justice. Le tribunal administratif de Rennes, puis la cour d’appel de Nantes avaient donné raison à l’association, en 2014 et 2016, s’appuyant sur la loi Littoral qui interdit toute construction en dehors des espaces urbanisés, sur une bande de 100 mètres du littoral.

Démolition et remise en état du site

Cette fois-ci, Plestin Environnement, Sauvegarde du Trégor, et la Fapel 22 demandaient la démolition de la maison.

Le tribunal judiciaire de Saint-Brieuc s’est prononcé en faveur des trois associations et a ordonné la démolition de la construction, la remise en état du site tel qu’avant la construction, et a condamné les propriétaires à verser 1 500 € à chacune des associations.

« On ne se réjouit pas de la destruction d’une maison, mais de l’application de la loi Littoral. Les propriétaires ont été prévenus à plusieurs reprises des risques, ils les ont pris et ont perdu », réagit Étienne de Saint-Laurent, président de Plestin Environnement.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/plestin-les-greves-le-tribunal-ordonne-la-destruction-de-la-maison-de-saint-efflam-6755691

 

Publié le 30 janvier 2020 à 15h29

Premières actions Natura 2000 en baie de Morlaix

Sur certains îlots de la baie, des piégeages de prédateurs sont prévus pour favoriser la nidification des oiseaux nicheurs.
Sur certains îlots de la baie, des piégeages de prédateurs sont prévus pour favoriser la nidification des oiseaux nicheurs.

La biodiversité de la Baie de Morlaix, site classé Natura 2000, fait, depuis 2016, l’objet de mesures de préservation. Un premier bilan a été présenté par le comité de pilotage le 28 janvier.

1 À quoi ça sert ?

Le document d’objectif Natura 2000 Baie de Morlaix, approuvé en juillet 2016 par les préfets maritimes et du Finistère, sert « à identifier les enjeux de préservation du site, à les croiser avec les usages et à voir comment les rendre compatibles ». Pour ce faire, les acteurs du site mènent « des actions de prévention, protection, éventuellement destruction. Ils développent aussi le volet pédagogique et l’acquisition de connaissances avant la mise en place de mesures ». Pour la baie, ce sont Morlaix communauté, Haut Léon Communauté et l’Office français de la biodiversité qui accompagnent les associations, collectivités, professionnels dans la réalisation de projets en faveur de la biodiversité.

2 On connaît mieux l’état des herbiers à zostères

En 2019, l’Office français de la biodiversité et Morlaix communauté ont réalisé une cartographie fine et fiable des zones fragiles que représentent les herbiers à zostères. Neuf campagnes de surveillance accrue ont été menées lors des grandes marées sur ces habitats fragiles où la pêche à pied est strictement interdite : 500 personnes ont été sensibilisées aux zostères et il faut souligner qu’aucune infraction n’a été relevée. En 2020, une cartographie sera menée sur les sites de maërl.

3 Des mouillages innovants pour les clubs de plongée

Les différents clubs de plongée de la baie (Morlaix-Plouezoc’h, Carantec, Saint-Pol-de-Léon et Plougasnou) réfléchissent ensemble, depuis 2017, à limiter l’impact de leurs mouillages sur les sites intéressants pour la plongée, aussi riches en faune et flore sous-marines… que sensibles à la présence des chaînes et ancres. Reprenant l’idée de corps-morts fixes déjà utilisés ailleurs en France, ils ont sélectionné cinq sites prioritaires à préserver : des tombants rocheux à forêts de laminaires et gorgones. Courant mars ou avril, des mouillages innovants à chaîne en gaine polyamide et sans bloc de béton seront amarrés à même la roche, pour minimiser les risques de dégradation. Le tout financé à 80 % par l’État.

4 Réduire l’impact des engins de pêche

Le comité régional des pêches s’est penché sur les impacts de la pêche professionnelle en baie, en analysant les interactions des engins de pêche (caseyeurs, fileyeurs, coquilliers) sur chaque type d’habitats. Ce diagnostic permet de discuter avec les pêcheurs pour garantir à la fois un bon état de conservation des habitats et un bon état de l’activité de pêche. L’enjeu de l’étude : mesurer les risques de dégradation, notamment sur la drague à la coquille au niveau des herbiers et maërl.

5 Piégeage de prédateurs sur les îlots d’oiseaux nicheurs

Bretagne Vivante va mener, en 2020, une campagne de lutte contre les prédateurs (rats surmulots et visons d’Amérique) sur les îlots de la baie de Morlaix, afin de renforcer les conditions favorables à la nidification des oiseaux marins et côtiers. L’association assurera la pose et le suivi de pièges sélectifs sans appâts toxiques venus de Nouvelle-Zélande. Déjà neuf pièges ont été posés sur un premier îlot, une trentaine suivra.

6 Impliquer les enfants sur les aires marines éducatives

Être responsable d’une petite portion de territoire marin à échelle d’enfant : c’est l’idée des aires marines éducatives régionales. Acquérir des connaissances, comprendre l’importance de préserver et conserver un milieu fragile : les élèves des écoles Jean-Jaurès à Saint-Pol-de-Léon et Keristin à Plouezoc’h sont déjà engagées dans la gestion participative de deux aires marines éducatives, en lien avec les associations. Les élèves de Kerénot à Plougasnou et ceux de l’école de Guimaëc leur emboîtent le pas et prendront bientôt soin de deux autres petites zones littorales.

7 Valoriser l’épave de l’Aboukir Bay

L’épave de cet ancien trois mâts, coulé en baie en 1893, est devenu un formidable récif artificiel à la faune très riche. Morlaix co et la station biologique de Roscoff planchent sur un projet de plongée virtuelle qui mettra en valeur l’épave et son important rôle écologique.

Réactions & Commentaires

Eric ROBILLOT

30 Janvier 2020 à 21h57

LES PREMIERES ACTIONS NATURA 2000 EN BAIE DE MORLAIX C'EST BIEN ! MAIS....

QU'IMPLIQUER LES ENFANTS SUR LES AIRES MARINES EDUCATIVES C'EST AUSSI LEUR APPRENDRE A PRENDRE SOIN DES PETITES ZONES LITTORALES...
LEUR EXPLIQUER QUE LEURS AINES....
En janvier 2002, le Conseil municipal de Plougasnou a demandé d'exclure de la Zone Natura 2000, l'anse de Primel qui y avait été incorporée, classée également "Espaces remarquables" .
Pourquoi ? Pour réaliser un projet de port de plaisance de 500 à 600 places, qui plus est, en lieu et place d'une zone humide marine et de tourbières, riche en biodiversité, refuge nourricier des oiseaux migrateurs, zone officiellement répertoriée par le Conseil Général du Finistère.
Au regard de la méconnaissance sur l'existence de cette zone humide, les associations APPBS - Force 5 et Sauvegarde du Trégor ont obtenues par une action juridique, l'annulation du PLU de Plougasnou sur cette zone, par jugement du Tribunal administratif de RENNES du 12 octobre 2012, non réformé sur ce point par l'arrêt de la Cour d'Appel de NANTES du 7 novembre 2014 ni par le Conseil d'Etat.
ET MAINTENANT ….
Malgré cette décision de justice qui protège cette zone, le projet d'aménagement en cours de l'anse de Primel, prévoit l'implantation d'une importante aire de carénage submersible sur cette zone humide marine, jouxtant le ruisseau du Pontplaincoat en phase de réhabilitation écologique expérimentale. N'importe quoi ! C'est chercher le bâton pour se faire battre... ...

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/premieres-actions-natura-2000-en-baie-de-morlaix-30-01-2020-12491358.php

 

Six projets qui vont faire bouger le Pays de Morlaix

Les travaux vont se poursuivre à la Manufacture des tabacs. Les salles de cinéma du SEW ouvriront en septembre 2020.
Les travaux vont se poursuivre à la Manufacture des tabacs. Les salles de cinéma du SEW ouvriront en septembre 2020. (Le Télégramme/Yann Clochard)

En 2020, le territoire du Pays de Morlaix change de visage. De nombreux projets d’envergure se concrétisent quand d’autres vont se poursuivre dans les années à venir. Focus sur six chantiers destinés à booster l’économie et la vie locale.

1 La Manu va enfin revivre

Les salles de cinéma du SEW (Salamandre, Entresort et Wart) ouvriront en septembre 2020. Le futur pôle culturel s’étendra sur 4 000 m² avec une salle de spectacle et un foyer d’accueil. Quant à l’espace des sciences, réparti sur 3 000 m², il a pris du retard. Il faudra attendre le mois de mars 2021. La faute aux municipales, qui bloqueront les appels d’offres. Morlaix communauté, propriétaire de l’ancienne Manufacture des tabacs, a déjà investi plus de 15 M€ dans ce projet de réhabilitation du site, dont certaines parties sont classées monuments historiques.

Chantier de la future centrale à gaz de Landivisiau, zone du Vern. (Le Télégramme/Sophie Guillerm)

2 La centrale à gaz de Landivisiau

Le ballet des camions est incessant sur le site où doit s’installer la future centrale à gaz. L’industriel Siemens a été missionné pour cette construction d’un montant de 450 M€. La mise en service du site n’est pas prévue avant l’hiver 2021. Le projet avait été lancé en 2011 par Direct Énergie - depuis racheté par Total - pour couvrir la demande croissante d’électricité en Bretagne. La centrale devrait fournir une puissance de 446 mégawatts et fonctionner jusqu’à 6 000 heures par an. Si elle voit le jour. Car les opposants à la centrale restent actifs. Et des recours n’ont pas été purgés.

Chantier de construction de la tour de séchage de lait du groupe Sill, zone du Vern (Le Télégramme/Sophie Guillerm)

3 La tour de séchage de la Sill à Landivisiau

Gilles Falc’hun, PDG de Sill Entreprises a choisi Landivisiau pour implanter une unité de production de poudre de lait infantile (demande de permis de construire déposé le 28 juin 2017). Sur un terrain de 7 ha, l’usine s’étalera sur 19 000 m², la tour de séchage mesurera 47 m de haut, avec six niveaux. L’investissement, pour le groupe laitier basé à Plouvien (29), s’élève à 85 M€. La tour devrait produire 18 000 tonnes de lait infantile par an, avec la création de 60 à 70 emplois à la clé. Les premiers essais industriels sont prévus pour septembre ou octobre 2020, la mise en route début 2021.

Chantier de construction de la future plateforme Sica, au lieu-dit Vilargren à Saint-Pol-de-Léon (Le Télégramme/Sophie Guillerm)

4 La plate-forme de la Sica à Saint-Pol-de-Léon

La plateforme logistique Sica sort de terre : le projet datant de 2011 a essuyé près de dix ans de retard pour cause d’actions en justice menées des opposants. Les recours n’étant pas suspensifs, la Sica a fait le choix de relancer les travaux, en 2018, après sept ans d’arrêt. La plateforme de 7 ha, sur un terrain de 18 ha, dont le coût n’a pas été rendu public par la Sica, servira à la logistique et au conditionnement des légumes et produits fournis par les 850 agriculteurs adhérents (60 % de la production sera mise en marché à Vilargren). Ce nouvel outil devrait être opérationnel en 2021.

Vue aérienne sur le parvis et l’entrée principale du musée des Jacobins, dont une partie de la réhabilitation sera financée par les crédits d’Action cœur de ville. (Document DR)

5 Le Musée des Jacobins à Morlaix

Les travaux de réhabilitation du Musée des Jacobins (rénovation de l’église et des ailes du couvent, qui multipliera par trois l’espace d’exposition) ont pris du retard sur le calendrier prévisionnel. La construction des réserves est prévue de février 2020 à février 2021 ; début de restauration intérieur-extérieur, avril 2021 ; fouilles archéologiques, octobre 2020 à juin 2022 ; livraison espérée en novembre 2023.

(Le Télégramme/Monique Kéromnès)

6 Le Port du Diben à Plougasnou

Le port du Diben à Plougasnou commence déjà à se transformer. Un bâtiment a été réhabilité par Morlaix communauté pour accueillir les porteurs de projet. La collectivité a également déposé un permis de construire pour rénover la capitainerie. Le chantier démarrera en 2020. Des études de renforcement du quai sont en cours pour le rehausser, l’agrandir. Un chantier évalué à 6,20 M€. Il est aussi prévu de créer une aire de carénage publique en fond de baie. D’autres modifications s’ajouteront petit à petit. Le projet, validé par les élus en 2018, devrait s’étendre sur dix ans. Il est estimé à 15 M€.

En complément

+ Une terre innovante et contestataire

Yann Clochard, Sophie Guillerm

Qui a dit qu’il n’y avait pas d’innovations dans le Pays de Morlaix ? À voir tous ces projets, le territoire ne manque pas d’ambitions. Et les investisseurs n’hésitent pas à s’y installer. Que ce soit au niveau économique grâce à la Sica et la Sill, ou énergétique, avec la centrale à gaz de Landivisiau. Ce sont aussi des projets culturels comme la réhabilitation du musée des Jacobins et la Manufacture des tabacs, à Morlaix. Sans oublier le tourisme et l’aménagement du territoire, avec le projet autour du port du Diben, à Plougasnou. Pour ne citer qu’eux. On pourrait ajouter la reconstruction de l’usine Kritsen, à Landivisiau : un nouvel outil spécialisé dans la production de saumon fumé d’excellence. À Saint-Pol-de-Léon, les travaux s’accéléraient en début d’année chez Bezhin Breizh pour lancer la production de macro-algues sous serre. Une innovation mondiale ! Les entreprises, les collectivités et l’État n’hésitent pas à mettre la main à la poche pour concrétiser ces opportunités, chiffrées à plusieurs millions d’euros. Mais ces idées ne semblent pas convenir à tout le monde. À plusieurs reprises, des collectifs se sont montés pour empêcher la réalisation de certains projets. À tort ou à raison ; nous ne portons aucun jugement. En témoignent les multiples mobilisations autour de la centrale à gaz de Total. Ce sont aussi des recours déposés auprès des instances judiciaires, comme pour la Sica, à Saint-Pol-de-Léon, dont les travaux ont longtemps été retardés. Des opposants qui avancent souvent des arguments environnementaux (destruction de terres agricoles, pollution…). L’économique doit-il l’emporter sur l’écologique ? Vaste débat. Parfois, c’est le patrimoine qui s’en mêle. Au musée des Jacobins, un dossier d’autorisation de travaux au titre des Monuments Historiques avait été déposé en 2018 pour permettre de modifier le bâti existant. L’édifice, comme La Manu, a été examiné par un architecte des Bâtiments de France afin de répertorier des éléments à sauvegarder. Quoi de plus normal. On ne peut pas supprimer 260 ans d’histoire d’un claquement de doigts. Des choix ont été faits. Bons ou mauvais, seul l’avenir le dira. En tout état de cause, les choses bougent. Qui aurait parié que la Manufacture des tabacs renaîtrait de ses cendres, il y a vingt ans…

Vos réactions

Pierre-Yvon Boisnard 19 Décembre 2019 à 21h54

"Il est aussi prévu de créer une aire de carénage publique en fond de baie", nous n'en voulons pas à cet endroit là, elle doit être réalisée là où sont les bateaux, c'est à dire sur le port, cela a été demandé dans l'enquête publique.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/six-projets-qui-vont-faire-bouger-le-pays-de-morlaix-19-12-2019-12463319.php

 

Des représentants de Morlaix communauté, des partenaires financiers, de la commune, des propriétaires et des entreprises de travaux ont participé à la réception du chantier.
Des représentants de Morlaix communauté, des partenaires financiers, de la commune, des propriétaires et des entreprises de travaux ont participé à la réception du chantier.

Le ruisseau du Pontplaincoat, qui s’écoule dans les communes de Lanmeur, Saint-Jean-du-Doigt et Plougasnou, présente un état écologique médiocre. Pour y remédier, le service Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) de Morlaix communauté a établi un plan d’action dans le but d’atteindre le bon état écologique pour 2027.

Pour le site de Gruvel, la situation était très défavorable, avec une chute d’eau de 1,5 mètre, un blocage sédimentaire, une uniformisation des habitats piscicoles et la présence de phénomènes d’érosion latérale.

Le seuil du moulin de Gruvel a été marqué comme zone prioritaire dans le plan d’actions pluriannuel, une enveloppe de 48 760 € pour effectuer des travaux, aménagement de la prise d’eau d’alimentation du bief et suppression du seuil.

La maîtrise d’œuvre a été assurée par ING Concept de Landivisiau, les travaux ont été confiés à DF Environnement de Plougasnou. Quatre semaines de travaux, dont la réception a eu lieu lundi 18 novembre, ont permis de réaliser cet aménagement en accord avec les propriétaires du site et du droit d’eau.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/le-ruisseau-du-pontplain-s-ecoule-mieux-au-moulin-de-gruvel-20-11-2019-12437712.php

 

Ouest-France

Plougasnou. Les habitants du Diben contre les bâtiments trop hauts

Publié le 05/11/2019

À l’initiative d’une habitante du Diben, une réunion d’information s’est tenue à son domicile fin octobre, pour débattre de la hauteur autorisée des constructions. | OUEST-FRANCE

À l’initiative de plusieurs habitants du Diben, dont des adhérents de l’APPBS (Association pour un petit port Breton sympa), une réunion s’est tenue fin octobre, avec l’objectif de débattre sur le PLUiH (Plan local d’urbanisme intercommunal Habitat) et son règlement concernant les zones UHc.

Ces dernières permettant la construction de bâtiments d’une hauteur de 13 mètres au pignon (page 72 du dossier Aménagement du PLUiH qui concerne le Diben). La réunion a regroupé plus de 50 personnes, et le refus de cette clause a été quasiment unanime. « Lors d’une rencontre avec la maire, ont fait savoir ceux qui y ont assisté, celle-ci a accepté de réduire la hauteur des constructions à neuf mètres, au Diben, comme cela est défini dans le PLUiH de Carantec et Locquirec. »

Les habitants demandent que ce point du règlement soit revu afin de protéger l’harmonie des paysages et des constructions.

L’APPBS, s’était spontanément créée, en 2003, dans le souci du respect de l’environnement et du développement économique mesuré, lors du projet de construction d’un port de plaisance. Aujourd’hui, les habitants du Diben attendent, inquiets, les conclusions de la commission d’enquête du PLUiH.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-les-habitants-du-diben-contre-les-batiments-trop-hauts-6595250

 

Ouest-France

Morlaix. Quelles sont les conclusions de l’enquête publique sur le PLUI-H ?

Publié le 31/10/2019

Les conclusions de l’enquête publique sur le Plan local d’urbanisme intercommunal de Morlaix communauté (Finistère) sont consultables en ligne. Elles émettent un avis favorable au projet.

Finistère vu du ciel : le viaduc de Morlaix. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le PLUiH (Plan local d’urbanisme intercommunal) de Morlaix communauté (Finistère) a été soumis à une enquête publique pendant plus d’un mois, entre le 12 août et le 20 septembre. Ce plan permet de programmer l’aménagement d’un territoire.

Quelques recommandations

437 dépositions, émises par le public, ont été recensées par les commissaires enquêteurs. Elles sont consultables en ligne, sur le site de Morlaix communauté, dans le dossier de conclusion de l’enquête publique. Cette dernière émet un avis favorable au projet, assorti de quelques recommandations, notamment sur la répartition des nouveaux logements sur le territoire, sur l’occupation des rez-de-chaussée dans les centres-villes ou sur la réduction de la vacance.

Le rapport de la commission sur le PLUiH et le zonage d’assainissement des eaux usées est également disponible sur le site.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-quelles-sont-les-conclusions-de-l-enquete-publique-sur-le-plui-h-6590636

 Résidence Kergus Plestin-les-Grèves. Photo pyb29 Résidence Kergus Plestin-les-Grèves, moins de 13mètres de haut. Photo pyb29

 

La décision définitive sur la hauteur limite des constructions au Diben est du ressort de Morlaix communauté.
La décision définitive sur la hauteur limite des constructions au Diben est du ressort de Morlaix communauté.

À l’initiative de plusieurs habitants du Diben, une réunion s’est tenue samedi 26 octobre dans la maison de l’un de ces habitants. L’objectif était de débattre du PLUi-H et de son règlement qui portent sur les zones UHc, ces dernières permettant la construction de bâtiments d’une hauteur de treize mètres au pignon.

Cette rencontre a réuni plus de 50 personnes, un nombre exceptionnel pour cette période hors saison. Le refus de cette clause du règlement a été quasiment unanime.

Lors d’une rencontre avec certains participants, Nathalie Bernard, maire de Plougasnou, s’est déclarée favorable à une limitation de la hauteur des constructions à neuf mètres au Diben, comme cela est défini dans le PLUi-H à Carantec et Locquirec et réclamé par les habitants du Diben, la décision finale restant du ressort de Morlaix communauté après le rapport du commissaire-enquêteur qui doit être présenté le 13 novembre, s’il a retenu cette remarque.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/le-diben-le-plui-h-fait-debat-29-10-2019-12421217.php

 

Depuis quelques jours, nous regardions l’évolution d’une belle dépression sur l’Atlantique, dépression qui se transformait en ouragan, mais dont la trajectoire était inhabituelle car au lieu d’aller aux Antilles, elle a viré à droite, et est venue droit sur les Açores. Branle-bas de combat à bord, nous ne pouvions pas partir car en équipage trop réduit. Alors, nous avons paré au pire. Le port de Horta nous a trouvé une bonne place pour abriter le bateau, juste derrière la digue. Mais ce n’est pas le vent qui nous inquiétait : nous avions posé les bômes, sécurisé les drisses, triplé les aussières, enlevé les systèmes en haut du mât. Ce qui nous inquiétait, c’était la mer et la marée. Dehors, il y avait des vagues de 20 mètres, alors, forcément, nous allions avoir de la houle. Mais avec la chute de pression, le niveau de la mer allait monter… Seulement, allait-elle monter au-dessus du quai, lors de la haute marée ? Nous avons fabriqué des guirlandes de pneus reliés entre eux par des câbles, puis enroulé la coque du bateau avec. À 1 h du matin, nous ne pouvions plus rien faire pour lui et le gros de l’ouragan arrivait. Alors, nous sommes partis nous mettre en sécurité à terre. Le réveil fut mitigé. Aucun accident dans le port. En revanche, de nombreuses maisons sur la côte ont été détruites par les vagues. Le port de Flores est, quant à lui, ravagé. Lorenzo n’est pas l’ouragan le plus puissant enregistré, mais le plus puissant en cette saison en Atlantique Nord. Les phénomènes météo de la sorte seront de plus en plus fréquents. Il va falloir changer, et vite !

https://www.letelegramme.fr/bretagne/le-livre-de-bord-reagissons-05-10-2019-12400782.php

 

Pour Marie-Catherine Lecocq, Christine Prigent et Jean-Jacques Lohéac, « Il et encore temps d’agir, en déposant son avis sur « pluh-eu-mlxco@registredemat.fr ».
Pour Marie-Catherine Lecocq, Christine Prigent et Jean-Jacques Lohéac, « Il et encore temps d’agir, en déposant son avis sur « pluh-eu-mlxco@registredemat.fr ».

L’enquête publique sur le PLUIH s’achèvera le 20 septembre. Pour l’association Eau et rivières de Bretagne, il est encore temps de donner son avis sur ce projet qu’elle considère « totalement dépassé ».

Le 16 septembre, l’association Eau et Rivières de Bretagne (ERB) a présenté, à la librairie À la Lettre Thé, les grandes lignes de son analyse du PLUIH (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal et de l’Habitat), un projet mené par Morlaix Communauté pour les 20 ans à venir. Ce projet, à très fort enjeu environnemental, qui doit reprendre les préconisations du Sage (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux), fait, depuis le 12 août dernier, l’objet d’une enquête publique, qui s’achèvera le 20 septembre. Le PLUIH règle les conditions d’occupation de l’espace naturel, urbain et agricole. Il s’inscrit dans une logique de développement durable, entre protection des espaces naturels, de la biodiversité, mais aussi la lutte contre la consommation d’espace agricole et l’artificialisation des sols.

« Une occasion manquée d’impliquer les citoyens »

Toutefois, pour Christine Prigent, l’une des membres de l’association : « Ce Pluih manque d’ambition et, surtout, son élaboration datant de plusieurs années, il est déjà totalement dépassé ». Marie-Catherine Lecocq enfonce le clou : « L’élaboration de ce projet est une occasion manquée d’impliquer les citoyens dans la nécessaire transition écologique, aucune réunion de concertation n’ayant été programmée. De plus, très peu d’associations concernées ont été consultées. Les diagnostics, comme celui de l’économie de l’activité agricole, auraient mérité d’être plus étayés et nombre de données, comme l’impact du tourisme, n’ont pas été prises en compte dans son élaboration ».

« Il est encore temps
de déposer son avis »

L’association, notamment « inquiète de l’absence de considération des problèmes liés à l’eau », demande donc que soient intégrés de nombreux paramètres, comme « une prospective en matière d’habitat, la qualité de l’air, la gestion de l’eau, des eux pluviales comme des eaux usées ». Pour ERB, il est encore temps pour les « citoyens d’affirmer leur volonté de vivre sur un territoire durable », en se rendant dans les mairies ou en déposant leur avis sur « pluh-eu-mlxco@registredemat.fr ».

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/eaux-et-rivieres-un-pluih-depasse-et-sans-ambition-16-09-2019-12384100.php

Le PLUIh : https://www.morlaix-communaute.bzh/Amenager-durablement/Le-PLUI-H-Pour-un-territoire-equilibre/Arret-du-projet-de-PLUi-H

Le lien pour déposer vos observations en ligne : https://www.registredemat.fr/pluih-eu-mlxco/deposez-votre-observation-en-ligne

 

Climat. Les tourbières encore plus précieuses qu’on ne le pensait

Publié le 12 septembre 2019 à 10h27

On savait que les tourbières étaient nos alliées pour freiner le réchauffement climatique, en raison de leur capacité à capter le CO2. Bonne nouvelle, elles parviennent à le faire même en cas de sécheresse, a annoncé mercredi le CNRS.

Les tourbières représentent seulement 3 % de la surface terrestre. Mais elles captent, à elles seules, un tiers du dioxyde de carbone piégé dans les sols.
Les tourbières représentent seulement 3 % de la surface terrestre. Mais elles captent, à elles seules, un tiers du dioxyde de carbone piégé dans les sols. (Photo Claude Prigent)

Les tourbières représentent seulement 3 % de la surface terrestre. Mais elles captent, à elles seules, un tiers du dioxyde de carbone piégé dans les sols. Autant dire qu’elles ont un rôle majeur à jouer dans la lutte contre le réchauffement climatique… à condition toutefois que celui-ci ne finisse pas par les menacer.

Pour mieux cerner ce risque, deux chercheurs français, Vincent Jassey et Constant Signarbieux, ont étudié la tourbière du Forbonnet, à Frasne (Jura). En observant l’assimilation de carbone par les deux principales variétés de mousse qui la composent, ils ont fait une découverte encourageante, a annoncé mercredi le CNRS.

Deux mousses aux sensibilités opposées

En cas de fortes chaleurs mais aussi de sécheresse, ces deux sphaignes ont des sensibilités opposées. La première, qui répond au doux nom de « sphagnum medium » résiste à la sécheresse alors que la photosynthèse de la seconde, baptisée « sphagnum fallax », est affectée. À l’inverse, par temps très chaud mais humide, « sphagnum fallax » augmente sa photosynthèse, et donc l’assimilation de carbone, tandis que « sphagnum medium » est affectée. La bonne nouvelle, c’est que dans les deux cas, la tourbière subsiste.

Les chercheurs estiment donc que les tourbières seront capables de résister aux futurs changements climatiques, à condition de ne pas être perturbées par l’activité humaine. Faire de leur conservation une priorité aiderait donc, selon eux, à limiter les effets des changements climatiques dans le futur.

En Bretagne, les tourbières couvrent environ 6 000 hectares en Bretagne. C’est le Finistère, qui en abrite le plus, grâce notamment aux reliefs des monts d’Arrée.

Une tourbière est une zone humide bien particulière où les apports en eau (pluies, sources…) sont toujours supérieurs aux pertes. Elle se caractérise par un engorgement permanent en eau (dû au sous-sol rocheux, à la pluviométrie…). Son végétal principal est la sphaigne, une mousse sans racines qui meurt par sa base et croît vers le haut. Cette plante qui forme des radeaux ou des coussins flottants peut stocker jusqu’à 90 % de son poids en eau, selon l’association Eaux et rivières.


Cette étude a été publiée le 9 septembre 2019 dans Global Change Biology.

https://www.letelegramme.fr/france/tourbieres-elles-captent-le-co2-meme-en-cas-de-secheresse-12-09-2019-12380780.php

 

Le Diben mardi 27 août 2019

Extrait du Plougasnou infos-mairie Août-Sept 2019

Rappel Enquête publique PLUi-H Par délibération du 11 février 2019, le Conseil de communauté a tiré le bilan de la concertation et arrêté le projet de PLUi-H et de zonage d’assainissement des eaux usées. Après une phase de consultation des communes et des Personnes Publiques Associées (État, Chambre d’agriculture, CCI...), le document sera soumis à enquête publique unique du 12 août au 20 septembre prochain. Chaque habitant du territoire sera ainsi invité en 5 différents lieux à consulter le projet de PLUi-H et de zonage d’assainissement des eaux usées et à faire part de ses remarques. Toutes les observations seront consignées dans les registres d’enquête et analysées par une commission d’enquête indépendante qui rendra son avis sur ces deux projets.

Dates de permanences pour l’enquête publique

SIÈGE DE MORLAIX COMMUNAUTÉ Jeudi 5 septembre 2019, de 15h à 19h Vendredi 20 septembre, de 15h à 18h CARANTEC (Mairie) Mercredi 28 août 2019, de 9h à 12h LOCQUIREC (Salle du Conseil) Samedi 31 août 2019, de 9h à 12h Vendredi 20 septembre 2019, de 9h à 12h PLOUGONVEN (Mairie) Mercredi 28 août 2019, de 14h à 17h Mardi 10 septembre 2019, de 9h à 12h SAINT-THÉGONNEC LOC-ÉGUINER (Mairie) Mardi 10 septembre 2019, de 14h à 17h Samedi 14 septembre 2019, de 9h à 12h . Plus d’informations : https://www.morlaix-communaute.bzh/...enquete-publique/Le-PLU-de-Morlaix2

Plougasnou infos-mairie Août-Sept.2019

Arrêt du projet de PLUi-H

 

Ouest-Franc

Primel – Le Diben. Deux associations vigilantes sur la localisation de la future aire de carénage

Publié le 16/08/2019

L’APPBS et l’ARAP unies quant à l’aménagement du port du Diben et vigilantes sur la zone de localisation de la future aire de carénage. | ARCHIVES

L’APPBS et l’ARAP se sont ensuite retrouvées pour la présentation avec débat, du Schéma d’orientation du site portuaire de Primel – Le Diben.

Début août, les associations APPBS (Association pour un petit port breton sympa), et ARAP (Association des riverains de l’anse de Primel), ont effectué séparément leur assemblée générale, mais elles se sont ensuite retrouvées pour la présentation avec débat, du Schéma d’orientation du site portuaire de Primel – Le Diben, approuvé à l’unanimité par le conseil communautaire en 2018.

Éric Robillot, président de l’APPBS a précisé : « En 2003 à sa création, l’APPBS comptait 500 adhérents, opposés au projet initié par l’ancienne municipalité, d’implantation d’un ambitieux et coûteux port de plaisance de 500 places, en lieu et place d’une zone humide marine de l’anse de Primel, finalement classée zone protégée grâce à la pugnacité de tous. Aujourd’hui, a-t-il précisé, l’APPBS est plutôt satisfaite du Schéma portuaire, mais elle reste inquiète au sujet de l’aire de carénage obligatoire mais prévue sur ladite zone humide marine protégée. Nous désirons être informés et associés au cahier des charges de cette aire, avant l’appel d’offres et pour cette raison, a-t-il ajouté. L’APPBS est en démarche pour s’attacher la présence d’un avocat en conseil. »

Démarche que l’ARAP a approuvée et compte suivre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/primel-le-diben-deux-associations-vigilantes-sur-la-localisation-de-la-future-aire-de-carenage-6482592

 

Éric Robillot a mis en lumière quelques points qui font réagir l’APPBS, l’ARAP et Force 5, notamment concernant l’aire de carénage, située pour eux en zone humide protégée, zone dont la localisation semble être différente pour eux et pour Morlaix communauté. En outre, cette aire de carénage serait sur l’itinéraire de la remontée des poissons vers le Pontplaincoat, dont la renaturation vient d’être entreprise, certains adhérents s’interrogeant sur la logique environnementale mise en œuvre.

L’APPBS espérait être sollicitée pour participer au comité de pilotage de ce projet, mais ça n’est pas le cas, et comme elle ne reçoit pas d’information, elle a décidé de prendre un avocat en conseil sur ce sujet. De son côté, l’ARAP est d’accord pour cette démarche, attend elle aussi des informations, et si elle ne les reçoit pas, les demandera.

Éric Robillot a initié ce débat en se référant aux 67 pages du dossier du schéma d’orientation, mais a dû l’écourter faute de temps pour passer en revue tous les points posant questions dans le projet.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/amenagement-du-port-du-diben-l-appbs-et-l-arap-unies-11-08-2019-12358543.php

 

Anne Oppetit et Philippe Guérin ont conduit une assemblée générale assez rapide.
Anne Oppetit et Philippe Guérin ont conduit une assemblée générale assez rapide.

Immédiatement après l’assemblée générale de l’APPBS, mercredi 7 août, à la petite salle municipale, l’association des Amis et Riverains de l’anse de Primel (ARAP), sous la présidence de Philippe Guérin, a elle aussi tenu son assemblée générale. Anne Oppetit a présenté le rapport d’activité, l’association ayant, aussi, participé aux ateliers d’élaboration d’un schéma d’orientation pour le site portuaire du Diben.

L’attention de l’ARAP étant toujours concentrée sur le devenir du site des ex-Viviers de la Méloine, elle a rencontré Jean-François Jacob, fondateur de la holding Bezhin Breizh composée de trois filiales dont les Viviers de la Méloine depuis décembre 2018, qui lui a confirmé son projet de réfection totale des viviers, où l’activité autour des coquillages et des crustacés sera poursuivie. Le conditionnement d’algues cultivé dans le Léon sera aussi développé dans les deux années à venir. L’ARAP s’interroge sur l’évolution de la circulation de camions, notamment sur la route de l’Abbesse, pour laquelle un projet de rétrécissement a été présenté dans le cadre de l’aménagement du fond de l’anse.

Concernant le PLU et le PLUiH, une réunion spéciale les concernant devrait être organisée à l’automne.

Le tiers sortant du conseil d’administration, composé d’Élisabeth Birot, Philippe Gérin et Thierry Flamanc, a été reconduit dans ses fonctions.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/arap-dialogue-noue-avec-les-viviers-de-la-meloine-11-08-2019-12358535.php

Lire aussi : Algues. Le Collectif Perl entend tenir la population informée

Lire aussi : Moëlan-sur-Mer. Culture d’algues : la décision mise en attente

 

Éric Robillot souhaite que l’APPBS reste force d’opposition et de proposition.
Éric Robillot souhaite que l’APPBS reste force d’opposition et de proposition.

L’Association pour un petit port breton sympa (APPBS) a tenu son assemblée générale, mercredi 7 août, à la petite salle municipale, sous la présidence d’Éric Robillot.

L’année 2018-2019 a été calme, « aucune décision de Morlaix communauté ou de la municipalité concernant les installations du port de Primel-Le Diben n’ont donné lieu à un engagement de l’APPBS », a souligné Éric Robillot dans son rapport moral. Depuis 2014, le nombre d’adhérents ne cesse de baisser. En 2018, ils n’étaient plus que 154, en 2019, 102, soit une perte de 52 adhérents en une année.

Le conseil d’administration, méfiant quant au futur, n’a pas souhaité mettre l’association en sommeil, comme cela avait été suggéré l’an dernier.

Rester vigilant

L’association a participé aux cinq ateliers d’élaboration d’un schéma d’orientation pour le site portuaire de Primel-Le Diben, approuvé lors du conseil communautaire du 5 novembre 2018. Mais ce schéma est impacté par le PLUiH. Quelques points ont attiré l’attention de l’association, notamment la réalisation d’une aire de carénage sur la zone humide protégée par décision juridique. L’APPBS restera vigilante, et a contacté son avocat à ce sujet.

Vos réactions

Jeanne ROBILLOT 12 Août 2019 à 21h29

Le nombre d'adhérent diminue parce que la mobilisation contre le projet d'un port de plaisance de 500 places, en lieu et place d'un "zone humide marine" écologiquement fragile a porté ses fruits, d'où une certaine démobilisation..
Le 07 novembre 2014, la Cour Administrative d'Appel de Nantes a annulé partiellement le PLU de Plougasnou sur cette partie de l'anse de Primel où se trouve la "zone humide marine", la classant zone protégée interdite à toute construction portuaire.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/appbs-de-moins-en-moins-d-adherents-11-08-2019-12358530.php

Zone Humide CG

 

Algues vertes. « Des propriétés antioxydantes »

Gurvan Michel, directeur de recherche au CNRS à Roscoff.
Gurvan Michel, directeur de recherche au CNRS à Roscoff. (Photo DR)

Pour les Bretons les « algues vertes » signifient des plages gâchées, voire un danger mortel. Pour Gurvan Michel, directeur de recherche au CNRS à Roscoff, elles peuvent être valorisées.

Vous étudiez les ulves ou « algues vertes », pourquoi ?

Actuellement, le problème c’est qu’elles n’ont pas assez de valeur, qu’elles s’échouent sur les plages et qu’on les incinère. Avec notre équipe internationale (NDLR : CNRS de Roscoff, universités allemandes de Brême et de Greifswald et l’université technique de Vienne, en Autriche), nous avons travaillé spécifiquement sur l’ulvane, c’est le principal polysaccharide extrait des ulves (algues vertes). Un polysaccharide, c’est comme un collier de perles et chaque perle, c’est un sucre. Son intérêt, c’est que l’ulvane a des propriétés bio actives, elle est immunostimulante, antioxydante etc.

Mais il est très difficile d’utiliser un polysaccharide entier, car ça représente entre 100 000 et 500 000 sucres et si on utilise la forme complète, il y a des effets secondaires. Donc il faut découper le collier de perles en plus petits morceaux. Ça permet d’avoir les propriétés intéressantes, sans avoir les effets secondaires.

Avec mes collègues, on a cherché des enzymes, une paire de ciseaux, qui seraient capables de découper les chaînes de sucres. Nous avons identifié une bactérie marine (la Formosa agariphila) qui a réussi à dégrader ces ulvanes. Donc, pour la première fois dans le monde, on a reconstruit le processus de la dégradation complète de l’ulvane chez une bactérie marine.

Qu’est-ce que vous en faites ?

La première application, la plus basique, c’est qu’avec l’ensemble de ces enzymes on peut transformer le polysaccharide complexe en sucre simple. Si on le met en présence d’une levure et qu’on les fermente, la levure va produire de l’éthanol. Alors c’est intéressant mais ce n’est pas un produit à forte valeur ajoutée et donc pas une piste viable.

Nous participons à un projet qui s’appelle Algolife, financé par la BPI France (Banque publique d’investissement), et qui inclut des industriels bretons comme la coopérative agricole Sica de Saint-Pol-de-Léon (29), Spécialités Pet Food et le groupe Triballat. Les fragments d’ulvane ont des propriétés comme l’immunostimulation. Ça peut intéresser les élevages de porc. Au bout de 20 à 30 jours, les porcelets sont vaccinés, ils ont alors une période de deux semaines où ils sont assez fragiles. On pourrait intégrer un fragment d’ulvane dans le vaccin, ce qui les aiderait dans un moment difficile.

Pouvez-vous utiliser les algues échouées sur les plages pendant les marées vertes ?

Il est peu probable que l’on puisse utiliser ces algues car elles commencent tout de suite à se dégrader. En revanche, un partenaire comme Olmix (NDLR : partenaire de Sica) a développé des méthodes pour aller récolter les algues fraîches avant qu’elles ne s’échouent. Ce qui participerait à lutter un peu contre les marées vertes. Au Portugal et en Espagne, il y a des entreprises qui ont commencé à en produire à grande échelle pour l’industrie.

https://www.letelegramme.fr/finistere/roscoff/algues-vertes-des-proprietes-antioxydantes-07-08-2019-12356418.php

 

L’ensemble des habitants des communes de Morlaix communauté sont invités à participer à l’enquête publique relative à l’élaboration du Plan local d’urbanisme intercommunal qui démarre dès lundi 12 août.

L’enquête publique relative à l’élaboration du Plan local d’urbanisme intercommunal, tenant lieu de programme local de l’habitat (PLUi-H) va démarrer le lundi 12 août prochain jusqu’au 20 septembre. Pendant toute la durée de l’enquête, les habitants pourront transmettre leurs observations et propositions en les consignant sur un des registres d’enquête dans les lieux désignés ci-dessous :

- Siège de Morlaix communauté : les lundis 12 août de 9 h à 12 h, jeudi 5 septembre de 15 h à 19 h, vendredi 20 septembre de 15 h à 18 h.

- Mairie de Carantec : les lundis 12 août de 14 h à 17 h, et mercredi 28 août de 9 h à 12 h.

- Mairie de Locquirec : les jeudis 22 août de 14 h à 17 h, samedi 31 août de 9 h à 12 h, vendredi 20 septembre de 9 h à 12 h.

- Mairie de Plougonven : les mercredis 28 août de 14 h à 17 h, mardi 10 septembre de 9 h à 12 h,

- Mairie de Saint-Thégonnec Loc-Éguiner : les mardis 10 septembre de 14 h à 17 h et samedi 14 septembre de 9 h à 12 h.

Il est possible également de les adresser par courrier à l’attention de Mme La Présidente de la Commission d’enquête relative au PLUi-H et au zonage d’assainissement, à cette adresse : Morlaix communauté, 2b, voie d’accès au port, BP97121, 29671 MORLAIX CEDEX.

Les avis pourront aussi être envoyés par voie électronique à l’adresse suivante : pluih-eu-mlxco@registredemat.fr, ou consignés sur le registre dématérialisé sécurisé tenu à la disposition du public sur le site internet : https://registredemat.fr/pluih-eu-mlxco.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/plan-local-d-urbanisme-intercommunal-debut-de-l-enquete-publique-le-12-aout-01-08-2019-12352485.php

 

Mouillages. Le point sur la Baie de Morlaix

Les corps-morts du port de Pempoul.

Les corps-morts du port de Pempoul. (Le Télégramme/Tangi Lafontaine)

Le mouillage du Kélenn, à Carantec.

Le mouillage du Kélenn, à Carantec. (Le Télégramme/Tangi Lafontaine)

Dans le vieux port de Roscoff.

Dans le vieux port de Roscoff. (Le Télégramme/Tangi Lafontaine)

S’il existe dans la Baie de Morlaix deux grands ports, à Roscoff et Morlaix, la plupart des plaisanciers laissent leur bateau sur des « corps-morts ». Les règles de gestion et les prix diffèrent selon chaque commune. Petit tour d’horizon des zones de mouillage de la Baie, de Plougasnou à Santec.

Le terme « corps-morts » désigne la dalle de béton, enfoncée dans le fond marin. Un mouillage est ainsi composé de cette dalle, mais aussi d’une chaîne mère, d’une autre plus petite et d’une bouée, à laquelle on amarre le bateau. C’est la Direction départementale des territoires maritimes (DDTM) qui s’occupe de la répartition et du contrôle de ces mouillages.

De moins en moins
de mouillages individuels

Dans le domaine public maritime, c’est le mouillage individuel qui a longtemps été privilégié. Le corps-mort est alors la propriété du plaisancier, qui aura au préalable demandé une autorisation aux services de l’État. Ceux-ci étudient sa demande et lui délivrent une Autorisation d’Occupation Temporaire (AOT), pour laquelle il va payer une redevance, fixée à 74 euros par an. L’autorisation est donnée en fonction de la position mais aussi des considérations environnementales, comme la préservation des zostères sur les fonds marins.

Le nombre de mouillages individuels tend à diminuer, comme l’explique Denis Sède, de la DDTM du Finistère : « Aujourd’hui, sur une zone allant de Plouescat à Locquirec, nous avons 320 mouillages individuels inscrits ». Un chiffre en baisse. « Cela est lié aux mutations de la plaisance. On a davantage de bateaux sur roue, avec remorque, qui n‘ont pas besoin de mouillage, par exemple. En Baie de Morlaix, on constate aussi un développement de la location ».

Des espaces
de mouillages collectifs

Mais ces mutations des pratiques de plaisance n’expliquent pas à elles seules la baisse du nombre de mouillages individuels. Pour mieux organiser l’espace maritime public, plusieurs communes ont ainsi fait le choix - incitées par les autorités maritimes - de mettre en place une zone de mouillage et d’équipement légers (Zmel), un espace de mouillage collectif. « Au fur et à mesure, on va vers des mouillages groupés. Ces zones sont plus faciles à organiser, car nous pouvons gérer la distance entre les bateaux » explique Denis Sède. « À partir du moment où plus d’une dizaine de bateaux sont mouillés dans la même zone, on essaye d’appuyer la création d’une Zmel ».

Ces zones de mouillage collectives sont alors à la charge de la commune, comme à Carantec ou la mairie est le principal gestionnaire. C’est elle qui s’occupe de l’aménagement de la zone, de l’emplacement des bateaux, l’attribution des corps-morts, de gérer la liste d’attente. Une disposition qui a pu entraîner quelques litiges, comme en août 2018, avec une partie des plaisanciers, mécontente de la gestion communale. Dans d’autres cas, la mairie peut choisir de déléguer la gestion à une association de plaisanciers, comme à Térénez, à Santec, ou l’association Avel Mor s’occupe de l’organisation du plan d’eau, ou bien Henvic, au niveau du pont de la corde. Yvon Madec, le président de l’association des plaisanciers d’Henvic, nous en explique ce fonctionnement : « Nous sommes la gestion technique, l’interface avec la mairie. Quand quelqu’un veut un emplacement, il fait une demande, puis nous transmettons. Nous sommes sur le terrain, donc nous connaissons mieux ce qu’il se passe ». La commune de Locquénolé vient elle aussi de mettre en place une Zmel, gérée par l’association des plaisanciers, inspirée d’Henvic, remplaçant les mouillages individuels.

« Chaque commune
a son arrangement »

Que le plan d’eau soit organisé par la commune ou l’association des plaisanciers, il existe plusieurs types de fonctionnement, comme l’explique Denis Sède : « Pour les corps-morts il y a trois types de gestion. Soit il est la propriété du plaisancier, soit en partie, soit entièrement à la commune. Dans ce cas, l’usager loue le corps-mort. Chaque commune a son arrangement ». C’est ce choix qui va déterminer le prix de l’emplacement. Par exemple, les mouillages situés au niveau pont de la Corde, à Henvic, à Locquénolé, à Saint-Pol de Léon et au vieux port de Roscoff appartiennent entièrement à la commune. Le plaisancier n’a qu’à plus qu’à amarrer son bateau à la bouée.

D’autres zones de mouillages laissent le plaisancier être propriétaire de la totalité du corps-mort, ne s’occupant que de l’organisation de l’espace. Moins onéreuses, elles laissent le propriétaire mettre en place sa propre installation et les coûts inhérents. C’est le cas à Santec et à Térénez, dans la zone située sous le Cairn.

Enfin, il existe un mode de gestion mixte, comme à Carantec, ou la commune possède la dalle et la chaîne mère, la partie supérieure étant à la charge du plaisancier.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/mouillages-le-point-sur-la-baie-de-morlaix-31-07-2019-12351677.php

 

Le collectif Perl s’est réuni à la mairie de Moëlan, vendredi.
Le collectif Perl s’est réuni à la mairie de Moëlan, vendredi.

Le collectif Perl (Préservons l’environnement des rias et du littoral) s’est réuni pour la septième fois, ce vendredi 26 juillet. La réunion s’est déroulée à la mairie de Moëlan. À l’ordre du jour : l’organisation d’une nouvelle rencontre avec les sociétés Algolesko et Bamejiot, la démarche du collectif étant de multiplier les rencontres avec ces deux entreprises qui ont reçu l’autorisation d’exploitation de 225 hectares de culture d’algues et de coquillages. Ces hectares se situent en mer, au large des côtes moëlanaises. Le collectif a également discuté de la mise en place d’un comité de suivi environnemental et scientifique ; l’information au citoyen faisant également partie de la démarche du collectif Perl.

https://www.letelegramme.fr/finistere/moelan-sur-mer/algues-le-collectif-perl-entend-tenir-la-population-informee-28-07-2019-12349088.php

 

André Constant, à gauche, a été rejoint par les participants à la réunion dans l’idée qu’un port à flot agrémenté de services fournirait un accueil plus ouvert au Diben.
André Constant, à gauche, a été rejoint par les participants à la réunion dans l’idée qu’un port à flot agrémenté de services fournirait un accueil plus ouvert au Diben.

Le Comité de soutien au port à flot de Plougasnou, sous la présidence d’André Constant, a tenu son assemblée générale, vendredi 5 juillet, à la Maison des associations.

Pour la vingtaine de participants, André Constant a détaillé le rapport moral et le rapport d’activité, parmi lesquelles les participations aux ateliers d’aménagement du port organisés par Morlaix Communauté. En accord avec les conclusions d’autres participants, il s’est montré critique à l’égard du schéma récemment diffusé, estimant qu’en dehors des travaux prévus sur la digue, essentiels, tout le reste était sans valeur, ne comportant à ce jour ni étude technique, ni autorisations.

« Qui veut du port à flot agrémenté de services ? »

Le projet de port à flot ayant été abandonné au lendemain du renouvellement du conseil communautaire après les élections municipales, l’assemblée a fait un constat : « Depuis 2007-2008, rien n’a changé, depuis la reprise du port par Morlaix Communauté, il se dégrade, il faudrait que la commune le reprenne ». Mais quelles actions entreprendre ?

Jugeant que « la municipalité actuelle ne veut pas du port », estimant que « le développement de la plaisance au Diben par la création d’un port à flot tel qu’il avait été prévu serait source d’emplois, amènerait des enfants au collège », le comité a conclu qu’il faudra poser la question ouvertement : « Qui veut du port à flot agrémenté de services ? », lors de la campagne pour les élections municipales et inciter les électeurs à choisir en conséquence.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/port-a-flot-le-comite-de-soutien-souhaite-revenir-a-son-projet-initial-10-07-2019-12335645.php

 

Ouest-Franc

Baie de Morlaix. Autopsie après le décès du jeune ostréiculteur

Publié le 08/07/2019

Un jeune ostréiculteur a fait un arrêt cardiaque et est décédé, samedi, dans un parc à huîtres. | THIERRY CREUX. ARCHIVES

Un saisonnier de 18 ans est décédé le samedi 6 juillet, sur son lieu de travail dans un parc à huître de la baie de Morlaix. Son corps va être autopsié afin de connaître les causes du décès.

Le corps d’un ostréiculteur de 18 ans, brutalement décédé le samedi 6 juillet, dans la baie de Morlaix (Finistère), doit être autopsié afin de connaître la cause du décès, a indiqué le parquet de Brest ce lundi. Des associations environnementales ont constaté « une poussée anormale » d’algues vertes, dans ce secteur.

« Nous avons prévu une autopsie pour savoir pourquoi ce jeune homme de 18 ans, censé être en pleine santé, est mort brutalement », a indiqué à l’AFP le procureur de la République de Brest Jean-Philippe Récappé. « Le corps a été conduit à l’hôpital et les examens vont être faits », a-t-il assuré.

« Les algues vertes en cause ? »

Le lendemain du décès, des membres de l’association Sauvegarde du Trégor, se sont rendu sur place du côté de Carantec. « Étant donné la couche d’algues vertes, c’est un secteur potentiellement dangereux », estime Yves-Marie Le Lay, président de l’association. Il évoque la piste d’une intoxication à l’hydrogène sulfuré, gaz toxique libéré par les algues vertes échouées en décomposition.

Des prélèvements sur place

« Sur place nous avons fait quelques prélèvements près du parc à huîtres, un endroit particulièrement vaseux. Tout était vert. » Sous la couche en surface ils ont constaté la présence d’algues en putréfaction. Grâce à un détecteur, ils ont procédé à des analyses de gaz et ont relevé jusqu’à 8 ppm (partie par million). « A priori, sous la barre de 10, ce n’est pas un taux dangereux mais on ne peut pas écarter qu’il y ait des poches où la concentration serait plus importante. »

« Nous voulons savoir ! »

« Nous ne tirons aucunes conclusions mais il vaut mieux faire une autopsie rapidement en sachant ce que l’on cherche. Pour l’instant nous ne savons pas, mais nous voulons savoir ! », assure le président de l’association environnementale.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/baie-de-morlaix-autopsie-apres-le-deces-du-jeune-ostreiculteur-6436174

 

Baie de Morlaix. Décès du jeune ostréiculteur : la piste des algues vertes étudiée

(Le Télégramme)

À la suite du décès d’un jeune saisonnier, samedi 6 juillet, dans un parc à huîtres de la baie de Morlaix, des associations environnementales pointent du doigt la présence d’algues vertes sur les lieux du drame. Le parquet a confirmé que cette piste sera vérifiée.

Samedi après-midi, un jeune homme de 18 ans, qui travaillait comme saisonnier dans un parc à huîtres de la baie de Morlaix, est décédé après avoir été victime d’un malaise.

« Une nappe d’algues vertes »

Dès le lendemain, alertés par les conditions du décès de ce jeune homme, des membres de l’association Sauvegarde du Trégor, se rendent sur les lieux du drame, côté Carantec. « Des témoins nous ont confirmé l’endroit où cela s’était passé », raconte le président de l’association de protection de l’environnement, Yves-Marie Le Lay. 

« En nous dirigeant vers les parcs à huîtres, un endroit où c’est vaseux, on a constaté que tout était vert, partout. Il y a une nappe uniforme d’algues vertes. Et on a vu, sous ce tapis, des algues en putréfaction. C’est reconnaissable car c’est un jus noir qui sent mauvais. » Les deux hommes procèdent à des analyses de gaz - l’hydrogène sulfuré - grâce à un détecteur et ont relevé jusqu’à 8 parties par million.

« Ce n’est pas un taux dangereux. Le taux où le danger commence, c’est 10. Mais plus on avançait vers le lieu de travail auprès des huîtres, plus le taux augmentait. On ne peut pas écarter l’idée qu’il y ait des poches avec des concentrations plus élevées », ajoute Yves-Marie Le Lay qui ajoute avoir détecté un taux de nitrates de 53 mg/l dans la petite rivière du Frout, qui se jette à cet endroit.

« Nous n’affirmons rien ! »

« Nous n’affirmons rien, se défend Yves-Marie Le Lay. Tout ce que nous souhaitons, c’est que l’on vérifie si ce jeune homme a été ou non victime de l’hydrogène sulfuré. » Pour s’en assurer, il a envoyé un courriel au procureur de Brest, au nom de deux associations : Sauvegarde du Trégor et Halte aux marées vertes.

Contacté, le procureur Jean-Philippe Récappé a confirmé que l’autopsie du jeune Plourinois décédé samedi avait bien eu lieu ce lundi 8 juillet. « Les premiers résultats nous disent seulement qu’il n’y a pas de cause de décès visible et qu’il n’a donc pas été victime de violence. » Les analyses toxicologiques, dont les résultats parviendront dans quelques jours, permettront d’en savoir plus sur la cause de la mort.

Des prélèvements spécifiques réalisés

En ce qui concerne l’hypothèse des algues vertes, elle sera, elle aussi, vérifiée. Des prélèvements spécifiques ont été réalisés et adressés à un laboratoire spécialisé. Les résultats seront, en revanche, connus plus tardivement que les autres. 

« Cela ne veut pas dire qu’on privilégie cette piste. Le parquet met tout en œuvre et envisage toutes les hypothèses pour comprendre ce qui s’est passé samedi après-midi », explique Jean Philippe Récappé.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/baie-de-morlaix-deces-du-jeune-ostreiculteur-la-piste-des-algues-vertes-etudiee-08-07-2019-12334033.php

 

Ouest-France

Morlaix. Un service transrade estival

Publié le 02/07/2019

Morlaix communauté a fait l’acquisition d’un navire pour relier les quais du Diben et de Primel à Plougasnou.  | ARCHIVES

La maîtrise d’œuvre de la scénographie de l’espace des sciences a été votée au conseil communautaire lundi 1er juillet, tout comme le développement des services au port de Primel et de nombreuses mesures économiques.

Scénographie de l’espace des sciences

L’atelier Maskarade va réaliser la maîtrise d’œuvre scénographique du futur Espace des sciences de Morlaix communauté à la Manufacture. L’aménagement de l’Espace des sciences, validé lors du conseil, lundi 1er juillet, devrait voir le jour en décembre 2020. « Nous nous sommes inspirés de l’Espace des sciences à Rennes, explique Françoise Raoult, vice-présidente de Morlaix communauté en charge de la culture. Une partie des espaces d’exposition seront d’abord consacrés à la Manu comme laboratoire d’expérimentations scientifiques, puis il y aura toute une partie sur l’histoire et l’architecture de la Manu. »

Les autres espaces seront consacrés au Tabac sous tous ces aspects, « du remède au poison » (botanique, santé, environnement, économie…). Les Moulins, patrimoine industriel, seront remis en fonctionnement. Un autre espace, intitulé Des machines et des Hommes, l’histoire ouvrière de la Manu. L’espace des savoirs permettre aux scientifiques « de se retrouver dans un lieu où ils pourront échanger ». Le jardin des planètes consistera en une voûte céleste, une déambulation à travers le système solaire, dans les combles. Une salle sera dédiée et la géologie et aux roches Armoricaines. Un pendule de Foucault, démontrant la rotation de la Terre, sera par ailleurs installé. Une salle d’exposition temporaire viendra compléter le tout. Le budget total de la scénographie est de 1,96 million pour un budget total 9,4 millions d’euros.

Un service estival de rade au port du Diben

Après dix mois de concertation entre usagers du port, riverains et associations environnementales, les premières orientations visant à développer l’attractivité du port du Primel-Diben débuteront cet été. Du 13 juillet au 1er septembre, de 8 h à 20 h et 7/7 jours, un service de rade sera mis en place. Celui-ci consiste à transporter les usagers, notamment du GR34, d’un quai à l’autre ou des quais vers leurs navires. Pour ce faire, Morlaix communauté a investi dans un navire, Le Capitaine rit, d’une capacité de 6 personnes. Ce service sera déployé à titre expérimental.

Deux Food trucs seront également installés au port, l’un proposant des crêpes et les seconds des spécialités de l’île de la Réunion.

Coup de boost économique

Durant la séance, les élus ont également décidé d’accorder une cession de terrain d’environ 13 400m², situé sur la Zone d’activités économiques (ZAE) de l’Aéropôle à Morlaix, à la société Sermeta, fabriquant d’échangeurs thermiques. Celle-ci souhaite réaliser une extension de 11000m². Le projet industriel permettrait la création d’emplois sous trois ans.

Le conseil communautaire a également décidé de lancer une consultation pour la restructuration et l’optimisation foncière de la ZAE de Keriven à Saint-Martin-des-Champs, identifié comme un site d’intérêt stratégique. Une demande de subvention pour cette étude, auprès de l’EFP (Établissement public foncier) Bretagne a également été votée.

Dans cette même zone, un terrain de 7200m² sera cédé au groupe SPIE Probia Ingénierie, société spécialisée dans la conception et la réalisation d’équipements industriels, qui souhaite regrouper cette activité avec celle de son autre société qui réalise des ensembles électromécaniques.

À Keriven toujours, un terrain de 9500m² sera cédé à la société Bondu, de vente alimentaire.

Revalorisation des minima Linéotim

La tarification solidaire du réseau de transport Linéotim sera revue en fonction d’une analyse de revalorisation des minima sociaux. Les nouvelles tranches de quotient familial sont fixées de 0 à 435 € pour la tranche 1 ; de 436 à 520 € pour la tranche 2 et de 521 € à 605 € pour la tranche 3, à compter du 1er septembre 2019.

Nouveaux tarifs d’eau potable à Pleyber-Christ

Les tarifs d’eau potable pour la commune de Pleyber-Christ vont être modifiés à partir du 1er octobre 2019. La part fixe par abonnement est fixée à 91,55 € HT. La part variable est fixée à 1,96 € HT de 0 à 20 m3 ; à 1,91 € HT de 21 à 120 m3 ; à 1,81 € HT de 121 à 300 m3 ; à 1,57 € de 301 à 15 000 m³et de 1,50 € HT au-delà de 15 001 m3.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-l-espace-des-sciences-devoilee-6427148

 

Port du Diben. Service de rade et food-trucks

Entre le 13 juillet et la fin août, le port du Diben, à Plougasnou aura deux food-trucks et un service de rade pour rejoindre son bateau.
Entre le 13 juillet et la fin août, le port du Diben, à Plougasnou aura deux food-trucks et un service de rade pour rejoindre son bateau. (Le Télégramme/Monique Kéromnès)

Un service de rade pour rejoindre son bateau ou traverser le port, deux food-trucks, des animations… Le port du Diben n’attend pas les travaux pour revivre. Dès cet été, les services y seront nombreux.

Le port du Diben, à Plougasnou, va faire l’objet d’un gros réaménagement. Les travaux, qui dureront six à sept ans, ne doivent commencer que l’an prochain. Mais Morlaix communauté a souhaité, dès l’été 2019, faire vivre et bouger le port.

Pour rejoindre son bateau au corps-mort

Nouveauté : un service de rade va être proposé. La communauté de communes a investi dans un bateau qui peut transporter six personnes. Cela permettra aux plaisanciers de ne plus utiliser leur annexe pour rejoindre leur bateau amarré à l’un des corps-morts. « C’est bien plus sécurisant et surtout ça va donner un peu d’animation dans le secteur », appuie Claude Poder, élu chargé du dossier. Le service sera mis en place le 13 juillet, jusqu’au 1er septembre. Il sera gratuit et déployé à la demande 7 jours/7, de 8 h à 20 h. Il sera aussi possible, grâce à ce bateau, de traverser le port entre Run Predou et le quai de pêche. Le trajet coûtera un euro et permettra aux marcheurs, notamment ceux qui arpentent le GR34, d’éviter à avoir à contourner le port par la route.

L’accueil à terre sera aussi renforcé avec l’ouverture de la capitainerie 7 jours/7, de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h. Morlaix communauté a embauché, pour l’été, deux étudiants qui ont leur permis bateau pour assurer ce service.

Crêpes et galettes et spécialités réunionnaises

En plus, deux food-trucks vont s’installer sur le port, sur le terre-plein nord. L’un proposera des crêpes et galettes et l’autre des spécialités de La Réunion. Ils seront présents du 13 juillet au 1er septembre également et ne seront pas loin de la vente directe de poissons.

Enfin, le festival Rues en Scène sera de passage, le samedi 24 août. Quatre compagnies d’arts de rue présenteront des spectacles gratuits pour tous les publics. D’autres animations rythmeront l’été comme un fest-noz ou la Fête du Port.

« Cet hiver, le bâtiment de quartier sera entièrement rénové et le chantier de réaménagement du port démarrera l’an prochain avec des travaux sur la cale de carénage, non loin des chantiers Rolland », précise Claude Poder.

Renseignements
Capitainerie du Port de Primel : tél. 06 81 79 67 49.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/port-du-diben-service-de-rade-et-food-trucks-02-07-2019-12328532.php

 

Ouest-France

Extraction de sable. « Une épée de Damoclès plane au-dessus de la baie de Lannion »

Publié le 24/05/2019 Renée-Laure EUZEN

La vigilance reste de mise pour les associations de défense de l’environnement contre l’extraction de sable en baie de Lannion. Ici, une photo d’un SOS sur la plage de Trébeurden, en novembre 2015. archives | ARCHIVES

L’audience sur le fond concernant les trois arrêtés des préfets des Côtes-d’Armor et du Finistère a eu lieu le 22 mai 2019 au tribunal administratif de Rennes. Les associations de défense de l’environnement restent plus que vigilantes.

Le 22 mai 2019, s’est tenue l’audience sur le fond concernant le recours déposé par cinq associations de défense de l’environnement (Sauvegarde du Trégor, Plestin environnement, Pleumeur-Bodou nature, Tréduder nature et patrimoine, Dour ah Douar). Celles-ci, qui étaient présentes à l’audience ainsi que certains élus de Lannion-Trégor communauté, demandaient l’annulation de l’arrêté d’ouverture des travaux maritimes nécessaires à l’extraction de sable en baie de Lannion.

Dans un communiqué, Sauvegarde du Trégor indique que le rapporteur public a conclu au rejet de leur demande d’annulation de l’arrêté d’ouverture des travaux maritimes nécessaires à l’extraction de sable en baie de Lannion. « voilà qui ne présage pas d’un jugement en faveur de ces associations. »

«Dossier complexe»

Les associations ont par ailleurs découvert au cours de l’audience que « la CAN (groupe Roullier) a introduit une requête contre le gel provisoire de l’extraction encore en vigueur aujourd’hui. »

Pour le peuple des dunes de Batz à Bréhat, qui a également réagi via un communiqué, « ce fait pour nous majeur ne nous a jamais été communiqué, pas même via la commission de suivi. »

Selon Patrick Desclaud, membre de Peuple des dunes de Batz à Bréhat, « c’est un dossier complexe… on ne sait pas de quel bord va pencher la justice. C’est une épée de Damoclès qui plane au-dessus de la baie de Lannion. »

Le délibéré sera rendu dans un mois. D’ici là, les associations vont produire une note complémentaire, qui reprendra des arguments tels que la nécessité réelle de sable coquillier pour l’agriculture bretonne.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/une-epee-de-damocles-6366421

Communiqué de presse après l'audience au TA de Rennes

A la suite de la requête introduite au Tribunal Administratif de Rennes par Sauvegarde du Trégor et quatre autres associations, Plestin Environnement, Pleumeur Bodou Nature, Tréduder Nature et Patrimoine, Dour ha Douar, le rapporteur public a conclu au rejet de notre demande d'annulation de l'Arrêté d'Ouverture des Travaux Maritimes nécessaires à l'extraction de sable en baie de Lannion.
Voilà qui ne présage pas d'un jugement en faveur de ces associations.
Il ne sert à rien de condamner les juges. Ce sont les hommes qui font les lois et en l'occurence à ce jour le gouvernement nommé par celui qui a accordé en sa qualité de Ministre de l'Economie de l'époque, cette autorisation d'exploiter.
Une fois encore, on mesure l'hypocrisie de ces décideurs politiques qui se gargarisent d'écologie mais qui continuent à rendre légale la destruction de milieux fragiles et de toute la biodiversité qui va avec.
Dans ces conditions, on ne peut qu'être des plus vigilants sur la suite que donneront les préfets à l'autorisation d'extraction, d'autant plus que la compagnie qui extrait ce sable a introduit une requête contre le gel provisoire de l'extraction encore en vigueur aujourd'hui. Si le Tribunal lui donnait raison, les prélèvements de sable pourraient très vite reprendre.
Nous alertons toutes les Trégorroises et les Trégorrois sur ce risque et ne manquerons pas de solliciter leur soutien public pour que plus aucun sablier n'opère sur ce secteur et bien au-delà entre Batz et Bréhat.

Sauvegarde du Trégor

 

Le combat contre l’extraction de sable en baie de Lannion n’est pas terminé pour les associations d’opposants.
Le combat contre l’extraction de sable en baie de Lannion n’est pas terminé pour les associations d’opposants. (Le Télégramme/Benoît Tréhorel)

L’extraction de sable en baie de Lannion refait parler d’elle. Une audience devant le tribunal administratif n’a pas du tout rassuré les associations d’opposants. Elles redoutent que le dossier, officiellement enterré, refasse surface.

Il y a un peu moins d’un an, le président Macron annonçait la fin du projet d’extraction de sable en baie de Lannion. Les associations mobilisées sur ce dossier, pas totalement convaincues, expliquaient rester en alerte. Aujourd’hui, elles pensent avoir eu raison. Ce mercredi, c’est au tribunal administratif de Rennes que le sujet est revenu sur le devant de la scène. Les juges se penchaient sur la demande de cinq associations d’annuler l’arrêté d’ouverture des travaux maritimes nécessaires à l’extraction de sable.

Lors de cette audience, les opposants expliquent avoir appris « quasi accidentellement » que la CAN a déposé en 2018 un recours contre le gel provisoire de l’extraction. « Cela montre bien qu’entre les paroles et promesses et les écrits juridiques, le groupe Roullier n’a pas réellement enterré cette concession et ses objectifs industriels », réagit le Peuple des Dunes de Batz à Bréhat.

L’association Sauvegarde du Trégor est, elle aussi, amère. Elle précise que le rapporteur public a conclu au rejet de la demande d’annulation de l’arrêté. « Voilà qui ne présage pas d’un jugement en faveur de ces associations. Si le tribunal lui donnait raison, les prélèvements de sable pourraient très vite reprendre », indique-t-elle avant de critiquer « l’hypocrisie des décideurs politiques qui se gargarisent d’écologie mais qui continuent à rendre légale la destruction de milieux fragiles et de toute la biodiversité qui va avec ».

Pour les associations, la vigilance est donc plus que jamais de mise. Elles comptent encore sur la mobilisation des habitants du Trégor. Une réunion publique est envisagée sous peu.

https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/lannion/extraction-de-sable-une-audience-qui-ne-rassure-pas-les-opposants-24-05-2019-12292042.php

 

Produits de la mer. Gildas Riou dans le négoce européen

Publié le 22 mai 2019 à 18h41

Gildas Riou a gardé des souvenirs de ses anciens métiers. Il a été notamment...

Gildas Riou a gardé des souvenirs de ses anciens métiers. Il a été notamment marqué par ses 7 ans passés sur différents bateaux comme marin-pêcheur, entre 20 et 27 ans. « J’ai travaillé au Diben, à Roscoff, Brest, Douarnenez, puis après à la Rochelle, dans le Pays basque ». Sur les bateaux, du fait de sa connaissance en « espagnol », il discute avec les « pêcheurs espagnols » lorsque les rapports sont tendus pour des questions de « filet ». (Le Télégramme/Cécile Renouard)

Les deux principaux partenaires de Gildas Riou sont néerlandais : Prins &...

Les deux principaux partenaires de Gildas Riou sont néerlandais : Prins & Dingemanse et Cornelis Vrolijk. Le négociateur leur rend visite tous les « six-sept semaines » dans les ports du nord de l’Europe. Des visites à « 9 ou 14 heures » de route de Plouigneau où il est basé. (Le Télégramme/Cécile Renouard)

Parmi les produits de la mer sur lequel Gildas Riou travaille, les crevettes...

Parmi les produits de la mer sur lequel Gildas Riou travaille, les crevettes grises. « 80 % des crevettes grises pêchées en Europe le sont aux Pays-Bas ». (Le Télégramme/Cécile Renouard)

Depuis 2012, le Morlaisien Gildas Riou, âgé de 57 ans, s’est lancé dans l’aventure de négoce de produits de la mer avec sa société Cap Austral basée à Plouigneau. Ses deux principaux partenaires sont néerlandais. Une expérience enrichissante pour ce « Proeuropéen ».

« L’Europe est réelle ». Le Morlaisien Gildas Riou, à la tête de sa société Cap Austral implantée à Plouigneau, le voit au quotidien dans son négoce de produits de la mer : « un camion qui part d’Amsterdam va livrer Barcelone sans problème alors qu’il y a des années, il fallait s’arrêter par les postes de douane et livrer 17 exemplaires de documents pour pouvoir passer ». L’homme évoque cet exemple du fait de son regard actuel comme négociateur pour des crevettes grises, des huîtres et des moules depuis 2012 pour deux entreprises néerlandaises Prins & Dingemanse et Cornelis Vrolijk sur les marchés français et en partie la Suisse, l’Italie.

« Dans le monde de la pêche, on vit l’Europe depuis très longtemps »

Un regard nourrit aussi par son expérience passée comme marin-pêcheur de 20 à 27 ans, « jusqu’à un accident de travail » qui lui a cassé « une vertèbre », puis pour avoir travaillé pendant 11 ans dans l’entreprise de mareyage Jean-Yves Mériadec, à Plougasnou et 11 autres années aux Viviers de la Méloine où il a terminé « directeur général » avant de se lancer un nouveau défi professionnel, cette fois à son compte. De toutes ces années passées, ponctuées de multiples voyages à l’étranger, le tout en parlant « anglais », « espagnol », il en sort convaincu que « dans le monde de la pêche, on vit l’Europe depuis très longtemps, c’est l’Europe commerciale ». Pour lui, « vendre à l’Italie ou l’Espagne, c’est comme vendre à l’Alsace avec un tout petit peu plus d’administratif ». Fluide.

Les différentes culturelles à comprendre

Pour y arriver, Gildas Riou tisse des liens. En démarchant les clients sur place ou en se rendant dans les usines par exemple où il observe d’ailleurs que « rares sont les sites aux Pays-Bas ou encore au Portugal qui n’aient pas reçu de subventions européennes ». Mais il va aussi plus loin comme en 2018 en décidant d’« apprendre le néerlandais ». Une expérience tentée via la Chambre de commerce et d’industrie de Morlaix et un professeur particulier. « Même au bout de quarante heures, je ne le parle pas. Je le comprends un peu, je peux même arriver à me faire comprendre dans un restaurant mais le parler, non ». Reste que cette expérience linguistique lui a fait atteindre les objectifs qu’il s’était fixé, à savoir une certaine « connaissance de la culture ». Parmi les « leçons » qu’il en tire, en effet, savoir reconnaître « un état d’esprit » carré, marqué peut-être par un côté « austère », lié à un héritage du « protestantisme » : « pour les Néerlandais, 2 + 2 font 4. Si une négociation aboutit, ça ne changera pas. C’est dit et c’est ainsi. C’est une différence avec les Français où 2 + 2 feront 3, 9 ou 4, 1, tandis que chez les Espagnols ou les Italiens c’est encore plus accentué ». Dans le monde des affaires en Europe, la culture de chaque pays se révèle donc. Autre élément ressenti, « la frontière dans les discussions entre les sujets totalement professionnels et des éléments plus privés du style la famille, la cuisine ». Chez les Néerlandais rencontrés, « le mode pro domine » : « en sept ans de travail, j’arrive tout juste à échanger un peu autrement avec une personne aux Pays-Bas. Chez un Espagnol, je serai déjà allé dîner plusieurs fois à son domicile ».

Entre 9 et 14 heures en voiture

Autant de clés très enrichissantes qui ont permis à Gildas Riou de « mieux comprendre les personnes avec qui il travaille » et… « de s’en faire comprendre ». Autant de clés qui lui permettent aussi de faciliter ses allers-retours tous les « six-sept semaines » dans les pays néerlandais. « J’y vais en voiture pour être plus libre de mes horaires, de mes déplacements ». Soit entre « 9 et 14 heures de route ». L’Europe proche.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/produits-de-la-mer-gildas-riou-dans-le-negoce-europeen-22-05-2019-12290983.php

 

Ouest-France

Guimaëc. Les élus s’opposent aux éoliennes en bord de mer

Publié le 04/04/2019

Mercredi, les élus ont dit non au projet d’une ferme éolienne à Kreiz-ar-Vrac’h (illustration). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Une société d’implantation d’éoliennes a, depuis un an, le projet d’une ferme éolienne sur le site remarquable de Kreiz-ar-Vrac’h, à Guimaëc (Finistère). Les conseillers municipaux disent non.

La position de la commune de Guimaëc (Finistère) est sans ambiguïté. Les élus, réunis mercredi 3 avril, se sont prononcés contre l’installation de plusieurs éoliennes de grande capacité (2,5 MW) à Kreiz-ar-Vrac’h. Ils jugent cavalières les méthodes du porteur du projet. « La société VSB nous a contactés il y a un an, en nous présentant des revenus importants pour la commune, explique le maire, Pierre Le Goff. Après vérification, il s’agissait de 1 500 € de taxe foncière et de 3 000 € d’indemnité de droit de passage par an et par éolienne, la taxe fiscale étant perçue par Morlaix communauté. Nous avions alors considéré que le projet n’était pas pertinent. »

Des « méthodes regrettables »

Selon le maire, la société continuerait à procéder à des négociations en évoquant un positionnement officieux favorable de la mairie. « Ces méthodes nous semblent regrettables. »

Le maire souhaite clarifier la situation et informer les habitants. « Le schéma éolien de Morlaix communauté est sans appel : il considère que la zone de Kreiz-ar-Vrac’h, à cheval sur les communes de Guimaëc et de Saint-Jean-du-Doigt, et située à proximité de la pointe de Beg-ar-Fri, est ‘à préserver’. De même, le site avait été exclu par la préfecture à cause du mitage. »

De son côté, la Région considère qu’il ne faut plus artificialiser le paysage.

Le maire rappelle qu’un premier projet entrepris sur le site au début des années 2000 avait été abandonné pour ces mêmes raisons. « On a peu à gagner », conclut Pierre Le Goff.

La motion est votée à l’unanimité. Deux élus s’abstiennent. « Nous étions tous contre le projet de centrale nucléaire il y a quarante ans, c’est difficile d’être contre un projet d’énergie renouvelable », considère Jean-Charles Cabon.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guimaec-29620/guimaec-les-elus-s-opposent-aux-eoliennes-en-bord-de-mer-6295292

 

Ouest-France

Morlaix communauté. « On peut investir sans compromettre l’avenir »

Publié le 03/04/2019 Delphine HAUWAERT

L'Espace des sciences devrait voir le jour en 2020, à la Manu. | OUEST-FRANCE

S’appuyant sur une excellente santé financière, l’Agglo peut lancer ses gros projets (Espace des sciences, port du Diben…) sans frémir. Les élus saluent un budget 2019 « ambitieux ».

Après le débat d’orientation budgétaire en février, où ont été discutées les grandes lignes du budget 2019, il restait à le valider. Ou plutôt les valider, car outre le budget général, les élus avaient aussi à se prononcer sur les budgets annexes.

Au gré des transferts de compétences (transports, assainissement…), Morlaix communauté se retrouve désormais à gérer 16 budgets, soit 163 millions d’euros ! Cette année, c’est Jean-Michel Parcheminal (Plounéour-Ménez), dans un style détendu, qui s’est chargé de la présentation, Serge Le Pinvidic ayant quitté le conseil.

Dans quelle situation financière se trouve l’Agglo ?

« Elle est plutôt très satisfaisante » , se réjouit Thierry Piriou, président. Avec un excédent de fonctionnement de 3,7 millions d’€ pour 2018, l’Agglo « dispose de véritables marges de manœuvre pour mener à bien son projet de développement ».

En conséquence, le niveau d’autofinancement de l’investissement s’améliore aussi. Tout cela permet de limiter le recours à l’emprunt, maintenant un faible niveau d’endettement. « On peut ainsi investir aujourd’hui sans obérer l’avenir » , remarque le président, rappelant que la feuille de route de l’Agglo ne se termine pas à la fin du mandat, en 2020, mais cinq années plus tard (« trajectoire 2025 »).

Quels sont les principaux investissements ?

Avec 20 millions d’euros de dépenses nouvelles programmées au budget général, l’Agglo n’a jamais autant investi ! Depuis le début du mandat, ce montant s’élevait, en moyenne, à 12 millions par an.

L’explication ? L’entrée en phase opérationnelle de gros projets, comme l’Espace des sciences (6 M €) et Sew (subvention de 1,2 M €). Au Diben, le projet de port devient concret également, avec le début des travaux de rénovation de la digue (915 000 € prévus en 2019, sur un total de 16 M €).

Enfin, 800 000 € sont provisionnés pour l’aéroport, afin de refaire la piste, les hangars… Une manière de confirmer l’intention de l’Agglo de participer à la consolidation de la plateforme aéroportuaire, en lien avec Hop ! Ces investissements doivent en effet coïncider avec une volonté de l’opérateur aérien de développer le site.

Comment réagit l’assemblée ?

« Alors que les élus n’ont jamais été autant dans l’incertitude de l’avenir, il peut être difficile de garder le cap, remarque Agnès Le Brun (Morlaix). Il faut de la rigueur, sans baisser en ambition. Et là, on a de l’ambition. » Même satisfecit côté Jean-Paul Vermot (Morlaix), qui salue « un budget qui arrive à donner une vision assez claire de ce que fait la communauté ».

Solange Creignou (Saint-Thégonnec) apprécie « une vraie politique d’accompagnement en matière de culture » . Enfin, Ismaël Dupont (Morlaix) félicite l’Agglo pour cette « gestion rigoureuse » . Mais « cette communauté opulente, ou au moins à l’aise, gère un territoire qui ne l’est pas ». Selon lui, « on peut donc encore faire mieux en termes de service rendu aux habitants » .

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-communaute-peut-investir-sans-compromettre-l-avenir-6293009

 

Pour 2019, 6 millions d’euros sont affectés aux travaux du futur Espace des sciences, à la Manufacture des tabacs.

Pour 2019, 6 millions d’euros sont affectés aux travaux du futur Espace des sciences, à la Manufacture des tabacs. (Le Télégramme/Monique Kéromnès)

Les élus de Morlaix communauté ont voté, ce lundi 1er avril, en toute logique, le budget qui avait été débattu en février. Avec une situation saine, la communauté de communes peut investir 20 M€ cette année. Et pense déjà à l’avenir en lançant des projets.

Fin 2018, la photographie financière de Morlaix communauté est bonne : avec un résultat de fonctionnement de 3,7 millions d’euros, un niveau d’autofinancement de l’investissement de 19,27 % et, enfin, un niveau d’endettement faible (capital restant dû sur le budget général de 8,06 millions d’euros avec une capacité de désendettement à 1,2 an), les voyants sont au vert. Et Thierry Piriou, le président, s’en félicite : « On a un budget 2019 volontariste tout en garantissant des marges de manœuvres pour l’avenir. Il faut permettre à nos successeurs de continuer les actions ».

163 millions d’euros de budget

Débattu en février, ce budget 2019 a été voté, par les élus, ce lundi 1er avril. Il s’élève à 163 millions d’euros tous budgets confondus (budget principal, onze budgets annexes et quatre budgets autonomes), pour 86 M€ de dépenses et 77 M€ d’investissements.

Investir pour la culture

L’investissement : c’est le souci permanent de la communauté depuis cinq ans. Depuis 2014, c’est 60 millions d’euros qui ont été investis pour le budget principal. En 2019, on est à 20 millions d’euros. Pour des actions notamment dans la culture : 6 M€ pour l’espace des sciences, 1,20 M€ pour la plateforme culturelle Sew, à la Manufacture, ou encore l’engagement dans l’enseignement musical. À noter également, 800 000 € provisionnés pour l’aéroport, 915 000 € pour le Diben ou encore 5,40 M€ pour l’environnement (déchèteries, matériel de collecte, réseau de chaleur de la Manu…).

Pas de hausse d’impôts

Côté recettes, et notamment impôts, pas de hausse au programme cette année. Même la Teom (taxe liée à l’enlèvement des déchets) ne bouge pas. « Ce sont les bases d’imposition qui évoluent, de +2,2 %. Mais ceci est décidé par l’État », explique Thierry Piriou.

« On ne baisse pas de niveau d’ambition »

« C’est satisfaisant, mais attention à 2020 ! », prévient déjà Thierry Piriou qui évoque des pertes annoncées de recettes (avec la fin de la taxe d’habitation et le flou sur sa compensation, la fin du fonds de péréquation ou l’évolution des bases).

« On se réjouit d’avoir affronté avec rigueur la difficulté. Car on n’a jamais été à ce point dans l’incertitude. Et pourtant, on ne baisse pas le niveau d’ambition », commente, elle, Agnès Le Brun, maire de Morlaix.

Ismaël Dupont, élu morlaisien, voudrait que les marges de manœuvre « servent à rendre service à la population et à avoir de l’ambition pour le transport, les personnes âgées, les associations culturelles ou sportives ».

En complément

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École de musique, nouveaux locaux…

Une école de musique communautaire en 2020 ? L’enseignement musical est inscrit dans le projet de territoire. Un engagement qui se traduirait par une prise de compétence enseignements artistiques d’ici à l’automne 2019. « Son périmètre et son mode de fonctionnement sont encore à l’étude », indique Thierry Piriou. Mais l’objectif pour la mise en œuvre du projet est la rentrée 2020-2021. Cela passera par le Patio et les quatre écoles associées qui sont donc encore soutenues cette année, à hauteur de 322 000 € pour le Patio et 22 050 € pour les autres (Carantec, Taulé, Plourin-lès-Morlaix et Plougasnou). Soit 100 000 € de plus que l’an dernier.

Un nouveau bâtiment intercommunal à l’étude. Une étude va être lancée, en 2019, pour la construction d’un lieu où seraient rassemblés l’ensemble des services de Morlaix communauté. Actuellement, ils sont dispersés sur quatre sites, un à la Manufacture, deux à la Boissière et un à Saint-Fiacre. « Tout cela représente 220 000 € de loyer par an. Pourquoi ne pas voir comment on peut s’organiser mieux. Il faut se poser la question », a lancé Thierry Piriou. Ismaël Dupont et Jean-Paul Vermot, élus de Morlaix, ont alerté sur la nécessite de conserver un accès au centre-ville.

800 000 € provisionnés pour l’aéroport. Dans le budget 2019, 800 000 € ont été provisionnés pour d’éventuels travaux à l’aéroport, pour la piste ou les hangars. « Cela fait suite à l’alerte des élus sur le devenir du site morlaisien d’Air France Hop !. Ainsi nous montrons à la compagnie que nus sommes prêts financièrement si besoin pour adapter le site », explique Yves Moisan, vice-président à l’économie.

915 000 € de provision pour les travaux au Diben. « C’est le projet d’une décennie mais on va passer, en 2019, de la phase d’étude au concret », explique Thierry Piriou. L’argent provisionné, 915 000 € servira aux études pour la création d’une aire de carénage, celle pour le confortement du quai (élargissement, rehaussement, seconde cale), la maison de la pêche, la réhabilitation du bâtiment ex-Lequertier et le renouvellement de l’outillage portuaire.

Montée en débit pour cinq communes. Cinq communes qui ne seront fibrées par Mégalis qu’après 2023 vont bénéficier d’une montée en débit avec l’installation d’armoires spécifiques : il s’agit de Plouezoc’h, Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner, Saint-Jean-du-Doigt et Plouégat-Guerrand. Coût total de l’opération : 481 963 € dont 159 049 € financés par Morlaix communauté.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/morlaix-communaute-un-budget-2019-valide-mais-deja-les-yeux-vers-l-avenir-02-04-2019-12249525.php

 

PLUi-H. Le projet arrêté consultable

Lors de sa session du février dernier, le conseil d’agglomération a tiré le bilan de la concertation et arrêté le projet de plan local d’urbanisme intercommunal, tenant lieu de programme local de l’habitat (PLUi-H). Il s’agit d’un document qui remplace les documents d’urbanisme existants à l’échelle communale (plan local d’urbanisme, plan d’occupation des sols…) et auquel devront se conformer les permis de construire, déclarations préalables (constructions individuelles…) et les permis d’aménager (lotissements…). Il traduit les orientations d’aménagements du territoire pour les 20 prochaines années en règles d’urbanisme. Le PLUi-H a été transmis aux communes et aux personnes publiques associées. Ces dernières disposent d’un délai de trois mois pour rendre un avis sur le projet. Dans la même période, le dossier arrêté est mis à disposition du public, en version dématérialisée, sur le site internet de Morlaix Communauté. Les dossiers papier sont, quant à eux, consultables aux adresses suivantes, aux jours horaires d’ouverture habituels : siège de Morlaix communauté, 2 B Voie d’Accès au Port, à Morlaix ; mairie de Carantec, place du Général-de Gaulle ; mairie de Saint-Thégonnec-Loc-Éguiner, 2 place de la Mairie ; mairie de Plougonven, place de la Résistance ; mairie de Saint-Jean-du-Doigt, place Tanguy-Prigent. Une exposition pédagogique sera mise en place sur chacun des sites.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/plui-h-le-projet-arrete-consultable-24-03-2019-12240390.php

 

 

SOGELMER S’ANCRE AU CŒUR DE LORIENT-KEROMAN

Mercredi 20 mars 2019

Anciennement installée sur le boulevard Jean-Pierre Calloch, l’entreprise Sogelmer vient de jeter l’ancre dans les anciens locaux des Viviers du Diben. Un déménagement qui devrait lui permettre de développer une nouvelle activité : la vente de poisson frais en barquette à destination des grandes surfaces et des collectivités.

A l’entrée du bâtiment, les pancartes n’ont pas encore eu le temps d’être changées. On y lit toujours le nom des anciens occupants : Les Viviers du Diben. Mais depuis quelques jours, ce sont bien les employés de Sogelmer qui se sont installés ici. « Tout le monde a aidé au déménagement », se félicite Romain Kerbellec, directeur de l’entreprise de mareyage qui appartient au groupe Océalliance. L’opération s’est faite le temps d’un week-end, histoire d’être opérationnel au plus vite. « On ne pouvait pas se permettre de perdre une journée d’activité », confie le responsable. La vingtaine d’employés à l’œuvre n’aura eu que quelques centaines de mètres à parcourir depuis les anciens locaux situés sur le boulevard Jean-Pierre Calloch. « Ca commençait à être un peu vétuste là-bas. Et puis ici, on est vraiment au cœur du port de pêche », s’enthousiasme Romain Kerbellec. Le bâtiment, anciennement occupé par Lechat Marée, société lorientaise liquidée en 2013, offre 1 700m2 repartis sur deux niveaux : un atelier de production au rez-de-chaussée, des vestiaires, une salle de repos et une zone de stockage au premier étage.

Inquiétude sur le Brexit

Entre l’achat du bâtiment et les travaux réalisés, l’opération aura coûté 1,5 million d’euros à l’entreprise. Outre des conditions de travail améliorées et un meilleur respect des normes actuelles, elle devrait permettre à Sogelmer de développer une nouvelle activité : la commercialisation de poisson frais conditionné en barquettes sous vide destinées aux grandes surfaces et aux collectivités. « Le labo est déjà prêt, on attend plus que l’operculeuse qui est actuellement en maintenance », précise le directeur. Installée depuis plus de 20 ans à Lorient, l’entreprise de mareyage est spécialisée dans le filetage de trois principales espèces bien connues sur le port de Keroman : la lotte, le merlu et la julienne. Les employées travaillent également « tous les filets blancs et le saumon ». Les achats se font à 50% dans les criées bretonnes, dont une grande partie à Keroman, l’autre moitié provenant essentiellement de Grande-Bretagne. A la question du Brexit et de ses conséquences sur les approvisionnements, Romain Kerbellec ne peut cacher une certaine inquiétude. « C’est le grand flou. On attend toujours de savoir ce qui va se passer, où l’on pourra acheter nos produits, et à quels prix », soupire-t-il avant de rapidement retourner à son téléphone pour poursuivre ses achats.

http://www.keroman.fr/Detail-de-l-actualite.8066+M560b37f5630.0.html

 

Le conseil municipal était convoqué jeudi 14 février à la petite salle municipale pour une séance ordinaire sous la présidence de Nathalie Bernard, maire. Suite au décès de Didier Strasser, conseiller municipal, et conformément au code électoral, le candidat de la liste Plougasnou solidaire, conduite par Nathalie Bernard aux dernières élections municipales, venant immédiatement après le dernier élu a été appelé pour le remplacer. C’est donc Nicole Cueff, née le 20 février 1947 à Toulon, qui a rejoint le conseil municipal.  Elle remplacera Didier Strasser au conseil d’administration du Centre communal d’action social (CCAS).

Lotissement. Afin de développer l’offre de lotissement de la commune, le conseil a approuvé l’acquisition foncière de cinq parcelles à Croas ar Scrill, d’une superficie de 14 728m2 au tarif de 30€/m², ce qui porte le montant total d’acquisitions à 441 840 €, et autorisé Nathalie Bernard à entamer les études de faisabilité pour l’aménagement des terrains en lots constructibles viabilisés.

Éclairage public. Des travaux de rénovation de l’éclairage public vont être réalisés par le SDEF, pour le remplacement de 62 lanternes dans le secteur Kerbabu-Route de Kermebel-Krenot-Saint-Samson-Bourhiol, pour un coût total de 47 163 €, dont 28 563 € à la charge de la commune.

En bref

Une convention d’objectifs sera signée avec l’association « Projets échanges et développement », concernant son projet d’animation local de la commune, un partenariat qui se poursuivra jusqu’au 30 juin 2021.

La commune a passé une convention avec la SNSM pour le recrutement, chaque été, de trois maîtres nageurs sauveteurs chargés de la surveillance de la plage de Primel. Une anomalie étant apparue dans leur rémunération, liée visiblement à une ambiguïté dans leur contrat concernant les heures supplémentaires, une rectification va être apportée à ces contrats.

Afin de soutenir l’équipe de tir à l’arc du collège François-Charles, sélectionnée pour le championnat de France UNSS à Wissenbourg, les élus lui ont alloué une subvention exceptionnelle de 100 € par collégien, soit un total de 600 €, pour participer à leur voyage en train et à leur hébergement sur place.

Le prochain conseil municipal, consacré au budget, aura lieu le 28 mars, à 14 h.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/conseil-accueil-d-un-nouveau-conseiller-municipal-17-02-2019-12210947.php

 

Un tiers du premier conseil communautaire de l’année a été consacré, lundi, à la CCI, à l’examen du rapport d’orientations budgétaires 2019 et au débat qui a suivi. La situation financière de Morlaix communauté étant saine, elle a l’intention d’investir plus de 20 M€ cette année.

Serge Le Pinvidic ayant démissionné de son mandat d’élu communautaire, et donc de la vice-présidence chargée des finances, c’est le président Thierry Piriou qui, lundi soir, s’est chargé de lancer le débat d’orientation budgétaire de Morlaix communauté, principal point à l’ordre du jour de ce premier conseil de l’année.

Une situation financière saine

Il ressort de sa présentation que la situation financière de la collectivité est satisfaisante. Globalement, tous les voyants sont au vert. Ce qui permet d’envisager sereinement des investissements conséquents cette année. En tout cas bien plus importants que ce qui avait été envisagé en début de mandature.

Le budget principal primitif 2019, qui sera voté le 1er avril, devrait en prévoir plus de 20 M€. À ce chiffre, il convient d’ajouter les 5,9 M€ d’investissements non réalisés l’an dernier et les investissements portés par les budgets annexes, notamment dans le domaine de l’eau et de l’assainissement.

Les domaines d’intervention les plus importants seront la Manufacture, l’environnement, l’habitat et le réaménagement du port du Diben. « Si on le fait, c’est qu’on peut le faire », a soufflé le maire de Pleyber-Christ. D’autant que les recettes de l’agglomération vont légèrement augmenter cette année. Alors même qu’elle ne va pas toucher aux taux d’imposition. C’est l’augmentation des bases de 2,2 % décidée par l’État qui fera mécaniquement entrer plus d’argent dans les caisses.

Vigilance sur les charges

Pour autant, Thierry Piriou a indiqué qu’il faudra être attentif à l’évolution des charges de fonctionnement. Car les recettes devraient fondre ces prochaines années. Sans compter que la contribution des collectivités territoriales à la baisse du déficit public (7,5 M€ depuis 2014 en ce qui concerne Morlaix communauté) pourrait être à nouveau sollicitée. En tout état de cause, « il faudra bien trouver quelque part les 10 milliards d’euros promis par l’État, suite aux mouvements des Gilets jaunes ».

« On ne sait pas où on va trouver ces 10 milliards mais ce qui est sûr, c’est que le CICE, c’est 40 milliards », a ironisé Ismaël Dupont. Qui s’est néanmoins félicité des priorités en termes d’investissements. Notamment dans la culture, « point fort de la collectivité ». Même son de cloche chez Agnès Le Brun, qui a aussi loué la qualité de prudence du budget primitif à venir, tout en regrettant que le sport ne figure pas dans les priorités. « Nous devons aussi être meilleurs dans les compétences du quotidien. La collecte des ordures ménagères et le transport ne donnent pas satisfaction », a-t-elle fait remarquer.

Après avoir rappelé sa volonté de continuer à aider le milieu associatif, Thierry Piriou a conclu en indiquant qu’un pacte fiscal et financier, scellé cette année, permettra de tout remettre à plat. Y compris la toute récente compétence Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations), que la ville de Morlaix a l’impression de devoir gérer seule.

Le PLUIH voté à l’unanimité

Autre point d’importance à l’ordre du jour : l’adoption du plan local d’urbanisme intercommunal tenant lieu de programme local de l’habitat. Son objectif : « Doter la communauté d’un projet d’aménagement à son échelle pour repositionner les approches communales préexistantes dans un contexte communautaire et solidaire ».

Après avoir tiré un bilan positif de la concertation organisée ces dernières semaines, malgré le peu d’observations enregistrées (19 sur les registres, 250 par courriers et courriels), Marc Madec a expliqué la suite de la procédure. Chacune des municipalités va désormais devoir se prononcer sous trois mois. L’unanimité est espérée, sans quoi l’enquête publique qui doit démarrer à l’été prendra beaucoup de retard. D’ici là, le public aura accès à l’imposant document, en version papier, au siège de la communauté et dans les mairies de Carantec, Saint-Thégonnec Loc-Eguiner, Plougonven et Saint-Jean-du-Doigt. Le document définitif doit être approuvé en fin d’année ou début 2020.

Malgré quelques saillies des élus morlaisiens, qui ont regretté un manque d’ambition sur la rénovation de l’habitat privé, le PLUIH a été voté à l’unanimité.

en complément

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Jean-Michel Parcheminal, nouveau vice-président

Exécutif. Lors du dernier conseil communautaire, le 17 décembre, Jean-Michel Parcheminal avait été élu conseiller délégué en charge de la commission finances, en remplacement de Serge Le Pinvidic, vice-président aux finances démissionnaire. Le nombre de vice-présidents était donc passé de onze à dix. Pour des « raisons techniques », Thierry Piriou a dû revoir sa copie en le faisant repasser à onze. Seul candidat, le maire de Plounéour-Ménez a été élu. Quelques voix sont néanmoins allées à des femmes, juste après qu’Agnès Le Brun avait regretté l’absence de parité, tant au niveau de l’exécutif qu’au niveau de l’assemblée communautaire.

Hop !. Profitant d’une délibération sur la rémunération de la CCIMBO pour l’exercice 2017 à l’aéroport de Morlaix, Ismaël Dupont a demandé si des contacts avaient été pris avec Air France - KLM au sujet de l’avenir de Hop ! sur le site ploujeannais. Tour à tour, Thierry Piriou, Yves Moisan et Agnès Le Brun lui ont répondu que Morlaix communauté et la région Bretagne travaillaient main dans la main avec les organisations syndicales pour proposer un projet industriel qui préservera l’emploi. Une réunion est prévue le 4 mars. « L’idée, c’est de maintenir le site dans ce qu’il a de qualitatif. Nous allons faire des propositions pour qu’il soit plus performant. Il n’y a aucun frein par rapport à des investissements de la Région qui permettraient de pérenniser le site. On est unis ; on fait bloc », a assuré le maire de Plouezoc’h, vice-président à l’économie.

« Dynamisme des bourgs ruraux et des villes de Bretagne ». Les élus ont voté le soutien de la collectivité aux communes qui ont déposé des dossiers dans le cadre de ce dispositif partenarial (État, Région, Établissement public foncier et Banque des territoires), reconduit en 2019. Ce soutien de Morlaix Communauté se caractérisera par la mise en place d’une ingénierie mutualisée, un accompagnement financier spécifique sur les études préalables (15 % du coût hors taxe de l’étude, plafonné à 20 000 €), une maîtrise d’ouvrage au cas par cas en cycle opérationnel, et un accompagnement financier aux travaux à définir. Deux communes ont déposé des dossiers « études » (Morlaix et Plourin-lès-Morlaix) et quatre des dossiers « travaux » (Saint-Martin-des-Champs), Carantec, Locquirec, Plouézoc’h, Plougonven et Pleyber-Christ.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/morlaix-co-20-meur-d-investissements-12-02-2019-12207840.php

 

Morlaix communauté. Innovation, développement, attractivité pour 2019

Morlaix communauté.  Innovation, développement, attractivité pour 2019

Morlaix communauté. Innovation, développement, attractivité pour 2019

Morlaix communauté était réuni vendredi 11 janvier, à Garlan, pour la traditionnelle cérémonie des vœux. Son président Thierry Piriou avait placé cette soirée sous le signe de l’innovation, du développement et de l’attractivité. 26 communes, et non plus 27, constituent, depuis le 1er janvier, l’agglomération.

Fibre optique. La cérémonie des vœux se déroulant à Garlan, le président de Morlaix communauté est revenu sur « la fibre optique, en cours de déploiement sur la zone de Langolvas, en partenariat avec Megalis Bretagne ». « La mise en service, tant attendue, est prévue en février », a-t-il annoncé.

Gilets jaunes. Rappelant le contexte, Thierry Piriou a exprimé son « respect pour les revendications de ceux et celles qui se sentent oubliés, qui gèrent leur quotidien à l’euro près », tout en condamnant « violences et dégradations commises durant les manifestations ». Pour lui, il est essentiel de se mobiliser pour « l’action politique », pour « les rendez-vous démocratiques », d’y être en tant qu’« électeur » ou « candidat ».

Projet de territoire. Thierry Piriou a rappelé l’importance du projet de territoire, véritable « Bible de réflexion », adopté en février 2016, qui place notamment « l’emploi au cœur de nos préoccupations ». Véritable défi. Des entreprises dynamiques ont été mises en avant durant cette cérémonie des vœux comme la société Hemarina, très connue à travers Franck Zal, élu Breton de l’année 2018 lors des 5e Victoires de la Bretagne ; Bord à bord qui a reçu le carré de l’innovation en 2018 ; Grain de sail, prix coup de cœur de la meilleure nouveauté 2018-Produit en Bretagne ; Stéphane Giraud, tablette d’or du meilleur chocolatier de France ; Viséo, grand prix des entreprises en croissance en 2017 ; À l’Aise Breizh, entreprise historique qui transfert son atelier de Tissage de l’Ouest et Sermeta, « sans cesse mobilisée sur des projets innovants ». Des entreprises qui symbolisent, à leur manière, les maîtres mots des vœux du président Piriou pour 2019 : « innovation », « développement », « attractivité ».

Retour sur 2018 avec 15,8 millions d’€ d’investissements

Grand Morlaix. Le « débat a eu lieu » mais le président de Morlaix communauté regrette de n’avoir « pas su convaincre » tous les élus. Et ce même si « je respecte évidemment le choix des maires de ne pas avoir voulu s’engager dans cette démarche », a-t-il précisé. Pour lui, ce sujet reviendra lors « des campagnes des prochaines élections municipales ». Et l’élu de saluer déjà la fusion du Ponthou et de Plouigneau. Avec la création de cette commune nouvelle, Morlaix communauté est ainsi passée de 27… à 26 communes.

Cycle de l’eau. Thierry Piriou a rappelé que lors du dernier conseil a été fixée « la trajectoire pour la gestion de la compétence eau », enjeu essentiel. Avec une « double ambition : avoir la main sur l’ensemble du cycle de l’eau, en reprenant en direct les compétences liées à Gemapi et celle d’aller de manière progressive vers une gestion publique de l’eau ». Pour lui, l’eau représente un « enjeu de développement pour l’économie, l’agriculture », pour poursuivre « l’urbanisation des communes ».

Cap sur 2019 avec 10 M€ d’investissements

Manufacture, Port du Diben. Les travaux vont se poursuivre en 2019 à la Manufacture avec l’espace des sciences et la plate-forme multiculturelle SE-W, éléments forts du projet culturel communautaire. L’espace jeunesse-entreprises verra également le jour près de la gare. L’année 2019 devrait être également marquée par « les premières actions sur le Port du Diben », décidé en 2018 : digue, aire de carénage, maison de la pêche… ainsi donc qu’un vaste programme de travaux dans le domaine de l’eau, de l’assainissement et en direction du milieu agricole.

Agglomération plus durable. Pour Thierry Piriou, en 2019 devrait se développer une agglomération « plus durable » : « extension des consignes de tri dans le domaine des déchets, mise en œuvre du projet de mise aux normes des déchetteries avec le démarrage sur le site de Plougonven, promotion des mobilités alternatives, engagement du projet de réseau de chaleur pour le quartier de la Manufacture »…

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Plougasnou. Global Seafoods : la société reprise par Jean-François Jacob

Les locaux de Global Seafoods (ex-Viviers de la Méloine), à Plougasnou, sont repris par le groupe Bezhin Breizh de Jean-François Jacob.
Les locaux de Global Seafoods (ex-Viviers de la Méloine), à Plougasnou, sont repris par le groupe Bezhin Breizh de Jean-François Jacob. (Photo Gwendal Hameury)

En redressement judiciaire depuis près d’un an, la société plougasniste Global Seafoods vient d’être rachetée par les Viviers de Roscoff, filiale du groupe Bezhin Breizh, détenu à 100 % par Jean-François Jabob, ex-patron de la Sica. Ce dernier se lance dans un vaste projet d’algoculture et d’élevage de crevettes.

Depuis qu’il a démissionné de son poste de P-DG de la Sica de Saint-Pol-de-Léon, en décembre 2017, Jean-François Jacob n’a pas chômé. Dès le mois suivant, il lançait Bezhin Breizh, une société au capital de 10 000 € qui porte un projet de culture d’algues et d’élevage de crevettes sous serre. Son ambition : contribuer au développement d’une filière bretonne. De quoi séduire le Conseil régional, dont la commission permanente, réunie le 29 octobre dernier, lui a accordé une subvention de 500 000 €, via son Fonds spécial d’intervention économique. Une coquette somme qui vient s’ajouter au 1,8 M€ emprunté via la plateforme de financement « Gwennec ».

Un investissement de 500 000 € HT

Ce montage financier explique sans doute la croissance rapide de Bezhin Breizh, qui dispose déjà de trois filiales. L’EARL Creach Anton, basée à Saint-Pol-de-Léon (détenue à 100 %), pour les serres ; la société Algolesko (participation de 20 %), de Loctudy, pour la production d’algues de mer ; et enfin les Viviers de Roscoff, société spécialisée en mareyage et transformation de produits de la mer (détenue à 100 %), pour les viviers. Depuis le 1er janvier, le groupe Bezhin Breizh, via cette filiale roscovite, est également propriétaire de la société plouganiste Global Seafoods. Ainsi en a décidé le tribunal de commerce de Brest, dont nous nous sommes procuré le jugement, en date du 21 décembre.

https://www.letelegramme.fr/images/2019/01/09/jean-francois-jacob_4361553_540x269p.jpg

 Jean-François Jacob (Photo Frédérique Le Gall)

Basée au port du Diben et spécialisée dans le commerce de gros de poissons, mollusques et crustacés, Global Seafoods (ex-Viviers de la Méloine) était en redressement judiciaire depuis le 30 janvier 2018. Après le licenciement, en mars, de 13 des 23 salariés, elle s’était vue accorder une deuxième période d’observation jusqu’en fin d’année. Son gérant, Pierre-Yves Bizien, espérait relancer l’activité de l’entreprise en se recentrant sur son cœur de métier. En vain. Moyennant quoi, l’offre de reprise totale déposée le 12 septembre par le groupe Bezhin Breizh a été acceptée. Montant de la transaction : 500 000 € HT.

Cinq emplois maintenus

Dans le détail, le jugement du tribunal de commerce indique que 15 000 € vont aux éléments incorporels (fonds de commerce, marques Global Seafoods et Viviers de la Méloine…), 200 000 € aux biens corporels (mobilier et matériel) et 285 000 € aux biens immeubles (bâtiments). La convention d’occupation de longue durée de ce site implanté sur le domaine maritime est maintenue (sous réserve d’accord de Morlaix communauté et du préfet du Finistère), de même que le contrat de distribution exclusive avec Sapmer. Le stock est repris en sus. À noter enfin que Bezhin Breizh va créer une nouvelle société baptisée… Les Viviers de la Méloine.

Au niveau social, l’offre du groupe de Jean-François Jacob prévoit la reprise de cinq contrats de travail : un gestionnaire de paie, un opérateur de production, un opérateur de marée, une commerciale et un contrat de professionnalisation (logisticienne). Cinq ou dix autres emplois pourraient être créés sous cinq à sept ans si les résultats financiers sont au rendez-vous.

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Nécrologie. Jean Rolland charpentier de marine

Le souvenir de Jean Rolland restera toujours attaché au fond de la baie de Primel.
Le souvenir de Jean Rolland restera toujours attaché au fond de la baie de Primel.

C’est avec tristesse que la commune a appris, mardi 6 janvier, le décès, dans sa 86 e année, de Jean Rolland, personnalité incontournable de la vie maritime. Né le 5 novembre 1933, Jean Rolland était charpentier de marine, constructeur et architecte naval, chevalier du Mérite maritime et médaillé de bronze Jeunesse et Sport. Il avait suivi ses études au lycée de Morlaix pour y apprendre le dessin industriel et avait passé un CAP de menuisier, puis était entré le 14 juillet 1950 aux chantiers Rolland, créés par Vincent Rolland, son père, le 1er mars 1927.

Fier de la flottille des vedettes de l’île de Bréhat

Jean Rolland a construit une vingtaine de bateaux avec son père, et quatre-vingt-cinq bateaux seul, tous en bois, bateaux de pêche (spécialité langoustiers), de plaisance, de servitude. Parmi eux, il était fier, à juste titre, de la construction de la flottille des vedettes de l’Île de Bréhat (10 sur 12) ou du « Kalinka », réalisé pour son frère Michel, mis en chantier en 1964 et qui repose depuis 1996 au fond de la baie de Primel.

Si le travail des chantiers Rolland est aujourd’hui plus tourné vers le polyester et le plastique, il gardait l’espoir de refaire un jour des bateaux en bois. Parti à la retraite en 1993, il avait passé le relais à son fils Yann qui avait intégré le chantier en 1990.

Les passants pouvaient toujours le rencontrer aux abords des chantiers Rolland, ou à l’extrémité du quai de mise à l’eau où il aimait se rendre chaque jour.

Une cérémonie religieuse aura lieu samedi 12 janvier à 14 h 30, en l’église Saint-Pierre, de Plougasnou.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/necrologie-jean-rolland-charpentier-de-marine-09-01-2019-12178849.php

 

Ouest-France

Plougasnou. PLUi-H, une réunion publique pour échanger

Publié le 28/12/2018

Le PLUI-H a été expliqué à la salle municipale, jeudi 20 décembre. | OUEST-FRANCE

À partir de février 2019, un document de plus de mille pages, avec schémas, règle­ments affiliés à chaque zonage, etc. pourra être consulté sur le site internet de Morlaix communauté.

Une longue réunion publique sur le Plan local d’urbanisme intercommu­nal programme local de l’habitat (PLUi-H), pour en expliquer la démar­che et le projet, s'est tenue à la salle municipale, jeudi 20 décembre.

Le public, finalement peu nom­breux et principalement plouganiste, a pu difficilement intégrer le projet de développement et d’aménagement de Morlaix Communauté. Un projet récemment alourdi par la loi Elan du 24 novembre dernier, et difficilement lisible pour bon nombre de citoyens, tant les lois se contredisent ou que les spécificités de chaque commune requièrent une connaissance parfaite des sous-chapitres.

Les Plouganistes étaient d’autant plus intéressés, le préfet ayant en effet, récemment fait un recours gra­cieux par rapport au PLU de la com­mune, sur l’ensemble des éléments portant sur les parcelles proches du rivage, pour qu’elles soient déclas­sées. Le préfet a dit vouloir aller jusqu'au recours contentieux en cas de demande de soutien auprès de Mor­laix communauté.

« Morlaix communauté retire sa délibération et on revient au PLU de 2010 », avait réagi Nathalie Bernard, lors du dernier conseil municipal, « PLU qui n’est pas conforme aux lois Alur, Grenelle, Elan ». Le même soir, dans les questions diverses, l’effondrement progressif du muret du parking des Frères- Poupon qui donne sur une crique à Primel, avait fait débat quant à la res­ponsabilité des travaux. Le service technique de la commune ayant pro­cédé à quelques travaux d’urgence en octobre, insuffisants sur le long ter­me, l’opposition, en la personne d'Yvon Tanguy, s’était inquiétée de savoir à qui revenait l'étude du dos­sier et qui doit payer les 300 000 € ? De quelle compétence ? Celle de Morlaix communauté ? Et si-l’État se désengage ? Restent les collectivités ?

Malgré la volonté des intervenants de donner les clés de lecture du PLUi-H, jeudi soir ; à la salle munici­pale, l’opacité était quasi totale, même si des éléments du projet sont connus du grand public, tels les enjeux du territoire pour lutter contre la perte de la population, la fuite des commerces, la dégradation des loge­ments et de l’espace public, la décen­tralisation des équipements publics ou privés ou la baisse des espaces agricoles au profit des zones d’activi­té ou encore la préservation des espaces naturels. Mais comment traduire les objectifs globaux du PLUI sur le littoral en sachant que 10 des 27 communes sont littorales ?

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plui-h-une-reunion-publique-pour-echanger-6153021

 

Schéma portuaire. Un projet de référence mis en danger

Le projet pourrait prendre une décennie pour être mené à bien, sous réserve que les services de l’État ne viennent pas le compromettre.
Le projet pourrait prendre une décennie pour être mené à bien, sous réserve que les services de l’État ne viennent pas le compromettre.

À l’invitation de Claude Poder, vice-président de Morlaix communauté en charge de la mer, du littoral et des équipements communautaires, plus de 80 personnes sont venues assister vendredi 21 décembre à l’atelier de clôture du schéma d’orientation du site portuaire de Primel (ou du Diben, ou du nom que les participants ont été encouragés à choisir en fin de réunion…)

Au cours des douze derniers mois, lors de quatre ateliers, les différents usagers du port, les élus ont défini avec les responsables de Morlaix communauté « les grandes orientations d’avenir envisagé pour les différents usages et les différents lieux du site portuaire ».

Le projet de référence a été approuvé à l’unanimité lors du conseil de communauté du 5 novembre 2018. C’est ce projet que sont venus restituer Claude Poder et son équipe.

En termes de calendrier, des études, pour lesquelles des lignes budgétaires ont été définies par Morlaix communauté, devraient être lancées en 2019 pour la reprise de la digue, la création d’une nouvelle cale et d’une aire de carénage, un ponton d’embarquement pêche, la requalification des viviers et la création d’une Maison de la pêche, le réaménagement du site au fond de l’anse et la sécurisation des cheminements doux.

Une ombre au tableau inquiète Nathalie Bernard : le recours gracieux émis par le préfet sur le Plu de la commune, qui pourrait se transformer en recours contentieux et ce, bien que le plan ait été réfléchi avec les services concernés.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/schema-portuaire-un-projet-de-reference-mis-en-danger-25-12-2018-12171260.php

 

Morlaix communauté. L’agglo suit sa « trajectoire 2025 »

Après avoir bloqué l’entrée de la CCI pendant quelques dizaines de minutes, les Gilets jaunes ont pris la parole de l’hémicycle.
Après avoir bloqué l’entrée de la CCI pendant quelques dizaines de minutes, les Gilets jaunes ont pris la parole de l’hémicycle.

Le dernier conseil communautaire de l’année s’est déroulé lundi à la CCI. Les dossiers à l’ordre du jour ont illustré la mise en œuvre effective du projet de territoire « Trajectoire 2025 ».

La dernière réunion de l’année du conseil communautaire a bien failli ne pas se tenir, lundi. Outre la mobilisation d’agents de la collectivité devant la CCI, des Gilets jaunes ont bloqué l’accès au bâtiment. Après négociations, ils ont fini par laisser entrer les élus. À condition de pouvoir lire leurs revendications à l’intérieur de l’hémicycle. Ce qui leur a été accordé par le président Thierry Piriou. Moyennant quoi, le conseil a débuté avec une heure de retard. Parmi les 48 délibérations adoptées, quatre représentaient la mise en musique de la feuille de route « Trajectoire 2025 » de Morlaix communauté.

Culture. Le projet culturel de territoire a un double objectif : un objectif d’intérêt général axé sur l’égalité d’accès à la culture, en faisant de la jeunesse une priorité ; un objectif visant à optimiser le rapport culture - économie. Ce lundi, les élus ont validé cinq orientations : faire de la Manu un emblème du territoire ; créer une « école communautaire d’enseignements artistiques » ; soutenir l’éducation artistique et culturelle, la médiation et l’animation ; coordonner l’action culturelle ; aider au développement d’un écosystème économique lié à la production culturelle (en lien avec la Manu). La prochaine étape sera de déterminer jusqu’où va la compétence culture et patrimoine, qui est partagée avec les communes.

Schéma vélo. Voté en octobre 2016, le schéma de transports intercommunal comporte un volet politique cyclable. Après avoir fixé de grandes orientations, les élus ont établi un plan d’actions. Lequel prévoit d’engager des moyens pour la réalisation de quatre itinéraires cyclables entre 2019 et 2022 : Morlaix - Plouigneau, Morlaix - Plouezoc’h (Dourduff en mer), Saint-Martin-des-Champs - Taulé/Locquénolé et la liaison zone de Keriven zone du Launay à Saint-Martin-des-Champs. Par ailleurs, Morlaix Co soutiendra les communes qui souhaitent développer l’offre vélo par la création d’un fonds de concours spécifique.

Eau et assainissement. Au regard des situations disparates dans les 44 services d’eau et d’assainissement du territoire, et afin de pouvoir mieux contrôler les opérateurs réseaux, la communauté souhaite développer un grand service public de l’eau, sous la forme d’une régie ou d’une société publique locale. Cette trajectoire, validée lundi, s’inscrit dans une démarche progressive. Les contrats de délégations de services publics seront intégrés au fur et à mesure des dates d’expiration. Il faudra néanmoins recourir de manière transitoire (quatre ans) à la gestion déléguée pour la partie la plus urbaine et littorale de l’agglomération, et conforter la compétence de la régie par des marchés de prestations, en particulier pour la gestion des ouvrages les plus complexes.

Politique locale du commerce. En février 2018, les élus ont approuvé les premières orientations de la politique locale du commerce, qui entre désormais dans sa phase concrète. Un dispositif de coaching individualisé va ainsi être proposé, un observatoire partagé des dynamiques commerciales créé, de même qu’un office intercommunal du commerce (qui comprend la création d’un poste de manager du commerce).

À l’issue de la réunion, les élus ont été invités par les Gilets jaunes à signer une pétition demandant l’instauration du référendum d’initiative citoyenne (Ric).

En complément

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En bref

Le tribunal d’instance en sursis. La réforme de la justice, qui prévoit la fusion des tribunaux d’instance et de grande instance, suscite de vives inquiétudes à Morlaix communauté. Car Morlaix a déjà perdu son tribunal de grande instance et son tribunal de commerce en 2011. Si son tribunal d’instance devenait une simple chambre détachée d’un tribunal judiciaire départemental dont le siège n’a pas encore été fixé (Brest ou Quimper), « ce serait un nouveau coup dur pour la Cité du viaduc », a affirmé Ismaël Dupont dans une motion coécrite par les élus morlaisiens, toutes tendances confondues. Votée à l’unanimité, elle réclame le maintien du tribunal d’instance de Morlaix et affirme la solidarité de la communauté avec les robes noires, afin que la justice de proximité ne disparaisse pas.

Jean-Michel Parcheminal élu conseiller délégué. Pour remplacer Serge Le Pinvidic, vice-président aux finances démissionnaire, Thierry Piriou a décidé de procéder à l’élection d’un nouveau conseiller délégué, chargé de la commission finances, de la commission des appels d’offres et des budgets. Seul candidat, Jean-Michel Parcheminal, maire de Plounéour-Ménez, a été élu. Le nombre de vice-présidents passe de onze à dix.

3,77 M€ pour la fibre optique. Les élus ont validé le plan de cofinancement de la phase 2 (2019-2023) du projet Bretagne très haut débit avec Mégalis Bretagne. Sa part se monte à 3,77 M€. Sont concernées, les communes de Locquirec, Le Cloître-Saint-Thégonnec, Plougonven (priorité au site de l’hôpital, à Guervenan), Plouégat-Moysan, Le Ponthou, Lannéanou, et en partie les communes de Taulé, Plouigneau, Plourin-lès-Morlaix, Pleyber-Christ et Guerlesquin.

Une aide à Hemarina. Une aide de 27 992 € a été allouée à la société Hemarina, dans le cadre de son projet HEMDental-Care, qui aboutira à la mise sur le marché d’un dispositif médical innovant qui s’affranchit de l’utilisation de molécules antibiotiques, dans le traitement des pathologies parodontales.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/morlaix-communaute-l-agglo-suit-sa-trajectoire-2025-18-12-2018-12165681.php

 

Conseil. Le Plu et les Gilets jaunes en question

Le conseil municipal était convoqué jeudi 6 décembre à la petite salle municipale pour une séance de conseil ordinaire, sous la présidence de Nathalie Bernard, maire de Plougasnou.

Avant d’entamer l’ordre du jour de la réunion, Nathalie Bernard a souhaité s’exprimer sur deux points. En premier lieu, elle a évoqué le sujet des Gilets jaunes. Si Nathalie Bernard a confié comprendre les motivations de ces manifestations, elle a, en revanche, fermement condamné les violences qui les ont accompagnées. Elle a annoncé la mise en place de cahiers de doléances à la mairie, ouvert à tous ceux qui souhaitent s’exprimer, promettant de les transmettre aux instances régionales lors de la prochaine réunion.

Nathalie Bernard a aussi annoncé que le préfet avait déposé un recours gracieux concernant le Plu de la commune, qui porte sur des parcelles proches du rivage, à Saint-Samson, dans l’anse du Diben, au Diben et autour du port, pour les faire reclasser en « naturel ». Si Plougasnou, et donc Morlaix communauté, qui détient cette compétence, poursuit sur cette voie, le préfet déposera un recours. Si Morlaix communauté retire sa délibération, Plougasnou reviendra au Plu de 2010, qui n’est plus conforme aux lois en vigueur. Morlaix communauté et ses juristes devraient plancher sur ce sujet la semaine prochaine, mais aucune des deux décisions n’est satisfaisante.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/conseil-le-plu-et-les-gilets-jaunes-en-question-08-12-2018-12155777.php

 

Conseil. Approbation du plan de zonage d’assainissement des eaux pluviales

Le conseil municipal, convoqué jeudi 6 décembre à la petite salle municipale sous la présidence de Nathalie Bernard, maire, a été appelé à délibérer sur de nombreux sujets inscrits à l’ordre du jour.

La mise à enquête publique du projet de PLU arrêté s’est accompagnée d’une mise à enquête publique du zonage d’assainissement des eaux pluviales. Le dossier de Plan de zonage d’assainissement des eaux pluviales a été approuvé par le conseil. Il sera mis en œuvre en 2019, puis la compétence sera transférée à Morlaix Communauté en 2020.

Les tarifs communaux adoptés. Chaque année, le conseil municipal est tenu de voter les tarifs communaux qui s’appliquent aux usagers des différents services publics de la commune. Ils ont été examinés et modifiés par la commission des finances et en conseil portuaire. Il y a peu de changements, qui s’appliquent essentiellement au droit de place, à la location de panneaux de signalisation routière, à la redevance d’occupation du domaine public communal, aux loyers des bâtiments communaux, au camping, dans des proportions mesurées.

Subventions scolaires. Les conseillers ont fixé pour l’année scolaire 2018-2019 la grille des participations et dotations aux écoles, 30 € par enfant pour l’achat de fournitures scolaires, 10 € pour les dépenses de papier et systèmes de reprographie, 15 € pour le cadeau de Noël, 50 € pour les voyages scolaires ou classes découvertes, soit un budget maximal de 11 550,00 € pour l’école Marie-Thérèse-Prigent (110 élèves) et 5 355,00 € pour Kérénot (51 élèves). Les cours de voile dispensés par la SRTZ sont réglés intégralement à l’association gestionnaire, les coûts de transport des élèves de Kérénot vers la cantine font l’objet d’un budget spécifique, le financement de l’activité piscine pour les deux écoles est assuré par la commune au titre des enseignements obligatoires.

En bref. Une mission de maîtrise d’œuvre a été confiée à l’architecte Alain Le Scour en vue de rénover les locaux de l’office de tourisme à la maison prévôtale. L’estimation du coût des travaux en phase APD est de 152 534,50 € HT hors agencement et mobilier d’accueil. Nathalie Bernard négociera avec Morlaix Communauté une participation financière de l’EPCI qui occupe les lieux en vertu du transfert de la compétence tourisme et déposera une demande de subvention sur les fonds d’État de la DETR ainsi qu’un fonds de concours auprès de Morlaix Communauté.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/conseil-approbation-du-plan-de-zonage-d-assainissement-des-eaux-pluviales-08-12-2018-12155733.php

 

Ouest-France

Binic. Un ponton d’échouage à l’étude dans l’avant-port

Publié le 24/11/2018

L’avant-port de Binic pourrait être doté d’un ponton d’échouage en 2019. | OUEST-FRANCE

Comme chaque année, le rapport d’activité du port de Binic (Côtes-d’Armor), pour l’année 2017, a été adressé au conseil départemental, propriétaire de la structure. Il regorge d’informations intéressantes sur la fréquentation, l’état des équipements, les projets d’investissement… Parmi lesquelles un ponton d’échouage dans l’avant-port.

La capitainerie « dans un état déplorable »

Construite entre 1999 et 2001, sous la municipalité d’Yvon Batard (DVD), la capitainerie du port est (déjà !) en très

mauvais état. La membrane du toit a été remplacée, en 2017.  « De l’eau s’infiltrait partout dans les sanitaires », note le rapport. Coût : 15 400 €.  « Le bâtiment a été livré dans un état déplorable, affirme Christian Urvoy, le maire actuel.  Quelques travaux ont été réalisés au titre de la garantie, mais il aurait presque fallu tout revoir… » Le rapport d’activité 2017 pointe notamment  « de l’humidité dans les murs » . Une expertise doit être lancée pour faire un état des lieux.

51 places indisponibles à cause de l’envasement

Le bassin à flot du port comprend 400 places (en excluant les cinquante emplacements possibles sur le ponton visiteur). En raison de l’envasement, 51 d’entre elles n’ont pu être mises en location, en 2017. Sur ces 349 places disponibles, on a enregistré 346 abonnements annuels. Soit un taux de remplissage de 86,5 %. Le curage prévu en 2020 devrait améliorer la situation.

Baisse du nombre d’escales et de nuitées

Le nombre de bateaux faisant une escale de moins d’un mois dans le port de Binic est en net recul. En juillet-août 2017, 221 bateaux (français et anglais pour l’immense majorité) ont accosté, à Binic, pour un total de 221 nuitées. On avait recensé 316 (790 nuitées), l’été précédent.  « La baisse est assez générale sur les ports de plaisance et témoigne de l’évolution de cette pratique et du vieillissement des plaisanciers », note le rapport. Qui oublie quand même de mentionner l’accès de plus en plus limité du port.

Un déficit de jeunes plaisanciers

Autre constat pointé du doigt dans le rapport : une population de plaisanciers très âgée. Et ce, malgré la création d’un tarif jeune (50 % de l’abonnement annuel) pour attirer les 15-25 ans. Seulement quatre contrats ont été signés, en 2017.  « Les jeunes reviendraient, peut-être, à la plaisance si les écoles de formation étaient moins chères et qu’elles initiaient plus à la navigation sur des bateaux habitables comme le font nos voisins anglais », précise le rapport.

Un chiffre d’affaires en progression

En 2017, le chiffre d’affaires du port de Binic s’élève à 553 789 €. Il est constitué essentiellement des abonnements payés par les plaisanciers (507 636 €) et les revenus des escales (47 750 €). Rappelons qu’en 2017, les abonnements pour un monocoque étaient compris entre 716 et 3 353 €, selon la catégorie du bateau. Et pour un multicoque, entre 1 074 et 3 861 €. 

Un ponton d’échouage dans l’avant-port

De moins en moins de plaisanciers mouillent leur bateau dans l’avant-port. En 2017, 126 contrats ont été enregistrés sur 172 mouillages possibles. Soit un taux de remplissage de 73 % (- 26 % par rapport à 2016).  « La nouvelle génération de plaisanciers rechigne à prendre une annexe pour aller à terre ou à remonter les mouillages, en général très lourds, pour amarrer leur bateau », avance le rapport. Pour améliorer la situation (et les rentrées financières), Christian Urvoy, le maire, envisage l’installation d’un ponton d’échouage dans l’avant-port. Coût : 300 000 €. Rien n’est encore décidé. L’idée a été annoncée, il y a une semaine, lors du débat d’orientation budgétaire. L’installation de ce nouveau ponton se rajouterait au remplacement progressif des pontons du bassin à flot.

Quel avenir pour le port de Binic ?

Le constat est brut de décoffrage :  « Le port de Binic n’arrive pas à recréer un dynamisme, note le rapport.  Pour pouvoir subsister aujourd’hui, il faut faire des actions envers nos plaisanciers que nous n’aurions même pas envisagées, il y a dix ans. C’est le prix à payer pour rester attractif. »

Alors comment faire ? Le département des Côtes-d’Armor et la municipalité de Binic souhaiteraient lancer une coopération interportuaire, via la création d’une société publique locale (SPL), structure de droit privé, mais dont les actionnaires sont exclusivement publics.

Cette SPL, qui pourrait regrouper les ports de la baie de Saint-Brieuc (Le Légué, Saint-Quay, Binic), assurerait non seulement leur entretien, mais répondrait aux nouveaux besoins des usagers et leur offrirait de nouveaux services. Ce système fonctionne déjà dans le Morbihan avec la Compagnie des ports du Morbihan.

Jean-Yves de Chaisemartin, vice-président en charge des infrastructures portuaires au conseil départemental, est optimiste :  « J’ai bon espoir que cette SPL soit créée avant la fin 2019… Ce serait nettement plus efficace qu’un renouvellement de la délégation de service public. » À suivre donc…

https://www.ouest-france.fr/bretagne/binic-22520/binic-un-ponton-d-echouage-l-etude-dans-l-avant-port-6089250

 

APPBS. Élection d’un nouveau bureau

Lors de l’assemblée générale du 6 août, Éric Robillot, président en exercice de l’Association pour un petit port breton sympa (APPBS), avait annoncé sa décision de se retirer pour cause de santé.  Les adhérents avaient donc modifié les statuts pour anticiper une mise en sommeil ou une dissolution de l’association. Des voix s’étaient élevées pour dire qu’il y avait peut-être une autre solution, un conseil collégial par exemple.

Mais lors de sa réunion du 14 novembre, le conseil d’administration de l’APPBS a élu son nouveau bureau pour l’année 2018/2019 : président, Éric Robillot ; vice-président, Bernard Le Boëtte ; secrétaire, Pierre-Yvon Boisnard ; trésorière, Christiane Bret et trésorière adjointe, Christine Loussot.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/appbs-election-d-un-nouveau-bureau-18-11-2018-12137155.php

 

 

Ouest-France

Port du Diben à Plougasnou. Le nouveau projet fait l’unanimité

Publié le 06/11/2018

Sur le terre-plein nord, place à une maison de la pêche, un snack ou bistrot et une capitainerie. | DR

Cette nouvelle copie séduit les élus de Morlaix communauté, réunis en conseil, lundi 5 novembre. Exit les 500 places en eau profonde, place à 100 places sur pontons. Et, peut-être, à une estacade très touristique. Toute l'anse bénéficiera d'un lifting.

Quel est le contexte ?

« Depuis 2012 (date à laquelle a été voté un projet, depuis enterré), le climat n’était pas apaisé », remarque Claude Poder, vice-président à la mer et au littoral. Cette copie du port du Diben était en effet loin de faire l’unanimité.

La démarche initiée pour le nouveau projet à Plougasnou est tout autre. « On a organisé trois ateliers, qui ont chacun regroupé 80 personnes, des plaisanciers, des pêcheurs, des habitants, etc. »

Tout le monde s’est mis autour de la table pour expliquer ses attentes. Cela donne un projet « co-construit » avec les utilisateurs du port, Morlaix communauté et Wiinch (conseil, étude et accompagnement en nautisme et plaisance).

Cette fois-ci, l’investissement n’est plus concentré sur le port. « On a travaillé sur l’ensemble de l’anse du Diben, en essayant de répondre à tous les besoins : plaisance, pêche, tourisme, commerce, animation… » Tout cela en préservant « l’esprit quartier du lieu ». De quoi « réveiller cette belle endormie », glisse Adrien Sanquer (Wiinch), chef de projet du groupement.

Qu’est-il prévu côté port ?

Premier constat : sans digue, pas de port. Et la digue du Diben a sérieusement besoin d’être confortée. Ce sera sans doute l’un des premiers chantiers, estimé à plus de six millions d’euros. « Puisqu’on la conforte, on va aussi l’élargir, et faire un complément de descente de mise à l’eau, indique Claude Poder. Soit la cale actuelle sera doublée, soit cette cale partira du terre-plein du port. » Autre nouveauté : un ponton pour favoriser l’accès à tous les bateaux de pêche, une quinzaine d’unités au Diben.

Concernant le port de plaisance en lui-même, l’idée d’un port en eau profonde avec 500 places, au fond de l’anse, est abandonnée, du moins pour le moment.

Creuser, avec pour conséquence l’envasement, est un investissement considéré trop lourd et peu cohérent avec le contexte économique actuel de la plaisance. À la place, une centaine de places sur pontons, accessibles à partir du terre-plein et échouants.

Dans cette hypothèse, les 250 corps-morts actuels seraient maintenus, mais organisés autrement. Il est enfin prévu un système de navette pour permettre a des plaisanciers de rejoindre leur bouée, ou traverser l’anse.

Et pour les professionnels ?

Sur le terre-plein nord, les pêcheurs auront une zone technique et une maison de la pêche, sur le modèle de ce qui a été fait à Locquémeau, « et qui a bien dynamisé ce port ». Un endroit leur permettant notamment de stocker leur matériel et faire de la vente directe.

Une aire de carénage publique est prévue au Chantier Rolland, au fond de la baie. « Caréner à l’eau de javel dans le port, c’est fini. »

Le terre-plein des viviers serait maintenu dans sa vocation industrielle, mais retravaillé pour le rendre plus attractif. | Photo Ouest-France

Le terre-plein accueillant la maison de la pêche sera pourvu d’environ 1 000 m2 de locaux au total, permettant également de créer une capitainerie, un local pour le club de plongée, un espace associations, un local pour la SNSM et un bistrot ou snack.

Quid de l’aspect touristique ?

C’est peut-être le volet le plus séduisant du projet. À l’image de ce que l’on peut voir à Pornic, la rive est de l’anse pourrait être pourvue « d’un ouvrage sur pieux, type estacade, de 2,50 m de large », détaille Adrien Sanquer.

Le cheminement irait soit jusqu’à Milaudren, soit jusqu’à Rhun Predou, voire jusqu’à l’anse de Trégastel, soit plus d’un kilomètre. | DR

Le cheminement irait soit jusqu’à Milaudren, soit jusqu’à Rhun Predou, voire jusqu’à l’anse de Trégastel, soit plus d’un kilomètre. « Aujourd’hui, le cheminement est derrière les arbres. On modifierait considérablement la perception du lieu. »

L’estacade permettrait de longer la mer, sur la rive est. | DR

L'estacade partirait du fond de l'anse, côté est, vers l'anse de Trégastel. | DR

Coût estimé dans la version complète : de trois à quatre millions d’euros. Pour le volet attractivité, on peut aussi citer cette place sur le terre-plein nord qui pourrait accueillir des animations l’été. À noter que dans toute l’anse, les cheminements et stationnements seront revus, pour privilégier les déplacements doux et « libérer les vues sur la mer ».

Quel calendrier ?

En raison du coût global du projet, estimé à 16 millions d’euros, et de contraintes liées notamment à l’occupation d’espaces littoraux, Thierry Piriou, président de l’Agglo, prévient « que ce n’est pas un projet qui se fera en deux ans. On imagine au moins six ans, par étapes ». Mais quelques aménagements seront visibles dès la saison prochaine.

Comment les élus ont-ils reçu ce projet ?

Très bien puisqu’ils ont validé ce schéma d’orientation à l’unanimité. Pour Nathalie Bernard (Plougasnou), « on a réussi un pari pas facile : réunir tout le monde et se mettre d’accord ». Solange Creignou (Saint-Thégonnec) salue « un projet qui répond à plusieurs besoins » et « qui ne défigurera pas l’anse. Au contraire, il valorisera le territoire tout entier ».

Pour Ismaël Dupont (Morlaix), cela pourrait permettre de réduire « le déséquilibre Trégor-Léon en termes d’attractivité ». « C’est simple, pratique et percutant », s’enthousiasme Cathy Lucas (Lanmeur). Agnès Le Brun (Morlaix) ferme le bal : « C’est un projet qui a l’humilité et l’ambition du Trégorrois. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/port-du-diben-plougasnou-le-nouveau-projet-fait-l-unanimite-6054172

 

Ouest-France

Moëlan-sur-Mer. Culture d’algues : la décision mise en attente

Publié le 09/11/2018

Me Palabre et Philippe Legorgus, vendredi à Nantes. | OUEST-FRANCE

Le projet Algolesko-Bamejyot de culture d’algues brunes sur 187 ha n'en finit pas de rebondir. Dernière décision en date: celle de la cour administrative de Nantes, qui a examiné le dossier, le vendredi 9 novembre.

Le projet Algolesko-Bamejyot situés au large de Moëlan-sur-Mer, Riec-sur-Bélon et Clohars-Carnoët est porté à l’origine, par la société Algolesko de Philippe Legorjus pour la partie culture d’algues brunes et à l’origine, et la société Bamejyot de Josik Thaëron pour la culture d’huîtres et moules.

La cour administrative de Nantes a réexaminé le dossier dans son ensemble hier et a mis sa décision en délibéré. Réponse d’ici deux à trois semaines.

En octobre 2014, le préfet du Finistère avait validé le projet malgré les oppositions qui étaient nées localement. Parmi les opposants, la commune de Moëlan-sur-Mer et des associations de défense de la nature, de plaisanciers et de pêcheurs.

Ces opposants ont eu gain de cause au tribunal administratif de Rennes, le 5 mai 2017. Ce jour-là, l’arrêté préfectoral a été invalidé. Les porteurs de projets ont fait appel de cette décision.

La cour administrative de Nantes examinait donc hier, cet appel des porteurs de projet. Le rapporteur public a proposé aux juges d’annuler le jugement de première instance.

Selon lui, « les corps-morts au fond, les bouées affleurante, les aussières (gros cordages) n’ont rien d’une construction sur le domaine public maritime ; les couloirs de 100 m entre les champs permettent aux bateaux de circuler. » Il exclut également « tout changement substantiel ou incidence environnementale directe ».

L’avocat des opposants au projet s’est insurgé, en l’absence d’une véritable étude d’impact, « 200 ha de mer seraient privatisés sans besoin des études d’impact imposées à des petits mouillages ! »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimperle-29300/moelan-sur-mer-culture-d-algues-la-decision-mise-en-attente-6060457b

 

Port du Diben. Un projet à 15 M€

Le principal chantier au pôle portuaire du Diben sera le renforcement de la digue.
Le principal chantier au pôle portuaire du Diben sera le renforcement de la digue. (Philippe Bescond)

Principal point à l’ordre du jour du conseil de Morlaix communauté, lundi soir, le schéma d’orientation pour le site portuaire du Diben, à Plougasnou, a été voté à l’unanimité. Évolutif et consensuel, le projet pourrait mettre une décennie à voir le jour, en fonction des options choisies. Le coût, lui, est estimé à 15 M€ dans la fourchette haute.

Qu’on se le dise, le projet de port pharaonique élaboré en 2012 pour le Diben a bel et bien été jeté aux oubliettes. Au regard des vagues suscitées par les nombreux opposants, Morlaix communauté a remis l’ouvrage sur le métier. Ce lundi soir, Claude Poder, vice-président en charge de la mer, du littoral et des équipements communautaires, Pierre Legendre, chef du service mer et littoral, ainsi qu’Adrien Sanquer, du cabinet Sémaphore, ont présenté en conseil un schéma d’orientation qui fait l’unanimité. Tant chez les élus, qui l’ont voté comme un seul homme, que du côté des usagers, qui jugent que l’esprit du Diben est conservé.

Une démarche de co-construction. Pour calmer les tensions et repartir du bon pied, dans le cadre du projet de territoire communautaire « Trajectoire 2025 », qui a acté la nécessité de créer au Diben un port attractif, accessible, et répondant aux nouvelles demandes de services des usagers, dans le respect de l’environnement, Claude Poder et son équipe ont remis tout le monde autour de la table. Depuis juillet 2017, des ateliers réunissant l’ensemble des usagers du port, des pêcheurs aux riverains, en passant par les plaisanciers, les commerçants, les associations environnementales ou encore les institutionnels, ont permis de déterminer comment chacun imaginait le site en 2040. De nombreuses idées en sont sorties, parfois utopiques. Mais chacun a eu la parole. Et le schéma présenté lundi est la synthèse de ces réunions auxquelles plus de 200 acteurs ont participé. Il s’agit d’un « livre de chevet qui fournit une vision et des orientations », a expliqué un Adrien Sanquer qui estime qu’au Diben, « la baie endormie » va enfin se réveiller.

Les chantiers au port. Il en est un qui est indispensable : la sécurisation de la digue, qui sera élargie et rehaussée pour environ 6,2 M€. Autre impératif : la création d’une aire de carénage publique en fond de baie.

Pour le reste, une nouvelle cale de mise à l’eau sera créée, de même qu’un ponton pêche. Les 350 corps-morts seront conservés, auxquels viendront s’ajouter une centaine de places sur des pontons échouants. Le projet étant évolutif, les architectes de ce projet se gardent l’opportunité de créer à terme un port à flot (en eau profonde ou avec seuil) de 300 places, si toutefois le marché de la plaisance venait à repartir. Il n’est pas financé en l’état.

Afin de créer un terre-plein moderne et dynamique, un bâtiment de 1 000 m2 devrait voir le jour, derrière une grande place avec vue sur mer. Il comprendra une maison de la pêche, un pôle des services portuaires (capitainerie et associations) et un endroit dédié à l’accueil touristique et à la restauration. Un parking pourrait être construit sur le terrain privé situé un peu plus haut.

Les autres travaux. Le schéma d’orientation prévoit aussi d’intervenir sur le terre-plein des Grands Viviers, de manière « légère », en gardant sa vocation économique : sécurisation de l’itinéraire piéton GR34, marquage au sol, requalification artistique des façades, refonte du parking existant, création d’un belvédère…

Idem au fond d’anse, où l’enjeu est la sécurisation des piétons et des cyclistes, afin de leur redonner une place prépondérante. Il est prévu de mettre en valeur l’arrivée sur l’anse en élaguant des arbres, d’élargir les trottoirs ou d’agrandir la zone limitée à 30 km/h.

À terme, il sera même possible de faire le tour de l’anse à pied ou à vélo si le projet d’estacade est retenu. Il s’agirait de construire une promenade en bois sur pilotis qui irait du fond de l’anse jusqu’à Rhun Pridou, voire l’anse de Trégastel (4 M€).

Coût et calendrier. Si tout est réalisé, le budget pourrait atteindre les 15 M€. Comme pour le pôle d’échanges multimodal de la gare de Morlaix. Mais de l’aveu même de Thierry Piriou, il faudra peut-être une décennie pour mener à terme ce projet d’envergure à tiroirs. Certaines opérations sont simples à réaliser ; d’autres, au regard de la loi littoral, seront plus complexes. Mais l’idée est de passer le plus vite possible à l’opérationnel. Peut-être dès l’été prochain. « Enfin, on y arrive, a soufflé Nathalie Bernard, maire de Plougasnou. Ce schéma donne envie. Je n’ai que des retours positifs ». Et d’ajouter que sa commune prendra toute sa part dans ce projet unanimement salué par ses collègues (comme l’a été Claude Poder pour son travail). « Pragmatique et réaliste » pour les uns ; « simple et pratique comme le sont les Trégorrois » pour d’autres, ou encore « humble et ambitieux ». « L’histoire commence maintenant ».

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/port-du-diben-un-projet-a-15-meur-06-11-2018-12126404.php

 

Morlaix communauté. L’ordre du jour du conseil de ce lundi soir

Outre l’installation d’un nouveau conseiller communautaire, suite à la démission, en septembre dernier, pour raisons personnelles, de Serge Le Pinvidic, vice-président aux finances, 21 points sont à l’ordre du jour du conseil communautaire qui se réunit ce lundi 5 novembre, à partir de 18 h, dans les locaux de la CCI, à l’aéroport de Ploujean.

Le premier d’entre eux, et sans doute le plus important, sera la présentation par Claude Poder, vice-président mer, littoral et équipements communautaires, du schéma d’orientation du port de Primel-Le Diben, à Plougasnou.

Parmi les autres dossiers à l’ordre du jour de cette réunion, on notera notamment celui relatif au fonds de concours « Appui au développement territorial » pour les communes de Botsorhel et Plouigneau, mais aussi la présentation du bilan 2017 du Programme local de l’Habitat ou encore la convention de gestion du domaine terrestre insulaire du Conservatoire du littoral pour un site carantécois de la baie de Morlaix.

Au cours de ce conseil, plusieurs rapports annuels 2017 relatifs à des délégations de service public seront également présentés : aéroport de Morlaix, espace aquatique du Pays de Morlaix, auberge de jeunesse de Morlaix. Le rapport d’activités 2017 de la concession à la CCI MBO pour l’établissement et l’exploitation d’un port de plaisance dans le bassin à flot du port du Morlaix sera aussi au menu de ce conseil communautaire. De même que le dispositif « Solidarité inondations entreprises », les subventions de fonctionnement et d’investissement 2018 de Sew et le schéma directeur eaux pluviales préalable au transfert de compétence.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/morlaix-communaute-l-ordre-du-jour-du-conseil-de-ce-lundi-soir-04-11-2018-12124096.php

 

ARAP. L’association apprécie la méthode d’élaboration d’un schéma d’orientation pour le site du Diben

Les perspectives d’un port « plus raisonnable » définies avec ses acteurs paraissent prometteuses à l’association.
Les perspectives d’un port « plus raisonnable » définies avec ses acteurs paraissent prometteuses à l’association.

Une quarantaine de personnes ont participé à l’assemblée générale des Amis et riverains de l’anse de Primel (ARAP), organisée mercredi 8 août, à la Maison des associations, sous la présidence de Philippe Gérin.

Pierre-Yvon Boisnard a détaillé un rapport financier sans gros mouvement, l’association revendiquant 62 adhérents. Anne Oppetit a présenté le rapport d’activité, ses rencontres, ses participations aux ateliers d’élaboration d’un schéma d’orientation pour le site portuaire du Diben. Dans son rapport moral, Philippe Gérin s’est félicité de la démarche entreprise par Morlaix communauté pour l’élaboration de ce schéma et a rappelé que l’attention de l’ARAP était aussi toujours concentrée sur le devenir du site des ex-viviers de la Méloine, sur le PLU et le PLUi.

Les participants ont pris connaissance des possibilités des « Plans de Paysage », soutenu par la Direction régionale de l’environnement, du développement et du logement, démarche volontaire portée par une collectivité qui invite les acteurs de son territoire à repenser la manière de concevoir l’aménagement du territoire en remettant au cœur du processus le paysage, projets qui peuvent donner lieu à subventions. Le projet de nouveau port au Diben a aussi été présenté par Mathieu Rouveix, membre de l’ARAP.

Laurence Allix, Pierre-Yvon Boisnard, Christian Millet constituaient le tiers sortant, ils se sont représentés et ont été réélus à l’unanimité.

Un débat ouvert s’est ensuite installé entre les participants.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/arap-l-association-apprecie-la-methode-d-elaboration-d-un-schema-d-orientation-pour-le-site-du-diben-11-08-2018-12050167.php

 

APPBS. Crise de succession à la présidence

Éric Robillot, à gauche, passe la main pour raison de santé mais reste membre du conseil d’administration.
Éric Robillot, à gauche, passe la main pour raison de santé mais reste membre du conseil d’administration.

Les adhérents de l’Association pour un petit port breton sympa (APPBS) étaient convoqués lundi 6 août, à la Maison des associations, pour deux assemblées générales, une extraordinaire et une ordinaire.

L’AG extraordinaire avait pour but de modifier l’article des statuts relatif aux conditions de dissolution de l’association et d’ajouter un point traitant de sa mise en sommeil. Interrogé sur les raisons motivant ces modifications, Éric Robillot, président en exercice, a anticipé son rapport moral : « Aujourd’hui, ma santé n’étant plus au rendez-vous, je désire me retirer… ». Personne ne semblant être volontaire pour prendre sa place, le moment venu les statuts seront prêts s’il faut mettre en sommeil ou dissoudre l’association. Des voix se sont élevées pour dire qu’il y avait peut-être une autre solution, un conseil collégial par exemple.

Reprise du débat en septembre

Poursuivant avec l’AG ordinaire, Éric Robillot a présenté un rapport moral « léger car on ne se bat contre rien ». Il a constaté que « l’association a compté jusqu’à 500 adhérents peu après sa création ; aujourd’hui nous ne sommes plus que 154 ». Sans nouvel objectif à contester, les adhérents se sont interrogés sur leur avenir (se mettre en sommeil, dissoudre…). Après débat, aucune décision n’ayant été prise, il faudra attendre septembre et la réunion du conseil d’administration, où Raymond Martin a fait son entrée, pour en savoir un peu plus.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/appbs-crise-de-succession-a-la-presidence-08-08-2018-12048128.php

 

Ouest-France

Plougasnou. Lobster Hub s’est installé aux viviers du Diben

Publié le 09/07/2018

Les viviers du Diben.

Bassins de trempage des viviers du Diben. | Photo Ouest-France

Le rachat a été annoncé lundi 2 juillet lors du conseil de Morlaix Communauté. Depuis, l’entreprise Lobster Hub s’est déjà installée au Diben.

Lundi 2 juillet, lors du conseil de Morlaix Communauté, il a été annoncé le rachat des viviers du Diben par l’entreprise Lobster Hub. « On est déjà installé » indique Estelle Poder, gérante de l’entreprise. Crée il y a 4 ans, Lobster Hub, basé à Plouvorn, est spécialisé dans le négoce des crustacés.

Plus de crustacés

Avec le rachat des viviers du Diben, « On va pouvoir retremper nos crustacés », et ainsi étendre leur offre. « Avant, on achetait beaucoup au Canada. Maintenant on va aussi acheter en France et élargir notre gamme avec du homard européen, des tourteaux ou encore des araignées. On s’étend à tous les crustacés vivants ». Lobster Hub qui vend surtout des crustacés en Europe et en Asie.

« On est quatre en tout dans l’entreprise » indique Estelle Poder. Le salarié restant des viviers du Diben va travailler pour Lobster Hub, parfois aidé par la personne chargée des achats.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/plougasnou-lobster-hub-s-est-installe-aux-viviers-du-diben-5872995

 

Site portuaire de Primel-Le Diben. La consolidation de la digue estimée à 6,2 M €

Le schéma d’orientation n’est pas un plan de travaux, il orientera les futures décisions.
Le schéma d’orientation n’est pas un plan de travaux, il orientera les futures décisions.

Une trentaine de personnes, professionnels et usagers de la mer, représentants des associations locales et de l’animation touristique, acteurs du développement économique et de la protection de l’environnement, élus et services de Morlaix communauté et de la commune, ont participé mercredi 4 juillet au quatrième atelier organisé par Claude Poder, vice-président en charge de l’Aménagement de l’espace, Adrien Sanquer, consultant nautisme et plaisance, Pierre Legendre, chef du service Mer et littoral, et leur équipe à la salle municipale.

Cette séance avait pour but de présenter le schéma d’orientation actuel pour le site portuaire de Primel-Le Diben.

Trois objectifs à atteindre

Trois objectifs émergent du travail et de la réflexion des participants : proposer des services portuaires et un accueil des différentes clientèles du port ; consolider, développer et diversifier les activités économiques ; qualifier et valoriser le site, renforcer son attractivité.

Un préalable semble s’imposer de lui-même : sécuriser les ouvrages et mieux gérer la cohabitation entre activités, en consolidant les ouvrages existants, en rehaussant les espaces circulés sur la digue, en sécurisant le plan d’eau intérieur, en sécurisant les cohabitations sur la digue et sur la cale, actions qui ont été estimées à 6,2 M €. Ensuite, il faudrait renforcer et diversifier l’offre de services, et proposer un projet terrestre, avec du bâti, des espaces publics, des espaces techniques, du stationnement, des cheminements et des accès.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/site-portuaire-de-primel-le-diben-la-consolidation-de-la-digue-estimee-a-6-2-m-eur-06-07-2018-12020101.php

 

Viviers du Diben. Rachetés par Lobster Hub

Basée à Landivisiau, Lobster Hub va prendre possession des locaux dans les jours à venir.
Basée à Landivisiau, Lobster Hub va prendre possession des locaux dans les jours à venir.

L’information a été délivrée en toute fin de conseil de Morlaix communauté, ce lundi 2 juillet. L’entreprise Lobster Hub va racheter les Viviers du Diben. « On va s’installer dans les prochains jours », indique Estelle Poder, la gérante de la société qu’elle a créée il y a quatre ans à Plouvorn, où elle réside, mais qui occupe désormais un bureau à Landivisiau. « On est spécialisé dans le négoce de crustacés. On importe des homards du Canada qu’on revend ensuite en France et en Europe », renseigne la dirigeante.

Avec l’acquisition des Viviers du Diben, où il ne restait plus qu’un employé à travailler, Lobster Hub va bénéficier d’un outil lui permettant de retremper ses crustacés. Elle va, du coup, pouvoir proposer d’autres produits à la vente, comme du tourteau, des araignées et des homards bleus. L’entreprise emploie quatre personnes, dont le salarié des ex-viviers qui a été repris dans l’effectif par la nouvelle propriétaire du site.

Lobster Hub a obtenu de Morlaix communauté une autorisation d’occupation temporaire jusqu’au 31 juillet 2022 sur 504 m2.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/viviers-du-diben-rachetes-par-lobster-hub-03-07-2018-12016764.php

 

Diben. L’Embarcadère prié de faire ses valises !

L’espace de coworking installé au Diben, qui avait accueilli des ateliers, a dû fermer ses portes.
L’espace de coworking installé au Diben, qui avait accueilli des ateliers, a dû fermer ses portes. ((Photo DR))

Installé depuis un an dans les locaux de Global Seafood, au Diben, l’Embarcadère a été mis en demeure de quitter les lieux par Morlaix communauté. Raison invoquée : les usagers de l’espace de coworking n’ont pas d’activité liée à la mer. La décision est jugée grotesque par Corentin Biette, à l’initiative de ce lieu de travail partagé.

« Je trouve dommage que l’espace de coworking de Plougasnou ait été fermé alors que ce type d’endroit mérite d’être développé, y compris de manière décentralisée ». Non inscrite à l’ordre du jour du conseil communautaire de lundi soir, la situation de l’Embarcadère a été mise sur la table par l’élu morlaisien Ismaël Dupont, qui a regretté que les usagers de ce lieu de travail partagé aient été « expulsés du bâtiment de Global Seafood alors que le propriétaire acceptait de les garder ».

« C’est l’État qui réglemente »

« On est sur le domaine public maritime. C’est donc l’État qui réglemente, et ce n’est pas négociable. Le gérant de Global Seafood n’est pas propriétaire des lieux », lui a répondu Yves Moisan, premier vice-président de l’agglomération en charge de l’économie.
Dans les faits, Morlaix communauté a indiqué à Pierre-Yves Bizien, le dirigeant de l’entreprise plouganiste, que la loi permettait l’exploitation des espaces aux seules activités se rapportant à la conchyliculture, l’aquaculture et la commercialisation des produits de la mer. Dans un courrier en date du 28 mai dernier, la collectivité a donc mis en demeure le gérant des anciens Viviers de la Méloine de mettre fin immédiatement à toute activité qui n’aurait pas été autorisée par Morlaix communauté et l’État.

« On n’est pas des zadistes ! »

Et voilà comment les occupants de l’Embarcadère, qui avaient emménagé il y a un an dans 500 m2 de locaux de Global Seafood, ont été priés d’aller voir ailleurs. « C’est grotesque », réplique Corentin Biette, à l’initiative de cette plateforme de travail partagé, premier tiers-lieu numérique du pays de Morlaix, lancée il y a quatre ans au centre-ville de Plougasnou.
« Les gendarmes sont même venus sur place nous interroger. On n’est pas des zadistes ni des trafiquants de cocaïne ! On payait nos charges. On nous colle une image de révolutionnaires alors que nous sommes des travailleurs adultes », s’emporte le co-worker, en précisant qu’ils étaient actuellement six à huit travailleurs indépendants à occuper les lieux.

Les élus pointés du doigt

« Nous avions demandé à pouvoir rester tant qu’il n’y avait pas d’activité liée à l’aquaculture à arriver. Ça nous a été refusé », déplore Corentin Biette, en pointant les dirigeants de Morlaix communauté, « qui ne sont jamais venus nous voir », et en regrettant « le manque de soutien des élus plouganistes, qui sont restés indifférents ».
« Couper l’herbe sous les pieds d’un espace de coworking, ça va à contre-courant de l’époque dans laquelle on vit. Et préférer garder des locaux vides, c’est absurde », termine l’initiateur de l’Embarcadère, qui a trouvé refuge dans un autre espace du même type, à la Sphère, à Landivisiau.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/diben-l-embarcadere-prie-de-faire-ses-valises-03-07-2018-12016757.php

 

Ouest-France

Emmanuel Macron annonce que les extractions de sable ne reprendront pas en baie de Lannion

Publié le 20/06/2018

"Les conditions d'extraction de sable ne sont pas satisfaisantes", a déclaré le Président de la République à Saint-Brieuc, cet après-midi. | DR

À l’occasion de sa visite dans les Côtes-d’Armor ce mercredi, le Président de la République a annoncé que les extractions de sable ne reprendront pas en baie de Lannion.

À l’occasion de sa visite dans les Côtes-d’Armor ce mercredi, le Président de la République a fait le point avec les élus du département sur les principaux sujets de « sensibilité locale », parmi lesquels les extractions de sable en baie de Lannion. Elles seront arrêtées, a-t-il ainsi annoncé en conférence de presse, cet après-midi.

«  Les conditions d’exploitation ne sont pas satisfaisantes »

Les opposants au projet d’extraction de sable coquillier dans la baie de Lannion peuvent être rassurés, eux qui réclament depuis plusieurs années l’annulation de son exploitation par le groupe Roullier : « Les conditions d’exploitation ne sont aujourd’hui pas satisfaisantes, a déclaré Emmanuel Macron. Nous avons demandé au groupe Roullier de faire des propositions pour qu’on puisse combiner les intérêts légitimes du groupe et les préoccupations des associations. Il faut que les gens sachent se parler. Des négociations vont être ouvertes. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/emmanuel-macron-annonce-le-gel-des-extractions-de-sable-en-baie-de-lannion-5836265

 

Lors de la Commission permanente du Conseil départemental du 4 juin, 78 rapports ont été soumis au vote des conseillers départementaux. Ces délibérations représentent plus de 16 600 000 € de crédits, concernant l’ensemble du territoire finistérien.

Pour le canton de Plouigneau, défendu par Joëlle Huon et Gorges Lostanlen, ce sont 110 219 € de crédits qui ont été engagés par la collectivité départementale, dont 3 779 € pour le collège public François-Charles, 4 000 € pour une exploitation agricole et 37 555 € au titre du soutien à la construction/réhabilitation d’équipements sportifs de proximité, pour la construction de la Maison de la boule plombée, dans le cadre du Contrat de territoire.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/commission-permanente-departementale-subvention-pour-la-maison-de-la-boule-plombee-20-06-2018-12001638.php

 

ouest-france.fr/economie/entreprises/

Granulats marins. Permis de recherche suspendu en Vendée : un revirement inédit de l'État

Publié le 29/05/2018

L'extraction de granulats marins en France représente environ 700 emplois en 100 millions d'euros de chiffre d'affaires. | UNPG/sablesetgraviersenmer.fr

Accordé en novembre 2017 par le ministère de l’Économie, un permis de recherches de granulats marins au large de la Vendée a été suspendu début février. Bercy a cédé aux élus vendéens, inquiets de l’impact sur le milieu marin et l’activité des pêcheurs. Ce précédent juridique inquiète la profession des extracteurs de granulats. Et fait réagir un militant écologiste, qui renvoie les élus à leurs responsabilités en matière d’urbanisation du littoral, donc de consommation de granulats marins.

Enquête

Dans le monde des producteurs des granulats marins, c’est un précédent. Début novembre 2017, le ministre de l’Économie accorde un permis exclusif de recherche (PER) de granulats marins, au large de la Vendée, sur une zone de 432 km2… Et le 7 février, il en annonce « la suspension. »

Des élus vendéens et le préfet dans le bureau de Bruno Le Maire

Ce jour-là, une délégation de sept élus dont six Vendéens, accompagnés du préfet, est réunie autour de Bruno Le Maire. Ils sont venus exprimer leur hostilité à cette autorisation d’explorer les fonds marins, pour des raisons qui tiennent à la protection de l’environnement et aux conflits d’usage avec les pêcheurs. C’est donc satisfaits qu’ils ressortent de Bercy.

La Vendée représente déjà le tiers de la production nationale

La Vendée, estiment-ils, a déjà beaucoup donné. Quatre permis d’extraction (et non plus seulement de recherche) y ont été déjà été accordés, qui représentent le tiers de la production nationale. Par ailleurs, le volume annuel maximal d’extraction de granulats marins le littoral ligérien, limité à 2,3 millions de tonnes selon un accord de 2014 avec l’État, serait déjà atteint. Enfin, 74 % de l’espace maritime ligérien serait déjà couvert par des aires maritimes protégées, sites d’extraction de granulats et futures zones d’implantation de parc éoliens. C’est est trop pour les marins pêcheurs qui craignent la détérioration des frayères et de la ressource halieutiques, et pour les élus, vigilants à l’évolution du trait de côte.

Producteurs de granulats : "Une décision incompréhensible"

Une décision « incompréhensible » en revanche, pour les professionnels. L’Union nationale des producteurs de granulats (UNPG) craint que ce type de « remise en cause » puisse inopinément frapper des demandes ultérieures. D’autant que l’instruction de la demande, insistent-ils, a été effectuée dans les règles. De même que les procédures de concertation officielle, contrairement à ce que prétendent les édiles.

"C’est un droit de recherches scientifiques, pas un droit d’exploitation"

Surtout, rétorque le syndicat professionnel, un PER « représente des droits de recherches scientifiques et non un droit d’exploitation. » Le permis d’extraction, éventuellement délivré au bout de cinq ans, nécessite une nouvelle instruction et une autre concertation. Même si, dans la grande majorité des cas, un PER débouche par la suite sur une autorisation d’extraction. Ce que craignent précisément les élus.

La "suspension", une voie de droit atypique

Enfin, que signifie la « suspension » d’un permis de recherche de granulats marins ? Sur le plan administratif et officiel, rien. Ce type d’autorisation est soit accordée, soit refusée. Mais ajournée… C’est donc une voie de droit assez peu orthodoxe, en tout cas atypique, qu’a dû emprunter Bercy pour faire ainsi volte-face.

Le ministère a demandé à la préfecture de ne pas instruire les demandes d’autorisations de travaux

Explication : le ministère a tout bonnement, demandé à la préfecture de ne pas instruire les demandes d’autorisations de travaux, nécessaires à la mise en œuvre du PER. L’entourage du ministre assume, et ne s’en est pas caché auprès du site d’informations Actu-environnement. Il l’a confirmé à Ouest-France, évoquant une « décision politique » émanant d’un « ministre qui écoute les élus », pour un dossier qui n’est « pas mûr » et demande de « prendre un peu de recul. »

Une décision "contestable devant la justice"

Le cabinet de Bruno le Maire reconnaît même que la décision est « contestable devant la justice ». Un recours qu’écarte, pour l’instant, le détenteur du permis, le groupement d'intérêt économique (GIE) Granulats nord Gascogne. Le GIE a bien effectué une « analyse juridique » du dossier, mais reste « dans une démarche de concertation, indique le chargé de projet. Nous allons retourner voir les gens pour faire sortir ce dossier par le haut ».

Dans l’attente du "document stratégique de façade" en 2019

À quelle échéance ? Côté ministériel, il s’agit en fait d’attendre 2019, qui coïncideraient avec le début de l’entrée en vigueur du « document stratégique de façade » ou DSF, qui visera à planifier l’utilisation de notre espace maritime. « Les éventuels droits d’extraction […] devront respecter le document maritime de façade », qui posera « une limite aux volumes de granulats extraits en fonction des besoins économiques des territoires concernés », insistait le ministère dès novembre 2017. Mais sans parler pas encore de suspension.

L’urbanisation du littoral mise en cause

Quant à l’écologiste Yves le Quellec, membre de France nature environnement (FNE) et président de Vendée nature environnement, ce ne sont pas les extracteurs qu’il interpelle, mais les élus, les renvoyant à leurs propres responsabilités, voire à leurs contradictions. Ils « programment des aménagements sans qu’à aucun moment ne soit posée, dans les documents de planification de l’urbanisme, la question de la provenance des matériaux. Il faut y intégrer la nécessité de réduire la consommation de ces matériaux depuis trop longtemps utilisés aveuglément. Il faut être cohérent. Si on veut en modérer ou stopper la consommation et la production, il faut que ça apparaisse quelque part, pas seulement dans des déclarations outrées." 

70 % des besoins en granulats marins proviennent de la commande publique

« Tant que le développement de l’urbanisation, sur un littoral toujours plus artificialisé, fonctionnera comme un véritable « aspirateur » de l’exploitation des granulats marins, poursuit Yves le Quellec, les conflits d’usage ne pourront que perdurer. C’est en amont, dans la planification territoriale, que se situent en priorité les moyens d’agir. » Selon l’UNPG en effet, 70 % des besoins en granulats marins proviennent de la commande publique.

COMMENTAIRE. Un faux air de projet d’aéroport 

Ça ne vous rappelle rien, cette histoire de granulats ? Toute ressemblance avec un certain projet d’aéroport n’est peut-être pas totalement fortuite… On voit à nouveau ici l’État reculer sous la pression des opposants, sur un projet impactant l’environnement, après l’avoir lui-même validé. Un concessionnaire s’interroger devant une volte-face politique aux frontières juridiques incertaines, où plane l’éventualité d’un possible recours. Des opposants déplorer un défaut de concertation, malgré la stricte observance des procédures officielles. Et des professionnels défendre leur outil de travail.

Tentant, en effet, d’établir un parallèle avec Notre-Dame-des-Landes. À deux notables différences près. Dans le présent scénario, les protestataires n’occupent pas les lieux de façon illégale ou jugée telle. Et par une inattendue inversion des rôles, les "pro" d’hier (les élus partisans de l’aéroport) sont devenus les "anti" d’aujourd’hui : ceux-là mêmes qui en appelaient naguère aux rigueurs de l’État de droit sollicitent à présent sa patience et sa compréhension.

On serait tenté de sourire, comme souvent dans les histoires d’arroseur arrosé, si ce paradoxe ne mettait finalement en relief une épineuse et désormais récurrente question. Dans le dossier des granulats marins comme dans celui de l’aéroport, émerge le sentiment que l’on est allé trop vite, pas assez au fond des choses. Que le débat, bien qu’ayant respecté les formes légales, n’a pas pris en compte toutes les dimensions, les conséquences et les angles morts du projet. Peut-être parce que, si la loi est gravée dans le marbre, l’état de la planète, lui, a évolué, tout comme l’opinion, et que les procédures de prises de décisions publiques ne donnent plus tout à fait satisfaction. Prêtant l’oreille, on entendrait presque les élus scander à leur tour : « Non à l’extraction de granulats et à son monde ».

J. D.

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/granulats-marins-permis-de-recherche-suspendu-en-vendee-un-revirement-inedit-de-l-etat-5747537

 

Ouest-France

La Forêt-Fouesnant. Loi Littoral : "Ce ne sont pas les maires qui décident"

Publié le 28/05/2018

Le Plan local d’urbanisme est en débat, à La-Forêt-Fouesnant. | Vincent MOUCHEL/OUEST-FRANCE

La loi Littoral et les PLUmés reviennent sur le devant de la scène nationale mais aussi locale. L’enquête publique va démarrer dans la commune de La Forêt-Fouesnant. Les élus demandent aux concernés de se manifester. Le maire Patrice Valadou, mais aussi docteur en droit public, insiste sur le fait que le pouvoir de décision appartient aux législateurs et pas aux élus locaux.

L’enquête publique concernant l’élaboration du Plan local d’urbanisme (PLU) de La Forêt-Fouesnant (Finistère) se déroulera du 1er juin au 3 juillet. Un timing de calendrier qui tombe à point puisque mercredi 30 mai, un amendement visant à supprimer la notion de « hameaux nouveaux intégrés à l’environnement », sera discuté à l’Assemblée nationale. Et c’est bien là le nœud du problème.

Une enquête publique

Si l’association les « PLUmés de La Forêt-Fouesnant », qui regroupe les propriétaires fonciers s’estimant lésés par la loi Littoral qui a déclassé leur bien immobilier, regrettent le peu de temps que le commissaire enquêteur va leur consacrer, Patrice Valadou, maire de La Forêt-Fouesnant tient à préciser que la procédure est cadrée par des textes législatifs.

« La procédure d’enquête publique n’est pas un choix de notre part, souligne Patrice Valadou, qui est aussi docteur en droit public. Ses conditions de déroulement sont déterminées par le commissaire enquêteur désigné par le tribunal administratif. Les personnes qui se sentent concernées par l’enquête peuvent, jusqu’à son dernier jour, déposer un document écrit concernant leur situation. C’est la meilleure façon de faire. »

Patrice Valadou, maire de La Forêt-Fouesnant (Finistère), mais aussi docteur en droit public, revendique d'appliquer la loi. | Ouest-France

Le commissaire enquêteur devrait rendre ses conclusions, qui intégreront les observations formulées, dans un délai qui permettra au conseil municipal d’apporter des modifications au document avant de valider son Plu, vers la fin de l’année. « Nous serons en mesure d’examiner chaque cas au regard de l’analyse du commissaire enquêteur, poursuit Patrice Valadou. Ce ne sont pas les élus qui font l’enquête publique. Ils en tirent les conséquences et appliquent la loi. »

La commune applique la loi

La loi Littoral est un texte du code de l’urbanisme qui tient compte de la jurisprudence du Conseil d’État. Les PLUmés, plus pragmatiques, rassemblés au Nautile la semaine dernière, ont interpellé sénateurs et députés sur « la densification du bâti dans les espaces déjà urbanisés, sans pour autant développer un mitage nouveau ».

Le véritable cœur du problème, avec ces fameuses « dents creuses » qui font mal. Pour l’instant, la loi Littoral ne permet de densifier outre mesure dans les secteurs d’urbanisation diffuse. Pas question de rendre un terrain constructible si on constate une rupture d’urbanisation. « Si le législateur vient clairement dire que ces fameuses « dents creuses » sont admises à l’urbanisation, la commune en tirera les conséquences. Tout simplement. De ce point de vue là, encore une fois, la commune n’a pas de pouvoir, elle applique juste la loi. »

L’élu est clair : il n’est pas de son recours de juger si une requête est légitime ou pas, son rôle est d’appliquer les textes de loi.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/la-foret-fouesnant-loi-littoral-ce-ne-sont-pas-les-maires-qui-decident-5788590

 

Ouest-France

Loi Littoral. Didier Le Gac : « On ne peut pas continuer avec ce statut »

Publié le 28/05/2018

Didier Le Gac est député LREM du Finistère. Il a déposé plusieurs amendements à la loi Littoral, en compagnie d'autres députés de la majorité. | Ouest-France

Didier Le Gac (LREM) fait partie des députés qui défendront leurs amendements à la loi Littoral, en milieu de semaine. Il l’assure : « Il n’est pas question de toucher au bien-fondé de la loi. »

Didier Le Gac est député LREM du Finistère. Il a déposé plusieurs amendements à la loi Littoral, en compagnie d’autres députés de la majorité. Ceux-ci seront débattus cette semaine à l’Assemblée nationale.

Pourquoi faire évoluer la loi Littoral ?

Il y avait une forte demande de la part d’élus, d’associations de maires, ou de particuliers. Il y a par exemple « les plumés », qui sont des citoyens qui s’estiment lésés parce qu’ils ne peuvent plus construire sur leurs terrains, à cause de l’interprétation de la loi. Dans la commune de Lampaul-Plouarzel, où j’ai été maire pendant seize ans, il y a des terrains frappés d’une jurisprudence. Les propriétaires n’ont pas le droit de construire dessus, alors qu’on est en zone constructible !

S’attaquer à la loi Littoral, c’est prendre le risque de faire débat… Même au sein de la majorité !

Une dizaine d’amendements ont été déposés et ils ont été retenus. Il y a eu des arbitrages au plus haut niveau, par le Premier ministre. L’idée, c’est d’interpréter la loi Littoral, non plus à travers le prisme de la loi, mais à travers le prisme du Scot (1).

C’est-à-dire ?

Concrètement, on ne détricote pas cette loi, mais on l’adapte. Il faut rendre plus important le rôle des Scot et faire confiance aux élus. Ce sont eux les décisionnaires. Ce sont eux qui se mettront d’accord pour dire oui ou non, aux aménagements qui seront envisagés dans les communes concernées.

L’objet de ces amendements est-il aussi de répondre au problème des dents creuses (2) ?

Oui ! Il faut densifier là où c’est déjà construit, mais de manière très encadrée, et ne pas construire là où ça doit rester protégé. En aucun cas, une urbanisation dans les dents creuses ne peut porter atteinte à l’environnement ou aux paysages. Le dispositif prévu par cet amendement a fait l’objet d’un large échange au sein du groupe d’études Littoral, à l’Assemblée.

Ces amendements vont aussi rendre service aux entreprises…

On dépose effectivement un amendement sur les cultures marines. Il s’agit, de façon dérogatoire, de permettre, en dehors de la bande des cent mètres où elles sont déjà possibles, l’exploitation de ces cultures. On vise en particulier les secteurs myticoles ou ostréicoles, sous réserve de respect de l’environnement et des paysages, en accord avec l’autorité préfectorale.

Ces amendements feront forcément réagir les écologistes… Que leur répondez-vous ?

Je leur réponds qu’il n’est pas question de toucher au bien-fondé de la loi Littoral. En tant qu’ancien maire d’une commune de bord de mer, je mesure la nécessité de cette loi. On n’a pas envie que tout soit bétonné, mais on ne peut pas continuer avec un statut comme celui-là.

(1) Schéma de cohérence territoriale.

(2) Des espaces inconstructibles, situés entre deux terrains construits.

L'exemple de la Sill, à Plouvien

La loi Littoral ? Voilà un grain de sable que connaît bien la Sill, entreprise agro-alimentaire dont le siège est à Plouvien.

À la source de ses récents déboires, il y a toujours la loi Littoral. Quelques riverains l’invoquent pour bloquer des projets. La construction d'une chaufferie biomasse a été retardée de plusieurs mois. Surtout, un projet d’une nouvelle tour de séchage de lait a échoué. Plouvien a même cédé sa petite bande côtière de 30 hectares à Tréglonou pour échapper à la loi Littoral (la commune avait déjà perdu un parc éolien pour les mêmes raisons). Mais cela n’a pas été suffisant.

Pour sa nouvelle tour de séchage (60 millions d’euros d'investissement et 60 emplois), la Sill s’est tournée vers Guipavas. Et là, rebelote ! Son projet fait aussi des vagues. Des riverains s’opposent... en invoquant la loi Littoral. Pourtant la tour serait pourtant à 4/5 km de la mer, en zone industrielle de Lavallot. Là aussi, Guipavas ne compte pourtant qu’une petite bande côtière de moins de 500 m de longueur, au niveau de la plage du Moulin Blanc.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/loi-littoral-didier-le-gac-ne-peut-pas-continuer-avec-ce-statut-5788463

 

Les salariés licenciés de Global Seafood se disent « révoltés ».

Les salariés licenciés de Global Seafood se disent « révoltés ».

Déjà sous le coup de leur licenciement prononcé il y a trois semaines, les anciens salariés de Global Seafood ont reçu leurs salaires d’avril très en retard. Et ils attendent toujours leurs primes. Ils menacent de saisir les prud’hommes.

« Les salaires d’avril sont tombés le 15 mai, avec deux semaines de retard. Et pour deux d’entre nous, ils n’ont toujours pas été versés. On attend également de percevoir notre prime de licenciement et le solde de nos congés payés ». Réunis ce jeudi, les 13 salariés licenciés le 24 avril dernier par Global Seafood ont fait leur point sur leur situation financière. Et à les entendre, elle est très compliquée

« On est révoltés, à bout ! », indiquent-ils, remontés contre leur ancien patron, « qui ne respecte pas les procédures légales », estiment-ils. « Il ne se rend pas compte de l’impact de ces retards, évidemment du point de vue financier, mais aussi moral. L’angoisse est accentuée. Déjà qu’on est dans une situation difficile ».

« Une régulation qui a pris du temps »

« C’est vrai que les salaires d’avril ont été versés avec du retard », reconnaît Pierre-Yves Bizien, le patron de Global Seafood, en relativisant néanmoins : « Il y avait une régulation à faire car les salariés ont reçu un trop-plein en janvier, février et mars alors qu’il y avait du chômage partiel.

Avec les semaines à pont, tout ça a pris un peu de temps car ça devait être avalisé par l’administrateur et le mandataire judiciaires ».

« Pour le reste, tout le monde n’a peut-être pas bien compris le fonctionnement. Comme les 13 licenciés ont tous opté pour le Contrat de sécurisation professionnelle (CSP), le chômage est activé dès le premier jour, il n’y a pas de carence. Ce qui induit que les primes de licenciement et le solde des congés payés seront versés au prorata à ceux qui retrouveront du travail très rapidement », explique le dirigeant.

Devant les prud’hommes ?

« L’adhésion au CSP n’exonère pas de recevoir les primes de licenciement ni le solde des congés payés », s’agacent les salariés, qui réfléchissent désormais à engager une procédure devant le conseil de prud’hommes. « Car, pour l’heure, notre inscription à Pôle emploi est bloquée et notre accompagnement pour le retour à l’emploi ne peut démarrer ».

« Tout a été fait dans les règles », assure, pour sa part, Pierre-Yves Bizien, en indiquant que son bureau « reste ouvert pour écouter les salariés ».

http://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/global-seafood-salaires-primes-la-grogne-des-licencies-17-05-2018-11962137.php 

 

Ouest-France

Ils ont imaginé le futur port de Plougasnou

Publié le 11/05/2018

Vue depuis le port. | DR

Amoureux du coin, deux jeunes architectes parisiens planchent bénévolement sur un nouveau projet « plus adapté aux usages, moins cher et moins bétonné ».

Cela fait près d’un an que Maxime Eon et Mathieu Rouveix, jeunes architectes parisiens, planchent bénévolement sur le futur port de Plougasnou (Finistère nord). Mathieu y va en vacances depuis dix ans et est tombé amoureux de l’anse du Diben. Il a aussi vu, toutes ces années, les remous qu’ont suscité deux projets de port à cet endroit.

De nouvelles études sont actuellement menées, avant un futur appel d’offres. Pour nourrir la réflexion, le duo propose un projet très abouti censé « correspondre aux usages car c’est unesynthèse de tout ce qu’on a pu entendre auprès des riverains et usagers ».

Bâtiment modulable

Le port qu’ils ont imaginé se veut « une alternative aux gros ports bétonnés bretons ». Par rapport aux précédentes copies, il a été redimensionné, passant de 500 à 317 places, « ce quicorrespond à la plaisance au Diben », tout en maintenant 208 corps-morts sur les 250 actuels.

Adossé à une digue existante (qui devra être rehaussée) à l’entrée de l’anse, leur port sera à flot 365 jours par an. « Plutôt que de faire un brise-lames qui défigurerait le littoral, on profite de cet atout qui fait partie du paysage. La digue, qui date des années 70, devra de toute façon être renforcée ces prochaines années. »

Adossé à une digue existante (qui devra être rehaussée) à l'entrée de l'anse, leur port sera à flot 365 jours par an. | DR

Côté terre, les deux amis ont imaginé un bâtiment en bois avec toiture en zinc inclinée reflétant le ciel. Un bâtiment moins haut et surtout moins industriel que les infrastructures actuelles.

Le bâtiment en bois avec toiture en zinc inclinée reflétant le ciel. | DR

Il intégrerait à la fois les activités permanentes, comme la capitainerie et les ateliers de réparation, mais aussi des activités plus saisonnières, « comme un restaurant pouvant devenir maison des associations l’hiver ».

Le projet n’est pas chiffré, mais « c’est certain qu’il sera moins coûteux que les précédents ». Reste à connaître le cahier des charges, avant de postuler au concours d’architectes et, peut-être, le remporter.

Ce bâtiment serait "modulable et flexible" dans son utilisation. | DR

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/ils-ont-imagine-le-futur-port-de-plougasnou-5753225

 

Ouest-France

Locquirec. « Tempête sans nom » : le Moulin de la Rive débouté

Publié le 11/05/2018

Le Conseil d'État ne reconnaît pas l'état de catastrophe naturelle à la tempête qui a dévasté la corniche de Locquirec en février 2014. | Archives Ouest-France

Le Conseil d’État ne reconnaît pas l’état de catastrophe naturelle à la tempête qui a dévasté la corniche de Locquirec en février 2014.

Quatre années ont passé depuis l’épisode hivernal des 1er et 2 février 2014 qui a vu déferler sur le rivage de Locquirec des vagues provoquant d’importants dommages. Les habitants du village se souviennent des sinistres sur le parking, la corniche qui longe la côte, et de nombreux riverains ont dû procéder à des réparations importantes dans leurs maisons de bord de mer.

Réunis au sein de l’association du Moulin de la Rive, ils espéraient que l’État allait reconnaître l’état de catastrophe naturelle pour les « inondations et chocs mécaniques liés à l’action des vagues du 1er au 2 février 2014 », ce qui leur aurait permis de partager les frais engagés pour les réparations par leurs assurances respectives.

La dernière chance

Les Locquirécois s’appuyaient sur un rapport de Météo France qui avait souligné « le caractère exceptionnel » de la tempête.

Déboutée par le tribunal administratif de Rennes et la cour administrative d’appel de Nantes, l’association revenait en dernier recours devant le Conseil d’État. Pour elle, les tribunaux faisaient erreur en estimant, en dépit notamment du rapport de Météo France, « que le phénomène météorologique en cause n’était pas anormal au sens de l’article L.125-1 du code des assurances ».

Mais la plus haute juridiction n’a pas dévié. Elle confirme que l’intensité anormale d’un agent naturel n’est avérée que lorsque la « période de retour » - probabilité statistique de survenue de l’événement - est supérieure ou égale à dix ans.

« Pas exceptionnelle »

Elle rappelle que les différents rapports (Météo France, Centre d’étude et d’expertise sur les risques (Cerema) et Service hydrographique et océanographique de la Marine) alertaient sur le fait que « le vent, la surcote et la hauteur des vagues auraient présenté une période de retour inférieure à dix ans ».

La tempête du 1er et 2 février 2014 ne peut donc être considérée comme « exceptionnelle » et le pourvoi de l’association du Moulin de la Rive est rejeté. Il reste aux propriétaires à espérer que la nature oubliera de réitérer sa colère dans le délai de dix ans estimé par l’administration.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/locquirec-29241/locquirec-tempete-sans-nom-le-moulin-de-la-rive-deboute-5753234

 

Ouest-France

Le préfet du Finistère dit stop aux carénages sauvages

Publié le 09/05/2018

Les carénages doivent être impérativement réalisés dans des aires dédiées et équipées pour la récupération des éffluents et résidus pollué

La préfecture du Finistère veut sensibiliser les plaisanciers aux conséquences que les carénages ont sur l’environnement. Les coques et surtout leurs peintures biocides, les fameux antifouling appliqués pour lutter contre la prolifération de salissures, ne peuvent pas être nettoyées n’importe où.

C’est la période du grand nettoyage pour les plaisanciers, à voile ou à moteur. Et le Finistère n’est pas loin de détenir le record avec 84 500 immatriculations réparties sur 29 000 points de mouillage.

Ce sont donc plusieurs centaines de tonnes d’antifouling, chargée en métaux lourds, qui sont appliquées chaque année. Mais qui sont aussi décapées. Mais pas n’importe où, et surtout pas sur l’estran.

Impact sur l’environnement

« Nous souhaitons sensibiliser les plaisanciers sur les impacts sur l’environnement des carénages sauvages, insiste Pascal Lelarge, préfet du Finistère. Ce qui caractérise tous ces produits c’est la présence de métaux lourds (zinc, plomb, mercure) dans leur composition. Avec un effet d’accumulation dans les sédiments mais aussi dans les coquillages. »

Pour réduire les risques de pollutions, un ensemble de textes interdit la pratique du carénage en dehors d’installations adaptées.

Dans un premier temps c’est un message de prévention qu’émet la préfecture qui souhaite déclencher une prise de conscience dans le monde du nautisme, chez les pratiquants comme dans les ports de plaisance non équipés d’aires de carénage.

Des contrôles vont être effectués pour arriver à un niveau d’équipement nécessaire dans les deux ou trois ans.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/le-prefet-du-finistere-dit-stop-aux-carenages-sauvages-5749452

 

Le Diben. Yvette Masson s’en est allée

Yvette Masson avait coutume de dire : « Ah, si le comptoir pouvait parler » (Crédit photo : Bendt Joënsen).
Yvette Masson avait coutume de dire : « Ah, si le comptoir pouvait parler » (Crédit photo : Bendt Joënsen).

La nouvelle s’est rapidement propagée dimanche 22 avril dans la commune : Yvette Masson est décédée dans la nuit de samedi à dimanche, à l’âge de 84 ans.
Pendant plus de soixante ans, Yvette Masson avait tenu le café-épicerie-presse « Chez Masson », au Diben, prenant la suite de sa mère Joséphine. Yvette Masson était aidée par son mari Raymond, horloger au bourg.
De l’avis de tous, Yvette Masson était une femme de caractère, comme sa mère, qui savait se faire respecter et qui était estimée. Son café, où elle ne vendait justement pas de café, était une institution, un commerce d’antan, où les gens du quartier, les plaisanciers de passage venaient s’approvisionner, qui en beurre à la motte, qui en cerises exceptionnelles.

À l’écoute des autres

À une époque, il y avait toujours du monde, des pêcheurs qui rentraient de mer, des joueurs de cartes… Les jours de paye, un banquier descendait même du bourg avec une mallette remplie d’argent liquide qui était ensuite distribué par les patrons-pêcheurs à leur équipage dans la salle, voire dans la cuisine.
Chaque jour, Yvette Masson était levée bien avant tout le monde et se couchait très tard.
Mille et un témoignages assurent que sa vie, « ça n’était pas le profit mais le contact », et qu’elle s’intéressait aux autres.
Yvette Masson sera inhumée mercredi 25 avril, à 14 h 30, en l’église Saint-Pierre.

http://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/le-diben-yvette-masson-s-en-est-allee-23-04-2018-11937044.php

 

40 ans de l’Amoco. Se souvenir et prévenir

Une dizaine de personnes sont venues assister, jeudi 19 avril, à la visite commentée et à la présentation effectuée par Sophie Bahé (debout au centre) directrice de Vigipol, des plans mis en place à tous les niveaux pour contrer une éventuelle pollution, qu’il s’agisse de pétrole, de produits chimiques et de toute autre source
Une dizaine de personnes sont venues assister, jeudi 19 avril, à la visite commentée et à la présentation effectuée par Sophie Bahé (debout au centre) directrice de Vigipol, des plans mis en place à tous les niveaux pour contrer une éventuelle pollution, qu’il s’agisse de pétrole, de produits chimiques et de toute autre source

Dans le cadre de la commémoration des 40 ans du naufrage de l’Amoco Cadiz, une exposition a été organisée par la mairie du 14 au 22 avril, à la Maison prévôtale. Par ailleurs, mercredi 18 avril, une visite commentée a été organisée, ouverte par François Vogel, référent Vigipol pour la commune, et animée par Sophie Bahé, directrice du Syndicat mixte de protection du littoral Breton Vigipol (pour Vigilance pollution), lequel regroupe une centaine de communes littorales bretonnes ainsi que les départements du Finistère, des Côtes-d’Armor et de la Manche et la région Bretagne.

Chargée de la préparation des collectivités littorales face au risque de pollution maritime, elle a parlé des plans de secours locaux, dits plan Infra Polmar et de la complémentarité des dispositifs locaux avec le dispositif Orsec départemental.

Marée noire : des images et des témoignages

Le lendemain, jeudi 19 avril, l’association du Patrimoine de Plougasnou et Bobine en Bourg ont invité les visiteurs à venir voir ou revoir le documentaire de René Vautier « Marée noire, colère rouge », présenté par Michel Glémarec, docteur d’État en Océanographie biologique. Bobine en Bourg a également présenté une vidéo montée à partir d’interviews de personnes qui ont vécu sur place la catastrophe, Guy Reguer, agriculteur ; Annie Merret, secrétaire de la mairie de Plougasnou à cette époque, et Bernard Cabon, ancien maire de Guimaëc, ces derniers s’étant déplacés pour défendre leur cause lors du procès de Chicago.

http://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/40-ans-de-l-amoco-se-souvenir-et-prevenir-22-04-2018-11935742.php

 

Port du Diben. Un nouveau projet sur la table

Le nouveau port du Diben, vu par les architectes Mathieu Rouveix et Maxime Eon.

Le nouveau port du Diben, vu par les architectes Mathieu Rouveix et Maxime Eon.

Le nouveau port du Diben, vu par les architectes Mathieu Rouveix et Maxime Eon.

Le nouveau port du Diben, vu par les architectes Mathieu Rouveix et Maxime Eon.

Ils y travaillent depuis six mois. Bénévolement. Deux architectes viennent de rendre public leur projet de nouveau port du Diben, à Plougasnou. Un projet raisonné.

La démarche est pour le moins inhabituelle. Deux architectes planchent bénévolement, sur leur temps libre, depuis six mois, sur un projet de nouveau port au Diben, à Plougasnou. Mathieu Rouveix et Maxime Eon, qui se sont connus sur les bancs de l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles, y ont en effet des attaches. La famille du premier, d’origine parisienne, y possède une maison depuis une décennie. Ce plaisancier est aussi adhérent de l’Association des riverains de l’Anse de Primel. Le second, Rennais, connaît « très bien ce site exceptionnel », où il se rend régulièrement depuis des années.

  "À travers ce travail, nous avons voulu mêler nos passions pour ce territoire et notre métier."

« Nous sommes tous deux des amoureux du Diben et très sensibles au projet portuaire. À travers ce travail, nous avons voulu mêler nos passions pour ce territoire et notre métier », expliquent les deux hommes. Et d’évoquer « une initiative citoyenne, sans parti pris ».

Un projet très abouti

Raisonné, leur projet tranche avec les précédents. « Ils étaient pharaoniques, pas du tout en adéquation avec le site et les besoins des différents usagers du Diben », résume le duo, qui s’est dans un premier temps plongé dans l’étude de ces deux projets avortés. Pour éviter l’écueil d’une nouvelle levée de boucliers, les deux amis, qui ne sont mandatés par personne, ont ensuite pris le soin de rencontrer toutes les parties prenantes, des riverains aux pêcheurs. Avant de réaliser un gros travail de synthèse. « Notre idée était de créer un outil de discussion qui traduise les envies de chacun et permette de trouver un compromis sur ce que doit être le port du Diben ».

  "On a mis un point d’honneur à fournir une offre programmatique complète."

Le résultat est très abouti. « On a mis un point d’honneur à fournir une offre programmatique complète afin que les gens puissent se projeter ».

317 places pour la plaisance

Concrètement, le projet de Mathieu Rouveix et Maxime Eon se concentre sur le port actuel, qu’ils souhaitent rendre utilisable 365 jours par an. S’il est encore en cours d’évaluation, les deux hommes assurent qu’il sera économique. En tout cas moins onéreux que les précédents. « On a souhaité s’appuyer sur l’existant pour qu’il y ait le moins de travaux possible. Il faudra une légère excavation du port mais il n’y aura pas de chenal à créer », soufflent-ils.

La digue actuelle, qui date de 1970, serait restructurée et rehaussée. Et une digue plus légère construite afin de contenir l’eau du port. Ce qui permettrait de créer 317 nouvelles places à l’abri pour la plaisance. Auxquelles il convient d’ajouter 208 corps-morts (contre 250 actuellement). Les deux zones réservées aux chalutiers seraient conservées. Le projet prévoit aussi la création d’un dépose-minute et d’un embarcadère pour le Château du Taureau.

Une « maison de la marine »

Côté terre, Mathieu Rouveix et Maxime Eon ont aussi souhaité remplacer les structures existantes, à l’esthétisme industriel inadapté. Ils ont donc imaginé une nouvelle zone d’animation et d’activités portuaires qui prendrait la forme d’un bâtiment à ossature bois et au toit de 2 420 m2 en métal anodisé reflétant les couleurs du ciel et de la mer. « Ce bâtiment paysage, sorte de maison de la marine, ferait le lien entre la ville et le port. Il épouserait parfaitement la topographie des lieux. D’une hauteur de 5 m à l’arrière et de 2,50 m à l’avant, totalement vitré, il plongerait vers la mer », s’enthousiasment les deux architectes.

  "Valoriser le patrimoine."

Modulable et flexible en fonction de l’activité, il serait composé d’un préau pour les activités extérieures, d’un pôle restauration, d’un local pour la plongée, de la capitainerie, d’un « entre-deux » ouvert à tous, d’une zone réservée aux professionnels de la pêche et d’ateliers de réparation navale. Une aire de carénage est aussi prévue. Ainsi qu’un parking paysagé éco-responsable derrière cette « vitrine du Diben ». « Nous ne sommes pas dans une démarche de construction d’un port en béton qui viendrait tout défigurer. Ce que l’on veut, c’est que tout le monde y trouve son compte, tout en valorisant le patrimoine ». Une philosophie à laquelle ne peut qu’adhérer Morlaix communauté, à qui le projet a été présenté. Un premier pas avant une candidature dès lors qu’un concours d’architectes sera lancé dans le cadre d’une attribution de marché public.

Pratique

Le projet détaillé est à découvrir sur www.nouveauportdudiben.com

en complémént

  + Troisième projet depuis 2002

Le projet de Maxime Eon et Mathieu Rouveix est le troisième concernant le port du Diben depuis 2002. Les deux précédents avaient avorté. Sur leur site internet, les deux architectes expliquent pourquoi.
Emplacement au fond de l’anse du Diben. Création d’un chenal envasable de 800 m inadapté à la navigation ; zone humide remarquée pour sa biodiversité par Natura 2000 ; dynamitage jour et nuit pour percer 200 000 t de granit ; littoral bétonné pour créer des zones piétonnes ; budget estimé à 23 M€, avec probabilité d’inflation de 40 à 50 M€. Emplacement aux Viviers de la Méloine. Création d’un chenal envasable pour atteindre l’entrée du port ; zone de granit typique et restée sauvage à dynamiter pour le mouillage des bateaux ; digue à construire pour se protéger des marées, des tempêtes et des vagues venant du large ; manque de foncier pour la création d’une zone d’animation portuaire et d’un parking.

  + Deux amoureux  du Diben

Diplômés de l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles (Ensav) et travaillant dans deux grandes sociétés d’architectes parisiennes, Mathieu Rouveix, 29 ans (à gauche) et Maxime Eon, 25 ans, sont des amoureux du Diben. La famille du premier, d’origine parisienne, y possède une maison et un bateau ; le second, rennais, s’y rend fréquemment depuis des années.
Morlaix communauté. Un scénario d’aménagement dévoilé avant l’été
Désireuses de mieux valoriser les atouts de la baie de Morlaix, les intercommunalités et la CCI ont élaboré, en 2002, un schéma Plaisance appuyé sur les ports de Roscoff, Morlaix et Plougasnou. L’agglomération morlaisienne, de son côté, s’est attelée à la requalification et au désenvasement du port de Morlaix comme à la création d’un port de plaisance au Diben. Ces ports devant constituer pour la ville centre et le littoral trégorrois des pôles d’attractivité touristique et de développement économique bénéfiques à l’ensemble du territoire.

« Une piste intéressante »

Après l’échec des deux derniers projets au Diben, Morlaix communauté a remis l’ouvrage sur le métier en organisant des réunions avec l’ensemble des usagers du port plouganiste. « C’était la meilleure façon de vérifier les besoins des uns et des autres », explique Nathalie Bernard, maire de Plougasnou. Une femme qui loue le travail effectué par Mathieu Rouveix et Maxime Eon, qu’elle a rencontrés. « J’ai apprécié leur démarche. C’est un joli projet, une piste intéressante. La manière dont ils ont travaillé, avec un cahier des charges bien précis, est pertinente. Ça va participer à notre réflexion ». Pour autant, l’élue indique qu’il manque des choses : « Quid des Viviers du Diben ? C’est une activité économique importante et ils sont propriétaires de leurs locaux... Par ailleurs, les pêcheurs ont besoin de davantage de place que ce qu’ils proposent ».

Pas dans les clous

En l’état actuel des choses, le projet ne rentrerait donc pas dans les clous. Mais quels clous ? C’est le cabinet conseil Sémaphore, avec qui travaille Morlaix communauté, qui